Signification du prénom Wael (ou Wail, ou Ouael) en Islam : Origine et sens caché
وائل
Wael est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie « celui qui cherche refuge » ou « celui qui échappe au malheur ». Très apprécié dans le monde musulman, il symbolise à la fois la protection, la résilience et la force tranquille d'un protecteur.
Origine du prénom Wael
Signification du prénom Wael
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Wael (ou Wail, ou Ouael) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Wail · 50 citations Wa'il · 975 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
50 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°1721
Rapporté par Aqra’ ibn Habib : Ibn Abbas a dit : Aqra’ ibn Habis demanda au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah, le hajj doit-il être accompli chaque année ou une seule fois ? » Il répondit : « Une seule fois, et si quelqu’un l’accomplit plus souvent, c’est un acte surérogatoire. » Abu Dawud a dit : Le rapporteur Abu Sinan est Abu Sinan al-Du’wail. Cela a aussi été rapporté par ‘Abd al-Jalil bin Humaid et Sulaiman bin Kathir d’après al-Zuhri. Le rapporteur ‘Uqail a rapporté le nom « Sinan »
- Sahih al-Bukhari, n°70
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah donnait un enseignement religieux aux gens chaque jeudi. Un jour, un homme lui a dit : « Ô Aba `Abdur-Rahman ! (Par Allah) J’aimerais que tu nous enseignes tous les jours. » Il a répondu : « Ce qui m’en empêche, c’est que je n’aime pas vous lasser, et je fais attention à choisir le bon moment pour vous enseigner, tout comme le Prophète (ﷺ) le faisait avec nous, de peur de nous fatiguer. »
- Sahih al-Bukhari, n°226
Rapporté par Abu Wail : Abu Musa Al-Ash`ari insistait beaucoup sur la question de l’urine et disait : « Si quelqu’un des Bani Israël salissait ses vêtements avec de l’urine, il coupait cette partie. » En entendant cela, Hudhaifa a dit à Abu Wail : « J’aurais préféré qu’il (Abu Musa) n’insiste pas autant là-dessus. » Hudhaifa a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé sur un tas d’ordures appartenant à des gens et a uriné debout. »
- Sahih al-Bukhari, n°345
Rapporté par Abu Wail : Abu Musa a demandé à `Abdullah bin Mas`ud : « Si quelqu’un ne trouve pas d’eau (pour les ablutions), peut-il abandonner la prière ? » `Abdullah a répondu : « Si tu autorises le Tayammum, ils le feront même si de l’eau est disponible, si l’un d’eux la trouve froide. » Abu Musa a dit : « Et la parole de `Ammar à `Umar ? » `Abdullah a répondu : « `Umar n’était pas convaincu par sa parole. »
- Sahih al-Bukhari, n°808
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « J’ai vu une personne qui n’accomplissait pas correctement l’inclinaison et la prosternation. Quand il a fini la prière, je lui ai dit qu’il n’avait pas prié. » Je pense que Hudhaifa a ajouté (en s’adressant à l’homme) : « Si tu étais mort, tu serais mort en suivant une pratique différente de celle du Prophète (ﷺ) Muhammad. »
Voir 45 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°1135
Rapporté par Abu-Wail : ‘Abdullah a dit : « Une nuit, j’ai prié le Tahajjud avec le Prophète (ﷺ) et il est resté debout si longtemps qu’une mauvaise pensée m’est venue. » Nous avons demandé : « Quelle était cette mauvaise pensée ? » Il a répondu : « C’était de m’asseoir et de laisser le Prophète debout. »
- Sahih al-Bukhari, n°1435
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « `Umar a demandé : ‘Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) à propos des épreuves ?’ J’ai répondu : ‘Je m’en souviens comme le Prophète (ﷺ) l’a dite.’ `Umar a dit : ‘Tu es vraiment audacieux. Comment l’a-t-il dite ?’ J’ai répondu : ‘Les épreuves (les mauvaises actions) d’un homme envers sa femme, ses enfants et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône et le fait d’ordonner le bien.’ (Le sous-narrateur Sulaiman a ajouté qu’il a dit : ‘La prière, l’aumône, ordonner le bien et interdire le mal.’) `Umar a dit : ‘Je ne parlais pas de cela, mais de l’épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer.’ J’ai dit : ‘Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur car il y a une porte fermée entre toi et elle.’ Il a demandé : ‘La porte sera-t-elle brisée ou ouverte ?’ J’ai répondu : ‘Non, elle sera brisée.’ Il a dit : ‘Alors, si elle est brisée, elle ne sera jamais refermée ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ » Ensuite, nous avions peur de demander ce qu’était cette porte, alors nous avons demandé à Masruq de s’informer, et il a demandé à Hudhaifa. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar. » Nous avons demandé à Hudhaifa si `Umar savait ce que cela voulait dire. Hudhaifa a répondu oui et a ajouté : « Il le savait aussi clairement que l’on sait qu’il y aura une nuit avant le matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°1594
Rapporté par Abu Wail : (Un jour) je me suis assis avec Shaiba sur le siège à l’intérieur de la Ka`ba. Il (Shaiba) a dit : « C’est certain, `Umar s’est assis à cet endroit et a dit : ‘Je n’avais pas l’intention de laisser de l’or ou de l’argent (dans la Ka`ba) sans le distribuer.’ J’ai dit (à `Umar) : ‘Mais tes deux compagnons (le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr) ne l’ont pas fait.’ `Umar a répondu : ‘Ce sont les deux personnes que je prends toujours pour exemple.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1895
Rapporté par Abu Wail d’après Hudhaifa : `Umar a demandé aux gens : « Qui se souvient du récit du Prophète (ﷺ) à propos de l’épreuve ? » Hudhaifa a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Les épreuves qu’une personne rencontre dans ses biens, sa famille et ses voisins sont effacées par ses prières, son jeûne et ses aumônes.’ » `Umar a dit : « Je ne parle pas de cela, mais des épreuves qui se répandront comme les vagues de la mer. » Hudhaifa a répondu : « Il y a une porte fermée devant ces épreuves. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Il a répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors, elle ne sera plus refermée jusqu’au Jour de la Résurrection. » Nous avons dit à Masruq : « Peux-tu demander à Hudhaifa si `Umar savait ce que représentait cette porte ? » Il lui a demandé et il a répondu : « Il le savait aussi sûrement qu’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°2091
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à l’époque préislamique, et ‘Asi bin Wail me devait de l’argent, alors je suis allé le voir pour le réclamer. Il m’a dit : Je ne te paierai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. J’ai dit : Je ne renierai pas jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir et que tu sois ressuscité. Il a dit : Laisse-moi jusqu’à ce que je meure et que je sois ressuscité, alors on me donnera de l’argent et des enfants et je te paierai ta dette. À cette occasion, il a été révélé au Prophète : As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et dit : On me donnera sûrement des biens et des enfants ? Connaît-il l’inconnu, ou a-t-il pris un engagement auprès du Miséricordieux (Allah) ?
- Sahih al-Bukhari, n°2263
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr ont engagé un homme (polythéiste) de la tribu de Bani Ad-Dail et de la tribu de Bani 'Abu bin `Adi comme guide. Il était un guide expérimenté et il avait rompu le contrat de serment qu’il devait respecter avec la tribu d’Al-`Asi bin Wail. Il était de la religion des polythéistes de Quraish. Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr lui ont fait confiance et lui ont confié leurs montures, en lui demandant de les amener à la grotte de Thaur après trois jours. Il leur a donc ramené leurs deux montures après trois jours, et tous deux (le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr) sont partis accompagnés de 'Amir bin Fuhaira et du guide Dili, qui les a conduits sous La Mecque, sur la route menant à la côte
- Sahih al-Bukhari, n°2275
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron et j’ai fait un travail pour Al-`As bin Wail. Quand il m’a dû de l’argent, je suis allé le réclamer. Il m’a dit : « Je ne te paierai que si tu renies Muhammad. » J’ai répondu : « Par Allah ! Je ne ferai jamais cela, même si tu meurs et que tu es ressuscité. » Il a dit : « Est-ce que je mourrai puis serai ressuscité après ma mort ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Là-bas, j’aurai des biens et des enfants, et alors je te paierai ce que je te dois. » Puis Allah a révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit : On me donnera des biens et des enfants ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2425
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à l’époque préislamique et ‘Asi bin Wail me devait de l’argent. Je suis allé le voir pour réclamer ma créance, mais il m’a dit : « Je ne te paierai que si tu renies la foi en Muhammad. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne renierai jamais Muhammad jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir puis te ressuscite. » Il a dit : « Alors attends que je meure et que je revienne à la vie, car alors on me donnera des biens et des enfants et je te paierai ce que je te dois. » C’est ainsi que la révélation est venue : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit : ‘On me donnera des biens et des enfants ?’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2515
Rapporté par Abu Wail : Abdullah (bin Mas'ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien de quelqu'un rencontrera Allah alors qu'Allah sera en colère contre lui. » Allah a révélé ce verset pour le confirmer : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash'ath bin Qais est venu nous voir et a demandé ce qu'Abu Abdur-Rehman (c'est-à-dire Ibn Mas'ud) vous disait. Nous lui avons raconté l'histoire. Il a alors dit : « Il a dit la vérité. Ce verset a été révélé à mon sujet. J'avais un différend avec un autre homme au sujet d'un puits et nous avons porté l'affaire devant le Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : “Présente deux témoins pour soutenir ta demande ; sinon, le défendeur a le droit de prêter serment pour réfuter ta demande.” J'ai dit : “Le défendeur ne verra pas d'inconvénient à prêter un faux serment.” Le Messager d'Allah (ﷺ) a alors dit : “Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien d'autrui rencontrera Allah, et Allah sera en colère contre lui.” Allah a ensuite révélé ce qui l'a confirmé. » Al-Ash'ath a alors récité ce verset : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux ! »
- Sahih al-Bukhari, n°2516
Rapporté par Abu Wail : Abdullah (bin Mas'ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien de quelqu'un rencontrera Allah alors qu'Allah sera en colère contre lui. » Allah a révélé ce verset pour le confirmer : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash'ath bin Qais est venu nous voir et a demandé ce qu'Abu Abdur-Rehman (c'est-à-dire Ibn Mas'ud) vous disait. Nous lui avons raconté l'histoire. Il a alors dit : « Il a dit la vérité. Ce verset a été révélé à mon sujet. J'avais un différend avec un autre homme au sujet d'un puits et nous avons porté l'affaire devant le Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : “Présente deux témoins pour soutenir ta demande ; sinon, le défendeur a le droit de prêter serment pour réfuter ta demande.” J'ai dit : “Le défendeur ne verra pas d'inconvénient à prêter un faux serment.” Le Messager d'Allah (ﷺ) a alors dit : “Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien d'autrui rencontrera Allah, et Allah sera en colère contre lui.” Allah a ensuite révélé ce qui l'a confirmé. » Al-Ash'ath a alors récité ce verset : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux ! »
- Sahih al-Bukhari, n°2669
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier injustement un bien, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. Allah a confirmé cela dans Sa Révélation : “Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux.” (3.77) Al-Ash’ath bin Qais est venu nous voir et a demandé : “Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) vous raconte ?” Nous lui avons dit ce qu’il nous rapportait. Il a dit : “Il dit la vérité ; ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un différend avec un homme, et l’affaire a été portée devant le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : ‘Présente deux témoins, sinon le défendeur devra prêter serment.’ J’ai dit : ‘Le défendeur prêtera sûrement un faux serment sans scrupule.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera.’ Ensuite, Allah a révélé la confirmation de cela.” Al-Ash’ath a alors récité le verset mentionné
- Sahih al-Bukhari, n°2670
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier injustement un bien, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. Allah a confirmé cela dans Sa Révélation : “Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux.” (3.77) Al-Ash’ath bin Qais est venu nous voir et a demandé : “Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) vous raconte ?” Nous lui avons dit ce qu’il nous rapportait. Il a dit : “Il dit la vérité ; ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un différend avec un homme, et l’affaire a été portée devant le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : ‘Présente deux témoins, sinon le défendeur devra prêter serment.’ J’ai dit : ‘Le défendeur prêtera sûrement un faux serment sans scrupule.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera.’ Ensuite, Allah a révélé la confirmation de cela.” Al-Ash’ath a alors récité le verset mentionné
- Sahih al-Bukhari, n°2676
Rapporté par Abu Wail d’après `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’un autre (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite confirmé cela en révélant le verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash’ath m’a rencontré et m’a demandé : « Qu’est-ce que `Abdullah t’a dit aujourd’hui ? » J’ai répondu : « Ceci et cela. » Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos de mon cas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2677
Rapporté par Abu Wail d’après `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’un autre (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite confirmé cela en révélant le verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash’ath m’a rencontré et m’a demandé : « Qu’est-ce que `Abdullah t’a dit aujourd’hui ? » J’ai répondu : « Ceci et cela. » Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos de mon cas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3181
Rapporté par Al-A`mash : J’ai demandé à Abu Wail : « As-tu participé à la bataille de Siffin ? » Il répondit : « Oui, et j’ai entendu Sahl bin Hunaif (quand on lui reprochait son manque d’ardeur au combat) dire : ‘Vous feriez mieux de blâmer vos propres opinions. J’aurais voulu que vous m’ayez vu le jour d’Abu Jandal. Si j’avais eu le courage de désobéir aux ordres du Prophète, je l’aurais fait. Nous avions nos épées sur nos cous et nos épaules, à cause de quelque chose qui nous effrayait. Et nous l’avons fait, cela nous a semblé plus facile, sauf dans le cas de la bataille dont il est question.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3182
Rapporté par Abu Wail : Nous étions à Siffin et Sahl bin Hunaif se leva et dit : « Ô gens ! Blâmez-vous vous-mêmes ! Nous étions avec le Prophète (ﷺ) le jour de Hudaibiya, et si on nous avait appelés à combattre, nous l’aurions fait. Mais `Umar bin Al-Khattab est venu et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne sommes-nous pas dans le vrai et nos adversaires dans l’erreur ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Oui.’ `Umar dit : ‘Nos morts ne sont-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?’ Il répondit : ‘Oui.’ `Umar demanda : ‘Alors pourquoi accepter des conditions difficiles concernant notre religion ? Devons-nous revenir avant qu’Allah ne juge entre nous et eux ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Ô Ibn Al-Khattab ! Je suis le Messager d’Allah et Allah ne m’humiliera jamais.’ `Umar alla alors voir Abu Bakr et lui répéta la même chose. Abu Bakr lui dit : ‘Il est le Messager d’Allah et Allah ne l’humiliera jamais.’ Ensuite, la sourate Al-Fath (la Victoire) fut révélée et le Messager d’Allah (ﷺ) la récita jusqu’à la fin devant `Umar. `Umar demanda alors : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Était-ce (le traité de Hudaibiya) une victoire ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Oui.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3267
Rapporté par Abu Wail : Quelqu’un a dit à Usama : « Veux-tu aller voir untel (c’est-à-dire `Uthman) et lui parler (pour lui donner des conseils sur la gestion du pays) ? » Il a répondu : « Vous voyez que je ne lui parle pas. En réalité, je lui parle (je le conseille) en privé sans ouvrir une porte (d’épreuve), car je ne veux pas être le premier à l’ouvrir (c’est-à-dire la rébellion), et je ne dirai pas à un homme qui est mon dirigeant qu’il est le meilleur de tous après avoir entendu quelque chose du Messager d’Allah. » Ils ont dit : « Qu’as-tu entendu de lui ? » Il a répondu : « Je l’ai entendu dire : “Un homme sera amené le Jour de la Résurrection et jeté dans le Feu (de l’Enfer), si bien que ses intestins sortiront, et il tournera autour comme un âne tourne autour d’une meule. Les gens du Feu (de l’Enfer) se rassembleront autour de lui et diront : Ô untel ! Qu’as-tu donc ? N’ordonnais-tu pas le bien et n’interdisais-tu pas le mal ?” Il répondra : “Oui, je vous ordonnais le bien, mais je ne le faisais pas moi-même, et je vous interdisais le mal, mais je le faisais moi-même.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3491
Rapporté par Kulaib bin Wail : J’ai demandé à Zainab bint Abi Salama (la fille de l’épouse du Prophète) : « Dis-moi, le Prophète (ﷺ) appartenait-il à la tribu de Mudar ? » Elle a répondu : « Oui, il appartenait à la tribu de Mudar et descendait d’An-Nadr bin Kinana. »
- Sahih al-Bukhari, n°3772
Rapporté par Abu Wail : Quand `Ali a envoyé `Ammar et Al-Hasan à Kufa pour encourager les gens à combattre, `Ammar leur a dit : Je sais qu'elle (c'est-à-dire `Aisha) est l'épouse du Prophète (ﷺ) dans ce monde et dans l'au-delà, mais Allah vous met à l'épreuve : suivrez-vous Allah ou elle ?
- Sahih al-Bukhari, n°3864
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Alors qu’`Umar était chez lui et avait peur, Al-`As bin Wail As-Sahmi Abu `Amr est venu, portant un manteau brodé et une chemise à bordures de soie. Il était de la tribu de Bani Sahm, nos alliés à l’époque préislamique. Al-`As a dit à `Umar : « Qu’as-tu ? » Il a répondu : « Tes gens disent qu’ils vont me tuer si je deviens musulman. » Al-`As a dit : « Personne ne te fera de mal après que je t’aie accordé ma protection. » Al-`As est alors sorti et a rencontré les gens qui arrivaient en masse dans la vallée. Il leur a dit : « Où allez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous cherchons Ibn Al-Khattab qui a embrassé l’islam. » Al-`As a dit : « Personne n’a le droit de le toucher. » Alors les gens sont repartis
- Sahih al-Bukhari, n°3865
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Quand `Umar a embrassé l’islam, tous les gens (mécréants) se sont rassemblés autour de sa maison et ont dit : « `Umar est devenu musulman. » À ce moment-là, j’étais encore un garçon et j’étais sur le toit de ma maison. Un homme portant un manteau de Dibaj (une sorte de soie) est arrivé et a dit : « `Umar est devenu musulman. Personne ne peut lui faire de mal car je suis son protecteur. » J’ai alors vu les gens s’éloigner de `Umar et j’ai demandé qui était cet homme. On m’a répondu : « Al-`As bin Wail. »
- Sahih al-Bukhari, n°3897
Rapporté par Abu Wail : Nous avons rendu visite à Khabbab qui a dit : « Nous avons émigré avec le Prophète (ﷺ) pour Allah, donc notre récompense est due et assurée auprès d’Allah. Certains d’entre nous sont décédés sans rien recevoir de leur récompense (dans ce monde), et l’un d’eux était Mus`ab bin `Umar, qui a été martyrisé le jour de la bataille d’Uhud, ne laissant qu’un manteau rayé en laine. Quand nous couvrions sa tête avec, ses pieds restaient découverts, et quand nous couvrions ses pieds, sa tête restait découverte. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de couvrir sa tête et de mettre un peu d’idhkhir (une sorte d’herbe) sur ses pieds. (D’un autre côté), certains d’entre nous ont vu leurs fruits mûrir (dans ce monde) et ils en profitent. »
- Sahih al-Bukhari, n°3905
Rapporté par 'Aisha : (l’épouse du Prophète) Je n’ai jamais connu mes parents croire en une autre religion que la vraie (c’est-à-dire l’islam), et je ne me souviens pas d’un seul jour sans que le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous rende visite le matin et le soir. Quand les musulmans ont été mis à l’épreuve (c’est-à-dire persécutés par les polythéistes), Abu Bakr a voulu émigrer en Éthiopie, et lorsqu’il est arrivé à Bark-al-Ghimad, Ibn Ad-Daghina, le chef de la tribu de Qara, l’a rencontré et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Où vas-tu ? » Abu Bakr a répondu : « Mon peuple m’a chassé, alors je veux voyager sur la terre et adorer mon Seigneur. » Ibn Ad-Daghina a dit : « Un homme comme toi ne doit pas quitter sa patrie, ni en être chassé, car tu aides les pauvres à gagner leur vie, tu gardes de bonnes relations familiales, tu soutiens les faibles et les pauvres, tu accueilles généreusement les invités et tu aides ceux qui sont dans le besoin. Je suis donc ton protecteur. Retourne et adore ton Seigneur dans ta ville. » Abu Bakr est donc revenu, accompagné d’Ibn Ad-Daghina. Le soir, Ibn Ad-Daghina a rendu visite aux notables de Quraish et leur a dit : « Un homme comme Abu Bakr ne doit pas quitter sa patrie, ni en être chassé. Est-ce que vous chassez un homme qui aide les pauvres, gagne leur vie, garde de bonnes relations familiales, soutient les faibles et les pauvres, accueille généreusement les invités et aide ceux qui sont dans le besoin ? » Les gens de Quraish n’ont pas pu refuser la protection d’Ibn Ad-Daghina et ont dit : « Que Abu Bakr adore son Seigneur chez lui. Il peut prier et réciter ce qu’il veut, mais il ne doit pas nous déranger avec cela, ni le faire en public, car nous craignons qu’il n’influence nos femmes et nos enfants. » Ibn Ad-Daghina a rapporté tout cela à Abu Bakr. Abu Bakr a donc adoré son Seigneur chez lui. Il ne priait pas en public, ni ne récitait le Coran à l’extérieur. Puis, Abu Bakr a eu l’idée de construire une mosquée devant sa maison, et là il priait et récitait le Coran. Les femmes et les enfants des polythéistes venaient nombreux pour l’écouter et le regarder. Abu Bakr était un homme qui pleurait beaucoup et ne pouvait s’empêcher de pleurer en récitant le Coran. Cette situation a effrayé les notables polythéistes de Quraish, alors ils ont fait venir Ibn Ad-Daghina. Quand il est venu, ils ont dit : « Nous avons accepté ta protection pour Abu Bakr à condition qu’il adore son Seigneur chez lui, mais il a enfreint les conditions et a construit une mosquée devant sa maison où il prie et récite le Coran en public. Nous craignons maintenant qu’il n’influence négativement nos femmes et nos enfants. Empêche-le de faire cela. S’il veut limiter l’adoration de son Seigneur à sa maison, qu’il le fasse, mais s’il insiste pour le faire ouvertement, demande-lui de te libérer de ton engagement de le protéger, car nous ne voulons pas rompre notre pacte avec toi, mais nous refusons à Abu Bakr le droit de pratiquer publiquement. » Ibn Ad-Daghina est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Tu sais bien quel contrat j’ai passé pour toi ; maintenant, tu dois soit t’y tenir, soit me libérer de mon engagement, car je ne veux pas que les Arabes disent que mon peuple a manqué à un contrat que j’ai fait pour un autre homme. » Abu Bakr a répondu : « Je te libère de ton engagement, et je suis satisfait de la protection d’Allah. » À ce moment, le Prophète (ﷺ) était à La Mecque, et il a dit aux musulmans : « En rêve, on m’a montré votre lieu de migration, une terre de palmiers entre deux montagnes, deux terrains rocheux. » Alors certains ont émigré à Médine, et la plupart de ceux qui avaient émigré en Éthiopie sont revenus à Médine. Abu Bakr a aussi préparé son départ, mais le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Attends un peu, car j’espère que j’aurai aussi la permission de partir. » Abu Bakr a dit : « Tu penses vraiment cela ? Que mon père soit sacrifié pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui. » Abu Bakr n’a donc pas émigré pour accompagner le Messager d’Allah (ﷺ). Il a nourri deux chamelles avec les feuilles de l’arbre As-Samur pendant quatre mois. Un jour, alors que nous étions assis chez Abu Bakr à midi, quelqu’un a dit à Abu Bakr : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui vient, la tête couverte, à une heure où il ne vient jamais d’habitude. » Abu Bakr a dit : « Que mes parents soient sacrifiés pour lui. Par Allah, il n’est pas venu à cette heure sauf pour une affaire importante. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc arrivé et a demandé la permission d’entrer. Quand il est entré, il a dit à Abu Bakr : « Dis à tous ceux qui sont avec toi de sortir. » Abu Bakr a répondu : « Il n’y a que ta famille. Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu la permission d’émigrer. » Abu Bakr a dit : « Puis-je t’accompagner ? Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Oui. » Abu Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mon père soit sacrifié pour toi, prends l’une de mes deux chamelles. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « (Je l’accepte) mais en la payant. » Nous avons donc préparé rapidement les bagages et mis de la nourriture dans une sacoche en cuir. Asma, la fille d’Abu Bakr, a coupé une partie de sa ceinture pour attacher la sacoche, et c’est pour cela qu’on l’a appelée Dhat-un-Nitaqain (la femme aux deux ceintures). Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont alors arrivés à une grotte sur la montagne de Thaur et y sont restés trois nuits. ‘Abdullah bin Abi Bakr, un jeune homme intelligent, passait la nuit avec eux. Il les quittait avant l’aube pour être avec Quraish le matin, comme s’il avait passé la nuit à La Mecque. Il retenait tout ce qui se tramait contre eux et, la nuit tombée, il venait les en informer. ‘Amir bin Fuhaira, l’esclave affranchi d’Abu Bakr, amenait les brebis laitières d’Abu Bakr peu après la tombée de la nuit pour les faire reposer là. Ils avaient donc toujours du lait frais, et ils réchauffaient le lait en y jetant des pierres chauffées. ‘Amir bin Fuhaira repartait avec le troupeau avant l’aube. Il a fait cela pendant les trois nuits. Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr avaient engagé un guide de la tribu de Bani Ad-Dail, allié à la famille de Al-‘As bin Wail As-Sahmi, qui était encore sur la religion des polythéistes de Quraish. Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr lui ont confié leurs deux chamelles et il leur a promis de les amener à la grotte le matin après trois nuits. Quand ils sont partis, ‘Amir bin Fuhaira et le guide les ont accompagnés, et le guide les a menés par le bord de la mer
- Sahih al-Bukhari, n°4189
Rapporté par Abu Wail : Quand Sahl ibn Hunaif est revenu de (la bataille de) Siffin, nous sommes allés lui demander pourquoi il était revenu. Il a répondu : « (Ne me prenez pas pour un lâche) mais remettez-vous en question. Le jour d’Abu Jandal, j’étais prêt à me battre, et si j’avais pu refuser l’ordre du Messager d’Allah à ce moment-là, je l’aurais fait (et j’aurais combattu les infidèles avec courage). Allah et Son Messager savent mieux ce qui est approprié. Chaque fois que nous dégainions nos épées pour une affaire qui nous effrayait, nos épées nous amenaient à une solution facile et acceptable avant la situation actuelle (de désaccord et de conflit entre les musulmans). Quand nous réparions une brèche d’un côté, elle s’ouvrait de l’autre, et nous ne savons plus quoi faire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4516
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « Le verset : "Et dépensez (de vos biens) dans la cause d'Allah et ne vous jetez pas vous-mêmes dans la destruction," (2.195) a été révélé à propos des dépenses dans la cause d'Allah (c'est-à-dire le Jihad). »
- Sahih al-Bukhari, n°4549
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah bin Masud a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien de façon injuste, rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors Allah a révélé pour confirmer cette parole : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit n’auront aucune part dans l’au-delà… » (3.77) Ensuite, Al-Ash’ath bin Qais est entré et a dit : « Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman vous raconte ? » Nous avons répondu : « Untel. » Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain de mon cousin (et il a nié que je le possédais). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Soit tu apportes une preuve, soit il (ton cousin) prête serment (pour confirmer sa demande).” J’ai dit : “Je suis sûr qu’il prêtera un faux serment, ô Messager d’Allah (ﷺ).” Il a dit : “Si quelqu’un prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien (injustement) et qu’il ment, il rencontrera Allah en colère contre lui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4550
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah bin Masud a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien de façon injuste, rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors Allah a révélé pour confirmer cette parole : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit n’auront aucune part dans l’au-delà… » (3.77) Ensuite, Al-Ash’ath bin Qais est entré et a dit : « Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman vous raconte ? » Nous avons répondu : « Untel. » Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain de mon cousin (et il a nié que je le possédais). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Soit tu apportes une preuve, soit il (ton cousin) prête serment (pour confirmer sa demande).” J’ai dit : “Je suis sûr qu’il prêtera un faux serment, ô Messager d’Allah (ﷺ).” Il a dit : “Si quelqu’un prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien (injustement) et qu’il ment, il rencontrera Allah en colère contre lui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4634
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Personne n’a plus de pudeur qu’Allah, c’est pourquoi Il interdit les péchés honteux (relations sexuelles illégales, etc.), qu’ils soient commis ouvertement ou en secret. Et personne n’aime être loué autant qu’Allah, c’est pour cela qu’Il se loue Lui-même. » J’ai demandé à Abu Wail : « L’as-tu entendu de la part de `Abdullah ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai dit : « Est-ce que `Abdullah l’a attribué au Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4692
Rapporté par Abou Waïl : ‘Abdallah ibn Mas‘oud a récité : « Hayta laka (Viens ici) », et il a ajouté : « Nous la récitons comme elle nous a été enseignée : {Mathwāhu} signifie sa demeure, {Alfayā} signifie ils ont trouvé, {Alfawābā’ahum} signifie ils ont trouvé leurs pères, {Alfaynā} signifie nous avons trouvé. » Et d’après Ibn Mas‘oud : {Bal ‘ajibta wa yaskharūn} (Mais tu t’étonnes et ils se moquent)
- Sahih al-Bukhari, n°4732
Rapporté par Khabbab : Je suis allé voir Al-`Asi bin Wail As-Sahmi pour réclamer ce qu’il me devait. Il m’a dit : « Je ne te donnerai rien tant que tu ne renieras pas Muhammad. » J’ai répondu : « Non, je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ta mort et ta résurrection. » Il dit : « Vais-je mourir puis être ressuscité ? » J’ai dit : « Oui. » Il dit : « Alors j’aurai de la richesse et des enfants là-bas, et je te paierai (là-bas). » Alors ce verset fut révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4733
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à La Mecque. Un jour, j’ai fabriqué une épée pour Al-`Asi bin Wail As-Sahmi. Quand je suis allé réclamer son prix, il m’a dit : « Je ne te le donnerai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. » J’ai répondu : « Je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir puis te ressuscite. » Il dit : « Si Allah me fait mourir puis me ressuscite, j’aurai alors des richesses et des enfants. » Alors Allah révéla : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? Connaît-il l’invisible ou a-t-il pris un engagement avec (Allah) le Tout Miséricordieux ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4734
Rapporté par Masruq : Khabbab a dit : « Avant l’islam, j’étais forgeron et Al-`Asi bin Wail me devait de l’argent. » Khabbab est donc allé le voir pour réclamer sa dette. Il lui dit : « Je ne te donnerai rien tant que tu ne renieras pas Muhammad. » Khabbab répondit : « Par Allah, je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir puis te ressuscite. » Al-`Asi dit : « Alors laisse-moi jusqu’à ce que je meure puis sois ressuscité, car là-bas j’aurai des richesses et des enfants, et je te paierai ta dette. » Alors ce verset fut révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4735
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron et Al-`Asi Bin Wail me devait de l’argent, alors je suis allé le voir pour réclamer ma dette. Il m’a dit : « Je ne te paierai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. » J’ai répondu : « Je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ta mort et ta résurrection. » Il dit : « Serai-je ressuscité après ma mort ? Si c’est le cas, je te paierai là-bas si j’y trouve des richesses et des enfants. » Alors il fut révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? Connaît-il l’invisible ou a-t-il pris un engagement avec (Allah) le Tout Miséricordieux ? Non ! Nous enregistrerons ce qu’il dit et nous augmenterons son châtiment. Et Nous hériterons de tout ce dont il parle, et il comparaîtra devant Nous, seul. »
- Sahih al-Bukhari, n°4844
Rapporté par Habib bin Abi Thabit : Je suis allé voir Abu Wail pour l’interroger au sujet de ceux qui s’étaient rebellés contre `Ali. Abu Wail a dit : « Nous étions à Siffin (une ville sur les rives de l’Euphrate, où a eu lieu la bataille entre `Ali et Muawiya). Un homme a dit : ‘Serez-vous du côté de ceux qui sont appelés à consulter le Livre d’Allah (pour régler le différend) ?’ `Ali a répondu : ‘Oui, je suis d’accord pour régler la question à la lumière du Coran.’ Certains ont contesté l’accord de `Ali et voulaient se battre. Sahl bin Hunaif a alors dit : ‘Blâmez-vous ! Je me souviens que, le jour d’Al-Houdaybiya (lors du traité de paix entre le Prophète (ﷺ) et les païens de Quraish), si on nous avait permis de nous battre, nous l’aurions fait. À ce moment, `Umar est venu voir le Prophète et a dit : “Ne sommes-nous pas sur la bonne voie et eux (les païens) dans l’erreur ? Nos morts n’iront-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?” Le Prophète a répondu : “Oui.” `Umar a insisté : “Alors pourquoi devrions-nous laisser notre religion être rabaissée et repartir avant qu’Allah ait tranché entre nous ?” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! Je suis sans aucun doute le Messager d’Allah (ﷺ) et Allah ne m’abandonnera jamais.” `Umar est alors parti, contrarié, et il était si impatient qu’il est allé voir Abu Bakr et lui a dit : “Ô Abu Bakr ! Ne sommes-nous pas sur la bonne voie et eux dans l’erreur ?” Abu Bakr a répondu : “Ô fils d’Al-Khattab ! Il est le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah ne l’abandonnera jamais.” Ensuite, la sourate Al-Fath (La Victoire) a été révélée. »
- Sahih al-Bukhari, n°5043
Rapporté par Abu Wail : Nous sommes allés voir `Abdullah le matin et un homme a dit : « Hier, j'ai récité toutes les sourates Mufassal. » À cela, `Abdullah a répondu : « C'est très rapide, et nous avons la récitation du Prophète (ﷺ). Je me souviens très bien de la façon dont il récitait ces sourates, et il y avait dix-huit sourates des Mufassal, et deux sourates qui commencent par Ha Mim. »
- Sahih al-Bukhari, n°6448
Rapporté par Abou Waïl : Nous avons rendu visite à Khabbab qui était malade, et il a dit : « Nous avons émigré avec le Prophète (ﷺ) pour Allah, et notre récompense est due à Allah. Certains d’entre nous sont morts sans avoir reçu quoi que ce soit de cette récompense, et l’un d’eux était Mous`ab ibn `Oumar, qui a été martyrisé le jour de la bataille d’Uhud, ne laissant qu’un seul drap pour l’envelopper. Si nous couvrions sa tête, ses pieds restaient découverts, et si nous couvrions ses pieds, sa tête restait découverte. Alors le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de couvrir sa tête avec le drap et de mettre de l’idhkhir (une sorte d’herbe) sur ses pieds. D’un autre côté, certains d’entre nous ont reçu les fruits (de leurs bonnes actions) et en profitent dans ce monde. »
- Sahih al-Bukhari, n°7098
Rapporté par Abu Wail : Quelqu’un a dit à Usama : « Ne veux-tu pas parler à cet homme (`Uthman) ? » Usama a répondu : « Je lui ai parlé (en privé) sans être le premier à ouvrir la porte à un mal. Je ne dirai jamais à un dirigeant, qu’il gouverne deux personnes ou plus, qu’il est bon après avoir entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Un homme sera amené et jeté en Enfer, et il tournera en rond dans le Feu comme un âne autour d’une meule. Tous les gens de l’Enfer se rassembleront autour de lui et lui diront : “Untel ! N’ordonnais-tu pas aux autres de faire le bien et ne leur interdisais-tu pas le mal ?” Il répondra : “J’ordonnais aux autres de faire le bien, mais je ne le faisais pas moi-même, et j’interdisais le mal, mais je le faisais moi-même.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7101
Rapporté par Abu Wail : `Ammar est monté sur le minbar à Koufa, a parlé de `Aisha et de son déplacement à Bassora, puis a dit : « C’est l’épouse de votre Prophète dans ce monde et dans l’au-delà, mais vous êtes mis à l’épreuve à ce sujet. »
- Sahih al-Bukhari, n°7102
Rapporté par Abu Wail : Abu Musa et Abu Mas`ud sont allés voir `Ammar quand `Ali l’avait envoyé à Kufa pour les encourager à combattre à ses côtés. Ils lui ont dit : « Depuis que tu es devenu musulman, nous ne t’avons jamais vu faire quelque chose qui nous semble plus critiquable que ta précipitation dans cette affaire. » `Ammar a répondu : « Depuis que vous êtes devenus musulmans, je n’ai jamais vu chez vous quelque chose de plus critiquable pour moi que votre éloignement de cette affaire. » Ensuite, Abu Mas`ud a offert à `Ammar et Abu Musa des tenues composées de deux pièces, et l’un d’eux est allé à la mosquée de Kufa
- Sahih al-Bukhari, n°7103
Rapporté par Abu Wail : Abu Musa et Abu Mas`ud sont allés voir `Ammar quand `Ali l’avait envoyé à Kufa pour les encourager à combattre à ses côtés. Ils lui ont dit : « Depuis que tu es devenu musulman, nous ne t’avons jamais vu faire quelque chose qui nous semble plus critiquable que ta précipitation dans cette affaire. » `Ammar a répondu : « Depuis que vous êtes devenus musulmans, je n’ai jamais vu chez vous quelque chose de plus critiquable pour moi que votre éloignement de cette affaire. » Ensuite, Abu Mas`ud a offert à `Ammar et Abu Musa des tenues composées de deux pièces, et l’un d’eux est allé à la mosquée de Kufa
- Sahih al-Bukhari, n°7104
Rapporté par Abu Wail : Abu Musa et Abu Mas`ud sont allés voir `Ammar quand `Ali l’avait envoyé à Kufa pour les encourager à combattre à ses côtés. Ils lui ont dit : « Depuis que tu es devenu musulman, nous ne t’avons jamais vu faire quelque chose qui nous semble plus critiquable que ta précipitation dans cette affaire. » `Ammar a répondu : « Depuis que vous êtes devenus musulmans, je n’ai jamais vu chez vous quelque chose de plus critiquable pour moi que votre éloignement de cette affaire. » Ensuite, Abu Mas`ud a offert à `Ammar et Abu Musa des tenues composées de deux pièces, et l’un d’eux est allé à la mosquée de Kufa
- Sahih al-Bukhari, n°7275
Rapporté par Abu Wail : Je me suis assis avec Shaiba dans cette mosquée (Al-Masjid-Al-Haram), et il a dit : « `Umar s’est un jour assis à côté de moi ici, comme tu es assis maintenant, et il a dit : ‘J’ai envie de distribuer tout l’or et l’argent qui sont ici (c’est-à-dire dans la Ka`ba) parmi les musulmans.’ J’ai répondu : ‘Tu ne peux pas faire cela.’ `Umar a demandé : ‘Pourquoi ?’ J’ai dit : ‘Tes deux compagnons précédents (le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr) ne l’ont pas fait.’ `Umar a dit : ‘Ce sont eux qu’il faut suivre.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7308
Rapporté par Al-A`mash : J'ai demandé à Abu Wail : « As-tu assisté à la bataille de Siffin entre `Ali et Muawiya ? » Il a répondu : « Oui », puis il a ajouté : « J'ai entendu Sahl bin Hunaif dire : “Ô gens ! Remettez en question vos propres opinions dans votre religion. Je me souviens, le jour d'Abi Jandal, si j'avais eu la possibilité de refuser l'ordre du Messager d'Allah (ﷺ), je l'aurais fait. Nous n'avons jamais pris nos épées pour nous engager dans une situation qui aurait pu être terrible pour nous, mais ces épées nous ont apporté la victoire et la paix, sauf dans la situation actuelle.” » Abu Wail a dit : « J'ai assisté à la bataille de Siffin, et comme Siffin était affreuse. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2719
Rapporté par Abu Wail : As-Subai bin Mabad a dit : "J'étais un Bédouin chrétien, puis je suis devenu musulman. J'avais envie de partir pour le Jihad mais j'ai appris que le Hajj et la 'Umrah étaient obligatoires pour moi. Je suis allé voir un homme de ma tribu appelé Huraim bin 'Abdullah et je lui ai demandé conseil. Il m'a dit : 'Fais-les ensemble, puis sacrifie ce que tu peux comme animal.' J'ai donc commencé l'Ihram pour les deux en même temps, et quand je suis arrivé à al-'Udhaib, j'ai rencontré Salman bin Rabiah et Zaid bin Suhan, alors que je récitais la Talbiyah pour les deux. L'un d'eux a dit à l'autre : 'Il ne comprend pas plus que son chameau !' Je suis allé voir 'Umar et j'ai dit : 'Ô Commandeur des croyants ! Je suis devenu musulman et je veux partir pour le Jihad, mais j'ai appris que le Hajj et la 'Umrah étaient obligatoires pour moi. Je suis donc allé voir Huraim bin 'Abdullah et je lui ai dit : "J'ai appris que le Hajj et la 'Umrah sont obligatoires pour moi." Il m'a dit : "Fais-les ensemble et sacrifie ce que tu peux." J'ai donc commencé l'Ihram pour les deux en même temps, et quand je suis arrivé à Al-Udhaib, j'ai rencontré Salman bin Rabiah et Zaid bin Suhan, et l'un d'eux a dit à l'autre : "Il ne comprend pas plus que son chameau."' 'Umar a dit : "Tu as suivi la tradition de ton Prophète
- Sunan an-Nasa'i, n°2721
Rapporté par Mujahid et d'autres, d'après un homme du peuple d'Al-Iraq appelé Shaqiq bin Salmah Abu Wail : Il y avait un homme de Banu Taghlib, appelé As-Subai bin Mabad, qui était chrétien puis est devenu musulman. La première fois qu'il a fait le Hajj, il a récité la Talbiyah pour le Hajj et la 'Umrah ensemble, et il a continué à réciter la Talbiyah pour les deux. Il a croisé Salman bin Rabiah et Zaid bin Suhan, et l'un d'eux a dit : "Tu es plus égaré que ton chameau." As-Subai a dit : "Cela m'a contrarié jusqu'à ce que je rencontre 'Umar bin Al-Khattab, et je lui ai raconté cela. Il a dit : 'Tu as suivi la tradition de ton Prophète.'" Shaqiq a ajouté : "Masruq bin Al-Ajda et moi, nous rendions souvent visite à As-Subai bin Ma'bad et discutions avec lui
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
975 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°723
Rapporté par ‘Abd al-Jabbar ibn Wa’il (fils de Hujr) : J’étais un petit garçon et je ne comprenais pas la prière de mon père. Alors Wa’il ibn ‘Alqamah a rapporté que Wa’il ibn Hujr a dit : J’ai prié avec le Messager d’Allah ﷺ. Il levait les mains en prononçant le takbir (Allah est le plus grand), puis il tirait son vêtement autour de lui, puis posait sa main droite sur la gauche et mettait ses mains dans son vêtement. Quand il allait s’incliner, il sortait ses mains de son vêtement et les levait. Et quand il relevait la tête après l’inclinaison, il levait les mains. Ensuite, il se prosternait et posait son front entre ses mains. Et quand il relevait la tête après la prosternation, il levait aussi les mains jusqu’à la fin de la prière. Muhammad (un narrateur) a dit : J’en ai parlé à al-Hasan ibn Abu al-Hasan qui a dit : « C’est ainsi que le Messager d’Allah ﷺ priait ; certains le faisaient et d’autres non. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Hammam d’après ibn Juhadah, mais il n’a pas mentionné le fait de lever les mains après avoir relevé la tête à la fin de la prosternation
- Sunan Abu Dawud, n°724
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : Il a vu que lorsque le Prophète ﷺ se levait pour prier, il levait les mains jusqu’à ce qu’elles soient en face de ses épaules et plaçait ses pouces au niveau de ses oreilles ; puis il prononçait le takbir (Allah est le plus grand)
- Sunan Abu Dawud, n°725
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : Il a vu le Messager d’Allah ﷺ lever les mains lorsqu’il prononçait le takbir (Allah est le plus grand)
- Sunan Abu Dawud, n°726
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : J’ai observé exprès la prière du Messager d’Allah ﷺ, comment il l’accomplissait. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé, s’est tourné vers la qiblah et a prononcé le takbir (Allah est le plus grand), puis il a levé les mains devant ses oreilles, puis il a posé sa main droite sur la gauche (en les tenant). Quand il allait s’incliner, il les levait de la même manière. Ensuite, il posait les mains sur ses genoux. Quand il relevait la tête après l’inclinaison, il les levait de la même façon. Lorsqu’il se prosternait, il posait son front entre ses mains. Ensuite, il s’asseyait, étendait son pied gauche et posait sa main gauche sur sa cuisse gauche, et gardait son coude droit éloigné de sa cuisse droite. Il fermait deux doigts et formait un cercle (avec les doigts). J’ai vu (Asim ibn Kulayb) Bishr ibn al-Mufaddal faire ainsi : il formait le cercle avec le pouce et le majeur et pointait l’index
- Sunan Abu Dawud, n°728
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : J’ai vu le Prophète ﷺ lever les mains devant ses oreilles lorsqu’il commençait la prière. Je suis revenu plus tard et j’ai vu les gens lever les mains jusqu’à la poitrine au début de la prière. Ils portaient de longs bonnets et des manteaux
Voir 970 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°729
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : Je suis venu voir le Prophète ﷺ en hiver ; j’ai vu ses compagnons lever les mains dans leurs vêtements pendant la prière
- Sunan Abu Dawud, n°736
Rapporté par Wa’il b. Hujr : Dans ce récit du Prophète ﷺ : Quand il se prosternait, ses genoux touchaient le sol avant ses paumes ; lorsqu’il se prosternait, il posait son front au sol entre ses paumes et gardait ses aisselles éloignées de ses côtés. Hajjaj a rapporté de Hammam et Shaqiq nous a transmis un récit similaire de ‘Asim b. Kulaib d’après son père, du Prophète ﷺ. Et une autre version, rapportée par l’un d’eux – et je pense très probablement qu’elle a été rapportée par Muhammad b. Juhadah – dit : Lorsqu’il se relevait (après la prosternation), il se relevait avec ses genoux et s’appuyait sur ses cuisses
- Sunan Abu Dawud, n°737
Rapporté par Wa’il ibn Hujr : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ lever les pouces en prière jusqu’aux lobes de ses oreilles
- Sunan Abu Dawud, n°838
Rapporté par Wa’il ibn Hujr : J’ai vu que le Prophète ﷺ posait d’abord ses genoux au sol avant de poser ses mains lorsqu’il se prosternait. Et quand il se relevait, il levait ses mains avant ses genoux
- Sunan Abu Dawud, n°839
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Wa’il b. Hujr par une autre chaîne de narrateurs. Cette version précise : Quand il se prosternait, ses genoux touchaient le sol avant ses mains. Hammam a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par ‘Asim b. Kulaib par une autre chaîne de narrateurs avec le même sens. Et dans l’une de ces deux versions, probablement celle rapportée par Muhammad b. Juhadah, il est dit : Quand il se relevait (après la prosternation), il se levait sur ses genoux en s’aidant de ses cuisses
- Sunan Abu Dawud, n°932
Rapporté par Wa’il ibn Hujr : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ récitait le verset : « ni de ceux qui se sont égarés » (Sourate al-Fatiha, verset 7), il disait « Amin » et élevait la voix en le disant
- Sunan Abu Dawud, n°933
Rapporté par Wa’il ibn Hujr : J’ai prié derrière le Messager d’Allah ﷺ, et il a dit « Amin » à haute voix, puis il a salué à droite et à gauche au point que j’ai vu la blancheur de sa joue
- Sunan Abu Dawud, n°957
Rapporté par Wa’il ibn Hujr : J’ai dit que je voulais observer la prière du Messager d’Allah ﷺ pour voir comment il priait. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé, s’est tourné vers la qibla (c’est-à-dire la direction de la Kaaba) et a prononcé le takbir (« Allah est le plus grand »). Ensuite, il a levé les mains jusqu’à les amener devant ses oreilles, puis il a saisi sa main gauche avec sa main droite (c’est-à-dire qu’il a croisé ses mains). Quand il allait s’incliner, il a levé les mains de la même manière. Ensuite, il s’est assis, a allongé son pied gauche (pour s’asseoir dessus), a posé sa main gauche sur sa cuisse gauche, a éloigné le coude droit de sa cuisse droite, a joint deux doigts et a formé un anneau. Et le rapporteur Bishr a fait un anneau avec le pouce et le majeur
- Sunan Abu Dawud, n°969
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Nous ne savions pas quoi dire lorsque nous nous asseyions pendant la prière. Le Messager d’Allah ﷺ a été instruit (par Allah). Il a ensuite rapporté la tradition dans le même sens. Sharik a rapporté de Jami’, d’Abu Wa’il, d’après Abdullah ibn Mas’ud, quelque chose de similaire. Il a dit : Il nous enseignait aussi d’autres paroles, mais il ne nous les enseignait pas comme il nous enseignait le tashahhud : « Ô Allah, unis nos cœurs, répare nos liens, guide-nous vers le chemin de la paix, fais-nous sortir des ténèbres vers la lumière, protège-nous des turpitudes, apparentes ou cachées, et bénis nos oreilles, nos yeux, nos cœurs, nos épouses, nos enfants, et accorde-nous Ton pardon ; Tu es Celui qui accepte le repentir, le Miséricordieux. Et rends-nous reconnaissants pour Tes bienfaits, fais-nous les louer en les acceptant et accorde-les-nous pleinement. »
- Sunan Abu Dawud, n°997
Rapporté par Wa'il ibn Hujr رضي الله عنه : J’ai prié avec le Prophète ﷺ. Il saluait à sa droite en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous » ; et à sa gauche : « Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »
- Sunan Abu Dawud, n°1578
Rapporté par Mu'adh ibn Jabal رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ l’a envoyé au Yémen. Il a ensuite rapporté un récit similaire, mais dans cette version, il n’a pas mentionné les vêtements fabriqués au Yémen ni les adultes non-croyants. Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Jarir, Ya’la, Ma’mar, Abu ‘Awanah et Yahya ibn Sa’id d’Al A’mash, d’après Abu Wa’il, selon Masruq, et par Ya’la et Ma’mar selon Mu’adh, avec le même sens
- Sunan Abu Dawud, n°2185
Abdur Rahman ibn Ayman, le client de Urwah, a demandé à Ibn Umar رضي الله عنه, en présence d’Abu al-Zubayr qui écoutait : « Que penses-tu si un homme divorce de sa femme alors qu’elle a ses règles ? » Il répondit : « Abdullah ibn Umar رضي الله عنه a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Alors ‘Umar رضي الله عنه a demandé au Messager d’Allah ﷺ : “Abdullah ibn Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.” Abdullah a dit : “Le Prophète ﷺ me l’a rendue et n’a pas compté ce divorce. Il a dit : ‘Quand elle sera purifiée, il pourra soit la divorcer, soit la garder.’” Ibn Umar رضي الله عنه a dit : “Le Prophète ﷺ a récité le verset du Coran : Ô Prophète, quand vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période d’attente.” » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yunus b. Jubair, Anas b. Sirin b. Jubair, Zaid b. Aslam, Abu al-Zubair et Mansur d’après Abu Wa’il, de la part d’Ibn ‘Umar. Tous sont d’accord sur le fait que le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. Ensuite, s’il le souhaite, il pourra la divorcer ou la garder. La version rapportée par al-Zuhri, de Salim, de Nafi’, d’après Ibn ‘Umar, dit : Le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis qu’elle ait ses règles, puis qu’elle soit purifiée. Ensuite, s’il le souhaite, il pourra la divorcer ou la garder. Abu Dawud a dit : Une version semblable à celle de Nafi’ et al-Zuhri a aussi été rapportée par ‘Ata al-Khurasani, de al-Hasan, d’après Ibn ‘Umar. Toutes ces versions contredisent celle rapportée par Abu al-Zubair
- Sunan Abu Dawud, n°2518
‘Amr رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu de la part d’Abu Wa’il un récit qui m’a étonné, puis il a raconté un récit dans le même sens (que ce qui a été mentionné auparavant). »
- Sunan Abu Dawud, n°2883
Rapporté par 'Amr ibn Suh'aib, d’après son père, d’après son grand-père : Al-'As ibn Wa'il a laissé dans son testament que cent esclaves soient affranchis pour lui. Son fils Hisham en a affranchi cinquante, et son fils Amr voulait affranchir les cinquante restants pour lui, mais il a dit : « Je vais d’abord demander au Messager d’Allah ﷺ. » Il est donc allé voir le Prophète ﷺ et a dit : « Messager d’Allah, mon père a laissé dans son testament que cent esclaves soient affranchis pour lui. Hisham en a affranchi cinquante, il en reste cinquante. Dois-je les affranchir pour lui ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « S’il avait été musulman et que tu avais affranchi des esclaves pour lui, donné l’aumône pour lui, ou accompli le pèlerinage à sa place, cela lui aurait été bénéfique. »
- Sunan Abu Dawud, n°3048
Un homme a rapporté de Bakr ibn Wa’il, d’après son oncle maternel, qu’il a dit : « Envoyé d’Allah ﷺ, puis-je prélever la dîme sur mon peuple ? » Il a répondu : « La dîme doit être prélevée sur les Juifs et les Chrétiens. »
- Sunan Abu Dawud, n°3058
Rapporté par Alqamah ibn Wa’il رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a accordé des terres à Hadramawt comme fief
- Sunan Abu Dawud, n°3059
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par ‘Alqamah bin Wa’il à travers une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°3070
Rapporté par Qaylah bint Makhramah رضي الله عنها : Abdullah ibn Hasan al-Anbari a dit : Mes grands-mères, Safiyyah et Duhaybah, m’ont raconté qu’elles étaient les filles d’Ulaybah et qu’elles avaient été élevées par Qaylah, fille de Makhramah, la grand-mère de leur père. Elle leur a rapporté : Nous sommes allées voir le Messager d’Allah ﷺ. Mon compagnon, Hurayth ibn Hassan, est venu à lui comme délégué de Bakr ibn Wa’il. Il a prêté serment d’allégeance à l’islam pour lui-même et pour son peuple. Il a ensuite dit : Messager d’Allah ﷺ, écris-nous un document nous attribuant la terre entre nous et Banu Tamim à ad-Dahna’, afin qu’aucun d’eux ne la traverse vers nous sauf en tant que voyageur ou passant. Il a dit : Écris-leur ad-Dahna’, garçon. Quand j’ai vu qu’il lui donnait cet ordre, j’ai eu peur, car c’était ma terre natale et mon foyer. J’ai dit : Messager d’Allah, il ne t’a pas demandé une vraie frontière en te demandant cela. Cette terre de Dahna’ est un lieu où les chameaux vivent, et c’est un pâturage pour les moutons. Les femmes de Banu Tamim et leurs enfants sont au-delà. Il a dit : Arrête, garçon ! Une pauvre femme a dit la vérité : un musulman est le frère d’un autre musulman. Chacun peut profiter de l’eau et des arbres, et ils doivent s’entraider contre Satan
- Sunan Abu Dawud, n°3245
Rapporté par ‘Alqamah b. Wa’il b. Hujr al-Hadrami رضي الله عنه, d’après son père : Un homme de Hadramawt et un homme de Kindah sont venus auprès du Messager d’Allah ﷺ. Al-Hadrami a dit : « Messager d’Allah, cet homme m’a pris de force la terre qui appartenait à mon père. » Al-Kindi a dit : « C’est ma terre, elle est en ma possession et je la cultive, il n’a aucun droit dessus. » Le Prophète ﷺ a alors dit à al-Hadrami : « As-tu une preuve ? » Il a répondu : « Non. » Il a alors dit : « C’est donc à lui de prêter serment. » Il a dit : « Messager d’Allah, il ment, il ne se soucie pas du serment qu’il prête, il ne s’arrête devant rien. » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu n’auras rien de plus que cela. » Il est allé prêter serment pour lui. Quand il a tourné le dos, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il prête serment pour s’approprier un bien injustement, il rencontrera Allah alors qu’Il ne s’occupera pas de lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3256
Rapporté par Suwayd ibn Hanzalah : Nous sommes partis pour rendre visite au Messager d’Allah ﷺ et Wa’il ibn Hujr était avec nous. Son ennemi l’a attrapé. Les gens ont hésité à jurer, mais j’ai juré qu’il était mon frère. Alors il l’a relâché. Nous sommes ensuite allés voir le Messager d’Allah ﷺ, et je lui ai expliqué que les gens n’avaient pas voulu jurer, mais que moi, j’avais juré qu’il était mon frère. Il a dit : « Tu as dit la vérité : un musulman est le frère d’un autre musulman. »
- Sunan Abu Dawud, n°3411
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été rapporté par Ja’far b. Burqan avec sa chaîne de transmission et dans le même sens. Cette version précise : Il a dit : Il a évalué, et après les mots « kull safara’ wa baida’ », il a ajouté : c’est-à-dire que l’or et l’argent lui appartiendraient
- Sunan Abu Dawud, n°3623
‘Alqamah ibn Wa’il ibn Hujr al-Hadrami a rapporté de la part de son père : Un homme de Hadramawt et un homme de Kindah sont venus auprès du Messager d’Allah ﷺ. Le Hadrami a dit : « Messager d’Allah, cet homme a pris une terre qui appartenait à mon père. » Al-Kindi a dit : « C’est ma terre, elle est en ma possession et je la cultive ; il n’a aucun droit dessus. » Le Saint Prophète ﷺ a dit au Hadrami : « As-tu une preuve ? » Nous avons dit : « Non. » Il (le Prophète) a dit : « Alors il prêtera serment pour toi. » Il a dit : « Messager d’Allah, c’est un dépravé, il ne se gênera pas pour jurer sur n’importe quoi. » Il a répondu : « C’est la seule solution qui te reste. »
- Sunan Abu Dawud, n°3873
Rapporté par Tariq ibn Suwayd ou Suwayd ibn Tariq رضي الله عنه : Wa’il a dit : Tariq ibn Suwayd ou Suwayd ibn Tariq a interrogé le Prophète ﷺ au sujet du vin, mais il le lui a interdit. Il l’a questionné à nouveau, mais il le lui a encore interdit. Il lui dit : « Ô Prophète d’Allah, c’est un médicament. » Le Prophète ﷺ répondit : « Non, c’est une maladie. »
- Sunan Abu Dawud, n°3997
Rapporté par Abu Qilabah : Un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire le verset m’a informé, ou il a été informé par un homme à qui un autre homme a fait lire ce verset, par l’intermédiaire d’un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire ce verset : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la yu’adhdhabu). » Abu Dawud a dit : ‘Asim, al-A’mash, Talhah b. Musarrif, Abu Ja’far Yazid b. al-Qa’qa’, Shaibah b. Nassah, Nafi’ b. ‘Abd al-Rahman, ‘Abd Allah b. Kathir al-Dari, Abu ‘Amr b. al-‘Ala’, Hamzat al-Zayyat, ‘Abd al-Rahman al-A’raj, Qatadah, al-Hasan al-Basri, Mujahid, Hamid al-A’raj, Abd Allah b. ‘Abbas et ‘Abd al-Rahman b. Abi Bakr ont récité : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la ya’adhdhibu), et Ses liens seront tels que nul autre ne pourra lier (wa la yathiqu) », sauf le verset mentionné dans ce récit du Prophète ﷺ. Il a été lu « yu’adhdhabu » avec une voyelle brève a à la forme passive
- Sunan Abu Dawud, n°3998
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a rapporté un récit dans lequel il a mentionné les mots « Jibril et Mikal » et il les a prononcés « Jibra’ila wa Mika’ila ». Abu Dawud a dit : Khalaf a dit : Je n’ai jamais cessé d’écrire des lettres (huruf) pendant quarante ans : rien ne m’a fatigué (ou empêché d’écrire), même Jibril et Mika’il ne m’ont pas fatigué
- Sunan Abu Dawud, n°4005
Rapporté par Shariq رضي الله عنه : On a dit à ‘Abd Allah (ibn Mas’ud) que les gens lisaient ce verset : « Elle dit : Maintenant viens, toi » (hita laka). Il a dit : « Je le lis comme on me l’a enseigné ; c’est ce que je préfère. Cela se lit : “wa qalat haita laka” (Elle dit : Maintenant viens, toi). »
- Sunan Abu Dawud, n°4190
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : Je suis venu voir le Prophète ﷺ et j’avais de longs cheveux. Quand le Messager d’Allah ﷺ m’a vu, il a dit : « Mal, mal ! » Je suis alors reparti et je les ai coupés. Le matin, je suis revenu vers lui. Il m’a dit : « Je ne voulais pas te faire de mal. C’est bien mieux ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°4379
Rapporté par Wa'il ibn Hujr : À l’époque du Prophète ﷺ, une femme est sortie pour prier. Un homme l’a attaquée et a abusé d’elle. Elle a crié et il s’est enfui. Quand un homme est passé, elle a dit : « C’est lui qui m’a fait cela. » Puis un groupe d’émigrés est passé, et elle a répété : « C’est cet homme qui m’a fait cela. » Ils ont attrapé celui qu’ils pensaient être le coupable et l’ont amené devant elle. Elle a dit : « Oui, c’est lui. » Ils l’ont alors amené devant le Messager d’Allah ﷺ. Au moment où le Prophète ﷺ allait prononcer la sentence, le véritable agresseur s’est levé et a dit : « Messager d’Allah, c’est moi qui ai fait cela. » Le Prophète ﷺ a dit à la femme : « Va-t’en, Allah t’a pardonnée. » Mais il a adressé de bonnes paroles à l’homme qui avait été arrêté à tort, et pour celui qui avait commis l’acte, il a dit : « Lapidez-le à mort. » Il a aussi dit : « Il s’est repenti d’une telle façon que si les gens de Médine s’étaient repentis comme lui, cela aurait été accepté d’eux. »
- Sunan Abu Dawud, n°4499
Rapporté par Wa’il ibn Hujr رضي الله عنه : J’étais avec le Prophète ﷺ lorsqu’un homme, qui était un meurtrier et avait une lanière autour du cou, a été amené devant lui. Il a alors appelé le tuteur légal de la victime et lui a demandé : « Le pardonnes-tu ? » Il a répondu : « Non. » Il a demandé : « Accepteras-tu le prix du sang ? » Il a répondu : « Non. » Il a demandé : « Veux-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Prends-le. » Quand il a tourné le dos, il a dit : « Le pardonnes-tu ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Accepteras-tu le prix du sang ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Veux-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Prends-le. » Après avoir répété tout cela une quatrième fois, il a dit : « Si tu lui pardonnes, il portera le poids de son propre péché et celui de la victime. » Alors il l’a pardonné. Le narrateur a dit : Je l’ai vu traîner la lanière
- Sunan Abu Dawud, n°4500
Le récit précédent a aussi été transmis par ‘Alqamah b. Wa’il par une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens
- Sunan Abu Dawud, n°4501
Rapporté par Wa'il ibn Hujr : Un homme amena un Abyssinien auprès du Prophète ﷺ et dit : « Cet homme a tué mon neveu. » Le Prophète ﷺ lui demanda : « Comment l’as-tu tué ? » Il répondit : « Je lui ai frappé la tête avec une hache, mais je n’avais pas l’intention de le tuer. » Le Prophète ﷺ demanda : « As-tu de l’argent pour payer le prix du sang ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ dit : « Que penses-tu si je t’envoie demander aux gens de l’argent pour rassembler le prix du sang ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ demanda : « Tes maîtres accepteront-ils de payer le prix du sang à sa famille ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ dit alors à l’homme : « Prends-le. » L’homme l’emmena pour le tuer. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « S’il le tue, il sera comme lui. » Cette parole parvint à l’homme, qui l’entendit. Il dit : « Le voici, fais de lui ce que tu veux. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Laisse-le. » Et il dit aussi : « Il portera la charge du péché du tué et la sienne, et il fera ainsi partie des gens de l’Enfer. » Alors il le laissa partir
- Sunan Abu Dawud, n°4611
Yazid b. ‘Umairah, compagnon de Mu’adh b. Jabal, a dit : Chaque fois que Mu’adh b. Jabal s’asseyait pour prêcher, il disait : « Allah est un juge équitable ; ceux qui doutent périront. » Un jour, Mu’adh b. Jabal a dit : « Après vous, il y aura des épreuves où la richesse sera abondante. Pendant ces épreuves, le Coran sera facile à apprendre, si bien que tout le monde l’apprendra : croyant, hypocrite, homme, femme, jeune, vieux, esclave ou homme libre. Alors, un homme pourrait dire : “Pourquoi les gens ne me suivent-ils pas alors que je lis le Coran ?” Ils ne le suivront pas tant qu’il ne leur aura pas apporté une nouveauté. Évitez donc ce qui est innové, car toute innovation est une erreur. Je vous mets en garde contre l’égarement d’un savant, car parfois Satan fait dire une parole d’erreur à un savant, et parfois un hypocrite peut dire une parole de vérité. » J’ai dit à Mu’adh b. Jabal : « Je ne comprends pas bien, qu’Allah te fasse miséricorde, comment un savant peut-il dire une erreur et un hypocrite une vérité ? » Il a répondu : « Oui, n’accorde pas trop d’importance à la parole d’un savant au point d’être détourné de lui, car il se peut qu’il revienne à la vérité. Et reconnais la vérité quand tu l’entends, car la vérité a sa lumière. » Abu Dawud a dit : Dans ce récit, Ma’mar rapporte d’al-Zuhri : les mots « wa la yun iyannaka » au lieu de « wa la yuthniyannaka », avec le même sens : « que cela ne te détourne pas ». Salih b. Kaisan rapporte d’al-Zuhri dans ce récit les mots « al-mushtaharat » (choses bien connues). Il a aussi dit le mot « La yuthniyannaka » comme l’a mentionné ‘Uqail. Ibn Ishaq, d’après al-Zuhri, a dit : Oui, si tu doutes de la parole d’un savant au point de te demander : “Que voulait-il dire par ce mot ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°4784
Rapporté par Atiyyah as-Sa'di رضي الله عنه : Abu Wa’il al-Qass a dit : Nous sommes entrés chez Urwah ibn Muhammad ibn as-Sa'di. Un homme lui a parlé et l’a mis en colère. Alors il s’est levé et a fait ses ablutions ; il est revenu, a refait ses ablutions, puis a dit : « Mon père m’a rapporté de la part de mon grand-père Atiyyah, qui a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : “La colère vient du diable, le diable a été créé de feu, et le feu ne s’éteint qu’avec de l’eau. Donc, lorsque l’un de vous se met en colère, qu’il fasse ses ablutions.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4927
Salam ibn Miskin, citant un vieil homme qui a assisté à une fête de mariage avec Abu Wa'il, a dit : Ils ont commencé à jouer, à s’amuser et à chanter. Il a entouré ses genoux de ses bras et a dit : J’ai entendu Abdullah (ibn Mas'ud) dire : J’ai entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ dire : « Le chant fait naître l’hypocrisie dans le cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°247
Rapporté par Al-Bara 'bin `Azib : Le Prophète (ﷺ) m'a dit : « Chaque fois que tu vas te coucher, fais les ablutions comme pour la prière, allonge-toi sur le côté droit et dis : “Allahumma aslamtu wajhi ilaika, wa fauwadtu `Amri ilaika, wa alja'tu Zahri ilaika raghbatan wa rahbatan ilaika. La Malja'a wa la manja minka illa ilaika. Allahumma amantu bikitabika-l-ladhi anzalta wa bina-biyika-l ladhi arsalta” (Ô Allah ! Je me remets à Toi, je Te confie toutes mes affaires et je compte sur Toi pour Tes bienfaits, avec espoir et crainte de Toi. Il n’y a pas d’abri ni de refuge contre Toi sauf auprès de Toi. Ô Allah ! Je crois en Ton Livre que Tu as révélé et en Ton Prophète que Tu as envoyé). Si tu meurs cette nuit-là, tu mourras dans la foi (ou dans la religion de l’islam). Que ces paroles soient les dernières avant de dormir. » J’ai répété cela devant le Prophète (ﷺ) et quand je suis arrivé à « Allahumma amantu bikitabika-l-ladhi anzalta (Ô Allah, je crois en Ton Livre que Tu as révélé) », j’ai dit : « Wa-rasulika (et Ton Messager). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, mais dis : ‘Wanabiyika-l-ladhi arsalta (Ton Prophète que Tu as envoyé)’. »
- Sahih al-Bukhari, n°401
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a prié (et le sous-narrateur Ibrahim a dit : « Je ne sais pas s’il a prié plus ou moins que d’habitude »), et quand il a terminé, on lui a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Y a-t-il eu un changement dans la prière ? » Il a dit : « Qu’y a-t-il ? » Les gens ont dit : « Tu as prié tant et tant. » Alors le Prophète (ﷺ) a plié ses jambes, s’est tourné vers la Qibla et a fait deux prosternations de l’oubli (Sahu) puis a terminé sa prière par le salut (en tournant la tête à droite et à gauche en disant : “As-Salamu `Alaikum wa Rahmatullah”). Quand il s’est tourné vers nous, il a dit : « S’il y avait eu un changement dans la prière, je vous l’aurais dit, mais je suis un être humain comme vous et j’oublie comme vous. Donc, si j’oublie, rappelez-le-moi, et si l’un de vous doute de sa prière, il doit suivre ce qu’il pense être juste, terminer sa prière et faire deux prosternations de l’oubli. »
- Sahih al-Bukhari, n°464
Rapporté par Um Salama : J'ai dit au Messager d'Allah (ﷺ) que j'étais malade. Il m'a dit de faire le Tawaf derrière les gens en étant montée. Je l'ai donc fait et le Messager d'Allah (ﷺ) priait près de la Ka'ba et récitait la sourate qui commence par : « Wat-tur wa kitabin mastur »
- Sahih al-Bukhari, n°612
Rapporté par `Isa bin Talha : Il a entendu Muawiya répéter les paroles de l’Adhan jusqu’à « Wa ash-hadu anna Muhammadan rasulul-lah » (et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°689
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ monta un cheval et en tomba, ce qui blessa son côté droit. Il accomplit une des prières assis, et nous avons prié derrière lui assis. Lorsqu’il eut terminé, il dit : « L’imam n’a été institué que pour être suivi : s’il prie debout, priez debout ; lorsqu’il s’incline, inclinez-vous ; lorsqu’il se relève, relevez-vous ; et s’il dit : “Sami‘a Allahu liman hamidah”, dites alors : “Rabbana wa laka l-hamd”. S’il prie debout, priez debout ; et s’il prie assis, priez tous assis. » Abou ‘Abd Allah (al-Bukhari) dit : Al-Humaydi a dit : Sa parole « S’il prie assis, priez assis » concerne sa première maladie. Ensuite, le Prophète ﷺ pria assis et les gens derrière lui debout, et il ne leur ordonna pas de s’asseoir. On doit donc suivre la dernière pratique du Prophète ﷺ
- Sahih al-Bukhari, n°705
Rapporté par Jabir ibn `Abdullah Al-Ansari : Une fois, un homme conduisait deux Nadihas (chameaux utilisés pour l’agriculture) et la nuit était tombée. Il a trouvé Mu`adh en train de prier, alors il a fait agenouiller son chameau et a rejoint Mu`adh dans la prière. Ce dernier a récité la sourate "Al-Baqara" ou la sourate "An-Nisa", alors l’homme a quitté la prière et est parti. Quand il a appris que Mu`adh l’avait critiqué, il est allé se plaindre au Prophète, qui a dit trois fois : « Ô Mu`adh ! Mets-tu les gens à l’épreuve ? » Il aurait été mieux que tu récites : « Sabbih Isma Rabbika-l-A`la (87) », « Wash-shamsi wa duhaha (91) », ou « Wal-laili idha yaghsha (92) », car il y a derrière toi des personnes âgées, des faibles et des nécessiteux. » Jabir a dit que Mu`adh avait récité la sourate Al-Baqara lors de la prière du ‘Isha
- Sahih al-Bukhari, n°732
Rapporté par Anas bin Malik Al-Ansari : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé au côté droit. Ce jour-là, il a prié l’une des prières assis et nous avons aussi prié derrière lui en étant assis. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la prière avec le Taslim, il a dit : « L’imam est là pour être suivi. S’il prie debout, priez debout ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez la tête quand il la relève ; prosternez-vous quand il se prosterne ; et s’il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, vous devez dire : “Rabbana wa laka l-hamd.” »
- Sahih al-Bukhari, n°734
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’imam est là pour être suivi. Dites le Takbir quand il le dit ; inclinez-vous quand il s’incline ; s’il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, dites : “Rabbana wa laka l-hamd” ; prosternez-vous quand il se prosterne et priez tous assis s’il prie assis. »
- Sahih al-Bukhari, n°735
Rapporté par Salim bin `Abdullah : Mon père a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) levait les deux mains à hauteur des épaules au début de la prière, puis en disant le Takbir pour l’inclinaison. En relevant la tête de l’inclinaison, il faisait de même puis disait : “Sami`a l-lahu liman hamidah, Rabbana wa laka l-hamd.” Il ne levait pas les mains pendant les prosternations. »
- Sahih al-Bukhari, n°738
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) commencer la prière avec le Takbir et lever les mains à hauteur des épaules en le disant, et il faisait de même pour le Takbir de l’inclinaison. Quand il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah », il faisait de même puis disait : « Rabbana wa laka l-hamd. » Mais il ne faisait pas cela lors de la prosternation ni en relevant la tête de la prosternation
- Sahih al-Bukhari, n°767
Rapporté par Al-Bara : Le Prophète ﷺ était en voyage et il a récité, dans l’une des deux premières unités de la prière de l’Isha, « Wa t-teeni wa z-zaitun »
- Sahih al-Bukhari, n°775
Rapporté par Abu Wa’il : Un homme est venu voir Ibn Mas`ud et a dit : J’ai récité les Mufassal (sourates) la nuit en une seule unité de prière. Ibn Mas`ud a dit : Cette récitation est (trop rapide) comme la récitation de la poésie. Je connais les mêmes sourates que le Prophète ﷺ récitait par paires. Ibn Mas`ud a ensuite cité 20 sourates Mufassal, dont deux de la famille de (celles qui commencent par) Ha, Meem [??] (que le Prophète ﷺ récitait) dans chaque unité de prière
- Sahih al-Bukhari, n°789
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ se levait pour prier, il disait "Takbir" pour commencer la prière, puis en s’inclinant. En se relevant de l’inclinaison, il disait : "Sami`a llahu liman hamidah", puis, une fois debout, il disait : "Rabbana laka-l hamd" (Al-Laith a dit : (Le Prophète ﷺ disait), "Wa laka l-hamd"). Il disait "Takbir" en se prosternant et en relevant la tête de la prosternation ; il répétait cela à chaque prosternation et chaque redressement. Il faisait de même tout au long de la prière jusqu’à la fin. En se relevant après la deuxième unité (après s’être assis pour at-Tahiyyat), il disait "Takbir
- Sahih al-Bukhari, n°795
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Prophète ﷺ disait : "Sami`a l-lahu liman hamidah" (Allah entend celui qui Le loue), il disait : "Rabbana wa laka l-hamd." Lors de l’inclinaison et en se redressant, le Prophète ﷺ disait "Takbir". Il disait aussi "Takbir" en se relevant après les deux prosternations. (Voir le hadith précédent)
- Sahih al-Bukhari, n°799
Rapporté par Rifa`a bin Rafi` Az-Zuraqi : Un jour, nous priions derrière le Prophète. Quand il releva la tête de l’inclinaison, il dit : « Sami`a l-lahu liman hamidah. » Un homme derrière lui dit : « Rabbana wa laka l-hamdu, hamdan kathiran taiyiban mubarakan fihi » (Ô notre Seigneur ! Toutes les louanges sont pour Toi, de nombreuses louanges bonnes et bénies). Quand le Prophète termina la prière, il demanda : « Qui a prononcé ces paroles ? » L’homme répondit : « Moi. » Le Prophète dit : « J’ai vu plus de trente anges se précipiter pour l’écrire en premier. » Le Prophète se releva (de l’inclinaison) et resta droit jusqu’à ce que toutes les vertèbres de sa colonne soient revenues à leur position naturelle
- Sahih al-Bukhari, n°803
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur Rahman Ibn Harith bin Hisham et Abu Salama bin `Abdur Rahman : Abu Huraira disait le Takbir dans toutes les prières, obligatoires et surérogatoires — pendant le Ramadan ou en dehors. Il disait le Takbir en se levant pour prier et en s’inclinant ; puis il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah », et avant de se prosterner, il disait « Rabbana wa laka lhamd. » Ensuite, il disait le Takbir en se prosternant et en relevant la tête de la prosternation, puis un autre Takbir en se prosternant (pour la seconde fois), et en relevant la tête de la prosternation. Il disait aussi le Takbir en se relevant de la deuxième rak`a. Il faisait cela à chaque rak`a jusqu’à la fin de la prière. À la fin de la prière, il disait : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ma prière ressemble plus à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que la vôtre, et c’était ainsi qu’il priait jusqu’à son dernier jour. »
- Sahih al-Bukhari, n°804
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison, il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah, Rabbana wa laka l-hamd. » Il invoquait Allah pour certaines personnes en les nommant : « Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, `Aiyash bin Abi Rabi`a et les faibles parmi les croyants. Ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et fais-leur subir des années de famine comme au temps de Joseph. » À cette époque, la partie orientale de la tribu de Mudar s’opposait au Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°805
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) tomba d’un cheval et se blessa du côté droit. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles et, pendant ce temps, l’heure de la prière arriva. Il dirigea la prière assis et nous avons prié assis aussi. À la fin de la prière, il dit : « L’imam doit être suivi : dites le Takbir quand il le dit ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez-vous quand il se relève et quand il dit "Sami`a l-lahu liman hamidah", dites "Rabbana wa laka l-hamd", et prosternez-vous s’il se prosterne. » Sufyan a rapporté la même chose de Ma`mar. Ibn Juraij a précisé que c’était sa jambe droite qui avait été blessée
- Sahih al-Bukhari, n°817
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) disait souvent pendant l’inclinaison et la prosternation : « Subhanaka l-lahumma Rabbana wa bihamdika, Allahumma ghfir li » (Gloire à Toi, ô Allah notre Seigneur, et par Ta louange. Ô Allah ! Pardonne-moi). De cette façon, il suivait ce qui lui avait été expliqué dans le Saint Coran
- Sahih al-Bukhari, n°831
Rapporté par Shaqiq bin Salama : `Abdullah a dit : « Chaque fois que nous priions derrière le Prophète (ﷺ), nous récitions (en étant assis) : ‘Paix sur Gabriel, Michel, paix sur untel.’ Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est retourné vers nous et a dit : ‘Allah Lui-même est As-Salam (la Paix), et si l’un de vous prie, qu’il dise : at-Tahiyatu li l-lahi wa ssalawatu wa t-taiyibat. As-salamu `alalika aiyuha n-Nabiyu wa rahmatu l-lahi wa barakatuh. Assalamu `alaina wa `ala `ibadi l-lahi s-salihin. (Toutes les salutations, prières et bonnes choses sont pour Allah ; paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Paix sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah.) (Si tu dis cela, cela atteindra tous les serviteurs dans les cieux et sur la terre.) Ash-hadu al-la ilaha illa l-lah, wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa Rasuluh. (J’atteste qu’il n’y a pas de divinité [digne d’être adorée] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.)’ »
- Sahih al-Bukhari, n°834
Rapporté par Abu Bakr As-Siddiq : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’apprendre une invocation à réciter dans ma prière. Il m’a dit de dire : « Allahumma inni zalumtu nafsi zulman kathiran, Wala yaghfiru dh-dhunuba illa anta, fa ghfir li maghfiratan min `indika, wa r-hamni, innaka anta l-ghafuru r-rahim (Ô Allah ! J’ai commis beaucoup d’injustices envers moi-même et nul autre que Toi ne pardonne les péchés. Accorde-moi donc un pardon venant de Toi, et fais-moi miséricorde, car Tu es le Pardonneur, le Miséricordieux). »
- Sahih al-Bukhari, n°844
Rapporté par Warrad (le secrétaire d’Al-Mughira bin Shu`ba) : Un jour, Al-Mughira m’a dicté une lettre pour Muawiya, disant que le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de dire après chaque prière obligatoire : « La ilaha illa l-lahu wahdahu la sharika lahu, lahu l-mulku wa lahu l-hamdu, wa huwa `ala kulli shay’in qadir. Allahumma la mani`a lima a`taita, wa la mu`tiya lima mana`ta, wa la yanfa`u dhal-jaddi minka l-jadd. [Il n’y a de divinité qu’Allah, Seul, sans associé. À Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose. Ô Allah ! Nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et la richesse d’un riche ne lui sert à rien contre Toi.] » Et Al-Hasan a dit : « Al-jadd signifie la prospérité. »
- Sahih al-Bukhari, n°1065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1066
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1120
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour la prière du Tahajjud, il disait : Allahumma lakal-hamd. Anta qaiyyimus-samawati wal-ard wa man fihinna. Walakal-hamd, Laka mulkus-samawati wal-ard wa man fihinna. Walakal-hamd, anta nurus-samawati wal-ard. Wa lakal-hamd, anta-l-haq wa wa'duka-lhaq, wa liqa'uka Haq, wa qauluka Haq, wal-jannatu Haq wann-naru Haq wannabiyuna Haq. Wa Muhammadun, sallal-lahu ‘alaihi wasallam, Haq, was-sa'atu Haq. Allahumma aslamtu Laka wabika amantu, wa ‘Alaika tawakkaltu, wa ilaika anabtu wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu faghfir li ma qaddamtu wama akh-khartu wama as-rartu wama a’lantu, anta-l-muqaddim wa anta-l-mu akh-khir, la ilaha illa anta (ou la ilaha ghairuka). (Ô Allah ! Toutes les louanges sont pour Toi, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu possèdes les cieux et la terre et tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Vérité, Ta promesse est la vérité, Te rencontrer est une vérité, Ta parole est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, tous les Prophètes sont une vérité, Muhammad ﷺ est une vérité, et le Jour de la Résurrection est une vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je compte sur Toi, je me repens vers Toi, avec Ton aide je discute avec mes opposants, et je Te prends comme juge entre nous. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ce que j’ai caché ou révélé. Tu fais avancer qui Tu veux et reculer qui Tu veux. Il n’y a de divinité que Toi.) Soufyan a dit qu’Abdul Karim Abu Umaiya ajoutait : « Wala haula wala quwata illa billah » (Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah)
- Sahih al-Bukhari, n°1154
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui se lève la nuit et dit : — “La ilaha il-lallah Wahdahu la Sharika lahu Lahu-l-mulk, waLahu-l-hamd wahuwa 'ala kulli shay’in Qadir. Al hamdu lil-lahi wa subhanal-lahi wa la-ilaha il-lal-lah wa-l-lahu akbar wa la hawla wa la quwwata illa billah.” (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. Il est l’Unique, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Il est Tout-Puissant. Toutes les louanges sont pour Allah. Toutes les gloires sont pour Allah. Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. Allah est le Plus Grand. Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah.) Puis il dit : — “Allahumma, Ighfir li” (Ô Allah ! Pardonne-moi), ou invoque Allah, il sera exaucé. Et s’il fait les ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sahih al-Bukhari, n°1166
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) nous enseignait la façon de faire la prière d’Istikhara (c’est-à-dire demander à Allah de nous guider dans un choix) pour toutes les affaires, comme il nous enseignait les sourates du Coran. Il disait : « Si l’un de vous pense à faire quelque chose, qu’il fasse deux rak`at de prière autres que les prières obligatoires, puis qu’il dise après la prière : ‘Allahumma inni astakhiruka bi’ilmika, wa astaqdiruka bi-qudratika, wa as’aluka min fadlika al-‘azim, fa-innaka taqdiru wa la aqdiru, wa ta‘lamu wa la a‘lamu, wa anta ‘allamu l-ghuyub. Allahumma, in kunta ta‘lam anna hadha-l-amra khayrun li fi dini wa ma‘ashi wa ‘aqibati amri (ou : fi ‘ajili amri wa ajilihi) faqdirhu li wa yassirhu li thumma barik li fihi, wa in kunta ta‘lam anna hadha-l-amra sharrun li fi dini wa ma‘ashi wa ‘aqibati amri (ou : fi ‘ajili amri wa ajilihi) fasrifhu ‘anni was-rifni ‘anhu, waqdir li al-khayra haythu kana thumma ardini bihi.’ (Ô Allah ! Je Te demande de me guider par Ta science, de me donner la force par Ta puissance, et je Te demande de Ta grande générosité. Tu es capable et je ne le suis pas, Tu sais et je ne sais pas, et Tu es le Connaisseur de l’invisible. Ô Allah ! Si Tu sais que cette affaire est bonne pour ma religion, ma vie et la suite de mon affaire (ou : pour mon présent et mon avenir), alors destine-la-moi, facilite-la-moi et bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette affaire est mauvaise pour ma religion, ma vie et la suite de mon affaire (ou : pour mon présent et mon avenir), alors éloigne-la de moi et éloigne-moi d’elle, et destine-moi le bien où qu’il soit, puis rends-moi satisfait de cela). » Le Prophète (ﷺ) ajoutait qu’ensuite la personne devait préciser sa demande
- Sahih al-Bukhari, n°1202
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Nous avions l’habitude de dire la salutation, de nommer et de se saluer pendant la prière. Le Messager d’Allah ﷺ l’a entendu et a dit : « Dites : ‘at-tahiyyatu lil-lahi was-salawatu wat-taiyibatu. Assalamu ‘Alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu. Assalamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi as-salihin. Ashhadu an la ilaha illa Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh.’ (Toutes les salutations, les prières et les bonnes choses sont pour Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Que la paix soit sur nous et sur les bons serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son messager.) Donc, quand vous dites cela, vous avez adressé la salutation à chaque bon serviteur d’Allah, qu’il soit au ciel ou sur la terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°2661
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
- Sahih al-Bukhari, n°3326
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a créé Adam avec une taille de soixante coudées. Quand Il l’a créé, Il lui a dit : “Va saluer ce groupe d’anges et écoute leur réponse, car ce sera ta salutation et celle de ta descendance.” Adam a dit (aux anges) : As-Salamu Alaikum (que la paix soit sur vous). Les anges ont répondu : “As-salamu Alaika wa Rahmatu-l-lahi” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi). Ainsi, les anges ont ajouté à la salutation d’Adam l’expression ‘wa Rahmatu-l-lahi’. Toute personne qui entrera au Paradis ressemblera à Adam (par l’apparence et la taille). Depuis la création d’Adam, les gens n’ont cessé de diminuer en taille. »
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4692
Rapporté par Abou Waïl : ‘Abdallah ibn Mas‘oud a récité : « Hayta laka (Viens ici) », et il a ajouté : « Nous la récitons comme elle nous a été enseignée : {Mathwāhu} signifie sa demeure, {Alfayā} signifie ils ont trouvé, {Alfawābā’ahum} signifie ils ont trouvé leurs pères, {Alfaynā} signifie nous avons trouvé. » Et d’après Ibn Mas‘oud : {Bal ‘ajibta wa yaskharūn} (Mais tu t’étonnes et ils se moquent)
- Sahih al-Bukhari, n°4750
Rapporté par Aïcha : (L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
- Sahih al-Bukhari, n°4798
Rapporté par Abou Sa‘id Al-Khoudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Nous connaissons) cette salutation (pour toi), mais comment devons-nous invoquer Allah pour toi ? » Il a dit : « Dites ! Allahumma salli ‘ala Muhammadin ‘Abdika wa rasulika kama sallaita ‘ala Ali Ibrahim wa barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala Ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ali Ibrahim. » Al-Laith a dit : ‘Ala Muhammadin wa ‘ala Ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ali Ibrahim. Ibn Abi Hazim et Ad-Darawardi ont rapporté : Yazid a dit : Kama sallaita ‘ala Ibrahima wa barik ‘ala Muhammadin wa Ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ibrahima wa Ali Ibrahim
- Sahih al-Bukhari, n°4967
Rapporté par Aisha : Lorsque la sourate An-Nasr : « Quand vient le secours d'Allah et la victoire » a été révélée au Prophète (ﷺ), il ne faisait aucune prière sans dire dedans : « Subhanka Rabbana wa bihamdika ; Allahumma ighfirli » (Je témoigne de l'Unicité de notre Seigneur, et toutes les louanges Lui reviennent : Ô Allah, pardonne-moi)
- Sahih al-Bukhari, n°5165
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un d’entre vous, lors d’un rapport avec son épouse, dit : Bismillah, Allahumma jannibni-sh-Shaitan wa jannib-ish-Shaitan ma razaqtana, et s’il est destiné qu’un enfant naisse de cette union, alors Satan ne pourra jamais lui nuire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6106
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Mu`adh bin Jabal priait avec le Prophète (ﷺ), puis allait diriger la prière pour son peuple. Un jour, il a dirigé la prière et a récité la sourate Al-Baqara. Un homme a quitté le rang, a prié légèrement à part, puis est parti. Quand Mu`adh l’a appris, il a dit : « Cet homme est un hypocrite. » Plus tard, l’homme a entendu ce que Mu`adh avait dit et il est allé voir le Prophète (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes des gens qui travaillons de nos mains et arrosons nos champs avec nos chameaux. Hier soir, Mu`adh nous a dirigés dans la prière du soir et il a récité la sourate Al-Baqara, alors j’ai prié seul, et à cause de cela, il m’a traité d’hypocrite. » Le Prophète a appelé Mu`adh et lui a dit trois fois : « Ô Mu`adh ! Veux-tu mettre les gens à l’épreuve ? Récite “Wash-shamsi wa duhaha” (91) ou “Sabbih isma Rabbika al-A‘la” (87) ou une sourate similaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6224
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un d’entre vous éternue, il doit dire : “Al-Hamduli l-lah” (Louange à Allah), et son frère musulman ou son compagnon doit lui répondre : “Yar-hamuka-l-lah” (Qu’Allah te fasse miséricorde). Quand ce dernier dit : “Yar-hamuka-l-lah”, le premier doit répondre : “Yahdikumul-lah wa Yuslih balakum” (Qu’Allah vous guide et améliore votre situation). »
- Sahih al-Bukhari, n°6227
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a créé Adam à Son image, avec une taille de soixante coudées (environ 30 mètres). Quand Il l’a créé, Il lui a dit : “Va saluer ce groupe d’anges assis là-bas et écoute ce qu’ils te répondront, car ce sera ta salutation et celle de ta descendance.” Adam est allé et a dit : “As-Salamu alaikum (Que la paix soit sur vous).” Ils ont répondu : “As-Salamu alaika wa Rahmatullah (Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi).” Ils ont donc ajouté “wa Rahmatullah”. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Ainsi, quiconque entrera au Paradis aura la forme et l’apparence d’Adam. Depuis, la taille des descendants d’Adam n’a cessé de diminuer jusqu’à aujourd’hui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6230
Rapporté par `Abdullah : Quand nous priions avec le Prophète (ﷺ), nous avions l’habitude de dire : « Que la paix soit sur Allah de la part de Ses serviteurs, que la paix soit sur Gabriel, que la paix soit sur Michael, que la paix soit sur untel. » Quand le Prophète (ﷺ) terminait la prière, il se tournait vers nous et disait : « Allah Lui-même est As-Salam (la Paix), donc quand on est assis pendant la prière, il faut dire : ‘at-Tahiyatu-li l-lahi Was-Salawatu, Wat-Taiyibatu, As-Salamu 'Alaika aiyuhan-Nabiyyu wa Rahmatullahi wa Barakatuhu, As-Salamu 'Alaina wa 'ala 'Ibadillahi assalihin’, car si on dit cela, cela inclut tous les serviteurs pieux d’Allah dans les cieux et sur la terre. (Ensuite, il faut dire) : ‘Ash-hadu an la ilaha illalllahu wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa rasulu-hu’, puis on peut choisir toute invocation que l’on souhaite. »
- Sahih al-Bukhari, n°6251
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est entré dans la mosquée pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur un côté. L’homme a prié, puis il est venu saluer le Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a répondu : « Wa ‘Alaikas Salam. Retourne prier, car tu n’as pas bien prié. » L’homme est reparti, a refait sa prière, puis est revenu saluer le Prophète. Le Prophète (ﷺ) lui a répondu : « Wa ‘alaika-s-Salam. Retourne prier encore, car tu n’as pas bien prié. » La deuxième ou la troisième fois, l’homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Apprends-moi à prier, s’il te plaît. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand tu te lèves pour prier, fais bien tes ablutions, puis tourne-toi vers la Qibla et prononce le Takbir (Allahu Akbar). Ensuite, récite ce que tu connais du Coran, puis incline-toi avec calme jusqu’à être à l’aise, puis redresse-toi jusqu’à être bien droit, puis prosterne-toi calmement (et reste en prosternation) jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi et assieds-toi avec calme jusqu’à être à l’aise, puis prosterne-toi de nouveau avec calme (et reste en prosternation) jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi et assieds-toi avec calme jusqu’à être à l’aise en position assise, et fais ainsi pour toute ta prière. » Et Abu Usama a ajouté : « Jusqu’à ce que tu sois bien droit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6306
Rapporté par Shaddad bin Aus : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La meilleure façon de demander pardon à Allah est : ‘Allahumma anta Rabbi la ilaha illa anta, Khalaqtani wa ana `Abduka, wa ana `ala `ahdika wa wa`dika mastata`tu, A`udhu bika min Sharri ma sana`tu, abu'u Laka bini`matika `alaiya, wa abu'u laka bidhanbi faghfir lee fa innahu la yaghfiru adhdhunuba illa anta.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un récite cette invocation dans la journée avec une foi sincère et meurt le même jour avant le soir, il fera partie des gens du Paradis ; et si quelqu’un la récite la nuit avec une foi sincère et meurt avant le matin, il fera aussi partie des gens du Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6312
Rapporté par Hudhaifa : Quand le Prophète (ﷺ) allait se coucher, il disait : « Bismika amutu wa ahya. » Et quand il se réveillait, il disait : « Al-hamdu li l-lahil-ladhi ahyana ba'da ma amatana wa ilaihin-nushur. »
- Sahih al-Bukhari, n°6314
Rapporté par Hudhaifa : Quand le Prophète (ﷺ) allait se coucher la nuit, il mettait sa main sous sa joue puis disait : « Allahumma bismika amutu wa ahya. » Et quand il se réveillait, il disait : « Al-Hamdu lil-lahi al-ladhi ahyana ba'da ma amatana, wa ilaihi an-nushur. »
- Sahih al-Bukhari, n°6315
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) allait se coucher, il dormait sur son côté droit puis disait : « Allahumma aslamtu nafsi ilaika, wa wajjahtu wajhi ilaika, wa fauwadtu `Amri ilaika, wa alja'tu zahri ilaika, raghbatan wa rahbatan ilaika. La Malja'a wa la manja minka illa ilaika. Amantu bikitabika al-ladhi anzalta wa nabiyyika al-ladhi arsalta ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui récite ces paroles avant de dormir et meurt cette nuit-là, mourra dans la religion de l’islam (comme musulman). »
- Sahih al-Bukhari, n°6316
Rapporté par Ibn `Abbas : Une nuit, j’ai dormi chez Maimuna. Le Prophète (ﷺ) s’est réveillé, est allé aux toilettes, s’est lavé le visage et les mains, puis s’est recouché. Il s’est relevé tard dans la nuit, est allé à une outre d’eau, l’a ouverte et a fait ses ablutions sans utiliser beaucoup d’eau, mais il a bien lavé tous les membres, puis il a prié. Je me suis levé discrètement pour qu’il ne remarque pas que je l’observais, puis j’ai fait mes ablutions. Quand il s’est levé pour prier, je me suis mis à sa gauche. Il m’a pris par l’oreille et m’a fait passer à sa droite. Il a prié treize rak‘at au total, puis il s’est allongé et a dormi jusqu’à ce qu’il souffle en dormant, comme il le faisait d’habitude. Pendant ce temps, Bilal a informé le Prophète (ﷺ) que l’heure de la prière du Fajr approchait, et le Prophète a accompli la prière du matin sans refaire ses ablutions. Dans son invocation, il disait : « Allahumma ij‘al fi qalbi nuran, wa fi basari nuran, wa fi sam‘i nuran, wa ‘an yamini nuran, wa ‘an yasari nuran, wa fawqi nuran, wa tahti nuran, wa amami nuran, wa khalfi nuran, waj‘al li nuran. » Kuraib (un des rapporteurs) a dit : « J’ai oublié sept autres mots que le Prophète (ﷺ) a mentionnés dans cette invocation. J’ai rencontré un homme de la descendance d’Al-‘Abbas qui m’a transmis ces sept choses, en disant : ‘(Qu’il y ait de la lumière dans) mes nerfs, ma chair, mon sang, mes cheveux et mon corps’, et il a aussi mentionné deux autres choses. »
- Sahih al-Bukhari, n°6317
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allahumma laka l-hamdu ; Anta nuras-samawati wal ardi wa man fihinna. Wa laka l-hamdu ; Anta qaiyim as-samawati wal ardi wa man fihinna. Wa laka l-hamdu ; Anta-l-haqqun, wa wa'daka haqqun, wa qauluka haqqun, wa liqauka haqqun, wal-jannatu haqqun, wannaru haqqun, was-sa‘atu haqqun, wan-nabiyyuna haqqun, Mahammadun haqqun. Allahumma laka aslamtu, wa ‘alaika tawakkaltu, wa bika amantu, wa ilaika anabtu, wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu. Pardonne-moi ce que j’ai fait avant et après, ce que j’ai caché et ce que j’ai montré. Tu es Celui qui avance et Celui qui retarde. Il n’y a de divinité que Toi (ou : Il n’y a pas d’autre divinité que Toi). »
- Sahih al-Bukhari, n°6320
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous va se coucher, il doit secouer son lit avec l’intérieur de son vêtement, car il ne sait pas ce qui a pu s’y poser après lui, puis il doit dire : “Bismika Rabbi Wada`tu Janbi wa bika arfa'uhu, In amsakta nafsi farhamha wa in arsaltaha fahfazha bima tahfazu bihi ibadakas-salihin.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6323
Rapporté par Shaddad bin 'Aus : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La meilleure façon de demander pardon à Allah est de dire : ‘Allahumma anta Rabbi la ilaha illa anta. Khalaqtani wa ana `Abduka, wa ana 'ala 'ahdika wa Wa'dika mastata'tu abu'u Laka bi ni'matika wa abu'u Laka bidhanbi; faghfirli fa'innahu la yaghfiru-dh-dhunuba illa anta. A'uidhu bika min sharri ma sana'tu.’ Si quelqu’un récite cette invocation pendant la nuit et meurt ensuite, il ira au Paradis (ou il fera partie des gens du Paradis). Et s’il la récite le matin et meurt dans la journée, il aura le même sort. »
- Sahih al-Bukhari, n°6324
Rapporté par Hudhaifa : Chaque fois que le Prophète ﷺ voulait aller se coucher, il récitait : « Bismika Allahumma amutu wa ahya » (C’est en Ton nom, ô Allah, que je meurs et que je vis). Et quand il se réveillait, il disait : « Al-hamdu lil-lahil-ladhi ahyana ba'da ma amatana ; wa ilaihi an-nushur » (Louange à Allah qui nous a redonné la vie après nous avoir fait mourir [le sommeil], et c’est vers Lui que sera la résurrection
- Sahih al-Bukhari, n°6325
Rapporté par Abu Dhar : Chaque fois que le Prophète ﷺ s’allongeait sur son lit, il disait : « Allahumma bismika amutu wa ahya », et quand il se réveillait, il disait : « Al-hamdu lil-lahilladhi ahyana ba'da ma an atana, wa ilaihi an-nushur »
- Sahih al-Bukhari, n°6345
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ invoquait Allah lors des moments de détresse en disant : « La ilaha illal-lahu Al-`Azim, al-Halim, La ilaha illal-lahu Rabbu-s-samawati wal-ard wa Rabbu-l-arsh il-azim. »
- Sahih al-Bukhari, n°6346
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ disait lors d’un moment de détresse : « La ilaha illal-lahu Rabbul-l-'arsh il-'azim, La ilaha illallahu Rabbu-s-samawati wa Rabbu-l-ard, Rabbu-l-'arsh-il-Karim. »
- Sahih al-Bukhari, n°6357
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin 'Ujra m’a rencontré et m’a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous savons comment te saluer, mais comment devons-nous prier pour toi ?” Il a dit : Dites : Allahumma Salli ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama sal-laita 'ala Ibrahima innaka Hamidun Majid. Allahumma barik 'ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama barakta 'ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid. (Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux) »
- Sahih al-Bukhari, n°6358
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), voici la façon dont nous te saluons ; peux-tu nous dire comment prier pour toi ? » Il a dit : « Dites : Allahumma Salli 'ala Muhammadin `Abdika wa rasulika kama sal-laita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammadin wa Ali Muhammadin kama barakta 'ala Ibrahima wa Ali Ibrahim. (Ô Allah, prie sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, comme Tu as prié sur Ibrahim. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrahim et la famille d’Ibrahim.)»
