Origine et signification du prénom Mohammed-ali (ou Muhammad-ali) en Islam : Guide complet
مُحَمَّدُ عَلِيّ
Le prénom Mohammed-ali est un prénom composé d'origine arabe qui signifie 'celui qui est digne d'éloges et élevé'. Très respecté dans le monde musulman, il rend hommage à deux figures majeures de l'histoire islamique, symbolisant à la fois la dévotion et la noblesse.
Origine du prénom Mohammed-ali
Signification du prénom Mohammed-ali
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Mohammed-ali (ou Muhammad-ali) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
123 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°279
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Umm Habibah رضي الله عنها demanda au Prophète ﷺ au sujet du sang qui coule au-delà de la période des règles. Aishah dit : « J’ai vu sa bassine pleine de sang. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne prie pas pendant une durée égale à celle de tes règles habituelles, puis lave-toi. » Abu Dawud a dit : Qutaibah a mentionné le nom de Ja’far ibn Rabi’ah au milieu du texte du hadith une deuxième fois (c’est-à-dire que Qutaibah, doutant du rapporteur Ja’far ibn Rabi’ah, a mentionné son nom deux fois : une fois dans la chaîne et encore en rapportant le texte). Ali ibn ‘Ayyash et Yunus ibn Muhammad l’ont rapporté d’après al-Laith. Ils ont mentionné le nom de Ja’far ibn Rabi’ah
- Sunan Abu Dawud, n°690
Cette tradition a aussi été rapportée par Abu Hurayrah رضي الله عنه par une autre chaîne. Abu Hurayrah a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit : … Il a ensuite mentionné l’histoire de la ligne à tracer. Sufyan a dit : Nous n’avons rien trouvé qui confirme cette tradition, elle n’a été rapportée que par cette chaîne. ‘Ali b. al-Madini (un rapporteur) a dit : J’ai demandé à Sufyan : Il y a divergence sur le nom (Abu Muhammad b. ‘Amr). Il a réfléchi puis a dit : Je ne me souviens que de Abu Muhammad b. ‘Amr. Sufyan a dit : Un homme est venu à Kufa après la mort d’Isma’il b. Umayyah ; il cherchait Abu Muhammad jusqu’à ce qu’il le trouve. Il l’a interrogé (sur cette tradition) mais il s’est embrouillé. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal, qu’on a interrogé plusieurs fois sur la façon de tracer la ligne. Il a répondu : Comme ceci, horizontalement, en forme de croissant. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Musaddad dire : Ibn Dawud a dit : La ligne doit être tracée verticalement. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal décrire plusieurs fois comment tracer la ligne. Il disait : Comme ceci, horizontalement, en demi-cercle, comme un croissant, c’est-à-dire une courbe
- Sunan Abu Dawud, n°835
Rapporté par Mutarrif : Moi et ‘Imran b. Husain avons prié derrière ‘Ali b. Abi Talib رضي الله عنه. Lorsqu’il se prosternait, il disait le takbir (« Allah est le plus grand »), et lorsqu’il s’inclinait, il disait aussi le takbir, et lorsqu’il se relevait à la fin de deux unités de prière, il disait le takbir. Quand nous avons terminé la prière, ‘Imran m’a pris la main et a dit : « Il vient de nous diriger la prière exactement comme le faisait Muhammad ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1234
Rapporté par Ali ibn Abu Talib et Anas ibn Malik : Muhammad a rapporté de son père, Umar, de la part de son grand-père, Ali ibn Abu Talib : Quand Ali voyageait, il continuait jusqu’à ce que la nuit tombe presque, puis il s’arrêtait et faisait la prière du coucher du soleil. Ensuite, il demandait à manger et dînait, puis il priait la prière de la nuit et repartait. Il disait : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Usamah ibn Zayd a rapporté de Hafs ibn Ubaydullah, fils d’Anas ibn Malik : Anas regroupait les deux prières (du coucher du soleil et de la nuit) quand la lueur du soir disparaissait. Il disait : « Le Prophète ﷺ faisait ainsi. » Az-Zuhri a aussi rapporté de façon similaire d’Anas, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1427
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire à la fin de son witr : « Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge dans Ta miséricorde contre Ta colère. Je ne peux pas Te louer comme il se doit. Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. » Abu Dawud a dit : Hisham est le premier professeur de Hammad. Yahya b. Ma’in a dit : Personne n’est rapporté avoir transmis des hadiths de lui sauf Hammad b. Salamah. Abu Dawud a dit : Ubayy b. Ka’b a dit : Le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Isa b. Yunus avec une chaîne différente de Ubayy b. Ka’b. Il l’a aussi rapporté par une autre chaîne de Ubayy b. Ka’b que le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : La chaîne du hadith de Sa’id d’après Qatadah est : Yazid b. Zurai’ a rapporté de Sa’id, de Qatadah, de ‘Azrah, de Sa’id b. ‘Abd al-Rahman b. Abza, d’après son père, du Prophète ﷺ. Cette version ne mentionne pas l’invocation ni le nom de Ubayy. Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Abd al-A’la et Muhammad b. Bishr al-‘Abdi. Ils ont entendu ces hadiths de ‘Isa b. Yunus à Kufa. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Ce hadith a aussi été rapporté par Hisham al-Dastuwa’i et Shu’bah de Qatadah. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Le hadith de Zubaid a été rapporté par Sulaiman al-A’mash, Shu’bah, ‘Abd al-Malik b. Abi Sulaiman, et Jarir b. Hazim ; tous ont rapporté de Zubaid. Aucun ne mentionne l’invocation dans sa version, sauf dans le hadith transmis par Hafs b. Ghiyath de Mis’ar de Zubaid ; il a rapporté dans sa version que le Prophète récitait l’invocation avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Cette version du hadith n’est pas bien connue. Il y a un doute que Hafs ait pu rapporter ce hadith d’un autre narrateur que Mis’ar. Abu Dawud a dit : Il est rapporté que Ubayy (b. Ka’b) récitait l’invocation (dans le witr) pendant la seconde moitié du Ramadan
Voir 118 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°1905
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés rendre visite à Jabir bin ‘Abd Allah. Quand ce fut mon tour, je lui ai dit : « Je suis Muhammad bin Ali bin Hussain. » Il m’a caressé la tête, a défait mes boutons de haut en bas, puis a posé sa main sur ma poitrine, car j’étais encore un jeune garçon. Il m’a dit : « Bienvenue, mon neveu, demande ce que tu veux. » Je l’ai interrogé, il était aveugle. L’heure de la prière arriva, il se leva enveloppé dans un manteau, qui était trop court pour couvrir ses épaules. Il nous dirigea dans la prière, son manteau posé à côté de lui. Je lui ai demandé : « Raconte-moi le hajj du Messager d’Allah ﷺ. » Il fit un geste de la main, replia ses doigts pour indiquer neuf, puis dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le hajj. Puis, la dixième année, il a annoncé publiquement qu’il allait accomplir le hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous voulant le suivre. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et nous sommes sortis avec lui jusqu’à Dhu Al-Hulaifah. Asma’, la fille de ‘Umais, donna naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle envoya demander au Messager d’Allah ﷺ ce qu’elle devait faire. Il répondit : “Prends un bain, protège-toi avec un tissu et mets-toi en état d’ihram.” Le Prophète ﷺ pria à la mosquée, monta sur sa chamelle Al-Qaswa’ qui se leva avec lui. Jabir dit : « J’ai vu beaucoup de gens à pied et à dos de monture devant lui, à droite, à gauche et derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ était parmi nous, le Coran lui était révélé et il en connaissait l’interprétation. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions. Il éleva la voix pour proclamer l’unicité d’Allah et dire : “Labbaik, ô Allah, labbaik. Tu n’as pas d’associé. À Toi la louange, la grâce et la royauté. Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient la talbiyah à leur manière, mais le Messager d’Allah ﷺ ne leur interdisait rien. Il continua ainsi jusqu’à la Ka‘bah, toucha le coin, fit sept tours en marchant rapidement lors des trois premiers et normalement lors des quatre derniers. Il pria deux unités à la station d’Ibrahim, en récitant : “Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Mon père dit que Jabir rapporta cela directement du Prophète ﷺ. Selon Sulaiman, Jabir disait que le Prophète ﷺ récitait dans ces deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Ensuite, il retourna à la Ka‘bah, toucha le coin, puis sortit par la porte vers Al-Safa. Arrivé près d’Al-Safa, il récita : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah”, puis ajouta : “Nous commençons par ce qu’Allah a mentionné en premier.” Il monta sur Al-Safa jusqu’à voir la Ka‘bah, proclama la grandeur d’Allah, affirma Son unicité, puis dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, qui a accompli Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés.” Il fit des invocations, répéta cela trois fois, puis descendit vers Al-Marwah. Lorsqu’il atteignit le bas de la vallée, il courut, puis marcha en remontant jusqu’à Al-Marwah. Il fit à Al-Marwah ce qu’il avait fait à Al-Safa. À la fin du dernier aller-retour, il dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umrah. Donc, si l’un de vous n’a pas d’animal à sacrifier, qu’il quitte l’ihram et considère cela comme une ‘Umrah.” Tous prirent cette permission sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient amené des animaux à sacrifier. Suraqah bin Malik demanda : “Est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Prophète ﷺ entrelaça ses doigts et répondit : “La ‘Umrah a été incluse dans le hajj. Non, c’est pour toujours.” ‘Ali arriva du Yémen avec les animaux du Prophète ﷺ et trouva Fatima parmi ceux qui avaient quitté l’ihram. Elle portait des vêtements colorés et s’était maquillée. ‘Ali n’aima pas cela et demanda : “Qui t’a ordonné cela ?” Elle répondit : “Mon père.” Jabir raconta que ‘Ali dit en Irak : “Je suis allé me plaindre au Prophète ﷺ de Fatima et lui demander son avis. Je lui ai dit que je n’aimais pas ce qu’elle avait fait, et elle m’a dit : ‘C’est mon père qui me l’a ordonné.’” Il répondit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité. Qu’as-tu dit en entrant en ihram pour le hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, j’entre en ihram pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ.” Il dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne quitte pas l’ihram.” Jabir ajouta : “Le total des animaux amenés par ‘Ali du Yémen et ceux du Prophète ﷺ de Médine était de cent.” Tous, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, quittèrent l’ihram et se coupèrent les cheveux. Le 8 Dhu Al-Hijjah, ils reprirent l’ihram pour le hajj et le Prophète ﷺ pria à Mina les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, du soir et de l’aube. Ensuite, il attendit un peu que le soleil se lève et demanda qu’on lui installe une tente à Namirah. Le Prophète ﷺ partit, et les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à Al-Mash‘ar Al-Haram à Al-Muzdalifah, comme ils le faisaient avant l’islam, mais il continua jusqu’à ‘Arafah où la tente était déjà installée. Il descendit, et quand le soleil passa le zénith, il fit amener sa chamelle, descendit dans la vallée et fit un sermon : “Vos vies et vos biens sont sacrés entre vous, comme ce jour, ce mois et cette ville sont sacrés. Tout ce qui vient de l’époque préislamique est sous mes pieds : les dettes de sang et l’usure sont abolies. Le premier sang dont je permets l’abandon est celui de notre parent (selon les versions, le fils de Rabi‘ah bin Al-Harith bin ‘Abd Al-Muttalib, tué par Hudhail). Le premier intérêt que j’abolis est celui de ‘Abbas bin ‘Abd Al-Muttalib. Craignez Allah au sujet des femmes : vous les avez prises sous la protection d’Allah, et vous avez des droits sur elles selon la parole d’Allah. Elles ne doivent pas laisser quelqu’un que vous n’aimez pas s’approcher de vos lits ; si elles le font, corrigez-les sans violence. À vous de les nourrir et de les vêtir convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose : si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi : que direz-vous ?” Ils répondirent : “Nous attestons que tu as transmis le message, accompli ta mission et donné des conseils.” Il leva alors son index vers le ciel et dit : “Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin !” Bilal appela à la prière, fit l’iqamah, et il pria le midi, puis l’iqamah et il pria l’après-midi sans prière entre les deux. Il monta sur Al-Qaswa’, se plaça face à la qibla, resta debout jusqu’au coucher du soleil, puis partit rapidement vers Al-Muzdalifah, prenant Usamah derrière lui. Il tenait fermement la bride de sa chamelle. Il disait : “Du calme, ô gens ! Du calme !” Quand il arrivait sur une butte de sable, il relâchait la bride pour qu’elle monte. À Al-Muzdalifah, il combina les prières du coucher du soleil et du soir avec un seul appel à la prière et deux iqamahs. Il se reposa jusqu’à l’aube, puis pria la prière de l’aube avec un seul appel et une seule iqamah. Il monta ensuite sur Al-Qaswa’, alla à Al-Mash‘ar Al-Haram, fit face à la qibla, loua Allah, proclama Sa grandeur et Son unicité, puis resta debout jusqu’à ce que le jour soit bien clair. Le Prophète ﷺ partit rapidement avant le lever du soleil, prenant Al-Fadl bin ‘Abbas derrière lui. Al-Fadl était un jeune homme beau et à la peau claire. Quand le Prophète ﷺ accéléra, les femmes dans les litières passèrent devant lui. Al-Fadl se mit à les regarder ; le Prophète ﷺ posa sa main sur le visage d’Al-Fadl pour le détourner, mais il regarda de l’autre côté, et le Prophète ﷺ fit de même. Quand ils arrivèrent à la vallée de Muhassir, il pressa un peu sa chamelle, prit la route du milieu jusqu’à la plus grande jamrah, jeta sept petits cailloux en disant “Allah est le plus grand” à chaque jet, depuis le bas de la vallée. Ensuite, il alla à l’endroit du sacrifice, sacrifia soixante-trois chameaux de sa main, puis demanda à ‘Ali de sacrifier le reste. Ils prirent de la viande de chaque chameau, la firent cuire et en mangèrent, puis burent du bouillon. Ensuite, le Prophète ﷺ monta, alla rapidement à la Ka‘bah et pria la prière du midi à La Mecque. Il se rendit chez les Banu ‘Abd Al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam et leur dit : “Puisez, Banu ‘Abd Al-Muttalib ! Si les gens ne risquaient pas de vous en disputer le droit, je puiserais avec vous.” Ils lui tendirent un seau et il en but
- Sunan Abu Dawud, n°1906
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Le Prophète ﷺ a prié le midi et l’après-midi à ‘Arafah avec un seul appel à la prière et deux iqamahs, sans prière surérogatoire entre les deux. Il a prié le coucher du soleil et la nuit à Al-Muzdalifah avec un seul appel à la prière et deux iqamahs, sans prière surérogatoire entre les deux. Abu Dawud dit : Ce récit a aussi été rapporté par Hatim bin Isma’il dans une version plus longue. Muhammad bin ‘Ali Al Ju’fi l’a transmis de Ja’far, de son père, d’après Jabir, comme la version de Hatim bin Isma’il, mais dans cette version, il est dit qu’il a prié le coucher du soleil et la nuit avec un seul appel à la prière et une seule iqamah
- Sunan Abu Dawud, n°2126
Rapporté par Muhammad ibn Abdur Rahman ibn Thawban, d’après un homme parmi les Compagnons du Prophète ﷺ : Lorsque Ali رضي الله عنه épousa Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ, il voulut avoir des rapports avec elle. Le Messager d’Allah ﷺ lui interdit de le faire avant de lui donner quelque chose. Ali رضي الله عنه dit : « Je n’ai rien avec moi, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ dit : « Donne-lui ta cotte de mailles. » Il lui donna donc sa cotte de mailles, puis il put vivre avec elle
- Sunan Abu Dawud, n°2240
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a rendu sa fille Zaynab à Abul’As sur la base de leur mariage précédent, sans rien renouveler. Muhammad b. ‘Amr a précisé dans sa version : après six ans. Al-Hasan b. ‘Ali a dit : après deux ans
- Sunan Abu Dawud, n°2290
‘Ubaid Allah a dit : « Marwan a envoyé quelqu’un (Qabisah) auprès de Fatimah pour l’interroger sur l’affaire. Elle a dit qu’elle était l’épouse d’Abu Hafs. Le Prophète ﷺ avait nommé ‘Ali gouverneur dans une région du Yémen. Son mari y est aussi parti avec lui. De là, il lui a envoyé un message prononçant le dernier divorce qui restait. Il a ordonné à ‘Ayyash ibn Abi Rabi’ah et Al Harith ibn Hisham de lui fournir une pension. Ils ont dit : “Par Allah, il n’y a de pension pour elle que si elle est enceinte.” Elle est allée voir le Prophète ﷺ qui lui a dit : “Il n’y a de pension pour toi que si tu es enceinte.” Elle a ensuite demandé la permission de quitter (sa maison) et il la lui a accordée. Elle a demandé : “Où dois-je aller, Messager d’Allah ﷺ ?” Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit d’aller chez Ibn Umm Maktum, qui était aveugle. Elle pouvait s’y découvrir car il ne la voyait pas. Elle y est restée jusqu’à la fin de sa période d’attente. Le Prophète ﷺ l’a ensuite mariée à Usamah. Qabisah est alors retourné voir Marwan et lui a raconté cela. Marwan a dit : “Nous n’avons entendu ce récit que d’une femme, donc nous suivrons la pratique fiable que nous avons trouvée chez les gens.” Quand Fatimah a appris cela, elle a dit : “Entre toi et moi, il y a le Livre d’Allah.” Allah, le Très-Haut, a dit : “Divorcez-les pour leur période d’attente...” Tu ne sais pas, peut-être qu’Allah apportera ensuite une nouvelle chose. » Elle a dit : « Quelle nouvelle chose peut-il arriver après un triple divorce ? » Abu Dawud a dit : Un récit similaire a été rapporté par Yunus d’après Al Zuhri. Quant à Al Zubaidi, il a rapporté les deux récits, celui de ‘Ubaid Allah dans la version de Ma’mar et celui d’Abu Salamah dans la version de ‘Aqil. Abu Dawud a dit : Muhammad ibn Ishaq a rapporté d’après Al Zuhri que Qabisah ibn Dhuwaib lui a transmis la version rapportée par ‘Ubaid Allah ibn ‘Abd Allah, qui précise que Qabisah est ensuite retourné voir Marwan pour l’en informer
- Sunan Abu Dawud, n°2651
Rapporté par Ali رضي الله عنه : « Hatib est allé écrire aux gens de La Mecque que Muhammad ﷺ allait marcher contre eux. Cette version rapporte : “Elle a dit : Je n’ai pas de lettre.” Nous avons fait agenouiller son chameau, mais nous n’avons trouvé aucune lettre sur elle. Ali رضي الله عنه a dit : “Par Celui au nom duquel on prête serment, soit tu fais sortir la lettre, soit je te tue.” Il a ensuite raconté la suite du récit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2700
