Signification du prénom Souhail (ou Suhail, ou Souhil) en Islam : Origine et sens caché
سهيل
Le prénom Souhail est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie "très facile" ou "aisé". Très apprécié dans le monde musulman, il porte une symbolique forte liée à la simplicité et à l'éclat d'une étoile célèbre.
Origine du prénom Souhail
Signification du prénom Souhail
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Souhail (ou Suhail, ou Souhil) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (3) : Souhail · 11 citations Suhayl · 3 citations Suhail · 68 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
11 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Muwatta Malik, n°13
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Je voyais, le Vendredi, un tapis appartenant à Akil Ibn Abi Taleb, bien étalé sur le mur du côté de la mosquée. Le tapis étant couvert de l'ombre, Omar Ibn Al-Khattab, entra dans la mosquée et fit la prière du Vendredi». Malek (le père de Souhail) a ajouté: «ayant terminé la prière, nous nous abandonnions à la sieste de la canicule»
- Muwatta Malik, n°153
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Ce que j'ai vu les hommes (il est entendu: les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faire (sans le changer) c'est le premier appel à la prière»
- Muwatta Malik, n°154
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Ce que j'ai vu les hommes (il est entendu: les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faire (sans le changer) c'est le premier appel à la prière»
- Muwatta Malik, n°178
Souhail Ibn Malek, a rapporté' d'après son père qu'il a dit:«étant à «Al-Balate», chez Abi Jahm, nous entendions la récitation de Omar Ibn Al-Khattab (quand il priait)»
- Muwatta Malik, n°376
Abou Souhail Ibn Malek a rapporté que son père a dit: «on fit le deuxième appel à la prière au moment où j'étais avec Osman Ibn Affan, lui demandant une aide financière. Je ne cessais de lui parler, quant à lui, il essuyait le sable de par ses chaussures, quand vinrent les hommes dont il a chargés d'égaliser les rangs, l'informer que ces derniers le sont déjà; Osman me dit: «mets-toi en rang, puis il fit le takbir». Chapitre XV Le fait de poser une main sur l'autre pendant la prière
Voir 6 autres hadiths
- Muwatta Malik, n°541
Abou Al-Nadr l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah a rapporté que Aicha, la femme de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné qu'on fasse passer le cadavre de Sa'd Ibn Abi Waqs après sa mort dans la mosquée, devant elle, afin de lui invoquer Allah. Comme les gens désavouèrent sa demande, elle s'écria: « Comme les gens tombent si vite dans l'oubli! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a fait la prière funéraire sur Souhail Ibn Baida que dans la mosquée»
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1628
Abou Souhail Ibn Malek a raconté: «Je marchais avec Omar Ibn Abdul Aziz quand il me dit: «Que dis-tu au sujet des Qadarias. Je lui répondis: «Je conçois que tu les encourages au repentir; ainsi, ou qu'ils se repentent ou qu'ils soient combattus à l'épée». Omar reprit: «Tel est aussi mon avis». - Et Malek dit: «je suis du même avis de Omar». Chapitre II Au sujet des "Qadarias".(1) (1) C'est un groupe de gens qui repoussent la prédestination, croyant que tout acte accompli par chaque serviteur d'Allah, dépend de sa propre volonté indépendamment de celle d'Allah
- Muwatta Malik, n°1637
Abou Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père que Ka'b Al-Ahbar a dit: «si vous voulez savoir, ce que Allah a prédestiné pour son serviteur, mettez-vous à l'écoute des éloges qu'on lui fait après sa mort»
- Muwatta Malik, n°1667
Abou Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père que Ka'b al-Ahbar a vu un homme se déchausser; il lui dit: «Pourquoi enlèves-tu tes chaussures? Peut-être que tu as agi conformément à ce verset (le sens): «Enlève tes sandales: tu es dans dans la vallée sainte de Tuwa» (Coran XX, 12). Puis Ka'b, continua, et demanda à l'homme: «Sais-tu de quoi étaient faites les sandales de Moïse»?. - Malek de dire: «J'ignore quelle était la réponse de l'homme». Et Ka'b de poursuivre: «Elles étaient faites de la peau d'un âne mort». Chapitre VIII Au sujet des vêtements à mettre
- Muwatta Malik, n°1805
Abou Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a entendu Osman Ibn Affan faire un sermon et dire: «Ne chargez pas une esclave, de gagner de l'argent, si elle n'a pas une profession, Car si vous l'en chargez, elle s'adonnera à la prostitution. De même, ne chargez pas l'enfant d'un travail, car s'il ne va pas en gagner, il volera. Ainsi, ne laissez donc ni l'esclave, ni le petit, travailler, et Allah vous comblera de ses bienfaits. Et nourrissez les correctement». Chapitre XVII Au sujet de l'esclave et de sa récompense
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
3 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°295
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Sahlah, fille de Suhayl, avait un écoulement de sang prolongé. Elle est venue voir le Prophète ﷺ. Il lui a ordonné de prendre un bain pour chaque prière. Quand cela est devenu difficile pour elle, il lui a ordonné de regrouper la prière du midi et celle de l’après-midi avec un seul bain, et la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul bain, et de prendre un bain (séparément) pour la prière de l’aube. Abu Dawud a dit : Ibn 'Uyainah a rapporté de 'Abd al-Rahman b. al-Qasim, d’après son père, en disant : Une femme avait un écoulement de sang prolongé. Elle a interrogé le Prophète ﷺ. Il lui a donné la même instruction
- Sunan Abu Dawud, n°2680
Rapporté par Sawdah, fille de Zam'ah : Yahya ibn Abdullah a dit : Lorsque les captifs (de la bataille de Badr) furent amenés, Sawdah, fille de Zam'ah, était présente avec les enfants d’Afra’, c’est-à-dire Awf et Mu’awwidh, fils d’Afra’. Cela se passa avant que le port du voile ne soit prescrit pour elles. Sawdah a dit : « Je jure par Allah, j’étais avec eux quand je suis revenue (de là) vers les gens et on m’a dit : “Ce sont des captifs qui viennent d’être amenés ici.” Je suis rentrée chez moi, et le Messager d’Allah ﷺ était là, ainsi qu’Abu Zayd Suhayl ibn Amr, assis dans un coin de la pièce, les mains attachées au cou avec une corde. » Elle a ensuite raconté la suite du récit. Abu Dawud a dit : Ce sont eux (les fils d’Afra’) qui ont tué Abu Jahl ibn Hisham. Ils avaient été chargés de s’occuper de lui, même s’ils ne l’avaient pas reconnu ; et ils ont été tués à la bataille de Badr
- Sunan Abu Dawud, n°5205
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Suhayl ibn Abu Salih a dit : Je suis parti avec mon père en Syrie. Les gens passaient devant des monastères où se trouvaient des chrétiens et commençaient à les saluer. Mon père a dit : Ne leur adresse pas le salut en premier, car Abu Huraira a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne saluez pas les juifs et les chrétiens en premier, et si vous les rencontrez sur la route, forcez-les à passer par le côté le plus étroit. »
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
68 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°281
Rapporté par Urwah b. al-Zubair : Fatimah, fille d'Abu Hubaish, m’a raconté qu’elle avait demandé à Asma' (fille d'Abu Bakr), ou qu’Asma' m’a raconté que Fatimah, fille d'Abu Hubaish, lui avait demandé d’interroger le Messager d’Allah ﷺ. Il lui a conseillé de s’abstenir de prier pendant la même durée que celle où elle s’abstenait auparavant. Ensuite, elle devait se laver. Abu Dawud a dit : Qatadah l’a rapporté de 'Urwah b. al-Zubair, de Zainab, fille d’Umm Salamah, que Umm Habibah, fille de Jahsh, avait un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ lui a ordonné de ne pas prier pendant la durée de ses règles. Ensuite, elle devait prendre un bain et prier. Abu Dawud a dit : Qatadah n’a rien entendu de 'Urwah. Et Ibn 'Uyainah a ajouté dans la version rapportée par al-Zuhri de 'Umrah d’après 'Aishah : Umm Habibah avait un écoulement de sang prolongé. Elle a interrogé le Prophète ﷺ. Il lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Abu Dawud a dit : C’est une confusion de la part d’Ibn 'Uyainah. Cela ne se trouve pas dans la version rapportée par les transmetteurs de al-Zuhri, sauf ce qui est mentionné par Suhail b. Abu Salih. Al-Humaidi a aussi rapporté ce récit d’Ibn 'Uyainah, mais il n’a pas mentionné les mots « elle devait s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle ». Qumair, fille de Masruq, a rapporté d’après 'Aishah : La femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. 'Abd al-Rahman b. al-Qasim a rapporté de son père : Le Prophète ﷺ lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant la durée de ses règles habituelles. Abu Bishr Ja'far b. Abi Wahshiyyah a rapporté de 'Ikrimah, du Prophète ﷺ, en disant : Umm Habibah, fille de Jahsh, avait un écoulement de sang prolongé ; et il a transmis cela de la même manière. Sharik a rapporté d’Abu al-Yaqzan, d’Adi b. Thabit, de son père, d’après son grand-père, du Prophète ﷺ : La femme qui souffre d’un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle ; ensuite, elle doit se laver et prier. Al-'Ala b. al-Musayyab a rapporté d’al-Hakam, d’Abu Ja'far : Saudah avait un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ a ordonné qu’à la fin de ses règles, elle prenne un bain et prie. Sa'id b. Jubair a rapporté d’Ali et d’Ibn 'Abbas : Une femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, et Talq b. Habib l’ont rapporté de façon similaire. De même, cela a été rapporté par Ma'qil al-Khath'ami d’Ali, et al-Sha'bi l’a aussi transmis de façon similaire de Qumair, l’épouse de Masruq, d’après 'Aishah. Abu Dawud a dit : Al-Hasan, Sa'id b. al-Musayyab, 'Ata, Makhul, Ibrahim, Salim et al-Qasim pensent aussi qu’une femme ayant un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Abu Dawud a dit : Qatadah n’a rien entendu de 'Urwah
- Sunan Abu Dawud, n°392
Ce récit a aussi été rapporté par Abu Suhail Nafi' ibn Malik ibn Abi 'Amir par une autre chaîne de transmetteurs. Il ajoute : « Il réussira, par son père, s’il dit la vérité ; il entrera au Paradis, par son père, s’il dit la vérité. »
- Sunan Abu Dawud, n°2061