- Sahih al-Bukhari, n°6360
Rapporté par Abu Humaid As-Saidi : Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Comment devons-nous prier pour toi ? » Il a dit : « Dites : Allahumma Salli 'ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyyatihi kama sal-laita 'ala `Ali Ibrahim ; wa barik 'ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyyatihi kama barakta 'ala `Ali Ibrahim innaka hamidun majid. »
- Sahih al-Bukhari, n°6382
Rapporté par Jabir : Le Prophète (ﷺ) nous enseignait la prière de consultation (Istikhara) pour chaque situation, comme il nous enseignait les sourates du Coran. Il disait : « Si l’un de vous veut faire quelque chose, qu’il fasse deux unités de prière en dehors des prières obligatoires, puis qu’il dise : “Allahumma inni astakhiruka bi’ilmika, wa astaqdiruka biqudratika, wa as’aluka min fadlika-l-‘azim, fa innaka taqdiru wala aqdiru, wa ta’lamu wala a’lamu, wa anta ‘allamu-l-ghuyub. Allahumma in kunta ta’lamu anna hadha-l-amra khairun li fi dini wa ma’ashi wa ‘aqibati ‘amri (ou il a dit : fi ‘ajili ‘amri wa ajilihi) fa-qdurhu li, wa in kunta ta’lamu anna ha-dha-l-amra sharrun li fi dini wa ma’ashi wa ‘aqibati ‘amri (ou il a dit : fi ‘ajili ‘amri wa ajilihi) fasrifhu ‘anni was-rifni ‘anhu wa aqdur li alkhaira haithu kana, thumma Raddani bihi.” » Ensuite, il doit mentionner sa demande
- Sahih al-Bukhari, n°6385
Rapporté par Ibn `Umar : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) revenait d’une expédition, du Hajj ou de la `Umra, il disait « Allahu Akbar » trois fois ; chaque fois qu’il montait sur une hauteur, il disait : « La ilaha illal-lahu wahdahu la sharika lahu, lahu-l-mulk wa lahu-l-hamd, wa huwa ‘ala kulli Shai’in qadir. Ayibuna ta'ibuna 'abiduna lirabbina hamidun. Sadaqa-l-lahu wa'dahu, wa nasara `Abdahu wa hazama-l-ahzaba wahdahu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6388
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous, lorsqu’il veut avoir un rapport intime avec sa femme, dit : “Bismillah, Allahumma jannibna-sh-shaitan, wa jannibi-sh-shaitan ma razaqtana”, et si un enfant doit naître de cette union, alors Satan ne pourra jamais lui nuire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6403
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit : “La ilaha illal-lah wahdahu la sharika lahu, lahu-l-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shai'in qadir” cent fois, recevra la même récompense que s’il avait affranchi dix esclaves ; cent bonnes actions seront inscrites pour lui, et cent péchés seront effacés de son compte. Cette parole sera pour lui une protection contre Satan jusqu’au soir, et personne ne pourra faire une meilleure action, sauf celui qui en fait plus que lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6406
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a deux expressions très faciles à dire, mais très lourdes dans la balance et très aimées du Tout Miséricordieux (Allah) : ‘Subhan Allah Al-`Azim’ et ‘Subhan Allah wa bihamdihi’. »
- Sahih al-Bukhari, n°6409
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a commencé à monter un endroit élevé ou une colline. Un homme parmi ses compagnons est monté et a crié d'une voix forte : « La ilaha illal-lahu wallahu Akbar. » À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) était sur sa mule. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tu n’invoques pas un sourd ni quelqu’un d’absent. » Il a ajouté : « Ô Abu Musa (ou, Ô `Abdullah) ! Veux-tu que je t’enseigne une phrase qui fait partie des trésors du Paradis ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « La hawla wa la quwwata illa billah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6473
Rapporté par Warrad (le secrétaire d’Al-Mughira bin Shu`ba) : Muawiya a écrit à Al-Mughira : « Écris-moi un récit que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors Al-Mughira lui a écrit : « Je l’ai entendu dire ceci après chaque prière : ‘La ilaha illal-lahu wahdahu la sharika lahu, lahu-l-mulk wa lahuI-hamd, wa huwa ‘ala kulli Shai-in qadir.’ Il interdisait aussi les paroles inutiles, de poser trop de questions (dans la religion), de gaspiller l’argent, de retenir ce qui devrait être donné, de demander aux autres (sauf en cas de grande nécessité), d’être ingrat envers les mères, et d’enterrer vivantes les petites filles. »
- Sahih al-Bukhari, n°6926
Rapporté par Anas ibn Mâlik : Un Juif passa devant le Messager d’Allah ﷺ et dit : « As-Sâm `alayka (la mort sur toi). » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Wa `alayka (et sur toi). » Puis le Messager d’Allah ﷺ dit : « Savez-vous ce qu’il a dit ? Il a dit : “As-Sâm `alayka.” » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, ne devrions-nous pas le tuer ? » Il dit : « Non. Lorsque les gens du Livre vous saluent, dites : “Wa `alaykum (et sur vous).” »
- Sahih al-Bukhari, n°6927
Rapporté par `Aisha : Un groupe de Juifs a demandé la permission de rendre visite au Prophète (ﷺ. Quand ils sont entrés, ils ont dit : « As-Samu 'Alaika » (Que la mort soit sur toi). J’ai répondu : « Mais que la mort et la malédiction d’Allah soient sur vous ! » Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ô `Aisha ! Allah est doux et clément, et Il aime que l’on soit doux et clément en toute chose. » J’ai dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il a répondu : « Je leur ai dit : ‘Wa 'Alaikum’ (et sur vous aussi). »
- Sahih al-Bukhari, n°7292
Rapporté par Warrad : (le secrétaire d'Al-Mughira) Muawiya a écrit à Al-Mughira : « Écris-moi ce que tu as entendu du Messager d'Allah (ﷺ). » Alors Al-Mughira lui a écrit : Le Prophète d'Allah disait à la fin de chaque prière : « La ilaha illalla-h wahdahu la sharika lahu, lahul Mulku, wa lahul Hamdu wa huwa ala kulli shai'in qadir. Allahumma la mani'a lima a'taita, wala mu'tiya lima mana'ta, wala yanfa'u dhuljadd minkal-jadd. » Il lui a aussi écrit que le Prophète (ﷺ) interdisait : (1) les bavardages inutiles ou parler trop des autres, (2) poser trop de questions (dans des sujets religieux controversés), (3) gaspiller sa richesse par excès, (4) manquer de respect à sa mère, (5) enterrer les filles vivantes, (6) retenir ses bienfaits envers les autres (c'est-à-dire ne pas donner leurs droits), (7) et demander aux autres (sauf en cas de nécessité)
- Sahih al-Bukhari, n°7381
Rapporté par `Abdullah : Nous avions l’habitude de prier derrière le Prophète (ﷺ) et nous disions : « As-Salamu 'Al-Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah Lui-même est As-Salam (un des noms d’Allah), donc vous devez dire : ‘at-Tahiyatu lil-lahi was-sala-watu wattaiyibatu, as-salamu `alaika aiyyuha-n-nabiyyu wa rahmatu-l-lahi wa barakatuhu, as-salamu `alaina wa `ala `ibadi-l-lahi as-salihin. Ashhadu an la ilaha il-lallah, wa ash-hadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7393
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous va se coucher, il doit en dépoussiérer le lit trois fois avec le bord de son vêtement, puis dire : Bismika Rabbi wada‘tu janbi, wa bika arfa‘hu. In amsakta nafsi faghfir laha, wa in arsaltaha fahfazha bima tahfaz bihi ‘ibadaka-s-salihin. »
- Sahih al-Bukhari, n°7394
Rapporté par Hudhaifah : Quand le Prophète (ﷺ) allait se coucher, il disait : « Allahumma bismika ahya wa amut. » Et quand il se réveillait le matin, il disait : « Al-hamdu li l-lahi al-ladhi ahyana ba‘da ma amatana wa ilayhi-nnushur. »
- Sahih al-Bukhari, n°7395
Rapporté par Abu Dharr : Quand le Prophète (ﷺ) se couchait la nuit, il disait : « Bismika namutu wa nahya. » Et lorsqu’il se levait le matin, il disait : « Al hamdu li l-lahi al-ladhi ahyana ba‘da ma amatana, wa ilayhi-nnushur. »
- Sahih al-Bukhari, n°7396
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un d’entre vous, lorsqu’il veut avoir une relation (ou dormir) avec sa femme, dit : Bismillah, Allahumma jannibna ash-Shaitan, wa jannib ash-Shaitana ma razaqtana, alors Satan ne pourra jamais nuire à l’enfant, s’il doit en avoir un à ce moment-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°7426
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) disait lors des moments difficiles : « La ilaha il-lallah Al-`Alimul-Halim. La ilaha il-lallah Rabbu-l-‘Arsh al-‘Azim, La ilaha il-lallah Rabbu-s-Samawati wa Rabbu-l-Ard, wa Rabbu-l-‘Arsh al-Karim. » (Voir hadith n°356 et 357, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7563
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a deux paroles qui sont chères au Tout Miséricordieux (Allah), très légères à prononcer, mais très lourdes dans la balance : “Subhan Allah wa-bi hamdihi” et “Subhan Allah Al-`Azim.” »
- Sunan Ibn Majah, n°79
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le croyant fort est meilleur et plus aimé d'Allah que le croyant faible, même si les deux sont bons. Recherche ce qui t'est bénéfique, demande l'aide d'Allah et ne te sens pas impuissant. Si quelque chose t'arrive, ne dis pas : 'Si seulement j'avais fait ceci ou cela', mais dis : 'Qaddara Allahu wa ma sha'a fa'ala (Allah en a décidé ainsi et Il fait ce qu'Il veut).' Car dire 'si' ouvre la porte aux actions de Satan
- Sunan Ibn Majah, n°298
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah ﷺ entrait aux toilettes, il disait : "A'udhu Billahi minal-khubthi wa'l-khaba'ith (Je cherche refuge auprès d'Allah contre les diables mâles et femelles)
- Sunan Ibn Majah, n°301
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète sortait des toilettes, il disait : "Al-hamdu lillahilladhi adhhaba 'annial-adha wa 'afani" ("Louange à Allah qui m’a débarrassé de l’impureté et m’a accordé la santé)
- Sunan Ibn Majah, n°306
Rapporté par Shu'bah, d’après ‘Asim, d’après Abu Wa’il, d’après Mughirah bin Shu'bah : Le Messager d’Allah ﷺ est allé sur un tas d’ordures appartenant à des gens et il a uriné debout. (Hasan) Shu'bah a dit : "Ce jour-là, ‘Asim a dit : ‘Amash a rapporté cela de Abu Wa’il, de Hudhaifah, mais il ne s’en souvenait pas bien. J’ai donc demandé à Mansur, qui me l’a raconté de Abu Wa’il, de Hudhaifah, que le Prophète est allé sur un tas d’ordures et a uriné debout
- Sunan Ibn Majah, n°419
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a fait ses ablutions en lavant chaque membre une seule fois. Il a dit : "Voici les ablutions de celui dont Allah n’acceptera pas la prière sans cela." Puis il a fait ses ablutions en lavant chaque membre deux fois, et il a dit : "Voici les ablutions qu’Allah apprécie." Ensuite, il a fait ses ablutions en lavant chaque membre trois fois, et il a dit : "C’est ainsi qu’on fait correctement les ablutions, c’est mes ablutions et celles de l’ami proche d’Allah, Ibrahim. Celui qui fait ses ablutions ainsi, puis dit à la fin : 'Ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu' (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes et il pourra entrer par celle qu’il veut
- Sunan Ibn Majah, n°469
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis dit trois fois : “Ashhadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes ; il pourra entrer par celle qu’il voudra. » (Da'if) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°470
Rapporté par 'Umar bin Khattab : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Aucun musulman ne fait ses ablutions et ne les fait bien, puis ne dit : “Ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager), sans que les huit portes du Paradis ne s’ouvrent pour lui, et il pourra entrer par celle qu’il voudra. »
- Sunan Ibn Majah, n°659
Rapporté par 'Abdul Jabbar bin Wa'il, selon son père : Un seau a été apporté au Prophète ; il s'est rincé la bouche et a craché dedans, et cela sentait le musc ou mieux encore, puis il s'est rincé les narines en dehors du seau
- Sunan Ibn Majah, n°721
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui dit, en entendant le muezzin : “Wa ana Ash-hadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, wa ash-hadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu, radaytu Billahi rabban wa bil-islami dinan wa bi muhammadin nabiyyan (Et je témoigne qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah seul, sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Messager, et je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, l’islam ma religion et Muhammad mon Prophète),” ses péchés lui seront pardonnés. »
- Sunan Ibn Majah, n°722
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui dit, lorsqu’il entend l’appel à la prière : “Allahumma Rabba hadhihid-da’watit-tammah was-salatil-qa’imah, ati Muhammadanil-wasilata wal-fadilah, wab’athhu maqaman mahmudanilladhi wa’adtah (Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la place d’intercession et la supériorité, et ressuscite-le à la position louée que Tu lui as promise),” mon intercession lui sera permise le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°804
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) commençait sa prière en disant : « Subhanaka Allahumma wa bi hamdika, wa tabarakas-muka, wa ta’ala jadduka, wa la ilaha ghairuka » (“Gloire et louange à Toi, ô Allah, béni soit Ton nom, élevée soit Ta majesté, il n’y a pas d’autre divinité que Toi”). »
- Sunan Ibn Majah, n°805
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) disait le Takbir (Allah Akbar), il restait silencieux entre le Takbir et la récitation. J’ai dit : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! J’ai remarqué que tu restes silencieux entre le Takbir et la récitation ; dis-moi ce que tu dis à ce moment-là. » Il a dit : « Je dis : “Allahumma ba’id baini wa baina khatayaya kama ba’adta bainal-mashriqi wal-maghrib ; Allahumma naqqini min khatayaya kath-thawbil abyad minad-danas ; Allahummaghsilni min khatayaya bil-ma’i wath-thalji wal-barad” (“Ô Allah, éloigne-moi de mes péchés comme Tu as éloigné l’est de l’ouest ; ô Allah, purifie-moi de mes péchés comme un vêtement blanc est purifié de la saleté ; ô Allah, lave-moi de mes péchés avec de l’eau, de la neige et de la grêle”). »
- Sunan Ibn Majah, n°806
Rapporté par ‘Aishah : Quand le Prophète (ﷺ) commençait la prière, il disait : « Subhanak Allahumma wa bi hamdika, wa tabarakas-muka wa ta’ala jadduka, wa la ilaha ghayruk » (“Gloire et louange à Toi, ô Allah, béni soit Ton nom, élevée soit Ta majesté, il n’y a pas d’autre divinité que Toi”). »
- Sunan Ibn Majah, n°807
Rapporté par Ibn Jubair bin Mut’im, d’après son père : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’il commençait la prière. Il disait : « Allahu Akbaru kabiran, Allahu Akbaru kabiran » (Allah est vraiment le Plus Grand), trois fois ; « Al-hamdu Lillahi kathiran, al-hamdu Lillahi kathiran » (Beaucoup de louanges à Allah), trois fois ; « Subhan Allahi bukratan wa asilan » (Gloire à Allah matin et soir), trois fois ; « Allahumma inni a’udhu bika minash-Shaitanir-rajim, min hamzihi wa nafkhihi wa nafthihi » (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le diable maudit, contre sa folie, son orgueil et ses paroles vaines). »
- Sunan Ibn Majah, n°810
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai vu le Prophète (ﷺ) en train de prier, et il saisissait sa main gauche avec sa main droite
- Sunan Ibn Majah, n°846
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’imam a été désigné pour être suivi : quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il récite, écoutez attentivement ; quand il dit : Non pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés [1:7], dites Amin ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), dites Allahumma Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange) ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; et s’il prie assis, alors priez tous assis. »
- Sunan Ibn Majah, n°855
Rapporté par ‘Abdul-Jabbar bin Wa’il, d’après son père : J’ai prié avec le Prophète (ﷺ) et quand il a dit : “ni de ceux qui se sont égarés”, il a dit Amin et nous l’avons entendu
- Sunan Ibn Majah, n°867
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai dit : “Je vais observer le Messager d’Allah (ﷺ) pour voir comment il fait la prière.” Il s’est levé, s’est tourné vers la Qiblah et a levé les mains jusqu’à hauteur des oreilles. Quand il s’est incliné, il a levé les mains de la même façon, et quand il a relevé la tête du Ruku’, il a fait de même
- Sunan Ibn Majah, n°875
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) disait : “Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)”, il disait : “Rabbana wa lakal-hamd (Ô notre Seigneur, à Toi la louange).”
- Sunan Ibn Majah, n°877
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Quand l’imam dit : “Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)”, dites : “Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah ! Ô notre Seigneur ! À Toi la louange)”. »
- Sunan Ibn Majah, n°878
Rapporté par Ibn Abu Awfa : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête du Ruku’, il disait : « Sami’ Allahu liman hamidah, Allahumma, Rabbana lakal-hamd, mil’ as-samawati wa mil’ al-ard wa mil’ ma shi’ta min shay’in ba’d (Allah entend ceux qui Le louent. Ô Allah ! Ô notre Seigneur, à Toi la louange, autant que remplissent les cieux, autant que remplissent la terre, et autant que Tu veux après cela). »
- Sunan Ibn Majah, n°879
Rapporté par Abu ‘Umar : J’ai entendu Abu Juhaifah dire : On a parlé de la chance devant le Messager d’Allah (ﷺ) pendant qu’il priait. Un homme a dit : « La chance d’untel est dans les chevaux. » Un autre a dit : « La chance d’untel est dans les chameaux. » Un autre a dit : « La chance d’untel est dans les moutons. » Un autre a dit : « La chance d’untel est dans les esclaves. » Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait sa prière, il a levé la tête à la fin de la dernière Rak’ah et a dit : « Allahumma Rabbana lakal-hamd mil’ as-samawati wa mil’ al-ard wa mil’ ma shi’ta min shai’in ba’du. Allahumma la mani’ lima a’taita wa la mu’ti lima mana’ta, wa la yanfa’u dhal-jaddi minkal-jadd (Allah entend ceux qui Le louent. Ô Allah ! Ô notre Seigneur ! À Toi la louange, autant que remplissent les cieux, autant que remplissent la terre, et autant que Tu veux après cela. Ô Allah, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, et nul ne peut donner ce que Tu retiens, et la chance d’un chanceux ne sert à rien devant Toi). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a insisté sur le mot « Jadd » (fortune) pour qu’ils comprennent que ce n’était pas comme ils l’avaient dit
- Sunan Ibn Majah, n°882
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai vu le Prophète (ﷺ) quand il se prosternait, il posait d’abord ses genoux au sol avant ses mains, et quand il se relevait après la prosternation, il levait ses mains du sol avant ses genoux
- Sunan Ibn Majah, n°899
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : Quand nous priions avec le Prophète (ﷺ), nous disions : « Que la paix soit sur Allah de la part de Ses serviteurs, que la paix soit sur Jibra’il et Mika’il, et sur untel et untel. » Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a entendus et a dit : « Ne dites pas que la paix (Salam) soit sur Allah, car Il est As-Salam. Quand vous êtes assis (pendant la prière), dites : At-Tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibatu ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah). » Car quand vous dites cela, cela atteint tout pieux serviteur dans les cieux et sur la terre. (Puis dites :) « Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » (Une autre chaîne) avec des mots similaires. (Une autre chaîne) où ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Le Prophète (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud. » Et il a rapporté de façon similaire
- Sunan Ibn Majah, n°900
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « At-Tahiyyatul-Mubarakatus salawatut-tayyibatu lillah ; As-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu (Toutes les salutations bénies et les bonnes prières appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). »
- Sunan Ibn Majah, n°901
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé, il nous a expliqué la Sunna et il nous a appris la prière. Il a dit : « Quand vous faites la prière et que vous êtes assis, commencez par dire : At-Tahiyyatut-tayyibatus-salawatu lillah ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu. » (Toutes les salutations, les bonnes paroles et les prières appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ce sont sept phrases qui sont le salut de la prière
- Sunan Ibn Majah, n°902
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran : « Bismillahi wa Billahi ; at-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibatu lillahi ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu. As’alu Allahal-jannah, wa a’udhu billahi minannar. » (Au nom d’Allah et par la grâce d’Allah. Toutes les salutations, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Je demande à Allah le Paradis et je demande protection auprès d’Allah contre le Feu)
- Sunan Ibn Majah, n°903
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah ! Nous savons ce que signifie t’adresser des salutations, mais que veut dire t’adresser la paix et les bénédictions ? » Il a dit : « Dites : “Allahumma salli ‘ala Muhammadin ‘abdika wa Rasulika kama salayta ‘ala Ibrahima, wa barik ‘ala Muhammad (wa ‘ala ali Muhammadin) kama barakta ‘ala Ibrahima.” » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad, Ton serviteur et Messager, comme Tu les as accordés à Ibrahim, et accorde Tes bénédictions à Muhammad (et à la famille de Muhammad) comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim
- Sunan Ibn Majah, n°904
Rapporté par Hakam : J’ai entendu Ibn Abi Laila dire : « Ka’b bin ‘Ujrah m’a rencontré et m’a dit : “Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : ‘Nous savons ce que signifie t’adresser des salutations, mais que veut dire t’adresser la paix et les bénédictions ?’ Il a dit : ‘Dites : Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin, kama sallayta ‘ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin, kama barakta ‘ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid.’” » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire)
- Sunan Ibn Majah, n°905
Rapporté par Abu Humaid As-Sa’di : Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! On nous a ordonné de t’adresser la paix et les bénédictions. Comment devons-nous le faire ? » Il a dit : « Dites : Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyatihi, kama sallayta ‘ala Ibrahim ; wa barik ‘ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyatihi kama barakta ‘ala ali Ibrahim fil-‘alamin, innaka Hamidum Majid. » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu les as accordés à Ibrahim. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu as accordé Tes bénédictions à la famille d’Ibrahim parmi les mondes, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire)
- Sunan Ibn Majah, n°906
Rapporté par Aswad bin Yazid : ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Lorsque vous adressez la paix et les bénédictions au Messager d’Allah (ﷺ), faites-le bien, car vous ne savez pas, cela pourrait lui être présenté. » Ils lui ont dit : « Apprends-nous. » Il a dit : « Dites : ‘Allahumma aj’al salataka wa rahmataka wa barakatika ‘ala sayyidil-mursalin wa imamil-muttaqin wa khatamin-nabiyyin, Muhammad ‘abdika wa Rasulika imamil-khayri (wa qa’idil-khair), wa Rasulir-Rahmah. Allahummab’athhu maqaman mahmudan yaghbituhu bihil-awwaluna wal-akhirun. Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama sallayta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidum Majid.’ » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ta miséricorde et Tes bénédictions au chef des Messagers, à l’imam des pieux et au sceau des Prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Messager, l’imam du bien (et le guide du bien), et le Messager de la miséricorde. Ô Allah, élève-le à une station de louange et de gloire qui sera enviée par les premiers et les derniers. Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es Digne de louange, Plein de gloire
- Sunan Ibn Majah, n°912
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai vu le Prophète (ﷺ) former un cercle avec son pouce et son majeur, et lever l’index (le doigt à côté), en invoquant avec ce doigt pendant le Tashahhud
- Sunan Ibn Majah, n°924
Rapporté par ‘Aishah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) disait le Salam, il ne restait assis que le temps de dire : « Allahumma Antas-Salam wa minkas-salam. Tabarakta ya Dhal-jalali wal-ikram. » (Ô Allah, Tu es la Paix et de Toi vient la paix. Béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et d’honneur)
- Sunan Ibn Majah, n°925
Rapporté par Umm Salamah : Quand le Prophète (ﷺ) accomplissait la prière du Subh (prière du matin), au moment de dire le Salam, il disait : « Allahumma inni as’aluka ‘ilman nafi’an, wa rizqan tayyiban, wa ‘amalan mutaqabbalan. » (Ô Allah, je Te demande un savoir utile, une bonne subsistance et des œuvres acceptées)
- Sunan Ibn Majah, n°928
Rapporté par Thawban : Quand il terminait sa prière, le Messager d’Allah (ﷺ) demandait pardon trois fois, puis il disait : “Allahumma Antas-Salam wa minkas-salam tabarakta ya Dhal-jalali wal-ikram” (“Ô Allah, Tu es As-Salam et de Toi vient la paix, Tu es béni, Ô Détenteur de majesté et d’honneur”)
- Sunan Ibn Majah, n°1054
Rapporté par ‘Ali : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) se prosternait, il disait : “Allahumma laka sajadtu, wa bika amantu, wa laka aslamtu, Anta rabbi, sajada wajhi lilladhi shaqqa sam’ahu wa basarahu, tabarak Allah ahsanul-khaliqin (Ô Allah, c’est devant Toi que je me prosterne, en Toi que je crois, à Toi que je me soumets. Tu es mon Seigneur ; mon visage se prosterne devant Celui qui lui a donné l’ouïe et la vue. Béni soit Allah, le meilleur des Créateurs).”
- Sunan Ibn Majah, n°1179
Rapporté par ‘Ali bin Abi Talib : Le Prophète (ﷺ) disait à la fin du Witr : « Allahumma inni a’udhu biridaka min sakhatika, wa a’udhu bimu’afatika min ‘uqubatika, wa a’udhu bika minka, la uhsi thana’an ‘alaika, Anta kama athnaita ‘ala nafsika. » (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Ta satisfaction contre Ta colère, et je cherche refuge dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Je ne peux pas Te louer comme il se doit, Tu es comme Tu T’es loué Toi-même)
- Sunan Ibn Majah, n°1224
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai vu le Prophète (ﷺ) prier en étant assis sur son côté droit quand il était malade
- Sunan Ibn Majah, n°1238
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé au côté droit. Nous sommes allés lui rendre visite et l’heure de la prière est arrivée. Il nous a dirigés en prière assis, et nous avons prié derrière lui assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : “L’imam est là pour être suivi. Quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah, dites Rabbana wa lakal-hamd ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1239
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’imam est là pour être suivi. Quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah, dites Rabbana wa lakal-hamd ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; s’il prie debout, priez debout, et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1263
Rapporté par ‘Aishah رضي الله عنها : Le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé à la mosquée, s’est mis debout et a prononcé le Takbir, et les gens se sont alignés derrière lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) a récité longtemps, puis il a fait le Takbir et s’est incliné longuement. Ensuite, il a relevé la tête et a dit : « Sami’ Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd. » Puis il s’est remis debout et a récité longtemps, mais moins que la première fois. Ensuite, il a fait le Takbir et s’est incliné longtemps, mais moins que la première inclinaison. Puis il a dit : « Sami’ Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd. » Il a fait la même chose dans la deuxième Rak‘ah, et il a accompli quatre inclinaisons et quatre prosternations, et l’éclipse s’est terminée avant qu’il ait fini. Ensuite, il s’est levé et a parlé aux gens. Il a loué Allah comme Il le mérite, puis il a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah. Ils ne s’éclipsent pas pour la mort ou la naissance de quelqu’un. Si vous voyez cela, alors cherchez refuge dans la prière. »
- Sunan Ibn Majah, n°1355
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Tahajjud la nuit, il disait : “Allahumma lakal-hamd, Anta nurus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Anta qayyamus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Anta malikus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Antal-haqq, wa wa`duka haqq, wa liqa’uka haqq, wa qawluka haqq, wal-jannatu haqq, wan-naru haqq, was-sa`atu haqq, wan-nabiyyuna haqq, wa Muhammadun haqq. Allahumma laka aslamtu, wa bika amantu, wa `alaika tawakkaltu wa ilaika anabtu, wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu, faghfirli ma qaddamtu wa ma akhkhartu, wa ma asrartu wa ma a`lantu. Antal-muqaddimu wa Antal-muakhkhiru. La ilaha illa anta wa la ilaha ghairuka, wa la hawla wa la quwwata illa bika.” (Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es la Vérité ; Ta promesse est vraie, la rencontre avec Toi est vraie, Ta parole est vraie, le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie, les Prophètes sont vrais, et Muhammad (ﷺ) est vrai. Ô Allah, c’est à Toi que je me soumets, en Toi je crois, en Toi je place ma confiance, vers Toi je reviens, par Toi je discute, vers Toi je porte mon affaire, alors pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ce que j’ai fait en secret et en public. Tu es Celui qui avance et qui retarde. Il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, et il n’y a personne d’autre qui mérite d’être adoré que Toi. Il n’y a de force et de puissance qu’avec Toi.” Une autre version rapportée par Ibn `Abbas : “Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait la nuit pour le Tahajjud,” il mentionnait quelque chose de similaire
- Sunan Ibn Majah, n°1356
Rapporté par ‘Asim bin Humaid : J’ai demandé à ‘Aïsha : “Avec quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il la prière surérogatoire ?” Elle a répondu : “Tu me poses une question que personne ne m’a jamais posée. Il disait Allahu Akbar dix fois, Al-Hamdu Lillah dix fois et Subhan Allah dix fois, puis il disait : Allahumma aghfirli wahdini, warzuqni, wa ‘afini (Ô Allah, pardonne-moi, guide-moi, accorde-moi la subsistance et la santé),” et il demandait à être protégé de la difficulté du Jour de la Résurrection.”
- Sunan Ibn Majah, n°1357
Rapporté par Abu Salamah bin `Abdur-Rahman : J’ai demandé à ‘Aïsha : “Avec quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il ses prières surérogatoires ?” Elle a répondu : “Il disait : Allahumma Rabba Jibra’il wa Mika’il wa Israfil, Fatiras-samawati wal-ard, `alimal-ghaybi wash-shahadah, Anta tahkumu baina `ibadika fima kanu fihi yakhtalifun, ihdini lima-khtulifa fihi minal-haqqi bi idhnika, innaka latahdi ila siratin mustaqim (Ô Allah, Seigneur de Jibra’il, Mika’il et Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce en quoi ils divergent. Guide-moi, avec Ta permission, vers la vérité sur laquelle ils divergent, car c’est Toi qui guides vers le droit chemin).” (Un des rapporteurs, `Abdur-Rahman bin `Umar, a dit : “Notez bien le mot Jibra’il avec un Hamzah – c’est ainsi que cela a été rapporté du Prophète (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1383
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait la prière de consultation (Istikharah), comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Si l’un de vous hésite sur une décision à prendre, qu’il prie deux unités (Rak’ah) de prière surérogatoire, puis qu’il dise : Allahumma inni astakhiruka bi ‘ilmika wa astaqdiruka bi qudratika wa as’aluka min fadlikal-‘azim, fa innaka taqdiru wa la aqdir, wa ta’lamu wa la a’lam, wa Anta ‘allamul-ghuyub. Allahumma in kunta ta’lamu hadhal-amra (puis il nomme la chose) ma kan min shay’in khairan li fi dini wa ma’ashi wa ‘aqibati amri, aw khairan li fi ‘ajili amri wa ajilihi, faqdurhu li wa yassirhu li wa barik li fihi. Wa in kunta ta’lamu... [Ô Allah, je Te demande de me guider grâce à Ta science, de me donner la capacité grâce à Ta puissance, et je Te demande de Ta grande bonté. Tu as le pouvoir, je ne l’ai pas. Tu sais, je ne sais pas. Tu es le Connaisseur de l’invisible. Ô Allah, si Tu sais que cette affaire (il la nomme) est bonne pour moi dans ma religion, ma vie et la suite de mes affaires, ou dans l’immédiat et le futur, alors accorde-la-moi, facilite-la-moi et bénis-la-moi. Et si, dans Ta science...] » Puis il dit quelque chose de similaire à la première fois, sauf : « Wa in kana sharran li fasrifhu ‘anni wasrifni ‘anhu waqdur li al-khair haithuma kana thumma raddini bihi (Si c’est mauvais pour moi, alors éloigne-le de moi et éloigne-moi de lui, et accorde-moi le bien où qu’il soit, puis rends-moi satisfait de cela). »
- Sunan Ibn Majah, n°1384
Rapporté par ‘Abdullah bin Abi Awfa Al-Aslami : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Celui qui a un besoin auprès d’Allah ou de l’un de Ses créatures, qu’il fasse ses ablutions et prie deux unités (Rak’ah), puis qu’il dise : La ilaha illallahul-Halimul-Karim. Subhan-Allahi Rabbil-‘arshil-‘azim. Al-hamdu Lillahi Rabbil-‘Alamin. Allahumma inni as’aluka mujibat rahmatika, wa ‘aza’ima maghfiratika, wal-ghanimata min kulli birrin, was-salamata min kulli ithmnin. As’aluka alla tada’a li dhanban illa ghafartahu, wa la hamman illa farrajtahu, wa la hajah hiya laka ridan illa qadaitaha li (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Doux, le Généreux. Gloire à Allah, Seigneur du Trône immense. Louange à Allah, Seigneur des mondes. Ô Allah, je Te demande les moyens d’obtenir Ta miséricorde et Ton pardon, le bénéfice de toute bonne action et la sécurité face à tout péché. Je Te demande de ne laisser aucun de mes péchés sans le pardonner, aucune détresse sans la soulager, ni aucun besoin qui Te plaît sans l’exaucer). » Ensuite, il peut demander à Allah ce qu’il veut pour cette vie et l’au-delà, car cela sera décrété
- Sunan Ibn Majah, n°1385
Rapporté par ‘Uthman bin Hunaif : Un homme aveugle est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Invoque Allah pour qu’Il me guérisse. » Il a répondu : « Si tu veux garder ta récompense pour l’au-delà, c’est mieux, ou si tu veux, je prierai pour toi. » L’homme a dit : « Prie pour moi. » Alors il lui a demandé de faire ses ablutions soigneusement, de prier deux unités (Rak’ah), puis de dire cette invocation : « Allahumma inni as’aluka wa atawajjahu ilaika bimuhammadin nabiyyir-rahmah. Ya Muhammadu inni qad tawajjahtu bika ila rabbi fi hajati hadhihi lituqda. Allahumma fashaffi’hu fiya (Ô Allah, je Te demande et je me tourne vers Toi par l’intermédiaire de Muhammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Muhammad, je me tourne vers mon Seigneur par ton intermédiaire pour que mon besoin soit exaucé. Ô Allah, accepte son intercession pour moi). »
- Sunan Ibn Majah, n°1386
Rapporté par Abu Rafi’ : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ‘Abbas : « Ô oncle, ne veux-tu pas que je t’offre un cadeau, que je t’apporte un bienfait, que je renforce nos liens familiaux ? » Il a répondu : « Bien sûr, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Prie quatre unités (Rak’ah), et récite dans chaque unité l’Ouverture du Livre (Al-Fatiha) et une sourate. Quand tu as fini de réciter, dis : Subhan-Allah wal-hamdu Lillah wa la ilaha illallah wa Allahu Akbar (Gloire à Allah, louange à Allah, nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, et Allah est le Plus Grand) quinze fois avant de t’incliner. Puis, en t’inclinant, dis-le dix fois ; puis relève-toi et dis-le dix fois ; puis prosterne-toi et dis-le dix fois ; puis relève ta tête et dis-le dix fois ; puis prosterne-toi et dis-le dix fois ; puis relève ta tête et dis-le dix fois avant de te relever. Cela fera soixante-quinze fois dans chaque unité, et trois cents fois dans les quatre unités. Même si tes péchés sont aussi nombreux que les grains de sable, Allah te les pardonnera. » Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, et si quelqu’un ne peut pas le faire en un jour ? » Il a répondu : « Qu’il le fasse une fois par semaine ; s’il ne peut pas, alors une fois par mois », jusqu’à ce qu’il dise : « Une fois par an. »
- Sunan Ibn Majah, n°1418
Rapporté par Abu Wa’il, d’après ‘Abdullah : J’ai prié une nuit avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il est resté debout si longtemps que j’ai pensé à faire quelque chose de mal. J’ai demandé : « Qu’est-ce que c’était ? » Il a répondu : « J’ai pensé m’asseoir et le laisser continuer. »
- Sunan Ibn Majah, n°1447
Rapporté par Umm Salamah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand vous rendez visite à un malade ou à une personne mourante, dites de bonnes paroles, car les anges disent : Amin à ce que vous dites.” Quand Abu Salamah est mort, je suis allée voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Abu Salamah est décédé.” Il a dit : “Dis : ‘Allahummaghfir li wa lahu, wa a’qibni minhu ‘uqba hasanah (Ô Allah, pardonne-moi et à lui, et accorde-moi quelqu’un de meilleur que lui).’” Elle a dit : “J’ai dit cela, et Allah m’a donné quelqu’un de meilleur que lui : Muhammad le Messager d’Allah (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1498
Rapporté par Abu Hurairah : “Quand le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait la prière funéraire, il disait : ‘Allahummaghfir lihayyina wa mayyitina, wa shahidina wa gha’ibina, wa saghirina wa kabirina, wa dhakarina wa unthana. Allahumma man ahyaitahu minna fa’ahyihi ‘alal-Islam, wa man tawaffaytahu minna fa tawaffahu ‘alal-iman. Allahumma la tahrimna ajrahu wa la tudillana ba’dah.’ [Ô Allah, pardonne à nos vivants et à nos morts, à ceux qui sont présents et à ceux qui sont absents, à nos jeunes et à nos vieux, à nos hommes et à nos femmes. Ô Allah, fais que celui d’entre nous que Tu fais vivre, vive dans l’Islam, et que celui d’entre nous que Tu fais mourir, meure dans la foi. Ô Allah, ne nous prive pas de sa récompense et ne nous égare pas après lui.]”
- Sunan Ibn Majah, n°1546
Rapporté par ‘Aishah رضي الله عنها : Je ne le trouvais pas, c’est-à-dire le Prophète (ﷺ), et il était à Al-Baqi’. Il a dit : “As-salamu ‘alaykum dara qawmin mu’minin. Antum lana faratun wa inna bikum lahiqun. Allahumma la tahrimna ajrahum wa la taftinna ba’dahum.” (Que la paix soit sur vous, ô demeure des croyants. Vous nous avez précédés et nous vous rejoindrons bientôt. Ô Allah, ne nous prive pas de leur récompense et ne nous mets pas à l’épreuve après eux)
- Sunan Ibn Majah, n°1553
Rapporté par Sa’eed bin Musayyab : J’étais présent avec Ibn ‘Umar lors d’un enterrement. Quand le corps a été mis dans l’alvéole de la tombe, il a dit : « Bismillah wa fi sabil-illah wa ‘ala millati rasul-illah » (Au nom d’Allah, pour Allah et selon la religion du Messager d’Allah). Quand il a commencé à placer les briques dans l’alvéole, il a dit : « Allahumma ajirha min ash-shaitani wa min ‘adhabil-qabr. Allahumma Jafil-arda ‘an janbaiha, wa sa’id ruhaha, wa laqqiha minka ridwana » (« Ô Allah, protège-la du diable et du châtiment de la tombe. Ô Allah, éloigne la terre de ses deux côtés, élève son âme et accorde-lui Ta satisfaction »). J’ai demandé : « Ô Ibn ‘Umar, est-ce que tu as entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ) ou ce sont tes propres paroles ? » Il a répondu : « J’aurais pu dire quelque chose comme cela, mais c’est bien ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sunan Ibn Majah, n°1598
Rapporté par Umm Salamah : Abu Salamah m’a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Aucun musulman n’est frappé par une épreuve et ne réagit en disant comme Allah l’a ordonné : “Inna lillahi, wa inna ilayhi raji’un. Allahumma indaka ahtasabtu musibati, fajurni fiha, wa ‘awwidni minha (Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. Ô Allah, auprès de Toi je cherche la récompense pour mon malheur, alors récompense-moi pour cela et compense-moi),” sans qu’Allah ne le récompense et ne le compense par quelque chose de meilleur. » Elle a dit : « Quand Abu Salamah est mort, je me suis souvenue de ce qu’il m’avait dit du Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : “Inna lillahi, wa inna ilayhi raji’un. Allahumma indaka ahtasabtu musibati, fajurni alaiha (Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. Ô Allah, auprès de Toi je cherche la récompense pour mon malheur, alors récompense-moi pour cela).” Mais quand j’ai voulu dire “wa ‘awwidni minha (et compense-moi par quelque chose de meilleur)”, je me suis dit : “Comment pourrais-je être compensée par quelque chose de meilleur qu’Abu Salamah ?” Puis je l’ai dit, et Allah m’a compensée par Muhammad (ﷺ) et m’a récompensée pour mon malheur. »
- Sunan Ibn Majah, n°1600
Rapporté par Fatimah bint Husain, d’après son père : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a été frappé par une épreuve et, lorsqu’il s’en souvient, dit “Inna lillahi, wa inna ilayhi raji’un (Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons)”, même si cela remonte à longtemps, Allah lui inscrira une récompense comme le jour où cela lui est arrivé. »
- Sunan Ibn Majah, n°1892
Rapporté par Abdallah ibn Mas’ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu la combinaison de toutes sortes de bien, ainsi que son sceau », ou il a dit : « l’ouverture (de la voie vers) tout bien. Il (ﷺ) nous a enseigné la Khutbah de la prière et la Khutbah du besoin. La Khutbah de la prière est : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat. As-salamu `alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmat-ullahi wa barakatuhu. As-salamu `alaina wa `ala `ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah. Wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluh (Toutes les salutations, les prières et les bonnes paroles sont pour Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Et j’atteste que Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Son Messager). La Khutbah du besoin est : Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa nastaghfiruhu, wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. (Louange à Allah, nous Le louons, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Son Messager). Ajoutez ensuite à votre Khutbah les trois versets suivants : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans (soumis à Allah). » Et : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule personne, et d’elle Il a créé son épouse, et d’eux deux Il a fait naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah par qui vous vous demandez des droits mutuels, et (ne rompez pas) les liens du sang. Certes, Allah vous observe constamment. » Et : « Ô vous qui croyez ! Gardez votre devoir envers Allah et craignez-Le, et dites toujours la vérité. Il vous guidera vers de bonnes actions et vous pardonnera vos péchés… » jusqu’à la fin du verset
- Sunan Ibn Majah, n°1893
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. Amma ba’d. (Louange à Allah, nous Le louons et cherchons Son aide. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer). »
- Sunan Ibn Majah, n°1905
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète avait l’habitude de dire, lorsqu’il félicitait pour un mariage : “Barak Allahu lakum, wa barak 'alaikum, wa jama'a bainakuma fi khair (Qu’Allah vous bénisse, qu’Il répande Ses bénédictions sur vous et qu’Il vous unisse dans le bien).”
- Sunan Ibn Majah, n°1906
Rapporté par `Aqil bin Abu Talib : Il a épousé une femme des Banu Jusham, et on lui a dit : “Puissiez-vous vivre en harmonie et avoir beaucoup de fils.” Il a répondu : “Ne dites pas cela, dites plutôt ce que le Messager d’Allah a dit : ‘Allahumma barik lahum wa barik `alaihim (Ô Allah, bénis-les et accorde-leur Tes bénédictions).’”
- Sunan Ibn Majah, n°1918
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Prophète a dit : “Quand l’un de vous prend une nouvelle épouse, un serviteur ou un animal, qu’il tienne la touffe de poils du front et dise : Allahumma inni as`aluka min khayriha wa khayri ma jubilat 'alaihi, wa 'audhu bika min sharriha wa sharri ma jubilat `alaih (Ô Allah, je Te demande le bien qu’il y a en elle et le bien pour lequel elle a été créée, et je cherche refuge auprès de Toi contre le mal qu’il y a en elle et le mal pour lequel elle a été créée).”
- Sunan Ibn Majah, n°1919
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète a dit : “Quand l’un de vous a des rapports avec sa femme, qu’il dise : Allahumma jannibnish-Shaitana wa jannibish-Shaitana ma razaqtani (Ô Allah, éloigne Satan de moi et éloigne Satan de ce dont Tu me gratifies).” Si un enfant naît de cette union, Allah ne permettra jamais à Satan de le dominer ou de lui nuire
- Sunan Ibn Majah, n°2119
Rapporté par Suwaid bin Hanzalah : "Nous sommes partis à la recherche du Messager d’Allah (ﷺ) et Wa'il bin Hujr était avec nous. Un de ses ennemis l’a capturé et les gens hésitaient à jurer, mais j’ai juré qu’il était mon frère, alors ils l’ont relâché. Nous sommes allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai expliqué que les gens avaient hésité à jurer, mais que j’avais juré qu’il était mon frère. Il a dit : « Tu as dit la vérité. Le musulman est le frère de son frère musulman. »
- Sunan Ibn Majah, n°2235
Rapporté par Salim bin 'Abdullah bin 'Umar, de son père, que son grand-père a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit, en entrant au marché : 'La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulk wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa Huwa hayyun la yamutu, bi yadihil-khairu kulluhu, wa Huwa ala kulli shay’in Qadir' (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté et la louange, Il donne la vie et la mort, Il est le Vivant qui ne meurt jamais, tout le bien est entre Ses mains, et Il est capable de toute chose), Allah inscrira pour lui un million de bonnes actions, effacera un million de mauvaises actions et lui construira une maison au Paradis
- Sunan Ibn Majah, n°2252
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, d'après son père, que son grand-père a rapporté que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Quand l'un de vous achète une esclave, qu'il dise : 'Allahumma inni as'aluka khairaha wa khaira ma jabaltaha alaihi, wa a'udhu bika min sharriha wa sharri ma jabaltaha alaihi' (Ô Allah, je Te demande le bien qui est en elle et le bien vers lequel Tu l'as inclinée, et je cherche refuge auprès de Toi contre le mal qui est en elle et le mal vers lequel Tu l'as inclinée)." Et il doit demander la bénédiction. Et si l'un de vous achète un chameau, il doit prendre sa bosse, demander la bénédiction et dire des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°2539
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah a dit : “Celui qui nie un verset du Coran, il est permis de lui trancher la tête (c’est-à-dire de l’exécuter). Celui qui dit : Lailaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah (SWT) seul, et Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Messager), personne ne peut lui faire de mal, sauf s’il mérite une peine légale, et qu’elle soit appliquée sur lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2598
Rapporté par 'Abdul Jabbar bin Wa'il, de son père : Une femme a été contrainte (c’est-à-dire violée) à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Il a annulé la peine pour elle et l’a appliquée à celui qui l’avait agressée, mais le narrateur n’a pas précisé s’il a jugé qu’elle devait recevoir une dot
- Sunan Ibn Majah, n°2732
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, d’après son père, que son grand-père a dit : Rabab bin Hudhaifah (bin Sa’eed) bin Sahm a épousé Umm Wa’il bint Ma’mar Al-Jumahiyyah, et elle lui a donné trois fils. Leur mère est décédée et ses fils ont hérité de ses maisons et du Wala’ de ses esclaves affranchis. ‘Amr bin ‘As les a emmenés au Sham, et ils sont morts lors de l’épidémie de ‘Amwas. ‘Amr a hérité d’eux, car il était leur ‘Asabah. Quand ‘Amr est revenu, les Banu Ma’mar sont venus le voir et ont porté leur différend avec lui concernant le Wala’ de leur sœur devant ‘Umar. ‘Umar a dit : « Je vais juger selon ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). Je l’ai entendu dire : “Ce que le fils ou le père acquiert revient à son ‘Asabah, qui qu’il soit.” » Il a donc jugé en notre faveur et a rédigé un document à ce sujet, avec le témoignage de ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf, Zaid bin Thabit et une autre personne. Plus tard, quand ‘Abdul-Malik bin Marwan est devenu calife, une esclave affranchie d’Umm Wa’il est décédée, laissant deux mille dinars. J’ai entendu dire que ce jugement avait été changé, alors ils ont porté le différend devant Hisham bin Isma’il. Nous avons présenté l’affaire à ‘Abdul-Malik et lui avons montré le document d’‘Umar. Il a dit : « Je pensais que ce jugement ne faisait aucun doute. Je n’aurais jamais cru que les gens de Médine en viendraient à douter de ce jugement. » Il a donc jugé en notre faveur, et cela est resté ainsi par la suite
- Sunan Ibn Majah, n°2917
Rapporté par Anas bin Malik : J’étais près des genoux de la chamelle du Messager d’Allah (ﷺ), à Shajarah. Quand elle s’est levée avec lui, il a dit : “Labbaika bi ‘Umrah wa Hajjah ma’an [Me voici (Ô Allah) pour la ‘Umrah et le Hajj ensemble].” C’était lors du pèlerinage d’adieu
- Sunan Ibn Majah, n°2918
Rapporté par Nafi’, d’après Ibn ‘Umar : “J’ai appris la Talbiyah du Messager d’Allah (ﷺ) qui disait : Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka, wal-mulk. La sharika laka (Me voici, Ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté. Tu n’as pas d’associé).” Il a ajouté : “Et Ibn ‘Umar ajoutait : Labbaika labbaika labbaika wa sa’daika wal-khairu fi yadaika, labbaika war-raghba’u ilaika wal-‘amal (Me voici, me voici, me voici, et à Ton service ; tout le bien est dans Tes mains, me voici, cherchant Ta satisfaction et agissant pour Toi).”
- Sunan Ibn Majah, n°2957
Rapporté par Humaid bin Abu Sawiyyah : J’ai entendu Ibn Hisham demander à ‘Ata’ bin Abu Rabah à propos de l’angle yéménite, alors qu’il faisait le Tawaf autour de la Kaaba. ‘Ata’ a dit : Abu Hurairah m’a raconté que le Prophète (ﷺ) a dit : « Soixante-dix anges sont chargés de cet angle. Quiconque dit : Allahumma inni as’alukal-‘afwa wal-‘afiyah fid-dunya wal-akhirah ; Rabbana atina fid-dunya hasanah, wa fil-akhirati hasanah, wa qina ‘adhaban-Nar (Ô Allah, je Te demande le pardon et la préservation dans ce monde et dans l’au-delà. Notre Seigneur, accorde-nous le bien ici-bas et le bien dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu), les anges disent : Amin. » Quand il est arrivé à l’angle de la Pierre Noire, il a dit : Ô Abu Muhammad ! Qu’as-tu entendu à propos de cet angle noir ? ‘Ata’ a répondu : Abu Hurairah m’a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui se tourne vers lui fait face à la Main du Tout Miséricordieux. » Ibn Hisham lui a demandé : Ô Abu Muhammad, et pour le Tawaf ? ‘Ata’ a répondu : Abu Hurairah m’a dit qu’il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui fait sept tours de Tawaf autour de la Kaaba sans rien dire d’autre que : Subhan Allah wal-hamdu lillah, wa la ilaha illallah wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billah (Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Allah est le plus grand, il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah), dix mauvaises actions lui seront effacées, dix bonnes actions seront inscrites pour lui, et il sera élevé de dix degrés. Celui qui fait le Tawaf et parle dans cette situation, baigne dans la miséricorde comme quelqu’un qui se baigne dans l’eau. »
- Sunan Ibn Majah, n°2970
Rapporté par ‘Abdah bin Abu Lubabah : J’ai entendu Abu Wa’il, Shaqiq bin Salamah, dire : J’ai entendu Subai bin Ma’bad raconter : « J’étais chrétien, puis je suis devenu musulman et je suis entré en état d’Ihram pour le Hajj et la ‘Umrah. Salman bin Rabi’ah et Zaid bin Suhan m’ont entendu alors que je faisais l’intention pour les deux ensemble à Qadisiyyah. Ils ont dit : “Cet homme est plus perdu que son chameau !” J’ai eu l’impression qu’ils m’avaient mis une montagne sur les épaules avec leurs paroles. Je suis allé voir ‘Umar bin Khattab et je lui ai raconté cela. Il s’est tourné vers eux et les a réprimandés, puis il s’est tourné vers moi et a dit : “Tu as été guidé vers la Sunna du Prophète (ﷺ), tu as été guidé vers la Sunna du Prophète (ﷺ).” » Une autre chaîne rapporte un récit similaire
- Sunan Ibn Majah, n°3074
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin ‘Abdullah, et quand nous sommes arrivés, il a demandé qui nous étions. Quand il est arrivé à moi, j’ai dit : “Je suis Muhammad bin ‘Ali bin Husain.” Il a tendu la main vers ma tête, a défait mon bouton du haut, puis celui du bas. Ensuite, il a posé sa main sur ma poitrine, et j’étais alors un jeune garçon. Puis il a dit : “Bienvenue à toi, demande ce que tu veux.” Alors je lui ai posé des questions, et il était aveugle. L’heure de la prière est arrivée, il s’est levé, s’est enveloppé d’un tissu tissé. Chaque fois qu’il le mettait sur ses épaules, les bords remontaient, car il était trop court. Son manteau était à côté de lui, accroché. Il nous a dirigés dans la prière, puis il a dit : “Raconte-nous le Hajj du Messager d’Allah (ﷺ).” Il a levé les mains, montrant neuf doigts, et a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé au peuple, la dixième année, que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous cherchant à suivre le Messager d’Allah (ﷺ) et à faire comme lui. Il est parti et nous sommes partis avec lui, et nous sommes arrivés à Dhul-Hulaifah où Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abu Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’elle devait faire. Il a dit : “Fais le grand lavage (Ghusl), mets un tissu autour de ta taille et entre en état d’Ihram.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée, puis il a monté Qaswa’ (sa chamelle) jusqu’à ce qu’elle se soit levée avec lui sur Baida’. Jabir a dit : “Aussi loin que je pouvais voir, je voyais des gens à cheval et à pied devant lui, et la même chose à sa droite, à sa gauche et derrière lui, et le Messager d’Allah (ﷺ) était parmi nous et le Coran lui était révélé, et il en comprenait le sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Puis il a commencé la Talbiyah du monothéisme : ‘Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka wal-mulk, la sharika laka.’ (Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé.)” Et les gens répétaient ses paroles. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a approuvé cela. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiyah.” Jabir a dit : “Nous n’avions l’intention de faire que le Hajj. Nous ne connaissions pas la ‘Umrah. Quand nous sommes arrivés à la Maison avec lui, il a touché l’angle (de la Ka’bah), a marché rapidement (Ramal) pendant trois tours et a marché normalement pendant quatre. Ensuite, il s’est tenu à la place d’Ibrahim et a dit : ‘Et prenez la place d’Ibrahim comme lieu de prière.’ [2:125] Il s’est tenu avec la place entre lui et la Maison. Mon père disait : ‘Et je ne pense pas qu’il l’ait mentionné autrement que du Prophète (ﷺ) : Qu’il récitait dans ces deux unités de prière (à la place d’Ibrahim) : “Dis : Ô vous les mécréants !” [Al-Kafirun (109)] et “Dis : Il est Allah, l’Unique.” [Al-Ikhlas (112)]’ Ensuite, il est retourné à la Maison et a touché l’angle, puis il est sorti par la porte vers Safa. Lorsqu’il s’est approché de Safa, il a récité : ‘En vérité, Safa et Marwah font partie des symboles d’Allah,’ [2:158] (et il a dit :) ‘Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.’ Il a donc commencé par Safa et l’a gravi jusqu’à voir la Maison, puis il a proclamé la grandeur d’Allah (en disant : Allahu Akbar), a prononcé le Tahlil (La ilaha illallah) et a loué Allah (en disant Al-Hamdulillah), et il a dit : ‘La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku, wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumit wa huwa ‘ala kulli shai’in Qadir. La ilaha illallah wahdahu, La sharika lahu anjaza wa’dahu, wa nasara ‘abduhu, wa hazamal-Ahzaba wahdahu.’ (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul ; Il n’a pas d’associé, Il a accompli Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu les coalisés tout seul.)” Il a dit cela trois fois, en faisant des invocations entre chaque. Ensuite, il s’est dirigé vers Marwah en marchant normalement jusqu’à ce qu’il commence à descendre, puis il a marché rapidement (Ramal) dans le bas de la vallée. Quand il a commencé à monter, il a marché normalement, jusqu’à atteindre Marwah, et il a fait au sommet de Marwah ce qu’il avait fait au sommet de Safa. À la fin de son Sa’y, au sommet de Marwah, il a dit : “Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, je n’aurais pas mis de collier à l’animal de sacrifice, et j’aurais fait une ‘Umrah. Celui d’entre vous qui n’a pas d’animal de sacrifice avec lui, qu’il sorte de l’Ihram et fasse une ‘Umrah.” Alors tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Suraqah bin Malik bin Ju’shum s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a croisé ses doigts et a dit : “‘Umrah est incluse dans le Hajj comme cela,” deux fois. “Non, c’est pour toujours.” ‘Ali a amené les chameaux du Prophète (ﷺ), et il a trouvé que Fatimah faisait partie de ceux qui étaient sortis de l’Ihram. Elle avait mis un vêtement teint et utilisé du khôl. ‘Ali n’a pas aimé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a dit de le faire.” ‘Ali disait en Irak : “Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), contrarié par Fatimah à cause de ce qu’elle avait fait, pour lui demander ce qu’elle avait dit qu’il avait dit, et que je n’avais pas aimé cela. Il a dit : ‘Elle a dit vrai, elle a dit vrai. Qu’as-tu dit quand tu as commencé ton Hajj ?’” Il a répondu : “J’ai dit : ‘Ô Allah, je commence la Talbiyah pour ce pour quoi ton Messager (ﷺ) commence la Talbiyah.’ (Il a dit :) ‘Et j’ai l’animal de sacrifice avec moi, donc ne sors pas de l’Ihram.’” Il a dit : “Le nombre total d’animaux de sacrifice qu’‘Ali avait amenés du Yémen et que le Prophète (ﷺ) avait amenés de Médine était de cent. Ensuite, tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Quand le jour de Tarwiyah est arrivé (le 8e de Dhul-Hijjah), ils sont partis pour Mina et ont commencé la Talbiyah pour le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté. Il a prié Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr à Mina. Puis il est resté un peu jusqu’au lever du soleil, et il a demandé qu’on lui installe une tente en poils de chèvre à Namirah. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, et les Quraysh pensaient qu’il allait rester à Al-Mash’ar Haram ou à Al-Muzdalifah, comme Quraysh le faisait à l’époque de l’Ignorance. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à ‘Arafat, où il a trouvé que la tente avait été dressée pour lui à Namirah, et il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé le zénith, il a demandé Qaswa’ et on l’a sellée pour lui. Il est monté jusqu’au bas de la vallée, et il a fait un discours au peuple en disant : ‘Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette terre-ci. Toute affaire de l’époque de l’Ignorance est abolie, sous ces deux pieds à moi. Les meurtres pour vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier est celui de Rabi’ah bin Harith, qui a été allaité chez les Banu Sa’d et tué par Hudhail. Les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier intérêt (que j’abolie) est le nôtre, celui dû à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib. Tout cela est aboli. Craignez Allah à propos des femmes, car vous les avez prises en dépôt d’Allah, et l’intimité avec elles vous est permise par la parole d’Allah. Vos droits sur elles sont qu’elles ne laissent pas s’asseoir sur votre lit quelqu’un que vous n’aimez pas. Si elles le font, alors frappez-les, mais sans blesser ni laisser de trace. Leurs droits sur vous sont que vous subveniez à leurs besoins et que vous les habilliez convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose qui, si vous vous y tenez, ne vous égarera jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi. Que direz-vous ?’ Ils ont répondu : ‘Nous témoignons que tu as transmis (le message), accompli (ta mission) et donné des conseils sincères.’ Il a levé son index vers le ciel puis vers les gens, (et a dit :) ‘Ô Allah, sois témoin, ô Allah sois témoin,’ trois fois. Puis Bilal a appelé à la prière, puis l’Iqamah, et il a prié Zuhr. Ensuite, il a fait l’Iqamah et a prié ‘Asr, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté jusqu’au lieu de station, et il a fait faire face à sa chamelle Sakharat, avec le chemin sablonneux devant lui, et il a fait face à la Qiblah, puis il est resté debout jusqu’au coucher du soleil et que la lumière ait un peu diminué, quand le disque du soleil a disparu. Ensuite, il a fait monter Usamah bin Zaid derrière lui et le Messager d’Allah (ﷺ) est parti. Il a tiré fort sur les rênes de Qaswa’ jusqu’à ce que sa tête touche la selle, et il a fait signe de la main droite : ‘Ô gens, du calme, du calme !’ Chaque fois qu’il arrivait à une colline, il relâchait un peu les rênes pour qu’elle puisse monter. Ensuite, il est arrivé à Muzdalifah où il a prié Maghrib et ‘Isha’ avec un seul appel à la prière et deux Iqamah, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé jusqu’à l’aube, et il a prié Fajr, quand il a vu que le matin était arrivé, avec un seul appel à la prière et un seul Iqamah. Ensuite, il a monté Qaswa’ jusqu’à Al-Mash’ar Al-Haram. Il l’a gravi, a loué Allah, proclamé Sa grandeur et affirmé qu’Il est le seul digne d’être adoré. Puis il est resté debout jusqu’à ce qu’il fasse bien jour, puis il est parti avant le lever du soleil. Il a fait monter Fadl bin ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux beaux cheveux, blanc et beau. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, il a croisé des femmes sur des chameaux. Fadl a commencé à les regarder, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a mis sa main de l’autre côté. Fadl a tourné la tête de l’autre côté pour regarder. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu. Ensuite, il a pris la route du milieu qui mène au plus grand Pilier, jusqu’à atteindre le Pilier près de l’arbre. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer, des cailloux de la taille d’un pois chiche, en les lançant depuis le bas de la vallée. Ensuite, il est allé à l’endroit du sacrifice et a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main. Puis il a confié le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, et il lui a donné une part dans son sacrifice. Ensuite, il a demandé qu’on apporte un morceau de chaque chameau ; les morceaux ont été mis dans une marmite et cuits, et ils (le Prophète (ﷺ) et ‘Ali) ont mangé de la viande et bu du bouillon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est dépêché vers la Maison, et a prié Zuhr à La Mecque. Il est allé chez les Banu ‘Abdul-Muttalib, qui donnaient de l’eau aux pèlerins à Zamzam, et a dit : ‘Puisez-moi de l’eau, ô Banu ‘Abdul-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous submerger, j’aurais puisé de l’eau avec vous.’ Alors ils lui ont tiré un seau d’eau, et il en a bu.”
- Sunan Ibn Majah, n°3264
Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) mangeait avec six de ses Compagnons quand un Bédouin est arrivé et a tout mangé en deux bouchées. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’il avait dit “Bismillah”, cela vous aurait suffi à tous. Quand l’un de vous mange, qu’il dise “Bismillah”, et s’il oublie de le dire au début, qu’il dise : “Bismillah fi awwalihi wa akhirih” (Au nom d’Allah au début et à la fin). »
- Sunan Ibn Majah, n°3283
Rapporté par Abu Sa’eed : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) mangeait, il disait : « Al-hamdu lillahil-ladhi at’amana wa saqana wa ja’alana Muslimin » (Louange à Allah qui nous a nourris, nous a donné à boire et a fait de nous des musulmans)
- Sunan Ibn Majah, n°3284
Rapporté par Abu Umamah Al-Bahili : Quand on enlevait la nourriture ou ce qu’il avait devant lui, le Prophète (ﷺ) disait : « Al-hamdu lillahi hamdan kathiran tayyiban mubarakan ghaira makfiyyin wa la muwadda’in wa la mustaghnan ‘anhu, Rabbana » (Louange à Allah, une louange abondante, bonne et bénie, une louange sans fin, une louange que nous ne cesserons jamais et dont nous ne pouvons nous passer, Il est notre Seigneur)
- Sunan Ibn Majah, n°3524
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite (quand j’étais malade) et m’a dit : « Veux-tu que je te récite une Ruqyah que Jibra’il m’a apportée ? » J’ai répondu : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Oui, ô Messager d’Allah ! » Il a dit : « Bismillah arqika, wallahu yashfika, min kulli da’in fika, min sharrin-naffathati fil-‘uqad, wa min sharri hasidin idha hasad (Au nom d’Allah, je fais une Ruqyah pour toi, contre toute maladie en toi, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds, et contre le mal de l’envieux quand il envie), » trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°3525
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) cherchait la protection pour Hasan et Husain et disait : « A’udhu bi kalimatil-lahil-tammati, min kulli shaitanin wa hammah, wa min kulli ‘aynin lammah (Je cherche protection pour vous deux dans les Paroles parfaites d’Allah, contre tout démon, toute bête nuisible et contre tout mauvais œil). » Et il disait : « Ainsi Ibrahim cherchait la protection d’Allah pour Isma’il et Ishaq, » ou il a dit : « pour Isma’il et Ya’qub. »
- Sunan Ibn Majah, n°3526
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Pour la fièvre et toutes sortes de douleurs, le Prophète (ﷺ) leur apprenait à dire : « Bismillahil-kabir, a’udhu billahil-‘Azim min sharri ‘irqin na’ar wa, min sharri harrin-nar (Au nom d’Allah le Grand, je cherche protection auprès d’Allah le Tout-Puissant contre le mal d’une veine qui jaillit et contre le mal de la chaleur du Feu). » (Un des rapporteurs, Abu ‘Ammar, a dit : « J’ai eu un désaccord avec les gens à ce sujet, j’ai dit : ‘qui crie’. ») Une autre chaîne rapporte d’Ibn ‘Abbas, du Prophète (ﷺ), des paroles similaires, et il a dit : « Contre le mal d’une veine qui crie. »
- Sunan Ibn Majah, n°3527
Rapporté par ‘Umair, qui a entendu Junadah bin Abu Umayyah dire : J’ai entendu ‘Ubadah bin Samit dire : « Jibra’il (as) est venu voir le Prophète (ﷺ) alors qu’il avait de la fièvre et a dit : ‘Bismillahi arqika, min kulli shay’in yu’dhika, min hasadi hasidin, wa min kulli ‘aynin, Allahu yashfika (Au nom d’Allah, je fais une Ruqyah pour toi, contre tout ce qui te nuit, contre l’envie de l’envieux et contre tout mauvais œil. Qu’Allah te guérisse).’ »
- Sunan Ibn Majah, n°3557
Rapporté par Abu Umamah : ‘Umar bin Khattab a mis un vêtement neuf et a dit : Al-hamdu lillahil-ladhi kasani ma uwari bihi ‘awrati, wa atajammalu bihi fi hayati (Louange à Allah qui m’a vêtu de quoi couvrir ma nudité et m’embellir dans ma vie). Puis il a ajouté : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui met un vêtement neuf et dit : Al-hamdu lillahil-ladhi kasani ma uwari bihi ‘awrati, wa atajammalu bihi fi hayati (Louange à Allah qui m’a vêtu de quoi couvrir ma nudité et m’embellir dans ma vie), puis prend le vêtement usé ou qu’il a retiré et le donne en aumône, sera sous la protection, la garde et le soin d’Allah, qu’il vive ou qu’il meure.” » Il l’a dit trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°3558
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu ‘Umar porter une chemise blanche et il a dit : « Ce vêtement est-il lavé ou neuf ? » Il répondit : « Il a été lavé. » Il dit : « Ilbas jadida, wa ‘ish hamida, wa mut shahida (Porte des vêtements neufs, vis honorablement et meurs en martyr). »
- Sunan Ibn Majah, n°3636
Rapporté par Wa’il bin Hujr : Le Prophète (ﷺ) m’a vu alors que j’avais les cheveux longs. Il a dit : “Mauvaise nouvelle, mauvaise nouvelle !” Alors je suis parti les couper courts. Ensuite, le Prophète (ﷺ) m’a revu et a dit : “Je ne parlais pas de toi, mais c’est mieux ainsi.”
- Sunan Ibn Majah, n°3695
Rapporté par Abu Hurairah : "Un homme est entré dans la mosquée, et le Messager d’Allah (ﷺ) était assis dans un coin. Il a prié, puis il est venu le saluer avec Salam (paix), et il a répondu : 'Wa 'alaikassalam
- Sunan Ibn Majah, n°3698
Rapporté par Aishah : Des Juifs sont venus voir le Prophète (ﷺ) et ont dit : "Assam o alaika (que la mort soit sur toi), ô Abul-Qasim !" Il a dit : "Wa 'alaykum (et aussi sur vous)
- Sunan Ibn Majah, n°3711
Rapporté par Abu Usaid Sa'idi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Abbas ibn Abdul Muttalib, quand il est entré chez eux : « Assalamu alaikum. » Ils ont répondu : « Wa alaikas salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. » Il a demandé : « Comment allez-vous ce matin ? » Ils ont répondu : « Bien, louange à Allah. Et comment vas-tu ce matin, que nos pères et mères soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah ? » Il a dit : « Je vais bien, louange à Allah. » (Daif)
- Sunan Ibn Majah, n°3715
Rapporté par Ali : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un de vous éternue, qu’il dise : Alhamdulillah (louange à Allah). Ceux qui sont autour de lui doivent répondre : YarhamukAllah (qu’Allah ait pitié de toi). Et il doit répondre : “Yahdikum Allah wa yuslihu balakum” (qu’Allah vous guide et améliore votre situation). »
- Sunan Ibn Majah, n°3784
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Allah a partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : “Al-hamdulillahi rabbil ‘alamin (Louange à Allah, Seigneur de l’univers)”, Allah dit : “Mon serviteur M’a loué, et il aura ce qu’il demande.” Quand il dit : “Ar-Rahmanir-Rahim (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux)”, Allah dit : “Mon serviteur M’a exalté, et il aura ce qu’il demande.” Quand il dit : “Maliki yawmiddin (Maître du Jour du Jugement)”, Allah dit : “Mon serviteur M’a glorifié. Ceci est pour Moi, et ce verset est partagé entre Moi et Mon serviteur.” Quand il dit : “Iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in (C’est Toi seul que nous adorons et c’est Toi seul dont nous implorons l’aide)”, Allah dit : “Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et il aura ce qu’il demande.” Et la fin de la sourate est pour Mon serviteur. Quand il dit : “Ihdinas-siratal-mustaqim, siratal-ladhina an’amta ‘alayhim ghayril-maghdoobi ‘alayhim wa la-dhallin (Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés)”, Allah dit : “Ceci est pour Mon serviteur, et il aura ce qu’il demande.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3794
Rapporté par Abu Huraira et Abu Saeed : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si une personne dit : “La ilaha illallahu wa Allahu Akbar (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah et Allah est le Plus Grand)”, Allah dit : “Mon serviteur a dit la vérité ; il n’y a de divinité que Moi, et Je suis le Plus Grand.” S’il dit : “La ilaha illallah wahdahu (Il n’y a de divinité qu’Allah seul)”, Allah dit : “Mon serviteur a dit la vérité ; il n’y a de divinité que Moi, seul.” S’il dit : “La ilaha illallahu la sharikalahu (Il n’y a de divinité qu’Allah sans associé)”, Allah dit : “Mon serviteur a dit la vérité ; il n’y a de divinité que Moi, sans associé.” S’il dit : “La ilaha illallah, lahul mulku wa lahul hamdu (Il n’y a de divinité qu’Allah, à Lui la royauté et à Lui la louange)”, Allah dit : “Mon serviteur a dit la vérité ; il n’y a de divinité que Moi, à Moi la royauté et à Moi la louange.” S’il dit : “La ilaha illallah, la hawla wa la quwwata illa billah (Il n’y a de divinité qu’Allah, il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah)”, Allah dit : “Mon serviteur a dit la vérité ; il n’y a de divinité que Moi, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Moi.” » Un des rapporteurs, Abu Ishaq, a dit : « Puis Agharr (un autre rapporteur) a dit quelque chose que je n’ai pas compris. J’ai demandé à Abu Jafar : “Qu’a-t-il dit ?” Il a répondu : “Celui à qui il est donné de prononcer ces paroles au moment de la mort, le Feu ne le touchera pas.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3798
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cent fois par jour : “La ilaha illallahu wahdahu la sharikalahu, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose)”, cela équivaut à affranchir dix esclaves, cent bonnes actions seront inscrites pour lui, cent mauvaises actions seront effacées de son registre, et il sera protégé du diable toute la journée jusqu’au soir. Personne ne fera mieux que lui, sauf celui qui en dira plus. »
- Sunan Ibn Majah, n°3799
Rapporté par Abu Saeed : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit, après la prière du matin : “La ilaha illallahu wahdahu la sharikalahu, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu, bi yadihil khair, wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, tout bien est dans Sa main, et Il est capable de toute chose)”, c’est comme s’il avait affranchi un esclave parmi les descendants d’Ismaïl. »
- Sunan Ibn Majah, n°3801
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Un serviteur d’Allah a dit : “Ya Rabb ! Lakal-hamdu kama yanbaghi li-jalali wajhika wa li ‘azimi sultanika (Ô Seigneur, à Toi la louange comme il convient à la grandeur de Ton Visage et à la grandeur de Ta puissance).” Les anges étaient perplexes et ne savaient pas comment l’écrire, alors ils sont montés au ciel et ont dit : “Ô notre Seigneur, Ton serviteur a prononcé une parole que nous ne savons pas comment inscrire.” Allah a dit – et Il sait mieux ce que Son serviteur a dit – : “Qu’a dit Mon serviteur ?” Ils ont répondu : “Ô Seigneur, il a dit : ‘Ya Rabb ! Lakal-hamdu kama yanbaghi li-jalali wajhika wa li ‘azimi sultanika.’” Allah leur a dit : “Écrivez-la comme Mon serviteur l’a dite, jusqu’à ce qu’il Me rencontre et Je le récompenserai pour cela.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3802
Rapporté par ‘Abdul-Jabbar bin Wa’il, selon son père : « J’ai prié avec le Prophète (ﷺ) et un homme a dit : “Alhamdu lillahi hamdan kathiran tayyiban mubarakan fihi (Louange à Allah, une louange abondante, pure et bénie).” Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la prière, il a demandé : “Qui a dit cela ?” L’homme a répondu : “C’est moi, mais je n’ai voulu que le bien.” Il a dit : “Les portes du ciel se sont ouvertes à cause de cette parole et rien ne l’a empêchée d’atteindre le Trône.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3807
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) passa près de lui alors qu'il plantait une plante, et dit : « Ô Abu Hurairah, qu'es-tu en train de planter ? » J'ai répondu : « Une plante pour moi. » Il dit : « Veux-tu que je t'indique une plante meilleure que celle-ci ? » J'ai dit : « Bien sûr, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Dis : "Subhan-Allah, wal-hamdu-lillah, wa la ilaha illallah, wa Allahu Akbar" ("Gloire à Allah, louange à Allah, nul n'a le droit d'être adoré en dehors d'Allah et Allah est le Plus Grand"). Pour chacune de ces paroles, un arbre te sera planté au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°3811
Rapporté par Samurah bin Jundab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a quatre paroles qui sont les meilleures, et peu importe par laquelle tu commences : "Subhan-Allah, wal-Hamdu-Lillah, wa la ilaha illallah, wa Allahu Akbar" ("Gloire à Allah, louange à Allah, nul n'a le droit d'être adoré en dehors d'Allah, et Allah est le Plus Grand"). »
- Sunan Ibn Majah, n°3820
Rapporté par 'Aishah : Le Prophète (ﷺ) avait l'habitude de dire : « Allahum-maj'alni minal-ladhina idha ahsanu istabsharu, wa idha asa'u istaghfaru » (« Ô Allah, fais de moi quelqu'un qui, lorsqu'il fait de bonnes actions, s'en réjouit, et lorsqu'il fait de mauvaises actions, demande pardon. »)
- Sunan Ibn Majah, n°3824
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) m'a entendu dire : « La hawla wa la quwwata illa billah » (« Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah »). Il a dit : « Ô 'Abdullah bin Qais ! Veux-tu que je t'apprenne une parole qui est un des trésors du Paradis ? » J'ai dit : « Oui, ô Messager d'Allah. » Il a dit : « Dis : "La hawla wa la quwwata illa billah" ("Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah"). »
- Sunan Ibn Majah, n°3825
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : « Veux-tu que je t'apprenne un trésor parmi les trésors du Paradis ? » J'ai dit : « Oui, ô Messager d'Allah. » Il a dit : « La hawla wa la quwwata illa billah » (« Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah »)
- Sunan Ibn Majah, n°3826
Rapporté par Hazim bin Harmalah : Je suis passé devant le Prophète (ﷺ) et il m'a dit : « Ô Hazim, répète souvent : "La hawla wa la quwwata illa billah" ("Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah"), car c'est un des trésors du Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°3831
Rapporté par Abu Hurairah : Fatimah est venue voir le Prophète ﷺ pour lui demander un serviteur, et il lui a dit : « Je n’ai rien à te donner. » Elle est repartie, puis il est venu la voir et lui a dit : « Ce que tu as demandé t’est-il plus cher, ou veux-tu quelque chose de meilleur ? » ‘Ali lui a dit : « Dis : quelque chose de meilleur. » Elle l’a donc dit. Il a dit : « Dis : Allahumma Rabbas-samawatis-Sab’i wa Rabbal-‘Arshil-‘Azim, Rabbana wa Rabba Kulli shay’in, munzil at-Tawrati wal-Injili wal-Qur’anil-‘Azim. Antal-Awwalu fa laysa qablaka shay’, wa Antal-Akhiru fa laysa ba’daka shay’, Antaz-Zahiru fa laysa fawqaka shay’, wa Antal-Batinu fa laysa dunaka shay’, Iqdi ‘annad-daina wa aghnina minal-faqr (Ô Allah, Seigneur des sept cieux et du Trône immense, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, Révélateur de la Torah, de l’Évangile et du Noble Coran. Tu es le Premier, il n’y a rien avant Toi ; Tu es le Dernier, il n’y a rien après Toi ; Tu es le Très-Haut, rien n’est au-dessus de Toi ; Tu es le Plus Proche, rien n’est plus proche que Toi. Règle nos dettes et préserve-nous de la pauvreté). »
- Sunan Ibn Majah, n°3835
Rapporté par Abu Bakr Siddiq : Il a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Apprends-moi une invocation que je pourrais dire dans ma prière. » Il a dit : « Dis : Allahumma inni zalamtu nafsi zulman kathiran wa la yaghfirudh-dhunub illa Anta, faghfirli maghfiratan min ‘indika warhamni, innaka Antal-Ghafurur-Rahim (Ô Allah, je me suis fait beaucoup de tort à moi-même et nul ne pardonne les péchés sauf Toi, alors accorde-moi un pardon venant de Toi et fais-moi miséricorde, car Tu es le Pardonneur, le Miséricordieux). »
- Sunan Ibn Majah, n°3836
Rapporté par Abu Umamah Al Bahili : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti vers nous en s’appuyant sur un bâton, et quand nous l’avons vu, nous nous sommes levés. Il a dit : « Ne faites pas comme les Perses le font pour leurs chefs. » Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi ne pries-tu pas Allah pour nous ? » Il a dit : « Allahummaghfirlana, warhamna, warda ‘anna, wa taqabbal minna, wa adkhilnal-jannah, wa najjina minan-nar, wa aslih lana sha’nana kullah (Ô Allah, pardonne-nous, fais-nous miséricorde, sois satisfait de nous, accepte nos bonnes actions, fais-nous entrer au Paradis, sauve-nous de l’Enfer et améliore toutes nos affaires). » On aurait dit que nous voulions qu’il dise plus, mais il a dit : « N’ai-je pas tout résumé pour vous ? »
- Sunan Ibn Majah, n°3839
Rapporté par Farwah bin Nawfal : J’ai demandé à ‘Aishah une invocation que le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire. Elle a dit qu’il disait : « Allahumma inni a’udhu bika min sharri ma ‘amiltu, wa min sharri ma lam a’mal (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et le mal de ce que je n’ai pas fait). »
- Sunan Ibn Majah, n°3840
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait cette invocation comme il nous enseignait une sourate du Coran : « Allahumma inni a’udhu bika min ‘adhabi jahannam, wa a’udhu bika min ‘adhabil-qabr, wa a’udhu bika min fitnatil-masihil-dajjal, wa a’udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve du Faux Messie et contre les épreuves de la vie et de la mort). »
- Sunan Ibn Majah, n°3841
Rapporté par ‘Aishah : J’ai remarqué que le Messager d’Allah ﷺ n’était pas dans son lit une nuit, alors je suis partie à sa recherche, et ma main a touché la plante de ses pieds ; il était dans la mosquée, les pieds dressés (en prosternation), et il disait : « Allahumma inni a’udhu biridaka min sakhatika wa bimu’afatika ‘an ‘uqubatika, wa a’udhu bika minka, la uhsi thana’an ‘alayka, Anta kama athnayta ‘ala nafsika (Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment. Je cherche refuge auprès de Toi contre Toi. Je ne peux pas Te louer comme il se doit ; Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même). »
- Sunan Ibn Majah, n°3845
Rapporté par Abu Malik, Sa’d Bin Tariq, d’après son père : Lorsqu’un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ, il l’a entendu dire : « Ô Messager d’Allah, que dois-je dire quand je demande à Allah ? » Il a dit : « Dis : Allahumma-ghfirli warhamni wa ‘afini warzuqni (Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, protège-moi et accorde-moi ma subsistance), » et il a levé quatre doigts, sauf le pouce, en disant : « Ces paroles englobent tes affaires religieuses et mondaines. »
- Sunan Ibn Majah, n°3857
Rapporté par 'Abdullah bin Buraidah, dont le père a dit : Le Prophète (ﷺ) a entendu un homme dire : “Allahumma ! Inni as’aluka bi-annaka Antallahul-Ahadus-Samad, alladhi lam yalid wa lam yuwlad, wa lam yakun lahu kufuwan ahad (Ô Allah ! Je Te demande par le fait que Tu es Allah, l’Unique, le Maître absolu, qui n’engendre pas et n’a pas été engendré, et nul n’est égal à Lui).” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il a invoqué Allah par Son plus grand Nom, qui, si on L’invoque par Lui, Il donne, et si on L’appelle par Lui, Il répond. »
- Sunan Ibn Majah, n°3859
Rapporté par 'Aishah : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Allahumma ! Inni asa’luka bismikat-tahirit-tayyibil-mubarak al-ahabbi ilaika, alladhi idha du’ita bihi ajabta, wa idha su’ilta bihi a’taita, wa idhasturhimta bihi rahimta, wa idhastufrijta bihi farrajta (Ô Allah ! Je Te demande par Ton Nom pur, bon, béni, le plus aimé de Toi, par lequel si Tu es invoqué Tu réponds, si on Te demande Tu donnes, si on Te demande miséricorde Tu fais miséricorde, et si on Te demande soulagement Tu accordes le soulagement).” Elle a dit : Il a dit un jour : “Ô 'Aishah, sais-tu qu’Allah m’a appris le Nom par lequel, si on L’invoque, Il répond ?” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Enseigne-le-moi.” Il a dit : “Tu ne dois pas l’apprendre, ô 'Aishah.” Alors je me suis éloignée et je me suis assise un moment, puis je me suis levée, j’ai embrassé sa tête et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah, enseigne-le-moi.” Il a dit : “Tu ne dois pas l’apprendre, ô 'Aishah, et je ne dois pas te l’enseigner, car tu ne dois pas demander des choses de ce bas-monde avec ce Nom.” Elle a dit : “Alors je me suis levée, j’ai fait mes ablutions, puis j’ai prié deux unités de prière, puis j’ai dit : ‘Ô Allah, j’invoque Allah, et je T’invoque, Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), et je T’invoque, Al-Barr Ar-Rahim (Le Très Bon, le Très Miséricordieux), et je T’invoque par tous Tes beaux Noms, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, en demandant que Tu me pardonnes et que Tu me fasses miséricorde.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a souri, puis il a dit : “C’est parmi les Noms par lesquels tu as invoqué (Allah).”
