Origine et signification du prénom Sarah (ou Sera, ou Sara) en Islam : Guide complet
سَارَة
Le prénom Sarah est un classique intemporel d'origine araméenne signifiant "princesse" ou "noble dame". Très important dans le monde musulman, il rend hommage à l'épouse du patriarche Abraham, une figure de noblesse et de beauté citée dans les textes sacrés.
Origine du prénom Sarah
Signification du prénom Sarah
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Sarah (ou Sera, ou Sara) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
271 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 62
Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les sabéens, quiconque d'entre eux a cru en Allah au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 86
Voilà ceux qui échangent la vie présente contre la vie future. Eh bien, leur châtiment ne sera pas diminué. Et ils ne seront point secourus
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 98
[Dis:] «Quiconque est ennemi d'Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Michaël... [Allah sera son ennemi] car Allah est l'ennemi des infidèles»
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 104
O vous qui croyez! Ne dites pas: «Râ'inâ» (favorise-nous) mais dites: «Onzurnâ» (regarde-nous); et écoutez! Un châtiment douloureux sera pour les infidèles
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 123
Et redoutez le jour où nulle âme ne bénéficiera à une autre, où l'on n'acceptera d'elle aucune compensation, et où aucune intercession ne lui sera utile. Et ils ne seront point secourus
Voir 266 autres versets
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 143
Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous. Et Nous n'avions établi la direction (Qibla) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager [Muhammad] et qui s'en retourne sur ses talons. C'était un changement difficile, mais pas pour ceux qu'Allah guide. Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre [la récompense de] votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 162
Ils y demeureront éternellement; le châtiment ne leur sera pas allégé, et on ne leur accordera pas de répit
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 226
Pour ceux qui font le serment de se priver de leurs femmes, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 230
S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah. Voilà les ordres d'Allah, qu'Il expose aux gens qui comprennent
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 246
N'as-tu pas su l'histoire des notables, parmi les enfants d'Israël, lorsqu'après Moïse ils dirent à un prophète à eux: «Désigne-nous un roi, pour que nous combattions dans le sentier d'Allah». Il dit: «Et si vous ne combattez pas, quand le combat vous sera prescrit?» Ils dirent: «Et qu'aurions-nous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, alors qu'on nous a expulsés de nos maisons et qu'on a capturé nos enfants?» Et quand le combat leur fut prescrit, ils tournèrent le dos, sauf un petit nombre d'entre eux. Et Allah connaît bien les injustes
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 248
Et leur prophète leur dit: «Le signe de son investiture sera que le Coffre va vous revenir; objet de quiétude inspiré par votre Seigneur, et contenant les reliques de ce que laissèrent la famille de Moïse et la famille d'Aaron. Les Anges le porteront. Voilà bien là un signe pour vous, si vous êtes croyants!»
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 249
Puis, au moment de partir avec les troupes, Tâlût dit: «Voici: Allah va vous éprouver par une rivière: quiconque y boira ne sera plus des miens; et quiconque n'y goûtera pas sera des miens; - passe pour celui qui y puisera un coup dans le creux de sa main.» Ils en burent, sauf un petit nombre d'entre eux. Puis, lorsqu'ils l'eurent traversée, lui et ceux des croyants qui l'accompagnaient, ils dirent: «Nous voilà sans force aujourd'hui contre Goliath et ses troupes!» Ceux qui étaient convaincus qu'ils auront à rencontrer Allah dirent: «Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d'Allah, vaincu une troupe très nombreuse! Et Allah est avec les endurants»
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 272
Ce n'est pas à toi de les guider (vers la bonne voie), mais c'est Allah qui guide qui Il veut. Et tout ce que vous dépensez de vos biens sera à votre avantage et vous ne dépensez que pour la recherche de la Face «Wajh» d'Allah. Et tout ce que vous dépensez de vos biens dans les bonnes œuvres vous sera récompensé pleinement. Et vous ne serez pas lésés
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 281
Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu'elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 285
Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant): «Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers». Et ils ont dit: «Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C'est à Toi que sera le retour»
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 286
Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu'elle aura fait, punie du mal qu'elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. Seigneur! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 25
Eh bien comment seront-ils, quand Nous les aurons rassemblés, en un jour sur quoi il n'y a point de doute, et que chaque âme sera pleinement rétribuée selon ce qu'elle aura acquis? Et ils ne seront point lésés
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 39
Alors, les Anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire: «Voilà qu'Allah t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole d'Allah. Il sera un chef, un chaste, un prophète et du nombre des gens de bien»
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 45
(Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «O Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera «Al-Masîh», «'Issâ», fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah»
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 46
Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien»
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 49
et Il sera le messager aux enfants d'Israël, [et leur dira]: «En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans: et, par la permission d'Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d'Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 55
(Rappelle-toi) quand Allah dit: «O Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 85
Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 87
Ceux là, leur rétribution sera qu'ils auront sur eux la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les êtres humains
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 88
Ils y demeureront éternellement. Le châtiment ne leur sera pas allégé, et ils n'auront aucun répit
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 90
En vérité, ceux qui ne croient plus après avoir eu la foi, et laissent augmenter encore leur mécréance, leur repentir ne sera jamais accepté. Ceux-là sont vraiment les égarés
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 91
Ceux qui ne croient pas et qui meurent mécréants, il ne sera jamais accepté, d'aucun d'eux de se racheter même si pour cela il (donnait) le contenu, en or, de la terre. Ils auront un châtiment douloureux, et ils n'auront point de secoureurs
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 106
Au jour où certains visages s'éclaireront, et que d'autres s'assombriront. A ceux dont les visages seront assombris (il sera dit): «avez-vous mécru après avoir eu la foi?» Eh bien, goûtez au châtiment, pour avoir renié la foi
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 109
A Allah appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et c'est vers Allah que toute chose sera ramenée
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 115
Et quelque bien qu'ils fassent, il ne leur sera pas dénié. Car Allah connaît bien les pieux
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 151
Nous allons jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants. Car ils ont associé à Allah (des idoles) sans aucune preuve descendue de Sa part. Le Feu sera leur refuge. Quel mauvais séjour, que celui des injustes
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 161
Un prophète n'est pas quelqu'un à s'approprier du butin. Quiconque s'en approprie, viendra avec ce qu'il se sera approprié le Jour de la Résurrection. Alors, à chaque individu on rétribuera pleinement ce qu'il aura acquis. Et ils ne seront point lésés
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 162
Est-ce que celui qui se conforme à l'agrément d'Allah ressemble à celui qui encourt le courroux d'Allah? Son refuge sera l'Enfer; et quelle mauvaise destination
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 197
Piètre jouissance! Puis leur refuge sera l'Enfer. Et quelle détestable couche
- Sourate An-Nisa (4), verset 59
O les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement)
- Sourate An-Nisa (4), verset 93
Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment
- Sourate An-Nisa (4), verset 109
Voilà les gens en faveur desquels vous disputez dans la vie présente. Mais qui va disputer pour eux devant Allah au Jour de la Résurrection? Ou bien qui sera leur protecteur
- Sourate An-Nisa (4), verset 119
Certes, je ne manquerai pas de les égarer, je leur donnerai de faux espoirs, je leur commanderai, et ils fendront les oreilles aux bestiaux; je leur commanderai, et ils altèreront la création d'Allah. Et quiconque prend le Diable pour allié au lieu d'Allah, sera, certes, voué à une perte évidente
- Sourate An-Nisa (4), verset 123
Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des désirs des gens du Livre. Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d'Allah, ni allié ni secoureur
- Sourate An-Nisa (4), verset 159
Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux
- Sourate An-Nisa (4), verset 170
O gens! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas (qu'importe!), c'est à Allah qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omniscient et Sage
- Sourate An-Nisa (4), verset 171
O gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas «Trois». Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 1
O les croyants! Remplissez fidèlement vos engagements. Vous est permise la bête du cheptel, sauf ce qui sera énoncé [comme étant interdit]. Ne vous permettez point la chasse alors que vous êtes en état d'ihrâm. Allah en vérité, décide ce qu'Il veut
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 5
«Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d'amantes. Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-delà, du nombre des perdants
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 18
Les Juifs et les Chrétiens ont dit: «Nous sommes les fils d'Allah et Ses préférés.» Dis: «Pourquoi donc vous châtie-t-Il pour vos péchés?» En fait, vous êtes des êtres humains d'entre ceux qu'Il a créés. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. Et à Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. Et c'est vers Lui que sera la destination finale
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 26
Il (Allah) dit: «Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans, durant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers»
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 33
La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 56
Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, [réussira] car c'est le parti d'Allah qui sera victorieux
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 72
Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent: «En vérité, Allah c'est le Messie, fils de Marie.» Alors que le Messie a dit: «O enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur». Quiconque associe à Allah (d'autres divinités,) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 89
Allah ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l'intention d'exécuter. L'expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Quiconque n'en trouve pas les moyens devra jeûner trois jours. Voilà l'expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et tenez à vos serments. Ainsi Allah vous explique Ses versets, afin que vous soyez reconnaissants
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 106
O les croyants! Quand la mort se présente à l'un de vous, le testament sera attesté par deux hommes intègres d'entre vous, ou deux autres, non des vôtres, si vous êtes en voyage dans le monde et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la Sal?t, puis, si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah: «Nous ne faisons aucun commerce ou profit avec cela, même s'il s'agit d'un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d'Allah. Sinon, nous serions du nombre des pécheurs»
- Sourate Al-An'am (6), verset 32
La présente vie n'est que jeu et amusement. La demeure dans l'au-delà sera meilleure pour ceux qui sont pieux. Eh bien, ne comprenez-vous pas
- Sourate Al-An'am (6), verset 60
Et, la nuit, c'est Lui qui prend vos âmes, et Il sait ce que vous avez acquis pendant le jour. Puis Il vous ressuscite le jour afin que s'accomplisse le terme fixé. Ensuite, c'est vers Lui que sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez
- Sourate Al-An'am (6), verset 70
Laisse ceux qui prennent leur religion pour jeu et amusement, et qui sont séduits par la vie sur terre. Et rappelle par ceci (le Coran) pour qu'une âme ne s'expose pas à sa perte selon ce qu'elle aura acquis, elle n'aura en dehors d'Allah, ni allié ni intercesseur. Et quelle que soit la compensation qu'elle offrirait, elle ne sera pas acceptée d'elle. Ceux-là se sont abandonnés à leur perdition à cause de ce qu'ils ont acquis. Leur breuvage sera l'eau bouillante et ils auront un châtiment douloureux, pour avoir mécru
- Sourate Al-An'am (6), verset 108
N'injuriez pas ceux qu'ils invoquent, en dehors d'Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance. De même, Nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action. Ensuite, c'est vers leur Seigneur que sera leur retour; et Il les informera de ce qu'ils œuvraient
- Sourate Al-An'am (6), verset 160
Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice
- Sourate Al-An'am (6), verset 164
Dis: «Chercherais-je un autre Seigneur qu'Allah, alors qu'Il est le Seigneur de toute chose? Chacun n'acquiert [le mal] qu'à son détriment: personne ne portera le fardeau (responsabilité) d'autrui. Puis vers votre Seigneur sera votre retour et Il vous informera de ce en quoi vous divergez
- Sourate Al-A'raf (7), verset 8
Et la pesée, ce jour-là, sera équitable. Donc, celui dont les bonnes actions pèseront lourd... voilà ceux qui réussiront
- Sourate Al-A'raf (7), verset 85
Et aux Madyan, leur frère Chu'aïb: «O mon peuple, dit-il, adorez Allah. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas de la corruption sur la terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants
- Sourate Al-A'raf (7), verset 128
Moïse dit à son peuple: «Demandez aide auprès d'Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait héritier qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux»
- Sourate Al-A'raf (7), verset 187
Ils t'interrogent sur l'Heure: «Quand arrivera-t-elle?» Dis: «Seul mon Seigneur en a connaissance. Lui seul la manifestera en son temps. Lourde elle sera dans les cieux et (sur) la terre et elle ne viendra à vous que soudainement.» Ils t'interrogent comme si tu en étais averti. Dis: «Seul Allah en a connaissance.» Mais beaucoup de gens ne savent pas
- Sourate Al-Anfal (8), verset 7
(Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier
- Sourate Al-Anfal (8), verset 14
Voilà (votre sort); goûtez-le donc! Et aux mécréants le châtiment du Feu (sera réservé)
- Sourate Al-Anfal (8), verset 16
Quiconque, ce jour-là, leur tourne le dos, - à moins que ce soit par tactique de combat, ou pour rallier un autre groupe, - celui-là encourt la colère d'Allah et son refuge sera l'Enfer. Et quelle mauvaise destination
- Sourate Al-Anfal (8), verset 19
Si vous avez imploré l'arbitrage d'Allah vous connaissez maintenant la sentence [d'Allah] Et si vous cessez [la mécréance et l'hostilité contre le Prophète..], c'est mieux pour vous. Mais si vous revenez, Nous reviendrons, et votre masse, même nombreuse, ne vous sera d'aucune utilité. Car Allah est vraiment avec les croyants
- Sourate Al-Anfal (8), verset 49
(Et rappelez-vous), quand les hypocrites et ceux qui ont une maladie au cœur [dont la foi est douteuse] disaient: «Ces gens-là, leur religion les trompe.» Mais quiconque place sa confiance en Allah (sera victorieux)... car Allah est Puissant et Sage
- Sourate Al-Anfal (8), verset 60
Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi d'Allah et le vôtre, et d'autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu'Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d'Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés
- Sourate At-Tawbah (9), verset 3
Et proclamation aux gens, de la part d'Allah et de Son messager, au jour du Grand Pèlerinage, qu'Allah et Son messager, désavouent les associateurs. Si vous vous repentez, ce sera mieux pour vous. Mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Allah à l'impuissance. Et annonce un châtiment douloureux à ceux qui ne croient pas
- Sourate At-Tawbah (9), verset 38
O vous qui croyez! Qu'avez-vous? Lorsque l'on vous a dit: «Elancez-vous dans le sentier d'Allah» vous vous êtes appesantis sur la terre. La vie présente vous agrée-t-elle plus que l'au-delà? - Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, comparée à l'au-delà
- Sourate At-Tawbah (9), verset 53
Dis: «Dépensez bon gré, mal gré: jamais cela ne sera accepté de vous, car vous êtes des gens pervers»
- Sourate At-Tawbah (9), verset 73
O Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude avec eux; l'Enfer sera leur refuge, et quelle mauvaise destination
- Sourate At-Tawbah (9), verset 110
La construction qu'ils ont édifiée sera toujours une source de doute dans leurs cœurs, jusqu'à ce que leurs cœurs se déchirent. Et Allah est Omniscient et Sage
- Sourate Yunus (10), verset 8
leur refuge sera le Feu, pour ce qu'ils acquéraient
- Sourate Yunus (10), verset 10
Là, leur invocation sera «Gloire à Toi, O Allah», et leur salutation: «Salâm», [Paix!] et la fin de leur invocation: «Louange à Allah, Seigneur de l'Univers»
- Sourate Yunus (10), verset 23
Lorsqu'Il les a sauvés, les voilà qui, sur terre, transgressent injustement. O gens! Votre transgression ne retombera que sur vous-mêmes. C'est une jouissance temporaire de la vie présente. Ensuite, c'est vers Nous que sera votre retour, et Nous vous rappellerons alors ce que vous faisiez
- Sourate Yunus (10), verset 27
Et ceux qui ont commis de mauvaises actions, la rétribution d'une mauvaise action sera l'équivalent. Un avilissement les couvrira, - pas de protecteur pour eux contre Allah -, comme si leurs visages se couvraient de lambeaux de ténèbres nocturnes. Ceux-là sont là les gens du Feu où ils demeureront éternellement
- Sourate Yunus (10), verset 45
Et le jour où Il les rassemblera, ce sera comme s'ils n'étaient restés [dans leur tombeau] qu'une heure du jour et ils se reconnaîtront mutuellement. Perdants seront alors ceux qui auront traité de mensonge la rencontre d'Allah, et ils n'auront pas été bien guidés
- Sourate Yunus (10), verset 46
Que Nous te fassions voir une partie de ce dont Nous les menaçons, ou que Nous te fassions mourir, (en tout cas), c'est vers Nous que sera leur retour. Allah est en outre, témoin de ce qu'ils font
- Sourate Yunus (10), verset 51
«Est-ce au moment où le châtiment se produira que vous croirez? [Il vous sera dit: «Inutile».] Maintenant! Autrefois, vous en réclamiez [ironiquement] la prompte arrivée!»
- Sourate Yunus (10), verset 52
Puis il sera dit aux injustes: «Goûtez au châtiment éternel! Etes-vous rétribués autrement qu'en rapport de ce que vous acquériez?»
- Sourate Yunus (10), verset 54
Si chaque âme injuste possédait tout ce qu'il y a sur terre, elle le donnerait pour sa rançon. Ils dissimuleront leur regret quand ils verront le châtiment. Et il sera décidé entre eux en toute équité, et ils ne seront point lésés
- Sourate Hud (11), verset 4
C'est à Allah que sera votre retour; et Il est Omnipotent
- Sourate Hud (11), verset 8
Et si Nous retardons pour eux le châtiment jusqu'à une période fixée, ils diront: «Qu'est-ce qui le retient?» - Mais le jour où cela leur viendra, il ne sera pas détourné; d'eux et ce dont ils se moquaient les enveloppera
- Sourate Hud (11), verset 16
Ceux-là qui n'ont rien, dans l'au-delà, que le Feu. Ce qu'ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu'ils auront œuvré
- Sourate Hud (11), verset 20
Ceux-là ne peuvent réduire (Allah) à l'impuissance sur terre! Pas d'alliés pour eux en dehors d'Allah et leur châtiment sera doublé. Ils étaient incapables d'entendre; ils ne voyaient pas non plus
- Sourate Hud (11), verset 49
Voilà quelques nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Tu ne les savais pas, ni toi ni ton peuple, avant cela. Sois patient. La fin heureuse sera aux pieux
- Sourate Hud (11), verset 65
Ils la tuèrent. Alors, il leur dit: «Jouissez (de vos biens) dans vos demeures pendant trois jours (encore)! Voilà une promesse qui ne sera pas démentie»
- Sourate Hud (11), verset 81
Alors [les hôtes] dirent: «O Lot, nous sommes vraiment les émissaires de ton Seigneur. Ils ne pourront jamais t'atteindre. Pars avec ta famille à un moment de la nuit. Et que nul d'entre vous ne se retourne en arrière. Exception faite de ta femme qui sera atteinte par ce qui frappera les autres. Ce qui les menace s'accomplira à l'aube. L'aube n'est-elle pas proche?»
- Sourate Hud (11), verset 99
Et ils sont poursuivis par une malédiction ici-bas et au Jour de la Résurrection. Quel détestable don leur sera donné
- Sourate Yusuf (12), verset 32
Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J'ai essayé de le séduire mais il s'en défendit fermement. Or, s'il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés»
- Sourate Yusuf (12), verset 41
O mes deux compagnons de prison! L'un de vous donnera du vin à boire à son maître; quant à l'autre, il sera crucifié, et les oiseaux mangeront de sa tête. L'affaire sur laquelle vous me consultez est déjà décidée.»
- Sourate Yusuf (12), verset 63
Et lorsqu'ils revinrent à leur père, ils dirent: «O notre père, il nous sera refusé [à l'avenir] de nous ravitailler [en grain]. Envoie donc avec nous notre frère, afin que nous obtenions des provisions. Nous le surveillerons bien»
- Sourate Yusuf (12), verset 74
Quelle sera donc la sanction si vous êtes des menteurs? (dirent-ils)
- Sourate Yusuf (12), verset 75
Ils dirent: «La sanction infligée à celui dont les bagages de qui la coupe sera retrouvée est: [qu'il soit livré] lui-même [à titre d'esclave à la victime du vol]. C'est ainsi que nous punissons les malfaiteurs»
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 18
La meilleure [fin] est pour ceux qui répondent à [l'appel] de leur Seigneur. Et quant à ceux qui ne Lui répondent pas, s'ils avaient tout ce qui est sur la terre, et autant encore, ils l'offriraient en rançon. Ceux-là auront le détestable rendement de compte et l'Enfer sera leur refuge. Quel détestable lit de repos
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 34
Un châtiment les atteindra dans la vie présente. Le châtiment de l'au-delà sera cependant plus écrasant et ils n'auront nul protecteur contre Allah
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 35
Tel est le paradis qui a été promis aux pieux: sous lequel coulent les ruisseaux; ses fruits sont perpétuels, ainsi que son ombrage. Voilà la fin de ceux qui pratiquent la piété, tandis que la fin des mécréants sera le Feu
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 36
Et ceux à qui Nous avons déjà donné le Livre se réjouissent de ce qu'on a fait descendre vers toi. Tandis que certaines factions en rejettent une partie. Dis: «Il m'a seulement été commandé d'adorer Allah et de ne rien Lui associer. C'est à Lui que j'appelle [les gens], Et c'est vers Lui que sera mon retour»
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 40
Que Nous te fassions voir une partie de ce dont Nous les menaçons, ou que Nous te fassions mourir (avant cela), ton devoir est seulement la communication du message, et le règlement de compte sera à Nous
- Sourate Ibrahim (14), verset 7
Et lorsque votre Seigneur proclama: «Si vous êtes reconnaissants, très certainement J'augmenterai [Mes bienfaits] pour vous. Mais si vous êtes ingrats, Mon châtiment sera terrible»
- Sourate Ibrahim (14), verset 16
L'Enfer est sa destination et il sera abreuvé d'une eau purulente
- Sourate Ibrahim (14), verset 22
Et quand tout sera accompli, le Diable dira: «Certes, Allah vous avait fait une promesse de vérité; tandis que moi, je vous ai fait une promesse que je n'ai pas tenue. Je n'avais aucune autorité sur vous si ce n'est que je vous ai appelés, et que vous m'avez répondu. Ne me faites donc pas de reproches; mais faites-en à vous-mêmes. Je ne vous suis d'aucun secours et vous ne m'êtes d'aucun secours. Je vous renie de m'avoir jadis associé [à Allah]». Certes, un châtiment douloureux attend les injustes [les associateurs]
- Sourate Ibrahim (14), verset 23
Et on fera entrer ceux qui croient et font de bonnes œuvres, dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera: «Salâm» (Paix)
- Sourate Ibrahim (14), verset 30
Et ils ont donné à Allah des égaux afin d'égarer (les gens) de Son sentier. - Dis: «Jouissez [de cette vie] car votre destination sera le feu»
- Sourate Ibrahim (14), verset 48
au jour où la terre sera remplacée par une autre, de même que les cieux et où (les hommes) comparaîtront devant Allah, l'Unique, le Dominateur Suprême
- Sourate Al-Hijr (15), verset 8
Nous ne faisons descendre les Anges qu'avec la vérité; et alors, il ne leur sera pas accordé de répit [à ces impies]
- Sourate Al-Hijr (15), verset 43
Et l'Enfer sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous
- Sourate Al-Hijr (15), verset 60
sauf sa femme.«Nous (Allah) avions déterminé qu'elle sera du nombre des exterminés
- Sourate An-Nahl (16), verset 30
Et on dira à ceux qui étaient pieux: «Qu'a fait descendre votre Seigneur?» Ils diront: «Un bien». Ceux qui font les bonnes œuvres auront un bien ici-bas; mais la demeure de l'au-delà est certes meilleure. Combien agréable sera la demeure des pieux
- Sourate An-Nahl (16), verset 41
Et ceux qui, pour (la cause d') Allah, ont émigré après avoir subi des injustices, Nous les installerons dans une situation agréable dans la vie d'ici-bas. Et le salaire de la vie dernière sera plus grand encore s'ils savaient
- Sourate An-Nahl (16), verset 62
Et ils assignent à Allah ce qu'ils détestent [pour eux-mêmes]. Et leurs langues profèrent un mensonge quand ils disent que la plus belle récompense leur sera réservée. C'est le Feu, sans nul doute, qui leur sera réservé et ils y seront envoyés, les premiers
- Sourate An-Nahl (16), verset 70
Allah vous a créés! Puis Il vous fera mourir. Tel parmi vous sera reconduit jusqu'à l'âge le plus vil, de sorte qu'après avoir su, il arrive à ne plus rien savoir. Allah est, certes, Omniscient et Omnipotent
- Sourate An-Nahl (16), verset 77
C'est à Allah qu'appartient l'inconnaissable des cieux et de la terre. Et l'ordre [concernant] l'Heure ne sera que comme un clin d'œil ou plus bref encore! Car Allah est, certes, Omnipotent
- Sourate An-Nahl (16), verset 87
Ils offriront ce jour-là à Allah la soumission, et ce qu'ils avaient inventé sera perdu pour eux
- Sourate An-Nahl (16), verset 111
(Rappelle-toi) le jour où chaque âme viendra, plaidant pour elle-même, et chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu'elle aura œuvré sans qu'ils subissent la moindre injustice
- Sourate An-Nahl (16), verset 117
Ce sera pour eux une piètre jouissance, mais un douloureux châtiment les attend
- Sourate An-Nahl (16), verset 122
Nous lui avons donné une belle part ici-bas. Et il sera certes dans l'au-delà du nombre des gens de bien
- Sourate Al-Isra (17), verset 19
Et ceux qui recherchent l'au-delà et fournissent les efforts qui y mènent, tout en étant croyants... alors l'effort de ceux-là sera reconnu
- Sourate Al-Isra (17), verset 34
Et n'approchez les biens de l'orphelin que de la façon la meilleure, jusqu'à ce qu'il atteigne sa majorité. Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements
- Sourate Al-Isra (17), verset 35
Et donnez la pleine mesure quand vous mesurez, et pesez avec une balance exacte. C'est mieux [pour vous] et le résultat en sera meilleur
- Sourate Al-Isra (17), verset 36
Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé
- Sourate Al-Isra (17), verset 63
Et [Allah] dit: «Va-t-en! Quiconque d'entre eux te suivra... votre sanction sera l'Enfer, une ample rétribution
- Sourate Al-Isra (17), verset 72
Et quiconque aura été aveugle ici-bas, sera aveugle dans l'au-delà, et sera plus égaré [encore] par rapport à la bonne voie
- Sourate Al-Isra (17), verset 97
Celui qu'Allah guide, c'est lui le bien-guidé et ceux qu'Il égare... tu ne leur trouveras jamais d'alliés en dehors de Lui et au Jour de la Résurrection, Nous les rassemblerons traînés sur leurs visages, aveugles, muets et sourds. L'Enfer sera leur demeure: chaque fois que son feu s'affaiblit, Nous leur accroîtrons la flamme ardente
- Sourate Al-Isra (17), verset 98
Telle sera leur sanction parce qu'ils ne croient pas en Nos preuves et disent: «Quand nous serons ossements et poussière, serons-nous ressuscités en une nouvelle création?»
- Sourate Al-Kahf (18), verset 87
Il dit: «Quant à celui qui est injuste, nous le châtierons; ensuite il sera ramené vers son Seigneur qui le punira d'un châtiment terrible
- Sourate Al-Kahf (18), verset 106
C'est que leur rétribution sera l'Enfer, pour avoir mécru et pris en raillerie Mes signes (enseignements) et Mes messagers
- Sourate Maryam (19), verset 7
«O Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya [Jean]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme»
- Sourate Maryam (19), verset 9
[Allah] lui dit: «Ainsi sera-t-il! Ton Seigneur a dit: «Ceci m'est facile. Et avant cela, Je t'ai créé alors que tu n'étais rien»
- Sourate Maryam (19), verset 10
«O mon Seigneur, dit [Zacharie], accorde-moi un signe». «Ton signe, dit [Allah,] sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant
- Sourate Maryam (19), verset 15
Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant
- Sourate Maryam (19), verset 21
Il dit: «Ainsi sera-t-il! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée»
- Sourate Maryam (19), verset 39
Et avertis-les du jour du Regret, quand tout sera réglé; alors qu'ils sont [dans ce monde] inattentifs et qu'ils ne croient pas
- Sourate Taha (20), verset 22
Et serre ta main sous ton aisselle: elle en sortira blanche sans aucun mal, et ce sera là un autre prodige
- Sourate Taha (20), verset 111
Et les visages s'humilieront devant Le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même «al-Qayyûm», et malheureux sera celui qui [se présentera devant Lui] chargé d'une iniquité
- Sourate Taha (20), verset 123
Il dit: «Descendez d'ici, (Adam et Eve), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s'égarera ni ne sera malheureux
- Sourate Al-Anbya (21), verset 47
Au Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d'un grain de moutarde que Nous ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes
- Sourate Al-Anbya (21), verset 105
Et Nous avons certes écrit dans le Zabûr, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs»
- Sourate Al-Hajj (22), verset 30
Voilà [ce qui doit être observé] et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d'Allah cela lui sera meilleur auprès de son Seigneur. Le bétail, sauf ce qu'on vous a cité, vous a été rendu licite. Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères
- Sourate An-Nur (24), verset 3
Le fornicateur n'épousera qu'une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants
- Sourate An-Nur (24), verset 42
C'est à Allah qu'appartient la royauté des cieux et de la terre. Et vers Allah sera le retour final
- Sourate An-Nur (24), verset 57
Ne pense point que ceux qui ne croient pas puissent s'opposer à l'autorité d'Allah sur terre. Le Feu sera leur refuge. Quelle mauvaise destination
- Sourate Al-Furqan (25), verset 22
Le jour où ils verront les Anges, ce ne sera pas une bonne nouvelle, ce jour-là, pour les injustes, ils (les Anges) diront: «Barrage totalement défendu»
- Sourate Al-Furqan (25), verset 25
Et le jour où le ciel sera fendu par les nuages et qu'on fera descendre des Anges
- Sourate Al-Furqan (25), verset 26
ce jour-là, la vraie royauté appartient au Tout Miséricordieux, et ce sera un Jour difficile aux infidèles
- Sourate Al-Furqan (25), verset 55
Mais ils adorent en dehors d'Allah, ce qui ne leur profite point, ni ne leur nuit! Et l'infidèle sera toujours l'allié des ennemis de son Seigneur
- Sourate Al-Furqan (25), verset 69
et le châtiment lui sera doublé, au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d'ignominie
- Sourate Al-Furqan (25), verset 77
Dis: «Mon Seigneur ne se souciera pas de vous sans votre prière; mais vous avez, démenti (le Prophète). Votre [châtiment] sera inévitable et permanent
- Sourate Ash-Shu'ara (26), verset 87
et ne me couvre pas d'ignominie, le jour où l'on sera ressuscité
- Sourate An-Naml (27), verset 28
Pars avec ma lettre que voici; puis lance-la à eux; ensuite tiens-toi à l'écart d'eux pour voir ce que sera leur réponse
- Sourate An-Naml (27), verset 41
Et il dit [encore]: «Rendez-lui son trône méconnaissable, nous verrons alors si elle sera guidée ou si elle est du nombre de ceux qui ne sont pas guidés»
- Sourate Al-Qasas (28), verset 27
Il dit: «Je voudrais te marier à l'une de mes deux filles que voici, à condition que tu travailles à mon service durant huit ans. Si tu achèves dix [années], ce sera de ton bon gré; je ne veux cependant rien t'imposer d'excessif. Tu me trouveras, si Allah le veut, du nombre des gens de bien»
- Sourate Al-Qasas (28), verset 61
Celui à qui Nous avons fait une belle promesse dont il verra l'accomplissement, est-il comparable à celui à qui Nous avons accordé la jouissance de la vie présente et qui sera ensuite le Jour de la Résurrection, de ceux qui comparaîtront (devant Nous)
- Sourate Al-Qasas (28), verset 67
Mais celui qui se sera repenti, qui aura cru et fait le bien, il se peut qu'il soit parmi ceux qui réussissent
- Sourate Al-Qasas (28), verset 80
Tandis que ceux auxquels le savoir a été donné dirent: «Malheur à vous! La récompense d'Allah est meilleure pour celui qui croit et fait le bien». Mais elle ne sera reçue que par ceux qui endurent
- Sourate Al-'Ankabut (29), verset 27
Nous lui donnâmes Isaac et Jacob, et plaçâmes dans sa descendance la prophétie et le Livre. Nous lui accordâmes sa récompense ici-bas, tandis que dans l'au-delà, il sera parmi les gens de bien
- Sourate Al-'Ankabut (29), verset 32
Il dit: «Mais Lot s'y trouve!» Ils dirent: «Nous savons parfaitement qui y habite: nous le sauverons certainement, lui et sa famille, excepté sa femme qui sera parmi ceux qui périront»
- Sourate Al-'Ankabut (29), verset 33
Et quand Nos Anges vinrent à Lot, il fut affligé pour eux, et se sentit incapable de les protéger. Ils lui dirent: «Ne crains rien et ne t'afflige pas... Nous te sauverons ainsi que ta famille, excepté ta femme qui sera parmi ceux qui périront
- Sourate Luqman (31), verset 23
Celui qui a mécru, que sa mécréance ne t'afflige pas: vers Nous sera leur retour et Nous les informerons de ce qu'ils faisaient. Allah connaît bien le contenu des poitrines
- Sourate As-Sajdah (32), verset 20
Et quant à ceux qui auront été pervers, leur refuge sera le Feu: toutes les fois qu'ils voudront en sortir, ils y seront ramenés, et on leur dira: «Goûtez au châtiment du Feu auquel vous refusiez de croire»
- Sourate As-Sajdah (32), verset 29
Dis: «Le jour de la Victoire, il sera inutile aux infidèles de croire! Et aucun délai ne leur sera donné»
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 15
tandis qu'auparavant ils avaient pris l'engagement envers Allah qu'ils ne tourneraient pas le dos. Et il sera demandé compte de tout engagement vis-à-vis d'Allah
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 16
Dis: «Jamais la fuite ne vous sera utile si c'est la mort (sans combat) ou le meurtre (dans le combat) que vous fuyez; dans ce cas, vous ne jouirez (de la vie) que peu (de temps)»
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 30
O femmes du Prophète! Celle d'entre vous qui commettra une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois! Et ceci est facile pour Allah
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 44
Leur salutation au jour où ils Le rencontreront sera: «Salâm» [paix], et Il leur a préparé une généreuse récompense
- Sourate Saba (34), verset 23
L'intercession auprès de Lui ne profite qu'à celui en faveur duquel Il la permet. Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront: «Qu'a dit votre Seigneur?» Ils répondront: «La Vérité; C'est Lui le Sublime, le Grand»
- Sourate Fatir (35), verset 18
Or, personne ne portera le fardeau d'autrui. Et si une âme surchargée [de péchés] appelle à l'aide, rien de sa charge ne sera supporté par une autre même si c'est un proche parent. Tu n'avertis en fait, que ceux qui craignent leur Seigneur malgré qu'ils ne Le voient pas, et qui accomplissent la Salât. Et quiconque se purifie ne se purifie que pour lui-même, et vers Allah est la destination
- Sourate Ya-Sin (36), verset 53
Ce ne sera qu'un seul Cri, et voilà qu'ils seront tous amenés devant Nous
- Sourate Ya-Sin (36), verset 54
Ce jour-là, aucune âme ne sera lésée en rien. Et vous ne serez rétribués que selon ce que vous faisiez
- Sourate Ya-Sin (36), verset 81
Celui qui a créé les cieux et la terre ne sera-t-Il pas capable de créer leur pareil? Oh que si! et Il est le grand Créateur, l'Omniscient
- Sourate As-Saffat (37), verset 68
Puis leur retour sera vers la Fournaise
- Sourate As-Saffat (37), verset 144
il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où l'on sera ressuscité
- Sourate As-Saffat (37), verset 163
excepté celui qui sera brûlé dans la Fournaise
- Sourate As-Saffat (37), verset 177
Quand il tombera dans leur place, ce sera alors un mauvais matin pour ceux qu'on a avertis
- Sourate Sad (38), verset 11
Une armée de coalisés qui, ici-même, sera mise en déroute
- Sourate Sad (38), verset 54
Ce sera Notre attribution inépuisable
- Sourate Sad (38), verset 78
et sur toi sera ma malédiction jusqu'au jour de la Rétribution»
- Sourate Az-Zumar (39), verset 7
Si vous ne croyez pas, Allah se passe largement de vous. De Ses serviteurs cependant, Il n'agrée pas la mécréance. Et si vous êtes reconnaissants, Il l'agrée pour vous. Nul pécheur ne portera les péchés d'autrui. Ensuite, vers votre Seigneur sera votre retour: Il vous informera alors de ce que vous faisiez car Il connaît parfaitement le contenu des poitrines
- Sourate Az-Zumar (39), verset 24
Est-ce que celui qui, au Jour de la Résurrection, se sera protégé le visage contre le pire châtiment... Et l'on dira aux injustes: «Goûtez à ce que vous avez acquis»
- Sourate Az-Zumar (39), verset 65
En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé: «Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants
- Sourate Az-Zumar (39), verset 69
Et la terre resplendira de la lumière de son Seigneur; le Livre sera déposé et on fera venir les prophètes et les témoins; on décidera parmi eux en toute équité et ils ne seront point lésés
- Sourate Az-Zumar (39), verset 70
et chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu'elle aura œuvré. Il [Allah] connaît mieux ce qu'ils font
- Sourate Az-Zumar (39), verset 75
Et tu verras les Anges faisant cercle autour du Trône, célébrant les louanges de leur Seigneur et Le glorifiant. Et il sera jugé entre eux en toute équité, et l'on dira: «Louange à Allah, Seigneur de l'univers»
- Sourate Ghafir (40), verset 17
Ce jour-là, chaque âme sera rétribuée selon ce qu'elle aura acquis. Ce jour-là, pas d'injustice, car Allah est prompt dans [Ses] comptes
- Sourate Ghafir (40), verset 28
Et un homme croyant de la famille de Pharaon, qui dissimulait sa foi dit: «Tuez-vous un homme parce qu'il dit: «Mon Seigneur est Allah?» Alors qu'il est venu à vous avec les preuves évidentes de la part de votre Seigneur. S'il est menteur, son mensonge sera à son détriment; tandis que s'il est véridique, alors une partie de ce dont il vous menace tombera sur vous». Certes, Allah ne guide pas celui qui est outrancier et imposteur
- Sourate Ghafir (40), verset 40
Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil; et quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter
- Sourate Ghafir (40), verset 46
le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l'Heure arrivera (il sera dit): «Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment»
- Sourate Ghafir (40), verset 52
au jour où leur excuse ne sera pas utile aux injustes, tandis qu'il y aura pour eux la malédiction et la pire demeure
- Sourate Ghafir (40), verset 78
Certes, Nous avons envoyé avant toi des Messagers. Il en est dont Nous t'avons raconté l'histoire; et il en est dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire. Et il n'appartient pas à un Messager d'apporter un signe [ou verset] si ce n'est avec la permission d'Allah. Lorsque le commandement d'Allah viendra, tout sera décidé en toute justice; et ceux qui profèrent des mensonges sont alors les perdants
- Sourate Fussilat (41), verset 24
S'ils endurent, le Feu sera leur lieu de séjour; et s'ils cherchent à s'excuser, ils ne seront pas excusés
- Sourate Fussilat (41), verset 28
Ainsi, la rétribution des ennemis d'Allah sera le Feu où ils auront une demeure éternelle, comme punition pour avoir nié Nos versets [le Coran]
- Sourate Fussilat (41), verset 40
Ceux qui dénaturent le sens de Nos versets (le Coran) ne Nous échappent pas. Celui qui sera jeté au Feu sera-t-il meilleur que celui qui viendra en toute sécurité le Jour de la Résurrection? Faites ce que vous voulez car Il est Clairvoyant sur tout ce que vous faites
- Sourate Az-Zukhruf (43), verset 19
Et ils firent des Anges qui sont les serviteurs du Tout Miséricordieux des [êtres] féminins! Etaient-ils témoins de leur création? Leur témoignage sera alors inscrit; et ils seront interrogés
- Sourate Az-Zukhruf (43), verset 61
Il sera un signe au sujet de l'Heure. N'en doutez point. Et suivez-moi: voilà un droit chemin
- Sourate Az-Zukhruf (43), verset 75
qui ne sera jamais interrompu pour eux et où ils seront en désespoir
- Sourate Ad-Dukhan (44), verset 11
qui couvrira les gens. Ce sera un châtiment douloureux
- Sourate Ad-Dukhan (44), verset 40
En vérité, le Jour de la Décision sera leur rendez-vous à tous
- Sourate Ad-Dukhan (44), verset 41
le jour où un allié ne sera d'aucune utilité à un [autre] allié; et ils ne seront point secourus non plus
- Sourate Ad-Dukhan (44), verset 44
sera la nourriture du grand pécheur
- Sourate Al-Jathiyah (45), verset 28
Et tu verras chaque communauté agenouillée. Chaque communauté sera appelée vers son livre. On vous rétribuera aujourd'hui selon ce que vous œuvriez
- Sourate Al-Jathiyah (45), verset 31
Et quant à ceux qui ont mécru [il sera dit]: «Mes versets ne vous étaient-ils pas récités? Mais vous vous enfliez d'orgueil et vous étiez des gens criminels»
- Sourate Al-Ahqaf (46), verset 20
Et le jour où ceux qui ont mécru seront présentés au Feu (il leur sera dit): «Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre: on vous rétribue donc aujourd'hui du châtiment avilissant, pour l'orgueil dont vous vous enfliez injustement sur terre, et pour votre perversité
- Sourate Al-Ahqaf (46), verset 35
Endure (Muhammad) donc, comme ont enduré les messagers doués de fermeté; et ne te montre pas trop pressé de les voir subir [leur châtiment]. Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu'ils n'étaient restés [sur terre] qu'une heure d'un jour. Voilà une communication. Qui sera donc anéanti sinon les gens pervers
- Sourate Muhammad (47), verset 12
Ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres Allah les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Et ceux qui mécroient jouissent et mangent comme mangent les bestiaux; et le Feu sera leur lieu de séjour
- Sourate Qaf (50), verset 31
Le Paradis sera rapproché à proximité des pieux
- Sourate Qaf (50), verset 43
C'est Nous qui donnons la vie et donnons la mort, et vers Nous sera la destination
- Sourate Qaf (50), verset 44
le jour où la terre se fendra, les [rejetant] précipitamment. Ce sera un rassemblement facile pour Nous
- Sourate At-Tur (52), verset 9
Le jour où le ciel sera agité d'un tourbillonnement
- Sourate At-Tur (52), verset 16
Brûlez dedans! Supportez ou ne supportez pas, ce sera égal pour vous: vous n'êtes rétribués que selon ce que vous faisiez
- Sourate An-Najm (53), verset 21
Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille
- Sourate An-Najm (53), verset 40
et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du Jugement)
- Sourate An-Najm (53), verset 41
Ensuite il en sera récompensé pleinement
- Sourate Al-Qamar (54), verset 28
Et informe-les que l'eau sera en partage entre eux [et la chamelle]; chacun boira à son tour
- Sourate Al-Qamar (54), verset 45
Leur rassemblement sera bientôt mis en déroute, et ils fuiront
- Sourate Al-Qamar (54), verset 46
L'Heure, plutôt, sera leur rendez-vous, et l'Heure sera plus terrible et plus amère
- Sourate Ar-Rahman (55), verset 35
Il sera lancé contre vous un jet de feu et de fumée [ou de cuivre fondu], et vous ne serez pas secourus
- Sourate Al-Waqi'ah (56), verset 4
Quand la terre sera secouée violemment
- Sourate Al-Waqi'ah (56), verset 56
Voilà le repas d'accueil qui leur sera servi, au jour de la Rétribution
- Sourate Al-Waqi'ah (56), verset 91
il sera [accueilli par ces mots]: «Paix à toi» de la part des gens de la droite
- Sourate Al-Waqi'ah (56), verset 93
alors, il sera installé dans une eau bouillante
- Sourate Al-Hadid (57), verset 13
Le jour où les hypocrites, hommes et femmes, diront à ceux qui croient: «Attendez que nous empruntions [un peu] de votre lumière». Il sera dit: «Revenez en arrière, et cherchez de la lumière». C'est alors qu'on éleva entre eux une muraille ayant une porte dont l'intérieur contient la miséricorde, et dont la face apparente a devant elle le châtiment [l'Enfer]
- Sourate Al-Hadid (57), verset 18
Ceux et celles qui font la charité et qui ont fait à Allah un prêt sincère, cela leur sera multiplié et ils auront une généreuse récompense
- Sourate Al-Mumtahanah (60), verset 10
O vous qui avez cru! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. Et rendez-leur ce qu'ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu'ils ont dépensé. Tel est le jugement d'Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage
- Sourate As-Saf (61), verset 6
Et quand Jésus fils de Marie dit: «O Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera «Ahmad». Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent: «C'est là une magie manifeste»
- Sourate At-Taghabun (64), verset 9
Le jour où Il vous réunira pour le jour du Rassemblement, ce sera le jour de la grande perte. Et celui qui croit en Allah et accomplit les bonnes œuvres, Il lui effacera ses mauvaises actions et le fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux où ils demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès
- Sourate At-Taghabun (64), verset 16
Craignez Allah, donc autant que vous pouvez, écoutez, obéissez et faites largesses. Ce sera un bien pour vous. Et quiconque a été protégé contre sa propre avidité... ceux-là sont ceux qui réussissent
- Sourate At-Tahrim (66), verset 6
O vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne
- Sourate At-Tahrim (66), verset 9
O Prophète! Mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois rude à leur égard. Leur refuge sera l'Enfer, et quelle mauvaise destination
- Sourate Al-Mulk (67), verset 27
Puis, quand ils verront (le châtiment) de près, les visages de ceux qui ont mécru seront affligés. Et il leur sera dit: «Voilà ce que vous réclamiez»
- Sourate Al-Haqqah (69), verset 16
et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là
- Sourate Al-Haqqah (69), verset 18
Ce jour-là vous serez exposés; et rien de vous ne sera caché
- Sourate Al-Haqqah (69), verset 50
mais en vérité, ce sera un sujet de regret pour les mécréants
- Sourate Al-Ma'arij (70), verset 8
le jour où le ciel sera comme du métal en fusion
- Sourate Al-Muzzammil (73), verset 20
Ton Seigneur sait, certes, que tu (Muhammad) te tiens debout moins de deux tiers de la nuit, ou sa moitié, ou son tiers. De même qu'une partie de ceux qui sont avec toi. Allah détermine la nuit et le jour. Il sait que vous ne saurez jamais passer toute la nuit en prière. Il a usé envers vous avec indulgence. Récitez donc ce qui [vous] est possible du Coran. Il sait qu'il y aura parmi vous des malades, et d'autres qui voyageront sur la terre, en quête de la grâce d'Allah, et d'autres encore qui combattront dans le chemin d'Allah. Récite-en donc ce qui [vous] sera possible. Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faites à Allah un prêt sincère. Tout bien que vous vous préparez, vous le retrouverez auprès d'Allah, meilleur et plus grand en fait de récompense. Et implorez le pardon d'Allah. Car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux
- Sourate Al-Muddaththir (74), verset 9
alors, ce jour-là sera un jour difficile
- Sourate Al-Qiyamah (75), verset 7
Lorsque la vue sera éblouie
- Sourate Al-Qiyamah (75), verset 12
Vers ton Seigneur sera, ce jour-là, le retour
- Sourate Al-Qiyamah (75), verset 13
L'homme sera informé ce jour-là de ce qu'il aura avancé et de ce qu'il aura remis à plus tard
- Sourate Al-Qiyamah (75), verset 14
Mais l'homme sera un témoin perspicace contre lui-même
- Sourate Al-Insan (76), verset 5
Les vertueux boiront d'une coupe dont le mélange sera de camphre
- Sourate Al-Insan (76), verset 17
Et là, ils seront abreuvés d'une coupe dont le mélange sera de gingembre
- Sourate Al-Insan (76), verset 22
Cela sera pour vous une récompense, et votre effort sera reconnu
- Sourate Al-Mursalat (77), verset 9
et que le ciel sera fendu
- Sourate Al-Mursalat (77), verset 35
Ce sera le jour où ils ne [peuvent] pas parler
- Sourate Al-Mursalat (77), verset 36
et point ne leur sera donné permission de s'excuser
- Sourate An-Naba (78), verset 19
et le ciel sera ouvert et [présentera] des portes
- Sourate An-Naba (78), verset 31
Pour les pieux ce sera une réussite
- Sourate An-Nazi'at (79), verset 12
Ils disent: «ce sera alors un retour ruineux!»
- Sourate An-Nazi'at (79), verset 36
l'Enfer sera pleinement visible à celui qui regardera
- Sourate An-Nazi'at (79), verset 39
alors, l'Enfer sera son refuge
- Sourate An-Nazi'at (79), verset 41
le Paradis sera alors son refuge
- Sourate At-Takwir (81), verset 1
Quand le soleil sera obscurci
- Sourate Al-Infitar (82), verset 19
Le jour où aucune âme ne pourra rien en faveur d'une autre âme. Et ce jour-là, le commandement sera à Allah
- Sourate Al-Mutaffifin (83), verset 7
Non...! Mais en vérité le livre des libertins sera dans le Sijjîn
- Sourate Al-Mutaffifin (83), verset 18
Qu'ils prennent garde! Le livre des bons sera dans l'Illiyûn
- Sourate Al-Inshiqaq (84), verset 3
et que la terre sera nivelée
- Sourate Al-Inshiqaq (84), verset 8
sera soumis à un jugement facile
- Sourate Al-Fajr (89), verset 21
Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée
- Sourate Al-Layl (92), verset 11
et à rien ne lui serviront ses richesses quand il sera jeté (au Feu)
- Sourate Al-Layl (92), verset 17
alors qu'en sera écarté le pieux
- Sourate Al-Layl (92), verset 21
Et certes, il sera bientôt satisfait
- Sourate Al-Bayyinah (98), verset 8
Leur récompense auprès d'Allah sera les Jardins de séjour, sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allah les agrée et ils L'agréent. Telle sera [la récompense] de celui qui craint son Seigneur
- Sourate Al-'Adiyat (100), verset 9
Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé
- Sourate Al-'Adiyat (100), verset 10
et que sera dévoilé ce qui est dans les poitrines
- Sourate Al-'Adiyat (100), verset 11
ce jour-là, certes, leur Seigneur sera Parfaitement Connaisseur d'eux
- Sourate Al-Qari'ah (101), verset 6
quant à celui dont la balance sera lourde
- Sourate Al-Qari'ah (101), verset 7
il sera dans une vie agréable
- Sourate Al-Qari'ah (101), verset 8
et quant à celui dont la balance sera légère
- Sourate Al-Humazah (104), verset 4
Mais non! Il sera certes, jeté dans la Hutamah
- Sourate Al-Kawthar (108), verset 3
Celui qui te hait sera certes, sans postérité
- Sourate Al-Masad (111), verset 3
Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes
Le prénom dans les hadiths
1622 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°20
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ est passé devant deux tombes et a dit : « Les deux personnes qui sont là sont punies, mais pas pour un grand péché. L’une ne se protégeait pas de l’urine, l’autre colportait des propos. » Il a ensuite demandé une branche fraîche, l’a coupée en deux et a planté une moitié sur chaque tombe, puis a dit : « Peut-être que leur châtiment sera allégé tant que ces branches resteront fraîches. » Une autre version de Hannad dit : « L’un d’eux ne se couvrait pas en urinant. » Cette version ne contient pas les mots : « Il ne se protégeait pas de l’urine. »
- Sunan Abu Dawud, n°169
Rapporté par ‘Uqbah b. ‘Amir رضي الله عنه : Nous étions au service du Messager d’Allah ﷺ, chacun à son tour gardait les chameaux. Un jour, c’était mon tour et j’ai ramené les chameaux l’après-midi. J’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ en train de s’adresser aux gens. Je l’ai entendu dire : « Celui d’entre vous qui fait ses ablutions correctement, puis se lève et prie deux unités de prière en y concentrant son cœur et son corps, le Paradis lui sera garanti. » J’ai dit : « Ah, comme c’est beau ! » Un homme devant moi a dit : « L’action que le Prophète a mentionnée avant cela, ô ‘Uqbah, est encore meilleure. » Je l’ai regardé et j’ai vu que c’était ‘Umar b. al-Khattab. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô Abu Hafs ? » Il a répondu : « Il (le Prophète) a dit avant que tu arrives : Si l’un d’entre vous fait ses ablutions correctement, puis à la fin de ses ablutions il dit : “J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, Il n’a pas d’associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager”, alors les huit portes du Paradis lui seront ouvertes, il pourra entrer par celle qu’il veut. » Mu’awiyah a dit : Rabi’ah b. Yazid m’a rapporté ce récit de la part d’Abu Idris et de ‘Uqbah b. ‘Amir
- Sunan Abu Dawud, n°301
Sumayy, l’affranchi d’Abu Bakr, raconte qu’al-Qa'qa et Zaid b. Aslam l’ont envoyé demander à Sa'id b. al-Musayyab comment la femme ayant un écoulement de sang devait se laver. Il répondit : « Elle doit se laver au moment de la prière du Zuhr (le bain sera valable d’un Zuhr à l’autre) ; et elle doit faire les ablutions pour chaque prière. Si le saignement est abondant, elle doit attacher un tissu sur ses parties intimes. » Abu Dawud a dit : Cela a été rapporté par Ibn 'Umar et Anas b. Malik qu’elle doit prendre un bain au moment de la prière du Zuhr (valable jusqu’au Zuhr suivant). Ce récit a aussi été transmis par Dawud et 'Asim de al-Sha'bi de son épouse de Qumair d’après 'Aishah, sauf que la version de Dawud dit : « chaque jour », et celle de 'Asim dit : « au moment de la prière du Zuhr ». C’est l’avis de Salim b. 'Abd Allah, al-Hassan et 'Ata. Abu Dawud a dit : Malik a dit : Je pense que le récit rapporté par Ibn al-Musayyab doit contenir les mots : « d’une purification à une autre ». Mais cela a été mal compris et les gens l’ont changé en : « d’un Zuhr à l’autre ». Cela a aussi été rapporté par Miswar b. 'Abd al-Malik b. Sa'id b. 'Abd al-Rahman b. Yarbu', disant : « d’une purification à une autre », mais les gens l’ont changé en : « d’un Zuhr à l’autre »
- Sunan Abu Dawud, n°431
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a demandé : « Comment réagiras-tu, Abu Dharr, lorsque tu seras sous l’autorité de dirigeants qui négligent la prière ou la retardent au-delà de son heure ? » J’ai répondu : « Messager d’Allah, que m’ordonnes-tu de faire ? » Il a dit : « Accomplis la prière à son heure, et si tu la fais avec eux, fais-la, car ce sera pour toi une prière surérogatoire. »
- Sunan Abu Dawud, n°434
Rapporté par Qabisah ibn Waqqas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Après moi, vous serez dirigés par des chefs qui retarderont la prière, et cela sera à votre avantage mais à leur détriment. Priez donc avec eux tant qu’ils prient en direction de la qibla. »
Voir 1617 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°524
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Un homme a dit : « Messager d’Allah, les muezzins ont plus de mérite que nous. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dites (les mêmes paroles) qu’eux, et quand vous arrivez à la fin, faites une demande et elle vous sera accordée. »
- Sunan Abu Dawud, n°525
Rapporté par Sa’d b. Abi Waqqas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit en entendant le muezzin : “J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager ; je suis satisfait d’Allah comme Seigneur, de Muhammad comme Messager et de l’islam comme religion”, il lui sera pardonné. »
- Sunan Abu Dawud, n°551
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Si quelqu’un entend celui qui fait l’appel à la prière et n’est pas empêché de rejoindre le groupe par une excuse — on lui a demandé ce qu’était une excuse et il a répondu que c’était la peur ou la maladie — la prière qu’il fait ne sera pas acceptée de lui
- Sunan Abu Dawud, n°556
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Plus une personne habite loin de la mosquée, plus sa récompense sera grande. »
- Sunan Abu Dawud, n°558
Rapporté par Abu Umamah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui sort de chez lui après avoir fait ses ablutions pour accomplir la prière obligatoire en groupe à la mosquée, aura une récompense comme celle de celui qui part en pèlerinage après avoir mis l’ihram. Celui qui sort pour prier la prière du matin (duha) et fait l’effort pour cela, aura la récompense de celui qui fait la ‘umrah. Et une prière suivie d’une autre prière, sans paroles inutiles entre les deux, sera inscrite dans Illiyyun. »
- Sunan Abu Dawud, n°564
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait ses ablutions parfaitement, puis va à la mosquée et trouve que les gens ont déjà fini la prière en groupe, Allah lui donnera la même récompense que s’il avait prié en groupe et assisté à la prière. La récompense de ceux qui ont prié en groupe ne sera pas diminuée. »
- Sunan Abu Dawud, n°575
Rapporté par Yazid ibn al-Aswad رضي الله عنه : Yazid a prié avec le Messager d’Allah ﷺ quand il était jeune. Après la prière, deux personnes étaient assises dans un coin de la mosquée ; elles n’avaient pas prié avec le Prophète. Il les a fait venir, et elles sont venues en tremblant. Il a demandé : « Qu’est-ce qui vous a empêchés de prier avec nous ? » Ils ont répondu : « Nous avons déjà prié chez nous. » Il a dit : « Ne faites pas cela. Si l’un de vous a prié chez lui et trouve que l’imam n’a pas encore prié, qu’il prie avec lui ; cela sera pour lui une prière surérogatoire. »
- Sunan Abu Dawud, n°577
Rapporté par Yazid ibn Amir رضي الله عنه : Je suis arrivé pendant que le Prophète ﷺ priait. Je me suis assis et je n’ai pas prié avec eux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers nous et a vu que Yazid était assis. Il a dit : « N’es-tu pas musulman, Yazid ? » Il a répondu : « Bien sûr, Messager d’Allah, je suis musulman. » Il a dit : « Qu’est-ce qui t’a empêché de prier avec les gens ? » Il a répondu : « J’ai déjà prié chez moi, et je pensais que vous aviez déjà prié en groupe. » Il a dit : « Quand tu viens à la mosquée et trouves les gens en train de prier, prie avec eux, même si tu as déjà prié. Ce sera pour toi une prière surérogatoire, et cela comptera comme une prière obligatoire. »
- Sunan Abu Dawud, n°580
Rapporté par Uqbah ibn Amir رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui dirige la prière à l’heure prescrite recevra la récompense, et ceux qui prient derrière lui aussi. Celui qui retarde la prière en dehors de son temps en sera responsable, et non ceux qui prient derrière lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°581
Rapporté par Sulamah, fille d’al-Hurr : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « L’un des signes de la Dernière Heure sera que les gens dans une mosquée refuseront de diriger la prière et ne trouveront personne pour être imam. »
- Sunan Abu Dawud, n°848
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه du Messager d’Allah ﷺ : « Lorsque l’imam dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange”, car si ce que l’un de vous dit correspond à ce que disent les anges, il lui sera pardonné ses péchés passés. »
- Sunan Abu Dawud, n°864
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Anas ibn Hakim ad-Dabbi a dit qu’il craignait Ziyad ou Ibn Ziyad ; il est donc venu à Médine et a rencontré Abu Huraira. Il a revendiqué sa filiation avec moi et je suis devenu membre de sa lignée. Abu Huraira m’a dit : « Ô jeune homme, veux-tu que je te raconte une tradition ? » J’ai répondu : « Pourquoi pas, qu’Allah te fasse miséricorde ! » (Yunus, un narrateur, a dit : Je pense qu’il l’a rapportée du Prophète ﷺ :) « La première chose sur laquelle les gens seront jugés parmi leurs actions au Jour du Jugement, c’est la prière. Notre Seigneur, le Très-Haut, dira aux anges – bien qu’Il sache mieux : “Regardez la prière de Mon serviteur et voyez s’il l’a accomplie parfaitement ou imparfaitement.” Si elle est parfaite, elle sera inscrite comme parfaite. Si elle est défectueuse, Il dira : “Voyez s’il y a des prières surérogatoires faites par Mon serviteur.” S’il en a, Il dira : “Comblez ce qui manque à la prière obligatoire par les prières surérogatoires de Mon serviteur.” Ensuite, toutes les actions seront jugées de la même manière. »
- Sunan Abu Dawud, n°866
Rapporté par Tamim ad-Dari : Tamim a rapporté cette tradition du Prophète ﷺ comme dans le hadith n°863. Cette version ajoute : « Ensuite, la zakat sera examinée de la même manière. Puis toutes les actions seront jugées ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°906
Rapporté par Uqbah ibn Amir al-Juhani : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui fait ses ablutions et les fait parfaitement, puis accomplit deux unités de prière en se concentrant sincèrement avec son cœur et son visage, le Paradis lui sera accordé. »
- Sunan Abu Dawud, n°912
Rapporté par Jabir ibn Samurah رضي الله عنه (dans la version de ‘Uthman) : Le Messager d’Allah ﷺ entra dans la mosquée et vit des gens en train de prier en levant les mains vers le ciel. (C’est la version la plus répandue :) Il dit : « Les gens doivent arrêter de lever les yeux vers le ciel pendant la prière, sinon leur vue leur sera retirée. » Le rapporteur Musaddad a précisé : « Pendant la prière, sinon leur vue leur sera ôtée. »
- Sunan Abu Dawud, n°913
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pourquoi certaines personnes lèvent-elles les yeux vers le haut pendant la prière ? » Puis il a parlé plus fermement : « Ils doivent cesser de faire cela, sinon leur vue leur sera enlevée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1029
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous prie et qu’il ne sait pas s’il a fait plus ou moins de rak‘ah que ce qui est prescrit, il doit faire deux prosternations assis. Si le diable vient à lui et lui dit : “Tu as perdu ta pureté”, il doit répondre : “Tu mens”, sauf s’il sent une odeur avec son nez ou entend un son avec ses oreilles (alors son ablution sera annulée). » Telles sont les paroles rapportées par Aban. Abu Dawud a dit : Ma‘mar et ‘Abi b. al-Mubarak ont mentionné le nom de “Iyad b. Hilal” et al-Awza‘i a mentionné le nom de “Iyad b. Abi Zuhair”
- Sunan Abu Dawud, n°1047
Rapporté par Aws ibn Aws : Le Prophète ﷺ a dit : « Parmi vos meilleurs jours se trouve le vendredi : c’est ce jour-là qu’Adam a été créé, qu’il est mort, que la trompe sera soufflée et que le cri sera lancé. Priez donc beaucoup sur moi ce jour-là, car vos prières me seront présentées. » Les gens demandèrent : « Messager d’Allah, comment nos prières te seront-elles présentées alors que ton corps sera décomposé ? » Il répondit : « Allah, le Très-Haut, a interdit à la terre de consommer les corps des Prophètes. »
- Sunan Abu Dawud, n°1190
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Il y eut une éclipse du soleil. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna à un homme d’annoncer : « La prière sera accomplie en groupe. »
- Sunan Abu Dawud, n°1248
Rapporté par Abu Bakrah : Le Prophète ﷺ a accompli la prière du midi en temps de danger. Certains se sont rangés derrière lui, d’autres se sont placés face à l’ennemi. Il les a dirigés pour deux unités, puis a fait la salutation. Ceux qui étaient avec lui sont partis prendre la place de leurs compagnons face à l’ennemi. Ensuite, ils sont venus prier derrière lui. Il les a dirigés pour deux unités et a fait la salutation. Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ a prié quatre unités et ses compagnons en ont prié deux. Al-Hasan donnait un avis juridique basé sur ce récit. Abu Dawud a dit : Ce sera ainsi pour la prière du coucher du soleil : l’imam fera six unités et les gens trois unités. Abu Dawud a dit : Yahya ibn Abi Kathir a rapporté de Abu Salamah, de Jabir, du Prophète ﷺ, quelque chose de similaire. Sulaiman al-Yashkuri l’a aussi rapporté du Prophète ﷺ de la même manière
- Sunan Abu Dawud, n°1250
Rapporté par Umm Habibah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un prie volontairement douze unités dans une journée et une nuit, une maison lui sera construite au Paradis grâce à ces unités. »
- Sunan Abu Dawud, n°1306
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous s’endort, le diable fait trois nœuds à l’arrière de son cou, en scellant chaque nœud par : “Tu as une longue nuit devant toi, alors dors.” Si la personne se réveille et mentionne Allah, un nœud se défait ; si elle fait les ablutions, un autre nœud se défait ; et si elle prie, le troisième nœud se défait. Ainsi, elle se lèvera le matin pleine d’énergie et de bonne humeur. Sinon, elle sera de mauvaise humeur et paresseuse. »
- Sunan Abu Dawud, n°1309
Rapporté par Abu Sa‘id et Abu Huraira رضي الله عنهما : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un homme réveille sa femme la nuit et qu’ils prient tous les deux, ou qu’ils accomplissent ensemble deux rak‘a, le nom de l’homme sera inscrit parmi ceux qui se souviennent d’Allah, et le nom de la femme sera inscrit parmi ceux qui se souviennent d’Allah. » Ibn Kathir n’a pas rapporté cette tradition comme une parole du Prophète ﷺ, mais comme une parole d’Abu Sa‘id. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Ibn Mahdi d’après Sufyan, et je pense qu’il a mentionné le nom de Sufyan. Il a aussi dit : La version transmise par Sufyan est une parole du Compagnon (et non du Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°1313
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui manque sa récitation quotidienne ou une partie de celle-ci à cause du sommeil, et la récite entre la prière de l’aube et celle du midi, cela sera compté comme s’il l’avait récitée la nuit. »
- Sunan Abu Dawud, n°1314
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Toute personne qui prie régulièrement la nuit, mais qui, une nuit, est dominée par le sommeil, recevra la récompense de la prière. Son sommeil sera considéré comme une aumône. »
- Sunan Abu Dawud, n°1398
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui prie la nuit en récitant régulièrement dix versets ne sera pas compté parmi les insouciants ; celui qui prie la nuit et récite cent versets sera compté parmi ceux qui obéissent à Allah ; et celui qui prie la nuit en récitant mille versets sera compté parmi ceux qui reçoivent une grande récompense. » Abu Dawud a dit : Le nom de Ibn Hujairah al-Asghar est ‘Abd Allah b. ‘Abd al-Rahman b. Hujairah
- Sunan Abu Dawud, n°1453
Rapporté par Mu'adh al-Juhani رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un récite le Coran et agit selon son contenu, le Jour du Jugement, ses parents recevront une couronne dont la lumière sera meilleure que celle du soleil dans les maisons de ce monde, si le soleil était parmi vous. Que pensez-vous alors de celui qui agit selon le Coran lui-même ? »
- Sunan Abu Dawud, n°1454
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui maîtrise le Coran sera avec les anges nobles et obéissants, et celui qui le récite avec difficulté et bute sur les mots aura une double récompense. »
- Sunan Abu Dawud, n°1478
Rapporté par Ubayy ibn Ka'b : Le Prophète ﷺ se trouvait près du bassin des Banu Ghifar, lorsque Gabriel est venu à lui et a dit : « Allah t’a ordonné de faire lire le Coran à ta communauté selon un seul harf. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Je demande pardon et indulgence à Allah ; ma communauté n’a pas la force de le faire. » Gabriel est revenu une deuxième fois et lui a répété la même chose, jusqu’à ce qu’il arrive à sept harfs. Finalement, il a dit : « Allah t’a ordonné de faire lire le Coran à ta communauté selon sept harfs ; quelle que soit la façon dont ils lisent, cela sera correct. »
- Sunan Abu Dawud, n°1517
Rapporté par Zayd, le serviteur du Prophète : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit : “Je demande pardon à Allah, il n’y a pas de divinité en dehors de Lui, le Vivant, l’Éternel, et je me repens à Lui”, il sera pardonné, même s’il a fui lors d’une bataille. »
- Sunan Abu Dawud, n°1529
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit : “Je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, que l’islam soit ma religion et que Muhammad ﷺ soit mon Messager”, le Paradis lui sera accordé. »
- Sunan Abu Dawud, n°1531
Rapporté par Aws b. Aws رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi vos meilleurs jours se trouve le vendredi ; alors multipliez les prières sur moi ce jour-là, car vos prières me seront présentées. » Les Compagnons ont demandé : « Messager d’Allah, comment nos prières te seront-elles présentées alors que ton corps se sera décomposé ? » Il ﷺ a répondu : « Allah a interdit à la terre de consommer les corps des Prophètes. »
- Sunan Abu Dawud, n°1567
Rapporté par Hammad : J’ai reçu une lettre de Thumamah ibn ‘Abd Allah ibn Anas. Il pensait qu’Abu Bakr l’avait écrite pour Anas lorsqu’il l’a envoyé à Al Bahrain comme collecteur de la zakat. Cette lettre portait le sceau du Messager d’Allah ﷺ et avait été écrite par Abu Bakr pour lui (Anas). Elle disait : « Voici la sadaqa (zakat) obligatoire que le Messager d’Allah ﷺ a imposée aux musulmans, sur l’ordre d’Allah. Ceux à qui on demande le montant exact doivent le donner, mais ceux à qui on demande plus ne doivent pas le donner. Pour moins de vingt-cinq chameaux, on donne une chèvre pour chaque groupe de cinq chameaux. De vingt-cinq à trente-cinq chameaux, on donne une chamelle de deux ans. S’il n’y en a pas, un mâle de trois ans. De trente-six à quarante-cinq, une chamelle de trois ans. De quarante-six à soixante, une chamelle de quatre ans prête à être couverte. De soixante et un à soixante-quinze, une chamelle de cinq ans. De soixante-seize à quatre-vingt-dix, deux chamelles de trois ans. De quatre-vingt-onze à cent vingt, deux chamelles de quatre ans prêtes à être couvertes. Au-delà de cent vingt, une chamelle de trois ans pour chaque groupe de quarante, et une chamelle de quatre ans pour chaque groupe de cinquante. Si les âges des chameaux varient pour le paiement de la zakat obligatoire : si quelqu’un, pour le nombre de chameaux où une chamelle de cinq ans est due, n’en possède pas mais a une de quatre ans, cela sera accepté avec deux chèvres s’il peut les donner, sinon vingt dirhams. Si quelqu’un, pour le nombre où une chamelle de quatre ans est due, n’en possède pas mais a une de cinq ans, cela sera accepté, et le collecteur doit lui donner vingt dirhams ou deux chèvres. Si quelqu’un, pour le nombre où une chamelle de quatre ans est due, n’a qu’une de trois ans, cela sera accepté. » Abu Dawud a dit : À partir d’ici, je n’ai pas pu retenir précisément de Moussa comme je l’aurais voulu : « Et il doit donner avec elle deux chèvres s’il le peut, sinon vingt dirhams. Si quelqu’un, pour le nombre où une chamelle de trois ans est due, n’a qu’une de quatre ans, cela sera accepté. » Abu Dawud a dit (j’avais un doute) jusqu’ici, puis j’ai retenu correctement la suite : « et le collecteur doit lui donner vingt dirhams ou deux chèvres. Si quelqu’un, pour le nombre où une chamelle de trois ans est due, n’en possède pas mais a une de deux ans, cela sera accepté, mais il doit donner deux chèvres ou vingt dirhams. Si quelqu’un, pour le nombre où une chamelle de deux ans est due, n’en possède pas mais a un mâle de trois ans, cela sera accepté, et rien d’autre ne sera exigé. Si quelqu’un n’a que quatre chameaux, aucune zakat n’est due sauf s’il le souhaite. Si le nombre de chèvres de pâturage atteint quarante à cent vingt, on donne une chèvre. De plus de cent vingt à deux cents, deux chèvres. De plus de deux cents à trois cents, trois chèvres. Au-delà de trois cents, une chèvre pour chaque centaine. On n’accepte pas une brebis vieille, borgne ou un bouc comme zakat, sauf si le collecteur le souhaite. Les troupeaux séparés ne doivent pas être rassemblés, et ceux qui sont ensemble ne doivent pas être séparés par crainte de la zakat. Pour ce qui appartient à deux associés, ils peuvent réclamer réparation l’un envers l’autre avec équité. Si les animaux de pâturage d’un homme sont moins de quarante, aucune zakat n’est due sauf s’il le souhaite. Sur les dirhams d’argent, un quarantième est dû, mais s’il n’y en a que cent quatre-vingt-dix, rien n’est dû sauf s’il le souhaite. »
- Sunan Abu Dawud, n°1573
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand tu possèdes deux cents dirhams et qu’une année s’est écoulée, cinq dirhams sont dus. Rien n’est obligatoire pour toi, c’est-à-dire sur l’or, tant que cela n’atteint pas vingt dinars. Quand tu possèdes vingt dinars et qu’une année s’est écoulée, un demi-dinar est dû. Ce qui dépasse sera calculé en conséquence. » (Le rapporteur a dit : Je ne me souviens pas si les mots « cela sera calculé en conséquence » ont été prononcés par Ali lui-même ou s’il les a attribués au Prophète ﷺ.) Aucune zakat n’est due sur un bien tant qu’une année ne s’est pas écoulée dessus. Mais Jarir a dit : Ibn Wahb (un sous-rapporteur) a ajouté à ce récit du Prophète ﷺ : « Aucune zakat n’est due sur un bien avant qu’une année ne s’écoule. »
- Sunan Abu Dawud, n°1575
Bahz ibn Hakim rapporte d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pour quarante chameaux de pâturage, on donne une chamelle de trois ans. Les chameaux ne doivent pas être séparés pour le calcul. Celui qui paie la zakat avec l’intention d’obtenir une récompense sera récompensé. Celui qui refuse la zakat, nous prendrons la moitié de ses biens comme un droit parmi les droits de notre Seigneur, le Très-Haut. Les descendants de Muhammad ﷺ n’ont aucune part dans cette zakat. »
- Sunan Abu Dawud, n°1609
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit la sadaqa liée à la rupture du jeûne comme purification du jeûneur contre les paroles inutiles et grossières, et comme nourriture pour les pauvres. Celui qui la donne avant la prière (‘Id), elle sera acceptée comme zakat. Celui qui la donne après la prière, ce sera une simple aumône comme les autres
- Sunan Abu Dawud, n°1645
Rapporté par Abdullah ibn Mas'ud رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un qui est touché par la pauvreté s’en remet à moi, sa pauvreté ne sera pas levée ; mais s’il s’en remet à Allah, Il lui accordera bientôt la suffisance, soit par une mort rapide, soit par une aisance qui viendra plus tard. »
- Sunan Abu Dawud, n°1658
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un propriétaire de trésor (d’or ou d’argent) ne paie pas ce qui est dû dessus, Allah fera chauffer ce trésor dans le feu de l’Enfer le Jour du Jugement, et ses flancs, son front et son dos seront marqués avec, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement parmi les gens, pendant un jour qui durera cinquante mille ans selon votre façon de compter, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou en Enfer. Si un propriétaire ne paie pas la zakat sur ses moutons, ils apparaîtront le Jour du Jugement, forts et nombreux, sur une plaine sablonneuse ; ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots ; aucun n’aura de cornes tordues ou n’en sera dépourvu. Dès que le dernier sera passé, le premier sera ramené, et cela continuera jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement parmi les gens, pendant un jour de cinquante mille ans selon votre compte, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou en Enfer. Si un propriétaire de chameaux ne paie pas ce qui est dû dessus, ils apparaîtront le Jour du Jugement, forts et nombreux, sur une plaine sablonneuse ; ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots ; aucun n’aura de cornes tordues ou n’en sera dépourvu. Dès que le dernier sera passé, le premier sera ramené, et cela continuera jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement parmi les gens, pendant un jour de cinquante mille ans selon votre compte, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou en Enfer. »
- Sunan Abu Dawud, n°1678
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de donner l’aumône. À ce moment-là, je possédais des biens. Je me suis dit : « Aujourd’hui, si jamais je dépasse Abou Bakr, ce sera le jour. » J’ai donc apporté la moitié de mes biens. Le Messager d’Allah ﷺ m’a demandé : « Qu’as-tu laissé pour ta famille ? » J’ai répondu : « Autant que ce que j’ai donné. » Abou Bakr a apporté tout ce qu’il avait. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé : « Qu’as-tu laissé pour ta famille ? » Il a répondu : « J’ai laissé Allah et Son Messager pour eux. » J’ai dit : « Je ne pourrai jamais te dépasser dans quoi que ce soit. »
- Sunan Abu Dawud, n°1688
‘Ata a dit : On a demandé à Abu Huraira رضي الله عنه si une femme pouvait donner l’aumône à partir des biens de la maison de son mari. Il a répondu : « Non. Elle peut donner à partir de ce qu’elle reçoit pour sa subsistance. La récompense sera partagée entre eux. Il n’est pas permis qu’elle donne l’aumône à partir des biens de son mari sans sa permission. » Abu Dawud a dit : Cette version affaiblit celle rapportée par Hammam ibn Munabbih
- Sunan Abu Dawud, n°1699
Asma, fille d’Abu Bakr رضي الله عنها, a dit : J’ai demandé : « Messager d’Allah ﷺ, je n’ai rien à moi sauf ce que al-Zubair (mon mari) m’apporte dans sa maison : puis-je en dépenser ? » Il a répondu : « Donne et ne garde pas tout, sinon ta subsistance sera aussi retenue. »
- Sunan Abu Dawud, n°1716
Rapporté par Sahl bin Sa’d : Ali bin Abi Talib entra auprès de Fatimah alors que Hasan et Husain pleuraient. Il demanda : « Pourquoi pleurent-ils ? » Elle répondit : « À cause de la faim. » Ali sortit et trouva un dinar au marché. Il revint voir Fatimah et lui en parla. Elle lui dit : « Va chez tel Juif et achète-nous de la farine. » Il alla chez le Juif et acheta de la farine avec le dinar. Le Juif lui demanda : « Es-tu le gendre de celui qui se dit Messager d’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Le Juif dit : « Garde ton dinar et tu auras la farine. » Ali sortit et retourna voir Fatimah pour lui raconter. Elle lui dit alors : « Va chez tel boucher et achète-nous de la viande pour un dirham. » Ali alla voir le boucher, mit le dinar en gage contre un dirham et acheta la viande, puis la rapporta. Fatimah pétrit la farine, alluma le feu et fit cuire le pain. Elle fit venir son père, le Prophète ﷺ. Il vint chez eux. Elle lui dit : « Messager d’Allah, je te raconte tout. Si tu penses que c’est permis pour nous, nous mangerons et tu mangeras avec nous. » Elle lui expliqua la situation. Il dit : « Mangez au nom d’Allah. » Ils mangèrent donc. Pendant qu’ils étaient là, un garçon vint en criant au nom d’Allah et de l’islam : il cherchait le dinar. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna qu’on le fasse entrer. Il l’interrogea. Le garçon répondit : « Je l’ai perdu quelque part au marché. » Le Prophète ﷺ dit : « Ali, va chez le boucher et dis-lui que le Messager d’Allah ﷺ te demande de lui rendre le dinar, et qu’un dirham de ta part me sera dû. » Le boucher le rendit, et le Messager d’Allah ﷺ le remit au garçon
- Sunan Abu Dawud, n°1741
Rapporté par Umm Salamah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui met l’ihram pour le hajj ou la `umrah depuis la mosquée Al-Aqsa jusqu’à la Mosquée sacrée, ses péchés passés et futurs seront pardonnés, ou il lui sera garanti le Paradis. » Le narrateur Abdullah doutait de l’expression exacte. Abu Dawud a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Waki’. Il a mis l’ihram depuis Jérusalem (la mosquée Al-Aqsa) jusqu’à La Mecque. »
- Sunan Abu Dawud, n°1776
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Duba`ah, la fille d’al-Zubair ibn `Abd al-Muttalib, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Messager d’Allah ﷺ, je veux accomplir le Hajj ; puis-je prendre une précaution ? » Il répondit : « Oui. » Elle demanda : « Comment dois-je formuler cela ? » Il répondit : « Dis : “Labbaik Allahumma Labbaik (Me voici, ô Allah, me voici). L’endroit où je retirerai l’ihram sera là où Tu m’arrêteras.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1791
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un prononce la talbiyah pour le Hajj, puis arrive à La Mecque, fait le tour de la Ka`bah et parcourt al-Safa et al-Marwah, il peut retirer son ihram. Cela sera considéré comme un ihram pour la `Umrah. » Abu Dawud a dit : Ibn Juraij a rapporté d’un homme, d’après Ata, que les compagnons du Prophète ﷺ sont entrés à La Mecque en prononçant la talbiyah uniquement pour le Hajj, mais le Prophète ﷺ l’a transformé en `Umrah
- Sunan Abu Dawud, n°1861
Il a été rapporté de ‘Abdul-Karim bin Malik Al-Jazari, de ‘Abdur-Rahman bin Abi Laila, de Ka’b bin Ujrah, à propos de cet incident (comme mentionné dans le hadith précédent), et il a ajouté : « La solution que tu choisiras sera suffisante. »
- Sunan Abu Dawud, n°1914
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Quand Al-Hajjaj tua Ibn Zubayr, il envoya un message à Ibn Umar pour lui demander : « À quel moment le Messager d’Allah ﷺ partait-il (vers ‘Arafah) ce jour-là ? » Il répondit : « Quand ce sera le moment, nous partirons. » Lorsque Ibn Umar se prépara à partir, les gens dirent : « Le soleil n’a pas encore décliné. » Il demanda : « A-t-il décliné ? » Ils répondirent : « Non. » Quand ils dirent que le soleil avait décliné, il partit
- Sunan Abu Dawud, n°1925
Rapporté par Usamah bin Zaid : Le Messager d’Allah ﷺ est revenu de ‘Arafah. Lorsqu’il est arrivé au passage dans la montagne, il est descendu, a uriné et a fait les ablutions, mais pas complètement. Je lui ai dit : « La prière ? » Il répondit : « La prière sera faite plus loin. » Il remonta alors. Quand il arriva à Al-Muzdalifah, il descendit, fit ses ablutions soigneusement, puis l’iqamah fut faite pour la prière et il accomplit la prière du coucher du soleil. Ensuite, chacun fit agenouiller sa chamelle à sa place. L’iqamah fut alors faite pour la prière du soir et il la pria, sans prier entre les deux
- Sunan Abu Dawud, n°1949
Rapporté par AbdurRahman Ya’mar ad-Dayli : Je suis venu voir le Saint Prophète ﷺ alors qu’il était à Arafat. Des gens ou un groupe de personnes sont venus du Najd. Ils ont demandé à quelqu’un d’interroger le Prophète sur le hajj. Il a alors appelé le Messager d’Allah ﷺ en disant : « Comment accomplit-on le hajj ? » Le Prophète a ordonné à un homme de répondre. Il a crié à haute voix : « Le hajj, le hajj, c’est le jour de ‘Arafah. Si quelqu’un arrive là-bas avant la prière de l’aube dans la nuit d’Al Muzdalifah, son hajj sera complet. Le temps de séjour à Mina est de trois jours. Celui qui part plus tôt en deux jours, il n’y a pas de faute pour lui, et celui qui reste plus longtemps, il n’y a pas de faute pour lui. » Le narrateur a dit : Le Prophète a ensuite fait monter un homme derrière lui sur le chameau. Il a commencé à proclamer cela à haute voix. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Mahran d’après Sufyan de façon similaire. Cette version ajoute : « Le Hajj, le Hajj », deux fois. La version rapportée par Yaya b. Sa’id al-Qattan dit : « Le Hajj n’a lieu qu’une seule fois. »
- Sunan Abu Dawud, n°1990
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’intention d’accomplir le hajj. Une femme a dit à son mari : « Laisse-moi faire le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a dit : « Je n’ai rien sur quoi je puisse te permettre de faire le hajj. » Elle a dit : « Tu peux me laisser faire le hajj sur ton tel ou tel chameau. » Il a dit : « Celui-là est consacré à la cause d’Allah, le Très-Haut. » Il est alors allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ma femme t’adresse ses salutations et les bénédictions d’Allah. Elle m’a demandé de faire le hajj avec toi. Elle m’a dit : “Laisse-moi faire le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ.” J’ai répondu : “Je n’ai rien pour te permettre de faire le hajj.” Elle a dit : “Laisse-moi faire le hajj sur ton tel ou tel chameau.” J’ai répondu : “Celui-là est consacré à la cause d’Allah, le Très-Haut.” » Il a répondu : « Si tu la laisses faire le hajj dessus, cela sera dans la cause d’Allah. » Il a dit : « Elle m’a aussi demandé de te demander : Quelle action équivaut à faire le hajj avec toi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Transmets-lui mes salutations, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions, et dis-lui que la ‘Umrah accomplie pendant Ramadan équivaut à faire le hajj avec moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2015
Usamah bin Sharik رضي الله عنه a dit : Je suis parti avec le Prophète ﷺ pour accomplir le Hajj, et les gens venaient à lui. L’un disait : « Envoyé d’Allah ﷺ, j’ai couru entre Safa et Marwah avant de tourner autour de la Ka’bah, ou j’ai fait quelque chose avant ou après son moment. » Il répondait : « Il n’y a pas de mal, il n’y a pas de mal, sauf pour celui qui porte atteinte à un musulman de façon injuste. C’est lui qui aura des ennuis et sera perdu. »
- Sunan Abu Dawud, n°2034
Rapporté par ‘Ali رضي الله عنه : Nous n’avons rien écrit de la part du Messager d’Allah ﷺ sauf le Coran et ce que contient ce document. Il a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Médine est sacrée d’A’ir à Thawr. Si quelqu’un y introduit une innovation ou protège un innovateur, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui, et aucun repentir ni compensation ne sera accepté de lui. La protection accordée par un musulman est une seule (même si le plus humble d’entre eux l’accorde). Si quelqu’un rompt un pacte fait par un musulman, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui, et aucun repentir ni compensation ne sera accepté de lui. Si quelqu’un attribue son affranchissement à des gens sans la permission de ses maîtres, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui, et aucun repentir ni compensation ne sera accepté de lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°2131
Un homme des Ansar nommé Basrah a dit : « J’ai épousé une jeune femme encore voilée. Quand je suis allé vers elle, je l’ai trouvée enceinte. (J’en ai parlé au Prophète ﷺ). Le Prophète ﷺ a dit : “Elle recevra la dot, car tu as rendu ses parties intimes licites pour toi. L’enfant sera ton esclave.” Quand elle aura accouché, fouette-la (selon la version d’al-Hasan). La version d’Ibn AbusSari dit : “Vous, fouettez-la”, ou il a dit : “infligez-lui une punition sévère.” Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Qatadah d’après Sa’d b. Yazid, de la part d’Ibn al-Musayyab de façon similaire. Yahya b. Abi Kathir l’a aussi rapporté de Yazid b. Nu’aim, de Sa’id b. al-Musayyab, et ‘Ata al-Khurasani l’a rapporté de Sa’id b. al-Musayyab ; tous l’ont rapporté du Prophète ﷺ en omettant le lien du Compagnon (c’est-à-dire un hadith mursal). La version de Yahya b. Abi Kathir précise : Basrah b. Aktham a épousé une femme. Les versions concordent pour dire : Il a fait de l’enfant son serviteur
- Sunan Abu Dawud, n°2181
Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit qu’il avait divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه a mentionné ce fait au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ a dit : « Ordonne-lui de la reprendre et de la divorcer lorsqu’elle sera purifiée (de ses règles) ou si elle est enceinte. »
- Sunan Abu Dawud, n°2184
Yunus bin Jubair a dit : « J’ai demandé à ‘Abd Allah bin ‘Umar رضي الله عنه : “Un homme divorce-t-il de sa femme alors qu’elle a ses règles ?” Il répondit : “Connais-tu ‘Abd Allah bin ‘Umar ?” Je dis : “Oui.” Il dit : ‘Abd Allah bin ‘Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. Alors ‘Umar رضي الله عنه est allé voir le Prophète ﷺ et l’a interrogé à ce sujet. Le Prophète ﷺ a dit : “Ordonne-lui de la reprendre en mariage, puis il pourra la divorcer au début de la période d’attente.”’ J’ai demandé : “Ce divorce sera-t-il compté ?” Il répondit : “Pourquoi pas ? S’il a agi sous la contrainte ou par ignorance, cela serait quand même compté.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2185
Abdur Rahman ibn Ayman, le client de Urwah, a demandé à Ibn Umar رضي الله عنه, en présence d’Abu al-Zubayr qui écoutait : « Que penses-tu si un homme divorce de sa femme alors qu’elle a ses règles ? » Il répondit : « Abdullah ibn Umar رضي الله عنه a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Alors ‘Umar رضي الله عنه a demandé au Messager d’Allah ﷺ : “Abdullah ibn Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.” Abdullah a dit : “Le Prophète ﷺ me l’a rendue et n’a pas compté ce divorce. Il a dit : ‘Quand elle sera purifiée, il pourra soit la divorcer, soit la garder.’” Ibn Umar رضي الله عنه a dit : “Le Prophète ﷺ a récité le verset du Coran : Ô Prophète, quand vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période d’attente.” » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yunus b. Jubair, Anas b. Sirin b. Jubair, Zaid b. Aslam, Abu al-Zubair et Mansur d’après Abu Wa’il, de la part d’Ibn ‘Umar. Tous sont d’accord sur le fait que le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. Ensuite, s’il le souhaite, il pourra la divorcer ou la garder. La version rapportée par al-Zuhri, de Salim, de Nafi’, d’après Ibn ‘Umar, dit : Le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis qu’elle ait ses règles, puis qu’elle soit purifiée. Ensuite, s’il le souhaite, il pourra la divorcer ou la garder. Abu Dawud a dit : Une version semblable à celle de Nafi’ et al-Zuhri a aussi été rapportée par ‘Ata al-Khurasani, de al-Hasan, d’après Ibn ‘Umar. Toutes ces versions contredisent celle rapportée par Abu al-Zubair
- Sunan Abu Dawud, n°2201
Rapporté par ‘Umar ibn Al-Khattab رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les actions ne valent que par les intentions, et chacun sera récompensé selon son intention. Celui qui émigre pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager. Mais celui qui émigre pour obtenir un avantage matériel ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sunan Abu Dawud, n°2226
Rapporté par Thawban : Le Prophète ﷺ a dit : « Si une femme demande le divorce à son mari sans raison valable, il lui sera interdit de sentir le parfum du Paradis. »
- Sunan Abu Dawud, n°2254
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Hilal bin Umayyah a accusé sa femme, en présence du Prophète ﷺ, d’avoir commis l’adultère avec Sharik bin Sahma’. Le Prophète ﷺ a dit : “Apporte une preuve, ou tu recevras la punition sur ton dos.” Il a répondu : “Ô Messager d’Allah ﷺ, si l’un de nous voit un homme avec sa femme, doit-il aller chercher des témoins ?” Mais le Prophète ﷺ a simplement répété : “Tu dois apporter une preuve, ou tu recevras la punition sur ton dos.” Hilal a alors dit : “Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je dis la vérité. Qu’Allah fasse descendre quelque chose qui m’épargnera la punition.” Ensuite, les versets du Coran ont été révélés : “Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes…” jusqu’à “l’un de ceux qui disent la vérité”. Le Prophète ﷺ les a alors fait venir. Hilal bin Umayyah s’est levé et a témoigné, et le Prophète ﷺ disait : “Allah sait que l’un de vous ment. L’un de vous va-t-il se repentir ?” Puis la femme s’est levée pour témoigner, mais lorsqu’elle allait prononcer la cinquième fois en disant que la colère d’Allah soit sur elle s’il disait la vérité, on lui a dit : “C’est le témoignage décisif.” Ibn ‘Abbas a dit : “Elle a alors hésité et reculé, au point que nous avons cru qu’elle allait se rétracter.” Il a ajouté : “Regardez si elle donne naissance à un enfant aux yeux soulignés comme par du khôl, avec de larges hanches et de grosses jambes, alors Sharik bin Sahma’ sera son père.” Elle a ensuite donné naissance à un enfant avec ces caractéristiques. Le Prophète ﷺ a alors dit : “Si ce n’était ce qui a déjà été révélé dans le Livre d’Allah, je l’aurais sévèrement punie.” Abu Dawud a dit : “Ce récit a été transmis uniquement par les gens de Médine. Ils l’ont rapporté de Hilal par l’intermédiaire d’Ibn Bashshar.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2256
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Hilal bin Umayyah faisait partie des trois personnes dont le repentir a été accepté par Allah. Une nuit, il est rentré de ses terres et a trouvé un homme avec sa femme. Il a vu de ses propres yeux et entendu de ses propres oreilles. Il n’a rien dit jusqu’au matin. Le lendemain, il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, je suis venu chez ma femme cette nuit et j’ai trouvé un homme avec elle. J’ai vu de mes propres yeux et entendu de mes propres oreilles. » Le Messager d’Allah ﷺ a été gêné par ce qu’il a décrit et a pris la situation très au sérieux. C’est alors que ce verset du Coran a été révélé : « Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes… » Quand le Messager d’Allah ﷺ est revenu à lui (après la révélation), il a dit : « Bonne nouvelle pour toi, Hilal ! Allah le Très-Haut t’a facilité une issue. » Hilal a dit : « Je m’attendais à cela de la part de mon Seigneur. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites-la venir. » Elle est alors venue. Le Messager d’Allah ﷺ leur a récité les versets et leur a rappelé que le châtiment dans l’au-delà est plus sévère que celui d’ici-bas. Hilal a dit : « Par Allah, j’ai dit la vérité contre elle. » Elle a dit : « Il a menti. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Appliquez la procédure d’invocation de malédictions. » Hilal a été invité à témoigner. Il a témoigné devant Allah quatre fois qu’il disait la vérité. Lorsqu’il allait prononcer la cinquième fois, on lui a dit : « Hilal, crains Allah, car le châtiment d’ici-bas est plus léger que celui de l’au-delà, et c’est le témoignage décisif qui entraînera sûrement un châtiment pour toi. » Il a dit : « Par Allah, Allah ne me punira pas pour cela, comme Il ne m’a pas fait fouetter pour cela. » Il a donc témoigné une cinquième fois en invoquant la malédiction d’Allah sur lui s’il mentait. On a alors dit à la femme de témoigner. Elle a témoigné devant Allah qu’il mentait. Lorsqu’elle allait prononcer la cinquième fois, on lui a dit : « Crains Allah, car le châtiment d’ici-bas est plus léger que celui de l’au-delà. C’est le témoignage décisif qui entraînera sûrement un châtiment pour toi. » Elle a hésité un instant, puis a dit : « Par Allah, je ne déshonorerai pas mon peuple. » Elle a donc témoigné une cinquième fois en invoquant la malédiction d’Allah sur elle s’il disait la vérité. Le Messager d’Allah ﷺ les a séparés et a décidé que l’enfant ne serait pas attribué au père. Ni elle ni son enfant ne seraient accusés d’adultère. Celui qui les accuserait serait puni. Il a aussi décidé qu’elle n’aurait ni logement ni entretien de la part de son mari, car ils étaient séparés sans divorce ni décès. Il a ensuite dit : « Si elle donne naissance à un enfant aux cheveux roux, aux hanches claires, au ventre large et aux jambes fines, il sera l’enfant de Hilal. Si elle donne naissance à un enfant au teint foncé, aux cheveux crépus, aux membres épais, aux jambes et aux hanches fortes, il sera l’enfant de celui qui a été accusé d’adultère. » Elle a donné naissance à un enfant aux cheveux crépus, aux membres épais, aux jambes et aux hanches fortes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il n’y avait pas eu ces serments, je l’aurais sévèrement punie. » ‘Ikrimah a dit : « Plus tard, il est devenu le chef de la tribu de Mudar. Il n’a pas été attribué à son père. »
- Sunan Abu Dawud, n°2264
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de prostitution en Islam. Si quelqu’un a pratiqué la prostitution avant l’Islam, l’enfant sera attribué au maître (de la femme esclave). Celui qui réclame un enfant sans mariage valide ou sans possession n’héritera pas et ne sera pas hérité. »
- Sunan Abu Dawud, n°2269
Rapporté par Zayd ibn Arqam رضي الله عنه : J’étais assis avec le Prophète ﷺ lorsqu’un homme est venu du Yémen et a dit : « Trois hommes du Yémen sont venus voir Ali, se disputant à propos d’un enfant, et lui ont demandé de trancher. Ils avaient eu des rapports avec une femme pendant une même période de pureté. Il a dit à deux d’entre eux : “Donnez cet enfant à cet homme (le troisième) de bon gré.” Mais ils ont refusé et se sont mis à pleurer. Il a répété : “Donnez l’enfant à cet homme de bon gré.” Mais ils ont refusé et pleuré à nouveau. Il a alors dit : “Vous êtes des associés querelleurs. Je vais tirer au sort entre vous ; celui qui sera choisi aura l’enfant, et il devra verser les deux tiers du prix du sang à ses deux compagnons.” Il a alors tiré au sort et a donné l’enfant à celui qui a été choisi. Le Messager d’Allah ﷺ a tellement ri que ses canines ou ses molaires sont apparues. »
- Sunan Abu Dawud, n°2282
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Les femmes divorcées doivent attendre, en se tenant à l’écart, pendant trois cycles menstruels. Puis il a dit : « Et pour celles de vos femmes qui n’ont plus de règles, si vous doutez, leur délai d’attente sera de trois mois. » Ce verset a abrogé le précédent. Il a aussi dit : « Ô vous qui croyez, si vous épousez des femmes croyantes et que vous les divorcez avant de les avoir touchées, alors il n’y a pas de délai à observer pour elles. »
- Sunan Abu Dawud, n°2496
Rapporté par Buraidah رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Le respect que doivent ceux qui restent à la maison envers les femmes de ceux qui sont engagés dans le jihad doit être comme celui qu’ils ont pour leurs propres mères. Si l’un de ceux qui restent à la maison se voit confier la responsabilité de la famille d’un combattant et la trahit, il sera présenté devant lui le Jour de la Résurrection, et on dira au combattant : ‘Cet homme avait la charge de ta famille, prends donc ce que tu veux de ses bonnes actions.’” Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors tourné vers nous et a dit : “Qu’en pensez-vous ?” Abu Dawud a dit : “Qa’nab (un rapporteur de ce récit) était un homme pieux. Ibn Abi Laila voulait le nommer juge, mais il a refusé en disant : ‘Si j’ai besoin d’un dirham, je demande de l’aide à quelqu’un.’ On lui a dit : ‘Lequel d’entre nous ne demande pas de l’aide pour ses besoins ?’ Il a dit : ‘Faites-moi sortir pour que je voie.’ On l’a fait sortir, il s’est caché, et la maison s’est effondrée sur lui et il est mort.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2500
Rapporté par Fadalah ibn Ubayd رضي الله عنه : « Le Prophète ﷺ a dit : “Toute personne qui meurt aura terminé ses actions, sauf celui qui est en poste à la frontière (dans le chemin d’Allah), car ses œuvres continueront d’augmenter jusqu’au Jour de la Résurrection, et il sera protégé de l’épreuve de la tombe.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2501
Rapporté par Sahl ibn al-Hanzaliyyah : Le jour de Hunayn, nous avons voyagé avec le Messager d’Allah ﷺ et nous avons marché longtemps jusqu’au soir. J’ai assisté à la prière avec le Messager d’Allah ﷺ. Un cavalier est arrivé et a dit : « Messager d’Allah, je suis passé devant vous et j’ai gravi une certaine montagne où j’ai vu les Hawazin tous réunis avec leurs femmes, leurs troupeaux et leurs moutons, rassemblés à Hunayn. » Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « Ce sera le butin des musulmans demain, si Allah le veut. » Il a ensuite demandé : « Qui veillera cette nuit ? » Anas ibn Abu Marthad al-Ghanawi a répondu : « Moi, Messager d’Allah. » Il lui a dit : « Alors, monte ton cheval. » Il est monté à cheval et s’est approché du Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Avance jusqu’à ce ravin et reste au sommet. Nous ne devons pas être exposés au danger de ton côté. » Le matin, le Messager d’Allah ﷺ est sorti à l’endroit où il priait et a accompli deux unités de prière. Il a ensuite dit : « Avez-vous vu des nouvelles de votre cavalier ? » Ils ont répondu : « Non, Messager d’Allah. » L’appel à la prière a alors été lancé, et pendant que le Messager d’Allah ﷺ priait, il regardait vers le ravin. Lorsqu’il a terminé la prière et salué, il a dit : « Réjouissez-vous, votre cavalier est revenu. » Nous avons alors regardé entre les arbres du ravin, et en effet, il était là. Il s’est tenu à côté du Messager d’Allah ﷺ, l’a salué et a dit : « Je suis resté jusqu’au sommet du ravin, comme le Messager d’Allah ﷺ me l’avait ordonné, et ce matin j’ai surveillé les deux côtés du ravin, mais je n’ai vu personne. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé : « Es-tu descendu de cheval pendant la nuit ? » Il a répondu : « Non, sauf pour prier ou pour me soulager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tu t’es assuré l’entrée au Paradis. Aucun reproche ne te sera fait, même si tu ne fais plus rien après cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°2522
Rapporté par Abud Darda’ رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’intercession du martyr sera acceptée pour soixante-dix membres de sa famille. » Abu Dawud a précisé : Le nom correct du rapporteur est Rabah b. al-Walid (et non al-Walid b. Rabah comme mentionné dans la chaîne de transmission du texte)
- Sunan Abu Dawud, n°2525
Rapporté par Abu Ayyub al-Ansari رضي الله عنه : Abu Ayyub a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Des capitales seront conquises par vos mains, et vous devrez former de grandes armées. Un homme ne voudra pas rejoindre une troupe, alors il fuira son peuple et ira de tribu en tribu en disant : “Qui me laissera prendre sa place dans telle ou telle expédition ?” Attention : cet homme sera un mercenaire jusqu’à la dernière goutte de son sang. »
- Sunan Abu Dawud, n°2527
Rapporté par Ya'la ibn Munyah : Le Messager d’Allah ﷺ annonça une expédition. J’étais un homme très âgé et je n’avais pas de serviteur. J’ai donc cherché quelqu’un à engager pour partir à ma place, en lui donnant sa part. J’ai trouvé un homme. Au moment du départ, il est venu me voir et m’a dit : « Je ne sais pas quelles seront les parts, ni quelle sera la mienne. Propose-moi donc un salaire, qu’il y ait une part ou non. » Je lui ai proposé trois dinars. Quand le butin est arrivé, je voulais lui donner sa part, mais je me suis souvenu des dinars. Je suis donc allé voir le Prophète ﷺ et je lui ai expliqué la situation. Il a dit : « Tout ce que je trouve pour lui dans cette expédition, ici-bas et dans l’au-delà, ce sont les trois dinars que tu lui as donnés. »
- Sunan Abu Dawud, n°2532
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Trois choses sont à la base de la foi : s’abstenir de tuer une personne qui dit “Il n’y a de dieu qu’Allah”, ne pas le déclarer mécréant quel que soit son péché, et ne pas l’exclure de l’islam à cause de ses actes ; et le jihad sera accompli sans interruption depuis le jour où Allah m’a envoyé comme prophète jusqu’au jour où le dernier membre de ma communauté combattra le Dajjal (l’Antéchrist). L’injustice d’un tyran ou la justice d’un juste ne l’annulera pas. Il faut croire au destin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2535
Rapporté par Abdullah ibn Hawalah al-Azdi : Le Messager d’Allah ﷺ nous a envoyés à pied pour obtenir du butin, mais nous sommes revenus sans rien obtenir. Quand il a vu la tristesse sur nos visages, il s’est levé devant nous et a dit : « Ô Allah, ne les mets pas sous ma responsabilité, car je serais trop faible pour m’occuper d’eux ; ne les laisse pas se gérer eux-mêmes, car ils en seraient incapables ; et ne les mets pas sous la responsabilité d’autres hommes, car ils choisiraient le meilleur pour eux-mêmes. » Il a ensuite posé sa main sur ma tête et a dit : « Ibn Hawalah, lorsque tu verras que le califat s’est établi en Terre Sainte, alors les tremblements de terre, les tristesses et les épreuves graves seront proches, et ce jour-là, l’Heure sera plus proche des gens que cette main n’est proche de ta tête. » Abu Dawud a dit : ‘Abd Allah b. Hawalah est originaire de Hims
- Sunan Abu Dawud, n°2644
Rapporté par Al Miqdad ibn Al Aswad رضي الله عنه : Il a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, dis-moi si je rencontre un homme mécréant qui se bat contre moi, me coupe une main avec son épée, puis se réfugie derrière un arbre en disant : “J’embrasse l’islam pour Allah.” Dois-je le tuer, ô Messager d’Allah ﷺ, après qu’il ait prononcé cela ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne le tue pas. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, il m’a coupé la main. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne le tue pas. Si tu le tues, il sera comme toi avant que tu ne le tues, et tu deviendras comme lui avant qu’il ne prononce la profession de foi qu’il vient de dire. »
- Sunan Abu Dawud, n°2679
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ envoya des cavaliers vers Najd, et ils ramenèrent un homme des Banu Hanifah appelé Thumamah ibn Uthal, qui était le chef du peuple d’Al Yamamah, et ils l’attachèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ vint le voir et lui dit : « Qu’attends-tu, Thumamah ? » Il répondit : « J’attends le bien, Muhammad. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un dont le sang sera vengé ; si tu fais preuve de clémence, tu le feras envers quelqu’un qui saura être reconnaissant ; et si tu veux des biens et que tu demandes, tu recevras tout ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ le laissa jusqu’au lendemain et lui demanda : « Qu’attends-tu, Thumamah ? » Il répéta la même réponse. Le Prophète ﷺ le laissa encore un jour, et il répondit de la même manière. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Libérez Thumamah. » Il partit vers des palmiers près de la mosquée, s’y lava, puis entra dans la mosquée et dit : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Il raconta ensuite la suite de l’histoire. Le narrateur ‘Isa a dit : « Al Laith nous a rapporté cela. » Il a dit : « C’était un homme respecté et estimé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2740
Mus’ab ibn Sa’d rapporte de son père (Sa’d ibn Abi Waqqas) رضي الله عنه : J’ai apporté une épée au Prophète ﷺ le jour de Badr et je lui ai dit : « Messager d’Allah ﷺ, Allah m’a soulagé aujourd’hui de l’ennemi, alors donne-moi cette épée. » Il a dit : « Cette épée n’est ni à moi ni à toi. » Je suis parti en pensant : « Aujourd’hui, elle sera donnée à quelqu’un qui n’a pas été éprouvé comme moi. » Un messager est alors venu me dire : « Viens, » et j’ai cru qu’une révélation me concernait à cause de mes paroles. Je suis venu et le Prophète ﷺ m’a dit : « Tu m’as demandé cette épée, mais elle n’était ni à moi ni à toi. Maintenant, Allah me l’a donnée, donc elle est à toi. » Il a ensuite récité : « Ils t’interrogent au sujet des butins... » Abu Dawud a dit : Selon la lecture du Coran d’Ibn Mas’ud, le verset est : « Ils t’interrogent au sujet des butins... »
- Sunan Abu Dawud, n°2756
Ibn ‘Umar رضي الله عنه rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un étendard sera dressé pour l’homme traître le Jour du Jugement, puis il sera annoncé : “Voici la trahison d’untel, fils d’untel.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2800
Rapporté par Al-Bara’ bin ‘Azib : Le Messager d’Allah ﷺ nous a fait un sermon le jour du sacrifice après la prière. Il a dit : « Celui qui prie comme nous et sacrifie comme nous, son sacrifice est valable. Celui qui sacrifie avant la prière (‘Id), c’est de la viande destinée à être mangée. » Abu Burdah b. Niyar s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, j’ai sacrifié avant d’aller prier. J’ai cru que c’était un jour de fête et de repas, alors j’ai été pressé, j’en ai mangé moi-même et j’en ai donné à ma famille et à mes voisins. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « C’est de la viande destinée à être mangée. » Il a dit : « J’ai un chevreau (de moins d’un an) qui vaut mieux que deux bêtes destinées à la viande. Est-ce valable pour moi ? » Il a dit : « Oui, mais cela ne sera valable pour personne après toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2844
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un possède un chien, sauf un chien de berger, de chasse ou de ferme, un qirat de sa récompense lui sera retiré chaque jour. »
- Sunan Abu Dawud, n°2859
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : (le narrateur Sufyan a dit : Je ne sais pas si cela a été transmis du Prophète ﷺ) : « Celui qui vit dans le désert devient rude ; celui qui poursuit le gibier devient négligent ; et celui qui fréquente un roi sera corrompu. »
- Sunan Abu Dawud, n°2864
Rapporté par ‘Amir ibn Sa’d, d’après son père (Sa’d ibn Abi Waqqas) : Lorsqu’il (Sa’d) est tombé malade à La Mecque (selon la version d’Ibn Abi Khalaf) – puis la version commune précise : une maladie qui l’a rapproché de la mort – le Messager d’Allah ﷺ est venu lui rendre visite. Il a dit : « Messager d’Allah, j’ai beaucoup de biens et ma fille est mon unique héritière. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a répondu : « Non. » Il a demandé : « Alors la moitié ? » Il a répondu : « Non. » Il a demandé : « Alors le tiers ? » Il a répondu : « (Que tu lègues) un tiers, et un tiers c’est déjà beaucoup. Laisser tes héritiers riches vaut mieux que de les laisser pauvres à mendier auprès des gens. Tu ne dépenseras rien pour plaire à Allah sans en être récompensé, même la bouchée que tu donnes à ta femme. » J’ai dit : « Messager d’Allah, vais-je être laissé en arrière pour l’émigration (vers Médine) ? » Il a dit : « Si tu restes après moi et fais de bonnes œuvres pour plaire à Allah, ton rang sera élevé et ton degré augmenté. Peut-être ne resteras-tu pas, et certains profiteront de toi tandis que d’autres seront affectés par toi. » Puis il a dit : « Ô Allah, complète l’émigration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. » Mais Sa’d ibn Khawlah a été malheureux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est attristé pour lui car il est mort à La Mecque
- Sunan Abu Dawud, n°2882
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme a dit : « Messager d’Allah, ma mère est décédée ; est-ce que cela lui sera utile si je donne l’aumône pour elle ? » Il a répondu : « Oui. » L’homme a dit : « J’ai un jardin, et je te prends à témoin que je le donne en aumône pour elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2977
Un récit similaire a été rapporté par Ibn Shihab par une autre chaîne de transmetteurs. Dans cette version, il est dit : J’ai dit : « Ne craignez-vous pas Allah ? N’avez-vous pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Nous ne laissons pas d’héritage. Tout ce que nous laissons est une aumône.” Ce bien appartient à la famille de Muhammad pour leurs besoins urgents et pour leurs invités. Quand je mourrai, il reviendra à celui qui sera le dirigeant après moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2984
Rapporté par Ali ibn Abi Talib رضي الله عنه : Moi, al-Abbas, Fatimah et Zayd ibn Harithah nous sommes réunis auprès du Prophète ﷺ et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, si tu penses nous attribuer notre part dans ce cinquième (du butin), comme mentionné dans le Livre d’Allah, et que je la partage de ton vivant afin que personne ne me la conteste après toi, alors fais-le. » Il l’a fait. Il dit : « Je l’ai partagée du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Abu Bakr me l’a ensuite attribuée. Vers la fin du califat de ‘Umar, beaucoup de biens sont arrivés et il a prélevé notre part. Je lui ai dit : “Cette année, nous sommes à l’aise, mais les musulmans sont dans le besoin, alors rends-leur cette part.” Il l’a donc rendue aux musulmans. Après ‘Umar, plus personne ne m’a appelé pour cela. Lorsque je suis sorti de chez ‘Umar, j’ai croisé al-Abbas qui m’a dit : “Ali, aujourd’hui tu nous as privés d’une chose qui ne nous sera jamais rendue.” Il était vraiment un homme sage. »
- Sunan Abu Dawud, n°2988
Rapporté par Ibn A’bud رضي الله عنه : ‘Ali رضي الله عنه m’a dit : « Veux-tu que je te raconte ce qui s’est passé entre moi et Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ ? C’était la plus chère à son cœur parmi sa famille. » J’ai répondu : « Oui. » Il dit : « Elle a tellement tourné la meule à la main que cela lui a abîmé la main, elle a tellement porté d’eau que cela a marqué le haut de sa poitrine, elle a tellement balayé la maison que ses vêtements étaient sales. Le Prophète ﷺ a acquis des esclaves. J’ai alors dit : “Si seulement tu allais voir ton père pour lui demander un serviteur.” Elle s’est donc rendue chez lui, mais elle a trouvé des gens en train de lui parler, alors elle est repartie. Le lendemain, elle y est retournée. Il lui demanda : “Quel est ton besoin ?” Mais elle garda le silence. J’ai alors dit : “Je vais t’expliquer, ô Messager d’Allah ﷺ. Elle a tellement tourné la meule que cela lui a abîmé la main, elle a tellement porté d’eau que cela a marqué sa poitrine. Quand tu as eu des esclaves, je lui ai conseillé de venir te demander un serviteur pour l’aider dans ses tâches.” Il répondit : “Crains Allah, Fatimah, accomplis ton devoir envers ton Seigneur et fais le travail de ta famille. Quand vous allez au lit, dites : ‘Gloire à Allah’ trente-trois fois, ‘Louange à Allah’ trente-trois fois, ‘Allah est le Plus Grand’ trente-quatre fois. Cela fait cent fois. Ce sera meilleur pour toi qu’un serviteur.” Elle dit : “Je suis satisfaite d’Allah, le Très-Haut, et de Son Messager ﷺ.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3021
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Al-Abbas ibn AbdulMuttalib a amené Abu Sufyan ibn Harb au Messager d’Allah ﷺ l’année de la conquête (de La Mecque). Abu Sufyan a embrassé l’islam à Marr az-Zahran. Al-Abbas a dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est un homme qui aime se distinguer, peux-tu faire quelque chose pour lui ? » Il a répondu : « Oui, celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, et celui qui ferme sa porte sera en sécurité. »
- Sunan Abu Dawud, n°3041
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a conclu un accord de paix avec les gens de Najran à condition qu’ils versent aux musulmans deux mille habits, la moitié en Safar et l’autre moitié en Rajab, et qu’ils prêtent aux musulmans trente cottes de mailles, trente chevaux, trente chameaux et trente armes de chaque type utilisé au combat. Les musulmans devront leur garantir la restitution de ces objets en cas de complot ou de trahison au Yémen. Aucune de leurs églises ne sera détruite et aucun de leurs religieux ne sera expulsé. Leur religion ne sera pas interrompue tant qu’ils n’apporteront rien de nouveau ou ne pratiqueront pas l’usure. Isma’il a dit : Ils ont pratiqué l’usure. Abu Dawud a dit : S’ils violent une clause du traité, cela sera considéré comme une nouveauté
- Sunan Abu Dawud, n°3091
Rapporté par Abu Musa : J’ai entendu plusieurs fois le Prophète ﷺ dire : « Quand un serviteur d’Allah a l’habitude de faire une bonne action, puis tombe malade ou part en voyage, ce qu’il faisait habituellement lorsqu’il était en bonne santé et chez lui lui sera compté. »
- Sunan Abu Dawud, n°3093
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : J’ai dit : « Messager d’Allah, je connais le verset le plus sévère du Coran. » Il a demandé : « Quel est ce verset, Aishah ? » Elle a répondu : « Les paroles d’Allah : “Si quelqu’un fait le mal, il en sera rétribué.” » Il a dit : « Sais-tu, Aishah, que lorsqu’un croyant est éprouvé par un malheur ou même une épine, cela efface ses mauvaises actions. Celui qui est appelé à rendre des comptes sera puni. » Elle a dit : « Allah ne dit-il pas : “Il recevra un jugement facile” ? » Il a dit : « C’est la présentation, Aishah. Si quelqu’un est critiqué lors du jugement, il sera puni. » Abu Dawud a dit : Ceci est la version de Ibn Bashshar. Il a dit : Ibn Abi Mulaikah nous l’a rapporté
- Sunan Abu Dawud, n°3097
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un fait correctement ses ablutions et rend visite à son frère musulman malade en espérant la récompense d’Allah, il sera éloigné de l’Enfer d’une distance de soixante-dix ans (kharif). » J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’un kharif, Abu Hamzah ? » Il a répondu : « Une année. » Abu Dawud a dit : Seuls les gens de Bassorah ont rapporté la tradition sur la visite des malades après les ablutions
- Sunan Abu Dawud, n°3114
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : Quand le moment de sa mort arriva, il demanda des vêtements neufs et les mit. Il dit alors : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Un défunt sera ressuscité avec les vêtements dans lesquels il est mort.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3238
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : On a amené au Messager d’Allah ﷺ un homme en état d’ihram qui avait été jeté à terre par sa chamelle, s’était brisé le cou et était mort. Il a alors dit : « Enveloppez-le dans ses deux vêtements, lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, mais ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la talbiyah. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Il y a cinq règles dans ce hadith : « Enveloppez-le dans ses deux vêtements », c’est-à-dire que le mort doit être enveloppé dans ses deux vêtements. « Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus », c’est-à-dire que le lavage doit toujours se faire avec des feuilles de lotus. Ne mettez aucun parfum près de lui. Le linceul doit être pris sur les biens du défunt
- Sunan Abu Dawud, n°3241
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Un homme en état d’ihram a été jeté à terre par sa chamelle, il s’est brisé le cou et il est mort. On l’a amené au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Lavez-le et enveloppez-le, mais ne couvrez pas sa tête et ne mettez aucun parfum sur lui, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la talbiyah. »
- Sunan Abu Dawud, n°3243
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui jure un faux serment pour s’approprier injustement le bien d’un musulman rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Al-Ash’ath a dit : « Je jure par Allah, il a dit cela à mon sujet. Il y avait un terrain entre moi et un Juif, mais il me l’a refusé ; alors je l’ai présenté au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ m’a demandé : “As-tu une preuve ?” J’ai répondu : Non. Il a dit au Juif : “Jure.” J’ai dit : “Messager d’Allah, maintenant il va jurer et prendre mon bien.” Alors Allah, le Très-Haut, a révélé le verset : “Ceux qui échangent leur foi envers Allah et leur engagement pour un faible prix n’auront aucune part dans l’au-delà.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3246
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il ne faut pas prêter un faux serment sur cette chaire, même pour un simple bâton vert ; sinon il aura sa place en Enfer, ou l’Enfer lui sera assuré. »
- Sunan Abu Dawud, n°3257
Rapporté par Thabit ibn Adh-Dahhak : Il a prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ sous l’arbre. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un jure par une religion autre que l’islam, il est comme ce qu’il a dit. Si quelqu’un se suicide avec quelque chose, il sera puni avec cela au Jour de la Résurrection. Un vœu sur lequel une personne n’a aucun contrôle n’est pas obligatoire pour elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°3270
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abi Bakr : Des invités sont venus chez nous, et Abu Bakr discutait avec le Messager d’Allah ﷺ pendant la nuit. Il (Abu Bakr) a dit : « Je ne reviendrai pas vers vous tant que vous ne serez pas libérés de leur hospitalité et du service du repas. » Il leur a donc apporté de la nourriture, mais ils ont dit : « Nous ne mangerons pas tant qu’Abu Bakr ne sera pas revenu. » Abu Bakr est alors revenu et a demandé : « Qu’ont fait vos invités ? Êtes-vous libérés de leur hospitalité ? » Ils ont répondu : « Non. » J’ai dit : « Je leur ai apporté à manger, mais ils ont refusé et ont dit : ‘Nous jurons par Allah que nous ne mangerons pas tant que tu ne seras pas là.’ » Ils ont dit : « Il a dit la vérité. Il nous a apporté à manger, mais nous avons refusé jusqu’à ce que tu viennes. » Il a demandé : « Qu’est-ce qui vous a empêchés ? » Il a dit : « Je jure par Allah que je ne mangerai pas ce soir. » Ils ont dit : « Et nous aussi, nous jurons par Allah que nous ne mangerons pas tant que tu ne mangeras pas. » Il a dit : « Je n’ai jamais vu une chose aussi pénible que ce soir. » Il a dit : « Approchez votre nourriture. » Abd al-Rahman a dit : « On a alors approché leur nourriture. Il a dit : ‘Au nom d’Allah’, puis il a mangé, et eux aussi. Je l’ai ensuite informé que l’aube était arrivée. Il est alors allé voir le Prophète ﷺ et lui a raconté ce qu’il avait fait, ainsi que les autres. Il a dit : ‘Vous êtes les plus obéissants et les plus dignes de confiance parmi eux.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°3317
Rapporté par Ka‘b ibn Malik : J’ai dit : « Messager d’Allah, pour que mon repentir soit complet, je devrais donner tous mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Garde une partie de tes biens, ce sera meilleur pour toi. » Il a donc dit : « Je garderai ce que j’ai à Khaybar. »
- Sunan Abu Dawud, n°3338
Rapporté par Ibn Abi Rizmah : J’ai entendu mon père dire : Un homme a dit à Shu‘bah : « Sufyan t’a contredit (c’est-à-dire a rapporté un hadith différent du tien). » Il a répondu : « Tu m’as mis dans l’embarras. On m’a dit que Yahya ibn Ma‘in a dit : Si quelqu’un contredit Sufyan, la version de Sufyan sera acceptée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3378
Le hadith précédent a aussi été rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه du Prophète ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « Porter le samma' signifie qu’un homme met son vêtement sur son épaule gauche et laisse son côté droit découvert. La munabadhah veut dire qu’un homme dit (à un autre) : “Si je te lance ce vêtement, la vente sera conclue.” La mulamasah signifie qu’un homme touche le vêtement (d’un autre) avec sa main sans le déplier ni le retourner. Dès qu’il le touche, la vente devient obligatoire. »
- Sunan Abu Dawud, n°3430
Abu Majidah a dit : J’ai coupé l’oreille d’un garçon, ou il a coupé la mienne (le narrateur n’est pas sûr). Abu Bakr est ensuite venu parmi nous pour accomplir le hajj et nous nous sommes réunis avec lui. Mais il nous a renvoyés vers Umar ibn al-Khattab. Umar رضي الله عنه a dit : Cela relève de la loi du talion. Faites venir un coiffeur pour qu’il applique la loi du talion. Quand le coiffeur est arrivé, il (Umar) a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : J’ai confié un garçon à ma tante maternelle, et j’espère qu’elle sera bénie grâce à lui. Je lui ai dit : Ne le confie ni à un coiffeur, ni à un orfèvre, ni à un boucher. Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été transmis par 'Abd al-A'la d’après Ibn Ishaq, qui a dit : Abu Majidah est un homme des Banu Sahm qui rapporte d’Umar ibn al-Khattab
- Sunan Abu Dawud, n°3459
Rapporté par Hakim b. Hizam رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les deux parties d’une transaction commerciale ont le droit d’option (d’annuler la vente) tant qu’elles ne se sont pas séparées. S’ils disent la vérité et clarifient tout, leur transaction sera bénie. Mais s’ils cachent quelque chose et mentent, la bénédiction de leur transaction disparaîtra. » Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a aussi été transmise par Sa’id b. Abi ‘Arubah et Hammad. Quant à Hammam, il a dit dans sa version : « Jusqu’à ce qu’ils se séparent ou exercent le droit d’option (d’annuler la transaction), en prononçant les mots d’option trois fois. »
- Sunan Abu Dawud, n°3511
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Muhammad ibn al-Ash’ath a raconté : Al-Ash’ath a acheté des esclaves de butin à Abdullah ibn Mas’ud pour vingt mille dirhams. Abdullah lui a demandé de payer le prix. Il a répondu : « Je les ai achetés pour dix mille dirhams. » Abdullah a dit : « Désigne quelqu’un pour trancher entre nous. » Al-Ash’ath a dit : « Je te désigne, toi, entre moi et toi-même. » Abdullah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Si deux personnes ne sont pas d’accord sur le prix d’un bien lors d’une transaction, et qu’il y a un témoin entre eux, la parole du propriétaire du bien sera retenue, ou bien ils peuvent annuler la transaction. »
- Sunan Abu Dawud, n°3521
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman b. al-Harith b. Hisham du Messager d’Allah ﷺ par une autre chaîne de rapporteurs, avec le même sens que celui rapporté par Malik. Cette version ajoute : « S’il a reçu une partie du prix, alors il sera à égalité avec les créanciers pour cette part. »
- Sunan Abu Dawud, n°3522
Un récit similaire (au n° 3513) a été transmis par Abu Hurayrah du Prophète ﷺ. Cette version précise : « S’il a reçu une partie du prix, il sera à égalité avec les créanciers pour le reste du prix. Si un homme meurt et qu’il possède le bien d’un autre (c’est-à-dire du vendeur), il est à égalité avec les créanciers, qu’il ait payé ou non. » Abu Dawud a dit : La version de Malik de ce récit est plus fiable
- Sunan Abu Dawud, n°3578
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un désire devenir juge et cherche de l’aide pour obtenir ce poste, il sera laissé à lui-même. Mais si quelqu’un ne le désire pas et ne cherche pas à l’obtenir, Allah enverra un ange pour le guider vers la bonne décision. » Waki' a dit : Cette tradition a aussi été transmise par Isra'il, de 'Abd al-A'la, de Bilal ibn Abi Musa, d’Anas, du Prophète ﷺ. Abu 'Awanah a dit : de 'Abd al-A'la, de Bilal ibn Mirdas al-Fazari, de Khaithamah al-Basri, d’Anas
- Sunan Abu Dawud, n°3635
Rapporté par Abu Sirmah : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait du tort aux autres, Allah lui fera du tort, et celui qui se montre hostile envers les autres, Allah sera hostile envers lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3643
Abu Hurairah رضي الله عنه rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui suit un chemin pour rechercher la connaissance, Allah lui facilitera un chemin vers le Paradis ; et celui dont les actes sont lents ne sera pas rattrapé par sa lignée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3668
Abd Allah ibn Mas‘ud a dit : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Récite la sourate an-Nisa’. » J’ai demandé : « Dois-je te réciter ce qui t’a été révélé ? » Il a répondu : « J’aime l’entendre d’une autre personne. » J’ai donc récité jusqu’à ce que j’arrive au verset : “Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin ?” Puis j’ai levé la tête et j’ai vu des larmes couler de ses yeux
- Sunan Abu Dawud, n°3764
Rapporté par Wahshi ibn Harb : Les compagnons du Prophète ﷺ dirent : « Messager d’Allah ﷺ, nous mangeons mais nous ne sommes pas rassasiés. » Il dit : « Peut-être mangez-vous chacun de votre côté. » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Si vous vous réunissez autour de la nourriture et mentionnez le nom d’Allah, elle sera bénie. » Abu Dawud a dit : Si vous êtes invités à un festin de mariage, n’y touchez pas avant que le propriétaire des lieux (l’hôte) ne vous y autorise
- Sunan Abu Dawud, n°3773
Rapporté par Abdullah ibn Busr : Le Prophète ﷺ avait un grand bol appelé gharra’. Il fallait quatre personnes pour le porter. Quand le soleil était haut et qu’ils avaient accompli la prière du matin, on apportait le bol rempli de tharid, et les gens se rassemblaient autour. Quand ils étaient nombreux, le Messager d’Allah ﷺ disait : « Allah a fait de moi un serviteur honorable, Il ne m’a pas fait un tyran orgueilleux. » Le Messager d’Allah ﷺ disait : « Mangez sur les côtés et laissez le dessus, la bénédiction y sera accordée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3856
Rapporté par Umm al-Mundhar bint Qays al-Ansariyyah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me rendre visite, accompagné de Ali رضي الله عنه qui était convalescent. Nous avions des dattes mûres suspendues. Le Messager d’Allah ﷺ se leva et commença à en manger. Ali رضي الله عنه voulut aussi en manger, mais le Messager d’Allah ﷺ lui dit à plusieurs reprises : « Arrête, Ali, car tu es en convalescence. » Ali رضي الله عنه s’arrêta. Elle dit : « J’ai alors préparé de l’orge et de la betterave et je les ai apportés. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Prends de cela, Ali, car ce sera meilleur pour toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°3861
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un se fait saigner (cupping) le 17e, le 19e ou le 21e (du mois lunaire), cela sera un remède pour toute maladie. »
- Sunan Abu Dawud, n°3872
Abu Hurairah رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un boit du poison, le poison sera dans sa main (le Jour du Jugement), et il le boira dans le Feu de l’Enfer où il restera éternellement. »
- Sunan Abu Dawud, n°3940
Rapporté par Abd Allah ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un affranchit sa part dans un esclave, on doit fixer un prix équitable pour l’esclave, donner à ses partenaires leur part, et l’esclave sera ainsi affranchi. Sinon, il sera affranchi à hauteur de la part qui a été libérée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3941
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Ibn ‘Umar رضي الله عنه avec le même sens, mais par une autre chaîne de transmetteurs. Nafi‘ disait parfois : « Il sera affranchi à hauteur de la part qui a été libérée », et parfois il ne disait pas ces mots
- Sunan Abu Dawud, n°3942
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه du Prophète ﷺ. Le rapporteur Ayyub a dit : « Je ne sais pas si les mots suivants font partie du hadith du Prophète ﷺ ou si Nafi‘ les a ajoutés lui-même : “Sinon, il sera affranchi à hauteur de la part du premier homme.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3943
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un affranchit sa part dans un esclave, il doit l’affranchir complètement s’il a assez d’argent pour payer le prix total ; sinon, il sera affranchi à hauteur de sa part. »
- Sunan Abu Dawud, n°3945
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens que celui rapporté par Malik. Dans cette version, il n’est pas mentionné « sinon il sera affranchi à hauteur de la part du premier homme ». Sa version se termine par « et l’esclave sera ainsi affranchi », comme l’a mentionné Malik
- Sunan Abu Dawud, n°3946
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un homme affranchit sa part dans un esclave, le reste sera affranchi avec son argent s’il a assez d’argent pour payer le prix total. »
- Sunan Abu Dawud, n°3947
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un esclave est possédé par deux hommes et que l’un d’eux affranchit sa part, on fixera un prix pour l’esclave, ni plus ni moins, et il sera affranchi par celui qui est riche. »
- Sunan Abu Dawud, n°3966
Rapporté par Amr ibn Abasah, d’après Marrah ibn Ka’b : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui affranchit un esclave musulman, cela sera sa rançon contre la Géhenne.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3996
Rapporté par Abu Qilabah : Le Prophète ﷺ a fait lire à un homme le verset : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra châtier ainsi. Et Ses liens seront tels que nul autre ne pourra lier ainsi. » Abu Dawud a dit : Selon certains savants, il y a un narrateur entre Khalid et Abu Qilabah
- Sunan Abu Dawud, n°3997
Rapporté par Abu Qilabah : Un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire le verset m’a informé, ou il a été informé par un homme à qui un autre homme a fait lire ce verset, par l’intermédiaire d’un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire ce verset : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la yu’adhdhabu). » Abu Dawud a dit : ‘Asim, al-A’mash, Talhah b. Musarrif, Abu Ja’far Yazid b. al-Qa’qa’, Shaibah b. Nassah, Nafi’ b. ‘Abd al-Rahman, ‘Abd Allah b. Kathir al-Dari, Abu ‘Amr b. al-‘Ala’, Hamzat al-Zayyat, ‘Abd al-Rahman al-A’raj, Qatadah, al-Hasan al-Basri, Mujahid, Hamid al-A’raj, Abd Allah b. ‘Abbas et ‘Abd al-Rahman b. Abi Bakr ont récité : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la ya’adhdhibu), et Ses liens seront tels que nul autre ne pourra lier (wa la yathiqu) », sauf le verset mentionné dans ce récit du Prophète ﷺ. Il a été lu « yu’adhdhabu » avec une voyelle brève a à la forme passive
- Sunan Abu Dawud, n°4093
Rapporté par Abdur Rahman رضي الله عنه : J’ai demandé à Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه au sujet du port du vêtement. Il a dit : « Tu t’adresses à celui qui connaît bien ce sujet. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Le croyant doit porter son vêtement jusqu’à mi-jambe, et il n’y a pas de péché si cela descend entre cela et les chevilles, mais ce qui est en dessous des chevilles sera en Enfer. Le Jour de la Résurrection, Allah ne regardera pas celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4117
Safiyyah, fille d’Abu Ubayd رضي الله عنها, a dit : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a parlé du vêtement qui traîne, Umm Salamah, épouse du Messager d’Allah ﷺ, lui a demandé : « Et pour une femme, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Elle peut le laisser descendre d’un empan. » Umm Salamah dit : « Mais alors le pied sera découvert. » Il dit : « Alors d’une longueur d’avant-bras, mais pas plus. »
- Sunan Abu Dawud, n°4139
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous met ses sandales, qu’il commence par la droite, et quand il les enlève, qu’il enlève d’abord la gauche ; ainsi, la droite sera la première à être mise et la dernière à être enlevée. »
- Sunan Abu Dawud, n°4202
Amr ibn Shu'aib, selon l’autorité de son père, a rapporté que son grand-père a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne retirez pas les cheveux blancs. Si un croyant a un cheveu blanc qui pousse dans l’islam, cela sera pour lui une lumière le Jour de la Résurrection. » (Ceci est la version de Sufyan). Dans la version de Yahya, il est ajouté : « Allah inscrira pour lui une bonne action grâce à ce cheveu et effacera un péché. »
- Sunan Abu Dawud, n°4237
Rapporté par une sœur de Hudhayfah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Vous, les femmes, portez de l’argent pour vous parer. Je vous assure que toute femme parmi vous qui se pare d’or et l’exhibe sera punie pour cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°4242
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Alors que nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ, il a parlé de périodes d’épreuves (fitnahs), en mentionnant plusieurs. Lorsqu’il a évoqué celle où les gens devront rester chez eux, certains lui ont demandé : « Messager d’Allah, quelle est l’épreuve de rester chez soi ? » Il a répondu : « Ce sera la fuite et le pillage. Ensuite viendra une épreuve agréable, mais son trouble viendra d’un homme de ma famille qui prétendra être des miens alors qu’il ne l’est pas, car mes amis sont seulement les pieux. Puis les gens se rassembleront autour d’un homme qui sera comme un os de la hanche sur une côte. Ensuite viendra la petite épreuve noire qui n’épargnera personne de cette communauté sans le toucher, et quand les gens diront qu’elle est terminée, elle continuera. Pendant cette période, un homme sera croyant le matin et mécréant le soir, si bien que les gens seront divisés en deux camps : le camp de la foi sans hypocrisie, et le camp de l’hypocrisie sans foi. Quand cela arrivera, attendez-vous à la venue du Dajjal ce jour-là ou le lendemain. »
- Sunan Abu Dawud, n°4249
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Malheur aux Arabes à cause d’un mal qui approche ! Celui qui retient sa main sera sauvé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4250
Abu Dawud a dit : Ibn 'Umar رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les musulmans seront bientôt assiégés jusqu’à Médine, si bien que leur avant-poste le plus éloigné sera Salah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4252
Rapporté par Thawban : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut, a replié pour moi la terre – ou il a dit (le narrateur a un doute) : Mon Seigneur a replié pour moi la terre – au point que j’en ai vu l’Orient et l’Occident (c’est-à-dire les extrémités). Le royaume de ma communauté atteindra tout ce qui m’a été montré. Les deux trésors, le rouge et le blanc, m’ont été accordés. J’ai demandé à mon Seigneur qu’Il ne détruise pas ma communauté par une famine générale, et qu’Il ne la livre pas à un ennemi qui l’exterminerait complètement, sauf si cet ennemi vient d’eux-mêmes. Mon Seigneur m’a dit : “Ô Muhammad, si Je prends une décision, elle n’est pas annulée ; Je ne les détruirai pas par une famine générale, et Je ne les livrerai pas à un ennemi, sauf s’il vient d’eux-mêmes, qui les extermineraient complètement, même s’ils sont attaqués de toutes parts ; seule une partie d’eux détruira une autre partie, et une partie fera prisonnière une autre partie.” Je crains pour ma communauté à cause de leurs dirigeants qui les égareront. Quand l’épée sera utilisée parmi mon peuple, elle ne sera pas retirée jusqu’au Jour de la Résurrection. L’Heure ne viendra pas avant que des tribus de mon peuple ne s’attachent aux polythéistes et que des tribus de mon peuple n’adorent des idoles. Il y aura parmi mon peuple trente grands menteurs, chacun prétendant être prophète, alors que je suis le sceau des prophètes, après moi il n’y aura pas de prophète. Et une partie de ma communauté restera attachée à la vérité – (selon la version d’Ibn Isa : “restera dominante”) – la version commune dit : “et ne sera pas blessée par ceux qui s’opposent à eux, jusqu’à ce qu’Allah ordonne autrement.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4254
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Le Prophète ﷺ a dit : « Le moulin de l’islam tournera jusqu’à l’an trente-cinq, ou trente-six, ou trente-sept ; puis, s’ils périssent, ils auront suivi la voie de ceux qui ont péri avant eux, mais si leur religion est maintenue, elle le sera pendant soixante-dix ans. » J’ai demandé : « Cela veut-il dire soixante-dix ans à venir ou soixante-dix ans déjà passés ? » Il a répondu : « Cela veut dire (soixante-dix ans) déjà passés. » Abu Dawud a dit : Ceux qui ont noté Khirash, le nom d’un rapporteur, se sont trompés. (Le nom correct est Hirash)
- Sunan Abu Dawud, n°4255
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le temps deviendra court, la connaissance diminuera, des troubles (fitan) apparaîtront, l’avarice s’installera dans le cœur des gens, et le harj sera répandu. » On lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Qu’est-ce que le harj ? » Il répondit : « Le massacre, le massacre. »
- Sunan Abu Dawud, n°4256
Rapporté par Abu Bakrah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y aura une période de troubles où celui qui est allongé sera meilleur que celui qui est assis, celui qui est assis meilleur que celui qui est debout, celui qui est debout meilleur que celui qui marche, et celui qui marche meilleur que celui qui court (vers ces troubles). » Il demanda : « Que m’ordonnes-tu de faire, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Celui qui a des chameaux doit rester avec ses chameaux, celui qui a des moutons doit rester avec ses moutons, et celui qui a des terres doit rester avec ses terres. » Il demanda : « Et si quelqu’un a plus que cela, que doit-il faire ? » Il répondit : « Qu’il prenne son épée, frappe son tranchant contre une pierre, puis qu’il s’enfuie s’il le peut. »
- Sunan Abu Dawud, n°4258
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud et Khuraym ibn Fatik : Le hadith mentionné plus haut (n° 4243) a aussi été transmis par Ibn Mas’ud avec une chaîne différente. Ibn Mas’ud a dit : « J’ai entendu le Prophète ﷺ dire… » Il a alors cité une partie du hadith rapporté par Abu Bakrah (n° 4243). Cette version ajoute : Le Prophète ﷺ a dit : « Tous les tués iront en Enfer. » J’ai (Wabisah) demandé : « Quand cela arrivera-t-il, Ibn Mas’ud ? » Il répondit : « Ce sera la période de troubles (harj) où un homme ne sera pas en sécurité face à ses proches. » J’ai demandé : « Que m’ordonnes-tu de faire si je vis à cette époque ? » Il répondit : « Retiens ta langue et ta main, et reste chez toi. » Quand Uthman a été tué, je me suis souvenu de ce hadith. J’ai alors voyagé jusqu’à Damas, où j’ai rencontré Khuraym ibn Fatik et lui ai rapporté ce hadith. Il a juré par Allah, il n’y a de dieu que Lui, qu’il l’avait entendu du Messager d’Allah ﷺ, comme Ibn Mas’ud me l’a transmis
- Sunan Abu Dawud, n°4259
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Avant la Dernière Heure, il y aura des troubles semblables à des morceaux d’une nuit sombre, où un homme sera croyant le matin et mécréant le soir, ou croyant le soir et mécréant le matin. Celui qui reste assis durant ces troubles sera meilleur que celui qui se lève, et celui qui marche sera meilleur que celui qui court. Alors, brisez vos arcs, coupez vos cordes d’arc et frappez vos épées contre des pierres. Si des gens entrent alors chez l’un d’entre vous, qu’il soit comme le meilleur des deux fils d’Adam. »
- Sunan Abu Dawud, n°4262
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari : Le Prophète ﷺ a dit : « Avant vous, il y aura des troubles semblables à des morceaux d’une nuit sombre où un homme sera croyant le matin et mécréant le soir. Celui qui reste assis pendant ces troubles sera meilleur que celui qui se lève, celui qui se lève sera meilleur que celui qui marche, et celui qui marche sera meilleur que celui qui court. » Les gens dirent : « Que nous ordonnes-tu de faire ? » Il répondit : « Restez chez vous. »
- Sunan Abu Dawud, n°4264
Rapporté par Abu Hurayrah : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y aura des troubles (fitnah) qui rendront les gens sourds, muets et aveugles à ce qui est juste. Ceux qui les observeront seront entraînés par eux, et délier sa langue pendant ces troubles sera comme frapper avec l’épée. »
- Sunan Abu Dawud, n°4265
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y aura des troubles qui anéantiront les Arabes, et leurs tués iront en Enfer. Pendant ces troubles, la langue sera plus dangereuse que les coups d’épée. » Abu Dawud a dit : Al-Thawri l’a transmis de Laith, de Tawus, d’après Al-A’jam
- Sunan Abu Dawud, n°4267
Rapporté par Abu Sa’id Al Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le meilleur bien d’un musulman sera bientôt des moutons qu’il emmènera sur les sommets des montagnes et dans les endroits où tombe la pluie, fuyant avec sa religion les troubles (fitan). »
- Sunan Abu Dawud, n°4272
Rapporté par Zayd ibn Thabit : Le verset « Si quelqu’un tue un croyant volontairement, sa rétribution sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement » a été révélé six mois après le verset « Et ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit » dans la sourate al-Furqan
- Sunan Abu Dawud, n°4273
Sa’id bin Jubair a dit : J’ai interrogé Ibn ‘Abbas au sujet du verset sur l’homicide volontaire dans la sourate An-Nisa’. Il a dit : « Quand le verset “Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit” a été révélé, les polythéistes de La Mecque ont dit : Nous avons tué une âme interdite par Allah, nous avons invoqué une autre divinité avec Allah et commis des actes honteux. Alors Allah a révélé le verset : “Sauf celui qui se repent, croit et accomplit de bonnes œuvres, alors Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes.” Cela les concerne. Quant au verset “Si quelqu’un tue un croyant volontairement, sa rétribution sera l’Enfer”, il a dit : Si quelqu’un connaît la règle de l’islam et tue volontairement un croyant, son repentir ne sera pas accepté. J’en ai parlé à Mujahid. Il a dit : “Sauf celui qui regrette vraiment son péché.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4278
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète ﷺ a dit : « Ma communauté est une communauté à qui la miséricorde est accordée. Elle n’aura pas de châtiment dans l’au-delà, mais son châtiment dans ce monde sera les épreuves, les tremblements de terre et le fait d’être tuée. »
- Sunan Abu Dawud, n°4279
Rapporté par Jabir ibn Samurah : Le Prophète ﷺ a dit : « La religion continuera d’être établie tant qu’il y aura douze califes parmi vous, et toute la communauté sera d’accord sur chacun d’eux. » J’ai ensuite entendu du Prophète ﷺ des paroles que je n’ai pas comprises. J’ai demandé à mon père : « Que dit-il ? » Il a répondu : « Ils seront tous issus des Quraysh. »
- Sunan Abu Dawud, n°4282
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Le Prophète ﷺ a dit : « Même s’il ne restait qu’un seul jour à ce monde, Allah prolongerait ce jour (selon la version de Za’idah), jusqu’à ce qu’Il fasse venir un homme qui fait partie de moi ou de ma famille, dont le nom du père est le même que celui de mon père, qui remplira la terre d’équité et de justice comme elle a été remplie d’oppression et de tyrannie (selon la version de Fitr). » Selon la version de Sufyan : « Le monde ne disparaîtra pas avant que les Arabes ne soient gouvernés par un homme de ma famille dont le nom sera le même que le mien. » Abu Dawud a dit : La version de ‘Umar et Abu Bakr est la même que celle de Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°4285
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri : Le Prophète ﷺ a dit : « Le Mahdi sera de ma descendance, il aura un large front et un nez proéminent. Il remplira la terre d’équité et de justice comme elle a été remplie d’oppression et de tyrannie, et il gouvernera pendant sept ans. »
- Sunan Abu Dawud, n°4286
Rapporté par Umm Salamah, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y aura un désaccord à la mort d’un calife et un homme du peuple de Médine se précipitera vers La Mecque. Certains habitants de La Mecque viendront à lui, le feront sortir contre son gré et lui prêteront allégeance entre le Coin et la Station. Une armée sera alors envoyée contre lui depuis la Syrie, mais elle sera engloutie dans le désert entre La Mecque et Médine. Quand les gens verront cela, les meilleurs saints de Syrie et les meilleurs gens d’Irak viendront à lui et lui prêteront allégeance entre le Coin et la Station. Ensuite, un homme des Quraysh, dont les oncles maternels appartiennent à Kalb, enverra une armée contre eux, qui sera vaincue, et ce sera l’expédition de Kalb. Malheureux sera celui qui ne recevra pas le butin de Kalb. Il répartira les biens et gouvernera les gens selon la Sunna de leur Prophète ﷺ et établira l’islam sur la terre. Il restera sept ans, puis mourra, et les musulmans prieront sur lui. » Abu Dawud a dit : Certains ont transmis de Hisham « neuf ans » et d’autres « sept ans »
- Sunan Abu Dawud, n°4289
Umm Salamah رضي الله عنها a rapporté que le Prophète ﷺ a parlé de l’engloutissement d’une armée par la terre. J’ai demandé : « Comment un homme qui vient contre son gré sera-t-il englouti, Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Tous seront engloutis, mais chacun sera ressuscité selon son intention le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Abu Dawud, n°4294
Rapporté par Mu’adh ibn Jabal : Le Prophète ﷺ a dit : « La prospérité de Jérusalem viendra quand Yathrib sera en ruines, la ruine de Yathrib viendra avec la grande guerre, le début de la grande guerre sera lors de la conquête de Constantinople, et la conquête de Constantinople aura lieu quand le Dajjal (l’Antéchrist) apparaîtra. » Il (le Prophète) a frappé sa cuisse ou son épaule avec sa main et a dit : « C’est aussi vrai que tu es ici ou que tu es assis » (en parlant à Mu’adh ibn Jabal)
- Sunan Abu Dawud, n°4296
Rapporté par Abdullah ibn Busr : Le Prophète ﷺ a dit : « Le temps entre la grande guerre et la conquête de la ville (Constantinople) sera de six ans, et le Dajjal (l’Antéchrist) apparaîtra la septième année. » Abu Dawud a dit : Ce hadith est plus authentique que celui rapporté par Isa (bin Yunus)
- Sunan Abu Dawud, n°4298
Rapporté par Abu al-Darda’ : Le Prophète ﷺ a dit : « Le lieu de rassemblement des musulmans au moment de la guerre sera à al-Ghouta, près d’une ville appelée Damas, qui est l’une des meilleures villes de Syrie. »
- Sunan Abu Dawud, n°4299
Abu Dawud a dit : Ibn ‘Umar a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : « Les musulmans seront bientôt assiégés jusqu’à Médine, de sorte que leur avant-poste le plus éloigné sera Salah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4306
Rapporté par Abu Bakrah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Certains de mes gens s’installeront sur une terre basse qu’ils appelleront al-Basrah, près d’un fleuve appelé Dajjal (le Tigre) sur lequel il y a un pont. Sa population sera nombreuse et ce sera l’une des grandes villes des immigrants (ou des musulmans, selon la version d’Ibn Yahya rapportée d’Abu Ma’mar). À la fin des temps, les descendants de Qantura viendront, au visage large et aux petits yeux, et s’installeront sur la rive du fleuve. Les habitants de la ville se diviseront alors en trois groupes : un qui suivra le bétail et vivra dans le désert, et périra ; un autre qui cherchera à se mettre en sécurité, et périra aussi ; et un troisième qui placera ses enfants derrière eux et combattra les envahisseurs, et ce seront les martyrs. »
- Sunan Abu Dawud, n°4310
Abu Zur‘ah a dit : Un groupe est venu voir Marwan à Médine et l’a entendu dire que le premier des signes à apparaître serait la sortie du Dajjal (l’Antéchrist). Il dit : Je suis alors allé voir Abd Allah ibn ‘Amr et je lui ai rapporté cela. Il n’a rien dit de fiable. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le premier des signes à apparaître sera le lever du soleil à l’ouest et la sortie de la bête contre les gens en matinée. Celui qui viendra en premier sera vite suivi par l’autre. » ‘Abd Allah, qui lisait les Écritures (Torah, Évangile), a dit : « Je pense que le premier sera le lever du soleil à l’ouest. »
- Sunan Abu Dawud, n°4311
Rapporté par Hudhaifah b. Asid al-Ansari رضي الله عنه : Nous étions assis à l’ombre de la chambre du Messager d’Allah ﷺ, en train de discuter, et quand nous avons évoqué l’Heure, nos voix se sont élevées. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure ne viendra pas avant que dix signes ne se produisent : le lever du soleil à l’ouest, la sortie de la bête, la venue de Gog et Magog, le Dajjal (l’Antéchrist), la descente de Jésus fils de Marie, la fumée, et trois effondrements de la terre : un à l’ouest, un à l’est et un dans la péninsule arabique. Le dernier sera l’apparition d’un feu venant du Yémen, de la région la plus basse d’Aden, qui poussera les gens vers leur lieu de rassemblement. »
- Sunan Abu Dawud, n°4315
Hudhaifa et Abu Mas‘ud se sont retrouvés, et Hudhaifa a dit : « Je sais mieux que quiconque ce que le Dajjal (l’Antéchrist) aura avec lui. Il aura avec lui une mer d’eau et une rivière de feu, et ce que vous verrez comme du feu sera de l’eau, et ce que vous verrez comme de l’eau sera du feu. Si l’un de vous vit à cette époque et désire de l’eau, qu’il boive de ce qu’il voit comme du feu, car il y trouvera de l’eau. » Abu Mas‘ud al-Badri a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela de cette façon. »
- Sunan Abu Dawud, n°4316
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun prophète n’a été envoyé sans avoir mis en garde son peuple contre le borgne. Entre ses yeux sera écrit “infidèle” (kafir). »
- Sunan Abu Dawud, n°4321
Rapporté par Al-Nawwas b. Sim’an al-Kilabi رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a parlé du Dajjal (l’Antéchrist) en disant : « S’il apparaît alors que je suis parmi vous, c’est moi qui discuterai avec lui à votre place. Mais s’il apparaît quand je ne suis plus là, chacun devra se défendre lui-même, et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Ceux d’entre vous qui vivront à son époque devront réciter sur lui les premiers versets de la sourate al-Kahf, car ils vous protègeront de son épreuve. » Nous avons demandé : « Combien de temps restera-t-il sur terre ? » Il a répondu : « Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste de ses jours comme les vôtres. » Nous avons demandé : « Ô Messager d’Allah, un seul jour de prière suffira-t-il pour ce jour qui sera comme une année ? » Il a répondu : « Non, vous devrez en estimer la durée. » Ensuite, Jésus fils de Marie descendra au minaret blanc à l’est de Damas. Il le rattrapera alors à la porte de Ludd et le tuera
- Sunan Abu Dawud, n°4323
Rapporté par Abu al-Darda’ رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui mémorise dix versets du début de la sourate al-Kahf sera protégé contre l’épreuve du Dajjal (l’Antéchrist). » Abu Dawud a dit : Hashim al-Dastawa’i l’a rapporté ainsi de Qatadah, mais il a dit : “Celui qui mémorise les derniers versets de la sourate al-Kahf.” Shu‘bah a rapporté de Qatadah les mots : “à la fin de la sourate al-Kahf.”