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Certains esclaves (des mécréants) se sont rendus au Messager d’Allah ﷺ le jour d’al-Hudaybiyyah, avant le traité. Leurs maîtres lui écrivirent : « Ô Muhammad, ils ne sont pas venus vers toi par intérêt pour ta religion, mais pour fuir l’esclavage. » Certains dirent : « Ils ont dit la vérité, Messager d’Allah, renvoie-les-leur. » Le Messager d’Allah ﷺ se mit en colère et dit : « Je ne vois pas que vous vous reteniez de cet acte, ô groupe de Quraysh, mais Allah enverra quelqu’un contre vous qui vous frappera au cou. » Il refusa alors de les renvoyer et dit : « Ce sont les affranchis d’Allah, le Très-Haut. »
- Sunan Abu Dawud, n°2715
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr et Omar brûlaient les biens de quiconque avait été malhonnête avec le butin et le frappaient. Abu Dawud a dit : ‘Ali b. Bahr a ajouté d’après al-Walid, et je n’ai pas entendu cela de lui : « Et ils lui refusaient sa part. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par al-Walid b. ‘Utbah d’après ‘Abd al-Wahhab b. Najdah ; ils ont dit : Cela a été transmis par al-Walid, de Zuhair b. Muhammad, de ‘Amr b. Shu’aib. ‘Abd al-Wahhab b. Najdah al-Huti n’a pas mentionné les mots : « Il lui a refusé sa part » (comme rapporté par ‘Ali b. Bahr d’après al-Walid)
- Sunan Abu Dawud, n°2985
Rapporté par AbdulMuttalib ibn Rabi’ah ibn al-Harith رضي الله عنه : Son père, Rabi’ah ibn al-Harith, et Abbas ibn al-Muttalib dirent à AbdulMuttalib ibn Rabi’ah et à al-Fadl ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ et dites-lui : Ô Messager d’Allah, nous sommes désormais en âge de nous marier, comme tu le vois, et nous souhaitons nous marier. Ô Messager d’Allah, tu es le plus bienveillant des gens et le meilleur pour unir les couples. Nos pères n’ont rien pour payer notre dot. Désigne-nous comme collecteurs de la zakat, ô Messager d’Allah, nous te donnerons ce que les autres collecteurs te donnent, et nous profiterons du reste. » Ali رضي الله عنه vint à nous alors que nous étions dans cette situation. Il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Non, par Allah, il ne nommera aucun de vous collecteur de la zakat.” » Rabi’ah lui dit : « C’est ta situation ; tu as obtenu ce lien avec le Messager d’Allah ﷺ par le mariage, mais nous ne t’en avons pas voulu. » Ali posa alors son manteau à terre, s’allongea dessus et dit : « Je suis le père de Hasan, le chef. Par Allah, je ne quitterai pas cet endroit avant que vos fils ne reviennent avec une réponse à la question pour laquelle vous les avez envoyés voir le Prophète ﷺ. » AbdulMuttalib dit : « Al-Fadl et moi sommes allés vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Nous avons constaté que la prière du midi en groupe avait déjà commencé. Nous avons donc prié avec les gens. Ensuite, nous nous sommes précipités vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Ce jour-là, il était chez Zaynab, fille de Jahsh. Nous sommes restés debout jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. Il a attrapé mon oreille et celle d’al-Fadl, puis a dit : “Dites ce que vous avez sur le cœur.” Il est ensuite entré et nous a permis d’entrer. Nous sommes entrés, et un moment, nous nous sommes demandé qui parlerait. Finalement, j’ai parlé, ou c’est al-Fadl qui a parlé (le narrateur, Abdullah, n’était pas sûr). Il lui a exposé la demande pour laquelle nos pères nous avaient envoyés. Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux un instant et a levé les yeux vers le plafond de la pièce. Il a pris tellement de temps que nous avons cru qu’il ne nous répondrait pas. Pendant ce temps, nous avons vu Zaynab nous faire signe de la main derrière le voile pour nous demander de patienter, car le Messager d’Allah ﷺ réfléchissait à notre demande. Puis il a baissé la tête et nous a dit : “Cette zakat est une impureté des biens des gens. Elle n’est pas licite pour Muhammad ni pour la famille de Muhammad. Appelez Nawfal ibn al-Harith.” Nawfal ibn al-Harith fut donc appelé. Il dit : “Nawfal, marie AbdulMuttalib à ta fille.” Nawfal me maria donc à sa fille. Le Prophète ﷺ dit ensuite : “Appelez Mahmiyyah ibn Jaz’i.” C’était un homme des Banu Zubayd que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé collecteur du cinquième. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : “Marie al-Fadl à ta fille.” Il le fit. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : “Levez-vous et payez la dot de leur part à partir du cinquième, tant.” (Abdullah ibn al-Harith n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sunan Abu Dawud, n°3220
Rapporté par Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr : J’ai dit à Aisha : « Mère, montre-moi la tombe du Messager d’Allah ﷺ et de ses deux compagnons (qu’Allah les agrée). » Elle m’a montré trois tombes qui n’étaient ni hautes ni basses, mais recouvertes de petits cailloux rouges dans un espace ouvert. Abu ‘Ali a dit : On dit que le Messager d’Allah ﷺ est en avant, Abu Bakr est près de sa tête et ‘Umar est près de ses pieds. Sa tête est aux pieds du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3292
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il ne faut pas faire de vœu pour un acte de désobéissance, et l’expiation pour cela est la même que pour un serment. » Ahmad b. Muhammad al-Marwazi a dit : La chaîne correcte de cette tradition est : ‘Ali b. al-Mubarak, de Yahya b. Abi Kathir, de Muhammad b. al-Zubair, de son père, d’après ‘Imran b. Husain, du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Par cela, il (al-Marwazi) veut dire que le narrateur Sulaiman b. Arqam s’est trompé à propos de cette tradition. Al-Zuhri l’a rapportée de lui puis l’a transmise (en omettant son nom) d’Abu Salamah, d’après Aishah. Abu Dawud a dit : Baqiyyah l’a transmise d’al-Awza’i, de Yahya, de Muhammad b. al-Zubair avec une chaîne similaire à celle d’Ibn al-Mubarak
- Sunan Abu Dawud, n°3636
Abu Ja’far Muhammad bin ‘Ali rapporte de Samurah ibn Jundub qu’il possédait une rangée de palmiers dans le jardin d’un homme des Ansar. Cet homme vivait là avec sa famille. Samurah venait voir ses palmiers, ce qui agaçait beaucoup l’homme. Il lui demanda de les lui vendre, mais Samurah refusa. Il lui proposa un échange, mais il refusa aussi. Il alla alors voir le Prophète ﷺ et lui en parla. Le Prophète ﷺ demanda à Samurah de les lui vendre, mais il refusa. Il lui proposa un échange, mais il refusa encore. Il lui dit alors : « Donne-les-lui et tu auras telle et telle chose », en essayant de le convaincre, mais il refusa. Le Prophète ﷺ lui dit alors : « Tu es une nuisance. » Puis il dit à l’Ansari : « Va et arrache ses palmiers. »
- Sunan Abu Dawud, n°4420
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Muhammad ibn Ishaq a dit : J’ai raconté l’histoire de Ma’iz ibn Malik à Asim ibn Umar ibn Qatadah. Il m’a dit : Hasan ibn Muhammad ibn Ali ibn AbuTalib m’a dit : « Des hommes de la tribu d’Aslam, que je ne blâme pas et que tu apprécies, m’ont transmis cette parole du Messager d’Allah ﷺ : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ?” » Il a dit : Mais je n’ai pas compris cette tradition. Je suis donc allé voir Jabir ibn Abdullah et lui ai dit : « Des hommes de la tribu d’Aslam rapportent que le Messager d’Allah ﷺ a dit, lorsqu’on lui a parlé de l’angoisse de Ma’iz à cause des pierres : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ?” Mais je ne connais pas cette tradition. » Il a dit : « Mon cousin, je connais cette tradition mieux que quiconque. J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme. Quand nous sommes sortis avec lui, que nous l’avons lapidé et qu’il a ressenti la douleur des pierres, il a crié : “Ô gens ! Ramenez-moi au Messager d’Allah ﷺ. Mon peuple m’a tué et trompé ; ils m’ont dit que le Messager d’Allah ﷺ ne me tuerait pas.” Nous ne l’avons pas laissé jusqu’à ce que nous le tuions. Quand nous sommes revenus auprès du Messager d’Allah ﷺ, nous l’en avons informé. Il a dit : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé et ne me l’avez-vous pas ramené ?” et il a dit cela afin que le Messager d’Allah ﷺ puisse s’en assurer auprès de lui. Mais il n’a pas dit cela pour abandonner la peine prescrite. » Il a dit : « J’ai alors compris le sens de la tradition. »
- Sunan Abu Dawud, n°4630
Rapporté par Muhammad al-Firyabl : J’ai entendu Sufyan dire : « Si quelqu’un pense que ‘Ali رضي الله عنه était plus digne du califat que les deux autres, il accuse d’erreur Abu Bakr, ‘Umar, les Mouhajiroun (émigrés) et les Ansar (auxiliaires), qu’Allah les agrée tous. Je pense qu’avec cette croyance, aucune de ses actions ne montera vers le ciel. »
- Sunan Abu Dawud, n°4763
‘Ubaidah (al-Salmani) رضي الله عنه a dit : ‘Ali رضي الله عنه a parlé des gens de al-Nahrawan, en disant : « Parmi eux, il y aura un homme avec une main déformée ou très petite. Si je ne craignais pas que vous soyez trop contents, je vous dirais ce qu’Allah a promis (comme récompense) à ceux qui les tueront, selon la parole de Muhammad ﷺ. » J’ai demandé : « L’as-tu entendu de lui ? » Il répondit : « Oui, par le Seigneur de la Ka’bah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4764
Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه a dit : ‘Ali رضي الله عنه a envoyé de la poussière mêlée d’or au Prophète ﷺ. Il la répartit entre quatre personnes : al-Aqra ibn Habis al-Hanzali, al-Mujashi, ‘Uyainah ibn Badr al-Fazari, Zaid al-Khail al-Ta’i, à côté d’un des Banu Nabhan, et ‘Alqamah ibn ‘Ulathat al-Amiri (en général), à côté d’un des Banu Kulaib. Les Quraysh et les Ansar se sont fâchés et ont dit : « Il donne aux chefs des gens du Najd et nous laisse de côté. » Il dit : « Je leur donne pour rapprocher leurs cœurs. » Un homme aux yeux enfoncés, aux pommettes saillantes, au front proéminent, à la barbe épaisse et à la tête rasée s’avança et dit : « Pour Allah, Muhammad ! » Il dit : « Qui obéira à Allah si je Lui désobéis ? Allah m’a confié l’autorité sur les habitants de la terre, et pas toi. » Un homme demanda la permission de le tuer, et je pense que c’était Khalid ibn al-Walid, mais il l’en empêcha. Quand cet homme s’en alla, il dit : « De sa descendance sortiront des gens qui réciteront le Coran, mais il ne descendra pas dans leur gorge. Ils quitteront l’islam et laisseront les adorateurs d’idoles tranquilles ; mais si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué. »
- Sunan Abu Dawud, n°4898
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ibn Awn a dit : J’ai demandé la signification du mot « intisar » (se défendre) dans le verset du Coran : « Mais s’ils se défendent après avoir subi une injustice, il n’y a pas de reproche contre eux. » Alors Ali ibn Zayd ibn Jad'an m’a raconté de la part de Umm Muhammad, l’épouse de son père. Ibn Awn a dit : On pensait qu’elle allait voir la Mère des croyants (c’est-à-dire Aisha). Elle a dit : La Mère des croyants a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers moi alors que Zaynab, fille de Jahsh, était avec nous. Il a commencé à faire un geste avec sa main. Je lui ai fait signe jusqu’à ce qu’il comprenne ce que je voulais dire à son sujet. Alors il s’est arrêté. Zaynab est venue et a commencé à insulter Aisha. Elle a essayé de l’arrêter, mais elle n’a pas arrêté. Alors il (le Prophète) a dit à Aisha : « Réponds-lui. » Alors elle lui a répondu et l’a surpassée. Zaynab est ensuite allée voir Ali et a dit : « Aisha t’a insulté et a fait ceci et cela. » Puis Fatima est venue voir le Prophète et il lui a dit : « C’est la préférée de ton père, par le Seigneur de la Kaaba ! » Elle est alors repartie et leur a dit : « Je lui ai dit ceci et il m’a répondu cela. » Puis Ali est venu voir le Prophète ﷺ et lui a parlé de cela
- Sunan Abu Dawud, n°4967
Rapporté par Muhammad ibn al-Hanafiyyah d’après ‘Ali رضي الله عنه : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Dis-moi, si un fils m’est né après ta mort, puis-je lui donner ton nom et ta kunyah ? » Il a répondu : « Oui. » Le transmetteur Abu Bakr n’a pas mentionné les mots « J’ai dit ». Il a seulement dit : ‘Ali a dit au Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4996
Rapporté par Abdullah ibn Abul Hamsa’ : J’ai acheté quelque chose au Prophète ﷺ avant qu’il ne reçoive la révélation, et comme il restait quelque chose à lui donner, je lui ai promis de le lui apporter à un endroit précis, mais j’ai oublié. Quand je m’en suis souvenu trois jours plus tard, je suis allé à cet endroit et je l’ai trouvé là. Il m’a dit : « Tu m’as peiné, jeune homme. Je t’ai attendu ici pendant trois jours. » Abu Dawud a dit : Muhammad ibn Yahya a dit : À notre avis, il s’agit de ‘Abd al-Karim ibn ‘Abd Allah ibn Shaqiq (au lieu de “de ‘Abd al-Karim de ‘Abd Allah ibn Shaqiq”). Abu Dawud a dit : De la même façon, j’ai été informé par ‘Ali ibn ‘Abd Allah. Abu Dawud a dit : On m’a dit que Bishr ibn al-Sarri l’a transmis de ‘Abd Allah ibn Shaqiq
- Sunan Abu Dawud, n°5063
‘Ali رضي الله عنه dit à Ibn A’bad : « Ne veux-tu pas que je te parle de moi et de Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ ? Elle était la plus chère à ses yeux parmi sa famille. Quand elle était avec moi, elle tournait la meule, ce qui abîmait sa main ; elle portait l’eau, ce qui marquait sa poitrine ; elle balayait la maison au point que ses vêtements devenaient poussiéreux ; elle cuisinait, ce qui noircissait ses habits et la fatiguait. Nous avons entendu dire que des esclaves étaient arrivés chez le Prophète ﷺ. Je lui ai dit : “Si tu vas voir ton père et lui demandes un serviteur, cela te soulagera.” Elle y alla, mais trouva des gens avec lui, alors elle eut honte et repartit. Le lendemain, il nous rendit visite pendant que nous étions sous notre couverture. Il s’assit près de sa tête, et elle cacha sa tête sous la couverture par pudeur devant son père. Il demanda : “De quoi avez-vous besoin, ô famille de Muhammad ?” Elle garda le silence deux fois. Alors je dis : “Par Allah, je vais te le dire.” Elle tourne la meule, ce qui abîme sa main ; elle porte l’eau, ce qui marque sa poitrine ; elle balaie la maison, ce qui salit ses vêtements, et elle cuisine, ce qui les noircit. On nous a dit que des esclaves ou des serviteurs étaient arrivés chez toi. Je lui ai donc dit de te demander un serviteur. » Il a ensuite rapporté la suite du récit comme dans la version d’al-Hakam, mais de façon plus détaillée
- Sunan Abu Dawud, n°5113
Sa’id ibn Malik a dit : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète Muhammad ﷺ qui a dit : “Si un homme prétend être le fils d’un autre que son père, le paradis lui sera interdit.” » Il a ajouté : « J’ai ensuite rencontré Abu Bakrah et je lui en ai parlé. Il a dit : “Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète ﷺ.” » ‘Asim a dit : « J’ai demandé : Abu ‘Uthman ! Deux hommes ont témoigné devant toi. Qui sont-ils ? » Il a répondu : “L’un est le premier à avoir tiré une flèche dans le sentier d’Allah ou dans l’islam, c’est-à-dire Sa’d ibn Malik. L’autre est celui qui est venu de Taif avec dix hommes à pied.” Il a ensuite mentionné ses mérites. Abu Dawud a dit : « Quand al-Nufaili a rapporté ce hadith, il a dit : ‘Par Allah, cette transmission est plus douce pour moi que le miel.’ » Abu ‘Ali a dit : « J’ai entendu Abu Dawud dire : ‘J’ai entendu Ahmad dire : Les gens de Kufa n’ont pas de lumière dans leurs traditions. Je ne les ai pas vus comme les gens de Bassora. Ils l’ont appris de Shu’bah.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°786
Rapporté par Mutarrif bin `Abdullah : `Imran bin Husain et moi avons prié derrière `Ali bin Abi Talib. Quand `Ali se prosternait, il disait "Takbir", quand il relevait la tête, il disait "Takbir", et quand il se levait pour la troisième unité, il disait "Takbir". À la fin de la prière, `Imran a pris ma main et a dit : Cet homme (`Ali) m’a rappelé la prière de Muhammad. Ou il a dit : Il nous a dirigés dans une prière comme celle de Muhammad
- Sahih al-Bukhari, n°826
Rapporté par Mutarrif : `Imran et moi avons prié derrière `Ali bin Abi Talib, et il a prononcé le Takbir en se prosternant, en se relevant et en se levant après les deux rak`a (c’est-à-dire après la seconde rak`a). Quand la prière s’est terminée, `Imran m’a pris la main et a dit : « Il (`Ali) a prié comme Muhammad » (ou il a dit : « Il nous a rappelé la prière de Muhammad »)
- Sahih al-Bukhari, n°1558
Rapporté par Anas bin Malik : 'Ali est venu voir le Prophète (ﷺ) du Yémen (à La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a demandé à 'Ali : « Avec quelle intention as-tu pris l'Ihram ? » 'Ali a répondu : « J'ai pris l'Ihram avec la même intention que le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si je n'avais pas le Hadi avec moi, j'aurais terminé l'Ihram. » Muhammad bin Bakr a ajouté d'après Ibn Juraij : Le Prophète (ﷺ) a dit à 'Ali : « Avec quelle intention as-tu pris l'Ihram, ô 'Ali ? » Il a répondu : « Avec la même intention que le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends un Hadi et garde ton Ihram tel quel. »
- Sahih al-Bukhari, n°2683
Rapporté par Muhammad bin `Ali : Jabir bin `Abdullah a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, Abu Bakr a reçu des biens de Al-`Ala bin Al-Hadrami. Abu Bakr a dit aux gens : “Celui qui a une créance sur le Prophète, ou à qui il a promis quelque chose, qu’il vienne vers nous pour qu’on lui donne son droit.” Jabir a ajouté : “J’ai dit (à Abu Bakr) : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a promis de me donner ceci, cela et cela (en écartant ses mains trois fois).” Jabir a ajouté : “Abu Bakr m’a compté et m’a donné cinq cents (pièces d’or), puis encore cinq cents, puis encore cinq cents.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2698
Rapporté par Al-Bara bin `Azib : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a conclu un traité de paix avec les gens de Hudaibiya, `Ali bin Abu Talib a rédigé le document et il y a écrit : « Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). » Les polythéistes ont dit : « N’écris pas : ‘Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ)’, car si tu étais un messager, nous ne nous battrions pas contre toi. » Le Messager d’Allah a demandé à `Ali d’effacer cette mention, mais `Ali a dit : « Je ne serai pas celui qui effacera ton nom. » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a donc effacé lui-même et a conclu la paix avec eux à condition que le Prophète (ﷺ) et ses compagnons puissent entrer à La Mecque et y rester trois jours, et qu’ils entreraient avec leurs armes rangées dans leurs fourreaux