- Sunan Ibn Majah, n°3861
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un, car Il est Unique et Il aime les nombres impairs. Celui qui les apprend entrera au Paradis. Ce sont : Allah, Al-Wahid (l’Unique), As-Samad (le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit), Al-Awwal (le Premier), Al-Akhir (le Dernier), Az-Zahir (le Très-Haut), Al-Batin (le Très-Proche), Al-Khaliq (le Créateur), Al-Bari (l’Inventeur de toutes choses), Al-Musawwir (Celui qui donne la forme), Al-Malik (le Roi), Al-Haqq (la Vérité), As-Salam (Celui qui est exempt de tout défaut), Al-Mu’min (Celui qui accorde la sécurité), Al-Muhaymin (le Gardien), Al-‘Aziz (le Tout-Puissant), Al-Jabbar (le Contraignant), Al-Mutakabbir (le Suprême), Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Latif (le Subtil et Courtois), Al-Khabir (le Bien Informé), As-Sami’ (Celui qui entend tout), Al-Basir (Celui qui voit tout), Al-‘Alim (l’Omniscient), Al-‘Azim (le Très Grand), Al-Barr (la Source de bonté), Al-Muta’al (le Très-Élevé), Al-Jalil (le Sublime), Al-Jamil (le Beau), Al-Hayy (le Vivant), Al-Qayyum (Celui qui soutient et protège tout), Al-Qadir (le Capable), Al-Qahir (l’Irrésistible), Al-‘Ali (l’Élevé), Al-Hakim (le Sage), Al-Qarib (le Proche), Al-Mujib (Celui qui répond), Al-Ghani (le Suffisant), Al-Wahhab (le Donateur), Al-Wadud (le Bien-Aimant), Ash-Shakur (le Reconnaissant), Al-Majid (le Très Noble), Al-Wajid (le Patron), Al-Wali (le Gouverneur), Al-Rashid (le Guide), Al-‘Afuw (le Pardonneur), Al-Ghafur (le Pardonneur), Al-Halim (le Clément), Al-Karim (le Généreux), At-Tawwab (Celui qui accepte le repentir), Ar-Rabb (le Seigneur et Protecteur), Al-Majid (le Glorieux), Al-Wali (l’Aide), Ash-Shahid (le Témoin), Al-Mubin (le Manifeste), Al-Burhan (la Preuve), Ar-Ra’uf (le Compatissant), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Mubdi’ (l’Initiateur), Al-Mu’id (le Restaureur), Al-Ba’ith (le Ressusciteur), Al-Warith (l’Héritier Suprême), Al-Qawi (le Très Fort), Ash-Shadid (le Sévère), Ad-Darr (Celui qui nuit), An-Nafi’ (Celui qui profite), Al-Baqi’ (le Permanent), Al-Waqi (le Protecteur), Al-Khafid (l’Abaisseur), Ar-Rafi’ (l’Éleveur), Al-Qabid (le Reteneur), Al-Basit (l’Étendeur), Al-Mu’izz (Celui qui honore), Al-Mudhill (Celui qui humilie), Al-Muqsit (l’Équitable), Ar-Razzaq (le Pourvoyeur), Dhul-Quwwah (le Puissant), Al-Matin (le Très Fort), Al-Qa’im (le Ferme), Ad-Da’im (l’Éternel), Al-Hafiz (le Gardien), Al-Wakil (le Garant), Al-Fatir (l’Initiateur de la création), As-Sami’ (Celui qui entend), Al-Mu’ti (le Donneur), Al-Muhyi (Celui qui donne la vie), Al-Mumit (Celui qui donne la mort), Al-Mani’ (Celui qui retient), Al-Jami’ (Celui qui rassemble), Al-Hadi (le Guide), Al-Kafi (le Suffisant), Al-Abad (l’Éternel), Al-‘Alim (le Savant), As-Sadiq (le Véridique), An-Nur (la Lumière), Al-Munir (Celui qui donne la lumière), At-Tamm (le Parfait), Al-Qadim (l’Ancien), Al-Witr (l’Unique), Al-Ahad (le Seul), As-Samad [(le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit)]. Il n’engendre pas et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal ou comparable à Lui.” (Un des rapporteurs) Zuhair a dit : Nous avons entendu de plusieurs savants que le début de ces (Noms) doit commencer après avoir dit : La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, bi yadihil-khair wa Huwa ‘ala kulli shay-in Qadir, la ilaha illallahu lahul-asma’ul-husna [Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Dans Sa main est tout bien, et Il est capable de toute chose, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, et à Lui appartiennent les plus beaux Noms]
- Sunan Ibn Majah, n°3867
Rapporté par Abu 'Ayyash Az-Zuraqi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit le matin : ‘La illaha illalahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa Huwa ‘ala kulli shay’in Qadir (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé. À Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose)’ – il aura une récompense équivalente à l’affranchissement d’un esclave parmi les descendants d’Ismaïl, dix mauvaises actions seront effacées de son registre, il sera élevé de dix degrés, et il sera protégé contre Satan jusqu’au soir. Et s’il dit cela le soir, il aura la même chose jusqu’au matin. » (Sahih) Un homme a vu le Messager d’Allah (ﷺ) en rêve et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, Abu 'Ayyash a rapporté telle et telle chose de toi. » Il a répondu : « Abu 'Ayyash a dit vrai. »
- Sunan Ibn Majah, n°3869
Rapporté par Uthman bin 'Affan : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Il n’y a personne qui dise, chaque matin et chaque soir : ‘Bismillahil-ladhi la yadurru ma’a ismihi shay’un fil-ardi wa la fis-sama’i wa Huwas-Sami’ul-‘Alim (Au nom d’Allah, avec Son Nom rien ne nuit sur terre ni dans le ciel, et Il est l’Audient, l’Omniscient)’, trois fois, et qui soit ensuite atteint par quoi que ce soit de nuisible. » (Hasan) Un des rapporteurs a dit : Aban avait été frappé par une paralysie d’un côté de son corps, et un homme s’est mis à le regarder. Aban a dit : « Pourquoi me regardes-tu ? Le hadith est tel que je te l’ai rapporté, mais ce jour-là, je ne l’ai pas dit, afin que le décret d’Allah s’accomplisse. »
- Sunan Ibn Majah, n°3870
Rapporté par Abu Salam, le serviteur du Prophète (ﷺ) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a aucun musulman – ou aucune personne, ou esclave (d’Allah) – qui dise, le matin et le soir : ‘Radaytu billahi Rabban wa bil-Islami dinan wa bi Muhammadin nabiyyan (Je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, l’Islam ma religion et Muhammad mon Prophète),’ sans qu’il ait une promesse d’Allah de le satisfaire au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°3872
Rapporté par 'Abdullah bin Buraidah, dont le père a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allahumma Anta Rabbi la ilaha illa Anta, khalaqtani wa ana ‘abduka wa ana ‘ala ‘ahdika wa wa’dika mastata’tu. A’udhu bika min sharri ma sana’tu, abu’u bi ni’matika wa abu’u bi dhanbi faghfirli, fa innahu la yaghfirudh-dhunuba illa Anta (Ô Allah, Tu es mon Seigneur, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. Tu m’as créé et je suis Ton serviteur, et je m’efforce de tenir Ton engagement et Ta promesse autant que je le peux. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j’ai fait. Je reconnais Tes bienfaits et j’avoue mon péché, alors pardonne-moi, car nul ne pardonne les péchés sauf Toi). » Il a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cela le jour et la nuit, s’il meurt ce jour-là ou cette nuit-là, il entrera au Paradis si Allah le veut. »
- Sunan Ibn Majah, n°3873
Rapporté par Abu Hurairah : Quand il allait se coucher, le Prophète (ﷺ) disait : « Allahumma Rabbas-samawati wa Rabbal-ardi, wa Rabba kulli shay’in, faliqal-habbi wan-nawa, munzilat-Tawrati wal-Injili wal-Qur’anil-‘Azim. A’udhu bika min sharri kulli dabbatin Anta akhidhun binasiyatiha, Antal-Awwalu fa laysa qablaka shayun, wa Antal-Akhiru, fa laysa ba’daka shayun, Antaz-zahiru, fa laysa fawqaka shayun, wa antal-batinu fa laysa dunaka shay’, aqdi ‘annid-dayna waghnini minal-faqr (Ô Allah, Seigneur des cieux, de la terre et de toute chose, Fendeur de la graine et du noyau, Révélateur de la Torah, de l’Évangile et du Noble Coran, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de toute créature dont Tu tiens le toupet. Tu es le Premier, rien n’est avant Toi ; Tu es le Dernier, rien n’est après Toi ; Tu es le Très-Haut, rien n’est au-dessus de Toi ; Tu es le Très-Proche, rien n’est plus proche que Toi. Règle ma dette et préserve-moi de la pauvreté. »)
- Sunan Ibn Majah, n°3874
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous veut aller se coucher, qu’il défasse le bord de son izar (vêtement de taille) et qu’il dépoussière son lit avec, car il ne sait pas ce qui a pu y venir après lui. Puis qu’il s’allonge sur son côté droit et dise : ‘Rabbi bika wada’tu janbi wa bika arfa’uhu, fa in amsakta nafsi farhamha, wa in arsaltaha fahfazha bima hafizta bihi ‘ibadikaas-salihin (Ô Seigneur, par Ta permission je me couche et par Ta permission je me lève, si Tu retiens mon âme alors fais-lui miséricorde, et si Tu la rends, protège-la comme Tu protèges Tes serviteurs vertueux). »
- Sunan Ibn Majah, n°3876
Rapporté par Bara' bin 'Azib : Le Prophète (ﷺ) a dit à un homme : « Quand tu vas te coucher, ou que tu t’allonges, dis : Allahumma aslamtu wajhi ilayka, wa al-ja’tu zahri ilayka, wa fawwadtu amri ilayka, raghbatan wa rahbatan ilayka, la malja’a wa la manja’a minka illa ilayka, amantu bi kitabikal-ladhi anzalta, wa nabiyyikal arsalta (Ô Allah, je T’ai soumis mon visage (c’est-à-dire moi-même), je me confie à Toi (je dépends de Toi pour toutes mes affaires), je mets ma confiance en Toi, espérant Ta récompense et craignant Ton châtiment. Il n’y a pas de refuge contre Toi sauf auprès de Toi. Je crois en Ton Livre que Tu as révélé et en Ton Prophète que Tu as envoyé).’ Puis, si tu meurs cette nuit-là, tu mourras dans la nature originelle (fitrah), et si tu te réveilles le matin, tu te réveilleras avec beaucoup de bien. »
- Sunan Ibn Majah, n°3878
Rapporté par ‘Ubadah bin As-Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui se réveille le matin et dit en se levant : La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa Huwa ‘ala kulli shay’in Qadir ; Subhan-Allah walhamdu lillahi, wa la ilaha illallahu, wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billahil-‘Aliyil-‘Azim (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé. À Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose. Gloire à Allah, louange à Allah, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, Allah est le Plus Grand, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand), puis il invoque : Rabbighfirli (Ô Seigneur, pardonne-moi), il sera pardonné. » Walid a dit : « Ou il a dit : puis s’il invoque, il sera exaucé, puis s’il se lève, fait ses ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sunan Ibn Majah, n°3879
Rapporté par Rabi’ah bin Ka’b Al-Aslami : Il racontait qu’il passait la nuit devant la porte du Messager d’Allah (ﷺ), et il entendait le Messager d’Allah (ﷺ) dire pendant la nuit : « Subhan Allahi Rabbil-‘alamin (Gloire à Allah, le Seigneur des mondes) », répétant cela un moment, puis il disait : « Subhan Allahi wa bihamdihi (Gloire et louange à Allah). »
- Sunan Ibn Majah, n°3880
Rapporté par Hudhaifah : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) se réveillait le matin, il disait : « Al-hamdu lillahil-ladhi ahyana ba’dama amatana wa ilayhi’n-nushur (Louange à Allah qui nous a redonné la vie après nous l’avoir retirée, et vers Lui est la Résurrection). »
- Sunan Ibn Majah, n°3883
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) disait dans les moments de détresse : « La ilaha illallahul-Halimul-Karim, Subhan-Allahi Rabbil-‘Arshil-‘Azim, Subhan-Allahi Rabbil-samawatis-sab’i wa Rabbil-‘Arshil-Azim (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Doux, le Généreux ; gloire à Allah, le Seigneur du Trône immense ; gloire à Allah, le Seigneur des sept cieux et du Trône magnifique). » Waki’ a précisé que pour chaque version, il faut inclure « La ilaha illallahu (nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah) »
- Sunan Ibn Majah, n°3885
Rapporté par Abu Hurairah : Chaque fois qu’il quittait sa maison, le Prophète (ﷺ) disait : « Bismillah, la hawla wa la quwwata illa billah, at-tuklanu ‘ala Allah (Au nom d’Allah, il n’y a de force et de puissance qu’en Allah, et la confiance est placée en Allah). »
- Sunan Ibn Majah, n°3886
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand un homme sort de chez lui, deux anges sont chargés de l’accompagner. S’il dit “Bismillah (au nom d’Allah)”, ils disent : “Tu as été guidé.” S’il dit “La hawla wa la quwwata illa billah (il n’y a de force et de puissance qu’en Allah)”, ils disent : “Tu es protégé.” S’il dit “Tawwakaltu ‘ala Allah (je place ma confiance en Allah)”, ils disent : “Tu es pris en charge.” Ensuite, ses deux Qarins (démons) viennent à lui, et les deux anges disent : “Que voulez-vous d’un homme qui a été guidé, protégé et pris en charge ?” »
- Sunan Ibn Majah, n°3888
Rapporté par ‘Abdullah bin Sarjis : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire – et (l’un des rapporteurs) ‘Abdur-Rahim a précisé : « il cherchait protection » – lorsqu’il voyageait : « Allahumma inni a’udhu bika min wa’tha’is-safar, wa ka’abatil-munqalab, wal-hawri ba’dal-kawr, wa da’watil-mazlum, wa su’il-manzari fil-ahli wal-mal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre les difficultés du voyage, la tristesse du retour, la diminution après l’abondance, l’invocation de l’opprimé, et contre le malheur qui pourrait frapper ma famille ou mes biens). » (Un des rapporteurs) Abu Mu’awiyah a ajouté : « Et quand il revenait, il disait la même chose. »
- Sunan Ibn Majah, n°3892
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui croise par surprise une personne touchée par une épreuve et dit : Al-hamdu Lillahil-ladhi ‘afani mim-mabtalaka bihi, wa faddalani ‘ala kathirin mimman khalaqa tafdila (Louange à Allah qui m’a préservé de ce dont tu souffres et m’a favorisé par rapport à beaucoup de ceux qu’Il a créés), sera protégé de cette épreuve, quelle qu’elle soit. »
- Sunan Ibn Majah, n°4103
Rapporté par Abu Wa’il : Un homme de son peuple – Samurah bin Sahm – a dit : « Nous nous sommes arrêtés chez Abu Hashim bin ‘Utbah, qui avait été blessé, et Mu’awiyah est venu lui rendre visite. Abu Hashim a pleuré et Mu’awiyah lui a dit : “Pourquoi pleures-tu, ô oncle maternel ? Est-ce à cause d’une douleur ou de ce monde, dont le meilleur est déjà passé ?” Il a répondu : “Ce n’est pour aucune de ces raisons. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a donné un conseil et j’aurais voulu l’avoir suivi. Il (ﷺ) a dit : ‘Il se peut qu’un jour tu voies la richesse se répartir entre les gens, et tout ce dont tu auras besoin sera un serviteur et une monture pour œuvrer dans la voie d’Allah.’ Ce moment est venu, mais j’ai accumulé des biens.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4168
Rapporté par Abu Hurairah, attribuant cela au Prophète (ﷺ) : “Le croyant fort est meilleur et plus aimé d’Allah que le croyant faible, même si les deux sont bons. Efforce-toi de rechercher ce qui te sera utile et ne te sens pas impuissant. Si quelque chose te dépasse, alors dis : Qaddarallah, wa ma sha’a fa’al (C’est le décret d’Allah et ce qu’Il veut, Il le fait). Et méfie-toi de dire ‘Si seulement’, car ‘Si seulement’ ouvre la porte à Satan.”
- Sunan Ibn Majah, n°4300
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un homme de ma communauté sera appelé devant toute la création le Jour de la Résurrection, et quatre-vingt-dix-neuf registres seront étalés pour lui, chacun s’étendant aussi loin que l’œil peut voir. Alors Allah dira : “Nies-tu quelque chose de cela ?” Il répondra : “Non, ô Seigneur.” Il dira : “Mes scribes ont-ils été injustes envers toi ?” Puis Il dira : “À part cela, as-tu de bonnes actions ?” L’homme, effrayé, dira : “Non.” (Allah) dira : “En vérité, tu as de bonnes actions auprès de Nous, et aujourd’hui tu ne seras pas traité injustement.” Alors une carte sera apportée, sur laquelle sera écrit : “Ash-hadu an la ilaha illallah wa anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, et que Muhammad est Son serviteur et Messager). Il dira : “Ô Seigneur, que vaut cette carte face à tous ces registres ?” Il dira : “Tu ne seras pas lésé.” Alors les registres seront placés d’un côté de la balance et la carte de l’autre. Les registres s’allégeront et la carte pèsera lourd. »
- Muwatta Malik, n°1
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz avait un jour retardé la prière (de l'asr). Ourwa Ibn Al-Zoubair se rendit chez lui et lui raconta que Al-Moughira Ibn Chou'ba avait retardé pour un jour la prière, alors qu'il se trouvait à Koufa; Abou Mass'oud Al-Ansari entra chez lui et dit: «Que signifie cela ô Moughira? Ne savais-tu pas que Gabriel descendit du ciel, fit la prière (du midi) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également, puis Gabriel fit la prière (de l'asr) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit, puis Gabriel fit la prière (du coucher du soleil) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également puis Gabriel fit la prière (du soir) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également, puis Gabriel fit la prière (de l'aube) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit? Par suite Gabriel dit: «voilà ce qui t'est ordonné». Et Omar Ibn Abdel-Aziz répondit: «assure-toi mieux sur ce que tu rapportes ô Ourwa! Est-ce Gabriel qui a indiqué les moments de la prière à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)?». Ourwa répliqua: «Je ne fais qu'une répétition de ce que Bachir Ibn Abi Mass'oud Al-Ansari a rapporté d'après son père»
- Muwatta Malik, n°2
Aicha, la femme de Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait, dans son appartement, les deux prières du midi et de l'asr avant que le soleil n'y fût trop élevé. (Il faut entendre par là, que l'ombre n'avait pas encore envahi l'appartement de Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°3
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda le moment de la prière de l'aurore, mais il ne lui répondit pas. Et, lorsque ce fut le lendemain, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière de l'aurore juste à l'apparition de l'aube, et le surlendemain, il la fit à la clarté du jour, puis demanda: «où est l'homme qui est venu me demander au sujet de moment de la prière (de l'aurore)?» L'homme répondit: «me voilà ô Envoyé d'Allah. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «il est à situer entre ces deux temps»
- Muwatta Malik, n°5
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r a dit: «Celui qui parvient à faire une raka't de la prière de l'aurore avant l'apparition du soleil, c'est comme s'il a fait la prière à son heure fixe; et celui qui parvient à faire une raka't de la prière de l'asr avant le coucher du soleil, c'est comme s'il a fait la prière à son heure fixe»
- Muwatta Malik, n°9
Abdallah Ibn Rafe', l'affranchi de Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a demandé Abou Houraira au sujet des moments de la prière; il lui répondit: «je vais te les montrer: fais la prière du midi lorsque ton ombre est à la hauteur du ta taille, celle de l'asr lorsque ton ombre est de double, celle du coucher du soleil lorsque celui-ci disparaît, et celle du soir dans le temps qui te sépare du tiers de la nuit. La prière de l'aurore est à faire tant qu'il fait toujours nuit»
- Muwatta Malik, n°15
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui parvient à faire une seule raka't en commun, c'est comme s'il a fait toute la prière»
- Muwatta Malik, n°25
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté: «en retournant de la bataille de Khaibar, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) marcha la nuit» et lorsqu'il fut presque minuit il campa et dit à Bilal: «réveille-nous au moment de la prière de l'aurore». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormit ainsi que tous ses compagnons; quant à Bilal, il resta éveillé le temps que Allah voulut, puis il appuya son dos contre sa monture juste avant l'aube et ses yeux se fermèrent malgré lui. Personne ne se réveilla, ni l'un des compagnons, ni l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ni Bilal, juste au moment voulu; ils ne se réveillèrent que sous l'effet de la chaleur solaire. Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut surpris, Bilal lui dit: «ô Envoyé d'Allah r celui qui a enlevé ton âme a enlevé la mienne». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit aux hommes: «allons, en route». Les hommes poussèrent leurs montures et se mirent en route, et après avoir marché une certaine distance, il ordonna Bilal de faire l’appel à la prière. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière de l'aurore, et une fois la prière achevée, il dit: «Celui qui omet une prière, qu'il la fasse quand il se rappelle», car Allah Y le Béni et le Très-Haut a dit: «Fais la prière en souvenir de Moi» (Coran XX)
- Muwatta Malik, n°26
Zaid Ibn Aslam a rapporté: «une nuit, allant à la Mecque, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit halte et chargea Bilal de réveiller les hommes au moment de la prière (de l'aurore). Bilal se coucha ainsi que tous les hommes. Quand le soleil fut déjà du haut, au-dessus de l'horizon, les hommes se réveillèrent tous effrayés; alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur ordonna de monter et partir pour sortir de la vallée (où ils se trouvaient) en disant: «un démon se trouve dans cette vallée». Ils montèrent et quittèrent la vallée, puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les ordonna de descendre et de faire leurs ablutions et demanda à Bilal d'appeler à la prière. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière de l'aurore en commun; une fois la prière achevée, et s'apercevant de leur frayeur, il leur dit: «Hommes! Allah a enlevé nos âmes, et s'il le veut, il nous les aura rendues dans d'autres circonstances. Lorsque l'un de vous s'endort sans avoir fait sa prière, ou qu'il a oublié de la faire, qu'il l'accomplisse quand il s'en souvienne, tout comme s'il l'avait accomplie à son heure fixe». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tourna du côté de Abou Bakr en disant: «le diable vint surprendre Bilal alors qu'il voulait faire la prière, et l'endormit; il ne cesse de le bercer comme une mère qui dodeline son petit». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ayant convoqué Bilal, ce dernier lui raconta ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait dit à Abou Bakr qui s'écria: «Je témoigne que tu es l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)» Chapitre VII L'interdiction de faire la prière du midi au moment de la canicule
- Muwatta Malik, n°32
Amr Ibn Yahia Al-Mazini a rapporté d'après son père qu'il a dit à Abdallah Ibn Zaid Ibn Assem le grand père de Amr Ibn Yahia Al-Mazini et l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Peux-tu me montrer comment l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait ses ablutions»? Abdallah répondit: «Certes, oui». Il fit apporter de l'eau, versa sur ses deux mains, les lava deux foix, se rinça la bouche, fit entrer de l'eau dans son nez en la reniflant par trois fois, puis il se lava le visage trois fois, et les bras jusqu'aux coudes deux foix, puis il se frotta la tête avec les deux mains en les faisant passer d'avant en arrière puis d'arrière en avant et en commençant par le sommet de la tête, allant vers l'occiput, enfin il se lava les pieds»
- Muwatta Malik, n°35
Abdel-Rahman Ibn Abou Bakr a rapporté: «le jour où mourut Sa'd Ibn Abi waqas, il entra chez Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et demanda qu'on lui apporte de l'eau pour ses abultions. Aicha lui dit: «O Abdel-Rahman, fais les ablutions intègres, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «malheur aux talons d'être touchés par le feu»
- Muwatta Malik, n°37
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'un de vous s'éveille, qu'il se lave les mains avant qu'il ne débute son ablution, car il ne peut savoir où il a mis ses mains durant son sommeil»
- Muwatta Malik, n°41
Abou Houraira a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, nous naviguions en pleine mer, et ne portions que peu d'eau avec nous; ainsi si nous nous en servions pour les ablutions, nous n'aurions plus de quoi boire; devons-nous donc utiliser cette eau pour les ablutions»? Il lui répondit: «l'eau de la mer est purificatrice, et sa pêche est licite»
- Muwatta Malik, n°42
Kabcha bint ka'b Ibn Malek, la femme d'Ibn Abi Katada le Médinois a rapporté que Abou Katada entra chez elle; elle lui apporta de l'eau pour ses ablutions, or une chatte s'était approchée pour boire de cette eau; il lui inclina le vase jusqu'à ce qu'elle fut rassasiée. Remarquant que je le regardais faire, il me dit: «ô, la fille de mon frère, ça t'étonne»? Je lui répondis: «Oui». Il répliqua: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit:« ces animaux ne souillent pas l'eau car ils vous fréquentent souvent (c.a.d. qu’ils vivent parmi vous)». Malek a dit: «il n'y a pas mal à cela, à moins que l'homme ne remarque une certaine impureté sur la bouche de cette chatte»
- Muwatta Malik, n°48
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a mangé de l'épaule d'un mouton rôti, puis il fit sa prière sans refaire ses abultions»
- Muwatta Malik, n°49
Souwaid Ibn An-Nou'man a rapporté que, l'année de Khaibar, il partit avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) et arrivés à Al-Sahaba, une localité tout proche de Khaibar, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, fit la prière de l'asr, puis il ordonna qu'on apporte les provisions. Comme on apporta que du sawiq, il ordonna qu'on le mouille d'eau, puis il en mangea et nous mangeâmes. Ensuite, il se contenta de se rincer la bouche, et nous fîmes de même, et fit la prière du coucher du soleil sans refaire ses ablutions»
- Muwatta Malik, n°55
Mohammed Ibn Al-Mounkader a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut convié à un repas; on lui servit du pain et de la viande (rôtie), il en mangea puis il fit ses ablutions et pria. Comme on lui présenta plus tard, du reste de ce mets, il en mangea puis fit la prière sans refaire ses ablutions
- Muwatta Malik, n°57
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet du nettoyage après avoir satisfait un besoin naturel, il répondit: «l'un de vous sera-t-il incapable de trouver trois pierres (pour se torcher)»?
- Muwatta Malik, n°58
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sortit se rendre au cimetière. Y arrivant, il dit: «que la paix soit sur vous ô demeure des gens croyants, quant à nous, nous vous rejoindrons s'il plut à Allah. Comme j'ai souhaité avoir vu nos frères». On lui dit: «ô Envoyé d'Allah ne sommes-nous pas tes frères»? Il répondit: «non, plutôt vous êtes mes compagnons, car nos frères sont ceux qui ne sont pas encore venus. Je vous devancerai au bassin». On lui demanda: «ô Envoyé d'Allah comment reconnaitras-tu ceux qui ne sont pas encore venus de ta communauté»? Il répondit: «Pensez-vous que si un homme possède de chevaux qui ont des taches blanches au front et aux pieds, ne les reconnaîtrait-il pas s'ils se trouvaient parmi d'autre chevaux noirs»? On lui répondit: «Certes oui, ô Envoyé d'Allah. Il reprit: «(ainsi seront mes frères) qui viendront au jour de la résurrection, ayant des marques brillantes aux fronts et aux pieds, à cause de leurs ablutions, et je les devancerai au bassin. Des hommes de ma communauté seront éloignés de mon bassin comme un chameau égaré, et je les appellerai: «Venez y, venez y, venez y»! On me répondra: «tu ne sais pas ce qu'ils ont fait après toi». Je m'écrierai alors: «qu'ils périssent, qu'ils périssent, qu'ils périssent»
- Muwatta Malik, n°59
Houmran l'affranchi de Osman Ibn Affan a rapporté que Osman s'assit sur le siège de la mosquée; le muezzin vint lui dire que c'est le moment de la prière. Osman demanda qu'on lui apporte de l'eau, et fit ses ablutions puis dit: «par Allah! je vais vous rapporter un hadith, qui s'il ne se trouvait dans le livre d'Allah, je ne vous l'aurais pas rapporté». Puis il dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il n’y a pas un musulman qui ne fait à la perfection ses ablutions, puis fait la prière, sans qu'on lui pardonne les fautes commises entre ce moment même jusqu'à l'accomplissement de la prière suivante». Malek a dit: «je pense qu'il a fait allusion à ce verset: «Acquittez-vous de la prière aux deux bouts du jour et plusieurs fois au cours de la nuit. Oui les bonnes actions dissipent les mauvaises; ceci est un rappel pour ceux qui se souviennent» (Coran XI)
- Muwatta Malik, n°60
Abdallah Al-Sanabihi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque le serviteur croyant, se rince la bouche, en faisant ses ablutions, ses fautes sortent de sa bouche. Lorsqu'il aspire l'eau de par ses narines et la rejette, ses fautes sortent de son nez. Lorsqu'il se lave le visage, ses fautes sortent de son visage et même de bord de ses paupières. Lorsqu'il se lave les mains, ses fautes sortent de ses mains même du dessous de ses ongles. Lorsqu'il se frotte la tête, ses fautes sortent de sa tête et même de ses oreilles. Lorsqu'il se lave les pieds, ses fautes sortent de ses pieds et du dessous de ses ongles. Enfin sa marche vers la mosquée, et la prière seront pour lui une œuvre surérogatoire»
- Muwatta Malik, n°61
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dît: «lorsque l'adorateur musulman (ou croyant) fait ses ablutions et se lave le visage, chaque faute commise par ses yeux, sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau). Lorsqu'il se lave les mains, toute faute qu'il a commise de ses mains, sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau). Lorsqu'il se lave les pieds, chaque faute commise par ses pieds sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau), qu'à la fin, il en sera purifié de toute faute»
- Muwatta Malik, n°62
Anas Ibn Malek a rapporté: «J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et ce fut le moment de la prière de l'asr. Comme les hommes ne trouvèrent pas de l'eau pour leurs ablutions, on fit apporter à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un vase contenant de l'eau, où il y mit sa main. Puis il demanda aux hommes de faire leurs ablutions». Anas poursuivit: «J'ai vu l'eau jaillir du dessous de ses doigts de telle façon que tous les hommes ont tous fait leurs ablutions»
- Muwatta Malik, n°65
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «si le chien lape du vase de l'un de vous, qu'il lave le vase sept fois»
- Muwatta Malik, n°71
Al Moughira Ibn Chou'ba a rapporté que «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lors de la bataille de Tabouk, sortit pour satisfaire un besoin naturel». Al Moughira poursuivit: «Je l'acommpagnai en portant de l'eau, et quand il revint, je lui versai de l'eau, il se lava le visage puis voulant faire sortir ses deux mains des manches de sa tunique, et n'arrivant pas à le faire, il les sortit alors du dessous de sa tunique, les lava puis passa ses mains humides sur la tête et frotta sur ses bottines. Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) revint alors vers les musulmans, il trouva Abdel-Rahman Ibn Auf présidant la prière en accomplissant une seule raka't l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la raka't restant (en présidant la prière). La prière achevée, et comme les hommes furent étonnés, il leur dit: «vous avez bien agi»
- Muwatta Malik, n°79
Yazid Ibn Abdallah Ibn Qoussait Al-Laithi a rapporté qu'il a vu le sang couler du nez de Sa'id Ibn Al-Moussaiab alors qu'il priait. Il se rendit chez Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau pour faire ses ablutions puis revint continuer sa prière. Chapitre XI Ce qu'on doit faire lors d'un saignement du nez
- Muwatta Malik, n°84
Al-Miqdad Ibn Al-Aswad a rapporté que Ali Ibn Abi Taleb le chargea de demander l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme, qui en s'approchant de sa femme, fit un suintement (mazi), sur ce qu'il doit faire»? Ali poursuivit: «Comme j'ai pour femme, la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) J'ai honte de lui poser une telle question». Al-Miqdad demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet en question, et il lui répondit: «lorsque l'un de vous, subit un tel suitement, qu'il asperge sa verge avec de l'eau, et qu'il fasse ses ablutions comme pour la prière»
- Muwatta Malik, n°89
Ourwa Ibn Az-Zoubair a rapporté: «J'entrai chez Marwan Ibn Al-Hakam, et nous eûmes un entretien à propos de ce qui exige les ablutions. Marwan a dit: «entre autre, qu'on touche la verge». Ourwa répondit: «Bousra Bint Safwan m'a fait savoir qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «lorsque l'un de vous touche sa verge, qu'il fasse ses ablutions»
- Muwatta Malik, n°98
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «lorsque l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une lotion à la suite d'une impureté rituelle due à des rapports charnels, il commençait par se laver les mains, puis s'abluait comme pour faire la prière, puis il plongeait ses doigts dans l'eau et les faisait passer dans ses cheveux, puis versait de l'eau sur sa tête, pour trois fois de suite, en puisant l'eau avec ses paumes, enfin il répandait l'eau sur tout son corps»
- Muwatta Malik, n°103
Abou Salama Ibn Abd Al-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a demandé à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'obligation de la lotion; elle répondit: «Abou Salama, sais- tu à quoi cela ressemble? Eh oui, à un coq qui entend les autres chanter, pour chanter avec. Lorsque les deux parties circoncises (les génitales mâle et femelle), se touchent et qu'il y a pénétration, c'est du devoir de faire la lotion»
- Muwatta Malik, n°104
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Abou Moussa Al-Ach'ari vint trouver Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «il m'est pénible de voir les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans un débat au sujet d'une question dont l'importance me pousse à te la poser». Elle répondit: «quelle est-elle, cette question? Ce dont tu as eu l'habitude de poser à ta mère, demande le à moi»? Il répliqua:«il s'agit d'un homme qui commerce avec sa femme puis il cesse sans éjaculer»? Elle dit: «quand il y a pénétration d'un organe génital dans l'autre, la lotion est obligatoire». Abou Moussa rétorqua: «C'est une question, que je ne poserai jamais à nul autre que toi»
- Muwatta Malik, n°107
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'il lui arrive d'être dans un état d'impureté durant la nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «fais tes ablutions, lave ta verge, et dors». (110).80. Ourwa a rapporte que Aicha,la femme du Prophete r disait . « Lorsque l’un de vous commerce avec sa femme et veut se coucher sans faire les grandes ablutions qu’il ne se couche pas sans faire les ablutions comme pour la priere
- Muwatta Malik, n°110
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au début de l'une de ses prières, après avoir fait le takbir, fit signe aux fidèles de garder leur place. Il partit et revint et on put remarquer les traces d'eau sur sa peau
- Muwatta Malik, n°120
Aicha, la mère des croyants a rapporté le récit qui s'ensuit: «nous sortîmes dans une des expéditions avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Arrivés à «All- Bayada» ou «Zatel-Jaich», je perdis mon collier. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aussi bien que ses compagnons se mirent à le rechercher, et il est qu'ils se trouvaient dans un lieu où il n'y avait pas d'eau, et ils n'avaient pas d'eau. Les hommes vinrent trouver et dire à Abou Bakr: «n'as- tu vu, ce qu'a fait Aicha? Elle obligea l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les hommes à faire halte dans une place où il n'y a pas d'eau, et même ils n'avaient pas d'eau». Aicha poursuivit «Abou Bakr vint vers moi, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormait, mettant sa tête sur ma cuisse». Il me dit: «tu as retenu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans une place où il n'y a pas d'eau et les gens n'ont pas d'eau». Aicha continua son récit: «Abou Bakr m'adressa de reproches et dit ce que Allah voulut et il se mit à me frapper sur le flanc, à tel point que rien ne m'empêchait de bouger que la tête de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déposée sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormi jusqu'au matin, et se réveillant, il ne trouva pas d'eau. Allah Béni et très Haut, fit alors la révélation du verset relatif à la lustration pulvérale, et les hommes la firent. Oussaid Ibn Houdair dit alors: «Ce n'est pas d'ailleurs, la première grâce divine que vous receviez, ô la famille de Abou Bakr». Aicha ajouta: «En faisant lever la chameau que je montais nous trouvâmes le collier sous cet animal». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale pour une prière présente, puis pour la prière suivante; sa lustration pulvérale déjà faite, sera-t-elle suffisante? Ou doit il en faire une autre»? Il répondit: «il doit faire la lustration pulvérale pour chaque prière, parce qu'il doit rechercher l'eau (pour ses ablutions) et faire la prière. Or, celui qui ne trouve pas l'eau, pourra dans de cas faire la lustration pulvérale». On demanda également à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale; pourra-t-il présider la prière alors que ses compagnons avaient déjà fait leurs ablutions? Il répondit: «vaut mieux qu'un autre la préside .mais s'il la préside lui- même, il n'y a pas mal à cela». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait la lustration pulvérale à cause de la pénurie d'eau, il se leva, fit le takbir et entame la prière. Mais, soudain, un homme survint en apportant de l'eau? Il répondit: «il ne doit pas interrompre la prière, mais plutôt peut la poursuivre, il pourra se servir de cette eau (et faire ses ablutions pour les prières qui s'ensuivront». Malek a dit: «celui qui se lève pour prier, et qu'il ne trouve pas de l'eau, et fait ce que Allah lui a ordonné de faire de la lustration pulvérale, il aura obéi à Allah. A savoir que celui qui a trouvé l'eau n'est pas plus pur que lui, ni même sa prière n'est plus complète, car chacun d'eux avait obtempéré aux ordres d'Allah et avait agi selon ses ordres. Celui qui trouve l'eau, fait ses ablutions, et celui qui ne la trouve pas, fait la lustration pulvérale et cela avant d'entamer la prière». Malek a dit aussi au sujet de l'homme qui est impur rituellement: «il fait la lustration pulvérale, récite un «hizb» du Coran et fait d'autres prières surérogatoires, s'il ne trouve pas l'eau, étant toujours dans le lieu où il lui est permis de faire la prière». Chapitre XXIV Comment faire la lustration pulvérale "Tayamoum)
- Muwatta Malik, n°125
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté que Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était couchée avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) portant un seul vêtement, et brusquement elle bondit». Il lui dit: «qu'as-tu? as-tu tes menstrues»? Elle répondit:«Oui». Il répliqua: «mets un izar autour de ta taille, et reviens te coucher»
- Muwatta Malik, n°133
Asma, la fille de Abou Bakr-Siddiq a rapporté qu'une femme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «lorsque l'une de nous trouve que son vêtement est tacheté du sang des menstrues, que doit-elle faire»? Il lui répondit: «lorsque l'une de vous, a son vêtement taché par le sang des menstrues, qu'elle gratte les taches, asperge son vêtement d'eau et puis qu'elle fasse la prière en le portant». Chapitre XXIX De la femme qui a une veine qui saigne
- Muwatta Malik, n°134
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que Fatima bint Abi Houbaich demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «ô Envoyé d'Allah (Je vois toujours du sang et) je ne me sens jamais pure; dois-je cesser la prière»? Il lui répondit: «Ce n'est qu'une veine saignante et non plus des menstrues; quand tu as tes menstrues, cesse la prière dans leur durée normale, après cela, nettoie-toi avec de l'eau et prie»
- Muwatta Malik, n°135
Oum Salama a rapporté qu'une femme subissait un écoulement du sang du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Oum Salama en consultant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «qu'elle compte le nombre des nuits et des jours du temps normal de ses menstrues avant qu'elle subisse un tel écoulement, qu'elle cesse la prière durant cette période du mois. Après cela qu'elle fasse une lotion, puis qu'elle mette un chiffon sur son organe génital, et qu'elle fasse ensuite la prière»
- Muwatta Malik, n°139
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'en amenant un jeune enfant à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il urina sur son vêtement. Le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau et lava la partie souillée
- Muwatta Malik, n°143
Ibn As-Sabbag a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit dans un jour de Vendredi: «O gens musulmans! Allah vous a rendu ce jour comme un jour de fête, faites y donc une lotion. Il n'y aura pas de mal à ce que l'un de vous se parfume s'il en trouve et pour cela, faites usage de siwak»
- Muwatta Malik, n°145
Abou Houraira a dit: «Si (l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)) ne voulait imposer quelque chose d'excessive à sa communauté, il lui aurait ordonné de faire usage du siwak avec chaque ablution» MOUATTA // Author: Brian Gosselin at scriptasylum.com var isMinNS4 = (navigator.appName.indexOf("Netscape")>=0 && parseFloat(navigator.appVersion) >= 4 && parseFloat(navigator.appVersion) < 5)? true : false; var isMinIE4 = (document.all)? true : false; var isMinNS6 = (parseFloat(navigator.appVersion) >= 5 && navigator.appName.indexOf("Netscape")>=0 )? true: false; var w_x, w_y, item, okscroll=false, godown, scrollamount=6; function init(){ if(isMinNS4)item=document.item; if(isMinNS6)item=document.getElementById('item'); if(isMinIE4)item=document.all.item; moveitem(); (isMinNS4)? item.visibility="show" : item.style.visibility="visible"; setInterval('scrollpage()' , 50); } function setscroll(ismore){ scrollamount= (ismore)? Math.min(30 , scrollamount+2) : Math.max(1, scrollamount-2); } function moveitem(){ if(isMinNS4 isMinNS6){ w_x=window.innerWidth; w_y=window.innerHeight; scrlx=window.pageXOffset; scrly=window.pageYOffset; }else{ w_x=document.body.clientWidth; w_y=document.body.clientHeight; scrlx=document.body.scrollLeft; scrly=document.body.scrollTop; } if(isMinNS4){ item.moveTo((scrlx+w_x-70),(scrly+w_y-50)) }else{ item.style.left=scrlx+w_x-70+'px'; item.style.top=scrly+w_y-50+'px'; }} function scrollpage(){ status=''; if(okscroll){ (godown)? window.scrollBy(0,scrollamount) : window.scrollBy(0,-scrollamount) ; } moveitem(); } var txt=(isMinNS4)? '<layer name="item" visibility="hidden" top="0" left="0" width="42" height="20">' : '<div id="item" style="position:absolute; visibility:hidden; left:0px; top:0px; width: 42px; height:20px">'; txt+='<a href="javascript:setscroll(false)" onMouseover="okscroll=true; godown=true" onMouseout="okscroll=false"><img src="bas.gif"/*tpa=http://www.nouralislam.org/almouwatta/livres/bas.gif*/ border="0" alt="Cliquez pour ralentir"></a><a href="javascript:setscroll(true)" onMouseover="okscroll=true; godown=false" onMouseout="okscroll=false"><img src="haut.gif"/*tpa=http://www.nouralislam.org/almouwatta/livres/haut.gif*/ border="0" alt="Cliquez pour accélérer"></a>'; txt+=(isMinNS4)? '</layer>' : '</div>'; document.write(txt); window.onload=init; Livre3 Les Prières. Chapitre premier L'appel à la prière
- Muwatta Malik, n°148
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si les gens savaient le mérite qu'il y a, à faire l'appel à la prière, et d'être au premier rang (faisant la prière en commun) et qu'ils ne trouvent pas d'autres moyens pour y arriver que le tirage au sort, ils auraient tiré au sort. S'ils savaient ce qu'il y a comme mérite en arrivant tôt pour prier dans la mosquée, ils se seraient hâtés d'y accourir. Et s'ils savaient ce qu'il y a comme mérite à faire la prière du soir et celle de l'aurore en commun, ils se seraient rendus, en trainant même à quatre pattes»
- Muwatta Malik, n°149
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque vous entendez le deuxième appel à la prière, ne vous y rendez pas en pressant le pas, venez plutôt en toute tranquilité. Ce que vous réussirez à faire en commun, faites-le, et complétez ce que vous aurez manqué. Chacun de vous est consédéré comme étant en prière tant qu'il cherche à l'accomplir»
- Muwatta Malik, n°150
Al- Mazini a rapporté d'après son père que Abou Sa'id Al Khoudri lui a dit: «Je vois que tu aimes les moutons et le désert. Quand tu es avec tes moutons, ou dans le désert, et que tu appelleras à la prière, hausse la voix car aucun génie, un être humain, ni ce qui est inanimé, n'entendra la portée de la voix du muezzin, sans qu'il ne témoigne, en sa faveur, le jour de la résurrection». Abou Sa'id ajouta: «C'est ce que j'ai entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»
- Muwatta Malik, n°151
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsqu'on appelle à la prière, Satan s'en va, et fait des pets afin de ne pas entendre cet appel. Une fois que le premier appel est terminé, il revient et reste jusqu'au moment du deuxième appel. Quand le deuxième appel fut fait, Satan s'en va de nouveau puis revient pour se placer entre l'homme et son cœur, en lui suggérant et en disant: «Souviens-toi de telle chose, souviens- toi de telle chose, à laquelle cet homme ne pensait jamais, qu'à la fin, il ne se souvient plus le nombre des raka'ts qu'il a déjà effectuées». 155) 7 - Sahl Ibn Sa'd As-Sa'idi a dit: «il y a deux moments (litt deux heures) où les Portes du ciel s'ouvrent et peu de gens invoquent Allah et que leurs prières ne soient exaucées: quand on appelle à la prière et quand on se met en rang pour combattre dans la voie d'Allah». On demanda à Malek au sujet du moment de l'appel à la prière, le jour du Vendredi sera-t-il avant son heure fixée. Il répondit: «non, son moment sera quand le soleil aura quitté le méridien». On demanda à Malek au sujet des deux appels à la prière et quand les gens doivent-ils se lever pour faire la prière? Il répondit: «Je ne connais à leur sujet autre que ce j'ai vu les hommes faire: au deuxième appel on ne reprend pas pour deux fois les mêmes paroles (ce qu'on fait pour le premier) et c'est bien ce que les gens versés ne cessent de faire à Médine. Quant au moment où les gens doivent se lever pour faire la prière après le deuxième appel, je ne trouve pas en cela un temps bien déterminé, mais je vois bien qu'on doit prendre en considération la capacité des hommes, car parmi eux, il y aura et le fort et le faible, et ils ne pourront pas être tous semblables». On demanda à Malek au sujet des gens tous présents pour faire la prière prescrite, en commun; ainsi ils voulaient faire le deuxième appel sans le premier? Il répondit: «cela suffit car le premier appel n'a été imposé que dans les mosquées fréquentées par une multitude de gens où on fait la prière en commun». On demanda encore à Malek au sujet du salut que fait le muezzin à l'imam et son invitation pour présider la prière et de la première personne qu'on avait saluée? Il répondit: «on ne m'a pas fait savoir que ce salut était pratiqué à là première époque». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière mais sans que personne ne soit présent pour la faire avec lui; alors il fait le deuxième appel, et prie tout seul, après quoi les gens viennent prier, devra-t-il refaire la prière avec eux? Il répondit: «non, il ne devra plus la refaire, et celui qui viendra après que la prière ait pris fin, il pourra l'accomplir seul». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière et fait ensuite une prière surérogatoire. Les gens arrivant à la mosquée, voulaient qu'un autre fasse le deuxième appel peut être fait par une autre personne». Malek a dit: «on ne cesse de faire le premier appel à la prière de l'aube avant que l'aurore apparaît. Quant aux autres prières, on ne fait le premier appel qu'après leurs heures fixées
- Muwatta Malik, n°153
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Ce que j'ai vu les hommes (il est entendu: les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faire (sans le changer) c'est le premier appel à la prière»
- Muwatta Malik, n°154
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Ce que j'ai vu les hommes (il est entendu: les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faire (sans le changer) c'est le premier appel à la prière»
- Muwatta Malik, n°156
Nafe' a rapporté : «dans une nuit très froide où le vent soufflait fort, Abdallah Ibn Omar appela à la prière et à la fin il dit: «faites la prière chez vous». (En le questionnant) il répondit: «au cours d'une nuit froide et pluvieuse, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné au muezzin de dire à la fin de l'appel: «faites la prière chez vous»
- Muwatta Malik, n°160
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Bilal fait appel à la prière tant qu'il fait encore nuit, mangez et buvez jusqu'à ce que Ibn Maktoun fasse cet appel»
- Muwatta Malik, n°161
Salem Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Or Bilal appelle quand il faisait encore nuit, mangez et buvez jusqu'à ce que Ibn Maktoum fasse cet appel». Il ajouta: «Ibn Maktoum était un homme aveugle, et il ne faisait appel à la prière, que quand on lui disait: «tu es au matin, tu es au matin». Chapitre IV Comment procéder à la prière
- Muwatta Malik, n°162
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) commençait la prière, il levait ses mains au niveau de ses épaules, de même quand il relevait la tête de l'inclinaison, et disait: «Allah écoute ceux qui le louent, notre Seigneur à vous la louange», mais il ne faisait pas cela quand il se prosternait». (l66) 18 - Ali Ibn Houssein Ibn Ali Ibn Abi Taleb a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prononçait le takbir (dire: Allah est grand) quand il s'abaissait (pour s'incliner ou se prosterner) et en relevant ta tête de la prosternation. Il agissait ainsi, jusqu'à ce qu'il ait rencontré Allah»
- Muwatta Malik, n°165
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, a rapporté que Abou Houraira leur présidant la prière, prononçait le takbir à chaque fois qu'il s'abaissait (pour s'incliner et pour se prosterner) et puis qu'il relevait la tête (de la prosternation). Sa prière terminée, il dit: «Par Allah! Cette prière est pareille à celle que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)»
- Muwatta Malik, n°170
Mouhammad Ibn Joubair Ibn Moutém a rapporté d'après son père qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) réciter à la prière du coucher du soleil la sourate: «Par le Mont» (Coran L II)
- Muwatta Malik, n°174
Albara Ibn Azeb, a rapporté: «J'ai fait la prière du soir avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où il récita la sourate: «Par le figuier et l'olivier» (Coran XCV). Chapitre VI Comment faire la récitation
- Muwatta Malik, n°176
Al- Baiadi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint croiser les gens alors qu'ils priaient, tout en élevant la voix, en récitant le Coran, il leur dit: «toute personne priant, se trouve tête à tête avec son Seigneur, pensant au comment s'entretenir avec lui, et que l'un de vous ne hausse pas le ton en récitant, afin de ne pas troubler les autres»
- Muwatta Malik, n°185
Abou Sa'id, l'esclave de Amer Ibn Kouraiz a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) appela Oubai Ibn Ka'b alors qu'il priait. Achevant sa prière, celui-ci rejoignit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui mit la main sur la sienne, au moment où il voulait quitter la mosquée, en lui disant: «J'espère, avant que tu sortes de la mosquée, te faire connaître une sourate que Allah n'a révélée de pareille ni dans la Tora, ni dans l'Evangile, ni dans le Coran». Et Oubai ajouta: «J'ai ralenti le pas, à l'attente de ce qu'il allait me faire connaître, puis je lui dis: «O Envoyé d'Allah Quelle est cette sourate que tu m'as promis de m'enseigner»? Il me répondit: «Par quoi, tu débutes la prière»? Je récitai alors: «Louange à Allah, Seigneur des mondes», jusqu'à la fin de cette sourate». Il me dit: «Elle est justement cette sourate, car elle comprend les sept versets qu'on répète et aussi le grand Coran qu'on m'a accordé»
- Muwatta Malik, n°187
Abou Houraira a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Celui qui prie sans réciter la mère du Coran, sa prière est manquée et n'est plus complète». Le rapporteur dit à Abou Houraira: «II m'arrive parfois de faire la prière derrière l'imam»? Abou Houraira me pinça le bras et répondit: «Ô persan! Récite la pour toi-même, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Allah le Béni et le Très- Haut a dit: «J'ai partagé la prière, entre Mon serviteur et Moi, en deux parties: Une moitié qui m'appartient, et une autre est la sienne» L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ajouta: «Récitez donc! L'adorateur récite: «Louange à Allah, Seigneur des mondes». Allah le Béni et le Très-Haut dit (le sens): «Mon adorateur M'a loué». L'adorateur récite: «Le Miséricordieux, le Très Miséricordieux», Allah dit (le sens) :«Mon adorateur M'a exalté». L'adorateur récite: «Le Roi du Jour du Jugement». Allah dit: «Mon adorateur M'a glorifié». L'adorateur poursuit:«C'est Toi que nous adorons, c'est Toi dont nous implorons le secours». Allah dit (le sens) «Ce verset est entre Moi et Mon adorateur, et j'accorderai à Mon adorateur ce qu'il demande». L'adorateur récite: «Dirige-nous dans le chemin droit, le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits; non pas le chemin de ceux qui encourent Ta colère ni celui des égarés». Allah dit: «Ceci appartient à Mon adorateur et Je lui accorderai ce qu'il Me demande»
- Muwatta Malik, n°192
Abou Houraira a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) achevant une prière où il a récité à haute voix, il demanda aux fidèles: «l'un de vous, a-t-il récité le Coran avec moi»? Un homme répondit: «Oui, moi, O Envoyé d'Allah». Il lui dit: «Je me suis dit: pourquoi on ne me laisse pas réciter le Coran»? Les hommes, depuis, ont cessé de réciter en même temps avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et cela quand il récitait à haute voix, après cette remarque qu'il leur a faite». Chapitre XI Le fait de dire «Amin» derrière l'imam
- Muwatta Malik, n°197
Ali Ibn Abdel-Rahman Al Mou'awi a rapporté: «Abdallah Ibn Omar m'a vu me distraire avec des galets, alors que je priais. Ma prière achevée, il m'interdit de faire une chose pareille et me dit: «fais, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Je lui demandai: «Que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il répondit: «Quand il s'asseyait, au cours de la prière, il mettait sa main droite sur sa cuisse droite eu joignant tous ses doigts sauf l'index, qu'il gardait tout droit, et sa main gauche sur sa cuisse gauche. Voilà, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»
- Muwatta Malik, n°202
Abdel Rahman Ibn Abd Al-Qari a rapporté qu'il a entendu Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, enseigner les gens sur le faire du témoignage de l'unité d'Allah. Il leur dit: «dites: «les salutations à Allah, les bonnes œuvres à Allah, les bonnes paroles et les prières à Allah. Que la paix soit sur Toi ô Prophète (salallahou alayhi wa salam) ainsi que la Misédicorde d'Allah et ses bénédictions. Que la paix soit sur nous ainsi que sur les saints serviteurs d'Allah. je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, et je témoigne que Mouhammad est son serviteur et son envoyé». At-tahiyatu lillah, az-zakiyatu lillah, at-tayibatu wa's-salawatu lillah. As-salamu alayka ayyuha'nnabiyyu wa rahmatu'llahi wa barakatuhu. As-salamu alayna wa ala ibadi'llahi s-salihin. Ash-hadu an la ilaha illa 'llah wa ash-hadu anna Muhammadan abduhu wa rasuluh
- Muwatta Malik, n°205
Al Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait, en témoignant l'Unité d'Allah: «les salutations, les bonnes œuvres, les prières et les bonnes paroles sont à Allah. Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique, il n'a pas d'associé. Et je t'émoigne que Mouhammad est le serviteur d'Allah et son envoyé. Que la paix soit sur toi ô le Prophète (salallahou alayhi wa salam) ainsi que la Miséricorde d'Allah et ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d'Allah. Que la paix soit sur vous»
- Muwatta Malik, n°207
Abou Houraira a dit: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, son toupet sera dans la main d'un démon». Au sujet d'un homme qui relève la tête après une inclinaison ou une prosternation avant que l'imam le fasse, Malek a dit: «il est de notre tradition que cet homme doit revenir à sa posture d'inclinaison ou de prosternation sans attendre l'imam, car en faisant cela, il aura commis une faute, parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi, c'est pourquoi ne vous débattez pas à ce sujet». Abou Houraira ajouta: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, celui-ci a le toupet dans la main du démon». Chapitre XV Ce que doit faire un homme qui par insouciance, fait la salutation après la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°208
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait terminé sa prière après avoir fait deux rakat's. Zouliadaine lui dit: «la prière a-t-elle été abrégée, O Envoyé d'Allah ou as-tu oublié de la compléter»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant aux fidèles, ceux-ci lui affirmèrent les paroles de Zouliadaine». Il se leva, fit les deux raka'ts omises, et fit la salutation finale. Puis il prononça le takbir, se prosterna pour une durée égale même un peu plus long, releva la tête, prononça une deuxième fois le takbir, se prosterna pour une durée égale ou un peu plus longue, puis il releva la tête»
- Muwatta Malik, n°212
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous, doute dans sa prière, du nombre des raka'ts déjà faites, sont-elles à trois ou à quatre, qu'il fasse une quatrième raka't puis qu'il fasse deux prosternations tout en étant assis, avant la salutation finale. Si cette raka't était la cinquième, ces deux prosternations rendraient les raka'ts à un nombre pair. Et si cette raka't était la quatrième, ces deux prosternations seraient une humiliation du démon»
- Muwatta Malik, n°216
Abdallah Ibn Bouhaina a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous fit une prière et se leva de la deuxième raka't sans s'asseoir, et les gens firent de même. La prière complétée, nous nous attendions à sa salutation finale, or il fit le takbir, puis deux prosternations. étant assis, avant la salutation finale, puis il salua»
- Muwatta Malik, n°217
Abdallah Ibn Bouhaina a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur r lui la grâce et la paix d'Allah nous fit la prière du midi où il se leva après la deuxième raka't sans s'asseoir. Au sujet de l'homme, qui après avoir fait quatre raka'ts, se lève, récite, s'incline et en relevant la tête de l'inclinaison, se rappelle qu'il a fait les quatre raka'ts, Malek a dit: «qu'il revient s'asseoir sans se prosterner, même s'il a fait une seule prosternation, il n'aura pas à faire l'autre. Quand il termine sa prière, qu'il fasse, assis, deux prosternations, après la salutation finale». Chapitre XVIII De ce qui cause la distraction en priant
- Muwatta Malik, n°218
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Abou Jahm Ibn Houzaifa avait présenté à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) une «Khamissa» (sorte de vêtement) qui renferme des dessins; il fit la prière en la portant; complétant sa prière, il dit: «rends cette Khamissa à Abou Jahm, car regardant ses dessins en priant, je faillis être troublé»
- Muwatta Malik, n°219
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) porta une Khamissa qui renfermait des dessins, puis il la donna à Abou Jahm, et prit en échange une «Anbijania» (Vêtement de tissu grossier, ne renfermant pas de dessins). Abou Jahm demanda: «Pourquoi fais- tu cela, O Envoyé d'Allah»? Il lui répondit: «je passais le temps, à regarder ses dessins, en priant »
- Muwatta Malik, n°220
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté: «faisant la prière dans son jardin, Abou Talha Al-Ansari regarda un petit ramier s'envoler devant lui, à la recherche d'une issue. Comme cela plut à Abou Talha, il le suivait de son regard un laps de temps, puis, s'apercevant, qu'il était en prière, il lui est arrive de ne plus se rappeler de nombre des raka'ts qu'il a fait. Il se dit:, «mes biens m'ont causé un certain trouble». Il vient retrouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui fit part de ce qu'il lui est arrivé en lui disant à la fin: «je fais de ce jardin une aumône en vue d'Allah, tu peux en disposer»
- Muwatta Malik, n°222
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous se lève pour faire la prière, satan vint lui troubler l'esprit au point d'oublier le nombre des raka'ts qu'il a fait. Quand cela lui arrive, qu'il fasse deux prosternations, tout en restant assis»
- Muwatta Malik, n°236
Malek a rapporté que Ibn Chéhab disait: «Celui, qui, le jour du Vendredi, parvient à faire en commun, une seule raka't, qu'il complète sa prière par une deuxième». Ibn Chéhab ajouta: «telle est la tradition». Malek a dit: «C'est bien, ce que j'ai trouvé les hommes versés, suivre à Médine, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui parvient à prier une raka't en commun, c'est comme s'il a fait toute la prière en commun». On demanda à Malek, au sujet de l'homme, qui le jour du Vendredi, rencontre une foule de gens, et arrive à s'incliner sans pouvoir se prosterner jusqu'à ce que l'imam se lève ou qu'il achève la prière? Il répondit: «Si, après son inclinaison, il arrive à se prosterner lorsque les fidèles se lèvent (de leur prosternation), qu'il se prosterne, et s'il ne peut pas le faire qu'au moment où l'imam termine sa prière, il m'est de préférence que cet homme fasse la prière de quatre raka'ts (Notons que la prière du Vendredi, est formée de deux raka'ts). Chapitre IV De celui, qui le jour du Vendredi, subit un saignement du nez
- Muwatta Malik, n°240
On rapporta à Yahia Ibn Sa'id que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pourquoi l'un de vous ne se procure de deux vêtements, qu'il porte le jour du Vendredi, à part ses deux vêtements du travail»
- Muwatta Malik, n°243
Al-Dahhaq Ibn Qais demanda à An- Nou'man Ibn Bachir: «quelles sourates, récitait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le jour du Vendredi après celle du "Juma"«Vendredi»?. Il lui répondit: «Il récitait la sourate «Al Ghashiyah (Coran, LXXXVIII)
- Muwatta Malik, n°246
Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: « Une nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit une certaine prière dans la mosquée, les hommes la firent également. La nuit qui suit, les hommes devinrent nombreux, puis la troisième nuit puis la quatrième, et leur nombre s'accroît, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fit pas la prière. Le lendemain matin, il leur dit: «J'ai vu, ce que vous avez fait, ce qui m'a empêché de venir vous voir, c'était la peur que cette prière ne devienne une obligation». Cela se déroula à Ramadan
- Muwatta Malik, n°247
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) désirait passer les nuits de Ramadan en priant, sans qu'il impose de telles prières aux musulmans. Il leur dit: «Celui qui passe les nuits de Ramadan avec foi et conviction de la récompense, ses fautes antérieures lui seront effacées». Ibn Chéhab ajouta «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, les hommes ne cessèrent de suivre cette tradition même au temps où Abou Bakr fut calife et au début du califat de Omar Ibn Al-Khattab». Chapitre II Des prières (surérogatoires) au mois de Ramadan
- Muwatta Malik, n°252
Abdallah Ibn Abou Bakr a rapporté qu'il a entendu son père dire: «quand nous terminions la prière au mois de Ramadan, nous hâtions les domestiques dans la préparation du manger avant que nous soyons surpris par l'aurore». (256 - Bis): Ourwa a rapporté que Zakwan affranchi posthume de Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faisait la prière avec Aicha durant les nuits du mois de Ramadan. MOUATTAA Livre 7 La Prière nocturne Chapitre Premier La prière nocturne
- Muwatta Malik, n°255
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Je dormais devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et mes pieds se trouvaient dans la direction de sa qibla. Quand il se prosternait, il me les pinçait pour que je les retire, et quand il se levait je les étendais». Elle ajouta: «et à cette époque, les maisons n'étaient pas à lampes»
- Muwatta Malik, n°256
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «lorsque l'un de vous s'assoupit, tout en faisant sa prière nocturne, qu'il aille dormir jusqu'à ce qu'il n'ait plus sommeil, car s'il somnole, il se peut, qu'au lieu de demander à Allah de lui pardonner ses fautes, qu'il se maudisse»
- Muwatta Malik, n°257
On fit savoir à Ismail Ibn Abi Hakim, qu'on a fait part à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'une femme qui passait la nuit en priant. Il demanda: «qui est cette femme»? On lui répondit: «C'est Al-Hawla Bint Touwait qui ne dort jamais la nuit». Comme cela déplut à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de sorte qu'on put remarquer la malaise sur son visage, il dit: «Allah, le Béni et le Très-Haut ne se lasse pas de vous (récompenser pour vos œuvres pies) tant que vous ne vous lassiez pas de les faire. Faites de ces œuvres tant que vous en êtes capables»
- Muwatta Malik, n°261
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière nocturne de onze raka'ts dont la dernière était impaire. Une fois, la prière achevée, il se couchait sur le côté droit»
- Muwatta Malik, n°262
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, demanda à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) comment était la prière nocturne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant le mois de Ramadan»? Elle répondit: «Au mois de Ramadan, et aux autres mois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne faisait pas plus que onze raka'ts. Il débutait par quatre, et ne me demandez pas ni de leur durée, ni de leur perfection, puis quatre autres suivantes qui étaient aussi durables et parfaites, et enfin, il faisait trois raka'ts». Je lui dis: «ô Envoyé d'Allah! dors-tu avant de faire une raka't impaire»? Il répondit: «ô Aicha! Mes yeux se ferment, quant à mon cœur il ne dort pas»
- Muwatta Malik, n°264
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a passé une nuit chez sa tante Maimouna, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Il dit: «Je m'étendais au milieu du coussin (il s'agit du matelas) tandis que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et sa femme s'étendaient au sens de la longueur. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'endormit jusqu'à minuit; un peu avant ou un peu après minuit, il se réveilla, s'assit en se frottant le visage afin de bien se réveiller; il récita les dix derniers versets de la sourate «La Famille de Imran», puis il se leva pour se servir de l'eau contenue dans une outre accrochée et faire parfaitement ses ablutions, ensuite il pria. Ibn Abbas ajouta: «Je me levai pour faire pareillement, puis je me tins à côté de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui mit sa main droite sur ma tête, me prit l'oreille droite en la frottant. Il fit une prière de deux raka'ts, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres ensuite une raka't impaire. Après cela, il s'étendit jusqu'à ce que le muezzin vint le retrouver, il se leva pour faire deux raka'ts légères, ensuite il se rendit à la mosquée pour faire la prière de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°266
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la prière nocturne ; il lui répondit: «elle se fait par deux raka'ts répétées si l'un de vous craint d'être surpris par le moment de la prière de l'aurore, qu'il fasse une raka't qui rendra sa prière impaire»
- Muwatta Malik, n°267
Ibn Mouhairiz a rapporté qu'un homme de Bani Kinana appelé Al-Moukhadji avait entendu un homme en Syrie appelé Abou Mouhammad, dire: «la raka't impaire est obligatoire». Al-Moukhadji ajouta: «J'allais trouver Oubada Ibn As-Samett alors qu'il se dirigeait vers la mosquée, en lui barrant la route et en lui faisant part des propos de Abou Mouhammad. Oubada me répondit: «Abou Mouhammad a menti, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «cinq prières ont été prescrites par Allah, à Lui la puissance et la gloire, à ses adorateurs, celui qui les observe sans rien manquer par négligeance, aura conclu avec Allah un pacte qui le fera entrer au Paradis. Celui qui les néglige, ne jouira pas de ce pacte et Allah le châtiera s'il veut, ou le fera, s'Il le veut, entrer au Paradis»
- Muwatta Malik, n°268
Sa'id Ibn Yassar a rapporté: «J'étais avec Abdallah Ibn Omar, en marche vers la Mecque. Comme je craignis d'être surpris par la prière de l'aurore, je descendis (de ma monture) et je fis une raka't impaire, puis je le rejoignis.Il me demanda: «où étais-tu»? Je lui répondis: «comme je craignis d'être surpris par la prière de l'aurore, je descendis et fis une raka't impaire». Abdallah répliqua: «N'as-tu pas eu en l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), un exemple»? «Certes oui, dis-je». Il reprit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait (parfois) la raka't impaire tout en étant sur son chameau»
- Muwatta Malik, n°270
Un homme demanda à Abdallah Ibn Omar au sujet de la raka't impaire; est-elle obligatoire»? Il lui répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'a faite ainsi que les musulmans». Comme l'homme insista sur la question, Abdallah lui donna la même réponse»
- Muwatta Malik, n°271
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui craint de ne plus se lever la nuit pour prier, jusqu'au matin, qu'il fasse une raka't impaire avant de se coucher. Quant à celui qui sera assuré de se réveiller la nuit, qu'il ne fasse cette raka't impaire qu'à la fin de la nuit»
- Muwatta Malik, n°282
Hafsa, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), «après que le muezzin ait fait le premier appel à la prière de l'aurore, il faisait deux raka'ts légères, avant le deuxième appel». 286) 30 - Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts légères avant la prière de l'aurore, si courtes, au point que je me disais, «a-t-il récité la mère du Livre ou non»
- Muwatta Malik, n°284
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté: «En ayant entendu le deuxième appel à la prière, les hommes se levèrent pour faire (deux raka'ts légères) avant celle de l'aurore.En arrivant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «deux prières à la fois» deux prières à la fois»? Il s'agit des deux raka'ts surérogatoires avant la prière canonique de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°288
• Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la prière en commun est de vingt-cinq fois de plus valorisée que celle de l'un de vous s'il la fait tout seul»
- Muwatta Malik, n°289
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «par celui qui a mon âme en sa main! Je pensais ordonner qu'on m'apporte du bois, de faire l'appel à la prière et de charger quelqu'un afin de la présider, puis de me rendre chez des gens pour les brûler dans leurs demeures. Par celui qui a mon âme en sa main! si l'un de ces gens-là savait trouver un os gras ou de bons pieds de moutons, il n'aurait pas manqué à prendre part de la prière du soir»
- Muwatta Malik, n°292
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «marchant sur une route, un homme trouva une branche d'arbre épineux, il l'écarta. Allah lui fut reconnaissant, et lui pardonna ses fautes» Puis il dit: «les martyrs sont au nombre de cinq suivant les causes de leur décès: de par la peste, de par la colique, de par la noyade, de par l'éboulement,ou d'être martyr (dans un combat) dans le chemin d'Allah. Il ajouta: «si les gens savaient le mérite qu'on obtient à faire l'appel à la prière et d'être au premier rang, et qu'ils ne trouvaient d'autre moyen que le tirage au sort, ils auraient tiré au sort. Et s'ils savaient la récompense reçue, à venir si tôt à la prière, ils seraient accourus, s'ils savaient la récompense qu'il y a dans les prières de l'aube et du soir, ils se seraient rendus en se traînant à quatre pattes»
- Muwatta Malik, n°293
Abou Bakr Ibn Soulaiman Ibn Abi Hathama a rapporté que Omar Ibn Al Khattab ne trouva pas Soulaiman Ibn Abi Hathama (dans la mosquée) à la prière de l'aurore. Puis Omar se rendit au marché sachant que la demeure de Soulaiman se trouvait sur le chemin entre le marché et la mosquée du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Passant par «Al-Chifa», il trouva la mère de Soulaiman et lui dit: «Je n'ai pas vu Soulaiman, à la prière de l'aurore»? Elle lui répondit: «comme il passa la nuit en priant, il fut pris par le sommeil». Omar répliqua: «faire la prière de l'aurore en commun me vaut mieux que de passer une nuit entière à prier»
- Muwatta Malik, n°295
Mihjan a rapporté: «Se trouvant avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans une assemblée, on fit le premier appel à la prière. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva et fit la prière puis revint alors que Mihjan n'avait pas quitté sa place, ne prenant pas part à la prière. Il lui demanda: «Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les hommes? n'es-tu pas un musulman»? Mihjan répondit: «Certes, oui! Envoyé d'Allah mais j'avais déjà fait la prière avec ma famille». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Quand tu te trouves avec des hommes, prie avec eux, même si tu as déjà fait la prière»
- Muwatta Malik, n°300
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «si l'un de vous préside la prière, qu'il l'allège, car parmi les hommes, se trouve le faible, le malade, l'âgé. Mais quand il prie seul, qu'il allonge la prière autant qu'il le veut»
- Muwatta Malik, n°303
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tomba de son cheval, et son côté droit fut éraflé. Il fit une de ses prières, assis, et nous la fîmes comme lui. La prière achevée, il nous dit: «L'imam n'a été institué que pour en être suivi dans la prière; s'il la fait debout, faites-la de même; quand il s'incline, inclinez-vous, et quand il relève la tête, relevez les vôtres. Quand il dit: «Allah écoute ceux qui le louent», dites:«Notre Seigneur, à Toi la louange». S'il fait la prière assis, faites-la pareillement»
- Muwatta Malik, n°304
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «étant malade, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière assis et les hommes la firent debout; il leur fit signe de s'asseoir. La prière achevée, il leur dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi. Quand il s'incline, inclinez-vous, quand il relève la tête, relevez les vôtres, et s'il la fait assis, faites-la assis»
- Muwatta Malik, n°305
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), au cours de sa maladie, se rendit (à la mosquée) et trouva Abou Bakr debout présidant la prière avec les hommes. Le voyant, Abou Bakr, voulait reculer, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui fit signe de garder sa place; et il s'assit à côté de Abou Bakr, qui suivit la prière de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les hommes suivirent Abou Bakr». Chapitre VI De la valorisation de la prière faite debout par rapport à celle qui est faite assis
- Muwatta Malik, n°307
• Abdallah Ibn Amr Ibn Al-As a rapporté: «Arrivés à Médine, une épidémie nous enfiévra. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit (à la mosquée) et trouva que les hommes faisaient une prière surérogatoire assis. Il leur dit: «la prière faite par un homme assis vaut (en récompense) la moitié que celle faite debout». Chapitre VII La prière surérogatoire faite assis
- Muwatta Malik, n°309
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'elle n'a jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière nocturne assis que lorsqu'il est devenu âgé. Il récitait assis, et quand il voulait se lever pour s'incliner, il restait debout le temps de réciter trente ou quarante versets, puis il s'inclinait»
- Muwatta Malik, n°310
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière et récitait assis. Quand il lui restait de la récitation, environ trente ou quarante versets, il se levait (pour poursuivre) sa récitation debout, puis il s'inclinait et ensuite il se prosternait. Il agissait de même au cours de la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°316
Omar Bin Abi Salama a rapporté qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prier, portant un seul vêtement en s'y enveloppant, chez Oum Salama. Il mettait ses extrémités sur ses épaules
- Muwatta Malik, n°317
Abou Houraira a rapporté qu'un homme demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la prière en portant un seul vêtement, il lui répondit: «Est-ce que chacun de vous, possède-t-il deux vêtements»?
