Signification du prénom Said (ou Sait, ou Saad) en Islam : Origine et sens caché
سعيد
Le prénom Saïd est un grand classique d'origine arabe qui signifie « heureux » ou « chanceux ». Très apprécié dans le monde musulman pour sa résonance positive, il figure parmi les prénoms masculins les plus portés, avec plus de 11 000 naissances enregistrées en France.
Origine du prénom Said
Signification du prénom Said
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Said (ou Sait, ou Saad) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Sait · 364 citations Sad · 251 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
70 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 77
Ne savent-ils pas qu'en vérité Allah sait ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 187
On vous a permis, la nuit d'as-Siyâm, d'avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu'Allah a prescrit en votre faveur; mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d'Allah: ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser). C'est ainsi qu'Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu'ils deviennent pieux
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 197
Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l'on se décide de l'accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d'intelligence
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 215
Ils t'interrogent: «Qu'est-ce qu'on doit dépenser?» Dis: «Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait»
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 216
Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas
Voir 65 autres versets
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 232
Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s'ils s'agréent l'un l'autre, et conformément à la bienséance. Voilà à quoi est exhorté celui d'entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 235
Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d'en garder secrète l'intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu'à l'expiration du délai prescrit. Et sachez qu'Allah sait ce qu'il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez aussi qu'Allah est Pardonneur et Plein de mansuétude
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 270
Quelles que soient les dépenses que vœus avez faites, ou le vou que vous avez voué, Allah le sait. Et pour les injustes, pas de secoureurs
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 273
Aux nécessiteux qui se sont confinés dans le sentier d'Allah, ne pouvant pas parcourir le monde, et que l'ignorant croit riches parce qu'ils ont honte de mendier - tu les reconnaîtras à leur aspect - Ils n'importunent personne en mendiant. Et tout ce que vous dépensez de vos biens, Allah le sait parfaitement
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 29
Dis: «Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien vous le divulguiez, Allah le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omnipotent
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 54
Et ils [les autres] se mirent à comploter. Allah a fait échouer leur complot. Et c'est Allah qui sait le mieux leur machination
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 66
Vous avez bel et bien disputé à propos d'une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n'avez pas connaissance? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 92
Vous n'atteindrez la (vraie) piété, que si vous faites largesses de ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, Allah le sait certainement bien
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 167
et qu'Il distingue les hypocrites. On avait dit à ceux-ci: «Venez combattre dans le sentier d'Allah, ou repoussez [l'ennemi»], ils dirent: «Bien sûr que nous vous suivrions si nous étions sûrs qu'il y aurait une guerre.» Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi. Ils disaient de leurs bouches ce qui n'était pas dans leurs cœurs. Et Allah sait fort bien ce qu'ils cachaient
- Sourate An-Nisa (4), verset 63
Voilà ceux dont Allah sait ce qu'ils ont dans leurs cœurs. Ne leur tiens donc pas rigueur, exhorte-les, et dis-leur sur eux-mêmes des paroles convaincantes
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 61
Lorsqu'ils viennent chez vous, ils disent: «Nous croyons.» Alors qu'ils sont entrés avec la mécréance et qu'ils sont sortis avec. Et Allah sait parfaitement ce qu'ils cachent
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 97
Allah a institué la Ka'aba, la Maison sacrée, comme un lieu de rassemblement pour les gens. (Il a institué) le mois sacré, l'offrande (d'animaux,) et les guirlandes, afin que vous sachiez que vraiment Allah sait tout ce qui est dans les cieux et sur la terre; et que vraiment Allah est Omniscient
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 99
Il n'incombe au Messager que de transmettre (le message). Et Allah sait ce que vous divulguez tout comme ce que vous cachez
- Sourate Al-An'am (6), verset 3
Et Lui, Il est Allah dans les cieux et sur la terre. Il connaît ce que vous cachez en vous et ce que vous divulguez et Il sait ce que vous acquérez
- Sourate Al-An'am (6), verset 53
Ainsi, éprouvons-Nous (les gens) les uns par les autres, pour qu'ils disent: «Est-ce là ceux qu'Allah a favorisés parmi nous?» N'est-ce pas Allah qui sait le mieux lesquels sont reconnaissants
- Sourate Al-An'am (6), verset 60
Et, la nuit, c'est Lui qui prend vos âmes, et Il sait ce que vous avez acquis pendant le jour. Puis Il vous ressuscite le jour afin que s'accomplisse le terme fixé. Ensuite, c'est vers Lui que sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez
- Sourate Al-An'am (6), verset 124
Et lorsqu'une preuve leur vient, ils disent: «Jamais nous ne croirons tant que nous n'aurons pas reçu un don semblable à celui qui a été donné aux messagers d'Allah». Allah sait mieux où placer Son message. Ceux qui ont commis le crime seront atteints d'un rapetissement auprès d'Allah ainsi que d'un supplice sévère pour les ruses qu'ils tramaient
- Sourate Al-A'raf (7), verset 200
Et si jamais le Diable t'incite à faire le mal, cherche refuge auprès d'Allah. Car Il entend, et sait tout
- Sourate Al-Anfal (8), verset 70
O Prophète, dis aux captifs qui sont entre vos mains: «Si Allah sait qu'il y a quelque bien dans vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été pris et vous pardonnera. Allah est Pardonneur et Miséricordieux
- Sourate At-Tawbah (9), verset 42
S'il s'était agi d'un profit facile ou d'un court voyage, ils t'auraient suivi; mais la distance leur parut longue. Et ils jureront par Allah: «Si nous avions pu, nous serions sortis en votre compagnie.» Ils se perdent eux-mêmes. Et Allah sait bien qu'ils mentent
- Sourate Yunus (10), verset 36
Et la plupart d'entre eux ne suivent que conjecture. Mais, la conjecture ne sert à rien contre la vérité! Allah sait parfaitement ce qu'ils font
- Sourate Hud (11), verset 5
Eh quoi! Ils replient leurs poitrines afin de se cacher de Lui. Même lorsqu'ils se couvrent de leurs vêtements, Il sait ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent car Il connaît certes le contenu des poitrines
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 8
Allah sait ce que porte chaque femelle, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 19
Celui qui sait que ce qui t'est révélé de la part de ton Seigneur est la vérité, est-il semblable à l'aveugle? Seuls les gens doués d'intelligence réfléchissent bien
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 42
Certes ceux d'avant eux ont manigancé (contre leur Messager); le stratagème tout entier appartient à Allah. Il sait ce que chaque âme acquiert. Et les mécréants sauront bientôt à qui appartient la bonne demeure finale
- Sourate An-Nahl (16), verset 19
Et Allah sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez
- Sourate An-Nahl (16), verset 23
Nul doute qu'Allah sait ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent. Et assurément Il n'aime pas les orgueilleux
- Sourate An-Nahl (16), verset 28
Ceux à qui les Anges ôtent la vie, alors qu'ils sont injustes envers eux-mêmes, se soumettront humiliés, (et diront): «Nous ne faisions pas de mal!» - «Mais, en fait, Allah sait bien ce que vous faisiez»
- Sourate An-Nahl (16), verset 74
N'attribuez donc pas à Allah des semblables. Car Allah sait, tandis que vous ne savez pas
- Sourate An-Nahl (16), verset 91
Soyez fidèles au pacte d'Allah après l'avoir contracté et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Allah comme garant [de votre bonne foi]. Vraiment Allah sait ce que vous faites
- Sourate An-Nahl (16), verset 101
Quand Nous remplaçons un verset par un autre - et Allah sait mieux ce qu'Il fait descendre - ils disent: «Tu n'es qu'un menteur». Mais la plupart d'entre eux ne savent pas
- Sourate Al-Kahf (18), verset 19
Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: «Combien de temps avez-vous demeuré là?» Ils dirent: «Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour». D'autres dirent: «Votre Seigneur sait mieux combien [de temps] vous y avez demeuré. Envoyez donc l'un de vous à la ville avec votre argent que voici, pour qu'il voie quel aliment est le plus pur et qu'il vous en apporte de quoi vous nourrir. Qu'il agisse avec tact; et qu'il ne donne l'éveil à personne sur vous
- Sourate Al-Kahf (18), verset 26
Dis: «Allah sait mieux combien de temps ils demeurèrent là. A Lui appartient l'Inconnaissable des cieux et de la terre. Comme Il est Voyant et Audient! Ils n'ont aucun allié en dehors de Lui et Il n'associe personne à Son commandement
- Sourate Al-Anbya (21), verset 4
Il a répondu: «Mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur la terre; et Il est l'Audient, l'Omniscient»
- Sourate Al-Anbya (21), verset 28
Il sait ce qui est devant eux et ce qui derrière eux. Et ils n'intercèdent qu'en faveur de ceux qu'Il a agréés [tout en étant] pénétrés de Sa crainte
- Sourate Al-Hajj (22), verset 70
Ne sais-tu pas qu'Allah sait ce qu'il y a dans le ciel et sur la terre? Tout cela est dans un Livre, et cela est pour Allah bien facile
- Sourate Al-Hajj (22), verset 76
Il sait ce qui est devant eux et derrière eux. Et c'est vers Allah que tout retournera
- Sourate An-Nur (24), verset 19
Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l'au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas
- Sourate An-Nur (24), verset 29
Nul grief contre vous à entrer dans des maisons inhabitées où se trouve un bien pour vous. Allah sait ce que vous divulguez et ce que vous cachez
- Sourate An-Nur (24), verset 41
N'as-tu pas vu qu'Allah est glorifié par tous ceux qui sont dans les cieux et la terre; ainsi que par les oiseaux déployant leurs ailes? Chacun, certes, a appris sa façon de L'adorer et de Le glorifier. Allah sait parfaitement ce qu'ils font
- Sourate An-Nur (24), verset 64
C'est à Allah, vraiment, qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il sait parfaitement l'état dans lequel vous êtes, et le Jour où les hommes seront ramenés vers Lui, Il les informera alors de ce qu'ils œuvraient. Allah est Omniscient
- Sourate Ash-Shu'ara (26), verset 188
Il dit: «Mon Seigneur sait mieux ce que vous faites»
- Sourate An-Naml (27), verset 25
Que ne se prosternent-ils devant Allah qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, et qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez
- Sourate An-Naml (27), verset 74
Certes, ton Seigneur sait ce que cachent leurs poitrines et ce qu'ils divulguent
- Sourate Al-Qasas (28), verset 69
Ton Seigneur sait ce que cachent leurs poitrines et ce qu'ils divulguent
- Sourate Al-'Ankabut (29), verset 45
Récite ce qui t'est révélé du Livre et accomplis la Salât. En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d'Allah est certes ce qu'il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites
- Sourate Al-'Ankabut (29), verset 52
Dis: «Allah suffit comme témoin entre moi et vous». Il sait ce qui est dans les cieux et la terre. Et quant à ceux qui croient au faux et ne croient pas en Allah, ceux-là seront les perdants
- Sourate Luqman (31), verset 34
La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice; et Il sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes, Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur
- Sourate As-Sajdah (32), verset 17
Aucun être ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 51
Tu fais attendre qui tu veux d'entre elles, et tu héberges chez toi qui tu veux. Puis il ne t'est fait aucun grief si tu invites chez toi l'une de celles que tu avais écartées. Voilà ce qui est le plus propre à les réjouir, à leur éviter tout chagrin et à leur faire accepter de bon cœur ce que tu leur as donné à toutes. Allah sait, cependant, ce qui est en vos cœurs. Et Allah est Omniscient et Indulgent
- Sourate Saba (34), verset 2
Il sait ce qui pénètre en terre et ce qui en sort, ce qui descend du ciel et ce qui y remonte. Et c'est Lui le Miséricordieux, le Pardonneur
- Sourate Ya-Sin (36), verset 16
Ils [les messagers] dirent: «Notre Seigneur sait qu'en vérité nous sommes envoyés à vous
- Sourate Ash-Shuraa (42), verset 25
Et c'est lui qui agrée de Ses serviteurs le repentir, pardonne les méfaits et sait ce que vous faites
- Sourate Az-Zukhruf (43), verset 52
Ne suis-je pas meilleur que ce misérable qui sait à peine s'exprimer
- Sourate Al-Ahqaf (46), verset 8
Ou bien ils disent: «Il l'a inventé!» Dis: «Si je l'ai inventé alors vous ne pourrez rien pour moi contre [la punition] d'Allah. Il sait parfaitement ce que vous propagez (en calomnies contre le Coran): Allah est suffisant comme témoin entre moi et vous. Et c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux»
- Sourate Al-Hujurat (49), verset 16
Dis: «Est-ce vous qui apprendrez à Allah votre religion, alors qu'Allah sait tout ce qui est dans les cieux et sur la terre?» Et Allah est Omniscient
- Sourate Al-Hadid (57), verset 4
C'est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours puis Il S'est établi sur le Trône; Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, et ce qui descend du ciel et ce qui y monte, et Il est avec vous où que vous soyez. Et Allah observe parfaitement ce que vous faites
- Sourate Al-Hadid (57), verset 6
Il fait pénétrer la nuit dans le jour et fait pénétrer le jour dans la nuit, et Il sait parfaitement le contenu des poitrines
- Sourate Al-Mujadila (58), verset 7
Ne vois-tu pas qu'Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre? Pas de conversation secrète entre trois sans qu'Il ne soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu'Il n'y ne soit leur sixième, ni moins ni plus que cela sans qu'Il ne soit avec eux, là où ils se trouvent. Ensuite, Il les informera au Jour de la Résurrection, de ce qu'ils faisaient, car Allah est Omniscient
- Sourate Al-Munafiqun (63), verset 1
Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent: «Nous attestons que tu es certes le Messager d'Allah» Allah sait que tu es vraiment Son messager; et Allah atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs
- Sourate At-Taghabun (64), verset 4
Il sait ce qui est dans les cieux et la terre, et Il sait ce que vous cachez ainsi que ce que vous divulguez. Et Allah connaît bien le contenu des poitrines
- Sourate Al-Muzzammil (73), verset 20
Ton Seigneur sait, certes, que tu (Muhammad) te tiens debout moins de deux tiers de la nuit, ou sa moitié, ou son tiers. De même qu'une partie de ceux qui sont avec toi. Allah détermine la nuit et le jour. Il sait que vous ne saurez jamais passer toute la nuit en prière. Il a usé envers vous avec indulgence. Récitez donc ce qui [vous] est possible du Coran. Il sait qu'il y aura parmi vous des malades, et d'autres qui voyageront sur la terre, en quête de la grâce d'Allah, et d'autres encore qui combattront dans le chemin d'Allah. Récite-en donc ce qui [vous] sera possible. Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faites à Allah un prêt sincère. Tout bien que vous vous préparez, vous le retrouverez auprès d'Allah, meilleur et plus grand en fait de récompense. Et implorez le pardon d'Allah. Car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux
- Sourate Al-Inshiqaq (84), verset 23
Or, Allah sait bien ce qu'ils dissimulent
- Sourate Al-'Alaq (96), verset 14
Ne sait-il pas que vraiment Allah voit
- Sourate Al-'Adiyat (100), verset 9
Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé
Le prénom dans les hadiths
294 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°103
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous se réveille la nuit, qu’il ne mette pas sa main dans le récipient avant de l’avoir lavée trois fois, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit. »
- Sunan Abu Dawud, n°105
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand l’un d’entre vous se réveille, qu’il ne mette pas sa main dans le récipient avant de l’avoir lavée trois fois, car aucun de vous ne sait où sa main est restée ou ce qu’elle a touché pendant la nuit. »
- Sunan Abu Dawud, n°287
Rapporté par Hamnah, fille de Jahsh رضي الله عنها : Hamnah a dit : Mes règles étaient abondantes et très fortes. Je suis donc allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour avoir une décision et je lui ai expliqué la situation. Je l’ai trouvé dans la maison de ma sœur, Zaynab, fille de Jahsh. J’ai dit : « Messager d’Allah, je suis une femme dont les règles sont abondantes et très fortes, qu’en penses-tu ? Cela m’empêche de prier et de jeûner. » Il a dit : « Je te conseille d’utiliser du coton, car il absorbe le sang. » Elle répondit : « C’est trop abondant pour cela. » Il dit : « Alors prends un tissu. » Elle répondit : « C’est trop abondant pour cela, car mon sang coule sans cesse. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Je vais te donner deux solutions ; si tu en suis une, cela te suffira sans l’autre, mais tu sais mieux si tu es capable de suivre les deux. » Il ajouta : « C’est un coup du Diable, donc observe tes règles pendant six ou sept jours, Allah seul sait combien exactement ; puis lave-toi. Et quand tu vois que tu es purifiée et bien propre, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours et nuits et jeûne, cela te suffira, et fais cela chaque mois, comme les femmes qui ont leurs règles et sont purifiées à la fin de leurs règles. Mais si tu es assez forte pour retarder la prière du midi (Zuhr) et avancer celle de l’après-midi ('Asr), te laver, puis regrouper les deux prières ; retarder la prière du coucher du soleil (Maghrib) et avancer celle de la nuit ('Isha), te laver, puis regrouper les deux prières, fais-le ; et te laver à l’aube, fais-le ; et jeûne si tu en es capable. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Des deux solutions, c’est celle-ci que je préfère. » Abu Dawud a dit : 'Amr b. Thabit a rapporté d’Ibn 'Aqil : Hamnah a dit : « Des deux solutions, c’est celle-ci que je préfère. » Dans cette version, ces mots ne sont pas cités comme une parole du Prophète ﷺ ; c’est une parole de Hamnah. Abu Dawud a dit : 'Amr b. Thabit était un Rafidi. Cela a été dit par Yahya b. Ma'in. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (b. Hanbal) dire : Je doute de la tradition transmise par Ibn 'Aqil
- Sunan Abu Dawud, n°516
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’appel à la prière est lancé, le diable tourne le dos et s’enfuit en faisant du bruit pour ne pas entendre l’appel. Mais quand l’appel est terminé, il revient. Lorsque l’iqamah est faite, il tourne de nouveau le dos, puis revient une fois l’iqamah terminée et insuffle des pensées à la personne en prière pour la distraire, lui disant : “Souviens-toi de ceci ou de cela”, évoquant quelque chose auquel la personne ne pensait pas, si bien qu’elle ne sait plus combien elle a prié. »
- Sunan Abu Dawud, n°1026
Rapporté par Ata' ibn Yasar : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous doute au sujet de sa prière et ne sait pas combien de rak‘ah il a accomplies, trois ou quatre, il doit ajouter une rak‘ah, puis faire deux prosternations assis avant de saluer. Si la rak‘ah supplémentaire qu’il a faite est en réalité la cinquième, ces deux prosternations rendront le nombre pair. Si c’est la quatrième, ces deux prosternations seront une humiliation pour le diable. »
Voir 289 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°1029
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous prie et qu’il ne sait pas s’il a fait plus ou moins de rak‘ah que ce qui est prescrit, il doit faire deux prosternations assis. Si le diable vient à lui et lui dit : “Tu as perdu ta pureté”, il doit répondre : “Tu mens”, sauf s’il sent une odeur avec son nez ou entend un son avec ses oreilles (alors son ablution sera annulée). » Telles sont les paroles rapportées par Aban. Abu Dawud a dit : Ma‘mar et ‘Abi b. al-Mubarak ont mentionné le nom de “Iyad b. Hilal” et al-Awza‘i a mentionné le nom de “Iyad b. Abi Zuhair”
- Sunan Abu Dawud, n°1030
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, le diable vient à lui et le trouble au point qu’il ne sait plus combien de rak‘ah il a accomplies. Si cela vous arrive, faites deux prosternations assis. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée de façon similaire par Ibn ‘Uyainab, Ma‘mar et al-Laith
- Sunan Abu Dawud, n°1304
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Dans la sourate al-Muzzammil (73), le verset : « Veille la nuit, sauf un peu, la moitié ou un peu moins » (v.2-3) a été abrogé par le verset suivant : « Il sait que vous ne pourrez pas le faire, alors Il vous accorde Sa miséricorde. Récitez donc du Coran ce qui vous est facile » (v.20). L’expression « la veille de la nuit » (nashi’at al-layl) désigne le début de la nuit. Les compagnons priaient (la prière du tahajjud) au début de la nuit. Ibn Abbas dit : Il est recommandé de faire la prière nocturne (tahajjud), prescrite par Allah pour vous (au début de la nuit), car quand on dort, on ne sait pas quand on se réveillera. Les mots « parole plus droite » (aqwamu qilan) signifient que ce moment est plus propice à la compréhension du Coran. Il dit aussi : Le verset : « Le jour, tu as de nombreuses occupations » (v.7) signifie que l’on est occupé longtemps par les affaires du jour
- Sunan Abu Dawud, n°1477
Rapporté par Ubayy ibn Ka'b : Le Prophète ﷺ a dit : « Ubayy, on m’a demandé de réciter le Coran et on m’a demandé : “Dans un mode ou deux modes ?” L’ange qui m’accompagnait a dit : “Dis, dans deux modes.” J’ai dit : “Dans deux modes.” On m’a redemandé : “Dans deux ou trois modes ?” La question est allée jusqu’à sept modes. Il a alors dit : “Chaque mode est suffisant pour le bien-être, que tu dises ‘Celui qui entend tout et qui sait tout’ ou bien ‘Celui qui est tout-puissant et plein de sagesse’. Cela reste valable jusqu’à ce que tu termines le verset qui parle du châtiment sur la miséricorde, et que tu termines le verset qui parle de la miséricorde sur le châtiment.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2254
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Hilal bin Umayyah a accusé sa femme, en présence du Prophète ﷺ, d’avoir commis l’adultère avec Sharik bin Sahma’. Le Prophète ﷺ a dit : “Apporte une preuve, ou tu recevras la punition sur ton dos.” Il a répondu : “Ô Messager d’Allah ﷺ, si l’un de nous voit un homme avec sa femme, doit-il aller chercher des témoins ?” Mais le Prophète ﷺ a simplement répété : “Tu dois apporter une preuve, ou tu recevras la punition sur ton dos.” Hilal a alors dit : “Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je dis la vérité. Qu’Allah fasse descendre quelque chose qui m’épargnera la punition.” Ensuite, les versets du Coran ont été révélés : “Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes…” jusqu’à “l’un de ceux qui disent la vérité”. Le Prophète ﷺ les a alors fait venir. Hilal bin Umayyah s’est levé et a témoigné, et le Prophète ﷺ disait : “Allah sait que l’un de vous ment. L’un de vous va-t-il se repentir ?” Puis la femme s’est levée pour témoigner, mais lorsqu’elle allait prononcer la cinquième fois en disant que la colère d’Allah soit sur elle s’il disait la vérité, on lui a dit : “C’est le témoignage décisif.” Ibn ‘Abbas a dit : “Elle a alors hésité et reculé, au point que nous avons cru qu’elle allait se rétracter.” Il a ajouté : “Regardez si elle donne naissance à un enfant aux yeux soulignés comme par du khôl, avec de larges hanches et de grosses jambes, alors Sharik bin Sahma’ sera son père.” Elle a ensuite donné naissance à un enfant avec ces caractéristiques. Le Prophète ﷺ a alors dit : “Si ce n’était ce qui a déjà été révélé dans le Livre d’Allah, je l’aurais sévèrement punie.” Abu Dawud a dit : “Ce récit a été transmis uniquement par les gens de Médine. Ils l’ont rapporté de Hilal par l’intermédiaire d’Ibn Bashshar.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2258
Rapporté par Sa’d bin Jubair رضي الله عنه : J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Un homme a accusé sa femme d’adultère. » Il a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a séparé le frère et la sœur des Banu Al ‘Ajilan (c’est-à-dire le mari et la femme). Il a dit : “Allah sait que l’un de vous ment, l’un de vous va-t-il se repentir ?” Il a répété cela trois fois, mais ils ont refusé. Alors il les a séparés. »
- Sunan Abu Dawud, n°2313
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « Ibn Abbas a expliqué le verset suivant : “Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous a été prescrit comme il l’a été à ceux d’avant vous.” À l’époque du Prophète ﷺ, quand les gens faisaient la prière du soir, ils devaient s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des rapports avec leurs femmes, et ils jeûnaient jusqu’à la nuit suivante. Un homme a eu un rapport avec sa femme après avoir fait la prière du soir, sans rompre son jeûne. Allah, le Très-Haut, a voulu faciliter la chose pour ceux qui sont venus après, en accordant une dérogation et un allègement. Allah, le Glorifié, a dit : “Allah sait ce que vous faisiez en secret entre vous.” Par cela, Allah a facilité la vie des gens et leur a accordé une dérogation. »
- Sunan Abu Dawud, n°2314
Rapporté par Al Bara’ (bin Azib) رضي الله عنه : « Quand un homme jeûnait et s’endormait, il ne pouvait plus manger jusqu’à la nuit suivante. Sarmah bin Qais Al Ansari est allé voir sa femme alors qu’il jeûnait et lui a demandé : “As-tu quelque chose à manger ?” Elle a répondu : “Non. Laisse-moi aller chercher quelque chose.” Elle est sortie, mais il s’est endormi. À son retour, elle lui a dit : “Tu es privé de nourriture.” Il s’est évanoui avant midi. Il travaillait toute la journée dans ses champs. Cela a été rapporté au Prophète ﷺ, qui a alors reçu la révélation du verset : “Il vous est permis, la nuit du jeûne, d’avoir des rapports avec vos femmes. Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. Allah sait ce que vous faisiez en secret parmi vous. Il s’est tourné vers vous et vous a pardonné. Ayez donc des rapports avec elles et cherchez ce qu’Allah a prescrit pour vous. Mangez et buvez jusqu’à ce que le fil blanc de l’aube soit distinct du fil noir.” Il a récité jusqu’aux mots “de l’aube”. »
- Sunan Abu Dawud, n°2536
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Le Prophète ﷺ a dit : « Notre Seigneur, le Très-Haut, est satisfait d’un homme qui combat dans le sentier d’Allah, le Sublime ; puis ses compagnons prennent la fuite (du champ de bataille). Mais il sait que fuir est un péché, alors il revient, et son sang est versé. Alors Allah, le Sublime, dit à Ses anges : “Regardez Mon serviteur : il est revenu chercher ce que J’ai pour lui (la récompense) et craignant ce que J’ai (le châtiment), jusqu’à ce que son sang soit versé.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2602
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Ali ibn Rabi'ah a dit : J'étais présent avec Ali lorsqu’on lui a amené une monture pour qu’il monte dessus. Quand il a mis son pied dans l'étrier, il a dit : « Au nom d’Allah. » Puis, lorsqu’il s’est assis sur la monture, il a dit : « Louange à Allah. » Ensuite, il a dit : « Gloire à Celui qui a mis cela à notre service alors que nous n’en étions pas capables, et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. » Puis il a dit : « Louange à Allah » (trois fois), « Allah est le plus Grand » (trois fois), « Gloire à Toi, j’ai fait du tort à moi-même, alors pardonne-moi, car Toi seul pardonnes les péchés. » Ensuite, il a ri. On lui a demandé : À quoi as-tu ri ? Il a répondu : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire comme je viens de faire, puis rire après cela. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, pourquoi ris-tu ? » Il a répondu : « Ton Seigneur, le Très-Haut, est satisfait de Son serviteur lorsqu’il dit : “Pardonne-moi mes péchés.” Il sait que personne d’autre que Lui ne pardonne les péchés. »
- Sunan Abu Dawud, n°2897
Al-Hasan rapporte que Umar رضي الله عنه a demandé : « Lequel d’entre vous sait quelle part le Messager d’Allah ﷺ a donnée au grand-père dans l’héritage ? » Ma'qil ibn Yasar a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ lui a donné un sixième. » Il a demandé : « Avec qui ? » Il a répondu : « Je ne sais pas. » Umar a dit : « Tu ne sais pas ; alors à quoi cela sert-il ? »
- Sunan Abu Dawud, n°2963
Rapporté par Malik ibn Aws ibn Al-Hadathan رضي الله عنه : ‘Umar m’a fait appeler quand le soleil était déjà haut. Je l’ai trouvé assis sur un canapé sans couverture. Quand je suis entré, il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus, et j’ai ordonné qu’on leur donne quelque chose, alors distribue-le entre eux. » J’ai dit : « Si tu confiais ce travail à quelqu’un d’autre, ce serait mieux. » Il a dit : « Prends-le. » Puis Yarfa’ est venu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à ‘Uthman ibn ‘Affan, ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf, al-Zubair ibn al-‘Awwam et Sa’d ibn Abi Waqqas d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Yarfa’ est revenu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à al-‘Abbas et ‘Ali d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Al-‘Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et lui », en parlant de ‘Ali. Certains ont dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche entre eux et donne-leur satisfaction. » Malik ibn Aws a dit : « Il m’a semblé qu’ils avaient amené les autres pour cela. » ‘Umar a dit : « Soyez patients (ne vous précipitez pas). » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône (sadaqah).” » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône.” » Ils ont répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allah a attribué au Messager d’Allah ﷺ une part spéciale (dans le butin) qu’il n’a pas donnée à d’autres. Allah, le Très-Haut, a dit : “Ce qu’Allah a accordé à Son Messager (et pris d’eux) – pour cela vous n’avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses messagers sur qui Il veut ; et Allah est capable de tout.” Allah a donné (les biens) de Banu al-Nadir à Son Messager. Je jure par Allah, il ne l’a pas gardé pour lui-même, ni pris plus que vous. Le Messager d’Allah ﷺ utilisait sa part pour son entretien annuel, ou il prenait sa part et donnait à sa famille leur part annuelle (de ces biens), puis il prenait ce qui restait et en disposait comme il le faisait pour les biens d’Allah. » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ. » Puis vous deux (‘Ali et al-‘Abbas) êtes venus à Abu Bakr, réclamant une part de l’héritage de votre cousin, et ‘Ali réclamant la part de sa femme de la part de son père. Abu Bakr a alors dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” » Allah sait qu’il (Abu Bakr) était véridique, loyal, bien guidé et suiveur de la vérité. Abu Bakr a alors géré ces biens (du Prophète). Quand Abu Bakr est mort, j’ai dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr. » J’ai donc géré ce qu’Allah a voulu. Ensuite, vous deux êtes venus. Vous étiez d’accord, votre demande était la même. Alors vous m’avez demandé ces biens, et j’ai dit : « Si vous voulez, je vous les donne à condition que vous respectiez l’engagement d’Allah, c’est-à-dire que vous les gérerez comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Vous les avez donc pris de moi à cette condition. Et maintenant, vous revenez pour que je tranche entre vous autrement. Je jure par Allah, je ne trancherai pas entre vous autrement jusqu’à la dernière Heure. Si vous ne pouvez pas gérer, rendez-les-moi. » Abu Dawud a dit : Ils lui demandaient de les partager entre eux, et non parce qu’ils ignoraient que le Prophète ﷺ avait dit : « Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône. » Ils cherchaient aussi la vérité. ‘Umar a alors dit : « Je n’appelle pas cela un partage ; je le laisse dans son état initial. »
- Sunan Abu Dawud, n°3244
Rapporté par Al-Ash’ath ibn Qays رضي الله عنه : Un homme de Kindah et un homme de Hadramawt ont porté leur différend devant le Prophète ﷺ au sujet d’un terrain au Yémen. Al-Hadrami a dit : « Messager d’Allah, le père de cet homme a usurpé ma terre et elle est en sa possession. » Le Prophète ﷺ a demandé : « As-tu une preuve ? » Al-Hadrami a répondu : « Non, mais je lui fais jurer qu’il ne sait pas que c’est ma terre que son père m’a prise. » Al-Kindi s’est préparé à prêter serment. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un s’approprie un bien par un serment mensonger, il rencontrera Allah avec la main mutilée. » Al-Kindi a alors dit : « C’est sa terre. »
- Sunan Abu Dawud, n°3427
Rapporté par Rafi' ibn Khadij : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de tirer profit du travail d’une esclave, sauf si l’on sait d’où provient ce gain
- Sunan Abu Dawud, n°3502
Rapporté par ‘Amr b. Suh’aib, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit les transactions où de l’argent est versé comme acompte. Malik a expliqué : Cela signifie, selon notre compréhension – et Allah sait mieux –, qu’un homme achète un esclave ou loue un animal, et il dit : « Je te donne un dinar à condition que si j’annule la vente ou la location, ce que je t’ai donné te reste. »
- Sunan Abu Dawud, n°3622
Rapporté par Al-Ash’ath ibn Qais رضي الله عنه : Un homme de Kindah et un homme de Hadramawt sont venus auprès du Saint Prophète ﷺ pour un litige concernant une terre au Yémen. Le Hadrami a dit : « Messager d’Allah, cet homme a usurpé une terre qui m’appartient, et elle est en sa possession. » Il a demandé : « As-tu une preuve ? » Il a répondu : « Non, mais je peux lui faire prêter serment. Allah sait que c’est ma terre, et mon père me l’a prise. » Le Kindi était prêt à prêter serment. Il a ensuite raconté la suite du récit
- Sunan Abu Dawud, n°3644
Rapporté par Abu Namlah al-Ansari : Alors qu’il était assis avec le Messager d’Allah ﷺ et qu’un Juif était aussi présent, un cortège funèbre passa devant eux. Le Juif demanda : « Muhammad, ce cortège parle-t-il ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah en sait plus. » Le Juif dit : « Il parle. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Quoi que les gens du Livre vous racontent, ne les croyez pas, ne les démentez pas, mais dites : “Nous croyons en Allah et en Son Messager.” Si c’est faux, ne le confirmez pas, et si c’est vrai, ne le niez pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°3657
Rapporté par Abu Hurayrah : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un rend un jugement religieux sans connaissance, le péché retombe sur celui qui l’a donné. » Sulayman al-Mahri a ajouté dans sa version : « Si quelqu’un conseille son frère alors qu’il sait que la bonne direction est ailleurs, il l’a trompé. » Ce sont les paroles de Sulayman
- Sunan Abu Dawud, n°3845
Anas ibn Malik رضي الله عنه a dit : Quand le Messager d’Allah ﷺ mangeait, il léchait ses trois doigts. Il a aussi dit : « Si l’un d’entre vous fait tomber une bouchée, qu’il enlève ce qui peut être nuisible dessus et qu’il la mange, sans la laisser au diable. » Il nous a aussi ordonné de nettoyer le plat, car l’un d’entre vous ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction
- Sunan Abu Dawud, n°3922
Il a été rapporté d’après ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le présage se trouve dans une habitation, une femme ou un cheval. » Abou Dawud a dit : Cette tradition a été lue à al-Harith b. Miskin et j’en ai été témoin. On lui a dit qu’Ibn Qasim lui avait rapporté que Malik avait été interrogé sur le mauvais présage dans un cheval et dans une maison. Il a répondu : Il y a beaucoup de maisons où des gens ont vécu et sont morts, puis d’autres y ont vécu et sont aussi morts. Voilà ce que nous en savons. Allah sait mieux. Abou Dawud a dit : ‘Umar رضي الله عنه a dit : Un tapis dans une maison vaut mieux qu’une femme qui ne donne pas d’enfant
- Sunan Abu Dawud, n°4107
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un mukhannath (eunuque) entrait chez les épouses du Prophète ﷺ. Les gens le considéraient comme quelqu’un sans besoin physique. Un jour, le Prophète ﷺ est entré alors qu’il était avec l’une de ses épouses, et il décrivait les caractéristiques d’une femme en disant : « Quand elle avance, elle avance avec quatre plis au ventre, et quand elle recule, elle recule avec huit plis. » Le Prophète ﷺ dit : « Ne vois-je pas que cet homme sait ce qu’il y a ici ? » Alors elles se sont voilées devant lui
- Sunan Abu Dawud, n°4657
Rapporté par ‘Imran b. Husain : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La meilleure génération de ma communauté est celle dans laquelle j’ai été envoyé, puis ceux qui les suivent immédiatement, puis ceux qui les suivent. Allah sait mieux s’il a mentionné la troisième ou non. Après eux viendront des gens qui témoigneront sans qu’on leur demande, feront des vœux qu’ils ne tiendront pas, seront déloyaux et indignes de confiance, et chez qui l’embonpoint apparaîtra. »
- Sunan Abu Dawud, n°4659
Rapporté par ‘Amr b. Abl Qurrah : Hudhayfah était à al-Mada’in. Il mentionnait des choses que le Messager d’Allah ﷺ avait dites à certains de ses Compagnons lorsqu’il était en colère. Ceux qui entendaient Hudhayfah allaient voir Salman et lui rapportaient ses propos. Salman disait : « Hudhayfah sait mieux ce qu’il dit. » Puis ils revenaient vers Hudhayfah et lui disaient : « Nous avons parlé à Salman de ce que tu as dit, mais il ne t’a ni confirmé ni contredit. » Hudhayfah est alors allé voir Salman, qui était dans son jardin, et lui a dit : « Salman, pourquoi ne témoignes-tu pas en ma faveur sur ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ ? » Salman a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ était parfois en colère et disait certaines choses à ses Compagnons dans ces moments-là ; il était parfois satisfait et disait d’autres choses. Vas-tu continuer jusqu’à semer l’amour de certains dans le cœur des uns, la haine dans le cœur des autres, et provoquer la division ? Tu sais que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Si j’ai offensé ou maudit quelqu’un de ma communauté dans ma colère, je suis un fils d’Adam : je me mets en colère comme eux. Allah m’a envoyé comme miséricorde pour les mondes. Ô Allah ! Fais que cela soit une bénédiction pour eux le Jour du Jugement !” Par Allah, tu dois arrêter (de rapporter ces propos), sinon j’écrirai à ‘Umar. »
- Sunan Abu Dawud, n°4695
Rapporté par Yahya b. Ya’mur رضي الله عنه : Le premier à parler du destin divin à Bassorah fut Ma’bad al-Juhani. Moi et Humaid b. ‘Abd al-Rahman al-Himyari sommes partis pour accomplir le Hajj ou la ‘Umrah. Nous avons dit : « Si seulement nous pouvions rencontrer un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ pour lui demander ce qu’il pense du destin. » Allah nous a permis de rencontrer ‘Abd Allah b. ‘Umar alors qu’il entrait dans la mosquée. Nous l’avons entouré, et j’ai pensé que mon compagnon me laisserait parler. J’ai dit : « Abu ‘Abd al-Rahman, chez nous, certains lisent le Coran et discutent longuement de la science. Ils pensent qu’il n’y a pas de destin et que tout arrive sans prédestination. » Il a répondu : « Quand tu rencontres ces gens, dis-leur que je suis innocent d’eux et qu’ils sont innocents de moi. Par Celui par qui ‘Abd Allah b. ‘Umar jure, si l’un d’eux possédait de l’or équivalent à la montagne d’Uhud et le dépensait, Allah ne l’accepterait pas de lui tant qu’il ne croit pas au destin. » Puis il a dit : ‘Umar b. Khattab m’a transmis une tradition, disant : « Un jour, alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, un homme vêtu de blanc, aux cheveux très noirs, est venu vers nous. Aucun signe de voyage n’était visible sur lui, et nous ne le connaissions pas. Il s’est assis près du Messager d’Allah ﷺ, a collé ses genoux contre les siens et a posé ses mains sur ses cuisses. Il a dit : “Parle-moi de l’Islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’Islam, c’est témoigner qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, accomplir la prière, donner la zakat, jeûner pendant Ramadan et faire le Hajj à la Maison (la Ka’bah) si tu en as les moyens.” Il a dit : “Tu as dit vrai.” Nous étions étonnés qu’il l’interroge et confirme ensuite ses réponses. Il a dit : “Parle-moi de la foi.” Il a répondu : “C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et croire au destin, qu’il soit bon ou mauvais.” Il a dit : “Tu as dit vrai.” Il a dit : “Parle-moi de la bienfaisance (ihsan).” Il a répondu : “C’est adorer Allah comme si tu Le voyais ; et si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” Il a dit : “Parle-moi de l’Heure.” Il a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” Il a dit : “Parle-moi alors de ses signes.” Il a répondu : “Qu’une servante donne naissance à sa maîtresse, et que tu voies des hommes pieds nus, nus, pauvres, bergers, rivaliser dans la construction de bâtiments.” ‘Umar a dit : “Il est parti, et j’ai attendu trois jours, puis il a dit : ‘Sais-tu qui était l’interrogateur, ‘Umar ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux.’ Il a dit : ‘C’était Gabriel, venu vous enseigner votre religion.’ ” »
- Sunan Abu Dawud, n°4709
Rapporté par ‘Imran b. Husain رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ fut interrogé : « Sait-on qui ira au Paradis et qui ira en Enfer ? » Il répondit : « Oui. » On demanda : « Alors, à quoi bon agir ? » Il répondit : « Chacun est aidé à faire ce pour quoi il a été créé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4711
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ fut interrogé au sujet des enfants des polythéistes, il répondit : « Allah sait mieux ce qu’ils faisaient. »
- Sunan Abu Dawud, n°4712
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai dit : « Messager d’Allah ﷺ, qu’en est-il des enfants des croyants ? » Il répondit : « Ils sont réunis avec leurs parents. » J’ai demandé : « Messager d’Allah ! Même s’ils n’ont rien fait ? » Il répondit : « Allah sait mieux ce qu’ils faisaient. » J’ai demandé : « Qu’en est-il des enfants des polythéistes, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Ils sont réunis avec leurs parents. » J’ai demandé : « Même s’ils n’ont rien fait ? » Il répondit : « Allah sait mieux ce qu’ils faisaient. »
- Sunan Abu Dawud, n°4714
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tout enfant naît sur la nature de l’Islam, mais ce sont ses parents qui en font un juif ou un chrétien, tout comme une bête naît entière. Trouves-tu parmi elles des bêtes nées mutilées ? » Les gens demandèrent : « Messager d’Allah ! Que dis-tu de celui qui meurt jeune ? » Il répondit : « Allah sait mieux ce qu’il allait faire. »
- Sunan Abu Dawud, n°4715
Abu Dawud a dit : On a demandé à Malik : « Les hérétiques utilisent ce hadith contre nous. » Malik a répondu : « Réfutez-les avec la dernière partie du hadith qui dit : Les gens demandèrent : “Que dis-tu de celui qui meurt jeune ?” Il répondit : “Allah sait mieux ce qu’il allait faire.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4922
Rapporté par al-Ruhayyi’, fille de Mu’awwidh ibn ‘Afra’ رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me rendre visite le matin où j’ai été conduite chez mon mari et s’est assis sur mon lit, comme tu es assise à côté de moi. Quelques-unes de nos petites filles se mirent à jouer du tambourin et à chanter les louanges de mes ancêtres tombés à Badr. L’une d’elles dit alors : « Et parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. » Il dit : « Arrêtez cela et continuez ce que vous disiez. »
- Sunan Abu Dawud, n°4953
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr ibn ‘Ata : Zaynab, la fille d’Abu Salamah, lui a demandé : « Quel nom as-tu donné à ta fille ? » Il a répondu : « Barrah. » Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de donner ce nom. On m’appelait Barrah, mais le Prophète ﷺ a dit : “Ne vous proclamez pas purs, car Allah sait mieux qui parmi vous Lui obéit.” » Il a dit : « Nous avons demandé : “Quel nom devons-nous lui donner ?” Il a répondu : “Appelez-la Zaynab.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5050
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous va se coucher, qu’il secoue son drap avec l’extrémité intérieure de son vêtement, car il ne sait pas ce qui a pu s’y déposer depuis qu’il l’a quitté. Ensuite, qu’il s’allonge sur le côté droit et dise : “En Ton nom, je place ma miséricorde sur ce lit, mais si Tu la retires, protège-la comme Tu protèges Tes serviteurs vertueux.” »
- Sahih al-Bukhari, n°50
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, alors que le Prophète (ﷺ) était assis avec des gens, l’ange Gabriel est venu et a demandé : « Qu’est-ce que la foi ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « La foi, c’est croire en Allah, en Ses anges, en la rencontre avec Lui, en Ses messagers et croire à la Résurrection. » Il a ensuite demandé : « Qu’est-ce que l’islam ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « C’est adorer Allah seul sans rien Lui associer, accomplir parfaitement la prière, donner l’aumône obligatoire (Zakat) et jeûner pendant le mois de Ramadan. » Il a ensuite demandé : « Qu’est-ce que l’Ihsan (la perfection) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « C’est adorer Allah comme si tu Le voyais, et si tu ne Le vois pas, sache qu’Il te voit. » Il a ensuite demandé : « Quand aura lieu l’Heure (le Jour du Jugement) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Celui qui répond n’en sait pas plus que celui qui interroge. Mais je vais vous parler de ses signes : 1. Quand une esclave donnera naissance à sa maîtresse. 2. Quand les gardiens de chameaux noirs rivaliseront dans la construction de hauts bâtiments. Et l’Heure fait partie de cinq choses que seul Allah connaît. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite récité : « C’est auprès d’Allah seul que se trouve la connaissance de l’Heure… » (31:34) Puis cet homme (Gabriel) est parti et le Prophète (ﷺ) a demandé à ses compagnons de le rappeler, mais ils ne l’ont pas vu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’était Gabriel, venu enseigner la religion aux gens. » Abu ‘Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) considérait tout cela comme faisant partie de la foi
- Sahih al-Bukhari, n°162
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous fait ses ablutions, qu’il mette de l’eau dans son nez puis la souffle, et celui qui se nettoie avec des pierres doit le faire avec un nombre impair. Et celui qui se réveille de son sommeil doit se laver les mains avant de les mettre dans l’eau pour les ablutions, car personne ne sait où ses mains ont été pendant la nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°212
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous ressent de la somnolence pendant la prière, qu’il aille se coucher jusqu’à ce que cela passe, car en priant en étant endormi, on ne sait pas si l’on demande pardon ou si l’on demande quelque chose de mauvais pour soi-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°525
Rapporté par Shaqiq : Il a entendu Hudhaifa dire : Un jour, j’étais assis avec `Umar et il a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole d’Allah's Messager (ﷺ) à propos des épreuves ? » J’ai dit : « Je la connais comme le Prophète (ﷺ) l’a dite. » `Umar a dit : « Tu es vraiment audacieux. » J’ai dit : « Les épreuves causées à un homme par sa femme, son argent, ses enfants et son voisin sont effacées par ses prières, son jeûne, ses aumônes et le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal. » `Umar a dit : « Ce n’est pas de cela que je parlais, mais de cette épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur, car il y a une porte fermée entre toi et elle. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ? » J’ai répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors elle ne sera jamais refermée. » On m’a demandé si `Umar savait ce qu’était cette porte. J’ai répondu qu’il le savait aussi sûrement que l’on sait qu’il y aura la nuit avant le matin. J’ai rapporté un hadith sans aucune erreur. » Le sous-narrateur a ajouté qu’ils ont chargé Masruq de demander à Hudhaifa ce qu’était la porte. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar lui-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°602
Rapporté par Abu `Uthman : `Abdur Rahman bin Abi Bakr a dit : « Les compagnons de la Suffa étaient pauvres et le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui a de la nourriture pour deux personnes doit inviter un troisième parmi eux (les compagnons de la Suffa). Et celui qui a de la nourriture pour quatre personnes doit en inviter un ou deux.’ Abu Bakr a pris trois hommes et le Prophète (ﷺ) en a pris dix. » `Abdur Rahman a ajouté : mon père, ma mère et moi étions là (dans la maison). (Le sous-narrateur n’est pas sûr si `Abdur Rahman a aussi dit : ‘Ma femme et notre serviteur qui était commun à ma maison et à celle d’Abu Bakr.’) Abu Bakr a pris son repas du soir avec le Prophète (ﷺ) et est resté jusqu’à la prière du ‘Isha’. Il est rentré chez lui après une grande partie de la nuit. La femme d’Abu Bakr lui a dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu loin de tes invités (ou de ton invité) ? » Il a répondu : « Tu ne leur as pas encore servi à manger ? » Elle a dit : « Ils ont refusé de manger tant que tu n’étais pas là. La nourriture était servie mais ils ont refusé. » `Abdur Rahman a ajouté : « Je suis parti me cacher (par peur d’Abu Bakr) et, entre-temps, il m’a appelé : ‘Ô Ghunthar (un mot dur) !’ et il m’a insulté, puis il a dit (à sa famille) : ‘Mangez. Pas de bienvenue pour vous.’ Ensuite, le repas a été servi. Abu Bakr a juré de ne pas manger de cette nourriture. Le narrateur a ajouté : Par Allah, chaque fois que l’un de nous (moi-même et les invités de la Suffa) prenait de la nourriture, elle augmentait par-dessous. Nous avons tous mangé à satiété et il y en avait plus qu’avant. Abu Bakr a regardé la nourriture et l’a trouvée comme avant, voire plus. Il a dit à sa femme : ‘Ô sœur des Bani Firas ! Qu’est-ce que c’est ?’ Elle a répondu : ‘Ô joie de mes yeux ! La nourriture est maintenant trois fois plus qu’avant.’ Abu Bakr en a mangé et a dit : ‘Ce serment venait de Satan’, en parlant de son serment de ne pas manger. Ensuite, il a repris une bouchée et a apporté le reste au Prophète (ﷺ). Ce repas était avec le Prophète. Il y avait un traité entre nous et certaines personnes, et quand ce traité a pris fin, le Prophète (ﷺ) nous a divisés en douze groupes, chacun dirigé par un homme. Allah sait combien d’hommes il y avait sous la responsabilité de chaque chef. Tous (les 12 groupes) ont mangé de ce repas