Aisha, épouse du Prophète ﷺ, et Umm Salamah رضي الله عنهما ont dit : « Abu Hudaifah ibn ‘Utbah a adopté Salim comme fils et l’a marié à sa nièce Hind, fille d’Al-Walid. Salim était un esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète ﷺ avait adopté Zayd comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un homme, on l’appelait par le nom de son père adoptif et il héritait de lui. Allah, le Très-Haut, a révélé à ce sujet : “Appelez-les par le nom de leur père, c’est plus juste auprès d’Allah. Et si vous ne connaissez pas leur père, alors ce sont vos frères en religion et vos protégés.” Ils ont alors été appelés par le nom de leur vrai père. Si le père n’était pas connu, il restait sous la protection de quelqu’un et était considéré comme frère en religion. Sahlah, fille de Suhail, est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d’Allah, nous considérions Salim comme notre fils. Il vivait avec moi et Abu Hudaifah dans la même maison, et il me voyait en habits légers. Mais Allah a révélé ce que tu sais à leur sujet. Quel est ton avis ?” Le Prophète ﷺ a dit : “Allaite-le.” Elle lui a donné cinq tétées. Il est alors devenu comme son fils de lait. Ainsi, Aisha رضي الله عنها demandait aux filles de ses sœurs et à celles de ses frères de donner cinq tétées à ceux qu’elle voulait voir ou qui voulaient lui rendre visite, même s’ils étaient adultes ; ils pouvaient alors lui rendre visite. Mais Umm Salamah et toutes les autres épouses du Prophète ﷺ refusaient de permettre à quelqu’un de les visiter sur la base de cet allaitement, sauf si cela avait eu lieu pendant la petite enfance. Elles ont dit à Aisha رضي الله عنها : « Par Allah, nous ne savons pas si cela était une exception accordée par le Prophète ﷺ à Salim uniquement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2765
Al-Miswar ibn Makhramah رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti l’année d’al-Hudaybiyyah avec plus de mille compagnons. Lorsqu’il est arrivé à Dhu al-Hulaifah, il a orné et marqué les animaux de sacrifice et est entré en état sacré pour la ‘Umrah. Il a poursuivi son voyage, et lorsqu’il est arrivé au col de la montagne menant à La Mecque, sa monture s’est agenouillée. Les gens ont dit deux fois : « Avance, avance, al-Qaswa est fatiguée. » Le Prophète ﷺ a dit : « Elle n’est pas fatiguée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a retenu l’éléphant qui l’a retenue. » Il a ajouté : « Par Celui qui détient mon âme, ils ne me demanderont rien pour honorer ce qu’Allah a rendu sacré sans que je ne le leur accorde. » Il a ensuite encouragé sa monture, qui s’est relevée, puis il s’est arrêté à l’extrémité d’al-Hudaybiyyah près d’un point d’eau peu abondant. Budail ibn Warqa al-Khuza’i est alors venu, puis ‘Urwah ibn Mas’ud l’a rejoint et a commencé à parler au Prophète ﷺ, lui prenant la barbe à chaque fois. Al-Mughirah ibn Shu’bah, qui était à côté du Prophète ﷺ, portait un casque et une épée. Il a frappé la main de ‘Urwah avec le bout de son fourreau en disant : « Retire ta main de sa barbe. » ‘Urwah a levé la main et a demandé : « Qui est-ce ? » On lui a répondu : « Al-Mughirah ibn Shu’bah. » Il a dit : « Ô traître ! N’ai-je pas usé de mes fonctions dans ta trahison ? » (Avant l’islam, Al-Mughirah avait accompagné des gens, les avait tués et pris leurs biens, puis il était venu embrasser l’islam.) Le Prophète ﷺ a dit : « Quant à l’islam, nous l’avons accepté, mais pour les biens pris par trahison, nous n’en voulons pas. » Il a poursuivi le récit. Le Prophète ﷺ a dit : « Écrivez : Ceci est ce que Muhammad, le Messager d’Allah, a décidé. » Suhail a alors dit : « Aucun homme ne viendra de chez nous vers vous, même s’il suit votre religion, sans que vous ne nous le renvoyiez. » Quand le document a été rédigé, le Prophète ﷺ a dit à ses compagnons : « Levez-vous, sacrifiez vos bêtes, puis rasez-vous la tête. » Ensuite, des femmes croyantes immigrantes sont venues. (Allah a révélé : “Ô vous qui croyez, lorsque des croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes...”) Allah a interdit de les renvoyer, mais a ordonné de restituer la dot. Le Prophète ﷺ est ensuite retourné à Médine. Abu Basir, un homme de Quraysh (qui était musulman), est venu à lui. Ils ont envoyé deux hommes pour le chercher, et il l’a remis entre leurs mains. Ils l’ont emmené, et lorsqu’ils sont arrivés à Dhu al-Hulaifah et se sont arrêtés pour manger des dattes, Abu Basir a dit à l’un d’eux : « Par Allah, untel, je trouve que ton épée est belle. » L’autre a tiré l’épée et dit : « Oui, je l’ai testée. » Abu Basir a dit : « Laisse-moi la voir. » Il la lui a donnée et Abu Basir l’a tué. L’autre s’est enfui à Médine et, en courant, est entré dans la mosquée. Le Prophète ﷺ a dit : « Cet homme a vu quelque chose d’effrayant. » Il a dit : « Par Allah, mon compagnon a été tué, et je suis en danger. » Abu Basir est alors arrivé et a dit : « Allah a accompli ton engagement. Tu m’as rendu à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux. » Le Prophète ﷺ a dit : « Malheur à sa mère, fauteur de troubles ! S’il avait des alliés... » Quand Abu Basir a compris qu’il serait renvoyé, il est parti et s’est installé près de la mer. Abu Jandal s’est échappé et l’a rejoint, jusqu’à ce qu’un groupe se rassemble autour d’eux
- Sunan Abu Dawud, n°3173
Rapporté par Abu Sa’id Al Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand vous suivez un cortège funèbre, ne vous asseyez pas tant que le cercueil n’a pas été posé à terre. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Thawri (c’est-à-dire Sufyan) d’après Suhail, d’après son père, d’après Abu Huraira. Cette version dit : « jusqu’à ce qu’il soit posé à terre ». Elle a aussi été rapportée par Abu Mu’wiyah d’après Suhail, avec : « jusqu’à ce qu’il soit mis dans la tombe ». Abu Dawud a dit : La version de Sufyan est plus précise que celle d’Abu Mu’awiyah
Voir 63 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°3189
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je jure par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié sur Suhail ibn al-Baida’ dans la mosquée
- Sunan Abu Dawud, n°3190
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je jure par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié dans la mosquée sur les deux fils d’al-Baida’ : Suhail et son frère
- Sunan Abu Dawud, n°3610
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a rendu un jugement sur la base d’un serment et d’un seul témoin. Abu Dawud a dit : Al-Rabi’ ibn Sulaiman al-Mu’adhdhin m’a rapporté quelques mots supplémentaires dans ce récit : Al-Shafi’i m’a rapporté cela de ‘Abd al-‘Aziz. Je l’ai ensuite mentionné à Suhail qui a dit : « Rabi’ah m’a rapporté cela — et il est fiable à mes yeux — que je lui ai transmis ce récit, mais je ne m’en souviens pas. » ‘Abd al-‘Aziz a dit : « Suhail a souffert d’une maladie qui lui a fait perdre un peu de sa mémoire, et il a oublié certains de ses récits. Par la suite, Suhail rapportait des récits de Rabi’ah au nom de son père. »
- Sunan Abu Dawud, n°3611
Ce récit a également été rapporté par Rabi’ah avec la chaîne de Abu Mus’ab, dans le même sens. Sulaiman a dit : J’ai ensuite rencontré Suhail et je l’ai interrogé sur ce récit. Il a dit : « Je ne le connais pas. » Je lui ai dit : « Rabi’ah me l’a transmis de ta part. » Il a dit : « Si Rabi’ah te l’a transmis de ma part, alors transmets-le de Rabi’ah en mon nom. »
- Sunan Abu Dawud, n°4154
Le récit précédent a aussi été transmis par Suhail à travers une autre chaîne de rapporteurs, de façon similaire. Dans cette version, il est dit : « J’ai dit : Mère, il m’a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : » Il a aussi mentionné les paroles ; Sa’id ibn Yasar, affranchi des Banu al-Najjar
- Sunan Abu Dawud, n°4484
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « S’il est ivre, fouettez-le ; s’il est encore ivre, fouettez-le ; s’il est encore ivre, fouettez-le ; s’il recommence une quatrième fois, tuez-le. » Abu Dawud a dit : Il existe un récit similaire de Umar ibn Abu Salamah, de son père, d’après Abu Hurayrah, du Prophète ﷺ : « S’il boit du vin, fouettez-le ; s’il recommence, une quatrième fois, tuez-le. » Abu Dawud a dit : Il existe aussi un récit similaire de Suhail, de Abu Salih, d’après Abu Hurayrah, du Prophète ﷺ : « S’ils boivent une quatrième fois, tuez-les. » Il existe aussi un récit similaire de Ibn Abi Nu’m, d’après Ibn ‘Umar, du Prophète ﷺ. Il y a aussi un récit similaire de ‘Abd Allah b. ‘Amr, du Prophète ﷺ, et de Sharid, du Prophète ﷺ. Et dans le récit d’al-Jadli, de Mu’awiyah, le Prophète ﷺ a dit : « S’il recommence une troisième ou une quatrième fois, tuez-le. »
- Sunan Abu Dawud, n°5027
Le même enseignement a aussi été transmis par Suhail à travers une autre chaîne de rapporteurs. Dans cette version, il est précisé : « pendant la prière, qu’il retienne autant que possible. »
- Sunan Abu Dawud, n°5077
Rapporté par Abu Ayyash رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit le matin : “Il n’y a de dieu qu’Allah, seul, sans associé ; à Lui appartient la royauté, à Lui la louange, et Il est tout-puissant”, il aura une récompense équivalente à celle de l’affranchissement d’un esclave parmi les descendants d’Ismaïl. Dix bonnes actions seront inscrites pour lui, dix mauvaises actions seront effacées, il sera élevé de dix degrés, et il sera protégé du Diable jusqu’au soir. S’il dit ces paroles le soir, il aura la même récompense jusqu’au matin. » Dans la version de Hammad, un homme a vu le Messager d’Allah ﷺ en rêve et lui a dit : « Messager d’Allah ! Abu Ayyash rapporte telle et telle chose de ta part. » Il a répondu : « Abu Ayyash a dit vrai. » Abu Dawud a dit : Isma’il b. Ja’far, Musa al-Zim’i et ‘Abd Allah b. Ja’far l’ont transmis de Suhail, de son père, d’après Ibn ‘A’ish
- Sunan Abu Dawud, n°5148
Le hadith précédent a aussi été rapporté par Suhail à travers une autre chaîne de transmetteurs, avec la mention : « trois sœurs, ou trois filles, ou deux filles, ou deux sœurs »
- Sahih al-Bukhari, n°2711
Rapporté par Marwan et al-Miswar bin Makhrama : (parmi les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ)) Lorsque Suhail bin `Amr a accepté le traité de Hudaibiya, il a posé comme condition que le Prophète (ﷺ) devait leur renvoyer toute personne venant de leur côté, même si c’était un musulman, et qu’il ne devait pas intervenir entre eux et cette personne. Les musulmans n’aimaient pas cette condition et en étaient contrariés. Suhail n’a accepté que sous cette condition. Le Prophète (ﷺ) a donc accepté et a renvoyé Abu Jandal à son père Suhail bin `Amr. À partir de là, le Prophète (ﷺ) a renvoyé toute personne pendant cette période de trêve, même si elle était musulmane. Pendant cette période, des femmes croyantes ont émigré, dont Um Kulthum bint `Uqba bin Abu Muait, qui était alors jeune. Un membre de sa famille est venu demander au Prophète (ﷺ) de la lui rendre, mais il ne l’a pas fait, car Allah avait révélé ce verset concernant les femmes : « Ô vous qui croyez ! Lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les. Allah connaît mieux leur foi. Si vous les reconnaissez comme croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants, car elles ne leur sont pas licites, ni eux pour elles. »
