Signification du prénom Abbas (ou Abbes) en Islam : Origine et sens caché
عبّاس
Abbas est un prénom masculin d'origine arabe signifiant lion ou au visage sévère. Très respecté dans le monde musulman, il symbolise la force, le courage et une autorité naturelle qui inspire la sagesse.
Origine du prénom Abbas
Signification du prénom Abbas
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Abbas (ou Abbes) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
2627 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°3
Rapporté par Abu al-Tayyah d’après un shaykh : Lorsque Abdullah ibn Abbas arriva à Bassorah, les gens lui rapportèrent des récits venant d’Abu Musa. Ibn Abbas lui écrivit alors pour lui demander des précisions sur certains points. En réponse, Abu Musa lui écrivit ceci : Un jour, j’étais avec le Messager d’Allah ﷺ. Il voulait uriner. Il est alors allé vers un terrain meuble au pied d’un mur et a uriné là. Puis le Prophète ﷺ a dit : « Si l’un de vous veut uriner, qu’il cherche un endroit comme celui-ci pour le faire. »
- Sunan Abu Dawud, n°20
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ est passé devant deux tombes et a dit : « Les deux personnes qui sont là sont punies, mais pas pour un grand péché. L’une ne se protégeait pas de l’urine, l’autre colportait des propos. » Il a ensuite demandé une branche fraîche, l’a coupée en deux et a planté une moitié sur chaque tombe, puis a dit : « Peut-être que leur châtiment sera allégé tant que ces branches resteront fraîches. » Une autre version de Hannad dit : « L’un d’eux ne se couvrait pas en urinant. » Cette version ne contient pas les mots : « Il ne se protégeait pas de l’urine. »
- Sunan Abu Dawud, n°21
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une tradition du Prophète ﷺ au sens similaire. La version de Jarir dit : « Il ne se couvrait pas en urinant. » Celle d’Abu Mu’awiyah dit : « Il ne se protégeait pas (de l’urine). »
- Sunan Abu Dawud, n°54
Rapporté par Ammar b. Yasir : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Se rincer la bouche et aspirer de l’eau dans le nez font partie de la fitrah (la nature saine). » Puis il a rapporté une tradition similaire (comme celle rapportée par Aishah), mais il n’a pas mentionné les mots « laisser pousser la barbe ». Il a ajouté les mots « circoncision » et « asperger d’eau la partie intime ». Il n’a pas mentionné « se nettoyer après être allé aux toilettes ». Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a été rapportée par Ibn ‘Abbas. Il n’a mentionné que cinq pratiques, toutes concernant la tête, dont la raie dans les cheveux ; il n’a pas parlé de la barbe. Abu Dawud a dit : La tradition rapportée par Hammad a aussi été transmise par Talq b. Habib, Mujahid et Bakr b. ‘Abd Allah b. al-Muzani comme leur propre avis (et non comme une parole du Prophète ﷺ). Ils n’ont pas mentionné « laisser pousser la barbe ». La version transmise par Muhammad b. Abd Allah b. Abi Maryam, Abu Salamah et Abu Huraira du Prophète ﷺ mentionne « laisser pousser la barbe ». Une tradition similaire a été rapportée par Ibrahim al-Nakha’i, qui a mentionné « porter la barbe » et « circoncision »
- Sunan Abu Dawud, n°58
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez le Prophète ﷺ. Lorsqu’il se réveilla en fin de nuit pour prier, il se dirigea vers l’eau des ablutions, prit le siwak et l’utilisa. Ensuite, il récita ce verset : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour ceux qui réfléchissent » (3:190). Il récita ces versets jusqu’à la fin du chapitre ou il termina tout le chapitre. Puis il fit ses ablutions et alla à l’endroit de la prière. Il pria alors deux unités de prière, puis se recoucha et dormit autant qu’Allah voulut. Ensuite, il se leva et fit la même chose. Il se recoucha encore, puis se releva et fit de même. À chaque fois, il utilisait le siwak et priait deux unités. Enfin, il accomplit la prière du witr. Abu Dawud a dit : Fudail, d’après Husain, a rapporté : « Il utilisa alors le siwak et fit ses ablutions tout en récitant les versets : “En vérité, dans la création des cieux et de la terre…” » jusqu’à la fin du chapitre
Voir 2622 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°68
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : L’une des épouses du Prophète ﷺ a pris un bain dans une grande bassine. Le Prophète ﷺ voulut faire ses ablutions ou prendre de cette eau restante. Elle lui dit : « Ô Prophète d’Allah, j’étais en état d’impureté majeure. » Le Prophète répondit : « L’eau n’est pas rendue impure. »
- Sunan Abu Dawud, n°117
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Ali b. Abi Talib est entré chez moi après être allé aux toilettes. Il a alors demandé de l’eau pour faire ses ablutions. Nous lui avons apporté un récipient d’eau et l’avons posé devant lui. Il a dit : « Ô Ibn ‘Abbas, veux-tu que je te montre comment le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions ? » J’ai répondu : « Bien sûr. » Il a alors incliné le récipient vers sa main et l’a lavée. Ensuite, il a mis sa main droite dans le récipient, a versé de l’eau sur l’autre main et a lavé ses mains jusqu’aux poignets. Il s’est ensuite rincé la bouche et a pris de l’eau dans le nez. Puis il a mis ses deux mains ensemble dans l’eau, a pris une poignée d’eau et l’a jetée sur son visage. Ensuite, il a inséré ses deux pouces dans le devant des oreilles. Il a fait cela deux ou trois fois. Ensuite, il a pris une poignée d’eau et l’a versée sur son front, laissant l’eau couler sur son visage. Il a ensuite lavé ses avant-bras jusqu’aux coudes trois fois. Il a ensuite essuyé sa tête et l’arrière de ses oreilles. Ensuite, il a mis ses deux mains ensemble dans l’eau, a pris une poignée d’eau et l’a jetée sur son pied. Il avait un soulier au pied ainsi. Il a demandé : « Laves-tu ton pied alors qu’il est dans la chaussure ? » Il a répondu : « Oui, alors qu’il est dans la chaussure. » Cette question et cette réponse ont été répétées trois fois. Abu Dawud a dit : La version transmise par Ibn Juraij d’après Shaibah est similaire à celle rapportée par ‘Ali. Dans cette version, Hajjaj rapporte d’après Ibn Juraij : « Il a essuyé sa tête une fois. » Ibn Wahb rapporte d’après Ibn Juraij : « Il a essuyé sa tête trois fois. »
- Sunan Abu Dawud, n°133
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Sa'id ibn Jubayr rapporte : Ibn Abbas a vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions. Il a raconté que le Prophète ﷺ répétait chaque geste des ablutions trois fois. Il a essuyé sa tête et ses oreilles une seule fois
- Sunan Abu Dawud, n°137
‘Ata’ b. Yasar, citant Ibn ‘Abbas رضي الله عنه, a dit : Voulez-vous que je vous montre comment le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions ? Il a alors demandé un récipient d’eau et a pris une poignée d’eau avec sa main droite. Il s’est rincé la bouche et a inspiré de l’eau dans le nez. Puis il a pris une autre poignée et s’est lavé le visage avec ses deux mains ensemble. Ensuite, il a pris une autre poignée et s’est lavé la main droite, puis la gauche avec une autre poignée. Il a ensuite pris de l’eau, a secoué sa main et a essuyé sa tête et ses oreilles. Enfin, il a pris une poignée d’eau et l’a versée sur son pied droit dans sa chaussure, essuyant le dessus du pied avec une main et le dessous de la chaussure avec l’autre. Il a fait la même chose avec le pied gauche
- Sunan Abu Dawud, n°138
‘Ata’ b. Yasar, citant Ibn ‘Abbas رضي الله عنه, a dit : Voulez-vous que je vous dise comment le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions ? Il a alors fait les ablutions en lavant chaque membre une seule fois
- Sunan Abu Dawud, n°141
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Nettoyez bien votre nez (après y avoir aspiré de l’eau), deux ou trois fois. »
- Sunan Abu Dawud, n°187
Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a pris de l’épaule (d’une chèvre) et a prié sans refaire ses ablutions
- Sunan Abu Dawud, n°189
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a pris une épaule de chèvre, puis après s’être essuyé la main sur un tissu sur lequel il était assis, il s’est levé et a prié
- Sunan Abu Dawud, n°190
Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Le Prophète ﷺ a mangé un peu de viande de l’épaule d’une chèvre. Ensuite, il a prié sans refaire ses ablutions
- Sunan Abu Dawud, n°196
‘Abd Allah ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit que le Prophète ﷺ a bu du lait puis s’est rincé la bouche en disant : « Il y a de la graisse dedans. »
- Sunan Abu Dawud, n°202
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ se prosternait et dormait (en prosternation) en faisant des bruits de souffle. Puis il se levait et priait sans refaire ses ablutions. Je lui ai dit : « Tu as prié sans refaire tes ablutions alors que tu t’es endormi (en prosternation). » Il a répondu : « Les ablutions sont nécessaires pour celui qui dort allongé. » Uthman et Hannad ont ajouté : « Car quand il s’allonge, ses articulations se relâchent. » Abu Dawud a dit : La phrase « Les ablutions sont nécessaires pour celui qui dort allongé » est un hadith faible. Il n’a été rapporté que par Yazid Abu Khalid al-Dalani, d’après Qatadah. La première partie a été rapportée par plusieurs narrateurs d’Ibn Abbas, sans mentionner cela. Il (Ibn Abbas) a dit : Le Prophète ﷺ était protégé pendant son sommeil. Aishah رضي الله عنها a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. » Shu’bah a dit : Qatadah n’a entendu que quatre hadiths d’Abu’l-‘Aliyah : le hadith sur Jonas fils de Matthieu, celui rapporté par Ibn ‘Umar sur la prière, celui disant que les juges sont trois, et celui rapporté par Ibn ‘Abbas disant : « Ce hadith m’a été rapporté par des personnes fiables ; ‘Umar en fait partie, et le plus fiable à mes yeux est ‘Umar. » Abu Dawud a dit : J’ai interrogé Ahmad ibn Hanbal à propos du hadith rapporté par Yazid al-Dalani. Il m’a réprimandé par respect pour lui. Puis il a dit : « Yazid al-Dalani n’ajoute rien à ce que les enseignants de Qatadah ont rapporté. » Il ne tenait pas compte de ce hadith à cause de sa faiblesse
- Sunan Abu Dawud, n°246
Rapporté par Shu’bah : Lorsque Ibn ‘Abbas prenait un bain rituel après une impureté majeure, il versait de l’eau sur sa main gauche avec sa main droite sept fois. Une fois, il a oublié combien de fois il l’avait fait. Il m’a donc demandé : « Combien de fois ai-je versé de l’eau ? » Je ne savais pas. Il a dit : « Puisse ta mère te manquer ! Qu’est-ce qui t’a empêché de t’en souvenir ? » Il a ensuite fait les ablutions comme pour la prière et a versé de l’eau sur sa peau (son corps). Il a dit : « C’est ainsi que le Messager d’Allah ﷺ se purifiait. »
- Sunan Abu Dawud, n°264
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit au sujet d’un homme qui a eu un rapport avec sa femme pendant ses règles : « Il doit donner un dinar ou un demi-dinar en aumône. » Abu Dawud a dit : La version correcte dit : « Un dinar ou un demi-dinar. » Shu'bah (un rapporteur) n’a pas toujours rapporté ce hadith comme une parole du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°265
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Si quelqu’un a un rapport au début des règles, il doit donner un dinar ; s’il a un rapport vers la fin des règles, il doit donner un demi-dinar
- Sunan Abu Dawud, n°266
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un homme a un rapport avec sa femme pendant ses règles, il doit donner un demi-dinar en aumône. » Abu Dawud a dit : ‘Ali ibn Budhaimah a rapporté de façon similaire d’après Miqsam, du Prophète ﷺ. Al-Awza’i a rapporté de Yazid ibn Abi Malik, de ‘Abd al-Hamid ibn ‘Abd al-Rahman, du Prophète ﷺ : Il lui a ordonné de donner deux cinquièmes de dinar en aumône. Mais dans cette chaîne, deux rapporteurs (Miqsam et Ibn Abbas) manquent
- Sunan Abu Dawud, n°281
Rapporté par Urwah b. al-Zubair : Fatimah, fille d'Abu Hubaish, m’a raconté qu’elle avait demandé à Asma' (fille d'Abu Bakr), ou qu’Asma' m’a raconté que Fatimah, fille d'Abu Hubaish, lui avait demandé d’interroger le Messager d’Allah ﷺ. Il lui a conseillé de s’abstenir de prier pendant la même durée que celle où elle s’abstenait auparavant. Ensuite, elle devait se laver. Abu Dawud a dit : Qatadah l’a rapporté de 'Urwah b. al-Zubair, de Zainab, fille d’Umm Salamah, que Umm Habibah, fille de Jahsh, avait un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ lui a ordonné de ne pas prier pendant la durée de ses règles. Ensuite, elle devait prendre un bain et prier. Abu Dawud a dit : Qatadah n’a rien entendu de 'Urwah. Et Ibn 'Uyainah a ajouté dans la version rapportée par al-Zuhri de 'Umrah d’après 'Aishah : Umm Habibah avait un écoulement de sang prolongé. Elle a interrogé le Prophète ﷺ. Il lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Abu Dawud a dit : C’est une confusion de la part d’Ibn 'Uyainah. Cela ne se trouve pas dans la version rapportée par les transmetteurs de al-Zuhri, sauf ce qui est mentionné par Suhail b. Abu Salih. Al-Humaidi a aussi rapporté ce récit d’Ibn 'Uyainah, mais il n’a pas mentionné les mots « elle devait s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle ». Qumair, fille de Masruq, a rapporté d’après 'Aishah : La femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. 'Abd al-Rahman b. al-Qasim a rapporté de son père : Le Prophète ﷺ lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant la durée de ses règles habituelles. Abu Bishr Ja'far b. Abi Wahshiyyah a rapporté de 'Ikrimah, du Prophète ﷺ, en disant : Umm Habibah, fille de Jahsh, avait un écoulement de sang prolongé ; et il a transmis cela de la même manière. Sharik a rapporté d’Abu al-Yaqzan, d’Adi b. Thabit, de son père, d’après son grand-père, du Prophète ﷺ : La femme qui souffre d’un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle ; ensuite, elle doit se laver et prier. Al-'Ala b. al-Musayyab a rapporté d’al-Hakam, d’Abu Ja'far : Saudah avait un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ a ordonné qu’à la fin de ses règles, elle prenne un bain et prie. Sa'id b. Jubair a rapporté d’Ali et d’Ibn 'Abbas : Une femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, et Talq b. Habib l’ont rapporté de façon similaire. De même, cela a été rapporté par Ma'qil al-Khath'ami d’Ali, et al-Sha'bi l’a aussi transmis de façon similaire de Qumair, l’épouse de Masruq, d’après 'Aishah. Abu Dawud a dit : Al-Hasan, Sa'id b. al-Musayyab, 'Ata, Makhul, Ibrahim, Salim et al-Qasim pensent aussi qu’une femme ayant un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Abu Dawud a dit : Qatadah n’a rien entendu de 'Urwah
- Sunan Abu Dawud, n°286
Rapporté par Fatimah, fille d’AbuHubaysh رضي الله عنها : Urwah ibn az-Zubayr a rapporté de Fatimah, fille d’AbuHubaysh, qu’elle avait un écoulement de sang continu, alors le Prophète ﷺ lui a dit : « Lorsque le sang des règles arrive, il est noir et reconnaissable ; donc quand il apparaît, arrête de prier ; mais quand c’est un autre type de sang, fais les ablutions et prie, car cela vient seulement d’une veine. » Abu Dawud a dit : Ibn al-Muthanna rapporte ce récit de son livre d’après Ibn 'Adi de façon similaire. Plus tard, il nous l’a transmis de mémoire : Muhammad b. 'Amr nous a rapporté d’al-Zuhri, de 'Urwah, d’après 'Aishah qui a dit : Fatimah avait un écoulement de sang. Il a ensuite rapporté le récit avec le même sens. Abu Dawud a dit : Anas b. Sirin a rapporté d’Ibn 'Abbas à propos de la femme qui a un écoulement de sang prolongé. Il a dit : Si elle voit du sang épais, elle ne doit pas prier ; si elle se trouve purifiée, même un instant, elle doit se laver et prier. Makhul a dit : Les règles ne sont pas cachées aux femmes. Leur sang est noir et épais. Quand cette couleur et cette épaisseur disparaissent et qu’apparaît une couleur jaune et liquide, c’est un écoulement de veine. Elle doit se laver et prier. Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Sa'id b. al-Musayyab à travers une autre chaîne de narrateurs, disant : La femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier quand les règles commencent ; quand elles sont terminées, elle doit se laver et prier. Sumayy et d’autres l’ont aussi rapporté de Sa'id b. al-Musayyab. Cette version ajoute : Elle doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Hammad b. Salamah l’a rapporté de la même façon de Yahya b. Sa'id d’après Sa'id b. al-Musayyab. Abu Dawud a dit : Yunus a rapporté d’Al-Hasan : Quand le saignement d’une femme menstruée dépasse la durée normale, elle doit s’abstenir de prier, après la fin de ses règles, pendant un ou deux jours. Ensuite, elle devient une femme ayant un écoulement prolongé. Al-Taimi a rapporté de Qatadah : Si sa période menstruelle est prolongée de cinq jours, elle doit prier. Al-Taimi a dit : J’ai continué à réduire le nombre de jours jusqu’à arriver à deux jours. Il a dit : Si la période est prolongée de deux jours, ils seront comptés dans la période menstruelle. Quand on a interrogé Ibn Sirin à ce sujet, il a dit : Les femmes connaissent mieux cela
- Sunan Abu Dawud, n°293
Rapporté par Zaynab, fille d’AbuSalamah رضي الله عنها : AbuSalamah a dit : Zaynab, fille d’AbuSalamah, m’a rapporté qu’une femme avait un écoulement de sang abondant. Elle était l’épouse d’AbdurRahman ibn Awf. Le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné de prendre un bain à chaque prière, puis de prier. Il m’a rapporté qu’Umm Bakr lui a dit qu’Aisha a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à propos d’une femme qui doutait de ses règles après purification que c’était une veine ou des veines. Abu Dawud a dit : Les deux solutions (entre lesquelles le Prophète a laissé le choix) étaient les suivantes dans la version rapportée par Ibn 'Aqil : Il a dit : « Si tu en es capable, alors prends un bain pour chaque prière ; sinon, regroupe les deux prières, comme al-Qasim l’a rapporté dans sa version. » Cette parole a aussi été rapportée par Sa'id b. Jubair d’Ali et d’Ibn 'Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°296
Rapporté par Asma', fille de 'Unais رضي الله عنها : J’ai dit : « Messager d’Allah, Fatimah, fille d’Abu Hubaish, a eu un écoulement de sang pendant un certain temps et n’a pas prié. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gloire à Allah ! Cela vient du diable. Elle doit s’asseoir dans une bassine, et quand elle voit une couleur jaune à la surface de l’eau, elle doit prendre un bain une fois pour les prières du Zuhr et du 'Asr, puis un autre bain pour les prières du Maghrib et de l'Isha, et un bain pour la prière du Fajr, et entre-temps, elle doit faire les ablutions. » Abu Dawud a dit : Mujahid a rapporté d’Ibn 'Abbas : Quand les bains sont devenus difficiles pour elle, il lui a ordonné de regrouper les deux prières. Abu Dawud a dit : Ibrahim l’a rapporté d’Ibn 'Abbas. C’est aussi l’avis d’Ibrahim al-Nakha'i et de 'Abd Allah b. Shaddad
- Sunan Abu Dawud, n°300
Ce récit a aussi été rapporté par 'Aishah à travers une autre chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Tous les récits (sur ce sujet) transmis par 'Adi b. Thabit et A'mash d’après Habib et Ayyub al-'Ala, sont tous faibles ; aucun n’est authentique. Ce récit indique le récit rapporté par al-A'mash comme une parole de Compagnon, c’est-à-dire de 'Aishah. Hafs b. Ghayath a rejeté le récit transmis par Habib comme étant une parole (du Prophète). Et Asbat l’a aussi rapporté comme une parole de 'Aishah. Abu Dawud a dit : Ibn Dawud a rapporté la première partie de ce récit comme une parole (du Prophète), et a nié qu’il y ait mention de faire les ablutions pour chaque prière. La faiblesse du récit rapporté par Habib est aussi indiquée par le fait que la version transmise par al-Zuhri de 'Urwah d’après 'Aishah dit qu’elle avait l’habitude de se laver pour chaque prière ; (ces mots apparaissent) dans le récit concernant la femme qui a un écoulement de sang. Ce récit a été rapporté par Abu al-Yaqzan de 'Adi b. Thabit de son père d’après 'Ali, et rapporté par 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, d’Ibn 'Abbas, et transmis par 'Abd al-Malik b. Maisarah, Bayan, al-Mughirah, Firas, d’après al-Sha'bi, de Qumair de 'Aishah, disant : « Tu dois faire les ablutions pour chaque prière. » La version transmise par Dawud et 'Asim de al-Sha'bi de Qumair de 'Aishah a les mots : « Elle doit prendre un bain une fois par jour. » La version rapportée par Hisham b. 'Urwah de son père a les mots : « La femme ayant un écoulement de sang doit faire les ablutions pour chaque prière. » Tous ces récits sont faibles sauf celui rapporté par Qumair et celui rapporté par 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, et celui rapporté par Hisham b. 'Urwah de son père. Ce qui est le plus connu d’Ibn 'Abbas, c’est le bain (pour chaque prière)
- Sunan Abu Dawud, n°320
Rapporté par Ammar ibn Yasir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a campé à Ulat al-Jaysh et Aisha était avec lui. Son collier en onyx de Zifar s’est cassé et est tombé quelque part. Les gens ont été retenus pour le chercher jusqu’à l’aube. Il n’y avait pas d’eau avec eux. Alors Abu Bakr s’est fâché contre elle et a dit : « Tu as retenu les gens alors qu’ils n’ont pas d’eau. » Allah, le Très-Haut, a alors révélé à Son Messager ﷺ une permission pour se purifier avec de la terre pure. Les musulmans se sont alors levés avec le Messager d’Allah ﷺ, ont frappé le sol avec leurs mains, puis les ont levées sans prendre de terre, et se sont essuyé le visage et les mains jusqu’aux épaules, et des paumes jusqu’aux aisselles. Ibn Yahya a ajouté dans sa version : Ibn Shihab a dit dans son récit : Les gens ne tiennent pas compte de ce hadith. Abu Dawud a dit : Ibn Ishaq l’a aussi rapporté de façon similaire. Dans cette version, il a dit d’après Ibn 'Abbas. Il a mentionné les mots « deux frappes » comme l’a fait Yunus. Et Ma'mar a aussi rapporté d’après al-Zuhri « deux frappes ». Et Malik a dit : D’après al-Zuhri, d’après 'Ubaid Allah b. 'Abd Allah, d’après son père, d’après 'Ammar. Abu Uwais l’a aussi rapporté de façon similaire d’après al-Zuhri. Mais Ibn 'Uyainah avait un doute, il disait parfois : d’après son père, parfois : d’après Ibn 'Abbas. Ibn 'Uyainah était confus à ce sujet et sur son audition de al-Zuhri. Personne n’a mentionné « deux frappes » dans ce récit sauf ceux que j’ai cités
- Sunan Abu Dawud, n°329
Rapporté par Umair, l’affranchi d’Ibn 'Abbas : Je l’ai entendu dire : Moi et 'Abd Allah b. Yasar, l’affranchi de Maymouna, épouse du Prophète ﷺ, sommes allés chez Abu al-Juhaim b. al-Harith b. al-Simmat al-Ansari. Abu al-Juhaim a dit : Le Messager d’Allah ﷺ revenait de Bir Jamal (un endroit près de Médine) et un homme l’a rencontré et l’a salué. Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas répondu à la salutation jusqu’à ce qu’il atteigne un mur, puis il s’est essuyé le visage et les mains, puis il a répondu à la salutation (c’est-à-dire après avoir fait le tayammum)
- Sunan Abu Dawud, n°330
Rapporté par Nafi' : Accompagné de 'Abd Allah b. 'Umar, je suis allé voir Ibn 'Abbas pour une affaire. Il (Ibn 'Abbas) a rapporté un hadith disant : Un homme est passé devant le Messager d’Allah ﷺ dans une rue, alors qu’il revenait des toilettes ou venait d’uriner. L’homme l’a salué, mais le Prophète n’a pas répondu à la salutation. Quand l’homme allait disparaître dans la rue, il a frappé le mur avec ses deux mains et s’est essuyé le visage avec. Puis il a frappé une deuxième fois et s’est essuyé les bras. Ensuite, il a répondu à la salutation de l’homme. Puis il a dit : « Je ne t’ai pas répondu car je n’étais pas pur. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Muhammad b. Thabit a rapporté un hadith rejeté. Ibn Dasah a dit : Abu Dawud a dit : Personne n’a soutenu Muhammad b. Thabit concernant le fait de frapper le mur deux fois (pour s’essuyer) de la part du Prophète ﷺ, mais cela a été rapporté comme une action de Ibn 'Umar
- Sunan Abu Dawud, n°337
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme fut blessé du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il eut ensuite un rêve érotique, et on lui conseilla de se laver, ce qu’il fit. Il mourut alors. Quand cela fut rapporté au Messager d’Allah ﷺ, il dit : « Ils l’ont tué ; qu’Allah les tue ! N’est-ce pas que le remède à l’ignorance, c’est de poser des questions ? »
- Sunan Abu Dawud, n°353
Rapporté par Amr b. Abi ‘Amr et ‘Ikrimah : Des gens d’Irak sont venus et ont demandé : « Ibn ‘Abbas, considères-tu que le bain du vendredi est obligatoire ? » Il répondit : « Non, c’est seulement un moyen de propreté, et c’est mieux pour celui qui se lave. Celui qui ne se lave pas, ce n’est pas indispensable pour lui. Je vais vous expliquer comment le bain du vendredi a commencé. Les gens étaient pauvres, portaient des vêtements en laine et transportaient des charges sur leur dos. Leur mosquée était petite, avec un toit bas, fait comme une tonnelle de vigne. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est sorti un jour de grande chaleur, et les gens transpiraient tellement dans leurs vêtements de laine qu’une mauvaise odeur se dégageait, ce qui les incommodait mutuellement. Quand le Messager d’Allah ﷺ sentit cette mauvaise odeur, il dit : “Ô gens, quand ce jour (le vendredi) arrive, prenez un bain, et que chacun utilise la meilleure huile et le meilleur parfum qu’il possède.” » Ibn ‘Abbas ajouta : « Ensuite, Allah, le Très-Haut, a accordé la richesse (aux gens), ils ont porté d’autres vêtements que la laine, ont été épargnés des travaux pénibles, et leur mosquée est devenue vaste. L’odeur désagréable qui les gênait a disparu. »
- Sunan Abu Dawud, n°376
Rapporté par Abus Samh رضي الله عنه : Je servais le Prophète ﷺ. Quand il voulait se laver, il disait : « Tourne-toi de l’autre côté. » Alors je me tournais et je le cachais. (Un jour), Hasan ou Husayn رضي الله عنهما a été amené auprès de lui et il a uriné sur sa poitrine. Je me suis approché pour laver. Il a dit : « Seule l’urine d’une fille doit être lavée ; celle d’un garçon doit être simplement aspergée d’eau. » ‘Abbas (un rapporteur) a dit : Yahya ibn al-Walid nous a rapporté ce récit. Abu Dawud a dit : Il (Yahya) est Abu al-Za‘ra’. Harun ibn Tamim a rapporté d’après al-Hasan : Toutes les sortes d’urine sont égales
- Sunan Abu Dawud, n°393
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gabriel ﷺ m’a dirigé dans la prière à la Maison (c’est-à-dire la Ka’bah). Il a prié le zuhr avec moi quand le soleil venait de passer le zénith, à la longueur d’une lanière de sandale ; il a prié le ‘asr avec moi quand l’ombre de chaque chose était égale à elle-même ; il a prié le maghrib avec moi au moment où celui qui jeûne rompt le jeûne ; il a prié le ‘isha avec moi quand la lueur du soir avait disparu ; et il a prié le fajr avec moi quand la nourriture et la boisson deviennent interdites à celui qui jeûne. Le lendemain, il a prié le zuhr avec moi quand mon ombre était égale à moi-même ; il a prié le ‘asr avec moi quand mon ombre était deux fois plus longue que moi ; il a prié le maghrib au même moment que la veille ; il a prié le ‘isha avec moi quand un tiers de la nuit était passé ; et il a prié le fajr avec moi quand il y avait déjà pas mal de lumière. Puis il s’est tourné vers moi et a dit : “Muhammad, voici les horaires suivis par les prophètes avant toi, et le temps de la prière se situe entre ces deux moments.” »
- Sunan Abu Dawud, n°448
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Je n’ai pas reçu l’ordre de construire de hautes mosquées. Ibn Abbas a dit : « Vous les embellirez sûrement comme l’ont fait les Juifs et les Chrétiens. »
- Sunan Abu Dawud, n°487
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Les Banu Sa’d ibn Bakr envoyèrent Qamam ibn Tha’labah auprès du Messager d’Allah ﷺ. Il vint à lui, fit agenouiller son chameau près de la porte de la mosquée, puis attacha sa patte et entra dans la mosquée. Le rapporteur a ensuite raconté de façon similaire. Il dit alors : « Qui parmi vous est le fils d’Abd al-Muttalib ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Je suis le fils d’Ibn ‘Abd al-Muttalib. » Il dit : « Ô fils d’Abd al-Muttalib. » Le rapporteur a ensuite raconté la suite du récit
- Sunan Abu Dawud, n°551
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Si quelqu’un entend celui qui fait l’appel à la prière et n’est pas empêché de rejoindre le groupe par une excuse — on lui a demandé ce qu’était une excuse et il a répondu que c’était la peur ou la maladie — la prière qu’il fait ne sera pas acceptée de lui
- Sunan Abu Dawud, n°590
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : « Que le meilleur d’entre vous fasse l’adhan, et que ceux qui connaissent le Coran dirigent la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°610
Rapporté par ‘Abd Allah ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque j’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna, le Messager d’Allah ﷺ s’est levé la nuit, a ouvert l’outre d’eau et a fait ses ablutions. Il a ensuite refermé l’outre et s’est levé pour prier. Je me suis alors levé, j’ai fait mes ablutions comme lui, puis je me suis placé à sa gauche. Il a pris ma main, m’a fait passer derrière lui et m’a placé à sa droite ; j’ai alors prié avec lui
- Sunan Abu Dawud, n°611
Une autre version de ce récit, transmise par une chaîne différente par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه, dit : « Il a pris ma tête ou mes cheveux et m’a fait me tenir à sa droite. »
- Sunan Abu Dawud, n°647
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Kurayb, l’affranchi d’Ibn Abbas, a rapporté : Abdullah ibn Abbas a vu Abdullah ibn al-Harith prier avec les cheveux attachés en chignon à l’arrière. Il s’est placé derrière lui et a commencé à le défaire. Il est resté debout sans bouger. Quand il a fini sa prière, il est venu voir Ibn Abbas et lui a demandé : « Qu’as-tu fait à ma tête ? » Il a répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “L’homme qui prie avec les cheveux attachés en chignon est comme quelqu’un dont les mains sont liées.” »
- Sunan Abu Dawud, n°672
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux dont les épaules sont souples pendant la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°694
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Ne priez pas derrière une personne qui dort ou qui parle. »
- Sunan Abu Dawud, n°703
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Qatadah a dit : J’ai entendu Jabir ibn Zayd rapporter d’Ibn Abbas ; et Shu’bah a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Une femme en période de menstrues et un chien annulent la prière. » Abu Dawud a dit : Sa’id, Hisham et Hammam ont rapporté cette tradition de Qatadah, d’après Jabir b. Zaid, comme une parole d’Ibn ‘Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°704
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ikrimah a rapporté d’Ibn Abbas, disant : Je pense que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous prie sans sutrah, un chien, un âne, un porc, un Juif, un Mage et une femme annulent sa prière, mais cela ne compte pas s’ils passent à plus d’une distance de jet de pierre. » Abu Dawud a dit : J’ai des doutes sur cette tradition. J’en ai discuté avec Ibrahim et d’autres. Je n’ai trouvé personne qui la rapporte de Hisham et la connaisse. Je pense que la confusion vient d’Ibn Abi Saminah, c’est-à-dire Muhammad b. Isma’il al-Basri, l’affranchi des Banu Hisham. Dans cette tradition, la mention du « Mage » est rejetée ; la mention de « à une distance de jet de pierre » et de « porc » est aussi rejetée. Abu Dawud a dit : Je n’ai entendu cette tradition que de Muhammad b. Isma’il b. Samurrah et je pense qu’il s’est trompé car il nous récitait de mémoire
- Sunan Abu Dawud, n°709
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ priait un jour. Un chevreau est passé devant lui et il a essayé de l’arrêter
- Sunan Abu Dawud, n°715
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Je suis venu à dos d’âne. Une autre version dit : Ibn Abbas a dit : Quand j’approchais de la puberté, je suis venu à dos d’une ânesse et j’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ dirigeant la prière à Mina. Je suis passé devant une partie du rang des prieurs, puis je suis descendu et j’ai laissé mon ânesse paître dans le pâturage, et j’ai rejoint le rang, et personne ne m’a fait de remarque. Abu Dawud a dit : Ce sont les paroles d’al-Qa’nabi, et elles sont complètes. Malik a dit : Je considère cela comme permis au moment où l’iqamah de la prière est prononcée
- Sunan Abu Dawud, n°716
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : AbuSahba’ a dit : Nous avons discuté avec Ibn Abbas des choses qui interrompent la prière. Il a dit : Moi et un garçon des Banu AbdulMuttalib sommes venus à dos d’âne, et le Messager d’Allah ﷺ dirigeait la prière. Il est descendu et moi aussi. J’ai laissé l’âne devant le rang des prieurs. Le Prophète ﷺ n’a pas prêté attention à cela. Ensuite, deux filles des Banu AbdulMuttalib sont venues et se sont placées au milieu du rang, mais il n’a pas prêté attention à cela non plus
- Sunan Abu Dawud, n°718
Rapporté par Al-Fadl ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous accompagné d’Abbas alors que nous étions dans une de nos terres à la campagne. Il a prié dans le désert sans sutrah devant lui, et une ânesse et une chienne à nous jouaient devant lui, mais il n’a pas prêté attention à cela
- Sunan Abu Dawud, n°733
Abbas ou ‘Ayyash b. Sahl as-Sa’idi a dit qu’il était présent à une réunion à laquelle assistait son père, qui était l’un des compagnons du Prophète ﷺ, ainsi qu’Abu Huraira, Abu Humaid al-Sa’idi et Abu Usaid. Il a rapporté le même récit avec quelques ajouts ou omissions. Il a dit : Il levait ensuite la tête après s’être incliné et disait : « Allah entend celui qui Le loue, à Toi, notre Seigneur, la louange », et il levait les mains. Ensuite, il disait : « Allah est le plus grand » ; puis il se prosternait et s’appuyait sur ses paumes, ses genoux et le bout de ses orteils pendant la prosternation ; puis il prononçait le takbir (Allah est le plus grand), s’asseyait sur sa hanche et relevait l’autre pied ; puis il prononçait le takbir et se prosternait ; puis il prononçait le takbir et se relevait, sans s’asseoir sur sa hanche. (Le narrateur) a ensuite raconté le reste du récit. Il a ajouté : Ensuite, il s’asseyait à la fin de deux rak‘as ; quand il allait se lever après deux rak‘as, il prononçait le takbir ; puis il accomplissait les deux dernières rak‘as de la prière. Le narrateur n’a pas mentionné qu’il s’asseyait sur sa hanche en écartant ses pieds
- Sunan Abu Dawud, n°734
Rapporté par ‘Abbas b. Sahl : Abu Humaid, Abu Usaid, Sahl b. Sa’d et Muhammad b. Maslamah se sont réunis une fois et ont discuté de la façon dont le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière. Abu Humaid a dit : Je connais mieux que vous la façon dont le Messager d’Allah ﷺ priait. Il a ensuite décrit une partie de la prière et a dit : Il s’inclinait alors et posait ses mains sur ses genoux comme s’il les saisissait ; il les pliait, gardant les bras écartés du corps. Ensuite, il se prosternait et posait son nez et son front au sol ; il gardait ses bras écartés du corps et posait ses paumes au sol à hauteur de ses épaules ; puis il relevait la tête, chaque os reprenant sa place ; (il se prosternait deux fois) jusqu’à terminer ses prosternations. Ensuite, il s’asseyait et étendait son pied gauche, plaçant l’avant de son pied droit en direction de la qibla, la paume de sa main droite sur son genou droit, et la paume de sa main gauche sur son genou gauche, et il pointait du doigt. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Ibn al-Mubarak d’après Fulaih, qui l’a entendu de ‘Abbas b. Sahl ; mais je ne m’en souviens pas. Je pense qu’il a mentionné ‘Isa b. ‘Abd Allah qui a entendu ‘Abbas b. Sahl dire : J’ai accompagné Abu Humaid al-Sa’idi
- Sunan Abu Dawud, n°735
Rapporté par Abu Humaid : Il a dit : Quand il (le Prophète) se prosternait, il écartait largement les cuisses et ne laissait pas son ventre toucher ses cuisses. Abu Dawud dit qu’Ibn Mubarak a rapporté ce hadith d’après ‘Abbas b. Sahl, mais il ne s’en souvenait pas bien. On pense qu’il a mentionné ‘Isa b. ‘Abd Allah, ‘Abbas b. Sahl et Abu Humaid al-Sa’idi
- Sunan Abu Dawud, n°739
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Maymun al-Makki a dit qu’il a vu Abdullah ibn az-Zubayr diriger la prière. Il levait les mains (c’est-à-dire à hauteur des épaules) quand il se levait, quand il s’inclinait, quand il se prosternait, et quand il se relevait après la prosternation, il levait les mains. Puis je suis allé voir Ibn Abbas et je lui ai dit : J’ai vu Ibn az-Zubayr prier d’une manière que je n’avais jamais vue auparavant. Je lui ai alors parlé du fait qu’il levait les mains. Il a dit : Si tu veux voir la prière du Messager d’Allah ﷺ, prie comme Abdullah ibn az-Zubayr
- Sunan Abu Dawud, n°740
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Nadr ibn Kathir as-Sa‘di a dit : Abdullah ibn Tawus a prié à côté de moi dans la mosquée d’al-Khayf. Lorsqu’il a fait la première prosternation, il a relevé la tête et levé les mains à hauteur de son visage. Cela m’a paru étrange. Je l’ai donc dit à Wuhayb ibn Khalid. Wuhayb ibn Khalid lui a alors dit : Tu fais quelque chose que je n’ai vu personne faire. Ibn Tawus a répondu : J’ai vu mon père le faire, et mon père a dit : J’ai vu Ibn Abbas le faire. Je ne sais plus s’il a dit : Le Prophète ﷺ le faisait aussi
- Sunan Abu Dawud, n°771
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ se levait pour prier au milieu de la nuit, il disait : « Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la lumière des cieux et de la terre ; à Toi la louange, Tu es le soutien des cieux et de la terre ; à Toi la louange, Tu es les cieux et la terre et tout ce qu’il y a entre eux ; Tu es la vérité, Ta parole est vérité, Ta promesse est vérité, la rencontre avec Toi est vérité, le Paradis est vérité, l’Enfer est vérité, l’Heure est vérité. Ô Allah, vers Toi je me tourne, c’est par Toi que je discute, et c’est vers Toi que je présente ma cause. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, mes péchés cachés et apparents. Tu es ma divinité, il n’y a de divinité que Toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°772
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire dans sa prière du tahajjud (prière surérogatoire faite à ou après minuit), après avoir prononcé le takbir ; puis il rapportait le récit dans le même sens
- Sunan Abu Dawud, n°786
Rapporté par Uthman ibn Affan رضي الله عنه : Yazid al-Farisi a dit : J’ai entendu Ibn Abbas dire : J’ai demandé à Uthman ibn Affan : « Qu’est-ce qui t’a poussé à placer la sourate al-Bara’ah, qui fait partie des sourates mi’in (d’environ cent versets), et la sourate al-Anfal, qui fait partie des mathani, parmi les as-sab‘u at-tiwal (les sept longues sourates du Coran), et à ne pas écrire “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux” entre elles ? » Uthman a répondu : « Lorsque les versets du Coran étaient révélés au Prophète ﷺ, il appelait quelqu’un pour les écrire et lui disait : “Mets ce verset dans la sourate où il est question de telle chose.” Quand un ou deux versets étaient révélés, il disait la même chose. La sourate al-Anfal a été révélée la première à Médine, et al-Bara’ah a été révélée la dernière dans le Coran, et leur contenu se ressemblait. J’ai donc pensé qu’elle faisait partie d’al-Anfal. C’est pourquoi je les ai placées parmi les as-sab‘u at-tiwal, et je n’ai pas écrit ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux’ entre elles. »
- Sunan Abu Dawud, n°787
La tradition mentionnée ci-dessus a été rapportée par Ibn Abbas رضي الله عنه à travers une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens. Cette version ajoute : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé sans nous avoir dit que la sourate al-Bara’ah faisait partie d’al-Anfal. Abu Dawud a dit : Al-Sha‘bi, Abu Malik, Qatadah et Thabit ibn ‘Umara ont dit : Le Prophète ﷺ n’a pas écrit « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » avant la révélation de la sourate an-Naml. C’est le sens de leurs propos. De plus, ceci est une tradition mursal (le nom du compagnon est omis)
- Sunan Abu Dawud, n°788
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ ne distinguait pas entre les deux sourates jusqu’à ce que les mots « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » lui soient révélés. Ce sont les paroles d’Ibn al-Sarh
- Sunan Abu Dawud, n°808
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Abdullah ibn Ubaydullah a dit : Je suis allé voir Ibn Abbas accompagné de quelques jeunes des Banu Hashim. Nous avons dit à l’un d’eux : Demande à Ibn Abbas : Est-ce que le Messager d’Allah ﷺ récitait le Coran pendant les prières du midi et de l’après-midi ? Il a répondu : Non. Les gens lui ont dit : Peut-être récitait-il le Coran à voix basse ? Il a dit : Que ton visage soit griffé ! Cette remarque est pire que la première. Il n’était qu’un serviteur d’Allah recevant Ses ordres. Il transmettait le message qu’il avait reçu. Il ne nous a rien ordonné de particulier à nous (Banu Hashim), sauf trois choses : il nous a recommandé de bien faire les ablutions, de ne pas accepter l’aumône (sadaqa) et de ne pas croiser un âne avec un cheval
- Sunan Abu Dawud, n°809
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Je ne sais pas si le Messager d’Allah ﷺ récitait le Coran pendant les prières du midi et de l’après-midi ou non
- Sunan Abu Dawud, n°810
Rapporté par Umm al-Fadl, fille d’al-Harith : J’ai entendu Ibn Abbas réciter « wa’l-mursalat ‘urfan » (sourate 77). Elle a dit : Mon fils, ta récitation m’a rappelé cette sourate. C’est la dernière sourate que j’ai entendue de la bouche du Messager d’Allah ﷺ lors de la prière du coucher du soleil
- Sunan Abu Dawud, n°845
Tawus a dit : Nous avons interrogé Ibn ‘Abbas à propos du fait de s’asseoir sur les talons entre les deux prosternations. Il a répondu : « C’est la sunna. » Nous avons dit : « Nous trouvons cela difficile pour le pied. » Il a dit : « C’est la sunna de votre Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°850
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ disait entre les deux prosternations : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, guide-moi, guéris-moi et accorde-moi ma subsistance. »
- Sunan Abu Dawud, n°876
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Le Prophète ﷺ a soulevé le rideau (et a vu que) les gens étaient alignés en rangs derrière Abu Bakr. Il a dit : « Ô gens, il ne reste rien de la bonne nouvelle de la prophétie sauf un rêve véridique qu’un musulman fait lui-même ou qu’un autre musulman fait pour lui. Il m’a été interdit de réciter le Coran pendant l’inclinaison ou la prosternation. Lors de l’inclinaison, glorifiez le Seigneur, et lors de la prosternation, faites des invocations avec ferveur, elles ont plus de chances d’être exaucées. »
- Sunan Abu Dawud, n°883
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ récitait : « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut », il disait : « Gloire à Allah, le Très-Haut. » Abu Dawud a dit : Dans ce récit, les autres rapporteurs diffèrent de Wakl. Cela a été rapporté par Wakl et Shu’bah d’après Abu Ishaq, de Sa’îd b. Jubair, de la part d’Ibn ‘Abbas comme étant sa propre parole (et non celle du Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°889
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ibn Abbas a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : Il m’a été ordonné – selon la version de Hammad : Votre Prophète ﷺ a été ordonné – de se prosterner sur sept (os), et de ne pas replier les cheveux ni les vêtements
- Sunan Abu Dawud, n°890
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : Il m’a été ordonné, et parfois le rapporteur disait : Votre Prophète ﷺ a été ordonné de se prosterner sur sept membres
- Sunan Abu Dawud, n°891
Rapporté par ‘Abbas b. ‘Abd al-Muttalib رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Quand un serviteur (d’Allah) se prosterne, les sept membres, c’est-à-dire son visage, ses paumes, ses genoux et ses pieds, se prosternent avec lui
- Sunan Abu Dawud, n°899
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Je suis venu derrière le Prophète ﷺ. J’ai vu la blancheur de ses aisselles et il tenait ses bras écartés de ses côtés et soulevait son ventre (du sol)
- Sunan Abu Dawud, n°966
Rapporté par ‘Abbas ou ‘Ayyash b. Sahl al-Sa’idi, qui a assisté à une assemblée où son père était aussi présent : Il a ensuite rapporté cette tradition en disant : Lorsque le Prophète ﷺ se prosternait, il s’appuyait sur ses paumes, ses genoux et les orteils de ses pieds. Quand il s’asseyait, il s’asseyait sur ses hanches et levait l’autre pied. Ensuite, il prononçait le takbir (« Allah est le plus grand ») et se prosternait. Il prononçait le takbir et se levait sans s’asseoir sur ses hanches. Puis il répétait (la même chose) et accomplissait la deuxième unité ; il prononçait le takbir de la même manière et s’asseyait après deux unités. Lorsqu’il allait se relever, il se levait après avoir dit le takbir. Ensuite, il accomplissait les deux dernières unités. Lorsqu’il saluait, il saluait à droite et à gauche. Abu Dawud a dit : dans cette tradition, il n’est pas mentionné qu’il s’asseyait sur les hanches ni qu’il levait les mains quand il se relevait après deux unités, comme l’a rapporté Abu al-Hamid
- Sunan Abu Dawud, n°967
Rapporté par ‘Abbas b. Sahl : Abu Humaid, Abu Usaid, Sahl b. Sa’d et Muhammad b. Maslamah se sont réunis. Il a ensuite rapporté cette tradition. Il n’a pas mentionné le fait de lever les mains quand il se relevait après deux unités, ni la façon de s’asseoir. Il a dit : Lorsqu’il terminait sa prosternation, il posait son pied (au sol) et tournait les orteils de son pied droit vers la qibla (puis il s’asseyait sur son pied gauche)
- Sunan Abu Dawud, n°974
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait le Coran, et il disait : « Les louanges bénies de la langue, les actes d’adoration et toutes les bonnes choses reviennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°984
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de dire après le tashahhud : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, je cherche refuge auprès de Toi contre l’épreuve du Faux Messie, et je cherche refuge auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort. »
- Sunan Abu Dawud, n°1002
Ibn ‘Abbas a dit : On reconnaissait la fin de la prière du Messager d’Allah ﷺ au takbir (prononcé à voix haute)
- Sunan Abu Dawud, n°1003
Ibn ‘Abbas a dit : Élever la voix pour mentionner Allah après que les gens aient terminé leur prière obligatoire était une pratique courante à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Ibn ‘Abbas a dit : Je savais ainsi quand ils finissaient la prière et j’écoutais cette évocation d’Allah
- Sunan Abu Dawud, n°1025
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a qualifié les deux prosternations de l’oubli d’humiliation pour le diable
- Sunan Abu Dawud, n°1037
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu‘bah : Ziyad ibn Ilaqah a dit : Al-Mughirah ibn Shu‘bah nous a dirigés dans la prière et il s’est levé à la fin de deux rak‘ah. Nous avons dit : « Gloire à Allah » ; il a aussi dit : « Gloire à Allah », puis il a continué. Lorsqu’il a terminé la prière et donné la salutation, il a fait deux prosternations de l’oubli. Quand il s’est tourné vers nous, il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi, comme je l’ai fait. » Abu Dawud a dit : Ibn Abi Laila a rapporté cette tradition de façon similaire d’al-Shaibi d’après al-Mughirah b. Shu‘bah. Abu ‘Umais l’a rapportée de Thabit b. ‘Ubaid en disant : « Al-Mughirah b. Shu‘bah nous a dirigés dans la prière, comme dans la tradition rapportée par Ziyad b. ‘Illaqah. » Abu Dawud a dit : Abu ‘Umais est le frère d’al-Mas‘udi. Et Sa‘d b. Abi Waqqas a fait comme al-Mughirah, ‘Imran b. Husain, Dahhak b. Qais et Mu‘awiyah b. Abi Sufyan. Ibn ‘Abbas et ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz ont donné la même opinion. Abu Dawud a dit : Cela concerne celui qui se lève à la fin de deux rak‘ah et fait la prosternation après avoir salué
- Sunan Abu Dawud, n°1066
Ibn Sirin a dit : Ibn ‘Abbas a dit à son muezzin un jour de pluie : « Lorsque tu dis “J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”, ne dis pas “Venez à la prière”, mais dis “Priez dans vos maisons.” » Les gens furent surpris par cette annonce. Il expliqua : « Quelqu’un de meilleur que moi l’a déjà fait. La prière du vendredi est une obligation, mais je n’ai pas voulu vous mettre en difficulté en vous faisant marcher dans la boue et la pluie. »
- Sunan Abu Dawud, n°1068
Ibn ‘Abbas a dit : La première prière du vendredi célébrée en Islam après celle de la mosquée du Messager d’Allah ﷺ a eu lieu à Juwatha, un village parmi les villages d’al-Bahrayn. Le rapporteur ‘Uthman a précisé : c’est un village de la tribu de ‘Abd al-Qais
- Sunan Abu Dawud, n°1071
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Ata’ ibn AbuRabah a dit : Ibn az-Zubayr nous a dirigé dans la prière de l’Aïd un vendredi, tôt le matin. Quand nous sommes venus pour la prière du vendredi, il n’est pas sorti vers nous, alors nous avons prié seuls. À ce moment-là, Ibn Abbas était à at-Ta’if. Quand il est revenu, nous lui avons raconté cela. Il a dit : « Il a suivi la sunna. »
- Sunan Abu Dawud, n°1074
Ibn ‘Abbas a dit : Le Messager d’Allah ﷺ récitait, lors de la prière du matin du vendredi, la sourate « Tanzil al-Sajdah » (XXXII) et la sourate « al-Dahr » (LXXI)
- Sunan Abu Dawud, n°1142
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti le jour de l’Aïd (le jour de la fête). Il a d’abord accompli la prière puis a prononcé le sermon. Ensuite, il est allé voir les femmes, accompagné de Bilal. Le rapporteur Ibn Kathir a dit : Selon l’avis probable de Shu’bah, il leur a ordonné de donner l’aumône. Alors elles ont commencé à déposer (leurs bijoux)
- Sunan Abu Dawud, n°1143
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été rapportée par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه avec le même sens par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : Le Prophète ﷺ a pensé que les femmes n’avaient pas entendu (son sermon). Il est donc allé vers elles, Bilal étant avec lui. Il leur a fait une exhortation et leur a ordonné de donner l’aumône. Certaines femmes ont mis leurs boucles d’oreilles et d’autres leurs bagues dans le vêtement de Bilal
- Sunan Abu Dawud, n°1144
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه par une autre chaîne de narrateurs. Cette version ajoute : Les femmes ont commencé à donner leurs boucles d’oreilles et leurs bagues en aumône. Bilal les recueillait dans son vêtement. Le Prophète ﷺ les a ensuite distribuées aux musulmans pauvres
- Sunan Abu Dawud, n°1146
Abd al-Rahman b. ‘Abis a dit : Un homme a demandé à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « As-tu assisté avec le Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Oui. S’il n’avait pas eu de considération pour moi, je n’aurais pas été présent à cause de mon jeune âge. » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est allé près de la maison de Kathir b. al-Salt. Il a prié puis a prêché. Ibn ‘Abbas n’a pas mentionné l’adhan ni l’iqamah. Ensuite, il a ordonné de donner l’aumône. Les femmes ont commencé à désigner leurs oreilles et leurs cous (pour donner leurs bijoux en aumône)
- Sunan Abu Dawud, n°1147
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière de l’Aïd sans adhan ni iqamah. Abu Bakr, Omar ou Othman ont fait de même. Le rapporteur Yahya hésite au sujet de Othman
- Sunan Abu Dawud, n°1159
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti le jour de la rupture du jeûne et a prié deux rak‘as, sans prier avant ni après. Ensuite, il est allé voir les femmes, accompagné de Bilal, et leur a demandé de donner l’aumône. Alors, l’une a mis sa boucle d’oreille et une autre son collier dans le vêtement de Bilal
- Sunan Abu Dawud, n°1165
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Ishaq ibn Abdullah ibn Kinanah a rapporté : Al-Walid ibn Utbah (ou, selon la version de Uthman, al-Walid ibn Uqbah), alors gouverneur de Médine, m’a envoyé chez Ibn Abbas pour lui demander comment le Messager d’Allah ﷺ priait pour la pluie. Il a répondu : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti en portant de vieux vêtements, avec humilité, jusqu’au lieu de prière. Il est ensuite monté sur le minbar, mais il n’a pas prononcé le sermon comme vous le faites habituellement. Il s’est contenté d’invoquer Allah, montrant son humilité et disant le takbir (Allah est le plus Grand). Ensuite, il a fait deux rak‘as de prière comme pour l’Aïd. Abu Dawud a dit : Ceci est la version d’al-Nufail. Ce qui est correct, c’est la version d’Ibn Utbah
- Sunan Abu Dawud, n°1181
Rapporté par Abd Allah b. 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a prié lors d’une éclipse solaire, comme cela a été rapporté dans le récit transmis par 'Urwah d’après Aïcha, du Messager d’Allah ﷺ, qu’il accomplit deux unités de prière, s’inclinant deux fois dans chaque unité
- Sunan Abu Dawud, n°1183
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a prié lors d’une éclipse solaire ; il a récité le Coran, puis s’est incliné, puis a récité à nouveau et s’est incliné, puis a récité et s’est incliné, puis a récité et s’est incliné. Ensuite, il s’est prosterné et a accompli la deuxième unité de la même manière que la première
- Sunan Abu Dawud, n°1189
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Il y eut une éclipse du soleil. Le Messager d’Allah ﷺ pria avec les gens. Il resta debout longtemps, presque le temps de la récitation de la sourate al-Baqarah. Ensuite, il s’inclina. Le narrateur a ensuite rapporté la suite du récit
- Sunan Abu Dawud, n°1197
Ikrimah a dit : On informa Ibn Abbas رضي الله عنه que telle épouse du Prophète ﷺ était décédée. Il se prosterna immédiatement. On lui demanda : « Pourquoi te prosternes-tu en ce moment ? » Il répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Lorsque vous voyez un signe (un événement inhabituel), prosternez-vous.” Et quel signe peut être plus grand que la mort d’une épouse du Prophète ﷺ ? »
- Sunan Abu Dawud, n°1208
Rapporté par Mu'adh ibn Jabal : Lors de l’expédition de Tabuk, si le soleil avait passé le zénith avant que l’Envoyé d’Allah ﷺ ne reparte, il regroupait la prière du midi et celle de l’après-midi. Mais s’il repartait avant le zénith, il retardait la prière du midi jusqu’à l’arrêt pour la prière de l’après-midi. Il agissait de même pour la prière du coucher du soleil : si le soleil se couchait avant qu’il ne reparte, il regroupait la prière du coucher du soleil et celle de la nuit. Mais s’il repartait avant le coucher du soleil, il retardait la prière du coucher du soleil jusqu’à l’arrêt pour la prière de la nuit, puis il les regroupait. Abu Dawud a dit : Hisham b. 'Urwah a rapporté ce récit de Husain b. 'Abd Allah, de Kuraib, d’après Ibn 'Abbas, du Prophète ﷺ, comme le récit rapporté par Mufaddal et al-Laith
- Sunan Abu Dawud, n°1210
Rapporté par 'Abd Allah b. 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a regroupé la prière du midi et celle de l’après-midi, ainsi que la prière du coucher du soleil et celle de la nuit, sans qu’il y ait de danger ni de voyage. Malik a dit : Je pense que cela s’est produit à cause de la pluie. Abu Dawud a dit : Hammad b. Salamah l’a rapporté de la même manière de Abu al-Zubair, et cela a aussi été rapporté par Qurrah b. Khalid de Abu al-Zubair. Il a dit : Cela s’est produit lors d’un voyage que nous avons fait à Tabuk
- Sunan Abu Dawud, n°1211
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a regroupé la prière du midi et celle de l’après-midi, ainsi que la prière du coucher du soleil et celle de la nuit à Médine, sans danger ni pluie. On lui a demandé : « Pourquoi a-t-il fait cela ? » Il a répondu : « Il voulait éviter des difficultés à sa communauté. »
- Sunan Abu Dawud, n°1214
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière à Médine, huit ou sept rak‘as pour la prière du midi et de l’après-midi, et pour la prière du coucher du soleil et de la nuit. Les rapporteurs Sulaiman et Musaddad n’ont pas dit les mots « nous a dirigés ». Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été rapporté par Salih, l’affranchi de Tu’mah, d’après Ibn 'Abbas, en précisant : « Pas pendant la pluie. »
- Sunan Abu Dawud, n°1230
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a séjourné dix-sept jours à La Mecque et il a raccourci la prière (c’est-à-dire qu’il priait deux unités à chaque horaire). Ibn Abbas a dit : « Celui qui reste dix-sept jours doit raccourcir la prière ; celui qui reste plus longtemps doit prier normalement. » Abu Dawud a dit : Une autre version transmise par Ibn Abbas via une autre chaîne ajoute : « Le Prophète ﷺ est resté dix-neuf jours à La Mecque. »
- Sunan Abu Dawud, n°1231
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est resté quinze jours à La Mecque l’année de la Conquête, en raccourcissant la prière. Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été rapporté par ‘Abdah ibn Sulaiman, Ahmad ibn Khalid al-Wahbi et Salamah ibn Fadli d’après Ibn Ishaq, mais ils n’ont pas mentionné le nom d’Ibn Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°1232
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est resté dix-sept jours à La Mecque et priait deux unités à chaque horaire
- Sunan Abu Dawud, n°1236