- Sahih al-Bukhari, n°660
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah offrira Son ombre à sept personnes le Jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne : un dirigeant juste, un jeune qui a grandi en adorant Allah, un homme dont le cœur est attaché aux mosquées, deux personnes qui s’aiment pour Allah et qui se rencontrent et se séparent pour Lui, un homme qui refuse l’appel d’une femme belle et de bonne famille à commettre une faute et qui dit : “Je crains Allah”, un homme qui donne une aumône si discrètement que sa main gauche ne sait pas ce que sa main droite a donné, et une personne qui se souvient d’Allah seul et verse des larmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°837
Rapporté par Um Salama : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes se levaient et lui restait assis un moment avant de se lever. Ibn Shihab a dit : « Je pense (et Allah sait mieux) que s’il restait assis, c’était pour que les femmes puissent partir avant les hommes qui avaient fini la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°849
Rapporté par Um Salama : « Le Prophète (ﷺ), après avoir terminé la prière avec le Taslim, restait à sa place un moment. » Ibn Shihab a dit : « Je pense (et Allah sait mieux) qu’il attendait le départ des femmes qui avaient prié. » Ibn Shihab a écrit qu’il avait entendu cela de Hind bint Al-Harith Al-Firasiya, de la part de Um Salama, l’épouse du Prophète (Hind faisait partie des compagnes de Um Salama), qui a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes partaient et entraient chez elles avant que le Messager d’Allah ne parte. »
- Sahih al-Bukhari, n°850
Rapporté par Um Salama : « Le Prophète (ﷺ), après avoir terminé la prière avec le Taslim, restait à sa place un moment. » Ibn Shihab a dit : « Je pense (et Allah sait mieux) qu’il attendait le départ des femmes qui avaient prié. » Ibn Shihab a écrit qu’il avait entendu cela de Hind bint Al-Harith Al-Firasiya, de la part de Um Salama, l’épouse du Prophète (Hind faisait partie des compagnes de Um Salama), qui a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes partaient et entraient chez elles avant que le Messager d’Allah ne parte. »
- Sahih al-Bukhari, n°870
Rapporté par Um Salama : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes se levaient immédiatement et le Messager d’Allah (ﷺ) restait à sa place un moment avant de se lever. (Le sous-narrateur (Az-Zuhri) a dit : « Nous pensons, et Allah sait mieux, qu’il faisait cela pour que les femmes puissent partir avant que les hommes ne les rejoignent. »
- Sahih al-Bukhari, n°875
Rapporté par Umm Salama : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la Salat avec le Taslim, les femmes se levaient immédiatement et le Messager d’Allah (ﷺ) restait à sa place un moment avant de se lever. Le sous-narrateur (Az-Zuhri) a dit : « Nous pensons, et Allah sait mieux, qu’il faisait cela pour que les femmes puissent partir avant que les hommes ne les rejoignent. »
- Sahih al-Bukhari, n°880
Rapporté par Abu Sa`id : Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Prendre un bain le vendredi est obligatoire pour tout homme musulman ayant atteint la puberté, ainsi que se nettoyer les dents avec le siwak, et utiliser du parfum si on en a. » `Amr (un sous-rappoteur) a dit : « Je confirme que le bain est obligatoire, mais pour le siwak et le parfum, Allah sait mieux si c’est obligatoire ou non, mais selon le hadith, c’est comme cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°1039
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a cinq clés de la connaissance de l’inconnu que personne ne connaît sauf Allah : personne ne sait ce qui arrivera demain ; personne ne sait ce qu’il y a dans le ventre d’une femme ; personne ne sait ce qu’il gagnera demain ; personne ne sait où il mourra ; et personne ne sait quand il pleuvra. »
- Sahih al-Bukhari, n°1217
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé faire une tâche. Quand je l’ai terminée, je suis revenu et j’ai salué le Prophète (ﷺ), mais il ne m’a pas rendu le salut. J’étais tellement attristé qu’Allah seul le sait, et je me suis dit : « Peut-être que le Messager d’Allah (ﷺ) est fâché parce que je ne suis pas revenu assez vite. » Je l’ai de nouveau salué, mais il n’a pas répondu. J’étais encore plus triste que la première fois. Je l’ai salué une troisième fois, et là il m’a rendu le salut et a dit : « Ce qui m’a empêché de te répondre, c’est que j’étais en prière. » À ce moment-là, il était sur sa monture et son visage n’était pas tourné vers la Qibla
- Sahih al-Bukhari, n°1231
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’appel à la prière est lancé, Satan s’enfuit en lâchant des vents pour ne pas entendre l’Adhan. Quand l’appel est terminé, il revient ; et quand l’Iqama est prononcée, Satan s’enfuit à nouveau, puis il revient et essaie de perturber la personne et ses pensées en lui disant : “Souviens-toi de ceci ou de cela” (alors qu’il n’y pensait pas avant la prière), jusqu’à ce que la personne oublie combien de rak`at elle a faites. Si l’un de vous ne sait plus s’il a prié trois ou quatre rak`at, il doit faire deux prosternations de l’oubli en étant assis. »
- Sahih al-Bukhari, n°1309
Rapporté par Sa`id Al-Maqburi : Son père a dit : « Alors que nous accompagnions un cortège funéraire, Abu Huraira a pris la main de Marwan et ils se sont assis avant que le cercueil ne soit posé. Puis Abu Sa`id est arrivé, a pris la main de Marwan et a dit : “Lève-toi. Par Allah, il ne fait aucun doute que celui-ci (Abu Huraira) sait que le Prophète nous a interdit de faire cela.” Abu Huraira a dit : “Il a dit la vérité.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1350
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir `Abdullah bin Ubai (un hypocrite) après sa mort alors qu’il était déjà dans sa tombe. Il a ordonné qu’on le sorte de la tombe, ce qui a été fait. Puis il l’a placé sur ses genoux, a mis un peu de sa salive sur lui et l’a couvert de sa propre chemise. Allah sait mieux pourquoi il a fait cela. `Abdullah bin Ubai avait donné sa chemise à Al-Abbas pour qu’il la porte. Abu Harun a dit : « À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ avait deux chemises et le fils de `Abdullah bin Ubai lui a dit : ‘Ô Messager d’Allah ﷺ ! Habille mon père avec ta chemise qui a touché ta peau.’ » Sufyan a ajouté : « Ainsi, les gens pensent que le Prophète ﷺ a habillé `Abdullah bin Tubal avec sa chemise en échange de ce qu’il avait fait pour Al-`Abbas, l’oncle du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°1383
Rapporté par Ibn `Abbas : On a interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des enfants des polythéistes. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Puisqu’Allah les a créés, Il sait ce qu’ils auraient fait comme actions. »
- Sahih al-Bukhari, n°1384
Rapporté par Abou Hourayra : On a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet des enfants des polythéistes ; il a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait comme actions. »
- Sahih al-Bukhari, n°1423
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sept personnes seront protégées par Allah sous Son ombre le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne. Ce sont : (1) un dirigeant juste ; (2) un jeune qui a grandi dans l'adoration d'Allah ; (3) un homme dont le cœur est attaché à la mosquée ; (4) deux personnes qui s'aiment pour Allah, se rencontrent et se séparent pour Lui ; (5) un homme qui refuse l'appel d'une femme séduisante et de bonne famille à commettre l'adultère et dit : 'Je crains Allah' ; (6) une personne qui donne l'aumône si discrètement que sa main gauche ne sait pas ce que sa main droite a donné ; (7) une personne qui se souvient d'Allah dans la solitude et dont les yeux se remplissent de larmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°1435
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « `Umar a demandé : ‘Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) à propos des épreuves ?’ J’ai répondu : ‘Je m’en souviens comme le Prophète (ﷺ) l’a dite.’ `Umar a dit : ‘Tu es vraiment audacieux. Comment l’a-t-il dite ?’ J’ai répondu : ‘Les épreuves (les mauvaises actions) d’un homme envers sa femme, ses enfants et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône et le fait d’ordonner le bien.’ (Le sous-narrateur Sulaiman a ajouté qu’il a dit : ‘La prière, l’aumône, ordonner le bien et interdire le mal.’) `Umar a dit : ‘Je ne parlais pas de cela, mais de l’épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer.’ J’ai dit : ‘Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur car il y a une porte fermée entre toi et elle.’ Il a demandé : ‘La porte sera-t-elle brisée ou ouverte ?’ J’ai répondu : ‘Non, elle sera brisée.’ Il a dit : ‘Alors, si elle est brisée, elle ne sera jamais refermée ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ » Ensuite, nous avions peur de demander ce qu’était cette porte, alors nous avons demandé à Masruq de s’informer, et il a demandé à Hudhaifa. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar. » Nous avons demandé à Hudhaifa si `Umar savait ce que cela voulait dire. Hudhaifa a répondu oui et a ajouté : « Il le savait aussi clairement que l’on sait qu’il y aura une nuit avant le matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°1895
Rapporté par Abu Wail d’après Hudhaifa : `Umar a demandé aux gens : « Qui se souvient du récit du Prophète (ﷺ) à propos de l’épreuve ? » Hudhaifa a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Les épreuves qu’une personne rencontre dans ses biens, sa famille et ses voisins sont effacées par ses prières, son jeûne et ses aumônes.’ » `Umar a dit : « Je ne parle pas de cela, mais des épreuves qui se répandront comme les vagues de la mer. » Hudhaifa a répondu : « Il y a une porte fermée devant ces épreuves. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Il a répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors, elle ne sera plus refermée jusqu’au Jour de la Résurrection. » Nous avons dit à Masruq : « Peux-tu demander à Hudhaifa si `Umar savait ce que représentait cette porte ? » Il lui a demandé et il a répondu : « Il le savait aussi sûrement qu’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°2057
Rapporté par `Aisha : Certaines personnes ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! On nous apporte de la viande et on ne sait pas si le nom d’Allah a été prononcé lors de l’abattage. » Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Prononcez le nom d’Allah et mangez. »
- Sahih al-Bukhari, n°2070
Rapporté par `Aisha : Quand Abu Bakr As-Siddiq a été choisi comme calife, il a dit : « Mon peuple sait que mon métier me permettait de subvenir aux besoins de ma famille. Et comme je serai occupé à servir la communauté musulmane, ma famille mangera dans le Trésor public des musulmans, et je continuerai à servir les musulmans. »
- Sahih al-Bukhari, n°2223
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, `Umar a appris qu’un homme vendait de l’alcool. `Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Qu’Allah maudisse les Juifs, car Allah leur avait interdit la graisse des animaux mais ils l’ont fondue et vendue.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2350
Rapporté par Abu Huraira : Les gens disent qu'Abu Huraira rapporte trop de récits. En réalité, Allah sait si je dis la vérité ou non. Ils demandent aussi : « Pourquoi les émigrants et les Ansar ne rapportent-ils pas autant que lui ? » En fait, mes frères émigrants étaient occupés à faire du commerce au marché, et mes frères Ansar s’occupaient de leurs biens. J’étais un homme pauvre qui restait en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et je me contentais de ce qui me suffisait pour manger. Donc, j’étais présent quand ils (les émigrants et les Ansar) étaient absents, et je retenais ce qu’ils oubliaient (des hadiths). Un jour, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui étend son vêtement jusqu’à ce que j’aie fini ce que j’ai à dire, puis le ramasse contre sa poitrine, n’oubliera jamais rien de mes paroles. » J’ai donc étendu mon vêtement, qui était mon seul habit, jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) ait fini, puis je l’ai serré contre ma poitrine. Par Celui qui l’a envoyé avec la vérité, depuis ce jour-là, je n’ai oublié aucun mot de ce qu’il a dit, jusqu’à aujourd’hui. Par Allah, si ce n’était à cause de deux versets du Livre d’Allah, je n’aurais jamais rapporté aucun récit (du Prophète). (Ces deux versets sont) : « En vérité, ceux qui cachent les preuves claires et la bonne direction que Nous avons révélées… » (jusqu’à) « le Miséricordieux »
- Sahih al-Bukhari, n°2365
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Une femme a été punie et jetée en Enfer à cause d’un chat qu’elle avait gardé enfermé jusqu’à ce qu’il meure de faim. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté (Allah sait mieux) qu’Allah a dit (à la femme) : « Tu ne l’as ni nourri ni abreuvé quand tu l’as enfermé, ni laissé libre pour qu’il mange les insectes de la terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°2661
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
- Sahih al-Bukhari, n°2662
Rapporté par Abu Bakra : Un homme a fait l’éloge d’un autre devant le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Malheur à toi, tu as coupé le cou de ton compagnon, tu as coupé le cou de ton compagnon », il l’a répété plusieurs fois puis a ajouté : « Celui parmi vous qui veut louer son frère doit dire : ‘Je pense qu’il est ainsi, et Allah connaît parfaitement la vérité, et je ne confirme la bonne conduite de personne devant Allah, mais je le pense ainsi’, s’il sait vraiment ce qu’il dit sur lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°2767
Rapporté par Nafi’ : « Ibn ‘Umar n’a jamais refusé d’être nommé tuteur. » Ce que préférait Ibn Sirin concernant les biens de l’orphelin, c’était que le conseiller et les tuteurs de l’orphelin se réunissent pour décider de ce qui est le mieux pour lui. Quand on interrogeait Tawus à propos des affaires d’un orphelin, il récitait : « …Et Allah sait qui cherche à nuire et qui veut du bien… » (2:220). ‘Ata a dit à propos de certains orphelins : « Le tuteur doit subvenir aux besoins des orphelins, jeunes ou âgés, selon leurs besoins et à partir de leurs parts. »
- Sahih al-Bukhari, n°2787
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « L’exemple d’un combattant pour la cause d’Allah – et Allah sait mieux qui lutte vraiment pour Sa cause – est comme une personne qui jeûne et prie sans cesse. Allah promet d’admettre le combattant dans Son Paradis s’il meurt, sinon Il le ramènera chez lui sain et sauf avec des récompenses et des biens de guerre. »
- Sahih al-Bukhari, n°2803
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Par Celui qui détient mon âme dans Ses mains ! Quiconque est blessé dans la cause d'Allah... et Allah sait bien qui est blessé dans Sa cause... viendra le Jour de la Résurrection avec sa blessure ayant la couleur du sang mais l'odeur du musc
- Sahih al-Bukhari, n°3007
Rapporté par 'Ubaidullah bin Abi Rafi` : J’ai entendu `Ali dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé, ainsi qu’Az-Zubair et Al-Miqdad, en disant : ‘Allez jusqu’à Rawdat Khakh. Là, vous trouverez une femme avec une lettre. Prenez-lui la lettre.’ » Nous sommes donc partis et nos chevaux galopaient jusqu’à ce que nous arrivions à Ar-Rawda, où nous avons trouvé la femme et lui avons dit : « Sors la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Soit tu sors la lettre, soit nous allons te fouiller. » Alors elle l’a sortie de sa natte de cheveux. Nous avons apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ), et elle contenait un message de Hatib bin Abi Balta à certains païens de La Mecque, les informant de certains projets du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce que c’est ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne te précipite pas pour juger. J’étais un homme proche des Quraysh, mais je n’étais pas de leur tribu, alors que les autres émigrés avaient de la famille à La Mecque pour protéger leurs proches et leurs biens. J’ai voulu compenser ce manque de liens de sang en leur rendant service, pour qu’ils protègent mes proches. Je n’ai pas fait cela par mécréance, ni par apostasie, ni par préférence pour l’incroyance. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Hatib a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! Permets-moi de couper la tête de cet hypocrite. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Hatib a participé à la bataille de Badr, et qui sait, peut-être qu’Allah a déjà regardé les combattants de Badr et dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3037
Rapporté par Abu Hazim : Les gens ont demandé à Sahl bin Sa`d As-Sa'idi : « Avec quoi la blessure du Messager d’Allah (ﷺ) a-t-elle été soignée ? » Il a répondu : « Personne ne le sait mieux que moi. `Ali apportait de l’eau dans son bouclier et Fatima (la fille du Prophète) lavait le sang de son visage. Ensuite, on brûlait un tapis de feuilles de palmier et on mettait ses cendres dans la blessure du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3081
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Abu `Abdur-Rahman, qui soutenait `Uthman, a dit à Abu Talha, qui soutenait `Ali : « Je sais parfaitement ce qui a poussé ton chef (`Ali) à verser le sang. Je l’ai entendu dire : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair en disant : “Allez à tel endroit, vous y trouverez une femme à qui Hatib a remis une lettre.” Quand nous sommes arrivés à cet endroit, nous avons demandé à la femme de nous remettre la lettre. Elle a dit : “Hatib ne m’a rien donné.” Nous lui avons dit : “Sors la lettre ou nous t’enlèverons tes vêtements.” Alors elle l’a sortie de sa natte. Le Prophète (ﷺ) a alors fait venir Hatib, qui est venu et a dit : “Ne vous précipitez pas pour me juger, car, par Allah, je ne suis pas devenu mécréant, et mon amour pour l’Islam ne fait qu’augmenter. (La raison pour laquelle j’ai écrit cette lettre, c’est qu’aucun de vos compagnons n’a de proches à La Mecque qui s’occupent de leurs familles et de leurs biens, alors que moi, je n’ai personne là-bas. J’ai donc voulu rendre service à ces gens pour qu’ils prennent soin de ma famille et de mes biens.)” Le Prophète (ﷺ) l’a cru. `Umar a dit : “Laisse-moi lui trancher la tête, car il a agi en hypocrite.” Le Prophète (ﷺ) a dit (à `Umar) : “Qui sait, peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et leur a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’” » `Abdur-Rahman a ajouté : « Voilà ce qui l’a encouragé (c’est-à-dire `Ali). »
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3244
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah a dit : ‘J’ai préparé pour Mes serviteurs pieux ce qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu et ce qu’aucun être humain n’a jamais imaginé.’ Si vous le souhaitez, vous pouvez réciter ce verset du Coran : ‘Nul ne sait ce qui leur est réservé comme joie, en récompense de ce qu’ils faisaient.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3285
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’appel à la prière est lancé, Satan s’enfuit en faisant du bruit, et quand l’appel est terminé, il revient. Quand l’iqama est prononcée, il s’enfuit de nouveau, puis après cela, il revient pour perturber la personne en prière et lui dit : ‘Souviens-toi de ceci ou de cela’, jusqu’à ce que la personne ne sache plus si elle a prié trois ou quatre unités. Si quelqu’un ne sait plus s’il a prié trois ou quatre rak`at, il doit faire deux prosternations de l’oubli. »
- Sahih al-Bukhari, n°3305
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un groupe d’Israélites a disparu. Personne ne sait ce qu’ils sont devenus. Mais je pense qu’ils ont été maudits et transformés en rats, car si on met du lait de chamelle devant un rat, il n’en boira pas, mais si c’est du lait de brebis, il en boira. » J’ai raconté cela à Ka`b qui m’a demandé : « L’as-tu entendu du Prophète (ﷺ) ? » J’ai répondu : « Oui. » Ka`b m’a posé la même question plusieurs fois. Je lui ai dit : « Est-ce que je lis la Torah ? (C’est-à-dire que je te dis cela du Prophète.) »
- Sahih al-Bukhari, n°3460
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu `Umar dire : « Qu’Allah maudisse untel ! Ne sait-il pas que le Prophète (ﷺ) a dit : Qu’Allah maudisse les Juifs car, bien qu’il leur était interdit (de manger) la graisse, ils l’ont fondue et l’ont vendue. »
- Sahih al-Bukhari, n°3581
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Bakr : Les compagnons de Suffa étaient des gens pauvres. Le Prophète (ﷺ) a dit un jour : « Celui qui a de quoi nourrir deux personnes, qu’il en prenne une troisième (parmi eux), et celui qui a de quoi nourrir quatre personnes, qu’il en prenne une cinquième ou une sixième (ou quelque chose de similaire). » Abou Bakr en a pris trois, tandis que le Prophète (ﷺ) en a pris dix. Abou Bakr, avec trois membres de sa famille (qui étaient moi, mon père et ma mère — le sous-narrateur hésite si `Abdur-Rahman a dit : « ma femme et mon serviteur qui était commun à ma maison et à celle d’Abou Bakr »). Abou Bakr a pris son dîner avec le Prophète (ﷺ) et est resté jusqu’à ce qu’il fasse la prière de l’Isha. Il est rentré et a attendu que le Messager d’Allah (ﷺ) ait pris son dîner. Après une partie de la nuit, il est rentré chez lui. Sa femme lui dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu loin de tes invités ? » Il répondit : « Leur as-tu servi le dîner ? » Elle dit : « Ils ont refusé de manger avant que tu ne viennes. On leur a présenté le repas mais ils ont refusé. » Je suis allé me cacher et il a dit : « Ô Ghunthar ! » Il invoqua Allah contre moi pour que mes oreilles soient coupées et me réprimanda. Puis il leur dit : « Mangez, s’il vous plaît ! » et ajouta : « Je ne mangerai pas du repas. » Par Allah, chaque fois que nous prenions une poignée de nourriture, elle augmentait sous la main, plus que la poignée prise, jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié ; et la nourriture restante était plus abondante qu’au départ. Abou Bakr vit que la nourriture était autant, voire plus, qu’au début. Il appela sa femme : « Ô sœur de Bani Firas ! » Elle répondit : « Ô joie de mes yeux ! La nourriture a triplé de quantité. » Abou Bakr se mit alors à en manger et dit : « (Mon serment de ne pas manger) était à cause de Sa all. » Il en prit une poignée et porta le reste au Prophète. Cette nourriture resta avec le Prophète (ﷺ). Il y avait un traité entre nous et des gens, et quand ce traité prit fin, il nous divisa en douze groupes, chacun dirigé par un homme. Allah sait combien d’hommes étaient sous la direction de chaque chef. Quoi qu’il en soit, le Prophète (ﷺ) envoya un chef avec chaque groupe. Et tous mangèrent de ce repas
- Sahih al-Bukhari, n°3586
Rapporté par Hudhaifa : Un jour, `Umar bin Al-Khattab a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah à propos des épreuves ? » Hudhaifa répondit : « Je me souviens exactement de ce qu’il a dit. » `Umar dit : « Dis-nous, tu es vraiment un homme audacieux ! » Hudhaifa dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Les épreuves d’un homme concernant sa famille, ses biens et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône, le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ » `Umar dit : « Je ne parle pas de ces épreuves, mais de celles qui viendront comme des vagues de la mer. » Hudhaifa répondit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à craindre ces épreuves, car il y a une porte fermée entre toi et elles. » `Umar demanda : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Hudhaifa répondit : « Non, elle sera brisée. » `Umar dit : « Alors il est probable qu’elle ne sera plus jamais refermée. » Plus tard, les gens demandèrent à Hudhaifa : « `Umar savait-il ce que signifiait cette porte ? » Il répondit : « Oui, `Umar le savait aussi bien que l’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. Je lui ai rapporté une parole authentique, pas un mensonge. » Nous n’osions pas demander à Hudhaifa ; alors nous avons demandé à Masruq de l’interroger : « Que représente la porte ? » Il répondit : « `Umar. »
- Sahih al-Bukhari, n°3617
Rapporté par Anas : Il y avait un chrétien qui s’est converti à l’islam et qui récitait les sourates Al-Baqara et Al-`Imran, et il écrivait (les révélations) pour le Prophète. Plus tard, il est retourné au christianisme et disait : « Muhammad ne sait rien d’autre que ce que je lui ai écrit. » Puis Allah a causé sa mort, et les gens l’ont enterré, mais le matin, ils ont vu que la terre avait rejeté son corps. Ils ont dit : « C’est l’œuvre de Muhammad et de ses compagnons. Ils ont creusé la tombe de notre compagnon et ont sorti son corps parce qu’il s’est éloigné d’eux. » Ils ont de nouveau creusé une tombe plus profonde pour lui, mais le matin, ils ont encore vu que la terre avait rejeté son corps. Ils ont dit : « C’est un acte de Muhammad et de ses compagnons. Ils ont creusé la tombe de notre compagnon et ont jeté son corps dehors, parce qu’il s’est éloigné d’eux. » Ils ont creusé la tombe aussi profondément qu’ils le pouvaient, mais le matin, ils ont encore vu que la terre avait rejeté son corps. Alors ils ont compris que ce qui lui était arrivé ne venait pas des humains et ils ont dû le laisser à la surface
- Sahih al-Bukhari, n°3813
Rapporté par Qais bin Ubad : Alors que j’étais assis dans la mosquée de Médine, un homme (Abdullah bin Salam) est entré avec des signes de piété sur son visage. Les gens ont dit : « C’est un des gens du Paradis. » Il a prié deux courtes rak‘at puis il est parti. Je l’ai suivi et lui ai dit : « Quand tu es entré dans la mosquée, les gens ont dit : “C’est un des gens du Paradis.” » Il a répondu : « Par Allah, on ne doit pas dire ce qu’on ne sait pas ; je vais t’expliquer pourquoi. Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai fait un rêve que je lui ai raconté. J’ai vu comme si j’étais dans un jardin. » Il a ensuite décrit sa taille et sa verdure. Il a ajouté : « Au centre, il y avait une colonne de fer dont la base était fixée dans la terre et le sommet dans le ciel, et tout en haut, il y avait une poignée en forme d’anneau. On m’a dit de grimper. J’ai dit : “Je ne peux pas.” Alors un serviteur est venu, a soulevé mes vêtements par derrière et j’ai grimpé jusqu’en haut de la colonne. J’ai saisi la poignée et on m’a dit de la tenir fermement. Puis je me suis réveillé et j’avais encore la sensation de la poignée dans la main. J’ai raconté tout cela au Prophète (ﷺ) qui a dit : “Le jardin, c’est l’Islam, et la poignée, c’est la Poignée la plus sûre. Tu resteras musulman jusqu’à ta mort.” » Le narrateur a ajouté : « Cet homme était ‘Abdullah bin Salam. »
- Sahih al-Bukhari, n°4001
Rapporté par Ar-Rubai bint Muauwidh : Le Prophète (ﷺ) est venu chez moi la nuit où mon mariage a été consommé et s’est assis sur mon lit, comme tu es assis maintenant (dit le narrateur). Des petites filles jouaient du tambourin et chantaient en mémoire de mon père, tué le jour de la bataille de Badr. L’une d’elles a dit : « Il y a parmi nous un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Ne dis pas cela, mais continue de chanter ce que tu disais avant. »
- Sahih al-Bukhari, n°4026
Rapporté par Ibn Shihab : Voici les batailles du Messager d’Allah (ﷺ) auxquelles il a participé, et en parlant de la bataille de Badr, il a dit : « Pendant que les cadavres des polythéistes étaient jetés dans le puits, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : “Avez-vous trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ?” » ‘Abdullah a dit : « Certains compagnons du Prophète ont dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu parles à des morts.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : “Vous n’entendez pas mieux que ce qu’ils entendent.” Le nombre total de combattants musulmans de Quraish qui ont combattu à Badr et reçu leur part du butin était de 81 hommes. » Az-Zubair a dit : « Quand on a distribué les parts, ils étaient 101. Mais Allah sait mieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4274
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair et Al-Miqdad en disant : « Allez jusqu’à Rawdat Khakh où se trouve une femme portant une lettre, et prenez-lui cette lettre. » Nous sommes donc partis au galop et, en arrivant à la Rawda, nous avons trouvé la femme et lui avons dit : « Sors la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Sors la lettre, sinon nous serons obligés d’enlever tes vêtements. » Elle l’a alors sortie de sa natte de cheveux, et nous avons apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ). La lettre venait de Hatib bin Abi Balta’a et était adressée à certains polythéistes de La Mecque, leur révélant ce que le Messager d’Allah (ﷺ) comptait faire. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce que c’est ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah ! Ne prends pas de décision hâtive à mon sujet. Je ne fais pas partie des Quraychites, mais j’étais leur allié et je n’ai aucun lien de sang avec eux. Tous les émigrés qui sont avec toi ont de la famille à La Mecque pour protéger leurs proches et leurs biens. J’ai voulu leur rendre service pour qu’ils protègent mes proches, car je n’ai pas de lien de sang avec eux. Je n’ai pas fait cela pour renier ma religion ni pour préférer le polythéisme à l’islam. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « En ce qui le concerne, il vous a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de couper la tête de cet hypocrite ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a participé à la bataille de Badr, et qui sait, peut-être qu’Allah a regardé ceux qui étaient à Badr et a dit : “Ô gens de Badr, faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonnés.” » Ensuite, Allah a révélé la sourate : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas mes ennemis et les vôtres comme alliés en leur montrant de l’affection, même s’ils ont rejeté la vérité (c’est-à-dire Allah, le Prophète Muhammad et ce Coran) qui vous est venue… (jusqu’à la fin du verset)… Et quiconque parmi vous fait cela s’est égaré loin du droit chemin. »
- Sahih al-Bukhari, n°4286
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ entra à La Mecque le jour de la conquête, portant un casque sur la tête. Lorsqu’il l’ôta, un homme vint et dit : « Ibn Khatal s’accroche aux tentures de la Ka‘ba. » Il dit : « Tuez-le. » Malik dit : « Le Prophète ﷺ, à ce que nous pensons – et Allah sait mieux – n’était pas en état d’ihram ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°4508
Rapporté par Al-Bara' : Quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, les gens ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles avec leurs femmes pendant tout le mois de Ramadan, mais certains hommes se sont trompés eux-mêmes (en ne respectant pas cette interdiction). Alors Allah a révélé : « Allah sait que vous vous trompiez vous-mêmes, mais Il a accepté votre repentir et vous a pardonnés. »
- Sahih al-Bukhari, n°4538
Rapporté par Ubaid bin Umair : Un jour, `Umar (bin Al-Khattab) a dit aux compagnons du Prophète (ﷺ) : « Que pensez-vous de ce verset : “L’un de vous souhaite-t-il avoir un jardin ?” » Ils ont répondu : « Allah sait mieux. » `Umar s’est fâché et a dit : « Dites soit que vous savez, soit que vous ne savez pas ! » Alors Ibn `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! J’ai une idée à ce sujet. » `Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Dis, et ne te sous-estime pas. » Ibn `Abbas a dit : « Ce verset est un exemple pour les actions. » `Umar a dit : « Quel genre d’actions ? » Ibn `Abbas a dit : « Pour les actions. » `Umar a dit : « C’est l’exemple d’un homme riche qui fait de bonnes œuvres par obéissance à Allah, puis Allah lui envoie Satan, et il commet des péchés jusqu’à perdre toutes ses bonnes actions. »
- Sahih al-Bukhari, n°4627
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les clés de l’Inconnu sont au nombre de cinq : Seul Allah connaît l’Heure, Il fait descendre la pluie et Il sait ce qu’il y a dans les ventres. Nul ne sait ce qu’il gagnera demain, et nul ne sait dans quelle terre il mourra. En vérité, Allah sait tout et Il est parfaitement informé. »
- Sahih al-Bukhari, n°4653
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « S’il y a vingt endurants parmi vous (musulmans), ils vaincront deux cents (non-musulmans). » a été révélé, cela a été difficile pour les musulmans car il était obligatoire qu’un musulman ne fuie pas devant dix (non-musulmans). Alors (Allah) a allégé cet ordre en révélant : « (Mais) maintenant Allah a allégé votre tâche car Il sait qu’il y a une faiblesse en vous. S’il y a cent endurants parmi vous, ils vaincront deux cents (non-musulmans). » (8.66) Ainsi, quand Allah a réduit le nombre d’ennemis que les musulmans devaient affronter, leur patience et leur persévérance ont diminué d’autant que leur tâche a été allégée
- Sahih al-Bukhari, n°4697
Rapporté par Ibn ‘Omar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les clefs de l’Inconnaissable sont au nombre de cinq, que nul ne connaît sauf Allah : nul ne sait ce que réserve demain sauf Allah, nul ne sait ce que recèlent les matrices sauf Allah, nul ne sait quand tombera la pluie sauf Allah, nulle âme ne sait dans quelle terre elle mourra, et nul ne sait quand viendra l’Heure sauf Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4726
Rapporté par Ibn Juraij : Ya`la bin Muslim, `Amr bin Dinar et d’autres ont rapporté le récit de Sa`id bin Jubair. Sa`id a dit : Alors que nous étions chez Ibn `Abbas, il a dit : « Interrogez-moi (sur ce que vous voulez). » J’ai dit : « Ô Abu `Abbas ! Puisse Allah me sacrifier pour toi ! Il y a un homme à Koufa, conteur, appelé Nauf, qui prétend que le compagnon d’Al-Khidr n’est pas le Moïse des Bani Israël. » Quant à `Amr, il m’a dit : « Ibn `Abbas a dit : “(Nauf) l’ennemi d’Allah a menti.” » Mais Ya`la m’a dit : « Ibn `Abbas a dit, Ubai bin Ka`b a dit, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Un jour, Moïse, le Messager d’Allah (ﷺ), a prêché aux gens jusqu’à ce que leurs yeux versent des larmes et que leurs cœurs deviennent tendres, puis il a terminé son sermon. Un homme est alors venu voir Moïse et lui a demandé : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Y a-t-il quelqu’un sur terre qui soit plus savant que toi ?’ Moïse a répondu : ‘Non.’ Alors Allah l’a réprimandé (Moïse), car il n’a pas attribué toute la science à Allah. Il a été dit (de la part d’Allah) : ‘Oui, (il y a un de Nos serviteurs qui en sait plus que toi).’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Où est-il ?’ Allah a dit : ‘Au confluent des deux mers.’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Indique-moi un signe pour que je reconnaisse l’endroit.’ » `Amr m’a dit : Allah a dit : « Ce lieu sera là où le poisson te quittera. » Ya`la m’a dit : « Allah a dit (à Moïse) : ‘Prends un poisson mort (et ton but sera l’endroit où il reprendra vie).’ » Moïse a donc pris un poisson et l’a mis dans un panier et a dit à son jeune serviteur : « Je ne veux pas t’imposer, sauf que tu m’informes dès que ce poisson te quitte. » Il a répondu (à Moïse) : « Tu n’as pas demandé trop. » Et c’est comme Allah l’a mentionné : « Et (rappelle-toi) quand Moïse a dit à son assistant… » (18.60) Yusha` bin Noon. (Sa`id ne l’a pas précisé.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que l’assistant était à l’ombre du rocher, à un endroit humide, le poisson s’est échappé (vivant) pendant que Moïse dormait. Son assistant s’est dit (à lui-même) : ‘Je ne vais pas le réveiller’, mais quand il s’est réveillé, il a oublié de lui dire. Le poisson s’est échappé et est entré dans la mer. Allah a arrêté le courant de la mer à l’endroit où était le poisson, de sorte que sa trace semblait faite sur un rocher. `Amr, formant un trou avec ses deux pouces et index, m’a dit : ‘Comme ceci, comme si sa trace était faite sur un rocher.’ Moïse a dit : ‘Nous avons vraiment souffert de la fatigue dans ce voyage.’ (Ce n’est pas rapporté par Sa`id.) Puis ils sont revenus et ont trouvé Al-Khidr. `Uthman bin Abi Sulaiman m’a dit : (ils l’ont trouvé) sur un tapis vert au milieu de la mer. Al-Khidr était couvert de son vêtement, un bout sous ses pieds et l’autre sous sa tête. Quand Moïse l’a salué, il a découvert son visage et a dit, étonné : ‘Y a-t-il un tel salut dans mon pays ? Qui es-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis Moïse.’ Al-Khidr a dit : ‘Es-tu le Moïse des Bani Israël ?’ Moïse a dit : ‘Oui.’ Al-Khidr a dit : ‘Que veux-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis venu vers toi pour que tu m’enseignes la vérité qui t’a été enseignée.’ Al-Khidr a dit : ‘N’est-il pas suffisant pour toi d’avoir la Torah entre tes mains et que la Révélation divine te parvienne, ô Moïse ? En vérité, j’ai une science que tu ne dois pas apprendre, et tu as une science que je ne dois pas apprendre.’ À ce moment-là, un oiseau a pris avec son bec (un peu d’eau) de la mer. Al-Khidr a alors dit : ‘Par Allah, ma science et la tienne, à côté de la science d’Allah, c’est comme ce que cet oiseau a pris avec son bec de la mer.’ Jusqu’à ce qu’ils montent dans le bateau (18.71). Ils ont trouvé un petit bateau qui transportait les gens d’un rivage à l’autre. L’équipage a reconnu Al-Khidr et a dit : ‘Le pieux serviteur d’Allah.’ (Nous avons demandé à Sa`id : ‘C’était Khidr ?’ Il a répondu : ‘Oui.’) Les bateliers ont dit : ‘Nous ne le ferons pas payer.’ Al-Khidr a percé le bateau puis a bouché le trou avec un morceau de bois. Moïse a dit : ‘L’as-tu percé pour noyer ces gens ? Tu as vraiment fait une chose grave.’ (18.71) (Mujahid a dit : ‘Moïse l’a dit sur un ton de reproche.’) Al-Khidr a dit : ‘Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?’ (18.72) La première question de Moïse était due à l’oubli, la deuxième l’a lié par une condition, et la troisième a été faite intentionnellement. Moïse a dit : ‘Ne me tiens pas rigueur de ce que j’ai oublié et ne sois pas trop dur avec moi.’ (18.73) (Ensuite) ils ont trouvé un garçon et Al-Khidr l’a tué. Ya`la a dit : Sa`id a dit : ‘Ils ont trouvé des garçons qui jouaient et Al-Khidr a attrapé un beau garçon infidèle, l’a couché et l’a tué avec un couteau. Moïse a dit : ‘As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ?’ (18.74) Puis ils ont continué et ont trouvé un mur sur le point de s’écrouler, et Al-Khidr l’a redressé. Sa`id a bougé la main ainsi et a dit : ‘Al-Khidr a levé la main et le mur est devenu droit.’ Ya`la a dit : ‘Je crois que Sa`id a dit : ‘Al-Khidr a touché le mur de la main et il est devenu droit.’ (Moïse a dit à Al-Khidr) : ‘Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.’ Sa`id a dit : ‘Un salaire avec lequel nous aurions pu manger.’ Et il y avait un roi furieux (devant eux)’ (18.79) Et il y avait devant eux. Ibn `Abbas a récité : ‘Devant eux (il y avait) un roi.’ On dit, d’après quelqu’un d’autre que Sa`id, que le roi s’appelait Hudad bin Budad. Ils disent que le garçon s’appelait Haisur. ‘Un roi qui saisissait chaque navire de force.’ (18.79) Donc j’ai voulu que si ce bateau passait devant lui, il le laisse à cause de son défaut, et une fois qu’ils seraient passés, ils le répareraient et en profiteraient. Certains disent qu’ils ont bouché le trou avec une bouteille, d’autres avec du goudron. ‘Ses parents étaient croyants, et lui (le garçon) était un non-croyant et nous (Khadir) avons craint qu’il ne les opprime par sa rébellion et son incroyance.’ (18.80) (c’est-à-dire que leur amour pour lui les pousserait à le suivre dans sa religion), ‘alors nous (Khadir) avons voulu que leur Seigneur leur donne un autre enfant meilleur en piété et plus proche de la miséricorde’ (18.81). Ceci en réponse à la question de Moïse : As-tu tué une âme innocente ? (18.74). ‘Plus proche de la miséricorde’ signifie qu’ils seront plus miséricordieux envers lui que pour le précédent que Khidr avait tué. D’autres que Sa`id ont dit qu’ils ont eu une fille en compensation. Dawud bin Abi `Asim a dit, d’après plusieurs personnes, que cet enfant suivant était une fille
- Sahih al-Bukhari, n°4747
Rapporté par Ibn `Abbas : Hilal bin Umaiya accusa sa femme d’adultère avec Sharik bin Sahma’ et porta l’affaire devant le Prophète. Le Prophète (ﷺ) dit (à Hilal) : « Soit tu apportes une preuve (quatre témoins), soit tu recevras la peine légale (des coups de fouet) sur ton dos. » Hilal dit : « Ô Messager d’Allah ! Si l’un de nous voyait un homme sur sa femme, irait-il chercher des témoins ? » Le Prophète (ﷺ) répétait : « Soit tu apportes les témoins, soit tu recevras la peine légale (des coups de fouet) sur ton dos. » Hilal dit alors : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je dis la vérité et Allah te révélera ce qui sauvera mon dos du châtiment. » Puis Gabriel descendit et lui révéla : « Quant à ceux qui accusent leurs femmes… » (24.6-9) Le Prophète (ﷺ) la récita jusqu’à : « … (son accusateur) dit la vérité. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) partit et fit venir la femme, et Hilal la fit venir aussi, puis ils prêtèrent serment (pour confirmer l’accusation). Le Prophète (ﷺ) disait : « Allah sait que l’un de vous ment, alors l’un de vous va-t-il se repentir ? » La femme se leva alors et prêta serment, et au moment de prêter le cinquième serment, les gens l’arrêtèrent et dirent : « Ce cinquième serment attirera sûrement la malédiction d’Allah sur toi (si tu mens). » Elle hésita et recula tellement que nous avons cru qu’elle allait se rétracter. Mais elle dit : « Je ne déshonorerai pas ma famille après tout ce temps », et continua la procédure des serments. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Surveillez-la ; si elle accouche d’un enfant aux yeux noirs, aux hanches larges et aux jambes épaisses, alors c’est l’enfant de Sharik bin Sahma. » Plus tard, elle accoucha d’un enfant correspondant à cette description. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si l’affaire n’avait pas été tranchée par la Loi d’Allah, je l’aurais punie sévèrement. »
- Sahih al-Bukhari, n°4750
Rapporté par Aïcha : (L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
- Sahih al-Bukhari, n°4757
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
- Sahih al-Bukhari, n°4774
Rapporté par Masruq : Pendant qu’un homme faisait un discours dans la tribu de Kinda, il a dit : « Une fumée dominera le Jour de la Résurrection et privera les hypocrites de leur ouïe et de leur vue. Les croyants n’en ressentiront qu’un effet semblable à un rhume. » Cette nouvelle nous a effrayés, alors je suis allé voir (Abdullah) Ibn Mas‘ud pendant qu’il était allongé (et je lui ai raconté l’histoire), ce qui l’a mis en colère ; il s’est redressé et a dit : « Celui qui sait quelque chose peut en parler, mais s’il ne sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est une preuve de savoir que de dire : ‘Je ne sais pas’, si tu ne connais pas une chose. Allah a dit à Son Prophète : Dis (Ô Muhammad) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas de ceux qui inventent. (38.86) Les Quraysh ont tardé à embrasser l’islam, alors le Prophète (ﷺ) a invoqué contre eux : ‘Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années (de famine) comme celles de Joseph.’ Ils ont donc subi une famine si sévère qu’ils ont été détruits et ont mangé des cadavres et des os. Ils voyaient alors comme une fumée entre le ciel et la terre (à cause de la faim). Abou Soufyan est alors venu (voir le Prophète) et a dit : « Ô Muhammad ! Tu nous as ordonné de maintenir les liens familiaux, et maintenant tes proches sont en train de périr, alors invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Ibn Mas‘ud a alors récité : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible… mais vraiment, vous reviendrez (à l’incroyance). » (44.10-15) Ibn Mas‘ud a ajouté : Puis le châtiment a été levé, mais ils sont vraiment revenus à leur ancienne mécréance. Alors Allah les a menacés ainsi : « Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.16) Et cela s’est produit le jour de la bataille de Badr. Le mot « Lizama » (le châtiment) fait référence au jour de Badr. La parole d’Allah : Alif-Lam-Mim, les Romains ont été vaincus, et après leur défaite, ils seront victorieux (30.1-3). Ce verset indique que la défaite des Byzantins avait déjà eu lieu
- Sahih al-Bukhari, n°4777
Rapporté par Abou Hourayra : Un jour, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis avec des gens, un homme est venu à lui à pied et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que la foi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « La foi, c’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, en la rencontre avec Lui, et croire en la Résurrection. » L’homme a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que l’islam ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « L’islam, c’est adorer Allah sans rien Lui associer, accomplir parfaitement la prière, donner la zakat (l’aumône obligatoire) et jeûner le mois de Ramadan. » L’homme a encore demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que l’ihsan (la perfection ou la bienfaisance) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’ihsan, c’est adorer Allah comme si tu Le voyais, et si tu ne Le vois pas, sache qu’Allah te voit. » L’homme a demandé encore : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quand viendra l’Heure ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Celui à qui on pose la question n’en sait pas plus que celui qui la pose, mais je vais te décrire ses signes : Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, ce sera un de ses signes ; quand les gens pieds nus et démunis deviendront les chefs du peuple, ce sera un de ses signes. L’Heure fait partie de cinq choses que seul Allah connaît. En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah (seul). Il fait descendre la pluie et Il sait ce qu’il y a dans les ventres. » (31.34) Puis l’homme est parti. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites-le revenir vers moi. » Ils sont allés le chercher mais ne l’ont pas trouvé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’était Gabriel, venu enseigner la religion aux gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°4779
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a dit : J’ai préparé pour Mes serviteurs pieux des choses qu’aucun œil n’a jamais vues, qu’aucune oreille n’a jamais entendues, et auxquelles personne n’a jamais pensé. » Abou Hourayra a ajouté : Si vous voulez, vous pouvez lire : « Nul ne sait ce qui leur est réservé comme joie en récompense de ce qu’ils faisaient. »
- Sahih al-Bukhari, n°4780
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète a dit : « Allah a dit : J’ai préparé pour Mes serviteurs pieux des choses qu’aucun œil n’a jamais vues, qu’aucune oreille n’a jamais entendues, et auxquelles personne n’a jamais pensé. Tout cela est réservé, et tout ce que vous avez vu n’est rien à côté. » Puis il a récité : « Nul ne sait ce qui leur est réservé comme joie en récompense de ce qu’ils faisaient. »
- Sahih al-Bukhari, n°4809
Rapporté par Masruq : Nous sommes allés voir `Abdullah bin Mas`ud et il a dit : « Ô gens ! Si quelqu’un sait quelque chose, il peut le dire, mais s’il ne le sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est un signe de connaissance de dire à propos de ce qu’on ignore : ‘Allah sait mieux’. Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis (Ô Muhammad !) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Maintenant, je vais vous parler d’Ad-Dukhan (la fumée). Le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Qouraychites à embrasser l’islam, mais ils ont tardé à répondre. Alors il a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” La famine les a frappés et tout a été détruit, au point qu’ils ont mangé des bêtes mortes et des peaux. Les gens croyaient voir de la fumée entre eux et le ciel à cause de la faim extrême. Allah a dit : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens... C’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) (Alors ils ont invoqué Allah) : “Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons.” Comment pourraient-ils recevoir un rappel alors qu’un Messager, qui expliquait clairement, leur était déjà venu ? Puis ils se sont détournés de lui et ont dit : “Un homme instruit (par un humain), un fou ?” ‘Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.12-15) Le châtiment sera-t-il levé le Jour de la Résurrection ? » `Abdullah ajouta : « Le châtiment a été levé pour un temps, mais ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a détruits le jour de Badr. Allah a dit : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4822
Rapporté par `Abdullah : C’est un signe de connaissance que, quand tu ne sais pas quelque chose, tu dis : ‘Allah sait mieux.’ Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Quand les Quraishites ont troublé et se sont opposés au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de famine pendant laquelle ils ont mangé des os et des bêtes mortes à cause de la souffrance, et l’un d’eux voyait comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la faim. Ensuite, ils ont dit : « Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons. » (44.12) Puis il a été dit au Prophète (par Allah) : « Si Nous l’écartons d’eux, ils reviendront à leurs anciennes habitudes (d’incroyance). » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué son Seigneur, qui a écarté le châtiment, mais plus tard ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a punis le jour de la bataille de Badr, et c’est ce qu’indique la parole d’Allah : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... Nous nous vengerons alors.’
