Tout savoir sur le prénom Salim (ou Salam, ou Selim) en Islam : Coran, hadiths et histoire
سليم
Le prénom Salim est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie 'sain', 'intègre' ou 'en bonne santé'. Très apprécié dans le monde musulman, il symbolise la sécurité et la paix intérieure, porté par une riche histoire culturelle.
Origine du prénom Salim
Signification du prénom Salim
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Salim (ou Salam, ou Selim) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
8 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Yunus (10), verset 10
Là, leur invocation sera «Gloire à Toi, O Allah», et leur salutation: «Salâm», [Paix!] et la fin de leur invocation: «Louange à Allah, Seigneur de l'Univers»
- Sourate Hud (11), verset 69
Et Nos émissaires sont, certes, venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant: «Salâm!». Il dit: «Salâm!», et il ne tarda pas à apporter un veau rôti
- Sourate Ibrahim (14), verset 23
Et on fera entrer ceux qui croient et font de bonnes œuvres, dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera: «Salâm» (Paix)
- Sourate Al-Hijr (15), verset 52
Quand ils entrèrent chez lui et dirent: «Salâm» - Il dit: «Nous avons peur de vous»
- Sourate Maryam (19), verset 62
On n'y entend nulle parole insignifiante; seulement: «Salâm»; et ils auront là leur nourriture, matin et soir
Voir 3 autres versets
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 44
Leur salutation au jour où ils Le rencontreront sera: «Salâm» [paix], et Il leur a préparé une généreuse récompense
- Sourate Ya-Sin (36), verset 58
«Salâm» [paix et salut]! Parole de la part d'un Seigneur Très Miséricordieux
- Sourate Al-Waqi'ah (56), verset 26
mais seulement les propos: «Salâm! Salâm!»... [Paix! Paix]
Le prénom dans les hadiths
921 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°14
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Quand le Prophète ﷺ voulait satisfaire ses besoins, il ne relevait pas son vêtement avant d’être accroupi près du sol. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par ‘Abd al-Salam b. Harb d’après al-A’mash, de la part d’Anas b. Malik. Cette chaîne de transmission est faible (car il n’est pas établi qu’al-A’mash ait entendu cela d’Anas b. Malik)
- Sunan Abu Dawud, n°776
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ commençait sa prière, il disait : « Gloire à Toi, ô Allah », « Louange à Toi », « Béni soit Ton nom, exaltée soit Ta grandeur, et il n’y a de dieu qu’Allah. » Abu Dawud a dit : Ce récit n’est pas bien connu de ‘Abd al-Salam b. Harb. Seul Talq b. Ghannam l’a rapporté. Un groupe de rapporteurs a transmis la description de la prière d’après (le rapporteur) Budail ; ils n’y ont pas mentionné cette invocation
- Sunan Abu Dawud, n°1046
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève est le vendredi : c’est ce jour-là qu’Adam a été créé, qu’il a été expulsé (du Paradis), que son repentir a été accepté, qu’il est mort et que l’Heure dernière aura lieu. Le vendredi, chaque bête est attentive du lever du jour jusqu’au lever du soleil, craignant l’Heure, sauf les djinns et les hommes. Il y a, ce jour-là, un moment où aucun musulman ne prie et ne demande quelque chose à Allah sans qu’Il ne le lui accorde. Ka‘b a dit : “C’est un jour chaque année.” J’ai dit : “C’est chaque vendredi.” Ka‘b a lu la Torah et a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit vrai.” Abu Huraira a dit : J’ai rencontré Abdullah ibn Salam et je lui ai parlé de ma rencontre avec Ka‘b. Abdullah ibn Salam a dit : “Je sais à quel moment il s’agit.” Abu Huraira a dit : Je lui ai demandé de me l’indiquer. Abdullah ibn Salam a dit : “C’est tout à la fin du vendredi.” J’ai demandé : “Comment cela, alors que le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘Aucun musulman ne la trouve alors qu’il prie…’ et c’est le moment où l’on ne prie pas ?” Abdullah ibn Salam a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit : ‘Celui qui est assis en attendant la prière est considéré comme étant en prière jusqu’à ce qu’il l’accomplisse’ ?” J’ai dit : “Oui, c’est bien cela.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1078
Rapporté par Muhammad ibn Yahya ibn Habban : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quel mal y a-t-il à ce que l’un d’entre vous ait deux vêtements pour le vendredi, en plus de ceux qu’il porte chaque jour pour le travail, s’il en a les moyens ? » ‘Amr a rapporté cela de Ibn Habib, de Moussa ibn Sa’d, de Ibn Habban, de Ibn Salam qui a entendu cette parole du Messager d’Allah ﷺ sur la chaire. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yusuf ibn ‘Abd Allah ibn Salam du Prophète ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°1512
Aishah رضي الله عنها a dit : Lorsque le Prophète ﷺ prononçait le taslim, il disait : « Ô Allah, Tu es As-Salam, et de Toi vient As-Salam. Tu es béni, ô Détenteur de majesté et de générosité. »
Voir 916 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°2539
Rapporté par Abu Salam : Abu Salam a rapporté d’un homme parmi les compagnons du Prophète ﷺ. Il a dit : « Nous avons attaqué une tribu de Juhaynah. Un musulman a poursuivi un homme de cette tribu, l’a frappé mais l’a manqué, et s’est blessé lui-même avec son épée. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Votre frère, ô groupe de musulmans.” Les gens se sont précipités vers lui et l’ont trouvé mort. Le Messager d’Allah ﷺ l’a enveloppé dans ses vêtements et son sang, a prié sur lui et l’a enterré. Ils ont demandé : “Messager d’Allah, est-il martyr ?” Il a répondu : “Oui, et j’en suis témoin.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2838
Rapporté par Samurah ibn Jundub رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Un garçon est lié à son ‘Aqiqah. On sacrifie pour lui le septième jour, on lui rase la tête et on lui donne un nom. » Abu Dawud a dit : Le mot « wa yusamma » est plus correct, comme rapporté par Salam b. Abi Muti’ d’après Qatadah, et aussi par Iyas b. Daghfal et Ash’ath d’après al-Hassan qui ont rapporté « wa yusamma » (« et on lui donne un nom »)
- Sunan Abu Dawud, n°3005
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Les Juifs de Banu an-Nadir et de Qurayzah ont combattu contre le Messager d’Allah ﷺ, alors il a expulsé les Banu an-Nadir et a permis aux Qurayzah de rester et leur a accordé sa faveur. Plus tard, les Qurayzah ont aussi combattu (contre le Prophète). Il a donc tué leurs hommes et a réparti leurs femmes, leurs biens et leurs enfants parmi les musulmans, sauf certains d’entre eux qui se sont alliés au Messager d’Allah ﷺ. Il leur a accordé sa protection et, plus tard, ils ont embrassé l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ a expulsé tous les Juifs de Médine, y compris les Banu Qaynuqa, qui étaient le peuple de ‘Abd Allah bin Salam, les Juifs de Banu Harith et tous les Juifs qui résidaient à Médine. »
- Sunan Abu Dawud, n°3259
Rapporté par Yusuf ibn Abdullah ibn Salam : J’ai vu que le Prophète ﷺ posait une datte sur un morceau de pain et disait : « Ceci est un aliment que l’on mange avec le pain (comme accompagnement). »
- Sunan Abu Dawud, n°3260
Une tradition similaire a aussi été rapportée par Yusuf ibn Abdullah ibn Salam par une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°3466
Rapporté par Abdullah ibn Abu Awfa al-Aslami رضي الله عنه : Nous avons voyagé vers la Syrie lors d’une expédition avec le Messager d’Allah ﷺ. Les Nabatéens de Syrie sont venus vers nous et nous leur avons payé à l’avance (dans un contrat salam) pour du blé et de l’huile d’olive, à un prix et pour une durée déterminés. On lui demanda : « Peut-être avez-vous conclu ce contrat avec quelqu’un qui possédait déjà ces choses ? » Il répondit : « Nous ne leur avons pas demandé. »
- Sunan Abu Dawud, n°3830
Rapporté par Yusuf ibn Abdullah ibn Salam : J’ai vu que le Prophète ﷺ prenait un morceau de pain d’orge, y mettait une datte et disait : « C’est l’accompagnement de ceci. »
- Sunan Abu Dawud, n°4368
Une tradition similaire a aussi été transmise par Anas ibn Malik avec une chaîne différente. Cette version ajoute : Il a ensuite interdit de mutiler. Cette version ne mentionne pas les mots « des côtés opposés ». Cette tradition a été rapportée par Shu‘bah d’après Qatadah et Salam ibn Miskin d’après Thabit, d’après Anas. Ils n’ont pas mentionné les mots « des côtés opposés ». Je n’ai trouvé ces mots que dans la version de Hammad ibn Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°4446
Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit : Des juifs vinrent voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dirent qu’un homme et une femme parmi eux avaient commis la fornication. Le Messager d’Allah ﷺ leur demanda : « Que trouvez-vous dans la Torah à propos de la lapidation ? » Ils répondirent : « Nous les humilions et les fouettons. » ‘Abd Allah b. Salam رضي الله عنه dit : « Vous mentez ; il y a (l’ordre de) lapider. » Ils apportèrent alors la Torah et l’ouvrirent, et l’un d’eux posa sa main sur le verset de la lapidation et lut ce qui était avant et après. ‘Abd Allah b. Salam رضي الله عنه lui dit : « Lève ta main. » Quand il la leva, le verset de la lapidation apparut. Ils dirent alors : « Il a dit la vérité, Muhammad, le verset de la lapidation s’y trouve. » Le Messager d’Allah ﷺ donna alors l’ordre et ils furent lapidés à mort. ‘Abd Allah b. ‘Umar رضي الله عنه a dit : « J’ai vu l’homme s’appuyer sur la femme pour la protéger des pierres. »
- Sunan Abu Dawud, n°4460
Rapporté par Salamah ibn al-Muhabbaq رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a statué à propos d’un homme qui a eu des rapports avec la servante de sa femme comme suit : S’il l’a forcée, elle est libre et il doit donner à sa maîtresse une autre servante équivalente ; si elle lui a demandé volontairement d’avoir des rapports, elle lui appartient et il doit donner à sa maîtresse une autre servante équivalente. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yunus b. ‘Ubaid, ‘Amr b. Dinar, Mansur b. Zadhan et Salam d’al-Hasan avec le même sens. Mais Yunus et Mansur n’ont pas mentionné Qabisah
- Sunan Abu Dawud, n°4639
Rapporté par Abu al-A’yas ‘Abd al-Rahman b. Salam : Un roi parmi les étrangers viendra et dominera toutes les villes sauf Damas
- Sunan Abu Dawud, n°4789
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme qui avait des traces de jaunissement est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. L’Envoyé d’Allah ﷺ mentionnait rarement devant quelqu’un ce qu’il n’aimait pas chez lui. Quand cet homme est parti, il a dit : « Pourquoi ne lui demandez-vous pas de se laver cela ? » Abu Dawud a dit : Salam n’est pas un descendant de ‘Ali. Il avait l’habitude de prédire des événements par les étoiles. Il a témoigné devant ‘Abi b. Arafat pour la visibilité de la lune, mais son témoignage n’a pas été accepté
- Sunan Abu Dawud, n°4837
Rapporté par Abdullah ibn Salam رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ était assis à parler avec les gens, il levait souvent les yeux vers le ciel
- Sunan Abu Dawud, n°4927
Salam ibn Miskin, citant un vieil homme qui a assisté à une fête de mariage avec Abu Wa'il, a dit : Ils ont commencé à jouer, à s’amuser et à chanter. Il a entouré ses genoux de ses bras et a dit : J’ai entendu Abdullah (ibn Mas'ud) dire : J’ai entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ dire : « Le chant fait naître l’hypocrisie dans le cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°831
Rapporté par Shaqiq bin Salama : `Abdullah a dit : « Chaque fois que nous priions derrière le Prophète (ﷺ), nous récitions (en étant assis) : ‘Paix sur Gabriel, Michel, paix sur untel.’ Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est retourné vers nous et a dit : ‘Allah Lui-même est As-Salam (la Paix), et si l’un de vous prie, qu’il dise : at-Tahiyatu li l-lahi wa ssalawatu wa t-taiyibat. As-salamu `alalika aiyuha n-Nabiyu wa rahmatu l-lahi wa barakatuh. Assalamu `alaina wa `ala `ibadi l-lahi s-salihin. (Toutes les salutations, prières et bonnes choses sont pour Allah ; paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Paix sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah.) (Si tu dis cela, cela atteindra tous les serviteurs dans les cieux et sur la terre.) Ash-hadu al-la ilaha illa l-lah, wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa Rasuluh. (J’atteste qu’il n’y a pas de divinité [digne d’être adorée] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.)’ »
- Sahih al-Bukhari, n°835
Rapporté par `Abdullah : Quand nous priions avec le Prophète (ﷺ), nous disions : « Paix sur Allah de la part de Ses serviteurs et paix sur untel. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne dites pas : ‘As-Salam sur Allah’, car Lui-même est As-Salam, mais dites : at-tahiyatu li l-lahi wa s-salawatu wa t-taiyibat. As-salamu `alaika aiyuha n-Nabiyu wa rahmatu l-lahi wa barakatuh. As-salamu `alaina wa `ala `ibadi l-lahi s-salihin. (Si tu dis cela, cela atteindra tous les serviteurs dans les cieux ou entre le ciel et la terre.) Ash-hadu al la-ilaha illa l-lah, wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa Rasuluh.’ Ensuite, choisis l’invocation que tu préfères et récite-la. »
- Sahih al-Bukhari, n°1240
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les droits d’un musulman sur les autres musulmans sont au nombre de cinq : répondre au salam, visiter les malades, suivre les cortèges funéraires, accepter une invitation et répondre à celui qui éternue. »
- Sahih al-Bukhari, n°2242
Rapporté par Shu`ba : Muhammad ou `Abdullah bin Abu Al-Mujalid a dit : « Abdullah bin Shaddad et Abu Burda étaient en désaccord à propos de l'As-Salam, alors ils m'ont envoyé voir Ibn Abi `Aufa et je l'ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : 'Du vivant du Messager d'Allah (ﷺ), d'Abu Bakr et de `Umar, nous payions à l'avance le prix du blé, de l'orge, des raisins secs et des dattes à livrer plus tard.' J'ai aussi interrogé Ibn Abza et il a répondu de la même façon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2243
Rapporté par Shu`ba : Muhammad ou `Abdullah bin Abu Al-Mujalid a dit : « Abdullah bin Shaddad et Abu Burda étaient en désaccord à propos de l'As-Salam, alors ils m'ont envoyé voir Ibn Abi `Aufa et je l'ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : 'Du vivant du Messager d'Allah (ﷺ), d'Abu Bakr et de `Umar, nous payions à l'avance le prix du blé, de l'orge, des raisins secs et des dattes à livrer plus tard.' J'ai aussi interrogé Ibn Abza et il a répondu de la même façon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2244
Rapporté par Muhammad bin Al-Mujalid : `Abdullah bin Shaddad et Abu Burda m'ont envoyé voir `Abdullah bin Abi `Aufa et m'ont demandé de lui demander si, du temps du Prophète (ﷺ), les gens payaient à l'avance pour du blé (à livrer plus tard). `Abdullah a répondu : « Nous payions à l'avance aux paysans du Sham pour du blé, de l'orge et de l'huile d'olive, en quantité connue, à livrer à une période déterminée. » Je lui ai demandé : « Est-ce que le paiement était fait à ceux qui avaient déjà les produits à livrer ? » `Abdullah bin `Aufa a répondu : « Nous ne leur demandions pas cela. » Ensuite, ils m'ont envoyé voir `Abdur Rahman bin Abza et je l'ai interrogé. Il a répondu : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) pratiquaient le Salam du vivant du Prophète ; et nous ne leur demandions pas s'ils avaient les récoltes ou non. »
- Sahih al-Bukhari, n°2246
Rapporté par Abu Bakhtari at-Tai : J'ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Salam pour les fruits des palmiers-dattiers. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes sur les arbres tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être pesées. » Un homme a demandé ce qu'il fallait peser (puisque les dattes sont encore sur les arbres). Un autre homme assis à côté d'Ibn `Abbas a répondu : « Jusqu'à ce qu'elles soient coupées et stockées. » Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai entendu Ibn `Abbas (dire) que le Prophète (ﷺ) a interdit... etc. comme ci-dessus
- Sahih al-Bukhari, n°2247
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet du Salam pour les fruits des palmiers-dattiers. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant que leur utilité n'est pas évidente et qu'elles ne sont pas mûres, ainsi que la vente d'argent (contre de l'or) à crédit. » J'ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Salam pour les dattes et il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être estimées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2248
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet du Salam pour les fruits des palmiers-dattiers. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant que leur utilité n'est pas évidente et qu'elles ne sont pas mûres, ainsi que la vente d'argent (contre de l'or) à crédit. » J'ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Salam pour les dattes et il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être estimées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2249
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet du Salam pour les dattes. Ibn `Umar a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente (des fruits) des palmiers-dattiers tant qu'ils ne sont pas mûrs, et il a aussi interdit la vente d'argent contre de l'or à crédit. » J'ai aussi interrogé Ibn `Abbas à ce sujet. Ibn `Abbas a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être pesées. » Je lui ai demandé : « Que faut-il peser (puisque les dattes sont encore sur les arbres) ? » Un homme assis à côté d'Ibn `Abbas a dit : « Cela veut dire jusqu'à ce qu'elles soient coupées et stockées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2250
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J’ai interrogé Ibn `Umar au sujet du Salam pour les dattes. Ibn `Umar a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit de vendre les fruits des palmiers avant qu’ils ne soient mûrs pour la consommation, et il a aussi interdit de vendre de l’argent contre de l’or à crédit. » J’ai aussi interrogé Ibn `Abbas à ce sujet. Ibn `Abbas a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit de vendre des dattes avant qu’elles ne soient mûres et qu’on puisse les peser. » Je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui doit être pesé (alors que les dattes sont encore sur l’arbre) ? » Un homme assis près d’Ibn `Abbas a dit : « Cela veut dire : jusqu’à ce qu’elles soient coupées et stockées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2252
Rapporté par Al-A`mash : Nous avons discuté chez Ibrahim au sujet de la mise en gage dans le Salam. Il a dit : « `Aisha a dit : Le Prophète (ﷺ) a acheté de la nourriture à un Juif à crédit, avec un paiement prévu à une date précise, et il lui a donné son armure en fer en garantie. »
- Sahih al-Bukhari, n°2254
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : Abu Burda et `Abdullah bin Shaddad m’ont envoyé auprès de `Abdur Rahman bin Abza et `Abdullah bin Abi `Aufa pour leur demander au sujet du Salaf (Salam). Ils ont dit : « Nous recevions du butin de guerre alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et quand les paysans du Sham venaient, nous leur payions à l’avance pour du blé, de l’orge et de l’huile à livrer à une date précise. » Je leur ai demandé : « Est-ce que les paysans possédaient déjà les récoltes ? » Ils ont répondu : « Nous ne leur avons jamais posé la question. »
- Sahih al-Bukhari, n°2255
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : Abu Burda et `Abdullah bin Shaddad m’ont envoyé auprès de `Abdur Rahman bin Abza et `Abdullah bin Abi `Aufa pour leur demander au sujet du Salaf (Salam). Ils ont dit : « Nous recevions du butin de guerre alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et quand les paysans du Sham venaient, nous leur payions à l’avance pour du blé, de l’orge et de l’huile à livrer à une date précise. » Je leur ai demandé : « Est-ce que les paysans possédaient déjà les récoltes ? » Ils ont répondu : « Nous ne leur avons jamais posé la question. »
- Sahih al-Bukhari, n°2386
Rapporté par Al-A`mash : Quand nous étions avec Ibrahim, nous avons parlé de mettre en gage dans les contrats de Salam. Ibrahim a rapporté d’Aswad que `Aisha avait dit : « Le Prophète (ﷺ) a acheté de la nourriture à crédit à un Juif et lui a donné en gage une armure en fer. »
- Sahih al-Bukhari, n°3329
Rapporté par Anas : Quand ‘Abdullah ibn Salam a appris l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine, il est venu le voir et a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à son oncle maternel ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Gabriel vient juste de m’en donner les réponses. » ‘Abdullah a dit : « Lui (Gabriel), parmi tous les anges, est l’ennemi des Juifs. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’est à l’ouest ; le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire (caudé) du foie de poisson. Pour la ressemblance de l’enfant avec ses parents : si l’homme a un rapport avec sa femme et qu’il éjacule en premier, l’enfant ressemblera au père, et si c’est la femme qui a l’émission en premier, l’enfant ressemblera à la mère. » À cela, ‘Abdullah ibn Salam a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent ma conversion à l’Islam avant que tu ne leur demandes (à mon sujet), ils mentiront sur moi. » Les Juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ‘Abdullah est entré dans la maison. Le Messager d’Allah a demandé (aux Juifs) : « Que pensez-vous de ‘Abdullah ibn Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le plus savant et le meilleur d’entre nous, et le fils du meilleur d’entre nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que feriez-vous s’il embrassait l’Islam (feriez-vous comme lui) ? » Les Juifs ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Puis ‘Abdullah ibn Salam est sorti devant eux en disant : « Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Alors ils ont dit : « Il est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous, » et ils ont continué à dire du mal de lui
- Sahih al-Bukhari, n°3635
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les Juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit qu’un homme et une femme parmi eux avaient commis un acte sexuel interdit. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Que trouvez-vous dans la Torah à propos de la punition légale du Rajm (la lapidation) ? » Ils ont répondu : « Nous annonçons leur crime et nous les fouettons. » `Abdullah bin Salam a dit : « Vous mentez ; la Torah contient l’ordre de la lapidation. » Ils ont apporté la Torah et l’ont ouverte, et l’un d’eux a posé sa main sur le verset du Rajm et a lu les versets avant et après. `Abdullah bin Salam lui a dit : « Lève ta main. » Quand il a levé la main, le verset du Rajm était écrit là. Ils ont dit : « Muhammad a dit la vérité ; la Torah contient le verset du Rajm. » Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné que tous deux soient lapidés. (`Abdullah bin `Umar a dit : « J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3812
Rapporté par Sa‘d bin Abi Waqqas : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) dire à propos de quelqu’un marchant sur la terre qu’il fait partie des gens du Paradis, sauf pour ‘Abdullah bin Salam. Le verset suivant a été révélé à son sujet : « Et un témoin parmi les enfants d’Israël atteste que ce Coran est vrai. »
- Sahih al-Bukhari, n°3813
Rapporté par Qais bin Ubad : Alors que j’étais assis dans la mosquée de Médine, un homme (Abdullah bin Salam) est entré avec des signes de piété sur son visage. Les gens ont dit : « C’est un des gens du Paradis. » Il a prié deux courtes rak‘at puis il est parti. Je l’ai suivi et lui ai dit : « Quand tu es entré dans la mosquée, les gens ont dit : “C’est un des gens du Paradis.” » Il a répondu : « Par Allah, on ne doit pas dire ce qu’on ne sait pas ; je vais t’expliquer pourquoi. Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai fait un rêve que je lui ai raconté. J’ai vu comme si j’étais dans un jardin. » Il a ensuite décrit sa taille et sa verdure. Il a ajouté : « Au centre, il y avait une colonne de fer dont la base était fixée dans la terre et le sommet dans le ciel, et tout en haut, il y avait une poignée en forme d’anneau. On m’a dit de grimper. J’ai dit : “Je ne peux pas.” Alors un serviteur est venu, a soulevé mes vêtements par derrière et j’ai grimpé jusqu’en haut de la colonne. J’ai saisi la poignée et on m’a dit de la tenir fermement. Puis je me suis réveillé et j’avais encore la sensation de la poignée dans la main. J’ai raconté tout cela au Prophète (ﷺ) qui a dit : “Le jardin, c’est l’Islam, et la poignée, c’est la Poignée la plus sûre. Tu resteras musulman jusqu’à ta mort.” » Le narrateur a ajouté : « Cet homme était ‘Abdullah bin Salam. »
- Sahih al-Bukhari, n°3814
Rapporté par Abu Burda : Quand je suis arrivé à Médine, j’ai rencontré ‘Abdullah bin Salam. Il m’a dit : « Viens chez moi, je t’offrirai du sawiq (c’est-à-dire de l’orge moulue) et des dattes, et je te ferai entrer dans une maison bénie où le Prophète (ﷺ) est entré. » Puis il a ajouté : « Tu es dans un pays où l’usure (riba) est courante ; donc si quelqu’un te doit quelque chose et t’envoie un cadeau, que ce soit de la paille coupée, de l’orge ou du fourrage, ne l’accepte pas, car c’est de l’usure. »
- Sahih al-Bukhari, n°3911
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine avec Abu Bakr, qui était assis derrière lui sur le même chameau. Abu Bakr était un homme âgé que les gens connaissaient, tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) était jeune et inconnu. Ainsi, si quelqu’un rencontrait Abu Bakr, il lui disait : « Ô Abu Bakr ! Qui est cet homme devant toi ? » Abu Bakr répondait : « Cet homme me montre le chemin. » On pensait qu’Abu Bakr parlait de la route, alors qu’en réalité il parlait du chemin de la vertu et du bien. Ensuite, Abu Bakr regarda derrière lui et vit un cavalier les poursuivre. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un cavalier nous poursuit. » Le Prophète (ﷺ) se retourna et dit : « Ô Allah ! Fais-le tomber. » Alors le cheval le fit tomber et se releva en hennissant. Après cela, le cavalier, Suraqa, dit : « Ô Prophète d’Allah ! Ordonne-moi ce que tu veux. » Le Prophète dit : « Reste là où tu es et ne laisse personne nous atteindre. » Ainsi, au début de la journée, Suraqa était un ennemi du Prophète d’Allah et à la fin, il était un protecteur. Ensuite, le Messager d’Allah s’arrêta près de Al-Harra et envoya un message aux Ansar, qui vinrent à lui et à Abu Bakr. Après les avoir salués, ils dirent : « Montez (vos chamelles) en sécurité, nous vous obéirons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr montèrent, et les Ansar, armés, les entourèrent. La nouvelle de l’arrivée du Prophète d’Allah se répandit à Médine. Les gens sortirent, impatients, en disant : « Le Prophète d’Allah est arrivé ! Le Prophète d’Allah est arrivé ! » Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à ce qu’il s’arrête près de la maison d’Abu Ayub. Pendant que le Prophète (ﷺ) parlait avec la famille d’Abu Ayub, `Abdullah bin Salam entendit la nouvelle de son arrivée alors qu’il cueillait des dattes pour sa famille dans son jardin. Il se précipita vers le Prophète (ﷺ) en portant les dattes qu’il avait récoltées. Il écouta le Prophète d’Allah puis rentra chez lui. Ensuite, le Prophète d’Allah dit : « Quelle est la maison la plus proche de nos proches ? » Abu Ayub répondit : « La mienne, ô Prophète d’Allah ! Voici ma maison et voici ma porte. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Va préparer un endroit pour notre repos de midi. » Abu Ayub dit : « Entrez tous les deux avec la bénédiction d’Allah. » Quand le Prophète entra dans la maison, `Abdullah bin Salam vint et dit : « J’atteste que tu (c’est-à-dire Muhammad) es le Messager d’Allah et que tu es venu avec la Vérité. Les Juifs savent bien que je suis leur chef et le fils de leur chef, le plus savant parmi eux et le fils du plus savant. Fais-les venir (c’est-à-dire les Juifs) et demande-leur à mon sujet avant qu’ils ne sachent que j’ai embrassé l’islam, car s’ils le savent, ils diront des choses fausses sur moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les fit donc venir, ils entrèrent. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Malheur à vous : craignez Allah. Par Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré, vous savez avec certitude que je suis le Messager d’Allah et que je suis venu à vous avec la Vérité, alors acceptez l’islam. » Les Juifs répondirent : « Nous ne savons pas cela. » Ils dirent cela au Prophète et il le répéta trois fois. Puis il demanda : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils dirent : « C’est notre chef, le fils de notre chef, l’homme le plus savant, le fils du plus savant. » Il demanda : « Que diriez-vous s’il acceptait l’islam ? » Ils dirent : « Qu’Allah nous en préserve ! Il ne peut pas accepter l’islam. » Il répéta la question deux autres fois, et ils répondirent de la même manière. Il dit : « Ô Ibn Salam ! Sors vers eux. » Il sortit et dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Craignez Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré. Vous savez avec certitude qu’il est le Messager d’Allah et qu’il a apporté la vraie religion ! » Ils dirent : « Tu mens. » Sur ce, le Messager d’Allah (ﷺ) les fit sortir
- Sahih al-Bukhari, n°3938
Rapporté par Anas : Quand la nouvelle de l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine est parvenue à `Abdullah bin Salam, il est allé le voir pour lui poser certaines questions. Il a dit : « Je vais te demander trois choses auxquelles seul un Prophète peut répondre : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Gabriel vient juste de m’en informer. » Ibn Salam a dit : « C’est lui (Gabriel) que les Juifs considèrent comme leur ennemi parmi les anges. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Quant à l’enfant, si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à l’homme, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à la femme. » À cela, `Abdullah bin Salam a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs inventent des mensonges incroyables, alors interroge-les sur moi avant qu’ils n’apprennent ma conversion à l’Islam. » Les Juifs sont venus, et le Prophète (ﷺ) a dit : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur, le plus noble et le fils du plus noble. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que diriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’Islam ? » Ils ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Le Prophète (ﷺ) a répété sa question et ils ont donné la même réponse. Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ! » Là-dessus, les Juifs ont dit : « Il est le plus mauvais d’entre nous et le fils du plus mauvais. » Ils l’ont alors rabaissé. `Abdullah bin Salam a dit : « C’est cela que je craignais, ô Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°4028
Rapporté par Ibn `Umar : Les Bani An-Nadir et Bani Quraiza ont combattu (contre le Prophète ﷺ en violant leur traité de paix), alors le Prophète ﷺ a expulsé les Bani An-Nadir et a permis aux Bani Quraiza de rester chez eux (à Médine) sans rien leur prendre jusqu'à ce qu'ils combattent à nouveau contre le Prophète ﷺ. Ensuite, il a fait exécuter leurs hommes et a réparti leurs femmes, enfants et biens parmi les musulmans. Mais certains d'entre eux sont venus voir le Prophète ﷺ, il leur a accordé la sécurité et ils se sont convertis à l'islam. Il a expulsé tous les Juifs de Médine. Il s'agissait des Juifs de Bani Qainuqa', de la tribu de `Abdullah bin Salam, des Juifs de Bani Haritha et de tous les autres Juifs de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4361
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés, nous étions trois cents cavaliers sous le commandement d’Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah, pour surveiller la caravane des polythéistes de Quraish. Nous sommes restés au bord de la mer pendant une quinzaine de jours et nous avons eu si faim que nous avons même mangé du khabt (c’est-à-dire les feuilles du Salam, un arbre épineux du désert), et à cause de cela, l’armée a été appelée Jaish-ul-Khabt. Ensuite, la mer a rejeté un animal (c’est-à-dire un poisson) appelé Al-`Anbar et nous en avons mangé pendant quinze jours, et nous avons frotté sa graisse sur nos corps jusqu’à ce que nous retrouvions notre état normal (c’est-à-dire que nous sommes redevenus forts et en bonne santé). Abu 'Ubaida a pris une de ses côtes, l’a plantée dans le sol ; puis il a fait passer sous la côte l’homme le plus grand de ses compagnons (pour voir s’il pouvait passer dessous). Une fois, Sufyan a dit : « Il a pris une côte de ses parties, l’a plantée, puis a fait passer un homme et une chamelle dessous sans qu’ils ne la touchent. » Jabir a ajouté : Il y avait un homme parmi les gens qui a abattu trois chameaux, puis encore trois, puis encore trois, et ensuite Abu 'Ubaida lui a interdit de continuer. Rapporté par Abu Salih : Qais bin Sa`d a dit à son père : « J’étais présent dans l’armée et les gens avaient très faim. » Il a dit : « Tu aurais dû abattre (des chameaux) pour eux. » Qais a dit : « J’ai abattu des chameaux mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux mais les gens avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux, mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « Mais cette fois, Abu 'Ubaida me l’a interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°4480
Rapporté par Anas : `Abdullah bin Salam a entendu la nouvelle de l’arrivée du Messager d’Allah (ﷺ) à Médine alors qu’il était dans une ferme en train de récolter ses fruits. Il est donc venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître. Premièrement, quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Et qu’est-ce qui fait qu’un bébé ressemble à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel vient tout juste de m’en informer. » `Abdullah a dit : « Gabriel ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » `Abdullah a dit : « Parmi les anges, il est l’ennemi des Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a alors récité ce verset : « Quiconque est ennemi de Gabriel (qu’il meure dans sa colère !), car c’est lui qui l’a fait descendre (c’est-à-dire le Coran) sur ton cœur avec la permission d’Allah. » (2.97) Puis il a ajouté : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Et si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à son père, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à sa mère. » En entendant cela, `Abdullah a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ; les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent que je me suis converti à l’islam, ils diront que je mens. » Entre-temps, des Juifs sont venus (voir le Prophète) et il leur a demandé : « Quel est le statut de `Abdullah parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous, notre chef et le fils de notre chef. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que penseriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’islam ? » Ils ont répondu : « Qu’Allah le protège de cela ! » Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les Juifs ont alors dit : « `Abdullah est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous », et l’ont rabaissé. `Abdullah a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ce que je redoutais. »
- Sahih al-Bukhari, n°4556
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les Juifs amenèrent au Prophète (ﷺ) un homme et une femme de leur communauté qui avaient commis un acte sexuel illicite. Le Prophète (ﷺ) leur demanda : « Comment punissez-vous habituellement celui qui commet un tel acte parmi vous ? » Ils répondirent : « Nous noircissons leur visage avec du charbon et nous les frappons. » Il dit : « Ne trouvez-vous pas dans la Torah l’ordre du rajm (la lapidation) ? » Ils répondirent : « Nous n’y trouvons rien. » `Abdullah bin Salam, après avoir entendu cette conversation, leur dit : « Vous mentez ! Apportez la Torah et lisez-la si vous êtes véridiques. » (Les Juifs apportèrent donc la Torah.) Le maître religieux qui l’enseignait mit sa main sur le verset du rajm et lut ce qui était écrit au-dessus et au-dessous de l’endroit caché par sa main, mais il ne lut pas le verset du rajm. `Abdullah bin Salam retira sa main de ce verset et dit : « Qu’est-ce que ceci ? » Quand les Juifs virent ce verset, ils dirent : « C’est le verset du rajm. » Alors le Prophète (ﷺ) ordonna que les deux adultères soient lapidés, et ils furent lapidés près de l’endroit où l’on posait les cercueils près de la Mosquée. J’ai vu l’homme (l’adultère) se pencher sur la femme pour la protéger des pierres
- Sahih al-Bukhari, n°6230
Rapporté par `Abdullah : Quand nous priions avec le Prophète (ﷺ), nous avions l’habitude de dire : « Que la paix soit sur Allah de la part de Ses serviteurs, que la paix soit sur Gabriel, que la paix soit sur Michael, que la paix soit sur untel. » Quand le Prophète (ﷺ) terminait la prière, il se tournait vers nous et disait : « Allah Lui-même est As-Salam (la Paix), donc quand on est assis pendant la prière, il faut dire : ‘at-Tahiyatu-li l-lahi Was-Salawatu, Wat-Taiyibatu, As-Salamu 'Alaika aiyuhan-Nabiyyu wa Rahmatullahi wa Barakatuhu, As-Salamu 'Alaina wa 'ala 'Ibadillahi assalihin’, car si on dit cela, cela inclut tous les serviteurs pieux d’Allah dans les cieux et sur la terre. (Ensuite, il faut dire) : ‘Ash-hadu an la ilaha illalllahu wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa rasulu-hu’, puis on peut choisir toute invocation que l’on souhaite. »
- Sahih al-Bukhari, n°6235
Rapporté par Al-Bara' bin 'Azib : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de faire sept choses : rendre visite aux malades, accompagner les cortèges funèbres, répondre à celui qui éternue, aider les faibles, soutenir les opprimés, répandre le salut (As-Salam), et aider les autres à tenir leurs engagements (si cela n’est pas un péché). Il nous a interdit de boire dans des ustensiles en argent, de porter des bagues en or, de monter sur des selles en soie, de porter des vêtements en soie, du Dibaj (épais tissu de soie), du Qassiy et de l’Istabraq (deux sortes de soie)
- Sahih al-Bukhari, n°6251
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est entré dans la mosquée pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur un côté. L’homme a prié, puis il est venu saluer le Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a répondu : « Wa ‘Alaikas Salam. Retourne prier, car tu n’as pas bien prié. » L’homme est reparti, a refait sa prière, puis est revenu saluer le Prophète. Le Prophète (ﷺ) lui a répondu : « Wa ‘alaika-s-Salam. Retourne prier encore, car tu n’as pas bien prié. » La deuxième ou la troisième fois, l’homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Apprends-moi à prier, s’il te plaît. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand tu te lèves pour prier, fais bien tes ablutions, puis tourne-toi vers la Qibla et prononce le Takbir (Allahu Akbar). Ensuite, récite ce que tu connais du Coran, puis incline-toi avec calme jusqu’à être à l’aise, puis redresse-toi jusqu’à être bien droit, puis prosterne-toi calmement (et reste en prosternation) jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi et assieds-toi avec calme jusqu’à être à l’aise, puis prosterne-toi de nouveau avec calme (et reste en prosternation) jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi et assieds-toi avec calme jusqu’à être à l’aise en position assise, et fais ainsi pour toute ta prière. » Et Abu Usama a ajouté : « Jusqu’à ce que tu sois bien droit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6253
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Gabriel t’envoie ses salutations. » Elle a répondu : « Wa ‘alaihi-s-Salam wa Rahmatu-l-lah. » (Paix et miséricorde d’Allah sur lui)
- Sahih al-Bukhari, n°6328
Rapporté par `Abdullah : Nous avions l’habitude de dire dans la prière : « As-Salam soit sur Allah, As-Salam soit sur untel. » Un jour, le Prophète ﷺ nous a dit : « Allah Lui-même est As-Salam ; quand l’un de vous est assis pendant sa prière, il doit dire : ‘at-tahiyyatu li-llahi’ jusqu’à ‘As-Salihin’ (tous les compliments sont pour Allah… les gens vertueux), car lorsqu’il récite cela, il adresse son salut à tous les gens vertueux présents dans les cieux et sur la terre. Ensuite, il doit dire : ‘J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager’, puis il peut choisir ce qu’il veut pour louer Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6819
Rapporté par Ibn `Umar : Un Juif et une Juive furent amenés devant le Messager d’Allah (ﷺ) pour avoir commis une relation sexuelle interdite. Le Prophète (ﷺ) leur demanda : « Quelle est la punition prévue dans votre Livre (la Torah) pour ce péché ? » Ils répondirent : « Nos prêtres ont inventé la punition de noircir le visage avec du charbon et de faire le tour du lieu. » `Abdullah bin Salam dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), demande-leur d’apporter la Torah. » On apporta la Torah, et l’un des Juifs mit sa main sur le verset concernant la lapidation, puis il lut ce qu’il y avait avant et après. Ibn Salam dit alors au Juif : « Lève la main. » Et voilà, le verset sur la lapidation était sous sa main. Le Messager d’Allah ordonna alors que les deux soient lapidés, et ils furent lapidés. Ibn `Umar ajouta : Ils ont tous les deux été lapidés à Balat, et j’ai vu le Juif protéger la Juive
- Sahih al-Bukhari, n°6841
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont parlé d’un homme et d’une femme parmi eux qui avaient commis un acte sexuel interdit. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que vous trouvez dans la Torah à propos du Rajam ? » Ils ont répondu : « Nous les humilions seulement et les fouettons. » `Abdullah bin Salam leur a dit : « Vous mentez, la peine du Rajam est dans la Torah. » Ils ont apporté la Torah et l’ont ouverte. L’un d’eux a mis sa main sur le verset du Rajam et a lu ce qui était avant et après. `Abdullah bin Salam lui a dit : « Lève ta main. » Quand il l’a fait, le verset du Rajam est apparu. Alors ils ont dit : « Ô Muhammad ! Il a dit la vérité, le verset du Rajam est bien dans la Torah. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que les deux personnes (coupables d’acte sexuel interdit) soient lapidées à mort, et elles l’ont été. J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres
- Sahih al-Bukhari, n°7010
Rapporté par Qais bin 'Ubada : J’étais assis dans une assemblée où se trouvaient Sa`d bin Malik et Ibn `Umar. `Abdullah bin Salam est passé devant eux et ils ont dit : « Cet homme fait partie des gens du Paradis. » J’ai dit à `Abdullah bin Salam : « Voilà ce qu’ils ont dit. » Il a répondu : « Subhan Allah ! Ils n’auraient pas dû dire des choses dont ils n’ont pas connaissance. Mais j’ai vu (en rêve) qu’un poteau était planté dans un jardin vert. Au sommet du poteau, il y avait une poignée et en bas, un serviteur. On m’a demandé de grimper au poteau. Je l’ai fait jusqu’à saisir la poignée. » Puis j’ai raconté ce rêve au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah a dit : « `Abdullah mourra en tenant fermement la poignée solide et fiable (c’est-à-dire l’Islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°7014
Rapporté par `Abdullah bin Salam : (En rêve) je me suis vu dans un jardin, et il y avait une colonne au milieu du jardin, avec une poignée au sommet. On m’a demandé de grimper. J’ai dit : « Je ne peux pas. » Puis un serviteur est venu, il a soulevé mes vêtements et j’ai grimpé (la colonne), puis j’ai attrapé la poignée, et je me suis réveillé en la tenant toujours. J’ai raconté cela au Prophète (ﷺ) qui a dit : « Le jardin représente le jardin de l’Islam, et la poignée est l’attachement solide à l’Islam, ce qui veut dire que tu resteras fermement attaché à l’Islam jusqu’à ta mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°7342
Rapporté par Abu Burda : Quand je suis arrivé à Médine, `Abdullah bin Salam m’a rencontré et m’a dit : « Viens chez moi pour que je te fasse boire dans un bol dans lequel le Messager d’Allah (ﷺ) buvait, et pour que tu puisses prier dans la mosquée où le Prophète (ﷺ) priait. » Je l’ai accompagné, il m’a fait boire du Sawiq et m’a donné des dattes à manger, puis j’ai prié dans sa mosquée
- Sahih al-Bukhari, n°7381
Rapporté par `Abdullah : Nous avions l’habitude de prier derrière le Prophète (ﷺ) et nous disions : « As-Salamu 'Al-Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah Lui-même est As-Salam (un des noms d’Allah), donc vous devez dire : ‘at-Tahiyatu lil-lahi was-sala-watu wattaiyibatu, as-salamu `alaika aiyyuha-n-nabiyyu wa rahmatu-l-lahi wa barakatuhu, as-salamu `alaina wa `ala `ibadi-l-lahi as-salihin. Ashhadu an la ilaha il-lallah, wa ash-hadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu.’ »
- Sunan Ibn Majah, n°104
Rapporté par Ubayy bin Ka‘b : Le Messager d’Allah a dit : « La première personne avec qui Allah serrera la main sera ‘Umar, il sera aussi le premier à recevoir le Salam, et le premier à être pris par la main et admis au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°184
Rapporté par Jabor bin 'Abdullah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Pendant que les gens du Paradis profiteront de leurs bienfaits, une lumière brillera sur eux, ils lèveront la tête et verront leur Seigneur les regarder d'en haut. Il leur dira : “Paix sur vous, ô gens du Paradis.” C'est ce qu'Allah dit dans le verset : “Salam (paix sur vous) - une Parole de la part d'un Seigneur (Allah), Le Tout Miséricordieux.” Il les regardera, et ils Le regarderont, et ils ne feront plus attention aux plaisirs (du Paradis) tant qu'ils Le regarderont, jusqu'à ce qu'Il Se voile d'eux. Mais Sa lumière et Sa bénédiction resteront avec eux dans leurs corps. »
- Sunan Ibn Majah, n°351
Rapporté par Abu Hurairah : Un homme est passé devant le Prophète ﷺ alors qu’il urinait et l’a salué avec le Salam, mais il ne lui a pas rendu le salut. Lorsqu’il a terminé, il a frappé le sol avec ses paumes et a fait l’ablution sèche (Tayammum), puis il a rendu le salut
- Sunan Ibn Majah, n°352
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Un homme est passé devant le Prophète ﷺ alors qu’il urinait et l’a salué avec le Salam. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : "Si tu me vois dans cette situation, ne me salue pas avec le Salam, car si tu le fais, je ne te répondrai pas
- Sunan Ibn Majah, n°353
Rapporté par Ibn 'Umar : Un homme est passé devant le Prophète ﷺ alors qu’il urinait et l’a salué avec le Salam, et il ne lui a pas rendu le salut
- Sunan Ibn Majah, n°856
Rapporté par ‘Aishah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Les Juifs ne vous envient pour rien autant qu’ils vous envient pour le Salam et pour le fait de dire ‘Amin’.”
- Sunan Ibn Majah, n°857
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les Juifs ne vous envient pour rien autant qu’ils vous envient pour le Salam et pour le fait de dire Amin, alors dites souvent Amin.”
- Sunan Ibn Majah, n°899
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : Quand nous priions avec le Prophète (ﷺ), nous disions : « Que la paix soit sur Allah de la part de Ses serviteurs, que la paix soit sur Jibra’il et Mika’il, et sur untel et untel. » Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a entendus et a dit : « Ne dites pas que la paix (Salam) soit sur Allah, car Il est As-Salam. Quand vous êtes assis (pendant la prière), dites : At-Tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibatu ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah). » Car quand vous dites cela, cela atteint tout pieux serviteur dans les cieux et sur la terre. (Puis dites :) « Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » (Une autre chaîne) avec des mots similaires. (Une autre chaîne) où ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Le Prophète (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud. » Et il a rapporté de façon similaire
- Sunan Ibn Majah, n°914
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire le Salam à sa droite et à sa gauche, jusqu’à ce que l’on voie la blancheur de sa joue, en disant : « As-salamu ‘alaikum wa rahmatullah. » (Que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d’Allah)
- Sunan Ibn Majah, n°915
Rapporté par ‘Amir bin Sa’d, de son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait le Salam à sa droite et à sa gauche
- Sunan Ibn Majah, n°916
Rapporté par ‘Ammar bin Yasir : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait le Salam à sa droite et à sa gauche, jusqu’à ce que l’on voie la blancheur de sa joue, en disant : « As-salamu ‘alaikum wa rahmatullah, as-salamu ‘alaikum wa rahmatullah. »
- Sunan Ibn Majah, n°917
Rapporté par Abu Musa : Ali nous a dirigés dans la prière le jour de la bataille du Chameau, d’une façon qui nous rappelait la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Soit nous l’avions oubliée, soit nous l’avions délaissée. Il a dit le Salam à sa droite et à sa gauche
- Sunan Ibn Majah, n°919
Rapporté par Hisham bin ‘Urwah, de son père, de ‘Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait un seul Salam, vers l’avant
- Sunan Ibn Majah, n°920
Rapporté par Salamah bin Akwa’ : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) accomplir la prière, et il a dit un seul Salam
- Sunan Ibn Majah, n°921
Rapporté par Samurah bin Jundub : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit le Salam, alors répondez-lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°922
Rapporté par Samurah bin Jundab : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de saluer notre imam avec le Salam, et de nous saluer les uns les autres avec le Salam
- Sunan Ibn Majah, n°924
Rapporté par ‘Aishah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) disait le Salam, il ne restait assis que le temps de dire : « Allahumma Antas-Salam wa minkas-salam. Tabarakta ya Dhal-jalali wal-ikram. » (Ô Allah, Tu es la Paix et de Toi vient la paix. Béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et d’honneur)
- Sunan Ibn Majah, n°925
Rapporté par Umm Salamah : Quand le Prophète (ﷺ) accomplissait la prière du Subh (prière du matin), au moment de dire le Salam, il disait : « Allahumma inni as’aluka ‘ilman nafi’an, wa rizqan tayyiban, wa ‘amalan mutaqabbalan. » (Ô Allah, je Te demande un savoir utile, une bonne subsistance et des œuvres acceptées)
- Sunan Ibn Majah, n°928
Rapporté par Thawban : Quand il terminait sa prière, le Messager d’Allah (ﷺ) demandait pardon trois fois, puis il disait : “Allahumma Antas-Salam wa minkas-salam tabarakta ya Dhal-jalali wal-ikram” (“Ô Allah, Tu es As-Salam et de Toi vient la paix, Tu es béni, Ô Détenteur de majesté et d’honneur”)
- Sunan Ibn Majah, n°932
Rapporté par Umm Salamah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) disait le Salam, les femmes se levaient dès qu’il avait fini son Taslim, et lui restait assis un petit moment avant de se lever
- Sunan Ibn Majah, n°1095
Rapporté par ‘Abdullah bin Salam : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire sur la chaire un vendredi : “Il n’y a aucun mal pour l’un d’entre vous à acheter deux vêtements pour le vendredi (prière), autres que ses habits de travail.” (Selon une autre chaîne, rapportée par Yusuf bin Abdullah bin Salam, son père a dit : “Le Prophète nous a fait un sermon” et il a mentionné cela)
- Sunan Ibn Majah, n°1109
Rapporté par Jabir : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) montait sur la chaire, il saluait les gens (en disant Salam)
- Sunan Ibn Majah, n°1139
Rapporté par ‘Abdullah bin Salam : J’ai dit, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis : “Nous trouvons dans le Livre d’Allah que le vendredi, il y a une heure où aucun serviteur croyant ne fait la prière et ne demande rien à Allah à ce moment-là sans qu’Allah n’exauce son besoin.” ‘Abdullah a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a montré du doigt en disant : “Ou une partie d’une heure.” J’ai dit : “Tu as raison, ou une partie d’une heure.” J’ai demandé : “Quel est ce moment ?” Il a dit : “Ce sont les dernières heures de la journée.” J’ai dit : “Ce n’est pas pendant la prière ?” Il a répondu : “Si, quand un serviteur croyant fait la prière puis reste assis, sans rien d’autre que la prière qui le retienne, il est encore en état de prière.”
- Sunan Ibn Majah, n°1191
Rapporté par Sa’d bin Hisham : J’ai demandé à ‘Aishah : « Ô Mère des Croyants ! Parle-moi du Witr du Messager d’Allah (ﷺ). » Elle a dit : « Nous préparions son siwak et l’eau pour les ablutions. Allah le réveillait la nuit comme Il le voulait, il utilisait le siwak, faisait ses ablutions, puis priait neuf Rak’ah sans s’asseoir avant la huitième. Ensuite, il invoquait son Seigneur, se souvenait d’Allah, Le louait et L’invoquait. Puis il se levait sans dire le Salam, se mettait debout et priait la neuvième Rak’ah. Ensuite, il s’asseyait, se souvenait d’Allah, Le louait, invoquait son Seigneur et priait pour le Prophète. Puis il faisait le Salam, que nous pouvions entendre. Ensuite, il priait deux Rak’ah après le Salam, assis. Cela faisait onze Rak’ah. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vieilli et pris du poids, il priait le Witr avec sept Rak’ah, puis deux Rak’ah après le Salam. »
- Sunan Ibn Majah, n°1192
Rapporté par Umm Salamah : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Witr avec sept ou cinq Rak’ah, et il ne disait pas le Salam ni ne parlait entre elles
- Sunan Ibn Majah, n°1206
Rapporté par Ibn Buhainah : Le Prophète (ﷺ) a dirigé la prière, je pense que c’était le ‘Asr, et à la deuxième Rak‘a il s’est levé avant de s’asseoir. Avant de dire le Salam, il a fait deux prosternations
- Sunan Ibn Majah, n°1207
Rapporté par ‘Abdur-Rahman Al-A’raj : Ibn Buhainah lui a raconté que le Prophète (ﷺ) s’est levé à la deuxième Rak‘a du Zuhr et a oublié de s’asseoir. Quand il a terminé sa prière, et avant de dire le Salam, il a fait les deux prosternations pour l’oubli (Sahw) puis il a dit le Salam
- Sunan Ibn Majah, n°1209
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Si l’un de vous hésite entre avoir prié une ou deux Rak‘a, qu’il considère qu’il en a fait une. S’il hésite entre deux ou trois, qu’il considère qu’il en a fait deux. S’il hésite entre trois ou quatre, qu’il considère qu’il en a fait trois. Ensuite, qu’il termine ce qui lui reste de la prière, pour que le doute porte sur ce qui est en plus. Puis qu’il fasse deux prosternations en étant assis, avant le Taslim (le Salam).”
- Sunan Ibn Majah, n°1211
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dirigé la prière, et je ne sais pas s’il a ajouté ou oublié quelque chose. Il a demandé, et nous lui avons dit, alors il s’est tourné vers la Qibla et a fait deux prosternations, puis il a dit le Salam. Ensuite, il s’est tourné vers nous et a dit : “Si un nouvel ordre avait été révélé concernant la prière, je vous l’aurais dit. Mais je suis un être humain, j’oublie et vous oubliez. Si j’oublie, rappelez-le-moi. Et si l’un de vous a un doute sur la prière, qu’il fasse ce qui lui semble le plus correct, puis qu’il termine la prière, dise le Salam et fasse deux prosternations.”
- Sunan Ibn Majah, n°1213
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a oublié et a dit le Taslim après deux Rak‘a. Un homme appelé Dhul-Yadain lui a dit : “Ô Messager d’Allah, la prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ?” Il a répondu : “Elle n’a pas été raccourcie et je n’ai pas oublié.” Il a dit : “Mais tu as prié deux Rak‘a.” Il a demandé : “Est-ce que ce que dit Dhul-Yadain est vrai ?” Ils ont répondu : “Oui.” Alors il s’est avancé, a fait deux Rak‘a, a dit le Salam, puis il a fait deux prosternations pour l’oubli
- Sunan Ibn Majah, n°1214
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigés dans l’une des prières de l’après-midi, et il a prié deux Rak‘a, puis il a dit le Salam. Ensuite, il s’est levé et s’est appuyé contre un morceau de bois dans la mosquée. Ceux qui étaient pressés sont sortis, pensant que la prière avait été raccourcie. Parmi les gens, il y avait Abu Bakr et ‘Umar, mais ils n’ont rien osé dire. Il y avait aussi un homme aux longs bras appelé Dhul-Yadain. Il a dit : “Ô Messager d’Allah, la prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ?” Il a répondu : “Elle n’a pas été raccourcie et je n’ai pas oublié.” Il a dit : “Mais tu as prié deux Rak‘a.” Il a demandé : “Est-ce que ce que dit Dhul-Yadain est vrai ?” Ils ont répondu : “Oui.” Alors il s’est avancé, a fait deux Rak‘a, a dit le Salam, puis il a fait deux prosternations, et il a dit le Salam à nouveau
- Sunan Ibn Majah, n°1215
Rapporté par ‘Imran bin Husain : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit le Salam après trois Rak‘a pour ‘Asr, puis il s’est levé et est entré dans l’appartement. Khirbaq, un homme aux grandes mains, s’est levé et a appelé : “Ô Messager d’Allah ! La prière a-t-elle été raccourcie ?” Il est sorti en colère, traînant son vêtement, a demandé ce qui s’était passé, et on le lui a expliqué. Alors il a fait la Rak‘a qu’il avait oubliée, puis il a dit le Salam, puis il a fait deux prosternations et a dit le Salam à nouveau
- Sunan Ibn Majah, n°1216
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le diable vient vers l’un de vous pendant qu’il prie et s’interpose entre lui et son âme, jusqu’à ce qu’il ne sache plus s’il a ajouté ou oublié quelque chose. Si cela arrive, qu’il fasse deux prosternations avant le Salam, puis qu’il dise le Salam.”
- Sunan Ibn Majah, n°1217
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le diable s’interpose entre le fils d’Adam et son âme, et il ne sait plus combien de Rak‘a il a prié. Si quelqu’un s’en rend compte, qu’il fasse deux prosternations avant de dire le Salam.”
- Sunan Ibn Majah, n°1218
Rapporté par ‘Alqamah : Ibn Mas’ud a fait deux prosternations pour l’oubli après le Salam, et il a mentionné que le Prophète (ﷺ) faisait ainsi
- Sunan Ibn Majah, n°1219
Rapporté par Thawban : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Pour chaque erreur, il y a deux prosternations, après avoir dit le Salam.”
- Sunan Ibn Majah, n°1334
Rapporté par ‘Abdullah bin Salam : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Al-Madinah, les gens se sont précipités vers lui et on disait : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé ! » Je suis allé avec les gens pour le voir, et en regardant le visage du Messager d’Allah (ﷺ), j’ai compris que ce n’était pas le visage d’un menteur. La première chose qu’il a dite fut : « Ô gens, répandez le Salam, offrez de la nourriture aux autres et priez la nuit pendant que les gens dorment, vous entrerez au Paradis en paix. »
- Sunan Ibn Majah, n°1449
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik, à propos de Ka’b : Quand Ka’b était mourant, Umm Bishr bint Bara’ bin Ma’rur est venue le voir et a dit : “Ô Abu ‘Abdur-Rahman ! Si tu rencontres untel, transmets-lui mon Salam.” Il a répondu : “Qu’Allah te pardonne, Ô Umm Bishr ! Nous sommes trop occupés pour penser à cela.” Elle a dit : “Ô Abu ‘Abdur-Rahman ! N’as-tu pas entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Les âmes des croyants sont dans des oiseaux verts, mangeant des arbres du Paradis’ ?” Il a répondu : “Oui.” Elle a dit : “C’est ce que je veux dire.”
- Sunan Ibn Majah, n°1450
Rapporté par Muhammad bin Munkadir : Je suis entré auprès de Jabir bin ‘Abdullah alors qu’il était mourant, et j’ai dit : “Transmets mon Salam au Messager d’Allah (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1503
Rapporté par Al-Hajari : J’ai prié avec ‘Abdullah bin Abi Awfa Al-Aslami, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), lors de la prière funéraire pour sa fille. Il a prononcé quatre takbir sur elle, puis il a fait une pause après le quatrième. J’ai entendu les gens dire “Subhan-Allah” dans les rangs. Ensuite, il a fait le salam et a dit : “Pensiez-vous que j’allais dire un cinquième takbir ?” Ils ont répondu : “Nous avions peur de cela.” Il a dit : “Je n’allais pas le faire, mais le Messager d’Allah (ﷺ) disait quatre takbir, puis il faisait une pause, il disait ce qu’Allah voulait, puis il faisait le salam.”
- Sunan Ibn Majah, n°2281
Rapporté par Muhammad bin Hamzah bin Yusuf bin 'Abdullah bin Salam, de son père, que son grand-père 'Abdullah bin Salam a dit : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "La tribu de Banu untel, qui descend des Juifs, s'est convertie à l'islam, mais ils ont faim et j'ai peur qu'ils renient leur foi." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Qui a quelque chose avec lui ?" Un homme juif a dit : "J'ai telle et telle chose," et il a précisé, et je pense qu'il a dit trois cents dinars pour telle quantité de produits du jardin de la tribu de Banu untel." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Pour tel prix à telle date, mais pas du jardin de la tribu de Banu untel
- Sunan Ibn Majah, n°3251
Rapporté par ‘Abdullah bin Salam : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine, les gens se sont précipités pour l’accueillir, et on disait : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé !” Trois fois. Je suis venu avec les gens pour le voir, et quand j’ai vu son visage clairement, j’ai su que ce n’était pas le visage d’un menteur. La première chose que je l’ai entendu dire, c’est quand il a dit : “Ô gens ! Répandez le Salam, donnez à manger aux autres, entretenez les liens de parenté, et priez la nuit quand les gens dorment, et vous entrerez au Paradis en paix.”
- Sunan Ibn Majah, n°3252
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Répandez le Salam, offrez de la nourriture (aux nécessiteux), et soyez frères comme Allah, le Puissant et Majestueux, vous a honorés.”
- Sunan Ibn Majah, n°3253
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Un homme a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : “Ô Messager d’Allah, quel aspect de l’Islam est le meilleur ?” Il a dit : “Donner à manger (aux nécessiteux) et saluer avec le Salam ceux que tu connais et ceux que tu ne connais pas.”
- Sunan Ibn Majah, n°3695
Rapporté par Abu Hurairah : "Un homme est entré dans la mosquée, et le Messager d’Allah (ﷺ) était assis dans un coin. Il a prié, puis il est venu le saluer avec Salam (paix), et il a répondu : 'Wa 'alaikassalam
- Sunan Ibn Majah, n°3696
Rapporté par Abu Salamah : 'Aishah lui a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : "Jibrail t’envoie le Salam." Elle a dit : "Wa 'alayhis-salam wa rahmatullah (et que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur lui)
- Sunan Ibn Majah, n°3697
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand une personne des Gens du Livre vous salue avec Salam (paix), répondez : Wa 'alaikum (et aussi sur vous)
- Sunan Ibn Majah, n°3707
Rapporté par Abu Ayyub Ansari : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, nous connaissons ce salut de Salam, mais que signifie demander la permission d’entrer ? » Il a répondu : « Cela veut dire qu’un homme dit : “SubhanAllah”, “Allahu Akbar” et “Al Hamdulillah”, ou qu’il s’éclaircit la gorge, pour annoncer sa présence aux gens dans la maison. »
- Sunan Ibn Majah, n°3711
Rapporté par Abu Usaid Sa'idi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Abbas ibn Abdul Muttalib, quand il est entré chez eux : « Assalamu alaikum. » Ils ont répondu : « Wa alaikas salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. » Il a demandé : « Comment allez-vous ce matin ? » Ils ont répondu : « Bien, louange à Allah. Et comment vas-tu ce matin, que nos pères et mères soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah ? » Il a dit : « Je vais bien, louange à Allah. » (Daif)
- Sunan Ibn Majah, n°3734
Rapporté par Abdullah bin Salam : "Je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), et je ne m’appelais pas Abdullah bin Salam. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a donné le nom d’Abdullah bin Salam
- Sunan Ibn Majah, n°3861
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un, car Il est Unique et Il aime les nombres impairs. Celui qui les apprend entrera au Paradis. Ce sont : Allah, Al-Wahid (l’Unique), As-Samad (le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit), Al-Awwal (le Premier), Al-Akhir (le Dernier), Az-Zahir (le Très-Haut), Al-Batin (le Très-Proche), Al-Khaliq (le Créateur), Al-Bari (l’Inventeur de toutes choses), Al-Musawwir (Celui qui donne la forme), Al-Malik (le Roi), Al-Haqq (la Vérité), As-Salam (Celui qui est exempt de tout défaut), Al-Mu’min (Celui qui accorde la sécurité), Al-Muhaymin (le Gardien), Al-‘Aziz (le Tout-Puissant), Al-Jabbar (le Contraignant), Al-Mutakabbir (le Suprême), Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Latif (le Subtil et Courtois), Al-Khabir (le Bien Informé), As-Sami’ (Celui qui entend tout), Al-Basir (Celui qui voit tout), Al-‘Alim (l’Omniscient), Al-‘Azim (le Très Grand), Al-Barr (la Source de bonté), Al-Muta’al (le Très-Élevé), Al-Jalil (le Sublime), Al-Jamil (le Beau), Al-Hayy (le Vivant), Al-Qayyum (Celui qui soutient et protège tout), Al-Qadir (le Capable), Al-Qahir (l’Irrésistible), Al-‘Ali (l’Élevé), Al-Hakim (le Sage), Al-Qarib (le Proche), Al-Mujib (Celui qui répond), Al-Ghani (le Suffisant), Al-Wahhab (le Donateur), Al-Wadud (le Bien-Aimant), Ash-Shakur (le Reconnaissant), Al-Majid (le Très Noble), Al-Wajid (le Patron), Al-Wali (le Gouverneur), Al-Rashid (le Guide), Al-‘Afuw (le Pardonneur), Al-Ghafur (le Pardonneur), Al-Halim (le Clément), Al-Karim (le Généreux), At-Tawwab (Celui qui accepte le repentir), Ar-Rabb (le Seigneur et Protecteur), Al-Majid (le Glorieux), Al-Wali (l’Aide), Ash-Shahid (le Témoin), Al-Mubin (le Manifeste), Al-Burhan (la Preuve), Ar-Ra’uf (le Compatissant), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Mubdi’ (l’Initiateur), Al-Mu’id (le Restaureur), Al-Ba’ith (le Ressusciteur), Al-Warith (l’Héritier Suprême), Al-Qawi (le Très Fort), Ash-Shadid (le Sévère), Ad-Darr (Celui qui nuit), An-Nafi’ (Celui qui profite), Al-Baqi’ (le Permanent), Al-Waqi (le Protecteur), Al-Khafid (l’Abaisseur), Ar-Rafi’ (l’Éleveur), Al-Qabid (le Reteneur), Al-Basit (l’Étendeur), Al-Mu’izz (Celui qui honore), Al-Mudhill (Celui qui humilie), Al-Muqsit (l’Équitable), Ar-Razzaq (le Pourvoyeur), Dhul-Quwwah (le Puissant), Al-Matin (le Très Fort), Al-Qa’im (le Ferme), Ad-Da’im (l’Éternel), Al-Hafiz (le Gardien), Al-Wakil (le Garant), Al-Fatir (l’Initiateur de la création), As-Sami’ (Celui qui entend), Al-Mu’ti (le Donneur), Al-Muhyi (Celui qui donne la vie), Al-Mumit (Celui qui donne la mort), Al-Mani’ (Celui qui retient), Al-Jami’ (Celui qui rassemble), Al-Hadi (le Guide), Al-Kafi (le Suffisant), Al-Abad (l’Éternel), Al-‘Alim (le Savant), As-Sadiq (le Véridique), An-Nur (la Lumière), Al-Munir (Celui qui donne la lumière), At-Tamm (le Parfait), Al-Qadim (l’Ancien), Al-Witr (l’Unique), Al-Ahad (le Seul), As-Samad [(le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit)]. Il n’engendre pas et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal ou comparable à Lui.” (Un des rapporteurs) Zuhair a dit : Nous avons entendu de plusieurs savants que le début de ces (Noms) doit commencer après avoir dit : La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, bi yadihil-khair wa Huwa ‘ala kulli shay-in Qadir, la ilaha illallahu lahul-asma’ul-husna [Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Dans Sa main est tout bien, et Il est capable de toute chose, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, et à Lui appartiennent les plus beaux Noms]
- Sunan Ibn Majah, n°3870
Rapporté par Abu Salam, le serviteur du Prophète (ﷺ) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a aucun musulman – ou aucune personne, ou esclave (d’Allah) – qui dise, le matin et le soir : ‘Radaytu billahi Rabban wa bil-Islami dinan wa bi Muhammadin nabiyyan (Je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, l’Islam ma religion et Muhammad mon Prophète),’ sans qu’il ait une promesse d’Allah de le satisfaire au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°3920
Rapporté par Kharashah bin Hurr : Je suis venu à Médine et je me suis assis avec des vieillards dans la mosquée du Prophète (ﷺ). Un vieil homme est arrivé, appuyé sur son bâton, et les gens ont dit : “Celui qui veut voir un homme du Paradis, qu’il regarde cet homme.” Il s’est mis derrière un pilier et a prié deux unités de prière. Je me suis levé et je suis allé vers lui, et je lui ai dit : “Certains ont dit cela à ton sujet.” Il a répondu : “Louange à Allah. Le Paradis appartient à Allah et Il y fait entrer qui Il veut. À l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), j’ai vu en rêve un homme qui m’a dit : ‘Viens.’ Je l’ai suivi et il m’a emmené sur une grande route. On m’a montré une route à gauche et j’ai voulu la prendre, mais il m’a dit : ‘Tu n’es pas des gens de cette route.’ Puis on m’a montré une route à droite, je l’ai suivie avec lui jusqu’à une montagne glissante. Il m’a pris la main et m’a aidé à monter. Arrivé en haut, je ne pouvais pas tenir debout. Il y avait un pilier de fer avec un anneau d’or au sommet. Il m’a aidé à atteindre l’anneau et il m’a dit : ‘T’es-tu bien accroché ?’ J’ai dit : ‘Oui.’ Il a frappé le pilier avec son pied et je me suis accroché fermement. J’ai raconté cela au Prophète (ﷺ) et il a dit : “Tu as vu quelque chose de bien. La grande route, c’est la plaine du rassemblement (le Jour de la Résurrection). La route à gauche, c’est celle des gens de l’Enfer, et tu n’en fais pas partie. La route à droite, c’est celle des gens du Paradis. La montagne glissante, c’est la place des martyrs, et l’anneau auquel tu t’es accroché, c’est l’Islam. Accroche-toi-y jusqu’à ta mort.” J’espère être parmi les gens du Paradis.” Et cet homme était ‘Abdullah bin Salam
- Muwatta Malik, n°1
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz avait un jour retardé la prière (de l'asr). Ourwa Ibn Al-Zoubair se rendit chez lui et lui raconta que Al-Moughira Ibn Chou'ba avait retardé pour un jour la prière, alors qu'il se trouvait à Koufa; Abou Mass'oud Al-Ansari entra chez lui et dit: «Que signifie cela ô Moughira? Ne savais-tu pas que Gabriel descendit du ciel, fit la prière (du midi) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également, puis Gabriel fit la prière (de l'asr) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit, puis Gabriel fit la prière (du coucher du soleil) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également puis Gabriel fit la prière (du soir) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également, puis Gabriel fit la prière (de l'aube) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit? Par suite Gabriel dit: «voilà ce qui t'est ordonné». Et Omar Ibn Abdel-Aziz répondit: «assure-toi mieux sur ce que tu rapportes ô Ourwa! Est-ce Gabriel qui a indiqué les moments de la prière à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)?». Ourwa répliqua: «Je ne fais qu'une répétition de ce que Bachir Ibn Abi Mass'oud Al-Ansari a rapporté d'après son père»
- Muwatta Malik, n°2
Aicha, la femme de Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait, dans son appartement, les deux prières du midi et de l'asr avant que le soleil n'y fût trop élevé. (Il faut entendre par là, que l'ombre n'avait pas encore envahi l'appartement de Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°3
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda le moment de la prière de l'aurore, mais il ne lui répondit pas. Et, lorsque ce fut le lendemain, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière de l'aurore juste à l'apparition de l'aube, et le surlendemain, il la fit à la clarté du jour, puis demanda: «où est l'homme qui est venu me demander au sujet de moment de la prière (de l'aurore)?» L'homme répondit: «me voilà ô Envoyé d'Allah. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «il est à situer entre ces deux temps»
- Muwatta Malik, n°4
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que: «alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière de l'aurore, les femmes quittaient la mosquée, calfeutrées de leurs manteaux, à tel point qu'on ne les reconnaissait pas dans l'obscurité»
- Muwatta Malik, n°5
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r a dit: «Celui qui parvient à faire une raka't de la prière de l'aurore avant l'apparition du soleil, c'est comme s'il a fait la prière à son heure fixe; et celui qui parvient à faire une raka't de la prière de l'asr avant le coucher du soleil, c'est comme s'il a fait la prière à son heure fixe»
- Muwatta Malik, n°9
Abdallah Ibn Rafe', l'affranchi de Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a demandé Abou Houraira au sujet des moments de la prière; il lui répondit: «je vais te les montrer: fais la prière du midi lorsque ton ombre est à la hauteur du ta taille, celle de l'asr lorsque ton ombre est de double, celle du coucher du soleil lorsque celui-ci disparaît, et celle du soir dans le temps qui te sépare du tiers de la nuit. La prière de l'aurore est à faire tant qu'il fait toujours nuit»
- Muwatta Malik, n°12
Al-Kassem Ibn Mouhammad a dit: «Je rencontrais les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne faisant (toujours) la prière du midi qu'au moment de la fraîcheur». Chapitre II Le moment de la prière du Vendredi
- Muwatta Malik, n°15
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui parvient à faire une seule raka't en commun, c'est comme s'il a fait toute la prière»
- Muwatta Malik, n°21
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui manque la prière de l'asr, a perdu sa famille et ses biens»
- Muwatta Malik, n°25
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté: «en retournant de la bataille de Khaibar, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) marcha la nuit» et lorsqu'il fut presque minuit il campa et dit à Bilal: «réveille-nous au moment de la prière de l'aurore». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormit ainsi que tous ses compagnons; quant à Bilal, il resta éveillé le temps que Allah voulut, puis il appuya son dos contre sa monture juste avant l'aube et ses yeux se fermèrent malgré lui. Personne ne se réveilla, ni l'un des compagnons, ni l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ni Bilal, juste au moment voulu; ils ne se réveillèrent que sous l'effet de la chaleur solaire. Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut surpris, Bilal lui dit: «ô Envoyé d'Allah r celui qui a enlevé ton âme a enlevé la mienne». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit aux hommes: «allons, en route». Les hommes poussèrent leurs montures et se mirent en route, et après avoir marché une certaine distance, il ordonna Bilal de faire l’appel à la prière. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière de l'aurore, et une fois la prière achevée, il dit: «Celui qui omet une prière, qu'il la fasse quand il se rappelle», car Allah Y le Béni et le Très-Haut a dit: «Fais la prière en souvenir de Moi» (Coran XX)
- Muwatta Malik, n°26
Zaid Ibn Aslam a rapporté: «une nuit, allant à la Mecque, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit halte et chargea Bilal de réveiller les hommes au moment de la prière (de l'aurore). Bilal se coucha ainsi que tous les hommes. Quand le soleil fut déjà du haut, au-dessus de l'horizon, les hommes se réveillèrent tous effrayés; alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur ordonna de monter et partir pour sortir de la vallée (où ils se trouvaient) en disant: «un démon se trouve dans cette vallée». Ils montèrent et quittèrent la vallée, puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les ordonna de descendre et de faire leurs ablutions et demanda à Bilal d'appeler à la prière. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière de l'aurore en commun; une fois la prière achevée, et s'apercevant de leur frayeur, il leur dit: «Hommes! Allah a enlevé nos âmes, et s'il le veut, il nous les aura rendues dans d'autres circonstances. Lorsque l'un de vous s'endort sans avoir fait sa prière, ou qu'il a oublié de la faire, qu'il l'accomplisse quand il s'en souvienne, tout comme s'il l'avait accomplie à son heure fixe». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tourna du côté de Abou Bakr en disant: «le diable vint surprendre Bilal alors qu'il voulait faire la prière, et l'endormit; il ne cesse de le bercer comme une mère qui dodeline son petit». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ayant convoqué Bilal, ce dernier lui raconta ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait dit à Abou Bakr qui s'écria: «Je témoigne que tu es l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)» Chapitre VII L'interdiction de faire la prière du midi au moment de la canicule
- Muwatta Malik, n°29
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque la chaleur devient si intense, attendez la fraîcheur pour faire la prière, car la chaleur provient de l'ardeur du feu de la Géhenne». Chapitre VIII L'interdiction d'entrer dans la mosquée après avoir mangé de l’aîl et se couvrir la bouche
- Muwatta Malik, n°30
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui mange de cette plantation, doit s'écarter de nos mosquées, afin de ne plus nous gêner par l'ordeur de l'aîl»
- Muwatta Malik, n°32
Amr Ibn Yahia Al-Mazini a rapporté d'après son père qu'il a dit à Abdallah Ibn Zaid Ibn Assem le grand père de Amr Ibn Yahia Al-Mazini et l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Peux-tu me montrer comment l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait ses ablutions»? Abdallah répondit: «Certes, oui». Il fit apporter de l'eau, versa sur ses deux mains, les lava deux foix, se rinça la bouche, fit entrer de l'eau dans son nez en la reniflant par trois fois, puis il se lava le visage trois fois, et les bras jusqu'aux coudes deux foix, puis il se frotta la tête avec les deux mains en les faisant passer d'avant en arrière puis d'arrière en avant et en commençant par le sommet de la tête, allant vers l'occiput, enfin il se lava les pieds»
- Muwatta Malik, n°35
Abdel-Rahman Ibn Abou Bakr a rapporté: «le jour où mourut Sa'd Ibn Abi waqas, il entra chez Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et demanda qu'on lui apporte de l'eau pour ses abultions. Aicha lui dit: «O Abdel-Rahman, fais les ablutions intègres, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «malheur aux talons d'être touchés par le feu»
- Muwatta Malik, n°37
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'un de vous s'éveille, qu'il se lave les mains avant qu'il ne débute son ablution, car il ne peut savoir où il a mis ses mains durant son sommeil»
- Muwatta Malik, n°41
Abou Houraira a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, nous naviguions en pleine mer, et ne portions que peu d'eau avec nous; ainsi si nous nous en servions pour les ablutions, nous n'aurions plus de quoi boire; devons-nous donc utiliser cette eau pour les ablutions»? Il lui répondit: «l'eau de la mer est purificatrice, et sa pêche est licite»
- Muwatta Malik, n°42
Kabcha bint ka'b Ibn Malek, la femme d'Ibn Abi Katada le Médinois a rapporté que Abou Katada entra chez elle; elle lui apporta de l'eau pour ses ablutions, or une chatte s'était approchée pour boire de cette eau; il lui inclina le vase jusqu'à ce qu'elle fut rassasiée. Remarquant que je le regardais faire, il me dit: «ô, la fille de mon frère, ça t'étonne»? Je lui répondis: «Oui». Il répliqua: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit:« ces animaux ne souillent pas l'eau car ils vous fréquentent souvent (c.a.d. qu’ils vivent parmi vous)». Malek a dit: «il n'y a pas mal à cela, à moins que l'homme ne remarque une certaine impureté sur la bouche de cette chatte»
- Muwatta Malik, n°44
Abdallah Ibn Omar disait souvent: «du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) femmes et hommes faisaient ensemble les ablutions». Chapitre IV De ce qui n'exige pas à refaire les ablutions
- Muwatta Malik, n°45
La mère d'un fils de Ibrahim Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf demanda à Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Je suis une femme qui marche dans des lieux immondes et laisse l'extrémité de mon vêtement traînant» (dois-je faire les ablutions lorsque je veux prier). Elle lui répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «(Le sable) fait débarasser les vêtements de toute impureté»
- Muwatta Malik, n°48
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a mangé de l'épaule d'un mouton rôti, puis il fit sa prière sans refaire ses abultions»
- Muwatta Malik, n°49
Souwaid Ibn An-Nou'man a rapporté que, l'année de Khaibar, il partit avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) et arrivés à Al-Sahaba, une localité tout proche de Khaibar, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, fit la prière de l'asr, puis il ordonna qu'on apporte les provisions. Comme on apporta que du sawiq, il ordonna qu'on le mouille d'eau, puis il en mangea et nous mangeâmes. Ensuite, il se contenta de se rincer la bouche, et nous fîmes de même, et fit la prière du coucher du soleil sans refaire ses ablutions»
- Muwatta Malik, n°55
Mohammed Ibn Al-Mounkader a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut convié à un repas; on lui servit du pain et de la viande (rôtie), il en mangea puis il fit ses ablutions et pria. Comme on lui présenta plus tard, du reste de ce mets, il en mangea puis fit la prière sans refaire ses ablutions
- Muwatta Malik, n°57
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet du nettoyage après avoir satisfait un besoin naturel, il répondit: «l'un de vous sera-t-il incapable de trouver trois pierres (pour se torcher)»?