Rapporté par Abu Ayyash az-Zuraqi : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ à Usfan, et Khalid ibn al-Walid était le chef des mécréants. Nous avons accompli la prière du midi. Les mécréants ont alors dit : « Nous avons manqué une occasion ; nous aurions dû les attaquer pendant qu’ils priaient. » C’est alors que le verset concernant la réduction de la prière en cas de danger a été révélé, entre la prière du midi et celle de l’après-midi. Quand le moment de la prière de l’après-midi est arrivé, le Messager d’Allah ﷺ s’est mis face à la qibla, et les mécréants étaient devant lui. Les gens se sont rangés en un rang derrière le Messager d’Allah ﷺ, et un autre rang derrière eux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est incliné et tous se sont inclinés. Puis il s’est prosterné, et le rang le plus proche de lui aussi, tandis que le deuxième rang restait debout pour les protéger. Quand ils ont fait deux prosternations et se sont relevés, ceux du second rang se sont prosternés. Le premier rang a alors reculé pour prendre la place du second, et le second rang a avancé. Le Messager d’Allah ﷺ s’est de nouveau incliné, et tous se sont inclinés ensemble. Puis lui et le rang proche de lui se sont prosternés, tandis que le deuxième rang restait debout pour les surveiller. Quand le Messager d’Allah ﷺ et le rang proche de lui se sont assis, ceux du second rang derrière eux se sont prosternés. Ensuite, tous se sont assis. Le Prophète ﷺ a alors salué tout le monde. Il a prié de cette façon à Usfan ainsi qu’au territoire de Banu Sulaym. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Ayyub et Hisham d’après Abu al-Zubair, de la part de Jabir, avec le même sens, du Prophète ﷺ. De même, cela a été transmis par Dawud ibn Husain d’après ‘Ikrimah, de la part d’Ibn Abbas. Cela a aussi été rapporté par ‘Abd al-Malik, d’après ‘Ata’, de Jabir de façon similaire. Qatadah l’a aussi rapporté d’al-Hasan, de Hittan, de la part d’Abu Musa, de façon semblable. ‘Ikrimah ibn Khalid l’a aussi rapporté de Mujahid, du Prophète ﷺ. Hisham ibn ‘Urwah l’a rapporté de son père, du Prophète ﷺ. C’est aussi l’avis d’al-Thawri
- Sunan Abu Dawud, n°1243
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dirigé un groupe pour une unité de prière, tandis que l’autre groupe faisait face à l’ennemi. Ensuite, ils ont échangé leur place. Le second groupe est venu et il les a dirigés pour la seconde unité. Il a ensuite fait la salutation. Après cela, ils se sont levés et ont terminé leur unité restante, puis ils sont partis et l’autre groupe a terminé sa propre unité. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Nafi’ et Khalid ibn Ma’dan d’après Ibn ‘Umar de la même façon, du Prophète ﷺ. Il a aussi été transmis de façon similaire par Masruq et Yusuf ibn Mihran d’après Ibn Abbas. Yunus l’a rapporté d’al-Hasan, d’Abu Musa, de façon similaire, disant qu’Abu Musa a fait ainsi
- Sunan Abu Dawud, n°1246
Rapporté par Hudhayfah : Tha’labah ibn Zahdam a dit : Nous avons accompagné Sa’d ibn al-‘As à Tabaristan. Il s’est levé et a dit : « Qui parmi vous a prié avec le Messager d’Allah ﷺ en temps de danger ? » Hudhayfah a répondu : « Moi. » Il a alors dirigé un groupe pour une unité, puis l’autre groupe pour une unité. Ils n’ont pas prié la seconde unité seuls. Abu Dawud : Ce récit a été transmis par ‘Ubaid Allah ibn ‘Abd Allah et Mujahid d’après Ibn Abbas, du Prophète ﷺ, de la même façon. Il a aussi été rapporté par ‘Abd Allah ibn Shaqiq d’après Abu Huraira, du Prophète ﷺ. Yazid al-Faqir et Abu Musa l’ont aussi rapporté de Jabir, du Prophète ﷺ. Certains narrateurs ont ajouté dans la version de Yazid al-Faqir qu’ils ont complété leur seconde unité. Simak al-Hanafi l’a aussi rapporté d’Ibn ‘Umar, du Prophète ﷺ, de façon similaire. Zaid ibn Thabit l’a aussi rapporté du Prophète ﷺ de la même manière. Cette version ajoute : Les gens ont prié une unité et le Prophète ﷺ en a prié deux
- Sunan Abu Dawud, n°1247
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Allah, le Très-Haut, vous a prescrit la prière, par la langue de votre Prophète ﷺ, en quatre unités quand vous êtes résidents, deux unités en voyage, et une unité en temps de danger
- Sunan Abu Dawud, n°1259
Rapporté par Abd Allah b. 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ récitait dans les deux unités de la prière de l’aube : « Dis : Nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé » (3:84) dans la première unité, et dans la seconde : « Nous croyons en Allah et témoigne que nous nous soumettons à Lui. » (3:)
- Sunan Abu Dawud, n°1273
Rapporté par Kuraib, le serviteur d’Ibn ‘Abbas : ‘Abd Allah b. Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhramah m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ. Ils m’ont dit : Transmets-lui nos salutations à tous et demande-lui au sujet des deux unités après la prière du ‘Asr, et dis-lui qu’on nous a informés qu’elle les priait, alors qu’on nous a dit que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites. Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Demande à Umm Salamah. » Je suis retourné vers eux et leur ai fait part de son avis. Ils m’ont renvoyé auprès d’Umm Salamah avec la même question. Umm Salamah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, mais plus tard je l’ai vu les prier. Quand il les priait, il venait d’accomplir la prière du ‘Asr. Il est alors venu vers moi alors que plusieurs femmes des Banu Haram des Ansar étaient assises avec moi. Il a prié ces deux unités. J’ai envoyé une servante lui dire : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Umm Salamah demande : Messager d’Allah ﷺ, je t’ai entendu interdire ces deux unités (après la prière de l’après-midi), mais je te vois les accomplir toi-même. Si jamais il fait un signe de la main, recule.” La servante a fait ainsi. Quand il a terminé, il a dit : “Ô fille d’Abu Umayyah, tu m’as interrogé sur les deux unités après la prière du ‘Asr. En réalité, des gens de ‘Abd al-Qais sont venus m’annoncer que leur peuple avait embrassé l’islam. Ils m’ont retardé pour prier les deux unités après la prière du midi. Ce sont ces deux unités que j’ai accomplies après la prière du ‘Asr.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1276
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Des personnes dignes de confiance ont témoigné devant moi, parmi lesquelles Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه, et celui en qui j’avais le plus confiance était Omar. Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de prière après la prière de l’aube jusqu’à ce que le soleil se lève, et il n’y a pas de prière après la prière du ‘Asr jusqu’à ce que le soleil se couche. »
- Sunan Abu Dawud, n°1277
Rapporté par Amr ibn Anbasah as-Sulami رضي الله عنه : J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, à quel moment de la nuit l’invocation a-t-elle le plus de chances d’être exaucée ? » Il a répondu : « Dans la dernière partie de la nuit. Prie autant que tu veux, car la prière est accompagnée par les anges et elle est inscrite jusqu’à ce que tu accomplisses la prière de l’aube. Ensuite, arrête-toi de prier pendant que le soleil se lève, jusqu’à ce qu’il atteigne la hauteur d’une ou deux lances, car il se lève entre les deux cornes du Diable, et les mécréants prient pour lui à ce moment-là. Puis prie autant que tu veux, car la prière est observée et enregistrée jusqu’à ce que l’ombre d’une lance soit égale à sa longueur. Ensuite, cesse de prier, car à ce moment-là, le Feu de l’Enfer est attisé et les portes de l’Enfer sont ouvertes. Lorsque le soleil décline, prie autant que tu veux, car la prière est observée jusqu’à la prière de l’après-midi. Ensuite, cesse de prier jusqu’à ce que le soleil se couche, car il se couche entre les cornes du Diable, et à ce moment-là, les mécréants prient pour lui. » Il a rapporté un long récit. Abbas a dit : AbuSalam a rapporté ce récit de façon similaire d’AbuUmamah. Si j’ai commis une erreur sans le vouloir, je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui
- Sunan Abu Dawud, n°1297
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à al-Abbas ibn AbdulMuttalib رضي الله عنه : « Abbas, mon oncle, ne veux-tu pas que je t’offre, que je te donne, que je t’offre en cadeau, que je te montre dix choses ? Si tu les fais, Allah te pardonnera tes péchés, les premiers et les derniers, les anciens et les récents, ceux commis par erreur ou volontairement, les petits et les grands, les cachés et les apparents. Voici ces dix choses : tu dois prier quatre rak‘as, en récitant dans chacune la Fatiha et une sourate. Quand tu as fini la récitation de la première rak‘a, tu dois dire quinze fois, debout : “Gloire à Allah”, “Louange à Allah”, “Il n’y a de dieu qu’Allah”, “Allah est le plus grand”. Ensuite, tu t’inclines et tu le dis dix fois en t’inclinant. Puis tu te relèves après l’inclinaison et tu le dis dix fois. Ensuite, tu te prosternes et tu le dis dix fois en étant prosterné. Puis tu te relèves de la prosternation et tu le dis dix fois. Ensuite, tu te prosternes à nouveau et tu le dis dix fois. Puis tu te relèves après la prosternation et tu le dis dix fois à chaque rak‘a. Tu dois faire cela dans quatre rak‘as. Si tu peux l’accomplir une fois par jour, fais-le ; sinon, une fois par semaine ; sinon, une fois par mois ; sinon, une fois par an ; sinon, une fois dans ta vie. »
- Sunan Abu Dawud, n°1298
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : AbulJawza’ a dit : Un homme qui a fréquenté le Prophète ﷺ m’a raconté (on pense qu’il s’agit d’Abdullah ibn Amr) : Le Prophète ﷺ m’a dit : « Viens me voir demain ; je te donnerai quelque chose, je t’offrirai quelque chose, je te récompenserai, je te ferai un don. » Je pensais qu’il me donnerait un cadeau. Quand je suis venu vers lui, il m’a dit : « Quand le jour décline, lève-toi et prie quatre rak‘as. » Il a ensuite rapporté quelque chose de similaire. Cette version ajoute : « Ne te lève pas avant d’avoir glorifié Allah dix fois, de L’avoir loué dix fois, de L’avoir exalté dix fois, et d’avoir dit “Il n’y a de dieu qu’Allah” dix fois. » Tu dois faire cela dans quatre rak‘as. Même si tu es le plus grand pécheur sur terre, tu seras pardonné (par Allah) grâce à cette prière. J’ai demandé : « Et si je ne peux pas la faire à l’heure indiquée ? » Il a répondu : « Accomplis-la la nuit ou le jour (à n’importe quel moment). » Abu Dawud a dit : Habban ibn Hilal est l’oncle maternel de Hilal al-Ra’i. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par al-Mustamir ibn al-Riyyan d’après Ibn al-Jawza’ d’après ‘Abd Allah ibn Amr sans le rattacher au Prophète ﷺ, – rapporté comme une parole d’‘Abd Allah ibn Amr lui-même (mauquf). Cela a aussi été rapporté par Rawh ibn al-Musayyab et Ja‘far ibn Sulaiman d’après ‘Amr ibn Malik al-Nakri d’après Abu al-Jauza’ d’après Ibn ‘Abbas comme sa propre parole (et non celle du Prophète). Mais la version de Rawh contient les mots : « Le récit du Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1301
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de prolonger la récitation du Coran dans les deux rak‘a après la prière du coucher du soleil, jusqu’à ce que les gens qui priaient à la mosquée se dispersent. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par Nasr al-Mujaddir d’après Ya‘qub al-Qummi avec la même chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a ajouté : Muhammad b. ‘Isa b. al-tabba‘ l’a transmis de Nasr al-Mujaddir d’après Ya‘qub de la même manière
- Sunan Abu Dawud, n°1302
Rapporté par Sa‘id b. Jubair : Cette tradition vient du Prophète ﷺ sans mentionner le nom du Compagnon dans la chaîne (c’est donc un hadith mursal). Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad b. Humaid dire : J’ai entendu Ya‘qub dire : « Tout ce que je vous rapporte de Ja‘far, d’après Sa‘id b. Jubair, du Prophète ﷺ, vient directement d’Ibn Abbas, du Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1304
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Dans la sourate al-Muzzammil (73), le verset : « Veille la nuit, sauf un peu, la moitié ou un peu moins » (v.2-3) a été abrogé par le verset suivant : « Il sait que vous ne pourrez pas le faire, alors Il vous accorde Sa miséricorde. Récitez donc du Coran ce qui vous est facile » (v.20). L’expression « la veille de la nuit » (nashi’at al-layl) désigne le début de la nuit. Les compagnons priaient (la prière du tahajjud) au début de la nuit. Ibn Abbas dit : Il est recommandé de faire la prière nocturne (tahajjud), prescrite par Allah pour vous (au début de la nuit), car quand on dort, on ne sait pas quand on se réveillera. Les mots « parole plus droite » (aqwamu qilan) signifient que ce moment est plus propice à la compréhension du Coran. Il dit aussi : Le verset : « Le jour, tu as de nombreuses occupations » (v.7) signifie que l’on est occupé longtemps par les affaires du jour
- Sunan Abu Dawud, n°1305
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque les premiers versets de la sourate Al-Muzzammil ont été révélés, les compagnons priaient aussi longtemps qu’ils priaient pendant le Ramadan, jusqu’à ce que les derniers versets soient révélés. Il s’est écoulé un an entre la révélation des premiers et des derniers versets
- Sunan Abu Dawud, n°1327
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : La récitation du Prophète ﷺ était assez forte pour que celui qui se trouvait dans la pièce intérieure puisse l’entendre lorsqu’il était dans la maison
- Sunan Abu Dawud, n°1342
Rapporté par Sa’d bin Hisham رضي الله عنه : J’ai divorcé de ma femme. Je suis ensuite venu à Médine pour vendre mon terrain afin d’acheter des armes et partir au combat. J’ai rencontré un groupe de compagnons du Prophète ﷺ. Ils ont dit : Six d’entre nous avaient l’intention de faire cela (divorcer et acheter des armes), mais le Prophète ﷺ leur a interdit. Il a dit : « Vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle. » Je suis alors allé voir Ibn ‘Abbas et je lui ai demandé comment le Prophète ﷺ faisait le witr. Il m’a dit : « Je vais te montrer la personne qui connaît le mieux la façon dont le Messager d’Allah ﷺ faisait le witr. Va voir Aishah. » En y allant, j’ai demandé à Hakim b. Aflah de m’accompagner. Il a refusé, mais je l’ai supplié, alors il est venu avec moi. Nous avons demandé la permission d’entrer chez Aishah. Elle a dit : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « Hakim b. Aflah. » Elle a demandé : « Qui est avec toi ? » Il a répondu : « Sa’d b. Hisham. » Elle a dit : « Hisham, fils d’Amir qui a été tué à la bataille d’Uhud. » J’ai dit : « Oui. » Elle a dit : « Quel homme exemplaire était Amir ! » J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du caractère du Messager d’Allah ﷺ. » Elle a demandé : « Ne récites-tu pas le Coran ? Le caractère du Messager d’Allah ﷺ était le Coran. » J’ai demandé : « Raconte-moi ses veillées et ses prières de nuit. » Elle a répondu : « Ne récites-tu pas : “Ô toi qui es enveloppé dans tes vêtements” (73:1) ? » J’ai dit : « Bien sûr. » Quand le début de cette sourate a été révélé, les compagnons se sont mis à prier (la plus grande partie de la nuit) jusqu’à ce que leurs pieds enflent, et les versets de conclusion n’ont pas été révélés pendant douze mois. Enfin, les versets de conclusion ont été révélés et la prière de nuit est devenue surérogatoire alors qu’elle était obligatoire. J’ai dit : « Parle-moi du witr du Prophète ﷺ. » Elle a répondu : « Il priait huit rak‘as, ne s’asseyant qu’à la huitième. Ensuite, il se levait et priait une autre rak‘a. Il ne s’asseyait qu’après la huitième et la neuvième rak‘a. Il saluait seulement après la neuvième rak‘a. Il priait ensuite deux rak‘as assis, ce qui faisait onze rak‘as, mon fils. Mais lorsqu’il est devenu âgé et corpulent, il faisait un witr de sept rak‘as, ne s’asseyant qu’à la sixième et la septième rak‘a, et il saluait seulement après la septième. Il priait ensuite deux rak‘as assis, ce qui faisait neuf rak‘as, mon fils. Le Messager d’Allah ﷺ ne priait pas toute la nuit, ne récitait pas tout le Coran en une nuit, ni ne jeûnait un mois entier sauf pendant Ramadan. Quand il accomplissait une prière, il la faisait régulièrement. S’il était pris par le sommeil la nuit, il priait douze rak‘as. » Le narrateur a dit : Je suis allé voir Ibn ‘Abbas et je lui ai tout raconté. Par Allah, c’est vraiment une tradition. Si j’avais été en bons termes avec elle, je serais allé la voir et l’aurais entendue de sa propre bouche. J’ai dit : « Si j’avais su que tu n’étais pas en bons termes avec elle, je ne te l’aurais jamais raconté. »
- Sunan Abu Dawud, n°1353
Abd Allah b. ‘Abbas رضي الله عنه a dit qu’il a dormi chez le Prophète ﷺ. Il a vu que le Prophète ﷺ se réveillait, utilisait le siwak, faisait ses ablutions, puis récitait : « En la création des cieux et de la terre » [3:190] jusqu’à la fin de la sourate. Ensuite, il se levait et priait deux rak‘at, en prolongeant la station debout, l’inclinaison et la prosternation. Puis il se tournait et dormait jusqu’à ce qu’il commence à ronfler. Il a fait cela trois fois, ce qui fait six rak‘at au total. Il utilisait le siwak, faisait ses ablutions, et récitait ces versets. Ensuite, il accomplissait la prière du witr. Dans la version de ‘Uthman, il priait trois rak‘at pour le witr. Le muezzin venait alors l’appeler pour la prière, et il sortait pour prier. La version d’Ibn ‘Isa ajoute : Il accomplissait ensuite le witr, puis Bilal venait l’appeler pour la prière à l’aube. Il priait alors les deux rak‘at de la prière de l’aube, puis sortait pour la prière. Les deux narrateurs sont d’accord sur le fait qu’il invoquait en disant : « Ô Allah, mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière sur ma langue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière dans ma vue, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi, de la lumière sous moi. Ô Allah, accorde-moi beaucoup de lumière. »
- Sunan Abu Dawud, n°1354
La tradition ci-dessus a aussi été transmise par Husain par une autre chaîne de rapporteurs de la même manière. Cette version contient les mots : « Et accorde-moi beaucoup de lumière. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par Abu Khalid al-Dalani, de Habib et Salamah b. Kuhail, de Abu Rishdin, de Ibn ‘Abbas, de façon similaire
- Sunan Abu Dawud, n°1355
Rapporté par Fadl b. ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit avec le Prophète ﷺ pour voir comment il priait. Il s’est levé, a fait ses ablutions et a prié deux rak‘at. Sa station debout durait autant que son inclinaison, et son inclinaison autant que sa prosternation. Ensuite, il a dormi. Après cela, il s’est réveillé, a refait ses ablutions et a utilisé le siwak. Il a ensuite récité cinq versets de la sourate Al-‘Imran : « En la création des cieux et de la terre et l’alternance de la nuit et du jour ». Il a continué ainsi jusqu’à ce qu’il prie dix rak‘at. Ensuite, il s’est levé et a prié une rak‘ah pour le witr. Pendant ce temps, le muezzin a appelé à la prière. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé après que le muezzin ait terminé, a prié deux rak‘at légères et est resté assis jusqu’à ce qu’il accomplisse la prière de l’aube. Abu Dawud a dit : Une partie du récit transmis par Ibn Bashshar m’est restée inconnue
- Sunan Abu Dawud, n°1356
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé après le coucher du soleil. Il a demandé : « Le garçon a-t-il prié ? » Elle a répondu : « Oui. » Ensuite, il s’est allongé jusqu’à ce qu’une partie de la nuit passe, selon la volonté d’Allah ; puis il s’est levé, a fait ses ablutions et a prié sept ou cinq rak‘at, accomplissant le witr avec elles. Il a prononcé la salutation seulement à la dernière rak‘ah
- Sunan Abu Dawud, n°1357
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit dans la maison de ma tante maternelle Maymouna, fille d’al-Harith. Le Prophète ﷺ a accompli la prière de la nuit, puis il est venu prier quatre rak‘at et s’est endormi. Ensuite, il s’est levé et a prié. Je me suis placé à sa gauche, mais il m’a fait passer à sa droite. Il a ensuite prié cinq rak‘at et s’est endormi, et j’ai entendu son ronflement. Ensuite, il s’est levé et a prié deux rak‘at. Après cela, il est sorti et a accompli la prière de l’aube
- Sunan Abu Dawud, n°1358
Sa‘id b. Jubair a dit qu’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه lui a raconté : Le Prophète ﷺ s’est levé et a prié huit rak‘at par deux, puis il a fait le witr avec cinq rak‘at, sans s’asseoir entre elles
- Sunan Abu Dawud, n°1364
Le serviteur d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit qu’il lui a demandé : Comment le Messager d’Allah ﷺ priait-il pendant la nuit ? Il a répondu : J’ai passé une nuit avec lui alors qu’il était chez Maymouna. Il a dormi puis s’est réveillé quand la moitié ou le tiers de la nuit était passée. Il s’est levé et est allé à une outre contenant de l’eau. Il a fait ses ablutions et moi aussi. Ensuite, il s’est levé et je me suis mis à sa gauche. Il m’a fait passer à sa droite. Il a posé sa main sur ma tête, comme s’il touchait mon oreille pour me réveiller. Il a ensuite prié deux rak‘at légères, récitant la Fatiha dans chacune, puis il a salué. Ensuite, il a prié onze rak‘at en faisant le witr, puis il s’est endormi. Bilal est venu lui dire : La prière, Messager d’Allah. Il s’est levé, a prié deux rak‘at, puis a dirigé la prière pour les gens
- Sunan Abu Dawud, n°1365
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna. Le Prophète ﷺ s’est levé pour prier la nuit. Il a prié treize rak‘at, y compris les deux rak‘at de la prière de l’aube. J’ai estimé qu’il restait debout dans chaque rak‘ah le temps de réciter la sourate al-Muzzammil
- Sunan Abu Dawud, n°1367
Rapporté par Abd Allah b. ‘Abbas رضي الله عنه : Il a passé une nuit chez Maymouna, épouse du Prophète ﷺ, qui était aussi sa tante maternelle. Je me suis allongé en travers de l’oreiller et le Messager d’Allah ﷺ et son épouse se sont allongés dans le sens de la longueur. Le Messager d’Allah ﷺ a dormi. Quand la moitié de la nuit fut passée, ou un peu avant ou après, il s’est réveillé et s’est frotté le visage pour enlever le sommeil. Il a ensuite récité dix versets de la fin de la sourate Al-‘Imran. Il s’est dirigé vers une outre suspendue, a fait ses ablutions soigneusement, puis s’est levé pour prier. J’ai fait comme lui et je me suis mis à son côté. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main droite sur ma tête et m’a tiré par l’oreille. Il a ensuite prié deux rak‘at, puis deux rak‘at, puis deux rak‘at, puis deux rak‘at, puis deux rak‘at, puis deux rak‘at – le narrateur al-Qa‘nabi a dit : six fois. Il a accompli la prière du witr, puis a dormi jusqu’à ce que le muezzin vienne. Il s’est levé, a prié deux rak‘at légères, puis est sorti pour la prière de l’aube
- Sunan Abu Dawud, n°1381
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Cherchez la nuit du destin pendant les dix dernières nuits du Ramadan : quand il reste neuf nuits (c’est-à-dire la vingt-et-unième), quand il en reste sept (la vingt-troisième), et quand il en reste cinq (la vingt-cinquième). »
- Sunan Abu Dawud, n°1403
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ ne faisait aucune prosternation à aucun verset dans al-Mufassal depuis son arrivée à Médine
- Sunan Abu Dawud, n°1409
Rapporté par Ibn Abbas : La prosternation lors de la récitation de Sad n’est pas une prosternation obligatoire, mais j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ se prosterner
- Sunan Abu Dawud, n°1443
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation (Qunut) chaque jour pendant un mois dans les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, du soir et du matin. Quand il disait : « Allah entend celui qui Le loue » dans la dernière rak‘a, il invoquait contre certains clans de Banu Sulaym, Ri’l, Dhakwan et Usayyah, et ceux qui étaient derrière lui disaient : « Amin. »
- Sunan Abu Dawud, n°1459
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu sept longues sourates répétées, tandis que Moussa en a reçu six. Quand il a jeté les tablettes, deux d’entre elles lui ont été retirées et il en est resté quatre
- Sunan Abu Dawud, n°1485
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Ne couvrez pas les murs. Celui qui regarde la lettre de son frère sans sa permission verra le Feu de l’Enfer. Invoquez Allah avec la paume de vos mains ; ne L’invoquez pas avec le dos des mains tourné vers le haut. Quand vous terminez l’invocation, essuyez votre visage avec vos mains. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par différentes chaînes par Muhammad b. Ka’b ; toutes sont faibles. La chaîne que j’ai rapportée est la meilleure, mais elle est aussi faible
- Sunan Abu Dawud, n°1489
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ikrimah a rapporté qu’Ibn Abbas a dit : « Quand tu demandes quelque chose, lève tes mains à hauteur des épaules ; quand tu demandes pardon, montre-le avec un doigt ; et quand tu fais une invocation intense, écarte bien tes deux mains. »
- Sunan Abu Dawud, n°1490
Dans une autre version, Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : L’invocation intense doit se faire ainsi : il a levé la main et tourné la paume vers son visage
- Sunan Abu Dawud, n°1491
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise de façon similaire par Ibn Abbas رضي الله عنه du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1503
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti de chez Juwayriyyah (l’épouse du Prophète), dont le nom était auparavant Barrah, qu’il a changé. Lorsqu’il est sorti, elle était dans son lieu de prière, et à son retour, elle y était encore. Il a demandé : « Es-tu restée tout ce temps dans ton lieu de prière ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Depuis que je t’ai quittée, j’ai répété trois fois quatre phrases qui, si on les compare à tout ce que tu as dit pendant ce temps, pèseraient plus lourd : “Gloire à Allah, et je commence par Sa louange, autant qu’il y a de Ses créatures, selon Son bon plaisir, au poids de Son Trône et à l’encre (l’étendue) de Ses paroles.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1510
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ invoquait Allah en disant : « Mon Seigneur, aide-moi et ne permets pas qu’on m’aide contre moi ; accorde-moi la victoire et ne donne pas la victoire contre moi ; planifie en ma faveur et non contre moi ; guide-moi et facilite-moi la bonne direction ; accorde-moi la victoire sur ceux qui me font du tort ; ô Allah, rends-moi reconnaissant envers Toi, attentif à Toi, craintif envers Toi, obéissant à Toi, humble devant Toi ou repentant. Mon Seigneur, accepte mon repentir, efface mes fautes, exauce mon invocation, établis clairement ma preuve, guide mon cœur, rends ma parole véridique et enlève la rancœur de mon cœur. »
- Sunan Abu Dawud, n°1518
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un demande pardon continuellement, Allah lui accordera une issue à toute détresse, un soulagement à toute angoisse, et lui donnera une subsistance d’où il ne s’attendait pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°1542
Rapporté par Abd Allah b. ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait cette invocation comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre les épreuves de l’Antéchrist, et contre les épreuves de la vie et de la mort. »
- Sunan Abu Dawud, n°1584
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Mu’adh au Yémen, il lui a dit : « Tu vas rencontrer un peuple des gens du Livre. Invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent, dis-leur qu’Allah a prescrit la zakat sur leurs biens, à redistribuer à leurs pauvres. S’ils acceptent, ne prends pas le meilleur de leurs biens. Prends garde à l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1609
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit la sadaqa liée à la rupture du jeûne comme purification du jeûneur contre les paroles inutiles et grossières, et comme nourriture pour les pauvres. Celui qui la donne avant la prière (‘Id), elle sera acceptée comme zakat. Celui qui la donne après la prière, ce sera une simple aumône comme les autres
- Sunan Abu Dawud, n°1622
Al-Hasan a dit : Ibn Abbas a prêché vers la fin du Ramadan sur le minbar (dans la mosquée) de Bassorah. Il a dit : « Donnez la sadaqa liée à votre jeûne. » Les gens semblaient ne pas comprendre. Il a dit : « Qui, parmi les gens de Médine, est ici ? Levez-vous pour vos frères et enseignez-leur, car ils ne savent pas. Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit cette sadaqa : un sa’ de dattes sèches ou d’orge, ou un demi-sa’ de blé, à donner par chaque homme libre ou esclave, homme ou femme, jeune ou vieux. » Quand Ali est venu (à Bassorah), il a vu que les prix avaient baissé. Il a dit : « Allah vous a donné l’abondance, alors donnez un sa’ de tout (en sadaqa). » Le narrateur Humayd a dit : Al-Hasan a précisé que la sadaqa à la fin du Ramadan était due à celui qui avait jeûné
- Sunan Abu Dawud, n°1623
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a envoyé Omar ibn al-Khattab pour collecter la sadaqa. Tous ont payé la zakat sauf Ibn Jamil, Khalid ibn al-Walid et al-Abbas qui ont refusé. Alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ibn Jamil ne s’oppose pas vraiment, mais il était pauvre et Allah l’a enrichi. Quant à Khalid ibn al-Walid, vous lui faites du tort, car il a gardé ses cottes de mailles et ses armes pour les utiliser dans le chemin d’Allah. Quant à al-Abbas, l’oncle du Messager d’Allah ﷺ, j’en serai responsable, ainsi que d’un montant équivalent. » Puis il a dit : « Ne sais-tu pas (Omar) que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ? »
- Sunan Abu Dawud, n°1624
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Al-Abbas a demandé au Prophète ﷺ s’il pouvait payer la sadaqa (sa zakat) en avance avant qu’elle ne soit due, et il lui a donné la permission de le faire. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par Hushaim à travers une autre chaîne de narrateurs. La version de Hushaim est plus fiable
- Sunan Abu Dawud, n°1653
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Mon père m’a envoyé auprès du Prophète ﷺ pour prendre les chameaux qu’il lui avait donnés parmi ceux de la sadaqah
- Sunan Abu Dawud, n°1654
Le même récit a aussi été transmis par Ibn Abbas رضي الله عنه à travers une autre chaîne de rapporteurs, de façon similaire. Cette version ajoute : « Mon père les a échangés pour lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°1664
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque ce verset a été révélé : « Et ceux qui thésaurisent l’or et l’argent », les musulmans en furent attristés. Omar رضي الله عنه a dit : « Je vais dissiper votre inquiétude. » Il est donc allé voir le Prophète d’Allah ﷺ et a dit : « Prophète d’Allah, tes compagnons sont peinés par ce verset. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah a rendu la zakat obligatoire simplement pour purifier le reste de vos biens, et Il a rendu l’héritage obligatoire afin qu’il revienne à ceux qui vous survivent. » Omar رضي الله عنه a alors dit : « Allah est le plus grand. » Puis il lui a dit : « Laisse-moi t’informer de ce qu’un homme peut garder de meilleur : c’est une femme vertueuse qui le réjouit quand il la regarde, lui obéit quand il lui demande quelque chose, et protège ses intérêts quand il est absent. »
- Sunan Abu Dawud, n°1721
Rapporté par Aqra’ ibn Habib : Ibn Abbas a dit : Aqra’ ibn Habis demanda au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah, le hajj doit-il être accompli chaque année ou une seule fois ? » Il répondit : « Une seule fois, et si quelqu’un l’accomplit plus souvent, c’est un acte surérogatoire. » Abu Dawud a dit : Le rapporteur Abu Sinan est Abu Sinan al-Du’wail. Cela a aussi été rapporté par ‘Abd al-Jalil bin Humaid et Sulaiman bin Kathir d’après al-Zuhri. Le rapporteur ‘Uqail a rapporté le nom « Sinan »
- Sunan Abu Dawud, n°1729
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’islam n’accepte pas qu’on néglige d’accomplir le hajj. »
- Sunan Abu Dawud, n°1730
Ibn `Abbas رضي الله عنه a dit : Les gens faisaient le hajj sans emporter de provisions. Abu Mas’ud a dit que les habitants du Yémen, ou les gens du Yémen, faisaient le hajj sans rien emporter. Ils disaient : « Nous plaçons notre confiance en Allah. » Alors Allah, le Très-Haut, a révélé : « Et prenez des provisions, mais la meilleure provision est la piété. »
- Sunan Abu Dawud, n°1731
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ibn Abbas a récité ce verset : « Il n’y a pas de mal à ce que vous cherchiez la grâce de votre Seigneur », puis il a dit : « Les gens ne commerçaient pas à Mina (pendant le hajj), alors il leur a été ordonné de commercer quand ils revenaient d’Arafat. »
- Sunan Abu Dawud, n°1732
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui a l’intention d’accomplir le hajj doit s’empresser de le faire. »
- Sunan Abu Dawud, n°1734
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Au début, les gens commerçaient à Mina, à Arafat, au marché de Dhul-Majaz et pendant la saison du hajj. Mais plus tard, ils ont eu peur de commercer alors qu’ils portaient l’ihram. Allah, gloire à Lui, a alors révélé ce verset : « Il n’y a pas de mal à ce que vous cherchiez la grâce de votre Seigneur pendant la saison du hajj. » Ubayd ibn Umayr m’a dit qu’Ibn Abbas récitait ce verset dans son recueil
- Sunan Abu Dawud, n°1735
Abd Allah ibn `Abbas رضي الله عنه a dit : Au début, quand le hajj a été prescrit, les gens commerçaient pendant le hajj. Le narrateur a ensuite raconté le reste du récit jusqu’aux mots « saison du hajj »
- Sunan Abu Dawud, n°1736
Ibn `Abbas رضي الله عنه a dit que le Messager d’Allah ﷺ était à al-Rawha. Là, il a rencontré des cavaliers, les a salués et leur a demandé qui ils étaient. Ils ont répondu qu’ils étaient musulmans. Ils ont demandé : « Et vous, qui êtes-vous ? » Les compagnons ont répondu : « C’est le Messager d’Allah ﷺ. » Une femme, troublée, a pris son enfant par le bras et l’a soulevé de sa monture. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, cet enfant peut-il être considéré comme ayant accompli le hajj ? » Il a répondu : « Oui, et tu auras une récompense. »
- Sunan Abu Dawud, n°1738
Ibn `Abbas رضي الله عنه et Tawus ont rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ a désigné des lieux pour mettre l’ihram, et le reste du récit est semblable à ce qui précède. L’un d’eux a dit Yalamlam pour les gens du Yémen, l’autre a dit Alamlam. Ces lieux sont désignés pour ces régions et pour tous ceux qui viennent de ces régions avec l’intention de faire le hajj ou la `umrah. Ceux qui habitent plus près de La Mecque mettent l’ihram à partir de l’endroit d’où ils partent, jusqu’aux habitants de La Mecque qui mettent l’ihram dans la ville même. Ceci est la version d’Ibn Tawus
- Sunan Abu Dawud, n°1740
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a désigné al-Aqiq comme lieu de mise de l’ihram pour les gens de l’Est
- Sunan Abu Dawud, n°1744
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Une femme qui a ses règles ou qui vient d’accoucher doit se laver, mettre l’ihram et accomplir tous les rites du hajj sauf le tawaf autour de la Ka’bah, quand elle arrive au lieu de l’ihram. » Abu Ma’mar a précisé dans sa version : « jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. » Le narrateur Ibn Isa n’a pas mentionné les noms de Ikrimah et Mujahid, mais a dit : « de Ata d’après Ibn Abbas. » Ibn Isa n’a pas non plus mentionné le mot « tous (les rites du hajj) ». Il a dit dans sa version : « Tous les rites du hajj sauf le tawaf autour de la Ka’bah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1749
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : L’année de al-Hudaybiyyah, le Messager d’Allah ﷺ a inclus parmi ses animaux de sacrifice un chameau avec un anneau en argent (dans la version d’Ibn Minhal, il est en or) qui appartenait à Abu Jahl. (La version d’an-Nufayli ajoute) : « Cela a mis en colère les polythéistes. »
- Sunan Abu Dawud, n°1752
Ibn `Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi à Dhu al-Hulaifah. Ensuite, il a fait venir un chameau et a pratiqué une incision sur le côté droit de sa bosse ; il a fait sortir le sang en pressant, puis il a attaché deux sandales à son cou. Il est ensuite monté sur sa monture et, arrivé à al-Baida, il a élevé la voix pour la talbiyah afin d’accomplir le Hajj
- Sunan Abu Dawud, n°1763
Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé un homme de la tribu d’al-Aslam avec dix-huit chameaux de sacrifice (en offrande à La Mecque). Il lui demanda : « Que ferais-tu si l’un d’eux se fatiguait ? » Il répondit : « Tu dois le sacrifier, puis teindre sa sandale avec son sang, puis la suspendre à son cou. Mais ni toi ni aucun de tes compagnons ne devez en manger. » Abu Dawud a dit : Les mots suivants de ce récit ne sont confirmés par aucune autre tradition : « Tu ne dois pas en manger, ni aucun de tes compagnons. » La version de `Abdal Warith dit : « puis suspends-la à son cou » au lieu de « marque ou frappe avec ». Abu Dawud a dit : J’ai entendu Abu Salamah dire : Si la chaîne de transmission et le sens sont corrects, cela te suffit
- Sunan Abu Dawud, n°1770
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Sa’id ibn Jubayr a dit : J’ai dit à Abdullah ibn Abbas : « AbulAbbas, je suis étonné de voir les compagnons du Messager d’Allah ﷺ diverger sur le moment où il a mis l’ihram. » Il répondit : « Je le sais mieux que quiconque. Le Messager d’Allah ﷺ n’a accompli qu’un seul hajj. C’est pour cela que les gens ont divergé. Le Messager d’Allah ﷺ est parti (de Médine) avec l’intention d’accomplir le hajj. Lorsqu’il a prié deux rak’ahs à la mosquée de Dhul-Hulayfah, il a mis l’ihram à ce moment-là. À ce moment-là, il a élevé la voix pour la talbiyah du hajj, après avoir terminé ses deux rak’ahs. Certains l’ont entendu et j’ai retenu cela de lui. Ensuite, il est monté sur sa chamelle, et quand elle s’est levée avec lui sur son dos, il a élevé la voix pour la talbiyah et certains l’ont entendu à ce moment-là. Comme les gens arrivaient par groupes, ils l’ont entendu prononcer la talbiyah quand sa chamelle s’est levée avec lui, et ils ont pensé que le Messager d’Allah ﷺ avait élevé la voix pour la talbiyah à ce moment-là. Le Messager d’Allah ﷺ a continué ; lorsqu’il a atteint la hauteur d’al-Bayda’, il a élevé la voix pour la talbiyah. Certains l’ont entendu à ce moment-là. Ils ont pensé qu’il avait élevé la voix pour la talbiyah à ce moment-là. Par Allah, il a élevé la voix pour la talbiyah à l’endroit où il a prié, puis quand sa chamelle s’est levée avec lui, puis quand il a atteint la hauteur d’al-Bayda’. Sa’id ibn Jubayr a dit : Celui qui suit l’avis d’Ibn Abbas élève la voix pour la talbiyah (et l’ihram) à l’endroit où il prie, après avoir terminé ses deux rak’ahs
- Sunan Abu Dawud, n°1776
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Duba`ah, la fille d’al-Zubair ibn `Abd al-Muttalib, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Messager d’Allah ﷺ, je veux accomplir le Hajj ; puis-je prendre une précaution ? » Il répondit : « Oui. » Elle demanda : « Comment dois-je formuler cela ? » Il répondit : « Dis : “Labbaik Allahumma Labbaik (Me voici, ô Allah, me voici). L’endroit où je retirerai l’ihram sera là où Tu m’arrêteras.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1790
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Ceci est une `Umrah dont nous avons tiré profit. Celui qui a amené un animal à sacrifier doit retirer complètement son ihram. La `Umrah est incluse dans le Hajj jusqu’au Jour du Jugement. » Abu Dawud a dit : « Ceci est une tradition rare (munkar). En réalité, c’est la parole d’Ibn `Abbas lui-même. »
- Sunan Abu Dawud, n°1791
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un prononce la talbiyah pour le Hajj, puis arrive à La Mecque, fait le tour de la Ka`bah et parcourt al-Safa et al-Marwah, il peut retirer son ihram. Cela sera considéré comme un ihram pour la `Umrah. » Abu Dawud a dit : Ibn Juraij a rapporté d’un homme, d’après Ata, que les compagnons du Prophète ﷺ sont entrés à La Mecque en prononçant la talbiyah uniquement pour le Hajj, mais le Prophète ﷺ l’a transformé en `Umrah
- Sunan Abu Dawud, n°1792
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a prononcé la talbiyah pour le Hajj. Lorsqu’il est arrivé (à La Mecque), il a fait le tour de la Ka`bah et parcouru la distance entre as-Safa et al-Marwah. Le rapporteur Ibn Shawkar a dit : Il ne s’est pas coupé les cheveux ni retiré l’ihram à cause des animaux à sacrifier. Mais il a ordonné à ceux qui n’avaient pas amené d’animaux à sacrifier de faire le tour de la Ka`bah, de parcourir as-Safa et al-Marwah, de se couper les cheveux, puis de retirer leur ihram. Le rapporteur Ibn Mani’ a ajouté : Ou de se raser la tête, puis de retirer leur ihram
- Sunan Abu Dawud, n°1802
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Mu‘awiyah lui a rapporté : « J’ai coupé quelques cheveux de la tête du Prophète ﷺ avec une large pointe de flèche en fer à Al-Marwah ; ou (il a dit) : J’ai vu qu’on lui coupait les cheveux de la tête avec une large pointe de flèche en fer à Al-Marwah. » Le rapporteur Ibn Khallad a dit dans sa version : « Mu‘awiyah a dit » et non le mot « rapporté »
- Sunan Abu Dawud, n°1803
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Mu‘awiyah lui a dit : « Ne sais-tu pas que j’ai coupé les cheveux de la tête du Messager d’Allah ﷺ avec une large pointe de flèche en fer à al-Marwah ? » Al-Hasan a ajouté dans sa version : « pendant son hajj. »
- Sunan Abu Dawud, n°1804
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ a élevé la voix en prononçant la talbiyah pour la ‘umrah, et ses compagnons l’ont fait pour le hajj
- Sunan Abu Dawud, n°1809
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Abbas : Al-Fadl ibn Abbas était assis derrière l’Envoyé d’Allah ﷺ sur le chameau. Une femme de la tribu de Khath‘am est venue demander au Prophète ﷺ une décision concernant le hajj. Al-Fadl la regardait et elle le regardait aussi. L’Envoyé d’Allah ﷺ détournait le visage de Fadl de l’autre côté. Elle dit : « Envoyé d’Allah ﷺ, le commandement d’Allah d’accomplir le hajj est venu alors que mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester fermement assis sur un chameau. Puis-je accomplir le hajj à sa place ? » Il répondit : « Oui. » Cela se passa lors du Pèlerinage d’Adieu
- Sunan Abu Dawud, n°1811
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a entendu un homme dire : « Labbayk (me voici, prêt à obéir) pour Shubrumah. » Il demanda : « Qui est Shubrumah ? » Il répondit : « Un frère ou un parent à moi. » Il demanda : « As-tu accompli le hajj pour toi-même ? » Il répondit : « Non. » Il dit : « Accomplis d’abord le hajj pour toi-même, puis fais-le pour Shubrumah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1815
Rapporté par Al-Fadl ibn Abbas : L’Envoyé d’Allah ﷺ a prononcé la talbiyah jusqu’à ce qu’il jette les cailloux à Jamrat al-‘Aqabah
- Sunan Abu Dawud, n°1817
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui accomplit la ‘umrah doit prononcer la talbiyah jusqu’à ce qu’il touche la Pierre Noire. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par ‘Abd al-Malik b. Abi Sulaiman et Hammam d’après ‘Ata, de la part d’Ibn ‘Abbas, comme étant sa propre parole (c’est-à-dire que la tradition n’était pas attribuée au Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°1829
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ dire : « Si quelqu’un en état d’ihram ne trouve pas de pagne, il peut porter un pantalon, et s’il ne trouve pas de sandales, il peut porter des chaussures. » Abu Dawud a dit : C’est la version rapportée par les narrateurs de La Mecque. Le narrateur de Bassorah est Jabir ibn Zayd. Il n’a mentionné que le pantalon et a omis la mention de couper les chaussures
- Sunan Abu Dawud, n°1835
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ s’est fait pratiquer la saignée alors qu’il était en état de sacralisation (ihram)
- Sunan Abu Dawud, n°1836
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait pratiquer la saignée sur la tête alors qu’il était en état de sacralisation (ihram), à cause d’une maladie dont il souffrait
- Sunan Abu Dawud, n°1840
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Hunain : ‘Abd Allah ibn Abbas رضي الله عنه et Miswar ibn Makhramah رضي الله عنه ont eu un désaccord à al-Abwa au sujet du lavage de la tête en état de sacralisation. Ibn Abbas disait : « Un pèlerin en ihram peut se laver la tête. » Al-Miswar disait : « Un pèlerin en ihram ne peut pas se laver la tête. » Ibn Abbas a alors envoyé ‘Abd Allah ibn Hunain auprès d’Abu Ayyub Al-Ansari رضي الله عنه. Il l’a trouvé en train de se laver entre deux poteaux dressés au bord d’un puits, caché par un tissu. Il a dit : « J’ai salué. Il a demandé : “Qui est là ?” J’ai répondu : ‘Abd Allah ibn Hunain. ‘Abd Allah ibn Abbas m’a envoyé te demander comment l’Envoyé d’Allah ﷺ se lavait la tête en état d’ihram. » Abu Ayyub a alors soulevé le tissu pour que je voie sa tête, puis a dit à la personne qui versait l’eau : « Verse. » On lui a versé de l’eau sur la tête et il a frotté sa tête avec ses mains, les passant d’avant en arrière. Il a dit : « Je l’ai vu faire ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°1844
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état de sacralisation (ihram)
- Sunan Abu Dawud, n°1845
Rapporté par Sa‘id ibn Al-Musayyib : Il y a une confusion de la part d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه à propos du mariage (du Prophète) avec Maymouna alors qu’il était en état de sacralisation
- Sunan Abu Dawud, n°1850
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Il a dit à Zayd ibn ‘Arqam : « Sais-tu qu’un morceau de gibier a été présenté à l’Envoyé d’Allah ﷺ, mais il ne l’a pas accepté. » Il a dit : « Nous sommes en état de sacralisation (ihram). » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan Abu Dawud, n°1862
Al Hajjaj bin ‘Amr Al Ansari a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un se casse un os (ou une jambe) ou devient boiteux, il sort de l’état sacré et doit accomplir le Hajj l’année suivante. » ‘Ikrimah a dit : J’ai interrogé Ibn ‘Abbas et Abu Huraira à ce sujet. Ils ont répondu : « Il a dit la vérité. »
- Sunan Abu Dawud, n°1864
Maymun ibn Mahran a dit : Je suis parti faire la ‘umrah l’année où les gens de Syrie assiégeaient Ibn az-Zubayr à La Mecque. Des membres de ma tribu m’avaient confié des animaux à offrir en sacrifice. Quand nous sommes arrivés près des Syriens, ils nous ont empêchés d’entrer dans le territoire sacré. J’ai donc sacrifié les animaux sur place. Ensuite, j’ai quitté l’ihram et je suis rentré. L’année suivante, je suis reparti pour faire une expiation pour ma ‘umrah. Je suis allé voir Ibn Abbas et lui ai demandé conseil. Il a dit : « Apporte un nouvel animal à sacrifier, car le Messager d’Allah ﷺ avait ordonné à ses compagnons d’apporter de nouveaux animaux pour la ‘umrah d’expiation, en remplacement de ceux qu’ils avaient sacrifiés l’année d’al-Hudaybiyyah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1877
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait le tawaf lors du Pèlerinage d’Adieu sur un chameau et a touché l’angle (de la Pierre Noire) avec un bâton recourbé
- Sunan Abu Dawud, n°1879
Abu Al Tufail a rapporté d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai vu le Prophète ﷺ faire le tawaf autour de la Ka’bah sur son chameau, toucher l’angle (de la Pierre Noire) avec un bâton recourbé et embrasser ce bâton. Le narrateur Muhammad bin Rafi’ a ajouté : « Ensuite, il est allé à Al Safa et Al Marwah et a parcouru les sept trajets sur son chameau. »
- Sunan Abu Dawud, n°1881
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à La Mecque, il était malade. Il a donc fait le tawaf sur son chameau. À chaque fois qu’il arrivait à l’angle (de la Pierre Noire), il le touchait avec un bâton recourbé. Quand il a terminé le tawaf, il a fait agenouiller son chameau et a prié deux unités de prière
- Sunan Abu Dawud, n°1884
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ et ses Compagnons ont accompli la ‘umrah depuis al-Ji’ranah. Ils ont fait le tawaf de la Ka’bah rapidement, en bougeant les épaules avec fierté. Ils avaient passé leur vêtement supérieur sous leurs aisselles et jeté l’extrémité sur leur épaule gauche
- Sunan Abu Dawud, n°1885
Abu Al Tufail a dit : J’ai dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Ton peuple pense que le Messager d’Allah ﷺ marchait fièrement à grands pas en faisant le tour de la Ka’bah et que c’est une sunna. » Il a répondu : « Ils ont dit en partie vrai et en partie faux. » J’ai demandé : « Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ? » Il a dit : « Ils ont raison de dire que le Messager d’Allah ﷺ marchait fièrement autour de la Ka’bah, mais ils ont tort, ce n’est pas une sunna. Les Quraysh avaient dit, lors d’Al-Hudaybiyyah : “Laissez Muhammad et ses compagnons, ils mourront comme un chameau malade.” Quand ils ont conclu un traité permettant au Prophète et à ses compagnons de venir à La Mecque l’année suivante et d’y rester trois jours, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses compagnons : “Marchez fièrement (en bougeant les épaules) pendant les trois premiers tours autour de la Ka’bah.” (Ibn ‘Abbas a dit) Mais ce n’est pas une sunna. » J’ai dit : « Ton peuple pense que le Messager d’Allah ﷺ a parcouru la distance entre Al Safa et Al Marwah sur un chameau et que c’est une sunna. » Il a dit : « Ils ont dit en partie vrai et en partie faux. » J’ai demandé : « Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ? » Il a dit : « Ils ont raison de dire que le Messager d’Allah ﷺ a fait le sa’i entre Al Safa et Al Marwah sur un chameau, mais ils ont tort de dire que c’est une sunna. Comme les gens ne s’écartaient pas du Messager d’Allah ﷺ et restaient autour de lui, il a fait le sa’i sur un chameau pour qu’ils puissent l’écouter, voir sa position et qu’ils ne le bousculent pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°1886
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu à La Mecque alors que la fièvre de Yathrib (Médine) les avait affaiblis. Les mécréants ont alors dit : « Ceux que la fièvre a affaiblis et qui souffrent à Médine viennent vers vous. » Allah, le Très-Haut, a informé le Prophète ﷺ de ce qu’ils disaient. Il a donc ordonné aux croyants de marcher fièrement (avec une allure rapide) pendant les trois premiers tours et de marcher normalement entre les deux angles (l’angle yéménite et la Pierre Noire). Quand les Quraysh ont vu les croyants marcher fièrement, ils ont dit : « Voilà ceux dont vous disiez que la fièvre les avait affaiblis, mais ils sont plus vigoureux que nous ! » Ibn ‘Abbas a dit : « Il ne leur a pas demandé de marcher fièrement pendant tous les tours, par miséricorde envers eux. »
- Sunan Abu Dawud, n°1889
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ portait le manteau sous son aisselle droite et l’extrémité sur son épaule gauche, puis il touchait l’angle (de la Pierre Noire), disait « Allah est le plus grand » et marchait fièrement pendant trois tours du tawaf. Quand lui et ses compagnons arrivaient à l’angle yéménite, hors de vue des Quraysh, ils marchaient normalement ; quand ils étaient visibles, ils marchaient fièrement à grands pas. Les Quraysh disaient alors : « On dirait des gazelles qui bondissent. » Ibn Abbas a dit : « C’est ainsi que cette pratique est devenue une sunna. »
- Sunan Abu Dawud, n°1890
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons ont accompli la ‘umrah depuis al-Ji’ranah et ont marché fièrement à grands pas autour de la Ka’bah pendant trois tours, puis ont marché normalement pendant quatre tours
- Sunan Abu Dawud, n°1900
Abdullah ibn as-Sa'ib رضي الله عنه a rapporté d’après son père as-Sa'ib qu’il guidait Ibn Abbas رضي الله عنه (quand il est devenu aveugle) et le faisait se tenir au troisième angle, adjacent à l’angle (de la Pierre Noire) près de l’entrée de la Ka’bah. Ibn Abbas demandait : « T’a-t-on rapporté que le Messager d’Allah ﷺ priait à cet endroit ? » Il répondait : « Oui. » Alors il se tenait là et priait
- Sunan Abu Dawud, n°1905
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés rendre visite à Jabir bin ‘Abd Allah. Quand ce fut mon tour, je lui ai dit : « Je suis Muhammad bin Ali bin Hussain. » Il m’a caressé la tête, a défait mes boutons de haut en bas, puis a posé sa main sur ma poitrine, car j’étais encore un jeune garçon. Il m’a dit : « Bienvenue, mon neveu, demande ce que tu veux. » Je l’ai interrogé, il était aveugle. L’heure de la prière arriva, il se leva enveloppé dans un manteau, qui était trop court pour couvrir ses épaules. Il nous dirigea dans la prière, son manteau posé à côté de lui. Je lui ai demandé : « Raconte-moi le hajj du Messager d’Allah ﷺ. » Il fit un geste de la main, replia ses doigts pour indiquer neuf, puis dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le hajj. Puis, la dixième année, il a annoncé publiquement qu’il allait accomplir le hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous voulant le suivre. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et nous sommes sortis avec lui jusqu’à Dhu Al-Hulaifah. Asma’, la fille de ‘Umais, donna naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle envoya demander au Messager d’Allah ﷺ ce qu’elle devait faire. Il répondit : “Prends un bain, protège-toi avec un tissu et mets-toi en état d’ihram.” Le Prophète ﷺ pria à la mosquée, monta sur sa chamelle Al-Qaswa’ qui se leva avec lui. Jabir dit : « J’ai vu beaucoup de gens à pied et à dos de monture devant lui, à droite, à gauche et derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ était parmi nous, le Coran lui était révélé et il en connaissait l’interprétation. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions. Il éleva la voix pour proclamer l’unicité d’Allah et dire : “Labbaik, ô Allah, labbaik. Tu n’as pas d’associé. À Toi la louange, la grâce et la royauté. Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient la talbiyah à leur manière, mais le Messager d’Allah ﷺ ne leur interdisait rien. Il continua ainsi jusqu’à la Ka‘bah, toucha le coin, fit sept tours en marchant rapidement lors des trois premiers et normalement lors des quatre derniers. Il pria deux unités à la station d’Ibrahim, en récitant : “Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Mon père dit que Jabir rapporta cela directement du Prophète ﷺ. Selon Sulaiman, Jabir disait que le Prophète ﷺ récitait dans ces deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Ensuite, il retourna à la Ka‘bah, toucha le coin, puis sortit par la porte vers Al-Safa. Arrivé près d’Al-Safa, il récita : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah”, puis ajouta : “Nous commençons par ce qu’Allah a mentionné en premier.” Il monta sur Al-Safa jusqu’à voir la Ka‘bah, proclama la grandeur d’Allah, affirma Son unicité, puis dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, qui a accompli Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés.” Il fit des invocations, répéta cela trois fois, puis descendit vers Al-Marwah. Lorsqu’il atteignit le bas de la vallée, il courut, puis marcha en remontant jusqu’à Al-Marwah. Il fit à Al-Marwah ce qu’il avait fait à Al-Safa. À la fin du dernier aller-retour, il dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umrah. Donc, si l’un de vous n’a pas d’animal à sacrifier, qu’il quitte l’ihram et considère cela comme une ‘Umrah.” Tous prirent cette permission sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient amené des animaux à sacrifier. Suraqah bin Malik demanda : “Est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Prophète ﷺ entrelaça ses doigts et répondit : “La ‘Umrah a été incluse dans le hajj. Non, c’est pour toujours.” ‘Ali arriva du Yémen avec les animaux du Prophète ﷺ et trouva Fatima parmi ceux qui avaient quitté l’ihram. Elle portait des vêtements colorés et s’était maquillée. ‘Ali n’aima pas cela et demanda : “Qui t’a ordonné cela ?” Elle répondit : “Mon père.” Jabir raconta que ‘Ali dit en Irak : “Je suis allé me plaindre au Prophète ﷺ de Fatima et lui demander son avis. Je lui ai dit que je n’aimais pas ce qu’elle avait fait, et elle m’a dit : ‘C’est mon père qui me l’a ordonné.’” Il répondit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité. Qu’as-tu dit en entrant en ihram pour le hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, j’entre en ihram pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ.” Il dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne quitte pas l’ihram.” Jabir ajouta : “Le total des animaux amenés par ‘Ali du Yémen et ceux du Prophète ﷺ de Médine était de cent.” Tous, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, quittèrent l’ihram et se coupèrent les cheveux. Le 8 Dhu Al-Hijjah, ils reprirent l’ihram pour le hajj et le Prophète ﷺ pria à Mina les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, du soir et de l’aube. Ensuite, il attendit un peu que le soleil se lève et demanda qu’on lui installe une tente à Namirah. Le Prophète ﷺ partit, et les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à Al-Mash‘ar Al-Haram à Al-Muzdalifah, comme ils le faisaient avant l’islam, mais il continua jusqu’à ‘Arafah où la tente était déjà installée. Il descendit, et quand le soleil passa le zénith, il fit amener sa chamelle, descendit dans la vallée et fit un sermon : “Vos vies et vos biens sont sacrés entre vous, comme ce jour, ce mois et cette ville sont sacrés. Tout ce qui vient de l’époque préislamique est sous mes pieds : les dettes de sang et l’usure sont abolies. Le premier sang dont je permets l’abandon est celui de notre parent (selon les versions, le fils de Rabi‘ah bin Al-Harith bin ‘Abd Al-Muttalib, tué par Hudhail). Le premier intérêt que j’abolis est celui de ‘Abbas bin ‘Abd Al-Muttalib. Craignez Allah au sujet des femmes : vous les avez prises sous la protection d’Allah, et vous avez des droits sur elles selon la parole d’Allah. Elles ne doivent pas laisser quelqu’un que vous n’aimez pas s’approcher de vos lits ; si elles le font, corrigez-les sans violence. À vous de les nourrir et de les vêtir convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose : si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi : que direz-vous ?” Ils répondirent : “Nous attestons que tu as transmis le message, accompli ta mission et donné des conseils.” Il leva alors son index vers le ciel et dit : “Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin !” Bilal appela à la prière, fit l’iqamah, et il pria le midi, puis l’iqamah et il pria l’après-midi sans prière entre les deux. Il monta sur Al-Qaswa’, se plaça face à la qibla, resta debout jusqu’au coucher du soleil, puis partit rapidement vers Al-Muzdalifah, prenant Usamah derrière lui. Il tenait fermement la bride de sa chamelle. Il disait : “Du calme, ô gens ! Du calme !” Quand il arrivait sur une butte de sable, il relâchait la bride pour qu’elle monte. À Al-Muzdalifah, il combina les prières du coucher du soleil et du soir avec un seul appel à la prière et deux iqamahs. Il se reposa jusqu’à l’aube, puis pria la prière de l’aube avec un seul appel et une seule iqamah. Il monta ensuite sur Al-Qaswa’, alla à Al-Mash‘ar Al-Haram, fit face à la qibla, loua Allah, proclama Sa grandeur et Son unicité, puis resta debout jusqu’à ce que le jour soit bien clair. Le Prophète ﷺ partit rapidement avant le lever du soleil, prenant Al-Fadl bin ‘Abbas derrière lui. Al-Fadl était un jeune homme beau et à la peau claire. Quand le Prophète ﷺ accéléra, les femmes dans les litières passèrent devant lui. Al-Fadl se mit à les regarder ; le Prophète ﷺ posa sa main sur le visage d’Al-Fadl pour le détourner, mais il regarda de l’autre côté, et le Prophète ﷺ fit de même. Quand ils arrivèrent à la vallée de Muhassir, il pressa un peu sa chamelle, prit la route du milieu jusqu’à la plus grande jamrah, jeta sept petits cailloux en disant “Allah est le plus grand” à chaque jet, depuis le bas de la vallée. Ensuite, il alla à l’endroit du sacrifice, sacrifia soixante-trois chameaux de sa main, puis demanda à ‘Ali de sacrifier le reste. Ils prirent de la viande de chaque chameau, la firent cuire et en mangèrent, puis burent du bouillon. Ensuite, le Prophète ﷺ monta, alla rapidement à la Ka‘bah et pria la prière du midi à La Mecque. Il se rendit chez les Banu ‘Abd Al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam et leur dit : “Puisez, Banu ‘Abd Al-Muttalib ! Si les gens ne risquaient pas de vous en disputer le droit, je puiserais avec vous.” Ils lui tendirent un seau et il en but