- Sahih al-Bukhari, n°4855
Rapporté par Masruq : J’ai dit à `Aisha رضي الله عنها : « Ô Mère ! Le Prophète Muhammad a-t-il vu son Seigneur ? » `Aisha a dit : « Ce que tu viens de dire me fait dresser les cheveux sur la tête ! Sache que si quelqu’un te dit l’une de ces trois choses, il ment : Celui qui te dit que Muhammad a vu son Seigneur, ment. » Puis `Aisha a récité le verset : « Aucun regard ne peut L’atteindre, mais Lui atteint tous les regards. Il est le Subtil, le Parfaitement Connaisseur. » (6.103) « Il n’est pas convenable qu’un être humain qu’Allah lui parle autrement que par révélation ou de derrière un voile. » (42.51) `Aisha a ajouté : « Et celui qui te dit que le Prophète sait ce qui arrivera demain, ment. » Elle a ensuite récité : « Nul ne sait ce qu’il acquerra demain. » (31.34) Elle a ajouté : « Et celui qui te dit qu’il a caché (certains ordres d’Allah), ment. » Puis elle a récité : « Ô Messager ! Transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur... » (5.67) `Aisha a ajouté : « Mais le Prophète (ﷺ) a vu Gabriel sous sa vraie forme deux fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°4943
Rapporté par Alqama : Je suis allé au Sham avec un groupe de compagnons de `Abdullah (bin Mas`ud). Abu Ad-Darda’ a appris notre arrivée et est venu nous voir. Il a demandé : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui sait réciter le Coran ? » Nous avons répondu oui. Il a alors demandé : « Qui est le meilleur récitant ? » Ils m’ont désigné. Il m’a demandé de réciter, alors j’ai récité ce verset : « Par la nuit quand elle enveloppe, par le jour quand il brille, par Celui qui a créé le mâle et la femelle. » (92.1-3) Abu Ad-Darda’ m’a alors dit : « As-tu entendu cela de la bouche de ton ami (`Abdullah bin Mas`ud) ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Moi aussi, je l’ai entendu ainsi de la bouche du Prophète (ﷺ), mais ces gens ne considèrent pas cette récitation comme correcte. »
- Sahih al-Bukhari, n°5007
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Pendant l’un de nos voyages, nous nous sommes arrêtés à un endroit où une jeune esclave est venue et a dit : « Le chef de cette tribu a été piqué par un scorpion et nos hommes ne sont pas là ; y a-t-il quelqu’un parmi vous qui sait le soigner (en récitant quelque chose) ? » L’un de nous est parti avec elle, même si nous ne pensions pas qu’il connaissait un tel traitement. Mais il a soigné le chef en récitant quelque chose, et le malade a guéri. En récompense, il lui a donné trente moutons et nous a offert du lait à boire. À son retour, nous avons demandé à notre ami : « Savais-tu comment soigner avec une récitation ? » Il a répondu : « Non, je l’ai seulement soigné en récitant la Mère du Livre (c’est-à-dire Al-Fatiha). » Nous avons dit : « N’en parle à personne avant que nous n’arrivions ou que nous demandions au Prophète (ﷺ). » Quand nous sommes arrivés à Médine, nous avons raconté cela au Prophète (pour savoir si les moutons que nous avions reçus étaient licites). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Comment a-t-il su qu’on pouvait utiliser (Al-Fatiha) pour soigner ? Partagez la récompense et réservez-m’en une part aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5147
Rapporté par Ar-Rabi` (la fille de Muawwidh bin Afra) : Après la consommation de mon mariage, le Prophète (ﷺ) est venu et s’est assis sur mon lit, à la même distance que celle à laquelle tu es assis maintenant. Nos petites filles ont commencé à jouer du tambourin et à réciter des vers en mémoire de mon père, qui avait été tué à la bataille de Badr. L’une d’elles a dit : « Parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez cela et continuez à dire les vers que vous disiez avant. »
- Sahih al-Bukhari, n°5248
Rapporté par Abu Hazim : Les gens n’étaient pas d’accord sur le type de soin qui avait été donné au Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille d’Uhud. Alors ils ont demandé à Sahl bin Sa`d As-Sa`id, qui était le seul Compagnon du Prophète encore vivant à Médine. Il a répondu : « Personne à Médine ne le sait mieux que moi. Fatima lavait le sang de son visage et `Ali apportait de l’eau dans son bouclier. Ensuite, on a brûlé un tapis de feuilles de palmier-dattier et on a mis la cendre dans la blessure. »
- Sahih al-Bukhari, n°5307
Rapporté par Ibn `Abbas : Hilal bin Umaiyya a accusé sa femme d’adultère et est venu voir le Prophète (ﷺ) pour témoigner contre elle, en prêtant le serment de Lian. Le Prophète (ﷺ) disait : « Allah sait que l’un de vous deux ment. Est-ce que l’un de vous veut se repentir auprès d’Allah ? » Ensuite, la femme s’est levée et a témoigné
- Sahih al-Bukhari, n°5311
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai demandé à Ibn `Umar : « (Quel est le jugement si) un homme accuse sa femme d’adultère ? » Ibn `Umar a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a séparé par divorce le couple des Bani Al-Ajlan, et leur a dit : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous veut se repentir ?’ Mais tous les deux ont refusé. Il a répété : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous veut se repentir ?’ Mais tous les deux ont refusé. Alors il les a séparés par divorce. » (Aiyub, un des rapporteurs, a ajouté : `Amr bin Dinar m’a dit : « Il y a autre chose dans ce hadith que tu n’as pas mentionné. Cela dit : L’homme a demandé : ‘Qu’en est-il de mon argent (c’est-à-dire la dot que j’ai donnée à ma femme) ?’ On lui a répondu : ‘Tu n’as aucun droit de récupérer ton argent, car si tu dis la vérité dans ton accusation, tu as aussi consommé ton mariage avec elle ; et si tu as menti, tu as encore moins le droit de reprendre ton argent.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5312
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet de ceux qui étaient impliqués dans une affaire de Lian. Il a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit à ceux qui étaient concernés par une affaire de Lian : « Vos comptes sont avec Allah. L’un de vous deux ment, et toi (le mari), tu n’as plus aucun droit sur elle (elle est divorcée). » L’homme a demandé : « Qu’en est-il de ma dot (Mahr) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu n’as pas le droit de récupérer ta dot. Si tu as dit la vérité à son sujet, alors ta dot était pour la consommation de ton mariage avec elle ; et si tu as menti à son sujet, tu as encore moins le droit de la reprendre. » Sufyan, un des rapporteurs, a dit : J’ai appris ce hadith de `Amr. Rapporté par Aiyub : J’ai entendu Sa`id bin Jubair dire : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme (accuse sa femme d’adultère et) engage la procédure de Lian, que se passe-t-il ? » Ibn `Umar a écarté deux de ses doigts. (Sufyan a écarté son index et son majeur.) Ibn `Umar a dit : Le Prophète (ﷺ) a séparé le couple de Bani Al-Ajlan par divorce et a dit trois fois : « Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous va se repentir auprès d’Allah ? »
- Sahih al-Bukhari, n°5349
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme accuse sa femme d’adultère, quel est le jugement ? » Il a répondu : « Le Prophète d’Allah a séparé le couple des Bani 'Ajlan (quand le mari a accusé sa femme d’adultère). Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; l’un de vous veut-il se repentir ?’ Mais ils ont refusé. Il a répété : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; l’un de vous veut-il se repentir ?’ Mais ils ont encore refusé, alors il les a séparés par le divorce. » Aiyub (un sous-narrateur) a dit : `Amr bin Dinar m’a dit : « Dans le récit, il y a quelque chose que je ne t’ai pas entendu mentionner, c’est-à-dire que le mari a dit : ‘Et mon argent (Mahr) ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Tu n’as pas le droit de reprendre cet argent, car si tu dis la vérité, tu as déjà eu des relations avec elle (et consommé le mariage), et si tu mens, tu as encore moins le droit de le reprendre.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5358
Rapporté par Malik bin Aus bin Al-Hadathan : Un jour, je suis parti rendre visite à `Umar (ibn Al-Khattab). Pendant que j’étais assis avec lui, son portier, Yarfa, est venu et a dit : « Uthman, `AbdurRahman (ibn `Auf), Az-Zubair et Sa`d (ibn Abi Waqqas) demandent la permission de te voir. » `Umar a répondu : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. Peu après, Yarfa est revenu et a dit à `Umar : « Dois-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. `Abbas a dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre moi et lui (`Ali). » Le groupe, c’est-à-dire `Uthman et ses compagnons, ont dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » `Umar a dit : « Attendez ! Je vous en conjure par Allah, par qui le Ciel et la Terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous (les Prophètes), nous ne laissons rien en héritage à nos héritiers, tout ce que nous laissons doit être donné en aumône.’ Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Oui, il l’a bien dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Maintenant, laissez-moi vous expliquer. Allah a accordé à Son Prophète une partie de ces biens (butin de guerre) qu’Il n’a donné à personne d’autre. Et Allah a dit : ‘Et ce qu’Allah a accordé à Son Messager (comme butin) de leur part, pour lequel vous n’avez pas fait d’expédition ni à cheval ni à chameau... Allah est capable de toute chose.’ (59:6) Donc, ces biens ont été donnés spécialement au Messager d’Allah (ﷺ). Mais, par Allah, il ne vous en a rien caché, il ne les a pas gardés pour lui seul, mais il vous les a tous distribués, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie. Et avec cela, le Messager d’Allah (ﷺ) pourvoyait aux besoins annuels de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où les biens d’Allah (comme la Zakat) devaient être utilisés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a toujours agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous en conjure par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis `Umar a dit à `Ali et `Abbas : « Je vous en conjure par Allah, le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).’ Il a donc pris en charge ces biens et a agi avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait, et vous le saviez tous les deux. » Ensuite, `Umar s’est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abu Bakr était ceci ou cela ! Mais Allah sait qu’il était honnête, sincère, pieux et juste dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr, et j’ai dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abu Bakr.’ J’ai donc gardé ces biens pendant les deux premières années de mon règne, et j’ai fait avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr le faisaient. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus à moi avec la même demande et le même problème. (`Abbas !) Tu es venu réclamer ta part de l’héritage du fils de ton frère, et lui (`Ali) est venu réclamer la part de sa femme de l’héritage de son père. Je vous ai donc dit : ‘Si vous le voulez, je vous remets ces biens, à condition que vous me promettiez devant Allah de les gérer comme le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr et moi-même l’avons fait depuis le début de mon règne ; sinon, ne m’en parlez plus.’ Vous avez dit : ‘Remets-nous ces biens sous cette condition.’ Et je vous les ai remis sous cette condition. Je vous en conjure par Allah, est-ce bien sous cette condition que je vous les ai remis ? » Le groupe a dit : « Oui. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, est-ce sous cette condition que je vous les ai remis ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Voulez-vous maintenant que je prenne une décision différente ? Par Celui par qui le Ciel et la Terre tiennent, je ne prendrai jamais d’autre décision jusqu’à la fin des temps ! Mais si vous n’arrivez plus à gérer ces biens, alors rendez-les-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°5570
Rapporté par `Aisha : Nous avions l’habitude de saler une partie de la viande du sacrifice et de l’apporter au Prophète (ﷺ) à Médine. Un jour, il a dit : « Ne mangez pas de cette viande plus de trois jours. » Ce n’était pas un ordre définitif, mais cette année-là, il voulait que nous en donnions aux autres. Allah sait mieux
- Sahih al-Bukhari, n°5736
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Certains compagnons du Prophète ﷺ sont passés près d’une tribu arabe qui ne les a pas accueillis. Pendant ce temps, le chef de cette tribu a été mordu par un serpent (ou piqué par un scorpion). Ils ont demandé aux compagnons du Prophète ﷺ : « Avez-vous un remède ou quelqu’un qui sait faire une Ruqya ? » Les compagnons ont répondu : « Vous avez refusé de nous recevoir, alors nous ne soignerons votre chef que si vous nous payez. » Ils sont tombés d’accord pour leur donner un troupeau de moutons. L’un des compagnons a commencé à réciter la Sourate Al-Fatiha, a rassemblé sa salive et l’a crachée sur la morsure. Le malade a été guéri et les gens leur ont offert les moutons, mais ils ont dit : « Nous ne les prendrons que si nous demandons au Prophète si c’est permis. » Quand ils lui ont demandé, il a souri et a dit : « Comment saviez-vous que la Sourate Al-Fatiha est une Ruqya ? Prenez le troupeau et gardez-moi une part. »
- Sahih al-Bukhari, n°5737
Rapporté par Ibn `Abbas : Certains compagnons du Prophète ﷺ sont passés près de gens installés près d’un point d’eau, et l’un d’eux avait été piqué par un scorpion. Un homme de ce groupe est venu demander aux compagnons du Prophète : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui sait faire une Ruqya ? Près de l’eau, il y a une personne piquée par un scorpion. » L’un des compagnons du Prophète est allé le voir et a récité la Sourate Al-Fatiha en échange d’un mouton comme paiement. Le malade a été guéri et l’homme a apporté le mouton à ses compagnons, qui n’ont pas aimé cela et ont dit : « Tu as accepté un salaire pour avoir récité le Livre d’Allah. » Quand ils sont arrivés à Médine, ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! (Cette personne) a accepté un salaire pour avoir récité le Livre d’Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Vous êtes les plus en droit de recevoir un salaire pour avoir fait une Ruqya avec le Livre d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5795
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) est venu rendre visite à `Abdullah bin Ubai (bin Salul) après qu’il ait été mis dans sa tombe. Le Prophète (ﷺ) a demandé qu’on sorte `Abdullah. Il a été sorti et placé sur les genoux du Prophète, qui a soufflé sur lui et l’a enveloppé avec sa propre chemise. Et Allah sait mieux
- Sahih al-Bukhari, n°6114
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le fort n’est pas celui qui l’emporte sur les autres par sa force, mais celui qui sait se maîtriser lorsqu’il est en colère. »
- Sahih al-Bukhari, n°6320
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous va se coucher, il doit secouer son lit avec l’intérieur de son vêtement, car il ne sait pas ce qui a pu s’y poser après lui, puis il doit dire : “Bismika Rabbi Wada`tu Janbi wa bika arfa'uhu, In amsakta nafsi farhamha wa in arsaltaha fahfazha bima tahfazu bihi ibadakas-salihin.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6597
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes. Il a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait s’ils avaient vécu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6598
Rapporté par Abu Huraira : On a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des enfants des polythéistes. Il a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait s’ils avaient vécu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6599
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aucun enfant ne naît sans la foi islamique, mais ce sont ses parents qui en font un juif ou un chrétien. C’est comme lorsque vous aidez les animaux à mettre bas : trouvez-vous parmi leurs petits un animal mutilé avant que vous ne le mutiliez vous-mêmes ? » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que penses-tu de ceux d’entre eux qui meurent jeunes ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait s’ils avaient vécu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6600
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aucun enfant ne naît sans la foi islamique, mais ce sont ses parents qui en font un juif ou un chrétien. C’est comme lorsque vous aidez les animaux à mettre bas : trouvez-vous parmi leurs petits un animal mutilé avant que vous ne le mutiliez vous-mêmes ? » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que penses-tu de ceux d’entre eux qui meurent jeunes ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait s’ils avaient vécu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6619
Rapporté par `Aisha : J’ai interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il a dit : « C’était un moyen de châtiment qu’Allah envoyait à qui Il voulait, mais Il en a fait une source de miséricorde pour les croyants. Ainsi, toute personne qui se trouve dans une ville touchée par cette maladie, qui y reste sans partir, fait preuve de patience, espère la récompense d’Allah et sait que rien ne lui arrivera sauf ce qu’Allah a écrit pour elle, recevra la récompense d’un martyr. »
- Sahih al-Bukhari, n°6638
Rapporté par Abu Dhar : Je l’ai trouvé (le Prophète (ﷺ)) à l’ombre de la Ka`ba ; il disait : « Ce sont eux les perdants, par le Seigneur de la Ka`ba ! Ce sont eux les perdants, par le Seigneur de la Ka`ba ! » Je me suis dit : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? A-t-on remarqué quelque chose d’inapproprié chez moi ? » Puis je me suis assis près de lui et il a continué à répéter cette phrase. Je ne pouvais plus rester silencieux, et Allah sait dans quel état de tristesse j’étais à ce moment-là. Alors j’ai dit : « Qui sont-ils (les perdants) ? Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a répondu : « Ce sont les riches, sauf celui qui fait comme ceci, comme ceci et comme ceci (c’est-à-dire qui dépense sa richesse dans la voie d’Allah). »
- Sahih al-Bukhari, n°6671
Rapporté par Ibn Mas`ud : Le Prophète d’Allah nous a dirigés dans la prière du Zuhr et il a fait soit plus, soit moins de rak‘a. On lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! La prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ? » Il a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Ils ont répondu : « Tu as prié autant de rak‘a. » Alors il a fait avec eux deux prosternations supplémentaires et a dit : « Ces deux prosternations doivent être faites par celui qui ne sait pas s’il a prié plus ou moins de rak‘a ; dans ce cas, il doit essayer de faire ce qui est juste, puis terminer le reste de la prière et faire deux prosternations supplémentaires. »
- Sahih al-Bukhari, n°6806
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sept personnes seront protégées par l’ombre d’Allah le Jour de la Résurrection, alors qu’il n’y aura d’ombre que la Sienne. Ce sont : un dirigeant juste, un jeune qui a grandi dans l’adoration d’Allah, une personne qui se souvient d’Allah seul et dont les yeux se remplissent de larmes, une personne dont le cœur est attaché à la mosquée (qui accomplit ses prières obligatoires en groupe à la mosquée), deux personnes qui s’aiment pour Allah, une personne invitée par une femme belle et de haut rang à commettre un acte interdit et qui dit : “Je crains Allah”, et enfin, une personne qui donne une aumône si discrètement que sa main gauche ne sait pas ce que sa main droite a donné. »
- Sahih al-Bukhari, n°6968
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « On ne doit pas marier une vierge sans lui demander son accord, et on ne doit pas marier une femme déjà mariée sans vérifier si elle est d’accord ou non. » On demanda : « Ô Messager d’Allah ! Comment la vierge exprime-t-elle son accord ? » Il répondit : « Par son silence. » Certaines personnes ont dit que si une vierge n’est pas consultée et n’est pas mariée, puis qu’un homme, par ruse, présente deux faux témoins affirmant qu’il l’a épousée avec son consentement et que le juge valide ce mariage, et que le mari sait que les témoins étaient faux, alors il n’y a pas de mal à ce qu’il consomme le mariage avec elle, et le mariage est considéré comme valable
- Sahih al-Bukhari, n°6971
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est indispensable d’avoir le consentement d’une vierge pour le mariage. » J’ai dit : « Une vierge est timide. » Le Prophète répondit : « Son silence signifie son accord. » Certaines personnes ont dit : « Si un homme tombe amoureux d’une orpheline esclave ou d’une vierge et qu’elle le refuse, puis qu’il ruse en amenant deux faux témoins pour affirmer qu’il l’a épousée, et qu’ensuite elle atteint la puberté et accepte de l’épouser, et que le juge accepte ce faux témoignage, et que le mari sait que les témoins étaient faux, il peut alors consommer le mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°7072
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun d’entre vous ne doit pointer une arme vers son frère musulman, car il ne sait pas, Satan pourrait le pousser à le frapper et alors il tomberait dans un trou de feu (l’Enfer). »
- Sahih al-Bukhari, n°7170
Rapporté par Abu Qatada : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit le jour de la bataille de Hunayn : « Celui qui a tué un mécréant et en apporte la preuve ou un témoin, alors ses armes et ses biens lui appartiendront. » Je me suis levé pour chercher un témoin qui attesterait que j’avais tué un mécréant, mais je n’en ai pas trouvé et je me suis assis. Ensuite, j’ai pensé que je devrais en parler au Messager d’Allah (ﷺ). Quand je l’ai fait, un homme parmi ceux qui étaient assis avec lui a dit : « Les armes de la personne tuée dont il parle sont avec moi, alors s’il te plaît, règle cela pour lui. » Abu Bakr a dit : « Non, il ne donnera pas les armes à un Qouraychite et privera l’un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et me les a données. J’ai acheté un jardin avec leur prix, et ce fut mon premier bien acquis grâce au butin de guerre. Les gens du Hijaz disaient : « Un juge ne doit pas rendre un jugement selon sa propre connaissance, qu’il ait été témoin au moment où il était juge ou avant. » Et si un plaideur fait un aveu en faveur de son adversaire devant le tribunal, selon certains savants, le juge ne doit pas rendre de jugement contre lui tant que ce dernier n’a pas appelé deux témoins pour attester de son aveu. Certains gens d’Irak disaient : « Un juge peut juger selon ce qu’il entend ou ce dont il est témoin (l’aveu du plaideur) devant le tribunal, mais si l’aveu a lieu en dehors du tribunal, il ne doit pas juger sauf si deux témoins attestent de l’aveu. » Certains disaient : « Un juge peut juger selon sa propre connaissance de l’affaire car il est digne de confiance, et le témoin n’est là que pour révéler la vérité. La connaissance du juge est supérieure à celle du témoin. » D’autres disaient : « Un juge ne peut juger selon sa connaissance que dans les affaires de biens, mais pas dans les autres cas. » Al-Qasim disait : « Un juge ne doit pas rendre un jugement selon sa propre connaissance si les autres ne savent pas ce qu’il sait, même si sa connaissance est supérieure à celle d’un témoin, car il pourrait alors s’exposer à des soupçons de la part des musulmans et provoquer chez eux des doutes injustifiés. »
- Sahih al-Bukhari, n°7297
Rapporté par Ibn Masud : J’étais avec le Prophète (ﷺ) dans une des fermes de Médine pendant qu’il s’appuyait sur une branche de palmier. Il est passé devant un groupe de Juifs, et certains d’entre eux ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète) au sujet de l’esprit. » D’autres ont répondu : « Ne lui demandez pas, de peur qu’il ne vous dise ce que vous n’aimeriez pas. » Mais ils sont quand même allés vers lui et ont dit : « Ô Aboul Qasim ! Informe-nous à propos de l’esprit. » Le Prophète (ﷺ) s’est alors levé et il est resté silencieux un moment, attendant. J’ai compris qu’il recevait une révélation, alors je me suis éloigné jusqu’à ce que la révélation soit terminée. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « (Ô Muhammad) ils t’interrogent au sujet de l’esprit. Dis : L’esprit – sa connaissance appartient à mon Seigneur (c’est-à-dire que personne ne le sait sauf Allah). »
- Sahih al-Bukhari, n°7305
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7379
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les clés de l’inconnu sont au nombre de cinq, et personne ne les connaît sauf Allah : (1) Personne ne sait ce qu’il y a dans l’utérus, sauf Allah ; (2) Personne ne sait ce qui arrivera demain, sauf Allah ; (3) Personne ne sait quand il pleuvra, sauf Allah ; (4) Personne ne sait où il mourra, sauf Allah ; (5) et personne ne sait quand l’Heure arrivera, sauf Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°7429
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « (Un groupe d’) anges reste avec vous la nuit et (un autre groupe d’) anges le jour, et les deux groupes se réunissent aux moments de la prière du ‘Asr et du Fajr. Ensuite, les anges qui sont restés avec vous la nuit montent (au ciel) et Allah leur demande (à propos de vous) — alors qu’Il sait tout à votre sujet — : “Dans quel état avez-vous laissé Mes serviteurs ?” Les anges répondent : “Quand nous les avons quittés, ils étaient en train de prier, et quand nous sommes arrivés, ils priaient.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7437
Rapporté par 'Ata' bin Yazid Al-Laithi, d’après Abu Huraira : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Avez-vous du mal à voir la lune lors d’une nuit de pleine lune ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Ainsi, vous Le verrez de la même façon. Allah rassemblera tous les gens au Jour de la Résurrection et dira : “Que celui qui adorait quelque chose (dans ce monde) le suive.” Ainsi, ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient d’autres fausses divinités les suivront. Il ne restera que cette communauté avec ses gens de bien (ou ses hypocrites). (Le sous-narrateur, Ibrahim, a un doute.) Allah viendra à eux et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils (le nieront et) diront : “Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne, car lorsque notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Alors Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ils Le suivront. Ensuite, un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer (le Feu). Moi et mes fidèles serons les premiers à le traverser, et personne ne parlera ce jour-là sauf les Prophètes. Leur invocation ce jour-là sera : “Ô Allah, sauve ! Sauve !” Dans l’Enfer (ou sur le Pont), il y aura des crochets comme les épines de l’arbuste As-Sa'dan. Avez-vous vu As-Sa'dan ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il dit : « Ces crochets ressemblent aux épines d’As-Sa'dan, mais seul Allah sait leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes. Certains resteront en Enfer à cause de leurs mauvaises actions, certains seront attrapés ou déchirés par les crochets (et tomberont en Enfer), et certains seront punis puis soulagés. Quand Allah aura fini de juger les gens, Il fera sortir de l’Enfer qui Il voudra par Sa miséricorde. Il ordonnera alors aux anges de sortir du Feu tous ceux qui n’adoraient qu’Allah, parmi ceux à qui Allah veut faire miséricorde, et ceux qui ont attesté (dans ce monde) qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce à la marque de prosternation (sur leur front), car le Feu consumera tout le corps humain sauf la marque laissée par la prosternation, qu’Allah a interdite au Feu de toucher. Ils sortiront du Feu complètement brûlés, puis l’eau de la vie sera versée sur eux et ils repousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Ensuite, Allah achèvera les jugements entre les gens, et il restera un homme face au Feu, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Éloigne mon visage du Feu car son air m’a blessé et sa chaleur m’a brûlé.” Il invoquera Allah comme Allah voudra qu’il L’invoque, puis Allah lui dira : “Si Je t’accorde cela, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne Te demanderai rien d’autre.” Il donnera à son Seigneur toutes les promesses et engagements qu’Allah exigera. Alors Allah détournera son visage de l’Enfer. Quand il fera face au Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Approche-moi de la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” Il dira : “Ô mon Seigneur,” et continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde ce que tu demandes, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne demanderai rien d’autre.” Il donnera alors des engagements à Allah, puis Allah l’approchera de la porte du Paradis. Quand il sera devant la porte, le Paradis s’ouvrira devant lui et il en verra la beauté et les plaisirs, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” L’homme dira : “Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse !” Il continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah rie de ses paroles, et quand Allah rira de lui, Il lui dira : “Entre au Paradis.” Quand il y entrera, Allah lui dira : “Souhaite ce que tu veux.” Alors il demandera à son Seigneur et exprimera de nombreux souhaits, car Allah lui rappellera Lui-même de demander certaines choses en disant : “Souhaite ceci ou cela.” Quand il n’aura plus rien à souhaiter, Allah lui dira : “C’est pour toi, et autant encore.” ‘Ata’ bin Yazid ajouta : Abu Sa’id Al-Khudri, qui était présent avec Abu Huraira, ne contesta rien de ce qu’il avait dit, mais quand Abu Huraira rapporta qu’Allah avait dit : “C’est pour toi et autant encore”, Abu Sa’id Al-Khudri dit : “Et dix fois plus, ô Abu Huraira !” Abu Huraira dit : “Je ne me souviens que de sa parole : ‘C’est pour toi et autant encore.’” Abu Sa’id Al-Khudri dit alors : “Je témoigne que je me souviens que le Prophète ﷺ a dit : ‘C’est pour toi, et dix fois plus.’” Abu Huraira ajouta : “Cet homme sera la dernière personne du Paradis à y entrer.”
- Sahih al-Bukhari, n°7438
Rapporté par 'Ata' bin Yazid Al-Laithi, d’après Abu Huraira : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Avez-vous du mal à voir la lune lors d’une nuit de pleine lune ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Ainsi, vous Le verrez de la même façon. Allah rassemblera tous les gens au Jour de la Résurrection et dira : “Que celui qui adorait quelque chose (dans ce monde) le suive.” Ainsi, ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient d’autres fausses divinités les suivront. Il ne restera que cette communauté avec ses gens de bien (ou ses hypocrites). (Le sous-narrateur, Ibrahim, a un doute.) Allah viendra à eux et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils (le nieront et) diront : “Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne, car lorsque notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Alors Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ils Le suivront. Ensuite, un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer (le Feu). Moi et mes fidèles serons les premiers à le traverser, et personne ne parlera ce jour-là sauf les Prophètes. Leur invocation ce jour-là sera : “Ô Allah, sauve ! Sauve !” Dans l’Enfer (ou sur le Pont), il y aura des crochets comme les épines de l’arbuste As-Sa'dan. Avez-vous vu As-Sa'dan ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il dit : « Ces crochets ressemblent aux épines d’As-Sa'dan, mais seul Allah sait leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes. Certains resteront en Enfer à cause de leurs mauvaises actions, certains seront attrapés ou déchirés par les crochets (et tomberont en Enfer), et certains seront punis puis soulagés. Quand Allah aura fini de juger les gens, Il fera sortir de l’Enfer qui Il voudra par Sa miséricorde. Il ordonnera alors aux anges de sortir du Feu tous ceux qui n’adoraient qu’Allah, parmi ceux à qui Allah veut faire miséricorde, et ceux qui ont attesté (dans ce monde) qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce à la marque de prosternation (sur leur front), car le Feu consumera tout le corps humain sauf la marque laissée par la prosternation, qu’Allah a interdite au Feu de toucher. Ils sortiront du Feu complètement brûlés, puis l’eau de la vie sera versée sur eux et ils repousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Ensuite, Allah achèvera les jugements entre les gens, et il restera un homme face au Feu, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Éloigne mon visage du Feu car son air m’a blessé et sa chaleur m’a brûlé.” Il invoquera Allah comme Allah voudra qu’il L’invoque, puis Allah lui dira : “Si Je t’accorde cela, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne Te demanderai rien d’autre.” Il donnera à son Seigneur toutes les promesses et engagements qu’Allah exigera. Alors Allah détournera son visage de l’Enfer. Quand il fera face au Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Approche-moi de la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” Il dira : “Ô mon Seigneur,” et continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde ce que tu demandes, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne demanderai rien d’autre.” Il donnera alors des engagements à Allah, puis Allah l’approchera de la porte du Paradis. Quand il sera devant la porte, le Paradis s’ouvrira devant lui et il en verra la beauté et les plaisirs, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” L’homme dira : “Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse !” Il continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah rie de ses paroles, et quand Allah rira de lui, Il lui dira : “Entre au Paradis.” Quand il y entrera, Allah lui dira : “Souhaite ce que tu veux.” Alors il demandera à son Seigneur et exprimera de nombreux souhaits, car Allah lui rappellera Lui-même de demander certaines choses en disant : “Souhaite ceci ou cela.” Quand il n’aura plus rien à souhaiter, Allah lui dira : “C’est pour toi, et autant encore.” ‘Ata’ bin Yazid ajouta : Abu Sa’id Al-Khudri, qui était présent avec Abu Huraira, ne contesta rien de ce qu’il avait dit, mais quand Abu Huraira rapporta qu’Allah avait dit : “C’est pour toi et autant encore”, Abu Sa’id Al-Khudri dit : “Et dix fois plus, ô Abu Huraira !” Abu Huraira dit : “Je ne me souviens que de sa parole : ‘C’est pour toi et autant encore.’” Abu Sa’id Al-Khudri dit alors : “Je témoigne que je me souviens que le Prophète ﷺ a dit : ‘C’est pour toi, et dix fois plus.’” Abu Huraira ajouta : “Cet homme sera la dernière personne du Paradis à y entrer.”
- Sahih al-Bukhari, n°7507
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Si quelqu’un commet un péché puis dit : “Ô mon Seigneur ! J’ai péché, pardonne-moi !” alors son Seigneur dit : “Mon serviteur sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés et qui punit pour cela. Je lui ai donc pardonné.” Ensuite, il reste sans commettre de péché pendant un moment, puis il en commet un autre et dit : “Ô mon Seigneur, j’ai commis un autre péché, pardonne-moi.” Et Allah dit : “Mon serviteur sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés et qui punit pour cela. Je lui ai donc pardonné.” Puis il reste sans commettre de péché pendant un moment, puis il en commet un troisième et dit : “Ô mon Seigneur, j’ai commis un autre péché, pardonne-moi.” Et Allah dit : “Mon serviteur sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés et qui punit pour cela. Je lui ai donc pardonné, qu’il fasse ce qu’il veut.” »
- Sunan Ibn Majah, n°63
Rapporté par 'Umar : Nous étions assis avec le Prophète (ﷺ) lorsqu’un homme est venu à lui. Ses vêtements étaient d’un blanc éclatant, ses cheveux très noirs ; aucun signe de voyage n’apparaissait sur lui, et aucun de nous ne le connaissait. Il s’est assis face au Prophète (ﷺ), ses genoux touchant les siens, et a posé ses mains sur ses cuisses, puis a dit : "Ô Muhammad, qu’est-ce que l’Islam ?" Il a répondu : "C’est témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, jeûner pendant Ramadan et faire le Hajj à la Maison (la Kaaba)." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Nous étions étonnés : il posait une question puis confirmait la réponse. Il a dit : "Ô Muhammad, qu’est-ce que la foi ?" Il a répondu : "C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses Messagers, en Ses livres, au Jour dernier et au destin, qu’il soit bon ou mauvais." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Puis il a demandé : "Ô Muhammad, qu’est-ce que l’Ihsan (la bienfaisance, la sincérité) ?" Il a répondu : "C’est adorer Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit." Il a demandé : "Quand viendra l’Heure ?" Il a répondu : "Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge." Il a demandé : "Quels en sont les signes ?" Il a répondu : "Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse" (Waki’ a dit : Cela signifie que des non-Arabes donneront naissance à des Arabes) "et quand tu verras des bergers pieds nus, nus et pauvres rivaliser dans la construction de hauts bâtiments." Le Prophète (ﷺ) m’a rencontré trois jours plus tard et m’a demandé : "Sais-tu qui était cet homme ?" J’ai répondu : "Allah et Son Messager savent mieux." Il a dit : "C’était Jibril, venu vous enseigner votre religion
- Sunan Ibn Majah, n°64
Rapporté par Abu Hurairah : Un jour, le Prophète (ﷺ) est apparu parmi les gens. Un homme est venu à lui et a dit : "Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que la foi ?" Il a répondu : "C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses Messagers, à la rencontre avec Lui et croire à la Résurrection." Il a dit : "Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’Islam ?" Il a répondu : "C’est adorer Allah seul sans rien Lui associer, accomplir les prières prescrites, donner la Zakat obligatoire et jeûner pendant Ramadan." Il a dit : "Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’Ihsan ?" Il a répondu : "C’est adorer Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit." Il a dit : "Ô Messager d’Allah, quand viendra l’Heure ?" Il a répondu : "Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge. Mais je vais te parler de ses signes : quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, c’est un de ses signes. Quand les bergers rivaliseront pour construire de hauts bâtiments, c’est un de ses signes. Et il y a cinq choses que seul Allah connaît." Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a récité le verset : "C’est Allah seul qui connaît l’Heure, Il fait descendre la pluie, Il sait ce qu’il y a dans les ventres. Nul ne sait ce qu’il gagnera demain, et nul ne sait dans quelle terre il mourra. Allah est certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur
- Sunan Ibn Majah, n°309
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit d’uriner debout. (Da’if) J’ai entendu Muhammed bin Yazid, Abu ‘Abdullah, dire : "J’ai entendu Ahmad bin ‘Abdur-Rahman Al-Makhzumi dire : ‘Sufyan Ath-Thawri a dit à propos du hadith de ‘Aishah – ‘Je l’ai toujours vu uriner assis’ – qu’un homme en sait plus sur ce genre de choses qu’elle.’ Ahmad bin ‘Abdur-Rahman a dit : ‘C’était l’habitude des Arabes d’uriner debout. Ne vois-tu pas que dans le hadith de ‘Abdur-Rahman bin Hasanah, il a été dit : ‘Il s’assoit pour uriner comme une femme.’
- Sunan Ibn Majah, n°393
Rapporté par Sa'eed bin Musayyab et Abou Salamah bin 'Abdur-Rahman : Abou Hurairah disait : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Quand l'un de vous se réveille, il ne doit pas mettre sa main dans le récipient avant de l'avoir lavée deux ou trois fois, car aucun de vous ne sait où sa main a passé la nuit
- Sunan Ibn Majah, n°395
Rapporté par Jabir : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Quand l'un de vous se lève après avoir dormi et veut faire ses ablutions, il ne doit pas mettre sa main dans le récipient qu'il utilise pour les ablutions avant de l'avoir lavée, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit ni où il l'a posée." [(Un des rapporteurs) Abou Ishaq a dit : "Ce qui est correct, c'est que cela est rapporté de Jabir, d'après Abou Hurairah
- Sunan Ibn Majah, n°552
Rapporté par Shuraih bin Hani' : J’ai demandé à ‘Aïsha au sujet de l’essuyage sur les chaussons en cuir et elle a répondu : "Va voir ‘Ali et demande-lui, car il en sait plus que moi à ce sujet." Je suis donc allé voir ‘Ali et je lui ai posé la question. Il a dit : "Le Messager d’Allah nous disait que la personne qui reste chez elle peut essuyer pendant un jour et une nuit, et le voyageur pendant trois jours
- Sunan Ibn Majah, n°627
Rapporté par Hamnah bint Jahsh : Elle a eu des saignements non menstruels prolongés à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : "J’ai des saignements longs et douloureux." Il a dit : "Mets une compresse de tissu." Elle a répondu : "C’est pire que ça, le sang coule beaucoup." Il a dit : "Alors serre-toi avec un tissu et considère tes règles comme durant six ou sept jours, selon ce qu’Allah sait, puis prends un bain, fais la prière et jeûne pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours. Retarde la prière du Zuhr et avance celle du 'Asr, et fais un seul bain pour les deux. Retarde le Maghrib et avance l’Isha, et fais un seul bain pour les deux. C’est ce que je préfère parmi les deux options
- Sunan Ibn Majah, n°1204
Rapporté par ‘Iyad : Il a demandé à Abu Sa’eed Al-Khudri : “L’un de nous prie et ne sait pas combien de Rak‘a il a faites.” Il a répondu : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Quand l’un de vous prie et ne sait pas combien il a prié, qu’il fasse deux prosternations quand il est assis.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1217
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le diable s’interpose entre le fils d’Adam et son âme, et il ne sait plus combien de Rak‘a il a prié. Si quelqu’un s’en rend compte, qu’il fasse deux prosternations avant de dire le Salam.”
- Sunan Ibn Majah, n°1370
Rapporté par ‘Aïsha : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si l’un d’entre vous est pris de somnolence, qu’il dorme jusqu’à ce qu’il soit reposé, car il ne sait pas, s’il prie en étant fatigué, il pourrait vouloir demander pardon mais finir par se maudire lui-même.”
- Sunan Ibn Majah, n°1372
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quand l’un d’entre vous se lève pour prier la nuit et que sa langue trébuche sur les mots du Coran, et qu’il ne sait plus ce qu’il dit, qu’il s’allonge.”
- Sunan Ibn Majah, n°1897
Rapporté par Abou Husain, dont le nom était Khalid Al-Madani : Nous étions à Médine le jour de ‘Achoura et les filles jouaient du tambourin et chantaient. Nous sommes entrés chez Rubai’ bint Mu’awwidh et nous lui avons parlé de cela. Elle a dit : « Le Messager d’Allah est entré chez moi le matin de mon mariage, et il y avait deux filles avec moi qui chantaient et évoquaient les qualités de mes ancêtres tombés lors de la bataille de Badr. L’une d’elles disait : “Parmi nous, il y a un Prophète qui sait ce qui arrivera demain.” Il a dit : “Ne dites pas cela, car personne ne sait ce qui arrivera demain sauf Allah.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1899
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète est passé dans un quartier de Médine et a vu des filles jouer du tambourin et chanter : « Nous sommes des filles de Banû Najjar, quel excellent voisin est Muhammad ! » Le Prophète a dit : « Allah sait que vous m’êtes chères. »
- Sunan Ibn Majah, n°2067
Rapporté par Ibn 'Abbas : Hilal bin Umayyah a accusé sa femme devant le Prophète (ﷺ) d'adultère avec Sharik bin Sahma'. Le Prophète a dit : "Apporte une preuve ou tu recevras la peine (le châtiment) sur ton dos." Hilal bin Umayyah a dit : "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je dis la vérité, et Allah révélera quelque chose à mon sujet qui me préservera du châtiment." Puis ce verset a été révélé : "Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d'autres témoins qu'eux-mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être de jurer quatre fois par Allah qu'il est du nombre des véridiques. Et la cinquième fois, qu'il invoque la malédiction d'Allah sur lui s'il ment. Mais elle évitera la punition si elle jure quatre fois par Allah qu'il ment, et la cinquième fois qu'elle invoque la colère d'Allah sur elle s'il dit la vérité." Le Prophète (ﷺ) s'est alors tourné et les a fait venir. Hilal bin Umayyah s'est levé et a témoigné, et le Prophète (ﷺ) a dit : "Allah sait que l'un de vous ment. L'un de vous veut-il se repentir ?" Puis elle s'est levée et a affirmé son innocence. À la cinquième fois, c'est-à-dire lorsqu'elle a invoqué la colère d'Allah sur elle si son mari disait la vérité, ils lui ont dit : "Cela invoquera la colère d'Allah." Ibn 'Abbas a dit : "Elle a hésité et reculé, au point que nous avons cru qu'elle allait se rétracter. Puis elle a dit : 'Par Allah, je ne déshonorerai jamais ma famille.' Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : 'Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant aux yeux noirs, aux grosses fesses et aux gros mollets, alors c'est le fils de Sharik bin Sahma'.' Et elle a donné naissance à un tel enfant. Le Prophète (ﷺ) a dit : 'Si l'affaire n'avait pas été tranchée par le Livre d'Allah, je l'aurais punie sévèrement
- Sunan Ibn Majah, n°2156
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés, nous étions trente cavaliers, pour une expédition. Nous avons campé près de gens et leur avons demandé l’hospitalité, mais ils ont refusé. Leur chef a alors été piqué par un scorpion et ils ont dit : "Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui sait faire une ruqyah contre une piqûre de scorpion ?" J’ai dit : "Oui, je sais, mais je ne la ferai que si vous nous donnez des moutons." Ils ont répondu : "Nous te donnerons trente moutons." Nous avons accepté, et j’ai récité Al-Hamd (c’est-à-dire Al-Fatiha) sur lui sept fois. Il a guéri, et j’ai pris les moutons. Ensuite, nous avons eu des doutes. Nous avons dit : "N’agissons pas trop vite avec ces moutons avant d’en parler au Prophète (ﷺ)." Quand nous sommes revenus, je lui ai raconté ce que j’avais fait. Il a dit : "Comment as-tu su que c’était une ruqyah ? Partagez-les et donnez-m’en une part aussi
- Sunan Ibn Majah, n°2193
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père : Le Prophète (ﷺ) a interdit la transaction impliquant un acompte. (Hasan) Abu 'Abdullah a dit : L’acompte, c’est quand un homme achète un animal pour cent dinars, puis il donne deux dinars d’avance au vendeur et dit : « Si je n’achète pas l’animal, les deux dinars sont pour toi. » Et il a été dit, et Allah sait mieux, que cela concerne aussi le cas où un homme achète quelque chose, donne au vendeur un dirham ou plus ou moins, et dit : « Si je le prends, tant mieux, sinon le dirham est pour toi. »
- Sunan Ibn Majah, n°2408
Rapporté par la Mère des Croyants Maimouna : Elle avait l’habitude de contracter souvent des prêts, et certains membres de sa famille lui ont dit : “Ne fais pas cela,” et l’ont critiquée. Elle a répondu : “Non. J’ai entendu mon Prophète (ﷺ) et mon ami proche dire : “Aucun musulman ne contracte un prêt alors qu’Allah (SWT) sait qu’il veut le rembourser, sans qu’Allah (SWT) ne le rembourse pour lui dans ce monde.””
- Sunan Ibn Majah, n°2795
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque est blessé dans la voie d’Allah – et Allah sait mieux qui est blessé dans Sa voie – viendra le Jour de la Résurrection avec ses blessures telles qu’elles étaient le jour où il a été blessé ; leur couleur sera celle du sang mais leur odeur sera celle du musc. »
- Sunan Ibn Majah, n°3270
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aucun de vous ne doit essuyer sa main avant de l’avoir léchée, car il ne sait pas où se trouve la bénédiction dans sa nourriture. »
- Sunan Ibn Majah, n°3383
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar a appris que Samurah avait vendu du vin, et il a dit : « Qu’Allah détruise Samurah ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Qu’Allah maudisse les Juifs, car la graisse animale leur avait été interdite, alors ils l’ont fondue et l’ont vendue.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3801
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Un serviteur d’Allah a dit : “Ya Rabb ! Lakal-hamdu kama yanbaghi li-jalali wajhika wa li ‘azimi sultanika (Ô Seigneur, à Toi la louange comme il convient à la grandeur de Ton Visage et à la grandeur de Ta puissance).” Les anges étaient perplexes et ne savaient pas comment l’écrire, alors ils sont montés au ciel et ont dit : “Ô notre Seigneur, Ton serviteur a prononcé une parole que nous ne savons pas comment inscrire.” Allah a dit – et Il sait mieux ce que Son serviteur a dit – : “Qu’a dit Mon serviteur ?” Ils ont répondu : “Ô Seigneur, il a dit : ‘Ya Rabb ! Lakal-hamdu kama yanbaghi li-jalali wajhika wa li ‘azimi sultanika.’” Allah leur a dit : “Écrivez-la comme Mon serviteur l’a dite, jusqu’à ce qu’il Me rencontre et Je le récompenserai pour cela.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3874
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous veut aller se coucher, qu’il défasse le bord de son izar (vêtement de taille) et qu’il dépoussière son lit avec, car il ne sait pas ce qui a pu y venir après lui. Puis qu’il s’allonge sur son côté droit et dise : ‘Rabbi bika wada’tu janbi wa bika arfa’uhu, fa in amsakta nafsi farhamha, wa in arsaltaha fahfazha bima hafizta bihi ‘ibadikaas-salihin (Ô Seigneur, par Ta permission je me couche et par Ta permission je me lève, si Tu retiens mon âme alors fais-lui miséricorde, et si Tu la rends, protège-la comme Tu protèges Tes serviteurs vertueux). »
- Sunan Ibn Majah, n°3955
Rapporté par Hudhayfa : Nous étions assis avec ‘Umar et il a dit : « Qui parmi vous se souvient d’un hadith du Messager d’Allah (ﷺ) à propos de la fitna ? » J’ai dit : « Moi. » Il a dit : « Tu es bien audacieux. » J’ai demandé : « Comment ça ? » Il a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : “Les épreuves d’un homme concernant sa famille, ses enfants et ses voisins sont effacées par ses prières, ses jeûnes, ses aumônes, et le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.” » ‘Umar a dit : « Ce n’est pas de cela que je parlais, mais plutôt de celle qui avance comme les vagues de la mer. » Hudhayfa a dit : « Ne t’inquiète pas, ô Commandeur des croyants ! Il y a une porte fermée entre toi et elles. » ‘Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ? » J’ai répondu : « Non, elle sera brisée. » ‘Umar a dit : « Alors elle ne sera jamais refermée. » Nous avons demandé à Hudhayfa : « ‘Umar savait-il ce que signifiait cette porte ? » Il a répondu : « Oui, aussi sûrement qu’il sait qu’il y aura la nuit avant le matin, car je lui ai rapporté un hadith sans erreur. » Nous avions peur de lui demander qui était la porte, alors nous avons dit à Masruq : « Demande-lui. » Il a dit : « ‘Umar. »
- Sunan Ibn Majah, n°4014
Rapporté par Abu Umayyah Sha’bani : Je suis allé voir Abu Tha’labah Al-Khushani et j’ai dit : « Comment comprends-tu ce verset ? » Il a dit : « Quel verset ? » J’ai dit : “Ô vous qui croyez ! Occupez-vous de vous-mêmes. Si vous suivez la bonne voie, ceux qui s’égarent ne pourront pas vous nuire.” [5:105] Il a dit : « Tu as interrogé quelqu’un qui sait à ce sujet. J’ai posé la question au Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : “Recommandez-vous le bien les uns aux autres et interdisez-vous le mal, mais si tu vois l’avarice dominer, les passions suivies, ce bas-monde préféré (à l’au-delà), et que chacun est satisfait de son propre avis, et que tu réalises que tu n’as plus de pouvoir pour agir, alors occupe-toi de toi-même et laisse les gens ordinaires à leur sort. Après vous viendront des jours de patience, où la patience sera comme tenir une braise dans la main, et celui qui fera de bonnes actions aura la récompense de cinquante hommes accomplissant la même action.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4044
Rapporté par Abu Hurayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti un jour vers les gens, et un homme est venu lui demander : « Ô Messager d’Allah, quand aura lieu l’Heure ? » Il a répondu : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge. Mais je vais te dire ses signes : Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, c’est un de ses signes. Quand les pieds nus et nus deviendront les chefs du peuple, c’est un de ses signes. Quand les bergers rivaliseront pour construire des bâtiments, c’est un de ses signes. (L’Heure) fait partie des cinq choses que seul Allah connaît. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a récité : « En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah seul, c’est Lui qui fait descendre la pluie et connaît ce qu’il y a dans les ventres. » [31:]
- Sunan Ibn Majah, n°4081
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fit le voyage nocturne (Isra’), il rencontra Ibrahim, Moussa et ‘Isa, et ils discutèrent de l’Heure. Ils commencèrent par Ibrahim, qui dit ne rien savoir à ce sujet. Ils demandèrent ensuite à Moussa, qui n’en savait rien non plus. Puis ils interrogèrent ‘Isa fils de Maryam, qui répondit : ‘J’ai des missions à accomplir avant que cela n’arrive. Quant au moment où cela se produira, seul Allah le sait.’ Il parla ensuite du Dajjal et dit : ‘Je descendrai et le tuerai, puis les gens retourneront dans leurs terres et seront confrontés à Gog et Magog, qui : “descendront rapidement de chaque hauteur.” [21:96] Ils ne passeront près d’aucune eau sans la boire, ni près de quoi que ce soit sans le détruire. Les gens imploreront Allah, et je prierai Allah pour qu’Il les fasse mourir. La terre sera remplie de leur puanteur, et les gens supplieront Allah ; je prierai alors Allah, et la pluie tombera du ciel, les emportant jusqu’à la mer. Ensuite, les montagnes deviendront poussière et la terre sera étendue comme une peau. On m’a promis que lorsque cela arrivera, l’Heure viendra soudainement sur les gens, comme une femme enceinte dont la famille ignore quand elle va accoucher.’" (‘Awwam, un des rapporteurs, a dit : "Cela est confirmé dans le Livre d’Allah, où Il dit : ‘Jusqu’à ce que Gog et Magog soient relâchés et qu’ils descendent de chaque hauteur.’ [21:)
- Sunan Ibn Majah, n°4133
Rapporté par ‘Amr bin Ghailan Ath-Thaqafi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah, celui qui croit en moi et sait que ce que j’ai apporté vient de Toi, diminue sa richesse et ses enfants, rends la rencontre avec Toi précieuse à ses yeux, et hâte sa mort. Celui qui ne croit pas en moi et ne sait pas que ce que j’ai apporté vient de Toi, augmente sa richesse et ses enfants et prolonge sa vie. »
- Sunan Ibn Majah, n°4257
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Allah, le Béni et l’Exalté, dit : ‘Ô Mes serviteurs, vous êtes tous pécheurs sauf ceux que J’ai préservés. Demandez-Moi pardon, Je vous pardonnerai. Celui d’entre vous qui sait que J’ai le pouvoir de pardonner et Me demande pardon par Ma puissance, Je lui pardonnerai. Vous êtes tous égarés sauf ceux que Je guide. Demandez-Moi la guidée, Je vous guiderai. Vous êtes tous pauvres sauf ceux que J’enrichis. Demandez-Moi votre subsistance, Je vous la donnerai. Même si tous les vivants et les morts parmi vous, vos premiers et vos derniers, vos jeunes et vos vieux, étaient aussi pieux que le plus pieux de Mes serviteurs, cela n’augmenterait pas Mon royaume ne serait-ce que de l’aile d’un moustique. Et s’ils étaient aussi mauvais que le plus mauvais de Mes serviteurs, cela ne diminuerait pas Mon royaume de l’aile d’un moustique. Même si tous se réunissaient et demandaient tout ce qu’ils voulaient, cela ne diminuerait Mon royaume que comme si l’un de vous trempait une aiguille dans la mer et la retirait. Car Je suis le Plus Généreux, le Majestueux. Je donne d’un mot ; quand Je veux quelque chose, Je dis seulement “Sois !” – et cela est.’”