- Sahih al-Bukhari, n°2699
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu faire la `Umra au mois de Dhul-Qada, les habitants de La Mecque ne l’ont pas laissé entrer jusqu’à ce qu’il conclue un accord avec eux pour ne rester que trois jours. Quand le document du traité a été rédigé, il était écrit : « Voici les conditions sur lesquelles Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), a accepté la paix. » Ils ont dit : « Nous ne sommes pas d’accord avec cela, car si nous croyions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’en empêcherions pas, mais tu es Muhammad bin `Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et aussi Muhammad bin `Abdullah. » Puis il a dit à `Ali : « Efface les mots ‘le Messager d’Allah (ﷺ)’. » Mais `Ali a dit : « Non, par Allah, je n’effacerai jamais ton nom. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a pris le document et a écrit : « Voici ce que Muhammad bin `Abdullah a accepté : aucune arme ne sera apportée à La Mecque sauf dans leurs fourreaux, et personne parmi les gens de La Mecque ne sera autorisé à partir avec lui (le Prophète (ﷺ)), même s’il veut le suivre, et il (le Prophète (ﷺ)) n’empêchera aucun de ses compagnons de rester à La Mecque s’il le souhaite. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque et que le délai est passé, les Mecquois sont allés voir `Ali et ont dit : « Dis à ton ami (le Prophète (ﷺ)) de partir, car la période convenue est terminée. » Le Prophète (ﷺ) est donc sorti de La Mecque. La fille de Hamza a couru derrière eux (le Prophète (ﷺ) et ses compagnons), en appelant : « Ô oncle ! Ô oncle ! » `Ali l’a accueillie, l’a prise par la main et a dit à Fatima : « Prends la fille de ton oncle. » Zaid et Ja`far se sont disputés à son sujet. `Ali a dit : « J’ai plus de droits sur elle, car elle est la fille de mon oncle. » Ja`far a dit : « C’est la fille de mon oncle, et sa tante est ma femme. » Zaid a dit : « C’est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) a décidé qu’elle devait être confiée à sa tante, et a dit que la tante est comme la mère. Il a ensuite dit à Ali : « Tu fais partie de moi et je fais partie de toi », et a dit à Ja`far : « Tu me ressembles par le caractère et l’apparence », et a dit à Zaid : « Tu es notre frère (en foi) et notre affranchi. »
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3184
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) voulut accomplir la `Umra, il envoya quelqu’un demander aux gens de La Mecque la permission d’entrer dans la ville. Ils posèrent comme conditions qu’il ne reste pas plus de trois jours, qu’il n’entre qu’avec des armes rangées et qu’il ne prêche pas l’islam à aucun d’entre eux. `Ali bin Abi Talib commença alors à rédiger le traité entre eux. Il écrivit : « Ceci est ce sur quoi Muhammad, Messager d’Allah, s’est mis d’accord. » Les Mecquois dirent : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions pas empêché et nous t’aurions suivi. Mais écris plutôt : ‘Ceci est ce sur quoi Muhammad bin `Abdullah s’est mis d’accord.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors : « Par Allah, je suis Muhammad bin `Abdullah, et par Allah, je suis le Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’écrivait pas lui-même, alors il demanda à `Ali d’effacer l’expression ‘Messager d’Allah’. `Ali répondit : « Par Allah, je ne l’effacerai jamais. » Le Prophète (ﷺ) dit alors à `Ali : « Montre-moi le document. » Quand `Ali le lui montra, le Prophète (ﷺ) effaça lui-même l’expression de sa propre main. Quand le Prophète (ﷺ) entra à La Mecque et que les trois jours furent passés, les Mecquois vinrent voir `Ali et dirent : « Que ton ami (le Prophète) quitte La Mecque. » `Ali en informa le Prophète (ﷺ), qui répondit : « Oui, » puis il quitta la ville
- Sahih al-Bukhari, n°3344
Rapporté par Abu Sa`id : `Ali a envoyé un morceau d’or au Prophète (ﷺ) qui l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra’ bin H`Abis Al-Hanzali de la tribu de Mujashi, ‘Uyaina bin Badr Al-Fazari, Zaid at-Ta’i de la tribu de Bani Nahban, et ‘Alqama bin Ulatha Al-‘Amir de la tribu de Bani Kilab. Les Quraish et les Ansar se sont alors fâchés et ont dit : « Il (le Prophète) donne aux chefs du Najd et ne nous donne pas à nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je leur donne pour attirer leur cœur (vers l’Islam). » Ensuite, un homme aux yeux enfoncés, aux joues saillantes, au front large, à la barbe épaisse et à la tête rasée, s’est avancé devant le Prophète (ﷺ) et a dit : « Crains Allah, ô Muhammad ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste qu’) Allah m’ait confié tous les gens de la terre alors que toi, tu ne me fais pas confiance ? » Quelqu’un, je pense que c’était Khalid bin Al-Walid, a demandé au Prophète (ﷺ) la permission de lui trancher la tête, mais il l’en a empêché. Quand l’homme est parti, le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les descendants de cet homme, il y en aura qui réciteront le Coran, mais le Coran ne dépassera pas leur gorge (c’est-à-dire qu’ils le réciteront sans le comprendre ni l’appliquer), et ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Ils tueront les musulmans mais ne dérangeront pas les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué (c’est-à-dire que je les exterminerai tous). »
- Sahih al-Bukhari, n°3522
Rapporté par Abu Jamra : Ibn `Abbas nous a dit : « Voulez-vous que je vous raconte l'histoire de la conversion d'Abu Dhar à l'islam ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Abu Dhar a raconté : J'étais un homme de la tribu de Ghifar. Nous avons entendu dire qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un Prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va voir cet homme, parle-lui et rapporte-moi ses nouvelles.' Il est parti, l'a rencontré et est revenu. Je lui ai demandé : 'Quelles sont tes nouvelles ?' Il a répondu : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui ai dit : 'Tu ne m'as pas satisfait avec si peu d'informations.' J'ai donc pris une outre et un bâton et je suis parti pour La Mecque. Je ne le connaissais pas (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)), et je n'aimais pas demander à quelqu'un à son sujet. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la Mosquée. Puis `Ali est passé près de moi et a dit : 'Il semble que tu sois un étranger ?' J'ai dit : 'Oui.' Il est allé chez lui et je l'ai accompagné. Il ne m'a rien demandé et je ne lui ai rien dit. Le lendemain matin, je suis allé à la Mosquée pour demander des informations sur le Prophète, mais personne ne m'a rien dit. `Ali est repassé près de moi et a demandé : 'L'homme n'a-t-il pas encore trouvé où loger ?' J'ai dit : 'Non.' Il a dit : 'Viens avec moi.' Il m'a demandé : 'Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ?' J'ai dit : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il a répondu : 'Je le garderai.' Je lui ai dit : 'Nous avons entendu qu'une personne est apparue ici, prétendant être un Prophète. J'ai envoyé mon frère lui parler et, à son retour, il ne m'a pas apporté de nouvelles satisfaisantes ; alors j'ai voulu le rencontrer moi-même.' `Ali a dit (à Abu Dhar) : 'Tu es arrivé à ton but ; je vais justement le voir, alors suis-moi, et où j'entrerai, entre après moi. Si je vois quelqu'un qui pourrait te causer des ennuis, je me mettrai près d'un mur en faisant semblant de réparer mes sandales (comme avertissement), et tu devras alors partir.' `Ali est parti et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il entre dans un endroit, et j'y suis entré avec lui pour voir le Prophète (ﷺ) à qui j'ai dit : 'Présente-moi les principes de l'islam.' Quand il l'a fait, j'ai accepté l'islam immédiatement. Il m'a dit : 'Ô Abu Dhar ! Garde ta conversion secrète et retourne dans ta tribu ; et quand tu entendras parler de notre victoire, reviens vers nous.' J'ai dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, j'annoncerai ma conversion à l'islam publiquement parmi eux (c'est-à-dire les infidèles).' Abu Dhar est allé à la Mosquée, où se trouvaient des gens de Quraish, et a dit : 'Ô gens de Quraish ! J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et j'atteste aussi que Muhammad est l'esclave d'Allah et Son Messager.' (En entendant cela) les hommes de Quraish ont dit : 'Attrapez ce Sabi (c'est-à-dire ce musulman) !' Ils se sont levés et m'ont frappé presque à mort. Al-`Abbas m'a vu et s'est jeté sur moi pour me protéger. Il s'est alors tourné vers eux et a dit : 'Malheur à vous ! Vous voulez tuer un homme de la tribu de Ghifar, alors que votre commerce et vos communications passent par le territoire de Ghifar ?' Ils m'ont donc laissé. Le lendemain matin, je suis retourné (à la Mosquée) et j'ai dit la même chose que la veille. Ils ont encore dit : 'Attrapez ce Sabi !' J'ai été traité de la même façon que la veille, et encore une fois Al-`Abbas m'a trouvé, s'est jeté sur moi pour me protéger et leur a dit la même chose que la veille.' Voilà comment Abu Dhar (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est converti à l'islam. »
- Sahih al-Bukhari, n°3671
Rapporté par Muhammad ibn Al-Hanafiya : J’ai demandé à mon père (‘Ali ibn Abi Talib) : « Qui sont les meilleures personnes après le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Abu Bakr. » J’ai demandé : « Et ensuite ? » Il a dit : « Ensuite ‘Umar. » J’avais peur qu’il dise « Uthman », alors j’ai dit : « Et toi ? » Il a répondu : « Je ne suis qu’une personne ordinaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°3696
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth m’ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ‘Uthman au sujet de son frère Al-Walid, puisque les gens en parlent beaucoup ? » Je suis donc allé voir ‘Uthman et, alors qu’il sortait pour la prière, je lui ai dit : « J’ai quelque chose à te dire, c’est un conseil pour toi. » ‘Uthman a dit : « Ô homme, de ta part. » (‘Umar a dit : Je crois qu’il a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. ») Je les ai donc quittés et suis parti. Ensuite, le messager de ‘Uthman est venu et je suis allé le voir (‘Uthman). ‘Uthman a demandé : « Quel est ton conseil ? » J’ai répondu : « Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre (le Coran) ; tu faisais partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, tu as participé aux deux émigrations (vers l’Éthiopie et Médine) et tu as connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et vu sa conduite. Les gens parlent beaucoup d’Al-Walid. » ‘Uthman a dit : « As-tu reçu ce savoir directement du Messager d’Allah (ﷺ) ? » J’ai dit : « Non, mais son savoir m’est parvenu, et même une jeune fille recluse l’a entendu. » ‘Uthman a dit : « Ensuite, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité, j’ai fait partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, j’ai cru en tout ce qu’il a apporté, j’ai participé aux deux émigrations, comme tu l’as dit, et j’ai connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et lui ai prêté allégeance. Par Allah ! Je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. J’ai agi de même avec Abu Bakr, puis avec ‘Umar, et ensuite j’ai été nommé calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits qu’eux ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Alors pourquoi ces rumeurs à mon sujet ? Pour ce qui est d’Al-Walid, si Allah le veut, je m’en occuperai selon ce qui est juste. » Puis il a appelé ‘Ali et lui a ordonné de le fouetter, et ‘Ali l’a fouetté (Al-Walid) de quatre-vingts coups
- Sahih al-Bukhari, n°3711
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3712
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3861
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand Abu Dhar a appris la venue du Prophète (ﷺ), il a dit à son frère : « Va dans cette vallée (de La Mecque) et essaie de découvrir la vérité sur l’homme qui prétend être prophète et qui dit recevoir des nouvelles du ciel. Écoute ce qu’il dit et reviens me voir. » Son frère est donc parti, a écouté le Prophète (ﷺ), puis est revenu vers Abu Dhar et lui a dit : « Je l’ai vu recommander de bonnes actions et dire des choses qui ne sont pas de la poésie. » Abu Dhar a dit : « Tu ne m’as pas donné assez d’informations. » Il a alors pris de la nourriture et une outre d’eau et s’est rendu à La Mecque. Il est allé à la mosquée pour chercher le Prophète, mais comme il ne le connaissait pas, il n’a pas voulu demander à quelqu’un. Une partie de la nuit passée, `Ali l’a vu et a compris qu’il était étranger. Quand Abu Dhar a vu `Ali, il l’a suivi, mais aucun des deux n’a parlé à l’autre. À l’aube, Abu Dhar a pris sa nourriture et son eau et est resté toute la journée à la mosquée sans être remarqué par le Prophète. Le soir venu, il est retourné à son endroit. `Ali est passé et a dit : « Cet homme n’a-t-il pas encore trouvé où loger ? » Alors `Ali l’a réveillé et l’a emmené chez lui, sans que l’un ou l’autre ne pose de question. Le troisième jour, `Ali a fait la même chose et Abu Dhar est resté avec lui. Puis `Ali a dit : « Veux-tu me dire pourquoi tu es venu ? » Abu Dhar a répondu : « Si tu me promets de me guider, je te le dirai. » `Ali a promis, et Abu Dhar lui a expliqué la raison de sa venue. `Ali a dit : « C’est vrai, et il est le Messager d’Allah. Demain matin, accompagne-moi, et si je vois un danger pour toi, je m’arrêterai comme si je voulais uriner, mais si je continue, suis-moi et entre là où j’entrerai. » Abu Dhar a suivi les instructions, a accompagné `Ali jusqu’au Prophète, a écouté ses paroles et a embrassé l’islam sur-le-champ. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Retourne auprès de ton peuple et informe-les jusqu’à ce que je t’en donne l’ordre. » Abu Dhar a répondu : « Par Celui qui détient ma vie, je vais proclamer ma conversion ouvertement parmi eux (c’est-à-dire les polythéistes). » Il est donc allé à la mosquée et a crié aussi fort que possible : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les gens se sont levés et l’ont frappé violemment. Puis Al-Abbas est venu, s’est agenouillé sur lui (pour le protéger) et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas que cet homme appartient à la tribu de Ghifar et que votre commerce vers le Shâm passe par leur territoire ? » Il l’a ainsi sauvé. Abu Dhar a recommencé le lendemain. Ils l’ont encore frappé, mais Al-Abbas l’a protégé à nouveau
- Sahih al-Bukhari, n°3872
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth lui ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ton oncle `Uthman au sujet de son frère Al-Walid bin `Uqba ? » Les gens parlaient contre ce dernier à cause de ce qu’il avait fait. 'Ubaidullah dit : « J’ai donc attendu `Uthman, et quand il est sorti pour la prière, je lui ai dit : ‘J’ai quelque chose à te dire comme conseil.’ `Uthman a dit : ‘Ô homme ! Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi.’ Alors je suis parti. Après avoir terminé ma prière, je me suis assis avec Al-Miswar et Ibn 'Abu Yaghuth et je leur ai raconté ce que j’avais dit à `Uthman et ce qu’il m’avait répondu. Ils ont dit : ‘Tu as fait ton devoir.’ Pendant que j’étais assis avec eux, le messager de `Uthman est venu me voir. Ils ont dit : ‘Allah t’a mis à l’épreuve.’ Je suis parti, et quand je suis arrivé chez `Uthman, il m’a dit : ‘Quel est le conseil dont tu as parlé tout à l’heure ?’ J’ai récité le Tashahhud et j’ai ajouté : ‘Allah a envoyé Muhammad et lui a révélé le Livre sacré (le Coran). Toi (`Uthman), tu faisais partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager et tu as eu foi en lui. Tu as participé aux deux premières émigrations (vers l’Éthiopie et vers Médine), tu as eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et tu as appris ses traditions et ses conseils. Maintenant, les gens parlent beaucoup d’Al-Walid bin `Uqba, et il est de ton devoir de lui appliquer la punition légale.’ `Uthman m’a alors dit : ‘Ô mon neveu ! As-tu déjà rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais son savoir m’est parvenu comme il est parvenu à la jeune fille dans sa chambre.’ `Uthman a alors récité le Tashahhud et a dit : ‘Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé Son Livre sacré (le Coran). J’ai répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager, j’ai eu foi en la mission de Muhammad, j’ai accompli les deux premières émigrations comme tu l’as dit, j’ai eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai prêté allégeance. Par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le fasse mourir. Puis Allah a fait d’Abu Bakr le calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Puis `Umar est devenu calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Ensuite, je suis devenu calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits sur vous qu’ils avaient sur moi ?’ J’ai répondu que oui. `Uthman a poursuivi : ‘Alors, que signifient ces propos que j’entends venant de vous ? Quant à ce que tu as mentionné à propos d’Al-Walid bin `Uqba, si Allah le veut, je lui appliquerai la punition légale avec justice.’ Puis `Uthman a ordonné qu’Al-Walid soit fouetté de quarante coups. Il a demandé à `Ali de le fouetter et il l’a fouetté lui-même aussi
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4240