- Sahih al-Bukhari, n°2712
Rapporté par Marwan et al-Miswar bin Makhrama : (parmi les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ)) Lorsque Suhail bin `Amr a accepté le traité de Hudaibiya, il a posé comme condition que le Prophète (ﷺ) devait leur renvoyer toute personne venant de leur côté, même si c’était un musulman, et qu’il ne devait pas intervenir entre eux et cette personne. Les musulmans n’aimaient pas cette condition et en étaient contrariés. Suhail n’a accepté que sous cette condition. Le Prophète (ﷺ) a donc accepté et a renvoyé Abu Jandal à son père Suhail bin `Amr. À partir de là, le Prophète (ﷺ) a renvoyé toute personne pendant cette période de trêve, même si elle était musulmane. Pendant cette période, des femmes croyantes ont émigré, dont Um Kulthum bint `Uqba bin Abu Muait, qui était alors jeune. Un membre de sa famille est venu demander au Prophète (ﷺ) de la lui rendre, mais il ne l’a pas fait, car Allah avait révélé ce verset concernant les femmes : « Ô vous qui croyez ! Lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les. Allah connaît mieux leur foi. Si vous les reconnaissez comme croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants, car elles ne leur sont pas licites, ni eux pour elles. »
- Sahih al-Bukhari, n°2731
Rapporté par Al-Miswar ibn Makhrama et Marwan (leurs récits se confirment l’un l’autre) : Le Messager d’Allah (ﷺ) partit lors du traité d’Al-Houdaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : “Khalid ibn Al-Walid, à la tête de la cavalerie des Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim ; prenez donc la route de droite.” Par Allah, Khalid ne s’est pas rendu compte de l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par leur marche ne l’atteigne, alors il est vite retourné prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) a continué jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers eux (les Quraysh). La chamelle du Prophète (ﷺ) s’est alors assise. Les gens ont tout essayé pour la faire se relever, sans succès, et ils ont dit : “Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) s’est entêtée !” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Al-Qaswa’ ne s’est pas entêtée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée.” Puis il ajouta : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si les Quraysh me demandent quoi que ce soit qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai.” Le Prophète (ﷺ) a alors stimulé la chamelle et elle s’est relevée. Il a changé de chemin jusqu’à s’arrêter à l’extrémité d’Al-Houdaybiya, près d’un puits où il restait très peu d’eau. Les gens en ont utilisé un peu, puis l’eau s’est épuisée et ils se sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ) de la soif. Le Prophète (ﷺ) a sorti une flèche de son carquois et a demandé qu’on la mette dans le puits. Par Allah, l’eau a jailli et a continué de couler jusqu’à ce que tout le monde ait bu à sa soif. Alors qu’ils étaient là, Budail ibn Warqa’ al-Khuza’i est venu avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient les conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien ; ils venaient de Tihama. Budail a dit : “J’ai laissé Ka’b ibn Lu’ay et ‘Amir ibn Lu’ay installés près de l’eau abondante d’Al-Houdaybiya, avec leurs chamelles laitières (ou leurs femmes et enfants), prêts à vous combattre et à vous empêcher de visiter la Ka’ba.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le veulent, je conclurai une trêve avec eux, pendant laquelle ils ne devront pas s’interposer entre moi et les gens (c’est-à-dire les Arabes non Qurayshites). Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh aura le choix d’embrasser l’islam comme les autres, s’ils le souhaitent ; au moins, ils auront la force de combattre. Mais s’ils refusent la trêve, par Allah qui tient ma vie dans Sa main, je me battrai pour ma cause jusqu’à être tué, mais Allah fera triompher Sa cause.” Budail a dit : “Je vais leur transmettre ce que tu viens de dire.” Il est parti voir Quraysh et leur a dit : “Nous venons de cet homme (Muhammad) dont nous avons entendu des propos que nous pouvons vous rapporter si vous le souhaitez.” Certains des Quraysh ont crié qu’ils n’avaient pas besoin de ces informations, mais les plus sages ont dit : “Dis-nous ce que tu as entendu.” Budail leur a rapporté les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa ibn Mas’ud s’est alors levé et a dit : “Ô gens ! N’êtes-vous pas mes enfants ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a ajouté : “Ne suis-je pas votre père ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Me soupçonnez-vous ?” Ils ont répondu : “Non.” Il a dit : “Ne savez-vous pas que j’ai appelé les gens de ‘Ukaz à votre aide, et quand ils ont refusé, j’ai amené mes proches, mes enfants et ceux qui m’ont obéi pour vous soutenir ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Eh bien, cet homme (le Prophète) vous a fait une proposition raisonnable, il vaut mieux l’accepter et me laisser aller le voir.” Ils ont accepté. Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a commencé à lui parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit à peu près la même chose qu’à Budail. ‘Urwa a dit : “Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à vouloir anéantir tes proches ? As-tu déjà entendu parler d’un Arabe qui aurait détruit sa propre famille avant toi ? Et si c’était le contraire, (personne ne t’aiderait, car) par Allah, je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui s’enfuiraient en te laissant seul.” En entendant cela, Abu Bakr l’a insulté et a dit : “Tu penses qu’on abandonnerait le Prophète (ﷺ) ?” ‘Urwa a demandé : “Qui est cet homme ?” On lui a répondu : “C’est Abu Bakr.” ‘Urwa a dit à Abu Bakr : “Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, si je ne te devais pas une faveur que je n’ai pas encore rendue, je t’aurais répondu.” ‘Urwa a continué de parler au Prophète (ﷺ) en lui saisissant la barbe, alors qu’Al-Mughira ibn Shu’ba se tenait près de la tête du Prophète, épée à la main et casque sur la tête. Chaque fois qu’‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, Al-Mughira la repoussait avec le pommeau de son épée en disant : “Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ).” ‘Urwa a levé la tête et demandé : “Qui est-ce ?” On lui a dit : “C’est Al-Mughira ibn Shu’ba.” ‘Urwa a dit : “Ô traître ! Ne suis-je pas en train de faire de mon mieux pour éviter les conséquences de ta trahison ?” Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira était avec des gens qu’il a tués et dont il a pris les biens, puis il est venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pour ce qui est de ton islam, je l’accepte, mais pour les biens, je n’en prends rien, car ils ont été acquis par trahison.” ‘Urwa a alors observé les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, la salive tombait dans la main de l’un d’eux, qui s’en frottait le visage et la peau ; s’il leur donnait un ordre, ils l’exécutaient immédiatement ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa est retourné vers les siens et a dit : “Ô gens ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosroès et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses proches comme Muhammad l’est par ses compagnons. Par Allah, s’il crache, la salive tombe dans la main de l’un d’eux, qui s’en frotte le visage et la peau ; s’il donne un ordre, ils l’exécutent aussitôt ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect.” Il ajouta : “Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la.” Un homme de la tribu de Bani Kinana a demandé à aller voir le Prophète, et ils l’ont laissé faire. En s’approchant du Prophète et de ses compagnons, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est un tel, de la tribu qui respecte les Budn (chamelles destinées au sacrifice). Amenez les Budn devant lui.” On les lui a montrées, et les gens l’ont accueilli en récitant la talbiya. En voyant cela, il a dit : “Gloire à Allah ! Ce n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba.” De retour parmi les siens, il a dit : “J’ai vu les Budn ornées de colliers et marquées ; je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba.” Un autre, Mikraz ibn Hafs, a demandé à aller voir Muhammad, et ils l’ont aussi autorisé. En s’approchant des musulmans, le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici Mikraz, c’est un homme dur.” Mikraz a commencé à parler au Prophète, et pendant qu’il parlait, Suhail ibn ‘Amr est arrivé. Quand Suhail est venu, le Prophète (ﷺ) a dit : “Maintenant, les choses vont s’arranger.” Suhail a dit au Prophète : “Concluons un traité de paix.” Le Prophète (ﷺ) a appelé le scribe et lui a dit : “Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhail a dit : “Quant à ‘Miséricordieux’, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant.” Les musulmans ont dit : “Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Écris : Au nom de Toi, ô Allah.” Puis il a dicté : “Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ).” Suhail a dit : “Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba et nous ne t’aurions pas combattu. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” (Az-Zuhri a dit : “Le Prophète (ﷺ) a accepté tout ce qu’ils demandaient, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qui respecterait les lois d’Allah, c’est-à-dire les laisser accomplir la ‘Umra.”) Le Prophète (ﷺ) a dit à Suhail : “À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour en faire le tawaf.” Suhail a dit : “Par Allah, nous ne te le permettrons pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais nous te le permettrons l’an prochain.” Le Prophète (ﷺ) a accepté. Suhail a ajouté : “Nous posons aussi comme condition que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion.” Les musulmans ont dit : “Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes alors qu’il est devenu musulman ?” Pendant qu’ils discutaient, Abu Jandal ibn Suhail ibn ‘Amr est arrivé de la vallée de La Mecque, titubant avec ses chaînes, et est tombé parmi les musulmans. Suhail a dit : “Ô Muhammad ! C’est la première condition du traité, tu dois me rendre Abu Jandal.