- Sunan Abu Dawud, n°1911
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi le 8 Dhu al-Hijjah (Yawm at-Tarwiyah) et la prière de l’aube le 9 Dhu al-Hijjah (Yawm al-‘Arafah) à Mina
- Sunan Abu Dawud, n°1920
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est revenu de ‘Arafah calmement, prenant Usamah derrière lui sur la chamelle. Il a dit : « Ô gens, gardez votre calme, car la piété ne consiste pas à exciter les chevaux et les chameaux (c’est-à-dire à les pousser rapidement). » Ibn ‘Abbas dit : « Après cela, je ne les ai plus vus lever les mains pour aller vite jusqu’à Al-Muzdalifah. » Le narrateur Wahb ajoute : Il prit Al-Fadl bin ‘Abbas derrière lui sur la chamelle et dit : « Ô gens, la piété ne consiste pas à exciter les chevaux et les chameaux, gardez votre calme. » Ibn ‘Abbas dit : « Après cela, je ne les ai plus vus lever les mains jusqu’à Mina. »
- Sunan Abu Dawud, n°1939
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’étais parmi les membres faibles de sa famille que le Messager d’Allah ﷺ a envoyés en avance la nuit d’Al Muzdalifah
- Sunan Abu Dawud, n°1940
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé en avance certains garçons des Banu AbdulMuttalib sur des ânes la nuit d’Al Muzdalifah. Il a commencé à tapoter nos cuisses (par affection) et a dit : « Ô jeunes garçons, ne jetez pas de cailloux sur la jamrah avant le lever du soleil. » Abu Dawud a dit : Le mot arabe « al-lath » signifie frapper doucement
- Sunan Abu Dawud, n°1941
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude d’envoyer en avance les membres faibles de sa famille dans l’obscurité (vers Mina), et leur ordonnait de ne pas jeter de cailloux sur les jamrahs avant le lever du soleil
- Sunan Abu Dawud, n°1959
Rapporté par Ibn 'Umar : Al-'Abbas a demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ de passer la nuit à La Mecque pendant son séjour à Mina pour distribuer de l’eau aux gens. Il lui a donné la permission
- Sunan Abu Dawud, n°1966
Rapporté par Sulaiman b. 'Amr b. al-Ahwas, d’après sa mère : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ lancer des cailloux sur la jamrah depuis le bas de la vallée alors qu’il était à dos de chameau. Il disait le takbir (Allah est le plus grand) à chaque lancer. Un homme derrière lui lui faisait de l’ombre. J’ai demandé qui était cet homme. Les gens ont répondu : « C’est al-Fadl b. al-‘Abbas. » La foule était nombreuse. Le Prophète ﷺ a dit : « Ô gens, ne vous bousculez pas ; lorsque vous lancez les cailloux à la jamrah, lancez de petits cailloux. »
- Sunan Abu Dawud, n°1977
AbuMijlaz a dit : J’ai interrogé Ibn Abbas au sujet du lancer de pierres sur les jamrahs. Il a répondu : Je ne sais pas si le Messager d’Allah ﷺ a lancé six ou sept cailloux
- Sunan Abu Dawud, n°1983
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a été interrogé (sur les rites du Hajj) le jour du séjour à Mina. Il a dit : « Il n’y a pas de mal. » Un homme lui a demandé : « Je me suis rasé la tête avant de sacrifier. » Il a dit : « Sacrifie, il n’y a pas de mal. » Il a demandé encore : « La soirée est arrivée mais je n’ai pas lancé les cailloux sur la jamrah. » Il a répondu : « Lance-les maintenant ; il n’y a pas de mal. »
- Sunan Abu Dawud, n°1984
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Le rasage n’est pas une obligation pour les femmes ; seule la coupe des cheveux leur est demandée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1985
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Le rasage n’est pas une obligation pour les femmes ; seule la coupe des cheveux leur est demandée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1987
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ n’a fait accomplir la ‘Umrah à Aïcha pendant Dhul-Hijjah que pour mettre fin à la coutume des idolâtres (dans l’Arabie d’avant l’Islam), car ce clan de Quraysh et ceux qui les suivaient disaient : « Quand la fourrure du chameau devient épaisse et que les blessures sur le dos des chameaux sont guéries et que le mois de Safar commence, la ‘Umrah devient permise pour celui qui la fait. » Ils considéraient la ‘Umrah comme interdite jusqu’à ce que les mois de Dhul-Hijjah et al-Muharram soient passés
- Sunan Abu Dawud, n°1990
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’intention d’accomplir le hajj. Une femme a dit à son mari : « Laisse-moi faire le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a dit : « Je n’ai rien sur quoi je puisse te permettre de faire le hajj. » Elle a dit : « Tu peux me laisser faire le hajj sur ton tel ou tel chameau. » Il a dit : « Celui-là est consacré à la cause d’Allah, le Très-Haut. » Il est alors allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ma femme t’adresse ses salutations et les bénédictions d’Allah. Elle m’a demandé de faire le hajj avec toi. Elle m’a dit : “Laisse-moi faire le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ.” J’ai répondu : “Je n’ai rien pour te permettre de faire le hajj.” Elle a dit : “Laisse-moi faire le hajj sur ton tel ou tel chameau.” J’ai répondu : “Celui-là est consacré à la cause d’Allah, le Très-Haut.” » Il a répondu : « Si tu la laisses faire le hajj dessus, cela sera dans la cause d’Allah. » Il a dit : « Elle m’a aussi demandé de te demander : Quelle action équivaut à faire le hajj avec toi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Transmets-lui mes salutations, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions, et dis-lui que la ‘Umrah accomplie pendant Ramadan équivaut à faire le hajj avec moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°1993
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli quatre ‘Umrahs : la ‘Umrah d’al-Hudaybiyyah ; la deuxième est celle où les compagnons ont accepté d’accomplir la ‘Umrah l’année suivante ; la troisième est la ‘Umrah faite depuis al-Ji’ranah ; la quatrième est celle qu’il a combinée avec son hajj
- Sunan Abu Dawud, n°1997
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est resté (à La Mecque) trois jours lors de la ‘Umrah de compensation (‘Umrat al-Qada)
- Sunan Abu Dawud, n°2000
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها, et Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a reporté la circumambulation du jour du sacrifice jusqu’à la nuit
- Sunan Abu Dawud, n°2001
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ n’a pas marché rapidement (ramal) lors des sept tours du dernier tawaf (Tawaf al-Ifadah)
- Sunan Abu Dawud, n°2002
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Les gens avaient l’habitude de quitter La Mecque après le Hajj par toutes les directions. Le Prophète ﷺ a dit : « Personne ne doit partir (de La Mecque) avant d’avoir accompli le dernier tawaf autour de la Ka’bah. »
- Sunan Abu Dawud, n°2017
Abu Hurairah رضي الله عنه a dit : Lorsque Allah, le Très-Haut, a accordé la conquête de La Mecque à Son Envoyé, le Prophète ﷺ s’est tenu parmi les gens, a loué Allah et L’a glorifié. Puis il a dit : « En vérité, Allah a empêché l’Éléphant d’entrer à La Mecque, et Il a donné à Son Envoyé et aux croyants la victoire sur elle. Elle ne m’a été rendue licite que pour une heure, un seul jour, puis elle restera sacrée jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses arbres, ni chasser ses animaux, et ce qui y est trouvé doit être ramassé seulement par celui qui l’annonce publiquement. » ‘Abbas ou Al ‘Abbas a suggéré : « Envoyé d’Allah ﷺ, sauf le jonc (idhkhir), car il nous est utile pour nos tombes et nos maisons. » L’Envoyé d’Allah ﷺ a dit : « Sauf le jonc. » Abu Dawud a dit : Ibn Al Musaffa a ajouté, d’après Al Walid : Abu Shah, un homme du Yémen, s’est levé et a dit : « Écris-moi cela, Envoyé d’Allah ﷺ. » L’Envoyé d’Allah ﷺ a dit : « Écrivez-le pour Abu Shah. » J’ai demandé à Al Awza’i : « Que signifie cette parole : “Écrivez-le pour Abu Shah” ? » Il a répondu : « C’était un discours qu’il avait entendu de l’Envoyé d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°2018
La version rapportée par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه ajoute : « On ne doit pas couper sa verdure fraîche. »
- Sunan Abu Dawud, n°2021
Bakr bin ‘Abd Allah a dit : Un homme a demandé à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Qu’en est-il des gens de cette Maison ? Ils offrent du nabidh au public alors que leurs cousins donnent du lait, du miel et du mush (sawiq). Est-ce par avarice ou par besoin ? » Ibn ‘Abbas a répondu : « Ce n’est ni par avarice ni par besoin, mais l’Envoyé d’Allah ﷺ est venu chez nous sur sa monture, et Usamah bin Zaid était assis derrière lui. L’Envoyé d’Allah ﷺ a demandé à boire. On lui a apporté du nabidh, il en a bu et en a donné le reste à Usamah bin Zaid, qui en a bu aussi. L’Envoyé d’Allah ﷺ a alors dit : “Vous avez bien agi, continuez ainsi.” C’est pour cela que nous faisons de même, nous ne voulons pas changer ce que l’Envoyé d’Allah ﷺ a dit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2027
Rapporté par ‘Abbas : Lorsque le Prophète ﷺ est arrivé à La Mecque, il a refusé d’entrer dans la Maison (la Ka’bah) car il y avait des idoles à l’intérieur. Il a ordonné qu’on les retire, et elles ont été sorties. Les statues d’Ibrahim et d’Ismaïl ont aussi été retirées, et elles avaient des flèches dans les mains. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’Allah les détruise ! Par Allah, ils savaient bien qu’ils n’ont jamais tiré au sort avec des flèches. » Il est ensuite entré dans la Maison (la Ka’bah) et a prononcé le takbir (Allah est le plus grand) dans tous ses coins et recoins. Puis il est sorti sans prier
- Sunan Abu Dawud, n°2049
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ma femme ne repousse pas la main d’un homme qui la touche. » Il a dit : « Divorce-la. » L’homme a alors dit : « J’ai peur que mon cœur ne la désire encore. » Il a dit : « Alors, profite d’elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2067
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a désapprouvé qu’on marie ensemble une tante paternelle et une tante maternelle, ou deux tantes maternelles, ou deux tantes paternelles
- Sunan Abu Dawud, n°2075
Abdur Rahman ibn Hurmuz al-A’raj a dit : Al-Abbas ibn Abdullah ibn al-Abbas a marié sa fille à Abdur Rahman ibn al-Hakam, et Abdur Rahman a marié sa fille à Al-Abbas. Ils ont fait de cet échange leur dot. Mu’awiyah a écrit à Marwan pour lui ordonner de les séparer. Il a écrit dans sa lettre : « Ceci est le shighar que le Messager d’Allah ﷺ a interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2089
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : À propos du verset coranique : « Il ne vous est pas permis d’hériter des femmes contre leur gré, ni de leur faire du tort. » Lorsqu’un homme mourait, ses proches avaient plus de droits sur sa femme que son propre tuteur. Si l’un d’eux voulait l’épouser, il le faisait ; ou ils la mariaient à quelqu’un d’autre, et s’ils ne voulaient pas, ils la laissaient ainsi. Ce verset a donc été révélé à ce sujet
- Sunan Abu Dawud, n°2090
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a expliqué le verset coranique : « Il ne vous est pas permis d’hériter des femmes contre leur gré, ni de leur faire du tort pour reprendre une partie de ce que vous leur avez donné, à moins qu’elles ne commettent une faute grave. » Il a dit : « Cela signifie qu’un homme héritait d’une femme de sa famille. Il l’empêchait de se remarier jusqu’à ce qu’elle meure ou qu’elle lui rende sa dot. Allah a donc interdit cette pratique. »
- Sunan Abu Dawud, n°2096
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Une vierge est venue voir le Prophète ﷺ et a dit que son père l’avait mariée contre sa volonté, alors le Prophète ﷺ lui a permis de choisir
- Sunan Abu Dawud, n°2097
Ce même récit a été transmis par ‘Ikrimah d’après le Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : « Muhammad bin ‘Ubaid n’a pas mentionné le nom d’Ibn ‘Abbas dans la chaîne de ce récit. Les gens l’ont aussi transmis sous forme mursal (sans mentionner Ibn ‘Abbas) de façon similaire. Cette transmission sous forme mursal est bien connue. »
- Sunan Abu Dawud, n°2098
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme sans mari a plus de droit sur elle-même que son tuteur, et il faut demander la permission d’une vierge, son silence étant son accord. Ce sont les mots d’Al Qa’nabi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2100
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Un tuteur n’a rien à voir avec une femme déjà mariée et sans mari, et une orpheline (c’est-à-dire une vierge) doit être consultée, son silence étant son accord. »
- Sunan Abu Dawud, n°2125
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque Ali رضي الله عنه épousa Fatimah رضي الله عنها, le Prophète ﷺ lui dit : « Donne-lui quelque chose. » Il répondit : « Je n’ai rien. » Il dit : « Où est ta cotte de mailles Hutamiyyah ? »
- Sunan Abu Dawud, n°2127
Un récit similaire a aussi été rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه à travers une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°2152
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Je n’ai rien vu qui ressemble plus aux petits péchés que ce qu’Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté du Prophète ﷺ, qui a dit : “Allah a décrété pour les enfants d’Adam une part d’adultère, qu’il atteindra d’une manière ou d’une autre. L’adultère des yeux, c’est le regard ; l’adultère de la langue, c’est la parole ; l’âme désire et a une passion ; les parties intimes confirment ou démentent cela.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2161
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Le Prophète ﷺ a dit : “Si quelqu’un veut avoir des rapports avec sa femme et dit : ‘Au nom d’Allah, ô Allah, éloigne-nous du diable et éloigne le diable de ce que Tu nous accordes’, alors aucun diable ne pourra nuire à l’enfant qui naîtra d’eux.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2164
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « Ibn Umar رضي الله عنه a mal compris le verset coranique “Allez à votre champ comme vous le voulez” — qu’Allah lui pardonne. En fait, ce groupe des Ansar, qui étaient polythéistes, vivaient avec les Juifs, les gens du Livre. Ils considéraient les Juifs comme plus savants qu’eux et suivaient beaucoup de leurs pratiques. Les gens du Livre (c’est-à-dire les Juifs) avaient des rapports avec leurs femmes uniquement d’un côté (c’est-à-dire allongées sur le dos), car c’était la position la plus discrète pour les femmes. Ce groupe des Ansar a adopté cette pratique. Mais la tribu des Quraysh découvrait complètement leurs femmes et cherchaient le plaisir de face, de dos, et en les allongeant sur le dos. Quand les muhajirun (immigrés) sont venus à Médine, un homme a épousé une femme des Ansar. Il a voulu faire comme il avait l’habitude, mais elle n’a pas aimé et lui a dit : “On ne nous approche que d’un côté (allongées sur le dos) ; fais-le ainsi, sinon éloigne-toi de moi.” Cette histoire s’est répandue et est arrivée jusqu’au Messager d’Allah ﷺ. Alors Allah, le Très-Haut, a révélé le verset : “Vos femmes sont un champ pour vous, allez à votre champ comme vous le voulez”, c’est-à-dire de face, de dos ou allongées sur le dos. Mais ce verset concerne l’endroit où l’enfant est conçu, c’est-à-dire le vagin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2168
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « Le Prophète ﷺ a dit à propos d’un homme qui a des rapports avec une femme pendant ses règles : “Il doit donner un dinar ou un demi-dinar en aumône.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2169
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « Si un homme a des rapports avec une femme pendant ses règles, il doit donner un dinar en aumône ; s’il le fait alors que les règles sont terminées, il doit donner un demi-dinar en aumône. »
- Sunan Abu Dawud, n°2187
Rapporté par Umar ibn Mu'tab : Abu Hasan, un affranchi des Banu Nawfal, a demandé à Ibn Abbas رضي الله عنه : « Un esclave avait pour épouse une esclave. Il l’a divorcée par deux prononcés. Ensuite, ils ont tous les deux été affranchis. Peut-il la demander à nouveau en mariage ? » Il répondit : « Oui. C’est la décision du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°2188
La tradition mentionnée plus haut (n°2182) a aussi été rapportée par Ali (ibn al-Mubarak) selon une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens. Cette version ajoute : Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : « Il te reste encore un prononcé de divorce. Le Messager d’Allah ﷺ a pris la même décision. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : ‘Abd al-Razzaq a dit qu’Ibn al-Mubarak a demandé à Ma’mar : « Qui est ce Abu al-Hasan ? » Il portait une grosse pierre. Abu Dawud a dit : Al-Zuhri a rapporté des traditions de ce Abu al-Hasan. Al-Zuhri a dit : Il était juriste, et al-Zuhri a rapporté beaucoup de traditions de lui. Abu Dawud a dit : Abu al-Hasan est un narrateur bien connu. Cette tradition n’est pas appliquée
- Sunan Abu Dawud, n°2195
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Les femmes divorcées doivent attendre trois cycles menstruels. Il ne leur est pas permis de cacher ce qu’Allah a créé dans leur ventre. Cela signifie que si un homme divorçait de sa femme, il avait le droit de la reprendre même s’il avait prononcé trois divorces. Cela a ensuite été abrogé (par un verset du Coran). Le divorce n’est permis que deux fois
- Sunan Abu Dawud, n°2196
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Abd Yazid, le père de Rukanah et de ses frères, a divorcé de Umm Rukanah et a épousé une femme de la tribu de Muzaynah. Elle alla voir le Prophète ﷺ et dit : « Il ne m’est d’aucune utilité, il m’est aussi utile qu’un cheveu », et elle prit un cheveu de sa tête. « Sépare-moi de lui. » Le Prophète ﷺ se mit en colère. Il fit venir Rukanah et ses frères. Il dit alors à ceux qui étaient assis près de lui : « Voyez-vous untel qui ressemble à Abdu Yazid par rapport à telle chose ; et untel qui lui ressemble par rapport à telle chose ? » Ils répondirent : « Oui. » Le Prophète ﷺ dit à Abdu Yazid : « Divorce-la. » Il le fit. Le Prophète ﷺ dit : « Reprends ta femme, la mère de Rukanah et de ses frères. » Il répondit : « Je l’ai divorcée par trois prononcés, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ dit : « Je sais : reprends-la. » Il récita alors le verset : « Ô Prophète, quand vous divorcez des femmes, divorcez-les à leur période fixée. » Abu Dawud a dit : La tradition rapportée par Nafi’ b. ‘Ujair et ‘Abd Allah b. Yazid b. Rukanah, de son père, de son grand-père, dit : Rukanah a divorcé de sa femme de façon définitive (c’est-à-dire un divorce irrévocable). Le Prophète ﷺ la lui a rendue. Cette version est plus authentique que les autres, car ces narrateurs sont les enfants de cet homme, et les membres de la famille connaissent mieux son cas. Rukanah a divorcé de sa femme de façon définitive (c’est-à-dire trois divorces en une seule fois) et le Prophète ﷺ l’a considéré comme un seul divorce
- Sunan Abu Dawud, n°2197
Mujahid a dit : « J’étais avec Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Un homme est venu et lui a dit qu’il avait divorcé de sa femme par trois prononcés. Je suis resté silencieux, pensant qu’il allait la lui rendre. Il a alors dit : “Un homme fait une bêtise puis dit : Ô Ibn ‘Abbas ! Allah a dit : ‘Et pour ceux qui craignent Allah, Il prépare toujours une issue.’ Puisque tu n’as pas craint Allah, je ne trouve pas d’issue pour toi. Tu as désobéi à ton Seigneur et ta femme est séparée de toi. Allah a dit : ‘Ô Prophète ! Quand vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période d’attente.’” » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Humaid Al A’raj et d’autres de Mujahid, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Shu’bah l’a rapportée de ‘Amr bin Murrah, de Sa’id bin Jubair, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Ayyub et Ibn Jubair l’ont rapportée de “’Ikrimah bin Khalid, de Sa’id bin Jubair, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Ibn Juraij l’a rapportée de ‘Abd Al Hamid bin Rafi’, de ‘Ata, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Al A’mash l’a rapportée de Malik bin Al Harith, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Tous ont dit à propos du divorce par trois prononcés : Il l’a autorisé et a dit : “(Ta femme) est séparée de toi”, comme dans la tradition rapportée par Isma’il d’après Ayub, d’après ‘Abd Allah bin Kathir. Abu Dawud a dit : Hammad bin Zaid l’a rapportée d’Ayyub, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Cette version ajoute : Si quelqu’un dit : “Tu es divorcée trois fois” en une seule fois, cela compte pour un seul divorce. Isma’il bin Ibrahim l’a rapportée d’Ayyub, d’après ‘Ikrimah. C’est la parole de ‘Ikrimah. Il n’a pas mentionné le nom d’Ibn ‘Abbas. Il l’a rapportée comme la parole de ‘Ikrimah
- Sunan Abu Dawud, n°2198
Abu Dawud a dit : « L’avis d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est mentionné dans la tradition suivante. Ahmad bin Salih et Muhammad bin Yahya ont rapporté (c’est la version d’Ahmad bin Salih) de ‘Abd Ar Razzaq, de Ma’mar, d’Al Zuhri, de Abu Salamah bin Abd Al Rahman bin ‘Awf et Muhammad bin ‘Abd Al Rahman bin Thawban, de Muhammad bin Iyas, qu’Ibn ‘Abbas, Abu Huraira et ‘Abd Allah bin ‘Amr bin Al ‘As رضي الله عنهم ont été interrogés au sujet d’une vierge divorcée trois fois par son mari. Ils ont tous dit : “Elle n’est pas permise pour lui tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Abu Dawud a dit : Malik a rapporté de Yahya bin Sa’id, de Bukair bin Al Ashajj, de Mu’awiyah bin Abi ‘Ayyash, qui était présent lorsque Muhammad bin Iyas bin Al Bukair est allé voir Ibn Al Zubair et Asim ibn ‘Umar. Il leur a posé la question à ce sujet. Ils ont répondu : “Va voir Ibn ‘Abbas et Abu Huraira, je les ai laissés avec A’ishah رضي الله عنها.” Il a ensuite raconté le reste de la tradition. Abu Dawud a dit : La parole d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est : “Le divorce par trois prononcés sépare la femme de son mari, que le mariage ait été consommé ou non, l’ancien mari ne lui est pas permis tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Cette déclaration est semblable à la tradition qui traite de l’échange d’argent. Dans cette tradition, le narrateur a dit : “Ibn ‘Abbas est revenu sur son avis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2199
Tawus a dit : Un homme appelé Abu Al Sahba interrogeait souvent Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Il lui demanda : « Sais-tu que lorsqu’un homme divorçait de sa femme par trois prononcés avant d’avoir des rapports avec elle, on considérait cela comme un seul divorce à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, d’Abu Bakr et au début du califat de ‘Umar ? » Ibn ‘Abbas رضي الله عنه répondit : « Oui, lorsqu’un homme divorçait de sa femme par trois prononcés avant d’avoir des rapports, on considérait cela comme un seul divorce à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, d’Abu Bakr et au début du califat de ‘Umar. Quand ‘Umar vit que les gens abusaient du divorce (par trois prononcés), il dit : “Faites-les appliquer sur eux (c’est-à-dire sur les femmes).” »
- Sunan Abu Dawud, n°2200
Tawus a dit : Abu al-Sahba’ a dit à Ibn Abbas رضي الله عنه : « Sais-tu que le divorce par trois prononcés était considéré comme un seul à l’époque du Prophète ﷺ, d’Abu Bakr et au début du califat de ‘Umar ? » Il répondit : « Oui. »
- Sunan Abu Dawud, n°2208
Rapporté par Ali ibn Yazid ibn Rukanah, d’après son père, de la part de son grand-père : Rukanah a divorcé de sa femme de façon définitive, puis il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. Il lui a demandé : « Qu’avais-tu l’intention de faire ? » Il a répondu : « Un seul divorce. » Il a dit : « Jures-tu par Allah ? » Il a répondu : « Je jure par Allah. » Il a dit : « C’est donc comme tu l’as voulu. » Abu Dawud a dit : « Ce récit est plus fiable que celui d’Ibn Juraij selon lequel Rukanah aurait divorcé de sa femme par trois prononcés, car ce sont les membres de sa famille qui rapportent, et ils sont mieux informés. Le récit d’Ibn Juraij a été rapporté par certains enfants d’Abu Rafi’ de la part d’Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbas. »
- Sunan Abu Dawud, n°2223
Un récit similaire a été transmis par Ibn ‘Abbas du Prophète ﷺ par une chaîne différente. Cette version ne mentionne pas le mot « jambes »
- Sunan Abu Dawud, n°2225
Abu Dawud a dit : « J’ai entendu Muhammad ibn Isa rapporter ce récit, qui a dit : Mu’tamar nous l’a rapporté. Et il (Mu’tamar) a dit : “J’ai entendu Al-Hakam ibn Aban rapporter ce récit. Il n’a pas mentionné le nom d’Ibn ‘Abbas.” Abu Dawud a dit : “Al-Hussain ibn Huraith m’a écrit en disant : ‘Al-Fadl ibn Musa a rapporté d’Ibn ‘Abbas la même chose du Prophète ﷺ.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2229
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : L’épouse de Thabit ibn Qays s’est séparée de lui en échange d’une compensation. Le Prophète ﷺ a fixé sa période d’attente à un cycle menstruel. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par ‘Abd al-Razzaq, de Ma’mar, de ‘Amr b. Muslim, de ‘Ikrimah, du Prophète ﷺ, sous une forme mursal (c’est-à-dire sans mention du compagnon)
- Sunan Abu Dawud, n°2231
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Mughith était un esclave. Il a dit : “Ô Messager d’Allah ﷺ, intercède auprès d’elle (Barirah) pour moi.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ô Barirah, crains Allah. Il est ton mari et le père de ton enfant.” Elle a dit : “Ô Messager d’Allah ﷺ, est-ce un ordre de ta part ?” Il répondit : “Non, j’intercède seulement.” Alors des larmes coulaient sur les joues de son mari. Le Messager d’Allah ﷺ dit à ‘Abbas : “N’es-tu pas étonné de l’amour de Mughith pour Barirah et de la haine qu’elle a pour lui ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°2232
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Le mari de Barirah était un esclave noir nommé Mughith. Le Prophète ﷺ lui a laissé le choix et lui a demandé d’observer la période d’attente. »
- Sunan Abu Dawud, n°2238
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme est venu après avoir embrassé l’islam du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Plus tard, sa femme est venue après s’être convertie à l’islam. Il dit : « Messager d’Allah, elle s’est convertie en même temps que moi ; rends-la-moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2239
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Une femme s’est convertie à l’islam du temps du Messager d’Allah ﷺ, puis elle s’est remariée. Son ancien mari est alors venu voir le Prophète ﷺ et dit : « Messager d’Allah, je m’étais déjà converti à l’islam, et elle le savait. » Le Messager d’Allah ﷺ l’a retirée à son nouveau mari et l’a rendue à son premier mari
- Sunan Abu Dawud, n°2240
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a rendu sa fille Zaynab à Abul’As sur la base de leur mariage précédent, sans rien renouveler. Muhammad b. ‘Amr a précisé dans sa version : après six ans. Al-Hasan b. ‘Ali a dit : après deux ans
- Sunan Abu Dawud, n°2246
‘Abbas ibn Sahl a rapporté d’après son père : Le Prophète ﷺ a dit à ‘Asim ibn ‘Adl : « Garde la femme avec toi jusqu’à ce qu’elle accouche. »
- Sunan Abu Dawud, n°2254
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Hilal bin Umayyah a accusé sa femme, en présence du Prophète ﷺ, d’avoir commis l’adultère avec Sharik bin Sahma’. Le Prophète ﷺ a dit : “Apporte une preuve, ou tu recevras la punition sur ton dos.” Il a répondu : “Ô Messager d’Allah ﷺ, si l’un de nous voit un homme avec sa femme, doit-il aller chercher des témoins ?” Mais le Prophète ﷺ a simplement répété : “Tu dois apporter une preuve, ou tu recevras la punition sur ton dos.” Hilal a alors dit : “Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je dis la vérité. Qu’Allah fasse descendre quelque chose qui m’épargnera la punition.” Ensuite, les versets du Coran ont été révélés : “Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes…” jusqu’à “l’un de ceux qui disent la vérité”. Le Prophète ﷺ les a alors fait venir. Hilal bin Umayyah s’est levé et a témoigné, et le Prophète ﷺ disait : “Allah sait que l’un de vous ment. L’un de vous va-t-il se repentir ?” Puis la femme s’est levée pour témoigner, mais lorsqu’elle allait prononcer la cinquième fois en disant que la colère d’Allah soit sur elle s’il disait la vérité, on lui a dit : “C’est le témoignage décisif.” Ibn ‘Abbas a dit : “Elle a alors hésité et reculé, au point que nous avons cru qu’elle allait se rétracter.” Il a ajouté : “Regardez si elle donne naissance à un enfant aux yeux soulignés comme par du khôl, avec de larges hanches et de grosses jambes, alors Sharik bin Sahma’ sera son père.” Elle a ensuite donné naissance à un enfant avec ces caractéristiques. Le Prophète ﷺ a alors dit : “Si ce n’était ce qui a déjà été révélé dans le Livre d’Allah, je l’aurais sévèrement punie.” Abu Dawud a dit : “Ce récit a été transmis uniquement par les gens de Médine. Ils l’ont rapporté de Hilal par l’intermédiaire d’Ibn Bashshar.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2255
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ a ordonné à un homme et à sa femme d’invoquer des malédictions l’un contre l’autre, il a demandé à l’homme de mettre sa main sur sa bouche lorsqu’il prononçait la cinquième déclaration, en disant que c’était celle qui tranchait
- Sunan Abu Dawud, n°2256
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Hilal bin Umayyah faisait partie des trois personnes dont le repentir a été accepté par Allah. Une nuit, il est rentré de ses terres et a trouvé un homme avec sa femme. Il a vu de ses propres yeux et entendu de ses propres oreilles. Il n’a rien dit jusqu’au matin. Le lendemain, il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, je suis venu chez ma femme cette nuit et j’ai trouvé un homme avec elle. J’ai vu de mes propres yeux et entendu de mes propres oreilles. » Le Messager d’Allah ﷺ a été gêné par ce qu’il a décrit et a pris la situation très au sérieux. C’est alors que ce verset du Coran a été révélé : « Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes… » Quand le Messager d’Allah ﷺ est revenu à lui (après la révélation), il a dit : « Bonne nouvelle pour toi, Hilal ! Allah le Très-Haut t’a facilité une issue. » Hilal a dit : « Je m’attendais à cela de la part de mon Seigneur. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites-la venir. » Elle est alors venue. Le Messager d’Allah ﷺ leur a récité les versets et leur a rappelé que le châtiment dans l’au-delà est plus sévère que celui d’ici-bas. Hilal a dit : « Par Allah, j’ai dit la vérité contre elle. » Elle a dit : « Il a menti. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Appliquez la procédure d’invocation de malédictions. » Hilal a été invité à témoigner. Il a témoigné devant Allah quatre fois qu’il disait la vérité. Lorsqu’il allait prononcer la cinquième fois, on lui a dit : « Hilal, crains Allah, car le châtiment d’ici-bas est plus léger que celui de l’au-delà, et c’est le témoignage décisif qui entraînera sûrement un châtiment pour toi. » Il a dit : « Par Allah, Allah ne me punira pas pour cela, comme Il ne m’a pas fait fouetter pour cela. » Il a donc témoigné une cinquième fois en invoquant la malédiction d’Allah sur lui s’il mentait. On a alors dit à la femme de témoigner. Elle a témoigné devant Allah qu’il mentait. Lorsqu’elle allait prononcer la cinquième fois, on lui a dit : « Crains Allah, car le châtiment d’ici-bas est plus léger que celui de l’au-delà. C’est le témoignage décisif qui entraînera sûrement un châtiment pour toi. » Elle a hésité un instant, puis a dit : « Par Allah, je ne déshonorerai pas mon peuple. » Elle a donc témoigné une cinquième fois en invoquant la malédiction d’Allah sur elle s’il disait la vérité. Le Messager d’Allah ﷺ les a séparés et a décidé que l’enfant ne serait pas attribué au père. Ni elle ni son enfant ne seraient accusés d’adultère. Celui qui les accuserait serait puni. Il a aussi décidé qu’elle n’aurait ni logement ni entretien de la part de son mari, car ils étaient séparés sans divorce ni décès. Il a ensuite dit : « Si elle donne naissance à un enfant aux cheveux roux, aux hanches claires, au ventre large et aux jambes fines, il sera l’enfant de Hilal. Si elle donne naissance à un enfant au teint foncé, aux cheveux crépus, aux membres épais, aux jambes et aux hanches fortes, il sera l’enfant de celui qui a été accusé d’adultère. » Elle a donné naissance à un enfant aux cheveux crépus, aux membres épais, aux jambes et aux hanches fortes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « S’il n’y avait pas eu ces serments, je l’aurais sévèrement punie. » ‘Ikrimah a dit : « Plus tard, il est devenu le chef de la tribu de Mudar. Il n’a pas été attribué à son père. »
- Sunan Abu Dawud, n°2264
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de prostitution en Islam. Si quelqu’un a pratiqué la prostitution avant l’Islam, l’enfant sera attribué au maître (de la femme esclave). Celui qui réclame un enfant sans mariage valide ou sans possession n’héritera pas et ne sera pas hérité. »
- Sunan Abu Dawud, n°2282
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Les femmes divorcées doivent attendre, en se tenant à l’écart, pendant trois cycles menstruels. Puis il a dit : « Et pour celles de vos femmes qui n’ont plus de règles, si vous doutez, leur délai d’attente sera de trois mois. » Ce verset a abrogé le précédent. Il a aussi dit : « Ô vous qui croyez, si vous épousez des femmes croyantes et que vous les divorcez avant de les avoir touchées, alors il n’y a pas de délai à observer pour elles. »
- Sunan Abu Dawud, n°2301
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Le verset suivant a abrogé la règle selon laquelle une femme devait passer sa période d’attente chez sa famille : “Une année d’entretien et de résidence.” Désormais, elle peut passer sa période d’attente où elle le souhaite. ‘Ata a dit : “Si elle le souhaite, elle peut rester chez la famille de son mari et vivre dans la maison que son mari lui a laissée par testament. Ou bien, elle peut déménager si elle le veut, selon la décision d’Allah le Très-Haut. Mais si elles quittent la résidence, il n’y a pas de reproche à leur faire pour ce qu’elles font.” ‘Ata a ajouté : “Ensuite, les versets concernant l’héritage ont été révélés. L’obligation de rester un an dans la maison a été annulée. Elle peut désormais passer sa période d’attente où elle le souhaite.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2313
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « Ibn Abbas a expliqué le verset suivant : “Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous a été prescrit comme il l’a été à ceux d’avant vous.” À l’époque du Prophète ﷺ, quand les gens faisaient la prière du soir, ils devaient s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des rapports avec leurs femmes, et ils jeûnaient jusqu’à la nuit suivante. Un homme a eu un rapport avec sa femme après avoir fait la prière du soir, sans rompre son jeûne. Allah, le Très-Haut, a voulu faciliter la chose pour ceux qui sont venus après, en accordant une dérogation et un allègement. Allah, le Glorifié, a dit : “Allah sait ce que vous faisiez en secret entre vous.” Par cela, Allah a facilité la vie des gens et leur a accordé une dérogation. »
- Sunan Abu Dawud, n°2316
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « En expliquant le verset : “Pour ceux qui peuvent le faire avec difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre”, il a dit : “Si l’un d’eux voulait payer la compensation en nourrissant un pauvre, il pouvait le faire. Ainsi, son jeûne était complet. Allah, le Très-Haut, a dit : ‘Mais celui qui donne plus de son propre gré, c’est mieux pour lui.’ Et encore : ‘Que celui d’entre vous qui est présent pendant ce mois le jeûne.’ Mais si quelqu’un est malade ou en voyage, il devra rattraper les jours manqués plus tard.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2317
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Le verset concernant la compensation reste valable pour la femme enceinte et celle qui allaite. »
- Sunan Abu Dawud, n°2318
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « En expliquant le verset : “Pour ceux qui peuvent le faire avec difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre”, il a dit : “C’était une facilité accordée à l’homme et à la femme âgés qui pouvaient jeûner, mais étaient autorisés à ne pas jeûner et à nourrir un pauvre pour chaque jour. C’était aussi une facilité pour la femme enceinte et celle qui allaite si elles craignaient pour elles-mêmes.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2327
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Ne jeûnez pas un ou deux jours juste avant le Ramadan, sauf pour celui qui a l’habitude de jeûner ce jour-là. Et ne commencez pas le jeûne avant d’avoir vu la lune. Puis jeûnez jusqu’à ce que vous la voyiez. Si le ciel est couvert ce jour-là (c’est-à-dire le 29e jour du Ramadan), alors complétez trente jours, puis terminez le jeûne : un mois compte vingt-neuf jours. »
- Sunan Abu Dawud, n°2332
Rapporté par Kuraib : Umm al-Fadl, fille d’al-Harith, l’a envoyé auprès de Mu‘awiyah en Syrie. Il a dit : Je suis allé en Syrie et j’ai accompli sa mission. La lune du Ramadan est apparue pendant que j’étais en Syrie. Nous avons vu la lune la nuit du vendredi. Quand je suis revenu à Médine vers la fin du mois (de Ramadan), Ibn ‘Abbas m’a interrogé sur la lune. Il a dit : « Quand as-tu vu la lune ? » J’ai répondu : « Je l’ai vue la nuit du vendredi. » Il a demandé : « Tu l’as vue toi-même ? » J’ai dit : « Oui, et les gens l’ont vue aussi. Ils ont jeûné et Mu‘awiyah a aussi jeûné. » Il a dit : « Mais nous l’avons vue la nuit du samedi. Depuis, nous jeûnons jusqu’à compléter trente jours ou jusqu’à ce que nous la voyions. » J’ai alors demandé : « La vision de la lune par Mu‘awiyah et son jeûne ne suffisent-ils pas pour nous ? » Il répondit : « Non. Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné d’agir ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2340
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « J’ai vu la lune. » Al-Hasan a ajouté dans sa version : c’est-à-dire celle du Ramadan. Il demanda : « Attestes-tu qu’il n’y a de dieu qu’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda encore : « Attestes-tu que Muhammad est le Messager d’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Et il témoigna avoir vu la lune. Il dit alors : « Bilal, annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. »
- Sunan Abu Dawud, n°2372
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait saigner alors qu’il jeûnait. Abu Dawud a dit : Wuhaib ibn Khalid a rapporté une tradition similaire de la part d’Ayyub à travers une autre chaîne. Ja’far ibn Rabi’ah et Hisham, c’est-à-dire Ibn Hassan, ont rapporté une tradition similaire de la part de ‘Ikrimah, selon Ibn 'Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°2373
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait saigner alors qu’il jeûnait et qu’il portait l’ihram (habit du pèlerin)
- Sunan Abu Dawud, n°2401
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Si un homme tombe malade pendant le Ramadan et meurt alors qu’il n’a pas pu jeûner, on offrira de la nourriture (aux pauvres) en son nom ; il n’y a pas d’expiation à faire pour ses jours de jeûne. Mais s’il avait fait un vœu qu’il n’a pas pu accomplir, son héritier doit l’accomplir à sa place
- Sunan Abu Dawud, n°2404
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ est parti de Médine vers La Mecque jusqu’à ce qu’il atteigne ‘Usfan. Il a alors demandé qu’on lui apporte un récipient (d’eau). Il l’a porté à sa bouche pour le montrer aux gens, et cela se passait pendant le Ramadan. Ibn 'Abbas avait l’habitude de dire : « Le Prophète ﷺ a jeûné et il a aussi rompu le jeûne. Celui qui veut peut jeûner et celui qui veut peut rompre. »
- Sunan Abu Dawud, n°2430
Rapporté par ‘Uthman ibn Hakim : J’ai demandé à Sa’id ibn Jubair au sujet du jeûne pendant Rajab. Il a dit : « Ibn ‘Abbas m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ jeûnait tellement que nous pensions qu’il ne romprait jamais son jeûne, et il s’abstenait de jeûner à tel point que nous pensions qu’il ne jeûnerait jamais. »
- Sunan Abu Dawud, n°2438
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de jours où Allah aime plus les bonnes actions que ces jours-là, c’est-à-dire les dix premiers jours de Dhu al-Hijjah. » Les Compagnons ont demandé : « Ô Messager d’Allah, même pas le combat dans le chemin d’Allah (jihad) ? » Il a répondu : « Même pas le combat dans le chemin d’Allah, sauf pour un homme qui part avec sa vie et ses biens et ne revient avec rien. »
- Sunan Abu Dawud, n°2444
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Quand le Prophète ﷺ est arrivé à Médine, il a trouvé les Juifs en train de jeûner le jour de ‘Ashura. On lui a demandé pourquoi. Ils ont répondu : « C’est un jour où Allah a donné la victoire à Moïse sur Pharaon. Nous jeûnons ce jour-là par respect pour lui. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Nous avons plus de lien avec Moïse que vous. » Il a alors ordonné de jeûner ce jour-là
- Sunan Abu Dawud, n°2445
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Quand le Prophète ﷺ a jeûné le jour de ‘Ashura et nous a ordonné de jeûner ce jour-là, les Compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah, c’est un jour que les Juifs et les Chrétiens considèrent comme important. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’année prochaine, nous jeûnerons aussi le 9e jour de Mouharram. » Mais l’année suivante, le Messager d’Allah ﷺ est décédé
- Sunan Abu Dawud, n°2446
Rapporté par Al-Hakam ibn al-A’raj : Je suis allé voir Ibn ‘Abbas qui était appuyé contre son manteau dans la Mosquée Sacrée (al-Masjid al-Haram). Je lui ai demandé au sujet du jeûne du jour de ‘Ashura. Il a dit : « Quand tu vois le croissant de Mouharram, compte les jours. Quand arrive le 9e jour de Mouharram, jeûne dès le matin. » J’ai demandé : « Est-ce que Muhammad ﷺ jeûnait ainsi ? » Il a répondu : « C’est ainsi que Muhammad ﷺ jeûnait. »
- Sunan Abu Dawud, n°2480
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de la conquête de La Mecque : « Il n’y a plus d’émigration (après la conquête de La Mecque), mais seulement le jihad (l’effort dans le chemin d’Allah) et l’intention. Donc, lorsque vous êtes appelés à partir (pour le jihad), partez. »
- Sunan Abu Dawud, n°2505
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Le verset du Coran “À moins que vous ne partiez, Il vous infligera un châtiment douloureux” et le verset “Il ne convient pas aux habitants de Médine...” jusqu’à “afin qu’Allah récompense leur action de la meilleure manière” ont été abrogés par le verset : “Les croyants ne doivent pas tous partir ensemble.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2506
Najdah bin Nufai’ a dit : « J’ai interrogé Ibn ‘Abbas رضي الله عنه au sujet du verset : “À moins que vous ne partiez, Il vous infligera un châtiment douloureux.” Il a répondu : “La pluie a cessé de tomber sur eux. C’était leur punition.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2520
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque vos frères ont été frappés lors de la bataille d’Uhud, Allah a placé leurs âmes dans des oiseaux verts qui descendent vers les rivières du Paradis, mangent de ses fruits et se reposent dans des lampes d’or à l’ombre du Trône. Lorsqu’ils ont goûté à la douceur de leur nourriture, de leur boisson et de leur repos, ils ont demandé : “Qui annoncera à nos frères que nous sommes vivants au Paradis, pourvus de subsistance, afin qu’ils ne se détournent pas du jihad et ne reculent pas devant le combat ?” Allah, le Très-Haut, a dit : “Je vais leur annoncer.” Alors Allah a révélé : “Ne considère pas comme morts ceux qui ont été tués dans le chemin d’Allah...” jusqu’à la fin du verset. »
- Sunan Abu Dawud, n°2529
‘Abd Allah bin ‘Amr a dit : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, puis-je participer au jihad ? » Il lui a demandé : « As-tu des parents ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Alors, efforce-toi pour eux. » Abu Dawud a dit : Le nom du rapporteur, Abu al-‘Abbas, un poète, est al-Sa’ib b. Farrukh
- Sunan Abu Dawud, n°2545
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Les chevaux les plus appréciés sont les alezans. »
- Sunan Abu Dawud, n°2562
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de provoquer les animaux pour les faire se battre
- Sunan Abu Dawud, n°2611
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Le meilleur nombre de compagnons est quatre, le meilleur nombre pour une expédition est quatre cents, et le meilleur nombre pour une armée est quatre mille ; et douze mille ne seront pas vaincus à cause de leur petit nombre. » Abu Dawud a précisé : Ce hadith est mursal (c’est-à-dire qu’il manque le lien du Compagnon)
- Sunan Abu Dawud, n°2624
Ibn Juraij a dit : « Ô vous qui croyez, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui détiennent l’autorité parmi vous. » Ce verset a été révélé à propos de ‘Abd Allah ibn Qais ibn ‘Adi que le Prophète ﷺ a envoyé avec un détachement. Ya’la me l’a rapporté de Sa’id ibn Jubair, d’après Ibn ‘Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°2646
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Lorsque le verset « S’il y a vingt d’entre vous patients et endurants, ils vaincront deux cents » a été révélé, cela a été difficile et pénible pour les musulmans, car Allah leur avait prescrit qu’un (musulman combattant) ne devait pas fuir devant dix (non-musulmans combattants). Puis un commandement plus léger a été révélé : « Pour le moment, Allah a allégé votre tâche. » Le narrateur Abu Tawbah a récité le verset jusqu’à « ils vaincront deux cents ». Quand Allah a allégé le nombre, la patience et l’endurance ont aussi diminué en conséquence
- Sunan Abu Dawud, n°2682
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : À l’époque préislamique, lorsqu’une femme perdait ses enfants, elle faisait le vœu que si l’un de ses enfants survivait, elle le convertirait au judaïsme. Quand Banu an-Nadir furent expulsés (d’Arabie), il y avait parmi eux des enfants des Ansar. Ils dirent : « Nous n’abandonnerons pas nos enfants. » Alors Allah le Très-Haut révéla : « Nulle contrainte en religion. La vérité se distingue clairement de l’erreur. » Abu Dawud a dit : « Muqlat désigne une femme dont les enfants ne survivent pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°2691
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ fixa la rançon des gens de l’époque préislamique à quatre cents dirhams par personne le jour de la bataille de Badr
- Sunan Abu Dawud, n°2727
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Yazid ibn Hurmuz a dit : Najdah a écrit à Ibn Abbas pour lui poser diverses questions, notamment s’il y avait une part du butin pour un esclave, et si les femmes accompagnaient le Messager d’Allah ﷺ lors des expéditions et recevaient une part. Ibn Abbas a répondu : « Si je n’avais pas craint une erreur, je ne lui aurais pas écrit. Quant à l’esclave, il recevait un petit quelque chose du butin comme récompense ; quant aux femmes, elles soignaient les blessés et apportaient de l’eau. »
- Sunan Abu Dawud, n°2728
Yazid ibn Hurmuz a dit : « Najdah Al Hururi a écrit à Ibn Abbas pour lui demander si les femmes participaient aux batailles avec le Messager d’Allah ﷺ et si elles recevaient une part du butin. J’ai écrit une lettre à Najdah au nom d’Ibn Abbas : elles participaient effectivement aux batailles avec le Messager d’Allah ﷺ, mais aucune part ne leur était attribuée ; elles recevaient seulement un petit quelque chose. »
- Sunan Abu Dawud, n°2737
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de Badr : « Celui qui fait telle ou telle action aura telle ou telle récompense. » Les jeunes se sont avancés, tandis que les anciens sont restés près des étendards sans bouger. Quand Allah leur a accordé la victoire, les anciens ont dit : « Nous vous avons soutenus. Si vous aviez été vaincus, vous seriez revenus vers nous. Ne prenez pas ce butin sans nous et que nous restions privés. » Les jeunes ont refusé et ont dit : « Le Messager d’Allah ﷺ nous l’a donné. » Alors Allah a révélé : « Ils t’interrogent au sujet des butins... » jusqu’à « Comme ton Seigneur t’a fait sortir de ta maison en toute vérité, alors qu’un groupe de croyants le détestait. » Cela leur a été bénéfique. Obéissez-moi de la même façon. Je connais mieux que vous les conséquences de cela
- Sunan Abu Dawud, n°2738
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de Badr : « Celui qui tue un homme aura telle récompense, et celui qui capture un homme aura telle récompense. » Le narrateur a ensuite transmis le reste du récit de la même manière. La version de Khalid est plus complète
- Sunan Abu Dawud, n°2763
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Umm Hani, fille d’Abu Talib, m’a raconté qu’en l’année de la conquête, elle a accordé sa protection à un homme parmi les polythéistes. Elle est venue voir le Prophète ﷺ et lui en a parlé. Il a dit : “Nous avons accordé la sécurité à ceux à qui tu l’as accordée.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2771
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Le verset : “Ceux qui croient en Allah et au Jour dernier ne te demandent pas d’exemption pour combattre avec leurs biens et leurs personnes” a été abrogé par le verset : “Ne sont croyants que ceux qui croient en Allah et en Son Messager... Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2817
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le verset : « Mangez donc de ce sur quoi le nom d’Allah a été prononcé » et le verset : « Ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé » ont été abrogés, c’est-à-dire qu’une exception a été faite par le verset : « La nourriture des gens du Livre vous est permise, et la vôtre leur est permise. »
- Sunan Abu Dawud, n°2818
Rapporté par Abdullah ibn Abbas, en expliquant le verset : « Mais les démons inspirent sans cesse leurs amis pour vous contredire » : Ils disaient : « Ne mangez pas ce qu’Allah a tué, mais mangez ce que vous avez vous-mêmes égorgé. » Alors Allah a révélé le verset : « Ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé… » jusqu’à la fin du verset
- Sunan Abu Dawud, n°2819
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Les Juifs sont venus voir le Prophète ﷺ et ont dit : « Nous mangeons ce que nous tuons, mais nous ne mangeons pas ce qu’Allah tue ? » Alors Allah a révélé : « Ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé », jusqu’à la fin du verset
- Sunan Abu Dawud, n°2820
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de manger la viande des animaux égorgés par les bédouins par ostentation et orgueil. Abu Dawud a dit : Le rapporteur Ghundar a rapporté ce récit comme une parole d’Ibn 'Abbas (et non du Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°2826
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ibn Isa a ajouté : (Ibn Abbas) et Abu Hurayrah رضي الله عنه ont dit : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le sacrifice du diable. Abu Isa a ajouté dans sa version : Cela concerne l’animal abattu dont on enlève la peau alors qu’il est encore vivant, puis on le laisse mourir sans lui avoir tranché les veines jugulaires
- Sunan Abu Dawud, n°2841
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié un bélier pour chacun, al-Hasan et al-Husayn (qu’Allah les agrée)
- Sunan Abu Dawud, n°2859
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : (le narrateur Sufyan a dit : Je ne sais pas si cela a été transmis du Prophète ﷺ) : « Celui qui vit dans le désert devient rude ; celui qui poursuit le gibier devient négligent ; et celui qui fréquente un roi sera corrompu. »
- Sunan Abu Dawud, n°2869
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le verset du Coran dit : « (Il est prescrit, lorsque la mort approche l’un de vous), s’il laisse des biens, de faire un legs à ses parents et à ses proches. » Le legs se faisait ainsi jusqu’à ce que le verset sur l’héritage l’abroge
- Sunan Abu Dawud, n°2871
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Lorsque Allah, le Très-Haut, a révélé les versets : « N’approchez pas les biens de l’orphelin, sauf pour les améliorer » et « Ceux qui consomment injustement les biens des orphelins… », tous ceux qui avaient un orphelin avec eux ont séparé sa nourriture de la leur, sa boisson de la leur, et ont commencé à mettre de côté ce qui restait, que l’orphelin mangeait ou gaspillait. Cela leur a semblé difficile, et ils en ont parlé au Messager d’Allah ﷺ. Alors Allah, le Très-Haut, a révélé le verset : « Ils t’interrogent au sujet des orphelins. Dis : Le mieux est de faire ce qui est à leur avantage ; si vous mélangez leurs affaires aux vôtres, ils sont vos frères. » Alors ils ont mélangé leur nourriture et leur boisson avec celles de l’orphelin
- Sunan Abu Dawud, n°2882
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme a dit : « Messager d’Allah, ma mère est décédée ; est-ce que cela lui sera utile si je donne l’aumône pour elle ? » Il a répondu : « Oui. » L’homme a dit : « J’ai un jardin, et je te prends à témoin que je le donne en aumône pour elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2898
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Répartissez les biens entre ceux dont la part est fixée dans le Livre d’Allah, et ce qui reste après les parts prescrites revient au plus proche parent masculin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2905
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un homme est mort sans héritier, sauf un esclave qu’il avait affranchi. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « A-t-il un héritier ? » Ils ont répondu : « Non, sauf un esclave qu’il a affranchi. » Le Messager d’Allah ﷺ a attribué ses biens à cet esclave affranchi
- Sunan Abu Dawud, n°2914
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Un héritage partagé à l’époque préislamique suit la répartition d’alors, mais tout héritage à l’époque islamique doit suivre la répartition fixée par l’islam. »
- Sunan Abu Dawud, n°2921
Rapporté par Ibn ‘Abbas : « À ceux aussi à qui votre main droite était liée, donnez leur part due. » Un homme avait conclu un accord avec un autre homme (au début de l’islam), sans lien de parenté, et l’un héritait de l’autre. Le verset suivant de la sourate Al-Anfal l’a abrogé : « Mais les proches parents ont plus de droits les uns sur les autres. »
- Sunan Abu Dawud, n°2922
Ibn ‘Abbas a expliqué le verset coranique suivant : « À ceux aussi à qui votre main droite était liée, donnez leur part. » Quand les Émigrants sont venus à Médine, ils héritaient des Ansar sans lien de sang, à cause de la fraternité que le Messager d’Allah ﷺ avait instaurée entre eux. Quand le verset suivant a été révélé : « À chacun, Nous avons assigné des parts et des héritiers pour les biens laissés par les parents et les proches », cela a abrogé le verset : « À ceux aussi à qui votre main droite était liée, donnez leur part. » Cette alliance était pour l’entraide, la bienveillance et la coopération. Désormais, on peut faire un legs à cette personne. Le droit à l’héritage a été aboli
- Sunan Abu Dawud, n°2924
Rapporté par Ibn ‘Abbas : En référence au verset : « Ceux qui ont cru et ont émigré… Quant à ceux qui ont cru mais n’ont pas émigré » : Un bédouin (qui n’a pas émigré à Médine) n’héritait pas d’un émigrant, et un émigrant n’héritait pas de lui. Cela a été abrogé par le verset : « Mais les proches parents ont plus de droits les uns sur les autres. »
- Sunan Abu Dawud, n°2935
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ avait un secrétaire nommé Sijill