- Muwatta Malik, n°58
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sortit se rendre au cimetière. Y arrivant, il dit: «que la paix soit sur vous ô demeure des gens croyants, quant à nous, nous vous rejoindrons s'il plut à Allah. Comme j'ai souhaité avoir vu nos frères». On lui dit: «ô Envoyé d'Allah ne sommes-nous pas tes frères»? Il répondit: «non, plutôt vous êtes mes compagnons, car nos frères sont ceux qui ne sont pas encore venus. Je vous devancerai au bassin». On lui demanda: «ô Envoyé d'Allah comment reconnaitras-tu ceux qui ne sont pas encore venus de ta communauté»? Il répondit: «Pensez-vous que si un homme possède de chevaux qui ont des taches blanches au front et aux pieds, ne les reconnaîtrait-il pas s'ils se trouvaient parmi d'autre chevaux noirs»? On lui répondit: «Certes oui, ô Envoyé d'Allah. Il reprit: «(ainsi seront mes frères) qui viendront au jour de la résurrection, ayant des marques brillantes aux fronts et aux pieds, à cause de leurs ablutions, et je les devancerai au bassin. Des hommes de ma communauté seront éloignés de mon bassin comme un chameau égaré, et je les appellerai: «Venez y, venez y, venez y»! On me répondra: «tu ne sais pas ce qu'ils ont fait après toi». Je m'écrierai alors: «qu'ils périssent, qu'ils périssent, qu'ils périssent»
- Muwatta Malik, n°59
Houmran l'affranchi de Osman Ibn Affan a rapporté que Osman s'assit sur le siège de la mosquée; le muezzin vint lui dire que c'est le moment de la prière. Osman demanda qu'on lui apporte de l'eau, et fit ses ablutions puis dit: «par Allah! je vais vous rapporter un hadith, qui s'il ne se trouvait dans le livre d'Allah, je ne vous l'aurais pas rapporté». Puis il dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il n’y a pas un musulman qui ne fait à la perfection ses ablutions, puis fait la prière, sans qu'on lui pardonne les fautes commises entre ce moment même jusqu'à l'accomplissement de la prière suivante». Malek a dit: «je pense qu'il a fait allusion à ce verset: «Acquittez-vous de la prière aux deux bouts du jour et plusieurs fois au cours de la nuit. Oui les bonnes actions dissipent les mauvaises; ceci est un rappel pour ceux qui se souviennent» (Coran XI)
- Muwatta Malik, n°60
Abdallah Al-Sanabihi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque le serviteur croyant, se rince la bouche, en faisant ses ablutions, ses fautes sortent de sa bouche. Lorsqu'il aspire l'eau de par ses narines et la rejette, ses fautes sortent de son nez. Lorsqu'il se lave le visage, ses fautes sortent de son visage et même de bord de ses paupières. Lorsqu'il se lave les mains, ses fautes sortent de ses mains même du dessous de ses ongles. Lorsqu'il se frotte la tête, ses fautes sortent de sa tête et même de ses oreilles. Lorsqu'il se lave les pieds, ses fautes sortent de ses pieds et du dessous de ses ongles. Enfin sa marche vers la mosquée, et la prière seront pour lui une œuvre surérogatoire»
- Muwatta Malik, n°61
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dît: «lorsque l'adorateur musulman (ou croyant) fait ses ablutions et se lave le visage, chaque faute commise par ses yeux, sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau). Lorsqu'il se lave les mains, toute faute qu'il a commise de ses mains, sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau). Lorsqu'il se lave les pieds, chaque faute commise par ses pieds sortira avec l'eau (ou avec la dernière goutte d'eau), qu'à la fin, il en sera purifié de toute faute»
- Muwatta Malik, n°62
Anas Ibn Malek a rapporté: «J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et ce fut le moment de la prière de l'asr. Comme les hommes ne trouvèrent pas de l'eau pour leurs ablutions, on fit apporter à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un vase contenant de l'eau, où il y mit sa main. Puis il demanda aux hommes de faire leurs ablutions». Anas poursuivit: «J'ai vu l'eau jaillir du dessous de ses doigts de telle façon que tous les hommes ont tous fait leurs ablutions»
- Muwatta Malik, n°65
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «si le chien lape du vase de l'un de vous, qu'il lave le vase sept fois»
- Muwatta Malik, n°66
On rapporta à Malek, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «restez adroits, vous ne pourrez pas dénombrer (les œuvres pies); œuvrez, et sachez que les meilleures de vos œuvres sont les prières, et nul ne fait les ablutions qu'un croyant». Chapitre VII Le fait de se frotter la tête et les oreilles
- Muwatta Malik, n°71
Al Moughira Ibn Chou'ba a rapporté que «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lors de la bataille de Tabouk, sortit pour satisfaire un besoin naturel». Al Moughira poursuivit: «Je l'acommpagnai en portant de l'eau, et quand il revint, je lui versai de l'eau, il se lava le visage puis voulant faire sortir ses deux mains des manches de sa tunique, et n'arrivant pas à le faire, il les sortit alors du dessous de sa tunique, les lava puis passa ses mains humides sur la tête et frotta sur ses bottines. Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) revint alors vers les musulmans, il trouva Abdel-Rahman Ibn Auf présidant la prière en accomplissant une seule raka't l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la raka't restant (en présidant la prière). La prière achevée, et comme les hommes furent étonnés, il leur dit: «vous avez bien agi»
- Muwatta Malik, n°79
Yazid Ibn Abdallah Ibn Qoussait Al-Laithi a rapporté qu'il a vu le sang couler du nez de Sa'id Ibn Al-Moussaiab alors qu'il priait. Il se rendit chez Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau pour faire ses ablutions puis revint continuer sa prière. Chapitre XI Ce qu'on doit faire lors d'un saignement du nez
- Muwatta Malik, n°84
Al-Miqdad Ibn Al-Aswad a rapporté que Ali Ibn Abi Taleb le chargea de demander l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme, qui en s'approchant de sa femme, fit un suintement (mazi), sur ce qu'il doit faire»? Ali poursuivit: «Comme j'ai pour femme, la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) J'ai honte de lui poser une telle question». Al-Miqdad demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet en question, et il lui répondit: «lorsque l'un de vous, subit un tel suitement, qu'il asperge sa verge avec de l'eau, et qu'il fasse ses ablutions comme pour la prière»
- Muwatta Malik, n°89
Ourwa Ibn Az-Zoubair a rapporté: «J'entrai chez Marwan Ibn Al-Hakam, et nous eûmes un entretien à propos de ce qui exige les ablutions. Marwan a dit: «entre autre, qu'on touche la verge». Ourwa répondit: «Bousra Bint Safwan m'a fait savoir qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «lorsque l'un de vous touche sa verge, qu'il fasse ses ablutions»
- Muwatta Malik, n°98
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «lorsque l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une lotion à la suite d'une impureté rituelle due à des rapports charnels, il commençait par se laver les mains, puis s'abluait comme pour faire la prière, puis il plongeait ses doigts dans l'eau et les faisait passer dans ses cheveux, puis versait de l'eau sur sa tête, pour trois fois de suite, en puisant l'eau avec ses paumes, enfin il répandait l'eau sur tout son corps»
- Muwatta Malik, n°99
Aicha, la mère des croyants a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la lotion à la suite du commerce charnel en se servant d'un vase appelé Faraq
- Muwatta Malik, n°103
Abou Salama Ibn Abd Al-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a demandé à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'obligation de la lotion; elle répondit: «Abou Salama, sais- tu à quoi cela ressemble? Eh oui, à un coq qui entend les autres chanter, pour chanter avec. Lorsque les deux parties circoncises (les génitales mâle et femelle), se touchent et qu'il y a pénétration, c'est du devoir de faire la lotion»
- Muwatta Malik, n°104
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Abou Moussa Al-Ach'ari vint trouver Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «il m'est pénible de voir les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans un débat au sujet d'une question dont l'importance me pousse à te la poser». Elle répondit: «quelle est-elle, cette question? Ce dont tu as eu l'habitude de poser à ta mère, demande le à moi»? Il répliqua:«il s'agit d'un homme qui commerce avec sa femme puis il cesse sans éjaculer»? Elle dit: «quand il y a pénétration d'un organe génital dans l'autre, la lotion est obligatoire». Abou Moussa rétorqua: «C'est une question, que je ne poserai jamais à nul autre que toi»
- Muwatta Malik, n°107
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'il lui arrive d'être dans un état d'impureté durant la nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «fais tes ablutions, lave ta verge, et dors». (110).80. Ourwa a rapporte que Aicha,la femme du Prophete r disait . « Lorsque l’un de vous commerce avec sa femme et veut se coucher sans faire les grandes ablutions qu’il ne se couche pas sans faire les ablutions comme pour la priere
- Muwatta Malik, n°110
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au début de l'une de ses prières, après avoir fait le takbir, fit signe aux fidèles de garder leur place. Il partit et revint et on put remarquer les traces d'eau sur sa peau
- Muwatta Malik, n°120
Aicha, la mère des croyants a rapporté le récit qui s'ensuit: «nous sortîmes dans une des expéditions avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Arrivés à «All- Bayada» ou «Zatel-Jaich», je perdis mon collier. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aussi bien que ses compagnons se mirent à le rechercher, et il est qu'ils se trouvaient dans un lieu où il n'y avait pas d'eau, et ils n'avaient pas d'eau. Les hommes vinrent trouver et dire à Abou Bakr: «n'as- tu vu, ce qu'a fait Aicha? Elle obligea l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les hommes à faire halte dans une place où il n'y a pas d'eau, et même ils n'avaient pas d'eau». Aicha poursuivit «Abou Bakr vint vers moi, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormait, mettant sa tête sur ma cuisse». Il me dit: «tu as retenu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans une place où il n'y a pas d'eau et les gens n'ont pas d'eau». Aicha continua son récit: «Abou Bakr m'adressa de reproches et dit ce que Allah voulut et il se mit à me frapper sur le flanc, à tel point que rien ne m'empêchait de bouger que la tête de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déposée sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormi jusqu'au matin, et se réveillant, il ne trouva pas d'eau. Allah Béni et très Haut, fit alors la révélation du verset relatif à la lustration pulvérale, et les hommes la firent. Oussaid Ibn Houdair dit alors: «Ce n'est pas d'ailleurs, la première grâce divine que vous receviez, ô la famille de Abou Bakr». Aicha ajouta: «En faisant lever la chameau que je montais nous trouvâmes le collier sous cet animal». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale pour une prière présente, puis pour la prière suivante; sa lustration pulvérale déjà faite, sera-t-elle suffisante? Ou doit il en faire une autre»? Il répondit: «il doit faire la lustration pulvérale pour chaque prière, parce qu'il doit rechercher l'eau (pour ses ablutions) et faire la prière. Or, celui qui ne trouve pas l'eau, pourra dans de cas faire la lustration pulvérale». On demanda également à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale; pourra-t-il présider la prière alors que ses compagnons avaient déjà fait leurs ablutions? Il répondit: «vaut mieux qu'un autre la préside .mais s'il la préside lui- même, il n'y a pas mal à cela». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait la lustration pulvérale à cause de la pénurie d'eau, il se leva, fit le takbir et entame la prière. Mais, soudain, un homme survint en apportant de l'eau? Il répondit: «il ne doit pas interrompre la prière, mais plutôt peut la poursuivre, il pourra se servir de cette eau (et faire ses ablutions pour les prières qui s'ensuivront». Malek a dit: «celui qui se lève pour prier, et qu'il ne trouve pas de l'eau, et fait ce que Allah lui a ordonné de faire de la lustration pulvérale, il aura obéi à Allah. A savoir que celui qui a trouvé l'eau n'est pas plus pur que lui, ni même sa prière n'est plus complète, car chacun d'eux avait obtempéré aux ordres d'Allah et avait agi selon ses ordres. Celui qui trouve l'eau, fait ses ablutions, et celui qui ne la trouve pas, fait la lustration pulvérale et cela avant d'entamer la prière». Malek a dit aussi au sujet de l'homme qui est impur rituellement: «il fait la lustration pulvérale, récite un «hizb» du Coran et fait d'autres prières surérogatoires, s'il ne trouve pas l'eau, étant toujours dans le lieu où il lui est permis de faire la prière». Chapitre XXIV Comment faire la lustration pulvérale "Tayamoum)
- Muwatta Malik, n°125
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté que Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était couchée avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) portant un seul vêtement, et brusquement elle bondit». Il lui dit: «qu'as-tu? as-tu tes menstrues»? Elle répondit:«Oui». Il répliqua: «mets un izar autour de ta taille, et reviens te coucher»
- Muwatta Malik, n°132
Ourwa a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) a dit: «Je peignais la tête de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tout en étant à mes menstrues»
- Muwatta Malik, n°133
Asma, la fille de Abou Bakr-Siddiq a rapporté qu'une femme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «lorsque l'une de nous trouve que son vêtement est tacheté du sang des menstrues, que doit-elle faire»? Il lui répondit: «lorsque l'une de vous, a son vêtement taché par le sang des menstrues, qu'elle gratte les taches, asperge son vêtement d'eau et puis qu'elle fasse la prière en le portant». Chapitre XXIX De la femme qui a une veine qui saigne
- Muwatta Malik, n°134
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que Fatima bint Abi Houbaich demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «ô Envoyé d'Allah (Je vois toujours du sang et) je ne me sens jamais pure; dois-je cesser la prière»? Il lui répondit: «Ce n'est qu'une veine saignante et non plus des menstrues; quand tu as tes menstrues, cesse la prière dans leur durée normale, après cela, nettoie-toi avec de l'eau et prie»
- Muwatta Malik, n°135
Oum Salama a rapporté qu'une femme subissait un écoulement du sang du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Oum Salama en consultant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «qu'elle compte le nombre des nuits et des jours du temps normal de ses menstrues avant qu'elle subisse un tel écoulement, qu'elle cesse la prière durant cette période du mois. Après cela qu'elle fasse une lotion, puis qu'elle mette un chiffon sur son organe génital, et qu'elle fasse ensuite la prière»
- Muwatta Malik, n°139
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'en amenant un jeune enfant à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il urina sur son vêtement. Le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau et lava la partie souillée
- Muwatta Malik, n°140
Oum Qais Bint Mihsen amena son enfant qui ne se nourrissait que du lait, chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). En le plaçant dans son giron, l'enfant urina. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau et aspergea la partie souillée sans laver son vêtement. Chapitre XXXI Le fait d'uriner debout
- Muwatta Malik, n°141
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'un bédouin entra dans la mosquée, et voulant uriner, les gens s'écrièrent à haute voix (pour l'empêcher). L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Laissez-le (terminer)». Le bédouin urina, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter un seau d'eau et le versa sur la place souillée
- Muwatta Malik, n°143
Ibn As-Sabbag a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit dans un jour de Vendredi: «O gens musulmans! Allah vous a rendu ce jour comme un jour de fête, faites y donc une lotion. Il n'y aura pas de mal à ce que l'un de vous se parfume s'il en trouve et pour cela, faites usage de siwak»
- Muwatta Malik, n°144
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si ce n'était trop imposer d'excessif à ma communauté, j'aurais ordonné de faire usage du siwak»
- Muwatta Malik, n°145
Abou Houraira a dit: «Si (l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)) ne voulait imposer quelque chose d'excessive à sa communauté, il lui aurait ordonné de faire usage du siwak avec chaque ablution» MOUATTA // Author: Brian Gosselin at scriptasylum.com var isMinNS4 = (navigator.appName.indexOf("Netscape")>=0 && parseFloat(navigator.appVersion) >= 4 && parseFloat(navigator.appVersion) < 5)? true : false; var isMinIE4 = (document.all)? true : false; var isMinNS6 = (parseFloat(navigator.appVersion) >= 5 && navigator.appName.indexOf("Netscape")>=0 )? true: false; var w_x, w_y, item, okscroll=false, godown, scrollamount=6; function init(){ if(isMinNS4)item=document.item; if(isMinNS6)item=document.getElementById('item'); if(isMinIE4)item=document.all.item; moveitem(); (isMinNS4)? item.visibility="show" : item.style.visibility="visible"; setInterval('scrollpage()' , 50); } function setscroll(ismore){ scrollamount= (ismore)? Math.min(30 , scrollamount+2) : Math.max(1, scrollamount-2); } function moveitem(){ if(isMinNS4 isMinNS6){ w_x=window.innerWidth; w_y=window.innerHeight; scrlx=window.pageXOffset; scrly=window.pageYOffset; }else{ w_x=document.body.clientWidth; w_y=document.body.clientHeight; scrlx=document.body.scrollLeft; scrly=document.body.scrollTop; } if(isMinNS4){ item.moveTo((scrlx+w_x-70),(scrly+w_y-50)) }else{ item.style.left=scrlx+w_x-70+'px'; item.style.top=scrly+w_y-50+'px'; }} function scrollpage(){ status=''; if(okscroll){ (godown)? window.scrollBy(0,scrollamount) : window.scrollBy(0,-scrollamount) ; } moveitem(); } var txt=(isMinNS4)? '<layer name="item" visibility="hidden" top="0" left="0" width="42" height="20">' : '<div id="item" style="position:absolute; visibility:hidden; left:0px; top:0px; width: 42px; height:20px">'; txt+='<a href="javascript:setscroll(false)" onMouseover="okscroll=true; godown=true" onMouseout="okscroll=false"><img src="bas.gif"/*tpa=http://www.nouralislam.org/almouwatta/livres/bas.gif*/ border="0" alt="Cliquez pour ralentir"></a><a href="javascript:setscroll(true)" onMouseover="okscroll=true; godown=false" onMouseout="okscroll=false"><img src="haut.gif"/*tpa=http://www.nouralislam.org/almouwatta/livres/haut.gif*/ border="0" alt="Cliquez pour accélérer"></a>'; txt+=(isMinNS4)? '</layer>' : '</div>'; document.write(txt); window.onload=init; Livre3 Les Prières. Chapitre premier L'appel à la prière
- Muwatta Malik, n°146
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait se servir de deux planches de bois (comme une crécelle), qui en les battant, appelait les fidèles à la prière en commun. On fit montrer en rêve à Abdallah Ibn Zaid Al-Ansari et à un autre de Bani Al-Hareth Ibn Al-Khazraj deux planches de bois pareilles à celles que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait s'en servir, et on leur dit:«pourquoi vous n'appelez pas à la prière»? Une fois réveillé, Abdallah vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui raconta son rêve. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) donna aussitôt l'ordre d'appeler à la prière
- Muwatta Malik, n°147
Abou Sa'id Al- Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque vous entendez l'appel à la prière, répétez ce que dit le muezzin»
- Muwatta Malik, n°148
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si les gens savaient le mérite qu'il y a, à faire l'appel à la prière, et d'être au premier rang (faisant la prière en commun) et qu'ils ne trouvent pas d'autres moyens pour y arriver que le tirage au sort, ils auraient tiré au sort. S'ils savaient ce qu'il y a comme mérite en arrivant tôt pour prier dans la mosquée, ils se seraient hâtés d'y accourir. Et s'ils savaient ce qu'il y a comme mérite à faire la prière du soir et celle de l'aurore en commun, ils se seraient rendus, en trainant même à quatre pattes»
- Muwatta Malik, n°149
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque vous entendez le deuxième appel à la prière, ne vous y rendez pas en pressant le pas, venez plutôt en toute tranquilité. Ce que vous réussirez à faire en commun, faites-le, et complétez ce que vous aurez manqué. Chacun de vous est consédéré comme étant en prière tant qu'il cherche à l'accomplir»
- Muwatta Malik, n°150
Al- Mazini a rapporté d'après son père que Abou Sa'id Al Khoudri lui a dit: «Je vois que tu aimes les moutons et le désert. Quand tu es avec tes moutons, ou dans le désert, et que tu appelleras à la prière, hausse la voix car aucun génie, un être humain, ni ce qui est inanimé, n'entendra la portée de la voix du muezzin, sans qu'il ne témoigne, en sa faveur, le jour de la résurrection». Abou Sa'id ajouta: «C'est ce que j'ai entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»
- Muwatta Malik, n°151
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsqu'on appelle à la prière, Satan s'en va, et fait des pets afin de ne pas entendre cet appel. Une fois que le premier appel est terminé, il revient et reste jusqu'au moment du deuxième appel. Quand le deuxième appel fut fait, Satan s'en va de nouveau puis revient pour se placer entre l'homme et son cœur, en lui suggérant et en disant: «Souviens-toi de telle chose, souviens- toi de telle chose, à laquelle cet homme ne pensait jamais, qu'à la fin, il ne se souvient plus le nombre des raka'ts qu'il a déjà effectuées». 155) 7 - Sahl Ibn Sa'd As-Sa'idi a dit: «il y a deux moments (litt deux heures) où les Portes du ciel s'ouvrent et peu de gens invoquent Allah et que leurs prières ne soient exaucées: quand on appelle à la prière et quand on se met en rang pour combattre dans la voie d'Allah». On demanda à Malek au sujet du moment de l'appel à la prière, le jour du Vendredi sera-t-il avant son heure fixée. Il répondit: «non, son moment sera quand le soleil aura quitté le méridien». On demanda à Malek au sujet des deux appels à la prière et quand les gens doivent-ils se lever pour faire la prière? Il répondit: «Je ne connais à leur sujet autre que ce j'ai vu les hommes faire: au deuxième appel on ne reprend pas pour deux fois les mêmes paroles (ce qu'on fait pour le premier) et c'est bien ce que les gens versés ne cessent de faire à Médine. Quant au moment où les gens doivent se lever pour faire la prière après le deuxième appel, je ne trouve pas en cela un temps bien déterminé, mais je vois bien qu'on doit prendre en considération la capacité des hommes, car parmi eux, il y aura et le fort et le faible, et ils ne pourront pas être tous semblables». On demanda à Malek au sujet des gens tous présents pour faire la prière prescrite, en commun; ainsi ils voulaient faire le deuxième appel sans le premier? Il répondit: «cela suffit car le premier appel n'a été imposé que dans les mosquées fréquentées par une multitude de gens où on fait la prière en commun». On demanda encore à Malek au sujet du salut que fait le muezzin à l'imam et son invitation pour présider la prière et de la première personne qu'on avait saluée? Il répondit: «on ne m'a pas fait savoir que ce salut était pratiqué à là première époque». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière mais sans que personne ne soit présent pour la faire avec lui; alors il fait le deuxième appel, et prie tout seul, après quoi les gens viennent prier, devra-t-il refaire la prière avec eux? Il répondit: «non, il ne devra plus la refaire, et celui qui viendra après que la prière ait pris fin, il pourra l'accomplir seul». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière et fait ensuite une prière surérogatoire. Les gens arrivant à la mosquée, voulaient qu'un autre fasse le deuxième appel peut être fait par une autre personne». Malek a dit: «on ne cesse de faire le premier appel à la prière de l'aube avant que l'aurore apparaît. Quant aux autres prières, on ne fait le premier appel qu'après leurs heures fixées
- Muwatta Malik, n°153
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Ce que j'ai vu les hommes (il est entendu: les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faire (sans le changer) c'est le premier appel à la prière»
- Muwatta Malik, n°154
Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a dit: «Ce que j'ai vu les hommes (il est entendu: les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faire (sans le changer) c'est le premier appel à la prière»
- Muwatta Malik, n°156
Nafe' a rapporté : «dans une nuit très froide où le vent soufflait fort, Abdallah Ibn Omar appela à la prière et à la fin il dit: «faites la prière chez vous». (En le questionnant) il répondit: «au cours d'une nuit froide et pluvieuse, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné au muezzin de dire à la fin de l'appel: «faites la prière chez vous»
- Muwatta Malik, n°160
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Bilal fait appel à la prière tant qu'il fait encore nuit, mangez et buvez jusqu'à ce que Ibn Maktoun fasse cet appel»
- Muwatta Malik, n°161
Salem Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Or Bilal appelle quand il faisait encore nuit, mangez et buvez jusqu'à ce que Ibn Maktoum fasse cet appel». Il ajouta: «Ibn Maktoum était un homme aveugle, et il ne faisait appel à la prière, que quand on lui disait: «tu es au matin, tu es au matin». Chapitre IV Comment procéder à la prière
- Muwatta Malik, n°162
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) commençait la prière, il levait ses mains au niveau de ses épaules, de même quand il relevait la tête de l'inclinaison, et disait: «Allah écoute ceux qui le louent, notre Seigneur à vous la louange», mais il ne faisait pas cela quand il se prosternait». (l66) 18 - Ali Ibn Houssein Ibn Ali Ibn Abi Taleb a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prononçait le takbir (dire: Allah est grand) quand il s'abaissait (pour s'incliner ou se prosterner) et en relevant ta tête de la prosternation. Il agissait ainsi, jusqu'à ce qu'il ait rencontré Allah»
- Muwatta Malik, n°163
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) levait les mains (au commencement de la prière)»
- Muwatta Malik, n°165
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, a rapporté que Abou Houraira leur présidant la prière, prononçait le takbir à chaque fois qu'il s'abaissait (pour s'incliner et pour se prosterner) et puis qu'il relevait la tête (de la prosternation). Sa prière terminée, il dit: «Par Allah! Cette prière est pareille à celle que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)»
- Muwatta Malik, n°170
Mouhammad Ibn Joubair Ibn Moutém a rapporté d'après son père qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) réciter à la prière du coucher du soleil la sourate: «Par le Mont» (Coran L II)
- Muwatta Malik, n°171
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Oum Al- Fadl bint Al-Hareth, l'ayant entendu réciter la sourate «Les envoyés» (Coran L XXVII), lui dit: «O mon fils! ta récitation m'a rappelée celle de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) car cette sourate était ce que je l'ai dernièrement entendu réciter, à la prière du coucher du soleil»
- Muwatta Malik, n°174
Albara Ibn Azeb, a rapporté: «J'ai fait la prière du soir avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où il récita la sourate: «Par le figuier et l'olivier» (Coran XCV). Chapitre VI Comment faire la récitation
- Muwatta Malik, n°175
Ali Ibn Abi Taleb a rapporté que «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de mettre les vêtements faits en «qassi» (sorte de vêtements en soie), les bagues en or, et de faire la récitation du Coran au cours des inclinaisons»
- Muwatta Malik, n°176
Al- Baiadi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint croiser les gens alors qu'ils priaient, tout en élevant la voix, en récitant le Coran, il leur dit: «toute personne priant, se trouve tête à tête avec son Seigneur, pensant au comment s'entretenir avec lui, et que l'un de vous ne hausse pas le ton en récitant, afin de ne pas troubler les autres»
- Muwatta Malik, n°185
Abou Sa'id, l'esclave de Amer Ibn Kouraiz a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) appela Oubai Ibn Ka'b alors qu'il priait. Achevant sa prière, celui-ci rejoignit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui mit la main sur la sienne, au moment où il voulait quitter la mosquée, en lui disant: «J'espère, avant que tu sortes de la mosquée, te faire connaître une sourate que Allah n'a révélée de pareille ni dans la Tora, ni dans l'Evangile, ni dans le Coran». Et Oubai ajouta: «J'ai ralenti le pas, à l'attente de ce qu'il allait me faire connaître, puis je lui dis: «O Envoyé d'Allah Quelle est cette sourate que tu m'as promis de m'enseigner»? Il me répondit: «Par quoi, tu débutes la prière»? Je récitai alors: «Louange à Allah, Seigneur des mondes», jusqu'à la fin de cette sourate». Il me dit: «Elle est justement cette sourate, car elle comprend les sept versets qu'on répète et aussi le grand Coran qu'on m'a accordé»
- Muwatta Malik, n°187
Abou Houraira a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Celui qui prie sans réciter la mère du Coran, sa prière est manquée et n'est plus complète». Le rapporteur dit à Abou Houraira: «II m'arrive parfois de faire la prière derrière l'imam»? Abou Houraira me pinça le bras et répondit: «Ô persan! Récite la pour toi-même, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Allah le Béni et le Très- Haut a dit: «J'ai partagé la prière, entre Mon serviteur et Moi, en deux parties: Une moitié qui m'appartient, et une autre est la sienne» L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ajouta: «Récitez donc! L'adorateur récite: «Louange à Allah, Seigneur des mondes». Allah le Béni et le Très-Haut dit (le sens): «Mon adorateur M'a loué». L'adorateur récite: «Le Miséricordieux, le Très Miséricordieux», Allah dit (le sens) :«Mon adorateur M'a exalté». L'adorateur récite: «Le Roi du Jour du Jugement». Allah dit: «Mon adorateur M'a glorifié». L'adorateur poursuit:«C'est Toi que nous adorons, c'est Toi dont nous implorons le secours». Allah dit (le sens) «Ce verset est entre Moi et Mon adorateur, et j'accorderai à Mon adorateur ce qu'il demande». L'adorateur récite: «Dirige-nous dans le chemin droit, le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits; non pas le chemin de ceux qui encourent Ta colère ni celui des égarés». Allah dit: «Ceci appartient à Mon adorateur et Je lui accorderai ce qu'il Me demande»
- Muwatta Malik, n°192
Abou Houraira a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) achevant une prière où il a récité à haute voix, il demanda aux fidèles: «l'un de vous, a-t-il récité le Coran avec moi»? Un homme répondit: «Oui, moi, O Envoyé d'Allah». Il lui dit: «Je me suis dit: pourquoi on ne me laisse pas réciter le Coran»? Les hommes, depuis, ont cessé de réciter en même temps avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et cela quand il récitait à haute voix, après cette remarque qu'il leur a faite». Chapitre XI Le fait de dire «Amin» derrière l'imam
- Muwatta Malik, n°193
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'imam dit «Amin», dites Amin car celui qui fait correspondre son «Amin», à celui que disent les anges, ses fautes antérieures lui seront pardonnées». Ibn Chéhab a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait «Amin» »
- Muwatta Malik, n°194
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'imam récite «Non pas, (le chemin) de ceux qui encourent Ta colère ni celui des égarés», dites: «Amin», car celui qui le dit en même temps que les anges, ses fautes lui seront effacées»
- Muwatta Malik, n°195
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'un de vous dit «Amen», et que les anges dans le ciel disent aussi «Amen», en même temps, les fautes de cet homme lui seront effacées»
- Muwatta Malik, n°196
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'imam dit: «Allah écoute ceux qui le louent», dites: «Grand Allah, notre Seigneur, à Toi la louange». Celui dont le dire-ci correspond à celui des anges, ses fautes lui seront effacées». Chapitre XII Comment doit-on s'asseoir pendant la prière
- Muwatta Malik, n°197
Ali Ibn Abdel-Rahman Al Mou'awi a rapporté: «Abdallah Ibn Omar m'a vu me distraire avec des galets, alors que je priais. Ma prière achevée, il m'interdit de faire une chose pareille et me dit: «fais, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Je lui demandai: «Que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il répondit: «Quand il s'asseyait, au cours de la prière, il mettait sa main droite sur sa cuisse droite eu joignant tous ses doigts sauf l'index, qu'il gardait tout droit, et sa main gauche sur sa cuisse gauche. Voilà, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»
- Muwatta Malik, n°202
Abdel Rahman Ibn Abd Al-Qari a rapporté qu'il a entendu Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, enseigner les gens sur le faire du témoignage de l'unité d'Allah. Il leur dit: «dites: «les salutations à Allah, les bonnes œuvres à Allah, les bonnes paroles et les prières à Allah. Que la paix soit sur Toi ô Prophète (salallahou alayhi wa salam) ainsi que la Misédicorde d'Allah et ses bénédictions. Que la paix soit sur nous ainsi que sur les saints serviteurs d'Allah. je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, et je témoigne que Mouhammad est son serviteur et son envoyé». At-tahiyatu lillah, az-zakiyatu lillah, at-tayibatu wa's-salawatu lillah. As-salamu alayka ayyuha'nnabiyyu wa rahmatu'llahi wa barakatuhu. As-salamu alayna wa ala ibadi'llahi s-salihin. Ash-hadu an la ilaha illa 'llah wa ash-hadu anna Muhammadan abduhu wa rasuluh
- Muwatta Malik, n°205
Al Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait, en témoignant l'Unité d'Allah: «les salutations, les bonnes œuvres, les prières et les bonnes paroles sont à Allah. Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique, il n'a pas d'associé. Et je t'émoigne que Mouhammad est le serviteur d'Allah et son envoyé. Que la paix soit sur toi ô le Prophète (salallahou alayhi wa salam) ainsi que la Miséricorde d'Allah et ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d'Allah. Que la paix soit sur vous»
- Muwatta Malik, n°207
Abou Houraira a dit: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, son toupet sera dans la main d'un démon». Au sujet d'un homme qui relève la tête après une inclinaison ou une prosternation avant que l'imam le fasse, Malek a dit: «il est de notre tradition que cet homme doit revenir à sa posture d'inclinaison ou de prosternation sans attendre l'imam, car en faisant cela, il aura commis une faute, parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi, c'est pourquoi ne vous débattez pas à ce sujet». Abou Houraira ajouta: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, celui-ci a le toupet dans la main du démon». Chapitre XV Ce que doit faire un homme qui par insouciance, fait la salutation après la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°208
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait terminé sa prière après avoir fait deux rakat's. Zouliadaine lui dit: «la prière a-t-elle été abrégée, O Envoyé d'Allah ou as-tu oublié de la compléter»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant aux fidèles, ceux-ci lui affirmèrent les paroles de Zouliadaine». Il se leva, fit les deux raka'ts omises, et fit la salutation finale. Puis il prononça le takbir, se prosterna pour une durée égale même un peu plus long, releva la tête, prononça une deuxième fois le takbir, se prosterna pour une durée égale ou un peu plus longue, puis il releva la tête»
- Muwatta Malik, n°212
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous, doute dans sa prière, du nombre des raka'ts déjà faites, sont-elles à trois ou à quatre, qu'il fasse une quatrième raka't puis qu'il fasse deux prosternations tout en étant assis, avant la salutation finale. Si cette raka't était la cinquième, ces deux prosternations rendraient les raka'ts à un nombre pair. Et si cette raka't était la quatrième, ces deux prosternations seraient une humiliation du démon»
- Muwatta Malik, n°216
Abdallah Ibn Bouhaina a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous fit une prière et se leva de la deuxième raka't sans s'asseoir, et les gens firent de même. La prière complétée, nous nous attendions à sa salutation finale, or il fit le takbir, puis deux prosternations. étant assis, avant la salutation finale, puis il salua»
- Muwatta Malik, n°217
Abdallah Ibn Bouhaina a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur r lui la grâce et la paix d'Allah nous fit la prière du midi où il se leva après la deuxième raka't sans s'asseoir. Au sujet de l'homme, qui après avoir fait quatre raka'ts, se lève, récite, s'incline et en relevant la tête de l'inclinaison, se rappelle qu'il a fait les quatre raka'ts, Malek a dit: «qu'il revient s'asseoir sans se prosterner, même s'il a fait une seule prosternation, il n'aura pas à faire l'autre. Quand il termine sa prière, qu'il fasse, assis, deux prosternations, après la salutation finale». Chapitre XVIII De ce qui cause la distraction en priant
- Muwatta Malik, n°218
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Abou Jahm Ibn Houzaifa avait présenté à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) une «Khamissa» (sorte de vêtement) qui renferme des dessins; il fit la prière en la portant; complétant sa prière, il dit: «rends cette Khamissa à Abou Jahm, car regardant ses dessins en priant, je faillis être troublé»
- Muwatta Malik, n°219
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) porta une Khamissa qui renfermait des dessins, puis il la donna à Abou Jahm, et prit en échange une «Anbijania» (Vêtement de tissu grossier, ne renfermant pas de dessins). Abou Jahm demanda: «Pourquoi fais- tu cela, O Envoyé d'Allah»? Il lui répondit: «je passais le temps, à regarder ses dessins, en priant »
- Muwatta Malik, n°220
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté: «faisant la prière dans son jardin, Abou Talha Al-Ansari regarda un petit ramier s'envoler devant lui, à la recherche d'une issue. Comme cela plut à Abou Talha, il le suivait de son regard un laps de temps, puis, s'apercevant, qu'il était en prière, il lui est arrive de ne plus se rappeler de nombre des raka'ts qu'il a fait. Il se dit:, «mes biens m'ont causé un certain trouble». Il vient retrouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui fit part de ce qu'il lui est arrivé en lui disant à la fin: «je fais de ce jardin une aumône en vue d'Allah, tu peux en disposer»
- Muwatta Malik, n°222
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous se lève pour faire la prière, satan vint lui troubler l'esprit au point d'oublier le nombre des raka'ts qu'il a fait. Quand cela lui arrive, qu'il fasse deux prosternations, tout en restant assis»
- Muwatta Malik, n°223
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «II m'arrive parfois (en priant) d'oublier, ou (Allah) me fait oublier au point de devenir indécis»
- Muwatta Malik, n°225
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait une lotion le jour du Vendredi, comme c'est pratiqué à la suite d'une impureté rituelle, puis se rend (à la mosquée) à la première heure, est comparable à un homme qui fait l'aumône d'une chamelle, celui qui se rend à la deuxième heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'une vache, celui qui se rend à la troisième heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'un bélier cornu, celui qui se rend à la quatrième heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'une poule, enfin celui qui se rend à la cinquème heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'un œuf. Lorsque l'imam entre dans la mosquée, les anges seront présents afin d'écouter la mention d'Allah»
- Muwatta Malik, n°236
Malek a rapporté que Ibn Chéhab disait: «Celui, qui, le jour du Vendredi, parvient à faire en commun, une seule raka't, qu'il complète sa prière par une deuxième». Ibn Chéhab ajouta: «telle est la tradition». Malek a dit: «C'est bien, ce que j'ai trouvé les hommes versés, suivre à Médine, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui parvient à prier une raka't en commun, c'est comme s'il a fait toute la prière en commun». On demanda à Malek, au sujet de l'homme, qui le jour du Vendredi, rencontre une foule de gens, et arrive à s'incliner sans pouvoir se prosterner jusqu'à ce que l'imam se lève ou qu'il achève la prière? Il répondit: «Si, après son inclinaison, il arrive à se prosterner lorsque les fidèles se lèvent (de leur prosternation), qu'il se prosterne, et s'il ne peut pas le faire qu'au moment où l'imam termine sa prière, il m'est de préférence que cet homme fasse la prière de quatre raka'ts (Notons que la prière du Vendredi, est formée de deux raka'ts). Chapitre IV De celui, qui le jour du Vendredi, subit un saignement du nez
- Muwatta Malik, n°240
On rapporta à Yahia Ibn Sa'id que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pourquoi l'un de vous ne se procure de deux vêtements, qu'il porte le jour du Vendredi, à part ses deux vêtements du travail»
- Muwatta Malik, n°243
Al-Dahhaq Ibn Qais demanda à An- Nou'man Ibn Bachir: «quelles sourates, récitait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le jour du Vendredi après celle du "Juma"«Vendredi»?. Il lui répondit: «Il récitait la sourate «Al Ghashiyah (Coran, LXXXVIII)
- Muwatta Malik, n°244
Malek (doutant que ce hadith soit d'après le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ou non) a rapporté que Safwan Ibn Soulaim a dit: «Celui, qui, sans excuse valable, néglige la prière du Vendredi, trois fois consécutives, Allah scelle sur son cœur»
- Muwatta Malik, n°245
Ja'far Bem Mouhammad a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit deux prônes le jour du Vendredi et s'assit entre eux». MOUATTAA Livre 6 Les prières surérogatoires de Ramadan Chapitre Premier Des encouragements à faire des prières (surérogatoires) au mois de Ramadan
- Muwatta Malik, n°246
Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: « Une nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit une certaine prière dans la mosquée, les hommes la firent également. La nuit qui suit, les hommes devinrent nombreux, puis la troisième nuit puis la quatrième, et leur nombre s'accroît, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fit pas la prière. Le lendemain matin, il leur dit: «J'ai vu, ce que vous avez fait, ce qui m'a empêché de venir vous voir, c'était la peur que cette prière ne devienne une obligation». Cela se déroula à Ramadan
- Muwatta Malik, n°247
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) désirait passer les nuits de Ramadan en priant, sans qu'il impose de telles prières aux musulmans. Il leur dit: «Celui qui passe les nuits de Ramadan avec foi et conviction de la récompense, ses fautes antérieures lui seront effacées». Ibn Chéhab ajouta «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, les hommes ne cessèrent de suivre cette tradition même au temps où Abou Bakr fut calife et au début du califat de Omar Ibn Al-Khattab». Chapitre II Des prières (surérogatoires) au mois de Ramadan
- Muwatta Malik, n°252
Abdallah Ibn Abou Bakr a rapporté qu'il a entendu son père dire: «quand nous terminions la prière au mois de Ramadan, nous hâtions les domestiques dans la préparation du manger avant que nous soyons surpris par l'aurore». (256 - Bis): Ourwa a rapporté que Zakwan affranchi posthume de Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faisait la prière avec Aicha durant les nuits du mois de Ramadan. MOUATTAA Livre 7 La Prière nocturne Chapitre Premier La prière nocturne
- Muwatta Malik, n°255
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Je dormais devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et mes pieds se trouvaient dans la direction de sa qibla. Quand il se prosternait, il me les pinçait pour que je les retire, et quand il se levait je les étendais». Elle ajouta: «et à cette époque, les maisons n'étaient pas à lampes»
- Muwatta Malik, n°256
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «lorsque l'un de vous s'assoupit, tout en faisant sa prière nocturne, qu'il aille dormir jusqu'à ce qu'il n'ait plus sommeil, car s'il somnole, il se peut, qu'au lieu de demander à Allah de lui pardonner ses fautes, qu'il se maudisse»
- Muwatta Malik, n°257
On fit savoir à Ismail Ibn Abi Hakim, qu'on a fait part à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'une femme qui passait la nuit en priant. Il demanda: «qui est cette femme»? On lui répondit: «C'est Al-Hawla Bint Touwait qui ne dort jamais la nuit». Comme cela déplut à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de sorte qu'on put remarquer la malaise sur son visage, il dit: «Allah, le Béni et le Très-Haut ne se lasse pas de vous (récompenser pour vos œuvres pies) tant que vous ne vous lassiez pas de les faire. Faites de ces œuvres tant que vous en êtes capables»
- Muwatta Malik, n°260
On rapporta à Malek, que Abdallah Ibn Omar, disait: «la prière nocturne, se fait par deux raka'ts répétées, et on fait la salutation finale après chaque deux raka'ts». Malek a dit: «C'est bien ce que nous suivons à Médine». Chapitre II De la raka't impaire faite par le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à la fin de sa prière
- Muwatta Malik, n°261
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière nocturne de onze raka'ts dont la dernière était impaire. Une fois, la prière achevée, il se couchait sur le côté droit»
- Muwatta Malik, n°262
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, demanda à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) comment était la prière nocturne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant le mois de Ramadan»? Elle répondit: «Au mois de Ramadan, et aux autres mois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne faisait pas plus que onze raka'ts. Il débutait par quatre, et ne me demandez pas ni de leur durée, ni de leur perfection, puis quatre autres suivantes qui étaient aussi durables et parfaites, et enfin, il faisait trois raka'ts». Je lui dis: «ô Envoyé d'Allah! dors-tu avant de faire une raka't impaire»? Il répondit: «ô Aicha! Mes yeux se ferment, quant à mon cœur il ne dort pas»
- Muwatta Malik, n°264
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a passé une nuit chez sa tante Maimouna, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Il dit: «Je m'étendais au milieu du coussin (il s'agit du matelas) tandis que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et sa femme s'étendaient au sens de la longueur. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'endormit jusqu'à minuit; un peu avant ou un peu après minuit, il se réveilla, s'assit en se frottant le visage afin de bien se réveiller; il récita les dix derniers versets de la sourate «La Famille de Imran», puis il se leva pour se servir de l'eau contenue dans une outre accrochée et faire parfaitement ses ablutions, ensuite il pria. Ibn Abbas ajouta: «Je me levai pour faire pareillement, puis je me tins à côté de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui mit sa main droite sur ma tête, me prit l'oreille droite en la frottant. Il fit une prière de deux raka'ts, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres ensuite une raka't impaire. Après cela, il s'étendit jusqu'à ce que le muezzin vint le retrouver, il se leva pour faire deux raka'ts légères, ensuite il se rendit à la mosquée pour faire la prière de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°266
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la prière nocturne ; il lui répondit: «elle se fait par deux raka'ts répétées si l'un de vous craint d'être surpris par le moment de la prière de l'aurore, qu'il fasse une raka't qui rendra sa prière impaire»
- Muwatta Malik, n°267
Ibn Mouhairiz a rapporté qu'un homme de Bani Kinana appelé Al-Moukhadji avait entendu un homme en Syrie appelé Abou Mouhammad, dire: «la raka't impaire est obligatoire». Al-Moukhadji ajouta: «J'allais trouver Oubada Ibn As-Samett alors qu'il se dirigeait vers la mosquée, en lui barrant la route et en lui faisant part des propos de Abou Mouhammad. Oubada me répondit: «Abou Mouhammad a menti, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «cinq prières ont été prescrites par Allah, à Lui la puissance et la gloire, à ses adorateurs, celui qui les observe sans rien manquer par négligeance, aura conclu avec Allah un pacte qui le fera entrer au Paradis. Celui qui les néglige, ne jouira pas de ce pacte et Allah le châtiera s'il veut, ou le fera, s'Il le veut, entrer au Paradis»
- Muwatta Malik, n°268
Sa'id Ibn Yassar a rapporté: «J'étais avec Abdallah Ibn Omar, en marche vers la Mecque. Comme je craignis d'être surpris par la prière de l'aurore, je descendis (de ma monture) et je fis une raka't impaire, puis je le rejoignis.Il me demanda: «où étais-tu»? Je lui répondis: «comme je craignis d'être surpris par la prière de l'aurore, je descendis et fis une raka't impaire». Abdallah répliqua: «N'as-tu pas eu en l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), un exemple»? «Certes oui, dis-je». Il reprit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait (parfois) la raka't impaire tout en étant sur son chameau»
- Muwatta Malik, n°270
Un homme demanda à Abdallah Ibn Omar au sujet de la raka't impaire; est-elle obligatoire»? Il lui répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'a faite ainsi que les musulmans». Comme l'homme insista sur la question, Abdallah lui donna la même réponse»
- Muwatta Malik, n°271
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui craint de ne plus se lever la nuit pour prier, jusqu'au matin, qu'il fasse une raka't impaire avant de se coucher. Quant à celui qui sera assuré de se réveiller la nuit, qu'il ne fasse cette raka't impaire qu'à la fin de la nuit»
- Muwatta Malik, n°282
Hafsa, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), «après que le muezzin ait fait le premier appel à la prière de l'aurore, il faisait deux raka'ts légères, avant le deuxième appel». 286) 30 - Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts légères avant la prière de l'aurore, si courtes, au point que je me disais, «a-t-il récité la mère du Livre ou non»
- Muwatta Malik, n°284
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté: «En ayant entendu le deuxième appel à la prière, les hommes se levèrent pour faire (deux raka'ts légères) avant celle de l'aurore.En arrivant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «deux prières à la fois» deux prières à la fois»? Il s'agit des deux raka'ts surérogatoires avant la prière canonique de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°287
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la prière en commun surpasse de vingt-sept degrés, celle qui est faite par un individu seul»
- Muwatta Malik, n°288
• Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la prière en commun est de vingt-cinq fois de plus valorisée que celle de l'un de vous s'il la fait tout seul»
- Muwatta Malik, n°289
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «par celui qui a mon âme en sa main! Je pensais ordonner qu'on m'apporte du bois, de faire l'appel à la prière et de charger quelqu'un afin de la présider, puis de me rendre chez des gens pour les brûler dans leurs demeures. Par celui qui a mon âme en sa main! si l'un de ces gens-là savait trouver un os gras ou de bons pieds de moutons, il n'aurait pas manqué à prendre part de la prière du soir»
- Muwatta Malik, n°291
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «ce qui nous distingue des hypocrites, c'est l'accomplissement des deux prières de l'aube et du soir en commun, car eux, ils sont incapables de les faire (pour bénéficier de leur mérite et de leur récompense) ou soit disant cela
- Muwatta Malik, n°292
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «marchant sur une route, un homme trouva une branche d'arbre épineux, il l'écarta. Allah lui fut reconnaissant, et lui pardonna ses fautes» Puis il dit: «les martyrs sont au nombre de cinq suivant les causes de leur décès: de par la peste, de par la colique, de par la noyade, de par l'éboulement,ou d'être martyr (dans un combat) dans le chemin d'Allah. Il ajouta: «si les gens savaient le mérite qu'on obtient à faire l'appel à la prière et d'être au premier rang, et qu'ils ne trouvaient d'autre moyen que le tirage au sort, ils auraient tiré au sort. Et s'ils savaient la récompense reçue, à venir si tôt à la prière, ils seraient accourus, s'ils savaient la récompense qu'il y a dans les prières de l'aube et du soir, ils se seraient rendus en se traînant à quatre pattes»
- Muwatta Malik, n°293
Abou Bakr Ibn Soulaiman Ibn Abi Hathama a rapporté que Omar Ibn Al Khattab ne trouva pas Soulaiman Ibn Abi Hathama (dans la mosquée) à la prière de l'aurore. Puis Omar se rendit au marché sachant que la demeure de Soulaiman se trouvait sur le chemin entre le marché et la mosquée du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Passant par «Al-Chifa», il trouva la mère de Soulaiman et lui dit: «Je n'ai pas vu Soulaiman, à la prière de l'aurore»? Elle lui répondit: «comme il passa la nuit en priant, il fut pris par le sommeil». Omar répliqua: «faire la prière de l'aurore en commun me vaut mieux que de passer une nuit entière à prier»
- Muwatta Malik, n°295
Mihjan a rapporté: «Se trouvant avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans une assemblée, on fit le premier appel à la prière. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva et fit la prière puis revint alors que Mihjan n'avait pas quitté sa place, ne prenant pas part à la prière. Il lui demanda: «Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les hommes? n'es-tu pas un musulman»? Mihjan répondit: «Certes, oui! Envoyé d'Allah mais j'avais déjà fait la prière avec ma famille». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Quand tu te trouves avec des hommes, prie avec eux, même si tu as déjà fait la prière»
- Muwatta Malik, n°300
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «si l'un de vous préside la prière, qu'il l'allège, car parmi les hommes, se trouve le faible, le malade, l'âgé. Mais quand il prie seul, qu'il allonge la prière autant qu'il le veut»
- Muwatta Malik, n°303
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tomba de son cheval, et son côté droit fut éraflé. Il fit une de ses prières, assis, et nous la fîmes comme lui. La prière achevée, il nous dit: «L'imam n'a été institué que pour en être suivi dans la prière; s'il la fait debout, faites-la de même; quand il s'incline, inclinez-vous, et quand il relève la tête, relevez les vôtres. Quand il dit: «Allah écoute ceux qui le louent», dites:«Notre Seigneur, à Toi la louange». S'il fait la prière assis, faites-la pareillement»
- Muwatta Malik, n°304
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «étant malade, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière assis et les hommes la firent debout; il leur fit signe de s'asseoir. La prière achevée, il leur dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi. Quand il s'incline, inclinez-vous, quand il relève la tête, relevez les vôtres, et s'il la fait assis, faites-la assis»
- Muwatta Malik, n°305
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), au cours de sa maladie, se rendit (à la mosquée) et trouva Abou Bakr debout présidant la prière avec les hommes. Le voyant, Abou Bakr, voulait reculer, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui fit signe de garder sa place; et il s'assit à côté de Abou Bakr, qui suivit la prière de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les hommes suivirent Abou Bakr». Chapitre VI De la valorisation de la prière faite debout par rapport à celle qui est faite assis
- Muwatta Malik, n°306
Abdallah Ibn Amr Ibn Al'-As a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la prière de l'un de vous assis, vaut (en récompense) la moitié de celle faite debout»
- Muwatta Malik, n°307
• Abdallah Ibn Amr Ibn Al-As a rapporté: «Arrivés à Médine, une épidémie nous enfiévra. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit (à la mosquée) et trouva que les hommes faisaient une prière surérogatoire assis. Il leur dit: «la prière faite par un homme assis vaut (en récompense) la moitié que celle faite debout». Chapitre VII La prière surérogatoire faite assis
- Muwatta Malik, n°308
Hafsa, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire une prière surérogatoire assis qu'un an avant sa mort. 1l faisait ses prières surérogatoires assis et récitait la sourate en psalmodiant de sorte qu'elle apparaissait plus longue qu'elle ne l'était en fait»
- Muwatta Malik, n°309
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'elle n'a jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière nocturne assis que lorsqu'il est devenu âgé. Il récitait assis, et quand il voulait se lever pour s'incliner, il restait debout le temps de réciter trente ou quarante versets, puis il s'inclinait»
- Muwatta Malik, n°310
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière et récitait assis. Quand il lui restait de la récitation, environ trente ou quarante versets, il se levait (pour poursuivre) sa récitation debout, puis il s'inclinait et ensuite il se prosternait. Il agissait de même au cours de la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°312
Abou Younos, l'affranchi de Aicha, la mère des croyants a rapporté: «Aicha m'a chargé de lui transcrire une copie de Coran, et elle me dit:«lorsque tu arrives à ce verset: «Soyez assidus aux prières et à la prière médiane. Tenez-vous debout pour prier Allah avec piété», (Coran II, 238), fais moi savoir». Arrivé à ce verset, je l'avertis, et elle me dicta:«écris: «soyez assidus à la prière médiane, la prière de l'asr, et tenez-vous debout, avec piété pour prier Allah». Aicha ajouta: «Je l'ai entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°316
Omar Bin Abi Salama a rapporté qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prier, portant un seul vêtement en s'y enveloppant, chez Oum Salama. Il mettait ses extrémités sur ses épaules
- Muwatta Malik, n°317
Abou Houraira a rapporté qu'un homme demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la prière en portant un seul vêtement, il lui répondit: «Est-ce que chacun de vous, possède-t-il deux vêtements»?