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr (quand il était calife) pour demander son héritage sur les biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés, provenant de ce qu’Allah lui avait accordé à Médine, à Fadak, et sur ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille du Prophète Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de l’aumône du Messager d’Allah (ﷺ) et je la laisserai comme elle était de son vivant, et j’en disposerai comme il le faisait. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle s’est alors fâchée contre lui, s’est éloignée de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle a vécu six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son mari `Ali l’a enterrée de nuit sans prévenir Abu Bakr et il a lui-même fait la prière funéraire. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, `Ali a remarqué un changement dans leur attitude envers lui. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et lui a prêté serment d’allégeance. `Ali n’avait pas donné ce serment pendant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima). `Ali a envoyé quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais que personne ne vienne avec toi », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar a dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’entreras pas seul chez eux. » Abu Bakr a répondu : « Que penses-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr est donc entré, puis `Ali a prononcé le Tashah-hud et a dit à Abu Bakr : « Nous connaissons bien ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé, et nous ne sommes pas jaloux des bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir et nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se sont alors remplis de larmes. Quand Abu Bakr a parlé, il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne le différend entre nous au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les utiliser de la meilleure façon, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire, je suivrai son exemple. » `Ali a alors dit à Abu Bakr : « Je te promets de te donner mon serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr est monté sur le minbar, a prononcé le Tashah-hud, puis a parlé de l’histoire de `Ali et du fait qu’il n’avait pas encore donné son serment, et il a accepté ses excuses. Ensuite, `Ali s’est levé, a demandé pardon à Allah, a prononcé le Tashah-hud, a reconnu le droit d’Abu Bakr et a dit qu’il n’avait pas agi par jalousie ou parce qu’il contestait les faveurs qu’Allah lui avait données. `Ali a ajouté : « Mais nous pensions aussi avoir un droit dans cette affaire (du pouvoir) et qu’il (Abu Bakr) ne nous avait pas consultés, ce qui nous a attristés. » Tous les musulmans ont alors été contents et ont dit : « Tu as bien agi. » Les musulmans se sont alors rapprochés de `Ali, qui a rejoint ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire donner l’allégeance à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4241
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4251
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) est parti pour la ‘Umra pendant le mois de Dhou al-Qa’da, les habitants de La Mecque ne l’ont pas laissé entrer dans la ville jusqu’à ce qu’il accepte de conclure un traité de paix avec eux, selon lequel il pourrait rester à La Mecque seulement trois jours (l’année suivante). Pendant la rédaction de l’accord, les musulmans ont écrit : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, Messager d’Allah. » Les mécréants ont dit au Prophète : « Nous ne sommes pas d’accord avec cela, car si nous reconnaissions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions rien interdit (comme entrer à La Mecque, etc.), mais tu es Muhammad, fils de ‘Abdullah. » Le Prophète a alors dit à ‘Ali : « Efface (le titre de) Messager d’Allah. » ‘Ali a répondu : « Non, par Allah, je n’effacerai jamais ton nom. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors pris la feuille… et il n’écrivait pas très bien… puis il a écrit ou fait écrire : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, fils de ‘Abdullah : Muhammad ne doit pas entrer à La Mecque avec des armes, sauf des épées dans leurs fourreaux, et il ne doit pas emmener avec lui quelqu’un du peuple de La Mecque, même si cette personne veut le suivre, et si l’un de ses compagnons veut rester à La Mecque, il ne doit pas l’en empêcher. » (L’année suivante), quand le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque et que la période autorisée a pris fin, les mécréants sont venus voir ‘Ali et lui ont dit : « Dis à ton compagnon (Muhammad) de partir, car son temps est terminé. » Le Prophète (ﷺ) est donc parti (de La Mecque) et la fille de Hamza l’a suivi en criant : « Ô oncle, ô oncle ! » ‘Ali l’a prise par la main et a dit à Fatima : « Prends la fille de ton oncle. » Elle l’a alors fait monter (sur sa monture). (Quand ils sont arrivés à Médine), ‘Ali, Zayd et Ja‘far se sont disputés à son sujet. ‘Ali a dit : « Je l’ai prise car c’est la fille de mon oncle. » Ja‘far a dit : « C’est la fille de mon oncle et sa tante est ma femme. » Zayd a dit : « C’est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) l’a alors confiée à sa tante et a dit : « La tante a le même statut que la mère. » Il a ensuite dit à ‘Ali : « Tu fais partie de moi, et je fais partie de toi », et à Ja‘far : « Tu me ressembles physiquement et moralement », et à Zayd : « Tu es notre frère et notre affranchi. » ‘Ali a demandé au Prophète : « Ne veux-tu pas épouser la fille de Hamza ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est la fille de mon frère de lait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4274
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair et Al-Miqdad en disant : « Allez jusqu’à Rawdat Khakh où se trouve une femme portant une lettre, et prenez-lui cette lettre. » Nous sommes donc partis au galop et, en arrivant à la Rawda, nous avons trouvé la femme et lui avons dit : « Sors la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Sors la lettre, sinon nous serons obligés d’enlever tes vêtements. » Elle l’a alors sortie de sa natte de cheveux, et nous avons apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ). La lettre venait de Hatib bin Abi Balta’a et était adressée à certains polythéistes de La Mecque, leur révélant ce que le Messager d’Allah (ﷺ) comptait faire. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce que c’est ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah ! Ne prends pas de décision hâtive à mon sujet. Je ne fais pas partie des Quraychites, mais j’étais leur allié et je n’ai aucun lien de sang avec eux. Tous les émigrés qui sont avec toi ont de la famille à La Mecque pour protéger leurs proches et leurs biens. J’ai voulu leur rendre service pour qu’ils protègent mes proches, car je n’ai pas de lien de sang avec eux. Je n’ai pas fait cela pour renier ma religion ni pour préférer le polythéisme à l’islam. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « En ce qui le concerne, il vous a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de couper la tête de cet hypocrite ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a participé à la bataille de Badr, et qui sait, peut-être qu’Allah a regardé ceux qui étaient à Badr et a dit : “Ô gens de Badr, faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonnés.” » Ensuite, Allah a révélé la sourate : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas mes ennemis et les vôtres comme alliés en leur montrant de l’affection, même s’ils ont rejeté la vérité (c’est-à-dire Allah, le Prophète Muhammad et ce Coran) qui vous est venue… (jusqu’à la fin du verset)… Et quiconque parmi vous fait cela s’est égaré loin du droit chemin. »
- Sahih al-Bukhari, n°6357
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin 'Ujra m’a rencontré et m’a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous savons comment te saluer, mais comment devons-nous prier pour toi ?” Il a dit : Dites : Allahumma Salli ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama sal-laita 'ala Ibrahima innaka Hamidun Majid. Allahumma barik 'ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama barakta 'ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid. (Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux) »
- Sahih al-Bukhari, n°6358
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), voici la façon dont nous te saluons ; peux-tu nous dire comment prier pour toi ? » Il a dit : « Dites : Allahumma Salli 'ala Muhammadin `Abdika wa rasulika kama sal-laita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammadin wa Ali Muhammadin kama barakta 'ala Ibrahima wa Ali Ibrahim. (Ô Allah, prie sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, comme Tu as prié sur Ibrahim. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrahim et la famille d’Ibrahim.)»
- Sahih al-Bukhari, n°6830
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
- Sahih al-Bukhari, n°6933
Rapporté par Abu Sa`id : Pendant que le Prophète (ﷺ) distribuait quelque chose, `Abdullah bin Dhil Khawaisira at-Tamimi est venu et a dit : « Sois juste, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Malheur à toi ! Qui serait juste si je ne le suis pas ? » `Umar bin Al-Khattab a dit : « Laisse-moi lui couper la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, car il a des compagnons. Si tu compares ta prière à la leur et ton jeûne au leur, tu trouveras que tes prières et ton jeûne paraissent peu à côté des leurs. Pourtant, ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Si tu examines la plume de la flèche, tu n’y trouveras rien, si tu examines la pointe, tu n’y trouveras rien, et si tu examines la tige, tu n’y trouveras rien. La flèche a été trop rapide pour être salie par le sang ou les excréments. Le signe pour reconnaître ces gens sera un homme dont une main (ou une poitrine) ressemblera à celle d’une femme (ou à un morceau de chair qui bouge). Ces gens apparaîtront quand il y aura des divisions parmi les gens (musulmans). » Abu Sa`id a ajouté : Je témoigne avoir entendu cela du Prophète (ﷺ) et je témoigne aussi qu’`Ali a combattu ces gens alors que j’étais avec lui. L’homme décrit par le Prophète (ﷺ) a été amené à `Ali. Les versets suivants ont été révélés à propos de cette personne (c’est-à-dire `Abdullah bin Dhil-Khawaisira at-Tamimi) : « Et parmi eux, il y a des hommes qui t’accusent (ô Muhammad) au sujet de la distribution des aumônes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6961
Rapporté par Muhammad bin `Ali : On a dit à `Ali qu’Ibn `Abbas ne voyait pas de mal au mariage Mut'a. `Ali a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le mariage Mut'a le jour de la bataille de Khaibar et il a interdit de manger la viande d’âne. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un, par ruse, se marie temporairement, son mariage est illégal. » D’autres ont dit : « Le mariage est valide mais la condition est illégale. »
- Sahih al-Bukhari, n°7432
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Lorsque `Ali était au Yémen, il envoya au Prophète ﷺ de l’or sous forme de minerai. Le Prophète ﷺ le distribua à Al-Aqra' bin H`Abis Al-Hanzali, qui appartenait aux Bani Mujashi, à 'Uyaina bin Badr Al-Fazari, à 'Alqama bin 'Ulatha Al-`Amiri, du clan Bani Kilab, et à Zaid Al-Khail at-Ta'i, des Bani Nabhan. Les Quraish et les Ansar se mirent en colère et dirent : « Il donne aux chefs du Najd et nous laisse de côté ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Je voulais simplement attirer leur cœur et les unir (les affermir dans l’islam). » Un homme aux yeux enfoncés, au front proéminent, à la barbe épaisse, aux joues rebondies et à la tête rasée s’approcha alors et dit : « Ô Muhammad ! Crains Allah ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Qui obéirait à Allah si moi je Lui désobéissais ? (Allah) m’a confié une mission auprès des gens de la terre, et toi tu ne me fais pas confiance ? » Un homme parmi ceux présents, que je pense être Khalid bin Al-Walid, demanda la permission de le tuer, mais le Prophète ﷺ l’en empêcha. Quand cet homme partit, le Prophète dit : « Parmi ses descendants, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge, ils sortiront de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible, ils tueront des musulmans et laisseront les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur apparition, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été exterminé. »
- Sunan Ibn Majah, n°167
Rapporté par Ubaidah, de ‘Ali bin Abu Talib : Il a parlé des Khawarij et a dit : « Parmi eux, il y aura un homme avec une main déformée, ou courte, ou petite. Si vous restiez calmes (c’est-à-dire sans trop vous réjouir), je vous dirais ce qu’Allah a promis par la bouche de Muhammad ﷺ à ceux qui les tuent. » J’ai demandé : « As-tu entendu cela de Muhammad ﷺ ? » Il a répondu : « Oui, par le Seigneur de la Ka‘bah ! » — trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°903
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah ! Nous savons ce que signifie t’adresser des salutations, mais que veut dire t’adresser la paix et les bénédictions ? » Il a dit : « Dites : “Allahumma salli ‘ala Muhammadin ‘abdika wa Rasulika kama salayta ‘ala Ibrahima, wa barik ‘ala Muhammad (wa ‘ala ali Muhammadin) kama barakta ‘ala Ibrahima.” » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad, Ton serviteur et Messager, comme Tu les as accordés à Ibrahim, et accorde Tes bénédictions à Muhammad (et à la famille de Muhammad) comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim
- Sunan Ibn Majah, n°904
Rapporté par Hakam : J’ai entendu Ibn Abi Laila dire : « Ka’b bin ‘Ujrah m’a rencontré et m’a dit : “Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : ‘Nous savons ce que signifie t’adresser des salutations, mais que veut dire t’adresser la paix et les bénédictions ?’ Il a dit : ‘Dites : Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin, kama sallayta ‘ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin, kama barakta ‘ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid.’” » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire)
- Sunan Ibn Majah, n°905
Rapporté par Abu Humaid As-Sa’di : Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! On nous a ordonné de t’adresser la paix et les bénédictions. Comment devons-nous le faire ? » Il a dit : « Dites : Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyatihi, kama sallayta ‘ala Ibrahim ; wa barik ‘ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyatihi kama barakta ‘ala ali Ibrahim fil-‘alamin, innaka Hamidum Majid. » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu les as accordés à Ibrahim. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu as accordé Tes bénédictions à la famille d’Ibrahim parmi les mondes, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire)
- Sunan Ibn Majah, n°906
Rapporté par Aswad bin Yazid : ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Lorsque vous adressez la paix et les bénédictions au Messager d’Allah (ﷺ), faites-le bien, car vous ne savez pas, cela pourrait lui être présenté. » Ils lui ont dit : « Apprends-nous. » Il a dit : « Dites : ‘Allahumma aj’al salataka wa rahmataka wa barakatika ‘ala sayyidil-mursalin wa imamil-muttaqin wa khatamin-nabiyyin, Muhammad ‘abdika wa Rasulika imamil-khayri (wa qa’idil-khair), wa Rasulir-Rahmah. Allahummab’athhu maqaman mahmudan yaghbituhu bihil-awwaluna wal-akhirun. Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama sallayta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidum Majid.’ » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ta miséricorde et Tes bénédictions au chef des Messagers, à l’imam des pieux et au sceau des Prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Messager, l’imam du bien (et le guide du bien), et le Messager de la miséricorde. Ô Allah, élève-le à une station de louange et de gloire qui sera enviée par les premiers et les derniers. Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es Digne de louange, Plein de gloire
- Sunan Ibn Majah, n°1652
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’ai vu le nouveau croissant de lune cette nuit. » Il lui a demandé : « Attestes-tu qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Lève-toi, ô Bilal, et annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. » Abu ‘Ali a dit : « C’est ainsi que cela a été rapporté de Walid bin Abu Thawr et Hasan bin ‘Ali. Cela a aussi été rapporté de Hammad bin Salamah, mais il n’a pas mentionné Ibn ‘Abbas. Il a dit : “Et il a annoncé qu’ils devaient faire la prière et jeûner.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1999
Rapporté par Ali bin Husain, d’après Miswar bin Makhramah : 'Ali bin Abu Talib a demandé la main de la fille d’Abu Jahl alors qu’il était marié à Fatimah, la fille du Prophète. Quand Fatimah l’a appris, elle est allée voir le Prophète et a dit : "Les gens disent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles. Cet 'Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl." Miswar a dit : "Le Prophète s’est levé, et je l’ai entendu lorsqu’il a témoigné (c’est-à-dire dit la Shahada), puis il a dit : 'J’ai marié ma fille (Zainab) à Abul-As bin Rabi', et il m’a parlé avec sincérité. Fatimah bint Muhammad fait partie de moi, et je n’aime pas la voir confrontée à des difficultés. Par Allah, la fille du Messager d’Allah et la fille de l’ennemi d’Allah ne seront jamais mariées au même homme." Il a dit : Alors 'Ali a abandonné sa demande en mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2051
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ali bin Yazid bin Rukanah, d'après son père, d'après son grand-père : Il a divorcé de sa femme de façon irrévocable, puis il est allé voir le Messager d'Allah (ﷺ) et l'a interrogé. Il a dit : "Qu'entendais-tu par là ?" Il a répondu : "Un seul (divorce)." Il a dit : "Par Allah, voulais-tu vraiment dire un seul divorce ?" Il a répondu : "Par Allah, je voulais dire un seul." Alors il l'a renvoyée auprès de lui. (Da'if) Muhammad bin Majah a dit : J'ai entendu Abul-Hasan 'Ali bin Muhammad Tanafisi dire : "Ce hadith est très noble." Ibn Majah a dit : "Abu 'Ubaid ne l'a pas accepté (c'est-à-dire n'a pas retenu sa transmission) et Ahmad était réservé à son sujet (c'est-à-dire à l'idée de le transmettre)
- Sunan Ibn Majah, n°2261
Rapporté par Umar bin Muhammad bin 'Ali bin abi Talib, d'après son père, que son grand-père a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Un Dinar contre un Dinar, un Dirham contre un Dirham, sans augmentation entre eux. Celui qui a besoin d'argent, qu'il l'échange contre de l'or, et celui qui a besoin d'or, qu'il l'échange contre de l'argent, et que la transaction se fasse immédiatement
- Sunan Ibn Majah, n°2606
Rapporté par Salamah bin Muhabbiq : Lorsque le verset sur les peines légales a été révélé, on a demandé à Abu Thabit Sa’d bin Ubadah, qui était un homme jaloux : “Si tu trouvais un autre homme avec ta femme, que ferais-tu ?” Il a dit : “Je les frapperais tous les deux avec l’épée ; pensez-vous que je devrais attendre d’amener quatre témoins, qu’il ait eu le temps de se satisfaire et de partir ? Ou devrais-je dire que j’ai vu telle ou telle chose, et vous appliquerez la peine légale contre moi (pour calomnie) et vous ne croirez plus jamais mon témoignage ?” On a rapporté cela au Prophète (ﷺ) et il a dit : “L’épée suffit comme témoin.” Puis il a ajouté : “Non, en y réfléchissant, j’ai peur que les ivrognes et les jaloux en abusent.” (Da’if) Abu Abdullah – c’est-à-dire Ibn Majah – a dit : “J’ai entendu Abu Zurah dire : ‘Ceci est un hadith de Ali bin Muhammad At-Tanafisi, je ne l’ai pas entendu de lui.’”