- Sunan Abu Dawud, n°2963
Rapporté par Malik ibn Aws ibn Al-Hadathan رضي الله عنه : ‘Umar m’a fait appeler quand le soleil était déjà haut. Je l’ai trouvé assis sur un canapé sans couverture. Quand je suis entré, il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus, et j’ai ordonné qu’on leur donne quelque chose, alors distribue-le entre eux. » J’ai dit : « Si tu confiais ce travail à quelqu’un d’autre, ce serait mieux. » Il a dit : « Prends-le. » Puis Yarfa’ est venu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à ‘Uthman ibn ‘Affan, ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf, al-Zubair ibn al-‘Awwam et Sa’d ibn Abi Waqqas d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Yarfa’ est revenu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à al-‘Abbas et ‘Ali d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Al-‘Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et lui », en parlant de ‘Ali. Certains ont dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche entre eux et donne-leur satisfaction. » Malik ibn Aws a dit : « Il m’a semblé qu’ils avaient amené les autres pour cela. » ‘Umar a dit : « Soyez patients (ne vous précipitez pas). » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône (sadaqah).” » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône.” » Ils ont répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allah a attribué au Messager d’Allah ﷺ une part spéciale (dans le butin) qu’il n’a pas donnée à d’autres. Allah, le Très-Haut, a dit : “Ce qu’Allah a accordé à Son Messager (et pris d’eux) – pour cela vous n’avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses messagers sur qui Il veut ; et Allah est capable de tout.” Allah a donné (les biens) de Banu al-Nadir à Son Messager. Je jure par Allah, il ne l’a pas gardé pour lui-même, ni pris plus que vous. Le Messager d’Allah ﷺ utilisait sa part pour son entretien annuel, ou il prenait sa part et donnait à sa famille leur part annuelle (de ces biens), puis il prenait ce qui restait et en disposait comme il le faisait pour les biens d’Allah. » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ. » Puis vous deux (‘Ali et al-‘Abbas) êtes venus à Abu Bakr, réclamant une part de l’héritage de votre cousin, et ‘Ali réclamant la part de sa femme de la part de son père. Abu Bakr a alors dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” » Allah sait qu’il (Abu Bakr) était véridique, loyal, bien guidé et suiveur de la vérité. Abu Bakr a alors géré ces biens (du Prophète). Quand Abu Bakr est mort, j’ai dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr. » J’ai donc géré ce qu’Allah a voulu. Ensuite, vous deux êtes venus. Vous étiez d’accord, votre demande était la même. Alors vous m’avez demandé ces biens, et j’ai dit : « Si vous voulez, je vous les donne à condition que vous respectiez l’engagement d’Allah, c’est-à-dire que vous les gérerez comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Vous les avez donc pris de moi à cette condition. Et maintenant, vous revenez pour que je tranche entre vous autrement. Je jure par Allah, je ne trancherai pas entre vous autrement jusqu’à la dernière Heure. Si vous ne pouvez pas gérer, rendez-les-moi. » Abu Dawud a dit : Ils lui demandaient de les partager entre eux, et non parce qu’ils ignoraient que le Prophète ﷺ avait dit : « Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône. » Ils cherchaient aussi la vérité. ‘Umar a alors dit : « Je n’appelle pas cela un partage ; je le laisse dans son état initial. »
- Sunan Abu Dawud, n°2964
En rapportant ce récit, Malik ibn Aws رضي الله عنه a dit : ‘Ali et al-‘Abbas رضي الله عنه se disputaient à propos de ce qu’Allah avait donné à Son Messager ﷺ, c’est-à-dire les biens de Banu al-Nadir. Abu Dawud a dit : ‘Umar voulait que le terme de partage ne s’applique pas à cela
- Sunan Abu Dawud, n°2970
En rapportant le récit précédent, Aïsha رضي الله عنها a ajouté : Abu Bakr a refusé cela à Fatimah. Il a dit : « Je ne vais rien laisser de ce que le Messager d’Allah ﷺ faisait, mais je vais l’appliquer. J’ai peur que si je m’écarte un peu de sa pratique, je m’égare. » Quant à ses biens d’aumône à Médine, ‘Umar les a donnés à ‘Ali et à ‘Abbas رضي الله عنهما, et ‘Ali en avait la gestion. Pour Khaybar et Fadak, ‘Umar les a gardés. Il a dit : « Ce sont les biens d’aumône du Messager d’Allah ﷺ, réservés exclusivement à ses besoins et à ses urgences. Leur gestion était confiée à celui qui était en autorité. » Il a dit : « Ils sont dans cet état jusqu’à aujourd’hui. »
- Sunan Abu Dawud, n°2975
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : AbulBakhtari a dit : J’ai entendu d’un homme un récit qui m’a plu. Je lui ai dit : « Écris-le-moi. » Il me l’a donc apporté clairement écrit. (Il disait) : Al-Abbas et Ali sont venus voir Omar alors que Talhah, az-Zubayr, AbdurRahman et Sa’d étaient avec lui. Ils (al-Abbas et Ali) étaient en désaccord. Omar a dit à Talhah, az-Zubayr, AbdurRahman et Sa’d : « Ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Tous les biens du Prophète ﷺ sont une aumône (sadaqah), sauf ce qu’il a prévu pour sa famille pour leur subsistance et leurs vêtements. Nous ne sommes pas hérités.” » Ils ont répondu : « Oui, bien sûr. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dépenser de ses biens pour sa famille, et de donner le reste en aumône (sadaqah). Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite décédé, et Abu Bakr a gouverné pendant deux ans. Il agissait de la même manière que le Messager d’Allah ﷺ. » Il a ensuite mentionné un extrait du récit de Malik ibn Aws
- Sunan Abu Dawud, n°2982
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Yazid ibn Hurmuz a dit que lorsque Najdah al-Haruri a accompli le hajj sous le règne d’Ibn az-Zubayr, il a envoyé quelqu’un demander à Ibn Abbas au sujet de la part des proches (dans le cinquième). Il demanda : « Pour qui penses-tu qu’elle est ? » Ibn Abbas répondit : « Pour les proches du Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ la leur a attribuée. ‘Umar nous l’a présentée mais nous avons estimé qu’elle était inférieure à notre droit. Nous l’avons donc refusée et rendue. »
- Sunan Abu Dawud, n°2984
Rapporté par Ali ibn Abi Talib رضي الله عنه : Moi, al-Abbas, Fatimah et Zayd ibn Harithah nous sommes réunis auprès du Prophète ﷺ et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, si tu penses nous attribuer notre part dans ce cinquième (du butin), comme mentionné dans le Livre d’Allah, et que je la partage de ton vivant afin que personne ne me la conteste après toi, alors fais-le. » Il l’a fait. Il dit : « Je l’ai partagée du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Abu Bakr me l’a ensuite attribuée. Vers la fin du califat de ‘Umar, beaucoup de biens sont arrivés et il a prélevé notre part. Je lui ai dit : “Cette année, nous sommes à l’aise, mais les musulmans sont dans le besoin, alors rends-leur cette part.” Il l’a donc rendue aux musulmans. Après ‘Umar, plus personne ne m’a appelé pour cela. Lorsque je suis sorti de chez ‘Umar, j’ai croisé al-Abbas qui m’a dit : “Ali, aujourd’hui tu nous as privés d’une chose qui ne nous sera jamais rendue.” Il était vraiment un homme sage. »
- Sunan Abu Dawud, n°2985
Rapporté par AbdulMuttalib ibn Rabi’ah ibn al-Harith رضي الله عنه : Son père, Rabi’ah ibn al-Harith, et Abbas ibn al-Muttalib dirent à AbdulMuttalib ibn Rabi’ah et à al-Fadl ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ et dites-lui : Ô Messager d’Allah, nous sommes désormais en âge de nous marier, comme tu le vois, et nous souhaitons nous marier. Ô Messager d’Allah, tu es le plus bienveillant des gens et le meilleur pour unir les couples. Nos pères n’ont rien pour payer notre dot. Désigne-nous comme collecteurs de la zakat, ô Messager d’Allah, nous te donnerons ce que les autres collecteurs te donnent, et nous profiterons du reste. » Ali رضي الله عنه vint à nous alors que nous étions dans cette situation. Il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Non, par Allah, il ne nommera aucun de vous collecteur de la zakat.” » Rabi’ah lui dit : « C’est ta situation ; tu as obtenu ce lien avec le Messager d’Allah ﷺ par le mariage, mais nous ne t’en avons pas voulu. » Ali posa alors son manteau à terre, s’allongea dessus et dit : « Je suis le père de Hasan, le chef. Par Allah, je ne quitterai pas cet endroit avant que vos fils ne reviennent avec une réponse à la question pour laquelle vous les avez envoyés voir le Prophète ﷺ. » AbdulMuttalib dit : « Al-Fadl et moi sommes allés vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Nous avons constaté que la prière du midi en groupe avait déjà commencé. Nous avons donc prié avec les gens. Ensuite, nous nous sommes précipités vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Ce jour-là, il était chez Zaynab, fille de Jahsh. Nous sommes restés debout jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. Il a attrapé mon oreille et celle d’al-Fadl, puis a dit : “Dites ce que vous avez sur le cœur.” Il est ensuite entré et nous a permis d’entrer. Nous sommes entrés, et un moment, nous nous sommes demandé qui parlerait. Finalement, j’ai parlé, ou c’est al-Fadl qui a parlé (le narrateur, Abdullah, n’était pas sûr). Il lui a exposé la demande pour laquelle nos pères nous avaient envoyés. Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux un instant et a levé les yeux vers le plafond de la pièce. Il a pris tellement de temps que nous avons cru qu’il ne nous répondrait pas. Pendant ce temps, nous avons vu Zaynab nous faire signe de la main derrière le voile pour nous demander de patienter, car le Messager d’Allah ﷺ réfléchissait à notre demande. Puis il a baissé la tête et nous a dit : “Cette zakat est une impureté des biens des gens. Elle n’est pas licite pour Muhammad ni pour la famille de Muhammad. Appelez Nawfal ibn al-Harith.” Nawfal ibn al-Harith fut donc appelé. Il dit : “Nawfal, marie AbdulMuttalib à ta fille.” Nawfal me maria donc à sa fille. Le Prophète ﷺ dit ensuite : “Appelez Mahmiyyah ibn Jaz’i.” C’était un homme des Banu Zubayd que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé collecteur du cinquième. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : “Marie al-Fadl à ta fille.” Il le fit. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : “Levez-vous et payez la dot de leur part à partir du cinquième, tant.” (Abdullah ibn al-Harith n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sunan Abu Dawud, n°3001
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a vaincu les Quraysh lors de la bataille de Badr et est arrivé à Médine, il a rassemblé les Juifs au marché des Banu Qaynuqa et leur a dit : “Ô communauté juive, acceptez l’islam avant de subir un malheur comme celui qu’ont connu les Quraysh.” Ils ont répondu : “Muhammad, ne te laisse pas tromper en pensant que tu as tué quelques hommes des Quraysh qui étaient inexpérimentés et ne savaient pas se battre. Si tu avais combattu contre nous, tu aurais vu ce dont nous sommes capables. Tu n’as jamais affronté des gens comme nous.” Allah le Très-Haut a alors révélé ce verset : « Dis à ceux qui rejettent la foi : ‘Bientôt vous serez vaincus…’ Un groupe combattait pour la cause d’Allah, l’autre résistait à Allah. » »
- Sunan Abu Dawud, n°3021
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Al-Abbas ibn AbdulMuttalib a amené Abu Sufyan ibn Harb au Messager d’Allah ﷺ l’année de la conquête (de La Mecque). Abu Sufyan a embrassé l’islam à Marr az-Zahran. Al-Abbas a dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est un homme qui aime se distinguer, peux-tu faire quelque chose pour lui ? » Il a répondu : « Oui, celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, et celui qui ferme sa porte sera en sécurité. »
- Sunan Abu Dawud, n°3022
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ s’est arrêté à Marr az-Zahran, Al-Abbas a dit : « J’ai pensé, par Allah, que si le Messager d’Allah ﷺ entrait à La Mecque avec l’armée par la force avant que les Quraysh ne viennent à lui demander sa protection, ce serait leur perte totale. J’ai donc monté la mule du Messager d’Allah ﷺ en me disant : Peut-être trouverai-je quelqu’un qui ira prévenir les gens de La Mecque de la situation du Messager d’Allah ﷺ, afin qu’ils viennent lui demander sa protection. En chemin, j’ai entendu Abu Sufyan et Budayl ibn Warqa’ parler. J’ai dit : “Ô Abu Hanzalah !” Il a reconnu ma voix et a dit : “Abul Fadl ?” J’ai répondu : “Oui.” Il a demandé : “Qui est avec toi, que mes parents te soient sacrifiés ?” J’ai dit : “Voici le Messager d’Allah ﷺ et son peuple avec lui.” Il a demandé : “Quelle est la voie de sortie ?” Il est monté derrière moi, et son compagnon est reparti. Le matin venu, je l’ai amené au Messager d’Allah ﷺ et il a embrassé l’islam. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est un homme qui aime se distinguer, fais quelque chose pour lui.” Il a répondu : “Oui, celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan est en sécurité ; celui qui ferme sa porte sur lui est en sécurité ; et celui qui entre dans la mosquée est en sécurité.” Les gens se sont alors dispersés dans leurs maisons et dans la mosquée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3029
Ibn ‘Abbas a dit que le Prophète ﷺ a donné trois instructions en disant : « Expulsez les polythéistes d’Arabie, récompensez les délégations comme je l’ai fait. » Ibn ‘Abbas a dit : « Soit il n’a pas mentionné la troisième, soit j’ai oublié. » Al Humaidi a rapporté d’après Sufyan que Sulaiman a dit : « Je ne sais pas si Sa’id a mentionné la troisième et que j’ai oublié, ou s’il ne l’a pas mentionnée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3032
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas correct d’avoir deux qiblahs dans un même pays. »
- Sunan Abu Dawud, n°3041
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a conclu un accord de paix avec les gens de Najran à condition qu’ils versent aux musulmans deux mille habits, la moitié en Safar et l’autre moitié en Rajab, et qu’ils prêtent aux musulmans trente cottes de mailles, trente chevaux, trente chameaux et trente armes de chaque type utilisé au combat. Les musulmans devront leur garantir la restitution de ces objets en cas de complot ou de trahison au Yémen. Aucune de leurs églises ne sera détruite et aucun de leurs religieux ne sera expulsé. Leur religion ne sera pas interrompue tant qu’ils n’apporteront rien de nouveau ou ne pratiqueront pas l’usure. Isma’il a dit : Ils ont pratiqué l’usure. Abu Dawud a dit : S’ils violent une clause du traité, cela sera considéré comme une nouveauté
- Sunan Abu Dawud, n°3042
Ibn ‘Abbas a dit : « Quand le Prophète des Perses est mort, Iblis (Satan) les a conduits vers le mazdéisme. »
- Sunan Abu Dawud, n°3044
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un homme des Usbadhiyin du peuple de Bahrayn, qui étaient les mages de Hajar, est venu voir le Messager d’Allah ﷺ, est resté quelque temps avec lui, puis est sorti. Je lui ai demandé : « Qu’ont décidé Allah et Son Messager pour toi ? » Il a répondu : « Le mal. » J’ai dit : « Tais-toi. » Il a dit : « L’islam ou la mort. » AbdurRahman ibn Awf a dit : « Il a accepté la jizyah d’eux. » Ibn Abbas a dit : « Les gens ont suivi la parole d’AbdurRahman ibn Awf et ont laissé de côté ce que j’ai entendu de l’Usbadhi. »
- Sunan Abu Dawud, n°3053
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La jizyah ne doit pas être imposée à un musulman. »
- Sunan Abu Dawud, n°3062
Rapporté par Amr ibn Awf al-Muzani رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a accordé comme fief à Bilal ibn al-Muzani les mines d’al-Qabaliyyah, celles qui sont en amont et celles qui sont en aval, ainsi que les terres cultivables à Quds. Il ne lui a pas donné de terres appartenant à un musulman. Le Prophète ﷺ a rédigé un document pour lui, disant : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce que le Messager d’Allah ﷺ a accordé à Bilal ibn Harith al-Muzani : il lui a donné les mines d’al-Qabaliyyah, celles qui sont en amont et celles qui sont en aval, et les terres cultivables à Quds. Il ne lui a pas donné le droit d’un autre musulman. » Abu Uwais a dit : Une tradition similaire m’a été rapportée par Thawr b. Zaid, affranchi des Banu al-Dail b. Bakr b. Kinahah, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°3063
Rapporté par Amr ibn Awf al-Muzani رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a accordé comme fief à Bilal ibn Harith al-Muzani les mines d’al-Qabaliyyah, celles qui sont en amont et celles qui sont en aval. Le narrateur, Ibn an-Nadr, a ajouté : « ainsi que Jars et Dhat an-Nusub. » La version convenue dit : « et les terres cultivables à Quds. » Il n’a pas accordé à Bilal ibn al-Harith le droit d’un autre musulman. Le Prophète ﷺ lui a écrit un document : « Voici ce que le Messager d’Allah ﷺ a accordé à Bilal ibn al-Harith al-Muzani : il lui a donné les mines d’al-Qabaliyyah, celles qui sont en amont et celles qui sont en aval, et les terres cultivables à Quds. Il ne lui a pas donné le droit d’un autre musulman. » Le narrateur Abu Uways a dit : Une tradition similaire m’a été transmise par Thawr ibn Zayd, d’après Ikrimah, d’après Ibn Abbas, du Prophète ﷺ. Ibn an-Nadr a ajouté : Ubayy ibn Ka’b l’a écrite
- Sunan Abu Dawud, n°3103
Rapporté par Abd Allah ibn Abbas رضي الله عنه : Abd al-Rahman ibn Awf a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Lorsque vous apprenez qu’une épidémie sévit dans un territoire, n’y allez pas. Si elle éclate là où vous êtes, ne partez pas en fuyant. » Par « épidémie », il parlait de la peste
- Sunan Abu Dawud, n°3106
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un rend visite à un malade dont l’heure de la mort n’est pas encore venue et dit sept fois en sa présence : “Je demande à Allah, le Tout-Puissant, Seigneur du Trône immense, de te guérir”, Allah le guérira de cette maladie. »
- Sunan Abu Dawud, n°3134
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné d’enlever les armes et les peaux des martyrs d’Uhud, et qu’ils soient enterrés avec leur sang et leurs vêtements
- Sunan Abu Dawud, n°3153
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a été enveloppé dans trois vêtements fabriqués à Najran : deux vêtements et une chemise dans laquelle il est décédé. Abu Dawud a dit : Le narrateur Uthman a précisé : Trois vêtements : deux vêtements rouges et une chemise dans laquelle il est décédé
- Sunan Abu Dawud, n°3170
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : « Si un musulman meurt et que quarante hommes qui n’associent rien à Allah prient sur son cercueil, Allah les acceptera comme intercesseurs pour lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3193
Yahya ibn Subayh a dit : Ammar, affranchi d’al-Harith ibn Nawfal, m’a raconté qu’il avait assisté aux funérailles de Umm Kulthum et de son fils. Le corps du garçon a été placé près de l’imam. Je m’y suis opposé. Parmi les gens présents, il y avait Ibn Abbas, Abou Sa’id al-Khudri, Abou Qatadah et Abou Hourayra. Ils ont dit : « C’est la sunna (la pratique établie du Prophète). »
- Sunan Abu Dawud, n°3196
Rapporté par Al-Sha’bi : Le Messager d’Allah ﷺ est passé près d’une tombe fraîchement creusée. Ils se sont alignés et ont prononcé quatre takbirs sur elle. J’ai demandé à al-Sha’bi : « Qui t’a raconté cela ? » Il a répondu : « Une personne fiable, en présence de Abd Allah ibn Abbas. »
- Sunan Abu Dawud, n°3198
Rapporté par Talhah ibn Abd Allah ibn Awf : J’ai prié sur un défunt avec Ibn Abbas. Il a récité la sourate Al-Fatiha et a dit : « C’est la sunna. »
- Sunan Abu Dawud, n°3208
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La niche sur le côté de la tombe est pour nous, et la fosse au centre est pour les autres. »
- Sunan Abu Dawud, n°3236
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a maudit les femmes qui visitent les tombes, celles qui construisent des mosquées dessus et qui y installent des lampes
- Sunan Abu Dawud, n°3238
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : On a amené au Messager d’Allah ﷺ un homme en état d’ihram qui avait été jeté à terre par sa chamelle, s’était brisé le cou et était mort. Il a alors dit : « Enveloppez-le dans ses deux vêtements, lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, mais ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la talbiyah. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Il y a cinq règles dans ce hadith : « Enveloppez-le dans ses deux vêtements », c’est-à-dire que le mort doit être enveloppé dans ses deux vêtements. « Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus », c’est-à-dire que le lavage doit toujours se faire avec des feuilles de lotus. Ne mettez aucun parfum près de lui. Le linceul doit être pris sur les biens du défunt
- Sunan Abu Dawud, n°3239
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Une tradition similaire a aussi été rapportée par Ibn ‘Abbas à travers une autre chaîne de narrateurs. Cette version dit : « Enveloppez-le dans deux vêtements. » Abu Dawud a dit : Le narrateur Sulaiman a dit qu’Ayyub a dit : « ses deux vêtements », ‘Amr a dit : « deux vêtements », Ibn ‘Ubaid a dit qu’Ayyub a dit : « dans deux vêtements » et ‘Amr a dit : « dans ses deux vêtements. » Sulaiman est le seul à avoir ajouté : « ne mettez aucun parfum sur lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3240
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Une tradition similaire a aussi été rapportée par Ibn ‘Abbas à travers une autre chaîne de transmetteurs, comme l’a rapporté Sulaiman en disant : « dans deux vêtements. »
- Sunan Abu Dawud, n°3241
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Un homme en état d’ihram a été jeté à terre par sa chamelle, il s’est brisé le cou et il est mort. On l’a amené au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Lavez-le et enveloppez-le, mais ne couvrez pas sa tête et ne mettez aucun parfum sur lui, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la talbiyah. »
- Sunan Abu Dawud, n°3267
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Abu Bakr a demandé au Prophète ﷺ de prêter serment. Le Prophète ﷺ a dit : « Ne demande pas un serment. »
- Sunan Abu Dawud, n°3268
Rapporté par Ibn Abbas : Abu Huraira a rapporté qu’un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « J’ai fait un rêve cette nuit », puis il l’a raconté. Abu Bakr l’a interprété. Le Prophète ﷺ a dit : « Tu as partiellement raison et partiellement tort. » Il a ensuite dit : « Je t’en conjure, Messager d’Allah, que mon père soit sacrifié pour toi, dis-moi où j’ai fait une erreur. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ne demande pas un serment. »
- Sunan Abu Dawud, n°3269
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été rapportée par Ibn Abbas par une autre chaîne de transmetteurs. Dans cette version, il n’est pas fait mention du mot « serment ». Il est dit : « Il ne l’a pas informé. »
- Sunan Abu Dawud, n°3275
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Deux hommes ont présenté leur différend au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ a demandé au plaignant d’apporter une preuve, mais il n’en avait pas. Il a donc demandé au défendeur de jurer. Il a juré par Allah : « Il n’y a de dieu que Lui. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Oui, tu l’as fait, mais tu as été pardonné grâce à la sincérité de la parole : “Il n’y a de dieu qu’Allah.” » Abu Dawud a dit : Cette tradition signifie qu’il ne lui a pas ordonné de faire l’expiation
- Sunan Abu Dawud, n°3285
Rapporté par Ikrimah ibn Abu Jahl : Le Prophète ﷺ a dit : « Je jure par Allah, je combattrai les Quraysh ; je jure par Allah, je combattrai les Quraysh ; je jure par Allah, je combattrai les Quraysh. » Puis il a ajouté : « Si Allah le veut. » Abu Dawud a dit : Plusieurs personnes ont rapporté ce hadith de Sharik, de Simak, de ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbas qui l’a rapporté du Prophète ﷺ : « Mais il ne les a pas combattus. »
- Sunan Abu Dawud, n°3295
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Messager d’Allah, ma sœur a fait le vœu d’accomplir le hajj à pied. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allah ne tire aucun bien de l’épreuve que ta sœur s’est imposée. Qu’elle fasse le hajj à dos de monture et qu’elle expie son serment. »
- Sunan Abu Dawud, n°3296
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La sœur de ‘Uqbah b. ‘Amir avait fait le vœu d’aller à pied jusqu’à la Ka‘bah. Le Prophète ﷺ a alors ordonné qu’elle monte à dos de monture et qu’elle sacrifie un animal
- Sunan Abu Dawud, n°3297
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque le Prophète ﷺ a été informé que la sœur de ‘Uqbah b. ‘Amir avait fait le vœu d’accomplir le Hajj à pied, il a dit : « Allah n’a pas besoin de son vœu. Ordonnez-lui de monter à dos de monture. » Abu Dawud a dit : Sa’ib b. ‘Arubah a transmis une tradition similaire. Khalid a aussi transmis une tradition semblable de la part de ‘Ikrimah, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3300
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Alors que le Prophète ﷺ prêchait, un homme était debout en plein soleil. Il a demandé qui c’était. On lui a dit : « C’est Abu Isra’il, qui a fait le vœu de rester debout sans s’asseoir, ni aller à l’ombre, ni parler, mais de jeûner. » Il a alors dit : « Ordonnez-lui de parler, d’aller à l’ombre, de s’asseoir et de terminer son jeûne. »
- Sunan Abu Dawud, n°3302
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ, alors qu’il faisait le tour de la Ka‘bah, est passé devant un homme qu’on conduisait avec un anneau dans le nez comme une bride. Le Prophète ﷺ l’a coupé de sa main et a ordonné qu’on le guide en le tenant par la main
- Sunan Abu Dawud, n°3303
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : La sœur de Uqbah ibn Amir avait fait le vœu de faire le hajj à pied, mais elle n’en avait pas la capacité. Le Prophète ﷺ a dit : « Allah n’a pas besoin que ta sœur marche. Qu’elle monte et offre un chameau en sacrifice. »
- Sunan Abu Dawud, n°3307
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Sa‘d b. ‘Ubadah a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Ma mère est décédée sans avoir accompli le vœu qu’elle avait fait. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Accomplis-le à sa place. »
- Sunan Abu Dawud, n°3308
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Une femme a fait un voyage et a promis de jeûner un mois si Allah lui permettait d’arriver à destination en sécurité. Allah l’a fait arriver en sécurité, mais elle est morte avant de pouvoir jeûner. Sa fille ou sa sœur (le rapporteur n’est pas sûr) est venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Il a alors ordonné de jeûner à sa place
- Sunan Abu Dawud, n°3310
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et lui a dit qu’il restait un mois de jeûne à accomplir pour sa mère décédée. « Puis-je les accomplir à sa place ? » Il a demandé : « Si ta mère avait une dette à payer, la paierais-tu ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « La dette envers Allah est celle qui mérite le plus d’être acquittée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3322
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un fait un vœu sans le préciser, son expiation est la même que pour un serment. Si quelqu’un fait le vœu d’accomplir un acte de désobéissance, son expiation est la même que pour un serment. Si quelqu’un fait un vœu qu’il ne peut pas accomplir, son expiation est la même que pour un serment. Mais si quelqu’un fait un vœu qu’il peut accomplir, il doit le faire. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par Waki‘ et d’autres, d’après ‘Abd Allah b. Sa‘id b. Abi al-Hind, mais ils ne l’ont pas attribuée au-delà d’Ibn ‘Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°3328
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un homme a attrapé son débiteur qui lui devait dix dinars. Il lui a dit : « Par Allah, je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m’auras pas remboursé ou que tu n’auras pas trouvé une garantie. » Le Prophète ﷺ s’est porté garant pour lui. Ensuite, il a apporté la somme promise. Le Prophète ﷺ lui a demandé : « D’où viens-tu d’obtenir cet or ? » Il a répondu : « D’une mine. » Il a dit : « Nous n’en avons pas besoin ; il n’y a rien de bon là-dedans. » Puis le Messager d’Allah ﷺ a payé la dette à sa place
- Sunan Abu Dawud, n°3340
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le poids de référence est celui des gens de La Mecque, et la mesure de référence est celle des gens de Médine. » Abu Dawud a dit : Al-Firyabi et Abu Ahmad l’ont aussi transmis de Sufyan de façon similaire, et (Ibn Dukain) est d’accord avec eux sur le texte. La version de Abu Ahmad dit : « d’après Ibn ‘Abbas » au lieu de Ibn ‘Umar. Cela a aussi été transmis par al-Walid ibn Muslim d’après Hanzalah. Cette version dit : « le poids de Médine et la mesure de La Mecque. » Abu Dawud a dit : Il y a une variation dans le texte de la version rapportée par Malik ibn Dinar d’après ‘Ata’ du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3344
Un récit similaire a aussi été transmis par Ibn ‘Abbas par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version dit : « Le Prophète a acheté un veau à une caravane, mais il n’avait pas d’argent sur lui. Il l’a ensuite revendu avec un bénéfice et a donné ce bénéfice en aumône aux pauvres et aux veuves des Banu ‘Abd al-Muttalib. Il a ensuite dit : “Je n’achèterai plus rien à l’avenir sans avoir d’argent avec moi.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3389
Amr ibn Dinar a dit : J’ai entendu Ibn Umar رضي الله عنه dire : « Nous ne voyions aucun mal dans le métayage jusqu’à ce que j’entende Rafi’ ibn Khadij dire : Le Messager d’Allah ﷺ l’a interdit. » J’en ai parlé à Tawus. Il a dit : « Ibn Abbas m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ ne l’avait pas interdit, mais a dit : “Il vaut mieux que l’un de vous prête à son frère plutôt que de fixer une part à recevoir de lui.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3410
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a conquis Khaybar et a stipulé que toute la terre, l’or et l’argent lui appartiendraient. Les gens de Khaybar ont dit : « Nous connaissons mieux la terre que vous ; donnez-la-nous à condition que vous receviez la moitié de la production et que nous ayons l’autre moitié. » Il la leur a donc donnée à cette condition. Quand le moment de la récolte des dattes est arrivé, il a envoyé ‘Abd Allah b. Rawahah pour évaluer la quantité de fruits des palmiers. C’est ce que les gens de Médine appellent khars (évaluation). Il disait : « Dans ces palmiers, il y a telle quantité (de production). » Ils disaient : « Tu as surestimé la quantité, Ibn Rawahah. » Il disait : « Je prends d’abord la responsabilité d’évaluer les fruits des palmiers et je vous donne la moitié de ce que j’ai dit. » Ils disaient : « C’est juste, et c’est sur cette équité que reposent les cieux et la terre. Nous sommes d’accord pour prendre la quantité que tu as dite. »
- Sunan Abu Dawud, n°3423
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait faire une saignée et a donné un salaire au ventouseur. S’il avait considéré cela comme impur, il ne lui aurait pas donné de salaire
- Sunan Abu Dawud, n°3439
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit à un citadin de vendre pour le compte d’un homme du désert. J’ai demandé : Que veux-tu dire par la vente d’un citadin pour un homme du désert ? Il a répondu : Il ne doit pas être son courtier
- Sunan Abu Dawud, n°3463
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine, les gens payaient d’avance pour des fruits, pour un, deux ou trois ans. Il a dit : « Ceux qui paient d’avance pour quelque chose doivent le faire pour une quantité et un poids déterminés, avec un délai fixé. »
- Sunan Abu Dawud, n°3482
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le prix payé pour un chien ; si quelqu’un vient demander le prix d’un chien, remplis sa main de poussière
- Sunan Abu Dawud, n°3488
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ assis près de la Pierre Noire (ou à un coin de la Ka'bah). Il a dit : Il (le Prophète) leva les yeux vers le ciel et sourit, puis il dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs ! » Il le répéta trois fois. Allah leur a interdit la graisse (des animaux morts naturellement) ; ils l’ont vendue et ont profité de son prix. Quand Allah interdit la consommation d’une chose à un peuple, Il en interdit aussi le prix. La version de Khalid b. 'Abd Allah al-Tahhan ne contient pas les mots « J’ai vu ». Elle dit : « Qu’Allah détruise les Juifs ! »
- Sunan Abu Dawud, n°3496
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un achète du grain, il ne doit pas le vendre avant de l’avoir mesuré. » Abu Bakr ajoute dans sa version : J’ai demandé à Ibn 'Abbas : « Pourquoi ? » Il a répondu : « Ne vois-tu pas qu’ils vendent (le grain) contre de l’or, alors que le grain est encore chez le vendeur ? »
- Sunan Abu Dawud, n°3497
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un achète du grain, il ne doit pas le vendre avant d’en avoir pris possession. » Sulaiman b. Harb a dit : « Avant de l’avoir reçu en totalité. » Musaddad ajoute : Ibn 'Abbas a dit : « Et je pense que tout est comme le grain. »
- Sunan Abu Dawud, n°3498
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai vu qu’à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, les gens étaient réprimandés lorsqu’ils achetaient du grain sur place et le revendaient sans l’avoir transporté chez eux
- Sunan Abu Dawud, n°3538
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui cherche à reprendre un cadeau est comme celui qui revient à son vomi. » Hammam a dit : « Et Qatadah a dit : Nous considérons le fait de vomir comme interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°3539
Rapporté par Abdullah Ibn Umar رضي الله عنه et Abdullah Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à un homme de faire un don ou d’offrir un cadeau puis de le reprendre, sauf pour un père concernant ce qu’il donne à son enfant. Celui qui reprend un cadeau est comme un chien qui mange à satiété, vomit, puis revient à son vomi. »
- Sunan Abu Dawud, n°3576
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Si quelqu’un ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé, il n’est pas meilleur qu’un mécréant », jusqu’à « injustes ». Ces trois versets ont été révélés à propos des Juifs, en particulier concernant Quraizah et al-Nadir
- Sunan Abu Dawud, n°3590
Ibn 'Abbas a dit : Le verset du Coran : « S’ils viennent à toi, juge entre eux ou détourne-toi d’eux » a été abrogé par le verset : « Juge entre eux selon ce qu’Allah a révélé. »
- Sunan Abu Dawud, n°3591
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Lorsque ce verset a été révélé : « S’ils viennent à toi, juge entre eux ou détourne-toi d’eux… Si tu juges, fais-le avec équité », Banu an-Nadir payaient la moitié du prix du sang s’ils tuaient quelqu’un de Banu Qurayzah. Mais lorsque Banu Qurayzah tuaient quelqu’un de Banu an-Nadir, ils payaient le prix du sang complet. Le Messager d’Allah ﷺ a alors rendu la justice égale entre eux
- Sunan Abu Dawud, n°3606
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme de Banu Sahm est parti avec Tamim ad-Dari et Adi ibn Badda’. L’homme de Banu Sahm est décédé dans un endroit où il n’y avait aucun musulman. Quand ils sont revenus avec son héritage, les héritiers n’ont pas trouvé une coupe en argent ornée de lignes d’or parmi ses biens. Le Messager d’Allah ﷺ leur a fait prêter serment. La coupe a ensuite été retrouvée à La Mecque. On a dit : « Nous l’avons achetée à Tamim et Adi. » Deux hommes parmi les héritiers se sont alors levés et ont juré : « Notre témoignage est plus fiable que le leur. » Ils ont affirmé que la coupe appartenait à leur parent. Ibn Abbas a dit : « Le verset suivant a été révélé à leur sujet : “Ô vous qui croyez ! Lorsque la mort s’approche de l’un de vous…” »
- Sunan Abu Dawud, n°3608
Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a rendu un jugement sur la base d’un serment et d’un seul témoin
- Sunan Abu Dawud, n°3619
Ibn Abi Mulaikah a dit : Ibn ‘Abbas m’a écrit que le Messager d’Allah ﷺ avait décidé que le défendeur devait prêter serment
- Sunan Abu Dawud, n°3620
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Saint Prophète ﷺ a dit à un homme à qui il demandait de prêter serment : « Jure par Allah, en dehors de qui il n’y a pas de divinité, que tu ne possèdes rien qui appartienne à cet homme, c’est-à-dire au plaignant. »
- Sunan Abu Dawud, n°3659
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Vous entendez de moi, d’autres entendront de vous, et des gens entendront de ceux qui auront entendu de vous. »
- Sunan Abu Dawud, n°3672
Ibn Abbas a dit : Le verset coranique : « Ô vous qui croyez, n’approchez pas de la prière l’esprit troublé jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites », et le verset : « Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : Il y a en eux un grand péché et quelques profits pour les gens », ont été abrogés par le verset de la sourate al-Ma’ida : « Ô vous qui croyez, les boissons enivrantes, les jeux de hasard, les pierres... »
- Sunan Abu Dawud, n°3680
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Toute boisson enivrante est du khamr (vin) et toute boisson enivrante est interdite. Si quelqu’un boit du vin, Allah n’acceptera pas sa prière pendant quarante jours, mais s’il se repent, Allah acceptera son repentir. S’il recommence une quatrième fois, il est obligatoire pour Allah de lui faire boire la tinat al-khabal. » On lui demanda : « Qu’est-ce que la tinat al-khabal, Messager d’Allah ? » Il répondit : « C’est le pus qui coule des blessures des habitants de l’Enfer. » Si quelqu’un en fait boire à un enfant qui ne distingue pas le licite de l’illicite, il est obligatoire pour Allah de lui faire boire le pus qui coule des blessures des habitants de l’Enfer
- Sunan Abu Dawud, n°3690
Ibn ‘Umar et Ibn ‘Abbas ont dit : « Nous attestons que le Messager d’Allah ﷺ a interdit l’utilisation des gourdes, des jarres vertes, des récipients enduits de poix et des troncs de palmier évidés. »
- Sunan Abu Dawud, n°3691
Abd Allah ibn ‘Umar a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le nabidh (vin de dattes) dans les jarres. J’ai été surpris par sa déclaration : « L’Envoyé d’Allah ﷺ a interdit le nabidh dans les jarres. » Je suis alors allé voir Ibn ‘Abbas et je lui ai demandé : « As-tu entendu ce que dit Ibn ‘Umar ? » Il a demandé : « Qu’a-t-il dit ? » J’ai dit : « L’Envoyé d’Allah ﷺ a interdit le nabidh dans les jarres. » Il a répondu : « Il a dit vrai. L’Envoyé d’Allah ﷺ a interdit le nabidh dans les jarres. » J’ai demandé : « Qu’est-ce que les jarres ? » Il a répondu : « Tout ce qui est fait en argile. »
- Sunan Abu Dawud, n°3692
Ibn ‘Abbas a dit : La délégation de ‘Abd al-Qais est venue auprès du Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Nous sommes la tribu de Rabi’ah, et les infidèles de Mudar sont entre nous et toi. Nous ne pouvons venir te voir que pendant le mois sacré. Donne-nous un ordre clair que nous pourrons suivre et transmettre à ceux qui sont restés chez nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : Croire en Allah, témoigner qu’il n’y a de dieu qu’Allah » – et il l’a exprimé en joignant ses mains. Dans la version de Musadad : « La foi en Allah », et il leur a expliqué : « Le témoignage qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, le paiement de la zakat et le fait de donner la part impure du butin. Je vous interdis l’utilisation des citrouilles, des jarres vertes, des récipients enduits de poix et des troncs de palmier évidés. » Dans la version d’Ibn ‘Ubaid, il y a le mot muqayyar (récipients enduits de poix) au lieu de naqir (troncs évidés). La version de Musaddad mentionne naqir et muqayyar (poix) ; il n’a pas mentionné muzaffat (récipients enduits de poix). Abu Dawud a dit : Le nom d’Abu Jamrah est Nasr ibn ‘Imran al-Duba’i
- Sunan Abu Dawud, n°3694
Dans l’histoire de la délégation d’AbdulQays, Ibn Abbas a dit : Ils ont demandé : « Dans quoi devons-nous boire, Prophète d’Allah ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Utilisez les outres en peau qui sont fermées par un lien. »
- Sunan Abu Dawud, n°3696
Ibn ‘Abbas a dit : La délégation de ‘Abd al-Qais a demandé (au Prophète) : « Dans quels récipients devons-nous boire ? » Il (le Prophète) a répondu : « Ne buvez pas dans les citrouilles, les récipients enduits de poix et les troncs évidés, et faites macérer les dattes dans des outres en peau. » Ils ont demandé : « Messager d’Allah, si cela fermente ? » Il répondit : « Ajoutez-y de l’eau. » Ils ont demandé : « Messager d’Allah... » (répétant la même question). Il leur répondit une troisième ou une quatrième fois : « Jetez-la. » Il a ensuite dit : « Allah m’a interdit, ou Il m’a interdit le vin, les jeux de hasard et le tambour (kubah). » Il a dit : « Toute boisson enivrante est illicite. » Sufyan a dit : J’ai demandé à ‘Ali ibn Badhimah ce qu’était le kubah. Il a répondu : « Un tambour. »
- Sunan Abu Dawud, n°3709
Qatadah a rapporté de la part de Jabir ibn Zaid et de ‘Ikrimah qu’ils désapprouvaient la boisson faite uniquement à partir de dattes pas mûres. Ils ont rapporté cela d’après Ibn Abbas رضي الله عنه, qui a dit : « J’ai peur que ce ne soit du muzza, dont (les gens de) ‘Abd al-Qais avaient été interdits. » J’ai demandé à Qatadah : « Qu’est-ce que le muzza ? » Il a répondu : « C’est une boisson de dattes préparée dans une jarre verte ou dans des récipients enduits de poix. »
- Sunan Abu Dawud, n°3713
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : « On faisait tremper des raisins secs pour le Prophète ﷺ, et il en buvait le matin et la nuit suivante, puis le lendemain matin et la nuit suivante. Ensuite, il ordonnait qu’on en donne à boire aux serviteurs ou qu’on le jette. » Abu Dawud a dit : « Donner à boire aux serviteurs » signifie avant que la boisson ne se gâte
- Sunan Abu Dawud, n°3719
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : « L’Envoyé d’Allah ﷺ a interdit de boire à l’embouchure d’une outre, de monter un animal qui se nourrit d’impuretés, et de manger un animal tué en captivité. » Abu Dawud a dit : « Jallalah » désigne un animal qui mange des saletés et des impuretés
- Sunan Abu Dawud, n°3728
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de souffler ou de respirer dans un récipient
- Sunan Abu Dawud, n°3730
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : J’étais dans la maison de Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ est entré accompagné de Khalid ibn al-Walid. On lui a apporté deux lézards rôtis (dabb) posés sur des bâtons. Le Messager d’Allah ﷺ a craché. Khalid a dit : « Je pense que tu n’aimes pas cela, Messager d’Allah. » Il a répondu : « Oui. » Ensuite, on a apporté du lait au Messager d’Allah ﷺ, et il en a bu. Puis il a dit : « Quand l’un de vous mange, qu’il dise : “Ô Allah, bénis-nous ce repas et accorde-nous mieux.” Quand il reçoit du lait à boire, qu’il dise : “Ô Allah, bénis-nous ce lait et accorde-nous-en davantage, car il n’y a pas d’aliment ou de boisson qui rassasie autant que le lait.” » Abu Dawud a dit : Ceci est la version de Musaddad
- Sunan Abu Dawud, n°3753
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas : Quand le verset : « Ô vous qui croyez ! Ne mangez pas vos biens entre vous de façon injuste, mais faites du commerce d’un commun accord » a été révélé, un homme a cru qu’il était interdit de manger chez quelqu’un d’autre après cette révélation. Ensuite, ce verset de la sourate an-Nur a été révélé : « Il n’y a pas de mal à manger ensemble ou séparément. » Après cela, lorsqu’un homme riche invitait quelqu’un de son peuple à manger chez lui, il disait : « Je pense que c’est un péché d’en manger, et un pauvre y a plus droit que moi. » Le mot arabe « tajannah » signifie péché ou faute. Il a ensuite été permis de manger ce sur quoi le nom d’Allah a été prononcé, et il a été permis de manger la viande des animaux abattus par les gens du Livre
- Sunan Abu Dawud, n°3754
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a interdit de manger la nourriture de deux personnes qui se disputent entre elles. Abu Dawud a dit : La plupart de ceux qui l’ont rapporté de Jarir n’ont pas mentionné le nom d’Ibn Abbas. Harun al-Nahwi l’a mentionné, mais Hammad bin Zaid ne l’a pas cité
- Sunan Abu Dawud, n°3760
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ sortit des toilettes et on lui présenta de la nourriture. Les gens demandèrent : « Veux-tu que nous t’apportions de l’eau pour les ablutions ? » Il répondit : « J’ai reçu l’ordre de faire les ablutions seulement lorsque je me lève pour la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°3772
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand l’un de vous mange, qu’il ne mange pas par le dessus du plat, mais plutôt par le bas, car la bénédiction descend du haut. »
- Sunan Abu Dawud, n°3783
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le plat préféré du Messager d’Allah ﷺ était le tharid fait avec du pain et le tharid fait avec du hays. Abu Dawud a dit : C’est une tradition faible
- Sunan Abu Dawud, n°3786
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a interdit de boire le lait des animaux qui se nourrissent d’impuretés
- Sunan Abu Dawud, n°3793
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Sa tante maternelle a offert au Messager d’Allah ﷺ du beurre clarifié, des lézards et du fromage frais. Il a mangé du beurre clarifié et du fromage, mais il a laissé le lézard avec dégoût. On en a mangé sur la nappe du Messager d’Allah ﷺ. S’il avait été interdit, il n’aurait pas été mangé sur la nappe du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3794
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a rapporté de la part de Khalid ibn al-Walid رضي الله عنه qu’il est entré dans la maison de Maymouna avec le Messager d’Allah ﷺ. On leur a servi un lézard rôti. Le Messager d’Allah ﷺ a tendu la main pour en prendre. Certaines femmes allaient en manger. Elles ont dit : « C’est un lézard. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. J’ai (Khalid) demandé : « Est-ce interdit, Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Non, mais on n’en trouve pas dans le pays de mon peuple, alors je n’aime pas ça. » Khalid a dit : « Je l’ai alors pris et mangé pendant que le Messager d’Allah ﷺ me voyait. »
- Sunan Abu Dawud, n°3800
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Les gens de l’époque préislamique mangeaient certaines choses et en évitaient d’autres, les considérant comme impures. Puis Allah a envoyé Son Prophète ﷺ et a révélé Son Livre, rendant certaines choses licites et d’autres illicites ; ce qu’Il a rendu licite est licite, ce qu’Il a rendu illicite est illicite, et ce dont Il n’a rien dit est permis. Et il a récité : « Dis : Je ne trouve rien dans ce qui m’a été révélé qui soit interdit à celui qui veut en manger... » jusqu’à la fin du verset
- Sunan Abu Dawud, n°3803
Ibn ‘Abbas a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de manger toute bête de proie à crocs et tout oiseau à serres
- Sunan Abu Dawud, n°3805
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah ﷺ a interdit de manger toute bête de proie et tout oiseau à serres
- Sunan Abu Dawud, n°3808
Jabir b. ‘Abd Allah a dit : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit de manger la chair des ânes domestiques et nous a ordonné de manger de la viande de cheval. ‘Amr a dit : « J’ai informé Abu al-Sha’tha’ de ce récit. Il a dit : “Al-Hakam al-Ghifari parmi nous a dit cela, et ‘l’océan’ l’a nié, voulant parler d’Ibn ‘Abbas.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3842
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand une souris tombe dans du beurre clarifié, si le beurre est solide, retirez la souris et ce qui est autour, mais si c’est liquide, n’y touchez pas. » Al-Hasan a dit : AbdurRazzaq a rapporté cette tradition par Ma’mar, d’az-Zuhri, d’Ubaydullah ibn Abdullah ibn Abbas, de Maymouna, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3843
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : La tradition mentionnée ci-dessus (n° 3833) a aussi été rapportée par Ibn Abbas, de Maymouna, du Prophète ﷺ, de la même façon que celle rapportée par az-Zuhri, d’Ibn al-Musayyab
- Sunan Abu Dawud, n°3847
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous mange, il ne doit pas s’essuyer la main avec un mouchoir avant de l’avoir léchée ou de l’avoir donnée à quelqu’un pour qu’il la lèche. »
- Sunan Abu Dawud, n°3867
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a pris un médicament par le nez
- Sunan Abu Dawud, n°3878
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Portez vos vêtements blancs, car ce sont parmi vos meilleurs vêtements, et enveloppez vos morts dedans. Parmi les meilleurs collyres que vous utilisez, il y a l’antimoine (ithmid) : il clarifie la vue et fait pousser les cils. »
- Sunan Abu Dawud, n°3905
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui apprend l’astrologie apprend une branche de la magie, et plus il continue, plus il en acquiert. »
- Sunan Abu Dawud, n°3927
Rapporté par ‘Amr ibn Shu‘aib, d’après son père, qui le tient de son grand-père : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un esclave conclut un contrat pour acheter sa liberté pour cent uqiyahs et qu’il les paie toutes sauf dix, il reste esclave (jusqu’à ce qu’il paie les dix restantes). Et si un esclave conclut un contrat pour acheter sa liberté pour cent dinars et qu’il les paie toutes sauf dix dinars, il reste esclave (jusqu’à ce qu’il paie les dix restants). » Abu Dawud a dit : Ce rapporteur, ‘Abbas al-Jariri, n’est pas la même personne. Ils ont dit : C’est une confusion. Il s’agit d’un autre rapporteur
- Sunan Abu Dawud, n°3971
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le verset « Et aucun Prophète ne pourrait jamais trahir » a été révélé à propos d’un morceau de velours rouge. Quand il a été perdu le jour de Badr, certaines personnes ont dit : « Peut-être que le Messager d’Allah ﷺ l’a pris. » Alors Allah, le Très-Haut, a révélé : « Et aucun Prophète ne pourrait jamais trahir » jusqu’à la fin du verset. Abu Dawud a dit : Dans le mot “yaghulla”, la lettre ya a une voyelle brève a
- Sunan Abu Dawud, n°3974
Rapporté par Ibn Abbas : « Les musulmans ont rencontré un homme avec quelques-unes de ses brebis. Il a dit : “Que la paix soit sur vous.” Mais ils l’ont tué et ont pris ces quelques brebis. C’est alors que le verset du Coran suivant a été révélé : “…Et ne dites pas à celui qui vous adresse la salutation : ‘Tu n’es pas croyant’, convoitant les biens éphémères de la vie d’ici-bas.”, c’est-à-dire ces quelques brebis. »
- Sunan Abu Dawud, n°3986
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Ubayy ibn Ka’b m’a fait lire le verset comme le Messager d’Allah ﷺ lui avait fait lire : « dans une source d’eau boueuse » (fi ‘aynin hami’atin), avec une voyelle brève a après le h
- Sunan Abu Dawud, n°3997
Rapporté par Abu Qilabah : Un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire le verset m’a informé, ou il a été informé par un homme à qui un autre homme a fait lire ce verset, par l’intermédiaire d’un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire ce verset : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la yu’adhdhabu). » Abu Dawud a dit : ‘Asim, al-A’mash, Talhah b. Musarrif, Abu Ja’far Yazid b. al-Qa’qa’, Shaibah b. Nassah, Nafi’ b. ‘Abd al-Rahman, ‘Abd Allah b. Kathir al-Dari, Abu ‘Amr b. al-‘Ala’, Hamzat al-Zayyat, ‘Abd al-Rahman al-A’raj, Qatadah, al-Hasan al-Basri, Mujahid, Hamid al-A’raj, Abd Allah b. ‘Abbas et ‘Abd al-Rahman b. Abi Bakr ont récité : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la ya’adhdhibu), et Ses liens seront tels que nul autre ne pourra lier (wa la yathiqu) », sauf le verset mentionné dans ce récit du Prophète ﷺ. Il a été lu « yu’adhdhabu » avec une voyelle brève a à la forme passive
- Sunan Abu Dawud, n°4037
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Quand les Haruriyyah se sont révoltés, je suis allé voir Ali رضي الله عنه. Il m’a dit : « Va vers ces gens. » J’ai alors mis le plus beau vêtement du Yémen. Abu Zumayl (un rapporteur) a dit : Ibn Abbas était beau et avait une allure imposante. Ibn Abbas a dit : Je suis allé vers eux et ils ont dit : « Bienvenue à toi, Ibn Abbas ! Qu’est-ce que ce vêtement ? » J’ai répondu : « Pourquoi m’en voulez-vous ? J’ai vu sur le Messager d’Allah ﷺ le plus beau des vêtements. » Abu Dawud a précisé : Le nom d’Abu Zumail est Sammak ibn al-Walid al-Hanafi
- Sunan Abu Dawud, n°4055
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ n’a interdit que les vêtements entièrement faits de soie, mais il n’y a pas de mal à avoir des bordures ou des décorations en soie
- Sunan Abu Dawud, n°4061
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Portez vos vêtements blancs, car ils sont parmi vos meilleurs vêtements, et enveloppez-y vos morts. Parmi les meilleurs collyres que vous utilisez, il y a l’antimoine (ithmid), car il clarifie la vue et fait pousser les cils. »
- Sunan Abu Dawud, n°4096
Ikrimah rapporte qu’il a vu Ibn Abbas رضي الله عنه mettre son vêtement en laissant l’ourlet sur le dessus de son pied et le relever derrière. On lui a demandé : « Pourquoi portes-tu ton vêtement ainsi ? » Il a répondu : « C’est ainsi que j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ le faire. »
- Sunan Abu Dawud, n°4097
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a maudit les femmes qui imitent les hommes et les hommes qui imitent les femmes
- Sunan Abu Dawud, n°4111
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le verset : « Et dis aux croyantes de baisser leur regard » a été en partie abrogé par le verset : « Les femmes âgées qui n’espèrent plus se marier… »
- Sunan Abu Dawud, n°4116
Rapporté par Dihyah ibn Khalifah al-Kalbi رضي الله عنه : On a apporté au Messager d’Allah ﷺ des pièces de fin lin égyptien. Il m’en a donné une et a dit : « Divise-la en deux ; fais-en une chemise et donne l’autre à ta femme pour qu’elle s’en serve comme voile. » Puis, en se détournant, il ajouta : « Et ordonne à ta femme de porter un vêtement en dessous pour ne pas laisser voir sa silhouette. » Abu Dawud a dit : Yahya b. Ayyub l’a transmis et a dit : ‘Abbas b. ‘Ubaid Allah b. ‘Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°4120
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit – (Musaddad et Wahb l’ont transmis de Maymunah) Maymunah a dit : Une brebis a été donnée en aumône à l’une de nos clientes, mais elle est morte. Le Prophète ﷺ est passé et a dit : « Pourquoi n’avez-vous pas tanné sa peau pour en tirer profit ? » Ils ont répondu : « Messager d’Allah, elle est morte de mort naturelle. » Il a dit : « Seule la consommation de sa chair est interdite. »
- Sunan Abu Dawud, n°4123
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand une peau est tannée, elle devient pure. »
- Sunan Abu Dawud, n°4138
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Il fait partie de la Sunna que lorsqu’un homme s’assoit, il enlève ses sandales et les pose à côté de lui
- Sunan Abu Dawud, n°4157
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Maymuna, épouse du Prophète ﷺ, a rapporté qu’il a dit : « Gabriel (paix sur lui) m’avait promis de venir me voir cette nuit, mais il n’est pas venu. » Puis il s’est rendu compte qu’il y avait un chiot sous son lit. Il a donc ordonné qu’on le fasse sortir, puis il a pris de l’eau dans sa main et en a aspergé l’endroit. Quand Gabriel ﷺ l’a rencontré, il a dit : « Nous n’entrons pas dans une maison où il y a un chien ou une image. » Le matin venu, le Prophète ﷺ a ordonné de tuer les chiens. Il a ordonné de tuer le chien qui gardait un petit jardin, mais a laissé celui qui gardait un grand jardin
- Sunan Abu Dawud, n°4170
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : La femme qui ajoute de faux cheveux et celle qui le demande, la femme qui épile les autres et celle qui s’épile elle-même, la femme qui tatoue et celle qui se fait tatouer sans raison médicale, ont été maudites. Abu Dawud a dit : Wasilah désigne la femme qui ajoute de faux cheveux à d’autres femmes. Mustawsilah est celle qui demande qu’on lui ajoute des cheveux. Namisah est la femme qui s’épile les sourcils jusqu’à les rendre fins ; mutanammisah est celle qui s’épile elle-même ; washimah est la femme qui se fait tatouer le visage avec de l’antimoine ou de l’encre ; mustawshimah est celle à qui on le fait
- Sunan Abu Dawud, n°4188
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Les gens du Livre laissaient leurs cheveux retomber, tandis que les polythéistes les séparaient. Le Messager d’Allah ﷺ aimait suivre les gens du Livre dans les choses sur lesquelles il n’avait pas reçu de commandement. Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ laissait sa mèche retomber, puis plus tard, il la séparait
- Sunan Abu Dawud, n°4211
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsqu’un homme qui s’était teint avec du henné est passé devant le Prophète ﷺ, il a dit : « Comme c’est beau ! » Lorsqu’un autre homme, qui s’était teint avec du henné et du katam, est passé, il a dit : « C’est mieux que cela. » Puis un autre homme, qui s’était teint avec une teinture jaune, est passé, il a dit : « C’est mieux que tout le reste. »
- Sunan Abu Dawud, n°4212
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « À la fin des temps, il y aura des gens qui utiliseront cette teinture noire, comme la couleur des ailes des pigeons, et ils ne sentiront pas le parfum du Paradis. »
- Sunan Abu Dawud, n°4229
Muhammad ibn Ishaq a dit : J'ai vu as-Salt ibn Abdullah ibn Nawfal ibn AbdulMuttalib porter sa bague à l'auriculaire droit. Je lui ai demandé : « Qu'est-ce que c'est ? » Il a répondu : « J'ai vu Ibn Abbas la porter de cette façon. Il mettait la pierre vers le haut de la paume. Ibn Abbas a aussi mentionné que le Messager d’Allah ﷺ portait sa bague ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°4273