- Sunan Abu Dawud, n°4324
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de prophète entre moi et lui, c’est-à-dire Jésus ﷺ. Il descendra (sur terre). Quand vous le verrez, reconnaissez-le : un homme de taille moyenne, à la peau claire tirant sur le roux, portant deux vêtements jaunes clairs, comme si des gouttes tombaient de sa tête alors qu’elle ne sera pas mouillée. Il combattra les gens pour la cause de l’islam. Il brisera la croix, tuera le porc et abolira la jizyah. Allah fera disparaître toutes les religions sauf l’islam. Il détruira l’Antéchrist et vivra sur terre quarante ans, puis il mourra. Les musulmans prieront sur lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°4341
Rapporté par Abu Umayyah ash-Sha’bani : J’ai demandé à Abu Tha’labah al-Khushani : « Que penses-tu du verset : “Prenez soin de vous-mêmes” ? » Il a dit : « Je jure par Allah, j’ai interrogé celui qui en savait le plus ; j’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Il a dit : “Non, recommandez-vous le bien et interdisez-vous le mal. Mais lorsque tu verras que l’avarice est suivie, que les passions dominent, que la vie d’ici-bas est préférée et que chacun se satisfait de son opinion, alors occupe-toi de toi-même et laisse les gens. Car devant vous viennent des jours où il faudra de la patience, et être patient sera comme tenir une braise dans la main. Celui qui agira bien à cette époque aura la récompense de cinquante hommes qui font comme lui.” » Une autre version ajoute : Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah, la récompense de cinquante d’entre eux ? » Il a répondu : « La récompense de cinquante d’entre vous. »
- Sunan Abu Dawud, n°4345
Rapporté par Al-‘Urs ibn ‘Amirat al-Kindi رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un péché est commis sur la terre, celui qui le voit et le désapprouve sera considéré comme s’il n’était pas présent, mais celui qui n’est pas présent et l’approuve sera comme celui qui l’a vu. »
- Sunan Abu Dawud, n°4346
Une tradition similaire a aussi été rapportée par ‘Adl du Prophète ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version dit : « Celui qui le voit et le désapprouve sera comme s’il n’était pas présent. »
- Sunan Abu Dawud, n°4348
Rapporté par ‘Abd Allah ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière de nuit, une nuit vers la fin de sa vie. Lorsqu’il a salué, il s’est levé et a dit : « Avez-vous vu cette nuit ? Aucun de ceux qui sont actuellement sur la surface de la terre ne survivra dans cent ans. » Ibn ‘Umar a dit : Les gens se sont trompés à propos de cette parole du Messager d’Allah ﷺ à propos des traditions qu’ils rapportaient sur cent ans. Le Messager d’Allah ﷺ voulait dire : « Aucun de ceux qui sont présents aujourd’hui sur la terre ne survivra, c’est-à-dire quand ce siècle sera terminé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4354
Abu Burdah a rapporté d’Abu Musa : Je suis allé voir le Prophète ﷺ avec deux hommes des Ash‘ariyyin, l’un à ma droite et l’autre à ma gauche. Tous deux lui ont demandé un poste. Le Prophète ﷺ est resté silencieux. Il a demandé : « Qu’en dis-tu, Abu Musa, ou ‘Abd Allah b. Qais (le nom d’Abu Musa) ? » J’ai répondu : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, ils ne m’ont rien dit de ce qu’ils avaient dans le cœur, et je ne savais pas qu’ils allaient demander un poste. » Je me souviens encore qu’il avait son siwak sous la lèvre, qui s’est reculée. Le Prophète ﷺ a dit : « Nous ne confierons jamais notre travail à quelqu’un qui le demande. Mais vas-y, Abu Musa, ou ‘Abd Allah b. Qais. » Il l’a alors envoyé comme gouverneur du Yémen. Après lui, il a envoyé Mu‘adh b. Jabal. Quand Mu‘adh est arrivé, il lui a dit : « Descends », et il lui a mis un coussin. Il a vu qu’un homme était enchaîné avec lui. Il a demandé : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « C’était un Juif qui a embrassé l’islam, puis il est revenu à sa religion, une mauvaise religion. » Il a dit : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué selon la décision d’Allah et de Son Messager ﷺ. » Il a dit : « Oui, assieds-toi. » Il a répété : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué selon la décision d’Allah et de Son Messager ﷺ. » Il l’a dit trois fois. Il a alors ordonné qu’il soit tué. Ensuite, tous deux ont discuté de la prière et de la veille nocturne. L’un d’eux, probablement Mu‘adh, a dit : « Pour ma part, je dors et je veille ; je veille et je dors ; j’espère la même récompense pour mon sommeil que pour ma veille. »
- Sunan Abu Dawud, n°4355
Rapporté par Mu‘adh ibn Jabal : Abu Musa a dit : Mu‘adh est venu me voir alors que j’étais au Yémen. Un homme, qui était juif, avait embrassé l’islam puis était revenu à sa religion. Quand Mu‘adh est arrivé, il a dit : « Je ne descendrai pas de ma monture tant qu’il ne sera pas tué. » Il a alors été tué. L’un d’eux a dit : On lui a demandé de se repentir avant cela
- Sunan Abu Dawud, n°4390
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-'As رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des fruits suspendus. Il a dit : « Si une personne dans le besoin en prend un peu avec la bouche, sans en emporter dans son vêtement, il n’y a rien contre elle. Mais celui qui en emporte sera condamné à payer le double de la valeur et puni. Celui qui vole des fruits après qu’ils ont été déposés dans le lieu de séchage des dattes verra sa main coupée si la valeur atteint celle d’un bouclier. S’il vole pour une valeur moindre, il devra payer le double et sera puni. » (Abu Dawud a dit : Jarin désigne le lieu où l’on fait sécher les dattes)
- Sunan Abu Dawud, n°4445
Abu Hurairah رضي الله عنه et Zaid b. Khalid al-Juhani رضي الله عنه ont dit : Deux hommes portèrent un différend devant le Messager d’Allah ﷺ. L’un d’eux dit : « Juge entre nous selon le Livre d’Allah, Messager d’Allah ! » L’autre, qui comprenait mieux, dit : « Oui, Messager d’Allah ! Juge entre nous selon le Livre d’Allah, et permets-moi de parler. » Le Prophète ﷺ dit : « Parle. » Il dit alors : « Mon fils, qui était employé chez cet homme, a commis la fornication avec sa femme. Quand j’ai appris que mon fils devait être lapidé à mort, je l’ai racheté avec cent moutons et une esclave. Mais quand j’ai demandé aux savants, ils m’ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé un an, et que la lapidation ne s’appliquait qu’à la femme de l’homme. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Par Celui qui détient mon âme, je vais certainement juger entre vous selon le Livre d’Allah. Tes moutons et ton esclave te sont rendus, et ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. » Il ordonna ensuite à Unias al-Aslami d’aller voir la femme de cet homme, et si elle avouait, il devait la lapider à mort. Elle avoua et il la lapida
- Sunan Abu Dawud, n°4450
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : (Ceci est la version de Ma’mar, qui est la plus précise.) Un homme et une femme parmi les juifs commirent la fornication. Certains d’entre eux dirent aux autres : « Allons voir ce Prophète, car il a été envoyé avec une loi facile. S’il donne un jugement plus léger que la lapidation, nous l’accepterons et nous discuterons avec Allah en disant : “C’est le jugement de l’un de Tes prophètes.” » Ils vinrent donc voir le Prophète ﷺ qui était assis dans la mosquée parmi ses compagnons. Ils dirent : « AbulQasim, que penses-tu d’un homme et d’une femme qui ont commis la fornication ? » Il ne leur répondit pas un mot jusqu’à ce qu’il se rende à leur école. Il se tint à la porte et dit : « Je vous adjure par Allah qui a révélé la Torah à Moïse, quelle peine trouvez-vous dans la Torah pour une personne qui commet la fornication, si elle est mariée ? » Ils dirent : « On noircit son visage au charbon, on le fait tourner sur un âne devant les gens, et on le fouette. » Un jeune homme parmi eux resta silencieux. Quand le Prophète ﷺ l’adjura fermement, il dit : « Par Allah, puisque tu nous as adjurés, nous t’informons que nous trouvons la lapidation dans la Torah (comme peine pour la fornication). » Le Prophète ﷺ dit : « Depuis quand avez-vous allégé le commandement d’Allah ? » Il répondit : « Un parent de l’un de nos rois avait commis la fornication, mais sa lapidation fut suspendue. Puis un homme d’une famille ordinaire commit la fornication. Il devait être lapidé, mais ses proches intervinrent et dirent : “Notre homme ne sera pas lapidé tant que vous n’aurez pas amené le vôtre et que vous ne l’aurez pas lapidé.” Ils se mirent donc d’accord sur cette peine entre eux. » Le Prophète ﷺ dit : « Je juge donc selon ce que dit la Torah. » Il ordonna alors qu’ils soient lapidés à mort. Az-Zuhri a dit : On nous a informés que ce verset a été révélé à leur sujet : « C’est Nous qui avons révélé la Loi à Moïse : il s’y trouve guidance et lumière. Par elle, les juifs étaient jugés, par le Prophète qui s’inclinait devant la volonté d’Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4463
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Si un homme non marié est surpris en train de commettre la sodomie, il sera lapidé à mort. Abu Dawud a dit : La tradition de ‘Asim a montré que celle de ‘Amir b. Abi ‘Amr est faible
- Sunan Abu Dawud, n°4496
Rapporté par Abu Shurayh al-Khuza’i رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un proche de quelqu’un est tué, ou s’il subit une blessure (khabl), il peut choisir l’une des trois choses : se venger, pardonner, ou recevoir une compensation. Mais s’il veut une quatrième option (c’est-à-dire demander plus), retenez-le. Après cela, quiconque dépasse les limites sera gravement puni. »
- Sunan Abu Dawud, n°4501
Rapporté par Wa'il ibn Hujr : Un homme amena un Abyssinien auprès du Prophète ﷺ et dit : « Cet homme a tué mon neveu. » Le Prophète ﷺ lui demanda : « Comment l’as-tu tué ? » Il répondit : « Je lui ai frappé la tête avec une hache, mais je n’avais pas l’intention de le tuer. » Le Prophète ﷺ demanda : « As-tu de l’argent pour payer le prix du sang ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ dit : « Que penses-tu si je t’envoie demander aux gens de l’argent pour rassembler le prix du sang ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ demanda : « Tes maîtres accepteront-ils de payer le prix du sang à sa famille ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ dit alors à l’homme : « Prends-le. » L’homme l’emmena pour le tuer. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « S’il le tue, il sera comme lui. » Cette parole parvint à l’homme, qui l’entendit. Il dit : « Le voici, fais de lui ce que tu veux. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Laisse-le. » Et il dit aussi : « Il portera la charge du péché du tué et la sienne, et il fera ainsi partie des gens de l’Enfer. » Alors il le laissa partir
- Sunan Abu Dawud, n°4505
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Lorsque La Mecque fut conquise, le Messager d’Allah ﷺ se leva et dit : « Si un proche de quelqu’un est tué, il aura le choix entre deux choses : soit le meurtrier paie le prix du sang, soit il sera tué. » Un homme du Yémen nommé Abu Shah se leva et dit : « Écris pour moi, Messager d’Allah. » Le narrateur al-‘Abbas ibn al-Walid dit : « Écrivez pour moi, vous tous. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Écrivez pour Abu Shah. » Telles sont les paroles rapportées par Ahmad. Abu Dawud a dit : « Écrivez pour moi », c’est-à-dire l’adresse du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4506
Rapporté par ‘Amr ibn Shu’aib, d’après son père, d’après son grand-père : Le Prophète ﷺ a dit : « Un croyant ne sera pas tué pour un mécréant. Si quelqu’un tue un homme volontairement, il doit être livré aux proches de la victime : s’ils le souhaitent, ils peuvent le tuer, ou s’ils le souhaitent, ils peuvent accepter le prix du sang. »
- Sunan Abu Dawud, n°4520
Rapporté par Sahl ibn Abi Hathmah et Rafi’ ibn Khadij : Muhayyasah ibn Mas’ud et ‘Abd Allah ibn Sahl se rendirent à Khaybar et se séparèrent parmi les palmiers. ‘Abd Allah ibn Sahl fut tué. Les Juifs furent accusés du meurtre. ‘Abd al-Rahman ibn Sahl, Huwayyasah et Muhayyasah, les fils de son oncle (Mas’ud), vinrent auprès du Prophète ﷺ. ‘Abd al-Rahman, le plus jeune, parla de son frère, mais le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Respecte l’aîné, respecte l’aîné », ou il dit : « Que l’aîné parle en premier. » Ils parlèrent alors de leur ami, et le Messager d’Allah ﷺ dit : « Cinquante d’entre vous doivent jurer au sujet d’un homme parmi eux (les Juifs), et il sera livré avec une corde autour du cou. » Ils dirent : « C’est une affaire dont nous n’avons pas été témoins. Comment pouvons-nous jurer ? » Il dit : « Les Juifs se disculperont en prêtant serment, cinquante d’entre eux. » Ils dirent : « Messager d’Allah, ce sont des gens mécréants. » Alors le Messager d’Allah ﷺ paya lui-même le prix du sang. Sahl dit : « Une fois, je suis entré dans l’enclos de leurs chamelles, et une chamelle m’a frappé avec sa patte. » Hammad a rapporté cela ou quelque chose de similaire. Abu Dawud a dit : Une autre version transmise par Yahya ibn Sa’id dit : « Voulez-vous jurer cinquante serments et réclamer le sang de votre ami ou de votre tué ? » Bishr, le transmetteur, n’a pas mentionné le sang. ‘Abdah l’a transmis de Yahya comme Hammad. Ibn ‘Uyainah l’a aussi transmis de Yahya, et a commencé par ces mots : « Les Juifs se disculperont par cinquante serments qu’ils prêteront. » Il n’a pas mentionné la réclamation. Abu Dawud a dit : C’est une erreur de la part d’Ibn ‘Uyainah
- Sunan Abu Dawud, n°4564
Rapporté par Abu Dawud : J’ai trouvé dans mon carnet de Shaiban, mais je ne l’ai pas entendu de lui ; Abu Bakr, un de nos amis fiables, a dit : Shaiban – Muhammad b. Rashid – Sulaiman b. Musad – 'Amr b. Suh'aib, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : Le Messager d’Allah ﷺ fixait le prix du sang pour un homicide accidentel à quatre cents dinars ou leur équivalent en argent pour les citadins, et il l’ajustait selon le prix des chameaux. Ainsi, quand ils étaient chers, il augmentait la somme à payer, et quand ils étaient moins chers, il la diminuait. À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, cela variait entre quatre cents et huit cents dinars, soit l’équivalent de huit mille dirhams en argent. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que ceux qui possédaient du bétail devaient donner deux cents vaches, et ceux qui possédaient des moutons, deux mille moutons. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le prix du sang doit être hérité par les héritiers de la personne tuée, et le reste doit être partagé entre les parents du côté paternel. » Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que pour une coupure totale du nez, il y avait le prix du sang complet, soit cent chameaux à payer. Si seule la pointe du nez était coupée, la moitié du prix du sang, c’est-à-dire cinquante chameaux, devait être payée, ou leur équivalent en or ou en argent, ou cent vaches, ou mille moutons. Pour la main, si elle était coupée, la moitié du prix du sang devait être payée ; pour un pied, la moitié du prix du sang également. Pour une blessure à la tête, un tiers du prix du sang était dû, soit trente-trois chameaux et un tiers du prix du sang, ou leur équivalent en or, argent, vaches ou moutons. Pour un coup à la tête qui atteint le corps, le même prix du sang devait être payé. Dix chameaux devaient être donnés pour chaque doigt, et cinq chameaux pour chaque dent. Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que le prix du sang pour une femme devait être partagé entre ses proches du côté paternel, qui n’héritaient rien d’elle sauf la résidence de ses héritiers. Si elle était tuée, son prix du sang devait être distribué entre ses héritiers, et ils avaient le droit de se venger du meurtrier. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a rien pour le meurtrier » ; et s’il (la victime) n’a pas d’héritier, son héritier sera la personne la plus proche de lui parmi les gens, mais le meurtrier ne doit rien hériter. Muhammad a dit : Tout cela m’a été transmis par Sulayman ibn Musa d’après Amr ibn Shu'aib, qui, d’après son père, a dit que son grand-père l’a entendu du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Muhammad b. Rashid, un habitant de Damas, s’est enfui de Bassorah pour échapper à un meurtre
- Sunan Abu Dawud, n°4586
Rapporté par ‘Amr ibn Suh’aib, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui pratique la médecine sans être reconnu comme médecin sera tenu responsable. » Abu Dawud a dit : Cela a été transmis uniquement par al-Walid. Nous ne savons pas si ce récit est authentique ou non
- Sunan Abu Dawud, n°4587
Rapporté par AbdulAziz ibn Umar ibn AbdulAziz : Certaines personnes de la délégation venue voir mon père ont rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tout médecin qui pratique la médecine sans avoir été reconnu auparavant comme praticien, et qui cause du tort (aux patients), sera tenu responsable. » AbdulAziz a précisé : Ici, le mot médecin ne désigne pas quelqu’un de diplômé, mais fait référence à l’ouverture d’une veine, à une incision ou à la cautérisation
- Sunan Abu Dawud, n°4591
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un est tué accidentellement ou, alors que des gens lancent des pierres, par une pierre ou un fouet, le prix du sang est celui d’un meurtre involontaire. Mais si quelqu’un est tué intentionnellement, la loi du talion s’applique. Si quelqu’un essaie de l’empêcher, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens sera sur lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°4595
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Al-Rubayyi’, la sœur d’Anas ibn al-Nadr, a cassé une dent de devant d’une femme. Ils sont venus voir le Prophète ﷺ. Il a jugé selon le Livre d’Allah que la loi du talion devait s’appliquer. Anas ibn al-Nadr a dit : « Je jure par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée aujourd’hui. » Il répondit : « Anas ! Le décret d’Allah, c’est la loi du talion. » Mais les gens ont accepté une compensation, alors le Prophète ﷺ a dit : « Parmi les serviteurs d’Allah, il y en a qui, s’ils invoquent Allah, Il leur accorde ce qu’ils demandent. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : On lui a demandé : « Comment applique-t-on la loi du talion pour une dent ? » Il a répondu : « On la lime avec une lime. »
- Sunan Abu Dawud, n°4606
Rapporté par A’ishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un introduit dans notre affaire (la religion) quelque chose qui n’en fait pas partie, cela sera rejeté. » Ibn ‘Isa a dit : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un accomplit un acte qui n’est pas conforme à notre pratique, il sera rejeté. »
- Sunan Abu Dawud, n°4611
Yazid b. ‘Umairah, compagnon de Mu’adh b. Jabal, a dit : Chaque fois que Mu’adh b. Jabal s’asseyait pour prêcher, il disait : « Allah est un juge équitable ; ceux qui doutent périront. » Un jour, Mu’adh b. Jabal a dit : « Après vous, il y aura des épreuves où la richesse sera abondante. Pendant ces épreuves, le Coran sera facile à apprendre, si bien que tout le monde l’apprendra : croyant, hypocrite, homme, femme, jeune, vieux, esclave ou homme libre. Alors, un homme pourrait dire : “Pourquoi les gens ne me suivent-ils pas alors que je lis le Coran ?” Ils ne le suivront pas tant qu’il ne leur aura pas apporté une nouveauté. Évitez donc ce qui est innové, car toute innovation est une erreur. Je vous mets en garde contre l’égarement d’un savant, car parfois Satan fait dire une parole d’erreur à un savant, et parfois un hypocrite peut dire une parole de vérité. » J’ai dit à Mu’adh b. Jabal : « Je ne comprends pas bien, qu’Allah te fasse miséricorde, comment un savant peut-il dire une erreur et un hypocrite une vérité ? » Il a répondu : « Oui, n’accorde pas trop d’importance à la parole d’un savant au point d’être détourné de lui, car il se peut qu’il revienne à la vérité. Et reconnais la vérité quand tu l’entends, car la vérité a sa lumière. » Abu Dawud a dit : Dans ce récit, Ma’mar rapporte d’al-Zuhri : les mots « wa la yun iyannaka » au lieu de « wa la yuthniyannaka », avec le même sens : « que cela ne te détourne pas ». Salih b. Kaisan rapporte d’al-Zuhri dans ce récit les mots « al-mushtaharat » (choses bien connues). Il a aussi dit le mot « La yuthniyannaka » comme l’a mentionné ‘Uqail. Ibn Ishaq, d’après al-Zuhri, a dit : Oui, si tu doutes de la parole d’un savant au point de te demander : “Que voulait-il dire par ce mot ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°4638
Rapporté par Makhul : Les Romains entreront au Levant et y resteront quarante jours, et aucun endroit ne sera épargné sauf Damas et ‘Uman
- Sunan Abu Dawud, n°4640
Rapporté par Makhul du Messager d’Allah ﷺ : Le lieu de rassemblement des musulmans au moment de la guerre sera dans une région appelée al-Ghoutah
- Sunan Abu Dawud, n°4656
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Al-Aqra’, le muezzin de Omar, a dit : Omar m’a envoyé voir un évêque et je l’ai appelé. Omar lui a demandé : « Me trouves-tu dans le Livre ? » Il a répondu : « Oui. » Il a demandé : « Comment me trouves-tu ? » Il a répondu : « Je te trouve comme une forteresse. » Omar a alors levé un fouet vers lui en disant : « Que veux-tu dire par forteresse ? » Il a répondu : « Une forteresse de fer, très digne de confiance. » Il a demandé : « Et celui qui viendra après moi ? » Il a répondu : « Je le trouve pieux, sauf qu’il favorisera ses proches. » Omar a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Uthman. » Il l’a répété trois fois. Puis il a demandé : « Et celui qui viendra après lui ? » Il a répondu : « Je le trouve comme du fer rouillé. » Omar a alors mis la main sur sa tête et a dit : « Ô sale ! Ô sale ! » L’évêque a dit : « Commandeur des croyants ! Il sera un calife pieux, mais quand il deviendra calife, l’épée sera dégainée et le sang coulera. » Abu Dawud a précisé : « Al-dafr » signifie saleté ou mauvaise odeur
- Sunan Abu Dawud, n°4664
Rapporté par Tha’labah b. Dubai’ah : Nous sommes allés voir Hudhayfah. Il a dit : « Je connais un homme que les épreuves ne toucheront pas. » Nous sommes sortis et avons vu une tente dressée. Nous sommes entrés et avons trouvé Muhammad b. Maslamah. Nous l’avons interrogé à ce sujet. Il a dit : « Je ne veux pas qu’aucune ville ne m’occupe tant que ce qui prévaut ne sera pas passé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4673
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai le plus éminent des descendants d’Adam, le premier dont la terre s’ouvrira, le premier intercesseur et le premier dont l’intercession sera acceptée. »
- Sunan Abu Dawud, n°4681
Abu Umamah رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un aime pour Allah, déteste pour Allah, donne pour Allah et retient pour Allah, sa foi sera parfaite. »
- Sunan Abu Dawud, n°4694
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Nous avons assisté à des funérailles à Baqi’ al-Gharqad, en présence du Messager d’Allah ﷺ. Il s’est assis, tenant un bâton avec lequel il grattait la terre. Puis il a levé la tête et a dit : « La place que chacun de vous occupera en Enfer ou au Paradis est déjà écrite, ainsi que s’il sera malheureux ou heureux. » Un homme a demandé : « Prophète d’Allah ! Ne devrions-nous pas nous fier à ce qui a été écrit pour nous et cesser d’agir ? Ceux qui sont destinés au bonheur seront portés vers le bien, et ceux qui sont destinés au mal seront portés vers le mal. » Il a répondu : « Continuez à faire de bonnes actions, car chacun sera aidé à faire ce pour quoi il a été créé. Ceux qui sont destinés au mal seront aidés à faire de mauvaises actions. » Puis le Prophète d’Allah ﷺ a récité : « Quant à celui qui donne (en aumône), craint (Allah), et croit en la meilleure récompense, Nous lui faciliterons le chemin du bonheur. Mais celui qui est avare, se croit autosuffisant et traite de mensonge la meilleure récompense, Nous lui faciliterons le chemin du malheur. »
- Sunan Abu Dawud, n°4703
Rapporté par ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Muslim ibn Yasar al-Juhani a dit : Quand ‘Umar ibn al-Khattab fut interrogé au sujet du verset « Quand ton Seigneur prit la descendance des enfants d’Adam de leurs dos » – al-Qa’nabi a récité le verset – il a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, lorsqu’on l’interrogea à ce sujet : « Allah a créé Adam, puis Il a passé Sa main droite sur son dos et en a fait sortir sa descendance, en disant : “J’ai ceux-ci pour le Paradis et ils feront les actions de ceux qui vont au Paradis.” Puis Il a passé Sa main sur son dos et en a fait sortir une autre descendance, en disant : “J’ai créé ceux-ci pour l’Enfer, et ils feront les actions de ceux qui vont en Enfer.” Un homme demanda : “À quoi bon agir alors, Messager d’Allah ?” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Quand Allah crée un serviteur pour le Paradis, Il le guide vers les actions de ceux qui vont au Paradis, si bien que sa dernière action avant sa mort sera une action de ceux qui vont au Paradis, et c’est pour cela qu’Il le fera entrer au Paradis. Mais quand Il crée un serviteur pour l’Enfer, Il le guide vers les actions de ceux qui vont en Enfer, si bien que sa dernière action avant sa mort sera une action de ceux qui vont en Enfer, et c’est pour cela qu’Il le fera entrer en Enfer.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4708
Rapporté par ‘Abd Allah b. Mas’ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ, qui disait toujours la vérité et dont la parole était la foi, nous a dit : « Les éléments qui composent l’un d’entre vous sont rassemblés pendant quarante jours dans le ventre de sa mère, puis ils deviennent un caillot de sang pour une période similaire, puis un morceau de chair pour une période similaire. Ensuite, Allah envoie un ange avec quatre instructions : il écrit sa subsistance, la durée de sa vie, ses actions et s’il sera malheureux ou heureux ; ensuite, il insuffle l’âme en lui. L’un d’entre vous agira comme les gens du Paradis, au point qu’il ne restera plus qu’une coudée entre lui et le Paradis, ou qu’il sera à une coudée, puis ce qui a été décrété l’emportera, si bien qu’il agira comme les gens de l’Enfer et y entrera ; et l’un d’entre vous agira comme les gens de l’Enfer, au point qu’il ne restera plus qu’une coudée entre lui et l’Enfer, ou qu’il sera à une coudée, puis ce qui a été décrété l’emportera, si bien qu’il agira comme les gens du Paradis et y entrera. »
- Sunan Abu Dawud, n°4739
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Mon intercession sera pour ceux de ma communauté qui ont commis de grands péchés. »
- Sunan Abu Dawud, n°4742
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Le Prophète ﷺ a dit : « La trompe (as-sur) qui sera soufflée… »
- Sunan Abu Dawud, n°4743
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Chaque fils d’Adam sera décomposé par la terre, sauf le coccyx à partir duquel il a été créé et à partir duquel il sera reconstitué. »
- Sunan Abu Dawud, n°4751
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ entra dans le jardin de palmiers des Banu al-Najjar. Il entendit une voix et eut peur. Il demanda : « Qui sont les personnes enterrées dans ces tombes ? » Les gens répondirent : « Messager d’Allah ! Ce sont des gens morts avant l’islam. » Il dit : « Cherchez la protection d’Allah contre le châtiment du Feu et contre l’épreuve de l’Antéchrist. » Ils demandèrent : « Pourquoi cela, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Quand une personne est placée dans sa tombe, un ange vient à elle et lui demande : “Qui adorais-tu ?” Allah la guide et elle répond : “J’adorais Allah.” On lui demande ensuite : “Que pensais-tu de cet homme ?” Elle répond : “C’est le serviteur d’Allah et Son Messager.” Elle ne sera alors plus interrogée sur rien d’autre. On lui montrera alors sa place en Enfer et on lui dira : “Voici ta place en Enfer, mais Allah t’a protégé et t’a fait miséricorde, et Il t’a donné à la place une demeure au Paradis.” Elle dira : “Laissez-moi aller annoncer la bonne nouvelle à ma famille.” On lui dira : “Reste ici.” Quand un mécréant est placé dans sa tombe, un ange vient à lui, le réprimande et lui demande : “Qui adorais-tu ?” Il répond : “Je ne sais pas.” On lui dira : “Tu n’as pas su et tu n’as pas suivi (les croyants).” On lui demandera ensuite : “Que pensais-tu de cet homme ?” Il répondra : “J’avais le même avis que les autres.” L’ange le frappera alors entre les oreilles avec un marteau de fer, et il poussera un cri que toutes les créatures proches entendront, sauf les hommes et les djinns
- Sunan Abu Dawud, n°4753
Rapporté par Al-Bara’ ibn Azib رضي الله عنه : Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah ﷺ pour accompagner le cercueil d’un homme des Ansar. Quand nous sommes arrivés à sa tombe, elle n’était pas encore creusée. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis, et nous nous sommes assis autour de lui, comme si des oiseaux étaient posés sur nos têtes. Il tenait un bâton avec lequel il grattait la terre. Il leva alors la tête et dit : « Cherchez la protection d’Allah contre le châtiment dans la tombe. » Il le dit deux ou trois fois. Dans la version de Jabir, il est ajouté : « Il entend le bruit de leurs sandales quand ils s’en vont, et à ce moment-là, on lui demande : “Ô untel ! Qui est ton Seigneur, quelle est ta religion, et qui est ton Prophète ?” » La version de Hannad dit : « Deux anges viendront à lui, le feront asseoir et lui demanderont : “Qui est ton Seigneur ?” Il répondra : “Mon Seigneur est Allah.” Ils lui demanderont : “Quelle est ta religion ?” Il répondra : “Ma religion est l’islam.” Ils lui demanderont : “Que disais-tu de l’homme qui a été envoyé parmi vous ?” Il répondra : “C’est le Messager d’Allah ﷺ.” Ils demanderont : “Comment as-tu su cela ?” Il répondra : “J’ai lu le Livre d’Allah, j’y ai cru et je l’ai reconnu comme vrai ; ce qui est confirmé par la parole d’Allah : ‘Allah affermit ceux qui croient par une parole ferme dans la vie présente et dans l’au-delà.’ ” » La version commune dit : « Alors un crieur appellera du ciel : “Mon serviteur a dit la vérité, alors étendez-lui un lit du Paradis, habillez-le d’un vêtement du Paradis et ouvrez-lui une porte vers le Paradis.” Ainsi, une brise et un parfum du Paradis lui parviendront, et son espace sera élargi à perte de vue. » Il mentionna aussi la mort du mécréant, en disant : « Son âme sera rendue à son corps, deux anges viendront à lui, le feront asseoir et lui demanderont : “Qui est ton Seigneur ?” Il répondra : “Hélas, je ne sais pas.” Ils lui demanderont : “Quelle est ta religion ?” Il répondra : “Hélas, je ne sais pas.” Ils demanderont : “Qui était l’homme envoyé parmi vous ?” Il répondra : “Hélas, je ne sais pas.” Alors un crieur appellera du ciel : “Il a menti, alors étendez-lui un lit de l’Enfer, habillez-le d’un vêtement de l’Enfer et ouvrez-lui une porte vers l’Enfer.” Alors la chaleur et un vent empoisonné de l’Enfer lui parviendront, et sa tombe sera resserrée jusqu’à ce que ses côtes se rejoignent. » La version de Jabir ajoute : « Un être aveugle et muet sera alors chargé de lui, muni d’un marteau si lourd que s’il frappait une montagne avec, elle deviendrait poussière. Il le frappera avec, et tout ce qui se trouve entre l’est et l’ouest l’entendra, sauf les hommes et les djinns, et il deviendra poussière. Ensuite, son âme lui sera rendue. »
- Sunan Abu Dawud, n°4755
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Elle a dit qu’elle pensait à l’Enfer et s’est mise à pleurer. Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Elle répondit : « J’ai pensé à l’Enfer et j’ai pleuré. Est-ce que tu te souviendras de ta famille le Jour de la Résurrection ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Il y a trois moments où personne ne pensera à personne : au moment de la pesée des actes, jusqu’à ce qu’on sache si son poids est lourd ou léger ; au moment où l’on reçoit le livre des actes, quand il sera dit : “Prends et lis le registre d’Allah”, jusqu’à ce qu’on sache si son livre sera remis dans sa main droite, sa main gauche ou derrière son dos ; et au moment où le pont sera placé au-dessus de JAHANNAM. »
- Sunan Abu Dawud, n°4757
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ se leva parmi les gens, loua Allah comme il se doit, puis parla de l’Antéchrist (Dajjal) en disant : « Je vous mets en garde contre lui, et il n’y a pas eu de Prophète qui n’ait pas mis en garde son peuple contre lui, et Noé aussi a mis en garde son peuple contre lui. Mais je vais vous dire à son sujet une chose qu’aucun Prophète n’a dite à son peuple : sachez qu’il sera borgne d’un œil, alors qu’Allah n’est pas borgne. »
- Sunan Abu Dawud, n°4765
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه et Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Bientôt, il y aura des divisions et des dissensions dans ma communauté ; il y aura des gens qui parleront bien mais agiront mal. Ils réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur clavicule. Ils sortiront de la religion comme une flèche traverse la proie. Ils n’y reviendront pas avant que la flèche ne revienne à son encoche. Ils sont les pires des gens et des créatures. Heureux celui qui les tue ou qui est tué par eux. Ils appellent au Livre d’Allah, mais ils n’ont rien à voir avec lui. Celui qui combattra contre eux sera plus proche d’Allah que le reste des gens. » Les gens demandèrent : « Quel est leur signe ? » Il répondit : « Ils se rasent la tête. »
- Sunan Abu Dawud, n°4767
‘Ali رضي الله عنه a dit : « Quand je vous rapporte une tradition du Messager d’Allah ﷺ, il m’est plus cher de tomber du ciel que de mentir sur lui. Mais quand je vous parle de choses entre vous et moi, sachez que la guerre est une tromperie. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Vers la fin des temps, il y aura des gens jeunes qui sortiront de l’islam comme une flèche traverse la proie, et leur foi ne dépassera pas leur gorge. Où que vous les trouviez, tuez-les, car leur mort sera une récompense pour celui qui les tue le Jour de la Résurrection.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4768
Salamah ibn Kuhail a dit : Zaid ibn Wahb al-Juhani nous a raconté qu’il était dans l’armée partie combattre les Khawarij avec ‘Ali رضي الله عنه. ‘Ali dit alors : « Ô gens ! J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il apparaîtra dans ma communauté des gens qui réciteront le Coran, et votre récitation ne sera rien comparée à la leur, ni votre prière, ni votre jeûne. Ils penseront que le Coran leur est bénéfique, alors qu’il leur sera nuisible. Leur prière ne dépassera pas leur clavicule. Ils sortiront de l’islam comme une flèche traverse la proie. Si l’armée qui s’avance contre eux savait quelle récompense leur a été promise par la bouche de leur Prophète ﷺ, ils délaisseraient tout autre bien.” Leur signe est qu’il y aura parmi eux un homme qui a un bras sans main ; sur son bras il y aura quelque chose comme un téton de femme, avec des poils blancs dessus. Voulez-vous aller chez Mu‘awiyah et les gens de Syrie, et laisser ces gens derrière vous, parmi vos enfants et vos biens ? Je jure par Allah, j’espère que ce sont bien eux, car ils ont versé le sang injustement et attaqué les troupeaux des gens. Partez donc au nom d’Allah. » Salamah ibn Kuhail a dit : Zaid ibn Wahb m’a ensuite raconté tous les arrêts de l’armée, un par un, jusqu’à ce que nous passions un pont. Quand nous nous sommes battus, ‘Abd Allah ibn Wahb al-Rasibi, chef des Khawarij, leur dit : « Jetez vos lances et sortez vos épées, car j’ai peur qu’on vous fasse jurer comme le jour de Harura. » Ils jetèrent donc leurs lances et sortirent leurs épées, et les gens les transpercèrent avec leurs lances. Ils furent tués les uns sur les autres. Ce jour-là, seuls deux partisans de ‘Ali furent touchés. ‘Ali dit : « Cherchez l’homme à la main déformée. » Mais ils ne le trouvèrent pas. Alors ‘Ali se leva lui-même et alla voir les morts, empilés les uns sur les autres. Il dit : « Sortez-les. » Ils le trouvèrent près du sol. Il s’écria : « Allah est le Plus Grand ! » Il dit : « Allah a dit vrai, et Son Messager a transmis. » ‘Ubaidat al-Salmani se leva vers lui en disant : « Commandeur des croyants ! L’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Oui, par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité. » Il le fit jurer trois fois et il jura
- Sunan Abu Dawud, n°4778
Suwaid b. Wahb a rapporté d’un fils de Compagnon du Prophète ﷺ, qui a dit que son père a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : Il a ensuite mentionné une tradition similaire à celle décrite plus haut. Cette version précise : « Allah remplira son cœur de sécurité et de foi. » Il n’a pas mentionné les mots « Allah l’appellera ». Cette version ajoute aussi : « Celui qui renonce à porter de beaux vêtements alors qu’il en a les moyens (par humilité, comme l’a précisé Bishr) sera vêtu par Allah de l’habit d’honneur, et celui qui se marie pour Allah sera couronné par Allah de la couronne de la royauté. »
- Sunan Abu Dawud, n°4791
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Un homme a demandé la permission de voir le Prophète ﷺ, et il a dit : « C’est un mauvais fils de la tribu », ou : « C’est un mauvais membre de la tribu. » Puis il a dit : « Laissez-le entrer. » Quand il est entré, il lui a parlé avec douceur. Aïsha a demandé : « Envoyé d’Allah ! Tu lui as parlé avec douceur alors que tu as dit de lui ce que tu as dit ! » Il a répondu : « Celui qui aura la pire place auprès d’Allah au Jour de la Résurrection sera celui que les gens évitent par crainte de sa grossièreté. »
- Sunan Abu Dawud, n°4856
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un s’assoit à un endroit sans se souvenir d’Allah, il sera privé d’un bienfait de la part d’Allah ; et s’il s’allonge à un endroit sans se souvenir d’Allah, il sera aussi privé d’un bienfait de la part d’Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4857
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Il y a certaines paroles qu’une personne dit trois fois en se levant d’une assemblée, et elle sera pardonnée pour ce qui s’est passé dans cette assemblée. Et personne ne les prononce dans une réunion pour une bonne cause ou pour le rappel d’Allah sans que cela ne soit scellé, comme un document avec un sceau. Ces paroles sont : « Gloire à Toi, ô Allah, et je commence par Te louer. Il n’y a de dieu que Toi. Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°4912
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à un croyant de s’éloigner d’un autre croyant plus de trois jours. Si trois jours passent, il doit aller à sa rencontre et le saluer. S’il répond à la salutation, ils partageront la récompense ; mais s’il ne répond pas, il portera son péché (selon la version d’Ahmad) et celui qui a salué sera innocent du péché de la rupture. »
- Sunan Abu Dawud, n°4916
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les portes du Paradis s’ouvrent le lundi et le jeudi, et le pardon est accordé à toute personne qui n’associe rien à Allah, sauf à celui qui a un différend avec son frère. Il sera dit : “Laissez-les en suspens jusqu’à ce qu’ils se réconcilient.” » Abu Dawud a dit : Le Prophète ﷺ s’est éloigné de certaines de ses femmes pendant quarante jours, et Ibn ‘Umar s’est éloigné de son fils jusqu’à sa mort. Abu Dawud a ajouté : Si la rupture est pour Allah, cela ne concerne pas ce sujet. ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz a même caché son visage à un homme
- Sunan Abu Dawud, n°4989
‘Abd Allah ibn Mas’ud رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Évitez le mensonge, car le mensonge mène à la perversité, et la perversité mène à l’enfer. Si quelqu’un persiste à mentir et fait du mensonge son habitude, il sera inscrit auprès d’Allah comme un grand menteur. Et tenez-vous à la vérité, car la vérité mène aux bonnes actions, et les bonnes actions mènent au paradis. Si quelqu’un persiste à dire la vérité et en fait son habitude, il sera inscrit auprès d’Allah comme un véridique. »
- Sunan Abu Dawud, n°5009
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il vaut mieux qu’un homme ait le ventre plein de pus plutôt que plein de poésie. » Abu ‘Ali a dit : On m’a rapporté qu’Abu ‘Ubaid a expliqué : cela signifie que son cœur est tellement rempli de poésie qu’il en néglige le Coran et le rappel d’Allah. Si le Coran et la connaissance religieuse dominent, alors, selon nous, le cœur ne sera pas rempli de poésie. « Certains discours éloquents sont magiques » signifie qu’un homme, par son éloquence, fait l’éloge d’un autre et dit la vérité sur lui au point d’attirer les cœurs à ses paroles. Puis il le critique et dit encore la vérité sur lui, attirant de nouveau les cœurs, comme s’il ensorcelait l’auditoire
- Sunan Abu Dawud, n°5019
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand la fin des temps approchera, la vision du croyant sera rarement fausse. Plus quelqu’un est véridique dans ses paroles, plus sa vision est vraie. Les visions sont de trois types : une bonne vision qui est une bonne nouvelle d’Allah, une vision effrayante qui vient du diable, et des pensées qui viennent de soi-même. Si quelqu’un voit quelque chose qu’il n’aime pas, qu’il se lève et prie, et qu’il n’en parle pas aux gens. » Il a dit : « J’aime le fait d’être entravé et je n’aime pas être enchaîné au cou ; être entravé signifie être bien établi dans la religion. » Abu Dawud a dit : « Quand la fin des temps approche » signifie quand le jour et la nuit sont de durée égale
- Sunan Abu Dawud, n°5059
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un s’allonge sans se rappeler d’Allah, il sera privé (de récompense) le Jour de la Résurrection ; et si quelqu’un s’assoit dans un endroit sans se rappeler d’Allah, il sera privé (de récompense) le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Abu Dawud, n°5060
Rapporté par Ubadah ibn al-Samit رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un est effrayé pendant son sommeil et dit en se réveillant : “Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah”, puis il fait cette invocation : “Ô mon Seigneur, pardonne-moi”, sa prière sera exaucée. » Abu Dawud a dit : Dans la version d’al-Walid, il est précisé : « Et s’il se lève, fait ses ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sunan Abu Dawud, n°5062
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Fatimah رضي الله عنها se plaignit auprès du Prophète ﷺ de la fatigue causée par la meule sur sa main. Un jour, des esclaves furent amenés au Prophète ﷺ. Elle alla lui demander un serviteur, mais ne le trouva pas. Elle en parla à Aishah رضي الله عنها. Quand le Prophète ﷺ vint, elle l’informa. Il nous rendit visite (à Ali et moi) alors que nous étions déjà couchés, et alors que nous allions nous lever, il dit : « Restez où vous êtes. » Il vint s’asseoir entre nous (elle et moi), et je sentis la fraîcheur de ses pieds sur ma poitrine. Il dit alors : « Voulez-vous que je vous indique quelque chose de meilleur que ce que vous avez demandé ? Quand vous allez vous coucher, dites : “Gloire à Allah” trente-trois fois, “Louange à Allah” trente-trois fois, et “Allah est le plus Grand” trente-quatre fois. Cela sera meilleur pour vous qu’un serviteur. »
- Sunan Abu Dawud, n°5075
Rapporté par une fille du Prophète ﷺ : Abdul Hamid, affranchi des Banu Hashim, a dit que sa mère, qui servait certaines filles du Prophète ﷺ, lui a raconté qu’une des filles du Prophète ﷺ disait que le Prophète ﷺ lui enseignait de dire le matin : « Gloire à Allah, et je commence par Sa louange ; il n’y a de force qu’en Allah ; ce qu’Allah veut arrive, ce qu’Il ne veut pas n’arrive pas ; je sais qu’Allah est tout-puissant et qu’Il a tout embrassé de Sa science. » Celui qui dit cela le matin sera protégé jusqu’au soir, et celui qui le dit le soir sera protégé jusqu’au matin
- Sunan Abu Dawud, n°5077
Rapporté par Abu Ayyash رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit le matin : “Il n’y a de dieu qu’Allah, seul, sans associé ; à Lui appartient la royauté, à Lui la louange, et Il est tout-puissant”, il aura une récompense équivalente à celle de l’affranchissement d’un esclave parmi les descendants d’Ismaïl. Dix bonnes actions seront inscrites pour lui, dix mauvaises actions seront effacées, il sera élevé de dix degrés, et il sera protégé du Diable jusqu’au soir. S’il dit ces paroles le soir, il aura la même récompense jusqu’au matin. » Dans la version de Hammad, un homme a vu le Messager d’Allah ﷺ en rêve et lui a dit : « Messager d’Allah ! Abu Ayyash rapporte telle et telle chose de ta part. » Il a répondu : « Abu Ayyash a dit vrai. » Abu Dawud a dit : Isma’il b. Ja’far, Musa al-Zim’i et ‘Abd Allah b. Ja’far l’ont transmis de Suhail, de son père, d’après Ibn ‘A’ish
- Sunan Abu Dawud, n°5079
Al-Harith b. Muslim al-Tamimi a rapporté de son père Muslim b. al-Harith al-Tamimi que le Messager d’Allah ﷺ lui a dit en secret : « Quand tu termines la prière du coucher du soleil, dis : “Ô Allah, protège-moi du Feu” sept fois ; car si tu dis cela et que tu meurs cette nuit-là, la protection contre le Feu sera inscrite pour toi. Et quand tu termines la prière de l’aube, dis-le de la même façon ; si tu meurs ce jour-là, la protection contre le Feu sera inscrite pour toi. » Abu Sa’id m’a dit qu’al-Harith a précisé : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a dit cela en secret, alors nous le réservons à nos frères. »
- Sunan Abu Dawud, n°5087
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Si quelqu’un dit le matin : « Ô Allah ! Quel que soit le serment que je fais, la parole que je prononce ou le vœu que je prends, Ta volonté les précède tous : ce que Tu veux arrive, et ce que Tu ne veux pas n’arrive pas. Ô Allah ! Pardonne-moi et ne m’en tiens pas rigueur. Ô Allah ! À qui Tu accordes Ta bénédiction, je lui accorde la mienne, et à qui Tu maudis, je lui accorde ma malédiction », il sera exempté de cela pour la journée
- Sunan Abu Dawud, n°5095
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un homme sort de chez lui et dit : “Au nom d’Allah, je place ma confiance en Allah ; il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah”, il lui sera dit à ce moment-là : “Tu es guidé, protégé et préservé.” Les diables s’éloigneront de lui et un autre diable dira : “Que peux-tu faire contre un homme qui a été guidé, protégé et préservé ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°5113
Sa’id ibn Malik a dit : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète Muhammad ﷺ qui a dit : “Si un homme prétend être le fils d’un autre que son père, le paradis lui sera interdit.” » Il a ajouté : « J’ai ensuite rencontré Abu Bakrah et je lui en ai parlé. Il a dit : “Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète ﷺ.” » ‘Asim a dit : « J’ai demandé : Abu ‘Uthman ! Deux hommes ont témoigné devant toi. Qui sont-ils ? » Il a répondu : “L’un est le premier à avoir tiré une flèche dans le sentier d’Allah ou dans l’islam, c’est-à-dire Sa’d ibn Malik. L’autre est celui qui est venu de Taif avec dix hommes à pied.” Il a ensuite mentionné ses mérites. Abu Dawud a dit : « Quand al-Nufaili a rapporté ce hadith, il a dit : ‘Par Allah, cette transmission est plus douce pour moi que le miel.’ » Abu ‘Ali a dit : « J’ai entendu Abu Dawud dire : ‘J’ai entendu Ahmad dire : Les gens de Kufa n’ont pas de lumière dans leurs traditions. Je ne les ai pas vus comme les gens de Bassora. Ils l’ont appris de Shu’bah.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°5114
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Si un homme devient le client d’un peuple sans la permission de ses maîtres (c’est-à-dire ceux qui l’ont affranchi), il subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens ; aucun acte d’adoration obligatoire ou surérogatoire ne sera accepté de lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°5127
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Je n’ai jamais vu les compagnons du Messager d’Allah ﷺ aussi heureux que ce jour-là. Un homme dit : “Messager d’Allah ! Un homme aime un autre pour le bien qu’il fait, mais lui-même n’arrive pas à faire comme lui.” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Un homme sera avec ceux qu’il aime.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5139
Rapporté par Bahz b. Hakim, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : « J’ai dit : “Messager d’Allah ! À qui dois-je montrer de la bonté ?” Il répondit : “Ta mère, puis ta mère, puis ta mère, puis ton père, puis tes proches selon leur degré de parenté.” Le Messager d’Allah ﷺ a aussi dit : “Si un homme demande à son esclave qu’il a affranchi de lui donner un bien qui lui reste, et que l’esclave refuse, ce bien sera appelé au Jour de la Résurrection sous la forme d’un grand serpent chauve.” Abu Dawud a dit : “Aqra’” désigne un serpent dont les poils de la tête sont tombés à cause du venin. »
- Sunan Abu Dawud, n°5165
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu al-Qasim, le Prophète de l’Expiation ﷺ, m’a dit : « Si quelqu’un insulte son esclave alors qu’il est innocent de ce qu’il lui reproche, il sera puni le Jour de la Résurrection. » Le transmetteur Mu’ammal a dit : ‘Isa nous l’a rapporté de al-Fudail, c’est-à-dire Ibn Ghazwan
- Sahih al-Bukhari, n°1
Rapporté par 'Umar ibn Al-Khattab : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « La récompense des actions dépend des intentions, et chacun sera récompensé selon son intention. Donc, celui qui a émigré pour obtenir des biens matériels ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sahih al-Bukhari, n°18
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : qui a participé à la bataille de Badr et était un Naqib (chef d'un groupe de six personnes), lors de la nuit du pacte d'Al-'Aqaba : Le Messager d'Allah a dit alors qu'un groupe de ses compagnons était autour de lui : Jurez-moi fidélité pour : 1. N'associer personne à Allah dans l'adoration. 2. Ne pas voler. 3. Ne pas commettre d'adultère. 4. Ne pas tuer vos enfants. 5. Ne pas accuser injustement une personne innocente. 6. Ne pas désobéir lorsqu'on vous ordonne de faire le bien. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : Celui d'entre vous qui respecte son engagement sera récompensé par Allah. Et celui qui commet l'une de ces fautes (sauf l'association à Allah) et reçoit une punition dans ce monde, cette punition effacera son péché. Mais si quelqu'un commet l'une de ces fautes et qu'Allah cache son péché, c'est à Lui de le pardonner ou de le punir dans l'au-delà. 'Ubada bin As-Samit a ajouté : Nous avons donc juré fidélité pour ces choses-là. (Il désigne le Messager d'Allah)
- Sahih al-Bukhari, n°19
Rapporté par Abu Said Al-Khudri : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Un temps viendra bientôt où le meilleur bien d'un musulman sera un troupeau de moutons qu'il emmènera sur les sommets des montagnes et dans les vallées où il pleut, pour fuir avec sa religion les épreuves
- Sahih al-Bukhari, n°25
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'ai reçu l'ordre (d'Allah) de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah (ﷺ), qu'ils accomplissent la prière correctement et qu'ils donnent l'aumône obligatoire. S'ils le font, alors ils préservent leur vie et leurs biens de moi, sauf selon les lois de l'islam, et leur compte sera réglé par Allah
- Sahih al-Bukhari, n°36
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Celui qui participe à un combat dans la cause d'Allah et n'est poussé à le faire que par sa foi en Allah et en Son Messager, Allah le récompensera soit par une récompense, soit par un butin (s'il survit), soit il sera admis au Paradis (s'il meurt en martyr). Si cela n'était pas difficile pour mes fidèles, je n'aurais jamais manqué d'accompagner une expédition partant pour le jihad, et j'aurais aimé être tué en martyr dans la cause d'Allah, puis ressuscité, puis tué à nouveau en martyr, puis ressuscité, et encore tué en martyr pour Lui
- Sahih al-Bukhari, n°41
Rapporté par Abu Sa'id Al Khudri : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si une personne embrasse l’islam sincèrement, alors Allah lui pardonne tous ses péchés passés, et ensuite commence le règlement des comptes : la récompense de chaque bonne action sera multipliée par dix jusqu’à sept cents fois, et une mauvaise action sera inscrite telle quelle, sauf si Allah la pardonne. »
- Sahih al-Bukhari, n°42
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un d’entre vous améliore (et suit sérieusement) sa pratique de l’islam, alors ses bonnes actions seront récompensées de dix à sept cents fois pour chaque bonne action, et une mauvaise action sera inscrite telle quelle. »
- Sahih al-Bukhari, n°44
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui a dans son cœur une foi sincère, même du poids d’un grain d’orge, sera sorti de l’Enfer. Et celui qui dit “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui a dans son cœur une foi sincère du poids d’un grain de blé sera sorti de l’Enfer. Et celui qui dit “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui a dans son cœur une foi sincère du poids d’un atome sera sorti de l’Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°54
Rapporté par 'Umar bin Al-Khattab : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La récompense des actions dépend de l’intention, et chaque personne sera récompensée selon ce qu’elle a eu comme intention. Donc, celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, alors son émigration était pour Allah et Son Messager. Et celui qui a émigré pour des biens matériels ou pour épouser une femme, son émigration était pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sahih al-Bukhari, n°55
Rapporté par Abu Mas'ud : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si un homme dépense pour sa famille (dans l’intention d’obtenir une récompense d’Allah) sincèrement pour Allah, alors cela sera considéré comme une aumône pour lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°59
Rapporté par Abu Huraira : Alors que le Prophète (ﷺ) parlait dans une assemblée, un Bédouin est venu et lui a demandé : « Quand aura lieu l’Heure (le Jour du Jugement) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à parler, alors certains ont dit qu’il avait entendu la question mais n’avait pas aimé ce que le Bédouin avait demandé. D’autres ont dit qu’il ne l’avait pas entendue. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé son discours, il a dit : « Où est celui qui a posé la question sur l’Heure (le Jour du Jugement) ? » Le Bédouin a dit : « Me voici, ô Messager d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand la confiance sera perdue, alors attendez l’Heure (le Jour du Jugement). » Le Bédouin a demandé : « Comment la confiance sera-t-elle perdue ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand le pouvoir ou l’autorité sera confié à des personnes incompétentes, alors attendez l’Heure (le Jour du Jugement). »
- Sahih al-Bukhari, n°99
Rapporté par Abu Huraira : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui sera la personne la plus chanceuse à bénéficier de ton intercession le Jour de la Résurrection ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Ô Abu Huraira ! « Je pensais que personne ne me poserait cette question avant toi, car je connais ton désir d’apprendre les hadiths. La personne la plus chanceuse à bénéficier de mon intercession le Jour de la Résurrection sera celle qui aura dit sincèrement du fond du cœur : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah.” »
- Sahih al-Bukhari, n°101
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Des femmes ont demandé au Prophète (ﷺ) de fixer un jour pour elles, car les hommes prenaient tout son temps. Il leur a donc promis un jour pour des leçons et des recommandations religieuses. Lors d’une de ces séances, le Prophète a dit : « Une femme dont trois enfants meurent sera protégée par eux du feu de l’Enfer. » Une femme a demandé : « Et si seulement deux meurent ? » Il a répondu : « Même deux la protégeront du feu de l’Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°103
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Chaque fois que `Aisha (l’épouse du Prophète) entendait quelque chose qu’elle ne comprenait pas, elle posait des questions jusqu’à ce qu’elle comprenne parfaitement. `Aisha a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a dit : “Quiconque sera interrogé sur ses actes le Jour de la Résurrection sera sûrement puni.” J’ai dit : “Allah ne dit-Il pas : ‘Il recevra un compte facile’ (84:8) ?” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Cela signifie seulement la présentation des comptes, mais celui dont les comptes seront discutés sera certainement perdu.” »
- Sahih al-Bukhari, n°112
Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bani Laith pour venger un des leurs. Ils ont informé le Prophète (ﷺ) de cela. Il est alors monté sur sa chamelle et a dit aux gens : « Allah a empêché le meurtre à La Mecque. » (Le sous-narrateur hésite si le Prophète (ﷺ) a dit “éléphant” ou “meurtre”, car les mots arabes se ressemblent beaucoup), mais Il (Allah) a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les infidèles de La Mecque. Attention ! (La Mecque est un sanctuaire.) En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ne le sera à personne après moi. Cela (la guerre) m’a été autorisé seulement quelques heures ce jour-là. Sachez qu’en ce moment, c’est un sanctuaire : il n’est pas permis d’arracher ses buissons épineux, ni ses arbres, ni de ramasser ses objets perdus sauf si c’est pour rechercher le propriétaire (en l’annonçant publiquement). Et si quelqu’un est tué, alors son plus proche parent a le droit de choisir entre le prix du sang (Diyya) ou la vengeance (faire tuer le meurtrier). Pendant ce temps, un homme du Yémen est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais écrire cela pour moi. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de l’écrire pour lui. Puis un homme de Quraish a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir (une herbe odorante), ô Messager d’Allah (ﷺ), car nous l’utilisons dans nos maisons et nos tombes. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir, c’est-à-dire que l’Al-Idhkhir est permis d’être cueilli. »
- Sahih al-Bukhari, n°116
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Un jour, le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière du `Isha’ pendant les derniers jours de sa vie. Après avoir terminé la prière (par le Taslim), il a dit : « Savez-vous quelle est l’importance de cette nuit ? Personne présent sur la surface de la terre ce soir ne sera encore vivant dans cent ans à partir de cette nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°216
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète, en passant près d’un des cimetières de Médine ou de La Mecque, a entendu les voix de deux personnes qui étaient punies dans leurs tombes. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ces deux personnes sont punies, mais pas pour un grand péché (à éviter). » Puis il a ajouté : « Oui, en fait, ils sont punis pour un grand péché. L’un d’eux ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des calomnies pour semer la discorde entre les gens. » Le Prophète (ﷺ) a alors demandé une feuille verte de palmier, l’a coupée en deux et en a mis une moitié sur chaque tombe. Quand on lui a demandé pourquoi il avait fait cela, il a répondu : « J’espère que leur châtiment sera allégé tant que ces feuilles ne seront pas sèches. »
- Sahih al-Bukhari, n°218
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est passé un jour devant deux tombes et a dit : « Ces deux personnes sont punies, mais pas pour un grand péché (à éviter). L’un d’eux ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des calomnies pour semer la discorde entre les gens. » Le Prophète (ﷺ) a alors pris une feuille verte de palmier, l’a fendue en morceaux et en a mis un sur chaque tombe. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi as-tu fait cela ? » Il a répondu : « J’espère que leur châtiment sera allégé jusqu’à ce que ces morceaux sèchent. »
- Sahih al-Bukhari, n°237
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une blessure reçue par un musulman dans la voie d’Allah apparaîtra le Jour de la Résurrection comme au moment où elle a été infligée ; le sang coulera de la blessure, sa couleur sera celle du sang mais son odeur sera celle du musc. »
- Sahih al-Bukhari, n°240
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était en prosternation (comme indiqué ci-dessous). Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Un jour, le Prophète (ﷺ) priait à la Ka`ba. Abu Jahl était assis avec certains de ses compagnons. L’un d’eux a dit aux autres : « Qui parmi vous ira chercher les entrailles (intestins, etc.) d’un chameau de telle famille et les mettra sur le dos de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus malchanceux d’entre eux s’est levé et les a apportées. Il a attendu que le Prophète (ﷺ) se prosterne et les a placées sur son dos, entre ses épaules. Je regardais mais je ne pouvais rien faire. J’aurais aimé avoir du monde avec moi pour leur résister. Ils se sont mis à rire et à tomber les uns sur les autres. Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté en prosternation et n’a pas levé la tête jusqu’à ce que Fatima (la fille du Prophète) vienne et enlève ces entrailles de son dos. Il a levé la tête et a dit trois fois : « Ô Allah ! Punis les Quraysh. » Cela a été difficile pour Abu Jahl et ses compagnons quand le Prophète a invoqué Allah contre eux, car ils étaient convaincus que les prières et invocations étaient exaucées dans cette ville (La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Punis Abu Jahl, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, et `Uqba bin Al Mu'it [??] (et il a mentionné le septième dont je ne me souviens pas du nom). Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’ai vu les corps de ces personnes que le Messager d’Allah (ﷺ) avait nommées dans le puits de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°318
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pour chaque utérus, Allah désigne un ange qui dit : “Ô Seigneur ! Une goutte de sperme. Ô Seigneur ! Un caillot. Ô Seigneur ! Un petit morceau de chair.” Puis, si Allah veut compléter sa création, l’ange demande : “Ô Seigneur ! Sera-t-il un garçon ou une fille, malheureux ou heureux, quelle sera sa subsistance et quelle sera sa durée de vie ?” Tout cela est écrit alors que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°371
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a attaqué Khaybar, nous avons fait la prière du Fajr là-bas (tôt le matin) alors qu'il faisait encore sombre. Le Prophète ﷺ est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j'étais derrière Abu Talha. Le Prophète ﷺ a traversé rapidement la ruelle de Khaybar et mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Il a découvert sa cuisse et j'ai vu la blancheur de la cuisse du Prophète. Lorsqu'il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d'un peuple (hostile), alors mauvais sera le matin de ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour leurs occupations et certains ont dit : “Muhammad (est venu).” (Certains de nos compagnons ont ajouté : “Avec son armée.”) Nous avons conquis Khaybar, pris des captifs, et le butin a été rassemblé. Dihya est venu et a dit : “Ô Prophète d'Allah ! Donne-moi une esclave parmi les captives.” Le Prophète a dit : “Va et prends n'importe quelle esclave.” Il a pris Safiya bint Huyai. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as donné Safiya bint Huyai à Dihya alors qu'elle est la chef des tribus de Quraidha et An-Nadir et qu'elle ne convient qu'à toi.” Alors le Prophète ﷺ a dit : “Amène-la avec lui.” Dihya est donc venu avec elle et quand le Prophète ﷺ l'a vue, il a dit à Dihya : “Prends une autre esclave parmi les captives à la place.” Anas a ajouté : Le Prophète ﷺ l'a ensuite affranchie et l'a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Ô Abu Hamza ! Qu'a donné le Prophète ﷺ comme dot ? » Il a répondu : « Elle-même était sa dot, car il l'a affranchie puis épousée. » Anas a ajouté : « En chemin, Um Sulaim l'a préparée pour le mariage et la nuit, elle l'a envoyée comme épouse au Prophète ﷺ. Le Prophète était donc le marié et il a dit : “Que celui qui a de la nourriture l'apporte.” Il a étendu une natte en cuir et certains ont apporté des dattes, d'autres du beurre fondu. (Je crois qu'Anas a mentionné As-Sawaq.) Ils ont préparé un plat de Hais (un type de plat). Et ce fut le banquet de mariage du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°392
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et s’ils le disent, prient comme nous, se tournent vers notre Qibla et sacrifient comme nous, alors leur vie et leurs biens seront sacrés pour nous et nous n’interviendrons qu’en cas de droit, et leur compte sera avec Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°456
Rapporté par 'Aisha : Barirah est venue me demander de l'aide pour obtenir sa liberté. Je lui ai dit : « Si tu veux, je paierai le prix à tes maîtres, mais ton Wala' (allégeance) sera pour moi. » Ses maîtres ont dit : « Si tu veux, tu peux payer ce qui reste (du prix de sa libération), (Sufyan, un rapporteur, a dit une fois), ou si tu veux tu peux l'affranchir, mais son (héritage) Al-Wala sera pour nous. » Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est venu, je lui en ai parlé. Il a dit : « Achète-la et affranchis-la. Sans aucun doute, Al-Wala' revient à celui qui affranchit. » Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé sur le minbar (ou est monté sur le minbar, comme Sufyan l'a dit une fois) et a dit : « Que dire de certaines personnes qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah ? Celui qui pose des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah, ses conditions seront annulées, même s'il les répète cent fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°472
Rapporté par Nafi' : Ibn 'Umar a dit : « Pendant que le Prophète (ﷺ) était sur le minbar, un homme lui a demandé comment faire la prière de nuit. Il a répondu : Prie deux rak'at à la fois, puis deux, puis deux, et ainsi de suite. Et si tu crains l'arrivée de l'aube (le moment de la prière du Fajr), prie une rak'a, et cela sera le witr pour toutes les rak'at que tu as faites. » Ibn 'Umar a dit : « La dernière rak'a de la prière de nuit doit être impaire, car le Prophète (ﷺ) l'a ordonné ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°473
Rapporté par Ibn 'Umar : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) alors qu'il faisait un sermon et lui a demandé comment faire la prière de nuit. Le Prophète (ﷺ) a répondu : Prie deux rak'at à la fois, puis deux, puis deux, et ainsi de suite. Et si tu crains l'arrivée de l'aube (le moment de la prière du Fajr), prie une rak'a, et cela sera le witr pour toutes les rak'at que tu as priées. » Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Umar : Un homme a appelé le Prophète (ﷺ) alors qu'il était dans la mosquée
- Sahih al-Bukhari, n°525
Rapporté par Shaqiq : Il a entendu Hudhaifa dire : Un jour, j’étais assis avec `Umar et il a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole d’Allah's Messager (ﷺ) à propos des épreuves ? » J’ai dit : « Je la connais comme le Prophète (ﷺ) l’a dite. » `Umar a dit : « Tu es vraiment audacieux. » J’ai dit : « Les épreuves causées à un homme par sa femme, son argent, ses enfants et son voisin sont effacées par ses prières, son jeûne, ses aumônes et le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal. » `Umar a dit : « Ce n’est pas de cela que je parlais, mais de cette épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur, car il y a une porte fermée entre toi et elle. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ? » J’ai répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors elle ne sera jamais refermée. » On m’a demandé si `Umar savait ce qu’était cette porte. J’ai répondu qu’il le savait aussi sûrement que l’on sait qu’il y aura la nuit avant le matin. J’ai rapporté un hadith sans aucune erreur. » Le sous-narrateur a ajouté qu’ils ont chargé Masruq de demander à Hudhaifa ce qu’était la porte. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar lui-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°564
Rapporté par `Abdullah : Une nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigé dans la prière d’`Isha, celle que les gens appellent Al-`Atma. Après la prière, il s’est tourné vers nous et a dit : « Savez-vous quelle est l’importance de cette nuit ? Personne parmi ceux qui sont sur la terre ce soir ne sera encore en vie dans cent ans à partir de cette nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°601
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a prié une des prières du ‘Isha’ dans ses derniers jours et, après l’avoir terminée avec le Taslim, il s’est levé et a dit : « Comprenez-vous l’importance de cette nuit ? Personne ici présent sur la surface de la terre ce soir ne sera encore en vie après cent ans à partir de cette nuit. » Les gens n’ont pas bien compris ce que voulait dire le Messager d’Allah (ﷺ) et certains ont pensé que cela annonçait la fin du monde après cent ans, etc. Mais le Prophète (ﷺ) a dit : « Personne ici présent sur la surface de la terre ce soir ne sera encore en vie après cent ans à partir de cette nuit », il voulait dire : « Quand ce siècle (les gens de ce siècle) sera passé. »
- Sahih al-Bukhari, n°610
Rapporté par Humaid : Anas bin Malik a dit : « Chaque fois que le Prophète (ﷺ) partait avec nous pour combattre (dans la voie d’Allah) contre une nation, il ne nous permettait pas d’attaquer avant le matin et il attendait pour voir : s’il entendait l’Adhan, il reportait l’attaque, et s’il ne l’entendait pas, il attaquait. » Anas a ajouté : « Nous sommes arrivés à Khaybar la nuit et, le matin, comme il n’a pas entendu l’Adhan pour la prière, il (le Prophète) est monté à cheval et je suis monté derrière Abi Talha, mon pied touchait celui du Prophète. Les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs paniers et leurs pioches, et quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont crié : ‘Muhammad ! Par Allah, Muhammad et son armée !’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) les a vus, il a dit : ‘Allahu-Akbar ! Allahu-Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d’une nation (pour combattre), leur matin sera mauvais, ceux qui ont été avertis.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°614
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque, après avoir entendu l’Adhan, dit : “Allahumma Rabba hadhihi-dda`watit-tammah, was-salatil qa’imah, ati Muhammadan al-wasilata wal-fadilah, wab`ath-hu maqaman mahmudan-il-ladhi wa`adtahu” [Ô Allah ! Seigneur de cet appel parfait (parfait car on ne T’associe rien) et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad l’intercession et la place d’honneur, et ressuscite-le à la meilleure et la plus haute place au Paradis que Tu lui as promise], alors mon intercession lui sera accordée le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°682
Rapporté par Hamza ibn ‘Abd Allah, d’après son père : Lorsque la douleur du Messager d’Allah ﷺ s’intensifia, on lui parla de la prière. Il dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » ‘Aïcha dit : « Abou Bakr est un homme sensible, s’il récite, il sera submergé par les pleurs. » Il dit : « Ordonnez-lui de diriger la prière. » Elle insista. Il dit : « Ordonnez-lui de diriger la prière, vous êtes les compagnes de Joseph. » (Cette version est confirmée par Az-Zubaydi, le neveu d’Az-Zuhri et Is-haq ibn Yahya al-Kalbi d’après Az-Zuhri. ‘Uqayl et Ma‘mar rapportent d’Az-Zuhri, d’après Hamza, d’après le Prophète ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°750
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Que se passe-t-il avec ceux qui lèvent les yeux vers le ciel pendant la prière ? » Son ton est devenu plus ferme en disant cela, puis il a dit : « Ils doivent arrêter (de regarder vers le ciel pendant la prière), sinon leur vue leur sera retirée. »
- Sahih al-Bukhari, n°806
Rapporté par Abu Huraira : Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Verrons-nous notre Seigneur le Jour de la Résurrection ? » Il répondit : « Avez-vous un doute à voir la pleine lune par une nuit claire ? » Ils répondirent : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il dit : « Avez-vous un doute à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils répondirent non. Il dit : « Vous verrez Allah (votre Seigneur) de la même manière. Le Jour de la Résurrection, les gens seront rassemblés et Il ordonnera aux gens de suivre ce qu’ils adoraient. Certains suivront le soleil, d’autres la lune, d’autres encore d’autres divinités ; il ne restera que cette communauté (les musulmans) avec ses hypocrites. Allah viendra à eux et dira : ‘Je suis votre Seigneur.’ Ils diront : ‘Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne à nous, et quand Il viendra, nous Le reconnaîtrons.’ Puis Allah viendra à eux de nouveau et dira : ‘Je suis votre Seigneur.’ Ils diront : ‘Tu es notre Seigneur.’ Allah les appellera, et As-Sirat (un pont) sera placé au-dessus de l’Enfer et moi (Muhammad) je serai le premier des messagers à le traverser avec mes fidèles. Personne, sauf les messagers, ne pourra alors parler et ils diront : ‘Ô Allah ! Sauve-nous. Ô Allah, sauve-nous.’ Il y aura des crochets comme les épines du Sa'dan [??] dans l’Enfer. Avez-vous vu les épines du Sa'dan [??] ? » Les gens dirent : « Oui. » Il dit : « Ces crochets seront comme les épines du Sa'dan [??] mais seul Allah connaît leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes ; certains tomberont et resteront en Enfer pour toujours ; d’autres seront punis (déchiquetés) puis sortiront de l’Enfer, jusqu’à ce qu’Allah veuille faire miséricorde à qui Il veut parmi les gens de l’Enfer. Il ordonnera alors aux anges de sortir de l’Enfer ceux qui n’adoraient que Lui seul. Les anges les reconnaîtront grâce aux traces de prosternation, car Allah a interdit au feu de toucher ces marques. Ils sortiront du Feu, qui aura consumé tout leur corps sauf les marques de prosternation. À ce moment-là, ils sortiront du Feu comme des squelettes. L’Eau de la Vie sera versée sur eux et ils repousseront comme des graines sur la berge d’un cours d’eau. Puis, quand Allah aura terminé de juger Ses créatures, il restera un homme entre l’Enfer et le Paradis, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il fera face à l’Enfer et dira : ‘Ô Allah ! Détourne mon visage du feu, car son vent m’a desséché et sa chaleur m’a brûlé.’ Allah lui demandera : ‘Demandes-tu autre chose si Je t’accorde cela ?’ Il dira : ‘Non, par Ta puissance !’ Et il donnera à Allah les promesses et engagements qu’Il voudra. Allah détournera alors son visage du Feu. Quand il fera face au Paradis et en verra la beauté, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis dira : ‘Ô mon Seigneur ! Laisse-moi aller à la porte du Paradis.’ Allah lui demandera : ‘N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus ?’ Il dira : ‘Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi le plus malheureux de Tes créatures.’ Allah dira : ‘Si Je t’accorde cela, demanderas-tu encore autre chose ?’ Il dira : ‘Non ! Par Ta puissance ! Je ne demanderai rien d’autre.’ Puis il donnera à Allah les engagements qu’Il voudra. Allah le laissera alors aller à la porte du Paradis. Arrivé là, voyant la vie, la beauté et le plaisir du Paradis, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis dira : ‘Ô mon Seigneur ! Laisse-moi entrer au Paradis.’ Allah dira : ‘Qu’Allah te fasse miséricorde, ô fils d’Adam ! Comme tu es insistant ! N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus ?’ Il dira : ‘Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi le plus malheureux de Tes créatures.’ Alors Allah sourira et le fera entrer au Paradis et lui dira de demander tout ce qu’il veut. Il le fera jusqu’à ce que tous ses désirs soient exaucés. Puis Allah lui dira : ‘Demande encore ceci ou cela.’ Allah lui rappellera et, quand tous ses souhaits seront exaucés, Allah dira : « Tout cela t’est accordé, et autant encore. » Abu Sa`id Al-Khudri dit à Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Cela t’est accordé, et dix fois plus encore.’ » Abu Huraira dit : « Je ne me souviens du Messager d’Allah (ﷺ) que lorsqu’il a dit : ‘Tout cela t’est accordé, et autant encore.’ » Abu Sa`id dit : « Je l’ai entendu dire : ‘Cela t’est accordé, et dix fois plus encore.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°886
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar ibn Al-Khattab vit un manteau de soie (en vente) à la porte de la mosquée et dit au Messager d’Allah : « J’aimerais que tu achètes ceci pour le porter le vendredi et aussi lors de l’arrivée des délégations. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Cela sera porté par quelqu’un qui n’aura aucune part (de récompense) dans l’au-delà. » Plus tard, des manteaux similaires furent donnés au Messager d’Allah (ﷺ) et il en donna un à `Umar ibn Al-Khattab. `Umar dit alors : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu m’as donné ce manteau alors que tu avais fait telle remarque à propos du manteau d’Atarid (un marchand qui vendait ce manteau de soie à la porte de la mosquée). » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Je ne t’ai pas donné ceci pour que tu le portes. » Alors `Umar ibn Al-Khattab l’a donné à son frère polythéiste à La Mecque pour qu’il le porte
- Sahih al-Bukhari, n°893
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des responsables. » Yunis a dit : Ruzaiq bin Hukaim a écrit à Ibn Shihab alors que j’étais avec lui à Wadi-al-Qura pour demander : « Puis-je diriger la prière du vendredi ? » Ruzaiq travaillait la terre (c’est-à-dire qu’il était agriculteur) et il y avait avec lui un groupe de Soudanais et d’autres personnes ; Ruzaiq était alors gouverneur d’Aila. Ibn Shihab lui écrivit pour lui ordonner de diriger la prière du vendredi et lui dire que Salim lui avait rapporté qu’`Abdullah bin `Umar avait dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Vous êtes tous des responsables et vous serez interrogés sur ceux qui sont sous votre responsabilité. L’imam (c’est-à-dire le dirigeant) est responsable de ses sujets et il sera interrogé sur eux, et l’homme est responsable de sa famille et il sera interrogé sur elle. La femme est responsable de la maison de son mari et elle sera interrogée sur cela. Le serviteur est responsable des biens de son maître et il sera interrogé sur eux.” Je crois qu’il a aussi dit : “L’homme est responsable des biens de son père et il sera interrogé sur cela. Vous êtes tous des responsables et vous serez interrogés sur ceux qui sont sous votre responsabilité.” »
- Sahih al-Bukhari, n°922
Rapporté par Fatima bint Al-Mundhir : Asma' bint Abi Bakr As-Siddiq a dit : « Je suis allée chez 'Aisha et les gens faisaient la prière. Je lui ai demandé : “Qu’est-ce qui se passe ?” Elle a fait un signe vers le ciel avec la tête. Je lui ai demandé : “Y a-t-il un signe ?” 'Aisha a hoché la tête pour dire “oui”. » Asma' a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a tellement prolongé la prière que je me suis évanouie. Il y avait une outre d’eau à côté de moi, je l’ai ouverte et j’ai versé de l’eau sur ma tête. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé la prière et que l’éclipse solaire était finie, le Prophète (ﷺ) a parlé aux gens, a loué Allah comme il le mérite et a dit : “Amma ba'du.” » Asma' a continué : « Quelques femmes des Ansar ont commencé à parler, alors je me suis tournée vers elles pour leur demander de se taire. J’ai demandé à 'Aisha ce que le Prophète (ﷺ) avait dit. 'Aisha a répondu : “Il a dit : J’ai vu ici des choses qui ne m’avaient jamais été montrées auparavant ; j’ai même vu le Paradis et l’Enfer. Et il m’a été révélé que vous serez interrogés dans vos tombes, comme ou presque comme l’épreuve du Messie menteur (Masih Ad-Dajjal). Les anges viendront à chacun de vous et lui demanderont : ‘Que sais-tu de cet homme (le Prophète Muhammad (ﷺ)) ?’ Le croyant sincère dira : ‘C’est le Messager d’Allah (ﷺ), c’est Muhammad (ﷺ) qui nous a apporté des preuves claires et la bonne direction. Nous avons cru en lui, accepté ses enseignements et suivi sa voie.’ Alors les anges lui diront de dormir en paix, car ils savent qu’il était croyant. Mais l’hypocrite ou celui qui doute, sera interrogé sur cet homme (le Prophète Muhammad (ﷺ)) et il dira : ‘Je ne sais pas, j’ai seulement répété ce que les gens disaient.’” » Hisham a ajouté : « Fatima m’a dit qu’elle se souvenait de tout ce récit sauf qu’elle a précisé que l’hypocrite ou celui qui doute sera sévèrement puni. »
- Sahih al-Bukhari, n°955
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le Prophète (ﷺ) a prononcé le sermon après avoir accompli la prière le jour du Nahr et a dit : « Celui qui prie comme nous et sacrifie comme nous, alors son sacrifice sera accepté par Allah. Mais celui qui sacrifie avant la prière de l’`Id, ce n’est pas un sacrifice. » Abi Burda bin Niyar, l’oncle d’Al-Bara', a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai sacrifié mon mouton avant la prière de l’`Id et j’ai pensé qu’aujourd’hui était un jour pour manger et boire (pas de boissons alcoolisées), et j’ai voulu que mon mouton soit le premier à être sacrifié chez moi. Alors j’ai sacrifié mon mouton et mangé avant de venir à la prière. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le mouton que tu as sacrifié n’est que de la viande (ce n’est pas un sacrifice). » Il (Abu Burda) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai une jeune chèvre qui m’est plus chère que deux moutons. Est-ce suffisant comme sacrifice pour moi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui, ce sera suffisant pour toi, mais ce ne sera pas suffisant comme sacrifice pour quelqu’un d’autre après toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°968
Rapporté par Al-Bara' : Le Prophète (ﷺ) a prononcé le prêche le jour de Nahr (`Id-ul-Adha) et a dit : « La première chose que nous devons faire aujourd’hui, c’est prier puis rentrer et sacrifier nos bêtes. Celui qui fait cela suit notre tradition, et celui qui sacrifie avant la prière, ce n’est qu’une viande qu’il offre à sa famille, cela ne compte pas comme un sacrifice. » Mon oncle Abou Burda bin Niyyar s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai sacrifié avant la prière, mais j’ai une jeune chèvre qui est meilleure qu’un mouton plus âgé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sacrifie-la à la place de la première, mais une telle chèvre ne sera pas acceptée comme sacrifice pour quelqu’un d’autre après toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°976
Rapporté par Al-Bara' : Le Prophète (ﷺ) s’est rendu à Al-Baqi (le cimetière de Médine) le jour de l’`Id-ul-Adha et a accompli une prière de deux unités, puis il s’est tourné vers nous et a dit : « En ce jour, notre premier acte d’adoration est la prière, puis nous rentrons pour faire le sacrifice. Celui qui fait cela suit notre tradition, et celui qui sacrifie avant la prière, ce n’est qu’une viande qu’il a préparée pour sa famille, cela ne compte pas comme un sacrifice. » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai sacrifié l’animal avant la prière, mais j’ai une jeune chèvre qui est meilleure qu’un mouton plus âgé. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Sacrifie-la. Mais un tel sacrifice ne sera pas suffisant pour quelqu’un d’autre après toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°993
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La prière de nuit se fait par deux rak`at à la fois, puis encore deux, et ainsi de suite. Et si tu veux la terminer, prie une seule rak`a qui sera le witr pour toutes les rak`at précédentes. » Al-Qasim a dit : « Depuis que nous avons atteint la puberté, nous avons vu des gens prier trois rak`at pour le witr et tout cela est permis. J’espère qu’il n’y a pas de mal à cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°1126
Rapporté par Oum Salama : Une nuit, le Prophète (ﷺ) s’est levé et a dit : « Subhan Allah ! Combien d’épreuves Allah a révélées cette nuit et combien de trésors ont été envoyés ! Allez réveiller les femmes endormies de ces maisons (pour la prière), car peut-être qu’une femme bien habillée dans ce monde sera nue dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°1154
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui se lève la nuit et dit : — “La ilaha il-lallah Wahdahu la Sharika lahu Lahu-l-mulk, waLahu-l-hamd wahuwa 'ala kulli shay’in Qadir. Al hamdu lil-lahi wa subhanal-lahi wa la-ilaha il-lal-lah wa-l-lahu akbar wa la hawla wa la quwwata illa billah.” (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. Il est l’Unique, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Il est Tout-Puissant. Toutes les louanges sont pour Allah. Toutes les gloires sont pour Allah. Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. Allah est le Plus Grand. Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah.) Puis il dit : — “Allahumma, Ighfir li” (Ô Allah ! Pardonne-moi), ou invoque Allah, il sera exaucé. Et s’il fait les ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sahih al-Bukhari, n°1249
Rapporté par Abu Sa`id : Les femmes ont demandé au Prophète : « Peux-tu nous consacrer un jour ? » Alors le Prophète (ﷺ) leur a fait un sermon et a dit : « Une femme dont trois enfants sont morts sera protégée du Feu de l’Enfer grâce à eux. » En entendant cela, une femme a demandé : « Et si deux sont morts ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Même deux (la protégeront du Feu). » Et Abu Huraira a ajouté : « Ces enfants doivent être morts avant la puberté. »
- Sahih al-Bukhari, n°1265
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’un homme était à `Arafat sur sa monture, il est tombé et s’est brisé la nuque (et il est mort). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en disant : ‘Labbaik’ (comme un pèlerin). »
- Sahih al-Bukhari, n°1268
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est tombé de sa monture et est mort alors qu’il était avec le Prophète (ﷺ) à `Arafat. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en disant : ‘Labbaik’. »
- Sahih al-Bukhari, n°1269
Rapporté par Ibn `Umar : Quand `Abdullah bin Ubai (le chef des hypocrites) est mort, son fils est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-moi ta chemise pour que je l’enveloppe dedans, fais la prière funéraire pour lui et demande pardon à Allah pour lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a donné sa chemise et a dit : « Préviens-moi (quand la prière funéraire sera prête) pour que je puisse la faire. » Il l’a donc informé et quand le Prophète a voulu faire la prière funéraire, `Umar a pris sa main et a dit : « Allah ne t’a-t-il pas interdit de prier pour les hypocrites ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai eu le choix car Allah dit : ‘Que tu demandes pardon pour eux (les hypocrites), ou que tu ne demandes pas pardon pour eux, même si tu demandes pardon soixante-dix fois, Allah ne leur pardonnera pas.’ (9.80) » Le Prophète (ﷺ) a donc fait la prière funéraire et alors la révélation est venue : « Et ne prie jamais (Ô Muhammad) pour aucun d’eux (c’est-à-dire les hypocrites) qui meurt. »
- Sahih al-Bukhari, n°1338
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand une personne est déposée dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, alors qu’il entend encore leurs pas, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui demandent : ‘Que disais-tu à propos de cet homme, Muhammad ?’ Il répondra : ‘J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.’ Alors il lui sera dit : ‘Regarde ta place en Enfer. Allah t’a donné une place au Paradis à la place.’ » Le Prophète ﷺ a ajouté : « Le défunt verra les deux emplacements. Mais un non-croyant ou un hypocrite dira aux anges : ‘Je ne sais pas, je disais ce que disaient les autres !’ Il lui sera dit : ‘Tu n’as rien su et tu n’as pas suivi la bonne voie (en récitant le Coran).’ Alors il sera frappé entre les oreilles avec un marteau de fer, et il poussera un cri que tout ce qui l’entoure entendra, sauf les humains et les djinns. »
- Sahih al-Bukhari, n°1339
Rapporté par Abu Huraira : L’ange de la mort a été envoyé à Moussa et, lorsqu’il est venu à lui, Moussa lui a donné une gifle si forte qu’il lui a abîmé un œil. L’ange est retourné auprès de son Seigneur et a dit : « Tu m’as envoyé vers un serviteur qui ne veut pas mourir. » Allah a restauré son œil et a dit : « Retourne et dis-lui (c’est-à-dire à Moussa) de poser sa main sur le dos d’un bœuf, et il vivra autant d’années qu’il y aura de poils sous sa main. » (L’ange est donc revenu et lui a transmis le message.) Moussa a alors demandé : « Ô mon Seigneur ! Et après ? » Allah a dit : « Ensuite, ce sera la mort. » Il a dit : « (Alors que ce soit) maintenant. » Il a demandé à Allah de le rapprocher de la Terre Sacrée à la distance d’un jet de pierre. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si j’étais là-bas, je vous montrerais la tombe de Moussa, près de la colline de sable rouge. »
- Sahih al-Bukhari, n°1358
Rapporté par Ibn Shihab : La prière funéraire doit être faite pour chaque enfant, même s’il est le fils d’une prostituée, car il est né avec la vraie foi de l’islam (c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul). Si ses parents sont musulmans, surtout le père, même si la mère ne l’est pas, et si l’enfant crie (ne serait-ce qu’une fois) après la naissance avant de mourir (c’est-à-dire qu’il est né vivant), alors la prière funéraire doit être faite. Mais si l’enfant ne crie pas après la naissance (c’est-à-dire qu’il est né mort), alors la prière funéraire ne doit pas être faite, et il sera considéré comme une fausse couche. Abu Huraira rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout enfant naît avec la vraie foi (c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul), mais ses parents le rendent juif, chrétien ou mazdéen, comme un animal donne naissance à un petit parfait. Trouvez-vous qu’il soit mutilé ? » Puis Abu Huraira récita les versets sacrés : « La nature pure d’Allah (la vraie foi, c’est-à-dire n’adorer qu’Allah seul), avec laquelle Il a créé les êtres humains. »
- Sahih al-Bukhari, n°1361
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) passa un jour devant deux tombes, et les deux personnes (dans les tombes) étaient en train d’être punies. Il dit : « Ils sont punis, non pas pour quelque chose de difficile à éviter. L’un d’eux ne se protégeait pas de l’urine, et l’autre colportait des paroles pour semer la discorde entre les gens. » Il prit alors une feuille verte de palmier, la coupa en deux et plaça un morceau sur chaque tombe. Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi as-tu fait cela ? » Il répondit : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces feuilles resteront fraîches. »
- Sahih al-Bukhari, n°1362
Rapporté par `Ali : Nous accompagnions un cortège funéraire à Baqi-I-Gharqad. Le Prophète (ﷺ) vint vers nous, s’assit, et nous nous sommes assis autour de lui. Il avait un petit bâton dans la main, puis il baissa la tête et se mit à gratter le sol avec. Il dit alors : « Il n’y a personne parmi vous, ni aucune âme créée, à qui une place au Paradis ou en Enfer n’ait été attribuée, et il est aussi déterminé s’il sera parmi les bienheureux ou les malheureux. » Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne devrions-nous pas nous en remettre à ce qui a été écrit pour nous et cesser d’agir, puisque celui d’entre nous qui est destiné au bonheur fera les actes des bienheureux, et celui qui est destiné au malheur fera les actes des malheureux ? » Le Prophète répondit : « Les bonnes actions sont facilitées pour les bienheureux, et les mauvaises actions sont facilitées pour les malheureux. » Puis il récita les versets : « Quant à celui qui donne (en aumône), craint Allah et croit à la meilleure récompense venant d’Allah... »
- Sahih al-Bukhari, n°1363
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure délibérément par une religion autre que l’islam, il devient ce qu’il a dit (par exemple, s’il dit : ‘Si ce n’est pas vrai, alors je suis juif’, il est vraiment juif). Et celui qui se suicide avec un morceau de fer sera puni avec ce même morceau de fer dans le Feu de l’Enfer. » Rapporté aussi par Jundab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme, blessé, s’est suicidé, alors Allah a dit : Mon serviteur s’est ôté la vie avec précipitation, je lui interdis donc le Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°1364
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure délibérément par une religion autre que l’islam, il devient ce qu’il a dit (par exemple, s’il dit : ‘Si ce n’est pas vrai, alors je suis juif’, il est vraiment juif). Et celui qui se suicide avec un morceau de fer sera puni avec ce même morceau de fer dans le Feu de l’Enfer. » Rapporté aussi par Jundab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme, blessé, s’est suicidé, alors Allah a dit : Mon serviteur s’est ôté la vie avec précipitation, je lui interdis donc le Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°1374
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand le serviteur d’Allah est placé dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, alors qu’il entend même leurs pas, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui demandent : ‘Que disais-tu à propos de cet homme (c’est-à-dire Muhammad) ?’ Le croyant fidèle dira : ‘J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.’ Alors ils lui diront : ‘Regarde ta place en Enfer ; Allah t’a donné une place au Paradis à la place.’ Il verra donc les deux endroits. » (Qatada a dit : « On nous a informés que sa tombe sera élargie. » Puis Qatada reprit le récit d’Anas qui dit :) Quant à l’hypocrite ou au non-croyant, on lui demandera : « Que disais-tu à propos de cet homme ? » Il répondra : « Je ne sais pas ; je disais ce que disaient les gens. » Alors ils lui diront : « Tu n’as ni su ni suivi la bonne voie (en récitant le Coran). » Il sera alors frappé avec des marteaux de fer, ce qui provoquera un cri que tout ce qui est proche de lui entendra, sauf les djinns et les humains
- Sahih al-Bukhari, n°1386
Rapporté par Samura bin Jundab : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) terminait la prière du matin, il se tournait vers nous et demandait : « Qui parmi vous a fait un rêve cette nuit ? » Si quelqu’un avait fait un rêve, il le racontait. Le Prophète (ﷺ) disait : « Ma sha’a-llah. » Un jour, il nous a demandé si quelqu’un avait fait un rêve. Nous avons répondu non. Le Prophète a dit : « Mais moi, j’ai vu un rêve cette nuit : deux hommes sont venus, m’ont pris par la main et m’ont emmené à la Terre Sainte (Jérusalem). Là, j’ai vu une personne assise et une autre debout avec un crochet de fer, qu’il enfonçait dans la bouche du premier jusqu’à la mâchoire, puis il lui déchirait la joue d’un côté, puis de l’autre ; pendant ce temps, la première joue redevenait normale et il recommençait. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Ils m’ont dit de continuer, et nous avons avancé jusqu’à un homme allongé sur le dos, un autre debout à sa tête avec une pierre, lui écrasant la tête. À chaque coup, la pierre roulait plus loin, et quand il revenait, la tête était redevenue normale, et il recommençait. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils m’ont dit de continuer ; nous avons passé un trou comme un four, étroit en haut, large en bas, avec du feu en dessous. Quand la flamme montait, les gens étaient poussés vers le haut, presque à sortir, puis retombaient quand le feu baissait. Il y avait là des hommes et des femmes nus. J’ai demandé : “Qui sont-ils ?” Ils m’ont dit de continuer. Nous sommes arrivés à une rivière de sang, un homme dedans, un autre sur la berge avec des pierres. À chaque fois que l’homme dans la rivière voulait sortir, l’autre lui lançait une pierre dans la bouche et il reculait. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Ils m’ont dit de continuer. Nous sommes arrivés à un jardin vert avec un grand arbre, à sa base un vieil homme avec des enfants autour. Un autre homme près de l’arbre attisait un feu. Mes deux compagnons m’ont fait monter dans l’arbre et entrer dans une maison meilleure que tout ce que j’avais vu, avec des hommes âgés, des jeunes, des femmes et des enfants. Puis ils m’ont fait entrer dans une autre maison, encore meilleure, avec des personnes âgées et jeunes. J’ai dit : “Vous m’avez fait voyager toute la nuit. Expliquez-moi ce que j’ai vu.” Ils ont dit : “Oui. Celui dont la joue était déchirée était un menteur, ses mensonges étaient répétés jusqu’à se répandre partout, il sera puni ainsi jusqu’au Jour de la Résurrection. Celui dont la tête était écrasée avait reçu la connaissance du Coran mais dormait la nuit sans le réciter et n’agissait pas selon lui le jour, il sera puni ainsi jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceux dans le four étaient des adultères. Ceux dans la rivière de sang pratiquaient l’usure. Le vieil homme sous l’arbre était Abraham, et les enfants autour de lui étaient les enfants des gens. Celui qui attisait le feu était Malik, le gardien de l’Enfer. La première maison était celle des croyants ordinaires, la seconde celle des martyrs. Je suis Gabriel et voici Michael. Lève la tête.” J’ai levé la tête et vu une sorte de nuage au-dessus de moi. Ils ont dit : “C’est ta place.” J’ai dit : “Laissez-moi y entrer.” Ils ont dit : “Il te reste encore de la vie à vivre. Quand tu l’auras terminée, tu entreras à ta place.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1392
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : J’ai vu `Umar bin Al-Khattab (quand il a été poignardé) dire : « Ô `Abdullah bin `Umar ! Va voir la mère des croyants `Aïcha et dis-lui : ‘`Umar bin Al-Khattab te transmet ses salutations’ et demande-lui la permission d’être enterré avec mes compagnons. » (Ibn `Umar a transmis le message à `Aïcha.) Elle a dit : « J’avais pensé garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je le préfère (`Umar) à moi-même (et je lui permets d’être enterré là). » Quand `Abdullah bin `Umar est revenu, `Umar lui a demandé : « Quelles nouvelles as-tu ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! Elle t’a donné la permission. » `Umar a dit : « Rien n’était plus important pour moi que d’être enterré dans cet endroit (sacré). Donc, quand je mourrai, emmenez-moi là-bas, saluez-la (`Aïcha) et dites : ‘`Umar bin Al-Khattab demande la permission ; si elle l’accorde, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans.’ Je ne pense pas que quelqu’un ait plus de droit au califat que ceux avec qui le Messager d’Allah (ﷺ) était toujours satisfait jusqu’à sa mort. Et celui qui sera choisi par les gens après moi sera le calife, et vous devrez l’écouter et lui obéir. » Puis il a mentionné les noms de `Uthman, `Ali, Talha, Az-Zubair, `Abdur-Rahman bin `Auf et Sa`d bin Abi Waqqas. À ce moment-là, un jeune homme des Ansar est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Sois heureux de la bonne nouvelle d’Allah. Le rang que tu as en islam est connu, puis tu es devenu calife, tu as gouverné avec justice et tu as reçu le martyre après tout cela. » `Umar a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’aimerais que tous ces privilèges compensent (mes manquements), pour que je ne gagne ni ne perde rien. Je recommande à mon successeur d’être bon envers les premiers émigrants, de respecter leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je lui recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui, avant eux, avaient des maisons à Médine et avaient adopté la foi. Il doit accepter le bien des justes parmi eux et excuser leurs fautes. Je lui recommande de respecter les règles concernant les Dhimmis (protégés) d’Allah et de Son Messager, de remplir leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas les taxer au-delà de leurs capacités. »
- Sahih al-Bukhari, n°1399
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr est devenu calife, certains Arabes sont revenus à l’incroyance (Abu Bakr a alors décidé de leur faire la guerre). `Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘J’ai reçu l’ordre (d’Allah) de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah”, et celui qui le dit sauvera sa vie et ses biens de moi, sauf s’il enfreint la loi (et il sera alors puni justement), et son compte sera avec Allah.’ » Abu Bakr a répondu : « Par Allah ! Je combattrai ceux qui font une différence entre la prière et la Zakat, car la Zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens (selon les ordres d’Allah). Par Allah ! S’ils me refusent même un chevreau qu’ils donnaient au temps du Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » Alors `Umar a dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre qu’Allah qui a ouvert la poitrine d’Abu Bakr à cette décision (de combattre) et j’ai compris que sa décision était juste. »
- Sahih al-Bukhari, n°1400
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr est devenu calife, certains Arabes sont revenus à l’incroyance (Abu Bakr a alors décidé de leur faire la guerre). `Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘J’ai reçu l’ordre (d’Allah) de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah”, et celui qui le dit sauvera sa vie et ses biens de moi, sauf s’il enfreint la loi (et il sera alors puni justement), et son compte sera avec Allah.’ » Abu Bakr a répondu : « Par Allah ! Je combattrai ceux qui font une différence entre la prière et la Zakat, car la Zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens (selon les ordres d’Allah). Par Allah ! S’ils me refusent même un chevreau qu’ils donnaient au temps du Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » Alors `Umar a dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre qu’Allah qui a ouvert la poitrine d’Abu Bakr à cette décision (de combattre) et j’ai compris que sa décision était juste. »
- Sahih al-Bukhari, n°1403
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui à qui Allah a donné des richesses et qui ne paie pas la Zakat de ses biens, alors au Jour de la Résurrection, sa richesse sera transformée en un serpent chauve et venimeux avec deux taches noires au-dessus des yeux. Le serpent s’enroulera autour de son cou, le mordra aux joues et dira : “Je suis ta richesse, je suis ton trésor.” » Puis le Prophète (ﷺ) a récité les versets sacrés : « Que ceux qui thésaurisent... » (jusqu’à la fin du verset)
- Sahih al-Bukhari, n°1407
Rapporté par Al-Ahnaf bin Qais : Alors que j’étais assis avec des gens de Quraish, un homme à l’apparence très rude, avec des cheveux et des vêtements en désordre, est venu se tenir devant nous, nous a salués et a dit : « Informez ceux qui accumulent des richesses qu’une pierre sera chauffée dans le feu de l’Enfer et sera posée sur leurs poitrines jusqu’à ce qu’elle ressorte par leurs épaules, puis posée sur leurs épaules jusqu’à ce qu’elle ressorte par leurs poitrines, la pierre bougera et les frappera. » Après avoir dit cela, il s’est retiré et s’est assis près d’une colonne. Je l’ai suivi et me suis assis à côté de lui, sans savoir qui il était. Je lui ai dit : « Je pense que les gens n’ont pas aimé ce que tu as dit. » Il a répondu : « Ces gens ne comprennent rien, bien que mon ami me l’ait dit. » J’ai demandé : « Qui est ton ami ? » Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a dit : ‘Ô Abu Dhar ! Vois-tu la montagne d’Uhud ?’ À ce moment-là, j’ai regardé le soleil pour estimer combien de temps il restait dans la journée, pensant que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait m’envoyer faire quelque chose pour lui, et j’ai dit : ‘Oui !’ Il a dit : ‘Je n’aimerais pas avoir de l’or équivalent à la montagne d’Uhud à moins de le dépenser tout (dans la voie d’Allah), sauf trois dinars. Ces gens ne comprennent pas et accumulent des richesses de ce monde. Non, par Allah, je ne leur demande aucun avantage matériel et je n’ai pas besoin de leurs conseils religieux jusqu’à ce que je rencontre Allah, Le Noble, Le Majestueux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1408
Rapporté par Al-Ahnaf bin Qais : Alors que j’étais assis avec des gens de Quraish, un homme à l’apparence très rude, avec des cheveux et des vêtements en désordre, est venu se tenir devant nous, nous a salués et a dit : « Informez ceux qui accumulent des richesses qu’une pierre sera chauffée dans le feu de l’Enfer et sera posée sur leurs poitrines jusqu’à ce qu’elle ressorte par leurs épaules, puis posée sur leurs épaules jusqu’à ce qu’elle ressorte par leurs poitrines, la pierre bougera et les frappera. » Après avoir dit cela, il s’est retiré et s’est assis près d’une colonne. Je l’ai suivi et me suis assis à côté de lui, sans savoir qui il était. Je lui ai dit : « Je pense que les gens n’ont pas aimé ce que tu as dit. » Il a répondu : « Ces gens ne comprennent rien, bien que mon ami me l’ait dit. » J’ai demandé : « Qui est ton ami ? » Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a dit : ‘Ô Abu Dhar ! Vois-tu la montagne d’Uhud ?’ À ce moment-là, j’ai regardé le soleil pour estimer combien de temps il restait dans la journée, pensant que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait m’envoyer faire quelque chose pour lui, et j’ai dit : ‘Oui !’ Il a dit : ‘Je n’aimerais pas avoir de l’or équivalent à la montagne d’Uhud à moins de le dépenser tout (dans la voie d’Allah), sauf trois dinars. Ces gens ne comprennent pas et accumulent des richesses de ce monde. Non, par Allah, je ne leur demande aucun avantage matériel et je n’ai pas besoin de leurs conseils religieux jusqu’à ce que je rencontre Allah, Le Noble, Le Majestueux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1435
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « `Umar a demandé : ‘Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) à propos des épreuves ?’ J’ai répondu : ‘Je m’en souviens comme le Prophète (ﷺ) l’a dite.’ `Umar a dit : ‘Tu es vraiment audacieux. Comment l’a-t-il dite ?’ J’ai répondu : ‘Les épreuves (les mauvaises actions) d’un homme envers sa femme, ses enfants et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône et le fait d’ordonner le bien.’ (Le sous-narrateur Sulaiman a ajouté qu’il a dit : ‘La prière, l’aumône, ordonner le bien et interdire le mal.’) `Umar a dit : ‘Je ne parlais pas de cela, mais de l’épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer.’ J’ai dit : ‘Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur car il y a une porte fermée entre toi et elle.’ Il a demandé : ‘La porte sera-t-elle brisée ou ouverte ?’ J’ai répondu : ‘Non, elle sera brisée.’ Il a dit : ‘Alors, si elle est brisée, elle ne sera jamais refermée ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ » Ensuite, nous avions peur de demander ce qu’était cette porte, alors nous avons demandé à Masruq de s’informer, et il a demandé à Hudhaifa. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar. » Nous avons demandé à Hudhaifa si `Umar savait ce que cela voulait dire. Hudhaifa a répondu oui et a ajouté : « Il le savait aussi clairement que l’on sait qu’il y aura une nuit avant le matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°1440
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône de la maison de son mari... » Le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Si une femme donne de la nourriture (en aumône) de la maison de son mari sans gaspiller ses biens, elle aura une récompense et son mari aussi aura une récompense. Le mari sera récompensé pour ce qu’il a gagné et la femme pour ce qu’elle a donné. »
- Sahih al-Bukhari, n°1445
Rapporté par Abu Burda, de son père, de son grand-père : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chaque musulman doit donner en aumône. » Les gens ont demandé : « Ô Prophète d’Allah ! Si quelqu’un n’a rien à donner, que doit-il faire ? » Il a dit : « Il doit travailler de ses mains, se rendre utile à lui-même et donner en aumône avec ce qu’il gagne. » Les gens ont encore demandé : « Et s’il ne trouve même pas cela ? » Il a répondu : « Il doit aider le pauvre qui demande de l’aide. » Puis les gens ont demandé : « Et s’il ne peut pas faire cela ? » Il a répondu : « Alors il doit faire de bonnes actions et éviter les mauvaises, et cela sera considéré comme une aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°1451
Rapporté par Anas : Abu Bakr m’a écrit ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu obligatoire (concernant la Zakat) et il y était mentionné : Si un bien appartient à deux associés à parts égales, ils doivent payer la Zakat ensemble et cela sera considéré comme si chacun avait payé sa part
- Sahih al-Bukhari, n°1465
Rapporté par Abou Sa‘id Al-Khoudri : Un jour, le Prophète (ﷺ) s’est assis sur une chaire et nous nous sommes assis autour de lui. Puis il a dit : Ce que je crains le plus pour vous (après moi), ce sont les plaisirs, les richesses et les beautés de ce monde qui vous seront révélés. Quelqu’un a dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Le bien peut-il engendrer le mal ? Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux un moment. On a dit à cette personne : Qu’as-tu ? Tu parles au Prophète (ﷺ) alors qu’il ne te répond pas. Puis nous avons remarqué qu’il recevait une révélation. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a essuyé sa sueur et a dit : Où est celui qui a posé la question ? Il semblait que le Prophète (ﷺ) avait apprécié sa question. Puis il a dit : Le bien n’engendre jamais le mal. C’est comme ce qui pousse sur les bords d’un ruisseau, qui peut tuer ou rendre malade les animaux, sauf si un animal mange à sa faim, puis va au soleil, fait ses besoins et broute à nouveau. Sans doute, cette richesse est douce et attirante. Béni soit l’argent du musulman dont il donne aux pauvres, aux orphelins et aux voyageurs dans le besoin. (Ou le Prophète a dit quelque chose de semblable.) Sans doute, celui qui le prend de façon illégale sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié, et sa richesse témoignera contre lui le Jour de la Résurrection
- Sahih al-Bukhari, n°1474
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme continue à demander aux autres jusqu’à ce qu’il arrive au Jour de la Résurrection sans un morceau de chair sur le visage. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Au Jour de la Résurrection, le soleil s’approchera tellement des gens que la sueur atteindra le milieu des oreilles. Quand tout le monde sera dans cet état, ils demanderont l’aide d’Adam, puis de Moussa, puis de Muhammad (ﷺ). » Le sous-narrateur a ajouté : « Muhammad intercédera auprès d’Allah pour juger entre les gens. Il avancera jusqu’à tenir l’anneau de la porte (du Paradis), puis Allah l’élèvera au Maqam Mahmud (le privilège d’intercéder, etc.). Et tous les gens présents loueront Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1475
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme continue à demander aux autres jusqu’à ce qu’il arrive au Jour de la Résurrection sans un morceau de chair sur le visage. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Au Jour de la Résurrection, le soleil s’approchera tellement des gens que la sueur atteindra le milieu des oreilles. Quand tout le monde sera dans cet état, ils demanderont l’aide d’Adam, puis de Moussa, puis de Muhammad (ﷺ). » Le sous-narrateur a ajouté : « Muhammad intercédera auprès d’Allah pour juger entre les gens. Il avancera jusqu’à tenir l’anneau de la porte (du Paradis), puis Allah l’élèvera au Maqam Mahmud (le privilège d’intercéder, etc.). Et tous les gens présents loueront Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1496
Rapporté par Abu Ma`bad (l’esclave d’Ibn `Abbas) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Mu`adh quand il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller vers les gens du Livre. Quand tu arriveras, invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils acceptent, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent, dis-leur qu’Allah leur a rendu obligatoire de donner la Zakat, qui sera prise aux riches parmi eux et donnée aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent, alors évite de prendre le meilleur de leurs biens, et prends garde à l’invocation de la personne opprimée, car il n’y a pas de barrière entre sa prière et Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1568
Rapporté par Abu Shihab : Je suis parti pour La Mecque pour le Hajj-at-Tamattu' en prenant l'Ihram pour la 'Umra. Je suis arrivé à La Mecque trois jours avant le jour de Tarwiya (8 Dhul-Hijja). Des gens de La Mecque m'ont dit : « Ton Hajj sera comme celui des gens de La Mecque (c'est-à-dire que tu perdras le mérite de prendre l'Ihram depuis le Miqat). » Je suis donc allé demander l'avis de 'Ata. Il a dit : « Jabir bin 'Abdullah m'a raconté : ‘J'ai fait le Hajj avec le Messager d'Allah (ﷺ) le jour où il a amené des chameaux avec lui. Les gens avaient pris l'Ihram pour le Hajj-al-Ifrad. Le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de sortir de l'Ihram après le Tawaf autour de la Kaaba et entre Safa et Marwa, de se couper les cheveux, puis de rester là (à La Mecque) comme des non-muhrims jusqu'au jour de Tarwiya (le 8 Dhul-Hijja) où ils prendraient l'Ihram pour le Hajj. Ils devaient donc faire l'Ihram avec lequel ils étaient venus uniquement pour la 'Umra. Ils ont demandé : ‘Comment pouvons-nous faire la 'Umra (Tamattu') alors que nous avions l'intention de faire le Hajj ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Faites ce que je vous ai ordonné. Si je n'avais pas amené le Hadi avec moi, j'aurais fait pareil, mais je ne peux pas sortir de l'Ihram tant que le Hadi n'a pas atteint sa destination (c'est-à-dire qu'il soit sacrifié).’ » Ils ont donc fait ce qu'il leur avait ordonné
- Sahih al-Bukhari, n°1589
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) voulait entrer à La Mecque, il disait : « Demain, si Allah le veut, notre destination sera Khaif Bani Kinana, là où (les polythéistes) ont prêté serment de mécréance. » (C’est-à-dire contre le Prophète (ﷺ), pour rester fidèles au polythéisme en boycottant Bani Hashim, la famille du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°1593
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens continueront à faire le Hajj et la `Umra à la Ka`ba même après l’apparition de Gog et Magog. » Shu`ba a ajouté : « L’Heure (le Jour du Jugement) n’aura pas lieu tant que le Hajj (à la Ka`ba) ne sera pas abandonné. »
- Sahih al-Bukhari, n°1626
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : J’ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) (de ma maladie). (Selon d’autres rapporteurs, Um Salama a raconté que lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) était à La Mecque et qu’il s’apprêtait à partir alors qu’elle n’avait pas encore fait le Tawaf de la Ka`ba, il lui a dit : « Quand la prière du matin sera terminée, fais le Tawaf sur ton chameau pendant que les gens sont en prière. » Elle a fait ainsi et n’a pas prié les deux rak`at du Tawaf avant de sortir de la Mosquée
- Sahih al-Bukhari, n°1839
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme a été écrasé à mort par sa chamelle et on l’a amené au Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Lavez-le et enveloppez-le dans un linceul, mais ne couvrez pas sa tête et n’utilisez pas de parfum, car il sera ressuscité en récitant la Talbiya. »
- Sahih al-Bukhari, n°1851
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme était en compagnie du Prophète (ﷺ) et sa chamelle lui a écrasé la nuque alors qu’il était en état d’Ihram et il est mort. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements ; ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiya. »
- Sahih al-Bukhari, n°1853
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme de la tribu de Khath'am est venue l'année du Hajjat-al-Wada` du Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Mon père doit accomplir le Hajj pour Allah, mais il est très âgé et ne peut pas s'asseoir correctement sur sa monture. Est-ce que l'obligation sera remplie si j'accomplis le Hajj à sa place ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu par l'affirmative
- Sahih al-Bukhari, n°1870
Rapporté par `Ali : Nous n'avons rien d'autre que le Livre d'Allah et ce document écrit du Prophète où il est écrit : Médine est un sanctuaire depuis la montagne 'Air jusqu'à tel endroit, et celui qui y introduit une innovation ou y commet un péché, ou donne refuge à un tel innovateur, subira la malédiction d'Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes œuvres obligatoires ou volontaires ne sera acceptée. L'asile accordé par un musulman doit être respecté par tous les autres musulmans ; et celui qui trahit un musulman à ce sujet subira la malédiction d'Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes œuvres obligatoires ou volontaires ne sera acceptée. Et celui qui (esclave affranchi) prend d'autres protecteurs que ses affranchisseurs sans leur permission subira la malédiction d'Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes œuvres obligatoires ou volontaires ne sera acceptée
- Sahih al-Bukhari, n°1874
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les gens quitteront Médine même quand elle sera dans son meilleur état, et seuls les oiseaux sauvages et les bêtes féroces y vivront. Les deux dernières personnes à mourir seront deux bergers de la tribu de Muzaina, qui conduiront leurs moutons vers Médine, mais ne trouveront personne. Quand ils atteindront la vallée de Thaniyat-al-Wada`, ils tomberont morts, face contre terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°1875
Rapporté par Sufyan b. Abu Zuhair : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Le Yémen sera conquis et certains quitteront Médine pour y migrer, et ils pousseront leurs familles et ceux qui les suivront à partir, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. Le Cham sera aussi conquis, et certains quitteront Médine pour y migrer, incitant leurs familles et ceux qui les suivront à partir, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. L’Irak sera conquis, et certains quitteront Médine pour y migrer, incitant leurs familles et ceux qui les suivront à partir, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. »
- Sahih al-Bukhari, n°1882
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a raconté une longue histoire à propos d’Ad-Dajjal, et parmi ce qu’il a dit : « Ad-Dajjal viendra et il lui sera interdit de passer par les entrées de Médine. Il s’arrêtera dans des terres salées et stériles à l’extérieur de Médine. Ce jour-là, le meilleur homme, ou l’un des meilleurs, viendra à lui et dira : ‘J’atteste que tu es bien le Dajjal dont le Messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé.’ Ad-Dajjal dira aux gens : ‘Si je tue cet homme et que je le ramène à la vie, douterez-vous encore de moi ?’ Ils répondront : ‘Non.’ Alors Ad-Dajjal tuera cet homme et le ramènera à la vie. Cet homme dira : ‘Maintenant, je te connais encore mieux qu’avant.’ Ad-Dajjal dira : ‘Je veux le tuer à nouveau, mais je ne peux pas.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1895
Rapporté par Abu Wail d’après Hudhaifa : `Umar a demandé aux gens : « Qui se souvient du récit du Prophète (ﷺ) à propos de l’épreuve ? » Hudhaifa a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Les épreuves qu’une personne rencontre dans ses biens, sa famille et ses voisins sont effacées par ses prières, son jeûne et ses aumônes.’ » `Umar a dit : « Je ne parle pas de cela, mais des épreuves qui se répandront comme les vagues de la mer. » Hudhaifa a répondu : « Il y a une porte fermée devant ces épreuves. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Il a répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors, elle ne sera plus refermée jusqu’au Jour de la Résurrection. » Nous avons dit à Masruq : « Peux-tu demander à Hudhaifa si `Umar savait ce que représentait cette porte ? » Il lui a demandé et il a répondu : « Il le savait aussi sûrement qu’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°1896
Rapporté par Sahl : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a une porte au Paradis appelée Ar-Raiyan, et seuls ceux qui jeûnaient entreront par cette porte le Jour de la Résurrection. Il sera dit : ‘Où sont ceux qui jeûnaient ?’ Ils se lèveront, et seuls eux entreront par cette porte. Après leur entrée, la porte sera fermée et plus personne n’y entrera. »
- Sahih al-Bukhari, n°1897
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui donne deux sortes de choses (ou de biens) en aumône pour la cause d’Allah sera appelé depuis les portes du Paradis et on lui dira : ‘Ô serviteur d’Allah ! Voici la prospérité.’ Celui qui faisait partie de ceux qui priaient sera appelé depuis la porte de la prière ; celui qui participait au jihad sera appelé depuis la porte du jihad ; celui qui jeûnait sera appelé depuis la porte d’Ar-Raiyan ; et celui qui donnait en aumône sera appelé depuis la porte de l’aumône. » Abu Bakr a dit : « Que mes parents soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Aucun malheur ou besoin n’atteindra celui qui sera appelé par ces portes. Y aura-t-il quelqu’un qui sera appelé par toutes ces portes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui, et j’espère que tu seras l’un d’eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1904
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Toutes les actions des fils d’Adam sont pour eux, sauf le jeûne qui est pour Moi, et c’est Moi qui en donnerai la récompense.’ Le jeûne est une protection contre le feu et contre les péchés. Si l’un de vous jeûne, il doit éviter d’avoir des relations avec sa femme et de se disputer, et si quelqu’un se dispute ou se querelle avec lui, il doit dire : ‘Je jeûne.’ Par Celui qui détient mon âme, la mauvaise odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc. Il y a deux joies pour le jeûneur : une au moment où il rompt son jeûne, et l’autre quand il rencontrera son Seigneur ; alors il sera heureux à cause de son jeûne. »
- Sahih al-Bukhari, n°1975
Rapporté par `Abdullah bin `Amr bin Al-`As : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : « Ô `Abdullah ! N'ai-je pas appris que tu jeûnes tous les jours et que tu pries toute la nuit ? » `Abdullah a répondu : « Oui, ô Messager d'Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne fais pas cela ; jeûne quelques jours puis arrête quelques jours, prie et dors aussi la nuit, car ton corps a un droit sur toi, ta femme a un droit sur toi, et ton invité a un droit sur toi. Il te suffit de jeûner trois jours par mois, car la récompense d'une bonne action est multipliée par dix, donc ce sera comme si tu jeûnais toute l'année. » J'ai insisté (pour jeûner plus) et on m'a donné une consigne plus difficile. J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'en suis capable. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Jeûne comme le Prophète (ﷺ) David et ne jeûne pas plus que cela. » J'ai demandé : « Comment jeûnait le Prophète (ﷺ) David ? » Il a dit : « La moitié de l'année, » (c'est-à-dire qu'il jeûnait un jour sur deux). Plus tard, quand `Abdullah est devenu vieux, il disait : « J'aurais mieux fait d'accepter la permission du Prophète (c'est-à-dire de ne jeûner que trois jours par mois). »
- Sahih al-Bukhari, n°1979
Rapporté par `Abdullah bin `Amr bin Al-`As : Le Prophète (ﷺ) m'a dit : « Tu jeûnes tous les jours de l'année et tu pries chaque nuit toute la nuit ? » J'ai répondu oui. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu continues ainsi, tes yeux deviendront faibles et ton corps sera fatigué. Celui qui jeûne toute l'année est comme celui qui ne jeûne pas du tout. Le jeûne de trois jours (par mois) équivaut au jeûne de toute l'année. » J'ai répondu : « Je peux faire plus que cela. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors jeûne comme le Prophète David, qui jeûnait un jour sur deux et ne fuyait jamais devant l'ennemi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2079
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Le vendeur et l’acheteur ont le droit de garder ou de rendre la marchandise tant qu’ils ne se sont pas séparés ; et si les deux disent la vérité et décrivent les défauts et les qualités de la marchandise, ils seront bénis dans leur transaction. Mais s’ils mentent ou cachent quelque chose, la bénédiction de leur transaction sera perdue
- Sahih al-Bukhari, n°2082
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Prophète (ﷺ) a dit : L’acheteur et le vendeur ont le choix d’annuler ou de confirmer la vente tant qu’ils ne se sont pas séparés ; et s’ils disent la vérité et se disent les défauts des choses, alors il y aura une bénédiction dans leur transaction. Mais s’ils cachent quelque chose et mentent, la bénédiction de la transaction sera perdue
- Sahih al-Bukhari, n°2087
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Le fait de jurer (par le vendeur) peut convaincre l’acheteur d’acheter la marchandise, mais cela sera privé de la bénédiction d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°2090
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Allah a fait de La Mecque un sanctuaire, et il n’a jamais été permis à personne avant moi, et il ne sera permis à personne après moi (d’y combattre). Et il m’a été permis d’y combattre seulement quelques heures d’un jour. Personne n’a le droit d’arracher ses plantes épineuses, de couper ses arbres, de chasser son gibier ou de ramasser ce qui est tombé à terre, sauf celui qui l’annonce publiquement. `Abbas bin `Abdul-Muttalib a demandé au Prophète : Sauf l’Al-Idhkhir, pour nos orfèvres et pour les toits de nos maisons. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sauf l’Al-Idhkhir. `Ikrima a dit : Sais-tu ce que signifie chasser son gibier ? C’est le faire sortir de l’ombre et s’asseoir à sa place. Khalid a dit : (`Abbas a dit : l’Al-Idhkhir) pour nos orfèvres et nos tombes
- Sahih al-Bukhari, n°2105
Rapporté par Aisha : (mère des croyants) J'ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) l'a vu, il est resté debout à la porte et n'est pas entré dans la maison. J'ai remarqué qu'il était contrarié, alors j'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je demande pardon à Allah et à Son Messager. (Dis-moi) quel péché j'ai commis. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Et ce coussin ? » J'ai répondu : « Je l'ai acheté pour que tu t'assoies ou t'appuies dessus. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Les peintres (c'est-à-dire les propriétaires de ces images) seront punis le Jour de la Résurrection. Il leur sera dit : “Donnez la vie à ce que vous avez créé (c'est-à-dire peint).” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Les anges n'entrent pas dans une maison où il y a des images. »
- Sahih al-Bukhari, n°2110
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L'acheteur et le vendeur ont le choix d'annuler ou de confirmer la vente tant qu'ils ne se sont pas séparés. S'ils disent la vérité et précisent les défauts de la marchandise, ils seront bénis dans leur transaction. S'ils mentent et cachent certains faits, leur transaction sera privée de la bénédiction d'Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2114
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’acheteur et le vendeur ont tous les deux la possibilité d’annuler ou de confirmer la transaction tant qu’ils ne se sont pas séparés. » Le sous-rappoteur, Hammam, a dit : « J’ai trouvé ceci dans mon livre : ‘L’acheteur et le vendeur se donnent la possibilité de confirmer ou d’annuler la transaction trois fois, et s’ils disent la vérité et mentionnent les défauts, leur transaction sera bénie. Mais s’ils mentent et cachent les défauts, ils pourront en tirer un profit matériel mais seront privés de la bénédiction d’Allah sur leur vente.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2119
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La prière en groupe de l’un d’entre vous a une récompense supérieure de plus de vingt (cinq ou vingt-sept) fois par rapport à sa prière au marché ou chez lui. Car s’il fait ses ablutions complètement puis se rend à la mosquée uniquement pour prier, et que rien ne le pousse à y aller sauf la prière, alors à chaque pas qu’il fait vers la mosquée, il sera élevé d’un degré ou un de ses péchés sera pardonné. Les anges continuent de demander à Allah de lui accorder le pardon et la bénédiction tant qu’il reste assis à sa place de prière. Les anges disent : ‘Ô Allah, bénis-le ! Ô Allah, sois miséricordieux envers lui !’ tant qu’il ne fait pas de chose qui annule l’ablution ou qui dérange les autres. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « On est considéré en prière tant qu’on attend la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°2168
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « Barira est venue me voir et m’a dit : ‘Je me suis mise d’accord avec mes maîtres pour leur payer neuf uqiyas (d’or) en plusieurs fois, une uqiya par an ; aide-moi, s’il te plaît.’ J’ai dit : ‘Je suis prête à payer la totalité maintenant si tes maîtres acceptent que ton Wala’ me revienne.’ Barira est allée voir ses maîtres pour leur transmettre l’offre, mais ils ont refusé. Elle est revenue, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) était présent. Barira a dit : ‘Je leur ai parlé de l’offre mais ils ont refusé et ont insisté pour garder le Wala’.’ Le Prophète (ﷺ) a entendu cela. » `Aisha a raconté toute l’histoire au Prophète. Il lui a dit : « Achète-la et stipule que le Wala’ sera pour toi, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. » `Aisha l’a fait. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé devant les gens, a glorifié Allah, puis a dit : « Amma Ba`du ! Que dire des gens qui imposent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Toute condition qui n’est pas dans le Livre d’Allah est invalide, même s’il y en a cent, car les décisions d’Allah sont les bonnes et Ses conditions sont les plus fermes, et le Wala’ revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2199
Rapporté par Ibn Shihab : Si quelqu’un achète des fruits avant que leur qualité ne soit évidente et qu’ensuite ils soient abîmés par une maladie, la perte sera pour le propriétaire (et non pour l’acheteur). Rapporté aussi par Salim bin 'Abdullah d’après Ibn Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vendez ni n’achetez des fruits avant que leur qualité ne soit évidente, et ne vendez pas de fruits frais (dattes) contre des dattes sèches. »
- Sahih al-Bukhari, n°2225
Rapporté par Sa`id bin Abu Al-Hasan : Alors que j’étais avec Ibn `Abbas, un homme est venu et a dit : « Ô père d’`Abbas ! Je gagne ma vie avec mon travail manuel et je fais ces images. » Ibn `Abbas a dit : « Je vais seulement te dire ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). Je l’ai entendu dire : ‘Celui qui fait une image sera puni par Allah jusqu’à ce qu’il lui donne la vie, et il ne pourra jamais lui donner la vie.’ » En entendant cela, l’homme a poussé un soupir et son visage est devenu pâle. Ibn `Abbas lui a dit : « Quel dommage ! Si tu insistes pour faire des images, je te conseille de faire des images d’arbres ou de choses inanimées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2348
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, le Prophète (ﷺ) racontait une histoire alors qu'un bédouin était assis avec lui. « Un des habitants du Paradis demandera à Allah la permission de cultiver la terre. Allah lui demandera : “N'es-tu pas déjà dans les plaisirs que tu aimes ?” Il répondra : “Oui, mais j'aime cultiver la terre.” » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Quand l'homme sera autorisé, il sèmera des graines et les plantes pousseront, mûriront et seront prêtes à être récoltées, et cela deviendra aussi grand que des montagnes en un clin d'œil. Allah lui dira alors : “Ô fils d'Adam ! Prends, voilà, récolte ; rien ne te satisfait.” » À ce moment, le bédouin a dit : « Cet homme doit être soit un Qouraychite (c'est-à-dire un émigrant), soit un Ansari, car ce sont des cultivateurs, alors que nous ne le sommes pas. » Le Prophète (ﷺ) a souri à cela
- Sahih al-Bukhari, n°2356
Rapporté par `Abdullah (bin Mas`ud) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure faussement pour priver quelqu’un de ses biens rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Allah a révélé : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit… » (3.77). Al-Ashath est venu (là où `Abdullah racontait) et a dit : « Qu’a dit Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) ? Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain d’un cousin. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé d’apporter des témoins pour confirmer ma réclamation. J’ai dit : ‘Je n’ai pas de témoins.’ Il a dit : ‘Alors, que le défendeur prête serment.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va jurer faussement tout de suite.’ Ensuite, le Prophète (ﷺ) a mentionné ce récit et Allah a révélé le verset pour confirmer ce qu’il avait dit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2357
Rapporté par `Abdullah (bin Mas`ud) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure faussement pour priver quelqu’un de ses biens rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Allah a révélé : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit… » (3.77). Al-Ashath est venu (là où `Abdullah racontait) et a dit : « Qu’a dit Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) ? Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain d’un cousin. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé d’apporter des témoins pour confirmer ma réclamation. J’ai dit : ‘Je n’ai pas de témoins.’ Il a dit : ‘Alors, que le défendeur prête serment.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va jurer faussement tout de suite.’ Ensuite, le Prophète (ﷺ) a mentionné ce récit et Allah a révélé le verset pour confirmer ce qu’il avait dit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2371
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Garder des chevaux peut être une source de récompense pour certains, un moyen de subsistance pour d’autres, ou un fardeau pour d’autres encore. Celui pour qui le cheval sera une source de récompense est celui qui le garde pour la cause d’Allah et l’attache avec une longue corde dans un pâturage ou un jardin. Il recevra une récompense équivalente à ce que la longueur de la corde permet au cheval de manger dans le pâturage ou le jardin. Si le cheval casse sa corde et franchit une ou deux collines, alors toutes ses traces et même ses crottins seront comptés comme de bonnes actions pour son propriétaire. S’il passe près d’une rivière et boit, cela sera aussi considéré comme une bonne action pour son propriétaire, même s’il n’avait pas l’intention de l’abreuver. Les chevaux sont une protection contre la pauvreté pour celui qui les garde pour gagner sa vie sans avoir à demander aux autres, tout en donnant à Allah ce qui Lui revient (comme les prières) avec ce qu’il gagne, et sans les surcharger. Celui qui garde des chevaux par orgueil, pour se vanter ou nuire aux musulmans, ses chevaux seront pour lui une source de péchés. » Quand on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des ânes, il a répondu : « Rien de particulier ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général qui s’applique à tout : “Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra (le jour de la Résurrection).” »
- Sahih al-Bukhari, n°2416
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prête serment à tort pour s’approprier le bien d’un musulman rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Al-Ash’ath a dit : Par Allah, cette parole me concernait. J’avais un terrain en commun avec un juif, et plus tard, le juif a nié que j’en étais propriétaire, alors je l’ai amené devant le Prophète qui m’a demandé si j’avais une preuve. Comme j’ai répondu non, le Prophète a demandé au juif de prêter serment. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va prêter serment et me priver de mon bien. » Alors, Allah a révélé ce verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit... »
- Sahih al-Bukhari, n°2417
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prête serment à tort pour s’approprier le bien d’un musulman rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Al-Ash’ath a dit : Par Allah, cette parole me concernait. J’avais un terrain en commun avec un juif, et plus tard, le juif a nié que j’en étais propriétaire, alors je l’ai amené devant le Prophète qui m’a demandé si j’avais une preuve. Comme j’ai répondu non, le Prophète a demandé au juif de prêter serment. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va prêter serment et me priver de mon bien. » Alors, Allah a révélé ce verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit... »
- Sahih al-Bukhari, n°2434
Rapporté par Abu Huraira : Quand Allah a accordé la victoire à Son Messager sur les gens de La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé parmi les gens et, après avoir glorifié Allah, a dit : « Allah a interdit le combat à La Mecque et a donné l’autorité à Son Messager et aux croyants sur elle. Le combat y était interdit pour tout le monde avant moi, il m’a été permis pour une partie d’un jour, et il ne sera plus permis à personne après moi. On ne doit pas chasser ses animaux, ni arracher ses buissons épineux, et ramasser ce qui est tombé n’est permis qu’à celui qui en fait l’annonce publique. Celui dont un proche a été tué a le choix d’accepter une compensation ou de demander justice. » Al-‘Abbas a dit : « Sauf l’Idhkhir, car nous l’utilisons dans nos tombes et nos maisons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sauf l’Idhkhir. » Abu Shah, un Yéménite, s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais-le écrire pour moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Écrivez-le pour Abu Shah. » (Le sous-narrateur a demandé à Al-Auza’i) : Que voulait-il dire par « Fais-le écrire, ô Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Le discours qu’il avait entendu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°2447
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’injustice sera une obscurité le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°2454
Rapporté par le père de Salim (c’est-à-dire `Abdullah) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prend injustement une parcelle de la terre d’autrui sera englouti jusqu’aux sept terres le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°2459
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui possède ces quatre caractéristiques sera un hypocrite, et celui qui en a une aura un trait d’hypocrisie jusqu’à ce qu’il l’abandonne : (1) Quand il parle, il ment ; (2) quand il promet, il ne tient pas sa promesse ; (3) quand il fait un engagement, il trahit ; (4) et quand il se dispute, il se comporte de façon grossière et insultante. »
- Sahih al-Bukhari, n°2468
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
- Sahih al-Bukhari, n°2476
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’Heure n’arrivera pas avant que le fils de Marie (c’est-à-dire Jésus) ne descende parmi vous comme un dirigeant juste. Il brisera la croix, tuera les porcs et supprimera la taxe Jizya. L’argent sera si abondant que plus personne n’en voudra comme aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°2491
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si quelqu’un affranchit sa part d’un esclave possédé en commun, et qu’il peut payer le prix des autres parts selon la valeur de l’esclave, alors l’esclave sera totalement affranchi ; sinon, il sera affranchi en partie.’ » (Aiyub, un des rapporteurs, n’est pas sûr si la phrase « sinon, il sera affranchi en partie » a été dite par Nafi` ou par le Prophète)
- Sahih al-Bukhari, n°2493
Rapporté par An-Nu`man bin Bashir : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’exemple de la personne qui respecte les ordres et les interdits d’Allah par rapport à ceux qui les transgressent ressemble à des gens qui ont tiré au sort leur place dans un bateau. Certains étaient en haut, d’autres en bas. Quand ceux du bas avaient besoin d’eau, ils devaient monter, ce qui dérangeait les autres. Ils ont alors dit : ‘Faisons un trou dans notre partie du bateau pour prendre de l’eau, sans déranger ceux du dessus.’ Si les gens du dessus les laissaient faire, tout le monde serait perdu ; mais s’ils les en empêchent, tout le monde sera sauvé. »
- Sahih al-Bukhari, n°2515
Rapporté par Abu Wail : Abdullah (bin Mas'ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien de quelqu'un rencontrera Allah alors qu'Allah sera en colère contre lui. » Allah a révélé ce verset pour le confirmer : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash'ath bin Qais est venu nous voir et a demandé ce qu'Abu Abdur-Rehman (c'est-à-dire Ibn Mas'ud) vous disait. Nous lui avons raconté l'histoire. Il a alors dit : « Il a dit la vérité. Ce verset a été révélé à mon sujet. J'avais un différend avec un autre homme au sujet d'un puits et nous avons porté l'affaire devant le Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : “Présente deux témoins pour soutenir ta demande ; sinon, le défendeur a le droit de prêter serment pour réfuter ta demande.” J'ai dit : “Le défendeur ne verra pas d'inconvénient à prêter un faux serment.” Le Messager d'Allah (ﷺ) a alors dit : “Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien d'autrui rencontrera Allah, et Allah sera en colère contre lui.” Allah a ensuite révélé ce qui l'a confirmé. » Al-Ash'ath a alors récité ce verset : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux ! »
- Sahih al-Bukhari, n°2516
Rapporté par Abu Wail : Abdullah (bin Mas'ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien de quelqu'un rencontrera Allah alors qu'Allah sera en colère contre lui. » Allah a révélé ce verset pour le confirmer : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash'ath bin Qais est venu nous voir et a demandé ce qu'Abu Abdur-Rehman (c'est-à-dire Ibn Mas'ud) vous disait. Nous lui avons raconté l'histoire. Il a alors dit : « Il a dit la vérité. Ce verset a été révélé à mon sujet. J'avais un différend avec un autre homme au sujet d'un puits et nous avons porté l'affaire devant le Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : “Présente deux témoins pour soutenir ta demande ; sinon, le défendeur a le droit de prêter serment pour réfuter ta demande.” J'ai dit : “Le défendeur ne verra pas d'inconvénient à prêter un faux serment.” Le Messager d'Allah (ﷺ) a alors dit : “Celui qui prête un faux serment pour s'emparer du bien d'autrui rencontrera Allah, et Allah sera en colère contre lui.” Allah a ensuite révélé ce qui l'a confirmé. » Al-Ash'ath a alors récité ce verset : « En vérité, ceux qui échangent l'alliance d'Allah et leurs serments contre un petit profit... auront un châtiment douloureux ! »
- Sahih al-Bukhari, n°2518
Rapporté par Abu Dhar : J'ai demandé au Prophète : « Quelle est la meilleure action ? » Il a répondu : « Croire en Allah et lutter pour Sa cause. » J'ai ensuite demandé : « Quelle est la meilleure manière d'affranchir un esclave ? » Il a répondu : « Affranchir l'esclave le plus cher et le plus aimé de son maître. » J'ai dit : « Et si je n'en ai pas les moyens ? » Il a dit : « Aide une personne faible ou fais du bien à quelqu'un qui ne peut pas travailler pour lui-même. » J'ai dit : « Et si je ne peux pas faire cela ? » Il a dit : « Évite de faire du mal aux autres, cela sera considéré comme une aumône pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2529
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La valeur des actes dépend des intentions, et chaque personne sera récompensée selon son intention. Ainsi, celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager. Mais celui qui a émigré pour obtenir des biens matériels ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sahih al-Bukhari, n°2560
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Barira est venue demander de l’aide pour son contrat d’affranchissement, qui était de cinq uqiya (d’or) à payer en cinq versements annuels. 'Aishah lui a dit : « Penses-tu que si je paie toute la somme d’un coup, tes maîtres accepteraient de te vendre à moi, et je te libérerais, et ton Wala’ serait pour moi ? » Barira en a parlé à ses maîtres, qui ont refusé à moins que le Wala’ soit pour eux. 'Aishah a raconté cela au Messager d’Allah (ﷺ), qui lui a dit : « Achète Barira, affranchis-la, et le Wala’ sera pour celui qui libère. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Que dire de ceux qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Si quelqu’un pose une condition qui n’est pas dans les lois d’Allah, cette condition est nulle. La condition d’Allah est la vérité et plus solide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2561
Rapporté par `Urwa : `Aisha lui a dit que Barirah était venue lui demander de l’aide pour son contrat d’affranchissement (pour une certaine somme) alors qu’elle n’avait encore rien payé. `Aisha lui a dit : « Retourne voir tes maîtres, et s’ils acceptent que je paie la somme de ton contrat et que j’obtienne ton Wala’, je le ferai. » Barirah en a informé ses maîtres, qui ont refusé et ont dit : « Si elle (c’est-à-dire `Aisha) cherche la récompense d’Allah, elle peut le faire, mais ton Wala’ sera pour nous. » `Aisha a raconté cela au Messager d’Allah, qui lui a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le Wala’ est pour celui qui libère. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a dit : « Que dire des gens qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Celui qui pose des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah, ces conditions sont nulles, même s’il les pose cent fois. Les conditions d’Allah sont la vérité et plus solides. »
- Sahih al-Bukhari, n°2563
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Barirah est venue (voir `Aisha) et a dit : « J’ai conclu un contrat d’affranchissement avec mes maîtres pour neuf uqiyas (d’or) à payer en versements annuels. Je viens donc te demander de l’aide. » `Aisha a dit : « Si tes maîtres acceptent, je leur paierai la somme d’un coup et je te libérerai à condition que ton Wala’ soit pour moi. » Barirah est allée voir ses maîtres, mais ils ont refusé cette offre. Elle est revenue et a dit : « Je leur ai proposé, mais ils ont refusé, sauf si le Wala’ était pour eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu cela et m’a interrogée à ce sujet, et je lui ai expliqué. Il a alors dit : « Achète-la, affranchis-la et pose comme condition que le Wala’ soit pour toi, car le Wala’ est pour celui qui libère. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé devant les gens, a glorifié et loué Allah, puis a dit : ‘Ensuite : Que dire de certains qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Toute condition qui n’est pas dans les lois d’Allah est nulle, même s’il y en a cent. L’ordonnance d’Allah est la vérité, et la condition d’Allah est plus forte et plus solide. Pourquoi certains d’entre vous disent-ils : “Untel, affranchis l’esclave mais le Wala’ sera pour moi ?” En vérité, le Wala’ est pour celui qui libère.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2565
Rapporté par `Abdul Wahid bin Aiman : Je suis allé voir `Aisha et j’ai dit : « J’étais l’esclave de `Utba bin Abu Lahab. `Utba est mort et ses fils sont devenus mes maîtres, puis ils m’ont vendu à Ibn Abu `Amr qui m’a affranchi. Les fils de `Utba ont posé comme condition que mon Wala’ soit pour eux. » `Aisha a dit : « Barirah est venue me voir, ses maîtres lui avaient donné un contrat d’affranchissement et elle m’a demandé de l’acheter et de l’affranchir. J’ai accepté, mais Barirah m’a dit que ses maîtres ne la vendraient que si le Wala’ était pour eux. » `Aisha a dit : « Je n’ai pas besoin de cela. » Quand le Prophète (ﷺ) a entendu cela, ou qu’on le lui a rapporté, il a demandé à `Aisha. Elle a expliqué ce que Barirah lui avait dit. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Achète-la, affranchis-la et qu’ils posent les conditions qu’ils veulent. » Ainsi, `Aisha l’a achetée et affranchie, et ses maîtres ont posé comme condition que son Wala’ soit pour eux. Le Prophète a dit : « Le Wala’ sera pour celui qui libère, même s’ils posent cent conditions. »
- Sahih al-Bukhari, n°2666
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un fait un faux serment pour s’approprier injustement le bien d’un musulman, alors Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Al-Ash’ath m’a informé : « Par Allah ! Cela a été dit à propos de moi. Il y avait un litige sur un terrain entre moi et un homme juif qui niait mon droit. Je l’ai amené devant le Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé : ‘As-tu une preuve ?’ J’ai répondu non. Il a dit au Juif : ‘Fais un serment.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va sûrement jurer et prendre mon bien injustement.’ Alors Allah a révélé : ‘Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit…’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2667
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un fait un faux serment pour s’approprier injustement le bien d’un musulman, alors Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Al-Ash’ath m’a informé : « Par Allah ! Cela a été dit à propos de moi. Il y avait un litige sur un terrain entre moi et un homme juif qui niait mon droit. Je l’ai amené devant le Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé : ‘As-tu une preuve ?’ J’ai répondu non. Il a dit au Juif : ‘Fais un serment.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va sûrement jurer et prendre mon bien injustement.’ Alors Allah a révélé : ‘Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit…’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2669
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier injustement un bien, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. Allah a confirmé cela dans Sa Révélation : “Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux.” (3.77) Al-Ash’ath bin Qais est venu nous voir et a demandé : “Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) vous raconte ?” Nous lui avons dit ce qu’il nous rapportait. Il a dit : “Il dit la vérité ; ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un différend avec un homme, et l’affaire a été portée devant le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : ‘Présente deux témoins, sinon le défendeur devra prêter serment.’ J’ai dit : ‘Le défendeur prêtera sûrement un faux serment sans scrupule.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera.’ Ensuite, Allah a révélé la confirmation de cela.” Al-Ash’ath a alors récité le verset mentionné
- Sahih al-Bukhari, n°2670
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier injustement un bien, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. Allah a confirmé cela dans Sa Révélation : “Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux.” (3.77) Al-Ash’ath bin Qais est venu nous voir et a demandé : “Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) vous raconte ?” Nous lui avons dit ce qu’il nous rapportait. Il a dit : “Il dit la vérité ; ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un différend avec un homme, et l’affaire a été portée devant le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : ‘Présente deux témoins, sinon le défendeur devra prêter serment.’ J’ai dit : ‘Le défendeur prêtera sûrement un faux serment sans scrupule.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera.’ Ensuite, Allah a révélé la confirmation de cela.” Al-Ash’ath a alors récité le verset mentionné
- Sahih al-Bukhari, n°2673
Rapporté par Ibn Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. »
- Sahih al-Bukhari, n°2676
Rapporté par Abu Wail d’après `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’un autre (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite confirmé cela en révélant le verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash’ath m’a rencontré et m’a demandé : « Qu’est-ce que `Abdullah t’a dit aujourd’hui ? » J’ai répondu : « Ceci et cela. » Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos de mon cas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2677
Rapporté par Abu Wail d’après `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’un autre (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite confirmé cela en révélant le verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux. » (3.77) Al-Ash’ath m’a rencontré et m’a demandé : « Qu’est-ce que `Abdullah t’a dit aujourd’hui ? » J’ai répondu : « Ceci et cela. » Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos de mon cas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2687
Rapporté par Um Al-Ala : Lorsque les Ansar ont tiré au sort pour savoir quel émigrant logerait chez quel Ansar, le nom de `Uthman bin Mazun est tombé chez nous. Um Al-Ala a ajouté : « `Uthman a séjourné chez nous, nous l’avons soigné quand il est tombé malade, mais il est décédé. Nous l’avons enveloppé dans ses vêtements, et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez nous. J’ai dit (en m’adressant à `Uthman décédé) : “Ô Abu As-Sa’ib ! Qu’Allah te fasse miséricorde. Je témoigne qu’Allah t’a béni.” Le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Comment sais-tu qu’Allah l’a béni ?” J’ai répondu : “Je ne sais pas, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mes parents soient sacrifiés pour toi.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “En ce qui concerne `Uthman, par Allah, il est mort et je lui souhaite tout le bien, mais par Allah, même si je suis le Messager d’Allah (ﷺ), je ne sais pas ce qui lui sera réservé.” Um Al-Ala a ajouté : “Par Allah, je ne témoignerai plus de la piété de personne après lui. Ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit m’a attristée.” Um Al-Ala a ajouté : “Une fois, j’ai rêvé d’un ruisseau qui coulait pour `Uthman. Je suis allée le raconter au Messager d’Allah (ﷺ), il a dit : ‘C’est (le symbole de) ses bonnes actions.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2697
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un invente quelque chose qui ne fait pas partie de notre religion, cela sera rejeté. »
- Sahih al-Bukhari, n°2699
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu faire la `Umra au mois de Dhul-Qada, les habitants de La Mecque ne l’ont pas laissé entrer jusqu’à ce qu’il conclue un accord avec eux pour ne rester que trois jours. Quand le document du traité a été rédigé, il était écrit : « Voici les conditions sur lesquelles Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), a accepté la paix. » Ils ont dit : « Nous ne sommes pas d’accord avec cela, car si nous croyions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’en empêcherions pas, mais tu es Muhammad bin `Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et aussi Muhammad bin `Abdullah. » Puis il a dit à `Ali : « Efface les mots ‘le Messager d’Allah (ﷺ)’. » Mais `Ali a dit : « Non, par Allah, je n’effacerai jamais ton nom. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a pris le document et a écrit : « Voici ce que Muhammad bin `Abdullah a accepté : aucune arme ne sera apportée à La Mecque sauf dans leurs fourreaux, et personne parmi les gens de La Mecque ne sera autorisé à partir avec lui (le Prophète (ﷺ)), même s’il veut le suivre, et il (le Prophète (ﷺ)) n’empêchera aucun de ses compagnons de rester à La Mecque s’il le souhaite. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque et que le délai est passé, les Mecquois sont allés voir `Ali et ont dit : « Dis à ton ami (le Prophète (ﷺ)) de partir, car la période convenue est terminée. » Le Prophète (ﷺ) est donc sorti de La Mecque. La fille de Hamza a couru derrière eux (le Prophète (ﷺ) et ses compagnons), en appelant : « Ô oncle ! Ô oncle ! » `Ali l’a accueillie, l’a prise par la main et a dit à Fatima : « Prends la fille de ton oncle. » Zaid et Ja`far se sont disputés à son sujet. `Ali a dit : « J’ai plus de droits sur elle, car elle est la fille de mon oncle. » Ja`far a dit : « C’est la fille de mon oncle, et sa tante est ma femme. » Zaid a dit : « C’est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) a décidé qu’elle devait être confiée à sa tante, et a dit que la tante est comme la mère. Il a ensuite dit à Ali : « Tu fais partie de moi et je fais partie de toi », et a dit à Ja`far : « Tu me ressembles par le caractère et l’apparence », et a dit à Zaid : « Tu es notre frère (en foi) et notre affranchi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2703
Rapporté par Anas : Ar-Rabi, la fille d’An-Nadr, a cassé la dent d’une fille, et les proches d’Ar-Rabi` ont demandé aux proches de la fille d’accepter une compensation et de pardonner, mais ils ont refusé. Ils sont donc allés voir le Prophète (ﷺ) qui a ordonné qu’on applique la loi du talion. Anas bin An-Nadr a demandé : « Ô Messager d’Allah ! La dent d’Ar-Rabi` sera-t-elle cassée ? Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Anas ! La loi d’Allah ordonne le talion. » Plus tard, les proches de la fille ont accepté et ont pardonné. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment. » Anas a ajouté : « Les gens ont accepté la compensation. »
- Sahih al-Bukhari, n°2704
Rapporté par Al-Hasan Al-Basri : Par Allah, Al-Hasan bin `Ali a mené de grandes armées comme des montagnes contre Muawiya. `Amr bin Al-As a dit (à Muawiya) : « Je vois vraiment des armées qui ne reculeront pas avant d’avoir tué leurs adversaires. » Muawiya, qui était vraiment le meilleur des deux hommes, lui a répondu : « Ô `Amr ! Si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui restera avec moi pour s’occuper des affaires du peuple, qui restera avec moi pour leurs femmes, qui restera avec moi pour leurs enfants ? » Muawiya a alors envoyé deux hommes Qurayshites de la tribu de `Abd-i-Shams, appelés `Abdur Rahman bin Sumura et `Abdullah bin 'Amir bin Kuraiz, vers Al-Hasan en leur disant : « Allez voir cet homme (Al-Hasan) et négociez la paix avec lui, discutez et persuadez-le. » Ils sont donc allés voir Al-Hasan, ont discuté et l’ont convaincu d’accepter la paix. Al-Hasan a dit : « Nous, les descendants de `Abdul Muttalib, avons de la richesse et les gens se sont livrés à la violence et à la corruption (et seul l’argent les calmera). » Ils ont dit à Al-Hasan : « Muawiya t’offre ceci et cela, et il te demande d’accepter la paix. » Al-Hasan leur a dit : « Mais qui sera responsable de ce que vous avez dit ? » Ils ont répondu : « Nous en serons responsables. » Ainsi, tout ce qu’Al-Hasan demandait, ils disaient : « Nous en serons responsables pour toi. » Al-Hasan a donc conclu un traité de paix avec Muawiya. Al-Hasan (Al-Basri) a dit : J’ai entendu Abu Bakr dire : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sur la chaire et Al-Hasan bin `Ali était à ses côtés. Le Prophète (ﷺ) regardait tantôt les gens, tantôt Al-Hasan bin `Ali, en disant : ‘Ce fils à moi est un chef, et qu’Allah fasse la paix entre deux grands groupes de musulmans grâce à lui.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2717
Rapporté par `Urwa : Aisha m’a raconté que Barirah était venue lui demander de l’aide pour rédiger un contrat d’affranchissement, alors qu’elle n’avait encore rien payé de sa somme. Aisha lui a dit : « Va voir tes maîtres et s’ils acceptent que je paie ton prix (et que je t’affranchisse) à condition que ton Wala’ me revienne, je paierai la somme. » Barirah en a parlé à ses maîtres, mais ils ont refusé et ont dit : « Si Aisha veut te faire une faveur, qu’elle le fasse, mais ton Wala’ sera pour nous. » Aisha a informé le Messager d’Allah (ﷺ) de cela et il lui a dit : « Achète et affranchis Barirah, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2724
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je te demande, par Allah, de juger mon cas selon les lois d’Allah. » Son adversaire, qui était plus instruit, a dit : « Oui, juge entre nous selon les lois d’Allah, et permets-moi de parler. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Parle. » Il (c’est-à-dire le bédouin ou l’autre homme) a dit : « Mon fils travaillait comme ouvrier pour cet homme et il a commis un acte illégal avec sa femme. Les gens m’ont dit qu’il devait être lapidé, alors j’ai racheté mon fils en donnant cent moutons et une esclave. Ensuite, j’ai demandé aux savants religieux, qui m’ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé un an, et que la femme de cet homme devait être lapidée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme, je jugerai entre vous selon les lois d’Allah. L’esclave et les moutons doivent te revenir, ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Toi, Unais, va voir la femme de cet homme et si elle avoue, lapide-la. » Unais est allé voir cette femme le lendemain matin, elle a avoué, et le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné qu’elle soit lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°2725
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je te demande, par Allah, de juger mon cas selon les lois d’Allah. » Son adversaire, qui était plus instruit, a dit : « Oui, juge entre nous selon les lois d’Allah, et permets-moi de parler. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Parle. » Il (c’est-à-dire le bédouin ou l’autre homme) a dit : « Mon fils travaillait comme ouvrier pour cet homme et il a commis un acte illégal avec sa femme. Les gens m’ont dit qu’il devait être lapidé, alors j’ai racheté mon fils en donnant cent moutons et une esclave. Ensuite, j’ai demandé aux savants religieux, qui m’ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé un an, et que la femme de cet homme devait être lapidée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme, je jugerai entre vous selon les lois d’Allah. L’esclave et les moutons doivent te revenir, ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Toi, Unais, va voir la femme de cet homme et si elle avoue, lapide-la. » Unais est allé voir cette femme le lendemain matin, elle a avoué, et le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné qu’elle soit lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°2735
Rapporté par ‘Amra : ‘Aisha a dit que Barirah est venue lui demander de l’aide pour obtenir son affranchissement. ‘Aisha lui a dit : « Si tu veux, je paierai tes maîtres (ton prix) et le droit de protection (wala’) sera pour moi. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, elle lui en a parlé. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Achète-la (c’est-à-dire Barirah) et affranchis-la, car le wala’ revient à celui qui affranchit. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) monta sur le minbar et dit : « Que dire de ceux qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Celui qui pose de telles conditions, même s’il en pose cent, elles sont toutes invalides. »
- Sahih al-Bukhari, n°2742
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade à La Mecque (‘Amir, le sous-narrateur, a dit qu’il n’aimait pas mourir dans la terre d’où il avait émigré). Il (le Prophète) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Afra (Sa’d bin Khaula). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), puis-je léguer tous mes biens (en aumône) ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors puis-je léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, mais même un tiers c’est trop. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que pauvres et dépendants des autres, et tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah sera considéré comme une aumône, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. Allah peut prolonger ta vie afin que certains profitent de toi et que d’autres soient affectés par toi. » À ce moment-là, Sa’d n’avait qu’une seule fille
- Sahih al-Bukhari, n°2756
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin ‘Ubada est décédée en son absence. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte alors que je n’étais pas là ; cela lui sera-t-il utile si je donne une aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que j’ai donné mon jardin appelé Al Makhraf en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2762
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin Ubada, le frère de Bani Saida, est morte en l’absence de Sa‘d. Il est donc allé voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte en mon absence, cela lui sera-t-il utile si je donne en aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que je donne mon jardin Al-Makhraf en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2770
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ma mère est morte, cela lui sera-t-il utile si je donne en aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit par l’affirmative. L’homme dit : « J’ai un jardin et je te prends à témoin que je le donne en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2776
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Mes héritiers n’hériteront ni dinar ni dirham (c’est-à-dire d’argent), car tout ce que je laisse (sauf ce qui est nécessaire pour subvenir aux besoins de mes épouses et payer les salaires de mes employés) sera donné en aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°2801
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a envoyé soixante-dix hommes de la tribu de Bani Salim vers la tribu de Bani Amir. Quand ils sont arrivés, mon oncle maternel leur a dit : Je vais passer devant vous, et si on me laisse transmettre le message du Messager d'Allah (ﷺ), ce sera bien ; sinon, vous resterez près de moi. Il est donc passé devant eux et les polythéistes lui ont accordé la sécurité. Mais pendant qu'il transmettait le message du Prophète (ﷺ), ils ont fait signe à l'un des leurs qui l'a poignardé à mort. Mon oncle maternel a dit : Allah est le Plus Grand ! Par le Seigneur de la Ka`ba, j'ai réussi. Ensuite, ils ont attaqué le reste du groupe et les ont tous tués sauf un homme boiteux qui a grimpé en haut de la montagne. (Hammam, un des rapporteurs, a dit : Je pense qu'un autre homme a aussi été sauvé avec lui). Gabriel a informé le Prophète (ﷺ) qu'ils (c'est-à-dire les martyrs) ont rencontré leur Seigneur, et Il était satisfait d'eux et les a rendus heureux. Nous récitions : Informez notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur, Il est satisfait de nous et Il nous a rendus heureux. Plus tard, ce verset du Coran a été annulé. Le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pendant quarante jours pour maudire les meurtriers des tribus de Ral, Dhakwan, Bani Lihyan et Bam Usaiya qui ont désobéi à Allah et à son Messager
- Sahih al-Bukhari, n°2805
Rapporté par Anas : Mon oncle Anas bin An-Nadr était absent à la bataille de Badr. Il a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai été absent lors de la première bataille que tu as menée contre les polythéistes. (Par Allah) si Allah me donne l'occasion de combattre les polythéistes, sans aucun doute, Allah verra comment je combattrai. Le jour d'Uhud, quand les musulmans ont tourné le dos et se sont enfuis, il a dit : Ô Allah ! Je m'excuse auprès de Toi pour ce qu'ont fait ceux-ci (c'est-à-dire ses compagnons), et je désavoue ce qu'ont fait ceux-là (c'est-à-dire les polythéistes). Puis il a avancé et Sa`d bin Mu`adh l'a rencontré. Il a dit : Ô Sa`d bin Mu`adh ! Par le Seigneur d'An-Nadr, le Paradis ! Je sens son parfum venant de devant (la montagne de) Uhud. Plus tard, Sa`d a dit : Ô Messager d'Allah ! Je ne peux pas faire ce qu'il (c'est-à-dire Anas bin An-Nadr) a fait. Nous avons trouvé plus de quatre-vingts blessures par des épées et des flèches sur son corps. Nous l'avons trouvé mort et son corps était tellement mutilé que seule sa sœur a pu le reconnaître par ses doigts. Nous pensions que le verset suivant avait été révélé à son sujet et à propos d'autres hommes comme lui : Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah... (33.23). Sa sœur Ar-Rubbaya' a cassé une dent d'une femme et le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné la loi du talion. À ce moment-là, Anas (bin An-Nadr) a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, la dent de ma sœur ne sera pas cassée. Ensuite, les adversaires de la sœur d'Anas ont accepté une compensation et ont renoncé à la vengeance. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Il y a parmi les serviteurs d'Allah des gens dont les serments sont exaucés par Allah quand ils les prononcent
- Sahih al-Bukhari, n°2806
Rapporté par Anas : Mon oncle Anas bin An-Nadr était absent à la bataille de Badr. Il a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai été absent lors de la première bataille que tu as menée contre les polythéistes. (Par Allah) si Allah me donne l'occasion de combattre les polythéistes, sans aucun doute, Allah verra comment je combattrai. Le jour d'Uhud, quand les musulmans ont tourné le dos et se sont enfuis, il a dit : Ô Allah ! Je m'excuse auprès de Toi pour ce qu'ont fait ceux-ci (c'est-à-dire ses compagnons), et je désavoue ce qu'ont fait ceux-là (c'est-à-dire les polythéistes). Puis il a avancé et Sa`d bin Mu`adh l'a rencontré. Il a dit : Ô Sa`d bin Mu`adh ! Par le Seigneur d'An-Nadr, le Paradis ! Je sens son parfum venant de devant (la montagne de) Uhud. Plus tard, Sa`d a dit : Ô Messager d'Allah ! Je ne peux pas faire ce qu'il (c'est-à-dire Anas bin An-Nadr) a fait. Nous avons trouvé plus de quatre-vingts blessures par des épées et des flèches sur son corps. Nous l'avons trouvé mort et son corps était tellement mutilé que seule sa sœur a pu le reconnaître par ses doigts. Nous pensions que le verset suivant avait été révélé à son sujet et à propos d'autres hommes comme lui : Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah... (33.23). Sa sœur Ar-Rubbaya' a cassé une dent d'une femme et le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné la loi du talion. À ce moment-là, Anas (bin An-Nadr) a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, la dent de ma sœur ne sera pas cassée. Ensuite, les adversaires de la sœur d'Anas ont accepté une compensation et ont renoncé à la vengeance. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Il y a parmi les serviteurs d'Allah des gens dont les serments sont exaucés par Allah quand ils les prononcent
- Sahih al-Bukhari, n°2808
Rapporté par Al-Bara : Un homme dont le visage était couvert d'un masque de fer (c'est-à-dire en armure) est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Dois-je combattre ou embrasser l'islam d'abord ? Le Prophète (ﷺ) a dit : Embrasse l'islam d'abord, puis combats. Il a donc embrassé l'islam, puis il a été martyrisé. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Peu d'actes, mais une grande récompense. (Il a fait très peu de choses après avoir embrassé l'islam, mais il sera largement récompensé)
- Sahih al-Bukhari, n°2811
Rapporté par Abu `Abs (qui est `Abdur-Rahman bin Jabir) : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Toute personne dont les deux pieds sont couverts de poussière dans la cause d'Allah ne sera pas touchée par le feu (de l'Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°2812
Rapporté par `Ikrima : Ibn `Abbas lui a dit, ainsi qu'à `Ali bin `Abdullah, d'aller voir Abu Sa`id et d'écouter certains de ses récits. Ils y sont donc allés et ont vu Abu Sa`id et son frère en train d’irriguer leur jardin. Quand il les a vus, il est venu vers eux, s’est assis en repliant ses jambes sous son vêtement et a dit : « Pendant la construction de la mosquée du Prophète, nous portions les briques une par une, alors que `Ammar en portait deux à la fois. Le Prophète (ﷺ) est passé près de `Ammar, a enlevé la poussière sur sa tête et a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à `Ammar. Il sera tué par un groupe rebelle et agressif. `Ammar les invitera à obéir à Allah et eux l’inviteront au feu (de l’Enfer).” »
- Sahih al-Bukhari, n°2841
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dépense deux choses dans la cause d’Allah sera appelé par tous les gardiens des portes du Paradis qui diront : ‘Ô untel ! Viens ici.’ » Abu Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! De telles personnes ne seront jamais perdues. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’espère que tu seras l’un d’eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°2853
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un garde un cheval pour la cause d’Allah, poussé par sa foi en Allah et sa confiance en Sa promesse, alors il sera récompensé au Jour de la Résurrection pour tout ce que le cheval aura mangé ou bu, ainsi que pour ses excréments et son urine. »
- Sahih al-Bukhari, n°2860
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les chevaux sont gardés pour trois raisons : pour certains, ils sont une source de récompense ; pour d’autres, un moyen de protection ; et pour d’autres encore, une source de péchés. Celui pour qui ils sont une source de récompense est celui qui garde un cheval pour la cause d’Allah, l’attachant avec une longue corde dans un pré ou un jardin, et tout ce qu’il mange dans cet endroit sera compté comme de bonnes actions pour lui. Si le cheval casse sa corde et saute par-dessus une ou deux buttes, même ses excréments et ses traces seront comptés comme des bonnes actions pour lui. S’il passe près d’une rivière et boit de l’eau, même sans que son propriétaire ait eu l’intention de l’abreuver, il recevra une récompense pour cela. Quant à celui pour qui les chevaux sont une source de péchés, c’est celui qui garde un cheval par orgueil, pour se vanter ou pour montrer de l’hostilité envers les musulmans : ce cheval sera pour lui une source de péchés. Quand on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) à propos des ânes, il a répondu : « Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset unique et général : ‘Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra ; et quiconque fait le poids d’un atome de mal le verra.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2915
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ), alors qu’il était sous une tente le jour de la bataille de Badr, a dit : « Ô Allah ! Je Te demande l’accomplissement de Ta promesse et de Ton engagement. Ô Allah ! Si Tu veux (détruire les croyants), Tu ne seras plus jamais adoré après aujourd’hui. » Abou Bakr lui a pris la main et a dit : « Cela suffit, Ô Messager d’Allah ! Tu as beaucoup insisté auprès d’Allah. » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) portait son armure. Il est sorti en me disant : « Leur groupe sera mis en déroute et ils tourneront le dos. Non, l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution) et cette Heure sera plus terrible et plus amère (que leur défaite dans ce monde). » (54.45-46) Khalid a dit que cela s’est passé le jour de la bataille de Badr
- Sahih al-Bukhari, n°2945
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) partit pour Khaibar et y arriva la nuit. Il n’attaquait jamais un peuple la nuit, mais attendait le lever du jour. Quand le jour se leva, les Juifs sortirent avec leurs sacs et leurs pelles. En voyant le Prophète, ils dirent : « Muhammad et son armée ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Allahu Akbar ! (Allah est le Plus Grand) Khaibar est perdue, car chaque fois que nous arrivons près d’un peuple (ennemi à combattre), ce sera un matin difficile pour ceux qui ont été avertis. »
- Sahih al-Bukhari, n°2946
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah’, et celui qui dit cela, sa vie et ses biens seront protégés par moi, sauf selon la loi islamique, et son jugement sera avec Allah, soit pour le punir, soit pour lui pardonner. »
- Sahih al-Bukhari, n°2956
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers, mais nous serons les premiers à entrer au Paradis. » Le Prophète a ajouté : « Celui qui m'obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au chef, m'obéit, et celui qui désobéit au chef, me désobéit. L'Imam est comme un abri pour la sécurité duquel les musulmans doivent se battre et où ils doivent chercher protection. Si l'Imam ordonne le bien et juge avec justice, il sera récompensé pour cela. Mais s'il fait le contraire, il en sera responsable. »
- Sahih al-Bukhari, n°2957
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers, mais nous serons les premiers à entrer au Paradis. » Le Prophète a ajouté : « Celui qui m'obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au chef, m'obéit, et celui qui désobéit au chef, me désobéit. L'Imam est comme un abri pour la sécurité duquel les musulmans doivent se battre et où ils doivent chercher protection. Si l'Imam ordonne le bien et juge avec justice, il sera récompensé pour cela. Mais s'il fait le contraire, il en sera responsable. »
- Sahih al-Bukhari, n°3009
Rapporté par Sahl : Le jour de la bataille de Khaybar, le Prophète (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à quelqu’un qui sera victorieux (par la volonté d’Allah), qui aime Allah et Son Messager, et qui est aimé par Allah et Son Messager. » Les gens se demandaient toute la nuit qui recevrait l’étendard, et le matin, chacun espérait être choisi. Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Où est `Ali ? » On lui a dit que `Ali avait mal aux yeux, alors il a appliqué de la salive sur ses yeux et a invoqué Allah pour sa guérison. Il a été guéri aussitôt, comme s’il n’avait rien eu. Le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard. `Ali a dit : « Dois-je les combattre jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous (c’est-à-dire musulmans) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va vers eux avec patience et calme jusqu’à ce que tu entres sur leur territoire. Ensuite, invite-les à l’Islam et informe-les de ce qui leur est demandé, car, par Allah, si Allah guide quelqu’un grâce à toi, c’est mieux pour toi que de posséder des chameaux rouges. »
- Sahih al-Bukhari, n°3027
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Khosrau sera détruit, et il n’y aura plus de Khosrau après lui, et César sera sûrement détruit et il n’y aura plus de César après lui, et vous dépenserez leurs trésors dans la voie d’Allah. » Il a déclaré : « La guerre est tromperie. »
- Sahih al-Bukhari, n°3028
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Khosrau sera détruit, et il n’y aura plus de Khosrau après lui, et César sera sûrement détruit et il n’y aura plus de César après lui, et vous dépenserez leurs trésors dans la voie d’Allah. » Il a déclaré : « La guerre est tromperie. »
- Sahih al-Bukhari, n°3096
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Mes héritiers ne doivent pas prendre ne serait-ce qu’un seul dinar (c’est-à-dire rien de mes biens), et tout ce que je laisse, à part les dépenses de mes épouses et de mes employés, sera une aumône (Sadaqa). »
- Sahih al-Bukhari, n°3120
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Quand Khosrau sera détruit, il n'y aura plus de Khosrau après lui ; et quand César sera détruit, il n'y aura plus de César après lui. Par Celui qui détient ma vie dans Ses mains, vous dépenserez leurs trésors dans la voie d'Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°3121
Rapporté par Jabir bin Samura : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Quand Khosrau sera détruit, il n'y aura plus de Khosrau après lui ; et quand César sera détruit, il n'y aura plus de César après lui. Par Celui qui détient ma vie dans Ses mains, vous dépenserez leurs trésors dans la voie d'Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°3129
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : Quand Az-Zubair s'est levé lors de la bataille d'Al-Jamal, il m'a appelé et je me suis tenu à ses côtés, et il m'a dit : « Ô mon fils ! Aujourd'hui, on sera tué soit comme oppresseur, soit comme opprimé. Je pense que je serai tué comme opprimé. Ce qui m'inquiète le plus, ce sont mes dettes. Penses-tu que, si nous payons les dettes, il restera quelque chose de notre argent ? » Az-Zubair ajouta : « Ô mon fils ! Vends nos biens et paie mes dettes. » Az-Zubair légua alors un tiers de ses biens et un tiers de cette part à ses petits-fils, c'est-à-dire les fils de `Abdullah. Il dit : « Un tiers du tiers. S'il reste des biens après le paiement des dettes, un tiers (du tiers de ce qui reste) doit être donné à tes fils. » (Hisham, un sous-narrateur, ajouta : « Certains des fils de `Abdullah avaient le même âge que les fils d'Az-Zubair, comme Khubaib et `Abbas. `Abdullah avait neuf fils et neuf filles à ce moment-là. » (`Abdullah ajouta :) Mon père (Az-Zubair) n'a cessé d'attirer mon attention sur ses dettes en disant : « Si tu n'arrives pas à payer une partie des dettes, demande l'aide de mon Maître. » Par Allah ! Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire jusqu'à ce que je lui demande : « Ô père ! Qui est ton Maître ? » Il répondit : « Allah (est mon Maître). » Par Allah, chaque fois que j'avais une difficulté à propos de ses dettes, je disais : « Maître d'Az-Zubair ! Paie ses dettes à sa place. » et Allah m'aidait à les payer. Az-Zubair est mort en martyr sans laisser ni dinar ni dirham, mais deux terrains, dont l'un s'appelait Al-Ghaba, et onze maisons à Médine, deux à Bassora, une à Koufa et une en Égypte. En fait, la source de sa dette était que, si quelqu'un lui confiait de l'argent, Az-Zubair disait : « Non, (je ne le garde pas comme dépôt), mais je le prends comme une dette, car j'ai peur qu'il soit perdu. » Az-Zubair n'a jamais été nommé gouverneur ni collecteur de l'impôt du Kharaj ou autre chose de ce genre, mais il a amassé sa richesse (du butin qu'il a gagné) lors des batailles auxquelles il a participé avec le Prophète, Abu Bakr, `Umar et `Uthman. (`Abdullah bin Az-Zubair ajouta :) Quand j'ai compté sa dette, elle s'élevait à deux millions deux cent mille. (Le sous-narrateur ajouta :) Hakim bin Hizam rencontra `Abdullah bin Zubair et demanda : « Ô mon neveu ! À combien s'élève la dette de mon frère ? » `Abdullah la garda secrète et dit : « Cent mille. » Hakim dit : « Par Allah ! Je ne pense pas que tes biens suffiront. » Alors `Abdullah lui dit : « Et si c'est deux millions deux cent mille ? » Hakim dit : « Je ne pense pas que tu puisses la payer ; donc si tu n'arrives pas à tout payer, je t'aiderai. » Az-Zubair avait acheté Al-Ghaba pour cent soixante-dix mille. `Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Puis il appela les gens en disant : « Que toute personne ayant une créance sur Az-Zubair vienne à nous à Al-Ghaba. » `Abdullah bin Ja`far, à qui Az-Zubair devait quatre cent mille, vint à lui. Il dit à `Abdullah bin Az-Zubair : « Si tu veux, je t'en fais cadeau. » `Abdullah (bin Az-Zubair) répondit : « Non. » Puis Ibn Ja`far dit : « Si tu veux, tu peux différer le paiement. » Ibn Az-Zubair dit : « Non. » `Abdullah bin Ja`far dit : « Donne-moi une partie du terrain. » `Abdullah bin Az-Zubair lui dit : « Prends le terrain qui s'étend d'ici à là. » Ainsi, `Abdullah bin Az-Zubair vendit une partie des biens (y compris les maisons) et paya parfaitement la dette, gardant quatre parts et demie du terrain (c'est-à-dire Al-Ghaba). Il alla ensuite voir Mu'awiya alors que `Amr bin `Uthman, Al-Mundhir bin Az-Zubair et Ibn Zam`a étaient assis avec lui. Mu'awiya demanda : « À quel prix as-tu estimé Al-Ghaba ? » Il répondit : « Cent mille pour chaque part. » Mu'awiya demanda : « Combien de parts restent ? » `Abdullah répondit : « Quatre parts et demie. » Al-Mundhir bin Az-Zubair dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » `Amr bin `Uthman dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » Ibn Zam`a dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » Mu'awiya dit : « Combien reste-t-il maintenant ? » `Abdullah répondit : « Une part et demie. » Mu'awiya dit : « Je veux l'acheter pour cent cinquante mille. » `Abdullah vendit aussi sa part à Mu'awiya pour six cent mille. Quand Ibn Az-Zubair eut payé toutes les dettes, les fils d'Az-Zubair lui dirent : « Partage notre héritage entre nous. » Il répondit : « Non, par Allah, je ne le partagerai pas entre vous tant que je n'aurai pas annoncé pendant quatre saisons de Hajj consécutives : “Que ceux qui ont des créances sur Az-Zubair viennent afin que nous puissions les rembourser.” » Il commença donc à l'annoncer publiquement à chaque saison de Hajj, et après quatre ans, il partagea l'héritage entre les héritiers. Az-Zubair avait quatre femmes, et après avoir retiré le tiers de ses biens (selon le testament), chacune de ses femmes reçut un million deux cent mille. Donc, la valeur totale de ses biens était de cinquante millions deux cent mille
- Sahih al-Bukhari, n°3141
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf : Alors que j’étais dans les rangs le jour de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche et j’ai vu deux jeunes garçons Ansar, et j’aurais préféré être entouré de personnes plus fortes. L’un d’eux m’a appelé en disant : « Ô oncle ! Connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui, pourquoi demandes-tu, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah (ﷺ). Par Celui qui détient ma vie, si je le vois, mon corps ne quittera pas le sien avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné par ses paroles. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl marcher parmi les gens. J’ai dit aux garçons : « Regardez, c’est l’homme dont vous parliez. » Ils l’ont alors attaqué tous les deux avec leurs épées et l’ont tué, puis sont allés informer le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Qui parmi vous l’a tué ? » Chacun d’eux a dit : « C’est moi qui l’ai tué. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Avez-vous nettoyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a alors regardé leurs épées et a dit : « Sans aucun doute, vous l’avez tué tous les deux, et le butin du défunt sera donné à Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh. » Les deux garçons étaient Mu‘adh bin ‘Afra et Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh
- Sahih al-Bukhari, n°3143
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il me l’a donné. Je lui ai demandé encore, il m’a donné, puis il m’a dit : ‘Ô Hakim ! Cette richesse est comme un fruit vert et sucré. Celui qui la prend sans avidité est béni, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus rien à personne après toi jusqu’à quitter ce monde.’ Ainsi, quand Abu Bakr, pendant son califat, a appelé Hakim pour lui donner de l’argent, Hakim a refusé. Une fois, ‘Umar l’a aussi appelé pour lui donner quelque chose, mais Hakim a refusé, alors ‘Umar a dit : ‘Ô musulmans ! Je lui donne (à Hakim) ce qu’Allah lui a attribué de ce butin, mais il refuse de le prendre.’ Hakim n’a donc plus rien accepté de personne après le Prophète (ﷺ) jusqu’à sa mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°3163
Rapporté par Yahya bin Sa`id : Une fois, le Prophète (ﷺ) a appelé les Ansar pour leur accorder une partie des terres de Bahreïn. Ils ont répondu : « Non ! Par Allah, nous n’accepterons que si tu donnes la même chose à nos frères des Quraysh. » Il a dit : « Ce sera à eux si Allah le veut. » Mais comme les Ansar insistaient, il a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes privilégiées par rapport à vous dans ce domaine ; dans ce cas, soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez au bassin (d’Al-Kawthar). »
- Sahih al-Bukhari, n°3172
Rapporté par le père d'Ibrahim at-Tamimi : `Ali prononça un sermon et dit : « Nous n’avons d’autre livre à lire que le Livre d’Allah et ce qui est écrit sur ce feuillet, où sont notés des jugements concernant les blessures (et les représailles), l’âge des chameaux (donnés en Zakat ou comme prix du sang), et le fait que Médine est un sanctuaire entre la montagne d’Air et telle ou telle montagne. Donc, celui qui y introduit une innovation ou commet un péché, ou accorde refuge à un innovateur, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. Et quiconque (un esclave affranchi) prend comme maître quelqu’un d’autre que ses véritables maîtres subira la même malédiction. L’asile accordé par un musulman doit être respecté par tous les musulmans, et celui qui trahit un musulman à ce sujet subira la même malédiction. »
- Sahih al-Bukhari, n°3176
Rapporté par `Auf bin Malik : Je me rendis auprès du Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Tabouk alors qu’il était assis dans une tente en cuir. Il dit : « Comptez six signes annonçant l’approche de l’Heure : ma mort, la conquête de Jérusalem, une épidémie qui vous touchera (et fera de nombreuses victimes) comme la peste chez les moutons, l’abondance de richesses à tel point que même si l’on donne cent dinars à quelqu’un, il ne sera pas satisfait ; ensuite, une épreuve qui n’épargnera aucune maison arabe, puis une trêve entre vous et les Bani Al-Asfar (les Byzantins) qui vous trahiront et vous attaqueront sous quatre-vingts étendards, chaque étendard étant porté par douze mille soldats. »
- Sahih al-Bukhari, n°3177
Rapporté par Abu Huraira : Le jour du Nahr (sacrifice), Abou Bakr m’envoya avec d’autres pour faire cette annonce : « Après cette année, aucun polythéiste ne sera autorisé à accomplir le Hajj, et personne ne pourra faire le Tawaf de la Ka`ba nu. » Le jour d’Al-Hajj-ul-Akbar est le jour du Nahr, et il est appelé Al-Akbar parce que les gens appellent la `Umra le Hajj mineur (Al-Hajj-ul-Asghar). Cette année-là, Abou Bakr rendit le pacte des polythéistes, et ainsi, aucun polythéiste ne fit le Hajj lors du pèlerinage d’adieu du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°3179
Rapporté par `Ali : Nous n’écrivions rien du Prophète (ﷺ) sauf le Coran et ce qui est écrit sur ce feuillet, où le Prophète (ﷺ) a dit : « Médine est un sanctuaire depuis (la montagne de) Air jusqu’à telle ou telle limite. Celui qui y introduit une innovation ou commet un péché, ou accorde refuge à un innovateur, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens ; aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. L’asile accordé par un musulman doit être respecté par tous les musulmans, même s’il est accordé par la personne la plus humble. Celui qui trahit un musulman à ce sujet subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. Et tout esclave affranchi qui prend comme maîtres des gens autres que ses véritables maîtres sans leur permission subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. »
- Sahih al-Bukhari, n°3180
Rapporté par Sa`id : Un jour, Abu Huraira a dit aux gens : « Que ferez-vous quand vous ne recevrez plus ni dinar ni dirham (c’est-à-dire les taxes des dhimmis) ? » Quelqu’un lui demanda : « Comment sais-tu que cela arrivera, ô Abu Huraira ? » Il répondit : « Par Celui qui tient la vie d’Abu Huraira dans Sa main, je le sais grâce à la parole du véridique et digne de confiance (le Prophète). » Les gens demandèrent : « Quelle est cette parole ? » Il répondit : « L’asile accordé par Allah et Son Messager aux dhimmis (non-musulmans vivant en terre musulmane) sera bafoué, et Allah rendra alors les cœurs de ces dhimmis si audacieux qu’ils refuseront de payer la jizya qu’ils devraient verser. »
- Sahih al-Bukhari, n°3188
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chaque traître aura un drapeau qui sera planté le Jour de la Résurrection, et ce drapeau sera mis en évidence pour montrer la trahison qu’il a commise. »
- Sahih al-Bukhari, n°3195
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim bin Al-Harith : D’après Abu Salama bin `Abdur-Rahman, qui a eu un différend avec des gens à propos d’un terrain et est allé en parler à `Aisha. Elle lui a dit : « Ô Abu Salama, évite ce terrain, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Quiconque prend même une petite portion de terre injustement, son cou sera entouré de cette terre jusqu’à sept terres en profondeur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3198
Rapporté par Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : Arwa l’a poursuivi devant Marwan pour un droit qu’elle disait qu’il lui avait pris. Sa`id a dit : « Comment pourrais-je la priver de son droit ? Je témoigne que j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prend une portion de terre injustement, son cou sera entouré de cette terre jusqu’à sept terres en profondeur le Jour de la Résurrection.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3199
Rapporté par Abu Dhar : Le Prophète (ﷺ) m’a demandé au coucher du soleil : « Sais-tu où va le soleil (au moment où il se couche) ? » J’ai répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Il va jusqu’à se prosterner sous le Trône et demande la permission de se lever à nouveau, et on lui permet. Mais viendra un moment où il voudra se prosterner, mais sa prosternation ne sera pas acceptée, et il demandera la permission de poursuivre sa course, mais elle ne lui sera pas accordée. On lui ordonnera alors de revenir d’où elle est venue, et ainsi elle se lèvera à l’ouest. C’est l’explication de la parole d’Allah : ‘Et le soleil poursuit sa course vers un terme fixé. Tel est le décret d’Allah, le Tout-Puissant, l’Omniscient.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3208
Rapporté par `Abdullah bin Mus'ud : Le Messager d’Allah (ﷺ), le vrai et véritablement inspiré, a dit : « (La création) d’un être humain se fait dans le ventre de la mère en quarante jours, puis il devient une goutte de sang coagulé pour une période similaire, puis un morceau de chair pour une période similaire. Ensuite, Allah envoie un ange qui reçoit l’ordre d’écrire quatre choses : ses actions, sa subsistance, sa date de mort, et s’il sera heureux ou malheureux (dans la religion). Ensuite, l’âme lui est insufflée. Ainsi, l’un d’entre vous peut faire de bonnes actions jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une coudée entre lui et le Paradis, puis ce qui a été écrit pour lui l’emporte et il commence à faire les actions des gens du Feu. Et de même, l’un d’entre vous peut faire de mauvaises actions jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une coudée entre lui et le Feu, puis ce qui a été écrit pour lui l’emporte et il commence à faire les actions des gens du Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°3216
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : « Celui qui dépense une paire (d’objets) dans la voie d’Allah sera appelé par les gardiens du Paradis qui diront : “Ô untel, viens !” » Abu Bakr a dit : « Une telle personne ne sera jamais perdue ni malheureuse. » Le Prophète ﷺ a dit : « J’espère que tu seras parmi ces personnes. »
- Sahih al-Bukhari, n°3224
Rapporté par `Aisha : J’ai préparé pour le Prophète ﷺ un coussin décoré de dessins (d’animaux) qui ressemblait à un petit oreiller. Il est venu et s’est arrêté entre les deux portes et son visage a changé. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Qu’avons-nous fait de mal ? » Il a dit : « Qu’est-ce que ce coussin ? » J’ai dit : « Je l’ai préparé pour toi, pour que tu puisses t’y appuyer. » Il a dit : « Ne sais-tu pas que les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images ; et celui qui fait une image sera puni le Jour de la Résurrection et on lui demandera de donner vie à ce qu’il a créé ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3245
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le premier groupe de personnes qui entrera au Paradis brillera comme la pleine lune. Ils ne cracheront pas, ne se moucheront pas et n’auront pas de besoins naturels. Leurs ustensiles seront en or, leurs peignes en or et en argent ; au centre, on utilisera du bois d’aloès, et leur sueur aura l’odeur du musc. Chacun d’eux aura deux épouses, et la moelle de leurs jambes sera visible à travers la chair tant elles seront belles. Ils (les gens du Paradis) n’auront ni disputes ni haine entre eux ; leurs cœurs seront comme un seul cœur, et ils glorifieront Allah matin et soir. »
- Sahih al-Bukhari, n°3246
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le premier groupe de personnes qui entrera au Paradis brillera comme la pleine lune ; ceux qui entreront ensuite brilleront comme l’étoile la plus brillante. Leurs cœurs seront comme un seul cœur, car il n’y aura aucune inimitié entre eux, et chacun aura deux épouses, toutes deux si belles, pures et transparentes que la moelle de leurs jambes sera visible à travers la chair. Ils glorifieront Allah matin et soir, ne tomberont jamais malades, ne se moucheront pas et ne cracheront pas. Leurs ustensiles seront en or et en argent, leurs peignes en or, et le bois d’aloès sera utilisé au centre, et leur sueur sentira le musc. »
- Sahih al-Bukhari, n°3254
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le premier groupe de personnes qui entrera au Paradis brillera comme la pleine lune, et le groupe suivant brillera comme l’étoile la plus éclatante du ciel. Leurs cœurs seront comme un seul cœur, car il n’y aura ni haine ni jalousie entre eux ; chacun aura deux épouses parmi les houris, (qui seront si belles, pures et transparentes) que la moelle de leurs os sera visible à travers la chair. »
- Sahih al-Bukhari, n°3267
Rapporté par Abu Wail : Quelqu’un a dit à Usama : « Veux-tu aller voir untel (c’est-à-dire `Uthman) et lui parler (pour lui donner des conseils sur la gestion du pays) ? » Il a répondu : « Vous voyez que je ne lui parle pas. En réalité, je lui parle (je le conseille) en privé sans ouvrir une porte (d’épreuve), car je ne veux pas être le premier à l’ouvrir (c’est-à-dire la rébellion), et je ne dirai pas à un homme qui est mon dirigeant qu’il est le meilleur de tous après avoir entendu quelque chose du Messager d’Allah. » Ils ont dit : « Qu’as-tu entendu de lui ? » Il a répondu : « Je l’ai entendu dire : “Un homme sera amené le Jour de la Résurrection et jeté dans le Feu (de l’Enfer), si bien que ses intestins sortiront, et il tournera autour comme un âne tourne autour d’une meule. Les gens du Feu (de l’Enfer) se rassembleront autour de lui et diront : Ô untel ! Qu’as-tu donc ? N’ordonnais-tu pas le bien et n’interdisais-tu pas le mal ?” Il répondra : “Oui, je vous ordonnais le bien, mais je ne le faisais pas moi-même, et je vous interdisais le mal, mais je le faisais moi-même.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3293
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un dit cent fois dans une journée : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, l’Unique, sans associé. À Lui la royauté et à Lui toutes les louanges, et Il est capable de toute chose”, il recevra la récompense de l’affranchissement de dix esclaves, cent bonnes actions seront inscrites pour lui, cent mauvaises actions seront effacées de son compte, et il sera protégé du matin jusqu’au soir contre Satan. Personne ne sera meilleur que lui ce jour-là, sauf celui qui aura fait encore plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°3300
Rapporté par Abu Sa`id al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Viendra un temps où la meilleure richesse d’un homme sera des moutons qu’il fera paître sur les sommets des montagnes et dans les pâturages où tombe la pluie, afin de protéger sa religion des troubles. »
- Sahih al-Bukhari, n°3326
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a créé Adam avec une taille de soixante coudées. Quand Il l’a créé, Il lui a dit : “Va saluer ce groupe d’anges et écoute leur réponse, car ce sera ta salutation et celle de ta descendance.” Adam a dit (aux anges) : As-Salamu Alaikum (que la paix soit sur vous). Les anges ont répondu : “As-salamu Alaika wa Rahmatu-l-lahi” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi). Ainsi, les anges ont ajouté à la salutation d’Adam l’expression ‘wa Rahmatu-l-lahi’. Toute personne qui entrera au Paradis ressemblera à Adam (par l’apparence et la taille). Depuis la création d’Adam, les gens n’ont cessé de diminuer en taille. »
- Sahih al-Bukhari, n°3327
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le premier groupe de personnes qui entrera au Paradis brillera comme la pleine lune, et ceux qui les suivront brilleront comme l’étoile la plus brillante du ciel. Ils n’urineront pas, n’iront pas à la selle, ne cracheront pas et n’auront pas de sécrétions nasales. Leurs peignes seront en or et leur sueur sentira le musc. Le bois d’aloès sera utilisé dans leurs foyers. Leurs épouses seront des houris. Ils se ressembleront tous et auront la taille de leur père Adam, soixante coudées de haut. »
- Sahih al-Bukhari, n°3329
Rapporté par Anas : Quand ‘Abdullah ibn Salam a appris l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine, il est venu le voir et a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à son oncle maternel ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Gabriel vient juste de m’en donner les réponses. » ‘Abdullah a dit : « Lui (Gabriel), parmi tous les anges, est l’ennemi des Juifs. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’est à l’ouest ; le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire (caudé) du foie de poisson. Pour la ressemblance de l’enfant avec ses parents : si l’homme a un rapport avec sa femme et qu’il éjacule en premier, l’enfant ressemblera au père, et si c’est la femme qui a l’émission en premier, l’enfant ressemblera à la mère. » À cela, ‘Abdullah ibn Salam a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent ma conversion à l’Islam avant que tu ne leur demandes (à mon sujet), ils mentiront sur moi. » Les Juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ‘Abdullah est entré dans la maison. Le Messager d’Allah a demandé (aux Juifs) : « Que pensez-vous de ‘Abdullah ibn Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le plus savant et le meilleur d’entre nous, et le fils du meilleur d’entre nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que feriez-vous s’il embrassait l’Islam (feriez-vous comme lui) ? » Les Juifs ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Puis ‘Abdullah ibn Salam est sorti devant eux en disant : « Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Alors ils ont dit : « Il est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous, » et ils ont continué à dire du mal de lui
- Sahih al-Bukhari, n°3332
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ), le vrai et vraiment inspiré, a dit : « (En ce qui concerne votre création), chacun d’entre vous est rassemblé dans le ventre de sa mère pendant les quarante premiers jours, puis il devient une goutte de sang coagulé pour quarante autres jours, puis un morceau de chair pour quarante autres jours. Ensuite, Allah envoie un ange qui écrit quatre choses : il écrit ses actions, le moment de sa mort, ses moyens de subsistance, et s’il sera malheureux ou heureux (dans la religion). Puis l’âme est insufflée dans son corps. Ainsi, une personne peut faire des actes propres aux gens du Feu (de l’Enfer), au point qu’il n’y a plus qu’une coudée entre lui et le Feu, puis ce qui a été écrit (par l’ange) l’emporte, et il commence à faire des actes propres aux gens du Paradis et entre au Paradis. De même, une personne peut faire des actes propres aux gens du Paradis, au point qu’il n’y a plus qu’une coudée entre lui et le Paradis, puis ce qui a été écrit (par l’ange) l’emporte, et il commence à faire des actes des gens du Feu (de l’Enfer) et entre dans le Feu
- Sahih al-Bukhari, n°3333
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a désigné un ange dans le ventre (de la mère), et l’ange dit : ‘Ô Seigneur ! Une goutte de sperme, Ô Seigneur ! Un caillot de sang, Ô Seigneur ! Un morceau de chair.’ Puis, si Allah veut compléter la création de l’enfant, l’ange dira : ‘Ô Seigneur ! Garçon ou fille ? Ô Seigneur ! Malheureux ou heureux (dans la religion) ? Quels seront ses moyens de subsistance ? Quelle sera sa durée de vie ?’ L’ange écrit tout cela pendant que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°3338
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Voulez-vous que je vous raconte à propos du Dajjal une chose qu’aucun prophète n’a dite à sa communauté ? Le Dajjal est borgne et il viendra avec ce qui ressemblera à l’Enfer et au Paradis, mais ce qu’il appellera Paradis sera en réalité l’Enfer. Je vous mets donc en garde contre lui, comme Noé a mis en garde sa communauté contre lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3340
Rapporté par Abu Huraira : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors d’un banquet et on lui a servi une épaule de mouton cuite, qu’il aimait particulièrement. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens le Jour de la Résurrection. Savez-vous comment Allah rassemblera tous les premiers et les derniers (les gens) en un même lieu, où chacun pourra les voir et entendre l’annonceur, et où le soleil sera proche d’eux ? Certains diront : ‘Ne voyez-vous pas dans quelle situation vous êtes et à quel point vous en êtes arrivés ? Pourquoi ne cherchez-vous pas quelqu’un qui puisse intercéder pour vous auprès de votre Seigneur ?’ Certains diront : ‘Allez voir votre père, Adam.’ Ils iront le voir et diront : ‘Ô Adam ! Tu es le père de toute l’humanité, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a fait vivre au Paradis. Ne vas-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ? Ne vois-tu pas dans quelle situation misérable nous sommes et à quel point nous en sommes arrivés ?’ Adam répondra : ‘Mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais ; en plus, Il m’a interdit (de manger de) l’arbre, mais j’ai désobéi (à Son ordre), je pense à moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.’ Ils iront voir Noé et diront : ‘Ô Noé ! Tu es le premier des messagers d’Allah envoyés aux gens de la terre, et Allah t’a appelé Son serviteur reconnaissant. Ne vois-tu pas dans quelle situation misérable nous sommes et à quel point nous en sommes arrivés ? Ne vas-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ?’ Noé répondra : ‘Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Moi-même ! Moi-même ! Allez voir le Prophète (Muhammad).’ Les gens viendront à moi, et je me prosternerai sous le Trône d’Allah. Alors il me sera dit : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête ; intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, tu recevras. »
- Sahih al-Bukhari, n°3348
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah dira (le Jour de la Résurrection) : ‘Ô Adam.’ Adam répondra : ‘Me voici à Ton service et tout le bien est entre Tes mains.’ Allah dira : ‘Fais sortir les gens du Feu.’ Adam dira : ‘Ô Allah ! Combien sont-ils, les gens du Feu ?’ Allah répondra : ‘Sur chaque mille, prends-en neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.’ À ce moment-là, les enfants deviendront aux cheveux blancs, toute femme enceinte fera une fausse couche, et on verra les gens comme ivres alors qu’ils ne le sont pas, mais la colère d’Allah sera terrible. » Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont demandé : « Ô Messager d’Allah ! Qui sera ce (seul) sauvé ? » Il a dit : « Réjouissez-vous ; un sera parmi vous et mille parmi Gog et Magog. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Celui qui détient ma vie, j’espère que vous serez le quart des gens du Paradis. » Nous avons crié : « Allahu Akbar ! » Il a ajouté : « J’espère que vous serez le tiers des gens du Paradis. » Nous avons crié : « Allahu Akbar ! » Il a dit : « J’espère que vous serez la moitié des gens du Paradis. » Nous avons crié : « Allahu Akbar ! » Il a ajouté : « Vous (les musulmans) (par rapport aux non-musulmans) êtes comme un poil noir sur la peau d’un bœuf blanc ou comme un poil blanc sur la peau d’un bœuf noir (c’est-à-dire que vous êtes très peu nombreux par rapport aux autres). »
- Sahih al-Bukhari, n°3349
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous serez rassemblés (le Jour du Jugement), pieds nus, nus et non circoncis. » Il a ensuite récité : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons : une promesse que Nous avons prise, en vérité Nous la réaliserons. » (21.104) Il a ajouté : « Le premier à être habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham, et certains de mes compagnons seront emmenés vers la gauche (c’est-à-dire vers le Feu), et je dirai : ‘Mes compagnons ! Mes compagnons !’ Il sera dit : ‘Ils ont quitté l’Islam après ton départ.’ Alors je dirai comme le serviteur pieux d’Allah (c’est-à-dire Jésus) a dit : ‘J’étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux. Quand Tu m’as rappelé à Toi, Tu étais le Gardien sur eux, et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, c’est Toi, en vérité, le Tout-Puissant, le Sage.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3350
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, Abraham rencontrera son père Azar dont le visage sera sombre et couvert de poussière. (Le Prophète (ﷺ) Abraham lui dira) : ‘Ne t’avais-je pas dit de ne pas me désobéir ?’ Son père répondra : ‘Aujourd’hui, je ne te désobéirai pas.’ Abraham dira : ‘Ô Seigneur ! Tu m’as promis de ne pas me couvrir de honte le Jour de la Résurrection ; et qu’y a-t-il de plus honteux pour moi que de voir mon père maudit et humilié ?’ Alors Allah lui dira : ‘J’ai interdit le Paradis aux mécréants.’ Ensuite, il lui sera dit : ‘Ô Abraham ! Regarde sous tes pieds !’ Il regardera et verra un animal (un dhab), couvert de sang, qui sera saisi par les pattes et jeté dans le Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°3361
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, on a offert de la viande au Prophète (ﷺ) et il a dit : « Le Jour de la Résurrection, Allah rassemblera tous les premiers et les derniers (hommes) sur une même plaine, la voix de l’annonceur atteindra tout le monde, et chacun pourra voir tout le monde, et le soleil sera très proche d’eux. » (Le narrateur a ensuite mentionné le récit de l’intercession :) « Les gens iront voir Abraham et diront : ‘Tu es le Prophète d’Allah et Son Khalil sur la terre. Peux-tu intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ?’ Abraham se souviendra alors de ses mensonges et dira : ‘Moi-même ! Moi-même ! Allez voir Moïse.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3364
Rapporté par Ibn `Abbas : La première femme à utiliser une ceinture fut la mère d’Ismaël. Elle a mis une ceinture pour cacher ses traces à Sarah. Abraham l’a amenée, elle et son fils Ismaël, alors qu’elle l’allaitait, près de la Ka`ba, sous un arbre à l’endroit de Zamzam, à l’endroit le plus élevé de la mosquée. À cette époque, il n’y avait personne à La Mecque, ni aucune eau. Il les a installés là, a mis près d’eux un sac en cuir contenant des dattes et une petite gourde d’eau, puis il est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi en disant : « Ô Abraham ! Où vas-tu, en nous laissant dans cette vallée où il n’y a personne avec qui nous pourrions vivre, ni rien à manger ? » Elle a répété cela plusieurs fois, mais il ne s’est pas retourné. Elle lui a alors demandé : « Est-ce Allah qui t’a ordonné de faire cela ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Alors Il ne nous abandonnera pas. » Elle est retournée à sa place et Abraham a continué son chemin. Arrivé à la Thaniya, là où ils ne pouvaient plus le voir, il s’est tourné vers la Ka`ba, a levé les mains et a invoqué Allah en disant : « Ô notre Seigneur ! J’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de Ta Maison sacrée (Ka`ba à La Mecque), afin, ô notre Seigneur, qu’ils accomplissent parfaitement la prière. Fais que des cœurs parmi les hommes s’attachent à eux et (ô Allah) accorde-leur des fruits, afin qu’ils soient reconnaissants. » (14.37) La mère d’Ismaël a continué à l’allaiter et à boire l’eau qu’elle avait. Quand l’eau de la gourde a été épuisée, elle a eu soif et son enfant aussi. Elle a commencé à regarder son fils (Ismaël) qui se tordait de douleur ; elle l’a laissé, car elle ne supportait pas de le voir ainsi, et a vu que la montagne de Safa était la plus proche. Elle s’est mise debout dessus et a regardé attentivement la vallée pour voir si quelqu’un arrivait, mais elle n’a vu personne. Elle est descendue de Safa et, arrivée dans la vallée, elle a relevé sa robe et a couru, comme une personne en détresse, jusqu’à ce qu’elle atteigne la montagne de Marwa, où elle s’est arrêtée pour regarder, espérant voir quelqu’un, mais elle n’a vu personne. Elle a répété cela (courir entre Safa et Marwa) sept fois. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est l’origine de la tradition de la marche entre Safa et Marwa. Quand elle est arrivée à Marwa (la dernière fois), elle a entendu une voix, s’est arrêtée et a écouté attentivement. Elle a entendu la voix à nouveau et a dit : ‘Ô, (qui que tu sois) ! Tu m’as fait entendre ta voix ; as-tu quelque chose pour m’aider ?’ Et voilà qu’elle a vu un ange à l’endroit de Zamzam, creusant la terre avec son talon (ou son aile), jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Elle a commencé à faire comme un bassin autour de l’eau avec ses mains, et a rempli sa gourde avec l’eau, qui continuait à couler même après qu’elle en ait pris. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam couler sans essayer de la retenir (ou si elle n’avait pas puisé l’eau pour remplir sa gourde), Zamzam serait devenue un ruisseau à la surface de la terre. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, elle a bu et a allaité son enfant. L’ange lui a dit : ‘N’aie pas peur d’être abandonnée, car c’est la Maison d’Allah qui sera construite par ce garçon et son père, et Allah n’abandonne jamais Ses gens.’ La Maison (la Ka`ba) à cette époque était sur une hauteur, et quand il pleuvait, l’eau passait à droite et à gauche. Elle a vécu ainsi jusqu’à ce que des gens de la tribu de Jurhum ou une famille de Jurhum passent par là, alors qu’ils venaient par le chemin de Kada’. Ils se sont arrêtés dans la partie basse de La Mecque et ont vu un oiseau qui avait l’habitude de voler autour de l’eau sans la quitter. Ils ont dit : ‘Cet oiseau doit tourner autour de l’eau, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau dans cette vallée.’ Ils ont envoyé un ou deux messagers qui ont découvert la source d’eau et sont revenus en informer les autres. Ils sont alors tous venus (vers l’eau). » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était assise près de l’eau. Ils lui ont demandé : ‘Nous permets-tu de rester avec toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’aurez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était satisfaite de la situation car elle aimait avoir de la compagnie. Ils se sont donc installés là, puis ont fait venir leurs familles qui se sont installées aussi, et certaines familles sont devenues des résidents permanents. L’enfant (Ismaël) a grandi, a appris l’arabe avec eux, et ses qualités les ont fait l’aimer. Quand il a atteint la puberté, ils l’ont marié à une femme parmi eux. Après la mort de la mère d’Ismaël, Abraham est revenu après le mariage d’Ismaël pour voir sa famille qu’il avait laissée, mais il n’a pas trouvé Ismaël. Il a demandé à sa femme où il était, et elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Il lui a alors demandé comment ils vivaient, et elle a répondu : ‘Nous vivons dans la misère, dans la difficulté et la pauvreté’, se plaignant à lui. Il a dit : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de la porte (de sa maison).’ Quand Ismaël est revenu, il a senti quelque chose d’inhabituel et a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme avec telle description est venu, il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans la difficulté et la pauvreté.’ Ismaël a dit : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et il m’a ordonné de te divorcer. Retourne dans ta famille.’ Ismaël l’a donc divorcée et a épousé une autre femme parmi eux (les Jurhum). Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu mais n’a pas trouvé Ismaël. Il est allé voir la femme d’Ismaël et lui a demandé où il était. Elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Abraham lui a demandé comment ils allaient, et elle a répondu : ‘Nous sommes prospères et à l’aise (nous avons tout en abondance).’ Puis elle a remercié Allah. Abraham a demandé : ‘Quel est votre aliment ?’ Elle a répondu : ‘De la viande.’ Il a demandé : ‘Que buvez-vous ?’ Elle a répondu : ‘De l’eau.’ Il a dit : ‘Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau.’ Le Prophète a ajouté : « À cette époque, ils n’avaient pas de céréales, et s’ils en avaient eu, il aurait aussi demandé à Allah de les bénir. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un n’a que ces deux choses pour vivre, sa santé et son humeur seront affectées, sauf s’il vit à La Mecque. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Abraham a alors dit à la femme d’Ismaël : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mes salutations et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte.’ Quand Ismaël est revenu, il a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme beau est venu me voir’, puis elle l’a loué et a ajouté : ‘Il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans une bonne situation.’ Ismaël lui a demandé : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre ses salutations et de te dire de bien garder le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et tu es le seuil de la porte. Il m’a ordonné de te garder auprès de moi.’ Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu. Il a vu Ismaël sous un arbre près de Zamzam, aiguisant ses flèches. Quand il a vu Abraham, il s’est levé pour l’accueillir (et ils se sont salués comme un père et son fils). Abraham a dit : ‘Ô Ismaël ! Allah m’a donné un ordre.’ Ismaël a dit : ‘Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné.’ Abraham a demandé : ‘Veux-tu m’aider ?’ Ismaël a dit : ‘Je t’aiderai.’ Abraham a dit : ‘Allah m’a ordonné de construire une maison ici’, en montrant une butte plus haute que le terrain autour. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont alors élevé les fondations de la Maison (la Ka`ba). Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait, et quand les murs sont devenus hauts, Ismaël a apporté cette pierre et l’a placée pour Abraham qui s’est tenu dessus pour continuer la construction, tandis qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : ‘Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient.’ Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont continué à construire et à tourner autour de la Ka`ba en disant : Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
- Sahih al-Bukhari, n°3389
Rapporté par `Urwa : J’ai demandé à `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), la signification du verset suivant : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été rejetés (par leur peuple)... » (12.110) `Aisha a répondu : « En réalité, leurs peuples ne les croyaient pas. » J’ai dit : « Par Allah ! Ils savaient avec certitude que leurs peuples les traitaient de menteurs, ce n’était pas un doute. » `Aisha a dit : « Ô ‘Uraiya (c’est-à-dire `Urwa) ! Bien sûr, ils en étaient certains. » J’ai dit : « Est-ce qu’on peut comprendre le verset comme si les messagers pensaient qu’Allah ne les aidait pas ? » `Aisha a dit : « Qu’Allah nous en préserve ! (Impossible) Les messagers n’ont jamais douté de leur Seigneur à ce point. Mais ce verset concerne les croyants qui suivaient les messagers, qui avaient foi en leur Seigneur et en leurs messagers, et dont l’épreuve a duré longtemps, et l’aide d’Allah a tardé, jusqu’à ce que les messagers désespèrent de la conversion des mécréants de leur peuple et pensent même que leurs propres partisans étaient ébranlés dans leur foi, alors l’aide d’Allah est venue. »
- Sahih al-Bukhari, n°3407