- Sunan Ibn Majah, n°3074
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin ‘Abdullah, et quand nous sommes arrivés, il a demandé qui nous étions. Quand il est arrivé à moi, j’ai dit : “Je suis Muhammad bin ‘Ali bin Husain.” Il a tendu la main vers ma tête, a défait mon bouton du haut, puis celui du bas. Ensuite, il a posé sa main sur ma poitrine, et j’étais alors un jeune garçon. Puis il a dit : “Bienvenue à toi, demande ce que tu veux.” Alors je lui ai posé des questions, et il était aveugle. L’heure de la prière est arrivée, il s’est levé, s’est enveloppé d’un tissu tissé. Chaque fois qu’il le mettait sur ses épaules, les bords remontaient, car il était trop court. Son manteau était à côté de lui, accroché. Il nous a dirigés dans la prière, puis il a dit : “Raconte-nous le Hajj du Messager d’Allah (ﷺ).” Il a levé les mains, montrant neuf doigts, et a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé au peuple, la dixième année, que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous cherchant à suivre le Messager d’Allah (ﷺ) et à faire comme lui. Il est parti et nous sommes partis avec lui, et nous sommes arrivés à Dhul-Hulaifah où Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abu Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’elle devait faire. Il a dit : “Fais le grand lavage (Ghusl), mets un tissu autour de ta taille et entre en état d’Ihram.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée, puis il a monté Qaswa’ (sa chamelle) jusqu’à ce qu’elle se soit levée avec lui sur Baida’. Jabir a dit : “Aussi loin que je pouvais voir, je voyais des gens à cheval et à pied devant lui, et la même chose à sa droite, à sa gauche et derrière lui, et le Messager d’Allah (ﷺ) était parmi nous et le Coran lui était révélé, et il en comprenait le sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Puis il a commencé la Talbiyah du monothéisme : ‘Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka wal-mulk, la sharika laka.’ (Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé.)” Et les gens répétaient ses paroles. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a approuvé cela. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiyah.” Jabir a dit : “Nous n’avions l’intention de faire que le Hajj. Nous ne connaissions pas la ‘Umrah. Quand nous sommes arrivés à la Maison avec lui, il a touché l’angle (de la Ka’bah), a marché rapidement (Ramal) pendant trois tours et a marché normalement pendant quatre. Ensuite, il s’est tenu à la place d’Ibrahim et a dit : ‘Et prenez la place d’Ibrahim comme lieu de prière.’ [2:125] Il s’est tenu avec la place entre lui et la Maison. Mon père disait : ‘Et je ne pense pas qu’il l’ait mentionné autrement que du Prophète (ﷺ) : Qu’il récitait dans ces deux unités de prière (à la place d’Ibrahim) : “Dis : Ô vous les mécréants !” [Al-Kafirun (109)] et “Dis : Il est Allah, l’Unique.” [Al-Ikhlas (112)]’ Ensuite, il est retourné à la Maison et a touché l’angle, puis il est sorti par la porte vers Safa. Lorsqu’il s’est approché de Safa, il a récité : ‘En vérité, Safa et Marwah font partie des symboles d’Allah,’ [2:158] (et il a dit :) ‘Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.’ Il a donc commencé par Safa et l’a gravi jusqu’à voir la Maison, puis il a proclamé la grandeur d’Allah (en disant : Allahu Akbar), a prononcé le Tahlil (La ilaha illallah) et a loué Allah (en disant Al-Hamdulillah), et il a dit : ‘La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku, wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumit wa huwa ‘ala kulli shai’in Qadir. La ilaha illallah wahdahu, La sharika lahu anjaza wa’dahu, wa nasara ‘abduhu, wa hazamal-Ahzaba wahdahu.’ (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul ; Il n’a pas d’associé, Il a accompli Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu les coalisés tout seul.)” Il a dit cela trois fois, en faisant des invocations entre chaque. Ensuite, il s’est dirigé vers Marwah en marchant normalement jusqu’à ce qu’il commence à descendre, puis il a marché rapidement (Ramal) dans le bas de la vallée. Quand il a commencé à monter, il a marché normalement, jusqu’à atteindre Marwah, et il a fait au sommet de Marwah ce qu’il avait fait au sommet de Safa. À la fin de son Sa’y, au sommet de Marwah, il a dit : “Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, je n’aurais pas mis de collier à l’animal de sacrifice, et j’aurais fait une ‘Umrah. Celui d’entre vous qui n’a pas d’animal de sacrifice avec lui, qu’il sorte de l’Ihram et fasse une ‘Umrah.” Alors tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Suraqah bin Malik bin Ju’shum s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a croisé ses doigts et a dit : “‘Umrah est incluse dans le Hajj comme cela,” deux fois. “Non, c’est pour toujours.” ‘Ali a amené les chameaux du Prophète (ﷺ), et il a trouvé que Fatimah faisait partie de ceux qui étaient sortis de l’Ihram. Elle avait mis un vêtement teint et utilisé du khôl. ‘Ali n’a pas aimé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a dit de le faire.” ‘Ali disait en Irak : “Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), contrarié par Fatimah à cause de ce qu’elle avait fait, pour lui demander ce qu’elle avait dit qu’il avait dit, et que je n’avais pas aimé cela. Il a dit : ‘Elle a dit vrai, elle a dit vrai. Qu’as-tu dit quand tu as commencé ton Hajj ?’” Il a répondu : “J’ai dit : ‘Ô Allah, je commence la Talbiyah pour ce pour quoi ton Messager (ﷺ) commence la Talbiyah.’ (Il a dit :) ‘Et j’ai l’animal de sacrifice avec moi, donc ne sors pas de l’Ihram.’” Il a dit : “Le nombre total d’animaux de sacrifice qu’‘Ali avait amenés du Yémen et que le Prophète (ﷺ) avait amenés de Médine était de cent. Ensuite, tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Quand le jour de Tarwiyah est arrivé (le 8e de Dhul-Hijjah), ils sont partis pour Mina et ont commencé la Talbiyah pour le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté. Il a prié Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr à Mina. Puis il est resté un peu jusqu’au lever du soleil, et il a demandé qu’on lui installe une tente en poils de chèvre à Namirah. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, et les Quraysh pensaient qu’il allait rester à Al-Mash’ar Haram ou à Al-Muzdalifah, comme Quraysh le faisait à l’époque de l’Ignorance. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à ‘Arafat, où il a trouvé que la tente avait été dressée pour lui à Namirah, et il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé le zénith, il a demandé Qaswa’ et on l’a sellée pour lui. Il est monté jusqu’au bas de la vallée, et il a fait un discours au peuple en disant : ‘Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette terre-ci. Toute affaire de l’époque de l’Ignorance est abolie, sous ces deux pieds à moi. Les meurtres pour vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier est celui de Rabi’ah bin Harith, qui a été allaité chez les Banu Sa’d et tué par Hudhail. Les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier intérêt (que j’abolie) est le nôtre, celui dû à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib. Tout cela est aboli. Craignez Allah à propos des femmes, car vous les avez prises en dépôt d’Allah, et l’intimité avec elles vous est permise par la parole d’Allah. Vos droits sur elles sont qu’elles ne laissent pas s’asseoir sur votre lit quelqu’un que vous n’aimez pas. Si elles le font, alors frappez-les, mais sans blesser ni laisser de trace. Leurs droits sur vous sont que vous subveniez à leurs besoins et que vous les habilliez convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose qui, si vous vous y tenez, ne vous égarera jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi. Que direz-vous ?’ Ils ont répondu : ‘Nous témoignons que tu as transmis (le message), accompli (ta mission) et donné des conseils sincères.’ Il a levé son index vers le ciel puis vers les gens, (et a dit :) ‘Ô Allah, sois témoin, ô Allah sois témoin,’ trois fois. Puis Bilal a appelé à la prière, puis l’Iqamah, et il a prié Zuhr. Ensuite, il a fait l’Iqamah et a prié ‘Asr, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté jusqu’au lieu de station, et il a fait faire face à sa chamelle Sakharat, avec le chemin sablonneux devant lui, et il a fait face à la Qiblah, puis il est resté debout jusqu’au coucher du soleil et que la lumière ait un peu diminué, quand le disque du soleil a disparu. Ensuite, il a fait monter Usamah bin Zaid derrière lui et le Messager d’Allah (ﷺ) est parti. Il a tiré fort sur les rênes de Qaswa’ jusqu’à ce que sa tête touche la selle, et il a fait signe de la main droite : ‘Ô gens, du calme, du calme !’ Chaque fois qu’il arrivait à une colline, il relâchait un peu les rênes pour qu’elle puisse monter. Ensuite, il est arrivé à Muzdalifah où il a prié Maghrib et ‘Isha’ avec un seul appel à la prière et deux Iqamah, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé jusqu’à l’aube, et il a prié Fajr, quand il a vu que le matin était arrivé, avec un seul appel à la prière et un seul Iqamah. Ensuite, il a monté Qaswa’ jusqu’à Al-Mash’ar Al-Haram. Il l’a gravi, a loué Allah, proclamé Sa grandeur et affirmé qu’Il est le seul digne d’être adoré. Puis il est resté debout jusqu’à ce qu’il fasse bien jour, puis il est parti avant le lever du soleil. Il a fait monter Fadl bin ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux beaux cheveux, blanc et beau. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, il a croisé des femmes sur des chameaux. Fadl a commencé à les regarder, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a mis sa main de l’autre côté. Fadl a tourné la tête de l’autre côté pour regarder. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu. Ensuite, il a pris la route du milieu qui mène au plus grand Pilier, jusqu’à atteindre le Pilier près de l’arbre. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer, des cailloux de la taille d’un pois chiche, en les lançant depuis le bas de la vallée. Ensuite, il est allé à l’endroit du sacrifice et a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main. Puis il a confié le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, et il lui a donné une part dans son sacrifice. Ensuite, il a demandé qu’on apporte un morceau de chaque chameau ; les morceaux ont été mis dans une marmite et cuits, et ils (le Prophète (ﷺ) et ‘Ali) ont mangé de la viande et bu du bouillon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est dépêché vers la Maison, et a prié Zuhr à La Mecque. Il est allé chez les Banu ‘Abdul-Muttalib, qui donnaient de l’eau aux pèlerins à Zamzam, et a dit : ‘Puisez-moi de l’eau, ô Banu ‘Abdul-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous submerger, j’aurais puisé de l’eau avec vous.’ Alors ils lui ont tiré un seau d’eau, et il en a bu.”
- Muwatta Malik, n°398
Abou Mass'oud Al-Ansari a rapporté: «étant dans une assemblée chez Sa'd Ibn Oubada, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint vers nous. Bachir Ibn Sa'd lui dit: «Allah nous a ordonné de prier pour toi ô Envoyé d'Allah. Comment devons-nous le faire»? Il garda le silence à un tel point que nous souhaitions ne plus lui poser une telle question, puis il répondit: «dites: «Grand Allah! Prie pour Mouhammad et pour la famille de Mouhammad, comme Tu as prié pour Ibrahim. Bénis Mouhammad et la famille de Mouhammad comme Tu as béni la famille de Ibrahim. Tu es digne de louange et de gloire». Quant au salut, il est comme vous le savez». Allahumma salli ala Muhammad wa ali Muhammad kama sallaita Ibrahim, wa baraka ala Muhammad wa ali Muhammad kama baraktaala ali Ibrahim. Fi'l alamin, innaka Hamidu'm - Majid
- Sahih Muslim, n°37
Rapporté par Muhammad bin Abd Allah bin Quhzādh : Alī bin Husayn bin Wāqid m’a informé, il a dit qu’Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “En effet, Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapportait…” » Il a dit : « Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : “Ne prenez pas de hadith de lui.” » Muhammad a dit : Abd Allah bin Uthmān nous a rapporté, il a dit, mon père a dit, Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : “Voici Abbād bin Kathīr, alors méfiez-vous de lui.” »
- Sahih Muslim, n°41
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « Yazīd bin Hārūn nous a rapporté de Khalīfah bin Mūsā : “Je suis entré chez Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : ‘Mak’hūl m’a rapporté ceci’, ‘Mak’hūl m’a rapporté cela’. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes. J’ai regardé dans son carnet et j’y ai vu : ‘Abān m’a rapporté de la part d’Anas’, ‘Abān de la part de tel ou tel’. Alors j’ai arrêté d’écouter ses hadiths et je suis parti.” J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : “J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. Il y était écrit : ‘Hishām a dit : Un homme, apparemment Yahyā bin un tel, m’a rapporté de la part de Muhammad bin Ka’b…’ J’ai dit à Affān : ‘On disait que Hishām l’avait entendu directement de Muhammad bin Ka’b.’ Il répondit : ‘En effet, Hishām était accusé de mensonge à propos de ce hadith, car il disait d’abord : “Yahyā m’a rapporté de Muhammad”, puis il prétendait ensuite l’avoir entendu directement de Muhammad.’” »
- Sahih Muslim, n°873
Rapporté par Mutarrif : Moi et ‘Imran ibn Husain avons prié derrière Ali ibn Abi Talib. Il prononçait le takbir en se prosternant, en se relevant de la prosternation, et en se levant après la position assise à la fin des deux unités de prière. Après la prière, ‘Imran a pris ma main et a dit : « Ali a prié comme Muhammad ﷺ », ou il a dit : « Il m’a rappelé la prière de Muhammad (que la paix soit sur lui). »
- Sahih Muslim, n°1460
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr ibn al-Hasan ibn ‘Ali : Quand Hajjaj est venu à Médine, nous avons interrogé Jabir ibn Abdullah sur les horaires de prière du Prophète ﷺ. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la prière du midi pendant la chaleur du zénith ; la prière de l’après-midi quand le soleil brillait encore ; la prière du soir quand le soleil était complètement couché ; et pour la prière de la nuit, il la retardait parfois et parfois il la faisait plus tôt. Quand il voyait ses compagnons rassemblés tôt, il priait tôt, et quand il les voyait arriver tard, il retardait la prière. Quant à la prière du matin, le Messager d’Allah ﷺ la faisait dans l’obscurité avant l’aube
- Sahih Muslim, n°1461
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr al-Hasan ibn ‘Ali : Hajjaj avait l’habitude de retarder les prières, alors nous avons interrogé Jabir ibn Abdullah, et le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2230
Rapporté par Muhammad b. Munkadir : Il a dit : J’ai entendu de Mas'ud b. al-Hakam, qui l’a rapporté de Hadrat 'Ali, qu’il a dit : « Nous avons vu le Prophète ﷺ se lever pour un cercueil et nous nous sommes levés aussi ; il s’est assis et nous nous sommes également assis. »
- Sahih Muslim, n°2451
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : ‘Ali رضي الله عنه a envoyé au Messager d’Allah ﷺ de l’or mêlé de poussière, et le Prophète ﷺ l’a distribué à quatre hommes : al-Aqra’ ibn Habis al-Hanzali, ‘Uyayna ibn Badr al-Fazari, ‘Alqama ibn ‘Ulatha al-‘Amiri, puis à un homme de la tribu de Kilab, à Zayd al-Khair al-Ta’i, et à un homme de la tribu de Nabhan. Les gens de Quraysh se sont alors fâchés et ont dit : « Il a donné aux chefs du Najd et nous a ignorés. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Je l’ai fait pour apaiser leurs cœurs. » Un homme à la barbe fournie, aux joues saillantes, aux yeux enfoncés, au front proéminent et à la tête rasée s’est alors avancé et a dit : « Muhammad, crains Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Si je désobéis à Allah, qui Lui obéira ? Ne suis-je pas le plus digne de confiance parmi les gens de la terre ? Pourtant, vous ne me faites pas confiance. » Cet homme est reparti. Quelqu’un a alors demandé la permission de le tuer, et selon certains, c’était Khalid ibn al-Walid. Le Prophète ﷺ a dit : « De la descendance de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge ; ils tueront les musulmans et laisseront les idolâtres. Ils passeront à côté des enseignements de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. Si je les trouve, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad. »
- Sahih Muslim, n°2465
Rapporté par ‘Abida, d’après ‘Ali رضي الله عنه : Il a parlé des Khawarij et a dit qu’il y aurait parmi eux un homme avec une main déformée (ou courte) ou une main charnue. Si vous êtes patients, je vous dirai ce qu’Allah a promis à ceux qui les tueront sur l’ordre de Muhammad ﷺ. Je lui ai demandé : As-tu entendu cela de Muhammad ﷺ ? Il a répondu : Oui, par le Seigneur de la Ka’ba ; oui, par le Seigneur de la Ka’ba ; oui, par le Seigneur de la Ka’ba
- Sahih Muslim, n°2481
Rapporté par ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a b. al-Harith : Rabi‘a b. al-Harith et Abbas b. Abd al-Muttalib se sont réunis et ont dit : « Par Allah, si nous envoyions ces deux jeunes (moi et Fadl b. ‘Abbas) auprès du Messager d’Allah ﷺ et qu’ils lui parlaient, il les nommerait collecteurs de sadaqat ; ils les collecteraient, les remettraient au Prophète comme les autres, et recevraient leur part comme les autres. » Alors qu’ils en parlaient, ‘Ali b. Abu Talib est arrivé et ils lui en ont parlé. ‘Ali a dit : « Ne faites pas cela ; par Allah, il ne le fera pas (il n’acceptera pas votre demande). » Rabi‘a a répondu : « Par Allah, si tu refuses, c’est par jalousie envers nous. Par Allah, tu es devenu le gendre du Messager d’Allah ﷺ et nous n’avons pas été jaloux de ce privilège. » ‘Ali a alors dit : « Envoyez-les, si vous voulez. » Ils sont partis et ‘Ali s’est allongé. Quand le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi, nous sommes allés devant sa chambre et nous sommes restés près d’elle jusqu’à ce qu’il sorte. Il nous a pris par les oreilles (par affection) et a dit : « Dites-moi ce que vous avez dans le cœur. » Il est ensuite entré, et nous aussi, ce jour-là il était chez Zaynab bint Jahsh. Nous nous sommes encouragés à parler, puis l’un de nous a dit : « Messager d’Allah, tu es le meilleur des hommes et le meilleur pour renforcer les liens familiaux. Nous avons atteint l’âge de nous marier. Nous sommes venus pour que tu nous nommes collecteurs de sadaqat, nous te les remettrons comme les autres et recevrons notre part comme eux. » Il est resté silencieux longtemps, au point que nous avons voulu parler à nouveau, et Zaynab nous a fait signe derrière le rideau de ne plus parler. Il a dit : « Il ne convient pas à la famille de Muhammad d’accepter la sadaqa, car ce sont les impuretés des gens. Appelez-moi Mahmiya (qui était responsable du khums, c’est-à-dire du cinquième du butin destiné au trésor public) et Naufal b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib. » Ils sont venus, et il a dit à Mahmiya : « Mariez votre fille à ce jeune (Fadl b. ‘Abbas) », et il la lui a donnée en mariage. Il a dit à Naufal : « Mariez votre fille à ce jeune (‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a) », et il me l’a donnée en mariage. Il a dit à Mahmiya : « Paie tant de dot pour eux deux à partir du khums. » (Zuhri a dit : Il n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sahih Muslim, n°2482