- Muwatta Malik, n°321
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui ne trouve pas deux vêtements pour faire la prière, qu'il porte un seul en s'y enveloppant. Si ce vêtement est court, qu'il le mette autour de sa taille comme un izar». Malek a dit: «il m'est préféré, que l'homme qui porte une seule tunique pour prier, mette sur ses épaules un autre vêtement ou un autre turban». Chapitre X De l'autorisation à la femme qui prie de porter une chemise et un voile
- Muwatta Malik, n°322
Yahia Ibn Malek a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière en portant une chemise et un voile»
- Muwatta Malik, n°323
Mouhammad Ibn Zaid Ibn Quonfoz a rapporté que sa mère a demandé à Oum Salama la femme de Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) «Que doit mettre une femme pour prier»? Elle lui répondit: «elle doit mettre le voile, porter la longue robe qui cache les parties postérieures de ses pieds»
- Muwatta Malik, n°324
Bousr Ibn Sa'id a rapporté que Oubaidallah Ibn Al-Aswad Al Khawlani, qui était sous la tutelle de Maimouna la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit, que celle-ci faisait la prière en portant une longue robe et un voile sans mettre un izar»
- Muwatta Malik, n°326
Abou Houraira a rapporté que «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait réuni, dans son expédition à Tabouk, les deux prières, celle du midi et celle de l'asr»
- Muwatta Malik, n°327
Mou'az Ibn Jabal a rapporté, que l'année de Tabouk, lors de cette expédition, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) réunissait les deux prières celle du midi et de l'asr, puis celle du coucher du soleil, et celle du soir. Poursuivant, Mou'az dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) retarda,un jour, la prière sortit (de son appartement) et fit les deux prières du midi et de l'asr, toute deux réunies, puis il entra chez lui. De nouveau, il sortit, pour prier, réunissant les deux prières du coucher du soleil et du soir, et dit, finalement à ses fidèles: «S'il plut à Allah, vous allez être, demain, à la source de Tabouk; cependant, vous n'allez arriver qu'une fois que le soleil en est très haut au ciel. Celui qui y parviendra qu'il n'y touche pas à l'eau de la source, avant que je n'y sois arrivé». Et Mou'az continuant son récit dit: «Nous y arrivâmes, mais deux hommes nous y avaient devancé et la source d'eau brillait encore de quelques gouttes d'eau. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur a demandé: «Avez-vous touché à son eau»? Les deux hommes répondirent: «Oui». L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les remontra en leur adressant ce que Allah voulut, de réprimandes. Les fidèles, quant à eux, se mirent à puiser de l'eau peu à peu, de sorte que lorsqu'ils en eurent assez, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se lava le visage et les mains, rendant ensuite cette petite quantité d'eau à la source, qui coula à flots. Les hommes burent et donnèrent à boire à leurs montures. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «O Mou'az! Si une longue vie te sera accordée, tu verras cette place rendue à des jardins comme des paradis»
- Muwatta Malik, n°328
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait hâter sa marche, il réunissait les deux prières du coucher du soleil, et du soir»
- Muwatta Malik, n°329
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les deux prières du midi et de l'asr, réunies, puis celles du coucher du soleil et du Isha (soir) également réunies, sans qu'ils ne soient en voyage, et sans qu'il y ait un danger». Malek a dit: «Je pense que cela, a été fait, dans un temps pluvieux»
- Muwatta Malik, n°332
On rapporta à Malek, que Ali Ibn Houssein disait: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait à voyager une journée (dans ses expéditions), il réunissait les deux prières du midi et de l'asr. Et, s'il voulait poursuivre sa marche, encore durant la nuit, il réunissait celles du coucher du soleil et du soir». Chapitre II La prière abrégée en voyage
- Muwatta Malik, n°353
Abou-Houbab Sa'id Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Omar a dit: J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière, en montant sur un âne, alors qu'il partait à Khaibar»
- Muwatta Malik, n°354
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en voyageant, faisait la prière tout en étant sur sa monture, quelque soit sa direction» (Il s'agit des prières surérogatoires)». Abdallah Ibn Dinar ajouta que Abdallah Ibn Omar agissait ainsi»
- Muwatta Malik, n°358
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière de «Al-douha», que je ne l'ai faite moi-même. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne persévérait pas dans certaines pratiques cultuelles, bien qu'il aimait les faire de peur que les gens ne croient que cela leur est prescrit»
- Muwatta Malik, n°360
Anas Ibn Malek a rapporté que sa grand-mère Moulaika avait invité l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à un repas qu'elle lui avait préparé, le repas terminé, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous dit: «Levez-vous, afin que je vous fasse une prière». Anas ajouta: «Je lui apportai une natte toute noircie sous l'effet du long usage, et je l'aspergeai de l'eau. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'y tint debout, l'orphelin et moi derrière lui, et la vieille femme dernière nous. Il nous fit une prière de deux raka'ts puis il partit»
- Muwatta Malik, n°362
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous prie, qu'il ne laisse personne passer devant lui, et qu'il la repousse autant qu'il puisse le faire. Si cette personne insiste, qu'il le combatte car ce n'est qu'un démon»
- Muwatta Malik, n°367
Abdallah Ibn Abbas a raconté: «J'arrivai à Mina, montant une ânesse, alors que j'étais proche de la puberté, et je trouvai l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prier avec les gens. Je passai devant une rangée, je descendis et je laissai l'ânesse aller paître. Comme je me mis en rang avec les hommes, aucun ne m'a rien reproché»
- Muwatta Malik, n°378
Abou Hazem Ibn Dinar a rapporté que Sahl Ibn Sa'd a dit: «on ordonnait aux gens de placer la main droite sur le bras gauche pendant la prière. Abou Hazem a ajouté: «Je ne sais pas si c'était des paroles du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Chapitre XVI Le quounoute à la prière de l'aube
- Muwatta Malik, n°380
Ourwa a rapporté de son père que Abdallah Ibn Al-Arqam présidait la prière qu'il faisait avec les hommes; un jour, et au moment de la prière, il alla satisfaire un besoin naturel puis revint et dît aux gens: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si l'un de vous a besoin de satisfaire un besoin naturel, qu'il le fasse avant de prier»
- Muwatta Malik, n°382
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les anges ne cessent de prier pour l'un de vous tant qu'il reste là où il a fait sa prière à moins qu'il ne décharge rien. Ils disent: «Grand Allah! Pardonne-lui, Grand Allah! Fais-lui miséricorde». Malek a dit :"Je ne considère pas ces paroles "qu'il ne décharge rien" veulent dire autre chose que une décharge qui annule les ablutions
- Muwatta Malik, n°383
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'un de vous ne cesse d'être en prière tant que la prière le retienne, et que rien qu'elle ne l'empêche de retourner chez lui»
- Muwatta Malik, n°386
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «vous dirai-je par quoi Allah efface les fautes et élève des degrés? C'est de faire les ablutions dans les circonstances difficiles, de se rendre souvent à la mosquée, et d'attendre les prières successives. Voilà la fermeté (de la foi)! Voilà la fermeté (de la foi) Voilà la fermeté (de la foi)»
- Muwatta Malik, n°388
Abou Katada Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous entre dans la mosquée, qu'il fasse deux raka'ts avant de s'asseoir»
- Muwatta Malik, n°392
Sahl Ibn Al Sa'idi a rapporté le récit suivant: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit chez Bani Amr Ibn Awf pour les réconcilier. Le moment de la prière venue, le muezzin vint trouver Abou Bakr et lui dit: « Feras-tu faire la prière aux gens afin que je fasse le deuxième appel»? ' II lui répondit: «Certes oui». Abou Bakr entama la prière, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) retourna alors que les gens priaient. Il se fraya un chemin parmi les hommes pour se mettre en rang, qui en le voyant, commencèrent à battre les mains, Abou Bakr, eu priant, ne se tournait jamais dans sa prière, mais comme les gens continuèrent à battre les mains, il se tourna et vit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui fit signe de garder sa place. Abou Bakr, leva alors les mains, en louant Allah de l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) puis il recula pour se mettre en rang; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'avança et poursuivit la prière. La prière achevée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abou Bakr: «Qu'est- ce qui t'a empêché de rester à ta place après que je t'aie ordonné»? Abou Bakr répondit: «Il ne convient pas que Ibn Abi Kouhafa prie devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressa alors aux fidèles en disant: «pourquoi vous ai-je vu battre les mains si longuement? Lorsqu'une chose survint à l'un de vous au cours de la prière, qu'il dise:«Gloire à Allah», car en faisant cette glorification, on fera attention a lui. Les applaudissements avec les mains, ne conviennent qu'aux femmes»
- Muwatta Malik, n°396
On rapporta à Malek, que Abdallah Ibn Mass'oud se glissait (pour se mettre en rang) tout en étant incliné». Chapitre XXII La prière pour le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°398
Abou Mass'oud Al-Ansari a rapporté: «étant dans une assemblée chez Sa'd Ibn Oubada, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint vers nous. Bachir Ibn Sa'd lui dit: «Allah nous a ordonné de prier pour toi ô Envoyé d'Allah. Comment devons-nous le faire»? Il garda le silence à un tel point que nous souhaitions ne plus lui poser une telle question, puis il répondit: «dites: «Grand Allah! Prie pour Mouhammad et pour la famille de Mouhammad, comme Tu as prié pour Ibrahim. Bénis Mouhammad et la famille de Mouhammad comme Tu as béni la famille de Ibrahim. Tu es digne de louange et de gloire». Quant au salut, il est comme vous le savez». Allahumma salli ala Muhammad wa ali Muhammad kama sallaita Ibrahim, wa baraka ala Muhammad wa ali Muhammad kama baraktaala ali Ibrahim. Fi'l alamin, innaka Hamidu'm - Majid
- Muwatta Malik, n°399
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts (surérogatoires) avant la prière canonique du midi, deux autres après et deux raka'ts après celle du coucher de soleil chez lui, ainsi que deux autres après celle du soir. Le jour du Vendredi, il priait deux raka's chez lui après que la prière du Vendredi ait été achevée»
- Muwatta Malik, n°401
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Voyez-vous ma qibla, de ce côté? Par Allah, rien ne me sera caché, ni de votre recueillement ni de vos inclinaison, car je vous vois même de par derrière mon dos»
- Muwatta Malik, n°402
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) venait (à la mosquée) de «Qouba» à pieds, ou monté»
- Muwatta Malik, n°403
Al- Nou'man Ibn Mourra a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit aux fidèles: «que pensez-vous du buveur du vin, du voleur et du fornicateur»? Cela, a été dit avant que Allah ait fait une révélation à leur sujet. On lui répondit: «Allah et son Envoyé sont beaucoup plus informés». Il répliqua: «leurs actes sont des péchés abominables et ils sont sanctionnés. Et le pire des vols commis, est celui d'un homme qui fait la priere». On lui demanda: «Comment peut-on voler de sa prière ô Envoyé d'Allah». Il reprit: «Il ne fait pas à la perfection, ni ses inclinaisons, ni ses prosternations
- Muwatta Malik, n°404
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pratiquez une partie de vos prières dans vos demeures». (Il s'agit des surérogatoires)
- Muwatta Malik, n°412
Abou Katada Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait (parfois) la prière en portant Oumama la fille de Zainab la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de Abi Al'-As Ibn Rabi'a Ibn Abd Chams. Quand il se prosternait, il la mettait à terre, et quand il se levait, il la portait»
- Muwatta Malik, n°413
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les anges de la nuit et du jour se succèdent à vous, et ils se réunissent au moment de la prière de l'asr, et de celle de l'aurore. Ceux qui ont passé la nuit parmi vous, montent (au ciel); Allah leur demande, bien qu'Il sache mieux qu'eux: «Comment avez-vous laissé Mes adorateurs? Ils lui répondent: «nous les avons laissés en prière et quand nous nous rendîmes chez eux, nous les trouvâmes toujours priant»
- Muwatta Malik, n°414
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté : «(au cours de sa maladie) l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ordonnez Abou Bakr de faire la prière (en la présidant) avec les gens». Aicha ajouta: «Je lui répondis: «Ô Envoyé d'Allah! Si Abou Bakr, tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, demande plutôt à Omar». Il répliqua: «Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière avec les gens». Aicha poursuivit: «Je dis alors à Hafsa: «Dis lui, que si Abou Bakr tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, donne l'ordre donc à Omar, qu'il la fasse». Hafsa, ayant fait ce que je lui avais dit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Vous en êtes comme les dames égyptiennes de Youssouf! Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière des hommes». Hafsa dit alors à Aicha: «Jamais, je ne m'attendais à du bien de ta part»
- Muwatta Malik, n°415
Oubaidallah Ibn Adi Ibn Al-Khiar a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), étant assis parmi les hommes, un homme vint lui confier un secret et personne n'a pu savoir ce qu'il lui avait dit, jusqu'à ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous la dévoile. L'homme lui avait demandé l'autorisation de tuer un des hypocrites. Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous le fit savoir, il s'écria:«cet hypocrite ne témoigne-t-il pas qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, et que Mouhammad est l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)? L'homme répondit: «Certes, oui, mais son témoignage n'est plus valable». Il répliqua: «Ne fait-il pas la prière»? Oui, dit l'homme, mais sa prière n'est plus acceptable». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria alors: «Voilà, ceux que Allah, m'a interdit» (à savoir de les tuer)
- Muwatta Malik, n°416
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Grand Allah! Fais que ma tombe ne soit pas une idole à adorer. La colère d'Allah se ravivifie contre ceux qui ont pris les tombeaux de leurs Prophètes pour des lieux de prière»
- Muwatta Malik, n°417
Mahmoud Ibn Al-Rabi Al-Ansari a rapporté que Itban Ibn Malek, présidait la prière de ses contribules, alors qu'il était aveugle, il a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Il arrive parfois que la nuit soit obscure, et que le temps soit pluvieux et qu'il y ait beaucoup d'eau dehors, et je suis aveugle, rendez-vous chez moi, ô Envoyé d'Allah et faites la prière dans un endroit que je le prenne comme oratoire». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla chez Itban et lui dit: «Où veux-tu que je prie»? Il lui indiqua un coin de la maison, où l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière»
- Muwatta Malik, n°418
Abbad Ibn Tamim a rapporté que son oncle paternel a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étendu dans la mosquée, mettant un pied sur l'autre». (...) 94 - Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab et Osman Ibn Affan faisaient pareillement (dans la mosquée)
- Muwatta Malik, n°422
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La pratique (religieuse) la plus agréable aux yeux de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était celle qui est accomplie avec le plus de régularité»
- Muwatta Malik, n°423
Sa'id Ibn Abi Waqas a rapporté d'après son père qu'il a raconté: «Il y avait deux frères, dont l'un périt avant l'autre de quarante nuits. Comme on venait de mentionner les vertus du premier auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il demanda: «l'autre, n'était-il pas musulman»? On lui répondit: «Certes, oui, ô Envoyé d'Allah, et il n'était pas mauvais». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Savez-vous où ses prières l'ont-elles conduit? Or la prière est comparable à une rivière dont l'eau est abondante et pure, qui passe devant la porte de l'un de vous où il se lave cinq fois par jour. Que pensez-vous après cela? Lui resterait-il, la moindre crasse? Vous ignorez, donc, où est-il parvenu grâce à ses prières»
- Muwatta Malik, n°426
Talha Ibn Oubaid a raconté: «Un homme, des habitants de Najd, les cheveux hirsutes, vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui parla d'une voix si haute qu'on ne put rien comprendre de ce qu'il disait; jusqu'à ce qu'il fut tout proche de nous; c'est alors que nous connûmes qu'il lui demandait au sujet de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Elles sont cinq prières le jour et la nuit». L'homme répliqua: «devrai-je faire d'autres»? Il lui répondit: «non, à moins que tu ne fasses d'autres surérogatoires». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) poursuivit: «Et le jeûne du mois de Ramadan». L'Homme, de nouveau, demanda: «Devrais-je jeûner en d'autres mois»? Non, à moins que tu ne fasses un jeûne bénévole». Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui mentionna le Zakat, l'homme répliqua: «Devrai-je m'acquitter d'autre»? Non, dit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à moins que tu ne fasses des aumônes». L'Homme partit en disant: «Par Allah! Je ne ferais rien de plus rien de moins». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «il réussira, s'il est sincère»
- Muwatta Malik, n°427
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous s'endort, le diable vient faire trois nœuds, sur le derrière de sa nuque en lui frappant chaque nœud, et en disant: «Dors, toute une longue nuit». Si l'homme s'éveille et mentionne Allah, un nœud se détache, quand il fait ses ablutions, le second se dénoue, et enfin quand il fait la prière, le troisième n'est plus noué. Au matin, il sera énergique, l'âme calme; sinon, il sera, au matin, indolent et de mauvaise humeur». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 10 Les deux fêtes Chapitre Premier La lotion le jour des fêtes, les deux appels à la prière dans ces deux jours
- Muwatta Malik, n°428
Malek a rapporté qu'il a entendu, plus d'un uléma dire: «Du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jusqu'aujourd'hui, on ne faisait, ni à la fête de «Al-fitr» (la rupture du jeûne), ni à celle de «Al-adha» (le jour du sacrifice), le premier et le deuxième appel à la prière». Malek a dit: «Telle est la tradition suivie incontestablement»
- Muwatta Malik, n°430
Ibn Chéhab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière des deux fêtes, «Al-fitr» et «Al-adha», avant le prône»
- Muwatta Malik, n°432
Abou Oubaid, l'esclave de Ibn Azhar a dit: «J'ai assisté à la fête, avec Omar Ibn Al-Khattab, qui fit la prière, puis la prière achevée fit le prône en disant: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de jeûner ces deux jours: le jour de la fin du jeûne (de Ramadan) et l'autre le jour où vous mangez de la chair de vos animaux victimes». Abou Oubaid ajouta:«Puis j'ai assisté au jour de la fête avec Osman, qui vint à la mosquée, faire la prière, ensuite, achevant la prière, il fit le prône et dit: «aujourd'hui, deux fêtes se sont réunies pour vous (c'était un jour de vendredi). Celui qui habite à «Al-Alia» (les bourgs entourant la Médine) et veut attendre la prière du Vendredi. Qu'il l'attende, et celui qui désire retourner chez lui, je le lui autorise». Poursuivant, Abou Oubaid dit: «J'ai assisté aussi à la fête avec Ali Ibn Abi Taleb (à la période où Osman était assiégé), Ali vint à la mosquée, fit la prière puis le prône». Chapitre III De l’ordre de prendre le petit déjeuner avant de se rendre à la mosquée (à la fête du fitr)
- Muwatta Malik, n°435
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab demanda à Abou Waqed Al-Laithi au sujet de la récitation faite par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les jours des deux fêtes, de Al-fitr, et Al-adha»? Il lui répondit: «il récitait les deux sourates: «Qaf, par le glorieux Coran» (Coran L) et «L'heure approche et la lune se fend» (Coran LIV)»
- Muwatta Malik, n°443
Nafé a rapporté: «Quand on demandait Abdallah Ibn Omar, au sujet de la prière de danger, il répondait: «L'imam préside la prière avec un certain nombre d'hommes, en complétant une raka't, alors que les autres qui n'ont pas encore prié, feront face à l'ennemi. Ceux qui ont déjà fait une raka't avec l'imam, reculent pour céder leur place à ceux qui ne l'ont pas encore faite, sans cependant faire la salutation finale. Ainsi, les seconds devancent pour faire une raka't avec l'imam, qui, lui, ayant déjà complété les deux raka'ts, quitte le lieu de la prière; à ce moment, les hommes dans chacune des deux catégories, font seuls l'autre raka't, et toute personne peut compléter sa prière en faisant deux raka'ts. S'il y a un danger imminent, les hommes font la prière tout en étant debout, ou même montés sans toutefois que leur direction ne soit la qibla».Nafé ajouta: «Je crois que Abdallah Ibn Omar n'aurait pas rapporté ce Hadith s'il ne l'avait pas entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°444
Sa'id Ibn Al-Moussaiab, a rapporté: «le jour de la bataille du «Fossé» (Al-Khandaq), l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a fait la prière du midi et celle de l'asr, qu'après le coucher du soleil. Malek a dit: «le Hadith concernant la prière en cas de danger que Saleh Ibn Khawatt a rapporté, était le meilleur que j'ai entendu». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 12 La prière de l'éclipse Chapitre Premier Que doit-on faire dans la prière de l'éclipse
- Muwatta Malik, n°445
Aicha , la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Il y eut une éclipse du soleil, du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Il fit une prière avec les hommes où il se tint debout et demeura longtemps, puis il s'inclina pour une longue durée pour se lever de nouveau et resta debout cependant moins que la première fois. Puis il s'inclina pour une durée moins longue que la première inclinaison, puis releva la tête et se prosterna. Au cours de la deuxième raka't. il agit pareillement à la première; la prière achevée, le soleil se dégagea, alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se tourna vers les hommes, loua Allah et l'exalta, puis il fit ce prône: «Le soleil et la lune sont deux signes d'entre les signes d'Allah,qui ne s’éclipse pas ni à la naissance, ni à la mort de quiconque. Ainsi si vous êtes témoins de ce phénomène, invoquez Allah, proclamez Sa Grandeur et faites l'aumône». Puis il ajouta: «O communauté de Mouhammad! Par Allah! Nul n'est jaloux plus que Allah. Lorsque son serviteur ou sa servante commet l'adultère.Ô communauté de Mouhammad! Par Allah! Si vous saviez ce que je sais. Vous auriez ri peu mais beaucoup pleuré»
- Muwatta Malik, n°446
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Il y eut une éclipse .alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se trouvait avec les hommes. Il se leva pour prier avec eux, et demeura debout, le temps de réciter environ la sourate «La Vache», puis il fit une longue inclinaison, et releva ensuite la tête pour rester debout dans une durée moins longue que la première fois; il s'inclina ensuite pour un temps moins long que celui de la première inclinaison puis il se prosterna. Après cela, il se leva et demeura debout pour un temps moins long que celui de la première fois, puis s'inclina pour une durée moins longue que celle de la première inclinaison, releva la tête et resta ainsi debout pour un temps moins long que la première fois, puis il s'inclina de nouveau pour un temps moins long que la fois précédente, ensuite il se prostema. La prière achevée, le soleil se dégagea, il dit: «le soleil et la lune sont deux signes d'entre ceux d'Allah, qui ne subissent pas une éclipse à cause, soit de la mort de quelqu'un, soit de sa naissance. Or, si vous assistez à ce phénomène, invoquez Allah»? On lui demanda: «Ô Envoyé d'Allah nous t'avons vu prendre quelque chose de ta place, puis tu t'es reculé»? Il répondit: «Je viens de voir le Paradis et j'ai voulu cueillir une grappe de ses raisins. Or, si je l'avais prise, vous en auriez mangé tant que le monde existe. J'ai vu également l'Enfer, et je n'ai jamais vu un spectacle aussi horrible que celui que j'ai vu aujourd'hui. J'ai vu que les femmes étaient de majorité en Enfer». On lui demanda: «pourquoi cela, ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «à cause de leur infidélité». On répliqua: «Seraient-elles infidèles à Allah»? Il rétorqua: «elles sont infidèles à leurs maris et elles sont ingrates. Si tu fais du bien à l'une d'elles toute la vie, et qu'elle voit ensuite de ta part une chose qui lui déplait, elle s'écriera: «Je n'ai jamais reçu de toi la moindre chose»
- Muwatta Malik, n°447
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté: «Une juive vint lui demander une aumône en lui disant: «Que Allah te préserve du châtiment de la tombe». Aicha demanda ensuite à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si les hommes, sont châtiés dans leurs tombes»? Il lui répondit en se réfugiant auprès d'Allah contre le tourment de la tombe». Puis un matin, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) enfourcha sa monture et il y eut une éclipse du soleil. Il revint au moment de «Al-douha» et passa entre les appartements (de ses femmes); puis il se leva faire une prière et les gens derrière lui. Il resta longtemps debout, puis fit une longue inclinaison, releva ensuite la tête et demeura debout pour une durée moins longue que celle de la première fois, puis il s'inclina de nouveau et fit une inclinaison moins longue que la première, puis releva la tête et ensuite il se prosterna. Il se leva de nouveau, resta debout pour un laps de temps moins long que la première fois, fit une inclinaison moins longue que la première, puis il releva la tête et demeura debout moins longtemps que la première fois, puis il s'inclina pour un temps moins long que sa première inclinaison, ensuite il releva la tête et se prosterna La prière achevée, il dit ce que Allah voulut qu'il dit, et ordonna ensuite aux gens de se réfugier auprès d'Allah contre le châtiment de la tombe». Chapitre II La prière de l’éclipse
- Muwatta Malik, n°448
Asma la fille de Abou Bakr AlSiddiq a rapporté: «Je vins trouver Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il y eut une éclipse du soleil, et je trouvais les gens, ainsi que Aicha, faire la prière». Je me dis: «Qu'on-ils ces gens»? Aicha fit un signe de sa main vers le ciel en disant: «Gloire à Allah». Je lui demandai: «Est-ce un signe»? Elle l'affirma de sa tête. Asma ajouta: «En me levant pour prier, je faillis perdre connaissane, et je versai de l'eau sur ma tête». La Prière terminée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) loua Allah et l'exalta puis il dit: «Il en est des choses que je n'avais jamais vues, et que je vienne de voir de mon siège ci, même le Paradis et L'Enfer. On m'a inspiré que vous allez subir une tentation dans vos tombes pareille à celle de L'Antéchrist ou presque-il y a un doute du rapporteur - (les deux anges viendront) demander à l'un de vous: «Que sais-tu de cet homme»? Le croyant ou l'homme sûr de sa foi (Je ne sais pas au juste lequel de ces deux mots a mentionné Asma) répondra: «Il est Mouhammad, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui nous a apporté les preuves certaines et la bonne voie. Nons avons répondu à son appel, nous avons cru, et nous avons suivi (ses enseignements). Quant à l'hypocrite ou celui qui doute de sa foi (je ne sais pas lequel de ces deux mots a dit Asma, il répondra: «Je ne sais pas. J'ai entendu les gens dire des choses à son sujet et j'ai répété leurs paroles». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 13 La prière pour la chute de la pluie Chapitre Premier Le fait de prier Allah pour la chute de la pluie)
- Muwatta Malik, n°449
Abbad Ibn Tamim a rapporté qu'il a entendu Abdallah Ibn Zaid Al-Mazini dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au «moussalla» (lieu de la prière) pour faire la prière consacrée à l'obtention de la pluie, en changeant la disposition de son vêtement,et en s'orientant vers la «qibla». On demanda à Malek, le nombre des raka'ts à faire dans la prière pour l'obtention de la pluie»? Il répondit: «elles sont deux raka'ts mais l'imam doit les faire avant le sermon. Il fait deux raka'ts, puis le sermon tout en étant debout et invoque Allah en se dirigeant vers la qibla, tout en changeant la disposition de son vêtement.. Au cours des deux raka'ts, il fait la récitation à haute voix, et quand il change la disposition de son vêtement, il met ses extrémités droites à gauche, et les extrémités gauches à droite; et les hommes font de même en se dirigeant vers la qibla tout en étant assis». Chapitre II Ce qu'on doit dire quand on fait cette prière
- Muwatta Malik, n°450
Amr Ibn Chou'aib a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoquait Allah pour obtenir de la pluie, il disait: «Grand Allah! Abreuve tes adorateurs et Tes bêtes, étale Ta miséricorde et rends la vie à Ton pays mort»
- Muwatta Malik, n°451
Anas Ibn Malek a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! les troupeaux ont péri, les routes sont désertées, invoque Allah!» L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoqua Allah, et nous eûmes de la pluie durant une semaine entière d'un vendredi à un autre. Plus tard, un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah les demeures sont détruites, les routes sont inondées et les troupeaux ont péri»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoqua Allah, par ces mots: «Grand Allah! Que la pluie tombe sur les montagnes et les collines, dans les vallées et les forêts». Anas ajouta: «Aussitôt la pluie cessa de tomber sur Médine et le Ciel de cette ville fut découvert et devint comme une encolure d'une chemise». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a manqué la prière pour obtenir de la pluie mais il assiste au prône, puis il veut la faire dans la mosquée ou chez lui quand il rentre? Il répondit: «il aura amplement le choix, il pourra la faire ou s'abstenir». Chapitre III De la demande de la pluie grâce aux étoiles
- Muwatta Malik, n°452
Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous fit la prière de l'aube à «Al-Houdaibia» après qu'il ait plu toute la nuit. La prière achevée, il se tourna vers les gens et leur dit: «Savez-vous ce qu'a dit à votre Seigneur»? On lui répondit: «Allah et son Envoyé le savent mieux que nous». Il reprit: «Ce matin, un de Mes serviteurs est devenu croyant et un autre a cessé de croire en Moi. Celui qui a dit: «Nous avons eu de la pluie grâce à Allah et à Sa miséricorde», c'est le croyant qui ne croit pas aux étoiles; et celui qui a dit: «Nous avons eu de la pluie grâce à telle étoile», ne croit pas en Moi mais croit aux étoiles»
- Muwatta Malik, n°454
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah disait: «Si un nuage se trouve au-dessus de la mer puis il s'avance vers l'est (litt du côté de Syrie), il y aura une pluie abondante». \ (....) 6 - On rapporta à Malek que Abou Houraira disait: «s'il est un matin, et que la pluie ait tombé la nuit: «nous avons eu de la pluie grâce à la victoire que Allah nous a accordée», puis il récitait: «Nul ne retient ce que Allah accorde aux hommes de la miséricorde, et nul, après lui, ne peut donner ce qu'Il retient» (Coran XXXV, 2). MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 14 La Quibla. Chapitre Premier L'interdiction de se tourner vers la qibla quand on a à satisfaire un besoin naturel
- Muwatta Malik, n°455
Abou Ayoub Al-Ansari, le compagnon de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant en Egypte, il dit: «Par Allah! Je ne sais pas quoi faire de ces cabinets de toilette, bien que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'un de vous satisfait un besoin naturel, que sa face ne soit pas orientée vers la quibla et qu'il ne tourne pas le dos vers elle»
- Muwatta Malik, n°456
Un homme des Ansars a dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de faire face à la qibla quand on satisfait un besoin naturel». Chapitre II De l'autorisation de se tourner vers la qibla quand on satisfait un besoin naturel
- Muwatta Malik, n°457
Wassé Ibn Habban a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «des gens disent: «quand tu satisfait un besoin naturel, que ta face ne soit tournée ni à la qibla, ni à la Maison Sacrée à Jérusalem. Abdallah ajouta: «un jour, je montai sur le toit de l'une de nos demeures, et je vis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) assis sur deux briques, satisfaisant un besoin naturel, tout en étant tourné vers la Maison Sacrée à Jérusalem». Wassé me dit: «Toi, tu es peut-être l'un de ceux qui font leurs prières, appuyé sur tes hanches»? Je répondis: «Par Allah! Je ne sais pas ce que tu veux dire». Malek a dit: «il s'agit de l'homme qui prie en se prosternant sans être soulevé de la terre, et se prosterne en restant comme cloué au sol». Chapitre III De l’interdiction de cracher
- Muwatta Malik, n°458
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit un crachat sur le mur de la Ka'ba, il le frotta, puis s'adressa aux hommes disant: «quand l'un de vous prie, qu'il ne crache pas du côté de la qibla (litt: devant lui) car Allah Le Béni et le Très-Haut se trouve devant lui quand il fait la prière»
- Muwatta Malik, n°459
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit, «Qu'à la vue d'un crachat, ou d'une sécrétion, ou d'une morve, sur le mur de la Ka'ba, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), les frotta». Chapitre IV De la qibla
- Muwatta Malik, n°460
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «alors que les gens faisaient la prière de l'aube à «Qouba», quelqu'un vint leur dire: «Cette nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reçut une révélation; il a été ordonné de se diriger vers la qibla (en priant), dirigez-vous donc vers elle». Les hommes se tournèrent vers la Syrie, et ensuite ils s'orientèrent vers la qibla»
- Muwatta Malik, n°461
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté: «depuis son arrivée à Médine, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière pour seize mois en dirigeant sa face vers Jérusalem puis deux mois avant le jour de «Badr», la qibla fut orientée vers (la Ka'ba)»
- Muwatta Malik, n°462
Nafé a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Il y a une qibla, entre l'orient et l'occident, quand on se dirige vers la Ka'ba». Chapitre V La mosquée du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°463
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «une prière faite dans ma mosquée vaut (ou est mieux évaluée que) mille prières faites dans d'autres mosquées à l'exception de la Maison Sacrée»
- Muwatta Malik, n°464
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'espace compris entre ma demeure et ma chaire, est un jardin du Paradis, et ma chaire se trouve sur mon bassin»
- Muwatta Malik, n°465
Abdallah Ibn Zaid Al-Mazini a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Entre ma demeure et ma chaire il y a un parterre des jardins du Paradis». Chapitre VI De la sortie des femmes aux mosquées
- Muwatta Malik, n°466
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «N'interdisez pas aux servantes d'Allah (les femmes) de se rendre aux mosquées»
- Muwatta Malik, n°467
Bousr Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dît: «Lorsque l'une de vous veut faire la prière du soir en commun (dans la mosquée), qu'elle ne se parfume pas»
- Muwatta Malik, n°469
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait su, ce que les femmes faisaient à la mosquée, il la leur aurait interdite comme on avait interdit aux Israélites (de se rendre aux Synagogues). Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «Je demandai à Amra: «Les Israélites étaient-elles interdites de se rendre aux heures de la prière»? Elle me répondit: «Oui». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 15 Le Coran Chapitre Premier De l'obligation de faire les ablutions avant de toucher le Coran
- Muwatta Malik, n°470
Abdallah Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté que dans la lettre envoyée par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Amr Ibn Hazm, il lui dit: «Défense de toucher le Coran, si l'on n'est pas en état de pureté rituelle». Malek a dit: «un homme qui n'est pas en état de pureté rituelle ne doit pas porter le Coran par le nœud, ni le poser sur un coussin, et si cela était permis, on l'aurait porté dans un sac. Cela n'a pas été interdit pour le fait qu'un homme puisse avoir en main quelque chose qui souille le Coran, mais à cause de son impureté rituelle, par respect du Coran et pour sa vénération». Malek a dit aussi: «Ce verset: «seuls ceux qui sont purs peuvent le toucher» (Coran LVI, 79) est de mieux ce que j'ai entendu à ce sujet, et est de la même valeur que les versets qu'on trouve dans la Sourate «Abassa» quand Allah Le Béni et le Très-Haut dit: «Non, non! vraiment ceci est un Rappel * Quiconque le veut s'en souviendra * II est contenu dans des feuilles vénérées * élevées et purifiées * entre les mains des scribes * nobles et purs» (Coran LXXX, 11-16). Chapitre II De la permission de réciter le Coran sans ablutions
- Muwatta Malik, n°474
Omar Ibn Al-Khattab a rapporté: «J'ai entendu Hicham Ibn Hakim Ibn Hizam réciter la sourate «le discernement» (Al-Fourkan) d'une façon toute autre que la mienne, et dont l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me l'avait apprise. Je fus sur le point de m'irriter contre lui, mais je le laissai terminer, puis de par son vêtement, je le tins et l'amenai auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui disant: «Ô Envoyé du Allah j'ai entendu celui-là, réciter la sourate «Al-Fourkan» d'une façon différente de celle que tu m'a apprise». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «lâche-le», puis il lui dit: «Ô Hicham, récite». Hicham récita la même sourate que j'avais auparavant entendue, puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «C'est ainsi, qu'elle m'a été révélée». Ensuite, il me dit: «Récite-la». Après ma récitation il me dit: «c'est comme ça, qu'elle m'a été révélée, ce Coran m'a été révélé sur sept variantes (de lecture); prenez donc, celle qui vous parait la plus facile (simple)»
- Muwatta Malik, n°475
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui retient le Coran est pareil à un homme qui possède des chameaux attachés. S'il les maintient ainsi, il peut les garder, mais s'il les relâche, ils s'enfuient»
- Muwatta Malik, n°476
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que Al-Hareth Ibn Hicham demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «comment reçois-tu la révélation»?. Il lui répondit:«parfois, je la reçois comme le tintement d'une cloche, qui m'est une façon trés pénible, une fois qu'elle cesse, je saisis ce qui m'a été révélé; d'autre fois, l'ange me vient sous une forme humaine, qui me parle, et je retiens tout ce qu'il m'a dit». Aicha ajouta: «Je l'ai vu recevoir la révélation dans un temps très froid, et une fois qu'elle cessa la sueur commença à couler sur son front. (475) 8- Ourwa a rapporté:La sourate Abassa LXXX) a été révélée au sujet de Abdallah Ibn Oum Maktoum. Il est venu trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui disant: «Ô Mouhammad! fais-moi asseoir à côté de toi», alors qu'étaient présents chez le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un des notables des polythéistes". Le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se détourna de lui en accueillant l'autre avec amabilité et il lui dit: «Ô, le père de tel! Trouves-tu du mal, dans ce que je viens de te dire"? L'autre lui répondit: «Non, je jure par ce qu'on a sacrifié (pour les idoles), je n'y trouve aucun mal». A ce moment, il reçut cette révélation: «il s'est renfrogné et il s'est détourné * parce que l'aveugle est venu à lui» (Coran LXXX)
- Muwatta Malik, n°478
Zaid Ibn Aslam a rapporté que son père a raconté le récit suivant:«dans une de ses expéditions, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) marchait et Omar Ibn Al-Khattab, lui tenait compagnie. Il arriva que Omar posa une question au Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mais sans recevoir une réponse, puis il lui posa la question pour la deuxième fois sans qu'il ait toutefois une réponse; et ce fut pareillement pour la troisième fois. Alors, Omar se dit: «pour trois fois, tu as repris la même question à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sans que tu aies pour autant une réponse». Et Omar ajouta: « je poussai alors mon chameau et arrivai à la tête des hommes en redoutant qu'une révélation du Coran ne fût faite à mon sujet j'étais tel, jusqu'à avoir entendu qu'on m'appella. Je redoutai toujours cette révélation à mon sujet, et arrivé tout près de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je le saluai, et il me dit: «cette nuit, on me fit révéler une sourate qui m'a été plus agréable que quelque autre chose sur laquelle le soleil se lève». Puis il récita: «Oui, nous t'avons accordé une éclatante victoire» (Coran XLVIII)
- Muwatta Malik, n°479
Abou Sa'id a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Parmi vous, sortiront des gens, dont la prière avec la leur, le jeûne et leur pratiques religieuses vous feront penser peu de votre prière votre jeûne et vos pratiques religieuses. Ils réciteront le Coran, sans que leur récitation dépasse leur gosier. Ils sortiront de la religion telle une flèche transperçant le gibier de sorte qu'en regardant sa pointe, elle n'a rien; tu regardes la hampe, elle n'a rien, et tu regardes la barbe, elle n'a rien; tu douteras alors que cette flèche avait été tirée». (....) 11 - On rapporta à Malek, que Abdallah Ibn Omar a mis huit ans pour l'apprentissage de la sourate: «La Vache». Chapitre V De la prosternation quand on récite le Coran
- Muwatta Malik, n°481
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté que Abou Houraira, en priant, récita la sourate «al-Inshiqaq» (Coran LXXXIV,) et il se prosterna. La prière achevée, il leur dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en la récitant, fit une prosternation»
- Muwatta Malik, n°485
Ourwa a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, il récita une sourate où il y a eu une prosternation, dans un jour de Vendredi, puis descendit, fit une prosternation et les hommes firent de même. Omar récita la même sourate un autre jour de Vendredi, et comme les hommes s'apprêtèrent à se prosterner, il leur dit: «Doucement, Allah ne nous a pas prescrit cette prosternation à moins que nous voulons la faire». Il ne s'est pas prosterné et il a empêché les hommes de la faire». Malek dit: «L'imam n'a pas à quitter sa chaire pour faire une prosternation quand il récite un verset qui l'exige». Malek a dit: «nous considérons qu'il y a dans le Coran onze prosternations dont aucune ne se trouve dans les sourates du «Moufassal». Et Malek a dit: «Il ne convient à personne de réciter, après les prières de l'aurore, et de l'asr, du Coran renfermant une prosternation parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit toute prière faite après celle de l'aurore jusqu'au lever du soleil et après celle de l'asr jusqu'à son coucher. Et comme la prosternation fait partie de la prière, il est inconvenable de réciter du Coran, où il y a une prosternation en ces deux moments». On demanda à Malek au sujet de celui qui récite du Coran où il y a une prosternation alors que sa femme a ses menstrues: doit-elle se prosterner»? Il répondit: «ni l'homme, ni la femme n'auront à se prosterner, que quand ils sont en état de pureté». On demanda à Malek, , au sujet d'une femme qui récite du Coran, où il y a une prosternation, alors que son mari est à l'écoute; doit-il se prosterner avec elle II répondit: «Il n'aura pas à se prosterner, car à vrai dire; la prosternation n'est d'exigence que lorsque l'homme se trouve avec d'autres en présidant la prière, alors il récite le verset où il y a une prosternation, il se prosterne et les hommes la font avec lui. Mais au cas où un homme entend un tel verset récité par un autre qui n'est pas son imam, il ne doit pas faire la prosternation. Chapitre VI Les deux sourates «al-Ikhlas et al-Mulk
- Muwatta Malik, n°486
Abou Sa'id Al Khoudri a entendu un homme, réciter toujours en priant, la sourate «al-Ikhlas» (Coran CXII). Comme il trouvait que cette sourate n'est pas tellement suffisante, il se rendit, le matin chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour lui faire part de cela. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Par celui, qui tient mon âme en Sa main, cette sourate est évaluée au tiers du Coran»
- Muwatta Malik, n°487
Abou Houraira a rapporté: «Venant avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Il entendit un homme qui récitait sourate «al-Ikhlas», il dit: «il lui est assuré». Je lui demandai: «qu'est-ce qui lui est assuré, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «le Paradis». Et Abou Houraira ajouta: «Je voulus aller, annoncer la bonne nouvelle, à cet homme, mais je craignis manquer le déjeuner avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); ainsi je me décidai d'avoir, d'abord, le déjeuner avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), puis de me rendre chez l'homme, mais il était déjà parti»
- Muwatta Malik, n°489
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui dit cent fois par jour :« Il n'y a pas d'autre divinité que Allah, l'Unique, II n'a pas d'associé, à Lui la Royauté et la Louange, II est puissant sur toute chose», ces mots lui équivaudront l'affranchissement de dix esclaves, cent bonnes actions lui seront comptées, et cent autres mauvaises effacées. Ils le préserveront du démon toute la journée jusqu'à ce qu'il soit au soir. Nul n'aura acquis mieux que lui qu'un autre qui aura répété ces mots plus que lui»
- Muwatta Malik, n°490
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui dit cent fois par jour: «Gloire et Louange à Allah, ses fautes lui seront effacées même si elles étaient quantitativement comme l'écume de la mer»
- Muwatta Malik, n°494
Rifa'a Ibn Rafé a rapporté: «un jour, en faisant la prière derrière l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il dit en relevant la tête de l'inclinaison: «Allah écoute ceux qui le louent» (Sami Allahu liman hamidah). Un homme derrière lui s'écria:«Notre Seigneur, à Toi la louange, des louanges nombreuses bénies et bonnes». (Rabbana wa laka'l hamd kathiran tayiban mubarakan fihi).La prière achevée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)( demanda: «qui a donc proféré ces mots que je viens d'entendre»? L'homme lui répondit: «c'est moi, ô Envoyé d'Allah»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «J'ai vu plus de trente anges qui se hâtaient et chacun voulait être le premier à écrire ces mots». Chapitre VIII De l’invocation d'Allah
- Muwatta Malik, n°495
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Chaque Prophète (salallahou alayhi wa salam) a eu une invocation que Allah exauce; quant à la mienne, je désire la garder jusqu'au jour de la résurection afin qu'elle soit une intercession pour ma communauté»
- Muwatta Malik, n°496
On fit savoir à Yahia Ibn Sa'id que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoquait Allah par ces mots: «Grand Seigneur, c'est Toi qui ouvre l'aube. Toi qui assigne la nuit au repos, qui fais du soleil et de la lune une mesure de temps! Acquitte-moi de ma dette, enrichis-moi de la pauvreté, et fais-moi jouir de mon ouie, de ma vue, et de ma force dans Ton chemin». (Allahumma faliqa'l isbah, wa ja ila'l-layli sakana, wa'sh-shamsi wa'l-qamari housbana. iqdi anniy addayna, wa'ghnaniy mina'l faqr. Na'mti aniy bi samiy wa basariy, wa qouwwatiy fi sabilik)
- Muwatta Malik, n°497
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque l'un de vous invoque Allah, qu'il ne dise pas: «Grand Allah! Pardonne-moi, si Tu veux; Fais-moi, miséricorde, si Tu veux! Plutôt, qu'il affirme dans sa requête. Nul, n'oblige Allah à ne pas exaucer»
- Muwatta Malik, n°498
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «chacun de vous sera exaucé, à moins qu'il ne se hâte et qu'il ne se dise: «J'ai invoqué, mais je n'ai pas été exaucé»
- Muwatta Malik, n°499
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Le Béni et Le Très-Haut, descend chaque nuit dans le ciel d'ici-bas, lorsque le premier tiers de la nuit s'est écoulé et dit:«Qui M'invoque, afin que je l'exauce? Qui Me demande afin de lui donner? Qui implore Mon pardon afin que Je le lui accorde»?
- Muwatta Malik, n°500
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «m'étant couchée tout près de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je m'éveillai et ne le trouvai pas; je fis promener ma main, et elle toucha ses pieds alors qu'il se prosternait en invoquant Allah par ces mots: «Je me réfugie auprès de Ta satisfaction contre Ton courroux, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, auprès de Toi contre Toi. Je ne puis dénombrer Tes éloges, Toi Tu est comme Tu t'es loué».( Aoudhou bi ridaka min sakhatika, wa bi mouafatika min ouqoubatika wa bika minka, la ouhsiy thana'an alayka, anta kama athnayta ala nafsika)
- Muwatta Malik, n°501
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'invocation la plus méritoire est celle faite le jour de «Arafa». Et les meilleures paroles que j'ai proférées ainsi que tous les Prophètes qui m'ont devancé, sont ce qui suit: «II n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique, il n'a pas d'associé».( (La ilaha illa'llah, wahdahou la sharika lah)
- Muwatta Malik, n°502
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) enseignait aux fidèles cette invocation, comme s'il leur enseignait la sourate du Coran: «Grand Allah! Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne; je me réfugie auprès de Toi contre le tourment de la tombe; je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'antéchrist; et je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort».( Allahumma inniy audhu bika min adhabi jahannama, wa audhu bika min adhabi'l-qabri, wa audhu bika min fitnati'l-mahya wa mamati)
- Muwatta Malik, n°503
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'éveillait, pour prier, au milieu de la nuit, il invoquait Allah par ces mots: «Grand Allah! A Toi la louange. Tu es la lumière des cieux et de la terre, et de ce qu'il y a entre eux. Tu es la Vérité, Tes paroles sont la Vérité, Ta promesse est la vérité. Ta rencontre est une Vérité. Le Paradis est une Vérité, l'Enfer est une Vérité, l'Heure suprême est une Vérité. Grand Allah! Je me remets entièrement à Toi, je crois en Toi, je me confie à Toi, je reviens à Toi. C'est grâce à Toi que je plaide (la vérité) et c'est Toi que je prends le jugement. Pardonne-moi ce que j'ai devancé et ce que je retarderai, ce que je fais en cachette et ce que je fais en publique. Toi, tu es mon Allah, il n'y a d'autre Allah que Toi». (Allahoumma laka'l-hamdou anta nourou's-samawati wa'l-ardi, wa laka'l-hamdou anta qayamou's-Samawati wa'l-ardi, wa laka'l-hamdou anta rabbou's-Samawati wa'l-ardi,wamanfihina.Anta'l-haqqou,waqaouwlouka'lhaqqu, wa wadouka'l-haqqou, wa liqa'ouka haqqoun, wa jannatou haqqoun, wa naoru haqqoun, wa sactou haqqoun. Allahoumma laka aslamtou, wa bikaamantou, waalayka tawakaltou, wa ilayka anabtou, wa bika khasamtou, wa ilayka hakamtou, fa'ghfirliy ma qadamtou wa akhartou wa asrartou, wa alantou. Anta ilahiy, la ilaha illa ant)
- Muwatta Malik, n°504
Abdallah Ibn Abdallah Ibn Jaber Ibn Atik a rapporté: «Abdallah Ibn Omar vint nous trouver avec quelques uns de Bani Mou'awia dans un des villages des Ansars, et il nous dit: «Savez-vous, en quel endroit de votre mosquée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a-t-il fait la prière»? Je lui répondis: «Oui», et je lui indiquai un certain côté. Puis il me demanda: «Connais-tu, les trois invocations qu'il a formulées»? Je lui dis: «Oui». Il me demanda enfin: «Dis-les moi, donc». Je répliquai: «Il a invoqué Allah, de ne plus donner la victoire à un ennemi s'il n'a pas des leurs (un des musulmans), de ne plus les faire périr par la disette, et Allah les a exaucées. Il a enfin invoqué Allah afin de ne plus s'entretuer, mais Allah la lui a refusée». Abdallah me répondit: «tu as dit vrai». Ibn Omar ajouta: «la tuerie ne cessera, jusqu'au jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°509
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) invoquait Allah et disait: «Grand Allah! Je te demande (de m'aider) à faire les bonnes œuvres, de laisser ce qui est blâmable, d'être compatissant pour les pauvres. Si Tu veux infliger une tentation aux gens, recueille mon âme sans être éprouvé». (Allahoumma inniy asa'louka fala'l-khayrati, wa tarqa'l-mounqarati, wa houbba'l-masakin, wa idha aradta fi'n-nasi fitnatan fa'qbithni ilayka ghayra maftoun)
- Muwatta Malik, n°510
• On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Tout homme qui invite à une voie droite, aura une récompense équivalante à celle de ceux qui le suivront sans que pour autant celle de ceux qui l'ont suivi en soit diminuée. Tout homme qui invite à un égarement, supportera un fardeau égal aux fardeaux de ceux qui l'ont suivi, sans toutefois que les fardeaux de ceux qui l'ont suivi ne soient diminués»
- Muwatta Malik, n°513
Abdallah Ibn Al-Sounabihi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsque le soleil se lève, la corne du démon l'accompagne; ainsi, quand il se rehausse dans l'horizon, cette corne disparaîtra; lorsqu'il sera au milieu du ciel, la corne accompagnera le soleil; et une fois que celui-ci aura quitté le méridien, elle se séparera le lui. Lorsque le soleil sera à son coucher, la corne de nouveau l'accompagnera; et une fois que le soleil s'est couché, elle le quittera». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la prière en ces moments-là
- Muwatta Malik, n°514
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Lorsque le rond solaire commence à faire son apparition, retardez la prière jusqu'à son apparition complète; et lorsque le cadran solaire est à sa disparition, retardez la prière jusqu'à sa complète disparition»
- Muwatta Malik, n°515
Al'-Ala Ibn Abdel Rahman a rapporté: «étant entrés, un après-midi chez Anas Ibn Malek, nous le vîmes faire la prière de l'asr. La prière achevée, nous lui fîmes l'observation d'avoir hâté la prière ou même, c'est lui qui l'a mentionné, puis il dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Telle est la prière des hypocrites» (en reprenant cette expression pour trois fois) ;c'est que l'un de vous s'assit attendant que le soleil soit jauni,et qu'il soit entre deux cornes du démon ou sur une corne du démon alors il se lève pour faire une prière de quatre raka'ts, en hâte sans penser guère à Allah»
- Muwatta Malik, n°516
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Que l'un de vous, ne cherche pas a faire la priere ni au lever, ni au coucher du soleil»
- Muwatta Malik, n°517
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de faire une prière après celle de l’asr jusqu'au coucher du soleil, et après celle de l'aurore avant le lever du soleil»
- Muwatta Malik, n°519
Al-Saeb Ibn Yazid a rapporté qu'il a vu Omar Ibn Al-Khattab frapper Al-Mounkader alors qu'il faisait une prière après celle de l'asr». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 16 Les funérailles Chapitre Premier La lotion du mort. (517 1 Ja'far Ibn Mouhammad a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été lavé, alors qu'il ne portait qu'une seule tunique»
- Muwatta Malik, n°521
Oum Atia Al- Ansaria a rapporté: «Quand la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, il entra chez nous et dit:«Lavez-la trois fois, ou cinq fois ou même plus, si vous en trouvez la nécessité, avec de l'eau et du lotus, et ajoutez à la fin du camphre ou un peu de camphre. Et quand vous terminez, informez-moi»; une fois, le lavage terminé, nous le précédâmes, il entra et nous donna son izar en disant: «enveloppez-la avec cet izar»
- Muwatta Malik, n°523
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, on l'a enseveli dans trois vêtements blancs «souhoulia», où il n'y avait ni chemise, ni turban»
- Muwatta Malik, n°525
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «On me fit savoir que Abou Bakr, au cours de sa maladie, demanda à Aicha: «Dans combien de vêtements, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été enseveli»? Elle répondit: «Dans trois vêtements blancs «souhoulia». Abou Bakr dit alors: «Prenez donc ce vêtement (un vêtement qu'il portait, et qui était tacheté d'ocré et de safran), lavez-le, puis ensevelissez-moi dedans avec deux autres vêtements». Aicha demanda: «que signifie cela»? Abou Bakr répliqua: «Le vivant a de beaucoup plus droit à porter un vêtement neuf que le mort, car ce vêtement (usé et qui servira de linceul) sera destiné à la sanie»
- Muwatta Malik, n°527
Ibn Chéhab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), Abou Bakr, et Omar marchaient devant le convoi funèbre et les califes faisaient de même ainsi que Abdallah Ibn Omar»
- Muwatta Malik, n°533
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en annonçant la mort de «An-Najachi», aux gens, le jour même de son décès, se rendit au lieu de la prière avec eux, les mit en rang puis il fit (la prière funéraire) de quatre takbirs»
- Muwatta Malik, n°534
Abou Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté: «On fit part de la maladie de Mesquina, à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui avait l'habitude de rendre visite aux pauvres et de s'enquérir d'eux. Il leur dit: «Faites-moi savoir, quand Mesquina meurt». Comme les gens voulurent enterrer Mesquina, la nuit, ils répugnèrent à éveiller l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Le matin, une fois qu'il a été renseigné, de la mort de Mesquina, il leur dit: «Ne vous ai-je pas ordonné de m'informer de sa mort»? On lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah nous avons répugné à t'éveiller et à te faire sortir la nuit». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sortit alors au cimetière, mit les hommes en rangs devant la tombe, et fit une prière de quatre takbirs»
- Muwatta Malik, n°536
Abou Sa'id Al-Makbouri demanda à Abou Houraira: «Comment fais-tu la prière funéraire»? Il lui répondit: «Je vais te le dire. Je le suis dès le moment où l'on porte le brancard; si on le dépose, je fais les takbirs en louant Allah et en priant sur son Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Puis j'invoque Allah par ces mots: «Grand Allah! (ce mort) est Ton serviteur, le fils de Ton serviteur, et de Ta servante. Il témoignait qu'il n'y a d'autre Allah que Toi, et que Mouhammad est Ton serviteur et Ton Envoyé. Bien que tu saches cela mieux que quiconque: Grand Allah! s'il était un homme de bien, fais accroîte son bien, et s'il était un pécheur, pardonne-lui ses méfaits. Grand Allah ! Ne nous prive pas de la récompense (de cette prière funéraire) sur lui, et ne nous éprouve pas d'aucune tentation après lui».( Allahumma inna huwa abduka wa'bnu abdika wa'bnu amatika. Kana yash-hadu an la ilaha illa ant wa anna Muhammadan abduka wa rasooluka, wa anta alamu bihi. Allahumma in kana muhsinan zid fi ihsanihi, wa in kana musiyan fa tajawaz an sayatihi. Allahumma la tahrimna ajrahu wa lataftina badahu)
- Muwatta Malik, n°541
Abou Al-Nadr l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah a rapporté que Aicha, la femme de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné qu'on fasse passer le cadavre de Sa'd Ibn Abi Waqs après sa mort dans la mosquée, devant elle, afin de lui invoquer Allah. Comme les gens désavouèrent sa demande, elle s'écria: « Comme les gens tombent si vite dans l'oubli! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a fait la prière funéraire sur Souhail Ibn Baida que dans la mosquée»
- Muwatta Malik, n°546
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut le lundi, et fut enterré le mardi; et les gens firent leur prière sur lui sans être réunis derrière un imam. Les uns dirent: «On l'enterrera près de la chaire; les autres: à Al-Baqi». Aussitôt, arriva Abou Bakr, qui dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Aucun Prophète n'a été enterré dans d'autre lieu que dans l'endroit où il est mort»;on lui creusa alors la tombe. Au moment de son lavage, et comme ils voulurent lui ôter sa chemise, les hommes entendirent une voix dire: «N'ôtez pas la chemise»; on lava ainsi le corps, de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui gardant sa chemise»
- Muwatta Malik, n°547
Hicham a rapporté que son père a dit: «Deux hommes se trouvaient à Médine; l'un creusait des fosses pour les tombes et l'autre ne le faisait pas. Lors de la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les hommes dirent: «Celui qui est le premier, à arriver, pourra agir comme il a l'habitude de la faire». Comme celui qui creusait arriva le premier, il creusa une fosse pour l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°548
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Je n'ai pu croire à la mort du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que lorsque j'ai entendu les coups des haches» (cette expression signifie qu'elle a été surprise et étonnée)
- Muwatta Malik, n°549
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «J'ai vu en songe, la chute de trois lunes dans ma chambre ; j'ai raconté cela à Abou Bakr». Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut et fut enterré dans sa chanbre, Abou Bakr lui dit: «C'est une de tes lunes (que tu a vues) qui vient de tomber et elle est la meilleure»
- Muwatta Malik, n°552
Ali Ibn Abi Taleb a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mettait debout quand un convoi funèbre passait devant lui, puis il s'asseyait»
- Muwatta Malik, n°555
Jaber Ibn Atik a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Abdallah Ibn Thabet et le trouva évanoui sous l'effet de la douleur. Il l'appela, mais en vain. Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que sera le retour», puis il ajouta: «Ô Abou Al-Rabi'! Nous ne pouvons rien pour toi». Comme les femmes commencèrent à crier et à pleurer, Jaber essaya de les faire taire, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit «Laisse-les; quand il rend l'âme, qu'aucune pleureuse ne le pleure» sa fille dit: «Comme j'ai souhaité te voir tomber en martyr après que tu aies terminé tes préparatifs». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Allah lui rétribuera la récompense selon son intention». Puis il s'adressa aux gens et dit: «Qui est le martyr à votre avis»? Ils lui répondirent: « Celui qui meurt en combattant dans la voie d'Allah». Il répliqua: «Les martyrs sont au nombre de sept à part celui qui lutte dans la voie d'Allah, sont des martyrs: ceux qui meurent par la peste, dans une noyade, de pleurésie, de colique, par le feu, par l'éboulement, et la femme qui accouche(et meurt dans l'accouchement)»
- Muwatta Malik, n°556
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté qu'elle a entendu Aicha, la mère des croyants (en lui racontant que Abdallah Ibn Omar a dit: «Le mort sera châtié par les pleurs des gens» dire: «que Allah pardonne à Abou Abdel-Rahman (le surnom de Abdallah) il n'a pas menti mais ou il a oublié ou il a commis une erreur, car, quand, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant par une juive morte et voyant ses parents la pleurer, il leur dit: «Vous la pleurez, mais, elle subit, sans doute un châtiment dans sa tombe». Chapitre XIII De la récompense espérée quand on se résigne lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°557
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «tout musulman, à qui la mort aura enlevé, trois de ses enfants, l'Enfer ne le touchera pas, à moins qu'il n'ait fait un serment sans l'expier»
- Muwatta Malik, n°558
Abou Al-Nadr Al-Salami a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Pas un musulman, à qui la mort, a enlevé trois enfants, faisant montre de patience, ils seront pour lui une protection contre le feu de l'enfer». Une femme demanda: «Ô Envoyé d'Allah s'ils étaient deux»? Il lui répondit: «même deux»
- Muwatta Malik, n°559
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «le croyant ne cesse d'être affligé par la perte de ses enfants et de ses proches, à tel point qu'en rencontrant Allah, il sera absous de tous ses péchés». Chapitre XIV De l'espoir avec la conviction de la récompense lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°560
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem Ibn Mouhammad Ibn Abi Bakr a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «que les musulmans soient soulagés lors de leurs afflictions, par les afflictions qui me touchent»
- Muwatta Malik, n°561
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé r d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui est atteint par une affliction, et qui dit, comme Allah l'a ordonné: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que nous retournerons, Grand Allah! Accorde-moi la récompense en échange de mon affliction et donne-nous ce qui est de meilleur» Allah l'exaucera». (Inna lillahi wa inna ilayhi rajiun. Allahoumma' jurniy fi musiybatiy, wa a qibhiy khayran minha, illa faala 'llahu dhalika bihi.). Oum Salama ajouta: «Quand Abou Salama mourut, j'ai invoqué Allah par ces mots, puis je me suis dit: «Qui serait donc meilleur que Abou Salama»? Allah, alors lui destina l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour mari
- Muwatta Malik, n°563
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a maudit ceux et celles qui fouillent les sépulcres:
- Muwatta Malik, n°564
On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Le péché, que commet un homme, en cassant les os d'un musulman mort, équivaut de par sa gravité à les lui casser étant vivant). Chapitre XVI Des funérailles
- Muwatta Malik, n°565
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire avant sa mort; alors qu'il posait la tête sur sa poitrine, et elle l'écoutait: «Grand Allah! Pardonne-moi! Fais-moi miséricorde! Rejoins moi au compagnon le plus élevé»
- Muwatta Malik, n°566
On rapporta à Malek, que Aicha a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a dit: aucun Prophète (salallahou alayhi wa salam) ne meurt avant qu'on lui ait accordé l'option». Je l'entendis dire aussi: «Grand Allah! Le compagnon le plus élevé». Alors je compris, qu'il allait mourir»
- Muwatta Malik, n°567
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un de vous meurt, on lui montrera sa place (future) matin et soir; s'il est un des élus du Paradis, il sera parmi les gens du Paradis; s'il est un des châtiés, il sera parmi les habitants de l'Enfer, et on lui dira: voici ta place (habitat) que tu occuperas jusqu'à ce que Allah te ressuscite, le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°568
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix deAllah a dit: «chaque partie du corps du fils d'Adam sera dévoré par la terre, à l'exception de l'os caudal, car de cet os il a été créé et par lui il sera renouvelé»
- Muwatta Malik, n°569
Ka'b Ibn Malek Al-Ansari rapportait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'âme du croyant n'est qu'un oiseau qui se nourrit des arbres du Paradis (et elle sera ainsi) jusqu'à ce que Allah la rende à son corps le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°570
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit: «Si Mon adorateur aime ma rencontre, J'aime le rencontrer et s'il répugne ma rencontre, Je répugne à le rencontrer»
- Muwatta Malik, n°571
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «un homme qui n'a jamais fait un acte de bien dit à ses parents, que, lorsqu'il meurt, qu'ils lui brûlent le corps, puis qu'ils répandent (ses cendres) moitié sur la terre, et l'autre dans la mer par Allah, Si le Seigneur a la puissance (de le reconstituer), Il le châtiera d'un châtiment qu'il n'aura jamais fait subir à personne auparavant. Quand l’homme mourut, les siens exécutèrent sa volonté. Allah alors, demanda à la terre de rendre ce qu'elle a pris, et à la mer de faire pareillement. (Une fois que l'homme ait été reconstitué) Allah lui dit: «Pourquoi tu as fait cela»? L'homme répondit: «Par crainte de toi, Ô Seigneur, et Toi tu le connais bien». Allah alors lui pardonna»
- Muwatta Malik, n°572
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «tout nouveau-né, naît sur la "fitra"; ses parents font de lui soit un juif, ou un chrétien; comme les chameaux qui naissent d'une chamelle saine et intégrale; vois-tu parmi ces chamelets un seul dont un membre est amputé»? On lui demanda: «Ô Envoyé d'Allah! Que penses-tu de ceux qui meurent en bas âge»? Il répondit: «Allah, connaît ce qu'ils auraient fait»
- Muwatta Malik, n°573
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'Heure suprême ne se dressera que lorsqu'un homme passant par la tombe d'un mort, se dira: «Oh! si seulement j'étais à ta place»
- Muwatta Malik, n°574
Abou Katada a rapporté qu'un convoi funèbre passant devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il s'écria: «il est délivré, et on est délivré de lui». On lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Quel est celui qui est délivré et celui dont on est délivré de lui»? Il répondit: «le serviteur croyant, quand il meurt, il sera délivré des peines de ce monde d'ici-bas pour jouir de la miséricorde d'Allah. Quant au pervers, les hommes ainsi que les pays, les arbres et les bêtes seront délivrés de lui»
- Muwatta Malik, n°575
Abou Al-Nadr, l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), quand Osman Ibn Maz'oun mourut, et on fit passer son cadavre près de lui, a dit: «Tu quittes ce bas-monde sans que tu aies rien eu de ses plaisirs»
- Muwatta Malik, n°576
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté que sa mère a dit: «J'ai entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) raconter: «Une nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva, porta ses habits et sortit. Je demandai à ma domestique Barira de le suivre. Le suivant, elle le trouva debout à l'extrémité (du cimetière) de «Al Baqi» et il y resta le temps que Allah voulut, puis il retourna. Barira l'avait devancé et était venu m'informer. Je ne lui ai rien parlé à ce sujet, que le matin, en lui mentionnant le fait d'hier; il me répondit: «On m'a chargé de me rendre chez les habitants du «Al-Baqi» pour prier sur eux»
- Muwatta Malik, n°584
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «Le premier qui a prélevé la zakat, des dons, fut Mou'awia Ibn Abi Soufian» Malek a dit: «Ce qui est une tradition indéniable et suivie à Médine, c'est que la zakat doit être payée pour vingt dinars en or, ainsi que pour une somme de deux cent dirhams». A - Malek a dit aussi: «La zakat n'est pas obligatoire pour la somme de vingt dinars (en or), si leur poids est de moins que celui de vingt dinars réels; si le poids en est constant à celui de vingt la zakat est exigible. D'autre part, la zakat n'est pas exigible pour une somme inférieure à vingt dinars en or. La zakat n'est pas de même exigible pour une somme de deux cent dirhams dont le poids est inférieur à celui de deux autres deux cent qui ont réellement une constance de poids, et où la zakat est à payer. Si ces pièces sont variables, de part leur poids d'une balance à l'autre, la zakat est, à mon avis, obligatoirement payable». B Malek a dit: «si l'homme possède cent soixante dirhams ayant un poids réel bien constant, et que dans son pays on échange huit dirhams contre un dinar, il ne doit payer la zakat à leur sujet, que juste lorsque les dirhams échangés soient équivalents à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent». C - Malek a dit au sujet d'un homme possédant cinq dinars qui lui sont revenus d'un profit ou d'autre source; cette somme, lui rapportant d'un commerce un bénéfice après l'écoulement d'un an, ce qui en est de sa possession, et selon Malek, soumis à la zakat. Cependant, ce nouveau capital, ne sera sujet à la zakat, ni un jour après l'écoulement d'un an, ni un jour avant; la zakat est payable, après qu'un an ait été coulé, à partir même du jour où le capital a été formé». D - Malek a dit, au sujet d'un homme qui, ayant dix dinars, puis bénéficiant de cette somme, dans le domaine du commerce, pour atteindre vingt dinars après l'écoulement d'un an, il doit soumettre cette nouvelle somme à la zakat sans attendre qu'un an soit écoulé du jour où elle a été formée, car cette période a été écoulée alors qu'il possédait vingt dinars. La zakat ultérieure n'est à payer qu'un an après que l'avant-dernière n'ait été payé. E - Malek a ajouté: «Ce qui a été entendu au sujet du salariat des esclaves et de leur tribut, du salaire des pauvres, et du prix de la libération de l'esclave contractuel, c'est que tous ces cas ne sont sujets de zakat, et cela quelque soit la somme, à moins qu'un an ne soit déjà écoulé, précisément du jour où l'ayant-droit a touché la somme». F - Et Malek dit encore: «pour l'or et l'argent qui sont en association, où chacun a une part de vingt dinars ou de deux cent dirhams, ils doivent la zakat. Pour celui, qui en a une part inférieure à cela, il est exempt du paiement de la zakat. Si toutes les parts sont soumises à la zakat, mais avec une variante, quand la valeur de ces parts est différente d'une part à l'autre, de sorte que certaines parts sont inférieures à la somme où il est du devoir de payer la zakat, quant aux autres,si la somme en est supérieur , la zakat sera prévue dans ces dernières parts, suivant aussi leurs valeurs; car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la zakat n'est pas obligatoire pour une somme de moins de cinq onces d'argent». Malek a dit: «C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet». - Malek a dit: «si un homme a de l'or et de l'argent, mais qu'ils se trouvent dispersés parmi les gens, il doit les évaluer afin qu'il en paie à leur sujet, la zakat exigible». - Et du dire de Malek: «Celui, qui, par héritage ou par don, obtient de l'or et de l'argent, la zakat à leur sujet, n'est exigible, qu'avant l'écoulement d'un an». Chapitre III De la zakat des métaux
- Muwatta Malik, n°585
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté d'après plusieurs que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait accordé à Bilal Ibn Al-Hareth le privilège d'un territoire sur le littoral renfermant les mines de Qabaliya, du côté de «Four'» (Entre Médine et Nakieh). Ces mines sont jusqu'à nos jours, sujettes à la zâkat». Malek a dit: «Je pense et Allah est le plus informé que ces métaux enfouis ne sont exigibles de la zakat, que lorsque ce qui en est de leurs extraits est équivalent à vingt dinars ou à deux cent dirhams; et tout ce qui est d'excédent, sera de même soumis à la zakat selon l'évaluation légale de la zakat; au cas où l'on n'arrive pas à extraire, ce qui est de valeureux de ces métaux, rien n'est soumis à la zakat, que lorsque ce qui est extrait est équivalent à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent en tenant compte de la première évaluation». Et Malek a dit: «le métal est à comparer aux récoltes; tous deux sont sujets à la zakat; ce qui est extrait du premier est soumis à la zakat, sans l'attente d'un an qui s'écoule; quant aux récoltes, le dixième de leurs quantités est pour la zakat, et cela, avant qu'un an ne soit dépassé. Chapitre IV De la zakat des métaux enfouis dits: «Al - Rikaz»
- Muwatta Malik, n°586
Abou Houraira a rapporté qu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «le rikaz est soumis au cinquième». (le trésor enterré) Malek a dit: «ce qui est incontestablement suivi à Médine, et que, d'ailleurs, j'ai entendu dire des ulémas c'est que: le rikaz est tout ce qui est enfoui de l'époque anté-islamique; c'est tout ce que l'on peut avoir sans prix, ni dépenses, ni un dur labeur, ni provisions. Par contre, ce qui demande un effort, ou une dépense, et où l'on a le risque de trouver ou non en fouillant, ce n'est pas du rikaz.» Chapitre V De ce qui n'est pas soumis à la zakat tels les bijoux, la poudre d'or et l'ambre
- Muwatta Malik, n°587
Abdel-rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah s'occupait de ses nièces orphelines, qui vivaient sous sa tutelle, leur gardant leurs bijoux, sans qu'elle paie, à leur sujet, la zakat
- Muwatta Malik, n°591
• On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) exposait au commerce, l'argent qui revenait aux orphelins, se trouvant sous sa tutelle»
- Muwatta Malik, n°601
Yahia a rapporté que Malek a dit: «S'il y a un mélange de deux troupeaux, et un seul berger, et où il y a un seul étalon, un seul pâturage et un seul seau, les propriétaires de ce troupeau mélangé, sont des associés même si l'on peut déterminer la part de chacun. Par contre, si l'on ne connaît pas la part de chacun, ils ne sont pas des associés mais des co-propriétaires». Malek a dit: «au cas où les propriétaires sont de commun, la zakat n'est exigible que lorsque la part de chacun est déterminée être à ce titre. Cela s'interprète de la façon suivante: «Celui qui en est possesseur de quarante moutons, il doit la zakat; quant à l'autre qui en a de moins, la zakat ne lui est pas d'obligation. Au cas, où chaque part est redevable d'une zakat, on peut ré unir les deux parts, pour ne percevoir qu'une zakat. A prendre pour exemple ce qui suit: Si l'un a mille moutons ou moins, et l'autre quarante ou plus, ils sont des propriétaires communs et chacun paye la zakat correspondant à sa part; pour le cas des mille et des quarante chameaux, leurs propriétaires communs réagiront comme ceux qui possèdent des moutons et où chacun paiera la zakat convenable à sa part, si celle-ci est redevable d'une zakat; car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La zakat n'est pas à payer pour le nombre de chameaux de moins que cinq»; et Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Pour moins que quarante moutons, la zakat n'est pas payable». Malek a dit: «c'est, à ce sujet, de ce que j'ai, de mieux, entendu dire». Malek a ajouté: «Omar Ibn Al-Khattaba a dit: «De ne jamais réunir deux parts, et de ne pas non plus séparer deux parts, à cause de la zakat», en parlant de ceux qui possèdent des troupeaux. Pour préciser beaucoup plus: «De ne jamais réunir deux parts séparées»; à supposer qu'il s'agit de trois personnes, et que chacun est possesseur de quarante moutons; dans ce cas, la zakat que doit chacun est d'un mouton. Par ailleurs, si les trois personnes avaient réuni leur possession, ils peuvent dupant par là, le collecteur, faire qu'un seul mouton soit de zakat; or cela, est catégoriquement interdit». Tel est ce qui est à entendre de par les paroles de Omar Ibn Al-Khattab: de ne jamais réunir deux parts, et de ne pas non plus séparer deux parts»; et «c'est ce que j'ai entendu de mieux, dire», dit Malek. Chapitre XIV De ce qui est dit de la zakat des chèvres
- Muwatta Malik, n°604
• Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'aumône n'est pas permise aux riches, elle l'est en fait pour cinq personnes: un combattant dans la voie d'Allah, un quêteur de l'aumône, un homme endétté, un homme qui se l'achète de son propre argent, et un homme ayant un voisin pauvre à qui on a fait l'aumône qui sera remise par ce dernier, à l'homme riche». Malek a dit: «Ce qui est de suivi, dans la répartition des aumônes, c'est qu'elle soit faite selon le choix du gouverneur, selon même sa prévision, ainsi, il peut remettre à l'une des personnes, mentionnée ci-dessus, selon son besoin, et autant que le gouverneur le juge; un an on deux après, il donnera aux autres personnes en considérant toujours ce qui leur est de nécessaire; c'est ce que les ulémas étaient satisfaits de faire», selon les dires de Malek. D'autre part, ceux qui travaillent pour l'aumône, dit Malek, n'ont droit qu'à un pourcentage précis, à moins que le gouverneur n'aille appliquer d'autre norme que la nécessité». Chapitre XVIII La quête des aumônes et de l'insistance de les recouvrir
- Muwatta Malik, n°608
Bousr Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «des terres arrosées par la pluie et les canaux d'eau, on paie une zakat qui équivaut au dixième de la récolte; de celles qui sont arrosées par l'eau puisée des puits ou par le truchement des pompes, la zakat est de la moitié du dixième»
- Muwatta Malik, n°610
Malek a rapporté qu'il s'est renseigné au sujet de la zakat des olives, auprès de Ibn Chéhab qui lui répondit: «elle est du dixième». Malek a dit: «la zakat prévue pour l'olive, est du dixième, mais après l'avoir pressé, et que la quantité soit de cinq «Wasqs» et au-delà; si elle est de moins, la zakat n'est plus de droit. Et les oliviers sont considérésr comme les palmiers, au sujet de l'arrosage: que la terre plantée d'oliviers soit arrosée par la pluie et les sources d'eau, la zakat, est là du dixième; arrosée par l'eau puisée des puits ou autres, elle est à la moitié du dixième; pour les oliviers, il n'y a pas à les estimer, alors que les olives sont toujours sur les arbres». Pour ce qui est des grains que les gens réservent pour les manger par la suite, la zakat est du dixième si la terre est arrosée par la pluie ou les sources d'eau; elle est de la moitié du dixième si l'arrosage se fait par de l'eau apportée. On doit tenir compte, que le poids soit de cinq «Wasqs» selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), Malek a dit, et toujours au sujet des grains, que ce qui en est soumis, ce sont les genres suivants: froment, orge, soult (genre d'orge), maïs, mil, riz, lentille, vesce, haricot, sésame et autres genres qui leur sont similaires, et sont d'usage alimentaire. Cependant la zakat, prévue pour ces grains, est de droit, une fois qu'ils sont moissonnés et décortiqués. Et, les gens sont de payables à cette zakat, et l'on accepte d'eux tout ce qu'ils donnent». Et, on demanda à Malek le temps, où la zakat des olives, qui est soit du dixième ou de la moitié du deuxième, est à payer; est-ce avant ou après la réduction des frais d'entretien? Il répondit: «on n'a pas à considérer les frais dont les propriétaires se chargent, tout comme le cas de la nourriture et l'on ne s'intéresse qu'à ce qui est de déclaré. Celui, chez qui le poids des olives est de cinq «Wasqs» et au-delà, la zakat est du dixième de l'huile, après que l'olive ait été pressée; si le poids est de moins, la zakat n'est pas à remettre». Malek a dit: «Celui qui vend sa récolte de grains après qu'ils soient devenus secs, indemnes et gardés dans leurs enveloppes, doit lui-même payer la zakat, et non pas l'acheteur. Et les grains ne peuvent être vendus qu'après s'être asséchés dans leurs enveloppes, et sans qu'ils aient encore besoin de l'eau, pour les arroser». Malek a dit, «pour le verset: «Payez-en les droits le jour de la récolte» Coran VI, 141, en l'interprétant: c'est à propos de la zakat, qui est à payer, et c'est dit-il, «ce que j'ai bien entendu dire de plusieurs». Malek finalement a dit: «Celui qui vend son jardin, ou son terrain, qui donne des récoltes, ou à arbres fruitiers, mais, au temps où les fruits ne sont pas mangeables, c'est à l'acheteur de payer la zakat. Au cas, où les frruits sont devenus mangeables, le vendeur doit cette zakat à moins que cela en convient à l'acheteur». Chapitre XXI Les fruits exempts de la zakat
- Muwatta Malik, n°611
Malek a dit: «pour l'homme, qui, après cueillette ou récolte, n'obtient que quatre Wasqs de dattes, ou quatre Wasqs de raisins secs, ou quatre Wasqs de froment, ou quatre Wasqs de grains farineux, il n'aura pas à réunir le tout, pour que cela soit soumis à la zakat; car celle-ci est exigible lorsque le poids de toute espèce, à savoir, de dattes, de raisins secs, de froment, ou de grains farineux, est de cinqs Wasqs, selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et conformément aux paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «pour moins que cinq Wasqs, la zakat n'est pas exigible». Au cas, où toute espèce, précédemment mentionnée, a un poids de cinq Wasqs, la zakat est exigible, si le poids est de moins, la zakat ne l'est pas. Pour plus de précision, à supposer que l'homme a cueilli cinq Wasqs de dattes, et cela indépendamment de leur genre et couleur; il aura à tout rassembler puis paiera la zakat; si le poids est de moins que cinq, la zakat n'est pas payée. Il en est de même pour le froment, brun ou blanc, pour l'orge, la vesce, le tout est considéré comme une seule espèce que l'homme doit réunir pour payer la zakat si le poids est de cinq Wasqs ou au-delà de cinq Wasqs ; et s'il est inférieur à cinq, la zakat n'est pas payable. Pour ce qui est des raisins secs où l'on a le noir et le rouge, qui, étant cueillis, et que leur poids est de cinq Wasqs, l'homme doit payer la zakat. Si le poids est de moins que cinq, la zakat n'est pas à payer. Quant aux grains farineux, ils sont tous considérés comme une seule espèce, tout comme le froment, les dattes et les raisins secs sans souligner leurs appellations ou leurs couleurs. Sont dits des grains: les pois, les lentilles, les haricots et les vesces, et tout ce qui est considéré être par les gens, grains farineux.. Si l'homme a dû récolter cinq Wasqs' selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de tous ces grains, mêlés ensemble sans distinguer les espèces, il doit les réunir pour payer la zakat, si elle est exigible) Malek a dit: «Et Omar Ibn Al-Khattab a distingué entre les grains farineux et le froment, quand il percevait la zakat des Nabatéens; il a considéré que tous les grains farineux constituent une seule espèce et prenait à leur sujet, le dixième pour zakat, et la moitié du dixième du froment et des dattes, toujours pour la zakat. Malek a ajouté: «Si l'on proteste en disant: comment accepter, la réunion de différentes sortes de grains farineux afin que le total soit soumis à la zakat, et par conséquent, l'homme peut échanger de main en main une mesure de l'une de ces espèces contre deux d'une autre, alors que cet échange ne peut en aucun cas avoir lieu, de main en main, pour deux mesures d'une espèce de froment contre deux d'une espèce différente? La réponse fut ce qui suit: «l'or et l'argent sont réunis afin de payer la zakat, et l'on peut, d'autre part, échanger un dinar contre plusieurs multiples d'argent de main en main». Malek a dit: «pour ce qui est des palmiers qui sont la propriété entre deux hommes, et qui en cueillent huit Wasqs de dattes, ils n'ont pas à payer la zakat. Si l'un d'eux, cueille cinq Wasqs, et l'autre quatre ou moins et que la cueillette en soit du même terrain, c'est au premier que se doit la zakat, quant à l'autre il en est exempt. C'est le même cas pour les associés, dans la récolte des grains obtenus après la moisson, ou des dattes après leur coupure, ou de raisin après sa cueillette. Si chacun d'eux aura cinq Wasqs des dattes coupées, ou du raisin cueilli, ou des grains fauchés, il doit payer la zakat à leur sujet; pour celui dont la part est de moins que cinq Wasqs, il est exempt de la zakat, qui sera payée par celui, dont la part est de cinq Wasqs, et plus». Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que pour l'homme qui a payé ce qu'il doit pour zakat des différentes espèces de froment, de dattes, de raisins secs, et de céréales, puis qu'il les retient pour quelques années, à la suite de quoi, il les vendra, la zakat n'est du droit d'être payée qu'après l'écoulement d'un an, à partir du jour où la vente a eu lieu, car cela est considéré comme pour l'usufruit ou autre et non plus pour le commerce. Ceci est à considérer tout comme la nourriture, la réserve de grains et les marchandises que l'homme peut garder pour un certain nombre d'années afin de les vendre ultérieurement contre de l'or et de l'argent; dans ce cas, il n'aura à payer la zakat qu'après l'écoulement d'un an, du jour même où il y a eu la vente. Mais si ces espèces sont destinées comme articles de commerce, leur propriétaire doit accomplir la zakat à leur sujet, quand il les vend, s'il les avait gardées pour un an, après avoir payé la zakat le jour ou il les avait déjà achetées». Chapitre XXII De ce qui n'est pas soumis à la zakat, des fruits, des légumes et des céréales Malek a dit: «ci qui est de tradition, et que j'ai d'ailleurs entendu dire par les hommes versés, c'est que les fruits ne sont pas tous soumis à la zakat tels les grenades, les prunes, les figues et ce qui leur est similaire, de tout les fruits. Il en est de même pour les légumes et les céréales, où il n'y a pas de zakat qu'après l'écoulement d'un an du jour de leur vente et de l'encaissement du prix». Chapitre XXIII De la zakat des esclaves des chevaux, et du miel