Rapporté par Abu Huraira : L’Ange de la Mort a été envoyé à Moïse. Quand il est venu à Moïse, celui-ci lui a donné une gifle sur l’œil. L’ange est retourné auprès de son Seigneur et a dit : « Tu m’as envoyé vers un serviteur qui ne veut pas mourir. » Allah a dit : « Retourne vers lui et dis-lui de poser sa main sur le dos d’un bœuf, et pour chaque poil qui sera sous sa main, il aura une année de vie supplémentaire. » Moïse a dit : « Ô Seigneur ! Que se passera-t-il après cela ? » Allah a répondu : « Ensuite, la mort. » Moïse a dit : « Que cela vienne maintenant. » Moïse a alors demandé à Allah de le faire mourir près de la Terre Sainte, à une distance d’un jet de pierre. » Abu Huraira a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si j’étais là, je vous montrerais sa tombe sous la colline de sable rouge, au bord de la route.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3414
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, alors qu’un Juif vendait quelque chose, on lui proposa un prix qui ne lui plaisait pas. Il dit alors : « Non, par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains ! » En l’entendant, un homme des Ansar se leva et le gifla en disant : « Tu dis : Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains alors que le Prophète (Muhammad) est parmi nous ! » Le Juif alla voir le Prophète et dit : « Ô Abu-l-Qasim ! Je suis sous la protection et le contrat de sécurité, alors quel droit untel a-t-il de me gifler ? » Le Prophète (ﷺ) demanda à l’autre : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il lui raconta toute l’histoire. Le Prophète (ﷺ) se mit en colère, au point que cela se voyait sur son visage, et dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète parmi les prophètes d’Allah, car lorsque la trompe sera soufflée, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux tomberont inconscients, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. La trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à ressusciter pour voir Moïse tenant le Trône d’Allah. Je ne saurai pas si l’inconscience que Moïse a eue le jour du Tur lui a suffi, ou s’il s’est relevé avant moi. Et je ne dis pas qu’il y a quelqu’un de meilleur que Yunus fils de Matta. »
- Sahih al-Bukhari, n°3415
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, alors qu’un Juif vendait quelque chose, on lui proposa un prix qui ne lui plaisait pas. Il dit alors : « Non, par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains ! » En l’entendant, un homme des Ansar se leva et le gifla en disant : « Tu dis : Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains alors que le Prophète (Muhammad) est parmi nous ! » Le Juif alla voir le Prophète et dit : « Ô Abu-l-Qasim ! Je suis sous la protection et le contrat de sécurité, alors quel droit untel a-t-il de me gifler ? » Le Prophète (ﷺ) demanda à l’autre : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il lui raconta toute l’histoire. Le Prophète (ﷺ) se mit en colère, au point que cela se voyait sur son visage, et dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète parmi les prophètes d’Allah, car lorsque la trompe sera soufflée, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux tomberont inconscients, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. La trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à ressusciter pour voir Moïse tenant le Trône d’Allah. Je ne saurai pas si l’inconscience que Moïse a eue le jour du Tur lui a suffi, ou s’il s’est relevé avant moi. Et je ne dis pas qu’il y a quelqu’un de meilleur que Yunus fils de Matta. »
- Sahih al-Bukhari, n°3424
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Salomon, fils de David, a dit : ‘Cette nuit, je vais aller auprès de soixante-dix femmes, chacune d’elles donnera naissance à un enfant qui sera un chevalier combattant pour la cause d’Allah.’ Son compagnon a dit : ‘Si Allah le veut.’ Mais Salomon ne l’a pas dit ; donc aucune de ces femmes n’est tombée enceinte, sauf une qui a donné naissance à un enfant incomplet. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si le Prophète (ﷺ) Salomon avait dit (c’est-à-dire : ‘Si Allah le veut’), il aurait eu des enfants qui auraient combattu pour la cause d’Allah. » Shuaib et Ibn Abi Az-Zinad ont dit : « Quatre-vingt-dix (femmes) est plus correct (que soixante-dix). »
- Sahih al-Bukhari, n°3447
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Vous serez ressuscités (et rassemblés) pieds nus, nus et incirconcis. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite récité le verset divin : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons : c'est une promesse que Nous avons prise. Oui, Nous le ferons. » (21.104) Il a ajouté : « Le premier à être habillé sera Abraham. Ensuite, certains de mes compagnons iront à droite et à gauche. Je dirai : 'Mes compagnons !' Il sera dit : 'Ils se sont détournés après ton départ.' Je dirai alors ce que le pieux serviteur Jésus, le fils de Marie, a dit : 'J'étais un témoin parmi eux tant que je suis resté avec eux ; quand Tu m'as rappelé à Toi, Tu étais le Gardien sur eux, et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, Toi seul es le Tout-Puissant, le Sage.' » (5.117-118) Quaggas a rapporté : « Il s'agissait des apostats qui ont quitté l'islam pendant le califat d'Abu Bakr, qui les a combattus. »
- Sahih al-Bukhari, n°3448
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, sûrement (Jésus), le fils de Marie, descendra bientôt parmi vous et jugera les gens avec justice (en tant que dirigeant juste) ; il brisera la croix, tuera les porcs et il n'y aura plus de jizya (c'est-à-dire de taxe prélevée sur les non-musulmans). L'argent sera si abondant que personne ne voudra l'accepter, et une seule prosternation à Allah (pendant la prière) vaudra mieux que tout ce monde et ce qu'il contient. » Abu Huraira a ajouté : « Si vous voulez, vous pouvez réciter ce verset du Livre Saint : 'Il n'y a personne parmi les gens du Livre (Juifs et Chrétiens) qui ne croira pas en lui (c'est-à-dire Jésus comme messager d'Allah et être humain) avant sa mort. Et au Jour du Jugement, il sera témoin contre eux.' »
- Sahih al-Bukhari, n°3449
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie (c'est-à-dire Jésus) descendra parmi vous et que votre imam sera parmi vous ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3450
Rapporté par Rabi bin Hirash : `Uqba bin `Amr a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d'Allah ? » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : 'Quand Al-Dajjal apparaîtra, il aura avec lui du feu et de l'eau. Ce que les gens prendront pour de l'eau froide sera en réalité du feu qui brûlera. Donc, si l'un d'entre vous se trouve face à cela, qu'il entre dans ce qui lui semblera être du feu, car en vérité, ce sera de l'eau fraîche.' » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Parmi les gens qui vous ont précédés, il y avait un homme que l'ange de la mort est venu chercher. (Son âme a été prise) et on lui a demandé s'il avait fait une bonne action.' Il a répondu : 'Je ne me souviens d'aucune bonne action.' On lui a demandé de réfléchir. Il a dit : 'Je ne me souviens que de ceci : je faisais du commerce avec les gens et j'accordais un délai aux riches et je pardonnais aux pauvres (parmi mes débiteurs).' Alors Allah l'a fait entrer au Paradis. » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Un jour, un homme sur son lit de mort, ayant perdu tout espoir de survivre, a dit à sa famille : Quand je mourrai, rassemblez un grand tas de bois et faites un feu (pour me brûler). Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, et que les os seront brûlés, prenez-les, réduisez-les en poudre et attendez un jour de vent pour jeter la poudre à la mer.' Ils l'ont fait, mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : Pourquoi as-tu fait cela ? Il a répondu : Par crainte de Toi. Alors Allah lui a pardonné. » `Uqba bin `Amr a dit : « Je l'ai entendu dire que les Israélites avaient l'habitude de creuser la tombe des morts (pour voler leurs linceuls). »
- Sahih al-Bukhari, n°3451
Rapporté par Rabi bin Hirash : `Uqba bin `Amr a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d'Allah ? » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : 'Quand Al-Dajjal apparaîtra, il aura avec lui du feu et de l'eau. Ce que les gens prendront pour de l'eau froide sera en réalité du feu qui brûlera. Donc, si l'un d'entre vous se trouve face à cela, qu'il entre dans ce qui lui semblera être du feu, car en vérité, ce sera de l'eau fraîche.' » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Parmi les gens qui vous ont précédés, il y avait un homme que l'ange de la mort est venu chercher. (Son âme a été prise) et on lui a demandé s'il avait fait une bonne action.' Il a répondu : 'Je ne me souviens d'aucune bonne action.' On lui a demandé de réfléchir. Il a dit : 'Je ne me souviens que de ceci : je faisais du commerce avec les gens et j'accordais un délai aux riches et je pardonnais aux pauvres (parmi mes débiteurs).' Alors Allah l'a fait entrer au Paradis. » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Un jour, un homme sur son lit de mort, ayant perdu tout espoir de survivre, a dit à sa famille : Quand je mourrai, rassemblez un grand tas de bois et faites un feu (pour me brûler). Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, et que les os seront brûlés, prenez-les, réduisez-les en poudre et attendez un jour de vent pour jeter la poudre à la mer.' Ils l'ont fait, mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : Pourquoi as-tu fait cela ? Il a répondu : Par crainte de Toi. Alors Allah lui a pardonné. » `Uqba bin `Amr a dit : « Je l'ai entendu dire que les Israélites avaient l'habitude de creuser la tombe des morts (pour voler leurs linceuls). »
- Sahih al-Bukhari, n°3452
Rapporté par Rabi bin Hirash : `Uqba bin `Amr a dit à Hudhayfa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu de l’Envoyé d’Allah ? » Il répondit : « Je l’ai entendu dire : Quand Al-Dajjal apparaîtra, il aura avec lui du feu et de l’eau. Ce que les gens prendront pour de l’eau fraîche sera en réalité du feu qui brûle. Donc, si l’un d’entre vous se trouve face à cela, qu’il se jette dans ce qui lui semble être du feu, car en vérité, ce sera de l’eau fraîche. » Hudhayfa ajouta : « Je l’ai aussi entendu dire : Parmi les gens qui ont vécu avant vous, il y avait un homme à qui l’ange de la mort est venu prendre son âme. (Son âme fut prise) et on lui demanda s’il avait fait une bonne action. Il répondit : Je ne me souviens d’aucune bonne action. On lui demanda de réfléchir. Il dit : Je ne me souviens que d’une chose, c’est que je faisais du commerce avec les gens et j’accordais un délai aux riches et j’effaçais la dette des pauvres. Alors Allah l’a fait entrer au Paradis. » Hudhayfa ajouta encore : « Je l’ai aussi entendu dire : Un jour, un homme était sur son lit de mort et, n’ayant plus aucun espoir de survivre, il dit à sa famille : Quand je mourrai, rassemblez beaucoup de bois et allumez un feu pour me brûler. Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, et que les os seront brûlés, prenez-les, réduisez-les en poudre et attendez un jour de vent pour jeter cette poudre à la mer. Ils firent ainsi, mais Allah rassembla ses particules et lui demanda : Pourquoi as-tu fait cela ? Il répondit : Par crainte de Toi. Alors Allah lui pardonna. » `Uqba bin `Amr dit : « Je l’ai entendu dire que les Israélites avaient l’habitude de creuser la tombe des morts pour voler leurs linceuls. »
- Sahih al-Bukhari, n°3500
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut`im : Alors qu’il était avec une délégation de Quraish chez Muawiya, ce dernier a appris qu’Abdullah bin `Amr bin Al-`As avait dit qu’il y aurait un roi issu de la tribu de Qahtan. À cette nouvelle, Muawiya s’est fâché, s’est levé, puis a loué Allah comme il se doit, et a dit : « Maintenant, j’ai entendu que certains parmi vous racontent des choses qui ne sont ni dans le Livre Saint, ni rapportées par le Messager d’Allah (ﷺ). Ces hommes sont les ignorants parmi vous. Méfiez-vous des espoirs qui égarent les gens, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : L’autorité de gouverner restera avec Quraish, et quiconque leur sera hostile, Allah le détruira tant qu’ils respecteront les lois de la religion. »
- Sahih al-Bukhari, n°3532
Rapporté par Jubair bin Mut`im : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « J'ai cinq noms : je suis Muhammad et Ahmad ; je suis Al-Mahi, par qui Allah éliminera l’incroyance ; je suis Al-Hashir, celui qui sera ressuscité en premier, et les gens seront ressuscités après moi ; et je suis aussi Al-`Aqib (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prophète après moi). »
- Sahih al-Bukhari, n°3586
Rapporté par Hudhaifa : Un jour, `Umar bin Al-Khattab a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah à propos des épreuves ? » Hudhaifa répondit : « Je me souviens exactement de ce qu’il a dit. » `Umar dit : « Dis-nous, tu es vraiment un homme audacieux ! » Hudhaifa dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Les épreuves d’un homme concernant sa famille, ses biens et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône, le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ » `Umar dit : « Je ne parle pas de ces épreuves, mais de celles qui viendront comme des vagues de la mer. » Hudhaifa répondit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à craindre ces épreuves, car il y a une porte fermée entre toi et elles. » `Umar demanda : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Hudhaifa répondit : « Non, elle sera brisée. » `Umar dit : « Alors il est probable qu’elle ne sera plus jamais refermée. » Plus tard, les gens demandèrent à Hudhaifa : « `Umar savait-il ce que signifiait cette porte ? » Il répondit : « Oui, `Umar le savait aussi bien que l’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. Je lui ai rapporté une parole authentique, pas un mensonge. » Nous n’osions pas demander à Hudhaifa ; alors nous avons demandé à Masruq de l’interroger : « Que représente la porte ? » Il répondit : « `Umar. »
- Sahih al-Bukhari, n°3587
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple qui porte des chaussures en poils, et avant que vous ne combattiez les Turcs, qui auront de petits yeux, le visage rouge et le nez aplati ; leur visage sera comme des boucliers plats. Vous verrez que les meilleurs parmi les gens sont ceux qui détestent le plus la responsabilité du pouvoir, jusqu’à ce qu’on les choisisse comme dirigeants. Les gens sont de différentes natures : les meilleurs à l’époque préislamique sont les meilleurs en islam. Un temps viendra où chacun de vous préférera me voir plutôt que de voir sa famille et ses biens doubler. »
- Sahih al-Bukhari, n°3588
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple qui porte des chaussures en poils, et avant que vous ne combattiez les Turcs, qui auront de petits yeux, le visage rouge et le nez aplati ; leur visage sera comme des boucliers plats. Vous verrez que les meilleurs parmi les gens sont ceux qui détestent le plus la responsabilité du pouvoir, jusqu’à ce qu’on les choisisse comme dirigeants. Les gens sont de différentes natures : les meilleurs à l’époque préislamique sont les meilleurs en islam. Un temps viendra où chacun de vous préférera me voir plutôt que de voir sa famille et ses biens doubler. »
- Sahih al-Bukhari, n°3589
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple qui porte des chaussures en poils, et avant que vous ne combattiez les Turcs, qui auront de petits yeux, le visage rouge et le nez aplati ; leur visage sera comme des boucliers plats. Vous verrez que les meilleurs parmi les gens sont ceux qui détestent le plus la responsabilité du pouvoir, jusqu’à ce qu’on les choisisse comme dirigeants. Les gens sont de différentes natures : les meilleurs à l’époque préislamique sont les meilleurs en islam. Un temps viendra où chacun de vous préférera me voir plutôt que de voir sa famille et ses biens doubler. »
- Sahih al-Bukhari, n°3594
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un jour viendra où les gens mèneront une guerre sainte, et on demandera : “Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui a connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Ils répondront : “Oui.” Et alors la victoire leur sera accordée. Ils mèneront à nouveau une guerre sainte, et on demandera : “Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui a connu la compagnie des compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Ils répondront : “Oui.” Et alors la victoire leur sera accordée. »
- Sahih al-Bukhari, n°3600
Rapporté par Sasaa : Abu Sa`id Al-Khudri m’a dit : « Je remarque que tu aimes les moutons et que tu en prends soin ; alors occupe-toi bien d’eux et de leur nourriture, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Un temps viendra où le meilleur bien d’un musulman sera un troupeau de moutons qu’il emmènera sur les sommets des montagnes et dans les endroits où il pleut, pour fuir avec sa religion et la protéger des épreuves.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3601
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura des épreuves (et à ce moment-là) celui qui sera assis vaudra mieux que celui qui sera debout, celui qui sera debout vaudra mieux que celui qui marchera, et celui qui marchera vaudra mieux que celui qui courra. Et celui qui regardera vers ces épreuves sera touché par elles, et celui qui trouvera un refuge ou un abri, qu’il s’y réfugie. » Le même récit est rapporté par Abu Bakr, avec ce complément : « (Le Prophète (ﷺ) a dit) : ‘Parmi les prières, il y en a une dont le fait de la manquer sera pour quelqu’un comme perdre sa famille et ses biens.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3602
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura des épreuves (et à ce moment-là) celui qui sera assis vaudra mieux que celui qui sera debout, celui qui sera debout vaudra mieux que celui qui marchera, et celui qui marchera vaudra mieux que celui qui courra. Et celui qui regardera vers ces épreuves sera touché par elles, et celui qui trouvera un refuge ou un abri, qu’il s’y réfugie. » Le même récit est rapporté par Abu Bakr, avec ce complément : « (Le Prophète (ﷺ) a dit) : ‘Parmi les prières, il y en a une dont le fait de la manquer sera pour quelqu’un comme perdre sa famille et ses biens.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3606
Rapporté par Hudhaifa bin Al-Yaman : Les gens avaient l’habitude d’interroger le Messager d’Allah (ﷺ) sur le bien, mais moi, je l’interrogeais sur le mal, de peur qu’il ne m’atteigne. Un jour, j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous étions dans l’ignorance et le mal, puis Allah nous a accordé le bien actuel ; y aura-t-il du mal après ce bien ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Y aura-t-il du bien après ce mal ? » Il a dit : « Oui, mais il sera entaché de Dakhan (c’est-à-dire un peu de mal). » J’ai demandé : « Qu’est-ce que ce Dakhan ? » Il a dit : « Il y aura des gens qui guideront selon des principes autres que ma tradition. Tu verras leurs actions et tu les désapprouveras. » J’ai demandé : « Y aura-t-il du mal après ce bien ? » Il a dit : « Oui, il y aura des gens qui inviteront les autres aux portes de l’Enfer, et quiconque acceptera leur invitation y sera jeté par eux. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Décris-nous ces gens. » Il a dit : « Ils seront des nôtres et parleront notre langue. » J’ai demandé : « Que m’ordonnes-tu de faire si cela arrive de mon vivant ? » Il a dit : « Attache-toi au groupe des musulmans et à leur chef. » J’ai demandé : « Et s’il n’y a ni groupe ni chef (que dois-je faire) ? » Il a dit : « Éloigne-toi de tous ces groupes, même si tu dois manger la racine d’un arbre, jusqu’à ce que tu rencontres Allah dans cet état. »
- Sahih al-Bukhari, n°3646
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un cheval peut être gardé pour trois raisons : pour un homme, il peut être une source de récompense ; pour un autre, un moyen de subsistance ; et pour un troisième, un fardeau (une cause de péchés). Celui pour qui c’est une source de récompense est celui qui garde son cheval pour le Jihad dans la voie d’Allah ; il l’attache avec une longue corde dans un pré ou un jardin. Tout ce que la corde lui permet de manger sera compté comme de bonnes actions pour son propriétaire. Et si le cheval casse sa corde et saute par-dessus une ou deux collines, même ses excréments seront considérés comme de bonnes actions. Et s’il passe près d’une rivière et boit de l’eau, cela sera aussi compté comme une bonne action pour lui, même s’il n’avait pas l’intention de l’abreuver. Un cheval est un abri pour celui qui le garde pour gagner honnêtement sa vie et l’utilise pour éviter de suivre des moyens illicites (pour gagner de l’argent), tout en n’oubliant pas les droits d’Allah (comme payer la Zakat et permettre aux autres de l’utiliser pour Allah). Mais un cheval est un fardeau (et une cause de péchés) pour celui qui le garde par orgueil, par ostentation ou pour nuire aux musulmans. » On a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet des ânes. Il a répondu : « Rien n’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général (qui englobe tout) : ‘Quiconque fait le bien, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra ; et quiconque fait le mal, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3649
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un temps viendra où un groupe de gens fera la guerre sainte et on dira : ‘Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui a accompagné le Messager d’Allah (ﷺ) ?’ Ils répondront : ‘Oui.’ Alors la victoire leur sera accordée. Puis un autre temps viendra où un groupe de gens fera la guerre sainte, et on dira : ‘Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui a accompagné les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) ?’ Ils répondront : ‘Oui.’ Et la victoire leur sera accordée. Puis un autre temps viendra où un groupe de gens fera la guerre sainte, et on dira : ‘Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui a été en compagnie des compagnons des compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) ?’ Ils répondront : ‘Oui.’ Et la victoire leur sera accordée
- Sahih al-Bukhari, n°3666
Rapporté par Abou Hourayra : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Quiconque dépense une paire de quelque chose dans la voie d’Allah sera appelé de toutes les portes du Paradis : “Ô serviteur d’Allah ! Ceci est un bien.” Celui qui prie sera appelé par la porte de la prière, celui qui fait le djihad sera appelé par la porte du djihad, celui qui donne en aumône sera appelé par la porte de l’aumône, et celui qui jeûne sera appelé par la porte du jeûne, la porte de Rayyan. » Abou Bakr a dit : « Celui qui est appelé par toutes ces portes n’aura besoin de rien d’autre. » Il a ajouté : « Est-ce que quelqu’un sera appelé par toutes ces portes, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui, et j’espère que tu seras parmi eux, ô Abou Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°3674
Rapporté par Abu Musa Al-Ash‘ari : J’ai fait mes ablutions chez moi puis je suis sorti en me disant : « Aujourd’hui, je vais rester avec le Messager d’Allah (ﷺ) et passer toute la journée à son service. » Je suis allé à la mosquée et j’ai demandé où était le Prophète. On m’a dit : « Il est parti par là. » Je l’ai donc suivi, en demandant après lui, jusqu’à ce qu’il entre dans un endroit appelé Bir Aris. Je me suis assis à la porte, faite de feuilles de palmier, jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) ait fini ses besoins et fait ses ablutions. Je suis allé vers lui et je l’ai vu assis au bord du puits d’Aris, les jambes découvertes, pendantes dans le puits. Je l’ai salué puis je suis retourné m’asseoir à la porte. Je me suis dit : « Aujourd’hui, je serai le portier du Prophète. » Abu Bakr est venu et a poussé la porte. J’ai demandé : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « Abu Bakr. » Je lui ai dit d’attendre, je suis entré et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Bakr demande la permission d’entrer. » Il a dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au Paradis. » Je suis sorti et j’ai dit à Abu Bakr : « Entre, et le Messager d’Allah (ﷺ) t’annonce la bonne nouvelle que tu seras au Paradis. » Abu Bakr est entré et s’est assis à la droite du Messager d’Allah (ﷺ) sur le bord du puits, a laissé pendre ses jambes dans le puits comme le Prophète (ﷺ) et a découvert ses jambes. Je suis retourné m’asseoir à la porte. J’avais laissé mon frère faire ses ablutions et il comptait me rejoindre. Je me suis dit : « Si Allah veut du bien pour untel (mon frère), Il l’amènera ici. » Quelqu’un a bougé la porte. J’ai demandé : « Qui est-ce ? » Il a dit : « ‘Umar ibn Al-Khattab. » Je lui ai demandé d’attendre, je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), je l’ai salué et j’ai dit : « ‘Umar ibn Al-Khattab demande la permission d’entrer. » Il a dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au Paradis. » Je suis allé voir ‘Umar et je lui ai dit : « Entre, et le Messager d’Allah (ﷺ) t’annonce la bonne nouvelle que tu seras au Paradis. » Il est entré et s’est assis à côté du Messager d’Allah (ﷺ) sur le bord du puits, à gauche, et a laissé pendre ses jambes dans le puits. Je suis retourné m’asseoir à la porte et je me suis dit : « Si Allah veut du bien pour untel, Il l’amènera ici. » Quelqu’un est venu et a bougé la porte. J’ai demandé : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « Uthman ibn ‘Affan. » Je lui ai demandé d’attendre, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je l’ai informé. Il a dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle d’entrer au Paradis après une épreuve qui lui arrivera. » Je suis allé vers lui et je lui ai dit : « Entre ; le Messager d’Allah t’annonce la bonne nouvelle que tu entreras au Paradis après une épreuve qui t’arrivera. » Uthman est alors entré et a vu que le bord du puits était occupé, alors il s’est assis en face du Prophète (ﷺ) de l’autre côté. Sa‘id ibn Al-Musayyab a dit : « J’interprète ce récit en pensant à leurs tombes. »
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°3793
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit aux Ansar : « Après moi, vous verrez d’autres personnes recevoir la préférence sur vous ; alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez, et votre lieu de rendez-vous sera le Bassin (c’est-à-dire le Bassin d’Al-Kawthar). »
- Sahih al-Bukhari, n°3800
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ), lors de sa maladie mortelle, est sorti enveloppé dans un drap couvrant ses épaules, la tête attachée avec une bande de tissu imprégnée d’huile, puis il s’est assis sur le minbar. Après avoir loué et glorifié Allah, il a dit : « Ensuite, ô gens ! Les gens vont devenir de plus en plus nombreux, mais les Ansar vont diminuer jusqu’à devenir comme le sel dans un plat. Donc, quiconque parmi vous sera gouverneur et aura le pouvoir de faire du bien ou du mal, qu’il accepte le bien des meilleurs d’entre eux et qu’il pardonne aux fautifs parmi eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3855
Rapporté par Sa`id bin Jubair : `AbdurRahman bin Abza a dit : « Demande à Ibn `Abbas à propos de ces deux versets du Coran : ‘Ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison.’ (25.168) et ‘Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer.’ (4.93) » J’ai donc demandé à Ibn `Abbas, qui a dit : « Quand le verset de la sourate Al-Furqan a été révélé, les polythéistes de La Mecque ont dit : ‘Mais nous avons tué des vies qu’Allah a rendues sacrées, nous avons invoqué d’autres dieux avec Allah, et nous avons aussi commis la fornication.’ Alors Allah a révélé : ‘Sauf ceux qui se repentent, croient et font le bien…’ (25.70) Ce verset concernait ces gens-là. Quant au verset de la sourate An-Nisa (4.93), il signifie que si quelqu’un, après avoir compris l’islam et ses lois, tue quelqu’un, alors sa punition est de rester éternellement dans le Feu (de l’Enfer). » J’ai ensuite rapporté cela à Mujahid qui a dit : « Sauf celui qui regrette son crime. »
- Sahih al-Bukhari, n°3885
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Il a entendu le Prophète (ﷺ), quand quelqu’un a mentionné son oncle (Abu Talib), dire : « Peut-être que mon intercession lui sera utile le Jour de la Résurrection, de sorte qu’il soit placé dans un feu peu profond qui n’atteindra que ses chevilles. Son cerveau bouillonnera à cause de cela. » Rapporté aussi par Yazid : (comme ci-dessus, hadith 224) en disant : « fera bouillir son cerveau. »
- Sahih al-Bukhari, n°3892
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ) et faisait partie de ses compagnons la nuit du pacte d’Al-`Aqaba : Le Messager d’Allah (ﷺ), entouré d’un groupe de ses compagnons, a dit : « Venez me donner l’allégeance que vous n’adorerez rien en dehors d’Allah, que vous ne volerez pas, que vous ne commettrez pas de relations interdites, que vous ne tuerez pas vos enfants, que vous ne proférerez pas de calomnies inventées par vous-mêmes, et que vous ne me désobéirez pas si je vous ordonne quelque chose de bien. Celui d’entre vous qui respecte et tient ce pacte sera récompensé par Allah. Et si l’un de vous commet l’un de ces péchés et est puni dans ce monde, cela sera son expiation. Mais si l’un de vous commet l’un de ces péchés et qu’Allah le couvre, alors son sort dépendra d’Allah : s’Il veut, Il le punira, et s’Il veut, Il lui pardonnera. » J’ai donc donné mon allégeance au Prophète (ﷺ) pour ces conditions
- Sahih al-Bukhari, n°3898
Rapporté par `Umar : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « La récompense des actes dépend des intentions. Celui qui a émigré pour des avantages matériels ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. Mais celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°3906
Rapporté par le neveu de Suraqa bin Ju'sham : Son père lui a raconté qu’il a entendu Suraqa bin Ju'sham dire : « Les messagers des polythéistes de Quraish sont venus nous annoncer qu’ils avaient promis une récompense équivalente à la valeur du sang de celui qui tuerait ou capturerait le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Alors que j’étais assis dans une réunion de ma tribu, Bani Mudlij, un homme est venu et a dit : “Ô Suraqa ! J’ai vu des gens au loin sur le bord de la mer, je pense que ce sont Muhammad et ses compagnons.” J’ai compris que c’était eux, mais j’ai dit : “Non, ce n’est pas eux, tu as vu untel et untel que nous avons vus partir.” Je suis resté un moment puis je suis rentré chez moi, j’ai ordonné à ma servante de préparer mon cheval qui était derrière une colline, et je l’ai préparé. J’ai pris ma lance et je suis sorti discrètement. J’ai rejoint mon cheval, je suis monté et je me suis lancé au galop. Quand je me suis approché d’eux (Muhammad et Abu Bakr), mon cheval a trébuché et je suis tombé. Je me suis relevé, j’ai tiré mes flèches divinatoires pour savoir si je devais leur faire du mal ou non, et le tirage que je n’aimais pas est sorti. Mais je suis remonté et j’ai continué sans tenir compte des flèches. Quand j’ai entendu la récitation du Coran par le Messager d’Allah (ﷺ), qui ne regardait pas autour de lui alors qu’Abu Bakr le faisait souvent, soudain les pattes avant de mon cheval se sont enfoncées dans le sol jusqu’aux genoux et je suis tombé. Je l’ai réprimandé, il s’est relevé mais avait du mal à sortir ses pattes, et quand il s’est redressé, la poussière est montée comme de la fumée. J’ai de nouveau tiré les flèches, et le tirage que je n’aimais pas est encore sorti. Alors je les ai appelés pour les rassurer. Ils se sont arrêtés, je suis remonté et je suis allé vers eux. Quand j’ai vu que je ne pouvais pas leur faire de mal, j’ai compris que la cause du Messager d’Allah (ﷺ) allait triompher. Je lui ai dit : « Ton peuple a mis une récompense pour ta tête. » Je leur ai raconté tous les plans des gens de La Mecque contre eux. Je leur ai proposé de la nourriture et des biens, mais ils ont refusé et n’ont rien demandé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne parle à personne de nous. » J’ai alors demandé qu’on m’écrive une garantie de sécurité. Il a demandé à ‘Amr bin Fuhaira de l’écrire sur un parchemin, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a continué sa route. Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rencontré Az-Zubair dans une caravane de marchands musulmans qui revenaient du Sham. Az-Zubair a donné au Messager d’Allah (ﷺ) et à Abu Bakr des vêtements blancs à porter. Quand les musulmans de Médine ont appris le départ du Messager d’Allah (ﷺ) de La Mecque vers Médine, ils allaient chaque matin à Harra pour l’attendre jusqu’à ce que la chaleur les oblige à rentrer. Un jour, après avoir attendu longtemps, ils sont rentrés chez eux, et un juif est monté sur le toit d’un de ses forts pour chercher quelque chose, et il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons vêtus de blanc, sortant du désert. Le juif s’est mis à crier : « Ô Arabes ! Voici votre grand homme que vous attendiez ! » Tous les musulmans ont alors pris leurs armes et ont accueilli le Messager d’Allah (ﷺ) au sommet de Harra. Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers eux et s’est arrêté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf, c’était un lundi du mois de Rabi-ul-Awal. Abu Bakr s’est levé pour accueillir les gens tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis en silence. Certains Ansar qui ne l’avaient jamais vu ont commencé à saluer Abu Bakr, mais quand le soleil a brillé sur le Messager d’Allah (ﷺ) et qu’Abu Bakr l’a ombragé avec son manteau, les gens ont alors reconnu le Messager d’Allah (ﷺ). Il est resté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf dix nuits et a fondé la mosquée de Quba, basée sur la piété. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié, puis il est monté sur sa chamelle et a continué, accompagné des gens, jusqu’à ce que sa chamelle s’agenouille à l’emplacement de la mosquée du Prophète (ﷺ) à Médine. Certains musulmans priaient déjà là, et cet endroit était une cour pour sécher les dattes appartenant à Suhail et Sahl, deux orphelins sous la tutelle d’Asad bin Zurara. Quand la chamelle s’est agenouillée, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet endroit, si Allah le veut, sera notre demeure. » Il a alors appelé les deux garçons et leur a demandé de fixer un prix pour cette cour afin d’en faire une mosquée. Les deux garçons ont dit : « Non, mais nous te l’offrons en cadeau, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors construit une mosquée à cet endroit. Le Prophète (ﷺ) a lui-même commencé à porter des briques non cuites pour la construction en disant : « Cette charge est meilleure que celle de Khaybar, car elle est plus pieuse aux yeux d’Allah, plus pure et plus récompensée. » Il disait aussi : « Ô Allah ! La vraie récompense est celle de l’au-delà, accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux Émigrants. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a récité (comme proverbe) le poème d’un musulman dont je ne connais pas le nom. (Ibn Shihab a dit : « Dans les hadiths, il n’est pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) ait récité un vers poétique complet, sauf celui-ci. »
- Sahih al-Bukhari, n°3926
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Abu Bakr et Bilal ont eu de la fièvre, et je suis allée voir les deux et j’ai dit : « Ô mon père, comment te sens-tu ? Ô Bilal, comment te sens-tu ? » Chaque fois que la fièvre d’Abu Bakr empirait, il disait : « Tout homme rencontrera la mort un matin alors qu’il sera parmi sa famille, car la mort est vraiment plus proche de lui que ses lacets de chaussures. » Et chaque fois que la fièvre quittait Bilal, il disait à haute voix : « Si seulement je savais si je passerai une nuit dans la vallée (de La Mecque) avec de l’idhkhir et du jalil (deux sortes d’herbes) autour de moi, si je boirai un jour l’eau de Mijannah, et si je reverrai un jour les collines de Shamah et Tafil ? » Ensuite, je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai raconté cela. Il a dit : « Ô Allah, fais-nous aimer Médine autant ou plus que nous aimions La Mecque, ô Allah, rends-la saine et bénis ses mesures de Sa’ et de Mud, et éloigne sa fièvre vers Al-Juhfa. »
- Sahih al-Bukhari, n°3938
Rapporté par Anas : Quand la nouvelle de l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine est parvenue à `Abdullah bin Salam, il est allé le voir pour lui poser certaines questions. Il a dit : « Je vais te demander trois choses auxquelles seul un Prophète peut répondre : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Gabriel vient juste de m’en informer. » Ibn Salam a dit : « C’est lui (Gabriel) que les Juifs considèrent comme leur ennemi parmi les anges. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Quant à l’enfant, si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à l’homme, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à la femme. » À cela, `Abdullah bin Salam a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs inventent des mensonges incroyables, alors interroge-les sur moi avant qu’ils n’apprennent ma conversion à l’Islam. » Les Juifs sont venus, et le Prophète (ﷺ) a dit : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur, le plus noble et le fils du plus noble. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que diriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’Islam ? » Ils ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Le Prophète (ﷺ) a répété sa question et ils ont donné la même réponse. Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ! » Là-dessus, les Juifs ont dit : « Il est le plus mauvais d’entre nous et le fils du plus mauvais. » Ils l’ont alors rabaissé. `Abdullah bin Salam a dit : « C’est cela que je craignais, ô Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3953
Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Je fais appel à Toi pour accomplir Ta promesse et Ton engagement. Ô Allah ! Si Ta volonté est que personne ne T'adore, alors accorde la victoire aux polythéistes. » Puis Abu Bakr l'a pris par la main et a dit : « Cela suffit pour toi. » Le Prophète est sorti en disant : « Leur multitude sera mise en fuite et ils tourneront le dos. »
- Sahih al-Bukhari, n°4032
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète ﷺ a brûlé les palmiers-dattiers des Bani An-Nadir. Hassan bin Thabit a composé ces vers à propos de cet événement : « Le terrible incendie d'Al-Buwaira a été accueilli avec indifférence par les nobles de Bani Luai (les chefs et nobles de Quraish). » Abu Sufyan bin Al-Harith (le cousin du Prophète, qui était encore non-croyant à ce moment-là) a répondu à Hassan en vers : « Qu'Allah bénisse cet incendie et mette toutes ses parties (c'est-à-dire celles de Médine) en feu. Tu verras qui en sera éloigné (c'est-à-dire Al-Buwaira) et quelle partie de nos terres sera touchée par cet incendie (celui d'Al-Buwaira). »
- Sahih al-Bukhari, n°4042
Rapporté par `Uqba bin Amir : Le Messager d'Allah ﷺ a fait la prière funéraire pour les martyrs d'Uhud huit ans après leur mort, comme pour dire adieu aux vivants et aux morts. Ensuite, il est monté sur la chaire et a dit : « Je suis votre prédécesseur, et je suis témoin sur vous, et le lieu où vous me retrouverez sera Al-Haud (le Bassin) (le Jour de la Résurrection), et je le vois maintenant de là où je suis. Je ne crains pas que vous adoriez d'autres qu'Allah, mais je crains que la vie d'ici-bas ne vous tente et vous pousse à rivaliser entre vous. » Ce fut le dernier regard que je jetai sur le Messager d'Allah ﷺ
- Sahih al-Bukhari, n°4086
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) envoya un groupe d’espions et nomma `Asim bin Thabit, le grand-père de `Asim bin `Umar bin Al-Khattab, comme chef. Ils partirent et, arrivés entre ‘Usfan et La Mecque, ils furent signalés à une branche de la tribu des Bani Hudhail appelée Lihyan. Environ cent archers suivirent leurs traces jusqu’à une halte où ils trouvèrent des noyaux de dattes qu’ils avaient apportées de Médine. Les archers dirent : « Ce sont des dattes de Médine », et continuèrent à les suivre jusqu’à les rattraper. Quand `Asim et ses compagnons ne purent plus avancer, ils montèrent sur un endroit élevé, et leurs poursuivants les encerclèrent et dirent : « Nous vous donnons notre parole que si vous descendez, aucun de vous ne sera tué. » `Asim répondit : « Pour ma part, je ne descendrai jamais sous la protection d’un mécréant. Ô Allah ! Informe Ton Prophète de notre sort. » Ils se battirent alors jusqu’à ce que `Asim et sept de ses compagnons soient tués par des flèches. Il restait Khubaib, Zaid et un autre homme à qui ils avaient promis la sécurité. Quand les mécréants leur donnèrent leur parole, ils descendirent. Une fois capturés, ils les lièrent avec les cordes de leurs arcs. Le troisième homme dit : « Voilà la première trahison de votre engagement », et refusa de les suivre. Ils le traînèrent, essayèrent de le forcer, mais il refusa et ils le tuèrent. Ensuite, ils emmenèrent Khubaib et Zaid à La Mecque et les vendirent. Les fils d’Al-Harith bin `Amr bin Naufal achetèrent Khubaib, car il avait tué Al-Harith bin `Amr lors de Badr. Khubaib resta prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils décident de le tuer. À ce moment-là, Khubaib demanda un rasoir à l’une des filles d’Al-Harith pour se raser les poils pubiens. Elle le lui donna. Plus tard, elle raconta : « J’étais distraite par mon bébé qui s’approcha de Khubaib. Quand il l’eut sur sa cuisse, j’eus très peur, et Khubaib remarqua ma crainte alors qu’il tenait le rasoir. Il dit : “As-tu peur que je le tue ? Par Allah, je ne ferai jamais cela.” » Plus tard, elle disait : « Je n’ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khubaib. Un jour, je l’ai vu manger une grappe de raisin alors qu’il n’y avait aucun fruit à La Mecque, et il était enchaîné. C’était une nourriture donnée par Allah. » Ils le sortirent alors du Sanctuaire pour le tuer. Il demanda : « Laissez-moi faire deux unités de prière. » Puis il leur dit : « Si je n’avais pas eu peur que vous pensiez que je crains la mort, j’aurais prié plus longtemps. » C’est ainsi que Khubaib fut le premier à instaurer la prière de deux unités avant d’être exécuté. Il dit ensuite : « Ô Allah ! Compte-les un par un. » Et il ajouta : « Tant que je meurs en musulman pour Allah, peu importe la manière dont je suis tué, car c’est pour Allah. S’Il le veut, Il bénira même mes membres coupés. » Puis `Uqba bin Al-Harith se leva et le tua. Le narrateur ajouta : Les Quraysh envoyèrent des gens pour rapporter une partie du corps de `Asim afin de confirmer sa mort, car il avait tué un de leurs chefs à Badr. Mais Allah envoya un essaim de guêpes qui protégea son corps, et ils ne purent rien lui faire
- Sahih al-Bukhari, n°4209
Rapporté par Salama : `Ali était resté à l’arrière du Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Khaybar car il souffrait d’un problème aux yeux. Il s’est alors dit : « Comment pourrais-je rester derrière le Prophète (ﷺ) ? » et il l’a rejoint. La nuit de la conquête de Khaybar, quand il s’est endormi, le Prophète (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme aimé d’Allah et de Son Messager, et (Khaybar) sera conquise grâce à lui, avec l’aide d’Allah. » Chacun de nous espérait recevoir l’étendard. On a alors dit : « Voici `Ali », et le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard, et Khaybar a été conquise grâce à lui, avec l’aide d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°4213
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois nuits entre Khaybar et Médine et il s’est marié avec Safiya. J’ai invité les musulmans à son repas de mariage, et il n’y avait ni viande ni pain, mais le Prophète a demandé à Bilal d’étendre des nattes en cuir sur lesquelles on a mis des dattes, du yaourt séché et du beurre. Les musulmans se sont demandé entre eux : « Sera-t-elle (Safiya) l’une des mères des croyants (c’est-à-dire une des épouses du Prophète ﷺ) ou simplement une captive parmi celles que possède sa main droite ? » Certains ont dit : « Si le Prophète (ﷺ) lui fait porter le voile, alors elle sera l’une des mères des croyants, et s’il ne le fait pas, elle sera sa servante. » Quand il est parti, il lui a réservé une place derrière lui (sur sa monture) et lui a fait porter le voile
- Sahih al-Bukhari, n°4280
Rapporté par le père de Hisham : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti vers La Mecque l’année de la Conquête, cette nouvelle est parvenue aux mécréants de Quraish. Abu Sufyan, Hakim bin Hizam et Budail bin Warqa sont sortis pour se renseigner sur le Messager d’Allah (ﷺ). Ils ont continué jusqu’à un endroit appelé Marr-az-Zahran, près de La Mecque. Là, ils ont vu de nombreux feux, comme ceux d’Arafat. Abu Sufyan a dit : Qu’est-ce que c’est ? On dirait les feux d’Arafat. Budail bin Warqa a dit : Les Banu ‘Amr sont moins nombreux que ça. Certains gardes du Messager d’Allah (ﷺ) les ont aperçus, capturés et amenés au Messager d’Allah (ﷺ). Abu Sufyan a embrassé l’islam. Quand le Prophète (ﷺ) a avancé, il a dit à Al-Abbas : Fais rester Abu Sufyan en haut de la montagne pour qu’il voie les musulmans. Al-‘Abbas l’a donc gardé là et les tribus avec le Prophète (ﷺ) sont passées devant Abu Sufyan en groupes militaires. Un groupe est passé et Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas, qui sont ceux-là ? ‘Abbas a répondu : Ce sont les (Banu) Ghifar. Abu Sufyan a dit : Je n’ai rien à voir avec Ghifar. Puis un groupe de la tribu de Juhaina est passé et il a dit la même chose. Ensuite, un groupe de Sa’d bin Huzaim est passé, puis les (Banu) Sulaim, et il a répété la même chose. Puis est venu un groupe comme Abu Sufyan n’en avait jamais vu. Il a demandé : Qui sont ceux-là ? ‘Abbas a dit : Ce sont les Ansar, menés par Sa’d bin Ubada, qui porte le drapeau. Sa’d bin Ubada a dit : Ô Abu Sufyan ! Aujourd’hui, c’est le jour d’un grand combat et aujourd’hui, ce qui est interdit dans la Ka‘ba sera permis. Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas ! Quel jour de destruction ! Puis un autre groupe est arrivé, le plus petit de tous, où se trouvait le Messager d’Allah (ﷺ) avec ses compagnons, et le drapeau du Prophète (ﷺ) était porté par Az-Zubair bin Al-Awwam. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant Abu Sufyan, ce dernier lui a dit : Sais-tu ce que Sa’d bin ‘Ubada a dit ? Le Prophète (ﷺ) a répondu : Qu’a-t-il dit ? Abu Sufyan a rapporté ses propos. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sa’d a menti, mais aujourd’hui Allah donnera la supériorité à la Ka‘ba et aujourd’hui la Ka‘ba sera recouverte d’un tissu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que son drapeau soit planté à Al-Hajun. Rapporté par ‘Urwa : Nafi‘ bin Jubair bin Mut‘im a dit : J’ai entendu Al-Abbas dire à Az-Zubair bin Al-‘Awwam : Ô Abu ‘Abdullah ! Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a ordonné de planter le drapeau ici ? Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné à Khalid bin Al-Walid d’entrer à La Mecque par le haut, depuis Ka’da, tandis que le Prophète (ﷺ) est entré par Kuda. Ce jour-là, deux cavaliers de Khalid bin Al-Walid, Hubaish bin Al-Ash’ar et Kurz bin Jabir Al-Fihri, ont été tués en martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4284
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si Allah nous accorde la victoire, notre lieu de campement sera Al-Khaif, l'endroit où les mécréants ont juré de rester fidèles au polythéisme (en boycottant Banu Hashim, la famille du Prophète). »
- Sahih al-Bukhari, n°4285
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) a voulu partir pour la bataille de Hunain, il a dit : « Demain, si Allah le veut, notre lieu de campement sera à Khaif Bani Kinana, là où (les mécréants) ont juré de rester fidèles au polythéisme. »
- Sahih al-Bukhari, n°4294
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar m’autorisait à entrer chez lui avec les anciens qui avaient combattu à Badr. Certains d’entre eux lui dirent : « Pourquoi laisses-tu entrer ce jeune homme avec nous, alors que nous avons des fils de son âge ? » ‘Umar répondit : « Vous savez qui il est. » Un jour, ‘Umar les a appelés et m’a appelé avec eux. Je pensais qu’il voulait leur montrer quelque chose à mon sujet (c’est-à-dire ma connaissance). ‘Umar leur demanda : « Que dites-vous au sujet de la sourate : Quand vient le secours d’Allah et la Conquête (de La Mecque), et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah. Alors célèbre les louanges de ton Seigneur et demande-Lui pardon, car Il est Celui qui accepte le repentir et pardonne. » (110.1-3) Certains répondirent : « Nous devons louer Allah et nous repentir à Lui si nous recevons de l’aide et la victoire. » D’autres dirent : « Nous ne savons pas. » D’autres encore gardèrent le silence. ‘Umar me demanda alors : « Dis-tu la même chose ? » Je répondis : « Non. » ‘Umar dit : « Que dis-tu alors ? » Je répondis : « Ce verset annonce l’approche de la mort du Messager d’Allah (ﷺ), ce qu’Allah lui a fait savoir. Quand vient le secours d’Allah et la Conquête, c’est-à-dire la Conquête de La Mecque, cela sera le signe de la fin proche de ton Prophète. Alors, proclame l’unicité de ton Seigneur, loue-Le et repens-toi à Lui, car Il est prêt à pardonner. » À cela, ‘Umar dit : « Je ne sais rien d’autre à ce sujet que ce que tu viens de dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4313
Rapporté par Mujahid : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé le jour de la Conquête de La Mecque et a dit : « Allah a fait de La Mecque un sanctuaire depuis le jour où Il a créé les cieux et la terre, et elle restera un sanctuaire par la sainteté qu’Allah lui a donnée jusqu’au Jour de la Résurrection. Il (c’est-à-dire le combat en son sein) n’a jamais été permis à personne avant moi, ni ne le sera après moi, et pour moi, ce ne fut permis que pour un court moment. On ne doit pas y chasser le gibier, ni y couper les arbres, ni arracher sa végétation ou son herbe, ni ramasser ce qui y est perdu sauf pour l’annoncer publiquement. » Al-Abbas bin ‘Abdul Muttalib a dit : « Sauf l’Idhkhir, ô Messager d’Allah (ﷺ), car il est indispensable aux forgerons et aux maisons. » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux, puis a dit : « Sauf l’Idhkhir, il est permis de le couper. »
- Sahih al-Bukhari, n°4321
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons fait face à l’ennemi, les musulmans (sauf le Prophète (ﷺ) et quelques compagnons) ont battu en retraite. J’ai vu un polythéiste prendre le dessus sur un musulman, alors je l’ai frappé à la nuque et son armure s’est détachée. Il s’est alors retourné contre moi et m’a serré si fort que j’ai cru mourir. Puis il est mort et m’a relâché. Ensuite, j’ai rejoint `Umar et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui arrive aux gens ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Après cela, les musulmans sont revenus (au combat) et, après avoir vaincu l’ennemi, le Prophète s’est assis et a dit : « Celui qui a tué un infidèle et peut en apporter la preuve aura le butin (c’est-à-dire les affaires du défunt : vêtements, armes, monture, etc.). » Je me suis levé et j’ai demandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a répété sa question, puis une troisième fois. Je me suis relevé et j’ai redemandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a posé la même question encore. Je me suis levé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’y a-t-il, ô Abu Qatada ? » Alors j’ai raconté toute l’histoire. Un homme a dit : « Abu Qatada a dit la vérité, et le butin du défunt est avec moi, alors compense Abu Qatada à ma place. » Abu Bakr a dit : « Non ! Par Allah, jamais le Prophète (ﷺ) ne laissera un Lion d’Allah, qui combat pour Allah et Son Messager, et donnera son butin à quelqu’un d’autre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abu Bakr a dit la vérité. Rends-lui (le butin), ô homme ! » Il me l’a donc donné et j’ai acheté un jardin chez les Banu Salama avec ce butin ; c’était mon premier bien après avoir embrassé l’islam
- Sahih al-Bukhari, n°4326
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4327
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4341
Rapporté par Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Abu Musa et Mu`adh ibn Jabal au Yémen. Il a confié à chacun la gestion d’une province, car le Yémen en comptait deux. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Facilitez la vie des gens et ne la rendez pas difficile (soyez doux et bienveillants avec eux, ne soyez pas durs), annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas. » Chacun est parti accomplir sa mission. Quand l’un d’eux passait près de la province de l’autre, il lui rendait visite. Un jour, Mu`adh est venu dans la région proche de celle d’Abu Musa. Il est arrivé à dos de mule et a vu Abu Musa assis, entouré de gens. Il y avait un homme attaché, les mains derrière le cou. Mu`adh a demandé à Abu Musa : « Ô `Abdullah ibn Qais ! Qui est-ce ? » Abu Musa a répondu : « Cet homme est revenu à l’idolâtrie après avoir embrassé l’islam. » Mu`adh a dit : « Je ne descendrai pas tant qu’il ne sera pas tué. » Abu Musa a répondu : « Il a été amené pour cela, alors descends. » Mu`adh a répété : « Je ne descendrai pas tant qu’il ne sera pas tué. » Abu Musa a donc ordonné qu’on le tue, et il a été tué. Ensuite, Mu`adh est descendu et a demandé : « Ô `Abdullah (ibn Qais) ! Comment récites-tu le Coran ? » Abu Musa a dit : « Je le récite régulièrement, par morceaux et à différents moments. Et toi, Mu`adh ? » Mu`adh a répondu : « Je dors au début de la nuit, puis je me lève après avoir dormi le temps nécessaire, et je récite autant qu’Allah m’a permis. J’espère la récompense d’Allah autant pour mon sommeil que pour ma prière nocturne. »
- Sahih al-Bukhari, n°4342
Rapporté par Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Abu Musa et Mu`adh ibn Jabal au Yémen. Il a confié à chacun la gestion d’une province, car le Yémen en comptait deux. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Facilitez la vie des gens et ne la rendez pas difficile (soyez doux et bienveillants avec eux, ne soyez pas durs), annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas. » Chacun est parti accomplir sa mission. Quand l’un d’eux passait près de la province de l’autre, il lui rendait visite. Un jour, Mu`adh est venu dans la région proche de celle d’Abu Musa. Il est arrivé à dos de mule et a vu Abu Musa assis, entouré de gens. Il y avait un homme attaché, les mains derrière le cou. Mu`adh a demandé à Abu Musa : « Ô `Abdullah ibn Qais ! Qui est-ce ? » Abu Musa a répondu : « Cet homme est revenu à l’idolâtrie après avoir embrassé l’islam. » Mu`adh a dit : « Je ne descendrai pas tant qu’il ne sera pas tué. » Abu Musa a répondu : « Il a été amené pour cela, alors descends. » Mu`adh a répété : « Je ne descendrai pas tant qu’il ne sera pas tué. » Abu Musa a donc ordonné qu’on le tue, et il a été tué. Ensuite, Mu`adh est descendu et a demandé : « Ô `Abdullah (ibn Qais) ! Comment récites-tu le Coran ? » Abu Musa a dit : « Je le récite régulièrement, par morceaux et à différents moments. Et toi, Mu`adh ? » Mu`adh a répondu : « Je dors au début de la nuit, puis je me lève après avoir dormi le temps nécessaire, et je récite autant qu’Allah m’a permis. J’espère la récompense d’Allah autant pour mon sommeil que pour ma prière nocturne. »
- Sahih al-Bukhari, n°4399
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme de la tribu de Khath'am a demandé un avis au Messager d’Allah (ﷺ) (sur un sujet) pendant le pèlerinage d’adieu, alors qu’Al-Fadl bin `Abbas était assis derrière le Messager d’Allah (ﷺ) sur la monture. Elle a demandé : « L’obligation d’Allah (c’est-à-dire le Hajj obligatoire) est due à mon vieux père qui ne peut pas rester assis sur une monture. Est-ce que ce sera valable si je fais le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4406
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le temps a repris la forme qu’il avait lorsque Allah a créé les Cieux et la Terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés. Parmi ces quatre, trois se suivent : Dhul-Qa’da, Dhul-Hijja et Al-Mouharram, et le quatrième est Rajab, nommé d’après la tribu de Mudar, situé entre Jumaida ath-Thania et Cha’ban. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) demanda : « Quel est ce mois-ci ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda alors le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Puis il dit : « N’est-ce pas le mois de Dhul-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il demanda alors : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il resta silencieux si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Puis il dit : « N’est-ce pas la ville de La Mecque ? » Nous avons répondu : « Oui. » Ensuite il demanda : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Puis il dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice (An-Nahr) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit alors : « Votre sang, vos biens (et, selon le narrateur Muhammad, il a aussi dit : et votre honneur…) sont sacrés entre vous, tout comme ce jour-ci, dans cette ville-ci, en ce mois-ci. Et, sans aucun doute, vous rencontrerez votre Seigneur, et Il vous interrogera sur vos actes. Faites attention ! Ne devenez pas mécréants après moi, en vous entre-tuant. Que ceux qui sont présents transmettent ce message à ceux qui sont absents. Il se peut que certains de ceux à qui ce message sera transmis le comprennent mieux que ceux qui l’ont entendu directement. » (Le sous-narrateur Muhammad, en se rappelant ce récit, disait : « Muhammad a dit la vérité ! ») Le Prophète (ﷺ) ajouta alors deux fois : « N’ai-je pas transmis (le message d’Allah) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4418
Rapporté par ‘Abdullah bin Ka’b bin Malik : Qui, parmi les fils de Ka’b, guidait Ka’b lorsqu’il est devenu aveugle : J’ai entendu Ka’b bin Malik raconter l’histoire de la bataille de Tabuk à laquelle il n’a pas participé. Ka’b a dit : « Je n’ai manqué aucune expédition avec le Messager d’Allah (ﷺ) sauf celle de Tabuk, et je n’ai pas participé à la bataille de Badr, mais Allah n’a blâmé personne pour cela, car le Messager d’Allah (ﷺ) était parti à la recherche de la caravane des Quraysh jusqu’à ce qu’Allah fasse que les musulmans et leurs ennemis se rencontrent sans rendez-vous. J’ai assisté à la nuit d’Al-‘Aqaba (le pacte) avec le Messager d’Allah (ﷺ) lorsque nous avons prêté allégeance à l’Islam, et je ne l’échangerais pas contre la bataille de Badr, même si celle-ci est plus connue parmi les gens. Quant à mon histoire lors de Tabuk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je suis resté en arrière. Par Allah, je n’avais jamais eu deux chamelles avant, mais j’en avais alors deux à ce moment-là. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en expédition, il cachait sa destination jusqu’à ce que ce soit la campagne de Tabuk, qu’il a annoncée clairement à cause de la distance, de la chaleur, du désert et du nombre d’ennemis. Il a donc informé les musulmans pour qu’ils se préparent. Ils étaient si nombreux qu’on ne pouvait pas les compter. » Ka’b ajouta : « Quiconque voulait rester en arrière pensait que cela passerait inaperçu, sauf si Allah le révélait. Le Prophète (ﷺ) est parti alors que les fruits étaient mûrs et l’ombre agréable. Je commençais à me préparer, mais je reportais chaque fois, jusqu’à ce que les gens soient partis et que je n’aie rien préparé. Je me disais : “Je peux encore les rattraper.” Mais je n’ai rien fait, et finalement la bataille a eu lieu sans moi. Même alors, j’ai pensé partir les rejoindre, mais ce n’était pas écrit pour moi. Après le départ du Prophète (ﷺ), je ne voyais autour de moi que des gens accusés d’hypocrisie ou des faibles qu’Allah avait excusés. Le Prophète (ﷺ) ne s’est pas rappelé de moi avant d’arriver à Tabuk. Là, il a demandé : “Qu’a fait Ka’b ?” Un homme de Banu Salama a dit : “Il a été retenu par ses vêtements et sa vanité.” Mu’adh bin Jabal a dit : “Tu as mal parlé ! Par Allah, nous ne savons de lui que du bien.” Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux. » Ka’b ajouta : « Quand j’ai appris qu’il revenait à Médine, j’ai commencé à réfléchir à des excuses, mais quand il est arrivé, j’ai décidé de dire la vérité. Le Prophète (ﷺ) est arrivé, a prié à la mosquée, puis a reçu ceux qui n’avaient pas participé à la bataille. Ils étaient plus de quatre-vingts à présenter de fausses excuses, et il a accepté leurs serments et a demandé pardon pour eux, laissant leur secret à Allah. Quand je suis venu, il m’a souri d’un sourire de colère et m’a dit : “Viens.” Je me suis assis devant lui. Il m’a demandé : “Pourquoi n’es-tu pas venu ? N’avais-tu pas acheté une monture ?” J’ai dit : “Oui, mais par Allah, si j’étais devant un autre que toi, j’aurais trouvé une excuse. Mais si je mens, Allah te le fera savoir, et si je dis la vérité, tu seras en colère, mais j’espère le pardon d’Allah. Je n’ai aucune excuse.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quant à lui, il a dit la vérité. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton cas.” Beaucoup de gens m’ont blâmé, mais j’ai tenu bon. On nous a interdit de parler à moi et à deux autres compagnons. Nous sommes restés ainsi cinquante nuits. Mes deux compagnons restaient chez eux à pleurer, mais moi, j’assistais aux prières et personne ne me parlait. Je saluais le Prophète (ﷺ) après la prière, sans savoir s’il me répondait. Un jour, un homme est venu me remettre une lettre du roi de Ghassan, m’invitant à le rejoindre, mais je l’ai brûlée. Après quarante jours, le Prophète (ﷺ) a ordonné à nos femmes de s’éloigner de nous. Dix jours plus tard, après cinquante nuits, alors que j’étais sur le toit de ma maison, j’ai entendu quelqu’un crier : “Ô Ka’b ! Bonne nouvelle !” Je me suis prosterné, car le Prophète (ﷺ) venait d’annoncer qu’Allah avait accepté notre repentir. Les gens sont venus me féliciter. Quand je suis arrivé à la mosquée, le Prophète (ﷺ), le visage rayonnant de joie, m’a dit : “Réjouis-toi du meilleur jour depuis ta naissance.” J’ai demandé : “Ce pardon vient-il de toi ou d’Allah ?” Il a dit : “Non, c’est d’Allah.” J’ai dit : “Par reconnaissance, je donne tous mes biens en aumône.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Garde-en une partie, ce sera mieux pour toi.” J’ai dit : “Je garderai ma part de Khaibar.” Et j’ai ajouté : “Je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai.” Allah a révélé alors : “Allah a pardonné au Prophète, aux émigrés… et sois avec ceux qui sont véridiques.” (9.117-119) Par Allah, à part la guidée vers l’Islam, Allah ne m’a jamais accordé de plus grande faveur que d’avoir dit la vérité au Prophète (ﷺ). Ceux qui ont menti ont été décrits par Allah de la pire façon. Nous, les trois, avons été traités différemment de ceux dont le Prophète (ﷺ) a accepté les excuses, car Allah a laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Il décide
- Sahih al-Bukhari, n°4476
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les croyants se rassembleront et diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur.’ Ils iront voir Adam et lui diront : ‘Tu es le père de tous les gens, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a appris les noms de toutes choses ; intercède donc pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cela (c’est-à-dire d’intercéder pour vous).’ Puis Adam se souviendra de son péché et en aura honte. Il dira : ‘Allez voir Noé, car il a été le premier messager qu’Allah a envoyé aux habitants de la terre.’ Ils iront voir Noé, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il se souviendra de sa demande à son Seigneur sur ce dont il n’avait pas connaissance, en aura honte et dira : ‘Allez voir le Khalil-ur-Rahman (c’est-à-dire Abraham).’ Ils iront voir Abraham, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche. Allez voir Moïse, le serviteur à qui Allah a parlé (directement) et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront voir Moïse, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il mentionnera le fait d’avoir tué une personne qui n’était pas un meurtrier, en aura honte devant son Seigneur et dira : ‘Allez voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole et un esprit venant de Lui.’ Jésus dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, allez voir Muhammad, le serviteur d’Allah dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.’ Ils viendront alors à moi et j’avancerai jusqu’à demander la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai et Il me laissera dans cette position aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il me dira : ‘(Muhammad !) Lève la tête. Demande, et ta demande sera exaucée ; parle, et tu seras écouté ; intercède, et ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai la tête et louerai Allah avec une invocation qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai. Il fixera une limite pour moi (pour intercéder) en faveur de ceux que je ferai entrer au Paradis. Puis je reviendrai à Allah, et quand je verrai mon Seigneur, la même chose se produira. J’intercéderai à nouveau, et Allah fixera une limite pour moi pour ceux que je ferai entrer au Paradis. Je reviendrai une troisième fois, puis une quatrième, et je dirai : ‘Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés (à y rester) et qui ont été destinés à y demeurer éternellement.’ » (Le compilateur) Abu `Abdullah a dit : « Mais ceux que le Coran a condamnés à l’Enfer » fait référence à la parole d’Allah : « Ils y demeureront pour toujours. »
- Sahih al-Bukhari, n°4480
Rapporté par Anas : `Abdullah bin Salam a entendu la nouvelle de l’arrivée du Messager d’Allah (ﷺ) à Médine alors qu’il était dans une ferme en train de récolter ses fruits. Il est donc venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître. Premièrement, quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Et qu’est-ce qui fait qu’un bébé ressemble à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel vient tout juste de m’en informer. » `Abdullah a dit : « Gabriel ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » `Abdullah a dit : « Parmi les anges, il est l’ennemi des Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a alors récité ce verset : « Quiconque est ennemi de Gabriel (qu’il meure dans sa colère !), car c’est lui qui l’a fait descendre (c’est-à-dire le Coran) sur ton cœur avec la permission d’Allah. » (2.97) Puis il a ajouté : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Et si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à son père, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à sa mère. » En entendant cela, `Abdullah a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ; les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent que je me suis converti à l’islam, ils diront que je mens. » Entre-temps, des Juifs sont venus (voir le Prophète) et il leur a demandé : « Quel est le statut de `Abdullah parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous, notre chef et le fils de notre chef. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que penseriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’islam ? » Ils ont répondu : « Qu’Allah le protège de cela ! » Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les Juifs ont alors dit : « `Abdullah est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous », et l’ont rabaissé. `Abdullah a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ce que je redoutais. »
- Sahih al-Bukhari, n°4487
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Noé sera appelé le Jour de la Résurrection et il dira : ‘Me voici, ô mon Seigneur !’ Allah dira : ‘As-tu transmis le message ?’ Noé dira : ‘Oui.’ Sa communauté sera alors interrogée : ‘A-t-il transmis le message ?’ Ils diront : ‘Aucun avertisseur n’est venu à nous.’ Alors Allah dira (à Noé) : ‘Qui témoignera en ta faveur ?’ Il dira : ‘Muhammad et ses partisans.’ Ainsi, ils (c’est-à-dire les musulmans) témoigneront qu’il a transmis le message. Et le Messager (Muhammad) sera un témoin contre vous, et c’est ce que signifie la parole d’Allah : « Ainsi Nous avons fait de vous une communauté juste et la meilleure afin que vous soyez témoins pour l’humanité et que le Messager (Muhammad) soit témoin contre vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°4500
Rapporté par Anas : Sa tante, Ar-Rubai', a cassé une dent d'une fille. La famille de ma tante a demandé pardon à la famille de la fille, mais ils ont refusé ; puis ils ont proposé une compensation, mais ils ont encore refusé. Ils sont alors allés voir le Messager d'Allah (ﷺ) et n'ont accepté que le Qisas (l'égalité dans la punition). Le Messager d'Allah (ﷺ) a donc jugé en faveur du Qisas. Anas bin Al-Nadr a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Est-ce que la dent d'Ar-Rubai' sera cassée ? Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô Anas ! La loi prescrite par Allah est l'égalité dans la punition (le Qisas). » À ce moment-là, les gens ont été satisfaits et ont pardonné à Ar-Rubai'. Puis le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Parmi les serviteurs d'Allah, il y en a qui, s'ils font un serment au nom d'Allah, Allah exauce leur serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°4524
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les Messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été démentis (par leur peuple). Notre secours leur parvint… » (12.110), en lisant « Kudhibu » sans doubler le son « dh », et c’est ainsi qu’il comprenait ce verset. Puis il a continué à réciter : « …même le Messager et ceux qui ont cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Oui, en vérité, le secours d’Allah est proche. » (2.214) Ensuite, j’ai rencontré `Urwa bin Az-Zubair et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « `Aisha a dit : Qu’Allah m’en préserve ! Par Allah, Allah n’a jamais promis à Son Messager quelque chose sans qu’il sache que cela arriverait avant sa mort. Mais des épreuves se présentaient continuellement aux Messagers, au point qu’ils craignaient que leurs partisans ne les accusent de mensonge. Donc, j’avais l’habitude de réciter : “Jusqu’à ce qu’ils pensent avoir été traités de menteurs”, en lisant “Kudh-dhibu” avec le double “dh”. »
- Sahih al-Bukhari, n°4525
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les Messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été démentis (par leur peuple). Notre secours leur parvint… » (12.110), en lisant « Kudhibu » sans doubler le son « dh », et c’est ainsi qu’il comprenait ce verset. Puis il a continué à réciter : « …même le Messager et ceux qui ont cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Oui, en vérité, le secours d’Allah est proche. » (2.214) Ensuite, j’ai rencontré `Urwa bin Az-Zubair et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « `Aisha a dit : Qu’Allah m’en préserve ! Par Allah, Allah n’a jamais promis à Son Messager quelque chose sans qu’il sache que cela arriverait avant sa mort. Mais des épreuves se présentaient continuellement aux Messagers, au point qu’ils craignaient que leurs partisans ne les accusent de mensonge. Donc, j’avais l’habitude de réciter : “Jusqu’à ce qu’ils pensent avoir été traités de menteurs”, en lisant “Kudh-dhibu” avec le double “dh”. »
- Sahih al-Bukhari, n°4565
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui à qui Allah a donné des richesses mais qui ne paie pas la zakat, alors, au Jour de la Résurrection, sa richesse lui sera présentée sous la forme d’un serpent chauve et venimeux, avec deux crochets empoisonnés dans la bouche, qui s’enroulera autour de son cou, le mordra aux joues et dira : “Je suis ta richesse, je suis ton trésor.” » Puis le Prophète (ﷺ) a récité ce verset divin : « Et que ceux qui gardent jalousement ce qu’Allah leur a donné de Sa grâce… »
- Sahih al-Bukhari, n°4582
Rapporté par `Abdullah bin Masud : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Récite-moi (le Coran). » J’ai dit : « Dois-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Il a répondu : « J’aime l’entendre de la bouche des autres. » J’ai donc récité la sourate An-Nisa jusqu’à ce que j’arrive au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir (ô Muhammad) comme témoin contre ces gens ? » (4:41) Puis il dit : « Arrête ! » Et voilà que ses yeux débordaient de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°4590
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Les gens de Koufa étaient en désaccord à propos de ce verset. Je suis donc allé voir Ibn `Abbas et je l’ai interrogé à ce sujet. Il a dit : « Ce verset : “Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer.” a été révélé en dernier (concernant le meurtre prémédité) et rien ne l’a abrogé. »
- Sahih al-Bukhari, n°4611
Rapporté par Anas (bin Malik) : Ar-Rubai (la tante paternelle d’Anas bin Malik) a cassé une dent d’une jeune fille ansarie. Sa famille a demandé la loi du talion (Qisas) et ils sont allés voir le Prophète (ﷺ) qui a jugé qu’il fallait appliquer le Qisas. Anas bin An-Nadr (l’oncle paternel d’Anas bin Malik) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, sa dent ne sera pas cassée. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ô Anas ! La loi dans le Livre d’Allah, c’est le Qisas. » Mais les proches de la jeune fille ont finalement renoncé à leur demande et ont accepté une compensation. Alors, le Messager d’Allah a dit : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah des gens qui, s’ils jurent, Allah exauce leur serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°4625
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prononcé un sermon et a dit : « Ô gens ! Vous serez rassemblés devant Allah pieds nus, nus et non circoncis. » Puis, il a cité le Coran : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. C’est une promesse que Nous avons prise : Nous la réaliserons vraiment. » (21.104) Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « Le premier des humains à être habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham. Certains hommes de ma communauté seront amenés et les anges les conduiront du côté gauche (vers l’Enfer). Je dirai : ‘Ô mon Seigneur ! (Ce sont) mes compagnons !’ Alors une réponse viendra (du Tout-Puissant) : ‘Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi.’ Je dirai comme le pieux serviteur (le Prophète (ﷺ) Jésus) a dit : ‘J’étais témoin parmi eux tant que je suis resté avec eux. Quand Tu m’as rappelé, Tu étais le Gardien sur eux et Tu es témoin de toute chose.’ (5.117) Puis il sera dit : « Ces gens sont restés apostats après ton départ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4635
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’Heure ne viendra pas tant que le soleil ne se lèvera pas à l’Ouest : et quand les gens le verront, alors tous ceux qui vivront à la surface de la terre croiront, et ce sera (le moment) où la foi ne servira plus à personne si elle ne croyait pas auparavant. »
- Sahih al-Bukhari, n°4636
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’Heure ne viendra pas tant que le soleil ne se lèvera pas à l’Ouest ; et quand il se lèvera (à l’Ouest) et que les gens le verront, ils croiront tous. Et ce sera (le moment) où la foi ne servira plus à personne. » Puis il a récité tout le verset
- Sahih al-Bukhari, n°4675
Rapporté par Sa‘id ibn al-Musayyab, d’après son père : Lorsque la mort d’Abû Tâlib approcha, le Prophète ﷺ entra auprès de lui, alors qu’Abû Jahl et ‘Abdullah ibn Abî Umayya étaient présents. Le Prophète ﷺ dit : « Ô mon oncle, dis : Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Je plaiderai pour toi avec cela auprès d’Allah. » Abû Jahl et ‘Abdullah ibn Abî Umayya dirent : « Ô Abû Tâlib, renonces-tu à la religion de ‘Abd al-Muttalib ? » Le Prophète ﷺ dit alors : « Je demanderai pardon pour toi tant qu’il ne m’en sera pas interdit. » Puis fut révélé : {Il n’appartient pas au Prophète et à ceux qui ont cru d’implorer le pardon pour les polythéistes, même s’ils sont des proches, après qu’il leur soit apparu clairement qu’ils sont les gens de l’Enfer}
- Sahih al-Bukhari, n°4685
Rapporté par Safwân ibn Muhriz : Alors qu’Ibn ‘Umar faisait le tawâf, un homme s’approcha de lui et dit : « Ô Abû ‘Abd ar-Rahmân ! » ou : « Ô Ibn ‘Umar ! As-tu entendu le Prophète ﷺ parler de la conversation confidentielle (an-najwâ) ? » Il répondit : « J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Le croyant sera rapproché de son Seigneur — Hishâm rapporte : le croyant s’approchera — jusqu’à ce qu’Il le couvre de Sa protection, puis Il lui fera reconnaître ses péchés : ‘Reconnais-tu tel péché ?’ Il dira : ‘Je reconnais, ô Seigneur, je reconnais’ — deux fois. Alors Il dira : ‘Je les ai cachés pour toi dans le bas-monde, et aujourd’hui Je te les pardonne.’ Puis le registre de ses bonnes actions sera refermé. Quant aux autres, ou aux mécréants, il sera proclamé devant les témoins : ‘Ce sont ceux qui ont menti contre leur Seigneur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4693
Rapporté par ‘Abdallah (ibn Mas‘oud) : Lorsque les Quraychites tardèrent à embrasser l’islam, le Prophète ﷺ dit : « Ô Allah ! Protège-moi d’eux par sept (années de sécheresse) comme les sept de Youssouf. » Alors une année de famine les frappa, détruisant toute chose, au point qu’ils mangèrent des os, et qu’un homme, levant les yeux vers le ciel, voyait entre lui et le ciel comme une fumée. Allah dit : {Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible} (Coran 44:10). Et Allah dit aussi : {Nous lèverons le châtiment un peu, certes vous reviendrez (à votre mécréance)} (Coran 44:15). Le châtiment sera-t-il levé pour eux le Jour de la Résurrection, alors que la fumée est déjà passée et que la prise (la destruction des polythéistes lors de la bataille de Badr) est déjà passée ?
- Sahih al-Bukhari, n°4712
Rapporté par Abu Huraira : On a apporté de la viande cuite au Messager d’Allah (ﷺ), et on lui a présenté l’épaule, car il l’aimait. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera tous les êtres humains, des premiers aux derniers, sur une même plaine, de sorte que l’annonceur pourra tous se faire entendre et que le spectateur pourra tous les voir. Le soleil se rapprochera tellement que les gens seront dans une détresse et une angoisse qu’ils ne pourront supporter. Alors les gens diront : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Cherchez quelqu’un qui intercède pour vous auprès de votre Seigneur.” Certains diront aux autres : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Tu es le père de l’humanité ; Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit (c’est-à-dire l’esprit qu’Il a créé pour toi), et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Adam dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit (de manger du fruit de) l’arbre, mais je Lui ai désobéi. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! (Je suis préoccupé par mes propres problèmes.) Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront alors voir Noé et lui diront : “Ô Noé ! Tu es le premier (des Messagers d’Allah) envoyé aux gens de la terre, et Allah t’a appelé un serviteur reconnaissant ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’avais le droit de faire une invocation qui serait exaucée, et je l’ai faite contre mon peuple. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Abraham.” Ils iront voir Abraham et lui diront : “Ô Abraham ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Son ami parmi les gens de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il leur dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai dit trois mensonges (Abu Hayyan, le sous-narrateur, les a mentionnés dans le hadith). Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Moïse.” Les gens iront alors voir Moïse et lui diront : “Ô Moïse ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Allah t’a donné la supériorité sur les autres par ce message et par Sa parole directe avec toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Moïse dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Jésus.” Ils iront alors voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et une âme noble créée par Lui, et tu as parlé aux gens alors que tu étais encore dans le berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Jésus dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Jésus ne mentionnera aucun péché, mais dira : “Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Muhammad.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et le dernier des prophètes, et Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs. (S’il te plaît) intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Alors j’irai sous le Trône d’Allah et je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah m’inspirera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a jamais inspirées à personne avant moi. Puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête. Demande, et cela te sera accordé. Intercède, et ton intercession sera acceptée.” Alors je relèverai la tête et je dirai : “Mes fidèles, ô mon Seigneur ! Mes fidèles, ô mon Seigneur !” Il sera dit : “Ô Muhammad ! Que ceux de tes fidèles qui n’ont pas de comptes à rendre entrent par telle porte du Paradis, celle qui se trouve à droite ; et ils partageront les autres portes avec les gens.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, la distance entre deux montants d’une porte du Paradis est comme la distance entre La Mecque et Busra (en Syrie). »
- Sahih al-Bukhari, n°4714
Rapporté par `Abdullah : Concernant l’explication du verset : « Ceux qu’ils invoquent (adorent) (comme Jésus, fils de Marie, les anges, etc.) cherchent eux-mêmes un moyen d’être proches de leur Seigneur (Allah), pour savoir lequel d’entre eux sera le plus proche, et ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. » (17.57) Eux-mêmes (par exemple les anges, les saints, les apôtres, Jésus, etc.) adoraient Allah. Les djinns qui étaient adorés par certains Arabes sont devenus musulmans (ont embrassé l’islam), mais ces humains sont restés dans leur ancienne religion. Al-A`mash a ajouté : « Dis (Ô Muhammad) : Invoquez ceux que vous croyez (être des dieux) en dehors de Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4718
Rapporté par Ibn `Umar : Au Jour de la Résurrection, les gens tomberont à genoux et chaque nation suivra son prophète et dira : « Ô untel ! Intercède pour nous auprès d’Allah, » jusqu’à ce que l’intercession soit donnée au Prophète (Muhammad), et ce sera le jour où Allah l’élèvera à la station de louange et de gloire (c’est-à-dire Al-Maqam al-Mahmud)
- Sahih al-Bukhari, n°4726
Rapporté par Ibn Juraij : Ya`la bin Muslim, `Amr bin Dinar et d’autres ont rapporté le récit de Sa`id bin Jubair. Sa`id a dit : Alors que nous étions chez Ibn `Abbas, il a dit : « Interrogez-moi (sur ce que vous voulez). » J’ai dit : « Ô Abu `Abbas ! Puisse Allah me sacrifier pour toi ! Il y a un homme à Koufa, conteur, appelé Nauf, qui prétend que le compagnon d’Al-Khidr n’est pas le Moïse des Bani Israël. » Quant à `Amr, il m’a dit : « Ibn `Abbas a dit : “(Nauf) l’ennemi d’Allah a menti.” » Mais Ya`la m’a dit : « Ibn `Abbas a dit, Ubai bin Ka`b a dit, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Un jour, Moïse, le Messager d’Allah (ﷺ), a prêché aux gens jusqu’à ce que leurs yeux versent des larmes et que leurs cœurs deviennent tendres, puis il a terminé son sermon. Un homme est alors venu voir Moïse et lui a demandé : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Y a-t-il quelqu’un sur terre qui soit plus savant que toi ?’ Moïse a répondu : ‘Non.’ Alors Allah l’a réprimandé (Moïse), car il n’a pas attribué toute la science à Allah. Il a été dit (de la part d’Allah) : ‘Oui, (il y a un de Nos serviteurs qui en sait plus que toi).’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Où est-il ?’ Allah a dit : ‘Au confluent des deux mers.’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Indique-moi un signe pour que je reconnaisse l’endroit.’ » `Amr m’a dit : Allah a dit : « Ce lieu sera là où le poisson te quittera. » Ya`la m’a dit : « Allah a dit (à Moïse) : ‘Prends un poisson mort (et ton but sera l’endroit où il reprendra vie).’ » Moïse a donc pris un poisson et l’a mis dans un panier et a dit à son jeune serviteur : « Je ne veux pas t’imposer, sauf que tu m’informes dès que ce poisson te quitte. » Il a répondu (à Moïse) : « Tu n’as pas demandé trop. » Et c’est comme Allah l’a mentionné : « Et (rappelle-toi) quand Moïse a dit à son assistant… » (18.60) Yusha` bin Noon. (Sa`id ne l’a pas précisé.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que l’assistant était à l’ombre du rocher, à un endroit humide, le poisson s’est échappé (vivant) pendant que Moïse dormait. Son assistant s’est dit (à lui-même) : ‘Je ne vais pas le réveiller’, mais quand il s’est réveillé, il a oublié de lui dire. Le poisson s’est échappé et est entré dans la mer. Allah a arrêté le courant de la mer à l’endroit où était le poisson, de sorte que sa trace semblait faite sur un rocher. `Amr, formant un trou avec ses deux pouces et index, m’a dit : ‘Comme ceci, comme si sa trace était faite sur un rocher.’ Moïse a dit : ‘Nous avons vraiment souffert de la fatigue dans ce voyage.’ (Ce n’est pas rapporté par Sa`id.) Puis ils sont revenus et ont trouvé Al-Khidr. `Uthman bin Abi Sulaiman m’a dit : (ils l’ont trouvé) sur un tapis vert au milieu de la mer. Al-Khidr était couvert de son vêtement, un bout sous ses pieds et l’autre sous sa tête. Quand Moïse l’a salué, il a découvert son visage et a dit, étonné : ‘Y a-t-il un tel salut dans mon pays ? Qui es-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis Moïse.’ Al-Khidr a dit : ‘Es-tu le Moïse des Bani Israël ?’ Moïse a dit : ‘Oui.’ Al-Khidr a dit : ‘Que veux-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis venu vers toi pour que tu m’enseignes la vérité qui t’a été enseignée.’ Al-Khidr a dit : ‘N’est-il pas suffisant pour toi d’avoir la Torah entre tes mains et que la Révélation divine te parvienne, ô Moïse ? En vérité, j’ai une science que tu ne dois pas apprendre, et tu as une science que je ne dois pas apprendre.’ À ce moment-là, un oiseau a pris avec son bec (un peu d’eau) de la mer. Al-Khidr a alors dit : ‘Par Allah, ma science et la tienne, à côté de la science d’Allah, c’est comme ce que cet oiseau a pris avec son bec de la mer.’ Jusqu’à ce qu’ils montent dans le bateau (18.71). Ils ont trouvé un petit bateau qui transportait les gens d’un rivage à l’autre. L’équipage a reconnu Al-Khidr et a dit : ‘Le pieux serviteur d’Allah.’ (Nous avons demandé à Sa`id : ‘C’était Khidr ?’ Il a répondu : ‘Oui.’) Les bateliers ont dit : ‘Nous ne le ferons pas payer.’ Al-Khidr a percé le bateau puis a bouché le trou avec un morceau de bois. Moïse a dit : ‘L’as-tu percé pour noyer ces gens ? Tu as vraiment fait une chose grave.’ (18.71) (Mujahid a dit : ‘Moïse l’a dit sur un ton de reproche.’) Al-Khidr a dit : ‘Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?’ (18.72) La première question de Moïse était due à l’oubli, la deuxième l’a lié par une condition, et la troisième a été faite intentionnellement. Moïse a dit : ‘Ne me tiens pas rigueur de ce que j’ai oublié et ne sois pas trop dur avec moi.’ (18.73) (Ensuite) ils ont trouvé un garçon et Al-Khidr l’a tué. Ya`la a dit : Sa`id a dit : ‘Ils ont trouvé des garçons qui jouaient et Al-Khidr a attrapé un beau garçon infidèle, l’a couché et l’a tué avec un couteau. Moïse a dit : ‘As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ?’ (18.74) Puis ils ont continué et ont trouvé un mur sur le point de s’écrouler, et Al-Khidr l’a redressé. Sa`id a bougé la main ainsi et a dit : ‘Al-Khidr a levé la main et le mur est devenu droit.’ Ya`la a dit : ‘Je crois que Sa`id a dit : ‘Al-Khidr a touché le mur de la main et il est devenu droit.’ (Moïse a dit à Al-Khidr) : ‘Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.’ Sa`id a dit : ‘Un salaire avec lequel nous aurions pu manger.’ Et il y avait un roi furieux (devant eux)’ (18.79) Et il y avait devant eux. Ibn `Abbas a récité : ‘Devant eux (il y avait) un roi.’ On dit, d’après quelqu’un d’autre que Sa`id, que le roi s’appelait Hudad bin Budad. Ils disent que le garçon s’appelait Haisur. ‘Un roi qui saisissait chaque navire de force.’ (18.79) Donc j’ai voulu que si ce bateau passait devant lui, il le laisse à cause de son défaut, et une fois qu’ils seraient passés, ils le répareraient et en profiteraient. Certains disent qu’ils ont bouché le trou avec une bouteille, d’autres avec du goudron. ‘Ses parents étaient croyants, et lui (le garçon) était un non-croyant et nous (Khadir) avons craint qu’il ne les opprime par sa rébellion et son incroyance.’ (18.80) (c’est-à-dire que leur amour pour lui les pousserait à le suivre dans sa religion), ‘alors nous (Khadir) avons voulu que leur Seigneur leur donne un autre enfant meilleur en piété et plus proche de la miséricorde’ (18.81). Ceci en réponse à la question de Moïse : As-tu tué une âme innocente ? (18.74). ‘Plus proche de la miséricorde’ signifie qu’ils seront plus miséricordieux envers lui que pour le précédent que Khidr avait tué. D’autres que Sa`id ont dit qu’ils ont eu une fille en compensation. Dawud bin Abi `Asim a dit, d’après plusieurs personnes, que cet enfant suivant était une fille
- Sahih al-Bukhari, n°4730
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, la Mort sera amenée sous la forme d’un bélier noir et blanc. Un crieur appellera : “Ô gens du Paradis !” Ils tendront alors le cou et regarderont attentivement. Le crieur dira : “Reconnaissez-vous ceci ?” Ils répondront : “Oui, c’est la Mort.” À ce moment, tous l’auront vue. Puis il sera annoncé de nouveau : “Ô gens de l’Enfer !” Ils tendront le cou et regarderont attentivement. Le crieur dira : “Reconnaissez-vous ceci ?” Ils répondront : “Oui, c’est la Mort.” Et tous l’auront vue. Ensuite, ce bélier sera égorgé et le crieur dira : “Ô gens du Paradis ! Vous serez éternels, plus de mort. Ô gens de l’Enfer ! Vous serez éternels, plus de mort.” » Puis le Prophète récita : « Et avertis-les du Jour du regret, quand tout sera décidé, alors qu’ils sont insouciants (c’est-à-dire les gens de ce monde) et qu’ils ne croient pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°4740
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) fit un sermon et dit : « Vous (les gens) serez rassemblés devant Allah (le Jour de la Résurrection) pieds nus, nus et incirconcis. » (Le Prophète (ﷺ) récita alors :) « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. (C’est) une promesse que Nous avons prise et vraiment Nous la réaliserons. » Il ajouta : « Le premier homme qui sera habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham. Sachez que certains hommes de ma communauté seront amenés et dirigés vers la gauche, alors je dirai : “Ô Seigneur, ce sont mes compagnons !” Il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont introduit de nouveau après toi.” Je dirai alors comme l’a dit le pieux serviteur, Jésus : “J’étais témoin d’eux tant que je suis resté parmi eux… (jusqu’à Sa parole)… et Tu es le Témoin de toute chose.” (5.117) Puis il sera dit : “(Ô Muhammad) Ces gens n’ont jamais cessé d’apostasier depuis que tu les as quittés.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4741
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, Allah dira : “Ô Adam !” Adam répondra : “Me voici, notre Seigneur, et à Toi la louange.” Alors une voix forte dira : “Allah t’ordonne de choisir parmi ta descendance une mission pour le Feu (de l’Enfer).” Adam dira : “Ô Seigneur ! Qui sont ceux destinés au Feu ?” Allah dira : “Pour chaque mille, prends-en 999.” À ce moment, toute femme enceinte fera une fausse couche et un enfant aura les cheveux blancs. Et tu verras les gens comme s’ils étaient ivres, alors qu’ils ne le sont pas, mais le châtiment d’Allah sera terrible.” (22.2) (Quand le Prophète (ﷺ) raconta cela), les gens furent si bouleversés et effrayés que leur visage changea de couleur. Le Prophète (ﷺ) dit alors : “Parmi Gog et Magog, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf seront pris et un parmi vous. Vous, les musulmans (comparés au grand nombre des autres), vous serez comme un poil noir sur le flanc d’un bœuf blanc, ou un poil blanc sur le flanc d’un bœuf noir, et j’espère que vous serez le quart des gens du Paradis.” À cela, nous avons dit : “Allahu Akbar !” Puis il dit : “J’espère que vous serez le tiers des gens du Paradis.” Nous avons encore dit : “Allahu Akbar !” Puis il dit : “(J’espère que vous serez) la moitié des gens du Paradis.” Alors nous avons dit : “Allahu Akbar !” »
- Sahih al-Bukhari, n°4764
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : J’ai demandé à Ibn `Abbas à propos de la parole d’Allah : « …sa récompense sera l’Enfer. » (4:93) Il a dit : « Aucun repentir n’est accepté de lui (c’est-à-dire du meurtrier d’un croyant). » Je lui ai demandé à propos de la parole d’Allah : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité… » (25:68) Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos des polythéistes de l’époque préislamique. »
- Sahih al-Bukhari, n°4765
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : Ibn Abza m’a dit : « Demande à Ibn `Abbas à propos de la parole d’Allah : ‘Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer.’ (4:69) Et aussi à propos de : ‘…et ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison… sauf ceux qui se repentent, croient et accomplissent de bonnes œuvres.’ » (25:68-70) Je l’ai donc demandé à Ibn `Abbas et il a dit : « Quand ce verset (25:68-69) a été révélé, les gens de La Mecque ont dit : “Nous avons invoqué d’autres dieux avec Allah, nous avons tué des vies qu’Allah a rendues sacrées, et nous avons commis l’adultère.” Alors Allah a révélé : ‘Sauf ceux qui se repentent, croient et accomplissent de bonnes œuvres, et Allah est Pardonneur, Miséricordieux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4767
Rapporté par `Abdullah : Cinq (grands événements) sont passés : la Fumée, la Lune, les Romains, la Poigne puissante et le Châtiment constant mentionné dans : « Le tourment sera pour vous à jamais. »
- Sahih al-Bukhari, n°4777
Rapporté par Abou Hourayra : Un jour, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis avec des gens, un homme est venu à lui à pied et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que la foi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « La foi, c’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, en la rencontre avec Lui, et croire en la Résurrection. » L’homme a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que l’islam ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « L’islam, c’est adorer Allah sans rien Lui associer, accomplir parfaitement la prière, donner la zakat (l’aumône obligatoire) et jeûner le mois de Ramadan. » L’homme a encore demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que l’ihsan (la perfection ou la bienfaisance) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’ihsan, c’est adorer Allah comme si tu Le voyais, et si tu ne Le vois pas, sache qu’Allah te voit. » L’homme a demandé encore : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quand viendra l’Heure ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Celui à qui on pose la question n’en sait pas plus que celui qui la pose, mais je vais te décrire ses signes : Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, ce sera un de ses signes ; quand les gens pieds nus et démunis deviendront les chefs du peuple, ce sera un de ses signes. L’Heure fait partie de cinq choses que seul Allah connaît. En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah (seul). Il fait descendre la pluie et Il sait ce qu’il y a dans les ventres. » (31.34) Puis l’homme est parti. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites-le revenir vers moi. » Ils sont allés le chercher mais ne l’ont pas trouvé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’était Gabriel, venu enseigner la religion aux gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°4809
Rapporté par Masruq : Nous sommes allés voir `Abdullah bin Mas`ud et il a dit : « Ô gens ! Si quelqu’un sait quelque chose, il peut le dire, mais s’il ne le sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est un signe de connaissance de dire à propos de ce qu’on ignore : ‘Allah sait mieux’. Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis (Ô Muhammad !) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Maintenant, je vais vous parler d’Ad-Dukhan (la fumée). Le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Qouraychites à embrasser l’islam, mais ils ont tardé à répondre. Alors il a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” La famine les a frappés et tout a été détruit, au point qu’ils ont mangé des bêtes mortes et des peaux. Les gens croyaient voir de la fumée entre eux et le ciel à cause de la faim extrême. Allah a dit : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens... C’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) (Alors ils ont invoqué Allah) : “Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons.” Comment pourraient-ils recevoir un rappel alors qu’un Messager, qui expliquait clairement, leur était déjà venu ? Puis ils se sont détournés de lui et ont dit : “Un homme instruit (par un humain), un fou ?” ‘Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.12-15) Le châtiment sera-t-il levé le Jour de la Résurrection ? » `Abdullah ajouta : « Le châtiment a été levé pour un temps, mais ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a détruits le jour de Badr. Allah a dit : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4811
Rapporté par `Abdullah : Un rabbin (juif) est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Muhammad ! Nous avons appris qu’Allah mettra tous les cieux sur un doigt, les terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l’eau et la poussière sur un doigt, et toutes les autres créatures sur un doigt. Ensuite, Il dira : ‘Je suis le Roi.’ » À cela, le Prophète (ﷺ) a souri au point que ses dents du fond étaient visibles, confirmant ainsi les propos du rabbin. Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a récité : ‘Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur. Le Jour de la Résurrection, toute la terre sera dans Sa Poigne et les cieux seront enroulés dans Sa Main droite. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de tout ce qu’ils Lui associent.’
- Sahih al-Bukhari, n°4823
Rapporté par Masruq : Je suis allé voir `Abdullah et il a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Quraishites (à l’islam), ils l’ont rejeté et se sont opposés à lui. Alors il (le Prophète) a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont commencé à manger des bêtes mortes, et si l’un d’eux se levait, il voyait comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la fatigue et de la faim. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens. C’est un châtiment douloureux... (jusqu’à) ... Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.10-15) `Abdullah ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux le Jour de la Résurrection ? » Il ajouta : « La prise sévère » était le jour de la bataille de Badr
- Sahih al-Bukhari, n°4824
Rapporté par `Abdullah : Allah a envoyé (le Prophète) Muhammad et a dit : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (c’est-à-dire quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.68) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu les Quraishites s’opposer à lui, il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années (de famine) de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont mangé des os et des peaux. (L’un d’eux a dit) : « Et ils ont mangé des peaux et des bêtes mortes, et (il leur semblait) que quelque chose comme de la fumée sortait de la terre. » Alors Abu Sufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Ton peuple est sur le point de périr ! Invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué Allah pour eux (et la famine a disparu). Il leur a dit : « Vous reviendrez (à l’incroyance) après cela. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ Il ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux dans l’au-delà ? La fumée, la prise et Al-Lizam sont tous passés. » Un des sous-narrateurs a dit : « Le fendillement de la lune. » Et un autre a dit : « La défaite des Romains (a eu lieu). »
- Sahih al-Bukhari, n°4849
Rapporté par Abu Huraira : (le Prophète (ﷺ) a dit) « Il sera dit à l’Enfer : ‘Es-tu rempli ?’ Il dira : ‘Y en a-t-il encore ?’ Alors Allah posera Son Pied dessus, et il dira : ‘Qati ! Qati ! (Assez ! Assez !)’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4850
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Paradis et le Feu (l’Enfer) ont discuté. L’Enfer a dit : “J’ai reçu le privilège d’accueillir les orgueilleux et les tyrans.” Le Paradis a dit : “Qu’ai-je donc ? Pourquoi seuls les faibles et les humbles entrent-ils chez moi ?” Alors Allah a dit au Paradis : “Tu es Ma Miséricorde que J’accorde à qui Je veux parmi Mes serviteurs.” Puis Allah a dit au Feu : “Tu es Mon châtiment par lequel Je punis qui Je veux parmi Mes serviteurs. Et chacun de vous sera rempli.” Quant au Feu, il ne sera pas rempli jusqu’à ce qu’Allah pose Son Pied dessus, alors il dira : “Qati ! Qati !” À ce moment, il sera rempli et ses différentes parties se rapprocheront les unes des autres ; et Allah ne lèse aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera une nouvelle création pour le remplir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4875
Rapporté par `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’il était dans une tente le jour de la bataille de Badr, a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de tenir Ta promesse et Ton engagement ! Ô Allah ! Si Tu veux, Tu ne seras plus adoré après cela… » À ce moment-là, Abu Bakr a pris la main du Prophète (ﷺ) et a dit : « Ça suffit, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as trop insisté auprès de ton Seigneur, » alors que le Prophète (ﷺ) mettait son armure. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti en récitant : « Leur multitude sera mise en déroute, et ils tourneront le dos. »
- Sahih al-Bukhari, n°4876
Rapporté par Yusuf bin Mahik : J’étais dans la maison de `Aisha, la mère des croyants. Elle a dit : « Cette révélation : ‘Non, mais l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution) ; et l’Heure sera plus terrible et plus amère.’ (54.46) a été révélée à Muhammad à La Mecque alors que j’étais une petite fille qui jouait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4877
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’il était dans sa tente le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de tenir Ta promesse et Ton engagement. Ô Allah ! Si Tu veux que les croyants soient détruits, Tu ne seras plus adoré après cela. » À ce moment-là, Abu Bakr a pris la main du Prophète (ﷺ) et a dit : « Ça suffit, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as trop insisté auprès de ton Seigneur. » Le Prophète (ﷺ) portait son armure puis il est sorti en récitant : « Leur multitude sera mise en déroute et ils tourneront le dos. Non, mais l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution), et l’Heure sera plus terrible et plus amère. »
- Sahih al-Bukhari, n°4919
Rapporté par Abu Sa`id : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Notre Seigneur Allah découvrira Sa jambe, puis tous les croyants, hommes et femmes, se prosterneront devant Lui. Mais il restera ceux qui, dans ce monde, se prosternaient pour se faire voir ou pour leur réputation. Ces personnes essaieront de se prosterner (le Jour du Jugement), mais leur dos sera aussi raide qu’un seul os. »
- Sahih al-Bukhari, n°4935
Rapporté par Al--A`mash : Abou Huraira a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Entre les deux sons de la trompette, il y aura quarante. » Quelqu’un a demandé à Abou Huraira : « Quarante jours ? » Mais il a refusé de répondre. Puis il a demandé : « Quarante mois ? » Il a encore refusé de répondre. Ensuite il a demandé : « Quarante ans ? » Il a de nouveau refusé de répondre. Abou Huraira a ajouté : « Ensuite (après cette période), Allah fera descendre de l’eau du ciel et alors les corps des morts repousseront comme la végétation pousse. Il n’y a rien dans le corps humain qui ne se décompose, sauf un os : c’est le petit os à l’extrémité du coccyx, à partir duquel le corps humain sera recréé le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°4937
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui récite le Coran et le connaît par cœur sera avec les nobles et justes scribes (au Paradis). Et celui qui fait des efforts pour apprendre le Coran par cœur et le récite avec difficulté aura une double récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°4939
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « (Le Jour de la Résurrection) toute personne dont le compte sera examiné sera perdue (c’est-à-dire ira en Enfer). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifiée pour toi. Allah ne dit-Il pas : “Quant à celui à qui son livre sera remis dans la main droite, il aura un jugement facile” ? (84.7-8) » Il a répondu : « Cela concerne seulement la présentation des comptes ; mais celui dont le compte sera interrogé sera perdu. »
- Sahih al-Bukhari, n°4962
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les chevaux sont gardés pour trois raisons : Un homme peut les garder pour la cause d’Allah et il recevra une récompense dans l’au-delà ; un autre peut les garder pour se protéger ; et un troisième peut les garder mais cela sera un fardeau pour lui. Pour l’homme qui garde un cheval pour la cause d’Allah, il l’attache avec une longue corde dans un pré ou un jardin, et tout ce que le cheval mange ou boit dans ce pré ou ce jardin sera compté comme de bonnes actions pour lui. Si le cheval casse sa corde et saute par-dessus une ou deux collines, chaque pas et même son crottin seront comptés comme de bonnes actions. Et si le cheval passe près d’une rivière et boit de son eau, même si son propriétaire n’avait pas prévu de l’y abreuver, cela lui sera aussi compté comme une bonne action. Donc, ce cheval sera une source de récompense pour cet homme. Si un homme garde un cheval pour gagner sa vie et éviter de demander de l’aide aux autres, et qu’il n’oublie pas le droit d’Allah, c’est-à-dire qu’il paie la zakat et le met à disposition pour la cause d’Allah, alors ce cheval sera une protection pour lui. Mais si un homme garde un cheval par fierté, pour se vanter ou impressionner les autres, alors ce cheval sera un fardeau (de péchés) pour lui. » Ensuite, on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des ânes. Il a répondu : « Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général qui englobe tout : ‘Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), le verra ; et quiconque fait le mal, même du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), le verra.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4993
Rapporté par Yusuf ibn Mahk : Alors que j’étais avec Aïcha, la mère des croyants, une personne d’Irak est venue demander : « Quel est le meilleur linceul ? » Aïcha a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Quelle importance cela a-t-il ? » Il a dit : « Ô mère des croyants ! Montre-moi ton exemplaire du Coran. » Elle a demandé : « Pourquoi ? » Il a répondu : « Pour rassembler et organiser le Coran selon lui, car les gens le récitent avec les sourates dans le désordre. » Aïcha a dit : « Quelle importance l’ordre dans lequel tu lis ? Sache que la première chose révélée était une sourate parmi les Mufassal, et il y était question du Paradis et de l’Enfer. Quand les gens ont embrassé l’islam, les versets sur le licite et l’illicite ont été révélés. Si la première chose révélée avait été : “Ne buvez pas de boissons alcoolisées”, les gens auraient dit : “Nous ne cesserons jamais de boire de l’alcool”, et si cela avait été : “Ne commettez pas de relations sexuelles illicites”, ils auraient dit : “Nous ne cesserons jamais cela.” Alors que j’étais une jeune fille, ce verset a été révélé à Muhammad à La Mecque : “Mais l’Heure est leur rendez-vous, et l’Heure sera plus terrible et plus amère.” (54.46) La sourate Al-Baqara (La Vache) et la sourate An-Nisa (Les Femmes) ont été révélées alors que j’étais avec lui. » Ensuite, Aïcha a sorti son exemplaire du Coran pour l’homme et lui a dicté les versets des sourates dans leur ordre correct
- Sahih al-Bukhari, n°5050
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Récite-moi le Coran. » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), dois-je te réciter le Coran alors qu’il t’a été révélé ? » Il a dit : « Oui. » J’ai donc récité la sourate An-Nisa (Les Femmes). Quand je suis arrivé au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir, toi (Ô Muhammad), comme témoin contre ces gens-là ? » (4.41), il a dit : « Cela suffit pour l’instant. » Je l’ai regardé et j’ai vu que ses yeux débordaient de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°5055
Rapporté par `Abdullah (bin Mas`ud) : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Récite-moi le Coran. » J’ai dit : « Dois-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Il a dit : « J’aime l’entendre d’une autre personne. » J’ai donc récité la sourate An-Nisa (Les Femmes) jusqu’au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir, toi (Ô Muhammad), comme témoin contre eux ? » (4.41) Puis il m’a dit : « Arrête ! » Alors j’ai vu que ses yeux débordaient de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°5070
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les récompenses des actions dépendent de l’intention, et chacun recevra selon ce qu’il a eu l’intention de faire. Donc, celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager ; et celui qui a émigré pour obtenir des biens matériels ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sahih al-Bukhari, n°5085
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois jours entre Khaybar et Médine, et c’est là qu’il a consommé son mariage avec Safiyya bint Huyai. J’ai invité les musulmans au repas de noces où il n’y avait ni viande ni pain. Il a demandé qu’on étende des nappes en cuir, puis on y a mis des dattes, du yaourt séché et du beurre, et c’était le repas de noces du Prophète. Les musulmans se demandaient : « Est-ce qu’elle (Safiyya) est considérée comme sa femme ou son esclave ? » Ils ont alors dit : « S’il lui demande de se voiler, elle sera l’une des Mères des Croyants ; mais s’il ne lui demande pas de se voiler, elle sera une esclave. » Quand le Prophète (ﷺ) est parti de là, il lui a réservé une place derrière lui (sur sa chamelle) et a mis un voile entre elle et les gens
- Sahih al-Bukhari, n°5087
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma main en mariage (sans dot). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Comme il ne disait rien, la femme s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « (Retourne) et cherche quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon izar (tissu de taille). » Il n’avait pas de rida (manteau). Il a ajouté : « Je donne la moitié à cette femme. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que fera-t-elle avec ton izar ? Si tu le portes, elle sera découverte, et si elle le porte, tu seras découvert. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller, il a ordonné qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle sourate, » en les énumérant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Les connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°5181
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai acheté un coussin sur lequel il y avait des images (d’animaux). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage qu’il n’était pas content et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je demande pardon à Allah et à Son Messager. Quel péché ai-je commis ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’est-ce que ce coussin ? » J’ai répondu : « Je l’ai acheté pour que tu puisses t’asseoir ou t’allonger dessus. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui fabriquent ces images seront punis le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé (c’est-à-dire ces images).” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Les Anges (de la Miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a des images (d’animaux). »
- Sahih al-Bukhari, n°5258
Rapporté par Abi Ghallab Yunus bin Jubair : J'ai demandé à Ibn `Umar : « Que dit-on d'un homme qui divorce de sa femme pendant ses règles ? » Il a répondu : « Tu connais Ibn `Umar ? Ibn `Umar a divorcé de sa femme alors qu'elle avait ses règles. `Umar est alors allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a parlé de cela. Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de la reprendre, puis, quand elle serait purifiée, il pourrait divorcer d'elle s'il le voulait. » J'ai demandé à Ibn `Umar : « Ce divorce a-t-il été compté comme un seul divorce légal ? » Il a répondu : « Si quelqu'un agit de façon irréfléchie et insensée, sera-t-il excusé ? Bien sûr que non. »
- Sahih al-Bukhari, n°5354
Rapporté par Sa`d : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite à La Mecque pendant que j’étais malade. Je lui ai dit : « J’ai des biens ; puis-je tout donner pour la cause d’Allah ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Un tiers, c’est bien, mais c’est encore beaucoup. Il vaut mieux laisser tes héritiers riches que de les laisser pauvres à demander aux autres. Tout ce que tu dépenses sera considéré comme une aumône pour toi, même la bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. Quoi qu’il en soit, Allah peut te guérir, et ainsi certains profiteront de toi et d’autres pourront être affectés par toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5430
Rapporté par Qasim bin Muhammad : Trois traditions ont été établies à cause de Barira : `Aisha voulait l’acheter et l’affranchir, mais les maîtres de Barira ont dit : “Son wala’ sera pour nous.” `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Tu peux accepter leur condition si tu veux, car le wala revient à celui qui affranchit l’esclave. » Barira a été affranchie, puis on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez `Aisha alors qu’une marmite de nourriture cuisait sur le feu. Le Prophète (ﷺ) a demandé à déjeuner, et on lui a servi du pain et un peu de nourriture préparée à la maison (par exemple une soupe). Il a demandé : « Ne vois-je pas de la viande qui cuit ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah ! Mais c’est de la viande donnée en aumône à Barira, et elle nous l’a offerte en cadeau. » Il a dit : « Pour Barira, c’est une aumône, mais pour nous, c’est un cadeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5445
Rapporté par Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui mange sept dattes ‘Ajwa chaque matin ne sera pas touché par le poison ou la magie le jour où il les mange. »
- Sahih al-Bukhari, n°5481
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Si quelqu'un garde un chien qui n'est ni pour la chasse ni pour garder le bétail, la récompense de ses bonnes actions sera diminuée de deux qirats par jour. »
- Sahih al-Bukhari, n°5550
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le temps est revenu à son état d’origine, comme il était le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés. Trois d’entre eux se suivent : Dhul-Qa'da, Dhul-Hijja et Muharram, et le quatrième est Rajab Mudar, qui se trouve entre Juma'da ath-thani et Sha'ban. » Le Prophète (ﷺ) demanda alors : « Quel est ce mois ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il dit : « N’est-ce pas le mois de Dhul-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il resta silencieux si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il dit : « N’est-ce pas la ville (de La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit alors : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous, comme ce jour-ci, dans cette ville-ci, en ce mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur, et Il vous interrogera sur vos actions. Faites attention ! Ne vous égarez pas après moi en vous entre-tuant. Ceux qui sont présents doivent transmettre ce message à ceux qui sont absents, car certains de ceux à qui il sera transmis le comprendront peut-être mieux que certains de ceux qui l’ont entendu directement. » (Muhammad, le sous-narrateur, en mentionnant cela, disait : Le Prophète a ensuite dit : « N’ai-je pas transmis le Message d’Allah ? N’ai-je pas transmis le Message d’Allah ? »)
- Sahih al-Bukhari, n°5556
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Un de mes oncles, appelé Abu Burda, a sacrifié son animal avant la prière de l’Aïd. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Ton mouton n’était que de la viande, pas un sacrifice. » Abu Burda a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai un chevreau à la maison. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sacrifie-le (en guise de sacrifice), mais cela ne sera permis à personne d’autre que toi. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Celui qui a sacrifié son animal avant la prière n’a fait qu’un sacrifice pour lui-même, et celui qui l’a fait après la prière a accompli le sacrifice comme il faut et a suivi la tradition des musulmans. »
- Sahih al-Bukhari, n°5575
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui boit des boissons alcoolisées dans ce monde et ne se repent pas avant de mourir en sera privé dans l'au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°5656
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est allé rendre visite à un bédouin malade. Chaque fois que le Prophète (ﷺ) allait voir un malade, il lui disait : « Ne t’inquiète pas, si Allah le veut, cela sera une expiation (de tes péchés). » Le bédouin a répondu : « Tu parles d’expiation ? Non, c’est juste une fièvre qui brûle ou dérange un vieil homme et le mènera à sa tombe contre sa volonté. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, oui, c’est ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5662
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré auprès d’un homme malade pour lui rendre visite et lui a dit : « Ne t’inquiète pas, si Allah le veut, (ta maladie sera) une expiation pour tes péchés. » L’homme a répondu : « Non, ce n’est qu’une fièvre qui brûle un vieil homme et va l’emmener dans sa tombe. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Alors oui, c’est ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5768
Rapporté par Sa‘d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un mange des dattes ‘Ajwa chaque matin, il ne sera pas touché par le poison ni la magie ce jour-là jusqu’au soir. » (Un autre rapporteur a précisé : sept dattes)
- Sahih al-Bukhari, n°5778
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui se jette volontairement d’une montagne et se tue sera dans le Feu de l’Enfer, tombant dedans et y restant éternellement. Celui qui boit du poison et se tue avec, portera son poison dans sa main et le boira dans le Feu de l’Enfer où il restera éternellement. Celui qui se tue avec une arme en fer, portera cette arme dans sa main et se frappera le ventre avec dans le Feu de l’Enfer où il restera éternellement. »
- Sahih al-Bukhari, n°5779
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui mange sept dattes ‘Ajwa le matin ne sera pas touché par la magie ou le poison ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°5787
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La partie d’un izar qui descend en dessous des chevilles sera dans le Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°5796
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Quand `Abdullah bin Ubdi (bin Salul) est mort, son fils est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, donne-moi ta chemise pour que je puisse envelopper le corps de mon père avec. Et s’il te plaît, fais la prière funéraire pour lui et demande à Allah de lui pardonner. » Le Prophète (ﷺ) lui a donné sa chemise et lui a dit : « Préviens-nous quand tu auras fini (et que le cortège funéraire sera prêt), appelle-nous. » Quand il eut terminé, il a prévenu le Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) s’est préparé à faire la prière funéraire, mais `Umar l’a arrêté et a dit : « Allah ne t’a-t-Il pas interdit de prier pour les hypocrites quand Il a dit : “Que tu demandes pardon pour eux ou non, même si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois, Allah ne leur pardonnera pas.” (9.80) » Ensuite, il a été révélé : « Et ne prie jamais pour aucun d’eux qui meurt, et ne te tiens pas près de sa tombe. » (9.34) À partir de ce moment, le Prophète (ﷺ) n’a plus fait la prière funéraire pour les hypocrites
- Sahih al-Bukhari, n°5951
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui fabriquent ces images seront punis le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : ‘Donnez la vie à ce que vous avez créé.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5961
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage qu’il n’aimait pas cela ! J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me repens devant Allah et Son Messager ! Qu’ai-je fait de mal ? » Il a dit : « Et ce coussin ? » J’ai répondu : « Je l’ai acheté pour que tu t’assoies ou t’allonges dessus. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui font ces images seront punis sévèrement le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé.” » Il a ajouté : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images. »
- Sahih al-Bukhari, n°6019
Rapporté par Abu Shuraih Al-Adawi : Mes oreilles ont entendu et mes yeux ont vu le Prophète (ﷺ) lorsqu’il a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit bien traiter son voisin, et celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit bien accueillir son invité en lui donnant ce qui lui est dû. » On a demandé : « Quel est ce droit, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « C’est de l’accueillir généreusement pendant un jour et une nuit avec de la bonne nourriture. L’invité a le droit d’être accueilli pendant trois jours (avec de la nourriture ordinaire). S’il reste plus longtemps, ce qu’on lui donnera sera considéré comme une aumône (Sadaqa). Et celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit dire du bien ou se taire (c’est-à-dire éviter toute parole sale ou mauvaise). »
- Sahih al-Bukhari, n°6022
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il est obligatoire pour chaque musulman de donner une aumône (Sadaqa). » Les gens ont demandé : « Et s’il n’a rien ? » Il a répondu : « Il doit travailler de ses mains pour se suffire à lui-même et donner en aumône. » Ils ont dit : « Et s’il ne peut pas ou ne travaille pas ? » Il a dit : « Alors il doit aider la personne opprimée et malheureuse (par la parole ou par l’action, ou les deux). » Ils ont dit : « Et s’il ne fait pas cela ? » Il a dit : « Alors il doit encourager ce qui est bien (ou dire ce qui est raisonnable). » Ils ont dit : « Et s’il ne fait même pas cela ? » Il a dit : « Alors il doit s’abstenir de faire du mal, car cela sera compté pour lui comme une aumône (Sadaqa). »
- Sahih al-Bukhari, n°6030
Rapporté par `Abdullah bin Mulaika : `Aisha a dit que les Juifs sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont dit : « As-Samu 'Alaikum » (que la mort soit sur toi). `Aisha leur a répondu : « (Que la mort soit sur vous) et qu'Allah vous maudisse et déverse Sa colère sur vous ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Calme-toi, ô `Aisha ! Tu dois être douce et bienveillante, et fais attention à la dureté et aux paroles grossières. » Elle lui a dit : « N'as-tu pas entendu ce qu'ils ont dit ? » Il a répondu : « N'as-tu pas entendu ce que je leur ai répondu ? J'ai dit la même chose qu'eux, et mon invocation contre eux sera acceptée tandis que la leur contre moi sera rejetée par Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6047
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : (qui faisait partie de ceux qui ont prêté allégeance au Prophète (ﷺ) sous l’arbre à Al-Hudaibiya) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’islam (par exemple en disant qu’il est juif ou chrétien) alors qu’il ment, il est vraiment ce qu’il prétend si son serment est faux. Une personne n’est pas obligée de tenir un vœu concernant une chose qu’elle ne possède pas. Et si quelqu’un se suicide avec quelque chose dans ce monde, il sera puni avec cette même chose le Jour de la Résurrection. Si quelqu’un maudit un croyant, son péché sera comme s’il l’avait tué. Et celui qui accuse un croyant de mécréance, c’est comme s’il l’avait tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°6052
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant deux tombes et a dit : « Tous les deux (ceux qui sont dans les tombes) sont en train d’être punis, mais pas pour un grand péché. L’un ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des rumeurs pour semer la discorde entre les gens (par exemple, il allait voir quelqu’un et lui disait que tel ou tel disait du mal de lui). » Le Prophète (ﷺ) a alors demandé une feuille verte de palmier, l’a fendue en deux et en a planté une sur chaque tombe, puis il a dit : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces deux morceaux de feuille ne seront pas secs. »
- Sahih al-Bukhari, n°6055
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est passé près des cimetières de Médine et a entendu les voix de deux personnes qui étaient punies dans leurs tombes. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ils sont punis, mais pas pour un grand péché, même si leurs fautes sont graves. L’un d’eux ne faisait pas attention à ne pas se salir avec l’urine, et l’autre colportait des rumeurs (Namima). » Ensuite, le Prophète a demandé une feuille de palmier verte, l’a fendue en deux et a posé un morceau sur chaque tombe, en disant : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces feuilles ne seront pas sèches. »
- Sahih al-Bukhari, n°6077
Rapporté par Abu Aiyub Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'est pas permis à un homme de couper les liens avec son frère musulman plus de trois nuits. (Il n'est pas permis que) lorsqu'ils se rencontrent, l'un détourne le visage de l'autre, et l'autre détourne aussi son visage. Le meilleur des deux sera celui qui saluera l'autre en premier. »
- Sahih al-Bukhari, n°6096
Rapporté par Samura bin Jundub : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai vu (en rêve), deux hommes sont venus à moi. » Puis le Prophète (ﷺ) a raconté l’histoire en disant : « Ils ont dit : ‘La personne dont tu as vu la joue déchirée (de la bouche à l’oreille) était un menteur qui racontait des mensonges, et les gens rapportaient ces mensonges en son nom jusqu’à ce qu’ils se répandent partout dans le monde. Il sera puni ainsi jusqu’au Jour de la Résurrection.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6105
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’islam (c’est-à-dire s’il prétend être non-musulman en mentant), alors s’il ment, il sera considéré comme il l’a dit. Celui qui se suicide avec un objet sera puni avec ce même objet dans le feu (de l’Enfer). Insulter un croyant est aussi grave que le tuer, et accuser un croyant de mécréance revient à l’avoir tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°6140
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Abu Bakr a invité un groupe de personnes et m’a dit : « Occupe-toi de tes invités. Je vais rendre visite au Prophète (ﷺ) et tu dois finir de les servir avant mon retour. » `Abdur-Rahman raconte : Je me suis donc empressé de leur servir ce qu’il y avait à la maison et je les ai invités à manger. Ils ont demandé : « Où est le maître de la maison (c’est-à-dire Abu Bakr) ? » J’ai répondu : « Prenez votre repas. » Ils ont dit : « Nous ne mangerons pas tant que le maître de la maison ne sera pas là. » J’ai insisté : « Acceptez le repas de notre part, car si mon père revient et voit que vous n’avez pas encore mangé, il nous en tiendra rigueur. » Mais ils ont refusé. J’étais donc sûr que mon père serait fâché contre moi. Lorsqu’il est rentré, je me suis caché. Il a demandé : « Qu’as-tu fait pour les invités ? » Ils lui ont tout raconté. Abu Bakr a appelé : « Ô `Abdur-Rahman ! » Je suis resté silencieux. Il a appelé de nouveau : « Ô `Abdur-Rahman ! » Je n’ai pas répondu, puis il a répété : « Ô ignorant ! Je t’en supplie par Allah, si tu m’entends, viens ! » Je suis sorti et j’ai dit : « Demande à tes invités, s’il te plaît, et ne sois pas en colère contre moi. » Ils ont dit : « Il dit la vérité ; il nous a apporté le repas. » Abu Bakr a dit : « Puisque vous m’avez attendu, par Allah, je ne mangerai pas de ce repas cette nuit. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous non plus, tant que tu n’en mangeras pas. » Abu Bakr a dit : « Je n’ai jamais vu une nuit aussi difficile que celle-ci. Qu’avez-vous ? Pourquoi ne voulez-vous pas accepter notre hospitalité ? » (Il m’a dit) : « Apporte le repas. » Je le lui ai apporté, il a mis la main dedans en disant : « Au nom d’Allah. La première colère était due à Satan. » Alors Abu Bakr a mangé, et ses invités aussi
- Sahih al-Bukhari, n°6163
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Un jour, alors que le Prophète (ﷺ) distribuait des butins, Dhul Khawaisira, un homme de la tribu de Bani Tamim, a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sois juste. » Le Prophète a dit : « Malheur à toi ! Qui serait juste si je ne le suis pas ? » `Umar a dit au Prophète (ﷺ) : « Permets-moi de lui couper la tête. » Le Prophète a répondu : « Non, car il a des compagnons qui semblent si pieux que si l’un de vous compare sa prière à la leur, il pensera que sa propre prière est inférieure, et il en sera de même pour le jeûne. Mais ils quitteront l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible, sans que rien ne reste sur la pointe, ni sur la tige, ni sur les plumes, car la flèche est passée trop vite pour être salie par le sang ou les restes. Ces gens apparaîtront lors de divisions parmi les musulmans, et le signe pour les reconnaître sera un homme dont l’une des mains ressemblera à un sein de femme ou à un morceau de chair qui bouge. » Abu Sa`id a ajouté : « J’atteste avoir entendu cela du Prophète (ﷺ) et j’atteste aussi que j’étais avec `Ali quand il a combattu ces gens. L’homme décrit par le Prophète a été cherché parmi les morts, et il était exactement comme le Prophète (ﷺ) l’avait décrit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6168
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chacun sera avec ceux qu’il aime. »
- Sahih al-Bukhari, n°6169
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que penses-tu d’un homme qui aime certaines personnes mais n’arrive pas à faire autant de bonnes actions qu’eux ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Chacun sera avec ceux qu’il aime. »
- Sahih al-Bukhari, n°6170
Rapporté par Abu Musa : On a dit au Prophète : « Un homme peut aimer certaines personnes mais il n’arrive pas à faire autant de bonnes actions qu’eux ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chacun sera avec ceux qu’il aime. »
- Sahih al-Bukhari, n°6177
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pour chaque traître, un drapeau sera dressé le Jour de la Résurrection, et il sera annoncé publiquement : “Voici la trahison d’untel, fils d’untel.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6178
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un drapeau sera planté le Jour de la Résurrection pour chaque traître, et il sera annoncé publiquement devant tout le monde : “Voici la trahison d’untel, fils d’untel.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6205
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le nom le plus détesté par Allah au Jour de la Résurrection sera celui d’un homme qui se fait appeler Malik Al-Amlak (le roi des rois). »
- Sahih al-Bukhari, n°6227
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a créé Adam à Son image, avec une taille de soixante coudées (environ 30 mètres). Quand Il l’a créé, Il lui a dit : “Va saluer ce groupe d’anges assis là-bas et écoute ce qu’ils te répondront, car ce sera ta salutation et celle de ta descendance.” Adam est allé et a dit : “As-Salamu alaikum (Que la paix soit sur vous).” Ils ont répondu : “As-Salamu alaika wa Rahmatullah (Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi).” Ils ont donc ajouté “wa Rahmatullah”. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Ainsi, quiconque entrera au Paradis aura la forme et l’apparence d’Adam. Depuis, la taille des descendants d’Adam n’a cessé de diminuer jusqu’à aujourd’hui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6304
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Chaque prophète a une invocation spéciale (qui ne sera pas rejetée) avec laquelle il demande à Allah, et je veux garder cette invocation pour intercéder en faveur de mes fidèles dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°6324
Rapporté par Hudhaifa : Chaque fois que le Prophète ﷺ voulait aller se coucher, il récitait : « Bismika Allahumma amutu wa ahya » (C’est en Ton nom, ô Allah, que je meurs et que je vis). Et quand il se réveillait, il disait : « Al-hamdu lil-lahil-ladhi ahyana ba'da ma amatana ; wa ilaihi an-nushur » (Louange à Allah qui nous a redonné la vie après nous avoir fait mourir [le sommeil], et c’est vers Lui que sera la résurrection
- Sahih al-Bukhari, n°6401
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : `Aisha a dit : « Les Juifs sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont dit : “As-Samu 'Alaika” (c’est-à-dire : Que la mort soit sur toi). Il a répondu : “La même chose sur vous.” » `Aisha leur a dit : « Que la mort soit sur vous, qu’Allah vous maudisse et déverse Sa colère sur vous ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sois douce et calme, ô `Aisha ! Sois douce et fais attention à ne pas être dure ni à dire de mauvaises choses. » Elle a dit : « Tu n’as pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il a répondu : « Tu n’as pas entendu ce que je leur ai répondu ? J’ai renvoyé leur parole contre eux, et mon invocation contre eux sera acceptée, mais la leur contre moi ne le sera pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°6403
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit : “La ilaha illal-lah wahdahu la sharika lahu, lahu-l-mulk wa lahul-hamd wa huwa 'ala kulli shai'in qadir” cent fois, recevra la même récompense que s’il avait affranchi dix esclaves ; cent bonnes actions seront inscrites pour lui, et cent péchés seront effacés de son compte. Cette parole sera pour lui une protection contre Satan jusqu’au soir, et personne ne pourra faire une meilleure action, sauf celui qui en fait plus que lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6427
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce que je crains le plus pour vous, ce sont les bienfaits matériels qu’Allah fera apparaître pour vous. » On demanda : « Quels sont les bienfaits de ce monde ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Les plaisirs de ce monde. » Un homme demanda : « Le bien peut-il engendrer le mal ? » Le Prophète (ﷺ) resta silencieux un moment, au point que nous avons pensé qu’il recevait une révélation. Puis il commença à essuyer la sueur de son front et dit : « Où est celui qui a posé la question ? » Cet homme répondit : « Je suis là. » Abu Sa`id ajouta : Nous avons remercié cet homme car la réponse fut bénéfique. Le Prophète (ﷺ) dit : « Le bien n’apporte que du bien. Cette richesse (de ce monde) est comme un fruit vert et sucré, et toute la végétation qui pousse au bord d’un ruisseau tue ou manque de tuer l’animal qui en mange trop, sauf l’animal qui mange le Khadira (une sorte de plante). Cet animal mange jusqu’à être rassasié, puis il se tourne vers le soleil, rumine, puis fait ses besoins et recommence à manger. Cette richesse du monde est comme un fruit sucré, et si quelqu’un la gagne de façon licite et la dépense correctement, elle est un excellent soutien, mais celui qui l’acquiert de façon illicite sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. »
- Sahih al-Bukhari, n°6430
Rapporté par Qais : J’ai entendu Khabbab, qui avait sept marques de brûlure sur le ventre, dire : « Si le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous avait pas interdit de demander la mort à Allah, je l’aurais fait. Les compagnons de Muhammad sont partis de ce monde sans avoir reçu de récompense ici-bas (leur récompense sera parfaite dans l’au-delà), alors que nous avons accumulé des richesses terrestres que nous ne pouvons utiliser que pour la terre (c’est-à-dire pour construire des maisons). »
- Sahih al-Bukhari, n°6441
Rapporté par Hakim bin Hizam : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) de l’argent, il m’en a donné. Je lui ai encore demandé, il m’en a donné. Je lui ai demandé une troisième fois, il m’en a donné, puis il a dit : « Cette richesse est comme un fruit vert et sucré. Celui qui la prend sans avidité, Allah la bénira pour lui. Mais celui qui la prend avec avidité, Allah ne la bénira pas pour lui, et il sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6447
Rapporté par Sahl ibn Sa`d As-Sa`id : Un homme passa devant le Messager d’Allah (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) demanda à un homme assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme qui vient de passer ? » Il répondit : « Cet homme est de la classe noble. Par Allah, s’il demande une femme en mariage, il devrait l’obtenir, et s’il intercède pour quelqu’un, son intercession sera acceptée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) resta silencieux. Puis un autre homme passa, et le Prophète (ﷺ) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-ci ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme fait partie des musulmans pauvres. S’il demande une femme en mariage, personne ne l’acceptera, s’il intercède pour quelqu’un, personne n’acceptera son intercession, et s’il parle, personne ne l’écoutera. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Cet homme pauvre vaut mieux qu’un grand nombre d’hommes du premier type, au point de remplir la terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°6478
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un serviteur (d’Allah) peut dire une parole qui plaît à Allah sans y accorder d’importance, et grâce à cela, Allah l’élèvera en degrés. Un serviteur (d’Allah) peut aussi prononcer une parole (sans y faire attention) qui déplaît à Allah, et à cause de cela, il sera jeté en Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6479
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Allah offrira Son ombre à sept catégories de personnes sous Son Ombre le Jour de la Résurrection. (L’une d’elles sera) une personne qui se souvient d’Allah et dont les yeux se remplissent alors de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6495
Rapporté par Abu Sa`id : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Il viendra un temps où le meilleur bien d’un musulman sera un troupeau de moutons qu’il emmènera sur les sommets des montagnes et dans les endroits où il pleut, fuyant avec sa religion pour la protéger des épreuves. »
- Sahih al-Bukhari, n°6496
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand la confiance disparaît, attendez-vous à l’Heure. » On lui a demandé : « Comment la confiance disparaîtra-t-elle, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Quand le pouvoir sera confié à ceux qui ne le méritent pas, alors attendez-vous à l’Heure. »
- Sahih al-Bukhari, n°6497
Rapporté par Hudhaifa : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a raconté deux choses : l’une que j’ai vue se réaliser et l’autre que j’attends encore. Il a dit que la confiance était d’abord enracinée dans le cœur des hommes, puis ils l’ont apprise à travers le Coran, puis à travers la Sunna du Prophète (ﷺ). Il nous a aussi parlé de sa disparition : « Un homme s’endormira et la confiance sera retirée de son cœur, il n’en restera qu’une trace, comme la trace laissée par un feu. Ensuite il dormira encore et le reste de la confiance sera aussi retiré, et il n’en restera qu’une marque, comme une cloque sur la peau après qu’un charbon ardent ait touché le pied ; en réalité, cette cloque ne contient rien. Il viendra un temps où les gens feront des affaires ensemble, mais il y aura à peine une personne digne de confiance parmi eux. On dira alors : dans telle tribu, il y a un homme honnête. On admirera un homme pour son intelligence, ses bonnes manières et sa force, alors qu’en réalité il n’aura pas de foi, même pas l’équivalent d’une graine de moutarde dans son cœur. » Le rapporteur a ajouté : « Il fut un temps où je pouvais traiter avec n’importe lequel d’entre vous, car s’il était musulman, sa religion l’empêchait de tromper ; et s’il était chrétien, son dirigeant musulman l’en empêchait aussi. Mais aujourd’hui, je ne peux traiter qu’avec telle ou telle personne. »
- Sahih al-Bukhari, n°6506
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « L'Heure n'aura pas lieu avant que le soleil ne se lève à l'ouest. Quand il se lèvera à l'ouest et que les gens le verront, alors tous croiront en Allah. Mais ce sera le moment où : “La foi ne servira à aucune âme qui n'avait pas cru auparavant...” (6.158) L'Heure arrivera si soudainement que deux personnes qui étendent un tissu entre elles n'auront pas le temps de conclure leur échange, ni de le replier. L'Heure arrivera alors qu'un homme porte le lait de sa chamelle mais ne pourra pas le boire ; l'Heure arrivera alors que quelqu'un prépare un bassin pour abreuver ses bêtes mais n'aura pas le temps de le faire ; et l'Heure arrivera alors que l'un de vous porte sa nourriture à sa bouche, mais ne pourra pas la manger. »
- Sahih al-Bukhari, n°6517
Rapporté par Abu Huraira : Deux hommes, un musulman et un juif, se sont insultés. Le musulman a dit : « Par Celui qui a donné à Muhammad la supériorité sur tous les gens. » Le juif a répondu : « Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les gens. » Le musulman s’est alors énervé et a giflé le juif au visage. Le juif est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a raconté ce qui s’était passé. L’Envoyé d’Allah a dit : « Ne me donnez pas la supériorité sur Moïse, car les gens tomberont tous inconscients le Jour de la Résurrection et je serai le premier à reprendre connaissance, et voilà que Moïse sera là, tenant le côté du Trône d’Allah. Je ne sais pas si Moïse fait partie de ceux qui seront tombés inconscients puis auront repris connaissance avant moi, ou s’il fait partie de ceux qu’Allah a exemptés de tomber inconscients. »
- Sahih al-Bukhari, n°6518
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens tomberont inconscients au moment où cela doit arriver (c’est-à-dire le Jour de la Résurrection), puis je serai le premier à me relever, et voilà que Moïse sera là, tenant le Trône d’Allah. Je ne sais pas s’il fait partie de ceux qui seront tombés inconscients. »
- Sahih al-Bukhari, n°6520
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La terre sera comme un pain le Jour de la Résurrection, et Le Tout-Puissant (Allah) la retournera avec Sa Main comme l’un de vous retourne un pain avec ses mains lorsqu’il prépare du pain pour un voyage. Ce pain sera la nourriture des gens du Paradis. » Un homme parmi les Juifs est venu (voir le Prophète) et a dit : « Qu’Allah le Bienfaiteur te bénisse, ô Aboul Qasim ! Veux-tu que je te dise quelle sera la nourriture des gens du Paradis le Jour de la Résurrection ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui. » Le Juif a dit : « La terre sera un pain », comme l’avait dit le Prophète (ﷺ). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) nous a regardés et a souri jusqu’à ce que l’on voie sa dent de devant. Puis le Juif a ajouté : « Veux-tu que je te dise ce qu’ils mangeront avec ce pain ? » Il a ajouté : « Ce sera Balam et Nun. » Les gens ont demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « C’est un bœuf et un poisson, et soixante-dix mille personnes mangeront du lobe caudal (c’est-à-dire la partie supplémentaire) de leurs foies. »
- Sahih al-Bukhari, n°6522
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens seront rassemblés de trois façons : (La première façon sera celle) de ceux qui espèrent (le Paradis) et qui craignent (le châtiment). (La deuxième catégorie sera composée de ceux qui viendront) deux sur un chameau, trois sur un chameau ou dix sur un chameau. (La troisième catégorie) sera le reste des gens qui seront poussés à se rassembler par le Feu, qui les accompagnera pendant leur sieste de l’après-midi, restera avec eux là où ils passeront la nuit, sera avec eux le matin où qu’ils soient, et sera avec eux l’après-midi où qu’ils soient. »
- Sahih al-Bukhari, n°6523
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Un mécréant sera-t-il rassemblé (traîné sur son visage) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui lui a permis de marcher sur ses jambes dans ce monde n’est-Il pas capable de le faire marcher sur son visage le Jour de la Résurrection ? » (Qatada, un des rapporteurs, a dit : Oui, (Il le peut), par la Puissance de notre Seigneur
- Sahih al-Bukhari, n°6526
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s'est levé parmi nous et a dit : « Vous serez rassemblés pieds nus, nus et non circoncis, comme Allah le dit : 'Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons...' (21.104). Et la première personne à être habillée le Jour de la Résurrection sera (le Prophète) Ibrahim Al-Khalil. Ensuite, certains hommes de ma communauté seront amenés vers la gauche (c'est-à-dire vers le Feu), et je dirai : 'Ô Seigneur ! Mes compagnons !' Alors Allah dira : Tu ne sais pas ce qu'ils ont fait après ton départ. Je dirai alors comme le serviteur pieux, Jésus, a dit : 'Et j'étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux...' (jusqu'à) ...le Tout-Sage.' (5.117-118). » Le narrateur a ajouté : « Il sera alors dit que ces gens-là (qui ont quitté l'islam) ont continué à revenir sur leurs pas (ont abandonné l'islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°6527
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Les gens seront rassemblés pieds nus, nus et non circoncis. » J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Les hommes et les femmes se regarderont-ils ? » Il a répondu : « La situation sera trop difficile pour qu'ils fassent attention à cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°6529
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Le premier homme qui sera appelé le Jour de la Résurrection sera Adam, à qui on montrera ses descendants. On leur dira : « Voici votre père, Adam. » Adam répondra à l’appel : « Labbaik et Sa`daik. » Puis Allah dira à Adam : « Sépare de tes descendants les gens destinés à l’Enfer. » Adam demandera : « Ô Seigneur, combien dois-je en séparer ? » Allah dira : « Prends-en quatre-vingt-dix-neuf sur cent. » Les compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Si quatre-vingt-dix-neuf sur cent d’entre nous sont pris, qui restera-t-il parmi nous ? » Il a répondu : « Mes fidèles, comparés aux autres peuples, sont comme un poil blanc sur un bœuf noir. »
- Sahih al-Bukhari, n°6530
Rapporté par Abu Sa`id : Le Prophète (ﷺ) a dit : Allah dira : « Ô Adam ! » Adam répondra : « Labbaik et Sa`daik (je réponds à Ton appel, j’obéis à Tes ordres), wal Khair fi Yadaik (tout le bien est entre Tes mains) ! » Puis Allah dira à Adam : « Sépare les gens destinés au Feu. » Adam demandera : « Combien sont-ils ? » Allah dira : « Sur chaque mille, prends-en neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. » À ce moment-là, les enfants auront les cheveux blancs et chaque femme enceinte perdra son enfant, et tu verras les gens comme s’ils étaient ivres, alors qu’ils ne le sont pas ; mais le châtiment d’Allah sera très sévère. Cette nouvelle a beaucoup attristé les compagnons du Prophète (ﷺ), et ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui parmi nous sera cet homme (le chanceux parmi mille qui sera sauvé du Feu) ? » Il a dit : « Ayez la bonne nouvelle : les mille seront parmi Gog et Magog, et le sauvé sera parmi vous. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Celui qui détient mon âme, j’espère que vous (les musulmans) serez le tiers des gens du Paradis. » À cela, nous avons glorifié et loué Allah et dit : « Allahu Akbar. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « Par Celui qui détient mon âme, j’espère que vous serez la moitié des gens du Paradis, car votre exemple (musulmans) par rapport aux autres peuples (non-musulmans), c’est comme un poil blanc sur la peau d’un bœuf noir, ou une tache ronde sans poils sur la jambe d’un âne. »
- Sahih al-Bukhari, n°6536
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : `Aisha a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Toute personne dont le compte (des actions) sera examiné sera sûrement punie.’ J’ai dit : ‘Allah ne dit-Il pas : “Il recevra un jugement facile” ? (84.8)’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Cela signifie seulement la présentation du compte.’ » Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit (comme ci-dessus)
- Sahih al-Bukhari, n°6537
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Toute personne qui sera appelée à rendre des comptes le Jour de la Résurrection sera perdue. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah n’a-t-Il pas dit : ‘Quant à celui à qui son livre sera remis dans la main droite, il recevra un jugement facile’ ? (84.7-8) » — Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce verset parle seulement de la présentation des comptes, mais toute personne dont le compte sera examiné le Jour de la Résurrection sera sûrement punie. »
- Sahih al-Bukhari, n°6538
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète d’Allah avait l’habitude de dire : « Un mécréant sera amené le Jour de la Résurrection et on lui demandera : ‘Si tu avais autant d’or que la terre entière, voudrais-tu l’offrir pour te racheter ?’ Il répondra : ‘Oui.’ Alors il lui sera dit : ‘On t’a demandé quelque chose de bien plus facile que cela (de n’adorer qu’Allah, c’est-à-dire d’accepter l’islam), mais tu as refusé.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6539
Rapporté par `Adi bin Hatim : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, chacun d’entre vous sera interrogé directement par Allah, sans aucun interprète entre lui et Lui (Allah). Il regardera devant lui et ne verra rien, puis il regardera encore devant lui, et le Feu (de l'Enfer) sera face à lui. Donc, que celui d’entre vous qui peut se protéger du Feu le fasse, même en donnant la moitié d’une datte en aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°6545
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il sera dit aux gens du Paradis : “Ô gens du Paradis ! L’éternité pour vous, plus de mort.” Et aux gens du Feu : “Ô gens du Feu, l’éternité pour vous, plus de mort.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6548
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand les gens du Paradis seront entrés au Paradis et que les gens du Feu seront entrés dans le Feu, la mort sera amenée et placée entre le Feu et le Paradis, puis elle sera égorgée. Alors on annoncera : “Ô gens du Paradis, plus de mort ! Ô gens du Feu, plus de mort !” Ainsi, la joie des gens du Paradis augmentera, et la tristesse des gens du Feu deviendra encore plus grande. »
- Sahih al-Bukhari, n°6551
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La largeur entre les deux épaules d’un mécréant sera aussi grande que la distance parcourue en trois jours par un cavalier rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°6561
Rapporté par An-Nu`man : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « La personne qui recevra le châtiment le plus léger parmi les gens du Feu, au Jour de la Résurrection, sera un homme sous la voûte des pieds duquel on placera une braise qui fera bouillir son cerveau. »
- Sahih al-Bukhari, n°6562
Rapporté par An-Nu`man ibn Bashir : J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : « En vérité, la personne parmi les gens du Feu qui aura le châtiment le plus léger le Jour de la Résurrection sera un homme sous la plante de ses pieds, il y aura deux braises, à cause desquelles son cerveau bouillira, comme bout une marmite ou un récipient à col étroit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6564
Rapporté par Abou Saïd Al-Khoudri : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’on venait d’évoquer son oncle Abou Talib en sa présence, dire : « Peut-être que mon intercession lui sera utile (à Abou Talib) le Jour de la Résurrection, de sorte qu’il sera placé dans un endroit peu profond du Feu, où le feu atteindra ses chevilles et fera bouillir son cerveau. »
- Sahih al-Bukhari, n°6565
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah rassemblera tous les gens le Jour de la Résurrection et ils diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Ils iront alors voir Adam et lui diront : ‘C’est toi qu’Allah a créé de Ses propres mains, en qui Il a insufflé de Son âme, et à qui Il a ordonné aux anges de se prosterner ; intercède donc pour nous auprès de notre Seigneur.’ Adam répondra : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Noé, le premier Messager envoyé par Allah.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Abraham, qu’Allah a pris pour ami intime.’ Ils iront le voir (et lui feront la même demande). Il répondra : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Moïse, à qui Allah a parlé directement.’ Ils iront voir Moïse et il dira : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Jésus.’ Ils iront le voir, et il dira : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche, allez voir Muhammad, car Allah lui a pardonné ses péchés passés et futurs.’ Ils viendront à moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, et lorsque je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera dans cet état aussi longtemps qu’Il le voudra, puis on m’adressera la parole : ‘Relève ta tête (Ô Muhammad) ! Demande, et ta demande sera exaucée ; parle, et tu seras écouté ; intercède, et ton intercession sera acceptée.’ Alors je relèverai la tête, je glorifierai et louerai mon Seigneur avec une invocation qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai. Allah fixera une limite pour moi (c’est-à-dire un certain groupe de personnes pour qui je pourrai intercéder), et je les sortirai du Feu (de l’Enfer) pour les faire entrer au Paradis. Ensuite, je reviendrai (vers Allah) et je me prosternerai à nouveau, et je ferai la même chose une troisième et une quatrième fois, jusqu’à ce qu’il ne reste plus dans le Feu (de l’Enfer) que ceux que le Coran y a condamnés à y demeurer. » (Le sous-narrateur, Qatada, avait l’habitude de préciser à ce moment : « ...ceux pour qui l’éternité (en Enfer) a été décrétée. »
- Sahih al-Bukhari, n°6570
Rapporté par Abu Huraira : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui sera la personne la plus chanceuse à bénéficier de ton intercession le Jour de la Résurrection ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Abu Huraira ! J’ai pensé que personne ne me poserait cette question avant toi, car je connais ton désir d’apprendre les hadiths. La personne la plus chanceuse à bénéficier de mon intercession le Jour de la Résurrection sera celle qui aura dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah’, sincèrement du fond de son cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°6571
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je connais la personne qui sera la dernière à sortir du Feu et la dernière à entrer au Paradis. Ce sera un homme qui sortira du Feu en rampant, et Allah lui dira : ‘Va et entre au Paradis.’ Il s’y rendra, mais pensera qu’il est déjà plein, alors il reviendra et dira : ‘Seigneur, je l’ai trouvé plein.’ Allah lui dira : ‘Va et entre au Paradis, et tu auras l’équivalent du monde et dix fois plus (ou, tu auras dix fois ce que le monde contient).’ À ce moment-là, l’homme dira : ‘Te moques-tu de moi (ou ris-tu de moi) alors que Tu es le Roi ?’ J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sourire en disant cela, au point que ses dents de devant étaient visibles. On dit que cet homme sera celui qui aura le rang le plus bas parmi les gens du Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6573
Rapporté par Abu Huraira : Certaines personnes ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Verrons-nous notre Seigneur le Jour de la Résurrection ? » Il a dit : « Est-ce que vous vous bousculez pour regarder le soleil quand il n’est pas caché par les nuages ? » Ils ont répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il a dit : « Est-ce que vous vous bousculez pour regarder la lune quand elle est pleine et non cachée par les nuages ? » Ils ont répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « De la même façon, vous verrez votre Seigneur le Jour de la Résurrection. Allah rassemblera tous les gens et dira : ‘Que celui qui adorait quelque chose la suive.’ Ainsi, celui qui adorait le soleil le suivra, celui qui adorait la lune la suivra, et celui qui adorait de faux dieux les suivra ; puis il ne restera que cette communauté (c’est-à-dire les musulmans), y compris leurs hypocrites. Allah viendra à eux sous une forme qu’ils ne connaissent pas et dira : ‘Je suis votre Seigneur.’ Ils diront : ‘Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre toi. Nous restons à notre place ; (nous ne te suivrons pas) jusqu’à ce que notre Seigneur vienne à nous, et quand Il viendra, nous Le reconnaîtrons.’ Ensuite, Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : ‘Je suis votre Seigneur.’ Ils diront : ‘(Sans aucun doute) Tu es notre Seigneur’, et ils Le suivront. Ensuite, un pont sera placé au-dessus du Feu. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « Je serai le premier à le traverser. Et l’invocation des Prophètes ce jour-là sera : ‘Allahumma Sallim, Sallim (Ô Allah, sauve-nous, sauve-nous !)’ Sur ce pont, il y aura des crochets semblables aux épines de l’arbre As-Sa'dan (un arbre épineux). N’avez-vous pas vu les épines de l’As-Sa'dan ? » Les compagnons ont dit : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il a ajouté : « Les crochets sur ce pont seront comme les épines de l’As-Sa'dan, mais leur taille n’est connue que d’Allah. Ces crochets attraperont les gens selon leurs actes. Certains seront perdus à cause de leurs mauvaises actions, et d’autres seront coupés en morceaux et tomberont en Enfer, mais seront sauvés plus tard, quand Allah aura terminé les jugements entre Ses serviteurs, et voudra faire sortir du Feu ceux qu’Il voudra parmi ceux qui témoignaient qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah. Nous ordonnerons aux anges de les faire sortir, et les anges les reconnaîtront grâce à la marque de la prosternation sur leur front, car Allah a interdit au Feu de consumer les traces de prosternation sur le corps des descendants d’Adam. Ils les feront donc sortir, et à ce moment-là, ils seront brûlés (comme du charbon), puis de l’eau appelée Ma’ul Hayat (eau de la vie) sera versée sur eux, et ils repousseront comme une graine qui germe sur la rive d’un ruisseau, et il restera un homme qui sera face au Feu et dira : ‘Seigneur ! La vapeur (de l’Enfer) m’a empoisonné et enfumé, et sa flamme m’a brûlé ; éloigne mon visage du Feu, s’il te plaît.’ Il continuera à invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah dise : ‘Peut-être que si Je t’accorde ce que tu veux, tu Me demanderas autre chose ?’ L’homme dira : ‘Non, par Ta Puissance, je ne Te demanderai rien d’autre.’ Alors Allah détournera son visage du Feu. Après cela, l’homme dira : ‘Seigneur, rapproche-moi de la porte du Paradis.’ Allah lui dira : ‘N’as-tu pas promis de ne rien demander d’autre ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es trompeur !’ L’homme continuera à invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah dise : ‘Mais si Je te donne cela, tu pourrais Me demander autre chose.’ L’homme dira : ‘Non, par Ta Puissance. Je ne Te demanderai rien d’autre.’ Il promettra à Allah de ne rien demander d’autre après cela. Alors Allah le rapprochera de la porte du Paradis, et quand il verra ce qu’il y a dedans, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : ‘Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.’ Allah dira : ‘N’as-tu pas promis de ne rien Me demander d’autre ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es trompeur !’ Alors l’homme dira : ‘Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse,’ et il continuera à invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah sourie, et quand Allah sourira à cause de lui, Il lui permettra d’entrer au Paradis, et quand il y entrera, on lui dira : ‘Souhaite ce que tu veux.’ Il exprimera ses souhaits jusqu’à ce qu’ils soient tous exaucés, puis Allah dira : ‘Tout cela (ce que tu as souhaité) et autant encore t’appartiennent.’ » Abu Huraira a ajouté : Cet homme sera le dernier des gens du Paradis à y entrer
- Sahih al-Bukhari, n°6576
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous précéderai au Bassin, et certains d'entre vous seront amenés devant moi jusqu'à ce que je les voie, puis ils seront éloignés de moi et je dirai : “Ô Seigneur, ce sont mes compagnons !” Il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu'ils ont fait après toi.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6583
Rapporté par Abu Hazim d’après Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous précéderai au Bassin, et quiconque y passera boira de son eau, et celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Il viendra vers moi des gens que je reconnaîtrai et qui me reconnaîtront, mais une barrière sera placée entre moi et eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°6584
Rapporté par Abu Hazim : An-Nu`man bin Abi `Aiyash, en m’entendant, a dit : « As-tu entendu cela de Sahl ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Je témoigne que j’ai entendu Abu Sa`id Al-Khudri dire la même chose, en ajoutant que le Prophète ﷺ a dit : ‘Je dirai : Ils font partie de moi (c’est-à-dire mes compagnons). Il sera dit : Tu ne sais pas ce qu’ils ont introduit de nouveau dans la religion après ton départ.’ Je dirai : Qu’ils soient éloignés, qu’ils soient éloignés (de la miséricorde), ceux qui ont changé (leur religion) après moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6585
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète ﷺ a dit : « Le Jour de la Résurrection, un groupe de compagnons viendra vers moi, mais ils seront repoussés loin du Bassin. Je dirai : Ô Seigneur, ce sont mes compagnons ! Il sera dit : Tu ne sais pas ce qu’ils ont introduit après ton départ ; ils sont revenus sur leurs pas comme des renégats (ils ont quitté l’islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°6586
Rapporté par Ibn Al-Musaiyab : Les compagnons du Prophète ﷺ ont dit : « Certains hommes parmi mes compagnons viendront à mon Bassin et ils en seront repoussés, et je dirai : Ô Seigneur, mes compagnons ! Il sera dit : Tu ne sais pas ce qu’ils ont introduit après ton départ : ils sont revenus sur leurs pas comme des renégats (ils ont quitté l’islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°6593
Rapporté par Asma bint Abu Bakr : Le Prophète ﷺ a dit : « Je serai debout près du Bassin pour voir qui parmi vous viendra vers moi ; mais certaines personnes seront éloignées de moi, et je dirai : “Ô Seigneur, ils font partie de moi et de mes compagnons.” Alors il sera dit : “As-tu vu ce qu’ils ont fait après toi ? Par Allah, ils n’ont cessé de revenir en arrière (ils sont devenus renégats).” » Le sous-narrateur, Ibn Abi Mulaika, a dit : « Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le fait de revenir en arrière ou d’être éprouvés dans notre religion. »
- Sahih al-Bukhari, n°6594
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ), le véridique et celui qui reçoit la révélation, a dit : « Chacun de vous est rassemblé dans le ventre de sa mère pendant quarante jours, puis devient une adhérence pour une période égale (quarante jours), puis devient un morceau de chair pour une période similaire (quarante jours). Ensuite, Allah envoie un ange et lui ordonne d’écrire quatre choses : sa subsistance, sa durée de vie, s’il sera malheureux ou heureux (dans l’au-delà). Puis l’âme lui est insufflée. Par Allah, l’un d’entre vous peut agir comme les gens du Feu jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une coudée ou une longueur de bras entre lui et le Feu, mais alors ce qui a été écrit l’emporte, et il agit comme les gens du Paradis et y entre. Et un autre peut agir comme les gens du Paradis jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une coudée ou deux entre lui et le Paradis, puis ce qui a été écrit l’emporte, et il agit comme les gens du Feu et y entre. »
- Sahih al-Bukhari, n°6595
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah place un ange chargé de l’utérus, et l’ange dit : “Ô Seigneur, c’est une goutte de sperme ! Ô Seigneur, c’est maintenant une adhérence ! Ô Seigneur, c’est maintenant un morceau de chair !” Puis, si Allah veut achever sa création, l’ange demande : “Ô Seigneur, sera-ce un garçon ou une fille ? Sera-t-il malheureux ou heureux ? Quelle sera sa subsistance ? Quelle sera sa durée de vie ?” Tout cela est écrit alors que la créature est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°6632
Rapporté par `Abdullah bin Hisham : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) et il tenait la main de `Umar bin Al-Khattab. `Umar lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu m’es plus cher que tout, sauf moi-même. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, par Celui qui tient mon âme dans Sa main, (ta foi ne sera complète) que lorsque je t’aurai été plus cher que toi-même. » Alors `Umar lui a dit : « Maintenant, par Allah, tu m’es plus cher que moi-même. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Maintenant, ô `Umar, (maintenant tu es croyant). »
- Sahih al-Bukhari, n°6652
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’islam est comme il le dit ; et celui qui se suicide avec quelque chose sera puni avec cette même chose dans le Feu (de l’Enfer) ; maudire un croyant, c’est comme le tuer ; et accuser un croyant de mécréance, c’est comme si on l’avait tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°6656
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout musulman qui a perdu trois de ses enfants ne sera pas touché par le Feu, sauf ce qui permet d’accomplir la promesse d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6659
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure faussement pour s’approprier le bien d’un musulman (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite révélé pour confirmer cette parole : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un faible profit… » (3.77) Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à propos de moi et d’un compagnon à moi, lorsque nous avons eu un différend au sujet d’un puits. »
- Sahih al-Bukhari, n°6660
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure faussement pour s’approprier le bien d’un musulman (ou de son frère), Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. » Allah a ensuite révélé pour confirmer cette parole : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un faible profit… » (3.77) Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à propos de moi et d’un compagnon à moi, lorsque nous avons eu un différend au sujet d’un puits. »
- Sahih al-Bukhari, n°6689
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « La valeur des actes dépend des intentions, et chacun sera récompensé selon son intention. Celui qui émigre pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager. Mais celui qui émigre pour obtenir un bien matériel ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sahih al-Bukhari, n°6742
Rapporté par Huzail : `Abdullah a dit : « Le jugement que je vais donner dans cette affaire sera comme celui du Prophète : la moitié pour la fille, un sixième pour la petite-fille (fille du fils), et le reste de l’héritage pour la sœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°6755
Rapporté par `Ali : Nous n’avons pas d’autre livre à réciter que le Livre d’Allah (le Coran) et ce document. Puis `Ali a sorti le document, et il y était écrit des règles concernant les représailles pour les blessures, l’âge des chameaux (à donner comme Zakat ou comme compensation). Il y était aussi écrit : « Médine est un sanctuaire depuis la montagne Air jusqu’à la montagne Thaur. Celui qui y introduit une innovation (dans la religion) ou y commet un crime, ou protège un innovateur, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou volontaires ne sera acceptée le Jour de la Résurrection. Et quiconque (un esclave affranchi) prend comme maître d’autres personnes que ses véritables maîtres, sans leur permission, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou volontaires ne sera acceptée le Jour de la Résurrection. Et la protection accordée par n’importe quel musulman doit être respectée par tous les musulmans, même si elle est donnée par la personne la plus modeste parmi eux ; et celui qui trahit un musulman à ce sujet subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou volontaires ne sera acceptée le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°6766
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui prétend être le fils d’un autre homme que son père, en sachant que ce n’est pas son père, le Paradis lui sera interdit. » J’en ai parlé à Abu Bakra, et il a dit : « Mes oreilles ont entendu cela et mon cœur l’a retenu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°6767
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui prétend être le fils d’un autre homme que son père, en sachant que ce n’est pas son père, le Paradis lui sera interdit. » J’en ai parlé à Abu Bakra, et il a dit : « Mes oreilles ont entendu cela et mon cœur l’a retenu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°6784
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) dans une assemblée et il a dit : « Faites-moi allégeance que vous n’adorerez rien en dehors d’Allah, que vous ne volerez pas et que vous ne commettrez pas de relations sexuelles interdites. » Ensuite, le Prophète a récité tout le verset (c’est-à-dire 60:12). Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Celui d’entre vous qui respecte son engagement aura sa récompense auprès d’Allah ; et celui qui commet l’un de ces péchés et reçoit la punition légale pour cela, cette punition sera considérée comme une expiation pour ce péché. Mais celui qui commet l’un de ces péchés et qu’Allah le couvre, c’est à Allah de décider s’Il lui pardonne ou s’Il le punit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6801
Rapporté par Ubada bin As-Samit : J'ai prêté serment d'allégeance au Prophète ﷺ avec un groupe de personnes, et il a dit : « Je prends votre engagement que vous n'adorerez rien en dehors d'Allah, que vous ne volerez pas, que vous ne commettrez pas d'infanticide, que vous ne calomnierez pas les autres en inventant de faux témoignages et en les diffusant, et que vous ne me désobéirez pas dans ce qui est bien. Et celui parmi vous qui respecte tout cela, sa récompense sera auprès d'Allah. Et celui qui commet l'un de ces péchés et reçoit sa punition légale dans ce monde, cela sera pour lui une expiation et une purification. Mais si Allah cache son péché, cela dépendra d'Allah, qui pourra soit le punir, soit lui pardonner selon Sa volonté. » Abu `Abdullah a dit : « Si un voleur se repent après que sa main a été coupée, son témoignage sera accepté. De même, si une personne qui a subi une punition légale se repent, son témoignage sera accepté. »
- Sahih al-Bukhari, n°6808
Rapporté par Anas : Je vais vous raconter un récit que personne ne vous racontera après moi. Je l’ai entendu du Prophète. J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « L’Heure ne viendra pas » ou il a dit : « Parmi les signes de l’Heure, il y aura la disparition du savoir religieux (par la mort des savants), l’ignorance générale (de la religion) apparaîtra, la consommation de boissons alcoolisées sera très répandue, les relations interdites seront ouvertes et fréquentes, le nombre d’hommes diminuera tandis que celui des femmes augmentera au point qu’il y aura un homme pour cinquante femmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6835
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) alors qu'il était assis et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Rends ton jugement selon les lois d’Allah dans notre affaire. » Son adversaire s’est alors levé et a dit : « Il a dit la vérité, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge notre affaire selon les lois d’Allah. Mon fils travaillait comme ouvrier pour cet homme, et il a eu une relation interdite avec sa femme. Les gens m’ont dit que mon fils devait être lapidé, mais j’ai proposé cent moutons et une esclave comme rançon pour lui. Ensuite, j’ai consulté des savants religieux, et ils m’ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah. Les moutons et l’esclave te seront rendus, et ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Et toi, ô Unais ! Va voir la femme de cet homme (et si elle avoue), lapide-la. » Unais y est donc allé le matin et l’a lapidée après qu’elle ait avoué
- Sahih al-Bukhari, n°6836
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) alors qu'il était assis et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Rends ton jugement selon les lois d’Allah dans notre affaire. » Son adversaire s’est alors levé et a dit : « Il a dit la vérité, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge notre affaire selon les lois d’Allah. Mon fils travaillait comme ouvrier pour cet homme, et il a eu une relation interdite avec sa femme. Les gens m’ont dit que mon fils devait être lapidé, mais j’ai proposé cent moutons et une esclave comme rançon pour lui. Ensuite, j’ai consulté des savants religieux, et ils m’ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah. Les moutons et l’esclave te seront rendus, et ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Et toi, ô Unais ! Va voir la femme de cet homme (et si elle avoue), lapide-la. » Unais y est donc allé le matin et l’a lapidée après qu’elle ait avoué
- Sahih al-Bukhari, n°6858
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu Abu-l-Qasim (le Prophète) dire : « Si quelqu’un calomnie son esclave et que l’esclave est innocent de ce qu’il dit, il sera fouetté le Jour de la Résurrection, à moins que l’esclave ne soit vraiment comme il l’a décrit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6859
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je te demande de nous juger selon les lois d’Allah. » Son adversaire, qui était plus sage que lui, s’est alors levé et a dit : « Il a dit la vérité. Juge-nous donc selon les lois d’Allah et permets-moi de parler, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parle. » Il a dit : « Mon fils travaillait pour la famille de cet homme et il a eu une relation interdite avec sa femme. J’ai donné cent moutons et un esclave comme compensation pour mon fils, mais j’ai interrogé des savants religieux sur ce cas, et ils m’ont informé que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an, et que la femme de cet homme devait être lapidée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah dans cette affaire. Les cent moutons et l’esclave te seront rendus, ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé pendant un an. Et toi, O Unais ! Va demain matin voir la femme de cet homme, interroge-la, et si elle avoue, lapide-la. » Elle a avoué et il l’a lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°6860
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je te demande de nous juger selon les lois d’Allah. » Son adversaire, qui était plus sage que lui, s’est alors levé et a dit : « Il a dit la vérité. Juge-nous donc selon les lois d’Allah et permets-moi de parler, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parle. » Il a dit : « Mon fils travaillait pour la famille de cet homme et il a eu une relation interdite avec sa femme. J’ai donné cent moutons et un esclave comme compensation pour mon fils, mais j’ai interrogé des savants religieux sur ce cas, et ils m’ont informé que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an, et que la femme de cet homme devait être lapidée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah dans cette affaire. Les cent moutons et l’esclave te seront rendus, ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé pendant un an. Et toi, O Unais ! Va demain matin voir la femme de cet homme, interroge-la, et si elle avoue, lapide-la. » Elle a avoué et il l’a lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°6880
Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bam Laith pour venger une personne tuée parmi eux à l’époque préislamique. Alors le Messager d’Allah s’est levé et a dit : « Allah a retenu l’armée des éléphants de La Mecque, mais Il a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les mécréants de La Mecque. Attention : (La Mecque est un sanctuaire) ! En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ce ne sera permis à personne après moi ; cela m’a été permis seulement pour un court moment ce jour-là. Sans aucun doute, elle est à présent un sanctuaire : ses buissons épineux ne doivent pas être arrachés, ses arbres ne doivent pas être coupés, et ses objets trouvés ne doivent être ramassés que par celui qui cherche leur propriétaire. Et si quelqu’un est tué, son plus proche parent a le droit de choisir entre deux choses : soit le prix du sang, soit la vengeance en faisant exécuter le meurtrier. » Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, s’est alors levé et a dit : « Écris cela pour moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Écrivez cela pour Abu Shah. » Un autre homme de Quraish s’est levé en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf pour l’Al-Idhkhir (une herbe spéciale), car nous l’utilisons dans nos maisons et pour les tombes. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. »
- Sahih al-Bukhari, n°6898
Rapporté par Sahl bin Abi Hathma : Un groupe de personnes de sa tribu est allé à Khaybar et s’est dispersé, puis ils ont retrouvé l’un d’eux assassiné. Ils ont dit aux gens chez qui le corps avait été trouvé : « C’est vous qui avez tué notre compagnon ! » Ces gens ont répondu : « Nous ne l’avons pas tué et nous ne savons pas qui l’a tué. » Le groupe endeuillé est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes allés à Khaybar et avons trouvé l’un de nous tué. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que les plus âgés parmi vous s’avancent et parlent. » Puis le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Apportez une preuve contre le meurtrier. » Ils ont répondu : « Nous n’avons aucune preuve. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors ce sera aux accusés de prêter serment. » Ils ont dit : « Nous n’acceptons pas les serments des Juifs. » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas voulu que le prix du sang de la victime soit perdu sans compensation, alors il a donné cent chameaux pris sur les chameaux de la Zakat (aux proches du défunt) comme Diya (prix du sang)
- Sahih al-Bukhari, n°6921
Rapporté par Ibn Mas`ud : Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Serons-nous punis pour ce que nous avons fait pendant la période d’ignorance avant l’islam ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Celui qui fait le bien en islam ne sera pas puni pour ce qu’il a fait avant l’islam, mais celui qui fait le mal en islam sera puni pour ses mauvaises actions passées et présentes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6923
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) avec deux hommes de la tribu des Ash`ariyin, l’un à ma droite et l’autre à ma gauche, pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) se brossait les dents avec un siwak. Les deux hommes lui ont demandé un poste. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô Abu Musa (Ô `Abdullah bin Qais !).’ J’ai répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, ces deux hommes ne m’ont rien dit de ce qu’ils avaient dans le cœur et je n’ai pas senti qu’ils cherchaient un poste.’ Je me souviens encore de son siwak tiré vers un coin sous ses lèvres, et il a dit : ‘Nous ne confions jamais nos affaires à quelqu’un qui cherche à être nommé. Mais ô Abu Musa ! (ou `Abdullah bin Qais !) Va au Yémen.’ » Le Prophète a ensuite envoyé Mu`adh bin Jabal après lui et, quand Mu`adh l’a rejoint, il a étendu un coussin pour lui et lui a demandé de s’asseoir. Il y avait un homme enchaîné à côté d’Abu Musa. Mu`adh a demandé : « Qui est cet homme ? » Abu Musa a répondu : « Il était juif, il est devenu musulman puis il est revenu au judaïsme. » Abu Musa a alors invité Mu`adh à s’asseoir, mais Mu`adh a dit : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué. C’est le jugement d’Allah et de Son Messager (pour de tels cas) », et il l’a répété trois fois. Abu Musa a alors ordonné que l’homme soit tué, et il a été tué. Abu Musa a ajouté : « Ensuite, nous avons parlé de la prière de nuit et l’un de nous a dit : ‘Je prie et je dors, et j’espère qu’Allah me récompensera pour mon sommeil comme pour mes prières.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6933
Rapporté par Abu Sa`id : Pendant que le Prophète (ﷺ) distribuait quelque chose, `Abdullah bin Dhil Khawaisira at-Tamimi est venu et a dit : « Sois juste, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Malheur à toi ! Qui serait juste si je ne le suis pas ? » `Umar bin Al-Khattab a dit : « Laisse-moi lui couper la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, car il a des compagnons. Si tu compares ta prière à la leur et ton jeûne au leur, tu trouveras que tes prières et ton jeûne paraissent peu à côté des leurs. Pourtant, ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Si tu examines la plume de la flèche, tu n’y trouveras rien, si tu examines la pointe, tu n’y trouveras rien, et si tu examines la tige, tu n’y trouveras rien. La flèche a été trop rapide pour être salie par le sang ou les excréments. Le signe pour reconnaître ces gens sera un homme dont une main (ou une poitrine) ressemblera à celle d’une femme (ou à un morceau de chair qui bouge). Ces gens apparaîtront quand il y aura des divisions parmi les gens (musulmans). » Abu Sa`id a ajouté : Je témoigne avoir entendu cela du Prophète (ﷺ) et je témoigne aussi qu’`Ali a combattu ces gens alors que j’étais avec lui. L’homme décrit par le Prophète (ﷺ) a été amené à `Ali. Les versets suivants ont été révélés à propos de cette personne (c’est-à-dire `Abdullah bin Dhil-Khawaisira at-Tamimi) : « Et parmi eux, il y a des hommes qui t’accusent (ô Muhammad) au sujet de la distribution des aumônes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6943
Rapporté par Khabbab bin Al-Art : Nous nous sommes plaints auprès du Messager d'Allah (ﷺ) de notre situation alors qu'il était appuyé contre son manteau à l'ombre de la Ka`ba. Nous avons dit : « Vas-tu demander à Allah de nous aider ? Vas-tu invoquer Allah pour nous ? » Il a répondu : « Parmi ceux qui vous ont précédés, un croyant était saisi, on creusait une fosse pour lui et on l'y plaçait. Ensuite, on apportait une scie qu'on posait sur sa tête jusqu'à ce qu'il soit coupé en deux. Sa chair pouvait être peignée avec des peignes de fer et arrachée de ses os, mais tout cela ne le faisait pas renoncer à sa religion. Par Allah ! Cette religion (l'islam) sera accomplie (et triomphera) jusqu'à ce qu'un voyageur aille de San`a' (la capitale du Yémen) à Hadramout sans craindre personne sauf Allah et le loup pour ses moutons, mais vous êtes impatients. »
- Sahih al-Bukhari, n°6953
Rapporté par `Umar ibn Al-Khattab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô gens ! La récompense des actes dépend des intentions, et chacun sera récompensé selon ce qu’il a eu comme intention. Donc, celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, alors son émigration était pour Allah et Son Messager. Et celui qui a émigré pour obtenir un avantage matériel ou pour épouser une femme, alors son émigration était pour ce pour quoi il a émigré. »
- Sahih al-Bukhari, n°6959
Rapporté par Ibn Abbas : Sa'd bin 'Ubada Al-Ansari a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il fallait faire pour un vœu fait par sa mère qui est morte avant de l’accomplir. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Accomplis-le à sa place. » Certaines personnes ont dit : « Si le nombre de chameaux atteint vingt, alors leur propriétaire doit donner quatre moutons comme Zakat ; et si le propriétaire les offre en cadeau ou les vend pour éviter de payer la Zakat par ruse avant la fin de l’année, il n’a rien à payer. Et s’il les abat puis meurt, aucune Zakat ne sera prise sur ses biens. »
- Sahih al-Bukhari, n°6966
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chaque traître aura un drapeau par lequel il sera reconnu le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°6970
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « On ne doit pas donner une esclave en mariage sans la consulter, et on ne doit pas marier une vierge sans obtenir sa permission. » Les gens demandèrent : « Comment exprime-t-elle sa permission ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Par son silence (quand on lui demande son avis). » Certaines personnes ont dit : « Si un homme, par ruse, présente deux faux témoins devant le juge pour affirmer qu’il a épousé une femme déjà mariée avec son accord, et que le juge valide ce mariage, et que le mari est certain de ne jamais l’avoir épousée auparavant, alors ce mariage sera considéré comme légal et il pourra vivre avec elle comme mari et femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°6978
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Abu Rafi' a dit que Sa'd lui avait proposé quatre cents mithqals d’or pour une maison. Abu Rafi' a dit : « Si je n’avais pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin”, je ne te l’aurais pas donnée. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un a acheté une partie d’une maison et veut annuler le droit de préemption, il peut l’offrir en cadeau à son jeune fils et il ne sera pas obligé de prêter serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°7042
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prétend avoir vu un rêve alors qu’il ne l’a pas vu devra essayer de faire un nœud entre deux grains d’orge, ce qu’il ne pourra pas faire ; et si quelqu’un écoute la conversation de personnes qui ne veulent pas qu’il entende, ou qui s’éloignent de lui, alors du plomb fondu sera versé dans ses oreilles le Jour de la Résurrection ; et celui qui fait une image sera puni le Jour de la Résurrection et on lui demandera d’y insuffler une âme, ce qu’il ne pourra pas faire. » Ibn `Abbas a aussi rapporté un hadith similaire
- Sahih al-Bukhari, n°7048
Rapporté par Asma’ : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je serai près de mon Bassin (Kawthar) en attendant ceux qui viendront à moi. Mais certaines personnes seront éloignées de moi, alors je dirai : “Mes compagnons !” Il me sera dit : “Tu ne sais pas, ils sont devenus apostats, ils ont abandonné leur religion.” » (Ibn Abi Mulaika a dit : « Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le fait de revenir sur nos pas après avoir connu la religion et contre l’épreuve. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7050
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Je vous précéderai au Bassin (Kawthar), et quiconque y viendra boira de son eau, et celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Il y aura des gens qui viendront à moi, que je reconnaîtrai et qui me reconnaîtront, mais une barrière sera dressée entre eux et moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7051
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Je dirai que ces gens font partie de moi. Il me sera dit : “Tu ne sais pas quels changements et quelles nouveautés ils ont introduits après toi.” Alors je dirai : “Qu’ils soient éloignés (de la miséricorde), qu’ils soient éloignés, ceux qui ont modifié (la religion) après moi.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7067
Rapporté par Ibn Mas`ud : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les gens les plus mauvais seront ceux qui vivront au moment où l’Heure sera établie. »
- Sahih al-Bukhari, n°7068
Rapporté par Az-Zubair bin `Adi : Nous sommes allés voir Anas bin Malik et nous nous sommes plaints des injustices que nous subissions de la part d’Al-Hajjaj. Anas bin Malik a dit : « Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur, car chaque période qui viendra après la vôtre sera pire que la précédente. J’ai entendu cela du Prophète ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°7078
Rapporté par Abu Bakra : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’adressa aux gens et dit : « Savez-vous quel jour nous sommes aujourd’hui ? » Ils répondirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Nous pensions qu’il allait donner un autre nom à ce jour. Le Prophète dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice (An-Nahr) ? » Nous avons répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il demanda ensuite : « Quelle est cette ville ? N’est-ce pas la Ville sacrée (La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il dit alors : « Votre sang, vos biens, votre honneur et vos corps sont sacrés entre vous, tout comme la sainteté de ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. (Écoutez) Ne vous ai-je pas transmis le message d’Allah ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit : « Ô Allah ! Sois témoin. Il incombe donc à ceux qui sont présents de transmettre ce message à ceux qui sont absents, car il se peut que celui à qui le message sera transmis le comprenne mieux que certains de ceux qui l’ont entendu directement. » Le rapporteur ajouta : En effet, cela s’est passé ainsi. Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Attention ! Ne redevenez pas des mécréants après moi en frappant (en coupant) le cou les uns des autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°7081
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura bientôt des troubles où celui qui sera assis vaudra mieux que celui qui sera debout, et celui qui sera debout vaudra mieux que celui qui marchera, et celui qui marchera vaudra mieux que celui qui courra, et celui qui s’exposera à ces troubles sera détruit par eux. Donc, celui qui peut trouver un abri ou un refuge contre ces troubles, qu’il s’y réfugie. »
- Sahih al-Bukhari, n°7082
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura des épreuves (dans un avenir proche) où la personne assise sera meilleure que celle qui est debout, celle qui est debout sera meilleure que celle qui marche, et celle qui marche sera meilleure que celle qui court. Celui qui s’expose à ces épreuves sera détruit par elles. Donc, celui qui peut trouver un endroit sûr ou un refuge contre elles, qu’il s’y abrite. »
- Sahih al-Bukhari, n°7084
Rapporté par Hudhayfa ibn Al-Yaman : Les gens demandaient au Messager d’Allah (ﷺ) des informations sur le bien, mais moi je lui demandais au sujet du mal, de peur d’y être confronté. J’ai donc dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous vivions dans l’ignorance et dans une situation très difficile, puis Allah nous a apporté ce bien (c’est-à-dire l’islam) ; y aura-t-il un mal après ce bien ? » Il a dit : « Oui. » J’ai demandé : « Y aura-t-il un bien après ce mal ? » Il a répondu : « Oui, mais il sera entaché (il ne sera pas pur). » J’ai demandé : « Quelle sera cette imperfection ? » Il a répondu : « (Il y aura) des gens qui guideront les autres sans suivre ma tradition. Tu approuveras certains de leurs actes et tu en désapprouveras d’autres. » J’ai demandé : « Y aura-t-il un mal après ce bien ? » Il a répondu : « Oui, (il y aura) des gens qui appelleront aux portes du Feu, et quiconque répondra à leur appel sera jeté par eux dans le Feu. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Peux-tu nous les décrire ? » Il a dit : « Ils seront de notre peuple et parleront notre langue. » J’ai demandé : « Que m’ordonnes-tu de faire si cela arrive de mon vivant ? » Il a dit : « Attache-toi au groupe des musulmans et à leur imam (chef). » J’ai demandé : « Et s’il n’y a ni groupe de musulmans ni imam ? » Il a dit : « Éloigne-toi de tous ces groupes, même si tu dois mordre (manger) les racines d’un arbre jusqu’à ce que la mort te surprenne dans cet état. »
- Sahih al-Bukhari, n°7086
Rapporté par Hudhayfa : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a transmis deux récits prophétiques, dont l’un s’est déjà réalisé et j’attends l’accomplissement de l’autre. Le Prophète (ﷺ) nous a dit que la vertu de l’honnêteté descendait dans le cœur des hommes (de la part d’Allah), puis ils l’apprenaient à travers le Coran, puis à travers la Sunna (les traditions du Prophète). Le Prophète (ﷺ) nous a aussi expliqué comment cette honnêteté disparaîtra : Il a dit : « L’homme s’endormira et l’honnêteté sera retirée de son cœur, il n’en restera qu’une trace, comme la marque d’une tache sombre ; puis il s’endormira encore, et l’honnêteté diminuera encore plus, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une trace semblable à une cloque, comme lorsqu’une braise tombe sur le pied et le fait enfler, on verra l’enflure mais il n’y aura rien à l’intérieur. Les gens feront du commerce, mais il y aura à peine une personne digne de confiance. On dira : ‘Dans telle tribu, il y a un homme honnête’, puis plus tard on dira à propos d’un homme : ‘Quel homme sage, poli et fort !’ alors qu’il n’aura même pas la foi équivalente à une graine de moutarde dans son cœur. » Il y a eu un temps où je faisais affaire avec n’importe lequel d’entre vous sans inquiétude : si c’était un musulman, son islam l’obligeait à me payer ce qu’il me devait, et si c’était un chrétien, l’autorité musulmane l’y obligeait. Mais aujourd’hui, je ne traite qu’avec certaines personnes
- Sahih al-Bukhari, n°7088
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il viendra un temps où le meilleur bien d’un musulman sera des moutons qu’il emmènera sur les sommets des montagnes et dans les endroits où il pleut, pour fuir avec sa religion les épreuves. »
- Sahih al-Bukhari, n°7096
Rapporté par Shaqiq : J’ai entendu Hudhaifa dire : « Alors que nous étions assis avec `Umar, il a dit : ‘Qui parmi vous se souvient de la parole du Prophète (ﷺ) à propos des épreuves ?’ Hudhaifa a dit : ‘Les épreuves d’un homme dans sa famille, ses biens, ses enfants et ses voisins sont effacées par ses prières, la Zakat (et les aumônes), le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ `Umar a dit : ‘Je ne te parle pas de ces épreuves, mais de celles qui viendront comme les vagues de la mer.’ Hudhaifa a dit : ‘Ne t’inquiète pas, chef des croyants, il y a une porte fermée entre toi et elles.’ `Umar a dit : ‘Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ?’ J’ai dit : ‘Non, elle sera brisée.’ `Umar a dit : ‘Alors elle ne sera jamais refermée.’ J’ai dit : ‘Oui.’ Nous avons demandé à Hudhaifa : ‘Est-ce que `Umar savait ce que représentait cette porte ?’ Il a répondu : ‘Oui, tout comme je sais qu’il fera nuit avant demain matin, car je lui ai rapporté un récit authentique, sans erreur.’ Nous n’avons pas osé demander à Hudhaifa qui était la porte, alors nous avons demandé à Masruq de le faire à notre place. Il a répondu : ‘C’est `Umar.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7098
Rapporté par Abu Wail : Quelqu’un a dit à Usama : « Ne veux-tu pas parler à cet homme (`Uthman) ? » Usama a répondu : « Je lui ai parlé (en privé) sans être le premier à ouvrir la porte à un mal. Je ne dirai jamais à un dirigeant, qu’il gouverne deux personnes ou plus, qu’il est bon après avoir entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Un homme sera amené et jeté en Enfer, et il tournera en rond dans le Feu comme un âne autour d’une meule. Tous les gens de l’Enfer se rassembleront autour de lui et lui diront : “Untel ! N’ordonnais-tu pas aux autres de faire le bien et ne leur interdisais-tu pas le mal ?” Il répondra : “J’ordonnais aux autres de faire le bien, mais je ne le faisais pas moi-même, et j’interdisais le mal, mais je le faisais moi-même.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7111
Rapporté par Nafi` : Lorsque les habitants de Médine ont destitué Yazid bin Muawiya, Ibn `Umar a réuni ses amis proches et ses enfants et a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Un drapeau sera planté pour chaque traître le Jour de la Résurrection.’ Nous avons prêté serment d’allégeance à cette personne (Yazid) selon les conditions fixées par Allah et Son Messager, et je ne connais rien de plus déloyal que de combattre quelqu’un à qui on a prêté serment d’allégeance selon ces conditions. Si jamais j’apprends que l’un d’entre vous accepte de destituer Yazid en prêtant serment à quelqu’un d’autre, alors il n’y aura plus de lien entre lui et moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7119
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Bientôt, le fleuve Euphrate dévoilera un trésor, une montagne d’or. Celui qui sera présent à ce moment-là ne doit rien en prendre. » Al-A'raj rapporte d’Abu Huraira que le Prophète (ﷺ) a dit la même chose, mais il a précisé : « L’Euphrate découvrira une montagne d’or sous lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7121
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu (1) avant que deux grands groupes ne se battent, causant de nombreuses pertes de chaque côté, alors qu’ils suivront la même croyance, (2) avant que près de trente menteurs (Dajjals) n’apparaissent, chacun prétendant être le Messager d’Allah (ﷺ), (3) avant que la connaissance religieuse ne disparaisse (par la mort des savants), (4) que les tremblements de terre augmentent, (5) que le temps passe plus vite, (6) que les épreuves se multiplient, (7) que les meurtres augmentent, (8) que la richesse devienne si abondante qu’un riche craindra de ne trouver personne pour accepter sa Zakat, et chaque fois qu’il la proposera à quelqu’un, cette personne dira : “Je n’en ai pas besoin”, (9) que les gens rivalisent pour construire des bâtiments toujours plus hauts, (10) qu’un homme, en passant devant une tombe, dise : “Si seulement j’étais à sa place”, (11) et que le soleil se lève à l’ouest. Quand le soleil se lèvera à l’ouest et que les gens le verront, ils croiront tous, mais ce sera le moment où : (comme Allah l’a dit) “La foi ne servira plus à une âme qui n’avait pas cru auparavant, ni n’aura fait de bien grâce à sa foi.” (6.158) Et l’Heure arrivera alors que deux hommes étaleront un tissu devant eux sans pouvoir le vendre ni le replier ; l’Heure arrivera alors qu’un homme aura trait sa chamelle et emporté le lait sans pouvoir le boire ; l’Heure arrivera avant qu’un homme qui répare un bassin pour ses bêtes ne puisse les abreuver ; et l’Heure arrivera alors qu’une personne aura porté une bouchée à sa bouche sans pouvoir la manger
- Sahih al-Bukhari, n°7130
Rapporté par Hudhaifa : Le Prophète (ﷺ) a dit à propos d’Ad-Dajjal qu’il aura avec lui de l’eau et du feu : ce qui semblera être du feu sera en réalité de l’eau froide, et ce qui semblera être de l’eau sera en fait du feu
- Sahih al-Bukhari, n°7131
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun prophète n’a été envoyé sans avertir sa communauté contre le menteur borgne (Ad-Dajjal). Attention ! Il est aveugle d’un œil, alors que votre Seigneur ne l’est pas, et il sera écrit entre ses yeux le mot “Kafir” (c’est-à-dire mécréant). » (Ce hadith est aussi rapporté par Abu Huraira et Ibn `Abbas)
- Sahih al-Bukhari, n°7132
Rapporté par Abu Sa`id : Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) nous a raconté un long récit au sujet d’Ad-Dajjal. Parmi ce qu’il nous a dit, il y avait : « Ad-Dajjal viendra, mais il lui sera interdit d’entrer dans les cols montagneux de Médine. Il s’installera dans une des zones salées proches de Médine, et un homme, qui sera le meilleur ou l’un des meilleurs des gens, viendra à lui. Il dira : “J’atteste que tu es Ad-Dajjal, dont l’histoire nous a été racontée par le Messager d’Allah (ﷺ).” Ad-Dajjal dira alors à ceux qui l’écoutent : “Regardez : si je tue cet homme puis que je lui rends la vie, aurez-vous encore des doutes sur ce que je prétends ?” Ils répondront : “Non.” Alors Ad-Dajjal tuera cet homme puis le fera revivre. L’homme dira : “Par Allah, maintenant je te reconnais encore mieux qu’avant !” Ad-Dajjal essaiera alors de le tuer à nouveau, mais il n’en aura pas le pouvoir
- Sahih al-Bukhari, n°7148
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous tenez à avoir le pouvoir, mais ce sera une source de regrets pour vous au Jour de la Résurrection. C’est comme une excellente nourrice, mais un sevrage très difficile. »
- Sahih al-Bukhari, n°7185
Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) a entendu des gens se disputer près de sa porte, alors il est sorti vers eux et a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et des personnes viennent à moi pour régler leurs différends. Il se peut que l’un d’eux expose son cas de façon plus convaincante que l’autre, et je rends alors un jugement en sa faveur en pensant qu’il dit la vérité. Donc, si je donne par erreur le droit d’un musulman à un autre, ce bien sera en réalité un morceau de Feu, à chacun de choisir de le prendre ou de le laisser. »
- Sahih al-Bukhari, n°7193
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge entre nous selon le Livre d’Allah (les lois). » Son adversaire s’est levé et a dit : « Il a dit la vérité, alors juge entre nous selon les lois d’Allah. » Le bédouin a expliqué : « Mon fils travaillait pour cet homme et a eu des rapports interdits avec sa femme. Les gens m’ont dit : ‘Ton fils doit être lapidé’, alors j’ai racheté mon fils avec cent moutons et une esclave. Ensuite, j’ai demandé à des savants religieux et ils m’ont dit : ‘Ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an.’ » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais juger entre vous selon le Livre d’Allah ! Quant à l’esclave et aux moutons, ils doivent te revenir, et ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Ô Unais ! » Le Prophète (ﷺ) s’est adressé à un homme : « Va demain matin chez la femme de cet homme et lapide-la. » Unais y est donc allé le lendemain matin et l’a lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°7194
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge entre nous selon le Livre d’Allah (les lois). » Son adversaire s’est levé et a dit : « Il a dit la vérité, alors juge entre nous selon les lois d’Allah. » Le bédouin a expliqué : « Mon fils travaillait pour cet homme et a eu des rapports interdits avec sa femme. Les gens m’ont dit : ‘Ton fils doit être lapidé’, alors j’ai racheté mon fils avec cent moutons et une esclave. Ensuite, j’ai demandé à des savants religieux et ils m’ont dit : ‘Ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an.’ » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais juger entre vous selon le Livre d’Allah ! Quant à l’esclave et aux moutons, ils doivent te revenir, et ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Ô Unais ! » Le Prophète (ﷺ) s’est adressé à un homme : « Va demain matin chez la femme de cet homme et lapide-la. » Unais y est donc allé le lendemain matin et l’a lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°7213
Rapporté par ‘Ubada ibn As-Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit alors que nous étions réunis : « Donnez-moi le serment d’allégeance pour : (1) ne rien associer à Allah dans l’adoration, (2) ne pas voler, (3) ne pas commettre de relations sexuelles illicites, (4) ne pas tuer vos enfants, (5) ne pas accuser injustement une personne innocente (et répandre cette accusation), (6) ne pas désobéir lorsqu’on vous ordonne de faire le bien. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Celui d’entre vous qui respecte son engagement aura sa récompense auprès d’Allah, et celui qui commet l’un de ces péchés et reçoit la punition légale ici-bas, cette punition sera une expiation pour lui. Mais celui qui commet l’un de ces péchés et qu’Allah ne dévoile pas, alors cela dépend d’Allah : s’Il veut, Il le punira, et s’Il veut, Il lui pardonnera. » Nous avons donc prêté serment pour cela
- Sahih al-Bukhari, n°7260
Rapporté par Abu Huraira : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), un bédouin s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge mon affaire selon le Livre d’Allah (les lois). » Son adversaire s’est alors levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il a dit la vérité ! Juge son affaire selon le Livre d’Allah (les lois), et permets-moi de parler. » Il a dit : « Mon fils travaillait pour cet homme et il a commis un acte illégal avec sa femme. Les gens m’ont dit que mon fils devait être lapidé, mais je l’ai racheté avec cent moutons et une esclave. Ensuite, j’ai demandé à des savants religieux et ils m’ont dit que sa femme devait être lapidée et que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Ses mains, je vais juger entre vous selon le Livre d’Allah : Quant à l’esclave et aux moutons, ils doivent être rendus ; et pour ton fils, il recevra cent coups de fouet et sera exilé pendant un an. Toi, O Unais ! » s’adressant à un homme des Bani Aslam, « Va demain matin voir la femme de cet homme et si elle avoue, alors lapide-la. » Le lendemain matin, Unais est allé voir la femme et elle a avoué, alors il l’a lapidée
- Sahih al-Bukhari, n°7284
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr a été choisi comme calife après lui, certains Arabes sont revenus à la mécréance. ‘Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” protège ses biens et sa vie de moi, sauf s’il mérite une punition légale, et son compte sera avec Allah ! » Abu Bakr répondit : « Par Allah, je combattrai celui qui fait une différence entre la zakat et la prière, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me refusent même une corde qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » ‘Umar dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre que le fait qu’Allah ait ouvert la poitrine d’Abu Bakr à ce combat, et j’ai alors compris avec certitude que c’était la vérité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7285
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr a été choisi comme calife après lui, certains Arabes sont revenus à la mécréance. ‘Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” protège ses biens et sa vie de moi, sauf s’il mérite une punition légale, et son compte sera avec Allah ! » Abu Bakr répondit : « Par Allah, je combattrai celui qui fait une différence entre la zakat et la prière, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me refusent même une corde qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » ‘Umar dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre que le fait qu’Allah ait ouvert la poitrine d’Abu Bakr à ce combat, et j’ai alors compris avec certitude que c’était la vérité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7294
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est sorti après le déclin du soleil et a accompli la prière du Zuhr en groupe. Après avoir terminé avec le Taslim, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure et des grands événements qui arriveront avant elle. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, car par Allah, vous ne me poserez aucune question sans que je vous donne sa réponse tant que je suis ici. » À ce moment-là, les Ansar ont pleuré fortement, et le Messager d’Allah (ﷺ) répétait : « Interrogez-moi ! » Un homme s’est alors levé et a demandé : « Où sera mon entrée, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Tu iras) au Feu. » Puis `Abdullah bin Hudhaifa s’est levé et a demandé : « Qui est mon père, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, le Prophète (ﷺ), en colère, répétait : « Interrogez-moi ! Interrogez-moi ! » `Umar s’est alors agenouillé et a dit : « Nous avons accepté Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors calmé. Puis il a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés devant ce mur pendant que je priais, et je n’ai jamais vu autant de bien et de mal qu’aujourd’hui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7307
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Allah ne vous privera pas du savoir après vous l'avoir donné, mais il sera retiré par la mort des savants religieux avec leur savoir. Ensuite, il ne restera que des gens ignorants qui, lorsqu'on les consultera, donneront des avis selon leurs propres opinions, ce qui égarera les autres et les entraînera eux-mêmes dans l'erreur. »
- Sahih al-Bukhari, n°7310
Rapporté par Abu Sa`id : Une femme est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Seuls les hommes profitent de ton enseignement, alors consacre-nous un peu de ton temps, un jour où nous pourrons venir à toi pour que tu nous enseignes ce qu'Allah t'a appris. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Rassemblez-vous tel jour à tel endroit. » Elles se sont réunies, et le Messager d'Allah (ﷺ) est venu leur enseigner ce qu'Allah lui avait appris. Puis il a dit : « Aucune femme parmi vous qui a perdu trois enfants ne sera privée d'une protection contre le Feu. » L'une d'elles a demandé : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Et si elle en a perdu deux ? » Elle a répété sa question deux fois, et le Prophète (ﷺ) a répondu : « Même deux, même deux, même deux ! »
- Sahih al-Bukhari, n°7349
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Noé sera amené (devant Allah) le Jour de la Résurrection, et on lui demandera : ‘As-tu transmis le message d’Allah ?’ Il répondra : ‘Oui, ô Seigneur.’ Ensuite, la communauté de Noé sera interrogée : ‘Noé vous a-t-il transmis le message d’Allah ?’ Ils répondront : ‘Aucun avertisseur n’est venu à nous.’ Alors on demandera à Noé : ‘Qui sont tes témoins ?’ Il répondra : ‘(Mes témoins sont) Muhammad et ses partisans.’ Alors vous (les musulmans) serez amenés et vous témoignerez. » Puis le Prophète (ﷺ) a récité : « Et ainsi Nous avons fait de vous (les musulmans) une communauté juste et la meilleure, afin que vous soyez témoins contre les autres peuples, et que le Messager soit témoin contre vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°7356
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les chevaux peuvent servir à trois choses : Pour l’un, ils sont une source de récompense (dans l’au-delà) ; pour un autre, un moyen de protection ; et pour un autre, une cause de péché. Celui pour qui ils sont une source de récompense est celui qui les garde pour la cause d’Allah, les attache avec de longues cordes et les laisse paître dans un pâturage ou un jardin. Tout ce que ces cordes leur permettent de manger dans ce pâturage ou ce jardin sera inscrit comme bonnes actions pour lui. Et si elles rompent leurs cordes et courent un ou deux tours, toutes leurs traces et leur fumier seront inscrits comme bonnes actions pour lui. Et si elles traversent une rivière et y boivent, même s’il n’avait pas l’intention de les y abreuver, cela sera aussi inscrit comme bonnes actions pour lui. Ces chevaux sont donc une source de récompense pour cet homme. Pour celui qui les garde pour gagner sa vie afin de ne pas demander l’aide des autres ou mendier, et qu’il n’oublie pas le droit d’Allah sur ce qu’il gagne grâce à eux et sur leur dos (en les mettant à disposition pour la cause d’Allah), ces chevaux sont une protection contre la pauvreté. Mais pour celui qui les garde par orgueil ou pour se vanter, ils sont une cause de péché. » On a ensuite demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des ânes. Il a dit : « Allah ne m’a rien révélé à leur sujet, sauf ce verset général : “Quiconque fait le bien, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra ; et quiconque fait le mal, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7410
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah rassemblera les croyants le Jour de la Résurrection comme ils sont rassemblés dans cette vie, et ils diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Ils iront alors voir Adam et diront : ‘Ô Adam ! Ne vois-tu pas la situation des gens ? Allah t’a créé de Ses propres mains, Il a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi, et Il t’a appris le nom de toutes choses. Intercède pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Noé, car il fut le premier messager envoyé par Allah aux gens de la Terre.’ Ils iront voir Noé qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera son erreur, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Abraham, Khalil Ar-Rahman.’ Ils iront voir Abraham qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Moïse, un serviteur à qui Allah a donné la Torah et à qui Il a parlé directement.’ Ils iront voir Moïse qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Allez plutôt voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole (Sois ! et il fut) et une âme créée par Lui.’ Ils iront voir Jésus qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, mais allez plutôt voir Muhammad, dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés (par Allah).’ Ils viendront alors vers moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, et je serai autorisé à me présenter devant Lui. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai devant Lui et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il me sera dit : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai alors la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai, et quand je verrai mon Seigneur (de nouveau), je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je louerai alors mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai encore, et quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai, et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je louerai alors mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai et dirai : ‘Ô mon Seigneur ! Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés à y rester et pour qui l’éternité en Enfer est devenue inévitable.’ » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Sortira alors de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un grain d’orge. Puis sortira de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un grain de blé. Puis sortira de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi). »
- Sahih al-Bukhari, n°7424
Rapporté par Abou Dharr : Je suis entré dans la mosquée alors que le Messager d’Allah (ﷺ) y était assis. Quand le soleil s’est couché, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Abou Dharr ! Sais-tu où va ce (soleil) ? » J’ai dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Il va demander la permission de se prosterner, et on la lui accorde, et (un jour) il sera comme s’il recevait l’ordre de revenir d’où il est venu, alors il se lèvera à l’ouest. » Puis le Prophète (ﷺ) a récité : « Et le soleil court vers un lieu de repos qui lui est assigné, » (36.38) comme le récitait `Abdullah
- Sahih al-Bukhari, n°7437
Rapporté par 'Ata' bin Yazid Al-Laithi, d’après Abu Huraira : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Avez-vous du mal à voir la lune lors d’une nuit de pleine lune ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Ainsi, vous Le verrez de la même façon. Allah rassemblera tous les gens au Jour de la Résurrection et dira : “Que celui qui adorait quelque chose (dans ce monde) le suive.” Ainsi, ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient d’autres fausses divinités les suivront. Il ne restera que cette communauté avec ses gens de bien (ou ses hypocrites). (Le sous-narrateur, Ibrahim, a un doute.) Allah viendra à eux et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils (le nieront et) diront : “Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne, car lorsque notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Alors Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ils Le suivront. Ensuite, un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer (le Feu). Moi et mes fidèles serons les premiers à le traverser, et personne ne parlera ce jour-là sauf les Prophètes. Leur invocation ce jour-là sera : “Ô Allah, sauve ! Sauve !” Dans l’Enfer (ou sur le Pont), il y aura des crochets comme les épines de l’arbuste As-Sa'dan. Avez-vous vu As-Sa'dan ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il dit : « Ces crochets ressemblent aux épines d’As-Sa'dan, mais seul Allah sait leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes. Certains resteront en Enfer à cause de leurs mauvaises actions, certains seront attrapés ou déchirés par les crochets (et tomberont en Enfer), et certains seront punis puis soulagés. Quand Allah aura fini de juger les gens, Il fera sortir de l’Enfer qui Il voudra par Sa miséricorde. Il ordonnera alors aux anges de sortir du Feu tous ceux qui n’adoraient qu’Allah, parmi ceux à qui Allah veut faire miséricorde, et ceux qui ont attesté (dans ce monde) qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce à la marque de prosternation (sur leur front), car le Feu consumera tout le corps humain sauf la marque laissée par la prosternation, qu’Allah a interdite au Feu de toucher. Ils sortiront du Feu complètement brûlés, puis l’eau de la vie sera versée sur eux et ils repousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Ensuite, Allah achèvera les jugements entre les gens, et il restera un homme face au Feu, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Éloigne mon visage du Feu car son air m’a blessé et sa chaleur m’a brûlé.” Il invoquera Allah comme Allah voudra qu’il L’invoque, puis Allah lui dira : “Si Je t’accorde cela, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne Te demanderai rien d’autre.” Il donnera à son Seigneur toutes les promesses et engagements qu’Allah exigera. Alors Allah détournera son visage de l’Enfer. Quand il fera face au Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Approche-moi de la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” Il dira : “Ô mon Seigneur,” et continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde ce que tu demandes, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne demanderai rien d’autre.” Il donnera alors des engagements à Allah, puis Allah l’approchera de la porte du Paradis. Quand il sera devant la porte, le Paradis s’ouvrira devant lui et il en verra la beauté et les plaisirs, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” L’homme dira : “Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse !” Il continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah rie de ses paroles, et quand Allah rira de lui, Il lui dira : “Entre au Paradis.” Quand il y entrera, Allah lui dira : “Souhaite ce que tu veux.” Alors il demandera à son Seigneur et exprimera de nombreux souhaits, car Allah lui rappellera Lui-même de demander certaines choses en disant : “Souhaite ceci ou cela.” Quand il n’aura plus rien à souhaiter, Allah lui dira : “C’est pour toi, et autant encore.” ‘Ata’ bin Yazid ajouta : Abu Sa’id Al-Khudri, qui était présent avec Abu Huraira, ne contesta rien de ce qu’il avait dit, mais quand Abu Huraira rapporta qu’Allah avait dit : “C’est pour toi et autant encore”, Abu Sa’id Al-Khudri dit : “Et dix fois plus, ô Abu Huraira !” Abu Huraira dit : “Je ne me souviens que de sa parole : ‘C’est pour toi et autant encore.’” Abu Sa’id Al-Khudri dit alors : “Je témoigne que je me souviens que le Prophète ﷺ a dit : ‘C’est pour toi, et dix fois plus.’” Abu Huraira ajouta : “Cet homme sera la dernière personne du Paradis à y entrer.”