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le traité n’est pas encore écrit.” Suhail a dit : “Je ne te laisserai jamais le garder.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si, fais-le.” Il a répondu : “Non.” Mikraz a dit : “Nous te l’accordons.” Abu Jandal a dit : “Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ?” (La suite…) (continuation 1) : … Abu Jandal avait été sévèrement torturé pour la cause d’Allah. `Umar ibn Al-Khattab a dit : “Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : ‘N’es-tu pas vraiment le Messager d’Allah ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui, bien sûr.’ J’ai dit : ‘Notre cause n’est-elle pas juste et celle de l’ennemi injuste ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et je n’enfreins pas Ses ordres, et Il me donnera la victoire.’ J’ai dit : ‘Ne nous as-tu pas dit que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’ai-je dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Alors tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” `Umar a ajouté : “Je suis allé voir Abu Bakr et lui ai dit : ‘Ô Abu Bakr ! N’est-il pas vraiment le Prophète d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘En effet, il est le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’enfreint pas les ordres de son Seigneur, et Il lui donnera la victoire. Reste attaché à lui, car par Allah, il est dans le vrai.’ J’ai dit : ‘Ne nous disait-il pas que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’a-t-il dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” (Az-Zuhri a dit : “`Umar a dit : ‘J’ai fait beaucoup de bonnes actions pour compenser les questions déplacées que j’ai posées.’”) Quand le traité de paix a été rédigé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : “Levez-vous, sacrifiez vos bêtes et rasez-vous la tête.” Par Allah, aucun d’eux ne s’est levé, et le Prophète a répété son ordre trois fois. Comme personne ne se levait, il les a laissés et est allé voir Umm Salama pour lui parler du comportement des gens envers lui. Umm Salama a dit : “Ô Prophète (ﷺ) d’Allah ! Veux-tu que ton ordre soit exécuté ? Sors et ne parle à personne jusqu’à ce que tu aies sacrifié ta bête, puis appelle ton coiffeur pour te raser la tête.” Le Prophète (ﷺ) est sorti, n’a parlé à personne, a sacrifié sa bête et a appelé son coiffeur pour se raser la tête. En le voyant faire, les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont levés, ont sacrifié leurs bêtes et ont commencé à se raser la tête les uns les autres, au point qu’il y avait tellement de monde qu’ils risquaient de se blesser. Ensuite, des femmes croyantes sont venues voir le Prophète (ﷺ), et Allah a révélé ce verset : “Ô vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les…” (60.10). `Umar a alors divorcé de deux de ses femmes qui étaient polythéistes. Plus tard, Muawiya ibn Abu Sufyan a épousé l’une d’elles, et Safwan ibn Umayya l’autre. Quand le Prophète (ﷺ) est retourné à Médine, Abu Basir, un nouveau converti de Quraysh, est venu le voir. Les polythéistes ont envoyé deux hommes à sa poursuite et ont dit au Prophète (ﷺ) : “Respecte la promesse que tu nous as faite.” Le Prophète (ﷺ) leur a donc remis Abu Basir. Ils l’ont emmené jusqu’à Dhul-Hulaifa, où ils se sont arrêtés pour manger des dattes. Abu Basir a dit à l’un d’eux : “Par Allah, ô untel, je vois que tu as une belle épée.” L’autre l’a sortie et a dit : “Par Allah, elle est très belle et je l’ai déjà utilisée.” Abu Basir a dit : “Laisse-moi la voir.” Quand l’autre la lui a donnée, il l’a frappé avec jusqu’à le tuer, et son compagnon s’est enfui jusqu’à Médine, courant jusqu’à la mosquée. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il a dit : “Cet homme a l’air effrayé.” Lorsqu’il est arrivé devant le Prophète (ﷺ), il a dit : “Mon compagnon a été tué et j’aurais pu l’être aussi.” Abu Basir est arrivé et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Allah, tu as rempli ton engagement en me rendant à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Malheur à sa mère ! Quel fauteur de troubles il ferait, s’il avait des partisans.” Quand Abu Basir a compris que le Prophète (ﷺ) le renverrait à eux, il est parti jusqu’à la côte. Abu Jandal ibn Suhail a réussi à s’échapper et à rejoindre Abu Basir. Ainsi, chaque fois qu’un homme de Quraysh embrassait l’islam, il rejoignait Abu Basir, et ils sont devenus un groupe puissant. Par Allah, chaque fois qu’ils entendaient parler d’une caravane de Quraysh allant vers le Sham, ils l’arrêtaient, attaquaient les polythéistes et prenaient leurs biens. Les Quraysh ont alors envoyé un message au Prophète (ﷺ), le suppliant, au nom d’Allah et des liens de parenté, de faire revenir Abu Basir et ses compagnons, promettant que quiconque viendrait désormais auprès du Prophète (ﷺ) serait en sécurité. Le Prophète (ﷺ) les a donc fait venir, et Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous et vos mains loin d’eux au milieu de la Mecque, après qu’Il vous ait donné la victoire sur eux… Les mécréants avaient de l’orgueil et de la fierté dans leur cœur… l’orgueil et la fierté de l’époque de l’ignorance.” (48.24-26) Leur orgueil et leur fierté étaient qu’ils refusaient d’écrire dans le traité que Muhammad était le Prophète d’Allah, de même qu’ils refusaient d’écrire : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, et ils ont empêché les musulmans de visiter la Maison (la Ka’ba)
- Sahih al-Bukhari, n°2732
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama et Marwan : Le Messager d'Allah (ﷺ) partit lors du traité d'Al-Hudaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : « Khalid bin Al-Walid, à la tête de la cavalerie de Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim, alors prenez le chemin de droite. » Par Allah, Khalid ne remarqua pas l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par l’armée musulmane ne l’atteigne. Il fit alors demi-tour précipitamment pour prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers les gens de Quraysh. La chamelle du Prophète (ﷺ) s’assit. Les gens firent tout pour la faire se relever, sans succès, et dirent : « Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) est devenue têtue ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Al-Qaswa’ n’est pas têtue, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée. » Il ajouta : « Par Celui qui détient mon âme, si les Quraysh me demandent quelque chose qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai. » Puis il réprimanda la chamelle et elle se releva. Le Prophète (ﷺ) changea de chemin et s’arrêta à l’extrémité d’Al-Hudaybiya, près d’un puits où il restait peu d’eau. Les gens utilisèrent toute l’eau rapidement et se plaignirent de la soif au Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) prit une flèche de son carquois et ordonna de la mettre dans le puits. Par Allah, l’eau jaillit et continua de couler jusqu’à ce que tout le monde puisse boire à sa soif. Pendant ce temps, Budail bin Warqa’ Al-Khuza’i arriva avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient des conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien. Budail dit : « J’ai laissé Ka’b bin Luai et ‘Amir bin Luai près de l’eau abondante d’Al-Hudaybiya, avec leurs chameaux laitiers, leurs femmes et enfants. Ils veulent vous faire la guerre et vous empêcher de visiter la Ka’ba. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Nous ne sommes pas venus pour combattre, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le souhaitent, je conclurai une trêve avec eux, à condition qu’ils ne s’interposent pas entre moi et les autres Arabes. Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh pourra embrasser l’islam comme les autres, s’ils le veulent. Sinon, par Allah, je combattrai pour ma cause jusqu’à la mort, mais Allah fera triompher Sa cause. » Budail dit : « Je vais leur transmettre ce que tu as dit. » Il alla voir Quraysh et leur rapporta les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa bin Mas’ud se leva et dit : « Ô peuple ! N’êtes-vous pas mes enfants ? » Ils répondirent : « Oui. » Il ajouta : « Ne suis-je pas votre père ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Ne me faites-vous pas confiance ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « N’ai-je pas cherché de l’aide pour vous auprès des gens de ‘Ukaz, puis auprès de mes proches et de ceux qui m’obéissaient ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Cet homme (le Prophète) vous propose une offre raisonnable, acceptez-la et laissez-moi aller le voir. » Ils acceptèrent. Il alla voir le Prophète (ﷺ) et lui parla. Le Prophète (ﷺ) lui dit à peu près ce qu’il avait dit à Budail. ‘Urwa dit : « Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à combattre tes proches ? As-tu déjà vu un Arabe exterminer sa propre famille ? Si le contraire arrivait, personne ne t’aiderait, car je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui fuiraient en te laissant seul. » En entendant cela, Abu Bakr l’insulta et dit : « Tu penses que nous abandonnerions le Prophète (ﷺ) ? » ‘Urwa demanda qui il était, on lui répondit : « C’est Abu Bakr. » ‘Urwa dit à Abu Bakr : « Par Celui qui détient ma vie, si je ne te devais pas une faveur, je t’aurais répondu. » ‘Urwa continua à parler au Prophète (ﷺ) en lui prenant la barbe, tandis qu’Al-Mughira bin Shu’ba, debout près du Prophète, tenait une épée et portait un casque. Chaque fois que ‘Urwa touchait la barbe du Prophète, Al-Mughira frappait sa main avec le manche de l’épée et disait : « Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ). » ‘Urwa demanda qui il était, on lui répondit : « C’est Al-Mughira bin Shu’ba. » ‘Urwa dit : « Ô traître ! N’essaie-je pas d’éviter les conséquences de ta trahison ? » Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira avait tué des gens et pris leurs biens, puis était venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « J’accepte ton islam, mais je ne prends rien de ces biens. » ‘Urwa observa ensuite les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, l’un d’eux attrapait la salive et s’en frottait le visage et la peau ; s’il donnait un ordre, ils l’exécutaient aussitôt ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa retourna voir son peuple et dit : « Ô peuple ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosrau et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses compagnons comme Muhammad l’est par les siens. Par Allah, s’il crache, l’un d’eux attrape la salive et s’en frotte le visage et la peau ; s’il ordonne quelque chose, ils obéissent immédiatement ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect. Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la. » Un homme de la tribu de Bani Kinana demanda à aller voir le Prophète, et ils acceptèrent. Quand il arriva, le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « C’est un homme de la tribu qui respecte les Budn (chameaux du sacrifice). Amenez les Budn devant lui. » Les Budn furent amenés et les gens l’accueillirent en récitant la Talbiya. En voyant cela, il dit : « Gloire à Allah ! Il n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba. » Il retourna voir son peuple et dit : « J’ai vu les Budn décorés et marqués. Je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba. » Un autre, Mikraz bin Hafs, demanda à aller voir Muhammad, et ils acceptèrent aussi. Quand il arriva, le Prophète (ﷺ) dit : « Voici Mikraz, c’est un homme dur. » Mikraz parla au Prophète, puis Suhail bin ‘Amr arriva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Maintenant, la situation va s’arranger. » Suhail demanda au Prophète de conclure un traité de paix. Le Prophète (ﷺ) appela le scribe et lui dit : « Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Suhail dit : « Quant à “Miséricordieux”, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant. » Les musulmans dirent : « Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Écris : Au nom de Toi, ô Allah. » Puis il dicta : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). » Suhail dit : « Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba ni combattu. Écris : Muhammad bin ‘Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad bin ‘Abdullah. » (Az-Zuhri dit : « Le Prophète (ﷺ) accepta tout cela, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qu’ils demanderaient si cela respectait la loi d’Allah. ») Le Prophète (ﷺ) dit à Suhail : « À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour faire le Tawaf autour. » Suhail répondit : « Par Allah, pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais l’année prochaine. » Le Prophète (ﷺ) fit écrire cela. Suhail ajouta : « Nous exigeons aussi que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion. » Les musulmans dirent : « Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes après qu’il soit devenu musulman ? » Pendant ce temps, Abu Jandal bin Suhail bin ‘Amr arriva de la vallée de La Mecque, enchaîné, et tomba parmi les musulmans. Suhail dit : « Ô Muhammad ! C’est la première condition de notre traité : tu dois me rendre Abu Jandal. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Le traité n’est pas encore écrit. » Suhail insista : « Je ne te laisserai pas le garder. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Oui, fais-le. » Il répondit : « Non. » Mikraz dit : « Nous te permettons de le garder. » Abu Jandal s’écria : « Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ? » (suite)
- Sahih al-Bukhari, n°3906
Rapporté par le neveu de Suraqa bin Ju'sham : Son père lui a raconté qu’il a entendu Suraqa bin Ju'sham dire : « Les messagers des polythéistes de Quraish sont venus nous annoncer qu’ils avaient promis une récompense équivalente à la valeur du sang de celui qui tuerait ou capturerait le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Alors que j’étais assis dans une réunion de ma tribu, Bani Mudlij, un homme est venu et a dit : “Ô Suraqa ! J’ai vu des gens au loin sur le bord de la mer, je pense que ce sont Muhammad et ses compagnons.” J’ai compris que c’était eux, mais j’ai dit : “Non, ce n’est pas eux, tu as vu untel et untel que nous avons vus partir.” Je suis resté un moment puis je suis rentré chez moi, j’ai ordonné à ma servante de préparer mon cheval qui était derrière une colline, et je l’ai préparé. J’ai pris ma lance et je suis sorti discrètement. J’ai rejoint mon cheval, je suis monté et je me suis lancé au galop. Quand je me suis approché d’eux (Muhammad et Abu Bakr), mon cheval a trébuché et je suis tombé. Je me suis relevé, j’ai tiré mes flèches divinatoires pour savoir si je devais leur faire du mal ou non, et le tirage que je n’aimais pas est sorti. Mais je suis remonté et j’ai continué sans tenir compte des flèches. Quand j’ai entendu la récitation du Coran par le Messager d’Allah (ﷺ), qui ne regardait pas autour de lui alors qu’Abu Bakr le faisait souvent, soudain les pattes avant de mon cheval se sont enfoncées dans le sol jusqu’aux genoux et je suis tombé. Je l’ai réprimandé, il s’est relevé mais avait du mal à sortir ses pattes, et quand il s’est redressé, la poussière est montée comme de la fumée. J’ai de nouveau tiré les flèches, et le tirage que je n’aimais pas est encore sorti. Alors je les ai appelés pour les rassurer. Ils se sont arrêtés, je suis remonté et je suis allé vers eux. Quand j’ai vu que je ne pouvais pas leur faire de mal, j’ai compris que la cause du Messager d’Allah (ﷺ) allait triompher. Je lui ai dit : « Ton peuple a mis une récompense pour ta tête. » Je leur ai raconté tous les plans des gens de La Mecque contre eux. Je leur ai proposé de la nourriture et des biens, mais ils ont refusé et n’ont rien demandé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne parle à personne de nous. » J’ai alors demandé qu’on m’écrive une garantie de sécurité. Il a demandé à ‘Amr bin Fuhaira de l’écrire sur un parchemin, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a continué sa route. Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rencontré Az-Zubair dans une caravane de marchands musulmans qui revenaient du Sham. Az-Zubair a donné au Messager d’Allah (ﷺ) et à Abu Bakr des vêtements blancs à porter. Quand les musulmans de Médine ont appris le départ du Messager d’Allah (ﷺ) de La Mecque vers Médine, ils allaient chaque matin à Harra pour l’attendre jusqu’à ce que la chaleur les oblige à rentrer. Un jour, après avoir attendu longtemps, ils sont rentrés chez eux, et un juif est monté sur le toit d’un de ses forts pour chercher quelque chose, et il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons vêtus de blanc, sortant du désert. Le juif s’est mis à crier : « Ô Arabes ! Voici votre grand homme que vous attendiez ! » Tous les musulmans ont alors pris leurs armes et ont accueilli le Messager d’Allah (ﷺ) au sommet de Harra. Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers eux et s’est arrêté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf, c’était un lundi du mois de Rabi-ul-Awal. Abu Bakr s’est levé pour accueillir les gens tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis en silence. Certains Ansar qui ne l’avaient jamais vu ont commencé à saluer Abu Bakr, mais quand le soleil a brillé sur le Messager d’Allah (ﷺ) et qu’Abu Bakr l’a ombragé avec son manteau, les gens ont alors reconnu le Messager d’Allah (ﷺ). Il est resté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf dix nuits et a fondé la mosquée de Quba, basée sur la piété. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié, puis il est monté sur sa chamelle et a continué, accompagné des gens, jusqu’à ce que sa chamelle s’agenouille à l’emplacement de la mosquée du Prophète (ﷺ) à Médine. Certains musulmans priaient déjà là, et cet endroit était une cour pour sécher les dattes appartenant à Suhail et Sahl, deux orphelins sous la tutelle d’Asad bin Zurara. Quand la chamelle s’est agenouillée, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet endroit, si Allah le veut, sera notre demeure. » Il a alors appelé les deux garçons et leur a demandé de fixer un prix pour cette cour afin d’en faire une mosquée. Les deux garçons ont dit : « Non, mais nous te l’offrons en cadeau, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors construit une mosquée à cet endroit. Le Prophète (ﷺ) a lui-même commencé à porter des briques non cuites pour la construction en disant : « Cette charge est meilleure que celle de Khaybar, car elle est plus pieuse aux yeux d’Allah, plus pure et plus récompensée. » Il disait aussi : « Ô Allah ! La vraie récompense est celle de l’au-delà, accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux Émigrants. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a récité (comme proverbe) le poème d’un musulman dont je ne connais pas le nom. (Ibn Shihab a dit : « Dans les hadiths, il n’est pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) ait récité un vers poétique complet, sauf celui-ci. »
- Sahih al-Bukhari, n°4070
Rapporté par Salim bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait contre Safwan bin Umaiya, Suhail bin `Amr et Al-Harith bin Hisham. Alors le verset a été révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad !) ... (jusqu’à la fin du verset) car ils sont vraiment injustes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4180
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a entendu Marwan bin Al-Hakam et Al-Miswar bin Makhrama raconter un des événements qui ont eu lieu avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors de la `Umra d’Al-Hudaibiya. Ils ont dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a conclu la trêve avec Suhail bin `Amr le jour d’Al-Hudaibiya, l’une des conditions posées par Suhail bin `Amr était la suivante : “Si quelqu’un de chez nous (c’est-à-dire les mécréants) vient vers toi, même s’il a embrassé ta religion, tu dois nous le rendre et ne pas t’interposer entre nous et lui.” Suhail a refusé de conclure la trêve avec le Messager d’Allah (ﷺ) sans cette condition. Les croyants n’aimaient pas cette condition, ils en étaient mécontents et en ont discuté. Mais comme Suhail a refusé de conclure la trêve sans cette condition, le Messager d’Allah (ﷺ) l’a acceptée. Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu Abu Jandal bin Suhail à son père, Suhail bin `Amr, et a renvoyé tout homme qui venait vers lui de leur part pendant cette période, même s’il était musulman. Les femmes croyantes qui avaient émigré sont arrivées (à Médine), et Um Kulthum, la fille de `Uqba bin Abi Mu’ait, faisait partie de celles qui sont venues au Messager d’Allah (ﷺ) et elle était adulte à ce moment-là. Sa famille est venue demander au Messager d’Allah (ﷺ) de la leur rendre, et à ce sujet, Allah a révélé les versets concernant les femmes croyantes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4181