- Muwatta Malik, n°24
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar fut évanoui et perdit conscience; (reprenant ses sens, il n'a pas fait la prière manquée)». Malek a dit: «Je pense, et Allah r sait mieux que quiconque, que le temps s'était écoulé. Quant à celui qui reprend conscience au moment de la prière, il doit la faire. Chapitre VI Le fait de se coucher avant d'accomplir la prière
- Muwatta Malik, n°111
Zoubaid Ibn As-Sait a rapporté: «Je partis en compagnie de Omar Ibn Al- Khattab à Aljourf (une localité à trois miles de Médine). Se rappelant qu'il a fait un rêve érotique, il fit la prière sans faire la lotion, puis il dit: «J'ai vécu un rêve érotique sans m'apercevoir, et j'ai fait la prière sans faire la lotion». Ensuite, il fit une lotion, lava son vêtement, en se débarassant des traces qu'il n'a pas vues, puis il fit le premier et le deuxième appel à la prière, et pria juste au moment où le soleil était haut dans l'horizon»
- Muwatta Malik, n°726
Al Sait Ibn Zoubaid a rapporté d'après diverses provenances de ses siens, que Omar Ibn Al-Khattab a senti, étant à «Al-Chajara», l'odeur d'un parfum et à ses côtés, se trouvait Kathir Ibn Al-Salt. Omar s'écria: «D'où vient ce parfum»? Kathir répondit: «C'est de moi, ô prince des croyants; j'ai pommadé ma tête et je n'ai pas voulu me la raser». Omar lui dit: «Va auprès du tronc d'un palmier, frotte-toi la tête afin de la bien laver». Et Kathir Ibn Al-Salt, accomplit ce qu'il a à faire». Malek dit: «II s'agit d'un petit fossé qui se trouve au tronc d'un palmier»
- Muwatta Malik, n°765
Abdallah Ibn Dinar a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Celui qui fait la visite pieuse aux mois de Chawal ou Zoul Ki'da ou Zoul-Hijjà, avant le pèlerinage puis réside à la Mecque jusqu'au moment du pèlerinage, peut jouir d'une vie normale s'il fait le pèlerinage. Et il sacrifiera l'offrande qui lui est simple à avoir; s'il ne la trouve pas, qu'il jeûne pour trois jours durant le pèlerinage, et sept quand il rentrera chez lui». Malek a interprété cela en disant: «S'il réside à la Mecque jusqu'au pèlerinage, et fait son pèlerinage la même année». Malek, à propos d'un Mecquois qui abandonne cette ville pour résider ailleurs, puis revient faire une visite pieuse au cours du mois du pèlerinage et reste à la Mecque, d'où il commencera le pèlerinage - a dit: «cet homme aura joui d'une vie normale et devra faire l'offrande ou jeûner s'il ne possède pas d'offrande, et sera ainsi considéré comme étant un Mecquois».On demanda à Malek au sujet d'un homme qui n'est pas un Mecquois, mais qui se rendit à la Mecque pour une visite pieuse durant le mois du pèlerinage et décidant d'y rester jusqu'à faire le pèlerinage. Sera-t-il tenu pour un homme qui jouit d'une vie normale»? Il répondit: «Oui, certainement il aura une vie normale, mais il n'est pas considéré comme un Mecquois, même s'il décide d’y demeurer. Et cela, parce qu'il est entré à la Mecque bien qu'il ne soit pas un de ses habitants, et le sacrifice et le jeûne sont obligatoires pour ceux qui ne sont pas des Mecquois. Et cet homme veut bien y demeurer, mais il ne sait pas s'il pourra y rester avec certitude, n'étant pas un Mecquois
- Muwatta Malik, n°874
Hicham a rapporté que Abdallah Ibn Al-Zoubair disait: «Sachez que Arafa dans son ensemble est une station, hormis la vallée de Ouranna; et que Al-Mouzdalifa est tout entière une station, exceptée la vallée de Mouhassar». Malek a dit: «Allah Béni et Très-Haut a dit le sens: «Le pèlerin doit s'abstenir de toute cohabitation avec une femme, de perversité et de disputes» Coran II, 197 . La cohabitaion est d'ailleurs tout rapport charnel avec la femme et c'est Allah qui en est le plus informé. Allah a aussi dit: le sens «la cohabitation avec vos femmes vous est permise durant la nuit qui suit le jeûne». Coran II, 187 . Et la perversité est tout ce qui a été immolé sur des pierres dressées et c'est Allah qui sait plus que quiconque, car il a aussi dit le sens: «Et ce qui, par perversité a été sacrifié à un autre que Allah». Coran VI, 145. Quant aux disputes (jidel) au cours du pèlerinage, il est un fait que les Qoraichites faisaient une station auprès du monument sacré à Mouzdalifa dans un lieu applelé Qouzah, alors que les Arabes faisaient la station à Arafa. Ils se disputèrent, les uns disant: «nous sommes sur la voie droite», les autres réclamaient, «non, c'est nous plutôt qui sommes sur la voie droite». "Allah Béni et Très-Haut, à leur sujet, a dit le sens: «Nous avons institué un rite pour chaque communauté; ses membres l'observent. Qu'ils ne discutent donc pas avec toi l'ordre reçu, Invoque ton Seigneur! Tu es sur une voie droite». Coran XXII, 67, 68 .C'est à cela que se réfere les disputes (jidel), que nous considérons comme tel et Allah est le plus informé. C'est bien ce que j'ai entendu dire des hommes versés». Chapitre LIV Des stations diverses de l'homme à l’état d'impureté et sur sa monture
- Muwatta Malik, n°1083
Mouhammad Ibn Abi Bakr Ibn Hazm a rapporté qu'il a entendu fréquemment son père dire: «Omar Ibn Al-Khattab disait: «Je m'étonne du statut de la tante paternelle: elle lègue son héritage, mais n'a droit à aucune part pour hériter». Chapitre XI L'héritage de ceux qui constituent «Al âssaba” (1) «Al âssaba» est le pluriel du terme «asseb» désignant, tout héritier mâle ayant droit à l'héritage, soit-il partiel une fois les réservataires ont reçu leurs parts s'ils existent, ou total si ces derniers n'existent pas. Au sujet de «Al-assaba», Malek a dit: «La norme suivie à Médine, et qui est loin d'être contestée, et que j'ai vu les hommes versés appliquer est la suivante: - Le frère germain a la primauté d'hériter que le frère consanguin. - Le frère consanguin a plus le droit d'hériter que les fils du frère germain. - les fils du frère germain ont à hériter avant ceux du frère consanguin. - les fils du frère consanguin priment dans l'héritage les petits fils du germain. - les petits fils du frère consanguin devancent dans la succession l'oncle paternel germain. - L'oncle paternel consanguin hérite avant les cousins germains. - Le cousin paternel consanguin prime dans l'héritage l'oncle, le paternel germain du père. Malek a ajouté: «Toute question qui m'a été posée au sujet de l'héritage dit: «Al-'âssaba», sera expliquée comme suit: «S'il se trouve au décédé plusieurs agnats, et que l'un d'eux soit proche au décédé du côté du père quant aux autres, l'héritage lui revient vu sa descendance et non son ascendance. Si cet agnat est fils d'un consanguin, mais plus proche du décédé que les fils d'un germain, c'est plutôt à lui que revient l'héritage qu'à eux. S'ils sont tous exégaux de part leur descendance remontant à un seul père, et qu'ils soient les fils d'un consanguin ou d'un germain, que l'héritage en soit également réparti entre eux. Si le père de certains agnats, est le frère germain du père du mort, et si d'autres agnats se trouvent, dont le père est le frère consanguin du père du mort, l'héritage doit revenir aux premiers, car Allah Béni et Très Haut a dit: «Cependant ceux qui sont liés par la parenté sont plus proches les uns des autres d'après le Livre d'Allah. Allah est en vérité, celui qui sait tout» Coran VIII, 75. Malek a dit: «Et le grand père, père du père, a beaucoup plus droit à l'héritage que les fils du frère germain, plus même que l'oncle paternel germain. Le fils du frère germain a plus de droit au patronage des affranchis plus que le grand-père». Chapitre XII Ceux à qui ne revient pas l’héritage Malek a dit: «Ce qui est suivi, et incontestable, et que j'ai vu même les hommes versés appliquer à Médine c'est que l'héritage ne revient aucunement ni au fils d'un frère utérin, ni au grand-père père de la mère, ni à l'oncle paternel qui est un frère utérin, ni à l'oncle maternel, ni à la grand-mère mère du père de la femme, ni à la fille du frère germain, ni à la tante paternelle ni à la tante maternelle». Malek a ajouté: «Aussi, toute femme telle qu'elle a été mentionnée dans le Coran, dont le rapport de parenté au mort est si loin, n'héritera rien. Il en est de même pour toutes les autres femmes, mises à l'écart, celles qui en sont mentionnées dans le Coran. Allah a, d'ailleurs, mentionné dans son Livre les héritages qui suivent: - L'héritage de la mère lui revenant de son fils. - Celui des filles de leur père. - Celui de la femme de son mari. - Celui des sœurs germaines. - Celui des sœurs consanguines. - Celui des sœurs utérines. - Et la grand-mère recevra, selon ce qui a été décidé de par le Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). - Finalement, la femme hérite de l'esclave qu'elle avait affranchie car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Au sujet des esclaves»: «Ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII ,5. Chapitre XIII L'héritage de ceux qui sont partisans d'une autre religion
- Muwatta Malik, n°1093
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que, son père, interprétant ce verset: «II n'y aura aucune faute à vous reprocher, si vous faites allusion à une demande en mariage, ou si vous ne parlez à personne de votre intention. Allah sait que vous pensez à ces femmes cependant, ne leur promettez rien en secret: Dites-leur simplement les paroles qui conviennent» Coran II, 235. Il disait: «Que l'homme dise à une femme, alors qu'elle est dans la période d'attente suivant la mort de son mari «Tu m'es si chère, je désire ta personne, et que Allah amène vers toi du bien et des bienfaits» ou encore d'autres paroles du même sens. Chapitre II Demander le consentement de la fille vierge, et de la veuve pour les épouser
- Muwatta Malik, n°1230
On rapporta à Malek que Ali Ibn Abi Taleb a dit au sujet des deux arbitres, ce qui a été mentionné par Allah dans ce verset (le sens): «Si vous craignez la séparation entre les deux conjoints, suscitez un arbitre de la famille de l'époux et un arbitre de la famille de l'épouse. Allah rétablira la concorde entre eux d'eux, s'ils veulent se réconcilier. Allah est celui qui sait et qui est bien informé» Coran IV, 35. Cela s'explique ou de la séparation ou de la réunion des deux conjoints. - Malek a finalement dit: «Et c'est ce que j'ai de mieux entendu dire des hommes versés, à savoir que les deux arbitres ont le droit de juger entre l'homme et sa femme, séparant entre eux ou les réunissant». Chapitre XXVII Le serment de divorce dont l'homme dispose avant qu'il y ait un mariage
- Muwatta Malik, n°1370
Malek a rapporté que Moussa Ibn Maissara avait entendu un homme demander à Sa'id Ibn Al-Moussaiab: «Je suis un homme qui vend à crédit». Alors Sa'id lui répondit: «Ne vends qu'avec ce qui te faut pour rentrer chez toi». - Malek a dit: «Concernant un homme qui achète une marchandise de chez un autre, à condition qu'il la lui livre à une date précise, et cela soit pour une foire où il y souhaite la vendre, soit pour une nécessité au temps désigné puis que le vendeur ne la lui délivre pas à la date prévue, ce qui portera l'acheteur à rendre cette marchandise». A ce propos, Malek a dit: «L'acheteur n'aura pas le droit d'agir ainsi, et il doit verser le prix de la marchandise achetée, car si le vendeur la lui avait délivrée avant cette date, l'acheteur l'aurait acceptée». - Malek a aussi dit: «Pour celui qui achète de la nourriture, et qu'il la mesure ou la pèse, puis arrive quelqu'un chez lui, voulant la lui acheter, or le possesseur de la nourriture lui apprenant qu'il l'avait achetée pour lui-même, et l'ayant même pesée, l'acheteur le croit et veut la lui prendre selon la mesure déjà faite, en payant le prix comptant». Malek à ce propos dit: «Ce qui est vendu selon tel critère, est permis; mais s'il est vendu, selon ce critère à terme, cela est répugné, à moins que l'acheteur ne pèse ou ne mesure, lui-même la marchandise.Cet achat ne doit pas être fait à terme, car, c'est une façon de pratiquer l'usure, encore que, se présente le risque, que la marchandise ne soit pas de la même mesure ou du même poids. Et si cette vente est faite à terme, cela est répugné, Et il n'y a pas de désacord sur ce sujet chez nous (à Médine)». -Malek a ajouté: «Il ne faut pas acheter une dette d'un homme, qu'il soit ou non présent, s'il n'y a pas une déclaration faite de la part de l'endetté, ni non plus d'un mort même si l'on connaît ce que ce mort a laissé, car, le fait d'acheter ainsi, est aléatoire, d'autant plus que l'on ne sait pas s'il est possible ou non de completer cette transaction». Quant à l'interprétation de cette répugnance, elle s'explique comme suit: «Si l'on achète une dette d'un absent ou d'un mort, l'on ne sait pas quel créditeur inconnu est attaché a cette dette, ce. Ainsi, si le mort devait une dette, la somme qui en avait été versée, restera vaine et inutile». - Malek a finalement dit: «Soulignons, aussi, la présence d'un autre vice: C'est qu'il a acheté ce qui n'est pas de garanti pour lui. Et si ce qui est acheté n'est pas livré à l'acheteur, le prix qu'il aurait dû payer, serait vain et invalable. Et c'est encore aléatoire, et cela n'est pas permis». - Cependant, ajouta Malek, il y a une différence entre le fait que l'homme ne vende que ce qu'il possède, et d'autre part, que l'homme fasse avance pour quelque chose qu'il ne possède pas en fait. Celui qui veut s'acheter une marchandise porte son argent, ce par quoi il compte acheter et dit: «que veux-tu que je t'achète d'avec ces dix dinars? Or, agissant tel, c'est comme, s'il les vend comptant pour quinze à terme. C'est pour cette raison, que la vente est considérée comme interdite et est une usure, même une imposture». Chapitre XLI L'association, la délégation (des dettes) et la résiliation
- Sahih Muslim, n°93
Rapporté par Yahya b. Ya’mur : Le premier homme à avoir parlé du qadr (Décret divin) à Bassora fut Ma’bad al-Juhani. Avec Humaid b. ‘Abdur-Rahman Himyari, nous sommes partis en pèlerinage ou pour la ‘Umrah et nous nous sommes dit : « Si nous rencontrons un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ, nous lui demanderons ce qu’il pense du taqdir (Décret divin). » Par hasard, nous avons croisé Abdullah ibn Umar ibn al-Khattab alors qu’il entrait dans la mosquée. Mon compagnon et moi l’avons entouré, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. J’espérais que mon compagnon me laisserait parler, alors j’ai dit : « Abū Abdur Rahman ! Il y a dans notre région des gens qui récitent le Coran et cherchent la connaissance. » Après avoir parlé de leur situation, j’ai ajouté : « Ils prétendent qu’il n’existe pas de Décret divin et que les événements ne sont pas prédestinés. » Il (Abdullah ibn Umar) a dit : « Lorsque vous rencontrez ces gens-là, dites-leur que je n’ai rien à voir avec eux et qu’ils n’ont rien à voir avec moi. En vérité, ils ne partagent en rien ma croyance. » Abdullah ibn Umar a juré par Allah et a dit : « Si l’un d’eux (qui ne croit pas au Décret divin) possédait de l’or équivalent à la montagne de Uhud et le dépensait (pour Allah), Allah ne l’accepterait pas tant qu’il ne croirait pas au Décret divin. » Il a ajouté : « Mon père, Umar ibn al-Khattab, m’a raconté : Un jour, nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’un homme vêtu de vêtements d’un blanc éclatant, aux cheveux très noirs, est apparu devant nous. On ne voyait aucun signe de voyage sur lui et personne parmi nous ne le connaissait. Il s’est assis devant le Prophète ﷺ, a posé ses genoux contre les siens, a mis ses mains sur ses cuisses et a dit : “Muhammad, informe-moi sur l’islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’islam, c’est que tu témoignes qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, que tu accomplisses la prière, que tu verses la zakat, que tu jeûnes le Ramadan et que tu fasses le pèlerinage à la Maison si tu en as les moyens.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Cela nous a étonnés qu’il pose la question puis confirme lui-même la réponse.” L’homme a dit : “Informe-moi sur la foi (iman).” Le Prophète ﷺ a répondu : “C’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour du Jugement et que tu croies au Décret divin, qu’il soit bon ou mauvais.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Il a encore dit : “Informe-moi sur l’excellence (ihsan).” Le Prophète ﷺ a dit : “C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” L’homme a encore dit : “Informe-moi sur l’Heure (du Jugement).” Le Prophète ﷺ a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” L’homme a dit : “Dis-moi quelques-uns de ses signes.” Le Prophète ﷺ a dit : “Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, et que tu verras les pieds-nus, pauvres bergers rivaliser dans la construction de hauts bâtiments.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Puis l’homme est parti, mais je suis resté un moment avec le Prophète ﷺ. Il m’a alors dit : ‘Umar, sais-tu qui était cet homme ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager le savent mieux.’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘C’était Gabriel. Il est venu vous enseigner votre religion.’ »
- Sahih Muslim, n°97
Rapporté par Abū Huraira رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est apparu devant les gens. Un homme est venu vers lui et a dit : « Prophète d’Allah, qu’est-ce que la foi (iman) ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Sa rencontre, en Ses Messagers et que tu crois à la Résurrection après la mort. » L’homme a dit : « Messager d’Allah, qu’est-ce que l’islam ? » Il a répondu : « L’islam, c’est que tu adores Allah sans rien Lui associer, que tu accomplisses la prière obligatoire, que tu verses la zakat obligatoire et que tu jeûnes le Ramadan. » L’homme a dit : « Messager d’Allah, qu’est-ce que l’excellence (ihsan) ? » Il a répondu : « C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais, et même si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » L’homme a dit : « Messager d’Allah, quand aura lieu l’Heure (du Jugement) ? » Il a répondu : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge, mais je vais te citer quelques-uns de ses signes : quand la servante donnera naissance à son maître, quand les pieds-nus et démunis deviendront les chefs du peuple, quand les bergers de chameaux noirs rivaliseront dans la construction de bâtiments : cela fait partie de ses signes. (L’Heure) fait partie des cinq choses que seul Allah connaît. » Puis il a récité : « En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah seul. C’est Lui qui fait descendre la pluie, qui sait ce qu’il y a dans les matrices. Nul ne sait ce qu’il gagnera demain, et nul ne sait dans quelle terre il mourra. Allah est certes Omniscient, Parfaitement Connaisseur. » Abū Huraira رضي الله عنه a dit : L’homme s’est alors levé et est parti. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ramenez-moi cet homme. » Ils sont partis le chercher, mais ils n’ont rien trouvé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « C’était Gabriel, venu enseigner la religion aux gens. »
- Sahih Muslim, n°99
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Interrogez-moi (sur les questions religieuses). » Mais les Compagnons n’osaient pas lui poser de questions. Un homme est alors venu, s’est assis près de ses genoux et a dit : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’islam ? » Il a répondu : « C’est de n’associer rien à Allah, d’accomplir la prière, de donner la zakat et de jeûner le Ramadan. » L’homme a dit : « Tu as dit vrai. » Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que la foi (iman) ? » Il a répondu : « C’est de croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Sa rencontre, en Ses messagers, de croire à la Résurrection et au destin (qadr) dans son ensemble. » L’homme a dit : « Tu as dit vrai. » Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que l’excellence (ihsan) ? » Il a répondu : « C’est d’adorer Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » L’homme a dit : « Tu as dit vrai. » Il a demandé : « Quand viendra l’Heure (du Jugement) ? » Il a répondu : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge. Je vais cependant te raconter quelques-uns de ses signes : lorsque tu verras une esclave donner naissance à sa maîtresse, c’est un de ses signes. Lorsque tu verras les pieds nus, nus, sourds et muets (ignorants et pauvres) devenir les chefs de la terre, c’est un de ses signes. Lorsque tu verras les bergers de chameaux noirs rivaliser dans la construction de bâtiments, c’est un de ses signes. L’Heure fait partie des cinq choses de l’inconnaissable, que seul Allah connaît. » Puis il a récité : « En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah seul. C’est Lui qui fait descendre la pluie et qui sait ce qu’il y a dans les matrices. Nul ne sait ce qu’il acquerra demain, et nul ne sait dans quelle terre il mourra. Allah est Omniscient, Parfaitement Connaisseur. » (Coran 31:34) Abu Huraira a dit : L’homme s’est alors levé et est parti. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ramenez-le-moi. » On l’a cherché, mais on ne l’a pas trouvé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « C’était Gabriel, il est venu vous enseigner votre religion, car vous n’osiez pas poser de questions. »
- Sahih Muslim, n°220
Rapporté par Sa'd et Abu Bakra رضي الله عنهما : Chacun d’eux a dit : Mes oreilles ont entendu et ma mémoire a retenu que Muhammad ﷺ a dit : Celui qui revendique pour un autre la paternité alors qu’il sait que ce n’est pas son père, le Paradis lui est interdit
- Sahih Muslim, n°250
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : J’ai dit : « Messager d’Allah, quelle est la meilleure des actions ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « La foi en Allah et le jihad dans Son chemin. » J’ai demandé : « Quel est l’esclave dont l’affranchissement est le meilleur ? » Il a répondu : « Celui qui a de la valeur pour son maître et dont le prix est élevé. » J’ai dit : « Et si je n’en ai pas les moyens ? » Il a répondu : « Aide un artisan ou fabrique quelque chose pour un ouvrier qui ne sait rien faire. » J’ai dit : « Messager d’Allah, tu vois que je ne peux pas faire certaines de ces choses. » Il a répondu : « Abstiens-toi de faire du mal aux gens. C’est une aumône de ta part envers toi-même. »
- Sahih Muslim, n°466
Rapporté par al-Mughira b. Shu'ba : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Moïse demanda à son Seigneur : « Qui, parmi les habitants du Paradis, aura le rang le plus bas ? » Allah répondit : « C’est la personne qui entrera au Paradis en dernier parmi ceux qui le méritent. On lui dira : “Entre au Paradis.” Il dira : “Ô mon Seigneur ! Comment pourrais-je y entrer alors que les gens ont déjà pris leurs places et leurs parts ?” On lui dira : “Serais-tu satisfait d’avoir un royaume équivalent à celui d’un roi parmi les rois du monde ?” Il dira : “Je suis satisfait, mon Seigneur.” Allah dira : “Tu auras cela, et autant, et autant, et autant, et encore autant.” À la cinquième fois, il dira : “Je suis pleinement satisfait, mon Seigneur.” Allah dira : “C’est pour toi, et dix fois autant, et tu auras ce que ton âme désire et ce qui réjouit ton œil.” Il dira : “Je suis satisfait, mon Seigneur.” Moïse demanda : « Et qui aura le rang le plus élevé parmi eux ? » Allah répondit : « Ce sont ceux que J’ai choisis. J’ai établi leur honneur de Ma propre main, puis J’y ai apposé un sceau (et ils seront comblés de bienfaits) qu’aucun œil n’a vus, qu’aucune oreille n’a entendus et qu’aucun esprit humain n’a imaginés. » Et cela est confirmé par le Livre d’Allah, Exalté et Grand : « Aucune âme ne sait ce qui lui est réservé comme joie, en récompense de ce qu’ils faisaient. » (Coran, xxxii)
- Sahih Muslim, n°499
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a récité les paroles d’Allah, le Grand et le Glorieux, qu’Ibrahim a prononcées : « Mon Seigneur ! Ils ont égaré beaucoup de gens ; mais celui qui me suit est des miens » (Coran, 14 : 35), et Jésus (paix sur lui) a dit : « Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs ; et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage » (Coran, 5 : 117). Puis il leva les mains et dit : « Ô Seigneur, ma communauté, ma communauté », et il pleura. Alors Allah, le Très-Haut et l’Exalté, dit : « Ô Gabriel, va vers Muhammad (même si ton Seigneur le sait parfaitement) et demande-lui : Qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Gabriel (paix sur lui) vint alors à lui et lui demanda, et le Messager d’Allah ﷺ lui expliqua ce qu’il avait dit (bien qu’Allah le sache parfaitement). Allah dit alors : « Ô Gabriel, va vers Muhammad et dis-lui : Nous te satisferons au sujet de ta communauté et Nous ne te contrarierons pas. »
- Sahih Muslim, n°641
Rapporté par Shuraih ibn Hani : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها à propos de l’essuyage sur les chaussures. Elle a dit : « Va plutôt demander à ‘Ali, il en sait plus que moi sur ce sujet. » Je suis donc allé voir ‘Ali, et il a rapporté la même chose du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°643
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque l’un d’entre vous se réveille, il ne doit pas mettre sa main dans le récipient avant de l’avoir lavée trois fois, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit
- Sahih Muslim, n°646
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous se réveille, il doit laver ses mains trois fois avant de les mettre dans le récipient, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit. »
- Sahih Muslim, n°859
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand l’appel à la prière est lancé, Satan s’enfuit et fait du bruit pour ne pas entendre l’appel. Quand l’appel est terminé, il revient. Quand l’Iqama est proclamée, il tourne le dos, puis quand c’est fini, il revient pour distraire l’homme, lui disant : “Souviens-toi de ceci, souviens-toi de cela”, en évoquant des choses auxquelles il ne pensait pas, au point qu’il ne sait plus combien il a prié. »
- Sahih Muslim, n°860
Un hadith semblable a été rapporté par Abu Huraira, sauf pour ces mots : « Il (celui qui prie) ne sait plus combien il a prié. »
- Sahih Muslim, n°1265
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous se lève pour prier, le diable vient le troubler au point qu’il ne sait plus combien il a prié. Si cela lui arrive, qu’il fasse deux prosternations assis (en position de tashahhud). »
- Sahih Muslim, n°1267
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’appel à la prière est lancé, le diable s’enfuit en lâchant des vents pour ne pas entendre l’appel. Quand l’appel est terminé, il revient. Lorsque le takbir est prononcé, il s’enfuit à nouveau, puis il revient une fois le takbir fini et distrait la personne en lui disant : “Souviens-toi de ceci, souviens-toi de cela”, en évoquant des choses auxquelles elle ne pensait pas. À la fin, elle ne sait plus combien de rak‘as elle a accomplies. Si l’un d’entre vous ne sait plus combien il a prié, qu’il fasse deux prosternations assis (qa‘da). »
- Sahih Muslim, n°1272
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous doute dans sa prière et ne sait plus s’il a prié trois ou quatre rak‘as, qu’il laisse de côté son doute et se base sur ce dont il est sûr, puis qu’il fasse deux prosternations avant de faire les salutations. S’il a prié cinq rak‘as, cela rendra sa prière paire ; et s’il a bien prié quatre rak‘as, ces prosternations seront une humiliation pour le diable. »
- Sahih Muslim, n°1835
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous s’endort pendant la prière, qu’il aille dormir jusqu’à ce que le sommeil passe, car s’il prie en somnolant, il ne sait plus s’il demande pardon ou s’il se critique lui-même. »
- Sahih Muslim, n°1836
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous se lève la nuit pour prier et que sa langue trébuche dans la récitation du Coran, et qu’il ne sait plus ce qu’il récite, qu’il aille dormir. »
- Sahih Muslim, n°2025
Rapporté par Abu Rifa’a رضي الله عنه : Je suis venu voir le Prophète ﷺ alors qu’il prononçait le sermon et j’ai dit : « Messager d’Allah, voici un étranger qui veut apprendre cette religion et il ne sait pas ce que c’est. » Le Messager d’Allah ﷺ me regarda, laissa son sermon, vint vers moi, on lui apporta une chaise dont je crus que les pieds étaient en fer. Le Messager d’Allah ﷺ s’y assit et commença à m’enseigner ce qu’Allah lui avait appris. Ensuite, il retourna au minbar pour terminer son sermon
- Sahih Muslim, n°2256
Rapporté par Muhammad ibn Qais رضي الله عنه : Il dit aux gens : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith du Prophète ﷺ de ma part et de celle de ma mère ? » Nous pensions qu’il parlait de sa propre mère. Puis il rapporta que c’était ‘Aïsha رضي الله عنها qui avait raconté ceci : « Voulez-vous que je vous parle de moi et du Messager d’Allah ﷺ ? » Nous avons dit : « Oui. » Elle raconta : « Quand c’était mon tour pour que le Messager d’Allah ﷺ passe la nuit chez moi, il se tourna sur le côté, mit son manteau, retira ses chaussures et les posa près de ses pieds, étendit le coin de son châle sur son lit puis s’allongea jusqu’à ce qu’il pense que je m’étais endormie. Il prit doucement son manteau, remit ses chaussures lentement, ouvrit la porte et sortit, puis la referma doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Baqi’. Il s’est tenu debout là-bas longtemps, puis il a levé les mains trois fois, puis il est revenu et je suis aussi revenue. Il a accéléré le pas et j’ai fait de même. Il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré dans la maison et moi aussi. Je l’ai précédé et je me suis allongée sur le lit. Il est entré et a dit : “Pourquoi es-tu essoufflée, ô Aïsha ?” J’ai répondu : “Rien.” Il a dit : “Dis-le-moi ou le Subtil et l’Informé me le dira.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés”, puis je lui ai tout raconté. Il a dit : “Est-ce ton ombre que j’ai vue devant moi ?” J’ai répondu : “Oui.” Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : “As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?” Elle a dit : “Tout ce que les gens cachent, Allah le sait.” Il a dit : “Gabriel est venu à moi quand tu m’as vu. Il m’a appelé et l’a caché de toi. J’ai répondu à son appel, mais je l’ai aussi caché de toi (car il n’est pas venu à toi), puisque tu n’étais pas entièrement couverte. J’ai pensé que tu dormais et je n’ai pas voulu te réveiller, de peur que tu ne sois effrayée. Gabriel m’a dit : ‘Ton Seigneur t’ordonne d’aller vers les habitants de Baqi’ (ceux qui sont dans les tombes) et de demander pardon pour eux.’” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, comment dois-je prier pour eux ?” Il a dit : “Dis : Que la paix soit sur les habitants de ce lieu (cimetière) parmi les croyants et les musulmans, et qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après, et, si Allah le veut, nous vous rejoindrons.” »
- Sahih Muslim, n°2379
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a sept personnes qu’Allah protégera sous Son ombre le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne : un dirigeant juste ; un jeune qui grandit dans l’adoration d’Allah ; une personne dont le cœur est attaché à la mosquée ; deux personnes qui s’aiment, se rencontrent et se séparent pour Allah ; un homme qu’une femme belle et de haut rang tente, mais il refuse en disant : “Je crains Allah” ; une personne qui donne l’aumône en secret, si bien que sa main gauche ne sait pas ce que sa main droite a donné ; et une personne qui se souvient d’Allah en privé et en pleure. »
- Sahih Muslim, n°2511
Rapporté par Ibn Umar (qu’Allah les agrée tous les deux) : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Nous sommes un peuple illettré qui ne sait ni écrire ni compter. Le mois est ainsi, ainsi. » Il a replié son pouce la troisième fois en le disant
- Sahih Muslim, n°3749
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a prononcé la séparation entre deux membres des Banu al-‘Ajlan et a dit : « Allah sait que l’un de vous est un menteur. Y en a-t-il un parmi vous qui veut se repentir ? »
- Sahih Muslim, n°3958
Rapporté par Tawus : Tawus a raconté qu’il avait loué sa terre, et Amr lui a dit : « Abu Abd al-Rahman, j’aimerais que tu abandonnes cette pratique de location de terre, car certains disent que le Messager d’Allah ﷺ a interdit la Mukhabara. » Il a répondu : « Amr, celui qui m’a informé en sait plus que les autres à ce sujet (il voulait parler d’Ibn Abbas). Il a dit que le Messager d’Allah ﷺ ne l’a pas totalement interdit, mais a dit : “Prêter sa terre à son frère est meilleur que d’en recevoir une part déterminée de la récolte.” »
- Sahih Muslim, n°4050
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Cette nouvelle est parvenue à ‘Umar que Samura avait vendu du vin. Il a alors dit : « Qu’Allah détruise Samura ; ne sait-il pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Que la malédiction d’Allah soit sur les Juifs : la graisse leur a été interdite, mais ils l’ont fondue puis vendue.” »
- Sahih Muslim, n°4072
Rapporté par Habib : Il a entendu Abu Minhal dire : « J’ai demandé à al-Bara’ ibn ‘Azib au sujet de l’échange (d’or contre de l’argent ou l’inverse). Il m’a répondu : “Va demander à Zayd ibn Arqam, il en sait plus que moi.” Je suis donc allé voir Zayd, mais il m’a dit : “Va demander à al-Bara’, il en sait plus que moi.” Puis tous deux ont dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a interdit la vente d’argent contre de l’or quand le paiement doit être différé.” »
- Sahih Muslim, n°4577
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
- Sahih Muslim, n°4678
Rapporté par Ibn Salama رضي الله عنه, qui l’a entendu de son père : Nous sommes arrivés à Hudaibiya avec le Messager d’Allah ﷺ et nous étions quatorze cents. Il y avait cinquante chèvres pour nous, mais il n’y avait pas assez d’eau pour les abreuver. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis au bord du puits, il a soit prié, soit craché dans le puits, et l’eau a jailli. Nous avons bu et abreuvé les bêtes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ nous a appelés à prêter serment d’allégeance, alors qu’il était assis au pied d’un arbre. J’ai été le premier à prêter serment, puis les autres l’ont fait. Quand la moitié des gens l’avaient fait, il m’a dit : « Prête serment, Salama. » J’ai répondu : « J’étais parmi les premiers à le faire. » Il a dit : « Fais-le encore. » Ensuite, il a vu que je n’avais pas d’armes et m’a donné un bouclier, grand ou petit. Il a continué à recevoir les serments jusqu’au dernier groupe. Il m’a dit : « Ne veux-tu pas prêter serment, Salama ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je l’ai déjà fait avec le premier groupe, puis encore au milieu. » Il a dit : « Ce n’est pas grave, fais-le encore. » J’ai donc prêté serment trois fois. Puis il m’a demandé : « Salama, où est le bouclier que je t’ai donné ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon oncle ‘Amir m’a rencontré sans arme, alors je le lui ai donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Tu ressembles à celui qui disait : “Ô Allah, accorde-moi un ami plus cher que moi-même.” » Quand tous les Compagnons eurent prêté serment, les polythéistes ont envoyé des messages de paix, jusqu’à ce que les gens puissent aller d’un camp à l’autre. Finalement, un traité de paix a été conclu. J’étais à la charge de Talha b. Ubaidullah : j’abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais et je mangeais de sa nourriture. J’avais quitté ma famille et mes biens en émigrant pour Allah et Son Messager ﷺ. Quand la paix a été conclue, je me suis allongé sous un arbre. Quatre polythéistes de la Mecque sont venus, ont parlé contre le Messager d’Allah ﷺ, ce qui m’a énervé, alors je me suis déplacé sous un autre arbre. Ils ont suspendu leurs armes à l’arbre et se sont couchés. Quelqu’un a alors crié : « Venez, ô Mouhajiroun ! Ibn Zunaim a été tué. » J’ai dégainé mon épée, attaqué les quatre pendant leur sommeil, pris leurs armes et dit : « Par Celui qui a honoré Muhammad, aucun de vous ne lèvera la tête sinon je le frappe au visage. » Je les ai conduits au Prophète ﷺ. Mon oncle Amir est arrivé avec un homme d’Abalat nommé Mikraz, traîné sur un cheval, et soixante-dix polythéistes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-les partir, ils trahiront encore. » Il leur a donc pardonné. À cette occasion, Allah a révélé : « C’est Lui qui a retenu leurs mains de vous et vos mains d’eux dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. » (Coran 48:24) Nous sommes repartis vers Médine, et nous nous sommes arrêtés près d’une montagne entre nous et Banu Lihyan. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé pardon pour celui qui montait la montagne la nuit pour surveiller. Je l’ai fait deux ou trois fois cette nuit-là. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé ses chameaux avec son esclave Rabah, et j’étais avec lui. Je suis aussi allé au pâturage avec le cheval de Talha et les chameaux. Au matin, Abd al-Rahman al-Fazari a attaqué et emporté tous les chameaux du Messager d’Allah ﷺ, tuant celui qui les gardait. J’ai dit à Rabah : « Monte ce cheval, va chez Talha et informe le Messager d’Allah ﷺ que les polythéistes ont pris ses chameaux. » Je suis monté sur une colline, j’ai crié trois fois vers Médine : « Venez à notre secours ! » Puis je me suis lancé à la poursuite des voleurs, leur tirant des flèches et chantant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour de la défaite pour les lâches. » J’en ai blessé plusieurs, marqué tout ce qu’ils laissaient tomber pour que le Prophète ﷺ et ses Compagnons sachent que c’était du butin. J’ai récupéré tous les chameaux. Quand ils se sont arrêtés pour manger, j’étais sur un rocher. Al-Fazari a dit : « Qui est-ce là-haut ? » Ils ont répondu : « C’est lui qui nous harcèle depuis ce matin. » Il a dit : « Quatre d’entre vous, allez le tuer. » Ils sont venus vers moi. Je leur ai dit : « Savez-vous qui je suis ? » Ils ont dit non. J’ai dit : « Je suis Salama, fils d’al-Akwa’. Par Celui qui a honoré Muhammad ﷺ, je peux tuer qui je veux parmi vous, mais aucun de vous ne pourra me tuer. » Ils sont repartis. J’ai vu arriver les cavaliers du Prophète ﷺ : Akhram al-Asadi, puis Abu Qatada al-Ansari, puis al-Miqdad b. al-Aswad. J’ai attrapé la bride du cheval d’Akhram. Les voleurs ont fui. J’ai dit à Akhram : « Fais attention jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. » Il a dit : « Salama, si tu crois en Allah et au Jour du Jugement, ne t’interpose pas entre moi et le martyre. » Akhram a combattu Abd al-Rahman, a blessé son cheval, mais a été tué. Abu Qatada a tué Abd al-Rahman. J’ai continué à courir derrière eux jusqu’à Dhu Qarad, les empêchant de boire, et j’ai récupéré deux chevaux. J’ai rejoint le Prophète ﷺ, qui avait récupéré les chameaux et tout le butin. Bilal a préparé un repas avec une chamelle prise aux ennemis. J’ai dit : « Laisse-moi choisir cent hommes et je finirai les voleurs. » Le Prophète ﷺ a ri et a dit : « Salama, tu penses pouvoir le faire ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Ils sont déjà arrivés à Ghatafan. » Un homme de Ghatafan est venu annoncer qu’ils avaient fui. Le lendemain, le Prophète ﷺ a dit : « Notre meilleur cavalier aujourd’hui est Abu Qatada et notre meilleur fantassin est Salama. » Il m’a donné deux parts du butin. En rentrant à Médine, il m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle. Un homme des Ansar a lancé un défi de course. J’ai demandé au Prophète ﷺ la permission de descendre et de courir contre lui. Il a accepté. Je l’ai rattrapé et dépassé. Trois jours après, nous sommes partis pour Khaybar. Mon oncle Amir chantait : « Par Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits, rends-nous fermes face à l’ennemi et fais descendre la tranquillité sur nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui chante cela ? » Amir a répondu : « C’est moi. » Il a dit : « Qu’Allah te pardonne. » (Le narrateur précise que chaque fois que le Prophète ﷺ demandait pardon pour quelqu’un, il mourait en martyr.) Omar رضي الله عنه a dit : « Prophète d’Allah, si seulement tu nous avais laissé profiter d’Amir. » À Khaybar, Marhab, le roi, est sorti en chantant : « Khaybar sait que je suis Marhab, un guerrier expérimenté, armé jusqu’aux dents, quand la guerre fait rage. » Amir est sorti à sa rencontre en chantant : « Khaybar sait que je suis Amir, un vétéran armé, prêt à combattre. » Ils se sont affrontés, mais l’épée d’Amir s’est retournée contre lui et il s’est blessé mortellement. J’ai entendu certains Compagnons dire : « L’acte d’Amir est perdu, il s’est tué lui-même. » Je suis allé en pleurant voir le Prophète ﷺ et lui ai dit : « Amir a perdu sa récompense. » Il a répondu : « Qui a dit cela ? Il aura une double récompense. » Puis il m’a envoyé chercher Ali رضي الله عنه, qui avait mal aux yeux. Le Prophète ﷺ a appliqué sa salive sur ses yeux et il a guéri. Il lui a donné l’étendard. Marhab est revenu en chantant, et Ali a répondu : « Je suis celui que sa mère a appelé Haidar, un lion redoutable. » Ali a frappé Marhab à la tête et l’a tué, remportant ainsi la victoire
- Sahih Muslim, n°4786
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui se détourne de l’obéissance (à l’Amir) et se sépare du groupe principal des musulmans, s’il meurt dans cet état, meurt comme à l’époque de l’ignorance (c’est-à-dire qu’il ne meurt pas en musulman). Celui qui combat sous la bannière d’un groupe aveugle (qui ne sait pas si sa cause est juste ou non), qui s’enflamme pour l’honneur de sa famille, appelle à combattre pour sa famille et soutient les siens (c’est-à-dire qui ne combat pas pour la cause d’Allah mais pour sa famille ou sa tribu), s’il est tué dans ce combat, il meurt comme à l’époque de l’ignorance. Quiconque attaque ma communauté (sans distinction), tuant les pieux comme les mauvais, sans épargner même ceux qui sont fermes dans la foi et sans respecter les engagements pris envers ceux à qui on a accordé la sécurité, n’a rien à voir avec moi et je n’ai rien à voir avec lui. »
- Sahih Muslim, n°4862
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est blessé dans la voie d’Allah — et Allah sait mieux qui est blessé dans Sa voie — apparaîtra au Jour du Jugement avec sa blessure saignant. La couleur sera celle du sang, mais l’odeur sera celle du musc. »
- Sahih Muslim, n°4957
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Shamasa al-Mahri رضي الله عنه : J’étais avec Maslama b. Mukhallad, et ‘Abdullah b. ‘Amr b. ‘As était avec lui. ‘Abdullah a dit : « L’Heure viendra seulement quand il ne restera sur terre que les pires personnes. Ils seront pires que les gens de l’époque préislamique. Ils obtiendront tout ce qu’ils demanderont à Allah. » Pendant que nous étions assis, ‘Uqba b. ‘Amir est arrivé, et Maslama lui a dit : « Écoute ce que dit ‘Abdullah. » ‘Uqba a répondu : « Il sait mieux ; pour ma part, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Un groupe de ma communauté continuera à se battre en obéissance au Commandement d’Allah, dominant leurs ennemis. Ceux qui s’opposeront à eux ne pourront pas leur nuire. Ils resteront ainsi jusqu’à ce que l’Heure les surprenne.” » (‘Abdullah a dit : « Oui. ») Puis Allah enverra un vent dont le parfum sera comme le musc et dont le toucher sera comme la soie ; il fera mourir tous les croyants, ne laissant sur terre personne ayant la moindre foi dans son cœur. Il ne restera alors que les pires hommes, sur qui l’Heure surviendra
- Sahih Muslim, n°5131
Rapporté par Anas b. Malik : J’étais le servant de certaines personnes dans la maison d’Abu Talha le jour où l’alcool a été interdit. Leur boisson était faite de dattes sèches ou fraîches, quand un annonceur a fait une annonce. Abu Talha m’a dit : « Sors et va voir ce qui se passe. » Je suis sorti et j’ai entendu un annonceur proclamer : « Sachez que l’alcool a été interdit. » Il a dit : « La boisson a alors été versée dans les rues de Médine. » Abu Talha m’a dit : « Sors et renverse-la. » Je l’ai donc renversée. Ils ont dit, ou certains ont dit : « Un tel et un tel sont morts, car ils avaient bu de cette boisson. » Le narrateur dit qu’il ne sait pas si c’est Anas qui a rapporté cela ou quelqu’un d’autre. Ensuite, Allah, le Très-Haut, a révélé : « Il n’y aura pas de péché pour ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres pour ce qu’ils ont pu consommer, tant qu’ils craignent Allah, croient et font le bien. » (verset)
- Sahih Muslim, n°5301
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous fait tomber une bouchée, qu’il la ramasse, enlève ce qui pourrait être sale, puis la mange, et qu’il ne la laisse pas au diable. Il ne doit pas non plus essuyer sa main avec une serviette avant d’avoir léché ses doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de la nourriture se trouve la bénédiction. »
- Sahih Muslim, n°5303
Rapporté par Jabir : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le diable est présent auprès de chacun de vous dans tout ce qu’il fait, même lorsqu’il mange. Donc, si l’un d’entre vous fait tomber une bouchée, qu’il enlève ce qui pourrait être sale et la mange, et qu’il ne la laisse pas au diable. Et quand il a fini de manger, qu’il lèche ses doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. »
- Sahih Muslim, n°5307
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous mange, qu’il lèche ses doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de la nourriture restée sur ses doigts se trouve la bénédiction. »
- Sahih Muslim, n°5365
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abu Bakr : Les gens de Suffa étaient très pauvres. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses Compagnons : « Celui qui a de la nourriture pour deux personnes doit en inviter trois, et celui qui a de quoi nourrir quatre personnes doit inviter cinq ou six personnes. » Abu Bakr a ainsi amené trois personnes, et le Messager d’Allah ﷺ en a amené dix chez eux. Abu Bakr avait amené trois personnes (lui-même, mon père et ma mère, et peut-être aussi ma femme et un serviteur commun à nos deux maisons). Abu Bakr a dîné avec le Messager d’Allah ﷺ, puis il est rentré tard dans la nuit. Sa femme lui a demandé pourquoi il était resté si longtemps loin de ses invités. Il a répondu : « Tu ne leur as pas servi le repas ? » Elle a dit : « Si, mais ils ont refusé de manger avant que tu ne reviennes. » J’ai eu peur et je me suis caché. Abu Bakr m’a traité d’idiot et a dit aux invités : « Mangez, même si ce n’est plus agréable maintenant. » Il a juré de ne pas manger, mais par Allah, à chaque bouchée, il y en avait davantage jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés, et il en restait encore plus qu’au début. Abu Bakr a demandé à sa femme : « Qu’est-ce que c’est ? » Elle a répondu : « Par Allah, il y en a trois fois plus qu’avant. » Abu Bakr a alors mangé, disant que son vœu de ne pas manger venait du diable. Il a ensuite apporté le reste au Messager d’Allah ﷺ, où il est resté jusqu’au matin. À cette époque, il y avait un pacte avec d’autres personnes, et douze responsables avaient été désignés pour chaque groupe. Allah seul sait combien ils étaient. Il leur a envoyé cette nourriture, et tous en ont mangé
- Sahih Muslim, n°5366
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abd Bakr : Des invités sont venus chez nous. Mon père avait l’habitude d’aller parler au Messager d’Allah ﷺ la nuit. En partant, il m’a dit : « ‘Abd al-Rahman, occupe-toi des invités. » Le soir venu, nous leur avons servi le repas, mais ils ont refusé de manger tant que le maître de maison ne serait pas là. Je leur ai dit : « Mon père est strict, et si vous ne mangez pas, j’aurai des problèmes. » Mais ils ont refusé. Quand mon père est rentré, il a demandé : « Avez-vous servi les invités ? » On lui a répondu : « Non. » Il a dit : « N’ai-je pas demandé à ‘Abd al-Rahman de le faire ? » Je me suis caché jusqu’à ce qu’il m’appelle. Je suis venu et j’ai dit : « Par Allah, ce n’est pas ma faute. Ce sont tes invités, demande-leur. Je leur ai servi à manger, mais ils ont refusé tant que tu n’étais pas là. » Il leur a dit : « Pourquoi n’avez-vous pas accepté notre nourriture ? Par Allah, je ne mangerai pas non plus ce soir. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous ne mangerons pas tant que tu ne mangeras pas avec nous. » Il a dit : « Je n’ai jamais passé une nuit aussi difficile. Malheur à vous, vous refusez la nourriture préparée pour vous. » Puis il a ajouté : « Ce que j’ai fait en premier (refuser de manger) venait du diable. Apportez la nourriture. » On l’a apportée, il a mangé en prononçant le nom d’Allah, et eux aussi. Le matin, il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté l’histoire. Le Prophète ﷺ a dit : « C’est ton serment qui était le plus vrai, et tu es le meilleur d’entre eux. » Le narrateur ne sait pas s’il a fait une expiation
- Sahih Muslim, n°5727
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accordé une permission spéciale à une tribu de ‘Amr pour utiliser des incantations contre le venin de serpent. Abu Zubair a dit : J’ai entendu Jabir ibn Abdullah raconter qu’un scorpion a piqué l’un d’entre nous pendant que nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ. Quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah, j’utilise une incantation pour soigner les piqûres. » Il répondit : « Que celui parmi vous qui sait en faire profiter son frère le fasse. »
- Sahih Muslim, n°5729
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : J’avais un oncle maternel qui soignait les piqûres de scorpion avec des incantations. Le Messager d’Allah ﷺ avait interdit les incantations. Il est allé le voir et a dit : « Ô Messager d’Allah, tu as interdit les incantations, mais moi je les utilise pour soigner les piqûres de scorpion. » Le Prophète répondit : « Que celui parmi vous qui sait l’utiliser pour faire du bien le fasse. »
- Sahih Muslim, n°5731
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit les incantations. Puis les gens de Amr ibn Hazm sont venus et ont dit : « Nous connaissons une incantation pour soigner la piqûre de scorpion, mais tu l’as interdite. » Ils récitèrent alors l’incantation devant lui, et il dit : « Je n’y vois aucun mal, donc que celui parmi vous qui sait faire du bien à son frère le fasse. »
- Sahih Muslim, n°5733
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Des compagnons du Messager d’Allah ﷺ étaient en voyage et sont passés près d’une tribu arabe. Ils ont demandé l’hospitalité, mais on ne la leur a pas accordée. Les gens de la tribu leur ont alors demandé : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui sait faire des incantations ? Car le chef de la tribu a été piqué par un scorpion. » L’un d’eux répondit : « Oui. » Il est allé voir le chef et a récité la sourate Al-Fatiha comme incantation, et le chef a guéri. On lui a donné un troupeau de moutons en récompense, mais il a refusé de l’accepter avant d’en parler au Messager d’Allah ﷺ. Ils sont donc allés voir le Prophète ﷺ et lui ont raconté ce qui s’était passé. L’homme dit : « Par Allah, je n’ai utilisé que la sourate Al-Fatiha du Livre d’Allah comme incantation. » Le Prophète ﷺ a souri et a dit : « Comment as-tu su qu’elle pouvait servir d’incantation ? » Puis il ajouta : « Acceptez-en une part et réservez-m’en une part aussi. »
- Sahih Muslim, n°5735
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Nous sommes arrivés dans un endroit où une femme est venue nous voir et a dit : « Un scorpion a piqué le chef de la tribu. Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui sait faire des incantations ? » L’un d’entre nous s’est levé pour l’accompagner. Nous ne savions pas qu’il savait faire des incantations, mais il a récité la sourate Al-Fatiha et le chef a guéri. Ils lui ont donné un troupeau de moutons et nous ont servi du lait. Nous lui avons demandé : « Es-tu un bon incantateur ? » Il répondit : « Je n’ai fait que réciter la sourate Al-Fatiha. » Il ajouta : « Ne conduisez pas ces moutons avant que nous ayons demandé au Messager d’Allah ﷺ si nous pouvons accepter cette récompense. » Nous sommes donc allés voir le Prophète ﷺ et lui avons raconté l’histoire. Il dit : « Comment as-tu su que la sourate Al-Fatiha pouvait servir d’incantation ? » Puis il ajouta : « Partagez-les entre vous et réservez-m’en une part aussi. »
- Sahih Muslim, n°6381
Rapporté par Qais b. 'Ubada : J’étais en compagnie de quelques personnes, dont certains étaient des compagnons du Messager d’Allah ﷺ à Médine, lorsqu’un homme arriva, le visage marqué par la crainte d’Allah. Certains dirent : « C’est un homme du Paradis. » Il fit deux courtes unités de prière puis sortit. Je le suivis jusqu’à sa maison et nous avons discuté. Lorsqu’il fut à l’aise avec moi, je lui dis : « Quand tu es entré (dans la mosquée), quelqu’un a dit cela à ton sujet. » Il répondit : « Il ne convient à personne de dire ce qu’il ne sait pas. Je vais t’expliquer pourquoi ils disent cela. J’ai vu un rêve du vivant du Messager d’Allah ﷺ et je le lui ai raconté. Je me voyais dans un jardin (il en a décrit la grandeur, la fertilité et la verdure) ; au milieu, il y avait une colonne de fer, plantée dans la terre et dont le sommet touchait le ciel. Au sommet, il y avait une poignée. On me dit : “Monte.” Je répondis : “Je n’y arrive pas.” Un aide vint, me saisit par le vêtement et m’aida à monter jusqu’au sommet, où je saisis la poignée. On me dit : “Tiens-la fermement.” Je me suis réveillé alors que je la tenais encore. J’ai raconté ce rêve au Messager d’Allah ﷺ, qui dit : “Ce jardin, c’est l’islam ; la colonne, c’est le pilier de l’islam ; la poignée, c’est la foi la plus solide (comme mentionné dans le Coran). Tu resteras attaché à l’islam jusqu’à ta mort.” Cet homme était Abdullah b. Salim. »
- Sahih Muslim, n°6382
Rapporté par Qais ibn ‘Ubaida رضي الله عنه : J’étais assis dans une assemblée où se trouvaient, entre autres, Sa’d ibn Malik et Ibn ‘Umar, quand ‘Abdullah ibn Salim passa devant nous. Les gens dirent : « C’est un des habitants du Paradis. » Je me suis levé et je lui ai dit : « Ils disent cela à ton sujet. » Il répondit : « Gloire à Allah, il ne convient pas de dire ce qu’on ne sait pas. J’ai rêvé qu’un pilier était dressé dans un jardin vert, avec une poignée fixée à son sommet et un aide à sa base. On m’a dit : “Monte.” J’ai grimpé et j’ai saisi la poignée. J’ai raconté ce rêve au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : “‘Abdullah mourra en tenant fermement la poignée la plus solide (il mourra attaché à la foi).” »
- Sahih Muslim, n°6473
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La meilleure époque de ma communauté est celle où j’ai été envoyé (par Allah), puis celle qui suit. » (Le rapporteur dit : Et Allah sait mieux s’il l’a dit une troisième fois ou non.) « Ensuite viendront des gens qui aimeront paraître imposants et se précipiteront pour témoigner avant même qu’on ne leur demande. »
- Sahih Muslim, n°6477
Rapporté par Imran b. Husain رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs : « La meilleure génération de cette communauté est celle à laquelle j’ai été envoyé, puis la suivante. » Il y a un ajout dans le hadith transmis par Abu 'Awana : « Et Allah sait mieux s’il a mentionné la troisième génération ou non. » Le reste du hadith est le même que celui transmis par Zahdam d’après Imran. Et dans le hadith rapporté par Hisham d’après Qatada, il y a cet ajout : « Ils prêtent serment alors qu’on ne leur a rien demandé. »
- Sahih Muslim, n°6566
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aucun malheur n’atteint un croyant, même s’il s’agit d’une piqûre d’épine, sans que cela efface ou expie ses péchés. Yazid dit : Il ne sait pas quel mot ‘Urwa a utilisé (s’il a dit “Qussa” ou “Kuffira”)
- Sahih Muslim, n°6668
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun d’entre vous ne doit pointer une arme vers son frère, car il ne sait pas si Satan ne fera pas glisser l’arme de sa main, et il pourrait blesser quelqu’un et ainsi tomber en Enfer. »
- Sahih Muslim, n°6759
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun bébé ne naît sans être sur la Fitra. Ce sont ses parents qui font de lui un Juif, un Chrétien ou un polythéiste. » Quelqu’un a demandé : « Ô Messager d’Allah, que penses-tu s’ils meurent avant cela (avant d’atteindre l’âge où ils peuvent distinguer le bien du mal) ? » Il a répondu : « C’est Allah seul qui sait ce qu’ils auraient fait. »
- Sahih Muslim, n°6761
Rapporté par Abu Huraira : J’ai rapporté du Messager d’Allah ﷺ de nombreux hadiths, et l’un d’eux est celui-ci : « Un enfant naît selon sa vraie nature. Ce sont ses parents qui font de lui un Juif ou un Chrétien, tout comme une chamelle donne naissance à ses petits. Trouvez-vous une quelconque déficience dans leurs membres ? Vous leur coupez les oreilles (après la naissance). » Les Compagnons ont demandé : « Que dis-tu de celui qui meurt en bas âge ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « C’est Allah seul qui sait ce qu’ils auraient fait. »
- Sahih Muslim, n°6763
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : On demanda au Messager d’Allah ﷺ au sujet des enfants des polythéistes. Il répondit : « C’est Allah qui sait le mieux ce qu’ils auraient fait. »
- Sahih Muslim, n°6765
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : On demanda au Messager d’Allah ﷺ au sujet des enfants des polythéistes morts jeunes. Il répondit : « C’est Allah qui sait ce qu’ils auraient fait. »
- Sahih Muslim, n°6766
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : On demanda au Messager d’Allah ﷺ au sujet des enfants des polythéistes. Il répondit : « C’est Allah seul qui sait ce qu’ils auraient fait selon leur création. »
- Sahih Muslim, n°6892
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ disait que lorsque l’un de vous va se coucher, il doit prendre le pan de son vêtement et nettoyer son lit avec, puis prononcer le nom d’Allah, car il ne sait pas ce qui a pu s’y déposer après son départ. Ensuite, en s’allongeant sur le côté droit, il doit dire : « Gloire à Allah, mon Seigneur. C’est par Ta grâce que je pose mon côté (sur le lit) et c’est par Toi que je le relève (après le sommeil). Si Tu retiens mon âme (si Tu me fais mourir), alors pardonne-la, et si Tu la laisses (vivre), protège-la comme Tu protèges Tes serviteurs pieux. »
- Sahih Muslim, n°7021