- Sahih al-Bukhari, n°7438
Rapporté par 'Ata' bin Yazid Al-Laithi, d’après Abu Huraira : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Avez-vous du mal à voir la lune lors d’une nuit de pleine lune ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Ainsi, vous Le verrez de la même façon. Allah rassemblera tous les gens au Jour de la Résurrection et dira : “Que celui qui adorait quelque chose (dans ce monde) le suive.” Ainsi, ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient d’autres fausses divinités les suivront. Il ne restera que cette communauté avec ses gens de bien (ou ses hypocrites). (Le sous-narrateur, Ibrahim, a un doute.) Allah viendra à eux et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils (le nieront et) diront : “Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne, car lorsque notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Alors Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ils Le suivront. Ensuite, un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer (le Feu). Moi et mes fidèles serons les premiers à le traverser, et personne ne parlera ce jour-là sauf les Prophètes. Leur invocation ce jour-là sera : “Ô Allah, sauve ! Sauve !” Dans l’Enfer (ou sur le Pont), il y aura des crochets comme les épines de l’arbuste As-Sa'dan. Avez-vous vu As-Sa'dan ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il dit : « Ces crochets ressemblent aux épines d’As-Sa'dan, mais seul Allah sait leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes. Certains resteront en Enfer à cause de leurs mauvaises actions, certains seront attrapés ou déchirés par les crochets (et tomberont en Enfer), et certains seront punis puis soulagés. Quand Allah aura fini de juger les gens, Il fera sortir de l’Enfer qui Il voudra par Sa miséricorde. Il ordonnera alors aux anges de sortir du Feu tous ceux qui n’adoraient qu’Allah, parmi ceux à qui Allah veut faire miséricorde, et ceux qui ont attesté (dans ce monde) qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce à la marque de prosternation (sur leur front), car le Feu consumera tout le corps humain sauf la marque laissée par la prosternation, qu’Allah a interdite au Feu de toucher. Ils sortiront du Feu complètement brûlés, puis l’eau de la vie sera versée sur eux et ils repousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Ensuite, Allah achèvera les jugements entre les gens, et il restera un homme face au Feu, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Éloigne mon visage du Feu car son air m’a blessé et sa chaleur m’a brûlé.” Il invoquera Allah comme Allah voudra qu’il L’invoque, puis Allah lui dira : “Si Je t’accorde cela, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne Te demanderai rien d’autre.” Il donnera à son Seigneur toutes les promesses et engagements qu’Allah exigera. Alors Allah détournera son visage de l’Enfer. Quand il fera face au Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Approche-moi de la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” Il dira : “Ô mon Seigneur,” et continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde ce que tu demandes, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne demanderai rien d’autre.” Il donnera alors des engagements à Allah, puis Allah l’approchera de la porte du Paradis. Quand il sera devant la porte, le Paradis s’ouvrira devant lui et il en verra la beauté et les plaisirs, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” L’homme dira : “Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse !” Il continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah rie de ses paroles, et quand Allah rira de lui, Il lui dira : “Entre au Paradis.” Quand il y entrera, Allah lui dira : “Souhaite ce que tu veux.” Alors il demandera à son Seigneur et exprimera de nombreux souhaits, car Allah lui rappellera Lui-même de demander certaines choses en disant : “Souhaite ceci ou cela.” Quand il n’aura plus rien à souhaiter, Allah lui dira : “C’est pour toi, et autant encore.” ‘Ata’ bin Yazid ajouta : Abu Sa’id Al-Khudri, qui était présent avec Abu Huraira, ne contesta rien de ce qu’il avait dit, mais quand Abu Huraira rapporta qu’Allah avait dit : “C’est pour toi et autant encore”, Abu Sa’id Al-Khudri dit : “Et dix fois plus, ô Abu Huraira !” Abu Huraira dit : “Je ne me souviens que de sa parole : ‘C’est pour toi et autant encore.’” Abu Sa’id Al-Khudri dit alors : “Je témoigne que je me souviens que le Prophète ﷺ a dit : ‘C’est pour toi, et dix fois plus.’” Abu Huraira ajouta : “Cet homme sera la dernière personne du Paradis à y entrer.”
- Sahih al-Bukhari, n°7439
Rapporté par Abu Sa'id Al-Khudri : Nous avons demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Il répondit : « Avez-vous du mal à voir le soleil et la lune quand le ciel est dégagé ? » Nous avons dit : « Non. » Il dit : « Ainsi, vous n’aurez aucune difficulté à voir votre Seigneur ce jour-là, tout comme vous n’avez aucune difficulté à voir le soleil et la lune (dans un ciel clair). » Le Prophète ajouta : « Quelqu’un annoncera alors : “Que chaque communauté suive ce qu’elle adorait.” Ainsi, les compagnons de la croix iront avec leur croix, les idolâtres avec leurs idoles, et les compagnons de chaque fausse divinité avec leur dieu, jusqu’à ce qu’il ne reste que ceux qui adoraient Allah, qu’ils soient obéissants ou désobéissants, et certains gens du Livre. L’Enfer leur sera alors présenté comme un mirage. Il sera dit aux Juifs : “Qu’adoriez-vous ?” Ils répondront : “Nous adorions Ezra, fils d’Allah.” Il leur sera dit : “Vous mentez, car Allah n’a ni épouse ni fils. Que voulez-vous maintenant ?” Ils répondront : “Nous voulons que Tu nous donnes à boire.” Il leur sera dit : “Buvez”, et ils tomberont en Enfer à la place. Puis il sera dit aux chrétiens : “Qu’adoriez-vous ?” Ils répondront : “Nous adorions le Messie, fils d’Allah.” Il leur sera dit : “Vous mentez, car Allah n’a ni épouse ni fils. Que voulez-vous maintenant ?” Ils diront : “Nous voulons que Tu nous donnes à boire.” Il leur sera dit : “Buvez”, et ils tomberont en Enfer à la place. Quand il ne restera que ceux qui adoraient Allah (Lui seul), qu’ils soient obéissants ou désobéissants, il leur sera dit : “Qu’est-ce qui vous retient ici alors que tous les autres sont partis ?” Ils répondront : “Nous nous sommes séparés d’eux (dans ce monde) alors que nous avions plus besoin d’eux qu’aujourd’hui, nous avons entendu l’appel de celui qui proclamait : ‘Que chaque communauté suive ce qu’elle adorait’, et maintenant nous attendons notre Seigneur.” Alors le Tout-Puissant viendra à eux sous une forme différente de celle qu’ils ont vue la première fois, et Il dira : “Je suis votre Seigneur”, et ils diront : “Tu n’es pas notre Seigneur.” Et personne ne Lui parlera alors sauf les Prophètes, puis il leur sera dit : “Connaissez-vous un signe pour Le reconnaître ?” Ils diront : “Le Tibia”, alors Allah découvrira Son Tibia, et chaque croyant se prosternera devant Lui, mais il restera ceux qui se prosternaient devant Lui seulement pour se faire voir ou pour la réputation. Ces gens essaieront de se prosterner, mais leur dos sera rigide comme un tronc d’arbre (et ils ne pourront pas se prosterner). Ensuite, le pont sera dressé au-dessus de l’Enfer. » Nous, compagnons du Prophète ﷺ, avons demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Qu’est-ce que le pont ? » Il répondit : « C’est un pont glissant sur lequel il y a des crochets et des pointes comme une graine épineuse, large d’un côté et étroite de l’autre, avec des épines recourbées. Cette graine épineuse se trouve au Najd et s’appelle As-Sa'dan. Certains croyants traverseront le pont aussi vite qu’un clin d’œil, d’autres aussi vite qu’un éclair, un vent fort, des chevaux rapides ou des chamelles rapides. Certains seront sauvés sans aucun mal, d’autres seront sauvés après avoir été égratignés, et d’autres tomberont dans l’Enfer. Le dernier traversera en étant traîné (sur le pont). » Le Prophète ﷺ ajouta : « Vous (musulmans) ne serez pas plus insistants pour réclamer un droit qui vous revient que les croyants qui intercéderont auprès du Tout-Puissant pour leurs frères (musulmans) ce jour-là, quand ils se verront sauvés. Ils diront : “Ô Allah ! (Sauve) nos frères (car ils) priaient avec nous, jeûnaient avec nous et faisaient aussi de bonnes actions avec nous.” Allah dira : “Allez et sortez de l’Enfer quiconque dans le cœur duquel vous trouvez la foi équivalente au poids d’un dinar d’or.” Allah interdira au Feu de brûler le visage de ces pécheurs. Ils iront les chercher et trouveront certains en Enfer jusqu’aux pieds, d’autres jusqu’au milieu des jambes. Ils sortiront ceux qu’ils reconnaîtront, puis reviendront, et Allah dira : “Allez et sortez de l’Enfer quiconque dans le cœur duquel vous trouvez la foi équivalente à la moitié d’un dinar.” Ils sortiront ceux qu’ils reconnaîtront, puis reviendront, et Allah dira : “Allez et sortez de l’Enfer quiconque dans le cœur duquel vous trouvez la foi équivalente au poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi).” Ainsi, ils sortiront tous ceux qu’ils reconnaîtront. » Abu Sa’id dit : Si vous ne me croyez pas, lisez ce verset du Coran : « Certes, Allah ne lèse personne, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), mais si c’est une bonne action, Il la double. » (4.40) Le Prophète ajouta : « Ensuite, les Prophètes, les Anges et les croyants intercéderont, et (en dernier) le Tout-Puissant (Allah) dira : “Il reste Mon Intercession.” Il prendra alors une poignée du Feu dont Il fera sortir des gens dont les corps auront été brûlés, et ils seront jetés dans une rivière à l’entrée du Paradis, appelée l’eau de la vie. Ils pousseront sur ses rives comme une graine emportée par le torrent. Vous avez remarqué comment elle pousse près d’un rocher ou d’un arbre, et comment le côté exposé au soleil est généralement vert tandis que le côté à l’ombre est blanc. Ces gens sortiront (de la rivière de la vie) comme des perles, ils auront des colliers (en or), puis ils entreront au Paradis. Les gens du Paradis diront alors : “Ce sont les gens affranchis par le Miséricordieux. Il les a fait entrer au Paradis sans qu’ils aient fait de bonnes actions ni envoyé de bonnes œuvres (pour eux-mêmes).” Il leur sera alors dit : “Pour vous, il y a ce que vous voyez et autant encore.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7440
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ a dit : « Les croyants seront maintenus (dans l’attente) au Jour de la Résurrection si longtemps qu’ils deviendront inquiets et diront : “Demandons à quelqu’un d’intercéder auprès de notre Seigneur pour qu’Il nous soulage de notre situation.” Ils iront alors voir Adam et diront : “Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre main, t’a fait entrer dans Son Paradis, a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi et t’a appris le nom de toutes choses. Peux-tu intercéder pour nous auprès de ton Seigneur pour qu’Il nous soulage de cette situation ?” Adam dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera ses erreurs, c’est-à-dire d’avoir mangé de l’arbre alors qu’il en avait été interdit. Il ajoutera : “Allez voir Noé, le premier Prophète envoyé par Allah aux gens de la Terre.” Les gens iront voir Noé qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera son erreur, c’est-à-dire d’avoir interrogé son Seigneur sans savoir. Il leur dira : “Allez voir Abraham, Khalil Ar-Rahman.” Ils iront voir Abraham qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera trois paroles par lesquelles il a menti, puis dira : “Allez voir Moïse, un serviteur à qui Allah a donné la Torah, à qui Il a parlé directement et qu’Il a rapproché pour converser.” Ils iront voir Moïse qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera son erreur, c’est-à-dire d’avoir tué un homme, puis dira : “Allez voir Jésus, le serviteur, le Messager d’Allah, une âme créée par Lui et Sa Parole.” (Sois ! Et il fut.) Ils iront voir Jésus qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche, mais allez plutôt voir Muhammad, le serviteur dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.” Ils viendront alors à moi, et je demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera (en prosternation) aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” Alors je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a apprises. Allah fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes), je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada dit : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, puis je reviendrai et demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui et Il me laissera en prosternation aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” » Le Prophète ﷺ ajouta : « Alors je relèverai la tête, je Le louerai comme Il m’a appris, puis j’intercéderai et Il fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes). Je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada ajouta : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, puis je reviendrai une troisième fois et demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et je resterai en prosternation aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Relève ta tête, ô Muhammad, parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” Alors je relèverai la tête, je louerai Allah comme Il m’a appris, puis j’intercéderai et Il fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes). Je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada dit : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, jusqu’à ce qu’il ne reste dans le Feu que ceux que le Coran retient (c’est-à-dire ceux destinés à y rester éternellement). » Le narrateur récita alors le verset : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite à une station de gloire et de louange. » (17.79) Le narrateur ajouta : C’est la station de gloire et de louange qu’Allah a promise à ton Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°7445
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque prend le bien d’un musulman en jurant faussement rencontrera Allah, qui sera en colère contre lui. » Puis le Prophète ﷺ récita le verset : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit n’auront aucune part dans l’au-delà, et Allah ne leur parlera pas, ni ne les regardera. »
- Sahih al-Bukhari, n°7449
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Paradis et l’Enfer se sont disputés devant leur Seigneur. Le Paradis a dit : “Ô Seigneur ! Pourquoi n’entrent chez moi que les pauvres et les humbles ?” L’Enfer a dit : “J’ai été favorisé par les orgueilleux.” Alors Allah a dit au Paradis : “Tu es Ma miséricorde,” et Il a dit à l’Enfer : “Tu es Mon châtiment que J’inflige à qui Je veux, et Je vous remplirai tous les deux.” » Le Prophète ajouta : « Quant au Paradis, il sera rempli de bonnes personnes, car Allah ne lèse aucune de Ses créatures, et Il crée pour l’Enfer qui Il veut, et ils y seront jetés, et il dira trois fois : “Y en a-t-il encore ?” jusqu’à ce qu’Allah pose Son pied dessus, alors il sera plein, ses côtés se rapprocheront et il dira : “Assez ! Assez ! Assez !” »
- Sahih al-Bukhari, n°7454
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Messager d’Allah (ﷺ), le véridique et digne de confiance, nous a raconté : « La création de chacun de vous commence par la réunion des éléments de son corps pendant quarante jours et quarante nuits dans le ventre de sa mère. Ensuite, il devient une goutte de sang pour une période similaire (40 jours), puis il devient comme un morceau de chair pour une période similaire. Ensuite, un ange lui est envoyé (par Allah) et il reçoit l’ordre d’écrire quatre choses : sa subsistance, sa date de mort, ses actes, et s’il sera malheureux ou heureux (dans l’au-delà). Puis l’âme est insufflée en lui. Ainsi, l’un de vous peut faire des actes propres aux gens du Paradis au point qu’il n’y ait plus qu’une coudée entre lui et le Paradis, mais ce qui a été écrit pour lui l’emporte, et il commence à faire des actes propres aux gens de l’Enfer et y entre finalement ; et l’un de vous peut faire des actes propres aux gens de l’Enfer au point qu’il n’y ait plus qu’une coudée entre lui et l’Enfer, mais ce qui a été écrit pour lui l’emporte, et il commence à faire des actes propres aux gens du Paradis et y entre finalement. »
- Sahih al-Bukhari, n°7460
Rapporté par Muawiya : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Un groupe de mes compagnons continuera à suivre strictement les lois d’Allah et ne sera pas affecté par ceux qui les rejettent ou s’opposent à eux, jusqu’à ce qu’Allah ordonne (l’Heure) alors qu’ils seront dans cet état. »
- Sahih al-Bukhari, n°7468
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Moi et un groupe de personnes avons donné notre serment d’allégeance au Messager d’Allah (ﷺ). Il a dit : « Je prends votre engagement à condition que vous : (1) n’associerez rien à Allah dans l’adoration, (2) ne volerez pas, (3) ne commettrez pas d’adultère, (4) ne tuerez pas vos enfants, (5) ne calomnierez pas, (6) et ne me désobéirez pas lorsque je vous ordonne de faire le bien. Celui d’entre vous qui respecte son engagement, sa récompense sera auprès d’Allah. Celui qui commet l’un de ces péchés et reçoit une punition dans ce monde, cette punition sera une expiation et une purification pour lui. Mais si Allah le couvre, alors ce sera à Allah de le punir s’Il le veut, ou de lui pardonner s’Il le veut. »
- Sahih al-Bukhari, n°7470
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé rendre visite à un bédouin malade et lui a dit : « Ne t’inquiète pas, Tahur (c’est-à-dire que ta maladie sera une purification de tes péchés), si Allah le veut. » Le bédouin a répondu : « Tahur ! Non, c’est une fièvre qui brûle dans le corps d’un vieil homme et qui va l’emmener dans sa tombe. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, qu’il en soit ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7472
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les musulmans et un homme parmi les juifs se sont disputés, et le musulman a dit : « Par Celui qui a donné la supériorité à Muhammad sur tous les peuples ! » Le juif a dit : « Par Celui qui a donné la supériorité à Moïse sur tous les peuples ! » À ce moment-là, le musulman a levé la main et a giflé le juif. Le juif est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a raconté ce qui s’était passé entre lui et le musulman. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne me donnez pas la supériorité sur Moïse, car au Jour de la Résurrection, les gens tomberont inconscients, je serai le premier à reprendre connaissance et, là, Moïse sera debout, tenant le côté du Trône. Je ne sais pas s’il a été parmi ceux qui sont tombés inconscients et s’est réveillé avant moi, ou s’il fait partie de ceux qu’Allah a exemptés (de tomber inconscients). »
- Sahih al-Bukhari, n°7510
Rapporté par Ma`bad bin Hilal Al-`Anzi : Nous, c’est-à-dire quelques personnes de Bassora, nous sommes réunis et sommes allés voir Anas bin Malik, accompagnés de Thabit Al-Bunnani pour qu’il lui demande, pour nous, le hadith sur l’intercession. Anas était dans son palais et notre arrivée coïncida avec sa prière du Duha. Nous avons demandé la permission d’entrer et il nous a fait entrer alors qu’il était assis sur son lit. Nous avons dit à Thabit : « Ne lui demande rien d’autre d’abord, sauf le hadith sur l’intercession. » Il dit : « Ô Abu Hamza ! Voici tes frères de Bassora venus te demander le hadith sur l’intercession. » Anas dit alors : « Muhammad nous a parlé en disant : “Le Jour de la Résurrection, les gens se bousculeront comme des vagues, puis ils iront voir Adam et lui diront : ‘Intercède pour nous auprès de ton Seigneur.’ Il dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Ibrahim, car il est l’ami intime du Miséricordieux.’ Ils iront voir Ibrahim, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Moussa, car c’est à lui qu’Allah a parlé directement.’ Ils iront voir Moussa, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir ‘Issa, car il est un esprit créé par Allah et Sa Parole.’ (C’est ainsi :) ils iront voir ‘Issa, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Muhammad.’ Ils viendront à moi et je dirai : ‘C’est pour cela que je suis là.’ Alors je demanderai la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée, puis Il m’inspirera des louanges que je ne connais pas maintenant. Je Le louerai avec ces louanges et je me prosternerai devant Lui. Puis il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles ! Mes fidèles !’ Il sera dit : ‘Va et fais sortir de l’Enfer tous ceux qui ont dans leur cœur une foi équivalente à un grain d’orge.’ J’irai, je le ferai, puis je reviendrai Le louer de la même façon et me prosterner devant Lui. Il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles ! Mes fidèles !’ Il sera dit : ‘Va et fais sortir de là tous ceux qui ont dans leur cœur une foi équivalente à une petite fourmi ou à une graine de moutarde.’ J’irai, je le ferai, puis je reviendrai Le louer de la même façon et me prosterner devant Lui. Il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles !’ Alors Il dira : ‘Va et fais sortir (tous ceux) dont le cœur contient la foi, même la plus légère, la plus légère graine de moutarde. (Fais-les) sortir du Feu.’ J’irai et je le ferai.”’ » Quand nous avons quitté Anas, j’ai dit à certains de mes compagnons : « Passons voir Al-Hasan, qui se cache dans la maison d’Abi Khalifa, et demandons-lui de nous raconter ce qu’Anas bin Malik nous a dit. » Nous sommes allés le voir, nous l’avons salué et il nous a fait entrer. Nous lui avons dit : « Ô Abu Sa`id ! Nous venons de ton frère Anas Bin Malik, il nous a raconté un hadith sur l’intercession comme je n’en ai jamais entendu. » Il dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Nous lui avons raconté le hadith et dit : « Il s’est arrêté à ce point. » Il dit : « Anas m’a raconté ce hadith il y a vingt ans, quand il était jeune. Je ne sais pas s’il a oublié ou s’il n’a pas voulu que vous vous reposiez sur ce qu’il aurait pu dire. » Nous avons dit : « Ô Abu Sa`id ! Dis-le-nous. » Il a souri et dit : « L’homme a été créé pressé. Je n’ai pas mentionné cela, mais je voulais vous en informer. Anas m’a raconté la même chose que ce qu’il vous a dit et il a ajouté que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Je retourne alors une quatrième fois, Le loue de la même façon et me prosterne devant Lui. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Ô Seigneur, permets-moi d’intercéder pour quiconque a dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.’” Alors Allah dira : “Par Ma Puissance, Ma Majesté, Ma Suprématie et Ma Grandeur, Je ferai sortir de l’Enfer quiconque a dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.’”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7511
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La dernière personne à entrer au Paradis et la dernière à sortir de l’Enfer sera un homme qui sortira en rampant, et son Seigneur lui dira : “Entre au Paradis.” Il répondra : “Ô Seigneur, le Paradis est plein.” Allah lui donnera le même ordre trois fois, et chaque fois l’homme lui donnera la même réponse : “Le Paradis est plein.” Alors Allah lui dira : “Tu auras dix fois ce monde.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7517
Rapporté par Anas bin Malik : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fut emmené en voyage depuis la mosquée sacrée (de La Mecque), la Ka`ba : Trois personnes vinrent à lui (en rêve) alors qu’il dormait dans la Mosquée Sacrée avant que la Révélation Divine ne lui soit révélée. L’un d’eux dit : « Lequel d’entre eux est-ce ? » L’ange du milieu dit : « C’est le meilleur d’entre eux. » Le troisième ange dit : « Prenez le meilleur d’entre eux. » C’est tout ce qui se passa cette nuit-là et il ne les revit pas jusqu’à ce qu’ils reviennent une autre nuit, c’est-à-dire après que la Révélation Divine lui ait été révélée. (Fath-ul-Bari page 258, vol. 17) et il les vit, ses yeux étaient endormis mais son cœur ne dormait pas — et c’est le cas des prophètes : leurs yeux dorment mais pas leur cœur. Ces anges ne lui parlèrent pas jusqu’à ce qu’ils le portent et le placent près du puits de Zamzam. Parmi eux, Gabriel prit soin de lui. Gabriel ouvrit (la partie de son corps) entre sa gorge et le milieu de sa poitrine (cœur), retira tout ce qu’il y avait dans sa poitrine et son abdomen, puis le lava avec l’eau de Zamzam de ses propres mains jusqu’à ce qu’il nettoie l’intérieur de son corps, puis un plateau d’or contenant un bol d’or rempli de foi et de sagesse fut apporté, et Gabriel remplit sa poitrine et ses vaisseaux sanguins de cela, puis referma (la poitrine). Ensuite, il monta avec lui au ciel le plus proche et frappa à l’une de ses portes. Les habitants du Ciel demandèrent : « Qui est-ce ? » Il répondit : « Gabriel. » Ils dirent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils dirent : « A-t-il été appelé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent : « Il est le bienvenu. » Les habitants du Ciel furent heureux de son arrivée, et ils ne savaient pas ce qu’Allah ferait du Prophète (ﷺ) sur terre à moins qu’Allah ne les en informe. Le Prophète (ﷺ) rencontra Adam au premier Ciel. Gabriel dit au Prophète : « C’est ton père ; salue-le. » Le Prophète (ﷺ) le salua et Adam lui rendit son salut en disant : « Bienvenue, ô mon fils ! Quel bon fils tu es ! » Il vit alors deux rivières couler alors qu’il était dans le ciel le plus proche. Il demanda : « Quelles sont ces deux rivières, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « Ce sont les sources du Nil et de l’Euphrate. » Puis Gabriel le fit faire le tour de ce Ciel et il vit une autre rivière au bord de laquelle se trouvait un palais fait de perles et d’émeraudes. Il mit la main dans la rivière et trouva sa boue comme du musc Adhfar. Il demanda : « Qu’est-ce que c’est, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « C’est le Kauthar que ton Seigneur a gardé pour toi. » Puis Gabriel monta (avec lui) au deuxième Ciel et les anges posèrent les mêmes questions que ceux du premier Ciel, c’est-à-dire : « Qui est-ce ? » Gabriel répondit : « Gabriel. » Ils demandèrent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils demandèrent : « A-t-il été envoyé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent alors : « Il est le bienvenu. » Puis il (Gabriel) monta avec le Prophète (ﷺ) au troisième Ciel, et les anges dirent la même chose que ceux du premier et du deuxième Ciel. Puis il monta avec lui au quatrième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au cinquième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au sixième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au septième Ciel et ils dirent la même chose. À chaque Ciel, il y avait des prophètes dont il a cité les noms et dont je me souviens d’Idris au deuxième Ciel, Aaron au quatrième Ciel, un autre prophète dont je ne me souviens pas du nom au cinquième Ciel, Abraham au sixième Ciel, et Moïse au septième Ciel à cause de son privilège de parler directement à Allah. Moïse dit (à Allah) : « Ô Seigneur ! Je pensais que personne ne serait élevé au-dessus de moi. » Mais Gabriel monta avec lui (le Prophète) encore plus haut, une distance que seul Allah connaît, jusqu’à ce qu’il atteigne le Lotus de la limite (au-delà duquel nul ne peut passer), puis l’Irrésistible, le Seigneur de l’Honneur et de la Majesté s’approcha et vint plus près, jusqu’à ce qu’il (Gabriel) soit à deux portées d’arc ou (même) plus près. (On dit que c’est Gabriel qui s’approcha et se rapprocha du Prophète. (Fate Al-Bari page 263, 264, vol. 17). Parmi les choses qu’Allah lui révéla alors, il y eut : « Cinquante prières furent prescrites à ses fidèles en un jour et une nuit. » Puis le Prophète (ﷺ) redescendit jusqu’à ce qu’il rencontre Moïse, qui l’arrêta et lui demanda : « Ô Muhammad ! Qu’est-ce que ton Seigneur t’a prescrit ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il m’a prescrit de faire cinquante prières par jour et par nuit. » Moïse dit : « Tes fidèles ne pourront pas le faire ; retourne voir ton Seigneur pour qu’Il allège cela pour toi et pour eux. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel comme s’il voulait lui demander son avis. Gabriel lui donna son avis en disant : « Oui, si tu veux. » Gabriel monta donc avec lui vers l’Irrésistible et dit, alors qu’il était à sa place : « Ô Seigneur, allège notre charge car mes fidèles ne pourront pas le faire. » Allah lui retira alors dix prières, puis il retourna voir Moïse qui l’arrêta à nouveau et continua de l’envoyer vers son Seigneur jusqu’à ce que les prières prescrites soient réduites à seulement cinq prières. Puis Moïse l’arrêta quand les prières furent réduites à cinq et dit : « Ô Muhammad ! Par Allah, j’ai essayé de convaincre ma nation, les Bani Israël, de faire moins que cela, mais ils n’ont pas pu et ont abandonné. Pourtant, tes fidèles sont plus faibles de corps, de cœur, de vue et d’ouïe, alors retourne vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel pour demander conseil et Gabriel n’a pas désapprouvé cela. Il monta donc avec lui une cinquième fois. Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Seigneur, mes fidèles sont faibles de corps, de cœur, d’ouïe et de constitution, allège donc notre charge. » Alors l’Irrésistible dit : « Ô Muhammad ! » Le Prophète répondit : « Labbaik et Sa`daik. » Allah dit : « Ma Parole ne change pas, donc ce sera comme Je t’ai prescrit dans la Mère du Livre. » Allah ajouta : « Chaque bonne action sera récompensée dix fois, donc ce sont cinquante (prières) dans la Mère du Livre (en récompense) mais tu n’en feras que cinq (en pratique). » Le Prophète (ﷺ) retourna voir Moïse qui demanda : « Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « Il a allégé notre charge : Il nous a donné pour chaque bonne action une récompense multipliée par dix. » Moïse dit : « Par Allah ! J’ai essayé de faire observer aux Bani Israël moins que cela, mais ils ont abandonné. Retourne donc vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ô Moïse ! Par Allah, j’ai honte de retourner trop de fois vers mon Seigneur. » À ce moment-là, Gabriel dit : « Descends au Nom d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) se réveilla alors qu’il était dans la Mosquée Sacrée (à La Mecque)
- Sahih al-Bukhari, n°7519
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, le Prophète (ﷺ) prêchait alors qu’un bédouin était assis là. Le Prophète (ﷺ) dit : « Un homme parmi les gens du Paradis demandera à Allah de lui permettre de cultiver la terre. Allah lui dira : “N’as-tu pas déjà tout ce que tu désires ?” Il répondra : “Oui, mais j’aime cultiver la terre.” (Allah lui permettra et) il sèmera les graines, et en quelques instants les plantes pousseront, mûriront et (la récolte) sera amassée en tas comme des montagnes. Alors Allah lui dira : “Prends, voilà pour toi, ô fils d’Adam, car rien ne te satisfait.” » À ce moment-là, le bédouin dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme doit être soit des Quraish, soit des Ansar, car ce sont eux les cultivateurs, alors que nous ne le sommes pas. » Le Messager d’Allah (ﷺ) sourit
- Sahih al-Bukhari, n°7557
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le peintre de ces images sera puni le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : Faites vivre ce que vous avez créé. »
- Sahih al-Bukhari, n°7558
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les peintres de ces images seront punis le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : Faites vivre ce que vous avez créé. »
- Sahih al-Bukhari, n°7562
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il viendra de l’Est des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge. Ils sortiront (renieront) la religion comme une flèche traverse sa cible, et ils n’y reviendront jamais, sauf si la flèche revient au centre de l’arc (c’est-à-dire, c’est impossible). » Les gens ont demandé : « Quels seront leurs signes ? » Il a répondu : « Leur signe sera l’habitude de se raser la barbe et la tête. »
- Hadiths de Dehlawi, n°21
L’homme sera avec ceux qu’il aime
- Sunan Ibn Majah, n°12
Rapporté par Miqdam bin Ma'dikarib Al-Kindi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Bientôt viendra un temps où un homme sera allongé sur son oreiller, et lorsque l’un de mes hadiths lui sera rapporté, il dira : 'Le Livre d’Allah suffit entre nous et vous. Ce qu’il déclare permis, nous le prendrons comme permis, et ce qu’il déclare interdit, nous le prendrons comme interdit.' En vérité, ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit est comme ce qu’Allah a interdit
- Sunan Ibn Majah, n°14
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui invente quelque chose dans notre affaire (c’est-à-dire l’Islam) qui n’en fait pas partie, cela sera rejeté
- Sunan Ibn Majah, n°51
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui renonce à mentir pour soutenir une fausse revendication, un palais lui sera construit à la périphérie du Paradis. Celui qui abandonne la dispute alors qu’il a raison, un palais lui sera construit au centre du Paradis. Et celui qui a un bon comportement, un palais lui sera construit dans les hauteurs du Paradis
- Sunan Ibn Majah, n°76
Rapporté par Abdullah bin Mas'ud : Le Messager d'Allah (ﷺ), le véridique et digne de confiance, nous a dit : "La création de chacun d'entre vous se forme dans le ventre de sa mère pendant quarante jours, puis il devient une goutte de sang coagulé pour une période similaire, puis il devient un morceau de chair mâchée pour une période similaire. Ensuite, Allah envoie un ange qui reçoit l'ordre d'écrire quatre choses : ses actions, la durée de sa vie, sa subsistance et s'il sera malheureux (destiné à l'Enfer) ou heureux (destiné au Paradis)." Par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! L'un d'entre vous peut agir comme les gens du Paradis jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une distance d'un avant-bras entre lui et le Paradis, puis ce qui a été décrété l'emporte sur lui et il agit comme les gens de l'Enfer jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'une distance d'un avant-bras entre lui et l'Enfer, puis ce qui a été décrété l'emporte sur lui et il agit comme les gens du Paradis jusqu'à ce qu'il y entre
- Sunan Ibn Majah, n°78
Rapporté par 'Ali : Nous étions assis avec le Prophète (ﷺ) et il tenait un bâton dans la main. Il a tracé des traits sur le sol avec, puis il a levé la tête et a dit : "Il n'y a personne parmi vous dont la place au Paradis ou en Enfer n'a pas déjà été décrétée." On lui a demandé : "Ô Messager d'Allah, ne devrions-nous pas alors nous reposer sur cela ?" Il a répondu : "Non, efforcez-vous et ne vous reposez pas uniquement sur cela, car chacun sera facilité vers ce pour quoi il a été créé." Puis il a récité : "Quant à celui qui donne (en aumône), craint Allah et croit en la meilleure récompense, Nous lui faciliterons la voie vers le bien. Mais celui qui est avare, se croit autosuffisant et nie la meilleure récompense, Nous lui faciliterons la voie vers le mal
- Sunan Ibn Majah, n°83
Rapporté par Abu Hurairah : Les idolâtres et les Quraish sont venus discuter avec le Prophète (ﷺ) au sujet du décret divin. Alors ce verset a été révélé : "Le Jour où ils seront traînés sur leurs visages dans le Feu, il leur sera dit : 'Goûtez le toucher de l'Enfer !' En vérité, Nous avons créé toute chose avec Qadar (décret divin)
- Sunan Ibn Majah, n°84
Rapporté par Abdullah bin Abi Mulaikah : Son père est entré chez `A'ishah et lui a parlé du décret divin. Elle a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Quiconque parle du décret divin sera interrogé à ce sujet le Jour de la Résurrection, et celui qui n'en parle pas ne sera pas interrogé à ce sujet.'" Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°96
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Le Messager d'Allah a dit : "Les gens des degrés les plus élevés du Paradis seront vus par ceux qui sont en dessous d'eux comme on voit une étoile brillante à l'horizon. Abu Bakr et 'Umar seront parmi eux, et quelle bénédiction ce sera
- Sunan Ibn Majah, n°104
Rapporté par Ubayy bin Ka‘b : Le Messager d’Allah a dit : « La première personne avec qui Allah serrera la main sera ‘Umar, il sera aussi le premier à recevoir le Salam, et le premier à être pris par la main et admis au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°109
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : « Chaque Prophète aura un ami au Paradis, et mon ami là-bas sera ‘Uthman bin ‘Affan. »
- Sunan Ibn Majah, n°133
Rapporté par Sa'eed bin Zaid bin 'Amr bin Nufail : Le Messager d’Allah ﷺ faisait partie des dix à qui la bonne nouvelle du Paradis a été donnée. Il a dit : "Abu Bakr sera au Paradis ; 'Umar sera au Paradis ; 'Uthman sera au Paradis ; 'Ali sera au Paradis ; Talhah sera au Paradis ; Zubair sera au Paradis ; Sa’d sera au Paradis ; 'Abdur-Rahman sera au Paradis." On lui a demandé : "Qui sera le neuvième ?" Il a répondu : "Moi
- Sunan Ibn Majah, n°141
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Allah m’a pris comme ami proche (Khalil) comme Il a pris Ibrahim comme ami proche. Ma maison et celle d’Ibrahim seront face à face le Jour de la Résurrection, et 'Abbas sera entre nous, un croyant entre deux amis proches." (Hadith fabriqué)
- Sunan Ibn Majah, n°168
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « À la fin des temps, il apparaîtra des gens jeunes, à l’esprit léger. Ils diront les plus belles paroles jamais prononcées par les hommes et ils réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur clavicule. Ils passeront à travers l’islam comme une flèche traverse sa cible. Celui qui les rencontre, qu’il les tue, car tuer ces gens-là sera une récompense d’Allah pour celui qui les tue. »
- Sunan Ibn Majah, n°172
Rapporté par Abu Zubair, de Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ était à Ji’ranah et distribuait des pépites d’or et des butins de guerre qui étaient sur les genoux de Bilal. Un homme a dit : « Sois juste, ô Muhammad ! » Il a répondu : « Malheur à toi ! Qui sera juste après moi si je ne le suis pas ? » ‘Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! Laisse-moi frapper le cou de cet hypocrite ! » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cet homme a des compagnons qui récitent le Coran, mais il ne dépasse pas leur clavicule. Ils passeront à travers l’islam comme une flèche traverse sa cible. »
- Sunan Ibn Majah, n°175
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « À la fin des temps ou dans cette communauté, il apparaîtra des gens qui réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur clavicule ou leur gorge. Leur signe distinctif sera leur tête rasée. Si vous les voyez ou les rencontrez, alors tuez-les. »
- Sunan Ibn Majah, n°183
Rapporté par Safwan bin Muhriz Al-Mazini : Nous étions avec 'Abdullah bin 'Umar pendant qu'il faisait le tour de la Kaaba ; un homme est venu vers lui et a dit : « Ô Ibn 'Umar, qu'as-tu entendu du Messager d'Allah ﷺ à propos de la Najwa ? » Il a répondu : « J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Au Jour de la Résurrection, le croyant sera rapproché de son Seigneur jusqu'à ce qu'Il le couvre de Sa protection, puis Il lui fera avouer ses péchés. Il lui demandera : “Reconnais-tu ?” Il dira : “Ô Seigneur, je reconnais.” Cela continuera aussi longtemps qu'Allah le voudra, puis Il dira : “Je les ai cachés pour toi dans le bas monde, et aujourd'hui Je te les pardonne.” Ensuite, il recevra le registre de ses bonnes actions dans sa main droite. Mais pour le mécréant ou l'hypocrite, (ses péchés) seront annoncés devant les témoins. » (Un des rapporteurs, Khalid, a dit : « À : 'devant les témoins', il manque quelque chose. ») « Ce sont ceux qui ont menti contre leur Seigneur ! Nul doute ! La malédiction d'Allah est sur les injustes. »
- Sunan Ibn Majah, n°187
Rapporté par Suhaib : Le Messager d'Allah ﷺ a récité ce verset : « À ceux qui ont bien agi, la meilleure récompense et même plus. » Puis il a dit : « Quand les gens du Paradis entreront au Paradis, et les gens du Feu entreront en Enfer, un crieur appellera : “Ô gens du Paradis ! Vous avez une promesse avec Allah et Il veut l'accomplir.” Ils diront : “Qu'est-ce que c'est ? Allah n'a-t-Il pas alourdi la balance (de nos bonnes actions), éclairci nos visages, fait entrer au Paradis et sauvé de l'Enfer ?” Alors le Voile sera levé et ils Le regarderont, et par Allah, Allah ne leur donnera rien de plus cher ni de plus agréable que de Le voir. »
- Sunan Ibn Majah, n°225
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : "Celui qui soulage un musulman d’une difficulté de ce monde, Allah le soulagera d’une difficulté du Jour de la Résurrection. Celui qui cache les défauts d’un musulman, Allah cachera les siens dans ce monde et dans l’au-delà. Celui qui allège la charge d’une personne dans le besoin, Allah l’allégera pour lui ici-bas et dans l’au-delà. Allah aide Son serviteur tant que celui-ci aide son frère. Celui qui suit un chemin pour chercher la connaissance, Allah lui facilitera un chemin vers le Paradis. Aucun groupe ne se réunit dans une des maisons d’Allah pour réciter le Livre d’Allah et l’étudier ensemble sans que les anges les entourent, que la tranquillité descende sur eux, que la miséricorde les enveloppe et qu’Allah parle d’eux à ceux qui sont auprès de Lui. Et celui qui est freiné par ses mauvaises actions, sa lignée ne lui sera d’aucune utilité
- Sunan Ibn Majah, n°228
Rapporté par Abu Umamah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vous devez acquérir cette connaissance avant qu’elle ne disparaisse, et sa disparition signifie qu’elle sera enlevée. » Il a joint son majeur et l’index près du pouce ainsi, puis il a dit : « Le savant et celui qui cherche la connaissance partageront la récompense, et il n’y a rien de bon dans le reste des gens. »
- Sunan Ibn Majah, n°251
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah avait l’habitude de dire : « Allahummanfa'ni bima 'allamtani, wa 'allimni ma yanfa'uni, wa zidni 'ilman. Wal-hamdu Lillahi 'ala kulli hal. » [Ô Allah, fais-moi profiter de ce que Tu m’as appris, apprends-moi ce qui me sera utile et augmente mes connaissances. Louange à Allah en toute circonstance]
- Sunan Ibn Majah, n°253
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui cherche la connaissance pour discuter avec les ignorants, se faire remarquer par les savants ou attirer l’attention des gens, sera en Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°255
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : « Il y aura dans ma communauté des gens qui apprendront la religion et réciteront le Coran, puis diront : “Nous allons voir les dirigeants pour obtenir une part de leurs biens, tout en préservant notre engagement religieux.” Mais ce ne sera pas le cas. De la même façon qu’on ne récolte que des épines sur le Qatad, on ne tirera rien de leur proximité sauf (des péchés). » (Da'if) (Un des rapporteurs) Muhammed bin As-Sabbah a dit : « C’est comme s’il voulait dire : “sauf des péchés.” »
- Sunan Ibn Majah, n°257
Rapporté par 'Abdullah bin Mas'ud : Si les gens de science avaient pris soin de la connaissance et ne l’avaient transmise qu’à ceux qui la respectaient, ils seraient devenus les chefs de leur époque grâce à cela. Mais ils l’ont gaspillée auprès des riches et des puissants pour obtenir des avantages matériels, alors ces derniers ont fini par les mépriser. J’ai entendu votre Prophète dire : « Celui qui concentre toutes ses préoccupations sur une seule chose, l’au-delà, Allah lui suffira et l’épargnera des soucis de ce monde. Mais celui qui se disperse dans les soucis de ce monde, Allah ne se souciera pas dans quelle vallée il sera détruit. » (Da'if) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°259
Rapporté par Hudhaifah : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : « N’acquérez pas la connaissance pour vous vanter devant les savants, pour discuter avec les ignorants ou pour attirer l’attention des gens. Celui qui fait cela sera en Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°261
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète a dit : « Aucun homme qui mémorise un savoir puis le cache ne sera épargné le Jour de la Résurrection : il sera amené avec un mors de feu. » (Hasan) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°264
Rapporté par Yusuf bin Ibrahim, qui a entendu Anas bin Malik dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Celui à qui on demande un savoir et qui le cache sera bridé le Jour de la Résurrection avec un mors de feu.” »
- Sunan Ibn Majah, n°266
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : « Celui à qui on demande un savoir qu’il possède et qui le cache sera bridé le Jour de la Résurrection avec un mors de feu. »
- Sunan Ibn Majah, n°722
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui dit, lorsqu’il entend l’appel à la prière : “Allahumma Rabba hadhihid-da’watit-tammah was-salatil-qa’imah, ati Muhammadanil-wasilata wal-fadilah, wab’athhu maqaman mahmudanilladhi wa’adtah (Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la place d’intercession et la supériorité, et ressuscite-le à la position louée que Tu lui as promise),” mon intercession lui sera permise le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°890
Rapporté par Ibn Mas’ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous s’incline, qu’il dise dans son inclinaison : “Subhana Rabbiyal-‘Azim (Gloire à mon Seigneur, le Très Grand)” trois fois ; s’il fait cela, son inclinaison sera complète. Et quand l’un de vous se prosterne, qu’il dise dans sa prosternation : “Subhana Rabbiyal-A’la (Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut)” trois fois ; s’il fait cela, sa prosternation sera complète, et c’est le minimum. »
- Sunan Ibn Majah, n°906
Rapporté par Aswad bin Yazid : ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Lorsque vous adressez la paix et les bénédictions au Messager d’Allah (ﷺ), faites-le bien, car vous ne savez pas, cela pourrait lui être présenté. » Ils lui ont dit : « Apprends-nous. » Il a dit : « Dites : ‘Allahumma aj’al salataka wa rahmataka wa barakatika ‘ala sayyidil-mursalin wa imamil-muttaqin wa khatamin-nabiyyin, Muhammad ‘abdika wa Rasulika imamil-khayri (wa qa’idil-khair), wa Rasulir-Rahmah. Allahummab’athhu maqaman mahmudan yaghbituhu bihil-awwaluna wal-akhirun. Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama sallayta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidum Majid.’ » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ta miséricorde et Tes bénédictions au chef des Messagers, à l’imam des pieux et au sceau des Prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Messager, l’imam du bien (et le guide du bien), et le Messager de la miséricorde. Ô Allah, élève-le à une station de louange et de gloire qui sera enviée par les premiers et les derniers. Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es Digne de louange, Plein de gloire
- Sunan Ibn Majah, n°981
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa’d As-Sa’idi préférait que les jeunes dirigent son peuple dans la prière. On lui a dit : « Tu fais cela alors que tu as une grande ancienneté (dans l’Islam) ? » Il a répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “L’imam est responsable. S’il agit bien, il aura la récompense ainsi que ceux qu’il dirige, mais s’il agit mal, cela sera contre lui et non contre eux.” »
- Sunan Ibn Majah, n°983
Rapporté par Abu ‘Ali Al-Hamdani : Il est parti en bateau avec ‘Uqbah bin ‘Amir Al-Juhani. L’heure de la prière est arrivée, et nous lui avons demandé de nous diriger en disant : « Tu es le plus digne de cela, tu as été le Compagnon du Messager d’Allah (ﷺ). » Mais il a refusé et a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui dirige les gens et le fait correctement, la prière comptera pour lui et pour eux, mais s’il fait des erreurs, cela sera contre lui et non contre eux.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1052
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand un fils d’Adam récite un verset de prosternation et se prosterne, Satan s’éloigne en pleurant et dit : ‘Malheur à moi ! Le fils d’Adam a reçu l’ordre de se prosterner, il s’est prosterné et le Paradis sera pour lui ; moi, j’ai reçu l’ordre de me prosterner, j’ai refusé et je serai donc en Enfer.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1085
Rapporté par Shaddad bin Aws : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Le meilleur de vos jours est le vendredi. C’est le jour où Adam a été créé, le jour où la Trompe sera soufflée, le jour où toutes les créatures s’évanouiront. Envoyez donc beaucoup de prières et de salutations sur moi ce jour-là, car elles me seront présentées.” Un homme a demandé : “Ô Messager d’Allah, comment nos salutations te seront-elles présentées alors que tu seras décomposé ?” Il a répondu : “Allah a interdit à la terre de consommer les corps des Prophètes.”
- Sunan Ibn Majah, n°1090
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis vient au vendredi (prière), s’assoit près de l’imam, reste silencieux et écoute, il lui sera pardonné ce qui s’est passé entre ce vendredi et le précédent, plus trois jours. Et celui qui touche les cailloux a commis une distraction inutile.”
- Sunan Ibn Majah, n°1097
Rapporté par Abu Dharr : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui prend un bain le vendredi et le fait bien, se purifie et le fait bien, met ses plus beaux vêtements, utilise le parfum que sa famille possède, puis va à la mosquée sans parler inutilement ni séparer deux personnes, il lui sera pardonné ses péchés entre ce vendredi et le précédent.”
- Sunan Ibn Majah, n°1125
Rapporté par Abu Ja’d Ad-Damri, qui était un Compagnon : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui délaisse la prière du vendredi trois fois par négligence, un sceau sera posé sur son cœur
- Sunan Ibn Majah, n°1140
Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui s’applique à accomplir douze unités de prière surérogatoire, une maison lui sera construite au Paradis : quatre avant le zuhr, deux après le zuhr, deux après le maghrib, deux après l’isha et deux avant le fajr.”
- Sunan Ibn Majah, n°1141
Rapporté par Umm Habibah bint Abi Sufyan : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui accomplit douze unités de prière surérogatoire dans la journée et la nuit, une maison lui sera construite au Paradis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1142
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui accomplit douze unités de prière surérogatoire chaque jour, une maison lui sera construite au Paradis : deux avant le fajr, deux avant le zuhr, deux après le zuhr, deux, je crois qu’il a dit, avant asr, deux après le maghrib, et je crois qu’il a dit deux après l’isha.”
- Sunan Ibn Majah, n°1178
Rapporté par Al-Hasan bin ‘Ali : Mon grand-père, le Messager d’Allah (ﷺ), m’a appris des paroles à dire dans le Qunut du Witr : « Allahumma ‘afini fiman ‘afait, wa tawallani fiman tawallait, wahdini fiman hadait, wa qini sharra ma qadait, wa barik li fima a’tait. Innaka taqdi wa la yuqda ‘alaik, innahu la yudhillu man walait. Subhanaka rabbana tabarakta wa ta’alait. » (Ô Allah, accorde-moi Ton pardon avec ceux que Tu as pardonnés, protège-moi avec ceux que Tu protèges, guide-moi avec ceux que Tu guides, préserve-moi du mal de ce que Tu as décrété, et bénis ce que Tu m’as donné. Tu décides et nul ne décide contre Toi. Celui que Tu soutiens ne sera jamais humilié. Gloire à Toi, notre Seigneur, Tu es Béni et Élevé)
- Sunan Ibn Majah, n°1210
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si l’un de vous a un doute sur sa prière, qu’il laisse de côté le doute et qu’il se base sur ce qui est sûr. Une fois qu’il a terminé sa prière, qu’il fasse deux prosternations. Si sa prière était complète, cette Rak‘a supplémentaire sera comptée comme surérogatoire, et si sa prière était incomplète, cette Rak‘a complétera sa prière, et les deux prosternations humilieront le diable.”
- Sunan Ibn Majah, n°1256
Rapporté par Abu Dharr : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Accomplis la prière à l’heure, et si tu arrives alors que l’imam dirige la prière (à l’heure), prie avec eux, ainsi ta prière sera valide. Sinon, ce sera pour toi une prière surérogatoire. »
- Sunan Ibn Majah, n°1343
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Abdin Al-Qari : J’ai entendu ‘Umar bin Khattab dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dort et manque sa part quotidienne de Coran, ou une partie de celle-ci, qu’il la lise entre la prière du Fajr et celle du Zuhr, et cela sera compté comme s’il l’avait lue pendant la nuit. »
- Sunan Ibn Majah, n°1344
Rapporté par Abu Darda’ : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui va se coucher avec l’intention de se lever pour prier la nuit, mais que le sommeil l’emporte jusqu’au matin, ce qu’il avait l’intention de faire lui sera compté, et son sommeil sera une aumône que son Seigneur lui a accordée. »
- Sunan Ibn Majah, n°1384
Rapporté par ‘Abdullah bin Abi Awfa Al-Aslami : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Celui qui a un besoin auprès d’Allah ou de l’un de Ses créatures, qu’il fasse ses ablutions et prie deux unités (Rak’ah), puis qu’il dise : La ilaha illallahul-Halimul-Karim. Subhan-Allahi Rabbil-‘arshil-‘azim. Al-hamdu Lillahi Rabbil-‘Alamin. Allahumma inni as’aluka mujibat rahmatika, wa ‘aza’ima maghfiratika, wal-ghanimata min kulli birrin, was-salamata min kulli ithmnin. As’aluka alla tada’a li dhanban illa ghafartahu, wa la hamman illa farrajtahu, wa la hajah hiya laka ridan illa qadaitaha li (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Doux, le Généreux. Gloire à Allah, Seigneur du Trône immense. Louange à Allah, Seigneur des mondes. Ô Allah, je Te demande les moyens d’obtenir Ta miséricorde et Ton pardon, le bénéfice de toute bonne action et la sécurité face à tout péché. Je Te demande de ne laisser aucun de mes péchés sans le pardonner, aucune détresse sans la soulager, ni aucun besoin qui Te plaît sans l’exaucer). » Ensuite, il peut demander à Allah ce qu’il veut pour cette vie et l’au-delà, car cela sera décrété
- Sunan Ibn Majah, n°1425
Rapporté par Anas bin Hakim Dabbi : Abu Hurairah m’a dit : « Quand tu retourneras dans ton pays, dis-leur que j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “La première chose sur laquelle le musulman sera interrogé le Jour de la Résurrection sera la prière obligatoire. Si elle est complète, tant mieux ; sinon, il sera dit : ‘Regardez s’il a des prières surérogatoires.’ S’il en a, ses prières obligatoires seront complétées par ses prières surérogatoires. Il en sera de même pour toutes ses actions obligatoires.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1426
Rapporté par Tamim Dari : Le Prophète (ﷺ) a dit : “La première chose sur laquelle une personne sera interrogée au Jour de la Résurrection sera sa prière. Si elle est complète, alors les prières surérogatoires seront aussi comptées pour lui comme un supplément. Si elle n’est pas complète, Allah dira à Ses anges : ‘Regardez si vous trouvez des prières surérogatoires pour Mon serviteur, et utilisez-les pour compléter ce qui manque à ses prières obligatoires.’ Ensuite, tous ses actes seront jugés de la même manière.”
- Sunan Ibn Majah, n°1462
Rapporté par ‘Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui lave un défunt, l’enveloppe dans un linceul, l’embaume, le porte et prie sur lui, sans révéler ce qu’il a vu, sera purifié de ses péchés comme au jour où sa mère l’a mis au monde. »
- Sunan Ibn Majah, n°1488
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui pour qui cent musulmans accomplissent la prière funéraire sera pardonné.”
- Sunan Ibn Majah, n°1523
Rapporté par Ibn ‘Umar : Quand ‘Abdullah bin Ubayy est mort, son fils est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah, donne-moi ta chemise pour que je l’utilise comme linceul.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Préviens-moi quand il sera prêt (c’est-à-dire lavé et enveloppé).” Quand le Prophète (ﷺ) a voulu faire la prière funéraire pour lui : “Tu ne devrais pas faire cela.” Le Prophète (ﷺ) a fait la prière funéraire pour lui, et il lui a dit : “Il m’a été donné deux choix : ‘…demande pardon pour eux (les hypocrites) ou ne demande pas pardon pour eux…’” [9:80] Puis Allah a révélé : “Et ne prie jamais (la prière funéraire) pour aucun d’eux (les hypocrites) qui meurt, et ne te tiens pas sur sa tombe.” [9:]
- Sunan Ibn Majah, n°1582
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Se lamenter sur un mort fait partie des pratiques de l’époque de l’Ignorance. Si une femme qui se lamente ne se repent pas avant de mourir, elle sera ressuscitée le Jour de la Résurrection avec une chemise de goudron, par-dessus laquelle elle portera une chemise de feu ardent. »
- Sunan Ibn Majah, n°1599
Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a ouvert une porte entre lui et les gens, ou a écarté un rideau, et il a vu les gens prier derrière Abu Bakr. Il a loué Allah pour ce qu’il a vu de leur bonne situation et a espéré qu’Allah lui accorde la réussite à travers eux. Il a dit : « Ô gens, quiconque parmi vous ou parmi les croyants est frappé par une épreuve, qu’il se console par ma perte, car personne dans ma communauté ne sera frappé par une épreuve plus grande que la mienne. »
- Sunan Ibn Majah, n°1604
Rapporté par ‘Utbah bin ‘Abd Sulami : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Aucun musulman dont trois enfants meurent avant d'atteindre la puberté ne sera privé de leur rencontre aux huit portes du Paradis, et il pourra entrer par celle qu'il voudra. »
- Sunan Ibn Majah, n°1605
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun couple musulman dont trois enfants meurent avant la puberté ne sera privé du Paradis : Allah les y fera entrer par Sa miséricorde envers eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°1608
Rapporté par ‘Ali : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le fœtus mort-né intercédera auprès de son Seigneur si ses parents sont admis en Enfer. Il sera dit : “Ô fœtus qui intercède auprès de ton Seigneur ! Fais entrer tes parents au Paradis.” Alors il les tirera avec son cordon ombilical jusqu'à ce qu'il les fasse entrer au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°1614
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Un homme est mort à Médine, et il était né à Médine. Le Prophète (ﷺ) a fait la prière funéraire pour lui et a dit : « Si seulement il était mort ailleurs que dans sa ville natale. » Un homme parmi les gens a demandé : « Pourquoi, ô Messager d'Allah ? » Il a répondu : « Si un homme meurt ailleurs que là où il est né, une distance lui sera mesurée au Paradis, égale à celle entre son lieu de naissance et l'endroit où il est mort. »
- Sunan Ibn Majah, n°1638
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Chaque bonne action du fils d’Adam sera multipliée plusieurs fois. Une bonne action sera multipliée par dix jusqu’à sept cents fois, ou autant qu’Allah le veut. Allah dit : “Sauf le jeûne, qui est pour Moi et c’est Moi qui en donnerai la récompense. Il a abandonné ses désirs et sa nourriture pour Moi.” Le jeûneur a deux joies : une lorsqu’il rompt son jeûne et une autre lorsqu’il rencontre son Seigneur. L’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc. »
- Sunan Ibn Majah, n°1785
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui possède des chameaux, des moutons ou du bétail et ne paie pas la Zakat sur eux, ces animaux viendront le Jour de la Résurrection aussi gros et gras qu’ils l’ont jamais été, le frappant de leurs cornes et le piétinant de leurs sabots. À chaque fois que le dernier d’entre eux sera passé, le premier reviendra, jusqu’à ce que le jugement soit rendu entre les gens. »
- Sunan Ibn Majah, n°1810
Rapporté par Abdullah bin Unais : Un jour, lui et Umar bin Khattab parlaient de la Sadaqah, et Umar bin Khattab a dit : « N’as-tu pas entendu le Messager d’Allah, quand il a parlé du Ghulul avec la Sadaqah, dire : “Celui qui vole un chameau ou un mouton de la Sadaqah, il sera amené en le portant le Jour de la Résurrection” ? » Abdullah bin Unais a dit : « Oui. »
- Sunan Ibn Majah, n°1834
Rapporté par Zainab, l’épouse d’Abdullah : J’ai demandé au Messager d’Allah : “Est-ce que cela sera accepté comme aumône de ma part si je dépense pour mon mari et les orphelins dont je m’occupe ?” Le Messager d’Allah a dit : “Elle aura deux récompenses : la récompense de l’aumône et la récompense pour avoir maintenu les liens de parenté.”
- Sunan Ibn Majah, n°1835
Rapporté par Umm Salamah : Le Messager d’Allah nous a ordonné de donner l’aumône. Zainab, l’épouse d’Abdullah, a demandé : “Est-ce que cela sera accepté comme aumône de ma part si je donne à mon mari qui est pauvre, et aux enfants de mon frère qui sont orphelins, en dépensant telle ou telle somme pour eux, et dans toutes les circonstances ?” Il a répondu : “Oui.”
- Sunan Ibn Majah, n°1843
Rapporté par Adi bin Hatim : Le Messager d’Allah a dit : “Chacun de vous sera interrogé par son Seigneur, sans intermédiaire entre eux. Il regardera devant lui et verra le feu face à lui. Il regardera à sa droite et ne verra que ce qu’il a fait auparavant. Il regardera à sa gauche et ne verra que ce qu’il a fait auparavant. Que celui d’entre vous qui peut se protéger du feu, même avec la moitié d’une datte, le fasse.”
- Sunan Ibn Majah, n°1892
Rapporté par Abdallah ibn Mas’ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu la combinaison de toutes sortes de bien, ainsi que son sceau », ou il a dit : « l’ouverture (de la voie vers) tout bien. Il (ﷺ) nous a enseigné la Khutbah de la prière et la Khutbah du besoin. La Khutbah de la prière est : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat. As-salamu `alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmat-ullahi wa barakatuhu. As-salamu `alaina wa `ala `ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah. Wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluh (Toutes les salutations, les prières et les bonnes paroles sont pour Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Et j’atteste que Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Son Messager). La Khutbah du besoin est : Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa nastaghfiruhu, wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. (Louange à Allah, nous Le louons, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Son Messager). Ajoutez ensuite à votre Khutbah les trois versets suivants : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans (soumis à Allah). » Et : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule personne, et d’elle Il a créé son épouse, et d’eux deux Il a fait naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah par qui vous vous demandez des droits mutuels, et (ne rompez pas) les liens du sang. Certes, Allah vous observe constamment. » Et : « Ô vous qui croyez ! Gardez votre devoir envers Allah et craignez-Le, et dites toujours la vérité. Il vous guidera vers de bonnes actions et vous pardonnera vos péchés… » jusqu’à la fin du verset
- Sunan Ibn Majah, n°1893
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. Amma ba’d. (Louange à Allah, nous Le louons et cherchons Son aide. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer). »
- Sunan Ibn Majah, n°2055
Rapporté par Thawban : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Toute femme qui demande le divorce à son mari sans raison valable, le parfum du Paradis lui sera interdit
- Sunan Ibn Majah, n°2066
Rapporté par Sahl bin Sa'd As-Sa'idi : Uwaimir est allé voir 'Asim bin 'Adi et lui a dit : "Demande au Messager d'Allah (ﷺ) pour moi : 'Penses-tu que si un homme trouve un autre homme avec sa femme et le tue, il sera tué en représailles, ou que doit-il faire ?'" 'Asim a posé la question au Messager d'Allah (ﷺ), qui n'a pas apprécié la question. Ensuite, Uwaimir l'a rencontré et lui a demandé : "Qu'as-tu fait ?" Il a répondu : "Je l'ai fait, mais tu ne m'as rien apporté de bon. J'ai posé la question au Messager d'Allah (ﷺ) et il n'a pas aimé cette question." Uwaimir a dit : "Par Allah, j'irai moi-même demander au Messager d'Allah (ﷺ)." Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a appris que le Coran avait été révélé à ce sujet, et le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de suivre la procédure du li'an. Uwaimir a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), par Allah, si je la reprends, j'aurais menti à son sujet." Il l'a donc quittée avant même que le Messager d'Allah (ﷺ) ne le lui ordonne, et cela est devenu la règle pour deux personnes qui font le li'an. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : "Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant noir aux yeux foncés et aux grosses fesses, alors je pense qu'il disait la vérité à son sujet, mais si elle donne naissance à un enfant à la peau rouge comme une Wahrah, alors je pense qu'il mentait." Elle a ensuite donné naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme dont elle avait été accusée
- Sunan Ibn Majah, n°2098
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui jure de suivre une religion autre que l’Islam, en mentant délibérément, sera comme il l’a dit
- Sunan Ibn Majah, n°2100
Rapporté par Abdullah bin Buraidah, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit : 'Je n’ai rien à voir avec l’Islam', s’il ment, il sera comme il l’a dit, et s’il dit la vérité, son Islam ne sera pas valable
- Sunan Ibn Majah, n°2139
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le commerçant musulman honnête et digne de confiance sera avec les martyrs le Jour de la Résurrection
- Sunan Ibn Majah, n°2142
Rapporté par Abu Humaid As-Sa'idi : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Soyez modérés dans la recherche des biens de ce monde, car chacun sera facilité pour ce pour quoi il a été créé
- Sunan Ibn Majah, n°2233
Rapporté par Abu Usaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé au marché de Nabit, l’a observé et a dit : "Ce marché n’est pas pour vous." Nous sommes alors allés à un autre marché, il l’a regardé et a dit : "Ce marché n’est pas pour vous." Puis il est revenu au premier marché, a fait le tour, puis a dit : "Voici votre marché. Il restera toujours le vôtre et aucun impôt n’y sera prélevé." (Do’if)
- Sunan Ibn Majah, n°2278
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Viendra un temps où il ne restera personne qui n'aura pas consommé de l'usure (intérêt), et même celui qui n'en consommera pas sera tout de même touché par elle
- Sunan Ibn Majah, n°2294
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Quand une femme dépense" et mon père a dit : - "Quand une femme nourrit (les pauvres) avec ce qu'elle prend chez son mari, sans exagérer, elle aura sa récompense, et il sera aussi récompensé car il l'a gagné, et elle sera récompensée pour ce qu'elle a dépensé. Il en est de même pour le magasinier, sans que leur récompense ne soit diminuée
- Sunan Ibn Majah, n°2309
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui demande à être nommé juge sera laissé à lui-même, mais celui qui est forcé d'accepter cette position, un ange descendra vers lui et le guidera
- Sunan Ibn Majah, n°2311
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Il n'y a pas de juge qui juge entre les gens sans qu'au Jour de la Résurrection un ange ne vienne et ne saisisse l'arrière de sa tête vers le ciel, et si on dit : 'Jette-le', il sera jeté dans un abîme profond de quarante automnes (années)
- Sunan Ibn Majah, n°2315
Rapporté par Abu Hashim : "Sans le hadith d'Ibn Buraidah, de son père, du Prophète (ﷺ) qui a dit : 'Les juges sont de trois types, deux iront en Enfer et un ira au Paradis. L'homme qui connaît la vérité et juge selon elle sera au Paradis. L'homme qui juge les gens dans l'ignorance sera en Enfer' - nous aurions dit que si le juge fait de son mieux, il sera au Paradis
- Sunan Ibn Majah, n°2323
Rapporté par 'Abdullah bin Mas'ud : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui jure un faux serment pour s'emparer injustement des biens d'un musulman rencontrera Allah alors qu'Il sera en colère contre lui
- Sunan Ibn Majah, n°2409
Rapporté par 'Abdullah bin Ja'far : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Allah sera avec l’emprunteur jusqu’à ce qu’il rembourse sa dette, tant que ce n’est pas pour quelque chose qu’Allah n’aime pas.”
- Sunan Ibn Majah, n°2414
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui meurt en devant un dinar ou un dirham, cela sera remboursé avec ses bonnes actions, car il n’y aura alors ni dinar ni dirham.”
- Sunan Ibn Majah, n°2417
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui se montre indulgent envers un débiteur en difficulté, Allah sera indulgent avec lui dans ce monde et dans l’au-delà.”
- Sunan Ibn Majah, n°2435
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Une dette sera réglée le Jour de la Résurrection si celui qui la doit meurt, sauf dans trois cas : Un homme qui a perdu ses forces en combattant dans la voie d’Allah (SWT), alors il emprunte pour pouvoir se renforcer et combattre à nouveau l’ennemi d’Allah (SWT) et son propre ennemi. Un homme qui voit un musulman mourir et ne trouve rien pour l’envelopper sauf en prenant un prêt. Un homme qui craint Allah (SWT) s’il reste célibataire, alors il se marie par crainte de perdre sa foi. Allah réglera la dette de ces personnes le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°2491
Rapporté par Hudhaifah bin Yaman : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui vend une maison et n'utilise pas l'argent pour acheter quelque chose de similaire ne sera pas béni dans cet argent
- Sunan Ibn Majah, n°2504
Rapporté par Zaid bin Khalid : Le Prophète (ﷺ) a été interrogé à propos d’un chameau perdu : Il est devenu rouge de colère et a dit : « Qu’est-ce que cela a à voir avec toi ? Il a ses jambes et de l’eau, il peut aller boire et manger des arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. » On lui a aussi demandé à propos d’une brebis perdue, et il a dit : « Prends-la, car elle sera pour toi, pour ton frère ou pour le loup. » Et on lui a demandé à propos d’un objet perdu, et il a dit : « Souviens-toi des caractéristiques de sa sacoche en cuir et de sa lanière, et annonce-le pendant un an. Si quelqu’un le réclame en le décrivant avec ces détails, rends-le-lui. Sinon, incorpore-le à tes biens. »
- Sunan Ibn Majah, n°2515
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout homme dont l’esclave lui donne un enfant, elle sera libre après sa mort. »
- Sunan Ibn Majah, n°2522
Rapporté par Shurahbil bin Simt : J’ai dit à Ka'b bin Murrah : Raconte-nous un hadith du Messager d’Allah (ﷺ), mais sois précis. Il a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui affranchit un homme musulman, il sera sa rançon contre le Feu ; chacun de ses os servira de rançon pour chacun de ses os. Celui qui affranchit deux femmes musulmanes, elles seront sa rançon contre le Feu ; chacun de leurs os servira de rançon pour chacun de ses os. »
- Sunan Ibn Majah, n°2609
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui prétend appartenir à quelqu’un d’autre que son père, ou (un esclave affranchi) qui dit que son Wala appartient à un autre qu’à son véritable maître, la malédiction d’Allah (SWT), des anges et de tous les gens sera sur lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2610
Rapporté par Abu Uthman Nahdi : J’ai entendu Sa’d et Abu Bakrah dire qu’ils ont entendu directement Muhammad (ﷺ) dire et ils ont retenu : “Celui qui prétend appartenir à un autre que son père en sachant que ce n’est pas son père, le Paradis lui sera interdit.”
- Sunan Ibn Majah, n°2615
Rapporté par Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “La première affaire sur laquelle un jugement sera rendu entre les gens au Jour de la Résurrection sera le meurtre.”
- Sunan Ibn Majah, n°2617
Rapporté par Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “La première affaire sur laquelle un jugement sera rendu entre les gens au Jour de la Résurrection sera le meurtre.”
- Sunan Ibn Majah, n°2626
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui tue délibérément sera remis aux héritiers de la victime. S’ils le veulent, ils peuvent le tuer, ou s’ils le veulent, ils peuvent accepter le prix du sang, qui est de trente Hiqqah, trente Jadha’ah et quarante Khalifah. C’est le prix du sang pour un meurtre volontaire. Tout ce qui est réglé par réconciliation leur appartient, et c’est un engagement ferme.”
- Sunan Ibn Majah, n°2635
Rapporté par Ibn 'Abbas, attribué au Prophète (ﷺ) : “Celui qui tue par imprudence ou pour des raisons tribales, avec une pierre, un fouet ou un bâton, doit payer la compensation du sang pour un homicide involontaire. Celui qui tue volontairement doit être exécuté en représailles. Celui qui essaie d’empêcher cela subit la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucun changement ni compensation équitable ne sera accepté de lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2649
Rapporté par Anas : Rubai, la tante paternelle d’Anas, a cassé la dent d’une fille et ils (sa famille) ont demandé (à la famille de la fille) de lui pardonner, mais ils ont refusé. Ils ont proposé de payer une compensation, mais ils ont refusé. Alors ils sont allés voir le Prophète (ﷺ) qui a ordonné la représaille. Anas bin Nadr a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), la dent de Rubai va-t-elle être cassée ? Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, elle ne sera pas cassée !” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Ô Anas, ce qu’Allah a décrété, c’est la représaille.” Alors les gens ont accepté et lui ont pardonné. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment.”
- Sunan Ibn Majah, n°2671
Rapporté par Khashkhash Al-Anbari : Je suis venu voir le Prophète (ﷺ) et mon fils était avec moi. Il a dit : "Tu ne seras pas puni pour son crime et il ne sera pas puni pour le tien
- Sunan Ibn Majah, n°2672
Rapporté par 'Usamah bin Sharik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Personne ne sera puni pour le crime d’un autre
- Sunan Ibn Majah, n°2677
Rapporté par Sahl bin Abu Hathmah, de la part des anciens de son peuple : 'Abdullah bin Sahl et Muhayyishah sont partis à Khaibar à cause d’un problème. Quelqu’un est venu voir Muhayyishah et lui a dit qu’Abdullah bin Sahl avait été tué et jeté dans une fosse ou un puits à Khaibar. Il est allé voir les Juifs et a dit : "Par Allah, c’est vous qui l’avez tué." Ils ont répondu : "Par Allah, nous ne l’avons pas tué." Puis il est retourné auprès de son peuple et leur a raconté cela. Ensuite, lui et son frère Huwayyisah, qui était plus âgé, ainsi que 'Abdur-Rahman bin Sahl, sont venus (voir le Prophète (ﷺ)). Muhayyishah, qui était celui qui était à Khaibar, a commencé à parler, mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Que l’aîné parle d’abord." Alors Huwayyisah a parlé, puis Muhayyishah a parlé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Soit (les Juifs) paieront le prix du sang pour votre compagnon, soit la guerre leur sera déclarée." Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une lettre à ce sujet (aux Juifs) et ils ont répondu par écrit : "Par Allah, nous ne l’avons pas tué." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Huwayyisah, Muhayyishah et Abdur-Rahman : "Voulez-vous jurer pour réclamer le prix du sang de votre compagnon ?" Ils ont dit : "Non." Il a dit : "Voulez-vous que les Juifs jurent pour vous ?" Ils ont dit : "Ils ne sont pas musulmans." Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a payé lui-même le prix du sang, et il leur a envoyé cent chamelles, dont certaines sont entrées dans la maison. Sahl a dit : "Une chamelle rousse parmi elles m’a donné un coup de pied
- Sunan Ibn Majah, n°2680
Rapporté par Amr bin Shu'aib, d’après son père, d’après son grand-père : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) en criant. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Qu’as-tu ?” Il a répondu : “Mon maître m’a vu embrasser une de ses esclaves, alors il m’a coupé le sexe.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Amène-moi cet homme.” On l’a cherché mais on ne l’a pas trouvé, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Va, tu es libre.” L’homme a demandé : “Qui me protégera, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Et si mon maître m’asservit à nouveau ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : “Ta protection sera assurée par chaque croyant ou musulman.”
- Sunan Ibn Majah, n°2712
Rapporté par 'Amr bin Kharijah : Le Prophète (ﷺ) s’est adressé à eux alors qu’il était sur son chameau. Son chameau ruminait et sa salive coulait entre mes épaules. Il a dit : “Allah (SWT) a attribué à chaque héritier sa part d’héritage, donc il n’est pas permis de faire un legs en faveur d’un héritier. L’enfant appartient au lit conjugal et l’adultère n’a droit qu’à la pierre. Celui qui prétend appartenir à quelqu’un d’autre que son père, ou (un affranchi) qui prétend que son Wala est pour d’autres que ses maîtres, sur lui sera la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune compensation ni échange équitable ne sera accepté de lui.” Ou il a dit : “Aucun échange équitable ni changement.”
- Sunan Ibn Majah, n°2719
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ô Abu Hurairah. Apprends les règles de l’héritage et enseigne-les, car c’est la moitié du savoir, mais cela sera oublié. C’est la première chose qui sera retirée de ma communauté.”
- Sunan Ibn Majah, n°2767
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui meurt alors qu’il était prêt pour la cause d’Allah continuera à recevoir la récompense de ses bonnes actions, il recevra sa subsistance et sera protégé de l’épreuve, et Allah le ressuscitera le Jour de la Résurrection sans crainte. »
- Sunan Ibn Majah, n°2768
Rapporté par Ubayy bin Ka’b : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Garder la frontière un jour pour la cause d’Allah, en défendant les musulmans et en cherchant la récompense, en dehors du mois de Ramadan, rapporte une récompense supérieure à cent ans d’adoration, de jeûne et de prière. Garder la frontière un jour pour la cause d’Allah, en défendant les musulmans et en cherchant la récompense, pendant le mois de Ramadan, est – je pense qu’il a dit – meilleur auprès d’Allah et rapporte une plus grande récompense que mille ans d’adoration, de jeûne et de prière. Si Allah le ramène sain et sauf auprès de sa famille, aucun péché ne sera inscrit contre lui pendant mille ans, mais ses bonnes actions seront comptées, et la récompense pour avoir gardé la frontière lui sera accordée jusqu’au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°2788
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a du bien dans la crinière des chevaux » – ou il a dit : « Il y a du bien attaché à la crinière des chevaux. » Suhail (un des rapporteurs) a dit : « Je ne suis pas certain de » – « jusqu’au Jour de la Résurrection. Et les chevaux sont de trois sortes : ceux qui apportent une récompense à un homme, ceux qui sont une protection pour un homme, et ceux qui sont un fardeau (de péché) pour un homme. Quant à ceux qui apportent une récompense, un homme les garde pour la cause d’Allah et les maintient toujours prêts (pour le Jihad), et ils ne mangent aucune nourriture sans qu’une récompense soit inscrite pour lui, et s’il les met au pâturage, ils ne mangent rien sans qu’une récompense soit inscrite pour lui. S’il leur donne à boire d’une rivière, pour chaque goutte qui entre dans leur ventre, une récompense lui sera inscrite, » (il continue) jusqu’à mentionner la récompense même pour leur urine et leurs excréments, et même lorsqu’ils courent ici et là d’eux-mêmes, pour chaque pas une récompense lui sera inscrite – « Quant à ceux qui sont une protection, un homme les garde parce qu’ils sont une source de dignité et d’ornement, mais il n’oublie pas les droits de leur dos et de leur ventre (c’est-à-dire ne pas trop les faire travailler et bien les nourrir), que ce soit dans la difficulté ou la facilité. Quant à ceux qui sont un fardeau (de péché), c’est celui qui les garde pour commettre des injustices ou pour se vanter devant les gens, c’est pour lui qu’ils sont un fardeau de péché. »
- Sunan Ibn Majah, n°2795
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque est blessé dans la voie d’Allah – et Allah sait mieux qui est blessé dans Sa voie – viendra le Jour de la Résurrection avec ses blessures telles qu’elles étaient le jour où il a été blessé ; leur couleur sera celle du sang mais leur odeur sera celle du musc. »
- Sunan Ibn Majah, n°2809
Rapporté par ‘Ali bin Abi Talib : Lorsque Mughirah bin Shu’bah combattait aux côtés du Prophète (ﷺ), il portait une lance, et à son retour il la jetait pour que quelqu’un la ramasse et la lui rende. ‘Ali lui a dit : « Je vais en parler au Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne fais pas cela, car si tu le fais, elle ne sera pas ramassée comme un objet perdu à restituer. »
- Sunan Ibn Majah, n°2850
Rapporté par ‘Ubadah bin Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigés dans la prière le jour de Hunain, à côté d’un chameau qui faisait partie du butin. Il a alors pris quelque chose sur le chameau, en a extrait un poil qu’il a placé entre deux de ses doigts. Puis il a dit : « Ô gens, ceci fait partie de votre butin. Rendez une aiguille, un fil, ou toute chose plus grande ou plus petite. Car voler dans le butin de guerre sera une honte pour celui qui le fait, ainsi qu’une humiliation et le Feu, le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°2853
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, d’après son père, d’après son grand-père : « Il n’y a pas d’attribution de butin après le Messager d’Allah (ﷺ), mais tout ce que l’armée acquiert (comme butin de guerre) sera distribué aussi bien aux forts qu’aux faibles. »
- Sunan Ibn Majah, n°2872
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un étendard sera dressé pour chaque traître le Jour de la Résurrection, et on dira : “Voici la trahison d’untel.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2873
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pour chaque traître, un étendard sera dressé le Jour de la Résurrection, proportionnel à sa trahison. »
- Sunan Ibn Majah, n°2944
Rapporté par Sa’eed bin Jubair : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cette Pierre sera amenée le Jour de la Résurrection, et on lui donnera deux yeux pour voir et une langue pour parler, et elle témoignera en faveur de ceux qui l’auront touchée avec sincérité. »
- Sunan Ibn Majah, n°2957
Rapporté par Humaid bin Abu Sawiyyah : J’ai entendu Ibn Hisham demander à ‘Ata’ bin Abu Rabah à propos de l’angle yéménite, alors qu’il faisait le Tawaf autour de la Kaaba. ‘Ata’ a dit : Abu Hurairah m’a raconté que le Prophète (ﷺ) a dit : « Soixante-dix anges sont chargés de cet angle. Quiconque dit : Allahumma inni as’alukal-‘afwa wal-‘afiyah fid-dunya wal-akhirah ; Rabbana atina fid-dunya hasanah, wa fil-akhirati hasanah, wa qina ‘adhaban-Nar (Ô Allah, je Te demande le pardon et la préservation dans ce monde et dans l’au-delà. Notre Seigneur, accorde-nous le bien ici-bas et le bien dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu), les anges disent : Amin. » Quand il est arrivé à l’angle de la Pierre Noire, il a dit : Ô Abu Muhammad ! Qu’as-tu entendu à propos de cet angle noir ? ‘Ata’ a répondu : Abu Hurairah m’a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui se tourne vers lui fait face à la Main du Tout Miséricordieux. » Ibn Hisham lui a demandé : Ô Abu Muhammad, et pour le Tawaf ? ‘Ata’ a répondu : Abu Hurairah m’a dit qu’il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui fait sept tours de Tawaf autour de la Kaaba sans rien dire d’autre que : Subhan Allah wal-hamdu lillah, wa la ilaha illallah wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billah (Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Allah est le plus grand, il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah), dix mauvaises actions lui seront effacées, dix bonnes actions seront inscrites pour lui, et il sera élevé de dix degrés. Celui qui fait le Tawaf et parle dans cette situation, baigne dans la miséricorde comme quelqu’un qui se baigne dans l’eau. »
- Sunan Ibn Majah, n°3001
Rapporté par Umm Salamah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui commence la Talbiyah pour la ‘Umrah depuis Bayt al-Maqdis sera pardonné. »
- Sunan Ibn Majah, n°3009
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’arrêtait à ‘Arafat, dans la vallée de Namirah. Quand Hajjaj a tué Ibn Zubair, il a envoyé demander à Ibn ‘Umar : « À quelle heure le Prophète (ﷺ) est-il parti ce jour-là ? » Il a répondu : « Quand ce sera le moment, nous partirons. » Alors Hajjaj a envoyé un homme surveiller leur départ. Quand Ibn ‘Umar a voulu partir, il a demandé : « Le soleil a-t-il passé le zénith ? » Ils ont répondu : « Pas encore. » Il s’est assis. Il a redemandé, et ils ont répondu : « Pas encore. » Il s’est assis de nouveau. Puis il a demandé : « Le soleil a-t-il passé le zénith ? » Ils ont dit : « Oui. » Dès qu’ils ont dit que le soleil avait passé le zénith, il est parti
- Sunan Ibn Majah, n°3055
Rapporté par Sulaiman bin ‘Amr bin Ahwas : Son père a dit : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire, lors du Pèlerinage d’Adieu : “Ô gens ! Quel jour est le plus sacré ?” Il l’a demandé trois fois. Ils ont répondu : “Le jour du plus grand Hajj.” Il a dit : “Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous, tout comme ce jour-ci, dans cette terre qui est la vôtre. Celui qui commet un péché, c’est contre lui-même. Aucun père ne sera puni pour les fautes de son enfant, et aucun enfant ne sera puni pour les fautes de son père. Satan a perdu tout espoir d’être adoré dans cette terre qui est la vôtre, mais il sera obéi dans certaines choses que vous considérez comme insignifiantes, et cela lui suffira. Tous les meurtres dus à la vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier que j’abolis est celui de Harith bin ‘Abdul-Muttalib, qui a été allaité chez les Banu Laith et tué par Hudhail. Tous les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, mais vous garderez votre capital. Ne faites pas de tort aux autres et vous ne subirez pas de tort. Ô ma communauté, ai-je transmis (le message) ?” Il a posé la question trois fois. Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Ô Allah, sois témoin !” trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°3084
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le cou d’un homme a été brisé par sa monture (après une chute) alors qu’il était en état d’Ihram. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de jujubier, et enveloppez-le dans ses deux vêtements, mais ne couvrez pas son visage ni sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah.” Une autre version rapporte la même chose, sauf qu’un autre verbe est utilisé pour la fracture du cou, et il a dit : “Ne l’approchez pas de parfum, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah.”
- Sunan Ibn Majah, n°3340
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La première fois que nous avons entendu parler du Faludhaj, c’est quand Jibril (as) est venu au Prophète (ﷺ) et a dit : “Le monde sera ouvert à ta communauté et ils le conquerront, jusqu’à ce qu’ils mangent du Faludhaj.” Le Prophète (ﷺ) a demandé : “Qu’est-ce que le Faludhaj ?” Il a répondu : “Ils mélangent du beurre clarifié et du miel.” À ce moment, le Prophète (ﷺ) a sangloté
- Sunan Ibn Majah, n°3377
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui boit du vin et s’enivre, sa prière ne sera pas acceptée pendant quarante jours, et s’il meurt il ira en Enfer, mais s’il se repent, Allah acceptera son repentir. S’il boit encore du vin et s’enivre, sa prière ne sera pas acceptée pendant quarante jours, et s’il meurt il ira en Enfer, mais s’il se repent, Allah acceptera son repentir. S’il recommence, sa prière ne sera pas acceptée pendant quarante jours, et s’il meurt il ira en Enfer, mais s’il se repent Allah acceptera son repentir. Mais s’il recommence encore, alors Allah lui fera certainement boire du pus ou de la sueur le Jour de la Résurrection. » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que le pus ou la sueur ? » Il a répondu : « Ce sont les écoulements des gens de l’Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°3530
Rapporté par Zainab : Il y avait une vieille femme qui venait chez nous et faisait la ruqya contre l’érysipèle, une maladie contagieuse qui provoque de la fièvre et des rougeurs sur la peau. Nous avions un lit avec de longues jambes, et quand ‘Abdullah entrait, il toussait et faisait du bruit. Un jour, il est entré, et quand elle a entendu sa voix, elle s’est couverte devant lui. Il est venu s’asseoir à côté de moi, m’a touchée et a senti une amulette. Il a demandé : "Qu’est-ce que c’est ?" J’ai répondu : "C’est une amulette contre l’érysipèle." Il l’a arrachée, cassée et jetée, puis il a dit : "La famille d’‘Abdullah n’a pas besoin de polythéisme. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “La ruqya (faite avec des noms d’idoles, de démons, etc.), les amulettes et les charmes sont du polythéisme.”" J’ai dit : "Un jour, je suis sortie et quelqu’un m’a regardée, et mon œil s’est mis à pleurer du côté où il était. Quand je récitais la ruqya, cela s’arrêtait, mais si je ne récitais pas, mon œil pleurait encore." Il a dit : "C’est Satan. Si tu fais ce qu’il veut, il te laisse tranquille, mais si tu refuses, il te pique l’œil avec son doigt. Mais si tu fais ce que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait, ce sera mieux pour toi et plus efficace pour guérir. Mets de l’eau dans ton œil et dis : Adhhibil-bas Rabban-nas, washfi Antash-Shafi, la shifa’a illa shafi’uka, shifa’an la yughadiru saqaman (Enlève la douleur, Seigneur des gens, guéris, car Tu es le Guérisseur, il n’y a pas de guérison sauf Ta guérison, une guérison qui ne laisse aucune maladie)
- Sunan Ibn Majah, n°3557
Rapporté par Abu Umamah : ‘Umar bin Khattab a mis un vêtement neuf et a dit : Al-hamdu lillahil-ladhi kasani ma uwari bihi ‘awrati, wa atajammalu bihi fi hayati (Louange à Allah qui m’a vêtu de quoi couvrir ma nudité et m’embellir dans ma vie). Puis il a ajouté : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui met un vêtement neuf et dit : Al-hamdu lillahil-ladhi kasani ma uwari bihi ‘awrati, wa atajammalu bihi fi hayati (Louange à Allah qui m’a vêtu de quoi couvrir ma nudité et m’embellir dans ma vie), puis prend le vêtement usé ou qu’il a retiré et le donne en aumône, sera sous la protection, la garde et le soin d’Allah, qu’il vive ou qu’il meure.” » Il l’a dit trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°3681
Rapporté par Abu Barzah Al-Aslami : "Ô Messager d’Allah ! Dis-moi une action qui me sera utile." Il a dit : "Écarte les choses nuisibles du chemin des musulmans
- Sunan Ibn Majah, n°3691
Rapporté par Abu Bakr Siddiq (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Aucune personne qui maltraite son esclave n’entrera au Paradis." Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah, ne nous as-tu pas dit que cette communauté aura plus d’esclaves et d’orphelins que toute autre ?" Il a dit : "Oui, alors soyez aussi gentils avec eux que vous l’êtes avec vos propres enfants, et donnez-leur à manger ce que vous mangez." Ils ont dit : "Qu’est-ce qui nous sera utile dans ce monde ?" Il a dit : "Un cheval prêt pour la cause d’Allah, et votre esclave qui s’occupe de vous, et s’il fait la prière, alors il est votre frère (en Islam)
- Sunan Ibn Majah, n°3779
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui maîtrise bien le Coran sera avec les nobles et vertueux scribes (les anges), et celui qui le lit en butant dessus et en ayant des difficultés aura deux récompenses. »
- Sunan Ibn Majah, n°3780
Rapporté par Abu Sa`eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il sera dit au compagnon du Coran, lorsqu’il entrera au Paradis : “Récite et élève-toi d’un degré pour chaque verset”, jusqu’à ce qu’il récite le dernier verset qu’il connaît. »
- Sunan Ibn Majah, n°3798
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cent fois par jour : “La ilaha illallahu wahdahu la sharikalahu, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose)”, cela équivaut à affranchir dix esclaves, cent bonnes actions seront inscrites pour lui, cent mauvaises actions seront effacées de son registre, et il sera protégé du diable toute la journée jusqu’au soir. Personne ne fera mieux que lui, sauf celui qui en dira plus. »
- Sunan Ibn Majah, n°3807
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) passa près de lui alors qu'il plantait une plante, et dit : « Ô Abu Hurairah, qu'es-tu en train de planter ? » J'ai répondu : « Une plante pour moi. » Il dit : « Veux-tu que je t'indique une plante meilleure que celle-ci ? » J'ai dit : « Bien sûr, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Dis : "Subhan-Allah, wal-hamdu-lillah, wa la ilaha illallah, wa Allahu Akbar" ("Gloire à Allah, louange à Allah, nul n'a le droit d'être adoré en dehors d'Allah et Allah est le Plus Grand"). Pour chacune de ces paroles, un arbre te sera planté au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°3823
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Chaque action du fils d'Adam sera multipliée pour lui, entre dix et sept cents fois pour chaque bonne action. Allah a dit : "Sauf le jeûne, car il est pour Moi et c'est Moi qui en donnerai la récompense." »
- Sunan Ibn Majah, n°3833
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire : « Allahummanfa’ni bima ‘allamtani, wa ‘allimni ma yanfa’uni, wa zidni ‘ilman, wal-hamdu lillahi ‘ala kulli hal, wa a’udhu billahi min ‘adhabin-nar (Ô Allah, fais-moi profiter de ce que Tu m’as appris, apprends-moi ce qui me sera utile, augmente-moi en savoir. Louange à Allah en toute situation, et je cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment du Feu). »
- Sunan Ibn Majah, n°3867
Rapporté par Abu 'Ayyash Az-Zuraqi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dit le matin : ‘La illaha illalahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa Huwa ‘ala kulli shay’in Qadir (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé. À Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose)’ – il aura une récompense équivalente à l’affranchissement d’un esclave parmi les descendants d’Ismaïl, dix mauvaises actions seront effacées de son registre, il sera élevé de dix degrés, et il sera protégé contre Satan jusqu’au soir. Et s’il dit cela le soir, il aura la même chose jusqu’au matin. » (Sahih) Un homme a vu le Messager d’Allah (ﷺ) en rêve et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, Abu 'Ayyash a rapporté telle et telle chose de toi. » Il a répondu : « Abu 'Ayyash a dit vrai. »
- Sunan Ibn Majah, n°3878
Rapporté par ‘Ubadah bin As-Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui se réveille le matin et dit en se levant : La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa Huwa ‘ala kulli shay’in Qadir ; Subhan-Allah walhamdu lillahi, wa la ilaha illallahu, wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billahil-‘Aliyil-‘Azim (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé. À Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose. Gloire à Allah, louange à Allah, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, Allah est le Plus Grand, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand), puis il invoque : Rabbighfirli (Ô Seigneur, pardonne-moi), il sera pardonné. » Walid a dit : « Ou il a dit : puis s’il invoque, il sera exaucé, puis s’il se lève, fait ses ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sunan Ibn Majah, n°3892
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui croise par surprise une personne touchée par une épreuve et dit : Al-hamdu Lillahil-ladhi ‘afani mim-mabtalaka bihi, wa faddalani ‘ala kathirin mimman khalaqa tafdila (Louange à Allah qui m’a préservé de ce dont tu souffres et m’a favorisé par rapport à beaucoup de ceux qu’Il a créés), sera protégé de cette épreuve, quelle qu’elle soit. »
- Sunan Ibn Majah, n°3916
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui raconte un faux rêve devra, au Jour de la Résurrection, attacher ensemble deux grains d’orge, et il sera puni pour cela.”
- Sunan Ibn Majah, n°3918
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) à son retour de Uhud et a dit : “Ô Messager d’Allah, en rêve j’ai vu un nuage qui donnait de l’ombre, d’où tombaient des gouttes de beurre clarifié et de miel, et j’ai vu des gens les ramasser dans leurs mains, certains beaucoup, d’autres peu. J’ai vu une corde qui montait jusqu’au ciel, tu l’as saisie et tu es monté avec elle. Ensuite, un autre homme l’a saisie après toi et il est monté, puis un autre homme l’a saisie après lui et il est monté, puis un homme l’a saisie après lui, elle s’est rompue, puis elle a été reconnectée et il est monté avec elle.” Abu Bakr a dit : “Laisse-moi l’interpréter, ô Messager d’Allah.” Il a dit : “Interprète-la.” Il a dit : “Le nuage qui donne de l’ombre, c’est l’islam, et les gouttes de miel et de beurre clarifié qui en tombent représentent le Coran avec sa douceur et sa tendresse. Quant aux gens qui les ramassent dans leurs mains, certains apprennent beaucoup du Coran, d’autres peu. La corde qui monte au ciel, c’est la vérité que tu suis ; tu l’as saisie et tu es monté, puis un autre homme la saisira après toi et montera avec toi, puis un autre montera avec elle, puis un autre, mais elle se rompra puis sera reconnectée, et il montera avec elle.” Il a dit : “Tu as bien interprété une partie et tu t’es trompé sur une autre.” Abu Bakr a dit : “Je t’en prie, ô Messager d’Allah, dis-moi ce que j’ai bien interprété et ce que j’ai mal interprété.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Ne jure pas, ô Abu Bakr.”
- Sunan Ibn Majah, n°3927
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : La ilaha illallah. S’ils le disent, alors leur sang et leurs biens sont protégés de moi, sauf pour un droit qui en découle, et leur jugement sera avec Allah.”
- Sunan Ibn Majah, n°3928
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : La ilaha illallah. S’ils disent : La ilaha illallah, alors leur sang et leurs biens sont protégés de moi, sauf pour un droit qui en découle, et leur jugement sera avec Allah.”
- Sunan Ibn Majah, n°3952
Rapporté par Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La terre m’a été rassemblée pour que je voie l’Orient et l’Occident, et on m’a donné deux trésors, le jaune (ou le rouge) et le blanc – c’est-à-dire l’or et l’argent. On m’a dit : “Ton royaume s’étendra aussi loin que tu l’as vu.” J’ai demandé trois choses à Allah : que ma communauté ne soit pas anéantie par une famine qui les détruirait tous, et qu’ils ne soient pas divisés au point de se battre entre eux, mais il m’a été dit : “Quand Je (Allah) décrète une chose, elle ne peut être annulée. Mais Je ne ferai jamais que ta communauté soit anéantie par une famine qui les détruirait tous, et Je ne rassemblerai pas leurs ennemis contre eux pour les détruire, tant qu’ils ne s’anéantiront pas et ne se tueront pas entre eux.” Une fois qu’ils commenceront à se battre entre eux, cela continuera jusqu’au Jour de la Résurrection. Ce que je crains le plus pour ma communauté, ce sont des dirigeants qui égarent. Certaines tribus de ma communauté adoreront des idoles et certaines rejoindront les idolâtres. Avant l’Heure, il y aura près de trente Dajjals (grands menteurs), chacun prétendant être un Prophète. Mais un groupe de ma communauté restera attaché à la vérité et sera victorieux, et ceux qui leur feront opposition ne leur nuiront pas, jusqu’à ce que l’ordre d’Allah arrive. »
- Sunan Ibn Majah, n°3954
Rapporté par Abu Umamah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura une épreuve où un homme sera croyant le matin et mécréant le soir, sauf celui à qui Allah accorde la connaissance. »
- Sunan Ibn Majah, n°3955
Rapporté par Hudhayfa : Nous étions assis avec ‘Umar et il a dit : « Qui parmi vous se souvient d’un hadith du Messager d’Allah (ﷺ) à propos de la fitna ? » J’ai dit : « Moi. » Il a dit : « Tu es bien audacieux. » J’ai demandé : « Comment ça ? » Il a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : “Les épreuves d’un homme concernant sa famille, ses enfants et ses voisins sont effacées par ses prières, ses jeûnes, ses aumônes, et le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.” » ‘Umar a dit : « Ce n’est pas de cela que je parlais, mais plutôt de celle qui avance comme les vagues de la mer. » Hudhayfa a dit : « Ne t’inquiète pas, ô Commandeur des croyants ! Il y a une porte fermée entre toi et elles. » ‘Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ? » J’ai répondu : « Non, elle sera brisée. » ‘Umar a dit : « Alors elle ne sera jamais refermée. » Nous avons demandé à Hudhayfa : « ‘Umar savait-il ce que signifiait cette porte ? » Il a répondu : « Oui, aussi sûrement qu’il sait qu’il y aura la nuit avant le matin, car je lui ai rapporté un hadith sans erreur. » Nous avions peur de lui demander qui était la porte, alors nous avons dit à Masruq : « Demande-lui. » Il a dit : « ‘Umar. »
- Sunan Ibn Majah, n°3958
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que feras-tu, ô Abu Dharr, quand la mort touchera tant de gens qu’une tombe vaudra autant qu’un esclave ? » J’ai répondu : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi, ou Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Sois patient. » Il a dit : « Que feras-tu quand la famine frappera les gens au point que tu iras à l’endroit où tu pries sans pouvoir retourner à ton lit, ou tu ne pourras pas te lever de ton lit pour aller prier ? » J’ai dit : « Allah et Son Messager savent mieux, ou ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Évite les choses interdites. » Il a dit : « Que feras-tu quand les tueries toucheront les gens au point que Hijaratuz-Zait* sera couverte de sang ? » J’ai dit : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Reste avec les tiens. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas prendre mon épée et combattre ceux qui font cela ? » Il a dit : « Alors tu seras comme eux. Rentre plutôt chez toi. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, et s’ils entrent chez moi ? » Il a dit : « Si tu crains d’être ébloui par l’épée, mets le bord de ton vêtement sur ton visage, et qu’il porte son propre péché et le tien, et il sera parmi les gens de l’Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°3959
Rapporté par Abu Musa : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Avant l’Heure, il y aura le Harj. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que le Harj ? » Il a dit : « Les tueries. » Certains musulmans ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous tuons déjà tant d’idolâtres chaque année. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce ne sera pas comme tuer les idolâtres, mais vous vous tuerez les uns les autres, au point qu’un homme tuera son voisin, le fils de son oncle et un proche. » Certains ont demandé : « Ô Messager d’Allah, serons-nous dans notre bon sens ce jour-là ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Non, la raison sera retirée de la plupart des gens à ce moment-là, et il ne restera que des gens insignifiants sans raison. »
- Sunan Ibn Majah, n°3961
Rapporté par Abu Musa Al-Ash‘ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Avant l’Heure, il y aura des épreuves aussi sombres que la nuit, où un homme se réveillera croyant et sera mécréant le soir, ou sera croyant le soir et mécréant le matin. Celui qui reste assis sera meilleur que celui qui est debout, celui qui est debout sera meilleur que celui qui marche, et celui qui marche sera meilleur que celui qui court. Alors cassez vos arcs, coupez leurs cordes et frappez vos épées contre des pierres. Si quelqu’un entre chez vous, soyez comme le meilleur des deux fils d’Adam (c’est-à-dire la victime, pas le tueur). »
- Sunan Ibn Majah, n°3967
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura une épreuve qui détruira complètement les Arabes, et ceux qui seront tués seront en Enfer. À ce moment-là, la langue sera pire qu’un coup d’épée. »
- Sunan Ibn Majah, n°3968
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Méfiez-vous des épreuves, car à ce moment-là la langue sera comme un coup d’épée. »
- Sunan Ibn Majah, n°3980
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Bientôt, la meilleure richesse d’un musulman sera un troupeau de moutons qu’il mènera sur les sommets des montagnes et dans les endroits où tombe la pluie, fuyant les épreuves pour protéger sa religion.”
- Sunan Ibn Majah, n°3981
Rapporté par Hudhaifah bin Yaman : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il y aura des épreuves, à leurs portes se tiendront des appelants (qui appelleront les gens) à l’Enfer. Mourir alors que tu t’accroches à la souche d’un arbre sera meilleur pour toi que de suivre l’un d’eux.”
- Sunan Ibn Majah, n°3995
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit aux gens : “Non, par Allah, je ne crains pas pour vous, ô gens, mais je crains les séductions de ce monde qu’Allah fera apparaître pour vous.” Un homme lui a demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), le bien engendre-t-il le mal ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté silencieux un moment, puis il a dit : “Qu’as-tu dit ?” Il a répondu : “J’ai demandé, le bien engendre-t-il le mal ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Le bien n’engendre que du bien, mais est-ce vraiment du bien ? Tout ce qui pousse sur les rives d’un ruisseau peut tuer s’il est trop mangé ou au moins rendre les animaux malades, sauf si l’animal mange à sa faim de Khadir*, puis va au soleil, fait ses besoins, rumine puis retourne paître. Celui qui prend des biens de façon licite, cela sera béni pour lui, mais celui qui les prend de façon illicite ressemble à celui qui mange sans jamais être rassasié.”
- Sunan Ibn Majah, n°4002
Rapporté par Abu Hurairah : Il a rencontré une femme qui portait du parfum et se dirigeait vers la mosquée. Il lui a dit : “Ô servante du Contraignant, où vas-tu ?” Elle a répondu : “À la mosquée.” Il a dit : “Et tu t’es parfumée pour cela ?” Elle a répondu : “Oui.” Il a dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Toute femme qui met du parfum puis sort à la mosquée, aucune prière ne sera acceptée d’elle tant qu’elle ne se sera pas lavée.’”
- Sunan Ibn Majah, n°4014
Rapporté par Abu Umayyah Sha’bani : Je suis allé voir Abu Tha’labah Al-Khushani et j’ai dit : « Comment comprends-tu ce verset ? » Il a dit : « Quel verset ? » J’ai dit : “Ô vous qui croyez ! Occupez-vous de vous-mêmes. Si vous suivez la bonne voie, ceux qui s’égarent ne pourront pas vous nuire.” [5:105] Il a dit : « Tu as interrogé quelqu’un qui sait à ce sujet. J’ai posé la question au Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : “Recommandez-vous le bien les uns aux autres et interdisez-vous le mal, mais si tu vois l’avarice dominer, les passions suivies, ce bas-monde préféré (à l’au-delà), et que chacun est satisfait de son propre avis, et que tu réalises que tu n’as plus de pouvoir pour agir, alors occupe-toi de toi-même et laisse les gens ordinaires à leur sort. Après vous viendront des jours de patience, où la patience sera comme tenir une braise dans la main, et celui qui fera de bonnes actions aura la récompense de cinquante hommes accomplissant la même action.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4023
Rapporté par Mus’ab bin Sa’d, d’après son père, Sa’d bin Abu Waqqas : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, quels sont les gens les plus éprouvés ? » Il a répondu : « Les Prophètes, puis ceux qui leur ressemblent le plus, puis ceux qui leur ressemblent. Une personne est éprouvée selon sa pratique religieuse. S’il est solide dans sa foi, il sera plus durement éprouvé, et s’il est faible dans sa foi, son épreuve sera à la mesure de sa foi. Les épreuves continueront à toucher une personne jusqu’à ce qu’elle marche sur la terre sans aucun péché. »
- Sunan Ibn Majah, n°4036
Rapporté par Abu Hurayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il viendra des années de tromperie où le menteur sera considéré comme honnête, et l’homme honnête sera pris pour un menteur ; le traître sera vu comme digne de confiance, et l’homme fidèle sera vu comme un traître ; et les Ruwaibidah décideront des affaires. » On lui a demandé : « Qui sont les Ruwaibidah ? » Il a répondu : « Des hommes vils et insignifiants qui dirigent les affaires du peuple. »
- Sunan Ibn Majah, n°4037
Rapporté par Abu Hurayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, ce monde ne disparaîtra pas avant qu’un homme ne passe devant une tombe, se roule dessus et dise : “Si seulement j’étais à la place de celui qui est dans cette tombe !” Et cela ne sera pas pour une raison religieuse, mais à cause des malheurs. »
- Sunan Ibn Majah, n°4039
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’accrocher à la religion deviendra de plus en plus difficile, les affaires du monde seront de plus en plus compliquées, les gens deviendront plus avares, et l’Heure n’arrivera que sur les pires personnes. Et le seul Mahdi (après Muhammad (ﷺ)) sera ‘Isa fils de Maryam. »
- Sunan Ibn Majah, n°4042
Rapporté par ‘Awf bin Malik Al-Ashja’i : Je suis venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) pendant la campagne de Tabuk, alors qu’il était dans une tente en cuir. Je me suis assis devant la tente. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Entre, ô ‘Awf. » J’ai demandé : « Tout entier, ô Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Oui, tout entier. » Puis il a dit : « Ô ‘Awf, retiens six choses qui arriveront avant l’Heure, dont la première est ma mort. » Cela m’a beaucoup choqué et attristé. Il a dit : « Compte cela comme la première. Ensuite, la conquête de Bayt al-Maqdis (Jérusalem) ; puis une maladie qui apparaîtra parmi vous et fera mourir en martyrs beaucoup d’entre vous et de vos enfants, purifiant ainsi vos actes ; puis il y aura beaucoup de richesses parmi vous, au point que si un homme reçoit cent dinars, il ne sera pas satisfait ; il y aura des épreuves qui n’épargneront aucune maison musulmane ; puis il y aura un traité entre vous et les Romains, mais ils vous trahiront et marcheront contre vous avec quatre-vingts bannières, chacune menée par douze mille hommes. »
- Sunan Ibn Majah, n°4045
Rapporté par Anas ibn Malik : Voulez-vous que je vous raconte un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ) et que personne ne vous racontera après moi ? Je l’ai entendu dire : « Parmi les signes de l’Heure, il y aura la disparition du savoir et la propagation de l’ignorance, les relations interdites deviendront courantes et le vin sera bu, et les hommes disparaîtront et il ne restera que des femmes, au point qu’un homme sera responsable de cinquante femmes. »
- Sunan Ibn Majah, n°4049
Rapporté par Hudhayfa bin Yaman : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’Islam s’effacera comme un motif brodé s’efface sur un vêtement, jusqu’à ce que plus personne ne sache ce qu’est le jeûne, la prière, les rites du pèlerinage ou l’aumône. Le Livre d’Allah sera enlevé pendant la nuit, et il n’en restera aucun verset sur terre. Il restera des gens, des vieillards et des vieilles femmes, qui diront : “Nous avons vu nos pères dire ces mots : ‘La ilaha illallah’, alors nous les disons aussi.” Silah lui a demandé : “À quoi leur servira de dire : ‘La ilaha illallah’, s’ils ne savent pas ce qu’est le jeûne, la prière, les rites du pèlerinage ou l’aumône ?” Hudhayfa s’est détourné de lui. Il a répété sa question trois fois, et Hudhayfa s’est détourné chaque fois. Puis, à la troisième fois, il s’est tourné vers lui et a dit : “Ô Silah ! Cela les sauvera de l’Enfer”, trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°4053
Rapporté par Hudhayfa : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a raconté deux choses, dont l’une s’est réalisée et j’attends encore l’autre. Il nous a dit : “L’honnêteté était ancrée dans le cœur des hommes” – (un des rapporteurs, Tanafisi, a précisé : “c’est-à-dire au centre du cœur des hommes”) – “Puis le Coran a été révélé et nous avons appris (l’honnêteté) à travers le Coran et la Sunna.” Ensuite, il nous a parlé de la disparition de l’honnêteté, disant : “Un homme s’endormira et l’honnêteté sera retirée de son cœur, il n’en restera qu’une trace, comme des taches sans couleur. Puis il se rendormira et ce qui restait d’honnêteté disparaîtra aussi, ne laissant qu’une marque semblable à une cloque, comme lorsqu’une braise touche ton pied et fait une cloque vide.” Ensuite, Hudhayfa a pris une poignée de cailloux et les a fait rouler sur sa jambe. Il a dit : “Les gens feront des affaires ensemble, mais il y aura à peine des personnes honnêtes parmi eux. On dira alors qu’il y a un homme honnête dans telle ou telle tribu, et on admirera un homme pour son intelligence, ses bonnes manières et sa force, mais il n’aura même pas un grain de moutarde de foi dans son cœur.” Il a ajouté : “Il fut un temps où je n’hésitais pas à traiter avec l’un d’entre vous, car si c’était un musulman, sa religion l’empêchait de tricher ; et si c’était un chrétien, son dirigeant musulman l’en empêchait. Mais aujourd’hui, je ne peux traiter qu’avec un tel ou un tel.”
- Sunan Ibn Majah, n°4054
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quand Allah veut détruire une personne, Il lui enlève la pudeur. Tu ne verras alors chez lui que la colère d’Allah, et il sera détesté des gens. Quand tu ne verras chez lui que la colère d’Allah et qu’il sera détesté, alors l’honnêteté lui sera retirée. Et quand l’honnêteté lui sera retirée, tu ne le verras plus que comme un traître, et les gens l’appelleront ainsi. Quand tu ne le verras plus que comme un traître, alors la miséricorde lui sera retirée. Et quand la miséricorde lui sera retirée, tu ne le verras plus que rejeté et maudit. Et quand tu ne le verras plus que rejeté et maudit, alors le lien avec l’islam lui sera retiré.”
- Sunan Ibn Majah, n°4063
Rapporté par Hafsah : Elle a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Une armée viendra attaquer cette Maison (la Kaaba) et, lorsqu’ils seront à Bayda’, le milieu d’entre eux sera englouti par la terre, et les premiers appelleront les derniers, et ils seront tous engloutis, jusqu’à ce qu’il ne reste d’eux qu’un seul fugitif qui racontera ce qui leur est arrivé.” Lorsque l’armée de Hajjaj est venue, nous avons cru que c’était celle mentionnée dans ce hadith. Un homme a dit : “Je témoigne que tu n’as pas menti sur Hafsah et qu’Hafsah n’a pas menti sur le Prophète (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°4064
Rapporté par Safiyyah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les gens ne cesseront pas d’attaquer cette Maison jusqu’à ce qu’une armée l’attaque, et lorsqu’ils seront à Baida’, les premiers et les derniers seront engloutis par la terre, et le milieu d’entre eux ne sera pas sauvé.” J’ai demandé : “Et s’il y a parmi eux des gens qui ont été forcés (de rejoindre l’armée) ?” Il a dit : “Allah les ressuscitera selon ce qu’il y a dans leur cœur.”
- Sunan Ibn Majah, n°4068
Rapporté par Abu Hurayrah : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “L’Heure n’arrivera pas avant que le soleil ne se lève à l’ouest (là où il se couche). Quand il se lèvera, les gens le verront, et tout le monde sur terre croira, mais ce sera à un moment où la foi ne servira à rien à celui qui n’a pas cru auparavant.”
- Sunan Ibn Majah, n°4069
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les premiers signes à apparaître seront le lever du soleil à l’ouest et la sortie de la Bête pour les gens, en matinée.” ‘Abdullah a dit : “Lequel des deux apparaîtra en premier, l’autre suivra de près.” ‘Abdullah a ajouté : “Je pense que ce sera le soleil qui se lèvera à l’ouest.”
- Sunan Ibn Majah, n°4072
Rapporté par Abu Bakr Siddiq : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : “Le Dajjal apparaîtra dans une région à l’est appelée Khorasan, et il sera suivi par des gens au visage large comme des boucliers martelés.”
- Sunan Ibn Majah, n°4075
Rapporté par Nawwas bin Sam’an Al-Kilabi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé du Dajjal un matin, en le décrivant comme quelque chose de méprisable mais aussi effrayant, au point que nous avons cru qu’il était caché dans la palmeraie. Quand nous sommes venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) le soir, il a vu notre peur et a dit : “Qu’avez-vous ?” Nous avons répondu : “Ô Messager d’Allah, tu as parlé du Dajjal ce matin, et tu l’as décrit comme quelque chose de méprisable mais aussi effrayant, au point que nous avons cru qu’il était caché dans la palmeraie.” Il a dit : “Il y a des choses que je crains plus pour vous que le Dajjal. S’il apparaît pendant que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour vous. S’il apparaît quand je ne suis pas là, alors chacun devra se défendre lui-même, et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Il (le Dajjal) sera un jeune homme aux cheveux bouclés et à l’œil saillant ; je le compare à ‘Abdul-‘Uzza bin Qatan. Si l’un de vous le voit, qu’il récite sur lui les premiers versets de la sourate Al-Kahf. Il sortira de Khallah, entre le Sham et l’Irak, et sèmera la corruption à droite et à gauche. Ô serviteurs d’Allah, restez fermes.” Nous avons demandé : “Ô Messager d’Allah, combien de temps restera-t-il sur terre ?” Il a répondu : “Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste de ses jours comme vos jours.” Nous avons demandé : “Ô Messager d’Allah, ce jour qui sera comme une année, est-ce qu’une seule prière suffira ?” Il a dit : “Estimez le temps (et priez en conséquence).” Nous avons demandé : “À quelle vitesse se déplacera-t-il sur la terre ?” Il a répondu : “Comme un nuage de pluie poussé par le vent.” Il a dit : “Il viendra vers des gens, les appellera, et ils répondront et croiront en lui. Il ordonnera alors au ciel de pleuvoir et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera, et leurs troupeaux reviendront le soir avec des bosses plus hautes, des pis plus pleins et des flancs plus gras qu’ils ne l’ont jamais été. Puis il viendra vers d’autres gens, les appellera, mais ils le rejetteront, alors il s’éloignera d’eux et ils souffriront de la sécheresse et n’auront plus rien. Il passera ensuite par un désert et dira : ‘Fais sortir tes trésors’, puis partira, et ses trésors le suivront comme un essaim d’abeilles. Ensuite, il appellera un jeune homme plein de vigueur, le frappera avec une épée et le coupera en deux. Il placera les deux morceaux aussi loin l’un de l’autre que la distance entre un archer et sa cible. Puis il l’appellera et il viendra à lui, le visage rayonnant, en riant. Pendant qu’ils seront dans cette situation, Allah enverra ‘Isa fils de Maryam, qui descendra près du minaret blanc à l’est de Damas, vêtu de deux habits teints au Wars et au safran, posant ses mains sur les ailes de deux anges. Quand il baissera la tête, des gouttes de sueur en tomberont. Tout mécréant qui sentira le parfum de son souffle mourra, et son souffle atteindra aussi loin que son regard. Il partira alors et rattrapera le Dajjal à la porte de Ludd, et le tuera. Ensuite, le Prophète d’Allah, ‘Isa, viendra vers des gens qu’Allah a protégés, il essuiera leur visage et leur annoncera leur place au Paradis. Pendant qu’ils seront ainsi, Allah lui révélera : ‘Ô ‘Isa, J’ai fait sortir certains de Mes serviteurs que nul ne pourra combattre, alors emmène Mes serviteurs à Tur en sécurité.’ Puis Gog et Magog apparaîtront et, comme Allah l’a décrit, ‘ils déferleront de chaque hauteur’. Les premiers passeront près du lac de Tibériade et en boiront l’eau, puis les derniers passeront et diront : ‘Il y avait de l’eau ici autrefois.’ Le Prophète d’Allah, ‘Isa, et ses compagnons seront assiégés là-bas, au point que la tête d’un bœuf vaudra plus pour l’un d’eux que cent dinars pour l’un d’entre vous aujourd’hui. Alors, le Prophète d’Allah, ‘Isa, et ses compagnons invoqueront Allah. Allah enverra alors un ver dans leur cou, et le lendemain matin, ils mourront tous d’un coup. Le Prophète d’Allah, ‘Isa, et ses compagnons descendront et ne trouveront même pas un espace de la taille d’une main libre de leur puanteur, de leur sang et de leur odeur. Ils prieront Allah, et Il enverra des oiseaux au cou long comme celui des chameaux de Bactriane, qui les emporteront où Allah voudra. Ensuite, Allah enverra une pluie qui n’épargnera aucune maison, et elle lavera la terre jusqu’à ce qu’elle devienne lisse comme un miroir (ou une pierre polie). Il sera alors dit à la terre : ‘Fais sortir tes fruits et rends ta bénédiction.’ Ce jour-là, un groupe de gens mangera d’une seule grenade et cela leur suffira, et ils se mettront à l’abri sous sa peau. Allah bénira une chamelle laitière pour qu’elle suffise à un grand nombre de personnes, une vache laitière suffira à une tribu entière et une brebis laitière à tout un clan. Pendant qu’ils seront ainsi, Allah enverra un vent doux qui les saisira sous les aisselles et prendra l’âme de chaque musulman, ne laissant que les autres, qui se livreront à l’immoralité comme des ânes, et c’est sur eux que viendra l’Heure.”
- Sunan Ibn Majah, n°4077
Rapporté par Abu Umamah Al-Bahili : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a adressé un discours, et la plupart de ses paroles concernaient le Dajjal. Il nous a mis en garde contre lui, et parmi ce qu’il a dit : “Il n’y aura pas de plus grande épreuve sur terre, depuis qu’Allah a créé la descendance d’Adam, que celle du Dajjal. Allah n’a envoyé aucun Prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre le Dajjal. Je suis le dernier des Prophètes et vous êtes la dernière des communautés. Il apparaîtra sûrement parmi vous. S’il apparaît pendant que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour chaque musulman, et s’il apparaît quand je ne suis pas là, alors chacun devra se défendre lui-même et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Il sortira d’Al-Khallah, entre le Sham et l’Irak, et sèmera la corruption à droite et à gauche. Ô serviteurs d’Allah, restez fermes. Je vais vous le décrire comme aucun Prophète ne l’a fait avant moi. Il commencera par dire : “Je suis un Prophète”, alors qu’il n’y a pas de Prophète après moi. Puis, une seconde fois, il dira : “Je suis votre Seigneur.” Mais vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir. Il est borgne, et votre Seigneur n’est pas borgne, et il est écrit entre ses yeux : Kafir. Tout croyant le lira, qu’il sache lire ou non. Parmi ses épreuves, il aura avec lui un paradis et un enfer, mais son enfer sera un paradis et son paradis un enfer. Celui qui sera éprouvé par son feu (l’enfer), qu’il demande l’aide d’Allah et récite les premiers versets d’Al-Kahf, alors ce sera frais et sans danger pour lui, comme le feu l’a été pour Ibrahim. Parmi ses épreuves, il dira à un bédouin : “Que penses-tu, si je ressuscite ton père et ta mère, témoigneras-tu que je suis ton Seigneur ?” Il dira : “Oui.” Alors deux diables apparaîtront à lui sous la forme de son père et de sa mère et diront : “Ô mon fils, suis-le, car il est ton Seigneur.” Et parmi ses épreuves, il dominera une personne et la tuera, puis il la coupera en deux avec une scie. Ensuite il dira : “Regardez ce serviteur à moi ; je vais le ressusciter maintenant, puis il prétendra avoir un autre Seigneur que moi.” Alors Allah le ressuscitera et le malfaiteur lui dira : “Qui est ton Seigneur ?” et il répondra : “Allah est mon Seigneur, et tu es l’ennemi d’Allah, tu es le Dajjal. Par Allah, je n’ai jamais eu plus de certitude à ton sujet qu’aujourd’hui.” (Ajout) Abul-Hasan Tanafisi a dit : “Muharibi nous a rapporté : ‘Ubaidullah bin al-Walid Al-Wassafi nous a rapporté, d’après ‘Atiyyah, qu’Abu Sa’eed a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Cet homme sera le plus haut placé de ma communauté au Paradis.’” – Abu Sa’eed a dit : “Par Allah, nous pensions que cet homme ne pouvait être qu’Omar bin Khattab, jusqu’à sa mort.” – Muharibi a dit : “Puis nous sommes revenus au récit d’Abu Rafi’.” Il a dit : – “Parmi ses épreuves, il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui ne croira pas en lui, alors tous leurs troupeaux périront et il n’en restera aucun. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui croira en lui, alors il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera, si bien que leurs troupeaux reviendront le soir plus gros et plus gras qu’ils ne l’ont jamais été, avec les flancs gonflés et les pis pleins de lait. Il n’y aura aucune partie de la terre où il n’entrera et ne dominera, sauf la Mecque et Médine, car il ne pourra s’approcher d’aucun de leurs chemins de montagne sans être repoussé par des anges l’épée dégainée, jusqu’à ce qu’il s’arrête à la colline rouge à la fin du marécage. Alors Médine tremblera avec ses habitants trois fois, et il n’y restera aucun hypocrite, homme ou femme, tous sortiront vers lui. Ainsi, elle sera purifiée de toute impureté comme le soufflet purifie le fer de ses scories. Ce jour-là sera appelé le Jour du Salut.” Umm Sharik bint Abi ‘Akar a demandé : “Ô Messager d’Allah, où seront les Arabes ce jour-là ?” Il a répondu : “Ce jour-là, ils seront peu nombreux, et la plupart seront à Bayt al-Maqdis (Jérusalem), et leur chef sera un homme pieux. Quand leur chef avancera pour diriger la prière du matin, ‘Isa fils de Maryam descendra parmi eux. Leur chef reculera pour laisser ‘Isa diriger la prière, mais ‘Isa posera sa main entre ses épaules et lui dira : ‘Avance et prie, car l’iqama a été faite pour toi.’ Leur chef dirigera alors la prière. Quand il aura terminé, ‘Isa (as) dira : ‘Ouvrez la porte.’ Ils l’ouvriront et derrière se trouvera le Dajjal avec soixante-dix mille Juifs, chacun portant une épée ornée et vêtu d’un manteau verdâtre. Quand le Dajjal le verra, il commencera à fondre comme le sel fond dans l’eau. Il s’enfuira, et ‘Isa (as) dira : ‘Je n’ai qu’un seul coup pour toi, dont tu ne pourras pas échapper !’ Il le rattrapera à la porte orientale de Ludd et le tuera. Ensuite, Allah vaincra les Juifs, et il ne restera rien derrière quoi ils pourront se cacher, sans qu’Allah ne le fasse parler – ni pierre, ni arbre, ni mur, ni animal – sauf l’arbre al-Gharqad, car c’est leur arbre, et il ne parlera pas – tout le reste dira : ‘Ô serviteur musulman d’Allah, voici un Juif, viens le tuer !’” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ses (du Dajjal) jours seront au nombre de quarante ans : une année comme une demi-année, une année comme un mois, un mois comme une semaine, et le reste de ses jours passera aussi vite que des étincelles de feu (c’est-à-dire très rapidement). L’un de vous entrera par la porte de Médine le matin et n’atteindra pas l’autre porte avant le soir.” On a demandé : “Ô Messager d’Allah, comment devrons-nous prier ces jours si courts ?” Il a répondu : “Estimez les temps de la prière, comme vous le faites pour les jours longs, puis priez.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “‘Isa fils de Maryam (as) sera un juge juste et un dirigeant équitable parmi ma communauté. Il brisera la croix, tuera les porcs, abolira la jizya et la charité sera abandonnée. Personne ne sera chargé de collecter la zakat des moutons et des chameaux. Les rancunes et la haine disparaîtront et le venin de toute créature venimeuse sera retiré, si bien qu’un petit garçon mettra sa main sur un serpent sans être blessé, et une petite fille fera fuir un lion sans qu’il ne lui fasse de mal ; et le loup sera parmi les moutons comme leur chien de berger. La terre sera remplie de paix comme un récipient est rempli d’eau. Les gens seront unis et nul ne sera adoré sauf Allah. La guerre cessera et les Quraysh ne seront plus au pouvoir. La terre sera comme un plateau d’argent, avec sa végétation poussant comme au temps d’Adam, jusqu’à ce qu’un groupe se rassemble autour d’une grappe de raisin et qu’elle leur suffise, et qu’un groupe se rassemble autour d’une seule grenade et qu’elle leur suffise. Un bœuf sera vendu pour telle somme, et un cheval pour quelques dirhams.” Ils ont demandé : “Ô Messager d’Allah, pourquoi les chevaux seront-ils si bon marché ?” Il a répondu : “Ils ne seront plus jamais montés pour la guerre.” On lui a demandé : “Pourquoi les bœufs seront-ils si chers ?” Il a répondu : “Parce que toute la terre sera cultivée.” Avant que le Dajjal n’apparaisse, il y aura trois années difficiles où les gens souffriront d’une grande famine. La première année, Allah ordonnera au ciel de retenir un tiers de sa pluie et à la terre de retenir un tiers de sa production. La deuxième année, Il ordonnera au ciel de retenir deux tiers de sa pluie et à la terre de retenir deux tiers de sa production. La troisième année, Il ordonnera au ciel de retenir toute sa pluie, et pas une goutte ne tombera, et à la terre de retenir toute sa production, et rien ne poussera. Tous les animaux à sabots fendus mourront, sauf ceux qu’Allah voudra.” On a demandé : “De quoi vivront les gens à ce moment-là ?” Il a répondu : “Du tahlil, du takbir, du tasbih et du tahmid. Cela tiendra lieu de nourriture pour eux.” Abu ‘Abdullah (Ibn Majah) a dit : “J’ai entendu Abul-Hasan Tanafisi dire : ‘J’ai entendu ‘Abdur-Rahman Al-Muharibi dire : “Ce hadith devrait être envoyé à chaque enseignant pour qu’il l’enseigne aux enfants dans les écoles.”’”
- Sunan Ibn Majah, n°4081
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fit le voyage nocturne (Isra’), il rencontra Ibrahim, Moussa et ‘Isa, et ils discutèrent de l’Heure. Ils commencèrent par Ibrahim, qui dit ne rien savoir à ce sujet. Ils demandèrent ensuite à Moussa, qui n’en savait rien non plus. Puis ils interrogèrent ‘Isa fils de Maryam, qui répondit : ‘J’ai des missions à accomplir avant que cela n’arrive. Quant au moment où cela se produira, seul Allah le sait.’ Il parla ensuite du Dajjal et dit : ‘Je descendrai et le tuerai, puis les gens retourneront dans leurs terres et seront confrontés à Gog et Magog, qui : “descendront rapidement de chaque hauteur.” [21:96] Ils ne passeront près d’aucune eau sans la boire, ni près de quoi que ce soit sans le détruire. Les gens imploreront Allah, et je prierai Allah pour qu’Il les fasse mourir. La terre sera remplie de leur puanteur, et les gens supplieront Allah ; je prierai alors Allah, et la pluie tombera du ciel, les emportant jusqu’à la mer. Ensuite, les montagnes deviendront poussière et la terre sera étendue comme une peau. On m’a promis que lorsque cela arrivera, l’Heure viendra soudainement sur les gens, comme une femme enceinte dont la famille ignore quand elle va accoucher.’" (‘Awwam, un des rapporteurs, a dit : "Cela est confirmé dans le Livre d’Allah, où Il dit : ‘Jusqu’à ce que Gog et Magog soient relâchés et qu’ils descendent de chaque hauteur.’ [21:)
- Sunan Ibn Majah, n°4083
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Le Mahdi sera parmi ma communauté. S’il vit peu de temps, ce sera sept ans, et s’il vit longtemps, ce sera neuf ans, pendant lesquels ma communauté connaîtra une période de facilité comme jamais auparavant. La terre donnera ses récoltes sans rien retenir, et la richesse s’accumulera. Un homme se lèvera et dira : ‘Ô Mahdi, donne-moi !’ Il lui dira : ‘Prends.’
- Sunan Ibn Majah, n°4086
Rapporté par Sa’eed bin Musayyab : Nous étions avec Umm Salamah et nous parlions du Mahdi. Elle a dit : "J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Le Mahdi sera un des descendants de Fatimah.’
- Sunan Ibn Majah, n°4103
Rapporté par Abu Wa’il : Un homme de son peuple – Samurah bin Sahm – a dit : « Nous nous sommes arrêtés chez Abu Hashim bin ‘Utbah, qui avait été blessé, et Mu’awiyah est venu lui rendre visite. Abu Hashim a pleuré et Mu’awiyah lui a dit : “Pourquoi pleures-tu, ô oncle maternel ? Est-ce à cause d’une douleur ou de ce monde, dont le meilleur est déjà passé ?” Il a répondu : “Ce n’est pour aucune de ces raisons. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a donné un conseil et j’aurais voulu l’avoir suivi. Il (ﷺ) a dit : ‘Il se peut qu’un jour tu voies la richesse se répartir entre les gens, et tout ce dont tu auras besoin sera un serviteur et une monture pour œuvrer dans la voie d’Allah.’ Ce moment est venu, mais j’ai accumulé des biens.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4136
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Malheureux est l’esclave du dinar, l’esclave du dirham et l’esclave de la khamisah. Il est malheureux et sera jeté (en Enfer) sur son visage, et s’il est piqué par une épine, il ne trouvera pas de soulagement. »
- Sunan Ibn Majah, n°4163
Rapporté par Harithah bin Mudarrib : Nous sommes allés rendre visite à Khabbab (lorsqu’il était malade), et il a dit : “Je suis malade depuis longtemps, et si je n’avais pas entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Ne souhaitez pas la mort’, je l’aurais souhaitée.” Et il a dit : “Une personne sera récompensée pour toutes ses dépenses, sauf pour ce qu’elle dépense dans la poussière,” ou il a dit, “dans la construction.”
- Sunan Ibn Majah, n°4168
Rapporté par Abu Hurairah, attribuant cela au Prophète (ﷺ) : “Le croyant fort est meilleur et plus aimé d’Allah que le croyant faible, même si les deux sont bons. Efforce-toi de rechercher ce qui te sera utile et ne te sens pas impuissant. Si quelque chose te dépasse, alors dis : Qaddarallah, wa ma sha’a fa’al (C’est le décret d’Allah et ce qu’Il veut, Il le fait). Et méfie-toi de dire ‘Si seulement’, car ‘Si seulement’ ouvre la porte à Satan.”
- Sunan Ibn Majah, n°4184
Rapporté par Abu Bakrah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La pudeur fait partie de la foi, et la foi sera au Paradis. La grossièreté dans les paroles fait partie de la dureté, et la dureté sera en Enfer
- Sunan Ibn Majah, n°4194
Rapporté par ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : "Récite-moi le Coran", alors j’ai récité la sourate An-Nisa’. Quand je suis arrivé au verset : "Comment sera-ce donc, lorsque Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir comme témoin contre ceux-ci ?" [4:41] J’ai regardé vers lui, et ses yeux étaient remplis de larmes
- Sunan Ibn Majah, n°4199
Rapporté par Mu’awiyah bin Abu Sufyan : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Les actes sont comme des récipients. Si le fond est bon, le dessus sera bon, et si le fond est mauvais, le dessus sera mauvais
- Sunan Ibn Majah, n°4201
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Soyez modérés et tenez-vous à la modération, car aucun d’entre vous ne sera sauvé par ses œuvres." Ils ont dit : "Même toi, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "Même moi, à moins qu’Allah ne m’entoure de Sa miséricorde et de Sa grâce
- Sunan Ibn Majah, n°4236
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’âge (des gens) de ma communauté sera entre soixante et soixante-dix ans, et peu d’entre eux dépasseront cet âge.”
- Sunan Ibn Majah, n°4242
Rapporté par ‘Abdullah : “Nous avons dit : “Ô Messager d’Allah, serons-nous tenus responsables de ce que nous avons fait pendant la période d’Ignorance ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui fait le bien en islam (après être devenu musulman), il ne sera pas tenu responsable de ce qu’il a fait pendant la période d’Ignorance, mais celui qui fait le mal (après être entré en islam), il sera tenu responsable des actes passés et présents.””
- Sunan Ibn Majah, n°4243
Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : “Ô ‘Aishah, méfie-toi des mauvaises actions qu’on considère comme insignifiantes, car elles ont un poursuivant de la part d’Allah (c’est-à-dire qu’on en sera tenu responsable).”
- Sunan Ibn Majah, n°4244
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand le croyant commet un péché, une tache noire apparaît sur son cœur. S’il se repent, arrête ce péché et demande pardon, son cœur sera purifié. Mais si (le péché) augmente, (la tache noire) augmente aussi. C’est cela le Ran dont Allah parle dans Son Livre : “Non ! Mais sur leurs cœurs, il y a le Ran (c’est-à-dire la couverture des péchés et des mauvaises actions) qu’ils ont acquis.” [83:]”
- Sunan Ibn Majah, n°4266
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il n’y a aucune partie du corps humain qui ne se désintègre pas, sauf un petit os à la base du coccyx, à partir duquel il sera recréé le Jour de la Résurrection.”
- Sunan Ibn Majah, n°4267
Rapporté par Hani’, l’affranchi de ‘Uthman bin ‘Affan : Quand ‘Uthman bin ‘Affan se tenait près d’une tombe, il pleurait jusqu’à ce que sa barbe soit mouillée. On lui dit : “Tu te souviens du Paradis et de l’Enfer sans pleurer, mais tu pleures pour cela ?” Il répondit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La tombe est la première étape de l’au-delà. Celui qui en est sauvé, ce qui vient après sera plus facile. Mais s’il n’en est pas sauvé, ce qui vient après sera plus difficile. »” Il a aussi dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Je n’ai jamais vu de scène plus effrayante que la tombe.”
- Sunan Ibn Majah, n°4271
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b Al-Ansari, selon ce que son père racontait : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’âme du croyant est un oiseau qui mange des arbres du Paradis, jusqu’à ce qu’elle soit rendue à son corps le jour où il sera ressuscité.”
- Sunan Ibn Majah, n°4274
Rapporté par Abu Hurairah : Un homme juif a dit au marché de Médine : “Par Celui qui a choisi Moussa au-dessus de toute l’humanité.” Un homme des Ansar a levé la main et l’a giflé. Il lui dit : “Comment peux-tu dire cela alors que le Messager d’Allah (ﷺ) est parmi nous ?” On rapporta cela au Messager d’Allah (ﷺ), qui dit : “Allah dit : « Et la trompe sera soufflée, et tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre tomberont évanouis, sauf ceux qu’Allah voudra. Puis elle sera soufflée une seconde fois, et les voilà debout, regardant. » [39:68] Je serai le premier à lever la tête, et je verrai Moussa accroché à l’un des piliers du Trône. Je ne sais pas s’il aura levé la tête avant moi, ou s’il fera partie de ceux qu’Allah a exemptés. Et quiconque dit que je suis meilleur que Yunus bin Matta, il ment.”
- Sunan Ibn Majah, n°4276
Rapporté par Qasim : ‘Aishah رضي الله عنها a dit : “J’ai demandé : ‘Ô Messager d’Allah, comment les gens seront-ils rassemblés le Jour de la Résurrection ?’ Il répondit : ‘Pieds nus et nus.’ Je demandai : ‘Et les femmes ?’ Il répondit : ‘Et les femmes aussi.’ Je demandai : ‘Ô Messager d’Allah, ne serons-nous pas gênés ?’ Il répondit : ‘Ô ‘Aishah, la situation sera trop grave pour que les gens se regardent les uns les autres.’”
- Sunan Ibn Majah, n°4278
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le jour où toute l’humanité se tiendra devant le Seigneur de l’univers. » [83:6] L’un d’eux sera debout, plongé dans sa sueur jusqu’à la moitié de ses oreilles. »
- Sunan Ibn Majah, n°4279
Rapporté par ‘Aishah : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Le jour où la terre sera changée en une autre terre, et les cieux aussi. » [14:48] – Où seront les gens ce jour-là ? » Il a répondu : « Sur le Sirat (le Pont au-dessus de l’Enfer). »
- Sunan Ibn Majah, n°4280
Rapporté par Abu Sa’eed : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le Sirat sera placé au-dessus de l’Enfer, sur des épines semblables à celles de la plante Sa’dan. Ensuite, les gens le traverseront. Certains passeront sans encombre, d’autres seront retenus, et d’autres tomberont la tête la première. »
- Sunan Ibn Majah, n°4284
Rapporté par Abu Sa’eed : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un Prophète viendra accompagné de deux hommes, un autre Prophète viendra accompagné de trois, et d’autres avec plus ou moins que cela. On lui dira : “As-tu transmis le message à ton peuple ?” Il dira : “Oui.” Alors son peuple sera appelé et on leur dira : “A-t-il transmis le message ?” Ils diront : “Non.” On dira alors : “Qui témoignera pour toi ?” Il dira : “Muhammad et sa communauté.” Alors la communauté de Muhammad sera appelée et il leur sera demandé : “Cet homme a-t-il transmis le message ?” Ils diront : “Oui.” On leur demandera : “Comment le savez-vous ?” Ils répondront : “Notre Prophète nous a informés que les Messagers ont transmis le message, et nous l’avons cru.” C’est ce qu’Allah dit : “Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté juste et exemplaire, afin que vous soyez témoins contre les gens, et que le Messager (Muhammad (ﷺ)) soit témoin contre vous.” [2:] »
- Sunan Ibn Majah, n°4290
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous sommes les derniers des nations, mais les premiers à être jugés. Il sera dit : “Où est la communauté illettrée et son Prophète ?” Ainsi, nous sommes les derniers et les premiers. »
- Sunan Ibn Majah, n°4291
Rapporté par Abu Burdah, de son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Allah rassemblera toutes les créatures le Jour de la Résurrection, la communauté de Muhammad recevra la permission de se prosterner, et ils se prosterneront devant Lui longtemps. Puis il sera dit : “Relevez la tête, car un certain nombre d’entre vous iront en Enfer, et ce seront vos rançons de l’Enfer.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4292
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cette communauté a reçu la miséricorde (dans l’au-delà) et son châtiment (dans ce monde) vient des uns envers les autres. Quand viendra le Jour de la Résurrection, chaque homme musulman recevra un homme parmi les idolâtres et il lui sera dit : “Voici ta rançon contre le Feu.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4300
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un homme de ma communauté sera appelé devant toute la création le Jour de la Résurrection, et quatre-vingt-dix-neuf registres seront étalés pour lui, chacun s’étendant aussi loin que l’œil peut voir. Alors Allah dira : “Nies-tu quelque chose de cela ?” Il répondra : “Non, ô Seigneur.” Il dira : “Mes scribes ont-ils été injustes envers toi ?” Puis Il dira : “À part cela, as-tu de bonnes actions ?” L’homme, effrayé, dira : “Non.” (Allah) dira : “En vérité, tu as de bonnes actions auprès de Nous, et aujourd’hui tu ne seras pas traité injustement.” Alors une carte sera apportée, sur laquelle sera écrit : “Ash-hadu an la ilaha illallah wa anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, et que Muhammad est Son serviteur et Messager). Il dira : “Ô Seigneur, que vaut cette carte face à tous ces registres ?” Il dira : “Tu ne seras pas lésé.” Alors les registres seront placés d’un côté de la balance et la carte de l’autre. Les registres s’allégeront et la carte pèsera lourd. »
- Sunan Ibn Majah, n°4308
Rapporté par Abu Sa‘id : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Je suis le chef des enfants d’Adam, et ce n’est pas de l’orgueil. Je serai le premier pour qui la terre se fendra le Jour de la Résurrection, et ce n’est pas de l’orgueil. Je serai le premier à intercéder et le premier dont l’intercession sera acceptée, et ce n’est pas de l’orgueil. L’étendard de la louange sera dans ma main le Jour de la Résurrection, et ce n’est pas de l’orgueil.”
- Sunan Ibn Majah, n°4310
Rapporté par Jabir : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Mon intercession, le Jour de la Résurrection, sera pour ceux de ma communauté qui ont commis de grands péchés.”
- Sunan Ibn Majah, n°4312
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les croyants seront rassemblés le Jour de la Résurrection, inspirés ou inquiets.” – Sa‘id n’était pas sûr – “Et ils diront : ‘Si nous cherchions quelqu’un pour intercéder auprès de notre Seigneur, peut-être serions-nous soulagés de notre situation.’ Alors ils iront voir Adam et diront : ‘Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa main et Ses anges se sont prosternés devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur, afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il leur rappellera et se plaindra du péché qu’il a commis. Il aura trop honte pour le faire (et dira) : ‘Allez plutôt voir Nouh, car il est le premier Messager qu’Allah a envoyé aux gens de la terre.’ Ils iront le voir, mais il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il rappellera comment il a demandé à Allah ce qu’il ne savait pas.* Il aura trop honte pour le faire (et dira) : ‘Allez plutôt voir l’Ami proche du Tout Miséricordieux, Ibrahim.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Ce n’est pas moi. Allez plutôt voir Moussa, un serviteur à qui Allah a parlé et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il rappellera comment il a tué une âme, sans que ce soit en représailles d’un meurtre (et dira) : ‘Allez plutôt voir ‘Isa, le serviteur d’Allah et Son Messager, la Parole d’Allah et un esprit venant de Lui.’ Ils iront le voir, mais il dira : ‘Ce n’est pas moi. Allez plutôt voir Muhammad, un serviteur dont Allah a pardonné les péchés passés et futurs.’ Alors ils viendront à moi et j’irai avec eux.” – Un récit similaire de Hasan ajoute (le Prophète (ﷺ) a dit) : “Et je marcherai entre deux rangées de croyants.” Puis il est revenu au hadith d’Anas. – Et il a dit : “Je demanderai la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une deuxième fois. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une troisième fois. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une quatrième fois et je dirai : ‘Ô Seigneur, il ne reste plus que ceux qui sont retenus par le Coran.’” ** Qatadah (le Tabi‘ee dans la chaîne) rapportait après ce hadith qu’Anas (ra) a dit : “Ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ (il n’y a de dieu qu’Allah) et qui ont dans leur cœur le poids d’un grain d’orge de bien sortiront du Feu, et ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ et qui ont le poids d’un grain de blé de bien dans leur cœur sortiront du Feu, et ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ et qui ont le poids d’un grain de poussière de bien dans leur cœur sortiront du Feu.”