- Muwatta Malik, n°615
Ibn Chéhab a rapporté: «On me fit savoir que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait perçu la capitation des mages de «Bahrain». Et que Omar Ibn Al-Khattab l'avait perçue des mages de «Perse» et Osman Ibn Affan, des «Berbères»
- Muwatta Malik, n°616
Ja'far Ibn Mouhamad Ibn Ali a rapporté d'après son père, que Omar Ibn Al-Khattab, faisant allusion aux mages, a dit: «Je ne sais pas comment me comporter avec eux»? Abdel-Rahman Ibn Auf lui répondit: «Je témoigne avoir entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «De les traiter comme les gens du Livre»
- Muwatta Malik, n°618
Zaid Ibn Aslam a rapporté que son père a dit à Omar Ibn Al-Khattab: «Parmi les montures, il y a une chamelle aveugle»; Omar de répondre: «De la donner, à une famille pauvre pour s'en servir»; Je répliquai: «mais elle est atteinte de cécité»; II rétorqua: «Qu'on la traite avec du goudron»; je répondis: «Comment donc, peut-elle se nourrir de l'herbe»?. Omar demanda: «est-elle des biens des impôts ou des bien de la zakat »? «Elle est des biens des impôts» dis-je. «Par Allah, dit Omar, vous voulez manger sa chair». - Elle a la marque des impôts», dis-je. Omar donna alors l'ordre, de l'égorger, et il en avait neuf plats qui, étaient bien remplis de fruits et d'autres nourritures; il envoya ces plats aux femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dont le dernier était remis à Hafsa, la fille de Omar, pour la bonne raison que, si son plat avait pour contenu, ce qui est de moins que dans les autres, il considérera cela, comme étant sa part. Il mit dans ces plats, de la chair de la chamelle et les envoya aux femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et avec ce qui reste, il fit un repas, à quoi, il convia les Monhajirines et les Ansars». Malek a dit: «Je prévois qu'il ne faut prendre des tributaires, que ce qu'ils doivent comme impôts»
- Muwatta Malik, n°623
Zaid Ibn Aslam a rapporté que son père a entendu Omar Ibn Al-Khattab dire: «Je fis aumône d'un cheval de race à un homme, pour combattre dans la voie d'Allah. L'homme, chez qui le cheval se trouvait, l'avait mal entretenu; ainsi je voulais me l'acheter à un bon prix. J'ai demandé, à ce sujet l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me répondit: «Ne te l'achète pas, même au prix d'un dirham, car, celui qui revient sur son aumône, est à comparer au chien qui revient sur son vomi»
- Muwatta Malik, n°626
Nafe' a rapporté qu'Abdallah Ibn Omar a dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a prescrit la zakat du fitr à un «sa'» de dattes, ou «sa'» d'orge pour tout musulman mâle ou femelle, libre ou esclave»
- Muwatta Malik, n°627
Abou Sa'id Al-Khoudri disait: «nous donnions pour zakat à la fin du jeûne (du fitr) un «sa'» de froment, ou d'orge, ou de dattes, ou du yaourt, ou de raisins secs, selon le «sa'» du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°631
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le mois est de vingt et neuf jours; ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant, et de ne pas interrompre le jeûne avant que cette visibilité n'eût lieu; et si elle n'en est pas, faire une supputation
- Muwatta Malik, n°632
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en mentionnant Ramadan, a dit: «ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant de lune, et n'arrêtez pas le jeûne avant que vous ne l'ayez vu; si il n'est pas visible, complétez le mois à trente jours»
- Muwatta Malik, n°634
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «le jeûne n'est valable, que pour celui qui s'est décidé avant l'aube». (....) 6 - Malek a rapporté d'après Ibn Chéhab que Aicha et Hafsa les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté le même hadith». Chapitre III De la hâte pour couper le jeûne
- Muwatta Malik, n°636
Sahl Ibn Sa'd Al-Sa'idi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les gens seront toujours dans le bien, tant qu'ils hâteront l'arrêt du jeûne (juste après le coucher du soleil)»
- Muwatta Malik, n°637
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les gens en seront toujours dans le bien,tant qu'ils se dépêchent de rompre le jeûne»
- Muwatta Malik, n°639
Abou Younous, l'affranchi de Aicha, a rapporté qu'elle a dit: «J'ai entendu un homme, qui, à la porte de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui a dit: «ô Envoyé d'Allah! il m'arrive, que je sois rituellement impur, le matin, alors que, je me suis décidé de jeûner ce jour. Il lui répondit: «Cela m'arrive aussi; or je me purifie et je jeûne». L'homme objecta: «Ô Envoyé d'Allah! Tu ne nous es pas semblable, car Allah t'a pardonné tes fautes antérieures et postérieures». Irrité, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Par Allah! Je souhaite être l'homme qui de tous, redoute Allah le plus, et connaît le mieux la cause de ma crainte»
- Muwatta Malik, n°640
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn Al-Hareth Ibn Hicham a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont dit: «il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Ramadan, se trouvait le matin, en état d'impureté rituelle, à la suite des rapports charnels, et il jeûnait le jour»
- Muwatta Malik, n°641
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Hareth Ibn Hicham a rapporté: «Nous étions, mon père et moi chez Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'il était gouverneur à Médine. On lui fit savoir que Abou Houraira avait dit: «Celui qui, le matin, se trouve impur rituellement, il ne doit pas jeûner». Marwan s'écria: «Je te conjure ô Abdel-Rahman, de te rendre chez les deux mères des croyants Aicha et Oum Salama, et de leur demander à ce sujet». Nous nous rendîmes, Abdel-Rahman et moi chez Aicha; une fois entrés chez elle, Abdel-Rahman la salua et lui dit: «Nous étions chez Marwan Ibn Al-Hakam à qui l'on a rapporté que Abou Houraira avait dit: «Celui, qui est impur rituellement, au matin, ne jeûnera pas le jour». Aicha répondit: «Ô Abdel-Rahman, ce n'est pas comme a dit Abou Houraira; sauf si tu veux agir, autrement qu’a fait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)».r Abdel-Rahman répondit: «non»; Aicha reprit: «Je témoigne qu'il arrivait à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'être rituellement impur le matin, à la suite des rapports charnels, et pourtant il jeûnait le jour (après avoir fait la lotion)». Nous quittâmes Aicha, et nous nous trouvâmes chez Oum Salama, que Abdel Rahman interroge à propos du même sujet, et de qui il reçu la même réponse que celle de Aicha. Rentrés chez Marwan Ibn Al-Hakam Abdel-Rahman lui fit un rapport sincère de ce qu'il a entendu de Aicha et de Oum Salama. Marwan dit: «Ô Abou Mouhammad, je te conjure d'enfourcher ma monture qui est à la porte, et d’aller chez Abou Houraira qui est à présent, dans son terrain à Al-aqiq, afin que tu lui racontes, ce que tu as entendu». Abdel-Rahman enfourcha la monture, et je l'accompagnai jusqu'à ce que nous soyons arrivés chez Abou-Houraira. Abdel-Rahman, s'entretint avec lui pour une heure et l'informa de ce qu'il avait entendu; Abou-Houraira lui répondit: «Je ne savais rien de tout cela, car pour ma part, c'est un homme qui me l'avait rapporté»
- Muwatta Malik, n°642
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avaient dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) soit rituellement impur le matin, à la suite de rapports charnels, et il jeûnait le jour (après la lotion)». Chapitre V Du baiser toléré à sa femme pour celui qui jeûne
- Muwatta Malik, n°643
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme a embrassé sa femme alors qu'il jeûnait, en Ramadan. Se trouvant profondément chagriné, il demanda à sa femme de se renseigner à ce sujet. Elle se rendit chez Oum Salama, l'épouse du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui, elle fit part de son état. Oum Salama lui répondit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait ses femmes, alors qu'il jeûnait». Revenant chez elle, la femme rapporta à son mari, ce qu'elle a entendu dire, ce qui allait exciter son chagrin, et il dit: «nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Sa femme retourna, de nouveau chez Oum Salama, chez qui se trouvait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r Il demanda à Oum Salama: «Qu'a-t-elle, cette femme»? Elle le mit au courant de son interrogation. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Ne lui as-tu pas dit, que je fais de pareil». «Je lui ai dit cela, dit Oum Salama; mais une fois de retour chez son mari, lui rapportant ma réponse, cela redouble son chagrin, et il dit: nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Apprenant cela, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r tout en colère, s'écria: «Par Allah! Je redoute Allah plus que quiconque, , et je connait bien ses prescriptions»
- Muwatta Malik, n°644
Ourwa a rapporté que Aicha la mère des croyants que Allah l'agrée a dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait quelques unes de ses femmes, tout en faisant le jeûne», puis elle se mit à rire
- Muwatta Malik, n°648
On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam),r en parlant de la façon dont l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait (ses femmes) quand il était à jeûne disait: «qui peut donc mieux se maîtriser que l'Envoyé d'Allah »? Ourwa Ibn Al-Zoubair a dit: «Je ne vois pas de bien pour le baiser, de celui qui jeûne»
- Muwatta Malik, n°652
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quitta pour la Mecque, l'an de la conquête, au mois de Ramadan. Il demeura à jeun, jusqu'à son arrivée à «Al-Kadid», où il le rompit, et les gens firent de même. Ils ne faisaient que suivre la tradition la plus récente de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r
- Muwatta Malik, n°653
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté d'après quelques uns des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'il avait ordonné aux hommes, durant son voyage, l'an de la conquête, de rompre leur jeûne. Et il leur dit: «soyez bien robustes afin que vous puissiez affronter votre ennemi», quant à lui, il restait à jeun» . Abou Bakr ajouta: «Celui qui ma' rapporté ce hadith, a dit: «J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à «Al-Araj»», verser de l'eau sur sa tête à cause de la soif et de la chaleur. Puis on demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô, Envoyé d'Allah il y a un bon groupe de gens qui ont jeûné quand tu as jeûné»! Arrivé à «Al-Kadid», l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda de lui apporter un verre d'eau, il en but et les gens suspendirent leur jeûne»
- Muwatta Malik, n°654
Anas Ibn Malek a rapporté: «Nous étions dans une expédition avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au mois de Ramadan. Ceux qui étaient à jeun n'ont rien reproché à ceux qui ne l'étaient pas et réciproquement»
- Muwatta Malik, n°655
Ourwa a rapporté qu Hamza Ibn Amr Al-Aslami demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah! Je suis un homme qui jeûne; cependant dois-je jeûner en voyage»? Il lui répondit: «si tu veux, jeûne, sinon tu peux ne pas le faire»
- Muwatta Malik, n°659
Abou Houraira a rapporté qu'un homme a rompu son jeûne en Ramadan, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui ordonna l'expiation de son acte, par l'affranchissement d'un esclave, ou par le jeûne qui doit couvrir deux mois successifs (à l'exception du mois de Ramadan), ou par le manger offert à soixante pauvres». L'homme répondit: «Je ne peux faire ni l'un, ni l'autre». On fit apporter, à ce moment à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un couffin contenant de dattes; il dit à l'homme: «Prends cela, afin de faire l'aumône» II lui répondit: «nul, n'en a besoin. plus que moi». L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mit à rire, à tel point que ses canines parurent, et dit à l'homme: «Manges-en donc»
- Muwatta Malik, n°660
• Sa'id Ibn AI Moussaiab a rapporté qu'un bédouin arriva chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en se frappant la poitrine, en tirant ses cheveux et disant: «Je suis perdu». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «qu'as-tu»? «Je viens d'avoir des rapports charnels avec ma femme alors que je jeûne au mois de Ramadan» répondit l'homme. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Es-tu capable d'affranchir un esclave» Non», répondit l'homme. «Es-tu capable de sacrifier une chamelle»? - «Non» répondit l'homme. «Assis-toi, donc»; on apporta, à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce moment un couffin de dattes; il le donna à l'homme lui disant: «Prends cela, et fais-en une aumône». Le bédouin dit: «Nul, n'en a besoin, plus que moi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «manges-en, mais à jeûner un jour à titre d'expier ce que tu as commis». -Ata demanda à Sa'id Ibn Al Moussaiab: «quel était le poids des dattes contenues dans ce couffin»? Il lui répondit: «une affaire de quinze à vingt sa's». Malek a dit: «J'ai entendu les hommes versés dire: «Celui qui, pour avoir eu des rapports charnels avec sa femme, ou pour une autre cause, a rompu un jour de jeûne au mois de Ramadan, n'aura pas à faire expiation, comme d'ailleurs, cela a été mentionné par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de celui qui a eu déjà des rapports durant le jour; mais il aura à compenser ce jour, dans d'autres mois de l'année». C'est ce que, j'ai entendu de mieux dit à ce sujet. Chapitre X Celui qui à l’état de jeûne pratique une saignée
- Muwatta Malik, n°664
Ourwa a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le jour de Achoura, était un jour de jeûne pour les Qoraichites, dans la période antéislamique, et il en était de même, pour l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Et lorsque l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était à Médine et qu'arriva, le jour de Achoura, , il le jeûna, et ordonna qu'on le jeûne. Mais quand fut prescrit le jeûne de Ramadan, il fut considéré le seul jeûne qu'il fallait suivre, et on suspend le jeûne du jour de Achoura, en laissant aux gens la liberté de le jeûner»
- Muwatta Malik, n°665
Houmaid Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mou'awia Ibn Abi Soufian, l'année où il fit le pèlerinage, dire, le jour de Achoura, tout en étant en chaire: «Ô Médinois! où sont vos hommes versés? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, au sujet de ce jour: «C'est le jour de Achoura, et Allah ne vous l'a pas prescrit, jour de jeûne. Pour moi, je le jeûne, pour vous autres, vous pouvez ou non, le jeûner»
- Muwatta Malik, n°667
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de jeûner les deux jours du fitr (suspension du jeûne) et de al-adha (le jour du sacrifice)»
- Muwatta Malik, n°682
On demanda à Abdallah Ibn Omar au sujet de la femme enceinte qui craint pour son fœtus, si le jeûne lui cause de la faiblesse? Il répondit: «Qu'elle cesse de jeûner et qu'elle donne à manger aux pauvres, pour chaque jour, un moudd de froment qui équivaut au moudd du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Malek a dit: «Les hommes versés prévoient qu'elle doit jeûner d'autres jours par compensation, conformément aux paroles d'Allah à Lui la puissance et la gloire: «Celui d'entre vous qui est malade ou qui voyage, jeûnera ensuite un nombre égal de jours». Coran II, 184. Ils considèrent que sa grossesse et sa crainte sur son enfant ne sont qu'une maladie»
- Muwatta Malik, n°684
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il m'arrivait de devoir des jours de jeûne du mois de Ramadan, et je ne pouvais les jeûner qu'au mois de Cha'ban». Chapitre XXI Du jeûne du jour qu'on doute
- Muwatta Malik, n°686
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté qu'Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jeûnait à tel point que l'on se disait qu'il ne rompait pas le jeûne, et mangeait à ce que l'on se disait qu'il ne jeûnait pas. Et je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâc jeûne e et la paix d'Allah) jeûner au complet pour un mois sauf à Ramadan. Son jeûne bénévole se faisait souvent au mois de Cha'ban»
- Muwatta Malik, n°687
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le jeûne est protection. Si l'un de vous fait le jeûne, qu'il ne tienne pas de propos indécents, qu'il ne commette pas des actes inconvenables; si quelqu'un l'injurie ou l'attaque, qu'il dise: «je jeûne, je jeûne»
- Muwatta Malik, n°688
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par celui qui tient mon âme dans sa main, le relent de la bouche du jeûneur est plus parfumé auprès d'Allah que l'odeur du musc. Il a écarté son désir, sa nourriture et sa boisson pour Moi. Le jeûne M'appartient et c'est Moi qui en attribue la récompense. Toute bonne action sera décuplée et peut aller jusqu'à sept cent multiples; quant au jeûne, il M'appartient et c'est Moi qui en fixera la récompense»
- Muwatta Malik, n°692
Malek a demandé Ibn Chéhab à propos de l'homme qui est en retraite, lui est-il permis d'entrer dans un lieu couvert pour la satisfaction d'un besoin? Il lui répondit: «Oui, il n'y a pas de mal à cela». Malek a dit: «Ce qui est incontestable, c'est qu'il n'y a pas de mal à faire itikaf dans toute mosquée où se fait l'office du vendredi. L'aversion est, que le moutakif (en retraite spirituelle) quitte la mosquée où il faisait sa retraite, pour une autre où s'accomplit la prière du Vendredi, ou qu'il la néglige. Si c'est une mosquée où l'on ne fait pas la prière commune du Vendredi, et que celui qui y fait sa retraite, n'est pas obligé, de la quitter pour une autre mosquée où se fait la prière du Vendredi, je ne trouve pas de mal à cela, car Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit (le sens): «Lorsque vous êtes en retraite dans la mosquée» Coran II, 187. Et Allah, a, dans ce verset mentionné toutes les mosquées, sans aucune particularité». Et Malek a dit: «ainsi, l'on conclut qu'il était permis à l'homme, de faire sa retraite dans la mosquée où ne se faisait pas l'office du Vendredi, et pouvait ne pas quitter cette mosquée pour se rendre dans celle où se faisait la prière du Vendredi?. Malek a dit aussi: «le retraité ne passera la nuit que dans la mosquée où il avait fait sa retraite à moins que ce ne soit dans l'un des parvis de cette mosquée. Et je n'ai jamais entendu dire, que le retraité dressera une tente où il y passera sa nuit; car il devait rester dans la mosquée où dans l'un de ses parvis». Et ce qui montre que le retraité ne devait passer la nuit que dans la mosquée, ce sont les paroles de Aicha: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était dans une retraite spirituelle, il ne rentrait chez lui que pour satisfaire un besoin naturel». D'autre part, il ne faut pas faire la retraite ni sur le toit d'une mosquée, ni dans sa tourelle». Malek a ajouté: «le retraité entre dans le lieu qu'il s'est choisi être lieu de sa retraite spirituelle et cela avant le coucher du soleil, de la première nuit où il s'est décidé de commencer sa retraite afin qu'il soit prêt à recevoir sa première nuit, tout en étant en retraite, sans qu'il soit préoccupé par une autre affaire telle que le commerce ou autre. Il n'y a pas de mal à ce qu'il charge autrui de ses affaires concernant ses propres biens ou ceux de sa famille, même de leur permettre de vendre ce qu'il possède, ou autre chose qui ne nécessite pas son intervention. Il n'y a pas de mal à ce qu'il charge une tierce personne de s'occuper de tout cela». Malek ajoute: «Je n'ai jamais entendu personne des hommes versés dans la religion, souligner une condition précise pour faire la retraite spirituelle, car, celle-ci n'est autre qu'une des pratiques religieuses tout comme la prière, le jeûne, le pèlerinage et autre pratique similaire, bref, prescrite soit-elle ou surérogatoire. Ainsi, celui qui décide d'exercer une telle pratique, doit suivre les prédécesseurs sans faire intervenir une innovation que les musulmans n'ont pas faite, ni qu'il impose une chose aux autres ni sur lui même. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fait cette retraite et les musulmans savaient comment elle doit être pratiquée». Malek a conclu enfin, que la retraite et le séjour dans la mosquée sont similaires et peuvent être pratiqués par un citadin et un bédouin, de la même façon». Chapitre II De ce qui ne peut pas étre négligé comme obligation religieuse dans la retraite spirituelle (itikaf)
- Muwatta Malik, n°696
Aicha a rapporté: «Voulant faire sa retraite spirituelle (itikaf) , l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au lieu de sa retraite, et il fut surpris de la présence des tentes dressées, entre autres, la tente de Aicha, et celle de Hafsa. En les voyant, il alla se renseigner, et on lui dit: «Celle la est la tente de Aicha, cette autre de Hafsa, et finalement celle de Zainab». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Vous croyez que vous faites par là une œuvre pieuse?»; puis il quitta l'endroit sans débuter sa retraite, et la fit plus tard dans une décennie du mois de Chawal». On demanda à Malek, à propos d'un homme qui s'est rendu à la mosquée, pour la retraite spirituelle dans la dernière décennie du mois de Ramadan; il y demeura pour un ou deux jours, puis tomba malade, et quitta la mosquée. Doit-il faire la retraite pour ce qui lui reste des dix jours, s'il est guéri, ou est-il dispensé»? Malek répondit: «Il doit s'acquitter des jours de la retraite qui lui restent, s'il est guéri à Ramadan, ou même après, ci ce mois prit fin. Et on m'a rapporté, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une retraite spirituelle au mois de Ramadan, puis il est rentré sans l'accomplir, de telle sorte que, une fois que ce mois ait pris fin, il parti faire sa retraite de dix-jours au mois de Chawal». D'autre part, celui qui, volontairement fait une retraite spirituelle, et celui qui a à s'en acquitter, sont pareils concernant ce qui leur est de rituel à suivre, ou de non rituel. Et on ne m'a pas rapporté que le volontariat de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la retraite spirituelle n'était que surérogatoire». Au sujet de la femme, qui faisant sa retraite spirituelle, au cours de quoi, elle a eu ses mentrues, Malek a dit: «Elle doit rompre sa retraite et rentrer chez elle; elle fera sa lotion de purification, et sera de nouveau à la mosquée du moment qu'elle s'est purifiée; ainsi, elle continuera, les jours qui lui restent de sa retraite en tenant compte des jours de ses menstrues. C'est le cas pareil d'une femme, qui a à jeûner pour deux mois successives; ayant ses menstrues, elle se purifiera puis poursuivra son jeûne en considérant les jours qu'elle avait déjà jeûnés; et mieux vaut qu'elle ne les tarde pas»
- Muwatta Malik, n°697
Ibn Chéhab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant sa retraite, se rendait chez lui, au cas ou il avait un besoin à satisfaire». Malek a dit: «Qui est en retraite spirituelle (itikaf) n'a pas à sortir de sa retraite, afin qu'il suive le convoi funèbre de ses parents ou autres». Chapitre V Du mariage durant la retraite spirituelle. Malek a dit: «Rien n'empêche de conclure un mariage durant la retraite spirituelle, à condition qu'il n'y ait pas des rapports charnels; il en est de même pour la femme en retraite, qui peut être demandée en mariage, sans que pour autant il y ait une cohabitation. On interdit au retraité d'avoir des rapports avec sa femme, aussi bien durant la nuit que durant le jour». Et Malek a ajouté: «Il est interdit à un homme en retraite de toucher à sa femme, ni même de l'embrasser. Et je n'ai pas entendu, interdire à une femme et à un homme en retraite de conclure un mariage, tant qu'il n'y ait pas des rapports charnels; à ce moment, il est à interdire. Tout de même, rien n'empêche au jeûneur de conclure un mariage au cours de son jeûne. D'autre part, il y a à faire la distinction entre le mariage conclu par un homme en retraite, et celui qui est fait par un homme en Ihram. Ce dernier peut manger, boire, visiter un malade, assister à des convois funèbres, mais ne se parfume pas. Par contre la femme et l'homme en retraite, (itikaf) peuvent s'oindre, se parfumer, et se peigner les cheveux, mais n'assistent guère aux convois funèbres, ne prient pas sur les morts, et ne rendent pas visite à un malade. Ainsi les conditions du mariage diffèrent de l'un à l'autre, et c'est d'ailleurs ce qui est traditionnellement suivi pour la question du mariage pour celui qui est en état d'Ihram, à celui qui est en itikaf, et finalement au jeûneur. Chapitre VI La nuit de Destin
- Muwatta Malik, n°698
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait la retraite spirituelle dans la deuxième décade du mois de Ramadan, pendant un an; à la vingt et unième nuit, et c'est la nuit où du matin, il quitte son lieu de retraite, il dit aux fidèles: «celui qui a commencé sa retraite avec moi, qu'il y soit pour la dernière décade de Ramadan; car Allah me l'a faite effectivement voir, et par la suite II me l'a faite oublier (en parlant de la nuit du Destin). Et je me suis vu, prosterné, le matin dans l'eau et la boue. Quêtez-la, donc dans les dix dernières nuits impaires du mois du jeûne». Abou Sa'id ajouta: «La pluie, cette nuit-là, allait tomber, et le toit de la mosquée, formé de queues de palmier, laissait pénétrer l'eau. J'ai vu, de mes propres yeux, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quitter la mosquée, le visage tout couvert de pluie et de boue. C'était le matin du vingt et unième jour de Ramadan»
- Muwatta Malik, n°699
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quêtez la nuit du Destin, dans la dernière décade de Ramadan»
- Muwatta Malik, n°700
• Abdallah Ibn Ounais Al-Jouhani a demandé à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah je suis un homme qui habite à une longue distance de la mosquée. Indique-moi une nuit où je pourrai m'y rendre (afin de pouvoir prier toute la nuit»). Il lui répondit: «sois présent à la vingt-troisième nuit de Ramadan»
- Muwatta Malik, n°701
Anas Ibn Malek a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint nous voir au cours du mois de Ramadan et nous dit: «On me fit voir cette nuit (Sous-entendant la nuit du Destin) à Ramadan,. Comme deux hommes se disputèrent elle m'a été supprimée. Quêtez-la dans la neuvième, ou septième ou cinquième nuit» (après le vingt du mois)
- Muwatta Malik, n°702
Ibn Omar a rapporté que quelques compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont vus la nuit du Destin, durant leur sommeil, et cela au cours des sept dernières nuits de Ramadan. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je vois que vos visions se renvoient aux sept derniers jours de Ramadan. Ainsi, que celui qui la quête, se fixe sur les sept dernières nuits»
- Muwatta Malik, n°703
Malek a rapporté qu'il a entendu dire des ulémas en qui on a confiance: «on fit montrer à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les âges des hommes qui l'ont précédé de vie, ou ce que Allah a voulu lui montrer. Comme il trouva que les âges des hommes de sa communauté sont si courts à les comparer aux œuvres qu'ils ont à accomplir, tout comme ceux qui leur ont précédés, jouissant d'une longévité d'âge. Allah, lui accorda la nuit du Destin, qui est mieux que mille autres mois»
- Muwatta Malik, n°705
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Asma Ibn Oumais a mis au monde Mouhammad Ibn Abi Bakr à «Al-Baida». Cela a été transmis par Abou Bakr à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «donnez lui l'ordre de faire une lotion, après quoi, elle peut se mettre en état d'ihram, et faire la talbiat»
- Muwatta Malik, n°708
Ibrahim Ibn Abdallah Ibn Hounain a rapporté d'après son père que Abdallah Ibn Abbas et Al-Miswar Ibn Makhrama se sont disputés à «Al-Abwa'», au sujet de la lotion de celui qui est en état d'ihram. Abdallah a dit: «Il peut laver la tête» et Al-Misswar Ibn Makrama riposte: «Il ne peut pas se la laver». Le rapporteur ajouta: «Abdallah Ibn Abbas m'envoya auprès de Abou Ayoub Al-Ansari (pour mettre fin à ce sujet); je l'ai trouvé, faisant sa lotion à côté des deux poteaux, tout en s'enveloppant d'un vêtement. Je l'ai salué et m'a demandé: «Qui est-ce»? Je lui répondis: «Abdallah Ibn Hounain, Abdallah Ibn Abbas m'a envoyé pour t'interroger comment l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se lavait la tête, tout en étant en ihram»? Abou Ayoub posa la main sur le vêtement et l'abaissa, de sorte que sa tête m'était visible puis il dit à un homme de lui verser de l'eau sur la tête, tout en disant: «Verse l'eau,, et Abou Ayoub se frotta la tête de par ses mains en les faisant passer de derrière en avant et réciproquement puis dit: «C'est ainsi que j'ai vu faire, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°712
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quel habit doit mettre, celui qui est en état d'ihram»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Ne portez ni chemise, ni turban, ni pantalons, ni bournos, ni bottines. Si quelqu'un ne trouve pas des sandales, qu'il mette des bottines en les coupant jusqu'au dessous des chevilles. Et ne mettez surtout pas des vêtements touchés du safran ou de teinture jaune On demanda à Malek sur des propos rapporté du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui aurait dit: «Si l'homme ne trouve pas un izar, qu'il mette des pantalons». Malek répondit: «Je n'ai pas entendu ce hadith, et je ne crois pas qu'un homme pourra mettre des pantalons, car le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les avait interdits, parmi tant d'autres habits sans aucune exception faite comme: cela a été fait pour les bottines». Chapitre IV De l'interdiction de mettre des habits colorés en état d'ihram
- Muwatta Malik, n°713
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit à celui qui est en état d'ihram, de mettre des vêtements teintés de safran ou de teinture jaune, et a dit: «celui qui ne trouve pas des sandales, qu'il mette des bottines en les coupant jusqu'au dessous des chevilles»
- Muwatta Malik, n°723
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je parfumais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour sa sacralisation avant qu'il ne soit en état d'ihram, et pour sa désacralisation avant qu'il fasse ses tournées processionnelles autour de la Maison»
- Muwatta Malik, n°724
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un bédouin, mettant une chemise couverte de parfum vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alors qu'il était à Hounain. Il lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! J'ai fait la talbiat pour une visite pieuse, comment dois-je l'accomplir»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Va ôter ta chemise, et débarrasse toi des traces du parfum, puis fait les rites de la visite pieuse comme tu as à les faire pour un pèlerinage»
- Muwatta Malik, n°729
Abdallah Ibn Omar a dit: «ce que j'ai énoncé ci-dessus, je l'ai entendu de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); et on m'a encore renseigné que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit:«et les habitants du Yemen ont à faire la talbiat à Yalamlam»
- Muwatta Malik, n°732
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fait la talbiat à «Al-Ji'rana» au cours d'une visite pieuse». Chapitre IX De la pratique de la talbiat
- Muwatta Malik, n°733
Abdallah Ibn Omar a dit: «que la talbiat de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était ce qui suit: «Grand Allah! Me voilà répondre à ton appel. Tu n'as pas d'associé. La louange et la grâce t'appartiennent ainsi que la royauté. Tu n'as pas d'associé». Labayk, Allahumma labayk, la sharika laka labayk. Inna'l-hamda wa'n-nimata laka wa'l-mulk, la sharika lak. Abdallah ajoutait à cette talbiat: «Me voilà répondre à ton appel; je suis soumis à toi une fois après l'autre. Le bien se trouve entre tes mains, le désir se porte vers toi ainsi que les œuvres bénéfiques». Labayk, labayk, labayk wa sadayka wa'l-khayr biyadayka labayk wa'r-raghba'u ilayka wa'l-amalu
- Muwatta Malik, n°734
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts en priant dans la mosquée de «Zou-Houlaifa», et une fois que sa monture fut relevée, il commença à faire la talbiat»
- Muwatta Malik, n°735
Salem Ibn Abdallah a rapporté qu'il a entendu son père dire: «Cette «Baida» partie du desert sur laquelle, vous mentez en disant que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la talbiat, alors qu'en réalité, il ne l'a faite qu'à partir de la mosquée et précisément la mosquée de «Zoul-Houlaifa»
- Muwatta Malik, n°736
Oubaid Ibn Jouraij a rapporté qu'il a dit à Abdallah Ibn Omar: «Ô Abou Abdel-Rahman, je t'ai vu accomplir de quatre, ce qu'aucun de tes compagnons ne faisait; il lui demanda: «Quelles sont ces quatre Ô Ibn Jouraij»? Il répliqua: «Je ne t'ai vu toucher des coins, que les coins Yemenites (on sous-entend les coins de la Ka'ba), ne te chausser que des sandales en cuir épilé, ne t'embaumer que de safran , et j'ai vu, que si tu étais à la Mecque, alors que les gens faisaient la talbiat à la vision de la lune, toi, tu ne la faisais, qu'au jour de la «Tarwia». Abdallah Ibn Omar répondit: «ainsi, pour ce qui est des coins, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) toucher, que les deux Yemenites; quant aux sandales (dont tu parles), l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne mettait que celles qui étaient faites de cuir épilé, et faire même ses ablutions tout en se chaussant d'elles; et de ma part, j'aime bien les chausser; pour le safran, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'en servait et à mon tour, j'aime l'imiter; et pour la talbiat, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la faire, que lorsque sa monture fut relevée»
- Muwatta Malik, n°739
Khaled Ibn Al-Saib Al-Ansari a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Gabriel vint me chercher et me chargea d'ordonner mes compagnons ou ceux qui étaient avec moi, de hausser la voix en faisant la talbiat ou lorsqu'ils sont en état d'ihram»
- Muwatta Malik, n°741
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Nous quittâmes, l'année du pèlerinage d'adieu, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); quelques uns d'entre nous firent la talbiat de la visite pieuse, d'autres celle du pèlerinage et celle de la visite pieuse à la fois, d'autres enfin firent tout simplement pour un pèlerinage. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de sa part, fit la talbiat pour le pèlerinage. Ainsi, ceux qui ont fait la talbiat pour une visite pieuse, ont quitté l'état d'ihram.(après avoir accompli la omra) Par contre, ceux qui l'ont faite pour un pèlerinage seul, ou pour un pèlerinage et une visite pieuse à la fois, n'ont quitté l'ihram que le jour du sacrifice»
- Muwatta Malik, n°742
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la mère des croyants a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la talbiat pour un pèlerinage seul»
- Muwatta Malik, n°745
Mouhammad Ibn Abi Bakr Al-Thaqafi a rapporté qu'il a demandé à Anas Ibn Malek, lors de leur départ matinal de Mina destinant Arafat: «Comment agissiez-vous, ce jour au temps où vous étiez avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il lui répondit: «Quelques uns d'entre nous faisaient la talbiat sans revenir sur leur acte, d'autres proclamaient la grandeur d'Allah sans être blâmés»
- Muwatta Malik, n°747
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) rompait la talbiat quand elle retournait à Arafat
- Muwatta Malik, n°753
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que Abdallah Ibn Al-Zoubair, resta à la Mecque pour neuf ans, faisant la talbiat pour le pèlerinage à la vue de la nouvelle lune de Zoul-Hijja, et Ourwa Ibn Al-Zoubair faisait pareil». Malek a dit: «Les habitants de la Mecque et les autres qui s'y trouvent, font la talbiat pour le pèlerinage et ceux qui se trouvent à la Mecque et qui ne sont pas des Mecquois, la font là où ils sont sans toutefois quitter l'enceinte sacrée». Malek a ajouté: «Ceux qui font la talbiat pour le pèlerinage à partir de la Mecque, doivent repousser la tournée processionnelle autour de Maison, et la parcours entre Al-Safa et Al-Marwa jusqu'à leur rentrée de Mina. Et c'est ce que faisait Abdallah Ibn Omar». On demanda à Malek au sujet de ceux qui font la talbiat au cours du pèlerinage, des Médinois ou d'autres, à la vision de la lune de Zoul-Hijja, comment doivent-ils faire la tournée processionnelle? Il répondit: «pour la tournée processionnelle qui est d'obligation, elle est à retarder; et elle est celle qui suit le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Cependant, ils peuvent faire des tournées en surplus autant qu'ils le veulent, en accomplissant deux raka'ts surérogatoires à la fin de chaque sept tournées. D'ailleurs, les compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisaient pareillement, lors de l'accomplissement de la talbiat pour le pèlerinage et retardaient la tournée processionnelle autour de la Maison, et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa jusqu'à ce qu'ils retournent de Mina. Ainsi faisait Abdallah Ibn Omar». On demanda à Malek à propos d'un homme Mecquois; peut-il faire la talbiat pour une visite pieuse à partir de la Mecque»? Il répondit: «Il doit plutôt, sortir de l'enceinte sacrée pour faire la talbiat». Chapitre XV L'ihram n'interdit pas l'ornement des animaux victimes
- Muwatta Malik, n°754
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Ziad Ibn Abi Soufian avait écrit à Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui envoie un animal à sacrifier, doit s'abstenir de tout ce dont s'abstient un pèlerin, jusqu'à ce que cet animal soit sacrifié. Et comme j'ai déjà fait mon offrande, fais-moi savoir par écrit, ou renseigne celui qui amène cette offrande». Amra ajouta: «Aicha a répondu:«ce n'est pas comme Ibn Abbas a dit; moi-même, j'ai tressé de mes propres.mains les guirlandes de l'animal sacrifié de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), puis à son tour il les mit autour du cou de l'animal, et il l'envoya gardé par mon père. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas interdit de tout ce que Allah lui a rendu licite jusqu'à ce qu'il sacrifia son animal»
- Muwatta Malik, n°756
Rabi'a Ibn Abdallah Ibn Al-Houdair a rapporté qu'il a vu, en Iraq, un homme se comportant en pèlerin. Il a demandé à son sujet, les gens qui lui dirent: «Il a ordonné qu'on lui orne son animal sacrifié, et dès lors il s'est comporté tel». Rencontrant Abdallah Ibn Al-Zoubair, je lui rapportai ce qui a été dit; il s'écria: «C'est une innovation; et je le jure au nom du Seigneur de la Ka'ba». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui lui-même amène son offrande en lui faisant une saignée et en l'ornant à Zoul-Houlaifa, sans qu'il ne soit en état d'ihram qu'à son arrivée à Al-Jouhfa? Il répondit: «Je n'aime pas cela, et je ne pense pas que cet homme at suivi ce qui est traditionnel, car il n'est pas permis de faire cela sauf à un homme qui orne sa bête pour le sacrifice, en lui faisant une saignée lors de la talbiat, et qui ne compte pas faire le pèlerinage, et dans ce cas il l'envoie et demeure avec les siens». On demanda aussi à Malek, à propos de l'homme qui apporte la bête victime sans qu'il ne soit encore en état d'ihram»? Il répondit: «Il n'y a pas de mal à cela». Et on lui demanda encore pour la question de l'homme qui ne veut effectuer ni le pèlerinage, ni la visite pieuse; doit-il être en état d'ihram pour orner la bête sacrifiée, car cette affaire a créé un débat entre les gens»? Il répondit: «Nous aurons à suivre, le hadith rapporté par Aicha, la mère des croyants, où il est dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé sa bête sacrifiée puis il demeura sans s'interdire des choses que Allah lui a rendues licites jusqu'à ce que la bête soit sacrifiée». Chapitre XVI Ce que doit faire celle qui a ses menstrues au cours du pèlerinage
- Muwatta Malik, n°758
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fait trois visites pieuse: l'année de Al-Houdaiba, l'année de la convention� , et celle de Al-Jou'rana». � Omra el Kada c'est la Omra conclut dans l'accord de Al-Houdaiba (Il s'agit d'un pacte que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait conclu avec les Qoraichites, visant de revenir l'an qui suit à la Mecque pour une visite pieuse et d'y rester pour trois jours.) les musulmans devaient revenir l'année suivante
- Muwatta Malik, n°759
Ourwa a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a effectué que trois visites pieuses: l'une fut au mois de Chawal et les deux autres pendant Zoul-Ka'da»
- Muwatta Malik, n°760
Abdel-Rahman Ibn Harmala al-Aslami a rapporté qu'un homme demanda à Sa'id Ibn Al Moussaiab: «Puis-je faire une viste pieuse avant le pèlerinage»? Il répondit: «Certes, oui, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait une visite pieuse avant le pèlerinage»
- Muwatta Malik, n°763
Mouhammad Ibn Abdallah Ibn Al-Hareth Ibn Abdel-Mouttaleb a rapporté qu'il a entendu Sa'd Ibn Abi Waqas et Al-Dahaq Ibn Qais, l'année où Mou'awia Ibn Abi Soufian fit le pèlerinage faire allusion à at Tamattou (la jouissance d'une vie normale entre la visite pieuse et le pèlerinage.) Al-Dahaq Ibn Qais a dit: «cela ne sera fait que par celui qui est ignorant de l'ordre d'Allah à Lui la puissance et la gloire». Sa'd de répondre: «ce n'est pas correct ce que tu viens de dire, ô fils de mon frère». al-Dahaq lui répondit: «Or, Omar Ibn Al-Khattab l'a interdit»; Sa'd reprit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), a fait cela, et nous l'avons, accomplie avec lui»
- Muwatta Malik, n°767
Malek a dit: «Celui qui fait une visite pieuse aux mois de Chawal, ou Zoul-Ki'da ou Zoul-Hijja, puis revient chez les siens, et accomplit l'année même le pèlerinage, n'aura pas à faire offrande: car l'offrande est obligatoire pour celui qui a fait une visite pieuse au mois du pèlerinage puis il demeure (à la Mecque) jusqu'à la période du pèlerinage, pour l'effectuer. Et toute personne qui se rend à la Mecque de toutes les provenances, pour y rester, afin qu'il fasse la visite pieuse durant le mois du pèlerinage et par la suite effectue le pèlerinage, il n'est pas tenu comme celui qui jouit d'une vie normale; par conséquent, il n'a pas à faire de sacrifice, ni à jeûner, et il est considéré tout comme un Mecquois si il habite à Makka dans cette période». On demanda à Malek, à propos d'un Mecquois qui quitta pour être à la frontière, ou pour un voyage quelconque, puis rentra à la Mecque, en voulant y demeurer, qu'il y ait des parents ou non; il entra à la Mecque pour accomplir omra, et sa visite pieuse a été commencée des lieux qui furent déterminés par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)ou plus proche que ça. Dans ce cas, sera-t-il comme celui qui jouit d'une vie normale "tamattou"? Il répondit: «Il n'a pas besoin de faire une offrande ni de jeûner comme celui qui jouit d'une vie normale, car Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit dans Son Livre (le sens): «Voilà pour celui qui n'a pas une famille auprès de la mosquée Sacrée». Coran II.v 196 Chapitre XXI Au sujet de la visite pieuse.Omra
- Muwatta Malik, n°772
Noubaih Ibn Wahb, le frère de Bani Abdel-Al-Dar, a rapporté que Omar Ibn Oubaidallah envoya dire à Aban Ibn Osman, et celui-ci était, ce temps là, le prince du pèlerinage, tous deux étant en état d'ihram, qu'il voulait demander, la fille de Chaiba Ibn Joubair en mariage à Talha Ibn Omar, lui demandant d'être présent. Aban refusa ce que Omar voulait, et dit: «J'ai entendu Osman Ibn Affan dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme en état d'ihram ne doit ni achever un pacte de mariage, ni demander en mariage, ni célébrer des fiançailles»
- Muwatta Malik, n°776
Souleiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'est fait, sur la tête, une saignée, tout en étant en état d'ihram, à «Lahiai-Jamal» un endroit se trouvant sur la route de la Mecque»
- Muwatta Malik, n°778
Abou Katada Al-Ansari a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Quand ils prirent une des routes de La Mecque ils se trouvèrent distancés, tous ses compagnons étaient en état d'ihram, sauf lui. Il vit un onagre, ainsi il se réajusta sur son cheval, et demanda à ses compagnons de lui faire passer son fouet; mais ils refusèrent; il leur demanda, sa lance, qu'ils lui refusèrent encore; alors il la prit et s'élança de toute sa force contre l'onagre et le tua. Quelques uns des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mangèrent de sa chair, quant aux autres, ils en refusèrent. Une fois, arrivés auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ils lui demandèrent à propos de la chair de l'onagre, est-elle à manger»? Il leur répondit: «Ce n'est d'ailleurs qu'une nourriture que Allah vous avait accordée»
- Muwatta Malik, n°780
Zaid Ibn Aslam a rapporté le même Hadith, au sujet du l'onagre, cité dans l'avant-précédent, rapporté par Abou Katada (Hadith 786). Mais dans le rapport de Zaid Ibn Aslam, c'est ajouté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r a dit: «Avez-vous encore quelques morceaux de sa chair»?
- Muwatta Malik, n°781
–Al-Bahzi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se dirigea pour la Mecque, en étant en ihram, en, arrivant à «Al-Rawha», on rencontra un onagre dont les jarrets étaient coupés. On rapporta cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui répondit: «Laissez le, car je pense que son propriétaire va venir, le propiétaire se rendit auprès du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «O Envoyé d'Allah ce zèbre vous appartient». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Abou Bakr de partager sa chair à tous les compagnons, puis poursuivit sa route. Arrivant à «Al-Outhaba» lieu entre «Al-Rouaitha» et «Al-Arj», il trouva une gazelle, touchée d'une flèche et couchée dans l'ombre, Al-Bahzi ajoute: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna un homme de garder la gazelle afin que personne ne le touche, jusqu'à ce qu'ils soient passés»
- Muwatta Malik, n°785
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Al-Sa'b Ibn Jathama offrit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un onagre, alors qu'il était à Al-Abwa ou à Waddan». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r le lui rendit. Mais dès que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit comment paraissait la figure de Al-Sa'b, il lui dit: «Je ne te le refuse que parce que je suis en état d'ihram»
- Muwatta Malik, n°791
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a ordonné de tuer les serpents dans l'enceinte sacrée». Malek a dit: «est considéré tout comme un chien enragé à tuer dans l'enceinte sacrée, tout animal qui mord, blesse, et attaque les gens tels: le lion, le tigre, le léopard, et le loup. Mais les bêtes fauves qui n'attaquent pas tels: l'hyène, le renard, le chat et les animaux qui leur sont similaires, ils ne sont pas à tuer par un homme en étant d'ihram. Et s'il les tue, il doit les expier. Par contre, les oiseaux nuisibles ne sont pas à tuer par l'homme en état d'ihram sauf ceux qui ont été cités par le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tels que: le corbeau et l'épervier. Et s'il est fait que l'homme en état d'ihram en tue autre que ces deux genres d'oiseaux, il doit l'expier». Chapitre XXIX Des actes qui sont permis à un homme en état d’ihram d'accomplir
- Muwatta Malik, n°793
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté que sa mère a entendu que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été interrogée au sujet de l'homme en état d'ihram, peut-il se gratter la peau? Elle répondit: «oui, qu'il se la gratte, et se la frotte à un tel point qui si on m'avait noué les mains et je n'avais pour moyens que mes pieds, pour me gratter la peau, je les userais»
- Muwatta Malik, n°797
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Al-FadI Ibn Abbas montait en croupe de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), quand vint une femme de «Khat'am», consulter l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Al-Fadl se mit à la fixer du regard et elle le fixait à sont tour; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait détourner le visage de Al-FadI de l'autre côté. La femme, dit: «Ô. Envoyé d'Allah, la prescription d'Allah, au pèlerinage, est une obligation difficile pour mon père qui a atteint un certain âge, et il ne peut plus se maintenir sur le dos d'une monture. Puis-je accomplir, le pèlerinage à sa place»? Il lui répondit: «Oui, certainement».Ceci se passait lors du pèlerinage d'Adieu». Chapitre XXXI Du pèlerin retenu par l'ennemi
- Muwatta Malik, n°798
Malek a dit: «le pèlerin retenu par un ennemi, de sorte qu'il ne peut arriver à la Maison Sacrée, est libéré de son irham, il égorge son offrande, se rase la tête là où il est retenu;et par conséquent, il n'a à s'acquitter de rien». (....) 102 - Malek a dit qu'on lui a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et ses compagnons ont quitté l'état d'ihram, alors qu'ils étaient à «Al-Houdaibia», ont égorgé leurs sacrifices, se sont rasés la tête, se sont désacralisés bien avant de faire leur tournée processionnelle autour de la Maison sacrée, et avant même que l'offrande ne soit arrivée à son lieu de sacrifice. Puis, on ne nous a pas renseignés, si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné l'un de ses compagnons, ni aucun de ceux qui se trouvaient avec lui, de s'acquitter tôt ou tard, ni de recommencer aucun rite»
- Muwatta Malik, n°799
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar, partant pour une visite pieuse, à la Mecque, lors du conflit, (entre al-Hajjaj ibn Yusuf and Zubair ibn al-Awwam)a dit: «si on va m'interdire d'arriver à la Maison Sacrée, je ferai, ce que nous avons déjà fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Ainsi, il fit la talbiat pour une visite pieuse, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait la talbiat pour une visite pieuse l'année de Houdaibia». Puis Abdallah, pensant à ce qu'il a fait. dit: «le pèlerinage et la visite pieuse sont tous deux un même devoir». Puis s'adressant à ses compagnons il leur dit: «puisque tous les deux sont un même devoir, je vous prends à témoins que j'ai donné l'ordre de rassembler le pèlerinage et la visite pieuse». Puis il réussit à accéder à la Maison Sacrée, compléta le tawaf trouvant ainsi qu'il avait accompli les rites, il sacrifia sa victime». Malek a dit: «tel est ce qui est traditionnellement suivi, par celui qui est retenu par un ennemi, tout comme le cas du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de ses compagnons. Quant à celui qui est retenu dans d'autres conditions (ou situations), il ne peut se désacraliser s'il n'est pas arrivée à la Maison Sacrée». Chapitre XXXII Du Pèlerin retenu par une autre cause que l'ennemi
- Muwatta Malik, n°805
Abdallah Ibn Omar a rapporté que le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à Aicha: «n'as-tu pas remarqué que tes concitoyens en bâtissant la Ka'ba, n'ont pas suivi les fondations d'Ibrahim»? Aicha répondit: «O Envoyé d'Allah! Ne vas-tu pas la rebâtir selon les fondations d'Ibrahim»? Il riposta: «si tes concitoyens n'étaient pas si proches du temps du polythésisme, je l'aurais fait». Abdallah Ibn Omar ajouta: «si Aicha avait entendu ces mots de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je ne pense pas que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aurait négligé le fait de toucher les deux colonnes Yemenites qui suivent directement la Pierre Noire. Or la Maison n'a pas été rétablie selon les fondations d’Ibrahim»
- Muwatta Malik, n°808
Jaber Ibn Abdallah a rapporté qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r accomplir trois tournées d'un pas accéléré autour de la Maison, en considérant la Pierre Noire comme point de départ». Malek a dit: «cela ne cesse d'être suivi à Médine»
- Muwatta Malik, n°813
On rappora à Malek que quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait terminé ses tournées processionnelles autour de la Maison, fait les deux raka'ts, et voulait effectuer le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, il touchait la Pierre Noire, avant de quitter la Maison»
- Muwatta Malik, n°824
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «comme je me plaignais à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'un malaise, il me dit: «Fais la tournée derrière les gens tout en restant sur ta monture». Elle continue: «Je fis la tournée, tout en étant sur mon chameau, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) priait à côté de la Maison Sacrée, récitant: «Par le Mont, Et par un Livre transcrit» Coran LII :v:1et
- Muwatta Malik, n°827
Jaber Ibn Abdallah a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, en quittant la Maison se dirigeant vers Al-Safa: «On commence par le lieu que Allah a désigné pour premier»
- Muwatta Malik, n°828
Jaber Ibn Abdallah a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mettait debout sur Al-Safa, il faisait pour trois fois le takbir, et disait: «Il n'y a pas d'autre divinité que Allah, l'Unique, II n'a pas d'associé. La Royauté et la Louange Lui appartiennent, II est puissant sur toute chose». Il reprenait cela pour trois fois, puis invoquait Allah. Il agissait pareillement sur Al-Marwa»
- Muwatta Malik, n°830
Ourwa a rapporté: «étant encore adolescent, je dis à Aicha, la mère des croyants: «qu'en penses-tu des paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou bien la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ici et là» Coran II, v.158. Ainsi, l'homme n'est pas à être jugé, s'il n'effectue pas le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha me répondit: «Non, tu as mal saisi ce verset; car s'il en était ainsi, il aurait été révélé de la façon suivante: «Ça ne sera pas un sujet de délit, si l'homme ne fait pas le parcours entre ces deux localités». Pousuivant, Aicha dit: «Ainsi donc ce verset a été révélé au sujet des Ansars qui faisaient la talbiat au, nom de «Manat» (statue adorée) situé en face de Koudaid et ils s'incommodaient à faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Etant convertis à l'Islam, ils demandèrent l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. C'est ainsi que Allah Le Béni Et Le Très-Haut fit cette révélation: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ça et là»
- Muwatta Malik, n°832
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), marchait en descendant de Al-Safa et Al-Marwa, et courrait légèrement quand il arrivait au fond de la vallée». Malek a dit au sujet d'un homme qui, ignorant les rites, avait commencé à faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, avant les tournées processionnelles autour de la Maison, qu'il doit revenir pour accomplir les tournées puis faire le parcours. Et s'il ignore cela, et qu'il ait déjà quitté la Mecque, en se trouvant loin de cette ville, qu'il y revienne, accomplir les tournées processionnelles autour de la Maison, et faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. S'il avait eu des rapports avec sa femme, qu'il rebrousse chemin, faire la tournée autour de la Maison et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa pour compléter ce qu'il devait accomplir de sa visite pieuse, il devra faire également une autre visite pieuse l'année qui suit, et le sacrifice d'une offrande». Chapitre XLIII Le jeûne le jour de Arafa
- Muwatta Malik, n°833
Oum Al-FadI Bint Al-Hareth a rapporté que des gens, le jour de Arafa, discutaient au sujet du jeûne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour ce jour même. Les uns disent qu'il est à jeûner, les autres disent qu'il ne l'est pas». Elle poursuivit, et dit: «Je lui ai envoyé alors un bol de lait caillé, assis sur sa monture immobilisée, il le but»
- Muwatta Malik, n°835
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit le jeûne les jours de Mina»
- Muwatta Malik, n°836
Ibn Chéhab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé Abdallah Ibn Houzafa, dire aux gens, les jours de Mina: «Ces jours sont destinés à manger, à boire et à invoquer Allah»
- Muwatta Malik, n°837
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdit le jeûne de deux jours: le jour du fitr et le jour du sacrifice»
- Muwatta Malik, n°838
–Oum Hani a rapporté que Abdallah Ibn Amr Ibn Al'as lui a dit qu'il entra chez son père, et le trouva en train de manger et son père l'invita», il lui répondit: «je jeûne». Il répliqua: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous a interdit de jeûner durant ces jours, et nous a ordonné de manger et de boire durant ces jours». Malek a dit: «Il sous-entend, les jours dits «Al-Tachriq». Chapitre XLV Ce qui est permis comme animaux pour le sacrifice rituel."Hady
- Muwatta Malik, n°839
Abdallah Ibn Abi Bakr Ibn Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), a, au cours d'un pèlerinage ou d'une visite pieuse, envoyé pour sacrifice, un chameau qui appartenait à Jahl Ibn Hicham»
- Muwatta Malik, n°840
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit un homme amener une chamelle. Il lui dit: «Monte-la». Il répondit: «Ô Envoyé d'Allah, c'est une offrande»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria: «Malheur à toi! Monte-la», lui répétant cela pour deux ou trois fois»
- Muwatta Malik, n°873
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r a dit: «Toute la montagne de Al-Safa est une station; soyez élevés au-delà du milieu de Ourana. Toute la montagne de Mouzdalifa est une station; élevez-vous au delà du milieu de Mouhassar»
- Muwatta Malik, n°881
Ourwa a rapporté que son père a dit: «J'étais assis avec Oussama Ibn Zaid, on lui demanda comment était l'allure de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lors du pèlerinage d'Adieu, en dévalant de Arafa à Mouzdalifa»? Il répondit: «Il allait d'abord, à pas ralenti, mais quand il trouvait un espace, il accélérait le pas»
- Muwatta Malik, n°883
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant à Mina, a dit: «Voilà l'endroit du sacrifice, et tout endroit à Mina est un lieu de sacrifice». Il a aussi dit, lors d'une visite pieuse: «Voilà l'endroit du sacrifice» désignant par là Al-Marwa, «Et toutes les voies spacieuses de la Mecque et ses chemins sont des lieux de sacrifice»
- Muwatta Malik, n°884
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants a raconté: «nous partîmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les cinq dernières nuits de Zoul-Ka'da, ne voulant que l'accomplissement d'un pèlerinage. Quand nous fûmes arrivés à la Mecque, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r ordonna ceux qui n'avaient pas amené des offrandes de se désacraliser après les tournées processionnelles autour de la Maison et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha a ajouté: «Le jour du sacrifice, on nous apporta de la viande de bœuf. Je demandai: «d'où provient cela»? On me répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait immolé ce bœuf pour ses femmes». Yahia Ibn Sa'id a dit: «J'ai rapporté ce hadith (le précédent à Kassem Ibn Mouhammad qui dit: «Elle vous a rapporté, par Allah, ce hadith complet»)
- Muwatta Malik, n°885
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Hafsa, la mère des croyants a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ppourquoi les gens ont-il quitté l'ihram pour la visite pieuse, alors que toi, tu ne l'as pas fait»? Il répondit: «Jai feutré ma tête et j'ai orné mon offrande, or je ne peux quitter l'ihram avant de l'immoler». Chapitre LIX Des moments pour immoler
- Muwatta Malik, n°886
Ja'far Ibn Mouhammad a rapporté d'après son père que Ali Ibn Abi Taleb a dit que «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a immolé une partie des offrandes et un autre a immolé la partie restante»
- Muwatta Malik, n°889
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ô Allah! Fais miséricorde à ceux qui se sont rasés». Ses compagnons ajoutèrent: «et ceux qui se sont raccourcis les cheveux, ô Envoyé d'Allah». Il répondit: «Ô Allah! Fais miséricorde à ceux qui se sont coupés (les cheveux). Ils reprirent: «et ceux qui se sont raccourcis, les cheveux, ô Envoyé d'Allah». Il leur dit pour à troisième fois: «et à ceux qui se sont raccourcis»
- Muwatta Malik, n°898
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra dans la Ka'ba, avec Oussama Ibn Zaid, Bilal Ibn Rabah et Osman Ibn Talha Al-Hajabi, ferma la porte et y demeura». Abdallah ajouta: «J'ai demandé Bilal qui sortit, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il répondit: «il s'est tenu tout en ayant une colonne à sa droite, une autre à sa gauche, et trois autres derrière lui. La Maison, ce temps là était construite avec six piliers. Puis il pria»
- Muwatta Malik, n°901
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a joint les prières du coucher du soleil et du soir, à Mouzdalifa
- Muwatta Malik, n°902
Kouraib, l'esclave de Ibn Abbas a rapporté qu'il a entendu Oussama Ibn Zaid dire: «Dévalant de Arafa, et arrivant au défilé d'une montagne, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, urina puis fit des ablutions mais non intégrales. Je lui dis: «Feras-tu la prière, ô Envoyé d'Allah». Il me répondit: «La prière sera faite devant toi». Il monta, et arrivant à.Mouzdalifa, il descendit et fit des ablutions complètes. Une fois qu'on fit appel à la prière, il accomplit celle du coucher du soleil, puis chacun de nous fit arrêter sa monture chez lui. On appela, ensuite à la prière du soir, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accomplit, sans faire aucune prière entre les deux prières»
- Muwatta Malik, n°903
Abdallah Ibn Yazid Al-Khatmi a rapporté que Abou Ayoub Al-Ansari lui a dit qu'il a fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au cours du pèlerinage d'Adieu, les deux prières du coucher du soleil et du soir jointes, à Mouzdalifa»
- Muwatta Malik, n°909
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fit agenouiller sa monture à «Al-Batha» à Zoul-Houlaifa,et pria. Nafe' ajouta: «Abdallah Ibn Omar faisait de pareil». Malek a dit: «Il n'est permis à personne de passer par «Al-Mou'arass», retournant du pèlerinage, sans y prier. Et s'il y est de passage, et qu'il n'est pas temps de prier, qu'il y reste à l'attente du moment de la prière. Il pourra faire, par la suite d'autres prières que celles qui sont-surérogatoires, car on m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait une prière à Al-Mou'arass et il en était de même pour Abdallah Ibn Omar qui s'y était arrêté»
- Muwatta Malik, n°921
Abou Al-Baddah Ibn Assem Ibn Adi a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a toléré aux pâtres des chameaux, de passer les nuits, en dehors de Mina; ils auront à jeter les cailloux, le jour du sacrifice, puis le jour qui suit, et le troisième jour, où l'on est de départ de Mina (jour du Nafr)
- Muwatta Malik, n°922
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'il a entendu Ata Ibn Yassar dire que c'était toléré aux pâtres de jeter les cailloux la nuit. Il a ajouté: «Cela remonte à la première époque de l'Islam». Malek a dit: «Interprétant le hadith où l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait toléré aux pâtres de retarder le jet des cailloux, je pense, et Allah à ce sujet est Le plus informé, qu'il avait sous-entendu, le jet des cailloux le jour du sacrifice, puis le jour qui le suit, et le jour où l’on se prépare à quitter les lieux saints, de telle façon que, ils jetteront ce qu'ils devaient jeter le jour précédent, et le jour actuel, car nul ne peut s’abstenir de ses obligations; or s'il les manque il doit s'en acquitter. S'ils (les pâtres) se rendent compte qu'ils ont terminé le jet des cailloux, dans deux jours, et qu'il sont des demeurants à Mina, le troisième jour, ils jetteront avec les autres, en quittant le lieu avec eux»
- Muwatta Malik, n°926
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «nous quittâmes, l'année du pèlerinage d'adieu, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et fîmes la talbiat pour une visite pieuse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit aux fidèles: «Celui qui possède son offrande, qu'il fasse la talbiat pour un pèlerinage avec une visite pieuse, puis qu'il ne quitte pas l'ihram avant d'avoir complété tous les rites». Safia ajouta: «J'arrivai à la Mecque, en ayant mes menstrues; ainsi je n'ai pu ni faire les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Je me plaignis auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me dit: «Dénoue tes cheveux, et peigne les, puis fais la talbiat pour le pèlerinage, en laissant de côté la visite pieuse». Elle poursuivit: «J'ai tout accompli. Puis terminant le pèlerinage, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'envoya avec Abdel-Rahman Ibn Abi Bakr Al-Siddiq à Al-Tan'im, ou je fis la talbiat pour une visite pieuse». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit alors: «Tel est l'endroit, où tu commenceras ta visite pieuse». Ainsi, ceux qui avaient déjà fait la talbiat pour une visite pieuse, firent les tournées processionnelles autour de la Maison et la course, entre Al-Safa et Al-Marwa, puis se mirent en état de désacralisation. Puis ils firent une tournée d'adieu, une fois qu'ils étaient de retour de Mina, pour leur pèlerinage. Quant à ceux qui avaient fait la talbiat pour un pèlerinage ou pour un pèlerinage et une visite pieuse joints, ils ne firent qu'une seule tournée». (....) 238 - Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté de Aicha, le même hadith»
- Muwatta Malik, n°928
Aicha a rapporté: «J'arrivai à la Mecque, et j'avais mes mes menstrues; ainsi je n'ai fait ni les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Alors, je me plaignis à ce sujet à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il me dit: «Fais les rites tout comme un pèlerin, mais sans effectuer les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, jusqu'à ce que tu sois en état de pureté». A propos de la femme qui fait la talbiat pour une visite pieuse, puis qui entre à la Mecque au moment du pèlerinage, alors qu'elle a ses menstrues, Malek a dit: «Elle ne peut faire les tournées processionnelles autour de la Maison; et si elle craint de ne pas être en pureté, qu'elle fasse la talbiat pour un pèlerinage, et qu'elle avance une offrande. Elle est dans ce cas, pareil à celui qui a joint un pèlerinage et une visite pieuse à la fois, et une seule tournée processionnelle lui est de suffisante. La femme qui a ses menstrues, si elle avait déjà fait la tournée autour de la Maison, et avait prié, elle pourra faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, aussi la station à Arafa et à Mouzdalifa, et jettera enfin les cailloux. Cependant, elle ne pourra déferler faire le Tawaf el Ifada avant qu'elle ne soit purifiée de ses menstrues. Chapitre 75 Le Tawaf el Ifada le déferlement de la femme qui a ses menstrues
- Muwatta Malik, n°940
Ka'b Ibn Oujra a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), en ihram. Les poux à la tête, lui faisat mal, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui permit de se raser la tête, en disant: «Tu jeûneras pour trois jours, ou tu feras manger six pauvres, ayant chacun une part de deux moudas, ou tu égorgeras un mouton; quoique soit l'acte à faire, il sera une expiation»
- Muwatta Malik, n°941
Ka'b Ibn Oujra a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est probable que ces insectes te causent du mal». Je lui répondis: «Oui, Ô Envoyé d'Allah». Il réplique: «Va te raser la tête puis jeûne pour trois jours, ou donne à manger à six pauvres ou immole un mouton»
- Muwatta Malik, n°942
Ata Ibn Abdallah Al-Khourassani a rapporté: «J'étais au marché de «Al-Bouram» à Koufa, un vieil homme me rapporta que Ka'b Ibn Oujra lui a raconté ce qui suit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint me trouver, alors que je ravivifiais le feu au-dessus d'une marmite, pour mes compagnons. Les poux grouillaient dans ma tête et ma barbe. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), r me prit de mon front et me dit: «Va raser ces cheveux, et jeûne pour trois jours, ou fais manger six pauvres». Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) savait que je ne possédais pas une victime à immoler». Malek a dit: «Pour le rachat du délit, il consiste dans le fait que personne ne doit se racheter avant qu'il n'ait accompli, ce qui exige un rachat. Quant à la réparation, elle n'est de devoir que lorsque le sujet est obligé de s'en acquitter; et il peut effectuer l'expiation, là où il veut, à la Mecque ou ailleurs, en optant soit pour le sacrifice, ou le jeûne ou l'aumône». Malek a ajouté: «Celui qui est en ihram, ne peut ni s'épiler les cheveux, ni se les raser, ni se les raccoucir, avant qu'il ne quitte l'ihram. Mais s'il subit une maladie à la tête, (dans ses cheveux), il doit, comme Allah l'a ordonné, se racheter. Il ne peut, se couper les ongles, ni tuer les poux, ni les ôter de la tête et les jeter sur terre, ni se débarasser des poux de sa peau, ni de ses habits. Si celui qui est en ihram se débarasse de ces insectes, qu'il donne à manger une poignée de nourriture». Malek finalement a dit: «Celui qui s'épile le nez ou les aisselles, ou se couvre le corps des produits d'épilation, ou se rase par nécessité la tête à cause d'une plaie, ou se rase le cou pour une saignée au moment où il est en ihram, et cela par oubli ou par ignorance, il doit, par compensation se racheter. Il ne doit pas se raser la tête pour pratiquer une saignée; par conséquent, celui qui, par oubli, se rase la tête avant de jeter les cailloux, il doit un rachat». Chapitre LXXIX Ce que l'on doit faire au cas où l'on oublie un rite
- Muwatta Malik, n°945
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de retour d'une expédition ou d'un pèlerinage ou d'une visite pieuse, il faisait trois fois le takbir à toute place dominante, là où il se trouvait, puis disait: «Il n'y a pas d'autre divinté que Allah L'Unique, II n'a pas d'associé. La royauté et La louange Lui appartiennent, II est puissant sur toute chose. Nous revenons à Lui, nous nous repentons vers Lui, nous nous prosternons devant Lui, nous Le louons. Il a réalisé Sa promesse, II a donné victoire à Son serviteur, et c'est Lui seul qui a mis les factions en déroute»
- Muwatta Malik, n°946
Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant près d'une femme, dans son palanquin; on lui dit: «Voilà, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r ». Elle tint alors un enfant qui était avec elle, par les bras et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah celui-ci peut-il faire un pèlerinage»? Il lui répondit: «Oui, et tu en seras récompensée»
- Muwatta Malik, n°947
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Dans aucun jour, Satan n'a été vu plus humilié, plus méprisé, plus réprouvé et plus courroucé qu'il ne l'est, le jour de Arafa. Et il n'est comme tel, que parce qu'il est témoin de la descente de la miséricorde, et du pardon que Allah a accordé aux grands péchés, à l'exception de ce qu'il a vu le jour de Badr». On demanda: «Qu'a-t-il vu, le jour de Badr, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Il a, effectivement vu Gabriel, mettre les anges en rang»
- Muwatta Malik, n°948
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la meilleure invocation, est celle qui est faite, le jour de Arafa, et les meilleures paroles que mes prédécesseurs des Prophètes et moi, avons prononcées sont: «II n'y a d'autre divinité que Allah, II n'a pas d'associé»
- Muwatta Malik, n°949
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra à la Mecque, l'année de la conquête de cette ville, se couvrant la tête d'un casque de fer. Étant, ainsi un homme vint lui dire: «Ô Envoyé d'Allah! Ibn Khatal est accroché aux voiles de la Ka'ba». Il répondit: «Tuez-le». Malek a dit,en interprétant ce hadith: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'était pas à ce moment y.là en ihram, et c'est Allah qui est à ce sujet, le plus informé»
- Muwatta Malik, n°952
Imran Al-Ansari a rapporté: «Abdallah Ibn Omar vint me rejoindre, alors que je me reposais sous un arbre touffu, sur la route de la Mecque. Il me dit: «Qu'est-ce qui t'a poussé, à te reposer sous l'ombre de cet arbre»? Je répondis: «Je voulais être protégé». Il répliqua: «Y-a-t-il une autre raison»? Je répondis: «Non, rien que cela». Abdallah Ibn Omar me dit à ce moment: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand tu te trouves entre les deux montagnes de Mina, et il fit signe de sa main vers l'orient, il y a là-bas une vallée qu'on appelle «Al-Sourar» où se dresse un arbre sous lequel, soixante et dix Prophètes ont été écartés de leurs mères. (Sous-entendant par là, qu'on leur a coupé les cordons ombilicaux, une fois qu'ils étaient mis au monde)
- Muwatta Malik, n°959
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'exemple de celui qui combat dans la voie d'Allah, est pareil à celui qui jeûne jour et nuit, ne cessant de prier et de jeûner, et cela jusqu'à son retour»
- Muwatta Malik, n°960
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah assure à celui qui combat dans sa voie, ne quittant sa demeure que pour le combat dans la voie d'Allah, témoignant ses paroles de véridiques, de le faire entrer au Paradis, ou de le ramener chez lui, à sa maison qu'il a quittée, tout en obtenant récompense céleste et butin»
- Muwatta Malik, n°961
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La propriété des chevaux est considérée soit une récompense, ou une protection ou un fardeau. Celui qui est de récompense est considéré tel, car son propriétaire l'a voué pour le combat dans la voie d'Allah, il l'a attaché, lui allongeant la corde dans une prairie ou un verger afin qu'il broute l'herbe. Et tout ce qui est brouté sera compté à titre de bonnes actions pour cet homme propriétaire due cheval. S'il est fait que ce cheval se soit détaché de sa corde, et qu'il s'éloigne en traversant aux galops deux ou trois étapes, ses traces et ses excréments en sont comptés de bonnes actions pour cet homme propriétaire. S'il arrive, que, ce cheval, passe près d'un fleuve, boive sans que son propriétaire le veuille, cela lui sera compté comme de bonnes actions et en sera récompensé. Le cheval qui est une protection, est celui dont le propriétaire l'utilise pour sa subsistance, sans mendier des autres, et sans même oublier le droit d'Allah sur leurs cous et sur leur dos. Quant au cheval fardeau, son propriétaire l'a attaché par vanité, par ostentation et par aversion contre les musulmans». On demanda l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r(Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet des ânes, il répondit: «Rien ne m'a été révélé à leur sujet, excepté ce verset général et isolé: «Celui qui aura fait le poids d'un atome de bien, le verra. Celui qui aura fait le poids d'un atome de mal, le verra» Coran XCIX
- Muwatta Malik, n°962
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r a dit: «Ne voulez-vous pas connaître celui qui en jouira le plus du meilleur poste (auprès d'Allah)? Il est celui qui tenant la bride de son cheval, ira combattre dans la voie d'Allah. Ne voulez-vous pas connaître celui qui le suivra? Il est celui qui, avec son troupeau, vit dans une retraite, faisant la prière, s'acquittant de la zakat et adorant Allah sans rien lui associer»
- Muwatta Malik, n°963
Oubada Ibn Al-Samett a rapporté que son grand-père a dit: «Nous prêtâmes serment d'allégeance à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de l'entendre et de lui obéir aussi bien dans l'aisance que dans l'indigence, dans ce qui est plaisant et ce qui est déplaisant, de ne plus disputer le pouvoir à ceux qui le détiennent, et finalement de dire et d'être pour la vérité là où nous soyons, sans la crainte du reproche d'un blâmeur»
- Muwatta Malik, n°965
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de porter le Coran dans le pays de l'ennemi. Malek a dit: "De peur que l'ennemi ne le souille." Chapitre III L'interdiction d'assommer les femmes et les enfants au cours des expéditions
- Muwatta Malik, n°966
Un des fils de Ka'b Ibn Malek (J'ai cru qu'il est dit Abdel-Rahman Ibn Ka'b, ajouta le rapporteur) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit à ceux qui ont assommé Ibn Abi Al-Houqaiq, de massacrer les femmes et les enfants. Le rapporteur ajouta: «Un de ces hommes a dit: «La femme de Ibn Abi-Houqaiq, allant dévoiler notre présence par ses cris, je levai mon sabre pour l'abattre, quand me souvenant les paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je me retins de le faire; sans cela, nous nous serions débarassés d'elle»
- Muwatta Malik, n°967
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a vu au cours de l'une de ses expéditions une femme massacrée; il désapprouva cela et défendi par la suite d'assommer les femmes et les enfants»
- Muwatta Malik, n°969
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdel-Aziz écrivit à l'un de ses préfets: «On nous rapporta que si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoyait une troupe d'hommes, il leur disait: «Faites l'expédition au nom d'Allah et luttez dans la voie d'Allah vous abattrez ceux qui ne croient pas en Allah; ne fraudez pas, ne trahissez pas, ne défigurez pas vos victimes et ne tuez pas les enfants». Transmez cela à ton armée et à tes troupes s'il plut à Allah. Que la paix soit sur toi». Chapitre IV Du respect de la promesse de sécurité
- Muwatta Malik, n°973
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a envoyé une troupe où Abdallah Ibn Omar fut membre, du côté de Najd. Ils se sont procurés un grand troupeau de chameaux où chacun a eu part de douze ou onze chameaux. Et pour butin un chameau en plus
- Muwatta Malik, n°976
Abou Katada Ibn Rib'i a rapporté ce qui suit: «Nous sortîmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r l'année de Hounain. Les musulmans entrèrent dans un combat acharné avec l'ennemi. Je vis un des ennemis sur le point de tuer un musulman. Je me tournai vers lui et je l'attaquai par derrière en lui donnant un coup de sabre sur la carotide. Il me fit face et me pressa d'une façon que j'allais sentir le mort puis me lâcha et tomba mort. Je croisait Omar Ibn Al-Khattab, il me dit: «Qu'ont-ils les hommes»? Je lui répondis: «C'est l'ordre d'Allah». Les hommes revenus, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Celui qui a tué un ennemi, en prouvant cela, il aura ses dépouilles». Puis je me levais et dis: «Qui peut être mon témoin»? Puis je m'assieds. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit sa question: «Celui qui a tué un ennemi, en prouvant cela, il aura ses dépouilles». De nouveau je me levai pour dire: «Qui peut être mon témoin»? Puis je m'assieds. Enfin pour la troisième fois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), r reprit la même question; me levant, il me dit: «Qù'as-tu donc, ô Abou Katada»? Je lui racontai la scène, un homme se leva et dit: «C'est vrai, ô Envoyé d'Allah, et les dépouilles du mort sont chez moi. Fais-donc qu'il soit satisfait de ce qu'il en a de droit». Abou Bakr se leva et dit à l'homme: «Non! Par Allah! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fera pas tort à un des lions d'Allah qui a combattu pour Allah et son Envoyé, qu'il te donne ses dépouilles». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria alors: «Abou Bakr a dit la vérité» puis s'adressant à l'homme, il lui dit: «Remets-lui ces dépouilles». L'homme me donna les dépouilles et en vendant la cuirasse, je me suis acheté avec son prix un jardin chez Bani Salama; et tel fut le premier bien que j'ai bénéficié de l'islam»
- Muwatta Malik, n°977
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'il a entendu un homme interrogeant Abdallah Ibn Abbas au sujet du butin? Ibn Abbas répondit: «le cheval est un butin, ainsi que les dépouilles». L'homme reprit la même question et reçut de Ibn Abbas la même réponse. L'homme demanda, pour la troisième fois, «Quel est le butin mentionné par Allah dans son Livre»? Al-Kassem dit: «Et l'homme ne cessa de demander Ibn Abbas au point de l’embarasser, quand ce dernier s'écria: «Savez-vous à qui est pareil cet homme? Il est pareil à «Sabigh» que Omar Ibn Al Khattab a frappé. On demanda à Malek au sujet d'un homme qui tua un ennemi, s’il pourra bénéficier de ses dépouilles sans la permission de l'imam? Il répondit: «II ne peut en profiter sans la permission de l'imam, et ce dernier ne peut se décider que d'après ses propres lumières. On ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que celui qui a tué un ennemi s'empare de ses dépouilles», sauf le jour de Hounain». Chapitre XI Des parts exceptionnelles du cinquième du butin. ."al qoums
- Muwatta Malik, n°978
Sa'id Ibn al-Moussaiab a dit: «On donnait aux hommes des parts exceptionnelles du cinquième du butin». Malek a dit: «C'est ce qui j'ai de mieux entendu à ce sujet». On demanda à Malek au sujet des parts exceptionnelles, pourraient-elles être tenues du premier butin obtenu? Il répondit: «Cela revient à l'imam et à sa jurisprudence, et ce qui est suivi à Médine, ne peut se faire sans la jurisprudence du sultan. D'autre part on ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait agi ainsi dans toutes ses expéditions excepté le jour de Hounain. Tout revient à la jurisprudence de l'imam au sujet du premier butin obtenu et aux autres après». Chapitre XII Les parts des cavaliers au cours des expéditions
- Muwatta Malik, n°980
Amr Ibn Chou'aib a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut de retour de Hounain, en se dirigeant vers Al-Jourana, les hommes lui demandèrent (de leur donner du butin) et finirent par l'acculer à un arbuste épineux qui lui déchiqueta le manteau et glissa de son dos». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Rendez-moi nom manteau, craignez-vous que je ne vous partage pas ce que Allah m'a accordé comme butin? Par celui qui tient mon âme en sa main! Si Allah m'avait accordé des bienfaits autant que les arbres de Tihama (litt des samoura, genre d'arbre long) je vous les aurais partagés. Vous ne me trouverez ni avare, ni lâche, ni menteur». Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, (de sa monture), il se tint parmi les hommes et leur dit: «Rendez le fil et l'aiguille, car la fraude n'est qu'une infamie, que feu et honte pour son auteur le jour de la résurrection». Puis il ramassa de la terre un poil de chameau, ou quelque chose de pareil, et continua: «Par celui qui tient mon âme en sa main, si Allah nous avait donné, une chose pareille, à vous et à moi, je ne tarderais pas à vous distribuer, même le cinquième qui me revient»
- Muwatta Malik, n°981
Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani a rapporté qu'on fit part à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de la mort d'un homme le jour de Hounain. Zaid annonça que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Faites la prière funéraire pour votre compagnon»; les visages des hommes changèrent et Zaid poursuivit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Votre compagnon a fraudé le butin». Les hommes, ouvrirent, les bagages du mort, et trouvèrent quelques perles d'un collier provenant des biens des Juifs, dont la valeur ne dépassait pas deux dirhams»
- Muwatta Malik, n°982
Abdallah Ibn al-Moughira Ibn Abi Bourda Al-Kinani a dit qu'on lui rapporta que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint trouver les gens en invoquant Allah pour eux, citant toutes les tribus et négligeant une. Il dit: «Les hommes de cette tribu ont trouvé dans la bât d'une monture qui appartenait à l'un d'eux, un collier de grains noirs et blancs qu'il avait fraudé du butin. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) rejoint ces hommes, fit sur eux le takbir comme on le fait pour un mort»
- Muwatta Malik, n°983
Abou Houraira a rapporté: «Nous sommes partis avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'année de Khaibar, sans que nous ayons eu pour butin, ni or, ni argent mais seulement des vêtements et des ustensiles. Rifa'a Ibn Zaid fit un présent à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r la prière (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un esclave noir appelé Mid'am. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ordonna les hommes de se rendre à Wadi-Al-Qoura. Quand ils furent là alors que Mid'am déposait le bât du chameau de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il fut touché par une flèche venant du hazard, qui le tua». Les hommes s'écrièrent: «Quel heureux sort, qu'il soit au Paradis». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Non! Par celui qui tient mon âme en sa main! la "chemia" (large étoffe sous forme de manteau) qu'il avait prise du butin le jour de Khaibar avant qu'il soit partagé le brûlera dans le feu». Apprenant cela, un homme parmi les gens apporta un ou deux lacets de sandales et les donna à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «Un ou deux lacets du feu »
- Muwatta Malik, n°985
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par celui qui tient mon âme entre ses mains! Je voudrais bien combattre dans la voie d'Allah, et que je sois tué, puis que je revive, puis être tué, puis que je revive de nouveau et enfin tué». Abou Houraira en rapportant cela disait: «J'en jure par Allah trois fois»
- Muwatta Malik, n°986
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah rit de deux hommes: Que l'un tue l'autre et qu'ils entrent tous deux au Paradis. Le premier, combattant dans la voie d'Allah, est tué; puis Allah reviendra vers le tueur et le fera repentir; ainsi ce tueur combattra dans la voie d'Allah, et sera tué à son tour»
- Muwatta Malik, n°987
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par celui qui tient mon âme entre ses mains! Quiconque sera blessé en combattant dans la voie d'Allah, et Allah connaît celui qui sera blessé dans sa voie, viendra le jour de la résurrection de sa blessure coulera du sang; la couleur est celle du sang, et l'odeur celle du musc»
- Muwatta Malik, n°989
Abou Katada a rapporté qu'un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «O Envoyé d'Allah! Si je suis tué en combattant dans la voie d'Allah, me résignant et espérant être récompensé, allant toujours en avant sans jamais reculer. Allah me pardonnera-t-il mes péchés»? Il lui répondit: «Oui». L'homme partit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'appela ou ordonna qu'on l'appelle et lui dit: «Qu'est-ce que tu viens de dire»; l'homme reprit ses dires; le Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit alors: «Oui, excepté la dette, et c'est Gabriel qui est venu me le dire»
- Muwatta Malik, n°990
On rapporta à Abou-Al-Nadar, l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit aux martyrs de Ouhod: «Ceux-ci, je me tiens pour leur témoin»; Abou Bakr Al-Siddiq lui dit: «Ne sommes-nous pas leurs frères? Nous avons combattu comme ils l'ont fait»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Certainement; mais j'ignore ce qui vous arrivera après mon départ»; Abou Bakr se mit à pleurer, et continua puis dit: «Serons-nous vivants après toi»?