- Muwatta Malik, n°321
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui ne trouve pas deux vêtements pour faire la prière, qu'il porte un seul en s'y enveloppant. Si ce vêtement est court, qu'il le mette autour de sa taille comme un izar». Malek a dit: «il m'est préféré, que l'homme qui porte une seule tunique pour prier, mette sur ses épaules un autre vêtement ou un autre turban». Chapitre X De l'autorisation à la femme qui prie de porter une chemise et un voile
- Muwatta Malik, n°327
Mou'az Ibn Jabal a rapporté, que l'année de Tabouk, lors de cette expédition, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) réunissait les deux prières celle du midi et de l'asr, puis celle du coucher du soleil, et celle du soir. Poursuivant, Mou'az dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) retarda,un jour, la prière sortit (de son appartement) et fit les deux prières du midi et de l'asr, toute deux réunies, puis il entra chez lui. De nouveau, il sortit, pour prier, réunissant les deux prières du coucher du soleil et du soir, et dit, finalement à ses fidèles: «S'il plut à Allah, vous allez être, demain, à la source de Tabouk; cependant, vous n'allez arriver qu'une fois que le soleil en est très haut au ciel. Celui qui y parviendra qu'il n'y touche pas à l'eau de la source, avant que je n'y sois arrivé». Et Mou'az continuant son récit dit: «Nous y arrivâmes, mais deux hommes nous y avaient devancé et la source d'eau brillait encore de quelques gouttes d'eau. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur a demandé: «Avez-vous touché à son eau»? Les deux hommes répondirent: «Oui». L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les remontra en leur adressant ce que Allah voulut, de réprimandes. Les fidèles, quant à eux, se mirent à puiser de l'eau peu à peu, de sorte que lorsqu'ils en eurent assez, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se lava le visage et les mains, rendant ensuite cette petite quantité d'eau à la source, qui coula à flots. Les hommes burent et donnèrent à boire à leurs montures. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «O Mou'az! Si une longue vie te sera accordée, tu verras cette place rendue à des jardins comme des paradis»
- Muwatta Malik, n°328
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait hâter sa marche, il réunissait les deux prières du coucher du soleil, et du soir»
- Muwatta Malik, n°329
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les deux prières du midi et de l'asr, réunies, puis celles du coucher du soleil et du Isha (soir) également réunies, sans qu'ils ne soient en voyage, et sans qu'il y ait un danger». Malek a dit: «Je pense que cela, a été fait, dans un temps pluvieux»
- Muwatta Malik, n°332
On rapporta à Malek, que Ali Ibn Houssein disait: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait à voyager une journée (dans ses expéditions), il réunissait les deux prières du midi et de l'asr. Et, s'il voulait poursuivre sa marche, encore durant la nuit, il réunissait celles du coucher du soleil et du soir». Chapitre II La prière abrégée en voyage
- Muwatta Malik, n°353
Abou-Houbab Sa'id Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Omar a dit: J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière, en montant sur un âne, alors qu'il partait à Khaibar»
- Muwatta Malik, n°354
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en voyageant, faisait la prière tout en étant sur sa monture, quelque soit sa direction» (Il s'agit des prières surérogatoires)». Abdallah Ibn Dinar ajouta que Abdallah Ibn Omar agissait ainsi»
- Muwatta Malik, n°358
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière de «Al-douha», que je ne l'ai faite moi-même. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne persévérait pas dans certaines pratiques cultuelles, bien qu'il aimait les faire de peur que les gens ne croient que cela leur est prescrit»
- Muwatta Malik, n°360
Anas Ibn Malek a rapporté que sa grand-mère Moulaika avait invité l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à un repas qu'elle lui avait préparé, le repas terminé, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous dit: «Levez-vous, afin que je vous fasse une prière». Anas ajouta: «Je lui apportai une natte toute noircie sous l'effet du long usage, et je l'aspergeai de l'eau. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'y tint debout, l'orphelin et moi derrière lui, et la vieille femme dernière nous. Il nous fit une prière de deux raka'ts puis il partit»
- Muwatta Malik, n°362
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous prie, qu'il ne laisse personne passer devant lui, et qu'il la repousse autant qu'il puisse le faire. Si cette personne insiste, qu'il le combatte car ce n'est qu'un démon»
- Muwatta Malik, n°380
Ourwa a rapporté de son père que Abdallah Ibn Al-Arqam présidait la prière qu'il faisait avec les hommes; un jour, et au moment de la prière, il alla satisfaire un besoin naturel puis revint et dît aux gens: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si l'un de vous a besoin de satisfaire un besoin naturel, qu'il le fasse avant de prier»
- Muwatta Malik, n°382
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les anges ne cessent de prier pour l'un de vous tant qu'il reste là où il a fait sa prière à moins qu'il ne décharge rien. Ils disent: «Grand Allah! Pardonne-lui, Grand Allah! Fais-lui miséricorde». Malek a dit :"Je ne considère pas ces paroles "qu'il ne décharge rien" veulent dire autre chose que une décharge qui annule les ablutions
- Muwatta Malik, n°388
Abou Katada Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous entre dans la mosquée, qu'il fasse deux raka'ts avant de s'asseoir»
- Muwatta Malik, n°392
Sahl Ibn Al Sa'idi a rapporté le récit suivant: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit chez Bani Amr Ibn Awf pour les réconcilier. Le moment de la prière venue, le muezzin vint trouver Abou Bakr et lui dit: « Feras-tu faire la prière aux gens afin que je fasse le deuxième appel»? ' II lui répondit: «Certes oui». Abou Bakr entama la prière, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) retourna alors que les gens priaient. Il se fraya un chemin parmi les hommes pour se mettre en rang, qui en le voyant, commencèrent à battre les mains, Abou Bakr, eu priant, ne se tournait jamais dans sa prière, mais comme les gens continuèrent à battre les mains, il se tourna et vit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui fit signe de garder sa place. Abou Bakr, leva alors les mains, en louant Allah de l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) puis il recula pour se mettre en rang; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'avança et poursuivit la prière. La prière achevée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abou Bakr: «Qu'est- ce qui t'a empêché de rester à ta place après que je t'aie ordonné»? Abou Bakr répondit: «Il ne convient pas que Ibn Abi Kouhafa prie devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressa alors aux fidèles en disant: «pourquoi vous ai-je vu battre les mains si longuement? Lorsqu'une chose survint à l'un de vous au cours de la prière, qu'il dise:«Gloire à Allah», car en faisant cette glorification, on fera attention a lui. Les applaudissements avec les mains, ne conviennent qu'aux femmes»
- Muwatta Malik, n°398
Abou Mass'oud Al-Ansari a rapporté: «étant dans une assemblée chez Sa'd Ibn Oubada, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint vers nous. Bachir Ibn Sa'd lui dit: «Allah nous a ordonné de prier pour toi ô Envoyé d'Allah. Comment devons-nous le faire»? Il garda le silence à un tel point que nous souhaitions ne plus lui poser une telle question, puis il répondit: «dites: «Grand Allah! Prie pour Mouhammad et pour la famille de Mouhammad, comme Tu as prié pour Ibrahim. Bénis Mouhammad et la famille de Mouhammad comme Tu as béni la famille de Ibrahim. Tu es digne de louange et de gloire». Quant au salut, il est comme vous le savez». Allahumma salli ala Muhammad wa ali Muhammad kama sallaita Ibrahim, wa baraka ala Muhammad wa ali Muhammad kama baraktaala ali Ibrahim. Fi'l alamin, innaka Hamidu'm - Majid
- Muwatta Malik, n°399
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts (surérogatoires) avant la prière canonique du midi, deux autres après et deux raka'ts après celle du coucher de soleil chez lui, ainsi que deux autres après celle du soir. Le jour du Vendredi, il priait deux raka's chez lui après que la prière du Vendredi ait été achevée»
- Muwatta Malik, n°403
Al- Nou'man Ibn Mourra a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit aux fidèles: «que pensez-vous du buveur du vin, du voleur et du fornicateur»? Cela, a été dit avant que Allah ait fait une révélation à leur sujet. On lui répondit: «Allah et son Envoyé sont beaucoup plus informés». Il répliqua: «leurs actes sont des péchés abominables et ils sont sanctionnés. Et le pire des vols commis, est celui d'un homme qui fait la priere». On lui demanda: «Comment peut-on voler de sa prière ô Envoyé d'Allah». Il reprit: «Il ne fait pas à la perfection, ni ses inclinaisons, ni ses prosternations
- Muwatta Malik, n°404
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pratiquez une partie de vos prières dans vos demeures». (Il s'agit des surérogatoires)
- Muwatta Malik, n°412
Abou Katada Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait (parfois) la prière en portant Oumama la fille de Zainab la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de Abi Al'-As Ibn Rabi'a Ibn Abd Chams. Quand il se prosternait, il la mettait à terre, et quand il se levait, il la portait»
- Muwatta Malik, n°413
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les anges de la nuit et du jour se succèdent à vous, et ils se réunissent au moment de la prière de l'asr, et de celle de l'aurore. Ceux qui ont passé la nuit parmi vous, montent (au ciel); Allah leur demande, bien qu'Il sache mieux qu'eux: «Comment avez-vous laissé Mes adorateurs? Ils lui répondent: «nous les avons laissés en prière et quand nous nous rendîmes chez eux, nous les trouvâmes toujours priant»
- Muwatta Malik, n°414
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté : «(au cours de sa maladie) l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ordonnez Abou Bakr de faire la prière (en la présidant) avec les gens». Aicha ajouta: «Je lui répondis: «Ô Envoyé d'Allah! Si Abou Bakr, tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, demande plutôt à Omar». Il répliqua: «Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière avec les gens». Aicha poursuivit: «Je dis alors à Hafsa: «Dis lui, que si Abou Bakr tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, donne l'ordre donc à Omar, qu'il la fasse». Hafsa, ayant fait ce que je lui avais dit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Vous en êtes comme les dames égyptiennes de Youssouf! Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière des hommes». Hafsa dit alors à Aicha: «Jamais, je ne m'attendais à du bien de ta part»
- Muwatta Malik, n°415
Oubaidallah Ibn Adi Ibn Al-Khiar a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), étant assis parmi les hommes, un homme vint lui confier un secret et personne n'a pu savoir ce qu'il lui avait dit, jusqu'à ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous la dévoile. L'homme lui avait demandé l'autorisation de tuer un des hypocrites. Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous le fit savoir, il s'écria:«cet hypocrite ne témoigne-t-il pas qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, et que Mouhammad est l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)? L'homme répondit: «Certes, oui, mais son témoignage n'est plus valable». Il répliqua: «Ne fait-il pas la prière»? Oui, dit l'homme, mais sa prière n'est plus acceptable». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria alors: «Voilà, ceux que Allah, m'a interdit» (à savoir de les tuer)
- Muwatta Malik, n°417
Mahmoud Ibn Al-Rabi Al-Ansari a rapporté que Itban Ibn Malek, présidait la prière de ses contribules, alors qu'il était aveugle, il a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Il arrive parfois que la nuit soit obscure, et que le temps soit pluvieux et qu'il y ait beaucoup d'eau dehors, et je suis aveugle, rendez-vous chez moi, ô Envoyé d'Allah et faites la prière dans un endroit que je le prenne comme oratoire». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla chez Itban et lui dit: «Où veux-tu que je prie»? Il lui indiqua un coin de la maison, où l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière»
- Muwatta Malik, n°423
Sa'id Ibn Abi Waqas a rapporté d'après son père qu'il a raconté: «Il y avait deux frères, dont l'un périt avant l'autre de quarante nuits. Comme on venait de mentionner les vertus du premier auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il demanda: «l'autre, n'était-il pas musulman»? On lui répondit: «Certes, oui, ô Envoyé d'Allah, et il n'était pas mauvais». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Savez-vous où ses prières l'ont-elles conduit? Or la prière est comparable à une rivière dont l'eau est abondante et pure, qui passe devant la porte de l'un de vous où il se lave cinq fois par jour. Que pensez-vous après cela? Lui resterait-il, la moindre crasse? Vous ignorez, donc, où est-il parvenu grâce à ses prières»
- Muwatta Malik, n°426
Talha Ibn Oubaid a raconté: «Un homme, des habitants de Najd, les cheveux hirsutes, vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui parla d'une voix si haute qu'on ne put rien comprendre de ce qu'il disait; jusqu'à ce qu'il fut tout proche de nous; c'est alors que nous connûmes qu'il lui demandait au sujet de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Elles sont cinq prières le jour et la nuit». L'homme répliqua: «devrai-je faire d'autres»? Il lui répondit: «non, à moins que tu ne fasses d'autres surérogatoires». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) poursuivit: «Et le jeûne du mois de Ramadan». L'Homme, de nouveau, demanda: «Devrais-je jeûner en d'autres mois»? Non, à moins que tu ne fasses un jeûne bénévole». Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui mentionna le Zakat, l'homme répliqua: «Devrai-je m'acquitter d'autre»? Non, dit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à moins que tu ne fasses des aumônes». L'Homme partit en disant: «Par Allah! Je ne ferais rien de plus rien de moins». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «il réussira, s'il est sincère»
- Muwatta Malik, n°427
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous s'endort, le diable vient faire trois nœuds, sur le derrière de sa nuque en lui frappant chaque nœud, et en disant: «Dors, toute une longue nuit». Si l'homme s'éveille et mentionne Allah, un nœud se détache, quand il fait ses ablutions, le second se dénoue, et enfin quand il fait la prière, le troisième n'est plus noué. Au matin, il sera énergique, l'âme calme; sinon, il sera, au matin, indolent et de mauvaise humeur». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 10 Les deux fêtes Chapitre Premier La lotion le jour des fêtes, les deux appels à la prière dans ces deux jours
- Muwatta Malik, n°428
Malek a rapporté qu'il a entendu, plus d'un uléma dire: «Du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jusqu'aujourd'hui, on ne faisait, ni à la fête de «Al-fitr» (la rupture du jeûne), ni à celle de «Al-adha» (le jour du sacrifice), le premier et le deuxième appel à la prière». Malek a dit: «Telle est la tradition suivie incontestablement»
- Muwatta Malik, n°432
Abou Oubaid, l'esclave de Ibn Azhar a dit: «J'ai assisté à la fête, avec Omar Ibn Al-Khattab, qui fit la prière, puis la prière achevée fit le prône en disant: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de jeûner ces deux jours: le jour de la fin du jeûne (de Ramadan) et l'autre le jour où vous mangez de la chair de vos animaux victimes». Abou Oubaid ajouta:«Puis j'ai assisté au jour de la fête avec Osman, qui vint à la mosquée, faire la prière, ensuite, achevant la prière, il fit le prône et dit: «aujourd'hui, deux fêtes se sont réunies pour vous (c'était un jour de vendredi). Celui qui habite à «Al-Alia» (les bourgs entourant la Médine) et veut attendre la prière du Vendredi. Qu'il l'attende, et celui qui désire retourner chez lui, je le lui autorise». Poursuivant, Abou Oubaid dit: «J'ai assisté aussi à la fête avec Ali Ibn Abi Taleb (à la période où Osman était assiégé), Ali vint à la mosquée, fit la prière puis le prône». Chapitre III De l’ordre de prendre le petit déjeuner avant de se rendre à la mosquée (à la fête du fitr)
- Muwatta Malik, n°435
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab demanda à Abou Waqed Al-Laithi au sujet de la récitation faite par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les jours des deux fêtes, de Al-fitr, et Al-adha»? Il lui répondit: «il récitait les deux sourates: «Qaf, par le glorieux Coran» (Coran L) et «L'heure approche et la lune se fend» (Coran LIV)»
- Muwatta Malik, n°443
Nafé a rapporté: «Quand on demandait Abdallah Ibn Omar, au sujet de la prière de danger, il répondait: «L'imam préside la prière avec un certain nombre d'hommes, en complétant une raka't, alors que les autres qui n'ont pas encore prié, feront face à l'ennemi. Ceux qui ont déjà fait une raka't avec l'imam, reculent pour céder leur place à ceux qui ne l'ont pas encore faite, sans cependant faire la salutation finale. Ainsi, les seconds devancent pour faire une raka't avec l'imam, qui, lui, ayant déjà complété les deux raka'ts, quitte le lieu de la prière; à ce moment, les hommes dans chacune des deux catégories, font seuls l'autre raka't, et toute personne peut compléter sa prière en faisant deux raka'ts. S'il y a un danger imminent, les hommes font la prière tout en étant debout, ou même montés sans toutefois que leur direction ne soit la qibla».Nafé ajouta: «Je crois que Abdallah Ibn Omar n'aurait pas rapporté ce Hadith s'il ne l'avait pas entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°445
Aicha , la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Il y eut une éclipse du soleil, du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Il fit une prière avec les hommes où il se tint debout et demeura longtemps, puis il s'inclina pour une longue durée pour se lever de nouveau et resta debout cependant moins que la première fois. Puis il s'inclina pour une durée moins longue que la première inclinaison, puis releva la tête et se prosterna. Au cours de la deuxième raka't. il agit pareillement à la première; la prière achevée, le soleil se dégagea, alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se tourna vers les hommes, loua Allah et l'exalta, puis il fit ce prône: «Le soleil et la lune sont deux signes d'entre les signes d'Allah,qui ne s’éclipse pas ni à la naissance, ni à la mort de quiconque. Ainsi si vous êtes témoins de ce phénomène, invoquez Allah, proclamez Sa Grandeur et faites l'aumône». Puis il ajouta: «O communauté de Mouhammad! Par Allah! Nul n'est jaloux plus que Allah. Lorsque son serviteur ou sa servante commet l'adultère.Ô communauté de Mouhammad! Par Allah! Si vous saviez ce que je sais. Vous auriez ri peu mais beaucoup pleuré»
- Muwatta Malik, n°446
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Il y eut une éclipse .alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se trouvait avec les hommes. Il se leva pour prier avec eux, et demeura debout, le temps de réciter environ la sourate «La Vache», puis il fit une longue inclinaison, et releva ensuite la tête pour rester debout dans une durée moins longue que la première fois; il s'inclina ensuite pour un temps moins long que celui de la première inclinaison puis il se prosterna. Après cela, il se leva et demeura debout pour un temps moins long que celui de la première fois, puis s'inclina pour une durée moins longue que celle de la première inclinaison, releva la tête et resta ainsi debout pour un temps moins long que la première fois, puis il s'inclina de nouveau pour un temps moins long que la fois précédente, ensuite il se prostema. La prière achevée, le soleil se dégagea, il dit: «le soleil et la lune sont deux signes d'entre ceux d'Allah, qui ne subissent pas une éclipse à cause, soit de la mort de quelqu'un, soit de sa naissance. Or, si vous assistez à ce phénomène, invoquez Allah»? On lui demanda: «Ô Envoyé d'Allah nous t'avons vu prendre quelque chose de ta place, puis tu t'es reculé»? Il répondit: «Je viens de voir le Paradis et j'ai voulu cueillir une grappe de ses raisins. Or, si je l'avais prise, vous en auriez mangé tant que le monde existe. J'ai vu également l'Enfer, et je n'ai jamais vu un spectacle aussi horrible que celui que j'ai vu aujourd'hui. J'ai vu que les femmes étaient de majorité en Enfer». On lui demanda: «pourquoi cela, ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «à cause de leur infidélité». On répliqua: «Seraient-elles infidèles à Allah»? Il rétorqua: «elles sont infidèles à leurs maris et elles sont ingrates. Si tu fais du bien à l'une d'elles toute la vie, et qu'elle voit ensuite de ta part une chose qui lui déplait, elle s'écriera: «Je n'ai jamais reçu de toi la moindre chose»
- Muwatta Malik, n°447
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté: «Une juive vint lui demander une aumône en lui disant: «Que Allah te préserve du châtiment de la tombe». Aicha demanda ensuite à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si les hommes, sont châtiés dans leurs tombes»? Il lui répondit en se réfugiant auprès d'Allah contre le tourment de la tombe». Puis un matin, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) enfourcha sa monture et il y eut une éclipse du soleil. Il revint au moment de «Al-douha» et passa entre les appartements (de ses femmes); puis il se leva faire une prière et les gens derrière lui. Il resta longtemps debout, puis fit une longue inclinaison, releva ensuite la tête et demeura debout pour une durée moins longue que celle de la première fois, puis il s'inclina de nouveau et fit une inclinaison moins longue que la première, puis releva la tête et ensuite il se prosterna. Il se leva de nouveau, resta debout pour un laps de temps moins long que la première fois, fit une inclinaison moins longue que la première, puis il releva la tête et demeura debout moins longtemps que la première fois, puis il s'inclina pour un temps moins long que sa première inclinaison, ensuite il releva la tête et se prosterna La prière achevée, il dit ce que Allah voulut qu'il dit, et ordonna ensuite aux gens de se réfugier auprès d'Allah contre le châtiment de la tombe». Chapitre II La prière de l’éclipse
- Muwatta Malik, n°448
Asma la fille de Abou Bakr AlSiddiq a rapporté: «Je vins trouver Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il y eut une éclipse du soleil, et je trouvais les gens, ainsi que Aicha, faire la prière». Je me dis: «Qu'on-ils ces gens»? Aicha fit un signe de sa main vers le ciel en disant: «Gloire à Allah». Je lui demandai: «Est-ce un signe»? Elle l'affirma de sa tête. Asma ajouta: «En me levant pour prier, je faillis perdre connaissane, et je versai de l'eau sur ma tête». La Prière terminée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) loua Allah et l'exalta puis il dit: «Il en est des choses que je n'avais jamais vues, et que je vienne de voir de mon siège ci, même le Paradis et L'Enfer. On m'a inspiré que vous allez subir une tentation dans vos tombes pareille à celle de L'Antéchrist ou presque-il y a un doute du rapporteur - (les deux anges viendront) demander à l'un de vous: «Que sais-tu de cet homme»? Le croyant ou l'homme sûr de sa foi (Je ne sais pas au juste lequel de ces deux mots a mentionné Asma) répondra: «Il est Mouhammad, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui nous a apporté les preuves certaines et la bonne voie. Nons avons répondu à son appel, nous avons cru, et nous avons suivi (ses enseignements). Quant à l'hypocrite ou celui qui doute de sa foi (je ne sais pas lequel de ces deux mots a dit Asma, il répondra: «Je ne sais pas. J'ai entendu les gens dire des choses à son sujet et j'ai répété leurs paroles». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 13 La prière pour la chute de la pluie Chapitre Premier Le fait de prier Allah pour la chute de la pluie)
- Muwatta Malik, n°449
Abbad Ibn Tamim a rapporté qu'il a entendu Abdallah Ibn Zaid Al-Mazini dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au «moussalla» (lieu de la prière) pour faire la prière consacrée à l'obtention de la pluie, en changeant la disposition de son vêtement,et en s'orientant vers la «qibla». On demanda à Malek, le nombre des raka'ts à faire dans la prière pour l'obtention de la pluie»? Il répondit: «elles sont deux raka'ts mais l'imam doit les faire avant le sermon. Il fait deux raka'ts, puis le sermon tout en étant debout et invoque Allah en se dirigeant vers la qibla, tout en changeant la disposition de son vêtement.. Au cours des deux raka'ts, il fait la récitation à haute voix, et quand il change la disposition de son vêtement, il met ses extrémités droites à gauche, et les extrémités gauches à droite; et les hommes font de même en se dirigeant vers la qibla tout en étant assis». Chapitre II Ce qu'on doit dire quand on fait cette prière
- Muwatta Malik, n°450
Amr Ibn Chou'aib a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoquait Allah pour obtenir de la pluie, il disait: «Grand Allah! Abreuve tes adorateurs et Tes bêtes, étale Ta miséricorde et rends la vie à Ton pays mort»
- Muwatta Malik, n°451
Anas Ibn Malek a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! les troupeaux ont péri, les routes sont désertées, invoque Allah!» L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoqua Allah, et nous eûmes de la pluie durant une semaine entière d'un vendredi à un autre. Plus tard, un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah les demeures sont détruites, les routes sont inondées et les troupeaux ont péri»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoqua Allah, par ces mots: «Grand Allah! Que la pluie tombe sur les montagnes et les collines, dans les vallées et les forêts». Anas ajouta: «Aussitôt la pluie cessa de tomber sur Médine et le Ciel de cette ville fut découvert et devint comme une encolure d'une chemise». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a manqué la prière pour obtenir de la pluie mais il assiste au prône, puis il veut la faire dans la mosquée ou chez lui quand il rentre? Il répondit: «il aura amplement le choix, il pourra la faire ou s'abstenir». Chapitre III De la demande de la pluie grâce aux étoiles
- Muwatta Malik, n°452
Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous fit la prière de l'aube à «Al-Houdaibia» après qu'il ait plu toute la nuit. La prière achevée, il se tourna vers les gens et leur dit: «Savez-vous ce qu'a dit à votre Seigneur»? On lui répondit: «Allah et son Envoyé le savent mieux que nous». Il reprit: «Ce matin, un de Mes serviteurs est devenu croyant et un autre a cessé de croire en Moi. Celui qui a dit: «Nous avons eu de la pluie grâce à Allah et à Sa miséricorde», c'est le croyant qui ne croit pas aux étoiles; et celui qui a dit: «Nous avons eu de la pluie grâce à telle étoile», ne croit pas en Moi mais croit aux étoiles»
- Muwatta Malik, n°454
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah disait: «Si un nuage se trouve au-dessus de la mer puis il s'avance vers l'est (litt du côté de Syrie), il y aura une pluie abondante». \ (....) 6 - On rapporta à Malek que Abou Houraira disait: «s'il est un matin, et que la pluie ait tombé la nuit: «nous avons eu de la pluie grâce à la victoire que Allah nous a accordée», puis il récitait: «Nul ne retient ce que Allah accorde aux hommes de la miséricorde, et nul, après lui, ne peut donner ce qu'Il retient» (Coran XXXV, 2). MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 14 La Quibla. Chapitre Premier L'interdiction de se tourner vers la qibla quand on a à satisfaire un besoin naturel
- Muwatta Malik, n°455
Abou Ayoub Al-Ansari, le compagnon de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant en Egypte, il dit: «Par Allah! Je ne sais pas quoi faire de ces cabinets de toilette, bien que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'un de vous satisfait un besoin naturel, que sa face ne soit pas orientée vers la quibla et qu'il ne tourne pas le dos vers elle»
- Muwatta Malik, n°457
Wassé Ibn Habban a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «des gens disent: «quand tu satisfait un besoin naturel, que ta face ne soit tournée ni à la qibla, ni à la Maison Sacrée à Jérusalem. Abdallah ajouta: «un jour, je montai sur le toit de l'une de nos demeures, et je vis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) assis sur deux briques, satisfaisant un besoin naturel, tout en étant tourné vers la Maison Sacrée à Jérusalem». Wassé me dit: «Toi, tu es peut-être l'un de ceux qui font leurs prières, appuyé sur tes hanches»? Je répondis: «Par Allah! Je ne sais pas ce que tu veux dire». Malek a dit: «il s'agit de l'homme qui prie en se prosternant sans être soulevé de la terre, et se prosterne en restant comme cloué au sol». Chapitre III De l’interdiction de cracher
- Muwatta Malik, n°458
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit un crachat sur le mur de la Ka'ba, il le frotta, puis s'adressa aux hommes disant: «quand l'un de vous prie, qu'il ne crache pas du côté de la qibla (litt: devant lui) car Allah Le Béni et le Très-Haut se trouve devant lui quand il fait la prière»
- Muwatta Malik, n°460
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «alors que les gens faisaient la prière de l'aube à «Qouba», quelqu'un vint leur dire: «Cette nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reçut une révélation; il a été ordonné de se diriger vers la qibla (en priant), dirigez-vous donc vers elle». Les hommes se tournèrent vers la Syrie, et ensuite ils s'orientèrent vers la qibla»
- Muwatta Malik, n°462
Nafé a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Il y a une qibla, entre l'orient et l'occident, quand on se dirige vers la Ka'ba». Chapitre V La mosquée du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°465
Abdallah Ibn Zaid Al-Mazini a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Entre ma demeure et ma chaire il y a un parterre des jardins du Paradis». Chapitre VI De la sortie des femmes aux mosquées
- Muwatta Malik, n°469
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait su, ce que les femmes faisaient à la mosquée, il la leur aurait interdite comme on avait interdit aux Israélites (de se rendre aux Synagogues). Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «Je demandai à Amra: «Les Israélites étaient-elles interdites de se rendre aux heures de la prière»? Elle me répondit: «Oui». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 15 Le Coran Chapitre Premier De l'obligation de faire les ablutions avant de toucher le Coran
- Muwatta Malik, n°470
Abdallah Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté que dans la lettre envoyée par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Amr Ibn Hazm, il lui dit: «Défense de toucher le Coran, si l'on n'est pas en état de pureté rituelle». Malek a dit: «un homme qui n'est pas en état de pureté rituelle ne doit pas porter le Coran par le nœud, ni le poser sur un coussin, et si cela était permis, on l'aurait porté dans un sac. Cela n'a pas été interdit pour le fait qu'un homme puisse avoir en main quelque chose qui souille le Coran, mais à cause de son impureté rituelle, par respect du Coran et pour sa vénération». Malek a dit aussi: «Ce verset: «seuls ceux qui sont purs peuvent le toucher» (Coran LVI, 79) est de mieux ce que j'ai entendu à ce sujet, et est de la même valeur que les versets qu'on trouve dans la Sourate «Abassa» quand Allah Le Béni et le Très-Haut dit: «Non, non! vraiment ceci est un Rappel * Quiconque le veut s'en souviendra * II est contenu dans des feuilles vénérées * élevées et purifiées * entre les mains des scribes * nobles et purs» (Coran LXXX, 11-16). Chapitre II De la permission de réciter le Coran sans ablutions
- Muwatta Malik, n°474
Omar Ibn Al-Khattab a rapporté: «J'ai entendu Hicham Ibn Hakim Ibn Hizam réciter la sourate «le discernement» (Al-Fourkan) d'une façon toute autre que la mienne, et dont l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me l'avait apprise. Je fus sur le point de m'irriter contre lui, mais je le laissai terminer, puis de par son vêtement, je le tins et l'amenai auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui disant: «Ô Envoyé du Allah j'ai entendu celui-là, réciter la sourate «Al-Fourkan» d'une façon différente de celle que tu m'a apprise». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «lâche-le», puis il lui dit: «Ô Hicham, récite». Hicham récita la même sourate que j'avais auparavant entendue, puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «C'est ainsi, qu'elle m'a été révélée». Ensuite, il me dit: «Récite-la». Après ma récitation il me dit: «c'est comme ça, qu'elle m'a été révélée, ce Coran m'a été révélé sur sept variantes (de lecture); prenez donc, celle qui vous parait la plus facile (simple)»
- Muwatta Malik, n°475
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui retient le Coran est pareil à un homme qui possède des chameaux attachés. S'il les maintient ainsi, il peut les garder, mais s'il les relâche, ils s'enfuient»
- Muwatta Malik, n°476
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que Al-Hareth Ibn Hicham demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «comment reçois-tu la révélation»?. Il lui répondit:«parfois, je la reçois comme le tintement d'une cloche, qui m'est une façon trés pénible, une fois qu'elle cesse, je saisis ce qui m'a été révélé; d'autre fois, l'ange me vient sous une forme humaine, qui me parle, et je retiens tout ce qu'il m'a dit». Aicha ajouta: «Je l'ai vu recevoir la révélation dans un temps très froid, et une fois qu'elle cessa la sueur commença à couler sur son front. (475) 8- Ourwa a rapporté:La sourate Abassa LXXX) a été révélée au sujet de Abdallah Ibn Oum Maktoum. Il est venu trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui disant: «Ô Mouhammad! fais-moi asseoir à côté de toi», alors qu'étaient présents chez le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un des notables des polythéistes". Le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se détourna de lui en accueillant l'autre avec amabilité et il lui dit: «Ô, le père de tel! Trouves-tu du mal, dans ce que je viens de te dire"? L'autre lui répondit: «Non, je jure par ce qu'on a sacrifié (pour les idoles), je n'y trouve aucun mal». A ce moment, il reçut cette révélation: «il s'est renfrogné et il s'est détourné * parce que l'aveugle est venu à lui» (Coran LXXX)
- Muwatta Malik, n°478
Zaid Ibn Aslam a rapporté que son père a raconté le récit suivant:«dans une de ses expéditions, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) marchait et Omar Ibn Al-Khattab, lui tenait compagnie. Il arriva que Omar posa une question au Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mais sans recevoir une réponse, puis il lui posa la question pour la deuxième fois sans qu'il ait toutefois une réponse; et ce fut pareillement pour la troisième fois. Alors, Omar se dit: «pour trois fois, tu as repris la même question à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sans que tu aies pour autant une réponse». Et Omar ajouta: « je poussai alors mon chameau et arrivai à la tête des hommes en redoutant qu'une révélation du Coran ne fût faite à mon sujet j'étais tel, jusqu'à avoir entendu qu'on m'appella. Je redoutai toujours cette révélation à mon sujet, et arrivé tout près de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je le saluai, et il me dit: «cette nuit, on me fit révéler une sourate qui m'a été plus agréable que quelque autre chose sur laquelle le soleil se lève». Puis il récita: «Oui, nous t'avons accordé une éclatante victoire» (Coran XLVIII)
- Muwatta Malik, n°479
Abou Sa'id a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Parmi vous, sortiront des gens, dont la prière avec la leur, le jeûne et leur pratiques religieuses vous feront penser peu de votre prière votre jeûne et vos pratiques religieuses. Ils réciteront le Coran, sans que leur récitation dépasse leur gosier. Ils sortiront de la religion telle une flèche transperçant le gibier de sorte qu'en regardant sa pointe, elle n'a rien; tu regardes la hampe, elle n'a rien, et tu regardes la barbe, elle n'a rien; tu douteras alors que cette flèche avait été tirée». (....) 11 - On rapporta à Malek, que Abdallah Ibn Omar a mis huit ans pour l'apprentissage de la sourate: «La Vache». Chapitre V De la prosternation quand on récite le Coran
- Muwatta Malik, n°481
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté que Abou Houraira, en priant, récita la sourate «al-Inshiqaq» (Coran LXXXIV,) et il se prosterna. La prière achevée, il leur dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en la récitant, fit une prosternation»
- Muwatta Malik, n°485
Ourwa a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, il récita une sourate où il y a eu une prosternation, dans un jour de Vendredi, puis descendit, fit une prosternation et les hommes firent de même. Omar récita la même sourate un autre jour de Vendredi, et comme les hommes s'apprêtèrent à se prosterner, il leur dit: «Doucement, Allah ne nous a pas prescrit cette prosternation à moins que nous voulons la faire». Il ne s'est pas prosterné et il a empêché les hommes de la faire». Malek dit: «L'imam n'a pas à quitter sa chaire pour faire une prosternation quand il récite un verset qui l'exige». Malek a dit: «nous considérons qu'il y a dans le Coran onze prosternations dont aucune ne se trouve dans les sourates du «Moufassal». Et Malek a dit: «Il ne convient à personne de réciter, après les prières de l'aurore, et de l'asr, du Coran renfermant une prosternation parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit toute prière faite après celle de l'aurore jusqu'au lever du soleil et après celle de l'asr jusqu'à son coucher. Et comme la prosternation fait partie de la prière, il est inconvenable de réciter du Coran, où il y a une prosternation en ces deux moments». On demanda à Malek au sujet de celui qui récite du Coran où il y a une prosternation alors que sa femme a ses menstrues: doit-elle se prosterner»? Il répondit: «ni l'homme, ni la femme n'auront à se prosterner, que quand ils sont en état de pureté». On demanda à Malek, , au sujet d'une femme qui récite du Coran, où il y a une prosternation, alors que son mari est à l'écoute; doit-il se prosterner avec elle II répondit: «Il n'aura pas à se prosterner, car à vrai dire; la prosternation n'est d'exigence que lorsque l'homme se trouve avec d'autres en présidant la prière, alors il récite le verset où il y a une prosternation, il se prosterne et les hommes la font avec lui. Mais au cas où un homme entend un tel verset récité par un autre qui n'est pas son imam, il ne doit pas faire la prosternation. Chapitre VI Les deux sourates «al-Ikhlas et al-Mulk
- Muwatta Malik, n°486
Abou Sa'id Al Khoudri a entendu un homme, réciter toujours en priant, la sourate «al-Ikhlas» (Coran CXII). Comme il trouvait que cette sourate n'est pas tellement suffisante, il se rendit, le matin chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour lui faire part de cela. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Par celui, qui tient mon âme en Sa main, cette sourate est évaluée au tiers du Coran»
- Muwatta Malik, n°487
Abou Houraira a rapporté: «Venant avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Il entendit un homme qui récitait sourate «al-Ikhlas», il dit: «il lui est assuré». Je lui demandai: «qu'est-ce qui lui est assuré, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «le Paradis». Et Abou Houraira ajouta: «Je voulus aller, annoncer la bonne nouvelle, à cet homme, mais je craignis manquer le déjeuner avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); ainsi je me décidai d'avoir, d'abord, le déjeuner avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), puis de me rendre chez l'homme, mais il était déjà parti»
- Muwatta Malik, n°489
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui dit cent fois par jour :« Il n'y a pas d'autre divinité que Allah, l'Unique, II n'a pas d'associé, à Lui la Royauté et la Louange, II est puissant sur toute chose», ces mots lui équivaudront l'affranchissement de dix esclaves, cent bonnes actions lui seront comptées, et cent autres mauvaises effacées. Ils le préserveront du démon toute la journée jusqu'à ce qu'il soit au soir. Nul n'aura acquis mieux que lui qu'un autre qui aura répété ces mots plus que lui»
- Muwatta Malik, n°494
Rifa'a Ibn Rafé a rapporté: «un jour, en faisant la prière derrière l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il dit en relevant la tête de l'inclinaison: «Allah écoute ceux qui le louent» (Sami Allahu liman hamidah). Un homme derrière lui s'écria:«Notre Seigneur, à Toi la louange, des louanges nombreuses bénies et bonnes». (Rabbana wa laka'l hamd kathiran tayiban mubarakan fihi).La prière achevée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)( demanda: «qui a donc proféré ces mots que je viens d'entendre»? L'homme lui répondit: «c'est moi, ô Envoyé d'Allah»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «J'ai vu plus de trente anges qui se hâtaient et chacun voulait être le premier à écrire ces mots». Chapitre VIII De l’invocation d'Allah
- Muwatta Malik, n°497
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous invoque Allah, qu'il ne dise pas: «Grand Allah! Pardonne-moi, si Tu veux; Fais-moi, miséricorde, si Tu veux! Plutôt, qu'il affirme dans sa requête. Nul, n'oblige Allah à ne pas exaucer»
- Muwatta Malik, n°498
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «chacun de vous sera exaucé, à moins qu'il ne se hâte et qu'il ne se dise: «J'ai invoqué, mais je n'ai pas été exaucé»
- Muwatta Malik, n°500
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «m'étant couchée tout près de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je m'éveillai et ne le trouvai pas; je fis promener ma main, et elle toucha ses pieds alors qu'il se prosternait en invoquant Allah par ces mots: «Je me réfugie auprès de Ta satisfaction contre Ton courroux, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, auprès de Toi contre Toi. Je ne puis dénombrer Tes éloges, Toi Tu est comme Tu t'es loué».( Aoudhou bi ridaka min sakhatika, wa bi mouafatika min ouqoubatika wa bika minka, la ouhsiy thana'an alayka, anta kama athnayta ala nafsika)
- Muwatta Malik, n°501
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'invocation la plus méritoire est celle faite le jour de «Arafa». Et les meilleures paroles que j'ai proférées ainsi que tous les Prophètes qui m'ont devancé, sont ce qui suit: «II n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique, il n'a pas d'associé».( (La ilaha illa'llah, wahdahou la sharika lah)
- Muwatta Malik, n°502
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) enseignait aux fidèles cette invocation, comme s'il leur enseignait la sourate du Coran: «Grand Allah! Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne; je me réfugie auprès de Toi contre le tourment de la tombe; je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'antéchrist; et je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort».( Allahumma inniy audhu bika min adhabi jahannama, wa audhu bika min adhabi'l-qabri, wa audhu bika min fitnati'l-mahya wa mamati)
- Muwatta Malik, n°503
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'éveillait, pour prier, au milieu de la nuit, il invoquait Allah par ces mots: «Grand Allah! A Toi la louange. Tu es la lumière des cieux et de la terre, et de ce qu'il y a entre eux. Tu es la Vérité, Tes paroles sont la Vérité, Ta promesse est la vérité. Ta rencontre est une Vérité. Le Paradis est une Vérité, l'Enfer est une Vérité, l'Heure suprême est une Vérité. Grand Allah! Je me remets entièrement à Toi, je crois en Toi, je me confie à Toi, je reviens à Toi. C'est grâce à Toi que je plaide (la vérité) et c'est Toi que je prends le jugement. Pardonne-moi ce que j'ai devancé et ce que je retarderai, ce que je fais en cachette et ce que je fais en publique. Toi, tu es mon Allah, il n'y a d'autre Allah que Toi». (Allahoumma laka'l-hamdou anta nourou's-samawati wa'l-ardi, wa laka'l-hamdou anta qayamou's-Samawati wa'l-ardi, wa laka'l-hamdou anta rabbou's-Samawati wa'l-ardi,wamanfihina.Anta'l-haqqou,waqaouwlouka'lhaqqu, wa wadouka'l-haqqou, wa liqa'ouka haqqoun, wa jannatou haqqoun, wa naoru haqqoun, wa sactou haqqoun. Allahoumma laka aslamtou, wa bikaamantou, waalayka tawakaltou, wa ilayka anabtou, wa bika khasamtou, wa ilayka hakamtou, fa'ghfirliy ma qadamtou wa akhartou wa asrartou, wa alantou. Anta ilahiy, la ilaha illa ant)
- Muwatta Malik, n°504
Abdallah Ibn Abdallah Ibn Jaber Ibn Atik a rapporté: «Abdallah Ibn Omar vint nous trouver avec quelques uns de Bani Mou'awia dans un des villages des Ansars, et il nous dit: «Savez-vous, en quel endroit de votre mosquée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a-t-il fait la prière»? Je lui répondis: «Oui», et je lui indiquai un certain côté. Puis il me demanda: «Connais-tu, les trois invocations qu'il a formulées»? Je lui dis: «Oui». Il me demanda enfin: «Dis-les moi, donc». Je répliquai: «Il a invoqué Allah, de ne plus donner la victoire à un ennemi s'il n'a pas des leurs (un des musulmans), de ne plus les faire périr par la disette, et Allah les a exaucées. Il a enfin invoqué Allah afin de ne plus s'entretuer, mais Allah la lui a refusée». Abdallah me répondit: «tu as dit vrai». Ibn Omar ajouta: «la tuerie ne cessera, jusqu'au jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°513
Abdallah Ibn Al-Sounabihi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque le soleil se lève, la corne du démon l'accompagne; ainsi, quand il se rehausse dans l'horizon, cette corne disparaîtra; lorsqu'il sera au milieu du ciel, la corne accompagnera le soleil; et une fois que celui-ci aura quitté le méridien, elle se séparera le lui. Lorsque le soleil sera à son coucher, la corne de nouveau l'accompagnera; et une fois que le soleil s'est couché, elle le quittera». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la prière en ces moments-là
- Muwatta Malik, n°515
Al'-Ala Ibn Abdel Rahman a rapporté: «étant entrés, un après-midi chez Anas Ibn Malek, nous le vîmes faire la prière de l'asr. La prière achevée, nous lui fîmes l'observation d'avoir hâté la prière ou même, c'est lui qui l'a mentionné, puis il dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Telle est la prière des hypocrites» (en reprenant cette expression pour trois fois) ;c'est que l'un de vous s'assit attendant que le soleil soit jauni,et qu'il soit entre deux cornes du démon ou sur une corne du démon alors il se lève pour faire une prière de quatre raka'ts, en hâte sans penser guère à Allah»
- Muwatta Malik, n°519
Al-Saeb Ibn Yazid a rapporté qu'il a vu Omar Ibn Al-Khattab frapper Al-Mounkader alors qu'il faisait une prière après celle de l'asr». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 16 Les funérailles Chapitre Premier La lotion du mort. (517 1 Ja'far Ibn Mouhammad a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été lavé, alors qu'il ne portait qu'une seule tunique»
- Muwatta Malik, n°521
Oum Atia Al- Ansaria a rapporté: «Quand la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, il entra chez nous et dit:«Lavez-la trois fois, ou cinq fois ou même plus, si vous en trouvez la nécessité, avec de l'eau et du lotus, et ajoutez à la fin du camphre ou un peu de camphre. Et quand vous terminez, informez-moi»; une fois, le lavage terminé, nous le précédâmes, il entra et nous donna son izar en disant: «enveloppez-la avec cet izar»
- Muwatta Malik, n°523
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, on l'a enseveli dans trois vêtements blancs «souhoulia», où il n'y avait ni chemise, ni turban»
- Muwatta Malik, n°525
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «On me fit savoir que Abou Bakr, au cours de sa maladie, demanda à Aicha: «Dans combien de vêtements, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été enseveli»? Elle répondit: «Dans trois vêtements blancs «souhoulia». Abou Bakr dit alors: «Prenez donc ce vêtement (un vêtement qu'il portait, et qui était tacheté d'ocré et de safran), lavez-le, puis ensevelissez-moi dedans avec deux autres vêtements». Aicha demanda: «que signifie cela»? Abou Bakr répliqua: «Le vivant a de beaucoup plus droit à porter un vêtement neuf que le mort, car ce vêtement (usé et qui servira de linceul) sera destiné à la sanie»
- Muwatta Malik, n°533
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en annonçant la mort de «An-Najachi», aux gens, le jour même de son décès, se rendit au lieu de la prière avec eux, les mit en rang puis il fit (la prière funéraire) de quatre takbirs»
- Muwatta Malik, n°534
Abou Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté: «On fit part de la maladie de Mesquina, à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui avait l'habitude de rendre visite aux pauvres et de s'enquérir d'eux. Il leur dit: «Faites-moi savoir, quand Mesquina meurt». Comme les gens voulurent enterrer Mesquina, la nuit, ils répugnèrent à éveiller l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Le matin, une fois qu'il a été renseigné, de la mort de Mesquina, il leur dit: «Ne vous ai-je pas ordonné de m'informer de sa mort»? On lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah nous avons répugné à t'éveiller et à te faire sortir la nuit». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sortit alors au cimetière, mit les hommes en rangs devant la tombe, et fit une prière de quatre takbirs»
- Muwatta Malik, n°536
Abou Sa'id Al-Makbouri demanda à Abou Houraira: «Comment fais-tu la prière funéraire»? Il lui répondit: «Je vais te le dire. Je le suis dès le moment où l'on porte le brancard; si on le dépose, je fais les takbirs en louant Allah et en priant sur son Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Puis j'invoque Allah par ces mots: «Grand Allah! (ce mort) est Ton serviteur, le fils de Ton serviteur, et de Ta servante. Il témoignait qu'il n'y a d'autre Allah que Toi, et que Mouhammad est Ton serviteur et Ton Envoyé. Bien que tu saches cela mieux que quiconque: Grand Allah! s'il était un homme de bien, fais accroîte son bien, et s'il était un pécheur, pardonne-lui ses méfaits. Grand Allah ! Ne nous prive pas de la récompense (de cette prière funéraire) sur lui, et ne nous éprouve pas d'aucune tentation après lui».( Allahumma inna huwa abduka wa'bnu abdika wa'bnu amatika. Kana yash-hadu an la ilaha illa ant wa anna Muhammadan abduka wa rasooluka, wa anta alamu bihi. Allahumma in kana muhsinan zid fi ihsanihi, wa in kana musiyan fa tajawaz an sayatihi. Allahumma la tahrimna ajrahu wa lataftina badahu)
- Muwatta Malik, n°546
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut le lundi, et fut enterré le mardi; et les gens firent leur prière sur lui sans être réunis derrière un imam. Les uns dirent: «On l'enterrera près de la chaire; les autres: à Al-Baqi». Aussitôt, arriva Abou Bakr, qui dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Aucun Prophète n'a été enterré dans d'autre lieu que dans l'endroit où il est mort»;on lui creusa alors la tombe. Au moment de son lavage, et comme ils voulurent lui ôter sa chemise, les hommes entendirent une voix dire: «N'ôtez pas la chemise»; on lava ainsi le corps, de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui gardant sa chemise»
- Muwatta Malik, n°547
Hicham a rapporté que son père a dit: «Deux hommes se trouvaient à Médine; l'un creusait des fosses pour les tombes et l'autre ne le faisait pas. Lors de la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les hommes dirent: «Celui qui est le premier, à arriver, pourra agir comme il a l'habitude de la faire». Comme celui qui creusait arriva le premier, il creusa une fosse pour l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°552
Ali Ibn Abi Taleb a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mettait debout quand un convoi funèbre passait devant lui, puis il s'asseyait»
- Muwatta Malik, n°555
Jaber Ibn Atik a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Abdallah Ibn Thabet et le trouva évanoui sous l'effet de la douleur. Il l'appela, mais en vain. Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que sera le retour», puis il ajouta: «Ô Abou Al-Rabi'! Nous ne pouvons rien pour toi». Comme les femmes commencèrent à crier et à pleurer, Jaber essaya de les faire taire, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit «Laisse-les; quand il rend l'âme, qu'aucune pleureuse ne le pleure» sa fille dit: «Comme j'ai souhaité te voir tomber en martyr après que tu aies terminé tes préparatifs». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Allah lui rétribuera la récompense selon son intention». Puis il s'adressa aux gens et dit: «Qui est le martyr à votre avis»? Ils lui répondirent: « Celui qui meurt en combattant dans la voie d'Allah». Il répliqua: «Les martyrs sont au nombre de sept à part celui qui lutte dans la voie d'Allah, sont des martyrs: ceux qui meurent par la peste, dans une noyade, de pleurésie, de colique, par le feu, par l'éboulement, et la femme qui accouche(et meurt dans l'accouchement)»
- Muwatta Malik, n°556
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté qu'elle a entendu Aicha, la mère des croyants (en lui racontant que Abdallah Ibn Omar a dit: «Le mort sera châtié par les pleurs des gens» dire: «que Allah pardonne à Abou Abdel-Rahman (le surnom de Abdallah) il n'a pas menti mais ou il a oublié ou il a commis une erreur, car, quand, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant par une juive morte et voyant ses parents la pleurer, il leur dit: «Vous la pleurez, mais, elle subit, sans doute un châtiment dans sa tombe». Chapitre XIII De la récompense espérée quand on se résigne lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°557
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «tout musulman, à qui la mort aura enlevé, trois de ses enfants, l'Enfer ne le touchera pas, à moins qu'il n'ait fait un serment sans l'expier»
- Muwatta Malik, n°558
Abou Al-Nadr Al-Salami a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Pas un musulman, à qui la mort, a enlevé trois enfants, faisant montre de patience, ils seront pour lui une protection contre le feu de l'enfer». Une femme demanda: «Ô Envoyé d'Allah s'ils étaient deux»? Il lui répondit: «même deux»
- Muwatta Malik, n°559
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «le croyant ne cesse d'être affligé par la perte de ses enfants et de ses proches, à tel point qu'en rencontrant Allah, il sera absous de tous ses péchés». Chapitre XIV De l'espoir avec la conviction de la récompense lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°565
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire avant sa mort; alors qu'il posait la tête sur sa poitrine, et elle l'écoutait: «Grand Allah! Pardonne-moi! Fais-moi miséricorde! Rejoins moi au compagnon le plus élevé»
- Muwatta Malik, n°566
On rapporta à Malek, que Aicha a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a dit: aucun Prophète (salallahou alayhi wa salam) ne meurt avant qu'on lui ait accordé l'option». Je l'entendis dire aussi: «Grand Allah! Le compagnon le plus élevé». Alors je compris, qu'il allait mourir»
- Muwatta Malik, n°567
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous meurt, on lui montrera sa place (future) matin et soir; s'il est un des élus du Paradis, il sera parmi les gens du Paradis; s'il est un des châtiés, il sera parmi les habitants de l'Enfer, et on lui dira: voici ta place (habitat) que tu occuperas jusqu'à ce que Allah te ressuscite, le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°568
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix deAllah a dit: «chaque partie du corps du fils d'Adam sera dévoré par la terre, à l'exception de l'os caudal, car de cet os il a été créé et par lui il sera renouvelé»
- Muwatta Malik, n°570
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit: «Si Mon adorateur aime ma rencontre, J'aime le rencontrer et s'il répugne ma rencontre, Je répugne à le rencontrer»
- Muwatta Malik, n°571
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «un homme qui n'a jamais fait un acte de bien dit à ses parents, que, lorsqu'il meurt, qu'ils lui brûlent le corps, puis qu'ils répandent (ses cendres) moitié sur la terre, et l'autre dans la mer par Allah, Si le Seigneur a la puissance (de le reconstituer), Il le châtiera d'un châtiment qu'il n'aura jamais fait subir à personne auparavant. Quand l’homme mourut, les siens exécutèrent sa volonté. Allah alors, demanda à la terre de rendre ce qu'elle a pris, et à la mer de faire pareillement. (Une fois que l'homme ait été reconstitué) Allah lui dit: «Pourquoi tu as fait cela»? L'homme répondit: «Par crainte de toi, Ô Seigneur, et Toi tu le connais bien». Allah alors lui pardonna»
- Muwatta Malik, n°572
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «tout nouveau-né, naît sur la "fitra"; ses parents font de lui soit un juif, ou un chrétien; comme les chameaux qui naissent d'une chamelle saine et intégrale; vois-tu parmi ces chamelets un seul dont un membre est amputé»? On lui demanda: «Ô Envoyé d'Allah! Que penses-tu de ceux qui meurent en bas âge»? Il répondit: «Allah, connaît ce qu'ils auraient fait»
- Muwatta Malik, n°574
Abou Katada a rapporté qu'un convoi funèbre passant devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il s'écria: «il est délivré, et on est délivré de lui». On lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Quel est celui qui est délivré et celui dont on est délivré de lui»? Il répondit: «le serviteur croyant, quand il meurt, il sera délivré des peines de ce monde d'ici-bas pour jouir de la miséricorde d'Allah. Quant au pervers, les hommes ainsi que les pays, les arbres et les bêtes seront délivrés de lui»
- Muwatta Malik, n°576
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté que sa mère a dit: «J'ai entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) raconter: «Une nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva, porta ses habits et sortit. Je demandai à ma domestique Barira de le suivre. Le suivant, elle le trouva debout à l'extrémité (du cimetière) de «Al Baqi» et il y resta le temps que Allah voulut, puis il retourna. Barira l'avait devancé et était venu m'informer. Je ne lui ai rien parlé à ce sujet, que le matin, en lui mentionnant le fait d'hier; il me répondit: «On m'a chargé de me rendre chez les habitants du «Al-Baqi» pour prier sur eux»
- Muwatta Malik, n°584
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «Le premier qui a prélevé la zakat, des dons, fut Mou'awia Ibn Abi Soufian» Malek a dit: «Ce qui est une tradition indéniable et suivie à Médine, c'est que la zakat doit être payée pour vingt dinars en or, ainsi que pour une somme de deux cent dirhams». A - Malek a dit aussi: «La zakat n'est pas obligatoire pour la somme de vingt dinars (en or), si leur poids est de moins que celui de vingt dinars réels; si le poids en est constant à celui de vingt la zakat est exigible. D'autre part, la zakat n'est pas exigible pour une somme inférieure à vingt dinars en or. La zakat n'est pas de même exigible pour une somme de deux cent dirhams dont le poids est inférieur à celui de deux autres deux cent qui ont réellement une constance de poids, et où la zakat est à payer. Si ces pièces sont variables, de part leur poids d'une balance à l'autre, la zakat est, à mon avis, obligatoirement payable». B Malek a dit: «si l'homme possède cent soixante dirhams ayant un poids réel bien constant, et que dans son pays on échange huit dirhams contre un dinar, il ne doit payer la zakat à leur sujet, que juste lorsque les dirhams échangés soient équivalents à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent». C - Malek a dit au sujet d'un homme possédant cinq dinars qui lui sont revenus d'un profit ou d'autre source; cette somme, lui rapportant d'un commerce un bénéfice après l'écoulement d'un an, ce qui en est de sa possession, et selon Malek, soumis à la zakat. Cependant, ce nouveau capital, ne sera sujet à la zakat, ni un jour après l'écoulement d'un an, ni un jour avant; la zakat est payable, après qu'un an ait été coulé, à partir même du jour où le capital a été formé». D - Malek a dit, au sujet d'un homme qui, ayant dix dinars, puis bénéficiant de cette somme, dans le domaine du commerce, pour atteindre vingt dinars après l'écoulement d'un an, il doit soumettre cette nouvelle somme à la zakat sans attendre qu'un an soit écoulé du jour où elle a été formée, car cette période a été écoulée alors qu'il possédait vingt dinars. La zakat ultérieure n'est à payer qu'un an après que l'avant-dernière n'ait été payé. E - Malek a ajouté: «Ce qui a été entendu au sujet du salariat des esclaves et de leur tribut, du salaire des pauvres, et du prix de la libération de l'esclave contractuel, c'est que tous ces cas ne sont sujets de zakat, et cela quelque soit la somme, à moins qu'un an ne soit déjà écoulé, précisément du jour où l'ayant-droit a touché la somme». F - Et Malek dit encore: «pour l'or et l'argent qui sont en association, où chacun a une part de vingt dinars ou de deux cent dirhams, ils doivent la zakat. Pour celui, qui en a une part inférieure à cela, il est exempt du paiement de la zakat. Si toutes les parts sont soumises à la zakat, mais avec une variante, quand la valeur de ces parts est différente d'une part à l'autre, de sorte que certaines parts sont inférieures à la somme où il est du devoir de payer la zakat, quant aux autres,si la somme en est supérieur , la zakat sera prévue dans ces dernières parts, suivant aussi leurs valeurs; car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la zakat n'est pas obligatoire pour une somme de moins de cinq onces d'argent». Malek a dit: «C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet». - Malek a dit: «si un homme a de l'or et de l'argent, mais qu'ils se trouvent dispersés parmi les gens, il doit les évaluer afin qu'il en paie à leur sujet, la zakat exigible». - Et du dire de Malek: «Celui, qui, par héritage ou par don, obtient de l'or et de l'argent, la zakat à leur sujet, n'est exigible, qu'avant l'écoulement d'un an». Chapitre III De la zakat des métaux
- Muwatta Malik, n°601
Yahia a rapporté que Malek a dit: «S'il y a un mélange de deux troupeaux, et un seul berger, et où il y a un seul étalon, un seul pâturage et un seul seau, les propriétaires de ce troupeau mélangé, sont des associés même si l'on peut déterminer la part de chacun. Par contre, si l'on ne connaît pas la part de chacun, ils ne sont pas des associés mais des co-propriétaires». Malek a dit: «au cas où les propriétaires sont de commun, la zakat n'est exigible que lorsque la part de chacun est déterminée être à ce titre. Cela s'interprète de la façon suivante: «Celui qui en est possesseur de quarante moutons, il doit la zakat; quant à l'autre qui en a de moins, la zakat ne lui est pas d'obligation. Au cas, où chaque part est redevable d'une zakat, on peut ré unir les deux parts, pour ne percevoir qu'une zakat. A prendre pour exemple ce qui suit: Si l'un a mille moutons ou moins, et l'autre quarante ou plus, ils sont des propriétaires communs et chacun paye la zakat correspondant à sa part; pour le cas des mille et des quarante chameaux, leurs propriétaires communs réagiront comme ceux qui possèdent des moutons et où chacun paiera la zakat convenable à sa part, si celle-ci est redevable d'une zakat; car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La zakat n'est pas à payer pour le nombre de chameaux de moins que cinq»; et Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Pour moins que quarante moutons, la zakat n'est pas payable». Malek a dit: «c'est, à ce sujet, de ce que j'ai, de mieux, entendu dire». Malek a ajouté: «Omar Ibn Al-Khattaba a dit: «De ne jamais réunir deux parts, et de ne pas non plus séparer deux parts, à cause de la zakat», en parlant de ceux qui possèdent des troupeaux. Pour préciser beaucoup plus: «De ne jamais réunir deux parts séparées»; à supposer qu'il s'agit de trois personnes, et que chacun est possesseur de quarante moutons; dans ce cas, la zakat que doit chacun est d'un mouton. Par ailleurs, si les trois personnes avaient réuni leur possession, ils peuvent dupant par là, le collecteur, faire qu'un seul mouton soit de zakat; or cela, est catégoriquement interdit». Tel est ce qui est à entendre de par les paroles de Omar Ibn Al-Khattab: de ne jamais réunir deux parts, et de ne pas non plus séparer deux parts»; et «c'est ce que j'ai entendu de mieux, dire», dit Malek. Chapitre XIV De ce qui est dit de la zakat des chèvres
- Muwatta Malik, n°604
• Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'aumône n'est pas permise aux riches, elle l'est en fait pour cinq personnes: un combattant dans la voie d'Allah, un quêteur de l'aumône, un homme endétté, un homme qui se l'achète de son propre argent, et un homme ayant un voisin pauvre à qui on a fait l'aumône qui sera remise par ce dernier, à l'homme riche». Malek a dit: «Ce qui est de suivi, dans la répartition des aumônes, c'est qu'elle soit faite selon le choix du gouverneur, selon même sa prévision, ainsi, il peut remettre à l'une des personnes, mentionnée ci-dessus, selon son besoin, et autant que le gouverneur le juge; un an on deux après, il donnera aux autres personnes en considérant toujours ce qui leur est de nécessaire; c'est ce que les ulémas étaient satisfaits de faire», selon les dires de Malek. D'autre part, ceux qui travaillent pour l'aumône, dit Malek, n'ont droit qu'à un pourcentage précis, à moins que le gouverneur n'aille appliquer d'autre norme que la nécessité». Chapitre XVIII La quête des aumônes et de l'insistance de les recouvrir
- Muwatta Malik, n°610
Malek a rapporté qu'il s'est renseigné au sujet de la zakat des olives, auprès de Ibn Chéhab qui lui répondit: «elle est du dixième». Malek a dit: «la zakat prévue pour l'olive, est du dixième, mais après l'avoir pressé, et que la quantité soit de cinq «Wasqs» et au-delà; si elle est de moins, la zakat n'est plus de droit. Et les oliviers sont considérésr comme les palmiers, au sujet de l'arrosage: que la terre plantée d'oliviers soit arrosée par la pluie et les sources d'eau, la zakat, est là du dixième; arrosée par l'eau puisée des puits ou autres, elle est à la moitié du dixième; pour les oliviers, il n'y a pas à les estimer, alors que les olives sont toujours sur les arbres». Pour ce qui est des grains que les gens réservent pour les manger par la suite, la zakat est du dixième si la terre est arrosée par la pluie ou les sources d'eau; elle est de la moitié du dixième si l'arrosage se fait par de l'eau apportée. On doit tenir compte, que le poids soit de cinq «Wasqs» selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), Malek a dit, et toujours au sujet des grains, que ce qui en est soumis, ce sont les genres suivants: froment, orge, soult (genre d'orge), maïs, mil, riz, lentille, vesce, haricot, sésame et autres genres qui leur sont similaires, et sont d'usage alimentaire. Cependant la zakat, prévue pour ces grains, est de droit, une fois qu'ils sont moissonnés et décortiqués. Et, les gens sont de payables à cette zakat, et l'on accepte d'eux tout ce qu'ils donnent». Et, on demanda à Malek le temps, où la zakat des olives, qui est soit du dixième ou de la moitié du deuxième, est à payer; est-ce avant ou après la réduction des frais d'entretien? Il répondit: «on n'a pas à considérer les frais dont les propriétaires se chargent, tout comme le cas de la nourriture et l'on ne s'intéresse qu'à ce qui est de déclaré. Celui, chez qui le poids des olives est de cinq «Wasqs» et au-delà, la zakat est du dixième de l'huile, après que l'olive ait été pressée; si le poids est de moins, la zakat n'est pas à remettre». Malek a dit: «Celui qui vend sa récolte de grains après qu'ils soient devenus secs, indemnes et gardés dans leurs enveloppes, doit lui-même payer la zakat, et non pas l'acheteur. Et les grains ne peuvent être vendus qu'après s'être asséchés dans leurs enveloppes, et sans qu'ils aient encore besoin de l'eau, pour les arroser». Malek a dit, «pour le verset: «Payez-en les droits le jour de la récolte» Coran VI, 141, en l'interprétant: c'est à propos de la zakat, qui est à payer, et c'est dit-il, «ce que j'ai bien entendu dire de plusieurs». Malek finalement a dit: «Celui qui vend son jardin, ou son terrain, qui donne des récoltes, ou à arbres fruitiers, mais, au temps où les fruits ne sont pas mangeables, c'est à l'acheteur de payer la zakat. Au cas, où les frruits sont devenus mangeables, le vendeur doit cette zakat à moins que cela en convient à l'acheteur». Chapitre XXI Les fruits exempts de la zakat
- Muwatta Malik, n°611
Malek a dit: «pour l'homme, qui, après cueillette ou récolte, n'obtient que quatre Wasqs de dattes, ou quatre Wasqs de raisins secs, ou quatre Wasqs de froment, ou quatre Wasqs de grains farineux, il n'aura pas à réunir le tout, pour que cela soit soumis à la zakat; car celle-ci est exigible lorsque le poids de toute espèce, à savoir, de dattes, de raisins secs, de froment, ou de grains farineux, est de cinqs Wasqs, selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et conformément aux paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «pour moins que cinq Wasqs, la zakat n'est pas exigible». Au cas, où toute espèce, précédemment mentionnée, a un poids de cinq Wasqs, la zakat est exigible, si le poids est de moins, la zakat ne l'est pas. Pour plus de précision, à supposer que l'homme a cueilli cinq Wasqs de dattes, et cela indépendamment de leur genre et couleur; il aura à tout rassembler puis paiera la zakat; si le poids est de moins que cinq, la zakat n'est pas payée. Il en est de même pour le froment, brun ou blanc, pour l'orge, la vesce, le tout est considéré comme une seule espèce que l'homme doit réunir pour payer la zakat si le poids est de cinq Wasqs ou au-delà de cinq Wasqs ; et s'il est inférieur à cinq, la zakat n'est pas payable. Pour ce qui est des raisins secs où l'on a le noir et le rouge, qui, étant cueillis, et que leur poids est de cinq Wasqs, l'homme doit payer la zakat. Si le poids est de moins que cinq, la zakat n'est pas à payer. Quant aux grains farineux, ils sont tous considérés comme une seule espèce, tout comme le froment, les dattes et les raisins secs sans souligner leurs appellations ou leurs couleurs. Sont dits des grains: les pois, les lentilles, les haricots et les vesces, et tout ce qui est considéré être par les gens, grains farineux.. Si l'homme a dû récolter cinq Wasqs' selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de tous ces grains, mêlés ensemble sans distinguer les espèces, il doit les réunir pour payer la zakat, si elle est exigible) Malek a dit: «Et Omar Ibn Al-Khattab a distingué entre les grains farineux et le froment, quand il percevait la zakat des Nabatéens; il a considéré que tous les grains farineux constituent une seule espèce et prenait à leur sujet, le dixième pour zakat, et la moitié du dixième du froment et des dattes, toujours pour la zakat. Malek a ajouté: «Si l'on proteste en disant: comment accepter, la réunion de différentes sortes de grains farineux afin que le total soit soumis à la zakat, et par conséquent, l'homme peut échanger de main en main une mesure de l'une de ces espèces contre deux d'une autre, alors que cet échange ne peut en aucun cas avoir lieu, de main en main, pour deux mesures d'une espèce de froment contre deux d'une espèce différente? La réponse fut ce qui suit: «l'or et l'argent sont réunis afin de payer la zakat, et l'on peut, d'autre part, échanger un dinar contre plusieurs multiples d'argent de main en main». Malek a dit: «pour ce qui est des palmiers qui sont la propriété entre deux hommes, et qui en cueillent huit Wasqs de dattes, ils n'ont pas à payer la zakat. Si l'un d'eux, cueille cinq Wasqs, et l'autre quatre ou moins et que la cueillette en soit du même terrain, c'est au premier que se doit la zakat, quant à l'autre il en est exempt. C'est le même cas pour les associés, dans la récolte des grains obtenus après la moisson, ou des dattes après leur coupure, ou de raisin après sa cueillette. Si chacun d'eux aura cinq Wasqs des dattes coupées, ou du raisin cueilli, ou des grains fauchés, il doit payer la zakat à leur sujet; pour celui dont la part est de moins que cinq Wasqs, il est exempt de la zakat, qui sera payée par celui, dont la part est de cinq Wasqs, et plus». Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que pour l'homme qui a payé ce qu'il doit pour zakat des différentes espèces de froment, de dattes, de raisins secs, et de céréales, puis qu'il les retient pour quelques années, à la suite de quoi, il les vendra, la zakat n'est du droit d'être payée qu'après l'écoulement d'un an, à partir du jour où la vente a eu lieu, car cela est considéré comme pour l'usufruit ou autre et non plus pour le commerce. Ceci est à considérer tout comme la nourriture, la réserve de grains et les marchandises que l'homme peut garder pour un certain nombre d'années afin de les vendre ultérieurement contre de l'or et de l'argent; dans ce cas, il n'aura à payer la zakat qu'après l'écoulement d'un an, du jour même où il y a eu la vente. Mais si ces espèces sont destinées comme articles de commerce, leur propriétaire doit accomplir la zakat à leur sujet, quand il les vend, s'il les avait gardées pour un an, après avoir payé la zakat le jour ou il les avait déjà achetées». Chapitre XXII De ce qui n'est pas soumis à la zakat, des fruits, des légumes et des céréales Malek a dit: «ci qui est de tradition, et que j'ai d'ailleurs entendu dire par les hommes versés, c'est que les fruits ne sont pas tous soumis à la zakat tels les grenades, les prunes, les figues et ce qui leur est similaire, de tout les fruits. Il en est de même pour les légumes et les céréales, où il n'y a pas de zakat qu'après l'écoulement d'un an du jour de leur vente et de l'encaissement du prix». Chapitre XXIII De la zakat des esclaves des chevaux, et du miel
- Muwatta Malik, n°618
Zaid Ibn Aslam a rapporté que son père a dit à Omar Ibn Al-Khattab: «Parmi les montures, il y a une chamelle aveugle»; Omar de répondre: «De la donner, à une famille pauvre pour s'en servir»; Je répliquai: «mais elle est atteinte de cécité»; II rétorqua: «Qu'on la traite avec du goudron»; je répondis: «Comment donc, peut-elle se nourrir de l'herbe»?. Omar demanda: «est-elle des biens des impôts ou des bien de la zakat »? «Elle est des biens des impôts» dis-je. «Par Allah, dit Omar, vous voulez manger sa chair». - Elle a la marque des impôts», dis-je. Omar donna alors l'ordre, de l'égorger, et il en avait neuf plats qui, étaient bien remplis de fruits et d'autres nourritures; il envoya ces plats aux femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dont le dernier était remis à Hafsa, la fille de Omar, pour la bonne raison que, si son plat avait pour contenu, ce qui est de moins que dans les autres, il considérera cela, comme étant sa part. Il mit dans ces plats, de la chair de la chamelle et les envoya aux femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et avec ce qui reste, il fit un repas, à quoi, il convia les Monhajirines et les Ansars». Malek a dit: «Je prévois qu'il ne faut prendre des tributaires, que ce qu'ils doivent comme impôts»
- Muwatta Malik, n°632
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en mentionnant Ramadan, a dit: «ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant de lune, et n'arrêtez pas le jeûne avant que vous ne l'ayez vu; si il n'est pas visible, complétez le mois à trente jours»
- Muwatta Malik, n°639
Abou Younous, l'affranchi de Aicha, a rapporté qu'elle a dit: «J'ai entendu un homme, qui, à la porte de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui a dit: «ô Envoyé d'Allah! il m'arrive, que je sois rituellement impur, le matin, alors que, je me suis décidé de jeûner ce jour. Il lui répondit: «Cela m'arrive aussi; or je me purifie et je jeûne». L'homme objecta: «Ô Envoyé d'Allah! Tu ne nous es pas semblable, car Allah t'a pardonné tes fautes antérieures et postérieures». Irrité, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Par Allah! Je souhaite être l'homme qui de tous, redoute Allah le plus, et connaît le mieux la cause de ma crainte»
- Muwatta Malik, n°640
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn Al-Hareth Ibn Hicham a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont dit: «il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Ramadan, se trouvait le matin, en état d'impureté rituelle, à la suite des rapports charnels, et il jeûnait le jour»
- Muwatta Malik, n°641
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Hareth Ibn Hicham a rapporté: «Nous étions, mon père et moi chez Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'il était gouverneur à Médine. On lui fit savoir que Abou Houraira avait dit: «Celui qui, le matin, se trouve impur rituellement, il ne doit pas jeûner». Marwan s'écria: «Je te conjure ô Abdel-Rahman, de te rendre chez les deux mères des croyants Aicha et Oum Salama, et de leur demander à ce sujet». Nous nous rendîmes, Abdel-Rahman et moi chez Aicha; une fois entrés chez elle, Abdel-Rahman la salua et lui dit: «Nous étions chez Marwan Ibn Al-Hakam à qui l'on a rapporté que Abou Houraira avait dit: «Celui, qui est impur rituellement, au matin, ne jeûnera pas le jour». Aicha répondit: «Ô Abdel-Rahman, ce n'est pas comme a dit Abou Houraira; sauf si tu veux agir, autrement qu’a fait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)».r Abdel-Rahman répondit: «non»; Aicha reprit: «Je témoigne qu'il arrivait à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'être rituellement impur le matin, à la suite des rapports charnels, et pourtant il jeûnait le jour (après avoir fait la lotion)». Nous quittâmes Aicha, et nous nous trouvâmes chez Oum Salama, que Abdel Rahman interroge à propos du même sujet, et de qui il reçu la même réponse que celle de Aicha. Rentrés chez Marwan Ibn Al-Hakam Abdel-Rahman lui fit un rapport sincère de ce qu'il a entendu de Aicha et de Oum Salama. Marwan dit: «Ô Abou Mouhammad, je te conjure d'enfourcher ma monture qui est à la porte, et d’aller chez Abou Houraira qui est à présent, dans son terrain à Al-aqiq, afin que tu lui racontes, ce que tu as entendu». Abdel-Rahman enfourcha la monture, et je l'accompagnai jusqu'à ce que nous soyons arrivés chez Abou-Houraira. Abdel-Rahman, s'entretint avec lui pour une heure et l'informa de ce qu'il avait entendu; Abou-Houraira lui répondit: «Je ne savais rien de tout cela, car pour ma part, c'est un homme qui me l'avait rapporté»
- Muwatta Malik, n°642
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avaient dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) soit rituellement impur le matin, à la suite de rapports charnels, et il jeûnait le jour (après la lotion)». Chapitre V Du baiser toléré à sa femme pour celui qui jeûne
- Muwatta Malik, n°643
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme a embrassé sa femme alors qu'il jeûnait, en Ramadan. Se trouvant profondément chagriné, il demanda à sa femme de se renseigner à ce sujet. Elle se rendit chez Oum Salama, l'épouse du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui, elle fit part de son état. Oum Salama lui répondit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait ses femmes, alors qu'il jeûnait». Revenant chez elle, la femme rapporta à son mari, ce qu'elle a entendu dire, ce qui allait exciter son chagrin, et il dit: «nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Sa femme retourna, de nouveau chez Oum Salama, chez qui se trouvait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r Il demanda à Oum Salama: «Qu'a-t-elle, cette femme»? Elle le mit au courant de son interrogation. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Ne lui as-tu pas dit, que je fais de pareil». «Je lui ai dit cela, dit Oum Salama; mais une fois de retour chez son mari, lui rapportant ma réponse, cela redouble son chagrin, et il dit: nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Apprenant cela, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r tout en colère, s'écria: «Par Allah! Je redoute Allah plus que quiconque, , et je connait bien ses prescriptions»
- Muwatta Malik, n°644
Ourwa a rapporté que Aicha la mère des croyants que Allah l'agrée a dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait quelques unes de ses femmes, tout en faisant le jeûne», puis elle se mit à rire
- Muwatta Malik, n°648
On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam),r en parlant de la façon dont l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait (ses femmes) quand il était à jeûne disait: «qui peut donc mieux se maîtriser que l'Envoyé d'Allah »? Ourwa Ibn Al-Zoubair a dit: «Je ne vois pas de bien pour le baiser, de celui qui jeûne»
- Muwatta Malik, n°652
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quitta pour la Mecque, l'an de la conquête, au mois de Ramadan. Il demeura à jeun, jusqu'à son arrivée à «Al-Kadid», où il le rompit, et les gens firent de même. Ils ne faisaient que suivre la tradition la plus récente de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r
- Muwatta Malik, n°653
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté d'après quelques uns des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'il avait ordonné aux hommes, durant son voyage, l'an de la conquête, de rompre leur jeûne. Et il leur dit: «soyez bien robustes afin que vous puissiez affronter votre ennemi», quant à lui, il restait à jeun» . Abou Bakr ajouta: «Celui qui ma' rapporté ce hadith, a dit: «J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à «Al-Araj»», verser de l'eau sur sa tête à cause de la soif et de la chaleur. Puis on demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô, Envoyé d'Allah il y a un bon groupe de gens qui ont jeûné quand tu as jeûné»! Arrivé à «Al-Kadid», l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda de lui apporter un verre d'eau, il en but et les gens suspendirent leur jeûne»
- Muwatta Malik, n°655
Ourwa a rapporté qu Hamza Ibn Amr Al-Aslami demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah! Je suis un homme qui jeûne; cependant dois-je jeûner en voyage»? Il lui répondit: «si tu veux, jeûne, sinon tu peux ne pas le faire»
- Muwatta Malik, n°659
Abou Houraira a rapporté qu'un homme a rompu son jeûne en Ramadan, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui ordonna l'expiation de son acte, par l'affranchissement d'un esclave, ou par le jeûne qui doit couvrir deux mois successifs (à l'exception du mois de Ramadan), ou par le manger offert à soixante pauvres». L'homme répondit: «Je ne peux faire ni l'un, ni l'autre». On fit apporter, à ce moment à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un couffin contenant de dattes; il dit à l'homme: «Prends cela, afin de faire l'aumône» II lui répondit: «nul, n'en a besoin. plus que moi». L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mit à rire, à tel point que ses canines parurent, et dit à l'homme: «Manges-en donc»
- Muwatta Malik, n°660
• Sa'id Ibn AI Moussaiab a rapporté qu'un bédouin arriva chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en se frappant la poitrine, en tirant ses cheveux et disant: «Je suis perdu». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «qu'as-tu»? «Je viens d'avoir des rapports charnels avec ma femme alors que je jeûne au mois de Ramadan» répondit l'homme. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Es-tu capable d'affranchir un esclave» Non», répondit l'homme. «Es-tu capable de sacrifier une chamelle»? - «Non» répondit l'homme. «Assis-toi, donc»; on apporta, à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce moment un couffin de dattes; il le donna à l'homme lui disant: «Prends cela, et fais-en une aumône». Le bédouin dit: «Nul, n'en a besoin, plus que moi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «manges-en, mais à jeûner un jour à titre d'expier ce que tu as commis». -Ata demanda à Sa'id Ibn Al Moussaiab: «quel était le poids des dattes contenues dans ce couffin»? Il lui répondit: «une affaire de quinze à vingt sa's». Malek a dit: «J'ai entendu les hommes versés dire: «Celui qui, pour avoir eu des rapports charnels avec sa femme, ou pour une autre cause, a rompu un jour de jeûne au mois de Ramadan, n'aura pas à faire expiation, comme d'ailleurs, cela a été mentionné par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de celui qui a eu déjà des rapports durant le jour; mais il aura à compenser ce jour, dans d'autres mois de l'année». C'est ce que, j'ai entendu de mieux dit à ce sujet. Chapitre X Celui qui à l’état de jeûne pratique une saignée
- Muwatta Malik, n°664
Ourwa a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le jour de Achoura, était un jour de jeûne pour les Qoraichites, dans la période antéislamique, et il en était de même, pour l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Et lorsque l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était à Médine et qu'arriva, le jour de Achoura, , il le jeûna, et ordonna qu'on le jeûne. Mais quand fut prescrit le jeûne de Ramadan, il fut considéré le seul jeûne qu'il fallait suivre, et on suspend le jeûne du jour de Achoura, en laissant aux gens la liberté de le jeûner»
- Muwatta Malik, n°665
Houmaid Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mou'awia Ibn Abi Soufian, l'année où il fit le pèlerinage, dire, le jour de Achoura, tout en étant en chaire: «Ô Médinois! où sont vos hommes versés? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, au sujet de ce jour: «C'est le jour de Achoura, et Allah ne vous l'a pas prescrit, jour de jeûne. Pour moi, je le jeûne, pour vous autres, vous pouvez ou non, le jeûner»
- Muwatta Malik, n°682
On demanda à Abdallah Ibn Omar au sujet de la femme enceinte qui craint pour son fœtus, si le jeûne lui cause de la faiblesse? Il répondit: «Qu'elle cesse de jeûner et qu'elle donne à manger aux pauvres, pour chaque jour, un moudd de froment qui équivaut au moudd du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Malek a dit: «Les hommes versés prévoient qu'elle doit jeûner d'autres jours par compensation, conformément aux paroles d'Allah à Lui la puissance et la gloire: «Celui d'entre vous qui est malade ou qui voyage, jeûnera ensuite un nombre égal de jours». Coran II, 184. Ils considèrent que sa grossesse et sa crainte sur son enfant ne sont qu'une maladie»
- Muwatta Malik, n°684
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il m'arrivait de devoir des jours de jeûne du mois de Ramadan, et je ne pouvais les jeûner qu'au mois de Cha'ban». Chapitre XXI Du jeûne du jour qu'on doute
- Muwatta Malik, n°686
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté qu'Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jeûnait à tel point que l'on se disait qu'il ne rompait pas le jeûne, et mangeait à ce que l'on se disait qu'il ne jeûnait pas. Et je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâc jeûne e et la paix d'Allah) jeûner au complet pour un mois sauf à Ramadan. Son jeûne bénévole se faisait souvent au mois de Cha'ban»
- Muwatta Malik, n°687
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le jeûne est protection. Si l'un de vous fait le jeûne, qu'il ne tienne pas de propos indécents, qu'il ne commette pas des actes inconvenables; si quelqu'un l'injurie ou l'attaque, qu'il dise: «je jeûne, je jeûne»
- Muwatta Malik, n°688
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par celui qui tient mon âme dans sa main, le relent de la bouche du jeûneur est plus parfumé auprès d'Allah que l'odeur du musc. Il a écarté son désir, sa nourriture et sa boisson pour Moi. Le jeûne M'appartient et c'est Moi qui en attribue la récompense. Toute bonne action sera décuplée et peut aller jusqu'à sept cent multiples; quant au jeûne, il M'appartient et c'est Moi qui en fixera la récompense»
- Muwatta Malik, n°692
Malek a demandé Ibn Chéhab à propos de l'homme qui est en retraite, lui est-il permis d'entrer dans un lieu couvert pour la satisfaction d'un besoin? Il lui répondit: «Oui, il n'y a pas de mal à cela». Malek a dit: «Ce qui est incontestable, c'est qu'il n'y a pas de mal à faire itikaf dans toute mosquée où se fait l'office du vendredi. L'aversion est, que le moutakif (en retraite spirituelle) quitte la mosquée où il faisait sa retraite, pour une autre où s'accomplit la prière du Vendredi, ou qu'il la néglige. Si c'est une mosquée où l'on ne fait pas la prière commune du Vendredi, et que celui qui y fait sa retraite, n'est pas obligé, de la quitter pour une autre mosquée où se fait la prière du Vendredi, je ne trouve pas de mal à cela, car Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit (le sens): «Lorsque vous êtes en retraite dans la mosquée» Coran II, 187. Et Allah, a, dans ce verset mentionné toutes les mosquées, sans aucune particularité». Et Malek a dit: «ainsi, l'on conclut qu'il était permis à l'homme, de faire sa retraite dans la mosquée où ne se faisait pas l'office du Vendredi, et pouvait ne pas quitter cette mosquée pour se rendre dans celle où se faisait la prière du Vendredi?. Malek a dit aussi: «le retraité ne passera la nuit que dans la mosquée où il avait fait sa retraite à moins que ce ne soit dans l'un des parvis de cette mosquée. Et je n'ai jamais entendu dire, que le retraité dressera une tente où il y passera sa nuit; car il devait rester dans la mosquée où dans l'un de ses parvis». Et ce qui montre que le retraité ne devait passer la nuit que dans la mosquée, ce sont les paroles de Aicha: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était dans une retraite spirituelle, il ne rentrait chez lui que pour satisfaire un besoin naturel». D'autre part, il ne faut pas faire la retraite ni sur le toit d'une mosquée, ni dans sa tourelle». Malek a ajouté: «le retraité entre dans le lieu qu'il s'est choisi être lieu de sa retraite spirituelle et cela avant le coucher du soleil, de la première nuit où il s'est décidé de commencer sa retraite afin qu'il soit prêt à recevoir sa première nuit, tout en étant en retraite, sans qu'il soit préoccupé par une autre affaire telle que le commerce ou autre. Il n'y a pas de mal à ce qu'il charge autrui de ses affaires concernant ses propres biens ou ceux de sa famille, même de leur permettre de vendre ce qu'il possède, ou autre chose qui ne nécessite pas son intervention. Il n'y a pas de mal à ce qu'il charge une tierce personne de s'occuper de tout cela». Malek ajoute: «Je n'ai jamais entendu personne des hommes versés dans la religion, souligner une condition précise pour faire la retraite spirituelle, car, celle-ci n'est autre qu'une des pratiques religieuses tout comme la prière, le jeûne, le pèlerinage et autre pratique similaire, bref, prescrite soit-elle ou surérogatoire. Ainsi, celui qui décide d'exercer une telle pratique, doit suivre les prédécesseurs sans faire intervenir une innovation que les musulmans n'ont pas faite, ni qu'il impose une chose aux autres ni sur lui même. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fait cette retraite et les musulmans savaient comment elle doit être pratiquée». Malek a conclu enfin, que la retraite et le séjour dans la mosquée sont similaires et peuvent être pratiqués par un citadin et un bédouin, de la même façon». Chapitre II De ce qui ne peut pas étre négligé comme obligation religieuse dans la retraite spirituelle (itikaf)
- Muwatta Malik, n°696
Aicha a rapporté: «Voulant faire sa retraite spirituelle (itikaf) , l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au lieu de sa retraite, et il fut surpris de la présence des tentes dressées, entre autres, la tente de Aicha, et celle de Hafsa. En les voyant, il alla se renseigner, et on lui dit: «Celle la est la tente de Aicha, cette autre de Hafsa, et finalement celle de Zainab». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Vous croyez que vous faites par là une œuvre pieuse?»; puis il quitta l'endroit sans débuter sa retraite, et la fit plus tard dans une décennie du mois de Chawal». On demanda à Malek, à propos d'un homme qui s'est rendu à la mosquée, pour la retraite spirituelle dans la dernière décennie du mois de Ramadan; il y demeura pour un ou deux jours, puis tomba malade, et quitta la mosquée. Doit-il faire la retraite pour ce qui lui reste des dix jours, s'il est guéri, ou est-il dispensé»? Malek répondit: «Il doit s'acquitter des jours de la retraite qui lui restent, s'il est guéri à Ramadan, ou même après, ci ce mois prit fin. Et on m'a rapporté, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une retraite spirituelle au mois de Ramadan, puis il est rentré sans l'accomplir, de telle sorte que, une fois que ce mois ait pris fin, il parti faire sa retraite de dix-jours au mois de Chawal». D'autre part, celui qui, volontairement fait une retraite spirituelle, et celui qui a à s'en acquitter, sont pareils concernant ce qui leur est de rituel à suivre, ou de non rituel. Et on ne m'a pas rapporté que le volontariat de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la retraite spirituelle n'était que surérogatoire». Au sujet de la femme, qui faisant sa retraite spirituelle, au cours de quoi, elle a eu ses mentrues, Malek a dit: «Elle doit rompre sa retraite et rentrer chez elle; elle fera sa lotion de purification, et sera de nouveau à la mosquée du moment qu'elle s'est purifiée; ainsi, elle continuera, les jours qui lui restent de sa retraite en tenant compte des jours de ses menstrues. C'est le cas pareil d'une femme, qui a à jeûner pour deux mois successives; ayant ses menstrues, elle se purifiera puis poursuivra son jeûne en considérant les jours qu'elle avait déjà jeûnés; et mieux vaut qu'elle ne les tarde pas»
- Muwatta Malik, n°697
Ibn Chéhab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant sa retraite, se rendait chez lui, au cas ou il avait un besoin à satisfaire». Malek a dit: «Qui est en retraite spirituelle (itikaf) n'a pas à sortir de sa retraite, afin qu'il suive le convoi funèbre de ses parents ou autres». Chapitre V Du mariage durant la retraite spirituelle. Malek a dit: «Rien n'empêche de conclure un mariage durant la retraite spirituelle, à condition qu'il n'y ait pas des rapports charnels; il en est de même pour la femme en retraite, qui peut être demandée en mariage, sans que pour autant il y ait une cohabitation. On interdit au retraité d'avoir des rapports avec sa femme, aussi bien durant la nuit que durant le jour». Et Malek a ajouté: «Il est interdit à un homme en retraite de toucher à sa femme, ni même de l'embrasser. Et je n'ai pas entendu, interdire à une femme et à un homme en retraite de conclure un mariage, tant qu'il n'y ait pas des rapports charnels; à ce moment, il est à interdire. Tout de même, rien n'empêche au jeûneur de conclure un mariage au cours de son jeûne. D'autre part, il y a à faire la distinction entre le mariage conclu par un homme en retraite, et celui qui est fait par un homme en Ihram. Ce dernier peut manger, boire, visiter un malade, assister à des convois funèbres, mais ne se parfume pas. Par contre la femme et l'homme en retraite, (itikaf) peuvent s'oindre, se parfumer, et se peigner les cheveux, mais n'assistent guère aux convois funèbres, ne prient pas sur les morts, et ne rendent pas visite à un malade. Ainsi les conditions du mariage diffèrent de l'un à l'autre, et c'est d'ailleurs ce qui est traditionnellement suivi pour la question du mariage pour celui qui est en état d'Ihram, à celui qui est en itikaf, et finalement au jeûneur. Chapitre VI La nuit de Destin
- Muwatta Malik, n°698
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait la retraite spirituelle dans la deuxième décade du mois de Ramadan, pendant un an; à la vingt et unième nuit, et c'est la nuit où du matin, il quitte son lieu de retraite, il dit aux fidèles: «celui qui a commencé sa retraite avec moi, qu'il y soit pour la dernière décade de Ramadan; car Allah me l'a faite effectivement voir, et par la suite II me l'a faite oublier (en parlant de la nuit du Destin). Et je me suis vu, prosterné, le matin dans l'eau et la boue. Quêtez-la, donc dans les dix dernières nuits impaires du mois du jeûne». Abou Sa'id ajouta: «La pluie, cette nuit-là, allait tomber, et le toit de la mosquée, formé de queues de palmier, laissait pénétrer l'eau. J'ai vu, de mes propres yeux, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quitter la mosquée, le visage tout couvert de pluie et de boue. C'était le matin du vingt et unième jour de Ramadan»
- Muwatta Malik, n°700
• Abdallah Ibn Ounais Al-Jouhani a demandé à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah je suis un homme qui habite à une longue distance de la mosquée. Indique-moi une nuit où je pourrai m'y rendre (afin de pouvoir prier toute la nuit»). Il lui répondit: «sois présent à la vingt-troisième nuit de Ramadan»
- Muwatta Malik, n°703
Malek a rapporté qu'il a entendu dire des ulémas en qui on a confiance: «on fit montrer à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les âges des hommes qui l'ont précédé de vie, ou ce que Allah a voulu lui montrer. Comme il trouva que les âges des hommes de sa communauté sont si courts à les comparer aux œuvres qu'ils ont à accomplir, tout comme ceux qui leur ont précédés, jouissant d'une longévité d'âge. Allah, lui accorda la nuit du Destin, qui est mieux que mille autres mois»
- Muwatta Malik, n°708
Ibrahim Ibn Abdallah Ibn Hounain a rapporté d'après son père que Abdallah Ibn Abbas et Al-Miswar Ibn Makhrama se sont disputés à «Al-Abwa'», au sujet de la lotion de celui qui est en état d'ihram. Abdallah a dit: «Il peut laver la tête» et Al-Misswar Ibn Makrama riposte: «Il ne peut pas se la laver». Le rapporteur ajouta: «Abdallah Ibn Abbas m'envoya auprès de Abou Ayoub Al-Ansari (pour mettre fin à ce sujet); je l'ai trouvé, faisant sa lotion à côté des deux poteaux, tout en s'enveloppant d'un vêtement. Je l'ai salué et m'a demandé: «Qui est-ce»? Je lui répondis: «Abdallah Ibn Hounain, Abdallah Ibn Abbas m'a envoyé pour t'interroger comment l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se lavait la tête, tout en étant en ihram»? Abou Ayoub posa la main sur le vêtement et l'abaissa, de sorte que sa tête m'était visible puis il dit à un homme de lui verser de l'eau sur la tête, tout en disant: «Verse l'eau,, et Abou Ayoub se frotta la tête de par ses mains en les faisant passer de derrière en avant et réciproquement puis dit: «C'est ainsi que j'ai vu faire, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°712
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quel habit doit mettre, celui qui est en état d'ihram»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Ne portez ni chemise, ni turban, ni pantalons, ni bournos, ni bottines. Si quelqu'un ne trouve pas des sandales, qu'il mette des bottines en les coupant jusqu'au dessous des chevilles. Et ne mettez surtout pas des vêtements touchés du safran ou de teinture jaune On demanda à Malek sur des propos rapporté du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui aurait dit: «Si l'homme ne trouve pas un izar, qu'il mette des pantalons». Malek répondit: «Je n'ai pas entendu ce hadith, et je ne crois pas qu'un homme pourra mettre des pantalons, car le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les avait interdits, parmi tant d'autres habits sans aucune exception faite comme: cela a été fait pour les bottines». Chapitre IV De l'interdiction de mettre des habits colorés en état d'ihram
- Muwatta Malik, n°713
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit à celui qui est en état d'ihram, de mettre des vêtements teintés de safran ou de teinture jaune, et a dit: «celui qui ne trouve pas des sandales, qu'il mette des bottines en les coupant jusqu'au dessous des chevilles»
- Muwatta Malik, n°723
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je parfumais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour sa sacralisation avant qu'il ne soit en état d'ihram, et pour sa désacralisation avant qu'il fasse ses tournées processionnelles autour de la Maison»
- Muwatta Malik, n°724
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un bédouin, mettant une chemise couverte de parfum vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alors qu'il était à Hounain. Il lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! J'ai fait la talbiat pour une visite pieuse, comment dois-je l'accomplir»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Va ôter ta chemise, et débarrasse toi des traces du parfum, puis fait les rites de la visite pieuse comme tu as à les faire pour un pèlerinage»
- Muwatta Malik, n°734
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts en priant dans la mosquée de «Zou-Houlaifa», et une fois que sa monture fut relevée, il commença à faire la talbiat»
- Muwatta Malik, n°735
Salem Ibn Abdallah a rapporté qu'il a entendu son père dire: «Cette «Baida» partie du desert sur laquelle, vous mentez en disant que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la talbiat, alors qu'en réalité, il ne l'a faite qu'à partir de la mosquée et précisément la mosquée de «Zoul-Houlaifa»
- Muwatta Malik, n°736
Oubaid Ibn Jouraij a rapporté qu'il a dit à Abdallah Ibn Omar: «Ô Abou Abdel-Rahman, je t'ai vu accomplir de quatre, ce qu'aucun de tes compagnons ne faisait; il lui demanda: «Quelles sont ces quatre Ô Ibn Jouraij»? Il répliqua: «Je ne t'ai vu toucher des coins, que les coins Yemenites (on sous-entend les coins de la Ka'ba), ne te chausser que des sandales en cuir épilé, ne t'embaumer que de safran , et j'ai vu, que si tu étais à la Mecque, alors que les gens faisaient la talbiat à la vision de la lune, toi, tu ne la faisais, qu'au jour de la «Tarwia». Abdallah Ibn Omar répondit: «ainsi, pour ce qui est des coins, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) toucher, que les deux Yemenites; quant aux sandales (dont tu parles), l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne mettait que celles qui étaient faites de cuir épilé, et faire même ses ablutions tout en se chaussant d'elles; et de ma part, j'aime bien les chausser; pour le safran, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'en servait et à mon tour, j'aime l'imiter; et pour la talbiat, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la faire, que lorsque sa monture fut relevée»