- Sunan Ibn Majah, n°4321
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Le Jour de la Résurrection, le mécréant qui a vécu le plus dans le luxe sera amené, et on dira : ‘Plonge-le une fois dans l’Enfer.’ Il y sera plongé, puis on lui demandera : ‘Ô untel, as-tu déjà connu un plaisir ?’ Il répondra : ‘Non, je n’ai jamais connu de plaisir.’ Ensuite, le croyant qui a le plus souffert et connu de difficultés sera amené et on dira : ‘Plonge-le une fois au Paradis.’ Il y sera plongé, puis on lui demandera : ‘Ô untel, as-tu déjà souffert ou connu des difficultés ?’ Il répondra : ‘Je n’ai jamais souffert ni connu de difficultés.’”
- Sunan Ibn Majah, n°4322
Rapporté par Abu Sa‘id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le mécréant sera rendu énorme au point que sa molaire sera plus grande que (la montagne) Uhud, et la taille de son corps par rapport à sa molaire sera comme la taille de l’un de vous par rapport à sa propre molaire.”
- Sunan Ibn Majah, n°4325
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a récité : “Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en musulmans. [3:102]” (Puis il a dit) : “Si une goutte de Zaqqum tombait sur la terre, elle ruinerait la subsistance des habitants de ce monde, alors qu’en sera-t-il de ceux qui n’ont d’autre nourriture que cela (c’est-à-dire le Zaqqum) ?”
- Sunan Ibn Majah, n°4327
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La mort sera amenée le Jour de la Résurrection et placée sur le Sirat (le Pont au-dessus de l’Enfer). Il sera dit : “Ô gens du Paradis !” Ils regarderont, inquiets et effrayés de peur d’être sortis de l’endroit où ils se trouvent. Puis il sera dit : “Ô gens de l’Enfer !” et ils regarderont, espérant être sortis de l’endroit où ils sont. Ensuite, il sera dit : “Savez-vous ce que c’est ?” Ils répondront : “Oui, c’est la mort.” Alors il sera ordonné qu’elle soit égorgée sur le Sirat, et il sera dit aux deux groupes : “C’est éternel là où vous êtes, et il n’y aura plus jamais de mort.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4336
Rapporté par Sa’eed bin Al-Musayyab : Il a rencontré Abu Hurairah qui lui a dit : « Je demande à Allah que toi et moi soyons réunis au marché du Paradis. » Sa’eed demanda : « Y a-t-il un marché là-bas ? » Il répondit : « Oui. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit que lorsque les gens du Paradis y entreront, ils prendront place selon leurs œuvres, et ils auront la permission pour une durée équivalente à un vendredi sur terre, où ils rendront visite à Allah. Son Trône leur sera montré et Il apparaîtra à eux dans l’un des jardins du Paradis. Des sièges de lumière, de perles, de rubis, de chrysolite, d’or et d’argent seront installés pour eux. Ceux qui auront un rang inférieur, et aucun ne sera considéré comme insignifiant, s’assiéront sur des collines de musc et de camphre, et ils ne penseront pas que ceux sur les sièges sont mieux installés qu’eux. » Abu Hurairah dit : « J’ai demandé : “Ô Messager d’Allah, verrons-nous notre Seigneur ?” Il répondit : “Oui. Doutez-vous de voir le soleil et la lune quand ils sont pleins ?” Nous avons dit : “Non.” Il dit : “De la même façon, vous ne douterez pas de voir votre Seigneur, le Glorifié. Il n’y aura personne dans cette assemblée avec qui Allah ne parlera pas face à face, jusqu’à ce qu’Il dise à l’un d’entre vous : ‘Ne te souviens-tu pas, untel, du jour où tu as fait telle ou telle chose ?’ Et Il lui rappellera certains de ses péchés dans ce monde. Il dira : ‘Ô Seigneur, ne m’as-Tu pas pardonné ?’ Il dira : ‘Oui, c’est grâce à l’immensité de Mon pardon que tu es arrivé à cette position.’ Pendant qu’ils seront ainsi, un nuage les couvrira et fera tomber sur eux un parfum dont ils n’ont jamais senti l’odeur auparavant. Puis Il dira : ‘Levez-vous et allez vers l’honneur qui a été préparé pour vous, et prenez tout ce que vous désirez.’ Nous irons alors à un marché entouré par les anges, où il y aura des choses que les yeux n’ont jamais vues, que les oreilles n’ont jamais entendues, et qui n’ont jamais traversé le cœur d’un homme. Tout ce que nous désirons nous sera apporté. Rien ne s’y achètera ni ne s’y vendra. Dans ce marché, les gens du Paradis se rencontreront. Un homme d’un rang élevé rencontrera ceux qui sont d’un rang inférieur, mais aucun ne sera considéré comme insignifiant, et il sera ébloui par les vêtements qu’il verra sur lui. Il n’aura pas fini sa conversation que de meilleurs vêtements apparaîtront sur lui. C’est parce que personne ne doit être triste là-bas. » Il dit : « Ensuite, nous retournerons chez nous où nos épouses nous accueilleront en disant : ‘Bienvenue. Tu es revenu plus beau et avec un meilleur parfum que lorsque tu nous as quittés.’ Et nous dirons : ‘Aujourd’hui, nous avons été assis avec notre Seigneur, le Tout-Puissant, le Glorifié, et nous méritons de revenir ainsi.’ »
- Sunan Ibn Majah, n°4338
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand le croyant voudra un enfant au Paradis, il sera conçu, naîtra et grandira en un instant, selon son désir. »
- Sunan Ibn Majah, n°4339
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je connais le dernier des gens de l’Enfer qui en sera sorti, et le dernier des gens du Paradis à y entrer. C’est un homme qui sortira de l’Enfer en rampant, et il lui sera dit : “Va et entre au Paradis.” Il s’y rendra et il lui semblera qu’il est plein. Allah dira : “Va et entre au Paradis.” Il s’y rendra et il lui semblera qu’il est plein. Il dira : “Ô Seigneur, je l’ai trouvé plein.” Allah dira : “Va et entre au Paradis.” Il s’y rendra et il lui semblera qu’il est plein. Il dira : “Ô Seigneur, je l’ai trouvé plein.” Allah dira : “Va et entre au Paradis, car tu auras l’équivalent du monde et dix fois plus, ou tu auras dix fois l’équivalent du monde.” Il dira : “Te moques-Tu de moi, ou ris-Tu de moi, alors que Tu es le Souverain ?” » Il dit : « Et j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sourire au point de voir ses molaires. » Et il disait : « C’est la personne ayant le plus bas rang au Paradis. »
- Muwatta Malik, n°23
Yahya Ibn Sa'id disait: «Celui qui prie, devrait faire sa prière à son heure fixe; mais s'il la retarde, il aura perdu sa meilleure récompense ou de ce qui lui vaudrait de mieux que sa famille et ses biens». Malek a dit: «L'homme qui se trouve en voyage et qui retarde sa prière, soit par insouciance soit par oubli, jusqu'à ce qu'il rencontre sa famille, s'il est chez soi et qu'il est à l'heure, qu'il fasse sa prière au complet comme s'il est en ville, mais s'il est présent et que le temps s'est écoulé, qu'il la fasse abrégée, comme celle d'un voyageur, car il ne fera que ce qu'il devait faire (selon le cas). Et Malek ajouta: «C'est ce que j'ai constaté les hommes faire chez nous (à Médine), ainsi que ceux qui sont versés dans la religion». Malek a dit aussi: «le crépuscule est la lueur rouge vue après le coucher du soleil; quand cette lueur disparaît, ce sera le moment de la prière du soir et aura dépassé celui de la prière du coucher du soleil
- Muwatta Malik, n°57
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet du nettoyage après avoir satisfait un besoin naturel, il répondit: «l'un de vous sera-t-il incapable de trouver trois pierres (pour se torcher)»?
- Muwatta Malik, n°61
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dît: «lorsque l'adorateur musulman (ou croyant) fait ses ablutions et se lave le visage, chaque faute commise par ses yeux, sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau). Lorsqu'il se lave les mains, toute faute qu'il a commise de ses mains, sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau). Lorsqu'il se lave les pieds, chaque faute commise par ses pieds sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau), qu'à la fin, il en sera purifié de toute faute»
- Muwatta Malik, n°63
Abou Houraira a dit: «Celui qui fait ses ablutions à la perfection puis sort vers la mosquée pour la prière, il sera considéré en prière tant qu'il ne cherchera qu'à prier. Pour chaque pas fait, on lui inscrira une bonne action et on lui effacera une mauvaise. Lorsque l'un de vous (se dirigeant vers la mosquée) entend le deuxième appel à la prière, qu'il ne hâte pas le pas, car,il aura la plus grande récompense, celui qui habite le plus loin de la mosquée». On demanda à Abou Houraira: «en vertu de quoi, Abou Houraira»? Il répondit: «à cause de la longueur du trajet qu'il traversera»
- Muwatta Malik, n°120
Aicha, la mère des croyants a rapporté le récit qui s'ensuit: «nous sortîmes dans une des expéditions avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Arrivés à «All- Bayada» ou «Zatel-Jaich», je perdis mon collier. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aussi bien que ses compagnons se mirent à le rechercher, et il est qu'ils se trouvaient dans un lieu où il n'y avait pas d'eau, et ils n'avaient pas d'eau. Les hommes vinrent trouver et dire à Abou Bakr: «n'as- tu vu, ce qu'a fait Aicha? Elle obligea l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les hommes à faire halte dans une place où il n'y a pas d'eau, et même ils n'avaient pas d'eau». Aicha poursuivit «Abou Bakr vint vers moi, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormait, mettant sa tête sur ma cuisse». Il me dit: «tu as retenu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans une place où il n'y a pas d'eau et les gens n'ont pas d'eau». Aicha continua son récit: «Abou Bakr m'adressa de reproches et dit ce que Allah voulut et il se mit à me frapper sur le flanc, à tel point que rien ne m'empêchait de bouger que la tête de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déposée sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormi jusqu'au matin, et se réveillant, il ne trouva pas d'eau. Allah Béni et très Haut, fit alors la révélation du verset relatif à la lustration pulvérale, et les hommes la firent. Oussaid Ibn Houdair dit alors: «Ce n'est pas d'ailleurs, la première grâce divine que vous receviez, ô la famille de Abou Bakr». Aicha ajouta: «En faisant lever la chameau que je montais nous trouvâmes le collier sous cet animal». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale pour une prière présente, puis pour la prière suivante; sa lustration pulvérale déjà faite, sera-t-elle suffisante? Ou doit il en faire une autre»? Il répondit: «il doit faire la lustration pulvérale pour chaque prière, parce qu'il doit rechercher l'eau (pour ses ablutions) et faire la prière. Or, celui qui ne trouve pas l'eau, pourra dans de cas faire la lustration pulvérale». On demanda également à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale; pourra-t-il présider la prière alors que ses compagnons avaient déjà fait leurs ablutions? Il répondit: «vaut mieux qu'un autre la préside .mais s'il la préside lui- même, il n'y a pas mal à cela». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait la lustration pulvérale à cause de la pénurie d'eau, il se leva, fit le takbir et entame la prière. Mais, soudain, un homme survint en apportant de l'eau? Il répondit: «il ne doit pas interrompre la prière, mais plutôt peut la poursuivre, il pourra se servir de cette eau (et faire ses ablutions pour les prières qui s'ensuivront». Malek a dit: «celui qui se lève pour prier, et qu'il ne trouve pas de l'eau, et fait ce que Allah lui a ordonné de faire de la lustration pulvérale, il aura obéi à Allah. A savoir que celui qui a trouvé l'eau n'est pas plus pur que lui, ni même sa prière n'est plus complète, car chacun d'eux avait obtempéré aux ordres d'Allah et avait agi selon ses ordres. Celui qui trouve l'eau, fait ses ablutions, et celui qui ne la trouve pas, fait la lustration pulvérale et cela avant d'entamer la prière». Malek a dit aussi au sujet de l'homme qui est impur rituellement: «il fait la lustration pulvérale, récite un «hizb» du Coran et fait d'autres prières surérogatoires, s'il ne trouve pas l'eau, étant toujours dans le lieu où il lui est permis de faire la prière». Chapitre XXIV Comment faire la lustration pulvérale "Tayamoum)
- Muwatta Malik, n°138
Ourwa a dit: «la femme qui subit un écoulement du sang, fait une seule lotion, puis fait ses ablutions pour chaque prière». Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que la femme qui a un écoulement, quand elle peut prier, son mari a le droit d'avoir des rapports charnels avec elle, ainsi c'est le cas de la femme accouchée quand le sang cesse de couler après la période maximale qui suit l'accouchement. Mais si celle-ci verra le sang, son mari aura le droit de coiter avec elle, car elle sera considérée comme une femme qui subit un écoulement du sang». En commentant les propos de Hicham Ibn Ourwa (N° 108) Malek a dit: Ce sont les meilleures paroles que j'ai entendues à ce propos». Chapitre XXX De l'urine d'un nourisson
- Muwatta Malik, n°151
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsqu'on appelle à la prière, Satan s'en va, et fait des pets afin de ne pas entendre cet appel. Une fois que le premier appel est terminé, il revient et reste jusqu'au moment du deuxième appel. Quand le deuxième appel fut fait, Satan s'en va de nouveau puis revient pour se placer entre l'homme et son cœur, en lui suggérant et en disant: «Souviens-toi de telle chose, souviens- toi de telle chose, à laquelle cet homme ne pensait jamais, qu'à la fin, il ne se souvient plus le nombre des raka'ts qu'il a déjà effectuées». 155) 7 - Sahl Ibn Sa'd As-Sa'idi a dit: «il y a deux moments (litt deux heures) où les Portes du ciel s'ouvrent et peu de gens invoquent Allah et que leurs prières ne soient exaucées: quand on appelle à la prière et quand on se met en rang pour combattre dans la voie d'Allah». On demanda à Malek au sujet du moment de l'appel à la prière, le jour du Vendredi sera-t-il avant son heure fixée. Il répondit: «non, son moment sera quand le soleil aura quitté le méridien». On demanda à Malek au sujet des deux appels à la prière et quand les gens doivent-ils se lever pour faire la prière? Il répondit: «Je ne connais à leur sujet autre que ce j'ai vu les hommes faire: au deuxième appel on ne reprend pas pour deux fois les mêmes paroles (ce qu'on fait pour le premier) et c'est bien ce que les gens versés ne cessent de faire à Médine. Quant au moment où les gens doivent se lever pour faire la prière après le deuxième appel, je ne trouve pas en cela un temps bien déterminé, mais je vois bien qu'on doit prendre en considération la capacité des hommes, car parmi eux, il y aura et le fort et le faible, et ils ne pourront pas être tous semblables». On demanda à Malek au sujet des gens tous présents pour faire la prière prescrite, en commun; ainsi ils voulaient faire le deuxième appel sans le premier? Il répondit: «cela suffit car le premier appel n'a été imposé que dans les mosquées fréquentées par une multitude de gens où on fait la prière en commun». On demanda encore à Malek au sujet du salut que fait le muezzin à l'imam et son invitation pour présider la prière et de la première personne qu'on avait saluée? Il répondit: «on ne m'a pas fait savoir que ce salut était pratiqué à là première époque». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière mais sans que personne ne soit présent pour la faire avec lui; alors il fait le deuxième appel, et prie tout seul, après quoi les gens viennent prier, devra-t-il refaire la prière avec eux? Il répondit: «non, il ne devra plus la refaire, et celui qui viendra après que la prière ait pris fin, il pourra l'accomplir seul». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière et fait ensuite une prière surérogatoire. Les gens arrivant à la mosquée, voulaient qu'un autre fasse le deuxième appel peut être fait par une autre personne». Malek a dit: «on ne cesse de faire le premier appel à la prière de l'aube avant que l'aurore apparaît. Quant aux autres prières, on ne fait le premier appel qu'après leurs heures fixées
- Muwatta Malik, n°207
Abou Houraira a dit: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, son toupet sera dans la main d'un démon». Au sujet d'un homme qui relève la tête après une inclinaison ou une prosternation avant que l'imam le fasse, Malek a dit: «il est de notre tradition que cet homme doit revenir à sa posture d'inclinaison ou de prosternation sans attendre l'imam, car en faisant cela, il aura commis une faute, parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi, c'est pourquoi ne vous débattez pas à ce sujet». Abou Houraira ajouta: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, celui-ci a le toupet dans la main du démon». Chapitre XV Ce que doit faire un homme qui par insouciance, fait la salutation après la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°248
Abdel Rahman Ibn Abdel-Kari a rapporté: «En me rendant avec Omar Ibn Al-Khattab à la mosquée au mois de Ramadan, nous trouvâmes que les gens étaient dispersés en priant de telle sorte qu'un homme priait seul, d'autres priaient derrière un imam. Omar dit alors: «Par Allah! Ce sera idéal, si je demande aux hommes de se mettre derrière un seul récitateur». Il leur demanda de prier, derrière Oubai Ibn Ka'b». Le rapporteur continue: «Une autre nuit, je me rendis également avec Omar, à la mosquée, et nous trouvâmes les hommes priaient derrière un récitateur. Omar, s'écria alors: «quelle superbe innovation que voici. Cette prière que vous faites avant que vous vous couchiez vaut mieux que celle que vous faites en vous levant la nuit». Il voulait dire: «à la fin de la nuit, car les musulmans faisaient cette prière au début de la nuit
- Muwatta Malik, n°258
Aslam a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab faisait une prière nocturne, ce que Allah voulut. Vers la fin de la nuit, il réveillait sa famille en leur disant: «la prière! la prièrel», puis il récitait: «Ordonne la prière à ta famille et persévère toi-même dans la prière. Nous ne te réclamons aucun bien; c'est nous qui te donnons le nécessaire. La fin heureuse sera pour ceux qui craignent Allah». (Coran XX)
- Muwatta Malik, n°271
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui craint de ne plus se lever la nuit pour prier, jusqu'au matin, qu'il fasse une raka't impaire avant de se coucher. Quant à celui qui sera assuré de se réveiller la nuit, qu'il ne fasse cette raka't impaire qu'à la fin de la nuit»
- Muwatta Malik, n°299
Nafé a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Celui qui a fait la prière du coucher du soleil ou celle de l'aurore, puis il se rend à la mosquée faire l'une d'elles, il ne sera pas tenu de les faire de nouveau». Malek a dit: «Je ne trouve pas d'inconvénient qu'un homme prie aussi avec l'imam, même s'il a déjà fait la même prière chez lui, sauf, la prière du coucher du soleil, qui s'il la fait de nouveau, elle rendra paires toutes les prières accomplies de la journée. Chapitre IV De la prière en commun
- Muwatta Malik, n°327
Mou'az Ibn Jabal a rapporté, que l'année de Tabouk, lors de cette expédition, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) réunissait les deux prières celle du midi et de l'asr, puis celle du coucher du soleil, et celle du soir. Poursuivant, Mou'az dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) retarda,un jour, la prière sortit (de son appartement) et fit les deux prières du midi et de l'asr, toute deux réunies, puis il entra chez lui. De nouveau, il sortit, pour prier, réunissant les deux prières du coucher du soleil et du soir, et dit, finalement à ses fidèles: «S'il plut à Allah, vous allez être, demain, à la source de Tabouk; cependant, vous n'allez arriver qu'une fois que le soleil en est très haut au ciel. Celui qui y parviendra qu'il n'y touche pas à l'eau de la source, avant que je n'y sois arrivé». Et Mou'az continuant son récit dit: «Nous y arrivâmes, mais deux hommes nous y avaient devancé et la source d'eau brillait encore de quelques gouttes d'eau. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur a demandé: «Avez-vous touché à son eau»? Les deux hommes répondirent: «Oui». L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les remontra en leur adressant ce que Allah voulut, de réprimandes. Les fidèles, quant à eux, se mirent à puiser de l'eau peu à peu, de sorte que lorsqu'ils en eurent assez, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se lava le visage et les mains, rendant ensuite cette petite quantité d'eau à la source, qui coula à flots. Les hommes burent et donnèrent à boire à leurs montures. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «O Mou'az! Si une longue vie te sera accordée, tu verras cette place rendue à des jardins comme des paradis»
- Muwatta Malik, n°401
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Voyez-vous ma qibla, de ce côté? Par Allah, rien ne me sera caché, ni de votre recueillement ni de vos inclinaison, car je vous vois même de par derrière mon dos»
- Muwatta Malik, n°411
Ibn Chéhab a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Quelle sera la prière au cours de laquelle, l'on doit s'asseoir après chaque raka't»? Puis Sa'id reprit: «elle est celle du coucher du Soleil, quand on manque l'une des raka'ts, ainsi sont les raka'ts surérogatoires qu'on fait avec chaque prière»? Chapitre XXIV La prière
- Muwatta Malik, n°421
Yahia Ibn Sa'id a dit: «On m'a fait savoir que la prière sera la première œuvre à être examiner (le jour de la résurrection) parmi les œuvres du serviteur; si elle sera acceptée, on passera à ses autres œuvres, mais si elle ne le sera pas, on ne tiendra pas compte de ses autres œuvres»
- Muwatta Malik, n°427
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous s'endort, le diable vient faire trois nœuds, sur le derrière de sa nuque en lui frappant chaque nœud, et en disant: «Dors, toute une longue nuit». Si l'homme s'éveille et mentionne Allah, un nœud se détache, quand il fait ses ablutions, le second se dénoue, et enfin quand il fait la prière, le troisième n'est plus noué. Au matin, il sera énergique, l'âme calme; sinon, il sera, au matin, indolent et de mauvaise humeur». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 10 Les deux fêtes Chapitre Premier La lotion le jour des fêtes, les deux appels à la prière dans ces deux jours
- Muwatta Malik, n°498
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «chacun de vous sera exaucé, à moins qu'il ne se hâte et qu'il ne se dise: «J'ai invoqué, mais je n'ai pas été exaucé»
- Muwatta Malik, n°505
Malek a rapporté que Zaid Ibn Aslam disait: «chaque invocation que formule un homme aura un de ces trois résultats: elle sera exaucée, ou épargnée (jusqu'au jour de la résurrection) ou elle sera une expiation de ses péchés». Chapitre IX La façon d'invoquer
- Muwatta Malik, n°507
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al-Moussaiab disait: «L'homme sera élevé (de degrés dans le Paradis) grâce aux invocations de ses enfants après sa mort". Disant cela, il leva ses mains vers le ciel
- Muwatta Malik, n°513
Abdallah Ibn Al-Sounabihi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque le soleil se lève, la corne du démon l'accompagne; ainsi, quand il se rehausse dans l'horizon, cette corne disparaîtra; lorsqu'il sera au milieu du ciel, la corne accompagnera le soleil; et une fois que celui-ci aura quitté le méridien, elle se séparera le lui. Lorsque le soleil sera à son coucher, la corne de nouveau l'accompagnera; et une fois que le soleil s'est couché, elle le quittera». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la prière en ces moments-là
- Muwatta Malik, n°525
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «On me fit savoir que Abou Bakr, au cours de sa maladie, demanda à Aicha: «Dans combien de vêtements, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été enseveli»? Elle répondit: «Dans trois vêtements blancs «souhoulia». Abou Bakr dit alors: «Prenez donc ce vêtement (un vêtement qu'il portait, et qui était tacheté d'ocré et de safran), lavez-le, puis ensevelissez-moi dedans avec deux autres vêtements». Aicha demanda: «que signifie cela»? Abou Bakr répliqua: «Le vivant a de beaucoup plus droit à porter un vêtement neuf que le mort, car ce vêtement (usé et qui servira de linceul) sera destiné à la sanie»
- Muwatta Malik, n°555
Jaber Ibn Atik a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Abdallah Ibn Thabet et le trouva évanoui sous l'effet de la douleur. Il l'appela, mais en vain. Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que sera le retour», puis il ajouta: «Ô Abou Al-Rabi'! Nous ne pouvons rien pour toi». Comme les femmes commencèrent à crier et à pleurer, Jaber essaya de les faire taire, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit «Laisse-les; quand il rend l'âme, qu'aucune pleureuse ne le pleure» sa fille dit: «Comme j'ai souhaité te voir tomber en martyr après que tu aies terminé tes préparatifs». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Allah lui rétribuera la récompense selon son intention». Puis il s'adressa aux gens et dit: «Qui est le martyr à votre avis»? Ils lui répondirent: « Celui qui meurt en combattant dans la voie d'Allah». Il répliqua: «Les martyrs sont au nombre de sept à part celui qui lutte dans la voie d'Allah, sont des martyrs: ceux qui meurent par la peste, dans une noyade, de pleurésie, de colique, par le feu, par l'éboulement, et la femme qui accouche(et meurt dans l'accouchement)»
- Muwatta Malik, n°556
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté qu'elle a entendu Aicha, la mère des croyants (en lui racontant que Abdallah Ibn Omar a dit: «Le mort sera châtié par les pleurs des gens» dire: «que Allah pardonne à Abou Abdel-Rahman (le surnom de Abdallah) il n'a pas menti mais ou il a oublié ou il a commis une erreur, car, quand, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant par une juive morte et voyant ses parents la pleurer, il leur dit: «Vous la pleurez, mais, elle subit, sans doute un châtiment dans sa tombe». Chapitre XIII De la récompense espérée quand on se résigne lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°559
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «le croyant ne cesse d'être affligé par la perte de ses enfants et de ses proches, à tel point qu'en rencontrant Allah, il sera absous de tous ses péchés». Chapitre XIV De l'espoir avec la conviction de la récompense lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°567
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous meurt, on lui montrera sa place (future) matin et soir; s'il est un des élus du Paradis, il sera parmi les gens du Paradis; s'il est un des châtiés, il sera parmi les habitants de l'Enfer, et on lui dira: voici ta place (habitat) que tu occuperas jusqu'à ce que Allah te ressuscite, le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°568
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix deAllah a dit: «chaque partie du corps du fils d'Adam sera dévoré par la terre, à l'exception de l'os caudal, car de cet os il a été créé et par lui il sera renouvelé»
- Muwatta Malik, n°569
Ka'b Ibn Malek Al-Ansari rapportait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'âme du croyant n'est qu'un oiseau qui se nourrit des arbres du Paradis (et elle sera ainsi) jusqu'à ce que Allah la rende à son corps le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°574
Abou Katada a rapporté qu'un convoi funèbre passant devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il s'écria: «il est délivré, et on est délivré de lui». On lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Quel est celui qui est délivré et celui dont on est délivré de lui»? Il répondit: «le serviteur croyant, quand il meurt, il sera délivré des peines de ce monde d'ici-bas pour jouir de la miséricorde d'Allah. Quant au pervers, les hommes ainsi que les pays, les arbres et les bêtes seront délivrés de lui»
- Muwatta Malik, n°584
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «Le premier qui a prélevé la zakat, des dons, fut Mou'awia Ibn Abi Soufian» Malek a dit: «Ce qui est une tradition indéniable et suivie à Médine, c'est que la zakat doit être payée pour vingt dinars en or, ainsi que pour une somme de deux cent dirhams». A - Malek a dit aussi: «La zakat n'est pas obligatoire pour la somme de vingt dinars (en or), si leur poids est de moins que celui de vingt dinars réels; si le poids en est constant à celui de vingt la zakat est exigible. D'autre part, la zakat n'est pas exigible pour une somme inférieure à vingt dinars en or. La zakat n'est pas de même exigible pour une somme de deux cent dirhams dont le poids est inférieur à celui de deux autres deux cent qui ont réellement une constance de poids, et où la zakat est à payer. Si ces pièces sont variables, de part leur poids d'une balance à l'autre, la zakat est, à mon avis, obligatoirement payable». B Malek a dit: «si l'homme possède cent soixante dirhams ayant un poids réel bien constant, et que dans son pays on échange huit dirhams contre un dinar, il ne doit payer la zakat à leur sujet, que juste lorsque les dirhams échangés soient équivalents à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent». C - Malek a dit au sujet d'un homme possédant cinq dinars qui lui sont revenus d'un profit ou d'autre source; cette somme, lui rapportant d'un commerce un bénéfice après l'écoulement d'un an, ce qui en est de sa possession, et selon Malek, soumis à la zakat. Cependant, ce nouveau capital, ne sera sujet à la zakat, ni un jour après l'écoulement d'un an, ni un jour avant; la zakat est payable, après qu'un an ait été coulé, à partir même du jour où le capital a été formé». D - Malek a dit, au sujet d'un homme qui, ayant dix dinars, puis bénéficiant de cette somme, dans le domaine du commerce, pour atteindre vingt dinars après l'écoulement d'un an, il doit soumettre cette nouvelle somme à la zakat sans attendre qu'un an soit écoulé du jour où elle a été formée, car cette période a été écoulée alors qu'il possédait vingt dinars. La zakat ultérieure n'est à payer qu'un an après que l'avant-dernière n'ait été payé. E - Malek a ajouté: «Ce qui a été entendu au sujet du salariat des esclaves et de leur tribut, du salaire des pauvres, et du prix de la libération de l'esclave contractuel, c'est que tous ces cas ne sont sujets de zakat, et cela quelque soit la somme, à moins qu'un an ne soit déjà écoulé, précisément du jour où l'ayant-droit a touché la somme». F - Et Malek dit encore: «pour l'or et l'argent qui sont en association, où chacun a une part de vingt dinars ou de deux cent dirhams, ils doivent la zakat. Pour celui, qui en a une part inférieure à cela, il est exempt du paiement de la zakat. Si toutes les parts sont soumises à la zakat, mais avec une variante, quand la valeur de ces parts est différente d'une part à l'autre, de sorte que certaines parts sont inférieures à la somme où il est du devoir de payer la zakat, quant aux autres,si la somme en est supérieur , la zakat sera prévue dans ces dernières parts, suivant aussi leurs valeurs; car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la zakat n'est pas obligatoire pour une somme de moins de cinq onces d'argent». Malek a dit: «C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet». - Malek a dit: «si un homme a de l'or et de l'argent, mais qu'ils se trouvent dispersés parmi les gens, il doit les évaluer afin qu'il en paie à leur sujet, la zakat exigible». - Et du dire de Malek: «Celui, qui, par héritage ou par don, obtient de l'or et de l'argent, la zakat à leur sujet, n'est exigible, qu'avant l'écoulement d'un an». Chapitre III De la zakat des métaux
- Muwatta Malik, n°585
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté d'après plusieurs que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait accordé à Bilal Ibn Al-Hareth le privilège d'un territoire sur le littoral renfermant les mines de Qabaliya, du côté de «Four'» (Entre Médine et Nakieh). Ces mines sont jusqu'à nos jours, sujettes à la zâkat». Malek a dit: «Je pense et Allah est le plus informé que ces métaux enfouis ne sont exigibles de la zakat, que lorsque ce qui en est de leurs extraits est équivalent à vingt dinars ou à deux cent dirhams; et tout ce qui est d'excédent, sera de même soumis à la zakat selon l'évaluation légale de la zakat; au cas où l'on n'arrive pas à extraire, ce qui est de valeureux de ces métaux, rien n'est soumis à la zakat, que lorsque ce qui est extrait est équivalent à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent en tenant compte de la première évaluation». Et Malek a dit: «le métal est à comparer aux récoltes; tous deux sont sujets à la zakat; ce qui est extrait du premier est soumis à la zakat, sans l'attente d'un an qui s'écoule; quant aux récoltes, le dixième de leurs quantités est pour la zakat, et cela, avant qu'un an ne soit dépassé. Chapitre IV De la zakat des métaux enfouis dits: «Al - Rikaz»
- Muwatta Malik, n°593
Malek a dit: «quand un homme décéde et qu'il n'a pas payé la zakat de ses biens, je trouve bien que la zakat soit prise du tiers de son héritage, en tenant compte, que cela ne doit en aucun cas être au-delà du tiers. Il faut même que la zakat en soit prélevée avant de mettre à terme le testament, car, à mon avis. Cela est considéré sous forme de dettes desquelles il faut s'acquitter». Malek poursuivant: «c'est le cas d'un homme qui a déjà fait son testament; si ce n'est pas le cas, il faut que les siens le fassent, car cela sera une bonne façon d'agir; par ailleurs, ils ne sont pas obligés de le faire». Malek a dit aussi:«Ce qui est de la tradition incontestée et qui est de bonne pratique (à Médine) c'est que quequ'un qui hérite, ne doit pas payer le zakat, pour tout bien qu'il reçoit d'un prêt remboursé au mort, d'une transaction, d'une demeure, d'un esclave, d'une esclave avant qu'un an ne soit passé, du jour où il encaisse la somme qui lui provient de la vente de ce bien». D'autre part, ce qui est de notre tradition, dit Malek, c'est que l'héritier ne doit pas la zakat pour une succession avant qu'un an ne soit écoulé». Chapitre VIII De la zakat due sur une dette
- Muwatta Malik, n°596
Zouraik Ibn Hayyan, chargé de contrôler les passagers qui entrent en Egypte, du temps de Al-Walid, de Souleiman et de Omar Ibn Abdel-Aziz, a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz l'a ordonné par écrit, d'observer les passagers musulmans qui entrent, de prendre part de l'argent qu'ils possèdent, et de la valeur de leurs marchandises destinées au commerce, en percevant sur chaque somme de quarante dinars, un dinar; à tenir compte de ce qui est de moins que cela, jusqu'à atteindre le fond de vingt dinars, et si c'est encore de moins que vingt, à savoir d'un tiers, dans ce cas, à ne rien percevoir». Quant aux passagers qui vivent sous la protection musulmane, à percevoir d'eux, un dinar sur vingt de la valeur de leurs marchandises qui sont à vendre; à considérer, ce qui est de moins que cela jusqu'à atteindre dix dinars; si c'est moins que dix dinars, à ne rien exiger, même si c'est de moins que le tiers, du dinar, à ne pas tirer profit. A leur donner en échange, des quittances valables, pour un an, pour ce que tu perçois d'eux». A - Malek a dit: «ce qui est de pratique à Médine, dans le domaine du commerce, au cas où un homme paie ce qu'il doit pour zakat, puis achète, avec ce qu'il possède une marchandise variée ;de vêtements en soie, des esclaves, ou autres et qu'il vende ses achats avant qu'un an ne soit dépassé, cet homme ne doit rien comme zakat qu'un an après, du jour où il s'est acquitté de la première zakat. Par contre, si ce qu'il avait acheté demeure chez lui, non vendu, et cela pour plusieurs années, il n'aura pas a payer la zakat exigible, même si cela va durer pour longtemps, jusqu'à ce que la vente ait lieu; à ce moment, la zakat sera payée pour une seule fois,». B - Pour le sujet qui s'achète par des pièces d'or ou d'argent du froment, des dattes ou d'autres marchandises et qu'il les garde pour les vendre, mais après qu'un an ait été déjà passé, la zakat est-elle exigible pour une telle marchandise? Malek répondit: «la zakat est d'obligation, le jour même de la vente, si la somme retenue de la vente est évaluée être soumise à la zakat; et cela n'est pas à rapprocher au cas de la moisson où l'homme obtient le rendement de sa récolte, ni même à celui de la coupure des palmiers». C - Malek a dit: «si l'homme possède de l'argent investit dans le domaine du commerce pour un profit, et que ce n'est pas le cas, la zakat est d'obligation à ce sujet, et cela en prenant comme point de repère un mois de l'année, où il fera un recensement en évaluant la marchandise disponsible, et ce qu'il possède comme somme liquidée en or ou autre; si le montant total est sujet à la zakat, elle est à payer». D - Malek a ajouté: «ceux qui pratiquent, ou non le commerce, ils sont tous pareils, et ne payent le zakat, qu'une fois par an». Chapitre X De ce qui est relatif au trésor (enfoui)
- Muwatta Malik, n°604
• Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'aumône n'est pas permise aux riches, elle l'est en fait pour cinq personnes: un combattant dans la voie d'Allah, un quêteur de l'aumône, un homme endétté, un homme qui se l'achète de son propre argent, et un homme ayant un voisin pauvre à qui on a fait l'aumône qui sera remise par ce dernier, à l'homme riche». Malek a dit: «Ce qui est de suivi, dans la répartition des aumônes, c'est qu'elle soit faite selon le choix du gouverneur, selon même sa prévision, ainsi, il peut remettre à l'une des personnes, mentionnée ci-dessus, selon son besoin, et autant que le gouverneur le juge; un an on deux après, il donnera aux autres personnes en considérant toujours ce qui leur est de nécessaire; c'est ce que les ulémas étaient satisfaits de faire», selon les dires de Malek. D'autre part, ceux qui travaillent pour l'aumône, dit Malek, n'ont droit qu'à un pourcentage précis, à moins que le gouverneur n'aille appliquer d'autre norme que la nécessité». Chapitre XVIII La quête des aumônes et de l'insistance de les recouvrir
- Muwatta Malik, n°611
Malek a dit: «pour l'homme, qui, après cueillette ou récolte, n'obtient que quatre Wasqs de dattes, ou quatre Wasqs de raisins secs, ou quatre Wasqs de froment, ou quatre Wasqs de grains farineux, il n'aura pas à réunir le tout, pour que cela soit soumis à la zakat; car celle-ci est exigible lorsque le poids de toute espèce, à savoir, de dattes, de raisins secs, de froment, ou de grains farineux, est de cinqs Wasqs, selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et conformément aux paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «pour moins que cinq Wasqs, la zakat n'est pas exigible». Au cas, où toute espèce, précédemment mentionnée, a un poids de cinq Wasqs, la zakat est exigible, si le poids est de moins, la zakat ne l'est pas. Pour plus de précision, à supposer que l'homme a cueilli cinq Wasqs de dattes, et cela indépendamment de leur genre et couleur; il aura à tout rassembler puis paiera la zakat; si le poids est de moins que cinq, la zakat n'est pas payée. Il en est de même pour le froment, brun ou blanc, pour l'orge, la vesce, le tout est considéré comme une seule espèce que l'homme doit réunir pour payer la zakat si le poids est de cinq Wasqs ou au-delà de cinq Wasqs ; et s'il est inférieur à cinq, la zakat n'est pas payable. Pour ce qui est des raisins secs où l'on a le noir et le rouge, qui, étant cueillis, et que leur poids est de cinq Wasqs, l'homme doit payer la zakat. Si le poids est de moins que cinq, la zakat n'est pas à payer. Quant aux grains farineux, ils sont tous considérés comme une seule espèce, tout comme le froment, les dattes et les raisins secs sans souligner leurs appellations ou leurs couleurs. Sont dits des grains: les pois, les lentilles, les haricots et les vesces, et tout ce qui est considéré être par les gens, grains farineux.. Si l'homme a dû récolter cinq Wasqs' selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de tous ces grains, mêlés ensemble sans distinguer les espèces, il doit les réunir pour payer la zakat, si elle est exigible) Malek a dit: «Et Omar Ibn Al-Khattab a distingué entre les grains farineux et le froment, quand il percevait la zakat des Nabatéens; il a considéré que tous les grains farineux constituent une seule espèce et prenait à leur sujet, le dixième pour zakat, et la moitié du dixième du froment et des dattes, toujours pour la zakat. Malek a ajouté: «Si l'on proteste en disant: comment accepter, la réunion de différentes sortes de grains farineux afin que le total soit soumis à la zakat, et par conséquent, l'homme peut échanger de main en main une mesure de l'une de ces espèces contre deux d'une autre, alors que cet échange ne peut en aucun cas avoir lieu, de main en main, pour deux mesures d'une espèce de froment contre deux d'une espèce différente? La réponse fut ce qui suit: «l'or et l'argent sont réunis afin de payer la zakat, et l'on peut, d'autre part, échanger un dinar contre plusieurs multiples d'argent de main en main». Malek a dit: «pour ce qui est des palmiers qui sont la propriété entre deux hommes, et qui en cueillent huit Wasqs de dattes, ils n'ont pas à payer la zakat. Si l'un d'eux, cueille cinq Wasqs, et l'autre quatre ou moins et que la cueillette en soit du même terrain, c'est au premier que se doit la zakat, quant à l'autre il en est exempt. C'est le même cas pour les associés, dans la récolte des grains obtenus après la moisson, ou des dattes après leur coupure, ou de raisin après sa cueillette. Si chacun d'eux aura cinq Wasqs des dattes coupées, ou du raisin cueilli, ou des grains fauchés, il doit payer la zakat à leur sujet; pour celui dont la part est de moins que cinq Wasqs, il est exempt de la zakat, qui sera payée par celui, dont la part est de cinq Wasqs, et plus». Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que pour l'homme qui a payé ce qu'il doit pour zakat des différentes espèces de froment, de dattes, de raisins secs, et de céréales, puis qu'il les retient pour quelques années, à la suite de quoi, il les vendra, la zakat n'est du droit d'être payée qu'après l'écoulement d'un an, à partir du jour où la vente a eu lieu, car cela est considéré comme pour l'usufruit ou autre et non plus pour le commerce. Ceci est à considérer tout comme la nourriture, la réserve de grains et les marchandises que l'homme peut garder pour un certain nombre d'années afin de les vendre ultérieurement contre de l'or et de l'argent; dans ce cas, il n'aura à payer la zakat qu'après l'écoulement d'un an, du jour même où il y a eu la vente. Mais si ces espèces sont destinées comme articles de commerce, leur propriétaire doit accomplir la zakat à leur sujet, quand il les vend, s'il les avait gardées pour un an, après avoir payé la zakat le jour ou il les avait déjà achetées». Chapitre XXII De ce qui n'est pas soumis à la zakat, des fruits, des légumes et des céréales Malek a dit: «ci qui est de tradition, et que j'ai d'ailleurs entendu dire par les hommes versés, c'est que les fruits ne sont pas tous soumis à la zakat tels les grenades, les prunes, les figues et ce qui leur est similaire, de tout les fruits. Il en est de même pour les légumes et les céréales, où il n'y a pas de zakat qu'après l'écoulement d'un an du jour de leur vente et de l'encaissement du prix». Chapitre XXIII De la zakat des esclaves des chevaux, et du miel
- Muwatta Malik, n°633
On rapporta à Malek, que la nouvelle lune, au temps de Osman, a été de vue dans l'après-midi. Osman continua son jeûne et ne le romput que le soir, au coucher du soleil». Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de l'homme qui voit tout seul la nouvelle lune de Ramadan: «II doit jeûner, et ne pas rompre son jeûne, sachant, que ce jour est le début de Ramadan». Malek a dit aussi: «Celui qui, tout seul, voit la lune de Chawal, ne doit pas rompre le jeûne, car les gens, accuseront, d'un manque de confiance, celui qui rompra son jeûne, en disant: «Nous avons vu la nouvelle lune». Celui, qui voit donc, la lune de Chawal, durant le jour, ne doit pas interrompre son jeûne, mais le continuera jusqu'à la fin du jour; et cette lune n'est autre que le signe de la nuit qui va suivre». Yahia a rapporté encore qu'il a entendu Malek, dire: «Si les gens sont à jeun, le jour du fitr, croyant que c'est un jour de Ramadan, puis qu'on les avertit que la lune de Ramadan, était visible, un jour avant qu'ils n'aient commencé le jeûne et que ce jour de leur jeûne sera le trente et unième du mois, ils doivent rompre leur jeûne ce même jour-là, juste à l'heure où ils ont été avertis, cependant, sans qu'ils ne fassent la prière de la fête, surtout si l'avertissement a eu lieu après que le soleil ait quitté le méridien». Chapitre II De celui qui s'est décidé de jeuner avant l'aube
- Muwatta Malik, n°679
Malek a rapporté que Houmaid Ibn Qais Al-Makki lui a raconté: «J'étais avec Moujahed, dans une tournée processionnelle autour de la Ka'ba, quand un homme vint lui demander à propos du jeûne des jours d'expiation, s'ils sont à faire sans interruption ou séparés? Houmaid lui répondit: «Certes, il peut les séparer en jeûnant». Mais Moujahed ajouta: «Il doit, les jeûner sans interruption, car selon la récitation de Oubai Ibn Ka'b, ils doivent être trois jours de suite». Malek a ajouta: «Il est préférable qu'ils soient jeûnés sans interruption, comme cela a été révélé par Allah dans le Coran». On demanda à Malek au sujet d'une femme qui jeûnant, en Ramadan, eut le matin un écoulement du sang, sans que ce soit ses menstrues, puis se met à l'attente du soir afin de voir si elle sera dans un état pareil, mais elle ne voit rien de cela. Puis le lendemain matin, elle aura un écoulement, moins que le premier, qui cesse même avant quelques jours de ses menstrues, que devra faire cette femme et pour son jeûne et sa prière»? Il répondit: «Cet écoulement est dû aux menstrues, ainsi, elle doit rompre son jeûne, et aura à compenser ces jours ultérieurement après le mois du jeûne. Une fois que ses menstrues cessent qu'elle fasse sa lotion et jeûne». On demanda à Malek, au sujet d'un homme qui, juste au dernier jour de Ramadan, s'est converti à l'Islam. Devra-t-il jeûner seulement le jour de sa conversion à l'Islam, ou tous les jours de ce mois»? Il répondit: «II n'a pas à jeûner les jours qui se sont écoulés, par compensation; mais il doit jeûner les jours qui leur font suite, bien que je préfère qu'il jeûne le jour où il s'est converti à l'Islam». Chapitre XVIII De l'acquittement du jeûne bénévole
- Muwatta Malik, n°688
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par celui qui tient mon âme dans sa main, le relent de la bouche du jeûneur est plus parfumé auprès d'Allah que l'odeur du musc. Il a écarté son désir, sa nourriture et sa boisson pour Moi. Le jeûne M'appartient et c'est Moi qui en attribue la récompense. Toute bonne action sera décuplée et peut aller jusqu'à sept cent multiples; quant au jeûne, il M'appartient et c'est Moi qui en fixera la récompense»
- Muwatta Malik, n°690
Malek a entendu, les hommes versés dans la religion, ne pas interdire l'usage du siwak (frotte dents fait d'une branche d'un bois de "arrak") au mois de Ramadan, au cours de la journée, ni à son début, ni à sa fin. Et, aucun d'eux ne l’a répugné. Pour la question, du jeûne des six jours, (à savoir à Chawal) faisant suite au mois de Ramadan, Malek a dit: «Qu'il n'a vu aucun uléma et nul homme instruit dans la religion les jeûner; et il n'a même pas été renseigné à cette question, par un prédécesseur. Même, les hommes répugnaient à cela de peur que les ignorants et les gens du commun n'attribuent au mois de Ramadan, ce qui lui est impropre et étrangé, ce qui sera une innovation, surtout s'ils argumentent par la permission des hommes versés dans la religion». Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Je n'ai jamais entendu, aucun des hommes versés dans la religion, ni de ceux qui sont instruits, ni de ceux que l'on suit, interdire le jeûne de la journée du vendredi; et son jeûne est bénéfique; même j'ai vu quelques uns d'entre eux le jeûner en le recherchant». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 19 La retraite spirituelle Chapitre premier La retraite spirituelle
- Muwatta Malik, n°696
Aicha a rapporté: «Voulant faire sa retraite spirituelle (itikaf) , l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au lieu de sa retraite, et il fut surpris de la présence des tentes dressées, entre autres, la tente de Aicha, et celle de Hafsa. En les voyant, il alla se renseigner, et on lui dit: «Celle la est la tente de Aicha, cette autre de Hafsa, et finalement celle de Zainab». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Vous croyez que vous faites par là une œuvre pieuse?»; puis il quitta l'endroit sans débuter sa retraite, et la fit plus tard dans une décennie du mois de Chawal». On demanda à Malek, à propos d'un homme qui s'est rendu à la mosquée, pour la retraite spirituelle dans la dernière décennie du mois de Ramadan; il y demeura pour un ou deux jours, puis tomba malade, et quitta la mosquée. Doit-il faire la retraite pour ce qui lui reste des dix jours, s'il est guéri, ou est-il dispensé»? Malek répondit: «Il doit s'acquitter des jours de la retraite qui lui restent, s'il est guéri à Ramadan, ou même après, ci ce mois prit fin. Et on m'a rapporté, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une retraite spirituelle au mois de Ramadan, puis il est rentré sans l'accomplir, de telle sorte que, une fois que ce mois ait pris fin, il parti faire sa retraite de dix-jours au mois de Chawal». D'autre part, celui qui, volontairement fait une retraite spirituelle, et celui qui a à s'en acquitter, sont pareils concernant ce qui leur est de rituel à suivre, ou de non rituel. Et on ne m'a pas rapporté que le volontariat de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la retraite spirituelle n'était que surérogatoire». Au sujet de la femme, qui faisant sa retraite spirituelle, au cours de quoi, elle a eu ses mentrues, Malek a dit: «Elle doit rompre sa retraite et rentrer chez elle; elle fera sa lotion de purification, et sera de nouveau à la mosquée du moment qu'elle s'est purifiée; ainsi, elle continuera, les jours qui lui restent de sa retraite en tenant compte des jours de ses menstrues. C'est le cas pareil d'une femme, qui a à jeûner pour deux mois successives; ayant ses menstrues, elle se purifiera puis poursuivra son jeûne en considérant les jours qu'elle avait déjà jeûnés; et mieux vaut qu'elle ne les tarde pas»
- Muwatta Malik, n°763
Mouhammad Ibn Abdallah Ibn Al-Hareth Ibn Abdel-Mouttaleb a rapporté qu'il a entendu Sa'd Ibn Abi Waqas et Al-Dahaq Ibn Qais, l'année où Mou'awia Ibn Abi Soufian fit le pèlerinage faire allusion à at Tamattou (la jouissance d'une vie normale entre la visite pieuse et le pèlerinage.) Al-Dahaq Ibn Qais a dit: «cela ne sera fait que par celui qui est ignorant de l'ordre d'Allah à Lui la puissance et la gloire». Sa'd de répondre: «ce n'est pas correct ce que tu viens de dire, ô fils de mon frère». al-Dahaq lui répondit: «Or, Omar Ibn Al-Khattab l'a interdit»; Sa'd reprit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), a fait cela, et nous l'avons, accomplie avec lui»
- Muwatta Malik, n°765
Abdallah Ibn Dinar a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Celui qui fait la visite pieuse aux mois de Chawal ou Zoul Ki'da ou Zoul-Hijjà, avant le pèlerinage puis réside à la Mecque jusqu'au moment du pèlerinage, peut jouir d'une vie normale s'il fait le pèlerinage. Et il sacrifiera l'offrande qui lui est simple à avoir; s'il ne la trouve pas, qu'il jeûne pour trois jours durant le pèlerinage, et sept quand il rentrera chez lui». Malek a interprété cela en disant: «S'il réside à la Mecque jusqu'au pèlerinage, et fait son pèlerinage la même année». Malek, à propos d'un Mecquois qui abandonne cette ville pour résider ailleurs, puis revient faire une visite pieuse au cours du mois du pèlerinage et reste à la Mecque, d'où il commencera le pèlerinage - a dit: «cet homme aura joui d'une vie normale et devra faire l'offrande ou jeûner s'il ne possède pas d'offrande, et sera ainsi considéré comme étant un Mecquois».On demanda à Malek au sujet d'un homme qui n'est pas un Mecquois, mais qui se rendit à la Mecque pour une visite pieuse durant le mois du pèlerinage et décidant d'y rester jusqu'à faire le pèlerinage. Sera-t-il tenu pour un homme qui jouit d'une vie normale»? Il répondit: «Oui, certainement il aura une vie normale, mais il n'est pas considéré comme un Mecquois, même s'il décide d’y demeurer. Et cela, parce qu'il est entré à la Mecque bien qu'il ne soit pas un de ses habitants, et le sacrifice et le jeûne sont obligatoires pour ceux qui ne sont pas des Mecquois. Et cet homme veut bien y demeurer, mais il ne sait pas s'il pourra y rester avec certitude, n'étant pas un Mecquois
- Muwatta Malik, n°767
Malek a dit: «Celui qui fait une visite pieuse aux mois de Chawal, ou Zoul-Ki'da ou Zoul-Hijja, puis revient chez les siens, et accomplit l'année même le pèlerinage, n'aura pas à faire offrande: car l'offrande est obligatoire pour celui qui a fait une visite pieuse au mois du pèlerinage puis il demeure (à la Mecque) jusqu'à la période du pèlerinage, pour l'effectuer. Et toute personne qui se rend à la Mecque de toutes les provenances, pour y rester, afin qu'il fasse la visite pieuse durant le mois du pèlerinage et par la suite effectue le pèlerinage, il n'est pas tenu comme celui qui jouit d'une vie normale; par conséquent, il n'a pas à faire de sacrifice, ni à jeûner, et il est considéré tout comme un Mecquois si il habite à Makka dans cette période». On demanda à Malek, à propos d'un Mecquois qui quitta pour être à la frontière, ou pour un voyage quelconque, puis rentra à la Mecque, en voulant y demeurer, qu'il y ait des parents ou non; il entra à la Mecque pour accomplir omra, et sa visite pieuse a été commencée des lieux qui furent déterminés par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)ou plus proche que ça. Dans ce cas, sera-t-il comme celui qui jouit d'une vie normale "tamattou"? Il répondit: «Il n'a pas besoin de faire une offrande ni de jeûner comme celui qui jouit d'une vie normale, car Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit dans Son Livre (le sens): «Voilà pour celui qui n'a pas une famille auprès de la mosquée Sacrée». Coran II.v 196 Chapitre XXI Au sujet de la visite pieuse.Omra
- Muwatta Malik, n°817
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père, ne faisait pas deux séquences de tawaf de la Maison sacrée, sans prier entre elles. Mais, accomplissait les sept tournées, il faisait les deux raka'ts près de la station, ou ailleurs». - On demanda à Malek, s'il sera plus simple à l'homme de faire une prière surérogatoire et ceci après avoir combiné pour deux semaines ou plus, sept tournées, puis il fera les raka'ts qu'il avait à accomplir, toutes à la fois après ses tournées»? Il répondit: «Non, il ne faut pas agir ainsi, car il est de la tradition suivie, de faire deux raka'ts une fois que les sept tournées sont achevées». - Malek a dit au sujet de l'homme, qui, distrait, fera huit ou neuf tournées processionnelles, au lieu de sept, qu'il doit rompre ces tournées, s'il est au courant du surplus, puis faire deux raka'ts sans tenir compte des tournées effectuées en plus. D'autre part, il n'a pas à considérer les neuf tournées déjà effectuées après quoi il fera la prière. Car il doit faire deux raka'ts toute les fois que sept tournées sont achevées». Malek a ajouté: «Celui qui doute du nombre de ses tournées processionnelles, après avoir fait deux raka'ts, doit recommencer ses tournées pour en être assuré de leur nombre exact qui est de sept, puis qu'il refasse les deux raka'ts, car toute prière faite ne sera admise que si les sept tournées ont été complétées». -Malek a finalement dit: «Celui qui, accidentellement, subira, ce qui peut le rendre impur, tout en faisant ses tournées processionnelles autour de la Maison, ou même durant le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, ou entre ces deux rites, de telle façon que ses tournées sont presque partiellement ou totalement accomplies, et qu'il n'a pas encore fait les deux raka'ts, il doit refaire ses ablutions, afin de poursuivre ses tournées et faire sa prière. Quant au parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, cette impureté n'est pas trop à considérer pour l'effectuer, mais il vaut mieux être rituellement pur». Chapitre XXXVIII Au sujet des prières après celles de l'aurore et de l’asr au cours de la tournée processionnelle
- Muwatta Malik, n°830
Ourwa a rapporté: «étant encore adolescent, je dis à Aicha, la mère des croyants: «qu'en penses-tu des paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou bien la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ici et là» Coran II, v.158. Ainsi, l'homme n'est pas à être jugé, s'il n'effectue pas le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha me répondit: «Non, tu as mal saisi ce verset; car s'il en était ainsi, il aurait été révélé de la façon suivante: «Ça ne sera pas un sujet de délit, si l'homme ne fait pas le parcours entre ces deux localités». Pousuivant, Aicha dit: «Ainsi donc ce verset a été révélé au sujet des Ansars qui faisaient la talbiat au, nom de «Manat» (statue adorée) situé en face de Koudaid et ils s'incommodaient à faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Etant convertis à l'Islam, ils demandèrent l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. C'est ainsi que Allah Le Béni Et Le Très-Haut fit cette révélation: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ça et là»
- Muwatta Malik, n°861
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Ayoub Al-Ansari partit en pèlerinage. En arrivant à «Al-Nazia» sur la route de la Mecque, il perdit ses bêtes. Le jour du sacrifice, il vint trouver Omar Ibn Al-Khattab et lui fit part de l'événement. Omar lui dit: «Effectue les rites, que fait un homme au cours d'une visite pieuse, et remets-toi en état de désacralisation. Si, l'année qui suit, tu es apte à faire le pèlerinage, à l'accomplir et à faire l'offrande qui te sera possible»
- Muwatta Malik, n°868
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Le sacrifice facile à avancer, sera un chameau, ou une vache»
- Muwatta Malik, n°870
Sadaqa Ibn Yassar al-Makke a rapporté qu'un homme du Yemen aux cheveux tressés vint trouver Abdallah Ibn Omar et lui dit: «O Abou Abdel-Rahman! Je viens faire tout simplement une visite pieuse». Abdallah Ibn Omar lui répondit: «Si j'étais avec toi, ou bien que tu me l'avais demandé, je t'aurais ordonné de la joindre à un pèlerinage». Le Yemenite répliqua: «Je fait ce je fait». Abdallah Ibn Omar lui dit: «Pour ce qui a été coupé de tes cheveux, fais une offrande». Une femme de l'Iraq lui demanda: «Quelle doit être son offrande ô Abou Abdel-Rahman»? Il se demanda: «Son offrande»? -«Oui, dit-elle». Abdallah Ibn Omar riposta: «Si je ne trouvais qu'un mouton à immoler, cela me sera préférable que de jeûner»
- Muwatta Malik, n°900
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar faisait les prières du midi, de l'asr, du coucher du soleil, du soir et de l'aurore à Mina, puis partait pour Arafa, au lever du soleil». Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi par nous, c'est que l'imam n'aura pas à réciter à haute voix, le Coran, lors de la prière du midi à Arafa, et fera le Khutba à Arafa; d'ailleurs la prière à Arafa n'est que celle de midi; et si le jour convient à un Vendredi, elle sera une prière du midi mais elle a été raccourcie par raison de voyage». Malek a aussi dit: «Si le jour du Vendredi tombe un jour de Arafa, ou un jour de sacrifice ou un des jours de «Al-Tachriq», l'imam ne devra pas l'accomplir en tant que prière d'un Vendredi». Chapitre LXV De la prière à Mouzdalifa
- Muwatta Malik, n°902
Kouraib, l'esclave de Ibn Abbas a rapporté qu'il a entendu Oussama Ibn Zaid dire: «Dévalant de Arafa, et arrivant au défilé d'une montagne, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, urina puis fit des ablutions mais non intégrales. Je lui dis: «Feras-tu la prière, ô Envoyé d'Allah». Il me répondit: «La prière sera faite devant toi». Il monta, et arrivant à.Mouzdalifa, il descendit et fit des ablutions complètes. Une fois qu'on fit appel à la prière, il accomplit celle du coucher du soleil, puis chacun de nous fit arrêter sa monture chez lui. On appela, ensuite à la prière du soir, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accomplit, sans faire aucune prière entre les deux prières»
- Muwatta Malik, n°924
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab fit le khutba le jour de Arafa, et enseigna les rites du pèlerinage aux fidèles. De ce qui leur dit: «Une fois que vous arrivez à Mina, ceux qui ont jeté les cailloux aux Jamarates, il leur sera toléré tout ce qui leur a été d'interdit au pèlerinage, à par d'approcher les femmes et de se parfumer. Que personne ne touche aux femmes, ni ne se parfume avant qu'il n'ait fait les tournées d'adieu autour de la Maison»
- Muwatta Malik, n°925
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Celui qui a jeté les cailloux, puis s'est rasé la tête ou s'est coupé les cheveux, ensuite a égorgé son offrande, il lui sera permis tout ce qui lui a été interdit à l'exception des femmes et du parfum, du moment qu'il n'a pas encore accompli les tournées d'adieu autour de la Maison». Chapitre LXXIV Du Tawaf el Ifada de la femme qui a ses menstrues
- Muwatta Malik, n°935
Mouhammad Ibn Sirine a rapporté qu'un homme vint trouver Omar Ibn Al-Khattab, et lui dit: «J'étais avec un compagnon, dans une course de chevaux, pour accéder à l'ouverture d'un défilé, quand nous brusquâmes un cerf, alors que nous étions en état d'ihram. Que proposes-tu à ce sujet»? Omar, se tournant vers un homme qui était tout près de lui, dit: «Viens, que nous jugions tous deux, afin-d'avancer une sentence». Ils exigèrent, par compensation, une chèvre au cerf tué. L'homme parti en disant: «Voilà le prince des croyants, qui n'arriva pas à avancer une sentence au sujet d'un cerf, qu'en convoquant un autre juge pour le soutenir». Entendant cela, Omar appela l'homme et lui demanda: «Récites-tu la sourate «al-Ma'ida»? L'homme répondit: «Non». Omar reprit: «Connais-tu cet homme qui m'a soutenu dans mon jugement? «Non; répondit-il». Omar continua: «Si tu m'avais dit, que tu récitais la sourate « al-Ma'ida», je t'aurais atrocement frappé; Allah le Très-Haut a dit dans son Livre (le sens): «...Dont jugeront deux des vôtres, gens intègres, et ce sera comme une offrande que l'on fait parvenir à la Ka'ba». Coran V, 95. Cet homme qui a émis le jugement est Abul-Rahman Ibn Auf»
- Muwatta Malik, n°940
Ka'b Ibn Oujra a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), en ihram. Les poux à la tête, lui faisat mal, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui permit de se raser la tête, en disant: «Tu jeûneras pour trois jours, ou tu feras manger six pauvres, ayant chacun une part de deux moudas, ou tu égorgeras un mouton; quoique soit l'acte à faire, il sera une expiation»
- Muwatta Malik, n°956
Malek a rapporté qu'il a demandé Ibn Chéhab: «Un homme qui intentione de faire le pèlerinage, peut-il formuler seul, sa désacralisation, là où il sera empêché»? Il lui répondit: «Y aurait-il quelqu'un qui ferait cela»? Ibn Chéhab désapprouva cela. On demanda à Malek: «Un homme, peut-il, donner à sa monture, l'herbe qu'il arrache de la Maison Sacrée»? Il répondit: «Non». Chapitre LXXXII La femme qui fait un pèlerinage sans qu'elle soit en compagnie d'un zou-mahram
- Muwatta Malik, n°961
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La propriété des chevaux est considérée soit une récompense, ou une protection ou un fardeau. Celui qui est de récompense est considéré tel, car son propriétaire l'a voué pour le combat dans la voie d'Allah, il l'a attaché, lui allongeant la corde dans une prairie ou un verger afin qu'il broute l'herbe. Et tout ce qui est brouté sera compté à titre de bonnes actions pour cet homme propriétaire due cheval. S'il est fait que ce cheval se soit détaché de sa corde, et qu'il s'éloigne en traversant aux galops deux ou trois étapes, ses traces et ses excréments en sont comptés de bonnes actions pour cet homme propriétaire. S'il arrive, que, ce cheval, passe près d'un fleuve, boive sans que son propriétaire le veuille, cela lui sera compté comme de bonnes actions et en sera récompensé. Le cheval qui est une protection, est celui dont le propriétaire l'utilise pour sa subsistance, sans mendier des autres, et sans même oublier le droit d'Allah sur leurs cous et sur leur dos. Quant au cheval fardeau, son propriétaire l'a attaché par vanité, par ostentation et par aversion contre les musulmans». On demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r(Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet des ânes, il répondit: «Rien ne m'a été révélé à leur sujet, excepté ce verset général et isolé: «Celui qui aura fait le poids d'un atome de bien, le verra. Celui qui aura fait le poids d'un atome de mal, le verra» Coran XCIX
- Muwatta Malik, n°979
Malek a rapporté: «On m'a fait savoir que Omar Ibn Abdel Aziz disait: «Pour le cavalier, le droit est de deux parts, et d’une part pour le fantassin»? Malek ajouta: «Et on ne cesse de suivre ce principe». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui dispose de beaucoup de chevaux au combat; ces chevaux seront-ils tous des parts à partager»? Il répondit: Je n'ai rien à ce sujet; et je pense qu'on ne doit lui donner que la part propre au cheval qu'il a monté pour combattre». Malek a dit: «Les bêtes de somme et les chevaux d'une race arabe pure, ne sont que des chevaux, car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Il a créé pour vous les chevaux, les mulets, et les ânes, pour que vous les montiez et pour l'apparat» Coran XVI, 8. Il a dit aussi: «Préparez pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez, de forces et de cavaleries, afin d’éffrayer l'ennemi d'Allah et le vôtre». Coran VIII, 60. Je pense, dit Malek, que ces genres de bêtes à savoir de somme, sont des chevaux que le gouverneur permet qu'on monte». Sa'id Ibn Al-Moussaiab a dit: «On demanda à Malek, si on doit la zakat pour les bêtes de somme»? Il répondit: «Devra-t-on une zakat pour les chevaux»? (Puisque ces derniers n'exigent pas une zakat, il en sera de même pour les bêtes de somme. Chapitre XIII De la fraude du butin)
- Muwatta Malik, n°986
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah rit de deux hommes: Que l'un tue l'autre et qu'ils entrent tous deux au Paradis. Le premier, combattant dans la voie d'Allah, est tué; puis Allah reviendra vers le tueur et le fera repentir; ainsi ce tueur combattra dans la voie d'Allah, et sera tué à son tour»
- Muwatta Malik, n°987
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par celui qui tient mon âme entre ses mains! Quiconque sera blessé en combattant dans la voie d'Allah, et Allah connaît celui qui sera blessé dans sa voie, viendra le jour de la résurrection de sa blessure coulera du sang; la couleur est celle du sang, et l'odeur celle du musc»
- Muwatta Malik, n°988
Zaid Ibn Aslam a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab disait: «Ô Allah! Ne fais pas que mon meurtier soit un homme qui a déjà accompli une seule raka't, pour Toi et qui sera un argument à le soutenir, le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°999
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) incitait les hommes au combat dans la voie d'Allah, et mentionnait le Paradis. Un homme des Ansars mangeait des dattes qui se trouvaient dans sa main et dit: «Ce sera une avidité du monde d'ici-bas, si je reste passant le temps pour finir ces dattes, il les jeta, prit son épée, puis combattit jusqu'à ce qu'il fut tué»
- Muwatta Malik, n°1001
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le bien sera attaché aux toupets des chevaux jusqu'au jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°1005
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la -grâce et la paix d'Allah parti pour l'expédition de Khaibar, il y arriva la nuit. Et d'habitude, s'il arrivait au lieu de l'expédition la nuit, il n'attaquait que le matin. Les juifs de Khaibar sortirent avec leurs pelles et leurs couffins, le voyant, ils s'écrièrent: «Mouhammad! par Allah! C'est Mouhammad et son «Khamis» (son armée). Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déclara: «Allah est Grand Khaibar est ruinée. Quand nous descendons dans la place des gens, quel désastreux réveil sera-t-il, pour ceux qui ont été avertis»
- Muwatta Malik, n°1006
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui use deux paires (de ses biens) dans la voie d'Allah, il lui sera dit au Paradis: «Ô serviteur d'Allah, cela est bien»; celui qui est de ceux qui accomplissent la prière, on l'appellera de la porte de la prière; celui qui est de ceux qui ont participé aux combats, on l'appellera de la porte du combat; celui qui est de ceux qui ont fait l'aumône, on l'appellera de la porte de l'aumône; celui qui est de ceux qui ont jeûné, on l'appellera de la porte dite: «Al-Rayan». Abou Bakr Al-Siddiq dit alors: «ô Envoyé d'Allah, celui qui sera appelé par l'une de ces portes n'aura donc plus à s'embarasser; y aura-t-il quelques uns qui seront appelés par toutes ces portes»? Il lui répondit: «Certes, oui, et j'espère, que tu sois l'un d'eux». Chapitre XX De la récupération, par les gens du Livre qui suivent l'islam, de leur territoire. On demanda à Malek à propos de l'imam, qui accepte l'impôt, que payaient les gens (du Livre). Comment traites-tu ceux qui ont suivi l'Islam, ont-ils droit à leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs possessions». Malek répondit: «Cela est à discuter: ainsi, ceux qui ont signé un pacte de paix, et ayant suivi l'Islam, auront droit à leurs territoires et aux biens qu'ils possédaient; par contre ceux qui ont été vaincus par force, n'auront droit ni à leurs territoires, ni aux biens possédés même s'ils suivront l'Islam, car ils ont lutté contre les musulmans, et les ont affrontés; par conséquent leurs territoires et leurs biens seront d'appartenance musulmane. Quant à ceux qui ont été pour la paix, ils ont ainsi défendu leurs personnes et leurs biens, sans chercher à résister». Chapitre XXI De l'enterrement dans une seule tombe de plusieurs morts, et de la promesse de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) accomplie par Abou Bakr
- Muwatta Malik, n°1014
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «J'avais fait vœu de marcher, mais soudain j'ai eu mal aux reins; je montai jusqu'à mon arrivée à la Mecque. J'ai demandé à Ata Ibn Abi Rabah et à d'autres à ce sujet, et tous me disent: «Tu as à faire une offrande». Ainsi, dès mon arrivée à Médine, j'ai interrogé ses ulémas, qui m'ordonnèrent de marcher de nouveau, du lieu ou je me suis senti incapable de poursuivre; et je l'accompli». Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Celui qui, à Médine, se dit faire vœu de marcher jusqu'à la Maison d'Allah, s'il se trouve impuissant de poursuivre qu'il monte, puis qu'il reprenne la marche du lieu où il s'est arrêté. S'il ne peut plus marcher, qu'il continue la distance qu'il peut faire, puis qu'il monte. Il aura à faire l'offrande d'une chamelle, ou d'une vache ou d'un mouton, s'il ne trouve que cette dernière offrande. On demanda à Malek au sujet d'un homme qui dit à un autre: «Je te porterai jusqu'à la Maison d'Allah». Il répondit: «S'il a fait vœu de le porter sur ses épaules, voulant par là souffrir, et se fatiguer, il ne doit rien, et qu'il marche à pieds et fasse une offrande. Et s'il n'avait pas fait vœu d'une telle proposition, qu'il fasse le pèlerinage et qu'il monte, en tenant compagnie à cet homme, car, il s'est antérieurement dit: «Je te porterai jusqu'à la Maison d'Allah. Or si l'homme refuse le pèlerinage, le premier ne devra à son égard aucune obligation». Yahia a rapporté qu'on a demandé à Malek au sujet d'un homme qui a juré de faire vœu d'un grand nombre de marches à pieds jusqu'à la maison d'Allah, ou qui a fait vœu de ne pas adresser la parole ni à son frère, ni à son père s'il n'accomplissait pas telle ou telle chose, vœu fait pour ce qu'il ne pourra accomplir, même s'il essayait chaque année d'en accomplir une partie, ou ceux qu'il s'est désignés»? Malek répondit: «Ce que je sais, c'est que cet homme aura à accomplir ses vœux tant que cela lui est possible; et qu'il marche tant qu'il sera capable de la faire et qu'il se rapproche d'Allah par les actes bénéfiques». Chapitre III Le fait de se rendre à pieds à la Ka'ba. (.....) 7 - Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire des hommes versés au sujet de l'homme ou de la femme qui a fait vœu de marcher à pieds jusqu'à la maison d'Allah que, au cas où cette personne ira à pieds pour une visite pieuse, elle devra marcher jusqu'à faire la course entre Al-Safa Et Al-Marwa; une fois cette course accomplie, elle aura son vœu expié. Si cette personne fait vœu de marcher pour un pèlerinage, elle marchera jusqu'à son arrivée à la Mecque, puis reprendra la marche afin qu'elle puisse accomplir tous les rites et poursuivra la marche jusqu'à accomplir la tournée processionnelle d'adieu autour de la Maison». Malek a dit: «Et la marche n'est à faire que pour un pèlerinage ou pour une visite pieuse». Chapitre IV De l'interdiction des vœux quand il s'agit de la désobéissance à Allah
- Muwatta Malik, n°1020
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit' «Celui qui fait un serment puis il trouve qu'il y avait mieux à faire, qu'il expie son serment, et qu'il fasse ce qui est mieux». Malek a dit: «Celui qui dit: «J'ai un vœu à faire, et qu'il ne le désigne pas, il a à expier son serment». Malek pousuivit: «Pour l'affirmation du serment où l'homme jure sur une chose plusieurs fois en répétant son serment comme le cas où il dit: «Je ne lui manquerai rien de tel ou tel, répétant cela pour deux, ou trois ou plusieurs fois. L'expiation, dans ce cas, dit-il, sera celle du serment. Que l'homme dise: «Par Allah, je ne mangerais pas ce plat, je ne mettrais pas tel vêtement, je n'entrerais pas dans cette maison, jurant de tout cela, une seule fois, il ne doit qu'une seule expiation. Mais qu'un homme dise à sa femme «Tu es divorcée, si tu t'habilles de ce vêtement, ou que je t'autorise d'aller à la mosquée, cela constitue une suite de propos où il doit revenir sur une de deux choses: devoir renvoyer sa femme, sans être accusé d'avoir commis après cela, dans ce qu'il a fait, un viol du serment, car en tout cela, il n'y a qu'un seul viol de serment». Malek dit finalement: «Ce qui est de suivi, c'est qu'une femme puisse faire vœu, sans avoir l'autorisation de son mari, et cela pour une chose, tant que cela ne concerne pas son corps, autrement elle doit s'en acquitter, et sans causer par là du mal à son mari. Si il y a la du mal pour lui, son mari peut l'empêcher, et de ce serment elle doit s'en acquitter». Chapitre VIII L'expiation du serment
- Muwatta Malik, n°1074
• Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père Ourwa Al-Zoubair sacrifiait aux noms de ses enfants, mâles et femelles, un mouton pour chacun». Malek a dit au sujet de Al-'aqiqa: «Celui qui veut faire sacrifice au nom de ses enfants, qu'il le fasse d'un mouton pour chacun d'eux, mâle soit-il on femelle. Bien que ce sacrifice ne soit pas d'obligation cependant c'est une bonne tradition qui jusque là, est toujours suivie. Ainsi, celui qui fait Al-'âqiqa au nom de son enfant, ceci est considéré comme un rite et un sacrifice. Et il n'est pas permis que le mouton soit borgne, ou maigre ou fracturé ou malade. Rien de sa viande ne sera à vendre, ni sa peau, et ses os sont à fracturer. La famille qui a fait ce sacrifice, peut manger de cette chair, peut faire même une aumône, mais l'enfant au nom de qui ce sacrifice a été fait, ne peut pas toucher de son sang». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 27 Le Livre des successions Chapitre Premier De la succession des réservataires (1089) - Malek a dit: «Ce qui est traditionnellement pratiqué, et que j'ai vu les hommes versés dans la religion appliquer pour la question de la destination de l'héritage à un fils, et qui lui provient d'un père ou d'une mère c'est que: lorsque l'un d'eux meurt en laissant des enfants mâles et femelles, le garçon aura la part de deux filles; si les filles en sont plus que deux, elles auront les deux tiers de l'héritage, et s'il n'y a qu'une seule, elle aura la moitié. Au cas ou d'autres partenaires se présentent (selon les prescriptions d'Allah), ayant droit à l'héritage et que parmi eux se trouve un garçon, on commence par donner à ceux qui en ont le droit, puis on partagera ce qui reste entre eux, chacun selon la part qui lui revient. Les enfants du fils, mâles soient-ils ou femelles, auront la part du propre fils, privant par là les autres successeurs. Au cas où se trouvent de propres fils et des enfants d'un propre fils (décédé), et que les propres fils aient des garçons, ces derniers n'auront pas à faire part de l'héritage avec les enfants du décédé. Si le décédé n'a pas un garçon, mais deux filles ou plus, les filles de son fils mort, n'auront pas part à l'héritage avec ses filles, sauf s'il se trouve avec elles, un garçon qui jouit tout comme elles de la même parenté ou de plus loin, laissant un reste de l'héritage qui en sera réparti entre elles de telle façon que la part du garçon sera égale à celle de deux filles; mais si rien n'en reste ils n'auront droit à aucune part. Si le décédé n'a qu'une seule fille, elle a droit à la moitié de l'héritage, quant à la fille de son fils, une soit-elle ou plus, elle recevra (tout comme les autres), chacune le sixième. Mais au cas où il y a avec elles un garçon, elles n'auront plus rien même pas un sixième. Mais si après que l'héritage en soit partagé, il en reste quelque part, ceci doit-être donné au garçon et aux filles du fils de telle sorte que la part du garçon -soit égale à celle de deux filles; d'autre part, celui qui jouit d'une parenté lointaine, n'a droit à rien. Au cas où le partage de l'héritage eut lieu, et qu'il n'en reste rien, ils n'auront aucune part, et cela est en conformité aux paroles d'Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Quant à vos enfants. Allah vous ordonne d'attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. Si les filles sont plus que deux, les deux tiers de l'héritage leur reviendront; s'il n'y en a qu'une, la moitié lui appartiendra». Coran IV, 11. Chapitre II De l'héritage de l'homme lui provenant de sa femme et celui de la femme lui provenant de son mari (1090) - Malek a dit: «Et de l'héritage de l'homme qui lui provient de sa femme morte, ne laissant ni un fils, ni un enfant d'un fils ou d'un autre, est de la moitié. Mais si la femme laisse un fils ou un enfant d'un fils, qu'il soit mâle ou femelle, son mari recevra la quart, et cela après avoir fait ou un testament ou des dettes qui auront été acquittées». Quant à l'héritage de la femme qui lui provient de son mari mort, ne laissant ni un fils, ni un enfant d'un fils, il en est le quart. Mais s'il laisse un fils, ou un enfant d'un fils, garçon soit-il ou fille, sa femme aura le huitième après que ses legs et ses dettes en fussent acquittés. Cela par référence aux paroles d'Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Si vos épouses n'ont pas d'enfants, la moitié de ce qu'elles vous ont laissé vous revient. Si elles ont un enfant, le quart de ce qu'elles vous ont laissé vous revient, après que leurs legs ou leurs dettes auront été acquittés. Si vous n'avez pas d'enfants, le quart de ce que vous avez laissé reviendra à vos épouses. Si vous avez en enfant, le huitième de ce que vous avez laissé leur appartient, après que vos legs ou vos dettes auront été acquittés» Coran IV, 12. Chapitre III L'héritage du père et de la mère leur provenant de leur enfant (1091) - Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi et que j'ai vu les hommes versés appliquer à Médine au sujet de l'héritage du père lui revenant de son fils ou de sa fille est ce qui suit au cas de la mort du fils ou de la fille, laissant un enfant mâle ou un fils d'un enfant mâle, la part du père est d'un sixième de l'héritage d'après ce qui est prescrit par Allah; si le fils ou la fille morts, ne laissant ni un fils, ni un enfant d'un fils et qu'il soit mâle, on commence par faire don des parts aux ayants-droits (autrement dit les réservataires), et si ce qui reste est du sixième ou plus, il est de la part du père. Si ce qui reste n'est pas équivalent au sixième, ou qu'il le dépasse, le père a droit au sixième selon les formes prescrites». Pour l'héritage de la mère qui lui revient de son fils ou de sa fille morte: «Si l'un ou l'autre a un enfant ou un fils d'un enfant mâle ou femelle avec des frères, deux ou plus, mâles soient-ils ou femelles germains, ou même d'un père ou d'une mère, la part de la mère est du sixième». Si le décédé ne laisse ni un enfant, ni un fils d'un enfant, ni deux frères ou plus, la mère a droit au tiers, sauf si deux autres cas se présentent à savoir: - Dans l'un des cas, où l'homme meurt, en laissant sa femme et ses père et mère; sa femme a droit au quart, sa mère au tiers de ce qui reste et qui est le quart du capital». - Dans l'autre, où la femme meurt, en laissant son mari et ses père et mère; son mari a droit à la moitié, sa mère au tiers de ce qui reste et qui est le sixième du capitale». Cela est conforme aux paroles d'Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Si le défunt a laissé un fils, un sixième de l'héritage reviendra à chacun de ses père et mère. S'il n'a pas d'enfants et que ses parents héritent de lui: Le tiers reviendra à sa mère. S'il a des frères: Le sixième reviendra à sa mère» Coran IV, 11 . Et la tradition suivie est à de considérer que les frères sont deux ou plus». Chapitre IV L’héritage revenant aux frères utérins (1092) - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est que les frères utérins n'auront pas part à l'héritage s'il se trouve un fils, ou des enfants d'un fils, qu'ils soient mâles ou femelles; les frères utérins ne méritent rien de l'héritage en présence d'un grand-père (le père du père); mais ils héritent dans n'importe quel autre cas de telle façon que chacun ait le sixième de l'héritage, mâle soit-il ou femelle, s'ils sont deux; au cas où ils sont plus que deux, ils seront partenaires, recevant tous le tiers de l'héritage réparti entre eux, de façon que la part du garçon soit égale à celle de deux filles. Cela, est conforme à ce qui est dit par Allah Béni et Très-Haut dans son Livre: «Quand un homme ou une femme, n'ayant ni parents, ni enfants, laisse un héritage, s'il a un frère ou une sœur: le sixième reviendra à chacun d'entre eux. S'ils sont plusieurs, ils se répartiront le tiers de l'héritage» Coran IV, 12. Pour ce cas, mâle et femelle sont à un même pied d'égalité». Chapitre V L'héritage des frères germains (1093) - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est que les frères germains n'auront pas part à l'héritage en présence d'un fils, ou d'un enfant d'un fils ou du père. Mais ils héritent avec les filles, et les filles d'un fils, le reste de l'héritage, à moins qu'il ne se trouve en vie un père du père, et qu'ils en soient des agnats. On commence par répartir l'héritage à ceux qui sont les réservataires, et s'il en reste de l'héritage, il sera de la part des frères et sœurs germains, le partageant entre eux selon qui est prescrit dans Le Livre d'Allah à savoir, que le garçon aura une part égale à celle de deux filles; et s'il n'en reste rien de l'héritage, ils n'auront rien». Malek a dit: «Si le décédé ne laisse ni un père, ni un grand-père (père du père), ni un fils, ni un enfant d'un fils, qu'il soit mâle ou femelle, sa sœur germaine aura la moitié de l'héritage; si ses sœurs sont plus que deux et qu'elles soient germaines, elles auront les deux tiers; si elles ont un frère, ces sœurs, étant deux ou plus, elles n'auront rien de l'héritage. On commence par donner les parts de l'héritage aux réservataires; s'il en reste de cet héritage, il sera réparti entre les frères et sœurs germains, en faisant que, la part du garçon en soit égale à celle de deux filles. A excepter un seul cas où ils ne recevront rien, étant des partenaires avec les fils de la mère, dans leur part qui est le tiers. Pour ce cas il s'agit du fait qu'une femme meurt en laissant un mari, une mère, des frères et sœurs utérins, des frères et sœurs germains, son mari aura la moitié, sa mère le tiers, ses frères et sœurs utérins le tiers; pour ce qui reste, il sera la part des frères et sœurs germains qui seront des partenaires avec les fils de la mère, du tiers, de façon que le garçon aura une part égale à celle de la fille. étant tous frères et sœurs de la mère décédée, d'ailleurs ils ont hérité de par leur renvoi à la mère. Allah Béni et Très-Haut a dit dans son Livre: «Quand un homme ou une femme n'ayant ni parents, ni enfants, laisse un héritage: S'il a un frère ou une sœur: Le sixième en reviendra à chacun d'entre eux. S'ils sont plusieurs: Ils se répartiront le tiers de l'héritage». Coran IV, 12. Pour cela, ils sont des partenaires dans cette part prescrite, parce qu'ils sont tous des frères et sœurs de la part le la mère». Chapitre VI L'héritage des frères consanguins (1094) - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, au cas où un homme meurt, ne laissant que des frères et sœurs consanguins, sans qu'il ait avec eux des enfants germains, les consanguins auront leur part de la succession tout comme s'ils étaient des enfants germains, à savoir au même titre des mâles et des femelles; cependant les consanguins n'auront rien de l'héritage des enfants utérins s'ils existent, car les consanguins en sont de pareils aux enfants germains, mais loin d'être rapprochés aux enfants utérins qui en sont engendrés de la même mère». Malek a dit: «Si, à la réunion des frères et sœurs germains, et avec eux, les frères consanguins, on se rend compte que pour les premiers, il y a un mâle, les frères consanguins n'auront aucune part de l'héritage. Si les héritiers germains en sont une femme, ou plus qu'une femelle, n'ayant pas avec elles un mâle, la sœur germaine reçoit la moitié de l'héritage, et les sœurs consanguines auront le sixième, complétant les deux tiers. S'il se trouve un mâle avec les sœurs consanguines (du père), celles-ci n'auront plus part à l'héritage. On commence l'héritage, et ce qui reste de l'héritage sera réparti entre frères et sœurs consanguins (du père) de façon que le mâle aura une part égale à celle de deux femelles; s'il n'en reste rien des legs, ils n'auront rien. Si les héritières en sont deux sœurs germaines ou plus, elles recevront les deux tiers de ce qui est légué, et les sœurs consanguines n'auront aucun droit à l'héritage, sauf si avec elles, se trouve un frère consanguin, dans ce cas on commence par donner aux propres héritiers leurs parts, et ce qui reste de l'héritage revient aux consanguins (du père) de façon que le mâle aura deux fois la part d'une femelle. Si rien ne reste de l'héritage, ils n'auront rien. D'autre part, les frères et sœurs utérins, les germains, les consanguins, si chacun d'eux, en est un, il aura le sixième, s'ils sont deux et au-delà, ils auront le tiers, en rappelant que la part du mâle sera égale à celle de la femelle, étant tous deux, à un même pied d'égalité». Chapitre VII L'héritage du grand-père
- Muwatta Malik, n°1080
Zaid Ibn Aslam a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab demanda l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam)(Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'héritage des consanguins il lui répondit: «II te suffit, à ce sujet de faire référence, au verset qui a été révélé en été, et qui se trouve à la fin de la sourate «Les femmes». Malek a dit: «Ce qui est suivi et qui est incontestable, et que les hommes versés à Médine appliquent, c'est de considérer les collatéraux, à deux aspects: ainsi, ce qui est du verset mentionné au début de la sourate «Les femmes: verset No 12» «Quand un homme ou une femme, n'ayant ni parents ni enfants laisse un héritage: S'il a un frère ou une sœur: le sixième en reviendra à chacun d'eux. S'ils sont plusieurs: Ils se répartiront, le tiers de l'héritage». Cette première forme de l'héritage ne donne droit d'aucune part aux sœurs et frères utérins, afin qu'il n'y ait ni fils ni père. Pour l'autre forme de l'héritage, elle est à retrouver dans le verset mentionné à la fin de la sourate Les Femmes, verset No 176, où Allah Béni et Très-Haut a dit: «Ils te demandent une décision concernant les successions. Dis: «Allah vous donne des instructions au sujet de la parenté éloignée: Si quelqu'un meurt sans laisser d'enfants mais seulement une sœur, la moitié de sa succession reviendra à celle-ci. Un homme hérite de sa sœur si celle-ci n'a pas d'enfants. S'il a deux sœurs, les deux tiers de la succession leur reviendront. S'il laisse des frères et des sœurs, une part égale à celle de deux femmes revient à un homme. Allah vous donne une explication claire afin que vous ne vous égariez pas. Allah connaît toute chose». Coran II, 176. Malek a dit: «Cette dernière forme de l'héritage, où les frères et sœurs en sont des successeurs-agnats, s'il ne se trouve pas un enfant au décédé, ils se partageront l'héritage avec le grand-père, à qui revient le droit d'hériter en présence des frères et sœurs, car il en a la primauté plus qu'eux; même il hérite avec les enfants mâles du décédé, la part du sixième, quant aux frères, (du décédé), ils n'héritent rien, en présence de ses enfants mâles (du décédé). Comment ne sera-t-il pas comme l'un d'eux, alors qu'il a la part du sixième en présence des enfants du décédé? Comment n'aura-t-il pas le tiers avec les frères et sœurs germains, et les frères et sœurs utérins ont eu le tiers? Ainsi c'est le grand-père qui rend absent la part de l'héritage des frères et sœurs utérins, et sa présence les prive à jamais. Et c'est lui qui mérite la part qui, en fait était de leur droit. Si le grand-père n'avait pas eu le tiers, les frères et sœurs utérins, auraient dû l'avoir, ainsi, le grand-père a pris ce qui devait revenir aux frères et sœurs consanguins, et où les frères et sœurs utérins avaient plus le droit du tiers que les premiers. Or le grand-père a la primauté d'avoir le tiers des successeurs utérins». Chapitre X Au sujet de la tante paternelle
- Muwatta Malik, n°1083
Mouhammad Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté qu'il a entendu fréquemment son père dire: «Omar Ibn Al-Khattab disait: «Je m'étonne du statut de la tante paternelle: elle lègue son héritage, mais n'a droit à aucune part pour hériter». Chapitre XI L'héritage de ceux qui constituent «Al âssaba” (1) «Al âssaba» est le pluriel du terme «asseb» désignant, tout héritier mâle ayant droit à l'héritage, soit-il partiel une fois les réservataires ont reçu leurs parts s'ils existent, ou total si ces derniers n'existent pas. Au sujet de «Al-assaba», Malek a dit: «La norme suivie à Médine, et qui est loin d'être contestée, et que j'ai vu les hommes versés appliquer est la suivante: - Le frère germain a la primauté d'hériter que le frère consanguin. - Le frère consanguin a plus le droit d'hériter que les fils du frère germain. - les fils du frère germain ont à hériter avant ceux du frère consanguin. - les fils du frère consanguin priment dans l'héritage les petits fils du germain. - les petits fils du frère consanguin devancent dans la succession l'oncle paternel germain. - L'oncle paternel consanguin hérite avant les cousins germains. - Le cousin paternel consanguin prime dans l'héritage l'oncle, le paternel germain du père. Malek a ajouté: «Toute question qui m'a été posée au sujet de l'héritage dit: «Al-'âssaba», sera expliquée comme suit: «S'il se trouve au décédé plusieurs agnats, et que l'un d'eux soit proche au décédé du côté du père quant aux autres, l'héritage lui revient vu sa descendance et non son ascendance. Si cet agnat est fils d'un consanguin, mais plus proche du décédé que les fils d'un germain, c'est plutôt à lui que revient l'héritage qu'à eux. S'ils sont tous exégaux de part leur descendance remontant à un seul père, et qu'ils soient les fils d'un consanguin ou d'un germain, que l'héritage en soit également réparti entre eux. Si le père de certains agnats, est le frère germain du père du mort, et si d'autres agnats se trouvent, dont le père est le frère consanguin du père du mort, l'héritage doit revenir aux premiers, car Allah Béni et Très Haut a dit: «Cependant ceux qui sont liés par la parenté sont plus proches les uns des autres d'après le Livre d'Allah. Allah est en vérité, celui qui sait tout» Coran VIII, 75. Malek a dit: «Et le grand père, père du père, a beaucoup plus droit à l'héritage que les fils du frère germain, plus même que l'oncle paternel germain. Le fils du frère germain a plus de droit au patronage des affranchis plus que le grand-père». Chapitre XII Ceux à qui ne revient pas l’héritage Malek a dit: «Ce qui est suivi, et incontestable, et que j'ai vu même les hommes versés appliquer à Médine c'est que l'héritage ne revient aucunement ni au fils d'un frère utérin, ni au grand-père père de la mère, ni à l'oncle paternel qui est un frère utérin, ni à l'oncle maternel, ni à la grand-mère mère du père de la femme, ni à la fille du frère germain, ni à la tante paternelle ni à la tante maternelle». Malek a ajouté: «Aussi, toute femme telle qu'elle a été mentionnée dans le Coran, dont le rapport de parenté au mort est si loin, n'héritera rien. Il en est de même pour toutes les autres femmes, mises à l'écart, celles qui en sont mentionnées dans le Coran. Allah a, d'ailleurs, mentionné dans son Livre les héritages qui suivent: - L'héritage de la mère lui revenant de son fils. - Celui des filles de leur père. - Celui de la femme de son mari. - Celui des sœurs germaines. - Celui des sœurs consanguines. - Celui des sœurs utérines. - Et la grand-mère recevra, selon ce qui a été décidé de par le Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). - Finalement, la femme hérite de l'esclave qu'elle avait affranchie car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Au sujet des esclaves»: «Ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII ,5. Chapitre XIII L'héritage de ceux qui sont partisans d'une autre religion
- Muwatta Malik, n°1085
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Mouhammad Ibn Al-Ach'ath a raconté que, sa tante paternelle, qui paraît-il, était ou juive ou chrétienne, mourut; Mouhammad Ibn Al-Ach'ath vint trouver Omar Ibn Al-Khattab, lui demandant: «Qui sera son hériter»?. Omar Ibn Al-Khattab lui répondit: «Ses héritiers sont ses coreligionnaires». Mouhammad Ibn Al-Ach'ath, vint s'enquêter toujours à ce sujet auprès de Osman Ibn Affan; et ce dernier lui répondit: «Crois-tu que j'ai oublié ce que Omar t'a dit? ses héritiers sont ses coreligionnaires»
- Muwatta Malik, n°1087
Malek a rapporté qu'un homme connu par sa confiance, lui a raconté qu'il a entendu Sa'id Ibn Al-Moussaiab dire: «Omar Ibn Al-Khattab a refusé que l'héritage ne revienne à un étranger, saut à celui qui est né dans un territoire Arabe (Musulman pour ainsi dire)». Malek a dit: «Si une femme enceinte venant du pays de l'ennemi, pour s'installer dans un pays musulman, l'enfant qui y sera mis au monde, l'héritera après sa mort, et elle l'héritera à son tour s'il meurt. Tel est ce qui est mentionné dans Le Livre d'Allah». Malek a ajouté: «Ce qui est suivi à Médine, et selon la sunna qui n'est pas à contester, que les hommes versés, appliquent, .c'est que le musulman n'hérite pas un impie, ni pour un bien parental, ni par patronage, ni pour être d'un même giron, et ce musulman ne pourra pas éliminer l'un des héritiers de l'impie». Malek dit finalement: «II en est de même pour celui qui n'ayant pas le droit à l'héritage, il ne peut rendre absents les autres héritiers au cas où ils se trouvent». Chapitre XIV L'héritage de ceux dont on ignore l'issue soit qu'ils fussent tués ou disparus, ou autre
- Muwatta Malik, n°1110
On rapporta à Malek qu'on demanda Al-Kassem Ibn Mouhammad au sujet d'un homme qui a définitivement répudié sa femme, puis un autre l'avait épousée, mais qui mourut avant d'avoir des rapports charnels avec elle. Sera-t-il permis à son premier de l'avoir de nouveau»? Al-Kassem Ibn Mouhammad répondit: «Son premier mari n'a pas le droit de l'avoir». Malek a dit: «au sujet de ce qui est «licite», que l'homme qui se marie avec une femme, qu'il avait auparavant répudiée», il ne peut pas maintenir ce mariage avant qu'il n'ait épousé à nouveau. S'il a consommé ce mariage, il devra lui payer sa dot». Chapitre VIII Les femmes qu'on ne peut avoir en mariage ensemble
- Muwatta Malik, n°1114
Malek a rapporté, d'après plusieurs dires, que Abdallah Ibn Mass'oud a été interrogé sur son avis alors qu'il était à Koufa, au sujet du mariage d'avec la mère.après la fille,si celle-ci n'a pas été touchée. Il l'autorisa. Puis se rendant à Médine, Ibn Mass'oud allait se renseigner à ce sujet du mariage, sur quoi on lui rapporta une réponse tout à fait différente de la sienne; cependant que l'autorisation était pour le cas des belles filles placées sous tutelle. Ainsi Ibn Mass'oud rebroussant chemin à Koufa, et avant même de rentrer chez lui, il se rendit chez l'homme qui lui avait demandé son avis au sujet du mariage (de la mère à la suite de la fille), à qui il ordonna de quitter sa femme». - Malek a dit au sujet de l'homme qui, épousant une femme, puis se mariera de sa mère, sa femme lui sera interdite, et aura à les quitter toutes deux, les ayant ensemble interdites, s'il avait eu des rapports avec la mère. Mais, s'il n'avait pas touché la mère, sa femme ne lui sera pas interdite, mais il quittera la mère». - Malek a aussi dit au sujet de l'homme qui épouse une femme, puis se marie de sa mère en ayant des rapports charnels avec elle, la mère ne sera licite ni pour lui, ni pour son père, ni pour son fils, la fille même de cette femme lui sera interdite et par conséquent sa propre femme lui en sera telle». - Malek a finalement dit: «Cependant, s'il s'agit d'un concubinage rien n'en sera interdit, car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Les mères de vos femmes (qui vous sont interdites)» Coran IV, 23.. Ainsi, ce qui est illicite, c'est le mariage, sans qu'il en soit mentionné, que c'est le concubinage qui est illicite (ce qui est de ce verset). Donc tout mariage entendu être accordé avec une femme qui n'est pas interdite, sera considéré licite». Et Malek ajoute: «C'est ce que j'ai entendu être suivi, à Médine». Chapitre X Le mariage d'un homme avec la mère de la femme qu'il avait déjà touchée, d'une façon illicite (1133) - Concernant l'homme qui fornique avec une femme, sur qui l'on a appliqué la peine prescrite, Malek a dit: «Cet homme peut épouser la fille de cette femme, et encore, il peut donner la fille de cette femme en mariage à son fils s'il le veut, du moment que ses rapports avec la femme étaient illicites. De ce fait Allah a interdit toute transgression au licite ou même ce qui est du mariage douteux et II a dit (le sens): «N'épousez pas les femmes que vos pères ont eues pour épouses» Coran IV, 22. Malek a dit: «Si un homme épouse une femme, alors qu'elle est au cours de sa période d'attente, et que ce mariage en soit licite, de telle sorte qu'il eut des rapports avec elle, cette femme en sera interdite au fils de cet homme, de l'épouser du fait même que son père l'avait licitement épousée, sans être soumis à la peine prescrite. Et l'enfant que ce mariage engendrera, sera d'appartenance au père. Tout comme cette femme a été interdite à son fils de l'épouser, quand son père l'a prise en mariage, alors qu'elle était dans sa période d'attente, et a eu avec elle des rapports, la fille même de cette femme en sera interdite au père s'il avait déjà cohabité sa mère». Chapitre XI Les mariages illicites
- Muwatta Malik, n°1118
Sa'id Ibn Al-Moussaiab et Souleiman Ibn Yassar ont rapporté que Toulaiha Al-Assadia était la femme de Rouchaid Al-Thaqafi qui l'avait répudiée. Comme elle s'est mariée, alors qu'elle était dans sa période d'attente, Omar Ibn Al-Khattab la frappa de son petit fouet, le fit de même pour son mari, et sépara entre eux. Ensuite Omar dit: «Toute femme qui s'est mariée, tout en étant dans sa période d'attente, et que son mari n'a pas encore eu des rapports avec elle, on séparera entre eux, jusqu'à ce qu'elle ait complété là période de son premier mariage, après quoi l'autre en sera considéré comme un prétendant qui veut bien se fiancer avec elle. Or, s'il avait eu des rapports avec elle, on les sépare, puis elle aura à compléter sa période d'attente du premier mariage et une autre du deuxième mariage, et elle ne se mariera plus de cet homme». - Malek a rapporté que Sa'id Ibn Al-Moussaiab a dit à ce sujet: «Et cette femme aura droit à la dot pour la satisfaction dont l'homme s'est permis d'elle». - Malek a ajouté: «Ce qui est de suivi, au sujet d'une femme libre dont le mari est mort, c'est de vivre en viduité pour quatre mois et dix jours. Elle n'aura pas à se marier si elle se doute de ses menstrues, attendant que le cas soit régulier en ôtant tout doute, si elle craint d'être enceinte». Chapitre XII Le mariage d'avec une esclave alors qu'on est le mari d'une femme libre
- Muwatta Malik, n°1123
Malek a rapporté qu'il a demandé Ibn Chéhab an sujet d'un homme qui avait pour femme, une captive de guerre qu'il avait pour une seule fois répudiée, puis il se l'était achetée, pourra-t-il l'épouser? Il répondit: «II peut se marier d'avec elle, étant une captive de guerre, et tant qu'il ne l'avait pas définitivement répudiée. Mais, au cas où elle l'avait été, il ne pourra pas se marier avec elle, que si elle a été mariée avec quelqu'un d'autre». - Au sujet de l'homme qui épouse une esclave (qui n'était pas de son appartenance) et qui lui donne un enfant, puis il se l'achète, Malek a dit: «Elle n'est pas considérée la mère de son enfant, le lui ayant donné, tout en appartenant à un autre. Mais si elle lui donnera un enfant, elle, captive de guerre mais déjà de son appartenance à lui, après qu'il l'ait achetée, elle sera légalement, la mère de son enfant». - Malek a surajouté: «Si l'homme s'achète une captive de guerre enceinte de lui, et qu'elle mettra au monde un enfant, elle sera considérée la mère légale de cet enfant. Ce que nous en pensons, et c'est Allah qui est Le plus informé». Chapître XIV La répulsion d'avoir deux femmes-sœurs captives de guerre, ou même d'une mère et sa fille à la fois
- Muwatta Malik, n°1160
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Une fois qu'un homme charge sa femme du divorce, le sort en sera tel qu'elle le décide, sauf si l'homme ne le désavoue en disant: «Je ne l'ai chargée du divorce que pour une seule fois, en jurant à ce fait, et dans ce cas il pourra la reprendre, tant qu'elle est dans sa période d'attente». Chapitre IV Du divorce fait pour une fois quand ce droit est accordé à la femme
- Muwatta Malik, n°1177
Hicham Ibn Ourwa a rapporté qu'il a entendu un homme demander à Ourwa Ibn Al-Zoubair à propos d'un homme qui a dit à sa femme: «Toute femme que j'épouse après toi, sera pour moi comme le dos-de ma mère». Ourwa lui répondit: «Il lui est suffisant pour l'expiation, d'affranchir un esclave». Chapitre IX Au sujet de l'esclave qui compare sa femme au dos de sa mère
- Muwatta Malik, n°1193
Ata' Ibn Yassar a rapporté: «Un homme vint demander Abdallah Ibn Amr Ibn Al'As au sujet d'un homme qui a divorcé d'avec sa femme pour trois fois, avant qu'il ne l'ait touchée». Ata' dit: «Ce n'est que pour une fois que se fait le divorce d'avec une vierge». Abdallah Ibn Amr Ibn Al'As protesta et dit à Ata: «Tu n'es qu'un rapporteur de hadiths. Le divorce fait pour une seule fois impose un nouveau mariage et une nouvelle dot. Mais le divorce fait pour trois fois, la femme sera interdite au mari jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que son mari (puis divorcée)»
- Muwatta Malik, n°1194
Boukair Ibn Abdallah Ibn Al-Achaj a rapporté que Mou'awia Ibn Abi Ayach Al-Ansari était assis en compagnie de Abdallah Ibn Al-Zoubair et Assem Ibn Omar Ibn Al-Khattab, quand Mouhammad Ibn lyas Ibn Al-Boukair vint les trouver et leur dit: «Un homme des bédouins divorca d'avec sa femme pour trois fois, avant qu'il n'ait eu des rapports avec elle, ainsi que pensez-vous à son sujet»? Abdallah Ibn Al-Zoubair dit: «Nous ne pouvons pas décider de cette affaire, vas donc chez Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira, que je viens de laisser chez Aicha, et pose leur la question puis reviens nous rapporter la réponse». Il partit et leur posa la question. Ibn Abbas dit à Abou Houraira: «O Abou Houraira, réponds-lui, voici une question difficile qu'on t'a avancée». Abou Houraira répondit: «Un divorce fait une fois, impose un nouveau mariage et une nouvelle dot, et celui qui est fait trois fois, rendra la femme interdite à son mari, jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (et divorcée)». Malek a dit: «Telle était la tradition suivie à Médine. Quant à la femme qui avait été déjà mariée d'avec un homme sans qu'il ait eu des rapports avec elle, elle sera traitée comme la vierge: divorcée d'une seule fois, elle doit de nouveau se marier et avoir une nouvelle dot, divorcée de trois fois, elle sera prohibée pour son mari jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (puis divorcée)». Chapitre XVI L'homme malade qui divorce sa femme
- Muwatta Malik, n°1207
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Si un esclave divorce par deux fois de sa femme, elle lui sera interdite jusqu'à ce qu'elle soit mariée avec un autre que lui, que cette femme soit libre ou esclave. Ensuite, la période d'attente de la femme libre est de trois menstrues, et celle de l'esclave est de deux»
- Muwatta Malik, n°1215
On rapporta à Malek que Al-Kassem Ibn Mouhammad, Salem Ibn Abdallah, Abou Bakr Ibn Abddul-Rahman, Soulaiman Ibn Yassar et Ibn Chéhab disaient: «Si la femme divorcée a ses menstrues pour la troisième fois, elle sera définitivement séparée de son mari aucun d'eux n'héritera l'autre, et il ne peut plus de nouveau l'avoir»
- Muwatta Malik, n°1232
On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab, Abdallah Ibn Omar, Abdallah Ibn Mass'oud, Salem Ibn Abdallah, Al-Kassem Ibn Mouhammad, Ibn Chéhab, et Soulaiman Ibn Yassar disaient: «Si un homme a fait serment de divorcer d'une femme avant qu'il n'y ait mariage puis démentit son serment, il faut qu'il la divorce s'il l'a déjà marié». (.....) 81 - On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Mass'oud disait: «Pour celui qui dit: «Toute femme d'avec qui je me marierai, est divorcée, s'il n'a désigné ni le nom de la tribu, ni celui de la femme, son serment n'est pas à considérer». - Malek a dit: «C'est ce que j'ai entendu de mieux». - Malek a finalement dit: «Concernant l'homme qui dit à sa femme: «Tu es divorcée, aussi bien que celles avec qui je me marierai», et qui dit encore:«Tous mes biens seront une aumône si je ne fais pas telle ou telle chose», puis qu'il revienne sur son serment, son cas sera ce qui suit: «Pour ses femmes, elles sont certainement divorcées, quant aux autres femmes dont ni nom, ni tribu, ni pays n'ont été précisés, son serment à leur égard est invalable. Et pour ses biens, il devra faire aumône du tiers». Chapitre XXVIII Le délai que l'on accorde à l'homme qui n'a pas touché sa femme
- Muwatta Malik, n°1241
On rapporta à Malek, que Sa'id Ibn Al Moussaiab et Soulaiman Ibn Yassar ont été questionnés au sujet d'un ivrogne qui divorce d'avec sa femme. Ils répondirent: «Si un ivrogne divorce d'avec sa femme, son divorce est à considérer, s'il tue il sera tué». Malek a dit: «Et telle est la règle que l'on suit parmi nous». (.....) 91 - On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Al Moussaiab disait: «Si l'homme ne trouve pas de quoi dépenser pour sa femme, on séparera entre eux». Malek a dit: «Et c'est ce qui j'ai vu de suivi par les hommes versés en religion dans notre région». Chapitre XXX De la période d'attente d'une veuve si elle est enceinte
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1290
Amr Ibn Cho'aib a rapporté d'après son père, d'après son grand-père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente par gage». - Malek, interprétant le hadith ci-dessus dit: «Ce que je pense, et Allah est le plus informé, que pour le gage, il s'agit du fait que l'homme s'achète un ou une esclave, ou même qu'il se loue une monture, puis qu'il dise à celui de chez qui il s'est acheté ou s'est loué: «Je te verserai un dinar ou un dirham ou plus, ou moins que ce prix, à condition que si je garde la marchandise ou que je me sers de la monture, ce que je t'aurais versé pour somme fera partie du prix de la marchandise, ou de la monture; et si je ne veux plus m'acheter ni la marchandise, ni me louer la monture, ce que tu aurais eu pour somme versée, ne sera nullement de ton droit». a - Ce qui est suivi parmi nous (à Médine), c'est qu'il est admis que l'homme s'achète l'esclave éloquent et doué pour les affaires commerciales en échange avec d'autres esclaves Ethiopiens ou même d'autres origines qui n'ont pas l'éloquence de cet esclave, ni même son habileté commerciale, ni non plus sa conviction, ni finalement sa connaissance. Ainsi, il est permis de s'acheter cet esclave, de l'échanger contre deux ou plusieurs autres, pour un temps bien déterminé. Cependant si, ultérieurement, il se montre différent, le moindre rapprochement qui sera souligné, est de suffisant pour que son échange contre deux en soit annulé même pour un temps limité. Et il en est de même pour la différence des origines. b - II est toléré que l'on puisse revendre ce qu'on a acheté avant de le prendre, si ce prix a été encaissé à un autre homme qui n'est pas celui chez qui on a fait l'achat». c - II n'est pas permis, au cas où se fait la vente d'une femme, de la rendre exempte de l'enfant qu'elle a dans son giron, car cela est un marché abusé, à titre d'ignorer si c'est un mâle ou une femelle, s'il est beau ou laid, s'il est une créature complète ou incomplète, s'il est vivant ou mort, par conséquent cela dévaluera le prix de cette femme». d - Pour le cas ou un homme qui achète un ou une esclave contre cent dinars à terme, puis le vendeur regrette cette vente et demande à l'acheteur de déclarer le contrat nul, en lui payant dix dinars comptant ou à terme, et en considérant les cent dinars comme annulés, Malek a dit: «Cela est valide. Mais si le vendeur regrette et demande à l'acheteur d'annuler l'achat de l'esclave mâle ou femelle , en lui payant dix dinars comptant ou à terme, en surplus, dans une date qui dépasse le terme prévu, cela n'est pas permis. Autrement dit, c'est comme si le vendeur a vendu l'esclave à cent dinars pour une période inférieure à un an, et à dix dinars comptant ou à un terme pour une durée de plus d'un an. Ce qui fait que c'est la vente de l'or contre l'or qui entre en jeu, à terme. e - Concernant l'homme qui vend une esclave à un autre, pour cent dinars, à payer à terme, puis qu'il l'achète à un prix dépassant celui du prix de vente, pour une période au delà de celle du terme, cela n'est pas toléré. Et ceci s'explique par le fait que, soit que l'homme vende l'esclave femelle pour une période bien déterminée, puis qu'il l'achète pour une période dépassant la première, de façon à ce qu'il la vende à trente dinars à un terme d'un mois et qu'il l'achète à soixante à un terme d'un an, ou six mois. Ainsi, c'est comme si sa marchandise lui est revenue telle quelle, et que l'autre homme lui ait donné trente dinars pour un mois, soixante pour un an ou même pour six. Or, ceci n'est pas toléré». Chapitre II Le sujet des biens de l'esclave
- Muwatta Malik, n°1293
Salem Ibn Abdallah a rapporté que Abdallah Ibn Omar a vendu un esclave qu'il possédait à huit cent dirhams, et Abdallah ibn Omar stipula qu'il n'était pas responsable pour aucun défaut chez l'esclave. L'acheteur dit à Abdallah Ibn Omar: «Cet esclave est touché d'une maladie que tu ne m'a pas fait connaître». Ils se disputairent et partirent chez Osman Ibn Affan pour trancher, l'homme dit: «II m'a vendu un esclave ayant un vice sans qu'il ne me l'avoue», et Abdallah de sa part dit: «je le lui ai vendu en stipulant que je n'était pas responsable pour aucun défaut chez l'esclave». Alors Osman Ibn Affan exigea que Abdallah Ibn Omar lui fasse serment qu'il lui avait vendu l'esclave exempt de tout vice qu'il connaissait; Abdallah refusant de faire serment, il reprit l'esclave qui, chez lui, fut guéri. Puis Abdallah le vendit de nouveau à mille cinq cent dirhams». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au cas où quelqu'un achète une esclave, la cohabite et la rend enceinte, ou achète un esclave et ultérieurement l'affranchit, ou n'importe quel autre cas où ce qui est acheté n'est plus sujet à être rendu, et que l'évidence soit mise en preuve, à savoir que ce qui a été acheté avait été atteint d'un vice alors qu'il était chez le vendeur, ou même que le vendeur avoue qu'il y avait tel, ou qu'un autre en ait été témoin, il y a lieu que l'esclave, mâle ou femme, en soient évalués tout en tenant compte du vice qu'ils avaient, le jour même où ils ont été vendus, le vendeur remettra à l'acheteur un prix conclu être partagé entre le vrai prix (l'esclave mâle ou femelle considérés dans un état sain et sauf) et le prix actuel (à savoir que ce ou cette esclave aient un vice quelconque). - Malek a aussi dit: «Ce qui est pratiqué chez nous (à Médine) au cas où l'homme s'achète l'esclave, puis lui trouve un vice quelconque qui lui donne le droit de le rendre au vendeur, mais encore que cet esclave tout en étant chez l'acheteur a été atteint d'un autre vice, à savoir par exemple que ce vice soit ou l'amputation de l'un des membres de cet esclave, ou que ce dernier soit devenu borgne ou n'importe quelle autre forme proche de ce vice, il faut, ce cas étant, que l'acheteur ait à choisir: ou qu'il diminue le prix de l'esclave vu son vice d'une valeur équivalente à ce vice, du jour même où il l'avait acheté, ou s'il le veut bien, qu'il paye au vendeur la valeur du vice atteint par l'esclave quand il avait été de sa possession, puis qu'il le rende au vendeur. Si l'esclave, meurt en étant chez l'acheteur, on estime son prix à la valeur qu'il avait au jour de l'achat entenant compte de son défaut. Ainsi, si la valeur de l'esclave, le jour même de son achat, et étant exempt de tout vice, était de cent dinars, et que cette valeur, le jour de son achat avec le défaut, était de quatre vingt dinars, on remettrait à l'acheteur la valeur de vingt dinars, qui aurait ainsi payé quatre et vingt dinars, valeur convenable de l'esclave, tenant compte de son défaut». Malek a dit: «Celui qui rendra une esclave pour lui avoir trouvé un vice quelconque, mais qu'il avait déjà cohabitée, alors qu'elle était vierge, il doit, dans ce cas, tenir compte de la diminution de son prix pour l'avoir cohabitée. Mais si elle a été auparavant cohabitée, il n'aurait pas à tenir compte de cette cohabitation et ne devra rien au vendeur qui lui avait donné garantie». - Celui qui vend un ou une esclave, ou même un animal par indemnité, à ceux qui héritent ou à d'autres, le vendeur sera exempt de toute responsabilité au sujet de tout vice retrouvé pour ce qu'il a vendu, sauf s'il était conscient de ce défaut et qu'il ne l'avait pas déclaré. S'il en est ainsi, son indemnité ne lui sera d'aucun intérêt, et ce qu'il avait vendu, lui doit-être rendu». - Au cas où une esclave est vendue en échange contre deux autres, puis qu'il se trouve chez l'une d'elle, un défaut quelconque pour lequel, elle sera rendue, Malek a dit: «On fera l'évaluation de l'esclave contre qu'il y a eu échange avec deux autres, et l'on estimera son prix, puis l'on fera l'évaluation des deux esclaves, exemptes du vice qui se trouvait chez l'une d'elle, à savoir que l'évalution sera faite en considérant les deux esclaves dans un état sain et sauf. Ensuite, l'on répartira le prix de l'esclave, contre qui, l'on avait échangé deux autres esclaves, par estime de leurs prix à elles, afin que chacune d'elle ait sa vraie valeur, tenant compte de celle qui est beaucoup plus saine et sauve par rapport à l'autre, par conséquent, l'on considérera celle chez qui l'on a trouvé le défaut, afin de lui ôter de sa valeur, grande soit-elle ou petite, pour la rendre à l'acheteur par indemnité, de façon à ce que chacune des deux esclaves en soit évaluée selon son véritable prix, le jour de sa vente». - Au sujet de l'homme qui achète un esclave et le fait employer à long terme ou à court terme pour un salaire et de la nourriture, puis qu'il lui trouve un défaut quelconque et de ce fait le rend, son acheteur aura à lui son salaire et sa nourriture. Et telle était la règle suivie à Médine. D'autre part, si un homme s'achète un esclave qui lui construit une maison dont la valeur vaut plusieurs fois celle de l'esclave, puis qu'il trouve chez ce dernier un défaut quelconque lui permettant de le rendre et d'avoir de nouveau son prix; l'esclave dans ce cas, n'aura aucun salaire pour la contruction qu'il avait faite, et telle en sera sa situation si on l'avait fait travailler chez une autre personne, du moment que le vendeur l'avait garanti contre tout vice. Et telle est la règle suivie chez nous (à Médine). - Pour l'homme qui s'achète plusieurs esclaves en un seul lot d'une seule transaction, et parmi lesquels, il se trouve qu'un esclave a été volé (avant qu'il en prenne poséssion) ou qu'il soit même atteint d'un vice quelconque, cet homme aura à fixer le prix de ce qui a été volé, ou de ce qui est atteint d'un vice, et si cet esclave est le plus coûteux ou le meilleur parmi les autres, ou même que c'est à cause de lui, que la transaction ait été faite, ou encore que les gens n'aient eu à son égard aucune estimation, cette transaction sera complètement annulée. Mais s'il se trouve qu'un esclave ait été volé ou atteint d'un défaut autre que le premier esclave, sans qu'il ait ses qualités, cet esclave tout seul sera rendu en remettant son prix une fois qu'il a été estimé». Chapitre V L'esclave femelle vendue tout en étant soumise à une condition
- Muwatta Malik, n°1294
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a raconté que Abdallah Ibn Mass'oud s'est acheté une esclave de sa femme Zainab Al-Thaqafia, qui la lui donna à condition de la lui revendre au même prix qui sera proposé le jour de la vente, Abdallah Ibn Mass'oud demanda à ce sujet, Omar Ibn Al-Khattab qui lui dit: «tu ne pourras pas toucher cette esclave, du moment que sa vente est soumise à une condition»
- Muwatta Malik, n°1306
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdul Aziz a exigé que l'on fasse subvention de la valeur des fruits, ou de la récolte, détériorés par un fléau». - Malek a dit: «Et telle est la règle suivie chez nous (à Médine)». - Malek a ajouté: «Cette subvention ne sera faite que si la partie ou la quantité détériorée est du tiers de la récolte». Chapitre XI La permission de tenir une partie de la récolte d'exceptionnelle
- Muwatta Malik, n°1315
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit «la mouzabana et la mouhaqala» (c.f.le hadith ci-dessus), en soulignant que la «mouhaqala» est ou la vente de la récolte en échange avec du froment, ou le fait de louer la terre en échange avec du froment». Ibn Chéhab, demanda Sa'id Ibn Al-Moussaiab au sujet de la terre louée contre l'or et l'argent, Sa'id lui répondit: «Cela est permis». Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit «la mouzabana» et «la mouzabana» qui s'explicite comme suit: «Toute forme de vente est dite aléatoire du moment qu'au cours de la vente on ignore le poids, la mesure et le nombre. A titre d'exemple, l'homme possédant une nourriture dont on ne peut préciser le poids, tels le froment ou les dattes ou ce qui leur est semblable, ou même possédant du froment, ou des dattes fraîches, ou des légumes, ou du carthame, ou de lin, ou de coton, ou de soie ou ce qui leur est similaire, bref qu'il en possède tout ce dont on ne peut préciser ni le poids, ni le nombre, et qu'un homme vient dire au possesseur de toute cette marchandise: «Pèse cette marchandise, ou demande à quelqu'un de le faire, ou pèse ce qui peut être pesé, ou même compte ce qui peut être compté; ainsi si ce qui est mesuré de tel ou tel manque d'un sa', ou même si ce qui est pesé de tel ou tel manque d'un certain poids, ou encore ce qui est compté de tel ou tel est en manque, bref tout ce qui manque, je le prendrai à ma charge quoique soit la marchandise désignée; et s'il y a un surplus de cette marchandise, je le prendrai sans payer le prix. Ainsi, je garantis que ce qu'il y a en manque de cette marchandise est ma possession, et est même équivalent à ce qu'il y a de surplus. Or, cela n'est pas une vente mais c'est une vente de risque, d'aléas et d'usure, car au cours de cette vente, il ne paye pas le prix d'une marchandise bien connue et précisée, qu'il a acheté, mais il s'est du moins garanti avoir ce qui est dit de mesure, de poids et de nombre, de cette marchandise en prenant possession ce qui en était en surplus. Mais si cette marchandise manque à ce qui est de ces unités (mesure, poids, nombre), celui qui l'a acheté, aurait dû prendre du propriétaire de cette marchandise, ce qui est sans prix, ou même ce qui est d'une donation, dont, en fait, il ne possède pas le droit de l'avoir car cela est de l'usure, ou encore quelque chose qui lui est similaire». - Malek a dit: «Il est fait encore que l'homme dise à l'autre possédant le tissu: Je te garantis qu'avec tel tissu, tu auras à faire tel nombre de calottes, de telle façon que chacune sera de telle ou telle unité de mesure, qu'il cite. Au cas où cela sera inférieur au morceau de tissu désigné je te donnerai ce qui manque afin que tu aies le nombre au complet, et si il y en a en plus, cela me reviendra». - Ou encore, toujours au sujet du tissu, que l'homme dise à l'autre: je te garantis de faire de tel tissu, tel nombre de chemises, dont chacune sera de telle ou telle longueur; mais si ce tissu est d'un manque, je t'en donnerai afin que tu aies le nombre, et s'il y en a en plus, tu me le donneras». - Ou encore, que l'homme dise à l'autre, au sujet du cuir, qu'il soit de vaches ou de chameaux: «Je t'assure de tailler ce cuir, afin d'en faire selon ce patron cent paires de sandalles, si le nombre est moins que cent, je te le compléterai, et s'il est plus, ce superflu je l'aurai gratuit car je l'ai guarantie». - Ou encore, que l'homme dise à l'autre qui possède des grains de «ban» (saule d'Egypte): «En pressant ce ban, tu peux extraire tel ou tel poids d'huile parfumée, or si le poids est moins, je te donnerai ce qui manque, et s'il est plus, je l'aurai pour moi». «Ainsi, toutes ces formes de vente en sont de «la mouzabana», autrement dit, des ventes qui ne sont ni permises, ni tolérées». Il en sera de même au cas où l'homme dise à l'autre, possédant des feuilles d'arbres, ou des noyaux, ou du lin, ou du coton, ou du carthame, j'achèterai tel ou tel genre de ta marchandise, par Sa', procédant tout comme cela a été mentionné dans les hadiths précédents, tout en revient à ce qui est cité de la mouzabana». Chapitre XIV La vente des fruits
- Muwatta Malik, n°1316
Malek a dit: «Qu'un homme achète des dattes de palmiers,ou d'un jardin désignés, ou qu'il achète du lait de certaines brebis bien déterminé, de façon à ce que l'acheteur prenne ce qu'il a acheté, dés qu'il en a payé le prix, cela ne présente aucune interdiction. Cela est pareil au cas où un homme achète de l'huile d'une outre, au prix d'un ou de deux dinars, donnant ainsi son argent et faisant signe au vendeur de lui peser de l'huile de cette outre même, , il n'y a la aucune interdiction. Mais au cas où l'outre se fende et que son huile coule, l'acheteur reprendra son argent, et par conséquent il n'y aura entre lui et le vendeur aucun engagement de vente». «Mais ce qui est pour toute marchandise qui s'achète au moment même tel le lait qui se trait, ou les dattes qui se cueillent, à savoir que l'acheteur peut les avoir au jour le jour, c'est un achat qui est toléré, vu que la quantité achetée est bien connue; mais au cas où elle est ravagée avant que l'acheteur en prenne possession, ou que le vendeur gardera le prix de la marchandise déjà vendue, ou que l'acheteur aura la différence de la somme d'argent déjà payée, au prix d'une autre marchandise après s'être entendu avec le vendeur sur ce sujet, et que ceci ait lieu au moment même, avant que l'acheteur et le vendeur ne soient séparés car dans ce cas la cela n'est pas toléré. Parce que, si la séparation a eu lieu avant qu'ils s'entendent l'un et l'autre, ceci est refusé car la marchandise en question est sujette au paiement d'une somme à terme, or, c'est interdit qu'une marchandise soit livrée après un certain temps. Donc, une transaction est tolérée si la marchandise est soumise pour un certain temps déjà fixé, ainsi, le vendeur garantira à l'acheteur la livraison de la marchandise sans pour autant qu'il soit nécessaire de préciser si par exemple, ce sont des dattes d'un jardin bien désigné, ou du lait de brebis bien déterminées». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui achète des dattes d'un jardin de différents genres de palmiers à savoir «de Ajwa, de Kabiss, et de Azq», et d'autres genres de dattes, que le vendeur fasse l'exception de quelques dattiers, Malek répondit: «Cela n'est pas toléré, car agissant ainsi, il aurait pris une mesure de quinze sa's de la «ajwa» contre une mesure de dix sa's de la Kabiss, en préférant tel genre à tel autre, à savoir que «la ajwa» est moins valable que «la Kabiss». Son cas est semblable à celui qui, possédant une quantité de dattes, ni mesurée, ni pesée en fera trois lots: le premier constitué de quinze sa's de «ajwa», le deuxième de dix sa's de «Kabiss», et le troisième de douze sa's de «azq», que l'acheteur abonne le vendeur d'un dinar, pourvu qu'il choisit lui-même le lot de dattes», ceci n'est pas permis, ajouta Malek». - Malek, fut questionné, au sujet de l'homme, qui ayant payé d'avance un dinar, au propriétaire des palmiers, afin qu'il puisse s'acheter des dattes fraîches, puis pour une cause quelconque, que les palmiers soient ravagés, il répondit: «Que l'acheteur fasse son compte avec le propriétaire des palmiers, puis qu'il ait ce qui est son droit du dinar déjà payé; et cela dépend de trois cas: s'il avait acheté des dattes fraîches du prix des deux tiers du dinar, il a droit au tiers qui reste; si les dattes achetées fraîches étaient au prix du trois-quart du dinar, il aura le quart restant, ou bien qu'ils se soient entendus, acheteurs et propriétaires entre eux, à savoir qu'il peut, s'il le veut s'acheter au prix qui lui reste, des dattes fraîches, ou d'autre marchandise que les dattes. Cela, dans la condition qu'ils ne peuvent se séparer l'un de l'autre, avant que l'acheteur ait eu du propriétaire soit les dattes ou une autre marchandise»». - Malek a ajouté: «Ce cas ci-dessus est similaire à la même situation où un homme prête à un autre soit sa monture en la lui louant, ou son domestique à faire travailler chez un couturier ou chez un menuisier ou à lui accomplir n'importe quel autre travail, ou encore qu'il lui loue sa maison, de telle façon que le premier ait d'avance le paiement du travail du domestique, ou la location de la maison, ou de la monture, après quoi un accident de mort, ou de ce qui est imprévu, surgit. Ainsi, il faut que le propriétaire de la monture, ou de l'esclave, ou de la maison rende à l'autre homme le prix payé d'avance pour la monture, l'esclave, et la maison, pour une somme relativement convenable à ce qui a été déjà usé de ce qui est loué, qui par exemple est un montant de la moitié un peu moins ou un peu plus». - Malek a dit au sujet de cette avance: «Elle n'est tolérée que si l'objet qui y est soumis, est bien connu et déterminé à savoir une monture, un esclave, ou une maison qu'on livre juste au paiement de l'avance, sans qu'il y ait ni retard, ni livraison à un certain temps. L'interprétation du refus de ce paiement d'avance est plus claire dans le cas qui suit: «Qu'un homme dise à un autre: Je te verse d'avance telle somme, pour ta monture dont je me servirai pour accomplir le pèlerinage, alors qu'un bon temps le sépare encore du pèlerinage entendu, ou de même pour son esclave ou sa maison. Ceci fait, c'est comme si celui qui paye d'avance, allait verser de l'argent, car s'il se trouve que la monture est toujours dans un bon état afin de s'en servir pour le pèlerinage, cette monture lui est loué, et si elle n'est plus pour cause de mort ou autre raison, le propriétaire de la monture doit rendre à l'homme la somme versée, de laquelle, il en avait en tout cas profité». Et Malek a ajouté: «Or, il y a à distinguer entre ce fait ci-dessus (paiement d'avance rendu) et le fait de toucher définitivement une somme. Celui qui touche, le prix de ce qu'il a loué, n'est plus accusé d'une vente aléatoire, car c'est le paiement d'avance, pour une chose connue. Ce cas est pareil à l'homme qui achète un ou une esclave, aussi il se les approprie et paie immédiatement leurs prix, si n'importe quel incident les touchera au cours d'un an de leur possession, leur propriétaire peut de nouveau avoir la somme payée, du vendeur; ainsi, pour ce cas, il n'y a pas de mal; d'ailleurs, telle était la sounna suivie pour le commerce des esclaves. Malek a finalement dit: «Celui qui loue un esclave connu, ou une monture bien désignée, qui lui sera livré dans une date déterminée, cela n'est pas permis, car, par cet acte, il aura payé une somme pour une chose qui n'est pas en sa possession le jour du paiement et que le propriétaire ne peut garantir que le jour de la livraison. Chapitre XV La vente des fruits
- Muwatta Malik, n°1319
Moujahed a rapporté: «Il était chez Abdallah Ibn Omar, un bijoutier vint lui dire: «Ô Abou Abdul Rahman, je travaille l'or, je le vends plus que ne l'est son poids, gagnant par là valeur de mon travail». Abdallah lui interdisant ce faire, le bijoutier ne cessa de reprendre le même sujet et Abdallah de sa part le lui interdisait, jusqu'à ce qu'il fut à la porte de la mosquée, ou même près d'une monture à monter, alors Abdallah Ibn Omar lui dit: «Le dinar contre un autre, le dirham contre un autre, sans préférence de l'un à l'autre. Tel était l'engagement de notre prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à notre égard, et tel sera le notre pour vous»
- Muwatta Malik, n°1342
On rapporta à Malek que Al-Kassem Ibn Mouhammad et Ibn Mou'aiqil Al-Dawsi ont agi similairement». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est que l'on ne vende pas du froment contre du froment, ni des dattes contre des dattes, ni du froment contre des dattes, ni des dattes contre du raisin sec, ni du froment contre du raisin sec, ni rien de toute cette nourriture, sauf si la vente est faite de main à main. Car, du moment qu'il y a un délai dans les transactions la vente n'est plus licite, mais plutôt illicite. Et que ceci soit suivi pour toute autre nourriture, si elle n'est pas échangée de main à main». - Malek a dit également: «On ne peut vendre de la nourriture d'un meme genre, de tel façon à ce que deux quantités en soient échangées contre une, à titre d'exemple: qu'un moudd de froment soit échangé contre deux moudds, ni un moudd de dattes contre deux, ni un moudd de raisin sec contre deux, ni non plus d'autres graminées ou nourritures qui sont d'une seule espèce, même si c'est fait de main à main. Car cela est considéré comme analogue à la vente de l'argent contre de l'argent, et de l'or contre de l'or, où ce qui est licite sera absent s'il y a un surplus, mais présent si la vente est faite à égalité de proportion et de main à main». - Malek a continué: «Si la nourriture, conçue pour être consommée ou bue, présente une différence de mesure ou de poids, et que par conséquent, cette différence est bien nette, il est avenant que l'échange d'une mesure soit faite contre deux, mais de main à main. Ainsi, il est correcte d'échanger un sa' de dattes contre deux sa's de froment, un sa' de dattes contre deux sa's de raisin sec, un sa' de froment contre deux sa's de graisse. Ainsi, si les deux espèces sont différentes, il est avenant de vendre deux mesures en échange avec une, ou même plus, de la main à la main. Mais, si il y a un délai prévu (entre livraison et payment), tout sera illicite». Malek a finalement dit: - II n'est pas licite que l'on échange une quantité indéterminée de froment contre une autre de la même espèce, mais contrairement, si l'échange est fait de main en main pour une quantité de froment contre une autre de dattes, et il est même toléré que l'on vende aléatoirement du froment contre des dattes». * Par suite, toute différence mise en évidence pour deux sortes de nourriture, permettra qu'on les achète, dans leur ensemble, d'une façon aléatoire et de main à main. Mais si le délai est à sa fin, mieux vaut ne pas agir ainsi, car le fait d'acheter aléatoirement est pareil à l'achat encore aléatoire de l'argent par de l'or. Cependant qu'on achète aléatoirement du froment contre de l'argent, ou des dattes contre de l'or, celà est licite et bien». * D'autre part, celui qui entasse une nourriture, en connaisant bien son poids, la vend à un acheteur, sans qu'il ne le lui avoue, cela n'est pas permis. Or, le cas étant, l'acheteur peut remettre la nourriture au vendeur, de peur qu'il n'ait été trompé, ignorant le poids. Tel est encore le cas, pour tout ce dont le vendeur en connaît et du poids et de la mesure de la nourriture et d'autre marchandise, et pourtant la vente aléatoire, sans que l'acheteur le sache. Ainsi, si l'acheteur le veut bien, il pourra rendre au vendeur, ce qu'il a acheté. Les hommes versés, ne cessent d'interdire une telle façon de vendre». * II n'est pas bon, de vendre le pain, une miche contre deux, ni une grande contre une petite, si quelques unes sont plus grandes que les autres. Cependant que l'on recherche que les miches soient de la même grandeur, afin que l'échange en soit fait à égalité, cela est permis, même sans les peser». * II n'est pas admis que l'on vende un moudd de beurre et un moudd de lait contre deux moudds de beurre. Cela est pareil à ce qu'on a cité au sujet des dattes vendues, deux sa's de dattes «Kabiss» et un sa' de dattes «hachaf» en échange contre trois sa's de dattes «ajwa», quand un homme a dit à un autre: «Je te donnerai deux sa's de dattes «Kabiss» contre trois autres de «ajwa», cherchant par là à faire écouler sa marchandise. De même pour le propriétaire des moudds de beurre et de lait, qui veut bénéficier de l'autre personne, d'un moudd de beurre, qui est supérieur au moudd de lait». * II est permis de vendre du froment échangé contre de la farine, à égalité, car la farine a été déjà débarassée du son. Même au cas où un demi moudd de farine, mêlé avec un demi-moudd de froment, pour être échangé contre un moudd de froment, ceci est pareil aux cas mentionnés ci-dessus (à savoir lait et beurre, miches de pain), par conséquent il n'est pas permis car cet échange d'un demi moudd de farine vise à avoir en revanche un demi moudd de froment qui lui est supérieur». Chapitre XXIII La vente de l'ensemble de la nourriture
- Muwatta Malik, n°1344
On rapporta à Malek que Mouhammad Ibn Sirine disait: «Ne vendez pas les grains tant qu'ils sont dans leurs épis avant qu'ils ne soient devenus épais». - Malek a dit: A - Quand un homme achète de la nourriture pour un prix précis, et à un temps bien déterminé, puis que ce temps prenne fin, et que le vendeur dise à l'acheteur: «Je ne possède pas la nourriture que je t'ai promise, ainsi vends-la moi pour un temps déterminé», l'acheteur lui répond: «Ceci n'est pas toléré car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente de la nourriture avant qu'elle ne soit possédée». Le vendeur de répliquer: «Vends-moi donc cette nourriture pour un temps déterminé afin que je puisse m'en acquitter», ceci est encore interdit car c'est comme s'il lui a donné de la nourriture pour qu'il la reprenne, et l'or qu'il lui avait donné, sera le prix de ce qu'il devait, et la nourriture qu'il lui avait donnée deviendra licite. Une telle transaction, si elle est exécutée, consistera à vendre de la nourriture avant de ne l'avoir possédée». B - Concernant l'homme qui doit une nourriture d'un autre, et que ce dernier le doit pareillement d'un troisième; que le second dise au premier: «tu auras à négocier, au sujet de ta nourriture, avec un autre, qui me doit la même nourriture qui est d'ailleurs de la même valeur que celle que tu me dois». Malek a dit: «agir ainsi, est interdit, car c'est une façon de vendre la nourriture avant qu'elle ne soit possédée. Cependant si la nourriture est déjà possédée , il sera permis qu'il y ait négociation entre le premier et le troisième, car ce cas ne présente plus une action de vendre, pour la bonne raison, qu'il est bien connue, l'interdiction de vendre une nourriture avant qu'elle ne soit possédée. Ceci est, par conséquent, conforme au refus de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant le sujet ci-dessus, alors que les hommes versés dans la religion ont considéré admissibles l'association, la délégation, et la résolution du contrat, quand il est question de la nourriture. Ils ont d'ailleurs assimilé ce cas, à un acte de bien sans qu'ils le prennent pour une vente. Ils ont, à ce titre, donné l'exemple d'un homme qui prête à un autre des dirhams dont le poids est inférieur à la norme légale pour les avoir ultérieurement des dirhams dont le poids est légal; cela est toléré même s'il y a une différence de poids. Mais qu'il s'achète des dirhams d'une qualité inférieure pour en avoir après, d'autres qui sont légaux, cela n'est pas toléré. Il est de même interdit, qu'il prête des dirhams inférieurs à ce qui est légal et compte les reprendre après le temps déterminé, d'autres dirhams d'un poids légal»
- Muwatta Malik, n°1358
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'il a entendu Abdallah Ibn Abbas dire - alors qu'un homme lui demandait au sujet d'un autre homme, qui payait d'avance, le prix des articles faits en lin, comptant les vendre avant de ne les avoir possédés»? Que cette vente d'argent contre argent, est, répondit Ibn Abbas, interdite». - Malek à ce sujet, répondit: «Là, je pense, et Allah est le plus informé, que , cet homme cherchait à vendre les articles du marchand chez qui, il les avait achetés, au même marchand à un prix beaucoup plus élevé, que leur prix d'achat. Or, s'il allait les vendre à une autre personne, celà, est permis». - Malek a dit: «la norme incontestablement suivie à Médine, est la suivante: «concernant, celui qui paye d'avance et à terme, les esclaves, les troupeaux ou autre marchandise, de telle sorte que le tout soit qualifié, si la date est d'échéance, celui qui a acheté ce qui est cité ci-dessus, ne peut rien vendre à celui de qui il a acheté, et surtout d'un prix plus élevé en comparaison à ce qu'il avait payé d'avance pour somme, avant d'avoir la possession de cette somme en question. Et s'il agit contrairement, ce sera de l'usure, du moment que l'acheteur ayant donné d'avance au vendeur des dinars ou des dirhams, ce de quoi, ce dernier eu avait profité, à la date échéante, l'acheteur revendant au vendeur la même marchandise avant d'en avoir l'appartenance de cette dernière, l'acheteur aurait dans ce cas, encaissé la somme payée d'avance et une somme en plus, et cela est l'usure». ' - Malek a ajouté: «Celui qui paye d'avance et à terme, de l'or ou de l'argent pour s'acheter un troupeau ou une autre marchandise qualifiés et que la date soit d'échéante, il est toléré que l'acheteur vende une partie de sa marchandise au vendeur, contre d'autres (qui ne sont pas de la même nature de la marchandise déjà achetée), mais que cela soit immédiatement fait, qu'importe que soit le prix. Cependant, ceci n'est plus toléré, s'il s'agit de la nourriture, car, il ne lui est licite de la vendre, qu'une fois qu'il l'ait possédée. Par conséquent, l'acheteur pourra vendre cette marchandise à quelqu'un qui n'est pas nécessairement le vendeur chez qu'il a acheté cette nourriture, contre de l'or ou de l'argent ou encore toute autre marchandise, dont il doit immédiatement prendre possession sans aucun retard. Car, s'il en prend possession avec du retard, cela ne sera pas bon, et cela constitue une vente d'une dette contre une dette à terme, conclue avec une troisième personne (c.à.d. qui n'est plus ni l'acheteur, ni le vendeur)». - Malek a finalement dit: A - Celui qui paie d'avance, le prix d'une marchandise qui n'est ni de la nourriture, ni de la boisson, et que cela soit fait à terme, cet acheteur, peut la vendre à qu'il désire contre de l'argent ou d'autre marchandise, avant même qu'il ne l'ait possédée du vendeur; mais, il ne faut pas qu'il vende ce qu'il a acheté, au vendeur, sauf si cela est échangé contre une marchandise à posséder sans aucun retard». Avant la date de la livraison, il est toléré à l'acheteur qu'il la troque au vendeur, contre une marchandise d'un genre différent, et que cette différence soit bien nette, et également, qu'il prenne possession immédiatement de cette nouvelle marchandise». B - Celui qui paye d'avance, et à terme, des dinars ou de l'argent, pour acheter quatre pièces de tissu de qualité, à la date échéante, ces pièces sont introuvables chez le vendeur, et l'acheteur y trouve d'autres pièces de tissu de moindre qualité, alors si le vendeur lui dit: «Je te vends, en échange contre les quatre pièces, huit autres d'un autre tissu», ceci est toléré. Ainsi, si l'acheteur prend immédiatement ces huit pièces avant qu'il ne se sépare du marchand, cela est toléré. Cependant, il n'est pas convenable de faire cette transaction ni avant, ni même à la date échéante, sauf si les pièces échangées sont différentes de celles dont le prix a été payé d'avance». Chapitre XXXU La vente du cuivre du fer, et de ce qui leur est pareil de métaux au poids (1366)74-Malek a dit: - La règle suivie chez nous (à Médine), concernant ce qui est vendu au poids, à l'exception de l'or et de l'argent, à savoir le cuivre rouge ou jaune, le plomb, et l'étain, le fer, les légumes, les figues, le coton, ou d'autres produits qui leur sont semblables et vendus au poids, il est bon, de vendre habilement de la même espèce, deux poids contre un par exemple deux poids de fer, contre un poids du même métal». - Cependant, il n'est pas bon, que l'on vende, à terme, deux poids contre un poids, de la même espèce, de n'importe quel produit cité ci-dessus. Mais s'ils sont différents, et que cette différence en soit nette, il est toléré que la vente soit faite pour deux masses contre une masse, et à terme. Par contre, s'ils se rapprochent, de par leur catégorie, et même s'ils sont de noms différents tels le plomb et l'étain, le cuivre rouge et le cuivre jaune, je désapprouve, dit Malek, que l'on vende à terme deux poids contre un». - D'autre part, quand on achète de tous les produits, précédemment mentionnés, il est toléré avant même de les posséder de les vendre à une tierce personne, du moment que l'on encaisse le prix, et à condition qu'on les ait acheté au poids ou à la mesure». «Mais si l'achat a été fait sans prendre aucune mesure de la marchandise, qu'on vende ces produits à une tierce personne au comptant ou à crédit, car la garantie y est imposée. Or cette garantie ne sera plus obligatoire, si la vente est faite, après avoir ou pesé ou mesuré les produits et après que l'on les ait eus». «Et c'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet, et que les gens ne cessent de suivre chez nous (à Médine)». - Ce qui est suivi pour ce qu'on mesure ou qu'on pèse, et qui n'est ni à manger, ni à boire tels: le carthame, les noyaux, les feuilles des arbres, le myrte et d'autres espèces qui leur sont pareilles, c'est qu'il est toléré que l'on vende deux quantités d'une même espèce contre une, à condition que cela ne soit pas fait à terme. Mais si les deux espèces diffèrent et que leur différence soit nettement perçue, il est toléré de vendre deux quantités contre une, mais à terme. Et tout ce que l'on aura acheté de ces produits, il est toléré qu'on les vende à une tierce personne, à condition d'en avoir prit posséssion et d'en avoir touché le prix. - Et tout ce que les gens vendent pour en tirer profit comme produits même s'il s'agit de petits cailloux ou du plâtre, si on les vend, deux quantités contre une, à terme, c'est de l'usure; ou encore que ça soit une quantité contre une semblable et autre chose en plus, fait à terme, c'est aussi de l'usure». Chapitre XXXIII L'interdiction de faire deux sortes de ventes en une seule
- Muwatta Malik, n°1362
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente aléatoire». - Malek a dit: - Ce qui est aléatoire et encore une forme de pari, c'est, qu'un homme, ayant perdu sa monture ou son esclave marron, dont le prix est de cinquante dinars, qu'un autre lui dise: «Je l'achèterai de toi au prix de vingt dinars», au cas, où l'acheteur le trouvera, le vendeur aura perdu trente dinars; ou au cas où il ne le trouvera pas, le vendeur aura bénéficié, la somme de vingt dinars, de l'acheteur». «D'autre part, cela est vicieux pour une autre raison, au cas où ce qui a été perdu, est retrouvé, mais tout en étant changé de peu ou de trop, ou même qu'il ait subi un vice quelconque, cela constitue un grand risque». - Or, ce qui est suivi chez nous (à Médine), et qui est considéré aussi aléatoire, l'achat de ce que portent femmes et femelles; car l'on ne peut savoir, si ce qui est porté, sera mis au monde,;et on ne peut savoir s'il sera beau ou laid, d'une création complète ou incomplète, mâle ou femelle; et dans tout cela, il y a à des préférences, de tel à tel, et sa valeur en sera telle ou telle selon l'état». - Encore, il n'est pas toléré de vendre les femelles en mettant à l'écart, ce qu'elles portent; qu'un homme par exemple dise à un autre: «le prix de ma brebis laitière est de trois dinars, mais je te la donnerai à deux, à condition que j'aie ce qu'elle porte; or ceci est refusé, car c'est une vente aléatoire et risquée». - Il est illicite que l'on vende les olives contre l'huile d'olive, ni le sésame contre l'huile, ni la graisse contre le beurre, car la mouzabana y entre en jeu dans ce cas. Encore qu'un homme s'achète des grains ou ce qui leur est semblable, contre ce qu'il pourra extraire de ces grains, ne sachant même pas, si ce qui est extrait est de moins ou de plus, ceci est aussi aléatoire et risquée». - Il en est de même pour celui qui s'achète des grains du saule contre son huile brute, ceci est aléatoire, car ce qui est extrait des grains de saule, n'est autre que sa matière première. Cependant, il est toléré que les grains de saule soient échangés contre des grains parfumés, car ces derniers ont été soumis à une transfomation où on les a parfumés, séchés, de telle sorte qu'ils ne sont plus à l'état d'une matière première». - Au sujet d'un homme chargeant un autre de lui vendre une marchandise en lui fixant un prix minimum, Malek a dit: «Une telle vente est illicite et est même aléatoire». Et ceci est interprété comme suit: «c'est comme s'il l'a engagé, pour un bénéfice, au cas où cette marchandise sera vendue à un prix dépassant celui qui avait été fixé. Mais si elle est vendue soit au même prix, soit moins, et que l'effort de l'acheteur soit vain, ceci n'est pas permis. Car il a droit à un salaire évaluant l'effort qu'il avait fait pour la vente. Quant au vendeur, il aura, de sa part, droit au bénéfice ou à la perte, si la marchandise a été vendue à un prix plus élevé ou moindre. D'autre part, il doit assumer la perte si cette marchandise reste non vendue, pour être ultérieurement vendue à un prix inférieur. Mais si la marchandise est toujours demandée, le contrat de vente sera à annuler». - Malek a finalement dit: «Mais si un homme vend définitivement à un autre, une marchandise, à la suite de quoi, l'acheteur regrettera cette transaction, disant au vendeur: fais-moi une remise» et que ce dernier lui réponde: «Vends-la plutôt, et tu ne perdras pas», cette vente est tolérée, car elle n'a rien d'aléatoire, car la différence du prix sera à la charge du vendeur même si elle n'est pas un terme du contrat, et c'est ce que d'ailleurs, nous suivons à Médine». Chapitre XXXV La moulamassa» et «la mounabaza»
- Muwatta Malik, n°1371
Concernant l'homme qui vend plusieurs espèces de vêtements, en faisant de quelques uns qui sont brodés, une exception, Malek a dit: «S'il veut, garder à l'écart quelques uns de ces vêtements, il n'y a pas de mal à cela; mais s'il ne fait pas un choix, en faisant l'exception de quelques vêtements, je crois qu'il devient un associé dans les vêtements qu'on s'est achetés de lui, car, il se peut que les deux vêtements en soient brodés de la même façon, et pourtant leurs prix sont différents». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez (à Médine), c'est qu'il n'y a pas de mal à ce que l'association, la délégation et la résiliation soient partiquées pour ce qui est de la nourriture et d'autres marchandises, soient-elles livrables ou non, et que la vente soit faite comptant, sans qu'il y ait ni bénéfice, ni manque, ni retard du paiement. Or, si l'un de ces trois aspects, se trouve présent, la vente sera licite comme toute autre vente, et interdite pour toute interdiction qu'on retrouve dans la vente. Par conséquent, il n'y aura ni association, ni délégation ni résiliation». - Malek a aussi dit: «Celui qui achète pour marchandise, soient des vêtements, soient des esclaves, et qu'il se trouve un homme proposant à l'acheteur, qu'il en soit associé dans cette vente payant ainsi, tous deux, le prix de la marchandise. Par la suite, si la marchandise, pour une raison quelconque n'est plus livrable, de telle façon que l'associé demande à avoir de l'autre, son argent, et que le premier réclame à son tour tout le prix de la marchandise du vendeur, sauf que le premier acheteur ne demande à son associée juste à la vente et séance faite, lui disant: «La caution qui t'est propre, revient au vendeur». Mais après séparation et que le premier acheteur ait négligé cette condition, il en portera toute responsabilité». - Malek a finalement dit: «Qu'un homme dise à l'autre: achète cette marchandise pour nous deux, à égalité, en payant ma part pour ce qui est du prix, quant à moi, je m'en occuperai de te la vendre», cela n'est pas permis, pour la bonne raison suivante: «Quand l'homme dit, que le prix soit payé par l'autre, quant à lui, il s'occupera de la vente, c'est comme si la moitié du prix sera considérée comme une avance faite à la deuxième personne, en raison d'être responsable de la vente. D'autre part, si cette marchandise n'est plus valable, ou qu'elle n'est plus vendable, l'acheteur pourra avoir de son associé, la moitié du prix qu'il lui avait payé, et cette valeur sera comme une avance qui impliquera un bénéfice (qui est une usure). Mais qu'un homme achète une marchandise, qui déjà est de son appartenance, et qu'un autre lui dise: «fais-moi associé de cette marchandise en me payant le prix que je dois, quant à moi, je te la revendrai», cela est licite, et est même de toléré. L'interprétation de ceci, fait que, c'est une nouvelle vente qui s'accomplit en lui vendant la moitié de la marchandise, et l'autre en sera ultérieurement vendeur». Chapitre XLII La faillite du débiteur
- Muwatta Malik, n°1378