- Muwatta Malik, n°991
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était assis, alors qu'une tombe se creusait à Médine. Un homme à la vue de la tombe, s'écria: «Quel détestable séjour pour le croyant»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «C'est mal ce que tu viens de dire». L'homme reprit: «Je ne voulais pas désigner la tombe, mais j'entendais le fait d'etre tuer dans la voie d'Allah». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r répondit: «Rien n'est pareil au fait d'être tué dans la voie d'Allah, et nul endroit ne m'est préférable que d'avoir ma tombe en ce lieu même». Il répéta cela pour trois fois et voulait dire la Médine. Chapitre XV En quoi consiste le martyr
- Muwatta Malik, n°996
Anas Ibn Malek a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) partait pour Qouba, il se rendait chez Oum Haram Bint Milham, femme de Oubada Bint al-Samett, qui lui donnait à manger. Un jour, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit chez elle, elle lui donna à manger, puis s'assit pour épouiller sa tête. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'endormit, puis s'éveilla en riant. Oum Haram dit: «Je lui demandai: «Ô Envoyé d'Allah qu'est-ce qui te fait rire»? Il me dit: «Des hommes de ma communauté, m'ont été présentés (en rêve), combattant dans la voie d'Allah; ils prenaient la mer en large, des rois sur leurs trônes, ou comme des rois sur leurs trônes (le rapporteur se doute de l'exactitude)». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah! Invoque Allah pour que je sois parmi eux; il invoqua Allah pour elle, puis il réposa sa tête et s'endormit. Et après, il se réveilla, riant». Elle dit: «Je lui demandai: «Ô Envoyé d'Allah! Qu'est-ce qui te fait rire»? Il lui répondit: «Des gens de ma communauté, m'ont été présentés (en rêve), au cours d'une expédition dans la voie d'Allah. Ils sont des rois sur leurs trônes ou comme des rois sur leurs trônes, reprenant les mêmes paroles». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah invoque Allah pour moi afin que je sois l'une d'eux». Il répondit: «Tu es parmi les premiers». Le rapporteur ajouta: «Elle naviguait, au temps où Mou'awia gouvernait; et en, débarquant, elle tomba de sa monture et fut tuée»
- Muwatta Malik, n°997
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si je ne craignais, de mettre en peine à ma communauté, j'aurais aimé ne jamais manquer une troupe d'homme partant pour une expédition dans la voie d'Allah. Mais je ne peux pas toujours avoir des montures à mettre à leur disposition, afin qu'ils puissent accomplir leur mission. D'autre part, ils ne pourront pas supporter, rester derrière moi. Ainsi, j'aimerais combattre dans la voie d'Allah, et que je sois tué, puis revenir à la vie, puis tué encore, et finalement revenir à la vie de nouveau, et être tué»
- Muwatta Malik, n°998
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «Quand ce fut le jour de Ouhod, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant aux fidèles, dit: «Qui peut m'apporter des nouvelles de Sa'd Ibn Al-Rabi' Al-Ansari»? Un homme répondit: «Moi, O Envoyé d'Allah». L'homme partit, cherchant parmi les tués. Sa'd Ibn Al Rabi' lui demanda: «Que veux-tu»? L'homme répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a chargé de lui apporter de tes nouvelles». Sa'd répliqua: «Retournes chez lui, transmets-lui mon salut, et dis-lui que j'ai reçu douze coups de lance qui pouvaient causer ma mort, mais j'ai été sauvé. Rapporte à tes concitoyens, qu'ils ne seront jamais excusés auprès d'Allah, si L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) est tué, et que l'un de vous restera vivant»
- Muwatta Malik, n°999
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) incitait les hommes au combat dans la voie d'Allah, et mentionnait le Paradis. Un homme des Ansars mangeait des dattes qui se trouvaient dans sa main et dit: «Ce sera une avidité du monde d'ici-bas, si je reste passant le temps pour finir ces dattes, il les jeta, prit son épée, puis combattit jusqu'à ce qu'il fut tué»
- Muwatta Malik, n°1001
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le bien sera attaché aux toupets des chevaux jusqu'au jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°1002
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) participa à la course des chevaux mis pour le trajet entre «Al-Hafia» jusqu'à «Thaniat- Al-Wadah»; il participa de même à la course entre les chevaux qui n'ont pas été entraînés de la thania jusqu'à la mosquée de Bani Zouraiq. Et Abdallah Ibn Omar avait encore participé à cette course»
- Muwatta Malik, n°1004
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été vu essuyant la tête de son cheval de son manteau. Comme on lui demanda d'expliquer cela, il répondit: «On me reprocha, cette nuit, d'avoir négligé les chevaux»
- Muwatta Malik, n°1005
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la -grâce et la paix d'Allah parti pour l'expédition de Khaibar, il y arriva la nuit. Et d'habitude, s'il arrivait au lieu de l'expédition la nuit, il n'attaquait que le matin. Les juifs de Khaibar sortirent avec leurs pelles et leurs couffins, le voyant, ils s'écrièrent: «Mouhammad! par Allah! C'est Mouhammad et son «Khamis» (son armée). Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déclara: «Allah est Grand Khaibar est ruinée. Quand nous descendons dans la place des gens, quel désastreux réveil sera-t-il, pour ceux qui ont été avertis»
- Muwatta Malik, n°1006
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui use deux paires (de ses biens) dans la voie d'Allah, il lui sera dit au Paradis: «Ô serviteur d'Allah, cela est bien»; celui qui est de ceux qui accomplissent la prière, on l'appellera de la porte de la prière; celui qui est de ceux qui ont participé aux combats, on l'appellera de la porte du combat; celui qui est de ceux qui ont fait l'aumône, on l'appellera de la porte de l'aumône; celui qui est de ceux qui ont jeûné, on l'appellera de la porte dite: «Al-Rayan». Abou Bakr Al-Siddiq dit alors: «ô Envoyé d'Allah, celui qui sera appelé par l'une de ces portes n'aura donc plus à s'embarasser; y aura-t-il quelques uns qui seront appelés par toutes ces portes»? Il lui répondit: «Certes, oui, et j'espère, que tu sois l'un d'eux». Chapitre XX De la récupération, par les gens du Livre qui suivent l'islam, de leur territoire. On demanda à Malek à propos de l'imam, qui accepte l'impôt, que payaient les gens (du Livre). Comment traites-tu ceux qui ont suivi l'Islam, ont-ils droit à leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs possessions». Malek répondit: «Cela est à discuter: ainsi, ceux qui ont signé un pacte de paix, et ayant suivi l'Islam, auront droit à leurs territoires et aux biens qu'ils possédaient; par contre ceux qui ont été vaincus par force, n'auront droit ni à leurs territoires, ni aux biens possédés même s'ils suivront l'Islam, car ils ont lutté contre les musulmans, et les ont affrontés; par conséquent leurs territoires et leurs biens seront d'appartenance musulmane. Quant à ceux qui ont été pour la paix, ils ont ainsi défendu leurs personnes et leurs biens, sans chercher à résister». Chapitre XXI De l'enterrement dans une seule tombe de plusieurs morts, et de la promesse de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) accomplie par Abou Bakr
- Muwatta Malik, n°1010
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Sa'd Ibn Oubada vint consulter l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Ma mère mourut, et avait un vœu à accomplir»? Il lui répondit: «va l'accomplir à sa place». (.....) 2 - Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté d'après sa tante que sa grand-mère avait fait vœu d'aller à pieds jusqu'à la mosquée de «Qouba». Mais, elle mourut avant que son vœu soit fait. Abdallah Ibn Abbas demanda à la fille de la défunte de marcher cette distance à sa place». Malek a dit: «Personne ne peut faire vœu de marcher à la place d'une autre»
- Muwatta Malik, n°1015
Houmaid Ibn Qais et Thawr Ibn Zaid Al-Dili ont rapporté, et cela chacun selon sa version, où l'un par les ajouts rapportait beaucoup plus en extension que l'autre, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a vu un homme exposé, debout, au soleil. Il demanda: «Qu'a-t-il cet homme»? Les fidèles lui répondirent: «II a fait vœu de ne pas parler, de ne pas chercher abri du soleil, de ne pas s'asseoir, et de jeûner». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) riposta: «Ordonnez-lui de parler, de chercher l'ombre, de s'asseoir, et de terminer son jeûne» Malek a dit: «A ce sujet, je n'ai pas entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonner réparation. Mais qu'il l'incite à faire obéissance à Allah, et à abandonner ce qui n'est que désobéissance»
- Muwatta Malik, n°1020
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit' «Celui qui fait un serment puis il trouve qu'il y avait mieux à faire, qu'il expie son serment, et qu'il fasse ce qui est mieux». Malek a dit: «Celui qui dit: «J'ai un vœu à faire, et qu'il ne le désigne pas, il a à expier son serment». Malek pousuivit: «Pour l'affirmation du serment où l'homme jure sur une chose plusieurs fois en répétant son serment comme le cas où il dit: «Je ne lui manquerai rien de tel ou tel, répétant cela pour deux, ou trois ou plusieurs fois. L'expiation, dans ce cas, dit-il, sera celle du serment. Que l'homme dise: «Par Allah, je ne mangerais pas ce plat, je ne mettrais pas tel vêtement, je n'entrerais pas dans cette maison, jurant de tout cela, une seule fois, il ne doit qu'une seule expiation. Mais qu'un homme dise à sa femme «Tu es divorcée, si tu t'habilles de ce vêtement, ou que je t'autorise d'aller à la mosquée, cela constitue une suite de propos où il doit revenir sur une de deux choses: devoir renvoyer sa femme, sans être accusé d'avoir commis après cela, dans ce qu'il a fait, un viol du serment, car en tout cela, il n'y a qu'un seul viol de serment». Malek dit finalement: «Ce qui est de suivi, c'est qu'une femme puisse faire vœu, sans avoir l'autorisation de son mari, et cela pour une chose, tant que cela ne concerne pas son corps, autrement elle doit s'en acquitter, et sans causer par là du mal à son mari. Si il y a la du mal pour lui, son mari peut l'empêcher, et de ce serment elle doit s'en acquitter». Chapitre VIII L'expiation du serment
- Muwatta Malik, n°1024
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a écouté Omar Ibn Al-Khattab, jurer par son père alors qu'il était en route dans une cavalerie». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «Allah vous interdit de jurer par vos pères, celui qui veut jurer, qu'il jure par Allah ou qu'il se taise»
- Muwatta Malik, n°1025
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait - et cela en jurant -: «Non! Par celui qui fait détourner les cœurs»
- Muwatta Malik, n°1026
Ibn Chéhab a rapporté qu'on lui a appris que, Abou Loubaba Ibn Abdel-Mouzer, revenu à Allah, s'est dit: «Ô Envoyé d'Allah je veux abandonner l'habitat de mes concitoyens où j'ai commis le péché, et je veux être à ton voisinage; je veux me débarasser de mes biens en faisant une aumône en vue d'Allah, et de son Envoyé». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «II te suffît de faire une aumône du tiers de tes biens»
- Muwatta Malik, n°1027
On demanda à Aicha, la mère des croyants que Allah l'agrée au sujet d'un homme qui dit: «Je fais don de mes biens pour la Ka'ba (sans exécuter ultérieurement son vœu); elle répondit: «Son expiation est celle d'un serment». A propos de l'homme qui promet la dépense de ses biens en vue d'Allah, puis trahit sa promesse, Malek a dit: «Il doit dépenser le tiers de ses biens en vue d'Allah, et cela selon les propres paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). (Voir le hadith précédent). MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 23 Le Livre des sacrifices Chapitre premier De ce qu'on interdit comme sacrifices
- Muwatta Malik, n°1031
Bouchair Ibn Yassar a rapporté que Abou Bourda Ibn Niar,avait fait une offrande, avant que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne l'ai faite, le jour de l'adha. Il affirma que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait ordonné de faire une autre offrande. Abou Bourda lui répondit: «Je n'ai qu'une chèvre d'un an révolu à sacrifier, ô Envoyé d'Allah». Il lui dit: «Si tu ne peux sacrifier qu'une telle chèvre, sacrifie la»
- Muwatta Malik, n°1032
Abbad Ibn Tamim a rapporté que Oumair Ibn Achkar, avait fait sacrifice avant de participer à la prière du jour de l'adha. Rapportant cela à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il lui conseilla de sacrifier une autre victime offrande». Chapitre IV La provision de la chair des animaux sacrifiés
- Muwatta Malik, n°1034
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait interdit de manger la chair des bêtes sacrifiés après trois jours. Puis il a ajouté: «Mangez de cette chaire, faites en l'aumône, faites en une provision, et épargnez en»
- Muwatta Malik, n°1035
Abou Sa'id Al-Khoudri a rapporté qu'en rentrant d'un voyage, sa femme lui offrit de la viande à manger». Il lui dit: «Fais, que ça ne soit pas la viande des offrandes»! Elle répondit: «Elle l'est». Abou Sa'id répliqua: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne l'avait-il pas interdite»? Sa femme reprit: «Après ton voyage, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous l'avait permise». Abou Sa'id cherchant à se renseigner, on lui répondit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je vous avais interdit la chair des offrandes à manger après trois jours; mais à présent, mangez la, faites une aumône et une provision. Je vous avais aussi interdit de faire nabidh (du raisin ou des dates trempées dans l'eau), or maintenant, faites nabidh, mais rappelez vous que tous les intoxicants sont haram interdits.Finalement je vous avais interdit la visite des tombes, or, à présent je vous permet de les visiter, mais sans proférer des propos indécents et inconvenables (à savoir de ne rien dire de mal aux morts). Chapitre V Des sacrifices faits en commun
- Muwatta Malik, n°1036
Jaber Ibn Abdallah a rapporté: «Nous avons sacrifié des victimes avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'année de Houdaibia, à savoir une chamelle au nom de sept personnes, et une vache au nom de sept»
- Muwatta Malik, n°1044
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme des Ansars, de Bani Haritha menait au pâturage une chamelle laitière, au bout de mourrir, il prit un bâton pointu et l'égorgea. On demanda, à ce propos, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «II n'y a pas de mal, mangez de sa viande»
- Muwatta Malik, n°1045
Mou'az Ibn Sa'd ou Sa'd Ibn Mou'az-a rapporté qu'une esclave à Ka'b, gardait ses moutons dans une montagne appelée «Sal»; l'une des brebis, allant périr, elle prit une pierre avec laquelle elle l'égorgea». On requit à ce sujet l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «II n'y a pas de mal à cela, mangez de sa chair»
- Muwatta Malik, n°1061
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté que des gens de «Al-Jar» (lieu situé près de Médine) arrivèrent auprès de Marwan Ibn Al-Hakam à Médine, lui demandant au sujet de ce que la mer jette, s'il est légal de le manger». Il leur répondit:«Il n'y a pas de mal à le faire» .Puis il ajouta: « Rendez-vous auprès de Zaid Ibn Thabet et de Abou Houraira pour vous renseigner de plus, puis revenez m'apprendre ce qu'ils vous diront». Ils allèrent, leur demandèrent la même question et reçurent encore la même réponse. Ils revinrent chez Marwan Ibn Al-Hakam, lui rapportant ce qui était dit; alors il leur répondit: «C'est bien ce que je vous ai dit». Malek a dit: «II n'y a pas de mal à manger les poissons qu'un mage pêche, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit au sujet de la mer: «Son eau est purifiante, et ses animaux morts sont licites». Malek a ajouté: «Et si l'on mange ces poissons, même mort il ne faut pas tenir compte du pêcheur». Chapitre IV L’interdiction de manger les animaux carnassiers
- Muwatta Malik, n°1062
Abou Tha'iaba a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le fait de manger de la chair d'un animal carnassier est interdit»
- Muwatta Malik, n°1064
Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet des chevaux, des mulets et des ânes, c'est que leur chair n'est pas à manger, car selon les paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «II a créé pour vous les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous les montiez et pour l'apparat» Coran XVI, 8. Il a dit aussi au sujet de troupeaux: «...afin que certains d'entre eux vous servent de montures et d'autres de nourriture» Coran XL, 79. Il a dit aussi: «Afin que les hommes invoquent le nom d'Allah sur la bête des troupeaux» Coran XXII, 34. Et: «mangez-en et nourrissez celui qui s'en contente et celui qui mendie» Coran XXII, 36. Malek, interprétant ces versets dit: «J'ai entendu dire que le malheureux est le pauvre, et celui qui mendie est l'homme qui barre la route pour demander l’aumône». Malek dit encore: «Allah a mentionné les chevaux, les mulets et les ânes pour être montés et pour l'apparat, quant aux» troupeaux, ils sont pour être montés et pour la nourriture». Malek finalement dit: «Celui qui se contente (de peu de nourriture) est aussi un pauvre». Chapitre VI Au sujet des peaux des bêtes mortes ( 1078) 16 - Abdallah Ibn Abbas A rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah passa par un mouton mort qui avait été donné comme aumône à une affranchie de Maimouna la femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah);,,il dit : «N'avez-vous pas profité de la peau de cet animal»? On lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah, il est mort», il reprit: «La chair de cet animal vous est interdite»
- Muwatta Malik, n°1065
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Au cas où la peau est tannée, elle est purifiée»
- Muwatta Malik, n°1066
Aicha, la femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), ordonne que l'on use des peaux des animaux, une fois qu'elles sont tannées». Chapitre VII Celui qui est obligé de manger de la chair d'un animal mort
- Muwatta Malik, n°1068
Ja'far Ibn Mouhammad a rapporté d'après son père que Fatima, la fille de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait pesé, ce qui étaient coupés des cheveux de Hassan, de Houssein, de Zainab et de Oum Koulthoum puis elle avait payé une aumône en argent valant le poids des cheveux coupés»
- Muwatta Malik, n°1069
Mouhammad Ibn Ali Ibn Houssein, a dit: «Fatima, la fille de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait pesé les cheveux coupés de Hassan et de Houssein, puis a payé l'aumône du poids en argent». Chapitre II Les œuvres dans Al-aqiqa
- Muwatta Malik, n°1077
Kabissa Ibn Zouaib a rapporté: «Une grand-mère maternelle se rendit auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demander au sujet de sa part de l'héritage». Abou Bakr lui répondit: «Tu n'a droit à rien selon le Livre d'Allah, et je ne crois pas, qu'il te revient quelque chose, selon la sunna de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Reviens, une fois que j'aie demandé les gens à ce sujet». Se renseignant, Al-Moughira Ibn Chou'ba lui répondit: «J'étais témoin, quand l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui appropria le sixième». Abou Bakr lui demanda: «Y avait-il un autre témoin»? Mouhammad Ibn Maslama se leva et reprit les mêmes dires de Al-Moughira. Ainsi Abou Bakr Al-Siddiq rapporta ce qui était dit, à la grand-mère. Puis l'autre grand-mère, la mère paternelle, vint à son tour chez Omar Ibn Al-Khattab, revendiquant sa part de l'héritage. Il lui répondit: «Rien ne te revient selon le Livre d'Allah, et ce qui en a été conçu comme part, ne concerne qu'une autre que toi. Et de ma part, je n'ai pas le droit de faire des ajouts aux normes de la répartition de l'héritage. Mais, il est ce sixième; si vous et l'autre grand-mère, êtes vivantes toutes deux, il vous revient, et si l'une de vous est vivante, elle l'aura à elle seule»
- Muwatta Malik, n°1080
Zaid Ibn Aslam a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab demanda l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam)(Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'héritage des consanguins il lui répondit: «II te suffit, à ce sujet de faire référence, au verset qui a été révélé en été, et qui se trouve à la fin de la sourate «Les femmes». Malek a dit: «Ce qui est suivi et qui est incontestable, et que les hommes versés à Médine appliquent, c'est de considérer les collatéraux, à deux aspects: ainsi, ce qui est du verset mentionné au début de la sourate «Les femmes: verset No 12» «Quand un homme ou une femme, n'ayant ni parents ni enfants laisse un héritage: S'il a un frère ou une sœur: le sixième en reviendra à chacun d'eux. S'ils sont plusieurs: Ils se répartiront, le tiers de l'héritage». Cette première forme de l'héritage ne donne droit d'aucune part aux sœurs et frères utérins, afin qu'il n'y ait ni fils ni père. Pour l'autre forme de l'héritage, elle est à retrouver dans le verset mentionné à la fin de la sourate Les Femmes, verset No 176, où Allah Béni et Très-Haut a dit: «Ils te demandent une décision concernant les successions. Dis: «Allah vous donne des instructions au sujet de la parenté éloignée: Si quelqu'un meurt sans laisser d'enfants mais seulement une sœur, la moitié de sa succession reviendra à celle-ci. Un homme hérite de sa sœur si celle-ci n'a pas d'enfants. S'il a deux sœurs, les deux tiers de la succession leur reviendront. S'il laisse des frères et des sœurs, une part égale à celle de deux femmes revient à un homme. Allah vous donne une explication claire afin que vous ne vous égariez pas. Allah connaît toute chose». Coran II, 176. Malek a dit: «Cette dernière forme de l'héritage, où les frères et sœurs en sont des successeurs-agnats, s'il ne se trouve pas un enfant au décédé, ils se partageront l'héritage avec le grand-père, à qui revient le droit d'hériter en présence des frères et sœurs, car il en a la primauté plus qu'eux; même il hérite avec les enfants mâles du décédé, la part du sixième, quant aux frères, (du décédé), ils n'héritent rien, en présence de ses enfants mâles (du décédé). Comment ne sera-t-il pas comme l'un d'eux, alors qu'il a la part du sixième en présence des enfants du décédé? Comment n'aura-t-il pas le tiers avec les frères et sœurs germains, et les frères et sœurs utérins ont eu le tiers? Ainsi c'est le grand-père qui rend absent la part de l'héritage des frères et sœurs utérins, et sa présence les prive à jamais. Et c'est lui qui mérite la part qui, en fait était de leur droit. Si le grand-père n'avait pas eu le tiers, les frères et sœurs utérins, auraient dû l'avoir, ainsi, le grand-père a pris ce qui devait revenir aux frères et sœurs consanguins, et où les frères et sœurs utérins avaient plus le droit du tiers que les premiers. Or le grand-père a la primauté d'avoir le tiers des successeurs utérins». Chapitre X Au sujet de la tante paternelle
- Muwatta Malik, n°1083
Mouhammad Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté qu'il a entendu fréquemment son père dire: «Omar Ibn Al-Khattab disait: «Je m'étonne du statut de la tante paternelle: elle lègue son héritage, mais n'a droit à aucune part pour hériter». Chapitre XI L'héritage de ceux qui constituent «Al âssaba” (1) «Al âssaba» est le pluriel du terme «asseb» désignant, tout héritier mâle ayant droit à l'héritage, soit-il partiel une fois les réservataires ont reçu leurs parts s'ils existent, ou total si ces derniers n'existent pas. Au sujet de «Al-assaba», Malek a dit: «La norme suivie à Médine, et qui est loin d'être contestée, et que j'ai vu les hommes versés appliquer est la suivante: - Le frère germain a la primauté d'hériter que le frère consanguin. - Le frère consanguin a plus le droit d'hériter que les fils du frère germain. - les fils du frère germain ont à hériter avant ceux du frère consanguin. - les fils du frère consanguin priment dans l'héritage les petits fils du germain. - les petits fils du frère consanguin devancent dans la succession l'oncle paternel germain. - L'oncle paternel consanguin hérite avant les cousins germains. - Le cousin paternel consanguin prime dans l'héritage l'oncle, le paternel germain du père. Malek a ajouté: «Toute question qui m'a été posée au sujet de l'héritage dit: «Al-'âssaba», sera expliquée comme suit: «S'il se trouve au décédé plusieurs agnats, et que l'un d'eux soit proche au décédé du côté du père quant aux autres, l'héritage lui revient vu sa descendance et non son ascendance. Si cet agnat est fils d'un consanguin, mais plus proche du décédé que les fils d'un germain, c'est plutôt à lui que revient l'héritage qu'à eux. S'ils sont tous exégaux de part leur descendance remontant à un seul père, et qu'ils soient les fils d'un consanguin ou d'un germain, que l'héritage en soit également réparti entre eux. Si le père de certains agnats, est le frère germain du père du mort, et si d'autres agnats se trouvent, dont le père est le frère consanguin du père du mort, l'héritage doit revenir aux premiers, car Allah Béni et Très Haut a dit: «Cependant ceux qui sont liés par la parenté sont plus proches les uns des autres d'après le Livre d'Allah. Allah est en vérité, celui qui sait tout» Coran VIII, 75. Malek a dit: «Et le grand père, père du père, a beaucoup plus droit à l'héritage que les fils du frère germain, plus même que l'oncle paternel germain. Le fils du frère germain a plus de droit au patronage des affranchis plus que le grand-père». Chapitre XII Ceux à qui ne revient pas l’héritage Malek a dit: «Ce qui est suivi, et incontestable, et que j'ai vu même les hommes versés appliquer à Médine c'est que l'héritage ne revient aucunement ni au fils d'un frère utérin, ni au grand-père père de la mère, ni à l'oncle paternel qui est un frère utérin, ni à l'oncle maternel, ni à la grand-mère mère du père de la femme, ni à la fille du frère germain, ni à la tante paternelle ni à la tante maternelle». Malek a ajouté: «Aussi, toute femme telle qu'elle a été mentionnée dans le Coran, dont le rapport de parenté au mort est si loin, n'héritera rien. Il en est de même pour toutes les autres femmes, mises à l'écart, celles qui en sont mentionnées dans le Coran. Allah a, d'ailleurs, mentionné dans son Livre les héritages qui suivent: - L'héritage de la mère lui revenant de son fils. - Celui des filles de leur père. - Celui de la femme de son mari. - Celui des sœurs germaines. - Celui des sœurs consanguines. - Celui des sœurs utérines. - Et la grand-mère recevra, selon ce qui a été décidé de par le Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). - Finalement, la femme hérite de l'esclave qu'elle avait affranchie car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Au sujet des esclaves»: «Ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII ,5. Chapitre XIII L'héritage de ceux qui sont partisans d'une autre religion
- Muwatta Malik, n°1094
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Une veuve a en personne de droit beaucoup plus que son protecteur (de se décider pour un mariage); quant à la fille vierge, c'est à son protecteur (père ou autre) qu'on demande l'accord d'un permis de mariage; son acquiescement à elle, est son silence»
- Muwatta Malik, n°1098
Sahl Ibn Sa'd Al Sa'idi a rapporté qu'une femme vint chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Je te fais don de ma personne». Demeurant longtemps sans réponse, un homme se leva et dit: «Ô Envoyé d'Allah donne la moi en mariage, si tu n'a pas besoin d'elle".L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) lui demanda: «As-tu quelque chose, à la lui donner comme dot»? - L'autre répondit: «Je n'ai que mon izar» - L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit: «au cas où tu le lui donneras, tu resteras sans izar; trouve quelque chose». «Je n'ai rien trouvé» dit l'homme. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) poursuivit: «Cherche, même si ce n'est qu'une bague en fer». L'homme chercha mais ne trouva rien. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Retiens-tu quelques sourates du Coran»? - L'homme répondit: «Oui, j'ai retenu telle et telle sourate». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Je te donne cette femme en mariage, pour ce que tu as retenu de Coran»
- Muwatta Malik, n°1105
Hicham al-Makhzoumi a rapporté d'après son père que: «Lorsque l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'était marié d'avec Oum Salama, et qu'elle eût été chez lui, il lui dit: «Je ne vais pas te causer une humiliation. Si tu veux, je resterai pour sept jours avec toi, et en revanche je dois rester encore pour sept jours chez les autres, ou encore, si tu veux, je resterai pour trois jours et j'en ferai de même pour les autres». Elle répondit: «Je suis pour les trois jours»
- Muwatta Malik, n°1108
Al Zoubair Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Zoubair a rapporté que Rifa'a Ibn Simwai avait divorcé d'avec sa femme, Tamima Bint Wahb, au temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) par trois fois. Cette femme épousa Abdel-Rahman Ibn Al-Zoubair qui ne put la cohabiter, ni la toucher, ainsi il la répudia. Comme Rifa'a, son premier mari voulut l'avoir de nouveau en mariage, et qu'il l'avait répudiée, il fit part de cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui le lui interdit en lui disant: «Tu ne pourras te marier avec elle, avant qu'elle n'ait goûté le petit miel (à savoir, avoir des rapports charnels avec son second mari)»
- Muwatta Malik, n°1109
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'on demanda Aicha, femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme qui avait définitivement divorcé sa femme, celle-ci étant remariée avec un autre qui l’a répudié, sans avoir des relations charnelles avec elle. Est-il permis à son premier mari, de l'avoir de nouveau»? Aicha répondit: «non, pas avant qu'il n'ait goûté son petit miel (c.à.d le second mari)
- Muwatta Malik, n°1111
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme ne peut pas épouser une femme, alors qu'il s'était marié avec sa tante paternelle ou maternelle»
- Muwatta Malik, n°1115
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit le mariage connu par «Al-Chighar». Ce mariage s'explique par le fait qu'un homme donne sa fille en mariage à un autre à titre que ce dernier lui donne la sienne sans que l'un ni l'autre ne paye la dot»
- Muwatta Malik, n°1116
Khansa Bint Khidam Al-Ansaria a rapporté que son père l'avait donnée en mariage alors qu'elle était vierge. Refusant un tel mariage, elle se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui annula le mariage»
- Muwatta Malik, n°1125
Kabissa Ibn Zouaib a rapporté qu'un homme avait demandé Osman Ibn Affan au sujet de deux sœurs, captives de guerre, peut-on les avoir ensemble, toutes deux pour femmes»? Osman répondit: «Un verset l'autorise, un autre l'interdit. Quant à moi, je repousse ce faire». Remarque: Le verset qui autorise, et l'autre qui interdit sont successivement: «Les femmes de bonne condition à moins qu'elles ne soient captives de guerre» Coran IV, 24. Et «Il vous est encore interdit deux sœurs réunies…» Coran IV, 23. Malek continua: «L'homme sortit de chez Osman, et rencontra un des compagnons de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui il demanda sur le même sujet. Il lui répondit: «Si cette affaire me revient en personne, et que j'ai trouvé quelqu'un faire cela, j'aurais dû faire de lui en exemple (à ne pas être imité des autres, et à le châtier). Ibn Chéhab ajouta: «Je pense que ce compagnon-ci, était Ali Ibn Abi-Taleb»
- Muwatta Malik, n°1133
Ali Ibn Abi Taleb, que Allah l'agrée, a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit le mariage de la jouissance, le jour de Khaibar, et le fait de manger la chair des ânes domestiques»
- Muwatta Malik, n°1136
Malek a rapporté de Ibn Chéhab au sujet des femmes, qui, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), avaient suivi l'Islam tout en étant dans leurs pays, et sans qu'elles soient même émigrées, alors que leurs maris, quand elles avaient suivi l'Islam, étaient des impies. On cite entre autres, la fille de Al-Walid Ibn Al-Moughira qui était la femme de Safwan Ibn Oumayya. Elle avait suivi l'Islam le jour de la conquête (de la Mecque) alors que son mari Safwan Ibn Oumayya avait fui le pays de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui envoya son cousin Wahb Ibn Oumair, lui donnant son propre vêtement à titre de sécurité pour Safwan Ibn Oumayya, et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'invita à la conversion à l'Islam et de venir le trouver, en lui laissant le choix de répondre à cette invitation ou qu'il ait deux mois pour délibérer. Quand Safwan fut arrivé, auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mettant son vêtement, il l'appela devant tout le monde, en disant: «O Mouhammad! c'est bien, Wahb Ibn Oumair qui m'apporta ton vêtement prétendant que tu m'as convoqué auprès de toi en me proposant deux choix: soit que je réponde à ton invitation (pour suivre l'Islam) ou que j'aie deux mois pour que je me décide». L'Envoyé r d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria: «Descends, Abou Wahb (surnon de Safwan),ce dernier répondit: «Non par Allah, je ne descendrai avant que tu n'éclaircis cette affaire». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Je t'accorde plutôt quatre mois pour que tu te décides». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) partit en expédition pour Hounain et descendit chez la tribu Hawazin. Il fit demander à Safwan de lui prêter un bouclier et un casque. Safwan lui répondit: «Dois-je te les donner de bon gré ou malgré moi». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Plutôt de bon gré», alors Safwan lui prêta le bouclier et le casque qu'il avait, puis sortit accompagnant l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), tout en étant impie, et vécut en témoin la bataille à Hounain et à Taëf, en refusant l'Islam, alors que sa femme l'avait déjà suivi (l'Islam), sans que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fasse se séparer Safwan et sa femme jusqu'à ce qu'il suive l'Islam et sa femme demeura chez lui dans le but d'un mariage»
- Muwatta Malik, n°1138
Ibn Chéhab a rapporté que Oum Hakim Bint Al-Hareth Ibn Hicham était la femme de Ikrima Ibn Abu-Jahl, et suivi l'Islam, le jour de la conquête de la Mecque, son mari Ikrima s'enfuya du pays de l'Islam, et se rendit au Yemen,Oum Hakim partie rejoindre son mari au Yemen où elle l’invita à se convertir à l'Islam et il s'y convertit. Il vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'an de la conquête de la Mecque, le voyant, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accueillit avec joie, sans même qu'il ait mis son manteau Safwan lui fit un serment d'allégeance et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) conserva leur mariage». - Malek a dit: «Si l'homme suit l'Islam avant sa femme, et qu'il l'invite à s'y convertir, alors qu'elle s'y refusera, ils doivent être séparés, car Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Ne retenez pas en les épousant celles qui sont incroyantes» Coran LX, 10. Chapitre XXI Le repas de noces
- Muwatta Malik, n°1139
Anas Ibn Malek a rapporté que Abdel Rahman Ibn Awf, vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et un «Sofra» (genre de parfum) l'enveloppait. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'interrogeant à ce sujet, il lui répondit qu'il s'était marié, L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Quelle a été sa dot»? Abdel Rahman répondit: «Le poids d'un noyau en or». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Que le repas de noces, à donner, en soit au moins, d'un mouton»
- Muwatta Malik, n°1140
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «On me fit savoir que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) donnait à des repas où ne se trouvaient ni pain, ni viande»
- Muwatta Malik, n°1141
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un de vous est invité à un repas de noces, qu'il y assiste»
- Muwatta Malik, n°1143
Anas Ibn Malek a rapporté: «Un couturier avait invité l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à un repas qu'il lui avait préparé». Anas continue: «Je me rendis chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et l'accompagnai à ce repas. Il lui avança du pain d'orge et un plat contenant les courges. Anas dit, je, vis l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) chercher les courges autour du plat, et depuis, je n'ai cessé d'aimer les courges». Chapitre XXII Le mariage
- Muwatta Malik, n°1144
Zaid Ibn Aslam a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un d'entre vous se marie avec une femme, ou s'achète une esclave, qu'il la tienne par le toupet et invoque Allah, pour qu'il la bénisse. Et s'il s'achète un chameau, qu'il le tienne par le sommet de sa bosse et qu'il se réfugie auprès d'Allah contre le démon»
- Muwatta Malik, n°1179
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la mère des croyants, a dit: «Au sujet de Barira, il y avait trois jugements dont l'un d'eux exigeait son affranchissement. Lui donnant le choix, elle opta pour garder son mari». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Le patronage est du droit de celui qui a affranchi». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah entra alors qu'une marmite pleine de viande, bouillait. On lui servit du pain et de la nourriture qui se trouvait à la maison (de Aicha). L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «N'ai-je pas vu une marmite où se trouvait de la viande»? On lui répondit: «Oui, certes, Ô Envoyé d'Allah, mais cette viande est une aumône faite à Barira, et toi, tu ne manges pas de ce qui est une aumône». Alors, L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Elle est une aumône pour Barira, et pour nous un cadeau»
- Muwatta Malik, n°1184
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Amra Bint Abdul Rahman lui a raconté que Habiba Bint Sahl Al Ansari s'était mariée d'avec Thabet Ibn Qais Ibn Chammas. En sortant pour la prière de l'aurore, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit à sa porte, Habiba Bint Sahl, alors qu'il faisait encore nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Qui est-ce»? Elle répondit: «C'est moi, Habiba Bint Sahl, Ô Envoyé d'Allah». Il répliqua: «Qu'as-tu»? Elle lui dit: «Ni moi, ni Thabet Ibn Qais, nous nous entendons comme époux». Quand son mari Thabet Ibn Qais fut venu, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Voici Habiba Bint Sahl, qui vient de me raconter, ce que Allah a voulu qu'il en soit», Habiba dit: «Ô Envoyé d'Allah, tout ce qu'il m'a donné, je l'ai chez moi». S'adressant à Thabet Ibn Oais, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) lui dit: «Reprends tout ce que tu lui as donné», Thabet le reprit et Habiba demeura chez ses parents (séparée de son mari)»
- Muwatta Malik, n°1204
Solaiman Ibn Yassar a rapporté que Noufai' était, paraît-il, un esclave ou un affranchi contractuel de Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) - marié d'une femme libre. Il divorça d'elle par deux fois puis voulut la reprendre, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donnèrent l'ordre de se rendre chez Osman Ibn Affan lui faire part de cette question. Il le croisa à «Al-Daraj» (un endroit à Médine), tenant par la main Zaid Ibn Thabet. Il leur adressa la question où tous les deux lui répondirent: «Elle t'est interdite, elle t'est interdite»
- Muwatta Malik, n°1206
Mouhammad Ibn Ibrahim Ibn Al-Hareth Al-Timi a rapporté qu'un affranchi contractuel chez Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dit Noufai', a consulté Zaid Ibn Thabet lui disant: «J'ai divorcé deux fois d'avec une femme libre». Zaid lui répondit: «Elle t'est devenue interdite»
- Muwatta Malik, n°1211
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) divorcé d'avec sa femme, alors qu'elle avait ses menstrues. Omar Ibn Al-Khattab questionna l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui dit: «Ordonne-lui de l'avoir de nouveau, de la retenir jusqu'à ce qu'elle soit purifiée, puis qu'elle ait ses menstrues, puis soit purifiée, et finalement, s'il le veut, il pourra la garder. Sinon, il peut divorcer d'avec elle, mais avant qu'il ne la touche. Telle est la période d'attente que Allah a exigée être une norme pour ceux qui divorcent d'avec les femmes»
- Muwatta Malik, n°1225
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté d'après Fatima Bint Qais que Abou Amr Ibn Hafs avait définitivement divorcé d'avec elle, alors qu'il était eu Syrie. Il lui envoya son agent avec une quantité d'orge, elle était répugnée et dit à l'agent "Par Allah je n'attend rien de vous", il lui répondit: «Par Allah, tu ne nous dois rien». Elle vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui apprenant ce qui a eu lieu, il lui répondit: «Tu ne lui dois aucune dépense», et lui donna l'ordre de passer sa période d'attente à la maison de Oum Charik, puis lui dit: «Non, cette femme reçoit beaucoup de gens,il vaut mieux que tu passes cette période chez Abdallah Ibn Oum Mak-toum, car c'est un homme aveugle. Chez lui, tu pourras te dévoiler (changer tles habits). Une fois que tu termines ta période d'attente, apprends-le moi». Fatima continua: «Une fois que je fus à la fin de ma période d'attente je vins lui apprendre que Mou'awia IbnAbi Soufian et Abou Jahm Ibn Hicham me demandèrent en mariage». Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Quant à Abou Jahm, il a toujours sa canne sur son épaule (1) et pour Mou'awia, ce n'est qu'un homme dépourvu de tout bien. Epouse, Oussama Ibn Zaid». Elle dit:«Mais je ne m'accorde pas avec lui». Mais il reprit: «Epouse Oussama Ibn Zaid», et je me mariait avec.lui: Ainsi Allah m'accorda tant de biens et je mène avec lui une vie heureuse». (1) Il y a deux opinions différentes quand au sens de la canne sur son épaule (une c'est qu'il est sévère avec ses femmes et l'autre c'est qu'il est toujours en voyage)
- Muwatta Malik, n°1235
Ibn Chéhab a rapporté: «On m'a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait dit à un homme de Thaqif, qui avait suivi l'Islam alors qu'il avait dix femmes, et juste quand cet homme de Thaqif fut partisan de l'Islam: «De garder quatre d'entre elles, et de divorcer d'avec les autres»
- Muwatta Malik, n°1243
Abou Salama Ibn Abdul Rahman a rapporté: «On demanda à Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira au sujet de la femme enceinte dont le mari meurt»? Ibn Abbas répondit: «Elle doit passer la période d'attente la plus longue» (On entend là, la période de deuil qui est de quatre mois et dix jours, ou attendre l'accouchement). Et Abou Houraira a dit à son tour: «Au cas, où elle accouche, elle pourra se marier de nouveau». Abou Salama Ibn Abdul-Rahman entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Oum Salama, répondit alors: «Soubai'a Al-Aslamia avait accouché une quinzaine de jours après la mort de son mari, deux hommes la demandèrent en mariage: L'un jeune, l'autre vieux, comme elle préférait le jeune, le vieux s'écria: «Tu ne peux pas encore te marier», les parents de la femme étant absents, il espérait qu'une fois qu'ils seraient présents, ils le préfrèront au jeune. Soubai'a vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Tu es libre et tu pourras te marier avec celui que tu préfères»
- Muwatta Malik, n°1245
Al-Miswar Ibn Makkrama a rapporté que Soubai'a Al-Aslamia avait accouché quelques jours après la mort de son mari. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Tu es libre, et tu pourras ainsi te marier de nouveau»
- Muwatta Malik, n°1246
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Abbas et Abou Salama Ibn Abdul Rahman se disputèrent sur le cas de la femme qui accouche quelques jours après la mort de son mari. Ainsi, Abou Salama dit: «Si elle accouche, elle pourra se remarier», et Ibn Abbas dit: «Elle a à fixer la période d'attente la plus longue (c.f. 1250-92). Arrivant, Abou Houraira dit: «Moi, j'approuve, le fils de mon frère désignant Abou Salama. Cela fait, ils envoyèrent Kouraib, l'esclave de Abdallah Ibn Abbas auprès de Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Kouraib revint et leur rapporta qu'elle avait dit: «Soubai'a avait accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «Tu pourras te marier d'avec celui que tu voudras. Chapitre XXXI Le séjour de la veuve dans la maison jusqu'au jour où elle pourra se marier
- Muwatta Malik, n°1247
Zainab Bint Ka'b Ibn Oujra a rapporté que Al Fourai'a Bint Malek Ibn Sinan, la Sœur de Abou Sa'id Al-Khoudri lui a raconté qu'elle est allée chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demander si elle pouvait retourner chez sa famille les Bani Khoudra, parce que son mari était parti à la poursuite de ses esclaves marrons, et en arrivant tout près de «Al-Kadoum» (lieu situé à six miles de Médine), ils le tuèrent. Elle continua: «Je demandai à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si je pouvais retourner chez ma famille,les Bani Khoudra vu que nom mari ne m'avait pas laissée dans une demeure qui lui appartenait, ni de quoi vivre». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me répondit: «Oui certainement», elle reprit: «Je parti et en atteignant la cours, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'appela, ou plutôt ordonna qu'on m'appelle, et me demanda: «Que viens-tu me raconter»? Je lui répétais l'histoire où j'avais fait allusion à l'affaire de mon mari, alors il dit: «Reste chez toi jusqu'à ce que, ce qui est prescrit soit expiré». Puis elle dit: «Je restai chez moi pour quatre mois et dix jours» et quand Osman Ibn Affan envoya me chercher, pour me demander à ce sujet, je le lui ai raconté. Il se conforma aux instructions de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les suivit»
- Muwatta Malik, n°1263
Houmaid Ibn Nafe' a rapporté que Zainab Ibn Abi Salama lui a raconté trois hadiths, disant: «J'étais chez Oum Habiba, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) juste à la mort de son père Abou Soufian Ibn Harb. Oum Habiba apporta un parfum renfermant du «Soufra -Khoulouq» ou quelque chose de pareille. Puis elle frotta de ce parfum une de ses servantes et passa sa main sur ses joues en disant: «Par Allah, je n' ai pas besoin de me parfumer, cependant j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour de la résurrection, d'être en deuil pour plus de trois jours, excepté le cas de son mari, où son deuil devra être de quatre mois et de dix jours». (Tel était le premier hadith)
- Muwatta Malik, n°1264
Zainab (racontant le second hadith) dit: «Puis j'étais chez Zainab Ibn Jahch, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à la mort de son frère, elle demanda qu'on lui apporte du parfum ce par quoi elle se parfume. Puis elle dit: «Par Allah, je n'ai pas besoin de ce parfum, néanmoins, j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «II n'est pas du droit d'une femme croyant en Allah et au jour de la résurrection, de s'endeuiller pour plus que trois jours, sauf si le décédé est son mari, où le deuil pourra couvrir quatre mois et dix jours»
- Muwatta Malik, n°1265
(Au cours du troisième hadith) Zainab a dit: «J'ai entendu Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Une femme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, ma fille vient de ne perdre son mari, et ses yeux sont douloureux peut-elle les enduire du Kohol»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Non», reprenant le «non» pour deux ou trois fois, entendant par là «Un non définitif», puis il dit: «Le deuil en est pour quatre mois et dix jours. Et durant la période préislamique, l'une des femmes jetait un crottin après le passage d'un an». Houmaid Ibn Nafe' continua: «Je demandai Zainab: «Pourquoi la femme jetait un crottin après le passage d'un an»? Elle répondit: «quand la femme perdait son mari, elle demeurait dans un endroit à meubles médiocres, et mettait des habits en loque, sans toucher ni à un parfum ni à rien de pareil, jusqu'à ce qu'un an en soit écoulé. Puis elle demandait d'avoir une bête un âne soit-il ou un mouton ou un oiseau, contre la peau de quoi elle se frottait le corps. Et il était peu fréquent que la bête puisse survivre, puis la femme sortait, et on lui donné un crottin, elle le jetait devant elle, à la suite de quoi, elle pouvait toucher au parfum ou à autre chose pareille»
- Muwatta Malik, n°1266
Aicha et Hafsa, les femmes du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour du jugement dernier, de s'endeuiller pour un mort, pour plus que trois nuits excepté, que le mort soit son mari»
- Muwatta Malik, n°1270
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra chez Oum Salama alors qu'elle s'endeuillait à la mort de son mari Abou Salama. Ayant mis les traces du tamarin sur ses yeux, il lui dit: «Que fais-tu, ô Oum Salama»? «Ce n'est que du tamarin, ô Envoyé d'Allah», répondit-elle. Il riposta: «Mets-le la nuit et essuye les le jour». Malek a dit: «Le fait de s'endeuiller, pour une femme qui n'a pas encore atteint l'âge de puberté, à la mort de son mari, est pareil à celui d'une femme adulte, et aura même à s'interdire de tout ce dont la femme adulte est interdite». Malek a encore dit: «Une femme esclave, s'endeuillera, à la mort de son mari, pour deux mois et cinq nuits, durée de sa période d'attente». Malek a finalement dit: «Une esclave mère, ne s'endeuillera pas à la mort de son maître, et c'est aussi le cas d'une captive de guerre à la mort de son possesseur, car le deuil n'est d'obligation que pour les femmes libres»
- Muwatta Malik, n°1272
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle quand elle entendit un homme demandant le permis d'entrer chez Hafsa. Aicha dit: «O Envoyé d'Allah! Il y a un homme demandant qu'on lui permette de rentrer chez toi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Je vois qu'il est untel, un oncle paternel à Hafsa par liaison d'allaitement». Aicha répliqua: «O Envoyé d'Allah! Si tel homme, mon oncle paternel de lait, était vivant, pourrait il entrer chez moi? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui certainement, car la liaison d'allaitement impose les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1273
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que Aicha, la mère des croyants a dit: «Mon oncle paternel de lait vint me demander la permission d'entrer chez moi. Or j'ai refusé de lui permettre d'entrer, avant d'interroger l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu, je lui ai demandé et il m'a répondu: «C'est ton oncle, tu pouvais lui permettre d'entrer». Je lui dis: «O Envoyé d'Allah! Mais c'est une femme qui m'a allaitée et non un homme»! Il répliqua: «II est bien ton oncle, permets-lui d'entrer chez toi». Aicha a dit: «Cela a eu lieu après la révélation du verset concernant le voile» finalement elle dit: «L'allaitement est pour les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1274
Ourwa Ban Al-Zoubair a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que Aflah, frère de Aboul-Kou'ais vint lui demander le permis d'entrer chez elle, lui qui était son frère par l'allaitement, et cela après que le verset du voile ait été révélé». Elle dit encore: «Mais j'ai refusé de lui permettre d'entrer. Or quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra, je lui ai raconté ce que j'ai fait, et il m'ordonna de lui permettre d'entrer
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1288
Aicha, la mère des croyants a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'allaitement appelle les mêmes interdictions que celles de l'enfantement». (1292) 17- Aicha, la mère des croyants a rapporté que Joudama Bint Wahb Al-Assadia lui a appris qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Je comptai interdire aux hommes la cohabitation avec leurs femmes et l'éjaculation, tant que leurs femmes allaitaient toujours leurs nourrissons, quand, je me rappelai que cela a été fait par les Romains et les Perses, sans que cela ne cause du mal à leurs enfants». - Malek a dit: «Il s'agit, interprétant le hadith ci-dessus, que l'homme ait des rapports avec sa femme, alors qu'elle est entrain d'allaiter»
- Muwatta Malik, n°1289
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «parmi les versets révélés dans le Coran, l'un d'eux concernait l'interdiction causée par les dix allaitements, puis cela a été réduit à cinq repas complets. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, et avait tant récité ce verset comme faisant partie de Coran». Malek a dit: «Et nous ne suivons pas cela parmi nous». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 31 Le Livre des ventes Chapitre Premier La vente par gage
- Muwatta Malik, n°1290
Amr Ibn Cho'aib a rapporté d'après son père, d'après son grand-père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente par gage». - Malek, interprétant le hadith ci-dessus dit: «Ce que je pense, et Allah est le plus informé, que pour le gage, il s'agit du fait que l'homme s'achète un ou une esclave, ou même qu'il se loue une monture, puis qu'il dise à celui de chez qui il s'est acheté ou s'est loué: «Je te verserai un dinar ou un dirham ou plus, ou moins que ce prix, à condition que si je garde la marchandise ou que je me sers de la monture, ce que je t'aurais versé pour somme fera partie du prix de la marchandise, ou de la monture; et si je ne veux plus m'acheter ni la marchandise, ni me louer la monture, ce que tu aurais eu pour somme versée, ne sera nullement de ton droit». a - Ce qui est suivi parmi nous (à Médine), c'est qu'il est admis que l'homme s'achète l'esclave éloquent et doué pour les affaires commerciales en échange avec d'autres esclaves Ethiopiens ou même d'autres origines qui n'ont pas l'éloquence de cet esclave, ni même son habileté commerciale, ni non plus sa conviction, ni finalement sa connaissance. Ainsi, il est permis de s'acheter cet esclave, de l'échanger contre deux ou plusieurs autres, pour un temps bien déterminé. Cependant si, ultérieurement, il se montre différent, le moindre rapprochement qui sera souligné, est de suffisant pour que son échange contre deux en soit annulé même pour un temps limité. Et il en est de même pour la différence des origines. b - II est toléré que l'on puisse revendre ce qu'on a acheté avant de le prendre, si ce prix a été encaissé à un autre homme qui n'est pas celui chez qui on a fait l'achat». c - II n'est pas permis, au cas où se fait la vente d'une femme, de la rendre exempte de l'enfant qu'elle a dans son giron, car cela est un marché abusé, à titre d'ignorer si c'est un mâle ou une femelle, s'il est beau ou laid, s'il est une créature complète ou incomplète, s'il est vivant ou mort, par conséquent cela dévaluera le prix de cette femme». d - Pour le cas ou un homme qui achète un ou une esclave contre cent dinars à terme, puis le vendeur regrette cette vente et demande à l'acheteur de déclarer le contrat nul, en lui payant dix dinars comptant ou à terme, et en considérant les cent dinars comme annulés, Malek a dit: «Cela est valide. Mais si le vendeur regrette et demande à l'acheteur d'annuler l'achat de l'esclave mâle ou femelle , en lui payant dix dinars comptant ou à terme, en surplus, dans une date qui dépasse le terme prévu, cela n'est pas permis. Autrement dit, c'est comme si le vendeur a vendu l'esclave à cent dinars pour une période inférieure à un an, et à dix dinars comptant ou à un terme pour une durée de plus d'un an. Ce qui fait que c'est la vente de l'or contre l'or qui entre en jeu, à terme. e - Concernant l'homme qui vend une esclave à un autre, pour cent dinars, à payer à terme, puis qu'il l'achète à un prix dépassant celui du prix de vente, pour une période au delà de celle du terme, cela n'est pas toléré. Et ceci s'explique par le fait que, soit que l'homme vende l'esclave femelle pour une période bien déterminée, puis qu'il l'achète pour une période dépassant la première, de façon à ce qu'il la vende à trente dinars à un terme d'un mois et qu'il l'achète à soixante à un terme d'un an, ou six mois. Ainsi, c'est comme si sa marchandise lui est revenue telle quelle, et que l'autre homme lui ait donné trente dinars pour un mois, soixante pour un an ou même pour six. Or, ceci n'est pas toléré». Chapitre II Le sujet des biens de l'esclave
- Muwatta Malik, n°1298
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui vend des dattiers pollinisé, les fruits en reviennent au vendeur, sauf si l'acheteur les stipule, dans les conditions d'achat». Chapitre VIII De l'interdiction de vendre les fruits avant qu'ils ne commencent à mûrir
- Muwatta Malik, n°1299
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente des fruits avant qu'ils ne commencent à mûrir. Et cette interdiction était à suivre par le vendeur et par l'acheteur»
- Muwatta Malik, n°1300
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente des fruits avant qu'ils ne soient colorés». On demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sur ce qu'il entend dire par colorés? il répondit: «qu'ils rougissent» et il ajouta:«Que penses-tu, il se peut que Allah ne laisse pas mûrir les fruits, l'un de vous aura-t-il le droit de prendre gratuitement l'argent de son frère»
- Muwatta Malik, n°1301
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente des fruits tant que l'on doute de leur mûrissage», (eu s'échappant aux fléaux). Malek a dit: «La vente des fruits avant qu'ils ne soient complètement sains des maladies qui pouraient les détruire est considérée une vente aléatoire»
- Muwatta Malik, n°1303
Zaid Ibn Thabet a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a permis au bénéficiaire d'un dattier dit Arya de vendre ses fruits, tout en étant sur l'arbre, après estimation, contre des fruits déjà cueillis»
- Muwatta Malik, n°1304
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a toléré au propriétaire des «Al-Arya» (une sorte de date sèche)que leurs fruits soient vendus alors qu'ils sont encore sur l'arbre, les échangeant contre des fruits cueillis, au cas où le poids est de moins que cinq «awsouqs». Daoud se doute, si c'est de cinq awsouqs ou de moins. - Malek a dit: «les Al-Arya» dattiers sont vendus en estimant leurs dattes à savoir que l'on considérera approximativement et l'on estimera les dattes tant qu'elles sont sur les arbres. Et cette tolérance est due au fait, que les dattes sont tenues au même titre qu'une charge, ou qu'une résolution d'un contrat ou même qu'une association. Si les dattes étaient considérées comme toute autre marchandise, personne, dans ce cas, n'aura accepté qu'une autre ne les partage avec lui, avant qu'il n'en prenne possession, ou qu'il fasse résolution d'un contrat, ou même encore qu'il en charge quelqu'un d'autre, avant qu'il n'ait touché complètement le prix». Chapitre X Du fléau qui ravage fruits et récoltes
- Muwatta Malik, n°1305
Mouhammad Ibn Abdul Rahman a entendu sa mère, Amra Bint Abdul Rahman dire: «un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'était acheté les fruits d'un jardin, qu'il a bien entretenu, jusqu'au moment où un fléau ravagea les fruits de ce jardin. Cet homme demanda au propriétaire du jardin ou de lui faire remise de sa dette ou de résoudre le contrat, le propriétaire du jardin, faisant serment de ne faire ni tel ou tel, la mère de l'acheteur se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui faire part de ce sujet. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déclara: «A-t-il fait serment de ne plus faire du bien»? Le propriétaire du jardin, entendant ceci, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Le choix lui appartient»
- Muwatta Malik, n°1310
Ata'Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Dattes en échange avec d'autres dattes, égalité à égalité». On lui dit: «Ton préfet à Khaibar»: échange un Sa' de dattes contre deux». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Echanges-tu un Sa'de dattes contre deux (à savoir des dattes)»? Le préfet répondit: «Ô Envoyé d'Allah, ceux qui me vendent, ne me donnent pas un sa'de dattes d'une bonne qualité pour un sa' d'une qualité inférieure»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) lui ordonna: «De vendre les dattes de différentes qualités échangées contre de l'argent, puis d'achèter avec cet argent des dattes de bonne qualité»
- Muwatta Malik, n°1311
Abou Sa'id Al Khoudri et Abou Houraira ont rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait désigné à Khaibar un homme qui lui avait apporté de dattes dites «janib» (qui sont de bonne qualité). L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Toutes les dattes de Khaibar, sont-elles de la même qualité»?. L'homme lui répondit: «Non, par Allah, Ô Envoyé d'Allah, le sa' de telles dattes est échangé contre deux, et deux Sa's contre trois». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Ne procède plus ainsi, vends les dattes de différentes qualités et prend de l'argent en échange, puis achète de cet argent, du janib»
- Muwatta Malik, n°1312
Zaid Abou Ayach a rapporté qu'il a demandé Sa'd Ibn Abi Waqas au sujet de l'échange de l'orge contre le seigle»? Sa'd lui dit: «lequel est plus valable»? Zaid répondit: «C'est bien l'orge». Sa'd le lui interdit et dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire au sujet de l'échange des dattes fraîches contre les sèches: «Les dattes fraîches, une fois séchées, perdront-elles de leurs poids»? On lui répondit que oui, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdit ce genre d'échange». Chapitre XIII De la «mouzabana» et «al-mouhaqala»
- Muwatta Malik, n°1313
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été contre «al- mouzabana». Al «mouzabana» c'est le fait de vendre les dattes sur les dattiers contre des dattes sèches, et de vendre les raisins sur les vignes contre les raisins secs»
- Muwatta Malik, n°1314
Abou Sa'id Al Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a refuté «la mouzabana» et «la mouhaqala». Et «la mouzabana» c'est la vente des dattes sur les dattiers contre des dattes sèches, et «la mouhaqala» est le fait de louer la terre en échange avec une quantité de froment»
- Muwatta Malik, n°1315
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit «la mouzabana et la mouhaqala» (c.f.le hadith ci-dessus), en soulignant que la «mouhaqala» est ou la vente de la récolte en échange avec du froment, ou le fait de louer la terre en échange avec du froment». Ibn Chéhab, demanda Sa'id Ibn Al-Moussaiab au sujet de la terre louée contre l'or et l'argent, Sa'id lui répondit: «Cela est permis». Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit «la mouzabana» et «la mouzabana» qui s'explicite comme suit: «Toute forme de vente est dite aléatoire du moment qu'au cours de la vente on ignore le poids, la mesure et le nombre. A titre d'exemple, l'homme possédant une nourriture dont on ne peut préciser le poids, tels le froment ou les dattes ou ce qui leur est semblable, ou même possédant du froment, ou des dattes fraîches, ou des légumes, ou du carthame, ou de lin, ou de coton, ou de soie ou ce qui leur est similaire, bref qu'il en possède tout ce dont on ne peut préciser ni le poids, ni le nombre, et qu'un homme vient dire au possesseur de toute cette marchandise: «Pèse cette marchandise, ou demande à quelqu'un de le faire, ou pèse ce qui peut être pesé, ou même compte ce qui peut être compté; ainsi si ce qui est mesuré de tel ou tel manque d'un sa', ou même si ce qui est pesé de tel ou tel manque d'un certain poids, ou encore ce qui est compté de tel ou tel est en manque, bref tout ce qui manque, je le prendrai à ma charge quoique soit la marchandise désignée; et s'il y a un surplus de cette marchandise, je le prendrai sans payer le prix. Ainsi, je garantis que ce qu'il y a en manque de cette marchandise est ma possession, et est même équivalent à ce qu'il y a de surplus. Or, cela n'est pas une vente mais c'est une vente de risque, d'aléas et d'usure, car au cours de cette vente, il ne paye pas le prix d'une marchandise bien connue et précisée, qu'il a acheté, mais il s'est du moins garanti avoir ce qui est dit de mesure, de poids et de nombre, de cette marchandise en prenant possession ce qui en était en surplus. Mais si cette marchandise manque à ce qui est de ces unités (mesure, poids, nombre), celui qui l'a acheté, aurait dû prendre du propriétaire de cette marchandise, ce qui est sans prix, ou même ce qui est d'une donation, dont, en fait, il ne possède pas le droit de l'avoir car cela est de l'usure, ou encore quelque chose qui lui est similaire». - Malek a dit: «Il est fait encore que l'homme dise à l'autre possédant le tissu: Je te garantis qu'avec tel tissu, tu auras à faire tel nombre de calottes, de telle façon que chacune sera de telle ou telle unité de mesure, qu'il cite. Au cas où cela sera inférieur au morceau de tissu désigné je te donnerai ce qui manque afin que tu aies le nombre au complet, et si il y en a en plus, cela me reviendra». - Ou encore, toujours au sujet du tissu, que l'homme dise à l'autre: je te garantis de faire de tel tissu, tel nombre de chemises, dont chacune sera de telle ou telle longueur; mais si ce tissu est d'un manque, je t'en donnerai afin que tu aies le nombre, et s'il y en a en plus, tu me le donneras». - Ou encore, que l'homme dise à l'autre, au sujet du cuir, qu'il soit de vaches ou de chameaux: «Je t'assure de tailler ce cuir, afin d'en faire selon ce patron cent paires de sandalles, si le nombre est moins que cent, je te le compléterai, et s'il est plus, ce superflu je l'aurai gratuit car je l'ai guarantie». - Ou encore, que l'homme dise à l'autre qui possède des grains de «ban» (saule d'Egypte): «En pressant ce ban, tu peux extraire tel ou tel poids d'huile parfumée, or si le poids est moins, je te donnerai ce qui manque, et s'il est plus, je l'aurai pour moi». «Ainsi, toutes ces formes de vente en sont de «la mouzabana», autrement dit, des ventes qui ne sont ni permises, ni tolérées». Il en sera de même au cas où l'homme dise à l'autre, possédant des feuilles d'arbres, ou des noyaux, ou du lin, ou du coton, ou du carthame, j'achèterai tel ou tel genre de ta marchandise, par Sa', procédant tout comme cela a été mentionné dans les hadiths précédents, tout en revient à ce qui est cité de la mouzabana». Chapitre XIV La vente des fruits
- Muwatta Malik, n°1320
Malek Ibn Abi Amer a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à Osman Ibn Affan: «Ne vendez pas le dinar contre deux, ni le dirham contre deux»
- Muwatta Malik, n°1321
Ata Ibn Yassar a rapporté que Mou'awia Ibn Abi Souffian avait vendu un vase en or ou en argent, où l'on refroidit l'eau, à un prix supérieur à son poids. Abou Al-Darda lui dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdire une telle vente sauf si elle est faite, par équivalence de poids». Mou'awia lui répondit: «Je ne trouve aucun mal à cela». Abou Al-Darda reprit: «Mou'awia me répond d'après son avis, alors que je viens de lui rapporter un hadith d'après l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); à qui, dois-je à faire mes excuses? Je refuse de me trouver dans le même pays où tu te trouve». Puis, se rendant chez Omar Ibn Al-Khattab, Abou Al-Darda lui apprit ce qui en a eu lieu; alors Omar Ibn Al-Khattab envoya par écrit à Mou'awia: «évite une telle vente, sauf si elle est faite à équivalence de poids»
- Muwatta Malik, n°1327
Ibn Chéhab a rapporté que Malek Ibn Aous Ibn Al-Hadathan Al-Nasri cherchait à changer avec quelqu'un cent dinars. Malek continua: «Talha Ibn Oubaidallah me convoqua, et me fit l'échange, en prenant en main les dinars, puis me dit: «Attends que mon caissier revienne de «Al-Ghaba» pour que je te les change. Omar Ibn Al-Khattab étant à notre écoute, dit: «Par Allah, tu ne le quitteras pas avant que tu aies encaissé ton argent», puis il continua: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «échanger l'or contre l'argent est de l'usure sauf de main à main!», de même le froment contre le froment, est une usure sauf de main à main!», voire les dattes contre les dattes, soumises à une usure, excepté de main à main!» et l'orge contre l'orge où il y aura usure, sauf de main à main!». - Malek a dit: «Si l'homme change des dirhams par des dinars, puis trouve que l'un des dirhams est falsifié, et compte le rendre, tout le change est à annuler, et chacun reprendra sa monnaie». L'interprétation du refus de ce change est dû au fait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Echanger l'or contre l'argent, est de l'usure, sauf de main à main!». Et Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Et s'il te demande de lui accorder un certain temps, afin qu'il puisse entrer chez soi, ne le lui permets pas. S'il te rend un dirham de change, après qu'il t'ait quitté, ceci est pris pour une dette ou pour une somme à payer à terme. Telle est la cause, pour laquelle ce change est refusé. Et Omar Ibn Al-Khattab avait refusé de vendre l'or pour de l'argent, ou pour de la nourriture dans son ensemble contre une somme à payer à terme, car il n'est pas convenable de vendre une même marchandise d'une même espèce ou de différentes espèces si le paiement ne se fait pas à temps». Chapitre XVIII De la vente faite après une pesée
- Muwatta Malik, n°1329
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui achète de la nourriture, ne pourra la revendre, que quand il l'aura pris en possession»
- Muwatta Malik, n°1331
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a dit: «Il est un fait, que du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous nous achetions de la nourriture (pour marchandise); ainsi le Prophète(salallahou alayhi wa salam) nous envoya quelqu'un nous ordonnant de déplacer du lieu où nous avions acheté la nourriture, à un autre pour que nous la revendions»
- Muwatta Malik, n°1333
On rapporta à Malek que des titres avaient été remis aux gens du temps où Marwan Ibn Al Hakam était gouverneur, pour de la nourriture ayant pour origine «Al-Jar». Les gens ayant échangé entre eux, ces titres avant que la nourriture en soit de leur possession, Zaid Ibn Thabet, et l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendirent chez Marwan Ibn Al-Hakam, et lui dirent: «Ô Marwan! Comment tu rends l'usure licite»? Il s'écria: «Je me réfugie auprès d'Allah! De quoi parlez-vous»? Ils lui répondirent: «Au sujet de ces titres, que les gens se sont mutuellement échangés, avant qu'ils aient possédé la nourriture». Alors, Marwan envoya ses gardes, recherchant ces titres en l'arrachant des mains des gens, et les remettant à leurs propriétaires primitifs»
- Muwatta Malik, n°1344
On rapporta à Malek que Mouhammad Ibn Sirine disait: «Ne vendez pas les grains tant qu'ils sont dans leurs épis avant qu'ils ne soient devenus épais». - Malek a dit: A - Quand un homme achète de la nourriture pour un prix précis, et à un temps bien déterminé, puis que ce temps prenne fin, et que le vendeur dise à l'acheteur: «Je ne possède pas la nourriture que je t'ai promise, ainsi vends-la moi pour un temps déterminé», l'acheteur lui répond: «Ceci n'est pas toléré car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente de la nourriture avant qu'elle ne soit possédée». Le vendeur de répliquer: «Vends-moi donc cette nourriture pour un temps déterminé afin que je puisse m'en acquitter», ceci est encore interdit car c'est comme s'il lui a donné de la nourriture pour qu'il la reprenne, et l'or qu'il lui avait donné, sera le prix de ce qu'il devait, et la nourriture qu'il lui avait donnée deviendra licite. Une telle transaction, si elle est exécutée, consistera à vendre de la nourriture avant de ne l'avoir possédée». B - Concernant l'homme qui doit une nourriture d'un autre, et que ce dernier le doit pareillement d'un troisième; que le second dise au premier: «tu auras à négocier, au sujet de ta nourriture, avec un autre, qui me doit la même nourriture qui est d'ailleurs de la même valeur que celle que tu me dois». Malek a dit: «agir ainsi, est interdit, car c'est une façon de vendre la nourriture avant qu'elle ne soit possédée. Cependant si la nourriture est déjà possédée , il sera permis qu'il y ait négociation entre le premier et le troisième, car ce cas ne présente plus une action de vendre, pour la bonne raison, qu'il est bien connue, l'interdiction de vendre une nourriture avant qu'elle ne soit possédée. Ceci est, par conséquent, conforme au refus de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant le sujet ci-dessus, alors que les hommes versés dans la religion ont considéré admissibles l'association, la délégation, et la résolution du contrat, quand il est question de la nourriture. Ils ont d'ailleurs assimilé ce cas, à un acte de bien sans qu'ils le prennent pour une vente. Ils ont, à ce titre, donné l'exemple d'un homme qui prête à un autre des dirhams dont le poids est inférieur à la norme légale pour les avoir ultérieurement des dirhams dont le poids est légal; cela est toléré même s'il y a une différence de poids. Mais qu'il s'achète des dirhams d'une qualité inférieure pour en avoir après, d'autres qui sont légaux, cela n'est pas toléré. Il est de même interdit, qu'il prête des dirhams inférieurs à ce qui est légal et compte les reprendre après le temps déterminé, d'autres dirhams d'un poids légal»
- Muwatta Malik, n°1351
Nafe'a rapporté que Abdallah Ibn Omar a dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente de ce que porte une femelle, et qu'elle mettra bas. C'était une vente suivie à l'époque anté-islamique, où un homme s'achetait une chamelle portante visant à ce-qu'elle mette bas et que cette dernière donnera à son tour une autre chamelle»
- Muwatta Malik, n°1353
Zaid Ibn Aslam a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente de l'animal contre de la viande»
- Muwatta Malik, n°1357
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit toute vente conditionnée d'une avance». Malek, interprétant ceci, dit: «Qu'un homme dise à un autre: J'achèterai à tel prix, ta marchandise, à condition que tu m'avances telle somme, le contrat de vente conclu selon l'exemple ci dessus, est inacceptable. Mais, si celui qui avait posé la condition d'une avance, la délaisse , ce contrat serait admis». Malek a ajouté: «Il n'y a pas de mal, que l'homme s'achète un vêtement de «lin» ( ou «du Chatur» ou «du Qassabi» en échange contre un ou deux ou même trois vêtements des genres ou «Itribi» ou «Qassi» ou «Ziqa» ou «Harawi» ou «Marwi» ou encore des vêtements yemenites ou des izar, mais que ça soit habilement fait ou à terme. Au cas où ces vêtements sont d'un même tissu, la vente à terme, est une usure. Aussi, il est inconvenable de vendre un vêtement contre deux, à terme, sauf qu'il soient clairement différents, car s'ils sont de peu ou de loin pareils et qu'ils soient de par le nom des tissus différents, cela est toujours inconvenable, par exemple que l'on vende à terme deux vêtements des «Harawi» pour un vêtement de «Qouhi» ou du «Fourkoubi» pour un vêtement du «chatwi». Et s'il est fait que ces genres sont de la même qualité, il est interdit que l'on achète deux vêtements contre un, à terme». - Malek a finalement dit: «Il est toléré que l'on vende ce qu'on s'est acheté en payant le prix et avant d'en faire possession, de la tierce personne». Chapitre XXXI L'avance faite pour l'achat des marchandises)
- Muwatta Malik, n°1362