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a entendu Marwan bin Al-Hakam et Al-Miswar bin Makhrama raconter un des événements qui ont eu lieu avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors de la `Umra d’Al-Hudaibiya. Ils ont dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a conclu la trêve avec Suhail bin `Amr le jour d’Al-Hudaibiya, l’une des conditions posées par Suhail bin `Amr était la suivante : “Si quelqu’un de chez nous (c’est-à-dire les mécréants) vient vers toi, même s’il a embrassé ta religion, tu dois nous le rendre et ne pas t’interposer entre nous et lui.” Suhail a refusé de conclure la trêve avec le Messager d’Allah (ﷺ) sans cette condition. Les croyants n’aimaient pas cette condition, ils en étaient mécontents et en ont discuté. Mais comme Suhail a refusé de conclure la trêve sans cette condition, le Messager d’Allah (ﷺ) l’a acceptée. Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu Abu Jandal bin Suhail à son père, Suhail bin `Amr, et a renvoyé tout homme qui venait vers lui de leur part pendant cette période, même s’il était musulman. Les femmes croyantes qui avaient émigré sont arrivées (à Médine), et Um Kulthum, la fille de `Uqba bin Abi Mu’ait, faisait partie de celles qui sont venues au Messager d’Allah (ﷺ) et elle était adulte à ce moment-là. Sa famille est venue demander au Messager d’Allah (ﷺ) de la leur rendre, et à ce sujet, Allah a révélé les versets concernant les femmes croyantes. »
- Sahih al-Bukhari, n°5088
Rapporté par `Aisha : Abou Houdaïfa bin `Utba bin Rabi`a bin `Abdi Shams, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), avait adopté Salim comme fils et l’avait marié à sa nièce, Hind bint Al-Walid bin `Utba bin Rabi`a. Salim était l’esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète (ﷺ) avait adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un garçon, les gens l’appelaient du nom de son père adoptif et il héritait de lui. Mais quand Allah a révélé les versets : « Appelez-les par le nom de leurs pères… vos esclaves affranchis, » (33.5), les personnes adoptées ont été appelées par le nom de leur père biologique. Celui dont le père était inconnu était considéré comme un maula et un frère en religion. Plus tard, Sahla bint Suhail bin `Amr Al-Quraishi Al-`Amiri — qui était l’épouse d’Abou Houdaïfa bin `Utba — est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérions Salim comme notre fils adopté, et maintenant Allah a révélé ce que tu sais à propos des fils adoptifs. » Le narrateur a ensuite mentionné la suite du récit
- Sahih al-Bukhari, n°5600
Rapporté par Anas : Pendant que je servais Abu Talha, Abu Dujana et Abu Suhail bin Al-Baida', nous buvions une boisson faite d’un mélange de dattes mûres et non mûres. Quand les boissons alcoolisées ont été interdites, je l’ai jetée. J’étais leur serveur et le plus jeune parmi eux, et à cette époque, nous considérions cette boisson comme alcoolisée
- Sunan Ibn Majah, n°1518
Rapporté par ‘Aishah : Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a fait la prière funéraire pour Suhail bin Baida’ qu’à la mosquée
- Sunan Ibn Majah, n°1943
Rapporté par 'Aishah : Sahlah bint Suhail est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, je vois des signes de mécontentement sur le visage d’Abu Hudhaifah quand Salim entre chez moi. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allaite-le. » Elle a dit : « Comment puis-je l’allaiter alors que c’est un homme adulte ? » Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « Je sais que c’est un homme adulte. » Elle l’a donc fait, puis elle est revenue voir le Prophète ﷺ et a dit : « Je n’ai plus jamais vu de signes de mécontentement sur le visage d’Abu Hudhaifah après cela. » Et il a assisté à la bataille de Badr
- Sunan Ibn Majah, n°2788
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a du bien dans la crinière des chevaux » – ou il a dit : « Il y a du bien attaché à la crinière des chevaux. » Suhail (un des rapporteurs) a dit : « Je ne suis pas certain de » – « jusqu’au Jour de la Résurrection. Et les chevaux sont de trois sortes : ceux qui apportent une récompense à un homme, ceux qui sont une protection pour un homme, et ceux qui sont un fardeau (de péché) pour un homme. Quant à ceux qui apportent une récompense, un homme les garde pour la cause d’Allah et les maintient toujours prêts (pour le Jihad), et ils ne mangent aucune nourriture sans qu’une récompense soit inscrite pour lui, et s’il les met au pâturage, ils ne mangent rien sans qu’une récompense soit inscrite pour lui. S’il leur donne à boire d’une rivière, pour chaque goutte qui entre dans leur ventre, une récompense lui sera inscrite, » (il continue) jusqu’à mentionner la récompense même pour leur urine et leurs excréments, et même lorsqu’ils courent ici et là d’eux-mêmes, pour chaque pas une récompense lui sera inscrite – « Quant à ceux qui sont une protection, un homme les garde parce qu’ils sont une source de dignité et d’ornement, mais il n’oublie pas les droits de leur dos et de leur ventre (c’est-à-dire ne pas trop les faire travailler et bien les nourrir), que ce soit dans la difficulté ou la facilité. Quant à ceux qui sont un fardeau (de péché), c’est celui qui les garde pour commettre des injustices ou pour se vanter devant les gens, c’est pour lui qu’ils sont un fardeau de péché. »
- Sahih Muslim, n°858
Rapporté par Suhail : Son père l’a envoyé chez Banu Haritha avec un garçon ou un homme. Quelqu’un l’a appelé par son nom depuis une enceinte. (Le narrateur dit :) La personne avec moi a regardé vers l’enceinte, mais n’a rien vu. J’en ai parlé à mon père. Il a dit : « Si j’avais su que tu allais vivre cela, je ne t’aurais jamais envoyé là-bas. Mais retiens ceci : chaque fois que tu entends un appel comme cela (venant des mauvais esprits), prononce l’Adhan, car j’ai entendu Abu Huraira dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Chaque fois que l’Adhan est proclamé, Satan s’enfuit rapidement.” »
- Sahih Muslim, n°872
Rapporté par Suhail, d’après son père : Abu Huraira prononçait le takbir à chaque moment où il se relevait ou s’inclinait pendant la prière, et il a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ faisait ainsi
- Sahih Muslim, n°986
Rapporté par Suhail : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1348
Rapporté par Abu Huraira : Il a rapporté du Messager d’Allah ﷺ que les pauvres parmi les émigrants ont dit : « Ô Messager d’Allah, les riches ont obtenu les plus hauts rangs et le bonheur éternel », et le reste du hadith est semblable à celui transmis par Qutaiba d’après Laith, sauf qu’il a ajouté dans le récit d’Abu Huraira, selon Abu Salih : « Les pauvres des émigrants sont revenus », jusqu’à la fin du hadith, avec cette précision supplémentaire : Suhail a dit que chaque partie de l’invocation (glorification, louange et proclamation de la grandeur d’Allah) devait être répétée onze fois, pour un total de trente-trois
- Sahih Muslim, n°2037
Rapporté par Suhail d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque vous priez après les deux rak'a obligatoires du vendredi, accomplissez quatre rak'a. » (‘Amr ajoute dans son récit que Ibn Idris a dit cela d’après Suhail) : « Et si vous êtes pressé pour une raison, priez deux rak'a à la mosquée et deux autres en rentrant chez vous. »
- Sahih Muslim, n°2249
Rapporté par Suhail رضي الله عنه : Un hadith semblable a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2252
Rapporté par ‘Abbad ibn ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه : Aïsha رضي الله عنها a ordonné qu’on apporte la civière de Sa’d ibn Abi Waqqas à la mosquée afin qu’elle puisse prier pour lui. Les gens ont désapprouvé son acte. Elle a dit : « Comme les gens oublient vite ! Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas accompli la prière funéraire de Suhail ibn al-Baida’ dans une mosquée ? »
- Sahih Muslim, n°2253
Rapporté par ‘Abbad ibn ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه d’après ‘Aïsha رضي الله عنها : Lorsque Sa’d ibn Abi Waqqas est décédé, les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont envoyé un message pour qu’on apporte sa civière dans la mosquée afin qu’elles puissent prier pour lui. Ils ont fait ainsi : la civière a été placée devant leurs appartements et elles ont prié pour lui. On l’a ensuite sortie par la porte appelée Bab al-Jana’iz, du côté de Maqa’id. La nouvelle est parvenue aux épouses du Prophète ﷺ que les gens avaient critiqué cette pratique, disant qu’il n’était pas souhaitable d’apporter la civière dans la mosquée. Cela fut rapporté à ‘Aïsha رضي الله عنها, qui répondit : « Comme les gens critiquent vite ce qu’ils connaissent mal ! Ils nous reprochent d’avoir apporté la civière dans la mosquée, alors que le Messager d’Allah ﷺ a bien accompli la prière funéraire de Suhail ibn Baida’ dans la partie la plus intérieure de la mosquée. »
- Sahih Muslim, n°2254
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه d’après ‘Aïsha رضي الله عنها : Quand Sa’d ibn Abi Waqqas est décédé, elle a dit : « Apportez la civière dans la mosquée pour que je puisse prier pour lui. » Mais cela a été désapprouvé. Elle a dit : « Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié dans la mosquée pour les deux fils de Baida’, c’est-à-dire Suhail et son frère. »
- Sahih Muslim, n°2292