Sa’id bin Jubair a dit : J’ai interrogé Ibn ‘Abbas au sujet du verset sur l’homicide volontaire dans la sourate An-Nisa’. Il a dit : « Quand le verset “Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit” a été révélé, les polythéistes de La Mecque ont dit : Nous avons tué une âme interdite par Allah, nous avons invoqué une autre divinité avec Allah et commis des actes honteux. Alors Allah a révélé le verset : “Sauf celui qui se repent, croit et accomplit de bonnes œuvres, alors Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes.” Cela les concerne. Quant au verset “Si quelqu’un tue un croyant volontairement, sa rétribution sera l’Enfer”, il a dit : Si quelqu’un connaît la règle de l’islam et tue volontairement un croyant, son repentir ne sera pas accepté. J’en ai parlé à Mujahid. Il a dit : “Sauf celui qui regrette vraiment son péché.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4274
Le hadith mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Sa’id b. Jubair, d’après Ibn ‘Abbas, avec une chaîne différente. Ibn ‘Abbas a dit : Le verset : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah… » s’appliquait aux polythéistes. Il a dit : À leur sujet, un autre verset a aussi été révélé : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes… »
- Sunan Abu Dawud, n°4275
Ibn ‘Abbas a dit : Aucun autre verset n’a abrogé le verset : « Si quelqu’un tue un croyant volontairement… »
- Sunan Abu Dawud, n°4351
Rapporté par ‘Ikrimah : ‘Ali a brûlé certaines personnes qui avaient abandonné l’islam. Quand Ibn ‘Abbas en a été informé, il a dit : « Si cela avait été moi, je ne les aurais pas brûlés, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ne faites subir à personne le châtiment d’Allah.” Mais je les aurais tués, en raison de la parole du Messager d’Allah ﷺ : “Tuez ceux qui changent de religion.” Lorsque ‘Ali en a été informé, il a dit : « Ibn ‘Abbas a vraiment dit la vérité. »
- Sunan Abu Dawud, n°4358
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Abdullah ibn Abu Sarh écrivait (la révélation) pour le Messager d’Allah ﷺ. Satan l’a fait trébucher et il a rejoint les mécréants. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné de le tuer le jour de la conquête de La Mecque. Uthman ibn Affan a demandé la protection pour lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a accordé la protection
- Sunan Abu Dawud, n°4361
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas : Un homme aveugle avait une esclave qui insultait le Prophète ﷺ et le rabaissait. Il l’en empêchait mais elle ne s’arrêtait pas. Il la réprimandait mais elle ne cessait pas. Une nuit, elle a recommencé à insulter et à calomnier le Prophète ﷺ. Alors il a pris un couteau, l’a posé sur son ventre, a appuyé et l’a tuée. Un enfant qui était entre ses jambes a été éclaboussé par le sang. Au matin, le Prophète ﷺ a été informé. Il a rassemblé les gens et a dit : « Par Allah, que l’homme qui a fait cela se lève, je l’en conjure par mon droit sur lui. » L’homme s’est levé, tremblant, et s’est assis devant le Prophète ﷺ. Il a dit : « Messager d’Allah ! Je suis son maître ; elle t’insultait et te rabaissait. Je l’en empêchais, mais elle ne s’arrêtait pas. Je la réprimandais, mais elle ne cessait pas. J’ai deux fils d’elle, comme des perles, et elle était ma compagne. La nuit dernière, elle a recommencé à t’insulter et à te calomnier. Alors j’ai pris un couteau, je l’ai posé sur son ventre et j’ai appuyé jusqu’à la tuer. » Le Prophète ﷺ a dit : « Soyez témoins, aucun châtiment n’est exigé pour son sang. »
- Sunan Abu Dawud, n°4372
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le verset « Le châtiment de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Messager et s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est l’exécution, ou la crucifixion, ou la coupe des mains et des pieds de côtés opposés, ou l’exil du pays… » a été révélé au sujet des polythéistes. Si l’un d’eux se repent avant d’être arrêté, cela n’empêche pas qu’on lui applique la peine qu’il mérite
- Sunan Abu Dawud, n°4387
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait couper la main d’un homme pour avoir volé un bouclier qui valait un dinar ou dix dirhams. (Abu Dawud a dit : Muhammad bin Salamah et Sa'dan bin Yahya l’ont aussi rapporté d’Ibn Ishaq par sa chaîne de transmetteurs)
- Sunan Abu Dawud, n°4399
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Ibn Abbas a dit : Une femme folle qui avait commis l’adultère fut amenée à Omar. Il consulta les gens et ordonna qu’elle soit lapidée. Ali ibn Abu Talib passa et demanda : « Que se passe-t-il avec cette femme ? » Ils répondirent : « C’est une femme folle d’une certaine famille. Elle a commis l’adultère. Omar a ordonné qu’elle soit lapidée. » Il dit : « Ramenez-la. » Puis il alla voir Omar et lui dit : « Commandeur des croyants, ne sais-tu pas qu’il y a trois personnes dont les actes ne sont pas inscrits : le fou jusqu’à ce qu’il retrouve la raison, celui qui dort jusqu’à ce qu’il se réveille, et l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté ? » Omar répondit : « Si. » Il demanda alors : « Pourquoi cette femme est-elle lapidée ? » Il répondit : « Il n’y a rien. » Il dit alors : « Relâche-la. » Omar la relâcha et se mit à dire : « Allah est le plus grand. »
- Sunan Abu Dawud, n°4401
Rapporté par Ali ibn AbuTalib رضي الله عنه : Ibn Abbas a dit : Une femme atteinte de folie est passée devant Ali ibn AbuTalib. Il a ensuite raconté le reste de la tradition dans le même sens que ce qu’a rapporté Uthman. Cette version précise : « Ne vous souvenez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Il y a trois personnes dont les actes ne sont pas inscrits : une personne folle dont l’esprit est troublé jusqu’à ce qu’elle retrouve la raison, une personne qui dort jusqu’à son réveil, et un garçon jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4413
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Le verset du Coran dit : « Si l’une de vos femmes commet une turpitude, prenez le témoignage de quatre témoins fiables d’entre vous contre elles, et s’ils témoignent, enfermez-les dans leurs maisons jusqu’à ce que la mort les emporte ou qu’Allah leur accorde une autre issue. » Allah a ensuite mentionné l’homme après la femme et les a réunis dans un autre verset : « Si deux hommes parmi vous commettent une turpitude, punissez-les tous les deux. S’ils se repentent et s’amendent, laissez-les. » Ce commandement a été abrogé par le verset concernant la flagellation : « La femme et l’homme coupables d’adultère ou de fornication – fouettez chacun d’eux de cent coups. »
- Sunan Abu Dawud, n°4418
‘Abd Allah b. ‘Abbas رضي الله عنه a dit : ‘Umar b. al-Khattab a prononcé un discours en disant : « Allah a envoyé Muhammad ﷺ avec la vérité et a fait descendre les Livres sur lui, et le verset de la lapidation faisait partie de ce qu’Il lui a révélé. Nous l’avons lu et mémorisé. Le Messager d’Allah ﷺ a fait lapider des gens et nous l’avons fait aussi après sa mort. J’ai peur que les gens disent, avec le temps : “Nous ne trouvons pas le verset de la lapidation dans les Livres d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant un devoir qu’Allah a prescrit. La lapidation est une obligation fixée (par Allah) pour les hommes et les femmes mariés qui commettent la fornication, lorsque la preuve est établie, ou s’il y a grossesse, ou un aveu. Je jure par Allah, si ce n’était pas par crainte que les gens disent : “Umar a ajouté au Livre d’Allah”, je l’aurais écrit (dedans). »
- Sunan Abu Dawud, n°4421
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ma’iz ibn Malik est venu voir le Prophète ﷺ et a dit qu’il avait commis la fornication, et le Prophète ﷺ s’est détourné de lui. Il l’a répété plusieurs fois, mais le Prophète ﷺ s’est détourné de lui. Il demanda à ses proches : « Est-il fou ? » Ils répondirent : « Il n’a aucun défaut. » Il demanda : « L’as-tu fait avec elle ? » Il répondit : « Oui. » Alors il ordonna qu’il soit lapidé à mort. Il fut emmené et lapidé à mort, et le Prophète ﷺ n’a pas prié sur lui
- Sunan Abu Dawud, n°4425
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Ma’iz b. Malik : « Est-ce que ce que j’ai entendu à ton sujet est vrai ? » Il a répondu : « Qu’as-tu entendu à mon sujet ? » Il a dit : « J’ai entendu que tu as eu des rapports avec une fille de la famille d’untel. » Il a répondu : « Oui. » Il a alors témoigné quatre fois. Le Prophète ﷺ a ensuite donné l’ordre qu’il soit lapidé à mort
- Sunan Abu Dawud, n°4426
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ma'iz ibn Malik vint voir le Prophète ﷺ et avoua avoir commis la fornication à deux reprises. Mais le Prophète ﷺ le repoussa. Il revint et avoua encore deux fois. Le Prophète ﷺ le repoussa de nouveau. Il revint une troisième fois et avoua deux fois. Le Prophète ﷺ lui dit alors : « Tu t’es accusé toi-même à quatre reprises. Emmenez-le et lapidez-le à mort. »
- Sunan Abu Dawud, n°4427
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ dit à Ma'iz ibn Malik : « Peut-être as-tu embrassé, serré ou regardé ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ demanda alors : « As-tu eu un rapport avec elle ? » Il répondit : « Oui. » Sur cette réponse, le Prophète ﷺ ordonna qu’il soit lapidé à mort. Le narrateur ne mentionne pas « d’après Ibn Abbas ». Ceci est la version de Wahb
- Sunan Abu Dawud, n°4462
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si vous trouvez quelqu’un qui fait comme le peuple de Loth, tuez celui qui le fait et celui à qui cela est fait. » Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a aussi été rapportée par Sulaiman b. Bilal d’Amr b. Abi ‘Umar. Et ‘Abbad b. Mansur l’a rapportée d’Ikrimah d’après Ibn Abbas, qui la tient du Prophète ﷺ. Elle a aussi été rapportée par Ibn Juraij d’Ibrahim, de Dawud b. Al-Husain, d’Ikrimah, d’après Ibn Abbas, qui la tient du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4463
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Si un homme non marié est surpris en train de commettre la sodomie, il sera lapidé à mort. Abu Dawud a dit : La tradition de ‘Asim a montré que celle de ‘Amir b. Abi ‘Amr est faible
- Sunan Abu Dawud, n°4464
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un a des rapports sexuels avec un animal, tuez-le et tuez aussi l’animal. » J’ai (Ikrimah) demandé à Ibn Abbas : « Quel tort a commis l’animal ? » Il a répondu : « Je pense que le Prophète ﷺ a désapprouvé que sa viande soit mangée après cela. » Abu Dawud a dit : Ce n’est pas une tradition solide
- Sunan Abu Dawud, n°4465
Asim a rapporté d’Abu Razin, d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Il n’y a pas de peine prescrite pour celui qui a des rapports avec un animal. Abu Dawud a dit : ‘Ata est aussi de cet avis. Al Hakam a dit : Je pense qu’il devrait être fouetté, mais pas jusqu’au nombre de coups de la peine prescrite. Al-Hasan a dit : Il est comme un fornicateur. Abu Dawud a dit : La tradition de ‘Asim montre que celle de ‘Amr b. Abi ‘Amr est faible
- Sunan Abu Dawud, n°4467
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme de Bakr ibn Layth est venu voir le Prophète ﷺ et a avoué quatre fois avoir commis la fornication avec une femme. Il lui a donc fait administrer cent coups de fouet. Cet homme n’était pas marié. Ensuite, il lui a demandé d’apporter une preuve contre la femme, et elle a dit : « Je jure par Allah, Messager d’Allah, qu’il a menti. » Alors il a reçu la peine de quatre-vingts coups de fouet pour fausse accusation
- Sunan Abu Dawud, n°4476
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ n’a pas prescrit de peine spécifique pour la consommation de vin. Ibn Abbas a raconté qu’un homme qui avait bu du vin et était ivre a été trouvé titubant sur la route, alors on l’a amené devant le Prophète ﷺ. Lorsqu’ils sont passés devant la maison d’al-Abbas, il s’est échappé et s’est réfugié auprès d’al-Abbas, s’agrippant à lui. Quand cela a été rapporté au Prophète ﷺ, il a ri et a dit : « A-t-il vraiment fait cela ? » et il n’a donné aucun ordre à son sujet. Abu Dawud a dit : Cette version d’al-Hasan b. ‘Ali n’a été transmise que par les gens de Médine
- Sunan Abu Dawud, n°4494
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas رضي الله عنه : Qurayzah et Nadir étaient deux tribus juives. An-Nadir était plus noble que Qurayzah. Quand un homme de Qurayzah tuait un homme d’an-Nadir, il était tué en retour. Mais si un homme d’an-Nadir tuait un homme de Qurayzah, on payait cent wasq de dattes comme prix du sang. Quand la prophétie a été accordée au Prophète ﷺ, un homme d’an-Nadir a tué un homme de Qurayzah. Ils ont dit : « Livrez-le-nous, nous le tuerons. » Ils ont répondu : « Nous avons le Prophète ﷺ entre vous et nous. » Ils sont donc allés le voir. Alors ce verset a été révélé : « Si tu juges, juge avec équité entre eux. » « Avec équité » signifie vie pour vie. Puis ce verset a été révélé : « Cherchent-ils le jugement de l’ignorance ? » Abu Dawud a dit : Qurayzah et al-Nadir étaient des descendants de Harun le Prophète (paix sur lui)
- Sunan Abu Dawud, n°4505
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Lorsque La Mecque fut conquise, le Messager d’Allah ﷺ se leva et dit : « Si un proche de quelqu’un est tué, il aura le choix entre deux choses : soit le meurtrier paie le prix du sang, soit il sera tué. » Un homme du Yémen nommé Abu Shah se leva et dit : « Écris pour moi, Messager d’Allah. » Le narrateur al-‘Abbas ibn al-Walid dit : « Écrivez pour moi, vous tous. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Écrivez pour Abu Shah. » Telles sont les paroles rapportées par Ahmad. Abu Dawud a dit : « Écrivez pour moi », c’est-à-dire l’adresse du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4540
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Il a ensuite mentionné le reste du récit dans le même sens que celui rapporté par Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°4546
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme des Banu Adi a été tué. Le Prophète ﷺ a fixé son prix du sang à douze mille dirhams. Abu Dawud a dit : Ibn ‘Uyainah l’a rapporté de ‘Amr, de ‘Ikrimah, du Prophète ﷺ, sans mentionner Ibn ‘Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°4558
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cela et cela sont égaux », c’est-à-dire le pouce et l’auriculaire
- Sunan Abu Dawud, n°4559
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les doigts sont égaux et les dents sont égales. La dent de devant et la molaire sont égales, ceci et cela sont égaux. » Abu Dawud a dit : Nadr b. Shumail l’a transmis de Shu'bah dans le même sens que ce qu’a rapporté 'Abd al-Samad. Abu Dawud a dit : al-Darimi me l’a rapporté de al-Nadr
- Sunan Abu Dawud, n°4560
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les dents sont égales, et les doigts sont égaux. »
- Sunan Abu Dawud, n°4561
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a considéré les doigts et les orteils comme égaux
- Sunan Abu Dawud, n°4572
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Omar رضي الله عنه a demandé la décision du Prophète ﷺ à ce sujet (c’est-à-dire l’avortement). Haml b. Malik b. al-Nabhigah s’est levé et a dit : J’étais entre deux femmes. L’une d’elles a frappé l’autre avec un rouleau à pâtisserie, tuant à la fois la femme et l’enfant dans son ventre. Le Messager d’Allah ﷺ a alors jugé que le prix du sang pour l’enfant à naître devait être un esclave homme ou femme de la meilleure qualité, et que la femme devait être tuée. Abu Dawud a dit : Al-Nadr b. Shumail a dit : Mistah signifie un rouleau à pâtisserie. Abu Dawud a dit : Abu 'Ubaid a dit : Mistah signifie un piquet de tente
- Sunan Abu Dawud, n°4574
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : À propos de l’histoire de Haml ibn Malik, Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Elle a fait une fausse couche d’un enfant qui avait déjà des cheveux et qui était mort, et la femme est aussi décédée. Le Prophète ﷺ a jugé que le prix du sang devait être payé par les proches de la femme du côté paternel. Son oncle a dit : « Ô Messager d’Allah ! Elle a fait une fausse couche d’un enfant qui avait des cheveux. » Le père de la femme qui avait tué a dit : « Il ment : par Allah, il n’a pas crié, ni bu, ni mangé. Il n’y a pas de compensation à payer pour un tel cas. » Le Prophète ﷺ a dit : « Est-ce une rime et une divination de l’époque préislamique ? Donnez en compensation un esclave homme ou femme de la meilleure qualité pour l’enfant. » Ibn 'Abbas رضي الله عنه a dit : Le nom de l’une d’elles était Mulaikah, et l’autre s’appelait Umm Ghutaif
- Sunan Abu Dawud, n°4578
Rapporté par Buraydah ibn al-Hasib رضي الله عنه : Une femme a lancé une pierre sur une autre femme, qui a alors fait une fausse couche. Le différend a été porté devant le Messager d’Allah ﷺ. Il a jugé que cinq cents moutons devaient être donnés pour l’enfant (non né), et il a interdit de lancer des pierres. Abu Dawud a dit : La version de ce récit mentionne cinq cents moutons. Ce qui est correct, c’est cent moutons. Abu Dawud a ajouté : ‘Abbas a transmis ce récit ainsi, mais c’est une erreur de compréhension
- Sunan Abu Dawud, n°4581
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé au sujet de l’esclave qui avait conclu un contrat pour acheter sa liberté (mukatab) et qui avait été tué, que le prix du sang devait être payé comme pour un homme libre, selon ce qu’il avait déjà payé, et comme pour un esclave pour le reste
- Sunan Abu Dawud, n°4582
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsqu’un mukatab (un esclave qui a conclu un contrat pour acheter sa liberté) reçoit une compensation de sang ou un héritage, il hérite en fonction de la part de liberté qu’il a acquise. » Abu Dawud a dit : Wuhaib l’a transmis de Ayyub, d’après ‘Ikrimah, au nom de ‘Ali, du Prophète ﷺ ; et Hammad ibn Zaid et Isma’il l’ont transmis sous forme mursal (c’est-à-dire sans mentionner le Compagnon) de Ayyub, d’après ‘Ikrimah, du Prophète ﷺ. Isma’il ibn ‘Ulayyah l’a rapporté comme une parole de ‘Ikrimah
- Sunan Abu Dawud, n°4591
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un est tué accidentellement ou, alors que des gens lancent des pierres, par une pierre ou un fouet, le prix du sang est celui d’un meurtre involontaire. Mais si quelqu’un est tué intentionnellement, la loi du talion s’applique. Si quelqu’un essaie de l’empêcher, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens sera sur lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°4632
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté qu’un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « J’ai vu (en rêve) un nuage d’où tombaient du beurre clarifié et du miel. J’ai vu les gens tendre les mains : certains en prenaient beaucoup, d’autres peu. J’ai aussi vu une corde suspendue du ciel à la terre. J’ai vu, Messager d’Allah, que tu t’y es accroché et tu es monté. Puis un autre homme s’y est accroché et il est monté. Puis un autre homme s’y est accroché et il est monté. Puis un autre homme s’y est accroché, mais la corde s’est rompue, puis elle a été raccommodée et il est monté. » Abu Bakr رضي الله عنه a dit : « Que mes parents te soient sacrifiés, si tu permets, je vais l’interpréter. » Il a dit : « Interprète. » Il a dit : « Le nuage, c’est l’islam ; le beurre et le miel qui en tombent, c’est le Coran, qui contient douceur et tendresse. Ceux qui en reçoivent beaucoup ou peu sont ceux qui apprennent beaucoup ou peu du Coran. La corde suspendue du ciel à la terre, c’est la vérité que tu suis. Tu t’y accroches, puis Allah t’élève vers Lui. Ensuite, un autre homme s’y accroche et monte, puis un autre, puis un autre s’y accroche, la corde se rompt, mais elle est raccommodée et il monte. Dis-moi, Messager d’Allah, ai-je vu juste ou non ? » Il a dit : « Tu as partiellement raison et partiellement tort. » Il a dit : « Je t’en supplie par Allah, dis-moi où je me suis trompé. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ne jure pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°4633
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Ibn ‘Abbas à travers une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : Il a refusé de lui dire où était son erreur
- Sunan Abu Dawud, n°4669
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire que je suis meilleur que Jonas, fils de Matta. »
- Sunan Abu Dawud, n°4677
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque la délégation de ‘Abd al-Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ, il leur a ordonné de croire en Allah. Il leur a demandé : « Savez-vous ce qu’est la foi en Allah ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Cela comprend de témoigner qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, d’accomplir la prière, de donner la zakat, de jeûner pendant le Ramadan et de donner un cinquième du butin. »
- Sunan Abu Dawud, n°4680
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ s’est tourné vers la Ka’bah pour prier, les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Qu’en est-il de ceux qui sont morts alors qu’ils priaient en direction de Jérusalem ? » Allah le Très-Haut a alors révélé : « Allah ne rendra jamais votre foi vaine. »
- Sunan Abu Dawud, n°4707
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Ubayy b. Ka’b m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Al-Khidr a vu un jeune garçon jouer avec d’autres enfants. Il l’a saisi par la tête et l’a tué. Moïse a alors dit : « As-tu tué une personne innocente qui n’avait tué personne ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4711
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ fut interrogé au sujet des enfants des polythéistes, il répondit : « Allah sait mieux ce qu’ils faisaient. »
- Sunan Abu Dawud, n°4723
Rapporté par Al-Abbas ibn AbdulMuttalib رضي الله عنه : J’étais assis à al-Batha avec un groupe parmi lesquels se trouvait le Messager d’Allah ﷺ, lorsqu’un nuage passa au-dessus d’eux. Le Messager d’Allah ﷺ le regarda et dit : « Comment appelez-vous cela ? » Ils dirent : « Sahab. » Il dit : « Et muzn ? » Ils dirent : « Et muzn. » Il dit : « Et anan ? » Ils dirent : « Et anan. » Abu Dawud a dit : Je ne suis pas sûr du mot anan. Il demanda : « Savez-vous quelle est la distance entre le ciel et la terre ? » Ils répondirent : « Nous ne savons pas. » Il dit alors : « La distance entre eux est de soixante et onze, soixante-douze ou soixante-treize années. Le ciel qui est au-dessus est à la même distance (et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il compte sept cieux). Au-dessus du septième ciel, il y a une mer dont la distance entre la surface et le fond est comme celle entre deux cieux. Au-dessus de cela, il y a huit chèvres de montagne dont la distance entre les sabots et le dos est comme la distance entre deux cieux. Puis Allah, le Béni et l’Exalté, est au-dessus de cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°4737
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de demander la protection d’Allah pour al-Hasan et al-Husayn en disant : « Je cherche protection pour vous deux auprès des paroles parfaites d’Allah contre tout démon, toute bête nuisible et contre le mauvais œil. » Puis il disait : « Votre père cherchait protection auprès d’Allah par ces mots pour Ismaïl et Ishaq. »
- Sunan Abu Dawud, n°4776
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La bonne conduite, la dignité dans le comportement et la modération représentent un vingt-cinquième de la Prophétie. »
- Sunan Abu Dawud, n°4908
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un homme a maudit le vent. Dans une autre version, le vent a emporté le manteau d’un homme à l’époque du Prophète ﷺ et il l’a maudit. Le Prophète ﷺ a dit : « Ne le maudissez pas, car il agit sur ordre. Si quelqu’un maudit une chose sans raison, la malédiction revient sur lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°4930
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a maudit les hommes efféminés (mukhannathan) et les femmes qui imitent les hommes, en disant : « Faites-les sortir de vos maisons, et faites sortir untel. » (c’est-à-dire les hommes efféminés)
- Sunan Abu Dawud, n°5011
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a commencé à parler. Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dans l’éloquence, il y a de la magie, et dans la poésie, il y a de la sagesse. »
- Sunan Abu Dawud, n°5016
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le verset : « Et ce sont les égarés qui suivent les poètes » (Coran) a été abrogé par Allah, qui a fait une exception en disant : « Sauf ceux qui croient, font de bonnes œuvres et se rappellent beaucoup Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°5024
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait une représentation de quoi que ce soit, Allah le punira au Jour de la Résurrection jusqu’à ce qu’il insuffle la vie dans cette chose, mais il ne pourra pas le faire. Celui qui prétend avoir vu un rêve alors qu’il ne l’a pas vu devra faire un nœud dans un grain d’orge. Celui qui écoute les conversations des autres alors qu’ils essaient de l’éviter, on versera du plomb fondu dans ses oreilles au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Abu Dawud, n°5043
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ se leva la nuit, accomplit son besoin, se lava le visage et les mains, puis se recoucha. Abu Dawud a précisé : c’est-à-dire, il a uriné
- Sunan Abu Dawud, n°5076
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un répète le matin : “Gloire à Allah le soir et le matin ; à Lui la louange dans les cieux et sur la terre, et le soir et à midi… ainsi serez-vous ressuscités”, il recevra ce jour-là ce qu’il a manqué ; et si quelqu’un répète ces paroles le soir, il recevra cette nuit-là ce qu’il a manqué. » Ar-Rabi' l’a transmis d’après al-Layth
- Sunan Abu Dawud, n°5090
Rapporté par Abu Bakrah رضي الله عنه : AbdurRahman ibn Abu Bakrah a dit qu’il a dit à son père : « Ô mon père ! Je t’entends invoquer chaque matin : “Ô Allah ! Accorde-moi la santé dans mon corps. Ô Allah ! Accorde-moi une bonne ouïe. Ô Allah ! Accorde-moi une bonne vue. Il n’y a de dieu que Toi.” Tu répètes cela trois fois le matin et trois fois le soir. » Il a répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ utiliser ces paroles comme invocation et j’aime suivre sa pratique. » Le transmetteur, Abbas, a ajouté dans cette version : « Et tu dis : “Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’incroyance et la pauvreté. Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment dans la tombe. Il n’y a de dieu que Toi.” Tu répètes cela trois fois le matin et trois fois le soir, et tu l’utilises comme invocation. J’aime suivre sa pratique. » Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les invocations à utiliser par celui qui est dans la détresse sont : “Ô Allah ! Ta miséricorde est ce que j’espère. Ne m’abandonne pas à moi-même ne serait-ce qu’un instant, mais améliore toutes mes affaires pour moi. Il n’y a de dieu que Toi.” » Certains transmetteurs ont ajouté plus que d’autres
- Sunan Abu Dawud, n°5108
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un te demande refuge pour l’amour d’Allah, accorde-lui refuge ; et si quelqu’un te demande quelque chose pour plaire à Allah, donne-le-lui. » Ubaydullah a dit : « Si quelqu’un te demande pour l’amour d’Allah… »
- Sunan Abu Dawud, n°5109
Ibn Abbas رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un te demande refuge pour l’amour d’Allah, accorde-lui refuge ; et si quelqu’un te demande quelque chose pour l’amour d’Allah, donne-le-lui. » Sahl et Sulaiman ont dit : « Si quelqu’un t’appelle, réponds-lui. » La version la plus complète dit : « Si tu ne peux pas le récompenser, prie Allah pour lui jusqu’à ce que tu saches que tu l’as récompensé. »
- Sunan Abu Dawud, n°5110
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : AbuZumayl a dit : J’ai demandé à Ibn Abbas : « Qu’est-ce que ce que je ressens dans ma poitrine ? » Il a demandé : « Qu’est-ce donc ? » J’ai répondu : « Par Allah, je n’ose pas en parler. » Il m’a demandé : « Est-ce un doute ? » et il a ri. Puis il a dit : « Personne n’y échappe, jusqu’à ce qu’Allah, le Très-Haut, ait révélé : “Si tu es dans le doute à propos de ce que Nous t’avons révélé, demande à ceux qui lisent le Livre avant toi.” » Il a dit : « Si tu ressens quelque chose dans ton cœur, dis : Il est le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché, et Il connaît toute chose. »
- Sunan Abu Dawud, n°5112
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Messager d’Allah ! L’un d’entre nous a parfois des pensées si graves qu’il préférerait être réduit en charbon plutôt que d’en parler. » Il a dit : « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand. Louange à Allah qui a réduit la ruse du diable à de simples suggestions. » Ibn Qudamah a dit : « a réduit son affaire » au lieu de « a réduit sa ruse »
- Sunan Abu Dawud, n°5136
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ écrivit une lettre à Héraclius : « De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql (Héraclius), chef des Byzantins. Paix à ceux qui suivent la bonne voie. » Ibn Yahya a rapporté d’après Ibn Abbas que Abu Sufyan lui dit : « Nous sommes alors allés voir Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda ensuite la lettre du Messager d’Allah ﷺ. Son contenu était : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, chef des Byzantins. Paix à ceux qui suivent la bonne voie. Pour continuer…” »
- Sunan Abu Dawud, n°5146
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un a une fille et ne l’enterre pas vivante, ne la méprise pas et ne préfère pas ses autres enfants à elle, Allah le fera entrer au Paradis. » Uthman n’a pas mentionné « les autres enfants »
- Sunan Abu Dawud, n°5191
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : La plupart des gens n’appliquaient pas le verset concernant la demande de permission pour entrer dans la maison. J’ai ordonné à cette servante de me demander la permission avant d’entrer. Abu Dawud a dit : ‘Ata l’a aussi transmis d’Ibn ‘Abbas de façon similaire. Il a ordonné d’agir ainsi
- Sunan Abu Dawud, n°5192
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas رضي الله عنه : Ikrimah a dit : Un groupe de gens d’Irak a demandé à Ibn Abbas : « Quel est ton avis sur le verset dans lequel nous avons reçu un ordre, mais que personne n’applique ? » La parole d’Allah, le Très-Haut, dit : « Ô vous qui croyez ! Que ceux que possèdent vos mains droites et les enfants parmi vous qui n’ont pas atteint la puberté demandent la permission avant d’entrer à trois moments : avant la prière du matin, quand vous retirez vos vêtements pour la sieste, et après la prière de la nuit. Ce sont trois moments d’intimité pour vous. En dehors de ces moments, ni vous ni eux ne commettez de faute en allant et venant. » Al-Qa’nabi a récité le verset jusqu’à : « plein de science et de sagesse. » Ibn Abbas a dit : Allah est très Clément et très Miséricordieux envers les croyants. Il aime la discrétion. À l’époque, les gens n’avaient ni rideaux ni tentures dans leurs maisons. Parfois, un serviteur, un enfant ou une orpheline entrait alors qu’un homme avait des rapports avec sa femme. Allah leur a donc ordonné de demander la permission à ces moments d’intimité. Ensuite, Allah leur a donné des rideaux et toutes sortes de biens. Mais je n’ai vu personne appliquer cela après. Abu Dawud a dit : Le récit de ‘Ubaid Allah et de ‘Ata affaiblit ce récit
- Sunan Abu Dawud, n°5201
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Omar est venu voir le Prophète ﷺ alors qu’il se trouvait dans sa loge en bois et lui a dit : « Que la paix soit sur toi, Messager d’Allah, que la paix soit sur toi ! Est-ce qu’Omar peut entrer ? »
- Sunan Abu Dawud, n°5234
Rapporté par Ibn Kinanah b. Abbas ibn Mirdas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a ri. Abu Bakr ou Omar lui a dit : « Qu’Allah fasse rire tes dents ! » Puis il a continué le récit
- Sunan Abu Dawud, n°5247
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Une souris est venue en traînant une mèche et l’a laissée devant le Messager d’Allah ﷺ sur le tapis où il était assis, ce qui a fait un trou de la taille d’un dirham. Il (le Prophète) a dit : « Quand vous allez dormir, éteignez vos lampes, car le diable guide une créature comme celle-ci à faire cela et met le feu chez vous. »
- Sunan Abu Dawud, n°5250
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui laisse les serpents tranquilles par peur de leur poursuite ne fait pas partie de nous. Nous n’avons pas fait la paix avec eux depuis que nous les avons combattus. »
- Sunan Abu Dawud, n°5251
Rapporté par Al-Abbas ibn AbdulMuttalib رضي الله عنه : Al-Abbas a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Nous voulons nettoyer Zamzam, mais il y a dedans de petits serpents. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors ordonné de les tuer
- Sunan Abu Dawud, n°5267
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a interdit de tuer quatre créatures : les fourmis, les abeilles, les huppes et les éperviers
- Sahih al-Bukhari, n°5
Rapporté par Saïd bin Jubair : Ibn 'Abbas, en expliquant la parole d'Allah « Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation » (75:16), a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) recevait la révélation avec beaucoup de difficulté et bougeait rapidement ses lèvres avec l'Inspiration. » Ibn 'Abbas a alors bougé ses lèvres en disant : « Je bouge mes lèvres devant vous comme le Messager d'Allah (ﷺ) le faisait. » Saïd a aussi bougé ses lèvres en disant : « Je bouge mes lèvres comme j'ai vu Ibn 'Abbas le faire. » Ibn 'Abbas a ajouté : « Alors Allah a révélé : ‘Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler et de te permettre de le réciter’ (75:16-17), ce qui veut dire qu’Allah fera que le Prophète retiendra par cœur la partie du Coran révélée à ce moment-là et pourra la réciter. La parole d’Allah : ‘Et quand Nous l’avons récité à toi (ô Muhammad, par l’intermédiaire de Gabriel), suis sa récitation’ (75:18) signifie : ‘Écoute et reste silencieux.’ Puis : ‘C’est à Nous de l’expliquer’ (75:19) veut dire : ‘C’est à Allah de te faire réciter (et le sens deviendra clair par ta langue).’ Par la suite, le Messager d’Allah (ﷺ) écoutait Gabriel chaque fois qu’il venait, puis, après son départ, il récitait comme Gabriel l’avait fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) était la personne la plus généreuse, et il atteignait le sommet de la générosité pendant le mois de Ramadan, quand Gabriel venait le rencontrer. Gabriel le rencontrait chaque nuit de Ramadan pour lui enseigner le Coran. Le Messager d’Allah (ﷺ) était plus généreux que le vent fort et irrésistible, toujours prêt et rapide à faire des actes de charité
- Sahih al-Bukhari, n°7
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Abou Soufyan bin Harb m’a informé qu’Héraclius lui avait envoyé un messager alors qu’il accompagnait une caravane de marchands de Quraïsh en Syrie, à l’époque où le Messager d’Allah (ﷺ) avait conclu une trêve avec Abou Soufyan et les mécréants de Quraïsh. Abou Soufyan et ses compagnons se sont donc rendus auprès d’Héraclius à Ilya (Jérusalem). Héraclius les a fait venir dans sa cour, entouré de tous les hauts dignitaires romains. Il a demandé à son traducteur de leur poser cette question : « Qui parmi vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être Prophète ? » Abou Soufyan a répondu : « Je suis son plus proche parent parmi ce groupe. » Héraclius a dit : « Faites-le approcher de moi et faites tenir ses compagnons derrière lui. » Abou Soufyan a ajouté qu’Héraclius a demandé à son traducteur de dire à ses compagnons qu’il allait lui poser des questions sur cet homme (le Prophète) et que s’il mentait, ils devaient le contredire. Abou Soufyan a ajouté : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu peur que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur le Prophète. » La première question qu’il m’a posée à son sujet a été : « Quelle est sa position familiale parmi vous ? » J’ai répondu : « Il vient d’une bonne famille parmi nous. » Héraclius a demandé : « Quelqu’un parmi vous a-t-il déjà prétendu la même chose (être Prophète) avant lui ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « L’un de ses ancêtres était-il roi ? » J’ai répondu : « Non. » Héraclius a demandé : « Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ? » J’ai répondu : « Ce sont les pauvres qui le suivent. » Il a dit : « Le nombre de ses adeptes augmente-t-il ou diminue-t-il chaque jour ? » J’ai répondu : « Ils sont de plus en plus nombreux. » Il a ensuite demandé : « Est-ce que quelqu’un parmi ceux qui embrassent sa religion en est mécontent et l’abandonne ensuite ? » J’ai répondu : « Non. » Héraclius a dit : « L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa prétention (à la prophétie) ? » J’ai répondu : « Non. » Héraclius a dit : « Rompt-il ses promesses ? » J’ai répondu : « Non. Nous sommes en trêve avec lui, mais nous ne savons pas ce qu’il fera. » Je n’ai pas trouvé d’autre chose à dire contre lui. Héraclius a demandé : « Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Quel a été le résultat des batailles ? » J’ai répondu : « Parfois il a gagné, parfois nous. » Héraclius a dit : « Que vous ordonne-t-il ? » J’ai dit : « Il nous ordonne d’adorer Allah et Allah seul, de ne rien associer à Lui, et de rejeter ce que nos ancêtres disaient. Il nous ordonne de prier, de dire la vérité, d’être chastes et de maintenir de bonnes relations avec nos proches. » Héraclius a demandé au traducteur de me transmettre ceci : « Je t’ai demandé au sujet de sa famille, et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les Messagers viennent de familles nobles parmi leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre parmi vous avait fait une telle prétention, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il suivait la parole d’un autre. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as répondu non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer un royaume perdu. Je t’ai aussi demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge avant, tu as répondu non. Comment quelqu’un qui ne ment pas aux gens pourrait-il mentir sur Allah ? Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu les pauvres, et c’est toujours ce groupe qui suit les Messagers. Je t’ai demandé si ses adeptes augmentaient ou diminuaient, tu as répondu qu’ils augmentaient, et c’est ainsi pour la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, l’a quittée, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi : quand sa douceur entre dans les cœurs et s’y mélange complètement. Je t’ai demandé s’il avait déjà trahi, tu as répondu non, et les Messagers ne trahissent jamais. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as répondu qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner l’adoration des idoles, de prier, de dire la vérité et d’être chaste. Si ce que tu dis est vrai, il occupera bientôt cet endroit sous mes pieds. Je savais d’après les Écritures qu’il allait apparaître, mais je ne savais pas qu’il viendrait de chez vous. Si je pouvais le rejoindre, j’irais immédiatement à sa rencontre, et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Héraclius a alors demandé qu’on lui apporte la lettre envoyée par le Messager d’Allah, transmise par Dihya au gouverneur de Busra, qui l’a fait parvenir à Héraclius pour qu’il la lise. Le contenu de la lettre était le suivant : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre vient) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, chef des Byzantins. Que la paix soit sur celui qui suit la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam, et si tu acceptes l’Islam, tu seras en sécurité, et Allah doublera ta récompense. Mais si tu refuses, tu porteras le péché des Arisiyin (paysans, c’est-à-dire ton peuple). Et (la parole d’Allah) : ‘Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis, s’ils se détournent, dites : Soyez témoins que nous sommes soumis (à Allah).’ (3:64). » Abou Soufyan a ajouté : « Quand Héraclius a terminé son discours et lu la lettre, il y a eu beaucoup d’agitation dans la cour royale, et nous avons été expulsés. J’ai dit à mes compagnons que la question d’Ibn Abi Kabsha (le Prophète Muhammad ﷺ) était devenue si importante que même le roi des Byzantins en avait peur. J’ai alors commencé à être convaincu qu’il (le Prophète) serait bientôt vainqueur, jusqu’à ce que j’embrasse l’Islam (c’est-à-dire qu’Allah m’y a guidé). » Le sous-narrateur ajoute : Ibn An-Natur était le gouverneur d’Ilya (Jérusalem) et Héraclius était le chef des chrétiens du Sham. Ibn An-Natur raconte qu’un jour, alors qu’Héraclius était à Jérusalem, il s’est levé le matin de mauvaise humeur. Certains de ses prêtres lui ont demandé pourquoi. Héraclius était devin et astrologue. Il a répondu : « Cette nuit, en regardant les étoiles, j’ai vu que le chef de ceux qui pratiquent la circoncision était apparu (devenu vainqueur). Qui sont-ils ? » Les gens ont répondu : « À part les Juifs, personne ne pratique la circoncision, donc tu ne devrais pas avoir peur d’eux. Ordonne simplement de tuer tous les Juifs du pays. » Pendant qu’ils discutaient, un messager envoyé par le roi de Ghassan pour annoncer la venue du Messager d’Allah (ﷺ) à Héraclius est arrivé. Après avoir entendu la nouvelle, Héraclius a ordonné qu’on vérifie si le messager de Ghassan était circoncis. Les gens ont vérifié et ont dit à Héraclius qu’il l’était. Héraclius lui a alors demandé des informations sur les Arabes. Le messager a répondu : « Les Arabes pratiquent aussi la circoncision. » (Après avoir entendu cela) Héraclius a dit que la souveraineté des Arabes était apparue. Héraclius a alors écrit une lettre à son ami à Rome, aussi savant que lui. Il est ensuite parti pour Homs (une ville de Syrie) et y est resté jusqu’à recevoir la réponse de son ami, qui était d’accord avec lui sur l’apparition du Prophète (ﷺ) et le fait qu’il était bien un Prophète. Sur cela, Héraclius a invité tous les chefs byzantins à se rassembler dans son palais à Homs. Quand ils sont arrivés, il a ordonné de fermer toutes les portes du palais. Il est alors sorti et a dit : « Ô Byzantins ! Si vous voulez réussir, si vous cherchez la bonne direction et si vous voulez que votre empire dure, alors faites allégeance à ce Prophète (c’est-à-dire acceptez l’Islam). » (En entendant cela) les gens se sont précipités vers les portes comme des ânes sauvages, mais elles étaient fermées. Héraclius a compris leur rejet de l’Islam et, voyant qu’il n’y avait plus d’espoir, il a ordonné qu’on les fasse revenir. (Quand ils sont revenus) il a dit : « Ce que j’ai dit, c’était juste pour tester la force de votre conviction, et je l’ai vue. » Les gens se sont alors prosternés devant lui et ont été satisfaits de lui, et ce fut la fin de l’histoire d’Héraclius concernant sa foi
- Sahih al-Bukhari, n°29
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : J'ai vu l'Enfer et la majorité de ses habitants étaient des femmes qui étaient ingrates. On a demandé : Sont-elles ingrates envers Allah ? (ou sont-elles ingrates envers Allah ?) Il a répondu : Elles sont ingrates envers leurs maris et envers les bienfaits et les bonnes actions qu'on leur fait. Si tu as toujours été bon envers l'une d'elles et qu'elle voit quelque chose chez toi qui ne lui plaît pas, elle dira : Je n'ai jamais rien reçu de bon de ta part
- Sahih al-Bukhari, n°51
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Abu Sufyan m’a informé qu’Héraclius lui a dit : « Je t’ai demandé si les adeptes de Muhammad augmentaient ou diminuaient. Tu as répondu qu’ils augmentaient. En fait, c’est ainsi que la vraie foi progresse jusqu’à être complète. Je t’ai aussi demandé s’il y avait quelqu’un qui, après avoir embrassé sa religion (l’islam), s’en détournait et la rejetait. Tu as répondu non, et en effet, c’est un signe de la vraie foi : quand sa douceur entre dans le cœur et s’y mélange complètement, personne ne peut la rejeter. »
- Sahih al-Bukhari, n°53
Rapporté par Abu Jamra : J’avais l’habitude de m’asseoir avec Ibn 'Abbas, et il me faisait asseoir à sa place. Il m’a demandé de rester avec lui pour qu’il puisse me donner une part de ses biens. Je suis donc resté avec lui pendant deux mois. Un jour, il m’a raconté que lorsque la délégation de la tribu d’Abdul Qais est venue voir le Prophète, le Prophète (ﷺ) leur a demandé : « Qui êtes-vous (vous, les gens) ? (Ou) qui sont les délégués ? » Ils ont répondu : « Nous sommes de la tribu de Rabi’a. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Soyez les bienvenus, ô gens (ou délégation d’Abdul Qais) ! Vous ne connaîtrez ni honte ni regret. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous ne pouvons venir te voir qu’au mois sacré, car il y a la tribu infidèle de Mudar entre nous et toi. Donne-nous donc des instructions (religieuses) que nous pourrons transmettre à notre peuple resté chez nous, afin que nous puissions entrer au Paradis en les appliquant. » Ils ont ensuite demandé au sujet des boissons (ce qui est permis et ce qui est interdit). Le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de faire quatre choses et leur a interdit quatre choses. Il leur a ordonné de croire en Allah seul et leur a demandé : « Savez-vous ce que signifie croire en Allah seul ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Cela signifie : 1. Attester qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ). 2. Accomplir parfaitement la prière. 3. Payer la Zakat (aumône obligatoire). 4. Jeûner pendant le mois de Ramadan. 5. Et donner le cinquième du butin (Al-Khumus) pour la cause d’Allah. » Ensuite, il leur a interdit quatre choses : Hantam, Dubba’, Naqir, Muzaffat ou Muqaiyar (ce sont des noms de récipients dans lesquels on préparait des boissons alcoolisées). Le Prophète (ﷺ) a parlé du récipient à vin, mais il voulait dire le vin lui-même. Le Prophète (ﷺ) leur a également dit : « Apprenez ces instructions et transmettez-les à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°64
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné une lettre à quelqu’un et lui a ordonné de l’apporter au gouverneur de Bahreïn. (Il l’a fait) et le gouverneur de Bahreïn l’a envoyée à Chosroès, qui a lu la lettre puis l’a déchirée. (Le sous-narrateur (Ibn Shihab) pense qu’Ibn Al-Musaiyab a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a invoqué Allah contre eux en disant : « Qu’Allah les déchire en morceaux et les disperse totalement. »
- Sahih al-Bukhari, n°74
Rapporté par Ibn `Abbas : Il était en désaccord avec Hur bin Qais bin Hisn Al-Fazari à propos du compagnon de (le Prophète) Moïse. Ibn `Abbas disait qu’il s’agissait d’Al Khadir. Pendant ce temps, Ubai bin Ka`b est passé près d’eux et Ibn `Abbas l’a appelé en disant : « Mon ami (Hur) et moi ne sommes pas d’accord à propos du compagnon de Moïse, celui que Moïse a cherché à rencontrer. As-tu entendu le Prophète (ﷺ) dire quelque chose à son sujet ? » Il a répondu : « Oui. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Pendant que Moïse était assis avec des Israélites, un homme est venu lui demander : “Connais-tu quelqu’un qui soit plus savant que toi ?” Moïse a répondu : “Non.” Alors Allah a révélé à Moïse : “Oui, Notre serviteur Khadir (est plus savant que toi).” Moïse a demandé (à Allah) comment le rencontrer (Khadir). Alors Allah a fait du poisson un signe pour lui et il lui a été dit que lorsqu’il perdrait le poisson, il devrait retourner à l’endroit où il l’avait perdu, et là il le rencontrerait (Al-Khadir). Moïse a donc cherché le signe du poisson dans la mer. Le jeune serviteur de Moïse lui a dit : “Te souviens-tu quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson, seul Satan m’a fait oublier de m’en souvenir.” Moïse a alors dit : ‘C’est ce que nous cherchions.’ (18.64) Ils sont donc revenus sur leurs pas et ont trouvé Khadir. (Et) la suite de leur histoire est racontée dans le Saint Coran par Allah. (18.54 et suivants) »
- Sahih al-Bukhari, n°75
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a pris dans ses bras et a dit : « Ô Allah ! Accorde-lui la connaissance du Livre (le Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°76
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, je suis venu à dos d’une ânesse, et je venais juste d’atteindre l’âge de la puberté. Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière à Mina. Il n’y avait pas de mur devant lui et je suis passé devant une partie du rang pendant qu’ils priaient. J’ai alors laissé l’ânesse brouter et je suis entré dans le rang, et personne ne m’a rien reproché
- Sahih al-Bukhari, n°78
Rapporté par Ibn `Abbas : Il était en désaccord avec Hur bin Qais bin Hisn Al-Fazari à propos du compagnon du Prophète (ﷺ) Moïse. Pendant ce temps, Ubai bin Ka`b est passé près d’eux et Ibn `Abbas l’a appelé en disant : « Mon ami (Hur) et moi ne sommes pas d’accord à propos du compagnon de Moïse, celui que Moïse a cherché à rencontrer. As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire quelque chose à son sujet ? » Ubai bin Ka`b a dit : « Oui, j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire à son sujet : Pendant que Moïse était assis avec des Israélites, un homme est venu lui demander : “Connais-tu quelqu’un qui soit plus savant que toi ?” Moïse a répondu : “Non.” Alors Allah a révélé à Moïse : ‘Oui, Notre serviteur Khadir est plus savant que toi.’ Moïse a demandé à Allah comment le rencontrer (Al-Khadir). Alors Allah a fait du poisson un signe pour lui et il lui a été dit que lorsqu’il perdrait le poisson, il devrait retourner à l’endroit où il l’avait perdu, et là il le rencontrerait (Al-Khadir). Moïse a donc cherché le signe du poisson dans la mer. Le jeune serviteur de Moïse a dit : ‘Te souviens-tu quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson, seul Satan m’a fait oublier de m’en souvenir.’ Moïse a alors dit : ‘C’est ce que nous cherchions.’ Ils sont donc revenus sur leurs pas et ont trouvé Khadir. (Et) la suite de leur histoire est racontée dans le Saint Coran par Allah. » (18.54 et suivants)
- Sahih al-Bukhari, n°84
Rapporté par Ibn `Abbas : Quelqu’un a dit au Prophète (lors de son dernier Hajj) : « J’ai fait le sacrifice avant de jeter les cailloux. » Le Prophète (ﷺ) a fait un geste de la main et a dit : « Ce n’est pas grave. » Puis une autre personne a dit : « Je me suis rasé la tête avant de faire le sacrifice. » Le Prophète (ﷺ) a fait un geste de la main en disant : « Ce n’est pas grave. »
- Sahih al-Bukhari, n°87
Rapporté par Abu Jamra : J’étais interprète entre les gens et Ibn `Abbas. Un jour, Ibn `Abbas a raconté qu’une délégation de la tribu de `Abdul Qais est venue voir le Prophète (ﷺ), qui leur a demandé : « Qui êtes-vous (c’est-à-dire vous) ? (Ou) qui sont les délégués ? » Ils ont répondu : « Nous sommes de la tribu de Rabi`a. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Soyez les bienvenus, ô gens (ou il a dit : “Ô délégation (`Abdul Qais)”). Vous n’aurez ni honte ni regret. » Ils ont dit : « Nous venons de loin et il y a la tribu des infidèles de Mudar entre vous et nous, nous ne pouvons donc venir que pendant le mois sacré. Dis-nous donc quelque chose de bien (des actes religieux) que nous pourrons aussi transmettre à notre peuple resté chez nous, et qui nous permettra d’entrer au Paradis (en les pratiquant). » Le Prophète leur a ordonné de faire quatre choses et leur en a interdit quatre autres. Il leur a ordonné de croire en Allah seul, le Noble, le Majestueux, et leur a dit : « Savez-vous ce que cela signifie de croire en Allah seul ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « (Cela signifie témoigner que nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah et que Muhammad est Son Messager, accomplir parfaitement la prière, payer la Zakat, jeûner pendant le mois de Ramadan, (et) donner l’Al-Khumus (un cinquième du butin pour la cause d’Allah). » Ensuite, il leur a interdit quatre choses : Ad-Dubba’, Hantam, Muzaffat (et) An-Naqir ou Muqaiyar (ce sont des noms de récipients dans lesquels on préparait des boissons alcoolisées). Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Retenez bien ces instructions et transmettez-les à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°98
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti accompagné de Bilal. Il s’est dirigé vers les femmes, pensant qu’elles ne l’avaient pas entendu (lui ou son sermon). Il leur a donc prêché et leur a demandé de donner l’aumône. À ce moment-là, les femmes ont commencé à donner l’aumône : certaines ont donné leurs boucles d’oreilles, d’autres leurs bagues, et Bilal les recueillait dans un coin de son vêtement
- Sahih al-Bukhari, n°114
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire et je vous écrirai une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas.” Mais `Umar a dit : “Le Prophète est très malade, et nous avons le Livre d’Allah avec nous, cela nous suffit.” Les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont alors disputés et il y a eu du tumulte. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : “Allez-vous-en (laissez-moi). Il n’est pas convenable de se disputer devant moi.” Ibn `Abbas est sorti en disant : “C’est vraiment malheureux (une grande perte) que le Messager d’Allah (ﷺ) ait été empêché d’écrire cette déclaration à cause de leur désaccord et de leur bruit.” »
- Sahih al-Bukhari, n°117
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante Maimuna bint Al-Harith (l’épouse du Prophète (ﷺ)) alors que le Prophète (ﷺ) était avec elle lors de sa nuit de garde. Le Prophète (ﷺ) a fait la prière du `Isha’ (à la mosquée), puis il est rentré chez lui, a prié quatre rak`at, puis s’est endormi. Plus tard, il s’est levé dans la nuit et a demandé si le garçon (ou un mot similaire) avait dormi. Ensuite, il s’est levé pour prier et je me suis mis à sa gauche, mais il m’a placé à sa droite et a prié cinq rak`at, puis deux autres. Ensuite, il s’est endormi et je l’ai entendu ronfler, puis il est parti pour la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°122
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bakali prétend que Moïse, le compagnon de Khadir, n’était pas le Moïse des Bani Israël, mais un autre Moïse. » Ibn `Abbas répondit que l’ennemi d’Allah (Nauf) était un menteur. Rapporté par Ubai bin Ka`b : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) Moïse s’est levé et a parlé aux Bani Israël. On lui a demandé : “Qui est l’homme le plus savant parmi les gens ?” Il a répondu : “C’est moi le plus savant.” Allah a réprimandé Moïse car il n’a pas attribué la connaissance absolue à Allah. Alors Allah lui a inspiré : “Au croisement des deux mers, il y a un de Mes serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson dans un panier, et tu le trouveras à l’endroit où tu perdras le poisson.” Moïse est donc parti avec son jeune serviteur, Yusha` bin Noon, en portant un poisson dans un panier. Ils sont arrivés près d’un rocher, se sont allongés et se sont endormis. Le poisson est sorti du panier et a pris son chemin dans la mer comme dans un tunnel. Cela a étonné Moïse et son serviteur. Ils ont continué leur voyage cette nuit-là et le lendemain. Au matin, Moïse a dit à son serviteur : “Apporte-nous notre repas, nous avons beaucoup souffert de fatigue pendant ce voyage.” Moïse ne s’est pas fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit indiqué. Là, le serviteur a dit à Moïse : “Te souviens-tu quand nous nous sommes arrêtés près du rocher ? J’ai oublié le poisson.” Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc revenus sur leurs pas jusqu’au rocher. Là, ils ont vu un homme couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué. Al-Khadir a répondu : “Comment les gens se saluent-ils dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” Il a demandé : “Le Moïse des Bani Israël ?” Moïse a répondu oui et a ajouté : “Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes de la connaissance qu’Allah t’a donnée ?” Al-Khadir a répondu : “Tu ne pourras pas être patient avec moi, ô Moïse ! J’ai une partie de la connaissance d’Allah qu’Il m’a apprise et que tu ne connais pas, et toi tu as une connaissance qu’Allah t’a donnée et que j’ignore.” Moïse a dit : “Si Allah le veut, tu me trouveras patient et je n’irai pas contre tes ordres.” Ils sont donc partis marcher le long du rivage, car ils n’avaient pas de bateau. Un bateau est passé, ils ont demandé à monter à bord. L’équipage a reconnu Al-Khadir et les a pris sans leur faire payer. Un moineau s’est posé sur le bord du bateau et a trempé son bec une ou deux fois dans la mer. Al-Khadir a dit : “Ô Moïse ! Ma connaissance et la tienne n’enlèvent rien à la connaissance d’Allah, sauf ce que ce moineau a pris de la mer avec son bec.” Al-Khadir a ensuite arraché une planche du bateau. Moïse a dit : “Ces gens nous ont pris gratuitement et tu as abîmé leur bateau pour les faire couler !” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a dit : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié.” La première excuse de Moïse était l’oubli. Ils ont continué et ont trouvé un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir a attrapé la tête du garçon et l’a tué. Moïse a dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ?” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Ils ont continué jusqu’à arriver dans une ville. Ils ont demandé à manger aux habitants, mais ceux-ci ont refusé de les accueillir. Ils ont trouvé un mur prêt à s’effondrer. Al-Khadir l’a réparé de ses mains. Moïse a dit : “Si tu voulais, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khadir a répondu : “C’est ici que nos chemins se séparent.” Le Prophète a ajouté : “Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Si seulement il avait été plus patient, nous aurions appris plus sur son histoire avec Al-Khadir.”