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente aléatoire». - Malek a dit: - Ce qui est aléatoire et encore une forme de pari, c'est, qu'un homme, ayant perdu sa monture ou son esclave marron, dont le prix est de cinquante dinars, qu'un autre lui dise: «Je l'achèterai de toi au prix de vingt dinars», au cas, où l'acheteur le trouvera, le vendeur aura perdu trente dinars; ou au cas où il ne le trouvera pas, le vendeur aura bénéficié, la somme de vingt dinars, de l'acheteur». «D'autre part, cela est vicieux pour une autre raison, au cas où ce qui a été perdu, est retrouvé, mais tout en étant changé de peu ou de trop, ou même qu'il ait subi un vice quelconque, cela constitue un grand risque». - Or, ce qui est suivi chez nous (à Médine), et qui est considéré aussi aléatoire, l'achat de ce que portent femmes et femelles; car l'on ne peut savoir, si ce qui est porté, sera mis au monde,;et on ne peut savoir s'il sera beau ou laid, d'une création complète ou incomplète, mâle ou femelle; et dans tout cela, il y a à des préférences, de tel à tel, et sa valeur en sera telle ou telle selon l'état». - Encore, il n'est pas toléré de vendre les femelles en mettant à l'écart, ce qu'elles portent; qu'un homme par exemple dise à un autre: «le prix de ma brebis laitière est de trois dinars, mais je te la donnerai à deux, à condition que j'aie ce qu'elle porte; or ceci est refusé, car c'est une vente aléatoire et risquée». - Il est illicite que l'on vende les olives contre l'huile d'olive, ni le sésame contre l'huile, ni la graisse contre le beurre, car la mouzabana y entre en jeu dans ce cas. Encore qu'un homme s'achète des grains ou ce qui leur est semblable, contre ce qu'il pourra extraire de ces grains, ne sachant même pas, si ce qui est extrait est de moins ou de plus, ceci est aussi aléatoire et risquée». - Il en est de même pour celui qui s'achète des grains du saule contre son huile brute, ceci est aléatoire, car ce qui est extrait des grains de saule, n'est autre que sa matière première. Cependant, il est toléré que les grains de saule soient échangés contre des grains parfumés, car ces derniers ont été soumis à une transfomation où on les a parfumés, séchés, de telle sorte qu'ils ne sont plus à l'état d'une matière première». - Au sujet d'un homme chargeant un autre de lui vendre une marchandise en lui fixant un prix minimum, Malek a dit: «Une telle vente est illicite et est même aléatoire». Et ceci est interprété comme suit: «c'est comme s'il l'a engagé, pour un bénéfice, au cas où cette marchandise sera vendue à un prix dépassant celui qui avait été fixé. Mais si elle est vendue soit au même prix, soit moins, et que l'effort de l'acheteur soit vain, ceci n'est pas permis. Car il a droit à un salaire évaluant l'effort qu'il avait fait pour la vente. Quant au vendeur, il aura, de sa part, droit au bénéfice ou à la perte, si la marchandise a été vendue à un prix plus élevé ou moindre. D'autre part, il doit assumer la perte si cette marchandise reste non vendue, pour être ultérieurement vendue à un prix inférieur. Mais si la marchandise est toujours demandée, le contrat de vente sera à annuler». - Malek a finalement dit: «Mais si un homme vend définitivement à un autre, une marchandise, à la suite de quoi, l'acheteur regrettera cette transaction, disant au vendeur: fais-moi une remise» et que ce dernier lui réponde: «Vends-la plutôt, et tu ne perdras pas», cette vente est tolérée, car elle n'a rien d'aléatoire, car la différence du prix sera à la charge du vendeur même si elle n'est pas un terme du contrat, et c'est ce que d'ailleurs, nous suivons à Médine». Chapitre XXXV La moulamassa» et «la mounabaza»
- Muwatta Malik, n°1363
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit « la moulamassa et la mounabaza». - Malek a dit: «la moulamassa est de permettre à l'homme de toucher le tissu, sans l'étaler, ignorant ainsi, s'il y en a un défaut, ou qu'il se l'achète la nuit, sans qu'il l'ait bien examiné». «Et la mounabaza, est qu'un homme étale son tissu et un autre étale le sien sans que l'un examine le tissu de l'autre, puis que l'un dise à l'autre: tel tissu contre tel; or c'est ce qui est interdit de la moulamassa et de la mounabaza». - Au sujet de la vente d'étoffe persane dans leur enveloppe ou l'étoffe dit «Qoubti» toute pliée, Malek a dit: «Il n'est toléré de les vendre, qu'après les avoir étalées, en les examinant, autrement leur vente est aléatoire et précisément elle est almoulamassa». - D'autre part, la vente des morceaux d'étoffe suivant le catalogue est tout à fait différente de celle des étoffes persanes et qoubti. Cette vente pratiquée et que les gens suivent depuis longtemps, imitant par là, ceux qui les ont précédés, est toujours permise, car elle n'est pas conçue être aléatoire comme la moulamassa, même s'il n'y a pas eu à étaler les étoffes». Chapitre XXXVI De la vente pour un bénéfice
- Muwatta Malik, n°1365
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Mass'oud enseignait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait dit:«Un vendeur et un acheteur, qui entre eux, ont conclu une vente et se disputent, on tient compte de ce que le vendeur stipule, autrement, le contrat de vente est à annuler». Malek a dit: «Un homme, achete une marchandise, et le vendeur stipule, avant que la vente ne soit conclue, qu'il doit consulter une tierce personne de telle façon que: «Si ce dernier l'agrée, la vente est permise, sinon, il n'y aura plus de vente». Le contrat est conclu entre eux, puis aussitôt après l'acheteur le regrette avant même que le vendeur n'ait consulté, la tierce personne», Malek dit: «Cette vente est une obligation, selon ce qui a été entendu entre eux, par conséquent, l'acheteur n'a pas à choisir, si la troisième personne consultée l'agrée. - Malek a enfin dit: «Qu'un homme s'achète d'un autre une marchandise, puis qu'ils se disputent tous deux le prix, et que le vendeur dise: «Je te l'ai vendue à dix dinars» et que l'acheteur lui répond: «non, je l'ai achetée à cinq», l'on dira, dans ce cas au vendeur: «Si, tu veux, tu peux la lui vendre, au prix qu'il a fixé, ou bien, fais serment de ne la lui vendre que selon le prix que tu viens de le lui dire». Or, si le vendeur fait serment, on dira à l'acheteur: «Soit que tu achètes la marchandise, au prix que le vendeur a fixé, ou que tu fasses serment de ne l'acheter qu'au prix que tu as toi-même fixé». Si l'acheteur fait serment, l'on considère, dans ce cas, que chacun de ces deux l'acheteur et le vendeur, s'accuse l'un l'autre». Chapitre XXXIX Les dettes à usure
- Muwatta Malik, n°1369
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Qu'un homme riche, retarde, ce dont il a à s'acquitter, est une injustice. Si l'un de vous reçoit une délégation, de créance sur un homme solvable, qu'il accepte cette délégation
- Muwatta Malik, n°1373
Abou Rafé, l'affranchi de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) devait un jeune chameau, à un homme, qui vint le lui réclamer; des chameaux de l'aumône, étant parvenus à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il m'ordonna de donner à l'homme son chameau. Lui disant, que parmi les chameaux, il n'y avait pas un chameau du même âge, mais un autre de six ans révolus, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «Donne-le lui, car le meilleur d'entre vous est celui qui accomplit le paiement de la dette qu'il doit avec le plus de libéralité»
- Muwatta Malik, n°1379
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Qu'aucun de vous ne renchérisse sur un autre»
- Muwatta Malik, n°1380
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «N'allez pas vous mettre devant des caravanes, que l'un de vous ne vende pas à un autre, une marchancise qu'il avait déjà vendue, ne vous adonnez pas à la surenchère, qu'un citadin ne vende pas pour un bédouin, ne laissez pas le lait s'accumuler dans les seins des femelles chamelles et brebis, car celui qui aura acheté l'une d'elles, aura droit en les trayant soit de la garder s'il en sera satisfait, soit de la rendre si elle ne lui plait pas avec un sa' de dattes (en échange contre son lait). En interprétant ce hadith, Malek a dit: «Ce qu'on veut dire par là, et Allah en est le plus informé, du fait qu'il ne faut pas faire de surenchère dans les ventes, qu'il est intolérable qu'un homme surenchère une marchandise, alors que son frère coreligionnaire l'a déjà négociée, et que le vendeur de sa part s'est entendu avec l'acheteur sur le poids de l'or, et a garanti contre tout défaut qui pourrai exister dans la marchandise ,constatant par là que le vendeur ne veut pas donner sa marchandise au deuxième acheteur. Tel est ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit, et Allah en est le plus informé. - Malek a ajouté: «Il n'y a pas de mal, dans le marchandage du prix, où toute vente finale sera suspendue, du moment que chacun aura le droit de participer au marchandage. Si les gens délaissaient le marchandage en s'arrêtant au prix que le premier acheteur avait déjà proposé, la marchandise aurait été vendue à un prix vil et les vendeurs seraient endommagés. Et c'est ce qui est toujours pratiqué à Médine»
- Muwatta Malik, n°1381
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait interdit que l'on supplante les autres». - Malek interprétant cela dit: «L'action de sur renchérir, c'est qu'un homme donne à une marchandise un prix dépassant ce qui est effectivement sa valeur au moment où on n'a plus l'intention de l'acheter mais seulement pour pousser un autre à l'acheter à ce prix élevé». Chapitre XLVI Sur la vente en général
- Muwatta Malik, n°1382
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme avait appris à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'on le trompait au cours de la vente». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Quand tu vas acheter, dis au vendeur: «pas de tromperie». Et cet homme, en faisant l'achat, disait au vendeur: «pas de tromperie»
- Muwatta Malik, n°1389
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoya à Khaibar Abdallah Ibn Rawaha, le chargeant d'estimer la cueillette des dattes et de son partage avec les juifs. Un jour, poursuit le rapporteur, les juifs lui rapportèrent les bijoux de leurs femmes, en disant: «Ceci est pour toi, si tu nous fais remise et que tu nous donnes plus que la moitié». Alors Abdallah leur dit: «Ô juifs! Par Allah, vous êtes les plus hideuses créatures à mon égard. Cependant cela ne me poussera pas à etre injuste avec vous, car ce n'est qu'un pot de vin illégal que nous ne mangerons guère». Ils lui répondirent: «En fait, c'est selon cette justice que la terre et les cieux ont été établies». - Malek a dit: «Au cas où l'homme arrose des palmeraies où une partie se trouve en friche, ce qu'il y plantera et récoltera sera pour lui». Aussi, si le propriétaire de la terre veut que toute nouvelle plantation lui appartienne, cela n'est pas accepté, car l'homme à qui l'on a confié l'arrosage sera chargé d'un travail en plus, ne faisant pas partie de la condition avancée». ^ D'autre part, il n'y a pas de mal à ce que la récolte soit partagée si les dépenses de la semence, de l'arrosage et des frais d'entretien sont à la charge du partenaire. Au cas où le partenaire stipule au propriétaire de la terre, la condition que le prix de la semence soit à la charge de ce dernier, cela n'est pas accepté, car de cette façon, le partenaire aurait chargé le propriétaire d'une dépense considérée comme surplus sur le capital. Le contrat d'arrosage et de semailles impose au partenaire d'assumer toutes les dépenses sans que le propriétaire de la terre ne prenne rien en charge. D'ailleurs tel est ce qui est de convenable dans une contrât». - Si une source d'eau est la possession de deux hommes, et que son eau tarisse, et que l'un des deux hommes veut se procurer de son eau, en y accomplissant un travail quelconque pour récupérer cette eau, alors que l'autre le refuse, l'on dira au premier: «Tu as à creuser afin que tu aies toute la quantité d'eau qui te sert à arroser ta terre. Si ton partenaire vient revendiquer sa part d'eau, tu lui demanderas la moitié du paiement qu'ont coûté les travaux si jamais il accepte, il aura sa part d'eau, autrement tu en auras toute la quantité. - Si tous les frais et les dépenses sont assumés par le propriétaire du jardin et que le partenaire n'aura que son travail manuel dans ce jardin à l'égard de quoi il aura une part de la récolte, cela n'est pas toléré car le salaire du partenaire n'est pas précisé et il ne saura pas s'il aura son salaire complet ou non par correspondance à la récolte». - Il n'est admis ni au commanditaire ni à celui qui fait un contrat d'arrosage et de semailles de faire exception d'une somme d'argent, ni de certains palmiers, sans que l'un et l'autre ne l'approuvent car dans ce cas, l'un serait considéré un salarié par rapport à l'autre à savoir que le propriétaire du capital dira à l'autre: «Je conclus avec toi un contrat à condition que tu t'occupes des palmiers, les arroses et les pollénises; et je te payerai encore dix dinars si tu travailles et cette argent ne fera pas partie du capital», Malek a dit: «Cela n'est pas admis et c'est ce qui se fait chez nous». - Ce qui est d'une règle mise en pratique dans le contrat d'arrosage, c'est de permettre au propriétaire du jardin de stipuler à son partenaire l'assurance des travaux tels: maintenir fermement les murailles, nettoyer la source d'eau, se débarasser de l'eau stagnante se trouvant autour des palmiers, polléniser les palmiers, couper les branches sèches, cueillir les dattes, et accomplir d'autres travaux pareils. Cependant le partenaire aura dans ce cas, la moitié de la récolte ou moins selon ce qui est dicté dans ce contrat, ou même plus, s'ils s'entendent sur ce point. D'autre part, le propriétaire du jardin ne pourra pas imposer d'autres travaux supplémentaires à son partenaire tel le fait de creuser un puits, ou de faire monter l'eau d'une source, ou planter des arbres en payant leur prix, ou construire un rempart autour d'un bassin d'eau, bref des travaux à dépenses. Ce cas est équivalent à celui d'un propriétaire d'un jardin demandant à une personne de lui construire une maison dans un lieu déterminé, ou de lui forer un puits, ou de lui creuser une source d'eau ou d'autre travail, en échange de quoi il aura la moitié de la quantité des fruits de son jardin, avant même qu'ils ne soient mûris et consommables. Ce sera comme une vente des fruits avant qu'ils ne soient question, or c'est ce qui a été interdit par l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam). - Cependant si les fruits sont déjà mûris et qu'ils sont à vendre ou à consommer, il est toléré qu'un homme dise à un autre: «accomplis-moi quelques travaux (cités ci-dessus), en les précisant, et tu auras la moitié de la quantité des fruits de mon jardin», car ainsi, il l'aurait chargé d'un travail à salaire déterminé, qu'il a connu et accepté. Quant au contrat d'arrosage, au cas où le jardin n'a plus d'arbres fruitiers ou même que les fruits ont diminué ou sont ravagés, sous l'effet d'un fléau, le partenaire n'aura que ce qui est de son droit de la récolte. On ne peut recruter un homme que dans un travail bien déterminé, car le recrutement est considéré au même titre qu'une vente, où l'on achète de l'ouvrier son travail, et cela n'est pas toléré, s'il est fait aléatoirement, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente aléatoire», i - La règle suivie dans le contrat d'arrosage, c'est qu'elle dépend des arbres fruitiers tels les palmiers, les vignes, les oliviers, les grenadiers, les pruniers et d'autres arbres qui leur sont pareils. Cela est toléré à condition que le propriétaire ait la moitié de la quantité des fruits, ou le tiers ou le quart, ou de plus ou de moins». - Il est aussi permis dans le contrat d'arrosage, aussitôt qu'une plantation pousse et devient robuste que le propriétaire soit incapable de l'arroser, de la travailler, et de la soigner». - Cependant le contrat d'arrosage est inadmissible, une fois que les fruits ou autres genres de récolte, deviennent mûrs, consommables et satisfaisants pour la vente, mais il pourra, à la rigueur être conclu pour une année qui suit. Ainsi dans le cas précédent, aussitôt que les fruits deviennent mûrs, le propriétaire peut payer à l'autre personne, un salaire, en or ou en argent, afin qu'il lui coupe les dattiers. Par conséquent le contrat d'arrosage est permis au cours de la période de la coupure, et le temps où les fruits seront mûris et aptes à être vendus». - Aussi le contrat d'arrosage est toléré, quand il s'agit de l'arrosage des arbres dont les fruits ne sont pas encore mûris et consommables et bon pour la vente». - D'autre part, il n'est pas toléré de conclure un contrat d'arrosage pour une terre non semée ou plantée; cependant il est toléré à son propriétaire de retourner le sol, pour un prix payé en or ou en argent ou encore à un autre prix connu». - Pareillement, que l'homme livre sa terre non semée ou plantée à un autre pour la semer contre le tiers ou le quart de la récolte qui pourrait être produite, ceci est considéré aléatoire, car il se peut que la plantation rapporte comme elle peut ne rien rapporter du tout. Ainsi, le propriétaire de la terre aura négligé la location qui pouvait rendre sa terre fertile, préférant ce qui est aléatoire, tout en ne sachant si ceci aura lieu ou non; or ceci est répugné, car le cas de ce propriétaire est pareil à celui d'un homme qui engage un autre pour un certain voyage, lui disant: «veux-tu que je te donne le dixième du bénéfice de mon commerce, en tant que salaire»? Ceci n'est pas licite ni non plus toléré». - Il n'est pas toléré à un homme de s'engager dans n'importe quel travail, ou de louer sa terre ou son navire, si ce n'est pour une somme bien précisée». - Et, dit Malek, il est à distinguer entre le contrat d'arrosage conclu pour une terre plantée de palmiers, et celui qui l'est pour une terre non plantée; ainsi le propriétaire de la première ne pourra vendre les fruits qu'une fois qu'ils paraissent mûrs; quant à l'autre, il pourra cultiver sa terre tant qu'elle n'est pas encore plantée». - La règle suivie à Médine permet de conclure un contrat d'arrosage pour trois ou quatre ans, ou même plus ou moins pour les palmiers, d'ailleurs, dit Malek, c'est ce que j'ai entendu dire au sujet de tel contrat concernant les palmiers et tout autre arbre fruitier où il est permis au propriétaire de conclure, pour des années, un contrat d'arrosage». - Concernant le propriétaire d'un jardin, Malek a dit, qu'il ne lui est pas permis de prendre de son partenaire qui lui donnait de l'eau, ni de l'or, ni de l'argent, ni de la nourriture, ni autre chose, car cela n'est pas toléré. De même, il n'est pas permis au partenaire donnant l'eau, de prendre de son partenaire ni or, ni argent, ni nourriture, ni rien de pareil. Quant à ce qui est du surplus, pour l'un et pour l'autre, il n'est pas non plus permis». - De même, dit Malek, le commanditaire est traité tout comme celui qui donne de l'eau, si jamais il se trouve un surplus dans l'arrosage, ou encore que la somme commandité tourne à être un salaire, d'ailleurs, tout ce qui fera entrer en jeu, un salaire, n'est pas toléré, d'autant plus que ce salaire est considéré aléatoire. Et, l'on ne saura si l'on aura toute la récolte, ou plus ou moins». - Concernant l'homme, qui conclu un contrat d'arrosage, pour la terre d'un homme, où se trouvent les palmiers et les vignes ou d'autres arbres similaires, et qu'il y est une partie de la terre non cultivée, Malek a dit: «Si la partie non plantée est auxiliaire par rapport à celle qui est plantée et qui d'ailleurs constitue la partie majeure de la terre, il n'y a pas de mal à cela, à condition que la partie plantée de palmiers soit de deux tiers ou de plus, et que celle qui ne l'est pas, soit du tiers ou du moins. Ainsi si la partie non cultivée forme les deux tiers où se trouvent les palmiers, les vignes ou autres arbres similaires, il est toléré que l'on paie un salaire pour l'arrosage sans qu'il y ait un contrat qui soit interdit. Car, il est de l'habitude des gens de conclure un contrat d'arrosage quand il s'agit d'un terrain où la partie plantée est majeure, alors qu'elle renferme une partie non cultivée. Il est permis de louer la terre non cultivée, contre une rétribution, même au cas où elle renferne une partie plantée, tout comme l'on vend le Coran ou l'épée tout en ayant chacun un ornement d'argent, ou encore le médaillon ou la bague incrustés de pierres précieuses, vendus contre de l'or. Et de telles ventes sont pratiquées par les gens, aussi bien que les achats, sans qu'on avance, à ce sujet, des critères précis (inspirés du Coran ou de la sounna) stipulant que, quand la matière principale constitue la moitié ou moins, cela est interdit; et si elle en est autrement, cette location est permis. La règle suivie à Médine, que les gens d'ailleurs ne cessent de pratiquer et de se la permettre entre eux, est la suivante: si la pierre précieuse en question ne constitue que la partie inférieure de l'objet fait en or ou en argent, il n'y a pas de mal à cela, tel le cas de l'épée ou du Coran ou de la bague, évalués pour plus que les deux tiers, et la parure pour le tiers restant ou même moins», Chapitre II La condition prévue au sujet des esclaves dans le contrat d'arrosage (1414) 3-Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire à propos des esclaves qu'engage, celui qui tient la responsabilité de l'arrosage selon le contrat qu'il conclut avec le propriétaire de la terre, c'est qu'ils sont pris au même titre qu'un capital, duquel leur maître ne tirera aucun bénéfice. S'il ne les fait pas travailler, il lui revient de leur assurer une nourriture exigeant quelquefois des frais excessifs. Ils sont considérés tout comme l'arrosage fait d'une source coulante ou grâce à l'eau portée sur le dos des chameaux. Et tu ne trouveras pas un homme faire un contrat d'arrosage pour deux terrains apportant le même bénéfice, de telle façon que le premier est arrosé de l'eau provenant d'une source intarissable, et que l'autre le soit par de l'eau qu'on puise et où pour le premier, l'on paie des frais insignifiants pour entretenir la source, quant à l'autre, cela exige des frais excessifs. Telle est la règle suivie à Médine. Et par insistance, Malek dit: «la source intarissable, est celle qui n'est pas à perforer, et dont l'eau est toujours abondante». - Il n'est pas permis au propriétaire du terrain de charger les salariés, de l'accomplissement d'autres travaux, (que l'arrosage) ni de le demander de son partenaire. Il n'est pas non plus permis à celui qui est responsable de l'arrosage de demander au propriétaire de la terre d'y faire travailler des esclaves alors qu'ils ne travaillaient pas selon le contrat». - Il n'est pas permis au propriétaire de la terre de demander de celui qui est responsable de l'arrosage d'écarter l'un des esclaves salariés, lors du contrat. Ainsi, s'il veut l'écarter, il doit le faire avant de conclure le contrat. Par conséquent il ne lui est pas permis d'enrôler un nouveau salarié, seulement avant de conclure le «contrat». - Au cas où l'un des esclaves meurt, ou s'absente ou tombe malade, c'est au propriétaire que revient la charge, de trouver un autre qui le remplace». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 34 Le Livre de la location de la terre Chapitre Premier Au sujet de la location de la terre
- Muwatta Malik, n°1390
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit, le jour de la conquête de Khaibar, aux juifs: «Je vous garde sur ce territoire tant que Allah à Lui la puissance et la gloire vous l'accorde, pourvu que les dattes soient partagées entre nous». Le rapporteur d'ajouter: «Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoya Abdallah Ibn Rawaha, le chargeant d'être à Khaibar pour estimer la quantité des dattes, et il dit aux juifs: «Si vous voulez garder les dattes, vous pouvez acheter notre part , sinon, nous les aurons et nous vous en donneront la moitié»; or les juifs préféraient les avoir»
- Muwatta Malik, n°1395
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a commandé que la préemption soit appliqué dans tout ce qui n'a pas été divisé entre les partenaires, mais si la délimitation des parts a eu déjà lieu, plus question de préemption». Malek a dit: «Telle est la sounna incontestablement suivie»
- Muwatta Malik, n°1399
Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) r a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je suis un être humain. Quand vous me rapportez vous accusations, il se peut que l'un de vous me présente habilement ses arguments, à un tel point que je lui donne raison à quelque chose du bien de son frère. Qu'il ne le prenne donc pas, car effectivement, je ne lui donne qu'un morceau de l'Enfer»
- Muwatta Malik, n°1401
Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ne vous ai-je pas dit, qui est le meilleur martyr? Il est celui qui présente son témoignage avant qu'on le lui demande, ou encore celui qui déclare son témoignage avant qu'on le lui demande»
- Muwatta Malik, n°1406
Ja'far Ibn Mouhammad a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a jugé d'après le serment du plaintif et d'un témoin»
- Muwatta Malik, n°1410
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que Abdallah Ibn Al-Zouhair tenait en considération le témoignage des enfants, pour les blessures communes entre eux». Malek a dit: «Ce qui est suivi (chez nous) à Médine, c'est que le témoignage des enfants est toléré entre eux, pour des blessures qui leur sont communes, sans que ceci soit toléré pour d'autres. Ainsi, leur témoignage est toléré, pour avoir eu seulement entre eux, des blessures, et cela avant qu'ils ne se séparent, ou qu'on les trompe ou encore qu'on leur enseigne. Ainsi, s'ils se sont séparés, leur témoignage n'est plus considéré, sauf au cas où ils ont déclaré, avant de se séparer, ce dont quoi ils ont été témoins, à des gens justes». Chapitre VIII La violation du serment devant la chaire de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)
- Muwatta Malik, n°1411
Jaber Ibn Abdallah Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, devant ma chaire fera un faux serment aura sa place dans le feu»
- Muwatta Malik, n°1412
Abou Oumama a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, faisant un faux serment, réussit à s'emparer du bien d'un musulman, Allah lui interdira d'entrer au Paradis, et l'intégrera à l'Enfer». On lui demanda: «Même s'il s'agit de quelque chose insignifiant, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Même s'il s'agit d'une simple branche d'arak», reprenant cela pour trois fois». Remarque: l'arak, genre d'arbuste, dont on se sert des branches, afin de faire les siwaks, qui servent à se brosser les dents». Chapitre IX Le serment fait devant le minbar (la chaire)
- Muwatta Malik, n°1415
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Il n'est pas permis d'empêcher le retrait. du gage». - Interprétant cela, Malek a dit: «Je pense, et Allah en est le plus informé, qu'un homme qui a mit en gage chez un autre, quelque chose de plus grande valeur que ce qu'il a emprunté, et que l'emprunteur sur gage dise au bailleur: «Je te remettrais ton droit à telle date, sinon, tu auras ce que j'ai déjà mis en gage». Or, continue Malek: «Ceci n'est ni permis, ni licite; d'ailleurs, c'est ce qui a été interdit même si l'emprunteur s'acquitte après la date échéante, de ce qu'il devait, car il aura toujours le droit de retirer son gage et ce qui a été stipulé est à annuler». Chapitre XI Le jugement fait dans le gage des fruits et des animaux (1438) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de celui qui donne en gage un jardin pour un délai déterminé, qu'il n'aura pas à faire, des fruits cueillis de ce jardin, avant la date du délai, partie intégrante du gage, sauf si le bailleur le demande. De même, si un homme met en gage une esclave qui est enceinte ou qu'elle le sera après la date du gage, son nouveau-né reste avec elle». - Malek a dit: «On a fait la distinction entre les fruits, et le nouveau-né d'une esclave. A ce sujet, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui vend des palmiers déjà fécondés, les fruits appartiennent au vendeur, sauf si l'acheteur demande de les avoir». La règle, dit Malek, incontestablement suivie chez nous (à Médine), au sujet de celui qui vend une esclave, ou une femelle des animaux étant enceinte, le nouveau-né revient à l'acheteur s'il demande ou non de l'avoir, cependant les palmiers ne sont pas considérés comme les animaux, ni non plus les fruits comme le fœtus dans le giron de sa mère». Malek interprète ceci comme suit: «Les gens donnent d'habitude en gage les fruits des palmiers et non les palmiers eux-mêmes, mais nulle personne ne met en gage un fœtus tout en étant dans le giron de sa mère, qu'il soit celui d'une esclave ou d'une femelle des animaux». Chapitre XII Le jugement concernant la caution avec des animaux (1439) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Médine), au sujet du gage est ce qui suit: «Si ce qui est pris en gage, est une terre ou une demeure ou un animal, pouvant être ravagée ou détruite ou mourir, tout en étant entre les mains d'un bailleur, cette responsabilité revient à l'emprunteur sur gage sans que toutefois le droit du bailleur ne soit diminué de rien. Ainsi, tout gage disparaissant tout en étant en possession du bailleur et qu'on ne peut l'évaluer que selon les dires de celui-ci, son dédommagement est la responsabilité du bailleur qui doit s'en acquitter et à qui l'on dira: «Décris-le, et fais un serment». Tenant en considération ce qui est dit, les gens experts estimeront la valeur; ainsi si la valeur du gage est supérieure à celle qui a été antérieurement fixée, l'emprunteur pourra garder la différence, mais si la valeur en est inférieure, l'on demandera à l'emprunteur de faire serment convenant à l'affirmation des dires du bailleur sans qu'il en soit responsable du dédommagement, tenu pour la différence entre le gage et l'objet donné en substitution. Si l'emprunteur refuse de faire serment, on donnera au bailleur la différence. Si le bailleur, à son tour, ignore la valeur du gage, on demandera à l'emprunteur de faire serment où il donnera la description du gage, récupérant lui-même la différence s'il avance des preuves évidentes». Malek a dit: «Ceci est fait, tant que le bailleur garde en sa possession le gage, sans qu'il l'ait donné à un autre». Chapitre XII Le jugement fait pour un gage existant entre deux hommes (1440) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet d'un gage, qui, se trouve entre deux hommes, l'un d'eux veut alors le vendre, quant à l'autre, il lui avait accordé pour la question de ce gage, le délai d'un an?. Malek a dit: «Si le gage peut être partagé, sans que la part de celui qui avait accordé le délai ne soit diminuée, on vendra la moitié du gage pour lui assurer son droit. Et si l'on risque que sa part ne soit diminuée, l'on vendra tout le gage et l'on donnera à la partie endommagée son dû. Si celui qui avait accordé le délai veut donner pour de bon sa moitié à l'emprunteur, que cela soit fait, autrement l'on demandera au bailleur de faire un serment mettant prouvant que l'autre ne lui avait accordé un délai, que pour pouvoir garder le gage tel quel, et dans ce cas on lui donnera immédiatement son droit». A propos de l'esclave dont le maître le met en gage, alors que l'esclave possède des biens, Malek a dit: «Ces biens ne font pas partie intégrante du gage, sauf si le bailleur l'exige». Chapitre XIV Le jugement concernant les gages en général (1441) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Au sujet de celui qui avance en gage des choses personnelles, qui furent détruites chez le bailleur, mais que le redevable avoue ce qu'il doit en donnant la description de ces choses et sans renier à l'autre son droit.Ils sont en accord sauf pour la valeur du gage ainsi la contestation tiendra sur la valeur, où l'emprunteur dit qu'elle est de vingt dinars, et que le bailleur dit qu'elle est de dix dinars, alors que l'emprunt est de vingt dinars?. Malek a dit: «On dira à celui qui est en possession du gage; «Fais sa description»; s'il le fait, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on appellera les gens experts, pour évaluer le gage en question. Si la valeur se montre supérieure à celle de la valeur réelle du gage, l'on demandera au bailleur de payer à l'emprunteur la différence de ce qu'il a pour droit. Si la valeur est inférieure, le bailleur récupérera la différence de l'emprunteur. Si, finalement la valeur est la même, le gage sera compensé». - D'autre part, au cas où deux hommes se disputent la question d'un gage, de façon que l'emprunteur dit au bailleur: «J'ai avancé ceci en gage, pour dix dinars» et que le bailleur lui répond: «C'est plutôt vingt dinars», en soulignant que le gage est en possession du bailleur, Malek a dit: «On demandera au bailleur de faire un serment où il précisera la valeur du gage ainsi s'il se montre qu'elle est telle sans rien de plus ou de moins, le bailleur reprendra le gage contre cette valeur. Et là, ou lui demandera en premier de faire un serment car le gage est toujours de son appartenance, sauf si l'emprunteur ne s'acquitte de la valeur, dans le but de vouloir reprendre son gage. - Si dans la situation ci-dessus, la valeur du gage se révèle inférieure à vingt dinars, l'on demandera au bailleur de faire un serment assurant ainsi la somme qu'il a fixée, et à l'emprunteur, l'on demandera: «tu paieras la somme fixée par le bailleur, en faisant un serment et tu reprendras ton gage, ou encore, tu feras serment, où tu cherches à assurer la fixation de la somme que tu as déclarée, et par conséquent tu te dispenseras de la différence que le bailleur a désignée. Si l'emprunteur fait tel serment, rien ne lui est d'exigible, sinon, il paiera la somme que le bailleur avait déjà fixée». - Si le gage a disparu, et que le gagiste et l'emprunteur démentissent l'un et l'autre le droit; si celui qui a le droit dit: «J'ai accepté ce gage en versant vingt dinars», et que le redevable lui répond: «tu n'en avais que dix dinars»; puis le bailleur, qui a le droit réplique: «La valeur du gage n'est que de dix dinars», ce à quoi l'emprunteur répond: «Il valait vingt dinars», l'on demandera à celui qui a le droit, de décrire le gage; ainsi s'il le fait, on lui fera prêter serment, puis s'appuyant sur cette description, les gens experts estimeront à leur tour la valeur. Si elle se montre supérieure à celle qui a été estimée par le gagiste, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on donnera à l'emprunteur l'excès du la valeur du gage. Si la valeur se montre inférieure on demandera au gagiste de faire un serment, assurant par là son droit (des vingt dinars), et il cherchera à compenser la valeur, on demandera, à la suite au débiteur de faire un serment assurant par là, que le reste doit revenir au défendeur, une fois que la valeur du gage est prise en considération. Car, celui qui a le gage en sa possession, deviendra par rapport àl'emprunteur, un demandeur, qui faisant un serment, il ne devra rien de ce que le bailleur avait fait serment à propos de l'excès de la valeur du gage. Mais, au cas où il refuse, il devra s'acquitter du droit du bailleur qui est en rapport avec cet excès». Chapitre XV Le jugement au sujet de la location des bêtes si ces dernières causent des dégâts (1442) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Quand un homme loue une monture pour se rendre à un lieu bien déterminé, puis traverse ce lieu à un autre, le propriétaire de la monture aura à choisir: «ou qu'il revendique la location de sa monture pour la distance qui a été traversée en plus et aura de ce fait à encaisser avec elle la première location en reprenant sa monture, ou qu'il revendique le prix de sa monture (proportionnellement à la distance traversée en plus) et la première location si cette location a été faite pour l'aller. Si la location englobe l'aller et le retour, puis que le locataire dépasse le milieu qu'il avait auparavant désigné, le propriétaire de la monture aurait droit à la moitié (de l'excès) de la première location, étant donné que cette location couvre deux trajets: l'aller et le retour. Le locataire ayant dépassé le lieu désigné, n'aura à payer que la moitié de cette location. S'il est fait que sa monture est morte lors de son arrivée au pays désigné, le locataire n'aura aucune garantie à l'égard du propriétaire et ne lui paiera que la location prévue à sa moitié». Telle est la règle suivie quand il s'agit d'une contestation entre le popriétaire d'une monture et son locataire, au sujet de la monture louée par ce dernier». D'autre part, il en est de même pour celui qui prend du propriétaire d'un capital, une somme commandite, de telle façon que ce dernier lui dit: «ne t'achète pas de cette somme ni un animal, ni une marchandise», qu'il lui cite, et qu'il la lui interdit, répugnant que sa somme commandite soit payée pour tel achat. Or, si cet homme qui avait pris l'argent, allait s'acheter, ce dont le propriétaire du capital le lui interdit de faire; voulant par là garantir l'argent, et priver le propriétaire, du bénéfice, si donc, cela est fait, le propriétaire aura à choisir: «ou de partager avec l'autre le bénéfice de la marchandise selon la condition avancée par eux à ce sujet, en lui confiant l'argent ou encore de réavoir son capital étant garanti par l'autre, et de quoi d'ailleurs il en avait abusé». C'est de même pour le cas d'un homme qui demande à un autre de lui acheter une marchandise qui sera à joindre avec les siennes en lui versant une somme, afin qu'il se lui achète une marchandise qu'il la lui désigne. Au cas où l'autre s'achète une marchandise qui n'est pas celle qui lui a été désignée, en abusant de cette confiance, le propriétaire de la somme aura à choisir: «ou qu'il prenne la marchandise que l'autre le lui a achetée, ou qu'il reprenne son argent une fois que le deuxième le lui garantit». Chapitre XVI Le jugement relatif à la femme violée par force
- Muwatta Malik, n°1418
Abou Houraira a rapporté que Sa'd Ibn Oubada, retrouvant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Que penses-tu, si je trouve un homme avec ma femme; dois-je le laisser afin que je puisse appeler quatre témoins»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «oui»
- Muwatta Malik, n°1421
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Outba Ibn Abi Waqas avait confié à son frère Sa'd Ibn Abi Waqas, un enfant, en lui disant: «Le fils de l'esclave de Zam'a est le mien, charges-toi de lui». Aicha continue: «Lorsque ce fut l'an de la conquête, Sa'd prit l'enfant en disant: «Il est le fils de mon frère (neveu) et c'est son père qui me l'a confié». Abd Ibn Zam'a protesta et dit: «Il est plutôt mon frère, et le fils de l'esclave de mon père, né sur son lit». Portant leur accusation à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Sa'd dit: «Ô Envoyé d'Allah, il est le fils de mon frère, qui me l'a confié», et Abd Ibn Zam'a, de sa part, dit: «Il est mon frère, et est le fils de l'esclave de mon père, né sur son lit»; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Il est ton frère à toi, Abd Ibn Zam'a», puis ajouta: «L'enfant revient au maître du lit, par contre l'adultère, doit être lapidé». Finalement s'adressant à Sawda Bint Zam'a, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Tu as à te voiler, en sa présence», voyant la ressemblance de l'enfant en question à Outba Ibn Abi Waqas. Et cet enfant n'a jamais vu Sawda, jusqu'à sa mort». ;
- Muwatta Malik, n°1427
Ourwa a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait la ranimation d'une terre morte, elle sera sa propriété. Par contre celui qui s'approprie unjustement un terrain, en le plantant, ce terrain ne sera jamais sa possession». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «on veut dire par l'appropriation inégale, tout terrain qui a été soit cultivé, soit planté, sans aucun droit»
- Muwatta Malik, n°1429
On rapporta à Abdullah Ibn Abi Bakr Ibn Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Au sujet des canaux d'irrigation de «Mahzouz et Mouzaineb» deux vallées à Médine: «Celui qui possède la partie supérieure de ces deux vallées, retient l'eau au niveau de son terrain (arrosant ainsi son terrain) puis quand elle atteind le niveau des chevilles il la renvoie arroser la partie inférieure». 1459) 31 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On défend de retenir ce qui abonde de l'eau, car ainsi l'on empêchera les herbes, servant de pâturage, de pousser»
- Muwatta Malik, n°1431
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On ne doit pas interdire l'abondance de l'eau d'un puits». Chapitre XXVI Du jugement fait pour un service cTintérêt commun
- Muwatta Malik, n°1432
Amr Ibn Yahia Al-Mazini a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On ne doit, ni nuire à quelqu'un, ni répondre à un dégât par un autre»
- Muwatta Malik, n°1433
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Qu'aucun d'entre vous n'interdise à son voisin de planter une poutre dans le mur de sa demeure», puis Abou Houraira ajouta : «Pourquoi, je vois, que vous vous détournez de l'accepter; par Allah, je vous lancerai cette poutre entre vos épaules»
- Muwatta Malik, n°1436
Thawr Ibn Zaid Al-Dili a dit: «On m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «N'importe quelle demeure ou terre qui a été partagée à l'époque anté-islamique, elle sera maintenue telle qu'elle a été partagée. Et n'importe quelle demeure ou terre qui est à partager à l'époque islamique, le sera selon la loi islamique»
- Muwatta Malik, n°1452
Le grand-père de Sa'id Ibn Amr Ibn Chourhabil Ibn Sa'id Ibn Sa'd Ibn Oubada a rapporté: «Sa'd Ibn Oubada, partit avec l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour une expédition, et sa mère était sur le point de mourir à Médine, on lui dit: «Fais ton testament». Elle répondit: «Pourquoi faire ce testament; tous les biens que je possède reviennent à Sa'd»; puis elle décéda, avant que Sa'd ne soit présent à Médine, on lui fit part de ce qui eut lieu, Sa'd dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah, sera-t-elle récompensée si je fais en son nom, une aumône»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui, certainement». Alors Sa'd dit: «Tel jardin, (qu'il désigna), est une aumône»
- Muwatta Malik, n°1453
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'un homme vint dire à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah ma mère est morte subitement, et je crois qu'elle voulait me dire de faire l'aumône pour elle; pourrai-je le faire»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Oui, certainement»
- Muwatta Malik, n°1454
On rapporta à Malek qu'un homme des Ansars, de la tribu de Al-Hareth Ibn Al-Khazraj , fit à ses parents, une aumône. Ses parents étant décédés, le fils hérita tous leurs biens qui étaient des palmeraies. Alors, il interrogea à ce sujet l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui répondit: «Tu as fait l'aumône à tes parents,et tu en as déjà eu une récompense; quant à l'héritage, il est ton acquisition». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 37 Le Livre du testament Chapitre Premier L'ordre de faire un testament
- Muwatta Malik, n°1455
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est exigé de tout musulman, qui, posséde des biens à léguer, de ne même pas passer deux nuits, sans avoir mis par écrit son testament». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet de celui qui, est sain ou malade, et qui a déjà fait son testament dans lequel il a affranchi un esclave ou ordonné autre chose, qu'il peut, s'il le veut, faire modifier ce qui est du testament, jusqu'à sa mort. Il peut même négliger ce testament et procéder à rédiger un autre, sauf l'affranchissement posthume d'un esclave, car là, il ne pourra plus rien changer. Ceci est conforme à ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est du devoir de tout musulman, qui, posséde des biens à léguer, de ne même pas passer deux nuits, sans avoir mis par écrit son testament». - Malek poursuit: «Ainsi, s'il est fait que le testateur ne peut plus ni faire modifier son testament, ni changer son contenu concernant l'affranchissement, il aura retenu son argent qu'il tendait à dépenser pour l'affranchissement et pour autre action. Le testateur doit faire son testament, quand il est de voyage et quand il est sain». Finalement Malek a dit: «Ainsi, ce qui est une règle incontestable, c'est que le testateur peut donc changer son testament tant qu'il le veut, sans que ce changement n'affecte le sujet de l'affranchissement posthume». Chapitre II Permission pour le cadet, le malade, le faible et l'insensé de faire leur testament
- Muwatta Malik, n°1459
Sa'd Ibn Abi Waqqs a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu me rendre visite, lors du pèlerinage de l'adieu, alors que j'étais gravement malade, je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, la maladie m'a attaqué de toute part; or je possède une bonne fortune et je n'ai qu'une seule fille héritière, puis-je faire l'aumône des deux tiers de ma richesse»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) repondit: «Non»; Alors je lui demandai: «et la moitié»? «Non, répondit L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mais le tiers, et même le tiers est déjà trop; Que tu laisses tes héritiers riches, vaut mieux que de les laisser pauvres, tendant aux gens leur mains. Pour toutes tes dépenses sur ta famille en cherchant par cela l'amour d'Allah, tu est récompensé, même pour la bouchée que tu auras mis dans la bouche de ta femme». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah resterai-je à la Mecque, alors que mes compagnons n'y sont plus»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Tu ne seras pas vainement un retardataire,car toute bonne œuvre que tu feras, te fera élever en degré et en considération. Il se peut que tu sois retardaté, mais d'une part, tu seras utile pour les uns, et un détriment pour les autres. Ô Grand Allah! Fais que mes compagnons complètent leur émmigration et ne leur fais pas rebrousser chemin. Mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut chagriné, un peu plus tard, que le malheureux Sa'd Ibn Khawla soit mort à la Mecque». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «quand un homme lègue le tiers de ses biens à un autre, en disant: «mon esclave servira tel homme tantqu'il est de vivant», après quoi il sera affranchi, et qu'à la suite de la mort du testateur, l'on remarque que la valeur de l'esclave constitue le tiers de ses biens, l'on doit, dans ce cas, faire estime du service rendu par l'esclave, et ainsi, les deux hommes auront leur part, tout comme suit: on donne au premier ce qui est proportionnel au tiers des biens, et à l'autre ce qui lui revient du service de l'esclave après évaluation; par conséquent, chacun d'eux aura sa part de la valeur du service de l'esclave ou de son salaire s'il a accompli le travail de son salarié, proportionnellement à ce qu'il en a le droit. Mais si l'homme au service de qui l'esclave avait travaillé, meurt, celui-ci doit être libéré». - Malek a aussi dit: «Celui qui lègue le tiers de son héritage, en disant: «Une part à tel, une autre à tel», en citant ses biens, et que ses héritiers trouvent que le legs est de plus du tiers», ces héritiers auront à choisir: ou qu'ils donnent aux personnages designés leur part des biens qui leur reviennent, en ayant à eux tout l'héritage du défunt; ou qu'ils donnent aux personnages désignés le tiers des biens du défunt, et auront par la suite, leurs parts, de quelque valeur, soient-elles». Chapitre IV Les legs donnés par une femme enceinte, un malade et un homme combattant dans la voie d'Allah (1496) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet du testament fait par une femme enceinte, et concernant ses biens,ce qui lui est permis, c'est qu'elle est consiérée tout comme un malade, qui au cas, où sa maladie n'est pas grave, à savoir qu'elle n'est pas tragique, il pourra disposer de ses biens tel qu'il le désire; par contre si la maladie est tragique, le malade ne pourra léguer que le tiers de son héritage». Et, poursuit Malek, tel est le cas d'une femme enceinte: sa grossesse est un accueillement et une joie, où elle n'est ni maladie, ni risque, ce qui est d'ailleurs dit par Allah (Béni et Très Haut): { وَامْرَأَتُهُ قَآئِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَقَ وَمِن وَرَاء إِسْحَقَ يَعْقُوبَ } «Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle (d'Isaac, et de Yacoub, après Isaac» (Coran XI ,71) et: { إِلَيْهَا فَلَمَّا تَغَشَّاهَا حَمَلَتْ حَمْلاً خَفِيفًا فَمَرَّتْ بِهِ فَلَمَّا أَثْقَلَت دَّعَوَا اللّهَ رَبَّهُمَا لَئِنْ آتَيْتَنَا صَالِحاً لَّنَكُونَنَّ مِنَ الشَّاكِرِينَ } « Elle portait un fardeau léger avec lequel elle marchait sans peine. Lorsqu'elle s'alourdit, tous deux invoquèrent Allah, leur Seigneur: Si Tu nous donnes un juste, nous serons sûrement reconnaissants» (Coran VII, 189). Ainsi, une fois que la grossesse de la femme est au sixième mois, la femme pourra disposer du tiers de ses biens; car il s'agit de la complétion des six mois;où Allah Béni et Très Haut à dit: { وَالْوَالِدَاتُ يُرْضِعْنَ أَوْلاَدَهُنَّ حَوْلَيْنِ كَامِلَيْنِ } «Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement, les allaiteront deux années entières» (Coran II ,33), et: { وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْرًا حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ } « Depuis le moment où elle l'a conçu, jusqu'à l'époque de son sevarge, trente mois se sont écoulés» (Coran XLVI, 15). Ainsi, si, du jour où la femme est devenue enceinte, six mois se sont écoulés, elle ne pourra disposer que du tiers de ses biens». - Malek a finalement dit: «L'homme qui participe à un combat, ,il e pourra de ce fait, léguer, que le tiers de ses biens, ainsi, il est considéré, dans les mêmes conditions, qu'une femme enceinte, et qu'un homme gravement malade». Chapitre V Le legs d'un réservataire, et le droit de possession (1497) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de ce verset: { إِن تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالأقْرَبِينَ بِالْمَعْرُوفِ حَقًّا عَلَى الْمُتَّقِينَ } «Si celui-ci (le défunt) laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère» (Coran, II, 180), qu'il a été abrogé par d'autres versets relatifs à la répartition de l'héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah Glorifié. - Malek a aussi dit: «Il est de la sounna incontestablement suivie chez nous (à Médine), de ne pas tolérer qu'on fasse un legs à un héritier, sauf si les héritiers donnent ce droit au défunt. Au cas, où certains des héritiers le lui permettent et d'autres le refusent, l'héritier à qui on décide de faire un legs, recevra cette part exceptionnelle de la première partie, alors que les autres auront leur part complète». - A propos du malade qui, ne peut disposer que du tiers de ses biens,on demande à ses héritiers le permis de faire un legs à un héritier, en dépassant le tiers, Malek a dit: «Une fois que ce permis est accordé, les héritiers n'auront plus le droit d'y revenir, car, si cela leur était permis, tout héritier à la mort du testateur, aurait agi pareillement à savoir, qu'il aura l'héritage sans mettre le legs en exécution y compris le tiers et ce que le testateur avait légué selon le permis qui lui a été accordé». Quant au testateur, qui en bonne santé, demande de ses héritiers le permis de faire un legs, et que ces derniers le lui accordent, Malek a dit: «Ils ne sont pas tenus à l'accepter, et ces héritiers ont même le droit de le refuser, car, l'homme en question, étant en bonne santé, il a plus que quiconque, le droit de jouir de ses biens à savoir d'en faire du tout une aumône, ou de les donner à qui que ce soit. Par contre, si l'homme tombe malade, ne pouvant plus ainsi disposer de ses biens, le permis des héritiers devient exigible du moment qu'il ne peut disposer que du tiers de ses biens, quant à eux, ils ne disposeront que de deux tiers desquels ils en ont plus de droit que lui. Par suite, si un des héritiers vient demander à l'homme agonisant, de lui faire don de l'héritage, et que celui-ci l'accepte sans le mettre en exécution, ce don doit revenir à celui qui doit en profiter, sauf si l'homme laissant héritage ne dise: «Tel des héritiers est faible, et j'aime que tu lui donnes ta part et qu'il l'accepte, cela est toléré si l'homme malade avait cité avec précision la chose». - Malek encore dit: «S'il lui donne l'héritage, et que le bénéficiaire ait exécuté une partie, alors qu'une autre reste, cette part doit revenir au donateur après la mort de l'héritier». - Finalement Malek a dit: «Au sujet de celui qui, dans son testament, cite avoir donné à un de ses héritiers, quelque chose qu'il n'avait pas d'ailleurs obtenu, et de ce fait, ces héritiers refusent de lui tolérer, ce legs doit leur revenir, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah, car le défunt ne voulait pas que ce legs soit de la partie de son tiers. Et l'on ne donne jamais aux légataires, ce qui est du tiers de leur héritage». Chapitre VI Le sujet des hommes efféminés et de celui qui a le plus le droit à l'enfant
- Muwatta Malik, n°1466
Mouhammad Ibn Sirine a rapporté qu'un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait affranchi, à sa mort, ses six escalves sans être possesseur d'autres biens. Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit un tirage au sort pour faire l'affranchissement du tiers de ces esclaves». - Malek a dit: «On m'a rapporté, que l'homme en question, ne possédait pas d'autres biens». (1507)4- Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme, avait, du temps où Aban Ibn Osman était gouverneur à Médine, affranchi tous ses esclaves, sans qu'il ait possédé d'autres biens à part eux. Alors Aban ordonna, de répartir ces esclaves en trois catégories, puis fit à leur sujet, un tirage au sort, afin qu'on puisse désigner le tiers de ces esclaves qui, ultérieurement, fut libéré». Chapitre IV Du jugement fait au sujet des biens d'un esclave, s'il se trouve libéré
- Muwatta Malik, n°1470
Omar Ibn Al-Hakam a rapporté: «Je vins trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah j'ai une esclave qui conduit le troupeau au pâturage; en la rencontrant, je me rendis compte qu'elle avait perdu une brebis,je lui demandait de m'expliquer cela, et elle me répondit que le loup l'a dévoré, je me mit en colère, et étant un être humain, je l'ai giflée. J'avais un esclave à libérer, pourrai-je la libérer à sa place»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda à l'esclave: «Où est Allah»? Au ciel, lui répondit-elle»; il lui edemanda: «Qui suis-je»? Lui répondant: «Tu es l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r , il dit alors: «Libère-la»
- Muwatta Malik, n°1471
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté: «Un homme des Ansars, amena une esclave noire, avec lui, vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah j'ai à affranchir un esclave, or, si tu trouves que cette esclave est croyante, je la libérerai». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant à l'esclave lui dit: «fais-tu témoignage qu'il n'y a d'autre divinité que Allah»? «Répondant oui», il lui demanda de nouveau: «Fais-tu témoignage que je suis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)»? «Répondant, encore, d'un oui», il lui demande finalement: «Crois-tu à la résurrection après la mort»?; sa réponse étant, un oui, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors à l'homme:«libère-la»
- Muwatta Malik, n°1473
Fadala Ibn Oubaid Al-Ansari, qui d'ailleurs, était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), fut interrogé au sujet d'un homme, qui, a un esclave à libérer, lui sera-t-il permis de libérer un esclave adultérin»? «Oui, certainement, répondit il, et cela lui sera considéré comme une libération». Chapitre VII Ce qui n'est pas toléré comme libération obligatoire
- Muwatta Malik, n°1475
Abdul Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté que sa mère voulait faire un testament, et le retarda jusqu'au matin, elle mourut, alors qu'elle comptait libérer un esclave». Ainsi, Abdul Rahman, questiona à ce sujet Al-Kassem Ibn Mouhammad, et lui demanda, si, elle sera récompensée au cas où il affranchira l'esclave à sa place, Al-Kassem lui répondit: «Sa'd Ibn Oubada avait posé, la même question à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il lui répondit: «Oui»
- Muwatta Malik, n°1477
Aicha, que Allah l'agrée l'épouse du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) r a rapporté qu'on demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lequel des esclaves, est-il préférable de libérer»? Il répondit: «Celui qui est le plus coûteux, et que son maître veut le plus retenir». (......) 16 - Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a libéré un adultérin et sa mère esclave». Chapitre X Le droit d'accorder le patronage à celui qui fait l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1479
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Barira vient me dire: «J'avais conclu avec mes maîtres, de leur verser, au sujet de mon affranchissement, neuf once d'argent, de telle façon qu'une once soit versée toutes les années, et je te demande de me soutenir». Aicha, lui répondit: «Si tes gens acceptent que je leur verse à ta place cette somme pour que tu sois affranchie, je le ferai, à condition que je te patronne». Se rendant chez ses maîtres afin de leur apprendre, la proposition de Aicha, et qu'ils la refusèrent, Barira revint chez Aicha, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle, et lui dit: «Je leur avais rapporté ta proposition, mais ils la refusèrent, voulant avoir à eux le droit de mon patronage». Etant à l'écoute, de ce propos, l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda à Aicha, de le lui expliquer; une fois, mis au courant, il s'adressa à Aicha, lui disant: «amène-la, et demande leur, le droit de la patronner, car ce droit appartient à celui qui a affranchi», Aicha, accomplit ce que lui dit; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva, parmi les gens, puis fit louange et glorification à Allah, et dit: «Ensuite! Qu'arrive-t-il aux hommes à avancer des conditions, qui ne se trouvent pas dans Le Livre d'Allah? ainsi, toute condition qui n'a pas été mentionnée dans Le Livre d'Allah, est invalide, même si ces conditions sont au nombre de cent; donc le droit d'Allah est le plus méritoire et le plus ferme,par ailleurs, le droit du patronage revient à celui qui affranchit»
- Muwatta Malik, n°1480
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Aicha, la mère des croyants comptait s'acheter une esclave pour l'affranchir, les maîtres de celle-ci lui dirent: «Nous te la vendrons, qu'à condition que nous tenions le droit de son patronage». Aicha, faisant apprendre cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il lui dit: «Que rien ne t'empêche de l'acheter et de l'affranchir; car le patronage est du droit de celui qui a fait l'affranchissement»
- Muwatta Malik, n°1481
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Barira, vint demander Aicha, la mère des croyants, de la soutenir, celle-ci lui dit: «Si tes maîtres désirent que je leur verse toute la somme, afin que je t'affranchisse, je le ferai». Barira, fit savoir cela à ses maîtres, ils le refusèrent en disant:«Non, sauf, au cas où nous aurions, le droit de te patronner». Amra, apprit cela à Aicha, elle le rapporta à son tour à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) , (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Achète-la, et affranchis-la, car, le droit du patronage appartient à celui qui a affranchi»
- Muwatta Malik, n°1491
Houmaid Ibn Qais al-Makki a rapporté qu'Ibn al-Moutawakel avait un moukatab, qui mourut à la Mecque, laissant à sa charge quelques termes du prix de son affranchissement aussi bien que les dettes qu'il devait aux gens, et laissant encore une fille. Le préfet de la Mecque, tombant dans l'embarras, en voulant juger de cette affaire, il envoya demander par écrit à ce sujet, à Abdul Malek Ibn Marwan, qui à son tour lui répondit par écrit: «Acquitte tout d'abord les dettes des créanciers, puis complète ce qui reste du prix de son affranchissement, et finalement, partage à égalité ce qui reste de ses biens, entre sa fille et son maître». (1) «Le moukatab» se dit de l'esclave, qui doit obtenir de son maître, un affranchissement, ayant conclu avec lui un contrat à titre de quoi il lui versera une somme déterminée et qui s'étend selon les termes de ce contrat. L'on a donné à ce genre de contrat, le nom de «kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi (chez nous) à Médine, c'est que le maître de l'esclave n'est en aucun cas obligé de conclure un contrat avec son esclave, si celui-ci le lui demande. Et je n'ai pas entendu même aucun imam obliger un maître à conclure un tel contrat avec son esclave. Encore, il m'est arrivé de savoir que, demandé à ce sujet, un homme versé dans la religion de répondre: «Allah Béni et Très Haut a dit (le sens): «…..Rédigez un contrat d'affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités…..» (Coran XXIV, verset 33), encore cet homme récitait les deux versets suivants (le sens): «….chassez lorsque vous êtes revenus à l'état profane….» (CoranV,2) et: «….lorsque la prière est achevée, dispersez-vous dans le pays, et recherchez la grâce d'Allah » (Coran LXII,10). Interprétant cela, Malek a dit: «Cela, est une tolérance de la part d'Allah, accordée aux gens bien qu'elle n'est pas obligatoire. - Malek a dit: «J'ai entendu quelques hommes versés dans la religion, dire au sujet du verset suivant: «…et donnez-leur des biens que Allah vous a accordés…» (Coran XXIV.33), que l'on sous-entend, que l'homme peut conclure un contrat d'affranchissement avec son esclave, puis peut lui faire une remise d'une somme déterminée à la fin de l'acquittement. C'est d'ailleurs, ce que j'ai entendu, les hommes versés dans la religion, dire et qui a été suivi par les gens à Médine. On m'a même rapporté que Abdallah Ibn Omar avait conclu un contrat d'affranchissement avec son esclave à titre d'une somme qui est de trente et cinq mille dirhams, et à la suite, il lui a fait une remise de cinq mille». - D'autre part Malek a ajouté: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de l'esclave avec qui son maître avait conclu un contrat d'affranchissement, c'est que ce dernier libérera les biens de l'affranchi, ce qui ne le sera pas pour ses enfants, sauf si le maître les avait, encore eux, inclus dans le contrat». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet du "moukatab", qui avait conclu un contrat d'affranchissement avec son maître, tout en ayant à lui une esclave enceinte, dont il ignorait l'affaire, aussi bien que son maître, lors du contrat, que l'enfant une fois né, ne fera pas partie du contrat, et sera de ce fait, esclave du maître; quant à la femme esclave, elle est déjà libérée car, elle était partie intégrante des biens du moukatab». -A propos d'un homme qui, héritant de sa femme morte, aussi bien que le fils de celle-ci, un moukatab, Malek a dit: «Si le moukatab meurt avant qu'il ne se soit acquitté de sa Kitaba, l'homme et le fils se partageront son héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah; mais si le moukatab avait, au complet, versé le prix de son affranchissement, tout son héritage reviendra au fils sans que rien ne soit donné au mari». - A propos du moukatab qui conclut avec son esclave une Kitaba, Malek a dit: «On vérifie ce contrat, ainsi si cela a été fait de la part du Moukattab pour se montrer aimable à l'égard de son esclave, et pour vouloir lui alléger son œuvre, cela n'est pas toléré. Mais si ce contrat a été fait par désir, ou par besoin d'argent, ou même encore pour avoir l'avantage et l'aide, cela est toléré. -Au sujet de l'homme, qui a conclu avec son esclave (femelle) un contrat, Malek a dit: «Si, pour avoir eu des rapports avec elle, elle est devenue enceinte, elle aura à choisir: ou qu'elle soit la mère de l'enfant, ou qu'elle soit affranchie, une fois sa Kitaba, fût accomplie. S'il se trouve qu'elle n'est pas enceinte, elle est à sa kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un esclave est d'appartenance à deux hommes, c'est qu'il n'est pas toléré que l'un d'eux conclut une Kitaba, alors que son partenaire veut ou non le lui permettre, du moment que les deux doivent se concerter sur la Kitaba, car ceci constitue pour l'esclave un affranchissement complet. Si, cette Kitaba est faite par l'un des deux partenaires, l'esclave sera à moitié affranchi, et l'on ne peut porter l'autre partenaire à affranchir l'autre moitié; par conséquent, ce sera une contradiction avec les paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui a dit: «Celui qui affranchit la part qu'il possède au sujet d'un esclave, doit l'affranchir au complet si cela lui est possible, après avoir fait l'évalution de l'esclave». - Malek de continuer: «si le partenaire ignore la Kitaba de l'autre attendant que l'esclave ait accompli le paiement de sa Kitaba ou même avant, l'on doit lui rendre ce qu'il avait déj à payé, et les deux partenaires se partageront la somme déjà payée entre eux proportionnellement à leur part; par conséquent la Kitaba sera annulée, et l'esclave restera commun aux deux partenaires». - Pour l'affranchi contractuel qui est d'appartenance à deux hommes, et il est fait que l'un d'eux a accordé à l'esclave un délai pour s'acquitter, quant à l'autre, il le lui a refusé, ce dernier est porté, dit Malek, à fixer ce qui est de son droit, surtout si l'esclave meurt, laissant une somme qui ne lui permet pas de s'acquitter totalement». Pour ce qui est toujours de ce sujet Malek a dit: «les deux partenaires recevront ce qui leur est dû, d'une façon proportionnelle, chacun sa part; quant à ce qui est du reste du prix de l'affranchissement qui est à titre d'un surplus laissé par l'esclave, il sera partagé entre les deux partenaires à égalité. Si l'esclave, n'avait pas au complet versé toute la somme, et que celui qui avait refusé de lui accorder un délai ait reçu plus que son partenaire, de la somme en question, le prix de l'esclave sera partagé à égalité entre les deux partenaires, et la somme déjà reçue par l'un des partenaires n'est pas à rembourser, car il ne l'a reçue qu'après la concertation de son partenaire. D'autre part, si l'un des deux partenaires avait fait remise de ce qu'il doit, et que l'autre avait reçu une somme en plus, ce dernier ne doit rien à l'égard du premier qui n'avait d'ailleurs reçu que ce qui lui était dû; quant au prix de l'esclave, il est à répartir à égalité entre les deux. Ce cas est à comparer à celui où l'on a une dette de laquelle un seul débiteur doit s'acquitter à deux hommes où l'un d'eux lui avait accordé un délai, alors que l'autre avait déjà partiellement récupéré ce qui est de son droit, et qu'il est fait que le débiteur fasse faillite; ainsi le créancier qui avait déjà reçu une partie de la dette, ne doit rembourser à l'autre aucune somme». Chapitre II De la garantie du prix de l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1501
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté: «Un homme de la tribu Aslam se rendit chez Abou Bakr al-Siddiq et lui dit: «L'homme maléfique (sous entendant sa propre personne) a commis l'adultère; Abou Bakr lui demanda: «l'as-tu appris à quelqu'un d'autre»? «Non, lui répondit l'autre», alors Abou Bakr lui dit: «fais ton repentir à Allah, et ne dévoile pas ce dont Allah t'a caché, car Allah accepte de ses serviteurs, leur repentir». Mais comme l'âme de cet homme ne s'est pas apaisée, il vient chez Omar Ibn Al-Khattab et lui reprit ce qu'il avait auparavant dit à Abou Bakr; Omar parlant tout comme Abou Bakr, et parce que l'homme n'a pas encore été apaisé, il se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «L'homme maléfique a commis l'adultère»;Et il fit cela par trois fois Sa'id pousuivit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'informa auprés des parents de cet homme, se renseignant à son sujet et demanda: «Est-il malade ou un aliéné»? Ils lui répondirent: «ô Envoyé d'Allah! Par Allah, il est sain et sauf». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de nouveau, demanda: «Est-il célibataire ou marié»? -«marié, lui répondirent-ils». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna qu'on le lapide»
- Muwatta Malik, n°1502
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté qu'on lui a appris que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à un homme de la tribu Aslam, connu sous le nom de Hazzai: «ô Hazzai, si tu l'avais couvert de ton vêtement, cela serait mieux pour toi» (à savoir, valait mieux si l'homme n'avait pas raconté à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ce qu'il avait commis comme délit). Yahia Ibn Sa'id qui rapportait ce hadith, a aussi dit: «On raconta ce hadith dans une assemblée où se trouvait Yazid Ibn Nou'aim Ibn Hazzai Al-Aslami, il dit: «Hazai est mon grand-père, et ce hadith est vrai»
- Muwatta Malik, n°1503
Ibn Chéhab a rapporté qu'un homme s'est confessé d'avoir commis l'adultère, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en faisant son propre témoignage par quatre fois. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna, qu'on lapide cet homme». Ibn Chéhab dit: «Telle est la cause pour laquelle, on applique la peine prescrite à un homme qui s'est confessé de son crime»
- Muwatta Malik, n°1504
Abdallah Ibn Abi Moulaika a rapporté qu'une femme vint chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui apprenant qu'elle avait commis l'adultère alors qu'elle était enceinte. Alors, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Va-t-en, jusqu'à ce que tu accouches»; une fois qu'elle a accouché elle revint chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Rentre chez toi et allaite ton petit»; la période d'allaitement étant terminée, la femme revint chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «retourne chez toi, et confie ton petit à une tierce personne», le rapporteur dit que la femme l'ayant fait, revint encore chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui ordonna de la lapider»
- Muwatta Malik, n°1505
Abou Houraira et Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani ont rapporté que deux hommes portèrent leurs disputes devant l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et l'un d'eux dit: «Ô Envoyé d'Allah sois juge entre nous selon le Livre d'Allah», et l'autre, qui ne manquait pas d'éloquence, dit à son tour: «Certes oui, ô Envoyé d'Allah, sois juge entre nous, selon le Livre d'Allah, mais d'abord permets-moi de parler». Il lui dit: «parle». Et l'homme reprit: «mon fils était employé par cet homme, et a commis l'adultère avec sa femme. Alors il m'a dit que mon fils est à lapider; je l'ai racheté contre cent moutons et une esclave que je possédais, puis j'ai demandé, à ce sujet, les hommes versés dans la religion, qui m'ont appris que mon fils doit être fouetté pour cent fois et exilé pour un an, et c'est la femme seule qui devait être lapidée». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Par celui qui tient mon âme en Sa main, je jugerai de votre cas selon Le Livre d'Allah; quant à tes moutons et ton esclave, tu les reprendras», puis il ordonna que le fils soit fouetté pour cent fois, et exilé pour un an, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna à Ounais Al-Aslami, d'aller chez la femme de l'autre, qui avoua qu'elle avait commis l'adultère,et elle fut lapidée.»
- Muwatta Malik, n°1506
Abou Houraira a rapporté que Sa'id Ibn Oubada a dit à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Que ferai-je au cas où je trouve un homme avec ma femme; devrai je le laisser, afin que je puisse trouver quatre témoins»? «Oui, lui répondit l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»
- Muwatta Malik, n°1509
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'il a entendu Sa'id Ibn Al Moussaiab raconter: «En revenant de Mina, Omar Ibn Al-Khattab fit halte à Al-Abtah, entassa des cailloux, qu'il couvrit de son vêtement et s'étendit, puis leva vers le ciel ses mains et dit: «Grand Allah! J'ai déjà vieilli, ma force s'est affaiblie, mes sujets se sont répandus partout. Recueille mon âme sans que je ne sois sujet à une désobéissance ou à une négligence des ordres divins. Rentrant à Médine, il prêcha les gens en disant: «Hommes! On vous a avancé une sounna, et prescrit des obbigations, et tout vous est clarifié, ainsi n'égarez pas les gens». Puis frappant une main sur l'autre, il dit: «Prenez garde que vous ne vous perdiez en négligeant le verset concernant la lapidation, et que l'un dise: «On ne trouve pas dans Le Livre d'Allah un crime qui est soumis à deux peines. Et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné de lapider et nous avons fait de même. Par celui qui tient mon âme en sa main, si je ne craignais que les gens disent: «Omar a ajouté un verset au Livre d'Allah», je l'aurais dicté à savoir: «Lapidez jusqu'à la mort l'homme et la femme d'age mûr», car ce verset, nous l'avions récité». - Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté: et Zoul-Hijja ne se termina pas que Omar fut tué que Allah soit clément envers lui». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «On sous-entendait par la femme et l'homme d'age mûr, ceux qui sont mariés. Ayant commis l'adultère, ils sont à lapider». - Remarque: à souligner que le verset ci-dessus n'est pas cité dans Le Livre d'Allah; mais selon les hommes versés dans la religion, il a été révélé puis abrogé»
- Muwatta Malik, n°1511
Zaid Ibn Aslam a rapporté, qu'au temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un homme s'est confessé d'avoir commis l'adultère.L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda qu'on lui apporte un fouet. On lui apporta un fouet brisé, il dit: «Que le fouet soit plus long». Ainsi, ou lui apporta un fouet neuf qui avait le extrémités encore dures». «Un autre moins dur que celui-ci, dit l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». On lui apporta un fouet convenable, il ordonna que l'homme soit fouetté, puis il dit: «Hommes! Il est déjà temps que vous observiez les peines prescrites par Allah. Que celui qui commet un tel ignoble crime, qu'il se cache par le voile d'Allah. Et quiconque ainsi celui qui nous fait savoir qu'il l'a commis, nous le soumettrons à la peine, selon Le Livre d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1513
Abou Houraira et Zaid Ibn Khaled Al-Jouhani ont rapporté que: interrogé au sujet d'une esclave qui a commis l'adultère, sans être mariée, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Elle a commis l'adultère, flagelez-la, flagelez-la, flagelez-la, puis vendez-la même pour une corde». Et à ce sujet, Ibn Chéhab souligne: «Je ne sais si elle devait être vendue après être flagelée pour trois ou quatre fois»
- Muwatta Malik, n°1521
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné l'amputation de la main, pour le vol d'un bouclier dont le prix est de trois dirhams»
- Muwatta Malik, n°1522
Abdallah Ibn Abdul Rahman Ibn Abi Hussein al-Makki a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On ne coupe pas la main d'un homme qui a volé des fruits encore sur l'arbre, ou un animal perdu dans une montagne; mais au cas où l'animal est à rétable, ou que les fruits y sont là où on les dessèche, la coupure de la main est exigé si la valeur de l'objet volé est du prix d'un bouclier»
- Muwatta Malik, n°1529
Safwan Ibn Abdallah Ibn Safwan a rapporté qu'on a dit à Safwan Ibn Oumayya: «Celui qui n'a pas fait l'hégire est en peine». Ainsi Safwan Ibn Omayya vint à Médine, et s'étendit dans la mosquée en posant sa tête sur son vêtement. Un voleur arriva et, et lui prit son vêtement, il fut arrêté par Safwan qui l'amena chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah qui lui demanda: «As-tu volé le vêtement de cet homme»? Il lui répondit d'un oui, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna de lui couper la main. Alors Safwan dit à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Je ne voulais pas que l'affaire soit telle; ce vêtement lui est une aumône». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Pourquoi tu ne-t'es pas décidé de le faire, avant que tu ne te présentes chez moi»?