- Muwatta Malik, n°745
Mouhammad Ibn Abi Bakr Al-Thaqafi a rapporté qu'il a demandé à Anas Ibn Malek, lors de leur départ matinal de Mina destinant Arafat: «Comment agissiez-vous, ce jour au temps où vous étiez avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il lui répondit: «Quelques uns d'entre nous faisaient la talbiat sans revenir sur leur acte, d'autres proclamaient la grandeur d'Allah sans être blâmés»
- Muwatta Malik, n°753
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que Abdallah Ibn Al-Zoubair, resta à la Mecque pour neuf ans, faisant la talbiat pour le pèlerinage à la vue de la nouvelle lune de Zoul-Hijja, et Ourwa Ibn Al-Zoubair faisait pareil». Malek a dit: «Les habitants de la Mecque et les autres qui s'y trouvent, font la talbiat pour le pèlerinage et ceux qui se trouvent à la Mecque et qui ne sont pas des Mecquois, la font là où ils sont sans toutefois quitter l'enceinte sacrée». Malek a ajouté: «Ceux qui font la talbiat pour le pèlerinage à partir de la Mecque, doivent repousser la tournée processionnelle autour de Maison, et la parcours entre Al-Safa et Al-Marwa jusqu'à leur rentrée de Mina. Et c'est ce que faisait Abdallah Ibn Omar». On demanda à Malek au sujet de ceux qui font la talbiat au cours du pèlerinage, des Médinois ou d'autres, à la vision de la lune de Zoul-Hijja, comment doivent-ils faire la tournée processionnelle? Il répondit: «pour la tournée processionnelle qui est d'obligation, elle est à retarder; et elle est celle qui suit le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Cependant, ils peuvent faire des tournées en surplus autant qu'ils le veulent, en accomplissant deux raka'ts surérogatoires à la fin de chaque sept tournées. D'ailleurs, les compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisaient pareillement, lors de l'accomplissement de la talbiat pour le pèlerinage et retardaient la tournée processionnelle autour de la Maison, et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa jusqu'à ce qu'ils retournent de Mina. Ainsi faisait Abdallah Ibn Omar». On demanda à Malek à propos d'un homme Mecquois; peut-il faire la talbiat pour une visite pieuse à partir de la Mecque»? Il répondit: «Il doit plutôt, sortir de l'enceinte sacrée pour faire la talbiat». Chapitre XV L'ihram n'interdit pas l'ornement des animaux victimes
- Muwatta Malik, n°754
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Ziad Ibn Abi Soufian avait écrit à Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui envoie un animal à sacrifier, doit s'abstenir de tout ce dont s'abstient un pèlerin, jusqu'à ce que cet animal soit sacrifié. Et comme j'ai déjà fait mon offrande, fais-moi savoir par écrit, ou renseigne celui qui amène cette offrande». Amra ajouta: «Aicha a répondu:«ce n'est pas comme Ibn Abbas a dit; moi-même, j'ai tressé de mes propres.mains les guirlandes de l'animal sacrifié de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), puis à son tour il les mit autour du cou de l'animal, et il l'envoya gardé par mon père. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas interdit de tout ce que Allah lui a rendu licite jusqu'à ce qu'il sacrifia son animal»
- Muwatta Malik, n°756
Rabi'a Ibn Abdallah Ibn Al-Houdair a rapporté qu'il a vu, en Iraq, un homme se comportant en pèlerin. Il a demandé à son sujet, les gens qui lui dirent: «Il a ordonné qu'on lui orne son animal sacrifié, et dès lors il s'est comporté tel». Rencontrant Abdallah Ibn Al-Zoubair, je lui rapportai ce qui a été dit; il s'écria: «C'est une innovation; et je le jure au nom du Seigneur de la Ka'ba». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui lui-même amène son offrande en lui faisant une saignée et en l'ornant à Zoul-Houlaifa, sans qu'il ne soit en état d'ihram qu'à son arrivée à Al-Jouhfa? Il répondit: «Je n'aime pas cela, et je ne pense pas que cet homme at suivi ce qui est traditionnel, car il n'est pas permis de faire cela sauf à un homme qui orne sa bête pour le sacrifice, en lui faisant une saignée lors de la talbiat, et qui ne compte pas faire le pèlerinage, et dans ce cas il l'envoie et demeure avec les siens». On demanda aussi à Malek, à propos de l'homme qui apporte la bête victime sans qu'il ne soit encore en état d'ihram»? Il répondit: «Il n'y a pas de mal à cela». Et on lui demanda encore pour la question de l'homme qui ne veut effectuer ni le pèlerinage, ni la visite pieuse; doit-il être en état d'ihram pour orner la bête sacrifiée, car cette affaire a créé un débat entre les gens»? Il répondit: «Nous aurons à suivre, le hadith rapporté par Aicha, la mère des croyants, où il est dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé sa bête sacrifiée puis il demeura sans s'interdire des choses que Allah lui a rendues licites jusqu'à ce que la bête soit sacrifiée». Chapitre XVI Ce que doit faire celle qui a ses menstrues au cours du pèlerinage
- Muwatta Malik, n°758
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fait trois visites pieuse: l'année de Al-Houdaiba, l'année de la convention� , et celle de Al-Jou'rana». � Omra el Kada c'est la Omra conclut dans l'accord de Al-Houdaiba (Il s'agit d'un pacte que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait conclu avec les Qoraichites, visant de revenir l'an qui suit à la Mecque pour une visite pieuse et d'y rester pour trois jours.) les musulmans devaient revenir l'année suivante
- Muwatta Malik, n°760
Abdel-Rahman Ibn Harmala al-Aslami a rapporté qu'un homme demanda à Sa'id Ibn Al Moussaiab: «Puis-je faire une viste pieuse avant le pèlerinage»? Il répondit: «Certes, oui, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait une visite pieuse avant le pèlerinage»
- Muwatta Malik, n°763
Mouhammad Ibn Abdallah Ibn Al-Hareth Ibn Abdel-Mouttaleb a rapporté qu'il a entendu Sa'd Ibn Abi Waqas et Al-Dahaq Ibn Qais, l'année où Mou'awia Ibn Abi Soufian fit le pèlerinage faire allusion à at Tamattou (la jouissance d'une vie normale entre la visite pieuse et le pèlerinage.) Al-Dahaq Ibn Qais a dit: «cela ne sera fait que par celui qui est ignorant de l'ordre d'Allah à Lui la puissance et la gloire». Sa'd de répondre: «ce n'est pas correct ce que tu viens de dire, ô fils de mon frère». al-Dahaq lui répondit: «Or, Omar Ibn Al-Khattab l'a interdit»; Sa'd reprit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), a fait cela, et nous l'avons, accomplie avec lui»
- Muwatta Malik, n°767
Malek a dit: «Celui qui fait une visite pieuse aux mois de Chawal, ou Zoul-Ki'da ou Zoul-Hijja, puis revient chez les siens, et accomplit l'année même le pèlerinage, n'aura pas à faire offrande: car l'offrande est obligatoire pour celui qui a fait une visite pieuse au mois du pèlerinage puis il demeure (à la Mecque) jusqu'à la période du pèlerinage, pour l'effectuer. Et toute personne qui se rend à la Mecque de toutes les provenances, pour y rester, afin qu'il fasse la visite pieuse durant le mois du pèlerinage et par la suite effectue le pèlerinage, il n'est pas tenu comme celui qui jouit d'une vie normale; par conséquent, il n'a pas à faire de sacrifice, ni à jeûner, et il est considéré tout comme un Mecquois si il habite à Makka dans cette période». On demanda à Malek, à propos d'un Mecquois qui quitta pour être à la frontière, ou pour un voyage quelconque, puis rentra à la Mecque, en voulant y demeurer, qu'il y ait des parents ou non; il entra à la Mecque pour accomplir omra, et sa visite pieuse a été commencée des lieux qui furent déterminés par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)ou plus proche que ça. Dans ce cas, sera-t-il comme celui qui jouit d'une vie normale "tamattou"? Il répondit: «Il n'a pas besoin de faire une offrande ni de jeûner comme celui qui jouit d'une vie normale, car Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit dans Son Livre (le sens): «Voilà pour celui qui n'a pas une famille auprès de la mosquée Sacrée». Coran II.v 196 Chapitre XXI Au sujet de la visite pieuse.Omra
- Muwatta Malik, n°772
Noubaih Ibn Wahb, le frère de Bani Abdel-Al-Dar, a rapporté que Omar Ibn Oubaidallah envoya dire à Aban Ibn Osman, et celui-ci était, ce temps là, le prince du pèlerinage, tous deux étant en état d'ihram, qu'il voulait demander, la fille de Chaiba Ibn Joubair en mariage à Talha Ibn Omar, lui demandant d'être présent. Aban refusa ce que Omar voulait, et dit: «J'ai entendu Osman Ibn Affan dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme en état d'ihram ne doit ni achever un pacte de mariage, ni demander en mariage, ni célébrer des fiançailles»
- Muwatta Malik, n°778
Abou Katada Al-Ansari a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Quand ils prirent une des routes de La Mecque ils se trouvèrent distancés, tous ses compagnons étaient en état d'ihram, sauf lui. Il vit un onagre, ainsi il se réajusta sur son cheval, et demanda à ses compagnons de lui faire passer son fouet; mais ils refusèrent; il leur demanda, sa lance, qu'ils lui refusèrent encore; alors il la prit et s'élança de toute sa force contre l'onagre et le tua. Quelques uns des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mangèrent de sa chair, quant aux autres, ils en refusèrent. Une fois, arrivés auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ils lui demandèrent à propos de la chair de l'onagre, est-elle à manger»? Il leur répondit: «Ce n'est d'ailleurs qu'une nourriture que Allah vous avait accordée»
- Muwatta Malik, n°781
–Al-Bahzi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se dirigea pour la Mecque, en étant en ihram, en, arrivant à «Al-Rawha», on rencontra un onagre dont les jarrets étaient coupés. On rapporta cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui répondit: «Laissez le, car je pense que son propriétaire va venir, le propiétaire se rendit auprès du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «O Envoyé d'Allah ce zèbre vous appartient». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Abou Bakr de partager sa chair à tous les compagnons, puis poursuivit sa route. Arrivant à «Al-Outhaba» lieu entre «Al-Rouaitha» et «Al-Arj», il trouva une gazelle, touchée d'une flèche et couchée dans l'ombre, Al-Bahzi ajoute: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna un homme de garder la gazelle afin que personne ne le touche, jusqu'à ce qu'ils soient passés»
- Muwatta Malik, n°785
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Al-Sa'b Ibn Jathama offrit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un onagre, alors qu'il était à Al-Abwa ou à Waddan». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r le lui rendit. Mais dès que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit comment paraissait la figure de Al-Sa'b, il lui dit: «Je ne te le refuse que parce que je suis en état d'ihram»
- Muwatta Malik, n°791
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a ordonné de tuer les serpents dans l'enceinte sacrée». Malek a dit: «est considéré tout comme un chien enragé à tuer dans l'enceinte sacrée, tout animal qui mord, blesse, et attaque les gens tels: le lion, le tigre, le léopard, et le loup. Mais les bêtes fauves qui n'attaquent pas tels: l'hyène, le renard, le chat et les animaux qui leur sont similaires, ils ne sont pas à tuer par un homme en étant d'ihram. Et s'il les tue, il doit les expier. Par contre, les oiseaux nuisibles ne sont pas à tuer par l'homme en état d'ihram sauf ceux qui ont été cités par le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tels que: le corbeau et l'épervier. Et s'il est fait que l'homme en état d'ihram en tue autre que ces deux genres d'oiseaux, il doit l'expier». Chapitre XXIX Des actes qui sont permis à un homme en état d’ihram d'accomplir
- Muwatta Malik, n°793
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté que sa mère a entendu que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été interrogée au sujet de l'homme en état d'ihram, peut-il se gratter la peau? Elle répondit: «oui, qu'il se la gratte, et se la frotte à un tel point qui si on m'avait noué les mains et je n'avais pour moyens que mes pieds, pour me gratter la peau, je les userais»
- Muwatta Malik, n°797
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Al-FadI Ibn Abbas montait en croupe de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), quand vint une femme de «Khat'am», consulter l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Al-Fadl se mit à la fixer du regard et elle le fixait à sont tour; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait détourner le visage de Al-FadI de l'autre côté. La femme, dit: «Ô. Envoyé d'Allah, la prescription d'Allah, au pèlerinage, est une obligation difficile pour mon père qui a atteint un certain âge, et il ne peut plus se maintenir sur le dos d'une monture. Puis-je accomplir, le pèlerinage à sa place»? Il lui répondit: «Oui, certainement».Ceci se passait lors du pèlerinage d'Adieu». Chapitre XXXI Du pèlerin retenu par l'ennemi
- Muwatta Malik, n°798
Malek a dit: «le pèlerin retenu par un ennemi, de sorte qu'il ne peut arriver à la Maison Sacrée, est libéré de son irham, il égorge son offrande, se rase la tête là où il est retenu;et par conséquent, il n'a à s'acquitter de rien». (....) 102 - Malek a dit qu'on lui a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et ses compagnons ont quitté l'état d'ihram, alors qu'ils étaient à «Al-Houdaibia», ont égorgé leurs sacrifices, se sont rasés la tête, se sont désacralisés bien avant de faire leur tournée processionnelle autour de la Maison sacrée, et avant même que l'offrande ne soit arrivée à son lieu de sacrifice. Puis, on ne nous a pas renseignés, si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné l'un de ses compagnons, ni aucun de ceux qui se trouvaient avec lui, de s'acquitter tôt ou tard, ni de recommencer aucun rite»
- Muwatta Malik, n°799
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar, partant pour une visite pieuse, à la Mecque, lors du conflit, (entre al-Hajjaj ibn Yusuf and Zubair ibn al-Awwam)a dit: «si on va m'interdire d'arriver à la Maison Sacrée, je ferai, ce que nous avons déjà fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Ainsi, il fit la talbiat pour une visite pieuse, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait la talbiat pour une visite pieuse l'année de Houdaibia». Puis Abdallah, pensant à ce qu'il a fait. dit: «le pèlerinage et la visite pieuse sont tous deux un même devoir». Puis s'adressant à ses compagnons il leur dit: «puisque tous les deux sont un même devoir, je vous prends à témoins que j'ai donné l'ordre de rassembler le pèlerinage et la visite pieuse». Puis il réussit à accéder à la Maison Sacrée, compléta le tawaf trouvant ainsi qu'il avait accompli les rites, il sacrifia sa victime». Malek a dit: «tel est ce qui est traditionnellement suivi, par celui qui est retenu par un ennemi, tout comme le cas du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de ses compagnons. Quant à celui qui est retenu dans d'autres conditions (ou situations), il ne peut se désacraliser s'il n'est pas arrivée à la Maison Sacrée». Chapitre XXXII Du Pèlerin retenu par une autre cause que l'ennemi
- Muwatta Malik, n°805
Abdallah Ibn Omar a rapporté que le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à Aicha: «n'as-tu pas remarqué que tes concitoyens en bâtissant la Ka'ba, n'ont pas suivi les fondations d'Ibrahim»? Aicha répondit: «O Envoyé d'Allah! Ne vas-tu pas la rebâtir selon les fondations d'Ibrahim»? Il riposta: «si tes concitoyens n'étaient pas si proches du temps du polythésisme, je l'aurais fait». Abdallah Ibn Omar ajouta: «si Aicha avait entendu ces mots de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je ne pense pas que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aurait négligé le fait de toucher les deux colonnes Yemenites qui suivent directement la Pierre Noire. Or la Maison n'a pas été rétablie selon les fondations d’Ibrahim»
- Muwatta Malik, n°808
Jaber Ibn Abdallah a rapporté qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r accomplir trois tournées d'un pas accéléré autour de la Maison, en considérant la Pierre Noire comme point de départ». Malek a dit: «cela ne cesse d'être suivi à Médine»
- Muwatta Malik, n°813
On rappora à Malek que quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait terminé ses tournées processionnelles autour de la Maison, fait les deux raka'ts, et voulait effectuer le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, il touchait la Pierre Noire, avant de quitter la Maison»
- Muwatta Malik, n°824
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «comme je me plaignais à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'un malaise, il me dit: «Fais la tournée derrière les gens tout en restant sur ta monture». Elle continue: «Je fis la tournée, tout en étant sur mon chameau, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) priait à côté de la Maison Sacrée, récitant: «Par le Mont, Et par un Livre transcrit» Coran LII :v:1et
- Muwatta Malik, n°827
Jaber Ibn Abdallah a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, en quittant la Maison se dirigeant vers Al-Safa: «On commence par le lieu que Allah a désigné pour premier»
- Muwatta Malik, n°828
Jaber Ibn Abdallah a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mettait debout sur Al-Safa, il faisait pour trois fois le takbir, et disait: «Il n'y a pas d'autre divinité que Allah, l'Unique, II n'a pas d'associé. La Royauté et la Louange Lui appartiennent, II est puissant sur toute chose». Il reprenait cela pour trois fois, puis invoquait Allah. Il agissait pareillement sur Al-Marwa»
- Muwatta Malik, n°830
Ourwa a rapporté: «étant encore adolescent, je dis à Aicha, la mère des croyants: «qu'en penses-tu des paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou bien la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ici et là» Coran II, v.158. Ainsi, l'homme n'est pas à être jugé, s'il n'effectue pas le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha me répondit: «Non, tu as mal saisi ce verset; car s'il en était ainsi, il aurait été révélé de la façon suivante: «Ça ne sera pas un sujet de délit, si l'homme ne fait pas le parcours entre ces deux localités». Pousuivant, Aicha dit: «Ainsi donc ce verset a été révélé au sujet des Ansars qui faisaient la talbiat au, nom de «Manat» (statue adorée) situé en face de Koudaid et ils s'incommodaient à faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Etant convertis à l'Islam, ils demandèrent l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. C'est ainsi que Allah Le Béni Et Le Très-Haut fit cette révélation: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ça et là»
- Muwatta Malik, n°832
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), marchait en descendant de Al-Safa et Al-Marwa, et courrait légèrement quand il arrivait au fond de la vallée». Malek a dit au sujet d'un homme qui, ignorant les rites, avait commencé à faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, avant les tournées processionnelles autour de la Maison, qu'il doit revenir pour accomplir les tournées puis faire le parcours. Et s'il ignore cela, et qu'il ait déjà quitté la Mecque, en se trouvant loin de cette ville, qu'il y revienne, accomplir les tournées processionnelles autour de la Maison, et faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. S'il avait eu des rapports avec sa femme, qu'il rebrousse chemin, faire la tournée autour de la Maison et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa pour compléter ce qu'il devait accomplir de sa visite pieuse, il devra faire également une autre visite pieuse l'année qui suit, et le sacrifice d'une offrande». Chapitre XLIII Le jeûne le jour de Arafa
- Muwatta Malik, n°833
Oum Al-FadI Bint Al-Hareth a rapporté que des gens, le jour de Arafa, discutaient au sujet du jeûne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour ce jour même. Les uns disent qu'il est à jeûner, les autres disent qu'il ne l'est pas». Elle poursuivit, et dit: «Je lui ai envoyé alors un bol de lait caillé, assis sur sa monture immobilisée, il le but»
- Muwatta Malik, n°838
–Oum Hani a rapporté que Abdallah Ibn Amr Ibn Al'as lui a dit qu'il entra chez son père, et le trouva en train de manger et son père l'invita», il lui répondit: «je jeûne». Il répliqua: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous a interdit de jeûner durant ces jours, et nous a ordonné de manger et de boire durant ces jours». Malek a dit: «Il sous-entend, les jours dits «Al-Tachriq». Chapitre XLV Ce qui est permis comme animaux pour le sacrifice rituel."Hady
- Muwatta Malik, n°840
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit un homme amener une chamelle. Il lui dit: «Monte-la». Il répondit: «Ô Envoyé d'Allah, c'est une offrande»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria: «Malheur à toi! Monte-la», lui répétant cela pour deux ou trois fois»
- Muwatta Malik, n°881
Ourwa a rapporté que son père a dit: «J'étais assis avec Oussama Ibn Zaid, on lui demanda comment était l'allure de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lors du pèlerinage d'Adieu, en dévalant de Arafa à Mouzdalifa»? Il répondit: «Il allait d'abord, à pas ralenti, mais quand il trouvait un espace, il accélérait le pas»
- Muwatta Malik, n°883
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant à Mina, a dit: «Voilà l'endroit du sacrifice, et tout endroit à Mina est un lieu de sacrifice». Il a aussi dit, lors d'une visite pieuse: «Voilà l'endroit du sacrifice» désignant par là Al-Marwa, «Et toutes les voies spacieuses de la Mecque et ses chemins sont des lieux de sacrifice»
- Muwatta Malik, n°885
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Hafsa, la mère des croyants a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ppourquoi les gens ont-il quitté l'ihram pour la visite pieuse, alors que toi, tu ne l'as pas fait»? Il répondit: «Jai feutré ma tête et j'ai orné mon offrande, or je ne peux quitter l'ihram avant de l'immoler». Chapitre LIX Des moments pour immoler
- Muwatta Malik, n°889
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ô Allah! Fais miséricorde à ceux qui se sont rasés». Ses compagnons ajoutèrent: «et ceux qui se sont raccourcis les cheveux, ô Envoyé d'Allah». Il répondit: «Ô Allah! Fais miséricorde à ceux qui se sont coupés (les cheveux). Ils reprirent: «et ceux qui se sont raccourcis, les cheveux, ô Envoyé d'Allah». Il leur dit pour à troisième fois: «et à ceux qui se sont raccourcis»
- Muwatta Malik, n°898
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra dans la Ka'ba, avec Oussama Ibn Zaid, Bilal Ibn Rabah et Osman Ibn Talha Al-Hajabi, ferma la porte et y demeura». Abdallah ajouta: «J'ai demandé Bilal qui sortit, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il répondit: «il s'est tenu tout en ayant une colonne à sa droite, une autre à sa gauche, et trois autres derrière lui. La Maison, ce temps là était construite avec six piliers. Puis il pria»
- Muwatta Malik, n°902
Kouraib, l'esclave de Ibn Abbas a rapporté qu'il a entendu Oussama Ibn Zaid dire: «Dévalant de Arafa, et arrivant au défilé d'une montagne, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, urina puis fit des ablutions mais non intégrales. Je lui dis: «Feras-tu la prière, ô Envoyé d'Allah». Il me répondit: «La prière sera faite devant toi». Il monta, et arrivant à.Mouzdalifa, il descendit et fit des ablutions complètes. Une fois qu'on fit appel à la prière, il accomplit celle du coucher du soleil, puis chacun de nous fit arrêter sa monture chez lui. On appela, ensuite à la prière du soir, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accomplit, sans faire aucune prière entre les deux prières»
- Muwatta Malik, n°903
Abdallah Ibn Yazid Al-Khatmi a rapporté que Abou Ayoub Al-Ansari lui a dit qu'il a fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au cours du pèlerinage d'Adieu, les deux prières du coucher du soleil et du soir jointes, à Mouzdalifa»
- Muwatta Malik, n°909
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fit agenouiller sa monture à «Al-Batha» à Zoul-Houlaifa,et pria. Nafe' ajouta: «Abdallah Ibn Omar faisait de pareil». Malek a dit: «Il n'est permis à personne de passer par «Al-Mou'arass», retournant du pèlerinage, sans y prier. Et s'il y est de passage, et qu'il n'est pas temps de prier, qu'il y reste à l'attente du moment de la prière. Il pourra faire, par la suite d'autres prières que celles qui sont-surérogatoires, car on m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait une prière à Al-Mou'arass et il en était de même pour Abdallah Ibn Omar qui s'y était arrêté»
- Muwatta Malik, n°922
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'il a entendu Ata Ibn Yassar dire que c'était toléré aux pâtres de jeter les cailloux la nuit. Il a ajouté: «Cela remonte à la première époque de l'Islam». Malek a dit: «Interprétant le hadith où l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait toléré aux pâtres de retarder le jet des cailloux, je pense, et Allah à ce sujet est Le plus informé, qu'il avait sous-entendu, le jet des cailloux le jour du sacrifice, puis le jour qui le suit, et le jour où l’on se prépare à quitter les lieux saints, de telle façon que, ils jetteront ce qu'ils devaient jeter le jour précédent, et le jour actuel, car nul ne peut s’abstenir de ses obligations; or s'il les manque il doit s'en acquitter. S'ils (les pâtres) se rendent compte qu'ils ont terminé le jet des cailloux, dans deux jours, et qu'il sont des demeurants à Mina, le troisième jour, ils jetteront avec les autres, en quittant le lieu avec eux»
- Muwatta Malik, n°926
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «nous quittâmes, l'année du pèlerinage d'adieu, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et fîmes la talbiat pour une visite pieuse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit aux fidèles: «Celui qui possède son offrande, qu'il fasse la talbiat pour un pèlerinage avec une visite pieuse, puis qu'il ne quitte pas l'ihram avant d'avoir complété tous les rites». Safia ajouta: «J'arrivai à la Mecque, en ayant mes menstrues; ainsi je n'ai pu ni faire les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Je me plaignis auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me dit: «Dénoue tes cheveux, et peigne les, puis fais la talbiat pour le pèlerinage, en laissant de côté la visite pieuse». Elle poursuivit: «J'ai tout accompli. Puis terminant le pèlerinage, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'envoya avec Abdel-Rahman Ibn Abi Bakr Al-Siddiq à Al-Tan'im, ou je fis la talbiat pour une visite pieuse». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit alors: «Tel est l'endroit, où tu commenceras ta visite pieuse». Ainsi, ceux qui avaient déjà fait la talbiat pour une visite pieuse, firent les tournées processionnelles autour de la Maison et la course, entre Al-Safa et Al-Marwa, puis se mirent en état de désacralisation. Puis ils firent une tournée d'adieu, une fois qu'ils étaient de retour de Mina, pour leur pèlerinage. Quant à ceux qui avaient fait la talbiat pour un pèlerinage ou pour un pèlerinage et une visite pieuse joints, ils ne firent qu'une seule tournée». (....) 238 - Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté de Aicha, le même hadith»
- Muwatta Malik, n°928
Aicha a rapporté: «J'arrivai à la Mecque, et j'avais mes mes menstrues; ainsi je n'ai fait ni les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Alors, je me plaignis à ce sujet à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il me dit: «Fais les rites tout comme un pèlerin, mais sans effectuer les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, jusqu'à ce que tu sois en état de pureté». A propos de la femme qui fait la talbiat pour une visite pieuse, puis qui entre à la Mecque au moment du pèlerinage, alors qu'elle a ses menstrues, Malek a dit: «Elle ne peut faire les tournées processionnelles autour de la Maison; et si elle craint de ne pas être en pureté, qu'elle fasse la talbiat pour un pèlerinage, et qu'elle avance une offrande. Elle est dans ce cas, pareil à celui qui a joint un pèlerinage et une visite pieuse à la fois, et une seule tournée processionnelle lui est de suffisante. La femme qui a ses menstrues, si elle avait déjà fait la tournée autour de la Maison, et avait prié, elle pourra faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, aussi la station à Arafa et à Mouzdalifa, et jettera enfin les cailloux. Cependant, elle ne pourra déferler faire le Tawaf el Ifada avant qu'elle ne soit purifiée de ses menstrues. Chapitre 75 Le Tawaf el Ifada le déferlement de la femme qui a ses menstrues
- Muwatta Malik, n°940
Ka'b Ibn Oujra a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), en ihram. Les poux à la tête, lui faisat mal, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui permit de se raser la tête, en disant: «Tu jeûneras pour trois jours, ou tu feras manger six pauvres, ayant chacun une part de deux moudas, ou tu égorgeras un mouton; quoique soit l'acte à faire, il sera une expiation»
- Muwatta Malik, n°941
Ka'b Ibn Oujra a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est probable que ces insectes te causent du mal». Je lui répondis: «Oui, Ô Envoyé d'Allah». Il réplique: «Va te raser la tête puis jeûne pour trois jours, ou donne à manger à six pauvres ou immole un mouton»
- Muwatta Malik, n°942
Ata Ibn Abdallah Al-Khourassani a rapporté: «J'étais au marché de «Al-Bouram» à Koufa, un vieil homme me rapporta que Ka'b Ibn Oujra lui a raconté ce qui suit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint me trouver, alors que je ravivifiais le feu au-dessus d'une marmite, pour mes compagnons. Les poux grouillaient dans ma tête et ma barbe. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), r me prit de mon front et me dit: «Va raser ces cheveux, et jeûne pour trois jours, ou fais manger six pauvres». Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) savait que je ne possédais pas une victime à immoler». Malek a dit: «Pour le rachat du délit, il consiste dans le fait que personne ne doit se racheter avant qu'il n'ait accompli, ce qui exige un rachat. Quant à la réparation, elle n'est de devoir que lorsque le sujet est obligé de s'en acquitter; et il peut effectuer l'expiation, là où il veut, à la Mecque ou ailleurs, en optant soit pour le sacrifice, ou le jeûne ou l'aumône». Malek a ajouté: «Celui qui est en ihram, ne peut ni s'épiler les cheveux, ni se les raser, ni se les raccoucir, avant qu'il ne quitte l'ihram. Mais s'il subit une maladie à la tête, (dans ses cheveux), il doit, comme Allah l'a ordonné, se racheter. Il ne peut, se couper les ongles, ni tuer les poux, ni les ôter de la tête et les jeter sur terre, ni se débarasser des poux de sa peau, ni de ses habits. Si celui qui est en ihram se débarasse de ces insectes, qu'il donne à manger une poignée de nourriture». Malek finalement a dit: «Celui qui s'épile le nez ou les aisselles, ou se couvre le corps des produits d'épilation, ou se rase par nécessité la tête à cause d'une plaie, ou se rase le cou pour une saignée au moment où il est en ihram, et cela par oubli ou par ignorance, il doit, par compensation se racheter. Il ne doit pas se raser la tête pour pratiquer une saignée; par conséquent, celui qui, par oubli, se rase la tête avant de jeter les cailloux, il doit un rachat». Chapitre LXXIX Ce que l'on doit faire au cas où l'on oublie un rite
- Muwatta Malik, n°945
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de retour d'une expédition ou d'un pèlerinage ou d'une visite pieuse, il faisait trois fois le takbir à toute place dominante, là où il se trouvait, puis disait: «Il n'y a pas d'autre divinté que Allah L'Unique, II n'a pas d'associé. La royauté et La louange Lui appartiennent, II est puissant sur toute chose. Nous revenons à Lui, nous nous repentons vers Lui, nous nous prosternons devant Lui, nous Le louons. Il a réalisé Sa promesse, II a donné victoire à Son serviteur, et c'est Lui seul qui a mis les factions en déroute»
- Muwatta Malik, n°946
Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant près d'une femme, dans son palanquin; on lui dit: «Voilà, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r ». Elle tint alors un enfant qui était avec elle, par les bras et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah celui-ci peut-il faire un pèlerinage»? Il lui répondit: «Oui, et tu en seras récompensée»
- Muwatta Malik, n°947
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Dans aucun jour, Satan n'a été vu plus humilié, plus méprisé, plus réprouvé et plus courroucé qu'il ne l'est, le jour de Arafa. Et il n'est comme tel, que parce qu'il est témoin de la descente de la miséricorde, et du pardon que Allah a accordé aux grands péchés, à l'exception de ce qu'il a vu le jour de Badr». On demanda: «Qu'a-t-il vu, le jour de Badr, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Il a, effectivement vu Gabriel, mettre les anges en rang»
- Muwatta Malik, n°949
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra à la Mecque, l'année de la conquête de cette ville, se couvrant la tête d'un casque de fer. Étant, ainsi un homme vint lui dire: «Ô Envoyé d'Allah! Ibn Khatal est accroché aux voiles de la Ka'ba». Il répondit: «Tuez-le». Malek a dit,en interprétant ce hadith: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'était pas à ce moment y.là en ihram, et c'est Allah qui est à ce sujet, le plus informé»
- Muwatta Malik, n°952
Imran Al-Ansari a rapporté: «Abdallah Ibn Omar vint me rejoindre, alors que je me reposais sous un arbre touffu, sur la route de la Mecque. Il me dit: «Qu'est-ce qui t'a poussé, à te reposer sous l'ombre de cet arbre»? Je répondis: «Je voulais être protégé». Il répliqua: «Y-a-t-il une autre raison»? Je répondis: «Non, rien que cela». Abdallah Ibn Omar me dit à ce moment: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand tu te trouves entre les deux montagnes de Mina, et il fit signe de sa main vers l'orient, il y a là-bas une vallée qu'on appelle «Al-Sourar» où se dresse un arbre sous lequel, soixante et dix Prophètes ont été écartés de leurs mères. (Sous-entendant par là, qu'on leur a coupé les cordons ombilicaux, une fois qu'ils étaient mis au monde)
- Muwatta Malik, n°960
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah assure à celui qui combat dans sa voie, ne quittant sa demeure que pour le combat dans la voie d'Allah, témoignant ses paroles de véridiques, de le faire entrer au Paradis, ou de le ramener chez lui, à sa maison qu'il a quittée, tout en obtenant récompense céleste et butin»
- Muwatta Malik, n°961
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La propriété des chevaux est considérée soit une récompense, ou une protection ou un fardeau. Celui qui est de récompense est considéré tel, car son propriétaire l'a voué pour le combat dans la voie d'Allah, il l'a attaché, lui allongeant la corde dans une prairie ou un verger afin qu'il broute l'herbe. Et tout ce qui est brouté sera compté à titre de bonnes actions pour cet homme propriétaire due cheval. S'il est fait que ce cheval se soit détaché de sa corde, et qu'il s'éloigne en traversant aux galops deux ou trois étapes, ses traces et ses excréments en sont comptés de bonnes actions pour cet homme propriétaire. S'il arrive, que, ce cheval, passe près d'un fleuve, boive sans que son propriétaire le veuille, cela lui sera compté comme de bonnes actions et en sera récompensé. Le cheval qui est une protection, est celui dont le propriétaire l'utilise pour sa subsistance, sans mendier des autres, et sans même oublier le droit d'Allah sur leurs cous et sur leur dos. Quant au cheval fardeau, son propriétaire l'a attaché par vanité, par ostentation et par aversion contre les musulmans». On demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r(Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet des ânes, il répondit: «Rien ne m'a été révélé à leur sujet, excepté ce verset général et isolé: «Celui qui aura fait le poids d'un atome de bien, le verra. Celui qui aura fait le poids d'un atome de mal, le verra» Coran XCIX
- Muwatta Malik, n°962
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r a dit: «Ne voulez-vous pas connaître celui qui en jouira le plus du meilleur poste (auprès d'Allah)? Il est celui qui tenant la bride de son cheval, ira combattre dans la voie d'Allah. Ne voulez-vous pas connaître celui qui le suivra? Il est celui qui, avec son troupeau, vit dans une retraite, faisant la prière, s'acquittant de la zakat et adorant Allah sans rien lui associer»
- Muwatta Malik, n°966
Un des fils de Ka'b Ibn Malek (J'ai cru qu'il est dit Abdel-Rahman Ibn Ka'b, ajouta le rapporteur) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit à ceux qui ont assommé Ibn Abi Al-Houqaiq, de massacrer les femmes et les enfants. Le rapporteur ajouta: «Un de ces hommes a dit: «La femme de Ibn Abi-Houqaiq, allant dévoiler notre présence par ses cris, je levai mon sabre pour l'abattre, quand me souvenant les paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je me retins de le faire; sans cela, nous nous serions débarassés d'elle»
- Muwatta Malik, n°967
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a vu au cours de l'une de ses expéditions une femme massacrée; il désapprouva cela et défendi par la suite d'assommer les femmes et les enfants»
- Muwatta Malik, n°969
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdel-Aziz écrivit à l'un de ses préfets: «On nous rapporta que si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoyait une troupe d'hommes, il leur disait: «Faites l'expédition au nom d'Allah et luttez dans la voie d'Allah vous abattrez ceux qui ne croient pas en Allah; ne fraudez pas, ne trahissez pas, ne défigurez pas vos victimes et ne tuez pas les enfants». Transmez cela à ton armée et à tes troupes s'il plut à Allah. Que la paix soit sur toi». Chapitre IV Du respect de la promesse de sécurité
- Muwatta Malik, n°976
Abou Katada Ibn Rib'i a rapporté ce qui suit: «Nous sortîmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r l'année de Hounain. Les musulmans entrèrent dans un combat acharné avec l'ennemi. Je vis un des ennemis sur le point de tuer un musulman. Je me tournai vers lui et je l'attaquai par derrière en lui donnant un coup de sabre sur la carotide. Il me fit face et me pressa d'une façon que j'allais sentir le mort puis me lâcha et tomba mort. Je croisait Omar Ibn Al-Khattab, il me dit: «Qu'ont-ils les hommes»? Je lui répondis: «C'est l'ordre d'Allah». Les hommes revenus, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Celui qui a tué un ennemi, en prouvant cela, il aura ses dépouilles». Puis je me levais et dis: «Qui peut être mon témoin»? Puis je m'assieds. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit sa question: «Celui qui a tué un ennemi, en prouvant cela, il aura ses dépouilles». De nouveau je me levai pour dire: «Qui peut être mon témoin»? Puis je m'assieds. Enfin pour la troisième fois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), r reprit la même question; me levant, il me dit: «Qù'as-tu donc, ô Abou Katada»? Je lui racontai la scène, un homme se leva et dit: «C'est vrai, ô Envoyé d'Allah, et les dépouilles du mort sont chez moi. Fais-donc qu'il soit satisfait de ce qu'il en a de droit». Abou Bakr se leva et dit à l'homme: «Non! Par Allah! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fera pas tort à un des lions d'Allah qui a combattu pour Allah et son Envoyé, qu'il te donne ses dépouilles». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria alors: «Abou Bakr a dit la vérité» puis s'adressant à l'homme, il lui dit: «Remets-lui ces dépouilles». L'homme me donna les dépouilles et en vendant la cuirasse, je me suis acheté avec son prix un jardin chez Bani Salama; et tel fut le premier bien que j'ai bénéficié de l'islam»
- Muwatta Malik, n°977
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'il a entendu un homme interrogeant Abdallah Ibn Abbas au sujet du butin? Ibn Abbas répondit: «le cheval est un butin, ainsi que les dépouilles». L'homme reprit la même question et reçut de Ibn Abbas la même réponse. L'homme demanda, pour la troisième fois, «Quel est le butin mentionné par Allah dans son Livre»? Al-Kassem dit: «Et l'homme ne cessa de demander Ibn Abbas au point de l’embarasser, quand ce dernier s'écria: «Savez-vous à qui est pareil cet homme? Il est pareil à «Sabigh» que Omar Ibn Al Khattab a frappé. On demanda à Malek au sujet d'un homme qui tua un ennemi, s’il pourra bénéficier de ses dépouilles sans la permission de l'imam? Il répondit: «II ne peut en profiter sans la permission de l'imam, et ce dernier ne peut se décider que d'après ses propres lumières. On ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que celui qui a tué un ennemi s'empare de ses dépouilles», sauf le jour de Hounain». Chapitre XI Des parts exceptionnelles du cinquième du butin. ."al qoums
- Muwatta Malik, n°978
Sa'id Ibn al-Moussaiab a dit: «On donnait aux hommes des parts exceptionnelles du cinquième du butin». Malek a dit: «C'est ce qui j'ai de mieux entendu à ce sujet». On demanda à Malek au sujet des parts exceptionnelles, pourraient-elles être tenues du premier butin obtenu? Il répondit: «Cela revient à l'imam et à sa jurisprudence, et ce qui est suivi à Médine, ne peut se faire sans la jurisprudence du sultan. D'autre part on ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait agi ainsi dans toutes ses expéditions excepté le jour de Hounain. Tout revient à la jurisprudence de l'imam au sujet du premier butin obtenu et aux autres après». Chapitre XII Les parts des cavaliers au cours des expéditions
- Muwatta Malik, n°980
Amr Ibn Chou'aib a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut de retour de Hounain, en se dirigeant vers Al-Jourana, les hommes lui demandèrent (de leur donner du butin) et finirent par l'acculer à un arbuste épineux qui lui déchiqueta le manteau et glissa de son dos». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Rendez-moi nom manteau, craignez-vous que je ne vous partage pas ce que Allah m'a accordé comme butin? Par celui qui tient mon âme en sa main! Si Allah m'avait accordé des bienfaits autant que les arbres de Tihama (litt des samoura, genre d'arbre long) je vous les aurais partagés. Vous ne me trouverez ni avare, ni lâche, ni menteur». Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, (de sa monture), il se tint parmi les hommes et leur dit: «Rendez le fil et l'aiguille, car la fraude n'est qu'une infamie, que feu et honte pour son auteur le jour de la résurrection». Puis il ramassa de la terre un poil de chameau, ou quelque chose de pareil, et continua: «Par celui qui tient mon âme en sa main, si Allah nous avait donné, une chose pareille, à vous et à moi, je ne tarderais pas à vous distribuer, même le cinquième qui me revient»
- Muwatta Malik, n°982
Abdallah Ibn al-Moughira Ibn Abi Bourda Al-Kinani a dit qu'on lui rapporta que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint trouver les gens en invoquant Allah pour eux, citant toutes les tribus et négligeant une. Il dit: «Les hommes de cette tribu ont trouvé dans la bât d'une monture qui appartenait à l'un d'eux, un collier de grains noirs et blancs qu'il avait fraudé du butin. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) rejoint ces hommes, fit sur eux le takbir comme on le fait pour un mort»
- Muwatta Malik, n°983
Abou Houraira a rapporté: «Nous sommes partis avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'année de Khaibar, sans que nous ayons eu pour butin, ni or, ni argent mais seulement des vêtements et des ustensiles. Rifa'a Ibn Zaid fit un présent à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r la prière (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un esclave noir appelé Mid'am. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ordonna les hommes de se rendre à Wadi-Al-Qoura. Quand ils furent là alors que Mid'am déposait le bât du chameau de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il fut touché par une flèche venant du hazard, qui le tua». Les hommes s'écrièrent: «Quel heureux sort, qu'il soit au Paradis». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Non! Par celui qui tient mon âme en sa main! la "chemia" (large étoffe sous forme de manteau) qu'il avait prise du butin le jour de Khaibar avant qu'il soit partagé le brûlera dans le feu». Apprenant cela, un homme parmi les gens apporta un ou deux lacets de sandales et les donna à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «Un ou deux lacets du feu »
- Muwatta Malik, n°989
Abou Katada a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «O Envoyé d'Allah! Si je suis tué en combattant dans la voie d'Allah, me résignant et espérant être récompensé, allant toujours en avant sans jamais reculer. Allah me pardonnera-t-il mes péchés»? Il lui répondit: «Oui». L'homme partit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'appela ou ordonna qu'on l'appelle et lui dit: «Qu'est-ce que tu viens de dire»; l'homme reprit ses dires; le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit alors: «Oui, excepté la dette, et c'est Gabriel qui est venu me le dire»
- Muwatta Malik, n°991
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était assis, alors qu'une tombe se creusait à Médine. Un homme à la vue de la tombe, s'écria: «Quel détestable séjour pour le croyant»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «C'est mal ce que tu viens de dire». L'homme reprit: «Je ne voulais pas désigner la tombe, mais j'entendais le fait d'etre tuer dans la voie d'Allah». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r répondit: «Rien n'est pareil au fait d'être tué dans la voie d'Allah, et nul endroit ne m'est préférable que d'avoir ma tombe en ce lieu même». Il répéta cela pour trois fois et voulait dire la Médine. Chapitre XV En quoi consiste le martyr
- Muwatta Malik, n°996
Anas Ibn Malek a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) partait pour Qouba, il se rendait chez Oum Haram Bint Milham, femme de Oubada Bint al-Samett, qui lui donnait à manger. Un jour, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit chez elle, elle lui donna à manger, puis s'assit pour épouiller sa tête. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'endormit, puis s'éveilla en riant. Oum Haram dit: «Je lui demandai: «Ô Envoyé d'Allah qu'est-ce qui te fait rire»? Il me dit: «Des hommes de ma communauté, m'ont été présentés (en rêve), combattant dans la voie d'Allah; ils prenaient la mer en large, des rois sur leurs trônes, ou comme des rois sur leurs trônes (le rapporteur se doute de l'exactitude)». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah! Invoque Allah pour que je sois parmi eux; il invoqua Allah pour elle, puis il réposa sa tête et s'endormit. Et après, il se réveilla, riant». Elle dit: «Je lui demandai: «Ô Envoyé d'Allah! Qu'est-ce qui te fait rire»? Il lui répondit: «Des gens de ma communauté, m'ont été présentés (en rêve), au cours d'une expédition dans la voie d'Allah. Ils sont des rois sur leurs trônes ou comme des rois sur leurs trônes, reprenant les mêmes paroles». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah invoque Allah pour moi afin que je sois l'une d'eux». Il répondit: «Tu es parmi les premiers». Le rapporteur ajouta: «Elle naviguait, au temps où Mou'awia gouvernait; et en, débarquant, elle tomba de sa monture et fut tuée»
- Muwatta Malik, n°999
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) incitait les hommes au combat dans la voie d'Allah, et mentionnait le Paradis. Un homme des Ansars mangeait des dattes qui se trouvaient dans sa main et dit: «Ce sera une avidité du monde d'ici-bas, si je reste passant le temps pour finir ces dattes, il les jeta, prit son épée, puis combattit jusqu'à ce qu'il fut tué»
- Muwatta Malik, n°1002
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) participa à la course des chevaux mis pour le trajet entre «Al-Hafia» jusqu'à «Thaniat- Al-Wadah»; il participa de même à la course entre les chevaux qui n'ont pas été entraînés de la thania jusqu'à la mosquée de Bani Zouraiq. Et Abdallah Ibn Omar avait encore participé à cette course»
- Muwatta Malik, n°1004
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été vu essuyant la tête de son cheval de son manteau. Comme on lui demanda d'expliquer cela, il répondit: «On me reprocha, cette nuit, d'avoir négligé les chevaux»
- Muwatta Malik, n°1005
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la -grâce et la paix d'Allah parti pour l'expédition de Khaibar, il y arriva la nuit. Et d'habitude, s'il arrivait au lieu de l'expédition la nuit, il n'attaquait que le matin. Les juifs de Khaibar sortirent avec leurs pelles et leurs couffins, le voyant, ils s'écrièrent: «Mouhammad! par Allah! C'est Mouhammad et son «Khamis» (son armée). Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déclara: «Allah est Grand Khaibar est ruinée. Quand nous descendons dans la place des gens, quel désastreux réveil sera-t-il, pour ceux qui ont été avertis»
- Muwatta Malik, n°1006
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui use deux paires (de ses biens) dans la voie d'Allah, il lui sera dit au Paradis: «Ô serviteur d'Allah, cela est bien»; celui qui est de ceux qui accomplissent la prière, on l'appellera de la porte de la prière; celui qui est de ceux qui ont participé aux combats, on l'appellera de la porte du combat; celui qui est de ceux qui ont fait l'aumône, on l'appellera de la porte de l'aumône; celui qui est de ceux qui ont jeûné, on l'appellera de la porte dite: «Al-Rayan». Abou Bakr Al-Siddiq dit alors: «ô Envoyé d'Allah, celui qui sera appelé par l'une de ces portes n'aura donc plus à s'embarasser; y aura-t-il quelques uns qui seront appelés par toutes ces portes»? Il lui répondit: «Certes, oui, et j'espère, que tu sois l'un d'eux». Chapitre XX De la récupération, par les gens du Livre qui suivent l'islam, de leur territoire. On demanda à Malek à propos de l'imam, qui accepte l'impôt, que payaient les gens (du Livre). Comment traites-tu ceux qui ont suivi l'Islam, ont-ils droit à leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs possessions». Malek répondit: «Cela est à discuter: ainsi, ceux qui ont signé un pacte de paix, et ayant suivi l'Islam, auront droit à leurs territoires et aux biens qu'ils possédaient; par contre ceux qui ont été vaincus par force, n'auront droit ni à leurs territoires, ni aux biens possédés même s'ils suivront l'Islam, car ils ont lutté contre les musulmans, et les ont affrontés; par conséquent leurs territoires et leurs biens seront d'appartenance musulmane. Quant à ceux qui ont été pour la paix, ils ont ainsi défendu leurs personnes et leurs biens, sans chercher à résister». Chapitre XXI De l'enterrement dans une seule tombe de plusieurs morts, et de la promesse de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) accomplie par Abou Bakr
- Muwatta Malik, n°1010
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Sa'd Ibn Oubada vint consulter l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Ma mère mourut, et avait un vœu à accomplir»? Il lui répondit: «va l'accomplir à sa place». (.....) 2 - Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté d'après sa tante que sa grand-mère avait fait vœu d'aller à pieds jusqu'à la mosquée de «Qouba». Mais, elle mourut avant que son vœu soit fait. Abdallah Ibn Abbas demanda à la fille de la défunte de marcher cette distance à sa place». Malek a dit: «Personne ne peut faire vœu de marcher à la place d'une autre»
- Muwatta Malik, n°1015
Houmaid Ibn Qais et Thawr Ibn Zaid Al-Dili ont rapporté, et cela chacun selon sa version, où l'un par les ajouts rapportait beaucoup plus en extension que l'autre, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a vu un homme exposé, debout, au soleil. Il demanda: «Qu'a-t-il cet homme»? Les fidèles lui répondirent: «II a fait vœu de ne pas parler, de ne pas chercher abri du soleil, de ne pas s'asseoir, et de jeûner». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) riposta: «Ordonnez-lui de parler, de chercher l'ombre, de s'asseoir, et de terminer son jeûne» Malek a dit: «A ce sujet, je n'ai pas entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonner réparation. Mais qu'il l'incite à faire obéissance à Allah, et à abandonner ce qui n'est que désobéissance»
- Muwatta Malik, n°1020
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit' «Celui qui fait un serment puis il trouve qu'il y avait mieux à faire, qu'il expie son serment, et qu'il fasse ce qui est mieux». Malek a dit: «Celui qui dit: «J'ai un vœu à faire, et qu'il ne le désigne pas, il a à expier son serment». Malek pousuivit: «Pour l'affirmation du serment où l'homme jure sur une chose plusieurs fois en répétant son serment comme le cas où il dit: «Je ne lui manquerai rien de tel ou tel, répétant cela pour deux, ou trois ou plusieurs fois. L'expiation, dans ce cas, dit-il, sera celle du serment. Que l'homme dise: «Par Allah, je ne mangerais pas ce plat, je ne mettrais pas tel vêtement, je n'entrerais pas dans cette maison, jurant de tout cela, une seule fois, il ne doit qu'une seule expiation. Mais qu'un homme dise à sa femme «Tu es divorcée, si tu t'habilles de ce vêtement, ou que je t'autorise d'aller à la mosquée, cela constitue une suite de propos où il doit revenir sur une de deux choses: devoir renvoyer sa femme, sans être accusé d'avoir commis après cela, dans ce qu'il a fait, un viol du serment, car en tout cela, il n'y a qu'un seul viol de serment». Malek dit finalement: «Ce qui est de suivi, c'est qu'une femme puisse faire vœu, sans avoir l'autorisation de son mari, et cela pour une chose, tant que cela ne concerne pas son corps, autrement elle doit s'en acquitter, et sans causer par là du mal à son mari. Si il y a la du mal pour lui, son mari peut l'empêcher, et de ce serment elle doit s'en acquitter». Chapitre VIII L'expiation du serment
- Muwatta Malik, n°1024
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a écouté Omar Ibn Al-Khattab, jurer par son père alors qu'il était en route dans une cavalerie». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «Allah vous interdit de jurer par vos pères, celui qui veut jurer, qu'il jure par Allah ou qu'il se taise»
- Muwatta Malik, n°1027
On demanda à Aicha, la mère des croyants que Allah l'agrée au sujet d'un homme qui dit: «Je fais don de mes biens pour la Ka'ba (sans exécuter ultérieurement son vœu); elle répondit: «Son expiation est celle d'un serment». A propos de l'homme qui promet la dépense de ses biens en vue d'Allah, puis trahit sa promesse, Malek a dit: «Il doit dépenser le tiers de ses biens en vue d'Allah, et cela selon les propres paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). (Voir le hadith précédent). MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 23 Le Livre des sacrifices Chapitre premier De ce qu'on interdit comme sacrifices
- Muwatta Malik, n°1031
Bouchair Ibn Yassar a rapporté que Abou Bourda Ibn Niar,avait fait une offrande, avant que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne l'ai faite, le jour de l'adha. Il affirma que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait ordonné de faire une autre offrande. Abou Bourda lui répondit: «Je n'ai qu'une chèvre d'un an révolu à sacrifier, ô Envoyé d'Allah». Il lui dit: «Si tu ne peux sacrifier qu'une telle chèvre, sacrifie la»
- Muwatta Malik, n°1032
Abbad Ibn Tamim a rapporté que Oumair Ibn Achkar, avait fait sacrifice avant de participer à la prière du jour de l'adha. Rapportant cela à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il lui conseilla de sacrifier une autre victime offrande». Chapitre IV La provision de la chair des animaux sacrifiés
- Muwatta Malik, n°1034
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait interdit de manger la chair des bêtes sacrifiés après trois jours. Puis il a ajouté: «Mangez de cette chaire, faites en l'aumône, faites en une provision, et épargnez en»
- Muwatta Malik, n°1035
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté qu'en rentrant d'un voyage, sa femme lui offrit de la viande à manger». Il lui dit: «Fais, que ça ne soit pas la viande des offrandes»! Elle répondit: «Elle l'est». Abou Sa'id répliqua: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne l'avait-il pas interdite»? Sa femme reprit: «Après ton voyage, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous l'avait permise». Abou Sa'id cherchant à se renseigner, on lui répondit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je vous avais interdit la chair des offrandes à manger après trois jours; mais à présent, mangez la, faites une aumône et une provision. Je vous avais aussi interdit de faire nabidh (du raisin ou des dates trempées dans l'eau), or maintenant, faites nabidh, mais rappelez vous que tous les intoxicants sont haram interdits.Finalement je vous avais interdit la visite des tombes, or, à présent je vous permet de les visiter, mais sans proférer des propos indécents et inconvenables (à savoir de ne rien dire de mal aux morts). Chapitre V Des sacrifices faits en commun
- Muwatta Malik, n°1044
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme des Ansars, de Bani Haritha menait au pâturage une chamelle laitière, au bout de mourrir, il prit un bâton pointu et l'égorgea. On demanda, à ce propos, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «II n'y a pas de mal, mangez de sa viande»
- Muwatta Malik, n°1061
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté que des gens de «Al-Jar» (lieu situé près de Médine) arrivèrent auprès de Marwan Ibn Al-Hakam à Médine, lui demandant au sujet de ce que la mer jette, s'il est légal de le manger». Il leur répondit:«Il n'y a pas de mal à le faire» .Puis il ajouta: « Rendez-vous auprès de Zaid Ibn Thabet et de Abou Houraira pour vous renseigner de plus, puis revenez m'apprendre ce qu'ils vous diront». Ils allèrent, leur demandèrent la même question et reçurent encore la même réponse. Ils revinrent chez Marwan Ibn Al-Hakam, lui rapportant ce qui était dit; alors il leur répondit: «C'est bien ce que je vous ai dit». Malek a dit: «II n'y a pas de mal à manger les poissons qu'un mage pêche, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit au sujet de la mer: «Son eau est purifiante, et ses animaux morts sont licites». Malek a ajouté: «Et si l'on mange ces poissons, même mort il ne faut pas tenir compte du pêcheur». Chapitre IV L’interdiction de manger les animaux carnassiers
- Muwatta Malik, n°1064
Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet des chevaux, des mulets et des ânes, c'est que leur chair n'est pas à manger, car selon les paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «II a créé pour vous les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous les montiez et pour l'apparat» Coran XVI, 8. Il a dit aussi au sujet de troupeaux: «...afin que certains d'entre eux vous servent de montures et d'autres de nourriture» Coran XL, 79. Il a dit aussi: «Afin que les hommes invoquent le nom d'Allah sur la bête des troupeaux» Coran XXII, 34. Et: «mangez-en et nourrissez celui qui s'en contente et celui qui mendie» Coran XXII, 36. Malek, interprétant ces versets dit: «J'ai entendu dire que le malheureux est le pauvre, et celui qui mendie est l'homme qui barre la route pour demander l’aumône». Malek dit encore: «Allah a mentionné les chevaux, les mulets et les ânes pour être montés et pour l'apparat, quant aux» troupeaux, ils sont pour être montés et pour la nourriture». Malek finalement dit: «Celui qui se contente (de peu de nourriture) est aussi un pauvre». Chapitre VI Au sujet des peaux des bêtes mortes ( 1078) 16 - Abdallah Ibn Abbas A rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah passa par un mouton mort qui avait été donné comme aumône à une affranchie de Maimouna la femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah);,,il dit : «N'avez-vous pas profité de la peau de cet animal»? On lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah, il est mort», il reprit: «La chair de cet animal vous est interdite»
- Muwatta Malik, n°1077
Kabissa Ibn Zouaib a rapporté: «Une grand-mère maternelle se rendit auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demander au sujet de sa part de l'héritage». Abou Bakr lui répondit: «Tu n'a droit à rien selon le Livre d'Allah, et je ne crois pas, qu'il te revient quelque chose, selon la sunna de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Reviens, une fois que j'aie demandé les gens à ce sujet». Se renseignant, Al-Moughira Ibn Chou'ba lui répondit: «J'étais témoin, quand l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui appropria le sixième». Abou Bakr lui demanda: «Y avait-il un autre témoin»? Mouhammad Ibn Maslama se leva et reprit les mêmes dires de Al-Moughira. Ainsi Abou Bakr Al-Siddiq rapporta ce qui était dit, à la grand-mère. Puis l'autre grand-mère, la mère paternelle, vint à son tour chez Omar Ibn Al-Khattab, revendiquant sa part de l'héritage. Il lui répondit: «Rien ne te revient selon le Livre d'Allah, et ce qui en a été conçu comme part, ne concerne qu'une autre que toi. Et de ma part, je n'ai pas le droit de faire des ajouts aux normes de la répartition de l'héritage. Mais, il est ce sixième; si vous et l'autre grand-mère, êtes vivantes toutes deux, il vous revient, et si l'une de vous est vivante, elle l'aura à elle seule»
- Muwatta Malik, n°1080
Zaid Ibn Aslam a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab demanda l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam)(Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'héritage des consanguins il lui répondit: «II te suffit, à ce sujet de faire référence, au verset qui a été révélé en été, et qui se trouve à la fin de la sourate «Les femmes». Malek a dit: «Ce qui est suivi et qui est incontestable, et que les hommes versés à Médine appliquent, c'est de considérer les collatéraux, à deux aspects: ainsi, ce qui est du verset mentionné au début de la sourate «Les femmes: verset No 12» «Quand un homme ou une femme, n'ayant ni parents ni enfants laisse un héritage: S'il a un frère ou une sœur: le sixième en reviendra à chacun d'eux. S'ils sont plusieurs: Ils se répartiront, le tiers de l'héritage». Cette première forme de l'héritage ne donne droit d'aucune part aux sœurs et frères utérins, afin qu'il n'y ait ni fils ni père. Pour l'autre forme de l'héritage, elle est à retrouver dans le verset mentionné à la fin de la sourate Les Femmes, verset No 176, où Allah Béni et Très-Haut a dit: «Ils te demandent une décision concernant les successions. Dis: «Allah vous donne des instructions au sujet de la parenté éloignée: Si quelqu'un meurt sans laisser d'enfants mais seulement une sœur, la moitié de sa succession reviendra à celle-ci. Un homme hérite de sa sœur si celle-ci n'a pas d'enfants. S'il a deux sœurs, les deux tiers de la succession leur reviendront. S'il laisse des frères et des sœurs, une part égale à celle de deux femmes revient à un homme. Allah vous donne une explication claire afin que vous ne vous égariez pas. Allah connaît toute chose». Coran II, 176. Malek a dit: «Cette dernière forme de l'héritage, où les frères et sœurs en sont des successeurs-agnats, s'il ne se trouve pas un enfant au décédé, ils se partageront l'héritage avec le grand-père, à qui revient le droit d'hériter en présence des frères et sœurs, car il en a la primauté plus qu'eux; même il hérite avec les enfants mâles du décédé, la part du sixième, quant aux frères, (du décédé), ils n'héritent rien, en présence de ses enfants mâles (du décédé). Comment ne sera-t-il pas comme l'un d'eux, alors qu'il a la part du sixième en présence des enfants du décédé? Comment n'aura-t-il pas le tiers avec les frères et sœurs germains, et les frères et sœurs utérins ont eu le tiers? Ainsi c'est le grand-père qui rend absent la part de l'héritage des frères et sœurs utérins, et sa présence les prive à jamais. Et c'est lui qui mérite la part qui, en fait était de leur droit. Si le grand-père n'avait pas eu le tiers, les frères et sœurs utérins, auraient dû l'avoir, ainsi, le grand-père a pris ce qui devait revenir aux frères et sœurs consanguins, et où les frères et sœurs utérins avaient plus le droit du tiers que les premiers. Or le grand-père a la primauté d'avoir le tiers des successeurs utérins». Chapitre X Au sujet de la tante paternelle
- Muwatta Malik, n°1083
Mouhammad Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté qu'il a entendu fréquemment son père dire: «Omar Ibn Al-Khattab disait: «Je m'étonne du statut de la tante paternelle: elle lègue son héritage, mais n'a droit à aucune part pour hériter». Chapitre XI L'héritage de ceux qui constituent «Al âssaba” (1) «Al âssaba» est le pluriel du terme «asseb» désignant, tout héritier mâle ayant droit à l'héritage, soit-il partiel une fois les réservataires ont reçu leurs parts s'ils existent, ou total si ces derniers n'existent pas. Au sujet de «Al-assaba», Malek a dit: «La norme suivie à Médine, et qui est loin d'être contestée, et que j'ai vu les hommes versés appliquer est la suivante: - Le frère germain a la primauté d'hériter que le frère consanguin. - Le frère consanguin a plus le droit d'hériter que les fils du frère germain. - les fils du frère germain ont à hériter avant ceux du frère consanguin. - les fils du frère consanguin priment dans l'héritage les petits fils du germain. - les petits fils du frère consanguin devancent dans la succession l'oncle paternel germain. - L'oncle paternel consanguin hérite avant les cousins germains. - Le cousin paternel consanguin prime dans l'héritage l'oncle, le paternel germain du père. Malek a ajouté: «Toute question qui m'a été posée au sujet de l'héritage dit: «Al-'âssaba», sera expliquée comme suit: «S'il se trouve au décédé plusieurs agnats, et que l'un d'eux soit proche au décédé du côté du père quant aux autres, l'héritage lui revient vu sa descendance et non son ascendance. Si cet agnat est fils d'un consanguin, mais plus proche du décédé que les fils d'un germain, c'est plutôt à lui que revient l'héritage qu'à eux. S'ils sont tous exégaux de part leur descendance remontant à un seul père, et qu'ils soient les fils d'un consanguin ou d'un germain, que l'héritage en soit également réparti entre eux. Si le père de certains agnats, est le frère germain du père du mort, et si d'autres agnats se trouvent, dont le père est le frère consanguin du père du mort, l'héritage doit revenir aux premiers, car Allah Béni et Très Haut a dit: «Cependant ceux qui sont liés par la parenté sont plus proches les uns des autres d'après le Livre d'Allah. Allah est en vérité, celui qui sait tout» Coran VIII, 75. Malek a dit: «Et le grand père, père du père, a beaucoup plus droit à l'héritage que les fils du frère germain, plus même que l'oncle paternel germain. Le fils du frère germain a plus de droit au patronage des affranchis plus que le grand-père». Chapitre XII Ceux à qui ne revient pas l’héritage Malek a dit: «Ce qui est suivi, et incontestable, et que j'ai vu même les hommes versés appliquer à Médine c'est que l'héritage ne revient aucunement ni au fils d'un frère utérin, ni au grand-père père de la mère, ni à l'oncle paternel qui est un frère utérin, ni à l'oncle maternel, ni à la grand-mère mère du père de la femme, ni à la fille du frère germain, ni à la tante paternelle ni à la tante maternelle». Malek a ajouté: «Aussi, toute femme telle qu'elle a été mentionnée dans le Coran, dont le rapport de parenté au mort est si loin, n'héritera rien. Il en est de même pour toutes les autres femmes, mises à l'écart, celles qui en sont mentionnées dans le Coran. Allah a, d'ailleurs, mentionné dans son Livre les héritages qui suivent: - L'héritage de la mère lui revenant de son fils. - Celui des filles de leur père. - Celui de la femme de son mari. - Celui des sœurs germaines. - Celui des sœurs consanguines. - Celui des sœurs utérines. - Et la grand-mère recevra, selon ce qui a été décidé de par le Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). - Finalement, la femme hérite de l'esclave qu'elle avait affranchie car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Au sujet des esclaves»: «Ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII ,5. Chapitre XIII L'héritage de ceux qui sont partisans d'une autre religion
- Muwatta Malik, n°1105
Hicham al-Makhzoumi a rapporté d'après son père que: «Lorsque l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'était marié d'avec Oum Salama, et qu'elle eût été chez lui, il lui dit: «Je ne vais pas te causer une humiliation. Si tu veux, je resterai pour sept jours avec toi, et en revanche je dois rester encore pour sept jours chez les autres, ou encore, si tu veux, je resterai pour trois jours et j'en ferai de même pour les autres». Elle répondit: «Je suis pour les trois jours»
- Muwatta Malik, n°1108
Al Zoubair Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Zoubair a rapporté que Rifa'a Ibn Simwai avait divorcé d'avec sa femme, Tamima Bint Wahb, au temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) par trois fois. Cette femme épousa Abdel-Rahman Ibn Al-Zoubair qui ne put la cohabiter, ni la toucher, ainsi il la répudia. Comme Rifa'a, son premier mari voulut l'avoir de nouveau en mariage, et qu'il l'avait répudiée, il fit part de cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui le lui interdit en lui disant: «Tu ne pourras te marier avec elle, avant qu'elle n'ait goûté le petit miel (à savoir, avoir des rapports charnels avec son second mari)»
- Muwatta Malik, n°1109
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'on demanda Aicha, femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme qui avait définitivement divorcé sa femme, celle-ci étant remariée avec un autre qui l’a répudié, sans avoir des relations charnelles avec elle. Est-il permis à son premier mari, de l'avoir de nouveau»? Aicha répondit: «non, pas avant qu'il n'ait goûté son petit miel (c.à.d le second mari)
- Muwatta Malik, n°1111
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme ne peut pas épouser une femme, alors qu'il s'était marié avec sa tante paternelle ou maternelle»
- Muwatta Malik, n°1125
Kabissa Ibn Zouaib a rapporté qu'un homme avait demandé Osman Ibn Affan au sujet de deux sœurs, captives de guerre, peut-on les avoir ensemble, toutes deux pour femmes»? Osman répondit: «Un verset l'autorise, un autre l'interdit. Quant à moi, je repousse ce faire». Remarque: Le verset qui autorise, et l'autre qui interdit sont successivement: «Les femmes de bonne condition à moins qu'elles ne soient captives de guerre» Coran IV, 24. Et «Il vous est encore interdit deux sœurs réunies…» Coran IV, 23. Malek continua: «L'homme sortit de chez Osman, et rencontra un des compagnons de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui il demanda sur le même sujet. Il lui répondit: «Si cette affaire me revient en personne, et que j'ai trouvé quelqu'un faire cela, j'aurais dû faire de lui en exemple (à ne pas être imité des autres, et à le châtier). Ibn Chéhab ajouta: «Je pense que ce compagnon-ci, était Ali Ibn Abi-Taleb»
- Muwatta Malik, n°1136
Malek a rapporté de Ibn Chéhab au sujet des femmes, qui, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), avaient suivi l'Islam tout en étant dans leurs pays, et sans qu'elles soient même émigrées, alors que leurs maris, quand elles avaient suivi l'Islam, étaient des impies. On cite entre autres, la fille de Al-Walid Ibn Al-Moughira qui était la femme de Safwan Ibn Oumayya. Elle avait suivi l'Islam le jour de la conquête (de la Mecque) alors que son mari Safwan Ibn Oumayya avait fui le pays de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui envoya son cousin Wahb Ibn Oumair, lui donnant son propre vêtement à titre de sécurité pour Safwan Ibn Oumayya, et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'invita à la conversion à l'Islam et de venir le trouver, en lui laissant le choix de répondre à cette invitation ou qu'il ait deux mois pour délibérer. Quand Safwan fut arrivé, auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mettant son vêtement, il l'appela devant tout le monde, en disant: «O Mouhammad! c'est bien, Wahb Ibn Oumair qui m'apporta ton vêtement prétendant que tu m'as convoqué auprès de toi en me proposant deux choix: soit que je réponde à ton invitation (pour suivre l'Islam) ou que j'aie deux mois pour que je me décide». L'Envoyé r d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria: «Descends, Abou Wahb (surnon de Safwan),ce dernier répondit: «Non par Allah, je ne descendrai avant que tu n'éclaircis cette affaire». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Je t'accorde plutôt quatre mois pour que tu te décides». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) partit en expédition pour Hounain et descendit chez la tribu Hawazin. Il fit demander à Safwan de lui prêter un bouclier et un casque. Safwan lui répondit: «Dois-je te les donner de bon gré ou malgré moi». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Plutôt de bon gré», alors Safwan lui prêta le bouclier et le casque qu'il avait, puis sortit accompagnant l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), tout en étant impie, et vécut en témoin la bataille à Hounain et à Taëf, en refusant l'Islam, alors que sa femme l'avait déjà suivi (l'Islam), sans que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fasse se séparer Safwan et sa femme jusqu'à ce qu'il suive l'Islam et sa femme demeura chez lui dans le but d'un mariage»
- Muwatta Malik, n°1138
Ibn Chéhab a rapporté que Oum Hakim Bint Al-Hareth Ibn Hicham était la femme de Ikrima Ibn Abu-Jahl, et suivi l'Islam, le jour de la conquête de la Mecque, son mari Ikrima s'enfuya du pays de l'Islam, et se rendit au Yemen,Oum Hakim partie rejoindre son mari au Yemen où elle l’invita à se convertir à l'Islam et il s'y convertit. Il vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'an de la conquête de la Mecque, le voyant, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accueillit avec joie, sans même qu'il ait mis son manteau Safwan lui fit un serment d'allégeance et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) conserva leur mariage». - Malek a dit: «Si l'homme suit l'Islam avant sa femme, et qu'il l'invite à s'y convertir, alors qu'elle s'y refusera, ils doivent être séparés, car Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Ne retenez pas en les épousant celles qui sont incroyantes» Coran LX, 10. Chapitre XXI Le repas de noces
- Muwatta Malik, n°1139
Anas Ibn Malek a rapporté que Abdel Rahman Ibn Awf, vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et un «Sofra» (genre de parfum) l'enveloppait. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'interrogeant à ce sujet, il lui répondit qu'il s'était marié, L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Quelle a été sa dot»? Abdel Rahman répondit: «Le poids d'un noyau en or». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Que le repas de noces, à donner, en soit au moins, d'un mouton»
- Muwatta Malik, n°1141
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un de vous est invité à un repas de noces, qu'il y assiste»
- Muwatta Malik, n°1143
Anas Ibn Malek a rapporté: «Un couturier avait invité l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à un repas qu'il lui avait préparé». Anas continue: «Je me rendis chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et l'accompagnai à ce repas. Il lui avança du pain d'orge et un plat contenant les courges. Anas dit, je, vis l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) chercher les courges autour du plat, et depuis, je n'ai cessé d'aimer les courges». Chapitre XXII Le mariage
- Muwatta Malik, n°1144
Zaid Ibn Aslam a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un d'entre vous se marie avec une femme, ou s'achète une esclave, qu'il la tienne par le toupet et invoque Allah, pour qu'il la bénisse. Et s'il s'achète un chameau, qu'il le tienne par le sommet de sa bosse et qu'il se réfugie auprès d'Allah contre le démon»
- Muwatta Malik, n°1179
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la mère des croyants, a dit: «Au sujet de Barira, il y avait trois jugements dont l'un d'eux exigeait son affranchissement. Lui donnant le choix, elle opta pour garder son mari». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Le patronage est du droit de celui qui a affranchi». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah entra alors qu'une marmite pleine de viande, bouillait. On lui servit du pain et de la nourriture qui se trouvait à la maison (de Aicha). L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «N'ai-je pas vu une marmite où se trouvait de la viande»? On lui répondit: «Oui, certes, Ô Envoyé d'Allah, mais cette viande est une aumône faite à Barira, et toi, tu ne manges pas de ce qui est une aumône». Alors, L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Elle est une aumône pour Barira, et pour nous un cadeau»
- Muwatta Malik, n°1184
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Amra Bint Abdul Rahman lui a raconté que Habiba Bint Sahl Al Ansari s'était mariée d'avec Thabet Ibn Qais Ibn Chammas. En sortant pour la prière de l'aurore, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit à sa porte, Habiba Bint Sahl, alors qu'il faisait encore nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Qui est-ce»? Elle répondit: «C'est moi, Habiba Bint Sahl, Ô Envoyé d'Allah». Il répliqua: «Qu'as-tu»? Elle lui dit: «Ni moi, ni Thabet Ibn Qais, nous nous entendons comme époux». Quand son mari Thabet Ibn Qais fut venu, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Voici Habiba Bint Sahl, qui vient de me raconter, ce que Allah a voulu qu'il en soit», Habiba dit: «Ô Envoyé d'Allah, tout ce qu'il m'a donné, je l'ai chez moi». S'adressant à Thabet Ibn Oais, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) lui dit: «Reprends tout ce que tu lui as donné», Thabet le reprit et Habiba demeura chez ses parents (séparée de son mari)»
- Muwatta Malik, n°1204
Solaiman Ibn Yassar a rapporté que Noufai' était, paraît-il, un esclave ou un affranchi contractuel de Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) - marié d'une femme libre. Il divorça d'elle par deux fois puis voulut la reprendre, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donnèrent l'ordre de se rendre chez Osman Ibn Affan lui faire part de cette question. Il le croisa à «Al-Daraj» (un endroit à Médine), tenant par la main Zaid Ibn Thabet. Il leur adressa la question où tous les deux lui répondirent: «Elle t'est interdite, elle t'est interdite»
- Muwatta Malik, n°1211
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) divorcé d'avec sa femme, alors qu'elle avait ses menstrues. Omar Ibn Al-Khattab questionna l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui dit: «Ordonne-lui de l'avoir de nouveau, de la retenir jusqu'à ce qu'elle soit purifiée, puis qu'elle ait ses menstrues, puis soit purifiée, et finalement, s'il le veut, il pourra la garder. Sinon, il peut divorcer d'avec elle, mais avant qu'il ne la touche. Telle est la période d'attente que Allah a exigée être une norme pour ceux qui divorcent d'avec les femmes»
- Muwatta Malik, n°1225
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté d'après Fatima Bint Qais que Abou Amr Ibn Hafs avait définitivement divorcé d'avec elle, alors qu'il était eu Syrie. Il lui envoya son agent avec une quantité d'orge, elle était répugnée et dit à l'agent "Par Allah je n'attend rien de vous", il lui répondit: «Par Allah, tu ne nous dois rien». Elle vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui apprenant ce qui a eu lieu, il lui répondit: «Tu ne lui dois aucune dépense», et lui donna l'ordre de passer sa période d'attente à la maison de Oum Charik, puis lui dit: «Non, cette femme reçoit beaucoup de gens,il vaut mieux que tu passes cette période chez Abdallah Ibn Oum Mak-toum, car c'est un homme aveugle. Chez lui, tu pourras te dévoiler (changer tles habits). Une fois que tu termines ta période d'attente, apprends-le moi». Fatima continua: «Une fois que je fus à la fin de ma période d'attente je vins lui apprendre que Mou'awia IbnAbi Soufian et Abou Jahm Ibn Hicham me demandèrent en mariage». Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Quant à Abou Jahm, il a toujours sa canne sur son épaule (1) et pour Mou'awia, ce n'est qu'un homme dépourvu de tout bien. Epouse, Oussama Ibn Zaid». Elle dit:«Mais je ne m'accorde pas avec lui». Mais il reprit: «Epouse Oussama Ibn Zaid», et je me mariait avec.lui: Ainsi Allah m'accorda tant de biens et je mène avec lui une vie heureuse». (1) Il y a deux opinions différentes quand au sens de la canne sur son épaule (une c'est qu'il est sévère avec ses femmes et l'autre c'est qu'il est toujours en voyage)
- Muwatta Malik, n°1235
Ibn Chéhab a rapporté: «On m'a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait dit à un homme de Thaqif, qui avait suivi l'Islam alors qu'il avait dix femmes, et juste quand cet homme de Thaqif fut partisan de l'Islam: «De garder quatre d'entre elles, et de divorcer d'avec les autres»
- Muwatta Malik, n°1243
Abou Salama Ibn Abdul Rahman a rapporté: «On demanda à Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira au sujet de la femme enceinte dont le mari meurt»? Ibn Abbas répondit: «Elle doit passer la période d'attente la plus longue» (On entend là, la période de deuil qui est de quatre mois et dix jours, ou attendre l'accouchement). Et Abou Houraira a dit à son tour: «Au cas, où elle accouche, elle pourra se marier de nouveau». Abou Salama Ibn Abdul-Rahman entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Oum Salama, répondit alors: «Soubai'a Al-Aslamia avait accouché une quinzaine de jours après la mort de son mari, deux hommes la demandèrent en mariage: L'un jeune, l'autre vieux, comme elle préférait le jeune, le vieux s'écria: «Tu ne peux pas encore te marier», les parents de la femme étant absents, il espérait qu'une fois qu'ils seraient présents, ils le préfrèront au jeune. Soubai'a vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Tu es libre et tu pourras te marier avec celui que tu préfères»
- Muwatta Malik, n°1246
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Abbas et Abou Salama Ibn Abdul Rahman se disputèrent sur le cas de la femme qui accouche quelques jours après la mort de son mari. Ainsi, Abou Salama dit: «Si elle accouche, elle pourra se remarier», et Ibn Abbas dit: «Elle a à fixer la période d'attente la plus longue (c.f. 1250-92). Arrivant, Abou Houraira dit: «Moi, j'approuve, le fils de mon frère désignant Abou Salama. Cela fait, ils envoyèrent Kouraib, l'esclave de Abdallah Ibn Abbas auprès de Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Kouraib revint et leur rapporta qu'elle avait dit: «Soubai'a avait accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «Tu pourras te marier d'avec celui que tu voudras. Chapitre XXXI Le séjour de la veuve dans la maison jusqu'au jour où elle pourra se marier
- Muwatta Malik, n°1247
Zainab Bint Ka'b Ibn Oujra a rapporté que Al Fourai'a Bint Malek Ibn Sinan, la Sœur de Abou Sa'id Al-Khoudri lui a raconté qu'elle est allée chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demander si elle pouvait retourner chez sa famille les Bani Khoudra, parce que son mari était parti à la poursuite de ses esclaves marrons, et en arrivant tout près de «Al-Kadoum» (lieu situé à six miles de Médine), ils le tuèrent. Elle continua: «Je demandai à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si je pouvais retourner chez ma famille,les Bani Khoudra vu que nom mari ne m'avait pas laissée dans une demeure qui lui appartenait, ni de quoi vivre». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me répondit: «Oui certainement», elle reprit: «Je parti et en atteignant la cours, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'appela, ou plutôt ordonna qu'on m'appelle, et me demanda: «Que viens-tu me raconter»? Je lui répétais l'histoire où j'avais fait allusion à l'affaire de mon mari, alors il dit: «Reste chez toi jusqu'à ce que, ce qui est prescrit soit expiré». Puis elle dit: «Je restai chez moi pour quatre mois et dix jours» et quand Osman Ibn Affan envoya me chercher, pour me demander à ce sujet, je le lui ai raconté. Il se conforma aux instructions de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les suivit»
- Muwatta Malik, n°1265
(Au cours du troisième hadith) Zainab a dit: «J'ai entendu Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Une femme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, ma fille vient de ne perdre son mari, et ses yeux sont douloureux peut-elle les enduire du Kohol»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Non», reprenant le «non» pour deux ou trois fois, entendant par là «Un non définitif», puis il dit: «Le deuil en est pour quatre mois et dix jours. Et durant la période préislamique, l'une des femmes jetait un crottin après le passage d'un an». Houmaid Ibn Nafe' continua: «Je demandai Zainab: «Pourquoi la femme jetait un crottin après le passage d'un an»? Elle répondit: «quand la femme perdait son mari, elle demeurait dans un endroit à meubles médiocres, et mettait des habits en loque, sans toucher ni à un parfum ni à rien de pareil, jusqu'à ce qu'un an en soit écoulé. Puis elle demandait d'avoir une bête un âne soit-il ou un mouton ou un oiseau, contre la peau de quoi elle se frottait le corps. Et il était peu fréquent que la bête puisse survivre, puis la femme sortait, et on lui donné un crottin, elle le jetait devant elle, à la suite de quoi, elle pouvait toucher au parfum ou à autre chose pareille»
- Muwatta Malik, n°1270
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra chez Oum Salama alors qu'elle s'endeuillait à la mort de son mari Abou Salama. Ayant mis les traces du tamarin sur ses yeux, il lui dit: «Que fais-tu, ô Oum Salama»? «Ce n'est que du tamarin, ô Envoyé d'Allah», répondit-elle. Il riposta: «Mets-le la nuit et essuye les le jour». Malek a dit: «Le fait de s'endeuiller, pour une femme qui n'a pas encore atteint l'âge de puberté, à la mort de son mari, est pareil à celui d'une femme adulte, et aura même à s'interdire de tout ce dont la femme adulte est interdite». Malek a encore dit: «Une femme esclave, s'endeuillera, à la mort de son mari, pour deux mois et cinq nuits, durée de sa période d'attente». Malek a finalement dit: «Une esclave mère, ne s'endeuillera pas à la mort de son maître, et c'est aussi le cas d'une captive de guerre à la mort de son possesseur, car le deuil n'est d'obligation que pour les femmes libres»
- Muwatta Malik, n°1272
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle quand elle entendit un homme demandant le permis d'entrer chez Hafsa. Aicha dit: «O Envoyé d'Allah! Il y a un homme demandant qu'on lui permette de rentrer chez toi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Je vois qu'il est untel, un oncle paternel à Hafsa par liaison d'allaitement». Aicha répliqua: «O Envoyé d'Allah! Si tel homme, mon oncle paternel de lait, était vivant, pourrait il entrer chez moi? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui certainement, car la liaison d'allaitement impose les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1273
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que Aicha, la mère des croyants a dit: «Mon oncle paternel de lait vint me demander la permission d'entrer chez moi. Or j'ai refusé de lui permettre d'entrer, avant d'interroger l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu, je lui ai demandé et il m'a répondu: «C'est ton oncle, tu pouvais lui permettre d'entrer». Je lui dis: «O Envoyé d'Allah! Mais c'est une femme qui m'a allaitée et non un homme»! Il répliqua: «II est bien ton oncle, permets-lui d'entrer chez toi». Aicha a dit: «Cela a eu lieu après la révélation du verset concernant le voile» finalement elle dit: «L'allaitement est pour les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1274
Ourwa Ban Al-Zoubair a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que Aflah, frère de Aboul-Kou'ais vint lui demander le permis d'entrer chez elle, lui qui était son frère par l'allaitement, et cela après que le verset du voile ait été révélé». Elle dit encore: «Mais j'ai refusé de lui permettre d'entrer. Or quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra, je lui ai raconté ce que j'ai fait, et il m'ordonna de lui permettre d'entrer
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1288
Aicha, la mère des croyants a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'allaitement appelle les mêmes interdictions que celles de l'enfantement». (1292) 17- Aicha, la mère des croyants a rapporté que Joudama Bint Wahb Al-Assadia lui a appris qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Je comptai interdire aux hommes la cohabitation avec leurs femmes et l'éjaculation, tant que leurs femmes allaitaient toujours leurs nourrissons, quand, je me rappelai que cela a été fait par les Romains et les Perses, sans que cela ne cause du mal à leurs enfants». - Malek a dit: «Il s'agit, interprétant le hadith ci-dessus, que l'homme ait des rapports avec sa femme, alors qu'elle est entrain d'allaiter»
- Muwatta Malik, n°1290
Amr Ibn Cho'aib a rapporté d'après son père, d'après son grand-père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente par gage». - Malek, interprétant le hadith ci-dessus dit: «Ce que je pense, et Allah est le plus informé, que pour le gage, il s'agit du fait que l'homme s'achète un ou une esclave, ou même qu'il se loue une monture, puis qu'il dise à celui de chez qui il s'est acheté ou s'est loué: «Je te verserai un dinar ou un dirham ou plus, ou moins que ce prix, à condition que si je garde la marchandise ou que je me sers de la monture, ce que je t'aurais versé pour somme fera partie du prix de la marchandise, ou de la monture; et si je ne veux plus m'acheter ni la marchandise, ni me louer la monture, ce que tu aurais eu pour somme versée, ne sera nullement de ton droit». a - Ce qui est suivi parmi nous (à Médine), c'est qu'il est admis que l'homme s'achète l'esclave éloquent et doué pour les affaires commerciales en échange avec d'autres esclaves Ethiopiens ou même d'autres origines qui n'ont pas l'éloquence de cet esclave, ni même son habileté commerciale, ni non plus sa conviction, ni finalement sa connaissance. Ainsi, il est permis de s'acheter cet esclave, de l'échanger contre deux ou plusieurs autres, pour un temps bien déterminé. Cependant si, ultérieurement, il se montre différent, le moindre rapprochement qui sera souligné, est de suffisant pour que son échange contre deux en soit annulé même pour un temps limité. Et il en est de même pour la différence des origines. b - II est toléré que l'on puisse revendre ce qu'on a acheté avant de le prendre, si ce prix a été encaissé à un autre homme qui n'est pas celui chez qui on a fait l'achat». c - II n'est pas permis, au cas où se fait la vente d'une femme, de la rendre exempte de l'enfant qu'elle a dans son giron, car cela est un marché abusé, à titre d'ignorer si c'est un mâle ou une femelle, s'il est beau ou laid, s'il est une créature complète ou incomplète, s'il est vivant ou mort, par conséquent cela dévaluera le prix de cette femme». d - Pour le cas ou un homme qui achète un ou une esclave contre cent dinars à terme, puis le vendeur regrette cette vente et demande à l'acheteur de déclarer le contrat nul, en lui payant dix dinars comptant ou à terme, et en considérant les cent dinars comme annulés, Malek a dit: «Cela est valide. Mais si le vendeur regrette et demande à l'acheteur d'annuler l'achat de l'esclave mâle ou femelle , en lui payant dix dinars comptant ou à terme, en surplus, dans une date qui dépasse le terme prévu, cela n'est pas permis. Autrement dit, c'est comme si le vendeur a vendu l'esclave à cent dinars pour une période inférieure à un an, et à dix dinars comptant ou à un terme pour une durée de plus d'un an. Ce qui fait que c'est la vente de l'or contre l'or qui entre en jeu, à terme. e - Concernant l'homme qui vend une esclave à un autre, pour cent dinars, à payer à terme, puis qu'il l'achète à un prix dépassant celui du prix de vente, pour une période au delà de celle du terme, cela n'est pas toléré. Et ceci s'explique par le fait que, soit que l'homme vende l'esclave femelle pour une période bien déterminée, puis qu'il l'achète pour une période dépassant la première, de façon à ce qu'il la vende à trente dinars à un terme d'un mois et qu'il l'achète à soixante à un terme d'un an, ou six mois. Ainsi, c'est comme si sa marchandise lui est revenue telle quelle, et que l'autre homme lui ait donné trente dinars pour un mois, soixante pour un an ou même pour six. Or, ceci n'est pas toléré». Chapitre II Le sujet des biens de l'esclave
- Muwatta Malik, n°1300
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente des fruits avant qu'ils ne soient colorés». On demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sur ce qu'il entend dire par colorés? il répondit: «qu'ils rougissent» et il ajouta:«Que penses-tu, il se peut que Allah ne laisse pas mûrir les fruits, l'un de vous aura-t-il le droit de prendre gratuitement l'argent de son frère»
- Muwatta Malik, n°1304
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a toléré au propriétaire des «Al-Arya» (une sorte de date sèche)que leurs fruits soient vendus alors qu'ils sont encore sur l'arbre, les échangeant contre des fruits cueillis, au cas où le poids est de moins que cinq «awsouqs». Daoud se doute, si c'est de cinq awsouqs ou de moins. - Malek a dit: «les Al-Arya» dattiers sont vendus en estimant leurs dattes à savoir que l'on considérera approximativement et l'on estimera les dattes tant qu'elles sont sur les arbres. Et cette tolérance est due au fait, que les dattes sont tenues au même titre qu'une charge, ou qu'une résolution d'un contrat ou même qu'une association. Si les dattes étaient considérées comme toute autre marchandise, personne, dans ce cas, n'aura accepté qu'une autre ne les partage avec lui, avant qu'il n'en prenne possession, ou qu'il fasse résolution d'un contrat, ou même encore qu'il en charge quelqu'un d'autre, avant qu'il n'ait touché complètement le prix». Chapitre X Du fléau qui ravage fruits et récoltes
- Muwatta Malik, n°1305
Mouhammad Ibn Abdul Rahman a entendu sa mère, Amra Bint Abdul Rahman dire: «un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'était acheté les fruits d'un jardin, qu'il a bien entretenu, jusqu'au moment où un fléau ravagea les fruits de ce jardin. Cet homme demanda au propriétaire du jardin ou de lui faire remise de sa dette ou de résoudre le contrat, le propriétaire du jardin, faisant serment de ne faire ni tel ou tel, la mère de l'acheteur se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui faire part de ce sujet. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déclara: «A-t-il fait serment de ne plus faire du bien»? Le propriétaire du jardin, entendant ceci, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Le choix lui appartient»
- Muwatta Malik, n°1312
Zaid Abou Ayach a rapporté qu'il a demandé Sa'd Ibn Abi Waqas au sujet de l'échange de l'orge contre le seigle»? Sa'd lui dit: «lequel est plus valable»? Zaid répondit: «C'est bien l'orge». Sa'd le lui interdit et dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire au sujet de l'échange des dattes fraîches contre les sèches: «Les dattes fraîches, une fois séchées, perdront-elles de leurs poids»? On lui répondit que oui, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdit ce genre d'échange». Chapitre XIII De la «mouzabana» et «al-mouhaqala»
- Muwatta Malik, n°1315
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit «la mouzabana et la mouhaqala» (c.f.le hadith ci-dessus), en soulignant que la «mouhaqala» est ou la vente de la récolte en échange avec du froment, ou le fait de louer la terre en échange avec du froment». Ibn Chéhab, demanda Sa'id Ibn Al-Moussaiab au sujet de la terre louée contre l'or et l'argent, Sa'id lui répondit: «Cela est permis». Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit «la mouzabana» et «la mouzabana» qui s'explicite comme suit: «Toute forme de vente est dite aléatoire du moment qu'au cours de la vente on ignore le poids, la mesure et le nombre. A titre d'exemple, l'homme possédant une nourriture dont on ne peut préciser le poids, tels le froment ou les dattes ou ce qui leur est semblable, ou même possédant du froment, ou des dattes fraîches, ou des légumes, ou du carthame, ou de lin, ou de coton, ou de soie ou ce qui leur est similaire, bref qu'il en possède tout ce dont on ne peut préciser ni le poids, ni le nombre, et qu'un homme vient dire au possesseur de toute cette marchandise: «Pèse cette marchandise, ou demande à quelqu'un de le faire, ou pèse ce qui peut être pesé, ou même compte ce qui peut être compté; ainsi si ce qui est mesuré de tel ou tel manque d'un sa', ou même si ce qui est pesé de tel ou tel manque d'un certain poids, ou encore ce qui est compté de tel ou tel est en manque, bref tout ce qui manque, je le prendrai à ma charge quoique soit la marchandise désignée; et s'il y a un surplus de cette marchandise, je le prendrai sans payer le prix. Ainsi, je garantis que ce qu'il y a en manque de cette marchandise est ma possession, et est même équivalent à ce qu'il y a de surplus. Or, cela n'est pas une vente mais c'est une vente de risque, d'aléas et d'usure, car au cours de cette vente, il ne paye pas le prix d'une marchandise bien connue et précisée, qu'il a acheté, mais il s'est du moins garanti avoir ce qui est dit de mesure, de poids et de nombre, de cette marchandise en prenant possession ce qui en était en surplus. Mais si cette marchandise manque à ce qui est de ces unités (mesure, poids, nombre), celui qui l'a acheté, aurait dû prendre du propriétaire de cette marchandise, ce qui est sans prix, ou même ce qui est d'une donation, dont, en fait, il ne possède pas le droit de l'avoir car cela est de l'usure, ou encore quelque chose qui lui est similaire». - Malek a dit: «Il est fait encore que l'homme dise à l'autre possédant le tissu: Je te garantis qu'avec tel tissu, tu auras à faire tel nombre de calottes, de telle façon que chacune sera de telle ou telle unité de mesure, qu'il cite. Au cas où cela sera inférieur au morceau de tissu désigné je te donnerai ce qui manque afin que tu aies le nombre au complet, et si il y en a en plus, cela me reviendra». - Ou encore, toujours au sujet du tissu, que l'homme dise à l'autre: je te garantis de faire de tel tissu, tel nombre de chemises, dont chacune sera de telle ou telle longueur; mais si ce tissu est d'un manque, je t'en donnerai afin que tu aies le nombre, et s'il y en a en plus, tu me le donneras». - Ou encore, que l'homme dise à l'autre, au sujet du cuir, qu'il soit de vaches ou de chameaux: «Je t'assure de tailler ce cuir, afin d'en faire selon ce patron cent paires de sandalles, si le nombre est moins que cent, je te le compléterai, et s'il est plus, ce superflu je l'aurai gratuit car je l'ai guarantie». - Ou encore, que l'homme dise à l'autre qui possède des grains de «ban» (saule d'Egypte): «En pressant ce ban, tu peux extraire tel ou tel poids d'huile parfumée, or si le poids est moins, je te donnerai ce qui manque, et s'il est plus, je l'aurai pour moi». «Ainsi, toutes ces formes de vente en sont de «la mouzabana», autrement dit, des ventes qui ne sont ni permises, ni tolérées». Il en sera de même au cas où l'homme dise à l'autre, possédant des feuilles d'arbres, ou des noyaux, ou du lin, ou du coton, ou du carthame, j'achèterai tel ou tel genre de ta marchandise, par Sa', procédant tout comme cela a été mentionné dans les hadiths précédents, tout en revient à ce qui est cité de la mouzabana». Chapitre XIV La vente des fruits
- Muwatta Malik, n°1327
Ibn Chéhab a rapporté que Malek Ibn Aous Ibn Al-Hadathan Al-Nasri cherchait à changer avec quelqu'un cent dinars. Malek continua: «Talha Ibn Oubaidallah me convoqua, et me fit l'échange, en prenant en main les dinars, puis me dit: «Attends que mon caissier revienne de «Al-Ghaba» pour que je te les change. Omar Ibn Al-Khattab étant à notre écoute, dit: «Par Allah, tu ne le quitteras pas avant que tu aies encaissé ton argent», puis il continua: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «échanger l'or contre l'argent est de l'usure sauf de main à main!», de même le froment contre le froment, est une usure sauf de main à main!», voire les dattes contre les dattes, soumises à une usure, excepté de main à main!» et l'orge contre l'orge où il y aura usure, sauf de main à main!». - Malek a dit: «Si l'homme change des dirhams par des dinars, puis trouve que l'un des dirhams est falsifié, et compte le rendre, tout le change est à annuler, et chacun reprendra sa monnaie». L'interprétation du refus de ce change est dû au fait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Echanger l'or contre l'argent, est de l'usure, sauf de main à main!». Et Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Et s'il te demande de lui accorder un certain temps, afin qu'il puisse entrer chez soi, ne le lui permets pas. S'il te rend un dirham de change, après qu'il t'ait quitté, ceci est pris pour une dette ou pour une somme à payer à terme. Telle est la cause, pour laquelle ce change est refusé. Et Omar Ibn Al-Khattab avait refusé de vendre l'or pour de l'argent, ou pour de la nourriture dans son ensemble contre une somme à payer à terme, car il n'est pas convenable de vendre une même marchandise d'une même espèce ou de différentes espèces si le paiement ne se fait pas à temps». Chapitre XVIII De la vente faite après une pesée
- Muwatta Malik, n°1329
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui achète de la nourriture, ne pourra la revendre, que quand il l'aura pris en possession»
- Muwatta Malik, n°1331
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a dit: «Il est un fait, que du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous nous achetions de la nourriture (pour marchandise); ainsi le Prophète(salallahou alayhi wa salam) nous envoya quelqu'un nous ordonnant de déplacer du lieu où nous avions acheté la nourriture, à un autre pour que nous la revendions»
- Muwatta Malik, n°1333