- Sahih al-Bukhari, n°138
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dormi jusqu’à ronfler puis a prié (ou il s’est allongé jusqu’à ce qu’on entende sa respiration, puis il s’est levé et a prié). » Ibn `Abbas a ajouté : « J’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna, le Prophète (ﷺ) a dormi une partie de la nuit, puis tard dans la nuit, il s’est levé, a fait ses ablutions avec une outre suspendue, des ablutions légères, puis il s’est levé pour prier. J’ai fait de même, puis je me suis mis à sa gauche. Il m’a tiré à sa droite et a prié autant qu’Allah a voulu, puis il s’est allongé à nouveau jusqu’à ce qu’on entende sa respiration. Plus tard, le muezzin est venu l’informer qu’il était l’heure de la prière. Le Prophète (ﷺ) est parti prier sans refaire ses ablutions. » (Sufyan a dit à `Amr que certains disent : « Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) dorment mais son cœur ne dort pas. » `Amr répondit : « J’ai entendu `Ubaid bin `Umar dire que les rêves des Prophètes sont une révélation, puis il a récité le verset : ‘Je vois en rêve (ô mon fils) que je t’offre en sacrifice (à Allah).’ »
- Sahih al-Bukhari, n°140
Rapporté par `Ata' bin Yasar : Ibn `Abbas a fait ses ablutions et s’est lavé le visage ainsi : Il a pris une poignée d’eau, s’est rincé la bouche et le nez, puis a pris une autre poignée et s’est lavé le visage, a pris une autre poignée et s’est lavé l’avant-bras droit, puis une autre pour l’avant-bras gauche, a passé les mains mouillées sur sa tête, a pris une autre poignée et a lavé soigneusement son pied droit jusqu’à la cheville, puis une autre pour le pied gauche, et a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire ses ablutions de cette façon. »
- Sahih al-Bukhari, n°141
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous, en ayant des rapports avec sa femme, dit (avant de commencer) : “Au nom d’Allah. Ô Allah ! Protège-nous du diable et protège de lui ce que Tu nous accordes (c’est-à-dire l’enfant à venir)”, alors, s’il est destiné qu’ils aient un enfant, le diable ne pourra jamais lui nuire. »
- Sahih al-Bukhari, n°143
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est entré dans des toilettes et j’ai mis de l’eau pour ses ablutions. Il a demandé : « Qui a mis cela ? » On le lui a dit, alors il a dit : « Ô Allah ! Fais de lui (Ibn `Abbas) un savant en religion (Islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°157
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait ses ablutions en lavant chaque partie du corps une seule fois
- Sahih al-Bukhari, n°183
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Il a passé la nuit chez Maïmouna, l’épouse du Prophète, qui était sa tante. Il a ajouté : Je me suis allongé en travers du lit tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) et sa femme étaient allongés dans le sens de la longueur. Le Messager d’Allah (ﷺ) dormit jusqu’au milieu de la nuit, un peu avant ou un peu après, puis il se réveilla et se frotta le visage avec ses mains pour enlever les traces de sommeil. Ensuite, il récita les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran, se leva et alla vers une outre suspendue. Il fit alors ses ablutions avec cette eau, des ablutions complètes, puis il se leva pour prier. J’ai fait comme lui, puis je me suis mis à ses côtés. Il posa sa main droite sur ma tête, prit mon oreille droite et la tourna. Il pria deux rak`at, puis encore deux rak`at, et ainsi six fois deux rak`at, puis il fit une rak`a (le witr). Ensuite, il se recoucha jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler, alors le Prophète (ﷺ) se leva, fit deux courtes rak`at et sortit diriger la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°198
Rapporté par `Aisha : Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a demandé à ses épouses la permission d’être soigné chez moi. Elles ont accepté. Le Prophète est donc venu (chez moi) soutenu par deux hommes, ses jambes traînant au sol, entre `Abbas et un autre homme. ‘Ubaidullah (le narrateur) a dit : « J’ai raconté à `Abdullah bin `Abbas ce qu’a dit `Aisha. Ibn `Abbas a dit : “Sais-tu qui était l’autre homme ?” J’ai répondu non. Ibn `Abbas a dit : “C’était `Ali (bin Abi Talib).” » `Aisha a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il nous a demandé de lui verser sept outres d’eau, afin qu’il puisse donner des conseils aux gens. On l’a donc installé dans une cuve en laiton (Mikhdab) appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète. Nous avons alors versé de l’eau sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°207
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a mangé un morceau de mouton cuit au niveau de l’épaule et a prié sans refaire ses ablutions
- Sahih al-Bukhari, n°211
Rapporté par Ibn ‘Abbās : Le Messager d’Allah ﷺ but du lait, se rinça la bouche et dit : « Il a du gras. »
- Sahih al-Bukhari, n°216
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète, en passant près d’un des cimetières de Médine ou de La Mecque, a entendu les voix de deux personnes qui étaient punies dans leurs tombes. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ces deux personnes sont punies, mais pas pour un grand péché (à éviter). » Puis il a ajouté : « Oui, en fait, ils sont punis pour un grand péché. L’un d’eux ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des calomnies pour semer la discorde entre les gens. » Le Prophète (ﷺ) a alors demandé une feuille verte de palmier, l’a coupée en deux et en a mis une moitié sur chaque tombe. Quand on lui a demandé pourquoi il avait fait cela, il a répondu : « J’espère que leur châtiment sera allégé tant que ces feuilles ne seront pas sèches. »
- Sahih al-Bukhari, n°218
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est passé un jour devant deux tombes et a dit : « Ces deux personnes sont punies, mais pas pour un grand péché (à éviter). L’un d’eux ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des calomnies pour semer la discorde entre les gens. » Le Prophète (ﷺ) a alors pris une feuille verte de palmier, l’a fendue en morceaux et en a mis un sur chaque tombe. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi as-tu fait cela ? » Il a répondu : « J’espère que leur châtiment sera allégé jusqu’à ce que ces morceaux sèchent. »
- Sahih al-Bukhari, n°253
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) et Maimuna prenaient un bain à partir d’un seul récipient
- Sahih al-Bukhari, n°329
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme peut partir (rentrer chez elle) si elle a ses règles après le Tawaf-Al-Ifada. Ibn `Umar disait auparavant qu’elle ne devait pas partir, mais plus tard je l’ai entendu dire : « Elle peut partir, car le Messager d’Allah (ﷺ) leur a donné la permission de partir (après le Tawaf-Al-Ifada). »
- Sahih al-Bukhari, n°330
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme peut partir (rentrer chez elle) si elle a ses règles après le Tawaf-Al-Ifada. Ibn `Umar disait auparavant qu’elle ne devait pas partir, mais plus tard je l’ai entendu dire : « Elle peut partir, car le Messager d’Allah (ﷺ) leur a donné la permission de partir (après le Tawaf-Al-Ifada). »
- Sahih al-Bukhari, n°364
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Pendant que le Messager d'Allah ﷺ portait des pierres avec les habitants de La Mecque pour la construction de la Ka`ba, vêtu d'un Izar (tissu autour de la taille), son oncle Al-`Abbas lui a dit : « Ô mon neveu ! (Ce serait mieux) si tu enlevais ton Izar et le mettais sur tes épaules sous les pierres. » Alors il a retiré son Izar et l'a mis sur ses épaules, mais il est tombé inconscient, et depuis ce jour, il n'a plus jamais été vu nu
- Sahih al-Bukhari, n°398
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est entré dans la Ka`ba, il a invoqué Allah de tous les côtés et n’a pas prié avant d’en sortir. Ensuite, il a prié deux unités en direction de la Ka`ba et a dit : « Voici la Qibla. »
- Sahih al-Bukhari, n°421
Rapporté par Anas : Des biens sont arrivés au Messager d'Allah (ﷺ) depuis Bahreïn. Le Prophète (ﷺ) a demandé aux gens de les étaler dans la mosquée — c'était la plus grande quantité de biens qu'il ait jamais reçue. Il est parti prier sans même les regarder. Après la prière, il s'est assis près de ces biens et en a donné à chaque personne qu'il voyait. Al-`Abbas est venu vers lui et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Donne-moi aussi quelque chose, car j'ai payé une rançon pour moi-même et pour `Aqil. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit de prendre. Il a alors rempli son vêtement et a essayé de l'emporter, mais il n'a pas réussi. Il a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Ordonne à quelqu'un de m'aider à le porter. » Le Prophète (ﷺ) a refusé. Il lui a alors demandé : « Veux-tu bien m'aider à le porter ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a encore refusé. Puis Al-`Abbas a jeté une partie des biens et a essayé de les porter (mais n'y est pas arrivé). Il a de nouveau dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Ordonne à quelqu'un de m'aider à les porter. » Il a refusé. Al-`Abbas a alors demandé au Prophète : « Veux-tu bien m'aider à les porter ? » Il a encore refusé. Finalement, Al-`Abbas a jeté une partie des biens, les a mis sur ses épaules et est parti. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a regardé jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue, étonné par sa cupidité. Le Messager d'Allah (ﷺ) n'est pas parti tant que la dernière pièce n'a pas été distribuée
- Sahih al-Bukhari, n°431
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le soleil s'est éclipsé et le Messager d'Allah (ﷺ) a accompli la prière de l'éclipse et a dit : « On m'a montré l'Enfer (à ce moment-là) et je n'ai jamais vu de spectacle plus terrible et effrayant que ce que j'ai vu aujourd'hui. »
- Sahih al-Bukhari, n°435
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Quand le dernier moment de la vie du Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé, il a commencé à mettre son 'Khamisa' sur son visage et, quand il avait chaud et du mal à respirer, il l'enlevait et disait : « Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs Prophètes. » Le Prophète (ﷺ) mettait en garde (les musulmans) contre ce qu'ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°436
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Quand le dernier moment de la vie du Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé, il a commencé à mettre son 'Khamisa' sur son visage et, quand il avait chaud et du mal à respirer, il l'enlevait et disait : « Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs Prophètes. » Le Prophète (ﷺ) mettait en garde (les musulmans) contre ce qu'ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°447
Rapporté par `Ikrima : Ibn `Abbas m'a dit, à moi et à son fils `Ali : « Allez chez Abu Sa`id et écoutez ce qu'il raconte. » Nous y sommes allés et l'avons trouvé dans un jardin en train de s'en occuper. Il a pris son Rida', l'a mis sur lui, s'est assis et a commencé à raconter jusqu'à ce qu'il parle de la construction de la mosquée. Il a dit : « Nous portions une brique à la fois, tandis que `Ammar en portait deux. Le Prophète (ﷺ) l'a vu, a commencé à enlever la poussière de son corps et a dit : ‘Qu'Allah fasse miséricorde à `Ammar. Il invitera (ses meurtriers, le groupe rebelle) au Paradis et ils l'inviteront à l'Enfer.’ `Ammar a dit : ‘Je cherche protection auprès d'Allah contre l'épreuve.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°467
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, est sorti avec un tissu noué autour de la tête et s'est assis sur le minbar. Après avoir loué et remercié Allah, il a dit : « Personne ne m'a fait plus de bien avec sa vie et ses biens qu'Abu Bakr bin Abi Quhafa. Si je devais prendre un ami intime, j'aurais certainement choisi Abu Bakr, mais la fraternité islamique est supérieure. Fermez toutes les petites portes de cette mosquée sauf celle d'Abu Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°493
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, je suis venu en montant une ânesse alors que je venais d’atteindre l’âge de la puberté. Le Messager d’Allah (ﷺ) priait à Mina sans mur devant lui, et je suis passé devant une partie du rang. Là, je suis descendu et j’ai laissé mon ânesse brouter, puis je suis entré dans le rang et personne ne m’a fait de remarque à ce sujet
- Sahih al-Bukhari, n°523
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, une délégation de `Abdul Qais est venue voir Allah's Messager (ﷺ) et a dit : « Nous appartenons à telle branche de la tribu de Rabi'ah et nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Ordonne-nous quelque chose de bien afin que nous puissions l’apprendre de toi et inviter aussi ceux que nous avons laissés chez nous. » Il a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre autres : Croire en Allah » – puis il leur a expliqué – « témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah (ﷺ), accomplir la prière aux heures prescrites, donner la Zakat (aumône obligatoire), et me remettre le Khumus (cinquième) si vous obtenez un butin de guerre. Et je vous interdis (d’utiliser) Dubba, Hantam, Muqaiyyar et Naqir (qui étaient tous des récipients utilisés pour préparer des boissons alcoolisées). »
- Sahih al-Bukhari, n°543
Rapporté par Ibn `Abbas : « Le Prophète (ﷺ) a prié huit rak`at pour le Zuhr et le `Asr, et sept pour le Maghrib et le `Isha à Médine. » Aiyub a dit : « Peut-être que c’était des nuits de pluie. » Anas a dit : « Peut-être. »
- Sahih al-Bukhari, n°562
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a prié sept rak`a ensemble et huit rak`a ensemble
- Sahih al-Bukhari, n°570
Rapporté par Ibn Juraij d’après Nafi` : `Abdullah bin `Umar a dit : « Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) était occupé à l’heure de l’`Isha, alors la prière a été tellement retardée que nous nous sommes endormis, réveillés, puis rendormis et réveillés encore. Le Prophète (ﷺ) est sorti et a dit : ‘Personne sur terre à part vous n’a attendu la prière.’ Ibn `Umar ne voyait pas de problème à prier plus tôt ou plus tard, sauf s’il craignait de s’endormir et de manquer la prière, et il lui arrivait de dormir avant l’`Isha. Ibn Juraij a dit : « J’ai demandé à `Ata’ : J’ai entendu Ibn `Abbas dire : Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) a tellement retardé la prière d’`Isha que les gens se sont endormis, réveillés, puis rendormis et réveillés encore. Puis `Umar bin Al-Khattab s’est levé et a rappelé la prière au Prophète (ﷺ). » `Ata’ a dit : « Ibn `Abbas a dit : Le Prophète est sorti, comme si je le voyais à ce moment, de l’eau coulait de sa tête, il posait sa main sur sa tête et a dit : ‘Si je ne craignais pas de rendre cela difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de prier (`Isha) à cette heure.’ » J’ai demandé à `Ata’ comment le Prophète avait mis sa main sur sa tête, comme Ibn `Abbas l’avait décrit. `Ata’ a écarté légèrement ses doigts, a posé leurs extrémités sur le côté de la tête, a descendu les doigts jusqu’à ce que le pouce touche le lobe de l’oreille, près de la tempe et de la barbe. Il n’a ni ralenti ni accéléré ce geste, il l’a fait ainsi. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si je ne craignais pas de rendre cela difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de prier à cette heure. »
- Sahih al-Bukhari, n°571
Rapporté par Ibn Juraij d’après Nafi` : `Abdullah bin `Umar a dit : « Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) était occupé à l’heure de l’`Isha, alors la prière a été tellement retardée que nous nous sommes endormis, réveillés, puis rendormis et réveillés encore. Le Prophète (ﷺ) est sorti et a dit : ‘Personne sur terre à part vous n’a attendu la prière.’ Ibn `Umar ne voyait pas de problème à prier plus tôt ou plus tard, sauf s’il craignait de s’endormir et de manquer la prière, et il lui arrivait de dormir avant l’`Isha. Ibn Juraij a dit : « J’ai demandé à `Ata’ : J’ai entendu Ibn `Abbas dire : Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) a tellement retardé la prière d’`Isha que les gens se sont endormis, réveillés, puis rendormis et réveillés encore. Puis `Umar bin Al-Khattab s’est levé et a rappelé la prière au Prophète (ﷺ). » `Ata’ a dit : « Ibn `Abbas a dit : Le Prophète est sorti, comme si je le voyais à ce moment, de l’eau coulait de sa tête, il posait sa main sur sa tête et a dit : ‘Si je ne craignais pas de rendre cela difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de prier (`Isha) à cette heure.’ » J’ai demandé à `Ata’ comment le Prophète avait mis sa main sur sa tête, comme Ibn `Abbas l’avait décrit. `Ata’ a écarté légèrement ses doigts, a posé leurs extrémités sur le côté de la tête, a descendu les doigts jusqu’à ce que le pouce touche le lobe de l’oreille, près de la tempe et de la barbe. Il n’a ni ralenti ni accéléré ce geste, il l’a fait ainsi. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si je ne craignais pas de rendre cela difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de prier à cette heure. »
- Sahih al-Bukhari, n°581
Rapporté par ‘Umar : Le Prophète (ﷺ) a interdit de prier après la prière du Fajr jusqu’au lever du soleil et après la prière du ‘Asr jusqu’au coucher du soleil. Rapporté aussi par Ibn ‘Abbas : Certaines personnes m’ont raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°616
Rapporté par `Abdullah bin Al-Harith : Un jour de pluie et de boue, Ibn `Abbas a fait un sermon devant nous et quand le muezzin a prononcé l’Adhan et a dit : « Haiyi `ala-s-sala(t) (venez à la prière) », Ibn `Abbas lui a ordonné de dire : « Priez chez vous. » Les gens se sont regardés, surpris. Ibn `Abbas a dit : « Cela a été fait par quelqu’un de bien meilleur que moi (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) ou son muezzin), et c’est une permission. »
- Sahih al-Bukhari, n°665
Rapporté par ‘Aisha : « Quand le Prophète (ﷺ) est devenu gravement malade et que sa maladie s’est aggravée, il a demandé la permission à ses femmes d’être soigné dans ma maison, et elles ont accepté. Il est sorti avec l’aide de deux hommes et ses jambes traînaient par terre. Il était entre Al-‘Abbas et un autre homme. » ‘Ubaidullah a dit : « J’ai raconté à Ibn ‘Abbas ce qu’‘Aisha avait rapporté et il a dit : “Sais-tu qui était l’autre homme dont ‘Aisha n’a pas mentionné le nom ?” J’ai répondu : ‘Non.’ Ibn ‘Abbas a dit : ‘C’était ‘Ali Ibn Abi Talib.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°668
Rapporté par ‘Abdullah bin Al-Harith : Ibn ‘Abbas nous a adressé un discours un jour de pluie et de boue. Quand le muezzin a dit : « Venez à la prière », Ibn ‘Abbas lui a ordonné de dire : « Priez chez vous. » Les gens se sont regardés, surpris, comme s’ils n’aimaient pas cela. Ibn ‘Abbas a dit : « Il semble que vous trouvez cela étrange, mais cela a été fait par quelqu’un de meilleur que moi (c’est-à-dire le Prophète). La prière est un ordre strict, mais je n’ai pas voulu vous obliger à sortir. » Ibn ‘Abbas a raconté la même chose, mais il a ajouté : « Je n’ai pas voulu que vous commettiez un péché en ne venant pas à la mosquée, ni que vous veniez couverts de boue jusqu’aux genoux. »
- Sahih al-Bukhari, n°687
Rapporté par ‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah ibn ‘Utba : Je suis entré auprès de ‘Aïcha et lui ai dit : « Ne veux-tu pas me raconter la maladie du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle dit : « Bien sûr. Le Prophète ﷺ tomba gravement malade et dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent. Il dit : “Mettez-moi de l’eau dans le bassin.” Nous l’avons fait, il se lava, puis voulut se lever mais perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent, ô Messager d’Allah. Il dit : “Mettez-moi de l’eau dans le bassin.” Il s’assit, se lava, puis voulut se lever mais perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent, ô Messager d’Allah. Il dit : “Mettez-moi de l’eau dans le bassin.” Il s’assit, se lava, puis voulut se lever mais perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent, ô Messager d’Allah — et les gens étaient rassemblés dans la mosquée attendant le Prophète ﷺ pour la prière du ‘ichâ’ (la dernière prière du soir). Le Prophète ﷺ envoya quelqu’un à Abou Bakr pour qu’il dirige la prière pour les gens. Le messager alla voir Abou Bakr et lui dit : Le Messager d’Allah ﷺ t’ordonne de diriger la prière pour les gens. Abou Bakr, qui était un homme sensible, dit : Ô ‘Omar, dirige la prière pour les gens. ‘Omar lui répondit : Tu es plus digne de cela. Abou Bakr dirigea donc la prière ces jours-là. Puis, le Prophète ﷺ se sentit mieux et sortit entre deux hommes, dont l’un était al-‘Abbas, pour la prière du dhouhr, alors qu’Abou Bakr dirigeait la prière pour les gens. Quand Abou Bakr le vit, il voulut reculer, mais le Prophète ﷺ lui fit signe de ne pas reculer. Il dit : “Faites-moi asseoir à côté de lui.” Ils l’assirent à côté d’Abou Bakr. Abou Bakr priait en suivant la prière du Prophète ﷺ, et les gens suivaient la prière d’Abou Bakr, et le Prophète ﷺ priait assis. ‘Ubayd Allah dit : Je suis allé voir ‘Abd Allah ibn ‘Abbas et lui ai dit : Ne veux-tu pas que je te rapporte ce que ‘Aïcha m’a raconté au sujet de la maladie du Prophète ﷺ ? Il dit : Raconte. Je lui ai rapporté son récit, il ne le contesta en rien, sauf qu’il me demanda : T’a-t-elle nommé l’homme qui était avec al-‘Abbas ? Je dis : Non. Il dit : C’était ‘Ali
- Sahih al-Bukhari, n°697
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du ‘Icha, puis il vint et fit quatre unités de prière, puis il dormit. Ensuite, il se leva, alors je me suis levé et me suis tenu à sa gauche, mais il me fit passer à sa droite. Il pria cinq unités, puis deux unités, puis il dormit jusqu’à ce que j’entende son ronflement — ou il a dit : sa respiration — puis il sortit pour la prière
- Sahih al-Bukhari, n°698
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai dormi chez Maymouna, et le Prophète ﷺ était chez elle cette nuit-là. Il fit ses ablutions puis se leva pour prier. Je me suis mis à sa gauche, alors il me prit et me plaça à sa droite. Il pria treize unités, puis dormit jusqu’à ce qu’il respire bruyamment — et quand il dormait, il respirait bruyamment — puis le muezzin vint à lui, il sortit et pria sans refaire ses ablutions. ‘Amr dit : J’ai rapporté cela à Boukayr, qui m’a dit : Kuraib me l’a rapporté ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°699
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, j’ai passé la nuit chez ma tante Maymouna. Le Prophète (ﷺ) s’est levé pour la prière de la nuit et je l’ai rejoint en me tenant à sa gauche, mais il m’a tiré vers sa droite en me prenant par la tête
- Sahih al-Bukhari, n°726
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai prié une nuit avec le Prophète (ﷺ) et je me suis mis à sa gauche. Le Messager d’Allah (ﷺ) a attrapé ma tête par derrière et m’a tiré à sa droite, puis il a accompli la prière et s’est endormi. Plus tard, le muezzin est venu et le Prophète (ﷺ) s’est levé pour prier sans refaire ses ablutions
- Sahih al-Bukhari, n°728
Rapporté par Ibn `Abbas : Une nuit, je me suis mis à la gauche du Prophète (ﷺ) pendant la prière, mais il m’a attrapé par la main ou par l’épaule jusqu’à ce qu’il me fasse passer à sa droite, puis il m’a fait signe de passer derrière lui
- Sahih al-Bukhari, n°748
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Une fois, une éclipse solaire a eu lieu du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il a accompli la prière de l’éclipse. Ses compagnons lui ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Nous t’avons vu essayer de prendre quelque chose alors que tu étais debout, puis nous t’avons vu reculer. » Le Prophète ﷺ a dit : « On m’a montré le Paradis et j’ai voulu en prendre une grappe de fruits. Si je l’avais prise, vous en auriez mangé tant que le monde existera. »
- Sahih al-Bukhari, n°763
Rapporté par Ibn `Abbas : (Ma mère) Umu-l-Fadl m’a entendu réciter « Wal Mursalati `Urfan » (77) et a dit : Ô mon fils ! Par Allah, ta récitation m’a rappelé que c’est la dernière sourate que j’ai entendue du Messager d’Allah ﷺ. Il l’a récitée pendant la prière du Maghrib
- Sahih al-Bukhari, n°773
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ est parti avec l’intention d’aller au marché de `Ukaz avec quelques compagnons. Au même moment, un obstacle a été placé entre les diables et les nouvelles du ciel. On a commencé à leur lancer du feu. Les diables sont allés voir leur peuple, qui leur a demandé : Qu’est-ce qui ne va pas avec vous ? Ils ont dit : Un obstacle a été mis entre nous et les nouvelles du ciel. Et on nous a lancé du feu. Ils ont dit : Ce qui vous empêche d’accéder aux nouvelles du ciel doit être quelque chose de nouveau. Allez vers l’est et l’ouest et voyez ce qui vous en empêche. Ceux qui sont allés vers Tuhama sont tombés sur le Prophète à un endroit appelé Nakhla, sur la route du marché de `Ukaz, et le Prophète ﷺ faisait la prière du Fajr avec ses compagnons. Quand ils ont entendu le Coran, ils l’ont écouté et ont dit : Par Allah, c’est cela qui nous empêche d’accéder aux nouvelles du ciel. Ils sont retournés vers leur peuple et ont dit : Ô notre peuple, nous avons entendu une récitation merveilleuse (le Coran) qui montre le droit chemin ; nous y avons cru et nous n’associerons rien à notre Seigneur. Allah a révélé les versets suivants à son Prophète (Sourate « Les Djinns ») (72) : Dis : Il m’a été révélé. Et ce qui lui a été révélé était la conversation des Djinns
- Sahih al-Bukhari, n°774
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ récitait à haute voix dans ce qui lui avait été ordonné, et récitait à voix basse dans ce qui lui avait été ordonné : « Et ton Seigneur n’est pas oublieux. » « Il y a certes pour vous dans le Messager d’Allah un excellent modèle. »
- Sahih al-Bukhari, n°787
Rapporté par `Ikrima : J’ai vu une personne prier au Maqam Ibrahim (l’endroit d’Abraham près de la Ka`ba) et il disait "Takbir" à chaque inclinaison, redressement, position debout et assise. J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet de cette prière. Il m’a réprimandé en disant : N’est-ce pas la prière du Prophète ?
- Sahih al-Bukhari, n°788
Rapporté par `Ikrima : J’ai prié derrière un cheikh à La Mecque et il a dit vingt-deux "Takbir" pendant la prière. J’ai dit à Ibn `Abbas que ce cheikh était insensé. Ibn `Abbas m’a réprimandé et a dit : C’est la tradition d’Abul-Qasim
- Sahih al-Bukhari, n°809
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre (d’Allah) de se prosterner sur sept parties du corps et de ne pas relever ses vêtements ni ses cheveux pendant la prière. Ces parties sont : le front (avec le bout du nez), les deux mains, les deux genoux et les orteils des deux pieds
- Sahih al-Bukhari, n°810
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « On nous a ordonné de nous prosterner sur sept os et de ne pas relever les vêtements ou les cheveux. »
- Sahih al-Bukhari, n°812
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os, c’est-à-dire le front avec le bout du nez » — et le Prophète (ﷺ) montra son nez — « les deux mains, les deux genoux et les orteils des deux pieds, et de ne pas rassembler les vêtements ou les cheveux. »
- Sahih al-Bukhari, n°815
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties osseuses et de ne pas relever ses vêtements ni ses cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°816
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « On m’a ordonné de me prosterner sur sept (os) et de ne pas relever les cheveux ou le vêtement. »
- Sahih al-Bukhari, n°841
Rapporté par Abu Ma`bad (l’esclave affranchi d’Ibn `Abbas) : Ibn `Abbas m’a dit : « À l’époque du Prophète (ﷺ), il était d’usage de prononcer les louanges d’Allah à voix haute après les prières obligatoires en groupe. » Ibn `Abbas a ajouté : « Quand j’entendais le Dhikr, je savais que la prière obligatoire en groupe était terminée. »
- Sahih al-Bukhari, n°842
Rapporté par Ibn `Abbas : Je reconnaissais la fin de la prière du Prophète (ﷺ) en entendant le Takbir
- Sahih al-Bukhari, n°857
Rapporté par Sulaiman Ash-Shaibani : J’ai entendu Ash-Shu`bi dire : « Une personne qui accompagnait le Prophète (ﷺ) est passée devant une tombe isolée des autres tombes et m’a raconté que le Prophète (ﷺ) avait dirigé les gens dans la prière funéraire et que les gens s’étaient alignés derrière lui. » J’ai demandé : « Ô Aba `Amr ! Qui t’a raconté cela ? » Il a répondu : « Ibn `Abbas. »
- Sahih al-Bukhari, n°859
Rapporté par Ibn `Abbas : Une nuit, j’ai dormi chez ma tante Maymouna et le Prophète (ﷺ) y a dormi aussi. Il s’est levé (pour prier) dans les dernières heures de la nuit et a fait une légère ablution à partir d’une outre suspendue. (`Amr, le sous-narrateur, a précisé que l’ablution était très légère.) Ensuite, il s’est levé pour prier et je me suis levé aussi, j’ai fait l’ablution de la même façon et je l’ai rejoint à sa gauche. Il m’a tiré à sa droite et a prié autant qu’Allah a voulu. Puis il s’est allongé et a dormi, et j’ai entendu sa respiration jusqu’à ce que le muezzin vienne l’informer de la prière du Fajr. Il est parti avec lui pour la prière et a prié sans refaire l’ablution. (Soufyan, le sous-narrateur, a dit : Nous avons dit à `Amr : « Certaines personnes disent : ‘Les yeux du Prophète (ﷺ) dorment mais son cœur ne dort jamais.’ » `Amr a répondu : « ‘Ubai bin `Umar a dit : ‘Les rêves des Prophètes sont des inspirations divines.’ Puis il a récité : ‘(Ô mon fils), j’ai vu en rêve que je t’égorgeais (en sacrifice).’ » »
- Sahih al-Bukhari, n°861
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, je suis venu à dos d’une ânesse alors que je venais d’atteindre la puberté. Le Messager d’Allah (ﷺ) dirigeait la prière à Mina sans mur devant lui. Je suis passé devant le rang, j’ai laissé l’ânesse paître et j’ai rejoint le rang, et personne ne m’a fait de remarque
- Sahih al-Bukhari, n°863
Rapporté par `Abdur Rahman bin `Abis : Quelqu’un a demandé à Ibn `Abbas : « As-tu déjà assisté à la prière de l’`Id avec le Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Oui. Et si je n’avais pas eu un lien de parenté avec le Prophète (ﷺ), cela n’aurait pas été possible pour moi (car j’étais trop jeune). » Le Prophète (ﷺ) est allé près de la maison de Kathir bin As-Salt et a prononcé un sermon. Ensuite, il est allé vers les femmes. Il leur a donné des conseils, leur a rappelé des choses et leur a demandé de faire l’aumône. Alors, chaque femme approchait sa main de son cou, enlevait son collier et le mettait dans le vêtement de Bilal. Puis le Prophète (ﷺ) et Bilal sont rentrés à la maison
- Sahih al-Bukhari, n°884
Rapporté par Tawus : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Les gens rapportent que le Prophète (ﷺ) a dit : “Prenez un bain le vendredi et lavez-vous bien la tête (c’est-à-dire prenez un bain complet) même si vous n’êtes pas en état d’impureté majeure, et utilisez du parfum.” » Ibn `Abbas répondit : « Je sais que le bain est essentiel, mais je ne sais pas si le parfum l’est aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°885
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a mentionné la parole du Prophète (ﷺ) concernant le bain du vendredi, puis je lui ai demandé si le Prophète (ﷺ) avait ordonné d’utiliser du parfum ou de l’huile pour les cheveux si on en avait chez soi. Il (Ibn `Abbas) répondit qu’il n’en savait rien
- Sahih al-Bukhari, n°892
Rapporté par Ibn `Abbas : La première prière du vendredi qui a été accomplie après celle faite à la mosquée du Messager d’Allah a eu lieu dans la mosquée de la tribu de `Abdul Qais à Jawathi, au Bahreïn
- Sahih al-Bukhari, n°901
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Un jour de pluie, Ibn `Abbas a dit à son muezzin : « Après avoir dit : ‘Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah’ (J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)), ne dis pas ‘Hayya ‘ala-s-Salat’ (Venez à la prière), mais dis : ‘Priez chez vous’. » (L’homme l’a fait.) Mais les gens n’ont pas aimé cela. Ibn `Abbas a dit : « Cela a été fait par quelqu’un de bien meilleur que moi (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)). Il ne fait aucun doute que la prière du vendredi est obligatoire, mais je n’aime pas vous mettre en difficulté en vous faisant sortir marcher dans la boue et la gadoue. »
- Sahih al-Bukhari, n°927
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est monté sur la chaire, c’était la dernière assemblée à laquelle il a participé. Il portait un grand manteau sur l’épaule et avait la tête bandée. Il a glorifié et loué Allah et a dit : « Ô gens ! Venez vers moi. » Les gens sont venus et se sont rassemblés autour de lui, puis il a dit : « Amma ba'du. À partir de maintenant, les Ansar vont diminuer et les autres augmenter. Donc, toute personne qui devient chef parmi les musulmans et a le pouvoir de faire du bien ou du mal, qu’il accepte le bien des bienfaisants parmi les Ansar et qu’il pardonne les erreurs de ceux qui se trompent parmi eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°944
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, le Prophète (ﷺ) a dirigé la prière de la peur et les gens se sont tenus derrière lui. Il a dit « Allahu Akbar » et les gens ont fait de même. Il s’est incliné et certains se sont inclinés. Ensuite, il s’est prosterné et ils se sont aussi prosternés. Puis il s’est levé pour la deuxième rak`a et ceux qui avaient prié la première rak`a sont partis pour surveiller leurs frères. Le deuxième groupe l’a rejoint et a fait l’inclinaison et la prosternation avec lui. Tout le monde était en prière mais ils se surveillaient les uns les autres pendant la prière
- Sahih al-Bukhari, n°958
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°959
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°960
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°961
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°962
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai accompli la prière de l’`Id avec le Messager d’Allah (ﷺ), Abou Bakr, `Umar et `Uthman, et tous ont accompli la prière avant de prononcer le prêche
- Sahih al-Bukhari, n°964
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a accompli une prière de deux unités le jour de l’`Id-ul-Fitr et il n’a pas prié avant ni après. Ensuite, il est allé vers les femmes avec Bilal et leur a demandé de donner l’aumône, alors elles ont commencé à offrir leurs boucles d’oreilles et leurs colliers en don
- Sahih al-Bukhari, n°969
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun acte accompli pendant d’autres jours n’est meilleur que ceux faits pendant ces dix premiers jours de Dhul Hijja. » Certains compagnons du Prophète (ﷺ) ont demandé : « Même pas le Jihad ? » Il a répondu : « Même pas le Jihad, sauf pour celui qui part en risquant sa vie et ses biens pour Allah et ne revient avec rien. »
- Sahih al-Bukhari, n°975
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand j’étais enfant, je suis sorti avec le Prophète (ﷺ) le jour de l’`Id-ul-Fitr ou de l’`Id-ul-Adha. Le Prophète (ﷺ) a prié, puis a prononcé le prêche, puis il est allé vers les femmes, leur a parlé, leur a donné des conseils et leur a demandé de donner l’aumône
- Sahih al-Bukhari, n°977
Rapporté par `Abdur Rahman bin `Abis : On a demandé à Ibn `Abbas s’il avait assisté à la prière de l’`Id avec le Prophète (ﷺ). Il a répondu : « Oui. Et je n’aurais pas pu y assister si je n’avais pas été jeune. (Le Prophète (ﷺ) est sorti) jusqu’à arriver près de la maison de Kathir bin As-Salt, il a accompli la prière, a prononcé le prêche, puis il est allé vers les femmes. Bilal l’accompagnait. Il leur a parlé, leur a donné des conseils et leur a demandé de donner l’aumône. J’ai vu les femmes déposer leurs bijoux dans le vêtement de Bilal, les bras tendus. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est rentré chez lui avec Bilal
- Sahih al-Bukhari, n°979
Rapporté par Al-Hasan bin Muslim : Ibn `Abbas a dit : « J'ai participé à la prière de l'`Id ul Fitr avec le Prophète, Abu Bakr, `Umar et `Uthman. Ils faisaient d'abord la prière, puis prononçaient le sermon. Un jour, le Prophète (ﷺ) est sorti (pour la prière de l'`Id) et je me souviens de lui faisant signe aux gens de s'asseoir. Ensuite, accompagné de Bilal, il a traversé les rangs jusqu'à atteindre les femmes. Il a récité ce verset : “Ô Prophète ! Quand les femmes croyantes viennent à toi pour te prêter serment d’allégeance...” (jusqu'à la fin du verset) (60.12). Après avoir terminé la récitation, il a dit : “Ô femmes ! Remplissez-vous votre engagement ?” Seule une femme a répondu : “Oui.” Hasan ne savait pas qui c'était. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Alors donnez l’aumône.” Bilal a étendu son vêtement et a dit : “Continuez à donner l’aumône. Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour vous (mesdames).” Les femmes ont alors commencé à mettre leurs Fatkhs (grosses bagues) et d'autres types de bagues dans le vêtement de Bilal. » `Abdur-Razaq a expliqué : « Les ‘Fatkhs’ sont de grosses bagues qui étaient portées à l’époque préislamique. »
- Sahih al-Bukhari, n°989
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est sorti et a accompli une prière de deux rak`at le jour de l’`Id ul Fitr, sans faire d’autre prière avant ou après, et Bilal l’accompagnait à ce moment-là
- Sahih al-Bukhari, n°992
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, j’ai passé la nuit chez Maimuna (ma tante). J’ai dormi en travers du lit tandis que l’Envoyé d’Allah et sa femme dormaient dans le sens de la longueur. Le Prophète (ﷺ) a dormi jusqu’à minuit ou presque, puis il s’est réveillé, s’est frotté le visage et a récité dix versets de la sourate « Al-`Imran ». Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé vers une outre en cuir, a fait ses ablutions de la manière la plus parfaite, puis il s’est levé pour prier. J’ai fait de même et je me suis placé à côté de lui. Le Prophète (ﷺ) a mis sa main droite sur ma tête, m’a tordu l’oreille, puis il a prié deux rak`at cinq fois, puis il a terminé sa prière par le witr. Il s’est allongé jusqu’à ce que le muezzin vienne, puis il s’est levé et a prié deux rak`at (Sounna du Fajr), puis il est sorti pour la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°1010
Rapporté par Anas : Chaque fois qu’il y avait une sécheresse, `Umar bin Al-Khattab demandait à Al-Abbas bin `Abdul Muttalib d’invoquer Allah pour la pluie. Il disait : « Ô Allah ! Nous demandions à notre Prophète d’invoquer pour la pluie, et Tu nous accordais la pluie, et maintenant nous demandons à son oncle d’invoquer pour la pluie. Ô Allah ! Accorde-nous la pluie ! » Et il pleuvait
- Sahih al-Bukhari, n°1035
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai obtenu la victoire grâce au vent As-Saba et la nation de ‘Ad a été détruite par le vent Ad-Dabur (le vent d’ouest). »
- Sahih al-Bukhari, n°1052
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le soleil s’est éclipsé du vivant du Prophète (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière de l’éclipse et est resté debout aussi longtemps qu’il faut pour réciter la sourate Al-Baqara. Ensuite, il a fait une longue inclinaison, puis s’est relevé pour une longue station, mais plus courte que la première, puis a de nouveau fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné deux fois. Ensuite, il s’est relevé pour une longue station, plus courte que la première, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la précédente, puis s’est relevé pour une longue station, plus courte que la première, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné deux fois et a terminé la prière. À ce moment-là, l’éclipse était terminée. Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah. Ils ne s’éclipsent ni à cause de la mort de quelqu’un ni à cause de sa naissance. Donc, quand vous les voyez, rappelez-vous d’Allah. » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous t’avons vu prendre quelque chose à ta place puis reculer. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « J’ai vu le Paradis et j’ai tendu la main vers une grappe de ses fruits ; si je l’avais prise, vous en auriez mangé tant que le monde existerait. J’ai aussi vu l’Enfer, et je n’ai jamais vu une vision aussi terrible. J’ai vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes. » Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi cela ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « À cause de leur ingratitude. » On a demandé s’il s’agissait d’ingratitude envers Allah. Le Prophète a dit : « Elles sont ingrates envers leurs compagnons de vie (leurs maris) et ingrates envers les bonnes actions. Si tu fais du bien à l’une d’elles toute ta vie et qu’elle voit quelque chose (qui ne lui plaît pas) chez toi, elle dira : ‘Je n’ai jamais eu de bien de ta part.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1069
Rapporté par Ibn `Abbas : La prosternation de Sa`d n’est pas obligatoire, mais j’ai vu le Prophète (ﷺ) se prosterner en la récitant
- Sahih al-Bukhari, n°1071
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est prosterné en récitant An-Najm, et avec lui se sont prosternés les musulmans, les polythéistes, les djinns et tous les êtres humains
- Sahih al-Bukhari, n°1080
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ est resté dix-neuf jours dans un endroit et il a raccourci les prières. Donc, quand nous voyagions et restions dix-neuf jours, nous raccourcissions aussi la prière, mais si nous restions plus longtemps, nous accomplissions la prière complète
- Sahih al-Bukhari, n°1085
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ et ses compagnons sont arrivés à La Mecque le matin du 4 Dhul-Hijja en récitant la Talbiya (Ô Allah ! Nous obéissons à Tes ordres, nous répondons à Ton appel...) avec l’intention d’accomplir le Hajj. Le Prophète ﷺ a ordonné à ses compagnons de prendre l’Ihram pour la ‘Umra à la place du Hajj, sauf pour ceux qui avaient un sacrifice avec eux
- Sahih al-Bukhari, n°1107
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) regroupait les prières du Zuhr et du ‘Asr pendant les voyages, et aussi le Maghrib et l’Isha. Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) regroupait le Maghrib et l’Isha pendant les voyages
- Sahih al-Bukhari, n°1120
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour la prière du Tahajjud, il disait : Allahumma lakal-hamd. Anta qaiyyimus-samawati wal-ard wa man fihinna. Walakal-hamd, Laka mulkus-samawati wal-ard wa man fihinna. Walakal-hamd, anta nurus-samawati wal-ard. Wa lakal-hamd, anta-l-haq wa wa'duka-lhaq, wa liqa'uka Haq, wa qauluka Haq, wal-jannatu Haq wann-naru Haq wannabiyuna Haq. Wa Muhammadun, sallal-lahu ‘alaihi wasallam, Haq, was-sa'atu Haq. Allahumma aslamtu Laka wabika amantu, wa ‘Alaika tawakkaltu, wa ilaika anabtu wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu faghfir li ma qaddamtu wama akh-khartu wama as-rartu wama a’lantu, anta-l-muqaddim wa anta-l-mu akh-khir, la ilaha illa anta (ou la ilaha ghairuka). (Ô Allah ! Toutes les louanges sont pour Toi, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu possèdes les cieux et la terre et tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Vérité, Ta promesse est la vérité, Te rencontrer est une vérité, Ta parole est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, tous les Prophètes sont une vérité, Muhammad ﷺ est une vérité, et le Jour de la Résurrection est une vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je compte sur Toi, je me repens vers Toi, avec Ton aide je discute avec mes opposants, et je Te prends comme juge entre nous. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ce que j’ai caché ou révélé. Tu fais avancer qui Tu veux et reculer qui Tu veux. Il n’y a de divinité que Toi.) Soufyan a dit qu’Abdul Karim Abu Umaiya ajoutait : « Wala haula wala quwata illa billah » (Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah)
- Sahih al-Bukhari, n°1138
Rapporté par Ibn `Abbas : La prière du Prophète (ﷺ) pendant la nuit comptait treize unités de prière
- Sahih al-Bukhari, n°1174
Rapporté par `Amr : J’ai entendu Abu Ash-sha’tha’ Jabir dire : « J’ai entendu Ibn `Abbas dire : ‘J’ai prié avec le Messager d’Allah (ﷺ) huit rak`at (de Zuhr et `Asr) ensemble et sept rak`at (de Maghrib et `Isha) ensemble.’ » J’ai dit : « Ô Abu Ash-sha’tha ! Je pense qu’il a dû retarder la prière du Zuhr et avancer celle du `Asr ; avancer celle de l’`Isha et retarder celle du Maghrib. » Abu Ash-sha’tha’ a dit : « Je le pense aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°1198
Rapporté par Kuraib Maula Ibn `Abbas : `Abdullah bin `Abbas a dit qu’il avait passé une nuit chez Maymouna, la mère des croyants, qui était sa tante. Il a dit : « J’ai dormi en travers du lit, et le Messager d’Allah ﷺ et son épouse dormaient dans le sens de la longueur. Le Messager d’Allah ﷺ a dormi jusqu’à minuit, ou un peu avant ou après. Puis il s’est réveillé, s’est assis et a effacé les traces du sommeil en passant ses mains sur son visage. Ensuite, il a récité les dix derniers versets de la sourate Al ‘Imran. Il est allé vers une outre suspendue, a fait ses ablutions parfaitement, puis s’est levé pour prier. » `Abdullah bin `Abbas a ajouté : « Je me suis levé, j’ai fait comme le Messager d’Allah ﷺ, puis je me suis mis à côté de lui. Le Messager d’Allah ﷺ a alors mis sa main droite sur ma tête, a attrapé mon oreille droite et l’a légèrement tordue. Il a prié deux unités, puis encore deux, puis encore deux, et ainsi de suite, puis il a fait une unité pour le witr. Ensuite, il s’est allongé jusqu’à ce que le muezzin vienne, puis il a prié deux unités légères et est sorti pour faire la prière du matin (Fajr). »
- Sahih al-Bukhari, n°1233
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas, Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Azhar m’ont envoyé auprès de Aisha pour la saluer de leur part et lui demander à propos des deux rak`at après la prière du `Asr. Ils m’ont dit de lui dire : « On nous a dit que tu fais ces deux rak`at alors que le Prophète les a interdites. » Ibn `Abbas a dit : « Avec `Umar bin Al-Khattab, nous frappions les gens quand ils les faisaient. » Je suis allé voir Aisha et je lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Va demander à Um Salama à ce sujet. » Je suis revenu et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors dit d’aller poser la même question à Um Salama. Elle a répondu : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) les interdire. Plus tard, je l’ai vu les accomplir juste après la prière du `Asr. Il est ensuite entré chez moi alors que des femmes des Ansar de la tribu de Bani Haram étaient avec moi. J’ai envoyé ma servante vers lui en lui disant : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Um Salama te fait dire : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je t’ai entendu interdire ces deux rak`at après le `Asr, mais je t’ai vu les accomplir.” Si le Prophète fait un geste de la main, attends-le. » La servante a fait cela. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe d’attendre. Quand il a fini la prière, il a dit : « Ô fille de Bani Umaiya ! Tu m’as interrogé sur les deux rak`at après le `Asr. Les gens de la tribu de `Abdul-Qais sont venus me voir et m’ont occupé, et je n’ai pas pu faire les deux rak`at après la prière du Zuhr. Celles que je viens de faire sont pour rattraper celles-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°1241
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est arrivé à cheval depuis sa demeure à As-Sunh. Il est descendu, est entré dans la mosquée et n’a parlé à personne avant de venir vers moi et d’aller directement au Prophète, qui était couvert d’une couverture marquée. Abu Bakr a découvert son visage, s’est agenouillé, l’a embrassé puis s’est mis à pleurer et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne te fera pas mourir deux fois. Tu as connu la mort qui t’était destinée. » Rapporté par Abu Salama d’après Ibn `Abbas : Abu Bakr est sorti alors que `Umar s’adressait aux gens, et Abu Bakr lui a dit de s’asseoir mais `Umar a refusé. Abu Bakr lui a encore dit de s’asseoir, mais il a encore refusé. Alors Abu Bakr a récité le Tashahhud (c’est-à-dire : nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah et Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)), et les gens se sont tournés vers Abu Bakr et ont laissé `Umar. Abu Bakr a dit : « Quant à ce qui suit, celui d’entre vous qui adorait Muhammad, Muhammad est mort, mais celui qui adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt jamais. Allah a dit : ‘Muhammad n’est qu’un messager ; des messagers sont passés avant lui... (jusqu’à) reconnaissants.’ » (3.144) (Le narrateur a ajouté : « Par Allah, c’était comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et alors tous ceux qui l’ont entendu se sont mis à le réciter. »)
- Sahih al-Bukhari, n°1242
Rapporté par ‘Aïcha, épouse du Prophète : Abou Bakr arriva à cheval de sa demeure à as-Sunh, descendit, entra dans la mosquée, et ne parla à personne avant d’entrer chez ‘Aïcha. Il se dirigea vers le Prophète ﷺ qui était recouvert d’un tissu rayé. Il découvrit son visage, se pencha sur lui, l’embrassa, puis se mit à pleurer et dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne réunira pas deux morts sur toi. Quant à la mort qui t’a été prescrite, tu l’as subie. » Abou Salama rapporte qu’Ibn ‘Abbas lui a dit : Abou Bakr sortit alors qu’Omar parlait aux gens. Il lui dit : « Assieds-toi. » Mais il refusa. Il lui répéta : « Assieds-toi. » Il refusa encore. Abou Bakr prononça alors le témoignage de foi, et les gens se tournèrent vers lui, délaissant Omar. Il dit : « Cela dit, quiconque parmi vous adorait Muhammad ﷺ, Muhammad ﷺ est mort. Mais quiconque adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt pas. Allah, le Très-Haut, a dit : {Muhammad n’est qu’un Messager...} jusqu’à {les reconnaissants}. » Par Allah, c’est comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset jusqu’à ce qu’Abou Bakr le récite, et alors tous ceux qui l’entendirent se mirent à le réciter
- Sahih al-Bukhari, n°1247
Rapporté par Ibn `Abbas : Une personne est décédée et le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de lui rendre visite. Il est mort la nuit et (les gens) l’ont enterré la nuit. Le matin, ils ont informé le Prophète de sa mort. Il a dit : « Qu’est-ce qui vous a empêchés de m’en informer ? » Ils ont répondu : « C’était la nuit, il faisait sombre et nous n’avons pas voulu te déranger. » Le Prophète (ﷺ) est alors allé à sa tombe et a accompli la prière funéraire
- Sahih al-Bukhari, n°1265
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’un homme était à `Arafat sur sa monture, il est tombé et s’est brisé la nuque (et il est mort). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en disant : ‘Labbaik’ (comme un pèlerin). »
- Sahih al-Bukhari, n°1266
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’un homme était à `Arafat (pour le Hajj) avec le Messager d’Allah (ﷺ), il est tombé de sa monture, s’est brisé la nuque et est mort. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car Allah le ressuscitera le Jour de la Résurrection et il dira ‘Labbaik’. »
- Sahih al-Bukhari, n°1267
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme a été tué par son chameau alors que nous étions avec le Prophète (ﷺ) et il était en état de sacralisation. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car Allah le ressuscitera le Jour de la Résurrection et il dira ‘Labbaik’. »
- Sahih al-Bukhari, n°1268
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est tombé de sa monture et est mort alors qu’il était avec le Prophète (ﷺ) à `Arafat. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du Sidr et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en disant : ‘Labbaik’. »
- Sahih al-Bukhari, n°1286
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
- Sahih al-Bukhari, n°1287
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
- Sahih al-Bukhari, n°1288
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
- Sahih al-Bukhari, n°1319
Rapporté par Ash-Shaibani : Ash Shu`bi a dit : « Un homme qui a vu le Prophète (ﷺ) se rendre à une tombe isolée m’a informé qu’il avait aligné les gens en rangs et dit quatre Takbir. » J’ai demandé : « Ô Abu `Amr ! Qui t’a rapporté cela ? » Il a répondu : « Ibn `Abbas. »
- Sahih al-Bukhari, n°1321
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé près d’une tombe d’un défunt qui avait été enterré la nuit. Il a demandé : « Quand cette personne a-t-elle été enterrée ? » Les gens ont répondu : « Hier. » Il a dit : « Pourquoi ne m’en avez-vous pas informé ? » Ils ont répondu : « Nous l’avons enterré dans l’obscurité et nous n’avons pas voulu te réveiller. » Il s’est alors levé et nous nous sommes alignés derrière lui. (Ibn `Abbas a dit) : J’étais parmi eux, et le Prophète (ﷺ) a accompli la prière funéraire
- Sahih al-Bukhari, n°1322
Rapporté par Ash-Shaibani : Ash-Shu`bi a dit : « Quelqu’un qui a accompagné votre Prophète (ﷺ) près d’une tombe isolée m’a informé : “Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière et nous nous sommes alignés derrière lui.” » Nous avons demandé : « Ô Abu `Amr ! Qui t’a rapporté ce récit ? » Il a répondu : « Ibn `Abbas. »
- Sahih al-Bukhari, n°1326
Rapporté par 'Amir : Ibn `Abbas (qui était alors un enfant) a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu à une tombe et les gens ont dit : ‘Il ou elle a été enterré(e) hier.’ » Ibn `Abbas a ajouté : « Nous nous sommes alignés derrière le Prophète (ﷺ) et il a dirigé la prière funéraire pour le défunt. »
- Sahih al-Bukhari, n°1335
Rapporté par Talha bin `Abdullah bin `Auf : J’ai accompli la prière funéraire derrière Ibn `Abbas et il a récité Al-Fatiha, puis il a dit : « Sachez que cela (c’est-à-dire la récitation d’Al-Fatiha) fait partie de la tradition du Prophète ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°1336
Rapporté par Sulaiman Ash-Shaibani : J’ai entendu Ash-Shu`bi dire : « Un homme m’a raconté qu’il était passé avec le Prophète (ﷺ) près d’une tombe isolée des autres, et que le Prophète (ﷺ) avait dirigé la prière et que les gens avaient prié derrière lui. » J’ai demandé : « Ô Abu `Amr ! Qui t’a rapporté cela ? » Il a répondu : « Ibn `Abbas. »
- Sahih al-Bukhari, n°1340
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a accompli la prière funéraire pour un homme une nuit après qu’il ait été enterré. Lui et ses compagnons se sont levés pour la prière. Avant de se lever, il leur avait demandé : « Qui est-ce ? » Ils ont répondu : « C’est un tel, il a été enterré la nuit dernière. » Alors tous ont accompli la prière funéraire
- Sahih al-Bukhari, n°1349
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Allah a fait de La Mecque un sanctuaire (lieu sacré) et elle était un sanctuaire avant moi et le restera après moi. Il m’a été permis d’y combattre pendant quelques heures du jour. Il n’est permis à personne d’arracher ses plantes épineuses, ni de couper ses arbres, ni de chasser ses animaux, ni de ramasser ce qui y est tombé, sauf si cela est annoncé publiquement. » À ce moment-là, Al-Abbas a dit au Prophète : « Sauf l’Idhkhir pour nos orfèvres et pour nos tombes. » Le Prophète ﷺ a donc ajouté : « Sauf l’Idhkhir. » Et Abu Huraira a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Sauf l’Idhkhir pour nos tombes et nos maisons. » Et Ibn `Abbas a dit : « Pour leurs orfèvres et leurs maisons. »
- Sahih al-Bukhari, n°1350
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir `Abdullah bin Ubai (un hypocrite) après sa mort alors qu’il était déjà dans sa tombe. Il a ordonné qu’on le sorte de la tombe, ce qui a été fait. Puis il l’a placé sur ses genoux, a mis un peu de sa salive sur lui et l’a couvert de sa propre chemise. Allah sait mieux pourquoi il a fait cela. `Abdullah bin Ubai avait donné sa chemise à Al-Abbas pour qu’il la porte. Abu Harun a dit : « À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ avait deux chemises et le fils de `Abdullah bin Ubai lui a dit : ‘Ô Messager d’Allah ﷺ ! Habille mon père avec ta chemise qui a touché ta peau.’ » Sufyan a ajouté : « Ainsi, les gens pensent que le Prophète ﷺ a habillé `Abdullah bin Tubal avec sa chemise en échange de ce qu’il avait fait pour Al-`Abbas, l’oncle du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°1357
Rapporté par Ibn `Abbas : Ma mère et moi faisions partie des faibles et des opprimés. Moi parmi les enfants, et ma mère parmi les femmes
- Sahih al-Bukhari, n°1361
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) passa un jour devant deux tombes, et les deux personnes (dans les tombes) étaient en train d’être punies. Il dit : « Ils sont punis, non pas pour quelque chose de difficile à éviter. L’un d’eux ne se protégeait pas de l’urine, et l’autre colportait des paroles pour semer la discorde entre les gens. » Il prit alors une feuille verte de palmier, la coupa en deux et plaça un morceau sur chaque tombe. Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi as-tu fait cela ? » Il répondit : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces feuilles resteront fraîches. »
- Sahih al-Bukhari, n°1378
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est passé un jour devant deux tombes et a dit : « Les personnes dans ces tombes sont punies, mais pas pour quelque chose de difficile à éviter. » Puis il a ajouté : « Oui, (c’est un grand péché), car l’un d’eux colportait des rumeurs et l’autre ne se protégeait pas de l’urine. » (Ibn `Abbas ajoute :) Ensuite, il a pris une feuille verte de palmier, l’a coupée en deux et a posé un morceau sur chaque tombe. Il a dit : « Que leur châtiment soit allégé tant que ces deux morceaux ne seront pas secs. »
- Sahih al-Bukhari, n°1383
Rapporté par Ibn `Abbas : On a interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des enfants des polythéistes. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Puisqu’Allah les a créés, Il sait ce qu’ils auraient fait comme actions. »
- Sahih al-Bukhari, n°1394
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Lahab, qu’Allah le maudisse, a dit un jour au Prophète (p.b.u.h) : « Que tu sois perdu toute la journée ! » Ensuite, la Révélation divine est descendue : « Que périssent les mains d’Abu Lahab ! Et qu’il périsse lui-même ! »
- Sahih al-Bukhari, n°1395
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu`adh au Yémen et lui a dit : « Invite les gens à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah (ﷺ). S’ils acceptent cela, enseigne-leur qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit (dans les vingt-quatre heures). S’ils acceptent cela, apprends-leur qu’Allah leur a rendu obligatoire de donner la Zakat sur leurs biens, à prélever sur les riches parmi eux pour être donnée aux pauvres. »
- Sahih al-Bukhari, n°1398
Rapporté par Ibn `Abbas : Une délégation de la tribu d’`Abdul Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous venons de la tribu de Rabi`a, et les infidèles de la tribu de Mudar se trouvent entre nous et toi ; nous ne pouvons donc venir te voir que pendant les Mois Sacrés. Ordonne-nous donc des actes (religieux) que nous pourrons accomplir et transmettre à notre peuple resté derrière nous. » Le Prophète a dit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres : (Je vous ordonne) d’avoir foi en Allah, de témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, » (et le Prophète (ﷺ) a fait un geste de la main comme ceci, c’est-à-dire un nœud), « d’accomplir parfaitement la prière, de donner la Zakat et de verser un cinquième du butin dans la voie d’Allah. Et je vous interdis d’utiliser Dubba', Hantam, Naqir et Muzaffat » (ce sont des récipients utilisés pour préparer des boissons alcoolisées)
- Sahih al-Bukhari, n°1431
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est sorti pour la prière de l'Aïd le jour de l'Aïd et a accompli une prière de deux unités ; il n'a pas prié avant ni après. Ensuite, il est allé vers les femmes avec Bilal. Il leur a fait un sermon et leur a demandé de donner en aumône. Et certaines d'entre elles ont commencé à donner leurs bracelets et leurs boucles d'oreilles
- Sahih al-Bukhari, n°1449
Rapporté par Ibn `Abbas : Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière de l’Aïd avant de faire le sermon, puis il a pensé que les femmes ne pourraient pas l’entendre (à cause de la distance), alors il est allé vers elles avec Bilal qui étendait son vêtement. Le Prophète (ﷺ) les a conseillées et leur a ordonné de donner en aumône. Alors les femmes ont commencé à donner leurs bijoux (en aumône). (Le sous-narrateur Aiyub a montré ses oreilles et son cou pour indiquer qu’elles donnaient des boucles d’oreilles et des colliers)
- Sahih al-Bukhari, n°1458
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Mu‘adh au Yémen, il lui a dit : Tu vas vers un peuple qui a reçu un Livre. Commence par les inviter à adorer Allah (lui seul), et quand ils reconnaissent Allah, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils accomplissent ces prières, informe-les qu’Allah leur a imposé la Zakat, à prélever sur les riches parmi eux pour la donner aux pauvres parmi eux. S’ils t’obéissent à ce sujet, prends la Zakat d’eux et évite de prendre les meilleurs biens des gens comme Zakat
- Sahih al-Bukhari, n°1468
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) (p.b.u.h) a ordonné à une personne de collecter la Zakat, et cette personne est revenue lui dire qu’Ibn Jamil, Khalid bin Al-Walid et ‘Abbas bin ‘Abdul Muttalib avaient refusé de donner la Zakat. Le Prophète a dit : Qu’est-ce qui a poussé Ibn Jamil à refuser de donner la Zakat alors qu’il était pauvre et qu’Allah et Son Messager l’ont enrichi ? Mais vous êtes injustes de demander la Zakat à Khalid, car il garde son armure pour la cause d’Allah (pour le Jihad). Quant à ‘Abbas bin ‘Abdul Muttalib, il est l’oncle du Messager d’Allah (ﷺ) et la Zakat est obligatoire pour lui, et il doit la payer en double
- Sahih al-Bukhari, n°1492
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a vu une brebis morte qui avait été donnée en aumône à une esclave affranchie de Maymuna, l’épouse du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pourquoi ne profitez-vous pas de sa peau ? » Ils ont dit : « Elle est morte. » Il a répondu : « Seule la consommation de sa viande est interdite. »
- Sahih al-Bukhari, n°1496
Rapporté par Abu Ma`bad (l’esclave d’Ibn `Abbas) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Mu`adh quand il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller vers les gens du Livre. Quand tu arriveras, invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils acceptent, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent, dis-leur qu’Allah leur a rendu obligatoire de donner la Zakat, qui sera prise aux riches parmi eux et donnée aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent, alors évite de prendre le meilleur de leurs biens, et prends garde à l’invocation de la personne opprimée, car il n’y a pas de barrière entre sa prière et Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1513
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Al-Fadl (son frère) était assis derrière le Messager d'Allah (ﷺ) et une femme de la tribu de Khath'am est venue. Al-Fadl s'est mis à la regarder et elle le regardait aussi. Le Prophète (ﷺ) a alors détourné le visage d'Al-Fadl de l'autre côté. La femme a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! L'obligation du Hajj imposée par Allah à Ses serviteurs est devenue obligatoire pour mon père, mais il est vieux et faible, et il ne peut pas rester assis fermement sur la monture ; puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui, tu peux. » Cela s'est passé lors du Hajj d'adieu du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°1523