- Muwatta Malik, n°1533
Mouhammad Ibn Yahia Ibn Habban a rapporté qu'un esclave avait volé un petit palmier d'un jardin appartenant à un homme, et l'avait planté dans le jardin de son maître. Le propriétaire de ce palmier sortit recherchant son palmier; le trouvant, il accusa l'esclave à Marwan Ibn Al-Hakam qui le mit en prison, voulant aussi lui couper la main. Aussitôt le maître de l'esclave se mit à la recherche de Rafé Ibn Khadij ; l'interrogeaà ce sujet, il dit qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «On ne coupe pas la main à celui qui vole des fruits sur l'arbre, ni des plans de palmier». Alors l'homme dit à Rafé: «Marwan Ibn Al Hakkam a retenu un de mes esclaves et compte lui couper la main; je veux bien que tu viennes avec moi pour lui rapporter ce que tu as entendu dire de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Rafé l'accompagné chez Marwan et lui demande «As-tu retenu un esclave qui est à cet homme»? - «Oui, répondit Marwan»; Rafé reprit: «Que veux-tu faire de lui»? «Lui couper la main»; Rafé s'écria: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: "On ne coupe pas la main à celui qui vole des fruits sur l'arbre, ni des ni des plans de palmier». Marwan ordonna ainsi qu'on libère l'esclave»
- Muwatta Malik, n°1541
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait prêché aux hommes un discours, au cours de ses expéditions. Abdallah Ibn Omar, dit je me dirigeai, vers lui, mais il parti avant que je ne puisse l'entendre. Je demandais, aux hommes, ce qu'il avait dit, on me répondit: «Il a interdit la fermentation des boissons dans les gourdes et les outres enduites du poix»
- Muwatta Malik, n°1542
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la fermentation des boissons dans les gourdes et les outres enduites du poix». Chapitre III L'interdiction de fermenter certains fruits tous à la fois
- Muwatta Malik, n°1543
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la préparation d'une liqueur à partir de dattes vertes et d'autres fraîches, du raisin frais et sec à la fois»
- Muwatta Malik, n°1544
Abou Katada Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de boire le mélange fait à partir de dattes et de raisin, et encore de dattes vertes et d'autres fraîches». - Malek a dit: «et tel est ce qui est toujours suivi chez nous (à Médine), par les hommes versés dans la religion, à savoir, l'interdiction de telle boisson (précédemment citée), que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a refusée». Chapitre IV De l'interdiction du vin
- Muwatta Malik, n°1545
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interrogé au sujet du «Bita'» répondit: «Toute boisson ennivrante est interdite». (1) Bita': liqueur préparée à partir du miel, par les yemenites
- Muwatta Malik, n°1546
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interrogé au sujet de «Al-Ghoubaira», répondit: «Elle n'a rien de bien», et il l'a interdit. Malek a dit: «Alors j'ai demandé: Zaid-Ibn Aslam: «C'est quoi la Al Ghoubaira»? Il me répondit: «Elle est «Al-Ouskarka» (boisson préparée à partir de l'orge). (1) Ghoubaira: boisson faite à partir de l'orge ou de riz
- Muwatta Malik, n°1547
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui s'adonne, dans la vie d'ici-bas, à boire du vin, sans pour autant qu'il ne se repente, il n'en boira pas dans la vie de l'au-delà». Chapitre V L'interdiction des liqueurs enivrantes en général
- Muwatta Malik, n°1548
Ibn Wa'la Al-Misri a rapporté qu'il a demandé Ibn Abas au sujet du jus du raisin, il lui répondit: «un homme avait offert à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) une outre de vin; l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Ne sais-tu pas que Allah l'a interdit»?. «Non, répondit l'homme». Un autre homme assis, à côté de lui, lui murmure en secret. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Que lui as-tu murmuré»? De le vendre, dit l'homme». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Celui qui a interdit qu'il soit bu, l'a aussi interdit pour la vente». L'homme ainsi, ouvrit les deux outres et versa leur contenu»
- Muwatta Malik, n°1552
Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm a rapporté d'après son père que dans la lettre écrite par l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et envoyée à Amr, on souligne ce qui suit: «Pour un homme assommé, le prix du sang est de cent chameaux, et il en est de même pour un nez entièrement amputé; pour une blessure à la tête influant sur le cerveau, le tiers de la dyia, et de même pour un ventre attaqué; pour l'œil, la main, et le pied, chacun est de cinquante chameaux; pour tout doigt amputé, dix chameaux; quant à la dent arrachée et à la blessure atteignant l'os, chacun est de cinq chameaux». Chapitre II La mise en pratique du prix du sang
- Muwatta Malik, n°1560
Yahia ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab disait:«Le prix du sang de la femme est du tiers de celui d'un homme, mais la dyia est la même s'il s'agit d'un doigt amputé ou une dent cassée, ou encore des mêmes blessures dites moudiha et mounakkila». (......) 10 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab et Ourwa Ibn al Zoubair disaient pareillement à Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet du prix du sang d'une femme, à savoir qu'il est du tiers de celui de l'homme. Et si ce prix atteint déjà le tiers, la dyia sera de la moitié de celle de l'homme». Interprétant ceci, Malek a dit: «Ainsi pour les blessures dites la «moudiha» et la «mounakkila», la dyia est la même que celle de l'homme; mais pour ce qui est de la «jaifa» et la «ma'mouma» , et autres blessures pareilles, soumises au tiers du prix du sang, la dyia de la femme sera la moitié de celle de l'homme». (......) 11 - Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «Il est de la sounna qu'un homme causant une blessure à sa femme, qu'il lui paie la dyia convenable à cette blessure, sans qu'il soit soumis à la peine prescrite». - Malek aussi a dit: «Or il en est tel au cas où cette blessure est involontairement causée par l'homme, en frappant sa femme avec un fouet et en lui crevant un œil par exemple». (1) «jaifa»: c'est une blessure atteignant l'intérieur du corps. (2) «mounakkila»: une blessure avec luxation. (3) «moudiha»: une blessure sans fracture. (4) «la m'amouma»: c'est une fracture à la tête atteignant le crâne. - Malek a finalement dit: «Concernant la femme qui a un mari et des enfants qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, son mari, surtout si il est d'une autre tribu, n'aura pas à verser un prix du sang au cas d'un délit, ni à l'égard de cette femme, ni à l'égard de ses enfants qui ne sont pas de sa tribu à lui, ni encore à l'égard de ses frères utérins qui ne sont ni de ses "acebs" ni de son peuple, car ceux-là ont droit à l'héritage de cette femme. Quant aux proches, ils avaient, et du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à payer le prix du sang, jusqu'à nos jours. Il en est de même pour les affranchis de la femme dont leur héritage revient aux enfants de la femme même s'ils ne sont pas de sa tribu. Et le prix du sang d'un crime involontairement commis par les affranchis, devra être payé par la tribu de la femme». (2) «l'aceb»: est le mâle qui hérite d'un mort, le reste de l'héritage, après que les réservataires aient eu leur part; ou encore qui hérite tout s'il n'y a pas de réservataires. Chapitre VII Le prix du sang du fœtus
- Muwatta Malik, n°1563
Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a exigé, au sujet de l'enfant tué dans le giron de sa mère, «la ghourra» comme compensation licite et qui est un ou une esclave. L'homme qui devait cette compensation, protestant dit: «Comment paierai-je le prix d'un être qui a encore ni bu, ni mangé, ni articulé, ni parlé; ainsi une telle exigence est invalable». Or, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Cet homme-là est un confrère des magiciens». (......) 14 - Malek a rapporté que Rabi'a Ibn Abdul Rahman disait: «La ghourra est évaluée à cinquante dinars ou six cent dirhams; et la dyia d'une femme libre musulmane est de cinq cent dinars ou même six-mille dirhams». - Malek a dit: «La compensation licite d'un enfant tué dans le giron de sa mère, femme libre, est équivalente au dixième de sa dyia; et le dixième est de cinquante dinars ou de six cent dirhams». - Et Malek de continuer: «Je n'ai entendu personne dire que l'on ne doit pour l'enfant tué dans le giron de sa mère, payer une ghourra, que jusque au moment où sa mère l'a avorté ou encore qu'il tombe mort». - «Et toujours, à ce sujet, Malek a dit: «J'ai entendu dire que si l'enfant sort du giron de sa mère tout vivant, puis qu'il meurt, là encore on exige une compensation complète». -«Aussi Malek ajoute: «Un enfant n'est considéré de vivant, que lorsqu'il sort du giron de sa mère. Ainsi, s'il y sort et meurt après, le compensation est exigible. Je crois aussi que la compensation d'un enfant d'une esclave est du dixième du prix de sa mère». - Finalement Malek a dit: «si une femme enceinte tue un homme ou une femme involontairement, on ne la soumettra à la peine prescrite, qu'une fois qu'elle ait mis au monde son fœtus. Si une femme enceinte est volontairement ou involontairement tuée, celui qui l'a tuée n'aura rien à payer a Tégarûée son fœtus. Mais si elle est volontairement tuée, l'on tue celui qui l'a tuée, sans qu'il ait à payer à l'égard de son fœutus, une compensation.Enfin, si la femme est tuée involontairement, il revient à l'aquila du meurtrier de verser le prix du sang de la mère, indépendament de son fœtus». (......) 15 - On demanda Malek au sujet de l'enfant d'une femme juive ou chrétienne, s'il est avorté, il répondit: «Je trouve qu'on doit lui payer le dixième du prix du sang de sa mère». Chapitre VIII Ce qui est soumis à une dyia complète
- Muwatta Malik, n°1567
Yahia Ibn Sa'id a entendu Soulaiman Ibn Yassar dire: «la moudiha» au visage est traitée pareillement à celle qui est faite à la tête, sauf si elle enlaidit le visage; alors ainsi, on ajoute sa dyia, en tenant compte de la différence entre celle-ci, et la moitié de la dyia correspondant à la tête et elle sera de soixante et quinze dinars. - Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine au sujet de la «mounakkila», c'est de donner quinze chameaux à titre d'une dyia. «La mounakkila», poursuit Malek, est la blessure qui fait perdre les os fins de la tête sans atteindre le cerveau; elle peut être aussi bien à la tête qu'au visage». - Malek de dire aussi: «ce qui est suivi à Médine, au sujet de la «maamouma» et de la «Jaifa», c'est qu'elles m'imposent pas la peine prescrite». Et Ibn Chéhab a dit: «la maamouma n'exige pas la peine». - Et Malek interprétant dit: «la maamouma est une fracture pénétrant les os du crâne; et elle n'est considérée que comme telle». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est qu'il n'y a pas à verser une dyia pour une blessure qui en soit moins grande que la moudiha; en fait la dyia est pour ce qui est de la moudiha et d'une blessure plus grande, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait soulignée dans sa lettre envoyée à Amr Ibn Hazm, où il l'a faite correspondre à cinq chameaux. D'ailleurs les imams d'autrefois et d'aujourd'hui n'ont rien exigé comme dyia à propos de la moudiha». (......) 22 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Toute blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, exige une dyia équivalente au tiers de celle de ce membre». (......) 23 - Malek a dit: «Ibn Chéhab n'était pas de l'avis (cité ci-dessus); quant à moi, je n'ai pas trouvé qu'on s'est concerté au sujet de la blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, mais plutôt c'est à l'imam de trouver un sentence convenable». - Aussi Malek a dit: «Ce qui est appliqué à Médine, c'est de ne considérer une blessure à titre d'une maamouma ou mounakkila ou même moudiha, que si elle est au visage ou à la tête. Mais toute autre blessure faite dans n'importe quelle partie du corps, ne fait appel qu'à une sentence». - Finalement Malek a dit: «je ne conçois pas, pour ce qui est de la mâchoire inférieure et le nez, de les considérer comme faiant partie de la tête, du moment qu'ils en sont séparés, et que la tête en soit à lui, un seul os». (......) 24 - Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Abdallah Ibn Al Zoubair avait appliqué la loi du talion à un homme qui a causé la mounakkila». Chapitre XI La dyia correspondant aux doigts
- Muwatta Malik, n°1575
Abou Ghatafan Ibn Tarif Al-Mourri a rapporté que Marwan Ibn Al-Hakam l'a envoyé, demander à Abdallah Ibn Al-Abas, au sujet de l'arrachement involontaire d'une dent»? Abdallah Ibn AI Abbas répondit: «La dyia payée est de cinq chameaux». Marwan me chargea d'être de nouveau chez Abdallah Ibn Abbas lui demandant «Considères-tu les molaires comme les incisives»?. Et Abdallah Ibn Abbas de répondre: «les doigts d'une main n'exigent-ils pas la même dyia»? (......) 30 - Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père ne faisait pas distinction d'entre les dents, quand il est sujet de la dyia». * Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine) c'est que la dyia est la même pour toutes les dents à la fois, s'agit-il des inolaires ou des incisives, du fait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pour une dent-involon-tairement arrachée - la dyia est de cinq chameaux, et le molaire n'est autre qu'une dent parmi d'autres, où l'on ne les distingue pas les unes des autres». Chapitre XIV La dyia versée pour la blessure causée à un esclave
- Muwatta Malik, n°1585
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, s'adressa, alors qu'il était à Mina, aux gens disant: «Celui qui en possède un savoir à propos de la dyia, qu'il me l'apprenne». Al-Dahhak Ibn Soufian surgit et dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a incité par écrit de faire hériter la femme de Achiam al-Dibabi sa part de la dyia de son mari». Omar lui dit: «Entre sous ta tente, et attends mon arrivée». Aussitôt que Omar se présenta,. Al-Dahhak lui apprend ce qui est du sujet de la dyia; dès lors, Omar se décida de l'affaire de la dyia. - Et Ibn Chéhab ajouta: «Le meurtre de Achiam fut accompli involontairement»
- Muwatta Malik, n°1586
Amr Ibn Chou'aib a rapporté qu'un homme de Bani Moudiej connu sous le nom de Katada, lançant son épée contre son fils, le toucha à sa jambe, après quoi, le fils décéda à cause d'une hémorragie. Souraqa Ibn Jou'choum, se rendit chez Omar Ibn Al Khattab, lui apprit l'incident, Omar, aussi lui dit: «rends toi à «Qadid», compte cent et vingt chameaux et attends que j'arrive». Omar Ibn Al-Khattab arriva au lieu destiné, prit des chameaux comptés, trente chamelles de trois ans révolus, trente chamelles de quatre ans révolus et trente autres bien pleines, puis dit: «où est le frère de l'assommé»? - «Me voici, lui répondit-il». - Prends-les», reprit Omar, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «un homicide n'a aucun droit à la dyia». (......) 40 - Malek a rapporté que Sa'id Al Moussaiab et Soulaiman Ibn Yassar ont été demandés, si la dyia était à âccroitre, si elle tombe au cours d'un mois sacré? «Non», répondirent-ils mais elle subit un ajout par considération à ce mois» Puis on demanda à Sa'id: «Doit-on augmenter la dyia correspondant aux blessures, tout comme celle qui l'est au meurtre»? «Oui», dit-il. - Malek a ajouté: «je vois qu'ils ont, à ce sujet, agi, tout comme Omar Ibn Al-Khattab avait jugé l'affaire de la dyia de Moudlaji, lançant son épée et blessant son fils»
- Muwatta Malik, n°1589
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Plus de dyia à remettre au cas d'un accident provenant d'un animal, d'un puits et d'un métal. Quant à ce qui est du «rikaz» (c'est ce qui est enfoui des trésors au temps antéislamique) l'on en compte le cinquième». - Malek, à ce sujet, est du même avis. - Malek a dit: «Le chef d'une caravane, le conducteur d'une bête et celui qui la monte, tous en sont responsables des blessures causées par une monture, excepter le cas où la bête frappe du pied sans qu'elle soit poussée par quelqu'un qui le lui fait faire cela. D'autre part, Omar Ibn Al-Khattab, était pour le paiement de la dyia concernant celui qui fait parcourir sa monture (à savoir lui causant par là une blessure). - Malek a ajouté: «D'ailleurs le chef d'une caravane, le conducteur d'une bête et celui qui la monte doivent beaucoup plus le versement d'une dyia que celui qui fait parcourir sa monture». - Malek a encore dit: «Ce qui est pratiqué à Médine, est ce qui suit: «Celui qui creuse un puits en pleine rue, ou qu'il attache une monture ou même qu'il fasse une chose pareille sur la voie parcourue par les musulmans, et que toutes ces actions sont ce qui n'est pas permis, et ce qui cause du mal aux musulmans, il sera tenu à assumer la responsabilité de ce qui pourrait arriver, une blessure soit-elle ou autre. Si les dégâts causés ne comptent pas même le tiers de la dyia, ils seront pris du propre argent de cet homme; mais si la somme est du tiers et au delà, elle est de l'aqila. Cependant si l'homme avait effectué ce qui est permis comme action, et que ceci avait causé un dégât ou un préjudice aux musulmans, il n'en sera pas responsable, comme le fait de creuser un puits pour retenir l'eau de la pluie ou descendre d'une monture et l'attacher à côté de la route, pour satisfaire un besoin». - Aussi, au sujet de celui qui descend dans un puits, et qu'un autre lui fait suite, de telle façon que le premier attire le second, finissant tous deux dans le puits, Malek a dit: «C'est au premier de payer la dyia». - De même pour le garçon, à qui l'homme demande de descendre dans un puits, ou de monter un palmier, et qui finit par mourir (en faisant une chute ou autre cause liée à cette ordre), Malek a dit: «C'est à l'homme d'assumer la responsabilité, payant ainsi la dyia». - Malek a encore dit: «Ce qui est incontestablement pratiqué chez nous (à Médine), c'est de n'exiger des femmes et des garçons le paiement de la dyia avec raqua, car en fait la dyia n'est exigible que des hommes qm sont déjà à maturité». -A propos de la dyia exigée des affranchis Malek a dit: «On peut en charger l'aquila si elle accepte mais au cas où elle refuse ils seront d'appartenanœ an Diwan (1), ou abandonnés. Aussi du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la gr✠et la paix d'Allah) et de Abou Bakr Al Siddiq, le régime de 1'aqila était suivi avant même que le diwan n'existait; par conséquent ce diwan a été institué du temps de Omar. Ainsi donc, il n'est pas permis que l'on paie à quelqu'un la dyia si ce ne sont ou des gens de sa tribue ou ses proches, car le wala ne peut être transmis, encore que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «le droit du patronage (autrement dit le wala) revient à celui qui affranchit». (1) Le Diwan est conçu comme étant le régistre. Mais durant l'époque de Omar Ibn el Khattab le Diwan était constitué des institutions gouvernementales et officielles telles le trésor publique le statut personnel et autre… - Et Malek de souligner le wala est une appartenance fixe» - - Aussi, ce qui est suivit chez nous (à Médine) concernant les bêtes qui ont subit un mal; Malek a dit: «Celui qui leur a causé du mal, doit payer à leur sujet une somme équivalente au taux de la diminution». - Concernant l'homme condamné à mort, en commettant un crime qui le soumet à une peine prescrite, Malek a dit: «On ne tient plus compte de la peine prescrite, du moment que la mort englobe tout, sauf si c'est le cas d'une diffamation, ainsi on demande au diffamé: «Pourquoi ne demandes-tu pas l'application de la peine à celui qui t'a diffamé»? Et Malek de souligner: «Je conçois là, l'application de la peine prescrite au diffamateur avant de le tuer. Puis on le tuera, je ne conçois pas qu'on a le droit de lui imposer le paiement de la dyia s'il s'agit d'une blessure par exemple, car la peine de la mort ne laisse place à aucune autre peine». - Malek a encore dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet d'un homme tué, abandonné parmi les demeures ou dans un village ou autre lieu. C'est que l'on n'a pas le droit d'accuser celui dont la maison est proche du tué, ni celui qui habite tout près de la place où a été abandonné te tué, car il se peut qu'un homme soit tué puis jeté à la porte des gens afin qu'ils en soient inculpés. Ainsi un tel acte est à repousser». - Finalement, au sujet d'un groupe de gens qui, se battent enre eux,et terminent par un tué ou un blessé sans que l'on puisse savoir qui en est le responsable , Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu dire à ce sujet, c'est d'exiger la dyia de ceux qui se sont battus contre lui; et si le blessé ou le tué n'était ni de tel camp, ni de tel autre, la dyia sera exigée des deux camps à la fois». Chapitre XIX Le meurtre commis par trahison ou par magie
- Muwatta Malik, n°1596
Sahl Ibn Abi Hathma a rapporté que des notables de sa tribu lui ont appris ce qui suit: «Abdallah Ibn Sahl et Mouhayssa, ayant subi un échec total, se rendirent à Khaibar. On vint apprendre à Mouhayssa que Abdallah Ibn Sahl avait été assommé et abandonné près d'un puits ou d'un palmier. Des juifs arrivant au lieu, Mouhayssa leur dit: «C'est vous, par Allah, qui l'avez tué», et les juifs de répondre: «Par Allah!, nous ne l'avons pas tué». Mouhayssa, retourna à sa tribu, pour leur apprendre l'événement, puis vint avec son frère Houayssa, qui était plus grand que lui, et Abdul Rahman. Ainsi, Mouhayssa, qui était à Khaibar, voulant parler, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui fit la remarque: «Que le plus grand ait la parole»; Houayssa parla, puis son frère Mouhayssa eut à son tour la parole, après quoi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur répondit:«Ou que les juifs paient le prix du sang, ou que la guerre soit déclarée». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) informa par écrit de sa décision, aux juifs, qui lui répondirent: «Par Allah! nous ne l'avons pas tué». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Houayssa, Mouhayssa et Abdul Rahman: «feriez-vous serment, qui vous fera mériter le prix du sang de votre frère»? Comme ils le refusèrent il reprit: «Voudriez-vous que les juifs en fassent serment»? - «Non, lui répondirent-ils, ils ne sont pas des musulmans». Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur paya de ses biens (à savoir du trésor public) le prix du sang, leur envoyant cent chamelles, qui ont été rendues à leur demeure, où Sahl a dit: «les chamelles étant reçues par nous, l'une d'elles, rousse, me donna un coup de pied»
- Muwatta Malik, n°1598
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Grand Allah! Bénissez-les (on sous-entend les Médinois) dans leur mesure, bénis les dans leurs sa'as et moudds»
- Muwatta Malik, n°1599
Abou Houraira a dit: «A la cueillette des premiers fruits, les gens les apportaient à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». En le prenant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Grand Allah! Donne nous Ta bénédiction dans nos fruits, bénis-nous notre moudd. Grand Allah! Abraham, Ton serviteur, Ton ami confident, et Ton envoyé, et moi, je suis ton serviteur, ton Prophète. Il T'a invoqué pour la Mecque, et moi, je T'invoque pour la Médine, et moi, je T'invoque des mêmes propos pour la Médine, tout comme il l'avait fait pour la Mecque, et une fois autant». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) appelait le plus petit garçon qu'il ait vu, et il lui donnait ces premiers fruit». Chapitre II Le sujet d'habiter à Médine et du fait de la quitter
- Muwatta Malik, n°1600
Katan Ibn Wahb Ibn Oumair Ibn Al-Ajda' a rapporté que Youhanness, l'affranchi de Al-Zoubair Ibn Al-Awwam lui a appris, qu'étant assis chez Abdallah Ibn Omar, alors que c'était l'incursion (contre Yazid Ibn Mou'awia), une esclave vint le saluer en disant: «Je veux, ô Abou Abdul-Rahman, quitter la Médine, parceque que la vie y est si pénible». Abdallah Ibn Omar lui répondit: «Restes-y, ignorante; j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Toute personne supportant la vie dure à Médine, et la pénibilité de ses conditions, je lui serai intercesseur ou témoin le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°1601
Jaber Ibn Abdallah a rapporté qu'un bédouin avait fait serment d'allégeance à l'égard de l'Islam avec l'Envoyé d'Allah r Sur lui la graœ et la paix d'Allah. Le bédouin, tomba malade à Médine et vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: O Envoyé d'Allah! libère-moi de mon serment», ce que l'Envoyé d'Allah refusa de faire. Puis le bédouin revint une seconde fois, récidiver la même demande, qui fut toujours refusée, puis encore pour une troisième fois, où la demande fut également repoussée. Le Bédouin sortant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Médine est comme le souffle d'une forge où la scorie est explusée, et où l'odeur est purifiée». (164t) 5 - Abou Houraira a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la gr✠et la paix d'Allah dire: «On m'a ordonné d'être dans un bourg dévorant tous les autres bourgs on l'appellait Yathreb, mais c'est la Médine Elle expulse les gens (méchants) tout comroe le soufflet d'un forgeron purifie le fer des impuretés». (1641)6 - Hicham ibn Ourwa a rapporte d'après son père, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la gr✠et la paix d'Allah a dit: «Nul ne ne quitte la Médine pour une aversion contre elle, sans que Allah n'y installe mieux que celui qui l'a quitté
- Muwatta Malik, n°1607
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) regardant le mont Ouhod, dit: «Tel est un mont qui nous aime et que nous aimons. Grand Allah! Ibrahim T'a demandé que la Mecque soit sacrée et moi, je Te demande que la Médine soit un territoire sacré entre ses deux extrémités (couvertes de pierres noires volcaniques)»
- Muwatta Malik, n°1608
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Abou Houraira disait: «Si j'avais vu les gazelles broutant l'herbe à Médine, je ne les aurais pas effarouchées. Car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'espace compris entre les deux extrémités (couvertes de pierres volcaniques), à Médine, est sacré»
- Muwatta Malik, n°1609
Ata Ibn Yassar a rapporté que Abou Ayoub al-Ansari a trouvé à Médine, de jeunes garçons acculant un renard dans un coin; alors il les a chassés (libérant ainsi l'animal). - Malek a dit: «On m'a appris, qu'il leur avait dit: «faites-vous cela, dans l'enceinte sacrée de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? (......) 13 - Malek a rapporté qu'un homme lui a dit: «Zaid Ibn Thabet se rendit chez moi, alors que j'étais à Al-Aswaf (lieu à Médine). Trouvant dans ma main une pie-grièche, que j'avais capturée, il me l'ôta et la libéra». Chapitre IV De l'épidémie à Médine
- Muwatta Malik, n°1611
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «Une fois que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit à Médine, Abou Bakr et Bilal tombèrent malades. Me rendant chez eux, j'ai dit à mon père: «Père, comment te sens-tu? Et à Bilal: «Comment te sens-tu»? Aicha continua et dit:« Abou Bakr était enfiévré, et disait: « Tout homme désire être, en bon état, le matin, avec sa famille mais la mort est plus proche de lui que les lacets de ses sandales». Quant à Bilal, à chaque fois qu'il se ressaisissait, il disait: «Combien je désire connaître, si je passerais une nuit dans une vallée entouré de jonc aromatique (izkhir) et de chiendent (Makka). Ou encore que je boirai des eaux de la source Majinna (Endroit près de la Mecque) «Ou que je verrai Chama et Tafil». (Deux montagnes à une distance de 30 miles de la Mecque.) Aicha de continuer: «Je me rendis chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui appris à leur sujet (à savoir de Abou Bakr et Bilal). Alors il me dit: «Grand Allah! Fais que nous aimions la Médine tout comme nous aimons la Mecque, même plus. Fais que cette ville soit saine pour nous, et bénis pour nous ses sa'as, ses moudds, et fais que la fièvre soit transmise de cette ville à Jouhfa». (......) 15 - Aicha a dit: «et Amer Ibn Fouhaira disait:«J'ai connu la mort avant de la goûter. «La mort du poltron, lui arrive d'en haut»
- Muwatta Malik, n°1613
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les anges gardent les entrées de Médine; ni la peste, ni l'Antéchrist n'y pénétreront». Chapitre V De l'exclusion des Juifs de Médine
- Muwatta Malik, n°1614
Ismail Ibn Hakim a rapporté que Omar Ibn Abdul Aziz disait: «Les dernières paroles dites par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) (lors de sa maladie) sont: «Que Allah maudisse les juifs et les chrétiens qui ont pris les tombeaux de leurs prophètes, des lieux pour prier. Deux religions qui n'existeront jamais dans la terre des Arabes»
- Muwatta Malik, n°1616
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à la vue du mont Ouhod, a dit: «C'est une montagne qui nous aime, et que nous aimons»
- Muwatta Malik, n°1618
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab partit pour le Châm (Syrie), en arrivant à Sargh (bourg dans la vallé de Tabouk) des généraux commandants des armées, Abou Oubaida et ses compagnons le croisèrent et lui apprirent que la peste était répandue à Cham. Ibn Abbas de continuer: «Alors Omar Ibn Al-Khattab dit: «amène moi les plus anciens des Mouhajirines (dit émigrés). Ceux-ci arrivèrent, Omar leur demanda conseil au sujet de la peste répandue au Cham., alors là, ils se montrèrent de plusieurs avis où les uns ont dit: «Puisque tu es là pour une affaire à compléter, nous te conseillons de continuer ton chemin», alors que d'autres lui proposèrent de rebrousser chemin, surtout qu'il est en compagnie des derniers survivants des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Omar alors leur dit: «Laissez-moi» et demanda qu'on lui amène les Ansars. On les convoqua et Omar demanda leur avis, ayant agi pareillement aux Ansars, et encore s'étant disputés les avis, Omar leur dit: «laissez-moi» et demanda qu'on lui fasse venir les vieillards de Qoraich qui ont émigré lors de la conquête de la Mecque. Les vieillards se montrèrent tous du même avis et dirent à Omar: «nous envisageons que tu rebrousses chemin avec tes compagnons sans courir le risque d'entrer dans un pays où la peste s'est répandue». Alors Omar annonça aux hommes: «Je serai sur ma monture, en voie de retour, demain matin; ainsi préparez-vous». Abou Oubaida Ibn al Jarrah lui dit: «Fuyez-vous la destinée d'Allah»? Omar lui répondit: «Si c'était un autre que toi qui me l'avait dit? O Abou Oubaida! Oui. Nous fuyons le sort d'Allah pour un autre. Comment te comportes-tu, si tu avais un troupeau de chameaux que tu avais amené dans une vallée qui a deux pentes: l'une est fertile, et couverte d'herbes, alors que l'autre est stérile et aride. En faisant paître les chameaux dans la pente fertile, ne le feras-tu pas selon la destinée d'Allah? Et en le faisant paître dans l'autre pente, ne sera-t-il pas encore au nom de la destinée d'Allah»? Ce fut l'arrivée de Abdul Rahman Ibn Awf, qui était absent pour satisfaire un besoin naturel, et disant: «J'en ai à ce sujet une certaine connaissance, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous entendez dire que la peste a attaqué un pays, n'y allez plus. Et s'il est fait que la peste attaque un pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays afin de fuir la maladie». Omar ainsi loua Allah et revint chez lui»
- Muwatta Malik, n°1619
Sa'd Ibn Abi Waqas a rapporté d'après son père qu'il a entendu quelqu'un demander à Oussama Ibn Zaid: «Qu'as-tu entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire à propos de la peste»? Oussama répondit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La peste est un châtiment que Allah avait envoyé à Bani Israël, ou à ceux qui vous ont précédés; ainsi quand vous êtes au courant de l'attaque de cette maladie dans un pays, n'y entrez pas; et si la maladie attaque le pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays, afin de fuir cette maladie»
- Muwatta Malik, n°1620
Abdallah Ibn Amer a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab quittant pour Châm (Syrie) et arrivant à Sargh, on lui apprit que la peste est dans ce pays. Abdul Rahman Ibn Awf lui rapporta que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «une fois que vous apprenez que la peste y est dans un pays, n'y entrez plus. Et si cette maladie attaque le pays où vous vous trouvez, ne quittez pas le pays, afin de la fuir»
- Muwatta Malik, n°1623
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Adam et Moïse se sont débattus, au cours de quoi Adam avança à Moïse un argument cherchant ainsi à le convaincre. Moïse dit à Adam: «Est-ce toi Adam qui as séduit les hommes et les a fait quitter le Paradis»? Et Adam de lui répondre: «est-ce toi Moïse, à qui Allah a voué la connaissance de toute chose, et qu'il t'a même distingué de tous les autres par Son Message»? «Oui-répondit Moïse»; Et Adam de reprendre: «Me blâmes-tu pour une affaire qui m'a été prédestinée, avant même que je ne sois créé»?
- Muwatta Malik, n°1624
Mouslem Ibn Yassar Al-Jouhani a rapporté qu'on a demandé Omar Ibn Al-Khattab au sujet de l'explication du verset suivant; «quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d'Adam, il les fît témoigner contre eux-même: «Ne suis-je pas Votre Seigneur»? Ils dirent: «Oui, nous en témoignons»! Et cela pour que vous ne disiez pas le jour de la résurrection (le sens):«….Nous avons été pris au dépourvu….» (Coran, VII,172). Omar répondit: «J'ai entendu les gens, demander l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet du même verset, où il leur répondit: «Allah Béni et Très haut, créa Adam, puis II Y lui caressa le dos de Sa main droite extrayant ainsi, une descendance. Puis Il Y dit: «J'ai créé ceux-ci pour le Paradis et ils accompliront les faires des élus du Paradis. Ensuite Il Y caressa le dos d'Adam, extrayant une autre descendance, puis dit: «J'ai créé ceux-là pour l'Enfer, et ils accompliront les faires des damnés». Un homme dit: «ô Envoyé d'Allah quel est donc ce faire»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Quand Allah Y crée un homme pour le Paradis, Il Y le fera accomplir les œuvres des élus, jusqu'à ce qu'il meurt en accomplissant une œuvre de celles accomplies par les élus; ainsi donc, il sera au Paradis. Et quand II Y crée un homme pour l'Enfer, il lui fera faire les travaux des damnés jusqu'à ce qu'il meurt et accomplissent l'un de ces travaux, et sera ainsi à l'Enfer»
- Muwatta Malik, n°1625
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je vous ai laissé deux sujets; si vous les suivez, vous ne seriez jamais perdus: Le Livre d'Allah, et la sounna de son Prophète
- Muwatta Malik, n°1626
Taous Al-Yamani a dit: «J'ai vécu dans une époque où j'étais contemporain à des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui disaient: «Tout est soumis à la prédestination». - Taous de continuer: «J'ai entendu Abdallah Ibn Omar dire que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Toute chose est soumise à la prédestination, même l'inactivité et l'énergie, ou l'énergie et l'inactivité»
- Muwatta Malik, n°1629
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que la femme ne demande pas à sa sœur d'être divorcée afin qu'elle ait son plat (à savoir pour qu'elle occupe sa place), et qu'elle se marie. Car, elle n'aura que ce que Allah lui a prédestiné»
- Muwatta Malik, n°1630
Mouhammad Ibn Ka'b Al-Qourazi a rapporté, que Mou'awia Ibn Abi Soufian, étant sur le mimbar (la chaire), a dit: «Hommes! Nul ne peut empêcher ce que Allah accorde, et nul ne donne ce que Allah empêche; ni la richesse ni le rang ne sont salutaires car c'est Allah qui les accorde. Celui que Allah voue pour le bien, Il Y l'instruit dans la religion». Puis Mou'awia continua et dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire ces mots, de sa propre bouche, étant sur cette même chaire»
- Muwatta Malik, n°1633
Mou'az Ibn Jabal a dit: «Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a, recommandé en dernier lieu, juste quand j'avais mon pied dans l'étrier est: «O Mou'az Ibn Jabal! Sois de bon caractère avec les gens»
- Muwatta Malik, n°1634
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand il avait à choisir entre deux sujets. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne choisissait que le plus simple, à moins qu'il n'en résulte un péché .Or, si c'était une mauvaise action il en était le plus éloigné. Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a jamais cherché à se venger contre une injure qui le concernait, sauf si c'était de la Majesté d'Allah, qui était touchée; alors là il se vengeait au nom d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1636
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Un homme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de lui permettre d'entrer chez lui, alors que j'y étais avec lui. L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Quel abominable fils de tribu»!, puis il le lui permet. Aicha de continuer: «Peu après, je ne tardai pas à entendre le rire de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Une fois que l'homme sortit, j'ai dit: «ô Envoyé d'Allah tu as, à propos de cet homme, dit un tas de choses, puis je t'ai entendu rire avec lui». Il répondit: «le pire des gens est celui dont on redoute sa méchanceté»
- Muwatta Malik, n°1640
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «J'ai été envoyé pour compléter les bons caractères». Chapitre II Au sujet de la pudeur
- Muwatta Malik, n°1642
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) ,r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passa par un homme, qui conseillait son frère coreligionnaire au sujet de la pudeur. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Laisse-le, car la pudeur est de la foi». Chapitre III Au sujet de la colère
- Muwatta Malik, n°1643
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'un homme alla chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «ô Envoyé d'Allah apprends-moi des mots qui me seront utiles dans ma vie, sans qu'ils en soient trop nombreux, car je crains de les oublier». Il lui répondit:«Ne te mets pas en colère»
- Muwatta Malik, n°1644
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'homme ne tient pas sa puissance de sa force:^mais en fait il la tient s'il arrive à se dominer au moment de sa colère». Chapitre IV Au sujet de l'aversion
- Muwatta Malik, n°1645
Abou Ayoub al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il n'est pas toléré à un musulman d'avoir de l'aversion contre son frère coreligionnaire pour plus que trois nuits, et quand ils se rencontrent chacun se détourne de l'autre. Le meilleur d'entre eux est celui qui prend l'intiative de saluer
- Muwatta Malik, n°1646
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ne vous prenez pas en aversion les uns contre les, autres, ne vous enviez pas, ne fuyez pas les uns les autres, et soyez des serviteurs d'Allah, fraternels. Et il n'est pas toléré qu'un musulman fuit son frère pour plus que trois nuits». - Malek a dit: «je ne conçois la fuite que dans le sens qu'un homme se détourne d'un autre»
- Muwatta Malik, n°1647
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Méfiez-vous du doute, car le doute est un propos mensonger. N'espionnez pas, ne soyez pas indiscrets; ne rivalisez pas les uns contre les autres, ne vous enviez pas, ne baissez pas les uns les autres, ne vous fuyez pas, et soyez des serviteurs d'Allah, fraternels»
- Muwatta Malik, n°1648
Ata Ibn Abi Mouslim al-Khourassani a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Serrez-vous les mains, les uns les autres, toute hostilité se dissipera, et échangez les cadeaux, toute aversion disparaitra»
- Muwatta Malik, n°1649
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «les portes du Paradis s'ouvrent tous les lundis et jeudis. Et l'on pardonne à tout serviteur musulman qui n'associe rien à Allah, sauf pour deux hommes dont une hostilité les sépare, et l'on dira: attendez que ces deux hommes soient réconciliés, attendez que ces deux hommes soient récondiliés, attendez que ces deux hommes soient réconciliés»
- Muwatta Malik, n°1651
Jaber Ibn Abdallah Al-Ansari a rapporté: «Nous quittâmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour l'expédition de «Bani Anmar». J'étais à l'ombre d'un arbre, et voyant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je lui dis: «ô Envoyé d'Allah viens te mettre à l'ombre de cet arbre». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, et je me levai pour chercher dans un grand sac, de quoi manger; trouvant quelques concombres, je coupai un et le donnai à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me demanda: «D'où avez-vous apporté cela»? Jaber de dire: «Nous l'avons apporté avec nous, en sortant de Médine», et Jaber de poursuivre: «Nous avions un homme, à qui nous donnions ce qui est nécessaire, et qui mène notre troupeau au pâturage. Ainsi, je donnai, à cet homme, dit Jaber ce qui lui est nécessaire, puis il parti à la canicule, ayant mis deux vêtements râpés. «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r le ragarda et lui dit: «N'a-t-il pas autre chose que ces deux vêtements»? «Certes, oui, répondis-je, il en a deux autres dans le vestiaire, que je lui avais donnés». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «appelle-le, et ordonne-lui de les mettre». J'appelai l'homme pour qu'il mette les deux vêtements, puis il partit. Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Qu'a-t-il cet homme; que Allah frappe son cou; ces deux vêtements ne sont-ils pas mieux que les autres»? L'homme entendant les paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dit: «ô Envoyé d'Allah que je meure dans la voie d'Allah». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Que ça soit dans la voie d'Allah». L'homme plus tard, fut tué dans la voie d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1655
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar mettait des vêtements teints de Safran et de terre rouge». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Je déteste le fait que les garçons mettent des vêtements brodés d'or, car on m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit de mettre des bagues en or. Ainsi, je le refuse aux hommes, grands on petits, soient-ils». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire à propos des vêtements drapés teints de carthame à la maison et dans les parvis des demeures: «Je ne crois pas que ceci est interdit; mais d'autres vêtements me sont plus préférés». Chapitre III Le fait de porter des vêtements en soie (dits Khazz) (l)
- Muwatta Malik, n°1659
Ibn Chéhab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva la nuit, regarda le ciel et dit: «Que de trésors sont ouverts cette nuit (voulant dire de miséricorde et de bienfaits)? Que de troubles sont envoyés? Combien de femmes sont vêtues (dans le monde d'ici-bas),et nues (dans le monde de l'au-delà) le jour de la résurrection. Réveillez celles qui habitent les demeures». Chapitre V Le fait de traîner l'habit par vanité
- Muwatta Malik, n°1660
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, par vanité, traîne son habit, Allah ne lui prête pas attention, le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°1661
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Y, Béni et Très-Haut ne prêtera pas, le jour de la résurrection, attention, à celui, qui, avec vanité, traîne son habit»
- Muwatta Malik, n°1662
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le jour de la résurrection, Allah Y , ne porte aucun intérêt à celui qui traîne, avec ostentation, son habit»
- Muwatta Malik, n°1663
Al'Ala Ibn Abdul Rahman a rapporté d'après son père, qu'il a demandé Abou Sa'id Al-Khoudri au sujet de l'izar? Il lui répondit: «Moi, je peux te l'apprendre. J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «L'izar du croyant ne doit pas aller au-delà de la mi-jambe. Ainsi, il n'y a pas de mal à ce que ça soit au-dessus des talons; mais si l'izar va plus bas que les talons, ceci ira à l'Enfer, et plus bas encore, ira à l'Enfer. Allah Y , le jour de la résurrection, ne regardera pas, celui qui traîne vaniteusement son habit». Chapitre VI Au sujet de la femme qui traine ses vêtements
- Muwatta Malik, n°1666
Safia Bint Abi Oubaid a rapporté que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), faisant allusion à l'izar, a demandé à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Que dis-tu à propos de la robe de la femme»? Il répondit: «Elle peut l'allonger d'un empan (des talons). Ainsi, Oum Salama dit: «Donc, son talon sera nu» II répliqua: «qu'elle l'allonge donc d'une coudée, au plus». Chapitre VII Le fait de se chausser 1701) 14 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Que personne ne marche ayant à l'un de ses pieds un soulier, alors que l'autre est déchaussé; ainsi qu'il se chausse les deux pieds, ou qu'il se déchausse». 1702) 15 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Si l'un de vous veut se chausser, qu'il commence par le pied droit; cependant, s'il veut se déchausser, qu'il commence par le pied gauche. Ainsi, que le pied droit soit le premier à chausser, et le dernier à déchausser»
- Muwatta Malik, n°1668
Abou Houraira a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a défendu le port de deux genres de vêtements, et le fait d'accomplir deux ventes à savoir «la moulamassa» et «la mounabaza» Voir: chapitre des ventes - 31 -; et également qu'un homme ne s'enveloppe que d'un seul vêtement, laissant voir une partie de son corps toute nue, ou encore qu'un homme se couvre d'un vêtement, tombant sur une seule partie de son corps
- Muwatta Malik, n°1669
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, à la vue d'une tunique dite «siarà»^, qu'»n vendait à la porte de la mosquée, dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «ô Envoyé d'Allah, si tu t'achetais cette tunique, pour que tu la mettes le jour du vendredi, pour recevoir ainsi les députés qui viendront chez toi»! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah répondit: «Ce lui qui mettra une telle tunique, n'aura aucun espoir dans la vie de l'au-delà». Puis ayant reçu quelques unes de ces tuniques, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en donna une à Omar Ibn Al-Khattab qui s'écria: «ô Envoyé d'Allah me donnes-tu une à mettre, après m'avoir dit tel au sujet de la tunique de «Outared»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de répondre: «Je ne te la donne pas pour que la mettes». Ainsi Omar, donna la tunique à un de ses confrères polythéiste à la Mecque». (2) «siarà»Tunique faite en fils de soie
- Muwatta Malik, n°1672
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je me voyais une nuit à la Ka'ba, où je vis un homme brun, le plus beau parmi tous ceux que tu aies vues. Il avait une chevelure (lui tombant sur les épaules) la plus belle parmi toutes celles que tu aies vues, bien peignée d’où gouttée l'eau. Il était assis appuyé sur deux hommes ou même sur les épaules de deux hommes, faisant la tournée autour de la Ka'ba. Alors j'ai demandé: «Qui est-ce»? On me répondit: «C'est le messie, le fils de Marie». Puis je vis un autre aux cheveux frisés, à l'œil borgne sortant de son orbite comme si c'était un grain de raisin; alors j'ai demandé: «Qui est-ce»?, et on me répondit: «C'est l'Anthéchrist». Chapitre III La sounna concernant la fitra. (1) (1) La fitra avait des traditions à suivre, connues par tous les Prophètes, et qui étaient conformes aux principes religieux
- Muwatta Malik, n°1675
Jaber Ibn Abdallah Aï-Salami a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit que l'on mange de la main gauche, ou de marcher en se chaussant un pied, ou de se calfeutrer d'un vêtement dit Al-Samma(2) , ou enfin de se couvrir d'un vêtement faisant apparaître une partie honteuse de son corps». (2) Vêtement couvrant les mains, de façon à ce qu'elles ne soient pas libres
- Muwatta Malik, n°1676
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'un de vous mange, qu'il le fasse avec sa main droite, et de même quand il boit; car le démon mange et boit avec la main gauche». Chapitre V Au sujet des pauvres
- Muwatta Malik, n°1677
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le pauvre n'est pas celui qui s'en va mendier, se satisfaisant d'une bouchée ou de deux». Alors on lui demanda: «qui est donc le pauvre, O Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Il est celui qui ne pêut pas être satisfait de ce qu'il possède, dont les gens ne se rappellent pas de lui pour lui faire l'aumône, et enfin celui qui ne s'en va pas mendier»
- Muwatta Malik, n°1678
Al-Harithi a rapporté d'après sa grand-mère, que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Donnez au pauvre, même un pied (de mouton) cuit». Chapitre VI Au sujet de l'intestin de l'incrédule
- Muwatta Malik, n°1679
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le musulman mange de par un seul intestin, alors que l'incrédule en mange de par sept»
- Muwatta Malik, n°1680
Abou Houraira a rapporté ce qui suit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a accueilli avec hospitalité un homme incrédule. Il ordonna qu'on lui apporte du lait d'une brebis, et de le lui donner pour boire, puis le lui ordonne une deuxième fois, puis encore une fois jusqu'à ce que l'incrédule ait bu le lait de sept brebis, qu'à la fin, au matin, il s'est converti à l'Islam. Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna de lui apporter une brebis, qu'on a trait, et dont l'homme bu le lait; puis il lui ordonna une autre, mais l'homme n'a pas pu boire le lait de la brebis. Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «le croyant boit de par un seul intestin, mais l'incrédule de par sept». Chapitre VII L'interdiction de boire dans des vases en argent et de respirer dans les vases
- Muwatta Malik, n°1681
Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui boit dans des vases fabriqués d'argent, ne fait qu'ingurgiter le feu de l'Enfer, dans son ventre»
- Muwatta Malik, n°1682
Abou Mouthanna Al-Jouhani a rapporté: «J'étais chez Marwan Ibn Al-Hakam, quand Abou Sa'id al-Khoudri entra chez lui; Marwan Ibn Al-Hakam, lui dit: «As-tu entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, qu'il est interdit de respirer dans le vase»? «Oui, lui répondit Abou Sa'id». Un homme s'adressant à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «ô Envoyé d'Allah! je ne me désaltère pas d'un seul trait»! L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Eloigne donc, le vase de ta bouche puis respire». Et l'homme de reprendre «il se peut que je vois des saletés (sous-entendant dans le vase)» «Ainsi, verse l'eau (du vase), lui répondit-il». Chapitre VIII Au sujet de l'homme buvant tout en étant debout
- Muwatta Malik, n°1687
Anas Ibn Malek a rapporté, qu'on avait apporté à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) du lait frappé avec de l'eau d'un puits, alors qu'à sa droite se trouvait un bédouin, et à sa gauche Abou Bakr Al-Siddiq. Il but puis donna à boire au bédouin, en disant: «À droite ! À droite»
- Muwatta Malik, n°1688
Sahl Ibn Sa'd Al-Ansari a rapporté ce qui suit: «En apportant à boire à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il but, alors qu'il avait à sa droite un jeune homme, et à sa gauche des vieillards. Alors, il dit après avoir bu, au jeune homme: «me permets-tu de leur donner à boire avant toi»? Et le jeune homme de répondre: «non, par Allah! ô Envoyé d'Allah je ne donne mon tour à un autre que toi». Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donna tout de suite à boire». Chapitre X Au sujet du manger et du boire
- Muwatta Malik, n°1689
Anas Ibn Malek a rapporté ce qui suit: «Abou Talha a dit à Oum Soulaim: «J'ai entendu la voix de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si faible en parlant, et j'y ai reconnu qu'il avait faim; as-tu quelque chose à manger? Elle répondit: «oui», en faisant sortir de chez elle, des galettes d'orge qu'elle couvra de son voile, puis le plaça sous mon bras, et m'envoya chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»: Anas continua et dit: en le portant à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je le voyais assis, entouré de ses compagnons dans la mosquée. Je me dirigeait vers lui, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «Est-ce Abou Talha qui t'a envoyé»? - «Oui, répondit Anas»; Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de reprendre: «Pour un repas qu'il nous a préparé»? Oui, répondis-je». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à ceux qui lui tenaient compagnie: «Allons-y» II partit avec ses compagnons, et moi avec eux jusqu'à ce que je les ai devancés chez Abou Talha, lui apprenant ce qui a eu lieu. Alors Abou Talha s'écria: «ô Oum Soulaim, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vient d'arriver avec tout un monde, et nous n'avons pas de nourriture pour leur donner à manger». Elle répondit: «Allah et Son Envoyé le savent mieux que nous». Abou Talha sortit pour la rencontre de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de ses compagnons, afin de les inviter à entrer. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Oum Soulaim: «allez, Oum Soulaim, apporte-nous ce que tu as pour nourriture». Elle lui apporta les galettes que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonne de réduire en miettes, sur quoi Oum Soulaim versa de la graisse d'une outre. Puis, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prononçant la bénédiction qui lui a été inspirée par Allah Y , dit à Abou Talha: «Fais entrer dix d'entre eux»; Abou Talha les fit entrer,ils mangèrent jusqu'à satiété puis sortirent; L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant à Abou Talha, lui dit, de nouveau: «Fais entrer dix autres»; eux aussi entrèrent, mangèrent tout comme les premiers puis sortirent; puis L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) donna l'ordre qu'on fasse entrer dix autres, qui à leur tour entrèrent, mangèrent puis sortirent, puis dix autres derniers, jusqu'à ce que tous les hommes aient bien mangé, tout en étant rassasiés; et ils étaient au nombre de soixante et dix ou même de quatre vingt hommes»
- Muwatta Malik, n°1690
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le manger de deux suffit pour trois, et la manger de trois suffît pour quatre»
- Muwatta Malik, n°1691
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Fermez les portes, bouchez les ouvertures des outres, renversez les vases, ou couvrez-les, et enfin éteignez les lampes car le démon n'ouvre pas une porte, ni débouche une outre, ni découvre un vase; cependant une souris peut mettre à feu, une maison»
- Muwatta Malik, n°1692
Abou Chouraih Al-Ka'bi a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui croit en Allah, et au jour de la résurrection, qu'il dise du bien ou qu'il se taise. Celui qui croit en Allah et au jour dernier qu'il soit accueillant pour son voisin. Celui qui croit en Allah et au jour de la ressurrection, qu'il soit hospitalier à l'égard de son hôte, et l'hospitalité est de trois jours dont «la jaiza» est d'un jour et d'une nuit; quant à ce qui est au-delà de cette durée, il en sera une aumône. Il n'est pas permis à l'hôte de demeurer plus que trois jours embarrassant ainsi celui qui l'a accueilli»
- Muwatta Malik, n°1693
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Alors qu'un homme marchait, il sentit une soif excessive; trouvant un puits, il y descendit, but et sortit. Soudain, il croisa un chien qui haletait de soif de façon qu'il mâche le sable humide. Alors l'homme dit: «Il paraît que ce chien est atteint d'une soif pareille à celle dont j'étais atteint; l'homme redescendit dans le puits, remplit son sabot qu'il fit remonter au museau de chien afin qu'il bût. Allah Y le récompensa en lui pardonnant ses fautes». On lui dit: «ÔEnvoyé d'Allah! Sommes-nous récompensés si nous nous montrons pitoyables à l'égard des animaux». Il leur répondit: «Sûrement, en ayant bien traité toute âme vivante»
- Muwatta Malik, n°1694
Jaber Ibn Abdallah a raconté ce qui suit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé une troupe au littoral, constituée de trois cent hommes, dont j'étais membre; quant au chef de la troupe ce fut Abou Oubaida Ibn Al-Jarrah. Nous sortîmes, et à un certain lieu, nos provisions furent terminées. Ainsi Abou Oubaida ordonna d'assembler ce qui restait des provisions, et dans ma besace il n'y avait que des dattes desquelles Abou Oubaida nous donnait une petite quantifié jour après jour, de façon à ce que chacun eût pour part, une datte par jour, jusqu'à ce que la quantité en ait été épuisée. Un de ceux qui étaient à l'écoute du hadith, demanda à Jaber: «A quoi suffisait une seule datte»? Et Jaber de répondre: «On disait une valait mieux que de ne rien avoir». Puis, Jaber continua et dit: « Finalement, en arrivant à la côte, nous vîmes une baleine pareille à un monticule. L'armée en mangea pour dix huit nuits, après quoi Abou Oubaida ordonna de fixer deux de ses côtes sous forme d'arc, et y fit passer une monture par-dessous, sans qu'elle ne les touche»
- Muwatta Malik, n°1695
Amr Ibn Sa'd Ibn Mou'az a rapporté d'après sa grand-mère que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Femmes croyantes, qu'aucune d'entre vous ne daigne présenter à sa voisine, même le pied d'un mouton rôti»
- Muwatta Malik, n°1696
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que Allah maudisse les juifs; on leur a interdit de manger la graisse et pourtant ils l'on vendue et ont en joui du prix»
- Muwatta Malik, n°1698
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entrant à la mosquée, et trouvant Abou Bakr Al-Siddiq et Omar Ibn Al-Khattab, il leur demanda pourquoi sont-ils dans ce lieu? Ils lui répondirent: «à cause de la faim». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Et moi aussi je souffre de faim», puis ils partirent chez Abou Al-Haitham Ibn Al-Tihane Al-Ansari qui leur ordonna du pain d'orge qu'on était en train de préparer, puis se prêta à leur égorger une brebis quand l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Qu'elle ne soit pas une brebis laitière»; ainsi il leur égorgea un mouton, puis apporta une eau froide qui était dans une outre accrochée à un palmier et les leur présenta. Alors ils mangèrent et burent, et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «vous serez demandés sur l'euphorie de ce jour»
- Muwatta Malik, n°1703
Nou'aim Ibn Kaissan a rapporté qu'on avait apporté de la nourriture à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), alors qu'il était avec son fils adoptif Omar Ibn Salama. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Prononce le nom d'Allah et mange ce qui est devant toi»
- Muwatta Malik, n°1708
Abdallah Ibn Dinar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mettait au doigt une bague en or, après quoi il l'a ôtée, en disant: «Je ne la mettrai jamais». Ainsi, les hommes refusèrent à leur tour de la mettre
- Muwatta Malik, n°1710
Abou Bachir Al-Ansari a rapporté qu'au cours d'une expédition, il était avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui envoya un délégué aux hommes leur dire que Abdallah Ibn Abi Bakr - étant l'un des rapporteurs de ce hadith - souligne: «Je crois qu'il a dit: «Une fois que les gens rentrent chez eux, dis-leur de ne pas garder un collier en corde ou en d'autre matière, attachés au cou d'un chameau, sans l'avoir détaché». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Je crois que cela a été fait pour repousser le mauvais œil». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 50 Le Livre du mauvais œil Chapitre Premier: L'ablution à faire après avoir été touché par un mauvais œil
- Muwatta Malik, n°1711
Mouhammad Ibn Abi Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté qu'il a entendu son père dire: «Mon père Sahl Ibn Hounaif fit une lotion à «Al-Kharrar» (lieu près de Jouhfa) en ôtant une «joubba» qu'il mettait alors que Amer Ibn Abi Rabi'a le regardait. Sahl était un homme au teint blanc et avait une belle peau. Amer Ibn Abi Rabi'a lui dit: «je n'ai jamais vu une peau pareille, même pas celle d'une vierge». Sahl tomba malade sur place, et sa maladie allait s'aggraver de plus en plus. On vint rapporter à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que Sahl était malade et qu'il ne pourrait plus accompagner l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Sahl qui lui apprit le fait de Amer. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors à Amer: «Pourquoi donc, l'un de vous tue son frère? Pourquoi tu n'as pas béni sa peau; le méchant œil est un fait effectif; fais donc tes ablutions? Amer fit ses ablutions, et Sahl accompagna par la suite l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sans souffrir d'aucun mal. (On avait retenu l'eau des ablutions faites par Amer, et on l'a versée sur Sahl)
- Muwatta Malik, n°1712
Abou Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté que voyant Amer Ibn Rabi'a faisant une lotion,il lui dit: «Je n'ai jamais vu jusqu'à présent une belle peau cachée»; Sahl tomba immédiatement malade. Venant apprendre à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qui a eu lieu, on lui dit: «Ô Envoyé d'Allah!, viens voir Sahl Ibn Hounaif; par Allah, il ne peut pas même lever la tête». Il demanda: «Accusez-vous quelqu'un à son sujet»? On lui répondit: "Nous accusons Amer Ibn Rabi'a». Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) convoqua Amer et le gronda en disant: «Pourquoi l'un de vous, cherche-t-il à tuer son frère? Pourquoi, tu ne lui as pas béni la peau? Vas faire une lotion». Alors Amer se lava le visage, les mains, les coudes, les genous, les extrémités de ses pieds, les hanches, lui versant l'eau de la lotion dans un vase, puis la verse sur Sahl, après quoi, ce dernier partit avec les gens, sans avoir aucun mal». Chapitre II L'exorcisme du mauvais œil
- Muwatta Malik, n°1713
Houmaid Ibn Qais Al-Makki a rapporté: «On fit entrer chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les deux fils de Ja'far Ibn Abi Taleb»; alors il dit à leur nourrice: «Pourquoi me paraissent-ils si, maigres»? Elle lui répondit «Ô Envoyé d'Allah ils sont si vite atteints par le mauvais œil; et on ne s'est pas empêché de les exorciser sauf ce par quoi tu agrées comme formules». Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix de Allah dit: «Faites qu'ils soient exorcisés, car si une chose pouvait précéder le destin, ça ne pouvait être que le mauvais œil»
- Muwatta Malik, n°1714
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il y trouva un enfant pleurant, qui lui dit-on a été atteint par un mauvais œil. Ourwa continuant: «Ainsi l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Pourquoi ne cherchez-vous à l'exorciser du mauvais œil»?. , Chapitre III La récompense du malade
- Muwatta Malik, n°1715
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Une fois qu'un homme tombe malade. Allah Y lui envoie deux anges, leur disant: «Allez voir, ce que Mon serviteur dit à ceux qui lui rendent visite; ainsi, si en les recevant, il loue Allah et L'exalte, les deux anges rapportent ses dires à Allah Y , à Lui la puissance et la gloire, bien qu'il en soit le plus informé. Et Allah dira: «Mon Serviteur, si Je le fais mourir, que Je le fasse entrer au paradis; et si Je le guéris, que Je lui change chair et sang en d'autres meilleurs; et que Je lui efface ses mauvaises actions»
- Muwatta Malik, n°1716
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dire: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Tout croyant éprouvant une maladie quelconque, fût-ce même une piqûre d'épine, lui sera une sanction, ou même lui effacera ses péchés»
- Muwatta Malik, n°1717
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui pour qui Allah, veut du bien, Il lui fait éprouver une affliction quelconque»
- Muwatta Malik, n°1718
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'un homme, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut frappé par la mort. Un autre homme dit: «Que le bonheur lui soit accordé, il est mort sans souffrir d'une maladie». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «malheur à toi! Comment peux-tu savoir, que si Allah, lui avait fait éprouver une maladie, qu'il lui ait, par là, effacé toutes ses mauvaises actions». Chapitre IV Du refuge et de l'exorcisme au cours d'une maladie
- Muwatta Malik, n°1719
Nafe' Ibn Joubair a rapporté que Osman Ibn Al-'As alla chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «J'éprouve une douleur qui me fait sentir la mort». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Passe ta main là où tu sens la douleur, par sept fois, et dis: «Je demande la puissance d'Allah, et son pouvoir contre ce que j'éprouve de douleur» "ahou dhou bi ezzati 'llahi wa koudratihi min char ajidou". Osman ajouta: «En disant cela. Allah m'a dissipé ma douleur, et étant tel je ne cesse de conseiller ma famille d'en faire pareillement»
- Muwatta Malik, n°1720
Aicha a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'il éprouvait un mal quelconque, il récitait sur lui même les deux sourates talismaniques et soufflait. Mais lorsque sa maladie s'aggravait, je récitais sur lui les deux sourates, puis je faisais passer, ma main droite, sur son corps, espérant avoir la grâce d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1722
Zaid Ibn Aslam a rapporté qu'un homme, du temps de l'Env oyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était atteint d'une blessure où le sang a subi une congestion. Ainsi l'homme appela deux hommes de la tribu Ammar pour le soigner. Le regardant tous deux, ils prétendirent que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur avait dit: «lequel de vous est le plus compétent en médecine»? Alors ils lui répondirent: «Ô Envoyé d'Allah la médecine en a-t-elle du bien»? Zaid prétendit que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur a dit: «Celui qui en a descedu la maladie, a descendu les remèdes»
- Muwatta Malik, n°1723
On rapporta à Yahia Ibn Sa'id que Sa'id Ibn Zourara, avait fait, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) des cautérisations à cause d'une angine à la poitrine, ainsi il mourut»
- Muwatta Malik, n°1725
Fatima Bint Al-Mounzer a rapporté que toutes les fois qu'As-ma Bint Abi Bakr en recevait une femme atteinte d'une fièvre pour lui invoquer Allah, elle lui versait dans l'échancrure de sa chemise, de l'eau et disait:«l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous ordonnait de refroidir la fièvre par de l'eau»
- Muwatta Malik, n°1726
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La fièvre est un jaillissement du feu de l'Enfer; refroidissez-la par de l'eau». (......) 17 - Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «La fièvre est un jaillissement du feu de l'Enfer; éteignez-la par de l'eau». Chapitre VII De la visite du malade et de l'ornithomancie
- Muwatta Malik, n°1728
Jaber Ibn Abdallah a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si un homme visite un malade, c'est comme s'il plonge dans la miséricorde, de sorte que, s'il s'assied chez lui, cette miséricorde s'intégrera dans son for intérieur, ou même de ce qui est de pareil»
- Muwatta Malik, n°1729
Ibn Atia a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Pas de contagion, ni «hâma»1 ni «Safar»2. Il n'est pas toléré qu'un homme malade se mêle d'un homme sain, quant à ce dernier il peut être là où il veut»3. L'on demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) «Pourquoi donc cela»? Il répondit: «Car c'est du mal». (1) Hâma: oiseau qui selon la mythologie antéislamique, réclame vengeance pour la victime assassinée. L'on rapprochait le hâma de l'hibou dit «oiseau de mauvaise augure». (2) Safar à l'époque antéislamique, l'on faisait que le moifr-de Safar était au lieu du mouharram, un mois sacré. (3) Selon une autre version, l'on disait que celui qui a des chameaux malades ne devait pas les faire boire au même lieu que les chameaux sains; quant à ces derniers, il pouvaient être amenés n'importe où». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 51 Le Livre des cheveux Chapitre Premier: La sounna suivie pour les cheveux
- Muwatta Malik, n°1730
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné qu'on se rase les moustaches, et qu'on laisse pousser la barbe»
- Muwatta Malik, n°1731
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mouawia Ibn Abi Soufian, l'année de son pèlerinage, dire, tout en étant sur la chaire et en prenant une mèche de cheveux se trouvant dans la main d'un garde: «Ô Médinois! Où sont-ils vos Oulémas? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdire une telle chose, et dire: «D'ailleurs les Bani Israël ont connu la défaite, du jour même où leurs femmes se sont servies de faux cheveux»
- Muwatta Malik, n°1732
Ziad Ibn Sa'ad a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait laissé flotter les cheveux, ce que Allah voulut, puis après il les a séparés par une raie»
- Muwatta Malik, n°1735
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Abou Katada Al-Ansari a dit à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «J'ai une longe chevelure, dois-je la peigner»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah lui répondit: «Oui, et la nettoyer». Ainsi, Abou Katada la couvrait, deux fois par jour, de pommade, tant et si bien que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui a dit: «De la nettoyer»
- Muwatta Malik, n°1736
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), était dans la mosquée, un homme y entra, à la tête et à la barbe ébouriffées. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), lui fit signe de sortir de sa main, voulant dire par là, qu'il a à récupérer les cheveux de sa tête et de sa barbe; l'homme répondant à cet appel, y revent peigné et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «N'est-il pas mieux à quiconque d'entre vous de se rendre à la mosquée, avec les cheveux peignés, au lieu de les avoir ébouriffés comme s'il était un Satan». Chapitre III De la teinture des cheveux
- Muwatta Malik, n°1737
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman a rapporté que Abdul-Rahman Ibn Al-Aswad Ibn Abd Yaghouth avait la tête et la barbe toute blanche, et fréquentait les gens,il arriva un jour chez eux, ayant teint tête et barbe en rouge». C'est mieux, lui dit-on». Il répondit: «Ma mère (entendait par là la mère des croyants) Aicha, la femme du Prophète, m'avait hier envoyé son esclave Noukhaua, jurant de me les teindre, et m'apprenant que Abou Bakr Al-Siddiq teintait ses cheveux». - Malek a dit, à propos de la teinture des cheveux en noir: «Je n'ai pas entendu à ce propos, ce qui est de certain, quant à d'autres couleurs, elles me sont préférées». Continuant, il dit: «Et qu'on néglige la teinture, cela en est, si Allah veut, toléré, par conséquent cela ne peut embarrasser les gens». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas teinté les cheveux, car s'il l'avait fait, Aicha aurait envoyé dire cela à Abdul Rahman Ibn Al-Aswad». Chapitre IV Du refuge qui est d'obligation
- Muwatta Malik, n°1738
Yahia Ibn Sa'id a dit: «On m'a rapporté que Khaled Ibn Al-Wahd a dit à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «J'ai des cauchemards en dormant»; l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Dis donc: «Que je sois protégé par les parfaites paroles d'Allah contre Sa colère, Son châtiment, le pire de Ses serviteurs, les séductions des démons et de leur présence». "Audhou bi kalimati' llahi't-tammati min ghadabihi wa iqabihi wa sharri ibadihi wa min hamazati' sh-shayatin wa an yahdurun
- Muwatta Malik, n°1739
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en voyageant de nuit vit un "iffrit" des génies,qui le poursuivait avec un flambleau en feu, à la main. A chaque fois que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se détournait, il le voyait. Ainsi Gabriel lui dit: «Ne t'apprendrai-je des mots à dire qui, une fois que tu les diras, son flambleau s'éteindra et l'iffrit y succombera». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) lui répondit: «Oui, certainement». Gabriel répliqua, dis: «Que je sois protégé de par la noble Face d'Allah, et de par Ses parfaites paroles que ni pieux, ni pervers ne puissent négliger, contre ce qui vient du ciel comme châtiment et du pire qui y monte, contre même le pire qui chute sur terre et l'autre qui y sort, contre les tentations de la nuit et du jour, contre ce qui advient nuit et jour, sauf si c'est du bien qui arrive, ô Miséricordieux». "Audhou bi wajhi'llahi' l-karim wa bi kalimati'llahi't-tammati. Allati la yujawazou hounna barra wa la fajir, min sharri ma yanzil min as-sama, wa sharri ma yarujou fiha, wa sham ma dhara' fi'l-ard, wa sharri ma yakhruju minha, wa min fitani'l-layli wa'n-nahar, wa min tawariqi'l-layli wa'n-nahar illa tariqan yatruq bikhayr ya Rahman
- Muwatta Malik, n°1740
Abou Houraira a rapporté qu'un homme de la tribu Aslam a dit: «Je n'ai pas pu, cette nuit dormir». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda: «pour quel motif»? Et l'homme de répondre: «Un scorpion m'a piqué»; alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Si tu avais dit, quand tu étais au soir: «Que je sois protégé de par les parfaites paroles d'Allah contre tout mal qu'il a créé», cette piqûre ne t'aurait pas causer du mal»."Ahoudhou bi kalimati'llahi't-tammati min sharri ma khalaq
- Muwatta Malik, n°1742
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Y Béni et Très-Haut dira le jour de la résurrection: «Où sont ceux qui s'aiment en Ma Majesté? Aujourd'hui je les envelopperai de Mon ombre, le jour où il n'y aura d'autre ombre que la Mienne»
- Muwatta Malik, n°1743
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Sept qui seront protégés par l'ombre d'Allah Y , le jour où il n'y aura d'autre ombre que La Sienne, à savoir: un imam équitable; un jeune homme qui a grandi dans l'adoration d'Allah; un homme dont le cœur est épris par les mosquées, qui, sortant il y revient; deux hommes qui se sont aimés en Allah Y , se réunissant en Sa faveur, et se séparant de par elle; un homme qui ne cesse de mentionner Allah dans Sa solitude, ayant ses yeux en larmes; un homme dont une femme belle et riche l'attire, et qu'il dise: «Je crains Allah»; et finalement un homme qui a fait l'aumône en secret de sorte que sa main gauche ignore ce que sa main droite a dépensé»
- Muwatta Malik, n°1744
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «si le Bon Allah aime un serviteur, II dira à Gabriel: «j'aime tel, ainsi aime-le», et Gabriel l'aimera en appelant ceux qui sont aux cieux, leur disant: «Allah aime tel, donc aimez-le»; alors ceux qui sont aux cieux l'aimeront, et on lui imposera son affection sur la terre. Par contre si le Bon Allah hait un serviteur, Malek a dit: «Je ne crois pas qu'il eût autrement dit au sujet de la haine»
- Muwatta Malik, n°1745
Abou Idriss Al Khawlani a dit: «En entrant dans la mosquée à Damas, je vis un homme au visage rayonnant, les hommes l'entourait, de telle façon qu'en se mettant à discuter une affaire, ils allaient se référer à lui et à tenir compte de ses dires, je demandai: «qui est-il»? - «Mou'az Ibn Jabal, me répondit-on» Aussitôt que ce fut le lendemain, je me rendis si tôt à la mosquée et le trouvai me devancer, en priant. J'attendai qu'il ait terminé sa prière puis je vins en face de lui, le saluer et lui disant: «Par Allah, je t'aime en Allah». - «En Allah, me répondit-il», «En Allah, lui répondis-je». Ayant repris ceci pour trois fois, il m'attira de par mon vêtement et me dit: «aie telle bonne nouvelle; j'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Allah Béni et Très-Haut a dit: «Mon affection est un devoir à l'égard de ceux qui s'aiment en Moi, se réunissent en Moi, se visitent les uns les autres en Moi, et qui se sacrifient en Moi»
- Muwatta Malik, n°1747
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La vision véridique d'un homme vertueux est, un quarante-sixième de la prophétie». (......) 2 - Abou Houraira a rapporté d'après l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah le même hadith»
- Muwatta Malik, n°1749
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) terminant la prière de l'aube, demandait aux fidèles:«L'un de vous a-t-il eu cette nuit, une vision»; et continuant, il disait: «A ma succession, il n'y aurait que la vision pieuse faisant partie de la prophétie»
- Muwatta Malik, n°1750
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «il n'y aurait à ma suite, que «les moubachirates(1)», faisant partie de la prophétie». Lui demandant, quelles sont les moubachirates, il répondit: «les visions pieuses, vécues par un homme vertueux, ou même qu'elles lui soient de parution, et qui sont un quarante-sixième de la prophétie». (1) Ce sont celles qui prévoient, ou qui anticipent les bonnes nouvelles: Soulignons que ce terme est d'origine arabe.il ne sera pas, si Allah veut, touché d'aucun mal»
- Muwatta Malik, n°1751
Abou Katada Ibn Ribi'i a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «La vision pieuse provient d'Allah, et le mauvais rêve du démon. Ainsi, si l'un de vous a rêvé de ce qui lui est déplaisant, qu'il souffle, une fois réveillé, pour trois fois du côté gauche, et qu'il demande à être protégé par Allah, contre le pire de ce rêve; par ailleurs - Abou Salama a dit: «Je faisais des songes qui m'étaient plus lourd qu'une montagne; mais après l'écoute de ce hadith, je ne m'intéressais plus à de tels songes»
- Muwatta Malik, n°1754