Rapporté par Sa'id b. Musayyib, 'Urwa b. Zubair, 'Alqama b. Waqqas et 'Ubaidullah b. Abdullah b. 'Utba b. Mas'ud : Tous ont rapporté l’histoire de la fausse accusation portée contre 'Aïsha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ. Les calomniateurs ont dit ce qu’ils avaient à dire, mais Allah l’a innocentée. Chacun a rapporté une partie du hadith, certains plus que d’autres, et j’ai essayé de retenir tout ce qu’ils m’ont raconté, certains confirmant les propos des autres. (En résumé :) 'Aïsha رضي الله عنها a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait celle sur qui le sort tombait. Un jour, il tira au sort pour une expédition et ce fut moi qui fus choisie. C’était après la révélation du verset sur le voile. On me transportait dans une litière et on me déposait à chaque halte. Au retour, alors que nous approchions de Médine, le Prophète ﷺ ordonna de repartir une nuit. Je me levai pour satisfaire un besoin à l’écart du camp. En revenant, je remarquai que mon collier s’était cassé. Je retournai le chercher, ce qui me retarda. Ceux qui s’occupaient de ma litière pensèrent que j’étais dedans, car les femmes étaient légères et jeunes à l’époque, et ils ne remarquèrent pas mon absence. Ils firent avancer le chameau et partirent. Je retrouvai mon collier après le départ de l’armée. Je revins à l’endroit du camp, pensant qu’on reviendrait me chercher. Je m’assis et m’endormis. Safwan b. Mu'attal, qui avait pris du retard, me trouva endormie, me reconnut et dit : « Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un. » Je me couvris la tête. Par Allah, il ne m’adressa pas un mot, sauf cette invocation. Il fit agenouiller son chameau, j’y montai et il me conduisit jusqu’à l’armée. Ceux qui doutaient de moi, dont le plus connu était 'Abdullah b. Ubayy, le grand hypocrite, en profitèrent pour calomnier. À Médine, je tombai malade un mois, sans rien savoir de tout cela, sauf que le Prophète ﷺ était moins affectueux. Je pleurais beaucoup. Un jour, Umm Mistah, une parente, me parla de la rumeur. Je demandai à aller chez mes parents pour vérifier. Ma mère me consola, disant que les coépouses parlaient souvent des femmes aimées de leur mari. Je pleurai toute la nuit. Comme la révélation tardait, le Prophète ﷺ consulta 'Ali et Usama. Usama défendit mon innocence. 'Ali dit : « Il n’y a pas de gêne pour toi, il y a d’autres femmes. Demande à Barira, la servante. » Barira témoigna que je n’avais rien fait de mal, sauf m’endormir en pétrissant la pâte, que la brebis mangeait. Le Prophète ﷺ monta en chaire et demanda : « Qui me soutiendra contre cet homme qui m’a blessé au sujet de ma famille ? » Sa’d b. Mu’adh se leva pour défendre l’honneur du Prophète ﷺ. Les tribus Aus et Khazraj faillirent se disputer, mais le Prophète ﷺ calma la situation. Je continuai à pleurer. Une femme des Ansar vint me voir et pleura avec moi. Le Prophète ﷺ vint, s’assit, récita la shahada, puis dit : « Voici ce qu’on dit sur toi. Si tu es innocente, Allah te défendra. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah. » Mes larmes cessèrent. Je demandai à mon père puis à ma mère de répondre pour moi, mais ils ne surent que dire. Je dis alors : « Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue, alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Je n’ai d’autre choix que de dire comme le père de Youssouf : “La belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous dites.” » Je me couchai. Par Allah, je savais que j’étais innocente, mais je ne pensais pas qu’Allah révélerait un verset à mon sujet. Je croyais qu’Il inspirerait le Prophète ﷺ en rêve. Mais Allah fit descendre la révélation alors que le Prophète ﷺ était encore assis. Il transpira abondamment. Quand ce fut fini, il sourit et dit : « 'Aïsha, réjouis-toi, Allah t’a innocentée. » Ma mère me dit de me lever remercier le Prophète ﷺ, mais je répondis : « Par Allah, je ne remercierai que Lui. » Allah révéla : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous… » et dix versets à propos de mon innocence. Abu Bakr, qui soutenait Mistah, jura de ne plus rien lui donner, mais Allah révéla : « Que ceux qui ont des moyens ne jurent pas de ne plus aider leurs proches… Ne souhaitez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » Abu Bakr dit : « Oui, je veux qu’Allah me pardonne », et il continua à aider Mistah. Le Prophète ﷺ interrogea Zaynab bint Jahsh à mon sujet, et elle répondit : « Je ne dis que ce que j’ai vu ou entendu. Je ne connais que du bien d’elle. » Même si elle était ma rivale, Allah l’a préservée de la calomnie à cause de sa piété. Sa sœur Hamna, cependant, s’est opposée à elle et a été perdue avec les autres
- Sahih Muslim, n°7025
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ se rendit sur la tombe de ‘Abdullah b. Ubayy, le fit sortir, le plaça sur ses genoux, mit de sa salive dans sa bouche et l’enveloppa dans sa propre tunique. Allah sait mieux
- Sahih Muslim, n°7065
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Jahl demanda aux gens si Muhammad posait son visage au sol devant eux. On lui répondit : « Oui. » Il dit : « Par Lat et 'Uzza, si je le vois faire cela, j’écraserai son cou ou je salirai son visage de poussière. » Il s’approcha du Messager d’Allah ﷺ alors qu’il priait, voulant lui marcher sur le cou, mais il recula soudain, repoussant quelque chose de ses mains. On lui demanda : « Que t’arrive-t-il ? » Il répondit : « Il y a entre moi et lui un fossé de feu, de peur et d’ailes. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « S’il s’était approché de moi, les anges l’auraient mis en pièces. » Puis Allah, le Très-Haut, révéla ce verset : « Non, l’homme devient insolent parce qu’il se croit autosuffisant. Mais vers ton Seigneur est le retour. As-tu vu celui qui interdit à un serviteur de prier ? S’il est sur la bonne voie ou ordonne la piété ? S’il dément et tourne le dos ? Ne sait-il pas qu’Allah voit ? Non, s’il ne cesse pas, Nous le saisirons par le toupet, un toupet menteur et pécheur. Qu’il appelle donc son assemblée : Nous appellerons les gardiens de l’Enfer. Non ! N’obéis pas à cet homme… » (Sourate Al-‘Alaq, 6-19). (Après cela, la prosternation fut prescrite)
- Sahih Muslim, n°7066
Rapporté par Masruq : Nous étions assis avec Abdullah, qui était allongé sur son lit, lorsqu’une personne est venue et a dit : « Abd al-Rahman, un conteur aux portes de Kinda dit que le verset du Coran sur la “fumée” concerne un événement à venir qui coupera le souffle des mécréants et donnera froid aux croyants. » Abdullah s’est alors levé, en colère, et a dit : « Ô gens, craignez Allah et ne dites que ce que vous savez. Ne parlez pas de ce que vous ignorez ; dites simplement : “Allah sait mieux”, car c’est Allah qui a la meilleure connaissance parmi vous. Il ne convient pas de parler de ce qu’on ne sait pas. Allah sait mieux. En vérité, Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit à Son Prophète ﷺ de déclarer : “Je ne vous demande aucune récompense et je ne veux pas vous causer de peine.” » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu les gens se détourner de la religion, il a dit : « Ô Allah, afflige-les de sept années de famine comme à l’époque de Yusuf. » Ils ont alors souffert de la faim au point de manger tout ce qu’ils trouvaient, jusqu’à manger des peaux et des cadavres. Chacun d’eux levait les yeux vers le ciel et voyait une fumée. Abu Sufyan est venu et a dit : « Muhammad, tu nous ordonnes d’obéir à Allah et de renforcer les liens familiaux, alors que ton peuple est perdu ; invoque Allah pour eux. » Allah, le Très-Haut et Glorieux, a alors révélé : « Attends le jour où un nuage de fumée claire viendra du ciel et enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux » jusqu’aux mots : « vous reviendrez au mal. » (Si ce verset concernait le châtiment de l’au-delà, pourrait-il être écarté comme le Coran le dit : « Le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente, Nous nous vengerons. » (44:16)) ? La prise mentionnée ici fait référence au jour de Badr. Quant aux signes de la fumée, de la prise, de l’inévitabilité et de la victoire des Romains, ils appartiennent désormais au passé
- Sahih Muslim, n°7067
Rapporté par Masruq : Un homme est venu voir Abdullah et a dit : « J’ai laissé dans la mosquée un homme qui explique le Coran selon sa propre opinion et il a interprété ce verset : “Attends le jour où le ciel apportera une fumée claire.” Il dit qu’une fumée viendra sur les gens le Jour de la Résurrection, coupera leur souffle et leur donnera froid. » Abdullah a répondu : « Celui qui sait doit parler, et celui qui ne sait pas doit simplement dire : ‘Allah sait mieux.’ » Cela montre que si quelqu’un ne sait pas, il doit dire qu’Allah sait mieux. En réalité, lorsque les Quraysh ont désobéi au Messager d’Allah ﷺ, il a invoqué Allah pour qu’ils subissent la famine et la faim comme à l’époque de Yusuf. Ils ont tellement souffert qu’on voyait dans le ciel comme une fumée, et ils ont mangé des os. Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, demande pardon pour la tribu de Mudar, car ses gens sont perdus. » Le Messager ﷺ a répondu : « Pour Mudar ? Tu es bien audacieux ! » Mais il a tout de même invoqué Allah pour eux. C’est alors que ce verset a été révélé : « Nous lèverons un peu le châtiment, mais ils reviendront sûrement au mal. » (44:15) Il a plu sur eux. Quand ils ont eu un peu de répit, ils sont revenus à leur ancienne situation, et Allah, le Très-Haut et Glorieux, a révélé : « Attends le jour où le ciel apportera une fumée claire qui enveloppera les gens. Ce sera un châtiment douloureux le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente ; Nous nous vengerons. » Cette prise fait référence à la bataille de Badr
- Sahih Muslim, n°7132
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit : « J’ai préparé pour Mes serviteurs pieux ce qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu, et ce que nul cœur humain n’a jamais imaginé, mais cela est confirmé par le Livre d’Allah. » Puis il a récité : « Aucune âme ne sait ce qui lui est caché comme joie, en récompense de ce qu’ils faisaient. » (Coran 32:)
- Sahih Muslim, n°7134
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit : « J’ai préparé pour Mes serviteurs pieux ce que l’œil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu et ce que nul cœur humain n’a jamais imaginé, en dehors de ce dont Allah vous a informés. » Puis il a récité : « Aucune âme ne sait quelle joie leur est cachée. »
- Sahih Muslim, n°7135
Rapporté par Sahl ibn Sa’d as-Sa’idi رضي الله عنه : J’étais en compagnie du Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il a décrit le Paradis, puis il a conclu en disant : « Il y aura des bienfaits que l’œil n’a jamais vus, l’oreille n’a jamais entendus, et que nul cœur humain n’a jamais imaginés. » Puis il a récité ce verset : « Ils délaissent leurs lits pour invoquer leur Seigneur avec crainte et espoir, et ils dépensent de ce que Nous leur avons donné. Aucun être ne sait quelle joie des yeux leur est réservée, en récompense de ce qu’ils faisaient. » (Coran 32:)
- Sahih Muslim, n°7268
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Un jour, nous étions en compagnie de ‘Umar رضي الله عنه et il a dit : « Qui parmi vous a retenu le mieux le hadith du Messager d’Allah ﷺ concernant les troubles, tel qu’il l’a raconté ? » J’ai dit : « C’est moi. » Il a répondu : « Tu es audacieux de dire cela. » Puis il a demandé : « Comment cela ? » J’ai dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il y aura d’abord des troubles pour une personne à propos de sa famille, de ses biens, de sa propre personne, de ses enfants et de ses voisins, et les péchés commis à ce sujet seront effacés par le jeûne, la prière, l’aumône, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal.” » ‘Umar a dit : « Je ne parle pas de ces petits troubles, mais de celui qui surgira comme les vagues déchaînées de la mer. » J’ai dit : « Commandeur des croyants, tu n’as rien à craindre de cela, car une porte est fermée entre toi et ce trouble. » Il a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » J’ai répondu : « Non, elle sera brisée. » Il a dit : « Alors elle ne sera plus jamais fermée, malgré tous les efforts. » Nous avons demandé à Hudhayfa : « Est-ce que ‘Umar connaissait cette porte ? » Il a répondu : « Oui, il la connaissait aussi sûrement que l’on sait que la nuit précède le jour. » Et je lui ai raconté quelque chose sans rien inventer. Shaqiq (l’un des rapporteurs) a dit : Nous n’avons pas osé demander à Hudhayfa ce qu’était cette porte. Nous avons donc demandé à Masruq de l’interroger, et il l’a fait. Hudhayfa a répondu : « Cette porte, c’était ‘Umar. »
- Sahih Muslim, n°7501
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakra, d’après son père : Un homme a fait l’éloge d’un autre en présence du Messager d’Allah ﷺ. Il a alors dit : « Malheur à toi, tu as brisé le cou de ton ami, tu as brisé le cou de ton ami ! » Il l’a répété deux fois. « Si l’un de vous doit absolument faire l’éloge de son ami, qu’il dise : “Je pense qu’il est ainsi, et Allah le sait mieux. Je ne connais pas ce qu’il y a dans son cœur, et Allah connaît la fin de chacun. Je ne peux pas attester de sa pureté devant Allah, mais il me semble être ainsi.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Quand l’un de vous se réveille, qu’il ne plonge pas sa main dans l’eau pour ses ablutions avant de l’avoir lavée trois fois, car personne ne sait où sa main a passé la nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°51
Rapporté par Ibrahim bin Jarir : Mon père a dit : "J'étais avec le Prophète (ﷺ) et il est allé aux toilettes pour se soulager, puis il a dit : « Ô Jarir, apporte-moi de quoi me purifier. » Je lui ai donc apporté de l'eau et il s'est nettoyé avec, puis il a frotté sa main sur le sol comme ceci. Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : « Ceci ressemble plus à ce qui est correct que le récit précédent de Sharik, et Allah sait mieux. »
- Sunan an-Nasa'i, n°129
Rapporté par Shuraih bin Hani' : J'ai demandé à 'Aïsha au sujet du fait de passer les mains mouillées sur les khuffs et elle a dit : "Va voir 'Ali, il en sait plus que moi à ce sujet." Je suis donc allé voir 'Ali et je lui ai posé la question. Il a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) nous disait de passer les mains mouillées sur les khuffs pendant un jour et une nuit pour le résident, et trois jours pour le voyageur
- Sunan an-Nasa'i, n°161
Rapporté par Abu Hurairah que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’un d’entre vous se réveille, qu’il ne mette pas sa main dans le récipient avant de l’avoir lavée trois fois, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit. »
- Sunan an-Nasa'i, n°216
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements hors règles (Istihadah). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Le sang des règles est noir et reconnaissable. Donc, si c’est comme cela, arrête de prier, et si ce n’est pas le cas, fais les ablutions et prie. » Abu 'Abdur-Rahman a dit : D’autres ont rapporté ce hadith, et aucun n’a mentionné ce qu’Ibn Abi 'Adi a mentionné. Et Allah, le Très-Haut, sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°363
Rapporté par 'Aishah : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements persistants. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : "Le sang menstruel est noir et reconnaissable, donc si c'est comme ça, arrête de prier, et si ce n'est pas le cas, fais le Wudu' et prie." Abu 'Abdur-Rahman a dit : D'autres ont rapporté ce hadith, et aucun n'a mentionné ce qu'Ibn 'Adi a dit, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°441
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Quand l'un de vous se lève après avoir dormi la nuit, qu'il ne mette pas sa main dans le récipient avant de l'avoir lavée deux ou trois fois, car aucun de vous ne sait où sa main a passé la nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°485
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Des anges viennent à vous en alternance, la nuit et le jour, et ils se rencontrent lors de la prière du Fajr et de la prière du 'Asr. Ensuite, ceux qui ont passé la nuit parmi vous montent, et Allah leur demandera, même s'Il sait mieux qu'eux : 'Dans quel état avez-vous laissé Mes serviteurs ?' Ils diront : 'Nous les avons quittés alors qu'ils priaient et nous sommes venus à eux alors qu'ils priaient
- Sunan an-Nasa'i, n°741
Rapporté par Anas bin Malik : Il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier sur un âne alors qu’il était en route vers Khaybar, la Qibla étant derrière lui. Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Nous ne connaissons personne qui ait rapporté quelque chose pour soutenir ce qu’a dit 'Amr bin Yahya au sujet de prier sur un âne. Quant au hadith de Yahya bin Sa’eed d’après Anas, ce qui est correct, c’est qu’il est Mawquf. Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1239
Rapporté par Abu Sa‘id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Si l’un de vous ne sait pas s’il a prié trois ou quatre rak‘a, qu’il prie une rak‘a puis se prosterne deux fois après cela, en étant assis. Si finalement il a prié cinq rak‘a, ces deux prosternations rendront sa prière paire, et s’il en a prié quatre, elles contrarieront et humilieront le diable
- Sunan an-Nasa'i, n°1288
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) 'Abdur Rahman a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ceci est plus correct que le précédent. Et nous ne connaissons personne qui ait dit "Amr bin Murrah" à ce sujet, sauf dans ce cas. Et Allah (SWT) sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1615
Rapporté par Zaid bin Zabyan, qui l’a attribué à Abu Dharr : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Il y a trois personnes qu’Allah (SWT) aime : Un homme qui va voir des gens et leur demande (de lui donner quelque chose) pour Allah, et non à cause de leur lien de parenté, mais ils ne lui donnent rien. Alors un homme reste en arrière et lui donne en secret, et personne ne sait qu’il a donné sauf Allah (SWT) et celui qui a reçu. Des gens qui voyagent toute la nuit jusqu’à ce que le sommeil leur soit plus cher que tout, alors ils posent leur tête (et dorment), puis l’un d’eux se lève et commence à prier et à m’implorer, en récitant Mes versets. Et un homme qui était en campagne, a rencontré l’ennemi et ils ont fui, mais il a avancé (pour les poursuivre) jusqu’à ce qu’il soit tué ou qu’il obtienne la victoire
- Sunan an-Nasa'i, n°1901
Rapporté par Sufyan, d’après 'Amr, qui a entendu Jabir dire : Le Prophète est venu à la tombe de 'Abdullah bin Ubayy après qu’il ait été placé dans sa tombe et s’est tenu au-dessus. Il a ordonné qu’on le sorte et qu’on le place sur ses genoux, il l’a habillé de sa chemise et a soufflé sur lui (pour la bénédiction). Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1949
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes et il a dit : "Allah sait mieux ce qu’ils auraient fait
- Sunan an-Nasa'i, n°1950
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes et il a dit : "Allah sait mieux ce qu’ils auraient fait
- Sunan an-Nasa'i, n°1951
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes et il a dit : "Allah les a créés quand Il les a créés, et Il sait mieux ce qu’ils auraient fait
- Sunan an-Nasa'i, n°1952
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes et il a dit : "Allah sait mieux ce qu’ils auraient fait
- Sunan an-Nasa'i, n°2019
Rapporté par Jabir : Le Prophète est venu voir 'Abdullah bin Ubayy après qu'il ait été placé dans sa tombe, et il a ordonné qu'on le sorte. Il l'a placé sur ses genoux, a soufflé sur lui et l'a couvert de sa chemise. Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°2020
Rapporté par Jabir : Le Prophète a ordonné que 'Abdullah bin Ubayy soit sorti de sa tombe, puis il a posé sa tête sur ses genoux, a soufflé sur lui et l'a couvert de sa chemise. "Et il a prié pour lui. Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°2037
Rapporté par Muhammad bin Qais bin Makhramah : 'Aïcha a dit : "Voulez-vous que je vous raconte ce qui m’est arrivé avec le Prophète ?" Nous avons répondu : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit avec lui" – c’est-à-dire le Prophète – "il est revenu de la prière d’Isha, a posé ses sandales à ses pieds et a étendu le bord de son vêtement sur le lit. Il est resté jusqu’à ce qu’il pense que je dormais. Ensuite, il a remis ses sandales doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement et est sorti doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’. Il a levé les mains trois fois et est resté là longtemps, puis il est parti et je suis partie aussi. Il s’est mis à marcher vite et j’ai fait de même ; il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré à la maison et j’y suis arrivée avant lui et je me suis allongée. Quand il est entré, il a dit : "Dis-moi la vérité, ou le Subtil, le Parfaitement Connaisseur me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi," puis je lui ai tout raconté. Il a dit : "C’était donc toi la silhouette noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai répondu : "Oui." Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : "As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?" J’ai dit : "Quoi que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Jibril est venu me voir quand je t’ai vue, mais il n’est pas entré parce que tu n’étais pas complètement habillée. Il m’a appelé mais il te l’a caché, et je lui ai répondu mais je te l’ai aussi caché. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu sois effrayée. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de prier pour eux." J’ai demandé : "Que dois-je dire, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "Dis : 'Que la paix soit sur les habitants de ce lieu parmi les croyants et les musulmans. Qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après nous, et nous vous rejoindrons, si Allah le veut
- Sunan an-Nasa'i, n°2436
Rapporté par Bahz ibn Hakim, de la part de son père, de la part de son grand-père : J’ai dit : "Ô Prophète d’Allah, je ne suis venu à toi qu’après avoir juré plusieurs fois" (en montrant ses doigts) "que je ne viendrais jamais à toi ni ne suivrais ta religion. Je suis un homme qui ne sait rien sauf ce qu’Allah, le Puissant et Sublime, et Son Messager m’enseignent. Je te demande, par la Révélation d’Allah, avec quoi ton Seigneur t’a-t-Il envoyé vers nous ?" Il répondit : "Avec l’Islam." J’ai dit : "Quels sont les signes de l’Islam ?" Il dit : "Dire : Je soumets mon visage à Allah et j’abandonne le polythéisme, accomplir la prière et donner la Zakat
- Sunan an-Nasa'i, n°2568
Rapporté par Bahz bin Hakim, d'après son père, d'après son grand-père : "J'ai dit : Ô Prophète d'Allah ! Je ne suis venu à toi qu'après avoir juré plus de fois que cela" – en montrant ses doigts – "que je ne viendrais jamais à toi ni ne suivrais ta religion. Je suis un homme qui ne sait rien sauf ce qu'Allah et Son Messager m'enseignent. Je te demande, par le visage d'Allah, le Puissant et Majestueux, avec quoi ton Seigneur t'a-t-Il envoyé à nous ?" Il a dit : "Avec l'islam." J'ai dit : "Quels sont les signes de l'islam ?" Il a dit : "Dire : Je soumets mon visage à Allah et j'abandonne l'association, accomplir la prière et donner la zakat. Chaque musulman est sacré et inviolable pour son frère musulman ; ils se soutiennent les uns les autres. Allah n'accepte pas mon acte de la part d'un idolâtre après qu'il soit devenu musulman, tant qu'il ne quitte pas les idolâtres pour rejoindre les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°3071
Rapporté par Abdullah bin Yazid : Abdullah a lapidé la Jamrat avec sept cailloux, avec la Maison (la Kaaba) à sa gauche et Arafat à sa droite. Et il a dit : « C’est ici que celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée s’est tenu. » (Sahih) Abu Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Je ne connais personne qui ait mentionné Mansur dans ce récit à part Ibn Abi Adi, et Allah le Très-Haut sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3124
Rapporté par Abu Hurairah : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « L’exemple du Mujahid (qui lutte pour la cause d’Allah) – et Allah sait mieux qui lutte pour Sa cause – est comme celui qui jeûne et prie sans cesse. Allah a promis au Mujahid (qui lutte dans Sa cause) qu’Il le fera mourir et l’admettra au Paradis, ou qu’Il le ramènera sain et sauf avec la récompense ou le butin qu’il aura obtenu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3127
Rapporté par Abu Hurairah : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « L’exemple d’un Mujahid qui lutte pour la cause d’Allah – et Allah sait mieux que quiconque qui lutte pour Sa cause – est comme celui qui jeûne, prie la nuit, se concentre avec humilité, s’incline et se prosterne. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3147
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nul n’est blessé dans la cause d’Allah – et Allah sait mieux qui est blessé dans Sa cause – sans qu’il ne vienne le Jour de la Résurrection avec ses blessures saignant de la couleur du sang, mais avec le parfum du musc. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3214
Rapporté par Samurah bin Jundab : Il a été rapporté de Samurah bin Jundab que le Prophète ﷺ a interdit le célibat. Abu Abdur-Rahman a dit : Qatadah est plus fiable et retient mieux les récits qu'Ash'ath, mais le hadith d'Ash'ath (ici) semble être le bon. Allah, Le Très-Haut, sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3322
Rapporté par 'Aishah : Sahlah est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, Salim entre chez nous et il comprend ce que comprennent les hommes, et il sait ce que savent les hommes. » Il a dit : « Allaite-le, et tu deviendras interdite pour lui. » (Ibn Abi Mulaikah, un des rapporteurs, a dit :) Pendant un an, je n’ai pas rapporté cela, puis j’ai rencontré Al-Qasim et il m’a dit : « Raconte-le et ne t’en fais pas. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3469
Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : Le premier Li'an en Islam a eu lieu lorsque Hilal bin Umayyah a accusé Sharik bin As-Sahma' (d'adultère) avec sa femme. Il est venu voir le Prophète ﷺ et lui a raconté cela. Le Prophète ﷺ a dit : "(Amène) quatre témoins, sinon (tu subiras) la peine du Hadd sur ton dos." Il répéta cela plusieurs fois. Hilal lui dit : "Par Allah, ô Messager d'Allah ! Allah, le Puissant et Majestueux, sait que je dis la vérité, et Allah, le Puissant et Majestueux, te révélera sûrement ce qui épargnera mon dos du fouet." Alors qu'ils étaient ainsi, le verset du Li'an lui fut révélé : "Quant à ceux qui accusent leurs femmes..." Il fit venir Hilal, qui témoigna quatre fois par Allah qu'il disait la vérité, et la cinquième fois il invoqua la malédiction d'Allah sur lui s'il mentait. Puis il fit venir la femme, qui témoigna quatre fois par Allah qu'il mentait. Arrivé à la quatrième ou cinquième fois, le Messager d'Allah ﷺ dit : "Arrêtez-la, car cela entraînera inévitablement le châtiment d'Allah sur le menteur." Elle hésita, au point que nous avons cru qu'elle allait avouer, puis elle dit : "Je ne déshonorerai pas mon peuple aujourd'hui." Elle prononça donc le serment. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant blanc, aux cheveux raides et aux yeux en amande, il appartient à Hilal bin Umayyah. Mais si elle donne naissance à un enfant foncé, aux cheveux crépus, de taille moyenne et aux mollets fins, il appartient à Sharik bin As-Sahma'." Elle donna naissance à un enfant foncé, aux cheveux crépus, de taille moyenne et aux mollets fins. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Si la question n'avait pas été tranchée par le Livre d'Allah, je l'aurais sévèrement punie
- Sunan an-Nasa'i, n°3475
Rapporté par Ayyub, d'après Sa'eed bin Jubair : J'ai dit à Ibn 'Umar : "Un homme a accusé sa femme." Il répondit : "Le Messager d'Allah ﷺ a séparé le couple des Banu 'Ajlan et a dit : Allah sait que l'un de vous ment, alors l'un de vous veut-il se repentir ?" Il leur a dit cela trois fois, mais ils n'ont pas répondu, alors il les a séparés." (Un des rapporteurs, Ayyub, a dit : Amr bin Dinar a dit : "Dans ce hadith, il y a quelque chose que je pense que tu ne relates pas." Il a dit : "L'homme a dit : Mes biens. Il répondit : Tu n'as droit à aucun bien. Si tu dis la vérité, tu as consommé le mariage avec elle, et si tu mens, tu y as encore moins droit)
- Sunan an-Nasa'i, n°3499
Rapporté par Ibn ‘Abbas au sujet de la parole d’Allah : "Tout verset (révélation) que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable." Et Il a dit : "Et quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre." Et Il a dit : "Allah efface ce qu’Il veut et confirme (ce qu’Il veut). Et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre." "La première chose qui a été abrogée dans le Coran était la Qiblah." Et Il a dit : "Les femmes divorcées doivent attendre trois cycles menstruels." Et Il a dit : "Et celles de vos femmes qui n’ont plus de règles, leur ‘iddah, si vous doutez, est de trois mois." Donc, une partie de cela a été abrogée, selon Sa parole, le Très-Haut : "Et si vous divorcez d’elles avant d’avoir eu des rapports, alors il n’y a pas de ‘iddah à compter pour elles
- Sunan an-Nasa'i, n°3554
Rapporté par Ibn 'Abbas, à propos de la parole d’Allah : "Quel que soit le verset que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable." et "Et quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il révèle" (An-Nahl 16:101) et "Allah efface ce qu’Il veut et confirme (ce qu’Il veut). Et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre." La première chose qui a été abrogée dans le Coran fut la Qiblah. Il a aussi dit : "Les femmes divorcées doivent attendre trois périodes menstruelles, et il ne leur est pas permis de cacher ce qu’Allah a créé dans leur ventre, si elles croient en Allah et au Jour dernier." "Et leurs maris ont plus de droit de les reprendre pendant cette période, s’ils souhaitent la réconciliation." – Cela signifiait qu’un homme avait le droit de reprendre sa femme même après trois divorces. Puis Allah a abrogé cela et a dit : "Le divorce est permis deux fois, après quoi, soit on la garde convenablement, soit on la libère avec bonté
- Sunan an-Nasa'i, n°3560
Rapporté par 'Umar : Le Prophète – 'Amr (un des rapporteurs) a dit : "Le Messager d’Allah – avait divorcé de Hafsah, puis il l’a reprise." Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3669
Rapporté par Ibn 'Abbas : Lorsque ces versets furent révélés : « Et ne vous approchez pas des biens de l'orphelin, sauf pour améliorer sa situation », et « En vérité, ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins », les gens se sont éloignés des biens et de la nourriture des orphelins. Cela a causé des difficultés aux musulmans et ils s'en sont plaints au Prophète ﷺ. Alors Allah a révélé : « Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : Le mieux est d'agir honnêtement avec leurs biens, et si vous mélangez vos affaires avec les leurs, alors ils sont vos frères. Et Allah sait qui cherche à nuire (par exemple, pour s'approprier leurs biens) et qui veut faire le bien (par exemple, pour préserver leurs biens). Et si Allah avait voulu, Il aurait pu vous mettre en difficulté. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3719
Rapporté par une autre chaîne, de Ma'mar, qui a dit : J'ai entendu 'Amr bin Dinar rapporter de Tawus, de Hujr Al-Madari, de Zaid bin Thabit, que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « L'Umra (don à vie) revient à l'héritier. » Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3963
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu son vêtement sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" (Un des rapporteurs, Souleiman, a dit : Je crois qu’il a dit : "à bout de souffle.") Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit l’Omniscient, le Savant me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah, le Puissant et Majestueux, le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." Hajjaj bin Muhammad l’a contredit (Ibn Wahb), il a dit : "De Ibn Juraij, de Ibn Abi Mulaikah, de Muhammad bin Qais
- Sunan an-Nasa'i, n°3964
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit où il" – c’est-à-dire le Prophète – "était avec moi, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu le bord de son vêtement du bas sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" Elle a dit : "Non." Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit Allah, l’Omniscient, le Savant, me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." ‘Asim l’a rapporté de ‘Abdullah bin ‘Amir, de ‘Aïcha, avec un texte différent
- Sunan an-Nasa'i, n°4146
Rapporté par Yazid bin Ash-Shikhkhir : Alors que j'étais avec Mutarrif à Al-Mirbad, un homme est entré avec un morceau de cuir et a dit : "Ceci m'a été écrit par le Messager d'Allah ﷺ. Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui sait lire ?" J'ai dit : "Je sais lire." Et c'était une lettre de Muhammad le Prophète ﷺ aux Banu Zuhair bin Uqaish, qui avaient attesté qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, avaient quitté les polythéistes, et avaient accepté de donner le Khumus de leurs butins au Prophète, ainsi que ce qu'il choisirait pour lui-même. Ainsi, ils sont devenus en sécurité grâce au pacte d'Allah et de Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°4147
Rapporté par Mujahid : Le Khumus qui est pour Allah et Son Messager était destiné au Prophète ﷺ et à ses proches ; ils ne prenaient rien de la Sadaqah. Le Prophète recevait un cinquième du Khumus ; ses proches recevaient un cinquième du Khumus ; la même chose était attribuée aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs." (Da'if) Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Allah, le Majestueux et Loué, a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs." Sa parole, le Puissant et Sublime, commence par Allah car tout appartient à Allah. Peut-être a-t-Il commencé Son discours sur le Fay' et le Khumus en se mentionnant Lui-même, car c'est le plus noble des gains. Il n'a pas attribué la Sadaqah à Lui-même, car c'est l'impureté des gens. Et Allah sait mieux. Il a été dit qu'il fallait prendre quelque chose du butin et le placer dans la Kaaba, et c'est la part qui revient à Allah, le Puissant et Sublime. La part du Messager doit être donnée à l'imam pour acheter des chevaux et des armes, et pour donner à ceux qui, selon lui, profiteront à la communauté musulmane, ainsi qu'aux gens du hadith, du savoir, du fiqh et du Coran. La part des proches doit être donnée aux Banu Hashim et Banu Al-Muttalib, riches ou pauvres, ou il a été dit qu'elle devait être donnée aux pauvres parmi eux, comme les orphelins et les voyageurs. C'est l'avis qui me semble le plus approprié, et Allah sait mieux. Les jeunes et les vieux, hommes et femmes, y ont droit de façon égale, car Allah, le Puissant et Sublime, la leur a attribuée et le Messager d'Allah l'a distribuée entre eux, sans indication qu'il ait favorisé certains par rapport à d'autres. Il n'y a pas de divergence savante, à notre connaissance, pour dire que si un homme lègue un tiers de sa richesse à une telle tribu, cela doit être distribué autrement, sauf si le donateur l'a stipulé. Et Allah est la source de force. Il y a une part pour les orphelins parmi les musulmans, une part pour les pauvres parmi les musulmans, et une part pour les voyageurs parmi les musulmans. Personne ne doit recevoir à la fois la part des pauvres et celle des voyageurs ; il faut lui dire : "Prends celle que tu veux." Et les quatre autres cinquièmes doivent être partagés par l'imam entre les musulmans adultes présents à la bataille. (Da'if)
- Sunan an-Nasa'i, n°4251
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ukaim : Le Messager d’Allah ﷺ a écrit à Juhainah : « N’utilisez pas la peau et les tendons des animaux morts. » (Bon) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Le plus correct sur ce sujet, concernant les peaux d’animaux morts une fois tannées, est le récit d’Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, de Ibn 'Abbas, de Maimunah, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4257
Rapporté par Ibn 'Abbas : On a rapporté à ‘Umar que Samurah avait vendu du vin, et il a dit : "Qu’Allah détruise Samurah ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Qu’Allah maudisse les Juifs, car la graisse animale leur était interdite, mais ils l’ont fait fondre." Sufyan (un des rapporteurs) a précisé : "C’est-à-dire : ils l’ont fait fondre
- Sunan an-Nasa'i, n°4321
Rapporté par Thabit bin Wadi'ah : Un homme a apporté un varan au Messager d'Allah et il a commencé à le regarder et à le tourner. Il a dit : "Une nation a été transformée, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus, et je ne sais pas si celui-ci en fait partie
- Sunan an-Nasa'i, n°4322
Rapporté par Al-Bara bin Azib, de Thabit bin Wadi'ah : Un homme a apporté un varan au Prophète et il a dit : "Une nation a été transformée, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4628
Rapporté par 'Aishah : "Le Messager d'Allah portait deux vêtements Qitri qui, s'il s'asseyait et transpirait, devenaient lourds et inconfortables. Un Juif avait apporté du tissu du Sham, alors j'ai dit : 'Pourquoi ne lui envoies-tu pas un message pour acheter deux vêtements chez lui et le payer plus tard, quand ce sera plus facile ?' Il lui a donc envoyé un message, mais il a répondu : 'Je sais ce que Muhammad veut ; il veut partir avec mon argent et prendre les deux vêtements.' Le Messager d'Allah a dit : 'Il ment ; il sait que je fais partie de ceux qui craignent le plus Allah et qui sont les plus honnêtes pour rendre ce qu'on leur confie
- Sunan an-Nasa'i, n°4686
Rapporté par ‘Imran bin Hudaifah : Maimouna contractait souvent des prêts, et certains membres de sa famille la critiquaient pour cela. Elle disait : "Je ne cesserai pas d’emprunter, car j’ai entendu mon ami proche et bien-aimé dire : 'Quiconque prend un prêt, et Allah sait qu’il veut le rembourser, alors Allah le remboursera pour lui dans ce monde
- Sunan an-Nasa'i, n°4836
Rapporté par Al-Aswad bin Hilal – qui a rencontré le Prophète – d’un homme de Banu Tha'labah bin Yarbu : Des gens de Banu Tha'labah ont tué un homme parmi les compagnons du Messager d’Allah. Un compagnon du Messager d’Allah a dit : "Ô Messager d’Allah, voici Banu Tha'labah qui ont tué untel." Le Messager a dit : "Aucune âme n’est touchée par le péché d’une autre." Shu'bah (un des rapporteurs) a dit : "Cela veut dire : aucune âme n’est responsable du péché d’une autre, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4974
Rapporté par Hajjaj, d'après Ibn Juraij, d'après Abu Az-Zubair, que Jabir a dit : « On ne coupe pas la main du traître. » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce hadith a été rapporté par Ibn Juraij à travers 'Isa bin Yunus, Al-Fadl bin Musa, Ibn Wahb, Muhammad bin Rabiah, Makhlad bin Yazid et Salamah bin Saeed d'Al-Basrah, qui est digne de confiance, et Ibn Abi Safwan a dit : “Il était le meilleur de son époque” et aucun d'entre eux n'a dit : “Abu Az-Zubair m'a rapporté” et je ne pense pas qu'il l'ait entendu d'Abu Az-Zubair, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4990
Rapporté par Abdullah bin 'Umar : 'Umar bin Al-Khattab m'a dit : "Alors que nous étions avec le Messager d'Allah [SAW] un jour, un homme est apparu devant nous, vêtu de vêtements d'un blanc éclatant et aux cheveux très noirs. On ne voyait aucun signe de voyage sur lui, et aucun de nous ne le connaissait. Il s'est assis devant le Messager d'Allah [SAW], a collé ses genoux contre les siens et a posé ses mains sur ses cuisses, puis il a dit : 'Ô Muhammad, parle-moi de l'islam.' Il a répondu : 'C'est témoigner qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah [SWT] et que Muhammad [SAW] est le Messager d'Allah, accomplir la prière, donner la zakat, jeûner le Ramadan et faire le pèlerinage à la Maison si tu en as la capacité.' Il a dit : 'Tu as dit la vérité.' Nous étions étonnés qu'il lui pose la question puis dise : 'Tu as dit la vérité.' Puis il a dit : 'Parle-moi de la foi.' Il a répondu : 'C'est croire en Allah [SWT], en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier et au destin, qu'il soit bon ou mauvais.' Il a dit : 'Tu as dit la vérité.' Il a dit : 'Parle-moi de l'Ihsan.' Il a répondu : 'C'est adorer Allah [SWT] comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit.' Il a dit : 'Parle-moi de l'Heure.' Il a répondu : 'Celui qui est interrogé n'en sait pas plus que celui qui interroge.' Il a dit : 'Alors parle-moi de ses signes.' Il a répondu : 'Quand une servante donnera naissance à sa maîtresse, quand tu verras les bergers pieds nus, nus et pauvres rivaliser pour construire de hauts bâtiments.'" 'Umar a dit : "Trois jours plus tard, le Messager d'Allah [SAW] m'a dit : 'Ô 'Umar, sais-tu qui était cet homme ?' J'ai dit : 'Allah et Son Messager savent mieux.' Il a dit : 'C'était Jibril, paix sur lui, venu vous enseigner votre religion
- Sunan an-Nasa'i, n°4991
Rapporté par Abu Hurairah et Abu Dharr : Le Messager d'Allah [SAW] s'asseyait parmi ses compagnons et si un étranger arrivait, il ne savait pas lequel d'entre eux était le Prophète [SAW] jusqu'à ce qu'il le demande. Nous avons donc suggéré au Messager d'Allah [SAW] de lui construire une estrade pour que tout étranger puisse le reconnaître. Nous lui avons donc construit un banc en argile sur lequel il s'asseyait. (Un jour), nous étions assis et le Messager d'Allah [SAW] était à sa place, lorsqu'un homme est arrivé, le plus beau et le mieux parfumé de tous, et ses vêtements semblaient n'avoir jamais été salis. Il s'est approché du tapis et l'a salué en disant : "Que la paix soit sur toi, ô Muhammad !" Le Prophète a répondu à son salut, puis il a dit : "Puis-je m'approcher, ô Muhammad ?" Il s'est un peu rapproché, et il a continué à lui demander de s'approcher jusqu'à ce qu'il pose ses mains sur les genoux du Messager d'Allah [SAW]. Il a dit : "Ô Muhammad, dis-moi, qu'est-ce que l'islam ?" Il a répondu : "L'islam, c'est adorer Allah sans rien Lui associer ; accomplir la prière, donner la zakat, faire le pèlerinage à la Maison et jeûner le Ramadan." Il a dit : "Si je fais cela, serai-je soumis (musulman) ?" Il a répondu : "Oui." Il a dit : "Tu as dit la vérité", ce qui nous a étonnés. Il a dit : "Ô Muhammad, dis-moi, qu'est-ce que la foi ?" Il a répondu : "C'est croire en Allah [SWT], en Ses anges, au Livre, aux Prophètes et au destin." Il a dit : "Si je fais cela, serai-je croyant ?" Le Messager d'Allah [SAW] a répondu : "Oui." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Il a dit : "Ô Muhammad, dis-moi, qu'est-ce que l'Ihsan ?" Il a répondu : "C'est adorer Allah [SWT] comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Il a dit : "Ô Muhammad, parle-moi de l'Heure." Il a baissé la tête et n'a pas répondu. Il a répété la question, et il n'a pas répondu. Puis il a répété la question une troisième fois et il n'a pas répondu. Ensuite, il a levé la tête et a dit : "Celui qui est interrogé n'en sait pas plus que celui qui interroge. Mais il y a des signes qui permettent de la reconnaître. Quand tu verras les bergers rivaliser pour construire de hauts bâtiments, quand tu verras les pieds nus et nus diriger la Terre, quand tu verras une femme donner naissance à sa maîtresse. Cinq choses que seul Allah [SWT] connaît. En vérité, Allah détient la connaissance de l'Heure..." jusqu'à ce qu'il dise : "En vérité, Allah est Celui qui sait tout, qui est bien informé (de toute chose)." Puis il a dit : "Non, par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, la guidance et la bonne nouvelle, je ne le connaissais pas mieux qu'aucun d'entre vous. C'était Jibril, paix sur vous, qui est descendu sous la forme de Dihyah Al-Kalbi
- Sunan an-Nasa'i, n°5377
Rapporté par Humaid bin Hilal : Abu Rifa'ah a dit : "Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il faisait un sermon, et j’ai dit : 'Ô Messager d’Allah, un étranger est venu pour demander au sujet de sa religion, car il ne sait pas ce que c’est.' Le Messager d’Allah ﷺ a interrompu son sermon et s’est tourné vers moi. On a apporté une chaise, et je pense que ses pieds étaient en fer. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis dessus et a commencé à m’enseigner ce qu’Allah lui avait appris, puis il est retourné finir son sermon
- Sunan an-Nasa'i, n°5380
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Il y a sept personnes qu’Allah, le Puissant et Majestueux, couvrira de Son ombre le Jour de la Résurrection, un jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne : un dirigeant juste, un jeune qui grandit en adorant Allah, le Puissant et Majestueux ; un homme qui se souvient d’Allah seul et dont les yeux coulent de larmes ; un homme dont le cœur est attaché à la mosquée ; deux hommes qui s’aiment pour Allah, le Puissant et Majestueux ; un homme invité à commettre un péché par une femme de rang et de beauté, mais qui dit : 'Je crains Allah' ; et un homme qui donne une aumône discrètement, si bien que sa main gauche ne sait pas ce que donne sa main droite
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°2
Il est aussi rapporté d’après ‘Omar (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Un jour que nous étions assis auprès du Messager d’Allah (ﷺ), un homme aux habits d’un blanc éclatant et aux cheveux très noirs est apparu. Aucun signe de voyage ne se voyait sur lui et personne d’entre nous ne le connaissait. Il s’assit près du Prophète (ﷺ), posa ses genoux contre les siens, mit ses mains sur ses cuisses, et dit : « Ô Muhammad, informe-moi sur l’islam. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « L’islam, c’est d’attester qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et que Muhammad est Son Messager (ﷺ), d’accomplir la prière, de donner la zakat, de jeûner pendant Ramadan et de faire le pèlerinage à la Maison (la Ka’ba à la Mecque) si tu en as la capacité. » Il lui dit : « Tu as dit vrai. » Nous avons été étonnés qu’il l’interroge puis l’approuve. Il reprit : « Informe-moi sur la foi (iman). » Le Prophète répondit : « C’est de croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier, et de croire au destin, qu’il soit favorable ou défavorable. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Informe-moi sur l’excellence (ihsan). » Le Prophète répondit : « C’est d’adorer Allah comme si tu Le voyais ; et même si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. » Il dit : « Informe-moi sur l’Heure. » Le Prophète dit : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge. » Il dit : « Eh bien, informe-moi de ses signes. » Il dit : « Lorsque la servante donnera naissance à sa maîtresse, et que tu verras les pieds-nus, les pauvres bergers rivaliser dans la construction d’immeubles élevés. » Puis l’homme partit. Je restai un moment, puis le Prophète me dit : « Ô ‘Omar, sais-tu qui était le questionneur ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « C’était Jibril (l’ange Gabriel), venu vous enseigner votre religion. » [Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°29
Selon Mou’adh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée), qui a dit : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, indique-moi un acte qui me fera entrer au Paradis et m’éloignera de l’Enfer. » Il (ﷺ) répondit : « Tu demandes une grande chose, mais elle est facile pour celui à qui Allah la facilite : adore Allah sans rien Lui associer, accomplis la prière, donne la zakat, jeûne le Ramadan et fais le pèlerinage à la Maison. » Puis il (ﷺ) ajouta : « Veux-tu que je t’indique les portes du bien ? Le jeûne est un bouclier, l’aumône éteint les péchés comme l’eau éteint le feu, et la prière d’un homme au milieu de la nuit. » Ensuite il récita : « Ils délaissent leurs lits pour invoquer leur Seigneur, avec crainte et espoir, et dépensent de ce que Nous leur avons donné. Nul ne sait quelle joie leur est réservée en récompense de ce qu’ils faisaient. » [as-Sajda, 16-17] Il dit encore : « Veux-tu que je t’informe du sommet, du pilier et de la base de tout cela ? » J’ai répondu : « Oui, ô Messager d’Allah. » Il dit : « Le sommet est l’islam, son pilier est la prière, et son sommet est le jihad. » Puis il dit : « Veux-tu que je t’indique la clé de tout cela ? » J’ai répondu : « Oui, ô Messager d’Allah. » Il saisit sa langue et dit : « Retiens-la. » Je dis : « Ô Prophète d’Allah, serons-nous vraiment jugés pour ce que nous disons ? » Il répondit : « Que ta mère te perde, ô Mou’adh ! Qu’est-ce qui fait tomber les gens en Enfer sur leurs visages — ou sur leur nez — sinon les conséquences de leur langue ? » Rapporté par at-Tirmidhi, qui a dit qu’il est bon et authentique
- Hadiths Qudsi, n°14
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (glorifié et exalté soit-Il) a des anges qui parcourent la terre à la recherche de réunions où l’on mentionne Allah. Ils s’assoient avec eux, les entourant de leurs ailes, jusqu’à remplir l’espace entre eux et le ciel le plus bas. Quand les gens se dispersent, les anges montent au ciel. Alors Allah (qui sait tout) leur demande : « D’où venez-vous ? » Ils disent : « Nous venons de Tes serviteurs sur terre : ils Te glorifiaient, T’exaltaient, attestaient qu’il n’y a de dieu que Toi, Te louaient et Te demandaient. » Il dit : « Que demandent-ils ? » Ils disent : « Ils demandent Ton Paradis. » Il dit : « L’ont-ils vu ? » Ils disent : « Non, Seigneur. » Il dit : « Et qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ! » Ils disent : « Ils demandent Ta protection. » Il dit : « De quoi demandent-ils protection ? » Ils disent : « De Ton Enfer, Seigneur. » Il dit : « L’ont-ils vu ? » Ils disent : « Non. » Il dit : « Et qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ! » Ils disent : « Ils demandent pardon. » Il dit : « Je les ai pardonnés, Je leur ai accordé ce qu’ils ont demandé et Je les ai protégés de ce qu’ils ont redouté. » Ils disent : « Mais parmi eux, il y a untel, un grand pécheur, qui n’a fait que passer et s’asseoir avec eux. » Il dit : « À lui aussi J’ai pardonné. Celui qui s’assied avec eux ne sera pas malheureux. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari, at-Tirmidhi et an-Nassaï)
- Hadiths Qudsi, n°33
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ), dans ce qu’il rapporte de son Seigneur (le Puissant et Sublime), a dit : Un serviteur commet un péché et dit : « Ô Allah, pardonne-moi mon péché. » Et Allah (glorifié et exalté soit-Il) dit : « Mon serviteur a commis un péché, mais il sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés et punit pour eux. » Puis il recommence et dit : « Ô Seigneur, pardonne-moi mon péché. » Et Allah dit : « Mon serviteur a commis un péché, mais il sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés et punit pour eux. » Puis il recommence et dit : « Ô Seigneur, pardonne-moi mon péché. » Et Allah dit : « Mon serviteur a commis un péché, mais il sait qu’il a un Seigneur qui pardonne les péchés et punit pour eux. Fais ce que tu veux, Je t’ai pardonné. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari)
- Hadiths Qudsi, n°37
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah a dit : « J’ai préparé pour Mes serviteurs pieux ce qu’aucun œil n’a vu, aucune oreille n’a entendu et ce que nul cœur humain n’a jamais imaginé. » Puis il récita : « Aucune âme ne sait la joie qui leur a été cachée (Coran 32:17). » (Ces mots “Puis il récita…” sont de Abou Hourayra.) Rapporté par Boukhari, Mouslim, at-Tirmidhi et Ibn Majah
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
4 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-A'raf (7), verset 1
Alif, Lâm, Mîm, Sâd
- Sourate Maryam (19), verset 1
Kâf, Hâ', Yâ', 'Aîn, Sâd
- Sourate Sad — n°38
Sâd. Par le Coran, au renom glorieux (dikr)
- Sourate Sad (38), verset 1
Sâd. Par le Coran, au renom glorieux (dikr)
Le prénom dans les hadiths
247 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°1409
Rapporté par Ibn Abbas : La prosternation lors de la récitation de Sad n’est pas une prosternation obligatoire, mais j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ se prosterner
- Sunan Abu Dawud, n°1410
Rapporté par Sa’id al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a récité la sourate Sad sur la chaire. Lorsqu’il est arrivé au verset de prosternation, il est descendu et s’est prosterné, et les gens se sont prosternés avec lui. Le lendemain, il l’a récitée de nouveau. Quand il est arrivé au verset de prosternation, les gens se sont préparés à se prosterner. Alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ceci est le repentir d’un Prophète ; mais j’ai vu que vous étiez prêts à vous prosterner. » Il est alors descendu et s’est prosterné, et les gens se sont prosternés avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°202
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Sa`d bin Abi Waqqas a dit : « Le Prophète (ﷺ) a passé ses mains mouillées sur ses khuffs (chaussons en tissu épais ou en cuir). » `Abdullah bin `Umar a demandé à `Umar à ce sujet. `Umar a confirmé et ajouté : « Quand Sa`d rapporte un hadith du Prophète, il n’y a pas besoin de demander à quelqu’un d’autre. »
- Sahih al-Bukhari, n°243
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d As-Sa`idi a été interrogé par des gens : « Avec quoi la blessure du Prophète (ﷺ) a-t-elle été soignée ? » Sahl a répondu : « Personne parmi les vivants ne connaît cela mieux que moi. `Ali apportait de l'eau dans son bouclier et Fatima lavait le sang de son visage. Ensuite, on brûlait un tapis en paille et on mettait la cendre dans la blessure. »
- Sahih al-Bukhari, n°377
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a été interrogé au sujet de la chaire (minbar) du Prophète ﷺ, de quoi était-elle faite ? Sahl a répondu : « Personne encore en vie ne la connaît mieux que moi. Elle était faite de bois de tamaris de la forêt. Untel, l'esclave d'untel, l'a fabriquée pour le Messager d'Allah ﷺ. Quand elle a été construite et placée dans la mosquée, le Messager d'Allah ﷺ est monté dessus en direction de la Qibla et a dit : “Allahu Akbar”, et les gens se sont alignés derrière lui (il a dirigé la prière). Il a récité, s'est incliné, et les gens se sont inclinés derrière lui. Puis il a relevé la tête, est descendu et s'est prosterné au sol, puis il est remonté sur la chaire, a récité, s'est incliné, a relevé la tête, est descendu et s'est prosterné au sol. Voilà ce que je sais à propos de la chaire. » Ahmad bin Hanbal a dit : « Comme le Prophète ﷺ était à un niveau plus élevé que les gens, il n'y a pas de mal, d'après ce hadith, si l'imam est à un niveau plus haut que ses fidèles pendant la prière. »
Voir 242 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°423
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un homme a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Si un homme trouve un autre homme avec sa femme (en train de commettre l'adultère), le mari doit-il le tuer ? » Plus tard, je les ai vus (l'homme et sa femme) faire le Li`an dans la mosquée (prêter serment, l'un accusant et l'autre niant l'adultère)
- Sahih al-Bukhari, n°441
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Messager d'Allah (ﷺ) est allé à la maison de Fatima mais n'a pas trouvé `Ali. Il a demandé : « Où est ton cousin ? » Elle a répondu : « Il y a eu quelque chose entre nous et il s'est fâché contre moi, il est sorti et n'a pas dormi (la sieste) à la maison. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a demandé à quelqu'un de le chercher. Cette personne est revenue et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Il (`Ali) dort dans la mosquée. » Le Messager d'Allah (ﷺ) s'y est rendu et `Ali était allongé. Son vêtement du haut était tombé d'un côté de son corps et il était couvert de poussière. Le Messager d'Allah (ﷺ) a commencé à enlever la poussière de lui en disant : « Lève-toi, ô Aba Turab. Lève-toi, ô Aba Turab (ce qui veut dire : ô père de la poussière). »
- Sahih al-Bukhari, n°496
Rapporté par Sahl (bin Sa`d) : La distance entre la place de prière du Messager d’Allah (ﷺ) et le mur était juste suffisante pour qu’une brebis puisse passer
- Sahih al-Bukhari, n°577
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Je prenais le repas du ‘Suhur’ avec ma famille et je me dépêchais pour attraper la prière du Fajr avec le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°770
Rapporté par Jabir bin Samura : `Umar a dit à Sa`d : Les gens se plaignent de toi pour tout, même pour la prière. Sa`d a répondu : En réalité, j’allongeais les deux premières unités et je raccourcissais les deux dernières, et je ne raccourcirai jamais la prière que j’ai apprise du Messager d’Allah ﷺ. `Umar a dit : Tu dis la vérité et c’est aussi ce que je pense de toi
- Sahih al-Bukhari, n°790
Rapporté par Mus`ab bin Sa`d : J’ai prié à côté de mon père et j’ai rapproché mes mains en les plaçant entre mes genoux. Mon père m’a dit de ne pas faire cela et a ajouté : Nous faisions pareil, mais le Prophète nous l’a interdit et nous a ordonné de poser les mains sur les genoux
- Sahih al-Bukhari, n°814
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Les gens priaient avec le Prophète (ﷺ) en attachant leur izar autour du cou à cause de sa petite taille, et il était demandé aux femmes de ne pas relever la tête de la prosternation avant que les hommes ne se soient redressés
- Sahih al-Bukhari, n°917
Rapporté par Abu Hazim bin Dinar : Des gens sont allés voir Sahl bin Sa`d As-Sa`idi et lui ont dit qu’ils avaient des avis différents sur le bois de la chaire. Ils l’ont interrogé à ce sujet et il a dit : « Par Allah, je sais de quel bois la chaire était faite, et j’ai vu, sans aucun doute, le tout premier jour où le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis dessus. Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé chercher une femme Ansari (et Sahl a mentionné son nom) et lui a dit : ‘Demande à ton esclave-charpentier de me préparer quelques morceaux de bois (c’est-à-dire une chaire) sur lesquels je pourrai m’asseoir pour m’adresser aux gens.’ Elle a donc demandé à son esclave-charpentier, qui l’a fabriquée avec du bois de tamaris de la forêt et l’a apportée à la femme. La femme a envoyé cette chaire au Messager d’Allah (ﷺ) qui a ordonné de la placer ici. Ensuite, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier dessus puis s’incliner dessus. Ensuite, il a reculé, est descendu et s’est prosterné sur le sol près du pied de la chaire, puis il est remonté sur la chaire. Après avoir terminé la prière, il s’est tourné vers les gens et a dit : ‘J’ai fait cela pour que vous me suiviez et que vous appreniez la façon dont je prie.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°938
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Il y avait une femme parmi nous qui avait un champ et elle cultivait du silq (un type de légume) sur les bords des ruisseaux de son champ. Le vendredi, elle arrachait le silq avec ses racines, mettait les racines dans un récipient, puis ajoutait une poignée d’orge en poudre et faisait cuire le tout. Les racines du silq remplaçaient la viande. Après la prière du vendredi, nous allions la saluer et elle nous donnait ce plat que nous mangions avec nos mains, et grâce à ce repas, nous attendions le vendredi avec impatience
- Sahih al-Bukhari, n°1069
Rapporté par Ibn `Abbas : La prosternation de Sa`d n’est pas obligatoire, mais j’ai vu le Prophète (ﷺ) se prosterner en la récitant
- Sahih al-Bukhari, n°1201
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète ﷺ est sorti pour réconcilier les tribus de Bani `Amr bin `Auf et l’heure de la prière est arrivée. Bilal est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Le Prophète ﷺ est retenu. Veux-tu diriger la prière pour les gens ? » Abu Bakr a répondu : « Oui, si tu veux. » Alors Bilal a fait l’iqama et Abu Bakr a dirigé la prière. Pendant ce temps, le Prophète ﷺ est arrivé en traversant les rangs jusqu’à se placer au premier rang, et les gens ont commencé à applaudir. Abu Bakr ne s’est jamais retourné pendant la prière, mais quand les gens ont trop applaudi, il s’est retourné et a vu le Prophète ﷺ dans le premier rang. Le Prophète ﷺ lui a fait signe de rester à sa place, mais Abu Bakr a levé les deux mains, a loué Allah, puis s’est retiré et le Prophète ﷺ est venu devant et a dirigé la prière