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Mass'oud disait: «Celui qui fait un prêt, ne doit pas demander que le recouvrement soit beaucoup mieux, même si c'est une poignée de vivres, ça sera de l'usure». - Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Médine), au sujet de celui qui emprunte un animal bien déterminé pour une jouissance quelconque, que c'est toléré, à condition de rendre un animal similaire, sauf pour le cas des femmes esclaves, où il y aurait le risque de faire de ce qui n'est pas licite, ce qui en fait sera illicite, or ceci n'est pas permis. L'interprétation de cette répugnance s'explique comme suit: «A supposer qu'un homme emprunte une esclave, qu'il cohabite comme bon lui plaît, puis qu'il la rende à son possesseur, ce qui n'est ni toléré, ni licite. Et les hommes versés ne cessent de l'interdite sans jamais accorder à quelqu'un une permission, à ce sujet». Chapitre XLV Ce qui est interdit au sujet du marchandage et du fait de renchérir
- Muwatta Malik, n°1380
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «N'allez pas vous mettre devant des caravanes, que l'un de vous ne vende pas à un autre, une marchancise qu'il avait déjà vendue, ne vous adonnez pas à la surenchère, qu'un citadin ne vende pas pour un bédouin, ne laissez pas le lait s'accumuler dans les seins des femelles chamelles et brebis, car celui qui aura acheté l'une d'elles, aura droit en les trayant soit de la garder s'il en sera satisfait, soit de la rendre si elle ne lui plait pas avec un sa' de dattes (en échange contre son lait). En interprétant ce hadith, Malek a dit: «Ce qu'on veut dire par là, et Allah en est le plus informé, du fait qu'il ne faut pas faire de surenchère dans les ventes, qu'il est intolérable qu'un homme surenchère une marchandise, alors que son frère coreligionnaire l'a déjà négociée, et que le vendeur de sa part s'est entendu avec l'acheteur sur le poids de l'or, et a garanti contre tout défaut qui pourrai exister dans la marchandise ,constatant par là que le vendeur ne veut pas donner sa marchandise au deuxième acheteur. Tel est ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit, et Allah en est le plus informé. - Malek a ajouté: «Il n'y a pas de mal, dans le marchandage du prix, où toute vente finale sera suspendue, du moment que chacun aura le droit de participer au marchandage. Si les gens délaissaient le marchandage en s'arrêtant au prix que le premier acheteur avait déjà proposé, la marchandise aurait été vendue à un prix vil et les vendeurs seraient endommagés. Et c'est ce qui est toujours pratiqué à Médine»
- Muwatta Malik, n°1389
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoya à Khaibar Abdallah Ibn Rawaha, le chargeant d'estimer la cueillette des dattes et de son partage avec les juifs. Un jour, poursuit le rapporteur, les juifs lui rapportèrent les bijoux de leurs femmes, en disant: «Ceci est pour toi, si tu nous fais remise et que tu nous donnes plus que la moitié». Alors Abdallah leur dit: «Ô juifs! Par Allah, vous êtes les plus hideuses créatures à mon égard. Cependant cela ne me poussera pas à etre injuste avec vous, car ce n'est qu'un pot de vin illégal que nous ne mangerons guère». Ils lui répondirent: «En fait, c'est selon cette justice que la terre et les cieux ont été établies». - Malek a dit: «Au cas où l'homme arrose des palmeraies où une partie se trouve en friche, ce qu'il y plantera et récoltera sera pour lui». Aussi, si le propriétaire de la terre veut que toute nouvelle plantation lui appartienne, cela n'est pas accepté, car l'homme à qui l'on a confié l'arrosage sera chargé d'un travail en plus, ne faisant pas partie de la condition avancée». ^ D'autre part, il n'y a pas de mal à ce que la récolte soit partagée si les dépenses de la semence, de l'arrosage et des frais d'entretien sont à la charge du partenaire. Au cas où le partenaire stipule au propriétaire de la terre, la condition que le prix de la semence soit à la charge de ce dernier, cela n'est pas accepté, car de cette façon, le partenaire aurait chargé le propriétaire d'une dépense considérée comme surplus sur le capital. Le contrat d'arrosage et de semailles impose au partenaire d'assumer toutes les dépenses sans que le propriétaire de la terre ne prenne rien en charge. D'ailleurs tel est ce qui est de convenable dans une contrât». - Si une source d'eau est la possession de deux hommes, et que son eau tarisse, et que l'un des deux hommes veut se procurer de son eau, en y accomplissant un travail quelconque pour récupérer cette eau, alors que l'autre le refuse, l'on dira au premier: «Tu as à creuser afin que tu aies toute la quantité d'eau qui te sert à arroser ta terre. Si ton partenaire vient revendiquer sa part d'eau, tu lui demanderas la moitié du paiement qu'ont coûté les travaux si jamais il accepte, il aura sa part d'eau, autrement tu en auras toute la quantité. - Si tous les frais et les dépenses sont assumés par le propriétaire du jardin et que le partenaire n'aura que son travail manuel dans ce jardin à l'égard de quoi il aura une part de la récolte, cela n'est pas toléré car le salaire du partenaire n'est pas précisé et il ne saura pas s'il aura son salaire complet ou non par correspondance à la récolte». - Il n'est admis ni au commanditaire ni à celui qui fait un contrat d'arrosage et de semailles de faire exception d'une somme d'argent, ni de certains palmiers, sans que l'un et l'autre ne l'approuvent car dans ce cas, l'un serait considéré un salarié par rapport à l'autre à savoir que le propriétaire du capital dira à l'autre: «Je conclus avec toi un contrat à condition que tu t'occupes des palmiers, les arroses et les pollénises; et je te payerai encore dix dinars si tu travailles et cette argent ne fera pas partie du capital», Malek a dit: «Cela n'est pas admis et c'est ce qui se fait chez nous». - Ce qui est d'une règle mise en pratique dans le contrat d'arrosage, c'est de permettre au propriétaire du jardin de stipuler à son partenaire l'assurance des travaux tels: maintenir fermement les murailles, nettoyer la source d'eau, se débarasser de l'eau stagnante se trouvant autour des palmiers, polléniser les palmiers, couper les branches sèches, cueillir les dattes, et accomplir d'autres travaux pareils. Cependant le partenaire aura dans ce cas, la moitié de la récolte ou moins selon ce qui est dicté dans ce contrat, ou même plus, s'ils s'entendent sur ce point. D'autre part, le propriétaire du jardin ne pourra pas imposer d'autres travaux supplémentaires à son partenaire tel le fait de creuser un puits, ou de faire monter l'eau d'une source, ou planter des arbres en payant leur prix, ou construire un rempart autour d'un bassin d'eau, bref des travaux à dépenses. Ce cas est équivalent à celui d'un propriétaire d'un jardin demandant à une personne de lui construire une maison dans un lieu déterminé, ou de lui forer un puits, ou de lui creuser une source d'eau ou d'autre travail, en échange de quoi il aura la moitié de la quantité des fruits de son jardin, avant même qu'ils ne soient mûris et consommables. Ce sera comme une vente des fruits avant qu'ils ne soient question, or c'est ce qui a été interdit par l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam). - Cependant si les fruits sont déjà mûris et qu'ils sont à vendre ou à consommer, il est toléré qu'un homme dise à un autre: «accomplis-moi quelques travaux (cités ci-dessus), en les précisant, et tu auras la moitié de la quantité des fruits de mon jardin», car ainsi, il l'aurait chargé d'un travail à salaire déterminé, qu'il a connu et accepté. Quant au contrat d'arrosage, au cas où le jardin n'a plus d'arbres fruitiers ou même que les fruits ont diminué ou sont ravagés, sous l'effet d'un fléau, le partenaire n'aura que ce qui est de son droit de la récolte. On ne peut recruter un homme que dans un travail bien déterminé, car le recrutement est considéré au même titre qu'une vente, où l'on achète de l'ouvrier son travail, et cela n'est pas toléré, s'il est fait aléatoirement, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente aléatoire», i - La règle suivie dans le contrat d'arrosage, c'est qu'elle dépend des arbres fruitiers tels les palmiers, les vignes, les oliviers, les grenadiers, les pruniers et d'autres arbres qui leur sont pareils. Cela est toléré à condition que le propriétaire ait la moitié de la quantité des fruits, ou le tiers ou le quart, ou de plus ou de moins». - Il est aussi permis dans le contrat d'arrosage, aussitôt qu'une plantation pousse et devient robuste que le propriétaire soit incapable de l'arroser, de la travailler, et de la soigner». - Cependant le contrat d'arrosage est inadmissible, une fois que les fruits ou autres genres de récolte, deviennent mûrs, consommables et satisfaisants pour la vente, mais il pourra, à la rigueur être conclu pour une année qui suit. Ainsi dans le cas précédent, aussitôt que les fruits deviennent mûrs, le propriétaire peut payer à l'autre personne, un salaire, en or ou en argent, afin qu'il lui coupe les dattiers. Par conséquent le contrat d'arrosage est permis au cours de la période de la coupure, et le temps où les fruits seront mûris et aptes à être vendus». - Aussi le contrat d'arrosage est toléré, quand il s'agit de l'arrosage des arbres dont les fruits ne sont pas encore mûris et consommables et bon pour la vente». - D'autre part, il n'est pas toléré de conclure un contrat d'arrosage pour une terre non semée ou plantée; cependant il est toléré à son propriétaire de retourner le sol, pour un prix payé en or ou en argent ou encore à un autre prix connu». - Pareillement, que l'homme livre sa terre non semée ou plantée à un autre pour la semer contre le tiers ou le quart de la récolte qui pourrait être produite, ceci est considéré aléatoire, car il se peut que la plantation rapporte comme elle peut ne rien rapporter du tout. Ainsi, le propriétaire de la terre aura négligé la location qui pouvait rendre sa terre fertile, préférant ce qui est aléatoire, tout en ne sachant si ceci aura lieu ou non; or ceci est répugné, car le cas de ce propriétaire est pareil à celui d'un homme qui engage un autre pour un certain voyage, lui disant: «veux-tu que je te donne le dixième du bénéfice de mon commerce, en tant que salaire»? Ceci n'est pas licite ni non plus toléré». - Il n'est pas toléré à un homme de s'engager dans n'importe quel travail, ou de louer sa terre ou son navire, si ce n'est pour une somme bien précisée». - Et, dit Malek, il est à distinguer entre le contrat d'arrosage conclu pour une terre plantée de palmiers, et celui qui l'est pour une terre non plantée; ainsi le propriétaire de la première ne pourra vendre les fruits qu'une fois qu'ils paraissent mûrs; quant à l'autre, il pourra cultiver sa terre tant qu'elle n'est pas encore plantée». - La règle suivie à Médine permet de conclure un contrat d'arrosage pour trois ou quatre ans, ou même plus ou moins pour les palmiers, d'ailleurs, dit Malek, c'est ce que j'ai entendu dire au sujet de tel contrat concernant les palmiers et tout autre arbre fruitier où il est permis au propriétaire de conclure, pour des années, un contrat d'arrosage». - Concernant le propriétaire d'un jardin, Malek a dit, qu'il ne lui est pas permis de prendre de son partenaire qui lui donnait de l'eau, ni de l'or, ni de l'argent, ni de la nourriture, ni autre chose, car cela n'est pas toléré. De même, il n'est pas permis au partenaire donnant l'eau, de prendre de son partenaire ni or, ni argent, ni nourriture, ni rien de pareil. Quant à ce qui est du surplus, pour l'un et pour l'autre, il n'est pas non plus permis». - De même, dit Malek, le commanditaire est traité tout comme celui qui donne de l'eau, si jamais il se trouve un surplus dans l'arrosage, ou encore que la somme commandité tourne à être un salaire, d'ailleurs, tout ce qui fera entrer en jeu, un salaire, n'est pas toléré, d'autant plus que ce salaire est considéré aléatoire. Et, l'on ne saura si l'on aura toute la récolte, ou plus ou moins». - Concernant l'homme, qui conclu un contrat d'arrosage, pour la terre d'un homme, où se trouvent les palmiers et les vignes ou d'autres arbres similaires, et qu'il y est une partie de la terre non cultivée, Malek a dit: «Si la partie non plantée est auxiliaire par rapport à celle qui est plantée et qui d'ailleurs constitue la partie majeure de la terre, il n'y a pas de mal à cela, à condition que la partie plantée de palmiers soit de deux tiers ou de plus, et que celle qui ne l'est pas, soit du tiers ou du moins. Ainsi si la partie non cultivée forme les deux tiers où se trouvent les palmiers, les vignes ou autres arbres similaires, il est toléré que l'on paie un salaire pour l'arrosage sans qu'il y ait un contrat qui soit interdit. Car, il est de l'habitude des gens de conclure un contrat d'arrosage quand il s'agit d'un terrain où la partie plantée est majeure, alors qu'elle renferme une partie non cultivée. Il est permis de louer la terre non cultivée, contre une rétribution, même au cas où elle renferne une partie plantée, tout comme l'on vend le Coran ou l'épée tout en ayant chacun un ornement d'argent, ou encore le médaillon ou la bague incrustés de pierres précieuses, vendus contre de l'or. Et de telles ventes sont pratiquées par les gens, aussi bien que les achats, sans qu'on avance, à ce sujet, des critères précis (inspirés du Coran ou de la sounna) stipulant que, quand la matière principale constitue la moitié ou moins, cela est interdit; et si elle en est autrement, cette location est permis. La règle suivie à Médine, que les gens d'ailleurs ne cessent de pratiquer et de se la permettre entre eux, est la suivante: si la pierre précieuse en question ne constitue que la partie inférieure de l'objet fait en or ou en argent, il n'y a pas de mal à cela, tel le cas de l'épée ou du Coran ou de la bague, évalués pour plus que les deux tiers, et la parure pour le tiers restant ou même moins», Chapitre II La condition prévue au sujet des esclaves dans le contrat d'arrosage (1414) 3-Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire à propos des esclaves qu'engage, celui qui tient la responsabilité de l'arrosage selon le contrat qu'il conclut avec le propriétaire de la terre, c'est qu'ils sont pris au même titre qu'un capital, duquel leur maître ne tirera aucun bénéfice. S'il ne les fait pas travailler, il lui revient de leur assurer une nourriture exigeant quelquefois des frais excessifs. Ils sont considérés tout comme l'arrosage fait d'une source coulante ou grâce à l'eau portée sur le dos des chameaux. Et tu ne trouveras pas un homme faire un contrat d'arrosage pour deux terrains apportant le même bénéfice, de telle façon que le premier est arrosé de l'eau provenant d'une source intarissable, et que l'autre le soit par de l'eau qu'on puise et où pour le premier, l'on paie des frais insignifiants pour entretenir la source, quant à l'autre, cela exige des frais excessifs. Telle est la règle suivie à Médine. Et par insistance, Malek dit: «la source intarissable, est celle qui n'est pas à perforer, et dont l'eau est toujours abondante». - Il n'est pas permis au propriétaire du terrain de charger les salariés, de l'accomplissement d'autres travaux, (que l'arrosage) ni de le demander de son partenaire. Il n'est pas non plus permis à celui qui est responsable de l'arrosage de demander au propriétaire de la terre d'y faire travailler des esclaves alors qu'ils ne travaillaient pas selon le contrat». - Il n'est pas permis au propriétaire de la terre de demander de celui qui est responsable de l'arrosage d'écarter l'un des esclaves salariés, lors du contrat. Ainsi, s'il veut l'écarter, il doit le faire avant de conclure le contrat. Par conséquent il ne lui est pas permis d'enrôler un nouveau salarié, seulement avant de conclure le «contrat». - Au cas où l'un des esclaves meurt, ou s'absente ou tombe malade, c'est au propriétaire que revient la charge, de trouver un autre qui le remplace». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 34 Le Livre de la location de la terre Chapitre Premier Au sujet de la location de la terre
- Muwatta Malik, n°1404
Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme de l'Iraq vint auprès de Omar Ibn Al-Khattab et lui dit: «Je viens te voir pour une question qui n'a pas ni début ni fin»; Omar lui répondit: «Quelle est cette question»? L'homme de répondre: «Les faux témoignages qui sont présents dans notre pays». Omar lui demanda: «Est-ce que c'est vraiment ainsi»? - Oui, répondit l'homme. Alors Omar s'écria: «Par Allah! Nul homme n'est détenu dans un pays de l'Islam, sans le témoignage des hommes justes». j (......) 5 - On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Le témoignage d'un adversaire et d'un accusé, n'est pas admis». Chapitre III Le témoignage de celui qui a subi une peine prescrite - On rapporta à Malek qu'on demanda à Soulaiman Ibn Yassar et à d'autres, au sujet d'un homme, qui ayant subi une peine de flagellation, peut-on accepter son témoignage? Ils répondirent: «Oui s'il a fait preuve de repentir». (......) 6 - Malek a rapporté, qu'en posant la même question à Ibn Chéhab, il répondit pareillement à Soulaiman Ibn Yassar». Malek a dit: «Et telle est la règle suivie à Médine, et il est des paroles d'Allah Béni et Très Haut (le sens): «Frappez de quatre-vingts coups de fouet ceux qui accusent les femmes honnêtes sans pouvoir désigner quatre témoins; et n'acceptez plus jamais leur témoignage; voilà ceux qui sont pervers à l'exception de ceux qui, à la suite de cela, se repentent et se réforment. Allah est en vérité Celui qui pardonne, Il est miséricordieux» (Coran XXIV, 4,5). Malek a encore dit: «Ainsi, ce qui est incontestable, à Médine, c'est que celui qui, a subi une peine de flagellation, et après il s'est repenti et réformé, son témoignage sera admis. Et c'est ce que j'ai de mieux entendu à ce, sujet». Chapitre IV Le sujet du jugement basé sur le serment d'un témoin
- Muwatta Malik, n°1408
On rapporta à Malek que Abou Salama Ibn Abdul Rahman et Soulaiman Ibn Yassar ont été interrogé si l'on pouvait juger d'aprés le serment du plaintif et, un témoin»? Ils répondirent: «Oui». * Malek a dit: Le précédent dans la sounna prescrit que l'on juge d'après le serment du plaintif et le témoignage d'un seul homme, ainsi si le plaintif fait un serment avec son témoin, il est confirmé dans son droit. Ainsi, si le plaintif renonce au serment et le refuse, on demande à l'accusé de le faire, si ce dernier fait serment, il est jugé innocent, et s'il refuse de le faire, cela donne complètement raison au plaintif,». * Cependant cette sounna est suivie pour tout ce qui est des biens privés; ce qui n'est pas le cas pour tout ce qui concerne la délimitation (d'une terre), ni le mariage, ni le divorce, ni l'affranchissement, ni le vol, ni la diffamation. Ainsi, si l'on veut dire: «L'affranchissement fait partie des biens, on aura tort, car s'il en est ainsi, l'esclave et son témoin celui-ci étant présent auraient fait un serment, que son maître l'a affranchi. D'autre part si l'esclave avait fait présenté un témoin, qui atteste qu'il est le propriétaire de l'argent, et qu'ils fassent tous deux serment, il aura pleinement son droit, tout comme le cas d'un homme libre». ' * Ainsi, il est de la sounna suivie à Médine, au cas où un esclave présente un témoin, qui atteste qu'il a été affranchi, de porter le maître de cet esclave à faire serment qu'il ne l'a pas affranchi si cela est fait, ce que l'esclave a prétendu être n'est plus considéré». * II en est de même pour la sounna suivie concernant le divorce, ainsi si la femme présente un témoin, attestant grâce à lui, que son mari l'a divorcé , on portera son mari à faire serment qu'il ne l'a pas divorcé; s'il le fait, elle ne sera pas divorcée». * Malek pousuit et dit:"Il y a une seule sounna, , concernant le divorce et l'affranchissement, soutenus par le témoignage d'un seul homme; le serment sera fait par le mari de la femme, et par le maître de l'esclave, du moment que l'affranchissement est l'une des lois prescrites et on ne tolère pas à ce sujet le témoignage de la femme, car si l'esclave est affranchi, sa personne sera intègre,et sera de ce fait soumis aux mêmes peines prescrites, tout comme un homme libre; s'il commet l'adultère, alors qu'il est marié, il sera lapidé; s'il tue, il sera tué; il a finalement le droit de faire hériter ses successeurs. Si l'on proteste en disant: «Si jamais un homme a affranchi son esclave, et qu'un autre vint, revendiquer au maître de cet esclave, une dette que ce dernier lui doit, de telle manière, qu'il ait pour témoins, qu'il lui doit une dette, un homme et deux femmes. Au cas où l'esclave ne possède aucun bien, et que l'homme insiste de devoir avoir sa dette, le maître sera porté à tenir cette dette en charge afin de la payer, et par conséquent l'affranchissement ne sera plus considéré. Cet homme qui est venu revendiquer sa dette, a cherché à rendre le témoignage des femmes, un témoignage toléré au sujet de l'affranchissement; or leur témoignage ne tient compte que de la question de la dette. Le cas de cet homme est pareil à celui qui, affranchissant son esclave, un homme vient, soutenu par un témoin, jurant réclamer une dette que lui doit cet esclave. S'il se trouve que cette dette est due, l'affranchissement ne sera plus considéré. Ou encore qu'un homme qui, ayant avec le maître d'un esclave un litige financier, vient prétendre qu'il a une dette que le maître de l'esclave doit le lui payer, l'on dira à ce maître: «Jure que tu ne lui dois pas, ce qu'il prétend avoir chez toi»; s'il renonce et refuse de jurer, l'on demandera au plaintif de faire ce serment, qui, par conséquent, en le faisant, met en preuve qu'il a droit à cette dette du maître de l'esclave. Ce qui fait que l'affranchissement de l'esclave n'est plus considéré, si il est prouvé que le maître doit une dette à l'homme en question». - Il en est de même pour le cas d'un homme qui épouse une esclave; devenu sa femme, le maître de cette dernière vient dire à l'homme: «Tu as acheté mon esclave pour tant de dinars»; le mari reniant cela, le maître de l'esclave fait appel à un homme et deux femmes témoignant et justifiant ses paroles. Ainsi la vente est maintenue, le maître aura son droit, la femme esclave sera illicite pour son mari, et se séparera de lui. Le témoignage des femmes, dans le cas d'un divorce, n'est pas admis». - Un autre exemple: Qu'un homme accuse un homme libre d'une calomnie, ce qui fait qu'il finit par être soumis à la peine prescrite. Il appelle un homme et deux femmes témoignant et certifiant ses paroles que l'homme accusé est un esclave. Ainsi, l'homme qui a tissé la calomnie, fuit la peine prescrite. Le témoignage des femmes n'est plus admis concernant la calomnie». - Ce qui est encore pareil à ce cas, où l'on souligne la divergence entre les juges et qui est de la sounna suivie, c'est quand deux femmes témoignent qu'un enfant est né vivant, et de ce fait, il a droit à l'héritage, et léguera par la suite ses biens à ses successeurs. Si le garçon meurt, et que les femmes qui ont été témoins, se trouvent non accompagnées d'un homme, et n'ayant pas fait serment, et que l'héritage en soit une grande fortune constituée d'or, d'argent, de demeures, de jardins, d'esclaves ou d'autres biens encore, par conséquent les deux femmes qui avaient déjà témoigné, d'un dirham ou de plus ou même de moins leur témoignage n'est pas à considérer, si elles ne sont pas soutenues, par un homme témoin et un serment à faire». - Il y en a, parmi les gens, qui disent, qu'un serment fait par un seul homme témoin, n'est pas considéré, justifiant leur protestation, en s'appuyant sur ce qui est dit par Allah Béni et Très Haut (le sens): «Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins» (Coran II,282). Malek a dit: «si on ne fait pas appel à un homme et deux femmes pour témoigner l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin, l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin». Il est de l'argument de celui qui a dit ce hadith, de lui dire: «Que penses-tu d'un homme qui prétend avoir une dette d'un autre, ne demandera-t-on pas à ce dernier de jurer qu'il ne doit rien, ainsi la prétention de l'autre sera refusée; S'il renonce à jurer, on demandera au plaintif de faire ce serment, et alors, son droit sera affirmé. D'ailleurs, cela n'est contesté par personne ni non plus dans aucun pays. Cependant, à quel verset du Livre d'Allah, s'est-il référé? S'il veut bien affirmer cela, qu'il le fasse en désignant son témoin qui fera le serment, même si cela n'a pas été mentionné dans le Livre d'Allah. Et, il est suffisant de suivre la tradition qui a été adoptée par nos ancêtres. Mais l'homme veut bien savoir ce qui est juste et ce qui est argumenté. Et, c'est là une explication de ce qui pourra troubler l'esprit, si Allah le veut». Chapitre V Le jugement concernant l'homme qui meurt et laisse une dette à rembourser et une autre dette qui lui esr due et n'ayant à ce sujet qu'un seul témoin (1431) - Malek a dit: «Quand un homme meurt, et qu'on lui doit une dette, et qu'il n'a à ce sujet qu'un seul témoin, et d'autre part qu'il doit aux gens une dette, n'ayant encore là qu'un seul témoin, puis que ses héritiers refusent de faire, avec leur témoin, un serment, de ne pas devoir une telle dette, on demande aux créanciers de faire serment pour récupérer ce qu'ils doivent. Dans ce cas,s'il reste une partie de la succession, les héritiers n'en auront aucun droit car ils ont été appelés à faire un serment et l'ont refusé, sauf qu'ils disent: «Selon nous, notre défunt n'a rien laissé comme héritage», et l'on se rend compte qu'ils ont refusé de faire un serment à cause de cela. Ainsi, à mon avis, ils doivent faire un tel serment et prendre le reste une fois que la dette est payée». Chapitre VI Le jugement concernant un procès
- Muwatta Malik, n°1415
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Il n'est pas permis d'empêcher le retrait. du gage». - Interprétant cela, Malek a dit: «Je pense, et Allah en est le plus informé, qu'un homme qui a mit en gage chez un autre, quelque chose de plus grande valeur que ce qu'il a emprunté, et que l'emprunteur sur gage dise au bailleur: «Je te remettrais ton droit à telle date, sinon, tu auras ce que j'ai déjà mis en gage». Or, continue Malek: «Ceci n'est ni permis, ni licite; d'ailleurs, c'est ce qui a été interdit même si l'emprunteur s'acquitte après la date échéante, de ce qu'il devait, car il aura toujours le droit de retirer son gage et ce qui a été stipulé est à annuler». Chapitre XI Le jugement fait dans le gage des fruits et des animaux (1438) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de celui qui donne en gage un jardin pour un délai déterminé, qu'il n'aura pas à faire, des fruits cueillis de ce jardin, avant la date du délai, partie intégrante du gage, sauf si le bailleur le demande. De même, si un homme met en gage une esclave qui est enceinte ou qu'elle le sera après la date du gage, son nouveau-né reste avec elle». - Malek a dit: «On a fait la distinction entre les fruits, et le nouveau-né d'une esclave. A ce sujet, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui vend des palmiers déjà fécondés, les fruits appartiennent au vendeur, sauf si l'acheteur demande de les avoir». La règle, dit Malek, incontestablement suivie chez nous (à Médine), au sujet de celui qui vend une esclave, ou une femelle des animaux étant enceinte, le nouveau-né revient à l'acheteur s'il demande ou non de l'avoir, cependant les palmiers ne sont pas considérés comme les animaux, ni non plus les fruits comme le fœtus dans le giron de sa mère». Malek interprète ceci comme suit: «Les gens donnent d'habitude en gage les fruits des palmiers et non les palmiers eux-mêmes, mais nulle personne ne met en gage un fœtus tout en étant dans le giron de sa mère, qu'il soit celui d'une esclave ou d'une femelle des animaux». Chapitre XII Le jugement concernant la caution avec des animaux (1439) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Médine), au sujet du gage est ce qui suit: «Si ce qui est pris en gage, est une terre ou une demeure ou un animal, pouvant être ravagée ou détruite ou mourir, tout en étant entre les mains d'un bailleur, cette responsabilité revient à l'emprunteur sur gage sans que toutefois le droit du bailleur ne soit diminué de rien. Ainsi, tout gage disparaissant tout en étant en possession du bailleur et qu'on ne peut l'évaluer que selon les dires de celui-ci, son dédommagement est la responsabilité du bailleur qui doit s'en acquitter et à qui l'on dira: «Décris-le, et fais un serment». Tenant en considération ce qui est dit, les gens experts estimeront la valeur; ainsi si la valeur du gage est supérieure à celle qui a été antérieurement fixée, l'emprunteur pourra garder la différence, mais si la valeur en est inférieure, l'on demandera à l'emprunteur de faire serment convenant à l'affirmation des dires du bailleur sans qu'il en soit responsable du dédommagement, tenu pour la différence entre le gage et l'objet donné en substitution. Si l'emprunteur refuse de faire serment, on donnera au bailleur la différence. Si le bailleur, à son tour, ignore la valeur du gage, on demandera à l'emprunteur de faire serment où il donnera la description du gage, récupérant lui-même la différence s'il avance des preuves évidentes». Malek a dit: «Ceci est fait, tant que le bailleur garde en sa possession le gage, sans qu'il l'ait donné à un autre». Chapitre XII Le jugement fait pour un gage existant entre deux hommes (1440) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet d'un gage, qui, se trouve entre deux hommes, l'un d'eux veut alors le vendre, quant à l'autre, il lui avait accordé pour la question de ce gage, le délai d'un an?. Malek a dit: «Si le gage peut être partagé, sans que la part de celui qui avait accordé le délai ne soit diminuée, on vendra la moitié du gage pour lui assurer son droit. Et si l'on risque que sa part ne soit diminuée, l'on vendra tout le gage et l'on donnera à la partie endommagée son dû. Si celui qui avait accordé le délai veut donner pour de bon sa moitié à l'emprunteur, que cela soit fait, autrement l'on demandera au bailleur de faire un serment mettant prouvant que l'autre ne lui avait accordé un délai, que pour pouvoir garder le gage tel quel, et dans ce cas on lui donnera immédiatement son droit». A propos de l'esclave dont le maître le met en gage, alors que l'esclave possède des biens, Malek a dit: «Ces biens ne font pas partie intégrante du gage, sauf si le bailleur l'exige». Chapitre XIV Le jugement concernant les gages en général (1441) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Au sujet de celui qui avance en gage des choses personnelles, qui furent détruites chez le bailleur, mais que le redevable avoue ce qu'il doit en donnant la description de ces choses et sans renier à l'autre son droit.Ils sont en accord sauf pour la valeur du gage ainsi la contestation tiendra sur la valeur, où l'emprunteur dit qu'elle est de vingt dinars, et que le bailleur dit qu'elle est de dix dinars, alors que l'emprunt est de vingt dinars?. Malek a dit: «On dira à celui qui est en possession du gage; «Fais sa description»; s'il le fait, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on appellera les gens experts, pour évaluer le gage en question. Si la valeur se montre supérieure à celle de la valeur réelle du gage, l'on demandera au bailleur de payer à l'emprunteur la différence de ce qu'il a pour droit. Si la valeur est inférieure, le bailleur récupérera la différence de l'emprunteur. Si, finalement la valeur est la même, le gage sera compensé». - D'autre part, au cas où deux hommes se disputent la question d'un gage, de façon que l'emprunteur dit au bailleur: «J'ai avancé ceci en gage, pour dix dinars» et que le bailleur lui répond: «C'est plutôt vingt dinars», en soulignant que le gage est en possession du bailleur, Malek a dit: «On demandera au bailleur de faire un serment où il précisera la valeur du gage ainsi s'il se montre qu'elle est telle sans rien de plus ou de moins, le bailleur reprendra le gage contre cette valeur. Et là, ou lui demandera en premier de faire un serment car le gage est toujours de son appartenance, sauf si l'emprunteur ne s'acquitte de la valeur, dans le but de vouloir reprendre son gage. - Si dans la situation ci-dessus, la valeur du gage se révèle inférieure à vingt dinars, l'on demandera au bailleur de faire un serment assurant ainsi la somme qu'il a fixée, et à l'emprunteur, l'on demandera: «tu paieras la somme fixée par le bailleur, en faisant un serment et tu reprendras ton gage, ou encore, tu feras serment, où tu cherches à assurer la fixation de la somme que tu as déclarée, et par conséquent tu te dispenseras de la différence que le bailleur a désignée. Si l'emprunteur fait tel serment, rien ne lui est d'exigible, sinon, il paiera la somme que le bailleur avait déjà fixée». - Si le gage a disparu, et que le gagiste et l'emprunteur démentissent l'un et l'autre le droit; si celui qui a le droit dit: «J'ai accepté ce gage en versant vingt dinars», et que le redevable lui répond: «tu n'en avais que dix dinars»; puis le bailleur, qui a le droit réplique: «La valeur du gage n'est que de dix dinars», ce à quoi l'emprunteur répond: «Il valait vingt dinars», l'on demandera à celui qui a le droit, de décrire le gage; ainsi s'il le fait, on lui fera prêter serment, puis s'appuyant sur cette description, les gens experts estimeront à leur tour la valeur. Si elle se montre supérieure à celle qui a été estimée par le gagiste, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on donnera à l'emprunteur l'excès du la valeur du gage. Si la valeur se montre inférieure on demandera au gagiste de faire un serment, assurant par là son droit (des vingt dinars), et il cherchera à compenser la valeur, on demandera, à la suite au débiteur de faire un serment assurant par là, que le reste doit revenir au défendeur, une fois que la valeur du gage est prise en considération. Car, celui qui a le gage en sa possession, deviendra par rapport àl'emprunteur, un demandeur, qui faisant un serment, il ne devra rien de ce que le bailleur avait fait serment à propos de l'excès de la valeur du gage. Mais, au cas où il refuse, il devra s'acquitter du droit du bailleur qui est en rapport avec cet excès». Chapitre XV Le jugement au sujet de la location des bêtes si ces dernières causent des dégâts (1442) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Quand un homme loue une monture pour se rendre à un lieu bien déterminé, puis traverse ce lieu à un autre, le propriétaire de la monture aura à choisir: «ou qu'il revendique la location de sa monture pour la distance qui a été traversée en plus et aura de ce fait à encaisser avec elle la première location en reprenant sa monture, ou qu'il revendique le prix de sa monture (proportionnellement à la distance traversée en plus) et la première location si cette location a été faite pour l'aller. Si la location englobe l'aller et le retour, puis que le locataire dépasse le milieu qu'il avait auparavant désigné, le propriétaire de la monture aurait droit à la moitié (de l'excès) de la première location, étant donné que cette location couvre deux trajets: l'aller et le retour. Le locataire ayant dépassé le lieu désigné, n'aura à payer que la moitié de cette location. S'il est fait que sa monture est morte lors de son arrivée au pays désigné, le locataire n'aura aucune garantie à l'égard du propriétaire et ne lui paiera que la location prévue à sa moitié». Telle est la règle suivie quand il s'agit d'une contestation entre le popriétaire d'une monture et son locataire, au sujet de la monture louée par ce dernier». D'autre part, il en est de même pour celui qui prend du propriétaire d'un capital, une somme commandite, de telle façon que ce dernier lui dit: «ne t'achète pas de cette somme ni un animal, ni une marchandise», qu'il lui cite, et qu'il la lui interdit, répugnant que sa somme commandite soit payée pour tel achat. Or, si cet homme qui avait pris l'argent, allait s'acheter, ce dont le propriétaire du capital le lui interdit de faire; voulant par là garantir l'argent, et priver le propriétaire, du bénéfice, si donc, cela est fait, le propriétaire aura à choisir: «ou de partager avec l'autre le bénéfice de la marchandise selon la condition avancée par eux à ce sujet, en lui confiant l'argent ou encore de réavoir son capital étant garanti par l'autre, et de quoi d'ailleurs il en avait abusé». C'est de même pour le cas d'un homme qui demande à un autre de lui acheter une marchandise qui sera à joindre avec les siennes en lui versant une somme, afin qu'il se lui achète une marchandise qu'il la lui désigne. Au cas où l'autre s'achète une marchandise qui n'est pas celle qui lui a été désignée, en abusant de cette confiance, le propriétaire de la somme aura à choisir: «ou qu'il prenne la marchandise que l'autre le lui a achetée, ou qu'il reprenne son argent une fois que le deuxième le lui garantit». Chapitre XVI Le jugement relatif à la femme violée par force
- Muwatta Malik, n°1423
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab rattachait les enfants nés à l'époque antéislamique, à ceux qui prétendaient être leurs pères au début de l'époque islamique. Deux hommes vinrent, prétendant chacun à son tour, être le père d'un fils qu'une femme a mis au monde. Alors Omar Ibn Al-Khattab convoqua un physionomiste qui allait les examiner tous deux puis dit: «Cet enfant est des deux à la fois» Omar, lui donna un coup de fouet puis convoqua la femme lui disant: «Dis-moi la vérité». Ainsi la femme dit: «L'un de ces deux hommes - et elle en désigna un- se rendait chez moi, alors que je gardais à ce temps là, les chameaux au pâturage il ne se sépara de moi, qu'en étant sûr et moi aussi, quej'étais devenue enceinte. La quittant, elle eut un écoulement de sang, après quoi le deuxième homme l'avait cohabitée, ainsi, elle ignore de ce fait qui des deux en est le père», le physionomiste, à l'écoute, exalta Allah, quant à Omar, s'adressant à l'enfant, lui dit: «A toi de choisir, qui des deux sera ton patron »
- Muwatta Malik, n°1427
Ourwa a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait la ranimation d'une terre morte, elle sera sa propriété. Par contre celui qui s'approprie unjustement un terrain, en le plantant, ce terrain ne sera jamais sa possession». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «on veut dire par l'appropriation inégale, tout terrain qui a été soit cultivé, soit planté, sans aucun droit»
- Muwatta Malik, n°1428
Abdullah a rapporté que son père Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Celui qui ravivifie une terre morte, elle sera sa possession». Malek a dit: «C'est ce qui a été suivi chez nous (à Médine)». Chapitre XXV Le jugement fait au sujet de l'eau
- Muwatta Malik, n°1436
Thawr Ibn Zaid Al-Dili a dit: «On m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «N'importe quelle demeure ou terre qui a été partagée à l'époque anté-islamique, elle sera maintenue telle qu'elle a été partagée. Et n'importe quelle demeure ou terre qui est à partager à l'époque islamique, le sera selon la loi islamique»
- Muwatta Malik, n°1439
• Yahia Ibn Abdul-Rahman Ibn Hateb a rapporté que quelques uns de ses esclaves ont volé à un homme de Mouzaina, une chamelle et l'égorgèrent. Le cas fut présenté à Omar, qui ordonna à Kathir Ibn Al-Salt de leur couper les mains. Mais aussitôt Omar se saisit et dit à Hateb: «Ne leur donnes-tu pas suffisamment à manger? Par Allah, continua Omar, je te ferai payer une amende insupportable», puis s'adressant à l'homme: «Quel est le prix de ta chamelle»? Al-Mouzani répondit: «Par Allah, je ne la vendrai pas moins que quatre cent dirhams». Alors Omar dit à Hateb: «Donnes-lui huit cent dirhams». - Malek a dit: «Il ne faut pas croire, que l'on cherchait à Médine, à doubler la valeur; mais c'est ce que les gens suivaient d'habitude; or actuellement, on exige pour amende une valeur égale à celle du prix du chameau ou de l'animal du jour où il a été pris». Chapitre XXIX Le jugement fait au sujet de celui qui cause du mal aux bêtes (1469) - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au cas où quelqu'un a causé du mal à une bête, c'est qu'il paiera un prix, compensent celui qui allait être soustrait du prix réel de la bête qui a ainsi perdu de sa valeur». - Dans cas où un chameau, se jette sur un homme de telle façon que celui-ci effrayé, le tue ou le mutile, Malek a dit: «Si cet homme était pleinement sûr du danger, il ne lui revient rien à payer comme compensation; par contre si Ton ne tient pour argument que ce qui est de son dire, il doit indemniser le propriétaire de ce chameau». Chapitre XXX Le jugement relatif au salaire des ouvriers (1470) - Malek a dit: «Celui qui donne son vêtement au blanchisseur pour lui changer sa couleur, après quoi il vient dire à ce dernier: je ne t'ai pas ordonné de le faire, et que l'autre lui répond: en fait, c'est toi qui m'a ordonné de le faire», l'on doit dans ce cas, admettre ce qui est des paroles du blanchisseur, et il en est de même, quand il s'agit d'un couturier et d'un bijoutier où ils sont portés à faire un serment à ce sujet, sauf s'ils allaient faire autre ce qu'on leur a demandé de faire; ainsi, l'on ne pourra plus les croire et l'on demandera à celui qui possède le vêtement de faire un serment. Si, celui-ci refuse de le faire, l'on demande au teinturier de le faire. - Malek aussi a dît: «Si le teinturier, à qui l'on a donné le vêtement, se trompe à savoir qu'il le donne à un autre homme qui n'est pas son possesseur et qu'il le mette, on n'exige rien de cet homme mais il revient au teinturier de payer une indemnité au prossesseur du vêtement, étant donné que celui qui a mis le vêtemenent ignorait qu'il n'était pas le sien; par contre, s'il savait bien que ce vêtement n'était pas le sien, il doit le garantir». ChapitreXXXI Le jugement fait au sujet du garant et de celui qui prend en charge une créance (1471) - Malek a dit: «Au cas où un homme ayant une dette, la fait porter en charge à un autre qui lui soit créancier; si ce dernier fait faillite ou meurt sans avoir payé la dette, on n'exige rien du débiteur et le créancier n'a pas le droit de revenir sur lui pour récupérer sa dette. Telle est la règle incontestable suivie chez nous à Médine. - Malek a aussi dit: «Quand un homme prend en charge une dette qu'il paiera pour un autre et qu'il décède ou fasse faillite, le créancier a le droit de revenir sur le débiteur pour régler sa dette». Chapitre X XXII Le jugement fait au sujet de celui qui s'achète un vêtement ayant un défaut (1472) - Malek a dit: «Celui qui achète un vêtement ayant un défaut telle une brûlure ou autre, que le vendeur connait et a confirmé, et que celui qui l'a acheté, l'ait déchiré, de telle façon que cette déchirure a fait diminué le prix du vêtement, après quoi l'acheteur s'est aperçu du défaut original, le vêtement peut être rendu au vendeur, sans que pour autant l'acheteur n'ait rien à payer pour avoir déchiré ce vêtement». - Malek a aussi dit: «Si un homme achète un vêtement ayant un défaut telle une brûlure ou un trou, qu'il cherche à découper ou à teindre, et le vendeur dit qu'il ignorait que le vêtement était ainsi, l'acheteur peut opter entre le fait ou de garder le vêtement après que le vendeur ait accepté de diminuer son prix à cause du défaut, ou encore de rendre le vêtement au vendeur en lui payant l'indemnité du découpage ou de la teinture. Cependant, si l'acheteur a fait teindre le vêtement de telle façon qu'il est devenu plus cher, il aura encore là à choisir: ou qu'il demande du vendeur un prix compensant le défaut du vêtement, ou d'être partenaire du vendeur pour la question du vêtement. Ensuite, l'on fait estimer le vêtement inclus la brûlure ou le trou; ainsi si le prix est de dix dirhams, et que la teinture du vêtement en soit de cinq, le vendeur et l'acheteur sont tous deux partenaires du vêtement, où chacun aura une part qui sera proportionnelle soit au prix initial du vêtement, soit aux frais payés pour la teinture». Chapitre XXXIII Ce qui n'est pas permis en donnant des présents
- Muwatta Malik, n°1440
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que son père Abou Bakr Al-Siddiq avait fait à son égard, un don de vingt wasqs de dattes, étant de sa propriété à «Al-Ghaba». A sa mort, il dit: «Par Allah, ma fille, je n'aimerai voir après moi, quelqu'un de plus riche, que toi, et il m'est insupportable que tu sois plus pauvre que les autres, ainsi je t'ai fait un don de vingt wasqs de dattes, qui si tu les avais cueillies personnellement, elles te seraient une donation; mais à présent, étant considérées comme un héritage, tu auras à les partager avec tes deux frères et sœurs, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah». Aicha lui demanda: «Père, si c'était tel, par Allah, je l'aurais abandonné. Cependant, je n'ai que Asma pour sœur, qui en est donc l'autre»? Il lui répondit: «C'est la fille que porte Bint Kharija (l'épouse du frère d'Abou Bakr des Ansars) dedans son giron, et je la considère comme telle (il sous-entend que cette fille sera la sœur de Aicha)
- Muwatta Malik, n°1452
Le grand-père de Sa'id Ibn Amr Ibn Chourhabil Ibn Sa'id Ibn Sa'd Ibn Oubada a rapporté: «Sa'd Ibn Oubada, partit avec l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour une expédition, et sa mère était sur le point de mourir à Médine, on lui dit: «Fais ton testament». Elle répondit: «Pourquoi faire ce testament; tous les biens que je possède reviennent à Sa'd»; puis elle décéda, avant que Sa'd ne soit présent à Médine, on lui fit part de ce qui eut lieu, Sa'd dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah, sera-t-elle récompensée si je fais en son nom, une aumône»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui, certainement». Alors Sa'd dit: «Tel jardin, (qu'il désigna), est une aumône»
- Muwatta Malik, n°1459
Sa'd Ibn Abi Waqqs a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu me rendre visite, lors du pèlerinage de l'adieu, alors que j'étais gravement malade, je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, la maladie m'a attaqué de toute part; or je possède une bonne fortune et je n'ai qu'une seule fille héritière, puis-je faire l'aumône des deux tiers de ma richesse»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) repondit: «Non»; Alors je lui demandai: «et la moitié»? «Non, répondit L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mais le tiers, et même le tiers est déjà trop; Que tu laisses tes héritiers riches, vaut mieux que de les laisser pauvres, tendant aux gens leur mains. Pour toutes tes dépenses sur ta famille en cherchant par cela l'amour d'Allah, tu est récompensé, même pour la bouchée que tu auras mis dans la bouche de ta femme». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah resterai-je à la Mecque, alors que mes compagnons n'y sont plus»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Tu ne seras pas vainement un retardataire,car toute bonne œuvre que tu feras, te fera élever en degré et en considération. Il se peut que tu sois retardaté, mais d'une part, tu seras utile pour les uns, et un détriment pour les autres. Ô Grand Allah! Fais que mes compagnons complètent leur émmigration et ne leur fais pas rebrousser chemin. Mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut chagriné, un peu plus tard, que le malheureux Sa'd Ibn Khawla soit mort à la Mecque». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «quand un homme lègue le tiers de ses biens à un autre, en disant: «mon esclave servira tel homme tantqu'il est de vivant», après quoi il sera affranchi, et qu'à la suite de la mort du testateur, l'on remarque que la valeur de l'esclave constitue le tiers de ses biens, l'on doit, dans ce cas, faire estime du service rendu par l'esclave, et ainsi, les deux hommes auront leur part, tout comme suit: on donne au premier ce qui est proportionnel au tiers des biens, et à l'autre ce qui lui revient du service de l'esclave après évaluation; par conséquent, chacun d'eux aura sa part de la valeur du service de l'esclave ou de son salaire s'il a accompli le travail de son salarié, proportionnellement à ce qu'il en a le droit. Mais si l'homme au service de qui l'esclave avait travaillé, meurt, celui-ci doit être libéré». - Malek a aussi dit: «Celui qui lègue le tiers de son héritage, en disant: «Une part à tel, une autre à tel», en citant ses biens, et que ses héritiers trouvent que le legs est de plus du tiers», ces héritiers auront à choisir: ou qu'ils donnent aux personnages designés leur part des biens qui leur reviennent, en ayant à eux tout l'héritage du défunt; ou qu'ils donnent aux personnages désignés le tiers des biens du défunt, et auront par la suite, leurs parts, de quelque valeur, soient-elles». Chapitre IV Les legs donnés par une femme enceinte, un malade et un homme combattant dans la voie d'Allah (1496) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet du testament fait par une femme enceinte, et concernant ses biens,ce qui lui est permis, c'est qu'elle est consiérée tout comme un malade, qui au cas, où sa maladie n'est pas grave, à savoir qu'elle n'est pas tragique, il pourra disposer de ses biens tel qu'il le désire; par contre si la maladie est tragique, le malade ne pourra léguer que le tiers de son héritage». Et, poursuit Malek, tel est le cas d'une femme enceinte: sa grossesse est un accueillement et une joie, où elle n'est ni maladie, ni risque, ce qui est d'ailleurs dit par Allah (Béni et Très Haut): { وَامْرَأَتُهُ قَآئِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَقَ وَمِن وَرَاء إِسْحَقَ يَعْقُوبَ } «Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle (d'Isaac, et de Yacoub, après Isaac» (Coran XI ,71) et: { إِلَيْهَا فَلَمَّا تَغَشَّاهَا حَمَلَتْ حَمْلاً خَفِيفًا فَمَرَّتْ بِهِ فَلَمَّا أَثْقَلَت دَّعَوَا اللّهَ رَبَّهُمَا لَئِنْ آتَيْتَنَا صَالِحاً لَّنَكُونَنَّ مِنَ الشَّاكِرِينَ } « Elle portait un fardeau léger avec lequel elle marchait sans peine. Lorsqu'elle s'alourdit, tous deux invoquèrent Allah, leur Seigneur: Si Tu nous donnes un juste, nous serons sûrement reconnaissants» (Coran VII, 189). Ainsi, une fois que la grossesse de la femme est au sixième mois, la femme pourra disposer du tiers de ses biens; car il s'agit de la complétion des six mois;où Allah Béni et Très Haut à dit: { وَالْوَالِدَاتُ يُرْضِعْنَ أَوْلاَدَهُنَّ حَوْلَيْنِ كَامِلَيْنِ } «Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement, les allaiteront deux années entières» (Coran II ,33), et: { وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْرًا حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ } « Depuis le moment où elle l'a conçu, jusqu'à l'époque de son sevarge, trente mois se sont écoulés» (Coran XLVI, 15). Ainsi, si, du jour où la femme est devenue enceinte, six mois se sont écoulés, elle ne pourra disposer que du tiers de ses biens». - Malek a finalement dit: «L'homme qui participe à un combat, ,il e pourra de ce fait, léguer, que le tiers de ses biens, ainsi, il est considéré, dans les mêmes conditions, qu'une femme enceinte, et qu'un homme gravement malade». Chapitre V Le legs d'un réservataire, et le droit de possession (1497) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de ce verset: { إِن تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالأقْرَبِينَ بِالْمَعْرُوفِ حَقًّا عَلَى الْمُتَّقِينَ } «Si celui-ci (le défunt) laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère» (Coran, II, 180), qu'il a été abrogé par d'autres versets relatifs à la répartition de l'héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah Glorifié. - Malek a aussi dit: «Il est de la sounna incontestablement suivie chez nous (à Médine), de ne pas tolérer qu'on fasse un legs à un héritier, sauf si les héritiers donnent ce droit au défunt. Au cas, où certains des héritiers le lui permettent et d'autres le refusent, l'héritier à qui on décide de faire un legs, recevra cette part exceptionnelle de la première partie, alors que les autres auront leur part complète». - A propos du malade qui, ne peut disposer que du tiers de ses biens,on demande à ses héritiers le permis de faire un legs à un héritier, en dépassant le tiers, Malek a dit: «Une fois que ce permis est accordé, les héritiers n'auront plus le droit d'y revenir, car, si cela leur était permis, tout héritier à la mort du testateur, aurait agi pareillement à savoir, qu'il aura l'héritage sans mettre le legs en exécution y compris le tiers et ce que le testateur avait légué selon le permis qui lui a été accordé». Quant au testateur, qui en bonne santé, demande de ses héritiers le permis de faire un legs, et que ces derniers le lui accordent, Malek a dit: «Ils ne sont pas tenus à l'accepter, et ces héritiers ont même le droit de le refuser, car, l'homme en question, étant en bonne santé, il a plus que quiconque, le droit de jouir de ses biens à savoir d'en faire du tout une aumône, ou de les donner à qui que ce soit. Par contre, si l'homme tombe malade, ne pouvant plus ainsi disposer de ses biens, le permis des héritiers devient exigible du moment qu'il ne peut disposer que du tiers de ses biens, quant à eux, ils ne disposeront que de deux tiers desquels ils en ont plus de droit que lui. Par suite, si un des héritiers vient demander à l'homme agonisant, de lui faire don de l'héritage, et que celui-ci l'accepte sans le mettre en exécution, ce don doit revenir à celui qui doit en profiter, sauf si l'homme laissant héritage ne dise: «Tel des héritiers est faible, et j'aime que tu lui donnes ta part et qu'il l'accepte, cela est toléré si l'homme malade avait cité avec précision la chose». - Malek encore dit: «S'il lui donne l'héritage, et que le bénéficiaire ait exécuté une partie, alors qu'une autre reste, cette part doit revenir au donateur après la mort de l'héritier». - Finalement Malek a dit: «Au sujet de celui qui, dans son testament, cite avoir donné à un de ses héritiers, quelque chose qu'il n'avait pas d'ailleurs obtenu, et de ce fait, ces héritiers refusent de lui tolérer, ce legs doit leur revenir, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah, car le défunt ne voulait pas que ce legs soit de la partie de son tiers. Et l'on ne donne jamais aux légataires, ce qui est du tiers de leur héritage». Chapitre VI Le sujet des hommes efféminés et de celui qui a le plus le droit à l'enfant
- Muwatta Malik, n°1463
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que Osman Ibn Affan a dit: «Celui qui fait un don, à son enfant mineur sans que celui-ci soit capable de s'en occuper, il doit déclarer son don publiquement, en étant confirmé par des témoins, cela est permis au père et il a le droit de le récupérer, au cas où son fils meurt». - Malek a dit: «La règle suivie chez nous (à Médine), au sujet de celui qui fait, à son fils mineur, un don, d'or ou d'argent, et qu'il meurt, de façon que son fils l'hérite, rien ne reviendra à ce dernier, sauf dans le cas où son père avait complètement mis de coté, ce don, ou qu'il l'ait donné en dépôt à une troisième personne; s'il le fait, ce don sera du droit du fils». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 38 Le Livre de l'affranchissement et du patronage Chapitre I De celui qui affranchit sa part dans un esclave
- Muwatta Malik, n°1467
Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «La sounna exige que, du moment que l'esclave est affranchi, celui-ci doit avoir tous ses biens». - Malek a aussi dit: «Ce qui justifie, que l'esclave affranchi, doit avoir ses biens, c'est que l'affranchi contractuel dit: «Al-Moukatab», a son affranchissement qui lui revient en personne, et aussi à ses biens, même s'il ne l'a pas demandé; cela s'explique par le fait que le contrat d'affranchissement est aussi un contrat de patronage, si cela est déjà décidé, sans que l'on considère que les biens de l'esclave et de l'affranchi contractuel, en soient pris au même titre que leurs enfants. En fait leurs enfants en sont tout comme eux des esclaves, et ne sont pas pris comme des biens, car il est de la sounna, incontestablement suivie, que l'esclave affranchi, doit avoir ses biens, mais sans que cela libère ses enfants; il en est de même pour l'affranchi contractuel, qui libéré, ceci le sera pour ses biens, mais non pour ses enfants. - Malek a encore ajouté: «ce qui justifie ceci, c'est que, du moment que l'esclave et l'affranchi contractuel, connaissent déficit, l'on doit leur ôter leurs biens et leurs épouses, indépendamment de leurs enfants car ceux-ci ne leur en sont pas des biens. Aussi, cela se justifie par le fait que, si l'escalve est vendu, et que son acheteur exige d'avoir encore ses biens, ses enfants ne feront pas partie de ses biens. Finalement, Malek dit: «si l'esclave est blessé, il est lui-même pris aussi bien que ses biens, indépendamment de ses enfants». Chapitre V La libération des mères esclaves et du jugement fait au sujet de l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1468
Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Toute esclave qui met au monde, un enfant de son maître, celui-ci ne peut ni la vendre, ni faire d'elle un don, ni la considérer héritière; cependant il peut jouir de sa personne, et à sa mort, elle sera libérée»
- Muwatta Malik, n°1472
• Al-Maqbouri a rapporté qu'on demanda Abou Houraira, au sujet de l'homme qui a un esclave à affranchir, pourra-t-il affranchir un esclave adultérin»? Abou Houraira répondit: «oui, certainement, et cela lui sera considéré une libération»
- Muwatta Malik, n°1473
Fadala Ibn Oubaid Al-Ansari, qui d'ailleurs, était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), fut interrogé au sujet d'un homme, qui, a un esclave à libérer, lui sera-t-il permis de libérer un esclave adultérin»? «Oui, certainement, répondit il, et cela lui sera considéré comme une libération». Chapitre VII Ce qui n'est pas toléré comme libération obligatoire
- Muwatta Malik, n°1475
Abdul Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté que sa mère voulait faire un testament, et le retarda jusqu'au matin, elle mourut, alors qu'elle comptait libérer un esclave». Ainsi, Abdul Rahman, questiona à ce sujet Al-Kassem Ibn Mouhammad, et lui demanda, si, elle sera récompensée au cas où il affranchira l'esclave à sa place, Al-Kassem lui répondit: «Sa'd Ibn Oubada avait posé, la même question à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il lui répondit: «Oui»
- Muwatta Malik, n°1484
• Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Zoubair Ibn Al-Awam avait acheté un esclave et l'avait affranchi. Cet esclave, avait des enfants d'une femme libre, et Al-Zoubair l'ayant affranchi, lui dit: «Ces enfants sont mes affranchis», et de leur part, les proches de la mère les réclament comme étant des leurs. Portant leurs accusations à Osman Ibn Affan, il donna à Al-Zoubair le droit de les patronner». (......) 22 - On rapporta à Malek, que Sa'id Ibn Al-Moussaiab, demanda au sujet d'un esclave qui a des enfants d'une femme libre, à qui doit-on donner de droit de les patronner? Sa'id répondit: «Si leur père meurt, avant d'être libéré, le droit de leur patronage revient aux proches de leur mère». - Malek a dit: «Ce cas, est à rapprocher, à celui d'un enfant adultérin, qui, rattaché aux proches de sa mère, le patronnent, l'héritent même s'il meurt, et lui payent encore la compensation légale ou le prix du sang au cas où il commettra un crime ou un délit. Cependant si son père le reconnaît (en tant que fils), cet enfant sera rattaché à lui et à ses proches, et de ce fait pourront l'hériter, tout comme ils lui paieront la compensation légale ou le prix du sang, s'il avait commis un crime ou un délit, d'autre part, son père sera soumis à la peine prèscrite (à savoir qu'il sera flagellé». - Malek de continuer: «Il en est de même pour le cas d'une femme libre Arabe, pratiquant l'adultère; si son mari lui porte, à ce sujet, accusation et appelle la malediction sur elle, et ne reconnaît pas le fils mis au monde,. Cependant l'héritage de cet enfant à sa mort, reviendra aux musulmans, après qu'on ait écarté la part de la mère et de ses frères utérins, sauf si le père ne rattache l'enfant en question, à lui. Car cet enfant, avant qu'il ne soit reconnu par son père, il avait été subordonné au patronage des proches de sa mère, vu qu'il n'avait ni appartenance, ni «assaba». Ainsi, grâce à la reconnaissance du père, son appartenance est revenue à son «assaba». - Malek d'ajouter: «ce qui est suivi, chez nous (à Médine), au sujet d'un enfant dont le père est un esclave, et la mère est libre, et qu'il se trouve que le père de l'esclave est libre, c'est que le grand-père, à savoir, le père de l'esclave, peut emporter le droit de patronner des enfants libres, nés d'une femme libre; par conséquent, ce grand-père peut les hériter, tant que leur père est toujours esclave. Cependant sî le père esclave, est affranchi, le droit du patronage des enfants revient aux proches du père, et s'il meurt tout en étant esclave, leur patronage et héritage reviennent au grand-père. Si l'esclave a deux enfants libres, et que l'un d'eux meurt alors que le père est esclave, le grand-père emporte le droit et du patronage et de l'héritage». - D'autre part, au sujet d'une esclave, qui se trouve affranchie alors qu'elle est enceinte, alors que son mari est esclave, puis qu'il soit affranchi après qu'elle ait mis au monde son enfant, Malek a dit: «Le patronage du nouveau-né est du droit de celui qui avait affranchi sa mère, car ce nourrisson aurait été sujet à l'esclavage, si sa mère n'avait pas auparavant été affranchie, d'autant plus, qu'il n'est pas considéré à un même pied d'égalité que celui, qui était toujours dans le giron de sa mère, après son affranchissement; car s'il en était ainsi, et que son père n'est plus esclave, celui-ci emporte le droit de le patronner». - Finalement, Malek a dit: «Pour l'esclave qui demande à son maître de lui permettre l'affranchissement d'un autre esclave qui lui appartient, et que son maître le lui accorde: le droit du patronage revient au maître de l'esclave et non plus à l'esclave qui avait été affranchi». Chapitre XII Le sujet de l'héritage du «Walaa»
- Muwatta Malik, n°1487
On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit à propos d'un homme qui meurt en laissant trois fils, et des affranchis, après quoi deux de ses fils meurent, en laissant des enfants». Sa'id dit: «le troisième fils héritera le Walaa; et s'il meurt à son tour, le Walla des affranchis sera accordé et aux enfants de celui qui vient de mourir, et aux enfants de son frère, d'une façon équitable et légitime». Chapitre XIII De l'héritage de l'esclave dit «Saiba» et du Walaa de ceux qui affranchissent juifs et chrétiens
- Muwatta Malik, n°1488
Malek a demandé Ibn Chéhab, au sujet de la «Saiba»? Il lui répondit: «il peut donner le droit de son patronage, à celui qu'il veut; ainsi s'il meurt, il ne l'accordera à personne, son héritage par conséquent reviendra aux musulmans, à qui il revient de lui payer la compensation légale». - Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet de la «Saiba» c'est qu'il n'est d'appartenance à personne; quant à son héritage, il est du droit des musulmans, à condition, de lui payer, la compensation légale, s'il l'avait à le faire». - Et Malek d'ajouter: «Au cas où l'esclave d'un juif ou d'un chrétien, devient partisan de l'Islam, et que son maître l'affranchit avant qu'il ne soit vendu, le Walaa de cet esclave libéré, revient aux musulmans; et si le juif ou le chrétien, deviennent à leur tour, partisans de l'Islam, le Walaa du libéré ne lui reviendra pas. Mais si un juif ou un chrétien libèrent un esclave, alors qu'il est de leur religion à la suite de quoi, il se sera converti à l'Islam, avant même que ceux qui l'ont libéré à savoir le juif ou le chrétien, se soient eux même encore convertis à l'Islam, le Walaa revient à l'affranchisseur, car ceci lui a été justifié du jour même où il a affranchi». «Saiba» (2) II s'agit de l'esclave, affranchi par son maître, sans qu'il lui accorde le droit du patronage, mais plutôt le donne à l'affranchi. - Malek a finalement dit: «Si un juif ou un chrétien avait un enfant musulman, celui-ci hérite les affranchis de son père juif ou chrétien si l'affranchi s'est montré partisan de l'Islam avant que cela soit suivi par l'affranchisseur; d'autre part l'enfant musulman d'un juif ou d'un chrétien n'hérite pas le Walaa de l'affranchi musulman, du moment que ce Walaa ne revient ni au juif, ni au chrétien, mais à la communauté musulmane». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 39 Le Livre de l'affranchi contractuel et dit «AI-Moukatab» Chapitre 1 Le jugement fait au sujet de l'affranchi contractuel. (1528)1 - Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait.: «Le moukatab dit encore libéré par contrat, restera toujours tenu pour esclave, tant qu'il aura une certaine somme, qui n'est pas encore versée, du prix de sa libération»
- Muwatta Malik, n°1491
Houmaid Ibn Qais al-Makki a rapporté qu'Ibn al-Moutawakel avait un moukatab, qui mourut à la Mecque, laissant à sa charge quelques termes du prix de son affranchissement aussi bien que les dettes qu'il devait aux gens, et laissant encore une fille. Le préfet de la Mecque, tombant dans l'embarras, en voulant juger de cette affaire, il envoya demander par écrit à ce sujet, à Abdul Malek Ibn Marwan, qui à son tour lui répondit par écrit: «Acquitte tout d'abord les dettes des créanciers, puis complète ce qui reste du prix de son affranchissement, et finalement, partage à égalité ce qui reste de ses biens, entre sa fille et son maître». (1) «Le moukatab» se dit de l'esclave, qui doit obtenir de son maître, un affranchissement, ayant conclu avec lui un contrat à titre de quoi il lui versera une somme déterminée et qui s'étend selon les termes de ce contrat. L'on a donné à ce genre de contrat, le nom de «kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi (chez nous) à Médine, c'est que le maître de l'esclave n'est en aucun cas obligé de conclure un contrat avec son esclave, si celui-ci le lui demande. Et je n'ai pas entendu même aucun imam obliger un maître à conclure un tel contrat avec son esclave. Encore, il m'est arrivé de savoir que, demandé à ce sujet, un homme versé dans la religion de répondre: «Allah Béni et Très Haut a dit (le sens): «…..Rédigez un contrat d'affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités…..» (Coran XXIV, verset 33), encore cet homme récitait les deux versets suivants (le sens): «….chassez lorsque vous êtes revenus à l'état profane….» (CoranV,2) et: «….lorsque la prière est achevée, dispersez-vous dans le pays, et recherchez la grâce d'Allah » (Coran LXII,10). Interprétant cela, Malek a dit: «Cela, est une tolérance de la part d'Allah, accordée aux gens bien qu'elle n'est pas obligatoire. - Malek a dit: «J'ai entendu quelques hommes versés dans la religion, dire au sujet du verset suivant: «…et donnez-leur des biens que Allah vous a accordés…» (Coran XXIV.33), que l'on sous-entend, que l'homme peut conclure un contrat d'affranchissement avec son esclave, puis peut lui faire une remise d'une somme déterminée à la fin de l'acquittement. C'est d'ailleurs, ce que j'ai entendu, les hommes versés dans la religion, dire et qui a été suivi par les gens à Médine. On m'a même rapporté que Abdallah Ibn Omar avait conclu un contrat d'affranchissement avec son esclave à titre d'une somme qui est de trente et cinq mille dirhams, et à la suite, il lui a fait une remise de cinq mille». - D'autre part Malek a ajouté: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de l'esclave avec qui son maître avait conclu un contrat d'affranchissement, c'est que ce dernier libérera les biens de l'affranchi, ce qui ne le sera pas pour ses enfants, sauf si le maître les avait, encore eux, inclus dans le contrat». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet du "moukatab", qui avait conclu un contrat d'affranchissement avec son maître, tout en ayant à lui une esclave enceinte, dont il ignorait l'affaire, aussi bien que son maître, lors du contrat, que l'enfant une fois né, ne fera pas partie du contrat, et sera de ce fait, esclave du maître; quant à la femme esclave, elle est déjà libérée car, elle était partie intégrante des biens du moukatab». -A propos d'un homme qui, héritant de sa femme morte, aussi bien que le fils de celle-ci, un moukatab, Malek a dit: «Si le moukatab meurt avant qu'il ne se soit acquitté de sa Kitaba, l'homme et le fils se partageront son héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah; mais si le moukatab avait, au complet, versé le prix de son affranchissement, tout son héritage reviendra au fils sans que rien ne soit donné au mari». - A propos du moukatab qui conclut avec son esclave une Kitaba, Malek a dit: «On vérifie ce contrat, ainsi si cela a été fait de la part du Moukattab pour se montrer aimable à l'égard de son esclave, et pour vouloir lui alléger son œuvre, cela n'est pas toléré. Mais si ce contrat a été fait par désir, ou par besoin d'argent, ou même encore pour avoir l'avantage et l'aide, cela est toléré. -Au sujet de l'homme, qui a conclu avec son esclave (femelle) un contrat, Malek a dit: «Si, pour avoir eu des rapports avec elle, elle est devenue enceinte, elle aura à choisir: ou qu'elle soit la mère de l'enfant, ou qu'elle soit affranchie, une fois sa Kitaba, fût accomplie. S'il se trouve qu'elle n'est pas enceinte, elle est à sa kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un esclave est d'appartenance à deux hommes, c'est qu'il n'est pas toléré que l'un d'eux conclut une Kitaba, alors que son partenaire veut ou non le lui permettre, du moment que les deux doivent se concerter sur la Kitaba, car ceci constitue pour l'esclave un affranchissement complet. Si, cette Kitaba est faite par l'un des deux partenaires, l'esclave sera à moitié affranchi, et l'on ne peut porter l'autre partenaire à affranchir l'autre moitié; par conséquent, ce sera une contradiction avec les paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui a dit: «Celui qui affranchit la part qu'il possède au sujet d'un esclave, doit l'affranchir au complet si cela lui est possible, après avoir fait l'évalution de l'esclave». - Malek de continuer: «si le partenaire ignore la Kitaba de l'autre attendant que l'esclave ait accompli le paiement de sa Kitaba ou même avant, l'on doit lui rendre ce qu'il avait déj à payé, et les deux partenaires se partageront la somme déjà payée entre eux proportionnellement à leur part; par conséquent la Kitaba sera annulée, et l'esclave restera commun aux deux partenaires». - Pour l'affranchi contractuel qui est d'appartenance à deux hommes, et il est fait que l'un d'eux a accordé à l'esclave un délai pour s'acquitter, quant à l'autre, il le lui a refusé, ce dernier est porté, dit Malek, à fixer ce qui est de son droit, surtout si l'esclave meurt, laissant une somme qui ne lui permet pas de s'acquitter totalement». Pour ce qui est toujours de ce sujet Malek a dit: «les deux partenaires recevront ce qui leur est dû, d'une façon proportionnelle, chacun sa part; quant à ce qui est du reste du prix de l'affranchissement qui est à titre d'un surplus laissé par l'esclave, il sera partagé entre les deux partenaires à égalité. Si l'esclave, n'avait pas au complet versé toute la somme, et que celui qui avait refusé de lui accorder un délai ait reçu plus que son partenaire, de la somme en question, le prix de l'esclave sera partagé à égalité entre les deux partenaires, et la somme déjà reçue par l'un des partenaires n'est pas à rembourser, car il ne l'a reçue qu'après la concertation de son partenaire. D'autre part, si l'un des deux partenaires avait fait remise de ce qu'il doit, et que l'autre avait reçu une somme en plus, ce dernier ne doit rien à l'égard du premier qui n'avait d'ailleurs reçu que ce qui lui était dû; quant au prix de l'esclave, il est à répartir à égalité entre les deux. Ce cas est à comparer à celui où l'on a une dette de laquelle un seul débiteur doit s'acquitter à deux hommes où l'un d'eux lui avait accordé un délai, alors que l'autre avait déjà partiellement récupéré ce qui est de son droit, et qu'il est fait que le débiteur fasse faillite; ainsi le créancier qui avait déjà reçu une partie de la dette, ne doit rembourser à l'autre aucune somme». Chapitre II De la garantie du prix de l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1493
On rapporta à Malek que Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concluait avec ses esclaves, des contrats d'affranchissement, en percevant d'avance, leur prix et en argent et en or». - Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi au sujet d'un affranchi contractuel, commun à deux maîtres, c'est qu'il n'est pas permis à l'un d'eux, d'affranchir cet esclave, en demandant un prix forfaitaire, sans qu'il ait eu la concertation de son partenaire, du moment que l'esclave en question aussi bien que ce qu'il possède appartiennent aux deux patenaires; par conséquent il n'est pas toléré que l'un d'eux s'empare de quoi que ce soit sans avoir eu le permis de l'autre. Si l'un d'eux allait agir sans qu'il ait eu le permis de l'autre, et qu'il est fait que l'esclave meurt en laissant ses biens, ou encore qu'il soit incapable de s'acquitter de son propre prix, le partenaire qui avait déjà affranchi l'esclave n'aura rien de ses biens, par suite il ne devra rien rendre de ce qu'il avait déjà lui-même eu, à son partenaire, et par conséquent il n'aura aucun droit sur cet esclave. Mais celui qui affranchit son esclave moyennant un prix forfaitaire, en ayant eu le permis de son partenaire, puis que l'esclave se trouve incapable de compléter son contrat d'affranchissement, celui qui l'avait fait affranchir peut, s'il le veut, rendre ce qu'il avait déjà pris et continuera à jouir de son droit sur cet esclave, d'ailleurs, cela lui est permis. Si l'esclave meurt en laissant des biens, le partenaire qui ne l'avait pas encore affranchi aura ce qui est de son droit de ce qui reste du prix de l'affranchissement, quant au reste des biens, il sera partagé entre les deux partenaires, selon la part que chacun a dans cet esclave. Au cas où l'un des deux partenaires a déjà reçu le prix forfaitaire de l'esclave, et que, par contre, l'autre maintient le contrat, puis que l'esclave se trouve incapable, l'on dira au premier: «Si tu veux, tu pourras rendre à ton partenaire la moitié du prix que tu avais déjà reçu, et l'esclave est en commun à vous deux, autrement, l'esclave est de la possession de celui qui tient toujours sur lui le contrat». - A propos de l'esclave possédé par deux partenaires, où l'un d'eux cherche à l'affranchir, moyennant une somme forfaitaire tout en ayant eu le permis de l'autre, qui à son tour demande la même somme prise par l'autre ou plus, et que l'esclave se trouve incapable, Malek a dit: «L'esclave reste de commun aux deux, car le deuxième a reçu ce qui est de son droit; s'il reçoit de moins que la somme reçue par le premier et que l'esclave se trouve incapable, ce qui fait que le premier compte rendre au deuxième la moitié de la différence de la somme qu'il avait déjà eue pourvu que l'esclave en soit possédé à égalité entre les deux, ceci lui est permis; au cas, où il le refuse, l'esclave restera de la possession du deuxième. Au cas où le moukatab meurt en laissant des biens, et que le partenaire qui l'avait déjà affranchi, veut bien rendre à l'autre la moitié de ce qu'il avait obtenue de plus que lui, de telle façon que l'héritage des biens de l'esclave, en soit partagé à égalité entre les deux, il peut le faire. Si, celui qui a maintenu le contrat avait, de sa part, eu la même somme que le premier ou même de plus, l'héritage sera proportionnellement réparti, convenablement aux parts de possession du moment que le deuxième n'avait touché que ce qu'il lui revenait. - Concernant le moukatab, qui est d'appartenance à deux partenaires, et où l'un d'eux l'affranchit en touchant la moitié de ce qui est de son droit, tout en ayant eu le permis de son partenaire, quant à l'autre qui maintient toujours le contrat qu'il touche moins que la somme que le premier avait déjà eue, et que le moukatab se trouve incapable de compléter son contrat d'affranchisement, Malek a dit: «Si le partenaire, qui avait déjà affranchi l'esclave, veut bien rendre à l'autre la moitié de la différence, l'esclave leur appartient à égalité, et s'il refuse de la lui rendre, celui qui maintient le contrat, aura la moitié de la part de son partenaire». Interprétant cela, Malek dit: «L'esclave étant possédé à égalité entre eux, et que tous deux avaient conclu avec lui, un contrat d'affranchissement moyennant une certaine somme, puis que l'un libère l'esclave tout en ayant la permission de l'autre, touchant ainsi, la moitié de sa part, qui est le quart du prix réel de l'esclave, et que ce dernier soit incapable de l'acquittement, l'on dira alors qu premier partenaire: «Tu peux rendre à ton partenaire la moitié de ce que tu avais touché et l'esclave est possédé à égalité par vous deux. Si tu e refuses, celui qui maintient le contrat aura droit au quart du prix et encore la moitié qui lui est propre de l'esclave, ce qui fait qu'il aura en tout les trois quarts de l'esclave, alors que l'autre n'aura eu que le quart, qu'il avait rerusé de rendre». - Pour le moukatab, qui pour vouloir être libéré, ira conclure avec son maître un contrat d'affranchissement, en se prescrivant une dette de ce qui reste du prix de sa libération, et qu'il meurt sans qu'il ait été acquitté de cette dette et devait des dettes aux autres, Malek a dit: «le maître n'a pas le droit de réclamer ce qui est de son droit avant que les créanciers n'aient déjà touché ce qui doit leur revenir et ils auront même la primauté d'en jouir. D'autre part, le moukatab n'a pas le droit de procéder à un tel contrat, s'il a une dette à payer aux gens, devenant ainsi libéré alors qu'il ne possède rien, car les créanciers ont plus que le maître de cet esclave, le droit de réclamer leur dette». Ainsi, ceci, ne lui est pas toléré. - Malek, a finalement dit: «Ce qu'on suit chez nous (à Médine), au sujet d'un homme, qui fait avec son esclave, un contrat d'affranchissement, stipulant ainsi une somme d'or en lui faisant une remise du montant du contrat, s'il lui verse d'avance, il n'y a pas de mal à cela. Cependant certains ont refusé ce genre de contrat, car il est pris au même titre qu'une dette qu'un homme doit à un autre, la lui remettant à condition qu'il s'en acquitte avant l'échéance de la date. Or, ce fait n'est pas effectivement une dette, mais plutôt une somme forfaitaire, que le maître demande d'avance pour l'affranchissement, par conséquent l'esclave aura à jouir des droits de l'héritage, du témoignage et sera même soumis aux peines prescrites tout comme un homme libre. Ainsi, il ne s'agit pas de l'achat d'argent contre argent ou de l'or contre l'or, mais son cas est pareil à celui où un homme dit à son esclave: «Apporte-moi tel et tel dinars, et tu seras libéré», et il lui fait une remise de cette façon. Ou encore que l'homme dise: «Si tu m'apportes moins que tel, tu seras libéré», et là encore, il ne s'agit pas d'une dette bien déterminée; car si la dette était telle, et que l'esclave meurt ou fasse déficit, le maître aurait le droit de réclamer ce qui est de son revenant, des biens de l'esclave, tout comme le feront les créanciers». Chapitre IV Les blessures causées par un moukattab
- Muwatta Malik, n°1495
Malek a rapporté qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman et autres, raconter à propos d'un moukatab qui appartenait à Al-Fourafissa Ibn Oumair al-Hanafi, proposer à ce dernier qui est son maître, de lui payer tout ce qu'il lui doit de sa kitaba, mais Al-Fourafissa a refusé. Ainsi, le moukatab se rendit chez Marwan Ibn Al-Hakam, qui était à ce temps, gouverneur de Médine et lui apprit son affaire; Marwan convoqua al-Fourafissa et lui demanda d'accepter, mais comme ce dernier refusa, Marwan ordonna qu'on prenne l'argent du moukatab et qu'on le dépose dans le trésor publique, puis dit au moukatab: «Vas-y! tu es affranchr, Al-Fourafissa voyant cela, accepta d'avoir l'argent». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet du moukatab c'est qu'il lui est toléré de payer ce qu'il doit de sa kitaba avant la date échéante, et son maître n'a aucun droit de le lui refuser; aussi il aura à libérer le moukatab de toute condition en lui permettant de travailler et de voyager, du moment que l'affranchissement d'un esclave n'est pas de complétude s'il en est même partiellement asservi, et de ce fait sa condition sociale ne sera pas sacrée, son témoignage ne sera pas considéré et n'aura pas non plus à hériter; aussi il ne jouira pas d'autres droits s'il lui reste toujours à payer une partie de sa kitaba. Quant à son maître, il n'aura pas le droit de lui imposer un travail, après son affranchissement». - Malek a enfin dit: «Au sujet du moukatab qui tombe gravement malade, et de ce fait compte payer tout ce qu'il doit de ses termes à son maître, dans le but que ses enfants libres héritent de lui sans qu'ils soient sujets de la kitaba, Malek souligne, que cela lui est permis, car ainsi sa condition sociale sera sacrée, son témoignage admis, sa déclaration des dettes aux autres acceptée, et son testament toléré. Par conséquent, son maître n'aura pas à le lui refuser, prétendant dire: «il m'a échappé en payant les termes de sa kitaba». Chapitre VIII La succession du moukatab au cas où il est affranchi
- Muwatta Malik, n°1496
On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Al-Moussaiab, fut questionné au sujet d'un moukatab commun à deux maîtres où l'un d'eux avait affranchi sa part, à la suite de quoi le moukatab mourut en laissant une bonne somme d'argent, que Sa'id a dit: «On donnera à celui qui a maintenu la kitaba sa part, et pour le reste il sera équitablement partagé entre les deux patrons». - Malek a dit: «Le moukatab, qui a complété sa kitaba, puis qui est affranchi, sera hérité de par les hommes qui lui sont le plus proches et avec qui, il avait conclu le contrat d'affranchissement, le jour où le moukatab décede, que les hériters soient ses enfants ou des proches parents. C'est aussi, continue Malek, le cas de tout affranchi, où son héritage revient à ceux que lui sont les plus proches de ceux qui l'ont affranchi, à savoir des enfants ou des proches parents, le jour de la mort du moukatab, après qu'il soit affranchi, et par conséquent on l'hérite par patronage». - Malek a finalement dit: «Les frères dans la kitaba sont pris au même titre que les enfants, au cas où ils ont tous conclu un seul contrat d'affranchissement, et qu'il est fait qu'aucun d'eux n'ait un enfant, sujet inclus dans le contrat, ou même né au cours de la kitaba, ou qu'il soit sujet de la kitaba puis que l'un d'eux meurt en laissant de l'argent, l'on se sert de cet argent pour payer l'acquittement de ce qui est encore dû des termes de la kitaba, et on les affranchit. Quant au reste de l'argent, il reviendra à ses enfants indépendamment de ses frères». Chapitre IX Les conditions imposées au moukatab
- Muwatta Malik, n°1527
Malek a rapporté que Zouraiq Ibn Hakim lui a raconté qu'il a retenu un esclave marron, en volant. Il poursuit: «étant embarrassé à son sujet, j'écris à Omar Ibn Abdul Aziz, pour avoir son avis, fut-il ce temps là gouverneur, lui apprenant que j'ai entendu dire qu'on n'a pas à couper la main d'un esclave marron, s'il vole. Omar Ibn Abdul Aziz, me répondit par écrit, où il cite son avis tout opposé, en disant: «Tu m'as fait apprendre par écrit, que tu as entendu dire, de ne pas devoir couper la main d'un esclave marron s'il vole. Cependant Allah Béni et Très Haut a dit dans Son Livre (le sens): «Tranchez la main du voleur et de la voleuse: ce sera une rétribution pour ce qu'ils ont commis et un châtiment d'Allah. Allah est puissant et juste» (Coran Sourate V,verset 38). Ainsi, si ce qui est volé par l'esclave marron est d'un prix d'un quart de dinar et de plus, à lui couper la main». (......) 30 - On rapporta à Malek que al-Kassem Ibn Mouhammad, Salem Ibn Abdallah et Ourwa Ibn Al-Zoubair disaient: «Si un esclave marron vole ce qui mérite d'avoir la main coupée, coupez-la lui». - Et Malek d'ajouter: «tel est ce qui est incontestable suivi chez nous (à Médine), à savoir que, si ce que vole un esclave marron, est d'un prix exigeant que sa main soit coupée, on la lui coupe». Chapitre IX Pas d'intercession au sujet d'un voleur si l'affaire est déjà auprés du Sultan
- Muwatta Malik, n°1538
Thawr Ibn Zaid al-Daili a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a consulté les hommes au sujet de celui qui boit le vin (voulant savoir quelle peine prescrire). Ali Ibn Abi Taleb lui dit: «Je trouve, qu'il faut le fouetter quatre-vingts coups, du moment que s'il boit, il sera saoul; en étant saoul il divaguera; et puis il mentira et diffamera». Ainsi Omar appliquait la peine de quatre-vingts coups de fouets, au buveur du vin»
- Muwatta Malik, n°1553
On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab a évalué pour les habitants des villages, le prix du sang à mille dinars en or, ou à douze mille dirhams d'argent, et cela, suivant le fonds courant». - Malek, expliquant ceci dit: «Le fonds courant en Syrie et en Egypte, c'est l'or; et en Iraq, c'est l'argent». (......) 3 - Malek a entendu dire que le prix du sang est à payer au cours de trois ou quatre ans. - Et Malek de poursuivre: «Et il m'est préférable, qu'il soit payé au cours de trois ans». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est de ne pas admettre des habitants des villages, comme prix du sang, les chameaux; ni des bédouins, or ou argent; ni de ceux qui possèdent de l'or, l'argent et réciproquement». (1) Notons que cette expression, sera, tout le long de ce chapitre, prise pour désigner «le meurtre»; quant au terme «dyia», mot d'origine arabe, il sera pris au sens de «la compensation légale» versée à titre d'une compensation pour un délit commis. Chapitre III Le prix du sang payé pour un crime volontaire et du crime commis par un fou
- Muwatta Malik, n°1555
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Marwan Ibn Al-Hakkam écrivit à Mou'awia Ibn Abi Soufian, lui demandant son avis au sujet, d'un homme fou qui a tué un autre. Mou'awia lui répondit par écrit: «impose-lui le prix du sang sans le tuer, car l'on ne soumet pas un fou à la peine prescrite». - Malek a dit: «A propos de deux hommes, dont l'un est adulte et l'autre benjamin, et qui tuent ensemble, d'une façon préméditée un homme, c'est à l'adulte d'être tué, et au benjamin de payer la moitié du prix du sang. - Finalement Malek a dit: «Il en est de même pour le cas où deux hommes, l'un libre et l'autre esclave, tuent ensemble un esclave; c'est l'esclave qui sera tué, quant à l'homme libre, il aura à payer la moitié du prix du sang». Chapitre IV Le prix du sang payé pour un crime involontaire
- Muwatta Malik, n°1557
Irak Ibn Malek et Soulaiman Ibn Yassar ont rapporté qu'un homme de Bani Sa'd Ibn Laith, faisait courir un cheval, celui-ci écrasa le doigt d'un homme de Jouhaina, qui eut une saignement, et finit par mourir. Omar Ibn Al-Khattab dit aux accusés: «Juriez-vous pour cinquante fois au nom d'Allah, que l'homme n'est pas mort à cause de cette blessure»? Ils refusèrent et s'empécherent de faire cela, et de sa part Omar s'adressant aux autres, leur demandant aussi, de jurer, et ils refusèrent, il exiga que les premiers à savoir les partisans de Sa'd, payent la moitié du prix du sang à la victime». - Malek a dit: «ceci n'était pas suivi chez nous (à Médine)». (......) 7 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab, Souleiman Ibn Yassar et Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman, disaient: «Le prix du sang pour un crime involontairement commis est de vingt chamelles d'un an révolu, vingt chamelles de deux ans révolus, vingt chameaux de deux ans révolus, vingt chamelles de trois ans révolus, et vingt chamelles de quatre ans révolus». - Malek a dit aussi: «ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est de ne pas soumettre les jeunes adolescents à la peine prescrite, même s'ils ont volontairement commis un crime, sauf s'ils sont pubères. Ainsi, un homicide commis par un garçon n'est pas tenu pour volontaire, étant donné, que si un garçon et un homme adulte ont tous deux involontairement assommé un homme libre, il incombe à la "a'quila" de chacun d'eux, de verser la moitié du prix du sang». (1) «la a'qila» constitue l'ensemble des mâles unis par le lien légitime de parenté à savoir «agnat», héritant le mort qui peut être ou le père, ou l'oncle, on le frère, ou le grand-père.... - Malek a finalement dit: «Celui qui assomme involontairement, il versera le prix du sang sans qu'il soit soumis à la peine corporelle, car le prix en question payé pour la victime est tout comme ce qu'il a de biens à partir de quoi il peut s'acquitter d'une dette ou même de faire un legs. Ainsi, s'il a des biens, le prix du sang à payer en sera le tiers, et ainsi il est exempt de la diya, encore que ceci lui est toléré. Et s'il n'a pas des biens, sauf ce qui est du prix du sang, aussi ceci lui est toléré de prélever le tiers pour en faire un legs et une exemption si les parents de la victime lui pardonne. Chapitre V Le prix du sang convenable aux blessures causées involontairement;
- Muwatta Malik, n°1560
Yahia ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab disait:«Le prix du sang de la femme est du tiers de celui d'un homme, mais la dyia est la même s'il s'agit d'un doigt amputé ou une dent cassée, ou encore des mêmes blessures dites moudiha et mounakkila». (......) 10 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab et Ourwa Ibn al Zoubair disaient pareillement à Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet du prix du sang d'une femme, à savoir qu'il est du tiers de celui de l'homme. Et si ce prix atteint déjà le tiers, la dyia sera de la moitié de celle de l'homme». Interprétant ceci, Malek a dit: «Ainsi pour les blessures dites la «moudiha» et la «mounakkila», la dyia est la même que celle de l'homme; mais pour ce qui est de la «jaifa» et la «ma'mouma» , et autres blessures pareilles, soumises au tiers du prix du sang, la dyia de la femme sera la moitié de celle de l'homme». (......) 11 - Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «Il est de la sounna qu'un homme causant une blessure à sa femme, qu'il lui paie la dyia convenable à cette blessure, sans qu'il soit soumis à la peine prescrite». - Malek aussi a dit: «Or il en est tel au cas où cette blessure est involontairement causée par l'homme, en frappant sa femme avec un fouet et en lui crevant un œil par exemple». (1) «jaifa»: c'est une blessure atteignant l'intérieur du corps. (2) «mounakkila»: une blessure avec luxation. (3) «moudiha»: une blessure sans fracture. (4) «la m'amouma»: c'est une fracture à la tête atteignant le crâne. - Malek a finalement dit: «Concernant la femme qui a un mari et des enfants qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, son mari, surtout si il est d'une autre tribu, n'aura pas à verser un prix du sang au cas d'un délit, ni à l'égard de cette femme, ni à l'égard de ses enfants qui ne sont pas de sa tribu à lui, ni encore à l'égard de ses frères utérins qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, car ceux-là ont droit à l'héritage de cette femme. Quant aux proches, ils avaient, et du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à payer le prix du sang, jusqu'à nos jours. Il en est de même pour les affranchis de la femme dont leur héritage revient aux enfants de la femme même s'ils ne sont pas de sa tribu. Et le prix du sang d'un crime involontairement commis par les affranchis, devra être payé par la tribu de la femme». (2) «l'aceb»: est le mâle qui hérite d'un mort, le reste de l'héritage, après que les réservataires aient eu leur part; ou encore qui hérite tout s'il n'y a pas de réservataires. Chapitre VII Le prix du sang du fœtus
- Muwatta Malik, n°1567
Yahia Ibn Sa'id a entendu Soulaiman Ibn Yassar dire: «la moudiha» au visage est traitée pareillement à celle qui est faite à la tête, sauf si elle enlaidit le visage; alors ainsi, on ajoute sa dyia, en tenant compte de la différence entre celle-ci, et la moitié de la dyia correspondant à la tête et elle sera de soixante et quinze dinars. - Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine au sujet de la «mounakkila», c'est de donner quinze chameaux à titre d'une dyia. «La mounakkila», poursuit Malek, est la blessure qui fait perdre les os fins de la tête sans atteindre le cerveau; elle peut être aussi bien à la tête qu'au visage». - Malek de dire aussi: «ce qui est suivi à Médine, au sujet de la «maamouma» et de la «Jaifa», c'est qu'elles m'imposent pas la peine prescrite». Et Ibn Chéhab a dit: «la maamouma n'exige pas la peine». - Et Malek interprétant dit: «la maamouma est une fracture pénétrant les os du crâne; et elle n'est considérée que comme telle». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est qu'il n'y a pas à verser une dyia pour une blessure qui en soit moins grande que la moudiha; en fait la dyia est pour ce qui est de la moudiha et d'une blessure plus grande, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait soulignée dans sa lettre envoyée à Amr Ibn Hazm, où il l'a faite correspondre à cinq chameaux. D'ailleurs les imams d'autrefois et d'aujourd'hui n'ont rien exigé comme dyia à propos de la moudiha». (......) 22 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Toute blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, exige une dyia équivalente au tiers de celle de ce membre». (......) 23 - Malek a dit: «Ibn Chéhab n'était pas de l'avis (cité ci-dessus); quant à moi, je n'ai pas trouvé qu'on s'est concerté au sujet de la blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, mais plutôt c'est à l'imam de trouver un sentence convenable». - Aussi Malek a dit: «Ce qui est appliqué à Médine, c'est de ne considérer une blessure à titre d'une maamouma ou mounakkila ou même moudiha, que si elle est au visage ou à la tête. Mais toute autre blessure faite dans n'importe quelle partie du corps, ne fait appel qu'à une sentence». - Finalement Malek a dit: «je ne conçois pas, pour ce qui est de la mâchoire inférieure et le nez, de les considérer comme faiant partie de la tête, du moment qu'ils en sont séparés, et que la tête en soit à lui, un seul os». (......) 24 - Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Abdallah Ibn Al Zoubair avait appliqué la loi du talion à un homme qui a causé la mounakkila». Chapitre XI La dyia correspondant aux doigts
- Muwatta Malik, n°1571
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté: «J'ai demandé Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet de la dyia pour le doigt coupé à une femme? Il me répondit: «Elle est de dix chameaux» «Et pour deux doigts, repris-je»? «Vingt chameaux, répondit-il» «Et pour trois»? - «Trente chameaux»; «et pour quatre»? - «vingt chameaux». Alors je lui demandai: «Comment ça se fait, que plus la blessure est grave, plus la dyia est en diminution»? Sa'id répondit: «Es-tu Irakien ? - «En fait un savant à esprit fin, ou un ignorant à apprendre, répondis-je». Sa'id de répondre: «Plutôt, il est de la sounna, ô fils de mon frère». (1) Irakien: désigne celui qui applique le raisonnement par Syllogisme. - Malek a aussi dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est d'exiger la dyia au cas où le doigt d'une main est coupé. Si ce sont les cinq coupés, leur dyia sera celle d'une main complète à savoir cinquante chameaux, repartis de dix chameaux pour chaque doigt». - Finalement Malek a dit: «pour les phalanges de la main, la dyia exigée est de trente-trois dinars, et d'un tiers pour chacune d'elles, correspondant ainsi, à trois chameaux et à un tiers du chameau». ChapitreXIl La dyia relative aux dents
- Muwatta Malik, n°1573
Aslam, l'affranchi de Omar Ibn Al-Khattab a rapporté que Omar a exigé que la dyia d'une dent, soit un chameau, ainsi que pour la clavicule et la côte». l (......) 27 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'il a entendu Sa'id Ibn Al Moussaiab dire: «Omar Ibn Khattab a exigé que la dyia en soit, pour toute dent arrachée, un chameau; et Mou'awia (de sa part, que la dyia soit de cinq chameaux pour toute dent arrachée». - Sa'id, continua, et dit: «Ainsi donc la dyia est en diminution selon Omar, et en augmentation selon Mou'awia. Quant à moi, si j'avais à me décider, j'aurais imposé deux chameaux pour chaque dent arrachée, trouvant qu'une telle dyia est si convenable, et tout juriconsulte en sera récompensé». (......) 28 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab disait: «au cas où la dent est touchée et de ce fait se noircit, la dyia est exigible. Et si, après s'être noirde. elle est arrachée, la dyia sera à verser, au complet». [ Chapitre XIII L'application de la dyia des dents]
- Muwatta Malik, n°1577
On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Al Moussaiab et Soulaiman Ibn Yassar disaient: «la moudiha de l'esclave exige une dyia valant la moitié du dixième de son prix». (......) 32 - On rapporta aussi à Malek que Marwan Ibn Al Hakkam décidait au sujet de l'esclave qui fut blessé, qu'il est du devoir de celui qui a blessé, de donner le paiement d'une dyia équivalente à ce qui est de la diminution du prix de l'esclave». * Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est que la dyia payée pour la blessure causée à un esclave, dépend de la nature de cette dernière, tout comme ce qui s'ensuit: * pour la moudiha, une dyia valant le dixième de la moite du prix de l'esclave. * pour la mounakkila, elle est du dixième et la moitié du dixième. * pour la maamouma et la jaifa: chacune est du tiers de son prix. Quant à ce qui est des autres blessures, à savoir tout ce qui peut diminuer le prix de l'esclave, l'on estime, après la guérison de l'esclave, de combien est la différence, entre la valeur du prix de l'esclave après sa blessure, et sa valeur avant qu'il ne l'ait subie. Puis l'on demande à l'auteur de la blessure le paiement d'une dyia équivalente à la différence des deux prix». - Également, au sujet de l'esclave dont la main ou le pied ont été fracturés, après quoi, le membre a guéri, Malek a dit: «En fait, celui qui a causé cette fracture, n'aura rien à payer, sauf si cette fracture cause la diminution du prix de l'esclave, ou encore sa luxation alors ainsi, la dyia à payer sera équivalente a la diminution du prix». - Et Malek de continuer: «ce qui est suivi à Médine, c'est que la loi du talion est appliquée aussi bien aux esclaves qu'aux hommes libres à savoir: une esclave peut être tuée pour un esclave, leurs blessures encore sont pareilles. Aussi, si un esclave tue volontairement un autre esclave, le maître de ce dernier aura à opter: ou qu'il applique la loi du talion à l'esclave, ou qu'il ait à récupérer la dyia, équivalente au prix de son esclave tué. D'autre part, si le maître de l'esclave homicide veut bien payer le prix de l'esclave tué, il pourra le faire, ou encore, il livrera son esclave au maître de l'esclave meurtrier et encore l'autre maître ayant déjà l'esclave meurtrier, n'aura pas à le tuer. Telle est la règle suivie entre les esclaves au cas même où il s'agit d'une main ou d'un pied coupés ou encore d'autre peine tel le meurtre qui est lui aussi soumis à la loi du talion». - Malek a finalement dit au sujet de l'esclave musulman, blessant un juif ou un chrétien, que le maître de cet esclave peut lui payer la dyia pour son faire, ou encore qu'il le livre pour être vendu. Etant tel, l'on donne au juif ou au chrétien, une dyia provenant du prix de l'esclave, ou encore tout le prix afin que la dyia soit payée; mais l'on ne livrera jamais ni au juif ni au chrétien un esclave musulman». Chapitre XV La dyia des gens du Livre
- Muwatta Malik, n°1579
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdul Aziz a décidé, au cas où un juif ou un chrétien est tué, que Sa dyia de chacun, soit équivalente à la moitié de celle d'un homme musulman libre", - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est de ne pas tuer un musulman à cause d'un mécréant, sauf si le musulman tue l'autre par trahison; en conséquence il sera sujet à l'exécution". (......) 34 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Soulaiman Ibn Yassar disait: «La dyia d'un "majous" (un des mages) est de huit-cent dirhams». Et Malek de souligner: «Tel est aussi ce qui est suivi chez nous (à Médine)». - Enfin Malek a dit: «Les blessures causées aux juifs, chrétiens, et mages ont une dyia relativement comptée par rapport aux blessures des musulmans, qui est comme suit: Pour la moudiha, elle est la moitié du dixième de la dyia (des musulmans); pour îa maamouma et la jaifa: chacune est du tiers, et il en est ainsi pour toutes leurs blessures». Chapitre XVI Ce qui est soumis à la dyia des biens propres à un homme
- Muwatta Malik, n°1584
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père, qu'il disait: «L'aqila n'est pas soumise au paiement du prix du sang, quand il s'agit d'un crime volontairement commis; mais ce prix est à payer, si le crime est involontaire». (......) 36 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «Il est de la sounna de ne plus exiger de l'aquila le paiement du prix du sang d'un crime volontaire sauf si elle veut bien le faire». (......) 37 - Malek a ajouté, que Yahia Ibn Sa'id était du même avis (cité ci-dessus). -Et Malek de continuer que Ibn Chéhab a dit: «Il est de la sounna, au cas où il s'agit d'un meurtre volontaire, et où les parents de la victime se sont désisté, que la dyia soit payée des propres biens du meurtrier, sauf si l'aqila compte le soutenir pour s'acquitter de son gré». - Malek a aussi dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que la dyia n'est pas d'obligation de l'acquitter, sauf au cas où la dyia est du tiers et au delà; étant telle, elle est exigée de l'aqila; si elle est de moins que le tiers, la dyia est payée du propre argent de l'auteur». - Malek a ajouté: «Ce qui est incontestablement suivi à Médine au sujet de qui, l'on accepte le paiement d'une dyia, pour avoir commis un meurtre volontaire ou même pour une blessure causée volontairement, et où les parents de la victime avaient accepté la dyia, c'est que rien n'est exigé de l'aqila sauf si elle ne le fait de bon gré; car en fait le prix du sang, est à payer du propre argent du meurtrier ou de celui qui a causé la blessure, s'il possède l'argent; autrement, ceci reste une dette, de laquelle il devra s'acquitter; par conséquent, l'aqila n'aura rien à payer sauf si elle le désire». - Malek a encore dit: «Rien n'est exigé de l'aqila, au cas où un homme se tue ou se blesse volontairement ou involontairement; d'ailleurs tel est l'avis des hommes versés dans la religion à ce sujet. Et je n'ai jamais entendu quelqu'un dire que l'aqila doit garantir la dyia d'un crime volontaire. Ceci est connu de par les paroles d'Allah Béni et Très Haut dans Son Livre (le sens): «On doit user de procédés convenables envers celui auquel son frère a remis une partie de la dette, et lui-même dédommagera celui-ci de la meilleure façon» (Coran II,178). Cela est interprété comme suit, et Allah est le plus savant: «Celui qui aura pris une partie de la dyia de son frère, qu'il le suive par un acte convenable, et que l'auteur le dédommage charitablement». - «Concernant le garçon ou la femme, commettant un forfait dont la dyia n'est pas au delà du tiers du prix du sang, et que tous deux ne possèdent pas l'argent qui leur est nécessaire, Malek a dit: «En fait, cela doit être garanti de leurs propres biens, d'où l'on prend la somme; mais si ni l'un, ni l'autre ne possède l'argent, le prix du sang sera une dette dont ils auront à s'acquitter, sans que l'aqila n'ait rien à ce propos. D'autre part, le père du garçon n'aura pas à payer ce qui en est du devoir de ce garçon». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Médine), au sujet de l'esclave tué, c'est que sa dyia est à évaluer le jour même de son meurtre. Quant à l'aqila du meurtrier, elle ne devra rien de cette dyia de quelque valeur soit-elle, à savoir de moins ou de plus. Car, c'est au meurtrier que revient le fait de dédommager de son propre argent autant que sera la dyia. D'autre part, si le prix de l'esclave est équivalent à la dyia ou qu'il lui soit supérieur ou inférieur, elle sera prise de l'argent du meurtrier, du moment que l'esclave est considéré comme une marchandise parmi d'autres». Chapitre XVII L'héritage de la dyia et de son exécution
- Muwatta Malik, n°1589
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Plus de dyia à remettre au cas d'un accident provenant d'un animal, d'un puits et d'un métal. Quant à ce qui est du «rikaz» (c'est ce qui est enfoui des trésors au temps antéislamique) l'on en compte le cinquième». - Malek, à ce sujet, est du même avis. - Malek a dit: «Le chef d'une caravane, le conducteur d'une bête et celui qui la monte, tous en sont responsables des blessures causées par une monture, excepter le cas où la bête frappe du pied sans qu'elle soit poussée par quelqu'un qui le lui fait faire cela. D'autre part, Omar Ibn Al-Khattab, était pour le paiement de la dyia concernant celui qui fait parcourir sa monture (à savoir lui causant par là une blessure). - Malek a ajouté: «D'ailleurs le chef d'une caravane, le conducteur d'une bête et celui qui la monte doivent beaucoup plus le versement d'une dyia que celui qui fait parcourir sa monture». - Malek a encore dit: «Ce qui est pratiqué à Médine, est ce qui suit: «Celui qui creuse un puits en pleine rue, ou qu'il attache une monture ou même qu'il fasse une chose pareille sur la voie parcourue par les musulmans, et que toutes ces actions sont ce qui n'est pas permis, et ce qui cause du mal aux musulmans, il sera tenu à assumer la responsabilité de ce qui pourrait arriver, une blessure soit-elle ou autre. Si les dégâts causés ne comptent pas même le tiers de la dyia, ils seront pris du propre argent de cet homme; mais si la somme est du tiers et au delà, elle est de l'aqila. Cependant si l'homme avait effectué ce qui est permis comme action, et que ceci avait causé un dégât ou un préjudice aux musulmans, il n'en sera pas responsable, comme le fait de creuser un puits pour retenir l'eau de la pluie ou descendre d'une monture et l'attacher à côté de la route, pour satisfaire un besoin». - Aussi, au sujet de celui qui descend dans un puits, et qu'un autre lui fait suite, de telle façon que le premier attire le second, finissant tous deux dans le puits, Malek a dit: «C'est au premier de payer la dyia». - De même pour le garçon, à qui l'homme demande de descendre dans un puits, ou de monter un palmier, et qui finit par mourir (en faisant une chute ou autre cause liée à cette ordre), Malek a dit: «C'est à l'homme d'assumer la responsabilité, payant ainsi la dyia». - Malek a encore dit: «Ce qui est incontestablement pratiqué chez nous (à Médine), c'est de n'exiger des femmes et des garçons le paiement de la dyia avec raqua, car en fait la dyia n'est exigible que des hommes qm sont déjà à maturité». -A propos de la dyia exigée des affranchis Malek a dit: «On peut en charger l'aquila si elle accepte mais au cas où elle refuse ils seront d'appartenanœ an Diwan (1), ou abandonnés. Aussi du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la gr✠et la paix d'Allah) et de Abou Bakr Al Siddiq, le régime de 1'aqila était suivi avant même que le diwan n'existait; par conséquent ce diwan a été institué du temps de Omar. Ainsi donc, il n'est pas permis que l'on paie à quelqu'un la dyia si ce ne sont ou des gens de sa tribue ou ses proches, car le wala ne peut être transmis, encore que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «le droit du patronage (autrement dit le wala) revient à celui qui affranchit». (1) Le Diwan est conçu comme étant le régistre. Mais durant l'époque de Omar Ibn el Khattab le Diwan était constitué des institutions gouvernementales et officielles telles le trésor publique le statut personnel et autre… - Et Malek de souligner le wala est une appartenance fixe» - - Aussi, ce qui est suivit chez nous (à Médine) concernant les bêtes qui ont subit un mal; Malek a dit: «Celui qui leur a causé du mal, doit payer à leur sujet une somme équivalente au taux de la diminution». - Concernant l'homme condamné à mort, en commettant un crime qui le soumet à une peine prescrite, Malek a dit: «On ne tient plus compte de la peine prescrite, du moment que la mort englobe tout, sauf si c'est le cas d'une diffamation, ainsi on demande au diffamé: «Pourquoi ne demandes-tu pas l'application de la peine à celui qui t'a diffamé»? Et Malek de souligner: «Je conçois là, l'application de la peine prescrite au diffamateur avant de le tuer. Puis on le tuera, je ne conçois pas qu'on a le droit de lui imposer le paiement de la dyia s'il s'agit d'une blessure par exemple, car la peine de la mort ne laisse place à aucune autre peine». - Malek a encore dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet d'un homme tué, abandonné parmi les demeures ou dans un village ou autre lieu. C'est que l'on n'a pas le droit d'accuser celui dont la maison est proche du tué, ni celui qui habite tout près de la place où a été abandonné te tué, car il se peut qu'un homme soit tué puis jeté à la porte des gens afin qu'ils en soient inculpés. Ainsi un tel acte est à repousser». - Finalement, au sujet d'un groupe de gens qui, se battent enre eux,et terminent par un tué ou un blessé sans que l'on puisse savoir qui en est le responsable , Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire à ce sujet, c'est d'exiger la dyia de ceux qui se sont battus contre lui; et si le blessé ou le tué n'était ni de tel camp, ni de tel autre, la dyia sera exigée des deux camps à la fois». Chapitre XIX Le meurtre commis par trahison ou par magie
- Muwatta Malik, n°1593
On rapporta à Malek que Marwan Ibn Al-Hakam avait envoyé par écrit à Mou'awia Ibn Abi Soufian qu'on lui avait amené un homme ivre, qui a tué un homme. Sur ce sujet, Moua'wia lui répondit «Fais le tuer». - Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet de l'explication de ce verset (le sens) : «L'homme libre pour l'homme libre, l'esclave pour l'esclave«, (Coran II, 178), tels en sont les mâles, et «la femme libre pour la femme libre», c'est que l'application de la loi du talion est la même, aussi bien aux femmes qu'aux hommes. Ainsi, on tue une femme libre pour une femme libre, tout comme on tue l'homme libre pour un homme libre, encore on tue l'esclave mâle ou femelle, pour un esclave mâle ou femelle. Donc la loi du talion est appliquée de la même façon aussi bien aux femmes qu'aux hommes, conformément aux paroles d'Allah Béni et Très Haut dans son livre (le sens): «Nous leur avons prescrit, dans la Tora: vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion» (Coran V,45). Ainsi, Allah Béni et Très haut avait mentionné que la vie est pour la vie, signifiant par là que la femme libre peut être tuée par un homme libre, et ses blessures sont comme les siennes, soumises à la loi du talion». - Concernant l'homme qui tient pour un autre, un homme pour que le second frappe le troisième et le tue sur place, Malek a dit: «Si le premier tient le troisième, afin que le second puisse tuer ce dernier, il faut que les deux soient tués. Mais s'il le tient croyant que le second veut frapper le troisième, voulant par là le réformer, sans qu'il cherche à le tuer, le meurtrier doit être tué; quant à celui qui tenait la victime, il sera sévèrement jugé et emprisonné pour un an sans être condamné à mort». - Concernant l'homme qui, volontairement, tue un autre ou lui crève un œil, après quoi le meurtrier sera tué, ou on lui crèvera son œil, avant qu'on lui applique la loi du talion, Malek a dit: «Il ne paiera ni une dyia, ni sera soumis à la loi du talion, car celui qui a été tué ou à qui on crevé l'œil, avait droit à appliquer une sanction pareille à celui qui a volontairement tué. Car en fait il est dans la même situation que celle d'un homme qui volontairement tue, puis meurt. Ainsi, étant donné que le meurtrier est mort, les parents de la victime n'auront droit ni a une dyia, ni à une autre compensation légale, et cela par renvoi à ce que Allah Béni et Très Haut a dit dans Son Livre: «la loi du talion vous est prescrite en cas de meurtre: l'homme libre pour l'homme libre, l'esclave pour l'esclave» (Coran 11,178). - Expliquant cela, Malek a dit: «Ainsi donc, la victime a le plein droit d'appliquer au meurtrier la loi du talion; mais si le meurtrier meurt, la victime n'aura ni un prix du sang, ni une application de la loi du talion». - Finalement Malek a dit: «la loi du talion n'est pas à appliquer à un homme libre blessant un esclave; mais si un esclave tue volontairement un homme libre, on le tuera; quant à l'homme libre tuant un esclave, il ne sera pas tué même si le crime est volontaire. Et c'est ce que j'ai de mieux entendu». Chapitre XXII Le pardon pour un crime volontaire
- Muwatta Malik, n°1595
Yahia a rapporté que Malek avait croisé des hommes versés dans la religion et agréés de lui, dire: «Si un homme assassiné recommande (avant de mourir), de pardonner à son meurtrier qui l'a tué volontairement, cela lui est permis, car il avait plus de droit que les autres, de disposer de la personne du meurtrier (à savoir ou de la condamner à mort ou de lui pardonner). - Concernant un homme assassiné, qui pardonne, avant de mourir à son meurtrier qui l'a tué volontairement, une fois condamné à mort, Malek a dit: «La victime n'a plus le droit au prix du sang, sauf qu'il le lui demande en lui accordant le pardon». - Et Malek de continuer: Au cas où le tueur volontaire est pardonné, il sera soumis à la flagellation pour cent coups, et sera mis en prison pour un an. - Quand un homme tue volontairement un autre, et que ceci est déjà mis en preuve, alors que la victime a des fils et des filles, si les fils pardonnent au tueur et que les filles le refusent, ce pardon est valable du moment qu'il est plus considéré que celui des filles; par conséquent les filles n'auront aucun droit de réclamer ni le pardon, ni le prix du sang». Chapitre XXIII L'application de la loi du talion, au sujet des blessures. (1628) - Malek a dit: "Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Mcdine), an sujet de celui qui cause volontairement une fracture à la main ou au pied d'un homme, c'est de iui appliquer la loi du talion-sans reclamer la dyia». -Aussi Malek a dit: "La loi du talion ne sera appliquée au coupable que si les blessures sont guéries- Si la blessure causée au coupable est pareille à celle de l'agressé une fois guéri, telle en sera la peine; au cas où la blessure est plus grawc, ou bien que le coupable est mort, l'agressé ne doit rien au coupable-Si l'agressé devient paralysé ou que ses blessures ont été guéries en laissant un défaut corporel ou une difformité ou une luxation, alors que l'agresseur se trouve complètement guéri, il n'aura pas le droit qu'on casse au coupable, l'antre main, ou qu'on lui applique une peine. Cependant on paie, par compensation la dyia qui doit être équivalente à celle luxation; et les blessures seront traitées pareillement aux fractures». -Malek a dit un si un homme crève volontairement un œil à son épouse, ou lui brise une main ou lui coupe un doigt, ou lui fait un mal similaire il sera soumis à la loi du talion. Quant à l'homme qui frappe sa femne d'avec une corde ou un fouet, lui causant ainsi un mal quelconque involontairement, il paiera la dyia sans qu'il soit soumis à la loi du talion». (......)«-Malek a finalement dit on m'a rapporté que Abou Bakr ibn Mohammed ibn Amer ibn Hazm avait décidé d'appliquer la loin du talion pour une fracture à la cuisse »- Chapitrc XXIV Ce qui convient comme dyia à «Al Sa'iba»» et au crime qu'il commet
- Muwatta Malik, n°1618
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab partit pour le Châm (Syrie), en arrivant à Sargh (bourg dans la vallé de Tabouk) des généraux commandants des armées, Abou Oubaida et ses compagnons le croisèrent et lui apprirent que la peste était répandue à Cham. Ibn Abbas de continuer: «Alors Omar Ibn Al-Khattab dit: «amène moi les plus anciens des Mouhajirines (dit émigrés). Ceux-ci arrivèrent, Omar leur demanda conseil au sujet de la peste répandue au Cham., alors là, ils se montrèrent de plusieurs avis où les uns ont dit: «Puisque tu es là pour une affaire à compléter, nous te conseillons de continuer ton chemin», alors que d'autres lui proposèrent de rebrousser chemin, surtout qu'il est en compagnie des derniers survivants des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Omar alors leur dit: «Laissez-moi» et demanda qu'on lui amène les Ansars. On les convoqua et Omar demanda leur avis, ayant agi pareillement aux Ansars, et encore s'étant disputés les avis, Omar leur dit: «laissez-moi» et demanda qu'on lui fasse venir les vieillards de Qoraich qui ont émigré lors de la conquête de la Mecque. Les vieillards se montrèrent tous du même avis et dirent à Omar: «nous envisageons que tu rebrousses chemin avec tes compagnons sans courir le risque d'entrer dans un pays où la peste s'est répandue». Alors Omar annonça aux hommes: «Je serai sur ma monture, en voie de retour, demain matin; ainsi préparez-vous». Abou Oubaida Ibn al Jarrah lui dit: «Fuyez-vous la destinée d'Allah»? Omar lui répondit: «Si c'était un autre que toi qui me l'avait dit? O Abou Oubaida! Oui. Nous fuyons le sort d'Allah pour un autre. Comment te comportes-tu, si tu avais un troupeau de chameaux que tu avais amené dans une vallée qui a deux pentes: l'une est fertile, et couverte d'herbes, alors que l'autre est stérile et aride. En faisant paître les chameaux dans la pente fertile, ne le feras-tu pas selon la destinée d'Allah? Et en le faisant paître dans l'autre pente, ne sera-t-il pas encore au nom de la destinée d'Allah»? Ce fut l'arrivée de Abdul Rahman Ibn Awf, qui était absent pour satisfaire un besoin naturel, et disant: «J'en ai à ce sujet une certaine connaissance, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous entendez dire que la peste a attaqué un pays, n'y allez plus. Et s'il est fait que la peste attaque un pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays afin de fuir la maladie». Omar ainsi loua Allah et revint chez lui»
- Muwatta Malik, n°1624
Mouslem Ibn Yassar Al-Jouhani a rapporté qu'on a demandé Omar Ibn Al-Khattab au sujet de l'explication du verset suivant; «quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d'Adam, il les fît témoigner contre eux-même: «Ne suis-je pas Votre Seigneur»? Ils dirent: «Oui, nous en témoignons»! Et cela pour que vous ne disiez pas le jour de la résurrection (le sens):«….Nous avons été pris au dépourvu….» (Coran, VII,172). Omar répondit: «J'ai entendu les gens, demander l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet du même verset, où il leur répondit: «Allah Béni et Très haut, créa Adam, puis II Y lui caressa le dos de Sa main droite extrayant ainsi, une descendance. Puis Il Y dit: «J'ai créé ceux-ci pour le Paradis et ils accompliront les faires des élus du Paradis. Ensuite Il Y caressa le dos d'Adam, extrayant une autre descendance, puis dit: «J'ai créé ceux-là pour l'Enfer, et ils accompliront les faires des damnés». Un homme dit: «ô Envoyé d'Allah quel est donc ce faire»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Quand Allah Y crée un homme pour le Paradis, Il Y le fera accomplir les œuvres des élus, jusqu'à ce qu'il meurt en accomplissant une œuvre de celles accomplies par les élus; ainsi donc, il sera au Paradis. Et quand II Y crée un homme pour l'Enfer, il lui fera faire les travaux des damnés jusqu'à ce qu'il meurt et accomplissent l'un de ces travaux, et sera ainsi à l'Enfer»
- Muwatta Malik, n°1666
Safia Bint Abi Oubaid a rapporté que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), faisant allusion à l'izar, a demandé à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Que dis-tu à propos de la robe de la femme»? Il répondit: «Elle peut l'allonger d'un empan (des talons). Ainsi, Oum Salama dit: «Donc, son talon sera nu» II répliqua: «qu'elle l'allonge donc d'une coudée, au plus». Chapitre VII Le fait de se chausser 1701) 14 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Que personne ne marche ayant à l'un de ses pieds un soulier, alors que l'autre est déchaussé; ainsi qu'il se chausse les deux pieds, ou qu'il se déchausse». 1702) 15 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Si l'un de vous veut se chausser, qu'il commence par le pied droit; cependant, s'il veut se déchausser, qu'il commence par le pied gauche. Ainsi, que le pied droit soit le premier à chausser, et le dernier à déchausser»
- Muwatta Malik, n°1692
Abou Chouraih Al-Ka'bi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui croit en Allah, et au jour de la résurrection, qu'il dise du bien ou qu'il se taise. Celui qui croit en Allah et au jour dernier qu'il soit accueillant pour son voisin. Celui qui croit en Allah et au jour de la ressurrection, qu'il soit hospitalier à l'égard de son hôte, et l'hospitalité est de trois jours dont «la jaiza» est d'un jour et d'une nuit; quant à ce qui est au-delà de cette durée, il en sera une aumône. Il n'est pas permis à l'hôte de demeurer plus que trois jours embarrassant ainsi celui qui l'a accueilli»
- Muwatta Malik, n°1697
On rapporta à Malek que Jésus fils de Marie disait: «ô fils d'Israël! P,;renez de l'eau pure, des légumes et du pain d'orge; mais gardez-vous de manger du pain de froment, car si vous le faites, Allah ne vous sera pas reconnaissant»
- Muwatta Malik, n°1716
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dire: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Tout croyant éprouvant une maladie quelconque, fût-ce même une piqûre d'épine, lui sera une sanction, ou même lui effacera ses péchés»
- Muwatta Malik, n°1750
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «il n'y aurait à ma suite, que «les moubachirates(1)», faisant partie de la prophétie». Lui demandant, quelles sont les moubachirates, il répondit: «les visions pieuses, vécues par un homme vertueux, ou même qu'elles lui soient de parution, et qui sont un quarante-sixième de la prophétie». (1) Ce sont celles qui prévoient, ou qui anticipent les bonnes nouvelles: Soulignons que ce terme est d'origine arabe.il ne sera pas, si Allah veut, touché d'aucun mal»
- Muwatta Malik, n°1771
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla en compagnie de Abdallah Ibn Abbas et Khaled Ibn al Walid, chez Maymouna Bint Al-Hareth, il y trouva des dabs avec leurs œufs. Il lui demanda: «Qui vous les a apportés»? Elle lui répondit: «C'est ma sœur Houzaila Bint Al-Hareth qui me les a offerts». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abdallah Ibn Al-Abbas et Khaled Ibn Al-Walid: «Mangez», et eux de lui répondre: «Et toi. Envoyé d'Allah n'en manges-tu pas»? Il leur répondit: «Non, car les anges d'Allah Y viennent souvent vers moi». Alors Maymouna lui demanda: «Bois-tu du lait de chez nous, Ô Envoyé d'Allah»? «Oui», répondit-il. Il but puis il lui demanda: «Qui vous l'a apporté»? Elle répondit: «C'est ma sœur Houzaila qui m'en a donné». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Te rappelles-tu de l'esclave dont tu m'as parlé de son affranchissement; donne-la à ta sœur, entretenant par là, tes liens de proches avec elle; cela sera mieux pour toi»
- Muwatta Malik, n°1778
Abou Sa'id Al Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Bientôt,la bonne fortune d'un musulman, sera la possession d'un troupeau de moutons qu'il mènera paître sur les sommets des montagnes et dans les endroits arrosés par la pluie, sauvegardant ainsi par sa fuite, sa religion, des troubles (qui éclateront)»
- Muwatta Malik, n°1783
Sahl Ibn Sa'd Al-Sa'idi a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si la malchance existe (elle sera à craindre) dans le cheval, la femme, et la maison»
- Muwatta Malik, n°1797
Des hommes en qui Malek avait confiance, lui ont dit que Khawla Bint Hakim a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, se déplace d'un lieu à un autre, qu'il dise: «Je demande par les parfaites paroles d'Allah, de me réfugier contre le mal de ce qu'il a créé. Par conséquent, il ne sera atteintt de rien jusqu'à ce qu'il quitte ce lieu». Chapitre XIV Sur le fait de voyager seul par l'homme ou par la femme
- Muwatta Malik, n°1811
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui dit à son frère coreligionnaire: «Ô incrédule»! Celà sera attribué à l'un des deux»
- Muwatta Malik, n°1815
Bilal Ibn Al-Hareth Al-Mouzani a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'homme profère un mot plaisant à Allah, sans même savoir que ce mot sera tel, Allah, de ce fait lui inscrit sa Satisfaction jusqu'au jour où il Le rencontrera.Et s'il profère, au contraire, un mot désagréable à Allah, encore qu'il ne savait pas d'avance que ce mot en sera tel, Allah, lui inscrit son mécontentement jusqu'à ce qu'il Le rencontrera»
- Muwatta Malik, n°1820
Al-Mouttaleb Ibn Abdallah Ibn Hantab Al-Makhzoumi a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la médisance. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «C'est le fait de dire, concernant l'homme, ce qu'il répugne entendre». Et l'homme de continuer: «Et si c'est vrai, ce qu'on dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) riposte, «Si ce que tu dis n'est pas vrai, ce sera un mensonge». Chapitre V De ce qu'on redoute de la langue
- Muwatta Malik, n°1821
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui que Allah, préserve de deux membres maléfiques, sera au Paradis». Un homme demanda: «Ô Envoyé d'Allah, ne nous parle plus à ce sujet». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se tut, puis reprit les mêmes paroles. Alors l'homme lui dit: «Ne nous en parle pas, ô Envoyé d'Allah». Et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), se tut de nouveau, et un instant après, il répèta les mêmes propos. Pour la troisième fois, l'homme dit: «Ne parle pas à ce sujet, ô Envoyé d'Allah». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulant reprendre une fois de plus les mêmes propos, et l'homme allant agir tout comme la première fois, un autre homme se trouvant à côté de lui, le fit taire. Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Celui que Allah préserve de deux membres maléfiques, il sera reçu au Paradis», il s'agit de ce qui est d'entre les mâchoires et des deux jambes», reprenant cela pour trois fois»
- Muwatta Malik, n°1828
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Mass'oud disait: «le serviteur ne cesse de mentir jusqu'à ce que ce point au fond de son cœur encore blanc, en soit tout noir; ainsi il sera inscrit parmi les menteurs»
- Muwatta Malik, n°1837
Aicha, la mère des croyants a rapporté, qu'après la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ses femmes voulaient envoyer Osman Ibn Affan auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demandant leurs parts de la succession de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Alors Aicha leur répondit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas dit: nous n'avons pas à faire un héritage; et ce qui est laissé sera une aumône»
- Muwatta Malik, n°1838
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «mes successeurs n'auront pas de dinars à se les partager. Ce que je laisse au-delà de l'entretien de mes femmes et de mon domestique, sera une aumône». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 57 Le Livre de la Géhenne (ou de l'Enfer) Chapitre Premier: La description de la Géhenne
- Muwatta Malik, n°1841
Abou-Al-Houbab Sa'id Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait une aumône d'un gain licite, sachant que Allah n'accepte que ce qui est de licite - c'est comme s'il l'a mise dans la main du Miséricordieux, qui l'elèvera tout comme l'un de vous élève son chamelet ou son sevré, de telle sorte qu'elle sera aussi grande qu'une montagne»
- Muwatta Malik, n°1849
Ata Ibn yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah avait envoyé une somme d'argent à Omar Ibn Al-Khattab qui refusa de l'avoir. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Pourquoi l'as-tu refusée»? Omar répondit: «Ô Envoyé d'Allah ne nous as-tu pas dit qu'il vaut mieux à l'un de nous de ne rien prendre d'un autre? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit: «Il s'agit de la demande; mais si ce n'est pas le cas, il te sera un bien que Allah Y t'a accordé». Alors Omar lui dit: «Ainsi, et par Allah qui tient mon âme en Sa main, je ne demandrai rien à personne, et je ne refuserai pas de prendre ce qui me sera donné»
- Muwatta Malik, n°1858
Mouhammad Ibn Joubair Ibn Mout'em a rapporté que le Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «J'ai cinq noms (ou surnoms) :Je suis Mouhammad; je suis Ahmad; je suis «Al-Mahi» ce dont Allah efface l'incrédulité; je suis «Al-Hacher» celui aux pieds de qui se rassemblent les gens; et je suis «Al-'Aqeb» (qui est le dernier des Prophètes, qui ne sera pas suivi par un autre). Et le Mouwattà prit fin, Grâce à Allah Y Le Très - Haut
- Sahih Muslim, n°132
Rapporté par Sa’id ibn Musayyib, d’après son père رضي الله عنه : Lorsque Abu Talib était sur le point de mourir, le Messager d’Allah ﷺ est venu le voir. Il y avait auprès de lui Abu Jahl et Abdullah ibn Abi Umayya ibn al-Mughira. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon oncle, dis simplement qu’il n’y a de dieu qu’Allah, et je témoignerai devant Allah en ta faveur. » Abu Jahl et Abdullah ibn Abi Umayya lui ont dit : « Abu Talib, vas-tu abandonner la religion d’Abdul-Muttalib ? » Le Messager d’Allah ﷺ n’a cessé de lui demander, tandis qu’eux répétaient la même chose, jusqu’à ce qu’Abu Talib donne sa décision finale : il resta sur la religion d’Abdul-Muttalib et refusa de dire qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Par Allah, je demanderai pardon pour toi tant que cela ne me sera pas interdit. » C’est alors qu’Allah, le Majestueux et le Glorieux, révéla ce verset : « Il n’appartient pas au Prophète ni à ceux qui croient de demander pardon pour les polythéistes, même s’ils sont des proches, après qu’il leur a été clairement montré qu’ils sont les gens de l’Enfer » (Coran 9:113). Et il fut dit au Messager d’Allah ﷺ : « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais c’est Allah qui guide qui Il veut, et Il connaît mieux ceux qui sont bien guidés » (Coran 28:)
- Sahih Muslim, n°274
Rapporté par Miqdad b. Aswad : J’ai dit : « Messager d’Allah, imaginons ceci : si j’affronte un mécréant sur le champ de bataille, qu’il m’attaque, me frappe et me coupe une main avec son épée, puis qu’il se réfugie derrière un arbre et dise : “Je deviens musulman pour Allah.” Messager d’Allah, puis-je le tuer après qu’il ait dit cela ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Ne le tue pas. » J’ai dit : « Messager d’Allah, il m’a coupé la main et il a dit cela après m’avoir amputé ; dois-je quand même le tuer ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne le tue pas, car si tu le tues, il sera dans la situation où tu étais avant de le tuer, et toi tu seras dans la situation où il était avant de prononcer la parole. »
- Sahih Muslim, n°277
Rapporté par Usama b. Zaid : Le Messager d’Allah ﷺ nous a envoyés en expédition. Nous avons attaqué les Huraqat de Juhaina le matin. J’ai attrapé un homme qui a dit : « Il n’y a de dieu qu’Allah. » Je l’ai frappé avec ma lance. Plus tard, j’ai repensé à cela et j’en ai parlé au Prophète ﷺ. Il m’a dit : « Il a dit “Il n’y a de dieu qu’Allah”, et tu l’as quand même tué ? » J’ai dit : « Messager d’Allah, il l’a dit par peur de l’arme. » Il a répondu : « As-tu ouvert son cœur pour voir s’il l’a vraiment dit ? » Il a répété cela jusqu’à ce que je souhaite ne jamais avoir embrassé l’islam avant ce jour-là. Sa‘d a dit : « Par Allah, je ne tuerai jamais un musulman tant qu’Usama sera vivant. » Quelqu’un a dit : « Allah n’a-t-Il pas dit : “Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de discorde et que la religion soit entièrement à Allah” ? » Sa‘d a répondu : « Nous avons combattu pour qu’il n’y ait plus de discorde, mais vous, vous voulez combattre pour qu’il y ait discorde. »
- Sahih Muslim, n°300
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui se tue avec une arme en acier sera éternellement dans le Feu de l’Enfer, tenant cette arme dans sa main et se la plantant dans le ventre pour toujours ; celui qui boit du poison et se suicide le boira dans le Feu de l’Enfer où il restera pour toujours ; et celui qui se jette du haut d’une montagne pour se tuer tombera sans cesse dans le Feu de l’Enfer et y restera pour toujours. »
- Sahih Muslim, n°302
Rapporté par Thabit b. Dahhak رضي الله عنه : Il a prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ sous l’Arbre, et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’Islam, en mentant, deviendra ce qu’il a prétendu. Celui qui se suicide avec un objet sera tourmenté avec cet objet le Jour de la Résurrection. On n’est pas obligé d’offrir en vœu ce qu’on ne possède pas. »
- Sahih Muslim, n°303
Rapporté par Thabit b. al-Dahhak رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Personne n’est obligé d’offrir en vœu ce qu’il ne possède pas, et maudire un croyant équivaut à le tuer. Celui qui se suicide avec un objet dans ce monde sera tourmenté avec cet objet le Jour de la Résurrection. Celui qui fait une fausse déclaration pour augmenter sa richesse, Allah ne lui accordera que la pauvreté. Celui qui jure faussement s’attirera la colère d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°313
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dépêchez-vous de faire de bonnes actions avant d’être rattrapés par des troubles semblables à une nuit très sombre. Pendant cette période, un homme sera musulman le matin et mécréant le soir, ou croyant le soir et mécréant le matin, et il échangera sa foi contre des biens de ce monde. »
- Sahih Muslim, n°318
Rapporté par Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه : Des gens ont demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Serons-nous tenus responsables de nos actes commis dans l’ignorance (avant l’islam) ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Celui d’entre vous qui fait de bonnes actions en islam ne sera pas tenu responsable de ce qu’il a fait dans l’ignorance. Mais celui qui fait le mal (après avoir embrassé l’islam) sera tenu responsable de ses mauvaises actions passées et présentes. »
- Sahih Muslim, n°319
Rapporté par Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه : Nous avons dit une fois : « Messager d’Allah, serons-nous tenus responsables de nos actes commis dans l’ignorance ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait le bien en islam ne sera pas tenu responsable de ce qu’il a fait dans l’ignorance, mais celui qui fait le mal (après être devenu musulman) sera responsable de ses actes passés et présents. »
- Sahih Muslim, n°322
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Des polythéistes qui avaient commis de nombreux meurtres et beaucoup d’adultère sont venus voir Muhammad ﷺ et ont dit : « Ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est vraiment bien. Mais si tu nous assures qu’il y a un pardon pour nos actes passés, alors nous embrasserons l’islam. » Alors ce verset a été révélé : « Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf en droit, et ne commettent pas la fornication. Quiconque fait cela subira la punition, le châtiment lui sera doublé au Jour de la Résurrection et il y restera humilié, sauf celui qui se repent, croit et fait de bonnes œuvres. À ceux-là, Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes. Allah est Pardonneur, Miséricordieux. » (25:68-70) Et : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah ! En vérité, Allah pardonne tous les péchés. Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. » (39:)
- Sahih Muslim, n°329
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Quand ce verset a été révélé au Messager d’Allah ﷺ : « À Allah appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous cachiez ou révéliez ce qui est dans vos cœurs, Allah vous en demandera compte. Il pardonne à qui Il veut et punit qui Il veut. Allah est capable de tout. » (2:284), les compagnons du Messager d’Allah ﷺ ont trouvé cela difficile et sont venus s’asseoir à genoux devant lui, disant : « Messager d’Allah, on nous a donné des obligations que nous pouvions accomplir, comme la prière, le jeûne, le combat dans la voie d’Allah, l’aumône. Mais ce verset t’a été révélé et il dépasse nos capacités. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous dire ce que les gens des deux Livres (juifs et chrétiens) ont dit avant vous : “Nous avons entendu et nous avons désobéi” ? Dites plutôt : “Nous avons entendu et nous avons obéi. (Nous demandons) Ton pardon, notre Seigneur ! Vers Toi est le retour.” » Ils ont donc dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi. (Nous demandons) Ton pardon, notre Seigneur ! Vers Toi est le retour. » Quand ils l’ont récité et que cela est devenu naturel sur leurs langues, Allah a immédiatement révélé : « Le Messager a cru à ce qui a été descendu sur lui de la part de son Seigneur, et les croyants aussi. Chacun croit en Allah, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses messagers. Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers. Ils disent : “Nous avons entendu et nous avons obéi. (Nous demandons) Ton pardon, notre Seigneur ! Vers Toi est le retour.” » (2:285) Quand ils ont fait cela, Allah a abrogé le verset précédent et le Grand, le Majestueux a révélé : « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée pour le bien qu’elle aura fait et punie pour le mal qu’elle aura commis. Notre Seigneur, ne nous punis pas si nous oublions ou commettons une erreur. » (Le Prophète a dit : ) « Oui, notre Seigneur ! Ne nous impose pas un fardeau comme Tu l’as imposé à ceux d’avant nous. » (Le Prophète a dit : ) « Oui, notre Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter. » (Le Prophète a dit : ) « Oui, pardonne-nous, protège-nous, aie pitié de nous. Tu es notre Protecteur, accorde-nous la victoire sur les mécréants. » (2:286) Et Allah a dit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°330
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque ce verset a été révélé : « Que vous montriez ce que vous avez dans vos cœurs ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte » (2:284), il est entré dans leurs esprits une crainte qu’ils n’avaient jamais ressentie auparavant. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dites : Nous avons entendu, nous avons obéi et nous nous sommes soumis. » Le rapporteur a dit : Allah a fait entrer la foi dans leurs cœurs et Il a révélé ce verset : « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée pour le bien qu’elle aura fait et punie pour le mal qu’elle aura commis. Seigneur, ne nous tiens pas rigueur si nous oublions ou si nous commettons une erreur. » Et Allah a dit : « Je l’ai fait. » « Seigneur, ne nous impose pas de fardeau comme Tu en as imposé à ceux qui nous ont précédés. » Il a dit : « Je l’ai fait. » « Pardonne-nous, fais-nous miséricorde, Tu es notre Protecteur. » (2:286) Il a dit : « Je l’ai fait. »
- Sahih Muslim, n°355
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui jure faussement dans le but de s’approprier le bien d’un musulman, alors qu’il ment, rencontrera Allah dans un état où Il sera en colère contre lui. » (Le rapporteur poursuit :) Ash’ath ibn Qais est venu et a demandé aux gens : « Qu’est-ce qu’Abu Abdur-Rahman (le surnom d’Abdullah ibn Umar) vous a raconté ? » Ils ont répondu : « Il a dit ceci et cela. » Ash’ath a alors dit : « Abu Abdur-Rahman a dit la vérité. Ce commandement a été révélé à mon sujet. J’avais un terrain au Yémen que je revendiquais face à un autre homme. J’ai porté le litige devant le Messager d’Allah ﷺ. Il m’a demandé : “As-tu une preuve ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “Alors la décision se fera sur son serment.” J’ai dit : “Il n’hésitera pas à jurer.” Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Celui qui jure faussement pour s’approprier le bien d’un musulman, alors qu’il ment, rencontrera Allah en étant en colère contre lui.” Puis ce verset a été révélé : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un prix dérisoire… » (Coran 3 :)
- Sahih Muslim, n°356
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Il a entendu le Prophète ﷺ dire : « Celui qui prête serment pour s’attribuer un bien, alors qu’il ment, rencontrera Allah dans un état où Il sera très en colère contre lui. » Puis la suite du hadith a été rapportée comme l’a transmis A’mash, à l’exception de ces mots : « Il y avait un litige entre moi et un autre homme au sujet d’un puits. Nous avons porté ce différend devant le Messager d’Allah ﷺ. Il a alors dit : “Soit tu présentes deux témoins, soit on acceptera son serment.” »
- Sahih Muslim, n°357
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui jure à propos du bien d’un musulman sans droit légitime rencontrera Allah et Il sera en colère contre lui. » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a récité ce verset pour appuyer ses propos : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un prix dérisoire… »
- Sahih Muslim, n°359
Rapporté par Wa’il, d’après son père Hujr رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ lorsque deux hommes sont venus se disputer une parcelle de terre. L’un d’eux a dit : « Messager d’Allah, cet homme a pris ma terre sans raison à l’époque de l’ignorance. » (Le plaignant était Imru’l-Qais ibn ‘Abis al-Kindi et son adversaire était Rabi’a ibn ‘Iban.) Le Prophète ﷺ a dit au plaignant : « As-tu une preuve ? » Il a répondu : « Je n’ai pas de preuve. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors la décision se fera sur le serment de l’autre. » Le plaignant a dit : « Dans ce cas, il va s’approprier ce bien. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Il n’y a pas d’autre issue pour toi. » Quand l’autre s’est levé pour prêter serment, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui s’approprie une terre injustement rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » (Ishaq, dans son récit, mentionne Rabi’a ibn ‘Aidan au lieu de Rabi’a ibn ‘Ibdan)
- Sahih Muslim, n°367
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a raconté deux hadiths. J’en ai vu un se réaliser, et j’attends le second. Il nous a dit : « La confiance a été placée au plus profond du cœur des gens. Puis le Coran a été révélé : ils ont appris du Coran et de la Sunna. » Ensuite, il nous a parlé de la disparition de la confiance : « L’homme fera un petit somme et la confiance sera retirée de son cœur, ne laissant qu’une trace légère. Il dormira encore et la confiance disparaîtra, laissant une marque comme une cloque, comme si on avait roulé une braise sur son pied. Il verra un gonflement sans rien dedans. » (Le Prophète ﷺ a alors pris un caillou et l’a fait rouler sur son pied.) « Les gens feront des transactions entre eux et il ne restera presque plus personne qui rendra ce qui lui a été confié. (Il y aura si peu de gens honnêtes) qu’on dira : “Dans telle tribu, il y a un homme digne de confiance.” On dira aussi d’une personne : “Comme il est intelligent, réfléchi et avisé !”, alors qu’il n’aura pas de foi dans son cœur, même pas du poids d’une graine de moutarde. J’ai connu une époque où je n’avais aucune crainte de faire affaire avec l’un d’entre vous : s’il était musulman, sa foi l’obligeait à remplir ses engagements, et s’il était chrétien ou juif, le gouverneur l’y contraignait. Mais aujourd’hui, je ne traiterais qu’avec un tel ou un tel. »
- Sahih Muslim, n°369
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Nous étions assis avec Omar رضي الله عنه et il a dit : « Qui parmi vous a entendu le Messager d’Allah ﷺ parler des troubles ? » Certains ont répondu : « Nous l’avons entendu. » Il a dit : « Peut-être pensez-vous aux difficultés concernant la famille ou les voisins ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Ces difficultés sont effacées par la prière, le jeûne et l’aumône. Mais qui a entendu le Prophète ﷺ décrire le trouble qui viendra comme une vague déferlante ? » Hudhayfa a dit : « Les gens se sont tus, alors j’ai répondu : “C’est moi.” » Omar a dit : « Oui, ton père était aussi pieux. » Hudhayfa a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les tentations seront présentées aux cœurs comme les tiges d’un natte, une à une. Tout cœur qui les accepte aura une tache noire, et tout cœur qui les rejette aura une marque blanche. Il y aura alors deux types de cœurs : l’un blanc comme une pierre blanche, que rien ne pourra corrompre tant que dureront les cieux et la terre ; l’autre noir et terne comme un récipient renversé, ne reconnaissant plus le bien ni rejetant le mal, mais rempli de passions. » Hudhayfa a dit à Omar : « Il y a entre toi et ce trouble une porte fermée, mais elle sera sûrement brisée. » Omar a dit : « Sera-t-elle brisée ? » J’ai répondu : « Oui, elle sera brisée. » J’ai expliqué que cette porte était une personne qui serait tuée ou mourrait. (Abu Khalid a demandé à Sa’d ce que signifiait “Aswad Murbadda” : il a répondu : “Une grande blancheur dans la noirceur.” Il a aussi demandé ce que signifiait “Alkoozu Mujakhiyyan” : il a répondu : “Un récipient retourné.”)
- Sahih Muslim, n°386
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, celui de la communauté juive ou chrétienne qui entend parler de moi, mais ne croit pas à ce que j’ai apporté et meurt dans cet état (d’incroyance), sera parmi les habitants de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°389
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient ma vie, le fils de Marie ﷺ descendra bientôt parmi vous comme juge équitable. Il brisera les croix, tuera les porcs, abolira la jizya et la richesse sera si abondante que plus personne ne voudra l’accepter. »
- Sahih Muslim, n°394
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie descendra parmi vous et vous dirigera comme l’un d’entre vous ? » Ibn Abi Dhi'b, d’après Abu Huraira, a rapporté : « Votre chef sera parmi vous. » Ibn Abi Dhi'b a dit : « Savez-vous ce que signifient ces mots : “Il vous dirigera comme l’un d’entre vous” ? » J’ai dit : « Explique-les-moi. » Il a dit : « Il vous dirigera selon le Livre de votre Seigneur (qu’Il soit glorifié et exalté) et la Sunna de votre Prophète ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°399
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit un jour : « Savez-vous où va le soleil ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète ﷺ a dit : « En vérité, il glisse jusqu’à atteindre sa place de repos sous le Trône. Là, il se prosterne et y reste jusqu’à ce qu’on lui dise : “Relève-toi et retourne à l’endroit d’où tu es venu”, alors il repart et continue de se lever à l’est, puis glisse à nouveau jusqu’à sa place de repos sous le Trône, se prosterne et y reste jusqu’à ce qu’on lui dise : “Relève-toi et retourne à l’endroit d’où tu es venu”, et il revient et sort de son lever habituel. Les gens ne remarquent rien d’inhabituel jusqu’à ce qu’il atteigne sa place de repos sous le Trône. Alors on lui dira : “Relève-toi et sors de l’endroit de ton coucher”, et il se lèvera à l’ouest. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Savez-vous quand cela arrivera ? Ce sera au moment où la foi ne profitera plus à celui qui n’a pas cru auparavant ou n’a tiré aucun bien de sa foi. »
- Sahih Muslim, n°411
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a amené al-Buraq, une monture blanche et longue, plus grande qu’un âne mais plus petite qu’une mule, qui posait son sabot à la distance que l’œil pouvait atteindre. Je suis monté dessus et je suis arrivé au Temple (Bayt al-Maqdis à Jérusalem), puis je l’ai attaché à l’anneau utilisé par les prophètes. Je suis entré dans la mosquée et j’y ai prié deux unités de prière, puis je suis sorti et Gabriel m’a apporté un récipient de vin et un récipient de lait. J’ai choisi le lait, et Gabriel a dit : “Tu as choisi la voie naturelle.” Ensuite, il m’a emmené au ciel. Gabriel a alors demandé que la porte du ciel soit ouverte et on lui a demandé qui il était. Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a dit : “Muhammad.” On a dit : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a répondu : “Oui, il a été envoyé.” La porte du ciel nous a alors été ouverte et nous avons vu Adam. Il m’a accueilli et a prié pour mon bien. Puis nous sommes montés au deuxième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. Quand la porte a été ouverte, j’ai rencontré ‘Isa ibn Maryam et Yahya ibn Zakariya (paix sur eux), cousins du côté maternel. Ils m’ont accueilli et prié pour mon bien. Ensuite, j’ai été emmené au troisième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte pour nous. J’ai vu Yusuf (paix d’Allah sur lui) à qui la moitié de la beauté du monde avait été donnée. Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, nous sommes montés au quatrième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. La porte a été ouverte, et là se trouvait Idris. Il m’a accueilli et a prié pour moi. À son sujet, Allah, le Très Haut, a dit : “Nous l’avons élevé à une haute position” (Coran 19:57). Puis nous sommes montés au cinquième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. J’ai alors rencontré Haroun (Aaron, paix d’Allah sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, j’ai été emmené au sixième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai rencontré Moussa (Moïse, paix sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Puis j’ai été emmené au septième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai trouvé Ibrahim (Abraham, paix sur lui) appuyé contre la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur), où soixante-dix mille anges entrent chaque jour sans jamais y revenir. Ensuite, j’ai été conduit au lotus de la limite (Sidrat al-Muntaha), dont les feuilles étaient comme des oreilles d’éléphant et les fruits comme de grands récipients en argile. Quand il a été couvert par l’Ordre d’Allah, il a subi un tel changement qu’aucune créature n’a le pouvoir de décrire sa beauté. Puis Allah m’a révélé une révélation et Il m’a rendu obligatoires cinquante prières chaque jour et chaque nuit. Ensuite, je suis descendu vers Moussa (paix sur lui) et il m’a demandé : “Qu’est-ce que ton Seigneur a prescrit à ta communauté ?” J’ai dit : “Cinquante prières.” Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger (le nombre de prières), car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau. J’ai déjà éprouvé les enfants d’Israël et je les ai trouvés incapables de supporter une telle charge.” Le Prophète ﷺ a dit : Je suis retourné vers mon Seigneur et j’ai dit : “Mon Seigneur, allège la charge de ma communauté.” Allah a réduit de cinq prières pour moi. Je suis descendu vers Moussa et lui ai dit : “Allah a réduit de cinq prières pour moi.” Il a dit : “Ta communauté ne pourra pas supporter cela ; retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” J’ai continué à aller et venir entre mon Seigneur, Béni et Exalté, et Moussa, jusqu’à ce qu’Il dise : “Il y a cinq prières chaque jour et chaque nuit. Ô Muhammad, chacune compte pour dix, cela fait donc cinquante prières. Celui qui a l’intention de faire une bonne action et ne la fait pas, il aura une bonne action inscrite à son compte ; et s’il la fait, elle sera inscrite comme dix bonnes actions. Mais celui qui a l’intention de faire une mauvaise action et ne la fait pas, rien ne sera inscrit contre lui ; et s’il la fait, une seule mauvaise action sera inscrite.” Je suis alors descendu, et quand je suis allé voir Moussa et que je l’ai informé, il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” À cela, le Messager d’Allah ﷺ a répondu : “Je suis retourné vers mon Seigneur jusqu’à ce que j’aie eu honte devant Lui.”