Abou Moussa Al-Ach'ari a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui joue au dés, se montre désobéissant à l'égard d'Allah Y et de son Envoyé r ». (......) 8 - La mère de 'Alqama a dit, qu'on a appris à Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que des gens, habitant sa demeure, jouaient au dés». Elle leur envoie dire: «Si vous ne vous débarrassez pas de cela, je vous ferai quitter ma demeure», en désavouant ce genre de jeu»
- Muwatta Malik, n°1756
Zaid Ibn Aslâm a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui est sur sa monture salue le piéton; et si un homme d'un groupe salue, cela est suffisant»
- Muwatta Malik, n°1758
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Lorsque l'un des juifs vous salue, il dit: «que la Sa'm(1) soit sur vous»; répondez-lui: «et sur toi»,. (1) Ce terme est pris au sens de la mort; en prononçant «le mot salam», le «l» est élidé, par le juif, voulant dire le contraire du mot «salam». - Yahia a rapporté qu'on a demandé à Malek, au sujet de celui qui salue un juif ou un Chrétien, si cela lui est nuisible»? - «Non, répondit Malek». Chapitre III Le salut en général
- Muwatta Malik, n°1759
Abou Waqed Al-Laithi a rapporté: «Alors que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était assis dans la mosquée en compagnie des fidèles, trois hommes entrèrent dont deux s'approchèrent de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), quant au troisième, il quitta. Ainsi, en arrivant tout près de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), l'un des deux, ayant trouvé, près de lui, une place vacante dans le cercle s'assit, quant à l'autre, il prit une place derrière eux, et le troisième partit. (son hadith), L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) terminant et dit: «Vous est ce que je vous raconte au sujet de ces trois hommes? Le premier s'est réfugié auprès d'Allah et Allah, le lui a assuré; le deuxième s'est montré honteux de s'approcher d'Allah et Allah l'a traité pareillement; quant au troisième, il s'est détourné d'Allah, et Allah s'est détourné de lui»
- Muwatta Malik, n°1766
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si quelqu'un éternue et loue Allah», on répond: «Que Allah te fasse miséricorde», reprenant cela pour trois fois; mais à la quatrième, à lui dire: «Tu es enrhumé»! Et Abdallah Ibn Abi Bakr souligne: «Je ne sais s'il avait dit après la troisième ou la quatrième fois»
- Muwatta Malik, n°1768
Rafe' Ibn Ishac l'affranchi de Al-Chifà a raconté: «Nous avons rendu visite, Abdallah Ibn Abi Talha et moi à Abou Sa'id Al-Khoudri, lors de sa maladie, Abou Sa'id nous dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous a appris que les anges n'entrent pas dans une maison où se trouvent des figurines ou des statues». Le rapporteur se doutait du cas (à savoir figu -rines ou statues)
- Muwatta Malik, n°1769
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté qu'en rendant visite à Abou Talha Al-Ansari, lors de sa maladie, il y trouva chez lui Sahl Ibn Hounaif. Abou Talha demandant à un homme de tirer au-dessous de lui une tapisserie, Sahl Ibn Hounaif lui dit: «Pourquoi l'enlèves-tu»? Il lui répondit: «Parce qu'elle porte des dessins; or l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'a interdit, comme tu le sais». Sahl répliqua:«Mais l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas précisé: «Sauf si c'est un dessin sur un vêtement»? Abou Talha, alors, dit: «Certes oui! mais ainsi j'en serai plus apaisé
- Muwatta Malik, n°1770
Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté, qu'elle s'est achetée un coussin, renfermant des figures. Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit le coussin, il se mit à la porte, et n'entra pas. Aicha continua et dit: «J'ai senti qu'il était mécontent», et je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, je reviens à Allah, et à Son Envoyé; quelle erreur, ai-je commise»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Pourquoi ce coussin»? Elle dit: «Je te l'ai acheté pour que tu t'assois dessus et que tu t'y accoudes». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Ceux qui font ces figures, seront, au jour de la résurrection, châtiés et on leur dira: «faites revivre ce que vous avez créé»; puis il ajouta: «La maison où se trouvent les figures, les anges ne l'y pénètrent pas». Chapitre IV Au sujet de la consommation du "dab"(1) (1) Une sorte de lézard
- Muwatta Malik, n°1771
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla en compagnie de Abdallah Ibn Abbas et Khaled Ibn al Walid, chez Maymouna Bint Al-Hareth, il y trouva des dabs avec leurs œufs. Il lui demanda: «Qui vous les a apportés»? Elle lui répondit: «C'est ma sœur Houzaila Bint Al-Hareth qui me les a offerts». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abdallah Ibn Al-Abbas et Khaled Ibn Al-Walid: «Mangez», et eux de lui répondre: «Et toi. Envoyé d'Allah n'en manges-tu pas»? Il leur répondit: «Non, car les anges d'Allah Y viennent souvent vers moi». Alors Maymouna lui demanda: «Bois-tu du lait de chez nous, Ô Envoyé d'Allah»? «Oui», répondit-il. Il but puis il lui demanda: «Qui vous l'a apporté»? Elle répondit: «C'est ma sœur Houzaila qui m'en a donné». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Te rappelles-tu de l'esclave dont tu m'as parlé de son affranchissement; donne-la à ta sœur, entretenant par là, tes liens de proches avec elle; cela sera mieux pour toi»
- Muwatta Malik, n°1772
Khaled Ibn Al-Walid, Ibn Al-Moughira a rapporté qu'il est entré avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans la maison de Maymouna, le femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où l'on apporta un dab fard. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le touchant de sa main; les femmes qui se trouvaient chez Maymouna s'écrièrent «dites à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qu'il va en manger». On lui dit: «c'est un dab, Ô Envoyé d'Allah». Alors il écarta sa main, je lui demandai: «Est-il interdit, Ô Envoyé d'Allah»? «Non, dit-il, mais cet animal ne vivant pas dans la terre de mon peuple, je sens le dégoût de le manger». Khaled ajouta: «Alors je le tirai; le mangeai, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me regardait manger»
- Muwatta Malik, n°1773
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'un homme appela l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, que dis-tu au sujet du dab»? Il répondit: «Je ne mange pas de sa chair et ne l'interdis pas». Chapitre V Au sujet des chiens
- Muwatta Malik, n°1774
Al Saib Ibn Yazid a rapporté qu'il a entendu Soufian Ibn Abi Zouhair, qui d'ailleurs était un homme de la tribu Azdé-Chénoua, et qui encore était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'entretenir avec des gens, à la porte de la mosquée, leur disant: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Celui qui élève un chien qui ne lui est utilite ni pour la garde, ni pour la plantation, aura diminué de ses travaux, chaque jour, un qirat (de récompense)». On lui demanda: «As-tu entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire cela en personne»? Il répondit: «Oui; je le jure par le Seigneur de cette mosquée»
- Muwatta Malik, n°1775
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui élève un chien, qui n'est utile ni pour la chasse, ni pour la garde du troupeau, fera amoindrir, tous les jours, deux qirats (de récompense) de ses bonnes œuvres»
- Muwatta Malik, n°1776
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a ordonné de tuer les chiens». Chapitre VI Au sujet des moutons
- Muwatta Malik, n°1777
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le comble de l'incrédulité est vers l'orient, où l'on trouve l'orgueil et la présomption chez ceux qui possèdent les chevaux et les chameaux, distingués par leur rude voix et qui habitent les tentes en poils, et la tranquilité est chez les propriétaires de moutons»
- Muwatta Malik, n°1778
Abou Sa'id Al Khoudri a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Bientôt,la bonne fortune d'un musulman, sera la possession d'un troupeau de moutons qu'il mènera paître sur les sommets des montagnes et dans les endroits arrosés par la pluie, sauvegardant ainsi par sa fuite, sa religion, des troubles (qui éclateront)»
- Muwatta Malik, n°1779
Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il est défendu à chacun d'entre vous de traire les brebis d'un autre sans qu'il ait eu la permission de ce dernier. Est-ce que l'un de vous, aimerai qu'on entre par force dans sa maison, qu'on brise son armoire et qu'on lui vole sa nourriture? Ainsi donc, il en est le cas des brebis qui entassent dans leurs pis la nourriture de leur propriétaire. Alors, il n'est donc permis pas que l'un de vous traie les brebis d'un autre sans avoir sa permission»
- Muwatta Malik, n°1780
On rapporta à Malek, que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Il n'y a pas un prophète qui n'ait pas mené de moutons au pâturage». On lui demanda: «Et toi aussi, ô Envoyé d'Allah»! il répondit:«Et moi aussi». Chapitre VII Au sujet d'une souris tombait dans la graisse et du fait de commencer à manger avant de prier
- Muwatta Malik, n°1782
Maymouna, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté, que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), questionné au sujet d'une souris qui était tombée dans la graisse, il répondit: «Enlevez-la, puis jetez la quantité de graisse, tout autour de la place où elle fut tombée». Chapitre VIII De la malchance qu'on a à craindre
- Muwatta Malik, n°1783
Sahl Ibn Sa'd Al-Sa'idi a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si la malchance existe (elle sera à craindre) dans le cheval, la femme, et la maison»
- Muwatta Malik, n°1784
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La malchance est dans une maison, ou une femme, ou un cheval»
- Muwatta Malik, n°1785
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'une femme vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah,! Nous avons habité une maison, et nous étions nombreux et nous avions une fortune abondante; peu après le nombre a diminué, et la fortune est perdue». L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Quittez cette maison, car elle est de mauvaise augure». Chapitre IX Des noms qui sont répugnants
- Muwatta Malik, n°1786
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit aux hommes: «Qui donc veut traire cette chamelle laitière»? Un homme se leva, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Quel est ton nom»? «Mourra (qui signifie «amer), lui répondit-il»;«Assis-toi, lui dit l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Reprenant la même question, un autre homme, du nom «Harb» (qui signifie «guerre»). se leva; et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «assis-toi»; il posa pour la troisième fois, la question, un homme se leva, et répondant que son nom est «Ya'ich» (qui signifie «vivant») , l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Va traire la chamelle»
- Muwatta Malik, n°1788
Anas Ibn Malek a rapporté que Abou Taiba, avait fait des saignées à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il lui ordonna de lui faire le don d'un sa'de dattes, comme salaire, aussi l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna au maître (de Abou Taiba qui était un esclave) de lui faire remise de son tribut»
- Muwatta Malik, n°1789
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «S'il y a un remède qui peut guérir une maladie, la saignée pourra y remèdier)»
- Muwatta Malik, n°1790
Ibn Chéhab a rapporté que Ibn Mouhaissa Al-Ansari qui était un de la tribu Haritha, avait demandé d'avoir l'autorisation de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) afin qu'il ait un salaire, à l'égard du soin des saignées; mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le lui interdisant, et Ibn Mouhaissa ne cessant de le lui demander, il lui dit: «donne ce salaire à ton esclave». Chapitre XI En ce qui concerne l'Orient
- Muwatta Malik, n°1791
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «J'ai vu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisant signe de sa main vers l'orient, et disait: «Là; les troubles viendront de là. Les troubles viendront de là, de là se lèvent les cornes du diable»
- Muwatta Malik, n°1793
Abou Loubaba a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a défendu que l'on tue les serpents vivant dans les maisons»
- Muwatta Malik, n°1794
Saiba, une affranchie de Aicha a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a défendu que l'on tue les serpents vivant dans les maisons sauf ceux qui ont deux rayures au dos, et la couleuvre, car ils peuvent causer la cécité, et l'avortement des femmes enceintes
- Muwatta Malik, n°1795
Abou Saib, l'affranchi de Hicham Ibn Zouhra a rapporté: «J'entrais chez Abou Sa'id Al Khoudri, et je le trouvais dans la prière, je m'assieds, en attendant qu'il finisse sa prière. J'entendis un mouvement sous un lit dans sa maison, et ce fut un serpent; je me levai pour le tuer quand Abou Sa'id me fit signe de m'asseoir. Puis terminant (sa prière) il me montra de sa main une maison et dit: «vois-tu cette maison»? - «oui, répondis-je». Et lui de reprendre: «il y avait un jeune homme tout nouvellement marié, qui était sorti avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) participant ainsi à la bataille de «Khandaq». Alors qu'il était présent, un jeune homme vint lui dire: «ô Envoyé d'Allah permets moi de revenir chez moi, car je suis nouvellement marié». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), le lui accorda, il lui dit: «Prends ton arme avec toi car je crains que tu ne rencontres les Bani Kouraiza». Ainsi, en revenant chez lui, le jeune homme trouva sa femme debout entre deux portes; pris de jalousie, il voulait la transpercer de sa lance, elle lui dit: «Ne te hâte pas pour me tuer; entre et regarde ce qu'il y a dans ta maison».En entrant, il vit un serpent enroulé sur son lit; il le fixa du bout de sa lance puis le porta au seuil de la porte. Le serpent remuant toujours au bout de la lance, morda l'homme qui tomba mort. Nous ne savions pas qui fut le premier à mourir, l'homme ou le serpent. On rapporta ceci à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il dit: «à Médine, il y a des génies qui sont devenus musulmans; ainsi si vous en rencontrez un, donnez-lui un délai de trois jours; une fois qu'il paraîtra après ce délai; tuez-le, car il n'est que le diable». Chapitre XIII Les invocations lors d'un voyage
- Muwatta Malik, n°1796
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quand il voulait voyager et en mettant le pied dans l'étrier, il disait: «Au nom d'Allah! Grand Allah! Tu es le compagnon du voyage, et le successeur en famille. Grand Allah! Réduits-nous la distance, et facilite-nous le voyage. Grand Allah! Je me réfugie auprès de Toi contre la peine du voyage, et la tristesse du retour, et la mauvaise rencontre des biens et de la famille»
- Muwatta Malik, n°1797
Des hommes en qui Malek avait confiance, lui ont dit que Khawla Bint Hakim a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui, se déplace d'un lieu à un autre, qu'il dise: «Je demande par les parfaites paroles d'Allah, de me réfugier contre le mal de ce qu'il a créé. Par conséquent, il ne sera atteintt de rien jusqu'à ce qu'il quitte ce lieu». Chapitre XIV Sur le fait de voyager seul par l'homme ou par la femme
- Muwatta Malik, n°1798
Amr Ibn Chou'aib a rapporté d'après son père, d'après son grand-père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un voyageur seul est un diable (1); deux voyageurs sont deux diables, et les trois, un convoi». (1) Notons, que nous entendons dire par «diable», œmparé à celui qui voyage seul, que ce dernier peut en être victime d'une distraction, ou même souffrant d'une peine... Ainsi, mieux vaut qu'au cours d'un voyage, qu'il y est plusieurs à voyager ensemble
- Muwatta Malik, n°1799
Sa'id Ibn Al Moussaiab rapportait fréquemment que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le diable peut s'en prendre à un ou à deux voyageurs; mais s'il sont trois, il ne pourra rien faire»
- Muwatta Malik, n°1800
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «I n'est pas agréé à une femme croyant en Allah Y et au jour de la résurrection de voyager seule pour une journée (nuit et jour) sans qu'elle soit accompagnée d'un Zou-Mahram (un homme d'avec qui son mariage est illicite). Chapitre XV De ce que l'on doit faire au cours d'un voyage
- Muwatta Malik, n°1801
Khaled Ibn Ma'dan a rapporté ce hadith, qu'il a attribué à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où il est dit: «Allah Y Béni et Très-Haut est clément et aime la clémence, et en est satisfait. Il aide les cléments et non les violents. Ainsi, lorsque vous montez ces bêtes muettes, laissez-les dans les milieux convenables. Or si la terre est stérile, fuyez-la en la traversant d'une façon accélérée, et voyagez la nuit, car la terre que l'on traverse la nuit paraît plus courte que lorsqu'on la traverse le jour. Gardez-vous de camper la nuit, dans une voie publique parce que de telles voies sont traversées par les bêtes, et sont des refuges pour les serpents»
- Muwatta Malik, n°1802
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le voyage est l'un des aspects de la torture, où l'un de vous s'empêche de dormir, de manger et de boire. Une fois que l'un de vous a terminé ses affaires, qu'il se hâte de retourner chez sa famille». Chapitre XVI Le fait de traiter l'esclave avec clémence
- Muwatta Malik, n°1803
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'on doit convenablement nourir et vêtir l'esclave, sans qu'on le charge d'un travail qui lui soit insupportable»
- Muwatta Malik, n°1806
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'esclave donne de bons conseils à son maître, et s'il adore sincèrement Allah, il aura une double récompense»
- Muwatta Malik, n°1808
Abdallah Ibn Omar a dit: «Quand nous faisions serment d'allégeance à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à savoir d'entendre et d'obéir, il nous disait: «Dans la mesure de votre capacité»
- Muwatta Malik, n°1809
Oumayma Ibn Rouqaiqa a rapporté: «Je suis allé avec des femmes auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), lui prêtant serment d'allégeance conformément à l'Islam, en disant: «Ô Envoyé d'Allah!, nous te prêtons serment d'allégeance: de ne rien associer à Allah Y , de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas assommer nos enfants, de ne pas nous montrer infâmes ni avec nos mains, ni avec nos pieds, et de ne plus te déobéir en ce qui est de convenable». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur répondit: «Dans la mesure de votre capacité». Les femmes alors reprirent: «Allah et Son Envoyé sont plus cléments à notre égard que nous le sommes envers nous-mêmes. Ainsi donc, donne-nous ta main ô Envoyé d'Allah». Il leur répondit: «Je ne salue pas les femmes en leur serrant les mains; mais ce que je dis à cent d'entre elles, est pareil à ce que je dis à l'une d'elles, ou à une seule femme»
- Muwatta Malik, n°1811
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui dit à son frère coreligionnaire: «Ô incrédule»! Celà sera attribué à l'un des deux»
- Muwatta Malik, n°1812
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si tu entends un homme dire: «Les gens ont péri (disant cela d'un ton de mépris ou d'ostentation), c'est lui qui est le plus pire d'eux»
- Muwatta Malik, n°1813
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Qu'aucun d'entre vous ne dise: «Quel détestable sort» ! Car Allah est le sort»
- Muwatta Malik, n°1815
Bilal Ibn Al-Hareth Al-Mouzani a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand l'homme profère un mot plaisant à Allah, sans même savoir que ce mot sera tel, Allah, de ce fait lui inscrit sa Satisfaction jusqu'au jour où il Le rencontrera.Et s'il profère, au contraire, un mot désagréable à Allah, encore qu'il ne savait pas d'avance que ce mot en sera tel, Allah, lui inscrit son mécontentement jusqu'à ce qu'il Le rencontrera»
- Muwatta Malik, n°1817
Abdallah Ibn Omar a rapporté: «Deux hommes était venus de l'est, et faisait des discours, les hommes furent stupéfiés de leur éloquence. Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Il y a de l'éloquence dans la magie» ou encore selon une autre version: «Il y a dans l'éloquence de la magie» ou encore selon une autre version: «Des fois, on trouve de la magie dans l'éloquence»
- Muwatta Malik, n°1820
Al-Mouttaleb Ibn Abdallah Ibn Hantab Al-Makhzoumi a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la médisance. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «C'est le fait de dire, concernant l'homme, ce qu'il répugne entendre». Et l'homme de continuer: «Et si c'est vrai, ce qu'on dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) riposte, «Si ce que tu dis n'est pas vrai, ce sera un mensonge». Chapitre V De ce qu'on redoute de la langue
- Muwatta Malik, n°1821
Ata Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui que Allah, préserve de deux membres maléfiques, sera au Paradis». Un homme demanda: «Ô Envoyé d'Allah, ne nous parle plus à ce sujet». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se tut, puis reprit les mêmes paroles. Alors l'homme lui dit: «Ne nous en parle pas, ô Envoyé d'Allah». Et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam), se tut de nouveau, et un instant après, il répèta les mêmes propos. Pour la troisième fois, l'homme dit: «Ne parle pas à ce sujet, ô Envoyé d'Allah». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulant reprendre une fois de plus les mêmes propos, et l'homme allant agir tout comme la première fois, un autre homme se trouvant à côté de lui, le fit taire. Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Celui que Allah préserve de deux membres maléfiques, il sera reçu au Paradis», il s'agit de ce qui est d'entre les mâchoires et des deux jambes», reprenant cela pour trois fois»
- Muwatta Malik, n°1823
Abdallah Ibn Dinar a rapporté: «Abdallah Ibn Omar et moi, étions près de la demeure de Khaled Ibn Ouqba, située au marché. Un homme vint, voulant s'entretenir avec lui, alors qu'il n'y avait que moi avec Abdallah Ibn Omar, et l'homme en question. Alors Abdallah Ibn Omar appela un homme afin que nous soyions quatre, puis s'adressant à moi et à l'homme qui vient d'arriver, il dit: «Ecartez-vous en arrière, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Que deux d'entre-vous, ne s'entretiennent pas, en laissant un troisième à part»
- Muwatta Malik, n°1824
Abdallah Ibn Omar a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous êtes trois, que deux d'entre-vous ne s'entretiennent pas, en laissant le troisième" à l'écart». Chapitre VII Au sujet de la sincérité et du mensonge
- Muwatta Malik, n°1825
Safwan Ibn Soulaim a rapporté qu'un homme demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Puis-je raconter des mensonges à ma femme»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Il n'y a pas de bien dans le mensonge». L'homme de reprendre: «Ô Envoyé d'Allah! C'est pour que je lui promette quelque chose, que je lui mens». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Si c'est ainsi, tu ne commets pas de péché»
- Muwatta Malik, n°1829
Safwan Ibn Soulaim a rapporté qu'on demanda à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Le croyant peut-il être lâche»? - «Oui» répondit-il; on lui demande encore: «le croyant peut-il être avare»? - «oui» répondit-il. Enfin on lui demanda: «le croyant peut-il être menteur». Alors là, il répondit: «non». Chapitre VII Au sujet du gaspillage de l'argent et de celui qui a un double visage
- Muwatta Malik, n°1830
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Allah Y est satisfait de vous dans trois actions et vous rejette dans trois autres: «Les trois actions pour lesquelles II Y est satisfait de vous sont: que vous L'adoriez et que vous ne Lui Y associerez rien; que vous vous attachiez fortement au pacte d'Allah;et que vous prodiguiez de bons conseils à ceux qui sont au pouvoir. Et les trois actions pour lesquelles II Y vous rejette sont: les commérages, le gaspillage de l'argent, et de poser trop de questions»
- Muwatta Malik, n°1831
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Les plus mauvaises personnes sont celles qui montrent deux visages; chez les uns il montre un visage et chez les autres il montre un autre visage.» Chapitre IX Du châtiment de tous à cause du péché commis par une partie
- Muwatta Malik, n°1832
On rapporta à Malek, que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a demandé: «Ô Envoyé d'Allah! Périrons-nous, alors qu'il se trouve parmi nous, des hommes vertueux»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui, si la corruption est partout»
- Muwatta Malik, n°1837
Aicha, la mère des croyants a rapporté, qu'après la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ses femmes voulaient envoyer Osman Ibn Affan auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demandant leurs parts de la succession de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Alors Aicha leur répondit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas dit: nous n'avons pas à faire un héritage; et ce qui est laissé sera une aumône»
- Muwatta Malik, n°1838
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «mes successeurs n'auront pas de dinars à se les partager. Ce que je laisse au-delà de l'entretien de mes femmes et de mon domestique, sera une aumône». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 57 Le Livre de la Géhenne (ou de l'Enfer) Chapitre Premier: La description de la Géhenne
- Muwatta Malik, n°1839
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le feu qu'allume les fils d'Adam n'est qu'un soixante-dixième du feu de la Géhenne». On lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Le feu terrestre nous est suffisant». Il répondit: «Le feu de la Géhenne dépasse celui de la terre de soixante et neuf fois»
- Muwatta Malik, n°1841
Abou-Al-Houbab Sa'id Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait une aumône d'un gain licite, sachant que Allah n'accepte que ce qui est de licite - c'est comme s'il l'a mise dans la main du Miséricordieux, qui l'elèvera tout comme l'un de vous élève son chamelet ou son sevré, de telle sorte qu'elle sera aussi grande qu'une montagne»
- Muwatta Malik, n°1842
Anas Ibn Malek a rapporté: «Abou Talha était l'un des Ansars à Médine, le plus riche en palmeraies, préférant de tous ses biens, celle qui se trouvait à Bairoha, située juste face à la mosquée. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) y entrait et buvait de son eau douce. Anas continuant, dit: «Et quand le verset suivant, fut révélé: ) لَن تَنَالُواْ الْبِرَّ حَتَّى تُنفِقُواْ مِمَّا تُحِبُّونَ وَمَا تُنفِقُواْ مِن شَيْءٍ فَإِنَّ اللّهَ بِهِ عَلِيمٌ( (le sens) «Vous n'atteindrez pas à la piété vraie tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez» (Coran III,92), Abou Talha se rendit chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Allah Y Béni et Très-Haut a dit: «Vous n'atteindrez pas à la piété vraie tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez», et ce qui m'est préféré de mes biens, c'est la palmeraie de Bairoha; je la donne pour aumône pour l'amour d'Allah Y , espérant que Allah Y agrée mon acte et me le réserve auprès de Lui. Ainsi, donne-la à qui tu voudras, Ô Envoyé d'Allah». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Quelle merveille! Tel est un bien fructueux! Tel est un bien fructueux. J'ai bien saisi ce que tu as entendu dire à son sujet, et moi je préfère que tu la donnes à tes proches». Abou Talha dit: «Je le ferai, Ô Envoyé d'Allah et il l'a partagée entre ses proches et ses cousins»
- Muwatta Malik, n°1843
Zaid Ibn Aslam a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Donnez l'aumône à celui qui la demande, même s'il est sur un cheval»
- Muwatta Malik, n°1844
Amr Ibn Mou'az Al-Achhali Al-Ansari a rapporté d'après sa grand-mère que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Femmes croyantes! Que l'une d'entre vous ne dédaigne pas d'offrir à sa voisine quoique ce soit ne fût-ce même un pied (de mouton) rôti»
- Muwatta Malik, n°1847
Abou Said Al Khoudri a rapporté que des gens des Ansars ont demandé l'aumône de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); il la leur donna; puis ils la lui demandèrent, et il la leur donna, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à donner; puis il dit: «ce que je possède de biens, je ne vous priverai pas d'en avoir; et Allah rendra digne celui qui se retient de demander; celui qui s'en dispense, Allah l'enrichira; celui qui se patiente, Allah le rendra plus patient; d'ailleurs personne ne reçoit un don plus abondant et plus grand que la patience»
- Muwatta Malik, n°1848
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait, tout en étant sur la chaire et faisant allusion à l'aumône et au retient de demander: «la main supérieure est meilleure que la main inférieure; la main supérieure est celle qui donne, et la main inférieure demande»
- Muwatta Malik, n°1849
Ata Ibn yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah avait envoyé une somme d'argent à Omar Ibn Al-Khattab qui refusa de l'avoir. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demanda: «Pourquoi l'as-tu refusée»? Omar répondit: «Ô Envoyé d'Allah ne nous as-tu pas dit qu'il vaut mieux à l'un de nous de ne rien prendre d'un autre? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit: «Il s'agit de la demande; mais si ce n'est pas le cas, il te sera un bien que Allah Y t'a accordé». Alors Omar lui dit: «Ainsi, et par Allah qui tient mon âme en Sa main, je ne demandrai rien à personne, et je ne refuserai pas de prendre ce qui me sera donné»
- Muwatta Malik, n°1850
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Par Allah qui tient mon âme en Sa main, que l'un de vous prenne sa corde et se fasse un fagot de bois qu'il portera sur son dos, lui vaut mieux que de mendier d'un homme à qui Allah Y a accordé de Ses biens, et qui pourra, ou lui donner ou lui refuser sa demande»
- Muwatta Malik, n°1851
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme de Bani Assad a rapporté: «Nous avions campé avec ma famille à «Baqi' El-Gharqad», elle me dit: «Rends-toi chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et demande-lui de nous donner de quoi manger», tout en citant leur besoin. Alors je me rendis chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) chez qui, j'ai trouvé un homme qui lui demandait et à qui, il disait: «Je ne trouve rien de quoi te donner»; l'homme ainsi le quitta, tout en étant irrité, et disant: «Par ma vie, tu donnes à qui tu veux». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Tenez! Il s'irrite contre moi, car je ne trouve rien à lui donner. Celui d'entre vous qui demande, et pourtant il possède une once d'argent ou son équivalent, c'est comme s'il avait demandé avec importunité». Al-Assadi a dit: «Une chamelle pour nous vaut mieux qu'une once d'argent». Et Malek souligne: «L'once est de quarante dirhams». L'homme de Bani Assad, continua et dit: «Ainsi je revins sans lui demander rien». Peu après, l'on apporta à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de l'orge et du raisin sec qu'il nous a partagé, ainsi Allah nous a suffis»
- Muwatta Malik, n°1853
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'aumône n'est pas permise à la famille de Mouhammad, car elle n'est que la souillure des gens»
- Muwatta Malik, n°1854
Abdallah Ibn Abi Bakr, a rapporté d'après son père que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait chargé un homme de Bani Al-Achhal de s'occuper de l'aumône. L'aumône reçue, étant des chameaux, il alla demander à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de lui en donner. Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se mit en colère et cela se voyait dans son visage de telle façon que ses yeux paraissaient tout rouges; alors il dit: «L'homme me demande de lui donner, ce qui n'est toléré ni pour moi ni pour lui; or si je l'empêche, j'en éprouverai une répugnance; et si je lui donne, je lui donnerai ainsi, ce qui n'est pas permis ni pour moi, ni pour lui». L'homme lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah je ne te demanderai plus rien de ces aumônes»
- Sahih Muslim, n°68
Rapporté par Ubayd Allah bin Umar al-Qawārīrī : Hammād bin Zayd nous a rapporté, il a dit : « Un homme a fréquenté Ayyūb et a écouté [des hadiths] de lui, puis un jour Ayyūb ne l’a plus trouvé. [Quand Ayyūb a demandé, les gens] ont dit : ‘Ô Abā Bakr, il fréquente maintenant Amr bin Ubayd.’ Hammād a dit : ‘Un jour, nous étions avec Ayyūb et nous sommes allés au marché tôt le matin. Un homme est venu à la rencontre d’Ayyūb, il lui a donné le salām, a pris de ses nouvelles, puis Ayyūb lui a dit : “J’ai appris que tu fréquentes cet homme.” Hammād a dit : “[Ayyūb] l’a désigné, c’est-à-dire ‘Amr’.” [L’homme] a dit : “Oui, ô Abā Bakr. En effet, il est venu chez nous avec des choses étranges [c’est-à-dire des récits].” Ayyūb lui a dit : “En vérité, nous fuyons… ou …nous craignons ces choses étranges [transmissions].” »
- Sahih Muslim, n°5646
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le cavalier doit saluer le piéton, le piéton doit saluer celui qui est assis, et le petit groupe doit saluer le grand groupe (en disant as-Salam-u-'Alaikum). »
- Sahih Muslim, n°5739
Rapporté par Uthman ibn Abu al-‘As رضي الله عنه : Il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a raconté la même chose. Dans la version transmise par Salam ibn Nuh, il n’est pas mentionné de le faire trois fois
- Sahih Muslim, n°6163
Rapporté par Sa’id b. Jubair : J’ai dit à Ibn Abbas رضي الله عنه que Nauf al-Bikali pensait que Moussa (paix sur lui), le Prophète des Bani Isra’il, n’était pas le même que celui qui a accompagné Khadir. Il répondit : « L’ennemi d’Allah ment. J’ai entendu Ubayy b. Ka’b dire : Moussa (paix sur lui) fit un sermon aux Israélites. On lui demanda : “Qui parmi les gens a la meilleure connaissance ?” Il répondit : “C’est moi.” Allah fut mécontent qu’il n’ait pas attribué la connaissance à Lui. Il lui révéla : “Un de Mes serviteurs, au confluent de deux fleuves, a plus de savoir que toi.” Moussa demanda : “Comment puis-je le rencontrer ?” On lui dit : “Prends un poisson dans un panier, et là où tu le perdras, tu trouveras cet homme.” Moussa partit avec un jeune homme (Yusha’). Ils mirent le poisson dans le panier et cheminèrent jusqu’à un rocher. Moussa et son compagnon s’endormirent, et le poisson bougea et tomba dans la mer. Allah retint l’eau comme une arche pour le poisson. Moussa et son compagnon furent étonnés et marchèrent encore tout le jour et la nuit, et le compagnon de Moussa oublia de lui raconter l’incident. Le matin, Moussa dit : “Apporte-nous notre repas, car nous sommes fatigués par ce voyage.” Mais ils ne s’étaient pas fatigués avant d’avoir dépassé l’endroit où ils devaient s’arrêter. Le jeune homme dit : “Tu te souviens, quand nous étions au rocher, j’ai oublié le poisson, et seul Satan m’a fait oublier de te le rappeler. C’est étrange que le poisson ait trouvé un chemin dans la mer !” Moussa dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils revinrent sur leurs pas jusqu’au rocher, où ils virent un homme couvert d’un tissu. Moussa le salua. Khadir lui dit : “Où est le Salam dans notre pays ?” Moussa répondit : “Je suis Moussa.” Khadir demanda : “Le Moussa des Bani Isra’il ?” Il répondit : “Oui.” Khadir dit : “Tu as une part de la science qu’Allah t’a donnée, que j’ignore, et j’ai une part de la science qu’Allah m’a donnée, que tu ignores.” Moussa dit : “Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes ce que tu as appris de juste ?” Khadir répondit : “Tu ne pourras pas supporter cela avec moi. Comment pourrais-tu patienter sur ce que tu ignores ?” Moussa dit : “Tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai pas.” Khadir dit : “Si tu me suis, ne me questionne sur rien jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” Moussa accepta. Ils marchèrent au bord du fleuve et trouvèrent un bateau. Les gens du bateau reconnurent Khadir et les prirent gratuitement. Khadir arracha alors une planche du bateau. Moussa dit : “Ces gens nous ont pris sans rien demander, et tu veux abîmer leur bateau pour qu’ils se noient ? C’est grave ce que tu as fait !” Khadir répondit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?” Moussa dit : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi.” Ils descendirent du bateau et marchèrent sur la côte. Ils virent un garçon jouer avec d’autres enfants. Khadir le saisit et le tua. Moussa dit : “As-tu tué un innocent qui n’a tué personne ? Tu as fait quelque chose d’horrible !” Khadir répondit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?” Moussa dit : “C’est encore plus grave que la première fois. Si je te questionne encore, ne m’accompagne plus, tu auras une excuse valable.” Ils continuèrent jusqu’à un village. Ils demandèrent à manger aux habitants, mais ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. Khadir le redressa de ses mains. Moussa dit : “Ce sont des gens qui ne nous ont pas reçus ni nourris. Si tu veux, tu peux demander un salaire pour cela.” Khadir répondit : “C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ! J’aurais aimé qu’il soit plus patient, afin que l’histoire soit plus longue. » Le Prophète ﷺ dit que la première remarque de Moussa était par oubli. Ensuite, un moineau vint se poser sur le mur du bateau et prit de l’eau dans son bec. Khadir dit : « Ma science et la tienne, comparées à la science d’Allah, sont encore moins que l’eau prise par ce moineau comparée à l’océan. » Sa’id b. Jubair récitait les versets 79 et 80 de la sourate Al-Kahf ainsi : « Il y avait devant eux un roi qui prenait de force tout bateau en bon état, et l’enfant était un mécréant. »
- Sahih Muslim, n°6165
Rapporté par Ubayy b. Ka’b رضي الله عنه : Il nous a raconté avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Moussa faisait un sermon à son peuple et déclara : « Personne sur terre n’a une meilleure connaissance que moi, ou rien n’est meilleur que ce que j’ai. » Allah lui révéla : « Je connais quelqu’un de meilleur que toi en savoir, ou il y a quelqu’un sur terre qui a plus de savoir que toi. » Moussa dit : « Mon Seigneur, guide-moi vers lui. » On lui dit : « Prends un poisson salé comme provision de voyage. L’endroit où tu perdras ce poisson, c’est là que tu trouveras cet homme. » Il partit donc avec un jeune serviteur jusqu’à un endroit appelé Sakhra, mais il ne trouva rien. Il continua, laissant le jeune homme là. Le poisson se mit à bouger dans l’eau et l’eau forma une arche au-dessus du poisson. Le jeune homme se dit qu’il devait informer le Prophète d’Allah (paix sur lui), mais il oublia. Quand ils dépassèrent l’endroit, Moussa dit au jeune homme : « Apporte le petit-déjeuner. Nous sommes épuisés par ce voyage. » Mais Moussa ne s’était pas fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit où il devait rencontrer Khadir, et le jeune homme s’en souvint et dit : « N’as-tu pas vu que lorsque nous sommes arrivés à Sakhra, j’ai oublié le poisson, et c’est Satan qui m’a fait oublier de te le rappeler ? C’est étrange qu’il ait trouvé un chemin dans la mer ! » Moussa dit : « C’est ce que nous cherchions. » Ils revinrent sur leurs pas, et le compagnon lui montra l’endroit où le poisson avait disparu. Moussa chercha alors Khadir et le vit soudainement allongé, couvert d’un tissu. Il le salua : « As-Salamu ‘Alaikum. » Khadir découvrit son visage et répondit : « Wa ‘Alaikum-us-Salam ! Qui es-tu ? » Il répondit : « Je suis Moussa. » Khadir demanda : « Quel Moussa ? » Il répondit : « Le Moussa des Bani Isra’il. » Khadir demanda : « Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il répondit : « Je suis venu pour que tu m’enseignes ce que tu as appris de juste. » Khadir répondit : « Tu devras patienter avec moi, et comment pourrais-tu patienter sur ce que tu ignores ? Tu ne pourras pas patienter quand tu me verras faire ce qu’Allah m’a ordonné. » Moussa répondit : « Si Allah le veut, tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai pas. » Khadir dit : « Si tu me suis, ne me questionne sur rien jusqu’à ce que je t’en parle. » Ils continuèrent jusqu’à monter sur un bateau. Khadir y fit un trou. Moussa dit : « Tu as fait cela pour noyer les gens du bateau ! Tu as fait quelque chose de grave. » Khadir répondit : « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ? » Moussa dit : « Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié et ne sois pas dur avec moi. » (Khadir lui donna une autre chance.) Ils continuèrent jusqu’à un endroit où des enfants jouaient. Il en saisit un au hasard et le tua. Moussa (paix sur lui) fut choqué et dit : « Tu as tué un innocent qui n’a tué personne ! Tu as fait une chose abominable. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qu’Allah ait miséricorde pour nous et pour Moussa. S’il avait été plus patient, il aurait vu des choses extraordinaires, mais la peur du reproche de son compagnon l’a poussé à dire : “Si je te questionne encore, ne m’accompagne plus.” S’il avait été patient, il aurait vu encore plus de merveilles. » (Le narrateur dit que chaque fois que le Prophète ﷺ mentionnait un Prophète, il disait : « Qu’Allah ait miséricorde pour nous et pour mon frère untel. ») Ils continuèrent jusqu’à arriver dans un village où les habitants étaient très avares. Ils allèrent dans les lieux de réunion et demandèrent l’hospitalité, mais on la leur refusa. Ils trouvèrent dans ce village un mur prêt à s’écrouler. Khadir le redressa. Moussa dit : « Si tu voulais, tu pourrais demander un salaire pour cela. » Khadir répondit : « C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais maintenant t’expliquer la signification de tout cela, ce que tu n’as pas pu supporter. Quant au bateau, il appartenait à des pauvres qui travaillaient sur la rivière, et je voulais l’endommager car il y avait devant eux un roi qui prenait de force tous les bateaux en bon état. (Quand il vint pour le prendre, il le trouva endommagé et le laissa, puis il fut réparé.) Quant au garçon, il était par nature un mécréant, alors que ses parents l’aimaient beaucoup. S’il avait grandi, il les aurait entraînés dans le mal et la mécréance, alors nous avons voulu que leur Seigneur leur donne un enfant meilleur, plus pur et plus proche de la miséricorde. Quant au mur, il appartenait à deux orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor qui leur appartenait... jusqu’à la fin du verset
- Sahih Muslim, n°7548
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Des musulmans ont rencontré un homme avec un petit troupeau de moutons. Il leur a dit : « As-Salam-o-‘Alaikum. » Ils se sont emparés de lui, l’ont tué et ont pris son troupeau. C’est alors que ce verset a été révélé : « Si quelqu’un vous salue, ne dites pas : Tu n’es pas musulman » (4 : 94). Ibn Abbas, cependant, récitait le mot “as-Salaam” au lieu de “as-Salam”
- Sunan an-Nasa'i, n°225
Rapporté par Umm Hani' : Elle est allée voir le Prophète (ﷺ) le jour de la conquête de La Mecque et l’a trouvé en train de faire le Ghusl pendant que Fatimah le cachait avec un vêtement. Elle lui a adressé le Salam et il a dit : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « Umm Hani'. » Quand il a fini son Ghusl, il s’est levé et a prié huit unités de prière enroulé dans un vêtement
- Sunan an-Nasa'i, n°884
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) entra dans la mosquée, puis un homme entra et pria, puis il vint saluer le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui rendit le salut et dit : « Retourne prier, car tu n’as pas prié. » L’homme retourna prier comme il l’avait fait auparavant, puis il revint vers le Prophète (ﷺ) et le salua, et le Messager d’Allah (ﷺ) lui dit : « Wa alaika as-salam (et que la paix soit sur toi). Retourne prier, car tu n’as pas prié. » Il fit cela trois fois, puis l’homme dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne peux pas faire mieux que cela ; apprends-moi. » Il dit : « Quand tu te lèves pour prier, dis le takbir, puis récite ce que tu peux du Coran. Ensuite, incline-toi jusqu’à être calme dans ton inclinaison, puis relève-toi jusqu’à être bien droit. Ensuite, prosterne-toi jusqu’à être calme dans ta prosternation, puis assieds-toi jusqu’à être calme dans ta position assise. Fais ainsi pendant toute ta prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°932
Rapporté par Abdul-Jabbar bin Wa'il : Son père a dit : "J’ai prié derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et quand il a dit le takbir, il a levé les mains jusqu’au bas de ses oreilles. Quand il a récité : Pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés, il a dit : « Amin », et je l’ai entendu alors que j’étais derrière lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu un homme dire : « Al-hamdu lillahi, hamdan kathiran tayiban mubarakan fih » (Louange à Allah, une louange abondante, bonne et bénie). Quand le Prophète (ﷺ) a dit le salam et a fini sa prière, il a dit : « Qui a prononcé ces paroles pendant la prière ? » L’homme a dit : « C’est moi, ô Messager d’Allah, mais je n’avais pas de mauvaise intention. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Douze anges se sont précipités (pour l’emporter) et rien ne l’empêche d’aller jusqu’au Trône. »
- Sunan an-Nasa'i, n°938
Rapporté par Urwah bin Az-Zubair, d’après ce qu’Al-Miswar bin Makhramah et AbdurRahman bin Abdul-Qari lui ont raconté : Ils ont entendu Umar bin Al-Khattab dire : "J’ai entendu Hisham bin Hakim bin Hizam réciter la sourate Al-Furqan du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), alors j’ai écouté sa récitation et il la récitait d’une manière que le Messager d’Allah (ﷺ) ne m’avait pas enseignée. J’étais sur le point de me jeter sur lui pendant sa prière, mais j’ai attendu patiemment jusqu’à ce qu’il dise le Salam (à la fin de la prière). Quand il a terminé, je l’ai attrapé par son vêtement et j’ai dit : « Qui t’a appris cette sourate que je t’ai entendu réciter ? » Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) me l’a apprise. » J’ai dit : « Tu mens, par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est celui qui m’a appris cette sourate que je t’ai entendu réciter. » Je l’ai amené au Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai entendu cet homme réciter la sourate Al-Furqan d’une manière que tu ne m’as pas enseignée, alors que tu m’as appris la sourate Al-Furqan. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lâche-le, ô Umar. Récite, ô Hisham. » J’ai donc récité devant lui comme je l’avais entendu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Elle a été révélée ainsi. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Récite, ô Umar. » Je l’ai donc récitée comme il me l’avait apprise. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Elle a été révélée ainsi. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce Coran a été révélé pour être récité selon sept modes différents, alors récitez-en autant qu’il vous sera facile. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1023
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Marwan a nommé Abu Hurairah gouverneur de Médine. Quand il se levait pour accomplir une prière obligatoire, il disait le takbir, puis il disait le takbir en s'inclinant, et quand il se relevait de l'inclinaison, il disait : "Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; notre Seigneur, à Toi la louange)." Ensuite, il disait le takbir en se prosternant, puis il disait le takbir en se relevant après deux rak'ahs, après avoir dit le Tashahhud, et il faisait cela jusqu'à la fin de la prière. Quand il terminait sa prière et disait le Salam, il se tournait vers les gens dans la mosquée et disait : "Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, je suis celui parmi vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1083
Rapporté par Abdullah bin Mas'ud : "Le Messager d’Allah (ﷺ) disait le takbir à chaque fois qu’il s’abaissait ou se relevait, et il faisait le Salam à sa droite et à sa gauche. Abu Bakr et Umar faisaient de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1142
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad, d’après son père — et Alqamah — que : ‘Abdullah a dit : "J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) dire le takbir à chaque fois qu’il descendait, se relevait, se levait ou s’asseyait ; il disait le salam à droite et à gauche : 'As-salamu alaykum wa rahmatulah' ('Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous'), au point que l’on voyait la blancheur de sa joue." Il a dit : "Et j’ai vu Abu Bakr et ‘Umar, qu’Allah (SWT) les agrée tous deux, faire de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1168
Rapporté par Ibn Mas'ud : Quand nous priions avec le Messager d’Allah (ﷺ), nous disions : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika’il." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas : 'Que la paix soit sur Allah', car Allah est As-Salam. Dites plutôt : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1169
Rapporté par Ibn Mas'ud : Nous avions l’habitude de prier avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous disions : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika’il." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas : 'Que la paix soit sur Allah', car Allah est As-Salam. Dites plutôt : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1177
Rapporté par Ibn Buhainah : Le Prophète (ﷺ) pria, puis il se leva après deux unités alors qu’il devait s’asseoir, et il continua sa prière. À la fin de sa prière, il fit deux prosternations avant de dire le Salam, puis il termina la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1178
Rapporté par Ibn Buhainah : Le Prophète (ﷺ) pria et se leva après les deux premières unités, et les gens dirent (SubhanAllah). Il continua, puis à la fin de la prière, il fit deux prosternations, puis il dit le Salam
- Sunan an-Nasa'i, n°1224
Rapporté par Muhammad bin Sirin : Abu Hurairah a dit : "Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans une des prières de la nuit." Il a ajouté : "Mais j’ai oublié laquelle." Il a dit : "Il nous a fait prier deux rak‘as, puis il a fait le taslim et s’est appuyé sur un morceau de bois dans la mosquée, comme s’il était contrarié. Ceux qui étaient pressés sont sortis de la mosquée en disant : 'La prière a été raccourcie.' Parmi eux se trouvaient Abu Bakr et ‘Umar, mais ils hésitaient à l’interroger par respect. Il y avait aussi un homme aux longues mains, connu sous le nom de Dhul-Yadain. Il a dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), as-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? Il a répondu : Je n’ai pas oublié et la prière n’a pas été raccourcie. Il a dit : Est-ce comme le dit Dhul-Yadain ? Ils ont répondu : Oui. Alors il est revenu et a prié ce qu’il avait manqué, puis il a fait le salam, puis il a dit le takbir et s’est prosterné comme d’habitude ou plus longtemps. Ensuite, il a relevé la tête, a dit le takbir, et s’est prosterné comme d’habitude ou plus longtemps. Puis il a relevé la tête et a dit le takbir
- Sunan an-Nasa'i, n°1226
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigés dans la prière de l’‘Asr, et il a fait le salam après deux rak‘a. Dhul-Yadain s’est levé et a dit : "La prière a-t-elle été raccourcie, ô Messager d’Allah (ﷺ), ou as-tu oublié ?" Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : "Aucune des deux." Il a dit : "L’une des deux est arrivée, ô Messager d’Allah (ﷺ)." Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tourné vers les gens et a dit : "Dhul-Yadain dit-il la vérité ?" Ils ont répondu : "Oui." Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a complété ce qui restait de la prière, puis il s’est prosterné deux fois alors qu’il était assis après le taslim
- Sunan an-Nasa'i, n°1227
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié le Zuhr avec deux rak‘a, puis il a fait le salam. Ils ont dit : "La prière a-t-elle été raccourcie ?" Alors il s’est levé et a prié deux autres rak‘a, puis il a fait le salam, puis il s’est prosterné deux fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1228
Rapporté par Abu Hurairah : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a prié et a fait le salam après deux rak‘a, puis il est parti. Dhul-Shimalain l’a rattrapé et a dit : "Ô Messager d’Allah, la prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ?" Il a répondu : "La prière n’a pas été raccourcie et je n’ai pas oublié." Il a dit : "Oui, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Dhul-Yadain dit-il la vérité ?" Ils ont répondu : "Oui." Alors il a dirigé les gens dans deux rak‘a supplémentaires
- Sunan an-Nasa'i, n°1232
Rapporté par Abu Hurairah : Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) ne s’est pas prosterné ni avant ni après le salam
- Sunan an-Nasa'i, n°1233
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est prosterné deux fois après le salam le jour de Dhul-Yadain
- Sunan an-Nasa'i, n°1235
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) s’est prosterné après le salam lorsqu’il n’était pas sûr
- Sunan an-Nasa'i, n°1236
Rapporté par Imran bin Husain : Le Prophète (ﷺ) les a dirigés dans la prière et a oublié (combien de rak‘a il avait prié), puis il s’est prosterné deux fois, puis il a fait le salam
- Sunan an-Nasa'i, n°1237
Rapporté par Imran bin Husain : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le salam après trois rak‘a de l’‘Asr, puis il est entré chez lui. Un homme appelé Al-Khibaq s’est levé et a dit : "La prière a-t-elle été raccourcie, ô Messager d’Allah ?" Il est sorti en colère, traînant son vêtement, et a dit : "Est-ce qu’il dit la vérité ?" Ils ont répondu : "Oui." Alors il s’est levé et a prié cette rak‘a, puis il a fait le salam, puis il s’est prosterné deux fois, puis il a refait le salam
- Sunan an-Nasa'i, n°1243
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié et a fait plus ou moins de rak‘a. Quand il a fait le salam, nous avons dit : "Ô Messager d’Allah (ﷺ), y a-t-il eu un changement concernant la prière ?" Il a dit : "Pourquoi demandez-vous ?" Nous lui avons expliqué ce qu’il avait fait. Il s’est alors tourné vers la Qibla et a fait deux prosternations de distraction, puis il s’est tourné vers nous et a dit : "S’il y avait eu un changement concernant la prière, je vous l’aurais dit." Puis il a ajouté : "Mais je suis un être humain et j’oublie comme vous oubliez. Si l’un de vous n’est pas sûr de sa prière, qu’il estime ce qui lui semble correct et termine sa prière sur cette base, puis qu’il fasse le taslim et se prosterne deux prosternations de distraction
- Sunan an-Nasa'i, n°1244
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié le Zuhr puis s’est tourné vers eux et ils ont dit : "Y a-t-il eu un changement concernant la prière ?" Il a dit : "Pourquoi demandez-vous ?" Ils lui ont expliqué ce qu’il avait fait, alors il s’est tourné vers la Qibla et a fait deux prosternations. Ensuite, il a fait le salam, s’est tourné vers eux et a dit : "Je ne suis qu’un être humain, j’oublie comme vous oubliez, alors si j’oublie, rappelez-le-moi." Et il a dit : "S’il y avait eu un changement concernant la prière, je vous l’aurais dit." Et il a ajouté : "Si l’un de vous n’est pas sûr de sa prière, qu’il estime ce qui est le plus proche de la vérité, puis qu’il la termine sur cette base, puis qu’il se prosterne deux fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1277
Rapporté par Ibn Mas'ud : Avant que le tashahhud ne soit prescrit, lorsque nous priions, nous avions l'habitude de dire : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika'il." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas cela, car en vérité Allah (SWT), le Puissant et Majestueux, est As-Salam. Dites plutôt : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager)
- Sunan an-Nasa'i, n°1279
Rapporté par Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Allah, le Puissant et Majestueux, est As-Salam (la source de la paix ; Celui qui est exempt de tout défaut), donc lorsque l'un de vous s'assied (pendant la prière), qu'il dise : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.)" Ensuite, après cela, qu'il choisisse les paroles qu'il veut
- Sunan an-Nasa'i, n°1285
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu à nous dans l'assemblée de Sa'd bin 'Ubadah et Bashir bin Sa'd lui a dit : "Allah nous a ordonné d'adresser des prières sur toi, ô Messager d'Allah ; comment devons-nous le faire ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) est resté silencieux jusqu'à ce que nous regrettions qu'il ait posé la question. Puis il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Et le salam est comme vous le savez
- Sunan an-Nasa'i, n°1298
Rapporté par 'Abdullah : Quand nous étions assis pendant la prière avec le Messager d'Allah (ﷺ), nous avions l'habitude de dire : "Que la paix (salam) soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur untel et untel." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas que la paix (salam) soit sur Allah (SWT), car Allah (SWT) est As-Salam (la Source de la paix ; Celui qui est exempt de tout défaut). Dites plutôt : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah.) Si vous dites cela, cela concernera tout serviteur pieux dans les cieux et sur la terre, 'ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu' (J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.) Ensuite, qu'il choisisse toute invocation qu'il souhaite dire après cela
- Sunan an-Nasa'i, n°1314
Rapporté par Ali bin Yahya bin Khallad bin Raf’ bin Malik Al-Ansari : Mon père m’a raconté qu’un de ses oncles, qui avait été à Badr, a dit : “J’étais assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) dans la mosquée quand un homme entra et pria deux rak‘as, puis il vint saluer le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) l’avait observé pendant sa prière, il lui rendit le salam puis dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” L’homme retourna prier, puis revint saluer le Prophète (ﷺ). Il lui rendit le salam puis dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” Cela se produisit une troisième ou quatrième fois, puis l’homme dit : “Par Celui qui t’a révélé le Livre, j’ai fait de mon mieux ; montre-moi et enseigne-moi.” Il répondit : “Lorsque tu veux prier, fais d’abord les ablutions correctement, puis tourne-toi vers la Qibla et prononce le takbir. Ensuite, récite le Coran, puis incline-toi jusqu’à être à l’aise dans l’inclinaison. Relève-toi jusqu’à être bien droit, puis prosterne-toi jusqu’à être à l’aise dans la prosternation. Assieds-toi jusqu’à être à l’aise assis, puis prosterne-toi à nouveau jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi. Si tu accomplis la prière de cette manière, tu l’auras bien faite, et tout ce que tu fais en moins sera incomplet dans ta prière.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1318
Rapporté par Ubaidullah bin Al-Qibtiyyah : J’ai entendu Jabir bin Samurah dire : “Quand nous priions derrière le Prophète (ﷺ), nous disions : ‘As-salamu ‘alaykum, as-salamu ‘alaykum’ (que la paix soit sur vous, que la paix soit sur vous)” — et Mis’ar (un des rapporteurs) montra de la main à droite et à gauche. Le Prophète (ﷺ) dit : “Qu’ont donc ces gens à agiter leurs mains comme la queue de chevaux sauvages ? Il suffit de poser ses mains sur ses cuisses et de dire le salam à son frère à droite et à gauche.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1319
Rapporté par ‘Abdullah : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prononcer le takbir chaque fois qu’il descendait ou se relevait, ou qu’il se levait ou s’asseyait, et il disait le salam à droite et à gauche : “As-salamu ‘alaykum wa rahmatullah, as-salamu ‘alaykum wa rahmatullah” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous, que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous) au point que l’on voyait la blancheur de sa joue. J’ai vu aussi Abu Bakr et ‘Umar, que Allah les agrée, faire de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1323
Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire le salam à droite au point que l’on voyait la blancheur de sa joue, et à gauche de la même façon
- Sunan an-Nasa'i, n°1324
Rapporté par ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de dire le salam à droite et à gauche : “As-salamu ‘alaykum wa rahmatullah, as-salamu ‘alaykum wa rahmatullah” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous, que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous), au point que l’on voyait la blancheur de sa joue de chaque côté
- Sunan an-Nasa'i, n°1325
Rapporté par Abdullah bin Mas'ud : Le Messager d'Allah (ﷺ) avait l'habitude de dire le salam vers sa droite : "As-salamu 'alaykum wa rahmatullah" (que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur vous), au point que l’on voyait la blancheur de sa joue droite, puis vers sa gauche : "As-salamu 'alaykum wa rahmatullah" (que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur vous), jusqu’à ce que l’on voie la blancheur de sa joue gauche
- Sunan an-Nasa'i, n°1326
Rapporté par Jabir bin Samurah : J’ai prié avec le Messager d’Allah (ﷺ) et, lorsque nous disions le salam, nous faisions un geste de la main : "As-salamu 'alaykum wa rahmatullah" (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous). Le Messager d’Allah (ﷺ) nous regarda et dit : "Pourquoi faites-vous des gestes avec vos mains comme si c’étaient les queues de chevaux sauvages ? Lorsque l’un de vous dit le salam, qu’il se tourne vers ses compagnons et ne fasse pas de geste de la main
- Sunan an-Nasa'i, n°1327
Rapporté par Itban bin Malik : J’étais l’imam de mon peuple, les Bani Salim. Je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : "J’ai perdu la vue et l’eau de pluie m’empêche d’aller à la mosquée de mon peuple. J’aimerais que tu viennes prier chez moi, à un endroit que je pourrais prendre comme lieu de prière." Le Prophète (ﷺ) répondit : "Je le ferai, si Allah le veut." Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, accompagné d’Abu Bakr, après que la journée soit devenue chaude. Le Prophète (ﷺ) demanda la permission d’entrer, et je la lui ai donnée. Il ne s’est pas assis avant de demander : "Où veux-tu que je prie dans ta maison ?" Je lui ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie, alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tenu là, nous nous sommes alignés derrière lui, puis il a dit le salam et nous avons dit le salam en même temps que lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1329
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit le salam, puis il a parlé, puis il a fait deux prosternations de l’oubli
- Sunan an-Nasa'i, n°1330
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit le salam, puis il a fait deux prosternations de l’oubli alors qu’il était encore assis, puis il a dit le salam. Il a mentionné cela dans le hadith de Dhul-Yadain
- Sunan an-Nasa'i, n°1337
Rapporté par Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ) : Quand il terminait la prière, le Messager d’Allah (ﷺ) demandait pardon trois fois et disait : "Allahumma anta as-salam, wa minka as-salam, tabarakta ya dhal-jalali wal-ikram" (Ô Allah, Tu es la source de la paix et de Toi vient la paix, béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et de générosité)
- Sunan an-Nasa'i, n°1338
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Après avoir dit le taslim, le Messager d’Allah (ﷺ) disait : "Allahumma anta as-salam wa minka as-salam, tabarakta ya dhal-jalali wal-ikram" (Ô Allah, Tu es la source de la paix et de Toi vient la paix, béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et de générosité)
- Sunan an-Nasa'i, n°1430
Rapporté par Abu Hurairah : Je suis allé à At-Tur et j'ai rencontré Ka'b. Nous avons passé la journée ensemble, et je lui ai raconté des choses venant du Messager d'Allah (ﷺ) et il m'a raconté des choses de la Tawrah. Je lui ai dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève est le vendredi. Ce jour-là, Adam a été créé, ce jour-là il a été descendu, ce jour-là son repentir a été accepté, ce jour-là il est mort, et ce jour-là l'Heure commencera. Il n'y a aucune créature vivante sur Terre qui n'écoute pas, du vendredi matin jusqu'au lever du soleil, par crainte de l'Heure, sauf le fils d'Adam. Ce jour-là, il y a une heure où, si un croyant prie et demande quelque chose à Allah, Il la lui accorde." Ka'b a dit : "Est-ce un jour chaque année ?" J'ai répondu : "Non, c'est chaque vendredi." Alors Ka'b a lu dans la Tawrah et a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit vrai ; c'est chaque vendredi." Ensuite, je suis parti et j'ai rencontré Basrah bin Abi Basrah Al-Ghifari. Il m'a demandé : "D'où viens-tu ?" J'ai répondu : "D'At-Tur." Il a dit : "Si je t'avais rencontré avant que tu y ailles, tu n'y serais pas allé." Je lui ai demandé : "Pourquoi ?" Il a répondu : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Ne voyagez spécialement pour visiter une mosquée sauf trois : Al Masjid Al-Haram (à La Mecque), ma mosquée (à Médine) et la mosquée de Bayt Al-Maqdis (à Jérusalem)." Ensuite, j'ai rencontré 'Abdullah bin Salam et je lui ai dit : "Si seulement tu m'avais vu, je suis allé à At-Tur et j'ai rencontré Ka'b, nous avons passé la journée ensemble, et je lui ai raconté des choses du Messager d'Allah (ﷺ) et il m'a raconté des choses de la Tawrah. Je lui ai dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève est le vendredi. Ce jour-là, Adam a été créé, ce jour-là il a été descendu, ce jour-là son repentir a été accepté, ce jour-là il est mort, et ce jour-là l'Heure commencera. Il n'y a aucune créature vivante sur Terre qui n'écoute pas, du vendredi matin jusqu'au lever du soleil, par crainte de l'Heure, sauf le fils d'Adam. Ce jour-là, il y a une heure où, si un croyant prie et demande quelque chose à Allah, Il la lui accorde." Ka'b a dit : "C'est un jour chaque année." 'Abdullah bin Salam a dit : "Ka'b ne dit pas la vérité." J'ai dit : "Alors Ka'b a lu (dans la Tawrah) et a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit vrai ; c'est chaque vendredi." 'Abdullah a dit : "Ka'b a dit vrai ; je sais quand est ce moment." J'ai dit : "Ô mon frère, dis-le-moi." Il a répondu : "C'est la dernière heure du vendredi, avant le coucher du soleil." J'ai dit : "N'as-tu pas entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Si un croyant prie, mais ce n'est pas un moment de prière ?" Il a répondu : "N'as-tu pas entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Celui qui prie et reste assis en attendant la prochaine prière, il est considéré comme étant en prière jusqu'à la suivante ?" J'ai dit : "Bien sûr." Il a dit : "C'est cela
- Sunan an-Nasa'i, n°1484
Rapporté par Tha'labah bin 'Abbad Al-'Abdi, des gens de Bassorah : Il a assisté un jour à un sermon donné par Samurah bin Jundub. Dans son sermon, il a rapporté un hadith du Messager d’Allah (ﷺ). Samurah bin Jundub a dit : "Un jour, un garçon parmi les Ansar et moi tirions à l’arc sur deux cibles à nous, à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), alors que le soleil était haut, comme on le voit à l’horizon. Le soleil est devenu noir, et nous nous sommes dit l’un à l’autre : allons à la mosquée, car par Allah (SWT), cela doit annoncer un événement concernant le Messager d’Allah (ﷺ) et sa communauté. Nous sommes allés à la mosquée et nous avons vu le Messager d’Allah (ﷺ) sortir vers les gens. Il s’est avancé et a prié. Il est resté debout plus longtemps que dans n’importe quelle autre prière où il nous a dirigés, mais nous ne l’avons pas entendu dire quoi que ce soit. Ensuite, il s’est incliné plus longtemps que dans n’importe quelle autre prière où il nous a dirigés, mais nous ne l’avons pas entendu dire quoi que ce soit. Ensuite, il s’est prosterné plus longtemps que dans n’importe quelle autre prière où il nous a dirigés, mais nous ne l’avons pas entendu dire quoi que ce soit. Il a fait de même dans la deuxième rak’ah. L’éclipse s’est terminée alors qu’il était assis à la fin de la deuxième rak’ah. Ensuite, il a dit le salam, puis il a loué et glorifié Allah (SWT), a attesté qu’il n’y a de divinité qu’Allah (SWT) et a attesté qu’il était le serviteur et le Messager d’Allah." (Résumé du récit)
- Sunan an-Nasa'i, n°1729
Rapporté par Sa'eed bin 'Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qu'Ubayy bin Ka'b a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il faisait le salam, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1750
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !", et "Dis : Il est Allah, l'Unique." Et après avoir fait le salam, il disait : "Subhanal-Malikil-Quddus" (Gloire au Souverain, le Très-Saint), en élevant la voix la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1751
Rapporté par Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, que son père a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique.' Et après avoir fait le salam, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en élevant la voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1752
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza, que son père a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique.' Et après avoir fait le salam, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en élevant la voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1753
Rapporté par Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !" et "Dis : Il est Allah, l'Unique". Après avoir terminé la prière avec le salam, il disait trois fois : "Subhanal-Malikil-Quddus" (Gloire au Souverain, le Très Saint), en prolongeant les mots la troisième fois, puis en élevant la voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1754
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza d'après son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !" et "Dis : Il est Allah, l'Unique". Après avoir terminé la prière avec le salam, il disait : "Subhanal-Malikil-Quddus" (Gloire au Souverain, le Très Saint)
- Sunan an-Nasa'i, n°1868
Rapporté par Abu 'Uthman : Usamah bin Zaid m'a raconté : "La fille du Prophète ﷺ lui a envoyé un message pour lui dire : Un de mes fils est en train de mourir, viens chez nous. Il lui a répondu en lui transmettant son salam et en disant : 'À Allah appartient ce qu'Il prend et ce qu'Il donne, et toute chose a un terme fixé auprès d'Allah. Qu'elle soit patiente et cherche la récompense.' Elle lui a envoyé un message en le suppliant de venir. Alors il s'est levé et s'est rendu chez elle, accompagné de Sa'd bin 'Ubadah, Muadh bin Jabal, Ubayy bin Ka'b, Zaid bin Thabit et d'autres hommes. L'enfant a été présenté au Messager d'Allah ﷺ, il était à l'agonie et les yeux du Prophète se sont remplis de larmes. Sa'd lui demanda : 'Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que cela ?' Il répondit : 'C'est la compassion qu'Allah a placée dans le cœur de Ses serviteurs. Allah fait miséricorde à Ses serviteurs compatissants
- Sunan an-Nasa'i, n°1938
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Le croyant doit six choses à un autre croyant : lui rendre visite quand il est malade, assister à ses funérailles quand il meurt, accepter son invitation, le saluer avec Salam quand il le rencontre, lui répondre (dire : Yarhamuk Allah, qu’Allah te fasse miséricorde) quand il éternue, et être sincère envers lui, qu’il soit présent ou absent." (Hasan)
- Sunan an-Nasa'i, n°1939
Rapporté par Al-Bara bin 'Azib : Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de faire sept choses et nous en a interdit sept autres. Il nous a ordonné de rendre visite aux malades, de répondre (dire : Yarhamuk Allah, qu’Allah te fasse miséricorde) à celui qui éternue, de tenir nos serments, de soutenir l’opprimé, de répandre le Salam, d’accepter les invitations, et d’assister aux funérailles. Il nous a interdit les bagues en or, les récipients en argent, les Mayathir, la Qasiyyah, l’Al-Istabraq, la soie et l’Ad-Dibaj
- Sunan an-Nasa'i, n°2824
Rapporté par Abdullah bin Abi Qatadah رضي الله عنه : Mon père est parti avec le Messager d’Allah ﷺ l’année d’Al-Hudaybiyah, et ses compagnons sont entrés en Ihram, mais lui non. (Il a dit :) "Alors que j’étais avec mes compagnons, certains se moquaient les uns des autres. J’ai vu un onagre, je l’ai frappé puis j’ai demandé de l’aide, mais ils ont refusé. Nous avons mangé de sa viande, et nous avions peur d’être interceptés (par l’ennemi) alors j’ai rejoint le Messager d’Allah ﷺ, parfois au galop, parfois à allure normale. J’ai rencontré un homme de Ghifar au milieu de la nuit et je lui ai demandé : Où as-tu laissé le Messager d’Allah ﷺ ? Il a répondu : Je l’ai laissé en train de se reposer à As-Suqya. Je l’ai rattrapé et j’ai dit : Ô Messager d’Allah ! Tes compagnons te transmettent le salam, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Ils ont eu peur d’être interceptés et coupés de toi, alors attends-les. Puis j’ai dit : Ô Messager d’Allah, j’ai attrapé un onagre et j’en ai un peu. Il a dit aux gens : "Mangez-en", alors qu’ils étaient en Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°3952
Rapporté par 'Aishah : Allah a envoyé la Révélation au Prophète alors que j’étais avec lui, alors je me suis levée et j’ai fermé la porte entre lui et moi. Quand la Révélation a été levée, il m’a dit : "Ô 'Aishah, Jibril te passe le Salam
- Sunan an-Nasa'i, n°3953
Rapporté par 'Aishah : Le Prophète lui a dit : "Jibril te passe le Salam." Elle a répondu : "Que la paix soit sur lui, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; tu vois ce que nous ne voyons pas
- Sunan an-Nasa'i, n°3954
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d’Allah a dit : "Ô 'Aishah, voici Jibril, il te passe le Salam." Même chose
Profil symbolique du prénom Salim
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Salim
Traits dominants
- Sérénité : Il fait preuve d'un calme naturel qui apaise son entourage et l'aide à gérer les conflits avec sagesse.
- Intégrité : Très attaché à l'honnêteté, il agit toujours selon ses convictions profondes, ce qui en fait un homme de parole.
- Loyauté : Il manifeste un dévouement sincère envers ses proches, plaçant la fidélité au cœur de ses engagements personnels.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Salim (ou Salam, ou Selim)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| saleem | Arabe, Ourdou |
| salim | Arabe, Ourdou |
| selim | Albanais, Turc |
Personnalités connues portant le prénom Salim
Popularité du prénom Salim
Dans le monde musulman
En France
Variante (7) : Salim · 10 600 Selim · 6 065 Salem · 1 955 Slim · 985 Sélim · 425 Salam · 90 Sâlim · 5
Le prénom Salim a été donné à 10 600 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 886ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 3 095
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 545
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 160
- Hauts-de-France 1 005
- Occitanie 870
- Grand Est 775
- Nouvelle-Aquitaine 445
- Bourgogne-Franche-Comté 385
Voir plus (7 régions)
- Centre-Val de Loire 350
- Pays de la Loire 285
- Normandie 260
- Bretagne 105
- Mayotte 95
- La Réunion 70
- Corse 10
Le prénom Selim a été donné à 6 065 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 195ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 690
- Auvergne-Rhône-Alpes 920
- Grand Est 765
- Hauts-de-France 750
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 390
- Occitanie 300
- Bourgogne-Franche-Comté 275
- Centre-Val de Loire 220
Voir plus (4 régions)
- Normandie 220
- Nouvelle-Aquitaine 160
- Pays de la Loire 135
- Bretagne 95
Le prénom Salem a été donné à 1 955 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 333ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 725
- Auvergne-Rhône-Alpes 290
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 200
- Hauts-de-France 185
- Grand Est 100
- Occitanie 65
- Bourgogne-Franche-Comté 45
- Nouvelle-Aquitaine 15
Voir plus (2 régions)
- Pays de la Loire 10
- Centre-Val de Loire 5
Le prénom Slim a été donné à 985 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 455ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 415
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 140
- Auvergne-Rhône-Alpes 105
- Hauts-de-France 20
- Grand Est 15
- Occitanie 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Centre-Val de Loire 5
Voir plus (1 régions)
- Pays de la Loire 5
Le prénom Sélim a été donné à 425 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 762ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 110
- Hauts-de-France 60
- Auvergne-Rhône-Alpes 50
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 20
- Nouvelle-Aquitaine 15
- Occitanie 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Normandie 10
Voir plus (2 régions)
- Grand Est 5
- Bretagne 5
Le prénom Salam a été donné à 90 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 13 841ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
- Mayotte 5
Le prénom Sâlim a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 46 134ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Salim
Quelle est la signification du prénom Salim ?
Le prénom Salim signifie 'sain', 'parfait' ou 'en bonne santé' en arabe. Il est issu de la racine 'Salima' qui exprime l'idée d'être en sécurité ou d'être indemne de tout défaut.
Quelles sont les variantes du prénom Salim ?
Les variantes les plus courantes de Salim sont Selim, particulièrement utilisée en Turquie, et Slim, que l'on retrouve fréquemment dans les régions d'Afrique du Nord.
Le prénom Salim est-il populaire ?
Oui, Salim est un prénom très répandu dans le monde musulman, notamment au Moyen-Orient et au Maghreb. En France, il a été attribué à environ 10 600 personnes et occupe le 73ème rang de popularité.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.