Rapporté par Ibn `Abbas : Les gens du Yémen venaient pour le Hajj sans apporter assez de provisions et disaient qu'ils comptaient sur Allah. À leur arrivée à Médine, ils demandaient l'aumône aux gens, alors Allah a révélé : « Et prenez des provisions pour le voyage, mais la meilleure provision est la piété envers Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1524
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a désigné Dhul-Hulaifa comme Miqat pour les gens de Médine ; Al-Juhfa pour les gens du Sham ; Qarn-al-Manazil pour les gens du Najd ; et Yalamlam pour les gens du Yémen. Ces Mawaqit sont pour les habitants de ces lieux et pour ceux qui passent par là avec l'intention d'accomplir le Hajj ou la `Umra. Ceux qui vivent à l'intérieur de ces limites peuvent entrer en état d'Ihram depuis leur lieu de départ, et les gens de La Mecque peuvent entrer en état d'Ihram depuis La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°1526
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a fixé Dhul Hulaifa comme Miqat pour les gens de Médine ; Al-Juhfa pour les gens du Sham ; Qarn Ul-Manazil pour les gens du Najd ; et Yalamlam pour les gens du Yémen. Ces lieux sont les Mawaqit pour tous ceux qui vivent là-bas et pour ceux qui passent par là avec l'intention d'accomplir le Hajj ou la `Umra. Celui qui vit à l'intérieur de ces limites doit entrer en état d'Ihram depuis chez lui, et de même, les gens de La Mecque peuvent entrer en état d'Ihram depuis La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°1529
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fixé Dhul-Hulaifa comme Miqat pour les gens de Médine, Al-Juhfa pour les gens du Sham, Yalamlam pour les gens du Yémen, et Qarn pour les gens du Najd. Ces Mawaqit sont pour ceux qui vivent à ces endroits et pour ceux qui passent par là avec l'intention d'accomplir le Hajj ou la `Umra. Ceux qui vivent à l'intérieur de ces lieux peuvent entrer en état d'Ihram depuis chez eux, et les gens de La Mecque peuvent entrer en état d'Ihram depuis La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°1530
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fixé Dhul-Hulaifa comme Miqat pour les gens de Médine, Al-Juhfa pour les gens du Sham, Qarn-al-Manazil pour les gens du Najd, et Yalamlam pour les gens du Yémen. Ces Mawaqit sont pour ceux qui vivent à ces endroits et pour ceux qui passent par là avec l'intention d'accomplir le Hajj ou la `Umra. Celui qui vit à l'intérieur de ces Mawaqit doit entrer en état d'Ihram depuis son point de départ, et les gens de La Mecque peuvent entrer en état d'Ihram depuis La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°1543
Rapporté par 'Ubaidullah ibn `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Usama était assis derrière le Messager d'Allah (ﷺ) de `Arafat à Al-Muzdalifa ; puis Al-Fadl était derrière le Messager d'Allah (ﷺ) de Al-Muzdalifa à Mina. » Ibn `Abbas a ajouté : « Tous deux ont dit : ‘Le Prophète a continué à réciter la Talbiya jusqu'à ce qu'il jette les cailloux à Jamrat al-`Aqaba.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1544
Rapporté par 'Ubaidullah ibn `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Usama était assis derrière le Messager d'Allah (ﷺ) de `Arafat à Al-Muzdalifa ; puis Al-Fadl était derrière le Messager d'Allah (ﷺ) de Al-Muzdalifa à Mina. » Ibn `Abbas a ajouté : « Tous deux ont dit : ‘Le Prophète a continué à réciter la Talbiya jusqu'à ce qu'il jette les cailloux à Jamrat al-`Aqaba.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1545
Rapporté par `Abdullah ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons sont partis de Médine après s'être peigné et avoir mis de l'huile dans ses cheveux, et après avoir mis les deux pièces d'Ihram (un pour le haut du corps et un pour la taille). Il n'a interdit à personne de porter un type de tissu, sauf ceux teints au safran, car ils risquent de laisser du parfum sur la peau. Tôt le matin, le Prophète (ﷺ) est monté sur sa monture à Dhul-Hulaifa et a continué jusqu'à Baida', où lui et ses compagnons ont récité la Talbiya, puis ils ont fait la cérémonie de Taqlid (mettre des colliers colorés autour du cou des chameaux destinés au sacrifice). Tout cela s'est passé le 25 Dhul-Qa'da. Quand il est arrivé à La Mecque le 4 Dhul-Hijja, il a fait le Tawaf autour de la Ka`ba et le Tawaf entre Safa et Marwa. Comme il avait un animal de sacrifice et l'avait marqué, il n'a pas terminé son Ihram. Il s'est dirigé vers les hauteurs de La Mecque près d'Al-Hujun, en état d'Ihram pour le Hajj, et n'est pas retourné près de la Ka`ba avant de revenir de `Arafat. Ensuite, il a ordonné à ses compagnons de faire le Tawaf autour de la Ka`ba, puis le Tawaf de Safa et Marwa, de se couper les cheveux et de sortir de l'Ihram. Cela ne concernait que ceux qui n'avaient pas d'animal de sacrifice. Ceux qui étaient avec leurs épouses pouvaient avoir des relations, utiliser du parfum et porter des vêtements ordinaires
- Sahih al-Bukhari, n°1555
Rapporté par Mujahid : J'étais en compagnie d'Ibn 'Abbas et les gens parlaient de l'Antéchrist en disant : « L'Antéchrist viendra avec le mot Kafir (non-croyant) écrit entre ses yeux. » À cela, Ibn 'Abbas a dit : « Je n'ai pas entendu cela du Prophète (ﷺ), mais je l'ai entendu dire : ‘C'est comme si je voyais Moïse entrer dans la vallée en récitant la Talbiya.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1564
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les gens (de la période préislamique) pensaient que faire la 'Umra pendant les mois du Hajj était l'un des plus grands péchés sur terre. Ils considéraient aussi le mois de Safar comme un mois interdit (sacré) et disaient : « Quand les blessures sur le dos des chameaux guérissent (après leur retour du Hajj), que les traces de ces blessures disparaissent et que le mois de Safar est passé, alors (à ce moment-là) la 'Umra est permise pour celui qui veut la faire. » Le matin du 4 Dhul-Hijja, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons sont arrivés à La Mecque en état d'Ihram pour le Hajj et il a ordonné à ses compagnons de changer leur intention d'Ihram pour la 'Umra seulement (au lieu du Hajj). Ils ont trouvé cet ordre étrange et étaient perplexes, et ont dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Quel genre de sortie d'Ihram est permise ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Sortez complètement de l'Ihram comme une personne qui n'est pas en état d'Ihram (tout vous est permis). »
- Sahih al-Bukhari, n°1567
Rapporté par Shu'ba : Abu Jamra Nasr bin 'Imran Ad-Duba'i a dit : « J'avais l'intention de faire le Hajj-at-Tamattu', mais les gens m'ont conseillé de ne pas le faire. J'ai demandé à Ibn 'Abbas à ce sujet et il m'a ordonné de faire le Hajj-at-Tamattu'. Plus tard, j'ai rêvé que quelqu'un me disait : ‘Hajj accepté (Hajj accompli selon la tradition du Prophète et accepté par Allah) et une 'Umra acceptée.’ J'ai raconté ce rêve à Ibn 'Abbas. Il a dit : ‘C'est la tradition d'Abul-Qasim.’ Puis il m'a dit : ‘Reste avec moi et je te donnerai une part de mes biens.’ » J'ai (Shu'ba) demandé : « Pourquoi t'a-t-il invité ? » Il (Abu Jamra) a répondu : « À cause du rêve que j'avais fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°1572
Rapporté par Ibn 'Abbas : On lui a posé une question sur le Hajj-at-Tamattu', à laquelle il a répondu : « Les Mouhajirines, les Ansar, les épouses du Prophète (ﷺ) et nous-mêmes avons fait de même. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : ‘Abandonnez votre intention de faire le Hajj (pour l'instant) et faites la 'Umra, sauf celui qui a mis une guirlande à son Hady.’ Nous avons donc fait le Tawaf autour de la Kaaba et [le Sa'y] entre As-Safa et Al-Marwa, nous avons eu des relations avec nos épouses et porté des vêtements ordinaires (cousus). Le Prophète (ﷺ) a ajouté : ‘Celui qui a mis une guirlande à son Hady ne doit pas sortir de l'Ihram tant que le Hady n'a pas atteint sa destination (c'est-à-dire qu'il soit sacrifié).’ Puis, la nuit de Tarwiya (8 Dhul-Hijja, dans l'après-midi), il nous a ordonné de prendre l'Ihram pour le Hajj et, après avoir accompli toutes les cérémonies du Hajj, nous sommes revenus et avons fait le Tawaf autour de la Kaaba et (le Sa'y) entre As-Safa et Al-Marwa, et alors notre Hajj était complet, et nous devions sacrifier un Hady selon la parole d'Allah : ‘… Il doit sacrifier un Hady selon ses moyens, mais s'il ne peut pas, il doit jeûner trois jours pendant le Hajj et sept jours après son retour (chez lui)…’ (2:196). Le sacrifice d'un mouton suffit. Ainsi, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont réuni les deux actes religieux (le Hajj et la 'Umra) la même année, car Allah a révélé (la permission) de cette pratique dans Son livre et dans la Sunna de Son Prophète (ﷺ) et l'a rendue permise pour tout le monde sauf les habitants de La Mecque. Allah dit : ‘Ceci est pour celui dont la famille n'est pas présente à la Mosquée sacrée (c'est-à-dire les non-résidents de La Mecque).’ Les mois du Hajj qu'Allah a mentionnés dans Son livre sont : Shawwal, Dhul-Qa'da et Dhul-Hijja. Celui qui fait le Hajj-at-Tamattu' pendant ces mois doit sacrifier ou jeûner. Les mots : 1. Ar-Rafatha signifie relations sexuelles. 2. Al-Fusuq signifie toutes sortes de péchés, et 3. Al-Jidal signifie discuter
- Sahih al-Bukhari, n°1582
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah : Quand la Ka‘ba a été construite, le Prophète (ﷺ) et ‘Abbas sont allés chercher des pierres pour la construction. Al-‘Abbas a dit au Prophète : « Enlève ton pagne et mets-le sur ton cou. » (Quand le Prophète (ﷺ) l’a enlevé), il est tombé par terre, les yeux tournés vers le ciel, et il a dit : « Rendez-moi mon pagne. » Puis il s’est couvert avec
- Sahih al-Bukhari, n°1587
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a fait de cette ville un sanctuaire. Ses buissons épineux ne doivent pas être coupés, ses animaux ne doivent pas être chassés, et ce qui est tombé ne doit pas être ramassé, sauf par celui qui le signalera publiquement. »
- Sahih al-Bukhari, n°1595
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est comme si je le voyais, un homme noir aux jambes fines en train d’arracher les pierres de la Ka`ba une par une. »
- Sahih al-Bukhari, n°1601
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à La Mecque, il a refusé d’entrer dans la Ka`ba tant qu’il y avait des idoles à l’intérieur. Il a ordonné qu’on les retire. Alors elles ont été sorties. Les gens ont aussi sorti des images d’Abraham et d’Ismaël tenant des Azlams dans leurs mains. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah maudisse ces gens. Par Allah, ni Abraham ni Ismaël n’ont jamais joué au jeu de hasard avec les Azlams. » Ensuite, il est entré dans la Ka`ba, a dit le Takbir à chaque coin mais n’a pas prié à l’intérieur
- Sahih al-Bukhari, n°1602
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons sont arrivés à La Mecque, les polythéistes ont fait circuler la rumeur qu’un groupe de gens arrivait et qu’ils étaient affaiblis par la fièvre de Yathrib (Médine). Alors le Prophète a ordonné à ses compagnons de faire le Ramal pendant les trois premiers tours du Tawaf de la Ka`ba et de marcher entre les deux coins (la Pierre Noire et le coin yéménite). Le Prophète (ﷺ) ne leur a pas demandé de faire le Ramal pendant tous les tours du Tawaf par compassion pour eux
- Sahih al-Bukhari, n°1607
Rapporté par Ibn `Abbas : Lors de son dernier Hajj, le Prophète (ﷺ) a fait le Tawaf de la Ka`ba à dos de chameau et a pointé un bâton recourbé vers le coin (de la Pierre Noire)
- Sahih al-Bukhari, n°1608
Abu Ash-Sha'tha a dit : « Qui s’écarte d’une partie de la Ka`ba ? » Mu'awiya touchait les quatre coins de la Ka`ba, Ibn `Abbas lui a dit : « Ces deux coins (ceux faisant face au Hijr) ne doivent pas être touchés. » Mu'awiya a répondu : « Rien n’est intouchable dans la Ka`ba. » Et Ibn Az-Zubair touchait tous les coins de la Ka`ba
- Sahih al-Bukhari, n°1612
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait le Tawaf de la Ka`ba à dos de chameau, et chaque fois qu’il arrivait devant le coin, il pointait vers lui (avec quelque chose)
- Sahih al-Bukhari, n°1613
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait le Tawaf autour de la Ka`ba en étant sur un chameau, et chaque fois qu’il arrivait devant l’angle où se trouve la Pierre Noire, il la désignait avec ce qu’il avait dans la main et disait le Takbir
- Sahih al-Bukhari, n°1620
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant que le Prophète (ﷺ) faisait le Tawaf de la Ka`ba, il est passé devant une personne qui avait les mains attachées à une autre personne avec une corde ou une ficelle ou quelque chose de ce genre. Le Prophète (ﷺ) a coupé cela de ses propres mains et a dit : « Conduisez-le par la main. »
- Sahih al-Bukhari, n°1621
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a vu un homme faire le Tawaf de la Ka`ba attaché avec une ficelle ou autre chose. Alors le Prophète a coupé cette ficelle
- Sahih al-Bukhari, n°1625
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque et a fait le Tawaf autour de la Ka`ba et le Sa`i entre Safa et Marwa, mais il ne s’est pas approché de la Ka`ba après son Tawaf jusqu’à son retour d’`Arafat
- Sahih al-Bukhari, n°1632
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le Tawaf (de la Ka`ba) en étant sur un chameau (car il avait une blessure au pied à ce moment-là). Chaque fois qu’il arrivait à l’angle où se trouve la Pierre Noire, il la désignait avec un objet qu’il tenait et disait : « Allahu Akbar. »
- Sahih al-Bukhari, n°1634
Rapporté par Ibn `Umar : Al `Abbas bin `Abdul-Muttalib a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) la permission de rester à La Mecque pendant les nuits de Mina afin de donner à boire aux pèlerins. Le Prophète (ﷺ) le lui a permis
- Sahih al-Bukhari, n°1635
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu à l’endroit où l’on buvait et a demandé de l’eau. Al-Abbas a dit : « Ô Fadl ! Va chez ta mère et apporte de l’eau pour le Messager d’Allah (ﷺ). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Donnez-moi de l’eau à boire. » Al-Abbas a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les gens y ont mis leurs mains. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répété : « Donnez-moi de l’eau à boire. » Il a donc bu de cette eau, puis il est allé au puits de Zamzam où les gens distribuaient de l’eau et s’occupaient du puits. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Continuez ! Vous faites une bonne action. » Puis il a ajouté : « Si je ne craignais pas que d’autres personnes ne rivalisent avec vous pour puiser l’eau de Zamzam, je prendrais la corde et la mettrais sur mon épaule (pour puiser moi-même). » En disant cela, le Prophète (ﷺ) a montré son épaule
- Sahih al-Bukhari, n°1637
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai donné de l’eau de Zamzam au Messager d’Allah (ﷺ) et il l’a bue debout. `Asim (un des rapporteurs) a dit qu’`Ikrima a juré que ce jour-là, le Prophète (ﷺ) n’était pas debout mais à dos de chameau
- Sahih al-Bukhari, n°1649
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le Tawaf de la Ka`ba et le Sa`i entre Safa et Marwa pour montrer sa force aux polythéistes
- Sahih al-Bukhari, n°1669
Rapporté par Usama bin Zaid : J’étais derrière le Messager d’Allah (ﷺ) en quittant `Arafat. Quand il est arrivé au col de la montagne à gauche, juste avant Al-Muzdalifa, il a fait agenouiller son chameau et a uriné, puis j’ai versé de l’eau pour ses ablutions. Il a fait des ablutions légères puis je lui ai dit : « Est-ce le moment de prier, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « L’endroit de la prière est devant vous (c’est-à-dire à Al-Muzdalifa). » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à Al-Muzdalifa et il y a accompli la prière. Le matin (10 Dhul-Hijja), Al-Fadl (bin `Abbas) était derrière le Messager d’Allah (ﷺ). Kuraib, un rapporteur, a dit que `Abdullah bin `Abbas a rapporté d’Al-Fadl : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiya pendant le trajet jusqu’à ce qu’il atteigne la Jamra (Jamrat-Al-`Aqaba). »
- Sahih al-Bukhari, n°1670
Rapporté par Usama bin Zaid : J’étais derrière le Messager d’Allah (ﷺ) en quittant `Arafat. Quand il est arrivé au col de la montagne à gauche, juste avant Al-Muzdalifa, il a fait agenouiller son chameau et a uriné, puis j’ai versé de l’eau pour ses ablutions. Il a fait des ablutions légères puis je lui ai dit : « Est-ce le moment de prier, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « L’endroit de la prière est devant vous (c’est-à-dire à Al-Muzdalifa). » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à Al-Muzdalifa et il y a accompli la prière. Le matin (10 Dhul-Hijja), Al-Fadl (bin `Abbas) était derrière le Messager d’Allah (ﷺ). Kuraib, un rapporteur, a dit que `Abdullah bin `Abbas a rapporté d’Al-Fadl : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiya pendant le trajet jusqu’à ce qu’il atteigne la Jamra (Jamrat-Al-`Aqaba). »
- Sahih al-Bukhari, n°1671
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai accompagné le Prophète (ﷺ) le jour de `Arafat (9 Dhul-Hijja). Le Prophète (ﷺ) a entendu beaucoup de bruit et des coups sur les chameaux derrière lui. Il a alors fait signe aux gens avec son fouet : « Ô gens ! Soyez calmes. Se presser n’est pas un signe de piété. »
- Sahih al-Bukhari, n°1677
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé de Jam' (c’est-à-dire Al-Muzdalifa) pendant la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°1678
Rapporté par Ibn `Abbas : J’étais parmi ceux que le Prophète (ﷺ) a fait partir plus tôt la nuit d’Al-Muzdalifa, car je faisais partie des membres faibles de sa famille
- Sahih al-Bukhari, n°1685
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait monter Al-Fadl derrière lui, et Al-Fadl a rapporté que le Prophète (ﷺ) récitait la Talbiya jusqu’à ce qu’il fasse le lancer de cailloux à la Jamra (Jamrat-Al-`Aqaba)
- Sahih al-Bukhari, n°1686
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Usama bin Zaid était derrière le Prophète (ﷺ) de `Arafat à Al-Muzdalifa ; puis d’Al-Muzdalifa à Mina, c’est Al-Fadl qui était derrière lui. » Il a ajouté : « Tous les deux (Usama et Al-Fadl) ont dit : Le Prophète (ﷺ) récitait constamment la Talbiya jusqu’à ce qu’il fasse le lancer de cailloux à la Jamarat-Al-`Aqaba. »
- Sahih al-Bukhari, n°1687
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Usama bin Zaid était derrière le Prophète (ﷺ) de `Arafat à Al-Muzdalifa ; puis d’Al-Muzdalifa à Mina, c’est Al-Fadl qui était derrière lui. » Il a ajouté : « Tous les deux (Usama et Al-Fadl) ont dit : Le Prophète (ﷺ) récitait constamment la Talbiya jusqu’à ce qu’il fasse le lancer de cailloux à la Jamarat-Al-`Aqaba. »
- Sahih al-Bukhari, n°1688
Rapporté par Abu Jamra : J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Hajj-at-Tamattu`. Il m’a conseillé de le faire. Je lui ai demandé à propos du Hadi (sacrifice). Il a dit : « Tu dois sacrifier un chameau, une vache ou un mouton, ou tu peux partager le Hadi avec d’autres. » Il semblait que certaines personnes n’aimaient pas le Hajj-at-Tamattu`. J’ai dormi et j’ai rêvé qu’une voix annonçait : « Un Hajj accepté et une ‘Umra acceptée (Hajj-at-Tamattu`). » Je suis allé voir Ibn `Abbas et je lui ai raconté mon rêve. Il a dit : « Allah est le Plus Grand. (C’était) la tradition d’Abu Al-Qasim (c’est-à-dire le Prophète). » Shu`ba rapporte que l’annonce dans le rêve était : « Une ‘Umra acceptée et un Hajj Mabrur. »
- Sahih al-Bukhari, n°1700
Rapporté par 'Abdullah ibn Abu Bakr ibn 'Amr ibn Hazm : 'Amra bint 'Abdur-Rahman lui a dit : « Zaid ibn Abu Sufyan a écrit à 'Aisha que 'Abdullah ibn 'Abbas avait déclaré : “Celui qui envoie son animal destiné au sacrifice à la Ka'ba, toutes les choses interdites au pèlerin deviennent interdites pour cette personne jusqu'à ce qu'il l'ait sacrifié (c'est-à-dire jusqu'au 10 Dhul-Hijja).” » 'Amra ajouta : 'Aisha a dit : « Ce n'est pas comme l'a dit Ibn 'Abbas : j'ai tressé les colliers des animaux du Messager d'Allah (ﷺ) de mes propres mains. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) les a mis autour de leur cou de ses propres mains et les a envoyés avec mon père. Pourtant, rien de ce qu'Allah permet n'a été interdit au Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à ce qu'il sacrifie les animaux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1721
Rapporté par Ibn `Abbas : On a interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet d’une personne qui s’était rasé la tête avant d’avoir sacrifié sa bête (ou accompli d’autres rites du Hajj). Il a répondu : « Il n’y a pas de mal, il n’y a pas de mal. »
- Sahih al-Bukhari, n°1722
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme a dit au Prophète (ﷺ) : « J’ai accompli le Tawaf-al-Ifada avant de jeter les cailloux (à la Jamra). » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Il n’y a pas de mal. » L’homme a dit : « Je me suis rasé la tête avant de sacrifier. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Il n’y a pas de mal. » Il a dit : « J’ai sacrifié la bête avant de jeter les cailloux. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Il n’y a pas de mal. »
- Sahih al-Bukhari, n°1723
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme a demandé au Prophète (ﷺ) : « J’ai jeté les cailloux le soir. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Il n’y a pas de mal. » Un autre homme a demandé : « Je me suis rasé la tête avant de sacrifier. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Il n’y a pas de mal. »
- Sahih al-Bukhari, n°1731
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, il a ordonné à ses compagnons de faire le Tawaf autour de la Ka`ba et entre Safa et Marwa, de terminer leur Ihram et de se raser la tête ou de se couper les cheveux courts
- Sahih al-Bukhari, n°1734
Rapporté par Ibn `Abbas : On a interrogé le Prophète (ﷺ) à propos du sacrifice, du rasage de la tête et du fait de faire le jet de pierres avant ou après le moment prévu. Il a dit : « Il n’y a pas de mal à cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°1735
Rapporté par Ibn `Abbas : On a interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet des rites du Hajj à Mina le jour du Nahr et il a répondu qu’il n’y avait pas de mal. Puis un homme lui a dit : « Je me suis rasé la tête avant de faire le sacrifice. » Il a répondu : « Sacrifie maintenant, il n’y a pas de mal. » Un autre homme a dit : « J’ai fait le jet de pierres après midi. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Il n’y a pas de mal à cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°1739
Rapporté par `Ikrima : Ibn `Abbas a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prononcé un sermon le jour du Nahr et a dit : « Ô gens ! (Dites-moi) quel jour sommes-nous aujourd’hui ? » Les gens ont répondu : « C’est un jour sacré. » Il a demandé encore : « Quelle est cette ville ? » Ils ont répondu : « C’est la ville sacrée. » Il a demandé : « Quel mois sommes-nous ? » Ils ont répondu : « C’est le mois sacré. » Il a dit : « Sachez que votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous, comme la sainteté de ce jour, dans cette ville, en ce mois. » Le Prophète (ﷺ) a répété cela plusieurs fois. Ensuite, il a levé la tête et a dit : « Ô Allah ! N’ai-je pas transmis Ton message ? N’ai-je pas transmis Ton message ? » Ibn `Abbas a ajouté : « Par Celui qui détient mon âme, voici ce que le Prophète (ﷺ) a recommandé à ses compagnons : Il est obligatoire à ceux qui sont présents de transmettre cette information à ceux qui sont absents. Attention, ne redevenez pas mécréants après moi, en vous frappant la nuque les uns les autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°1740
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) prononcer un sermon à `Arafat
- Sahih al-Bukhari, n°1745
Rapporté par Ibn `Umar : Al-‘Abbas a demandé la permission au Prophète (ﷺ) de rester à La Mecque pendant les nuits de Mina pour donner de l’eau aux gens, et le Prophète (ﷺ) le lui a permis
- Sahih al-Bukhari, n°1755
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Les gens ont reçu l’ordre d’accomplir le Tawaf d’adieu (Tawaf al-Wada’) autour de la Ka‘ba comme dernière chose avant de quitter La Mecque, sauf les femmes ayant leurs règles, qui en étaient dispensées
- Sahih al-Bukhari, n°1758
Rapporté par ‘Ikrima : Les habitants de Médine ont interrogé Ibn ‘Abbas à propos d’une femme qui a eu ses règles après avoir accompli le Tawaf al-Ifada. Il a dit : « Elle peut quitter La Mecque. » Ils ont répondu : « Nous ne suivrons pas ton avis et ignorerons celui de Zayd. » Ibn ‘Abbas a dit : « Quand vous arriverez à Médine, demandez à ce sujet. » Arrivés à Médine, ils ont interrogé plusieurs personnes, dont Um Sulaim, qui leur a raconté l’histoire de Safiya
- Sahih al-Bukhari, n°1759
Rapporté par ‘Ikrima : Les habitants de Médine ont interrogé Ibn ‘Abbas à propos d’une femme qui a eu ses règles après avoir accompli le Tawaf al-Ifada. Il a dit : « Elle peut quitter La Mecque. » Ils ont répondu : « Nous ne suivrons pas ton avis et ignorerons celui de Zayd. » Ibn ‘Abbas a dit : « Quand vous arriverez à Médine, demandez à ce sujet. » Arrivés à Médine, ils ont interrogé plusieurs personnes, dont Um Sulaim, qui leur a raconté l’histoire de Safiya
- Sahih al-Bukhari, n°1760
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une femme ayant ses règles était autorisée à quitter La Mecque si elle avait accompli le Tawaf al-Ifada. Tawus (un sous-narrateur) a rapporté de son père : « J’ai entendu Ibn ‘Umar dire qu’elle ne devait pas partir. Plus tard, je l’ai entendu dire que le Prophète (ﷺ) leur avait permis (aux femmes ayant leurs règles) de partir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1761
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une femme ayant ses règles était autorisée à quitter La Mecque si elle avait accompli le Tawaf al-Ifada. Tawus (un sous-narrateur) a rapporté de son père : « J’ai entendu Ibn ‘Umar dire qu’elle ne devait pas partir. Plus tard, je l’ai entendu dire que le Prophète (ﷺ) leur avait permis (aux femmes ayant leurs règles) de partir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1766
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Séjourner à Al-Mahassab ne fait pas partie des rites du Hajj, mais Al-Mahassab est un endroit où le Messager d’Allah (ﷺ) a campé lors de son Hajj d’adieu
- Sahih al-Bukhari, n°1770
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Dhul-Majaz et ‘Ukaz étaient les marchés des gens à l’époque préislamique. Quand les gens ont embrassé l’islam, ils n’aimaient plus y faire du commerce jusqu’à ce que ce verset soit révélé : « Il n’y a aucun mal à chercher la grâce de votre Seigneur (pendant le Hajj, en commerçant, etc.). »
- Sahih al-Bukhari, n°1782
Rapporté par Ata : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé à une femme Ansarie (Ibn ‘Abbas a cité son nom mais ‘Ata’ l’a oublié) : « Qu’est-ce qui t’a empêchée de faire le Hajj avec nous ? » Elle a répondu : « Nous avons un chameau, et le père de untel et son fils (c’est-à-dire mon mari et mon fils) l’ont utilisé, laissant un chameau pour l’irrigation. » Il lui a dit : « Fais la ‘Umra quand le Ramadan arrive, car la ‘Umra pendant le Ramadan équivaut au Hajj (en récompense), » ou il a dit quelque chose de semblable
- Sahih al-Bukhari, n°1798
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, des garçons de la tribu de Bani `Abdul Muttalib sont venus l’accueillir, et le Prophète (ﷺ) a fait monter l’un d’eux devant lui et l’autre derrière lui
- Sahih al-Bukhari, n°1809
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été empêché d’accomplir la `Umra. Il s’est donc rasé la tête, a eu des relations avec ses femmes, a sacrifié son Hadi et a fait la `Umra l’année suivante
- Sahih al-Bukhari, n°1825
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abbas : Selon As-Sa‘b ibn Jath-thama Al-Laithi, ce dernier a offert un âne sauvage au Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était à Al-Abwa’ ou à Waddan, et il l’a refusé. En voyant des signes de déception sur le visage d’As-Sa‘b, le Prophète (ﷺ) lui dit : « Je ne l’ai refusé que parce que je suis en état d’Ihram. »
- Sahih al-Bukhari, n°1833
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a fait de La Mecque un lieu sacré, donc elle était sacrée avant moi et elle restera sacrée après moi. Il m’a été permis d’y combattre seulement pendant quelques heures d’un jour. Il n’est pas permis d’arracher ses buissons, de couper ses arbres, de chasser ou déranger ses animaux, ou de ramasser ce qui y est tombé, sauf si c’est pour l’annoncer publiquement. » Al-`Abbas a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf l’Al-Idhkhir (une sorte d’herbe) car nos orfèvres et pour nos tombes en ont besoin. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. » `Ikrima a dit : « Savez-vous ce que signifie chasser ou déranger le gibier ? Cela veut dire le faire sortir de l’ombre pour prendre sa place. »
- Sahih al-Bukhari, n°1834
Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a plus d’émigration (depuis La Mecque), mais il reste le Jihad et les intentions. Et chaque fois que vous êtes appelés pour le Jihad, partez immédiatement. Sans aucun doute, Allah a fait de cet endroit (La Mecque) un lieu sacré depuis la création des cieux et de la terre, et il restera sacré jusqu’au Jour de la Résurrection, comme Allah l’a décidé. Il n’a jamais été permis d’y combattre avant moi, et même pour moi, cela n’a été autorisé que pour une partie d’un jour. Donc, c’est un lieu sacré auprès d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas arracher ses épines, ni chasser ses animaux, ni ramasser ce qui y est tombé sauf pour l’annoncer publiquement, et on ne doit pas couper sa végétation (herbe, etc.). » Al-`Abbas a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf l’Al-Idhkhir, car nos forgerons et pour nos besoins domestiques en ont besoin. » Le Prophète (ﷺ) a donc dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1835
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une saignée alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1837
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a épousé Maymouna alors qu’il était en état d’Ihram (seules les cérémonies du mariage ont eu lieu)
- Sahih al-Bukhari, n°1839
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme a été écrasé à mort par sa chamelle et on l’a amené au Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Lavez-le et enveloppez-le dans un linceul, mais ne couvrez pas sa tête et n’utilisez pas de parfum, car il sera ressuscité en récitant la Talbiya. »
- Sahih al-Bukhari, n°1840
Rapporté par `Abdullah bin Hunain : `Abdullah bin Al-Abbas et Al-Miswar bin Makhrama ont eu un désaccord à Al-Abwa’ ; Ibn `Abbas disait qu’un Muhrim pouvait se laver la tête, tandis qu’Al-Miswar disait qu’il ne devait pas le faire. `Abdullah bin `Abbas m’a envoyé voir Abu Ayyub Al-Ansari et je l’ai trouvé en train de se laver entre deux poteaux en bois (du puits), caché par un drap. Je l’ai salué et il m’a demandé qui j’étais. J’ai répondu : « Je suis `Abdullah bin Hunain et Ibn `Abbas m’a envoyé te demander comment le Messager d’Allah (ﷺ) se lavait la tête en état d’Ihram. » Abu Ayyub Al-Ansari a attrapé le drap et l’a baissé jusqu’à ce que sa tête apparaisse, puis il a demandé à quelqu’un de verser de l’eau sur sa tête. On a versé de l’eau sur sa tête, et il (Abu Ayyub) a frotté sa tête avec ses mains, de l’arrière vers l’avant et de l’avant vers l’arrière, puis il a dit : « J’ai vu le Prophète (ﷺ) faire comme cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°1841
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) prononcer un sermon à `Arafat et dire : « Si un Muhrim ne trouve pas de sandales, il peut porter des Khuffs (chaussons épais ou en cuir, mais il doit les couper en dessous des chevilles), et s’il ne trouve pas d’Izar (pièce d’étoffe pour la taille), il peut porter un pantalon. »
- Sahih al-Bukhari, n°1843
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a prononcé un sermon à `Arafat et a dit : « Celui qui ne trouve pas d’Izar peut porter un pantalon, et celui qui ne trouve pas de chaussures peut porter des Khuffs (chaussons épais ou en cuir). »
- Sahih al-Bukhari, n°1845
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fixé Dhul-Hulaifa comme Miqat (lieu pour prendre l’Ihram) pour les gens de Médine, Qaran-al-Manazil pour les gens de Najd, et Yalamlam pour les gens du Yémen. Ces Mawaqit sont pour ces gens-là et aussi pour ceux qui passent par ces endroits (venant d’autres lieux) avec l’intention de faire le Hajj ou la `Umra. Et ceux qui vivent à l’intérieur de ces Mawaqit peuvent prendre l’Ihram à partir de l’endroit où ils commencent ; même les gens de La Mecque peuvent prendre l’Ihram depuis La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°1849
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’un homme se tenait avec le Prophète (ﷺ) à `Arafat, il est tombé de sa monture et sa nuque a été écrasée. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez le défunt avec de l’eau et du jujubier, et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, sans le parfumer ni lui couvrir la tête, car Allah le ressuscitera le Jour de la Résurrection et il récitera la Talbiya. »
- Sahih al-Bukhari, n°1850
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’un homme se tenait avec le Prophète (ﷺ) à `Arafat, il est tombé de sa monture et sa nuque a été écrasée. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lavez le défunt avec de l’eau et du jujubier, et enveloppez-le dans deux pièces de tissu, sans le parfumer ni lui couvrir la tête, car Allah le ressuscitera le Jour de la Résurrection et il récitera la Talbiya. »
- Sahih al-Bukhari, n°1851
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme était en compagnie du Prophète (ﷺ) et sa chamelle lui a écrasé la nuque alors qu’il était en état d’Ihram et il est mort. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lavez-le avec de l’eau et du jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements ; ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiya. »
- Sahih al-Bukhari, n°1852
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme de la tribu de Juhaina est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ma mère avait fait le vœu d’accomplir le Hajj mais elle est décédée avant de le faire. Puis-je accomplir le Hajj à la place de ma mère ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Accomplis le Hajj pour elle. S’il y avait eu une dette sur ta mère, l’aurais-tu payée ou non ? Alors, règle la dette d’Allah, car Il a plus de droit à ce qu’on Lui règle sa dette. »
- Sahih al-Bukhari, n°1853
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme de la tribu de Khath'am est venue l'année du Hajjat-al-Wada` du Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Mon père doit accomplir le Hajj pour Allah, mais il est très âgé et ne peut pas s'asseoir correctement sur sa monture. Est-ce que l'obligation sera remplie si j'accomplis le Hajj à sa place ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu par l'affirmative
- Sahih al-Bukhari, n°1854
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Al-Fadl était assis derrière le Prophète (ﷺ) et une femme de la tribu de Khath'am s'est approchée. Al-Fadl s'est mis à la regarder et elle le regardait aussi. Le Prophète (ﷺ) a alors détourné le visage d'Al-Fadl. Elle a dit : « Mon père doit accomplir le Hajj pour Allah, mais il est très âgé et ne peut pas s'asseoir correctement sur sa monture. Puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu par l'affirmative. Cela s'est passé lors du Hajjat-al-Wada` du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°1855
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas (ra) : Al-Fadl était assis derrière le Prophète (ﷺ) et une femme de la tribu de Khath'am s'est approchée. Al-Fadl s'est mis à la regarder et elle le regardait aussi. Le Prophète (ﷺ) a alors détourné le visage d'Al-Fadl. Elle a dit : « Mon père doit accomplir le Hajj pour Allah, mais il est très âgé et ne peut pas s'asseoir correctement sur sa Rahila (monture). Puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu par l'affirmative. Cela s'est passé lors du Hajjat-ul-Wada' du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°1856
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) m'a envoyé (à Mina) avec les bagages depuis Jam' (c'est-à-dire Al-Muzdalifa) pendant la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°1857
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Je suis venu en montant une ânesse et je venais d'atteindre la puberté. Le Messager d'Allah (ﷺ) priait à Mina. Je suis passé devant une partie du premier rang, puis je suis descendu de l'animal, qui s'est mis à brouter. Je me suis alors aligné avec les gens derrière le Messager d'Allah (ﷺ). (Le sous-narrateur a ajouté que cela s'est passé à Mina lors du Hajjat-al-Wada du Prophète)
- Sahih al-Bukhari, n°1862
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme ne doit pas voyager sans un Dhu-Mahram (son mari ou un homme avec qui elle ne peut jamais se marier selon la jurisprudence islamique), et aucun homme ne peut lui rendre visite sauf en présence d'un Dhu-Mahram. » Un homme s'est levé et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai l'intention de partir avec telle armée et ma femme veut accomplir le Hajj. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Pars avec elle (pour le Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°1863
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Prophète (ﷺ) est revenu après avoir accompli son Hajj, il a demandé à Um Sinan Al-Ansari : « Qu'est-ce qui t'a empêchée d'accomplir le Hajj ? » Elle a répondu : « Le père d'untel (c'est-à-dire son mari) avait deux chameaux. Il a fait le Hajj avec l'un d'eux, et le second sert à irriguer notre terre. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Accomplis la `Umra pendant le mois de Ramadan, car elle équivaut au Hajj ou au Hajj avec moi (en récompense). »
- Sahih al-Bukhari, n°1902
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) était la personne la plus généreuse, et il l’était encore plus pendant le mois de Ramadan, quand Gabriel venait le voir. Gabriel le rencontrait chaque nuit de Ramadan jusqu’à la fin du mois. Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à Gabriel, et quand Gabriel le rencontrait, il était plus généreux qu’un vent rapide (qui apporte la pluie et le bien)
- Sahih al-Bukhari, n°1938
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est fait pratiquer une saignée alors qu’il était en état d’ihram, et aussi alors qu’il jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°1939
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est fait pratiquer une saignée alors qu’il jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°1944
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour La Mecque pendant le Ramadan et il jeûnait. Quand il est arrivé à Al-Kadid, il a rompu son jeûne et les gens avec lui ont fait de même. (Abu ‘Abdullah a dit : « Al-Kadid est une terre couverte d’eau entre Usfan et Qudaid. »)
- Sahih al-Bukhari, n°1948
Rapporté par Tawus : Ibn ‘Abbas a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est parti de Médine vers La Mecque et il a jeûné jusqu’à ce qu’il atteigne ‘Usfan, où il a demandé de l’eau, a levé la main pour que les gens le voient, puis il a rompu le jeûne et n’a plus jeûné jusqu’à son arrivée à La Mecque, et cela s’est passé pendant le Ramadan. » Ibn ‘Abbas disait : « Le Messager d’Allah (ﷺ) jeûnait parfois et parfois il ne jeûnait pas pendant les voyages, donc celui qui veut jeûner peut le faire, et celui qui ne veut pas jeûner peut aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°1953
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Ma mère est décédée alors qu’elle devait jeûner un mois (pour des jours manqués de Ramadan). Dois-je jeûner à sa place ? » Le Prophète ﷺ a répondu par l’affirmative et a dit : « Les dettes envers Allah méritent encore plus d’être remboursées. » Dans une autre version, une femme aurait dit : « Ma sœur est décédée… » Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme a dit au Prophète ﷺ : « Ma mère est décédée et elle avait fait le vœu de jeûner mais elle ne l’a pas fait. » Dans une autre narration, Ibn `Abbas rapporte qu’une femme a dit au Prophète : « Ma mère est décédée alors qu’elle devait jeûner quinze jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1971
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ n’a jamais jeûné un mois entier sauf le mois de Ramadan, et il jeûnait parfois si souvent qu’on disait : « Par Allah, il ne s’arrêtera jamais de jeûner », et parfois il arrêtait de jeûner si longtemps qu’on disait : « Par Allah, il ne jeûnera plus jamais. »
- Sahih al-Bukhari, n°1984
Rapporté par Muhammad bin `Abbas : J'ai demandé à Jabir : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il interdit de jeûner le vendredi ? » Il a répondu : « Oui. » (D'autres rapporteurs ont ajouté : « S'il a l'intention de ne jeûner que ce jour-là. »)
- Sahih al-Bukhari, n°2004
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine et a vu les Juifs jeûner le jour de ‘Achoura. Il leur a demandé pourquoi. Ils ont répondu : « C’est un bon jour, le jour où Allah a sauvé les Enfants d’Israël de leur ennemi. Moïse a donc jeûné ce jour-là. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous avons plus de droits sur Moïse que vous. » Alors, le Prophète a jeûné ce jour-là et a ordonné (aux musulmans) de jeûner aussi
- Sahih al-Bukhari, n°2006
Rapporté par Ibn `Abbas : Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) chercher à jeûner un jour qu’il préférait plus qu’un autre, sauf ce jour-là, le jour de ‘Achoura, et ce mois-ci, c’est-à-dire le mois de Ramadan
- Sahih al-Bukhari, n°2021
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cherchez la nuit du Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan, la nuit où il reste neuf, sept ou cinq nuits parmi les dix dernières nuits de Ramadan (c’est-à-dire les 21, 23, 25). »
- Sahih al-Bukhari, n°2022
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La nuit du Qadr est dans les dix dernières nuits du mois (de Ramadan), soit dans les neuf premières, soit dans les sept dernières nuits (du Ramadan). » Ibn `Abbas a ajouté : « Cherchez-la dans la nuit du vingt-quatrième (du Ramadan). »
- Sahih al-Bukhari, n°2050
Rapporté par Ibn `Abbas : `Ukaz, Majanna et Dhul-Majaz étaient des marchés à l’époque préislamique. Quand l’Islam est arrivé, les musulmans ont pensé qu’y commercer pouvait être un péché. Alors la révélation est venue : « Il n’y a aucun mal à chercher la grâce de votre Seigneur (pendant la saison du Hajj). » (2.198) Ibn `Abbas a récité ce verset ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°2056
Rapporté par `Abbas bin Tamim : Son oncle a dit : « On a demandé au Prophète (ﷺ) : Si quelqu’un ressent quelque chose pendant la prière, doit-il interrompre sa prière ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non ! Il ne faut pas arrêter, sauf si tu entends un bruit ou sens une odeur. » Rapporté aussi par Ibn Abi Hafsa : Az-Zuhri a dit : « Il n’est pas nécessaire de refaire les ablutions à moins de sentir une odeur ou d’entendre un bruit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2090
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Allah a fait de La Mecque un sanctuaire, et il n’a jamais été permis à personne avant moi, et il ne sera permis à personne après moi (d’y combattre). Et il m’a été permis d’y combattre seulement quelques heures d’un jour. Personne n’a le droit d’arracher ses plantes épineuses, de couper ses arbres, de chasser son gibier ou de ramasser ce qui est tombé à terre, sauf celui qui l’annonce publiquement. `Abbas bin `Abdul-Muttalib a demandé au Prophète : Sauf l’Al-Idhkhir, pour nos orfèvres et pour les toits de nos maisons. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sauf l’Al-Idhkhir. `Ikrima a dit : Sais-tu ce que signifie chasser son gibier ? C’est le faire sortir de l’ombre et s’asseoir à sa place. Khalid a dit : (`Abbas a dit : l’Al-Idhkhir) pour nos orfèvres et nos tombes
- Sahih al-Bukhari, n°2098
Rapporté par Ibn `Abbas : `Ukaz, Majanna et Dhul-Majaz étaient des marchés à l'époque préislamique. Quand les gens sont devenus musulmans, ils ont pensé qu'il était interdit d'y commercer. Alors ce verset sacré a été révélé : « Il n'y a pas de mal pour vous à rechercher la grâce de votre Seigneur (Allah) pendant la saison du Hajj. » (2.198) Ibn `Abbas l'a récité ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°2103
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, le Prophète (ﷺ) s'est fait retirer du sang (à des fins médicales) et il a payé la personne qui l'a fait. Si cela avait été interdit, le Prophète (ﷺ) ne l'aurait pas payé
- Sahih al-Bukhari, n°2132
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de vendre de la nourriture avant qu’elle ne soit mesurée et transférée dans sa propre possession. » J’ai demandé à Ibn `Abbas : « Pourquoi cela ? » Ibn `Abbas a répondu : « Ce serait comme vendre de l’argent contre de l’argent, car la nourriture n’a pas encore été remise au premier acheteur qui est maintenant le vendeur. »
- Sahih al-Bukhari, n°2135
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a interdit de vendre de la nourriture avant de l’avoir reçue. Pour moi, toutes les ventes devraient suivre cette règle
- Sahih al-Bukhari, n°2158
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « N’allez pas à la rencontre des caravanes sur la route (pour acheter leurs marchandises sans leur dire le prix du marché) ; un habitant de la ville ne doit pas vendre les biens d’un habitant du désert pour lui. » J’ai demandé à Ibn `Abbas : « Que veut-il dire par là ? » Il a répondu : « Il ne doit pas devenir son intermédiaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°2163
Rapporté par Tawus : J’ai demandé à Ibn `Abbas : « Que signifie : ‘Aucun habitant de la ville ne doit vendre (ou acheter) pour un habitant du désert’ ? » Ibn `Abbas a répondu : « Cela veut dire qu’il ne doit pas devenir son intermédiaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°2178
Rapporté par Abu Salih Az-Zaiyat : J’ai entendu Abu Sa`id Al-Khudri dire : « La vente d’un dinar contre un dinar, et d’un dirham contre un dirham (est permise). » Je lui ai dit : « Ibn `Abbas ne dit pas la même chose. » Abu Sa`id a répondu : « J’ai demandé à Ibn `Abbas s’il l’avait entendu du Prophète (ﷺ) ou lu dans le Livre Saint. Ibn `Abbas a répondu : “Je ne le prétends pas, et tu connais mieux le Messager d’Allah (ﷺ) que moi, mais Usama m’a informé que le Prophète avait dit : ‘Il n’y a pas de riba (usure) dans l’échange d’argent sauf si ce n’est pas fait de main à main (c’est-à-dire s’il y a un délai de paiement).’” »
- Sahih al-Bukhari, n°2179
Rapporté par Abu Salih Az-Zaiyat : J’ai entendu Abu Sa`id Al-Khudri dire : « La vente d’un dinar contre un dinar, et d’un dirham contre un dirham (est permise). » Je lui ai dit : « Ibn `Abbas ne dit pas la même chose. » Abu Sa`id a répondu : « J’ai demandé à Ibn `Abbas s’il l’avait entendu du Prophète (ﷺ) ou lu dans le Livre Saint. Ibn `Abbas a répondu : “Je ne le prétends pas, et tu connais mieux le Messager d’Allah (ﷺ) que moi, mais Usama m’a informé que le Prophète avait dit : ‘Il n’y a pas de riba (usure) dans l’échange d’argent sauf si ce n’est pas fait de main à main (c’est-à-dire s’il y a un délai de paiement).’” »
- Sahih al-Bukhari, n°2187
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a interdit la Muzabana et la Muhaqala
- Sahih al-Bukhari, n°2221
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant une brebis morte et a dit aux gens : « Ne pourriez-vous pas profiter de sa peau ? » Les gens ont répondu qu’elle était morte. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Seule sa consommation est interdite. »
- Sahih al-Bukhari, n°2223
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, `Umar a appris qu’un homme vendait de l’alcool. `Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Qu’Allah maudisse les Juifs, car Allah leur avait interdit la graisse des animaux mais ils l’ont fondue et vendue.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2225
Rapporté par Sa`id bin Abu Al-Hasan : Alors que j’étais avec Ibn `Abbas, un homme est venu et a dit : « Ô père d’`Abbas ! Je gagne ma vie avec mon travail manuel et je fais ces images. » Ibn `Abbas a dit : « Je vais seulement te dire ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). Je l’ai entendu dire : ‘Celui qui fait une image sera puni par Allah jusqu’à ce qu’il lui donne la vie, et il ne pourra jamais lui donner la vie.’ » En entendant cela, l’homme a poussé un soupir et son visage est devenu pâle. Ibn `Abbas lui a dit : « Quel dommage ! Si tu insistes pour faire des images, je te conseille de faire des images d’arbres ou de choses inanimées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2239
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine et les gens avaient l'habitude de payer à l'avance le prix des fruits à livrer dans un ou deux ans. (Le sous-narrateur hésite entre un à deux ans ou deux à trois ans.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui paie à l'avance pour des dattes (à livrer plus tard) doit le faire pour un poids et une mesure connus et précisés. »
- Sahih al-Bukhari, n°2240
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine et les gens avaient l'habitude de payer à l'avance le prix des dattes à livrer dans deux ou trois ans. Il leur a dit : « Celui qui paie à l'avance le prix d'une chose à livrer plus tard doit le faire pour une mesure précise, un poids précis et une période déterminée. »
- Sahih al-Bukhari, n°2241
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est arrivé (à Médine) et il a dit aux gens (concernant le paiement à l'avance) qu'ils devaient le faire pour une mesure connue, un poids connu et une période connue
- Sahih al-Bukhari, n°2246
Rapporté par Abu Bakhtari at-Tai : J'ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Salam pour les fruits des palmiers-dattiers. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes sur les arbres tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être pesées. » Un homme a demandé ce qu'il fallait peser (puisque les dattes sont encore sur les arbres). Un autre homme assis à côté d'Ibn `Abbas a répondu : « Jusqu'à ce qu'elles soient coupées et stockées. » Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai entendu Ibn `Abbas (dire) que le Prophète (ﷺ) a interdit... etc. comme ci-dessus
- Sahih al-Bukhari, n°2247
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet du Salam pour les fruits des palmiers-dattiers. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant que leur utilité n'est pas évidente et qu'elles ne sont pas mûres, ainsi que la vente d'argent (contre de l'or) à crédit. » J'ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Salam pour les dattes et il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être estimées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2248
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet du Salam pour les fruits des palmiers-dattiers. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant que leur utilité n'est pas évidente et qu'elles ne sont pas mûres, ainsi que la vente d'argent (contre de l'or) à crédit. » J'ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du Salam pour les dattes et il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être estimées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2249
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet du Salam pour les dattes. Ibn `Umar a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente (des fruits) des palmiers-dattiers tant qu'ils ne sont pas mûrs, et il a aussi interdit la vente d'argent contre de l'or à crédit. » J'ai aussi interrogé Ibn `Abbas à ce sujet. Ibn `Abbas a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente de dattes tant qu'elles ne sont pas mûres et qu'elles ne peuvent pas être pesées. » Je lui ai demandé : « Que faut-il peser (puisque les dattes sont encore sur les arbres) ? » Un homme assis à côté d'Ibn `Abbas a dit : « Cela veut dire jusqu'à ce qu'elles soient coupées et stockées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2250
Rapporté par Abu Al-Bakhtari : J’ai interrogé Ibn `Umar au sujet du Salam pour les dattes. Ibn `Umar a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit de vendre les fruits des palmiers avant qu’ils ne soient mûrs pour la consommation, et il a aussi interdit de vendre de l’argent contre de l’or à crédit. » J’ai aussi interrogé Ibn `Abbas à ce sujet. Ibn `Abbas a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a interdit de vendre des dattes avant qu’elles ne soient mûres et qu’on puisse les peser. » Je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui doit être pesé (alors que les dattes sont encore sur l’arbre) ? » Un homme assis près d’Ibn `Abbas a dit : « Cela veut dire : jusqu’à ce qu’elles soient coupées et stockées. »
- Sahih al-Bukhari, n°2253
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine et les gens avaient l’habitude de payer à l’avance le prix des fruits qui devaient être livrés dans deux ou trois ans. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Achetez des fruits en payant à l’avance à condition qu’ils vous soient livrés selon une mesure précise et à une date fixée. » Ibn Najih a ajouté : « ... selon une mesure et un poids précis. »
- Sahih al-Bukhari, n°2274
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a dit : Le Prophète (ﷺ) a interdit d’aller à la rencontre des caravanes (avant qu’elles n’arrivent en ville) et a ordonné qu’aucun citadin ne vende pour le compte d’un bédouin. J’ai demandé à Ibn `Abbas : « Que signifie cette parole : “Aucun citadin ne doit vendre pour le compte d’un bédouin” ? » Il a répondu : « Il ne doit pas être son courtier. »
- Sahih al-Bukhari, n°2278
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) s’est fait saigner, il a payé l’homme qui l’a saigné
- Sahih al-Bukhari, n°2279
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) s’est fait saigner, il a payé l’homme qui l’a saigné. Si cela avait été interdit, il ne l’aurait pas payé
- Sahih al-Bukhari, n°2292
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Dans le verset : À chacun Nous avons désigné des héritiers (4.33). (Et à propos du verset) : Et ceux avec qui votre main droite a fait un pacte. » Ibn `Abbas a dit : « Quand les émigrants sont venus auprès du Prophète (ﷺ) à Médine, l'émigrant héritait de l'Ansari alors que les proches de l'Ansari n'héritaient pas de lui, à cause du lien de fraternité que le Prophète avait établi entre eux (c'est-à-dire entre les émigrants et les Ansar). Quand le verset : À chacun Nous avons désigné des héritiers (4.33) a été révélé, cela a annulé (le pacte de fraternité concernant l'héritage). » Puis il a dit : « Le verset : Ceux aussi avec qui votre main droite a fait un pacte, est resté valable pour la coopération et les conseils mutuels, tandis que la question de l'héritage a été exclue et il est devenu permis de léguer quelque chose par testament à la personne qui avait auparavant le droit d'hériter. »
- Sahih al-Bukhari, n°2330
Rapporté par `Amr : J'ai dit à Tawus : « J'aimerais que tu arrêtes la moukhabara (métayage), car les gens disent que le Prophète l'a interdite. » Tawus a répondu : « Ô `Amr ! Je confie la terre à des métayers et je les aide. En vérité, la personne la plus savante, c'est-à-dire Ibn `Abbas, m'a dit que le Prophète (ﷺ) ne l'avait pas interdite, mais il a dit : “Il est préférable de donner sa terre gratuitement à son frère plutôt que de lui demander un loyer fixe.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2342
Rapporté par `Amr : Quand j'ai mentionné cela (c'est-à-dire le récit de Rafi` bin Khadij : n° 532) à Tawus, il a dit : « Il est permis de louer la terre pour la cultiver, car Ibn `Abbas a dit : ‘Le Prophète (ﷺ) ne l'a pas interdit, mais il a dit : Il vaut mieux donner la terre gratuitement à son frère que de lui demander un loyer fixe.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2368
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé l’eau de Zamzam telle qu’elle était (sans construire un bassin pour la retenir), (ou il a dit : ‘Si elle n’avait pas pris des poignées de cette eau’), elle serait devenue un ruisseau qui coule. Jurhum (une tribu arabe) est venue et lui a demandé : ‘Pouvons-nous nous installer chez toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’avez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. »
- Sahih al-Bukhari, n°2433
Rapporté par Ibn 'Abbas (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : « On ne doit pas arracher les buissons épineux de La Mecque, ni chasser ses animaux, et ramasser ce qui est tombé n’est permis qu’à celui qui en fait l’annonce publique, et on ne doit pas couper son herbe. » ‘Abbas a dit : « Ô Messager d’Allah ! Sauf l’Idhkhir (une sorte d’herbe). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sauf l’Idhkhir. »
- Sahih al-Bukhari, n°2434
Rapporté par Abu Huraira : Quand Allah a accordé la victoire à Son Messager sur les gens de La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé parmi les gens et, après avoir glorifié Allah, a dit : « Allah a interdit le combat à La Mecque et a donné l’autorité à Son Messager et aux croyants sur elle. Le combat y était interdit pour tout le monde avant moi, il m’a été permis pour une partie d’un jour, et il ne sera plus permis à personne après moi. On ne doit pas chasser ses animaux, ni arracher ses buissons épineux, et ramasser ce qui est tombé n’est permis qu’à celui qui en fait l’annonce publique. Celui dont un proche a été tué a le choix d’accepter une compensation ou de demander justice. » Al-‘Abbas a dit : « Sauf l’Idhkhir, car nous l’utilisons dans nos tombes et nos maisons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sauf l’Idhkhir. » Abu Shah, un Yéménite, s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais-le écrire pour moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Écrivez-le pour Abu Shah. » (Le sous-narrateur a demandé à Al-Auza’i) : Que voulait-il dire par « Fais-le écrire, ô Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Le discours qu’il avait entendu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°2448
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu‘adh au Yémen et a dit : « Prends garde à l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2468
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
- Sahih al-Bukhari, n°2505
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (avec ses compagnons) est arrivé à La Mecque le matin du quatrième jour de Dhul-Hijja, en état d’Ihram pour le Hajj seulement. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de changer notre intention d’Ihram pour la `Umra, afin que nous puissions terminer l’Ihram après la `Umra et retourner auprès de nos femmes. Les gens ont commencé à en parler. Jabir a dit avec étonnement : « Allons-nous à Mina alors que du sperme coule encore de nos organes ? » Jabir a fait un geste en disant cela. Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a fait un sermon et a dit : « On m’a informé que certaines personnes disaient ceci et cela ; par Allah, je crains Allah plus que vous et je Lui obéis plus que vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené le Hadi (sacrifice) avec moi, et si je ne l’avais pas eu, j’aurais terminé l’Ihram. » À ce moment, Suraqa bin Malik s’est levé et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce une permission seulement pour nous ou pour toujours ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est pour toujours. » Pendant ce temps, `Ali bin Abu Talib est arrivé du Yémen et disait Labbaik pour ce que le Prophète (ﷺ) avait décidé. (Selon un autre homme, `Ali disait Labbaik pour le Hajj comme le Messager d’Allah (ﷺ)). Le Prophète (ﷺ) lui a dit de rester en Ihram et de partager le Hadi avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°2506
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (avec ses compagnons) est arrivé à La Mecque le matin du quatrième jour de Dhul-Hijja, en état d’Ihram pour le Hajj seulement. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de changer notre intention d’Ihram pour la `Umra, afin que nous puissions terminer l’Ihram après la `Umra et retourner auprès de nos femmes. Les gens ont commencé à en parler. Jabir a dit avec étonnement : « Allons-nous à Mina alors que du sperme coule encore de nos organes ? » Jabir a fait un geste en disant cela. Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a fait un sermon et a dit : « On m’a informé que certaines personnes disaient ceci et cela ; par Allah, je crains Allah plus que vous et je Lui obéis plus que vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené le Hadi (sacrifice) avec moi, et si je ne l’avais pas eu, j’aurais terminé l’Ihram. » À ce moment, Suraqa bin Malik s’est levé et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce une permission seulement pour nous ou pour toujours ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est pour toujours. » Pendant ce temps, `Ali bin Abu Talib est arrivé du Yémen et disait Labbaik pour ce que le Prophète (ﷺ) avait décidé. (Selon un autre homme, `Ali disait Labbaik pour le Hajj comme le Messager d’Allah (ﷺ)). Le Prophète (ﷺ) lui a dit de rester en Ihram et de partager le Hadi avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°2514
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : J'ai écrit une lettre à Ibn `Abbas et il m'a répondu que le Prophète (ﷺ) avait donné comme verdict que c'est au défendeur de prêter serment
- Sahih al-Bukhari, n°2537
Rapporté par Anas : Certains hommes des Ansar ont demandé la permission au Messager d’Allah (ﷺ) et ont dit : « Permets-nous de renoncer à la rançon de notre neveu Al-`Abbas. » Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Ne laissez même pas un dirham de sa rançon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2539
Rapporté par Marwan et Al-Miswar bin Makhrama : Quand les délégués de la tribu de Hawazin sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont demandé de leur rendre leurs biens et leurs captifs, le Prophète (ﷺ) s’est levé et leur a dit : « J’ai d’autres personnes avec moi dans cette affaire (comme vous le voyez), et la parole que je préfère est la vérité : vous pouvez choisir soit les biens, soit les prisonniers, car j’ai retardé leur distribution. » Le Prophète (ﷺ) avait attendu plus de dix jours depuis son retour de Ta’if. Quand il est devenu clair pour eux que le Prophète (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une seule des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos prisonniers. » Le Prophète s’est alors levé parmi les gens, a glorifié et loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Ensuite, ces frères à vous sont venus vers nous avec repentir, et je trouve logique de leur rendre les captifs. Donc, celui d’entre vous qui veut le faire par générosité, qu’il le fasse, et celui qui préfère garder sa part jusqu’à ce que nous le dédommagions avec le premier butin de guerre qu’Allah nous donnera, il peut le faire (c’est-à-dire rendre les captifs). » Les gens ont tous dit : « Nous le faisons (nous rendons les captifs) de bon cœur. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous ne savons pas qui parmi vous est d’accord et qui ne l’est pas, alors retournez et que vos chefs nous transmettent votre décision. » Tous sont alors repartis, ont discuté avec leurs chefs, qui sont revenus informer le Prophète (ﷺ) que tout le monde avait donné son accord pour rendre les captifs. Voilà ce que nous savons au sujet des captifs de Hawazin. Anas rapporte que `Abbas a dit au Prophète : « J’ai payé ma rançon et celle de `Aqil. »