- Sahih Muslim, n°415
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Dharr racontait que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le toit de ma maison s’est fendu alors que j’étais à La Mecque, et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Il a ensuite apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, et après l’avoir versé dans ma poitrine, il l’a refermée. Puis, me prenant par la main, il est monté avec moi au ciel, et lorsque nous sommes arrivés au ciel le plus bas, Gabriel a dit au gardien du ciel le plus bas : “Ouvre.” Il a demandé qui était là. Il a répondu : “C’est Gabriel.” Il a de nouveau demandé s’il y avait quelqu’un avec lui. Il a répondu : “Oui, c’est Muhammad avec moi.” On lui a demandé s’il avait été envoyé pour cela. Gabriel a dit : “Oui.” Alors il a ouvert (la porte). Quand nous sommes montés au ciel le plus bas (j’ai vu) un homme assis avec des groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé à Gabriel qui il était et il a répondu : “C’est Adam (paix sur lui), et ces groupes à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les habitants du Paradis, et ceux à sa gauche sont les habitants de l’Enfer ; ainsi, quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, Gabriel est monté avec moi au deuxième ciel. Il a demandé à son gardien d’ouvrir (la porte), et le gardien a répondu de la même manière que celui du ciel le plus bas. Il (a ouvert la porte). Anas ibn Malik a dit : Le Prophète ﷺ a mentionné qu’il a trouvé dans les cieux Adam, Idris, Jésus, Moïse et Abraham (que la paix soit sur eux), mais il n’a pas précisé la nature de leur demeure, sauf qu’il a trouvé Adam dans le ciel le plus bas et Abraham dans le sixième ciel. Lorsque Gabriel et le Messager d’Allah ﷺ sont passés devant Idris (paix sur lui), il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” (Le narrateur) a dit : Il a alors continué et a dit : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Ensuite, je suis passé devant Moïse (paix sur lui) et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Moïse.” Ensuite, je suis passé devant Jésus et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Jésus, fils de Marie.” Le Prophète ﷺ a dit : Ensuite, je suis allé voir Ibrahim (paix sur lui). Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé : “Qui est-ce ?” (Gabriel) a répondu : “C’est Abraham.” Ibn Shihab a dit : Ibn Hazm m’a dit que Ibn ‘Abbas et Abd Habba al-Ansari disaient que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Ensuite, il est monté avec moi jusqu’à ce que je sois emmené à une telle hauteur que j’ai entendu le grincement des plumes. Ibn Hazm et Anas ont dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Allah a alors rendu cinquante prières obligatoires pour ma communauté et je suis revenu avec cela et je suis passé devant Moïse. Moïse (paix sur lui) a dit : “Qu’est-ce que ton Seigneur a imposé à ton peuple ?” J’ai dit : “Cinquante prières leur ont été rendues obligatoires.” Moïse (paix sur lui) a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il en a réduit une partie. Je suis ensuite retourné voir Moïse (paix sur lui) et je l’en ai informé. Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il a dit : “Elles sont cinq et en même temps cinquante, et ce qui a été dit ne sera pas changé.” Je suis alors retourné vers Moïse et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur.” J’ai alors dit : “J’ai honte devant mon Seigneur.” Gabriel a alors voyagé avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au lotus de la limite. De nombreuses couleurs le couvraient, que je ne connais pas. Ensuite, j’ai été admis au Paradis et j’y ai vu des dômes de perles et son sol de musc
- Sahih Muslim, n°448
Rapporté par ‘Abdullah b. Qais d’après son père (Abu Musa Ash‘ari) : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y aura deux jardins (au Paradis) dont les ustensiles et le contenu seront en argent, et deux jardins dont les ustensiles et le contenu seront en or. La seule chose qui empêchera les gens de voir leur Seigneur sera le voile de Majesté sur Son visage dans le Jardin d’Eden. »
- Sahih Muslim, n°449
Rapporté par Suhaib : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand ceux qui méritent le Paradis entreront au Paradis, le Béni et l’Exalté demandera : “Voulez-vous que Je vous donne quelque chose de plus ?” Ils diront : ‘N’as-Tu pas illuminé nos visages ? Ne nous as-Tu pas fait entrer au Paradis et sauvés du Feu ?’ » Il (le narrateur) a dit : Allah lèvera le voile, et rien de ce qui leur sera donné ne leur sera plus cher que la vision de leur Seigneur, le Tout-Puissant et le Glorieux
- Sahih Muslim, n°451
Rapporté par Abu Huraira : Les gens ont dit au Messager d’Allah ﷺ : Messager d’Allah, verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Avez-vous du mal à voir la lune quand elle est pleine ? » Ils ont répondu : Messager d’Allah, non. Il a poursuivi : « Avez-vous du mal à voir le soleil, quand il n’y a pas de nuage devant lui ? » Ils ont répondu : Messager d’Allah, non. Le Prophète ﷺ a dit : « Vous Le verrez ainsi (aussi clairement que vous voyez le soleil et la lune). Allah rassemblera les gens au Jour de la Résurrection et dira : Que chaque peuple suive ce qu’il adorait. Ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient les démons suivront les démons. Cette communauté (de l’islam) restera seule, avec des hypocrites parmi elle. Allah viendra alors à eux sous une forme différente de celle qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre toi. Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne à nous. Et quand notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Ensuite, Allah viendra à eux dans Sa propre Forme, qu’ils reconnaîtront, et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Et ils Le suivront, et un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer ; et moi (le Prophète ﷺ) et ma communauté serons les premiers à le franchir ; et seuls les messagers parleront ce jour-là, et la prière des messagers sera : “Ô Allah ! accorde la sécurité, accorde la sécurité.” Dans l’Enfer, il y aura de longs crochets comme les épines du Sa‘dan. Il (le Prophète ﷺ) a dit : “Avez-vous vu le Sa‘dan ?” Ils ont répondu : Oui, Messager d’Allah. Il a dit : “En vérité, ces crochets seront comme les épines du Sa‘dan, mais nul ne connaît leur taille sauf Allah. Ils attraperont des gens selon leurs actions. Certains s’en sortiront grâce à leurs bonnes actions, d’autres seront récompensés selon leurs actes jusqu’à ce qu’ils soient sauvés. Quand Allah aura fini de juger Ses serviteurs et, par Sa miséricorde, décidera de sortir de l’Enfer ceux qu’Il voudra, Il ordonnera aux anges de faire sortir ceux qui n’ont rien associé à Allah, à qui Allah a décidé de faire miséricorde, ceux qui disaient : ‘Il n’y a de dieu qu’Allah.’ Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce aux traces de prosternation, car le feu de l’Enfer dévorera tout (membre) des fils d’Adam sauf les marques de prosternation. Allah a interdit au feu de consumer les traces de prosternation. Ils seront sortis du Feu, brûlés, et l’eau de la vie sera versée sur eux, et ils pousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Puis Allah aura terminé de juger entre Ses serviteurs ; mais un homme, le dernier à entrer au Paradis, restera face à l’Enfer et dira : “Ô mon Seigneur, détourne-moi de l’Enfer, car son air m’a empoisonné et sa chaleur m’a brûlé.” Il appellera alors Allah aussi longtemps qu’Allah voudra qu’il L’appelle. Puis Allah, Béni et Exalté, dira : “Si Je fais cela, peut-être demanderas-tu encore plus.” Il dira : “Je ne Te demanderai rien de plus,” et il donnera à son Seigneur des promesses et des engagements comme Allah le voudra, et alors Il détournera son visage du Feu. Quand il se tournera vers le Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra. Il dira alors : “Ô mon Seigneur, fais-moi avancer jusqu’à la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander d’autre que ce que Je t’ai donné ? Malheur à toi, fils d’Adam, comme tu es traître !” Il dira : “Ô mon Seigneur !” et continuera d’appeler Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde cela, peut-être demanderas-tu encore plus.” Il répondra : “Non, par Ta grandeur,” et il donnera à son Seigneur des promesses et des engagements comme Allah le voudra. Il l’amènera alors à la porte du Paradis, et quand il sera à la porte, elle s’ouvrira devant lui, et il verra les bienfaits et la joie qui s’y trouvent. Il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il dira : “Ô mon Seigneur, fais-moi entrer au Paradis.” Allah, Béni et Exalté, dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que Je t’ai accordé ? Malheur à toi, fils d’Adam, comme tu es traître !” Et il dira : “Ô mon Seigneur, je ne veux pas être le plus malheureux de Tes créatures.” Il continuera d’appeler Allah jusqu’à ce qu’Allah, Béni et Exalté, rie. Quand Allah rira de lui, Il dira : “Entre au Paradis.” Quand il entrera, Allah dira : “Exprime tes souhaits.” Il exprimera ses souhaits jusqu’à ce qu’Allah lui rappelle tel ou tel désir. Quand ses désirs seront épuisés, Allah dira : “C’est pour toi, et en plus, l’équivalent avec.” ‘Ata’ b. Yazid a dit : Abu Sa‘id al-Khudri était avec Abu Huraira et il n’a rien rejeté du hadith rapporté par lui, mais quand Abu Huraira a rapporté : “Allah a dit à cet homme : et son équivalent avec,” Abu Sa‘id a dit : “Dix fois autant avec, ô Abu Huraira.” Abu Huraira a dit : Je ne me souviens que des mots : “C’est pour toi et un équivalent avec.” Abu Sa‘id a dit : Je témoigne que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ ses paroles : “C’est pour toi et dix fois autant.” Abu Huraira a dit : Cet homme était le dernier des gens du Paradis à y entrer
- Sahih Muslim, n°453
Rapporté par Hammam b. Munabbih : Voici ce qu’Abu Huraira nous a transmis du Messager d’Allah ﷺ, et il en a rapporté beaucoup ; l’un d’eux était : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le plus bas en rang parmi vous au Paradis sera interrogé : “Exprime tes souhaits.” Et il exprimera ses souhaits encore et encore. On lui demandera : “As-tu exprimé tous tes souhaits ?” Il dira : “Oui.” Alors Allah dira : “Pour toi est ce que tu désires, et l’équivalent avec.” »
- Sahih Muslim, n°454
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri : Certaines personnes, du vivant du Messager d’Allah ﷺ, ont dit : Messager d’Allah, verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Oui », puis il a ajouté : « Avez-vous du mal à voir le soleil à midi sans nuage, ou à voir la lune par une nuit de pleine lune sans nuage ? » Ils ont répondu : Non, Messager d’Allah ! Il a dit : « Vous ne rencontrerez aucune difficulté à voir Allah au Jour de la Résurrection, pas plus que pour voir l’un d’eux. Quand viendra le Jour de la Résurrection, un proclamateur annoncera : Que chaque peuple suive ce qu’il adorait. Alors tous ceux qui adoraient des idoles et des pierres autres qu’Allah tomberont dans le Feu, jusqu’à ce qu’il ne reste que les justes, les mauvais et certains gens du Livre qui adoraient Allah. Ensuite, les Juifs seront appelés et on leur dira : “Qu’adoriez-vous ?” Ils diront : “Nous adorions ‘Uzayr, fils d’Allah.” On leur dira : “Vous mentez ; Allah n’a jamais eu d’épouse ni de fils. Que voulez-vous maintenant ?” Ils diront : “Nous avons soif, ô notre Seigneur ! Donne-nous à boire.” On leur indiquera une direction et on leur dira : “Pourquoi n’allez-vous pas là-bas boire ?” Ils seront alors poussés vers le Feu (et découvriront à leur grande déception) que ce n’était qu’un mirage (et les flammes dévorantes du feu) se consumeront entre elles, et ils tomberont dans le Feu. Ensuite, les Chrétiens seront appelés et on leur dira : “Qu’adoriez-vous ?” Ils diront : “Nous adorions Jésus, fils d’Allah.” On leur dira : “Vous mentez ; Allah n’a jamais pris pour Lui ni épouse ni fils.” Puis on leur dira : “Que voulez-vous ?” Ils diront : “Nous avons soif, ô notre Seigneur ! Donne-nous à boire.” On leur indiquera une direction et on leur dira : “Pourquoi n’allez-vous pas là-bas pour boire ?” Mais ils seront poussés et rassemblés vers l’Enfer, qui leur paraîtra comme un mirage, et les flammes s’y consumeront. Ils tomberont dans le Feu, jusqu’à ce qu’il ne reste que ceux qui adoraient Allah, qu’ils soient pieux ou pécheurs. Le Seigneur de l’Univers, Glorifié et Exalté, viendra à eux sous une forme qu’ils reconnaîtront et dira : “Que cherchez-vous ? Chaque peuple suit ce qu’il adorait.” Ils diront : “Notre Seigneur, nous nous sommes séparés des gens dans le monde, même si nous avions besoin d’eux ; cependant, nous ne nous sommes pas associés à eux.” Il dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre toi et nous n’associons rien à Allah.” Ils le répéteront deux ou trois fois, jusqu’à ce que certains d’entre eux soient sur le point de partir. On leur dira : “Y a-t-il un signe entre vous et Lui pour Le reconnaître ?” Ils diront : “Oui.” Et les choses seront dévoilées. Ceux qui se prosternaient devant Allah de leur propre gré seront autorisés par Allah à se prosterner. Mais il ne restera personne qui se prosternait par crainte des gens ou par ostentation sans qu’Allah ne rende son dos rigide, et chaque fois qu’il essaiera de se prosterner, il tombera sur son dos. Ensuite, ils relèveront la tête et Allah prendra la Forme dans laquelle ils L’ont vu la première fois et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ensuite, le pont sera dressé au-dessus de l’Enfer et l’intercession sera permise, et ils diront : “Ô Allah, protège, protège.” On demanda : Messager d’Allah, qu’est-ce que ce pont ? Il a dit : « C’est un vide où l’on risque de glisser. Il y aura des crochets, des pinces, des pointes comme l’épine que l’on trouve au Najd et qui s’appelle Sa‘dan. Les croyants passeront alors en un clin d’œil, comme l’éclair, comme le vent, comme un oiseau, comme les meilleurs chevaux et chameaux. Certains s’en sortiront sains et saufs, d’autres seront écorchés puis relâchés, et d’autres seront poussés dans le feu de l’Enfer jusqu’à ce que les croyants soient sauvés du Feu. Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, il n’y aura personne parmi vous plus désireux de réclamer un droit que les croyants au Jour de la Résurrection pour leurs frères dans le Feu qui diront : “Ô notre Seigneur, ils jeûnaient avec nous, priaient et accomplissaient le pèlerinage.” Il leur sera dit : “Sortez ceux que vous reconnaissez.” Alors leur personne sera interdite au Feu ; et ils sortiront un grand nombre de gens que le Feu avait atteints jusqu’au milieu du tibia ou jusqu’aux genoux. Ils diront alors : “Ô notre Seigneur, il ne reste plus aucun de ceux à propos de qui Tu nous as donné un ordre.” Il dira alors : “Retournez et sortez ceux dans le cœur desquels vous trouvez du bien du poids d’un dinar.” Ils sortiront alors un grand nombre de gens. Puis ils diront : “Ô notre Seigneur, nous n’avons laissé personne à propos de qui Tu nous as donné un ordre.” Il dira alors : “Retournez et sortez ceux dans le cœur desquels vous trouvez du bien du poids d’un demi-dinar.” Ils sortiront alors un grand nombre de gens, et diront : “Ô notre Seigneur, il ne reste plus personne à propos de qui Tu nous as donné un ordre.” Il dira alors : “Retournez et dans le cœur de qui vous trouvez du bien du poids d’une particule, sortez-le.” Ils sortiront un grand nombre de gens, puis diront : “Ô notre Seigneur, maintenant il ne reste plus personne en Enfer ayant du bien en lui.” Abu Sa‘id al-Khudri a dit : Si vous ne me croyez pas dans ce hadith, alors récitez si vous voulez : « Certes, Allah ne lèse personne, fût-ce du poids d’un atome ; et si c’est une bonne action, Il la multiplie et accorde de Sa part une immense récompense » (Coran, 4:40). Puis Allah, Exalté et Grand, dira : Les anges ont intercédé, les prophètes ont intercédé et les croyants ont intercédé, et il ne reste plus que le Plus Miséricordieux des miséricordieux. Il prendra alors une poignée du Feu et en sortira des gens qui n’ont jamais fait de bien et qui auront été réduits en charbon, et Il les jettera dans une rivière appelée la rivière de la vie, à la lisière du Paradis. Ils sortiront comme une graine sort de la boue d’un torrent. Tu la vois près de la pierre ou près de l’arbre. Ce qui est exposé au soleil est jaunâtre ou verdâtre et ce qui est à l’ombre est blanc. Ils dirent : Messager d’Allah, on dirait que tu as gardé un troupeau dans le désert. Il (le Prophète ﷺ) a dit : Ils sortiront comme des perles avec des sceaux sur leur cou. Les habitants du Paradis les reconnaîtront (et diront) : Ceux-là sont ceux qu’a libérés le Tout Miséricordieux. Il les a admis au Paradis sans aucune bonne action qu’ils aient faite ni aucun bien qu’ils aient envoyé d’avance. Ensuite, Il dira : Entrez au Paradis ; tout ce que vous voyez en lui est à vous. Ils diront : Ô Seigneur, Tu nous as accordé des faveurs que Tu n’as accordées à personne d’autre dans le monde. Il dira : Il y a auprès de Moi pour vous un bien meilleur que cela. Ils diront : Ô notre Seigneur, qu’est-ce qui est meilleur que cela ? Il dira : C’est Mon agrément. Je ne serai plus jamais en colère contre vous après cela
- Sahih Muslim, n°455
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri : Nous avons dit : Messager d’Allah, verrons-nous notre Seigneur ? Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil par une journée sans nuage ? » Nous avons répondu : Non. Et le reste du hadith a été rapporté jusqu’à la fin comme celui transmis par Hafs b. Maisara, avec l’ajout de ces mots : « Sans la moindre bonne action qu’ils aient faite ni aucun bien qu’ils aient envoyé d’avance. Il leur sera dit : Pour vous est tout ce que vous voyez (au Paradis) et l’équivalent avec. » Abu Sa‘id a dit : J’ai appris que le pont sera plus fin qu’un cheveu et plus tranchant qu’une épée ; et dans le hadith rapporté par Laith, ces mots ne se trouvent pas : « Ils diront, Ô notre Seigneur, Tu nous as accordé des faveurs que Tu n’as accordées à personne d’autre dans le monde. »
- Sahih Muslim, n°459
Rapporté par Abu Sa'id : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les habitants permanents du Feu sont ceux qui y sont condamnés ; ils n’y mourront ni n’y vivront (Coran, xx. 47 ; lxxxvii. 13). Mais ceux que le Feu touchera temporairement à cause de leurs péchés, ou, selon le narrateur, “à cause de leurs mauvaises actions”, Allah les fera mourir jusqu’à ce qu’ils deviennent du charbon. Ensuite, ils bénéficieront de l’intercession, seront amenés en groupes et étendus sur les rivières du Paradis. Il sera alors dit : “Ô habitants du Paradis, versez de l’eau sur eux.” Ils pousseront alors comme une graine dans la vase emportée par le torrent. Un homme parmi les gens dit : “On dirait que le Messager d’Allah ﷺ vivait dans la steppe.” »
- Sahih Muslim, n°461
Rapporté par Abdullah b. Mas'ud : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je connais le dernier des habitants de l’Enfer à en sortir, et le dernier des habitants du Paradis à y entrer. Un homme sortira de l’Enfer en rampant. Alors Allah, le Béni et l’Exalté, lui dira : “Va et entre au Paradis.” Il s’y rendra et pensera qu’il est plein. Il reviendra et dira : “Ô mon Seigneur ! Je l’ai trouvé plein.” Allah, le Béni et l’Exalté, lui dira : “Va et entre au Paradis.” Il y retournera et pensera encore qu’il est plein. Il reviendra et dira : “Ô mon Seigneur ! Je l’ai trouvé plein.” Allah lui dira : “Va et entre au Paradis, car tu auras l’équivalent du monde et dix fois plus, ou bien dix fois ce monde.” Le narrateur dit : L’homme dira : “Te moques-Tu de moi ? Ou ris-Tu de moi alors que Tu es le Roi ?” Le narrateur ajoute : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ rire jusqu’à ce que ses dents de devant soient visibles. Et il a été dit : Cela sera le rang le plus bas parmi les habitants du Paradis
- Sahih Muslim, n°462
Rapporté par Abdullah b. Mas'ud : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je reconnais le dernier des habitants de l’Enfer à en sortir. Un homme en sortira en rampant. Il lui sera dit : “Va et entre au Paradis.” (Le Prophète ﷺ dit :) Il ira pour y entrer, mais il trouvera que tous les appartements sont déjà occupés. Il lui sera dit : “Te souviens-tu du temps où tu étais en Enfer ?” Il dira : “Oui.” Il lui sera dit : “Exprime un souhait.” Et il exprimera son souhait. Il lui sera dit : “Tu auras ce que tu désires et dix fois les biens de ce monde.” (Le Prophète ﷺ dit :) Il dira : “Te moques-Tu de moi alors que Tu es le Roi ?” J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ rire jusqu’à ce que ses dents de devant soient visibles
- Sahih Muslim, n°463
Rapporté par Ibn Mas'ud : Le dernier à entrer au Paradis sera un homme qui marchera, puis trébuchera, puis sera brûlé par le Feu. Lorsqu’il sera enfin sorti, il se tournera vers le Feu et dira : « Béni soit Celui qui m’a sauvé de toi. Allah m’a donné quelque chose qu’Il n’a donné à personne d’autre, ni avant ni après moi. » Ensuite, un arbre sera dressé devant lui et il dira : « Ô mon Seigneur ! Approche-moi de cet arbre pour que je puisse m’abriter à son ombre et boire de son eau. » Allah, l’Exalté et le Grand, dira : « Ô fils d’Adam, si Je t’accorde cela, tu Me demanderas autre chose. » Il dira : « Non, mon Seigneur. » Et il promettra de ne rien demander d’autre. Son Seigneur l’excusera car Il voit ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer ; alors Il l’en rapprochera, et il profitera de son ombre et boira son eau. Ensuite, un arbre plus beau que le premier sera dressé devant lui et il dira : « Ô mon Seigneur ! Approche-moi de cet arbre pour que je puisse boire de son eau et m’abriter à son ombre, et je ne Te demanderai plus rien. » Allah dira : « Ô fils d’Adam, si Je t’en rapproche, tu Me demanderas encore autre chose. » Il promettra de ne plus rien demander. Son Seigneur l’excusera car Il voit ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer. Il l’en rapprochera, et il profitera de son ombre et boira son eau. Puis un arbre sera dressé à la porte du Paradis, plus beau que les deux autres. Il dira : « Ô mon Seigneur ! Approche-moi de cet arbre pour que je puisse profiter de son ombre et boire de son eau. Je ne Te demanderai plus rien. » Allah dira : « Ô fils d’Adam ! Ne M’as-tu pas promis de ne plus rien Me demander ? » Il dira : « Oui, mon Seigneur, mais je ne Te demanderai plus rien. » Son Seigneur l’excusera car Il voit ce qu’il ne peut s’empêcher de désirer. Allah l’en rapprochera, et quand il sera près de l’arbre, il entendra les voix des habitants du Paradis. Il dira : « Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis. » Allah dira : « Ô fils d’Adam, qu’est-ce qui mettra fin à tes demandes ? Serais-tu satisfait si Je te donnais le monde entier et encore autant ? » Il dira : « Ô mon Seigneur ! Te moques-Tu de moi alors que Tu es le Seigneur des mondes ? » Ibn Mas'ud rit et demanda : « Pourquoi ne me demandez-vous pas pourquoi je ris ? » Ils dirent : « Pourquoi ris-tu ? » Il répondit : « C’est ainsi que le Messager d’Allah ﷺ a ri. » Les compagnons demandèrent : « Pourquoi ris-tu, Messager d’Allah ? » Il répondit : « À cause du rire du Seigneur de l’univers, lorsque le demandeur du Paradis dira : “Te moques-Tu de moi alors que Tu es le Seigneur des mondes ?” Il dira : “Je ne me moque pas de toi, mais J’ai le pouvoir de faire ce que Je veux.” »
- Sahih Muslim, n°464
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les habitants du Paradis, le plus bas en rang sera celui dont Allah détournera le visage du Feu vers le Paradis, et fera apparaître devant lui un arbre ombragé. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Dirige-moi vers cet arbre pour que je profite de son ombre.” » Le reste du hadith est similaire à celui rapporté par Ibn Mas'ud, sauf qu’il n’est pas mentionné : « Il (Allah) dira : Ô fils d’Adam ! Qu’est-ce qui mettra fin à tes demandes envers Moi ? » jusqu’à la fin du récit. Il y est ajouté : Allah lui rappellera : « Demande ceci ou cela », et lorsque ses attentes seront réalisées, Allah dira : « C’est pour toi, et dix fois autant. » Il est dit qu’il entrera alors dans sa demeure et que ses deux épouses aux grands yeux noirs viendront à sa suite. Elles diront : « Louange à Allah, qui t’a créé pour nous et nous pour toi. » Il dira : « Personne n’a reçu ce que j’ai reçu. »
- Sahih Muslim, n°467
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je connais le dernier des habitants du Paradis à y entrer et le dernier des habitants de l’Enfer à en sortir. C’est un homme qui sera amené le Jour de la Résurrection et il sera dit : “Présentez-lui ses petits péchés et retenez-lui ses grands péchés.” On lui présentera alors ses petits péchés et il lui sera dit : “Tel jour tu as fait ceci, tel jour tu as fait cela.” Il dira : “Oui.” Il ne pourra pas nier, tout en craignant que ses grands péchés ne lui soient présentés. Il lui sera dit : “Pour chaque mauvaise action, tu auras une bonne action à la place.” Il dira : “Ô mon Seigneur ! J’ai fait des choses que je ne vois pas ici.” J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ rire jusqu’à ce que ses dents de devant soient visibles
- Sahih Muslim, n°469
Rapporté par Abu Zubair, qui l’a entendu de Jabir b. 'Abdullah, à qui on a demandé au sujet de l’arrivée des gens le Jour de la Résurrection. Il a dit : « Nous viendrons ce jour-là de cette façon, de cette façon, et regardez bien ce qui concerne “les gens élevés”. » Le narrateur dit : Ensuite, les gens seront rassemblés avec leurs idoles qu’ils adoraient, les uns après les autres. Puis notre Seigneur viendra à nous et dira : « Qui attendez-vous ? » Ils diront : « Nous attendons notre Seigneur. » Il dira : « Je suis votre Seigneur. » Ils diront : « (Nous ne sommes pas sûrs) tant que nous ne T’aurons pas vu. » Alors Il Se manifestera à eux en souriant, marchera avec eux et ils Le suivront ; chaque personne, qu’elle soit hypocrite ou croyante, recevra une lumière, et il y aura des pics et des crochets sur le pont de l’Enfer qui attraperont ceux qu’Allah voudra. Ensuite, la lumière des hypocrites s’éteindra, et les croyants seront sauvés. Le premier groupe à réussir sera composé de soixante-dix mille hommes dont les visages brilleront comme la pleine lune, et ils ne seront pas interrogés sur leurs comptes. Le groupe suivant aura des visages aussi brillants que les étoiles les plus lumineuses du ciel. Ainsi les groupes se succéderont. Ensuite viendra l’étape de l’intercession, et ceux qui en auront la permission intercéderont, jusqu’à ce que celui qui a déclaré : « Il n’y a de dieu qu’Allah » et qui a dans son cœur une vertu du poids d’un grain d’orge sorte du Feu. Ils seront alors amenés dans la cour du Paradis et les habitants du Paradis commenceront à verser de l’eau sur eux jusqu’à ce qu’ils poussent comme une chose qui pousse dans l’eau du torrent, et leurs brûlures disparaîtront. Ils demanderont à leur Seigneur jusqu’à ce qu’ils reçoivent les bienfaits de ce monde et dix fois plus
- Sahih Muslim, n°475
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah rassemblera les gens le Jour de la Résurrection et ils seront préoccupés par cela. » Ibn Ubaid a dit : « Ils recevront une inspiration divine à ce sujet et diront : ‘Si nous pouvions demander l’intercession auprès de notre Seigneur, nous pourrions être délivrés de cette situation.’ » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils viendront voir Adam et lui diront : ‘Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous délivre de cette situation.’ » Il dira : « Je ne suis pas en position de le faire », et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela ; il dira : « Allez voir Noé, le premier messager envoyé après moi par Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils iront voir Noé (paix sur lui). Il dira : ‘Je ne suis pas en position de le faire pour vous’, et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : ‘Allez voir Ibrahim (paix sur lui), qu’Allah a pris pour ami.’ » Ils iront voir Ibrahim (paix sur lui), qui dira : « Je ne suis pas en position de le faire pour vous », et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : « Allez voir Moïse (paix sur lui), avec qui Allah a parlé et à qui Il a donné la Torah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils iront voir Moïse (paix sur lui), qui dira : ‘Je ne suis pas en position de le faire pour vous’, et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : ‘Allez voir Jésus, l’Esprit d’Allah et Sa parole.’ » Il dira : « Je ne suis pas en position de le faire pour vous ; allez voir Muhammad ﷺ, un serviteur dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés. » Le narrateur dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ils viendront à moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, qui me l’accordera. Quand je Le verrai, je me prosternerai, et Allah me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu, demande et il te sera donné, intercède et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’aura enseignées. J’intercéderai alors, mais une limite me sera fixée. Je les sortirai du Feu et les ferai entrer au Paradis (selon la limite). Je reviendrai ensuite, me prosternerai, et Allah me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il sera dit : “Relève-toi, ô Muhammad, parle et tu seras entendu, demande et il te sera donné, intercède et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’aura enseignées. J’intercéderai alors, et une limite me sera fixée. Je les sortirai du Feu et les ferai entrer au Paradis. » Le narrateur dit : Je ne me souviens plus si le Prophète ﷺ a dit la troisième ou la quatrième fois : « Ô mon Seigneur, il ne reste plus dans le Feu que ceux que le Coran a retenus, c’est-à-dire ceux qui y sont condamnés pour l’éternité. » Ibn Ubaid a dit dans un autre récit : Qatada a dit : « ceux dont le séjour éternel est obligatoire »
- Sahih Muslim, n°478
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” sera sorti du Feu, même s’il a dans son cœur une vertu du poids d’un grain d’orge. Puis celui qui a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” sortira du Feu, même s’il a dans son cœur une vertu du poids d’un grain de blé. Ensuite, il sera sorti du Feu celui qui a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah”, même s’il a dans son cœur une vertu du poids d’un atome. » Ibn Minhal a ajouté dans sa narration : Yazid a dit : « J’ai rencontré Shu'ba et lui ai rapporté ce hadith. Shu'ba a dit : Qatada nous a transmis ce hadith d’Anas b. Malik, qui l’a entendu du Messager d’Allah ﷺ, avec cette variante qu’il a remplacé le mot “grain” par “atome”. Yazid a dit : Abu Bistam a aussi fait un changement dans ce récit. »
- Sahih Muslim, n°479
Rapporté par Ma'bad b. Hilal al 'Anazi : Nous sommes allés voir Anas b. Malik par l’intermédiaire de Thabit et nous sommes arrivés chez lui alors qu’il priait la prière du matin. Thabit a demandé la permission pour nous et nous sommes entrés, et il a fait asseoir Thabit avec lui sur son lit. Thabit lui a dit : « Ô Abu Hamza (surnom d’Anas b. Malik), tes frères de Bassora te demandent de leur raconter le hadith de l’intercession. » Il a dit : « Muhammad ﷺ nous a raconté : Le Jour de la Résurrection, des gens se précipiteront les uns vers les autres, déconcertés. Ils iront voir Adam et lui diront : “Intercède auprès de ton Seigneur pour ta descendance.” Il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Ibrahim (paix sur lui), car il est l’ami d’Allah.” Ils iront voir Ibrahim, mais il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Moïse, car il est l’interlocuteur d’Allah.” Ils iront voir Moïse, mais il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Jésus, car il est l’Esprit d’Allah et Sa parole.” Ils iront voir Jésus, et il dira : “Je ne suis pas digne de cela ; allez plutôt voir Muhammad ﷺ.” Ils viendront à moi, et je dirai : “Je suis en mesure de le faire.” J’irai demander la permission à mon Seigneur, qui me l’accordera. Je me tiendrai alors devant Lui et Le louerai avec des louanges que je ne peux pas faire maintenant, mais qu’Allah m’inspirera. Je me prosternerai alors, et il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon Seigneur, mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur une foi du poids d’un grain de blé ou d’orge.” J’irai le faire ; puis je reviendrai vers mon Seigneur et Le louerai avec ces louanges (qu’Allah m’aura enseignées), puis je me prosternerai. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur une foi du poids d’une graine de moutarde.” J’irai le faire. Je reviendrai encore vers mon Seigneur, Le louerai avec ces louanges, puis me prosternerai. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon Seigneur, mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur autant de foi que la plus petite, la plus petite, la plus petite graine de moutarde.” J’irai le faire. » C’est le hadith qu’Anas nous a rapporté. Nous sommes sortis de chez lui et, arrivés dans la partie haute du cimetière de Jabban, nous avons dit : « Si seulement nous rencontrions Hasan pour le saluer ! » Il se cachait dans la maison d’Abu Khalifa. Ma'bad b. Hilal, le narrateur, dit : « Nous sommes allés le voir, l’avons salué et dit : “Ô Abu Sa'id, nous venons de ton frère Abu Hamza (Anas), et nous n’avons jamais entendu un hadith comme celui-ci sur l’intercession.” Il dit : “Racontez-le.” Nous avons raconté le hadith. Il dit : “Racontez-le encore.” Nous avons dit : “Il ne nous en a pas dit plus.” Il dit : “Il nous l’a raconté il y a vingt ans, quand il était fort et en bonne santé. Il a en fait omis quelque chose. Je ne sais pas si le vieil homme a oublié ou s’il a volontairement évité de vous le dire de peur que vous ne vous reposiez dessus et négligiez les bonnes actions.” Nous lui avons dit : “Raconte-le nous”, et il a ri et dit : “Il y a de la précipitation dans la nature humaine. Je ne vous en aurais pas parlé si je n’avais pas voulu vous le raconter.” (Et il ajouta que le Prophète ﷺ a dit :) “Je reviendrai alors vers mon Seigneur une quatrième fois, Le louerai avec ces louanges, puis me prosternerai. Il me sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô mon Seigneur, permets-moi d’intercéder pour celui qui a dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’ Il (le Seigneur) dira : ‘Cela ne t’appartient pas, mais par Ma Gloire, Ma Majesté, Ma Grandeur et Ma Puissance, Je ferai certainement sortir celui qui a dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’” Ma'bad, le narrateur, dit : « J’atteste que le hadith transmis par Hasan a été entendu par lui d’Anas b. Malik, et je vois qu’il l’a rapporté il y a vingt ans, alors qu’il était en pleine forme. »
- Sahih Muslim, n°480
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Un jour, on apporta de la viande au Messager d’Allah ﷺ et on lui présenta une épaule, une partie qu’il appréciait. Il en coupa un morceau avec ses dents et dit : « Je serai le chef de l’humanité au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera, sur une même plaine, les premiers et les derniers (de l’humanité) au Jour de la Résurrection. Alors, la voix d’un annonceur sera entendue par tous, les regards traverseront la foule, et le soleil s’approchera. Les gens ressentiront alors une angoisse, une inquiétude et une détresse insupportables, au point qu’ils ne pourront ni supporter ni rester debout. Certains diront aux autres : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Ne voyez-vous pas le malheur qui nous a frappés ? Pourquoi ne cherchez-vous pas quelqu’un pour intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ?” Certains diront : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Ô Adam, tu es le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre Main, Il a insufflé en toi de Son esprit et Il a ordonné aux anges de se prosterner devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Adam dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit de m’approcher de cet arbre et je Lui ai désobéi. Je ne pense qu’à moi-même. Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront voir Noé et lui diront : “Ô Noé, tu es le premier des Messagers envoyés sur terre (après Adam), et Allah t’a appelé ‘Serviteur reconnaissant’. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Il dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai prononcé une malédiction contre mon peuple. Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même ; allez plutôt voir Ibrahim (paix sur lui).” Ils iront voir Ibrahim et lui diront : “Tu es le Messager d’Allah et Son Ami parmi les habitants de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Ibrahim leur dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” (Ibrahim mentionnera alors ses paroles mensongères et dira :) “Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même. Allez voir quelqu’un d’autre : allez voir Moïse.” Ils iront voir Moïse (paix sur lui) et lui diront : “Ô Moïse, tu es le Messager d’Allah, Allah t’a honoré par Sa mission et Sa parole parmi les gens. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Moïse (paix sur lui) leur dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. En fait, j’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même. Allez plutôt voir Jésus (paix sur lui).” Ils iront voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus, tu es le Messager d’Allah, tu as parlé aux gens dès le berceau, tu es Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et un esprit venant de Lui ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Jésus (paix sur lui) dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Il ne mentionnera aucun péché de sa part. (Il dira simplement :) “Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même ; allez voir quelqu’un d’autre : allez voir Muhammad ﷺ.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad, tu es le Messager d’Allah et le dernier des prophètes. Allah t’a pardonné tous tes péchés passés et futurs. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ; ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Je partirai alors et je me placerai sous le Trône, puis je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah me révélera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a révélées à personne avant moi. Il dira ensuite : “Muhammad, relève la tête ; demande, et cela te sera accordé ; intercède, et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai alors la tête et je dirai : “Ô mon Seigneur, ma communauté, ma communauté.” Il sera dit : “Ô Muhammad, fais entrer par la porte droite du Paradis ceux de ta communauté qui n’auront pas de comptes à rendre.” Ils partageront avec les autres une autre porte que celle-ci. Le Prophète ajouta : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, la distance entre les deux battants d’une porte du Paradis est aussi grande qu’entre La Mecque et Hajar, ou entre La Mecque et Busra. »
- Sahih Muslim, n°482
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه et Hudhayfa رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Béni et le Très-Haut, rassemblera les gens. Les croyants resteront debout jusqu’à ce que le Paradis soit rapproché d’eux. Ils iront voir Adam et diront : “Ô notre père, ouvre-nous les portes du Paradis.” Il dira : “Ce qui vous a fait sortir du Paradis, c’est le péché de votre père Adam. Je ne suis pas en mesure de le faire ; allez plutôt voir mon fils Ibrahim, l’Ami d’Allah.” (Le Prophète ﷺ dit :) Ibrahim dira : “Je ne suis pas en mesure de le faire. J’ai été l’Ami d’Allah depuis très longtemps ; allez plutôt voir Moïse (paix sur lui), à qui Allah a parlé.” Ils iront voir Moïse (paix sur lui), mais il dira : “Je ne suis pas en mesure de le faire ; allez plutôt voir Jésus, la Parole d’Allah et Son Esprit.” Jésus (paix sur lui) dira : “Je ne suis pas en mesure de le faire.” Ils viendront alors à Muhammad ﷺ. Il lui sera alors permis d’ouvrir la porte du Paradis. La confiance et les liens de parenté seront envoyés et se tiendront à droite et à gauche du Pont, et les premiers d’entre vous passeront aussi vite qu’un éclair. (Le narrateur dit :) J’ai dit : « Ô toi qui m’es plus cher que mon père et ma mère, qu’est-ce qui ressemble au passage de l’éclair ? » Il dit : « N’as-tu pas vu l’éclair, comment il passe puis revient en un clin d’œil ? » Ensuite (ils passeront) comme le vent, puis comme un oiseau, et la rapidité des gens dépendra de leurs actions. Votre Prophète sera debout sur le Pont en disant : “Ô mon Seigneur, sauve ! sauve !” (Les gens continueront à passer) jusqu’à ce que les actions des serviteurs s’épuisent, jusqu’à ce qu’un homme ait du mal à avancer et ne puisse que ramper. (Le narrateur dit :) De chaque côté du Pont, des crochets seront suspendus, prêts à attraper ceux qu’ils devront attraper. Certains réussiront à traverser ce Pont, et d’autres seront entassés en Enfer. Par Celui qui détient la vie d’Abu Huraira dans Sa main, il faudrait soixante-dix ans pour atteindre le fond de l’Enfer
- Sahih Muslim, n°485
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai le premier à intercéder au Paradis, et aucun prophète parmi les prophètes n’aura été suivi (par autant de gens) que moi. Il y aura même un prophète parmi les prophètes qui ne sera suivi que par un seul homme de son peuple. »
- Sahih Muslim, n°491
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « Chaque prophète a une prière qui est exaucée, mais chaque prophète s’est empressé de l’utiliser. Pour ma part, j’ai réservé ma prière pour l’intercession de ma communauté au Jour de la Résurrection, et elle sera exaucée, si Allah le veut, pour tout membre de ma communauté qui meurt sans rien associer à Allah. »
- Sahih Muslim, n°510
Rapporté par 'Abbas b. Abd al-Muttalib رضي الله عنه : Il a dit : « Ô Messager d’Allah, as-tu pu être utile à Abu Talib d’une quelconque manière, lui qui t’a protégé et t’a défendu avec ferveur ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui ; il sera dans la partie la moins profonde du Feu, et sans mon intervention, il aurait été dans les profondeurs les plus basses de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°511
Rapporté par Abdullah b. al-Harith : J’ai entendu Abbas dire : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah, vraiment Abu Talib t’a défendu et t’a aidé ; cela lui sera-t-il utile ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui ; je l’ai trouvé dans la partie la plus basse du Feu et je l’ai amené dans la partie la moins profonde. »
- Sahih Muslim, n°513
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : On mentionna son oncle Abu Talib devant le Messager d’Allah ﷺ. Il dit : « Mon intercession pourra lui être utile le Jour de la Résurrection et il sera placé dans la partie la moins profonde du Feu, qui atteindra ses chevilles et son cerveau bouillonnera. »
- Sahih Muslim, n°514
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : En vérité, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La personne la moins tourmentée parmi les habitants du Feu sera celle qui portera deux sandales de feu, et son cerveau bouillonnera à cause de la chaleur de ces sandales. »
- Sahih Muslim, n°516
Rapporté par Nu'man b. Bashir رضي الله عنه alors qu’il donnait un sermon : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le châtiment le plus léger pour les habitants de l’Enfer, le Jour de la Résurrection, sera pour l’homme sous la plante des pieds duquel on placera deux braises, et son cerveau bouillonnera à cause d’elles. »
- Sahih Muslim, n°517
Rapporté par Nu'man b. Bashir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En vérité, le châtiment le plus léger pour les habitants du Feu sera pour celui qui portera deux sandales et deux lacets de feu à ses pieds, et à cause de cela, son cerveau bouillonnera comme une marmite sur le feu, et il pensera qu’il n’y a personne plus durement châtié que lui, alors qu’il subira le châtiment le plus léger. »
- Sahih Muslim, n°518
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, le fils de Jud’an entretenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il utile ? » Il répondit : « Cela ne lui sera d’aucune utilité, car il n’a jamais dit : “Ô mon Seigneur, pardonne mes péchés le Jour de la Résurrection.” »
- Sahih Muslim, n°532
Rapporté par Abu Sa'id رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut et le Glorieux, dira : “Ô Adam !” Et Adam répondra : ‘Me voici à Ton service, Ô Seigneur, et tout le bien est entre Tes mains.’ Allah dira : ‘Fais sortir le groupe des habitants du Feu.’ Adam demandera : ‘Qui sont les habitants de l’Enfer ?’ Il lui sera répondu : ‘Parmi chaque mille, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.’ » Le Prophète ﷺ a dit : « À ce moment-là, chaque enfant aura les cheveux blancs, chaque femme enceinte perdra son enfant, et tu verras les gens comme s’ils étaient ivres, alors qu’ils ne le seront pas ; mais le châtiment d’Allah sera terrible. » Cela a profondément attristé les compagnons, qui ont dit : « Ô Messager d’Allah, qui parmi nous sera cette personne malheureuse ? » Il répondit : « Bonne nouvelle pour vous ! Yajuj et Majuj seront ces milliers, et un homme parmi vous sera choisi pour le Paradis. » Il ajouta : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, j’espère que vous représenterez le quart des habitants du Paradis. » Nous avons alors loué et glorifié Allah. Puis il dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, j’espère que vous serez le tiers des habitants du Paradis. » Nous avons encore loué et glorifié Allah. Puis il dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, j’espère que vous serez la moitié des habitants du Paradis. Votre proportion parmi les gens est comme un poil blanc sur la peau d’un bœuf noir ou une bande sur la patte d’un âne. »
- Sahih Muslim, n°553
Rapporté par ‘Uqba b. ‘Amir رضي الله عنه : Nous avions la charge de garder les chameaux. Un soir, quand c’était mon tour, je suis revenu après les avoir fait paître et j’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ debout, s’adressant aux gens. J’ai entendu ces paroles : « Si un musulman fait bien ses ablutions, puis se lève et prie deux unités de prière avec son cœur et son visage tournés vers Allah, le Paradis lui sera garanti. » J’ai dit : « Quelle belle chose ! » Un narrateur avant moi a dit : « La première chose était encore meilleure. » J’ai regardé, c’était ‘Umar qui a dit : « Je vois que tu viens d’arriver. » Puis il a dit : « Si l’un d’entre vous fait ses ablutions, les complète bien, puis dit : “J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son Messager”, les huit portes du Paradis lui seront ouvertes et il pourra entrer par celle qu’il voudra. »
- Sahih Muslim, n°582
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon peuple viendra vers moi au Bassin, et j’éloignerai certaines personnes de la même façon qu’on repousse les chameaux étrangers de son propre troupeau. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, nous reconnaîtras-tu ? » Il répondit : « Oui, vous aurez une marque que les autres n’auront pas. Vous viendrez à moi avec une lueur blanche sur le front et sur les pieds à cause des traces des ablutions. Un groupe parmi vous sera empêché de venir vers moi et ne me rencontrera pas, et je dirai : “Ô mon Seigneur, ce sont mes compagnons.” Alors un ange me dira : “Sais-tu ce qu’ils ont fait après toi ?” »
- Sahih Muslim, n°584
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ se rendit au cimetière et dit : « Que la paix soit sur vous, demeure des croyants. Et si Allah le veut, nous allons bientôt vous rejoindre. J’aimerais voir mes frères. » Ils dirent : « Ne sommes-nous pas tes frères, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Vous êtes mes compagnons, et nos frères sont ceux qui ne sont pas encore venus au monde. » Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah, comment reconnaîtras-tu ceux de ta communauté qui ne sont pas encore nés ? » Il dit : « Suppose qu’un homme ait des chevaux avec des marques blanches sur le front et les jambes parmi d’autres chevaux tous noirs, dites-moi, ne reconnaîtrait-il pas ses propres chevaux ? » Ils dirent : « Bien sûr, ô Messager d’Allah. » Il dit : « Ils viendront avec des visages, des bras et des jambes blancs grâce aux ablutions, et j’arriverai au Bassin avant eux. Certaines personnes seront repoussées de mon Bassin comme on chasse un chameau égaré. J’appellerai : “Venez, venez !” Mais il me sera dit : “Ces gens ont changé après toi.” Et je dirai : “Éloignez-vous, éloignez-vous.” »
- Sahih Muslim, n°625
Rapporté par Abu Wa’il رضي الله عنه : Abu Musa était très strict concernant l’urine et a uriné dans une bouteille. Il a dit : « Quand la peau de quelqu’un parmi les enfants d’Israël était touchée par de l’urine, il coupait cette partie. » Hudhayfa a dit : « J’espère que ton ami ne sera pas aussi strict. Moi et le Messager d’Allah ﷺ sommes allés ensemble jusqu’à un tas d’ordures derrière une clôture. Il s’est tenu debout comme n’importe qui et a uriné. J’ai essayé de me détourner, mais il m’a fait signe, alors je me suis approché et je suis resté derrière lui jusqu’à ce qu’il ait fini. »
- Sahih Muslim, n°677
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant deux tombes et a dit : « Ils (leurs occupants) sont en train d’être punis, mais pas pour un grand péché. L’un d’eux colportait des rumeurs et l’autre ne se protégeait pas de l’urine. » Il a ensuite demandé une branche fraîche, l’a coupée en deux et les a plantées sur chaque tombe, puis il a dit : « Peut-être que leur châtiment sera allégé tant que ces branches resteront fraîches. »
- Sahih Muslim, n°716
Rapporté par Thauban, l’affranchi du Messager d’Allah ﷺ : Alors que je me tenais près du Messager d’Allah ﷺ, un rabbin juif est venu et a dit : « Que la paix soit sur toi, ô Muhammad. » Je l’ai repoussé d’une telle manière qu’il allait tomber. Il m’a dit : « Pourquoi me repousses-tu ? » J’ai répondu : « Pourquoi ne dis-tu pas : Ô Messager d’Allah ? » Le Juif a dit : « Nous l’appelons par le nom que sa famille lui a donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon nom est Muhammad, c’est ainsi que ma famille m’a nommé. » Le Juif dit : « Je suis venu te poser une question. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Si cela peut t’être utile, veux-tu que je te réponde ? » Il répondit : « Je t’écoute. » Le Messager d’Allah ﷺ traça une ligne avec le bâton qu’il tenait, puis dit : « Demande ce que tu veux. » Le Juif demanda : « Où seront les humains le Jour où la terre sera changée en une autre terre et les cieux aussi ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Ils seront dans l’obscurité près du Pont. » Le Juif demanda encore : « Qui sera le premier à traverser ce pont ? » Il répondit : « Les pauvres parmi les réfugiés. » Le Juif demanda : « Qu’auront-ils pour petit-déjeuner en entrant au Paradis ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Une membrane du foie du poisson. » Le Juif demanda : « Et après cela, quel sera leur repas ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Un bœuf nourri dans les différentes parties du Paradis sera sacrifié pour eux. » Le Juif demanda : « Et leur boisson ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Ils boiront à la fontaine appelée “Salsabil”. » Le Juif dit : « Je suis venu te demander quelque chose que personne sur terre ne connaît, sauf un Prophète ou un ou deux hommes. » Le Prophète ﷺ répondit : « Cela te sera-t-il utile si je te le dis ? » Il répondit : « Je t’écoute. » Il dit alors : « Je veux te demander au sujet de l’enfant. » Le Prophète ﷺ répondit : « Le liquide de l’homme est blanc et celui de la femme (c’est-à-dire la partie centrale de l’ovule) est jaune. Quand ils ont un rapport et que le liquide de l’homme l’emporte sur celui de la femme, c’est un garçon qui est créé par la volonté d’Allah. Et si le liquide de la femme l’emporte, c’est une fille qui est créée par la volonté d’Allah. » Le Juif dit : « Ce que tu as dit est vrai ; tu es vraiment un Prophète. » Puis il repartit. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Il m’a interrogé sur des choses dont je n’avais aucune connaissance jusqu’à ce qu’Allah me les enseigne. »
- Sahih Muslim, n°849
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-As : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand tu entends le muezzin, répète ce qu’il dit, puis invoque la bénédiction sur moi, car celui qui invoque une bénédiction sur moi recevra dix bénédictions d’Allah. Ensuite, demande à Allah de m’accorder al-Wasila, qui est un rang au Paradis réservé à un seul des serviteurs d’Allah, et j’espère être ce serviteur. Celui qui demande à Allah que je reçoive al-Wasila, mon intercession lui sera assurée. »
- Sahih Muslim, n°883
Rapporté par ‘Ata’, d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Il faut réciter la Fatiha dans chaque unité de prière. Ce que nous avons entendu du Messager d’Allah ﷺ, nous vous l’avons fait entendre. Et ce qu’il récitait à voix basse, nous l’avons aussi récité à voix basse pour vous. Quelqu’un lui a demandé : « Si je ne récite que la Fatiha, ma prière sera-t-elle incomplète ? » Abu Huraira a répondu : « Si tu ajoutes d’autres versets du Coran à la Fatiha, c’est mieux pour toi. Mais si tu te contentes de la Fatiha, cela suffit. »
- Sahih Muslim, n°894
Rapporté par Anas : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ était assis parmi nous et il s’est assoupi. Puis il a levé la tête en souriant. Nous avons dit : « Qu’est-ce qui te fait sourire, Messager d’Allah ? » Il a dit : « Une sourate vient de m’être révélée », puis il a récité : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Nous t’avons certes donné l’abondance (Al-Kawthar). Accomplis donc la prière pour ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te hait sera certes sans postérité. » Ensuite, il a dit : « Savez-vous ce qu’est Al-Kawthar ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète ﷺ a dit : « C’est un canal que mon Seigneur, le Très-Haut et le Glorieux, m’a promis, et il y a beaucoup de bien en lui. C’est un bassin, et ma communauté viendra à lui le Jour de la Résurrection, et les coupes y seront aussi nombreuses que les étoiles. Un serviteur sera repoussé de ce bassin. Je dirai alors : “Mon Seigneur, il fait partie de ma communauté.” Et Allah dira : “Tu ne sais pas ce qu’il a innové après toi.” » Ibn Hujr a ajouté dans le hadith : « Le Prophète ﷺ était assis parmi nous dans la mosquée, et Allah a dit : “Tu ne sais pas ce qu’il a innové après toi.” »
- Sahih Muslim, n°940
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est venu chez moi, il a dit : « Demande à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; lorsqu’il récite le Coran, il ne peut s’empêcher de pleurer. Il vaudrait mieux ordonner à quelqu’un d’autre de diriger la prière. Par Allah, ce n’est pas autre chose qui me dérange, mais seulement l’idée que les gens puissent avoir de mauvais présages à propos de celui qui sera le premier à occuper la place du Messager d’Allah ﷺ. » J’ai essayé de le dissuader (le Prophète ﷺ) deux ou trois fois de nommer mon père comme imam, mais il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière et a dit : « Vous, les femmes, êtes comme celles qui entouraient Yusuf. »
- Sahih Muslim, n°941
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ était alité, Bilal est venu l’appeler pour la prière. Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme au cœur tendre. S’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par l’émotion qu’il ne pourra pas faire entendre sa récitation aux gens. Tu devrais plutôt ordonner à Omar de diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors demandé à Hafsa de transmettre mon avis au Prophète ﷺ, que Abou Bakr était trop sensible et qu’il vaudrait mieux qu’il ordonne à Omar. Hafsa a transmis ce message au Prophète ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On dirait que vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Ainsi, Abou Bakr a été désigné pour diriger la prière. Quand la prière a commencé, le Messager d’Allah ﷺ a ressenti un peu de soulagement ; il s’est levé, soutenu par deux personnes, et ses pieds traînaient sur le sol à cause de sa grande faiblesse. En entrant dans la mosquée, Abou Bakr a remarqué sa présence et a voulu se retirer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis à la gauche d’Abou Bakr. Le Prophète ﷺ dirigeait la prière en étant assis, Abou Bakr suivait la prière du Prophète ﷺ debout, et les gens suivaient la prière d’Abou Bakr
- Sahih Muslim, n°948
Rapporté par Abou Moussa رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et que sa maladie est devenue grave, il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. À cela, Aïsha a dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; s’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par la tristesse qu’il ne pourra pas diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens », et il a ajouté : « Vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. » Ainsi, Abou Bakr a dirigé la prière pendant la maladie du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°1007
Rapporté par Dawud, d’après ‘Amir رضي الله عنه : J’ai demandé à ‘Alqama si Ibn Mas’ud était présent avec le Messager d’Allah ﷺ la nuit où il a rencontré les djinns. Il (Ibn Mas’ud) a répondu : « Non, mais nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ une nuit et nous l’avons perdu de vue. Nous l’avons cherché dans les vallées et les collines, en disant : “Il a peut-être été emporté (par les djinns) ou tué en secret.” Nous avons passé la pire nuit que l’on puisse imaginer. Au matin, nous l’avons vu revenir du côté de Hira’. Nous lui avons dit : “Messager d’Allah, nous t’avons cherché partout, sans te trouver, et nous avons passé la pire nuit possible.” Le Prophète ﷺ a dit : “Un invité est venu à moi de la part des djinns et je suis allé avec lui, puis je leur ai récité le Coran.” Ensuite, il est parti avec nous et nous a montré leurs traces et les restes de leurs feux. Les djinns lui ont demandé ce qui serait leur nourriture, et il a répondu : ‘Tout os sur lequel le nom d’Allah a été prononcé sera votre nourriture. Quand il tombera entre vos mains, il sera recouvert de chair, et les excréments des chameaux seront la nourriture de vos animaux.’ Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ne faites pas l’istinja (toilette intime) avec ces choses, car ce sont la nourriture de vos frères (les djinns).” »
- Sahih Muslim, n°1137
Rapporté par Abou Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier et qu’il y a devant lui un objet de la taille du dossier d’une selle, cela le protège. Mais s’il n’a rien devant lui de cette taille, sa prière sera interrompue par le passage d’un âne, d’une femme ou d’un chien noir. » J’ai demandé : « Ô Abou Dharr, qu’a de particulier le chien noir par rapport au chien rouge ou jaune ? » Il a répondu : « Ô mon neveu, j’ai posé la même question au Messager d’Allah ﷺ, et il a dit : “Le chien noir est un démon.” »
- Sahih Muslim, n°1258
Rapporté par Ma'dan b. Talha : Omar b. Khattab رضي الله عنه alors qu'il donnait un sermon a mentionné le Messager d’Allah ﷺ et Abou Bakr. Il a ajouté : « J’ai vu en rêve qu’un coq m’a donné deux coups de bec, et je pense que ma mort est proche. Certains m’ont conseillé de désigner mon successeur. Mais Allah ne détruira pas Sa religion, Son califat et ce avec quoi Il a envoyé Son Messager ﷺ. Si la mort vient bientôt, la question du califat sera décidée par l’accord de ces six hommes avec qui le Messager d’Allah ﷺ était satisfait jusqu’à sa mort. Je sais très bien que certains me reprocheront d’avoir tué de mes propres mains des personnes qui semblaient musulmanes. S’ils font cela, ce sont des ennemis d’Allah, des mécréants et des égarés. Je ne laisse rien derrière moi qui me semble plus important que la question du Kalala. Je n’ai jamais autant interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et il ne s’est jamais fâché contre moi sauf pour cela : il a frappé ses doigts sur ma poitrine et a dit : “Cette verset, à la fin de la sourate an-Nisa’, révélée pendant la saison chaude, ne te suffit-elle pas ?” Si je vis encore, je clarifierai ce problème pour que quiconque lit le Coran ou non puisse prendre la bonne décision. » Omar رضي الله عنه a aussi dit : « Ô Allah, je Te prends à témoin concernant ces gouverneurs que j’ai envoyés dans les régions pour qu’ils rendent la justice, enseignent la religion et la Sunna du Messager d’Allah ﷺ, distribuent les butins et me consultent pour ce qu’ils ne peuvent pas faire. Ô gens, vous mangez ces deux plantes, l’oignon et l’ail, et je les trouve répugnantes. J’ai vu que lorsque le Messager d’Allah ﷺ sentait leur odeur chez quelqu’un dans la mosquée, il le faisait sortir à al-Baqi’. Donc, celui qui en mange doit bien les cuire pour faire disparaître leur odeur. »
- Sahih Muslim, n°1349
Rapporté par Ka’b ibn ‘Ujra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a des invocations, si on les répète après chaque prière obligatoire, on ne sera jamais déçu : ‘Gloire à Allah’ trente-trois fois, ‘Louange à Allah’ trente-trois fois, et ‘Allah est le plus Grand’ trente-quatre fois. »
- Sahih Muslim, n°1465
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Que feras-tu quand tu seras sous des dirigeants qui retarderont la prière au-delà de son heure prescrite, ou qui feront de la prière une simple formalité sans respecter son vrai moment ? » J’ai demandé : « Que me recommandes-tu ? » Il (le Prophète ﷺ) a dit : « Fais la prière à son heure, et si tu peux la faire avec eux, fais-le, car cela sera une prière surérogatoire pour toi. » Khalaf (un des narrateurs) n’a pas mentionné « au-delà de leur temps prescrit »
- Sahih Muslim, n°1466
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Ô Abu Dharr, tu verras bientôt après moi des dirigeants qui délaisseront leur prière. Tu dois faire la prière à son heure prescrite. Si tu la fais à son heure, ce sera une prière surérogatoire pour toi, sinon tu auras accompli ta prière. »
- Sahih Muslim, n°1467
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Mon ami (le Prophète ﷺ) m’a ordonné d’écouter et d’obéir (au dirigeant), même s’il s’agit d’un esclave dont les pieds et les bras sont coupés, et de faire la prière à son heure prescrite. (Il a aussi dit) : « Si tu trouves des gens qui ont déjà fait la prière, tu as accompli ta prière, sinon (si tu pries avec eux) ce sera une prière surérogatoire pour toi. »
- Sahih Muslim, n°1497
Rapporté par 'Itban b. Malik رضي الله عنه : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ, et le reste du hadith est le même que précédemment, sauf qu’un homme a dit : « Où est Malik b. Dukhshun ou Dukhaishin ? » Mahmud a ajouté : J’ai raconté ce hadith à beaucoup de gens, dont Abu Ayyub al-Ansari qui a dit : « Je ne pense pas que le Messager d’Allah ﷺ ait pu dire cela comme tu le rapportes. » Il a dit : J’ai juré que si j’allais voir 'Itban, je l’interrogerais à ce sujet. Je suis donc allé le voir, il était très âgé et avait perdu la vue, mais il était l’imam de son peuple. Je me suis assis à côté de lui et l’ai interrogé sur ce hadith, et il l’a rapporté exactement comme la première fois. Ensuite, beaucoup d’autres obligations et commandements ont été révélés, que nous voyons accomplis. Donc, celui qui veut ne pas être trompé ne le sera pas
- Sahih Muslim, n°1694
Rapporté par Oumm Habiba (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une maison sera construite au Paradis pour toute personne qui prie douze unités de prière dans une journée et une nuit. » Elle ajouta : « Je ne les ai jamais abandonnées depuis que je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. » Certains autres rapporteurs ont dit les mêmes paroles : « Je ne les ai jamais abandonnées depuis que je l’ai entendu de telle ou telle personne. »
- Sahih Muslim, n°1695
Rapporté par Nu’man b. Salim : Celui qui accomplit douze unités de prière surérogatoire, une maison lui sera construite au Paradis
- Sahih Muslim, n°1696
Rapporté par Oumm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un serviteur musulman prie pour Allah douze unités de prière (Sounan) chaque jour, en plus des prières obligatoires, Allah lui construira une maison au Paradis, ou une maison sera construite pour lui au Paradis. » Et je ne les ai jamais abandonnées après l’avoir entendu du Messager d’Allah ﷺ. (‘Amr et Nu’man ont aussi dit cela)
- Sahih Muslim, n°1745
Rapporté par Omar b. Khattab رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un s’endort et ne récite pas sa part du Coran, ou une partie, s’il la récite entre la prière de l’aube et celle du midi, cela lui sera compté comme s’il l’avait récitée pendant la nuit. »
- Sahih Muslim, n°1862
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui maîtrise bien le Coran sera avec les anges nobles et obéissants qui enregistrent (les actions) ; et celui qui le lit avec difficulté et fait des efforts aura une double récompense. »
- Sahih Muslim, n°1867
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Le Messager d’Allah ﷺ m’a demandé de lui réciter le Coran. J’ai dit : « Messager d’Allah, comment pourrais-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Il répondit : « J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre. » J’ai donc récité la sourate an-Nisa’ jusqu’au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir comme témoin contre eux ? » (verset 41). J’ai levé la tête, ou quelqu’un m’a touché le côté, alors j’ai levé la tête et j’ai vu les larmes couler des yeux du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°1869
Rapporté par Ibrahim : Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Abdullah ibn Mas’ud de lui réciter le Coran. Il dit : « Dois-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Le Prophète ﷺ répondit : « J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre. » Abdullah ibn Mas’ud lui récita alors le début de la sourate an-Nisa’ jusqu’au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir comme témoin contre eux ? » Le Prophète ﷺ pleura en l’écoutant. Il est aussi rapporté par une autre chaîne que le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’il avait été témoin pour son peuple aussi longtemps qu’il était parmi eux
- Sahih Muslim, n°1883
Rapporté par Abu Darda' رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui apprend par cœur les dix premiers versets de la sourate al-Kahf sera protégé du Dajjal. »
- Sahih Muslim, n°2103
Rapporté par Asma’ : Le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Je suis allée voir ‘Aïsha qui était en train de prier. Je lui ai demandé : « Pourquoi les gens prient-ils ainsi ? » Elle m’a fait signe vers le ciel avec la tête. J’ai dit : « Est-ce un signe inhabituel ? » Elle a répondu : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ se leva pour prier si longtemps que j’ai failli m’évanouir. J’ai pris une outre d’eau à côté de moi et j’ai commencé à verser de l’eau sur ma tête ou à m’asperger le visage. Le Messager d’Allah ﷺ termina alors la prière et le soleil redevint clair. Il s’adressa aux gens, loua et glorifia Allah, puis dit : « Il n’y a rien que je n’aie vu auparavant, mais je l’ai vu ici, à cet endroit. J’ai vu le Paradis et l’Enfer. Il m’a aussi été révélé que vous serez éprouvés dans vos tombes, comme lors de la tentation du Dajjal. » Asma’ a dit : Je ne sais pas quel mot il a utilisé (qariban ou mithl), « et chacun de vous sera amené et on lui demandera : “Que sais-tu de cet homme ?” Si la personne est croyante (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était le mot al-Mu’min ou al-Mu’qin), elle dira : “C’est Muhammad, le Messager d’Allah. Il nous a apporté des signes clairs et la bonne direction. Nous avons répondu à son appel et nous lui avons obéi.” (Il répétera cela trois fois), et on lui dira : “Dors en paix. Nous savions déjà que tu croyais en lui.” » Ainsi, le croyant dormira paisiblement. Quant à l’hypocrite ou au sceptique (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était al-Munafiq ou al-Murtad), il dira : « Je ne sais pas. J’ai juste répété ce que disaient les gens. »
- Sahih Muslim, n°2148
Rapporté par Anas : Lorsque ‘Umar b. Khattab fut blessé, Hafsa se lamenta sur lui. Il lui dit : « Ô Hafsa, n’as-tu pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui pour qui on se lamente sera puni” ? » Suhaib se lamenta aussi sur lui, et ‘Umar lui dit également : « Ô Suhaib, ne sais-tu pas que celui pour qui on se lamente est puni ? »
- Sahih Muslim, n°2157
Rapporté par ‘Ali b. Rabi’a : La première personne sur laquelle on s’est lamenté à Koufa fut Qaraza b. Ka’b. Mughira b. Shu’ba a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui pour qui on se lamente sera puni à cause de ces lamentations le Jour du Jugement.” »
- Sahih Muslim, n°2160
Rapporté par Abu Malik al-Ash’ari : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a chez certains de mon peuple quatre habitudes de l’époque préislamique qu’ils n’abandonnent pas : se vanter de leur rang, critiquer les origines des autres, demander la pluie par les étoiles, et les lamentations. » Il a ajouté : « Si la femme qui se lamente ne se repent pas avant de mourir, elle sera debout le Jour de la Résurrection portant un vêtement de goudron et une tunique de gale. »
- Sahih Muslim, n°2198
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un groupe de cent musulmans prie pour un défunt, tous intercédant pour lui, leur intercession sera acceptée. »
- Sahih Muslim, n°2290
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un possède de l’or ou de l’argent et ne paie pas ce qu’il doit, au Jour de la Résurrection, des plaques de feu seront préparées pour lui ; elles seront chauffées dans le Feu de l’Enfer, puis ses flancs, son front et son dos seront marqués avec. Quand elles refroidiront, cela recommencera, pendant un jour qui durera cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre les serviteurs, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou à l’Enfer. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il du chameau ? » Il répondit : « Si quelqu’un possède des chameaux et ne paie pas ce qu’il doit, dont une partie consiste à traire la chamelle le jour où elle descend à l’abreuvoir, alors au Jour de la Résurrection, une plaine sablonneuse lui sera préparée, aussi vaste que possible, et il n’en manquera aucun ; ils le piétineront de leurs sabots et le mordront de leurs bouches. À chaque fois que le premier d’entre eux passera, le dernier sera ramené, pendant un jour qui durera cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre les serviteurs, et il verra si son chemin le mène au Paradis ou à l’Enfer. » On demanda encore : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des vaches et des moutons ? » Il répondit : « Si quelqu’un possède du bétail ou des moutons et ne paie pas ce qu’il doit, au Jour de la Résurrection, une plaine sablonneuse leur sera préparée, il n’en manquera aucun, qu’ils aient des cornes tordues, pas de cornes ou des cornes cassées, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots. À chaque fois que le premier d’entre eux passera, le dernier sera ramené, pendant un jour qui durera cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre les serviteurs, et il verra le chemin qui le mènera au Paradis ou à l’Enfer. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il du cheval ? » Il répondit : « Les chevaux sont de trois sortes : pour l’un, c’est un fardeau ; pour un autre, une protection ; pour un autre encore, une source de récompense. Celui pour qui c’est un fardeau est celui qui les élève pour se vanter, par orgueil ou pour rivaliser avec les musulmans ; pour lui, ce sont un fardeau. Celui pour qui c’est une protection est celui qui les élève pour la cause d’Allah, sans oublier le droit d’Allah sur leur dos et leur cou ; pour lui, ce sont une protection. Quant à ceux qui apportent une récompense, cela concerne celui qui les élève pour la cause d’Allah, pour être utilisés par les musulmans, et il les met dans un pré ou un champ. Tout ce qu’ils mangent de ce pré ou de ce champ sera inscrit comme bonne action pour lui, ainsi que la quantité de leur fumier et de leur urine. S’ils cassent leur longe et galopent un ou deux tours, la trace de leurs sabots et leur fumier seront inscrits comme bonnes actions pour lui. S’il les fait passer près d’une rivière et qu’ils boivent, même s’il ne voulait pas étancher leur soif, Allah inscrira pour lui la quantité qu’ils boivent comme bonnes actions. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des ânes ? » Il répondit : « Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général : “Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque fait le poids d’un atome de mal le verra.” (sourate 99, verset 7) »
- Sahih Muslim, n°2292
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun propriétaire de trésor qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : ses biens seront chauffés dans le Feu de l’Enfer et transformés en plaques avec lesquelles ses flancs et son front seront marqués, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre Ses serviteurs pendant un jour qui durera cinquante mille ans. Il verra alors son chemin, menant soit au Paradis, soit à l’Enfer. Aucun propriétaire de chameaux qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : une plaine sablonneuse lui sera préparée et les chameaux passeront sur lui jusqu’à ce que le dernier soit ramené, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre Ses serviteurs pendant un jour qui durera cinquante mille ans. Il verra alors son chemin, menant soit au Paradis, soit à l’Enfer. Aucun propriétaire de bétail ou de chèvres qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : une plaine sablonneuse leur sera préparée, il n’en manquera aucun, qu’ils aient des cornes tordues, pas de cornes ou des cornes cassées, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots, et ils passeront sur lui jusqu’à ce que le dernier soit ramené, jusqu’à ce qu’Allah rende son jugement entre Ses serviteurs pendant un jour qui durera cinquante mille ans, et il verra les chemins menant au Paradis ou à l’Enfer. Suhail a dit : Je ne sais pas s’il a mentionné les vaches. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, qu’en est-il des chevaux ? » Il a dit : « Le bien est dans le front des chevaux (ou il a dit : le bien est inscrit dans le front des chevaux – Suhail dit : j’ai un doute sur la formulation) jusqu’au Jour du Jugement. Les chevaux sont de trois sortes : ils sont une source de récompense pour une personne, une protection pour une autre, et un fardeau pour une autre. Ceux qui apportent une récompense sont ceux qu’une personne élève pour la cause d’Allah et qu’il entraîne pour Lui, et rien de ce qu’ils mangent ne disparaît sans qu’Allah ne lui inscrive une bonne action. S’ils paissent dans un pré, tout ce qu’ils mangent sera inscrit comme récompense. S’ils boivent de l’eau d’un canal, chaque goutte qui disparaît dans leur ventre sera une récompense (pour le propriétaire). Il a continué à décrire jusqu’à mentionner une récompense pour leur urine et leur fumier. S’ils galopent un ou deux tours, chaque foulée sera inscrite comme récompense. Celui pour qui ils sont une protection est celui qui les élève pour l’honneur et la dignité, mais n’oublie pas leur droit sur leur dos et leur ventre, en abondance comme en difficulté. Quant à celui pour qui ils sont un fardeau, c’est celui qui les élève par ostentation et pour se montrer aux gens ; pour lui, ce sont un fardeau. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, et les ânes ? » Il a dit : « Allah ne m’a rien révélé à leur sujet, sauf ce verset général : “Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque fait le poids d’un atome de mal le verra.” (sourate 99, verset 7) »
- Sahih Muslim, n°2296
Rapporté par Jabir ibn Abdullah al-Ansari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le propriétaire d’un chameau qui ne donne pas ce qui est dû sera puni ainsi : au Jour de la Résurrection, de nombreux chameaux viendront avec lui, et il sera assis sur un sol sablonneux, puis ils le piétineront de leurs pieds et de leurs sabots. Aucun propriétaire de bétail qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné : au Jour de la Résurrection, de nombreux animaux viendront, il sera assis sur un sol sablonneux, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront. Aucun propriétaire de chèvres ou de moutons qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné : au Jour de la Résurrection, de nombreux animaux viendront, il sera assis sur un sol sablonneux, ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots. Il y aura même des bêtes sans cornes ou avec des cornes cassées. Aucun propriétaire de trésor qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné : son trésor viendra au Jour de la Résurrection sous la forme d’un serpent chauve qui le poursuivra la gueule ouverte. Lorsqu’il s’en approchera, il s’enfuira, mais on lui dira : “Prends ton trésor que tu cachais, car je n’en ai pas besoin.” Quand il n’aura plus d’issue, il mettra sa main dans la gueule du serpent, et celui-ci la mordra comme un chameau mâle. » Abu Zubair a dit : Nous avons entendu Ubaid ibn Umair dire cela. Nous avons alors interrogé Jabir ibn Abdullah à ce sujet, et il a confirmé les propos d’Ubaid ibn Umair. Abu Zubair a dit : J’ai entendu Ubaid ibn Umair dire : Un homme a demandé : « Messager d’Allah, qu’est-ce qui est dû pour les chameaux ? » Il a répondu : « Les traire près de l’eau, prêter le seau pour puiser l’eau, prêter le mâle pour la reproduction, et les utiliser comme monture dans le sentier d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°2297
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun propriétaire de chameaux, de bétail, de moutons ou de chèvres qui ne donne pas ce qui est dû ne sera épargné du châtiment : au Jour de la Résurrection, il sera assis sur un sol sablonneux, et les animaux le piétineront de leurs sabots et le frapperont de leurs cornes. Aucun d’entre eux ce jour-là n’aura de cornes cassées ou sera sans cornes. » Nous avons demandé : « Messager d’Allah, qu’est-ce qui est dû pour eux ? » Il a répondu : « Prêter le mâle pour la reproduction, prêter le seau pour puiser l’eau, les traire près de l’eau, et les utiliser comme monture dans le sentier d’Allah. Aucun propriétaire de biens qui ne donne pas la Zakat ne sera épargné : ses biens se transformeront en serpent chauve qui le suivra partout où il ira, et il s’enfuira, mais on lui dira : “Voilà tes biens pour lesquels tu as été avare.” Quand il n’aura plus d’issue, il mettra sa main dans la gueule du serpent, et celui-ci la mordra comme un chameau mâle. »
- Sahih Muslim, n°2300
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était assis à l’ombre de la Ka’ba. Lorsqu’il m’a vu, il a dit : « Par le Seigneur de la Ka’ba, ce sont eux les perdants. » Je me suis approché et je me suis assis, puis je me suis levé. J’ai demandé : « Messager d’Allah, que mon père soit sacrifié pour toi, qui sont ces perdants ? » Il a répondu : « Ce sont ceux qui possèdent beaucoup de richesses, sauf untel et untel, et ceux qui dépensent généreusement pour ceux qu’ils trouvent devant eux, derrière eux, à leur droite et à leur gauche ; mais ils sont peu nombreux. Aucun propriétaire de chameaux, de bétail, de chèvres ou de moutons qui ne paie pas la Zakat ne sera épargné : ces animaux viendront au Jour de la Résurrection, plus gros, et le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots. Quand le dernier sera passé, le premier recommencera, jusqu’à ce que le jugement soit rendu entre les gens. »
- Sahih Muslim, n°2307
Rapporté par Ahnaf ibn Qais رضي الله عنه : Alors que j’étais avec les notables de Quraysh, Abu Dharr est arrivé et disait : « Annoncez la mauvaise nouvelle à ceux qui accumulent des richesses : leur dos sera marqué au fer rouge si profondément que la chaleur sortira par leurs flancs, et quand la nuque sera marquée, la chaleur sortira par le front. » Abu Dharr est ensuite parti s’asseoir. J’ai demandé qui il était. On m’a dit : « C’est Abu Dharr. » Je suis allé le voir et je lui ai demandé ce qu’il avait dit. Il a répondu : « Je n’ai dit que ce que j’ai entendu de leur Prophète ﷺ. » J’ai encore demandé : « Que dis-tu à propos de ce cadeau ? » Il a répondu : « Prends-le, car aujourd’hui c’est une aide. Mais si cela devient un prix pour ta religion, alors abandonne-le. »
- Sahih Muslim, n°2340
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure ne viendra pas tant que la richesse ne sera pas abondante et débordante, au point que le propriétaire se demandera à qui donner son aumône, et qu’on appellera quelqu’un pour l’accepter, mais il dira : “Je n’en ai pas besoin.” »
- Sahih Muslim, n°2357
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui offre à sa famille une chamelle laitière, qui donne du lait matin et soir en quantité suffisante pour remplir un grand bol, sa récompense sera immense. »
- Sahih Muslim, n°2368
Rapporté par Umair, l’affranchi d’Abi’l-Lahm رضي الله عنه : J’étais l’esclave d’Abi’l-Lahm. J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ si je pouvais donner l’aumône à partir des biens de mon maître. Il a dit : « Oui, et la récompense sera partagée moitié-moitié entre vous deux. »
- Sahih Muslim, n°2369
Rapporté par Umair, l’affranchi d’Abi’l-Lahm رضي الله عنه : Mon maître m’a ordonné de couper de la viande en morceaux ; pendant que je le faisais, un pauvre est venu et je lui en ai donné à manger. Mon maître l’a appris et m’a frappé. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et je lui ai raconté ce qui s’était passé. Le Prophète ﷺ l’a fait venir et lui a dit : « Pourquoi l’as-tu frappé ? » Il a répondu : « Il donne ma nourriture sans que je le lui demande. » Le Prophète ﷺ a dit : « La récompense sera partagée entre vous deux. »
- Sahih Muslim, n°2371
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un donne en aumône une paire de quelque chose pour Allah, il sera invité à entrer au Paradis avec ces mots : “Ô serviteur d’Allah, c’est un bien pour toi.” Ceux qui prient seront invités à entrer par la porte de la prière ; ceux qui participent au jihad seront invités à entrer par la porte du jihad ; ceux qui donnent l’aumône seront invités à entrer par la porte de l’aumône ; et ceux qui jeûnent seront invités à entrer par la porte ar-Rayyan. » Abu Bakr Siddiq رضي الله عنه a dit : « Ô Messager d’Allah, est-ce que chaque personne sera invitée par une seule de ces portes ? Y aura-t-il quelqu’un qui sera invité à entrer par toutes ces portes ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Oui, et j’espère que tu seras l’un d’eux. »
- Sahih Muslim, n°2387
Rapporté par Hakim ibn Hizam رضي الله عنه : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ, et il m’a donné. J’ai encore demandé, il m’a encore donné. J’ai encore demandé, il m’a encore donné, puis il a dit : « Cette richesse est agréable et douce ; celui qui la reçoit avec un cœur satisfait sera béni avec, mais celui qui la reçoit avec avidité ne sera pas béni, il sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit. »
- Sahih Muslim, n°2388
Rapporté par Abu Umama رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô fils d’Adam, il vaut mieux pour toi de dépenser ce qui te reste, mais si tu le gardes, ce sera un mal pour toi. Cependant, il n’y a pas de reproche si tu gardes ce qui est nécessaire pour vivre. Et commence par ceux dont tu as la charge, et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit. »
- Sahih Muslim, n°2389
Rapporté par Mu’awiya رضي الله عنه : Faites attention aux hadiths, sauf à ceux qui étaient connus à l’époque de Omar, car il encourageait les gens à craindre Allah, le Très-Haut. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui à qui Allah veut du bien, Il lui donne la compréhension de la religion. » Et j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Je suis le trésorier. Celui à qui je donne de bon cœur, il sera béni avec cela ; mais celui à qui je donne à cause de ses demandes insistantes et de son avidité, c’est comme s’il mangeait sans jamais être rassasié. »
- Sahih Muslim, n°2390
Rapporté par Mu’awiya رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne forcez pas les choses, car je jure par Allah, aucun de vous qui me demande quelque chose et l’obtient alors que je n’en ai pas envie ne sera béni dans ce que je lui donne. »
- Sahih Muslim, n°2417
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si le fils d’Adam possédait deux vallées d’or, il en voudrait une troisième. Sa bouche ne sera remplie que par la terre, et Allah accepte le repentir de celui qui se repent. »
- Sahih Muslim, n°2418
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si le fils d’Adam avait une vallée remplie de richesses, il en voudrait une autre pareille. Et le fils d’Adam ne sera jamais rassasié sauf par la terre. Et Allah accepte le repentir de celui qui revient vers Lui. » Ibn Abbas a dit : « Je ne sais pas si cela vient du Coran ou non. » Dans la version rapportée par Zuhair, il est dit : « Je ne sais pas si cela vient du Coran », sans mentionner Ibn Abbas
- Sahih Muslim, n°2443
Rapporté par Rafi’ b. Khadij رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a donné à Abu Sufyan b. Harb, à Safwan b. Umayya, à ‘Uyaina b. Hisn et à Aqra’ b. Habis, c’est-à-dire à chacun d’eux, cent chameaux, et il a donné à ‘Abbas b. Mirdas moins que cela. ‘Abbas b. Mirdas a alors dit : « Tu partages le butin de moi et de mon cheval entre ‘Uyaina et Aqra’. ‘Uyaina et Aqra’ ne sont en rien supérieurs à Mirdas (mon père) dans l’assemblée. Je ne suis inférieur à aucun d’eux. Et celui qui est abaissé aujourd’hui ne sera pas élevé. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a alors complété cent chameaux
- Sahih Muslim, n°2449
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ à Ji’rana, alors qu’il revenait de Hunayn, et Bilal portait des vêtements contenant de l’argent. Le Messager d’Allah ﷺ en a pris une poignée et l’a donnée à des gens. L’homme lui a dit : « Muhammad, sois juste. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Malheur à toi ! Qui sera juste si je ne le suis pas ? Tu serais vraiment malheureux et perdant si je n’étais pas juste. » À ce moment, Omar ibn Khattab رضي الله عنه a dit : « Permets-moi de tuer cet hypocrite. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Qu’Allah t’en protège ! Les gens diraient que je tue mes compagnons. Cet homme et ses semblables réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge, et ils s’écarteront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. »
- Sahih Muslim, n°2456
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ pendant qu’il distribuait le butin de guerre, Dhul-Khuwaisira, un homme des Banu Tamim, est venu et a dit : « Messager d’Allah, sois juste. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Malheur à toi ! Qui sera juste si je ne le suis pas ? Tu serais perdant et malheureux si je n’étais pas juste. » Omar ibn Khattab رضي الله عنه a alors dit : « Messager d’Allah, permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète ﷺ a dit : « Laisse-le, car il a des compagnons (qui paraîtront très religieux et pieux) : chacun de vous trouvera sa prière insignifiante à côté de la leur, et son jeûne à côté du leur. Ils réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur clavicule. Ils passeront à côté des enseignements de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. Il regardera la pointe de fer, mais ne verra rien d’accroché ; puis il regardera l’extrémité inférieure, puis la poignée, puis les plumes, et il ne trouvera rien, ni excrément ni sang, car la flèche aura traversé si vite que rien ne s’y sera accroché. On les reconnaîtra à la présence d’un homme noir parmi eux, dont le haut du bras ressemblera à la poitrine d’une femme, ou à un morceau de chair qui tremble. Ils apparaîtront au moment où il y aura des divisions parmi les gens. Abu Saïd a dit : « Je témoigne que j’ai entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, et je témoigne qu’Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه a combattu contre eux et que j’étais avec lui. Il a ordonné de chercher cet homme, et lorsqu’on l’a amené, il était exactement comme le Prophète ﷺ l’avait décrit. »
- Sahih Muslim, n°2457
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a parlé d’un groupe qui apparaîtra dans sa communauté, issu des divisions entre les gens. Leur signe distinctif sera la tête rasée. Ils seront les pires des créatures, ou parmi les pires. Le groupe le plus proche de la vérité parmi les deux les combattra et les tuera. Le Messager d’Allah ﷺ a donné un exemple pour les décrire : « Un homme lance une flèche sur une cible (ou sur un gibier), il regarde la pointe, mais ne trouve aucune trace (de sang), il regarde l’extrémité inférieure, puis la poignée, mais ne voit rien d’accroché. » Abu Saïd a ensuite dit : « Gens d’Irak, c’est vous qui les avez tués. »
- Sahih Muslim, n°2467
Rapporté par Zayd ibn Wahb al-Juhani رضي الله عنه : Il faisait partie de l’escadron commandé par ‘Ali رضي الله عنه pour combattre les Khawarij. ‘Ali رضي الله عنه a dit : « Ô gens, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Il surgira de ma communauté un peuple dont votre récitation du Coran semblera insignifiante à côté de la leur, vos prières à côté des leurs, et vos jeûnes à côté des leurs. Ils réciteront le Coran en pensant qu’il est en leur faveur, alors qu’il sera une preuve contre eux. Leur prière ne dépassera pas leur clavicule ; ils passeront à côté de l’islam comme une flèche traverse sa cible. Si l’escadron qui va les affronter savait quelle récompense leur a été promise par leur Messager ﷺ, ils s’appuieraient uniquement sur cet acte et cesseraient de faire d’autres bonnes actions. Leur signe distinctif est qu’il y aura parmi eux un homme dont le poignet sera sans bras, et l’extrémité de son poignet sera charnue comme le mamelon d’un sein, avec des poils blancs. Vous allez marcher vers Mu’awiya et les gens de Syrie, et vous laisserez ces gens derrière vous parmi vos enfants et vos biens (pour faire du mal). Par Allah, je pense que ce sont eux (ceux contre qui vous avez été commandés de combattre et de recevoir une récompense), car ils ont versé du sang interdit et attaqué les biens des gens. Partez donc au nom d’Allah pour les combattre. » Salama ibn Kuhayl a précisé que Zayd ibn Wahb l’a fait descendre à chaque étape, jusqu’à ce qu’ils traversent un pont. ‘Abdullah ibn Wahb al-Rasibi était à la tête des Khawarij lors de leur rencontre. Il a dit à son armée : « Jetez les lances et sortez vos épées de leur fourreau, car je crains qu’ils ne vous attaquent comme ils l’ont fait le jour de Harura. » Ils ont reculé, jeté leurs lances, dégainé leurs épées, et les gens les ont combattus avec des lances jusqu’à ce qu’ils soient tués un à un. Seules deux personnes ont été tuées parmi l’armée de ‘Ali ce jour-là. ‘Ali رضي الله عنه a dit : « Cherchez parmi eux (les morts) celui qui est mutilé. » Ils ont cherché mais ne l’ont pas trouvé. ‘Ali رضي الله عنه s’est alors levé et a marché jusqu’aux morts, puis il a dit : « Cherchez-les jusqu’au dernier. » Les compagnons de ‘Ali l’ont alors trouvé près du sol. ‘Ali رضي الله عنه a alors dit : « Allahu Akbar ! Allah a dit la vérité et Son Messager ﷺ l’a transmis. » ‘Abida Salmani s’est alors avancé et a dit : « Commandeur des croyants, par Allah, en dehors de qui il n’y a pas de dieu, as-tu entendu ce hadith du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Oui, par Allah, en dehors de qui il n’y a pas de dieu. » Il lui a fait jurer trois fois et il l’a juré
- Sahih Muslim, n°2470
Rapporté par Yousair ibn ‘Amr : Il a demandé à Sahl ibn Hunaif رضي الله عنه : « As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler des Khawarij ? » Il a répondu : « Je l’ai entendu dire (en pointant la main vers l’est) : “Ce sera un peuple qui récitera le Coran avec leur langue, mais il ne dépassera pas leur clavicule. Ils passeront à côté de leur religion comme une flèche traverse sa cible.” »
- Sahih Muslim, n°2707
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Chaque bonne action du fils d’Adam sera multipliée, une bonne action recevant une récompense de dix à sept cents fois. Allah, le Sublime et le Majestueux, a dit : “Sauf le jeûne, car il est accompli pour Moi et c’est Moi qui en donnerai la récompense, car il a abandonné ses désirs et sa nourriture pour Moi.” Il y a deux moments de joie pour celui qui jeûne : la joie lorsqu’il rompt son jeûne, et la joie lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et l’haleine du jeûneur est plus agréable pour Allah que le parfum du musc. »
- Sahih Muslim, n°2710
Rapporté par Sahl b. Sa’d رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Au Paradis, il y a une porte appelée Rayyan par laquelle seuls les jeûneurs entreront le Jour de la Résurrection. Nul autre n’entrera avec eux. On proclamera : ‘Où sont les jeûneurs ?’ afin qu’ils y entrent. Et quand le dernier sera entré, la porte sera fermée et plus personne n’y entrera. »
- Sahih Muslim, n°2753
Rapporté par ‘Imran b. Husain رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à une personne : « As-tu jeûné au milieu de ce mois, c’est-à-dire Cha’ban ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ lui dit alors : « Quand Ramadan sera terminé, jeûne un jour ou deux jours (Shu’ba avait un doute à ce sujet), mais il pense qu’il a dit : deux jours. »
- Sahih Muslim, n°2894
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un homme accompagnait le Messager d’Allah ﷺ en état d’Ihram, il est tombé de son chameau, s’est brisé la nuque et est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée à des feuilles de jujubier et enveloppez-le dans deux vêtements. Ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2895
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair, selon Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Un homme accompagnait le Messager d’Allah ﷺ en état d’Ihram. Le reste du hadith est identique, sauf que le Prophète ﷺ a dit : « Il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. » Sa‘id ibn Jubair n’a pas précisé le lieu où il est tombé
- Sahih Muslim, n°2896
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Il y avait un homme en état d’Ihram dont le chameau lui a brisé la nuque et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements. Ne couvrez ni sa tête ni son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2897
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Lorsqu’un homme en état d’Ihram était avec le Messager d’Allah ﷺ, son chameau lui a brisé la nuque et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements. Ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2898
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair, selon Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un chameau a brisé la nuque de son propriétaire alors qu’il était en état d’Ihram et qu’il se trouvait avec le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ a ordonné qu’on le lave avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier, qu’on ne lui applique pas de parfum et qu’on ne couvre pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya
- Sahih Muslim, n°2899
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair, ayant entendu Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était en état d’Ihram. Il est tombé de son chameau et s’est brisé la nuque. Le Messager d’Allah ﷺ a alors ordonné de le laver avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier, de l’envelopper dans deux vêtements et de ne pas lui appliquer de parfum, en laissant sa tête découverte. Shu‘ba a ajouté : « Il m’a ensuite raconté après cela : “en laissant sa tête découverte”, et aussi son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2900
Rapporté par Sa`id b. Jubair d’après Ibn `Abbas رضي الله عنهما : Le chameau d’un homme s’est brisé la nuque alors qu’il était en compagnie du Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ses compagnons de le laver avec de l’eau mélangée à des feuilles de jujubier et de laisser son visage découvert ; il a ajouté : « Et sa tête aussi, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2901
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Un homme était avec le Messager d’Allah ﷺ lorsque son chameau s’est brisé la nuque et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Lavez-le, mais ne mettez pas de parfum et ne couvrez pas son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2927
Rapporté par Al-Qasim d’après la mère des croyants (Aïcha رضي الله عنها) : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, les gens repartent de La Mecque après avoir accompli deux adorations (le Hajj et la ‘Umra), alors que moi je ne reviens qu’avec une seule. » Il lui répondit : « Attends la fin de tes menstrues, puis rends-toi à Tan’im, mets-toi en état d’Ihram et retrouve-nous à tel endroit (je crois qu’il a dit : demain). La récompense de cette ‘Umra sera pour toi à la hauteur de ta difficulté ou de tes dépenses. »
- Sahih Muslim, n°3009
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Les Arabes de l’époque préislamique considéraient la ‘Umra pendant les mois du Hajj comme le plus grand des péchés sur terre. Ils remplaçaient donc le mois de Muharram par Safar et disaient : « Quand le dos de leurs chameaux sera rétabli, que les traces des pèlerins auront disparu des chemins et que le mois de Safar sera terminé, alors la ‘Umra sera permise à celui qui veut l’accomplir. » Lorsque le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons sont venus en état d’Ihram pour accomplir le Hajj le quatrième jour de Dhou’l-Hijja, il leur a ordonné de changer leur intention d’Ihram (du Hajj) pour celle de la ‘Umra. Cela leur semblait inconcevable. Ils ont donc demandé : « Ô Messager d’Allah, est-ce une sortie complète de l’Ihram ? » Il répondit : « Oui, c’est une sortie complète de l’Ihram. »
- Sahih Muslim, n°3232
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est venu l’année de la Victoire sur la chamelle d’Usama ibn Zayd, jusqu’à ce qu’il la fasse s’agenouiller dans la cour de la Ka‘ba et qu’il descende. Il a alors envoyé chercher ‘Uthman ibn Talha et lui a dit : « Apporte-moi la clé. » Il est allé voir sa mère, qui a refusé de la lui donner. Il a dit : « Par Allah, donne-la-moi sinon cette épée sera plantée dans mon flanc. » Elle la lui a donc donnée, et il l’a apportée au Messager d’Allah ﷺ, qui a ouvert la porte. Le reste du hadith est identique au précédent
- Sahih Muslim, n°3305
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Quand Allah, le Très-Haut et Majestueux, a accordé la victoire à Son Messager ﷺ sur La Mecque, il s’est tenu devant les gens, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « En vérité, Allah a empêché les éléphants d’entrer à La Mecque et Il en a donné la domination à Son Messager et aux croyants. Ce territoire n’était pas permis à quiconque avant moi, et il m’a été permis pour une heure, un seul jour, et il ne sera permis à personne après moi. Ne chassez donc pas le gibier, ne déracinez pas ses épines. Il n’est permis à personne de ramasser ce qui est tombé, sauf à celui qui l’annonce publiquement. Si un proche est tué, il a le choix entre recevoir le prix du sang ou exercer la loi du talion. ‘Abbas رضي الله عنه dit : “Ô Messager d’Allah, sauf l’idhkhir (une herbe), car nous l’utilisons pour nos tombes et nos maisons.” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Sauf l’idhkhir.” Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, se leva et dit : “Ô Messager d’Allah, écris-le-moi.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Écrivez-le pour Abu Shah.” Walid demanda à al-Auzai : “Que voulait-il dire par ‘Écris-le-moi, ô Messager d’Allah’ ?” Il répondit : “Ce discours même qu’il avait entendu du Messager d’Allah ﷺ.” »
- Sahih Muslim, n°3306
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Les gens de la tribu de Khuza‘ah ont tué un homme de la tribu de Laith l’année de la Victoire, en représailles pour quelqu’un que les gens de Laith avaient tué. Cela fut rapporté au Messager d’Allah ﷺ. Il monta sur son chameau et fit ce discours : « En vérité, Allah, le Très-Haut et Majestueux, a empêché les éléphants d’entrer à La Mecque et en a donné la domination à Son Messager et aux croyants. Sachez que ce territoire n’était permis à personne avant moi et il ne sera permis à personne après moi. Il m’a été permis pour une heure, un seul jour ; et à cet instant même, il est redevenu inviolable pour moi comme pour les autres. On ne doit pas couper ses épines, ni abattre ses arbres, et personne ne doit ramasser ce qui est tombé sauf celui qui l’annonce publiquement. Celui dont un proche est tué a le choix entre deux options : recevoir le prix du sang ou exercer la loi du talion. » Le narrateur dit : Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, vint vers lui et dit : « Ô Messager d’Allah, écris-le-moi. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Écrivez-le pour Abu Shah. » Un homme des Quraysh ajouta : « Sauf l’idhkhir, car nous l’utilisons dans nos maisons et nos tombes. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Sauf l’idhkhir. »
- Sahih Muslim, n°3327
Rapporté par Ibrahim al-Taimi, d’après son père : ‘Ali b. Abi Talib رضي الله عنه nous a adressé un discours et a dit : « Celui qui pense que nous avons autre chose à réciter en dehors du Noble Coran se trompe. Et ce document accroché au fourreau de l’épée ne contient que l’âge des chameaux et la nature des blessures. » Il (Ali) a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Médine est sacrée depuis ‘Air jusqu’à Thaur. Si quelqu’un y introduit une innovation ou héberge un innovateur, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens sera sur lui, et Allah n’acceptera de lui aucune œuvre obligatoire ou surérogatoire en compensation. La protection accordée par les musulmans est une seule et doit être respectée même par le plus humble d’entre eux. Celui qui revendique faussement une filiation ou se réclame d’autres que ses maîtres, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens. Allah n’acceptera de lui aucune œuvre obligatoire ou surérogatoire en compensation. » Le hadith rapporté par Abu Bakr et Zubair se termine par : « Le plus humble d’entre eux doit la respecter », et ce qui suit n’y est pas mentionné, et dans le hadith transmis par eux, il n’est pas dit : « (Le document était accroché) au fourreau de son épée. »
- Sahih Muslim, n°3352
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Viendra un temps pour les habitants de Médine où un homme invitera son cousin ou un proche en disant : “Viens t’installer là où la vie est moins chère, viens là où il y a de l’abondance.” Mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient ! Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, personne ne quittera Médine à contrecœur sans qu’Allah ne lui donne un successeur meilleur que lui. Sachez-le : Médine est comme un four qui élimine ses impuretés. Et l’Heure ne viendra pas avant que Médine ne rejette ses mauvais éléments, comme un four élimine les impuretés du fer. »
- Sahih Muslim, n°3364
Rapporté par Sufyan ibn Abd Zuhair : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La Syrie sera conquise et certains quitteront Médine avec leurs familles et leurs chameaux, mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient. Puis le Yémen sera conquis et certains quitteront Médine avec leurs familles et leurs chameaux, mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient. Ensuite l’Irak sera conquis et certains quitteront Médine avec leurs familles et leurs chameaux, mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient. »
- Sahih Muslim, n°3365
Rapporté par Sufyan ibn Abu Zuhair : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le Yémen sera conquis et certains partiront là-bas avec leurs chameaux, leurs familles et ceux sous leur responsabilité, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. Puis la Syrie sera conquise et certains partiront là-bas avec leurs chameaux, leurs familles et ceux sous leur responsabilité, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. Ensuite l’Irak sera conquis et certains partiront là-bas avec leurs chameaux, leurs familles et ceux sous leur responsabilité, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. »
- Sahih Muslim, n°3367
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les habitants de Médine quitteront la ville alors qu’elle leur est bénéfique, et elle sera habitée par des bêtes et des oiseaux. Deux bergers viendront de Muzainah pour aller vers Médine avec leurs troupeaux, et ils ne trouveront que la désolation jusqu’à ce qu’ils atteignent le chemin du mont Wada, où ils tomberont face contre terre. »
- Sahih Muslim, n°3605
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Toutes les épouses du Prophète ﷺ refusaient l’idée qu’une personne allaitée de cette manière (après l’âge habituel) puisse entrer chez elles. Elles disaient à Aïcha : « Par Allah, nous ne voyons là qu’une exception accordée par le Messager d’Allah ﷺ uniquement pour Salim. Personne d’autre ne sera autorisé à entrer chez nous de cette façon, et nous ne sommes pas d’accord avec cela. »
- Sahih Muslim, n°3652
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, du vivant du Messager d’Allah ﷺ. ‘Umar b. Khattab رضي الله عنه a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ordonne-lui (‘Abdullah b. ‘Umar) de la reprendre (et de la garder), puis de prononcer le divorce quand elle sera purifiée, puis qu’elle ait de nouveau ses règles, puis qu’elle soit encore purifiée ; alors, s’il le souhaite, il peut la garder, ou bien la divorcer définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle, car c’est la période d’attente (‘idda) qu’Allah, le Très-Haut, a prescrite pour le divorce des femmes. »
- Sahih Muslim, n°3654
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : J’ai divorcé de ma femme du vivant du Messager d’Allah ﷺ alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ordonne-lui de la reprendre et de la laisser (dans cet état) jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. Ensuite, qu’elle ait ses règles une seconde fois, et quand elle sera purifiée, alors il pourra la divorcer définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle, ou bien la garder. C’est la ‘idda (la période prescrite) qu’Allah a ordonnée pour le divorce des femmes. » ‘Ubaidullah rapporte : J’ai demandé à Nafi’ : « Qu’en est-il de ce divorce (prononcé pendant la ‘idda) ? » Il a répondu : « Il a été compté. »
- Sahih Muslim, n°3659
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ordonne-lui de la reprendre, puis de la divorcer quand elle sera purifiée ou enceinte. »
- Sahih Muslim, n°3666
Rapporté par Anas b. Sirin : J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه au sujet de la femme qu’il avait divorcée. Il a dit : « Je l’ai divorcée alors qu’elle avait ses règles. Cela a été mentionné à ‘Umar رضي الله عنه, qui en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, et il a dit : Ordonne-lui de la reprendre et, quand la période de règles sera terminée, alors (il pourra la divorcer dans sa pureté). » Il (Ibn ‘Umar) a dit : « Je l’ai donc reprise, puis je l’ai divorcée dans sa pureté. » J’ai (le rapporteur) demandé : « As-tu compté ce divorce que tu as prononcé pendant ses règles ? » Il a répondu : « Pourquoi ne l’aurais-je pas compté ? Est-ce que j’étais impuissant ou ignorant ? »
- Sahih Muslim, n°3667
Rapporté par Anas b. Sirin : Il a entendu Ibn ‘Umar رضي الله عنه dire : « J’ai divorcé de ma femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’en a informé, et il (le Messager d’Allah) a dit : Ordonne-lui de la reprendre et, quand elle sera purifiée, alors il pourra la divorcer. » J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « As-tu compté ce divorce ? » Il a répondu : « Bien sûr. »
- Sahih Muslim, n°3670
Rapporté par Abu Zubair : Il a entendu ‘Abd al-Rahman b. Aiman (l’affranchi de ‘Azza) demander à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Quel est ton avis sur un homme qui divorce de sa femme pendant ses règles ? » Ibn ‘Umar رضي الله عنه a alors répondu : « Ibn ‘Umar رضي الله عنه a divorcé de sa femme du vivant du Messager d’Allah ﷺ alors qu’elle avait ses règles. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de la reprendre, et il l’a reprise. Il a ajouté : Quand elle sera purifiée, alors il pourra soit la divorcer, soit la garder. » Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite récité ce verset : « Ô Prophète, lorsque vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période prescrite » (sourate 65, verset)
- Sahih Muslim, n°3697
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Abu 'Amr ibn Hafs l’a divorcée de façon définitive alors qu’il était absent, et il lui a envoyé son représentant avec un peu d’orge. Elle n’a pas apprécié cela, et quand il lui a dit : « Je jure par Allah que tu n’as aucun droit sur nous », elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui en parler. Il a dit : « Tu n’as droit à aucune pension de sa part. » Il lui a ordonné de passer sa période de 'idda dans la maison de Umm Sharik, puis il a dit : « C’est une femme que mes compagnons visitent souvent. Il vaut mieux que tu passes cette période dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être plus à l’aise. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Quand ma période de 'idda a pris fin, je lui ai dit que Mu’awiya ibn Abu Sufyan et Jahm m’avaient demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Quant à Abu Jahm, il ne pose jamais son bâton de l’épaule (il est dur), et quant à Mu’awiya, il est pauvre et n’a pas de biens ; épouse plutôt Usama ibn Zaid.” J’ai hésité, mais il a répété : “Épouse Usama.” Alors je l’ai épousé. Allah a mis la bénédiction dans ce mariage et j’ai été enviée. »
- Sahih Muslim, n°3712
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari l’a divorcée par trois prononcés et le Messager d’Allah ﷺ ne lui a pas accordé de logement ni de pension. Elle a ajouté : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : “Quand ta période de 'idda sera terminée, informe-moi.” Je l’ai donc informé. (À ce moment-là) Mu’awiya, Abu Jahm et Usama ibn Zaid m’avaient demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quant à Mu’awiya, il est pauvre et sans biens. Quant à Abu Jahm, il frappe beaucoup les femmes, mais Usama ibn Zaid…” » Elle a fait un geste de la main (pour montrer qu’elle n’était pas favorable à l’idée d’épouser Usama). Mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Obéir à Allah et à Son Messager est meilleur pour toi. » Elle a dit : « Je l’ai donc épousé, et j’ai été enviée. »
- Sahih Muslim, n°3713
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira a envoyé 'Ayyash ibn Abu Rabi'a pour me remettre le divorce, et il m’a aussi envoyé cinq mesures de dattes et cinq mesures d’orge. J’ai dit : « Je n’ai droit qu’à cela comme pension, et je ne peux même pas passer ma 'idda dans votre maison ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je me suis préparée et je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ. » Il a demandé : « Combien de prononcés de divorce as-tu reçus ? » J’ai répondu : « Trois. » Il a confirmé ce que 'Ayyash ibn Abu Rabi'a avait dit : « Tu n’as pas droit à une pension. Passe ta 'idda dans la maison de ton cousin, Ibn Umm Maktum. Il est aveugle et tu pourras être à l’aise devant lui. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Mu’awiya et Abu’l-Jahm رضي الله عنهما faisaient partie de ceux qui m’avaient demandée en mariage. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Mu’awiya est pauvre et sans ressources, et Abu’l-Jahm est très dur avec les femmes (ou il frappe les femmes, ou quelque chose de ce genre), tu devrais choisir Usama ibn Zaid (comme époux). »
- Sahih Muslim, n°3777
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Barira vint la voir pour demander son aide afin d’obtenir sa liberté, mais elle n’avait encore rien payé du montant prévu dans le contrat. Aïcha lui dit : « Va voir ta famille (tes propriétaires), et s’ils acceptent que je paie la somme à ta place pour t’affranchir, alors j’aurai le droit à ton héritage. (Si cela leur convient) je suis prête à payer. » Barira en parla à sa famille, mais ils refusèrent et dirent : « Si Aïcha veut te faire du bien pour Allah, qu’elle le fasse, mais le droit d’héritage sera pour nous. » Aïcha rapporta cela au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Achète-la et affranchis-la, car le droit d’héritage revient à celui qui affranchit (l’esclave). » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ se leva et dit : « Qu’arrive-t-il aux gens qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Celui qui pose une condition qui n’est pas dans le Livre d’Allah, cette condition n’est pas valable, même si elle est répétée cent fois. La condition posée par Allah est la plus importante et la plus valable. »
- Sahih Muslim, n°3791
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui prend quelqu’un comme allié sans le consentement de son ancien maître, la malédiction d’Allah et de Ses anges sera sur lui, et aucun de ses actes obligatoires ou surérogatoires ne sera accepté (par Allah). »
- Sahih Muslim, n°3793
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui prend comme allié un esclave affranchi sans le consentement de son ancien maître, il aura sur lui la malédiction d’Allah, de Ses anges et de toute l’humanité, et aucun de ses actes obligatoires ou surérogatoires ne sera accepté de lui au Jour de la Résurrection. » Ce hadith est rapporté par la même chaîne de transmetteurs, avec de légères différences de mots
- Sahih Muslim, n°3794
Rapporté par Ibrahim al-Taimi, d’après son père : Ali b. Abu Talib رضي الله عنه nous a adressé un discours et a dit : « Celui qui pense que nous (les membres de la famille du Prophète) lisons autre chose que le Livre d’Allah et cette Sahifa (et il dit que la Sahifa était attachée au fourreau de l’épée) ment. (Cette Sahifa) contient (des règles) concernant l’âge des chameaux et (les compensations) pour les blessures, et elle rapporte aussi ces paroles du Prophète ﷺ : “Médine est un territoire sacré de ‘Ayr à Thaur (probablement Uhud). Celui qui innove (une pratique) ou protège un innovateur, la malédiction d’Allah, de Ses anges et de toute l’humanité sera sur lui. Allah n’acceptera de lui ni acte obligatoire ni surérogatoire, et la responsabilité des musulmans est une responsabilité commune ; même le plus humble peut s’en charger pour les autres. Et celui qui prétend être le fils d’un autre que son père, ou qui prend un allié autre que celui qui l’a affranchi, la malédiction d’Allah, de Ses anges et de toute l’humanité sera sur lui. Allah n’acceptera de lui ni acte obligatoire ni surérogatoire.” »
- Sahih Muslim, n°3858
Rapporté par Hakim ibn Hizam رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les deux parties d’une transaction commerciale ont le droit de l’annuler tant qu’elles ne se sont pas séparées ; et si elles disent la vérité et expliquent tout clairement, leur transaction sera bénie ; mais si elles mentent et cachent des choses, la bénédiction de leur transaction disparaîtra. »
- Sahih Muslim, n°3953
Rapporté par Hanzala : Il a entendu Rafi’ ibn Khadij رضي الله عنه dire : « Nous étions les principaux agriculteurs parmi les Ansar et nous louions des terres en disant : “La récolte de cette partie sera pour nous et celle de l’autre pour eux.” Mais il arrivait que l’une donnait une récolte et pas l’autre. Le Prophète ﷺ a donc interdit cela. Mais il n’a pas interdit le paiement en argent (dirham). »
- Sahih Muslim, n°4081
Rapporté par Abu Huraira et Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé un homme de Banu ‘Adi al-Ansari pour collecter l’impôt à Khaybar. Il est revenu avec des dattes de très bonne qualité. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Toutes les dattes de Khaybar sont-elles comme cela ? » Il répondit : « Non, Messager d’Allah. Nous achetons un sa‘ de ces bonnes dattes contre deux sa‘s de la récolte totale (y compris les moins bonnes). » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne faites pas cela, mais échangez quantité pour quantité, ou bien vendez les dattes de moindre qualité et achetez ensuite celles de meilleure qualité avec l’argent obtenu, ainsi la mesure sera respectée. »
- Sahih Muslim, n°4101
Rapporté par Jabir : Nous sommes partis de La Mecque vers Médine avec le Messager d’Allah ﷺ quand mon chameau est tombé malade, et le reste du hadith est le même. (Mais il est aussi rapporté dans ce récit : ) Le Prophète ﷺ m’a dit : « Vends-moi ton chameau. » J’ai dit : « Non, mais il est à toi. » Il a dit : « Non, vends-le-moi. » J’ai dit : « Non, mais, ô Messager d’Allah, il est à toi. » Il a dit : « Non, vends-le-moi. » J’ai dit : « Alors donne-moi une ‘uqiya d’or car je dois cette somme à quelqu’un, et ensuite il sera à toi. » Le Prophète ﷺ a dit : « Je le prends (pour une ‘uqiya d’or) et tu arriveras à Médine dessus. » Quand je suis arrivé à Médine, le Messager d’Allah ﷺ a dit à Bilal : « Donne-lui une ‘uqiya d’or et ajoute quelque chose en plus. » Jabir a dit : « Il m’a donné une ‘uqiya d’or et a ajouté un qirat. Ce supplément donné par le Messager d’Allah ﷺ est resté avec moi (comme une bénédiction) jusqu’à ce que les gens de Syrie le prennent le jour de Harra. »
- Sahih Muslim, n°4196
Rapporté par Jabir (b. 'Abdullah) (qu’Allah soit satisfait de lui) : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gardez vos biens pour vous et ne les gaspillez pas, car celui qui fait un don à vie à quelqu’un, ce bien appartiendra à celui à qui il a été donné, qu’il vive ou qu’il meure, et il sera transmis à ses héritiers (comme héritage). »
- Sahih Muslim, n°4219
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Un homme a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Mon père est décédé et a laissé des biens sans avoir fait de testament à leur sujet. Sera-t-il déchargé de ses péchés si je donne une aumône pour lui ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°4285
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : (Sayyiduna) Soulayman avait soixante épouses. Un jour, il a dit : « Je vais rendre visite à chacune d’elles cette nuit, et chacune tombera enceinte et donnera naissance à un garçon qui sera cavalier et combattra pour la cause d’Allah. » Mais aucune d’elles ne tomba enceinte sauf une seule, et elle donna naissance à un enfant incomplet. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « S’il avait dit “Insha’ Allah” (si Allah le veut), chacune d’elles aurait donné naissance à un enfant qui serait devenu cavalier et aurait combattu pour la cause d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°4326
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui affranchit sa part d’un esclave doit assurer la liberté totale de l’esclave, à condition que l’esclave ait assez d’argent pour payer le reste du prix. Sinon, il sera affranchi à hauteur de la part libérée. »
- Sahih Muslim, n°4329
Rapporté par Salim b. 'Abdullah d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui affranchit un esclave qu’il possède avec un autre, le prix total doit être évalué justement à partir de ses biens, ni plus ni moins, et l’esclave sera affranchi si le partenaire peut se permettre de renoncer à sa part. »
- Sahih Muslim, n°4330
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui renonce à sa part dans un esclave, le reste du prix sera payé avec ses biens s’il a assez pour payer la valeur totale de l’esclave. »
- Sahih Muslim, n°4343
Rapporté par Sahl b. Abu Hathma et Rafi‘ b. Khadij رضي الله عنهما : Muhayyisa b. Mas‘ud et ‘Abdullah b. Sahl sont partis vers Khaybar et se sont séparés près des palmiers. ‘Abdullah b. Sahl a été tué. Ils ont accusé les Juifs de cet acte. Le frère de la victime, ‘Abd al-Rahman, et ses cousins Huwayyisa et Muhayyisa sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abd al-Rahman, le plus jeune, a parlé du meurtre de son frère. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Respectez l’âge des anciens » ou « Que le plus âgé commence à parler. » Alors Huwayyisa et Muhayyisa ont parlé du meurtre de leur cousin. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que cinquante d’entre vous prêtent serment pour accuser quelqu’un d’eux du meurtre, et il vous sera livré. » Ils ont dit : « Nous n’avons pas été témoins de cela. Comment pourrions-nous jurer ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Les Juifs s’innocenteront alors par les serments de cinquante d’entre eux. » Ils ont dit : « Messager d’Allah, ce sont des non-croyants. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors payé le prix du sang pour lui. Sahl a dit : « Un jour, alors que j’étais dans l’enclos, une chamelle parmi celles données en compensation m’a frappé avec sa patte. »
- Sahih Muslim, n°4374
Rapporté par Anas : Umm Haritha, la sœur de Rubayyi’ (elle était la tante paternelle d’Anas), blessa une personne (elle lui cassa les dents). Le différend fut soumis au Messager d’Allah ﷺ. Il dit : « Rétribution, rétribution. » Umm Rubayyi’ demanda : « Ô Messager d’Allah, la rétribution sera-t-elle appliquée à untelle ? Par Allah, cela n’arrivera pas. » Le Prophète ﷺ répondit : « Gloire à Allah ! Ô Umm Rubayyi’, la rétribution (qisas) est un commandement dans le Livre d’Allah. » Elle dit : « Non, par Allah, la rétribution ne sera jamais appliquée contre elle », et elle insista jusqu’à ce que les proches de la victime acceptent une compensation. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah des gens pieux qui, s’ils jurent par Allah, Il exauce leur serment. »
- Sahih Muslim, n°4381
Rapporté par Abdullah b. (Mas'ud) : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La première chose qui sera jugée entre les gens au Jour du Jugement concernera le sang versé. »
- Sahih Muslim, n°4387
Rapporté par Alqama ibn Wa’il, d’après son père : Alors que j’étais assis en compagnie du Messager d’Allah ﷺ, une personne arriva en traînant un homme à l’aide d’une corde et dit : « Messager d’Allah, cet homme a tué mon frère. » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « L’as-tu tué ? » L’homme répondit : (S’il ne l’avoue pas, j’apporterai un témoin contre lui.) Il dit : « Oui, je l’ai tué. » Le Prophète ﷺ demanda : « Pourquoi l’as-tu tué ? » Il répondit : « Nous étions en train de faire tomber les feuilles d’un arbre, il m’a insulté et mis en colère, alors je lui ai frappé la tête avec une hache et je l’ai tué. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « As-tu de quoi payer le prix du sang pour toi-même ? » Il répondit : « Je ne possède que ce manteau et cette hache. » Le Prophète ﷺ demanda : « Penses-tu que ta tribu paiera la rançon pour toi ? » Il répondit : « Je suis trop insignifiant parmi les miens pour espérer cela. » Le Prophète ﷺ jeta la corde vers le demandeur en disant : « Emmène ton homme. » L’homme l’emmena, et alors qu’il repartait, le Messager d’Allah ﷺ dit : « S’il le tue, il sera comme lui. » L’homme revint et dit : « Messager d’Allah, il m’a été rapporté que tu as dit : “S’il le tue, il serait comme lui.” Je l’ai attrapé selon ton ordre. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne voudrais-tu pas qu’il prenne sur lui ton péché et celui de ton frère ? » Il répondit : « Pourquoi pas, Messager d’Allah ? » Le Prophète ﷺ dit : « Si c’est ainsi, alors qu’il en soit ainsi. » L’homme jeta la corde et libéra le coupable
- Sahih Muslim, n°4461
Rapporté par Ubida b. as-Samit : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, il a dit : « Faites-moi allégeance sur le fait de n’associer rien à Allah, de ne pas commettre l’adultère, de ne pas voler, de ne pas ôter la vie à qui Allah l’a interdit sauf en droit. Celui d’entre vous qui respecte cela aura sa récompense auprès d’Allah. Celui qui commet l’un de ces actes et est puni pour cela, cette punition sera une expiation pour lui. Et celui qui commet l’un de ces actes et qu’Allah couvre (sa faute), son cas dépend d’Allah : s’Il veut, Il lui pardonne, et s’Il veut, Il le punit. »
- Sahih Muslim, n°4463
Rapporté par 'Ubida b. as-Samit : Le Messager d’Allah ﷺ a pris de nous un engagement, comme il l’a pris des femmes, de n’associer rien à Allah, de ne pas voler, de ne pas commettre l’adultère, de ne pas tuer nos enfants et de ne pas nous accuser injustement les uns les autres. Celui d’entre vous qui respecte cet engagement, sa récompense est auprès d’Allah. Celui d’entre vous qui subit une peine légale et qu’elle est appliquée, cela sera une expiation pour lui. Et celui dont les péchés sont couverts par Allah, son cas dépend d’Allah : s’Il veut, Il le punit, et s’Il veut, Il lui pardonne
- Sahih Muslim, n°4464
Rapporté par Ubida b. as-Samit : J’étais l’un de ceux qui ont prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ pour ne rien associer à Allah, ne pas commettre l’adultère, ne pas voler, ne pas tuer une âme qu’Allah a interdite sauf en droit, ne pas piller, et ne pas désobéir (à Allah et à Son Messager). Si nous respectons cela, le Paradis sera la récompense. Si nous commettons une faute (et qu’elle n’est pas punie dans ce monde), c’est Allah qui en décidera. Ibn Rumh a dit : Son jugement appartient à Allah
- Sahih Muslim, n°4492
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui introduit une nouveauté dans notre religion sans raison valable (commet un péché) et cela sera rejeté. »
- Sahih Muslim, n°4493
Rapporté par Sa’d ibn Ibrahim : J’ai demandé à Qasim ibn Muhammad à propos d’une personne qui possédait trois maisons et qui avait légué le tiers de chacune d’elles ; il (Qasim ibn Muhammad) a dit : « On peut tout rassembler dans une seule maison. » Puis il a ajouté : « Aïsha رضي الله عنها m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui fait un acte qui n’a pas été prescrit par nous, cet acte sera rejeté.” »
- Sahih Muslim, n°4502
Rapporté par Zayd ibn Khalid al-Juhani, compagnon du Messager d’Allah ﷺ : On a demandé au Messager d’Allah ﷺ ce qu’il fallait faire lorsqu’on trouve de l’or ou de l’argent perdu. Il a répondu : « Reconnais bien la corde et le sac, puis annonce-le pendant un an. Si personne ne le réclame, utilise-le, mais ce sera un dépôt chez toi ; et si un jour quelqu’un vient le réclamer, rends-le-lui. » Il a été interrogé sur le chameau perdu, il a répondu : « Tu n’as rien à faire, laisse-le, il a ses pattes et sa gourde, il boit et mange les feuilles jusqu’à ce que son maître le retrouve. » Il a été interrogé sur la brebis, il a dit : « Prends-la, elle est à toi, ou à ton frère, ou au loup. »
- Sahih Muslim, n°4529
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque Allah rassemblera tous les hommes, des premiers aux derniers, le Jour du Jugement, un drapeau sera dressé pour chaque personne coupable de trahison, et il sera annoncé : “Voici la trahison d’untel, fils d’untel”, pour attirer l’attention des gens sur sa faute. »
- Sahih Muslim, n°4531
Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, du même rapporteur, avec ces mots : « Allah dressera un drapeau pour chaque personne coupable de trahison le Jour du Jugement, et il sera annoncé : “Voyez, voici la trahison d’untel.” »
- Sahih Muslim, n°4533
Rapporté par 'Abdullah رضي الله عنه : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « Il y aura un drapeau pour chaque traître le Jour du Jugement, et il sera dit : “Voici la trahison d’untel.” »
- Sahih Muslim, n°4535
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pour chaque traître, le Jour du Jugement, il y aura un drapeau par lequel il sera reconnu. Il sera annoncé : “Voici la trahison d’untel.” »
- Sahih Muslim, n°4536
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y aura un drapeau pour chaque traître le Jour du Jugement, par lequel il sera reconnu. »
- Sahih Muslim, n°4538
Rapporté par Abu Sa'id رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Jour du Jugement, chaque personne coupable de trahison aura un drapeau. Il sera hissé selon la gravité de sa faute. Et il n’y a pas de trahison plus grave que celle commise par un dirigeant envers son peuple. »
- Sahih Muslim, n°4574
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si vous arrivez dans une ville qui s’est rendue sans combat et que vous y séjournez, vous aurez une part (qui sera donnée sous forme de récompense) dans les biens obtenus. Si une ville désobéit à Allah et à Son Messager (et combat réellement les musulmans), un cinquième du butin pris là-bas est pour Allah et Son Messager, et le reste est pour vous. »
- Sahih Muslim, n°4577
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
- Sahih Muslim, n°4580
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها : Elle lui a appris que Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander sa part de l’héritage laissé par le Messager d’Allah ﷺ, des biens qu’Allah lui avait accordés à Médine et Fadak, et du cinquième des revenus annuels de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” La famille du Messager d’Allah ﷺ vivra des revenus de ces biens, mais, par Allah, je ne changerai rien à la façon dont le Messager d’Allah ﷺ faisait l’aumône de ces biens. Je ferai exactement comme lui. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima, qui s’est fâchée contre lui pour cela. Elle l’a évité et ne lui a plus parlé jusqu’à la fin de sa vie. Elle a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ. Quand elle est décédée, son mari Ali ibn Abu Talib l’a enterrée de nuit. Il n’a pas informé Abu Bakr de sa mort et a lui-même dirigé la prière funéraire. Du vivant de Fatima, Ali était bien considéré par les gens. Après sa mort, il a ressenti de la froideur de la part des gens. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et à lui prêter allégeance. Il ne l’avait pas encore fait pendant ces mois. Il a envoyé quelqu’un demander à Abu Bakr de venir le voir seul (refusant la présence d’Omar). Omar a dit à Abu Bakr : « Par Allah, tu n’iras pas seul. » Abu Bakr a répondu : « Que peuvent-ils me faire ? Par Allah, j’irai. » Et il y est allé seul. Ali a récité le Tashahhud (comme au début d’un sermon), puis a dit : « Nous reconnaissons ta vertu morale et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas la faveur (le califat) qu’Allah t’a donnée ; mais tu as agi seul (pour devenir calife) sans nous consulter, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a continué à parler ainsi jusqu’à ce qu’Abu Bakr en ait les larmes aux yeux. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, le lien du Messager d’Allah ﷺ m’est plus cher que celui de ma propre famille. Concernant le différend entre nous sur ces biens, je n’ai pas dévié du droit chemin et je n’ai rien fait d’autre que ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Ali a alors dit à Abu Bakr : « Cet après-midi sera le moment de te prêter allégeance. » Quand Abu Bakr eut terminé la prière du zuhr, il monta sur le minbar, récita le Tashahhud, expliqua la situation d’Ali, son retard à prêter allégeance et l’excuse qu’il lui avait donnée. Ensuite, il demanda pardon à Allah. Puis Ali ibn Abu Talib récita le Tashahhud, loua les mérites d’Abu Bakr et dit que son action n’était pas motivée par la jalousie ni par le refus d’accepter la haute position qu’Allah avait donnée à Abu Bakr, mais qu’ils pensaient devoir avoir une part dans le gouvernement, et que la décision avait été prise sans les consulter, ce qui les avait contrariés. (D’où le retard dans l’allégeance.) Les musulmans furent satisfaits de cette explication et dirent : « Tu as bien agi. » Les musulmans furent de nouveau favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
- Sahih Muslim, n°4622
Rapporté par ‘Abdullah ibn Rabah d’après Abu Huraira رضي الله عنه : De nombreuses délégations sont venues voir Mu’awiya, pendant le mois de Ramadan. Nous nous invitions les uns les autres à manger. Abu Huraira nous invitait souvent chez lui. J’ai dit : « Pourquoi ne préparerais-je pas un repas pour les inviter chez moi ? » J’ai donc fait préparer un repas. Le soir, j’ai rencontré Abu Huraira et lui ai dit : « Ce soir, tu manges chez moi. » Il a répondu : « Tu m’as devancé. » J’ai dit : « Oui, et je les ai invités. » Après le repas, Abu Huraira a dit : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith de vos traditions, ô assemblée des Ansar ? » Il a alors raconté la conquête de La Mecque : Le Messager d’Allah ﷺ a avancé jusqu’à La Mecque. Il a placé Zubair à sa droite, Khalid à sa gauche, et a envoyé Abu Ubayda avec ceux qui n’avaient pas d’armure. Ils sont entrés dans la vallée. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre d’un grand groupe de combattants. Il m’a vu et m’a dit : « Abu Huraira. » J’ai répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah ! » Il a dit : « Que personne ne vienne à moi sauf les Ansar, alors appelle-les. » Abu Huraira poursuit : Ils se sont rassemblés autour de lui. Les Quraysh ont aussi rassemblé leurs voyous et leurs partisans, disant : « Envoyons-les devant. S’ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux ; si un malheur leur arrive, nous paierons ce qu’on nous demandera. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit (aux Ansar) : « Vous voyez les voyous et les partisans des Quraysh. » Il a montré, en frappant une main sur l’autre, qu’il fallait les tuer et a dit : « Retrouvez-moi à as-Safa. » Nous avons continué ; si l’un de nous voulait qu’une certaine personne soit tuée, elle l’était, et personne ne pouvait résister. Abu Huraira continue : Abu Sufyan est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, le sang des Quraysh n’a plus de valeur. Il n’y aura plus de Quraysh à partir d’aujourd’hui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité. » Certains Ansar ont chuchoté entre eux : « Finalement, l’amour de sa ville et la tendresse pour ses proches l’ont emporté. » Abu Huraira dit : À ce moment-là, la révélation est descendue sur le Prophète ﷺ. Quand il recevait la révélation, nous le comprenions et aucun de nous n’osait lever les yeux vers lui jusqu’à la fin de la révélation. Quand elle a pris fin, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô assemblée des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes à ta disposition, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Vous disiez que l’amour de sa ville et la tendresse pour son peuple l’ont emporté sur cet homme. » Ils ont répondu : « C’est vrai. » Il a dit : « Non, jamais. Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. J’ai émigré vers Allah et vers vous. Je vivrai avec vous et je mourrai avec vous. » Les Ansar se sont alors tournés vers lui en pleurant et disaient : « Par Allah, nous avons dit cela à cause de notre attachement à Allah et à Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Assurément, Allah et Son Messager témoignent de vos paroles et acceptent vos excuses. » Le narrateur poursuit : Les gens se sont dirigés vers la maison d’Abu Sufyan et ont fermé leurs portes. Le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à la Pierre Noire, l’a embrassée et a fait le tour de la Ka’ba. Il s’est approché d’une idole près de la Ka’ba, adorée par les gens. Le Messager d’Allah ﷺ avait un arc à la main, qu’il tenait par un coin. En arrivant près de l’idole, il a commencé à lui percer les yeux avec l’arc en disant : « La vérité est venue et le faux a disparu. » Après avoir terminé la circumambulation, il est allé à Safa, y est monté pour voir la Ka’ba, a levé les mains et a loué Allah, puis a fait les invocations qu’il souhaitait
- Sahih Muslim, n°4624
Rapporté par ‘Abdullah ibn Rabah : Nous sommes venus en délégation chez Mu’awiya ibn Abu Sufyan, et Abu Huraira était avec nous. Chacun préparait à manger à tour de rôle. Quand ce fut mon tour, j’ai dit à Abu Huraira : « C’est mon tour aujourd’hui. » Ils sont donc venus chez moi. Le repas n’était pas encore prêt, alors j’ai dit à Abu Huraira : « J’aimerais que tu nous racontes un hadith du Messager d’Allah ﷺ pendant qu’on attend. » Abu Huraira a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de la conquête de La Mecque. Il a nommé Khalid ibn al-Walid chef de l’aile droite, Zubair chef de l’aile gauche, et Abu ‘Ubayda chef de l’infanterie qui devait entrer dans la vallée. Il m’a dit : “Abu Huraira, appelle-moi les Ansar.” Je les ai donc appelés et ils sont venus rapidement. Il a dit : “Ô assemblée des Ansar, voyez-vous les voyous des Quraysh ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a dit : “Quand vous les rencontrerez demain, éliminez-les.” Il a fait ce geste de la main, posant sa main droite sur la gauche, et a dit : “Vous me retrouverez à as-Safa.” (Abu Huraira continue) : Quiconque était vu par eux ce jour-là était tué. Le Messager d’Allah ﷺ est monté sur la colline de as-Safa. Les Ansar l’ont rejoint et entouré. Abu Sufyan est alors venu et a dit : “Ô Messager d’Allah, les Quraysh sont perdus. Aucun membre de la tribu ne survivra aujourd’hui.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, celui qui dépose les armes sera en sécurité, celui qui ferme sa porte sera en sécurité.” Certains Ansar ont dit : “Finalement, il a été touché par la tendresse pour sa famille et l’amour de sa ville.” À ce moment, la révélation est descendue sur le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : “Vous disiez que j’ai été touché par la tendresse pour ma famille et l’amour de ma ville. Savez-vous quel est mon nom ? Je suis Muhammad, le serviteur d’Allah et Son Messager.” (Il l’a répété trois fois.) “J’ai quitté mon pays pour Allah et je vous ai rejoints. Je vivrai avec vous et je mourrai avec vous.” Les Ansar ont alors dit : “Par Allah, nous avons dit cela seulement par amour pour Allah et Son Messager.” Il a dit : “Allah et Son Messager témoignent pour vous et acceptent vos excuses.”
- Sahih Muslim, n°4627
Rapporté par ‘Abdullah ibn Muti’ d’après son père رضي الله عنه : J’ai entendu le Prophète ﷺ dire le jour de la conquête de La Mecque : « Aucun Qurayshite ne sera tué, lié mains et pieds, à partir d’aujourd’hui jusqu’au Jour du Jugement. »
- Sahih Muslim, n°4640
Rapporté par Ibrahim al-Taimi d’après son père : Nous étions assis en compagnie de Hudhayfa. Un homme a dit : « Si j’avais vécu à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, j’aurais combattu à ses côtés et je me serais donné à fond pour sa cause. » Hudhayfa répondit : « Tu l’aurais peut-être fait, mais il ne faut pas trop s’avancer. J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ la nuit de la bataille d’Al-Ahzab, et nous étions frappés par un vent violent et un froid intense. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui ira me rapporter des nouvelles de l’ennemi sera à mes côtés le Jour du Jugement auprès d’Allah, le Glorieux et l’Exalté.” Nous sommes tous restés silencieux, personne n’a répondu. Il a répété : “Celui qui ira me rapporter des nouvelles de l’ennemi sera à mes côtés le Jour du Jugement auprès d’Allah, le Glorieux et l’Exalté.” Nous sommes restés silencieux, personne n’a répondu. Il a répété une troisième fois, puis il a dit : “Lève-toi, Hudhayfa, va me rapporter des nouvelles de l’ennemi.” Comme il m’a appelé par mon nom, je n’avais pas le choix. Il m’a dit : “Va et rapporte-moi des informations sur l’ennemi, mais ne fais rien qui pourrait les pousser à agir contre moi.” Quand je suis parti, j’ai ressenti une chaleur comme si je marchais dans un hammam, jusqu’à ce que j’arrive près d’eux. J’ai vu Abou Soufyan se réchauffer le dos près du feu. J’ai placé une flèche dans mon arc, prêt à tirer, puis je me suis rappelé les paroles du Messager d’Allah ﷺ : “Ne fais rien qui pourrait les pousser à agir contre moi.” Si j’avais tiré, je l’aurais touché. Mais je suis revenu, ressentant toujours cette chaleur, jusqu’à ce que je me présente devant lui et lui rapporte les informations sur l’ennemi. Après cela, j’ai commencé à avoir froid, alors le Messager d’Allah ﷺ m’a enveloppé dans une couverture qu’il avait en trop, celle qu’il utilisait pour se couvrir pendant la prière. Je me suis endormi jusqu’au matin. À mon réveil, il a dit : « Lève-toi, ô grand dormeur. »
- Sahih Muslim, n°4641
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de la bataille d’Uhud, lorsque l’ennemi a pris le dessus, il ne restait auprès du Messager d’Allah ﷺ que sept hommes des Ansar et deux hommes de Quraysh. Quand l’ennemi s’est avancé vers lui et l’a submergé, il a dit : « Celui qui les repousse loin de nous aura le Paradis, ou sera mon compagnon au Paradis. » Un homme des Ansar s’est avancé, a combattu jusqu’à être tué. L’ennemi s’est encore avancé, et il a répété : « Celui qui les repousse loin de nous aura le Paradis, ou sera mon compagnon au Paradis. » Un autre homme des Ansar s’est avancé, a combattu jusqu’à être tué. Cela a continué jusqu’à ce que les sept Ansar soient tués un à un. Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses deux compagnons : « Nous n’avons pas été à la hauteur de nos compagnons. »
- Sahih Muslim, n°4649
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ priait près de la Ka‘ba et qu’Abu Jahl était assis avec ses compagnons, Abu Jahl a dit, en parlant de la chamelle qui avait été abattue la veille : « Qui ira chercher le fœtus de la chamelle d’untel et le déposera entre les épaules de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus maudit d’entre eux s’est levé, a apporté le fœtus et, lorsque le Prophète ﷺ s’est prosterné, il l’a posé sur son dos. Ils se sont alors mis à rire, certains se penchant sur d’autres de rire. Je regardais, et si j’en avais eu la force, je l’aurais enlevé du dos du Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ est resté prosterné, la tête baissée, sans la relever, jusqu’à ce qu’un homme parte prévenir Fatima, sa fille, qui était alors une jeune fille. Elle est venue, a retiré la saleté de son père, puis s’est tournée vers eux pour les réprimander. Quand le Prophète ﷺ a terminé sa prière, il a invoqué contre eux à haute voix. Quand il priait, il le faisait trois fois, et quand il demandait la bénédiction d’Allah, il le faisait trois fois. Puis il a dit trois fois : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper des Quraysh. » Quand ils ont entendu sa voix, ils ont arrêté de rire et ont eu peur de sa malédiction. Il a ensuite dit : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper d’Abu Jahl b. Hisham, ‘Utba b. Rabi‘a, Shaiba b. Rabi‘a, Walid b. Uqba, Umayya b. Khalaf, ‘Uqba b. Abu Mu‘ait », (et il a cité le nom d’un septième que je n’ai pas retenu). Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, j’ai vu tous ceux qu’il avait nommés gisant morts le jour de Badr. Leurs corps ont été traînés pour être jetés dans une fosse près du champ de bataille. Abu Ishaq a dit que le nom de Walid b. ‘Uqba a été mentionné par erreur dans ce récit
- Sahih Muslim, n°4718
Rapporté par Abu Moussa : Je suis allé voir le Prophète ﷺ avec deux hommes de la tribu des Ash‘ari. L’un était à ma droite, l’autre à ma gauche. Tous deux ont demandé une fonction (d’autorité) pendant que le Prophète ﷺ se brossait les dents avec un siwak. Il m’a dit : « Abu Moussa (ou Abdullah ibn Qais), que penses-tu de leur demande ? » J’ai répondu : « Par Allah qui t’a envoyé avec la vérité, ils ne m’ont rien dit à ce sujet et je ne savais pas qu’ils allaient demander une telle chose. » Le narrateur dit (en se rappelant ce hadith) : Je revois encore le siwak du Prophète ﷺ entre ses lèvres. Il a dit : « Nous ne confierons jamais de fonctions publiques à ceux qui les désirent. Mais toi, Abu Moussa (ou Abdullah ibn Qais), tu peux y aller (pour ta mission). » Il l’a envoyé au Yémen comme gouverneur, puis il a envoyé Mu‘adh ibn Jabal pour l’aider dans ses fonctions. Quand Mu‘adh est arrivé au camp d’Abu Moussa, ce dernier l’a accueilli et lui a préparé un matelas, alors qu’il y avait un homme attaché, mains et pieds, comme prisonnier. Mu‘adh a demandé : « Qui est-ce ? » Abu Moussa a répondu : « C’était un Juif. Il s’est converti à l’islam, puis il est revenu à sa religion et est redevenu Juif. » Mu‘adh a dit : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas exécuté selon le jugement d’Allah et de Son Messager ﷺ. » Abu Moussa a dit : « Assieds-toi, cela sera fait. » Il a répété : « Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas exécuté selon le jugement d’Allah et de Son Messager ﷺ. » Il a répété cela trois fois. Alors Abu Moussa a ordonné qu’il soit exécuté, et il l’a été. Ensuite, ils ont parlé de la prière de nuit. L’un d’eux, c’est-à-dire Mu‘adh, a dit : « Je dors une partie de la nuit et je prie une partie, et j’espère obtenir autant de récompense pour mon sommeil que pour ma prière. »
- Sahih Muslim, n°4719
Rapporté par Abu Dharr : J’ai dit au Prophète ﷺ : « Messager d’Allah, ne veux-tu pas me confier une fonction publique ? » Il a posé sa main sur mon épaule et a dit : « Abu Dharr, tu es faible, et l’autorité est un dépôt. Au Jour du Jugement, elle sera une cause d’humiliation et de regret, sauf pour celui qui en assume les devoirs et s’en acquitte correctement. »
- Sahih Muslim, n°4724
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Sachez que chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le calife est berger pour le peuple et il sera interrogé sur ses administrés (sur la façon dont il a géré leurs affaires). Un homme est responsable des membres de sa famille et il sera interrogé sur eux (sur la manière dont il a veillé à leur bien-être matériel et moral). Une femme est responsable du foyer de son mari et de ses enfants, et elle sera interrogée sur eux (sur la façon dont elle a géré la maison et élevé les enfants). Un esclave est responsable des biens de son maître et il sera interrogé sur cela (sur la façon dont il a protégé ce qui lui était confié). Soyez attentifs : chacun de vous est un responsable et chacun de vous sera interrogé sur ce qui lui a été confié. »
- Sahih Muslim, n°4743
Rapporté par ‘Adi ibn ‘Amira al-Kindi : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quiconque parmi vous est nommé par nous à un poste d’autorité et cache ne serait-ce qu’une aiguille ou quelque chose de plus petit, cela sera considéré comme un détournement (de fonds publics) et il devra le présenter au Jour du Jugement. » Le narrateur raconte : Un homme à la peau foncée des Ansar s’est levé – je le vois encore – et a dit : « Ô Messager d’Allah, reprends-moi ta charge. » Il a dit : « Qu’as-tu ? » L’homme a répondu : « Je t’ai entendu dire cela. » Il a dit : « Je le dis encore maintenant : Quiconque parmi vous est nommé à un poste d’autorité doit tout rapporter, grand ou petit, et il ne doit prendre que ce qui lui est donné, et s’abstenir de ce qui est interdit. »
- Sahih Muslim, n°4776
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abd Rabb al-Ka'ba : Je suis entré dans la mosquée alors que 'Abdullah b. 'Amr b. al-'As était assis à l’ombre de la Ka'ba, entouré de gens. Je me suis joint à eux et me suis assis près de lui. 'Abdullah a dit : J’ai accompagné le Messager d’Allah ﷺ lors d’un voyage. Nous avons fait une halte. Certains ont commencé à arranger leurs tentes, d’autres à s’exercer au tir, d’autres encore à faire paître leurs bêtes. Un annonceur du Messager d’Allah ﷺ a appelé les gens à la prière, alors nous nous sommes rassemblés autour du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Il était du devoir de chaque prophète avant moi de guider sa communauté vers ce qu’il savait être bon pour elle et de l’avertir contre ce qu’il savait être mauvais. Mais cette communauté aura des débuts paisibles et sûrs, puis, à la fin, elle sera confrontée à des épreuves et à des choses qui vous déplairont. Il y aura de grandes épreuves, chacune faisant paraître la précédente insignifiante. Lorsqu’une épreuve surviendra, le croyant dira : “C’est ma perte.” Quand elle sera passée, une autre viendra, et le croyant dira : “Celle-ci va vraiment me détruire.” Celui qui veut être sauvé du feu et entrer au paradis doit mourir en croyant en Allah et au Jour dernier, et traiter les gens comme il aimerait être traité par eux. Celui qui prête allégeance à un calife doit lui donner la promesse de sa main et la sincérité de son cœur (c’est-à-dire lui obéir extérieurement et intérieurement). Il doit lui obéir autant qu’il le peut. Si un autre homme se présente pour revendiquer le califat, contestant son autorité, les musulmans doivent éliminer ce dernier. » Le narrateur ajoute : Je me suis approché de 'Abdullah b. 'Amr b. al-'As et lui ai demandé : « Peux-tu jurer que tu as entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a désigné ses oreilles et son cœur en disant : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu. » Je lui ai dit : « Ton cousin, Mu’awiya, nous ordonne de consommer injustement nos biens entre nous et de nous entretuer, alors qu’Allah dit : “Ô vous qui croyez, ne consommez pas injustement vos biens entre vous, sauf s’il s’agit d’un commerce consenti, et ne vous tuez pas. Allah est Miséricordieux envers vous.” (IV, 29) » Le narrateur précise : En entendant cela, 'Abdullah b. 'Amr b. al-'As est resté silencieux un moment, puis il a dit : « Obéis-lui tant qu’il obéit à Allah ; désobéis-lui dans ce qui implique la désobéissance à Allah. »
- Sahih Muslim, n°4784
Rapporté par Hudhayfa b. al-Yaman رضي الله عنه : Les gens interrogeaient le Messager d’Allah ﷺ sur les bons moments, mais moi, je l’interrogeais sur les mauvais, de peur qu’ils ne m’atteignent. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, nous étions plongés dans l’ignorance et le mal, puis Allah nous a apporté ce bien (avec l’islam). Y aura-t-il un mal après ce bien ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Y aura-t-il de nouveau du bien après ce mal ? » Il a dit : « Oui, mais il y aura un mal caché. » J’ai dit : « Quel sera ce mal caché ? » Il a répondu : « Ce sera l’apparition de gens qui suivront d’autres voies que la mienne et chercheront une autre guidance que la mienne. Tu reconnaîtras le bien comme le mal. » J’ai demandé : « Y aura-t-il un mal après ce bien ? » Il a dit : « Oui. Il viendra un temps où des gens appelleront aux portes de l’Enfer. Quiconque répondra à leur appel, ils le jetteront dans le feu. » J’ai dit : « Décris-les-nous, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Ce seront des gens qui auront la même apparence que nous et parleront notre langue. » J’ai demandé : « Que me conseilles-tu si je vis à cette époque ? » Il a dit : « Reste attaché au groupe principal des musulmans et à leur chef. » J’ai demandé : « Et s’il n’y a ni groupe principal ni chef ? » Il a dit : « Éloigne-toi de tous ces groupes, même si tu dois manger les racines des arbres (dans la solitude) jusqu’à ce que la mort te vienne dans cet état. »
- Sahih Muslim, n°4859
Rapporté par Abou Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah s’est engagé à prendre en charge celui qui part combattre dans Sa voie, croyant en Lui et affirmant la vérité de Ses Messagers. Il s’engage à le faire entrer au Paradis ou à le ramener chez lui d’où il est parti, avec une récompense ou une part de butin. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, si quelqu’un est blessé dans la voie d’Allah, il viendra le Jour du Jugement avec sa blessure telle qu’elle a été faite : sa couleur sera celle du sang, mais son odeur sera celle du musc. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, si cela n’était pas trop difficile pour les musulmans, je ne resterais jamais en arrière d’aucune expédition partant pour combattre dans la voie d’Allah. Mais je n’ai pas assez de moyens pour leur fournir des montures, et eux non plus n’ont pas tous les moyens nécessaires pour le jihad afin de ne pas rester en arrière. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, j’aime combattre dans la voie d’Allah et être tué, puis combattre à nouveau et être tué, puis combattre encore et être tué. »
- Sahih Muslim, n°4862
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est blessé dans la voie d’Allah — et Allah sait mieux qui est blessé dans Sa voie — apparaîtra au Jour du Jugement avec sa blessure saignant. La couleur sera celle du sang, mais l’odeur sera celle du musc. »
- Sahih Muslim, n°4863
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Toute blessure reçue par un musulman dans la voie d’Allah apparaîtra au Jour du Jugement dans l’état où elle a été infligée, et elle saignera abondamment. La couleur sera celle du sang, mais l’odeur sera celle du musc. Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, si cela n’était pas difficile pour les musulmans, je ne resterais jamais en arrière lors d’une expédition pour le jihad. Mais je ne possède pas assez de moyens pour fournir des montures à tous les combattants, et eux non plus n’ont pas tous les moyens de me suivre, et cela ne leur plairait pas non plus de rester derrière moi. »
- Sahih Muslim, n°4904
Rapporté par Abu Sa'id Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une expédition contre les Banu Lihyan (qui font partie des Banu Hudhail), et a dit : « Un homme sur deux, et la récompense sera partagée entre les deux. »
- Sahih Muslim, n°4908
Rapporté par Sulaiman b. Buraida, qui le tenait de son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La protection des épouses des combattants est aussi sacrée que celle de leur propre mère pour ceux qui restent à la maison (c’est-à-dire qui ne partent pas au combat). Celui qui reste et trahit la confiance en ne protégeant pas la famille d’un combattant sera placé le Jour du Jugement devant ce combattant, qui prendra de ses bonnes actions autant qu’il voudra. Alors, pensez-vous qu’il lui en laissera ? »
- Sahih Muslim, n°4910
Rapporté par ‘Alqama b. Murthad رضي الله عنه : Une version de ce récit se termine ainsi : « Il sera dit au combattant : Prends de ses bonnes actions ce que tu veux. » Puis le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers nous et a demandé : « Pensez-vous qu’il lui en laissera ? » (c’est-à-dire qu’il prendra tout)
- Sahih Muslim, n°4923
Rapporté par Sulaiman ibn Yasar رضي الله عنه : Les gens s’étaient dispersés autour d’Abu Huraira رضي الله عنه, et Natil, originaire de Syrie, lui dit : « Ô Cheikh, raconte-nous un hadith que tu as entendu du Messager d’Allah ﷺ. » Il répondit : « Oui. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le premier homme dont le cas sera jugé au Jour du Jugement sera un homme mort en martyr. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits et il les reconnaîtra. Allah dira alors : ‘Qu’as-tu fait pour ces bienfaits ?’ Il répondra : ‘J’ai combattu pour Toi jusqu’à mourir en martyr.’ Allah dira : ‘Tu mens. Tu as combattu pour qu’on dise de toi que tu étais courageux, et c’est ce qu’on a dit.’ On ordonnera alors qu’il soit traîné sur le visage et jeté en Enfer. Ensuite, on amènera un homme qui a acquis du savoir, l’a enseigné et a récité le Coran. Allah lui rappellera Ses bienfaits et il les reconnaîtra. Allah demandera : ‘Qu’as-tu fait pour ces bienfaits ?’ Il répondra : ‘J’ai acquis le savoir, je l’ai transmis et j’ai récité le Coran pour Te plaire.’ Allah dira : ‘Tu mens. Tu as appris pour qu’on dise que tu étais savant, tu as récité pour qu’on dise que tu étais un lecteur du Coran, et c’est ce qu’on a dit.’ On ordonnera alors qu’il soit traîné sur le visage et jeté en Enfer. Enfin, on amènera un homme qu’Allah avait rendu riche et à qui Il avait donné toutes sortes de biens. Allah lui rappellera Ses bienfaits et il les reconnaîtra. Allah demandera : ‘Qu’as-tu fait pour ces bienfaits ?’ Il répondra : ‘Je n’ai laissé aucune cause où Tu aimais que l’on dépense sans y mettre de l’argent pour Toi.’ Allah dira : ‘Tu mens. Tu as fait cela pour qu’on dise que tu étais généreux, et c’est ce qu’on a dit.’ On ordonnera alors qu’il soit traîné sur le visage et jeté en Enfer.” »
- Sahih Muslim, n°4927
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La valeur d’une action dépend de l’intention qui la motive. Chacun sera récompensé selon son intention. Celui qui émigre pour Allah et Son Messager ﷺ, son émigration sera pour Allah et Son Messager ﷺ. Mais celui qui émigre pour obtenir un avantage matériel ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce qui l’a motivé. »
- Sahih Muslim, n°4930
Rapporté par Sahl ibn Aba Umama ibn Sahl ibn Hunaif رضي الله عنه, qui le tenait de son père, lui-même de son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui cherche sincèrement le martyre sera placé par Allah parmi les martyrs, même s’il meurt dans son lit. » Dans la version de Abd Tahir, il n’est pas mentionné les mots « sincèrement »
- Sahih Muslim, n°4938
Rapporté par Salman رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Monter la garde pendant un jour et une nuit vaut mieux, en récompense, que de jeûner tout un mois et de prier chaque nuit. Si quelqu’un meurt en accomplissant cette mission, ses bonnes actions continueront et il recevra sa récompense sans interruption, et il sera protégé du châtiment de la tombe. »
- Sahih Muslim, n°4957
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Shamasa al-Mahri رضي الله عنه : J’étais avec Maslama b. Mukhallad, et ‘Abdullah b. ‘Amr b. ‘As était avec lui. ‘Abdullah a dit : « L’Heure viendra seulement quand il ne restera sur terre que les pires personnes. Ils seront pires que les gens de l’époque préislamique. Ils obtiendront tout ce qu’ils demanderont à Allah. » Pendant que nous étions assis, ‘Uqba b. ‘Amir est arrivé, et Maslama lui a dit : « Écoute ce que dit ‘Abdullah. » ‘Uqba a répondu : « Il sait mieux ; pour ma part, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Un groupe de ma communauté continuera à se battre en obéissance au Commandement d’Allah, dominant leurs ennemis. Ceux qui s’opposeront à eux ne pourront pas leur nuire. Ils resteront ainsi jusqu’à ce que l’Heure les surprenne.” » (‘Abdullah a dit : « Oui. ») Puis Allah enverra un vent dont le parfum sera comme le musc et dont le toucher sera comme la soie ; il fera mourir tous les croyants, ne laissant sur terre personne ayant la moindre foi dans son cœur. Il ne restera alors que les pires hommes, sur qui l’Heure surviendra
- Sahih Muslim, n°5069
Rapporté par Al-Bara’ : Mon oncle maternel, Abu Burda, a sacrifié son animal avant la prière de l’Aïd. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « C’est une chèvre pour la viande, pas un sacrifice pour le jour de l’Aïd. » Il a répondu : « J’ai un agneau de six mois. » Le Prophète ﷺ a dit : « Offre-le en sacrifice, mais cela ne sera valable que pour toi. » Puis il a ajouté : « Celui qui sacrifie avant la prière ne fait cela que pour lui-même, et celui qui sacrifie après la prière a accompli le sacrifice comme le font les musulmans. »
- Sahih Muslim, n°5070
Rapporté par Al-Bara’ ibn Azib : Son oncle maternel, Abu Burda ibn Niyar, a sacrifié son animal avant que le Prophète ﷺ ne fasse le sien. Il a dit : « Ô Messager d’Allah, c’est le jour de la viande, et il n’est pas souhaitable de faire attendre ma famille, alors j’ai sacrifié tôt pour nourrir ma famille, mes voisins et mes proches. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Refais ton sacrifice. » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah, je n’ai qu’une petite chèvre laitière de moins d’un an, mais elle est meilleure que deux chèvres maigres. » Le Prophète ﷺ a dit : « Elle est meilleure que deux animaux de sacrifice pour toi, mais après toi, le sacrifice d’une chèvre de moins de six mois ne sera pas accepté pour personne. »
- Sahih Muslim, n°5076
Rapporté par Al-Bara’ ibn Azib : Le Messager d’Allah ﷺ nous a parlé le jour du sacrifice et a dit : « Personne ne doit sacrifier d’animal avant d’avoir terminé la prière de l’Aïd. » Quelqu’un a dit : « J’ai une chèvre laitière de moins d’un an, meilleure que deux grosses chèvres. » Le Prophète ﷺ a dit : « Sacrifie-la, mais après toi, aucune chèvre de moins d’un an ne sera acceptée comme sacrifice. »
- Sahih Muslim, n°5222
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui boit (du vin) dans ce monde en sera privé dans l’au-delà. »
- Sahih Muslim, n°5223
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Celui qui a bu du vin dans ce monde sans se repentir en sera privé (de la boisson pure) dans l’au-delà. On demanda à Malik : « Ce hadith est-il Marfu’ ? » Il répondit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°5309
Rapporté par Abu Mas'ud Ansari : Un homme des Ansar, appelé Abu Shu'aib, avait un esclave qui était boucher. Abu Mas'ud a vu le Messager d’Allah ﷺ et a remarqué des signes de faim sur son visage. Il a dit à son serviteur : « Prépare-nous un repas pour cinq personnes, car je veux inviter le Messager d’Allah ﷺ, qui sera le cinquième. » Il a alors préparé le repas et est allé inviter le Messager d’Allah ﷺ avec les quatre autres. Un homme les a suivis, et quand ils sont arrivés à la porte, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cet homme nous a suivis ; si tu veux, tu peux lui permettre de se joindre à nous, sinon il peut repartir. » L’hôte a répondu : « Messager d’Allah, je l’autorise à rester. »
- Sahih Muslim, n°5525
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est entré (dans mon appartement) et j’avais accroché un fin rideau avec des images à la porte. Son visage a changé de couleur. Il a alors saisi ce rideau, l’a déchiré, puis a dit : « Le châtiment le plus sévère au Jour de la Résurrection sera pour ceux qui essaient d’imiter Allah dans l’acte de création. »
- Sahih Muslim, n°5528
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me rendre visite alors que j’avais une étagère recouverte d’un rideau fin sur lequel il y avait des images. Dès qu’il l’a vue, il l’a déchirée, son visage a changé de couleur et il a dit : « Aïsha, le châtiment le plus sévère de la part d’Allah au Jour de la Résurrection sera pour ceux qui imitent Allah dans l’acte de Sa création. » Aïsha a dit : Nous l’avons alors découpée et nous en avons fait un ou deux coussins
- Sahih Muslim, n°5611
Rapporté par Abu Huraira : J’ai rapporté beaucoup de hadiths du Messager d’Allah ﷺ, et l’un d’eux est celui-ci : Le plus misérable auprès d’Allah au Jour de la Résurrection, la pire personne et la cible de Sa colère sera celui qu’on appelle Malik al-Amlak (Roi des rois), car il n’y a de roi qu’Allah
- Sahih Muslim, n°5624
Rapporté par Mughira b. Shu’ba رضي الله عنه : Personne n’a posé plus de questions au Messager d’Allah ﷺ à propos du Dajjal que moi, mais il me répondit simplement, sur un ton léger : « Ô mon fils, pourquoi t’inquiéter à son sujet ? Il ne te fera aucun mal. » J’ai dit : « Les gens pensent qu’il aura avec lui des rivières d’eau et des montagnes de pain. » Il répondit : « Il sera plus insignifiant aux yeux d’Allah que tout cela. »
- Sahih Muslim, n°5633
Rapporté par Abu Musa Ash’ari رضي الله عنه : Je suis allé voir ‘Umar b. Khattab et je lui ai dit : « As-Salamu ‘Alaikum, c’est Abdullah b. Qais. » Mais il ne m’a pas laissé entrer. Je l’ai de nouveau salué : « As-Salamu ‘Alaikum, c’est Abu Musa. » Mais il ne m’a pas laissé entrer. Je l’ai encore salué : « As-Salamu ‘Alaikum, c’est Ash’ari. » N’ayant pas de réponse, je suis reparti. ‘Umar dit : « Ramenez-le-moi, ramenez-le-moi. » Quand je suis revenu, il m’a demandé : « Abu Musa, pourquoi es-tu reparti alors que nous étions occupés ? » J’ai répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il faut demander la permission trois fois. Si on vous la donne, entrez, sinon repartez.” » Il dit : « Apporte un témoin, sinon je te punirai. » Je suis parti et ‘Umar ajouta : « S’il trouve un témoin, qu’il me rejoigne près du minbar ce soir, sinon il n’y sera pas. » Le soir venu, ‘Umar me trouva là. Il me demanda : « As-tu trouvé un témoin ? » Je répondis : « Oui, voici Ubayy b. Ka’b. » ‘Umar dit : « Oui, c’est un témoin digne de confiance. » Il demanda à Ubayy : « Abu Tufail, qu’a dit Abu Musa ? » Ubayy répondit : « Ibn Khattab, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela. Ne sois pas trop dur envers les compagnons du Messager d’Allah ﷺ. » ‘Umar dit : « Gloire à Allah ! J’avais entendu quelque chose à ce sujet, mais je voulais que ce soit établi de façon certaine. »
- Sahih Muslim, n°5660
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Des gens parmi les Juifs dirent au Messager d’Allah ﷺ : « Abu’l-Qasim, as-Sam-u-‘Alaikum. » Il répondit : « Wa ‘Alaikum. » Aïcha fut en colère et lui demanda s’il n’avait pas entendu ce qu’ils avaient dit. Il répondit : « J’ai bien entendu et j’ai répondu (et la malédiction que j’ai invoquée contre eux sera exaucée par Allah), mais (celle qu’ils ont invoquée contre nous) ne le sera pas. »
- Sahih Muslim, n°5693
Rapporté par Asma’ رضي الله عنها : J’accomplissais les tâches ménagères de Zubair رضي الله عنه, et il avait un cheval dont je m’occupais. Rien n’était plus pénible pour moi que de m’occuper du cheval : je lui apportais de l’herbe et je le soignais, puis j’ai eu une servante, car le Messager d’Allah ﷺ avait des prisonniers de guerre et il m’a donné une servante. Elle s’est alors occupée du cheval et m’a soulagée de ce fardeau. Un homme est venu et a dit : « Ô mère d’Abdullah, je suis pauvre et je voudrais faire du commerce à l’ombre de ta maison. » J’ai dit : « Si je t’autorise, Zubair ne sera peut-être pas d’accord, alors viens demander quand Zubair sera là. » Il est venu et a dit : « Ô mère d’Abdullah, je suis pauvre et je veux faire un petit commerce à l’ombre de ta maison. » J’ai dit : « N’y a-t-il pas d’autre endroit à Médine pour faire du commerce que chez moi ? » Zubair a dit : « Pourquoi empêches-tu ce pauvre homme de faire du commerce ici ? » Il a donc commencé son commerce et a gagné assez pour que nous lui vendions notre servante. Zubair est venu alors que l’argent était sur mes genoux. Il a dit : « Donne-le-moi. » J’ai répondu : « Je veux le donner en aumône. »
- Sahih Muslim, n°5784
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Abbas : Omar b. Khattab partit pour la Syrie. Lorsqu’il arriva à Sargh (une ville près du Hijaz sur la route de la Syrie), le commandant des troupes, Abu Ubaida b. Jandb, et ses compagnons vinrent à sa rencontre. Ils l’informèrent qu’une épidémie avait éclaté en Syrie. Ibn ‘Abbas rapporte qu’Omar dit : « Faites venir les premiers émigrants. » Je les ai donc appelés. Il demanda leur avis, et ils lui dirent que l’épidémie avait éclaté en Syrie. Les avis étaient partagés : certains disaient : « Tu es sorti pour une mission, donc nous ne te conseillons pas de revenir », tandis que d’autres disaient : « Tu es accompagné des meilleurs hommes et des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, nous ne te conseillons donc pas d’aller vers ce fléau et de les exposer au danger. » Omar dit : « Vous pouvez partir. » Puis il dit : « Faites venir les Ansar. » Je les ai appelés, il les consulta, et ils suivirent la même démarche que les Muhajirin, avec des avis partagés. Il dit : « Vous pouvez partir. » Il dit encore : « Faites venir les anciens de Quraysh qui ont émigré avant la Conquête (de La Mecque). » Je les ai appelés, il les consulta, et cette fois, il n’y eut pas de divergence : ils dirent : « Notre avis est que tu devrais revenir avec les gens et ne pas les exposer à ce fléau. » Omar annonça alors : « Demain matin, je ferai demi-tour. » Ils se mirent donc en route le matin, et Abu ‘Ubaida b. Jarrah dit : « Fuis-tu le décret d’Allah ? » Omar répondit : « Si cela venait de quelqu’un d’autre que toi ! » Il n’aimait pas qu’on s’oppose à sa décision et dit : « Oui, nous fuyons le décret d’Allah vers le décret d’Allah. Réfléchis : si tu as des chameaux et que tu arrives dans une vallée avec deux côtés, l’un verdoyant et l’autre aride, n’agiras-tu pas selon le décret d’Allah en les faisant paître dans l’herbe verte ? Et si tu les fais paître dans la terre aride, ce sera aussi selon le décret d’Allah. » À ce moment, ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf arriva, car il était absent pour une affaire. Il dit : « Je sais quelque chose à ce sujet : j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si vous entendez parler de la présence de la peste dans un pays, n’y entrez pas, mais si elle se propage dans le pays où vous êtes, ne fuyez pas.” » Omar b. Khattab loua alors Allah et fit demi-tour
- Sahih Muslim, n°5905
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand la fin des temps approche (quand la Résurrection est proche), le rêve du croyant sera rarement faux. Et la vision la plus véridique sera celle de la personne la plus honnête dans ses paroles, car la vision d’un musulman est la quarante-cinquième partie de la prophétie. Les rêves sont de trois types : un bon rêve qui est une bonne nouvelle d’Allah ; un mauvais rêve qui fait souffrir et qui vient du diable ; et le troisième est une suggestion de l’esprit. Si l’un de vous fait un rêve qu’il n’aime pas, qu’il se lève et fasse la prière, et qu’il n’en parle pas aux gens. » Il a aussi dit : « J’aime voir des chaînes (dans un rêve), mais je n’aime pas porter un collier, car les chaînes sont un signe de fermeté dans la religion. » Le rapporteur a dit : « Je ne sais pas si cela fait partie du hadith ou si ce sont les paroles d’Ibn Sirin. »
- Sahih Muslim, n°5928
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه ou par Abu Huraira رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu en rêve cette nuit un voile d’où coulaient du beurre et du miel, et j’ai vu des gens qui les recueillaient dans leurs mains, certains en prenant plus, d’autres moins. J’ai aussi vu une corde reliant la terre au ciel, et je t’ai vu t’y accrocher et monter vers le ciel, puis un autre après toi, puis encore un autre, mais la corde s’est rompue avant d’être réparée pour lui, et il est aussi monté. » Abu Bakr رضي الله عنه dit : « Ô Messager d’Allah, que mon père soit sacrifié pour toi, par Allah, permets-moi d’en donner l’interprétation. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Vas-y, interprète-le. » Abu Bakr رضي الله عنه dit : « Le voile représente l’Islam, et ce qui en coule, le beurre et le miel, c’est le Coran, avec sa douceur et sa facilité, et ce que les gens en recueillent représente la part importante ou petite qu’ils en retiennent. Quant à la corde qui relie le ciel à la terre, c’est la Vérité par laquelle tu t’es tenu dans cette vie et par laquelle Allah t’élèvera au Paradis. Après toi, un autre s’y accrochera et montera, puis un autre, puis encore un autre ; la corde se rompra, puis sera réparée pour lui, et il montera aussi. Ô Messager d’Allah, que mon père soit sacrifié pour toi, dis-moi si j’ai bien interprété ou si je me suis trompé. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Tu as bien interprété une partie, mais tu t’es trompé sur une autre. » Abu Bakr رضي الله عنه demanda : « Par Allah, dis-moi où je me suis trompé. » Le Prophète ﷺ répondit : « Ne jure pas. »
- Sahih Muslim, n°5940
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai le plus éminent parmi les descendants d’Adam le Jour de la Résurrection, je serai le premier à intercéder et le premier dont l’intercession sera acceptée par Allah. »
- Sahih Muslim, n°5974
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : J’entendais les gens parler du Bassin, mais je n’en avais pas entendu parler par le Messager d’Allah ﷺ. Un jour, alors qu’une jeune fille me coiffait, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Ô gens. » J’ai dit à la jeune fille : « Éloigne-toi de moi. » Elle a dit : « Il s’adresse seulement aux hommes, il n’a pas appelé les femmes. » J’ai répondu : « Je fais aussi partie des gens (et j’ai donc le droit d’écouter ce qui concerne la religion). » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai votre précurseur au Bassin. Faites attention, que personne d’entre vous ne vienne à moi et ne soit repoussé comme un chameau égaré. Je demanderai la raison, et il me sera dit : “Tu ne sais pas quelles innovations ils ont introduites après toi.” Et je dirai alors aussi : “Éloignez-vous.” »
- Sahih Muslim, n°5978
Rapporté par Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai présent au Bassin avant vous, et je devrai défendre certains gens, mais je devrai céder. Je dirai : “Mon Seigneur, ce sont mes compagnons, ce sont mes compagnons”, et il me sera dit : “Tu ne sais pas quelles innovations ils ont introduites après toi.” »
- Sahih Muslim, n°5982
Rapporté par Haritha : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Son Bassin sera aussi vaste que la distance entre Sana'a et Médine. » Mustaurid (un des rapporteurs) demanda : « N’as-tu rien entendu à propos des récipients ? » Il répondit : « Non. » Mustaurid dit alors : « Tu verras que les récipients seront comme des étoiles. »
- Sahih Muslim, n°6105
Rapporté par Jubair b. Mut’im d’après son père : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mahi (celui par qui l’incroyance sera effacée), je suis Hashir (celui auprès de qui les gens seront rassemblés), et je suis ‘Aqib (le dernier) après qui il n’y aura plus de Prophète. »
- Sahih Muslim, n°6129
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Huraira a rapporté de nombreux hadiths du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, il viendra un jour où vous ne me verrez plus, et un simple regard sur mon visage sera plus précieux pour vous que votre famille, vos biens et tout le reste. » Ce hadith a été rapporté par Ishaq avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6151
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Alors qu’un Juif vendait des marchandises, on lui donna quelque chose qu’il refusa d’accepter, ou il n’était pas d’accord pour l’accepter (Abdul ‘Aziz, l’un des rapporteurs, a un doute à ce sujet). Le Juif dit : « Par Allah, qui a choisi Moussa (paix sur lui) parmi l’humanité. » Un homme des Ansar entendit cela et le gifla en disant : « Tu oses dire : “Par Celui qui a choisi Moussa parmi l’humanité”, alors que le Messager d’Allah ﷺ est parmi nous ? » Le Juif alla voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Abu al-Qasim, je suis un Dhimmi et j’ai un pacte de protection, et voilà qu’un tel m’a frappé au visage. » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Pourquoi l’as-tu frappé ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, cet homme a dit : “Par Celui qui a choisi Moussa parmi l’humanité”, alors que tu es parmi nous. » Le Messager d’Allah ﷺ se mit en colère, et on voyait la colère sur son visage, puis il dit : « Ne faites pas de distinction entre les Prophètes d’Allah. Quand la trompe sera soufflée, tout ce qui est dans les cieux et sur la terre tombera évanoui, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. Ensuite, la trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à revenir à moi, et Moussa (paix sur lui) sera alors accroché au Trône. Je ne sais pas si c’est une compensation pour le fait qu’il s’est évanoui le jour du Tur, ou s’il sera ressuscité avant moi. Et je ne dis pas que quelqu’un est meilleur que Yunus fils de Matta (paix sur lui). »
- Sahih Muslim, n°6153
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Deux hommes, l’un parmi les Juifs et l’autre parmi les Musulmans, se disputèrent et se sont insultés. Le Musulman dit : « Par Celui qui a choisi Muhammad ﷺ parmi les mondes. » Et le Juif dit : « Par Celui qui a choisi Moussa parmi les mondes. » Le Musulman leva la main et gifla le Juif. Le Juif alla voir le Messager d’Allah ﷺ et lui raconta ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne me placez pas au-dessus de Moussa, car l’humanité tombera évanouie et je serai le premier à revenir à moi, et Moussa sera alors en train de tenir le côté du Trône. Je ne sais pas s’il s’évanouira et reviendra à lui avant moi, ou si Allah l’aura exempté. »
- Sahih Muslim, n°6155
Rapporté par Abu Sa’id Khudri رضي الله عنه : Un Juif qui avait reçu une gifle au visage est venu voir le Messager d’Allah ﷺ ; le reste du hadith est identique, jusqu’à la partie où il dit : Le Prophète ﷺ a dit : « Je ne sais pas s’il s’évanouira et reviendra à lui avant moi, ou s’il sera compensé pour son évanouissement au Tur (et ainsi il ne s’évanouira pas lors de la Résurrection). »
- Sahih Muslim, n°6222
Rapporté par Suhail, d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, le jour de Khaybar : « Je remettrai ce drapeau à celui qui aime Allah et Son Messager, et Allah accordera la victoire par sa main. » Omar b. Khattab dit : « Jamais je n’ai autant désiré le commandement que ce jour-là. Je me suis avancé dans l’espoir d’être appelé, mais le Messager d’Allah ﷺ appela 'Ali b. Abi Talib, lui remit cet honneur et lui dit : “Avance et ne te retourne pas tant qu’Allah ne t’aura pas accordé la victoire.” 'Ali avança un peu, s’arrêta, puis demanda à haute voix : “Ô Messager d’Allah, contre quoi dois-je combattre les gens ?” Le Prophète ﷺ répondit : “Combats-les jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils le font, alors leur sang et leurs biens sont protégés, sauf ce que la loi autorise, et leur compte sera auprès d’Allah.” »
- Sahih Muslim, n°6310
Rapporté par Ali ibn Husayn رضي الله عنه : Miswar ibn Makhrama lui a rapporté qu’Ali ibn Abi Talib avait demandé la main de la fille d’Abou Jahl alors qu’il était marié à Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ. Quand Fatima l’a appris, elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les gens disent que tu ne te mets jamais en colère pour tes filles, et voilà qu’Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl. » Makhrama a dit : Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a récité le tashahhud et a dit : « Pour en venir au fait, j’ai donné ma fille (Zaynab) à Aboul-‘As ibn Rabi’, il m’a parlé et il a toujours dit la vérité. En vérité, Fatima, la fille de Muhammad, fait partie de moi et je n’accepte pas qu’elle soit mise à l’épreuve. Par Allah, la fille du Messager d’Allah ne sera jamais réunie avec la fille de l’ennemi d’Allah (comme coépouses) chez un même homme. » Ali a alors renoncé à son projet de mariage
- Sahih Muslim, n°6314
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Toutes les épouses du Messager d’Allah ﷺ étaient réunies dans ma chambre pendant sa dernière maladie, aucune n’était absente, quand Fatima, qui marchait comme le Messager d’Allah ﷺ, est arrivée. Il lui a dit : « Bienvenue, ma fille », l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis lui a parlé en secret et Fatima a pleuré. Ensuite, il lui a encore parlé en secret et elle a ri. Je lui ai demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas le secret du Messager d’Allah ﷺ. » J’ai dit : « Je n’ai jamais vu une telle situation, où la tristesse et la joie sont si proches. » Je lui ai demandé si le Messager d’Allah ﷺ l’avait distinguée pour lui dire quelque chose, et elle a pleuré. Je lui ai demandé ce qu’il avait dit, et elle a répondu : « Je ne révélerai pas les secrets du Messager d’Allah ﷺ. » Quand il est mort, je lui ai encore demandé et elle a dit : « Le Prophète m’a dit : Gabriel me faisait réviser le Coran une fois par an, mais cette année c’était deux fois, alors j’ai compris que ma mort était proche et que je serais la première de sa famille à le rejoindre. Il sera mon précurseur, et cela m’a fait pleurer. Puis il m’a dit en secret : “N’es-tu pas heureuse d’être la reine des femmes croyantes ou la cheffe des femmes de cette communauté ?” Cela m’a fait rire. »
- Sahih Muslim, n°6468
Rapporté par Abu Sa’id Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un temps viendra où un détachement sera envoyé pour combattre dans la voie d’Allah, et on dira : “Voyez si vous trouvez parmi eux quelqu’un des Compagnons du Messager d’Allah ﷺ.” Ils en trouveront un et ils seront victorieux grâce à lui. Ensuite, un deuxième détachement sera envoyé et on dira : “Y a-t-il parmi eux quelqu’un qui a vu les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ ?” Ils seront victorieux grâce à lui. Puis un troisième détachement sera envoyé et on dira : “Voyez si vous trouvez parmi eux quelqu’un qui a vu ceux qui ont vu les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ.” Enfin, un quatrième détachement sera envoyé et on dira : “Voyez si vous trouvez parmi eux quelqu’un qui a vu ceux qui ont vu ceux qui ont vu les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ.” Ils en trouveront un et ils seront victorieux grâce à lui. »
- Sahih Muslim, n°6479
Rapporté par Abdullah b. Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigé la prière d’Isha à la fin de la nuit. Quand il l’a terminée, il s’est levé et a dit : « Avez-vous vu cette nuit ? Dans cent ans à partir de maintenant, plus personne de ceux qui sont sur terre (parmi mes compagnons) ne sera encore en vie. » Ibn Umar a dit : Les gens ne comprenaient pas ces paroles du Messager d’Allah ﷺ à propos des cent ans. En réalité, il voulait dire qu’aucun de ceux qui étaient vivants ce jour-là (parmi ses compagnons) ne survivrait après cent ans, et que ce serait la fin de cette génération
- Sahih Muslim, n°6491
Rapporté par Omar b. Khattab رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Parmi les meilleurs de la génération suivante, il y aura un homme appelé Uwais. Sa mère sera vivante et il aura une petite marque de lèpre. Demandez-lui d’implorer le pardon d’Allah pour vous. »
- Sahih Muslim, n°6492
Rapporté par Usair b. Jabir رضي الله عنه : Quand des gens du Yémen sont venus aider l’armée musulmane, il leur a demandé : « Y a-t-il parmi vous Uwais b. Amir ? » Il a continué à le chercher jusqu’à ce qu’il le trouve. Il lui a demandé : « Es-tu Uwais b. Amir ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Es-tu de la tribu de Qaran ? » Il a répondu : « Oui. » Omar a de nouveau demandé : « As-tu eu la lèpre et as-tu été guéri sauf une tache de la taille d’un dirham ? » Il a répondu : « Oui. » Omar a dit : « Ta mère est-elle vivante ? » Il a répondu : « Oui. » Omar a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Viendra à vous Uwais b. Amir avec les renforts du Yémen. Il sera de Qaran, une branche de Murid. Il a eu la lèpre, dont il a été guéri sauf une tache de la taille d’un dirham. Il aura été très bon envers sa mère. S’il jure au nom d’Allah, Allah exaucera son serment. Si vous le pouvez, demandez-lui d’implorer le pardon d’Allah pour vous.” » Alors Uwais a demandé pardon pour lui. Omar a dit : « Où veux-tu aller ? » Il a répondu : « À Kufa. » Omar a proposé d’écrire une lettre pour lui au gouverneur, mais Uwais a dit : « Je préfère vivre parmi les pauvres. » L’année suivante, un notable de Kufa a fait le pèlerinage et a rencontré Omar. Il lui a demandé des nouvelles de Uwais. Il a répondu : « Je l’ai laissé dans une situation difficile. » Omar a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Viendra à vous Uwais b. Amir, de Qaran, une branche de Murid, avec les renforts du Yémen. Il a eu la lèpre, dont il a été guéri sauf une tache de la taille d’un dirham. Il aura été très bon envers sa mère. S’il jure au nom d’Allah, Allah exaucera son serment. Si vous le pouvez, demandez-lui d’implorer le pardon d’Allah pour vous.” » Il est donc allé voir Uwais et lui a dit : « Demande pardon pour moi. » Uwais a répondu : « Tu viens de faire le pèlerinage, demande donc pardon pour moi. » L’homme a insisté, mais Uwais a répété : « Tu viens de faire le pèlerinage, demande donc pardon pour moi. » Puis il a demandé : « As-tu rencontré Omar ? » Il a répondu : « Oui. » Alors Uwais a demandé pardon pour lui. Les gens ont alors découvert la piété d’Uwais. Il est parti. Usair a dit : « Il portait un manteau, et quiconque le voyait se demandait d’où il tenait ce manteau. »
- Sahih Muslim, n°6546
Rapporté par Abu Huraira : Il a rapporté comme hadith marfu’ : « Les actions sont présentées chaque jeudi et lundi, et Allah, le Très-Haut et le Glorieux, pardonne à toute personne qui n’associe rien à Allah, sauf à celui qui garde de la rancune contre son frère. Il sera dit : “Laissez-les jusqu’à ce qu’ils se réconcilient.” »
- Sahih Muslim, n°6547
Rapporté par Abu Huraim : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les actions des gens sont présentées chaque semaine, deux jours : le lundi et le jeudi. Tout serviteur croyant reçoit le pardon, sauf celui qui garde de la rancune contre son frère. Il sera dit : “Laissez-les jusqu’à ce qu’ils se réconcilient.” »
- Sahih Muslim, n°6569
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Lorsque ce verset fut révélé : « Quiconque fait le mal en sera rétribué », et que cela fut transmis aux musulmans, ils furent très inquiets. Le Messager d’Allah ﷺ leur dit alors : « Restez modérés et tenez bon dans l’épreuve, car ce qui arrive à un musulman est une expiation pour lui ; même trébucher sur le chemin ou se piquer avec une épine est une expiation pour lui. » Muslim précise que ‘Umar b. Abd al-Rahman Muhaisin était parmi les gens de La Mecque
- Sahih Muslim, n°6576
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Méfiez-vous de l’injustice, car l’injustice sera une obscurité le Jour de la Résurrection. Méfiez-vous aussi de l’avarice, car l’avarice a détruit ceux qui vous ont précédés : elle les a poussés à verser le sang et à rendre licite ce qui leur était interdit. »
- Sahih Muslim, n°6577
Rapporté par Ibu ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’injustice sera une obscurité le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°6579
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Savez-vous qui est le pauvre ? » Les Compagnons dirent : « Le pauvre parmi nous est celui qui n’a ni dirham ni richesse. » Il répondit : « Le pauvre de ma communauté est celui qui viendra le Jour de la Résurrection avec des prières, des jeûnes et la zakat, mais qui se retrouvera ruiné car il aura insulté des gens, calomnié d’autres, pris injustement les biens d’autrui, versé le sang d’autrui et frappé des gens. Ses bonnes actions seront alors données à ceux qu’il a lésés. Si ses bonnes actions ne suffisent pas, les péchés de ces personnes seront transférés sur lui, puis il sera jeté en Enfer. »
- Sahih Muslim, n°6610
Rapporté par Zaid b. Aslam : ‘Abd al-Malik b. Marwan a envoyé des objets de décoration à Umm Darda’ en son nom. Pendant la nuit, ‘Abd al-Malik s’est levé et a appelé son serviteur. Comme il a mis du temps à répondre, ‘Abd al-Malik a prononcé une malédiction contre lui. Le matin, Umm Darda’ lui a dit : « J’ai entendu que tu as maudit ton serviteur cette nuit quand tu l’as appelé. » Elle ajouta : « J’ai entendu Abu Darda’ dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui invoque la malédiction ne sera ni intercesseur ni témoin le Jour de la Résurrection.” »
- Sahih Muslim, n°6612
Rapporté par Umm Darda’ d’après Abu Darda’ : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui invoque la malédiction ne sera ni témoin ni intercesseur le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°6639
Rapporté par Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il vous est obligatoire de dire la vérité, car la vérité mène à la vertu et la vertu mène au Paradis. L’homme qui continue de dire la vérité et s’efforce de la dire sera finalement inscrit comme véridique auprès d’Allah. Méfiez-vous du mensonge, car le mensonge mène à l’indécence, et l’indécence mène au Feu de l’Enfer. Celui qui continue de mentir et s’efforce de mentir sera inscrit comme menteur auprès d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°6693
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Une femme est venue me voir avec ses deux filles. Elle m’a demandé l’aumône, mais je n’avais qu’une seule datte, alors je la lui ai donnée. Elle l’a prise, l’a partagée entre ses deux filles et n’en a rien mangé elle-même. Ensuite, elle est partie avec ses filles. Plus tard, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir et je lui ai raconté cette histoire. Il a dit : « Celui qui a la responsabilité d’élever des filles et qui les traite bien sera protégé du Feu de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°6696
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tout musulman qui perd trois enfants et accepte la volonté d’Allah avec patience ne sera pas touché par le Feu, sauf pour accomplir la promesse. »
- Sahih Muslim, n°6699
Rapporté par Abu Saïd Al-Khudri رضي الله عنه : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, les hommes reçoivent tes enseignements ; accorde-nous aussi un jour pour que tu nous enseignes ce qu’Allah t’a appris. » Il répondit : « Rassemblez-vous tel jour. » Elles se sont réunies et le Messager d’Allah ﷺ leur a enseigné ce qu’Allah lui avait appris. Puis il a dit : « Aucune femme parmi vous qui envoie trois de ses enfants avant elle (dans l’au-delà) ne sera touchée par le Feu de l’Enfer. » Une femme demanda : « Et pour deux, et deux, et deux ? » Il répondit : « Même pour deux, et deux, et deux. »
- Sahih Muslim, n°6704
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ avec son enfant et a dit : « Ô Messager d’Allah, il est malade et j’ai peur qu’il meure, car j’en ai déjà enterré trois. » Il répondit : « Leur perte sera pour toi une protection contre le Feu de l’Enfer. » Zuhair n’a pas mentionné la kunya de Abu Ghiyath, mais seulement son nom
- Sahih Muslim, n°6718
Rapporté par ‘Abdullah : Un homme vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui demanda : « Que penses-tu de la personne qui aime des gens, mais dont les actes ne sont pas semblables aux leurs ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Une personne sera avec celui qu’elle aime. »
- Sahih Muslim, n°6725
Rapporté par Hudhayfa b. Usaid : Le Messager d’Allah ﷺ a dit directement : « Quand la goutte de sperme reste dans l’utérus pendant quarante ou quarante-cinq nuits, l’ange vient et dit : “Mon Seigneur, sera-t-il bon ou mauvais ?” Et les deux choses sont écrites. Ensuite l’ange dit : “Mon Seigneur, sera-t-il un garçon ou une fille ?” Et cela aussi est écrit. Ses actes, sa mort, sa subsistance : tout cela est aussi inscrit. Ensuite, son destin est enroulé et il n’y a ni ajout ni retrait. »
- Sahih Muslim, n°6726
Rapporté par ‘Abdullah b. Mas’ud : Est mauvais celui qui est mauvais dans le ventre de sa mère, et est bon celui qui tire une leçon du destin des autres. Le narrateur est allé voir un compagnon du Messager d’Allah ﷺ nommé Hudhayfa b. Usaid al-Ghifari et lui a demandé : « Comment quelqu’un peut-il être mauvais sans avoir commis d’acte mauvais ? » Il répondit : « Tu t’étonnes de cela, alors que j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Quand quarante-deux nuits passent après que le sperme est entré dans l’utérus, Allah envoie l’ange qui lui donne forme. Il crée ensuite son ouïe, sa vue, sa peau, sa chair, ses os, puis l’ange demande : ‘Mon Seigneur, sera-t-il un garçon ou une fille ?’ Et ton Seigneur décide comme Il veut, et l’ange l’inscrit. Ensuite il demande : ‘Mon Seigneur, quel sera son âge ?’ Et ton Seigneur décide comme Il veut, et l’ange l’inscrit. Ensuite il dit : ‘Mon Seigneur, qu’en est-il de sa subsistance ?’ Et le Seigneur décide comme Il veut, et l’ange l’inscrit. Puis l’ange part avec le registre de son destin en main, et rien n’y est ajouté ni retiré.” »
- Sahih Muslim, n°6728
Rapporté par Abou Toufayl : Je suis allé rendre visite à Abou Sariha Hudhayfa b. Usaid al-Ghifari qui m’a dit : « J’ai entendu de mes propres oreilles le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le sperme reste dans l’utérus pendant quarante nuits, puis l’ange lui donne forme.” » Zoubayr ajouta : « Je pense qu’il a dit : ‘Celui qui façonne cela décide s’il sera garçon ou fille.’ » Ensuite l’ange demande : « Ses membres seront-ils complets ou non ? » Et le Seigneur les rend complets ou non, selon Sa volonté. Ensuite il dit : « Mon Seigneur, qu’en est-il de sa subsistance, de sa mort et de son caractère ? » Et le Seigneur décide de son malheur ou de son bonheur
- Sahih Muslim, n°6730
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit directement : « Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a désigné un ange comme gardien de l’utérus. Il dit : “Mon Seigneur, c’est maintenant une goutte de sperme ; mon Seigneur, c’est maintenant un caillot de sang ; mon Seigneur, c’est maintenant un morceau de chair.” Et quand Allah décide de lui donner sa forme finale, l’ange demande : “Mon Seigneur, sera-t-il garçon ou fille ? Sera-t-il mauvais ou bon ? Qu’en est-il de sa subsistance et de son âge ?” Et tout cela est écrit alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih Muslim, n°6731
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Nous assistions à des funérailles dans le cimetière de Gharqad lorsque le Messager d’Allah ﷺ vint vers nous et nous nous sommes assis autour de lui. Il avait un bâton avec lui, baissa la tête et se mit à gratter la terre avec son bâton, puis il dit : « Il n’y a pas un seul parmi vous à qui une place au Paradis ou en Enfer n’ait pas été attribuée, et il a déjà été écrit s’il sera une personne mauvaise ou bénie. » Quelqu’un demanda : « Ô Messager d’Allah, ne devrions-nous pas alors nous reposer sur notre destin et abandonner les actes ? » Il répondit : « Les actes de chacun seront facilités dans ce pour quoi il a été créé ; ainsi, celui qui fait partie des bienheureux trouvera les bonnes actions faciles, et celui qui fait partie des malheureux trouvera les mauvaises actions faciles. » Il récita ensuite ce verset : « Celui qui donne aux nécessiteux, craint le mal et accepte le meilleur (la vérité de l’islam et la voie droite qu’elle enseigne), Nous lui faciliterons la voie facile. Mais celui qui est avare et se croit au-dessus du besoin, Nous lui faciliterons la voie difficile. » (Coran 92 :)
- Sahih Muslim, n°6733
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ était assis avec un morceau de bois à la main et il grattait le sol. Il leva la tête et dit : « Il n’y a pas un seul parmi vous à qui une place au Paradis ou en Enfer n’ait pas été attribuée. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, alors pourquoi faire de bonnes actions, pourquoi ne pas se reposer sur notre destin ? » Il répondit : « Non, faites de bonnes actions, car chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé. » Puis il récita ce verset : « Celui qui donne aux nécessiteux, craint le mal et accepte le meilleur (la vérité de l’islam et la voie droite qu’elle enseigne), Nous lui faciliterons la voie facile… » (Coran 92 :)
- Sahih Muslim, n°6735
Rapporté par Jabir : Souraqa b. Malik b. Ju’shum vint et dit : « Ô Messager d’Allah, explique-nous notre religion comme si nous venions d’être créés. Les actions que nous faisons aujourd’hui, est-ce parce que les plumes ont déjà séché (après les avoir inscrites) et que les destins sont déjà en marche, ou bien auront-elles un effet dans le futur ? » Il répondit : « Les plumes ont séché et les destins sont déjà en marche. » (Souraqa b. Malik) demanda : « Si c’est ainsi, à quoi bon faire de bonnes actions ? » Zuhair dit : « Puis Abou Zoubayr a dit quelque chose que je n’ai pas compris, alors j’ai demandé : “Qu’a-t-il dit ?” Il répondit : “Agis, car chacun sera facilité vers ce qu’il veut faire.” »
- Sahih Muslim, n°6739
Rapporté par Abu al-Aswad : ‘Imran b. Husain m’a demandé : « À ton avis, ce que les gens font aujourd’hui dans ce monde et pour quoi ils s’efforcent, est-ce quelque chose qui a été décrété ou prédestiné pour eux, ou bien leur sort dans l’au-delà dépendra-t-il du fait que leurs prophètes leur ont apporté des enseignements qu’ils n’ont pas suivis ? » J’ai répondu : « Bien sûr, c’est quelque chose qui a été prédéterminé et décrété pour eux. » Il a ajouté : « Alors, n’est-ce pas une injustice de les punir ? » Cela m’a beaucoup troublé et j’ai dit : « Tout est créé par Allah et dépend de Sa puissance. Il ne sera pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais eux seront interrogés. » Il m’a alors dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde, je ne t’ai posé la question que pour tester ton intelligence. » Deux hommes de la tribu de Muzaina sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : « Ô Messager d’Allah, que penses-tu de ce que les gens font dans ce monde et pour quoi ils s’efforcent : est-ce quelque chose de décrété pour eux, prédestiné pour eux, et leur sort dans l’au-delà dépend-il du fait que leurs prophètes leur ont apporté des enseignements qu’ils n’ont pas suivis, ce qui les rend dignes de châtiment ? » Il a répondu : « Oui, cela se passe comme cela a été décrété par le Destin et prédestiné pour eux, et cela est confirmé par ce verset du Livre d’Allah, le Très-Haut et Glorieux : “Considère l’âme et Celui qui l’a façonnée, puis lui a inspiré son immoralité et sa piété.” » (Coran 91:)
- Sahih Muslim, n°6773
Rapporté par Ibn Mas’oud رضي الله عنه : Umm Habiba a dit : « Ô Allah, permets-moi de profiter de mon mari, le Messager d’Allah ﷺ, de mon père Abou Soufyan et de mon frère Mu’awiya. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Tu as demandé à Allah des durées de vie déjà fixées, des pas déjà déterminés et des subsistances dont la part est fixée. Rien n’arrivera avant son terme, et rien ne sera retardé au-delà de son moment. Si tu avais demandé à Allah la protection contre le châtiment de l’Enfer et de la tombe, cela aurait été meilleur pour toi. » Quelqu’un demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des singes et des porcs qui ont subi une métamorphose ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « En vérité, Allah, le Très-Haut, n’a jamais détruit un peuple ni ne l’a châtié tout en laissant sa descendance survivre. Les singes et les porcs existaient déjà avant cela (avant que les négateurs de la vérité ne soient châtiés et transformés). » Ce hadith a aussi été rapporté par Sufyan à travers une autre chaîne, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6785
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les signes de la Fin des Temps, il y aura la disparition du savoir, l’ignorance qui dominera, l’alcool qui sera bu, et l’adultère qui deviendra courant. »
- Sahih Muslim, n°6786
Rapporté par Qatada d’après Anas ibn Malik رضي الله عنه : Anas a dit : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ, et que personne après moi ne pourra vous rapporter en l’ayant entendu directement de lui ? » — « Parmi les signes de la Fin des Temps, il y aura la disparition du savoir, l’ignorance qui dominera, l’adultère qui deviendra courant, l’alcool qui sera bu, le nombre d’hommes diminuera et les femmes seront plus nombreuses, au point qu’il y aura un homme pour cinquante femmes. »
- Sahih Muslim, n°6793
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand la Fin des Temps approchera, la connaissance sera retirée, les troubles seront nombreux, l’avarice s’installera dans les cœurs et il y aura beaucoup de sang versé. » Ils ont demandé : « Qu’est-ce que al-harj ? » Il a répondu : « C’est le sang versé. »
- Sahih Muslim, n°6833
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a déclaré : « Celui qui vient avec une bonne action, il recevra dix fois autant, ou même plus. Et celui qui vient avec une mauvaise action, il ne sera jugé que pour celle-là ; Je peux même lui pardonner si Je le veux. Celui qui se rapproche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée. Celui qui se rapproche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui de la distance de deux bras. Celui qui vient vers Moi en marchant, Je viens vers lui en toute hâte. Et celui qui Me rencontre alors que ses péchés remplissent la terre, mais sans rien M’associer, Je le rencontrerai avec autant de pardon. » Ce hadith a été transmis par Waki’
- Sahih Muslim, n°6842
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui dit cent fois par jour : “Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, l’Unique, sans associé. À Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est capable de toute chose”, aura la récompense d’avoir affranchi dix esclaves, cent bonnes actions seront inscrites pour lui, cent mauvaises actions seront effacées, et cela sera une protection contre le diable jusqu’au soir. Personne ne fera mieux, sauf celui qui en fait plus. Et celui qui dit : “Gloire à Allah et louange à Lui” cent fois par jour, ses péchés seront effacés, même s’ils sont aussi nombreux que l’écume de la mer. »
- Sahih Muslim, n°7015
Rapporté par Safwan b. Muhriz رضي الله عنه : Un homme demanda à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Qu’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ au sujet de l’entretien intime ? » Il répondit : « J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Le croyant sera amené devant son Seigneur, le Très-Haut, le Jour de la Résurrection. Allah posera sur lui Son voile de lumière et lui fera reconnaître ses fautes en lui disant : ‘Reconnais-tu tes fautes ?’ Il répondra : ‘Oui, mon Seigneur, je les reconnais.’ Allah dira : ‘Je les ai cachées pour toi dans ce monde, et aujourd’hui Je te les pardonne.’ Puis il recevra le livre de ses bonnes actions. Quant aux mécréants et aux hypocrites, il y aura une annonce publique devant toute la création : ‘Ceux-là ont menti au sujet d’Allah.’ ” »
- Sahih Muslim, n°7034
Rapporté par Humaid b. 'Abd al-Rahman b. 'Auf : Marwan dit à Rafi', son chambellan, d’aller voir Ibn 'Abbas et de lui demander : « Si chacun de nous est puni pour s’être réjoui de ses actes et pour avoir été loué pour ce qu’il n’a pas fait, alors personne ne sera sauvé du châtiment. » Ibn 'Abbas répondit : « Pourquoi t’intéresses-tu à ce verset ? En réalité, il a été révélé à propos des gens du Livre. » Puis Ibn 'Abbas récita ce verset : « Quand Allah prit l’engagement de ceux à qui le Livre avait été donné : “Vous l’expliquerez aux gens et ne le cacherez pas.” » (sourate 3, verset 187), puis il récita aussi : « Ne pense pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait… » (sourate 3, verset 188). Ibn 'Abbas ajouta : Le Messager d’Allah ﷺ leur demanda quelque chose, mais ils le cachèrent et lui dirent autre chose. Ensuite, ils sortirent en pensant qu’ils lui avaient répondu comme il le voulait, et ils étaient satisfaits d’avoir caché la vérité
- Sahih Muslim, n°7045
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Jour du Jugement, une personne corpulente sera amenée, mais elle ne pèsera même pas autant qu’un moustique aux yeux d’Allah. » Puis il récita : « Nous ne leur accorderons aucune importance le Jour de la Résurrection. » (sourate 18, verset)
- Sahih Muslim, n°7046
Rapporté par Abdullah b. Mas'ud : Un savant juif vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Muhammad, ou Abu al-Qasim, vraiment, Allah, le Très-Haut et Glorieux, portera les cieux le Jour du Jugement sur un doigt, la terre sur un autre doigt, les montagnes et les arbres sur un autre doigt, l’océan et la terre humide sur un autre doigt, et toute la création sur un autre doigt. Ensuite, Il les secouera et dira : “Je suis votre Seigneur, je suis votre Seigneur.” » Le Messager d’Allah ﷺ sourit pour confirmer ce que le savant avait dit, puis il récita ce verset : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur ; la terre entière sera dans Sa poigne le Jour de la Résurrection, et les cieux seront enroulés dans Sa main droite. Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » (sourate Az-Zumar, verset)
- Sahih Muslim, n°7056
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet de ces paroles d’Allah, le Très-Haut et Glorieux : « Le jour où la terre sera changée en une autre terre, et les cieux aussi seront changés » (14:48). J’ai demandé : « Où seront les gens ce jour-là ? » Il a répondu : « Ils seront sur le Sirat. »
- Sahih Muslim, n°7057
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Jour de la Résurrection, la terre deviendra comme un seul pain, et le Tout-Puissant la tournera dans Sa main comme l’un d’entre vous retourne un pain pendant un voyage. Ce sera un festin offert en l’honneur des gens du Paradis. » Il a aussi raconté qu’un homme parmi les Juifs est venu et a dit : « Abu al-Qasim, que le Seigneur Miséricordieux soit satisfait de toi ! Puis-je t’informer du festin offert aux gens du Paradis le Jour de la Résurrection ? » Il a répondu : « Vas-y, bien sûr. » L’homme a dit : « La terre deviendra un seul pain. » Alors le Messager d’Allah ﷺ nous a regardés et a souri jusqu’à ce que l’on voie ses molaires. Puis il a dit : « Voulez-vous que je vous dise avec quoi ils l’assaisonneront ? » Il a répondu : « Oui, bien sûr. » Il a dit : « L’assaisonnement sera du balim et du poisson. » Les Compagnons du Prophète ﷺ ont demandé : « Qu’est-ce que le balim ? » Il a répondu : « Un bœuf et un poisson dont le foie sera si grand que soixante-dix mille personnes pourront en manger. »
- Sahih Muslim, n°7066