- Sahih al-Bukhari, n°1204
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète ﷺ a dit : « Dire ‘Subhan Allah’ est pour les hommes et taper des mains est pour les femmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°1215
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Les gens priaient avec le Prophète ﷺ en portant des pagnes attachés autour du cou à cause de leur courte longueur, et il était demandé aux femmes de ne pas lever la tête avant que les hommes ne se soient complètement redressés
- Sahih al-Bukhari, n°1218
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète d’Allah (ﷺ) a appris qu’il y avait des désaccords parmi les gens de Bani `Amr bin `Auf à Quba, alors il est allé les voir avec quelques compagnons pour réconcilier tout le monde. Le Prophète (ﷺ) a été retenu là-bas, et l’heure de la prière est arrivée. Bilal est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est retenu et l’heure de la prière est arrivée. Veux-tu diriger la prière ? » Abu Bakr a répondu : « Oui, si tu veux. » Bilal a alors appelé à la prière et Abu Bakr s’est avancé, et les gens ont fait le Takbir. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé en traversant les rangs jusqu’à se placer au premier rang, et les gens ont commencé à taper dans leurs mains. Abu Bakr ne se retournait jamais pendant la prière, mais comme les gens insistaient, il s’est retourné et a vu le Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer, mais Abu Bakr a levé les mains, a loué Allah et est revenu en arrière jusqu’à se placer dans le rang, et le Messager d’Allah (ﷺ) s’est avancé pour diriger la prière. Quand il a fini, il s’est adressé aux gens : « Ô gens ! Pourquoi avez-vous commencé à taper dans vos mains quand il s’est passé quelque chose pendant la prière ? Taper dans les mains, c’est pour les femmes. Si quelqu’un remarque quelque chose d’inhabituel pendant la prière, il doit dire : “Subhan Allah.” » Puis le Prophète s’est tourné vers Abu Bakr et lui a demandé : « Qu’est-ce qui t’a empêché de continuer à diriger la prière quand je t’en ai fait signe ? » Abu Bakr a répondu : « Il ne convient pas au fils d’Al Quhafa de diriger la prière en présence du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°1227
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière du `Asr ou du Zuhr et l’a terminée avec le Taslim. Dhul-Yadain lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! La prière a-t-elle été raccourcie ? » Le Prophète (ﷺ) a demandé à ses compagnons, et ils ont confirmé. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a fait deux rak`at supplémentaires, puis deux prosternations de l’oubli. Sa`d a dit : « J’ai vu que ‘Urwa bin Az-Zubair avait fait deux rak`at lors de la prière du Maghrib et l’a terminée avec le Taslim. Il a ensuite parlé, et quand on le lui a signalé, il a complété sa prière et a fait deux prosternations, en disant : ‘Le Prophète (ﷺ) a prié ainsi.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1234
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a appris qu’il y avait des désaccords parmi les gens de Bani `Amr bin `Auf, alors il est allé les voir avec certains de ses compagnons pour les réconcilier. Le Messager d’Allah (ﷺ) a été retardé là-bas, et l’heure de la prière est arrivée. Bilal est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est retenu et l’heure de la prière est arrivée. Veux-tu diriger la prière ? » Abu Bakr a dit : « Oui, si tu veux. » Bilal a appelé à la prière et Abu Bakr s’est avancé et a dit le Takbir pour les gens. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé en traversant les rangs et s’est placé au premier rang. Les gens ont commencé à taper dans leurs mains. Abu Bakr ne regardait jamais autour de lui pendant la prière, mais comme les gens insistaient, il s’est retourné et a vu le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a fait signe de continuer la prière. Abu Bakr a levé les mains, a remercié Allah, puis est revenu en arrière jusqu’au premier rang. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est avancé et a dirigé la prière. Quand il a terminé, il s’est tourné vers les gens et a dit : « Ô gens ! Pourquoi avez-vous commencé à taper dans vos mains quand il s’est passé quelque chose d’inhabituel pendant la prière ? Taper dans les mains, c’est seulement pour les femmes. Donc, si l’un de vous remarque quelque chose pendant la prière, il doit dire : “Subhan-Allah”, car il n’y a personne qui n’entendra pas quelqu’un dire “Subhan-Allah” sans se retourner. Ô Abu Bakr ! Qu’est-ce qui t’a empêché de diriger la prière quand je t’en ai fait signe ? » Abu Bakr a répondu : « Comment oserais-je, fils d’Abu Quhafa, diriger la prière en présence du Messager d’Allah (ﷺ) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1274
Rapporté par Sa`d d’après son père : Un jour, le repas de `Abdur-Rahman bin `Auf a été apporté devant lui, et il a dit : « Mus`ab bin `Umair a été martyrisé et il était meilleur que moi, et il n’avait rien d’autre que son Burd (un vêtement noir étroit) pour être enveloppé dedans. Hamza ou une autre personne a aussi été martyrisée et il était meilleur que moi et il n’avait rien pour être enveloppé sauf son Burd. Je crains vraiment que la récompense de mes actes m’ait déjà été donnée dans ce monde. » Puis il s’est mis à pleurer
- Sahih al-Bukhari, n°1284
Rapporté par Usama bin Zaid : La fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui) a envoyé un messager au Prophète (ﷺ) pour lui demander de venir car son enfant était en train de mourir (ou suffoquait), mais le Prophète (ﷺ) a renvoyé le messager et lui a fait transmettre ses salutations ainsi que ce message : « Ce qu’Allah prend Lui appartient et ce qu’Il donne Lui appartient, et toute chose auprès de Lui a un terme fixé (dans ce monde), alors elle doit être patiente et espérer la récompense d’Allah. » Elle a de nouveau envoyé quelqu’un, jurant qu’il devait venir. Le Prophète (ﷺ) s’est alors levé, ainsi que Sa`d bin 'Ubada, Mu`adh bin Jabal, Ubai bin Ka`b, Zaid bin Thabit et d’autres hommes. L’enfant a été amené devant le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il respirait difficilement (le narrateur pense qu’Usama a ajouté : comme une outre en cuir). À ce moment-là, les yeux du Prophète (paix et bénédictions sur lui) se sont mis à verser des larmes. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qu’est-ce que cela ? » Il a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a placée dans le cœur de Ses serviteurs, et Allah est miséricordieux envers ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux envers les autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°1295
Rapporté par ‘Amir bin Sa`d bin Abi Waqqas : Son père a dit : « L’année du dernier pèlerinage du Prophète (ﷺ), je suis tombé gravement malade et le Prophète (ﷺ) venait me rendre visite pour prendre de mes nouvelles. Je lui ai dit : “Je suis dans cet état à cause de la maladie et je possède des biens sans héritiers, sauf une fille. Dois-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ?” Il a répondu : “Non.” J’ai demandé : “La moitié ?” Il a dit : “Non.” Puis il a ajouté : “Le tiers, et même le tiers c’est beaucoup. Il vaut mieux laisser tes héritiers dans l’aisance que de les laisser pauvres à demander l’aide des autres. Tu auras une récompense pour tout ce que tu dépenses pour Allah, même pour ce que tu mets dans la bouche de ta femme.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester seul après le départ de mes compagnons ?” Il a dit : “Si tu restes après eux, chaque bonne action que tu feras t’élèvera et t’apportera des récompenses. Et peut-être vivras-tu longtemps, au point que certains profiteront de toi et d’autres seront affectés par toi. Ô Allah ! Accomplis l’émigration de mes compagnons et ne les fais pas revenir sur leur engagement.” Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour le pauvre Sa`d bin Khaula qui est mort à La Mecque. » (Mais Sa`d bin Abi Waqqas a vécu longtemps après le Prophète, paix et bénédiction sur lui)
- Sahih al-Bukhari, n°1304
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Sa`d bin ‘Ubada est tombé malade et le Prophète (ﷺ), accompagné de `Abdur Rahman bin `Auf, Sa`d bin Abi Waqqas et `Abdullah bin Mas`ud, lui a rendu visite pour prendre de ses nouvelles. En arrivant, il l’a trouvé entouré de sa famille et a demandé : « Est-il mort ? » Ils ont répondu : « Non, ô Messager d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) a pleuré, et quand les gens ont vu les larmes du Messager d’Allah (ﷺ), ils ont tous pleuré. Il a dit : « Écoutez bien : Allah ne punit pas pour les larmes versées ni pour la tristesse du cœur, mais Il punit ou fait miséricorde à cause de cela. » Il a montré sa langue et ajouté : « Le défunt est puni à cause des lamentations de ses proches sur lui. » `Umar avait l’habitude de frapper avec un bâton, de jeter des pierres et de mettre de la poussière sur le visage de ceux qui se lamentaient sur les morts
- Sahih al-Bukhari, n°1312
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Laila : Sahl bin Hunaif et Qais bin Sa`d étaient assis dans la ville d’Al-Qadisiya. Un cortège funéraire est passé devant eux et ils se sont levés. On leur a dit que c’était le cortège d’un habitant du pays, c’est-à-dire d’un non-croyant sous la protection des musulmans. Ils ont dit : « Un cortège funéraire est passé devant le Prophète (ﷺ) et il s’est levé. Quand on lui a dit que c’était le cercueil d’un Juif, il a dit : “N’est-ce pas un être vivant (une âme) ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°1313
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Laila : Sahl bin Hunaif et Qais bin Sa`d étaient assis dans la ville d’Al-Qadisiya. Un cortège funéraire est passé devant eux et ils se sont levés. On leur a dit que c’était le cortège d’un habitant du pays, c’est-à-dire d’un non-croyant sous la protection des musulmans. Ils ont dit : « Un cortège funéraire est passé devant le Prophète (ﷺ) et il s’est levé. Quand on lui a dit que c’était le cercueil d’un Juif, il a dit : “N’est-ce pas un être vivant (une âme) ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°1392
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : J’ai vu `Umar bin Al-Khattab (quand il a été poignardé) dire : « Ô `Abdullah bin `Umar ! Va voir la mère des croyants `Aïcha et dis-lui : ‘`Umar bin Al-Khattab te transmet ses salutations’ et demande-lui la permission d’être enterré avec mes compagnons. » (Ibn `Umar a transmis le message à `Aïcha.) Elle a dit : « J’avais pensé garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je le préfère (`Umar) à moi-même (et je lui permets d’être enterré là). » Quand `Abdullah bin `Umar est revenu, `Umar lui a demandé : « Quelles nouvelles as-tu ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! Elle t’a donné la permission. » `Umar a dit : « Rien n’était plus important pour moi que d’être enterré dans cet endroit (sacré). Donc, quand je mourrai, emmenez-moi là-bas, saluez-la (`Aïcha) et dites : ‘`Umar bin Al-Khattab demande la permission ; si elle l’accorde, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans.’ Je ne pense pas que quelqu’un ait plus de droit au califat que ceux avec qui le Messager d’Allah (ﷺ) était toujours satisfait jusqu’à sa mort. Et celui qui sera choisi par les gens après moi sera le calife, et vous devrez l’écouter et lui obéir. » Puis il a mentionné les noms de `Uthman, `Ali, Talha, Az-Zubair, `Abdur-Rahman bin `Auf et Sa`d bin Abi Waqqas. À ce moment-là, un jeune homme des Ansar est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Sois heureux de la bonne nouvelle d’Allah. Le rang que tu as en islam est connu, puis tu es devenu calife, tu as gouverné avec justice et tu as reçu le martyre après tout cela. » `Umar a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’aimerais que tous ces privilèges compensent (mes manquements), pour que je ne gagne ni ne perde rien. Je recommande à mon successeur d’être bon envers les premiers émigrants, de respecter leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je lui recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui, avant eux, avaient des maisons à Médine et avaient adopté la foi. Il doit accepter le bien des justes parmi eux et excuser leurs fautes. Je lui recommande de respecter les règles concernant les Dhimmis (protégés) d’Allah et de Son Messager, de remplir leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas les taxer au-delà de leurs capacités. »
- Sahih al-Bukhari, n°1478
Rapporté par Sa`d (bin Abi Waqqas) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a distribué quelque chose (des ressources de la Zakat) à un groupe de personnes pendant que j’étais assis parmi eux, mais il a laissé de côté un homme que je considérais comme le meilleur du groupe. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) en privé et je lui ai demandé : « Pourquoi as-tu laissé cette personne ? Par Allah ! Je le considère comme un croyant. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ou simplement un musulman (qui se soumet à Allah). » Je suis resté silencieux un moment, mais je n’ai pas pu m’empêcher de répéter ma question à cause de ce que je savais sur lui. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi as-tu laissé cette personne ? Par Allah ! Je le considère comme un croyant. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ou simplement un musulman. » Je suis resté silencieux un moment, mais j’ai encore répété ma question à cause de ce que je savais sur lui. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi as-tu laissé cette personne ? Par Allah ! Je le considère comme un croyant. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ou simplement un musulman. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je donne à une personne alors qu’une autre m’est plus chère, par crainte qu’il ne soit jeté en Enfer sur le visage (en reniant l’islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°1877
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Personne ne complote contre les habitants de Médine sans être détruit, comme le sel se dissout dans l’eau. »
- Sahih al-Bukhari, n°1920
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Je prenais mon repas du Suhur avec ma famille puis je me dépêchais d’aller prier (Fajr) avec le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°1957
Rapporté par Sahl ibn Sa`d : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les gens resteront sur la bonne voie tant qu’ils se dépêcheront de rompre le jeûne. »
- Sahih al-Bukhari, n°2048
Rapporté par Ibrahim bin Sa`d, de la part de son père et de son grand-père : `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Quand nous sommes arrivés à Médine en tant qu’émigrés, le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre moi et Sa`d bin Ar-Rabi`. Sa`d bin Ar-Rabi` m’a dit : ‘Je suis le plus riche des Ansar, je vais te donner la moitié de mes biens et tu peux regarder mes deux femmes et choisir celle que tu veux, je la divorcerai, et quand elle aura terminé sa période d’attente, tu pourras l’épouser.’ `Abdur-Rahman a répondu : ‘Je n’ai pas besoin de tout cela. Y a-t-il un marché où l’on fait du commerce ?’ Il a répondu : ‘Le marché de Qaynuqa.’ `Abdur-Rahman s’y est rendu le lendemain et a rapporté du lait caillé et du beurre, puis il a continué à y aller régulièrement. Quelques jours plus tard, `Abdur-Rahman est revenu avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé s’il s’était marié. Il a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : ‘Avec qui t’es-tu marié ?’ Il a répondu : ‘Avec une femme des Ansar.’ Puis le Prophète ﷺ a demandé : ‘Combien lui as-tu donné ?’ Il a répondu : ‘Un morceau d’or équivalent au poids d’un noyau de datte (ou un noyau de datte en or) !’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2049
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine, le Prophète ﷺ a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari. Sa`d était un homme riche, alors il a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais te donner la moitié de mes biens et t’aider à te marier. » `Abdur-Rahman lui a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens. Montre-moi le marché. » `Abdur-Rahman n’est pas revenu du marché sans avoir gagné du lait caillé et du beurre (en faisant du commerce). Il a rapporté cela chez lui. Nous sommes restés ainsi quelque temps (ou aussi longtemps qu’Allah l’a voulu), puis `Abdur-Rahman est revenu parfumé avec une odeur jaune. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète ﷺ a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or ou un noyau de datte en or. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°2053
Rapporté par Aisha : `Utba bin Abu Waqqas a demandé à son frère Sa`d bin Abu Waqqas de prendre sous sa garde le fils de la servante de Zam`a, car il disait que c’était son fils (c’est-à-dire celui de `Utba). L’année de la conquête de La Mecque, Sa`d bin Abu Waqqas a pris l’enfant et a affirmé qu’il était le fils de son frère, comme celui-ci le lui avait demandé. ‘Abu bin Zam`a s’est alors levé et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans la maison de mon père. » Ils sont allés tous les deux voir le Prophète (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est le fils de mon frère, et il m’a demandé de le prendre. » ‘Abu bin Zam`a a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans la maison de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’enfant est pour toi, ô ‘Abu bin Zam`a. » Puis le Prophète (ﷺ) a ajouté : « L’enfant appartient à celui dans la maison duquel il est né, et il n’y a que déception et privation pour celui qui a commis un acte interdit. » Le Prophète (ﷺ) a demandé à sa femme Sauda bint Zam`a de se couvrir devant ce garçon, car il remarquait une ressemblance entre l’enfant et `Utba. Ainsi, le garçon ne l’a plus vue jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°2093
Rapporté par Abu Hazim : J'ai entendu Sahl bin Sa`d dire : Une femme a apporté une burda (c'est-à-dire un morceau de tissu carré avec des bordures). J'ai demandé : « Savez-vous ce qu'est une burda ? » Ils ont répondu oui et ont dit : « C'est une étoffe avec des lisières tissées. » Sahl a continué : Elle s'est adressée au Prophète (ﷺ) et a dit : « Je l'ai tissée de mes mains pour que tu la portes. » Le Prophète (ﷺ) l'a acceptée car il en avait besoin, et il est venu vers nous en la portant comme pagne. L'un de nous a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Donne-la-moi pour que je la porte. » Le Prophète (ﷺ) a accepté de la lui donner. Il est resté un moment avec les gens puis il est rentré chez lui, a plié ce pagne et le lui a envoyé. Les gens ont dit à cet homme : « Tu n'as pas bien agi en la lui demandant alors que tu sais qu'il ne refuse jamais une demande. » L'homme a répondu : « Par Allah, je ne lui ai demandé que pour l'utiliser comme linceul à ma mort. » Sahl a ajouté : Plus tard, ce tissu a bien servi de linceul à cet homme
- Sahih al-Bukhari, n°2094
Rapporté par Abu Hazim : Des hommes sont venus voir Sahl bin Sa`d pour l'interroger au sujet de la chaire. Il a répondu : Le Messager d'Allah (ﷺ) a envoyé un message à une femme (Sahl a précisé son nom) : « Demande à ton esclave charpentier de me fabriquer des morceaux de bois (c'est-à-dire une chaire) afin que je puisse m'asseoir dessus pour m'adresser aux gens. » Elle lui a donc demandé d'en fabriquer une en bois de tamaris de la forêt. Il la lui a apportée et elle l'a envoyée au Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné qu'on la place dans la mosquée : elle y a été installée et il s'est assis dessus
- Sahih al-Bukhari, n°2218
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et ‘Abu bin Zam`a se disputaient au sujet d’un garçon. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère (`Utba bin Abi Waqqas) qui m’a demandé de le prendre en charge car il disait que c’était son fils (illégitime). Regarde-le et vois à qui il ressemble. » ‘Abu bin Zam`a a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est mon frère, il est né sur le lit de mon père de sa servante. » Le Messager d’Allah a regardé le garçon et a vu qu’il ressemblait clairement à `Utba, puis il a dit : « Le garçon est pour toi, ô ‘Abu bin Zam`a. L’enfant appartient au propriétaire du lit, et l’adultère n’a droit à rien d’autre que des pierres (c’est-à-dire le désespoir ou la lapidation). » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Sauda bint Zam`a ! Protège-toi de ce garçon. » Ainsi, Sauda ne l’a plus jamais vu
- Sahih al-Bukhari, n°2219
Rapporté par Sa`d, dont le père a dit : `Abdur-Rahman bin `Auf a dit à Suhaib : « Crains Allah et ne t’attribue pas à quelqu’un d’autre que ton père. » Suhaib a répondu : « Je ne voudrais pas dire cela même si on me donnait beaucoup d’argent, mais je dis que j’ai été enlevé quand j’étais enfant. »
- Sahih al-Bukhari, n°2258
Rapporté par `Amr bin Ash-Sharid : Pendant que j’étais avec Sa`d bin Abi Waqqas, Al-Miswar bin Makhrama est venu et a posé sa main sur mon épaule. Pendant ce temps, Abu Rafi`, l’esclave affranchi du Prophète (ﷺ), est venu demander à Sa`d d’acheter chez lui les deux logements qui étaient dans sa maison. Sa`d a dit : « Par Allah, je ne les achèterai pas. » Al-Miswar a dit : « Par Allah, tu dois les acheter. » Sa`d a répondu : « Par Allah, je ne paierai pas plus de quatre mille (dirhams) en plusieurs fois. » Abu Rafi` a dit : « On m’a proposé cinq cents dinars (pour cela) et si je n’avais pas entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Le voisin a plus de droit que quiconque à cause de sa proximité”, je ne te les aurais pas donnés pour quatre mille (dirhams) alors qu’on m’en propose cinq cents dinars (un dinar vaut dix dirhams). » Il les a donc vendus à Sa`d
- Sahih al-Bukhari, n°2267
Rapporté par Ubai bin Ka`b : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Moïse et Al-Khidr ont continué leur chemin jusqu’à ce qu’ils atteignent un mur qui était sur le point de s’effondrer. » Sa`d a dit : « (Al-Khidr a fait un geste avec ses mains vers le mur, puis il a levé les mains et le mur s’est redressé.) » Ya`la a dit : « Je pense que Sa`id a dit : “Il (Al-Khidr) a passé sa main dessus et le mur s’est redressé.” (Moïse lui a dit) : “Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” » Sa`id a ajouté : « Un salaire pour acheter de la nourriture. »
- Sahih al-Bukhari, n°2293
Rapporté par Anas : `Abdur-Rahman bin `Auf est venu vers nous et le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Rabi
- Sahih al-Bukhari, n°2310
Rapporté par Sahl bin Sad : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je veux me donner à toi. » Un homme a dit : « Mariez-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous sommes d’accord pour te la marier avec ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°2349
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Nous étions très heureux le vendredi, car une vieille femme coupait des racines de silq, que nous plantions sur les bords de nos petits ruisseaux, et les cuisinait dans sa marmite avec quelques grains d'orge. (Ya'qub, le sous-narrateur, a dit : « Je pense que le narrateur a précisé que le plat ne contenait pas de graisse ni de graisse fondue (provenant de la viande). ») Après la prière du vendredi, nous allions chez elle et elle nous servait ce plat. C'est pourquoi nous étions heureux le vendredi. Nous ne prenions pas nos repas ni la sieste de midi avant la prière du vendredi (Jumua)
- Sahih al-Bukhari, n°2351
Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a apporté un gobelet (rempli de lait ou d’eau) au Prophète (ﷺ) qui en a bu. À sa droite, il y avait un garçon, le plus jeune de ceux qui étaient présents, et à sa gauche, des hommes âgés. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Ô garçon, me permets-tu de donner le reste de la boisson aux personnes âgées ? » Le garçon a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne donnerai la priorité à personne sur moi pour boire ce qui reste après toi. » Alors, le Prophète (ﷺ) lui a donné le gobelet
- Sahih al-Bukhari, n°2366
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un jour, on a apporté un gobelet (rempli de lait ou d’eau) au Messager d’Allah (ﷺ) qui en a bu. À sa droite, il y avait un garçon, le plus jeune de ceux qui étaient présents, et à sa gauche, des hommes âgés. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Ô garçon ! Me permets-tu de donner la boisson aux personnes âgées en premier ? » Le garçon a répondu : « Je ne donnerai la priorité à personne pour recevoir ma part de toi, ô Messager d’Allah ! » Alors, il lui a donné le gobelet
- Sahih al-Bukhari, n°2421
Rapporté par Aisha : Abu bin Zam`a et Sa`d bin Abi Waqqas ont présenté leur litige concernant la filiation du fils d’une esclave de Zam`a devant le Prophète. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon frère, avant de mourir, m’a dit que lorsque je reviendrais (à La Mecque), je devrais chercher le fils de l’esclave de Zam`a et le prendre sous ma garde, car c’était son fils. » Abu bin Zam`a a dit : « C’est mon frère et le fils de l’esclave de mon père, il est né sur le lit de mon père. » Le Prophète (ﷺ) a remarqué une ressemblance entre `Utba et le garçon, mais il a dit : « Ô Abu bin Zam`a ! Tu auras ce garçon, car l’enfant va au propriétaire du lit. Toi, Sauda, protège-toi du garçon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2451
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : On a apporté une boisson (du lait mélangé avec de l’eau) au Messager d’Allah (ﷺ), qui en a bu un peu. Un garçon était assis à sa droite et des hommes âgés à sa gauche. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit au garçon : « Me permets-tu de donner le reste de la boisson à ces personnes ? » Le garçon a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne laisserai personne passer avant moi pour boire ce qu’il reste après toi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors tendu le bol au garçon
- Sahih al-Bukhari, n°2533
Rapporté par `Aisha : `Utba bin Abi Waqqas a autorisé son frère Sa`d bin Abi Waqqas à prendre sous sa garde le fils de la servante de Zam`a, en lui disant que ce garçon était son propre fils (illégitime). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est allé à La Mecque lors de la conquête, Sa`d a amené le fils de la servante de Zam`a devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a aussi amené ‘Abu bin Zam`a. Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Voici le fils de mon frère `Utba, qui m’a autorisé à le prendre sous ma garde. » ‘Abu bin Zam`a a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est mon frère, le fils de la servante de Zam`a, et il est né dans le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé le fils de la servante de Zam`a et a remarqué une grande ressemblance avec `Utba. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est pour toi, Ô ‘Abu bin Zam`a, car il est né dans le lit de ton père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ensuite dit à Sauda bint Zam`a de se voiler en présence du garçon, car il avait remarqué sa ressemblance avec `Utba, et Sauda était l’épouse du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°2602
Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a apporté une boisson (lait mélangé à de l’eau) au Prophète (ﷺ) qui en a bu un peu alors qu’un garçon était assis à sa droite et des personnes âgées à sa gauche. Le Prophète (ﷺ) a dit au garçon : « Si tu me permets, je donnerai (le reste de la boisson à) ces personnes âgées en premier. » Le garçon a dit : « Je ne donnerai la priorité à personne sur ma part venant de toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a alors mis le récipient dans la main du garçon
- Sahih al-Bukhari, n°2605
Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a apporté une boisson (lait et eau) au Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’un garçon était assis à sa droite et des personnes âgées à sa gauche. Il a demandé au garçon : « Me permets-tu de la donner à ces personnes ? » Le garçon a dit : « Non, par Allah, je ne laisserai personne prendre mon droit venant de toi. » Alors le Prophète a mis le bol dans la main du garçon
- Sahih al-Bukhari, n°2615
Rapporté par Anas : Un manteau (jubba) fait d’un tissu de soie épais a été offert au Prophète. Le Prophète (ﷺ) interdisait aux gens de porter de la soie. Pourtant, les gens étaient contents de le voir. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. » Anas a ajouté : « Ce cadeau a été envoyé au Prophète (ﷺ) par Ukaidir (un chrétien) de Dauma. »
- Sahih al-Bukhari, n°2616
Rapporté par Anas : Un manteau (jubba) fait d’un tissu de soie épais a été offert au Prophète. Le Prophète (ﷺ) interdisait aux gens de porter de la soie. Pourtant, les gens étaient contents de le voir. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. » Anas a ajouté : « Ce cadeau a été envoyé au Prophète (ﷺ) par Ukaidir (un chrétien) de Dauma. »
- Sahih al-Bukhari, n°2690
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Il y a eu un désaccord parmi les gens de la tribu de Bani `Amr bin `Auf. Le Prophète (ﷺ) est allé les voir avec quelques compagnons pour réconcilier les deux parties. L'heure de la prière est arrivée mais le Prophète (ﷺ) n'était pas encore là ; Bilal a alors fait l'appel à la prière, mais le Prophète (ﷺ) n'est toujours pas arrivé. Bilal est donc allé voir Abu Bakr et lui a dit : « L'heure de la prière est arrivée et le Prophète (ﷺ) est retenu, veux-tu diriger la prière ? » Abu Bakr a répondu : « Oui, si tu veux. » Bilal a alors fait l'iqama et Abu Bakr s'est avancé pour diriger la prière. Mais le Prophète (ﷺ) est arrivé en marchant entre les rangs jusqu'à la première rangée. Les gens ont commencé à taper dans leurs mains, et ils l'ont fait de plus en plus. Abu Bakr, qui ne se retournait jamais pendant la prière, s'est alors tourné et a vu le Prophète (ﷺ) derrière lui. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer la prière là où il était. Abu Bakr a levé la main, a loué Allah, puis il est revenu en arrière jusqu'à la première rangée, et le Prophète (ﷺ) a avancé pour diriger la prière. Quand la prière a été terminée, le Prophète (ﷺ) s'est tourné vers les gens et a dit : « Ô gens ! Quand il vous arrive quelque chose pendant la prière, vous tapez dans vos mains. En réalité, taper dans les mains n'est permis que pour les femmes. Si quelque chose arrive à l'un de vous pendant la prière, il doit dire : "Subhan Allah" (Gloire à Allah), car celui qui l'entend se tournera vers lui. Ô Abu Bakr ! Qu'est-ce qui t'a empêché de continuer à diriger la prière quand je t'ai fait signe ? » Abu Bakr a répondu : « Il ne convenait pas au fils d'Abu Quhafa de diriger la prière devant le Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°2693
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un jour, les gens de Quba se sont disputés jusqu’à se jeter des pierres. Quand le Messager d’Allah a été informé, il a dit : « Allons les réconcilier. »
- Sahih al-Bukhari, n°2794
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : Une seule action dans la cause d'Allah, l'après-midi et le matin, vaut mieux que ce monde et tout ce qu'il contient
- Sahih al-Bukhari, n°2805
Rapporté par Anas : Mon oncle Anas bin An-Nadr était absent à la bataille de Badr. Il a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai été absent lors de la première bataille que tu as menée contre les polythéistes. (Par Allah) si Allah me donne l'occasion de combattre les polythéistes, sans aucun doute, Allah verra comment je combattrai. Le jour d'Uhud, quand les musulmans ont tourné le dos et se sont enfuis, il a dit : Ô Allah ! Je m'excuse auprès de Toi pour ce qu'ont fait ceux-ci (c'est-à-dire ses compagnons), et je désavoue ce qu'ont fait ceux-là (c'est-à-dire les polythéistes). Puis il a avancé et Sa`d bin Mu`adh l'a rencontré. Il a dit : Ô Sa`d bin Mu`adh ! Par le Seigneur d'An-Nadr, le Paradis ! Je sens son parfum venant de devant (la montagne de) Uhud. Plus tard, Sa`d a dit : Ô Messager d'Allah ! Je ne peux pas faire ce qu'il (c'est-à-dire Anas bin An-Nadr) a fait. Nous avons trouvé plus de quatre-vingts blessures par des épées et des flèches sur son corps. Nous l'avons trouvé mort et son corps était tellement mutilé que seule sa sœur a pu le reconnaître par ses doigts. Nous pensions que le verset suivant avait été révélé à son sujet et à propos d'autres hommes comme lui : Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah... (33.23). Sa sœur Ar-Rubbaya' a cassé une dent d'une femme et le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné la loi du talion. À ce moment-là, Anas (bin An-Nadr) a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, la dent de ma sœur ne sera pas cassée. Ensuite, les adversaires de la sœur d'Anas ont accepté une compensation et ont renoncé à la vengeance. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Il y a parmi les serviteurs d'Allah des gens dont les serments sont exaucés par Allah quand ils les prononcent
- Sahih al-Bukhari, n°2806
Rapporté par Anas : Mon oncle Anas bin An-Nadr était absent à la bataille de Badr. Il a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai été absent lors de la première bataille que tu as menée contre les polythéistes. (Par Allah) si Allah me donne l'occasion de combattre les polythéistes, sans aucun doute, Allah verra comment je combattrai. Le jour d'Uhud, quand les musulmans ont tourné le dos et se sont enfuis, il a dit : Ô Allah ! Je m'excuse auprès de Toi pour ce qu'ont fait ceux-ci (c'est-à-dire ses compagnons), et je désavoue ce qu'ont fait ceux-là (c'est-à-dire les polythéistes). Puis il a avancé et Sa`d bin Mu`adh l'a rencontré. Il a dit : Ô Sa`d bin Mu`adh ! Par le Seigneur d'An-Nadr, le Paradis ! Je sens son parfum venant de devant (la montagne de) Uhud. Plus tard, Sa`d a dit : Ô Messager d'Allah ! Je ne peux pas faire ce qu'il (c'est-à-dire Anas bin An-Nadr) a fait. Nous avons trouvé plus de quatre-vingts blessures par des épées et des flèches sur son corps. Nous l'avons trouvé mort et son corps était tellement mutilé que seule sa sœur a pu le reconnaître par ses doigts. Nous pensions que le verset suivant avait été révélé à son sujet et à propos d'autres hommes comme lui : Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah... (33.23). Sa sœur Ar-Rubbaya' a cassé une dent d'une femme et le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné la loi du talion. À ce moment-là, Anas (bin An-Nadr) a dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, la dent de ma sœur ne sera pas cassée. Ensuite, les adversaires de la sœur d'Anas ont accepté une compensation et ont renoncé à la vengeance. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Il y a parmi les serviteurs d'Allah des gens dont les serments sont exaucés par Allah quand ils les prononcent
- Sahih al-Bukhari, n°2822
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : Sa`d enseignait à ses fils les paroles suivantes, comme un professeur enseigne l’écriture à ses élèves, et il disait que le Messager d’Allah (ﷺ) cherchait refuge auprès d’Allah contre ces maux à la fin de chaque prière. Les paroles sont : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre la lâcheté, contre le fait de retomber dans une mauvaise vieillesse, contre les épreuves de ce monde et contre les châtiments de la tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°2824
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : J’étais en compagnie de Talha bin 'Ubaidullah, Sa`d, Al-Miqdad bin Al-Aswad et `Abdur Rahman bin `Auf et je n’ai entendu aucun d’eux rapporter quoi que ce soit du Messager d’Allah (ﷺ), sauf Talha qui parlait du jour de la bataille d’Uhud
- Sahih al-Bukhari, n°2832
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : J’ai vu Marwan bin Al-Hakam assis dans la mosquée. Je me suis approché et je me suis assis à côté de lui. Il nous a raconté que Zaid bin Thabit lui avait dit que le Messager d’Allah (ﷺ) lui avait dicté ce verset divin : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux et ceux qui luttent avec leurs biens et leurs vies dans la cause d’Allah. » (4.95) Zaid a dit : « Ibn Um Maktum est venu voir le Prophète (ﷺ) pendant qu’il me dictait ce verset. Ibn Um Maktum a alors dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si j’en avais la capacité, je participerais sûrement au Jihad.” Il était aveugle. Alors Allah a révélé un verset à Son Messager, alors que sa cuisse était sur la mienne, et elle est devenue si lourde que j’ai eu peur qu’elle me casse la jambe. Puis cet état du Prophète (ﷺ) a cessé après qu’Allah ait révélé : “… sauf ceux qui sont handicapés (par une blessure, la cécité, la boiterie, etc.).”
- Sahih al-Bukhari, n°2859
Rapporté par Sahl bin Sa`d Saidi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’il y a un mauvais présage dans quelque chose, il est dans la femme, le cheval et la maison. »
- Sahih al-Bukhari, n°2892
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa'di : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Protéger les musulmans des mécréants dans la voie d'Allah pendant un seul jour vaut mieux que le monde et tout ce qu'il contient. Et une place au Paradis, même aussi petite que l'espace occupé par le fouet de l'un d'entre vous, vaut mieux que le monde et tout ce qu'il contient. Et un voyage, le matin ou le soir, qu'une personne fait dans la voie d'Allah, vaut mieux que le monde et tout ce qu'il contient. »
- Sahih al-Bukhari, n°2893
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes jeunes serviteurs pour m'accompagner lors de mon expédition à Khaybar. » Alors, Abu Talha m'a emmené avec lui, me faisant monter derrière lui alors que j'étais un garçon proche de la puberté. J'avais l'habitude de servir le Messager d'Allah (ﷺ) lorsqu'il s'arrêtait pour se reposer. Je l'ai entendu répéter : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'angoisse et la tristesse, contre l'impuissance et la paresse, contre l'avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre le fait d'être dominé par les hommes. » Puis nous sommes arrivés à Khaybar ; et quand Allah lui a permis de conquérir la forteresse, on lui a parlé de la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtab. Son mari avait été tué alors qu'elle venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a choisie pour lui-même et l'a emmenée avec lui jusqu'à ce que nous arrivions à un endroit appelé Sa`d-AsSahba', où ses menstrues étaient terminées et il l'a prise pour épouse. Un plat appelé haris a été servi sur une petite nappe en cuir. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) m'a demandé d'appeler ceux qui étaient autour de moi. C'était donc le festin de mariage du Messager d'Allah (ﷺ) et de Safiya. Puis nous sommes partis pour Médine. J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) replier un manteau sur la bosse du chameau pour faire une place plus large à Safiya (pour qu'elle s'asseye derrière lui). Il s'est assis à côté de son chameau, offrant ses genoux à Safiya pour qu'elle y pose les pieds et monte. Ensuite, nous avons continué jusqu'à ce que nous approchions de Médine ; il a regardé la montagne d'Uhud et a dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis il a regardé Médine et a dit : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre ses deux montagnes un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (c'est-à-dire les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa (leurs mesures). »
- Sahih al-Bukhari, n°2896
Rapporté par Mus`ab bin Sa`d : Un jour, Sa`d (bin Abi Waqqas) pensait être supérieur à ceux qui étaient moins gradés que lui. À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous ne remportez aucune victoire ni ne recevez de subsistance si ce n'est grâce aux pauvres parmi vous et à leurs invocations. »
- Sahih al-Bukhari, n°2898
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Le Messager d'Allah (ﷺ) et les polythéistes se sont affrontés et ont commencé à combattre. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est revenu à son camp et que les polythéistes sont retournés au leur, quelqu’un a parlé d’un homme parmi les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) qui poursuivait et tuait avec son épée tout polythéiste isolé. Il a dit : « Personne n’a combattu aussi bien que cet homme aujourd’hui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « En vérité, il fait partie des gens du Feu (de l’Enfer). » Un homme parmi les gens a dit : « Je vais le suivre (pour voir ce qu’il fait). » Il l’a donc suivi, et partout où il s’arrêtait, il s’arrêtait avec lui, et partout où il courait, il courait avec lui. Puis cet homme courageux a été grièvement blessé et a voulu se donner la mort rapidement. Il a planté la lame de son épée dans le sol, la pointe dirigée vers sa poitrine, entre ses deux seins. Puis il s’est appuyé sur l’épée et s’est tué. L’autre homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Il a répondu : « C’est à propos de l’homme que tu avais décrit comme étant parmi les gens du Feu (de l’Enfer). Les gens ont été très surpris par ce que tu as dit, et j’ai dit : ‘Je vais découvrir la vérité pour toi.’ Je suis donc allé le chercher. Il a été grièvement blessé et, voulant mourir, il a planté la lame de son épée dans le sol, la pointe dirigée vers sa poitrine, entre ses deux seins. Puis il s’est appuyé sur l’épée et s’est tué. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il se peut qu’un homme paraisse aux yeux des gens agir comme les gens du Paradis alors qu’il fait partie des gens du Feu (de l’Enfer), et un autre paraisse agir comme les gens du Feu (de l’Enfer) alors qu’il fait partie des gens du Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°2905
Rapporté par `Ali : Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) dire à un homme après Sa`d : « Que mes parents se sacrifient pour toi. » Je l’ai entendu lui dire (à Sa`d) : « Tire (tes flèches) ! Que mes parents se sacrifient pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2942
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Il a entendu le Prophète (ﷺ) le jour de la bataille de Khaibar dire : « Je donnerai l’étendard à une personne entre les mains de qui Allah accordera la victoire. » Alors, les compagnons du Prophète (ﷺ) se levèrent, espérant tous recevoir l’étendard. Mais le Prophète demanda `Ali. Quelqu’un lui dit qu’il avait mal aux yeux. Il ordonna alors qu’on amène `Ali devant lui. Le Prophète (ﷺ) cracha dans ses yeux et ils furent immédiatement guéris, comme s’il n’avait jamais eu de problème aux yeux. `Ali dit : « Nous combattrons contre eux (c’est-à-dire les mécréants) jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous (c’est-à-dire musulmans). » Le Prophète (ﷺ) dit : « Sois patient, jusqu’à ce que tu les rencontres, invite-les à l’Islam et informe-les de ce qu’Allah leur a prescrit. Par Allah ! Si une seule personne accepte l’Islam grâce à toi, cela vaudra mieux pour toi que les plus beaux chameaux rouges. »
- Sahih al-Bukhari, n°2974
Rapporté par Tha`laba bin Abi Malik Al-Qurazi : Lorsque Qais bin Sa`d Al-Ansari, qui portait l’étendard du Prophète, a voulu accomplir le Hajj, il s’est peigné les cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°3037
Rapporté par Abu Hazim : Les gens ont demandé à Sahl bin Sa`d As-Sa'idi : « Avec quoi la blessure du Messager d’Allah (ﷺ) a-t-elle été soignée ? » Il a répondu : « Personne ne le sait mieux que moi. `Ali apportait de l’eau dans son bouclier et Fatima (la fille du Prophète) lavait le sang de son visage. Ensuite, on brûlait un tapis de feuilles de palmier et on mettait ses cendres dans la blessure du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3043
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Quand la tribu de Bani Quraiza a accepté le jugement de Sa`d, le Messager d’Allah (ﷺ) a fait venir Sa`d qui était proche de lui. Sa`d est venu à dos d’âne et, en arrivant, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit (aux Ansar) : « Levez-vous pour votre chef. » Puis Sa`d s’est assis à côté du Messager d’Allah (ﷺ) qui lui a dit : « Ces gens acceptent ton jugement. » Sa`d a dit : « Je décide que leurs combattants soient tués et que leurs femmes et enfants soient faits prisonniers. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ô Sa`d ! Tu as jugé parmi eux comme le ferait le Roi Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°3081
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Abu `Abdur-Rahman, qui soutenait `Uthman, a dit à Abu Talha, qui soutenait `Ali : « Je sais parfaitement ce qui a poussé ton chef (`Ali) à verser le sang. Je l’ai entendu dire : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair en disant : “Allez à tel endroit, vous y trouverez une femme à qui Hatib a remis une lettre.” Quand nous sommes arrivés à cet endroit, nous avons demandé à la femme de nous remettre la lettre. Elle a dit : “Hatib ne m’a rien donné.” Nous lui avons dit : “Sors la lettre ou nous t’enlèverons tes vêtements.” Alors elle l’a sortie de sa natte. Le Prophète (ﷺ) a alors fait venir Hatib, qui est venu et a dit : “Ne vous précipitez pas pour me juger, car, par Allah, je ne suis pas devenu mécréant, et mon amour pour l’Islam ne fait qu’augmenter. (La raison pour laquelle j’ai écrit cette lettre, c’est qu’aucun de vos compagnons n’a de proches à La Mecque qui s’occupent de leurs familles et de leurs biens, alors que moi, je n’ai personne là-bas. J’ai donc voulu rendre service à ces gens pour qu’ils prennent soin de ma famille et de mes biens.)” Le Prophète (ﷺ) l’a cru. `Umar a dit : “Laisse-moi lui trancher la tête, car il a agi en hypocrite.” Le Prophète (ﷺ) a dit (à `Umar) : “Qui sait, peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et leur a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’” » `Abdur-Rahman a ajouté : « Voilà ce qui l’a encouragé (c’est-à-dire `Ali). »
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3247
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète ﷺ a dit : « En vérité, 70 000 ou 700 000 de mes fidèles entreront au Paradis tous ensemble ; le premier et le dernier d’entre eux entreront en même temps, et leurs visages brilleront comme la pleine lune. »
- Sahih al-Bukhari, n°3248
Rapporté par Anas bin Malik : Un manteau de soie a été offert au Prophète ﷺ, alors qu’il interdisait aux hommes de porter de la soie. Quand les gens ont été émerveillés par ce manteau, il a dit : « Par Allah, dans la main de qui est la vie de Muhammad, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3249
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu un vêtement de soie, et sa beauté et sa finesse ont étonné les gens. À cela, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont sans aucun doute meilleurs que cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3250
Rapporté par Sahl bin Sa`d Al-Saidi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un endroit au Paradis de la taille d’un fouet vaut mieux que tout ce monde et ce qu’il contient. »
- Sahih al-Bukhari, n°3257
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Paradis a huit portes, et l’une d’elles s’appelle Ar-Raiyan ; seuls ceux qui jeûnent y entreront. »
- Sahih al-Bukhari, n°3259
Rapporté par Abu Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Retardez la prière du Zuhr jusqu’à ce qu’il fasse plus frais, car la forte chaleur vient de l’intensité de la chaleur du Feu de l’Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°3294
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Un jour, `Umar a demandé la permission d’entrer chez le Messager d’Allah (ﷺ), qui était avec des femmes de Quraysh. Elles lui parlaient en élevant la voix et lui demandaient plus de soutien financier. Quand `Umar a demandé à entrer, les femmes se sont levées rapidement pour se cacher. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a fait entrer `Umar, il souriait. `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah te garde toujours heureux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je suis étonné de ces femmes qui étaient avec moi. Dès qu’elles ont entendu ta voix, elles se sont précipitées pour se cacher. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es plus digne d’être respecté par elles. » Puis il s’est adressé à ces femmes : « Ô ennemies de vous-mêmes ! Vous me craignez, mais pas le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Elles ont répondu : « Oui, car tu es un homme impressionnant et sévère, comparé au Messager d’Allah (ﷺ). » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à `Umar : « Par Celui qui détient ma vie, chaque fois que Satan te voit prendre un chemin, il prend un autre chemin que le tien. »
- Sahih al-Bukhari, n°3306
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a qualifié le lézard (salamandre) de fauteur de troubles. Je ne l’ai pas entendu ordonner de le tuer. Sa`d bin Waqqas affirme que le Prophète (ﷺ) a ordonné de le tuer
- Sahih al-Bukhari, n°3421
Rapporté par Mujahid : J’ai demandé à Ibn `Abbas : « Devons-nous faire une prosternation en récitant la sourate Sa`d ? » Il a récité la sourate, y compris : « Et parmi sa descendance, David, Salomon... (jusqu’à)... alors suis leur voie (6.84-91) » Puis il a dit : « Votre Prophète fait partie de ceux à qui il a été ordonné de les suivre (c’est-à-dire les prophètes précédents). »
- Sahih al-Bukhari, n°3422
Rapporté par Ibn `Abbas : La prosternation dans la sourate Sa`d ne fait pas partie des prosternations obligatoires, bien que j’aie vu le Prophète (ﷺ) se prosterner en la récitant
- Sahih al-Bukhari, n°3632
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Sa`d bin Mu`adh est venu à La Mecque pour accomplir la `Umra et il est resté chez Umaiya bin Khalaf Abi Safwan, car Umaiya logeait chez Sa`d lorsqu’il passait par Médine en route vers le Sham. Umaiya a dit à Sa`d : « Attends le milieu de la journée, quand les gens sont chez eux, puis tu pourras faire le Tawaf autour de la Ka`ba. » Pendant que Sa`d faisait le Tawaf, Abu Jahl est arrivé et a demandé : « Qui est-ce qui fait le Tawaf ? » Sa`d a répondu : « C’est moi, Sa`d. » Abu Jahl a dit : « Tu fais le Tawaf en toute sécurité alors que tu as protégé Muhammad et ses compagnons ? » Sa`d a répondu : « Oui », et ils ont commencé à se disputer. Umaiya a dit à Sa`d : « Ne crie pas sur Abi-l-Hakam (c’est-à-dire Abu Jahl), car c’est le chef de la vallée (de La Mecque). » Sa`d a alors dit (à Abu Jahl) : « Par Allah, si tu m’empêches de faire le Tawaf de la Ka`ba, je nuirai à ton commerce avec le Sham. » Umaiya n’a cessé de dire à Sa`d : « Ne hausse pas la voix », et il le retenait. Sa`d s’est énervé et a dit (à Umaiya) : « Éloigne-toi de moi, car j’ai entendu Muhammad dire qu’il te tuerait. » Umaiya a dit : « Il va me tuer ? » Sa`d a répondu : « Oui. » Umaiya a dit : « Par Allah ! Quand Muhammad dit quelque chose, il ne ment jamais. » Umaiya est allé voir sa femme et lui a dit : « Sais-tu ce que mon frère de Yathrib (c’est-à-dire Médine) m’a dit ? » Elle a demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Il a répondu : « Il prétend avoir entendu Muhammad dire qu’il me tuerait. » Elle a dit : « Par Allah ! Muhammad ne ment jamais. » Quand les mécréants se sont préparés à partir pour Badr et ont déclaré la guerre (aux musulmans), sa femme lui a dit : « Ne te souviens-tu pas de ce que ton frère de Yathrib t’a dit ? » Umaiya a décidé de ne pas y aller, mais Abu Jahl lui a dit : « Tu fais partie des nobles de la vallée (de La Mecque), alors tu dois nous accompagner un jour ou deux. » Il est parti avec eux, et ainsi Allah l’a fait tuer
- Sahih al-Bukhari, n°3701
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme sous la direction duquel Allah accordera la victoire (aux musulmans). » Toute la nuit, les gens se sont demandé à qui serait donné l’étendard. Le lendemain matin, ils sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ), chacun espérant recevoir l’étendard. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Où est ‘Ali bin Abi Talib ? » Les gens ont répondu : « Il a mal aux yeux, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il a dit : « Faites-le venir. » Quand ‘Ali est arrivé, le Prophète (ﷺ) a mis un peu de salive dans ses yeux, a invoqué le bien pour lui, et il a été guéri comme s’il n’avait jamais eu mal. Le Prophète (ﷺ) lui a alors donné l’étendard. ‘Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dois-je les combattre jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Avance vers eux calmement, approche-toi, puis invite-les à l’Islam et informe-les de leurs devoirs envers Allah selon l’Islam, car par Allah, si Allah guide une seule personne par toi, c’est mieux pour toi que des centaines de chameaux rouges. »
- Sahih al-Bukhari, n°3703
Rapporté par Abu Hazim : Un homme est venu voir Sahl bin Sa`d et lui a dit : « Voici untel », en parlant du gouverneur de Médine, « il insulte ‘Ali près du minbar. » Sahl a demandé : « Que dit-il ? » L’homme a répondu : « Il l’appelle (c’est-à-dire ‘Ali) Abu Turab. » Sahl a ri et a dit : « Par Allah, personne d’autre que le Prophète (ﷺ) ne l’a appelé ainsi, et aucun nom n’était plus cher à ‘Ali que celui-là. » Je demandai alors à Sahl de m’en dire plus : « Ô Abu ‘Abbas ! Comment ce nom a-t-il été donné à ‘Ali ? » Sahl répondit : « ‘Ali est allé chez Fatima, puis il est sorti et s’est allongé dans la mosquée. Le Prophète (ﷺ) a demandé à Fatima : “Où est ton cousin ?” Elle a répondu : “À la mosquée.” Le Prophète (ﷺ) est allé le voir et a trouvé que son drap s’était glissé de son dos et que la poussière l’avait sali. Le Prophète (ﷺ) a commencé à essuyer la poussière de son dos et a dit deux fois : “Lève-toi, ô Abu Turab (homme couvert de poussière) !” »
- Sahih al-Bukhari, n°3704
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a posé des questions sur ‘Uthman. Ibn `Umar a mentionné ses bonnes actions et a dit à celui qui l’interrogeait : « Peut-être que ces faits t’ennuient ? » L’autre répondit : « Oui. » Ibn `Umar dit : « Qu’Allah te rabaisse ! » Ensuite, l’homme lui demanda au sujet de ‘Ali. Ibn `Umar mentionna ses bonnes actions et dit : « Tout cela est vrai, et voilà sa maison au milieu des maisons du Prophète. Peut-être que ces faits t’ont blessé ? » Le questionneur répondit : « Oui. » Ibn `Umar dit : « Qu’Allah te rabaisse ! Va-t’en et fais ce que tu veux contre moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°3706
Rapporté par Sad : Le Prophète (ﷺ) a dit à ‘Ali : « N’es-tu pas satisfait d’être pour moi ce que Haroun était pour Moussa ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3780
Rapporté par le père de Sa`d : Lorsque les émigrants sont arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre `Abdur-Rahman et Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : Je suis le plus riche de tous les Ansar, alors je veux partager mes biens avec toi, et j'ai deux épouses, regarde laquelle tu préfères et dis-le-moi, afin que je la divorce, et quand elle aura terminé sa période prescrite (`idda), tu pourras l'épouser. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille et tes biens ; où est ton marché ? On lui a montré le marché de Qainuqa'. (Il y est allé et) est revenu avec un bénéfice sous forme de yaourt séché et de beurre. Il a continué à aller au marché jusqu'au jour où il est revenu en portant des traces de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : Je me suis marié. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Combien de mahr lui as-tu donné ? Il a répondu : Un noyau de datte en or ou une pièce d'or du poids d'un noyau de datte. (Le narrateur, Ibrahim, n'est pas sûr de la version correcte)
- Sahih al-Bukhari, n°3781
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est venu chez nous, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`, qui était un homme riche. Sa`d a dit : Les Ansar savent que je suis le plus riche d'entre eux, alors je vais partager mes biens en deux parts entre toi et moi, et j'ai deux épouses ; vois laquelle tu préfères afin que je la divorce et que tu puisses l'épouser après qu'elle soit devenue licite pour toi, une fois sa période (`idda) terminée. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille (c'est-à-dire tes épouses) pour toi. (Mais `Abdur-Rahman est allé au marché) et n'est pas revenu ce jour-là sans un peu de gain en yaourt séché et en beurre. Il a continué à commercer quelques jours jusqu'à ce qu'il vienne voir le Messager d'Allah (ﷺ) en portant des traces de parfum jaune sur ses vêtements. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : J'ai épousé une femme des Ansar. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Quel mahr as-tu donné ? Il a dit : Un noyau de datte en or ou un noyau de datte en or. Le Prophète (ﷺ) a dit : Organise un repas de mariage, même avec un mouton
- Sahih al-Bukhari, n°3789
Rapporté par Abu Usaid : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleures familles parmi les Ansar sont celles des Banu An-Najjar, puis celles des Banu `Abdul Ash-hal, ensuite celles des Banu Al-Harith bin Al-Khazraj et enfin celles des Banu Sa`ida. Cependant, il y a du bien dans toutes les familles des Ansar. » À cela, Sa`d (bin Ubada) a dit : « Je vois que le Prophète (ﷺ) a préféré certaines personnes à nous. » Quelqu’un lui a répondu : « Non, mais il t’a donné la supériorité sur beaucoup d’autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°3791
Rapporté par Abu Humaid : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleures familles des Ansar sont celles des Banu An-Najjar, puis celles des Banu `Abdul Ash-hal, ensuite celles des Banu Al-Harith, et enfin celles des Banu Saida. Mais il y a du bien dans toutes les familles des Ansar. » Sa`d bin 'Ubada nous a suivis et a dit : « Ô Abu Usaid ! Tu ne vois pas que le Prophète (ﷺ) a fait une comparaison entre les Ansar et nous a placés les derniers ? » Puis Sa`d a rencontré le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En comparant les familles des Ansar, tu nous as mis en dernier. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « N’est-ce pas suffisant d’être considérés parmi les meilleurs ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3802
Rapporté par Al-Bara : Un tissu de soie a été offert au Prophète (ﷺ). Ses compagnons ont commencé à le toucher et à admirer sa douceur. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Admirez-vous sa douceur ? Les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh (au Paradis) sont meilleurs et plus doux que cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3803
Rapporté par Jabir : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le Trône (d’Allah) a tremblé à la mort de Sa`d bin Mu`adh. » Selon un autre groupe de rapporteurs, Jabir a ajouté : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Le Trône du Tout Miséricordieux a tremblé à cause de la mort de Sa`d bin Mu`adh.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3804