On rapporta à Malek que des titres avaient été remis aux gens du temps où Marwan Ibn Al Hakam était gouverneur, pour de la nourriture ayant pour origine «Al-Jar». Les gens ayant échangé entre eux, ces titres avant que la nourriture en soit de leur possession, Zaid Ibn Thabet, et l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendirent chez Marwan Ibn Al-Hakam, et lui dirent: «Ô Marwan! Comment tu rends l'usure licite»? Il s'écria: «Je me réfugie auprès d'Allah! De quoi parlez-vous»? Ils lui répondirent: «Au sujet de ces titres, que les gens se sont mutuellement échangés, avant qu'ils aient possédé la nourriture». Alors, Marwan envoya ses gardes, recherchant ces titres en l'arrachant des mains des gens, et les remettant à leurs propriétaires primitifs»
- Muwatta Malik, n°1344
On rapporta à Malek que Mouhammad Ibn Sirine disait: «Ne vendez pas les grains tant qu'ils sont dans leurs épis avant qu'ils ne soient devenus épais». - Malek a dit: A - Quand un homme achète de la nourriture pour un prix précis, et à un temps bien déterminé, puis que ce temps prenne fin, et que le vendeur dise à l'acheteur: «Je ne possède pas la nourriture que je t'ai promise, ainsi vends-la moi pour un temps déterminé», l'acheteur lui répond: «Ceci n'est pas toléré car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente de la nourriture avant qu'elle ne soit possédée». Le vendeur de répliquer: «Vends-moi donc cette nourriture pour un temps déterminé afin que je puisse m'en acquitter», ceci est encore interdit car c'est comme s'il lui a donné de la nourriture pour qu'il la reprenne, et l'or qu'il lui avait donné, sera le prix de ce qu'il devait, et la nourriture qu'il lui avait donnée deviendra licite. Une telle transaction, si elle est exécutée, consistera à vendre de la nourriture avant de ne l'avoir possédée». B - Concernant l'homme qui doit une nourriture d'un autre, et que ce dernier le doit pareillement d'un troisième; que le second dise au premier: «tu auras à négocier, au sujet de ta nourriture, avec un autre, qui me doit la même nourriture qui est d'ailleurs de la même valeur que celle que tu me dois». Malek a dit: «agir ainsi, est interdit, car c'est une façon de vendre la nourriture avant qu'elle ne soit possédée. Cependant si la nourriture est déjà possédée , il sera permis qu'il y ait négociation entre le premier et le troisième, car ce cas ne présente plus une action de vendre, pour la bonne raison, qu'il est bien connue, l'interdiction de vendre une nourriture avant qu'elle ne soit possédée. Ceci est, par conséquent, conforme au refus de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant le sujet ci-dessus, alors que les hommes versés dans la religion ont considéré admissibles l'association, la délégation, et la résolution du contrat, quand il est question de la nourriture. Ils ont d'ailleurs assimilé ce cas, à un acte de bien sans qu'ils le prennent pour une vente. Ils ont, à ce titre, donné l'exemple d'un homme qui prête à un autre des dirhams dont le poids est inférieur à la norme légale pour les avoir ultérieurement des dirhams dont le poids est légal; cela est toléré même s'il y a une différence de poids. Mais qu'il s'achète des dirhams d'une qualité inférieure pour en avoir après, d'autres qui sont légaux, cela n'est pas toléré. Il est de même interdit, qu'il prête des dirhams inférieurs à ce qui est légal et compte les reprendre après le temps déterminé, d'autres dirhams d'un poids légal»
- Muwatta Malik, n°1357
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit toute vente conditionnée d'une avance». Malek, interprétant ceci, dit: «Qu'un homme dise à un autre: J'achèterai à tel prix, ta marchandise, à condition que tu m'avances telle somme, le contrat de vente conclu selon l'exemple ci dessus, est inacceptable. Mais, si celui qui avait posé la condition d'une avance, la délaisse , ce contrat serait admis». Malek a ajouté: «Il n'y a pas de mal, que l'homme s'achète un vêtement de «lin» ( ou «du Chatur» ou «du Qassabi» en échange contre un ou deux ou même trois vêtements des genres ou «Itribi» ou «Qassi» ou «Ziqa» ou «Harawi» ou «Marwi» ou encore des vêtements yemenites ou des izar, mais que ça soit habilement fait ou à terme. Au cas où ces vêtements sont d'un même tissu, la vente à terme, est une usure. Aussi, il est inconvenable de vendre un vêtement contre deux, à terme, sauf qu'il soient clairement différents, car s'ils sont de peu ou de loin pareils et qu'ils soient de par le nom des tissus différents, cela est toujours inconvenable, par exemple que l'on vende à terme deux vêtements des «Harawi» pour un vêtement de «Qouhi» ou du «Fourkoubi» pour un vêtement du «chatwi». Et s'il est fait que ces genres sont de la même qualité, il est interdit que l'on achète deux vêtements contre un, à terme». - Malek a finalement dit: «Il est toléré que l'on vende ce qu'on s'est acheté en payant le prix et avant d'en faire possession, de la tierce personne». Chapitre XXXI L'avance faite pour l'achat des marchandises)
- Muwatta Malik, n°1362
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente aléatoire». - Malek a dit: - Ce qui est aléatoire et encore une forme de pari, c'est, qu'un homme, ayant perdu sa monture ou son esclave marron, dont le prix est de cinquante dinars, qu'un autre lui dise: «Je l'achèterai de toi au prix de vingt dinars», au cas, où l'acheteur le trouvera, le vendeur aura perdu trente dinars; ou au cas où il ne le trouvera pas, le vendeur aura bénéficié, la somme de vingt dinars, de l'acheteur». «D'autre part, cela est vicieux pour une autre raison, au cas où ce qui a été perdu, est retrouvé, mais tout en étant changé de peu ou de trop, ou même qu'il ait subi un vice quelconque, cela constitue un grand risque». - Or, ce qui est suivi chez nous (à Médine), et qui est considéré aussi aléatoire, l'achat de ce que portent femmes et femelles; car l'on ne peut savoir, si ce qui est porté, sera mis au monde,;et on ne peut savoir s'il sera beau ou laid, d'une création complète ou incomplète, mâle ou femelle; et dans tout cela, il y a à des préférences, de tel à tel, et sa valeur en sera telle ou telle selon l'état». - Encore, il n'est pas toléré de vendre les femelles en mettant à l'écart, ce qu'elles portent; qu'un homme par exemple dise à un autre: «le prix de ma brebis laitière est de trois dinars, mais je te la donnerai à deux, à condition que j'aie ce qu'elle porte; or ceci est refusé, car c'est une vente aléatoire et risquée». - Il est illicite que l'on vende les olives contre l'huile d'olive, ni le sésame contre l'huile, ni la graisse contre le beurre, car la mouzabana y entre en jeu dans ce cas. Encore qu'un homme s'achète des grains ou ce qui leur est semblable, contre ce qu'il pourra extraire de ces grains, ne sachant même pas, si ce qui est extrait est de moins ou de plus, ceci est aussi aléatoire et risquée». - Il en est de même pour celui qui s'achète des grains du saule contre son huile brute, ceci est aléatoire, car ce qui est extrait des grains de saule, n'est autre que sa matière première. Cependant, il est toléré que les grains de saule soient échangés contre des grains parfumés, car ces derniers ont été soumis à une transfomation où on les a parfumés, séchés, de telle sorte qu'ils ne sont plus à l'état d'une matière première». - Au sujet d'un homme chargeant un autre de lui vendre une marchandise en lui fixant un prix minimum, Malek a dit: «Une telle vente est illicite et est même aléatoire». Et ceci est interprété comme suit: «c'est comme s'il l'a engagé, pour un bénéfice, au cas où cette marchandise sera vendue à un prix dépassant celui qui avait été fixé. Mais si elle est vendue soit au même prix, soit moins, et que l'effort de l'acheteur soit vain, ceci n'est pas permis. Car il a droit à un salaire évaluant l'effort qu'il avait fait pour la vente. Quant au vendeur, il aura, de sa part, droit au bénéfice ou à la perte, si la marchandise a été vendue à un prix plus élevé ou moindre. D'autre part, il doit assumer la perte si cette marchandise reste non vendue, pour être ultérieurement vendue à un prix inférieur. Mais si la marchandise est toujours demandée, le contrat de vente sera à annuler». - Malek a finalement dit: «Mais si un homme vend définitivement à un autre, une marchandise, à la suite de quoi, l'acheteur regrettera cette transaction, disant au vendeur: fais-moi une remise» et que ce dernier lui réponde: «Vends-la plutôt, et tu ne perdras pas», cette vente est tolérée, car elle n'a rien d'aléatoire, car la différence du prix sera à la charge du vendeur même si elle n'est pas un terme du contrat, et c'est ce que d'ailleurs, nous suivons à Médine». Chapitre XXXV La moulamassa» et «la mounabaza»
- Muwatta Malik, n°1363
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit « la moulamassa et la mounabaza». - Malek a dit: «la moulamassa est de permettre à l'homme de toucher le tissu, sans l'étaler, ignorant ainsi, s'il y en a un défaut, ou qu'il se l'achète la nuit, sans qu'il l'ait bien examiné». «Et la mounabaza, est qu'un homme étale son tissu et un autre étale le sien sans que l'un examine le tissu de l'autre, puis que l'un dise à l'autre: tel tissu contre tel; or c'est ce qui est interdit de la moulamassa et de la mounabaza». - Au sujet de la vente d'étoffe persane dans leur enveloppe ou l'étoffe dit «Qoubti» toute pliée, Malek a dit: «Il n'est toléré de les vendre, qu'après les avoir étalées, en les examinant, autrement leur vente est aléatoire et précisément elle est almoulamassa». - D'autre part, la vente des morceaux d'étoffe suivant le catalogue est tout à fait différente de celle des étoffes persanes et qoubti. Cette vente pratiquée et que les gens suivent depuis longtemps, imitant par là, ceux qui les ont précédés, est toujours permise, car elle n'est pas conçue être aléatoire comme la moulamassa, même s'il n'y a pas eu à étaler les étoffes». Chapitre XXXVI De la vente pour un bénéfice
- Muwatta Malik, n°1365
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Mass'oud enseignait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait dit:«Un vendeur et un acheteur, qui entre eux, ont conclu une vente et se disputent, on tient compte de ce que le vendeur stipule, autrement, le contrat de vente est à annuler». Malek a dit: «Un homme, achete une marchandise, et le vendeur stipule, avant que la vente ne soit conclue, qu'il doit consulter une tierce personne de telle façon que: «Si ce dernier l'agrée, la vente est permise, sinon, il n'y aura plus de vente». Le contrat est conclu entre eux, puis aussitôt après l'acheteur le regrette avant même que le vendeur n'ait consulté, la tierce personne», Malek dit: «Cette vente est une obligation, selon ce qui a été entendu entre eux, par conséquent, l'acheteur n'a pas à choisir, si la troisième personne consultée l'agrée. - Malek a enfin dit: «Qu'un homme s'achète d'un autre une marchandise, puis qu'ils se disputent tous deux le prix, et que le vendeur dise: «Je te l'ai vendue à dix dinars» et que l'acheteur lui répond: «non, je l'ai achetée à cinq», l'on dira, dans ce cas au vendeur: «Si, tu veux, tu peux la lui vendre, au prix qu'il a fixé, ou bien, fais serment de ne la lui vendre que selon le prix que tu viens de le lui dire». Or, si le vendeur fait serment, on dira à l'acheteur: «Soit que tu achètes la marchandise, au prix que le vendeur a fixé, ou que tu fasses serment de ne l'acheter qu'au prix que tu as toi-même fixé». Si l'acheteur fait serment, l'on considère, dans ce cas, que chacun de ces deux l'acheteur et le vendeur, s'accuse l'un l'autre». Chapitre XXXIX Les dettes à usure
- Muwatta Malik, n°1369
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Qu'un homme riche, retarde, ce dont il a à s'acquitter, est une injustice. Si l'un de vous reçoit une délégation, de créance sur un homme solvable, qu'il accepte cette délégation
- Muwatta Malik, n°1373
Abou Rafé, l'affranchi de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) devait un jeune chameau, à un homme, qui vint le lui réclamer; des chameaux de l'aumône, étant parvenus à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il m'ordonna de donner à l'homme son chameau. Lui disant, que parmi les chameaux, il n'y avait pas un chameau du même âge, mais un autre de six ans révolus, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «Donne-le lui, car le meilleur d'entre vous est celui qui accomplit le paiement de la dette qu'il doit avec le plus de libéralité»
- Muwatta Malik, n°1380
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «N'allez pas vous mettre devant des caravanes, que l'un de vous ne vende pas à un autre, une marchancise qu'il avait déjà vendue, ne vous adonnez pas à la surenchère, qu'un citadin ne vende pas pour un bédouin, ne laissez pas le lait s'accumuler dans les seins des femelles chamelles et brebis, car celui qui aura acheté l'une d'elles, aura droit en les trayant soit de la garder s'il en sera satisfait, soit de la rendre si elle ne lui plait pas avec un sa' de dattes (en échange contre son lait). En interprétant ce hadith, Malek a dit: «Ce qu'on veut dire par là, et Allah en est le plus informé, du fait qu'il ne faut pas faire de surenchère dans les ventes, qu'il est intolérable qu'un homme surenchère une marchandise, alors que son frère coreligionnaire l'a déjà négociée, et que le vendeur de sa part s'est entendu avec l'acheteur sur le poids de l'or, et a garanti contre tout défaut qui pourrai exister dans la marchandise ,constatant par là que le vendeur ne veut pas donner sa marchandise au deuxième acheteur. Tel est ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit, et Allah en est le plus informé. - Malek a ajouté: «Il n'y a pas de mal, dans le marchandage du prix, où toute vente finale sera suspendue, du moment que chacun aura le droit de participer au marchandage. Si les gens délaissaient le marchandage en s'arrêtant au prix que le premier acheteur avait déjà proposé, la marchandise aurait été vendue à un prix vil et les vendeurs seraient endommagés. Et c'est ce qui est toujours pratiqué à Médine»
- Muwatta Malik, n°1389
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoya à Khaibar Abdallah Ibn Rawaha, le chargeant d'estimer la cueillette des dattes et de son partage avec les juifs. Un jour, poursuit le rapporteur, les juifs lui rapportèrent les bijoux de leurs femmes, en disant: «Ceci est pour toi, si tu nous fais remise et que tu nous donnes plus que la moitié». Alors Abdallah leur dit: «Ô juifs! Par Allah, vous êtes les plus hideuses créatures à mon égard. Cependant cela ne me poussera pas à etre injuste avec vous, car ce n'est qu'un pot de vin illégal que nous ne mangerons guère». Ils lui répondirent: «En fait, c'est selon cette justice que la terre et les cieux ont été établies». - Malek a dit: «Au cas où l'homme arrose des palmeraies où une partie se trouve en friche, ce qu'il y plantera et récoltera sera pour lui». Aussi, si le propriétaire de la terre veut que toute nouvelle plantation lui appartienne, cela n'est pas accepté, car l'homme à qui l'on a confié l'arrosage sera chargé d'un travail en plus, ne faisant pas partie de la condition avancée». ^ D'autre part, il n'y a pas de mal à ce que la récolte soit partagée si les dépenses de la semence, de l'arrosage et des frais d'entretien sont à la charge du partenaire. Au cas où le partenaire stipule au propriétaire de la terre, la condition que le prix de la semence soit à la charge de ce dernier, cela n'est pas accepté, car de cette façon, le partenaire aurait chargé le propriétaire d'une dépense considérée comme surplus sur le capital. Le contrat d'arrosage et de semailles impose au partenaire d'assumer toutes les dépenses sans que le propriétaire de la terre ne prenne rien en charge. D'ailleurs tel est ce qui est de convenable dans une contrât». - Si une source d'eau est la possession de deux hommes, et que son eau tarisse, et que l'un des deux hommes veut se procurer de son eau, en y accomplissant un travail quelconque pour récupérer cette eau, alors que l'autre le refuse, l'on dira au premier: «Tu as à creuser afin que tu aies toute la quantité d'eau qui te sert à arroser ta terre. Si ton partenaire vient revendiquer sa part d'eau, tu lui demanderas la moitié du paiement qu'ont coûté les travaux si jamais il accepte, il aura sa part d'eau, autrement tu en auras toute la quantité. - Si tous les frais et les dépenses sont assumés par le propriétaire du jardin et que le partenaire n'aura que son travail manuel dans ce jardin à l'égard de quoi il aura une part de la récolte, cela n'est pas toléré car le salaire du partenaire n'est pas précisé et il ne saura pas s'il aura son salaire complet ou non par correspondance à la récolte». - Il n'est admis ni au commanditaire ni à celui qui fait un contrat d'arrosage et de semailles de faire exception d'une somme d'argent, ni de certains palmiers, sans que l'un et l'autre ne l'approuvent car dans ce cas, l'un serait considéré un salarié par rapport à l'autre à savoir que le propriétaire du capital dira à l'autre: «Je conclus avec toi un contrat à condition que tu t'occupes des palmiers, les arroses et les pollénises; et je te payerai encore dix dinars si tu travailles et cette argent ne fera pas partie du capital», Malek a dit: «Cela n'est pas admis et c'est ce qui se fait chez nous». - Ce qui est d'une règle mise en pratique dans le contrat d'arrosage, c'est de permettre au propriétaire du jardin de stipuler à son partenaire l'assurance des travaux tels: maintenir fermement les murailles, nettoyer la source d'eau, se débarasser de l'eau stagnante se trouvant autour des palmiers, polléniser les palmiers, couper les branches sèches, cueillir les dattes, et accomplir d'autres travaux pareils. Cependant le partenaire aura dans ce cas, la moitié de la récolte ou moins selon ce qui est dicté dans ce contrat, ou même plus, s'ils s'entendent sur ce point. D'autre part, le propriétaire du jardin ne pourra pas imposer d'autres travaux supplémentaires à son partenaire tel le fait de creuser un puits, ou de faire monter l'eau d'une source, ou planter des arbres en payant leur prix, ou construire un rempart autour d'un bassin d'eau, bref des travaux à dépenses. Ce cas est équivalent à celui d'un propriétaire d'un jardin demandant à une personne de lui construire une maison dans un lieu déterminé, ou de lui forer un puits, ou de lui creuser une source d'eau ou d'autre travail, en échange de quoi il aura la moitié de la quantité des fruits de son jardin, avant même qu'ils ne soient mûris et consommables. Ce sera comme une vente des fruits avant qu'ils ne soient question, or c'est ce qui a été interdit par l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam). - Cependant si les fruits sont déjà mûris et qu'ils sont à vendre ou à consommer, il est toléré qu'un homme dise à un autre: «accomplis-moi quelques travaux (cités ci-dessus), en les précisant, et tu auras la moitié de la quantité des fruits de mon jardin», car ainsi, il l'aurait chargé d'un travail à salaire déterminé, qu'il a connu et accepté. Quant au contrat d'arrosage, au cas où le jardin n'a plus d'arbres fruitiers ou même que les fruits ont diminué ou sont ravagés, sous l'effet d'un fléau, le partenaire n'aura que ce qui est de son droit de la récolte. On ne peut recruter un homme que dans un travail bien déterminé, car le recrutement est considéré au même titre qu'une vente, où l'on achète de l'ouvrier son travail, et cela n'est pas toléré, s'il est fait aléatoirement, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente aléatoire», i - La règle suivie dans le contrat d'arrosage, c'est qu'elle dépend des arbres fruitiers tels les palmiers, les vignes, les oliviers, les grenadiers, les pruniers et d'autres arbres qui leur sont pareils. Cela est toléré à condition que le propriétaire ait la moitié de la quantité des fruits, ou le tiers ou le quart, ou de plus ou de moins». - Il est aussi permis dans le contrat d'arrosage, aussitôt qu'une plantation pousse et devient robuste que le propriétaire soit incapable de l'arroser, de la travailler, et de la soigner». - Cependant le contrat d'arrosage est inadmissible, une fois que les fruits ou autres genres de récolte, deviennent mûrs, consommables et satisfaisants pour la vente, mais il pourra, à la rigueur être conclu pour une année qui suit. Ainsi dans le cas précédent, aussitôt que les fruits deviennent mûrs, le propriétaire peut payer à l'autre personne, un salaire, en or ou en argent, afin qu'il lui coupe les dattiers. Par conséquent le contrat d'arrosage est permis au cours de la période de la coupure, et le temps où les fruits seront mûris et aptes à être vendus». - Aussi le contrat d'arrosage est toléré, quand il s'agit de l'arrosage des arbres dont les fruits ne sont pas encore mûris et consommables et bon pour la vente». - D'autre part, il n'est pas toléré de conclure un contrat d'arrosage pour une terre non semée ou plantée; cependant il est toléré à son propriétaire de retourner le sol, pour un prix payé en or ou en argent ou encore à un autre prix connu». - Pareillement, que l'homme livre sa terre non semée ou plantée à un autre pour la semer contre le tiers ou le quart de la récolte qui pourrait être produite, ceci est considéré aléatoire, car il se peut que la plantation rapporte comme elle peut ne rien rapporter du tout. Ainsi, le propriétaire de la terre aura négligé la location qui pouvait rendre sa terre fertile, préférant ce qui est aléatoire, tout en ne sachant si ceci aura lieu ou non; or ceci est répugné, car le cas de ce propriétaire est pareil à celui d'un homme qui engage un autre pour un certain voyage, lui disant: «veux-tu que je te donne le dixième du bénéfice de mon commerce, en tant que salaire»? Ceci n'est pas licite ni non plus toléré». - Il n'est pas toléré à un homme de s'engager dans n'importe quel travail, ou de louer sa terre ou son navire, si ce n'est pour une somme bien précisée». - Et, dit Malek, il est à distinguer entre le contrat d'arrosage conclu pour une terre plantée de palmiers, et celui qui l'est pour une terre non plantée; ainsi le propriétaire de la première ne pourra vendre les fruits qu'une fois qu'ils paraissent mûrs; quant à l'autre, il pourra cultiver sa terre tant qu'elle n'est pas encore plantée». - La règle suivie à Médine permet de conclure un contrat d'arrosage pour trois ou quatre ans, ou même plus ou moins pour les palmiers, d'ailleurs, dit Malek, c'est ce que j'ai entendu dire au sujet de tel contrat concernant les palmiers et tout autre arbre fruitier où il est permis au propriétaire de conclure, pour des années, un contrat d'arrosage». - Concernant le propriétaire d'un jardin, Malek a dit, qu'il ne lui est pas permis de prendre de son partenaire qui lui donnait de l'eau, ni de l'or, ni de l'argent, ni de la nourriture, ni autre chose, car cela n'est pas toléré. De même, il n'est pas permis au partenaire donnant l'eau, de prendre de son partenaire ni or, ni argent, ni nourriture, ni rien de pareil. Quant à ce qui est du surplus, pour l'un et pour l'autre, il n'est pas non plus permis». - De même, dit Malek, le commanditaire est traité tout comme celui qui donne de l'eau, si jamais il se trouve un surplus dans l'arrosage, ou encore que la somme commandité tourne à être un salaire, d'ailleurs, tout ce qui fera entrer en jeu, un salaire, n'est pas toléré, d'autant plus que ce salaire est considéré aléatoire. Et, l'on ne saura si l'on aura toute la récolte, ou plus ou moins». - Concernant l'homme, qui conclu un contrat d'arrosage, pour la terre d'un homme, où se trouvent les palmiers et les vignes ou d'autres arbres similaires, et qu'il y est une partie de la terre non cultivée, Malek a dit: «Si la partie non plantée est auxiliaire par rapport à celle qui est plantée et qui d'ailleurs constitue la partie majeure de la terre, il n'y a pas de mal à cela, à condition que la partie plantée de palmiers soit de deux tiers ou de plus, et que celle qui ne l'est pas, soit du tiers ou du moins. Ainsi si la partie non cultivée forme les deux tiers où se trouvent les palmiers, les vignes ou autres arbres similaires, il est toléré que l'on paie un salaire pour l'arrosage sans qu'il y ait un contrat qui soit interdit. Car, il est de l'habitude des gens de conclure un contrat d'arrosage quand il s'agit d'un terrain où la partie plantée est majeure, alors qu'elle renferme une partie non cultivée. Il est permis de louer la terre non cultivée, contre une rétribution, même au cas où elle renferne une partie plantée, tout comme l'on vend le Coran ou l'épée tout en ayant chacun un ornement d'argent, ou encore le médaillon ou la bague incrustés de pierres précieuses, vendus contre de l'or. Et de telles ventes sont pratiquées par les gens, aussi bien que les achats, sans qu'on avance, à ce sujet, des critères précis (inspirés du Coran ou de la sounna) stipulant que, quand la matière principale constitue la moitié ou moins, cela est interdit; et si elle en est autrement, cette location est permis. La règle suivie à Médine, que les gens d'ailleurs ne cessent de pratiquer et de se la permettre entre eux, est la suivante: si la pierre précieuse en question ne constitue que la partie inférieure de l'objet fait en or ou en argent, il n'y a pas de mal à cela, tel le cas de l'épée ou du Coran ou de la bague, évalués pour plus que les deux tiers, et la parure pour le tiers restant ou même moins», Chapitre II La condition prévue au sujet des esclaves dans le contrat d'arrosage (1414) 3-Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire à propos des esclaves qu'engage, celui qui tient la responsabilité de l'arrosage selon le contrat qu'il conclut avec le propriétaire de la terre, c'est qu'ils sont pris au même titre qu'un capital, duquel leur maître ne tirera aucun bénéfice. S'il ne les fait pas travailler, il lui revient de leur assurer une nourriture exigeant quelquefois des frais excessifs. Ils sont considérés tout comme l'arrosage fait d'une source coulante ou grâce à l'eau portée sur le dos des chameaux. Et tu ne trouveras pas un homme faire un contrat d'arrosage pour deux terrains apportant le même bénéfice, de telle façon que le premier est arrosé de l'eau provenant d'une source intarissable, et que l'autre le soit par de l'eau qu'on puise et où pour le premier, l'on paie des frais insignifiants pour entretenir la source, quant à l'autre, cela exige des frais excessifs. Telle est la règle suivie à Médine. Et par insistance, Malek dit: «la source intarissable, est celle qui n'est pas à perforer, et dont l'eau est toujours abondante». - Il n'est pas permis au propriétaire du terrain de charger les salariés, de l'accomplissement d'autres travaux, (que l'arrosage) ni de le demander de son partenaire. Il n'est pas non plus permis à celui qui est responsable de l'arrosage de demander au propriétaire de la terre d'y faire travailler des esclaves alors qu'ils ne travaillaient pas selon le contrat». - Il n'est pas permis au propriétaire de la terre de demander de celui qui est responsable de l'arrosage d'écarter l'un des esclaves salariés, lors du contrat. Ainsi, s'il veut l'écarter, il doit le faire avant de conclure le contrat. Par conséquent il ne lui est pas permis d'enrôler un nouveau salarié, seulement avant de conclure le «contrat». - Au cas où l'un des esclaves meurt, ou s'absente ou tombe malade, c'est au propriétaire que revient la charge, de trouver un autre qui le remplace». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 34 Le Livre de la location de la terre Chapitre Premier Au sujet de la location de la terre
- Muwatta Malik, n°1390
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit, le jour de la conquête de Khaibar, aux juifs: «Je vous garde sur ce territoire tant que Allah à Lui la puissance et la gloire vous l'accorde, pourvu que les dattes soient partagées entre nous». Le rapporteur d'ajouter: «Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoya Abdallah Ibn Rawaha, le chargeant d'être à Khaibar pour estimer la quantité des dattes, et il dit aux juifs: «Si vous voulez garder les dattes, vous pouvez acheter notre part , sinon, nous les aurons et nous vous en donneront la moitié»; or les juifs préféraient les avoir»
- Muwatta Malik, n°1399
Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) r a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je suis un être humain. Quand vous me rapportez vous accusations, il se peut que l'un de vous me présente habilement ses arguments, à un tel point que je lui donne raison à quelque chose du bien de son frère. Qu'il ne le prenne donc pas, car effectivement, je ne lui donne qu'un morceau de l'Enfer»
- Muwatta Malik, n°1401
Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ne vous ai-je pas dit, qui est le meilleur martyr? Il est celui qui présente son témoignage avant qu'on le lui demande, ou encore celui qui déclare son témoignage avant qu'on le lui demande»
- Muwatta Malik, n°1412
Abou Oumama a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, faisant un faux serment, réussit à s'emparer du bien d'un musulman, Allah lui interdira d'entrer au Paradis, et l'intégrera à l'Enfer». On lui demanda: «Même s'il s'agit de quelque chose insignifiant, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Même s'il s'agit d'une simple branche d'arak», reprenant cela pour trois fois». Remarque: l'arak, genre d'arbuste, dont on se sert des branches, afin de faire les siwaks, qui servent à se brosser les dents». Chapitre IX Le serment fait devant le minbar (la chaire)
- Muwatta Malik, n°1415
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Il n'est pas permis d'empêcher le retrait. du gage». - Interprétant cela, Malek a dit: «Je pense, et Allah en est le plus informé, qu'un homme qui a mit en gage chez un autre, quelque chose de plus grande valeur que ce qu'il a emprunté, et que l'emprunteur sur gage dise au bailleur: «Je te remettrais ton droit à telle date, sinon, tu auras ce que j'ai déjà mis en gage». Or, continue Malek: «Ceci n'est ni permis, ni licite; d'ailleurs, c'est ce qui a été interdit même si l'emprunteur s'acquitte après la date échéante, de ce qu'il devait, car il aura toujours le droit de retirer son gage et ce qui a été stipulé est à annuler». Chapitre XI Le jugement fait dans le gage des fruits et des animaux (1438) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de celui qui donne en gage un jardin pour un délai déterminé, qu'il n'aura pas à faire, des fruits cueillis de ce jardin, avant la date du délai, partie intégrante du gage, sauf si le bailleur le demande. De même, si un homme met en gage une esclave qui est enceinte ou qu'elle le sera après la date du gage, son nouveau-né reste avec elle». - Malek a dit: «On a fait la distinction entre les fruits, et le nouveau-né d'une esclave. A ce sujet, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui vend des palmiers déjà fécondés, les fruits appartiennent au vendeur, sauf si l'acheteur demande de les avoir». La règle, dit Malek, incontestablement suivie chez nous (à Médine), au sujet de celui qui vend une esclave, ou une femelle des animaux étant enceinte, le nouveau-né revient à l'acheteur s'il demande ou non de l'avoir, cependant les palmiers ne sont pas considérés comme les animaux, ni non plus les fruits comme le fœtus dans le giron de sa mère». Malek interprète ceci comme suit: «Les gens donnent d'habitude en gage les fruits des palmiers et non les palmiers eux-mêmes, mais nulle personne ne met en gage un fœtus tout en étant dans le giron de sa mère, qu'il soit celui d'une esclave ou d'une femelle des animaux». Chapitre XII Le jugement concernant la caution avec des animaux (1439) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Médine), au sujet du gage est ce qui suit: «Si ce qui est pris en gage, est une terre ou une demeure ou un animal, pouvant être ravagée ou détruite ou mourir, tout en étant entre les mains d'un bailleur, cette responsabilité revient à l'emprunteur sur gage sans que toutefois le droit du bailleur ne soit diminué de rien. Ainsi, tout gage disparaissant tout en étant en possession du bailleur et qu'on ne peut l'évaluer que selon les dires de celui-ci, son dédommagement est la responsabilité du bailleur qui doit s'en acquitter et à qui l'on dira: «Décris-le, et fais un serment». Tenant en considération ce qui est dit, les gens experts estimeront la valeur; ainsi si la valeur du gage est supérieure à celle qui a été antérieurement fixée, l'emprunteur pourra garder la différence, mais si la valeur en est inférieure, l'on demandera à l'emprunteur de faire serment convenant à l'affirmation des dires du bailleur sans qu'il en soit responsable du dédommagement, tenu pour la différence entre le gage et l'objet donné en substitution. Si l'emprunteur refuse de faire serment, on donnera au bailleur la différence. Si le bailleur, à son tour, ignore la valeur du gage, on demandera à l'emprunteur de faire serment où il donnera la description du gage, récupérant lui-même la différence s'il avance des preuves évidentes». Malek a dit: «Ceci est fait, tant que le bailleur garde en sa possession le gage, sans qu'il l'ait donné à un autre». Chapitre XII Le jugement fait pour un gage existant entre deux hommes (1440) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet d'un gage, qui, se trouve entre deux hommes, l'un d'eux veut alors le vendre, quant à l'autre, il lui avait accordé pour la question de ce gage, le délai d'un an?. Malek a dit: «Si le gage peut être partagé, sans que la part de celui qui avait accordé le délai ne soit diminuée, on vendra la moitié du gage pour lui assurer son droit. Et si l'on risque que sa part ne soit diminuée, l'on vendra tout le gage et l'on donnera à la partie endommagée son dû. Si celui qui avait accordé le délai veut donner pour de bon sa moitié à l'emprunteur, que cela soit fait, autrement l'on demandera au bailleur de faire un serment mettant prouvant que l'autre ne lui avait accordé un délai, que pour pouvoir garder le gage tel quel, et dans ce cas on lui donnera immédiatement son droit». A propos de l'esclave dont le maître le met en gage, alors que l'esclave possède des biens, Malek a dit: «Ces biens ne font pas partie intégrante du gage, sauf si le bailleur l'exige». Chapitre XIV Le jugement concernant les gages en général (1441) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Au sujet de celui qui avance en gage des choses personnelles, qui furent détruites chez le bailleur, mais que le redevable avoue ce qu'il doit en donnant la description de ces choses et sans renier à l'autre son droit.Ils sont en accord sauf pour la valeur du gage ainsi la contestation tiendra sur la valeur, où l'emprunteur dit qu'elle est de vingt dinars, et que le bailleur dit qu'elle est de dix dinars, alors que l'emprunt est de vingt dinars?. Malek a dit: «On dira à celui qui est en possession du gage; «Fais sa description»; s'il le fait, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on appellera les gens experts, pour évaluer le gage en question. Si la valeur se montre supérieure à celle de la valeur réelle du gage, l'on demandera au bailleur de payer à l'emprunteur la différence de ce qu'il a pour droit. Si la valeur est inférieure, le bailleur récupérera la différence de l'emprunteur. Si, finalement la valeur est la même, le gage sera compensé». - D'autre part, au cas où deux hommes se disputent la question d'un gage, de façon que l'emprunteur dit au bailleur: «J'ai avancé ceci en gage, pour dix dinars» et que le bailleur lui répond: «C'est plutôt vingt dinars», en soulignant que le gage est en possession du bailleur, Malek a dit: «On demandera au bailleur de faire un serment où il précisera la valeur du gage ainsi s'il se montre qu'elle est telle sans rien de plus ou de moins, le bailleur reprendra le gage contre cette valeur. Et là, ou lui demandera en premier de faire un serment car le gage est toujours de son appartenance, sauf si l'emprunteur ne s'acquitte de la valeur, dans le but de vouloir reprendre son gage. - Si dans la situation ci-dessus, la valeur du gage se révèle inférieure à vingt dinars, l'on demandera au bailleur de faire un serment assurant ainsi la somme qu'il a fixée, et à l'emprunteur, l'on demandera: «tu paieras la somme fixée par le bailleur, en faisant un serment et tu reprendras ton gage, ou encore, tu feras serment, où tu cherches à assurer la fixation de la somme que tu as déclarée, et par conséquent tu te dispenseras de la différence que le bailleur a désignée. Si l'emprunteur fait tel serment, rien ne lui est d'exigible, sinon, il paiera la somme que le bailleur avait déjà fixée». - Si le gage a disparu, et que le gagiste et l'emprunteur démentissent l'un et l'autre le droit; si celui qui a le droit dit: «J'ai accepté ce gage en versant vingt dinars», et que le redevable lui répond: «tu n'en avais que dix dinars»; puis le bailleur, qui a le droit réplique: «La valeur du gage n'est que de dix dinars», ce à quoi l'emprunteur répond: «Il valait vingt dinars», l'on demandera à celui qui a le droit, de décrire le gage; ainsi s'il le fait, on lui fera prêter serment, puis s'appuyant sur cette description, les gens experts estimeront à leur tour la valeur. Si elle se montre supérieure à celle qui a été estimée par le gagiste, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on donnera à l'emprunteur l'excès du la valeur du gage. Si la valeur se montre inférieure on demandera au gagiste de faire un serment, assurant par là son droit (des vingt dinars), et il cherchera à compenser la valeur, on demandera, à la suite au débiteur de faire un serment assurant par là, que le reste doit revenir au défendeur, une fois que la valeur du gage est prise en considération. Car, celui qui a le gage en sa possession, deviendra par rapport àl'emprunteur, un demandeur, qui faisant un serment, il ne devra rien de ce que le bailleur avait fait serment à propos de l'excès de la valeur du gage. Mais, au cas où il refuse, il devra s'acquitter du droit du bailleur qui est en rapport avec cet excès». Chapitre XV Le jugement au sujet de la location des bêtes si ces dernières causent des dégâts (1442) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Quand un homme loue une monture pour se rendre à un lieu bien déterminé, puis traverse ce lieu à un autre, le propriétaire de la monture aura à choisir: «ou qu'il revendique la location de sa monture pour la distance qui a été traversée en plus et aura de ce fait à encaisser avec elle la première location en reprenant sa monture, ou qu'il revendique le prix de sa monture (proportionnellement à la distance traversée en plus) et la première location si cette location a été faite pour l'aller. Si la location englobe l'aller et le retour, puis que le locataire dépasse le milieu qu'il avait auparavant désigné, le propriétaire de la monture aurait droit à la moitié (de l'excès) de la première location, étant donné que cette location couvre deux trajets: l'aller et le retour. Le locataire ayant dépassé le lieu désigné, n'aura à payer que la moitié de cette location. S'il est fait que sa monture est morte lors de son arrivée au pays désigné, le locataire n'aura aucune garantie à l'égard du propriétaire et ne lui paiera que la location prévue à sa moitié». Telle est la règle suivie quand il s'agit d'une contestation entre le popriétaire d'une monture et son locataire, au sujet de la monture louée par ce dernier». D'autre part, il en est de même pour celui qui prend du propriétaire d'un capital, une somme commandite, de telle façon que ce dernier lui dit: «ne t'achète pas de cette somme ni un animal, ni une marchandise», qu'il lui cite, et qu'il la lui interdit, répugnant que sa somme commandite soit payée pour tel achat. Or, si cet homme qui avait pris l'argent, allait s'acheter, ce dont le propriétaire du capital le lui interdit de faire; voulant par là garantir l'argent, et priver le propriétaire, du bénéfice, si donc, cela est fait, le propriétaire aura à choisir: «ou de partager avec l'autre le bénéfice de la marchandise selon la condition avancée par eux à ce sujet, en lui confiant l'argent ou encore de réavoir son capital étant garanti par l'autre, et de quoi d'ailleurs il en avait abusé». C'est de même pour le cas d'un homme qui demande à un autre de lui acheter une marchandise qui sera à joindre avec les siennes en lui versant une somme, afin qu'il se lui achète une marchandise qu'il la lui désigne. Au cas où l'autre s'achète une marchandise qui n'est pas celle qui lui a été désignée, en abusant de cette confiance, le propriétaire de la somme aura à choisir: «ou qu'il prenne la marchandise que l'autre le lui a achetée, ou qu'il reprenne son argent une fois que le deuxième le lui garantit». Chapitre XVI Le jugement relatif à la femme violée par force
- Muwatta Malik, n°1421
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Outba Ibn Abi Waqas avait confié à son frère Sa'd Ibn Abi Waqas, un enfant, en lui disant: «Le fils de l'esclave de Zam'a est le mien, charges-toi de lui». Aicha continue: «Lorsque ce fut l'an de la conquête, Sa'd prit l'enfant en disant: «Il est le fils de mon frère (neveu) et c'est son père qui me l'a confié». Abd Ibn Zam'a protesta et dit: «Il est plutôt mon frère, et le fils de l'esclave de mon père, né sur son lit». Portant leur accusation à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Sa'd dit: «Ô Envoyé d'Allah, il est le fils de mon frère, qui me l'a confié», et Abd Ibn Zam'a, de sa part, dit: «Il est mon frère, et est le fils de l'esclave de mon père, né sur son lit»; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Il est ton frère à toi, Abd Ibn Zam'a», puis ajouta: «L'enfant revient au maître du lit, par contre l'adultère, doit être lapidé». Finalement s'adressant à Sawda Bint Zam'a, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Tu as à te voiler, en sa présence», voyant la ressemblance de l'enfant en question à Outba Ibn Abi Waqas. Et cet enfant n'a jamais vu Sawda, jusqu'à sa mort». ;
- Muwatta Malik, n°1429
On rapporta à Abdullah Ibn Abi Bakr Ibn Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Au sujet des canaux d'irrigation de «Mahzouz et Mouzaineb» deux vallées à Médine: «Celui qui possède la partie supérieure de ces deux vallées, retient l'eau au niveau de son terrain (arrosant ainsi son terrain) puis quand elle atteind le niveau des chevilles il la renvoie arroser la partie inférieure». 1459) 31 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On défend de retenir ce qui abonde de l'eau, car ainsi l'on empêchera les herbes, servant de pâturage, de pousser»
- Muwatta Malik, n°1452
Le grand-père de Sa'id Ibn Amr Ibn Chourhabil Ibn Sa'id Ibn Sa'd Ibn Oubada a rapporté: «Sa'd Ibn Oubada, partit avec l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour une expédition, et sa mère était sur le point de mourir à Médine, on lui dit: «Fais ton testament». Elle répondit: «Pourquoi faire ce testament; tous les biens que je possède reviennent à Sa'd»; puis elle décéda, avant que Sa'd ne soit présent à Médine, on lui fit part de ce qui eut lieu, Sa'd dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah, sera-t-elle récompensée si je fais en son nom, une aumône»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui, certainement». Alors Sa'd dit: «Tel jardin, (qu'il désigna), est une aumône»
- Muwatta Malik, n°1454
On rapporta à Malek qu'un homme des Ansars, de la tribu de Al-Hareth Ibn Al-Khazraj , fit à ses parents, une aumône. Ses parents étant décédés, le fils hérita tous leurs biens qui étaient des palmeraies. Alors, il interrogea à ce sujet l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui répondit: «Tu as fait l'aumône à tes parents,et tu en as déjà eu une récompense; quant à l'héritage, il est ton acquisition». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 37 Le Livre du testament Chapitre Premier L'ordre de faire un testament
- Muwatta Malik, n°1455
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est exigé de tout musulman, qui, posséde des biens à léguer, de ne même pas passer deux nuits, sans avoir mis par écrit son testament». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet de celui qui, est sain ou malade, et qui a déjà fait son testament dans lequel il a affranchi un esclave ou ordonné autre chose, qu'il peut, s'il le veut, faire modifier ce qui est du testament, jusqu'à sa mort. Il peut même négliger ce testament et procéder à rédiger un autre, sauf l'affranchissement posthume d'un esclave, car là, il ne pourra plus rien changer. Ceci est conforme à ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est du devoir de tout musulman, qui, posséde des biens à léguer, de ne même pas passer deux nuits, sans avoir mis par écrit son testament». - Malek poursuit: «Ainsi, s'il est fait que le testateur ne peut plus ni faire modifier son testament, ni changer son contenu concernant l'affranchissement, il aura retenu son argent qu'il tendait à dépenser pour l'affranchissement et pour autre action. Le testateur doit faire son testament, quand il est de voyage et quand il est sain». Finalement Malek a dit: «Ainsi, ce qui est une règle incontestable, c'est que le testateur peut donc changer son testament tant qu'il le veut, sans que ce changement n'affecte le sujet de l'affranchissement posthume». Chapitre II Permission pour le cadet, le malade, le faible et l'insensé de faire leur testament
- Muwatta Malik, n°1459
Sa'd Ibn Abi Waqqs a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu me rendre visite, lors du pèlerinage de l'adieu, alors que j'étais gravement malade, je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, la maladie m'a attaqué de toute part; or je possède une bonne fortune et je n'ai qu'une seule fille héritière, puis-je faire l'aumône des deux tiers de ma richesse»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) repondit: «Non»; Alors je lui demandai: «et la moitié»? «Non, répondit L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mais le tiers, et même le tiers est déjà trop; Que tu laisses tes héritiers riches, vaut mieux que de les laisser pauvres, tendant aux gens leur mains. Pour toutes tes dépenses sur ta famille en cherchant par cela l'amour d'Allah, tu est récompensé, même pour la bouchée que tu auras mis dans la bouche de ta femme». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah resterai-je à la Mecque, alors que mes compagnons n'y sont plus»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Tu ne seras pas vainement un retardataire,car toute bonne œuvre que tu feras, te fera élever en degré et en considération. Il se peut que tu sois retardaté, mais d'une part, tu seras utile pour les uns, et un détriment pour les autres. Ô Grand Allah! Fais que mes compagnons complètent leur émmigration et ne leur fais pas rebrousser chemin. Mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut chagriné, un peu plus tard, que le malheureux Sa'd Ibn Khawla soit mort à la Mecque». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «quand un homme lègue le tiers de ses biens à un autre, en disant: «mon esclave servira tel homme tantqu'il est de vivant», après quoi il sera affranchi, et qu'à la suite de la mort du testateur, l'on remarque que la valeur de l'esclave constitue le tiers de ses biens, l'on doit, dans ce cas, faire estime du service rendu par l'esclave, et ainsi, les deux hommes auront leur part, tout comme suit: on donne au premier ce qui est proportionnel au tiers des biens, et à l'autre ce qui lui revient du service de l'esclave après évaluation; par conséquent, chacun d'eux aura sa part de la valeur du service de l'esclave ou de son salaire s'il a accompli le travail de son salarié, proportionnellement à ce qu'il en a le droit. Mais si l'homme au service de qui l'esclave avait travaillé, meurt, celui-ci doit être libéré». - Malek a aussi dit: «Celui qui lègue le tiers de son héritage, en disant: «Une part à tel, une autre à tel», en citant ses biens, et que ses héritiers trouvent que le legs est de plus du tiers», ces héritiers auront à choisir: ou qu'ils donnent aux personnages designés leur part des biens qui leur reviennent, en ayant à eux tout l'héritage du défunt; ou qu'ils donnent aux personnages désignés le tiers des biens du défunt, et auront par la suite, leurs parts, de quelque valeur, soient-elles». Chapitre IV Les legs donnés par une femme enceinte, un malade et un homme combattant dans la voie d'Allah (1496) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet du testament fait par une femme enceinte, et concernant ses biens,ce qui lui est permis, c'est qu'elle est consiérée tout comme un malade, qui au cas, où sa maladie n'est pas grave, à savoir qu'elle n'est pas tragique, il pourra disposer de ses biens tel qu'il le désire; par contre si la maladie est tragique, le malade ne pourra léguer que le tiers de son héritage». Et, poursuit Malek, tel est le cas d'une femme enceinte: sa grossesse est un accueillement et une joie, où elle n'est ni maladie, ni risque, ce qui est d'ailleurs dit par Allah (Béni et Très Haut): { وَامْرَأَتُهُ قَآئِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَقَ وَمِن وَرَاء إِسْحَقَ يَعْقُوبَ } «Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle (d'Isaac, et de Yacoub, après Isaac» (Coran XI ,71) et: { إِلَيْهَا فَلَمَّا تَغَشَّاهَا حَمَلَتْ حَمْلاً خَفِيفًا فَمَرَّتْ بِهِ فَلَمَّا أَثْقَلَت دَّعَوَا اللّهَ رَبَّهُمَا لَئِنْ آتَيْتَنَا صَالِحاً لَّنَكُونَنَّ مِنَ الشَّاكِرِينَ } « Elle portait un fardeau léger avec lequel elle marchait sans peine. Lorsqu'elle s'alourdit, tous deux invoquèrent Allah, leur Seigneur: Si Tu nous donnes un juste, nous serons sûrement reconnaissants» (Coran VII, 189). Ainsi, une fois que la grossesse de la femme est au sixième mois, la femme pourra disposer du tiers de ses biens; car il s'agit de la complétion des six mois;où Allah Béni et Très Haut à dit: { وَالْوَالِدَاتُ يُرْضِعْنَ أَوْلاَدَهُنَّ حَوْلَيْنِ كَامِلَيْنِ } «Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement, les allaiteront deux années entières» (Coran II ,33), et: { وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْرًا حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ } « Depuis le moment où elle l'a conçu, jusqu'à l'époque de son sevarge, trente mois se sont écoulés» (Coran XLVI, 15). Ainsi, si, du jour où la femme est devenue enceinte, six mois se sont écoulés, elle ne pourra disposer que du tiers de ses biens». - Malek a finalement dit: «L'homme qui participe à un combat, ,il e pourra de ce fait, léguer, que le tiers de ses biens, ainsi, il est considéré, dans les mêmes conditions, qu'une femme enceinte, et qu'un homme gravement malade». Chapitre V Le legs d'un réservataire, et le droit de possession (1497) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de ce verset: { إِن تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالأقْرَبِينَ بِالْمَعْرُوفِ حَقًّا عَلَى الْمُتَّقِينَ } «Si celui-ci (le défunt) laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère» (Coran, II, 180), qu'il a été abrogé par d'autres versets relatifs à la répartition de l'héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah Glorifié. - Malek a aussi dit: «Il est de la sounna incontestablement suivie chez nous (à Médine), de ne pas tolérer qu'on fasse un legs à un héritier, sauf si les héritiers donnent ce droit au défunt. Au cas, où certains des héritiers le lui permettent et d'autres le refusent, l'héritier à qui on décide de faire un legs, recevra cette part exceptionnelle de la première partie, alors que les autres auront leur part complète». - A propos du malade qui, ne peut disposer que du tiers de ses biens,on demande à ses héritiers le permis de faire un legs à un héritier, en dépassant le tiers, Malek a dit: «Une fois que ce permis est accordé, les héritiers n'auront plus le droit d'y revenir, car, si cela leur était permis, tout héritier à la mort du testateur, aurait agi pareillement à savoir, qu'il aura l'héritage sans mettre le legs en exécution y compris le tiers et ce que le testateur avait légué selon le permis qui lui a été accordé». Quant au testateur, qui en bonne santé, demande de ses héritiers le permis de faire un legs, et que ces derniers le lui accordent, Malek a dit: «Ils ne sont pas tenus à l'accepter, et ces héritiers ont même le droit de le refuser, car, l'homme en question, étant en bonne santé, il a plus que quiconque, le droit de jouir de ses biens à savoir d'en faire du tout une aumône, ou de les donner à qui que ce soit. Par contre, si l'homme tombe malade, ne pouvant plus ainsi disposer de ses biens, le permis des héritiers devient exigible du moment qu'il ne peut disposer que du tiers de ses biens, quant à eux, ils ne disposeront que de deux tiers desquels ils en ont plus de droit que lui. Par suite, si un des héritiers vient demander à l'homme agonisant, de lui faire don de l'héritage, et que celui-ci l'accepte sans le mettre en exécution, ce don doit revenir à celui qui doit en profiter, sauf si l'homme laissant héritage ne dise: «Tel des héritiers est faible, et j'aime que tu lui donnes ta part et qu'il l'accepte, cela est toléré si l'homme malade avait cité avec précision la chose». - Malek encore dit: «S'il lui donne l'héritage, et que le bénéficiaire ait exécuté une partie, alors qu'une autre reste, cette part doit revenir au donateur après la mort de l'héritier». - Finalement Malek a dit: «Au sujet de celui qui, dans son testament, cite avoir donné à un de ses héritiers, quelque chose qu'il n'avait pas d'ailleurs obtenu, et de ce fait, ces héritiers refusent de lui tolérer, ce legs doit leur revenir, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah, car le défunt ne voulait pas que ce legs soit de la partie de son tiers. Et l'on ne donne jamais aux légataires, ce qui est du tiers de leur héritage». Chapitre VI Le sujet des hommes efféminés et de celui qui a le plus le droit à l'enfant
- Muwatta Malik, n°1466
Mouhammad Ibn Sirine a rapporté qu'un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait affranchi, à sa mort, ses six escalves sans être possesseur d'autres biens. Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit un tirage au sort pour faire l'affranchissement du tiers de ces esclaves». - Malek a dit: «On m'a rapporté, que l'homme en question, ne possédait pas d'autres biens». (1507)4- Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme, avait, du temps où Aban Ibn Osman était gouverneur à Médine, affranchi tous ses esclaves, sans qu'il ait possédé d'autres biens à part eux. Alors Aban ordonna, de répartir ces esclaves en trois catégories, puis fit à leur sujet, un tirage au sort, afin qu'on puisse désigner le tiers de ces esclaves qui, ultérieurement, fut libéré». Chapitre IV Du jugement fait au sujet des biens d'un esclave, s'il se trouve libéré
- Muwatta Malik, n°1470
Omar Ibn Al-Hakam a rapporté: «Je vins trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah j'ai une esclave qui conduit le troupeau au pâturage; en la rencontrant, je me rendis compte qu'elle avait perdu une brebis,je lui demandait de m'expliquer cela, et elle me répondit que le loup l'a dévoré, je me mit en colère, et étant un être humain, je l'ai giflée. J'avais un esclave à libérer, pourrai-je la libérer à sa place»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda à l'esclave: «Où est Allah»? Au ciel, lui répondit-elle»; il lui edemanda: «Qui suis-je»? Lui répondant: «Tu es l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r , il dit alors: «Libère-la»
- Muwatta Malik, n°1471
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté: «Un homme des Ansars, amena une esclave noire, avec lui, vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah j'ai à affranchir un esclave, or, si tu trouves que cette esclave est croyante, je la libérerai». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant à l'esclave lui dit: «fais-tu témoignage qu'il n'y a d'autre divinité que Allah»? «Répondant oui», il lui demanda de nouveau: «Fais-tu témoignage que je suis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)»? «Répondant, encore, d'un oui», il lui demande finalement: «Crois-tu à la résurrection après la mort»?; sa réponse étant, un oui, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors à l'homme:«libère-la»
- Muwatta Malik, n°1473
Fadala Ibn Oubaid Al-Ansari, qui d'ailleurs, était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), fut interrogé au sujet d'un homme, qui, a un esclave à libérer, lui sera-t-il permis de libérer un esclave adultérin»? «Oui, certainement, répondit il, et cela lui sera considéré comme une libération». Chapitre VII Ce qui n'est pas toléré comme libération obligatoire
- Muwatta Malik, n°1475
Abdul Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté que sa mère voulait faire un testament, et le retarda jusqu'au matin, elle mourut, alors qu'elle comptait libérer un esclave». Ainsi, Abdul Rahman, questiona à ce sujet Al-Kassem Ibn Mouhammad, et lui demanda, si, elle sera récompensée au cas où il affranchira l'esclave à sa place, Al-Kassem lui répondit: «Sa'd Ibn Oubada avait posé, la même question à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il lui répondit: «Oui»
- Muwatta Malik, n°1477
Aicha, que Allah l'agrée l'épouse du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) r a rapporté qu'on demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lequel des esclaves, est-il préférable de libérer»? Il répondit: «Celui qui est le plus coûteux, et que son maître veut le plus retenir». (......) 16 - Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a libéré un adultérin et sa mère esclave». Chapitre X Le droit d'accorder le patronage à celui qui fait l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1479
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Barira vient me dire: «J'avais conclu avec mes maîtres, de leur verser, au sujet de mon affranchissement, neuf once d'argent, de telle façon qu'une once soit versée toutes les années, et je te demande de me soutenir». Aicha, lui répondit: «Si tes gens acceptent que je leur verse à ta place cette somme pour que tu sois affranchie, je le ferai, à condition que je te patronne». Se rendant chez ses maîtres afin de leur apprendre, la proposition de Aicha, et qu'ils la refusèrent, Barira revint chez Aicha, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle, et lui dit: «Je leur avais rapporté ta proposition, mais ils la refusèrent, voulant avoir à eux le droit de mon patronage». Etant à l'écoute, de ce propos, l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda à Aicha, de le lui expliquer; une fois, mis au courant, il s'adressa à Aicha, lui disant: «amène-la, et demande leur, le droit de la patronner, car ce droit appartient à celui qui a affranchi», Aicha, accomplit ce que lui dit; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva, parmi les gens, puis fit louange et glorification à Allah, et dit: «Ensuite! Qu'arrive-t-il aux hommes à avancer des conditions, qui ne se trouvent pas dans Le Livre d'Allah? ainsi, toute condition qui n'a pas été mentionnée dans Le Livre d'Allah, est invalide, même si ces conditions sont au nombre de cent; donc le droit d'Allah est le plus méritoire et le plus ferme,par ailleurs, le droit du patronage revient à celui qui affranchit»
- Muwatta Malik, n°1480
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Aicha, la mère des croyants comptait s'acheter une esclave pour l'affranchir, les maîtres de celle-ci lui dirent: «Nous te la vendrons, qu'à condition que nous tenions le droit de son patronage». Aicha, faisant apprendre cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il lui dit: «Que rien ne t'empêche de l'acheter et de l'affranchir; car le patronage est du droit de celui qui a fait l'affranchissement»
- Muwatta Malik, n°1491
Houmaid Ibn Qais al-Makki a rapporté qu'Ibn al-Moutawakel avait un moukatab, qui mourut à la Mecque, laissant à sa charge quelques termes du prix de son affranchissement aussi bien que les dettes qu'il devait aux gens, et laissant encore une fille. Le préfet de la Mecque, tombant dans l'embarras, en voulant juger de cette affaire, il envoya demander par écrit à ce sujet, à Abdul Malek Ibn Marwan, qui à son tour lui répondit par écrit: «Acquitte tout d'abord les dettes des créanciers, puis complète ce qui reste du prix de son affranchissement, et finalement, partage à égalité ce qui reste de ses biens, entre sa fille et son maître». (1) «Le moukatab» se dit de l'esclave, qui doit obtenir de son maître, un affranchissement, ayant conclu avec lui un contrat à titre de quoi il lui versera une somme déterminée et qui s'étend selon les termes de ce contrat. L'on a donné à ce genre de contrat, le nom de «kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi (chez nous) à Médine, c'est que le maître de l'esclave n'est en aucun cas obligé de conclure un contrat avec son esclave, si celui-ci le lui demande. Et je n'ai pas entendu même aucun imam obliger un maître à conclure un tel contrat avec son esclave. Encore, il m'est arrivé de savoir que, demandé à ce sujet, un homme versé dans la religion de répondre: «Allah Béni et Très Haut a dit (le sens): «…..Rédigez un contrat d'affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités…..» (Coran XXIV, verset 33), encore cet homme récitait les deux versets suivants (le sens): «….chassez lorsque vous êtes revenus à l'état profane….» (CoranV,2) et: «….lorsque la prière est achevée, dispersez-vous dans le pays, et recherchez la grâce d'Allah » (Coran LXII,10). Interprétant cela, Malek a dit: «Cela, est une tolérance de la part d'Allah, accordée aux gens bien qu'elle n'est pas obligatoire. - Malek a dit: «J'ai entendu quelques hommes versés dans la religion, dire au sujet du verset suivant: «…et donnez-leur des biens que Allah vous a accordés…» (Coran XXIV.33), que l'on sous-entend, que l'homme peut conclure un contrat d'affranchissement avec son esclave, puis peut lui faire une remise d'une somme déterminée à la fin de l'acquittement. C'est d'ailleurs, ce que j'ai entendu, les hommes versés dans la religion, dire et qui a été suivi par les gens à Médine. On m'a même rapporté que Abdallah Ibn Omar avait conclu un contrat d'affranchissement avec son esclave à titre d'une somme qui est de trente et cinq mille dirhams, et à la suite, il lui a fait une remise de cinq mille». - D'autre part Malek a ajouté: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de l'esclave avec qui son maître avait conclu un contrat d'affranchissement, c'est que ce dernier libérera les biens de l'affranchi, ce qui ne le sera pas pour ses enfants, sauf si le maître les avait, encore eux, inclus dans le contrat». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet du "moukatab", qui avait conclu un contrat d'affranchissement avec son maître, tout en ayant à lui une esclave enceinte, dont il ignorait l'affaire, aussi bien que son maître, lors du contrat, que l'enfant une fois né, ne fera pas partie du contrat, et sera de ce fait, esclave du maître; quant à la femme esclave, elle est déjà libérée car, elle était partie intégrante des biens du moukatab». -A propos d'un homme qui, héritant de sa femme morte, aussi bien que le fils de celle-ci, un moukatab, Malek a dit: «Si le moukatab meurt avant qu'il ne se soit acquitté de sa Kitaba, l'homme et le fils se partageront son héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah; mais si le moukatab avait, au complet, versé le prix de son affranchissement, tout son héritage reviendra au fils sans que rien ne soit donné au mari». - A propos du moukatab qui conclut avec son esclave une Kitaba, Malek a dit: «On vérifie ce contrat, ainsi si cela a été fait de la part du Moukattab pour se montrer aimable à l'égard de son esclave, et pour vouloir lui alléger son œuvre, cela n'est pas toléré. Mais si ce contrat a été fait par désir, ou par besoin d'argent, ou même encore pour avoir l'avantage et l'aide, cela est toléré. -Au sujet de l'homme, qui a conclu avec son esclave (femelle) un contrat, Malek a dit: «Si, pour avoir eu des rapports avec elle, elle est devenue enceinte, elle aura à choisir: ou qu'elle soit la mère de l'enfant, ou qu'elle soit affranchie, une fois sa Kitaba, fût accomplie. S'il se trouve qu'elle n'est pas enceinte, elle est à sa kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un esclave est d'appartenance à deux hommes, c'est qu'il n'est pas toléré que l'un d'eux conclut une Kitaba, alors que son partenaire veut ou non le lui permettre, du moment que les deux doivent se concerter sur la Kitaba, car ceci constitue pour l'esclave un affranchissement complet. Si, cette Kitaba est faite par l'un des deux partenaires, l'esclave sera à moitié affranchi, et l'on ne peut porter l'autre partenaire à affranchir l'autre moitié; par conséquent, ce sera une contradiction avec les paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui a dit: «Celui qui affranchit la part qu'il possède au sujet d'un esclave, doit l'affranchir au complet si cela lui est possible, après avoir fait l'évalution de l'esclave». - Malek de continuer: «si le partenaire ignore la Kitaba de l'autre attendant que l'esclave ait accompli le paiement de sa Kitaba ou même avant, l'on doit lui rendre ce qu'il avait déj à payé, et les deux partenaires se partageront la somme déjà payée entre eux proportionnellement à leur part; par conséquent la Kitaba sera annulée, et l'esclave restera commun aux deux partenaires». - Pour l'affranchi contractuel qui est d'appartenance à deux hommes, et il est fait que l'un d'eux a accordé à l'esclave un délai pour s'acquitter, quant à l'autre, il le lui a refusé, ce dernier est porté, dit Malek, à fixer ce qui est de son droit, surtout si l'esclave meurt, laissant une somme qui ne lui permet pas de s'acquitter totalement». Pour ce qui est toujours de ce sujet Malek a dit: «les deux partenaires recevront ce qui leur est dû, d'une façon proportionnelle, chacun sa part; quant à ce qui est du reste du prix de l'affranchissement qui est à titre d'un surplus laissé par l'esclave, il sera partagé entre les deux partenaires à égalité. Si l'esclave, n'avait pas au complet versé toute la somme, et que celui qui avait refusé de lui accorder un délai ait reçu plus que son partenaire, de la somme en question, le prix de l'esclave sera partagé à égalité entre les deux partenaires, et la somme déjà reçue par l'un des partenaires n'est pas à rembourser, car il ne l'a reçue qu'après la concertation de son partenaire. D'autre part, si l'un des deux partenaires avait fait remise de ce qu'il doit, et que l'autre avait reçu une somme en plus, ce dernier ne doit rien à l'égard du premier qui n'avait d'ailleurs reçu que ce qui lui était dû; quant au prix de l'esclave, il est à répartir à égalité entre les deux. Ce cas est à comparer à celui où l'on a une dette de laquelle un seul débiteur doit s'acquitter à deux hommes où l'un d'eux lui avait accordé un délai, alors que l'autre avait déjà partiellement récupéré ce qui est de son droit, et qu'il est fait que le débiteur fasse faillite; ainsi le créancier qui avait déjà reçu une partie de la dette, ne doit rembourser à l'autre aucune somme». Chapitre II De la garantie du prix de l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1501
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté: «Un homme de la tribu Aslam se rendit chez Abou Bakr al-Siddiq et lui dit: «L'homme maléfique (sous entendant sa propre personne) a commis l'adultère; Abou Bakr lui demanda: «l'as-tu appris à quelqu'un d'autre»? «Non, lui répondit l'autre», alors Abou Bakr lui dit: «fais ton repentir à Allah, et ne dévoile pas ce dont Allah t'a caché, car Allah accepte de ses serviteurs, leur repentir». Mais comme l'âme de cet homme ne s'est pas apaisée, il vient chez Omar Ibn Al-Khattab et lui reprit ce qu'il avait auparavant dit à Abou Bakr; Omar parlant tout comme Abou Bakr, et parce que l'homme n'a pas encore été apaisé, il se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «L'homme maléfique a commis l'adultère»;Et il fit cela par trois fois Sa'id pousuivit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'informa auprés des parents de cet homme, se renseignant à son sujet et demanda: «Est-il malade ou un aliéné»? Ils lui répondirent: «ô Envoyé d'Allah! Par Allah, il est sain et sauf». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de nouveau, demanda: «Est-il célibataire ou marié»? -«marié, lui répondirent-ils». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna qu'on le lapide»
- Muwatta Malik, n°1502
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté qu'on lui a appris que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à un homme de la tribu Aslam, connu sous le nom de Hazzai: «ô Hazzai, si tu l'avais couvert de ton vêtement, cela serait mieux pour toi» (à savoir, valait mieux si l'homme n'avait pas raconté à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ce qu'il avait commis comme délit). Yahia Ibn Sa'id qui rapportait ce hadith, a aussi dit: «On raconta ce hadith dans une assemblée où se trouvait Yazid Ibn Nou'aim Ibn Hazzai Al-Aslami, il dit: «Hazai est mon grand-père, et ce hadith est vrai»
- Muwatta Malik, n°1505
Abou Houraira et Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani ont rapporté que deux hommes portèrent leurs disputes devant l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et l'un d'eux dit: «Ô Envoyé d'Allah sois juge entre nous selon le Livre d'Allah», et l'autre, qui ne manquait pas d'éloquence, dit à son tour: «Certes oui, ô Envoyé d'Allah, sois juge entre nous, selon le Livre d'Allah, mais d'abord permets-moi de parler». Il lui dit: «parle». Et l'homme reprit: «mon fils était employé par cet homme, et a commis l'adultère avec sa femme. Alors il m'a dit que mon fils est à lapider; je l'ai racheté contre cent moutons et une esclave que je possédais, puis j'ai demandé, à ce sujet, les hommes versés dans la religion, qui m'ont appris que mon fils doit être fouetté pour cent fois et exilé pour un an, et c'est la femme seule qui devait être lapidée». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Par celui qui tient mon âme en Sa main, je jugerai de votre cas selon Le Livre d'Allah; quant à tes moutons et ton esclave, tu les reprendras», puis il ordonna que le fils soit fouetté pour cent fois, et exilé pour un an, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna à Ounais Al-Aslami, d'aller chez la femme de l'autre, qui avoua qu'elle avait commis l'adultère,et elle fut lapidée.»
- Muwatta Malik, n°1509
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'il a entendu Sa'id Ibn Al Moussaiab raconter: «En revenant de Mina, Omar Ibn Al-Khattab fit halte à Al-Abtah, entassa des cailloux, qu'il couvrit de son vêtement et s'étendit, puis leva vers le ciel ses mains et dit: «Grand Allah! J'ai déjà vieilli, ma force s'est affaiblie, mes sujets se sont répandus partout. Recueille mon âme sans que je ne sois sujet à une désobéissance ou à une négligence des ordres divins. Rentrant à Médine, il prêcha les gens en disant: «Hommes! On vous a avancé une sounna, et prescrit des obbigations, et tout vous est clarifié, ainsi n'égarez pas les gens». Puis frappant une main sur l'autre, il dit: «Prenez garde que vous ne vous perdiez en négligeant le verset concernant la lapidation, et que l'un dise: «On ne trouve pas dans Le Livre d'Allah un crime qui est soumis à deux peines. Et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné de lapider et nous avons fait de même. Par celui qui tient mon âme en sa main, si je ne craignais que les gens disent: «Omar a ajouté un verset au Livre d'Allah», je l'aurais dicté à savoir: «Lapidez jusqu'à la mort l'homme et la femme d'age mûr», car ce verset, nous l'avions récité». - Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté: et Zoul-Hijja ne se termina pas que Omar fut tué que Allah soit clément envers lui». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «On sous-entendait par la femme et l'homme d'age mûr, ceux qui sont mariés. Ayant commis l'adultère, ils sont à lapider». - Remarque: à souligner que le verset ci-dessus n'est pas cité dans Le Livre d'Allah; mais selon les hommes versés dans la religion, il a été révélé puis abrogé»
- Muwatta Malik, n°1511
Zaid Ibn Aslam a rapporté, qu'au temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un homme s'est confessé d'avoir commis l'adultère.L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda qu'on lui apporte un fouet. On lui apporta un fouet brisé, il dit: «Que le fouet soit plus long». Ainsi, ou lui apporta un fouet neuf qui avait le extrémités encore dures». «Un autre moins dur que celui-ci, dit l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». On lui apporta un fouet convenable, il ordonna que l'homme soit fouetté, puis il dit: «Hommes! Il est déjà temps que vous observiez les peines prescrites par Allah. Que celui qui commet un tel ignoble crime, qu'il se cache par le voile d'Allah. Et quiconque ainsi celui qui nous fait savoir qu'il l'a commis, nous le soumettrons à la peine, selon Le Livre d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1529
Safwan Ibn Abdallah Ibn Safwan a rapporté qu'on a dit à Safwan Ibn Oumayya: «Celui qui n'a pas fait l'hégire est en peine». Ainsi Safwan Ibn Omayya vint à Médine, et s'étendit dans la mosquée en posant sa tête sur son vêtement. Un voleur arriva et, et lui prit son vêtement, il fut arrêté par Safwan qui l'amena chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah qui lui demanda: «As-tu volé le vêtement de cet homme»? Il lui répondit d'un oui, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna de lui couper la main. Alors Safwan dit à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Je ne voulais pas que l'affaire soit telle; ce vêtement lui est une aumône». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Pourquoi tu ne-t'es pas décidé de le faire, avant que tu ne te présentes chez moi»?
- Muwatta Malik, n°1533
Mouhammad Ibn Yahia Ibn Habban a rapporté qu'un esclave avait volé un petit palmier d'un jardin appartenant à un homme, et l'avait planté dans le jardin de son maître. Le propriétaire de ce palmier sortit recherchant son palmier; le trouvant, il accusa l'esclave à Marwan Ibn Al-Hakam qui le mit en prison, voulant aussi lui couper la main. Aussitôt le maître de l'esclave se mit à la recherche de Rafé Ibn Khadij ; l'interrogeaà ce sujet, il dit qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «On ne coupe pas la main à celui qui vole des fruits sur l'arbre, ni des plans de palmier». Alors l'homme dit à Rafé: «Marwan Ibn Al Hakkam a retenu un de mes esclaves et compte lui couper la main; je veux bien que tu viennes avec moi pour lui rapporter ce que tu as entendu dire de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Rafé l'accompagné chez Marwan et lui demande «As-tu retenu un esclave qui est à cet homme»? - «Oui, répondit Marwan»; Rafé reprit: «Que veux-tu faire de lui»? «Lui couper la main»; Rafé s'écria: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: "On ne coupe pas la main à celui qui vole des fruits sur l'arbre, ni des ni des plans de palmier». Marwan ordonna ainsi qu'on libère l'esclave»
- Muwatta Malik, n°1541
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait prêché aux hommes un discours, au cours de ses expéditions. Abdallah Ibn Omar, dit je me dirigeai, vers lui, mais il parti avant que je ne puisse l'entendre. Je demandais, aux hommes, ce qu'il avait dit, on me répondit: «Il a interdit la fermentation des boissons dans les gourdes et les outres enduites du poix»
- Muwatta Malik, n°1546
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interrogé au sujet de «Al-Ghoubaira», répondit: «Elle n'a rien de bien», et il l'a interdit. Malek a dit: «Alors j'ai demandé: Zaid-Ibn Aslam: «C'est quoi la Al Ghoubaira»? Il me répondit: «Elle est «Al-Ouskarka» (boisson préparée à partir de l'orge). (1) Ghoubaira: boisson faite à partir de l'orge ou de riz
- Muwatta Malik, n°1547
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui s'adonne, dans la vie d'ici-bas, à boire du vin, sans pour autant qu'il ne se repente, il n'en boira pas dans la vie de l'au-delà». Chapitre V L'interdiction des liqueurs enivrantes en général
- Muwatta Malik, n°1548
Ibn Wa'la Al-Misri a rapporté qu'il a demandé Ibn Abas au sujet du jus du raisin, il lui répondit: «un homme avait offert à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) une outre de vin; l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Ne sais-tu pas que Allah l'a interdit»?. «Non, répondit l'homme». Un autre homme assis, à côté de lui, lui murmure en secret. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Que lui as-tu murmuré»? De le vendre, dit l'homme». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Celui qui a interdit qu'il soit bu, l'a aussi interdit pour la vente». L'homme ainsi, ouvrit les deux outres et versa leur contenu»
- Muwatta Malik, n°1552
Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm a rapporté d'après son père que dans la lettre écrite par l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et envoyée à Amr, on souligne ce qui suit: «Pour un homme assommé, le prix du sang est de cent chameaux, et il en est de même pour un nez entièrement amputé; pour une blessure à la tête influant sur le cerveau, le tiers de la dyia, et de même pour un ventre attaqué; pour l'œil, la main, et le pied, chacun est de cinquante chameaux; pour tout doigt amputé, dix chameaux; quant à la dent arrachée et à la blessure atteignant l'os, chacun est de cinq chameaux». Chapitre II La mise en pratique du prix du sang
- Muwatta Malik, n°1560
Yahia ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab disait:«Le prix du sang de la femme est du tiers de celui d'un homme, mais la dyia est la même s'il s'agit d'un doigt amputé ou une dent cassée, ou encore des mêmes blessures dites moudiha et mounakkila». (......) 10 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab et Ourwa Ibn al Zoubair disaient pareillement à Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet du prix du sang d'une femme, à savoir qu'il est du tiers de celui de l'homme. Et si ce prix atteint déjà le tiers, la dyia sera de la moitié de celle de l'homme». Interprétant ceci, Malek a dit: «Ainsi pour les blessures dites la «moudiha» et la «mounakkila», la dyia est la même que celle de l'homme; mais pour ce qui est de la «jaifa» et la «ma'mouma» , et autres blessures pareilles, soumises au tiers du prix du sang, la dyia de la femme sera la moitié de celle de l'homme». (......) 11 - Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «Il est de la sounna qu'un homme causant une blessure à sa femme, qu'il lui paie la dyia convenable à cette blessure, sans qu'il soit soumis à la peine prescrite». - Malek aussi a dit: «Or il en est tel au cas où cette blessure est involontairement causée par l'homme, en frappant sa femme avec un fouet et en lui crevant un œil par exemple». (1) «jaifa»: c'est une blessure atteignant l'intérieur du corps. (2) «mounakkila»: une blessure avec luxation. (3) «moudiha»: une blessure sans fracture. (4) «la m'amouma»: c'est une fracture à la tête atteignant le crâne. - Malek a finalement dit: «Concernant la femme qui a un mari et des enfants qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, son mari, surtout si il est d'une autre tribu, n'aura pas à verser un prix du sang au cas d'un délit, ni à l'égard de cette femme, ni à l'égard de ses enfants qui ne sont pas de sa tribu à lui, ni encore à l'égard de ses frères utérins qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, car ceux-là ont droit à l'héritage de cette femme. Quant aux proches, ils avaient, et du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à payer le prix du sang, jusqu'à nos jours. Il en est de même pour les affranchis de la femme dont leur héritage revient aux enfants de la femme même s'ils ne sont pas de sa tribu. Et le prix du sang d'un crime involontairement commis par les affranchis, devra être payé par la tribu de la femme». (2) «l'aceb»: est le mâle qui hérite d'un mort, le reste de l'héritage, après que les réservataires aient eu leur part; ou encore qui hérite tout s'il n'y a pas de réservataires. Chapitre VII Le prix du sang du fœtus
- Muwatta Malik, n°1563
Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a exigé, au sujet de l'enfant tué dans le giron de sa mère, «la ghourra» comme compensation licite et qui est un ou une esclave. L'homme qui devait cette compensation, protestant dit: «Comment paierai-je le prix d'un être qui a encore ni bu, ni mangé, ni articulé, ni parlé; ainsi une telle exigence est invalable». Or, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Cet homme-là est un confrère des magiciens». (......) 14 - Malek a rapporté que Rabi'a Ibn Abdul Rahman disait: «La ghourra est évaluée à cinquante dinars ou six cent dirhams; et la dyia d'une femme libre musulmane est de cinq cent dinars ou même six-mille dirhams». - Malek a dit: «La compensation licite d'un enfant tué dans le giron de sa mère, femme libre, est équivalente au dixième de sa dyia; et le dixième est de cinquante dinars ou de six cent dirhams». - Et Malek de continuer: «Je n'ai entendu personne dire que l'on ne doit pour l'enfant tué dans le giron de sa mère, payer une ghourra, que jusque au moment où sa mère l'a avorté ou encore qu'il tombe mort». - «Et toujours, à ce sujet, Malek a dit: «J'ai entendu dire que si l'enfant sort du giron de sa mère tout vivant, puis qu'il meurt, là encore on exige une compensation complète». -«Aussi Malek ajoute: «Un enfant n'est considéré de vivant, que lorsqu'il sort du giron de sa mère. Ainsi, s'il y sort et meurt après, le compensation est exigible. Je crois aussi que la compensation d'un enfant d'une esclave est du dixième du prix de sa mère». - Finalement Malek a dit: «si une femme enceinte tue un homme ou une femme involontairement, on ne la soumettra à la peine prescrite, qu'une fois qu'elle ait mis au monde son fœtus. Si une femme enceinte est volontairement ou involontairement tuée, celui qui l'a tuée n'aura rien à payer a Tégarûée son fœtus. Mais si elle est volontairement tuée, l'on tue celui qui l'a tuée, sans qu'il ait à payer à l'égard de son fœutus, une compensation.Enfin, si la femme est tuée involontairement, il revient à l'aquila du meurtrier de verser le prix du sang de la mère, indépendament de son fœtus». (......) 15 - On demanda Malek au sujet de l'enfant d'une femme juive ou chrétienne, s'il est avorté, il répondit: «Je trouve qu'on doit lui payer le dixième du prix du sang de sa mère». Chapitre VIII Ce qui est soumis à une dyia complète
- Muwatta Malik, n°1567
Yahia Ibn Sa'id a entendu Soulaiman Ibn Yassar dire: «la moudiha» au visage est traitée pareillement à celle qui est faite à la tête, sauf si elle enlaidit le visage; alors ainsi, on ajoute sa dyia, en tenant compte de la différence entre celle-ci, et la moitié de la dyia correspondant à la tête et elle sera de soixante et quinze dinars. - Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine au sujet de la «mounakkila», c'est de donner quinze chameaux à titre d'une dyia. «La mounakkila», poursuit Malek, est la blessure qui fait perdre les os fins de la tête sans atteindre le cerveau; elle peut être aussi bien à la tête qu'au visage». - Malek de dire aussi: «ce qui est suivi à Médine, au sujet de la «maamouma» et de la «Jaifa», c'est qu'elles m'imposent pas la peine prescrite». Et Ibn Chéhab a dit: «la maamouma n'exige pas la peine». - Et Malek interprétant dit: «la maamouma est une fracture pénétrant les os du crâne; et elle n'est considérée que comme telle». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est qu'il n'y a pas à verser une dyia pour une blessure qui en soit moins grande que la moudiha; en fait la dyia est pour ce qui est de la moudiha et d'une blessure plus grande, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait soulignée dans sa lettre envoyée à Amr Ibn Hazm, où il l'a faite correspondre à cinq chameaux. D'ailleurs les imams d'autrefois et d'aujourd'hui n'ont rien exigé comme dyia à propos de la moudiha». (......) 22 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Toute blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, exige une dyia équivalente au tiers de celle de ce membre». (......) 23 - Malek a dit: «Ibn Chéhab n'était pas de l'avis (cité ci-dessus); quant à moi, je n'ai pas trouvé qu'on s'est concerté au sujet de la blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, mais plutôt c'est à l'imam de trouver un sentence convenable». - Aussi Malek a dit: «Ce qui est appliqué à Médine, c'est de ne considérer une blessure à titre d'une maamouma ou mounakkila ou même moudiha, que si elle est au visage ou à la tête. Mais toute autre blessure faite dans n'importe quelle partie du corps, ne fait appel qu'à une sentence». - Finalement Malek a dit: «je ne conçois pas, pour ce qui est de la mâchoire inférieure et le nez, de les considérer comme faiant partie de la tête, du moment qu'ils en sont séparés, et que la tête en soit à lui, un seul os». (......) 24 - Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Abdallah Ibn Al Zoubair avait appliqué la loi du talion à un homme qui a causé la mounakkila». Chapitre XI La dyia correspondant aux doigts
- Muwatta Malik, n°1575
Abou Ghatafan Ibn Tarif Al-Mourri a rapporté que Marwan Ibn Al-Hakam l'a envoyé, demander à Abdallah Ibn Al-Abas, au sujet de l'arrachement involontaire d'une dent»? Abdallah Ibn AI Abbas répondit: «La dyia payée est de cinq chameaux». Marwan me chargea d'être de nouveau chez Abdallah Ibn Abbas lui demandant «Considères-tu les molaires comme les incisives»?. Et Abdallah Ibn Abbas de répondre: «les doigts d'une main n'exigent-ils pas la même dyia»? (......) 30 - Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père ne faisait pas distinction d'entre les dents, quand il est sujet de la dyia». * Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine) c'est que la dyia est la même pour toutes les dents à la fois, s'agit-il des inolaires ou des incisives, du fait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pour une dent-involon-tairement arrachée - la dyia est de cinq chameaux, et le molaire n'est autre qu'une dent parmi d'autres, où l'on ne les distingue pas les unes des autres». Chapitre XIV La dyia versée pour la blessure causée à un esclave
- Muwatta Malik, n°1585
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, s'adressa, alors qu'il était à Mina, aux gens disant: «Celui qui en possède un savoir à propos de la dyia, qu'il me l'apprenne». Al-Dahhak Ibn Soufian surgit et dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a incité par écrit de faire hériter la femme de Achiam al-Dibabi sa part de la dyia de son mari». Omar lui dit: «Entre sous ta tente, et attends mon arrivée». Aussitôt que Omar se présenta,. Al-Dahhak lui apprend ce qui est du sujet de la dyia; dès lors, Omar se décida de l'affaire de la dyia. - Et Ibn Chéhab ajouta: «Le meurtre de Achiam fut accompli involontairement»
- Muwatta Malik, n°1586
Amr Ibn Chou'aib a rapporté qu'un homme de Bani Moudiej connu sous le nom de Katada, lançant son épée contre son fils, le toucha à sa jambe, après quoi, le fils décéda à cause d'une hémorragie. Souraqa Ibn Jou'choum, se rendit chez Omar Ibn Al Khattab, lui apprit l'incident, Omar, aussi lui dit: «rends toi à «Qadid», compte cent et vingt chameaux et attends que j'arrive». Omar Ibn Al-Khattab arriva au lieu destiné, prit des chameaux comptés, trente chamelles de trois ans révolus, trente chamelles de quatre ans révolus et trente autres bien pleines, puis dit: «où est le frère de l'assommé»? - «Me voici, lui répondit-il». - Prends-les», reprit Omar, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «un homicide n'a aucun droit à la dyia». (......) 40 - Malek a rapporté que Sa'id Al Moussaiab et Soulaiman Ibn Yassar ont été demandés, si la dyia était à âccroitre, si elle tombe au cours d'un mois sacré? «Non», répondirent-ils mais elle subit un ajout par considération à ce mois» Puis on demanda à Sa'id: «Doit-on augmenter la dyia correspondant aux blessures, tout comme celle qui l'est au meurtre»? «Oui», dit-il. - Malek a ajouté: «je vois qu'ils ont, à ce sujet, agi, tout comme Omar Ibn Al-Khattab avait jugé l'affaire de la dyia de Moudlaji, lançant son épée et blessant son fils»
- Muwatta Malik, n°1589
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Plus de dyia à remettre au cas d'un accident provenant d'un animal, d'un puits et d'un métal. Quant à ce qui est du «rikaz» (c'est ce qui est enfoui des trésors au temps antéislamique) l'on en compte le cinquième». - Malek, à ce sujet, est du même avis. - Malek a dit: «Le chef d'une caravane, le conducteur d'une bête et celui qui la monte, tous en sont responsables des blessures causées par une monture, excepter le cas où la bête frappe du pied sans qu'elle soit poussée par quelqu'un qui le lui fait faire cela. D'autre part, Omar Ibn Al-Khattab, était pour le paiement de la dyia concernant celui qui fait parcourir sa monture (à savoir lui causant par là une blessure). - Malek a ajouté: «D'ailleurs le chef d'une caravane, le conducteur d'une bête et celui qui la monte doivent beaucoup plus le versement d'une dyia que celui qui fait parcourir sa monture». - Malek a encore dit: «Ce qui est pratiqué à Médine, est ce qui suit: «Celui qui creuse un puits en pleine rue, ou qu'il attache une monture ou même qu'il fasse une chose pareille sur la voie parcourue par les musulmans, et que toutes ces actions sont ce qui n'est pas permis, et ce qui cause du mal aux musulmans, il sera tenu à assumer la responsabilité de ce qui pourrait arriver, une blessure soit-elle ou autre. Si les dégâts causés ne comptent pas même le tiers de la dyia, ils seront pris du propre argent de cet homme; mais si la somme est du tiers et au delà, elle est de l'aqila. Cependant si l'homme avait effectué ce qui est permis comme action, et que ceci avait causé un dégât ou un préjudice aux musulmans, il n'en sera pas responsable, comme le fait de creuser un puits pour retenir l'eau de la pluie ou descendre d'une monture et l'attacher à côté de la route, pour satisfaire un besoin». - Aussi, au sujet de celui qui descend dans un puits, et qu'un autre lui fait suite, de telle façon que le premier attire le second, finissant tous deux dans le puits, Malek a dit: «C'est au premier de payer la dyia». - De même pour le garçon, à qui l'homme demande de descendre dans un puits, ou de monter un palmier, et qui finit par mourir (en faisant une chute ou autre cause liée à cette ordre), Malek a dit: «C'est à l'homme d'assumer la responsabilité, payant ainsi la dyia». - Malek a encore dit: «Ce qui est incontestablement pratiqué chez nous (à Médine), c'est de n'exiger des femmes et des garçons le paiement de la dyia avec raqua, car en fait la dyia n'est exigible que des hommes qm sont déjà à maturité». -A propos de la dyia exigée des affranchis Malek a dit: «On peut en charger l'aquila si elle accepte mais au cas où elle refuse ils seront d'appartenanœ an Diwan (1), ou abandonnés. Aussi du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la gr✠et la paix d'Allah) et de Abou Bakr Al Siddiq, le régime de 1'aqila était suivi avant même que le diwan n'existait; par conséquent ce diwan a été institué du temps de Omar. Ainsi donc, il n'est pas permis que l'on paie à quelqu'un la dyia si ce ne sont ou des gens de sa tribue ou ses proches, car le wala ne peut être transmis, encore que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «le droit du patronage (autrement dit le wala) revient à celui qui affranchit». (1) Le Diwan est conçu comme étant le régistre. Mais durant l'époque de Omar Ibn el Khattab le Diwan était constitué des institutions gouvernementales et officielles telles le trésor publique le statut personnel et autre… - Et Malek de souligner le wala est une appartenance fixe» - - Aussi, ce qui est suivit chez nous (à Médine) concernant les bêtes qui ont subit un mal; Malek a dit: «Celui qui leur a causé du mal, doit payer à leur sujet une somme équivalente au taux de la diminution». - Concernant l'homme condamné à mort, en commettant un crime qui le soumet à une peine prescrite, Malek a dit: «On ne tient plus compte de la peine prescrite, du moment que la mort englobe tout, sauf si c'est le cas d'une diffamation, ainsi on demande au diffamé: «Pourquoi ne demandes-tu pas l'application de la peine à celui qui t'a diffamé»? Et Malek de souligner: «Je conçois là, l'application de la peine prescrite au diffamateur avant de le tuer. Puis on le tuera, je ne conçois pas qu'on a le droit de lui imposer le paiement de la dyia s'il s'agit d'une blessure par exemple, car la peine de la mort ne laisse place à aucune autre peine». - Malek a encore dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet d'un homme tué, abandonné parmi les demeures ou dans un village ou autre lieu. C'est que l'on n'a pas le droit d'accuser celui dont la maison est proche du tué, ni celui qui habite tout près de la place où a été abandonné te tué, car il se peut qu'un homme soit tué puis jeté à la porte des gens afin qu'ils en soient inculpés. Ainsi un tel acte est à repousser». - Finalement, au sujet d'un groupe de gens qui, se battent enre eux,et terminent par un tué ou un blessé sans que l'on puisse savoir qui en est le responsable , Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire à ce sujet, c'est d'exiger la dyia de ceux qui se sont battus contre lui; et si le blessé ou le tué n'était ni de tel camp, ni de tel autre, la dyia sera exigée des deux camps à la fois». Chapitre XIX Le meurtre commis par trahison ou par magie
- Muwatta Malik, n°1596
Sahl Ibn Abi Hathma a rapporté que des notables de sa tribu lui ont appris ce qui suit: «Abdallah Ibn Sahl et Mouhayssa, ayant subi un échec total, se rendirent à Khaibar. On vint apprendre à Mouhayssa que Abdallah Ibn Sahl avait été assommé et abandonné près d'un puits ou d'un palmier. Des juifs arrivant au lieu, Mouhayssa leur dit: «C'est vous, par Allah, qui l'avez tué», et les juifs de répondre: «Par Allah!, nous ne l'avons pas tué». Mouhayssa, retourna à sa tribu, pour leur apprendre l'événement, puis vint avec son frère Houayssa, qui était plus grand que lui, et Abdul Rahman. Ainsi, Mouhayssa, qui était à Khaibar, voulant parler, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui fit la remarque: «Que le plus grand ait la parole»; Houayssa parla, puis son frère Mouhayssa eut à son tour la parole, après quoi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur répondit:«Ou que les juifs paient le prix du sang, ou que la guerre soit déclarée». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) informa par écrit de sa décision, aux juifs, qui lui répondirent: «Par Allah! nous ne l'avons pas tué». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Houayssa, Mouhayssa et Abdul Rahman: «feriez-vous serment, qui vous fera mériter le prix du sang de votre frère»? Comme ils le refusèrent il reprit: «Voudriez-vous que les juifs en fassent serment»? - «Non, lui répondirent-ils, ils ne sont pas des musulmans». Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur paya de ses biens (à savoir du trésor public) le prix du sang, leur envoyant cent chamelles, qui ont été rendues à leur demeure, où Sahl a dit: «les chamelles étant reçues par nous, l'une d'elles, rousse, me donna un coup de pied»
- Muwatta Malik, n°1599
Abou Houraira a dit: «A la cueillette des premiers fruits, les gens les apportaient à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». En le prenant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Grand Allah! Donne nous Ta bénédiction dans nos fruits, bénis-nous notre moudd. Grand Allah! Abraham, Ton serviteur, Ton ami confident, et Ton envoyé, et moi, je suis ton serviteur, ton Prophète. Il T'a invoqué pour la Mecque, et moi, je T'invoque pour la Médine, et moi, je T'invoque des mêmes propos pour la Médine, tout comme il l'avait fait pour la Mecque, et une fois autant». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) appelait le plus petit garçon qu'il ait vu, et il lui donnait ces premiers fruit». Chapitre II Le sujet d'habiter à Médine et du fait de la quitter
- Muwatta Malik, n°1601
Jaber Ibn Abdallah a rapporté qu'un bédouin avait fait serment d'allégeance à l'égard de l'Islam avec l'Envoyé d'Allah r Sur lui la graœ et la paix d'Allah. Le bédouin, tomba malade à Médine et vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: O Envoyé d'Allah! libère-moi de mon serment», ce que l'Envoyé d'Allah refusa de faire. Puis le bédouin revint une seconde fois, récidiver la même demande, qui fut toujours refusée, puis encore pour une troisième fois, où la demande fut également repoussée. Le Bédouin sortant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Médine est comme le souffle d'une forge où la scorie est explusée, et où l'odeur est purifiée». (164t) 5 - Abou Houraira a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la gr✠et la paix d'Allah dire: «On m'a ordonné d'être dans un bourg dévorant tous les autres bourgs on l'appellait Yathreb, mais c'est la Médine Elle expulse les gens (méchants) tout comroe le soufflet d'un forgeron purifie le fer des impuretés». (1641)6 - Hicham ibn Ourwa a rapporte d'après son père, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la gr✠et la paix d'Allah a dit: «Nul ne ne quitte la Médine pour une aversion contre elle, sans que Allah n'y installe mieux que celui qui l'a quitté
- Muwatta Malik, n°1609
Ata Ibn Yassar a rapporté que Abou Ayoub al-Ansari a trouvé à Médine, de jeunes garçons acculant un renard dans un coin; alors il les a chassés (libérant ainsi l'animal). - Malek a dit: «On m'a appris, qu'il leur avait dit: «faites-vous cela, dans l'enceinte sacrée de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? (......) 13 - Malek a rapporté qu'un homme lui a dit: «Zaid Ibn Thabet se rendit chez moi, alors que j'étais à Al-Aswaf (lieu à Médine). Trouvant dans ma main une pie-grièche, que j'avais capturée, il me l'ôta et la libéra». Chapitre IV De l'épidémie à Médine
- Muwatta Malik, n°1611
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «Une fois que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit à Médine, Abou Bakr et Bilal tombèrent malades. Me rendant chez eux, j'ai dit à mon père: «Père, comment te sens-tu? Et à Bilal: «Comment te sens-tu»? Aicha continua et dit:« Abou Bakr était enfiévré, et disait: « Tout homme désire être, en bon état, le matin, avec sa famille mais la mort est plus proche de lui que les lacets de ses sandales». Quant à Bilal, à chaque fois qu'il se ressaisissait, il disait: «Combien je désire connaître, si je passerais une nuit dans une vallée entouré de jonc aromatique (izkhir) et de chiendent (Makka). Ou encore que je boirai des eaux de la source Majinna (Endroit près de la Mecque) «Ou que je verrai Chama et Tafil». (Deux montagnes à une distance de 30 miles de la Mecque.) Aicha de continuer: «Je me rendis chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui appris à leur sujet (à savoir de Abou Bakr et Bilal). Alors il me dit: «Grand Allah! Fais que nous aimions la Médine tout comme nous aimons la Mecque, même plus. Fais que cette ville soit saine pour nous, et bénis pour nous ses sa'as, ses moudds, et fais que la fièvre soit transmise de cette ville à Jouhfa». (......) 15 - Aicha a dit: «et Amer Ibn Fouhaira disait:«J'ai connu la mort avant de la goûter. «La mort du poltron, lui arrive d'en haut»
- Muwatta Malik, n°1618
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab partit pour le Châm (Syrie), en arrivant à Sargh (bourg dans la vallé de Tabouk) des généraux commandants des armées, Abou Oubaida et ses compagnons le croisèrent et lui apprirent que la peste était répandue à Cham. Ibn Abbas de continuer: «Alors Omar Ibn Al-Khattab dit: «amène moi les plus anciens des Mouhajirines (dit émigrés). Ceux-ci arrivèrent, Omar leur demanda conseil au sujet de la peste répandue au Cham., alors là, ils se montrèrent de plusieurs avis où les uns ont dit: «Puisque tu es là pour une affaire à compléter, nous te conseillons de continuer ton chemin», alors que d'autres lui proposèrent de rebrousser chemin, surtout qu'il est en compagnie des derniers survivants des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Omar alors leur dit: «Laissez-moi» et demanda qu'on lui amène les Ansars. On les convoqua et Omar demanda leur avis, ayant agi pareillement aux Ansars, et encore s'étant disputés les avis, Omar leur dit: «laissez-moi» et demanda qu'on lui fasse venir les vieillards de Qoraich qui ont émigré lors de la conquête de la Mecque. Les vieillards se montrèrent tous du même avis et dirent à Omar: «nous envisageons que tu rebrousses chemin avec tes compagnons sans courir le risque d'entrer dans un pays où la peste s'est répandue». Alors Omar annonça aux hommes: «Je serai sur ma monture, en voie de retour, demain matin; ainsi préparez-vous». Abou Oubaida Ibn al Jarrah lui dit: «Fuyez-vous la destinée d'Allah»? Omar lui répondit: «Si c'était un autre que toi qui me l'avait dit? O Abou Oubaida! Oui. Nous fuyons le sort d'Allah pour un autre. Comment te comportes-tu, si tu avais un troupeau de chameaux que tu avais amené dans une vallée qui a deux pentes: l'une est fertile, et couverte d'herbes, alors que l'autre est stérile et aride. En faisant paître les chameaux dans la pente fertile, ne le feras-tu pas selon la destinée d'Allah? Et en le faisant paître dans l'autre pente, ne sera-t-il pas encore au nom de la destinée d'Allah»? Ce fut l'arrivée de Abdul Rahman Ibn Awf, qui était absent pour satisfaire un besoin naturel, et disant: «J'en ai à ce sujet une certaine connaissance, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous entendez dire que la peste a attaqué un pays, n'y allez plus. Et s'il est fait que la peste attaque un pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays afin de fuir la maladie». Omar ainsi loua Allah et revint chez lui»
- Muwatta Malik, n°1619
Sa'd Ibn Abi Waqas a rapporté d'après son père qu'il a entendu quelqu'un demander à Oussama Ibn Zaid: «Qu'as-tu entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire à propos de la peste»? Oussama répondit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La peste est un châtiment que Allah avait envoyé à Bani Israël, ou à ceux qui vous ont précédés; ainsi quand vous êtes au courant de l'attaque de cette maladie dans un pays, n'y entrez pas; et si la maladie attaque le pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays, afin de fuir cette maladie»
- Muwatta Malik, n°1623
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Adam et Moïse se sont débattus, au cours de quoi Adam avança à Moïse un argument cherchant ainsi à le convaincre. Moïse dit à Adam: «Est-ce toi Adam qui as séduit les hommes et les a fait quitter le Paradis»? Et Adam de lui répondre: «est-ce toi Moïse, à qui Allah a voué la connaissance de toute chose, et qu'il t'a même distingué de tous les autres par Son Message»? «Oui-répondit Moïse»; Et Adam de reprendre: «Me blâmes-tu pour une affaire qui m'a été prédestinée, avant même que je ne sois créé»?