Rapporté par Rabi‘a b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib et Abbas b. ‘Abd al-Muttalib : Ils ont dit à ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a et Fadl b. Ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ. » Le reste du hadith est similaire, avec ce détail : « ‘Ali a étendu son manteau, s’est allongé dessus et a dit : “Je suis le père de Hasan, et je suis le chef. Par Allah, je ne bougerai pas d’ici tant que vos fils ne reviendront pas avec la réponse du Messager d’Allah ﷺ.” » Il a aussi dit : « Ces sadaqat sont les impuretés des gens, elles ne sont pas permises à Muhammad ﷺ ni à sa famille. » Le Messager d’Allah ﷺ m’a aussi dit : « Appelle Mahmiya b. Jaz‘ », qui était un homme des Banu Asad, et le Prophète ﷺ l’avait nommé collecteur du khums
- Sahih Muslim, n°2943
Rapporté par ‘Ata’ : J’ai entendu, avec d’autres personnes, Jabir ibn Abdullah dire : « Nous, les compagnons de Muhammad ﷺ, avons mis l’Ihram uniquement pour le Hajj. » ‘Ata’ a ajouté que Jabir a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé le 4 Dhou al-Hijja et nous a ordonné d’enlever l’Ihram. » ‘Ata’ a précisé qu’il (le Prophète ﷺ) leur a ordonné d’enlever l’Ihram et d’aller retrouver leurs épouses (pour les relations conjugales). ‘Ata’ a dit : « Ce n’était pas une obligation, mais cela devenait permis. » Nous avons dit : « Il ne restait que cinq jours avant ‘Arafa, et il nous a ordonné d’avoir des relations avec nos épouses. Nous sommes arrivés à ‘Arafa comme si nous venions d’avoir un rapport. » (‘Ata’ a ajouté : Jabir a fait un geste de la main, et j’ai l’impression de voir sa main bouger.) À ce moment, le Messager d’Allah ﷺ s’est levé parmi nous et a dit : « Vous savez bien que je suis le plus pieux, le plus véridique et le plus respectueux d’Allah parmi vous. Si je n’avais pas d’animal à sacrifier, j’aurais enlevé l’Ihram comme vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier. » Alors, ils ont enlevé l’Ihram et nous aussi, nous avons écouté et obéi. Jabir a dit : « Ali est arrivé avec le produit des impôts du Yémen. » Le Prophète ﷺ lui a demandé : « Dans quelle intention as-tu mis l’Ihram (pour le Hajj seul, la ‘Umra seule, ou les deux ensemble) ? » Il a répondu : « Pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ. » (Le Prophète ﷺ avait fait le Qiran, c’est-à-dire Hajj et ‘Umra ensemble.) Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Offre un sacrifice et garde l’Ihram. » Ali a amené un animal pour le Prophète ﷺ. Suraqa ibn Malik ibn Ju’shum a demandé : « Ô Messager d’Allah, cette permission d’enlever l’Ihram, c’est seulement pour cette année ou pour toujours ? » Il a répondu : « C’est pour toujours. »
- Sahih Muslim, n°2951
Rapporté par Ja’far ibn Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir ibn ‘Abdullah et il a commencé à demander des nouvelles de chacun de nous jusqu’à ce que ce soit mon tour. J’ai dit : « Je suis Muhammad ibn ‘Ali ibn Husayn. » Il a posé sa main sur ma tête, a ouvert mon bouton du haut puis celui du bas, puis a posé sa paume sur ma poitrine (pour me bénir), et j’étais alors un jeune garçon. Il a dit : « Sois le bienvenu, mon neveu. Demande ce que tu veux. » J’ai posé mes questions, mais comme il était aveugle, il ne m’a pas répondu tout de suite, et l’heure de la prière est arrivée. Il s’est levé en s’enveloppant dans son manteau. Chaque fois qu’il mettait les extrémités sur ses épaules, elles tombaient car le manteau était court. Un autre manteau était posé près de lui. Il nous a dirigé dans la prière. Je lui ai dit : « Raconte-moi le pèlerinage du Messager d’Allah ﷺ. » Il a fait un geste de la main pour indiquer neuf, puis a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le Hajj, puis il a annoncé publiquement la dixième année qu’il allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous désireux de suivre le Messager d’Allah ﷺ et de faire comme lui. Nous sommes partis avec lui jusqu’à Dhu’l-Hulaifa. Asma, fille de Umais, a donné naissance à Muhammad ibn Abu Bakr. Elle a envoyé un message au Messager d’Allah ﷺ pour lui demander quoi faire. Il a dit : “Prends un bain, protège-toi et mets-toi en état d’ihram.” Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite prié à la mosquée, puis il est monté sur sa chamelle al-Qaswa qui s’est redressée avec lui sur son dos à al-Baida’. J’ai vu devant moi, aussi loin que je pouvais voir, des cavaliers et des piétons, à droite, à gauche et derrière, partout. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre de nous, et la révélation descendait sur lui. C’est lui qui en connaît le vrai sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Il a proclamé l’unicité d’Allah en disant : “Labbaik, ô Allah, Labbaik, Labbaik. Tu n’as pas d’associé, à Toi la louange, la grâce et la royauté ; Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient aussi cette Talbiya comme aujourd’hui. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a rien rejeté, mais il s’en est tenu à sa propre Talbiya. Jabir رضي الله عنه a dit : Nous n’avions d’autre intention que le Hajj, ignorant l’existence de la ‘Umra à cette période. Mais quand nous sommes arrivés à la Maison, il a touché le pilier, a fait sept tours (trois en courant, quatre en marchant), puis il est allé à la station d’Ibrahim et a récité : “Et prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Cette station était entre lui et la Maison. Mon père a dit (et je ne sais pas s’il l’a mentionné, mais c’était du Messager d’Allah ﷺ) qu’il a récité dans les deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Il est ensuite revenu au pilier (Hajar Aswad) et l’a embrassé. Il est sorti par la porte vers al-Safa, et en s’en approchant, il a récité : “Al-Safa et al-Marwa sont parmi les signes d’Allah”, ajoutant : “Je commence par ce qu’Allah a ordonné de commencer.” Il a d’abord gravi al-Safa jusqu’à voir la Maison, s’est tourné vers la Qibla, a proclamé l’unicité d’Allah, L’a glorifié et a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Unique, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n’y a de dieu qu’Allah seul, qui a tenu Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés à Lui seul.” Il a fait des invocations en disant ces paroles trois fois. Il est ensuite descendu vers al-Marwa, et lorsqu’il est arrivé dans le creux de la vallée, il a couru, puis il a marché en remontant jusqu’à al-Marwa. Là, il a fait comme à al-Safa. Lors de son dernier passage à al-Marwa, il a dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animaux à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umra.” Donc, celui d’entre vous qui n’a pas d’animal à sacrifier doit sortir de l’ihram et considérer cela comme une ‘Umra. Suraqa ibn Malik s’est levé et a demandé : “Ô Messager d’Allah, est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah ﷺ a croisé les doigts de ses mains et a dit deux fois : “La ‘Umra est incluse dans le Hajj. Non, mais pour toujours et à jamais.” ‘Ali est venu du Yémen avec des animaux à sacrifier pour le Prophète ﷺ et a trouvé Fatima رضي الله عنها parmi ceux qui étaient sortis de l’ihram, habillée de vêtements teints et ayant mis du khôl. Il a désapprouvé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a ordonné de le faire.” (Le narrateur dit que) ‘Ali disait en Irak : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ, contrarié par ce que Fatima avait fait, et je lui ai demandé son avis sur ce qu’elle m’avait rapporté, en lui disant que j’étais fâché contre elle. Il a dit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité.” (Le Prophète a alors demandé à ‘Ali) : “Qu’as-tu dit quand tu as fait l’intention du Hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, je fais l’ihram avec la même intention que Ton Messager.” Il a dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne sors pas de l’ihram.” Jabir a dit : Le nombre total d’animaux amenés par ‘Ali du Yémen et par le Prophète ﷺ était de cent. Tous les gens, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, sont sortis de l’ihram et se sont fait couper les cheveux. Le jour de Tarwiya (8 Dhu al-Hijja), ils sont allés à Mina et ont repris l’ihram pour le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ a prié le midi, l’après-midi, le coucher du soleil, la nuit et l’aube à Mina. Il a attendu un peu après le lever du soleil et a ordonné qu’on lui dresse une tente à Namira. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite parti, alors que les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à al-Mash‘ar al-Haram, comme ils le faisaient à l’époque préislamique. Mais le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à ‘Arafa où la tente était déjà installée pour lui à Namira. Il est resté là jusqu’à ce que le soleil passe le zénith, puis il a demandé qu’on lui amène al-Qaswa, sa chamelle, et il est allé au fond de la vallée, puis il a fait un discours en disant : “En vérité, votre sang et vos biens sont sacrés, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Sachez que tout ce qui concerne l’époque de l’ignorance est sous mes pieds, complètement aboli. Sont également abolis les vengeances de sang de l’époque de l’ignorance. La première vengeance de sang que j’abolis est celle du fils de Rabi‘a ibn al-Harith, qui a été tué par Hudhail. L’usure de l’époque préislamique est abolie, et la première usure que j’abolis est celle de ‘Abbas ibn ‘Abd al-Muttalib, elle est toute abolie. Craignez Allah à propos des femmes ! Vous les avez prises sous la protection d’Allah, et les rapports avec elles vous ont été rendus licites par la parole d’Allah. Vous avez aussi des droits sur elles : qu’elles ne laissent pas quelqu’un s’asseoir sur votre lit que vous n’aimez pas. Mais si elles le font, vous pouvez les corriger, mais sans violence. Leurs droits sur vous sont que vous leur donniez nourriture et vêtements convenablement. J’ai laissé parmi vous le Livre d’Allah, et si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais. On vous interrogera sur moi (le Jour de la Résurrection), (dites-moi) que direz-vous ? Ils ont répondu : “Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli ta mission de Prophète et donné des conseils sincères.” Le narrateur a dit : Le Prophète ﷺ a alors levé son index vers le ciel, puis l’a pointé vers les gens en disant : “Ô Allah, sois témoin. Ô Allah, sois témoin.” Il a répété cela trois fois. (Bilal a ensuite) appelé à la prière, puis a fait l’iqama, et le Prophète ﷺ a dirigé la prière du midi. (Bilal) a ensuite fait l’iqama et le Prophète ﷺ a dirigé la prière de l’après-midi, sans prière entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite monté sur sa chamelle, s’est dirigé vers l’endroit où il y avait des rochers, a fait face à la Qibla, et est resté debout jusqu’au coucher du soleil, jusqu’à ce que la lumière jaune ait disparu et que le disque du soleil ait disparu. Il a fait monter Usama derrière lui, a tiré fortement la bride de Qaswa pour qu’elle baisse la tête, et a fait signe aux gens d’aller doucement. Chaque fois qu’il passait sur une butte de sable, il relâchait un peu la bride jusqu’à ce qu’elle grimpe, et c’est ainsi qu’il est arrivé à al-Muzdalifa. Là, il a dirigé la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul appel à la prière et deux iqamas, sans prière surérogatoire entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est ensuite allongé jusqu’à l’aube, puis il a prié l’aube avec un appel à la prière et un iqama, lorsque la lumière du matin était claire. Il est remonté sur al-Qaswa, et arrivé à al-Mash‘ar al-Haram, il s’est tourné vers la Qibla, a invoqué Allah, L’a glorifié, a proclamé Son unicité (La ilaha illa Allah), et est resté debout jusqu’à ce que le jour soit très clair. Il est ensuite parti rapidement avant le lever du soleil, avec al-Fadl ibn ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux cheveux longs, à la peau claire et au beau visage. Pendant que le Messager d’Allah ﷺ avançait, un groupe de femmes marchait à côté. Al-Fadl les regardait. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main sur le visage d’al-Fadl, qui s’est alors tourné de l’autre côté pour regarder, et le Prophète ﷺ a déplacé sa main pour couvrir l’autre côté. Il a continué ainsi jusqu’à arriver au bas de Muhassir. Il a fait avancer Qaswa un peu, a pris la route du milieu qui mène à la plus grande jamra, est arrivé à la jamra près de l’arbre, et a lancé sept petits cailloux en disant “Allahou Akbar” à chaque lancer, comme on lance de petits cailloux avec les doigts, dans le fond de la vallée. Il est ensuite allé à l’endroit du sacrifice, a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main, puis a donné le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, partageant le sacrifice avec lui. Il a ensuite ordonné qu’un morceau de chaque animal sacrifié soit mis dans une marmite, et quand cela a été cuit, ils ont mangé de la viande et bu du bouillon. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite remonté à dos de monture, est allé à la Maison et a prié le midi à La Mecque. Il est allé voir la tribu de ‘Abd al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam, et a dit : “Puisez de l’eau, ô Bani ‘Abd al-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous en priver, je puiserais avec vous.” Ils lui ont alors tendu un seau et il en a bu
- Sahih Muslim, n°3433
Rapporté par Muhammad ibn ‘Ali, d’après son père ‘Ali رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit pour toujours le mariage temporaire et la consommation de la chair des ânes domestiques
- Sahih Muslim, n°4629
Rapporté par al-Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه : ‘Ali ibn Abu Talib a rédigé le traité entre le Prophète ﷺ et les polythéistes le jour de Hudaibiya. Il a écrit : « Ceci est ce que Muhammad, le Messager d’Allah, a convenu. » Ils (les polythéistes) ont dit : « N’écris pas “le Messager d’Allah”. Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne nous battrions pas contre toi. » Le Prophète ﷺ a dit à ‘Ali : « Efface ces mots. » Il (‘Ali) a répondu : « Je ne vais pas les effacer. » Alors le Prophète ﷺ les a effacés de sa propre main. Le narrateur précise que les conditions convenues étaient que les musulmans entreraient à La Mecque (l’année suivante) et y resteraient trois jours, sans porter d’armes sauf dans leur fourreau ou leur étui
- Sahih Muslim, n°4630
Rapporté par Abu Ishaq, qui a entendu Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه dire : Quand le Messager d’Allah ﷺ a conclu la paix avec les gens de Hudaibiya, ‘Ali a rédigé l’accord entre eux, et il a écrit : « Muhammad, le Messager d’Allah. » (La suite est identique au récit précédent, sauf que les mots : « Ceci est ce qu’il a convenu » sont omis)
- Sahih Muslim, n°4631
Rapporté par Bara’ رضي الله عنه : Quand le Prophète ﷺ a été empêché d’entrer à la Ka’ba, les habitants de La Mecque ont fait la paix avec lui à condition qu’il puisse entrer à La Mecque (l’année suivante) et y rester trois jours, qu’il n’entre que les épées dans leur fourreau et les armes dans leur étui, qu’il ne prenne avec lui aucun habitant, et qu’il ne retienne personne de ceux qui l’accompagnaient s’il voulait rester à La Mecque. Il a dit à ‘Ali : « Écris les termes convenus entre nous. » (‘Ali a donc écrit) : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci est ce que Muhammad, le Messager d’Allah, a convenu (avec les Mecquois). » Les polythéistes lui ont dit : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous te suivrions. Mais écris : Muhammad ibn ‘Abdullah. » Il a alors demandé à ‘Ali d’effacer ces mots. ‘Ali a dit : « Non, par Allah, je ne les effacerai pas. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Montre-moi où ils sont (sur le parchemin). » ‘Ali les lui a montrés et le Prophète ﷺ les a effacés ; puis ‘Ali a écrit : « Ibn ‘Abdullah. » (Selon les termes du traité, l’année suivante) le Prophète ﷺ est resté là trois jours. Le troisième jour, ils ont dit à ‘Ali : « C’est le dernier jour selon les termes de ton compagnon. Dis-lui de partir. » ‘Ali en a informé le Prophète ﷺ, qui a répondu : « Oui », et il est parti. Ibn Janab, dans sa version, utilise : « nous te prêterions allégeance » au lieu de « nous te suivrions »
- Sahih Muslim, n°4632
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Les Quraysh ont fait la paix avec le Prophète ﷺ. Parmi eux se trouvait Suhail ibn Amr. Le Prophète ﷺ a dit à ‘Ali : « Écris : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” » Suhail a dit : « Quant à “Bismillah”, nous ne savons pas ce que signifie “Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim”. Mais écris ce que nous comprenons, c’est-à-dire “Bi ismika Allahumma” (au nom de Toi, ô Allah). » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Écris : “De Muhammad, le Messager d’Allah.” » Ils ont dit : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous te suivrions. Écris donc ton nom et celui de ton père. » Le Prophète ﷺ a dit : « Écris : “De Muhammad ibn ‘Abdullah.” » Ils ont posé la condition que si un musulman les rejoignait, les Mecquois ne le renverraient pas, et si quelqu’un venait chez vous (les musulmans) de leur part, vous le renverriez. Les compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah, devons-nous écrire cela ? » Il a répondu : « Oui. Celui qui part de chez nous pour les rejoindre – qu’Allah l’éloigne ! – et celui qui vient chez nous de leur part (et qu’on renvoie), Allah lui apportera un soulagement et une issue. »
- Sahih Muslim, n°4678