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Certains (c’est-à-dire les Juifs de Bani Quraiza) ont accepté que Sa`d bin Mu`adh rende son jugement sur eux, alors le Prophète (ﷺ) a envoyé chercher Sa`d bin Mu`adh. Il est venu à dos d’âne, et en approchant de la mosquée, le Prophète (ﷺ) a dit : « Levez-vous pour le meilleur d’entre vous » ou « Levez-vous pour votre chef. » Puis le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Sa`d ! Ces gens ont accepté ton jugement. » Sa`d a dit : « Je juge que leurs combattants soient tués et que leurs femmes et enfants soient faits prisonniers. » Le Prophète a dit : « Tu as jugé selon le jugement d’Allah (ou du Roi). »
- Sahih al-Bukhari, n°3807
Rapporté par Abu Usaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les meilleures maisons des Ansar sont celles des Bani An-Najjar, puis celles des Bani `Abdul Ash-hal, ensuite celles des Bani Al-Harith bin Al-Khazraj, puis celles des Bani Saida ; mais il y a du bien dans toutes les maisons des Ansar. » Sa`d bin Ubada, qui a été parmi les premiers à embrasser l’islam, a dit : « Je vois que le Messager d’Allah (ﷺ) donne la préférence à d’autres au-dessus de nous. » Certaines personnes lui ont dit : « Mais il t’a donné la supériorité sur beaucoup d’autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°3901
Rapporté par Aisha : Sa`d a dit : « Ô Allah ! Tu sais qu’il n’y a personne contre qui je désire plus combattre pour Ta cause que ceux qui ont rejeté Ton Messager et l’ont chassé (de sa ville). Ô Allah ! Je pense que Tu as mis fin au combat entre nous et eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3925
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Les premières personnes qui sont venues chez nous (à Médine) furent Mus`ab bin `Umar et Ibn Um Maktum, qui enseignaient le Coran aux gens. Ensuite sont venus Bilal, Sa`d et `Ammar bin Yasir. Après cela, `Umar bin Al-Khattab est arrivé avec vingt autres compagnons du Prophète. Plus tard, le Prophète (ﷺ) lui-même (est venu à Médine) et je n’ai jamais vu les gens de Médine aussi joyeux qu’à l’arrivée de l’Envoyé d’Allah, car même les jeunes esclaves disaient : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé ! » Et avant son arrivée, j’avais appris la sourate commençant par : « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut » (87.1) ainsi que d’autres sourates d’Al-Mufassal
- Sahih al-Bukhari, n°3934
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Les compagnons du Prophète n’ont pas choisi comme point de départ du calendrier musulman le jour où le Prophète (ﷺ) a été envoyé comme Messager, ni le jour de sa mort, mais le jour de son arrivée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°3936
Rapporté par Sa`d bin Malik : L’année du pèlerinage d’adieu, le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade et sur le point de mourir. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis très malade comme tu le vois, et je suis riche mais je n’ai pas d’héritier à part ma fille unique. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a dit : « Non. » J’ai demandé : « Alors la moitié ? » Il a dit : « Ô Sa`d ! Donne un tiers, et même un tiers c’est beaucoup. Il vaut mieux laisser tes enfants riches que de les laisser pauvres à mendier. Et Allah te récompensera pour tout ce que tu dépenses dans l’intention de plaire à Allah, même si c’est une bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Vais-je rester à La Mecque après le départ de mes compagnons ? » Il a dit : « Si tu restes, tu seras élevé et récompensé pour chaque bonne action faite pour plaire à Allah. J’espère que tu vivras longtemps, afin que certains bénéficient de toi et que d’autres en souffrent. Ô Allah ! Accomplis la migration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. Mais (nous sommes tristes pour) le malheureux Sa`d bin Khaulah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a regretté sa mort à La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°3937
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine et que le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari, Sa`d a proposé à `Abdur-Rahman d’accepter la moitié de ses biens et de sa famille. `Abdur-Rahman a dit : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens ; montre-moi le marché. » Ainsi, `Abdur-Rahman a gagné un peu d’argent en vendant du yaourt sec et du beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) l’a vu porter des vêtements teintés de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or, du poids d’un noyau de datte. » Le Prophète a dit : « Organise un festin, même avec un mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°3950
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Selon Sa`d bin Mu`adh : Sa`d bin Mu`adh était un ami proche d'Umaiya bin Khalaf. Chaque fois qu'Umaiya passait par Médine, il logeait chez Sa`d, et quand Sa`d allait à La Mecque, il logeait chez Umaiya. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Sa`d est parti faire la `Umra et a séjourné chez Umaiya à La Mecque. Il lui a dit : « Dis-moi à quel moment (la Mosquée) est vide pour que je puisse faire le Tawaf autour de la Ka`ba. » Umaiya l'a donc accompagné vers midi. Abu Jahl les a rencontrés et a dit : « Ô Abu Safwan ! Qui est cet homme avec toi ? » Il a répondu : « C'est Sa`d. » Abu Jahl s'est adressé à Sa`d en disant : « Je vois que tu te promènes tranquillement à La Mecque alors que tu as accueilli ceux qui ont changé de religion (c'est-à-dire les musulmans) et que tu prétends vouloir les aider et les soutenir. Par Allah, si tu n'étais pas avec Abu Safwan, tu ne pourrais pas retourner auprès de ta famille en sécurité. » Sa`d, élevant la voix, lui a dit : « Par Allah, si tu m'empêches de faire cela (c'est-à-dire le Tawaf), je t'empêcherai de quelque chose qui t'est encore plus précieux, c'est-à-dire de passer par Médine. » Umaiya lui a alors dit : « Ô Sa`d, ne hausse pas la voix devant Abu-l-Hakam, le chef des gens de la Vallée (de La Mecque). » Sa`d a répondu : « Ô Umaiya, arrête ça ! Par Allah, j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) prédire que les musulmans te tueront. » Umaiya a demandé : « À La Mecque ? » Sa`d a répondu : « Je ne sais pas. » Umaiya a été très effrayé par cette nouvelle. Quand Umaiya est rentré chez lui, il a dit à sa femme : « Ô Um Safwan ! Sais-tu ce que Sa`d m'a dit ? » Elle a répondu : « Qu'est-ce qu'il t'a dit ? » Il a répondu : « Il affirme que Muhammad leur a annoncé (à ses compagnons) qu'ils me tueront. Je lui ai demandé : “À La Mecque ?” Il a répondu : “Je ne sais pas.” » Puis Umaiya a ajouté : « Par Allah, je ne sortirai plus jamais de La Mecque. » Mais le jour de la bataille de Badr, Abu Jahl a appelé les gens à la guerre en disant : « Allez protéger votre caravane. » Mais Umaiya ne voulait pas sortir (de La Mecque). Abu Jahl est venu le voir et lui a dit : « Ô Abu Safwan ! Si les gens te voient rester en arrière alors que tu es le chef des gens de la Vallée, ils resteront aussi derrière. » Abu Jahl a tellement insisté qu'Umaiya a fini par dire : « Puisque tu m'obliges à changer d'avis, par Allah, je vais acheter le meilleur chameau de La Mecque. » Puis Umaiya a dit (à sa femme) : « Ô Um Safwan, prépare ce dont j'ai besoin (pour le voyage). » Elle lui a dit : « Ô Abu Safwan ! As-tu oublié ce que ton frère de Yathrib t'a dit ? » Il a répondu : « Non, mais je ne veux pas aller loin avec eux. » Ainsi, quand Umaiya est sorti, il attachait son chameau à chaque arrêt. Il a continué ainsi jusqu'à ce qu'Allah le fasse tuer à Badr
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4045
Rapporté par Sa`d bin Ibrahim : Un repas a été servi à `Abdur-Rahman bin `Auf alors qu’il jeûnait. Il a dit : « Mus`ab bin `Umar a été tué en martyr, et il valait mieux que moi. Pourtant, il a été enveloppé dans une simple étoffe (un drap), si on couvrait sa tête, ses pieds restaient découverts, et si on couvrait ses pieds, sa tête restait découverte. » `Abdur-Rahman ajouta : « Hamza a été tué en martyr et il valait mieux que moi. Ensuite, les biens de ce monde nous ont été donnés en abondance. Nous craignons que la récompense de nos actions nous ait déjà été donnée dans cette vie. » Puis `Abdur-Rahman s’est mis à pleurer tellement qu’il a laissé la nourriture
- Sahih al-Bukhari, n°4048
Rapporté par Anas : Son oncle (Anas bin An-Nadr) était absent lors de la bataille de Badr et il a dit : « J’ai manqué la première bataille du Prophète (c’est-à-dire Badr), et si Allah me permet de participer à une bataille avec le Prophète, Allah verra à quel point je me battrai. » Il a donc participé à la bataille d’Uhud. Quand les musulmans ont fui, il a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de me pardonner pour ce que ces gens (les musulmans) ont fait, et je suis innocent de ce qu’ont fait les polythéistes. » Il s’est ensuite avancé avec son épée, a croisé Sad bin Mu’adh (qui fuyait) et lui a demandé : « Où vas-tu, ô Sad ? Je sens le parfum du Paradis près d’Uhud. » Il a continué et a été tué en martyr. Personne n’a pu le reconnaître sauf sa sœur, grâce à un grain de beauté ou à l’extrémité de ses doigts. Il avait plus de 80 blessures causées par des coups d’épée, de lance ou de flèches
- Sahih al-Bukhari, n°4054
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille d’Uhud accompagné de deux hommes qui combattaient pour le défendre. Ils étaient habillés en blanc et se battaient avec une grande bravoure. Je ne les avais jamais vus auparavant, ni après
- Sahih al-Bukhari, n°4055
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a sorti un carquois de flèches pour moi le jour d’Uhud et a dit : « Tire (des flèches) ; que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4056
Rapporté par Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a mentionné à la fois son père et sa mère pour moi le jour de la bataille d’Uhud
- Sahih al-Bukhari, n°4057
Rapporté par Ibn Al Musaiyab : Sa`d bin Abi Waqqas a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a mentionné à la fois son père et sa mère pour moi le jour de la bataille d’Uhud. » Il voulait dire que le Prophète (ﷺ) lui avait dit pendant qu’il combattait : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4058
Rapporté par `Ali : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) mentionner à la fois son père et sa mère pour quelqu’un d’autre que Sa`d
- Sahih al-Bukhari, n°4059
Rapporté par `Ali : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) mentionner son père et sa mère pour quelqu’un d’autre que Sa`d bin Malik. Je l’ai entendu dire le jour d’Uhud : « Ô Sa`d, tire (des flèches) ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4060
Rapporté par le père de Mu’tamir : `Uthman a dit que le jour de la bataille d’Uhud, il ne restait auprès du Prophète (ﷺ) que Talha et Sa`d
- Sahih al-Bukhari, n°4061
Rapporté par le père de Mu’tamir : `Uthman a dit que le jour de la bataille d’Uhud, il ne restait auprès du Prophète (ﷺ) que Talha et Sa`d
- Sahih al-Bukhari, n°4062
Rapporté par As-Saib bin Yazid : J’ai été en compagnie de `AbdurRahman bin `Auf, Talha bin 'Ubaidullah, Al-Miqdad et Sa`d, et je n’ai entendu aucun d’eux rapporter quoi que ce soit du Prophète (ﷺ) à part le fait que j’ai entendu Talha raconter à propos du jour d’Uhud (bataille)
- Sahih al-Bukhari, n°4075
Rapporté par Abu Hazim : Il a entendu Sahl bin Sa`d à qui on demandait à propos des blessures du Messager d’Allah (ﷺ), et il a dit : « Par Allah, je sais qui a lavé les blessures du Messager d’Allah (ﷺ), qui a versé l’eau pour les laver, et avec quoi il a été soigné. » Sahl a ajouté : « Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), lavait les blessures, et `Ali bin Abi Talib versait de l’eau à partir d’un bouclier. Quand Fatima a vu que l’eau augmentait le saignement, elle a pris un morceau de natte, l’a brûlé, puis a mis ses cendres dans la blessure pour coaguler le sang. Ce jour-là, sa dent a été cassée, son visage blessé, et son casque brisé sur sa tête. »
- Sahih al-Bukhari, n°4098
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors du creusement du fossé, et certains creusaient pendant que nous portions la terre sur nos épaules. Le Messager d’Allah (ﷺ) disait : « Ô Allah ! Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà, alors pardonne aux Émigrants et aux Ansar. »
- Sahih al-Bukhari, n°4121
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Les gens de (Banu) Quraiza ont accepté de se soumettre au jugement de Sa`d bin Mu`adh. Le Prophète (ﷺ) a donc envoyé chercher Sa`d, qui est venu (à dos d’âne), et lorsqu’il est arrivé près de la mosquée, le Prophète (ﷺ) a dit aux Ansar : « Levez-vous pour votre chef ou pour le meilleur d’entre vous. » Puis le Prophète (ﷺ) a dit (à Sa`d) : « Ceux-ci (Banu Quraiza) ont accepté ton jugement. » Sa`d a dit : « Tuez leurs guerriers et prenez leurs femmes et enfants comme captifs. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu as jugé selon le jugement d’Allah », ou il a dit : « selon le jugement du Roi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4122
Rapporté par `Aisha : Sa`d a été blessé le jour d’Al-Khandaq (la Tranchée) lorsqu’un homme de Quraish, appelé Hibban bin Al-`Araqa, l’a touché (avec une flèche). Cet homme était Hibban bin Qais de la tribu de Bani Mais bin ‘Amir bin Lu’ai, qui a tiré une flèche sur la veine principale du bras de Sa`d. Le Prophète (ﷺ) a installé une tente (pour Sa`d) dans la mosquée afin qu’il soit proche de lui pour lui rendre visite. Quand le Prophète (ﷺ) est revenu de la bataille d’Al-Khandaq, il a posé ses armes et pris un bain. Gabriel est venu à lui, secouant la poussière de sa tête, et a dit : « Tu as posé les armes ? Par Allah, je ne les ai pas posées. Va vers eux (pour les attaquer). » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Où ? » Gabriel a montré la direction de Bani Quraiza. Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc allé les assiéger. Ils se sont alors soumis au jugement du Prophète, mais il les a renvoyés vers Sa`d pour qu’il décide. Sa`d a dit : « Je juge que leurs guerriers soient tués, leurs femmes et enfants pris comme captifs, et leurs biens partagés. » Hisham rapporte que son père lui a dit que `Aisha a dit : « Sa`d a dit : “Ô Allah ! Tu sais qu’il n’y a rien que j’aime plus que de combattre pour Ta cause contre ceux qui ont rejeté Ton Messager et l’ont chassé (de La Mecque). Ô Allah ! Je pense que Tu as mis fin au combat entre nous et eux (les mécréants de Quraish). S’il reste encore un combat contre eux, garde-moi en vie pour que je combatte pour Toi. Mais si la guerre est terminée, fais que cette blessure s’ouvre et me cause la mort.” » Alors le sang a jailli de sa blessure. Il y avait une tente dans la mosquée appartenant à Banu Ghifar, qui ont été surpris de voir du sang couler vers eux. Ils ont dit : « Ô gens de la tente ! Qu’est-ce qui arrive de votre côté ? » Et voilà que le sang coulait abondamment de la blessure de Sa`d, qui est ensuite décédé
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4202
Rapporté par Sahl ibn Sa`d As-Saidi : Le Messager d’Allah ﷺ (et son armée) ont rencontré les polythéistes, les deux armées se sont affrontées, puis le Messager d’Allah est retourné vers son camp et les autres (l’ennemi) sont retournés dans le leur. Parmi les compagnons du Prophète ﷺ, il y avait un homme qui ne pouvait s’empêcher de poursuivre tout polythéiste isolé pour le frapper avec son épée. Quelqu’un a dit : « Personne n’a été plus utile aux musulmans aujourd’hui que cet homme. » Sur ce, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il fait partie des gens du Feu de l’Enfer, c’est certain. » Un homme parmi les gens (les musulmans) a dit : « Je vais le suivre (pour vérifier). » Il l’a donc accompagné, s’arrêtant quand il s’arrêtait, avançant quand il avançait. Cet homme courageux a alors été grièvement blessé, et cherchant à mourir rapidement, il a planté son épée dans le sol, en a dirigé la pointe vers sa poitrine, puis s’est jeté dessus et s’est suicidé. L’homme qui l’accompagnait est alors venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Pourquoi dis-tu cela ? » Il a répondu : « C’est à propos de l’homme dont tu as dit qu’il faisait partie des gens du Feu de l’Enfer. Les gens ont été surpris par ta parole, et je leur ai dit : “Je vais vérifier pour vous.” Je l’ai suivi, il a été grièvement blessé, et à cause de cela, il a voulu se donner la mort en plantant la poignée de son épée dans le sol, en dirigeant la pointe vers sa poitrine, puis il s’est jeté dessus et s’est suicidé. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Un homme peut faire ce qui semble être les actions des gens du Paradis, alors qu’il fait partie des gens du Feu de l’Enfer, et un autre peut faire ce qui semble être les actions des gens du Feu de l’Enfer, alors qu’il fait partie des gens du Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°4210
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai cet étendard à un homme par la main duquel Allah nous accordera la victoire. Il aime Allah et Son Messager, et il est aimé d’Allah et de Son Messager. » Cette nuit-là, les gens se demandaient à qui il serait donné. Le matin, ils sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et chacun espérait le recevoir. Le Prophète a dit : « Où est `Ali ibn Abi Talib ? » On lui a répondu : « Il a mal aux yeux, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Faites-le venir. » `Ali a été amené, et le Messager d’Allah (ﷺ) a mis de la salive dans son œil et a invoqué le bien pour lui. `Ali a alors été guéri comme s’il n’avait jamais eu de problème. Ensuite, le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard. `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je combattrai jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Avance et ne te précipite pas. Quand tu entreras chez eux, invite-les à embrasser l’islam et informe-les des droits d’Allah qu’ils doivent respecter. Par Allah, si Allah guide par toi un seul homme sur le droit chemin, cela vaudra mieux pour toi que les plus beaux chameaux rouges. »
- Sahih al-Bukhari, n°4326
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4327
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4361
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés, nous étions trois cents cavaliers sous le commandement d’Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah, pour surveiller la caravane des polythéistes de Quraish. Nous sommes restés au bord de la mer pendant une quinzaine de jours et nous avons eu si faim que nous avons même mangé du khabt (c’est-à-dire les feuilles du Salam, un arbre épineux du désert), et à cause de cela, l’armée a été appelée Jaish-ul-Khabt. Ensuite, la mer a rejeté un animal (c’est-à-dire un poisson) appelé Al-`Anbar et nous en avons mangé pendant quinze jours, et nous avons frotté sa graisse sur nos corps jusqu’à ce que nous retrouvions notre état normal (c’est-à-dire que nous sommes redevenus forts et en bonne santé). Abu 'Ubaida a pris une de ses côtes, l’a plantée dans le sol ; puis il a fait passer sous la côte l’homme le plus grand de ses compagnons (pour voir s’il pouvait passer dessous). Une fois, Sufyan a dit : « Il a pris une côte de ses parties, l’a plantée, puis a fait passer un homme et une chamelle dessous sans qu’ils ne la touchent. » Jabir a ajouté : Il y avait un homme parmi les gens qui a abattu trois chameaux, puis encore trois, puis encore trois, et ensuite Abu 'Ubaida lui a interdit de continuer. Rapporté par Abu Salih : Qais bin Sa`d a dit à son père : « J’étais présent dans l’armée et les gens avaient très faim. » Il a dit : « Tu aurais dû abattre (des chameaux) pour eux. » Qais a dit : « J’ai abattu des chameaux mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux mais les gens avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux, mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « Mais cette fois, Abu 'Ubaida me l’a interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°4511
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le verset « Et mangez et buvez jusqu'à ce que le fil blanc vous apparaisse distinct : du fil noir. » a été révélé, mais : « ... de l'aube » n'a pas été révélé en même temps. Donc certains hommes, voulant jeûner, attachaient à leurs jambes un fil blanc et un fil noir et continuaient à manger jusqu'à pouvoir les distinguer l'un de l'autre. Puis Allah a révélé : « ... de l'aube », et ils ont compris que cela signifiait la nuit et le jour
- Sahih al-Bukhari, n°4566
Rapporté par Usama bin Zaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) monta un âne recouvert d’un tissu épais fabriqué à Fadak, et je montais derrière lui. Il allait rendre visite à Sa`d bin Ubada chez Banu Al-Harith bin Al-Khazraj ; cela eut lieu avant la bataille de Badr. Le Prophète (ﷺ) passa devant une assemblée où se trouvait `Abdullah bin Ubai bin Salul, avant que ce dernier n’embrasse l’islam. Dans ce groupe, il y avait des gens de différentes religions : des musulmans, des païens, des idolâtres et des juifs, et `Abdullah bin Rawaha était aussi présent. Quand la poussière soulevée par l’âne atteignit le groupe, `Abdullah bin Ubai se couvrit le nez avec son vêtement et dit : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les salua, s’arrêta, descendit et les invita à Allah (c’est-à-dire à l’islam) et leur récita le Coran. `Abdullah bin Ubai bin Salul dit alors : « Ô homme ! Ce que tu dis est bien, mais si c’est la vérité, ne viens pas nous déranger dans nos assemblées. Retourne à ta monture (ou chez toi) et si quelqu’un vient à toi, raconte-lui ce que tu veux. » `Abdullah bin Rawaha répondit : « Oui, ô Messager d’Allah ! Apporte-nous ce que tu veux dire ici-même, car nous aimons cela. » Alors les musulmans, les païens et les juifs commencèrent à se disputer jusqu’à être sur le point de se battre. Le Prophète (ﷺ) calma tout le monde jusqu’à ce qu’ils se taisent, puis il remonta sur sa monture et partit jusqu’à entrer chez Sa`d bin Ubada. Le Prophète (ﷺ) dit à Sa`d : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit ‘Abu Hub-b’ ? » Il parlait de `Abdullah bin Ubai. « Il a dit ceci et cela. » Sa`d bin Ubada répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), excuse-le et pardonne-lui, car par Celui qui t’a révélé le Livre, Allah a fait descendre la vérité à un moment où les habitants de cette ville (Médine) avaient décidé de le couronner et de lui mettre un turban sur la tête (pour le nommer chef). Mais quand Allah a contrecarré ce projet par la vérité qu’Il t’a donnée, il (c’est-à-dire `Abdullah bin Ubai) a été envahi par la jalousie, et c’est ce qui l’a poussé à agir ainsi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui pardonna donc, car lui et ses compagnons avaient l’habitude de pardonner aux païens et aux gens du Livre, comme Allah leur avait ordonné, et ils supportaient leurs méfaits avec patience. Allah dit : « Vous entendrez sûrement beaucoup de choses pénibles de la part de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous et des païens… » (3.186) Et Allah dit aussi : « Beaucoup de gens de l’Écriture aimeraient vous faire redevenir mécréants après que vous ayez cru, par pure jalousie… » (2.109) Le Prophète (ﷺ) s’en tenait donc au pardon tant qu’Allah le lui ordonnait, jusqu’à ce qu’Allah permette de combattre. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) livra la bataille de Badr et qu’Allah fit tuer les notables des Quraysh mécréants par son intermédiaire, Ibn Ubai bin Salul et les païens et idolâtres qui étaient avec lui dirent : « Cette affaire (l’islam) a triomphé. » Ils prêtèrent alors allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) et devinrent musulmans
- Sahih al-Bukhari, n°4632
Rapporté par Mujahid : Il a demandé à Ibn `Abbas : « Y a-t-il une prosternation dans la sourate Sad ? » (38.24) Ibn `Abbas a répondu : « Oui », puis il a récité : « Nous avons donné… Suis donc leur voie. » (6.85,90) Ensuite, il a dit : « Il (David) fait partie d’eux (c’est-à-dire de ces prophètes). » Mujahid raconte : J’ai demandé à Ibn `Abbas (au sujet de ce verset). Il a dit : « Ton Prophète (Muhammad) faisait partie de ceux à qui il a été ordonné de les suivre. »
- Sahih al-Bukhari, n°4728
Rapporté par Mus`ab : J’ai demandé à mon père : « Le verset : “Dis : (Ô Muhammad) Voulez-vous que Nous vous informions de ceux qui ont le plus perdu par leurs œuvres ?” (18.103) a-t-il été révélé au sujet des Al-Haruriyya ? » Il répondit : « Non, mais au sujet des Juifs et des Chrétiens, car les Juifs ont rejeté Muhammad et les Chrétiens ont nié le Paradis et disent qu’il n’y a ni repas ni boisson là-bas. Les Al-Haruriyya sont ceux qui rompent leur engagement envers Allah après l’avoir confirmé, et Sa`d les appelait “Al-Fasiqin” (les pervers qui abandonnent l’obéissance à Allah). »
- Sahih al-Bukhari, n°4746
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Supposons qu’un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et alors tu ferais tuer (le tueur, en rétorsion), ou que doit-il faire ? » Allah a alors révélé à propos de leur cas ce qui concerne l’ordre de la Mula’ana. Le Messager d’Allah a dit à l’homme : « L’affaire entre toi et ta femme est tranchée. » Ils ont donc fait la Mula’ana en présence du Messager d’Allah (ﷺ) et j’étais présent, puis l’homme a divorcé de sa femme. Cela est donc devenu une tradition de dissoudre le mariage pour les couples impliqués dans une affaire de Mula’ana. La femme était enceinte et le mari niait être le père de l’enfant, donc l’enfant a ensuite été attribué à la mère. Il est alors devenu une règle que cet enfant hériterait de sa mère, et qu’elle hériterait de lui selon ce qu’Allah a prescrit
- Sahih al-Bukhari, n°4750
Rapporté par Aïcha : (L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
- Sahih al-Bukhari, n°4757
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
- Sahih al-Bukhari, n°4806
Rapporté par Al-Awwam : J’ai interrogé Mujahid au sujet de la prosternation dans la sourate Sad. Il a dit : « Ibn `Abbas a été interrogé sur la même chose et il a répondu : ‘Ce sont eux (les prophètes) qu’Allah a guidés. Suis donc leur voie.’ (6.90) » Ibn `Abbas avait l’habitude de se prosterner en lisant cette sourate
- Sahih al-Bukhari, n°4807
Rapporté par Al-Awwam : J’ai interrogé Mujahid au sujet de la prosternation dans la sourate Sad. Il a dit : « J’ai demandé à Ibn `Abbas : ‘Quelle preuve te fait te prosterner ?’ Il a répondu : ‘Ne récites-tu pas : “Et parmi sa descendance, David et Salomon...” (6.84). “Ce sont eux qu’Allah a guidés. Suis donc leur voie.” (6.90)’ Donc, David faisait partie de ces prophètes que le Prophète (Muhammad) devait suivre. David s’est prosterné, alors le Messager d’Allah (ﷺ) (Muhammad) a fait cette prosternation aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4936
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) pointer avec son index et son majeur en disant : « Le temps entre ma venue et l'Heure est comme ces deux doigts. »
- Sahih al-Bukhari, n°4941
Rapporté par Al-Bara : Les premiers compagnons du Prophète (ﷺ) qui sont venus chez nous à Médine étaient Mus`ab bin `Umar et Ibn Um Maktum, et ils ont commencé à nous enseigner le Coran. Ensuite, `Ammar, Bilal et Sa`d sont arrivés. Plus tard, `Umar bin Al-Khattab est venu avec un groupe de vingt hommes, puis le Prophète (ﷺ) est arrivé. Je n’ai jamais vu les habitants de Médine aussi heureux que lors de son arrivée, même les petits garçons et les petites filles disaient : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui est venu. » Le Prophète (ﷺ) n’est pas venu à Médine avant que j’aie appris la sourate Al-Ala et d’autres sourates similaires
- Sahih al-Bukhari, n°5029
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit qu’elle voulait se donner à Allah et à Son Messager. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je n’ai pas besoin de femmes. » Un homme a dit au Prophète : « S’il te plaît, marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Donne-lui un vêtement. » L’homme a répondu qu’il n’en avait pas les moyens. Le Prophète a dit : « Donne-lui n’importe quoi, même une bague en fer. » L’homme s’est excusé encore. Le Prophète lui a alors demandé : « Que sais-tu du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle partie du Coran. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5030
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma personne. » Il a levé les yeux vers elle, puis il a baissé la tête. Quand la femme a vu qu’il ne prenait pas de décision, elle s’est assise. À ce moment-là, un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Si tu n’as pas besoin de cette femme, alors marie-la-moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à lui offrir ? » Il a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Essaie de trouver quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), même pas une bague en fer, mais j’ai ce pagne. » L’homme n’avait pas de vêtement pour le haut du corps, il voulait donc donner la moitié de son pagne à la femme. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que ferait-elle de ton pagne ? Si tu le portes, elle n’aura rien sur elle, et si elle le porte, tu n’auras rien sur toi. » L’homme est resté assis longtemps, puis il s’est levé. Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller et a demandé à quelqu’un de l’appeler. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle sourate, telle sourate et telle sourate », et il les a énumérées. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je t’ai marié à cette femme pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5072
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé (de La Mecque à Médine) et le Prophète (ﷺ) a créé un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi` Al-Ansari. Al-Ansari avait deux épouses, alors il a proposé à `Abdur-Rahman de partager avec lui la moitié de ses biens et de ses épouses. `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans tes épouses et tes biens. Montre-moi simplement le marché. » `Abdur-Rahman est donc allé au marché et a gagné un peu de yaourt séché et de beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) a vu des taches jaunes sur les vêtements de `Abdur-Rahman et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme Ansari. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Organise un festin, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5073
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit à `Uthman bin Maz'un de s’abstenir de se marier (et des autres plaisirs), et s’il lui avait permis, nous nous serions fait castrer
- Sahih al-Bukhari, n°5074
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a empêché `Uthman bin Maz'un de faire cela (ne pas se marier), et s’il le lui avait permis, nous nous serions fait castrer
- Sahih al-Bukhari, n°5087
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma main en mariage (sans dot). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Comme il ne disait rien, la femme s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « (Retourne) et cherche quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon izar (tissu de taille). » Il n’avait pas de rida (manteau). Il a ajouté : « Je donne la moitié à cette femme. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que fera-t-elle avec ton izar ? Si tu le portes, elle sera découverte, et si elle le porte, tu seras découvert. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller, il a ordonné qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle sourate, » en les énumérant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Les connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°5121
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme s'est présentée au Prophète pour le mariage. Un homme lui a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! (Si tu n'as pas besoin d'elle) marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu'as-tu à offrir ? » L'homme a répondu : « Je n'ai rien. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va chercher quelque chose, même si ce n'est qu'une bague en fer. » L'homme est parti et est revenu en disant : « Non, je n'ai rien trouvé, même pas une bague en fer ; mais voici mon izar (tissu de taille), et la moitié est pour elle. » Il n'avait pas de vêtement supérieur (rida'). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que fera-t-elle de ton tissu de taille ? Si tu le portes, elle n'aura rien à mettre ; et si elle le porte, tu n'auras rien à mettre. » L'homme s'est donc assis, et après un long moment, il s'est levé pour partir. Quand le Prophète (ﷺ) l'a vu partir, il l'a rappelé, ou on l'a rappelé pour lui, et il lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu par cœur ? » L'homme a répondu : « Je connais telle sourate et telle sourate, » en les nommant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°5126
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens me proposer à toi (pour le mariage). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Quand la femme a vu qu’il ne disait rien, elle s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir ta famille et essaie de trouver quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète a dit : « Cherche encore, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon Izar (vêtement de taille). » Il n’avait pas de vêtement supérieur (Rida). Il a ajouté : « Je donne la moitié de mon Izar. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que fera-t-elle de ton Izar ? Si tu le portes, elle n’aura rien à se mettre, et si elle le porte, tu n’auras rien non plus. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis il s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu partir, il a demandé qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu par cœur ? » L’homme a répondu : « Je connais telle sourate, telle sourate et telle sourate », en les nommant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran (comme dot). »
- Sahih al-Bukhari, n°5132
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Alors que nous étions assis avec le Prophète (ﷺ), une femme est venue vers lui et s’est proposée à lui pour le mariage. Le Prophète (ﷺ) l’a regardée, baissant et levant les yeux, mais il n’a rien répondu. L’un de ses compagnons a dit : « Mariez-la-moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose ? » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Même pas une bague en fer ? » Il a dit : « Même pas une bague en fer, mais je peux déchirer mon vêtement en deux et lui en donner une moitié et garder l’autre. » Le Prophète a dit : « Non. Est-ce que tu connais quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, je t’ai marié à elle avec ce que tu connais du Coran comme dot. »
- Sahih al-Bukhari, n°5135
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je me propose à toi (pour le mariage). » Elle est restée un long moment, puis un homme a dit : « Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose pour lui donner comme dot ? » Il a répondu : « Je n’ai rien d’autre que mon izar (tissu de taille). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu lui donnes ton izar, tu n’auras plus rien à porter. (Va) et cherche quelque chose. » Il a dit : « Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cherche, même si c’est une bague en fer. » Mais il n’a rien trouvé, même pas cela. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Connais-tu quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Oui, telle sourate et telle sourate, » en nommant ces sourates. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous t’avons marié à elle pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5149
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Alors que j’étais assis parmi les gens en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), une femme s’est levée et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle s’est offerte à toi en mariage ; donne ton avis sur elle. » Le Prophète ne lui a pas répondu. Elle s’est levée de nouveau et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle s’est offerte à toi en mariage ; donne ton avis sur elle. » Le Prophète (ﷺ) ne lui a pas répondu. Elle s’est levée une troisième fois et a dit : « Elle s’est offerte à toi en mariage : donne ton avis sur elle. » Alors un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Maries-la-moi. » Le Prophète lui a demandé : « As-tu quelque chose ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va chercher quelque chose, même une bague en fer. » L’homme est parti chercher, puis il est revenu en disant : « Je n’ai rien trouvé, même pas une bague en fer. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Connais-tu quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Je connais telle sourate et telle sourate. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va ! Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5150
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit à un homme : « Épouse, même si ce n’est qu’avec une bague en fer comme dot. »
- Sahih al-Bukhari, n°5167
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf a épousé une femme ansarie, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » `Abdur-Rahman a répondu : « De l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Anas a ajouté : Quand ils (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) et ses compagnons) sont arrivés à Médine, les émigrants ont été hébergés chez les Ansar. `Abdur-Rahman bin `Auf est resté chez Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais partager mes biens avec toi et je te donnerai l’une de mes deux épouses. » `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse, ainsi que tes épouses et tes biens. Je n’ai pas besoin de cela, mais montre-moi simplement le chemin du marché. » Alors `Abdur-Rahman est allé au marché, a fait du commerce et a gagné un peu de yaourt séché et du beurre, puis il a épousé une femme ansarie. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Organise un banquet, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5176
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Abu Usaid As-Sa'di a invité le Messager d’Allah (ﷺ) à sa fête de mariage, et sa femme, qui était la mariée, les a servis ce jour-là. Savez-vous quelle boisson elle a donnée au Messager d’Allah (ﷺ) ? Elle avait fait tremper des dattes dans de l’eau toute la nuit, et quand il eut fini de manger, elle lui a offert cette boisson (à base de dattes trempées)
- Sahih al-Bukhari, n°5183
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Abu Usaid As-Sa`idi a invité le Prophète (ﷺ) à sa fête de mariage, et c’est sa femme qui l’a servi ce jour-là, alors qu’elle était la mariée. Elle a dit (ou Sahl a dit) : « Savez-vous ce qu’elle a fait tremper pour le Messager d’Allah (ﷺ) ? Elle a mis des dattes à tremper pour lui (dans de l’eau) dans un bol toute la nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°5248
Rapporté par Abu Hazim : Les gens n’étaient pas d’accord sur le type de soin qui avait été donné au Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille d’Uhud. Alors ils ont demandé à Sahl bin Sa`d As-Sa`id, qui était le seul Compagnon du Prophète encore vivant à Médine. Il a répondu : « Personne à Médine ne le sait mieux que moi. Fatima lavait le sang de son visage et `Ali apportait de l’eau dans son bouclier. Ensuite, on a brûlé un tapis de feuilles de palmier-dattier et on a mis la cendre dans la blessure. »
- Sahih al-Bukhari, n°5257
Rapporté par Sahl bin Sa`d : De même que ci-dessus
- Sahih al-Bukhari, n°5259
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Uwaimir Al-`Ajlani est venu voir `Asim bin Adi Al-Ansari et lui a demandé : « Ô `Asim ! Dis-moi, si un homme voit sa femme avec un autre homme, doit-il le tuer, et alors vous le tuerez en représailles, ou que doit-il faire ? Ô `Asim ! S'il te plaît, demande au Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet. » `Asim a interrogé le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet. Le Prophète (ﷺ) n'a pas aimé cette question et l'a trouvée honteuse. Ce qu'`Asim a entendu du Messager d'Allah (ﷺ) lui a été difficile à accepter. Quand il est rentré chez lui, Uwaimir est venu le voir et lui a dit : « Ô `Asim ! Qu'a dit le Messager d'Allah (ﷺ) ? » `Asim a répondu : « Tu ne m'apportes jamais de bonnes nouvelles. Le Messager d'Allah (ﷺ) n'a pas aimé entendre le problème dont je lui ai parlé. » Uwaimir a dit : « Par Allah, je ne laisserai pas tomber avant de lui poser la question moi-même. » Uwaimir est donc allé voir le Messager d'Allah (ﷺ), qui était au milieu des gens, et lui a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Si un homme trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer, et alors vous le tuerez en représailles, ou que doit-il faire ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Allah a révélé quelque chose concernant ta question à toi et à ta femme. Va la chercher et amène-la ici. » Ils ont alors tous les deux suivi le jugement du Lian, et j'étais présent parmi les gens (comme témoin). Quand ils eurent terminé, Uwaimir a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Si je garde maintenant ma femme avec moi, alors j'ai menti. » Il a alors prononcé sa décision de divorcer d'elle trois fois avant même que le Prophète (ﷺ) ne le lui ordonne. (Ibn Shihab a dit : « C'était la tradition pour tous ceux qui étaient impliqués dans un cas de Lian. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5301
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : (un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ)) Le Messager d’Allah (ﷺ) a montré son majeur et son index en disant : « Ma venue et l’Heure sont comme ceci (ou comme ces deux doigts) », c’est-à-dire que le temps entre son époque et l’Heure est aussi court que la distance entre ces deux doigts
- Sahih al-Bukhari, n°5308
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : 'Uwaimir Al-Ajlani est allé voir `Asim bin Ad Al-Ansari et lui a dit : « Ô `Asim ! Si un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et alors tu le tueras aussi, ou que doit-il faire ? S’il te plaît, ô `Asim, demande cela pour moi. » `Asim a posé la question au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas cette question et la trouvait honteuse. Ce qu’`Asim a entendu du Messager d’Allah (ﷺ) lui a été difficile à supporter. Quand `Asim est rentré chez lui, 'Uwaimir est venu lui demander : « Ô `Asim ! Qu’a dit le Messager d’Allah (ﷺ) ? » `Asim a répondu à 'Uwaimir : « Tu ne m’apportes jamais rien de bon. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas aimé la question que je lui ai posée. » 'Uwaimir a dit : « Par Allah, je n’abandonnerai pas cette affaire tant que je n’aurai pas demandé moi-même au Prophète (ﷺ). » 'Uwaimir est donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) devant les gens et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et alors tu le tueras aussi, ou que doit-il faire ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a révélé un jugement à propos de toi et de ta femme. Va la chercher. » Ils ont alors procédé au serment de Lian pendant que j’étais présent avec le Messager d’Allah (ﷺ). Quand ils ont fini le Lian, 'Uwaimir a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la garde encore comme épouse, alors j’ai menti. » Il l’a donc divorcée trois fois avant même que le Messager d’Allah (ﷺ) ne le lui ordonne. (Ibn Shihab a dit : Ainsi, le divorce est devenu la règle pour tous ceux qui étaient concernés par le Lian)
- Sahih al-Bukhari, n°5309
Rapporté par Ibn Juraij : Ibn Shihab m’a informé du Lian et de la tradition qui s’y rapporte, en se référant au récit de Sahl bin Sa`d, le frère des Bani Sa`idi. Il a dit : « Un homme des Ansar est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : ‘Ô Messager d’Allah ! Si un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer ou que doit-il faire ?’ Alors Allah a révélé à propos de cette affaire ce qui est mentionné dans le Saint Coran concernant ceux qui sont impliqués dans le Lian. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Allah a donné Son jugement pour toi et ta femme.’ Ils ont donc fait le Lian à la mosquée pendant que j’étais là. Quand ils ont terminé, l’homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je la garde encore comme épouse, alors j’ai menti à son sujet. » Il l’a donc divorcée trois fois avant même que le Messager d’Allah (ﷺ) ne le lui ordonne, une fois le Lian terminé. Il l’a donc divorcée devant le Prophète (ﷺ). Ibn Shihab a ajouté : « Après leur cas, il est devenu la règle que les couples concernés par le Lian soient séparés par le divorce. Cette femme était enceinte à ce moment-là, et plus tard, son fils a été appelé par le nom de sa mère. La règle concernant leur héritage était qu’elle hériterait de lui et qu’il hériterait d’elle la part qu’Allah lui a attribuée. » Ibn Shihab a dit que Sahl bin Sa`d As-Sa`idi a rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit (dans ce récit) : « Si cette femme accouche d’un petit enfant rouge comme un lézard, alors la femme a dit la vérité et l’homme a menti. Mais si elle accouche d’un enfant aux yeux noirs et aux grosses lèvres, alors son mari a dit la vérité. » Ensuite, elle a accouché d’un enfant dont l’apparence était peu appréciée (ce qui a prouvé sa culpabilité)
- Sahih al-Bukhari, n°5354
Rapporté par Sa`d : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite à La Mecque pendant que j’étais malade. Je lui ai dit : « J’ai des biens ; puis-je tout donner pour la cause d’Allah ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Un tiers, c’est bien, mais c’est encore beaucoup. Il vaut mieux laisser tes héritiers riches que de les laisser pauvres à demander aux autres. Tout ce que tu dépenses sera considéré comme une aumône pour toi, même la bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. Quoi qu’il en soit, Allah peut te guérir, et ainsi certains profiteront de toi et d’autres pourront être affectés par toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5358
Rapporté par Malik bin Aus bin Al-Hadathan : Un jour, je suis parti rendre visite à `Umar (ibn Al-Khattab). Pendant que j’étais assis avec lui, son portier, Yarfa, est venu et a dit : « Uthman, `AbdurRahman (ibn `Auf), Az-Zubair et Sa`d (ibn Abi Waqqas) demandent la permission de te voir. » `Umar a répondu : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. Peu après, Yarfa est revenu et a dit à `Umar : « Dois-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. `Abbas a dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre moi et lui (`Ali). » Le groupe, c’est-à-dire `Uthman et ses compagnons, ont dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » `Umar a dit : « Attendez ! Je vous en conjure par Allah, par qui le Ciel et la Terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous (les Prophètes), nous ne laissons rien en héritage à nos héritiers, tout ce que nous laissons doit être donné en aumône.’ Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Oui, il l’a bien dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Maintenant, laissez-moi vous expliquer. Allah a accordé à Son Prophète une partie de ces biens (butin de guerre) qu’Il n’a donné à personne d’autre. Et Allah a dit : ‘Et ce qu’Allah a accordé à Son Messager (comme butin) de leur part, pour lequel vous n’avez pas fait d’expédition ni à cheval ni à chameau... Allah est capable de toute chose.’ (59:6) Donc, ces biens ont été donnés spécialement au Messager d’Allah (ﷺ). Mais, par Allah, il ne vous en a rien caché, il ne les a pas gardés pour lui seul, mais il vous les a tous distribués, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie. Et avec cela, le Messager d’Allah (ﷺ) pourvoyait aux besoins annuels de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où les biens d’Allah (comme la Zakat) devaient être utilisés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a toujours agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous en conjure par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis `Umar a dit à `Ali et `Abbas : « Je vous en conjure par Allah, le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).’ Il a donc pris en charge ces biens et a agi avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait, et vous le saviez tous les deux. » Ensuite, `Umar s’est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abu Bakr était ceci ou cela ! Mais Allah sait qu’il était honnête, sincère, pieux et juste dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr, et j’ai dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abu Bakr.’ J’ai donc gardé ces biens pendant les deux premières années de mon règne, et j’ai fait avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr le faisaient. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus à moi avec la même demande et le même problème. (`Abbas !) Tu es venu réclamer ta part de l’héritage du fils de ton frère, et lui (`Ali) est venu réclamer la part de sa femme de l’héritage de son père. Je vous ai donc dit : ‘Si vous le voulez, je vous remets ces biens, à condition que vous me promettiez devant Allah de les gérer comme le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr et moi-même l’avons fait depuis le début de mon règne ; sinon, ne m’en parlez plus.’ Vous avez dit : ‘Remets-nous ces biens sous cette condition.’ Et je vous les ai remis sous cette condition. Je vous en conjure par Allah, est-ce bien sous cette condition que je vous les ai remis ? » Le groupe a dit : « Oui. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, est-ce sous cette condition que je vous les ai remis ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Voulez-vous maintenant que je prenne une décision différente ? Par Celui par qui le Ciel et la Terre tiennent, je ne prendrai jamais d’autre décision jusqu’à la fin des temps ! Mais si vous n’arrivez plus à gérer ces biens, alors rendez-les-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°5403
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Nous étions contents le vendredi, car il y avait une vieille dame qui arrachait les racines de Silq et les faisait cuire avec de l’orge. Quand nous avions fini la prière, nous allions chez elle et elle nous servait ce plat. C’est pour cela que nous étions heureux le vendredi, et nous ne mangions ni ne faisions la sieste qu’après la prière du vendredi. Par Allah, ce plat ne contenait aucune graisse
- Sahih al-Bukhari, n°5412
Rapporté par Sa`d : J’ai fait partie des sept premiers à avoir embrassé l’islam avec le Messager d’Allah (ﷺ), et à cette époque, nous n’avions rien à manger sauf les feuilles de l’arbre Habala ou Hubula, au point que nos selles ressemblaient à celles des moutons. Maintenant, la tribu de Bani Asad veut m’enseigner l’islam ; si j’apprenais l’islam à nouveau d’eux, j’aurais tout perdu et tous mes efforts auraient été vains
- Sahih al-Bukhari, n°5413
Rapporté par Abu Hazim : J’ai demandé à Sahl bin Sa`d : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a-t-il déjà mangé de la farine blanche ? » Sahl a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais vu de farine blanche depuis qu’Allah l’a envoyé comme Prophète jusqu’à ce qu’Il le rappelle à Lui. » J’ai demandé : « Est-ce que les gens utilisaient des tamis du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Sahl a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais vu ni utilisé de tamis depuis qu’Allah l’a envoyé comme Prophète jusqu’à ce qu’Il le rappelle à Lui. » J’ai alors demandé : « Comment mangiez-vous l’orge non tamisé ? » Il a dit : « Nous le moulions, puis nous soufflions dessus pour enlever la balle, et une fois la balle envolée, nous préparions la pâte, nous la faisions cuire et nous la mangions. »
- Sahih al-Bukhari, n°5445
Rapporté par Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui mange sept dattes ‘Ajwa chaque matin ne sera pas touché par le poison ou la magie le jour où il les mange. »
- Sahih al-Bukhari, n°5505
Rapporté par Mu`adh bin Sa`d ou Sa`d bin Mu`adh : Une esclave appartenant à Ka`b gardait des moutons sur la montagne de Sl'a. Un jour, l’un de ses moutons était en train de mourir. Elle est arrivée avant qu’il ne meure et l’a égorgé avec une pierre. On a interrogé le Prophète (ﷺ), et il a dit : « Mangez-le. »
- Sahih al-Bukhari, n°5597
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Abu Usaid As Sa`idi a invité le Prophète (ﷺ) à son banquet de mariage. À ce moment-là, sa femme servait les invités, alors qu’elle était la mariée. Elle a dit : « Savez-vous quel genre de boisson j’ai préparé pour l’Envoyé d’Allah ? J’ai fait tremper des dattes dans de l’eau dans un bol (Tur) toute une nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°5620
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Messager d'Allah (ﷺ) reçut quelque chose à boire. Il en but, alors qu'à sa droite se trouvait un garçon et à sa gauche des personnes âgées. Il dit au garçon : « Puis-je donner d'abord à ces personnes âgées ? » Le garçon répondit : « Par Allah, ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je ne laisserai pas ma part pour quelqu'un d'autre. » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) remit la coupe dans la main de ce garçon
- Sahih al-Bukhari, n°5637
Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a parlé d'une femme arabe au Prophète (ﷺ), alors il a demandé à Abu Usaid As-Sa`idi d’aller la chercher. Il l’a fait venir et elle est restée dans le château de Bani Sa`ida. Le Prophète (ﷺ) est sorti, est allé la voir et est entré auprès d’elle. C’était une femme assise, la tête baissée. Quand le Prophète (ﷺ) lui a parlé, elle a dit : « Je cherche protection auprès d’Allah contre toi. » Il a répondu : « Je t’accorde la protection contre moi. » On lui a alors dit : « Sais-tu qui c’est ? » Elle a répondu : « Non. » On lui a dit : « C’est le Messager d’Allah (ﷺ) venu te demander en mariage. » Elle a dit : « Je suis vraiment malchanceuse de rater cette occasion. » Ensuite, le Prophète et ses compagnons sont allés vers l’abri de Bani Sa`ida et s’y sont assis. Puis il a dit : « Apporte-nous de l’eau, ô Sahl ! » J’ai donc sorti ce bol et je leur ai donné de l’eau dedans. Le sous-rappoteur ajoute : Sahl nous a sorti ce même bol et nous avons tous bu dedans. Plus tard, `Umar bin `Abdul `Aziz a demandé à Sahl de le lui offrir, et il le lui a donné en cadeau
- Sahih al-Bukhari, n°5655
Rapporté par Abu `Uthman : Usama bin Zaid a dit que, pendant qu’il était avec Sa`d et Ubai bin Ka`b auprès du Prophète (ﷺ), une fille du Prophète lui a envoyé un message : « Ma fille est en train de mourir ; viens, s’il te plaît, chez nous. » Le Prophète (ﷺ) lui a transmis ses salutations et a ajouté : « Ce qu’Allah prend et ce qu’Il donne Lui appartient ; et chaque chose a un terme fixé auprès de Lui. Qu’elle espère donc la récompense d’Allah et fasse preuve de patience. » Elle a de nouveau envoyé un message, le suppliant par Allah de venir. Alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, et nous l’avons suivi. L’enfant a été placée sur ses genoux alors qu’elle respirait difficilement. Des larmes ont coulé des yeux du Prophète. Sa`d lui a dit : « Qu’est-ce que cela, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a placée dans le cœur de ceux de Ses serviteurs qu’Il veut. Et Allah n’accorde Sa miséricorde qu’aux miséricordieux parmi Ses serviteurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°5659
Rapporté par Sa`d : Je suis tombé gravement malade à La Mecque et le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais laisser derrière moi une belle fortune, mais mon héritière est ma seule fille ; puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône et laisser un tiers à mon héritière ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Puis-je donner la moitié et garder la moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Puis-je donner un tiers et laisser deux tiers ? » Il a dit : « Un tiers, c’est bien, mais même un tiers, c’est beaucoup. » Puis il a posé sa main sur mon front, l’a passée sur mon visage et mon ventre, et a dit : « Ô Allah ! Guéris Sa`d et complète son émigration. » Je ressens encore comme le froid de sa main sur mon foie depuis ce jour
- Sahih al-Bukhari, n°5663
Rapporté par Usama bin Zaid : Le Prophète (ﷺ) montait un âne avec une selle recouverte de velours de Fadak. Il m’a fait monter derrière lui et est allé rendre visite à Sa`d bin 'Ubada, avant la bataille de Badr. Le Prophète (ﷺ) est passé devant un groupe où se trouvait `Abdullah bin Ubai bin Salul, qui n’était pas encore musulman. Ce groupe était composé de musulmans, de polythéistes et de juifs. `Abdullah bin Rawaha était aussi présent. Quand la poussière soulevée par l’âne a atteint le groupe, `Abdullah bin Ubai a couvert son nez avec son vêtement et a dit : « Ne nous dérange pas avec la poussière. » Le Prophète (ﷺ) les a salués, s’est arrêté et est descendu. Puis il les a invités à Allah (c’est-à-dire à l’islam) et leur a récité quelques versets du Saint Coran. À ce moment-là, `Abdullah bin Ubai a dit : « Ô homme ! Ce que tu dis est bien si c’est vrai. Mais ne viens pas nous déranger avec ça ici, retourne chez toi, et si quelqu’un veut t’écouter, il viendra chez toi. » Alors `Abdullah bin Rawaha a dit : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Apporte tes enseignements ici, car nous aimons cela. » Les musulmans, les polythéistes et les juifs ont alors commencé à se disputer jusqu’à être sur le point de se battre. Le Prophète (ﷺ) a continué à les calmer jusqu’à ce qu’ils se calment. Ensuite, il est remonté sur sa monture et est allé chez Sa`d bin Ubada. Il lui a dit : « Ô Sa`d ! N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Abu Hubab (`Abdullah bin Ubai) ? » Sa`d a répondu : « Ô Messager d’Allah ! Pardonne-lui, car Allah t’a accordé ce qu’Il t’a accordé. Les habitants de cette ville (Médine) avaient décidé de le choisir comme chef en lui mettant un turban sur la tête, mais cela a été empêché par la Vérité qu’Allah t’a donnée, et il en a été attristé par jalousie. C’est pour cela qu’il a agi ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5668
Rapporté par Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me rendre visite pendant ma maladie, qui s’était aggravée lors du pèlerinage d’adieu. Je lui ai dit : « Tu vois dans quel état je suis. J’ai beaucoup de biens mais je n’ai pas d’héritier sauf ma fille unique. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a répondu : « Un tiers, c’est déjà beaucoup. Laisser tes héritiers riches vaut mieux que de les laisser pauvres à demander aux autres. Tout ce que tu dépenses en cherchant l’agrément d’Allah, tu en seras récompensé, même ce que tu mets dans la bouche de ta femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°5687