Rapporté par Masruq : Nous étions assis avec Abdullah, qui était allongé sur son lit, lorsqu’une personne est venue et a dit : « Abd al-Rahman, un conteur aux portes de Kinda dit que le verset du Coran sur la “fumée” concerne un événement à venir qui coupera le souffle des mécréants et donnera froid aux croyants. » Abdullah s’est alors levé, en colère, et a dit : « Ô gens, craignez Allah et ne dites que ce que vous savez. Ne parlez pas de ce que vous ignorez ; dites simplement : “Allah sait mieux”, car c’est Allah qui a la meilleure connaissance parmi vous. Il ne convient pas de parler de ce qu’on ne sait pas. Allah sait mieux. En vérité, Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit à Son Prophète ﷺ de déclarer : “Je ne vous demande aucune récompense et je ne veux pas vous causer de peine.” » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu les gens se détourner de la religion, il a dit : « Ô Allah, afflige-les de sept années de famine comme à l’époque de Yusuf. » Ils ont alors souffert de la faim au point de manger tout ce qu’ils trouvaient, jusqu’à manger des peaux et des cadavres. Chacun d’eux levait les yeux vers le ciel et voyait une fumée. Abu Sufyan est venu et a dit : « Muhammad, tu nous ordonnes d’obéir à Allah et de renforcer les liens familiaux, alors que ton peuple est perdu ; invoque Allah pour eux. » Allah, le Très-Haut et Glorieux, a alors révélé : « Attends le jour où un nuage de fumée claire viendra du ciel et enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux » jusqu’aux mots : « vous reviendrez au mal. » (Si ce verset concernait le châtiment de l’au-delà, pourrait-il être écarté comme le Coran le dit : « Le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente, Nous nous vengerons. » (44:16)) ? La prise mentionnée ici fait référence au jour de Badr. Quant aux signes de la fumée, de la prise, de l’inévitabilité et de la victoire des Romains, ils appartiennent désormais au passé
- Sahih Muslim, n°7067
Rapporté par Masruq : Un homme est venu voir Abdullah et a dit : « J’ai laissé dans la mosquée un homme qui explique le Coran selon sa propre opinion et il a interprété ce verset : “Attends le jour où le ciel apportera une fumée claire.” Il dit qu’une fumée viendra sur les gens le Jour de la Résurrection, coupera leur souffle et leur donnera froid. » Abdullah a répondu : « Celui qui sait doit parler, et celui qui ne sait pas doit simplement dire : ‘Allah sait mieux.’ » Cela montre que si quelqu’un ne sait pas, il doit dire qu’Allah sait mieux. En réalité, lorsque les Quraysh ont désobéi au Messager d’Allah ﷺ, il a invoqué Allah pour qu’ils subissent la famine et la faim comme à l’époque de Yusuf. Ils ont tellement souffert qu’on voyait dans le ciel comme une fumée, et ils ont mangé des os. Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, demande pardon pour la tribu de Mudar, car ses gens sont perdus. » Le Messager ﷺ a répondu : « Pour Mudar ? Tu es bien audacieux ! » Mais il a tout de même invoqué Allah pour eux. C’est alors que ce verset a été révélé : « Nous lèverons un peu le châtiment, mais ils reviendront sûrement au mal. » (44:15) Il a plu sur eux. Quand ils ont eu un peu de répit, ils sont revenus à leur ancienne situation, et Allah, le Très-Haut et Glorieux, a révélé : « Attends le jour où le ciel apportera une fumée claire qui enveloppera les gens. Ce sera un châtiment douloureux le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente ; Nous nous vengerons. » Cette prise fait référence à la bataille de Badr
- Sahih Muslim, n°7085
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il sera dit aux non-croyants le Jour de la Résurrection : “Si tu possédais de l’or remplissant toute la terre, voudrais-tu t’en servir pour te libérer ?” Il répondra : “Oui.” Alors il lui sera dit : “On t’a demandé quelque chose de bien plus facile que cela (mais tu n’y as pas prêté attention).” »
- Sahih Muslim, n°7086
Rapporté par Anas : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs et les paroles sont : « Il lui sera dit : “Tu as menti ; ce qu’on t’a demandé était bien plus facile que cela (croire en l’Unicité d’Allah).” »
- Sahih Muslim, n°7088
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’une personne parmi les habitants de l’Enfer, qui avait vécu dans l’aisance et le confort ici-bas, sera plongée une seule fois dans le Feu le Jour de la Résurrection. On lui dira alors : « Ô fils d’Adam, as-tu connu le bonheur, as-tu eu des bienfaits matériels ? » Il répondra : « Par Allah, non, mon Seigneur. » Ensuite, on amènera une personne parmi les gens du Paradis qui avait eu la vie la plus difficile sur terre, et on la plongera une seule fois au Paradis. On lui dira : « Ô fils d’Adam, as-tu connu la misère ? As-tu eu des épreuves ? » Et il dira : « Par Allah, non, ô mon Seigneur, je n’ai jamais connu la misère ni la détresse. »
- Sahih Muslim, n°7089
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En vérité, Allah n’est pas injuste envers le croyant pour ses bonnes actions. Il lui accorde Ses bienfaits dans cette vie et lui donnera une récompense dans l’Au-delà. Quant au non-croyant, il goûtera la récompense de ses bonnes actions dans ce monde, au point que, lorsqu’il sera dans l’Au-delà, il ne trouvera aucune bonne action pour laquelle il devrait être récompensé. »
- Sahih Muslim, n°7114
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun d’entre vous ne sera sauvé uniquement grâce à ses actions. » Les Compagnons ont demandé : « Ô Messager d’Allah, même toi ? » Il a répondu : « Même moi, sauf si Allah m’enveloppe de Sa miséricorde et me pardonne. » Ibn ‘Aoun a montré sa tête de la main en disant : « Même moi, sauf si Allah m’enveloppe de Son pardon et de Sa miséricorde. »
- Sahih Muslim, n°7117
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Soyez modérés dans vos actions (et si vous n’y arrivez pas, essayez de vous en approcher), et sachez qu’aucun d’entre vous ne sera sauvé uniquement grâce à ses actions. » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah, même toi ? » Il a répondu : « Même moi, sauf si Allah m’enveloppe de Sa miséricorde et de Sa grâce. »
- Sahih Muslim, n°7121
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Aucun d’entre vous n’entrera au Paradis grâce à ses bonnes actions seulement, et il ne sera pas sauvé du Feu, pas même moi, mais uniquement par la miséricorde d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°7139
Rapporté par Sahl b. Sa'd رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Au Paradis, il y a un arbre dont l’ombre permettrait à un cavalier de voyager pendant cent ans sans en atteindre la fin. » Ce hadith a aussi été transmis par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه, qui rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Au Paradis, il y a un arbre dont l’ombre permettrait à un cavalier monté sur un cheval rapide de voyager pendant cent ans sans en atteindre la fin. Les habitants du Paradis auront la satisfaction d’Allah, et Il ne sera jamais en colère contre eux. »
- Sahih Muslim, n°7147
Rapporté par Muhammad رضي الله عنه : Certaines personnes, avec fierté, discutaient pour savoir s’il y aurait plus d’hommes ou de femmes au Paradis. À ce sujet, Abu Huraira رضي الله عنه rapporta que Abu’l Qasim (le Prophète ﷺ) a dit : « Les membres du premier groupe qui entreront au Paradis auront le visage aussi lumineux que la pleine lune la nuit, et ceux du groupe suivant auront le visage aussi brillant que les étoiles dans le ciel. Chacun aura deux épouses, et la moelle de leurs jambes sera visible à travers la chair. Il n’y aura personne sans épouse au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°7149
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, où le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les membres du premier groupe qui entreront au Paradis auront le visage aussi brillant que les étoiles dans le ciel. Ils n’urineront pas, ne feront pas leurs besoins, ne seront pas enrhumés et ne cracheront pas. Leurs peignes seront en or, leur sueur sentira le musc, le combustible de leurs brûle-parfums sera l’aloès, leurs épouses seront de belles femmes aux grands yeux, et ils auront tous la même apparence, à l’image de leur père Adam, mesurant soixante coudées de haut. »
- Sahih Muslim, n°7150
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le premier groupe de ma communauté à entrer au Paradis sera comme la pleine lune dans la nuit. Ceux qui viendront après eux seront comme les étoiles les plus brillantes en éclat, puis les autres viendront par rangs. Ils ne feront pas leurs besoins, n’urineront pas, ne seront pas enrhumés et ne cracheront pas. Leurs peignes seront en or, le combustible de leurs brûle-parfums sera l’aloès, leur sueur sentira le musc, et ils auront tous la même apparence, à la taille de leur père Adam, soixante coudées de haut. Ce hadith a été transmis par Ibn Abi Shaiba avec une légère variation dans les mots. »
- Sahih Muslim, n°7151
Rapporté par Hammam b. Munabbih رضي الله عنه : Voici quelques-uns des hadiths qu’Abu Huraira رضي الله عنه a rapportés du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : « Les membres du premier groupe à entrer au Paradis auront le visage aussi lumineux que la pleine lune la nuit. Ils ne cracheront pas, ne seront pas enrhumés et ne feront pas leurs besoins. Leurs ustensiles et leurs peignes seront en or et en argent, le combustible de leurs brûle-parfums sera l’aloès, leur sueur sentira le musc, et chacun aura deux épouses si belles que la moelle de leurs jambes sera visible à travers la chair. Il n’y aura pas de dispute ni d’animosité entre eux, et leurs cœurs seront comme un seul cœur, glorifiant Allah matin et soir. »
- Sahih Muslim, n°7154
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit que les habitants du Paradis y mangeront et y boiront, mais ils ne feront pas leurs besoins, ne seront pas enrhumés et n’urineront pas. Leur nourriture sera digérée sous forme de rots, et leur sueur sentira le musc. Ils glorifieront et loueront Allah aussi facilement que vous respirez
- Sahih Muslim, n°7156
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui entrera au Paradis connaîtra un bonheur éternel : il ne sera jamais pauvre, ses vêtements ne s’useront pas et sa jeunesse ne disparaîtra jamais. »
- Sahih Muslim, n°7157
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri et Abu Huraira رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un annonceur proclamera au Paradis : “Vous aurez une santé éternelle, vous ne tomberez jamais malades ; vous vivrez pour toujours, vous ne mourrez jamais ; vous resterez jeunes, vous ne vieillirez jamais ; vous vivrez toujours dans l’aisance, vous ne serez jamais pauvres.” » Comme le disent les paroles d’Allah, le Très-Haut : « Et il leur sera annoncé : Voici le Paradis que vous avez hérité pour ce que vous faisiez. » (VII :)
- Sahih Muslim, n°7158
Rapporté par Abu Bakr b. Abdullah b. Qais رضي الله عنه, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Au Paradis, il y aura pour le croyant une tente faite d’une seule perle creuse, large de soixante milles. Elle sera réservée au croyant, et les croyants tourneront autour sans se voir les uns les autres. »
- Sahih Muslim, n°7164
Rapporté par Abdullah b. Mas‘ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce jour-là (le Jour du Jugement), l’Enfer sera amené avec soixante-dix mille rênes, et soixante-dix mille anges tireront chaque rêne. »
- Sahih Muslim, n°7172
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a eu un débat entre l’Enfer et le Paradis. L’Enfer a dit : “Les orgueilleux et les fiers trouveront refuge chez moi.” Le Paradis a dit : “Les humbles et les modestes trouveront refuge chez moi.” Alors Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a dit à l’Enfer : “Tu es Mon châtiment par lequel Je punis ceux de Mes serviteurs que Je veux.” (Et au Paradis) Il a dit : “Tu es Ma miséricorde par laquelle J’accorde Ma miséricorde à qui Je veux.” Mais chacun de vous sera rempli. »
- Sahih Muslim, n°7173
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Enfer et le Paradis se sont disputés. L’Enfer a dit : “J’ai été choisi pour accueillir les fiers et les orgueilleux.” Le Paradis a dit : “Pourquoi les humbles, les modestes, les opprimés et les simples entrent-ils chez moi ?” Allah a alors dit au Paradis : “Tu es Ma miséricorde par laquelle J’accorde Ma miséricorde à ceux de Mes serviteurs que Je veux.” Et Il a dit à l’Enfer : “Tu es Mon châtiment par lequel Je punis ceux de Mes serviteurs que Je veux. Vous serez tous deux remplis.” L’Enfer ne sera rempli que lorsque Allah y posera Son pied. L’Enfer dira alors : “Assez, assez, assez”, et à ce moment-là il sera rempli, toutes ses parties se rejoindront. »
- Sahih Muslim, n°7175
Rapporté par Hammam b. Munabbih رضي الله عنه : Abu Huraira رضي الله عنه leur a rapporté certains hadiths du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Paradis et l’Enfer se sont disputés. L’Enfer a dit : “J’ai été choisi pour accueillir les fiers et les orgueilleux.” Le Paradis a dit : “Pourquoi les humbles, les modestes, les opprimés et les simples trouveraient-ils refuge chez moi ?” Allah a alors dit au Paradis : “Tu es un moyen de Ma miséricorde. J’accorderai Ma miséricorde par toi à qui Je veux parmi Mes serviteurs.” Et Il a dit à l’Enfer : “Tu es un signe de Mon châtiment et Je châtierai par toi qui Je veux parmi Mes serviteurs. Vous serez tous deux remplis.” Quant à l’Enfer, il ne sera rempli que lorsque Allah, le Très-Haut et le Glorieux, y posera Son pied, et il dira : “Assez, assez, assez”, et alors il sera rempli, ses parties se rapprocheront les unes des autres. Allah ne sera injuste envers aucune de Ses créatures, et Il créera une autre création pour remplir l’espace restant du Paradis. »
- Sahih Muslim, n°7181
Rapporté par Abu Sa‘id رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La mort sera amenée le Jour de la Résurrection sous la forme d’un bélier blanc. » Abu Kuraib a ajouté : « Puis il sera placé entre le Paradis et l’Enfer. » Pour le reste du hadith, il y a un accord parfait entre les deux narrateurs : il sera dit aux habitants du Paradis : « Reconnaissez-vous cela ? » Ils lèveront le cou pour regarder et diront : « Oui, c’est la mort. » Puis il sera dit aux habitants de l’Enfer : « Reconnaissez-vous cela ? » Ils lèveront le cou pour regarder et diront : « Oui, c’est la mort. » Alors on ordonnera de l’égorger, puis il sera dit : « Ô habitants du Paradis, la vie éternelle vous attend, plus de mort. » Et on dira aux habitants de l’Enfer : « Ô habitants de l’Enfer, la vie éternelle vous attend, plus de mort. » Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite récité ce verset en montrant de la main ce monde : « Avertis-les du Jour du regret, quand tout sera décidé, alors qu’ils sont inattentifs et ne croient pas. » (Maryam)
- Sahih Muslim, n°7182
Rapporté par Abu Sa‘id رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand les habitants du Paradis entreront au Paradis et que les habitants de l’Enfer entreront en Enfer, il sera dit (aux gens du Paradis) : “Ô habitants du Paradis.” » Le reste du hadith est le même, mais avec cette différence : il a seulement dit : « Telle est la parole d’Allah, le Très-Haut. » Il n’a pas dit : « Puis le Messager d’Allah ﷺ a récité », et il n’a pas mentionné qu’il a montré de la main ce monde
- Sahih Muslim, n°7184
Rapporté par ‘Umar b. Muhammad b. Zaid b. ‘Abdullah b. ‘Umar b. al-Khattab, d’après son père ‘Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand les habitants du Paradis entreront au Paradis et que les habitants de l’Enfer entreront en Enfer, la mort sera appelée, placée entre le Paradis et l’Enfer, puis égorgée. Ensuite, l’annonceur dira : “Ô habitants du Paradis, plus de mort. Ô habitants de l’Enfer, plus de mort.” Cela augmentera la joie des habitants du Paradis et la tristesse des habitants de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°7185
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La dent molaire ou la canine d’un mécréant sera aussi grande que la montagne d’Uhud, et l’épaisseur de sa peau équivaudra à trois jours de marche. »
- Sahih Muslim, n°7186
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit directement : « La distance entre les deux épaules d’un non-croyant en Enfer sera équivalente à trois jours de voyage pour un cavalier rapide. »
- Sahih Muslim, n°7198
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection pieds nus, nus et incirconcis. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, les hommes et les femmes seront-ils ensemble ce jour-là et se regarderont-ils ? » Il a répondu : « Aïsha, la situation sera trop grave pour qu’ils se préoccupent les uns des autres. »
- Sahih Muslim, n°7201
Rapporté par Ibn Abbas : Alors que le Messager d’Allah ﷺ se tenait debout pour prononcer un sermon, il a dit : « Ô gens, Allah vous rassemblera pieds nus, nus et incirconcis », puis il a récité : « Comme Nous vous avons créés la première fois, Nous vous referons. C’est une promesse de Notre part. Nous l’accomplirons. » Et la première personne qui sera vêtue le Jour de la Résurrection sera Ibrahim (paix sur lui). Et certains de ma communauté seront amenés et conduits vers la gauche, et je dirai : « Mon Seigneur, ce sont mes compagnons. » Il sera dit : « Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi. » Et je dirai comme l’a dit le serviteur pieux (‘Isa) : “J’étais témoin tant que j’étais parmi eux, mais Toi, Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs ; et si Tu leur pardonnes, Tu es le Puissant, le Sage.” » Il sera dit : « Ils n’ont cessé de revenir sur leurs pas depuis que tu les as quittés. » Dans une autre version, il est ajouté : « Quelles nouvelles choses ils ont inventées. »
- Sahih Muslim, n°7202
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les gens seront rassemblés en trois groupes : ceux qui désirent (le Paradis), ceux qui craignent (l’Enfer), certains deux sur un chameau, d’autres trois, quatre ou dix sur un chameau, et le reste sera rassemblé, le Feu de l’Enfer étant avec eux, là où ils passeront la nuit, le matin et le soir. »
- Sahih Muslim, n°7203
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand les gens se tiendront devant Allah, le Seigneur des mondes, chacun sera plongé dans sa sueur jusqu’à la moitié de ses oreilles. »
- Sahih Muslim, n°7204
Rapporté par Ibn ‘Umar : Ce hadith a été rapporté avec une légère différence : « L’un d’eux sera complètement plongé dans sa sueur jusqu’à la moitié de ses oreilles. »
- Sahih Muslim, n°7211
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous meurt, on lui montre sa place (dans l’Au-delà) matin et soir : s’il fait partie des gens du Paradis, il voit sa place parmi eux ; s’il fait partie des gens de l’Enfer, il voit sa place parmi eux. Et il lui sera dit : “Voilà ta place jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite le Jour de la Résurrection.” »
- Sahih Muslim, n°7225
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui sera interrogé sur ses comptes au Jour de la Résurrection sera en réalité tourmenté. » J’ai dit : « Allah, le Très-Haut, n’a-t-Il pas dit : “Il sera soumis à un compte facile” (LXXXIV, 8) ? » Il répondit : « Cela ne signifie pas le véritable examen, mais seulement la présentation des actes. Celui qui est examiné en détail lors des comptes sera tourmenté. »
- Sahih Muslim, n°7232
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Chaque serviteur sera ressuscité dans l’état où il est mort. »
- Sahih Muslim, n°7240
Rapporté par Harith b. Abi Rabi’a et Abdullah b. Safwan : Ils se rendirent tous deux auprès de Umm Salama (la mère des croyants) رضي الله عنها et l’interrogèrent au sujet de l’armée qui serait engloutie dans la terre, à l’époque où Ibn Zubair était gouverneur de La Mecque. Elle rapporta que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Un homme viendra chercher refuge dans la Maison Sacrée, et une armée sera envoyée contre lui pour le tuer. Lorsque cette armée atteindra une plaine, elle sera engloutie. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il de celui qui sera entraîné de force avec cette armée ? » Il répondit : « Il sera englouti avec eux, mais il sera ressuscité le Jour de la Résurrection selon son intention. » Abu Ja’far dit : « Cette plaine désigne la plaine de Médine. »
- Sahih Muslim, n°7242
Rapporté par Abdullah b. Safwan : Hafsa رضي الله عنها lui a dit qu’elle avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Une armée attaquera cette Maison pour combattre ses habitants. Lorsqu’elle atteindra la plaine, le centre de l’armée sera englouti, puis l’avant-garde appellera l’arrière-garde, qui sera engloutie à son tour. Il ne restera que quelques personnes qui iront informer leurs proches. » Une personne qui écoutait ce hadith de la part de Abdullah b. Safwan dit : « Je témoigne que tu ne mens pas sur Hafsa, et je témoigne que Hafsa ne ment pas sur le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°7243
Rapporté par Abdullah b. Safwan : La mère des croyants رضي الله عنها a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bientôt, des gens sans armes ni force viendront chercher protection dans cette Maison, la Ka’ba. Une armée sera envoyée pour les combattre, et lorsqu’elle atteindra une plaine, elle sera engloutie. » Yusuf (un des rapporteurs) a dit : « C’était un groupe de Syriens (les troupes de Hajjaj) qui, ce jour-là, se dirigeaient vers La Mecque pour attaquer Abdullah b. Zubair. » Et Abdullah b. Safwan dit : « Par Allah, cela ne concerne pas cette armée. »
- Sahih Muslim, n°7247
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il viendra bientôt une période de troubles où celui qui sera assis vaudra mieux que celui qui sera debout, celui qui sera debout vaudra mieux que celui qui marchera, et celui qui marchera vaudra mieux que celui qui courra. Celui qui les observe sera attiré par eux. Donc, celui qui trouve un refuge ou un abri contre cela, qu’il s’y réfugie. »
- Sahih Muslim, n°7249
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y aura des troubles, et celui qui dormira sera meilleur que celui qui sera éveillé, celui qui sera éveillé sera meilleur que celui qui sera debout, et celui qui sera debout sera meilleur que celui qui courra. Celui qui trouve un refuge ou un abri doit s’y réfugier. »
- Sahih Muslim, n°7250
Rapporté par Abu Bakra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y aura bientôt des troubles. Attention ! Il y aura des troubles où celui qui sera assis vaudra mieux que celui qui sera debout, celui qui sera debout vaudra mieux que celui qui courra. Attention ! Lorsque les troubles apparaîtront, celui qui a un chameau doit rester avec son chameau, celui qui a des moutons ou des chèvres doit rester avec eux, et celui qui a de la terre doit rester sur sa terre. » Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah, que faire si je n’ai ni chameau, ni mouton, ni terre ? » Il répondit : « Qu’il prenne son épée, en frappe le tranchant contre une pierre, puis qu’il cherche à s’éloigner. Ô Allah, j’ai transmis (Ton message), ô Allah, j’ai transmis (Ton message), ô Allah, j’ai transmis (Ton message). » Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah, que faire si je suis entraîné de force dans un groupe et qu’un homme me frappe avec son épée ou qu’une flèche me tue ? » Il répondit : « Il portera la charge de son péché et du tien, et il sera parmi les habitants de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°7258
Rapporté par Thauban رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah a rapproché pour moi les extrémités de la terre, si bien que j’ai vu ses confins à l’est et à l’ouest. La domination de ma communauté atteindra ces confins qui m’ont été montrés. J’ai reçu les trésors rouges et blancs. J’ai demandé à mon Seigneur pour ma communauté qu’elle ne soit pas détruite par la famine, ni dominée par un ennemi extérieur qui l’exterminerait. Mon Seigneur a dit : “Ô Muhammad, lorsque Je décide une chose, nul ne peut la changer. Je t’accorde que ta communauté ne sera pas détruite par la famine, ni dominée par un ennemi extérieur, même si tous les peuples du monde s’unissaient contre elle. Mais il y aura parmi eux des gens de ta communauté qui s’entretueront ou s’emprisonneront les uns les autres.” »
- Sahih Muslim, n°7268
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Un jour, nous étions en compagnie de ‘Umar رضي الله عنه et il a dit : « Qui parmi vous a retenu le mieux le hadith du Messager d’Allah ﷺ concernant les troubles, tel qu’il l’a raconté ? » J’ai dit : « C’est moi. » Il a répondu : « Tu es audacieux de dire cela. » Puis il a demandé : « Comment cela ? » J’ai dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il y aura d’abord des troubles pour une personne à propos de sa famille, de ses biens, de sa propre personne, de ses enfants et de ses voisins, et les péchés commis à ce sujet seront effacés par le jeûne, la prière, l’aumône, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal.” » ‘Umar a dit : « Je ne parle pas de ces petits troubles, mais de celui qui surgira comme les vagues déchaînées de la mer. » J’ai dit : « Commandeur des croyants, tu n’as rien à craindre de cela, car une porte est fermée entre toi et ce trouble. » Il a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » J’ai répondu : « Non, elle sera brisée. » Il a dit : « Alors elle ne sera plus jamais fermée, malgré tous les efforts. » Nous avons demandé à Hudhayfa : « Est-ce que ‘Umar connaissait cette porte ? » Il a répondu : « Oui, il la connaissait aussi sûrement que l’on sait que la nuit précède le jour. » Et je lui ai raconté quelque chose sans rien inventer. Shaqiq (l’un des rapporteurs) a dit : Nous n’avons pas osé demander à Hudhayfa ce qu’était cette porte. Nous avons donc demandé à Masruq de l’interroger, et il l’a fait. Hudhayfa a répondu : « Cette porte, c’était ‘Umar. »
- Sahih Muslim, n°7272
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas avant que l’Euphrate ne découvre une montagne d’or, pour laquelle les gens se battront. Quatre-vingt-dix-neuf sur cent mourront, mais chacun d’eux pensera peut-être être celui qui sera épargné (et possédera cet or). »
- Sahih Muslim, n°7275
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Euphrate découvrira bientôt une montagne d’or, mais que celui qui sera présent à ce moment-là n’en prenne rien. »
- Sahih Muslim, n°7278
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas avant que les Romains ne descendent à al-A‘maq ou à Dabiq. Une armée composée des meilleurs soldats de la terre à ce moment-là viendra de Médine pour les affronter. Quand ils se mettront en rang, les Romains diront : “Ne vous mettez pas entre nous et ceux (les musulmans) qui ont fait des prisonniers parmi nous. Laissez-nous nous battre contre eux.” Les musulmans répondront : “Non, par Allah, jamais nous ne nous écarterons de vous ni de nos frères pour que vous puissiez les combattre.” Alors ils se battront, et un tiers de l’armée fuira, qu’Allah ne leur pardonnera jamais. Un tiers, composé des meilleurs martyrs aux yeux d’Allah, sera tué, et le dernier tiers, qui ne sera jamais éprouvé, remportera la victoire et conquérra Constantinople. Alors qu’ils seront occupés à partager le butin, après avoir suspendu leurs épées aux oliviers, le Diable criera : “Le Dajjal a pris votre place parmi vos familles.” Ils sortiront alors, mais cela ne servira à rien. Lorsqu’ils arriveront en Syrie, il sortira alors qu’ils se préparent encore au combat, en formant les rangs. Certainement, l’heure de la prière viendra et Jésus (paix sur lui), fils de Marie, descendra et les dirigera. Quand l’ennemi d’Allah le verra, il disparaîtra comme le sel se dissout dans l’eau, et même si Jésus ne le confrontait pas, il disparaîtrait complètement. Mais Allah les fera périr par la main de Jésus, et il montrera leur sang sur sa lance (la lance de Jésus-Christ)
- Sahih Muslim, n°7281
Rapporté par Yusair ibn Jabir رضي الله عنه : Un jour, une tempête rouge a soufflé à Koufa. Un homme est venu et n’a dit qu’une chose : « ‘Abdullah ibn Mas‘ud, l’Heure Dernière est arrivée. » ‘Abdullah ibn Mas‘ud était assis, adossé à quelque chose, et il a dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas tant que les parts d’héritage ne seront plus distribuées et qu’on ne se réjouira plus des butins de guerre. » Puis il a montré la direction de la Syrie de la main et a dit : « L’ennemi rassemblera ses forces contre les musulmans, et les musulmans rassembleront les leurs contre eux (les Syriens). » J’ai demandé : « Tu veux dire Rome ? » Il a répondu : « Oui, et il y aura une terrible bataille. Les musulmans prépareront un détachement (pour combattre jusqu’à la mort) qui ne reviendra que victorieux. Ils combattront jusqu’à la nuit, sans vainqueur des deux côtés, et les deux camps seront décimés. Les musulmans prépareront à nouveau un détachement pour combattre jusqu’à la mort, afin de ne revenir que victorieux. Le quatrième jour, un nouveau détachement, formé des survivants musulmans, sera préparé, et Allah décrétera la défaite de l’ennemi. Ils livreront un combat d’une violence inouïe, à tel point que si un oiseau survolait leurs rangs, il tomberait mort avant d’en sortir. (Le massacre sera tel) qu’en comptant, on ne trouvera qu’un homme sur cent encore en vie parmi les proches. Alors, quelle joie pourrait-il y avoir pour le butin, et quel héritage pourrait-on partager ? Ils seront dans cet état quand ils entendront parler d’une calamité encore plus terrible. Un cri leur parviendra : “Le Dajjal a pris votre place parmi vos enfants.” Ils jetteront alors ce qu’ils ont dans les mains et enverront dix cavaliers en reconnaissance. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je connais leurs noms, ceux de leurs pères et la couleur de leurs chevaux. Ils seront les meilleurs cavaliers de la terre ce jour-là, ou parmi les meilleurs. »
- Sahih Muslim, n°7299
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le cycle du jour et de la nuit ne prendra pas fin avant que les gens ne se remettent à adorer Lat et ‘Uzza. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je pense que quand Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la bonne direction et la vraie religion, afin qu’Il la fasse prévaloir sur toute autre religion, même si les polythéistes détestent cela” (9:33), cela veut dire que cette promesse sera accomplie. » Il a répondu : « Cela arrivera comme Allah le voudra. » Puis Allah enverra un vent doux et parfumé qui fera mourir toute personne ayant dans son cœur ne serait-ce qu’un grain de moutarde de foi en Lui, et seuls survivront ceux qui n’auront aucune bonté en eux. Ils reviendront alors à la religion de leurs ancêtres
- Sahih Muslim, n°7305
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La Kaaba sera détruite par un Abyssinien aux deux petits tibias. »
- Sahih Muslim, n°7307
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce sera un Abyssinien aux deux petits tibias qui détruira la Maison d’Allah, le Très-Haut et Glorieux. »
- Sahih Muslim, n°7315
Rapporté par Abu Nadra : « Nous étions en compagnie de Jabir b. ‘Abdullah lorsqu’il a dit : “Il se peut que les gens d’Irak ne puissent plus envoyer leurs qafiz et dirhams (leurs mesures de nourriture et leur argent).” Nous avons demandé : “Qui en sera responsable ?” Il a répondu : “Les non-Arabes les en empêcheront.” Il a ajouté : “Il se peut aussi que les gens de Syrie ne puissent plus envoyer leurs dinars et mudds.” Nous avons demandé : “Qui en sera responsable ?” Il a répondu : “Ce seront les Romains qui les empêcheront.” Jabir b. ‘Abdullah est resté silencieux un moment, puis il a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il y aura un calife à la fin de ma communauté qui distribuera des poignées de richesses aux gens sans les compter.” J’ai demandé à Abu Nadra et Abu al-‘Ala : “Voulez-vous dire ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz ?” Ils ont répondu : “Non, il s’agit de l’Imam Mahdi.” »
- Sahih Muslim, n°7356
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه accompagna le Messager d’Allah ﷺ avec quelques personnes jusqu’à ce qu’ils trouvent Ibn Sayyad en train de jouer avec des enfants près de la forteresse de Bani Maghala. Ibn Sayyad était alors à l’aube de l’adolescence et il n’a pas remarqué la présence du Prophète jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ lui tape dans le dos. Le Prophète ﷺ lui dit : « Ibn Sayyad, ne témoignes-tu pas que je suis le Messager d’Allah ? » Ibn Sayyad le regarda et répondit : « Je témoigne que tu es le messager des illettrés. » Ibn Sayyad demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Et toi, témoignes-tu que je suis le messager d’Allah ? » Le Messager d’Allah ﷺ refusa et répondit : « Je crois en Allah et en Ses messagers. » Puis il lui demanda : « Que vois-tu ? » Ibn Sayyad répondit : « C’est un Dukh. » Le Prophète ﷺ lui dit : « Puisse-tu être humilié, tu ne pourras pas dépasser ton rang. » Omar رضي الله عنه dit alors : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de lui trancher la gorge. » Le Prophète ﷺ répondit : « S’il est celui (le Dajjal) qui apparaîtra à la fin des temps, tu ne pourras pas le vaincre, et s’il ne l’est pas, il n’y a aucun bien à le tuer. » ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه raconta aussi qu’un jour, le Messager d’Allah ﷺ et Ubayy ibn Ka’b رضي الله عنه allèrent vers les palmiers où se trouvait Ibn Sayyad. Quand le Prophète ﷺ s’approcha, il se cacha derrière un arbre pour entendre ce que disait Ibn Sayyad avant qu’il ne le voie, mais le Prophète ﷺ l’entendit allongé sur un lit, couvert d’une couverture, d’où sortait un murmure. La mère d’Ibn Sayyad vit le Prophète ﷺ derrière le tronc du palmier et dit à Ibn Sayyad : « Saf (c’était son nom), voici Muhammad. » Ibn Sayyad se leva alors en murmurant et le Prophète ﷺ dit : « Si elle l’avait laissé, il aurait révélé la vérité. » ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه raconta aussi que le Prophète ﷺ se leva devant les gens, loua Allah comme il se doit, puis parla du Dajjal et dit : « Je vous mets en garde contre lui, et il n’y a pas de Prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre le Dajjal. Même Noé a mis en garde contre lui, mais je vais vous dire une chose qu’aucun Prophète n’a dite à sa communauté : sachez qu’il (le Dajjal) est borgne et qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux, n’est pas borgne. » Ibn Shihab a dit : Omar ibn Thabit al-Ansari m’a informé que certains compagnons du Prophète ﷺ lui ont dit que le jour où le Prophète ﷺ a mis en garde contre le Dajjal, il a aussi dit : « Il sera écrit entre ses deux yeux le mot “Kafir” (mécréant) et toute personne qui détestera ses actes pourra le lire, ou tout musulman sera capable de le lire. » Il a aussi dit : « Sachez qu’aucun d’entre vous ne verra Allah, le Très-Haut et Glorieux, avant de mourir. »
- Sahih Muslim, n°7360
Rapporté par Nafi’ رضي الله عنه : Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit : J’ai rencontré Ibn Sayyad deux fois et j’ai dit à certains de mes amis : « Vous dites que c’est lui (le Dajjal). » Il a répondu : « Par Allah, ce n’est pas lui. » J’ai dit : « Tu ne m’as pas dit la vérité ; par Allah, certains d’entre vous m’ont informé qu’il ne mourrait pas avant d’avoir beaucoup d’enfants et de grandes richesses, et c’est bien de lui qu’on parle. » Ensuite, Ibn Sayyad nous a parlé. Je suis parti et je l’ai rencontré une deuxième fois, et son œil était gonflé. Je lui ai demandé : « Qu’est-il arrivé à ton œil ? » Il a répondu : « Je ne sais pas. » J’ai dit : « C’est dans ta tête et tu ne sais pas ce qui s’est passé ? » Il a dit : « Si Allah le veut, Il peut le créer dans ton bâton. » Il a alors poussé un cri semblable au braiment d’un âne. Certains de mes compagnons ont cru que je l’avais frappé avec mon bâton, car il était avec moi et le bâton s’est cassé, mais, par Allah, je ne m’en suis pas rendu compte. Il est ensuite allé voir la Mère des croyants (Hafsa رضي الله عنها) et lui a raconté cela. Elle lui a dit : « Pourquoi t’occupes-tu de lui ? Ne sais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit que la première chose qui le fera sortir devant les gens sera sa colère ? »
- Sahih Muslim, n°7364
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il sera écrit entre les yeux du Dajjal trois lettres : k, f, r, c’est-à-dire “Kafir”. »
- Sahih Muslim, n°7366
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal est aveugle de l’œil gauche, avec des cheveux épais, et il sera accompagné d’un jardin et d’un feu ; mais son feu sera en réalité un jardin, et son jardin sera du feu. »
- Sahih Muslim, n°7367
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je sais ce que le Dajjal aura avec lui. Il aura deux rivières qui couleront : l’une semblera être de l’eau claire, et l’autre semblera être du feu ardent. Si quelqu’un voit cela, qu’il aille vers la rivière qui lui paraît être du feu, qu’il ferme les yeux, baisse la tête et boive de cette eau, car ce sera de l’eau fraîche. Le Dajjal a un œil aveugle, recouvert d’une épaisse membrane, et il est écrit entre ses yeux “mécréant”, que tout croyant pourra lire, qu’il sache lire ou non. »
- Sahih Muslim, n°7369
Rapporté par Uqba ibn Amr Abu Mas’ud al-Ansari رضي الله عنه : Je suis allé voir Hudhayfa ibn al-Yaman et je lui ai dit : « Raconte-moi ce que tu as entendu du Messager d’Allah ﷺ au sujet du Dajjal. » Il a dit : « Le Dajjal apparaîtra, accompagné d’eau et de feu. Ce que les gens verront comme de l’eau sera en réalité du feu qui brûle, et ce qui semblera être du feu sera de l’eau. Si l’un d’entre vous voit cela, qu’il plonge dans ce qui ressemble au feu, car ce sera de l’eau douce et pure. » Uqba a ajouté : « Je l’ai entendu aussi, et je confirme ce que dit Hudhayfa. »
- Sahih Muslim, n°7370
Rapporté par Hudhayfa et Ibn Mas’ud رضي الله عنهما : Hudhayfa a dit : « Je sais mieux que toi ce que le Dajjal aura avec lui. Il aura deux canaux : l’un rempli d’eau, l’autre de feu. Ce que vous verrez comme du feu sera de l’eau, et ce que vous verrez comme de l’eau sera du feu. Celui d’entre vous qui recherche de l’eau devra boire de ce qui lui paraît être du feu. »
- Sahih Muslim, n°7372
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous que je vous informe à propos du Dajjal de ce qu’aucun Prophète n’a raconté à son peuple ? Il sera aveugle et il viendra avec une image du Paradis et de l’Enfer. Ce qu’il appellera Paradis sera en fait l’Enfer. Je vous mets en garde, comme Noé a mis en garde son peuple. »
- Sahih Muslim, n°7373
Rapporté par An-Nawwas ibn Sam’an رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ a parlé du Dajjal le matin. Parfois il le décrivait comme insignifiant, parfois il disait que sa tentation était très grave, à tel point que nous avions l’impression qu’il était caché dans les palmiers tout près. Le soir, nous sommes allés le voir et il a vu la peur sur nos visages. Il a dit : « Qu’avez-vous ? » Nous avons répondu : « Ô Messager d’Allah, tu as parlé du Dajjal ce matin, parfois en le minimisant, parfois en insistant sur son importance, au point que nous avons cru qu’il était tout proche. » Il a dit : « Je crains pour vous bien d’autres choses que le Dajjal. S’il apparaît alors que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour vous. Mais s’il apparaît alors que je ne suis plus là, chacun devra se défendre lui-même, et Allah protégera chaque musulman à ma place. Le Dajjal sera un jeune homme, avec des cheveux crépus et un œil aveugle. Je le compare à ‘Abd-ul-‘Uzza ibn Qatan. Celui d’entre vous qui le verra devra réciter sur lui les premiers versets de la sourate al-Kahf (18). Il apparaîtra entre la Syrie et l’Irak et sèmera la corruption partout. Ô serviteurs d’Allah, tenez-vous fermement à la vérité. » Nous avons demandé : « Combien de temps restera-t-il sur terre ? » Il a répondu : « Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine, et le reste comme vos jours habituels. » Nous avons dit : « Le jour qui sera aussi long qu’une année, suffira-t-il de prier une seule fois ? » Il a répondu : « Non, il faudra estimer le temps et prier en conséquence. » Nous avons demandé : « Comment voyagera-t-il sur terre ? » Il a dit : « Comme un nuage poussé par le vent. » Il ira vers des gens, les invitera, et ils croiront en lui. Il ordonnera au ciel de pleuvoir et à la terre de produire, et le soir, leurs troupeaux reviendront avec des bosses hautes, des pis pleins de lait et des flancs gonflés. Il ira ensuite vers d’autres gens qui le rejetteront, et ils seront frappés de sécheresse et perdront leurs biens. Il passera devant des terres désertes et dira : “Fais sortir tes trésors !”, et les trésors sortiront et se rassembleront devant lui comme des abeilles. Il appellera un jeune homme, le coupera en deux avec une épée, puis l’appellera et il reviendra vers lui en riant, le visage rayonnant. À ce moment-là, Allah enverra Jésus, fils de Marie, qui descendra près du minaret blanc à l’est de Damas, vêtu de deux habits légèrement safranés, les mains posées sur les ailes de deux anges. Quand il baissera la tête, des gouttes de sueur tomberont, et quand il la relèvera, des perles couleront. Tout mécréant qui sentira son odeur mourra, et son souffle ira aussi loin que son regard. Jésus cherchera le Dajjal jusqu’à le rattraper à la porte de Ludd et le tuera. Ensuite, des gens qu’Allah aura protégés viendront à Jésus, fils de Marie, et il essuiera leurs visages et leur dira leurs rangs au Paradis. À ce moment-là, Allah dira à Jésus : “J’ai fait sortir des serviteurs contre qui nul ne peut lutter ; emmène ces gens au mont Tur.” Allah enverra alors Gog et Magog, qui descendront de toutes les hauteurs. Les premiers passeront près du lac de Tibériade et le boiront, et les derniers diront : “Il y avait de l’eau ici.” Jésus et ses compagnons seront alors assiégés au mont Tur, au point que la tête d’un bœuf vaudra plus que cent dinars. Jésus et ses compagnons prieront Allah, qui enverra des insectes qui attaqueront leurs cous, et au matin, ils seront tous morts d’un seul coup. Jésus et ses compagnons descendront alors sur terre et ne trouveront pas un seul espace sans cadavres et puanteur. Ils prieront Allah, qui enverra des oiseaux au long cou, semblables à des chameaux, pour les emporter où Allah voudra. Ensuite, Allah fera tomber une pluie qui pénétrera partout, lavera la terre jusqu’à ce qu’elle devienne comme un miroir. La terre produira alors ses fruits et retrouvera ses bénédictions : une grenade sera si grosse qu’un groupe pourra en manger et s’abriter sous sa peau, une vache donnera tant de lait qu’un groupe entier pourra en boire, un chameau tant de lait qu’une tribu entière pourra en boire, et une brebis tant de lait qu’une famille entière pourra en boire. À ce moment-là, Allah enverra une brise douce qui caressera même sous les aisselles, et qui prendra l’âme de chaque musulman ; seuls les méchants resteront, et ils commettront l’adultère comme des ânes, et l’Heure viendra sur eux. »
- Sahih Muslim, n°7377
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal apparaîtra, et un croyant se dirigera vers lui. Les hommes armés du Dajjal l’arrêteront et lui demanderont : “Où vas-tu ?” Il répondra : “Je vais vers celui qui arrive.” Ils lui diront : “Ne crois-tu pas en notre maître ?” Il répondra : “Il n’y a rien de caché à propos de notre Seigneur.” Ils diront : “Tuez-le.” Mais certains diront : “Votre chef (le Dajjal) ne vous a-t-il pas interdit de tuer quelqu’un sans son autorisation ?” Ils l’emmèneront alors devant le Dajjal. Quand le croyant le verra, il dira : “Ô gens, c’est le Dajjal dont le Messager d’Allah ﷺ nous a parlé.” Le Dajjal ordonnera alors qu’on lui brise la tête, disant : “Saisissez-le et brisez-lui la tête.” Il sera frappé sur le dos et le ventre. Le Dajjal lui demandera : “Ne crois-tu pas en moi ?” Il répondra : “Tu es le faux Messie.” Le Dajjal ordonnera alors qu’on le coupe en deux, de la tête aux pieds. Ensuite, il marchera entre les deux morceaux, puis dira : “Lève-toi !”, et il se relèvera. Le Dajjal lui demandera encore : “Ne crois-tu pas en moi ?” Il répondra : “Cela n’a fait qu’augmenter ma certitude que tu es bien le Dajjal.” Il dira alors : “Ô gens, il ne traitera plus personne ainsi après moi.” Le Dajjal essaiera de le saisir pour le tuer à nouveau, mais l’espace entre son cou et sa clavicule deviendra comme du cuivre, et il ne pourra pas le tuer. Il le prendra alors par les mains et les pieds et le jettera dans ce qui semblera être le feu. Les gens penseront qu’il a été jeté en Enfer, alors qu’en réalité il sera jeté au Paradis. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il sera la personne la plus éminente en matière de martyre aux yeux du Seigneur des mondes. »
- Sahih Muslim, n°7378
Rapporté par Mughira ibn Shu’ba رضي الله عنه : Personne n’a interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet du Dajjal autant que moi. Il a dit : « Il ne devrait pas t’inquiéter, car il ne pourra pas te nuire. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, on prétend qu’il aura avec lui beaucoup de nourriture et d’eau. » Il a répondu : « Même avec tout cela, il sera insignifiant aux yeux d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°7379
Rapporté par Mughira ibn Shu’ba رضي الله عنه : Personne n’a interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet du Dajjal plus que moi. (Un des rapporteurs, autre que Mughira, a demandé : « Qu’as-tu demandé ? ») Mughira a répondu : « J’ai dit que les gens prétendaient qu’il aurait des montagnes de pain et de moutons, et des rivières d’eau. » Il a répondu : « Il sera encore plus insignifiant aux yeux d’Allah malgré tout cela. »
- Sahih Muslim, n°7381
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : Un homme est venu lui demander : « Quel est ce hadith que tu racontes, disant que l’Heure viendra à tel moment ? » Il a répondu : « Gloire à Allah, il n’y a de divinité qu’Allah (ou des paroles similaires). J’ai décidé de ne plus rien raconter à personne. J’ai seulement dit que vous verriez bientôt un événement important : la Maison sacrée (la Ka’ba) sera brûlée, et cela arrivera, c’est certain. » Il a ensuite rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal apparaîtra dans ma communauté et restera quarante (je ne sais pas si ce sont quarante jours, quarante mois ou quarante ans). Puis Allah enverra Jésus, fils de Marie, qui ressemblera à ‘Urwa ibn Mas’ud. Il poursuivra le Dajjal et le tuera. Ensuite, les gens vivront sept ans sans aucune rancune entre eux. Puis Allah enverra un vent froid venant de Syrie, et personne ne restera sur terre avec ne serait-ce qu’un grain de foi dans le cœur sans mourir. Même si l’un d’entre vous se réfugiait au plus profond d’une montagne, ce vent l’atteindrait et causerait sa mort. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Seuls les pires resteront, aussi insouciants que des oiseaux, avec des comportements de bêtes. Ils n’apprécieront pas le bien et ne condamneront pas le mal. Puis Satan viendra à eux sous forme humaine et leur dira : ‘Ne répondez-vous pas ?’ Ils demanderont : ‘Que veux-tu que nous fassions ?’ Il leur ordonnera d’adorer les idoles, mais malgré cela, ils auront une vie abondante et confortable. Ensuite, la trompe sera soufflée, et quiconque l’entendra penchera la tête d’un côté et la relèvera de l’autre. Le premier à l’entendre sera celui qui s’occupe du bassin d’eau pour les chameaux. Il tombera évanoui, ainsi que tous les autres. Puis Allah enverra une pluie semblable à la rosée, et les corps des gens repousseront grâce à elle. Ensuite, la trompe sera soufflée une seconde fois, et ils se lèveront et regarderont autour d’eux. Il sera dit : ‘Ô gens, allez vers votre Seigneur’, et ils seront rassemblés et interrogés. Il sera alors dit : ‘Faites sortir un groupe pour le Feu.’ On demandera : ‘Combien ?’ Il sera répondu : ‘Neuf cent quatre-vingt-dix-neuf sur mille pour le Feu.’ Ce sera un jour si terrible qu’il fera vieillir les enfants, comme il est dit : “Le jour où le tibia sera découvert” (Coran 68:42). »
- Sahih Muslim, n°7383
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : J’ai retenu un hadith du Messager d’Allah ﷺ et je ne l’ai jamais oublié après l’avoir entendu : « Le premier des signes de l’apparition du Dajjal sera le lever du soleil à l’ouest, puis l’apparition de la bête devant les gens en pleine matinée. Lequel des deux arrivera en premier, l’autre suivra immédiatement. »
- Sahih Muslim, n°7390
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y aura aucune terre que le Dajjal ne traversera pas, sauf La Mecque et Médine. Il n’y aura aucune issue menant à ces deux villes qui ne sera pas gardée par des anges alignés en rangs. Ensuite, le Dajjal apparaîtra dans une région désertique près de Médine, et la ville tremblera trois fois, si bien que tout incroyant et hypocrite en sortira pour aller vers lui. »
- Sahih Muslim, n°7392
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal sera suivi par soixante-dix mille Juifs d’Ispahan, portant des châles persans. »
- Sahih Muslim, n°7413
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’Heure viendra si soudainement qu’une personne sera en train de traire une chamelle, et le lait n’aura même pas atteint le bord du récipient que l’Heure arrivera. Deux personnes seront en train d’acheter et de vendre des vêtements, et leur transaction ne sera pas conclue avant que l’Heure ne survienne. Quelqu’un sera en train de réparer son réservoir d’eau, et il n’aura pas fini de le remettre en ordre que l’Heure viendra. »
- Sahih Muslim, n°7414
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y aura un intervalle de quarante entre les deux soufflements de la trompe. » Ils dirent : « Abu Huraira, veux-tu dire quarante jours ? » Il répondit : « Je ne peux rien dire. » Ils demandèrent : « Quarante mois ? » Il dit : « Je ne peux rien dire. » Ils dirent : « Quarante ans ? » Il répondit : « Je ne peux rien dire. » Ensuite, Allah fera descendre de l’eau du ciel et les gens repousseront comme des plantes. La seule partie du corps humain qui ne se décomposera pas sera un os (le coccyx), à partir duquel tout le corps sera reconstitué le Jour de la Résurrection
- Sahih Muslim, n°7415
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La terre dévorera tout le fils d’Adam sauf son coccyx. C’est de là qu’il a été créé, et c’est de là qu’il sera recréé le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°7435
Rapporté par ‘Umair al-‘Adawi رضي الله عنه : ‘Utba ibn Ghazwan nous fit un sermon, il loua Allah puis dit : « En vérité, la fin de ce monde a été annoncée depuis longtemps. Il n’en restera bientôt plus rien, sauf un peu d’eau dans un récipient abandonné par son propriétaire. Vous allez bientôt partir vers une demeure éternelle ; emportez-y le bien avant vous. On nous a dit qu’une pierre jetée d’un côté de l’Enfer descendrait pendant soixante-dix ans sans atteindre le fond. Par Allah, il sera rempli. Trouvez-vous cela étonnant ? Il a aussi été mentionné qu’il y a une distance dans le Paradis qu’on mettrait quarante ans à parcourir d’un bout à l’autre, et un jour viendra où il sera plein. Sachez que j’étais le septième parmi sept avec le Messager d’Allah ﷺ, et nous n’avions rien à manger sauf les feuilles des arbres jusqu’à ce que les coins de nos bouches soient blessés. Nous avons trouvé un tissu que nous avons coupé en deux et partagé entre moi et Sa’d ibn Malik. J’en ai fait un pagne, et Sa’d aussi. Aujourd’hui, il n’y a aucun d’entre nous qui ne soit pas gouverneur d’une ville. Je demande à Allah de ne pas me croire important alors que je suis insignifiant à Ses yeux. La prophétie ne dure pas éternellement, son effet s’efface et elle finit par se transformer en royauté. Vous verrez bientôt les dirigeants qui viendront après nous et vous verrez à quel point ils seront éloignés de la religion. »
- Sahih Muslim, n°7438
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Les compagnons du Prophète ﷺ ont demandé : « Ô Messager d’Allah, pourrons-nous voir notre Seigneur au Jour du Jugement ? » Il répondit : « Avez-vous du mal à voir le soleil à midi quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non. » Il demanda encore : « Avez-vous du mal à voir la lune la nuit du quatorzième jour quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non. » Alors il dit : « Par Allah, Celui qui détient ma vie dans Sa main, vous ne rencontrerez aucune difficulté à voir votre Seigneur, tout comme vous n’en avez pas pour voir l’un d’eux. » Ensuite, Allah jugera le serviteur et dira : « Ô untel, ne t’ai-Je pas honoré, ne t’ai-Je pas fait chef, ne t’ai-Je pas donné un époux ou une épouse, soumis des chevaux et des chameaux à ton service, et permis de diriger tes sujets ? » Il répondra : « Oui. » Puis il sera dit : « N’as-tu pas pensé que tu Me rencontrerais ? » Il dira : « Non. » Alors Allah dira : « Eh bien, Nous t’oublions comme tu Nous as oubliés. » Un deuxième homme sera amené pour être jugé, et Allah dira : « Ô untel, ne t’ai-Je pas honoré, fait chef, donné un conjoint, soumis des chevaux et des chameaux à ton service, et permis de diriger tes sujets ? » Il dira : « Oui, ô mon Seigneur. » Allah dira : « N’as-tu pas pensé que tu Me rencontrerais ? » Il dira : « Non. » Alors Allah dira : « Aujourd’hui, Je t’oublie comme tu Nous as oubliés. » Un troisième homme sera amené, et Allah lui dira la même chose. Il répondra : « Ô mon Seigneur, j’ai cru en Toi, en Ton Livre, en Ton Messager, j’ai accompli la prière, jeûné et donné l’aumône, » et il dira tout le bien qu’il pourra. Allah dira : « Nous allons faire venir Nos témoins contre toi. » L’homme se demandera qui témoignera contre lui, puis sa bouche sera scellée et il sera dit à ses cuisses, sa chair et ses os de parler. Ils témoigneront alors de ses actes, afin qu’il ne puisse plus se justifier, et il sera hypocrite, et Allah sera en colère contre lui
- Sahih Muslim, n°7439
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il sourit et dit : « Savez-vous pourquoi j’ai ri ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit alors : « C’est à cause de la conversation qu’aura le serviteur avec son Seigneur au Jour du Jugement. Il dira : “Mon Seigneur, ne m’as-Tu pas garanti d’être protégé contre l’injustice ?” Allah dira : “Oui.” Le serviteur dira alors : “Je n’accepte comme témoin contre moi que moi-même.” Allah dira : “C’est suffisant, toi-même et les deux anges chargés d’écrire tes actes témoigneront contre toi.” Alors sa bouche sera scellée et il sera dit à ses mains et à ses pieds de parler, et ils témoigneront de ses actes. Ensuite, sa bouche sera libérée et il dira (à ses mains et à ses pieds) : “Éloignez-vous, qu’Allah vous maudisse ! C’est pour vous que je me défendais.” »
- Sahih Muslim, n°7483
Rapporté par Shaqiq : On a dit à Usama b. Zaid : « Pourquoi ne vas-tu pas voir ‘Uthman pour lui parler ? » Il répondit : « Pensez-vous que je ne lui ai pas parlé, mais que je voulais seulement que vous l’entendiez ? Par Allah, je lui ai parlé de choses qui me concernent avec lui, et je n’ai pas voulu révéler ce dont j’ai pris l’initiative. Et je ne dis pas à mon dirigeant : “Tu es le meilleur des gens”, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le Jour de la Résurrection, un homme sera amené et jeté en Enfer ; ses entrailles sortiront et il tournera autour d’elles comme un âne tourne autour de la meule. Les habitants de l’Enfer se rassembleront autour de lui et diront : Ô untel, qu’est-ce qui t’est arrivé ? N’ordonnais-tu pas le bien et n’interdisais-tu pas le mal ?” Il répondra : “Oui, j’ordonnais le bien mais je ne le faisais pas moi-même, et j’interdisais le mal mais je le faisais moi-même.” »
- Sahih Muslim, n°7511
Rapporté par Suhaib رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a raconté : « Il y avait un roi avant vous qui avait un magicien à sa cour. Quand le magicien devint vieux, il dit au roi : “Je suis devenu vieux, envoie-moi un jeune garçon pour que je lui enseigne la magie.” Le roi lui envoya un jeune garçon. Sur le chemin, ce garçon rencontra un moine assis et il fut impressionné par ses paroles. Il prit l’habitude de s’arrêter chez le moine avant d’aller chez le magicien, ce qui le mettait en retard et le magicien le frappait. Il se plaignit au moine, qui lui dit : “Si tu crains le magicien, dis-lui que ta famille t’a retenu. Et si tu crains ta famille, dis-leur que le magicien t’a retenu.” Un jour, une grosse bête bloqua le passage des gens. Le garçon dit : “Aujourd’hui, je vais savoir qui est le meilleur, le magicien ou le moine.” Il prit une pierre et dit : “Ô Allah, si l’affaire du moine Te plaît plus que celle du magicien, fais mourir cette bête pour que les gens puissent passer.” Il lança la pierre, tua la bête, et les gens purent circuler. Il raconta cela au moine, qui lui dit : “Mon garçon, aujourd’hui tu es supérieur à moi. Tu vas bientôt être mis à l’épreuve, et si c’est le cas, ne révèle pas mon identité.” Le garçon commença alors à guérir les aveugles, les lépreux et toutes sortes de malades. Un proche du roi, devenu aveugle, vint avec beaucoup de cadeaux et dit : “Si tu me guéris, tout ceci sera à toi.” Il répondit : “Je ne guéris personne, c’est Allah qui guérit. Si tu crois en Allah, j’invoquerai Allah pour toi.” Il crut en Allah et Allah le guérit. Il retourna auprès du roi, qui lui demanda : “Qui t’a rendu la vue ?” Il répondit : “Mon Seigneur.” Le roi dit : “Tu as donc un Seigneur autre que moi ?” Il répondit : “Mon Seigneur et le tien, c’est Allah.” Le roi le fit torturer jusqu’à ce qu’il révèle l’existence du garçon. Le garçon fut convoqué et le roi lui dit : “On m’a dit que tu fais des miracles.” Il répondit : “Je ne guéris personne, c’est Allah qui guérit.” Le roi le fit torturer jusqu’à ce qu’il dénonce le moine. Le moine fut convoqué et sommé d’abandonner sa religion, mais il refusa. On lui apporta une scie, on la plaça au milieu de sa tête et il fut coupé en deux. Le proche du roi fut aussi amené, sommé d’abandonner sa foi, il refusa et subit le même sort. Le garçon fut amené et sommé d’abandonner sa foi, il refusa. Le roi ordonna à ses hommes de l’emmener en haut d’une montagne pour le jeter s’il refusait. Arrivés en haut, le garçon pria : “Ô Allah, sauve-moi d’eux comme Tu veux.” La montagne trembla, ils tombèrent tous, et le garçon revint à pied chez le roi. Le roi l’envoya alors sur un bateau, avec l’ordre de le jeter à la mer s’il refusait d’abandonner sa foi. Le garçon pria : “Ô Allah, sauve-moi d’eux et de ce qu’ils veulent faire.” Le bateau chavira, ils se noyèrent tous, et le garçon revint à pied chez le roi. Le garçon dit au roi : “Tu ne pourras me tuer que si tu fais ce que je vais te dire. Rassemble les gens sur une grande place, attache-moi à un tronc, prends une flèche de mon carquois, dis : ‘Au nom d’Allah, le Seigneur de ce garçon’, puis tire la flèche. Tu pourras alors me tuer.” Le roi rassembla les gens, attacha le garçon, prit une flèche, dit : “Au nom d’Allah, le Seigneur de ce garçon”, tira la flèche, qui toucha la tempe du garçon. Celui-ci mit la main sur sa tempe et mourut. Les gens dirent alors : “Nous croyons au Seigneur de ce garçon !” Les proches du roi dirent : “Vois-tu, Allah a fait ce que tu voulais éviter : les gens ont cru.” Le roi ordonna de creuser des fosses, d’y allumer le feu, et dit : “Celui qui ne renonce pas à la foi du garçon sera jeté dans le feu.” Les gens préférèrent mourir plutôt que d’abandonner leur foi, jusqu’à ce qu’une femme, avec son enfant, hésite. L’enfant lui dit : “Ô maman, sois patiente, car c’est la vérité.” »
- Sahih Muslim, n°7541
Rapporté par Sa’id b. Jubair : Les habitants de Koufa étaient en désaccord à propos de ce verset : « Mais quiconque tue intentionnellement un autre croyant, sa rétribution sera l’Enfer » (4 : 92). Je suis donc allé voir Ibn Abbas et je l’ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : « Ce verset a été révélé et rien ne l’a abrogé. »
- Sahih Muslim, n°7543
Rapporté par Sa’id b. Jubair : ‘Abd al Rahman b. Abzi m’a ordonné de demander à Ibn Abbas au sujet de ces deux versets : « Celui qui tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer où il demeurera éternellement » (4 : 92). Je l’ai donc interrogé et il a répondu : « Rien ne l’a abrogé. » Quant à ce verset : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf avec droit » (25 : 68), Ibn Abbas a dit : « Cela a été révélé à propos des polythéistes. »
- Sahih Muslim, n°7545
Rapporté par Sa’id b. Jubair : J’ai demandé à Ibn Abbas رضي الله عنه : « Le repentir sera-t-il accepté pour celui qui tue intentionnellement un croyant ? » Il a répondu : « Non. » Je lui ai récité ce verset de la sourate al-Furqan : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf avec droit » jusqu’à la fin du verset. Il a dit : « C’est un verset mecquois qui a été abrogé par un verset révélé à Médine : “Celui qui tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer où il demeurera éternellement.” » Dans la version d’Ibn Hisham, il est dit : « Je lui ai récité ce verset de la sourate al-Furqan : “Sauf celui qui se repent.” »
- Sahih Muslim, n°7551
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : À l’époque préislamique, les femmes faisaient le tour de la Ka’ba nues, en disant : « Qui donnera un vêtement à celle qui tourne autour de la Ka’ba pour qu’elle couvre sa nudité ? » Puis elle disait : « Aujourd’hui, tout sera dévoilé, en partie ou en entier, et ce qui sera découvert, je ne le rendrai pas licite. » C’est à ce sujet que le verset a été révélé : « Ornez-vous à chaque lieu de prière » (7 :)
- Sahih Muslim, n°7554
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud رضي الله عنه au sujet des paroles d’Allah, le Très-Haut : « Ceux qu’ils invoquent cherchent eux-mêmes les moyens d’accéder à leur Seigneur, pour savoir lequel d’entre eux sera le plus proche » (XVII, 57). Il a expliqué que cela concernait un groupe de djinns qui étaient adorés, puis ils se sont convertis à l’islam, mais ceux qui les adoraient ont continué à les adorer (alors que les djinns étaient devenus musulmans). C’est alors que ce verset a été révélé
- Sunan an-Nasa'i, n°31
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant deux tombes et a dit : "Ces deux-là sont punis, mais pas pour quelque chose de difficile à éviter. L’un ne faisait pas attention à ne pas se salir d’urine, et l’autre colportait des rumeurs. " Puis il a demandé une tige de palmier fraîche, l’a coupée en deux et a mis un morceau sur chaque tombe. On lui a demandé : "Ô Messager d’Allah, pourquoi as-tu fait cela ?" Il a répondu : "Peut-être que leur châtiment sera allégé tant que cela ne sera pas sec
- Sunan an-Nasa'i, n°450
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "On m’a amené un animal plus grand qu’un âne et plus petit qu’une mule, dont chaque pas atteignait aussi loin que l’œil pouvait voir. Je suis monté dessus, Jibril était avec moi, et nous sommes partis. Ensuite, il m’a dit : 'Descends et prie.' J’ai donc prié. Il m’a dit : 'Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié à Taibah, qui sera le lieu de l’émigration.' Puis il a dit : 'Descends et prie.' J’ai prié. Il a dit : 'Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié au mont Sinaï, là où Allah, le Puissant et le Sublime, a parlé à Moussa, paix sur lui.' J’ai donc prié, puis il a dit : 'Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié à Bethléem, là où ‘Issa, paix sur lui, est né.' Ensuite, je suis entré à Bayt Al-Maqdis (Jérusalem), où les Prophètes, paix sur eux, étaient rassemblés pour moi, et Jibril m’a fait avancer pour les diriger dans la prière. Ensuite, j’ai été élevé au premier ciel, où j’ai vu Adam, paix sur lui. Puis au deuxième ciel où j’ai vu les cousins maternels ‘Issa et Yahya, paix sur eux. Puis au troisième ciel où j’ai vu Youssouf, paix sur lui. Puis au quatrième ciel où j’ai vu Haroun, paix sur lui. Puis au cinquième ciel où j’ai vu Idris, paix sur lui. Puis au sixième ciel où j’ai vu Moussa, paix sur lui. Puis au septième ciel où j’ai vu Ibrahim, paix sur lui. Ensuite, j’ai été élevé au-dessus des sept cieux, jusqu’à Sidrat Al-Muntaha, et j’ai été enveloppé de brume. Je me suis prosterné, et il m’a été dit : '(En vérité) Le jour où J’ai créé les cieux et la Terre, J’ai prescrit à toi et à ta communauté cinquante prières, alors accomplis-les, toi et ta communauté.' Je suis revenu vers Ibrahim, il ne m’a rien demandé, puis je suis allé vers Moussa qui m’a dit : 'Combien ton Seigneur t’a-t-Il prescrit, à toi et à ta communauté ?' J’ai dit : 'Cinquante prières.' Il a dit : 'Tu ne pourras pas les accomplir, ni toi ni ta communauté. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui de diminuer.' Je suis donc retourné vers mon Seigneur, et Il a réduit de dix. Je suis revenu vers Moussa, il m’a dit de retourner, alors je suis retourné et Il a réduit de dix. Cela s’est répété jusqu’à ce qu’il ne reste plus que cinq prières. Moussa a dit : 'Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui de diminuer, car deux prières avaient été prescrites aux Enfants d’Israël, mais ils ne les ont pas accomplies.' Je suis retourné vers mon Seigneur, mais Il a dit : 'Le jour où J’ai créé les cieux et la Terre, J’ai prescrit cinquante prières à toi et à ta communauté. Cinq valent cinquante, alors accomplis-les, toi et ta communauté.' J’ai compris que c’était la décision d’Allah, le Puissant et le Sublime, alors je suis revenu vers Moussa, paix sur lui, qui m’a dit : 'Retourne.' Mais j’ai su que c’était la décision d’Allah, alors je ne suis pas retourné
- Sunan an-Nasa'i, n°451
Rapporté par ‘Abdullah : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le voyage nocturne, il est arrivé à Sidrat Al-Muntaha, qui se trouve au sixième ciel. C’est là que tout ce qui monte d’en bas s’arrête, et tout ce qui descend d’en haut passe par là avant d’être distribué. Allah dit : Lorsque ce qui couvrait le jujubier l’a couvert ! Il a dit : "C’était des nuées de papillons d’or. Et on m’a donné trois choses : les cinq prières quotidiennes, les derniers versets de la sourate Al-Baqarah, et quiconque de ma communauté meurt sans rien associer à Allah sera pardonné pour les grands péchés qui mènent au Feu
- Sunan an-Nasa'i, n°458
Rapporté par Abu Suhail, d’après son père, qu’il a entendu Talhah bin ‘Ubaidullah dire : Un homme du Najd est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec des cheveux en désordre. Nous l’entendions parler fort sans comprendre ce qu’il disait, jusqu’à ce qu’il s’approche. Il posait des questions sur l’islam. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : "Cinq prières chaque jour et chaque nuit." Il a dit : "Dois-je faire autre chose ?" Il a dit : "Non, sauf si tu fais des prières volontaires." Il a dit : "Et le jeûne du mois de Ramadan." Il a dit : "Dois-je faire autre chose ?" Il a dit : "Non, sauf si tu le fais volontairement." Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a aussi parlé de la zakat, et il a dit : "Dois-je faire autre chose ?" Il a dit : "Non, sauf si tu le fais volontairement." L’homme est parti en disant : "Par Allah, je n’en ferai pas plus ni moins." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il sera sauvé, s’il dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°465
Rapporté par Huraith bin Qabisah : Je suis arrivé à Médine et j’ai dit : "Ô Allah, facilite-moi la rencontre d’un compagnon pieux." Puis je me suis assis avec Abu Hurairah, qu’Allah l’agrée, et je lui ai dit : "J’ai prié Allah de m’aider à trouver un compagnon pieux. Raconte-moi donc un hadith que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ), afin qu’Allah m’en fasse profiter." Il a dit : "J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'La première chose pour laquelle une personne sera jugée sera sa prière. Si elle est correcte, il aura réussi et sera sauvé, mais si elle ne l’est pas, il aura perdu et sera perdu.' – (Un des rapporteurs, Hammam, a dit : 'Je ne sais pas si c’était les paroles de Qatadah ou une partie du récit.') – 'S’il manque quelque chose à ses prières obligatoires, Il dira : "Regardez si Mon serviteur a des prières volontaires pour compléter ce qui manque à ses prières obligatoires." Ensuite, tous ses actes seront examinés de la même manière
- Sunan an-Nasa'i, n°466
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "La première chose pour laquelle une personne sera jugée le Jour de la Résurrection sera sa prière. Si elle est complète, elle sera inscrite comme complète, et s’il manque quelque chose, Il dira : 'Regardez si vous trouvez des prières volontaires pour compléter ce qu’il a négligé dans ses prières obligatoires.' Ensuite, le reste de ses actes sera jugé de la même façon
- Sunan an-Nasa'i, n°467
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La première chose pour laquelle une personne sera jugée sera sa prière. Si elle est complète, tant mieux, sinon Allah dira : 'Regardez si Mon serviteur a fait des prières volontaires.' S’il en a fait, ses prières obligatoires seront complétées avec elles
- Sunan an-Nasa'i, n°645
Rapporté par Abu Huraira, qui l’a entendu de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) : « Le muezzin sera pardonné aussi loin que sa voix porte, et toute chose humide ou sèche témoignera pour lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°646
Rapporté par Al-Bara bin 'Azib : Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah et Ses anges prient sur les premiers rangs, et le muezzin sera pardonné aussi loin que sa voix porte, et tout ce qui l’entend, humide ou sec, confirmera ce qu’il dit, et il aura une récompense égale à celle de ceux qui prient avec lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°904
Rapporté par Anas ibn Malik : Un jour, alors que le Prophète (ﷺ) était encore parmi nous, il fit une sieste puis releva la tête en souriant. Nous lui avons demandé : "Pourquoi souris-tu, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "À l’instant, cette sourate m’a été révélée : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. En vérité, Nous t’avons accordé Al-Kawthar. Prie donc ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te déteste sera sans descendance." Puis il a dit : "Savez-vous ce qu’est Al-Kawthar ?" Nous avons répondu : "Allah et Son Messager savent mieux." Il a dit : "C’est un fleuve que mon Seigneur m’a promis au Paradis. Ses récipients sont plus nombreux que les étoiles. Ma communauté viendra vers moi, puis un homme parmi eux sera éloigné et je dirai : 'Ô Seigneur, il fait partie de ma communauté.' Et Allah me dira : 'Tu ne sais pas ce qu’il a fait après toi
- Sunan an-Nasa'i, n°937
Rapporté par AbdurRahman bin Abdul-Qari : J’ai entendu Umar bin Al-Khattab, رضي الله عنه, dire : "J’ai entendu Hisham bin Hakim bin Hizam réciter la sourate Al-Furqan d’une manière que je n’avais pas apprise, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) me l’avait enseignée. J’étais sur le point de l’interrompre (pendant sa prière), mais je l’ai laissé finir. Ensuite, je l’ai attrapé par son vêtement et je l’ai amené au Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai entendu cet homme réciter la sourate Al-Furqan d’une manière que tu ne m’as pas apprise. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Récite. » Il l’a donc récitée comme je l’avais entendu. Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Elle a été révélée ainsi. » Puis il m’a dit : « Récite. » Je l’ai récitée et il a dit : « Elle a été révélée ainsi. Ce Coran a été révélé selon sept modes différents, alors récitez-en autant qu’il vous sera facile. »
- Sunan an-Nasa'i, n°938
Rapporté par Urwah bin Az-Zubair, d’après ce qu’Al-Miswar bin Makhramah et AbdurRahman bin Abdul-Qari lui ont raconté : Ils ont entendu Umar bin Al-Khattab dire : "J’ai entendu Hisham bin Hakim bin Hizam réciter la sourate Al-Furqan du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), alors j’ai écouté sa récitation et il la récitait d’une manière que le Messager d’Allah (ﷺ) ne m’avait pas enseignée. J’étais sur le point de me jeter sur lui pendant sa prière, mais j’ai attendu patiemment jusqu’à ce qu’il dise le Salam (à la fin de la prière). Quand il a terminé, je l’ai attrapé par son vêtement et j’ai dit : « Qui t’a appris cette sourate que je t’ai entendu réciter ? » Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) me l’a apprise. » J’ai dit : « Tu mens, par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est celui qui m’a appris cette sourate que je t’ai entendu réciter. » Je l’ai amené au Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai entendu cet homme réciter la sourate Al-Furqan d’une manière que tu ne m’as pas enseignée, alors que tu m’as appris la sourate Al-Furqan. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lâche-le, ô Umar. Récite, ô Hisham. » J’ai donc récité devant lui comme je l’avais entendu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Elle a été révélée ainsi. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Récite, ô Umar. » Je l’ai donc récitée comme il me l’avait apprise. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Elle a été révélée ainsi. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce Coran a été révélé pour être récité selon sept modes différents, alors récitez-en autant qu’il vous sera facile. »
- Sunan an-Nasa'i, n°939
Rapporté par Ubayy bin Ka'b : Le Messager d’Allah (ﷺ) était près d’un bassin appartenant aux Banu Ghifar quand Jibril, paix sur lui, est venu à lui et a dit : "Allah t’ordonne d’enseigner à ta communauté le Coran avec une seule manière de récitation." Il a dit : "Je demande à mon Seigneur protection et pardon, ma communauté ne pourra pas le supporter." Puis il est revenu une deuxième fois et a dit : "Allah t’ordonne d’enseigner à ta communauté le Coran avec deux manières de récitation." Il a dit : "Je demande à mon Seigneur protection et pardon, ma communauté ne pourra pas le supporter." Puis il est revenu une troisième fois et a dit : "Allah t’ordonne d’enseigner à ta communauté le Coran avec trois manières de récitation." Il a dit : "Je demande à mon Seigneur protection et pardon, ma communauté ne pourra pas le supporter." Puis il est revenu une quatrième fois et a dit : "Allah t’ordonne d’enseigner à ta communauté le Coran avec sept manières de récitation, et quelle que soit la manière dont ils le récitent, ce sera correct
- Sunan an-Nasa'i, n°951
Rapporté par Amr bin Huraith : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter : « Quand le soleil sera enroulé » lors de la prière du fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1053
Rapporté par Rifa'ah bin Rafi' (qui était présent à Badr) : Il a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’un homme est entré dans la mosquée et a prié. Le Messager d’Allah (ﷺ) l’observait sans qu’il s’en rende compte. Quand il eut terminé, il vint saluer le Messager d’Allah (ﷺ). Il lui rendit le salut et dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” » Le rapporteur dit : « Je ne sais plus si c’était la deuxième ou la troisième fois, l’homme dit : “Par Celui qui t’a révélé le Livre, j’ai fait de mon mieux. Apprends-moi et montre-moi.” » Il dit : « Quand tu veux prier, fais tes ablutions correctement, puis lève-toi et tourne-toi vers la qibla. Ensuite, prononce le takbir, puis récite, puis incline-toi jusqu’à ce que tu sois bien incliné. Puis redresse-toi jusqu’à être bien droit. Ensuite, prosterne-toi jusqu’à être bien prosterné, puis relève la tête jusqu’à être bien assis, puis prosterne-toi à nouveau jusqu’à être bien prosterné. Si tu fais cela, ta prière sera accomplie correctement, et tout ce que tu n’auras pas bien fait diminuera la valeur de ta prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1139
Rapporté par Ma’dan bin Talha Al-Ya’muri : J’ai rencontré Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), et je lui ai dit : "Dis-moi une action qui me sera bénéfique ou qui me fera entrer au Paradis." Il est resté silencieux un moment, puis il s’est tourné vers moi et a dit : "Prosterne-toi souvent, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Il n’y a personne qui se prosterne une fois devant Allah, le Puissant et Sublime, sans qu’Allah ne l’élève d’un degré et n’efface un péché par cette prosternation.'" Ma’dan a dit : "Puis j’ai rencontré Abu Ad-Darda’ et je lui ai posé la même question que j’avais posée à Thawban." Il m’a dit : "Prosterne-toi souvent, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Il n’y a personne qui se prosterne une fois devant Allah (SWT) sans qu’Allah (SWT) ne l’élève d’un degré et n’efface un péché par cette prosternation
- Sunan an-Nasa'i, n°1140
Rapporté par ‘Ata bin Yazid : J’étais assis avec Abu Huraira et Abu Sa’id. L’un d’eux racontait le hadith sur l’intercession et l’autre écoutait. Il a dit : "Ensuite les anges viendront intercéder, et les messagers intercéderont." Et il a mentionné le Sirat, et a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Je serai le premier à le traverser, et quand Allah aura terminé de juger entre Ses créatures et aura fait sortir du Feu ceux qu’Il veut, Allah ordonnera aux anges et aux messagers d’intercéder, et ils seront reconnus à leurs marques, car le Feu consumera tout chez le fils d’Adam sauf l’endroit de la prosternation. Ensuite, l’eau de la vie sera versée sur eux, et ils pousseront comme des graines sur les rives d’un ruisseau
- Sunan an-Nasa'i, n°1194
Rapporté par 'Ubaidullah bin Abdullah : Un homme parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) lui a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Si l’un de vous prie, qu’il ne lève pas les yeux vers le ciel, sinon sa vue lui sera retirée
- Sunan an-Nasa'i, n°1314
Rapporté par Ali bin Yahya bin Khallad bin Raf’ bin Malik Al-Ansari : Mon père m’a raconté qu’un de ses oncles, qui avait été à Badr, a dit : “J’étais assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) dans la mosquée quand un homme entra et pria deux rak‘as, puis il vint saluer le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) l’avait observé pendant sa prière, il lui rendit le salam puis dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” L’homme retourna prier, puis revint saluer le Prophète (ﷺ). Il lui rendit le salam puis dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” Cela se produisit une troisième ou quatrième fois, puis l’homme dit : “Par Celui qui t’a révélé le Livre, j’ai fait de mon mieux ; montre-moi et enseigne-moi.” Il répondit : “Lorsque tu veux prier, fais d’abord les ablutions correctement, puis tourne-toi vers la Qibla et prononce le takbir. Ensuite, récite le Coran, puis incline-toi jusqu’à être à l’aise dans l’inclinaison. Relève-toi jusqu’à être bien droit, puis prosterne-toi jusqu’à être à l’aise dans la prosternation. Assieds-toi jusqu’à être à l’aise assis, puis prosterne-toi à nouveau jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi. Si tu accomplis la prière de cette manière, tu l’auras bien faite, et tout ce que tu fais en moins sera incomplet dans ta prière.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1349
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il y a des paroles de rappel après la prière pour lesquelles celui qui les dit ne sera jamais privé de la récompense : glorifier Allah trente-trois fois après chaque prière, Le louer trente-trois fois et Le magnifier trente-quatre fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1364
Rapporté par Abu Dharr : Nous avons jeûné le Ramadan avec le Messager d'Allah (ﷺ), et le Prophète (ﷺ) ne nous a pas dirigé la prière de nuit jusqu'à ce qu'il reste sept jours dans le mois, puis il nous a dirigé la prière de nuit jusqu'à ce qu'un tiers de la nuit soit passé. Quand il restait six jours, il ne nous a pas dirigé la prière de nuit. Quand il restait cinq jours, il nous a dirigé la prière de nuit jusqu'à la moitié de la nuit. Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (SA), pourquoi ne nous diriges-tu pas la prière de nuit jusqu'à la fin de la nuit ?" Il a dit : "Si une personne prie avec l'imam jusqu'à ce qu'il parte, cela sera compté pour lui comme s'il avait prié toute la nuit." Quand il restait quatre jours, il ne nous a pas dirigé la prière de nuit. Quand il restait trois jours, il a envoyé chercher ses filles et les femmes, rassemblé les gens, et il nous a dirigé la prière de nuit jusqu'à ce que nous ayons peur de manquer Al-Falah. Puis il n'a plus dirigé la prière de nuit pour le reste du mois." Dawud (un des rapporteurs) a dit : "J'ai demandé : 'Qu'est-ce que le falah ?' Il a répondu : 'Le sahur
- Sunan an-Nasa'i, n°1374
Rapporté par Aws bin Aws : Le Prophète (ﷺ) a dit : "L'un de vos meilleurs jours est le vendredi. Ce jour-là, Adam a été créé et ce jour-là il est mort, ce jour-là la Trompette sera soufflée, et ce jour-là toutes les créatures s'évanouiront. Envoyez donc beaucoup de salutations sur moi ce jour-là, car vos salutations me seront présentées." Ils ont demandé : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), comment nos salutations te seront-elles présentées alors que tu seras décomposé (après la mort) ?" Il a répondu : "Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, a interdit à la terre de consommer les corps des prophètes, paix sur eux
- Sunan an-Nasa'i, n°1404
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) nous a enseigné la Khutbat Al-Hajah : « Alhamduu lillahi nasta'inuhu wa nastagfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina wa sayi'ati a'malina. Man yahdihillahu fala mudilla lahu wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashhadu an la ilaha illallahu wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration sauf Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ensuite, il a récité les trois versets suivants : « Ô vous qui croyez : Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans ; Ô gens : Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule personne, et d’elle Il a créé son épouse, et d’eux Il a fait naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah par qui vous vous réclamez les uns les autres, et respectez les liens de parenté. Certes, Allah vous observe constamment ; Ô vous qui croyez : Craignez Allah et dites toujours la vérité. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1784
Rapporté par Sa‘id bin Jubair, d’un homme qu’il pensait être bon : Aïcha, رضي الله عنها, lui a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Aucun homme qui prie régulièrement la nuit, puis s’endort et ne peut pas prier, ne sera privé de la récompense de sa prière : Allah (SWT) lui comptera la récompense de sa prière, et son sommeil sera pour lui une aumône
- Sunan an-Nasa'i, n°1785
Rapporté par Sa‘d bin Jubair, d’Al-Aswad bin Yazid, qu’Aïcha a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui a l’habitude de prier la nuit mais qui s’endort et la manque, c’est une aumône qu’Allah (SWT) lui a accordée, et la récompense de sa prière lui sera comptée
- Sunan an-Nasa'i, n°1787
Rapporté par Abou Ad-Darda’ qui l’attribue au Prophète (ﷺ) : "Celui qui va se coucher avec l’intention de se lever pour prier la nuit, puis le sommeil l’emporte jusqu’au matin, aura la récompense de ce qu’il avait l’intention de faire, et son sommeil sera une aumône que son Seigneur, le Tout-Puissant et Majestueux, lui a accordée
- Sunan an-Nasa'i, n°1790
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abdul-Qari : J’ai entendu ‘Umar bin Al-Khattab dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Celui qui s’endort et manque sa part (de Coran) ou une partie, puis la lit entre les prières du Fajr et du Dhuhr, cela lui sera compté comme s’il l’avait lue la nuit." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°1793
Rapporté par Houmaïd bin Abdur-Rahman : "Celui qui manque son wird la nuit, qu’il le récite pendant la prière avant le Dhuhr, et cela sera équivalent à la prière de la nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°1803
Rapporté par Umm Habibah : "Celui qui prie douze rak'ahs durant la nuit et le jour, en plus des prières obligatoires, une maison lui sera construite au Paradis : quatre avant la prière de Zuhr et deux après, deux avant Asr, deux après Maghrib et deux avant Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1804
Rapporté par Umm Habibah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui prie douze rak'ahs durant le jour et la nuit, une maison lui sera construite au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1805
Rapporté par Umm Habibah : "Celui qui prie douze rak'ahs durant la nuit et le jour, en dehors des prières obligatoires, une maison lui sera construite au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1807
Rapporté par Anbasah bin Abi Sufyan : Umm Habibah lui a dit : "Celui qui prie douze rak'ahs, une maison lui sera construite au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1808
Rapporté par Umm Habibah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui prie douze rak'ahs dans une journée, en plus des prières obligatoires, Allah (SWT) lui construira, ou il lui sera construit, une maison au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1810
Rapporté par Umm Habibah : "Celui qui prie douze rak'ahs dans une journée, une maison lui sera construite au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1813
Rapporté par 'Anbasah bin Abi Sufyan : "Ma sœur Umm Habibah, l'épouse du Prophète (ﷺ), m'a dit que son bien-aimé Abou Al-Qasim (ﷺ) lui a dit : Il n'y a aucun croyant qui prie quatre rak'ahs après Zuhr dont le visage sera touché par le Feu, si Allah, le Puissant et le Sublime, le veut
- Sunan an-Nasa'i, n°1832
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : "Un homme qui était né à Médine est mort là-bas, et le Messager d’Allah ﷺ a prié pour lui, puis il a dit : 'Si seulement il était mort ailleurs que là où il est né.' Ils ont demandé : 'Pourquoi cela, ô Messager d’Allah ?' Il a répondu : 'Si un homme meurt ailleurs que là où il est né, une distance égale à celle entre le lieu de sa naissance et celui de sa mort sera mise entre lui et le Feu
- Sunan an-Nasa'i, n°1854
Rapporté par 'Imran bin Husain : Le défunt est puni à cause des pleurs de sa famille pour lui. Un homme lui demanda : "Un homme est mort au Khorasan et sa famille a pleuré pour lui ici ; sera-t-il puni à cause des pleurs de sa famille ?" Il répondit : "Le Messager d'Allah ﷺ a dit la vérité et toi, tu mens
- Sunan an-Nasa'i, n°1875
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Aucun musulman dont trois enfants meurent ne sera touché par le Feu, sauf pour accomplir le serment (divin)
- Sunan an-Nasa'i, n°1876
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n'y a pas deux musulmans dont trois enfants meurent avant la puberté sans qu'Allah ne les fasse entrer au Paradis par Sa miséricorde envers eux. On leur dira : 'Entrez au Paradis.' Ils répondront : 'Pas avant que nos parents n'entrent.' Alors il sera dit : 'Entrez au Paradis, vous et vos parents
- Sunan an-Nasa'i, n°1904
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez le pèlerin décédé avec les deux vêtements dans lesquels il est entré en état d’ihram, lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, enveloppez-le dans ses deux vêtements, ne mettez pas de parfum sur lui et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°1965
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui se jette lui-même sera dans le Feu de l’Enfer, se jetant sans cesse pour l’éternité. Et celui qui se tue avec un morceau de fer » – puis j’ai manqué une partie (selon un des rapporteurs) Khalid a dit – « aura son morceau de fer en main, se poignardant le ventre dans le Feu de l’Enfer, pour toujours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2002
Rapporté par ‘Abdullah bin Tha’labah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, à propos de ceux qui ont été tués à Uhud : "Enveloppez-les dans leurs vêtements tachés de sang, car il n’y a pas de blessure subie pour Allah sans qu’elle ne saigne le Jour de la Résurrection : sa couleur sera celle du sang, mais son parfum sera celui du musc
- Sunan an-Nasa'i, n°2052
Rapporté par Abdullah bin Yasar : J’étais assis avec Sulaiman bin Sard et Khalid bin 'Urfutah, et ils ont dit qu’un homme était mort d’une maladie du ventre. Ils voulaient assister à ses funérailles, et l’un d’eux a dit à l’autre : "Le Messager d’Allah n’a-t-il pas dit : Celui qui meurt d’une maladie du ventre ne sera pas puni dans sa tombe ?" L’autre a répondu : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°2062
Rapporté par Urwah bin Az-Zubair : Il a entendu Asma’ bint Abi Bakr dire : "Le Messager d’Allah s’est levé et a parlé de l’épreuve à laquelle une personne sera confrontée dans sa tombe. Quand il en a parlé, les gens sont devenus agités, ce qui m’a empêchée de comprendre ce que le Messager d’Allah avait dit. Quand ils se sont calmés, j’ai demandé à un homme près de moi : 'Qu’a-t-il dit à la fin ?' Il a répondu : 'Il m’a été révélé que vous serez éprouvés dans vos tombes par une épreuve proche de celle du Dajjal
- Sunan an-Nasa'i, n°2077
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : "Tout le corps du fils d’Adam sera consommé par la terre, sauf le coccyx, à partir duquel il a été créé et à partir duquel il sera recréé
- Sunan an-Nasa'i, n°2082
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection nus et non circoncis. Le premier à être vêtu sera Ibrahim. » Puis il a récité : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2083
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les gens seront ressuscités le Jour de la Résurrection pieds nus, nus et non circoncis. » 'Aishah demanda : « Et leur intimité ? » Il répondit : « Ce jour-là, chacun sera trop préoccupé pour faire attention aux autres. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2084
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Vous serez rassemblés (le Jour de la Résurrection) pieds nus et nus. » J’ai demandé : « Les hommes et les femmes se regarderont-ils ? » Il répondit : « Ce sera trop difficile pour que les gens y prêtent attention. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2085
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection de trois manières : les premiers seront ceux qui espèrent (le Paradis) et craignent (le châtiment), les seconds viendront en montant à deux sur un chameau, ou trois, ou quatre, ou dix sur un chameau. Le reste sera rassemblé par le Feu qui les accompagnera, s’arrêtant avec eux là où ils feront une pause l’après-midi, restant avec eux là où ils passeront la nuit, et les suivant le matin et le soir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2086
Rapporté par Abu Dharr : Celui qui dit la vérité et en qui les gens ont confiance m’a dit : « Les gens seront rassemblés en trois groupes : un groupe sera à dos de monture, bien nourri et bien vêtu ; un groupe sera traîné sur le visage par les anges et poussé par le Feu ; et un groupe marchera difficilement. Allah enverra une maladie qui fera mourir toutes les bêtes de somme, il n’en restera aucune, au point qu’un homme donnerait un jardin pour une chamelle, mais il ne pourrait pas l’avoir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2087
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ se leva pour donner un avertissement et il dit : « Ô gens, vous serez rassemblés devant Allah nus. » (Un des rapporteurs) Abu Dawud a dit : « Pieds nus et non circoncis. » (Les rapporteurs) Waki et Wahb ont dit : « Nus et non circoncis : “Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons.” Le premier à être vêtu le Jour de la Résurrection sera Ibrahim, paix sur lui. Ensuite, certains hommes de ma communauté seront amenés et dirigés vers la gauche. Je dirai : “Ô Seigneur, mes compagnons !” Il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont innové après toi.” Et je dirai comme l’a dit le serviteur pieux : “J’étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux, mais quand Tu m’as rappelé, Tu étais le Gardien sur eux ; et Tu es Témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, c’est Toi, certes, le Tout-Puissant, le Sage.” Et il sera dit : “Ces gens n’ont cessé de se détourner depuis ton départ.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2132
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’étais très désireux de demander à 'Umar bin Al-Khattab au sujet des deux épouses du Messager d’Allah à qui Allah a dit : « Si vous vous repentez toutes les deux auprès d’Allah, ce sera mieux pour vous, car vos cœurs ont penché. » Et il a rapporté le hadith. Il a dit à ce sujet : « Le Messager d’Allah s’est éloigné de ses épouses pendant vingt-neuf jours à cause de cela, quand Hafsah a révélé quelque chose à 'Aishah. Il avait dit : “Je n’entrerai pas chez elles pendant un mois”, car il était très contrarié par elles quand Allah, le Puissant et Majestueux, l’a informé de ce qu’elles avaient dit. Quand vingt-neuf jours sont passés, il est entré chez 'Aishah, il a commencé par elle. 'Aishah lui a dit : “Ô Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir chez nous pendant un mois, et voilà vingt-neuf jours ; nous les avons comptés.” Le Messager d’Allah a dit : “Le mois compte vingt-neuf jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2215
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Aucune bonne action que fait le fils d’Adam ne lui sera inscrite sans qu’il reçoive entre dix et sept cents bonnes actions. Allah, le Puissant et le Sublime, a dit : 'Sauf le jeûne, car il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. Il abandonne ses désirs et sa nourriture pour Moi.' Le jeûne est un bouclier, et le jeûneur a deux moments de joie : l’un lorsqu’il rompt son jeûne et l’autre lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et l’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc
- Sunan an-Nasa'i, n°2236
Rapporté par Sahi bin Sad : Le Prophète ﷺ a dit : "Pour les jeûneurs, il y a une porte au Paradis appelée Ar-Rayyan, par laquelle seuls eux entreront. Quand le dernier d’entre eux sera entré, elle sera fermée. Celui qui y entre boira, et celui qui boira n’aura plus jamais soif
- Sunan an-Nasa'i, n°2237
Rapporté par Sahi : Au Paradis, il y a une porte appelée Ar-Rayyan. Le Jour de la Résurrection, il sera dit : "Où sont ceux qui jeûnaient ? Voulez-vous entrer par Ar-Rayyan ?" Celui qui y entre n’aura plus jamais soif. Quand ils seront tous entrés, elle sera fermée derrière eux, et seuls eux y entreront
- Sunan an-Nasa'i, n°2238
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : "Quiconque dépense une paire (de choses) dans la voie d’Allah, le Puissant et Sublime, sera appelé au Paradis : 'Ô serviteur d’Allah, voici la prospérité.' Celui qui fait partie des gens de la prière sera appelé par la porte de la prière. Celui qui fait partie des gens de la charité sera appelé par la porte d’Ar-Rayyan." Abu Bakr As-Siddiq a dit : "Ô Messager d’Allah, aucun malheur ou besoin n’arrivera à celui qui est appelé par ces portes. Y aura-t-il quelqu’un qui sera appelé par toutes ces portes ?" Le Messager d’Allah a dit : "Oui, et j’espère que tu seras l’un d’eux
- Sunan an-Nasa'i, n°2239
Rapporté par 'Abdullah : Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah alors que nous étions de jeunes hommes sans moyens. Il a dit : "Ô jeunes gens, mariez-vous, car cela aide mieux à baisser le regard et à préserver la chasteté. Celui qui ne peut pas se marier doit jeûner, car le jeûne sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2240
Rapporté par 'Alqamah : Ibn Masud a rencontré 'Uthman à 'Arafat et lui a parlé en privé. 'Uthman a dit à Ibn Masud : "Veux-tu que je te marie avec une jeune fille ?" 'Abdullah a appelé 'Alqamah et il lui a raconté que le Prophète ﷺ a dit : "Celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il le fasse. Celui qui ne le peut pas, qu’il jeûne, car le jeûne sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2241
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : "Celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il le fasse, et celui qui ne le peut pas doit jeûner, car le jeûne sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2243
Rapporté par 'Alqamah : J’étais avec Ibn Masud quand il était avec 'Uthman, et 'Uthman a dit : "Celui d’entre vous qui en a les moyens, qu’il se marie, car cela aide mieux à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, alors le jeûne sera un bouclier pour lui." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce rapporteur est Abu Mashar, son nom est Ziyad bin Kulaib, et il est digne de confiance. Il était un compagnon d’Ibrahim. Mansur, Mughirah et Shubah ont rapporté de lui. (Quant à) Abu Mashar AL-Madini ; son nom est Najih et il est faible, et en plus de sa faiblesse, il s’est aussi embrouillé, il a rapporté des récits Munkar, parmi eux : Muhammad bin 'Amr de Abu Salamah, de Abu Hurairah, du Prophète, qui a dit : "Ce qui est entre l’est et l’ouest est la Qiblah." Et parmi eux : Hisham bin 'Urwah, de son père, de 'Aishah, du Prophète : "Ne coupez pas la viande avec le couteau, rongez-la plutôt
- Sunan an-Nasa'i, n°2439
Rapporté par Abou Hourayra : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : "Quiconque dépense deux choses pour la cause d’Allah, il sera appelé depuis les portes du Paradis : Ô serviteur d’Allah, ceci est un bien pour toi. Le Paradis a plusieurs portes. Celui qui fait partie des gens de la prière sera appelé depuis la porte de la prière. Celui qui fait partie des gens du jihad sera appelé depuis la porte du jihad. Celui qui fait partie des gens de la charité sera appelé depuis la porte de la charité. Et celui qui fait partie des gens du jeûne sera appelé depuis la porte Ar-Rayyan." Abou Bakr demanda : "Est-ce que quelqu’un sera appelé depuis toutes ces portes ? Y a-t-il quelqu’un qui sera appelé depuis toutes, ô Messager d’Allah ?" Il répondit : "Oui, et j’espère que tu en feras partie
- Sunan an-Nasa'i, n°2441
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : "Il n’y a pas d’homme qui possède des biens et ne paie pas ce qui est dû, sans qu’un serpent chauve (Shuja’a) ne soit placé autour de son cou, et il fuira du Livre d’Allah : ‘Et que ceux qui gardent avec avarice ce qu’Allah leur a donné de Sa grâce’ ne pensent pas que c’est un bien pour eux (et donc ne paient pas la Zakat obligatoire). Non, ce sera pire pour eux ; ce qu’ils ont gardé avec avarice sera attaché à leur cou comme un collier le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°2442
Rapporté par Abou Hourayra : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : "Tout homme qui possède des chameaux et ne paie pas ce qui est dû sur eux, que ce soit en période de difficulté ou de facilité, ils viendront le Jour de la Résurrection aussi vigoureux et gras qu’ils l’ont jamais été. Il sera allongé face contre terre dans une grande plaine pour eux, et ils le piétineront de leurs sabots. Quand le dernier sera passé, le premier reviendra, pendant un jour aussi long que cinquante mille ans, jusqu’à ce que le jugement soit rendu parmi les gens et qu’il connaisse sa fin. Tout homme qui possède du bétail et ne paie pas ce qui est dû sur eux, que ce soit en période de sécheresse ou d’abondance, ils viendront le Jour de la Résurrection aussi vigoureux et gras qu’ils l’ont jamais été. Il sera allongé face contre terre dans une grande plaine pour eux, et ils le piétineront de leurs sabots fendus. Quand le dernier sera passé, le premier reviendra, pendant un jour aussi long que cinquante mille ans, jusqu’à ce que le jugement soit rendu parmi les gens et qu’il connaisse sa fin. Tout homme qui possède des moutons et ne paie pas ce qui est dû sur eux, que ce soit en période de sécheresse ou d’abondance, ils viendront le Jour de la Résurrection aussi vigoureux et gras qu’ils l’ont jamais été. Il sera allongé face contre terre dans une grande plaine pour eux, et ils le piétineront de leurs sabots fendus, et chaque mouton cornu le frappera de ses cornes, et il n’y en aura pas avec des cornes tordues ou cassées. Quand le dernier sera passé, le premier reviendra, pendant un jour aussi long que cinquante mille ans, jusqu’à ce que le jugement soit rendu parmi les gens et qu’il connaisse sa fin
- Sunan an-Nasa'i, n°2444
Rapporté par Bahz ibn Hakim : Mon père m’a raconté que mon grand-père a dit : "J’ai entendu le Prophète dire : Concernant les chameaux qui paissent, pour chaque quarante, une Bint Labboun (femelle de deux ans). Il ne faut pas faire de distinction entre les chameaux lors du calcul. Celui qui la donne en cherchant la récompense, il sera récompensé. Celui qui refuse, nous la prendrons, ainsi que la moitié de ses chameaux, comme l’un des droits de notre Seigneur. Et il n’est pas permis à la famille de Muhammad d’en avoir une part
- Sunan an-Nasa'i, n°2448
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah a dit : "(Le Jour de la Résurrection) les chameaux viendront vers leur propriétaire dans le meilleur état de santé qu’ils aient jamais eu (dans ce monde), et s’il n’a pas payé ce qui était dû sur eux, ils le piétineront de leurs sabots. Les moutons viendront vers leur propriétaire dans le meilleur état de santé qu’ils aient jamais eu (dans ce monde), et s’il n’a pas payé ce qui était dû sur eux, ils le piétineront de leurs sabots fendus et le frapperont de leurs cornes. Parmi leurs droits, il y a qu’ils soient traites avec de l’eau devant eux. Je ne veux pas que l’un d’entre vous vienne le Jour de la Résurrection avec un chameau gémissant sur son cou, disant : Ô Muhammad, et je dirai : Je ne peux rien pour toi, j’ai transmis le message. Je ne veux pas que l’un d’entre vous vienne le Jour de la Résurrection avec un mouton bêlant sur son cou, disant : "Ô Muhammad," et je dirai : "Je ne peux rien pour toi, j’ai transmis le message." Et le Jour de la Résurrection, le trésor thésaurisé de l’un d’entre vous sera un serpent chauve (Shuja’a) dont le propriétaire fuira, mais il le poursuivra en disant : Je suis ton trésor thésaurisé, et il continuera jusqu’à ce qu’il lui donne son doigt à avaler
- Sunan an-Nasa'i, n°2449
Rapporté par Bahz ibn Hakim, de la part de son père, de la part de son grand-père : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : "Concernant les chameaux qui paissent, pour chaque quarante, une Bint Laboun. Il ne faut pas faire de distinction entre les chameaux lors du calcul. Celui qui la donne en cherchant la récompense sera récompensé. Celui qui refuse, nous la prendrons, ainsi que la moitié de ses chameaux, comme l’un des droits de notre Seigneur. Et il n’est pas permis à la famille de Muhammad d’en avoir une part
- Sunan an-Nasa'i, n°2454
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : "Aucun propriétaire de chameaux, de bovins ou de moutons qui ne donne pas ce qui est dû pour eux ne sera épargné : au Jour de la Résurrection, il sera placé sur une plaine, et ceux qui ont des sabots le piétineront avec leurs sabots, et ceux qui ont des cornes le frapperont avec leurs cornes. Ce jour-là, il n’y aura ni bête sans cornes ni bête avec les cornes cassées." Nous avons demandé : "Ô Messager d’Allah, que doit-on donner pour eux ?" Il a répondu : "Prêter les mâles pour la reproduction, prêter leurs seaux, et les donner à des gens pour qu’ils les montent dans la voie d’Allah. Et tout propriétaire de richesse qui ne donne pas ce qui est dû verra apparaître devant lui, au Jour de la Résurrection, un serpent chauve ; son propriétaire essaiera de s’enfuir, mais il le poursuivra et lui dira : 'C’est ton trésor que tu gardais.' Quand il verra qu’il ne peut pas lui échapper, il mettra sa main dans sa bouche et le serpent commencera à la mordre comme un étalon mord
- Sunan an-Nasa'i, n°2456
Rapporté par Abou Dharr : Le Messager d’Allah a dit : "Aucun propriétaire de chameaux, de bovins ou de moutons qui ne donne pas la Zakah pour eux ne sera épargné : au Jour de la Résurrection, ils viendront aussi grands et rapides qu’ils l’ont jamais été, et ils le frapperont de leurs cornes et le piétineront de leurs sabots. Chaque fois que le dernier passera sur lui, le premier reviendra, jusqu’à ce que le jugement soit rendu entre les gens
- Sunan an-Nasa'i, n°2466
Rapporté par Abdullah ibn Hilal Ath-Thaqafi : Un homme est venu voir le Prophète et a dit : "J’ai peur d’être tué après toi à cause d’une chèvre ou d’un mouton de la Sadaqah." Il a répondu : "Si ce n’était pas pour les pauvres Muhajirin à qui cela sera donné, je ne l’aurais pas prise." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2531
Rapporté par Sa'eed et 'Urwah : Ils ont entendu Hakim bin Hizam dire : "J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ et il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné, puis j’ai encore demandé et il m’a donné. Ensuite, il a dit : 'Cette richesse est attirante et douce. Celui qui la prend sans insister, elle sera bénie pour lui, mais celui qui la prend avec avidité, elle ne sera pas bénie pour lui. Il sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit
- Sunan an-Nasa'i, n°2537
Rapporté par 'Umair, l’esclave affranchi : Mon maître m’a demandé de couper de la viande, puis un pauvre est venu et je lui en ai donné. Quand mon maître l’a appris, il m’a frappé, alors je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ. Il est venu voir mon maître et a dit : "Ne le frappe pas." Mon maître a dit : "Il a donné ma nourriture sans que je le lui demande." Il a dit : "La récompense sera partagée entre vous deux
- Sunan an-Nasa'i, n°2539
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Quand une femme donne en aumône de la maison de son mari, elle aura une récompense, son mari aura une récompense similaire, et le gardien aura aussi une récompense similaire, sans que cela ne diminue la récompense de chacun. Le mari sera récompensé pour ce qu’il a gagné et elle sera récompensée pour ce qu’elle a dépensé
- Sunan an-Nasa'i, n°2541
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Les épouses du Prophète ﷺ se sont réunies autour de lui et ont demandé : "Laquelle d’entre nous sera la première à te rejoindre (après ta mort) ?" Il a dit : "Celle d’entre vous qui a les bras les plus longs." Elles ont alors pris un bâton pour mesurer leurs bras. Mais c’est Sawdah qui est décédée la première. Elle avait en fait les bras les plus longs parce qu’elle donnait beaucoup en aumône
- Sunan an-Nasa'i, n°2590
Rapporté par Thawban : Le Messager d’Allah a dit : “Celui qui peut me promettre une chose, le Paradis sera pour lui.” (Un des rapporteurs, Yahya, a dit : “Ici, il s’agit d’une parole qui signifie : qu’il ne demandera rien aux gens.”)
- Sunan an-Nasa'i, n°2600
Rapporté par Samurah bin Jundab : Le Messager d’Allah a dit : “Mendier ne sera que des marques sur le visage d’un homme (le Jour de la Résurrection), sauf s’il demande à un homme en position d’autorité ou s’il n’a pas d’autre choix.”
- Sunan an-Nasa'i, n°2601
Rapporté par Hakim bin Hizam : J’ai demandé au Messager d’Allah et il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné, puis j’ai encore demandé et il m’a donné. Ensuite, il a dit : “Cette richesse est attirante et douce. Celui qui la prend sans insister, elle sera bénie pour lui, et celui qui la prend avec avidité, elle ne sera pas bénie pour lui. Il est comme quelqu’un qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.”
- Sunan an-Nasa'i, n°2602
Rapporté par Hakim bin Hizam : J’ai demandé au Messager d’Allah et il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné, puis j’ai encore demandé et il m’a donné. Ensuite, il a dit : “Ô Hakim ! Cette richesse est attirante et douce. Celui qui la prend sans être avide, elle sera bénie pour lui, et celui qui la prend avec avidité, elle ne sera pas bénie pour lui. Il est comme quelqu’un qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.”
- Sunan an-Nasa'i, n°2603
Rapporté par Hakim bin Hizam : J’ai demandé au Messager d’Allah et il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a encore donné. Ensuite, il a dit : « Ô Hakim, cette richesse est attirante et agréable. Celui qui la prend sans avidité, elle sera bénie pour lui, mais celui qui la prend avec avidité, elle ne sera pas bénie pour lui. Il ressemble à quelqu’un qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus rien à personne après toi, jusqu’à ce que je quitte ce monde. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2604
Rapporté par Ibn As-Sa'idi Al-Maliki : ‘Umar bin Al-Khattab, رضي الله عنه, m’a nommé responsable de la Sadaqah. Quand j’ai fini de la collecter et que je la lui ai remise, il a ordonné qu’on me donne une part. Je lui ai dit : « Je l’ai fait uniquement pour Allah, le Puissant et Majestueux, et ma récompense sera auprès d’Allah. » Il a dit : « Prends ce que je t’ai donné. J’ai fait la même chose à l’époque du Messager d’Allah, et j’ai dit ce que tu viens de dire, mais le Messager d’Allah m’a dit : “Si on te donne quelque chose sans que tu l’aies demandé, alors garde-en une partie et donne l’autre en aumône.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2642
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme de Khath'am a interrogé le Messager d'Allah ﷺ lors du Pèlerinage d'Adieu, alors qu'Al-Fadl bin 'Abbas était assis derrière le Prophète ﷺ. Elle a dit : « Ô Messager d'Allah ! L'ordre d'Allah est arrivé pour que Ses serviteurs accomplissent le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis droit sur la monture. Est-ce que ce sera suffisant pour lui si j'accomplis le Hajj à sa place ? » Le Messager d'Allah ﷺ lui a répondu : « Oui. » Et Al-Fadl s'est tourné vers elle, car c'était une belle femme, mais le Messager d'Allah ﷺ a pris le visage d'Al-Fadl et l'a tourné de l'autre côté
- Sunan an-Nasa'i, n°2713
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est tombé de sa monture et elle l'a piétiné. Le Messager d'Allah a dit : "Lavez-le avec de l'eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans deux vêtements, en laissant sa tête et son visage découverts, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2714
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est mort, et le Messager d'Allah a dit : Lavez-le avec de l'eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans ses vêtements, mais ne couvrez pas sa tête ni son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2766
Rapporté par Hilal bin Khabbab : "J'ai demandé à Sa'eed bin Jubair au sujet d'un homme qui fait le Hajj et pose une condition. Il a dit : 'Les conditions sont des choses que les gens font entre eux.' J'ai raconté le hadith de 'Ikrimah, et il m'a rapporté de la part d'Ibn 'Abbas que Duba'ah bint Az-Zubair bin 'Abdul-Muttalib est venue auprès du Prophète ﷺ et a dit : 'Ô Messager d'Allah, je veux faire le Hajj, que dois-je dire ?' Il a dit : 'Dis : Labbaik Allahumma ! Labbaika wa mahilli min al-ardihayth tahbisuni (Me voici, ô Allah, me voici, et je sortirai de l'Ihram à l'endroit où Tu décideras que je ne peux pas continuer).' Et toute condition que tu poses sera acceptée par ton Seigneur
- Sunan an-Nasa'i, n°2813
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Avant, ils pensaient que faire la ‘Umrah pendant les mois du Hajj était l’une des pires choses sur terre, et ils appelaient Muharram "Safar", et disaient : "Quand les blessures sur le dos des chameaux seront guéries, que leurs poils auront repoussé et que Safar sera terminé" – ou il a dit : "Quand Safar commencera – alors la ‘Umrah sera permise à qui veut la faire." Ensuite, le Prophète ﷺ et ses compagnons sont arrivés le matin du quatrième jour de Dhul-Hijjah, en récitant la Talbiyah pour le Hajj. Il leur a dit de transformer leur intention en ‘Umrah, et cela leur a semblé difficile. Ils ont demandé : "Ô Messager d’Allah, jusqu’à quel point devons-nous sortir de l’Ihram ?" Il a répondu : "Complètement
- Sunan an-Nasa'i, n°2853
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme était avec le Messager d’Allah ﷺ, et sa chamelle lui a brisé la nuque alors qu’il était en Ihram, et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, enveloppez-le dans ses deux vêtements, ne mettez pas de parfum sur lui et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2854
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme en état d’Ihram a été jeté à terre par sa chamelle et il s’est brisé la nuque. On a dit qu’il était mort, alors le Prophète ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans deux tissus." Puis il a ajouté : "Ne mettez pas de parfum sur lui, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah." Shubah a dit : "Dix ans plus tard, j’ai demandé à Abu Bishr à ce sujet, et il a raconté le hadith comme la première fois, sauf qu’il a ajouté : 'Et ne couvrez pas son visage ni sa tête
- Sunan an-Nasa'i, n°2856
Rapporté par Ibn Abbas : La chamelle d’un homme en état d’Ihram lui a brisé la nuque et l’a tué. On l’a amené au Messager d’Allah ﷺ qui a dit : "Lavez-le et enveloppez-le, ne couvrez pas sa tête et n’approchez pas de parfum de lui, car il sera ressuscité en récitant la Talbiyah." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2857
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme faisait le Hajj avec le Messager d’Allah ﷺ et sa chamelle l’a jeté à terre, il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le et enveloppez-le dans deux vêtements, et ne couvrez pas sa tête ni son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2858
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme en Ihram est venu avec le Messager d’Allah ﷺ et il est tombé de sa chamelle, se brisant la nuque, et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans ses deux vêtements. Mais ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2877
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : "Cette Maison sera attaquée par une armée, et ils seront engloutis par la terre à Al-Baida
- Sunan an-Nasa'i, n°2879
Rapporté par Hafshah bint Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Une armée sera envoyée vers cette Maison, et quand ils seront à Al-Baida, les premiers et les derniers d’entre eux seront engloutis par la terre, et ceux du milieu seront sauvés." J’ai demandé : "Et s’il y a des croyants parmi eux ?" Il a répondu : "Ce sera pour eux des tombes." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2880
Rapporté par Hafsah : Il a dit : "Une armée d’envahisseurs viendra vers cette Maison, et lorsqu’ils seront à Al-Baida, le milieu d’entre eux sera englouti par la terre. Les premiers appelleront les derniers, et ils seront engloutis, jusqu’à ce qu’il ne reste d’eux qu’un fugitif qui racontera ce qui leur est arrivé." Un homme (entendant ce récit) a dit : "Je témoigne que tu n’as pas attribué de mensonge à ton grand-père, et je témoigne que ton grand-père n’a pas attribué de mensonge à Hafsah, et je témoigne que Hafsah n’a pas attribué de mensonge au Prophète
- Sunan an-Nasa'i, n°2904
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "La Kaaba sera détruite par Dhul-Suwaiqatan (celui qui a les jambes fines) d’Éthiopie
- Sunan an-Nasa'i, n°2926
Rapporté par Hisham bin Urwah, d’après son père, d’après Umm Salamah : Elle a dit : "Ô Messager d’Allah, par Allah ! Je n’ai pas fait le tawaf d’adieu." Le Prophète ﷺ a dit : "Quand l’iqamah sera dite pour la prière, fais le tawaf sur ta monture derrière les gens." Urwah n’a pas entendu cela directement de Umm Salamah
- Sunan an-Nasa'i, n°2956
Rapporté par Saeed bin Jubair : Ibn Abbas a dit : « Les femmes faisaient le tour de la Kaaba nues, en disant : “Aujourd'hui, une partie ou tout sera visible. Et ce qui apparaît, je ne le rends pas permis.” Ensuite, cette révélation est descendue : “Ô enfants d’Adam ! Prenez vos parures à chaque mosquée.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3107
Rapporté par Abu Hurairah : Aucun homme qui pleure par crainte d’Allah ne sera touché par le Feu, sauf si le lait retourne dans la mamelle. Et la poussière (du Jihad) dans la cause d’Allah et la fumée de l’Enfer ne se retrouveront jamais ensemble dans les narines d’un musulman
- Sunan an-Nasa'i, n°3116
Rapporté par Yazid bin Abi Mariam : Abayah bin Rafi' m’a rencontré alors que j’allais à la prière du vendredi, et il m’a dit : « Réjouis-toi, car ces pas que tu fais sont pour la cause d’Allah. J’ai entendu Abu 'Abs dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Toute personne dont les pieds sont couverts de poussière dans la cause d’Allah sera protégée du Feu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3117
Rapporté par Abu 'Ali At-Tujibi, qui a entendu Abu Raihanah dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : L’œil qui veille pour la cause d’Allah sera protégé du Feu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3125
Rapporté par Abdullah bin 'Amr : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Il n’y a pas de groupe qui part en expédition dans la cause d’Allah et qui obtient du butin, sans qu’ils aient reçu les deux tiers de leur récompense dans ce monde au lieu de l’au-delà, et il reste un tiers (pour l’au-delà). Et s’ils n’obtiennent aucun butin, alors toute leur récompense sera dans l’au-delà. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3135
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dépense pour une paire de choses dans la cause d’Allah, on l’appellera au Paradis : “Ô serviteur d’Allah, voici la prospérité.” Celui qui fait partie de ceux qui prient sera appelé par la porte de la prière. Celui qui a participé au Jihad sera appelé par la porte du Jihad. Celui qui fait partie de ceux qui jeûnent sera appelé par la porte d’Ar-Rayyan. » Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Ô Messager d’Allah ! Aucun malheur ou besoin n’arrivera à celui qui est appelé par ces portes. Y aura-t-il quelqu’un qui sera appelé par toutes ces portes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Oui, et j’espère que tu seras l’un d’eux. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3137
Rapporté par Abu Hurairah : Un homme du Sham lui a dit : « Ô Cheikh, raconte-moi un hadith que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » (Il a dit : « Oui ; j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire :) « Les premiers à être jugés le Jour de la Résurrection seront trois personnes. Un homme qui a été martyrisé. On l’amènera et Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Il dira : Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? Il dira : J’ai combattu pour Toi jusqu’à être martyrisé. Il dira : Tu mens. Tu as combattu pour qu’on dise que tu es courageux, et cela a été dit. Puis Il ordonnera qu’on le traîne sur son visage et qu’on le jette dans le Feu. (Le second sera) un homme qui a acquis la connaissance, l’a enseignée aux autres et a lu le Coran. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Il dira : Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? Il dira : J’ai acquis la connaissance, je l’ai enseignée, et j’ai lu le Coran pour Toi. Il dira : Tu mens. Tu as acquis la connaissance pour qu’on dise que tu es savant ; tu as lu le Coran pour qu’on dise que tu es un récitant, et cela a été dit. Puis Il ordonnera qu’on le traîne sur son visage et qu’on le jette dans le Feu. (Le troisième sera) un homme qu’Allah a rendu riche et à qui Il a donné toutes sortes de biens. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Il dira : Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? Il dira : Je n’ai laissé aucune voie où Tu aimes que l’on dépense – Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Je n’ai pas compris “ce que Tu aimes” comme je l’aurais voulu [1] – “mais j’ai dépensé.” Il dira : “Tu mens. Tu as dépensé pour qu’on dise que tu étais généreux, et cela a été dit.” Puis Il ordonnera qu’on le traîne sur son visage et qu’on le jette dans le Feu. » [1] C’est-à-dire qu’il n’a pas entendu ou compris la suite aussi bien qu’il l’aurait voulu, mais c’était similaire à ce qui suit concernant la dépense
- Sunan an-Nasa'i, n°3141
Rapporté par Mu’adh bin Jabal : Il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui combat dans la cause d’Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, ne serait-ce que le temps entre deux traites d’une chamelle, le Paradis lui est garanti. Celui qui demande sincèrement à Allah d’être tué (dans le Jihad), du fond du cœur, puis meurt ou est tué, aura la récompense d’un martyr. Celui qui est blessé ou blessé dans la cause d’Allah, viendra le Jour de la Résurrection avec sa blessure saignant autant qu’elle a saigné, mais sa couleur sera comme le safran et son parfum comme le musc. Celui qui est blessé dans la cause d’Allah, portera le sceau des martyrs. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3142
Rapporté par Shurahbil bin As-Simt : Il a dit à ‘Amr bin ‘Abasah : « Ô ‘Amr ! Raconte-nous un hadith que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui a un cheveu blanc dans la cause d’Allah, le Très-Haut, ce sera une lumière pour lui le Jour de la Résurrection. Celui qui tire une flèche dans la cause d’Allah, que la flèche atteigne l’ennemi ou non, c’est comme s’il avait affranchi un esclave. Celui qui affranchit un esclave croyant, cela sera pour lui une rançon contre le Feu, membre par membre.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3144
Rapporté par Shurahbil bin As-Simt : Il a dit à Ka’b bin Murrah : « Ô Ka’b ! Raconte-nous un hadith du Messager d’Allah (ﷺ) et fais attention. » Il a dit : « Je l’ai entendu dire : “Celui qui a un cheveu blanc dans l’Islam, dans la cause d’Allah, ce sera une lumière pour lui le Jour de la Résurrection.” » Il lui a dit : « Raconte-nous à propos du Prophète (ﷺ) et fais attention. » Il a dit : « Je l’ai entendu dire : “Tirez, et celui qui touche l’ennemi avec une flèche, Allah l’élèvera d’un degré.” » Ibn An-Nahhan a dit : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qu’un degré ? » Il a dit : « Ce n’est pas comme le seuil de la porte de ta mère ; [1] la distance entre deux degrés est (telle que) cent ans. » [1] Comme expliqué ensuite ; le degré de distance est bien plus grand que ce que l’on connaît dans ce monde
- Sunan an-Nasa'i, n°3145
Rapporté par Shurahbil bin As-Simt : J’ai dit : « Ô ‘Amr bin ‘Abasah ! Raconte-nous un hadith que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ) sans rien oublier ni omettre. » Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Celui qui tire une flèche dans la cause d’Allah, et qu’elle atteint l’ennemi, qu’elle le touche ou non, c’est comme s’il avait affranchi un esclave. Celui qui affranchit un esclave croyant, cela sera pour lui une rançon, membre par membre, contre le Feu de l’Enfer. Celui qui a un cheveu blanc dans la cause d’Allah, ce sera une lumière pour lui le Jour de la Résurrection. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3160
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un homme parmi les gens du Paradis sera amené et Allah, le Tout-Puissant, lui dira : “Ô fils d’Adam, comment trouves-tu ta place (au Paradis) ?” Il répondra : “Ô Seigneur, c’est le meilleur endroit.” Allah dira : “Demande et souhaite ce que tu veux.” Il dira : “Je Te demande de me renvoyer dans le monde pour que je sois tué dans Ta voie dix fois” – à cause de ce qu’il voit de la valeur du martyre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3167
Rapporté par Salman Al-Khair : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui garde la frontière (Ribat) un jour et une nuit recevra une récompense équivalente à celle du jeûne et de la prière nocturne pendant un mois, et celui qui meurt en gardant la frontière recevra une récompense, il recevra sa subsistance et sera protégé contre Al-Fattan. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3168
Rapporté par Salman : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui garde la frontière (Ribat) dans la voie d’Allah un jour et une nuit aura une récompense comme s’il avait jeûné et prié la nuit pendant un mois. S’il meurt, il continuera à recevoir la récompense de ce qu’il a fait, il sera protégé contre Al-Fattan et il recevra sa subsistance. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3175
Rapporté par Thawban, l’esclave affranchi du Messager d’Allah (ﷺ) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a deux groupes de ma communauté qu’Allah libérera du Feu : le groupe qui envahira l’Inde, et le groupe qui sera avec 'Isa bin Maryam, paix sur lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3182
Rapporté par Al-Ahnaf bin Qais : "Nous sommes partis en pèlerinage et sommes arrivés à Médine avec l’intention de faire le Hajj. Pendant que nous étions installés et que nous déchargions nos montures, quelqu’un est venu nous dire : 'Les gens se sont rassemblés dans la mosquée et il y a une affaire importante.' Nous sommes donc allés et avons trouvé les gens réunis autour d’un groupe au centre de la mosquée, parmi lesquels se trouvaient 'Ali, Zubayr, Talhah et Sa’d bin Abi Waqas. Alors que nous étions là, 'Uthman, رضي الله عنه, est arrivé, portant un manteau jaune qui couvrait sa tête. Il a dit : 'Talhah est-il ici ? Az-Zubair est-il ici ? Sa’d est-il ici ?' Ils ont répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Je vous demande, par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité digne d’adoration : le Messager d’Allah (ﷺ) n’a-t-il pas dit : Celui qui achète le Mirbad [un lieu pour sécher les dattes] de Banu untel, Allah lui pardonnera, et je l’ai acheté pour vingt ou vingt-cinq mille, puis je suis venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit, et il a dit : Ajoute-le à notre mosquée et la récompense sera pour toi ?' Ils ont dit : 'Par Allah, oui.' Il a dit : 'Je vous demande, par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité digne d’adoration : le Messager d’Allah (ﷺ) n’a-t-il pas dit : Celui qui achète le puits de Rumah, Allah lui pardonnera, alors je l’ai acheté pour telle ou telle somme, puis je suis venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit, et il a dit : Donne-le pour fournir de l’eau aux musulmans, et la récompense sera pour toi ?' Ils ont dit : 'Par Allah, oui.' Il a dit : 'Je vous demande, par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité digne d’adoration : le Messager d’Allah (ﷺ) n’a-t-il pas dit : Celui qui équipe ces hommes – c’est-à-dire l’armée d’Al-‘Usrah (Tabuk) – Allah lui pardonnera, alors je les ai équipés jusqu’à ce qu’il ne leur manque même pas une corde ou une bride ?' Ils ont dit : 'Par Allah, oui.' Il a dit : 'Ô Allah, sois témoin, ô Allah, sois témoin, ô Allah, sois témoin
- Sunan an-Nasa'i, n°3183
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui dépense une paire (de choses) dans la cause d’Allah sera appelé au Paradis : 'Ô serviteur d’Allah, voici la prospérité.' Celui qui fait partie des gens de la prière sera appelé par la porte du Paradis, celui qui fait partie des gens du combat sera appelé par la porte du Paradis, celui qui fait partie des gens de la charité sera appelé par la porte du Paradis, et celui qui fait partie des gens du jeûne sera appelé par la porte d’Ar-Rayyan." Abu Bakr, رضي الله عنه, a dit : "Ô Messager d’Allah, aucune difficulté ou besoin n’atteindra celui qui est appelé par ces portes. Y aura-t-il quelqu’un qui sera appelé par toutes ces portes ?" Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Oui, et j’espère que tu seras l’un d’eux
- Sunan an-Nasa'i, n°3184
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dépense une paire (de choses) dans la cause d’Allah, les gardiens du Paradis l’appelleront depuis les portes du Paradis en disant : Ô untel, viens et entre !" Abu Bakr a dit : "Ô Messager d’Allah, une telle personne ne sera jamais perdue ou malheureuse." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "J’espère que tu seras l’un d’eux
- Sunan an-Nasa'i, n°3186
Rapporté par Khuraim bin Fatik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dépense dans la cause d’Allah, cela lui sera compté sept cents fois
- Sunan an-Nasa'i, n°3188
Rapporté par Mu’adh bin Jabal : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il y a deux types de campagnes. Celui qui cherche la Face d’Allah, obéit au chef, dépense ce qu’il a de précieux, est bienveillant avec son compagnon et évite le mal, que ce soit en dormant ou en étant éveillé, tout cela lui sera compté comme récompense. Mais celui qui combat pour se faire remarquer, désobéit au chef et fait du mal sur terre, il ne reviendra pas comme il est parti." [C’est-à-dire qu’il ne reviendra pas sans mauvaises actions, mais avec plusieurs mauvaises actions à son compte]
- Sunan an-Nasa'i, n°3189
Rapporté par Sulaiman bin Buraidah, de la part de son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La protection des épouses des combattants pour ceux qui restent derrière est comme la protection de leur propre mère. Aucun homme qui prend la responsabilité de veiller sur l’épouse d’un combattant et la trahit ne sera épargné : il sera confronté à lui le Jour de la Résurrection et il prendra ce qu’il voudra de ses bonnes actions. Qu’en pensez-vous ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3190
Rapporté par Sulaiman bin Buraidah, de la part de son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La protection de l’épouse du combattant pour ceux qui restent derrière est comme la protection de leur propre mère. S’il prend la responsabilité de veiller sur son épouse puis la trahit, il lui sera dit le Jour de la Résurrection : 'Celui-ci t’a trahi avec ton épouse, prends ce que tu veux de ses bonnes actions.' Qu’en pensez-vous ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3191
Rapporté par Ibn Buraidah, de la part de son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La protection des épouses des combattants pour ceux qui restent derrière est comme la protection de leur propre mère. Aucun homme parmi ceux qui restent derrière et qui prend la responsabilité de veiller sur l’épouse d’un combattant (et la trahit) ne sera épargné : il sera confronté à lui le Jour de la Résurrection et il lui sera dit : 'Ô untel, voici untel, prends ce que tu veux de ses bonnes actions.'" Puis le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers ses compagnons et a dit : "Qu’en pensez-vous : lui laissera-t-il une seule de ses bonnes actions ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3206
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté que 'Alqamah a dit : "J'étais avec Ibn Mas'ud alors qu'il était avec 'Uthman, رضي الله عنه, et 'Uthman a dit : 'Le Messager d'Allah est sorti vers quelques jeunes hommes – Abu 'AbdurRahman a dit : 'Je n'ai pas bien compris le mot utilisé pour jeunes hommes' – et il a dit : 'Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, alors le jeûne sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3207
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté de 'Alqamah que 'Uthman a dit à Ibn Mas'ud : "Veux-tu que je t'aide à te marier avec une jeune fille ?" 'Abdullah a appelé 'Alqamah et il a raconté aux gens que le Prophète ﷺ a dit : "Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3208
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté de 'Alqamah et Al-Aswad que 'Abdullah a dit : "Le Messager d'Allah nous a dit : 'Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui.'" Abu Abdur-Rahman a dit : (La mention de) Al-Aswad dans ce hadith n'est pas confirmée
- Sunan an-Nasa'i, n°3209
Rapporté par 'Abdullah : Il a été rapporté que 'Abdullah a dit : "Le Messager d'Allah nous a dit : 'Ô jeunes gens, que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3244
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman bin Thawban : Ils ont interrogé Fatimah bint Qais sur son histoire et elle a dit : "Mon mari m'a divorcée trois fois, et il me donnait à manger une nourriture qui n'était pas bonne." Elle a dit : "Par Allah, si j'avais droit à une pension et à un logement, je les aurais réclamés et je n'aurais pas accepté cela." Le représentant a dit : "Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension." Elle a dit : "Je suis allée voir le Prophète et je lui ai expliqué la situation, et il m'a dit : 'Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension ; observe ta 'Iddah dans la maison d'untel.' Elle a dit : 'Ses compagnons venaient chez elle.' Puis il a dit : 'Observe ta 'Iddah dans la maison d'Ibn Umm Maktum, qui est aveugle, et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Elle a dit : "Quand ma 'Iddah s'est terminée, je l'ai informé. Le Messager d'Allah a dit : 'Qui t'a demandée en mariage ?' J'ai répondu : 'Mu'awiyah et un autre homme des Quraysh.' Il a dit : 'Quant à Mu'awiyah, c'est un jeune des Quraysh qui n'a rien, et l'autre est un mauvais homme sans aucun bien. Épouse plutôt Usamah bin Zaid.'" Elle a dit : "Je n'aimais pas cette idée." Mais il lui a répété trois fois, alors elle l'a épousé
- Sunan an-Nasa'i, n°3245
Rapporté par Fatimah bint Qais : Abu 'Amr bin Hafs m'a donné le divorce définitif alors qu'il était absent. Son représentant m'a envoyé de l'orge mais cela ne m'a pas plu. Il a dit : "Par Allah, tu n'as aucun droit sur nous." Je suis allée voir le Messager d'Allah et je lui ai raconté cela, et il m'a dit : "Tu n'as pas droit à une pension." Il m'a dit d'observer ma 'Iddah dans la maison d'Umm Sharik, puis il a dit : "C'est une femme dont la maison est très fréquentée par mes compagnons. Observe ta 'Iddah dans la maison d'Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras enlever ton vêtement. Et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi." Elle a dit : "Quand ma 'Iddah s'est terminée, je lui ai dit que Mu'awiyah bin Abi Sufyan et Abu Jahm m'avaient demandée en mariage. Le Messager d'Allah a dit : 'Quant à Abu Jahm, son bâton ne quitte jamais son épaule, et Mu'awiyah est pauvre et n'a pas de fortune. Épouse plutôt Usamah bin Zaid.' Je n'aimais pas cette idée, puis il a dit : 'Épouse Usamah bin Zaid.' Alors je l'ai épousé et Allah a mis beaucoup de bien en lui, et d'autres ont été jaloux de ma chance
- Sunan an-Nasa'i, n°3277
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah nous a appris le Tashahhud pour la prière et le Tashahhud lors d’un besoin important. Il a dit : « Le Tashahhud à l’occasion du mariage est : Alhamdu lillahi nasta'inahu wa nastaghfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos propres âmes. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » Ensuite, il a récité trois versets
- Sunan an-Nasa'i, n°3278
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a parlé au Prophète à propos de quelque chose et le Prophète a dit : « Innal-hamda lillahi nahmaduhu wa nasta'inahu, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallahu (wahdahu lasharika lahu) wa ashhadu anna Muhammadan 'abdahu wa rasuluhu. Amma ba'd » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah (Seul, sans associé) et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer…
- Sunan an-Nasa'i, n°3341
Rapporté par Anas : Abu Talhah a demandé Umm Sulaim en mariage et elle a dit : « Par Allah, un homme comme toi ne se refuse pas, ô Abu Talhah, mais tu es mécréant et je suis musulmane, et il ne m’est pas permis de t’épouser. Si tu deviens musulman, cela sera ma dot, et je ne te demanderai rien d’autre. » Il est donc devenu musulman et cela a été sa dot. (Un des rapporteurs, Thabit, a dit : « Je n’ai jamais entendu parler d’une femme dont la dot était plus précieuse que celle d’Umm Sulaim, qui était l’Islam. Il a consommé le mariage avec elle, et elle lui a donné un enfant. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°3382
Rapporté par Anas : Le Prophète est resté entre Khaybar et Médine pendant trois jours après avoir consommé son mariage avec Safiyyah bint Huyayy, et j’ai invité les musulmans à son festin de mariage, où il n’y avait ni pain ni viande. Il a demandé qu’on étende une nappe en cuir, et on y a mis des dattes, du fromage et du beurre, ce fut son festin de mariage. Les musulmans se demandaient : “Sera-t-elle une Mère des Croyants ou une esclave qu’il possède ?” Ils ont dit : “Si elle porte le hijab, elle sera une Mère des Croyants, sinon elle sera une esclave.” Quand il est reparti, il a réservé une place pour elle derrière lui et a mis un hijab entre elle et les gens
- Sunan an-Nasa'i, n°3388
Rapporté par Humaid At-Tawil, ayant entendu Anas : Le Messager d’Allah a établi un lien de fraternité entre certains des Quraysh et certains des Ansar, et il a fait ce lien entre Sa’d bin Ar-Rabi’ et ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf. Sa’d lui a dit : “J’ai des biens, je vais les partager avec toi. J’ai aussi deux femmes, regarde celle que tu préfères, je la divorcerai et, quand sa période d’attente sera terminée, tu pourras l’épouser.” Il a répondu : “Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens. Montre-moi plutôt où est le marché.” Il n’est pas revenu avant d’avoir gagné un peu de beurre et de fromage. Le Messager d’Allah a vu des traces de parfum jaune sur moi et a dit : “Pourquoi ce parfum ?” J’ai répondu : “Je me suis marié avec une femme des Ansar.” Il a dit : “Fais un festin de mariage, même avec un seul mouton.”
- Sunan an-Nasa'i, n°3389
Rapporté par Nafi’, d’après ‘Abdullah : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar a interrogé le Messager d’Allah à ce sujet et a dit : “Abdullah a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.” Il a dit : “Dis à ‘Abdullah de la reprendre, puis de la laisser jusqu’à ce qu’elle soit purifiée de cette période, puis qu’elle ait de nouveau ses règles, puis, quand elle sera de nouveau purifiée, s’il veut, il peut se séparer d’elle avant d’avoir des rapports, ou s’il veut, il peut la garder. C’est à ce moment-là qu’Allah, le Puissant et Majestueux, a fixé que les femmes peuvent être divorcées.”
- Sunan an-Nasa'i, n°3392
Rapporté par Abdullah bin Ayman, ayant interrogé Ibn ‘Umar, alors qu’Abu Az-Zubair écoutait : “Que penses-tu d’un homme qui divorce de sa femme alors qu’elle a ses règles ?” Il lui a répondu : “Abdullah bin ‘Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles à l’époque du Messager d’Allah. ‘Umar a interrogé le Messager d’Allah à ce sujet et a dit : ‘Abdullah bin ‘Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.’ Le Messager d’Allah a dit : ‘Qu’il la reprenne.’ Il m’a donc fait la reprendre. Il a dit : ‘Quand elle sera purifiée, qu’il la divorce ou la garde.’ Ibn ‘Umar a dit : « Le Prophète ﷺ a dit : {“Ô Prophète ! Lorsque vous divorcez des femmes, divorcez-les en tenant compte de leur ‘iddah (délai prescrit).”} »
- Sunan an-Nasa'i, n°3418
Rapporté par Abu Bakr, fils d'Abu Al-Jahm : J'ai entendu Fatimah bint Qais dire : "Mon mari m'a envoyé un message pour me divorcer, alors j'ai mis mes vêtements et je suis allée voir le Prophète. Il a dit : 'Combien de fois t'a-t-il divorcée ?' J'ai dit : 'Trois fois.' Il a dit : 'Tu n'as pas droit à une pension. Observe ta période de 'Iddah dans la maison de ton cousin paternel Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu peux enlever tes vêtements là-bas. Et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Ceci est un résumé
- Sunan an-Nasa'i, n°3421
Rapporté par Ubaid bin 'Umair, d'après 'Aishah, l'épouse du Prophète : Le Prophète avait l'habitude de rester chez Zainab bint Jahsh et de boire du miel chez elle. Hafsah et moi avons convenu que si le Prophète venait chez l'une de nous, elle dirait : "Je sens l'odeur de Maghafir (une gomme à l'odeur désagréable) sur toi ; as-tu mangé du Maghafir ?" Il est venu chez l'une de nous et elle lui a dit cela. Il a dit : "Non, j'ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, mais je n'en boirai plus jamais." Ensuite, ce verset a été révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce qu'Allah t'a permis ?" "Si vous vous repentez toutes deux auprès d'Allah, ce sera mieux pour vous", s'adressant à 'Aishah et Hafsah ; "Et (rappelez-vous) quand le Prophète confia un secret à l'une de ses épouses", cela fait référence à ses paroles : "Non, j'ai bu du miel
- Sunan an-Nasa'i, n°3437
Rapporté par 'Umar bin Al-Khattab, qu'Allah l'agrée : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Les actions ne valent que par les intentions, et chacun aura ce qu'il a eu l'intention de faire. Celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration est pour Allah et Son Messager ; et celui qui a émigré pour obtenir un avantage matériel ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré
- Sunan an-Nasa'i, n°3490
Rapporté par Zaid bin Arqam : J’étais avec le Messager d’Allah, et ‘Ali, que Allah l’agrée, était alors au Yémen. Un homme est venu et a dit : "J’ai vu ‘Ali quand trois hommes lui ont été amenés, tous revendiquant la paternité d’un enfant. ‘Ali a dit à l’un d’eux : Veux-tu céder l’enfant à l’autre ?" Il a refusé. Il a dit au suivant : "Veux-tu céder l’enfant à l’autre ?" Il a refusé. Il a dit au troisième : "Veux-tu céder l’enfant à l’autre ?" Il a refusé. ‘Ali a dit : "Vous êtes des partenaires en litige. Je vais tirer au sort entre vous, et celui qui sera tiré au sort aura l’enfant, mais il devra payer les deux tiers du diyah." Le Messager d’Allah a tellement ri que ses molaires étaient visibles
- Sunan an-Nasa'i, n°3555
Rapporté par Ibn 'Umar : "J’ai divorcé de ma femme alors qu’elle avait ses règles. 'Umar est allé voir le Prophète et lui a raconté cela. Le Prophète a dit : 'Dis-lui de la reprendre, puis quand elle sera pure, s’il veut, il pourra la divorcer.'" J’ai demandé à Ibn 'Umar : "Est-ce que cela compte comme un divorce ?" Il a répondu : "Bien sûr. Que penses-tu si quelqu’un agit de façon irréfléchie ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3556
Rapporté par Ibn 'Umar : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. 'Umar, que Allah l’agrée, en a parlé au Prophète et il a dit : "Dis-lui de la reprendre jusqu’à ce qu’elle ait de nouveau ses règles, puis quand elle sera pure, s’il veut, il pourra la divorcer, sinon il peut la garder. C’est ainsi que le divorce doit être fait selon Allah. Allah, le Puissant et Majestueux, dit : 'Le divorce est permis deux fois, après quoi, soit on la garde convenablement, soit on la libère avec bonté
- Sunan an-Nasa'i, n°3561
Rapporté par Salamah bin Nufail Al-Kindi : "J’étais assis avec le Messager d’Allah quand un homme a dit : 'Ô Messager d’Allah ! Les gens ne s’intéressent plus aux chevaux, ils ont posé leurs armes et disent qu’il n’y a plus de Jihad, que la guerre est finie.' Le Messager d’Allah s’est tourné vers lui et a dit : 'Ils mentent, le combat va venir. Il y aura toujours un groupe dans ma communauté qui combattra pour la vérité, Allah détournera des gens à cause d’eux et leur accordera des moyens grâce à eux, jusqu’à ce que l’Heure arrive et que la promesse d’Allah se réalise. Le bien est attaché à la crinière des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. Il m’a été révélé que je vais mourir et que je ne resterai pas longtemps, et vous me suivrez groupe après groupe, vous vous combattrez les uns les autres. Et le lieu de sécurité pour les croyants sera Ash-Sham
- Sunan an-Nasa'i, n°3563
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : "Les chevaux peuvent apporter une récompense à un homme, être une protection ou un fardeau (de péché). Ceux qui apportent une récompense sont ceux qu’un homme garde pour la cause d’Allah et qu’il attache avec une longue corde dans un pré ou un jardin ; tout ce qu’ils mangent ou boivent dans ce pré ou ce jardin sera compté comme de bonnes actions pour lui. S’ils cassent leur corde et sautent par-dessus une ou deux collines, leurs pas" – et selon le hadith d’Al-Harith, "leurs excréments seront comptés comme de bonnes actions pour lui. S’ils passent près d’une rivière et boivent de l’eau, même si leur propriétaire n’avait pas l’intention de leur donner à boire, cela lui vaudra aussi une récompense. Si un homme garde un cheval pour gagner sa vie honnêtement et ne pas dépendre des autres, et qu’il n’oublie pas son devoir envers Allah concernant leur cou et leur dos, alors ils seront une protection pour lui. Mais s’il garde des chevaux par orgueil, pour se vanter ou pour combattre les musulmans, alors ce sera un fardeau (de péché) pour lui." On a demandé au Prophète au sujet des ânes et il a dit : "Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset qui est général : 'Quiconque fait le bien, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra. Et quiconque fait le mal, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra
- Sunan an-Nasa'i, n°3570
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah a dit : "S’il y a des présages dans quelque chose, ce sera dans les maisons, les femmes et les chevaux
- Sunan an-Nasa'i, n°3606
Rapporté par Al-Ahnaf : « Je suis venu à Médine pour le Hajj, et alors que nous étions installés, quelqu’un est venu nous dire : “Les gens se sont rassemblés à la mosquée.” J’ai vu les gens réunis, et au milieu d’eux se trouvaient 'Ali ibn Abi Talib, Az-Zubair, Talhah et Sa’d ibn Abi Waqqas, رضي الله عنهم. Quand je suis arrivé, on a dit que 'Uthman ibn 'Affan était venu. Il portait un manteau jaunâtre. J’ai dit à mon compagnon : “Reste ici pendant que je vois ce qui se passe.” 'Uthman demanda : “'Ali est-il là ? Az-Zubair est-il là ? Talhah est-il là ? Sa’d est-il là ?” Ils répondirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui achète le Mirbad des Banû untel, Allah lui pardonnera, et je l’ai acheté, puis je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : Ajoute-le à notre mosquée et la récompense sera pour toi ?” Ils dirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui achète le puits de Rumah, Allah lui pardonnera, alors je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : J’ai acheté le puits de Rumah. Il a dit : Donne-le pour fournir de l’eau aux musulmans, et la récompense sera pour toi ?” Ils dirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui équipe l’armée d’Al-‘Usrah (Tabuk), Allah lui pardonnera, alors je les ai équipés jusqu’à ce qu’il ne leur manque même pas une corde ou une bride ?” Ils dirent : “Oui.” Il dit : “Ô Allah, sois témoin, Ô Allah, sois témoin, Ô Allah, sois témoin.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3607
Rapporté par Al-Ahnaf ibn Qais : « Nous sommes partis pour le Hajj et sommes arrivés à Médine avec l’intention de faire le pèlerinage. Pendant que nous étions installés, quelqu’un est venu nous dire : “Les gens se sont rassemblés à la mosquée et il y a de l’agitation.” Nous sommes donc allés voir et avons trouvé les gens réunis autour d’un groupe au milieu de la mosquée, parmi lesquels se trouvaient 'Ali, Az-Zubair, Talhah et Sa’d ibn Abi Waqqas. Alors que nous étions là, 'Uthman arriva, portant un manteau jaunâtre sur la tête. Il demanda : “'Ali est-il là ? Talhah est-il là ? Az-Zubair est-il là ? Sa’d est-il là ?” Ils répondirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui achète le Mirbad des Banû untel, Allah lui pardonnera, et je l’ai acheté pour vingt ou vingt-cinq mille, puis je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : Ajoute-le à notre mosquée et la récompense sera pour toi ?” Ils dirent : “Par Allah, oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui achète le puits de Rumah, Allah lui pardonnera, alors je l’ai acheté pour telle ou telle somme, puis je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : Donne-le pour fournir de l’eau aux musulmans, et la récompense sera pour toi ?” Ils dirent : “Par Allah, oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui équipe ces hommes, Allah lui pardonnera – c’est-à-dire l’armée d’Al-‘Usrah (Tabuk) – alors je les ai équipés jusqu’à ce qu’il ne leur manque même pas une corde ou une bride ?” Ils dirent : “Par Allah, oui.” Il dit : “Ô Allah, sois témoin, Ô Allah, sois témoin.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3609
Rapporté par Abu Salamah ibn 'Abdur-Rahman : « 'Uthman est apparu à la fenêtre alors qu’on l’assiégeait et a dit : “Par Allah, je demande à celui qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ, le jour où la montagne a tremblé avec lui, et qu’il l’a frappée du pied en disant : ‘Reste tranquille, car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un véridique et deux martyrs,’ et j’étais avec lui.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Puis il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a vu le Messager d’Allah ﷺ, le jour du serment d’Al-Ridwan, dire : ‘Ceci est la main d’Allah et ceci est la main de 'Uthman.’” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, le jour de l’armée d’Al-‘Usrah (Tabuk) : ‘Qui va dépenser et cela sera accepté ?’ Et j’ai équipé la moitié de l’armée avec mes propres biens.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Puis il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Qui ajoutera à cette mosquée en échange d’une maison au Paradis,’ et je l’ai achetée avec mes propres biens.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Puis il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a vu la vente du puits de Rumah, et je l’ai acheté avec mes propres biens et j’ai permis aux voyageurs d’en profiter.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3639
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Mon père devait des dattes à un Juif. Il a été tué le jour de Uhud et il a laissé deux jardins. Les dattes dues au Juif auraient pris tout ce qu'il y avait dans les deux jardins. Le Prophète a dit : "Peux-tu donner la moitié cette année et la moitié l'année prochaine ?" Mais le Juif a refusé. Le Prophète a dit : "Quand ce sera le moment de cueillir les dattes, appelle-moi." Je l'ai donc appelé et il est venu, accompagné d'Abu Bakr. Les dattes ont été cueillies et pesées à partir du bas des palmiers, et le Messager d'Allah priait pour la bénédiction, jusqu'à ce que nous ayons tout remboursé à partir du plus petit des deux jardins, comme l'a calculé 'Ammar. Ensuite, je leur ai apporté des dattes fraîches et de l'eau et ils ont mangé et bu, puis il a dit : "Ceci fait partie de la bénédiction à propos de laquelle vous serez interrogés
- Sunan an-Nasa'i, n°3650
Rapporté par Sa'eed bin 'Amr bin Shurahbil bin Sa'eed bin Sa'd bin 'Ubadah, d'après son père, que son grand-père a dit : Sa'd bin 'Ubadah est parti avec le Prophète ﷺ lors d'une de ses expéditions, et sa mère est décédée à Al-Madinah. On lui a dit (alors qu'elle était mourante) : « Fais un testament. » Elle a répondu : « À qui pourrais-je faire un testament ? Les biens appartiennent à Sa'd. » Puis elle est morte avant que Sa'd ne revienne. Quand Sa'd est arrivé, on l'a informé de cela et il a dit : « Ô Messager d'Allah, est-ce que cela lui sera utile si je donne une aumône pour elle ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Oui. » Sa'd a dit : « Tel jardin est donné en aumône pour elle » – en parlant d'un jardin qu'il a nommé
- Sunan an-Nasa'i, n°3655
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a dit : « Ô Messager d'Allah, ma mère est morte ; est-ce que cela lui sera utile si je donne une aumône pour elle ? » Il a dit : « Oui. » L'homme a dit : « J'ai un jardin et je te demande d'être témoin que je le donne en aumône pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3688
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, d'après son père, d'après son grand-père : "Nous étions avec le Messager d'Allah quand la délégation de Hawazin est venue le voir et a dit : 'Ô Muhammad ! Nous sommes une des tribus arabes et un malheur nous a frappés, dont tu es bien informé. Fais-nous une faveur, qu'Allah te bénisse.' Il a dit : 'Choisissez entre vos biens ou vos femmes et enfants.' Ils ont répondu : 'Tu nous donnes le choix entre nos familles et nos biens ; nous choisissons nos femmes et nos enfants.' Le Messager d'Allah a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est à vous. Quand j'aurai prié le Zuhr, levez-vous et dites : "Nous demandons l'aide du Messager d'Allah auprès des croyants, ou des musulmans, concernant nos femmes et nos enfants."' Après la prière du Zuhr, ils se sont levés et ont dit cela. Le Messager d'Allah a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est à vous.' Les Muhajirun ont dit : 'Ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Les Ansar ont dit : 'Ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Al-Aqra' bin Habis a dit : 'Pour moi et Banu Tamim, non (nous ne le rendrons pas).' 'Uyaynah bin Hisn a dit : 'Pour moi et Banu Fazarah, non (nous ne le rendrons pas).' Al-'Abbas bin Mirdas a dit : 'Pour moi et Banu Sulaim, non (nous ne le rendrons pas).' Banu Sulaim se sont levés et ont dit : 'Tu mens ; ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Le Messager d'Allah a dit : 'Ô gens, rendez-leur leurs femmes et enfants. Celui qui rend quelque chose de ce butin aura six chameaux du prochain butin qu'Allah nous accordera.' Puis il est monté sur sa monture et les gens l'ont entouré en disant : 'Distribue-nous notre butin.' Ils l'ont poussé vers un arbre où son Rida' (vêtement) s'est accroché. Il a dit : 'Ô gens ! Rendez-moi mon Rida'. Par Allah ! S'il y avait autant de bétail que d'arbres à Tihamah, je les distribuerais parmi vous, et vous ne me trouveriez ni avare, ni lâche, ni menteur.' Puis il est allé vers un chameau, a pris un poil de sa bosse entre deux doigts et a dit : 'Regardez ! Je n'ai rien du butin. Tout ce que j'ai, c'est le Khums, et le Khums vous sera rendu.' Un homme s'est levé avec une pelote de laine de chèvre et a dit : 'Ô Messager d'Allah, j'ai pris ceci pour réparer ma selle.' Le Prophète a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est pour vous.' L'homme a dit : 'C'est si important ? Je n'en ai pas besoin !' Et il l'a jetée. Le Prophète a dit : 'Ô gens ! Rendez même les aiguilles, grandes ou petites, car Al-Ghulul sera une source de honte et d'humiliation pour ceux qui l'ont pris le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°3746
Rapporté par Shua'ib, d'après Az-Zuhri, qui a dit : "Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman m'a rapporté que Jabir lui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a jugé que celui qui fait un don à vie à un homme, cela lui appartient ainsi qu'à ses héritiers. Cela appartient à celui à qui cela a été donné, selon l''Umra. Cela sera hérité de son bénéficiaire selon les règles d'héritage et les droits établis par Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3770
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’Islam, en mentant, sera comme il l’a dit. » Dans son récit, Qutaibah a ajouté : « Intentionnellement. » Yazid a dit : « Celui qui ment en jurant sera comme il l’a dit, et celui qui se tue avec quelque chose, Allah le punira avec cela dans le Feu de l’Enfer. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3771
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’Islam, en mentant, sera comme il l’a dit, et celui qui se suicide avec quelque chose sera puni avec cela dans l’au-delà. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3772
Rapporté par ‘Abdullah bin Buraidah, de son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui dit : “Je n’ai rien à voir avec l’Islam”, s’il ment, il sera comme il l’a dit, et s’il dit la vérité, son Islam ne sera pas valable. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3813
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : Le Messager d’Allah a dit : "Celui qui jure par une religion autre que l’Islam, en mentant, sera comme il l’a dit, et celui qui se suicide avec quelque chose sera puni avec cela dans l’au-delà, et il n’y a pas de vœu concernant ce qu’un homme ne possède pas
- Sunan an-Nasa'i, n°3958
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah avait l’habitude de rester chez Zaynab bint Jahsh et de boire du miel chez elle. Hafsa et moi avons convenu que si le Prophète entrait chez l’une de nous, elle dirait : "Je sens l’odeur du Maghafir (une gomme à l’odeur désagréable) sur toi ; as-tu mangé du Maghafir ?" Il est entré chez l’une d’entre nous, et elle lui a dit cela. Il a répondu : "Non, j’ai seulement bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais." Ensuite, ce verset a été révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a permis ?" "Si vous vous repentez toutes deux à Allah, ce sera mieux pour vous" à propos de ‘Aïcha et Hafsa, et "Et quand le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses" fait référence à sa parole : "Non, j’ai seulement bu du miel
- Sunan an-Nasa'i, n°3970
Rapporté par Abu Hurairah : "Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé et qu’Abu Bakr est devenu calife après lui, et que certains Arabes sont revenus à l’incroyance, ‘Umar a dit à Abu Bakr : "Comment peux-tu combattre les gens alors que le Messager d’Allah ﷺ a dit : On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah (il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah). Celui qui dit La ilaha illallah, ses biens et sa vie sont préservés de moi sauf pour un droit qui est dû, et son jugement sera avec Allah." Abu Bakr a dit : "Par Allah, je combattrai quiconque sépare la prière et la zakat, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me retiennent une corde qu’ils donnaient au Messager d’Allah ﷺ, je les combattrai pour cela." ‘Umar, qu’Allah l’agrée, a dit : "Par Allah, dès que j’ai vu qu’Allah avait ouvert le cœur d’Abu Bakr pour le combat, j’ai su que c’était la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°3971
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah. S’ils le disent, alors leur sang et leurs biens sont préservés de moi, sauf pour un droit qui est dû, et leur jugement sera avec Allah." Quand les gens ont apostasié, ‘Umar a dit à Abu Bakr : "Vas-tu les combattre alors que tu as entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela ?" Il a répondu : "Par Allah, je ne sépare pas la prière et la zakat, et je combattrai quiconque les sépare." Alors nous avons combattu avec lui, et nous avons compris que c’était la bonne chose à faire
- Sunan an-Nasa'i, n°3972
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah (il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah). Celui qui dit La ilaha illallah, ses biens et sa vie sont préservés de moi sauf pour un droit qui est dû, et son jugement sera avec Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3973
Rapporté par Abu Hurairah : "Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, et qu’Abu Bakr (est devenu calife) après lui, et que les Arabes sont revenus à l’incroyance, ‘Umar a dit : "Ô Abu Bakr, comment peux-tu combattre les gens alors que le Messager d’Allah ﷺ a dit : On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah, et celui qui dit La ilaha illallah, ses biens et sa vie sont préservés de moi, sauf pour un droit qui est dû, et son jugement sera avec Allah, le Puissant et Majestueux ?" Abu Bakr a dit : "Je combattrai quiconque sépare la prière et la zakat, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me retiennent un chevreau qu’ils donnaient au Messager d’Allah ﷺ, je les combattrai pour cela." ‘Umar a dit : "Par Allah, dès que j’ai vu qu’Allah avait ouvert le cœur d’Abu Bakr pour le combat, j’ai su que c’était la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°3974
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah, et celui qui le dit, sa vie et ses biens sont préservés de moi, sauf pour un droit qui est dû, et son jugement sera avec Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3976
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah. S’ils le disent, alors leur sang et leurs biens me sont interdits, sauf pour un droit qui est dû, et leur jugement sera avec Allah, le Puissant et Majestueux
- Sunan an-Nasa'i, n°3977
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah. S’ils le disent, alors leur sang et leurs biens me sont interdits, sauf pour un droit qui est dû, et leur jugement sera avec Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3978
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Nous combattrons les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah. S’ils disent La ilaha illallah, alors leur sang et leurs biens nous sont interdits, sauf pour un droit qui est dû, et leur jugement sera avec Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3979
Rapporté par An-Nu’man bin Bashir : "Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ et un homme est venu lui parler à voix basse. Il a dit : "Tuez-le." Puis il a demandé : "Atteste-t-il qu’il n’y a de divinité qu’Allah ?" Il a répondu : "Oui, mais il ne le dit que pour se protéger." Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ne le tuez pas, car on m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent La ilaha illallah, et s’ils le disent, leur sang et leurs biens sont préservés de moi, sauf pour un droit qui est dû, et leur jugement sera avec Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3991
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "La première chose sur laquelle une personne sera interrogée sera la prière, et la première chose sur laquelle les comptes seront réglés entre les gens sera le sang versé
- Sunan an-Nasa'i, n°3992
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "La première affaire sur laquelle un jugement sera rendu entre les gens sera le sang versé
- Sunan an-Nasa'i, n°3993
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "La première affaire sur laquelle les comptes seront réglés entre les gens le Jour de la Résurrection sera le sang versé
- Sunan an-Nasa'i, n°3994
Rapporté par 'Abdullah : La première affaire sur laquelle les comptes seront réglés entre les gens le Jour de la Résurrection sera le sang versé
- Sunan an-Nasa'i, n°3995
Rapporté par 'Amr bin Shurahbil : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "La première affaire sur laquelle les comptes seront réglés entre les gens le Jour de la Résurrection sera le sang versé
- Sunan an-Nasa'i, n°3996
Rapporté par 'Abdullah : La première affaire sur laquelle les comptes seront réglés entre les gens sera le sang versé
- Sunan an-Nasa'i, n°3997
Rapporté par 'Abdullah bin Mas'ud : Le Prophète ﷺ a dit : "Un homme viendra en tenant la main d'un autre homme et dira : 'Ô Seigneur, cet homme m'a tué.' Allah lui dira : 'Pourquoi l'as-tu tué ?' Il dira : 'Je l'ai tué pour que la gloire soit à Toi.' Allah dira : 'Elle est à Moi.' Puis un autre homme viendra en tenant la main d'un autre homme et dira : 'Cet homme m'a tué.' Allah lui dira : 'Pourquoi l'as-tu tué ?' Il dira : 'Pour que la gloire soit à untel.' Allah dira : 'Elle n'est pas à untel,' et le fardeau du péché sera sur lui
- Sunan an-Nasa'i, n°4001
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : J'ai dit à Ibn 'Abbas : "Est-ce qu'une personne qui a tué un croyant intentionnellement peut se repentir ?" Il a répondu : "Non." J'ai récité le verset d'Al-Furqan devant lui : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit," il a dit : "Ce verset a été révélé à La Mecque et a été abrogé par un verset révélé à Médine : 'Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer
- Sunan an-Nasa'i, n°4002
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : Abdur-Rahman bin Abi Laila m'a dit de demander à Ibn 'Abbas à propos de deux versets : "Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer." Je lui ai demandé et il a dit : "Rien de cela n'a été abrogé." (Et je lui ai demandé à propos du verset) : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit," il a dit : "Ce verset a été révélé à propos des gens du polythéisme
- Sunan an-Nasa'i, n°4005
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "Le tué amènera son meurtrier le Jour de la Résurrection, le tenant par le front et la tête dans sa main, avec ses veines du cou coulant de sang, et dira : 'Ô Seigneur, il m'a tué,' jusqu'à ce qu'il s'approche du Trône." On a évoqué le repentir devant Ibn 'Abbas et il a récité ce verset : "Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer." Il a dit : "Ce verset n'a pas été abrogé depuis qu'il a été révélé ; il n'y a aucun moyen qu'il puisse se repentir
- Sunan an-Nasa'i, n°4006
Rapporté par Zaid bin Thabit : Ce verset – « Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l'Enfer » – a été révélé six mois après le verset qui a été révélé dans la sourate Al-Furqan
- Sunan an-Nasa'i, n°4007
Rapporté par Zaid : À propos de la parole d'Allah : « Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l'Enfer », il a dit : « Ce verset a été révélé huit mois après le verset qui se trouve dans Tabark Al-Furqan : « Et ceux qui n'invoquent pas d'autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec droit. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4008
Rapporté par Mujalid bin 'Awf : J'ai entendu Kharijah bin Zaid bin Thabit rapporter que son père a dit : (Le verset) « Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l'Enfer » a été révélé et cela nous a inquiétés. Ensuite, le verset dans Al-Furqan : « Et ceux qui n'invoquent pas d'autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec droit. » a été révélé
- Sunan an-Nasa'i, n°4009
Rapporté par Abu Ayyub Al-Ansari : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Celui qui adore Allah sans rien Lui associer, accomplit la prière, donne la zakat et évite les grands péchés, le Paradis lui sera accordé. » Ils lui ont demandé quels étaient les grands péchés et il a répondu : « Associer d'autres à Allah, tuer une âme musulmane et fuir (le champ de bataille) le jour de la marche. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4049
Rapporté par Jarir : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un esclave s’enfuit, aucune prière ne sera acceptée de lui tant qu’il n’est pas revenu vers ses maîtres. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4050
Jarir rapportait du Prophète ﷺ : « Si un esclave s’enfuit, aucune prière ne sera acceptée de lui, et s’il meurt, il mourra en mécréant. » Un esclave de Jarir s’est enfui, il l’a attrapé et lui a tranché la gorge (le tuant)
- Sunan an-Nasa'i, n°4066
Rapporté par Abu Burdah bin Abi Musa Al-Ash'ari, d’après son père : Le Prophète [SAW] l’a envoyé au Yémen, puis il a envoyé Mu'adh bin Jabal après lui. À son arrivée, il a dit : "Ô gens, je suis l’envoyé du Messager d’Allah [SAW] auprès de vous." Abu Musa lui a donné un coussin pour s’asseoir, puis un homme fut amené : il avait été juif, puis musulman, puis il était retourné à la mécréance. Mu'adh a dit : "Je ne m’assiérai pas tant qu’il ne sera pas tué ; c’est le décret d’Allah et de Son Messager," et il le répéta trois fois. Quand il fut tué, il s’assit
- Sunan an-Nasa'i, n°4067
Rapporté par Mus'ab bin Sa'd, d’après son père : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah [SAW] a accordé l’amnistie à tout le monde, sauf à quatre hommes et deux femmes. Il a dit : "Tuez-les, même si vous les trouvez accrochés aux rideaux de la Ka'bah." (Il s’agissait de) 'Ikrimah bin Abi Jahl, 'Abdullah bin Khatal, Miqyas bin Subabah et 'Abdullah bin Sa'd bin Abi As-Sarh. 'Abdullah bin Khatal a été attrapé alors qu’il était accroché aux rideaux de la Ka'bah. Sa'eed bin Huraith et 'Ammar bin Yasir se sont précipités vers lui, mais Sa'eed, le plus jeune des deux, est arrivé le premier et l’a tué. Miqyas bin Subabah a été attrapé par les gens au marché, et ils l’ont tué. 'Ikrimah est parti par la mer et a été pris dans une tempête. L’équipage a dit : "Tournez-vous sincèrement vers Allah, car vos faux dieux ne peuvent rien pour vous dans cette situation." 'Ikrimah a dit : "Par Allah, si seule la sincérité envers Allah me sauve en mer, alors rien d’autre ne me sauvera sur terre. Ô Allah, je Te promets que si Tu me sauves de cette épreuve, j’irai voir Muhammad [SAW], je lui donnerai la main, et je suis sûr qu’il sera généreux et pardonneur." Il est donc venu et a accepté l’islam. 'Abdullah (bin Sa'd) bin Abi Sarh s’est caché chez 'Uthman bin 'Affan, et quand le Messager d’Allah [SAW] a appelé les gens à prêter allégeance, il l’a amené et l’a fait se tenir devant le Prophète [SAW]. 'Uthman a dit : "Ô Messager d’Allah ! Accepte l’allégeance de 'Abdullah." Il a levé la tête et l’a regardé trois fois, refusant chaque fois, puis il a accepté son allégeance après trois refus. Ensuite, il s’est tourné vers ses compagnons et a dit : "N’y avait-il donc aucun homme sensé parmi vous pour se lever, en voyant que je refusais de lui donner la main, et le tuer ?" Ils ont répondu : "Nous ne savions pas, ô Messager d’Allah, ce que tu avais dans le cœur. Pourquoi ne nous as-tu pas fait signe des yeux ?" Il a dit : "Il ne convient pas à un Prophète d’être trompeur du regard
- Sunan an-Nasa'i, n°4079
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah [SAW] a dit : "Celui qui fait un nœud et souffle dessus pratique la magie ; et celui qui pratique la magie commet du Shirk ; et celui qui accroche quelque chose (comme amulette) sera abandonné à cette chose
- Sunan an-Nasa'i, n°4102
Rapporté par 'Ali : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : "À la fin des temps, il apparaîtra des jeunes gens à l’esprit immature. Leur foi ne dépassera pas leur gorge, et ils sortiront de l’islam comme la flèche traverse la cible. Si vous les rencontrez, alors tuez-les, car cela sera une récompense pour celui qui les tue le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°4103
Rapporté par Sharik bin Shihab : Je souhaitais rencontrer un compagnon du Prophète ﷺ pour lui demander au sujet des Khawarij. J’ai rencontré Abu Barzah le jour de l’Aïd, avec plusieurs de ses compagnons. Je lui ai demandé : "As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler des Khawarij ?" Il a répondu : "Oui. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ de mes propres oreilles et je l’ai vu de mes propres yeux. On a apporté des biens au Messager d’Allah ﷺ et il les a distribués à ceux qui étaient à sa droite et à sa gauche, mais rien à ceux qui étaient derrière lui. Un homme s’est alors levé derrière lui et a dit : 'Ô Muhammad ! Tu n’as pas été juste dans ta distribution !' C’était un homme avec des cheveux noirs et par endroits rasés, vêtu de deux habits blancs. Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors mis très en colère et a dit : 'Par Allah ! Vous ne trouverez personne après moi qui soit plus juste que moi.' Puis il a dit : 'Un peuple viendra à la fin des temps ; comme s’il était l’un d’eux, récitant le Coran sans qu’il dépasse leur gorge. Ils traverseront l’islam comme la flèche traverse la cible. Leur signe sera le crâne rasé. Ils ne cesseront d’apparaître jusqu’à ce que le dernier d’entre eux vienne avec Al-Masih Ad-Dajjal. Donc, quand vous les rencontrez, tuez-les, car ce sont les pires des créatures
- Sunan an-Nasa'i, n°4161
Rapporté par 'Ubadah bin As-Samit : Alors qu’un groupe de ses compagnons était autour de lui, le Messager d’Allah a dit : "Faites-moi le serment de ne rien associer à Allah, de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas tuer vos enfants, de ne pas calomnier en inventant des mensonges, et de ne pas me désobéir dans ce qui est bien. Celui qui respecte ce serment aura sa récompense auprès d’Allah, et celui qui commet l’un de ces actes et est puni pour cela, ce sera une expiation pour lui. Celui qui commet l’un de ces actes et qu’Allah le couvre, son sort appartient à Allah : s’Il veut, Il lui pardonne, et s’Il veut, Il le punit." (Sahih) Ahmed bin Sa’eed l’a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°4162
Rapporté par 'Ubadah bin As-Samit : Le Messager d’Allah a dit : "Pourquoi ne me faites-vous pas le même serment que celui des femmes : ne rien associer à Allah, ne pas voler, ne pas commettre d’adultère, ne pas calomnier en inventant des mensonges, et ne pas me désobéir dans ce qui est bien ?" Nous avons dit : "Oui, ô Messager d’Allah." Alors nous lui avons fait ce serment. Le Messager d’Allah a dit : "Celui qui commet l’un de ces actes ensuite et est puni, ce sera une expiation. Celui qui n’est pas puni, son sort appartient à Allah : s’Il veut, Il lui pardonne, et s’Il veut, Il le punit
- Sunan an-Nasa'i, n°4178
Rapporté par Abu Idris Al-Khawlani : J’ai entendu 'Ubadah bin As-Samit dire : "J’ai prêté serment au Messager d’Allah avec un groupe de personnes, et il a dit : J’accepte votre serment de ne rien associer à Allah, de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas tuer vos enfants, de ne pas calomnier en inventant des mensonges, et de ne pas me désobéir dans ce qui est bien. Celui qui respecte ce serment aura sa récompense auprès d’Allah, et celui qui commet l’un de ces actes et est puni pour cela, ce sera une purification pour lui. Celui qui commet l’un de ces actes et qu’Allah le couvre, son sort appartient à Allah : s’Il veut, Il lui pardonne, et s’Il veut, Il le punit
- Sunan an-Nasa'i, n°4196
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’imam est comme un bouclier : on doit lui obéir quand ils (les musulmans) combattent, et c’est auprès de lui qu’ils cherchent protection. S’il ordonne la crainte d’Allah et agit avec justice, il sera récompensé, mais s’il ordonne autre chose, ce sera un fardeau (de péché) pour lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4211
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : "Vous allez désirer des postes de responsabilité, mais cela deviendra une source de regret et de perte. Comme leur vie sera belle, mais comme leur mort sera difficile
- Sunan an-Nasa'i, n°4285
Rapporté par As-Saib bin Yazid : Sufyan bin Abi Zuhair Ash-Shanai est venu nous rendre visite et a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui garde un chien sans en avoir besoin pour l’agriculture ou le bétail, un qirat sera retiré de ses bonnes actions chaque jour.” » On lui a demandé : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Oui, par le Seigneur de cette mosquée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4288
Rapporté par 'Abdullah bin Mughaffal : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui garde un chien, sauf un chien pour la chasse, pour garder le bétail ou pour l’agriculture, un qirat sera retiré de sa récompense chaque jour. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4289
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui garde un chien, sauf un chien pour la chasse, l’agriculture ou le bétail, un qirat sera retiré de ses bonnes actions chaque jour. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4291
Rapporté par Salim bin 'Abdullah, de la part de son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui garde un chien, sauf un chien pour garder le bétail ou pour la chasse, un qirat sera retiré de sa récompense chaque jour. » 'Abdullah a ajouté : « Abu Hurairah a dit : “Ou un chien pour l’agriculture.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4394
Rapporté par Al-Bara bin 'Azib : Le Messager d'Allah s'est levé le jour du sacrifice et a dit : "Celui qui se tourne vers notre Qiblah, prie comme nous prions et offre le même sacrifice que nous, qu'il n'offre pas son sacrifice avant d'avoir prié." Mon oncle maternel s'est levé et a dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai sacrifié mon animal rapidement pour nourrir ma famille et les membres de ma maison, ou ma famille et mes voisins." Le Messager d'Allah a dit : "Offre un autre sacrifice." Il a dit : "J'ai une chevrette qui m'est plus chère que deux moutons élevés pour la viande." Il a dit : "Sacrifie-la, car c'est le meilleur de tes deux sacrifices. Mais aucune Jadh'ah ne sera acceptée comme sacrifice pour quelqu'un après toi." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4455
Rapporté par Abu Hurairah : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il viendra un temps où il ne restera personne qui n’aura pas consommé de l’intérêt (Riba), et même celui qui n’en consommera pas sera touché par ses traces.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4456
Rapporté par 'Amr bin Taghilb : Le Messager d’Allah a dit : « L’un des signes de l’Heure sera que la richesse deviendra répandue et abondante, et le commerce se développera, mais la connaissance disparaîtra. Un homme essaiera de vendre quelque chose et dira : “Non, pas avant que je consulte le commerçant des Banû untel.” Et les gens chercheront un scribe dans une grande région sans en trouver un seul. » (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4457
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Messager d’Allah a dit : « Les deux parties à une transaction ont le choix tant qu’elles ne se sont pas séparées. Si elles sont honnêtes et transparentes, leur transaction sera bénie, mais si elles mentent et cachent des choses, la bénédiction de leur transaction disparaîtra. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4464
Rapporté par Hakim bin Hizam : Le Messager d’Allah a dit : « Les deux parties à une transaction ont le choix tant qu’elles ne se sont pas séparées. Si elles sont honnêtes et transparentes, leur transaction sera bénie, mais si elles mentent et cachent des choses, la bénédiction de leur transaction disparaîtra. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4628
Rapporté par 'Aishah : "Le Messager d'Allah portait deux vêtements Qitri qui, s'il s'asseyait et transpirait, devenaient lourds et inconfortables. Un Juif avait apporté du tissu du Sham, alors j'ai dit : 'Pourquoi ne lui envoies-tu pas un message pour acheter deux vêtements chez lui et le payer plus tard, quand ce sera plus facile ?' Il lui a donc envoyé un message, mais il a répondu : 'Je sais ce que Muhammad veut ; il veut partir avec mon argent et prendre les deux vêtements.' Le Messager d'Allah a dit : 'Il ment ; il sait que je fais partie de ceux qui craignent le plus Allah et qui sont les plus honnêtes pour rendre ce qu'on leur confie
- Sunan an-Nasa'i, n°4655
Rapporté par 'Aishah : Barirah est venue voir 'Aishah pour lui demander de l'aider à payer son contrat d'affranchissement. 'Aishah a dit : "Retourne voir tes maîtres, et s'ils acceptent que je paie ton contrat et que ta loyauté me revienne, alors je le ferai." Barirah en a parlé à ses maîtres, mais ils ont refusé et ont dit : "Si elle veut obtenir une récompense (d'Allah) en t'affranchissant, qu'elle le fasse, mais ta loyauté sera pour nous." Elle en a parlé au Messager d'Allah, et le Messager d'Allah lui a dit : "Achète-la et affranchis-la, et la loyauté revient à celui qui affranchit l'esclave." Puis le Messager d'Allah a dit : "Qu'ont donc les gens à poser des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah ? Celui qui pose une condition qui n'est pas dans le Livre d'Allah, elle n'est pas valable, même s'il pose cent conditions. La condition d'Allah est plus digne d'être suivie et plus solide
- Sunan an-Nasa'i, n°4710
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : ‘Abdullah bin Sahl et Muhayysah sont partis pour Khaybar à cause d’un problème. Quelqu’un est venu voir Muhayysah et lui a dit que ‘Abdullah bin Sahl avait été tué et jeté dans une fosse ou un puits. Il est allé voir les Juifs et leur a dit : « Par Allah, c’est vous qui l’avez tué. » Ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous. » Ensuite, il est retourné voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté ce qui s’était passé. Puis il est venu avec Huwayysah – son frère aîné – et ‘Abdur-Rahman bin Sahl, voir le Prophète ﷺ. Muhayysah, qui était celui qui était allé à Khaybar, a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que l’aîné parle d’abord. » Alors Huwayysah a parlé, puis Muhayysah. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Soit (les Juifs) paieront le diyah pour votre compagnon, soit la guerre leur sera déclarée. » Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une lettre à ce sujet aux Juifs et ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous qui l’avons tué. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Huwayysah, Muhayysah et ‘Abdur-Rahman : « Voulez-vous prêter serment pour réclamer le prix du sang de votre compagnon ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a dit : « Voulez-vous que les Juifs prêtent serment pour vous ? » Ils ont répondu : « Ils ne sont pas musulmans. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le diyah, et il a envoyé cent chamelles chez eux. Sahl a dit : « Une chamelle rousse parmi elles m’a donné un coup de pied. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4711
Rapporté par Abu Laila bin ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman bin Sahl, d’après Sahl bin Abi Hathmah : Il l’a informé, ainsi que certains anciens de son peuple, que ‘Abdullah bin Sahl et Muhayysah sont partis pour Khaybar à cause d’un problème. Quelqu’un est venu voir Muhayysah et lui a dit que ‘Abdullah bin Sahl avait été tué et jeté dans une fosse ou un puits. Il est allé voir les Juifs et leur a dit : « Par Allah, c’est vous qui l’avez tué. » Ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous. » Ensuite, il est retourné voir les siens et leur a raconté ce qui s’était passé. Puis il est venu avec son frère Huwayysah, l’aîné, et ‘Abdur-Rahman bin Sahl, voir le Prophète ﷺ. Muhayysah, qui était celui qui était allé à Khaybar, a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que l’aîné parle d’abord. » Alors Huwayysah a parlé, puis Muhayysah. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Soit (les Juifs) paieront le diyah pour votre compagnon, soit la guerre leur sera déclarée. » Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une lettre à ce sujet aux Juifs et ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous qui l’avons tué. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit à ‘Abdur-Rahman : « Voulez-vous prêter serment pour réclamer le prix du sang de votre compagnon ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a dit : « Voulez-vous que les Juifs prêtent serment pour vous ? » Ils ont répondu : « Ils ne sont pas musulmans. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le diyah, et il a envoyé cent chamelles chez eux. Sahl a dit : « Une chamelle rousse parmi elles m’a donné un coup de pied. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4720
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, d’après son père, d’après son grand-père : Le plus jeune fils de Muhayysah a été retrouvé tué un matin aux portes de Khaybar. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Apportez deux témoins pour dire qui l’a tué, et il vous sera livré. » Il a dit : « Ô Messager d’Allah, où trouverais-je deux témoins ? Il a été retrouvé mort le matin à leurs portes. » Il a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments ? » Il a dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrais-je jurer sur quelque chose que je ne sais pas ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors accepteriez-vous cinquante serments de leur part ? » Il a dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrions-nous accepter leur serment alors qu’ils sont juifs ? » Alors le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné (aux Juifs) de payer le diyah et il a proposé de les aider pour la moitié
- Sunan an-Nasa'i, n°4727
Rapporté par ‘Alqamah bin Wa’il, d’après son père : Il était assis avec le Messager d’Allah ﷺ quand un homme est venu en tenant un autre homme par une corde. Il a dit : « Ô Messager d’Allah, cet homme a tué mon frère. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « L’as-tu tué ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah, même s’il n’avait pas avoué, j’aurais apporté une preuve contre lui. » Il a dit : « Oui, je l’ai tué. » Il a dit : « Comment l’as-tu tué ? » Il a répondu : « Lui et moi coupions du bois d’un arbre et il m’a insulté, alors je me suis fâché et je l’ai frappé à la tête avec la hache. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « As-tu des biens pour payer le diyah et te sauver ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah, je n’ai rien d’autre que ma hache et mes vêtements. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Penses-tu que ton peuple paiera pour te sauver ? » Il a répondu : « Je suis trop insignifiant pour eux. » Il a jeté la corde à l’homme et a dit : « Tiens, prends-le. » Quand il s’est retourné pour partir, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il le tue, il sera comme lui. » Ils ont rattrapé l’homme et lui ont dit : « Malheur à toi ! Le Messager d’Allah a dit : “S’il le tue, il sera comme lui.” » Alors il est revenu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, on m’a dit que tu as dit : “S’il le tue, il sera comme lui.” Mais je ne l’ai pris que parce que tu me l’as demandé. » Il a dit : « Ne veux-tu pas qu’il porte ton péché et celui de ton compagnon (la victime) ? » Il a répondu : « Oui, si c’est le cas. » Il a dit : « Et c’est bien cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4731
Rapporté par 'Abdullah bin Buraidah : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : "Cet homme a tué mon frère." Le Prophète ﷺ lui a dit : "Va et tue-le comme il a tué ton frère." L’homme lui a alors dit : "Crains Allah et pardonne-moi, car cela t’apportera une plus grande récompense et ce sera meilleur pour toi et pour ton frère le Jour de la Résurrection." Alors il l’a laissé partir. On a informé le Prophète ﷺ de cela, il a demandé à l’homme ce qu’il avait dit, et l’homme lui a raconté. Le Prophète ﷺ a dit : "Le pardon serait meilleur pour toi que ce qu’il aurait fait pour toi le Jour de la Résurrection, lorsqu’il aurait dit : 'Ô Seigneur, demande-lui pourquoi il m’a tué
- Sunan an-Nasa'i, n°4732
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il y avait (les deux tribus de) Quraizah et An-Nadir, et An-Nadir était plus noble que Quraizah. Si un homme de Quraizah tuait un homme d’An-Nadir, il était tué en retour, mais si un homme d’An-Nadir tuait un homme de Quraizah, il payait une Diyah de cent Wasqs de dattes. Quand An-Nadir a tué un homme de Quraizah, ils ont dit : "Livrez-le-nous et nous le tuerons." Ils ont répondu : "Entre nous et vous, le juge sera le Prophète ﷺ." Ils sont donc allés le voir, puis ce verset a été révélé : "Et si tu juges, alors juge avec justice entre eux." Al-Qisl (la justice) signifie une vie pour une vie. Ensuite, ce verset a été révélé : "Cherchent-ils donc le jugement des jours de l’Ignorance ?
- Sunan an-Nasa'i, n°4755
Rapporté par Anas : La sœur d’Ar-Rubai’, Umm Harithah, a blessé une personne et ils ont porté le litige devant le Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Rétorsion, rétorsion (Qisas)." Umm Ar-Rabi’ a dit : "Ô Messager d’Allah, comment la rétorsion pourrait-elle être appliquée contre untel ? Non, par Allah, la rétorsion ne sera jamais appliquée contre elle !" Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Gloire à Allah, ô Umm Ar-Rabi’ ! C’est ce qu’Allah a décrété." Elle a dit : "Non, par Allah, la rétorsion ne sera jamais appliquée contre elle !" Et elle a insisté jusqu’à ce qu’ils acceptent la Diyah (prix du sang). Le Prophète ﷺ a dit : "Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment
- Sunan an-Nasa'i, n°4756
Rapporté par Anas : Sa tante paternelle a cassé la dent de devant d’une fille et le Prophète d’Allah a ordonné une représaille. Son frère, Anas bin An-Nadr, a dit : "Vas-tu casser la dent de devant d’untelle ? Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, la dent de devant d’untelle ne sera pas cassée !" Avant cela, ils avaient demandé à la famille de la fille de pardonner et proposé une compensation financière. Quand son frère – qui était l’oncle paternel d’Anas et a été martyr à Uhud – a juré ainsi, les gens ont accepté de pardonner. Le Prophète a dit : "Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment
- Sunan an-Nasa'i, n°4757
Rapporté par Anas : Ar-Rubai a cassé la dent de devant d’une fille, et on a demandé à sa famille de lui pardonner, mais ils ont refusé. On leur a proposé une compensation financière, mais ils ont refusé. Ils sont alors allés voir le Prophète, qui a ordonné une représaille. Anas Bin An-Nadr a dit : "Ô Messager d’Allah, vas-tu casser la dent de devant d’Ar-Rubai’ ? Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, elle ne sera pas cassée !" Il a dit : "Ô Anas, ce qu’Allah a décrété, c’est la représaille." Mais les gens ont finalement accepté de pardonner. Le Prophète a dit : "Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment
- Sunan an-Nasa'i, n°4789
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est tué accidentellement ou par un objet lancé, alors qu’il y a entre eux une pierre, un fouet ou un bâton, la compensation à payer est celle pour un homicide involontaire. Celui qui tue volontairement, alors la rétorsion s’applique à lui, et celui qui essaie d’empêcher cela subit la malédiction d’Allah, des Anges et de tous les gens, et aucune compensation ni échange ne sera acceptée de lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4832
Rapporté par Abu Rimthah : Je suis venu voir le Prophète avec mon père et il a dit : "Qui est avec toi ?" Il a répondu : "Mon fils, j’atteste qu’il est mon fils." Le Prophète a dit : "Tu ne seras pas touché par son péché, et lui non plus ne sera touché par le tien
- Sunan an-Nasa'i, n°4863
Rapporté par Sa’id ibn Jubayr : ‘Abd ar-Raḥmân ibn Abî Laylâ m’a dit de questionner Ibn ‘Abbâs au sujet de deux versets : « Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer… » [Sourate an-Nisâ’, 4:93] Je l’ai interrogé à ce sujet, et il m’a répondu : « Rien de cela n’a été abrogé. » Puis je l’ai interrogé au sujet de ce verset : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit… » [Sourate al-Furqân, 25:68] Il a répondu : « Ce verset a été révélé au sujet des gens du polythéisme (shirk). »
- Sunan an-Nasa'i, n°4865
Rapporté par Sa’id ibn Jubayr : J’ai demandé à Ibn Abbas : « Est-ce qu’une personne qui a tué un croyant intentionnellement peut se repentir ? » Il a répondu : « Non. » J’ai récité le verset d’Al-Furqan : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la personne qu’Allah a interdite, sauf en droit... » Il a dit : « Ce verset a été révélé à La Mecque et a été abrogé par un verset révélé à Médine : “Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l’Enfer...” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4954
Rapporté par Ka'b : "Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis prie (Abdur-Rahman a dit : et prie Isha), puis prie après cela quatre unités de prière et les accomplit correctement (Sawwar a dit : et comprend ce qu'il récite, Sawwar a dit : et récite dedans), cela sera pour lui équivalent à la prière de la nuit du destin (Lailat Al-Qadr)." (Hasan Maqtu)
- Sunan an-Nasa'i, n°4998
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Le Messager d'Allah [SAW] a dit : "Si une personne accepte l'islam et que sa conversion est sincère, Allah lui accordera une récompense pour chaque bonne action qu'elle a faite auparavant, et chaque mauvaise action sera effacée. Ensuite, viendra le jugement : chaque bonne action sera récompensée dix fois jusqu'à sept cents fois. Et chaque mauvaise action sera inscrite telle quelle, sauf si Allah, le Tout-Puissant et Sublime, la pardonne
- Sunan an-Nasa'i, n°5002
Rapporté par 'Ubadah bin As-Samit : Nous étions avec le Prophète [SAW] dans une assemblée et il a dit : "Faites-moi le serment que vous n'associerez rien à Allah, que vous ne volerez pas et que vous n'aurez pas de relations sexuelles illicites" – puis il leur a récité le verset. "Celui d'entre vous qui respecte ce serment, sa récompense sera auprès d'Allah, et celui qui commet l'une de ces actions et qu'Allah, le Tout-Puissant et Sublime, le couvre, c'est à Allah de décider : s'Il veut, Il le punira, et s'Il veut, Il lui pardonnera
- Sunan an-Nasa'i, n°5036
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bientôt, la meilleure richesse d’un musulman sera un troupeau de moutons qu’il mènera dans les montagnes et les endroits où il pleut, fuyant avec sa religion face aux épreuves. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5330
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Toute partie de l'Izar qui descend sous les chevilles sera dans le Feu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5331
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Toute partie du Izar qui descend en dessous des chevilles sera dans le Feu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5359
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Quiconque fait une image sera puni jusqu’à ce qu’on lui demande d’y insuffler une âme, mais il ne pourra pas le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°5361
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Prophète ﷺ a dit : "Ceux qui fabriquent ces images seront punis au Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : 'Donnez vie à ce que vous avez créé
- Sunan an-Nasa'i, n°5362
Rapporté par 'Aishah, l’épouse du Prophète ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ceux qui fabriquent ces images seront punis au Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : 'Faites vivre ce que vous avez créé
- Sunan an-Nasa'i, n°5385
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Vous serez avides de gouverner, mais ce sera un regret et une perte au Jour de la Résurrection. Quelle belle position tant qu’on est en vie, mais quelle tristesse quand on meurt et qu’on la laisse derrière soi ! »
- Sunan an-Nasa'i, n°5668
Rapporté par Ibn 'Umar : Celui qui boit du Khamr et ne devient pas ivre, sa prière ne sera pas acceptée tant qu'il en restera une trace dans son ventre ou dans ses veines, et s'il meurt, il mourra mécréant. S'il devient ivre, sa prière ne sera pas acceptée pendant 40 nuits, et s'il meurt durant cette période, il mourra mécréant. (Sahih Mawquf)
- Sunan an-Nasa'i, n°5669
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Prophète ﷺ a dit : "Celui qui boit du Khamr et le met dans son ventre, Allah n'acceptera pas sa prière pendant sept jours, et s'il meurt durant cette période" – Muhammad bin Adam (un des rapporteurs) a dit : "il mourra mécréant. S'il était trop ivre pour accomplir une des obligations" – Ibn Adam a dit : "ou réciter le Coran, sa prière ne sera pas acceptée pendant 40 jours, et s'il meurt durant cette période," Et Ibn Adam a dit : "Il mourra mécréant
- Sunan an-Nasa'i, n°5670
Rapporté par 'Abdullah bin Ad-Dailami : Je suis entré chez 'Abdullah bin 'Amr bin Al-'As alors qu'il était dans un jardin à At-Ta'if appelé Al-Waht. Il marchait en tenant la main d'un jeune homme de Quraish soupçonné de boire du Khamr. Il dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Celui qui boit du Khamr une fois, son repentir ne sera pas accepté pendant 40 jours, puis s'il se repent, Allah acceptera son repentir. S'il recommence, son repentir ne sera pas accepté pendant 40 jours, puis s'il se repent, Allah acceptera son repentir. S'il recommence, son repentir ne sera pas accepté pendant 40 jours, puis s'il se repent, Allah acceptera son repentir. S'il recommence une quatrième fois, alors il est du droit d'Allah de lui faire boire de la boue de Khibal le Jour de la Résurrection." Ceci est la version de 'Amr
- Sunan an-Nasa'i, n°5671
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Celui qui boit du Khamr dans ce monde et ne s'en repent pas en sera privé dans l'au-delà
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°1
Il est rapporté d’après le chef des croyants, Abou Hafs ‘Omar ibn al-Khattab (qu’Allah l’agrée), qui a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les actions ne valent que par les intentions, et chacun sera récompensé selon ce qu’il a eu comme intention. Ainsi, celui dont l’émigration était pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager. Mais celui dont l’émigration visait un intérêt matériel à obtenir, ou une femme à épouser, alors son émigration sera pour ce qui l’a motivé. » [Boukhari & Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°4
Selon Abdallah ibn Mas‘oud (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ), le véridique, le digne de confiance, nous a raconté : « La création de chacun d’entre vous s’accomplit dans le ventre de sa mère pendant quarante jours sous forme d’une goutte, puis il devient une adhérence pour une période semblable, puis un morceau de chair pour une période semblable. Ensuite, un ange est envoyé, qui insuffle l’âme et reçoit l’ordre d’écrire quatre choses : sa subsistance, la durée de sa vie, ses actions, et s’il sera heureux ou malheureux (c’est-à-dire s’il entrera au Paradis ou en Enfer). Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, il arrive que l’un d’entre vous accomplisse les œuvres des gens du Paradis jusqu’à ce qu’il ne reste entre lui et le Paradis qu’une coudée, mais ce qui a été écrit l’emporte et il accomplit alors les actes des gens de l’Enfer, ce qui le fait entrer en Enfer. Et il arrive que l’un d’entre vous accomplisse les œuvres des gens de l’Enfer jusqu’à ce qu’il ne reste entre lui et l’Enfer qu’une coudée, mais ce qui a été écrit l’emporte et il accomplit alors les actes des gens du Paradis, ce qui le fait entrer au Paradis. » [Boukhari & Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°5
Selon la mère des croyants, ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui introduit dans notre religion quelque chose qui n’en fait pas partie, cela lui sera rejeté. » [Boukhari & Mouslim] Dans une autre version chez Mouslim : « Celui qui accomplit un acte que nous n’avons pas ordonné, cela lui sera rejeté. »
- Hadiths Qudsi, n°6
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Les premiers à être jugés au Jour de la Résurrection seront un homme mort en martyr. On l’amènera et Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Allah dira : « Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? » Il dira : « J’ai combattu pour Toi jusqu’à mourir en martyr. » Allah dira : « Tu mens ! Tu as combattu pour qu’on dise : “Quel courageux !” Et on l’a dit. » Puis il sera traîné sur le visage jusqu’à être jeté en Enfer. Un autre sera un homme qui aura appris la science, l’a enseignée, et récitait le Coran. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Allah dira : « Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? » Il dira : « J’ai étudié la science, je l’ai enseignée, et j’ai récité le Coran pour Toi. » Allah dira : « Tu mens ! Tu as étudié pour qu’on dise : “Quel savant !”, et tu as récité pour qu’on dise : “Quel récitant !” Et on l’a dit. » Puis il sera traîné sur le visage jusqu’à être jeté en Enfer. Un autre sera un homme qu’Allah a comblé de richesses de toutes sortes. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Allah dira : « Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? » Il dira : « Je n’ai laissé aucun domaine où Tu aimes qu’on dépense sans y dépenser pour Toi. » Allah dira : « Tu mens ! Tu as fait cela pour qu’on dise : “Quel généreux !” Et on l’a dit. » Puis il sera traîné sur le visage jusqu’à être jeté en Enfer. Rapporté par Mouslim (aussi par at-Tirmidhi et an-Nassaï)
- Hadiths Qudsi, n°9
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (le Puissant et Sublime) dit : « Le premier acte pour lequel le serviteur sera jugé au Jour de la Résurrection sera la prière. Si elle est en ordre, il aura réussi et sera sauvé ; sinon, il aura échoué et perdu. Si les prières obligatoires comportent des manquements, le Seigneur dira : ‘Regardez s’il a des prières surérogatoires pour compléter ce qui manque à ses prières obligatoires.’ Ensuite, ses autres œuvres seront jugées de la même manière. » Rapporté par at-Tirmidhi (aussi par Abou Daoud, an-Nassaï, Ibn Majah et Ahmad)
- Hadiths Qudsi, n°14
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (glorifié et exalté soit-Il) a des anges qui parcourent la terre à la recherche de réunions où l’on mentionne Allah. Ils s’assoient avec eux, les entourant de leurs ailes, jusqu’à remplir l’espace entre eux et le ciel le plus bas. Quand les gens se dispersent, les anges montent au ciel. Alors Allah (qui sait tout) leur demande : « D’où venez-vous ? » Ils disent : « Nous venons de Tes serviteurs sur terre : ils Te glorifiaient, T’exaltaient, attestaient qu’il n’y a de dieu que Toi, Te louaient et Te demandaient. » Il dit : « Que demandent-ils ? » Ils disent : « Ils demandent Ton Paradis. » Il dit : « L’ont-ils vu ? » Ils disent : « Non, Seigneur. » Il dit : « Et qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ! » Ils disent : « Ils demandent Ta protection. » Il dit : « De quoi demandent-ils protection ? » Ils disent : « De Ton Enfer, Seigneur. » Il dit : « L’ont-ils vu ? » Ils disent : « Non. » Il dit : « Et qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ! » Ils disent : « Ils demandent pardon. » Il dit : « Je les ai pardonnés, Je leur ai accordé ce qu’ils ont demandé et Je les ai protégés de ce qu’ils ont redouté. » Ils disent : « Mais parmi eux, il y a untel, un grand pécheur, qui n’a fait que passer et s’asseoir avec eux. » Il dit : « À lui aussi J’ai pardonné. Celui qui s’assied avec eux ne sera pas malheureux. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari, at-Tirmidhi et an-Nassaï)
- Hadiths Qudsi, n°20
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les portes du Paradis s’ouvrent le lundi et le jeudi. Tout serviteur qui n’a rien associé à Allah sera alors pardonné, sauf celui qui garde une rancune envers son frère. On dira alors à leur sujet : Différez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. » Rapporté par Mouslim (aussi par Malik et Abou Daoud)
- Hadiths Qudsi, n°36
D’après Anas (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Les croyants se rassembleront au Jour de la Résurrection et diront : « Ne devrions-nous pas demander à quelqu’un d’intercéder auprès de notre Seigneur pour qu’Il nous soulage d’ici ? » Ils iront voir Adam, puis Noé, puis Abraham, puis Moïse, puis Jésus, et chacun d’eux déclinera pour une raison, puis ils iront voir Muhammad (ﷺ) qui intercédera. Il s’approchera de son Seigneur, se prosternera, puis il lui sera dit : « Lève la tête, demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée. » Il intercédera plusieurs fois, jusqu’à ce que tous ceux qui ont un atome de foi soient sortis de l’Enfer. Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim, at-Tirmidhi et Ibn Majah)
Profil symbolique du prénom Sarah
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Sarah
Traits dominants
- Noblesse d'esprit : Elle agit avec une élégance morale et un respect naturel pour les autres.
- Détermination : Sous son calme se cache une volonté de fer pour atteindre ses objectifs.
- Sagesse : Elle possède une capacité d'écoute et une vision du monde profonde et réfléchie.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Sarah (ou Sera, ou Sara)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| kala | Hawaïen |
| saara | Finnois |
| sara | Albanais, Allemand, Amharique, Anglais, Arabe, Biblique hébreu, Biblique latin, Bosniaque, Catalan, Croate, Danois, Espagnol, Finnois, Français, Galicien, Grec, Hébreu, Islandais, Italien, Macédonien, Norvégien, Néerlandais, Persan, Polonais, Portugais, Roumain, Serbe, Slovène, Suédois, Tigrigna |
| sára | Hongrois, Slovaque, Tchèque |
| sāra | Letton |
| sarah | Allemand, Anglais, Arabe, Biblique, Danois, Français, Hébreu, Norvégien, Néerlandais, Suédois |
| sare | Turc |
| sari | Finnois |
| sarra | Biblique latin, Vieux slave |
| sarrha | Biblique grec |
| sera | Anglais |
| suri | Yiddish |
Personnalités connues portant le prénom Sarah
Variante (2) : Sarah · 3 personnalités Sara · 1 personnalité
- Sarah — artiste française, membre des Elles
- Robert Sarah — prélat catholique guinéen
- Sarah Bernhardt (Actrice)
- Sarah Bernhardt (Actrice)
Popularité du prénom Sarah
Dans le monde musulman
En France
Variante (9) : Sarah · 174 035 Sara · 28 450 Sarra · 1 765 Sare · 30 Saara · 25 Sâra · 15 Sera · 10 Kala · 5 Saré · 5
Le prénom Sarah a été donné à 174 035 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 117ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 43 455
- Auvergne-Rhône-Alpes 19 205
- Hauts-de-France 16 740
- Grand Est 15 995
- Occitanie 13 225
- Nouvelle-Aquitaine 12 625
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 12 510
- Normandie 8 025
Voir plus (10 régions)
- Pays de la Loire 7 790
- Bourgogne-Franche-Comté 6 770
- Centre-Val de Loire 6 240
- Bretagne 6 100
- La Réunion 2 060
- Martinique 940
- Guadeloupe 880
- Corse 495
- Guyane 440
- Mayotte 75
Le prénom Sara a été donné à 28 450 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 490ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 9 170
- Auvergne-Rhône-Alpes 3 180
- Grand Est 2 590
- Occitanie 2 315
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 255
- Hauts-de-France 1 890
- Nouvelle-Aquitaine 1 655
- Bourgogne-Franche-Comté 1 035
Voir plus (10 régions)
- Centre-Val de Loire 895
- Pays de la Loire 855
- Normandie 850
- Bretagne 600
- La Réunion 180
- Martinique 140
- Corse 135
- Guadeloupe 100
- Guyane 100
- Mayotte 20
Le prénom Sarra a été donné à 1 765 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 482ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 665
- Auvergne-Rhône-Alpes 315
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 205
- Grand Est 90
- Hauts-de-France 80
- Occitanie 45
- Nouvelle-Aquitaine 25
- Bourgogne-Franche-Comté 20
Voir plus (2 régions)
- Normandie 15
- Centre-Val de Loire 5
Le prénom Sare a été donné à 30 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 22 885ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Saara a été donné à 25 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 24 540ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Sâra a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 764ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Sera a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 34 628ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Kala a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 41 276ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Saré a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 46 245ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Sarah
Quelle est la signification du prénom Sarah ?
Le prénom Sarah signifie "princesse" ou "noble dame" en araméen. Il désigne historiquement une femme de rang élevé, reconnue pour sa beauté et sa force de caractère.
Quelle est l'origine du prénom Sarah ?
Sarah a des racines araméennes et bibliques très anciennes. C'est un prénom présent dans le Coran, la Bible et la Torah, porté par l'épouse du patriarche Abraham.
Le prénom Sarah est-il populaire en France ?
Oui, Sarah est un prénom très courant en France avec 174 035 naissances enregistrées. Il occupe actuellement le 59ème rang de popularité dans le pays.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.