Rapporté par Ibn Salama رضي الله عنه, qui l’a entendu de son père : Nous sommes arrivés à Hudaibiya avec le Messager d’Allah ﷺ et nous étions quatorze cents. Il y avait cinquante chèvres pour nous, mais il n’y avait pas assez d’eau pour les abreuver. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis au bord du puits, il a soit prié, soit craché dans le puits, et l’eau a jailli. Nous avons bu et abreuvé les bêtes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ nous a appelés à prêter serment d’allégeance, alors qu’il était assis au pied d’un arbre. J’ai été le premier à prêter serment, puis les autres l’ont fait. Quand la moitié des gens l’avaient fait, il m’a dit : « Prête serment, Salama. » J’ai répondu : « J’étais parmi les premiers à le faire. » Il a dit : « Fais-le encore. » Ensuite, il a vu que je n’avais pas d’armes et m’a donné un bouclier, grand ou petit. Il a continué à recevoir les serments jusqu’au dernier groupe. Il m’a dit : « Ne veux-tu pas prêter serment, Salama ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je l’ai déjà fait avec le premier groupe, puis encore au milieu. » Il a dit : « Ce n’est pas grave, fais-le encore. » J’ai donc prêté serment trois fois. Puis il m’a demandé : « Salama, où est le bouclier que je t’ai donné ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon oncle ‘Amir m’a rencontré sans arme, alors je le lui ai donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Tu ressembles à celui qui disait : “Ô Allah, accorde-moi un ami plus cher que moi-même.” » Quand tous les Compagnons eurent prêté serment, les polythéistes ont envoyé des messages de paix, jusqu’à ce que les gens puissent aller d’un camp à l’autre. Finalement, un traité de paix a été conclu. J’étais à la charge de Talha b. Ubaidullah : j’abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais et je mangeais de sa nourriture. J’avais quitté ma famille et mes biens en émigrant pour Allah et Son Messager ﷺ. Quand la paix a été conclue, je me suis allongé sous un arbre. Quatre polythéistes de la Mecque sont venus, ont parlé contre le Messager d’Allah ﷺ, ce qui m’a énervé, alors je me suis déplacé sous un autre arbre. Ils ont suspendu leurs armes à l’arbre et se sont couchés. Quelqu’un a alors crié : « Venez, ô Mouhajiroun ! Ibn Zunaim a été tué. » J’ai dégainé mon épée, attaqué les quatre pendant leur sommeil, pris leurs armes et dit : « Par Celui qui a honoré Muhammad, aucun de vous ne lèvera la tête sinon je le frappe au visage. » Je les ai conduits au Prophète ﷺ. Mon oncle Amir est arrivé avec un homme d’Abalat nommé Mikraz, traîné sur un cheval, et soixante-dix polythéistes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-les partir, ils trahiront encore. » Il leur a donc pardonné. À cette occasion, Allah a révélé : « C’est Lui qui a retenu leurs mains de vous et vos mains d’eux dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. » (Coran 48:24) Nous sommes repartis vers Médine, et nous nous sommes arrêtés près d’une montagne entre nous et Banu Lihyan. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé pardon pour celui qui montait la montagne la nuit pour surveiller. Je l’ai fait deux ou trois fois cette nuit-là. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé ses chameaux avec son esclave Rabah, et j’étais avec lui. Je suis aussi allé au pâturage avec le cheval de Talha et les chameaux. Au matin, Abd al-Rahman al-Fazari a attaqué et emporté tous les chameaux du Messager d’Allah ﷺ, tuant celui qui les gardait. J’ai dit à Rabah : « Monte ce cheval, va chez Talha et informe le Messager d’Allah ﷺ que les polythéistes ont pris ses chameaux. » Je suis monté sur une colline, j’ai crié trois fois vers Médine : « Venez à notre secours ! » Puis je me suis lancé à la poursuite des voleurs, leur tirant des flèches et chantant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour de la défaite pour les lâches. » J’en ai blessé plusieurs, marqué tout ce qu’ils laissaient tomber pour que le Prophète ﷺ et ses Compagnons sachent que c’était du butin. J’ai récupéré tous les chameaux. Quand ils se sont arrêtés pour manger, j’étais sur un rocher. Al-Fazari a dit : « Qui est-ce là-haut ? » Ils ont répondu : « C’est lui qui nous harcèle depuis ce matin. » Il a dit : « Quatre d’entre vous, allez le tuer. » Ils sont venus vers moi. Je leur ai dit : « Savez-vous qui je suis ? » Ils ont dit non. J’ai dit : « Je suis Salama, fils d’al-Akwa’. Par Celui qui a honoré Muhammad ﷺ, je peux tuer qui je veux parmi vous, mais aucun de vous ne pourra me tuer. » Ils sont repartis. J’ai vu arriver les cavaliers du Prophète ﷺ : Akhram al-Asadi, puis Abu Qatada al-Ansari, puis al-Miqdad b. al-Aswad. J’ai attrapé la bride du cheval d’Akhram. Les voleurs ont fui. J’ai dit à Akhram : « Fais attention jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. » Il a dit : « Salama, si tu crois en Allah et au Jour du Jugement, ne t’interpose pas entre moi et le martyre. » Akhram a combattu Abd al-Rahman, a blessé son cheval, mais a été tué. Abu Qatada a tué Abd al-Rahman. J’ai continué à courir derrière eux jusqu’à Dhu Qarad, les empêchant de boire, et j’ai récupéré deux chevaux. J’ai rejoint le Prophète ﷺ, qui avait récupéré les chameaux et tout le butin. Bilal a préparé un repas avec une chamelle prise aux ennemis. J’ai dit : « Laisse-moi choisir cent hommes et je finirai les voleurs. » Le Prophète ﷺ a ri et a dit : « Salama, tu penses pouvoir le faire ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Ils sont déjà arrivés à Ghatafan. » Un homme de Ghatafan est venu annoncer qu’ils avaient fui. Le lendemain, le Prophète ﷺ a dit : « Notre meilleur cavalier aujourd’hui est Abu Qatada et notre meilleur fantassin est Salama. » Il m’a donné deux parts du butin. En rentrant à Médine, il m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle. Un homme des Ansar a lancé un défi de course. J’ai demandé au Prophète ﷺ la permission de descendre et de courir contre lui. Il a accepté. Je l’ai rattrapé et dépassé. Trois jours après, nous sommes partis pour Khaybar. Mon oncle Amir chantait : « Par Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits, rends-nous fermes face à l’ennemi et fais descendre la tranquillité sur nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui chante cela ? » Amir a répondu : « C’est moi. » Il a dit : « Qu’Allah te pardonne. » (Le narrateur précise que chaque fois que le Prophète ﷺ demandait pardon pour quelqu’un, il mourait en martyr.) Omar رضي الله عنه a dit : « Prophète d’Allah, si seulement tu nous avais laissé profiter d’Amir. » À Khaybar, Marhab, le roi, est sorti en chantant : « Khaybar sait que je suis Marhab, un guerrier expérimenté, armé jusqu’aux dents, quand la guerre fait rage. » Amir est sorti à sa rencontre en chantant : « Khaybar sait que je suis Amir, un vétéran armé, prêt à combattre. » Ils se sont affrontés, mais l’épée d’Amir s’est retournée contre lui et il s’est blessé mortellement. J’ai entendu certains Compagnons dire : « L’acte d’Amir est perdu, il s’est tué lui-même. » Je suis allé en pleurant voir le Prophète ﷺ et lui ai dit : « Amir a perdu sa récompense. » Il a répondu : « Qui a dit cela ? Il aura une double récompense. » Puis il m’a envoyé chercher Ali رضي الله عنه, qui avait mal aux yeux. Le Prophète ﷺ a appliqué sa salive sur ses yeux et il a guéri. Il lui a donné l’étendard. Marhab est revenu en chantant, et Ali a répondu : « Je suis celui que sa mère a appelé Haidar, un lion redoutable. » Ali a frappé Marhab à la tête et l’a tué, remportant ainsi la victoire
- Sahih Muslim, n°6222
Rapporté par Suhail, d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, le jour de Khaybar : « Je remettrai ce drapeau à celui qui aime Allah et Son Messager, et Allah accordera la victoire par sa main. » Omar b. Khattab dit : « Jamais je n’ai autant désiré le commandement que ce jour-là. Je me suis avancé dans l’espoir d’être appelé, mais le Messager d’Allah ﷺ appela 'Ali b. Abi Talib, lui remit cet honneur et lui dit : “Avance et ne te retourne pas tant qu’Allah ne t’aura pas accordé la victoire.” 'Ali avança un peu, s’arrêta, puis demanda à haute voix : “Ô Messager d’Allah, contre quoi dois-je combattre les gens ?” Le Prophète ﷺ répondit : “Combats-les jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils le font, alors leur sang et leurs biens sont protégés, sauf ce que la loi autorise, et leur compte sera auprès d’Allah.” »
- Sahih Muslim, n°6310
Rapporté par Ali ibn Husayn رضي الله عنه : Miswar ibn Makhrama lui a rapporté qu’Ali ibn Abi Talib avait demandé la main de la fille d’Abou Jahl alors qu’il était marié à Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ. Quand Fatima l’a appris, elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les gens disent que tu ne te mets jamais en colère pour tes filles, et voilà qu’Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl. » Makhrama a dit : Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a récité le tashahhud et a dit : « Pour en venir au fait, j’ai donné ma fille (Zaynab) à Aboul-‘As ibn Rabi’, il m’a parlé et il a toujours dit la vérité. En vérité, Fatima, la fille de Muhammad, fait partie de moi et je n’accepte pas qu’elle soit mise à l’épreuve. Par Allah, la fille du Messager d’Allah ne sera jamais réunie avec la fille de l’ennemi d’Allah (comme coépouses) chez un même homme. » Ali a alors renoncé à son projet de mariage
- Sahih Muslim, n°6362
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand Abu Dharr a entendu parler de la venue du Prophète ﷺ à la Mecque, il a dit : « Frère, va dans cette vallée et rapporte-moi des informations sur celui qui prétend recevoir des messages du ciel. Écoute ses paroles et reviens vers moi. » Il est donc parti, a entendu ses paroles (les paroles sacrées du Prophète), puis est revenu vers Abu Dharr et a dit : « Je l’ai vu inviter les gens à de bonnes mœurs, et ses paroles ne ressemblent en rien à de la poésie. » Abu Dharr a dit : « Je ne suis pas satisfait, je veux en savoir plus. » Il a donc pris des provisions et une petite outre d’eau, est parti à la Mecque, est allé à la mosquée (la Ka’ba) et a cherché le Messager d’Allah ﷺ sans le reconnaître, et il ne voulait pas demander à quelqu’un. La nuit est tombée, il a dormi. ‘Ali l’a vu, a compris qu’il était étranger, et l’a emmené avec lui. Ils n’ont rien demandé l’un à l’autre jusqu’au matin. Il a ensuite apporté de l’eau et des provisions à la mosquée et y a passé la journée sans voir le Messager d’Allah ﷺ. La nuit suivante, il est revenu à son lit. ‘Ali est passé et a dit : « Cet homme n’a pas encore trouvé ce qu’il cherche. » Il l’a fait lever, l’a emmené avec lui, sans poser de questions. Le troisième jour, il a fait de même. ‘Ali l’a fait lever et l’a emmené chez lui. Il a dit : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, pourquoi ne me dis-tu pas ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Je le ferai si tu me promets de me guider correctement. » ‘Ali a promis, puis il a dit : « Il est véridique et il est le Messager d’Allah ﷺ. Demain matin, suis-moi. Si je dis quelque chose qui montre que j’ai peur pour toi, je me tiendrai comme si je jetais de l’eau. Si je continue, suis-moi jusqu’à ce que j’entre dans une maison. » Il a fait ainsi, l’a suivi jusqu’au Messager d’Allah ﷺ, est entré avec lui, a écouté ses paroles et a embrassé l’islam sur place. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Va voir ton peuple et informe-les jusqu’à ce que je t’envoie un ordre. » Il a répondu : « Par Celui qui détient ma vie, je vais le proclamer à haute voix à la Mecque. » Il est donc allé à la mosquée, a crié : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les gens l’ont attaqué, l’ont fait tomber, puis al-‘Abbas est venu, s’est penché sur lui et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas qu’il est de la tribu de Ghifar et que votre route commerciale vers la Syrie passe par leur territoire ? » Il l’a ainsi sauvé. Abu Dharr a fait la même chose le lendemain, ils l’ont attaqué de nouveau, et al-‘Abbas l’a encore sauvé
- Sunan an-Nasa'i, n°524
Rapporté par Al-Husain bin Bashir bin Sallam, d’après son père : Muhammad bin ‘Ali et moi sommes entrés chez Jabir bin ‘Abdullah Al-Ansari. Nous lui avons dit : « Parle-nous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). » C’était à l’époque de Al-Hajjaj bin Yusuf. Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a prié Zuhr quand le soleil avait passé son zénith et que l’ombre (d’un objet) était de la longueur d’une lanière de sandale. Ensuite, il a prié ‘Asr quand l’ombre d’un homme était la longueur d’une lanière de sandale plus sa taille. Ensuite, il a prié Maghrib quand le soleil s’est couché. Ensuite, il a prié ‘Isha’ quand le crépuscule a disparu. Ensuite, il a prié Fajr quand l’aube est apparue. Le lendemain, il a prié Zuhr quand l’ombre d’un homme était égale à sa taille. Ensuite, il a prié ‘Asr quand l’ombre d’un homme était deux fois sa taille, et (le temps entre la prière et le coucher du soleil) durait aussi longtemps qu’un cavalier rapide mettrait pour atteindre Dhul-Hulaifah. Ensuite, il a prié Maghrib quand le soleil s’est couché, puis il a prié ‘Isha’ quand un tiers ou la moitié de la nuit était passée » – Zaid, l’un des rapporteurs, n’était pas sûr – « puis il a prié Fajr quand il faisait déjà clair. »
- Sunan an-Nasa'i, n°543
Rapporté par Ja'far bin Muhammad bin 'Ali bin Al-Husain, d’après son père, que Jabir bin 'Abdullah a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Subh dès qu’il était certain que l’aube était apparue
- Sunan an-Nasa'i, n°1082
Rapporté par Mutarrif : "Imran bin Husain et moi avons prié derrière Ali bin Abi Talib. Quand il se prosternait, il disait le takbir, et quand il relevait la tête de la prosternation, il disait le takbir, et quand il se levait après deux rak'ahs, il disait le takbir. Quand il a fini de prier, Imran a pris ma main et a dit : 'Cela m’a rappelé – il a utilisé un mot signifiant – la prière de Muhammad (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1285
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu à nous dans l'assemblée de Sa'd bin 'Ubadah et Bashir bin Sa'd lui a dit : "Allah nous a ordonné d'adresser des prières sur toi, ô Messager d'Allah ; comment devons-nous le faire ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) est resté silencieux jusqu'à ce que nous regrettions qu'il ait posé la question. Puis il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Et le salam est comme vous le savez
- Sunan an-Nasa'i, n°1286
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : On a dit au Prophète (ﷺ) : "On nous a ordonné d'adresser des prières et des salutations sur toi. Nous savons comment adresser les salutations, mais comment devons-nous adresser les prières ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim)
- Sunan an-Nasa'i, n°1287
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) Ibn Abi Laila a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Cela a été rapporté de son livre, et c'est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°1288
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) 'Abdur Rahman a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ceci est plus correct que le précédent. Et nous ne connaissons personne qui ait dit "Amr bin Murrah" à ce sujet, sauf dans ce cas. Et Allah (SWT) sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1289
Rapporté par Ibn Abi Laila : Ka'b bin Ujrah m'a dit : "Veux-tu que je t'offre un cadeau ?" Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1290
Rapporté par Musa bin Talha que son père a dit : "Nous avons dit : 'Ô Messager d'Allah, comment devons-nous adresser les prières sur toi ?' Il a dit : 'Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1291
Rapporté par Musa bin Talha, d'après son père : Un homme est venu voir le Prophète d'Allah (ﷺ) et a dit : "Comment devons-nous adresser les bénédictions sur toi, ô Prophète d'Allah ?" Il a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1292
Rapporté par Musa bin Talha : J'ai demandé à Zaid bin Kharijah qui a dit : "J'ai demandé au Messager d'Allah (ﷺ) et il a dit : Adressez des prières sur moi et faites des invocations avec ferveur, et dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°1293
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammadin 'abdika wa rasulika kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammadin wa 'ala ali Muhammadin kama barakta 'ala Ibrahim.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, comme Tu l'as fait pour Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim)
- Sunan an-Nasa'i, n°1294
Rapporté par 'Amr bin Sulam Az-Zuraqi : Abu Humaid As-Sa'idi m'a raconté qu'ils ont dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammadin wa azwajihi wa dhuriyatihi (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, ses épouses et sa descendance) – dans la version d'Al-Harith (l'un des deux rapporteurs) – kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammad wa azwajihi wa dhuriyatihi (comme Tu l'as fait pour Ibrahim et bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance) – tous deux ont dit – kama barakta 'ala ali Ibrahim innaka hamidun majid (comme Tu as béni la famille d'Ibrahim, Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Qutaibah nous a rapporté ce hadith deux fois, et il se peut qu'il ait manqué une partie
- Sunan an-Nasa'i, n°1704
Rapporté par Sufyan : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin Ali, de son père, de son grand-père : Le Prophète (ﷺ) se levait la nuit et se brossait les dents, puis il priait deux rak'ahs, puis il dormait. Ensuite, il se levait à nouveau, se brossait les dents, faisait ses ablutions et priait deux rak'ahs, jusqu'à en avoir prié six. Ensuite, il priait le witr en trois rak'ahs, puis il priait deux rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1705
Rapporté par Husain : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin 'Ali bin 'Abdullah bin Abbas, de son père, que son grand-père a dit : "J'étais avec le Prophète (ﷺ) et il s'est levé, a fait ses ablutions, s'est brossé les dents tout en récitant ce verset jusqu'à la fin : 'En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d'intelligence.' Puis il a prié deux rak'ahs, puis il est retourné dormir jusqu'à ce que je l'entende respirer profondément. Ensuite, il s'est levé, a fait ses ablutions et s'est brossé les dents. Puis il a prié deux rak'ahs, puis il a dormi, puis il s'est levé, a fait ses ablutions, s'est brossé les dents, a prié deux rak'ahs et a prié le witr en trois rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1706
Rapporté par Ubaidullah bin 'Amr bin Zaid : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin Ali qu'Ibn 'Abbas a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) se réveillait et se brossait les dents", et il a cité le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°1746
Rapporté par Al-Hasan bin Ali : "Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a appris ces paroles à dire dans la prière du witr. Il a dit : Dis : 'Allahumma ihdini fiman hadayta wa 'afini fiman afayta wa tawallani fiman tawallayta wa barik li fima a'tayta, wa qini sharra ma qadayta, fa innaka taqdi wa la yuqda 'alayk, wa innahu la yadhillu man walayta, tabarakta Rabbana wa ta'alayt. Wa salla Allahu 'ala an-Nabi Muhammad.' (Ô Allah, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi la santé parmi ceux à qui Tu l'as accordée, protège-moi parmi ceux que Tu as protégés, bénis-moi dans ce que Tu m'as donné, et préserve-moi du mal de ce que Tu as décrété. Car c'est Toi qui décrètes et nul ne peut Te contraindre ; et celui que Tu protèges n'est jamais humilié. Tu es béni, notre Seigneur, et Tu es élevé. Et qu'Allah prie sur le Prophète Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°1924
Rapporté par Muhammad : Un cortège funéraire est passé devant Al-Hasan bin ‘Ali et Ibn ‘Abbas. Al-Hasan s’est levé mais Ibn ‘Abbas est resté assis. Al-Hasan a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ ne s’est-il pas levé pour le cortège d’un Juif ?" Ibn ‘Abbas a dit : "Oui, puis il s’est assis
- Sunan an-Nasa'i, n°1927
Rapporté par Ja’far bin Muhammad d’après son père : Al-Hasan bin ‘Ali était assis lorsqu’un cortège funéraire est passé. Les gens se sont levés jusqu’à ce que le cortège soit passé, et Al-Hasan a dit : "Le cortège d’un Juif est passé alors que le Messager d’Allah ﷺ était assis sur son chemin, et il n’a pas voulu que le cortège d’un Juif passe au-dessus de sa tête, alors il s’est levé
- Sunan an-Nasa'i, n°2578
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Quand il était au Yémen, Ali a envoyé au Messager d’Allah un morceau d’or encore mélangé à des impuretés. Le Messager d’Allah l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra' bin Habis Al-Hanzali, 'Uyaynah bin Badr Al-Fazari, 'Alqamah bin 'Ulathah Al-‘Amiri, qui venait des Banu Kilab, et Zaid Al-Ta’I, qui venait des Banu Nabhan. Les Quraish – il a dit une fois – se sont fâchés et ont dit : “Tu donnes aux chefs du Najd pour adoucir leur cœur envers l’Islam.” Alors un homme à la barbe épaisse, aux joues saillantes et à la tête rasée est venu et a dit : “Crains Allah, ô Muhammad !” Il a répondu : “Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste que) Allah m’ait confié la responsabilité de tous les gens de la Terre, mais que vous ne me fassiez pas confiance ?” Puis l’homme est parti, et un homme parmi les gens, que les rapporteurs pensent être Khalid bin Al-Walid, a demandé la permission de le tuer. Le Messager d’Allah a dit : “Parmi les descendants de cet homme, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge. Ils tueront des musulmans mais laisseront les idolâtres, et ils traverseront l’Islam comme une flèche traverse le corps de la cible. Si je vis assez longtemps pour les voir, je les tuerai tous, comme le peuple de ‘Ad a été exterminé.”