- Muwatta Malik, n°1624
Mouslem Ibn Yassar Al-Jouhani a rapporté qu'on a demandé Omar Ibn Al-Khattab au sujet de l'explication du verset suivant; «quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d'Adam, il les fît témoigner contre eux-même: «Ne suis-je pas Votre Seigneur»? Ils dirent: «Oui, nous en témoignons»! Et cela pour que vous ne disiez pas le jour de la résurrection (le sens):«….Nous avons été pris au dépourvu….» (Coran, VII,172). Omar répondit: «J'ai entendu les gens, demander l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet du même verset, où il leur répondit: «Allah Béni et Très haut, créa Adam, puis II Y lui caressa le dos de Sa main droite extrayant ainsi, une descendance. Puis Il Y dit: «J'ai créé ceux-ci pour le Paradis et ils accompliront les faires des élus du Paradis. Ensuite Il Y caressa le dos d'Adam, extrayant une autre descendance, puis dit: «J'ai créé ceux-là pour l'Enfer, et ils accompliront les faires des damnés». Un homme dit: «ô Envoyé d'Allah quel est donc ce faire»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Quand Allah Y crée un homme pour le Paradis, Il Y le fera accomplir les œuvres des élus, jusqu'à ce qu'il meurt en accomplissant une œuvre de celles accomplies par les élus; ainsi donc, il sera au Paradis. Et quand II Y crée un homme pour l'Enfer, il lui fera faire les travaux des damnés jusqu'à ce qu'il meurt et accomplissent l'un de ces travaux, et sera ainsi à l'Enfer»
- Muwatta Malik, n°1630
Mouhammad Ibn Ka'b Al-Qourazi a rapporté, que Mou'awia Ibn Abi Soufian, étant sur le mimbar (la chaire), a dit: «Hommes! Nul ne peut empêcher ce que Allah accorde, et nul ne donne ce que Allah empêche; ni la richesse ni le rang ne sont salutaires car c'est Allah qui les accorde. Celui que Allah voue pour le bien, Il Y l'instruit dans la religion». Puis Mou'awia continua et dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire ces mots, de sa propre bouche, étant sur cette même chaire»
- Muwatta Malik, n°1634
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand il avait à choisir entre deux sujets. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne choisissait que le plus simple, à moins qu'il n'en résulte un péché .Or, si c'était une mauvaise action il en était le plus éloigné. Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a jamais cherché à se venger contre une injure qui le concernait, sauf si c'était de la Majesté d'Allah, qui était touchée; alors là il se vengeait au nom d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1636
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Un homme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de lui permettre d'entrer chez lui, alors que j'y étais avec lui. L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Quel abominable fils de tribu»!, puis il le lui permet. Aicha de continuer: «Peu après, je ne tardai pas à entendre le rire de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Une fois que l'homme sortit, j'ai dit: «ô Envoyé d'Allah tu as, à propos de cet homme, dit un tas de choses, puis je t'ai entendu rire avec lui». Il répondit: «le pire des gens est celui dont on redoute sa méchanceté»
- Muwatta Malik, n°1643
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'un homme alla chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «ô Envoyé d'Allah apprends-moi des mots qui me seront utiles dans ma vie, sans qu'ils en soient trop nombreux, car je crains de les oublier». Il lui répondit:«Ne te mets pas en colère»
- Muwatta Malik, n°1644
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'homme ne tient pas sa puissance de sa force:^mais en fait il la tient s'il arrive à se dominer au moment de sa colère». Chapitre IV Au sujet de l'aversion
- Muwatta Malik, n°1645
Abou Ayoub al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il n'est pas toléré à un musulman d'avoir de l'aversion contre son frère coreligionnaire pour plus que trois nuits, et quand ils se rencontrent chacun se détourne de l'autre. Le meilleur d'entre eux est celui qui prend l'intiative de saluer
- Muwatta Malik, n°1646
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ne vous prenez pas en aversion les uns contre les, autres, ne vous enviez pas, ne fuyez pas les uns les autres, et soyez des serviteurs d'Allah, fraternels. Et il n'est pas toléré qu'un musulman fuit son frère pour plus que trois nuits». - Malek a dit: «je ne conçois la fuite que dans le sens qu'un homme se détourne d'un autre»
- Muwatta Malik, n°1651
Jaber Ibn Abdallah Al-Ansari a rapporté: «Nous quittâmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour l'expédition de «Bani Anmar». J'étais à l'ombre d'un arbre, et voyant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je lui dis: «ô Envoyé d'Allah viens te mettre à l'ombre de cet arbre». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, et je me levai pour chercher dans un grand sac, de quoi manger; trouvant quelques concombres, je coupai un et le donnai à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me demanda: «D'où avez-vous apporté cela»? Jaber de dire: «Nous l'avons apporté avec nous, en sortant de Médine», et Jaber de poursuivre: «Nous avions un homme, à qui nous donnions ce qui est nécessaire, et qui mène notre troupeau au pâturage. Ainsi, je donnai, à cet homme, dit Jaber ce qui lui est nécessaire, puis il parti à la canicule, ayant mis deux vêtements râpés. «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r le ragarda et lui dit: «N'a-t-il pas autre chose que ces deux vêtements»? «Certes, oui, répondis-je, il en a deux autres dans le vestiaire, que je lui avais donnés». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «appelle-le, et ordonne-lui de les mettre». J'appelai l'homme pour qu'il mette les deux vêtements, puis il partit. Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Qu'a-t-il cet homme; que Allah frappe son cou; ces deux vêtements ne sont-ils pas mieux que les autres»? L'homme entendant les paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dit: «ô Envoyé d'Allah que je meure dans la voie d'Allah». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Que ça soit dans la voie d'Allah». L'homme plus tard, fut tué dans la voie d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1655
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar mettait des vêtements teints de Safran et de terre rouge». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Je déteste le fait que les garçons mettent des vêtements brodés d'or, car on m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de mettre des bagues en or. Ainsi, je le refuse aux hommes, grands on petits, soient-ils». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire à propos des vêtements drapés teints de carthame à la maison et dans les parvis des demeures: «Je ne crois pas que ceci est interdit; mais d'autres vêtements me sont plus préférés». Chapitre III Le fait de porter des vêtements en soie (dits Khazz) (l)
- Muwatta Malik, n°1663
Al'Ala Ibn Abdul Rahman a rapporté d'après son père, qu'il a demandé Abou Sa'id Al-Khoudri au sujet de l'izar? Il lui répondit: «Moi, je peux te l'apprendre. J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «L'izar du croyant ne doit pas aller au-delà de la mi-jambe. Ainsi, il n'y a pas de mal à ce que ça soit au-dessus des talons; mais si l'izar va plus bas que les talons, ceci ira à l'Enfer, et plus bas encore, ira à l'Enfer. Allah Y , le jour de la résurrection, ne regardera pas, celui qui traîne vaniteusement son habit». Chapitre VI Au sujet de la femme qui traine ses vêtements
- Muwatta Malik, n°1666
Safia Bint Abi Oubaid a rapporté que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), faisant allusion à l'izar, a demandé à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Que dis-tu à propos de la robe de la femme»? Il répondit: «Elle peut l'allonger d'un empan (des talons). Ainsi, Oum Salama dit: «Donc, son talon sera nu» II répliqua: «qu'elle l'allonge donc d'une coudée, au plus». Chapitre VII Le fait de se chausser 1701) 14 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Que personne ne marche ayant à l'un de ses pieds un soulier, alors que l'autre est déchaussé; ainsi qu'il se chausse les deux pieds, ou qu'il se déchausse». 1702) 15 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Si l'un de vous veut se chausser, qu'il commence par le pied droit; cependant, s'il veut se déchausser, qu'il commence par le pied gauche. Ainsi, que le pied droit soit le premier à chausser, et le dernier à déchausser»
- Muwatta Malik, n°1672
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je me voyais une nuit à la Ka'ba, où je vis un homme brun, le plus beau parmi tous ceux que tu aies vues. Il avait une chevelure (lui tombant sur les épaules) la plus belle parmi toutes celles que tu aies vues, bien peignée d’où gouttée l'eau. Il était assis appuyé sur deux hommes ou même sur les épaules de deux hommes, faisant la tournée autour de la Ka'ba. Alors j'ai demandé: «Qui est-ce»? On me répondit: «C'est le messie, le fils de Marie». Puis je vis un autre aux cheveux frisés, à l'œil borgne sortant de son orbite comme si c'était un grain de raisin; alors j'ai demandé: «Qui est-ce»?, et on me répondit: «C'est l'Anthéchrist». Chapitre III La sounna concernant la fitra. (1) (1) La fitra avait des traditions à suivre, connues par tous les Prophètes, et qui étaient conformes aux principes religieux
- Muwatta Malik, n°1676
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un de vous mange, qu'il le fasse avec sa main droite, et de même quand il boit; car le démon mange et boit avec la main gauche». Chapitre V Au sujet des pauvres
- Muwatta Malik, n°1677
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le pauvre n'est pas celui qui s'en va mendier, se satisfaisant d'une bouchée ou de deux». Alors on lui demanda: «qui est donc le pauvre, O Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Il est celui qui ne pêut pas être satisfait de ce qu'il possède, dont les gens ne se rappellent pas de lui pour lui faire l'aumône, et enfin celui qui ne s'en va pas mendier»
- Muwatta Malik, n°1680
Abou Houraira a rapporté ce qui suit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a accueilli avec hospitalité un homme incrédule. Il ordonna qu'on lui apporte du lait d'une brebis, et de le lui donner pour boire, puis le lui ordonne une deuxième fois, puis encore une fois jusqu'à ce que l'incrédule ait bu le lait de sept brebis, qu'à la fin, au matin, il s'est converti à l'Islam. Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna de lui apporter une brebis, qu'on a trait, et dont l'homme bu le lait; puis il lui ordonna une autre, mais l'homme n'a pas pu boire le lait de la brebis. Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «le croyant boit de par un seul intestin, mais l'incrédule de par sept». Chapitre VII L'interdiction de boire dans des vases en argent et de respirer dans les vases
- Muwatta Malik, n°1682
Abou Mouthanna Al-Jouhani a rapporté: «J'étais chez Marwan Ibn Al-Hakam, quand Abou Sa'id al-Khoudri entra chez lui; Marwan Ibn Al-Hakam, lui dit: «As-tu entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, qu'il est interdit de respirer dans le vase»? «Oui, lui répondit Abou Sa'id». Un homme s'adressant à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «ô Envoyé d'Allah! je ne me désaltère pas d'un seul trait»! L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Eloigne donc, le vase de ta bouche puis respire». Et l'homme de reprendre «il se peut que je vois des saletés (sous-entendant dans le vase)» «Ainsi, verse l'eau (du vase), lui répondit-il». Chapitre VIII Au sujet de l'homme buvant tout en étant debout
- Muwatta Malik, n°1687
Anas Ibn Malek a rapporté, qu'on avait apporté à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) du lait frappé avec de l'eau d'un puits, alors qu'à sa droite se trouvait un bédouin, et à sa gauche Abou Bakr Al-Siddiq. Il but puis donna à boire au bédouin, en disant: «À droite ! À droite»
- Muwatta Malik, n°1688
Sahl Ibn Sa'd Al-Ansari a rapporté ce qui suit: «En apportant à boire à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il but, alors qu'il avait à sa droite un jeune homme, et à sa gauche des vieillards. Alors, il dit après avoir bu, au jeune homme: «me permets-tu de leur donner à boire avant toi»? Et le jeune homme de répondre: «non, par Allah! ô Envoyé d'Allah je ne donne mon tour à un autre que toi». Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donna tout de suite à boire». Chapitre X Au sujet du manger et du boire
- Muwatta Malik, n°1689
Anas Ibn Malek a rapporté ce qui suit: «Abou Talha a dit à Oum Soulaim: «J'ai entendu la voix de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si faible en parlant, et j'y ai reconnu qu'il avait faim; as-tu quelque chose à manger? Elle répondit: «oui», en faisant sortir de chez elle, des galettes d'orge qu'elle couvra de son voile, puis le plaça sous mon bras, et m'envoya chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»: Anas continua et dit: en le portant à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je le voyais assis, entouré de ses compagnons dans la mosquée. Je me dirigeait vers lui, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «Est-ce Abou Talha qui t'a envoyé»? - «Oui, répondit Anas»; Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de reprendre: «Pour un repas qu'il nous a préparé»? Oui, répondis-je». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à ceux qui lui tenaient compagnie: «Allons-y» II partit avec ses compagnons, et moi avec eux jusqu'à ce que je les ai devancés chez Abou Talha, lui apprenant ce qui a eu lieu. Alors Abou Talha s'écria: «ô Oum Soulaim, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vient d'arriver avec tout un monde, et nous n'avons pas de nourriture pour leur donner à manger». Elle répondit: «Allah et Son Envoyé le savent mieux que nous». Abou Talha sortit pour la rencontre de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de ses compagnons, afin de les inviter à entrer. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Oum Soulaim: «allez, Oum Soulaim, apporte-nous ce que tu as pour nourriture». Elle lui apporta les galettes que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonne de réduire en miettes, sur quoi Oum Soulaim versa de la graisse d'une outre. Puis, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prononçant la bénédiction qui lui a été inspirée par Allah Y , dit à Abou Talha: «Fais entrer dix d'entre eux»; Abou Talha les fit entrer,ils mangèrent jusqu'à satiété puis sortirent; L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant à Abou Talha, lui dit, de nouveau: «Fais entrer dix autres»; eux aussi entrèrent, mangèrent tout comme les premiers puis sortirent; puis L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) donna l'ordre qu'on fasse entrer dix autres, qui à leur tour entrèrent, mangèrent puis sortirent, puis dix autres derniers, jusqu'à ce que tous les hommes aient bien mangé, tout en étant rassasiés; et ils étaient au nombre de soixante et dix ou même de quatre vingt hommes»
- Muwatta Malik, n°1692
Abou Chouraih Al-Ka'bi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui croit en Allah, et au jour de la résurrection, qu'il dise du bien ou qu'il se taise. Celui qui croit en Allah et au jour dernier qu'il soit accueillant pour son voisin. Celui qui croit en Allah et au jour de la ressurrection, qu'il soit hospitalier à l'égard de son hôte, et l'hospitalité est de trois jours dont «la jaiza» est d'un jour et d'une nuit; quant à ce qui est au-delà de cette durée, il en sera une aumône. Il n'est pas permis à l'hôte de demeurer plus que trois jours embarrassant ainsi celui qui l'a accueilli»
- Muwatta Malik, n°1693
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Alors qu'un homme marchait, il sentit une soif excessive; trouvant un puits, il y descendit, but et sortit. Soudain, il croisa un chien qui haletait de soif de façon qu'il mâche le sable humide. Alors l'homme dit: «Il paraît que ce chien est atteint d'une soif pareille à celle dont j'étais atteint; l'homme redescendit dans le puits, remplit son sabot qu'il fit remonter au museau de chien afin qu'il bût. Allah Y le récompensa en lui pardonnant ses fautes». On lui dit: «ÔEnvoyé d'Allah! Sommes-nous récompensés si nous nous montrons pitoyables à l'égard des animaux». Il leur répondit: «Sûrement, en ayant bien traité toute âme vivante»
- Muwatta Malik, n°1694
Jaber Ibn Abdallah a raconté ce qui suit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé une troupe au littoral, constituée de trois cent hommes, dont j'étais membre; quant au chef de la troupe ce fut Abou Oubaida Ibn Al-Jarrah. Nous sortîmes, et à un certain lieu, nos provisions furent terminées. Ainsi Abou Oubaida ordonna d'assembler ce qui restait des provisions, et dans ma besace il n'y avait que des dattes desquelles Abou Oubaida nous donnait une petite quantifié jour après jour, de façon à ce que chacun eût pour part, une datte par jour, jusqu'à ce que la quantité en ait été épuisée. Un de ceux qui étaient à l'écoute du hadith, demanda à Jaber: «A quoi suffisait une seule datte»? Et Jaber de répondre: «On disait une valait mieux que de ne rien avoir». Puis, Jaber continua et dit: « Finalement, en arrivant à la côte, nous vîmes une baleine pareille à un monticule. L'armée en mangea pour dix huit nuits, après quoi Abou Oubaida ordonna de fixer deux de ses côtes sous forme d'arc, et y fit passer une monture par-dessous, sans qu'elle ne les touche»
- Muwatta Malik, n°1698
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entrant à la mosquée, et trouvant Abou Bakr Al-Siddiq et Omar Ibn Al-Khattab, il leur demanda pourquoi sont-ils dans ce lieu? Ils lui répondirent: «à cause de la faim». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Et moi aussi je souffre de faim», puis ils partirent chez Abou Al-Haitham Ibn Al-Tihane Al-Ansari qui leur ordonna du pain d'orge qu'on était en train de préparer, puis se prêta à leur égorger une brebis quand l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Qu'elle ne soit pas une brebis laitière»; ainsi il leur égorgea un mouton, puis apporta une eau froide qui était dans une outre accrochée à un palmier et les leur présenta. Alors ils mangèrent et burent, et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «vous serez demandés sur l'euphorie de ce jour»
- Muwatta Malik, n°1703
Nou'aim Ibn Kaissan a rapporté qu'on avait apporté de la nourriture à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), alors qu'il était avec son fils adoptif Omar Ibn Salama. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Prononce le nom d'Allah et mange ce qui est devant toi»
- Muwatta Malik, n°1708
Abdallah Ibn Dinar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mettait au doigt une bague en or, après quoi il l'a ôtée, en disant: «Je ne la mettrai jamais». Ainsi, les hommes refusèrent à leur tour de la mettre
- Muwatta Malik, n°1710
Abou Bachir Al-Ansari a rapporté qu'au cours d'une expédition, il était avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui envoya un délégué aux hommes leur dire que Abdallah Ibn Abi Bakr - étant l'un des rapporteurs de ce hadith - souligne: «Je crois qu'il a dit: «Une fois que les gens rentrent chez eux, dis-leur de ne pas garder un collier en corde ou en d'autre matière, attachés au cou d'un chameau, sans l'avoir détaché». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Je crois que cela a été fait pour repousser le mauvais œil». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 50 Le Livre du mauvais œil Chapitre Premier: L'ablution à faire après avoir été touché par un mauvais œil
- Muwatta Malik, n°1711
Mouhammad Ibn Abi Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté qu'il a entendu son père dire: «Mon père Sahl Ibn Hounaif fit une lotion à «Al-Kharrar» (lieu près de Jouhfa) en ôtant une «joubba» qu'il mettait alors que Amer Ibn Abi Rabi'a le regardait. Sahl était un homme au teint blanc et avait une belle peau. Amer Ibn Abi Rabi'a lui dit: «je n'ai jamais vu une peau pareille, même pas celle d'une vierge». Sahl tomba malade sur place, et sa maladie allait s'aggraver de plus en plus. On vint rapporter à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que Sahl était malade et qu'il ne pourrait plus accompagner l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Sahl qui lui apprit le fait de Amer. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors à Amer: «Pourquoi donc, l'un de vous tue son frère? Pourquoi tu n'as pas béni sa peau; le méchant œil est un fait effectif; fais donc tes ablutions? Amer fit ses ablutions, et Sahl accompagna par la suite l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sans souffrir d'aucun mal. (On avait retenu l'eau des ablutions faites par Amer, et on l'a versée sur Sahl)
- Muwatta Malik, n°1712
Abou Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté que voyant Amer Ibn Rabi'a faisant une lotion,il lui dit: «Je n'ai jamais vu jusqu'à présent une belle peau cachée»; Sahl tomba immédiatement malade. Venant apprendre à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qui a eu lieu, on lui dit: «Ô Envoyé d'Allah!, viens voir Sahl Ibn Hounaif; par Allah, il ne peut pas même lever la tête». Il demanda: «Accusez-vous quelqu'un à son sujet»? On lui répondit: "Nous accusons Amer Ibn Rabi'a». Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) convoqua Amer et le gronda en disant: «Pourquoi l'un de vous, cherche-t-il à tuer son frère? Pourquoi, tu ne lui as pas béni la peau? Vas faire une lotion». Alors Amer se lava le visage, les mains, les coudes, les genous, les extrémités de ses pieds, les hanches, lui versant l'eau de la lotion dans un vase, puis la verse sur Sahl, après quoi, ce dernier partit avec les gens, sans avoir aucun mal». Chapitre II L'exorcisme du mauvais œil
- Muwatta Malik, n°1713
Houmaid Ibn Qais Al-Makki a rapporté: «On fit entrer chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les deux fils de Ja'far Ibn Abi Taleb»; alors il dit à leur nourrice: «Pourquoi me paraissent-ils si, maigres»? Elle lui répondit «Ô Envoyé d'Allah ils sont si vite atteints par le mauvais œil; et on ne s'est pas empêché de les exorciser sauf ce par quoi tu agrées comme formules». Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix de Allah dit: «Faites qu'ils soient exorcisés, car si une chose pouvait précéder le destin, ça ne pouvait être que le mauvais œil»
- Muwatta Malik, n°1714
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il y trouva un enfant pleurant, qui lui dit-on a été atteint par un mauvais œil. Ourwa continuant: «Ainsi l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Pourquoi ne cherchez-vous à l'exorciser du mauvais œil»?. , Chapitre III La récompense du malade
- Muwatta Malik, n°1715
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Une fois qu'un homme tombe malade. Allah Y lui envoie deux anges, leur disant: «Allez voir, ce que Mon serviteur dit à ceux qui lui rendent visite; ainsi, si en les recevant, il loue Allah et L'exalte, les deux anges rapportent ses dires à Allah Y , à Lui la puissance et la gloire, bien qu'il en soit le plus informé. Et Allah dira: «Mon Serviteur, si Je le fais mourir, que Je le fasse entrer au paradis; et si Je le guéris, que Je lui change chair et sang en d'autres meilleurs; et que Je lui efface ses mauvaises actions»
- Muwatta Malik, n°1716
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dire: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Tout croyant éprouvant une maladie quelconque, fût-ce même une piqûre d'épine, lui sera une sanction, ou même lui effacera ses péchés»
- Muwatta Malik, n°1717
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui pour qui Allah, veut du bien, Il lui fait éprouver une affliction quelconque»
- Muwatta Malik, n°1718
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'un homme, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut frappé par la mort. Un autre homme dit: «Que le bonheur lui soit accordé, il est mort sans souffrir d'une maladie». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «malheur à toi! Comment peux-tu savoir, que si Allah, lui avait fait éprouver une maladie, qu'il lui ait, par là, effacé toutes ses mauvaises actions». Chapitre IV Du refuge et de l'exorcisme au cours d'une maladie
- Muwatta Malik, n°1720
Aicha a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'il éprouvait un mal quelconque, il récitait sur lui même les deux sourates talismaniques et soufflait. Mais lorsque sa maladie s'aggravait, je récitais sur lui les deux sourates, puis je faisais passer, ma main droite, sur son corps, espérant avoir la grâce d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1723
On rapporta à Yahia Ibn Sa'id que Sa'id Ibn Zourara, avait fait, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) des cautérisations à cause d'une angine à la poitrine, ainsi il mourut»
- Muwatta Malik, n°1728
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si un homme visite un malade, c'est comme s'il plonge dans la miséricorde, de sorte que, s'il s'assied chez lui, cette miséricorde s'intégrera dans son for intérieur, ou même de ce qui est de pareil»
- Muwatta Malik, n°1729
Ibn Atia a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Pas de contagion, ni «hâma»1 ni «Safar»2. Il n'est pas toléré qu'un homme malade se mêle d'un homme sain, quant à ce dernier il peut être là où il veut»3. L'on demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) «Pourquoi donc cela»? Il répondit: «Car c'est du mal». (1) Hâma: oiseau qui selon la mythologie antéislamique, réclame vengeance pour la victime assassinée. L'on rapprochait le hâma de l'hibou dit «oiseau de mauvaise augure». (2) Safar à l'époque antéislamique, l'on faisait que le moifr-de Safar était au lieu du mouharram, un mois sacré. (3) Selon une autre version, l'on disait que celui qui a des chameaux malades ne devait pas les faire boire au même lieu que les chameaux sains; quant à ces derniers, il pouvaient être amenés n'importe où». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 51 Le Livre des cheveux Chapitre Premier: La sounna suivie pour les cheveux
- Muwatta Malik, n°1731
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mouawia Ibn Abi Soufian, l'année de son pèlerinage, dire, tout en étant sur la chaire et en prenant une mèche de cheveux se trouvant dans la main d'un garde: «Ô Médinois! Où sont-ils vos Oulémas? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdire une telle chose, et dire: «D'ailleurs les Bani Israël ont connu la défaite, du jour même où leurs femmes se sont servies de faux cheveux»
- Muwatta Malik, n°1732
Ziad Ibn Sa'ad a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait laissé flotter les cheveux, ce que Allah voulut, puis après il les a séparés par une raie»
- Muwatta Malik, n°1736
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), était dans la mosquée, un homme y entra, à la tête et à la barbe ébouriffées. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), lui fit signe de sortir de sa main, voulant dire par là, qu'il a à récupérer les cheveux de sa tête et de sa barbe; l'homme répondant à cet appel, y revent peigné et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «N'est-il pas mieux à quiconque d'entre vous de se rendre à la mosquée, avec les cheveux peignés, au lieu de les avoir ébouriffés comme s'il était un Satan». Chapitre III De la teinture des cheveux
- Muwatta Malik, n°1737
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman a rapporté que Abdul-Rahman Ibn Al-Aswad Ibn Abd Yaghouth avait la tête et la barbe toute blanche, et fréquentait les gens,il arriva un jour chez eux, ayant teint tête et barbe en rouge». C'est mieux, lui dit-on». Il répondit: «Ma mère (entendait par là la mère des croyants) Aicha, la femme du Prophète, m'avait hier envoyé son esclave Noukhaua, jurant de me les teindre, et m'apprenant que Abou Bakr Al-Siddiq teintait ses cheveux». - Malek a dit, à propos de la teinture des cheveux en noir: «Je n'ai pas entendu à ce propos, ce qui est de certain, quant à d'autres couleurs, elles me sont préférées». Continuant, il dit: «Et qu'on néglige la teinture, cela en est, si Allah veut, toléré, par conséquent cela ne peut embarrasser les gens». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas teinté les cheveux, car s'il l'avait fait, Aicha aurait envoyé dire cela à Abdul Rahman Ibn Al-Aswad». Chapitre IV Du refuge qui est d'obligation
- Muwatta Malik, n°1739
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en voyageant de nuit vit un "iffrit" des génies,qui le poursuivait avec un flambleau en feu, à la main. A chaque fois que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se détournait, il le voyait. Ainsi Gabriel lui dit: «Ne t'apprendrai-je des mots à dire qui, une fois que tu les diras, son flambleau s'éteindra et l'iffrit y succombera». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) lui répondit: «Oui, certainement». Gabriel répliqua, dis: «Que je sois protégé de par la noble Face d'Allah, et de par Ses parfaites paroles que ni pieux, ni pervers ne puissent négliger, contre ce qui vient du ciel comme châtiment et du pire qui y monte, contre même le pire qui chute sur terre et l'autre qui y sort, contre les tentations de la nuit et du jour, contre ce qui advient nuit et jour, sauf si c'est du bien qui arrive, ô Miséricordieux». "Audhou bi wajhi'llahi' l-karim wa bi kalimati'llahi't-tammati. Allati la yujawazou hounna barra wa la fajir, min sharri ma yanzil min as-sama, wa sharri ma yarujou fiha, wa sham ma dhara' fi'l-ard, wa sharri ma yakhruju minha, wa min fitani'l-layli wa'n-nahar, wa min tawariqi'l-layli wa'n-nahar illa tariqan yatruq bikhayr ya Rahman
- Muwatta Malik, n°1740
Abou Houraira a rapporté qu'un homme de la tribu Aslam a dit: «Je n'ai pas pu, cette nuit dormir». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda: «pour quel motif»? Et l'homme de répondre: «Un scorpion m'a piqué»; alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Si tu avais dit, quand tu étais au soir: «Que je sois protégé de par les parfaites paroles d'Allah contre tout mal qu'il a créé», cette piqûre ne t'aurait pas causer du mal»."Ahoudhou bi kalimati'llahi't-tammati min sharri ma khalaq
- Muwatta Malik, n°1741
Al-Ka'Ka' Ibn Hakim a rapporté que Ka'b Al-Ahbar a dit: «A part quelques mots que je prononçais sans cesse, le juifs auraient dû me prendre pour un âne». Lui demandant: «quels sont-ils», il répondit: «que je sois protégé de par la face d'Allah, Le Munificent que nul autre que Lui est de plus munificent; de par même les parfaites paroles d'Allah desquelles ni pieux, ni pervers ne peuvent s'en passer de par les plus beaux noms d'Allah dont j'en ai connus entre autres et de ceux que j'ignore, contre le mal de ce qu'il a créé». "Audhu bi wajhi'llahi l-adheem aladhee laysa shay'un adham minh, wa bi kalimati'llahi't-tammati, alatee la yujawizu hunna barra wa la fajir, wa bi asma'illahi'l-husna kulliha ma alamtu minha wa ma lam alam, min sharri ma khalaqa wa bara'a wa dhara'a." Chapitre V Au sujet de ceux qui s'aiment en Allah
- Muwatta Malik, n°1742
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Y Béni et Très-Haut dira le jour de la résurrection: «Où sont ceux qui s'aiment en Ma Majesté? Aujourd'hui je les envelopperai de Mon ombre, le jour où il n'y aura d'autre ombre que la Mienne»
- Muwatta Malik, n°1743
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Sept qui seront protégés par l'ombre d'Allah Y , le jour où il n'y aura d'autre ombre que La Sienne, à savoir: un imam équitable; un jeune homme qui a grandi dans l'adoration d'Allah; un homme dont le cœur est épris par les mosquées, qui, sortant il y revient; deux hommes qui se sont aimés en Allah Y , se réunissant en Sa faveur, et se séparant de par elle; un homme qui ne cesse de mentionner Allah dans Sa solitude, ayant ses yeux en larmes; un homme dont une femme belle et riche l'attire, et qu'il dise: «Je crains Allah»; et finalement un homme qui a fait l'aumône en secret de sorte que sa main gauche ignore ce que sa main droite a dépensé»
- Muwatta Malik, n°1744
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «si le Bon Allah aime un serviteur, II dira à Gabriel: «j'aime tel, ainsi aime-le», et Gabriel l'aimera en appelant ceux qui sont aux cieux, leur disant: «Allah aime tel, donc aimez-le»; alors ceux qui sont aux cieux l'aimeront, et on lui imposera son affection sur la terre. Par contre si le Bon Allah hait un serviteur, Malek a dit: «Je ne crois pas qu'il eût autrement dit au sujet de la haine»
- Muwatta Malik, n°1745
Abou Idriss Al Khawlani a dit: «En entrant dans la mosquée à Damas, je vis un homme au visage rayonnant, les hommes l'entourait, de telle façon qu'en se mettant à discuter une affaire, ils allaient se référer à lui et à tenir compte de ses dires, je demandai: «qui est-il»? - «Mou'az Ibn Jabal, me répondit-on» Aussitôt que ce fut le lendemain, je me rendis si tôt à la mosquée et le trouvai me devancer, en priant. J'attendai qu'il ait terminé sa prière puis je vins en face de lui, le saluer et lui disant: «Par Allah, je t'aime en Allah». - «En Allah, me répondit-il», «En Allah, lui répondis-je». Ayant repris ceci pour trois fois, il m'attira de par mon vêtement et me dit: «aie telle bonne nouvelle; j'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Allah Béni et Très-Haut a dit: «Mon affection est un devoir à l'égard de ceux qui s'aiment en Moi, se réunissent en Moi, se visitent les uns les autres en Moi, et qui se sacrifient en Moi»
- Muwatta Malik, n°1749
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) terminant la prière de l'aube, demandait aux fidèles:«L'un de vous a-t-il eu cette nuit, une vision»; et continuant, il disait: «A ma succession, il n'y aurait que la vision pieuse faisant partie de la prophétie»
- Muwatta Malik, n°1750
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «il n'y aurait à ma suite, que «les moubachirates(1)», faisant partie de la prophétie». Lui demandant, quelles sont les moubachirates, il répondit: «les visions pieuses, vécues par un homme vertueux, ou même qu'elles lui soient de parution, et qui sont un quarante-sixième de la prophétie». (1) Ce sont celles qui prévoient, ou qui anticipent les bonnes nouvelles: Soulignons que ce terme est d'origine arabe.il ne sera pas, si Allah veut, touché d'aucun mal»
- Muwatta Malik, n°1751
Abou Katada Ibn Ribi'i a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «La vision pieuse provient d'Allah, et le mauvais rêve du démon. Ainsi, si l'un de vous a rêvé de ce qui lui est déplaisant, qu'il souffle, une fois réveillé, pour trois fois du côté gauche, et qu'il demande à être protégé par Allah, contre le pire de ce rêve; par ailleurs - Abou Salama a dit: «Je faisais des songes qui m'étaient plus lourd qu'une montagne; mais après l'écoute de ce hadith, je ne m'intéressais plus à de tels songes»
- Muwatta Malik, n°1758
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un des juifs vous salue, il dit: «que la Sa'm(1) soit sur vous»; répondez-lui: «et sur toi»,. (1) Ce terme est pris au sens de la mort; en prononçant «le mot salam», le «l» est élidé, par le juif, voulant dire le contraire du mot «salam». - Yahia a rapporté qu'on a demandé à Malek, au sujet de celui qui salue un juif ou un Chrétien, si cela lui est nuisible»? - «Non, répondit Malek». Chapitre III Le salut en général
- Muwatta Malik, n°1759
Abou Waqed Al-Laithi a rapporté: «Alors que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était assis dans la mosquée en compagnie des fidèles, trois hommes entrèrent dont deux s'approchèrent de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), quant au troisième, il quitta. Ainsi, en arrivant tout près de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), l'un des deux, ayant trouvé, près de lui, une place vacante dans le cercle s'assit, quant à l'autre, il prit une place derrière eux, et le troisième partit. (son hadith), L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) terminant et dit: «Vous est ce que je vous raconte au sujet de ces trois hommes? Le premier s'est réfugié auprès d'Allah et Allah, le lui a assuré; le deuxième s'est montré honteux de s'approcher d'Allah et Allah l'a traité pareillement; quant au troisième, il s'est détourné d'Allah, et Allah s'est détourné de lui»
- Muwatta Malik, n°1766
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si quelqu'un éternue et loue Allah», on répond: «Que Allah te fasse miséricorde», reprenant cela pour trois fois; mais à la quatrième, à lui dire: «Tu es enrhumé»! Et Abdallah Ibn Abi Bakr souligne: «Je ne sais s'il avait dit après la troisième ou la quatrième fois»
- Muwatta Malik, n°1769
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté qu'en rendant visite à Abou Talha Al-Ansari, lors de sa maladie, il y trouva chez lui Sahl Ibn Hounaif. Abou Talha demandant à un homme de tirer au-dessous de lui une tapisserie, Sahl Ibn Hounaif lui dit: «Pourquoi l'enlèves-tu»? Il lui répondit: «Parce qu'elle porte des dessins; or l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'a interdit, comme tu le sais». Sahl répliqua:«Mais l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas précisé: «Sauf si c'est un dessin sur un vêtement»? Abou Talha, alors, dit: «Certes oui! mais ainsi j'en serai plus apaisé
- Muwatta Malik, n°1770
Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté, qu'elle s'est achetée un coussin, renfermant des figures. Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit le coussin, il se mit à la porte, et n'entra pas. Aicha continua et dit: «J'ai senti qu'il était mécontent», et je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, je reviens à Allah, et à Son Envoyé; quelle erreur, ai-je commise»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Pourquoi ce coussin»? Elle dit: «Je te l'ai acheté pour que tu t'assois dessus et que tu t'y accoudes». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Ceux qui font ces figures, seront, au jour de la résurrection, châtiés et on leur dira: «faites revivre ce que vous avez créé»; puis il ajouta: «La maison où se trouvent les figures, les anges ne l'y pénètrent pas». Chapitre IV Au sujet de la consommation du "dab"(1) (1) Une sorte de lézard
- Muwatta Malik, n°1771
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla en compagnie de Abdallah Ibn Abbas et Khaled Ibn al Walid, chez Maymouna Bint Al-Hareth, il y trouva des dabs avec leurs œufs. Il lui demanda: «Qui vous les a apportés»? Elle lui répondit: «C'est ma sœur Houzaila Bint Al-Hareth qui me les a offerts». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abdallah Ibn Al-Abbas et Khaled Ibn Al-Walid: «Mangez», et eux de lui répondre: «Et toi. Envoyé d'Allah n'en manges-tu pas»? Il leur répondit: «Non, car les anges d'Allah Y viennent souvent vers moi». Alors Maymouna lui demanda: «Bois-tu du lait de chez nous, Ô Envoyé d'Allah»? «Oui», répondit-il. Il but puis il lui demanda: «Qui vous l'a apporté»? Elle répondit: «C'est ma sœur Houzaila qui m'en a donné». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Te rappelles-tu de l'esclave dont tu m'as parlé de son affranchissement; donne-la à ta sœur, entretenant par là, tes liens de proches avec elle; cela sera mieux pour toi»
- Muwatta Malik, n°1772
Khaled Ibn Al-Walid, Ibn Al-Moughira a rapporté qu'il est entré avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans la maison de Maymouna, le femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où l'on apporta un dab fard. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le touchant de sa main; les femmes qui se trouvaient chez Maymouna s'écrièrent «dites à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qu'il va en manger». On lui dit: «c'est un dab, Ô Envoyé d'Allah». Alors il écarta sa main, je lui demandai: «Est-il interdit, Ô Envoyé d'Allah»? «Non, dit-il, mais cet animal ne vivant pas dans la terre de mon peuple, je sens le dégoût de le manger». Khaled ajouta: «Alors je le tirai; le mangeai, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me regardait manger»
- Muwatta Malik, n°1773
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme appela l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, que dis-tu au sujet du dab»? Il répondit: «Je ne mange pas de sa chair et ne l'interdis pas». Chapitre V Au sujet des chiens
- Muwatta Malik, n°1774
Al Saib Ibn Yazid a rapporté qu'il a entendu Soufian Ibn Abi Zouhair, qui d'ailleurs était un homme de la tribu Azdé-Chénoua, et qui encore était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'entretenir avec des gens, à la porte de la mosquée, leur disant: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Celui qui élève un chien qui ne lui est utilite ni pour la garde, ni pour la plantation, aura diminué de ses travaux, chaque jour, un qirat (de récompense)». On lui demanda: «As-tu entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire cela en personne»? Il répondit: «Oui; je le jure par le Seigneur de cette mosquée»
- Muwatta Malik, n°1778
Abou Sa'id Al Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Bientôt,la bonne fortune d'un musulman, sera la possession d'un troupeau de moutons qu'il mènera paître sur les sommets des montagnes et dans les endroits arrosés par la pluie, sauvegardant ainsi par sa fuite, sa religion, des troubles (qui éclateront)»
- Muwatta Malik, n°1779
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est défendu à chacun d'entre vous de traire les brebis d'un autre sans qu'il ait eu la permission de ce dernier. Est-ce que l'un de vous, aimerai qu'on entre par force dans sa maison, qu'on brise son armoire et qu'on lui vole sa nourriture? Ainsi donc, il en est le cas des brebis qui entassent dans leurs pis la nourriture de leur propriétaire. Alors, il n'est donc permis pas que l'un de vous traie les brebis d'un autre sans avoir sa permission»
- Muwatta Malik, n°1780
On rapporta à Malek, que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il n'y a pas un prophète qui n'ait pas mené de moutons au pâturage». On lui demanda: «Et toi aussi, ô Envoyé d'Allah»! il répondit:«Et moi aussi». Chapitre VII Au sujet d'une souris tombait dans la graisse et du fait de commencer à manger avant de prier
- Muwatta Malik, n°1782
Maymouna, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté, que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), questionné au sujet d'une souris qui était tombée dans la graisse, il répondit: «Enlevez-la, puis jetez la quantité de graisse, tout autour de la place où elle fut tombée». Chapitre VIII De la malchance qu'on a à craindre
- Muwatta Malik, n°1786
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit aux hommes: «Qui donc veut traire cette chamelle laitière»? Un homme se leva, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Quel est ton nom»? «Mourra (qui signifie «amer), lui répondit-il»;«Assis-toi, lui dit l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Reprenant la même question, un autre homme, du nom «Harb» (qui signifie «guerre»). se leva; et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «assis-toi»; il posa pour la troisième fois, la question, un homme se leva, et répondant que son nom est «Ya'ich» (qui signifie «vivant») , l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Va traire la chamelle»
- Muwatta Malik, n°1788
Anas Ibn Malek a rapporté que Abou Taiba, avait fait des saignées à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il lui ordonna de lui faire le don d'un sa'de dattes, comme salaire, aussi l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna au maître (de Abou Taiba qui était un esclave) de lui faire remise de son tribut»
- Muwatta Malik, n°1789
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «S'il y a un remède qui peut guérir une maladie, la saignée pourra y remèdier)»
- Muwatta Malik, n°1790
Ibn Chéhab a rapporté que Ibn Mouhaissa Al-Ansari qui était un de la tribu Haritha, avait demandé d'avoir l'autorisation de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) afin qu'il ait un salaire, à l'égard du soin des saignées; mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le lui interdisant, et Ibn Mouhaissa ne cessant de le lui demander, il lui dit: «donne ce salaire à ton esclave». Chapitre XI En ce qui concerne l'Orient
- Muwatta Malik, n°1795
Abou Saib, l'affranchi de Hicham Ibn Zouhra a rapporté: «J'entrais chez Abou Sa'id Al Khoudri, et je le trouvais dans la prière, je m'assieds, en attendant qu'il finisse sa prière. J'entendis un mouvement sous un lit dans sa maison, et ce fut un serpent; je me levai pour le tuer quand Abou Sa'id me fit signe de m'asseoir. Puis terminant (sa prière) il me montra de sa main une maison et dit: «vois-tu cette maison»? - «oui, répondis-je». Et lui de reprendre: «il y avait un jeune homme tout nouvellement marié, qui était sorti avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) participant ainsi à la bataille de «Khandaq». Alors qu'il était présent, un jeune homme vint lui dire: «ô Envoyé d'Allah permets moi de revenir chez moi, car je suis nouvellement marié». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), le lui accorda, il lui dit: «Prends ton arme avec toi car je crains que tu ne rencontres les Bani Kouraiza». Ainsi, en revenant chez lui, le jeune homme trouva sa femme debout entre deux portes; pris de jalousie, il voulait la transpercer de sa lance, elle lui dit: «Ne te hâte pas pour me tuer; entre et regarde ce qu'il y a dans ta maison».En entrant, il vit un serpent enroulé sur son lit; il le fixa du bout de sa lance puis le porta au seuil de la porte. Le serpent remuant toujours au bout de la lance, morda l'homme qui tomba mort. Nous ne savions pas qui fut le premier à mourir, l'homme ou le serpent. On rapporta ceci à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il dit: «à Médine, il y a des génies qui sont devenus musulmans; ainsi si vous en rencontrez un, donnez-lui un délai de trois jours; une fois qu'il paraîtra après ce délai; tuez-le, car il n'est que le diable». Chapitre XIII Les invocations lors d'un voyage
- Muwatta Malik, n°1796
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quand il voulait voyager et en mettant le pied dans l'étrier, il disait: «Au nom d'Allah! Grand Allah! Tu es le compagnon du voyage, et le successeur en famille. Grand Allah! Réduits-nous la distance, et facilite-nous le voyage. Grand Allah! Je me réfugie auprès de Toi contre la peine du voyage, et la tristesse du retour, et la mauvaise rencontre des biens et de la famille»
- Muwatta Malik, n°1797
Des hommes en qui Malek avait confiance, lui ont dit que Khawla Bint Hakim a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, se déplace d'un lieu à un autre, qu'il dise: «Je demande par les parfaites paroles d'Allah, de me réfugier contre le mal de ce qu'il a créé. Par conséquent, il ne sera atteintt de rien jusqu'à ce qu'il quitte ce lieu». Chapitre XIV Sur le fait de voyager seul par l'homme ou par la femme
- Muwatta Malik, n°1798
Amr Ibn Chou'aib a rapporté d'après son père, d'après son grand-père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un voyageur seul est un diable (1); deux voyageurs sont deux diables, et les trois, un convoi». (1) Notons, que nous entendons dire par «diable», œmparé à celui qui voyage seul, que ce dernier peut en être victime d'une distraction, ou même souffrant d'une peine... Ainsi, mieux vaut qu'au cours d'un voyage, qu'il y est plusieurs à voyager ensemble
- Muwatta Malik, n°1799
Sa'id Ibn Al Moussaiab rapportait fréquemment que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le diable peut s'en prendre à un ou à deux voyageurs; mais s'il sont trois, il ne pourra rien faire»
- Muwatta Malik, n°1801
Khaled Ibn Ma'dan a rapporté ce hadith, qu'il a attribué à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où il est dit: «Allah Y Béni et Très-Haut est clément et aime la clémence, et en est satisfait. Il aide les cléments et non les violents. Ainsi, lorsque vous montez ces bêtes muettes, laissez-les dans les milieux convenables. Or si la terre est stérile, fuyez-la en la traversant d'une façon accélérée, et voyagez la nuit, car la terre que l'on traverse la nuit paraît plus courte que lorsqu'on la traverse le jour. Gardez-vous de camper la nuit, dans une voie publique parce que de telles voies sont traversées par les bêtes, et sont des refuges pour les serpents»
- Muwatta Malik, n°1802
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le voyage est l'un des aspects de la torture, où l'un de vous s'empêche de dormir, de manger et de boire. Une fois que l'un de vous a terminé ses affaires, qu'il se hâte de retourner chez sa famille». Chapitre XVI Le fait de traiter l'esclave avec clémence
- Muwatta Malik, n°1806
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'esclave donne de bons conseils à son maître, et s'il adore sincèrement Allah, il aura une double récompense»
- Muwatta Malik, n°1808
Abdallah Ibn Omar a dit: «Quand nous faisions serment d'allégeance à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à savoir d'entendre et d'obéir, il nous disait: «Dans la mesure de votre capacité»
- Muwatta Malik, n°1809
Oumayma Ibn Rouqaiqa a rapporté: «Je suis allé avec des femmes auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), lui prêtant serment d'allégeance conformément à l'Islam, en disant: «Ô Envoyé d'Allah!, nous te prêtons serment d'allégeance: de ne rien associer à Allah Y , de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas assommer nos enfants, de ne pas nous montrer infâmes ni avec nos mains, ni avec nos pieds, et de ne plus te déobéir en ce qui est de convenable». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur répondit: «Dans la mesure de votre capacité». Les femmes alors reprirent: «Allah et Son Envoyé sont plus cléments à notre égard que nous le sommes envers nous-mêmes. Ainsi donc, donne-nous ta main ô Envoyé d'Allah». Il leur répondit: «Je ne salue pas les femmes en leur serrant les mains; mais ce que je dis à cent d'entre elles, est pareil à ce que je dis à l'une d'elles, ou à une seule femme»
- Muwatta Malik, n°1815
Bilal Ibn Al-Hareth Al-Mouzani a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'homme profère un mot plaisant à Allah, sans même savoir que ce mot sera tel, Allah, de ce fait lui inscrit sa Satisfaction jusqu'au jour où il Le rencontrera.Et s'il profère, au contraire, un mot désagréable à Allah, encore qu'il ne savait pas d'avance que ce mot en sera tel, Allah, lui inscrit son mécontentement jusqu'à ce qu'il Le rencontrera»
- Muwatta Malik, n°1817
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «Deux hommes était venus de l'est, et faisait des discours, les hommes furent stupéfiés de leur éloquence. Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Il y a de l'éloquence dans la magie» ou encore selon une autre version: «Il y a dans l'éloquence de la magie» ou encore selon une autre version: «Des fois, on trouve de la magie dans l'éloquence»
- Muwatta Malik, n°1820
Al-Mouttaleb Ibn Abdallah Ibn Hantab Al-Makhzoumi a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la médisance. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «C'est le fait de dire, concernant l'homme, ce qu'il répugne entendre». Et l'homme de continuer: «Et si c'est vrai, ce qu'on dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) riposte, «Si ce que tu dis n'est pas vrai, ce sera un mensonge». Chapitre V De ce qu'on redoute de la langue
- Muwatta Malik, n°1821
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui que Allah, préserve de deux membres maléfiques, sera au Paradis». Un homme demanda: «Ô Envoyé d'Allah, ne nous parle plus à ce sujet». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se tut, puis reprit les mêmes paroles. Alors l'homme lui dit: «Ne nous en parle pas, ô Envoyé d'Allah». Et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), se tut de nouveau, et un instant après, il répèta les mêmes propos. Pour la troisième fois, l'homme dit: «Ne parle pas à ce sujet, ô Envoyé d'Allah». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulant reprendre une fois de plus les mêmes propos, et l'homme allant agir tout comme la première fois, un autre homme se trouvant à côté de lui, le fit taire. Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Celui que Allah préserve de deux membres maléfiques, il sera reçu au Paradis», il s'agit de ce qui est d'entre les mâchoires et des deux jambes», reprenant cela pour trois fois»
- Muwatta Malik, n°1823
Abdallah Ibn Dinar a rapporté: «Abdallah Ibn Omar et moi, étions près de la demeure de Khaled Ibn Ouqba, située au marché. Un homme vint, voulant s'entretenir avec lui, alors qu'il n'y avait que moi avec Abdallah Ibn Omar, et l'homme en question. Alors Abdallah Ibn Omar appela un homme afin que nous soyions quatre, puis s'adressant à moi et à l'homme qui vient d'arriver, il dit: «Ecartez-vous en arrière, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Que deux d'entre-vous, ne s'entretiennent pas, en laissant un troisième à part»
- Muwatta Malik, n°1824
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous êtes trois, que deux d'entre-vous ne s'entretiennent pas, en laissant le troisième" à l'écart». Chapitre VII Au sujet de la sincérité et du mensonge
- Muwatta Malik, n°1825
Safwan Ibn Soulaim a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Puis-je raconter des mensonges à ma femme»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Il n'y a pas de bien dans le mensonge». L'homme de reprendre: «Ô Envoyé d'Allah! C'est pour que je lui promette quelque chose, que je lui mens». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Si c'est ainsi, tu ne commets pas de péché»
- Muwatta Malik, n°1829
Safwan Ibn Soulaim a rapporté qu'on demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Le croyant peut-il être lâche»? - «Oui» répondit-il; on lui demande encore: «le croyant peut-il être avare»? - «oui» répondit-il. Enfin on lui demanda: «le croyant peut-il être menteur». Alors là, il répondit: «non». Chapitre VII Au sujet du gaspillage de l'argent et de celui qui a un double visage
- Muwatta Malik, n°1831
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les plus mauvaises personnes sont celles qui montrent deux visages; chez les uns il montre un visage et chez les autres il montre un autre visage.» Chapitre IX Du châtiment de tous à cause du péché commis par une partie
- Muwatta Malik, n°1832
On rapporta à Malek, que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a demandé: «Ô Envoyé d'Allah! Périrons-nous, alors qu'il se trouve parmi nous, des hommes vertueux»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui, si la corruption est partout»
- Muwatta Malik, n°1837
Aicha, la mère des croyants a rapporté, qu'après la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ses femmes voulaient envoyer Osman Ibn Affan auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demandant leurs parts de la succession de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Alors Aicha leur répondit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas dit: nous n'avons pas à faire un héritage; et ce qui est laissé sera une aumône»
- Muwatta Malik, n°1839
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le feu qu'allume les fils d'Adam n'est qu'un soixante-dixième du feu de la Géhenne». On lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Le feu terrestre nous est suffisant». Il répondit: «Le feu de la Géhenne dépasse celui de la terre de soixante et neuf fois»
- Muwatta Malik, n°1841
Abou-Al-Houbab Sa'id Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait une aumône d'un gain licite, sachant que Allah n'accepte que ce qui est de licite - c'est comme s'il l'a mise dans la main du Miséricordieux, qui l'elèvera tout comme l'un de vous élève son chamelet ou son sevré, de telle sorte qu'elle sera aussi grande qu'une montagne»
- Muwatta Malik, n°1842
Anas Ibn Malek a rapporté: «Abou Talha était l'un des Ansars à Médine, le plus riche en palmeraies, préférant de tous ses biens, celle qui se trouvait à Bairoha, située juste face à la mosquée. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) y entrait et buvait de son eau douce. Anas continuant, dit: «Et quand le verset suivant, fut révélé: ) لَن تَنَالُواْ الْبِرَّ حَتَّى تُنفِقُواْ مِمَّا تُحِبُّونَ وَمَا تُنفِقُواْ مِن شَيْءٍ فَإِنَّ اللّهَ بِهِ عَلِيمٌ( (le sens) «Vous n'atteindrez pas à la piété vraie tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez» (Coran III,92), Abou Talha se rendit chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Allah Y Béni et Très-Haut a dit: «Vous n'atteindrez pas à la piété vraie tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez», et ce qui m'est préféré de mes biens, c'est la palmeraie de Bairoha; je la donne pour aumône pour l'amour d'Allah Y , espérant que Allah Y agrée mon acte et me le réserve auprès de Lui. Ainsi, donne-la à qui tu voudras, Ô Envoyé d'Allah». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Quelle merveille! Tel est un bien fructueux! Tel est un bien fructueux. J'ai bien saisi ce que tu as entendu dire à son sujet, et moi je préfère que tu la donnes à tes proches». Abou Talha dit: «Je le ferai, Ô Envoyé d'Allah et il l'a partagée entre ses proches et ses cousins»
- Muwatta Malik, n°1843
Zaid Ibn Aslam a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Donnez l'aumône à celui qui la demande, même s'il est sur un cheval»
- Muwatta Malik, n°1847
Abou Said Al Khoudri a rapporté que des gens des Ansars ont demandé l'aumône de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); il la leur donna; puis ils la lui demandèrent, et il la leur donna, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à donner; puis il dit: «ce que je possède de biens, je ne vous priverai pas d'en avoir; et Allah rendra digne celui qui se retient de demander; celui qui s'en dispense, Allah l'enrichira; celui qui se patiente, Allah le rendra plus patient; d'ailleurs personne ne reçoit un don plus abondant et plus grand que la patience»
- Muwatta Malik, n°1849
Ata Ibn yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah avait envoyé une somme d'argent à Omar Ibn Al-Khattab qui refusa de l'avoir. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Pourquoi l'as-tu refusée»? Omar répondit: «Ô Envoyé d'Allah ne nous as-tu pas dit qu'il vaut mieux à l'un de nous de ne rien prendre d'un autre? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit: «Il s'agit de la demande; mais si ce n'est pas le cas, il te sera un bien que Allah Y t'a accordé». Alors Omar lui dit: «Ainsi, et par Allah qui tient mon âme en Sa main, je ne demandrai rien à personne, et je ne refuserai pas de prendre ce qui me sera donné»
- Muwatta Malik, n°1850
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par Allah qui tient mon âme en Sa main, que l'un de vous prenne sa corde et se fasse un fagot de bois qu'il portera sur son dos, lui vaut mieux que de mendier d'un homme à qui Allah Y a accordé de Ses biens, et qui pourra, ou lui donner ou lui refuser sa demande»
- Muwatta Malik, n°1851
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme de Bani Assad a rapporté: «Nous avions campé avec ma famille à «Baqi' El-Gharqad», elle me dit: «Rends-toi chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et demande-lui de nous donner de quoi manger», tout en citant leur besoin. Alors je me rendis chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) chez qui, j'ai trouvé un homme qui lui demandait et à qui, il disait: «Je ne trouve rien de quoi te donner»; l'homme ainsi le quitta, tout en étant irrité, et disant: «Par ma vie, tu donnes à qui tu veux». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Tenez! Il s'irrite contre moi, car je ne trouve rien à lui donner. Celui d'entre vous qui demande, et pourtant il possède une once d'argent ou son équivalent, c'est comme s'il avait demandé avec importunité». Al-Assadi a dit: «Une chamelle pour nous vaut mieux qu'une once d'argent». Et Malek souligne: «L'once est de quarante dirhams». L'homme de Bani Assad, continua et dit: «Ainsi je revins sans lui demander rien». Peu après, l'on apporta à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de l'orge et du raisin sec qu'il nous a partagé, ainsi Allah nous a suffis»
- Muwatta Malik, n°1854
Abdallah Ibn Abi Bakr, a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait chargé un homme de Bani Al-Achhal de s'occuper de l'aumône. L'aumône reçue, étant des chameaux, il alla demander à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de lui en donner. Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mit en colère et cela se voyait dans son visage de telle façon que ses yeux paraissaient tout rouges; alors il dit: «L'homme me demande de lui donner, ce qui n'est toléré ni pour moi ni pour lui; or si je l'empêche, j'en éprouverai une répugnance; et si je lui donne, je lui donnerai ainsi, ce qui n'est pas permis ni pour moi, ni pour lui». L'homme lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah je ne te demanderai plus rien de ces aumônes»
- Sahih Muslim, n°51
Rapporté par Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī رحمه الله : « Nous rejoignions Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī alors que nous étions jeunes, et il nous disait : “Ne vous asseyez pas avec les conteurs, sauf Abūl-Ahwas, et méfiez-vous de Shaqīq [Abū Abd ar-Rahīm].” » [Muslim] a précisé : « Ce Shaqīq avait l’opinion des Khawārij et ce n’est pas Abū Wā’il [Shaqīq bin Salamah, le pieux Tabi’ī]. »
- Sahih Muslim, n°83
Rapporté par Abd Allah bin Abd ar-Rahman ad-Dārimī : Il a dit : « J’ai entendu Abū Nu’aym parler d’al-Mu’allā bin Urfān, et [Abū Nu’aym] a dit : [al-Mu’allā] a dit : “Abū Wā’il nous a rapporté, il a dit : ‘Ibn Mas’ūd nous a attaqués le jour de Siffīn.’” Alors Abū Nu’aym a dit : “Penses-tu qu’il ait été ressuscité après sa mort ?” [Ibn Mas’ūd est décédé en 32 ou 33H, plusieurs années avant ce jour-là.] »
- Sahih Muslim, n°221
Rapporté par Abdullah b. Mas'ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Insulter un musulman est une injustice, et le combattre est un acte d’incroyance. Zubaid a demandé à Abu Wa'il : As-tu entendu cela d’Abdullah, qui le tenait du Messager d’Allah ﷺ ? Il a répondu : Oui. Mais la discussion entre Zubaid et Abu Wa'il est mentionnée dans le hadith rapporté par Shu'ba
- Sahih Muslim, n°358
Rapporté par Wa’il رضي الله عنه : Un homme du Hadramawt et un autre de Kinda sont venus auprès du Messager d’Allah ﷺ. Celui du Hadramawt a dit : « Messager d’Allah, cet homme a pris ma terre qui appartenait à mon père. » L’homme de Kinda a répondu : « C’est ma terre, elle est en ma possession : je la cultive. Il n’a aucun droit dessus. » Le Messager d’Allah ﷺ a demandé au Hadramite : « As-tu une preuve ? » Il a répondu non. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors la décision se fera sur son serment. » Le Hadramite a dit : « Messager d’Allah, il est menteur, il ne craint pas de jurer et ne respecte rien. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Dans ce cas, il n’y a pas d’autre solution pour toi. » L’homme de Kinda s’est alors préparé à prêter serment. Quand il a tourné le dos, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il jure pour s’approprier injustement ce bien, il rencontrera son Seigneur alors qu’Il se détournera de lui. »
- Sahih Muslim, n°359
Rapporté par Wa’il, d’après son père Hujr رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ lorsque deux hommes sont venus se disputer une parcelle de terre. L’un d’eux a dit : « Messager d’Allah, cet homme a pris ma terre sans raison à l’époque de l’ignorance. » (Le plaignant était Imru’l-Qais ibn ‘Abis al-Kindi et son adversaire était Rabi’a ibn ‘Iban.) Le Prophète ﷺ a dit au plaignant : « As-tu une preuve ? » Il a répondu : « Je n’ai pas de preuve. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors la décision se fera sur le serment de l’autre. » Le plaignant a dit : « Dans ce cas, il va s’approprier ce bien. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Il n’y a pas d’autre issue pour toi. » Quand l’autre s’est levé pour prêter serment, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui s’approprie une terre injustement rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » (Ishaq, dans son récit, mentionne Rabi’a ibn ‘Aidan au lieu de Rabi’a ibn ‘Ibdan)
- Sahih Muslim, n°625
Rapporté par Abu Wa’il رضي الله عنه : Abu Musa était très strict concernant l’urine et a uriné dans une bouteille. Il a dit : « Quand la peau de quelqu’un parmi les enfants d’Israël était touchée par de l’urine, il coupait cette partie. » Hudhayfa a dit : « J’espère que ton ami ne sera pas aussi strict. Moi et le Messager d’Allah ﷺ sommes allés ensemble jusqu’à un tas d’ordures derrière une clôture. Il s’est tenu debout comme n’importe qui et a uriné. J’ai essayé de me détourner, mais il m’a fait signe, alors je me suis approché et je suis resté derrière lui jusqu’à ce qu’il ait fini. »
- Sahih Muslim, n°814
Rapporté par Abu al-Khair رضي الله عنه : J’ai vu Ibn Wa’la al-Saba’i porter une fourrure. Je l’ai touchée. Il m’a dit : « Pourquoi la touches-tu ? » J’ai interrogé Ibn 'Abbas رضي الله عنه en disant : « Nous vivons à l’ouest, avec des Berbères et des Mages. Ils nous apportent des béliers qu’ils abattent, mais nous ne mangeons pas leur viande, et ils viennent avec des peaux remplies de graisse. » Ibn 'Abbas رضي الله عنه a répondu : « Nous avons interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet et il a dit : “Le tannage la rend pure.” »
- Sahih Muslim, n°815
Rapporté par Ibn Wa’la al-Saba’i رضي الله عنه : J’ai demandé à Abdullah ibn 'Abbas رضي الله عنه : « Nous vivons à l’ouest. Les Mages viennent chez nous avec des peaux remplies d’eau et de graisse. » Il a dit : « Buvez. » J’ai demandé : « Est-ce ton avis personnel ? » Ibn 'Abbas رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le tannage la purifie.” »
- Sahih Muslim, n°896
Rapporté par Wa’il b. Hujr : Il a vu le Messager d’Allah ﷺ lever les mains au début de la prière en prononçant le takbir, et selon Hammam (le rapporteur), les mains étaient levées à hauteur des oreilles. Ensuite, le Prophète ﷺ a enveloppé ses mains dans son vêtement et a posé la main droite sur la main gauche. Quand il s’est préparé à s’incliner, il a sorti ses mains du vêtement, les a levées, a prononcé le takbir et s’est incliné. Lorsqu’il s’est relevé, il a dit : « Allah entend celui qui Le loue. » Et lorsqu’il s’est prosterné, il l’a fait entre ses deux paumes
- Sahih Muslim, n°1088
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ répétait souvent ces paroles : « Gloire à Allah et louange à Lui, je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui. » Elle dit : J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, je remarque que tu répètes souvent la formule “subhan allahi bihamdihi astaghfirullaha wa atubu ilayh”. » Il répondit : « Mon Seigneur m’a informé que j’allais bientôt voir un signe dans ma communauté. Lorsque je l’ai vu, j’ai commencé à répéter fréquemment ces paroles : “Gloire à Allah et louange à Lui, je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui.” En effet, je l’ai vu lorsque ce verset a été révélé : “Quand vient le secours d’Allah et la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah, alors célèbre la louange de ton Seigneur et demande-Lui pardon. Il est certes Celui qui accepte le repentir.” »
- Sahih Muslim, n°1908
Rapporté par Abu Wa'il : Un homme nommé Nabik b. Sinan vint voir Abdullah (b. Mas'ud) et lui demanda : « Abu 'Abd al-Rahman, comment récites-tu ce mot (alif) ou (ya) ? Le lis-tu comme : min ma'in ghaira asin ou bien min ma'in ghaira yasin ? (Coran, xlvii. 15) » Abdullah répondit : « On dirait que tu as mémorisé tout le Coran sauf ce passage. » L’homme ajouta : « Je récite toutes les sourates mufassal en une seule rak'a. » Abdullah répondit : « Tu as dû les réciter rapidement, comme on récite de la poésie. En vérité, il y a des gens qui récitent le Coran, mais il ne descend pas plus bas que leur clavicule. Le Coran n’est bénéfique que lorsqu’il s’installe dans le cœur et y prend racine. Les meilleurs actes dans la prière sont l’inclinaison et la prosternation. Je connais bien les moments où le Messager d’Allah ﷺ associait deux sourates dans chaque rak'a. » Abdullah se leva ensuite et sortit, suivi par 'Alqama. Ibn Numair lui a dit que le récit était ainsi : « Un homme des Banu Bajila vint voir Abdullah », sans mentionner le nom de Nahik b. Sinan
- Sahih Muslim, n°1909
Rapporté par Abu Wa'il : Un homme appelé Nahik b. Sinan vint voir Abdullah, et le reste du hadith est identique, sauf pour ce passage : « Alqama vint voir Abdullah b. Mas'ud et nous lui avons dit : Demande-lui comment il associait deux sourates dans une rak'a. Il alla donc le voir, lui posa la question, puis revint vers nous et dit : Dans la compilation du Coran faite par Abdullah, il y a vingt sourates mufassal. »
- Sahih Muslim, n°1911
Rapporté par Abu Wa'il : Un jour, nous sommes allés chez Abdullah b. Mas'ud après avoir accompli la prière de l’aube et nous avons salué à la porte. Il nous a donné la permission d’entrer, mais nous sommes restés un moment devant la porte. La servante est sortie et a dit : « Pourquoi n’entrez-vous pas ? » Nous sommes donc entrés et avons trouvé Abdullah b. Mas'ud assis, en train de glorifier Allah (c’est-à-dire occupé au dhikr). Il a dit : « Qu’est-ce qui vous a empêchés d’entrer alors que vous aviez la permission ? » Nous avons répondu : « Rien, mais nous avons pensé qu’un membre de la maison dormait peut-être. » Il dit : « Supposez-vous de la paresse chez la famille d’Ibn Umm 'Abd ? » Il reprit la glorification d’Allah jusqu’à ce qu’il pense que le soleil s’était levé. Il dit : « Fille, regarde si le soleil s’est levé. » Elle regarda, mais il ne s’était pas encore levé. Il continua à glorifier Allah, puis pensa de nouveau que le soleil s’était levé. Elle vérifia et confirma que le soleil était levé. Alors il dit : « Louange à Allah qui ne nous a pas tenus responsables de nos péchés aujourd’hui. » Mahdi dit : « Je pense qu’il a dit : Il ne nous a pas détruits pour nos péchés. » L’un des présents dit : « J’ai récité toutes les sourates mufassal pendant la nuit. » Abdullah répondit : « Tu as dû les réciter comme de la poésie. J’ai entendu le Prophète ﷺ les associer, et je me souviens des associations que le Messager d’Allah ﷺ faisait dans la récitation. Elles comprenaient dix-huit sourates mufassal et deux sourates commençant par Ha-Mim. »
- Sahih Muslim, n°1913
Rapporté par Abu Wa'il : Un homme vint voir Abdullah b. Mas'ud et dit : « J’ai récité toutes les sourates mufassal en une seule rak'a pendant la nuit. » Abdullah répondit : « Tu as dû les réciter rapidement, comme de la poésie. » Il ajouta : « Je me souviens bien de la façon dont le Messager d’Allah ﷺ les associait, et il mentionna alors vingt sourates mufassal, deux à chaque rak'a. »
- Sahih Muslim, n°1916
Rapporté par 'Alqama : Nous sommes allés en Syrie et Abu Darda’ est venu à nous et a dit : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui récite selon la récitation d’Abdullah ? » J’ai répondu : « Oui, c’est moi. » Il demanda : « Comment as-tu entendu Abdullah réciter ce verset : (wa'l-lail-i-idha yaghsha = quand la nuit couvre) ? » 'Alqama répondit : « Je l’ai entendu réciter ainsi : (wa'l-lail-i-idha yaghsha) wa-dhakar wal untha = quand la nuit couvre, et les mâles et les femelles. » Abu Darda’ dit : « Par Allah, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ réciter de cette façon, mais les musulmans de Syrie veulent que nous récitions : (wa ma khalaqa), mais je ne cède pas à leur désir. »
- Sahih Muslim, n°2009
Rapporté par Abu Wa’il رضي الله عنه : Ammar رضي الله عنه nous a fait un sermon court et éloquent. Quand il est descendu, nous lui avons dit : « Ô Abd al-Yaqzn, tu as fait un sermon court et éloquent. Si seulement tu l’avais un peu allongé. » Il répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “La longueur de la prière et la brièveté du sermon sont un signe de compréhension (de la religion). Allongez donc la prière et raccourcissez le sermon, car il y a de la beauté dans la concision.” »
- Sahih Muslim, n°4044
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Wa’ala as-Saba’i (qui était Égyptien) : Il a demandé à ‘Abdullah b. Abbas رضي الله عنهما au sujet de ce qui est extrait du raisin. Il a répondu : Un homme a présenté au Messager d’Allah ﷺ une petite outre de vin. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Sais-tu qu’Allah l’a interdit ? » Il a répondu : Non. Il a alors chuchoté à un autre homme. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé ce qu’il avait dit. Il a répondu : « Je lui ai conseillé de le vendre. » Le Prophète ﷺ a dit : « En vérité, Celui qui a interdit sa consommation a aussi interdit sa vente. » Il a alors ouvert l’outre et a versé ce qu’elle contenait
- Sahih Muslim, n°4387
Rapporté par Alqama ibn Wa’il, d’après son père : Alors que j’étais assis en compagnie du Messager d’Allah ﷺ, une personne arriva en traînant un homme à l’aide d’une corde et dit : « Messager d’Allah, cet homme a tué mon frère. » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « L’as-tu tué ? » L’homme répondit : (S’il ne l’avoue pas, j’apporterai un témoin contre lui.) Il dit : « Oui, je l’ai tué. » Le Prophète ﷺ demanda : « Pourquoi l’as-tu tué ? » Il répondit : « Nous étions en train de faire tomber les feuilles d’un arbre, il m’a insulté et mis en colère, alors je lui ai frappé la tête avec une hache et je l’ai tué. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « As-tu de quoi payer le prix du sang pour toi-même ? » Il répondit : « Je ne possède que ce manteau et cette hache. » Le Prophète ﷺ demanda : « Penses-tu que ta tribu paiera la rançon pour toi ? » Il répondit : « Je suis trop insignifiant parmi les miens pour espérer cela. » Le Prophète ﷺ jeta la corde vers le demandeur en disant : « Emmène ton homme. » L’homme l’emmena, et alors qu’il repartait, le Messager d’Allah ﷺ dit : « S’il le tue, il sera comme lui. » L’homme revint et dit : « Messager d’Allah, il m’a été rapporté que tu as dit : “S’il le tue, il serait comme lui.” Je l’ai attrapé selon ton ordre. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne voudrais-tu pas qu’il prenne sur lui ton péché et celui de ton frère ? » Il répondit : « Pourquoi pas, Messager d’Allah ? » Le Prophète ﷺ dit : « Si c’est ainsi, alors qu’il en soit ainsi. » L’homme jeta la corde et libéra le coupable
- Sahih Muslim, n°4388
Rapporté par Alqama ibn Wa’il, d’après son père : Un homme fut amené au Messager d’Allah ﷺ pour avoir tué quelqu’un, et l’héritier de la victime l’avait traîné devant le Prophète avec une corde autour du cou. Alors qu’il s’en allait, le Messager d’Allah ﷺ dit : « Le tueur et la victime iront tous deux au Feu. » Quelqu’un rapporta ces paroles à l’héritier, qui relâcha alors le coupable. Isma’il ibn Salim dit : J’en ai parlé à Habib ibn Abu Thabit, qui m’a dit : Ibn Ashwa’ m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ lui avait demandé de pardonner, mais il refusa
- Sahih Muslim, n°4633
Rapporté par Abu Wa’il : Sahal ibn Hunaif رضي الله عنه s’est levé le jour de Siffin et a dit : « Ô gens, blâmez-vous vous-mêmes (pour votre manque de discernement) ; nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de Hudaibiya. Si nous avions jugé bon de combattre, nous l’aurions fait. C’était lors de la trêve entre le Messager d’Allah ﷺ et les polythéistes. ‘Umar ibn al-Khattab s’est approché du Messager d’Allah ﷺ et a dit : “Ô Messager d’Allah, ne combattons-nous pas pour la vérité et eux pour le faux ?” Il a répondu : “Bien sûr.” Il a demandé : “Ceux qui meurent de notre côté sont-ils au Paradis et ceux de leur côté en Enfer ?” Il a répondu : “Oui.” Il a dit : “Alors pourquoi salir notre religion et repartir alors qu’Allah n’a pas encore tranché entre eux et nous ?” Il a répondu : “Fils d’al-Khattab, je suis le Messager d’Allah. Allah ne me fera jamais échouer.” (Le narrateur poursuit) : ‘Umar est parti, mais il était très en colère. Il est allé voir Abu Bakr et lui a dit : “Abu Bakr, ne combattons-nous pas pour la vérité et eux pour le faux ?” Il a répondu : “Oui.” Il a demandé : “Ceux qui meurent de notre côté sont-ils au Paradis et ceux de leur côté en Enfer ?” Il a répondu : “Bien sûr.” Il a dit : “Alors pourquoi salir notre religion et repartir alors qu’Allah n’a pas encore tranché entre eux et nous ?” Abu Bakr a répondu : “Fils d’al-Khattab, il est vraiment le Messager d’Allah, et Allah ne le fera jamais échouer.” (Le narrateur continue) : À ce moment, une sourate du Coran annonçant la victoire a été révélée au Messager d’Allah ﷺ. Il a appelé ‘Umar et lui a fait lire. Il a demandé : “Est-ce une victoire ?” Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : “Oui.” Alors ‘Umar a été satisfait et est parti
- Sahih Muslim, n°4636
Rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, d’après Abu Wa’il : J’ai entendu Sahl ibn Hunaif رضي الله عنه dire à Siffin : « Blâmez (le manque de profondeur) de vos opinions sur votre religion. Le jour d’Abu Jandal, j’ai pensé que si je pouvais refuser l’ordre du Messager d’Allah ﷺ, je l’aurais fait. La situation était si difficile que si nous la réparions d’un côté, elle se déchirait de l’autre. »
- Sahih Muslim, n°5091
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné qu’on lui apporte un bélier aux pattes noires, au ventre noir et avec des cercles noirs autour des yeux, afin qu’il le sacrifie. Il dit à 'Aïsha : « Donne-moi le grand couteau. » Puis il ajouta : « Aiguise-le sur une pierre. » Elle le fit. Il prit alors le couteau, puis le bélier, le coucha au sol et le sacrifia en disant : « Bismillah, Allahumma Taqabbal min Muhammadin wa Al-i-Muhammadin, wa min Ummati Muhammadin » (« Au nom d’Allah, ô Allah, accepte [ce sacrifice] de la part de Muhammad, de la famille de Muhammad et de la communauté de Muhammad. »
- Sahih Muslim, n°5141
Rapporté par Wa’il al-Hadrami : Tariq b. Suwaid al-Ju’fi a interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet de l’alcool. Il l’a interdit et a exprimé son aversion pour sa préparation. Tariq a dit : « Je le prépare comme remède. » Il a répondu : « Ce n’est pas un remède, mais une maladie. »
- Sahih Muslim, n°5653
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ lui ont dit : « Les Gens du Livre nous saluent (en disant as-Salamu-‘Alaikum). Comment devons-nous leur répondre ? » Il a dit : « Dites : Wa ‘Alaikum (et à vous aussi). »
- Sahih Muslim, n°5656
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un groupe de Juifs est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « As-Sam-u-‘Alaikum. » Aïcha répondit : « As-Sam-u-‘Alaikum (que la mort soit sur vous) et la malédiction aussi. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Aïcha, Allah aime la douceur en toute chose. » Elle dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il répondit : « N’as-tu pas entendu ce que je leur ai répondu ? J’ai dit : Wa ‘Alaikum. »
- Sahih Muslim, n°5658
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Des Juifs sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : « Abu’l-Qasim (le surnom du Prophète), as-Sam-u-‘Alaikum. » Le Prophète ﷺ répondit : « Wa ‘Alaikum. » Aïcha dit : « Mais que la mort soit sur vous et l’humiliation aussi. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Aïcha, ne sois pas dure dans tes paroles. » Elle dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il répondit : « N’ai-je pas répondu ? Je leur ai dit : Wa ‘Alaikum (que cela soit sur vous). »
- Sahih Muslim, n°5660
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Des gens parmi les Juifs dirent au Messager d’Allah ﷺ : « Abu’l-Qasim, as-Sam-u-‘Alaikum. » Il répondit : « Wa ‘Alaikum. » Aïcha fut en colère et lui demanda s’il n’avait pas entendu ce qu’ils avaient dit. Il répondit : « J’ai bien entendu et j’ai répondu (et la malédiction que j’ai invoquée contre eux sera exaucée par Allah), mais (celle qu’ils ont invoquée contre nous) ne le sera pas. »
- Sahih Muslim, n°5737
Rapporté par Uthman ibn Abu al-‘As Al-Thaqafi رضي الله عنه : Il se plaignait d’une douleur dans son corps après être devenu musulman. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Pose ta main à l’endroit où tu ressens la douleur et dis “Bismillah” (au nom d’Allah) trois fois, puis répète sept fois : “A’udhu billahi wa qudratihi min sharri ma ajidu wa uhadhiru” (Je cherche refuge auprès d’Allah et de Sa puissance contre le mal que je ressens et que je crains). »
- Sahih Muslim, n°5872
Rapporté par ‘Alqama b. Wa’il d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « N’appelez pas la vigne ‘al-karm’, mais dites ‘al-habala’ (c’est-à-dire raisin). »
- Sahih Muslim, n°5873
Rapporté par Alqama b. Wa'il d'après son père : Ce hadith a été rapporté avec une chaîne de transmetteurs différente et avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°6165
Rapporté par Ubayy b. Ka’b رضي الله عنه : Il nous a raconté avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Moussa faisait un sermon à son peuple et déclara : « Personne sur terre n’a une meilleure connaissance que moi, ou rien n’est meilleur que ce que j’ai. » Allah lui révéla : « Je connais quelqu’un de meilleur que toi en savoir, ou il y a quelqu’un sur terre qui a plus de savoir que toi. » Moussa dit : « Mon Seigneur, guide-moi vers lui. » On lui dit : « Prends un poisson salé comme provision de voyage. L’endroit où tu perdras ce poisson, c’est là que tu trouveras cet homme. » Il partit donc avec un jeune serviteur jusqu’à un endroit appelé Sakhra, mais il ne trouva rien. Il continua, laissant le jeune homme là. Le poisson se mit à bouger dans l’eau et l’eau forma une arche au-dessus du poisson. Le jeune homme se dit qu’il devait informer le Prophète d’Allah (paix sur lui), mais il oublia. Quand ils dépassèrent l’endroit, Moussa dit au jeune homme : « Apporte le petit-déjeuner. Nous sommes épuisés par ce voyage. » Mais Moussa ne s’était pas fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit où il devait rencontrer Khadir, et le jeune homme s’en souvint et dit : « N’as-tu pas vu que lorsque nous sommes arrivés à Sakhra, j’ai oublié le poisson, et c’est Satan qui m’a fait oublier de te le rappeler ? C’est étrange qu’il ait trouvé un chemin dans la mer ! » Moussa dit : « C’est ce que nous cherchions. » Ils revinrent sur leurs pas, et le compagnon lui montra l’endroit où le poisson avait disparu. Moussa chercha alors Khadir et le vit soudainement allongé, couvert d’un tissu. Il le salua : « As-Salamu ‘Alaikum. » Khadir découvrit son visage et répondit : « Wa ‘Alaikum-us-Salam ! Qui es-tu ? » Il répondit : « Je suis Moussa. » Khadir demanda : « Quel Moussa ? » Il répondit : « Le Moussa des Bani Isra’il. » Khadir demanda : « Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il répondit : « Je suis venu pour que tu m’enseignes ce que tu as appris de juste. » Khadir répondit : « Tu devras patienter avec moi, et comment pourrais-tu patienter sur ce que tu ignores ? Tu ne pourras pas patienter quand tu me verras faire ce qu’Allah m’a ordonné. » Moussa répondit : « Si Allah le veut, tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai pas. » Khadir dit : « Si tu me suis, ne me questionne sur rien jusqu’à ce que je t’en parle. » Ils continuèrent jusqu’à monter sur un bateau. Khadir y fit un trou. Moussa dit : « Tu as fait cela pour noyer les gens du bateau ! Tu as fait quelque chose de grave. » Khadir répondit : « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ? » Moussa dit : « Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié et ne sois pas dur avec moi. » (Khadir lui donna une autre chance.) Ils continuèrent jusqu’à un endroit où des enfants jouaient. Il en saisit un au hasard et le tua. Moussa (paix sur lui) fut choqué et dit : « Tu as tué un innocent qui n’a tué personne ! Tu as fait une chose abominable. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qu’Allah ait miséricorde pour nous et pour Moussa. S’il avait été plus patient, il aurait vu des choses extraordinaires, mais la peur du reproche de son compagnon l’a poussé à dire : “Si je te questionne encore, ne m’accompagne plus.” S’il avait été patient, il aurait vu encore plus de merveilles. » (Le narrateur dit que chaque fois que le Prophète ﷺ mentionnait un Prophète, il disait : « Qu’Allah ait miséricorde pour nous et pour mon frère untel. ») Ils continuèrent jusqu’à arriver dans un village où les habitants étaient très avares. Ils allèrent dans les lieux de réunion et demandèrent l’hospitalité, mais on la leur refusa. Ils trouvèrent dans ce village un mur prêt à s’écrouler. Khadir le redressa. Moussa dit : « Si tu voulais, tu pourrais demander un salaire pour cela. » Khadir répondit : « C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais maintenant t’expliquer la signification de tout cela, ce que tu n’as pas pu supporter. Quant au bateau, il appartenait à des pauvres qui travaillaient sur la rivière, et je voulais l’endommager car il y avait devant eux un roi qui prenait de force tous les bateaux en bon état. (Quand il vint pour le prendre, il le trouva endommagé et le laissa, puis il fut réparé.) Quant au garçon, il était par nature un mécréant, alors que ses parents l’aimaient beaucoup. S’il avait grandi, il les aurait entraînés dans le mal et la mécréance, alors nous avons voulu que leur Seigneur leur donne un enfant meilleur, plus pur et plus proche de la miséricorde. Quant au mur, il appartenait à deux orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor qui leur appartenait... jusqu’à la fin du verset
- Sahih Muslim, n°6788
Rapporté par Abu Wa'il : J’étais assis avec 'Abdullah et Abu Musa lorsqu’ils ont rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Avant la Fin des Temps, il y aura une période où la connaissance disparaîtra, l’ignorance prendra sa place et il y aura beaucoup de sang versé. »
- Sahih Muslim, n°6791
Rapporté par Abu Wa'il : J’étais assis avec Abu Musa et 'Abdullah, ils discutaient ensemble et Abu Musa a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit ce qui est mentionné dans les hadiths ci-dessus
- Sahih Muslim, n°7021
Rapporté par Sa'id b. Musayyib, 'Urwa b. Zubair, 'Alqama b. Waqqas et 'Ubaidullah b. Abdullah b. 'Utba b. Mas'ud : Tous ont rapporté l’histoire de la fausse accusation portée contre 'Aïsha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ. Les calomniateurs ont dit ce qu’ils avaient à dire, mais Allah l’a innocentée. Chacun a rapporté une partie du hadith, certains plus que d’autres, et j’ai essayé de retenir tout ce qu’ils m’ont raconté, certains confirmant les propos des autres. (En résumé :) 'Aïsha رضي الله عنها a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait celle sur qui le sort tombait. Un jour, il tira au sort pour une expédition et ce fut moi qui fus choisie. C’était après la révélation du verset sur le voile. On me transportait dans une litière et on me déposait à chaque halte. Au retour, alors que nous approchions de Médine, le Prophète ﷺ ordonna de repartir une nuit. Je me levai pour satisfaire un besoin à l’écart du camp. En revenant, je remarquai que mon collier s’était cassé. Je retournai le chercher, ce qui me retarda. Ceux qui s’occupaient de ma litière pensèrent que j’étais dedans, car les femmes étaient légères et jeunes à l’époque, et ils ne remarquèrent pas mon absence. Ils firent avancer le chameau et partirent. Je retrouvai mon collier après le départ de l’armée. Je revins à l’endroit du camp, pensant qu’on reviendrait me chercher. Je m’assis et m’endormis. Safwan b. Mu'attal, qui avait pris du retard, me trouva endormie, me reconnut et dit : « Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un. » Je me couvris la tête. Par Allah, il ne m’adressa pas un mot, sauf cette invocation. Il fit agenouiller son chameau, j’y montai et il me conduisit jusqu’à l’armée. Ceux qui doutaient de moi, dont le plus connu était 'Abdullah b. Ubayy, le grand hypocrite, en profitèrent pour calomnier. À Médine, je tombai malade un mois, sans rien savoir de tout cela, sauf que le Prophète ﷺ était moins affectueux. Je pleurais beaucoup. Un jour, Umm Mistah, une parente, me parla de la rumeur. Je demandai à aller chez mes parents pour vérifier. Ma mère me consola, disant que les coépouses parlaient souvent des femmes aimées de leur mari. Je pleurai toute la nuit. Comme la révélation tardait, le Prophète ﷺ consulta 'Ali et Usama. Usama défendit mon innocence. 'Ali dit : « Il n’y a pas de gêne pour toi, il y a d’autres femmes. Demande à Barira, la servante. » Barira témoigna que je n’avais rien fait de mal, sauf m’endormir en pétrissant la pâte, que la brebis mangeait. Le Prophète ﷺ monta en chaire et demanda : « Qui me soutiendra contre cet homme qui m’a blessé au sujet de ma famille ? » Sa’d b. Mu’adh se leva pour défendre l’honneur du Prophète ﷺ. Les tribus Aus et Khazraj faillirent se disputer, mais le Prophète ﷺ calma la situation. Je continuai à pleurer. Une femme des Ansar vint me voir et pleura avec moi. Le Prophète ﷺ vint, s’assit, récita la shahada, puis dit : « Voici ce qu’on dit sur toi. Si tu es innocente, Allah te défendra. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah. » Mes larmes cessèrent. Je demandai à mon père puis à ma mère de répondre pour moi, mais ils ne surent que dire. Je dis alors : « Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue, alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Je n’ai d’autre choix que de dire comme le père de Youssouf : “La belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous dites.” » Je me couchai. Par Allah, je savais que j’étais innocente, mais je ne pensais pas qu’Allah révélerait un verset à mon sujet. Je croyais qu’Il inspirerait le Prophète ﷺ en rêve. Mais Allah fit descendre la révélation alors que le Prophète ﷺ était encore assis. Il transpira abondamment. Quand ce fut fini, il sourit et dit : « 'Aïsha, réjouis-toi, Allah t’a innocentée. » Ma mère me dit de me lever remercier le Prophète ﷺ, mais je répondis : « Par Allah, je ne remercierai que Lui. » Allah révéla : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous… » et dix versets à propos de mon innocence. Abu Bakr, qui soutenait Mistah, jura de ne plus rien lui donner, mais Allah révéla : « Que ceux qui ont des moyens ne jurent pas de ne plus aider leurs proches… Ne souhaitez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » Abu Bakr dit : « Oui, je veux qu’Allah me pardonne », et il continua à aider Mistah. Le Prophète ﷺ interrogea Zaynab bint Jahsh à mon sujet, et elle répondit : « Je ne dis que ce que j’ai vu ou entendu. Je ne connais que du bien d’elle. » Même si elle était ma rivale, Allah l’a préservée de la calomnie à cause de sa piété. Sa sœur Hamna, cependant, s’est opposée à elle et a été perdue avec les autres
- Sahih Muslim, n°7062
Rapporté par Khabbab : Al-‘As b. Wa’il me devait une dette. Je suis allé le voir pour la réclamer. Il m’a dit : « Je ne te rembourserai jamais à moins que tu ne renies Muhammad. » J’ai répondu : « Je ne renierai jamais Muhammad, même si tu meurs et que tu es ressuscité. » Il a dit : « Quand je serai ressuscité après la mort, je te rembourserai quand je retrouverai mes biens et mes enfants. » Waki‘ a dit : C’est ainsi qu’Al-A‘mash l’a rapporté, et c’est à cette occasion que ce verset a été révélé : « As-tu vu celui qui nie Nos signes et dit : ‘On me donnera sûrement des richesses et des enfants’ » (19:77) jusqu’à « il viendra à Nous tout seul » (19:)
- Sahih Muslim, n°7063
Rapporté par Khabbab (par une autre chaîne) : À l’époque préislamique, je travaillais comme forgeron. J’ai fait un travail pour ‘As b. Wa’il et je suis allé le voir pour recevoir le paiement de mon salaire
- Sahih Muslim, n°7484
Rapporté par Abu Wa’il : J’étais avec Usama b. Zaid lorsqu’une personne lui a dit : « Qu’est-ce qui t’empêche d’aller voir ‘Uthman et de lui parler à propos de ce qu’il fait ? » Le reste du hadith est le même
- Sunan an-Nasa'i, n°27
Rapporté par Mansur : J’ai entendu Abu Wa’il dire que Hudhayfah a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé sur une décharge et a uriné debout
- Sunan an-Nasa'i, n°148
Rapporté par 'Umar bin Al-Khattab : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui fait ses ablutions correctement, puis dit : 'Ashhadu an la ilaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluh' (J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes, et il pourra entrer par celle qu'il voudra
- Sunan an-Nasa'i, n°189
Rapporté par Abu Hurairah : Thumamah bin Uthal Al-Hanafi est allé chercher de l’eau près de la mosquée et a fait le Ghusl, puis il est entré dans la mosquée et a dit : « Ashhadu an la ila ha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager). Ô Muhammad, par Allah ! Il n’y avait pas de visage sur Terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Ta cavalerie m’a capturé et je veux accomplir la ‘Umrah. Qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle et lui a dit d’accomplir la ‘Umrah
- Sunan an-Nasa'i, n°677
Rapporté par 'Alqamah bin Waqqas : J'étais avec Mu'awiyah quand le muezzin a appelé à la prière. Mu'awiyah répétait ce que disait le muezzin, mais quand il disait : "Hayya 'alas-salah" (Venez à la prière), il répondait : "La hawla wa la quwwata illa Billah" (Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah) ; et quand il disait : "Hayya 'alal-falah" (Venez au succès), il répondait aussi : "La hawla wa la quwwata illa Billah". Après cela, il répétait ce que disait le muezzin, puis il a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) faire exactement ainsi
- Sunan an-Nasa'i, n°679
Rapporté par Sa'd bin Abi Waqqas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit, lorsqu'il entend le muezzin : 'Ashhadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu wa anna Muhammadan 'abduhu wa Rasuluhu, raditu Billahi Rabban, wa bil-Islami dinan wa bi Muhammadin Rasula' (Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager ; je suis satisfait qu'Allah soit mon Seigneur, l'Islam ma religion et Muhammad mon Messager), ses péchés seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°680
Rapporté par Jabir : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit, lorsqu'il entend l'appel à la prière : 'Allahumma rabba hadhihid-da'wat it-tammah was-salat il-qaimah, ati Muhammadan al-wasilah wal-fadilah, wab'athu maqaman mahmudan alladhi wa'adtahu' (Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la place d'intercesseur et la supériorité, et ressuscite-le à la position louée que Tu lui as promise), bénéficiera de mon intercession le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°876
Rapporté par Ibn Umar : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ), lorsqu’il disait le takbir d’ouverture de la prière, lever les mains à la hauteur de ses épaules. Quand il disait le takbir avant de s’incliner, il faisait de même, et quand il disait : “Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)”, il faisait de même, puis il disait : “Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange).” Mais il ne faisait pas cela lors de la prosternation ni lorsqu’il relevait la tête de la prosternation
- Sunan an-Nasa'i, n°878
Rapporté par Abdullah bin Umar : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) commençait la prière, il levait les mains à la hauteur de ses épaules, et il faisait de même lorsqu’il s’inclinait et lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison, en disant : “Sami Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend celui qui Le loue, notre Seigneur, à Toi la louange).” Et il ne faisait pas cela lors de la prosternation
- Sunan an-Nasa'i, n°879
Rapporté par Abdul-Jabbar bin Wa’il, d’après son père : J’ai prié derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et, lorsqu’il commença la prière, il dit le takbir et leva les mains jusqu’à ce qu’elles soient à la hauteur de ses oreilles. Ensuite, il récita l’Ouverture du Livre, et quand il eut fini, il dit “Amin” à haute voix
- Sunan an-Nasa'i, n°882
Rapporté par Abdul-Jabbar bin Wa’il, d’après son père : Il a vu le Prophète (ﷺ), lorsqu’il commençait la prière, lever les mains jusqu’à ce que ses pouces soient presque à la hauteur de ses lobes d’oreilles
- Sunan an-Nasa'i, n°884
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) entra dans la mosquée, puis un homme entra et pria, puis il vint saluer le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui rendit le salut et dit : « Retourne prier, car tu n’as pas prié. » L’homme retourna prier comme il l’avait fait auparavant, puis il revint vers le Prophète (ﷺ) et le salua, et le Messager d’Allah (ﷺ) lui dit : « Wa alaika as-salam (et que la paix soit sur toi). Retourne prier, car tu n’as pas prié. » Il fit cela trois fois, puis l’homme dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne peux pas faire mieux que cela ; apprends-moi. » Il dit : « Quand tu te lèves pour prier, dis le takbir, puis récite ce que tu peux du Coran. Ensuite, incline-toi jusqu’à être calme dans ton inclinaison, puis relève-toi jusqu’à être bien droit. Ensuite, prosterne-toi jusqu’à être calme dans ta prosternation, puis assieds-toi jusqu’à être calme dans ta position assise. Fais ainsi pendant toute ta prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°885
Rapporté par Abdullah bin Umar : Un homme se tenait derrière le Prophète d’Allah (ﷺ) et dit : « Allahu Akbaru kabira wal-hamdu Lillahi kathira, wa subhan-Allahi bukratan wa asila (Allah est le Plus Grand et à Allah reviennent de nombreuses louanges, et gloire à Allah au début et à la fin du jour). » Le Prophète d’Allah (ﷺ) dit : « Qui a prononcé ces paroles ? » Un homme répondit : « C’est moi, ô Prophète d’Allah. » Il dit : « Douze anges se sont précipités pour les emporter. »
- Sunan an-Nasa'i, n°886
Rapporté par Ibn Umar : Pendant que nous priions avec le Messager d’Allah (ﷺ), un homme parmi les gens a dit : « Allahu Akbaru kabira, wal-hamdu Lillahi kathira, wa subhan-Allahi bukratan wa asila (Allah est le Plus Grand et à Allah reviennent de nombreuses louanges, et gloire à Allah au début et à la fin du jour). » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Qui a dit cela ? » Un homme parmi les gens répondit : « C’est moi, ô Messager d’Allah. » Il dit : « J’aime cela », et il ajouta que les portes des cieux s’étaient ouvertes pour cette parole. » Ibn Umar dit : « Je n’ai jamais cessé de la dire depuis que j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) le dire. »
- Sunan an-Nasa'i, n°887
Rapporté par Musa bin Umair Al-Anbari et Qais bin Sulaim Al-Anbari : Alqamah bin Wa’il nous a dit que son père a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ), lorsqu’il était debout en prière, tenir sa main gauche avec sa main droite. »
- Sunan an-Nasa'i, n°889
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai dit : « Je vais observer comment le Messager d’Allah (ﷺ) prie. » Je l’ai donc observé : il s’est levé, a dit le takbir, a levé les mains à la hauteur de ses oreilles, puis a posé sa main droite sur sa main gauche, son poignet et son avant-bras. Lorsqu’il voulait s’incliner, il levait les mains de la même manière. Ensuite, il s’est prosterné et a placé ses mains à la hauteur de ses oreilles. Puis il s’est assis et a mis sa jambe gauche sous lui ; il a posé sa main gauche sur sa cuisse et son genou gauches, et il a posé le bord de son coude droit sur sa cuisse droite, puis il a joint deux de ses doigts et formé un cercle, et il a levé son index, et je l’ai vu le bouger et invoquer avec
- Sunan an-Nasa'i, n°895
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) commençait à prier, il faisait une courte pause. J’ai dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah, que dis-tu pendant cette courte pause entre le takbir et la récitation ? » Il a dit : « Je dis : Allahumma ba‘id bayni wa bayna khatayaya kama ba‘adta bayna al-mashriqi wal-maghrib ; Allahumma naqqini min khatayaya kama yunaqqa ath-thawb al-abyad min ad-danas ; Allahumma ighsilni min khatayaya bil ma’i wa ath-thalji wal-barad. (Ô Allah, éloigne-moi de mes péchés comme Tu as éloigné l’Orient de l’Occident ; Ô Allah, purifie-moi de mes péchés comme un vêtement blanc est purifié de la saleté ; Ô Allah, lave-moi de mes péchés avec de l’eau, de la neige et de la grêle.) »
- Sunan an-Nasa'i, n°896
Rapporté par Jabir bin Abdullah : Quand le Prophète (ﷺ) commençait à prier, il disait le takbir, puis disait : « Inna salati wa nusuki wa mahyaya wa mamati lillahi rabbil-‘alamin, la sharika lahu, wa bidhalika umirtu wa ana min al-muslimin. Allahummahdini liahsanil-amali wa ahsanil-akhlaqi la yahdi li ahsaniha illa anta wa qini sayy’al-a‘mali wa sayy’al-akhlaqi la yaqi sayy’aha illa anta. (En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort sont pour Allah, le Seigneur de l’univers. Il n’a pas d’associé. C’est ce qui m’a été ordonné, et je suis parmi les musulmans. Ô Allah, guide-moi vers les meilleures actions et les meilleures attitudes, car nul ne peut guider vers le meilleur sauf Toi. Et protège-moi des mauvaises actions et des mauvais comportements, car nul ne peut m’en protéger sauf Toi.) »
- Sunan an-Nasa'i, n°897
Rapporté par ‘Ali, رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) commençait à prier, il disait le takbir, puis disait : « Wajahtu wajhi lilladhi fataras-samawati wal-arda hanifan wa ma ana minal-mushrikin. Inna salati wa nusuki wa mahyaya wa mamati lillahi rabbil-‘alamin, la sharika lahu, wa bidhalika umirtu wa ana min al-muslimin. Allahumma ! Antal-maliku la ilaha illa ant, ana abduka zalamtu nafsi wa’taraftu bidhanbi faghfirli dhunubi jami‘an, la yaghfirudhunuba illa anta, wahdini lihasanil-akhlaqi, la yahdi li ahsaniha illa anta wasrif anni sayy’aha la yasrifu anni sayy’aha illa anta, labaika wa sa’daika, wal-khairu kulluhu fi yadaika wash-sharru laisa ilaika ana bika wa ilaika ana bika wa ilaika tabarkta wa ta’alaita astaghfiruka wa atubu ilaik. (En vérité, j’ai tourné mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, sincère dans ma foi, et je ne suis pas parmi les idolâtres. En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort sont pour Allah, le Seigneur de l’univers. Il n’a pas d’associé. C’est ce qui m’a été ordonné, et je suis parmi les musulmans. Ô Allah, Tu es le Souverain, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, je suis Ton serviteur, j’ai fait du tort à moi-même et j’avoue mon péché, pardonne-moi tous mes péchés car nul ne pardonne les péchés sauf Toi. Guide-moi vers les meilleures attitudes, car nul ne peut guider vers le meilleur sauf Toi. Éloigne de moi les mauvais comportements, car nul ne peut m’en éloigner sauf Toi. Je suis à Ton service, tout le bien est entre Tes mains, et le mal ne T’est pas attribué. Je compte sur Toi et je me tourne vers Toi, béni et exalté sois-Tu, je demande pardon et je me repens auprès de Toi.) »
- Sunan an-Nasa'i, n°898
Rapporté par Muhammad bin Maslamah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour accomplir une prière surérogatoire, il disait : « Allahu Akbar. Wajahtu wajhi lilladhi fataras-samawati wal-arda hanifan musliman wa ma ana minal-mushrikin. Inna salati wa nusuki wa mahyaya wa mamati lillahi rabbil-‘alamin, la sharika lahu, wa bidhalika umirtu wa ana awwalul-muslimin. Allahumma antal-maliku la ilaha illa anta subhanaka wa bihamdik. (Allah est le Plus Grand. J’ai tourné mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, sincère dans ma foi, musulman, et je ne suis pas parmi les idolâtres. En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort sont pour Allah, le Seigneur de l’univers. Il n’a pas d’associé. C’est ce qui m’a été ordonné, et je suis le premier des musulmans. Ô Allah, Tu es le Souverain, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, gloire et louange à Toi.) » Ensuite, il récitait
- Sunan an-Nasa'i, n°899