Rapporté par Khalid bin Sa`d : Nous sommes partis en voyage et Ghalib bin Abjar était avec nous. Il est tombé malade en chemin et, quand nous sommes arrivés à Médine, il était toujours malade. Ibn Abi 'Atiq est venu lui rendre visite et nous a dit : « Soignez-le avec du cumin noir. Prenez cinq ou sept graines, écrasez-les (mélangez la poudre avec de l’huile) et mettez ce mélange dans ses deux narines, car ‘Aisha m’a raconté qu’elle a entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Le cumin noir est un remède pour toutes les maladies sauf As-Sam.” ‘Aisha a demandé : “Qu’est-ce que As-Sam ?” Il a répondu : “La mort.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5779
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui mange sept dattes ‘Ajwa le matin ne sera pas touché par la magie ou le poison ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°5810
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a dit : Une femme est venue avec une burda. Sahl a alors demandé aux gens : « Savez-vous ce qu’est une burda ? » Quelqu’un a répondu : « Oui, c’est un châle avec une bordure tissée. » Sahl a ajouté : « La femme a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai tricoté cette burda de mes propres mains pour que tu la portes.” Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a prise car il en avait besoin. Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti vers nous en la portant comme un izar. Un homme parmi les gens l’a touchée et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-la-moi pour que je la porte.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Oui.” Puis il est resté assis un moment (et quand il est rentré chez lui), il l’a pliée et la lui a envoyée. Les gens ont dit à cet homme : “Tu n’as pas bien agi. Tu lui as demandé alors que tu sais qu’il ne refuse jamais une demande.” L’homme a dit : “Par Allah ! Je ne lui ai demandé que pour qu’elle me serve de linceul quand je mourrai.” Sahl a ajouté : Plus tard, elle a bien servi de linceul pour lui
- Sahih al-Bukhari, n°5826
Rapporté par Sa`d : Le jour de la bataille de Uhud, il y avait deux hommes vêtus de blanc à droite et à gauche du Prophète (ﷺ), et je ne les avais jamais vus auparavant, ni après
- Sahih al-Bukhari, n°5836
Rapporté par Al-Bara : Le Prophète (ﷺ) a reçu un vêtement en soie comme cadeau et nous avons commencé à le toucher avec nos mains et à l'admirer. À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous vous étonnez de cela ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°5924
Rapporté par Sa`d : Un homme a regardé dans la maison du Prophète (ﷺ) à travers un trou pendant que le Prophète (ﷺ) se grattait la tête avec un Midrai (un certain type de peigne). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Si j'avais su que tu étais en train de regarder, je t'aurais crevé l'œil avec cet instrument, car demander la permission a été prescrit pour éviter de voir des choses de façon interdite. »
- Sahih al-Bukhari, n°6005
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Moi et la personne qui prend soin d'un orphelin et subvient à ses besoins, nous serons au Paradis comme cela », en joignant son index et son majeur
- Sahih al-Bukhari, n°6036
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a raconté qu’une femme a apporté un burda (un drap) au Prophète. Sahl a demandé aux gens : « Savez-vous ce qu’est un burda ? » Les gens ont répondu : « C’est une shamla, un drap avec une frange. » Cette femme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je l’ai apporté pour que tu le portes. » Le Prophète (ﷺ) l’a pris parce qu’il en avait besoin et il l’a mis. Un de ses compagnons, en le voyant porter ce drap, a dit : « Ô Messager d’Allah ! Donne-le-moi pour que je le porte. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » (et il lui a donné ce drap). Quand le Prophète est parti, les compagnons ont reproché à cet homme : « Ce n’était pas bien de demander cela au Prophète alors que tu savais qu’il en avait besoin, et tu sais aussi qu’il ne refuse jamais une demande. » Cet homme a répondu : « Je voulais seulement recevoir sa bénédiction, car le Prophète (ﷺ) l’a porté, et j’espérais qu’on m’envelopperait dedans après ma mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°6082
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman est arrivé chez nous, le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`. Une fois, le Prophète (ﷺ) a dit : « Puisque tu t’es marié, organise un repas de noces, même si ce n’est qu’avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6085
Rapporté par Sa`d : `Umar bin Al-Khattab a demandé la permission au Messager d’Allah (ﷺ) pour le voir, alors que plusieurs femmes de Quraysh étaient assises avec lui et lui demandaient plus de soutien financier en élevant la voix plus que celle du Prophète. Quand `Umar a demandé à entrer, elles se sont toutes dépêchées de se couvrir. Le Prophète (ﷺ) a fait entrer `Umar, et il est entré pendant que le Prophète (ﷺ) souriait. `Umar a dit : « Qu’Allah te garde toujours souriant, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis étonné de ces femmes qui étaient avec moi. Dès qu’elles ont entendu ta voix, elles se sont précipitées pour se couvrir. » `Umar a dit : « Tu as plus de raison qu’elles aient peur de toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Puis il s’est tourné vers elles et a dit : « Ô ennemies de vous-mêmes ! Vous avez peur de moi et pas du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Les femmes ont répondu : « Oui, car tu es plus dur et plus sévère que le Messager d’Allah (ﷺ). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Ibn Al-Khattab ! Par Celui qui détient ma vie dans Ses mains, chaque fois que Satan te voit prendre un chemin, il en prend un autre que le tien. »
- Sahih al-Bukhari, n°6184
Rapporté par `Ali : Je n'ai jamais entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi », sauf pour Sa`d (bin Abi Waqqas). Je l'ai entendu dire : « Tire ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! » (Le sous-narrateur a ajouté : « Je pense que c'était lors de la bataille de Uhud. »)
- Sahih al-Bukhari, n°6204
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le nom qu’‘Ali aimait le plus était Abou Tourab, et il était content quand on l’appelait ainsi, car personne ne lui avait donné ce surnom avant le Prophète ﷺ. Un jour, ‘Ali s’est disputé avec (sa femme) Fatima et il est sorti de la maison pour dormir près d’un mur dans la mosquée. Le Prophète ﷺ est parti à sa recherche, et quelqu’un lui a dit : « Il est là, allongé près du mur. » Le Prophète ﷺ est venu vers lui et a vu que le dos de ‘Ali était couvert de poussière. Le Prophète ﷺ a commencé à enlever la poussière de son dos en disant : « Lève-toi, ô Abou Tourab ! »
- Sahih al-Bukhari, n°6207
Rapporté par Oussama bin Zayd : Le Messager d’Allah ﷺ montait un âne recouvert d’un drap en velours de Fadak, et Oussama était assis derrière lui. Il allait rendre visite à Sa`d bin ‘Ubada (qui était malade) chez les Bani Al-Harith bin Al-Khazraj, et cela s’est passé avant la bataille de Badr. En chemin, ils sont passés près d’un groupe où se trouvait ‘Abdullah bin Ubai bin Salul, avant que ce dernier n’embrasse l’islam. Dans ce groupe, il y avait des musulmans, des idolâtres et des juifs, et parmi les musulmans, il y avait ‘Abdullah bin Rawaha. Quand la poussière soulevée par l’animal a recouvert le groupe, ‘Abdullah bin Ubai s’est couvert le nez avec son vêtement et a dit : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Messager d’Allah ﷺ les a salués, s’est arrêté, est descendu de sa monture et les a invités à Allah (c’est-à-dire à l’islam) en leur récitant le Coran. ‘Abdullah bin Ubai bin Salul lui a dit : « Ô homme ! Ce que tu dis est très bien, si c’est vrai. Mais ne viens pas nous déranger avec ça dans nos réunions ; si quelqu’un veut t’écouter, qu’il vienne à toi. » ‘Abdullah bin Rawaha a alors dit : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! Appelle-nous dans nos réunions, car nous aimons cela. » Les musulmans, les idolâtres et les juifs ont alors commencé à se disputer jusqu’à presque se battre. Le Messager d’Allah ﷺ a réussi à les calmer jusqu’à ce que tout le monde se taise, puis il est remonté sur sa monture et est allé chez Sa`d bin ‘Ubada. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Sa`d ! N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Abou Habab ? » (c’est-à-dire ‘Abdullah bin Ubai). « Il a dit telle et telle chose. » Sa`d bin ‘Ubada a répondu : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Pardonne-lui et excuse-le, car par Celui qui t’a révélé le Livre, Allah a envoyé la Vérité au moment où les gens de cette ville voulaient le couronner (‘Abdullah bin Ubai) comme chef. Mais Allah a empêché cela grâce à la Vérité qu’Il t’a donnée, et il en a été contrarié, ce qui explique son comportement que tu as vu. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a donc pardonné. Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons avaient l’habitude de pardonner aux idolâtres et aux gens du Livre (chrétiens et juifs), comme Allah le leur avait ordonné, et ils faisaient preuve de patience face à leurs vexations. Allah a dit : « Vous entendrez sûrement beaucoup de choses pénibles de la part de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous... et des idolâtres » (3.186). Il a aussi dit : « Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire redevenir mécréants après que vous ayez cru... » (2.109). Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ appliquait ce qu’Allah lui avait ordonné en les excusant, jusqu’à ce qu’il reçoive la permission de combattre. Après la bataille de Badr, quand Allah a tué certains chefs des mécréants et notables de Qouraïch, et que le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons sont revenus victorieux avec des prisonniers, ‘Abdullah bin Ubai bin Salul et les idolâtres qui étaient avec lui ont dit : « Maintenant, cette affaire (l’islam) a triomphé, alors donnez le serment d’allégeance au Messager d’Allah ﷺ (pour embrasser l’islam). » Ils sont alors devenus musulmans
- Sahih al-Bukhari, n°6241
Rapporté par Sahl ibn Sa`d : Un homme a regardé à travers un trou rond dans la maison du Prophète, alors que le Prophète (ﷺ) avait un peigne en fer avec lequel il se grattait la tête. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si j’avais su que tu regardais par le trou, je t’aurais crevé l’œil avec (le peigne). » En vérité, l’ordre de demander la permission d’entrer a été donné à cause de ce genre de regard, pour qu’on ne regarde pas la vie privée des autres sans droit
- Sahih al-Bukhari, n°6254
Rapporté par `Urwa-bin Az-Zubair : Usama bin Zaid a dit : Le Prophète (ﷺ) est monté sur un âne équipé d’une selle, sous laquelle il y avait une épaisse couverture de velours de Fadak. Usama bin Zaid était son compagnon de route. Ils allaient rendre visite à Sa`d bin Ubada, qui était malade, chez les Bani Al-Harith bin Al-Khazraj, et cela s’est passé avant la bataille de Badr. Le Prophète (ﷺ) est passé devant un groupe où il y avait des musulmans, des idolâtres et des juifs, parmi lesquels se trouvaient `Abdullah bin Ubai bin Salul et aussi `Abdullah bin Rawaha. Quand la poussière soulevée par l’animal a recouvert le groupe, `Abdullah bin Ubai s’est couvert le nez avec son manteau et a dit au Prophète : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Prophète (ﷺ) les a salués, puis il s’est arrêté, est descendu de sa monture et les a invités à Allah (c’est-à-dire à embrasser l’islam), et il leur a aussi récité le Saint Coran. `Abdullah bin Ubai bin Salul a dit : « Ô homme ! Ce que tu dis est bien, si c’est vrai. Mais ne viens pas nous déranger dans nos réunions. Retourne à ta monture (ou chez toi), et si l’un de nous vient te voir, tu pourras lui raconter ce que tu veux. » À ce moment, `Abdullah bin Rawaha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Viens à nous et parle-nous dans nos réunions, car nous aimons cela. » Alors, les musulmans, les idolâtres et les juifs ont commencé à se disputer, au point qu’ils étaient presque sur le point de se battre. Le Prophète (ﷺ) a continué de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent tous. Ensuite, il est remonté sur sa monture et est parti jusqu’à ce qu’il arrive chez Sa`d bin 'Ubada. Il a dit : « Ô Sa`d, n’as-tu pas entendu ce qu’a dit Abu Habbab ? » (Il parlait de `Abdullah bin Ubai.) « Il a dit ceci et cela. » Sa`d bin 'Ubada a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Excuse-le et pardonne-lui, car par Allah, Allah t’a donné ce qu’Il t’a donné. Les gens de cette ville avaient décidé de le couronner et de faire de lui leur roi. Mais Allah a empêché cela grâce à la vérité qu’Il t’a donnée, et cela l’a contrarié, c’est pour cela qu’il a agi comme tu l’as vu. » Alors le Prophète lui a pardonné
- Sahih al-Bukhari, n°6262
Rapporté par Abu Sa`id : Les gens de la tribu de Quraiza ont accepté le jugement de Sa`d. Le Prophète (ﷺ) l’a fait venir et il est arrivé. Le Prophète (ﷺ) a dit à ces gens : « Levez-vous pour votre chef ou le meilleur d’entre vous ! » Sa`d s’est assis à côté du Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Ces gens ont accepté ton jugement. » Sa`d a dit : « Je décide que leurs guerriers soient tués et que leurs femmes et enfants soient faits prisonniers. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu as jugé selon le jugement du Roi (Allah). » (Voir hadith n°447, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°6279
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Nous avions l'habitude de faire une sieste et de prendre nos repas après la prière du vendredi (Jumua)
- Sahih al-Bukhari, n°6280
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le surnom préféré de `Ali était "Abu Turab" (le père de la poussière). Il était content chaque fois qu'on l'appelait ainsi. Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu chez Fatima mais n'a pas trouvé `Ali à la maison. Il a alors demandé : « Où est ton cousin ? » Elle a répondu : « Il y a eu quelque chose (une dispute) entre nous, il s'est fâché contre moi et il est sorti sans faire la sieste chez moi. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a demandé à quelqu'un d'aller le chercher. Cette personne est revenue et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Il (`Ali) dort à la mosquée. » Le Messager d'Allah (ﷺ) s'y est rendu et l'a trouvé allongé. Son vêtement du haut était tombé d'un côté de son corps et il était couvert de poussière. Le Messager d'Allah (ﷺ) a commencé à enlever la poussière de lui en disant : « Lève-toi, ô Abu Turab ! Lève-toi, Abu Turab ! »
- Sahih al-Bukhari, n°6356
Rapporté par `Abdullah bin Tha`laba bin Su'air : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait touché mon œil, et j’ai vu Sa`d bin Abi Waqqas accomplir une seule rak`a pour la prière du witr
- Sahih al-Bukhari, n°6365
Rapporté par Mus`ab : Sa`d recommandait cinq invocations et disait que le Prophète (ﷺ) les recommandait aussi. Il disait : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre l'avarice ; je cherche protection auprès de Toi contre la lâcheté ; je cherche protection auprès de Toi contre le retour à la vieillesse extrême ; je cherche protection auprès de Toi contre les épreuves de ce monde (comme celles de l’Antéchrist, etc.) ; et je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment de la tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°6370
Rapporté par Mus`ab bin Sa`d : Sa`d bin Abi Waqqas recommandait ces cinq invocations et disait que le Prophète (ﷺ) les avait dites : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre l’avarice, je cherche protection auprès de Toi contre la lâcheté, je cherche protection auprès de Toi contre le retour à la vieillesse extrême, je cherche protection auprès de Toi contre les épreuves de ce monde, et je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment de la tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°6373
Rapporté par 'Amir bin Sa`d : Son père a dit : « L’année du pèlerinage d’adieu, le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade, au point d’être proche de la mort. J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma maladie m’a affaibli comme tu le vois, et je suis riche mais je n’ai pas d’héritiers sauf une fille. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ?’ Il a dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Alors la moitié ?’ Il a dit : ‘Même un tiers, c’est beaucoup. Car laisser tes héritiers riches vaut mieux que de les laisser pauvres à demander aux gens. Et sache que tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah, tu en seras récompensé, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester après mes compagnons (à La Mecque) ?’ Il a dit : ‘Si tu restes, chaque bonne action que tu feras pour Allah t’élèvera en degré et en valeur auprès d’Allah. Peut-être vivras-tu plus longtemps, et certains profiteront de toi, tandis que d’autres (polythéistes) seront affectés par toi. Ô Allah ! Achève la migration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. Mais (nous avons de la peine pour) le pauvre Sa`d bin Khaula (pas le Sa`d mentionné ci-dessus) (qui est mort à La Mecque).’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour lui car il est mort à La Mecque. »
- Sahih al-Bukhari, n°6374
Rapporté par Sa`d : Cherchez protection auprès d’Allah en utilisant les paroles que le Prophète ﷺ employait pour demander la protection d’Allah : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre la lâcheté, contre l’avarice, contre la vieillesse dégradante, contre les épreuves de ce monde et contre le châtiment dans la tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°6390
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète ﷺ nous enseignait ces paroles comme il nous enseignait le Livre (le Coran) : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’avarice, je cherche refuge auprès de Toi contre la lâcheté, je cherche refuge auprès de Toi contre le fait de retomber dans une vieillesse extrême, et je cherche refuge auprès de Toi contre les épreuves de ce monde et contre le châtiment dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°6414
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors de la bataille d’Al-Khandaq, et il creusait la tranchée pendant que nous transportions la terre. Il nous a regardés et a dit : « Ô Allah ! Il n’y a de vie digne d’être vécue que celle de l’au-delà. Pardonne donc aux Ansar et aux Émigrés. »
- Sahih al-Bukhari, n°6438
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai entendu Ibn Az-Zubair, qui était sur la chaire à La Mecque, prononcer un sermon et dire : « Ô gens ! Le Prophète disait : “Si le fils d’Adam recevait une vallée pleine d’or, il aimerait en avoir une deuxième ; et s’il recevait la deuxième, il en voudrait une troisième, car rien ne remplit le ventre du fils d’Adam sauf la poussière. Et Allah pardonne à celui qui se repent auprès de Lui.” » Ubai a dit : « Nous pensions que c’était une parole du Coran jusqu’à ce que la sourate qui commence par ‘La course aux richesses vous distrait…’ (102.1) soit révélée. »
- Sahih al-Bukhari, n°6447
Rapporté par Sahl ibn Sa`d As-Sa`id : Un homme passa devant le Messager d’Allah (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) demanda à un homme assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme qui vient de passer ? » Il répondit : « Cet homme est de la classe noble. Par Allah, s’il demande une femme en mariage, il devrait l’obtenir, et s’il intercède pour quelqu’un, son intercession sera acceptée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) resta silencieux. Puis un autre homme passa, et le Prophète (ﷺ) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-ci ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme fait partie des musulmans pauvres. S’il demande une femme en mariage, personne ne l’acceptera, s’il intercède pour quelqu’un, personne n’acceptera son intercession, et s’il parle, personne ne l’écoutera. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Cet homme pauvre vaut mieux qu’un grand nombre d’hommes du premier type, au point de remplir la terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°6453
Rapporté par Sa`d : J’ai été le premier parmi les Arabes à tirer une flèche pour la cause d’Allah. Nous combattions pour Allah alors que nous n’avions rien à manger sauf les feuilles des arbres Hubla et Sumur (des arbres du désert), si bien que nos excréments ressemblaient à ceux des moutons (c’est-à-dire des crottes sèches). Aujourd’hui, les gens de la tribu de Bani Asad veulent m’enseigner les lois de l’Islam. Si c’est ainsi, alors je suis perdu, et tous mes efforts de cette époque difficile n’auront servi à rien
- Sahih al-Bukhari, n°6474
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui peut garantir la préservation de ce qu’il y a entre ses deux mâchoires et de ce qu’il y a entre ses deux jambes (c’est-à-dire sa langue et ses parties intimes), je lui garantis le Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6493
Rapporté par Sa`d bin Sahl As-Sa`idi : Le Prophète (ﷺ) a vu un homme combattre les polythéistes, et il était l’un des plus courageux à défendre les musulmans. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que celui qui veut voir un homme parmi les habitants du Feu (de l’Enfer) regarde cet homme. » Un autre homme l’a suivi et a continué à le surveiller jusqu’à ce que le combattant soit blessé. Cherchant à mourir rapidement, il a placé la pointe de son épée entre sa poitrine et s’est appuyé dessus jusqu’à ce qu’elle traverse ses épaules (c’est-à-dire qu’il s’est suicidé). Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Il se peut qu’une personne fasse des actions qui semblent, aux yeux des gens, être celles des gens du Paradis alors qu’en réalité, il fait partie des habitants du Feu (de l’Enfer). Et il se peut qu’une personne fasse des actions qui semblent, aux yeux des gens, être celles des gens du Feu (de l’Enfer) alors qu’en réalité, il fait partie des habitants du Paradis. En vérité, la valeur des actions dépend de la manière dont elles se terminent. »
- Sahih al-Bukhari, n°6521
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection sur une terre blanche tirant sur le rouge, comme un pain pur (fait de farine très fine). » Sahl a ajouté : Cette terre n’aura aucun repère pour personne
- Sahih al-Bukhari, n°6543
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Soixante-dix mille ou sept cent mille de mes fidèles (le narrateur n’est pas sûr du nombre exact) entreront au Paradis en se tenant la main, du premier au dernier, ils y entreront tous en même temps, et leurs visages brilleront comme la lune pleine dans la nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6554
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Soixante-dix mille ou sept cent mille de mes compagnons entreront au Paradis. » (Abu Hazim, le sous-narrateur, n’est pas sûr du nombre exact.) « Ils se tiendront les uns aux autres, le premier n’entrera pas avant le dernier, et leurs visages seront comme la lune lors d’une nuit de pleine lune. »
- Sahih al-Bukhari, n°6583
Rapporté par Abu Hazim d’après Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous précéderai au Bassin, et quiconque y passera boira de son eau, et celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Il viendra vers moi des gens que je reconnaîtrai et qui me reconnaîtront, mais une barrière sera placée entre moi et eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°6602
Rapporté par Usama : Un jour, alors que j’étais avec le Prophète (ﷺ) et que Sa`d, Ubai bin Ka`b et Mu`adh étaient aussi assis avec lui, un messager est venu de la part d’une de ses filles pour lui dire que son enfant était sur le point de mourir. Le Prophète (ﷺ) a dit au messager de lui transmettre : « Ce qu’Allah prend Lui appartient, ce qu’Il donne Lui appartient, et toute chose a un terme fixé. Qu’elle soit donc patiente et espère la récompense d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6607
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Il y avait un homme qui combattait plus courageusement que tous les autres musulmans lors d’une bataille avec le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) le regarda et dit : « Si quelqu’un veut voir un homme des gens du Feu, qu’il regarde cet homme. » Un homme parmi les musulmans le suivit, et il continua à se battre farouchement contre les polythéistes jusqu’à ce qu’il soit blessé, puis il s’est empressé de mettre fin à ses jours en plaçant son épée entre sa poitrine et en appuyant fortement jusqu’à ce qu’elle ressorte entre ses épaules. L’homme qui l’observait alla rapidement voir le Prophète (ﷺ) et dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi dis-tu cela ? » Il répondit : « Tu as dit à propos d’untel : “Si quelqu’un veut voir un homme des gens du Feu, qu’il le regarde.” Il a combattu plus courageusement que nous tous pour les musulmans et je savais qu’il ne mourrait pas en martyr musulman. Quand il a été blessé, il s’est dépêché de mourir et s’est suicidé. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Un homme peut faire les actes des gens du Feu alors qu’en réalité il fait partie des gens du Paradis, et il peut faire les actes des gens du Paradis alors qu’en réalité il appartient aux gens du Feu. En vérité, (la récompense des) actes dépend de la dernière action. »
- Sahih al-Bukhari, n°6640
Rapporté par Al-Bara 'bin `Azib : Un morceau de tissu de soie a été offert au Prophète (ﷺ) en cadeau, et les gens se le sont passé entre eux, étonnés par sa beauté et sa douceur. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Êtes-vous étonnés par ce tissu ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, les mouchoirs de Sa`d au Paradis sont meilleurs que ce tissu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6655
Rapporté par Usama : Un jour, une fille du Messager d’Allah (ﷺ) lui a envoyé un message pendant qu’Usama, Sa`d, et mon père ou Ubai étaient assis avec lui. Elle disait dans le message : « Mon enfant est en train de mourir, viens s’il te plaît. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a renvoyé l’émissaire avec ses salutations et lui a dit de transmettre ce message : « Ce qu’Allah prend Lui appartient, ce qu’Il donne Lui appartient, et tout a un terme fixé auprès de Lui : qu’elle soit patiente et espère la récompense d’Allah. » Elle a de nouveau insisté pour qu’il vienne, alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, et nous aussi. Lorsqu’il s’est assis chez sa fille, l’enfant lui a été amené ; il l’a pris sur ses genoux alors que l’enfant respirait difficilement. Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) se sont mis à verser des larmes. Sa`d a demandé : « Qu’est-ce que cela, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a placée dans le cœur de ceux de Ses serviteurs qu’Il veut, et Allah n’est miséricordieux qu’envers ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux envers les autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°6662
Rapporté par Az-Zuhri : J’ai entendu `Urwa bin Az-Zubair, Sa`id bin Al-Musaiyab, 'Alqama bin Waqqas et 'Ubaidullah bin `Abdullah rapporter de `Aisha, l’épouse du Prophète, l’histoire des menteurs qui ont dit ce qu’ils ont dit à son sujet et comment Allah a révélé son innocence ensuite. Chacun des quatre narrateurs m’a transmis une partie de son récit. (Il y était dit) : Le Prophète (ﷺ) s’est levé en disant : « Qui pourra me débarrasser de `Abdullah bin Ubai ? » À ce moment-là, Usaid bin Hudair s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : « Par la vie d’Allah, nous le tuerons. »
- Sahih al-Bukhari, n°6685
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a dit : « Abu Usaid, un compagnon du Prophète, s’est marié et il invita le Prophète (ﷺ) à sa fête de mariage. C’est la mariée elle-même qui les servit. Sahl dit aux gens : Savez-vous ce qu’elle lui a servi à boire ? Elle avait fait tremper des dattes dans un récipient le soir, et le matin, elle lui a servi cette infusion. »
- Sahih al-Bukhari, n°6728
Rapporté par Malik bin Aus : Je suis allé voir `Umar, et son portier, Yarfa, est venu dire : « `Uthman, `Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa`d demandent la permission d’entrer. Puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Il les a donc fait entrer. Ensuite, il est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » Il a dit : « Oui. » `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et cet homme (`Ali). » `Umar a dit : « Je vous demande, par Allah, par qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (des Prophètes) ne seront pas hérités, et tout ce que nous laissons après notre mort doit être dépensé en aumône” ? Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même. » Le groupe a répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Savez-vous tous les deux qu’il a dit cela ? » Ils ont répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar a dit : « Laissez-moi vous expliquer cette affaire. Allah a accordé à Son Messager une part de ce Fai’ (butin obtenu sans combat) qu’Il n’a donnée à personne d’autre ; Allah a dit : “Et ce qu’Allah a donné à Son Messager (le butin Fai’)… (59.6)” Ainsi, ces biens étaient réservés au Messager d’Allah (ﷺ). Pourtant, par Allah, il n’a rien gardé pour lui-même ni rien retenu de vous, mais il en donnait les revenus et les distribuait parmi vous, jusqu’à ce qu’il ne reste que les biens actuels dont le Prophète (ﷺ) utilisait une partie pour l’entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l’on dépense les biens d’Allah (c’est-à-dire en aumône, etc.). Le Messager d’Allah (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous demande par Allah, savez-vous tout cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar s’est alors adressé à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Tous deux ont dit : « Oui. » `Umar ajouta : « Et quand le Prophète (ﷺ) est mort, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ),” et il a pris en charge ces biens et les a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, j’ai pris en charge ces biens pendant deux ans, et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Puis vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, avec la même demande et la même affaire. (`Abbas !) Tu es venu me demander ta part des biens de ton neveu, et cet homme (`Ali) est venu me demander la part de sa femme des biens de son père. J’ai dit : “Si vous le souhaitez, je vous les donnerai à condition que vous suiviez la voie du Prophète (ﷺ) et d’Abu Bakr, et que je continue à les gérer comme je l’ai fait.” Maintenant, vous me demandez un jugement différent ? Par Allah, par qui le ciel et la terre existent, je ne donnerai pas d’autre jugement jusqu’à la fin des temps. Si vous n’arrivez pas à les gérer, rendez-les-moi et je m’en occuperai pour vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°6733
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : J’ai été frappé par une maladie qui m’a presque fait mourir. Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai beaucoup de biens et je n’ai qu’une fille comme héritière. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Le tiers ? » Il a dit : « Tu peux, mais le tiers, c’est déjà beaucoup. Il vaut mieux laisser tes enfants riches que de les laisser pauvres à demander de l’aide. Et tout ce que tu dépenses pour Allah, tu en seras récompensé, même pour une bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester après ton départ et ne pas finir mon émigration ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu restes après moi, tout bien que tu feras pour Allah t’élèvera et t’apportera des récompenses. Peut-être vivras-tu longtemps, et certains profiteront de toi tandis que d’autres (tes ennemis) seront touchés par toi. » Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour Sa`d bin Khaula car il est mort à La Mecque. (Sufyan, un des rapporteurs, a précisé que Sa`d bin Khaula était un homme de la tribu de Bani 'Amir bin Lu'ai)
- Sahih al-Bukhari, n°6749
Rapporté par `Aisha : `Utba (bin Abi Waqqas) a dit à son frère Sa`d : « Le fils de l’esclave de Zam`a est mon fils, alors prends soin de lui. » Lors de la conquête de La Mecque, Sa`d a pris cet enfant et a dit : « C’est mon neveu, et mon frère m’a demandé d’être son tuteur. » À ce moment-là, 'Abu bin Zam`a s’est levé et a dit : « Mais cet enfant est mon frère, le fils de l’esclave de mon père, car il est né sur le lit de mon père. » Ils sont donc allés voir le Prophète (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est le fils de mon frère, et il m’a demandé d’être son tuteur. » Ensuite, 'Abu bin Zam`a a dit : « Mais il est mon frère et le fils de l’esclave de mon père, né sur son lit. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cet enfant est pour toi, ô 'Abu bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit, et l’adultère n’a que les pierres. » Il a ensuite ordonné à (sa femme) Sauda bint Zam`a de se couvrir devant ce garçon, car il avait remarqué sa ressemblance avec `Utba. Depuis ce jour, le garçon n’a plus jamais vu Sauda jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6765
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et 'Abu bin Zam`a se disputaient au sujet d’un garçon. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère, `Utba bin Abi Waqqas, qui m’a demandé d’être son tuteur car il disait que c’était son fils. Regarde à qui il ressemble. » Et 'Abu bin Zam`a a dit : « C’est mon frère, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il est né sur le lit de mon père, de sa servante. » Le Prophète (ﷺ) a alors regardé le garçon et a remarqué qu’il ressemblait clairement à `Utba, puis il a dit : « Il est pour toi, ô 'Abu bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit, et la pierre est pour l’adultère. Cache-toi devant le garçon, ô Sauda bint Zam`a. » `Aisha a ajouté : Depuis ce jour, Sauda ne l’a plus jamais vu
- Sahih al-Bukhari, n°6766
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui prétend être le fils d’un autre homme que son père, en sachant que ce n’est pas son père, le Paradis lui sera interdit. » J’en ai parlé à Abu Bakra, et il a dit : « Mes oreilles ont entendu cela et mon cœur l’a retenu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°6767
Rapporté par Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui prétend être le fils d’un autre homme que son père, en sachant que ce n’est pas son père, le Paradis lui sera interdit. » J’en ai parlé à Abu Bakra, et il a dit : « Mes oreilles ont entendu cela et mon cœur l’a retenu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°6807
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui me garantit la préservation de ce qu’il y a entre ses jambes (c’est-à-dire sa pudeur) et de ce qu’il y a entre ses mâchoires (c’est-à-dire sa langue), je lui garantis le Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6817
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et `Abd bin Zam`a se sont disputés au sujet d’un enfant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’enfant est pour toi, ô `Abd bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit. Ô Sauda ! Protège-toi de l’enfant. » Le sous-narrateur, Al-Laith, a ajouté que le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Et la lapidation est pour celui qui commet un rapport sexuel interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6830
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
- Sahih al-Bukhari, n°6846
Rapporté par Al-Mughira : Sa`d bin Ubada a dit : « Si je trouvais un homme avec ma femme, je le tuerais avec le côté tranchant de mon épée. » Quand le Prophète (ﷺ) a entendu cela, il a dit : « Vous vous étonnez de la jalousie de Sa`d ? En vérité, j'ai plus de jalousie que Sa`d, et Allah a encore plus de jalousie que moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6854
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai assisté à une affaire de Lian (le cas d’un homme qui accuse sa femme d’adultère) quand j’avais quinze ans. Le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’ils divorcent, et le mari a dit : « Si je la gardais, je serais un menteur. » Je me souviens aussi qu’Az-Zubair a dit : « (On a dit) que si cette femme donnait naissance à un enfant avec telle description, son mari aurait dit la vérité, mais si l’enfant avait telle autre description, ressemblant à un Wahra (un insecte rouge), il aurait menti. » J’ai aussi entendu Az-Zubair dire : « Finalement, elle a accouché d’un enfant dont la description ne plaisait pas à son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°6974
Rapporté par 'Amir bin Sa`d bin Abi Waqqas : Il a entendu Usama bin Zaid dire à Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé de la peste et a dit : « C’est un moyen de punition qu’Allah a utilisé contre certains peuples, et il en reste encore aujourd’hui, elle apparaît de temps en temps. Si quelqu’un apprend qu’il y a une épidémie de peste dans une région, il ne doit pas s’y rendre. Et si la peste éclate là où il se trouve déjà, il ne doit pas fuir cet endroit pour échapper à la peste. »
- Sahih al-Bukhari, n°7010
Rapporté par Qais bin 'Ubada : J’étais assis dans une assemblée où se trouvaient Sa`d bin Malik et Ibn `Umar. `Abdullah bin Salam est passé devant eux et ils ont dit : « Cet homme fait partie des gens du Paradis. » J’ai dit à `Abdullah bin Salam : « Voilà ce qu’ils ont dit. » Il a répondu : « Subhan Allah ! Ils n’auraient pas dû dire des choses dont ils n’ont pas connaissance. Mais j’ai vu (en rêve) qu’un poteau était planté dans un jardin vert. Au sommet du poteau, il y avait une poignée et en bas, un serviteur. On m’a demandé de grimper au poteau. Je l’ai fait jusqu’à saisir la poignée. » Puis j’ai raconté ce rêve au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah a dit : « `Abdullah mourra en tenant fermement la poignée solide et fiable (c’est-à-dire l’Islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°7050
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Je vous précéderai au Bassin (Kawthar), et quiconque y viendra boira de son eau, et celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Il y aura des gens qui viendront à moi, que je reconnaîtrai et qui me reconnaîtront, mais une barrière sera dressée entre eux et moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7155
Rapporté par Anas : Qais bin Sa`d était pour le Prophète (ﷺ) comme un chef de la police auprès d’un chef
- Sahih al-Bukhari, n°7165
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai été témoin d’un mari et de sa femme impliqués dans une affaire de Lian. Ensuite, le divorce a été prononcé. J’avais alors quinze ans
- Sahih al-Bukhari, n°7182
Rapporté par `Aisha : `Utba bin Abi Waqqas a dit à son frère Sa`d bin Abi Waqqas : « Le fils de la servante de Zam`a est de moi, alors prends-le sous ta garde. » Ainsi, l’année de la conquête de La Mecque, Sa`d l’a pris et a dit : « C’est le fils de mon frère, que mon frère m’a demandé de prendre sous ma garde. » `Abd bin Zam`a s’est alors levé devant lui et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans le lit de mon père. » Ils ont donc présenté leur affaire devant l’Envoyé d’Allah (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère et il me l’a confié. » `Abd bin Zam`a a dit : « Ce garçon est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le garçon est pour toi, ô `Abd bin Zam`a ! » Puis l’Envoyé d’Allah a ajouté : « L’enfant appartient au propriétaire du lit, et la pierre est pour l’adultère. » Il a ensuite dit à Sauda bint Zam`a : « Voile-toi devant lui », car il avait remarqué que l’enfant ressemblait à `Utba. Le garçon ne l’a plus jamais vue jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°7190
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Saidi : Il y a eu une dispute parmi les Bani `Amr, et quand le Prophète en a été informé, il a accompli la prière du Zuhr puis il est parti pour réconcilier les gens. Entre-temps, l’heure de la prière de `Asr est arrivée, Bilal a appelé à la prière puis a fait l’Iqama et a demandé à Abu Bakr de diriger la prière. Abu Bakr s’est avancé. Le Prophète (ﷺ) est arrivé alors qu’Abu Bakr priait encore. Il est entré dans les rangs jusqu’à se tenir derrière Abu Bakr au premier rang. Les gens ont commencé à taper dans leurs mains. D’habitude, Abu Bakr, quand il priait, ne regardait jamais autour de lui avant d’avoir fini, mais cette fois, voyant que les gens n’arrêtaient pas de taper dans leurs mains, il a regardé et a vu le Prophète (ﷺ) derrière lui. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer en agitant la main. Abu Bakr est resté un moment, remerciant Allah pour ce que le Prophète (ﷺ) avait dit, puis il a reculé en marchant à reculons. Quand le Prophète a vu cela, il s’est avancé et a dirigé la prière. Quand il a terminé, il a dit : « Ô Abu Bakr ! Qu’est-ce qui t’a empêché de continuer la prière après que je t’ai fait signe de le faire ? » Abu Bakr a répondu : « Il ne convient pas au fils d’Abi Quhafa de diriger la prière devant le Prophète (ﷺ). » Puis le Prophète (ﷺ) a dit aux gens : « Si un problème survient pendant la prière, que les hommes disent : Subhan Allah ! et que les femmes tapent dans leurs mains. »
- Sahih al-Bukhari, n°7231
Rapporté par `Aisha : Une nuit, le Prophète (ﷺ) n’arrivait pas à dormir et a dit : « Si seulement un homme pieux parmi mes compagnons me gardait cette nuit. » Soudain, nous avons entendu le bruit des armes. Le Prophète (ﷺ) a alors demandé : « Qui est-ce ? » On répondit : « C’est moi, Sa`d, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis venu te protéger. » Le Prophète (ﷺ) s’est alors endormi profondément, au point que nous l’avons entendu ronfler. Abou `Abdullah a dit : `Aisha a dit : Bilal a dit : « Si seulement je pouvais passer la nuit dans une vallée entourée d’Idhkhir et de Jalil (deux sortes d’herbes) autour de moi (c’est-à-dire à La Mecque). » J’ai ensuite raconté cela au Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°7235
Rapporté par Sa`d bin Ubaid (le Mawla de `Abdur-Rahman bin Azhar) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Aucun de vous ne doit souhaiter la mort, car s’il est une bonne personne, il pourra augmenter ses bonnes actions, et s’il fait le mal, il pourra arrêter et se repentir
- Sahih al-Bukhari, n°7267
Rapporté par Tauba Al-`Anbari : Ash-Shu`bi m'a demandé : « As-tu remarqué comment Al-Hasan rapportait les hadiths du Prophète ? Je suis resté avec Ibn `Umar pendant environ deux ans ou un an et demi, et je ne l'ai jamais entendu rapporter quoi que ce soit du Prophète (ﷺ) sauf ce hadith : Il (Ibn `Umar) a dit : "Certains compagnons du Prophète (ﷺ), dont Sa`d, allaient manger de la viande, mais l'une des épouses du Prophète (ﷺ) les a appelés en disant : 'C'est de la viande de lézard.' Alors les gens ont arrêté d'en manger. Là-dessus, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Continuez à manger, car c'est permis.' Ou il a dit : 'Il n'y a pas de mal à en manger, mais ce n'est pas un de mes plats.' »
- Sahih al-Bukhari, n°7289
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le plus fautif parmi les musulmans est celui qui pose une question sur quelque chose qui n’était pas interdit, et qui l’est devenue à cause de sa question. »
- Sahih al-Bukhari, n°7360
Rapporté par Jubair bin Mut`im : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a parlé de quelque chose, et il lui a donné un conseil. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Et si je ne te trouve pas ? » Il a dit : « Si tu ne me trouves pas, va voir Abu Bakr. » Ibrahim bin Sa`d a dit : « Comme si elle parlait de la mort (du Prophète). »
- Sahih al-Bukhari, n°7377
Rapporté par Usama bin Zaid : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) quand soudain un messager est venu de la part d’une de ses filles pour lui demander de venir voir son fils qui était en train de mourir. Le Prophète (ﷺ) a dit au messager : « Retourne et dis-lui que tout ce qu’Allah prend Lui appartient, et tout ce qu’Il donne Lui appartient, et que tout auprès de Lui a un terme fixé dans ce monde. Dis-lui donc d’être patiente et d’espérer la récompense d’Allah. » Mais elle a renvoyé le messager vers le Prophète (ﷺ), en insistant pour qu’il vienne. Alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, suivi de Sa`d bin 'Ubada et Mu`adh bin Jabal, et ils sont allés la voir. Quand l’enfant a été amené au Prophète (ﷺ), il respirait difficilement, comme si sa poitrine était une outre d’eau. À ce moment-là, les yeux du Prophète (ﷺ) se sont remplis de larmes. Sa`d lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qu’est-ce que cela ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a mise dans le cœur de Ses serviteurs, et Allah ne fait miséricorde qu’à ceux de Ses serviteurs qui sont eux-mêmes miséricordieux envers les autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°7416
Rapporté par Al-Mughira : Sa`d ibn 'Ubada a dit : « Si je voyais un homme avec ma femme, je le frapperais (je le décapiterais) avec la lame de mon épée. » Cette parole est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), qui a alors dit : « Vous êtes étonnés de la jalousie de Sa`d. Par Allah, j’ai plus de jalousie que lui, et Allah a plus de jalousie que moi. Et c’est à cause de la jalousie d’Allah qu’Il a interdit les actes honteux et les péchés, qu’ils soient commis en public ou en secret. Et il n’y a personne qui aime plus que les gens se repentent et Lui demandent pardon qu’Allah, et c’est pour cela qu’Il a envoyé les avertisseurs et les porteurs de bonnes nouvelles. Et il n’y a personne qui aime plus être loué qu’Allah, et c’est pour cela qu’Allah a promis le Paradis (à ceux qui font le bien). » `Abdul Malik a dit : « Personne n’a plus de jalousie qu’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°7417
Rapporté par Sahl ibn Sa`d : Le Prophète (ﷺ) a dit à un homme : « Connais-tu quelque chose du Coran ? » L’homme a répondu : « Oui, telle sourate et telle sourate, » en nommant les sourates
- Sunan Ibn Majah, n°1056
Rapporté par Abu Darda’ : J’ai accompli onze prosternations avec le Prophète (ﷺ), et aucune d’elles ne se trouvait dans les sourates Mufassal. Il s’agit de : Al-A’raf, Ar-Ra’d, An-Nahl, Bani Isra’il, Maryam, Al-Hajj, la prosternation dans Al-Furqan, la sourate An-Naml (celle mentionnant Sulaiman), As-Sajdah, Sad et la sourate Ha-Mim
- Sunan Ibn Majah, n°1101
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sad, le muezzin du Prophète (ﷺ) : Mon père m’a raconté, en le tenant de son père et de son grand-père, qu’à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), il lançait l’appel à la prière du vendredi quand l’ombre était de la taille d’une lanière de sandale
- Sunan Ibn Majah, n°2531
Rapporté par Maymouna bint Sa`d, l’esclave affranchie du Prophète (ﷺ) : On a interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des enfants illégitimes. Il a dit : “Deux sandales avec lesquelles je fais le jihad valent mieux que d’affranchir un enfant illégitime.”
- Sunan Ibn Majah, n°3354
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait : « Allahumma inni a’udhu bika minal-ju’, fa innahu bi’sad-daji’, wa a’udhu bika minal-khiyanah, fa innaha bi’satil-bitanah » (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la faim, car c’est un mauvais compagnon, et je cherche refuge auprès de Toi contre la trahison, car c’est une mauvaise chose à garder dans son cœur). »
- Sunan Ibn Majah, n°3684
Rapporté par Sad bin Ubadah : "J’ai dit : Ô Messager d’Allah, quelle est la meilleure aumône ?" Il a dit : "Donner à boire de l’eau
- Sunan an-Nasa'i, n°957
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) s'est prosterné dans la sourate Sad et a dit : "Dawud a fait cette prosternation en guise de repentir et nous la faisons en remerciement
- Sunan an-Nasa'i, n°989
Rapporté par Zaid bin Thabit : Il a dit à Marwan : « Ô Abu Abdul-Malik, récites-tu : “Dis : Il est Allah, l’Unique” et “En vérité, Nous t’avons accordé Al-Kawthar” au maghrib ? » Il a répondu : « Oui. » Zaid a dit : « Je jure par Allah, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) réciter la plus longue des deux longues sourates dans cette prière : “Alif-Lam-Mim-Sad”. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2236
Rapporté par Sahi bin Sad : Le Prophète ﷺ a dit : "Pour les jeûneurs, il y a une porte au Paradis appelée Ar-Rayyan, par laquelle seuls eux entreront. Quand le dernier d’entre eux sera entré, elle sera fermée. Celui qui y entre boira, et celui qui boira n’aura plus jamais soif
- Sunan an-Nasa'i, n°5468
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Allahumma inni a'udhu bika minal-ju'i, fa innahu bi'sad-daji'u, wa a'udhu bika minal-khiyanati, fa innahu bi'satil-bitanah" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la faim, car c'est un mauvais compagnon, et je cherche refuge auprès de Toi contre la trahison, car c'est une mauvaise chose à cacher dans le cœur)
- Sunan an-Nasa'i, n°5469
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ avait l'habitude de dire : "Allahumma inni a'udhu bika minal-ju'i, fa innahu bi'sad-daji'u, wa a'udhu bika minal-khiyanati, fa innahu bi'satil-bitanah" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la faim, car c'est un mauvais compagnon, et je cherche refuge auprès de Toi contre la trahison, car c'est une mauvaise chose à cacher dans le cœur)
Profil symbolique du prénom Said
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Said
Traits dominants
- Optimisme : Il possède une capacité naturelle à transformer les difficultés en opportunités, voyant le verre à moitié plein.
- Bienveillance : Sa force intérieure se manifeste par une écoute attentive et une volonté sincère d'aider son prochain.
- Sagesse : Il agit souvent avec réflexion, préférant la diplomatie et le calme aux réactions impulsives.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Said (ou Sait, ou Saad)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| mas'ud | Arabe, Persan |
| masood | Arabe, Ourdou, Persan |
| masoud | Arabe, Persan |
| massoud | Persan |
| masud | Arabe, Bengali, Persan |
| masuda | Arabe, Bengali |
| messaoud | Arabe maghrébin |
| messaouda | Arabe maghrébin |
| mesud | Turc ottoman |
| mesut | Turc |
| mus'ad | Arabe |
| musad | Arabe |
| sa'ad | Arabe |
| sa'd | Arabe |
| sa'di | Arabe |
| sa'dia | Arabe |
| sa'id | Arabe |
| sa'ida | Arabe |
| saad | Arabe, Malais |
| saada | Arabe |
| saadia | Arabe, Ourdou |
| sacdiyo | Somali |
| sadi | Arabe, Turc |
| sadia | Arabe, Bengali, Ourdou |
| saeed | Arabe, Maldivien, Ourdou, Persan |
| saeeda | Ourdou |
| saeid | Persan |
| said | Arabe, Avar, Indonésien, Malais, Ouzbek, Tadjik, Tchétchène |
| saida | Arabe |
| sait | Turc |
| saud | Arabe |
| sead | Bosniaque |
| sejad | Bosniaque |
| seydou | Afrique de l'Ouest |
| səid | Azéri |
| səidə | Azéri |
| souad | Arabe |
| su'ad | Arabe |
| su'ud | Arabe |
| suad | Albanais, Arabe, Bosniaque |
| suada | Albanais, Bosniaque |
Personnalités connues portant le prénom Said
Variante (4) : Said · 4 personnalités Saad · 1 personnalité Shadi · 1 personnalité Asad · 1 personnalité
- Saad Hariri (homme politique libanais)
- Shadi Abdel Salam (réalisateur et scénariste égyptien)
- Asad Umar (Ancien homme politique pakistanais qui a été membre de l'Assemblée nationale du Pakistan)
Popularité du prénom Said
Dans le monde musulman
En France
Variante (27) : Said · 11 280 Saad · 2 470 Saïd · 1 755 Messaoud · 1 190 Seydou · 980 Chadi · 650 Sadi · 585 Sid · 520 Assad · 430 Mesut · 410 Shady · 365 Saâd · 230 Shadi · 155 Sayed · 125 Seyyid · 110 Syed · 80 Asad · 65 Massoud · 35 Sait · 25 Sa'ad · 15 Suad · 15 Sad · 10 Mesud · 5 Sâad · 5 Saeed · 5 Sead · 5 Seyyed · 5
Le prénom Said a été donné à 11 280 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 853ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 3 240
- Hauts-de-France 1 605
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 405
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 130
- Grand Est 1 070
- Occitanie 700
- Bourgogne-Franche-Comté 505
- Normandie 340
Voir plus (8 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 310
- Centre-Val de Loire 275
- Pays de la Loire 130
- La Réunion 100
- Mayotte 60
- Corse 55
- Bretagne 45
- Guadeloupe 40
Le prénom Saad a été donné à 2 470 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 016ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 810
- Auvergne-Rhône-Alpes 275
- Hauts-de-France 220
- Occitanie 195
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 180
- Grand Est 165
- Nouvelle-Aquitaine 110
- Centre-Val de Loire 95
Voir plus (4 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 45
- Pays de la Loire 40
- Normandie 30
- La Réunion 5
Le prénom Saïd a été donné à 1 755 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 493ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 530
- Auvergne-Rhône-Alpes 200
- Hauts-de-France 165
- Grand Est 105
- Occitanie 90
- Mayotte 90
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 75
- Bourgogne-Franche-Comté 50
Voir plus (6 régions)
- Centre-Val de Loire 35
- Nouvelle-Aquitaine 30
- Normandie 25
- Pays de la Loire 20
- La Réunion 15
- Bretagne 5
Le prénom Messaoud a été donné à 1 190 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 112ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 270
- Auvergne-Rhône-Alpes 200
- Hauts-de-France 195
- Grand Est 115
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 90
- Centre-Val de Loire 25
- Occitanie 25
- Bourgogne-Franche-Comté 20
Voir plus (2 régions)
- Normandie 15
- Pays de la Loire 5
Le prénom Seydou a été donné à 980 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 464ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 715
- Normandie 35
- Hauts-de-France 20
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Centre-Val de Loire 10
- Pays de la Loire 10
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Chadi a été donné à 650 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 463ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 240
- Occitanie 65
- Auvergne-Rhône-Alpes 35
- Nouvelle-Aquitaine 30
- Grand Est 25
- Hauts-de-France 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 10
Voir plus (1 régions)
- Centre-Val de Loire 5
Le prénom Sadi a été donné à 585 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 757ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Hauts-de-France 90
- Île-de-France 75
- Normandie 20
- Grand Est 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
- Occitanie 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Voir plus (1 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Sid a été donné à 520 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 079ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 115
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 55
- Hauts-de-France 20
- Occitanie 15
- Grand Est 10
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
Le prénom Assad a été donné à 430 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 701ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 105
- Mayotte 35
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 25
- La Réunion 20
- Occitanie 15
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Hauts-de-France 5
Voir plus (1 régions)
- Grand Est 5
Le prénom Mesut a été donné à 410 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 878ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 95
- Auvergne-Rhône-Alpes 85
- Bourgogne-Franche-Comté 35
- Île-de-France 25
- Hauts-de-France 5
Le prénom Shady a été donné à 365 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 6 357ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 120
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 30
- Auvergne-Rhône-Alpes 20
- Occitanie 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Pays de la Loire 10
- Normandie 5
- Hauts-de-France 5
Voir plus (1 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 5
Le prénom Saâd a été donné à 230 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 8 371ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 60
- Hauts-de-France 25
- Occitanie 20
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Normandie 10
- Centre-Val de Loire 5
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
Voir plus (1 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Shadi a été donné à 155 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 10 438ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 25
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 10
- Hauts-de-France 5
- Occitanie 5
Le prénom Sayed a été donné à 125 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 697ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 25
- Grand Est 5
- Bretagne 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
- Mayotte 5
Le prénom Seyyid a été donné à 110 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 12 501ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 30
- Grand Est 20
- Île-de-France 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Normandie 5
Le prénom Syed a été donné à 80 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 14 764ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 40
Le prénom Asad a été donné à 65 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 855ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
Le prénom Massoud a été donné à 35 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 21 214ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Sait a été donné à 25 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 24 550ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Sa'ad a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 722ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Suad a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 970ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Sad a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 34 502ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Mesud a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 841ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Sâad a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 46 027ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Saeed a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 46 057ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Sead a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 46 320ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Seyyed a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 46 459ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Said
Quelle est la signification du prénom Saïd ?
Le prénom Saïd signifie « heureux » ou « chanceux » en arabe. C'est un prénom qui symbolise la joie de vivre et la bénédiction divine pour celui qui le porte.
Quelle est l'origine du prénom Saïd ?
Saïd est d'origine arabe et existe depuis l'époque préislamique. Il est très présent dans la tradition musulmane et est porté depuis des siècles à travers tout le monde arabe et l'Afrique du Nord.
Le prénom Saïd est-il populaire en France ?
Oui, Saïd est un prénom populaire en France avec un total de 11 280 naissances enregistrées. Il se classe au 50ème rang de popularité, ce qui en fait un choix solide et reconnu.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.