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun propriétaire de trésor qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : ses biens seront chauffés dans le Feu de l’Enfer et transformés en plaques avec lesquelles ses flancs et son front seront marqués, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre Ses serviteurs pendant un jour qui durera cinquante mille ans. Il verra alors son chemin, menant soit au Paradis, soit à l’Enfer. Aucun propriétaire de chameaux qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : une plaine sablonneuse lui sera préparée et les chameaux passeront sur lui jusqu’à ce que le dernier soit ramené, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre Ses serviteurs pendant un jour qui durera cinquante mille ans. Il verra alors son chemin, menant soit au Paradis, soit à l’Enfer. Aucun propriétaire de bétail ou de chèvres qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : une plaine sablonneuse leur sera préparée, il n’en manquera aucun, qu’ils aient des cornes tordues, pas de cornes ou des cornes cassées, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots, et ils passeront sur lui jusqu’à ce que le dernier soit ramené, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre Ses serviteurs pendant un jour qui durera cinquante mille ans, et il verra les chemins menant au Paradis ou à l’Enfer. Suhail a dit : Je ne sais pas s’il a mentionné les vaches. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, qu’en est-il des chevaux ? » Il a dit : « Le bien est dans le front des chevaux (ou il a dit : le bien est inscrit dans le front des chevaux – Suhail dit : j’ai un doute sur la formulation) jusqu’au Jour du Jugement. Les chevaux sont de trois sortes : ils sont une source de récompense pour une personne, une protection pour une autre, et un fardeau pour une autre. Ceux qui apportent une récompense sont ceux qu’une personne élève pour la cause d’Allah et qu’il entraîne pour Lui, et rien de ce qu’ils mangent ne disparaît sans qu’Allah ne lui inscrive une bonne action. S’ils paissent dans un pré, tout ce qu’ils mangent sera inscrit comme récompense. S’ils boivent de l’eau d’un canal, chaque goutte qui disparaît dans leur ventre sera une récompense (pour le propriétaire). Il a continué à décrire jusqu’à mentionner une récompense pour leur urine et leur fumier. S’ils galopent un ou deux tours, chaque foulée sera inscrite comme récompense. Celui pour qui ils sont une protection est celui qui les élève pour l’honneur et la dignité, mais n’oublie pas leur droit sur leur dos et leur ventre, en abondance comme en difficulté. Quant à celui pour qui ils sont un fardeau, c’est celui qui les élève par ostentation et pour se montrer aux gens ; pour lui, ce sont un fardeau. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, et les ânes ? » Il a dit : « Allah ne m’a rien révélé à leur sujet, sauf ce verset général : “Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque fait le poids d’un atome de mal le verra.” (sourate 99, verset 7) »
- Sahih Muslim, n°2293
Rapporté par Suhail b. Abu Salih : Ce hadith a été rapporté par Suhail b. Abu Salih avec la même chaîne de transmetteurs, et il a remplacé le mot « aqsa’ » par « ‘adba’ » et a dit : « son flanc et son dos », sans mentionner son front
- Sahih Muslim, n°2345
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Ce hadith a été transmis par une autre chaîne, semblable au récit de Ya'qub d’après Suhail (n°)
- Sahih Muslim, n°2712
Ce hadith a été rapporté par Suhail avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°3600
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Sahla bint Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, je remarque sur le visage d’Abu Hudhaifa des signes de gêne quand Salim (qui est un allié) entre chez nous. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Allaite-le. » Elle a répondu : « Comment pourrais-je l’allaiter alors que c’est un homme adulte ? » Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « Je sais bien que c’est un jeune homme. » ‘Amr a ajouté dans son récit qu’il avait participé à la bataille de Badr, et dans la version d’Ibn ‘Umar, il est dit : Le Messager d’Allah ﷺ a ri
- Sahih Muslim, n°3601
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Salim, l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa, vivait avec lui et sa famille dans leur maison. La fille de Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Salim a atteint la puberté comme les hommes, il comprend comme eux, et il entre librement dans notre maison. Mais je sens qu’il y a quelque chose qui dérange Abu Hudhaifa. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Allaite-le, ainsi il te deviendra interdit (comme un membre de la famille), et ce qui dérange Abu Hudhaifa dans son cœur disparaîtra. » Elle est revenue et a dit : « Je l’ai allaité, et ce qui était dans le cœur d’Abu Hudhaifa a disparu. »
- Sahih Muslim, n°3602
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr lui a rapporté qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : Sahla bint Suhail ibn ‘Amr est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, Salim (l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa) vit avec nous dans notre maison. Il a atteint la puberté comme les hommes et a acquis la connaissance des choses intimes comme eux. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allaite-le afin qu’il te devienne interdit (au mariage). » Ibn Abu Mulaika dit : « Je me suis abstenu de rapporter ce hadith pendant environ un an par crainte. Puis j’ai rencontré Al-Qasim et je lui ai dit : “Tu m’as rapporté un hadith que je n’ai pas transmis à d’autres.” Il m’a demandé lequel, je le lui ai rappelé, et il m’a dit : “Rapporte-le de ma part, car c’est bien Aïcha رضي الله عنها qui me l’a transmis.” »
- Sahih Muslim, n°3604
Rapporté par Zaynab, fille d’Abu Salama : J’ai entendu Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire à Aïcha : « Par Allah, je n’aime pas être vue par un jeune homme qui a dépassé l’âge de l’allaitement. » Aïcha رضي الله عنها demanda : « Pourquoi donc ? » Sahla, fille de Suhail, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, je remarque sur le visage d’Abu Hudhaifa des signes de gêne à cause de l’entrée de Salim dans la maison. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Allaite-le. » Sahla dit : « Mais il a une barbe ! » Il répéta : « Allaite-le, cela fera disparaître ce malaise sur le visage d’Abu Hudhaifa. » Elle dit : « Je l’ai fait, et par Allah, je n’ai plus vu de gêne sur le visage d’Abu Hudhaifa. »
- Sahih Muslim, n°3800
Rapporté par Suhail : Un hadith semblable a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°4274
Rapporté par Suhail, selon la même chaîne de transmetteurs : « Il doit expier son serment et faire ce qui est mieux. »
- Sahih Muslim, n°4482
Rapporté par Suhail : Ce hadith a été rapporté par Suhail avec la même chaîne de transmission, mais avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°4632
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Les Quraysh ont fait la paix avec le Prophète ﷺ. Parmi eux se trouvait Suhail ibn Amr. Le Prophète ﷺ a dit à ‘Ali : « Écris : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” » Suhail a dit : « Quant à “Bismillah”, nous ne savons pas ce que signifie “Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim”. Mais écris ce que nous comprenons, c’est-à-dire “Bi ismika Allahumma” (au nom de Toi, ô Allah). » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Écris : “De Muhammad, le Messager d’Allah.” » Ils ont dit : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous te suivrions. Écris donc ton nom et celui de ton père. » Le Prophète ﷺ a dit : « Écris : “De Muhammad ibn ‘Abdullah.” » Ils ont posé la condition que si un musulman les rejoignait, les Mecquois ne le renverraient pas, et si quelqu’un venait chez vous (les musulmans) de leur part, vous le renverriez. Les compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah, devons-nous écrire cela ? » Il a répondu : « Oui. Celui qui part de chez nous pour les rejoindre – qu’Allah l’éloigne ! – et celui qui vient chez nous de leur part (et qu’on renvoie), Allah lui apportera un soulagement et une issue. »
- Sahih Muslim, n°4942
Rapporté par Suhail رضي الله عنه : Une version de cette tradition contient ces mots supplémentaires : « Et celui qui se noie est un martyr. »
- Sahih Muslim, n°4943
Rapporté par Suhail رضي الله عنه (par une autre chaîne de rapporteurs) : Une autre version de cette tradition contient ces mots supplémentaires : « Celui qui se noie est un martyr. »
- Sahih Muslim, n°5136
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais du vin à Abu Talha, Abu Dujana et Suhail b. Baida’ à partir d’une outre contenant un mélange de dattes mûres et non mûres. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°5547
Rapporté par Abû Hurayra رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par Suhail avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5662
Rapporté par Suhail, selon la même chaîne de transmetteurs mais avec une légère variation dans les mots : Dans le hadith transmis par Waki', il est dit : « Quand vous rencontrez les Juifs. » Dans celui transmis par Shu'ba : « Quand vous rencontrez les Gens du Livre. » Et dans celui transmis par Jarir : « Quand vous les rencontrez. » Aucun polythéiste n’est explicitement mentionné par son nom
- Sahih Muslim, n°6222
Rapporté par Suhail, d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, le jour de Khaybar : « Je remettrai ce drapeau à celui qui aime Allah et Son Messager, et Allah accordera la victoire par sa main. » Omar b. Khattab dit : « Jamais je n’ai autant désiré le commandement que ce jour-là. Je me suis avancé dans l’espoir d’être appelé, mais le Messager d’Allah ﷺ appela 'Ali b. Abi Talib, lui remit cet honneur et lui dit : “Avance et ne te retourne pas tant qu’Allah ne t’aura pas accordé la victoire.” 'Ali avança un peu, s’arrêta, puis demanda à haute voix : “Ô Messager d’Allah, contre quoi dois-je combattre les gens ?” Le Prophète ﷺ répondit : “Combats-les jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils le font, alors leur sang et leurs biens sont protégés, sauf ce que la loi autorise, et leur compte sera auprès d’Allah.” »
- Sahih Muslim, n°6684
Rapporté par Suhail : Ce hadith a été rapporté par Suhail avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6706
Rapporté par Suhail : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne, sauf que dans la version transmise par ‘Ali ibn Musayyib, le mot « colère » n’est pas mentionné
- Sahih Muslim, n°6707
Rapporté par Suhail b. Abi Salih : Nous étions à Arafat quand Umar ibn Abd al-Aziz, qui était l’émir du Hajj, est passé. Les gens se sont levés pour le voir. J’ai dit à mon père : « Père, je pense qu’Allah aime Umar ibn Abd al-Aziz. » Il m’a demandé pourquoi. J’ai répondu : « Parce que les gens l’aiment. » Il a dit : « Par Celui qui a créé ton père, j’ai entendu Abu Huraira rapporter du Messager d’Allah ﷺ un hadith semblable à celui rapporté par Suhail. »
- Sahih Muslim, n°6889