Rapporté par Abu Sa’eed : Quand le Prophète (ﷺ) commençait à prier, il disait : « Subhanakallahumma, wa bihamdika tabarakasmuka wa ta’ala jadduka wa la ilaha ghairuk. (Gloire et louange à Toi, ô Allah. Béni soit Ton nom et exaltée soit Ta majesté, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi.) »
- Sunan an-Nasa'i, n°900
Rapporté par Abu Sa'eed : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) commençait la prière, il disait : "Subhanakallahumma, wa bihamdika tabarakasmuka wa ta'ala jadduka wa la ilaha ghairuk" (Gloire et louange à Toi, ô Allah. Béni soit Ton nom, Ta majesté est élevée, il n'y a pas d'autre divinité que Toi)
- Sunan an-Nasa'i, n°924
Rapporté par Ibn Abi Awfa : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Je n’arrive pas à apprendre quoi que ce soit du Coran ; enseigne-moi quelque chose que je puisse dire à la place de la récitation du Coran." Il a dit : "Dis : SubhanAllah, wal-hamdulilah, wa la illaha ill-Allah, wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa Billahil-aliy al-azim" (Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, Allah est le Plus Grand, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand)
- Sunan an-Nasa'i, n°931
Rapporté par Mu'adh bin Rifa'ah bin Rafi' : Son père a dit : "J’ai prié derrière le Prophète (ﷺ) et j’ai éternué, puis j’ai dit : « Al-hamdu lillahi, hamdan kathiran tayiban mubarakan fih, mubarakan 'alaihi, kama yuhibbu rabbuna wa yarda » (Louange à Allah, une louange abondante, bonne et bénie, comme notre Seigneur aime et agrée). Quand il a fini de prier, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qui a parlé pendant la prière ? » Mais personne n’a répondu. Il l’a répété une deuxième fois : « Qui a parlé pendant la prière ? » Alors Rifa’ah bin Rafi bin Afrah a dit : « C’était moi, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « J’ai dit : “Louange à Allah, une louange abondante, bonne et bénie, comme notre Seigneur aime et agrée.” » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme, plus de trente anges se sont précipités pour voir lequel d’entre eux allait l’emporter. »
- Sunan an-Nasa'i, n°932
Rapporté par Abdul-Jabbar bin Wa'il : Son père a dit : "J’ai prié derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et quand il a dit le takbir, il a levé les mains jusqu’au bas de ses oreilles. Quand il a récité : Pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés, il a dit : « Amin », et je l’ai entendu alors que j’étais derrière lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu un homme dire : « Al-hamdu lillahi, hamdan kathiran tayiban mubarakan fih » (Louange à Allah, une louange abondante, bonne et bénie). Quand le Prophète (ﷺ) a dit le salam et a fini sa prière, il a dit : « Qui a prononcé ces paroles pendant la prière ? » L’homme a dit : « C’est moi, ô Messager d’Allah, mais je n’avais pas de mauvaise intention. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Douze anges se sont précipités (pour l’emporter) et rien ne l’empêche d’aller jusqu’au Trône. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1005
Rapporté par 'Amr bin Murrah : J'ai entendu Abu Wa'il dire : Un homme a dit en présence d'Abdullah : "J'ai récité Al-Mufassal en une seule rak'ah." Il a répondu : "C'est comme réciter de la poésie. Je connais les sourates similaires que le Messager d'Allah (ﷺ) avait l'habitude de réciter ensemble." Et il a mentionné vingt sourates d'Al-Mufassal, deux par deux dans chaque rak'ah
- Sunan an-Nasa'i, n°1023
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Marwan a nommé Abu Hurairah gouverneur de Médine. Quand il se levait pour accomplir une prière obligatoire, il disait le takbir, puis il disait le takbir en s'inclinant, et quand il se relevait de l'inclinaison, il disait : "Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; notre Seigneur, à Toi la louange)." Ensuite, il disait le takbir en se prosternant, puis il disait le takbir en se relevant après deux rak'ahs, après avoir dit le Tashahhud, et il faisait cela jusqu'à la fin de la prière. Quand il terminait sa prière et disait le Salam, il se tournait vers les gens dans la mosquée et disait : "Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, je suis celui parmi vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1036
Rapporté par Salim : « Nous sommes allés voir Abu Mas'ud et nous lui avons dit : “Raconte-nous la prière du Messager d’Allah (ﷺ).” Il s’est placé devant nous, a prononcé le takbir, puis, en s’inclinant, il a posé ses paumes sur ses genoux, les doigts plus bas, et il a écarté les coudes de ses côtés jusqu’à ce que tout son corps soit stable. Ensuite, il a dit : Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend celui qui Le loue, notre Seigneur, à Toi la louange), puis il s’est relevé jusqu’à ce que tout son corps soit à nouveau stable. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1050
Rapporté par Ali bin Abi Talib : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) s’inclinait, il disait : « Allahumma laka rak‘atu, wa laka aslamtu, wa bika amantu, khasha‘a laka sam‘i wa basri wa ‘izami wa mukhi wa ‘asabi » (« Ô Allah, c’est devant Toi que je m’incline, c’est à Toi que je me soumets et en Toi que je crois. Mon ouïe, ma vue, mes os, mon cerveau et mes nerfs s’humilient devant Toi »)
- Sunan an-Nasa'i, n°1051
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Quand le Prophète (ﷺ) s’inclinait, il disait : « Allahumma laka rak‘atu, wa bika amantu, wa laka aslamtu, wa ‘alayka tawakkaltu, anta Rabbi, khasha‘a sam‘i wa basri wa dammi wa lahmi wa ‘azmi wa ‘asabi Lillahi Rabbil-‘Alamin » (« Ô Allah, c’est devant Toi que je m’incline, en Toi je crois, à Toi je me soumets et en Toi je place ma confiance. Tu es mon Seigneur. Mon ouïe, ma vue, mon sang, ma chair, mes os et mes nerfs s’humilient devant Allah, le Seigneur des mondes »)
- Sunan an-Nasa'i, n°1052
Rapporté par Muhammad bin Maslamah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour une prière surérogatoire, il disait en s’inclinant : « Allahumma laka rak‘atu, wa bika amantu, wa laka aslamtu, wa ‘alayka tawakkaltu, anta Rabbi, khasha‘a sam‘i wa basri wa lahmi wa dammi wa mukhi wa ‘asabi Lillahi Rabbil-‘Alamin » (« Ô Allah, c’est devant Toi que je m’incline, en Toi je crois, à Toi je me soumets et en Toi je place ma confiance. Tu es mon Seigneur. Mon ouïe, ma vue, ma chair, mon sang, mon cerveau et mes nerfs s’humilient devant Allah, le Seigneur des mondes »)
- Sunan an-Nasa'i, n°1055
Rapporté par Alqamah bin Wa'il : Mon père m’a dit : « J’ai prié derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai vu lever les mains au début de la prière, puis en s’inclinant, et quand il disait : Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), comme ceci. » Et (l’un des rapporteurs), Qais, a montré ses mains vers ses oreilles
- Sunan an-Nasa'i, n°1057
Rapporté par Salim, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) levait les mains jusqu’à la hauteur de ses épaules au début de la prière, et quand il relevait la tête de l’inclinaison, il faisait de même. Quand il disait : Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), il disait : « Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange) », et il ne levait pas les mains entre les deux prosternations
- Sunan an-Nasa'i, n°1059
Rapporté par Ibn 'Umar : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) commençait la prière, il levait les mains jusqu’à la hauteur de ses épaules, puis il le faisait aussi quand il prononçait le takbir avant de s’incliner, et quand il relevait la tête de l’inclinaison, il levait aussi les mains et disait : « Sami Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend celui qui Le loue ; Notre Seigneur, à Toi la louange) », et il ne le faisait pas lors de la prosternation
- Sunan an-Nasa'i, n°1060
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Prophète (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison, il disait : « Allahumma Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange) »
- Sunan an-Nasa'i, n°1061
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est tombé d’un cheval sur son côté droit, et des gens sont venus lui rendre visite. L’heure de la prière arriva, et quand il eut terminé, il dit : « L’imam est là pour être suivi, donc quand il s’incline, inclinez-vous, et quand il se relève, relevez-vous, et quand il dit : “Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)”, dites : “Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)”. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1062
Rapporté par Rifa'ah bin Rafi : Un jour, nous priions derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et quand il releva la tête de l’inclinaison, il dit : « Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue). » Un homme derrière lui dit : « Rabbana wa lakal-hamd, hamdan kathiran tayyiban mubarakan fih (Ô notre Seigneur, à Toi la louange, une louange abondante, pure et bénie). » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) eut terminé, il dit : « Qui a parlé à l’instant ? » L’homme répondit : « C’est moi, ô Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « J’ai vu plus de trente anges se précipiter pour voir lequel l’écrirait en premier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1064
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah : Il a entendu Abu Musa dire : « Le Prophète d’Allah (ﷺ) nous a parlé et nous a enseigné notre Sunna et notre prière. Il a dit : “Quand vous priez, alignez vos rangs et que l’un d’entre vous dirige la prière. Quand l’imam dit le takbir, dites le takbir. Quand il récite : ‘Non pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés’, dites : ‘Amin’, et Allah vous exaucera. Quand il dit le takbir et s’incline, dites le takbir et inclinez-vous. L’imam s’incline avant vous et se relève avant vous.” Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Cela compense cela. Et quand il dit : ‘Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)’, dites : ‘Allahumma Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange)’, Allah vous entendra, car Allah a dit par la bouche de Son Prophète (ﷺ) : ‘Allah entend celui qui Le loue.’ Et quand il dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous. L’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous.” Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Cela compense cela. Et quand il est assis, que la première chose que vous disiez soit : At-tahiyaatut-tayyibatus-salawatuLillah, salamun ‘alayka ayyuhanabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu, salamun ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin, ashhadu an la ilaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh (Toutes les salutations, les bonnes paroles et les prières sont pour Allah, paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager) – sept phrases qui sont la salutation de la prière.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1066
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) disait : « Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue) », il disait : « Allahumma Rabbana wa lakal-hamd, mil’as-samawati wa mil’al-ardi wa mil’ama shi’ta min shay’in ba’d (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, remplissant les cieux, remplissant la terre et tout ce que Tu veux d’autre après). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1067
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) voulait se prosterner après l’inclinaison, il disait : « Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd, mil’as-samawati wa mil’al-ardi wa mil’ama shi’ta min shay’in ba’d (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, remplissant les cieux, remplissant la terre et tout ce que Tu veux d’autre après). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1074
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait dans la prière, quand il disait : « Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; Ô notre Seigneur, à Toi la louange) », puis il disait debout, avant de se prosterner : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. » Ensuite, il disait : « Allah est le Plus Grand » puis se prosternait. Les gens de Mudar et leurs environs étaient opposés au Messager d’Allah (ﷺ) à cette époque
- Sunan an-Nasa'i, n°1089
Rapporté par Wa'il bin Hujr : "J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) ; quand il se prosternait, il posait d’abord ses genoux avant ses mains, et quand il se relevait, il levait ses mains avant ses genoux
- Sunan an-Nasa'i, n°1100
Rapporté par 'Aishah : Une nuit, j’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là, et je l’ai trouvé alors qu’il était en prosternation, les pieds dressés. Il disait : "Allahumma, inni a'udhu biridaka min sakhatik, wa bimu'afatika min 'uqubatik, wa bika minka la uhsi thana'an 'alaika anta kama athnaita 'ala nafsik" ("Ô Allah, je cherche refuge auprès de Ta satisfaction contre Ta colère, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, et auprès de Toi contre Toi-même. Je ne peux pas Te louer comme il se doit, Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même)
- Sunan an-Nasa'i, n°1102
Rapporté par Wa'il bin Hujr : Je suis venu à Médine et j’ai dit : "Je vais observer la prière du Messager d’Allah (ﷺ)." Il a prononcé le takbir et a levé les mains jusqu’à ce que je voie ses pouces près de ses oreilles. Quand il voulait s’incliner, il disait le takbir et levait les mains. Ensuite, il relevait la tête et disait : "Sami Allahu liman hamidah" ("Allah entend celui qui Le loue"). Puis il disait le takbir et se prosternait, et ses mains étaient dans la même position par rapport à ses oreilles qu’au début de la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1121
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante maternelle Maimunah bint Al-Harith, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dormi chez elle. Je l’ai vu se lever pour aller aux toilettes, puis il est allé à l’outre, a défait la corde et a fait ses ablutions avec une quantité d’eau modérée. Ensuite, il est allé se coucher et a dormi. Puis il s’est levé de nouveau, est allé à l’outre, a défait la corde et a refait ses ablutions comme la première fois. Ensuite, il s’est levé pour prier, et quand il s’est prosterné, il a dit : "Allahummaj'al fi qalbi nuran waj'al fi sami' nuran waj'al fi basri nuran, waj'al min tahti nuran waj'al min fawqi nuran, wa 'an yamini nuran wa 'an yasari nuran waj'al amami nuran, waj'al khalfi nuran wa a'zimli nura" ("Ô Allah, mets de la lumière dans mon cœur, mets de la lumière dans mon ouïe, mets de la lumière dans ma vue, mets de la lumière sous moi, mets de la lumière au-dessus de moi, mets de la lumière à ma droite, mets de la lumière à ma gauche, mets de la lumière devant moi, mets de la lumière derrière moi, et rends la lumière plus grande pour moi.") Puis il a dormi jusqu’à ce qu’il se mette à ronfler, puis Bilal est venu le réveiller pour la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1122
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait lorsqu’il s’inclinait et se prosternait : "Subhanakallahumma, Rabbana wa bihamdik. Allahumma-ghfirli" ("Gloire à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et louange. Ô Allah, pardonne-moi"), suivant l’ordre du Coran
- Sunan an-Nasa'i, n°1123
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait lorsqu’il s’inclinait et se prosternait : "Subhanaka Allahumma, Rabbana wa bihamdik. Allahumma-ghfirli" ("Gloire à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et louange. Ô Allah, pardonne-moi"), suivant l’ordre du Coran
- Sunan an-Nasa'i, n°1124
Rapporté par Aishah : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas dans le lit, alors j’ai commencé à le chercher, pensant qu’il était allé chez l’une de ses épouses. Puis ma main l’a touché alors qu’il était en prosternation et disait : "Allahummaghfirli ma asrartu wa ma a'lant" ("Ô Allah, pardonne-moi ce que j’ai caché et ce que j’ai fait ouvertement)
- Sunan an-Nasa'i, n°1125
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là et j’ai pensé qu’il était parti rendre visite à l’une de ses concubines. Je l’ai cherché et je l’ai trouvé en prosternation, disant : "Rabbighfirli ma asrartu wa ma a’lantu" ("Ô Allah, pardonne-moi ce que j’ai caché et ce que j’ai fait ouvertement)
- Sunan an-Nasa'i, n°1126
Rapporté par ‘Ali : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) se prosternait, il disait : "Allahumma laka sajadtu wa laka aslamtu wa bika amantu sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa sawwarahu fa ahsana suratahu wa shaqqa sam’ahu wa basarahu, tabarak Allahu ahsanul-khaliqin" ("Ô Allah, c’est pour Toi que je me prosterne, c’est à Toi que je me soumets et en Toi que je crois. Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé et façonné de la meilleure façon, qui lui a donné l’ouïe et la vue. Béni soit Allah, le meilleur des créateurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°1128
Rapporté par Muhammad bin Maslamah : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour prier la nuit, il disait en se prosternant : "Allahumma laka sajadtu wa bika amantu wa laka aslamtu, Allahumma anta Rabbi, sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa sawwarahu wa shaqqa sam’ahu wa basarahu, tabarak Allahu ahsanul-khaliqin" ("Ô Allah, c’est pour Toi que je me prosterne, en Toi que je crois, à Toi que je me soumets. Ô Allah, Tu es mon Seigneur. Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé et formé, qui lui a donné l’ouïe et la vue. Béni soit Allah, le meilleur des créateurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°1129
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) disait, lorsqu’il faisait une prosternation requise lors de la récitation du Coran la nuit : "Sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa sawwarahu wa shaqqa sam’ahu wa basarahu bihawlihi wa quwwatih" ("Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé et formé, qui lui a donné l’ouïe et la vue par Sa puissance et Sa force)
- Sunan an-Nasa'i, n°1130
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là une nuit et je l’ai trouvé en prosternation, le dessus de ses pieds tourné vers la Qibla. Je l’ai entendu dire : "A’udhu biridaka min sakhatika, wa a’udhu bimu ‘afatika min ‘uqubatika wa a’udhu bika minka la uhsi thana’an ‘alaika anta kama athnaita ‘ala nafsik" ("Je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, je cherche refuge dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Je ne peux pas Te louer comme il se doit, Tu es comme Tu T’es loué Toi-même)
- Sunan an-Nasa'i, n°1131
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là une nuit, et j’ai pensé qu’il était parti chez une de ses autres épouses. J’ai cherché à le toucher, et je l’ai trouvé en inclinaison ou en prosternation, disant : "SubhanakAllahumma wa bihamdika la ilaha ila ant" ("Gloire et louange à Toi, ô Allah, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi"). Elle a dit : "Que mon père et ma mère soient donnés en rançon pour toi. Je pensais que tu faisais une chose alors que tu en faisais une toute autre
- Sunan an-Nasa'i, n°1142
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad, d’après son père — et Alqamah — que : ‘Abdullah a dit : "J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) dire le takbir à chaque fois qu’il descendait, se relevait, se levait ou s’asseyait ; il disait le salam à droite et à gauche : 'As-salamu alaykum wa rahmatulah' ('Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous'), au point que l’on voyait la blancheur de sa joue." Il a dit : "Et j’ai vu Abu Bakr et ‘Umar, qu’Allah (SWT) les agrée tous deux, faire de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1154
Rapporté par Wa’il bin Hujr : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) poser d’abord ses genoux au sol avant ses mains en se prosternant, et lorsqu’il se relevait, il levait ses mains avant ses genoux
- Sunan an-Nasa'i, n°1156
Rapporté par Abu Bakr bin 'Abdur-Rahman et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Ils ont prié derrière Abu Hurairah, que Allah (SWT) l’agrée, et lorsqu’il s’inclinait, il disait le takbir, puis en se relevant il disait : "Sami Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd." Ensuite il se prosternait en disant le takbir, puis se relevait en disant le takbir, puis il disait le takbir en se levant après cette rak‘a. Il disait ensuite : "Par Celui qui détient mon âme, parmi vous, c’est ma prière qui ressemble le plus à celle du Messager d’Allah (ﷺ). Et il a continué à prier ainsi jusqu’à sa mort
- Sunan an-Nasa'i, n°1159
Rapporté par Wa’il bin Hujr : Je suis venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai vu lever les mains à hauteur des épaules au début de la prière et avant de s’incliner. Lorsqu’il s’asseyait après les deux premières rak‘as, il s’asseyait sur son pied gauche et gardait le pied droit dressé. Il posait sa main droite sur sa cuisse droite et levait son doigt pour l’invocation, et posait sa main gauche sur sa cuisse gauche. Il a ajouté : "L’année suivante, je suis revenu et je les ai vus lever les mains à l’intérieur de leurs manteaux
- Sunan an-Nasa'i, n°1162
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris à dire, lorsque nous nous asseyions après deux rak‘as : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1163
Rapporté par 'Abdullah : Avant, nous ne savions pas quoi dire dans chaque rak‘a, à part glorifier, exalter et louer notre Seigneur. Mais Muhammad (ﷺ) nous a tout appris sur ce qui est bien. Il a dit : "Lorsque vous vous asseyez après chaque deux rak‘as, dites : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ensuite, choisissez l’invocation que vous voulez et demandez à Allah le Tout-Puissant avec celle-ci
- Sunan an-Nasa'i, n°1164
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris le tashahhud pour la prière et le tashahhud pour Al-Hajah. Le tashahhud pour la prière est : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) (jusqu’à la fin du tashahhud)
- Sunan an-Nasa'i, n°1165
Rapporté par Yahya-Ibn Adam : J’ai entendu Sufyan réciter ce tashahhud dans les prières obligatoires et surérogatoires, et il a dit : "Abu Ishaq nous a rapporté d’Abu Al-Ahwas, d’Abdullah, du Prophète (ﷺ)." Et Mansur et Hammad nous ont rapporté d’Abu Wa’il, d’Abdullah, du Prophète (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1166
Rapporté par Al-Aswad et 'Alqamah, d’après Abdullah bin Mas'ud : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous ne savions rien, puis le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : "Chaque fois que vous vous asseyez (dans la prière), dites : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1167
Rapporté par 'Alqamah bin Qais, d’après 'Abdullah : Avant, nous ne savions pas quoi dire dans la prière, puis le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris des paroles claires et concises. Il nous a dit : "Dites : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) (Un des rapporteurs, 'Ubaidullah, a dit : "Zaid bin Hammad a rapporté d’Ibrahim que 'Alqamah a dit : 'J’ai vu Ibn Mas'ud nous enseigner ces paroles comme il nous enseignait le Coran)
- Sunan an-Nasa'i, n°1168
Rapporté par Ibn Mas'ud : Quand nous priions avec le Messager d’Allah (ﷺ), nous disions : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika’il." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas : 'Que la paix soit sur Allah', car Allah est As-Salam. Dites plutôt : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1169
Rapporté par Ibn Mas'ud : Nous avions l’habitude de prier avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous disions : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika’il." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas : 'Que la paix soit sur Allah', car Allah est As-Salam. Dites plutôt : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1170
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit dans le tashahhud : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1171
Rapporté par Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris le tashahhud comme il nous apprenait une sourate du Coran : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1172
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah, d’après Al-Ash'ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé et nous a appris nos traditions et notre prière. Il a dit : "Alignez vos rangs, puis que l’un de vous dirige la prière. Quand il dit le takbir, dites le takbir ; quand il dit : 'Wa lad-dallin', dites 'Amin' et Allah (SWT) vous exaucera. Quand l’imam dit le takbir et s’incline, dites le takbir et inclinez-vous, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Quand il dit : 'Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)', dites : 'Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)', Allah (SWT) vous entendra, car Allah, le Tout-Puissant, a dit par la bouche de Son Prophète (ﷺ) : 'Allah entend celui qui Le loue.' Puis, quand l’imam dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Ensuite, quand vous êtes assis, que la première chose que l’un de vous dise soit : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1173
Rapporté par Hittan bin Abdullah : Ils ont prié avec Abu Musa et il a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Quand vous êtes assis, que les premiers mots que l’un de vous dise soient : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1174
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait le Coran, et il disait : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1175
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous apprenait le tashahhud comme il nous apprenait une sourate du Coran : "Bismillah, wa billahi. At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ashahdu an la illaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. A'sal Allahal-jannah wa a'udhu Billahi min an-nar." (Les compliments, les prières et les paroles pures appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Je demande à Allah le Paradis et je cherche protection auprès d’Allah contre le Feu)
- Sunan an-Nasa'i, n°1263
Rapporté par Wa'il bin Hujr : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) lever les mains quand il commençait la prière, quand il s'inclinait, et quand il relevait la tête de l'inclinaison. Et quand il s'asseyait, il posait son pied gauche au sol et gardait son pied droit dressé, il mettait sa main gauche sur sa cuisse gauche, et sa main droite sur sa cuisse droite, formant un cercle avec son majeur et son pouce, et il pointait
- Sunan an-Nasa'i, n°1264
Rapporté par Wa'il bin Hujr : Il a vu le Prophète (ﷺ) assis pendant la prière. Il posait son pied gauche au sol et posait ses avant-bras sur ses cuisses, et il pointait avec son index en faisant des invocations
- Sunan an-Nasa'i, n°1265
Rapporté par Wa'il bin Hujr : J'ai dit : "Je vais observer le Messager d'Allah (ﷺ) pour voir comment il prie." Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé et s'est tourné vers la Qiblah, puis il a levé les mains à hauteur des oreilles, puis il a tenu sa main gauche avec sa main droite. Quand il voulait s'incliner, il levait aussi les mains, puis posait ses mains sur ses genoux. Quand il relevait la tête de l'inclinaison, il levait aussi les mains. Quand il se prosternait, il mettait ses mains au même niveau que sa tête, puis il s'asseyait et posait son pied gauche au sol. Il posait sa main gauche sur sa cuisse gauche et son coude droit sur sa cuisse droite, et formait un cercle avec deux de ses doigts. Et je l'ai vu faire ainsi" - Bishr (un des rapporteurs) a pointé avec l'index de sa main droite et a formé un cercle avec le pouce et le majeur
- Sunan an-Nasa'i, n°1268
Rapporté par Wa'il bin Hujr : Je vais observer le Messager d'Allah (ﷺ) pour voir comment il prie. Je l'ai donc observé. Et il a décrit (sa prière) : "Puis il s'est assis et a posé son pied gauche au sol, et a mis sa main gauche sur sa cuisse et son genou gauches. Il a posé son coude droit sur sa cuisse droite, puis il a formé un cercle avec deux doigts de sa main droite, puis il a levé son doigt et je l'ai vu le bouger, en faisant des invocations avec
- Sunan an-Nasa'i, n°1277
Rapporté par Ibn Mas'ud : Avant que le tashahhud ne soit prescrit, lorsque nous priions, nous avions l'habitude de dire : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika'il." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas cela, car en vérité Allah (SWT), le Puissant et Majestueux, est As-Salam. Dites plutôt : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager)
- Sunan an-Nasa'i, n°1279
Rapporté par Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Allah, le Puissant et Majestueux, est As-Salam (la source de la paix ; Celui qui est exempt de tout défaut), donc lorsque l'un de vous s'assied (pendant la prière), qu'il dise : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.)" Ensuite, après cela, qu'il choisisse les paroles qu'il veut
- Sunan an-Nasa'i, n°1280
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah qu'Al-Ash'ari a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a adressé la parole et nous a enseigné nos pratiques et notre prière. Il a dit : "Lorsque vous vous levez pour la prière, alignez vos rangs, puis que l'un d'entre vous dirige les autres. Quand il dit le takbir, dites le takbir ; quand il dit : 'Wa lad-dallin', dites 'Amin' et Allah (SWT) vous exaucera. Ensuite, quand il dit le takbir et s'incline, dites le takbir et inclinez-vous, car l'imam s'incline avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Quand il dit : 'Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)', dites : 'Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange)', Allah vous entendra, car en effet Allah (SWT), le Puissant et Majestueux, a dit par la bouche de Son Prophète : 'Allah entend celui qui Le loue.' Ensuite, quand il dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous, car l'imam se prosterne avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Ensuite, lorsque vous êtes assis, que ce qui suit fasse partie de ce que l'un de vous dit : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager)
- Sunan an-Nasa'i, n°1281
Rapporté par Jabir : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran : "Bismillah, wa billahi. At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. As'al Allahal-jannah wa a'udhu billahi min an-nar." (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Je demande à Allah le Paradis et je cherche refuge auprès d'Allah contre le Feu)
- Sunan an-Nasa'i, n°1285
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu à nous dans l'assemblée de Sa'd bin 'Ubadah et Bashir bin Sa'd lui a dit : "Allah nous a ordonné d'adresser des prières sur toi, ô Messager d'Allah ; comment devons-nous le faire ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) est resté silencieux jusqu'à ce que nous regrettions qu'il ait posé la question. Puis il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Et le salam est comme vous le savez
- Sunan an-Nasa'i, n°1286
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : On a dit au Prophète (ﷺ) : "On nous a ordonné d'adresser des prières et des salutations sur toi. Nous savons comment adresser les salutations, mais comment devons-nous adresser les prières ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim)
- Sunan an-Nasa'i, n°1287
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) Ibn Abi Laila a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Cela a été rapporté de son livre, et c'est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°1288
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) 'Abdur Rahman a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ceci est plus correct que le précédent. Et nous ne connaissons personne qui ait dit "Amr bin Murrah" à ce sujet, sauf dans ce cas. Et Allah (SWT) sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1289
Rapporté par Ibn Abi Laila : Ka'b bin Ujrah m'a dit : "Veux-tu que je t'offre un cadeau ?" Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1290
Rapporté par Musa bin Talha que son père a dit : "Nous avons dit : 'Ô Messager d'Allah, comment devons-nous adresser les prières sur toi ?' Il a dit : 'Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1291
Rapporté par Musa bin Talha, d'après son père : Un homme est venu voir le Prophète d'Allah (ﷺ) et a dit : "Comment devons-nous adresser les bénédictions sur toi, ô Prophète d'Allah ?" Il a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1292
Rapporté par Musa bin Talha : J'ai demandé à Zaid bin Kharijah qui a dit : "J'ai demandé au Messager d'Allah (ﷺ) et il a dit : Adressez des prières sur moi et faites des invocations avec ferveur, et dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°1293
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammadin 'abdika wa rasulika kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammadin wa 'ala ali Muhammadin kama barakta 'ala Ibrahim.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, comme Tu l'as fait pour Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim)
- Sunan an-Nasa'i, n°1294
Rapporté par 'Amr bin Sulam Az-Zuraqi : Abu Humaid As-Sa'idi m'a raconté qu'ils ont dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammadin wa azwajihi wa dhuriyatihi (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, ses épouses et sa descendance) – dans la version d'Al-Harith (l'un des deux rapporteurs) – kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammad wa azwajihi wa dhuriyatihi (comme Tu l'as fait pour Ibrahim et bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance) – tous deux ont dit – kama barakta 'ala ali Ibrahim innaka hamidun majid (comme Tu as béni la famille d'Ibrahim, Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Qutaibah nous a rapporté ce hadith deux fois, et il se peut qu'il ait manqué une partie
- Sunan an-Nasa'i, n°1298
Rapporté par 'Abdullah : Quand nous étions assis pendant la prière avec le Messager d'Allah (ﷺ), nous avions l'habitude de dire : "Que la paix (salam) soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur untel et untel." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas que la paix (salam) soit sur Allah (SWT), car Allah (SWT) est As-Salam (la Source de la paix ; Celui qui est exempt de tout défaut). Dites plutôt : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah.) Si vous dites cela, cela concernera tout serviteur pieux dans les cieux et sur la terre, 'ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu' (J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.) Ensuite, qu'il choisisse toute invocation qu'il souhaite dire après cela
- Sunan an-Nasa'i, n°1301
Rapporté par Hanzalah bin ‘Ali : Mihjan bin Al-Adra’ lui a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) entra dans la mosquée et il y avait un homme qui venait de finir sa prière et récitait le tashahhud. Il dit : “Allahumma inni as’aluka ya Allah! Bi-annakal-Wahidul-Ahad us-Samad, alladhi lam yalid wa lam yowled, wa lam yakun lahu kufuwan ahad, an taghfirali dhunubi, innaka antal-Ghafurur-Rahim.” (Ô Allah, je Te demande, Ô Allah, car Tu es l’Unique, l’Incomparable, le Soutien absolu, Celui qui n’a pas engendré et n’a pas été engendré, et nul n’est égal à Lui, pardonne-moi mes péchés, car Tu es le Pardonneur, le Miséricordieux.) Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : “Il a été pardonné,” et il le répéta trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1302
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr, d’après Abu Bakr As-Siddiq, que Allah les agrée tous les deux : Il dit au Messager d’Allah (ﷺ) : “Apprends-moi une invocation que je puisse réciter dans ma prière.” Il répondit : “Dis : ‘Allahumma inni zalamtu nafsi zulman kathiran wa la yaghfirudh-dhunuba illa anta faghfirli maghfiratan min ‘indika warhamni innaka antal-Ghafurur-Rahim.’ (Ô Allah, j’ai beaucoup fait du tort à moi-même et nul ne pardonne les péchés si ce n’est Toi. Accorde-moi un pardon venant de Toi et fais-moi miséricorde, car Tu es le Pardonneur, le Miséricordieux.)”
- Sunan an-Nasa'i, n°1305
Rapporté par Ata bin As-Sa’ib, d’après son père : Ammar bin Yasir nous dirigea dans la prière et la fit courte. Certains dirent : “Tu as abrégé la prière.” Il répondit : “Pourtant, j’ai récité des invocations que j’ai entendues du Messager d’Allah (ﷺ).” Lorsqu’il partit, un homme — c’était mon père mais il ne s’est pas nommé — le suivit et lui demanda cette invocation, puis il revint dire aux gens : “Allahumma bi ‘ilmikal-ghaibi wa qudratika ‘alal-khalqi ahyini ma ‘alimtal-hayata khairan li, wa tawaffani idha ‘alimtal-wafata khairan li. Allahumma wa as’aluka khashyataka fil-ghaibi wash-shahadati wa as’aluka kalimatal-haqqi fir-rida’i wal-ghadab, wa as’alukal-qasda fil-faqri wal-ghina, wa as’aluka na’iman la yanfadu wa as’aluka qurrata ‘aynin la tanqati’u wa as’alukar-rida’a ba’dal-qada’i wa as’aluka bardal-‘ayshi ba’dal-mawt, wa as’aluka ladhdhatan-nazari ila wajhika wash-shawqa ila liqa’ika fi ghayri darrā’a mudirratin wa la fitnatin mudillatin, Allahumma zayyinna bizīnatil-īmāni waj‘alna hudātan muhtadīn.” (Ô Allah, par Ta connaissance de l’invisible et Ton pouvoir sur la création, fais-moi vivre tant que Tu sais que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir si Tu sais que la mort est meilleure pour moi. Ô Allah, accorde-moi la crainte de Toi en secret et en public. Je Te demande de me rendre véridique dans mes paroles en cas de satisfaction ou de colère. Je Te demande d’être modéré dans la richesse comme dans la pauvreté. Je Te demande un bonheur qui ne s’épuise jamais, un plaisir des yeux qui ne cesse jamais, d’être satisfait après Ton décret et une vie paisible après la mort. Je Te demande la douceur de contempler Ton visage et le désir de Te rencontrer sans qu’une épreuve nuisible ou une tentation qui égare ne survienne. Ô Allah, embellis-nous par la parure de la foi et fais de nous des guides bien guidés)
- Sunan an-Nasa'i, n°1306
Rapporté par Qais bin ‘Ubad : Ammar bin Yasir dirigea les gens dans la prière et la fit courte. Cela sembla leur déplaire, alors il dit : “N’ai-je pas bien accompli l’inclinaison et la prosternation ?” Ils répondirent : “Si.” Il dit : “Et j’ai récité une invocation que le Prophète (ﷺ) disait : Allahumma bi ‘ilmikal-ghaiba wa qudratika ‘alal-khalqi ahyini ma ‘alimtal-hayata khairan li, wa tawaffani idha ‘alimtal-wafata khairan li. Allahumma as’aluka khashyataka fil-ghaibi wash-shahadati wa as’aluka kalimatul-haqqi fir-rida’i wal-ghadab, wa as’alukal-qasda fil-faqri wal-ghina, wa as’aluka na’iman la yanfadu wa as’aluka qurrata ‘aynin la tanqati’u wa as’alukar-rida’a ba’dal-qada’i wa as’aluka bardal-‘ayshi ba’dal-mawt, wa as’aluka ladhdhatan-nazari ila wajhika wash-shawqa ila liqa’ika fi fitnatin mudillatin, Allahumma zayyinna bizīnatil-īmāni waj‘alna hudātan muhtadīn.” (Ô Allah, par Ta connaissance de l’invisible et Ton pouvoir sur la création, fais-moi vivre tant que Tu sais que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir si Tu sais que la mort est meilleure pour moi. Ô Allah, accorde-moi la crainte de Toi en secret et en public. Je Te demande de me rendre véridique dans mes paroles en cas de satisfaction ou de colère. Je Te demande d’être modéré dans la richesse comme dans la pauvreté. Je Te demande un bonheur qui ne s’épuise jamais, un plaisir des yeux qui ne cesse jamais, d’être satisfait après Ton décret et une vie paisible après la mort. Je Te demande la douceur de contempler Ton visage et le désir de Te rencontrer sans qu’une épreuve qui égare ne survienne. Ô Allah, embellis-nous par la parure de la foi et fais de nous des guides bien guidés)
- Sunan an-Nasa'i, n°1309
Rapporté par Urwah bin Az-Zubair : ‘Aïsha lui a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) disait cette invocation dans sa prière : “Allahumma inni a’udhu bika min ‘adhab il-qabr wa a’udhu bika min fitnatil-masihid-dajjal, wa a’udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat, Allahumma inni a’udhu bika min al-ma’thami wal-maghram.” (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre la tentation du faux Messie, contre les épreuves de la vie et de la mort. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le péché et la dette.) Quelqu’un lui dit : “Tu demandes souvent la protection contre la dette !” Il répondit : “Quand une personne s’endette, elle ment en parlant et trahit quand elle promet.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1319
Rapporté par ‘Abdullah : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prononcer le takbir chaque fois qu’il descendait ou se relevait, ou qu’il se levait ou s’asseyait, et il disait le salam à droite et à gauche : “As-salamu ‘alaykum wa rahmatullah, as-salamu ‘alaykum wa rahmatullah” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous, que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous) au point que l’on voyait la blancheur de sa joue. J’ai vu aussi Abu Bakr et ‘Umar, que Allah les agrée, faire de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1320
Rapporté par Wasi’ bin Habban : Il demanda à ‘Abdullah bin ‘Umar comment le Messager d’Allah (ﷺ) priait. Il répondit : “Allahu Akbar” chaque fois qu’il descendait et “Allahu Akbar” chaque fois qu’il se relevait, puis il disait : “As-salamu ‘alaykum wa rahmatullah” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous) à droite et : “As-salamu ‘alaykum wa rahmatullah” à gauche
- Sunan an-Nasa'i, n°1321
Rapporté par Wasi’ bin Habban : J’ai dit à Ibn ‘Umar : “Raconte-moi comment le Messager d’Allah (ﷺ) priait ; comment faisait-il ?” Il mentionna le takbir et il cita : “As-salamu ‘alaykum wa rahmatullah” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous) à droite et : “As-salamu ‘alaykum” (que la paix soit sur vous) à gauche
- Sunan an-Nasa'i, n°1326
Rapporté par Jabir bin Samurah : J’ai prié avec le Messager d’Allah (ﷺ) et, lorsque nous disions le salam, nous faisions un geste de la main : "As-salamu 'alaykum wa rahmatullah" (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous). Le Messager d’Allah (ﷺ) nous regarda et dit : "Pourquoi faites-vous des gestes avec vos mains comme si c’étaient les queues de chevaux sauvages ? Lorsque l’un de vous dit le salam, qu’il se tourne vers ses compagnons et ne fasse pas de geste de la main
- Sunan an-Nasa'i, n°1337
Rapporté par Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ) : Quand il terminait la prière, le Messager d’Allah (ﷺ) demandait pardon trois fois et disait : "Allahumma anta as-salam, wa minka as-salam, tabarakta ya dhal-jalali wal-ikram" (Ô Allah, Tu es la source de la paix et de Toi vient la paix, béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et de générosité)
- Sunan an-Nasa'i, n°1339
Rapporté par Abu Az-Zubair : J’ai entendu Abdullah bin Az-Zubair dire depuis le minbar : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) disait le taslim, il disait : "La Ilaha Illallah wahdahu la sharika lah, lahul-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shay'in qadir, la hawla wala quwwata illa billahil-'azim ; la ilaha ill-Allahu wa la na'budu illa iyyah, ahlan-ni'mati wal-fadli wath-thana'il-hasan ; la ilaha ill-Allah, mukhlisina lahud-dina wa law karihal-kafirun" (Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose ; il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah le Tout-Puissant ; il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et nous n’adorons que Lui, la source de la bénédiction et de la bonté, et Celui qui mérite toute bonne louange. Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et nous Lui vouons une foi sincère même si les mécréants détestent cela)
- Sunan an-Nasa'i, n°1340
Rapporté par Abu Az-Zubair : Abdullah bin Az-Zubair récitait le tahlil après chaque prière en disant : "La Ilaha Illallah wahdahu la sharika lah, lahul-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shay'in qadir, la hawla wala quwwata illa billahil-'azim ; la ilaha ill-Allahu wa la na'budu illa iyyah, ahlan-ni'mati wal-fadli wath-thana'il-hasan ; la ilaha ill-Allah, mukhlisina lahud-dina wa law karihal-kafirun" (Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose ; il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah le Tout-Puissant ; il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et nous n’adorons que Lui, la source de la bénédiction et de la bonté, et Celui qui mérite toute bonne louange. Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et nous Lui vouons une foi sincère même si les mécréants détestent cela.) Puis Ibn Az-Zubair disait : "Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait le tahlil de cette manière après chaque prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1341
Rapporté par Warrad, le scribe d’Al-Mughirah bin Shu'bah : Muawiyah a écrit à Al-Mughirah bin Shu'bah en disant : "Dis-moi quelque chose que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ)." Il a dit : "Quand le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la prière, il disait : 'La Ilaha Illallah wahdahu la sharika lah, lahul-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shay'in qadir. Allahumma la mani'a lima a'taita wa la mu'tia lima mana'ta wa la yanfa'u dhal-jaddi minka al-jadd.' (Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Ô Allah, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et aucune richesse ou fortune ne peut être utile devant Toi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1342
Rapporté par Warrad : Al-Mughirah bin Shu'bah a écrit à Mu'awiyah (en disant) que le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire après chaque prière, après le taslim : "La Ilaha Illallah wahdahu la sharika lah, lahul-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shay'in qadir. Allahumma la mani'a lima a'taita wa la mu'tia lima mana'ta wa la yanfa'u dhal-jaddi minka al-jadd." (Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Ô Allah, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et aucune richesse ou fortune ne peut être utile devant Toi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1343
Rapporté par Warrad : Mu'awiyah a écrit à Al-Mughirah pour lui demander de lui écrire un hadith qu’il avait entendu du Messager d’Allah (ﷺ). Al-Mughirah lui a écrit : "Je l’ai entendu dire, lorsqu’il terminait la prière : 'La Ilaha Illallah wahdahu la sharika lah, lahul-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shay'in qadir' (Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose), trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1344
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) s’asseyait dans une assemblée ou priait, il disait certaines paroles. Aïcha lui demanda à propos de ces mots. Il répondit : "S’il a dit de bonnes paroles (et qu’il prononce cette invocation), cela les scellera pour les préserver jusqu’au Jour de la Résurrection, et s’il a dit autre chose, ces paroles seront une expiation pour lui : 'Subhanak Allahumma wa bihamdika, astaghfiruka wa atubu ilayk' (Gloire et louange à Toi, ô Allah, je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1345
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une femme juive est entrée chez moi et a dit : "Le châtiment de la tombe est à cause de l’urine." J’ai répondu : "Tu mens." Elle a dit : "Non, c’est vrai ; nous coupons notre peau et nos vêtements à cause de cela." Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour prier et nos voix se sont élevées. Il a dit : "Qu’est-ce que c’est ?" Je lui ai alors raconté ce qu’elle avait dit. Il a dit : "Elle a dit vrai." À partir de ce jour, il n’a plus jamais fait de prière sans dire, après la prière : "Rabba Jibril wa Mika'il wa Israfil, a’idni min harrin-nar wa 'adhabil-qabr" (Seigneur de Jibril, Mika'il et Israfil, protège-moi de la chaleur du Feu et du châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°1346
Rapporté par 'Ata bin Abi Marwan, d’après son père : Ka'b lui a juré : "Par Allah qui a fendu la mer pour Moussa, nous trouvons dans la Torah que lorsque Dawud, le Prophète d’Allah, terminait sa prière, il disait : 'Allahumma Aslih li dini-lladhi ja'altahu li 'ismatan wa aslih li dunyaya-llati ja'alta fiha ma'ashi, Allahumma inni a'udhu biridaka min sakhatik wa a'udhu bi'afwika min naqmatika wa a'udhu bika minka, la mani'a lima a'taita wa la mu'tia lima mana'ta wa la yanfa'u dhal-jaddi minka al-jadd' (Ô Allah, améliore ma religion que Tu as faite pour moi comme protection, et améliore ma vie d’ici-bas que Tu as rendue source de subsistance. Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et aucune richesse ou fortune ne peut être utile devant Toi.)" Il a dit : "Et Ka'b m’a dit que Suhaib lui a dit que Muhammad (ﷺ) disait ces paroles quand il avait terminé la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1347
Rapporté par Muslim bin Abi Bakrah : Mon père avait l’habitude de dire après chaque prière : "Allahumma inni a'udhu bika min al-kufri wal-faqri wa 'adhab al-qabr" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la mécréance, la pauvreté et le châtiment de la tombe), et je les disais aussi. Mon père m’a demandé : "Mon fils, de qui as-tu appris cela ?" J’ai dit : "De toi." Il a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de les dire après la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1404
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) nous a enseigné la Khutbat Al-Hajah : « Alhamduu lillahi nasta'inuhu wa nastagfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina wa sayi'ati a'malina. Man yahdihillahu fala mudilla lahu wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashhadu an la ilaha illallahu wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration sauf Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ensuite, il a récité les trois versets suivants : « Ô vous qui croyez : Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans ; Ô gens : Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule personne, et d’elle Il a créé son épouse, et d’eux Il a fait naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah par qui vous vous réclamez les uns les autres, et respectez les liens de parenté. Certes, Allah vous observe constamment ; Ô vous qui croyez : Craignez Allah et dites toujours la vérité. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1472
Rapporté par Ibn Shihab, d'après 'Urwah bin Az-Zubair, d'après 'Aishah : "Le soleil s'est éclipsé du vivant du Messager d'Allah (ﷺ). Il s'est levé et a dit le takbir, et les gens se sont alignés derrière lui. Le Messager d'Allah (ﷺ) a récité longuement, puis il a dit le takbir et s'est incliné longuement, puis il a relevé la tête et a dit : Sami Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd. Ensuite, il s'est relevé et a récité longuement, mais moins longtemps que la première récitation, puis il a dit le takbir et s'est incliné, mais moins longtemps que la première inclinaison. Ensuite, il a dit : Sami Allahu liman hamidah, puis il s'est prosterné. De cette manière, il s'est incliné quatre fois, et l'éclipse s'est terminée avant qu'il n'ait fini. Ensuite, il s'est levé et a parlé aux gens. Il a loué et glorifié Allah (SWT), le Puissant et le Sublime, comme Il le mérite, puis il a dit : Le soleil et la lune sont deux des signes d'Allah (SWT), le Très-Haut. Ils ne s'éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu'un. Si vous voyez cela (l'éclipse), alors priez jusqu'à ce que cela se termine. Et le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Pendant que j'étais debout à l'instant, j'ai vu tout ce qui vous a été promis. Quand vous m'avez vu avancer, je voulais prendre une grappe de fruits du Paradis. Et j'ai vu l'Enfer ; des parties de celui-ci dévoraient d'autres parties lorsque vous m'avez vu reculer. Et j'y ai vu Ibn Luhayy, qui a été le premier à instaurer la Sa'ibah
- Sunan an-Nasa'i, n°1494
Rapporté par Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié, s’inclinant quatre fois, et il récitait à haute voix, et chaque fois qu’il relevait la tête, il disait : "Sami Allahu liman hamidah. Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent. Notre Seigneur, à Toi la louange)
- Sunan an-Nasa'i, n°1617
Rapporté par 'Asim bin Humaid : J’ai demandé à 'Aishah par quoi il – c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) – commençait le Qiyam Al-Lail. Elle a dit : "Tu m’as posé une question que personne ne m’avait posée avant toi. Le Messager d’Allah (ﷺ) disait le takbir dix fois, le tahmid dix fois, le tasbih dix fois, le tahlil dix fois, demandait pardon dix fois, et disait : Allahummaghfirli, wahdini, warzuqni wa 'afini. A'udhu billahi min diqil-maqami yawmal-qiyamah (Ô Allah, pardonne-moi, guide-moi, accorde-moi la subsistance et la santé. Je cherche refuge auprès d’Allah contre la difficulté du Jour de la Résurrection)
- Sunan an-Nasa'i, n°1618
Rapporté par Rabi'ah bin Ka'b Al-Aslami : Je passais la nuit chez le Prophète (ﷺ) et je l’entendais, lorsqu’il priait le Qiyam la nuit, dire : "Subhan Allahi Rabil-Alamin (Gloire à Allah, le Seigneur des mondes)" pendant longtemps, puis il disait : "Subhan Allah wa bi hamdih (Gloire et louange à Allah)" pendant longtemps
- Sunan an-Nasa'i, n°1619
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour prier le Tahajjud, il disait : Allahumma, lakal-hamdu anta nurus-samawati wal-ardi wa man fihinna wa lakal-hamdu anta qayyamus-samawati wal ardi wa man fihinna wa lakal-hamdu, anta haqqun wa wa'duka haqqun wal jannatu haqqun wan-nuru haqqun wan-nabiyyuna haqqun wa Muhammadan haqqun, laka aslant wa 'alaika tawakkaltu wa bika amant. (Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange ; Tu es la Vérité, Ta promesse est vraie, le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie, les Prophètes sont vrais et Muhammad est vrai. C’est à Toi que je me soumets, en Toi que je place ma confiance et en Toi que je crois.)" Puis (un des rapporteurs) Qutaibah a mentionné quelques mots dont le sens était : "Wa bika khasamtu wa ilaika hakamtu, ighfirli ma quadrate wa ma akhkhartu wa ma a'lantu antal-muqaddimu wa antal-mu'khkhir, la ilaha illa anta wa la hawla wa la quwwata illa billah (Et avec Ton aide je discute [avec mes adversaires, les non-croyants], et je Te prends comme juge [entre nous]. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, et ceux que je commets ouvertement. Tu es Celui qui avance et Celui qui retarde. Il n’y a de dieu que Toi et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°1625
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : J’ai demandé à 'Aishah : "Par quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il sa prière ?" Elle a répondu : "Quand il se levait pour prier la nuit, il commençait sa prière en disant : Allahumma Rabba Jibril wa Maika'il wa Israfil; Fatirus-samawati wal-ard, 'alim al-ghaybi wash-shahadah, anta tahkumu bayna 'ibadika fima kanu fihi yakhtalifun, Allahumma ihdini limakhtulifa fihi min al-haqq innaka tahdi man tasha'ila siratin mustaqim (Ô Allah, Seigneur de Jibril, Mika'il et Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce en quoi ils divergent. Ô Allah, guide-moi vers la vérité sur laquelle il y a divergence, car c’est Toi qui guides vers le droit chemin)
- Sunan an-Nasa'i, n°1746
Rapporté par Al-Hasan bin Ali : "Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a appris ces paroles à dire dans la prière du witr. Il a dit : Dis : 'Allahumma ihdini fiman hadayta wa 'afini fiman afayta wa tawallani fiman tawallayta wa barik li fima a'tayta, wa qini sharra ma qadayta, fa innaka taqdi wa la yuqda 'alayk, wa innahu la yadhillu man walayta, tabarakta Rabbana wa ta'alayt. Wa salla Allahu 'ala an-Nabi Muhammad.' (Ô Allah, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi la santé parmi ceux à qui Tu l'as accordée, protège-moi parmi ceux que Tu as protégés, bénis-moi dans ce que Tu m'as donné, et préserve-moi du mal de ce que Tu as décrété. Car c'est Toi qui décrètes et nul ne peut Te contraindre ; et celui que Tu protèges n'est jamais humilié. Tu es béni, notre Seigneur, et Tu es élevé. Et qu'Allah prie sur le Prophète Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°1747
Rapporté par Ali bin Abi Talib : Le Prophète (ﷺ) disait à la fin de la prière du witr : "Allahumma inni a'udhu bi ridaka min sakhatika wa bi mu'afatika min 'uqubatika, wa a'udhu bika minka la uhsi thana'an 'alayka, anta kama athnayta 'ala nafsik." (Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment. Je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même ; je ne peux pas Te louer comme il se doit ; Tu es comme Tu T'es loué Toi-même)
- Sunan an-Nasa'i, n°1820
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah a dit : "Aucun d'entre vous ne doit souhaiter la mort à cause d'un malheur qui lui arrive. Qu'il dise plutôt : Allahumma ahini ma kanatil-hayatu khairanli wa tawaffani idha kanatil-wafatu khairanli (Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir quand la mort est meilleure pour moi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1821
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah a dit : "Aucun d'entre vous ne doit souhaiter la mort à cause d'un malheur qui lui arrive. S'il doit vraiment le souhaiter, qu'il dise : Allahumma ahini ma kanatil-hayatu khairanli wa tawaffani idha kanatil-wafatu khairanli (Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir quand la mort est meilleure pour moi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1822
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah a dit : "Ne priez pas pour la mort et ne la souhaitez pas. Celui qui insiste pour le faire, qu'il dise : Allahumma ahini ma kanatil-hayatu khairanli wa tawaffani idha kanatil-wafatu khairanli (Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir quand la mort est meilleure pour moi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1825
Rapporté par Umm Salamah : "J'ai entendu le Messager d'Allah dire : Quand vous voyez un mort, dites quelque chose de bien, car les anges disent 'Amin' à ce que vous dites. Quand Abu Salamah est décédé, j'ai demandé : 'Ô Messager d'Allah, que dois-je dire ?' Il a dit : 'Dis : Allahummaghfirlanaa wa lahu wa a 'qibni minhu 'uqbai hasanah (Ô Allah, pardonne-nous et pardonne-lui, et accorde-moi une bonne compensation pour cette perte).' Puis Allah, le Puissant et le Sublime, m'a compensée avec Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°2039
Rapporté par 'Aïcha : Chaque fois que c’était la nuit où le Messager d’Allah restait chez moi, il sortait à la fin de la nuit vers Al-Baqi’ et disait : "As-salamu 'alaykum dara qawmin mu’minin, wa inna wa iyyakum mutawa’idun ghadan wa mutawakilun, wa inna in sha’ Allahu bikum lahiqun. Allahummaghfir li ahli baqi’il gharaqad." (Que la paix soit sur vous, ô demeure de gens croyants. Nous et vous nous rappelions le Jour de la Résurrection et nous comptons les uns sur les autres pour l’intercession et le témoignage. Bientôt nous vous rejoindrons, si Allah le veut. Ô Allah, pardonne aux gens de Baqi’ Al-Gharqad)
- Sunan an-Nasa'i, n°2040
Rapporté par Sulaiman bin Buraidah, d’après son père : Quand le Messager d’Allah arrivait au cimetière, il disait : "As-salamu 'alaykum ahli ad-diyari min al-mu’minin wal-muslimin wa inna I sha’ Allahu bikum lana faratun wa nahnu lakum taba’un, as’alullahal-‘afiyata lana wa lakum." (Que la paix soit sur les habitants de ce lieu parmi les croyants et les musulmans. Bientôt nous vous rejoindrons, si Allah le veut. Vous nous avez précédés et nous vous suivrons. Je demande à Allah la sécurité pour nous et pour vous)
- Sunan an-Nasa'i, n°2063
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah leur enseignait cette invocation comme il leur enseignait les sourates du Coran : "Allahumma inna na‘udhu bika min ‘adhabil-qabri wa a‘udhu bika min fitnatil-masihid-dajjal, wa a‘udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat" ("Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve du Messie Dajjal, et contre les épreuves de la vie et de la mort)
- Sunan an-Nasa'i, n°2458
Rapporté par Wa'il ibn Hujr : Le Prophète a envoyé un collecteur qui est venu chez un homme qui lui a donné un jeune chameau maigre, tout juste sevré. Le Prophète a dit : "Nous avons envoyé le collecteur de la Zakah d’Allah et de Son Messager, et untel lui a donné un jeune chameau maigre, tout juste sevré. Ô Allah, ne bénis ni lui ni ses chameaux !" Quand l’homme a appris cela, il est venu avec une belle chamelle et a dit : "Je me repens auprès d’Allah et de Son Prophète." Le Prophète a dit : "Ô Allah, bénis-le ainsi que ses chameaux !" (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2731
Rapporté par Bakr bin 'Abdullah Al-Muzani : Anas a dit : « J’ai entendu le Prophète réciter la Talbiyah pour la ‘Umrah et le Hajj ensemble. J’en ai parlé à Ibn 'Umar, qui a dit : “Il a récité la Talbiyah seulement pour le Hajj.” J’ai rencontré Anas et je lui ai rapporté ce qu’Ibn 'Umar avait dit, et Anas a répondu : “Tu penses que nous ne sommes que des enfants ? J’ai entendu le Messager d’Allah dire : ‘Labbaika ‘Umratan wa Hajjan ma’an’ (Me voici, ô Allah, pour la ‘Umrah et le Hajj ensemble).” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2766
Rapporté par Hilal bin Khabbab : "J'ai demandé à Sa'eed bin Jubair au sujet d'un homme qui fait le Hajj et pose une condition. Il a dit : 'Les conditions sont des choses que les gens font entre eux.' J'ai raconté le hadith de 'Ikrimah, et il m'a rapporté de la part d'Ibn 'Abbas que Duba'ah bint Az-Zubair bin 'Abdul-Muttalib est venue auprès du Prophète ﷺ et a dit : 'Ô Messager d'Allah, je veux faire le Hajj, que dois-je dire ?' Il a dit : 'Dis : Labbaik Allahumma ! Labbaika wa mahilli min al-ardihayth tahbisuni (Me voici, ô Allah, me voici, et je sortirai de l'Ihram à l'endroit où Tu décideras que je ne peux pas continuer).' Et toute condition que tu poses sera acceptée par ton Seigneur
- Sunan an-Nasa'i, n°2961
Rapporté par Bajir : « Le Messager d’Allah ﷺ a fait le tour de la Maison sept fois, marchant rapidement (Raml) lors de trois tours, et marchant normalement lors de quatre. Puis il s’est tenu près du Maqam et a prié deux unités. Ensuite, il a récité : “Et prenez le Maqam (place) d’Ibrahim comme lieu de prière”, en élevant la voix pour que les gens entendent. Puis il est allé faire le Sa’i et a dit : “Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.” Il a donc commencé par As-Safa, y est monté jusqu’à voir la Maison, et il a dit trois fois : “La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shayin qadir (Nul n’est digne d’adoration sauf Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté et la louange, Il donne la vie et la mort, et Il a pouvoir sur toute chose).” Ensuite, il a proclamé la grandeur d’Allah, puis a invoqué autant qu’il le voulait. Ensuite, il est descendu en marchant jusqu’à atteindre le fond de la vallée, puis il a accéléré le pas jusqu’à ce que le terrain remonte. Ensuite, il a marché jusqu’à Al-Marwah, y est monté, et en voyant la Maison, il a dit : “La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shayin qadir.” Il l’a dit trois fois, puis il a évoqué Allah, l’a glorifié et loué, puis il a invoqué aussi longtemps qu’Allah l’a voulu. Et il a fait ainsi jusqu’à terminer le Sa’i. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2972
Rapporté par Jabir : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu au sommet de As-Safa, il a prononcé le Takbir trois fois et a dit : “La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shayin qadir (Nul n’est digne d’adoration sauf Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté et la louange, Il donne la vie et la mort, et Il a pouvoir sur toute chose).” Il l’a fait trois fois, a invoqué, et a fait de même au sommet de Al-Marwah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2974
Rapporté par Jabir : « Le Messager d’Allah ﷺ a fait le tour de la Maison sept fois, marchant rapidement pendant trois tours et normalement pendant trois autres. Ensuite, il s’est tenu au Maqam (place) d’Ibrahim comme lieu de prière, en élevant la voix pour que les gens entendent. Puis il est allé toucher la Pierre Noire, puis il est parti faire le Sa’i et a dit : “Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.” Il a donc commencé par As-Safa, y est monté jusqu’à voir la Maison, et il a dit trois fois : “La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shayin qadir.” Ensuite, il a proclamé la grandeur d’Allah et l’a loué, puis il a invoqué autant qu’il le voulait. Ensuite, il est descendu en marchant jusqu’à atteindre le fond de la vallée, puis il a accéléré le pas jusqu’à ce que le terrain remonte. Ensuite, il a marché jusqu’à Al-Marwah, y est monté, et en voyant la Maison, il a dit : “La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shayin qadir.” Il l’a dit trois fois, puis il a évoqué Allah, l’a glorifié et loué, puis il a invoqué aussi longtemps qu’Allah l’a voulu. Et il a fait ainsi jusqu’à terminer le Sa’i. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2984
Rapporté par Jabir bin Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ est allé à Al-Marwah et y est monté jusqu’à voir la Maison, puis il a dit : « La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir (Nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté et la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose). » Il a répété cela trois fois, puis il a évoqué Allah, l’a glorifié et loué, puis il a invoqué aussi longtemps qu’Allah l’a voulu. Il a fait cela jusqu’à ce qu’il termine le Sa’i
- Sunan an-Nasa'i, n°2985
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah ﷺ est allé à As-Safa, y est monté et a dit : « La ilaha illallah, Wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir (Nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté et la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose). » Ensuite, il a marché jusqu’à atteindre un terrain plat, puis il a accéléré le pas jusqu’à ce que le terrain commence à monter. Puis il a marché jusqu’à Al-Marwah et il a fait la même chose qu’à As-Safa, jusqu’à ce qu’il termine son Sa’i
- Sunan an-Nasa'i, n°3253
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ apprenait à ses Compagnons à faire la prière de consultation (Istikhara) dans toutes les affaires, comme il leur apprenait des sourates du Coran. Il disait : "Si l’un de vous hésite sur une décision à prendre, qu’il fasse deux unités de prière surérogatoire, puis qu’il dise : Allahumma inni astakhiruka bi 'ilmika wa astaqdiruka bi qudratika wa as'aluka min fadlika, fa innaka taqdiru wa la aqdir, wa ta'lamu wa la a'lam, wa anta 'allam al-ghuyub. Allahumma in kunta ta'lamu anna hadhal-amra khayrun li fi dini wa ma'ashi wa aqibati amri faqdurhu li wa yassirhu li thumma barik li fihi. Allahumma, wa in kunta ta'lamu annahu sharrun li fi dini wa ma'ashi wa 'aqibati amri fasrifhu 'anni wasrifni 'anhu waqdur li al-khayr haythu kana, thumma radini bihi." (Ô Allah, je Te demande de me guider par Ta science, je Te demande la capacité par Ta puissance, et je Te demande de Ta grande bonté. Tu as le pouvoir, je ne l’ai pas. Tu sais, je ne sais pas. Tu es le Connaisseur des choses cachées. Ô Allah, si Tu sais que cette affaire [il doit la nommer] est bonne pour moi dans ma religion, ma vie et la suite de mes affaires, alors destine-la-moi, facilite-la-moi et bénis-la-moi. Et si Tu sais qu’elle est mauvaise pour moi, pour ma religion, ma vie et la suite de mes affaires, alors éloigne-la de moi et éloigne-moi d’elle, et destine-moi le bien où qu’il soit, puis rends-moi satisfait de cela
- Sunan an-Nasa'i, n°3277
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah nous a appris le Tashahhud pour la prière et le Tashahhud lors d’un besoin important. Il a dit : « Le Tashahhud à l’occasion du mariage est : Alhamdu lillahi nasta'inahu wa nastaghfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos propres âmes. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » Ensuite, il a récité trois versets
- Sunan an-Nasa'i, n°3278
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a parlé au Prophète à propos de quelque chose et le Prophète a dit : « Innal-hamda lillahi nahmaduhu wa nasta'inahu, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallahu (wahdahu lasharika lahu) wa ashhadu anna Muhammadan 'abdahu wa rasuluhu. Amma ba'd » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah (Seul, sans associé) et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer…
- Sunan an-Nasa'i, n°3371
Rapporté par Al-Hasan : Aqil bin Abi Talib a épousé une femme des Banu Jusham, et on lui a dit : « Puisses-tu vivre en harmonie et avoir beaucoup de fils. » Il a répondu : « Dites ce que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Barak Allahu fikum, wa baraka lakum. (Qu’Allah vous bénisse et vous accorde Sa bénédiction.) »
- Sunan an-Nasa'i, n°3777
Rapporté par Mus'ab bin Sa'd, d’après son père : J’ai juré par Al-Lat et Al-'Uzza, et mes compagnons m’ont dit : « Quelle mauvaise chose tu as dite ! Tu as dit quelque chose de grave. » Je suis donc allé voir le Messager d’Allah ﷺ et je lui ai raconté cela. Il a dit : « Dis : “La ilaha illallah wahdahu la sharika lah, lahul-mulk wa lahul-hamd wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir” (Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose). Crache à ta gauche trois fois, demande la protection d’Allah contre le diable, et ne redis plus cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3961
Rapporté par ‘Aïcha : "J’ai remarqué que le Messager d’Allah n’était pas là une nuit, et j’ai pensé qu’il était allé chez une de ses autres épouses. Je l’ai cherché, et je l’ai trouvé en train de s’incliner ou de se prosterner, et il disait : "Subhanaka wa bi hamdika la ilaha illa anta (Gloire et louange à Toi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi)." J’ai dit : "Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ; tu faisais une chose, et je pensais à autre chose
- Sunan an-Nasa'i, n°3962
Rapporté par ‘Aïcha : "J’ai remarqué que le Messager d’Allah n’était pas là une nuit, et j’ai pensé qu’il était allé chez une de ses autres épouses. Je l’ai cherché puis je suis revenue, et là, il était en train de s’incliner ou de se prosterner et il disait : "Subhanaka wa bi hamdika la ilaha illa anta (Gloire et louange à Toi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi)." J’ai dit : "Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ; tu faisais une chose et je pensais à autre chose
- Sunan an-Nasa'i, n°4109
Rapporté par Shu'bah : J'ai dit à Hammad : "J'ai entendu Mansur, Sulaiman et Zubaid rapporter d'Abu Wa'il, d'Abdullah, que le Messager d'Allah [SAW] a dit : 'Insulter un musulman est une mauvaise action et le combattre est un acte de mécréance.' - De qui t'inquiètes-tu ? De Mansur ? De Zubaid ? De Sulaiman ?" Il a répondu : "Non, mais je m'inquiète pour Abu Wa'il
- Sunan an-Nasa'i, n°4110
Rapporté par Sufyan bin Zubaid, d'Abu Wa'il, d'Abdullah : "Le Messager d'Allah [SAW] a dit : 'Insulter un musulman est une mauvaise action et le combattre est un acte de mécréance.'" J'ai demandé à Abu Wa'il : "L'as-tu entendu d'Abdullah ?" Il a répondu : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°4112
Rapporté par Abu Wa'il : "'Abdullah a dit : 'Insulter un musulman est une mauvaise action et le combattre est un acte de mécréance
- Sunan an-Nasa'i, n°4242
Rapporté par Ibn Wa'lah : Il demanda à Ibn 'Abbas : « Nous attaquons le Maghreb, ce sont des gens qui adorent les idoles et ils ont des outres dans lesquelles ils gardent du lait et de l’eau. » Ibn 'Abbas répondit : « Le tannage est une purification. » Ibn Wa'lah demanda : « Est-ce ton avis personnel ou l’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Non, je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4664
Rapporté par Ibn Wa'lah Misri : Il a demandé à Ibn 'Abbas au sujet de ce qui est produit à partir du raisin. Ibn 'Abbas a dit : « Un homme a donné au Messager d’Allah ﷺ une outre pleine de vin, et le Prophète lui a dit : ‘Sais-tu qu’Allah l’a interdit ?’ Il a chuchoté quelque chose que je n’ai pas bien compris. J’ai demandé à la personne à côté de lui, et le Prophète lui a dit : ‘De quoi chuchotes-tu ?’ Il a répondu : ‘Je lui ai dit de le vendre.’ Le Prophète a dit : ‘Celui qui a interdit de le boire a aussi interdit de le vendre.’ Puis il a ouvert les récipients et en a vidé le contenu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4723
Rapporté par ‘Alqamah bin Wa’il Al-Hadrami, d’après son père : Un homme qui avait tué quelqu’un a été amené devant le Messager d’Allah ﷺ, amené par l’héritier de la victime. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Vas-tu lui pardonner ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Pars. » Puis, quand il est parti, il l’a rappelé et lui a dit : « Vas-tu lui pardonner ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu accepter le diyah ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Pars. » Puis, quand il est parti, il a dit : « Si tu lui pardonnes, il portera ton péché et celui de ton compagnon (la victime). » Alors il lui a pardonné et l’a relâché. Il a dit : « Et je l’ai vu traîner sa corde. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4724
Rapporté par Wa’il : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ quand l’héritier d’une victime a amené le meurtrier, le tenant par une corde. Le Messager d’Allah ﷺ a dit à l’héritier de la victime : « Vas-tu lui pardonner ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu accepter le diyah ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Emmène-le (pour le tuer). » Quand il l’a emmené et s’est retourné, il s’est adressé à ceux qui étaient avec lui, l’a rappelé et lui a dit : « Vas-tu lui pardonner ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu accepter le diyah ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Vas-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Emmène-le. » Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si tu lui pardonnes, il portera ton péché et celui de ton compagnon (la victime). » Alors il lui a pardonné et l’a relâché, et je l’ai vu traîner sa corde
- Sunan an-Nasa'i, n°4725
Rapporté par ‘Alqamah bin Wa’il, d’après son père, du Prophète ﷺ. Yahya (un des rapporteurs) a dit : « Il est meilleur que lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4726
Rapporté par ‘Alqamah bin Wa’il, d’après son père : J’étais assis avec le Messager d’Allah ﷺ quand un homme est venu avec une corde autour du cou et a dit : « Ô Messager d’Allah, cet homme et mon frère creusaient un trou, et il a levé sa pioche et a frappé son compagnon à la tête, le tuant. » Le Prophète ﷺ a dit : « Pardonne-lui », mais il a refusé et a dit : « Ô Prophète d’Allah, cet homme et mon frère creusaient un trou, et il a levé sa pioche et a frappé son compagnon à la tête, le tuant. » Le Prophète ﷺ a dit : « Pardonne-lui », mais il a refusé, puis il s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, cet homme et mon frère creusaient un trou, et il a levé sa pioche et a frappé son compagnon à la tête, le tuant. » Le Prophète ﷺ a dit : « Pardonne-lui », mais il a refusé. Le Prophète ﷺ a dit : « Pars, mais si tu le tues, tu seras comme lui. » Alors il l’a emmené, et on lui a crié : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit le Messager d’Allah ? » Il est donc revenu et a dit : « Si je le tue, serai-je comme lui ? » Il a répondu : « Oui. Pardonne-lui. » Puis il est parti, traînant sa corde, jusqu’à ce qu’il disparaisse de notre vue
- Sunan an-Nasa'i, n°4727
Rapporté par ‘Alqamah bin Wa’il, d’après son père : Il était assis avec le Messager d’Allah ﷺ quand un homme est venu en tenant un autre homme par une corde. Il a dit : « Ô Messager d’Allah, cet homme a tué mon frère. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « L’as-tu tué ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah, même s’il n’avait pas avoué, j’aurais apporté une preuve contre lui. » Il a dit : « Oui, je l’ai tué. » Il a dit : « Comment l’as-tu tué ? » Il a répondu : « Lui et moi coupions du bois d’un arbre et il m’a insulté, alors je me suis fâché et je l’ai frappé à la tête avec la hache. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « As-tu des biens pour payer le diyah et te sauver ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah, je n’ai rien d’autre que ma hache et mes vêtements. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Penses-tu que ton peuple paiera pour te sauver ? » Il a répondu : « Je suis trop insignifiant pour eux. » Il a jeté la corde à l’homme et a dit : « Tiens, prends-le. » Quand il s’est retourné pour partir, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il le tue, il sera comme lui. » Ils ont rattrapé l’homme et lui ont dit : « Malheur à toi ! Le Messager d’Allah a dit : “S’il le tue, il sera comme lui.” » Alors il est revenu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, on m’a dit que tu as dit : “S’il le tue, il sera comme lui.” Mais je ne l’ai pris que parce que tu me l’as demandé. » Il a dit : « Ne veux-tu pas qu’il porte ton péché et celui de ton compagnon (la victime) ? » Il a répondu : « Oui, si c’est le cas. » Il a dit : « Et c’est bien cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4728
Rapporté par Simak bin Harb, d’après ‘Alqamah bin Wa’il, qui lui a dit que son père a dit : « J’étais assis avec le Messager d’Allah ﷺ quand un homme est venu en tenant un autre » (et il a rapporté un récit similaire)
- Sunan an-Nasa'i, n°4729
Rapporté par ‘Alqamah bin Wa’il : Son père leur a raconté qu’un homme qui avait tué un autre homme a été amené devant le Prophète ﷺ et il l’a remis à l’héritier de la victime pour qu’il le tue. Puis le Prophète ﷺ a dit à ceux qui étaient assis avec lui : « Le meurtrier et la victime seront tous deux dans le Feu. » Un homme l’a suivi et lui a dit cela, et quand il l’a appris, il l’a relâché. (Le rapporteur) a dit : « Je l’ai vu traîner sa corde quand il l’a relâché. J’ai mentionné cela à Habib et il a dit : ‘Sa’eed bin Ashwa’ m’a dit que le Prophète ﷺ avait ordonné à l’homme de pardonner. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5023
Rapporté par Abu Wa’il : Abdullah a dit : « Il y a trois traits ; celui qui les possède est un hypocrite : Quand il parle, il ment ; quand on lui confie quelque chose, il trahit la confiance ; et quand il promet, il ne tient pas sa promesse. Celui qui possède l’un de ces traits, alors un trait d’hypocrisie subsiste en lui jusqu’à ce qu’il l’abandonne. » (Sahih Mawquf)
- Sunan an-Nasa'i, n°5052
Rapporté par Wa’il bin Hujr : Je suis venu voir le Prophète ﷺ et j’avais les cheveux longs. Il a dit : « Ce n’est pas bien », et j’ai cru qu’il parlait de moi, alors j’ai coupé mes cheveux puis je suis revenu vers lui. Il m’a dit : « Je ne parlais pas de toi, mais ceci est mieux. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5064
Rapporté par Abu Wa'il : "Ibn Mas'ud nous a adressé la parole et a dit : 'Comment voulez-vous que je récite ? Selon la récitation de Zaid bin Thabit, alors que j’ai appris plus de soixante-dix sourates de la bouche du Messager d’Allah ﷺ, et que Zaid était avec les autres garçons avec deux tresses ?
- Sunan an-Nasa'i, n°5066
Rapporté par Wa'il bin Hujr : "Je suis venu voir le Prophète ﷺ et j’avais les cheveux longs. Il a dit : 'Ce n’est pas bien.' J’ai cru qu’il parlait de moi, alors j’ai coupé mes cheveux. Il a dit : 'Je ne parlais pas de toi, mais c’est mieux ainsi
- Sunan an-Nasa'i, n°5415
Rapporté par Wa'il : J'ai vu le Messager d'Allah ﷺ quand un meurtrier a été amené par l'héritier de la victime, attaché par une corde. Le Messager d'Allah ﷺ a dit à l'héritier : « Veux-tu lui pardonner ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Veux-tu accepter le prix du sang (Diyah) ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Veux-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Emmène-le. » Quand il est parti et s'est éloigné, il l'a rappelé et a dit : « Veux-tu lui pardonner ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Veux-tu accepter le prix du sang ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Veux-tu le tuer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Emmène-le. » Cela s'est répété une troisième fois. À ce moment-là, le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Mais si tu lui pardonnes, il portera son propre péché et celui de ton compagnon. » Alors il lui a pardonné, et je l'ai vu traîner sa corde
- Sunan an-Nasa'i, n°5444
Rapporté par Shakal bin Humaid : Je suis allé voir le Prophète ﷺ et j'ai dit : « Ô Prophète d'Allah, apprends-moi des paroles avec lesquelles je puisse demander la protection d'Allah. » Il m'a pris la main et a dit : « Dis : A'udhu bika min sharri sam'i, wa sharri basari, wa sharri lisani, wa sharri qalbi, wa sharri mani (Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de mon ouïe, le mal de ma vue, le mal de ma langue, le mal de mon cœur et le mal de ma semence). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5445
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : J'ai entendu Mus'ab bin Sa'd (raconter) à propos de son père : Il nous enseignait cinq choses, qu'il disait que le Messager d'Allah ﷺ récitait dans ses invocations : « Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wa a'udhu bika minal-jubni, wa a'udhu bika an uradda ila ardhalil-'umuri, wa a'udhu bika min fitnatid-dunya, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabr (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'avarice, contre la lâcheté, contre le fait d'atteindre un âge avancé de faiblesse, contre les épreuves de ce monde et contre le châtiment de la tombe). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5447
Rapporté par 'Amr bin Maimun Al-Awdi : Sa'd enseignait ces paroles à ses enfants comme un enseignant le fait avec ses élèves, et il disait que le Messager d'Allah ﷺ avait l'habitude de demander la protection d'Allah avec elles à la fin de chaque prière : « Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wa a'udhu bika minal-jubni, wa a'udhu bika an uradda ila ardhalil-'umuri, wa a'udhu bika min fitnatid-dunya, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabr (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'avarice, contre la lâcheté, contre le fait d'atteindre un âge avancé de faiblesse, contre les épreuves de ce monde et contre le châtiment de la tombe.) » J'ai rapporté cela à Mus'ab et il a confirmé que c'était vrai
- Sunan an-Nasa'i, n°5449
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ avait des invocations qu'il ne manquait jamais de réciter. Il disait : « Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi, wal-hazani, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wa ghalabatar-rijal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté et être dominé par les autres hommes). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5450
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ avait des invocations qu'il ne négligeait jamais. Il disait : « Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi, wal-hazani, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wad-daini, wa ghalabatar-rijal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté, la dette et être dominé par les autres hommes). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5453
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ invoquait, il disait : « Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi, wal-hazani, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wad-dala'id-daini, wa ghalabatir-rijal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté, les dettes difficiles et être dominé par les hommes). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5455
Rapporté par Shakal bin Humaid : Je suis allé voir le Prophète ﷺ et j'ai dit : « Ô Prophète d'Allah, apprends-moi des paroles avec lesquelles je puisse demander la protection d'Allah. » Il m'a pris la main puis a dit : « Dis : A'udhu bika min sharri sam'i, wa sharri basari, wa sharri lisani, wa sharri qalbi, wa sharri mani (Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de mon ouïe, le mal de ma vue, le mal de ma langue, le mal de mon cœur et le mal de ma semence), » jusqu'à ce que je l'aie mémorisée. Waki' a rapporté des mots différents
- Sunan an-Nasa'i, n°5456
Rapporté par Shutair bin Shakal bin Humaid : J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, apprends-moi une invocation dont je pourrais tirer profit." Il a dit : "Dis : Allahumma 'afini min sharri sam'i, wa basari, wa lisani, wa qalbi, wa min sharri mani" (Ô Allah, protège-moi du mal de mon ouïe, de ma vue, de ma langue, de mon cœur et du mal de mon organe sexuel)
- Sunan an-Nasa'i, n°5457
Rapporté par Khalid : Humaid a rapporté : "On a interrogé Anas bin Malik au sujet du châtiment de la tombe et du Dajjal. Il a dit : Le Prophète d'Allah ﷺ avait l'habitude de dire : Allahumma, inni a'udhu bika minal-kasali, wal-harami, wal-jubni, wal-bukhli, wa fitnatid-dajjali, wa 'adhabil-qabr (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la paresse, la vieillesse, la lâcheté, l'avarice, l'épreuve du Dajjal et le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5458
Rapporté par Zaid bin Arqam : Je ne vais vous enseigner que ce que le Messager d'Allah ﷺ nous enseignait. Il disait : "Allahumma inni a'udhu bika min al-'ajzi wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wal-harami, wa 'adhabil-qabri. Allahumma ati nafsi taqwaha, wa zakkiha anta khairu man zakkaha, anta waliyyuha wa mawlaha. Allahumma inni a'udhu bika min qalbin la yakhsha'u, wa min nafsin la tashba'u, wa 'ilmin la yanfa'u, wa da'watin la yustajabu laha" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté, la vieillesse et le châtiment de la tombe. Ô Allah, accorde à mon âme la piété et purifie-la, car Tu es le meilleur à la purifier, Tu es son Protecteur et son Maître. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre un cœur qui n'est pas humble, une âme jamais satisfaite, un savoir inutile et une invocation non exaucée)
- Sunan an-Nasa'i, n°5462
Rapporté par Abu Hurairah, du Prophète ﷺ, qu'il disait : "Allahumma inni a'udhu bika minal-qillati wal-faqri, wadh-dhillati wa a'udhu bika min azlima aw uzlam" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le manque, la pauvreté et l'humiliation, et contre le fait d'être injuste ou de subir l'injustice)
- Sunan an-Nasa'i, n°5465
Rapporté par Muslim, c'est-à-dire bin Abi Bakrah : Il a entendu son père dire à la fin de la prière : "Allahumma inni a'udhu bika minal-kufri wal-faqri, wa 'adhabil-qabri" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la mécréance, la pauvreté et le châtiment de la tombe). J'ai commencé à les réciter et il m'a dit : "Ô mon fils, où as-tu appris ces paroles ?" J'ai répondu : "Ô mon père, je t'ai entendu faire cette invocation à la fin de la prière, alors je l'ai apprise de toi." Il a dit : "Continue à la réciter, mon fils, car le Prophète d'Allah ﷺ faisait cette invocation à la fin de la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°5470
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ récitait ces invocations : "Allahumma inni a'udhu bika min 'ilmin la yanfa'u, wa qalbin la yakhsha'u, wa du'a'in la yasma'u, wa nafsin la tashba'u." (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre un savoir inutile, un cœur qui n'est pas humble, une invocation non entendue et une âme jamais satisfaite.) Puis il disait : "Allahumma inni a'udhu bika min ha'ula'il-arba'" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre ces quatre choses)
- Sunan an-Nasa'i, n°5471
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ disait dans ses invocations : "Allahumma inni a'udhu bika minash-shiqaqi wan-nifaqi, wa suw'il-akhlaq" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le fait de s'opposer à la vérité, contre l'hypocrisie et contre le mauvais comportement)
- Sunan an-Nasa'i, n°5479
Rapporté par Mus'ab bin Sa'd et 'Amr bin Maimun Al-Awdi : Sa'd enseignait ces paroles à ses enfants comme un professeur à ses élèves, et il disait que le Messager d'Allah ﷺ cherchait refuge auprès d'Allah avec ces paroles à la fin de chaque prière : "Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wa a'udhu bika mnal-jubni, wa a'udhu bika an uradda ila ardhalil-'umuri, wa a'udhu bika min fitnatid-dunya, wa min 'adhabil-qabr" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l'avarice, la lâcheté, le fait d'atteindre l'âge de la sénilité, contre les épreuves de cette vie et le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5481
Rapporté par 'Urwah bin Maimun : J'ai entendu 'Umar ibn Al-Khattab dire : "Le Messager d'Allah ﷺ cherchait la protection d'Allah contre cinq choses et disait : Allahumma inni a'udhu bika minal-jubni, wal-bukhli, wa suw'il-'umuri, wa fitnatis-sadri wa 'adhabil-qabr." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre la lâcheté, l'avarice, le retour à un âge de faiblesse, les troubles du cœur et le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5484
Rapporté par Shutair bin Shakal bin Humaid, de la part de son père : J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, apprends-moi une invocation dont je pourrai tirer profit." Il a dit : "Dis : Allahumma 'afini min sharri sam'i, wa basari, wa lisani, wa qalbi, wa sharri mani." (Ô Allah, protège-moi du mal de mon ouïe, de ma vue, de ma langue, de mon cœur et du mal de ma semence.)" – c'est-à-dire de son organe sexuel
- Sunan an-Nasa'i, n°5493
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ disait : "Allahumma inni a'udhu bika minal-jununi wal-jadhami, wal-barasi wa sayy'il-asqam." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre la folie, la lèpre, le vitiligo et les maladies graves qui déforment)
- Sunan an-Nasa'i, n°5495
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah ﷺ cherchait la protection d'Allah en disant : "Allahumma inni a'udhu bika minal-kasali, wal-harami, wal-jubni, wal-bukhli, wa suw'il-kibari, wa fitnatid-dajjali wa 'adhabil-qabr." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre la paresse, la vieillesse, la lâcheté, l'avarice, une mauvaise vieillesse, l'épreuve du Dajjal et le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5496
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : J'ai entendu Mus'ab bin Sa'd dire, à propos de son père : Il nous enseignait cinq choses que le Messager d'Allah ﷺ récitait dans ses invocations, et il disait : "Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wa a'udhu bika minal-jubni, wa a'udhu bika an uradda ila ardhalil-'umuri, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabr." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre l'avarice, contre la lâcheté, contre le fait de retomber dans la faiblesse de la vieillesse, et contre le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5497
Rapporté par 'Amr bin Maimun : Je suis parti au Hajj avec 'Umar, et à Muzdalifah, je l'ai entendu dire que le Prophète ﷺ cherchait la protection d'Allah contre cinq choses : "Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wal-jubni, wa a'udhu bika min su'il-'umuri, wa a'udhu bika min fitnatis-sadri, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabr." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre l'avarice et la lâcheté, contre le retour à un âge de faiblesse, contre les troubles du cœur et contre le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5498
Rapporté par 'Abdullah bin Sarjis : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ voyageait, il disait : "Allahumma inni a'udhu bika min wa'tha'is-safari, wa kabatil-munqalabi, wal-hawri ba'dal-kawri, wa da'watil-mazlumi, wa suw'il-munzari fil-ahli wal-mal." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre les difficultés du voyage, la tristesse du retour, la perte après l'abondance, l'invocation de la personne opprimée et le malheur qui pourrait toucher ma famille ou mes biens)
- Sunan an-Nasa'i, n°5499
Rapporté par 'Abdullah bin Sarjis : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ voyageait, il disait : "Allahumma inni a'udhu bika min wa'tha'is-safari, wa kabatil-munqalabi, wal-hawri ba'dal-kawri, wa da'watil-mazlumi, wa su'il-munzari fil-ahli wal-mali wal-walad." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre les difficultés du voyage, la tristesse du retour, la perte après l'abondance, l'invocation de la personne opprimée et le malheur qui pourrait toucher ma famille, mes biens ou mon enfant)
- Sunan an-Nasa'i, n°5501
Rapporté par Abu Hurairah : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ voyageait et montait sa monture, il faisait un geste avec son doigt – et Shu'bah (un des rapporteurs) a tendu son doigt – et il disait : "Allahumma, antas-sahibu fis-safari wal-khalifatu fil-ahli wal-mal. Allahumma, inni a'udhu bika min wa'tha'is-safari, wa kabatil-munqalabi." (Ô Allah, Tu es notre compagnon pendant le voyage et Celui qui veille sur nos familles et nos biens en notre absence. Ô Allah, je cherche Ta protection contre les difficultés du voyage et la tristesse du retour)
- Sunan an-Nasa'i, n°5512
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ leur enseignait cette invocation comme il leur enseignait une sourate du Coran : « Dis : Allahumma, inni na'uwdhu bika min 'adhabi jahannama, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabri, wa a'udhu bika min fitnatil-masihid-dajjali, wa a'udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat » (« Ô Allah, nous cherchons protection auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre la tentation du Massih ad-Dajjal, et contre les épreuves de la vie et de la mort. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°5519
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allahumma, rabba jibra'ila, wa mika'ila wa rabba israfila, a'udhu bika min harrin-nari wa (min) 'adhabil-qabr » (« Ô Allah, Seigneur de Jibril, de Mika’il et d’Israfil, je cherche protection auprès de Toi contre la chaleur du Feu et contre le châtiment de la tombe. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°5522
Rapporté par Shaddad bin Aws : Le Prophète ﷺ a dit : « La meilleure invocation pour demander pardon est de dire : “Allahumma, anta rabbi, la ilaha illa anta, khalaqtani wa ana 'abduka, wa ana 'ala 'ahdika wa wa'dika mastata'tu, a'udhu bika min sharri ma sana'tu, abuw'u laka bidhanbi, wa abuw'u laka bini'matika 'alayya faghfirli, fa innahu la yaghfirudh-dhunuba illa anta” (“Ô Allah, Tu es mon Seigneur, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. Tu m’as créé et je suis Ton serviteur, je respecte autant que possible Ton engagement et Ta promesse. Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait. Je reconnais Tes bienfaits envers moi et je reconnais mon péché, alors pardonne-moi, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés.”) S’il dit cela le matin, en y croyant fermement, et qu’il meurt ce jour-là avant le soir, il entrera au Paradis. Et s’il le dit le soir, en y croyant fermement, et qu’il meurt avant le matin, il entrera au Paradis. » Al-Walid bin Tha'labah l’a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°5523
Rapporté par 'Abdah bin Abi Lubabah : Ibn Yasaf lui a raconté qu’il a demandé à 'Aishah, l’épouse du Prophète ﷺ : « Quelle invocation le Messager d’Allah ﷺ répétait-il le plus avant de mourir ? » Elle a répondu : « L’invocation qu’il disait le plus était : “Allahumma, inni a'udhu bika min sharri ma 'amiltu wa min sharri ma lam a'mal ba'd” (“Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas encore fait.”) »
- Sunan an-Nasa'i, n°5524
Rapporté par Ibn Yasaf : J’ai demandé à 'Aishah : « Quelle était l’invocation que le Prophète ﷺ disait le plus ? » Elle a répondu : « L’invocation qu’il disait le plus était : Allahumma, inni a'udhu bika min sharri ma 'amiltu wa min sharri ma lam a'mal ba'd » (« Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas encore fait. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°5525
Rapporté par Farwah bin Nawfal : J’ai demandé à la Mère des Croyants, 'Aishah, ce que le Messager d’Allah ﷺ disait dans ses invocations. Elle a répondu : « Il disait : A'udhu bika min sharri ma 'amiltu wa min sharri ma lam a'mal ba'd » (« Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas encore fait. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°5528
Rapporté par Farwah bin Nawfal : J’ai dit à 'Aishah : « Dis-moi une invocation que le Messager d’Allah ﷺ disait. » Elle a répondu : « Il disait : Allahumma, inni a'udhu bika min sharri ma 'amiltu wa min sharri ma lam a'mal ba'd » (« Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas encore fait. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°5534
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Une nuit, j’ai cherché le Messager d’Allah ﷺ dans mon lit et je ne l’ai pas trouvé. J’ai passé ma main sur la tête du lit et ma main a touché la plante de ses pieds. Il était en prosternation et disait : "A'udhu bi 'afwika min 'iqabika, wa a'udhu bi ridaka min sakhatika, wa a'udhu bika minka." (Je cherche refuge dans Ton pardon contre Ton châtiment, dans Ta satisfaction contre Ta colère, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même)
- Sunan an-Nasa'i, n°5535
Rapporté par 'Asim bin Humaid : J’ai demandé à 'Aishah رضي الله عنها par quoi le Messager d’Allah ﷺ commençait la prière de nuit. Elle a répondu : "Tu m’as posé une question que personne d’autre ne m’a posée. Il disait Allahu Akbar dix fois, Subhan-Allah dix fois, Istaghfir-Allah dix fois, puis il disait : Allahummaghfirli, wahdini, warzuqni, wa'afini." (Ô Allah, pardonne-moi, guide-moi, accorde-moi ma subsistance et donne-moi la santé.) Il demandait aussi la protection contre la difficulté du Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°5538
Rapporté par 'Abdullah bin Al-Harith : Quand on a demandé à Zaid bin Arqam : "Dis-nous ce que tu as entendu du Messager d’Allah ﷺ", il a répondu : "Je ne vous dirai que ce que le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de dire : Allahumma inni a'udhu bika min al-'ajzi wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wal-harami, wa 'adhabil-qabri. Allahumma at nafsi taqwaha, wa zakkaha anta khairu min zakkaha, anta waliyyuha wa mawlaha. Allahumma inni a'udhu bika min nafsin la tashba'u wa min qalbin la yakhsha'u wa min 'ilmin la yanfa'u wa du'a'in la yustajab." (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, l’avarice, la lâcheté, la vieillesse et le châtiment de la tombe. Ô Allah, accorde à mon âme la piété et purifie-la, car Tu es le meilleur à la purifier, Tu es son Protecteur et son Maître. Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre une âme qui n’est jamais satisfaite, un cœur qui n’est pas humble, une science inutile et une invocation qui n’est pas exaucée)
- Hadiths Qudsi, n°8
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : « La prière de celui qui n’a pas récité l’essence du Coran (sourate al-Fatiha) est incomplète. » (Il le répéta trois fois.) Quelqu’un demanda à Abou Hourayra : « Même derrière l’imam ? » Il répondit : « Récite-la en toi-même, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Allah a dit : J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : ‘Al-hamdu lillahi rabbil ‘alamin’ (Louange à Allah, Seigneur des mondes), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a loué.’ Quand il dit : ‘Ar-Rahmani r-Rahim’ (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a exalté.’ Quand il dit : ‘Maliki yawmi d-din’ (Maître du Jour du Jugement), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a glorifié’ — et une fois : ‘Mon serviteur s’est soumis à Mon pouvoir.’ Quand il dit : ‘Iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in’ (C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide), Allah dit : ‘Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.’ Quand il dit : ‘Ihdina-s-sirata-l-mustaqim, siratal-ladhina an’amta ‘alayhim ghayril-maghdoûbi ‘alayhim wa la d-dallin’ (Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés), Allah dit : ‘Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé.’ » Rapporté par Mouslim (aussi par Malik, at-Tirmidhi, Abou Daoud, an-Nassaï et Ibn Majah)
Profil symbolique du prénom Wael
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Wael
Traits dominants
- Résilience : Il manifeste une capacité naturelle à se relever après les coups durs, transformant chaque épreuve en une leçon de vie.
- Prudence : Il agit avec réflexion, préférant analyser les risques avant de s'engager afin de garantir sa sécurité et celle de son entourage.
- Loyauté : Sa force intérieure s'exprime par un attachement profond à ses valeurs et une fidélité sans faille envers ses amis et sa famille.
- Détermination : Sous une apparence calme, il cache une volonté de fer pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Wael (ou Wail, ou Ouael)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| wail | Arabe |
Personnalités connues portant le prénom Wael
- Wael Kfoury (Chanteur et musicien libanais)
Popularité du prénom Wael
Dans le monde musulman
En France
Variante (7) : Wael · 4 250 Waël · 2 280 Wail · 1 035 Waïl · 995 Wa'il · 40 Waél · 15 Ouael · 5
Le prénom Wael a été donné à 4 250 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 448ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 575
- Auvergne-Rhône-Alpes 635
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 590
- Occitanie 300
- Grand Est 265
- Hauts-de-France 205
- Nouvelle-Aquitaine 150
- Bourgogne-Franche-Comté 110
Voir plus (6 régions)
- Centre-Val de Loire 85
- Normandie 85
- Pays de la Loire 65
- Mayotte 25
- Bretagne 20
- Corse 5
Le prénom Waël a été donné à 2 280 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 118ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 775
- Auvergne-Rhône-Alpes 345
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 250
- Occitanie 160
- Hauts-de-France 130
- Grand Est 110
- Nouvelle-Aquitaine 105
- Pays de la Loire 60
Voir plus (6 régions)
- Normandie 55
- Bourgogne-Franche-Comté 50
- Centre-Val de Loire 45
- Bretagne 40
- Mayotte 40
- La Réunion 35
Le prénom Wail a été donné à 1 035 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 359ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 245
- Auvergne-Rhône-Alpes 145
- Occitanie 135
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 105
- Grand Est 85
- Hauts-de-France 70
- Nouvelle-Aquitaine 45
- Centre-Val de Loire 40
Voir plus (2 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 30
- Normandie 5
Le prénom Waïl a été donné à 995 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 433ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 310
- Auvergne-Rhône-Alpes 160
- Occitanie 90
- Hauts-de-France 85
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 85
- Grand Est 60
- Nouvelle-Aquitaine 50
- Bourgogne-Franche-Comté 25
Voir plus (3 régions)
- Normandie 20
- Pays de la Loire 20
- Centre-Val de Loire 15
Le prénom Wa'il a été donné à 40 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 20 457ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Waél a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 30 160ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Ouael a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 45 178ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Wael
Quelle est la signification du prénom Wael ?
Le prénom Wael signifie « celui qui cherche refuge » ou « celui qui échappe au malheur » en arabe. C'est un prénom qui symbolise la protection, la sécurité et la capacité à surmonter les difficultés de la vie.
Quelle est l'origine du prénom Wael ?
Wael est un prénom d'origine arabe ancienne, très répandu depuis le début de l'ère islamique. Il est historiquement lié à la culture du Moyen-Orient et reste un choix classique et respecté dans les pays arabophones.
Est-ce que Wael est un prénom populaire en France ?
Oui, le prénom Wael est bien implanté en France avec environ 4250 naissances enregistrées. Il se classe actuellement au 48e rang de popularité, ce qui en fait un prénom à la fois moderne et apprécié.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.