- Sunan an-Nasa'i, n°2609
Rapporté par Abu Rabiah bin Al-Harith : Il a dit à ‘Abdul-Muttalib bin Rabi’ah bin Al-Harith et à Al-Fadl bin ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib : « Allez voir le Messager d’Allah et dites-lui : “Ô Messager d’Allah, nomme-nous pour collecter la Sadaqah !” » ‘Ali bin Abi Talib est arrivé alors que nous étions ainsi, et il leur a dit : « Le Messager d’Allah ne nommera aucun de vous pour collecter la Sadaqah. » ‘Abdul-Muttalib a dit : « Je suis donc allé avec Al-Fadl jusqu’au Messager d’Allah et il nous a dit : “Cette Zakat est l’impureté des gens, et il n’est pas permis à Muhammad ni à la famille de Muhammad d’en bénéficier.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2712
Rapporté par Ja'far bin Muhammad : Mon père a dit : "Nous sommes allés voir Jabir et nous lui avons demandé comment le Prophète avait accompli le Hajj. Il nous a dit que le Messager d'Allah a dit : 'Si j'avais su ce que je sais maintenant, j'aurais amené l'animal à sacrifier avec moi et je n'aurais pas fait la 'Umrah. Celui qui n'a pas d'animal à sacrifier, qu'il sorte de l'Ihram et fasse la 'Umrah.' 'Ali, que Allah l'agrée, est venu du Yémen avec un animal à sacrifier, et le Messager d'Allah en avait amené un de Médine. Fatimah avait mis un vêtement teint et du khôl sur ses yeux, et il ('Ali) a dit : 'Je suis allé voir le Prophète pour lui demander si elle pouvait faire cela. J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, Fatimah a mis un vêtement teint et du khôl sur ses yeux, et elle a dit que le Messager d'Allah lui avait permis." Il a dit : "Elle dit la vérité, je lui ai dit de le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°2743
Rapporté par Ja'far bin Muhammad : Mon père nous a dit : « Nous sommes allés voir Jabir bin 'Abdullah et nous lui avons demandé comment le Prophète avait accompli le Hajj. Il nous a dit : “Ali est venu du Yémen avec un animal de sacrifice, et le Messager d’Allah en a amené un de Médine. Il a demandé à Ali : ‘Pour quoi es-tu entré en Ihram ?’ Il a répondu : ‘Ô Allah, je suis entré en Ihram pour ce pour quoi le Messager d’Allah est entré en Ihram, et j’ai l’animal de sacrifice avec moi.’ Il a dit : ‘Ne sors pas de l’Ihram.’” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3076
Rapporté par Jafar bin Muhammad bin Ali bin Husain, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin Abdullah et j’ai dit : « Parle-moi du Hajj du Prophète. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a lapidé la Jamrat qui est près de l’arbre avec sept cailloux, en disant le Takbir à chaque caillou – des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts. Il les a lancés depuis le bas de la vallée, puis il est allé à l’endroit du sacrifice à Mina. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3365
Rapporté par Al-Hasan et ‘Abdullah, les fils de Muhammad, de leur père, que ‘Ali a entendu qu’un homme ne voyait aucun mal dans le Mut’ah (mariage temporaire). Il a dit : « Tu es dans l’erreur, le Messager d’Allah ﷺ l’a interdit, ainsi que la viande d’ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3366
Rapporté par ‘Abdullah et Al-Hasan, les fils de Muhammad bin ‘Ali, de leur père, de ‘Ali bin Abi Talib : Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit le mariage temporaire avec les femmes, ainsi que la viande d’ânes domestiques
- Sunan an-Nasa'i, n°3367
Rapporté par Malik bin Anas, d’après Ibn Shihab, que ‘Abdullah et Al-Hasan, les fils de Muhammad bin ‘Ali, lui ont dit que leur père Muhammad bin ‘Ali leur a raconté que ‘Ali bin Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit le mariage temporaire avec les femmes. » (Un des rapporteurs) Ibn Al-Muthanna a dit : « Le jour de Hunain. » Il a ajouté : « C’est ce que ‘Abdul-Wahhab nous a rapporté de son livre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3707
Rapporté par Muhammad bin 'Ali bin Maimun : Muhammad – c'est Ibn Yusuf – nous a rapporté, il a dit : Sufyan nous a rapporté, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, d'un homme, de Zaid bin Thabit, que le Prophète ﷺ a jugé que la Ruqba appartient à celui à qui elle est donnée
- Sunan an-Nasa'i, n°4101
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Quand 'Ali était au Yémen, il a envoyé au Prophète ﷺ de l’or encore dans sa roche. Le Prophète ﷺ l’a distribué à Al-Aqra' bin Habis Al-Hanzali, qui appartenait aux Banu Mujashi', à 'Uyaynah bin Badr Al-Fazari, à 'Alqamah bin 'Ulathah Al-'Amiri, des Banu Kilab, et à Zaid Al-Khail At-Ta'I, des Banu Nabhan. Les Quraish et les Ansar se sont fâchés et ont dit : "Il donne aux chefs du Najd et nous ignore !" Il a répondu : "Je cherche à les rapprocher fermement de l’islam." Ensuite, un homme aux yeux enfoncés, au front proéminent, à la barbe épaisse et à la tête rasée est venu et a dit : "Ô Muhammad, crains Allah !" Le Prophète ﷺ a répondu : "Qui obéira à Allah si ce n’est moi ? Il me fait confiance pour les gens de cette Terre et toi tu ne me fais pas confiance." Un homme parmi les présents a demandé la permission de le tuer, mais le Prophète ﷺ ne l’a pas permis. Quand cet homme est parti, le Prophète ﷺ a dit : "Parmi ses descendants, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge, et ils sortiront de l’islam comme la flèche traverse la cible. Ils tueront les musulmans et laisseront les idolâtres. Si je vis assez longtemps pour les voir, je les tuerai comme le peuple de 'Ad a été exterminé
- Sunan an-Nasa'i, n°4148
Rapporté par Malik bin Aws bin Al-Hadathan : Al-Abbas et Ali sont venus voir 'Umar à propos d'un différend. Al-Abbas a dit : "Rends un jugement entre lui et moi." Les gens ont dit : "Rends un jugement entre eux." 'Umar a dit : "Je ne rendrai pas de jugement entre eux. Ils savent que le Messager d'Allah ﷺ a dit : Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons derrière nous est une aumône." Et (dans cette narration) Az-Zuhri a dit : "Le Khumus était sous le contrôle du Messager d'Allah ﷺ, il en prenait pour lui et sa famille, et il disposait du reste comme il le faisait pour les autres biens des musulmans. Ensuite, Abu Bakr en a eu la gestion, puis moi après Abu Bakr, et j'en ai fait ce qu'il faisait. Puis ces deux-là sont venus me demander de leur donner pour qu'ils en disposent comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi l'avions fait. Je le leur ai donné et j'ai pris d'eux des engagements pour qu'ils en prennent soin. Ensuite, ils sont venus me voir et l'un a dit : Donne-moi ma part du fils de mon frère ; et l'autre a dit : Donne-moi ma part de ma femme. S'ils veulent que je le leur donne à condition qu'ils en disposent comme le faisait le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi, je le leur donnerai, mais s'ils refusent, alors ils n'ont pas à s'en soucier." Puis il a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs" (Al-Anfal 8:41) ceci est pour eux. "Les aumônes (ici cela signifie la Zakat) sont seulement pour les pauvres, les nécessiteux, ceux qui les collectent, pour attirer les cœurs, pour libérer les captifs, pour ceux qui sont endettés, pour la cause d'Allah (c'est-à-dire pour les combattants dans la voie d'Allah)" - ceci est pour eux. "Et ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) d'entre eux - pour cela vous n'avez pas fait d'expédition avec des chevaux ou des chameaux." Az-Zuhri a dit : Cela concerne exclusivement le Messager d'Allah ﷺ et fait référence à un village arabe appelé Fadak, etc. "Ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) des habitants des villes - c'est pour Allah, Son Messager (Muhammad), les proches (du Messager ﷺ), les orphelins, les pauvres et les voyageurs. (Et il y a aussi une part dans ce butin) pour les pauvres émigrés, qui ont été expulsés de leurs maisons et de leurs biens. Et (c'est aussi pour) ceux qui, avant eux, avaient des maisons (à Médine) et avaient adopté la foi. Et ceux qui sont venus après eux. Il n'y a plus personne parmi les musulmans qui n'ait un droit sur cette richesse, sauf certains esclaves que vous possédez. Si je vis, si Allah le veut, je donnerai à chaque musulman son droit." Ou il a dit : "Sa part
- Sunan an-Nasa'i, n°4225
Rapporté par Amr bin Shu'aib bin Muhammad bin 'Abdullah bin 'Amr, d’après son père et Zaid bin Aslam : "Ô Messager d’Allah ! (Qu’en est-il) du Fara’ ?" Il a répondu : "C’est une obligation, mais si tu laisses l’animal jusqu’à ce qu’il soit à moitié adulte et que tu l’utilises pour le jihad dans le sentier d’Allah ou que tu le donnes à une veuve, c’est mieux que de l’abattre alors qu’il vient de naître et que sa chair est difficile à séparer de la peau, puis tu retournes ton récipient (car tu ne pourras plus tirer de lait de la mère) et tu fais pleurer ta chamelle (à cause de la perte de son petit)." Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah, (qu’en est-il) de la ‘Atirah ?" Il a répondu : "La ‘Atirah est une obligation." (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Abu ‘Ali Al-Hanafi (un des rapporteurs) ; ils sont quatre frères : l’un d’eux est Abu Bakr, puis Bishr, Sharik, et l’autre
- Sunan an-Nasa'i, n°4334
Rapporté par Al-Hasan ibn Muhammad et ‘Abdullah ibn Muhammad, d’après leur père : Leur père a dit : « ‘Ali a dit à Ibn ‘Abbas, رضي الله عنهما : Le Prophète a interdit le mariage temporaire (Mut’ah) et la viande des ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4335
Rapporté par Al-Hasan ibn Muhammad et ‘Abdullah ibn Muhammad, d’après leur père, que ‘Ali ibn Abi Talib, رضي الله عنه, a dit : « Le Messager d’Allah a interdit le Mut’ah et la viande des ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5116
Rapporté par Muhammad bin 'Ali : J'ai demandé à 'Aishah : "Le Messager d'Allah ﷺ mettait-il du parfum ?" Elle a répondu : "Oui, les parfums utilisés par les hommes : le musc et l'ambre
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°11
Selon Abou Muhammad al-Hassan ibn ‘Ali ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), petit-fils du Messager d’Allah (ﷺ) et très cher à lui, qui a dit : J’ai retenu du Messager d’Allah (ﷺ) : « Laisse ce qui te met dans le doute pour ce qui ne te fait pas douter. » [At-Tirmidhi] [An-Nassaï]. At-Tirmidhi a dit que ce hadith est bon et authentique (hasan sahih)
Profil symbolique du prénom Mohammed-ali
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Mohammed-ali
Traits dominants
- Noblesse : Il se comporte avec un sens de l'honneur naturel dans ses actions quotidiennes.
- Sagesse : Sa vision du monde est souvent empreinte d'une grande maturité et d'un esprit d'analyse.
- Persévérance : Il puise dans sa force intérieure pour atteindre ses objectifs avec calme.
- Générosité : Son caractère le porte naturellement à aider et à élever ceux qui l'entourent.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Mohammed-ali (ou Muhammad-ali)
Orthographes internationales
Aucune variante internationale documentée pour ce prénom.
Personnalités connues portant le prénom Mohammed-ali
- Mohammed Ali — English street artist
- Mohammed Ali — Ph. D. Memorial University of Newfoundland 2009
Popularité du prénom Mohammed-ali
Dans le monde musulman
En France
Variante (2) : Mohammed-ali · 250 Muhammad-ali · 75
Le prénom Mohammed-ali a été donné à 250 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 7 969ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 85
- Auvergne-Rhône-Alpes 25
- Normandie 5
- Hauts-de-France 5
Le prénom Muhammad-ali a été donné à 75 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 127ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 30
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
FAQ sur le prénom Mohammed-ali
Quelle est la signification de Mohammed-ali ?
Le prénom Mohammed-ali signifie 'celui qui est digne d'éloges et élevé'. C'est une alliance de deux noms arabes soulignant la noblesse de caractère et la valeur spirituelle.
Quelle est l'origine du prénom Mohammed-ali ?
Mohammed-ali est d'origine arabe et se réfère à deux figures clés de l'Islam : le Prophète Mohammed et son gendre Ali. Il est utilisé historiquement pour exprimer le respect et la dévotion.
Le prénom Mohammed-ali est-il courant en France ?
Le prénom Mohammed-ali reste relativement rare en France avec un total de 250 naissances enregistrées. Il occupe actuellement le 706ème rang dans le classement de popularité des prénoms.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.