Rapporté par Suhail رضي الله عنه : Abu Salih nous recommandait, lorsque l’un de nous voulait dormir, de s’allonger sur le côté droit et de dire : « Ô Allah, Seigneur des cieux et de la terre, Seigneur du Trône magnifique, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, Toi qui fais germer le grain et le noyau, Toi qui as révélé la Torah, l’Injil (l’Évangile) et le Critère (le Coran), je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de toute chose dont Tu tiens la destinée entre Tes mains. Ô Allah, Tu es le Premier, rien n’est avant Toi ; Tu es le Dernier, rien n’est après Toi ; Tu es l’Apparent, rien n’est au-dessus de Toi ; Tu es l’Intime, rien n’est au-delà de Toi. Débarrasse-nous de nos dettes et libère-nous du besoin. » Abu Salih rapportait cela d’Abu Huraira رضي الله عنه, qui le tenait du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°7273
Rapporté par Suhail : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, avec ce complément : « Mon père a dit : “Si tu vois cela, n’y va même pas.” »
- Sahih Muslim, n°7290
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas avant que les habitations de Médine ne s’étendent jusqu’à Ihab ou Yahab. » Zubair a dit : J’ai demandé à Suhail quelle distance il y avait entre ces endroits et Médine. Il a répondu : « À tant de miles. »
- Sunan an-Nasa'i, n°458
Rapporté par Abu Suhail, d’après son père, qu’il a entendu Talhah bin ‘Ubaidullah dire : Un homme du Najd est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec des cheveux en désordre. Nous l’entendions parler fort sans comprendre ce qu’il disait, jusqu’à ce qu’il s’approche. Il posait des questions sur l’islam. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : "Cinq prières chaque jour et chaque nuit." Il a dit : "Dois-je faire autre chose ?" Il a dit : "Non, sauf si tu fais des prières volontaires." Il a dit : "Et le jeûne du mois de Ramadan." Il a dit : "Dois-je faire autre chose ?" Il a dit : "Non, sauf si tu le fais volontairement." Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a aussi parlé de la zakat, et il a dit : "Dois-je faire autre chose ?" Il a dit : "Non, sauf si tu le fais volontairement." L’homme est parti en disant : "Par Allah, je n’en ferai pas plus ni moins." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il sera sauvé, s’il dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°1967
Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah ﷺ n’a fait la prière funéraire pour Suhail bin Baida qu’à la mosquée
- Sunan an-Nasa'i, n°1968
Rapporté par ‘Abdul-Wahid bin Hamzah, selon ‘Abbad bin ‘Abdullah bin Az-Zubair, d’après ‘Aishah : Le Messager d’Allah ﷺ n’a fait la prière funéraire pour Suhail bin Baida qu’à l’intérieur de la mosquée
- Sunan an-Nasa'i, n°3319
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah : J’ai entendu 'Aisha, l’épouse du Prophète ﷺ, dire : « Sahlah bint Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : Ô Messager d’Allah, je vois de la gêne sur le visage d’Abu Hudhaifah quand Salim entre chez moi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allaite-le. » Elle a dit : « Il a une barbe. » Il a dit : « Allaite-le, et cela enlèvera la gêne du visage d’Abu Hudhaifah. » Elle a dit : « Par Allah, je n’ai jamais revu cela sur le visage d’Abu Hudhaifah après cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3320
Rapporté par 'Aishah : Sahlah bint Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je vois de la gêne sur le visage d’Abu Hudhaifah quand Salim entre chez moi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allaite-le. » Elle a dit : « Comment pourrais-je l’allaiter alors que c’est un homme adulte ? » Il a dit : « Ne sais-je pas qu’il est adulte ? » Ensuite elle est revenue et a dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité comme Prophète, je n’ai jamais vu quoi que ce soit de gênant sur le visage d’Abu Hudhaifah après cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3323
Rapporté par 'Aishah : Salim, l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifah, vivait avec Abu Hudhaifah et sa famille dans leur maison. La fille de Suhail est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : « Salim a atteint l’âge adulte et comprend ce que comprennent les hommes. Il entre chez nous, et je pense qu’Abu Hudhaifah n’est pas à l’aise avec cela. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allaite-le, et tu deviendras interdite pour lui. » Elle l’a donc allaité, et la gêne d’Abu Hudhaifah a disparu. Elle est revenue et a dit : « Je l’ai allaité et la gêne d’Abu Hudhaifah a disparu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3324
Rapporté par 'Urwah : Les autres épouses du Prophète ﷺ ont refusé que quiconque entre chez elles sur la base de ce type d’allaitement, c’est-à-dire l’allaitement d’un adulte. Elles ont dit à 'Aishah : « Par Allah, nous pensons que ce que le Messager d’Allah ﷺ a dit à Sahlah bint Suhail était une dérogation accordée uniquement à Salim. Par Allah, personne n’entrera chez nous, ni ne nous verra sur la base de ce type d’allaitement. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5028
Rapporté par Abu Suhail d’après son père : Il a entendu Talhah bin 'Ubaidullah dire : « Un homme du Najd, aux cheveux ébouriffés, est venu voir le Messager d’Allah ﷺ ; il parlait fort, mais on ne comprenait pas ce qu’il disait jusqu’à ce qu’il s’approche. Il posait des questions sur l’Islam. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Cinq prières chaque jour et chaque nuit.” Il dit : “Dois-je en faire plus ?” Il répondit : “Non, sauf si tu veux en faire plus volontairement.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Le jeûne du mois de Ramadan.” Il dit : “Dois-je en faire plus ?” Il répondit : “Non, sauf si tu veux en faire plus volontairement.” Puis le Messager d’Allah ﷺ lui parla de la Zakat. Il dit : “Dois-je en faire plus ?” Il répondit : “Non, sauf si tu veux en faire plus volontairement.” L’homme partit en disant : “Je n’en ferai pas plus ni moins.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Il réussira, s’il dit la vérité.” »
Profil symbolique du prénom Souhail
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Souhail
Traits dominants
- Accessibilité : Il se montre ouvert et facile d'approche, créant naturellement un climat de confiance.
- Clarté : Sa manière de penser est droite et transparente, ce qui en fait une personne fiable et franche.
- Sagesse : Comme l'étoile qui guide, il fait preuve d'une grande capacité d'observation avant de prendre une décision.
- Optimisme : Il tend à voir le côté simple et positif des situations, même les plus complexes.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Souhail (ou Suhail, ou Souhil)
Orthographes internationales
Aucune variante internationale documentée pour ce prénom.
Personnalités connues portant le prénom Souhail
- Suhail Al-Mazroui (Ministre de l'énergie et des infrastructures des Émirats arabes unis) Suhail Rizvi (homme d'affaires et financier américain)
Popularité du prénom Souhail
Dans le monde musulman
En France
Variante (11) : Souhail · 950 Souhil · 480 Soheil · 365 Souhaïl · 330 Sohail · 220 Suhayl · 215 Soheïl · 80 Suhail · 25 Suheyl · 25 Sohaïl · 20 Suhaïl · 5
Le prénom Souhail a été donné à 950 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 542ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 230
- Auvergne-Rhône-Alpes 115
- Occitanie 110
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 80
- Hauts-de-France 65
- Grand Est 50
- Nouvelle-Aquitaine 40
- Centre-Val de Loire 30
Voir plus (2 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 15
- Pays de la Loire 5
Le prénom Souhil a été donné à 480 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 319ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 110
- Auvergne-Rhône-Alpes 50
- Hauts-de-France 35
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 25
- Grand Est 20
- Occitanie 20
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Normandie 5
Le prénom Soheil a été donné à 365 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 6 359ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 115
- Auvergne-Rhône-Alpes 35
- Hauts-de-France 20
- Nouvelle-Aquitaine 10
- Occitanie 10
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 10
- Grand Est 5
- Pays de la Loire 5
Le prénom Souhaïl a été donné à 330 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 6 780ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 85
- Auvergne-Rhône-Alpes 55
- Hauts-de-France 40
- Occitanie 35
- Grand Est 15
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 15
- Normandie 10
- Nouvelle-Aquitaine 10
Voir plus (3 régions)
- Centre-Val de Loire 5
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Pays de la Loire 5
Le prénom Sohail a été donné à 220 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 8 576ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 40
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Occitanie 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Suhayl a été donné à 215 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 8 694ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 65
- Auvergne-Rhône-Alpes 30
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 15
- Hauts-de-France 10
- Normandie 5
- Occitanie 5
Le prénom Soheïl a été donné à 80 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 14 758ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 35
- Hauts-de-France 5
- Occitanie 5
Le prénom Suhail a été donné à 25 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 24 678ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Suheyl a été donné à 25 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 24 679ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Sohaïl a été donné à 20 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 26 864ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Suhaïl a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 47 007ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Souhail
Quelle est la signification du prénom Souhail ?
Le prénom Souhail signifie "très facile" ou "aisé" en arabe. Il exprime la simplicité, la fluidité de caractère et l'espoir d'une vie sans grandes difficultés.
Quelle est l'origine du prénom Souhail ?
Souhail est un prénom d'origine arabe préislamique lié à l'astronomie. Il désigne l'étoile Canopus, l'une des plus brillantes du ciel, utilisée autrefois par les navigateurs pour s'orienter.
Qui est la personnalité historique la plus connue portant ce prénom ?
La personnalité historique la plus marquante est Suhail ibn Adi, qui était un compagnon du prophète Mahomet. Son nom est resté un symbole de piété et de fidélité dans l'histoire musulmane.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.