- Sahih al-Bukhari, n°2540
Rapporté par Marwan et Al-Miswar bin Makhrama : Quand les délégués de la tribu de Hawazin sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont demandé de leur rendre leurs biens et leurs captifs, le Prophète (ﷺ) s’est levé et leur a dit : « J’ai d’autres personnes avec moi dans cette affaire (comme vous le voyez), et la parole que je préfère est la vérité : vous pouvez choisir soit les biens, soit les prisonniers, car j’ai retardé leur distribution. » Le Prophète (ﷺ) avait attendu plus de dix jours depuis son retour de Ta’if. Quand il est devenu clair pour eux que le Prophète (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une seule des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos prisonniers. » Le Prophète s’est alors levé parmi les gens, a glorifié et loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Ensuite, ces frères à vous sont venus vers nous avec repentir, et je trouve logique de leur rendre les captifs. Donc, celui d’entre vous qui veut le faire par générosité, qu’il le fasse, et celui qui préfère garder sa part jusqu’à ce que nous le dédommagions avec le premier butin de guerre qu’Allah nous donnera, il peut le faire (c’est-à-dire rendre les captifs). » Les gens ont tous dit : « Nous le faisons (nous rendons les captifs) de bon cœur. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous ne savons pas qui parmi vous est d’accord et qui ne l’est pas, alors retournez et que vos chefs nous transmettent votre décision. » Tous sont alors repartis, ont discuté avec leurs chefs, qui sont revenus informer le Prophète (ﷺ) que tout le monde avait donné son accord pour rendre les captifs. Voilà ce que nous savons au sujet des captifs de Hawazin. Anas rapporte que `Abbas a dit au Prophète : « J’ai payé ma rançon et celle de `Aqil. »
- Sahih al-Bukhari, n°2575
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : Ma tante Um Hufaid a envoyé au Prophète (ﷺ) du yaourt séché (sans beurre), du beurre et un mastigar en cadeau. Le Prophète (ﷺ) a mangé le yaourt séché et le beurre mais a laissé le mastigar car il ne l’aimait pas. Ibn `Abbas a dit : « Le mastigar a été mangé à la table du Messager d’Allah (ﷺ) et si cela avait été interdit, il n’aurait pas été mangé à sa table. »
- Sahih al-Bukhari, n°2588
Rapporté par Az-Zuhri : Ubaidullah bin `Abdullah m’a raconté que `Aisha رضي الله عنها avait dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est tombé malade et que sa maladie s’est aggravée, il a demandé à ses épouses la permission d’être soigné chez moi, et elles ont accepté. Il est sorti en s’appuyant sur deux hommes, ses pieds traînant sur le sol. Il marchait entre Al-`Abbas et un autre homme. » Ubaidullah a dit : « Quand j’ai raconté à Ibn `Abbas ce que `Aisha avait dit, il m’a demandé si je savais qui était le second homme qu’`Aisha n’avait pas nommé. J’ai répondu non. Il a dit : ‘C’était `Ali bin Abi Talib.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2589
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui reprend un cadeau qu’il a déjà offert est comme un chien qui avale son vomi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2592
Rapporté par Kuraib, l’esclave affranchi d’Ibn `Abbas : Maimouna bint Al-Harith lui a raconté qu’elle avait affranchi une esclave sans demander la permission du Prophète. Le jour où c’était son tour d’être avec le Prophète, elle lui a dit : « Sais-tu, ô Messager d’Allah (ﷺ), que j’ai affranchi mon esclave ? » Il a dit : « Tu l’as vraiment fait ? » Elle a répondu oui. Il a dit : « Tu aurais eu plus de récompense si tu l’avais donnée à un de tes oncles maternels. »
- Sahih al-Bukhari, n°2596
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Il a entendu As-Sa'b bin Jath-thama Al-Laithi, un des compagnons du Prophète, dire qu’il avait offert de la viande d’onagre au Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il se trouvait à un endroit appelé Al-Abwa’ ou Waddan, et qu’il était en état d’Ihram. Le Prophète (ﷺ) ne l’a pas acceptée. Quand il a vu la tristesse sur le visage d’As-Sa'b parce qu’il n’avait pas accepté son cadeau, il lui a dit : « Nous ne refusons pas ton cadeau, mais nous sommes en état d’Ihram. »
- Sahih al-Bukhari, n°2621
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui reprend son cadeau ressemble à celui qui avale son vomi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2622
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le mauvais exemple n’est pas pour nous. Celui qui reprend son cadeau est comme un chien qui ravale son vomi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2634
Rapporté par Tawus : Il a été informé par le plus savant d’entre eux (c’est-à-dire Ibn `Abbas) que le Prophète (ﷺ) s’est dirigé vers une terre verdoyante et a demandé à qui elle appartenait. On lui a répondu qu’un tel l’avait louée. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il aurait été mieux (pour le propriétaire) de la donner gratuitement plutôt que de demander un loyer fixe. »
- Sahih al-Bukhari, n°2645
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit au sujet de la fille de Hamza : « Je n’ai pas le droit de l’épouser, car les liens d’allaitement sont comme les liens de sang (pour le mariage). Elle est la fille de mon frère de lait. »
- Sahih al-Bukhari, n°2668
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a écrit que le Prophète (ﷺ) a rendu son jugement sur la base du serment du défendeur
- Sahih al-Bukhari, n°2671
Rapporté par Ibn `Abbas : Hilal bin Umaiya a accusé sa femme devant le Prophète (ﷺ) d’avoir commis un acte sexuel illicite avec Sharik bin Sahma. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Apporte une preuve, sinon tu recevras la peine légale (des coups de fouet) sur ton dos. » Hilal a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si l’un de nous voyait un autre homme avec sa femme, irait-il chercher une preuve ? » Le Prophète (ﷺ) a continué en disant : « Apporte une preuve, sinon tu recevras la peine légale (des coups de fouet) sur ton dos. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite mentionné le récit du Lian (comme dans le Livre Saint). (Sourate an-Nur)
- Sahih al-Bukhari, n°2681
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan m’a raconté qu’Héraclius lui a dit : « Quand je t’ai demandé ce qu’il (c’est-à-dire Muhammad) vous ordonne, tu as répondu qu’il vous ordonne d’accomplir la prière, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre les dépôts. » Puis Héraclius a ajouté : « Ce sont vraiment les qualités d’un prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°2684
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Un Juif de Hira m’a demandé laquelle des deux périodes Musa (c’est-à-dire le Prophète Moïse) a accomplie. J’ai répondu : « Je ne sais pas, (mais attends) que je voie l’Arabe le plus savant et que je lui demande. » Je suis donc allé voir Ibn `Abbas et je lui ai posé la question. Il a répondu : « Moïse a accompli la période la plus longue et la meilleure. » Ibn `Abbas a ajouté : « Il ne fait aucun doute qu’un envoyé d’Allah fait toujours ce qu’il dit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2685
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah bin `Utba : Ibn `Abbas a dit : « Ô musulmans ! Pourquoi interrogez-vous les gens du Livre alors que votre Livre (le Coran), révélé à Son Prophète, est la plus récente information venant d’Allah et que vous le récitez, ce Livre qui n’a pas été altéré ? Allah vous a révélé que les gens du Livre ont changé de leurs propres mains ce qui leur avait été révélé et ont dit (à propos de leurs Écritures modifiées) : Ceci vient d’Allah, afin d’en tirer un avantage matériel. » Ibn `Abbas a ajouté : « La connaissance qui vous a été révélée ne vous suffit-elle pas pour ne pas les interroger ? Par Allah, je n’ai jamais vu l’un d’eux vous demander ce qui vous a été révélé. »
- Sahih al-Bukhari, n°2743
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Je recommande aux gens de réduire la part de ce qu’ils lèguent par testament au quart (de tout l’héritage), car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un tiers, mais même un tiers c’est trop. »
- Sahih al-Bukhari, n°2747
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La coutume autrefois était que les biens du défunt étaient hérités par ses enfants ; quant aux parents du défunt, ils héritaient selon la volonté du défunt. Puis Allah a abrogé cette coutume comme Il l’a voulu et a fixé que l’homme hérite le double de la femme, que chaque parent hérite d’un sixième (de tout l’héritage), que la femme hérite d’un huitième ou d’un quart, et que le mari hérite de la moitié ou du quart
- Sahih al-Bukhari, n°2752
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Je te conseille de partager (ce jardin) entre tes proches. » Abu Talha répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ainsi. » Alors Abu Talha le partagea entre ses proches et ses cousins. Ibn ‘Abbas a dit : Lorsque le verset coranique : « Avertis tes plus proches parents » (26.214) a été révélé, le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler les différentes grandes familles de Quraish : « Ô Bani Fihr ! Ô Bani Adi ! » Abu Huraira a dit : Lorsque le verset : « Avertis tes plus proches parents » fut révélé, le Prophète (ﷺ) a dit d’une voix forte : « Ô gens de Quraish ! »
- Sahih al-Bukhari, n°2756
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin ‘Ubada est décédée en son absence. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte alors que je n’étais pas là ; cela lui sera-t-il utile si je donne une aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que j’ai donné mon jardin appelé Al Makhraf en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2759
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Certaines personnes prétendent que l’ordre dans le verset ci-dessus est annulé. Par Allah, il n’est pas annulé, mais les gens ont cessé de l’appliquer. Il y a deux sortes de tuteurs (chargés de l’héritage) : Celui qui hérite ; il doit donner (de ce qu’il hérite aux proches, orphelins, nécessiteux, etc.), et celui qui n’hérite pas (par exemple, le tuteur des orphelins) : il doit parler avec bonté et dire (à ceux qui sont présents lors du partage) : « Je ne peux pas vous le donner (car la richesse appartient aux orphelins). »
- Sahih al-Bukhari, n°2761
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Sa‘d bin Ubada a consulté le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ma mère est morte et elle avait un vœu non accompli. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Accomplis-le pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2762
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin Ubada, le frère de Bani Saida, est morte en l’absence de Sa‘d. Il est donc allé voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte en mon absence, cela lui sera-t-il utile si je donne en aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que je donne mon jardin Al-Makhraf en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2770
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ma mère est morte, cela lui sera-t-il utile si je donne en aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit par l’affirmative. L’homme dit : « J’ai un jardin et je te prends à témoin que je le donne en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2780
Rapporté par Ibn 'Abbas (رضي الله عنه) : Un homme de la tribu de Bani Sahm est parti en voyage avec Tamim Ad-Dari et 'Adi bin Badda'. Cet homme est mort dans une région où il n’y avait pas de musulmans. Quand Tamim et 'Adi sont revenus avec les biens du défunt, ils ont affirmé avoir perdu un bol en argent décoré d’or. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a fait prêter serment (pour confirmer leur déclaration), puis le bol a été retrouvé à La Mecque chez des gens qui disaient l’avoir acheté à Tamim et 'Adi. Deux témoins parmi les proches du défunt se sont alors levés et ont juré que leur témoignage était plus valable que celui de 'Adi et Tamim, et que le bol appartenait bien à leur parent décédé. C’est à propos de cette affaire que ce verset a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Quand la mort approche l’un de vous… » (V 5:)
- Sahih al-Bukhari, n°2783
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a plus de Hijra (c’est-à-dire de migration) (de La Mecque à Médine) après la conquête (de La Mecque), mais il reste le combat pour la cause d’Allah et la bonne intention. Et si on vous appelle (par le dirigeant musulman) pour combattre, partez immédiatement. »
- Sahih al-Bukhari, n°2804
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan lui a dit qu'Héraclius lui avait dit : Je t'ai demandé quel était le résultat de vos batailles contre lui (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)) et tu m'as dit que vous vous battiez chacun avec des succès alternés. Ainsi, les Prophètes sont éprouvés de cette manière mais la victoire finale leur revient toujours
- Sahih al-Bukhari, n°2812
Rapporté par `Ikrima : Ibn `Abbas lui a dit, ainsi qu'à `Ali bin `Abdullah, d'aller voir Abu Sa`id et d'écouter certains de ses récits. Ils y sont donc allés et ont vu Abu Sa`id et son frère en train d’irriguer leur jardin. Quand il les a vus, il est venu vers eux, s’est assis en repliant ses jambes sous son vêtement et a dit : « Pendant la construction de la mosquée du Prophète, nous portions les briques une par une, alors que `Ammar en portait deux à la fois. Le Prophète (ﷺ) est passé près de `Ammar, a enlevé la poussière sur sa tête et a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à `Ammar. Il sera tué par un groupe rebelle et agressif. `Ammar les invitera à obéir à Allah et eux l’inviteront au feu (de l’Enfer).” »
- Sahih al-Bukhari, n°2825
Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a plus d’émigration après la conquête, mais il y a le jihad et les intentions. Lorsque vous êtes appelés (par le dirigeant musulman) à combattre, partez immédiatement. »
- Sahih al-Bukhari, n°2915
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ), alors qu’il était sous une tente le jour de la bataille de Badr, a dit : « Ô Allah ! Je Te demande l’accomplissement de Ta promesse et de Ton engagement. Ô Allah ! Si Tu veux (détruire les croyants), Tu ne seras plus jamais adoré après aujourd’hui. » Abou Bakr lui a pris la main et a dit : « Cela suffit, Ô Messager d’Allah ! Tu as beaucoup insisté auprès d’Allah. » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) portait son armure. Il est sorti en me disant : « Leur groupe sera mis en déroute et ils tourneront le dos. Non, l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution) et cette Heure sera plus terrible et plus amère (que leur défaite dans ce monde). » (54.45-46) Khalid a dit que cela s’est passé le jour de la bataille de Badr
- Sahih al-Bukhari, n°2936
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a écrit une lettre à César en disant : « Si tu refuses l’Islam, tu seras responsable des péchés des cultivateurs (c’est-à-dire de ton peuple). »
- Sahih al-Bukhari, n°2939
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) envoya sa lettre à Khusrau et ordonna à son messager de la remettre au gouverneur de Bahreïn, qui devait la transmettre à Khusrau. Quand Khusrau lut la lettre, il la déchira. Sa`id bin Al-Musayyab dit : « Le Prophète (ﷺ) invoqua alors Allah pour qu’Il les disperse complètement, (qu’Il les détruise, c’est-à-dire Khusrau et ses partisans, sévèrement). »
- Sahih al-Bukhari, n°2940
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) écrivit à César pour l’inviter à l’Islam et lui envoya sa lettre avec Dihya Al-Kalbi, à qui il ordonna de la remettre au gouverneur de Busra, qui la transmettrait à César. César, en remerciement à Allah, marcha de Hims à Ilya (Jérusalem) après qu’Allah lui eut accordé la victoire sur les Perses. Quand la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) arriva à César, il dit après l’avoir lue : « Cherchez-moi quelqu’un de son peuple (les Arabes de Quraish) s’il y en a ici, pour l’interroger sur le Messager d’Allah (ﷺ). » À ce moment-là, Abu Sufyan bin Harb se trouvait au Sham avec des hommes de Quraish venus comme commerçants pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ) et les polythéistes de Quraish. Abu Sufyan dit : « L’émissaire de César nous trouva quelque part au Sham, il m’emmena avec mes compagnons à Ilya et nous fûmes admis à la cour de César, qui était assis sur son trône, couronné, entouré des hauts dignitaires byzantins. Il dit à son traducteur : ‘Demande-leur qui parmi eux est un proche parent de l’homme qui prétend être prophète.’ » Abu Sufyan ajouta : « J’ai répondu : ‘Je suis son plus proche parent.’ Il demanda : ‘Quel lien de parenté as-tu avec lui ?’ J’ai dit : ‘Il est mon cousin’, et il n’y avait dans la caravane aucun membre de Bani Abu Manaf sauf moi. César dit : ‘Qu’il s’approche.’ Il ordonna alors à mes compagnons de se tenir derrière moi, près de mon épaule, et dit à son traducteur : ‘Dites à ses compagnons que je vais interroger cet homme sur celui qui prétend être prophète. S’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu honte que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur lui. Mais j’avais honte d’être traité de menteur par mes compagnons. Alors j’ai dit la vérité. Il dit ensuite à son traducteur : ‘Demande-lui de quelle famille il vient.’ J’ai répondu : ‘Il vient d’une famille noble parmi nous.’ Il dit : ‘Quelqu’un d’autre parmi vous a-t-il déjà fait la même revendication avant lui ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa revendication ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’un de ses ancêtres était-il roi ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont les pauvres qui le suivent.’ Il dit : ‘Sont-ils de plus en plus nombreux ou de moins en moins ?’ J’ai répondu : ‘Ils sont de plus en plus nombreux.’ Il dit : ‘Y a-t-il quelqu’un parmi ceux qui ont embrassé sa religion qui s’en est détourné après ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Rompt-il ses promesses ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne nous trahisse.’ » Abu Sufyan ajouta : « À part cette dernière phrase, je n’ai rien pu dire contre lui. César demanda alors : ‘Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Il dit : ‘Quel a été le résultat de vos batailles ?’ J’ai répondu : ‘Les résultats étaient partagés ; parfois il gagnait, parfois nous.’ Il dit : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous dit d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que nos ancêtres adoraient. Il nous ordonne la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux promesses et de rendre ce qui nous est confié.’ » Quand j’ai dit cela, César dit à son traducteur : « Dis-lui : Je t’ai demandé son origine et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les messagers venaient des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre avait déjà fait une telle revendication, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il imitait une revendication précédente. Je t’ai demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge, tu as dit non, donc j’ai supposé qu’une personne qui ne ment pas aux gens ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer le royaume de ses ancêtres. Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu que ce sont les pauvres, et c’est ainsi pour les messagers. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient ou diminuaient, tu as dit qu’ils augmentaient, et c’est le signe de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, s’en était détourné, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi, car quand la joie de la foi entre dans le cœur, personne ne la rejette. Je t’ai demandé s’il rompait ses promesses, tu as dit non, et c’est ainsi pour les messagers, ils ne trahissent pas. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et parfois il gagnait, parfois vous, et c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés mais la victoire finale leur revient toujours. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as dit qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que vos ancêtres adoraient, de prier, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre ce qui vous est confié. Ce sont vraiment les qualités d’un prophète dont je savais (par les Écritures précédentes) qu’il apparaîtrait, mais je ne savais pas qu’il serait parmi vous. Si ce que tu dis est vrai, il dominera bientôt la terre sous mes pieds, et si je savais que je pourrais le rejoindre, j’irais immédiatement le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Abu Sufyan ajouta : « César demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et on la lut. Son contenu était : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, souverain des Byzantins. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam (c’est-à-dire à te soumettre à Allah), accepte l’Islam et tu seras en sécurité ; accepte l’Islam et Allah t’accordera une double récompense. Mais si tu refuses cette invitation à l’Islam, tu seras responsable d’avoir égaré les cultivateurs (c’est-à-dire ton peuple). Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis s’ils se détournent, dis : Soyez témoins que nous sommes soumis.’ (3.64) » Abu Sufyan ajouta : « Quand Héraclius eut fini son discours, il y eut un grand tumulte parmi les dignitaires byzantins autour de lui, et il y avait tant de bruit que je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. On nous fit sortir de la cour. Quand je suis sorti avec mes compagnons et que nous étions seuls, je leur ai dit : ‘L’affaire d’Ibn Abi Kabsha (c’est-à-dire le Prophète) a pris de l’ampleur. Voici le roi des Bani Al-Asfar qui le craint.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah, je me sentais inférieur et j’étais certain que sa religion triompherait jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam, même si je n’aimais pas cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°2941
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) écrivit à César pour l’inviter à l’Islam et lui envoya sa lettre avec Dihya Al-Kalbi, à qui il ordonna de la remettre au gouverneur de Busra, qui la transmettrait à César. César, en remerciement à Allah, marcha de Hims à Ilya (Jérusalem) après qu’Allah lui eut accordé la victoire sur les Perses. Quand la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) arriva à César, il dit après l’avoir lue : « Cherchez-moi quelqu’un de son peuple (les Arabes de Quraish) s’il y en a ici, pour l’interroger sur le Messager d’Allah (ﷺ). » À ce moment-là, Abu Sufyan bin Harb se trouvait au Sham avec des hommes de Quraish venus comme commerçants pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ) et les polythéistes de Quraish. Abu Sufyan dit : « L’émissaire de César nous trouva quelque part au Sham, il m’emmena avec mes compagnons à Ilya et nous fûmes admis à la cour de César, qui était assis sur son trône, couronné, entouré des hauts dignitaires byzantins. Il dit à son traducteur : ‘Demande-leur qui parmi eux est un proche parent de l’homme qui prétend être prophète.’ » Abu Sufyan ajouta : « J’ai répondu : ‘Je suis son plus proche parent.’ Il demanda : ‘Quel lien de parenté as-tu avec lui ?’ J’ai dit : ‘Il est mon cousin’, et il n’y avait dans la caravane aucun membre de Bani Abu Manaf sauf moi. César dit : ‘Qu’il s’approche.’ Il ordonna alors à mes compagnons de se tenir derrière moi, près de mon épaule, et dit à son traducteur : ‘Dites à ses compagnons que je vais interroger cet homme sur celui qui prétend être prophète. S’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu honte que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur lui. Mais j’avais honte d’être traité de menteur par mes compagnons. Alors j’ai dit la vérité. Il dit ensuite à son traducteur : ‘Demande-lui de quelle famille il vient.’ J’ai répondu : ‘Il vient d’une famille noble parmi nous.’ Il dit : ‘Quelqu’un d’autre parmi vous a-t-il déjà fait la même revendication avant lui ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa revendication ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’un de ses ancêtres était-il roi ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont les pauvres qui le suivent.’ Il dit : ‘Sont-ils de plus en plus nombreux ou de moins en moins ?’ J’ai répondu : ‘Ils sont de plus en plus nombreux.’ Il dit : ‘Y a-t-il quelqu’un parmi ceux qui ont embrassé sa religion qui s’en est détourné après ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Rompt-il ses promesses ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne nous trahisse.’ » Abu Sufyan ajouta : « À part cette dernière phrase, je n’ai rien pu dire contre lui. César demanda alors : ‘Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Il dit : ‘Quel a été le résultat de vos batailles ?’ J’ai répondu : ‘Les résultats étaient partagés ; parfois il gagnait, parfois nous.’ Il dit : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous dit d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que nos ancêtres adoraient. Il nous ordonne la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux promesses et de rendre ce qui nous est confié.’ » Quand j’ai dit cela, César dit à son traducteur : « Dis-lui : Je t’ai demandé son origine et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les messagers venaient des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre avait déjà fait une telle revendication, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il imitait une revendication précédente. Je t’ai demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge, tu as dit non, donc j’ai supposé qu’une personne qui ne ment pas aux gens ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer le royaume de ses ancêtres. Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu que ce sont les pauvres, et c’est ainsi pour les messagers. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient ou diminuaient, tu as dit qu’ils augmentaient, et c’est le signe de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, s’en était détourné, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi, car quand la joie de la foi entre dans le cœur, personne ne la rejette. Je t’ai demandé s’il rompait ses promesses, tu as dit non, et c’est ainsi pour les messagers, ils ne trahissent pas. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et parfois il gagnait, parfois vous, et c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés mais la victoire finale leur revient toujours. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as dit qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que vos ancêtres adoraient, de prier, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre ce qui vous est confié. Ce sont vraiment les qualités d’un prophète dont je savais (par les Écritures précédentes) qu’il apparaîtrait, mais je ne savais pas qu’il serait parmi vous. Si ce que tu dis est vrai, il dominera bientôt la terre sous mes pieds, et si je savais que je pourrais le rejoindre, j’irais immédiatement le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Abu Sufyan ajouta : « César demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et on la lut. Son contenu était : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, souverain des Byzantins. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam (c’est-à-dire à te soumettre à Allah), accepte l’Islam et tu seras en sécurité ; accepte l’Islam et Allah t’accordera une double récompense. Mais si tu refuses cette invitation à l’Islam, tu seras responsable d’avoir égaré les cultivateurs (c’est-à-dire ton peuple). Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis s’ils se détournent, dis : Soyez témoins que nous sommes soumis.’ (3.64) » Abu Sufyan ajouta : « Quand Héraclius eut fini son discours, il y eut un grand tumulte parmi les dignitaires byzantins autour de lui, et il y avait tant de bruit que je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. On nous fit sortir de la cour. Quand je suis sorti avec mes compagnons et que nous étions seuls, je leur ai dit : ‘L’affaire d’Ibn Abi Kabsha (c’est-à-dire le Prophète) a pris de l’ampleur. Voici le roi des Bani Al-Asfar qui le craint.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah, je me sentais inférieur et j’étais certain que sa religion triompherait jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam, même si je n’aimais pas cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°2953
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, le Prophète (ﷺ) est parti pendant le mois de Ramadan. Il a jeûné jusqu'à ce qu'il arrive à un endroit appelé Kadid, où il a rompu son jeûne
- Sahih al-Bukhari, n°2976
Rapporté par Nafi bin Jubair : J’ai entendu Al Abbas dire à Az-Zubair : « Le Prophète (ﷺ) t’a ordonné de placer l’étendard ici. »
- Sahih al-Bukhari, n°2978
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sufyan a dit : « Héraclius m’a fait venir alors que j’étais à ‘Ilya (Jérusalem). Il a demandé la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et, après l’avoir lue, il y a eu un grand tumulte autour de lui, les voix se sont élevées et on nous a demandé de quitter les lieux. Une fois dehors, j’ai dit à mes compagnons : ‘La cause d’Ibn Abi Kabsha est devenue évidente, car même le roi des Bani Al-Asfar a peur de lui.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3006
Rapporté par Ibn `Abbas : Il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Il n’est pas permis à un homme d’être seul avec une femme, et aucune femme ne doit voyager sans un mahram (c’est-à-dire son mari ou un homme qu’elle ne pourra jamais épouser, comme son père, son frère, etc.). » Un homme s’est alors levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis inscrit pour telle expédition, et ma femme part en Hajj. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Va faire le Hajj avec ta femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°3008
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la bataille de Badr, des prisonniers de guerre ont été amenés, dont Al-Abbas qui n’avait pas de vêtement. Le Prophète (ﷺ) a cherché une tunique pour lui. On a trouvé que la tunique de `Abdullah bin Ubai lui allait, alors le Prophète (ﷺ) la lui a donnée. C’est pour cela que le Prophète (ﷺ) a enlevé et donné sa propre tunique à `Abdullah. (Le narrateur ajoute : « Il avait rendu service au Prophète (ﷺ), et le Prophète voulait le récompenser. »
- Sahih al-Bukhari, n°3017
Rapporté par `Ikrima : `Ali a brûlé certaines personnes et cette nouvelle est parvenue à Ibn `Abbas, qui a dit : « Si j’avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, car le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ne punissez pas (qui que ce soit) avec le châtiment d’Allah.’ Sans aucun doute, je les aurais tués, car le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Si quelqu’un (un musulman) abandonne sa religion, tuez-le.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3048
Rapporté par Anas bin Malik : Certains hommes des Ansar ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-nous de ne pas prendre la rançon de notre neveu Al-`Abbas. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « N’en laissez pas un seul dirham. »
- Sahih al-Bukhari, n°3049
Rapporté par Anas : (Dans un autre récit) : « De l’argent a été apporté au Prophète (ﷺ) depuis Bahreïn. Al-`Abbas est venu vers lui et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-m’en, car j’ai payé ma rançon et celle de `Aqil.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Prends’, et il lui en a donné dans son vêtement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3053
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Jeudi ! Quel événement a eu lieu ce jeudi ! » Puis il s’est mis à pleurer jusqu’à ce que ses larmes mouillent le sol. Il a dit : « Ce jeudi, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée et il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire afin que je puisse vous laisser un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Les personnes présentes se sont disputées à ce sujet, alors qu’il ne faut pas se disputer devant un prophète. Ils ont dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est très malade.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-moi, car l’état dans lequel je me trouve est meilleur que ce à quoi vous m’appelez.” Sur son lit de mort, le Prophète (ﷺ) a donné trois instructions : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, respectez et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire.” J’ai oublié la troisième recommandation. » (Ya'qub bin Muhammad a dit : « J’ai demandé à Al-Mughira bin `Abdur-Rahman ce qu’était la péninsule arabique et il a répondu : ‘Elle comprend La Mecque, Médine, Al-Yamama et le Yémen.’ » Ya'qub a ajouté : « Et Al-Arj, le début de Tihama. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3061
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis inscrit pour telle ou telle expédition militaire, et ma femme part en Hajj. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Retourne et fais le Hajj avec ta femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°3077
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit, le jour de la Conquête de La Mecque : « Il n’y a plus de migration (après la Conquête), mais il y a le Jihad et les bonnes intentions. Et quand on vous appelle pour le Jihad, répondez immédiatement à l’appel. »
- Sahih al-Bukhari, n°3082
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Ibn Az-Zubair a dit à Ibn Ja`far : « Te souviens-tu quand moi, toi et Ibn `Abbas sommes sortis pour accueillir le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Ja`far a répondu oui. Ibn Az-Zubair a ajouté : « Et le Messager d’Allah (ﷺ) nous a fait monter avec lui (moi et Ibn `Abbas) et t’a laissé. »
- Sahih al-Bukhari, n°3092
Rapporté par `Aisha : Après la mort de l’Envoyé d’Allah, Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), demanda à Abu Bakr As-Siddiq de lui donner sa part d’héritage provenant du Fai (butin acquis sans combat) qu’Allah avait accordé à Son Messager (ﷺ). Abu Bakr lui répondit : « L’Envoyé d’Allah a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, tout ce que nous (les prophètes) laissons est une aumône (Sadaqa).” » Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), se fâcha et cessa de parler à Abu Bakr, et elle garda cette attitude jusqu’à sa mort. Fatima vécut encore six mois après la mort du Messager d’Allah (ﷺ). Elle demandait à Abu Bakr sa part des biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés à Khaybar, à Fadak, et de ses biens à Médine (consacrés à la charité). Abu Bakr refusa de lui donner ces biens et dit : « Je ne délaisserai rien de ce que faisait le Messager d’Allah (ﷺ), car j’ai peur que si je m’écarte de la tradition du Prophète, je m’égare. » (Plus tard) `Umar donna les biens du Prophète (consacrés à la charité) à Médine à `Ali et `Abbas, mais il garda sous sa responsabilité les biens de Khaybar et Fadak et dit : « Ces deux propriétés sont la Sadaqa que l’Envoyé d’Allah utilisait pour ses dépenses et ses besoins urgents. Désormais, leur gestion doit être confiée au dirigeant. » (Az-Zuhri dit : « Elles sont gérées ainsi jusqu’à aujourd’hui. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3093
Rapporté par `Aisha : Après la mort de l’Envoyé d’Allah, Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), demanda à Abu Bakr As-Siddiq de lui donner sa part d’héritage provenant du Fai (butin acquis sans combat) qu’Allah avait accordé à Son Messager (ﷺ). Abu Bakr lui répondit : « L’Envoyé d’Allah a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, tout ce que nous (les prophètes) laissons est une aumône (Sadaqa).” » Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), se fâcha et cessa de parler à Abu Bakr, et elle garda cette attitude jusqu’à sa mort. Fatima vécut encore six mois après la mort du Messager d’Allah (ﷺ). Elle demandait à Abu Bakr sa part des biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés à Khaybar, à Fadak, et de ses biens à Médine (consacrés à la charité). Abu Bakr refusa de lui donner ces biens et dit : « Je ne délaisserai rien de ce que faisait le Messager d’Allah (ﷺ), car j’ai peur que si je m’écarte de la tradition du Prophète, je m’égare. » (Plus tard) `Umar donna les biens du Prophète (consacrés à la charité) à Médine à `Ali et `Abbas, mais il garda sous sa responsabilité les biens de Khaybar et Fadak et dit : « Ces deux propriétés sont la Sadaqa que l’Envoyé d’Allah utilisait pour ses dépenses et ses besoins urgents. Désormais, leur gestion doit être confiée au dirigeant. » (Az-Zuhri dit : « Elles sont gérées ainsi jusqu’à aujourd’hui. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3095
Rapporté par Ibn `Abbas : Les délégués de la tribu de `Abdul-Qais sont venus et ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous venons de la tribu de Rabi`a, et il y a des infidèles de la tribu de Mudar entre toi et nous, donc nous ne pouvons venir te voir que pendant les Mois Sacrés. Donne-nous donc des instructions que nous puissions appliquer à nous-mêmes et aussi transmettre à notre peuple resté derrière nous. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : Je vous ordonne de croire en Allah, c’est-à-dire de témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah (le Prophète (ﷺ) montra de la main) ; d’accomplir parfaitement la prière ; de payer la Zakat ; de jeûner le mois de Ramadan, et de donner le Khumus (un cinquième) du butin de guerre à Allah. Et je vous interdis d’utiliser Ad-dubba’, An-Naqir, Al-Hantam et Al-Muzaffat (c’est-à-dire des ustensiles servant à préparer des boissons alcoolisées). »
- Sahih al-Bukhari, n°3129
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : Quand Az-Zubair s'est levé lors de la bataille d'Al-Jamal, il m'a appelé et je me suis tenu à ses côtés, et il m'a dit : « Ô mon fils ! Aujourd'hui, on sera tué soit comme oppresseur, soit comme opprimé. Je pense que je serai tué comme opprimé. Ce qui m'inquiète le plus, ce sont mes dettes. Penses-tu que, si nous payons les dettes, il restera quelque chose de notre argent ? » Az-Zubair ajouta : « Ô mon fils ! Vends nos biens et paie mes dettes. » Az-Zubair légua alors un tiers de ses biens et un tiers de cette part à ses petits-fils, c'est-à-dire les fils de `Abdullah. Il dit : « Un tiers du tiers. S'il reste des biens après le paiement des dettes, un tiers (du tiers de ce qui reste) doit être donné à tes fils. » (Hisham, un sous-narrateur, ajouta : « Certains des fils de `Abdullah avaient le même âge que les fils d'Az-Zubair, comme Khubaib et `Abbas. `Abdullah avait neuf fils et neuf filles à ce moment-là. » (`Abdullah ajouta :) Mon père (Az-Zubair) n'a cessé d'attirer mon attention sur ses dettes en disant : « Si tu n'arrives pas à payer une partie des dettes, demande l'aide de mon Maître. » Par Allah ! Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire jusqu'à ce que je lui demande : « Ô père ! Qui est ton Maître ? » Il répondit : « Allah (est mon Maître). » Par Allah, chaque fois que j'avais une difficulté à propos de ses dettes, je disais : « Maître d'Az-Zubair ! Paie ses dettes à sa place. » et Allah m'aidait à les payer. Az-Zubair est mort en martyr sans laisser ni dinar ni dirham, mais deux terrains, dont l'un s'appelait Al-Ghaba, et onze maisons à Médine, deux à Bassora, une à Koufa et une en Égypte. En fait, la source de sa dette était que, si quelqu'un lui confiait de l'argent, Az-Zubair disait : « Non, (je ne le garde pas comme dépôt), mais je le prends comme une dette, car j'ai peur qu'il soit perdu. » Az-Zubair n'a jamais été nommé gouverneur ni collecteur de l'impôt du Kharaj ou autre chose de ce genre, mais il a amassé sa richesse (du butin qu'il a gagné) lors des batailles auxquelles il a participé avec le Prophète, Abu Bakr, `Umar et `Uthman. (`Abdullah bin Az-Zubair ajouta :) Quand j'ai compté sa dette, elle s'élevait à deux millions deux cent mille. (Le sous-narrateur ajouta :) Hakim bin Hizam rencontra `Abdullah bin Zubair et demanda : « Ô mon neveu ! À combien s'élève la dette de mon frère ? » `Abdullah la garda secrète et dit : « Cent mille. » Hakim dit : « Par Allah ! Je ne pense pas que tes biens suffiront. » Alors `Abdullah lui dit : « Et si c'est deux millions deux cent mille ? » Hakim dit : « Je ne pense pas que tu puisses la payer ; donc si tu n'arrives pas à tout payer, je t'aiderai. » Az-Zubair avait acheté Al-Ghaba pour cent soixante-dix mille. `Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Puis il appela les gens en disant : « Que toute personne ayant une créance sur Az-Zubair vienne à nous à Al-Ghaba. » `Abdullah bin Ja`far, à qui Az-Zubair devait quatre cent mille, vint à lui. Il dit à `Abdullah bin Az-Zubair : « Si tu veux, je t'en fais cadeau. » `Abdullah (bin Az-Zubair) répondit : « Non. » Puis Ibn Ja`far dit : « Si tu veux, tu peux différer le paiement. » Ibn Az-Zubair dit : « Non. » `Abdullah bin Ja`far dit : « Donne-moi une partie du terrain. » `Abdullah bin Az-Zubair lui dit : « Prends le terrain qui s'étend d'ici à là. » Ainsi, `Abdullah bin Az-Zubair vendit une partie des biens (y compris les maisons) et paya parfaitement la dette, gardant quatre parts et demie du terrain (c'est-à-dire Al-Ghaba). Il alla ensuite voir Mu'awiya alors que `Amr bin `Uthman, Al-Mundhir bin Az-Zubair et Ibn Zam`a étaient assis avec lui. Mu'awiya demanda : « À quel prix as-tu estimé Al-Ghaba ? » Il répondit : « Cent mille pour chaque part. » Mu'awiya demanda : « Combien de parts restent ? » `Abdullah répondit : « Quatre parts et demie. » Al-Mundhir bin Az-Zubair dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » `Amr bin `Uthman dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » Ibn Zam`a dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » Mu'awiya dit : « Combien reste-t-il maintenant ? » `Abdullah répondit : « Une part et demie. » Mu'awiya dit : « Je veux l'acheter pour cent cinquante mille. » `Abdullah vendit aussi sa part à Mu'awiya pour six cent mille. Quand Ibn Az-Zubair eut payé toutes les dettes, les fils d'Az-Zubair lui dirent : « Partage notre héritage entre nous. » Il répondit : « Non, par Allah, je ne le partagerai pas entre vous tant que je n'aurai pas annoncé pendant quatre saisons de Hajj consécutives : “Que ceux qui ont des créances sur Az-Zubair viennent afin que nous puissions les rembourser.” » Il commença donc à l'annoncer publiquement à chaque saison de Hajj, et après quatre ans, il partagea l'héritage entre les héritiers. Az-Zubair avait quatre femmes, et après avoir retiré le tiers de ses biens (selon le testament), chacune de ses femmes reçut un million deux cent mille. Donc, la valeur totale de ses biens était de cinquante millions deux cent mille
- Sahih al-Bukhari, n°3164
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit un jour : « Si les revenus de Bahreïn arrivent, je te donnerai ceci et cela. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, les revenus de Bahreïn sont arrivés, et Abu Bakr a annoncé : « Que celui à qui le Messager d’Allah (ﷺ) avait promis quelque chose vienne me voir. » Je suis donc allé voir Abu Bakr et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : ‘Si les revenus de Bahreïn arrivent, je te donnerai ceci et cela.’ » Alors Abu Bakr m’a dit : « Prends-en avec tes deux mains. » J’ai pris de l’argent avec mes deux mains et Abu Bakr m’a demandé de compter. J’ai compté et il y en avait cinq cents (pièces d’or). Au total, il m’a donné mille cinq cents (pièces d’or). Rapporté par Anas : De l’argent de Bahreïn a été apporté au Prophète (ﷺ). Il a dit : « Étalez-le dans la mosquée. » C’était la plus grande somme jamais apportée au Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, Al-`Abbas est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-moi, car j’ai payé la rançon pour moi-même et pour `Aqil. » Le Prophète lui a dit : « Prends. » Il a pris de l’argent avec ses deux mains, l’a versé dans son vêtement et a essayé de le soulever, mais il n’a pas pu et a demandé au Prophète : « Peux-tu demander à quelqu’un de m’aider à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Puis Al-`Abbas a dit : « Alors, veux-tu m’aider toi-même à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Alors Al-`Abbas a laissé tomber une partie de l’argent, mais il n’a toujours pas pu le soulever, et il a de nouveau demandé au Prophète (ﷺ) : « Peux-tu demander à quelqu’un de m’aider à le porter ? » Le Prophète a dit : « Non. » Puis Al-`Abbas a dit : « Alors, veux-tu m’aider toi-même à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Alors Al-`Abbas a encore laissé tomber un peu d’argent, l’a mis sur son épaule et est parti. Le Prophète (ﷺ) l’a regardé avec étonnement à cause de sa cupidité jusqu’à ce qu’il disparaisse de notre vue. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas parti de là tant qu’il ne restait plus un seul dirham de cet argent
- Sahih al-Bukhari, n°3165
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit un jour : « Si les revenus de Bahreïn arrivent, je te donnerai ceci et cela. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, les revenus de Bahreïn sont arrivés, et Abu Bakr a annoncé : « Que celui à qui le Messager d’Allah (ﷺ) avait promis quelque chose vienne me voir. » Je suis donc allé voir Abu Bakr et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : ‘Si les revenus de Bahreïn arrivent, je te donnerai ceci et cela.’ » Alors Abu Bakr m’a dit : « Prends-en avec tes deux mains. » J’ai pris de l’argent avec mes deux mains et Abu Bakr m’a demandé de compter. J’ai compté et il y en avait cinq cents (pièces d’or). Au total, il m’a donné mille cinq cents (pièces d’or). Rapporté par Anas : De l’argent de Bahreïn a été apporté au Prophète (ﷺ). Il a dit : « Étalez-le dans la mosquée. » C’était la plus grande somme jamais apportée au Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, Al-`Abbas est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-moi, car j’ai payé la rançon pour moi-même et pour `Aqil. » Le Prophète lui a dit : « Prends. » Il a pris de l’argent avec ses deux mains, l’a versé dans son vêtement et a essayé de le soulever, mais il n’a pas pu et a demandé au Prophète : « Peux-tu demander à quelqu’un de m’aider à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Puis Al-`Abbas a dit : « Alors, veux-tu m’aider toi-même à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Alors Al-`Abbas a laissé tomber une partie de l’argent, mais il n’a toujours pas pu le soulever, et il a de nouveau demandé au Prophète (ﷺ) : « Peux-tu demander à quelqu’un de m’aider à le porter ? » Le Prophète a dit : « Non. » Puis Al-`Abbas a dit : « Alors, veux-tu m’aider toi-même à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Alors Al-`Abbas a encore laissé tomber un peu d’argent, l’a mis sur son épaule et est parti. Le Prophète (ﷺ) l’a regardé avec étonnement à cause de sa cupidité jusqu’à ce qu’il disparaisse de notre vue. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas parti de là tant qu’il ne restait plus un seul dirham de cet argent
- Sahih al-Bukhari, n°3168
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Il a entendu Ibn `Abbas dire : « Jeudi ! Et vous ne savez pas ce qu’est jeudi ? » Après cela, Ibn `Abbas a pleuré jusqu’à ce que les pierres au sol soient mouillées de ses larmes. Je lui ai alors demandé : « Qu’y a-t-il à propos de jeudi ? » Il a répondu : « Quand l’état de santé du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravé, il a dit : ‘Apportez-moi une omoplate, afin que j’écrive quelque chose pour vous après quoi vous ne vous égarerez jamais.’ Les gens ont alors eu des avis différents, bien qu’il ne convenait pas de discuter devant un prophète. Ils ont dit : ‘Qu’a-t-il ? Pensez-vous qu’il délire ? Demandez-lui.’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Laissez-moi, je suis dans un meilleur état que ce que vous me demandez de faire.’ Puis le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de faire trois choses, disant : ‘Chassez tous les polythéistes de la péninsule arabique, traitez bien tous les délégués étrangers en leur offrant des cadeaux comme je le faisais.’ » Le sous-narrateur a ajouté : « Le troisième ordre était quelque chose de bénéfique qu’Ibn `Abbas n’a pas mentionné ou qu’il a oublié. »
- Sahih al-Bukhari, n°3174
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abou Soufyan bin Harb l’informa qu’Héraclius l’avait convoqué, lui et les membres d’une caravane de Qouraïchites partis commercer au Sham, pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ), Abou Soufyan et les polythéistes de Qouraïch
- Sahih al-Bukhari, n°3189
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit le jour de la conquête de La Mecque : « Il n’y a plus de migration maintenant, mais il y a le Jihad (combat dans la voie d’Allah) et de bonnes intentions. Et quand on vous appelle pour le Jihad, partez immédiatement. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit, le jour de la conquête de La Mecque : « Allah a fait de cette ville un sanctuaire depuis le jour où Il a créé les cieux et la terre. Elle est donc un sanctuaire par décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. Il n’était permis à personne d’y combattre avant moi, et il ne m’a été permis d’y combattre que pendant une heure du jour. Donc, elle (La Mecque) reste un sanctuaire par décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. Ses buissons épineux ne doivent pas être coupés, son gibier ne doit pas être chassé, ses objets trouvés (luqata) ne doivent pas être ramassés sauf par celui qui les annoncera publiquement, et son herbe ne doit pas être arrachée. » Sur ce, Al-`Abbas dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf l’idhkhir, car il est utilisé par les orfèvres et les gens pour leurs maisons. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Sauf l’idhkhir. »
- Sahih al-Bukhari, n°3202
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les Signes d’Allah. Ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Donc, si vous les voyez (c’est-à-dire une éclipse), louez Allah (c’est-à-dire priez). »
- Sahih al-Bukhari, n°3205
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai été aidé par le Saba (c’est-à-dire le vent d’est) et le peuple de ‘Ad a été détruit par le Dabur (c’est-à-dire le vent d’ouest). »
- Sahih al-Bukhari, n°3218
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Gabriel : « Pourquoi ne nous rends-tu pas visite plus souvent ? » Alors ce verset a été révélé à ce sujet : « Et nous (les anges) ne descendons que par l’ordre de ton Seigneur. À Lui appartient ce qui est devant nous, ce qui est derrière nous, et ce qui est entre les deux, et ton Seigneur n’a jamais oublié. »
- Sahih al-Bukhari, n°3219
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gabriel m’a récité le Coran d’une manière (c’est-à-dire un dialecte), et j’ai continué à lui demander de me le réciter de différentes façons jusqu’à ce qu’il me le récite de sept manières différentes. »
- Sahih al-Bukhari, n°3220
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ était la personne la plus généreuse, et il l’était encore plus pendant le mois de Ramadan, quand Gabriel venait le rencontrer. Gabriel le rencontrait chaque nuit pendant le Ramadan pour étudier ensemble le Coran avec soin. Le Messager d’Allah ﷺ devenait alors plus généreux qu’un vent rapide lorsqu’il rencontrait Gabriel
- Sahih al-Bukhari, n°3239
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « La nuit de mon ascension au ciel, j’ai vu Moïse, un homme grand, brun, aux cheveux bouclés, comme s’il était l’un des hommes de la tribu de Shan’awa. J’ai aussi vu Jésus, un homme de taille moyenne, au teint clair tirant sur le rouge et le blanc, avec des cheveux lisses. J’ai également vu Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et Ad-Dajjal parmi les signes qu’Allah m’a montrés. » (Le Prophète a ensuite récité ce verset) : « Ne sois pas dans le doute de le rencontrer, lorsque tu as rencontré Moïse la nuit de l’ascension. » (32.23) Rapporté aussi par Anas et Abu Bakra : « Le Prophète ﷺ a dit : ‘Les anges protégeront Médine contre Ad-Dajjal, qui ne pourra pas y entrer.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3261
Rapporté par Abu Jamra Ad-Dabi : J’avais l’habitude de m’asseoir avec Ibn `Abbas à La Mecque. Une fois, j’ai eu de la fièvre et il m’a dit : « Rafraîchis ta fièvre avec de l’eau de Zamzam, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “La fièvre vient de la chaleur du Feu (de l’Enfer) ; alors rafraîchissez-la avec de l’eau (ou de l’eau de Zamzam).” »
- Sahih al-Bukhari, n°3271
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous, lorsqu’il a une relation avec son épouse, dit : “Au nom d’Allah. Ô Allah ! Protège-nous du diable et empêche le diable de s’approcher de l’enfant que Tu vas nous accorder”, et si un enfant naît de cette relation, Satan ne lui fera pas de mal. »
- Sahih al-Bukhari, n°3283
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous, lors de ses relations avec sa femme, dit : ‘Ô Allah ! Protège-moi du diable, et empêche Satan de s’approcher de l’enfant que tu vas nous donner’, et si la femme tombe enceinte, Satan ne lui fera pas de mal et n’aura aucun pouvoir sur lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3342
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Abu Dhar رضي الله عنه disait que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à La Mecque, le toit de ma maison s’est ouvert et Jibril est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Ensuite, il a apporté un plateau d’or rempli de sagesse et de foi, en a versé le contenu dans ma poitrine, puis l’a refermée. Ensuite, il a pris ma main et m’a fait monter au ciel. Quand Jibril est arrivé au premier ciel, il a dit au gardien du ciel : ‘Ouvre (la porte).’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a répondu : ‘Jibril.’ Il a demandé : ‘Y a-t-il quelqu’un avec toi ?’ Jibril a répondu : ‘Muhammad (ﷺ) est avec moi.’ Il a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Jibril a dit : ‘Oui.’ Alors la porte a été ouverte et nous sommes montés au premier ciel, où nous avons vu un homme assis avec de nombreux groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il m’a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et fils vertueux.’ J’ai demandé : ‘Qui est cet homme, ô Jibril ?’ Jibril a répondu : ‘C’est Adam, et les gens à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux de droite sont les gens du Paradis, et ceux de gauche sont les gens du Feu (de l’Enfer). Quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.’ Ensuite, Jibril m’a fait monter jusqu’au deuxième ciel et a dit au gardien : ‘Ouvre (la porte).’ Le gardien lui a posé les mêmes questions que le premier, puis il a ouvert la porte. » Anas a ajouté : Abu Dhar a mentionné que le Prophète (ﷺ) a rencontré Idris, Moussa (Moïse), ‘Isa (Jésus) et Ibrahim (Abraham) dans les cieux, sans préciser dans quels cieux chacun se trouvait, mais il a dit que le Prophète (ﷺ) avait rencontré Adam au premier ciel et Ibrahim au sixième. Anas a dit : « Quand Jibril et le Prophète (ﷺ) sont passés devant Idris, ce dernier a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ Le Prophète (ﷺ) a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a dit : ‘C’est Idris.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, je suis passé devant Moussa qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a dit : ‘C’est Moussa.’ Ensuite, je suis passé devant ‘Isa qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a répondu : ‘C’est ‘Isa.’ Ensuite, je suis passé devant le Prophète (ﷺ) Ibrahim qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et fils vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a répondu : ‘C’est Ibrahim.’ » Rapporté par Ibn ‘Abbas et Abu Haiyya Al-Ansari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ensuite, Jibril m’a fait monter à un endroit où j’ai entendu le grincement des plumes. » Ibn Hazm et Anas bin Malik rapportent que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah m’a prescrit cinquante prières. Quand je suis revenu avec cet ordre d’Allah, je suis passé devant Moussa qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’Allah a prescrit à ta communauté ?’ J’ai répondu : ‘Il leur a prescrit cinquante prières.’ Moussa m’a dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur (et demande une réduction), car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ Je suis donc retourné auprès de mon Seigneur et Il a réduit de moitié. Quand je suis repassé devant Moussa et que je l’en ai informé, il m’a encore dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ J’y suis retourné de la même manière, et la moitié a encore été réduite. Je suis encore passé devant Moussa, il m’a dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ J’y suis retourné et Allah a dit : ‘Ce sont cinq prières, mais elles comptent comme cinquante, car Ma Parole ne change pas.’ Je suis revenu vers Moussa, il m’a encore dit de retourner auprès de mon Seigneur (pour demander une réduction), mais j’ai dit : ‘J’ai honte de demander encore à mon Seigneur.’ Ensuite, Jibril m’a emmené jusqu’à ce que nous atteignions Sidrat-ul-Muntaha (l’arbre du lotus de la limite ultime) qui était couvert de couleurs indescriptibles. Puis j’ai été admis au Paradis où j’ai trouvé de petites tentes en perles et son sol était du musc (un parfum). »
- Sahih al-Bukhari, n°3343
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai été aidé par As-Saba (un vent venant de l’est) et le peuple de ‘Ad a été détruit par Ad-Dabur (un vent venant de l’ouest). »
- Sahih al-Bukhari, n°3349
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous serez rassemblés (le Jour du Jugement), pieds nus, nus et non circoncis. » Il a ensuite récité : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons : une promesse que Nous avons prise, en vérité Nous la réaliserons. » (21.104) Il a ajouté : « Le premier à être habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham, et certains de mes compagnons seront emmenés vers la gauche (c’est-à-dire vers le Feu), et je dirai : ‘Mes compagnons ! Mes compagnons !’ Il sera dit : ‘Ils ont quitté l’Islam après ton départ.’ Alors je dirai comme le serviteur pieux d’Allah (c’est-à-dire Jésus) a dit : ‘J’étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux. Quand Tu m’as rappelé à Toi, Tu étais le Gardien sur eux, et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, c’est Toi, en vérité, le Tout-Puissant, le Sage.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3351
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est entré dans la Ka`ba et y a trouvé des images (du Prophète) Abraham et de Marie. À ce sujet, il a dit : « Que leur arrive-t-il (c’est-à-dire aux Quraish) ? Ils savent déjà que les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images ; pourtant, voici l’image d’Abraham. Et pourquoi est-il représenté en train de pratiquer la divination avec des flèches ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3352
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Prophète (ﷺ) a vu des images dans la Ka`ba, il n’y est pas entré avant d’ordonner qu’on les efface. Quand il a vu les images d’Abraham et d’Ismaël portant les flèches de divination, il a dit : « Qu’Allah les maudisse (c’est-à-dire les Qouraïchites) ! Par Allah, ni Abraham ni Ismaël n’ont pratiqué la divination par les flèches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3355
Rapporté par Mujahid : Lorsque des gens ont parlé devant Ibn `Abbas du Dajjal qui aurait le mot Kafir (c’est-à-dire mécréant) ou les lettres Kafir écrites sur son front, j’ai entendu Ibn `Abbas dire : « Je n’ai pas entendu cela, mais le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Si vous voulez voir Abraham, alors regardez votre compagnon (c’est-à-dire le Prophète). Mais Moïse était un homme aux cheveux bouclés, à la peau brune, qui montait un chameau rouge dont la bride était faite de fibres de dattiers. C’est comme si je le voyais maintenant descendant dans une vallée.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3362
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle ne s’était pas dépêchée (de remplir sa gourde avec l’eau du puits de Zamzam), Zamzam serait devenue un ruisseau coulant à la surface de la terre. » Ibn `Abbas a ajouté : « (Le Prophète) Abraham a amené Ismaël et sa mère (à La Mecque) alors qu’elle allaitait Ismaël et qu’elle avait une gourde d’eau avec elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°3363
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle ne s’était pas dépêchée (de remplir sa gourde avec l’eau du puits de Zamzam), Zamzam serait devenue un ruisseau coulant à la surface de la terre. » Ibn `Abbas a ajouté : « (Le Prophète) Abraham a amené Ismaël et sa mère (à La Mecque) alors qu’elle allaitait Ismaël et qu’elle avait une gourde d’eau avec elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°3364
Rapporté par Ibn `Abbas : La première femme à utiliser une ceinture fut la mère d’Ismaël. Elle a mis une ceinture pour cacher ses traces à Sarah. Abraham l’a amenée, elle et son fils Ismaël, alors qu’elle l’allaitait, près de la Ka`ba, sous un arbre à l’endroit de Zamzam, à l’endroit le plus élevé de la mosquée. À cette époque, il n’y avait personne à La Mecque, ni aucune eau. Il les a installés là, a mis près d’eux un sac en cuir contenant des dattes et une petite gourde d’eau, puis il est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi en disant : « Ô Abraham ! Où vas-tu, en nous laissant dans cette vallée où il n’y a personne avec qui nous pourrions vivre, ni rien à manger ? » Elle a répété cela plusieurs fois, mais il ne s’est pas retourné. Elle lui a alors demandé : « Est-ce Allah qui t’a ordonné de faire cela ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Alors Il ne nous abandonnera pas. » Elle est retournée à sa place et Abraham a continué son chemin. Arrivé à la Thaniya, là où ils ne pouvaient plus le voir, il s’est tourné vers la Ka`ba, a levé les mains et a invoqué Allah en disant : « Ô notre Seigneur ! J’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de Ta Maison sacrée (Ka`ba à La Mecque), afin, ô notre Seigneur, qu’ils accomplissent parfaitement la prière. Fais que des cœurs parmi les hommes s’attachent à eux et (ô Allah) accorde-leur des fruits, afin qu’ils soient reconnaissants. » (14.37) La mère d’Ismaël a continué à l’allaiter et à boire l’eau qu’elle avait. Quand l’eau de la gourde a été épuisée, elle a eu soif et son enfant aussi. Elle a commencé à regarder son fils (Ismaël) qui se tordait de douleur ; elle l’a laissé, car elle ne supportait pas de le voir ainsi, et a vu que la montagne de Safa était la plus proche. Elle s’est mise debout dessus et a regardé attentivement la vallée pour voir si quelqu’un arrivait, mais elle n’a vu personne. Elle est descendue de Safa et, arrivée dans la vallée, elle a relevé sa robe et a couru, comme une personne en détresse, jusqu’à ce qu’elle atteigne la montagne de Marwa, où elle s’est arrêtée pour regarder, espérant voir quelqu’un, mais elle n’a vu personne. Elle a répété cela (courir entre Safa et Marwa) sept fois. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est l’origine de la tradition de la marche entre Safa et Marwa. Quand elle est arrivée à Marwa (la dernière fois), elle a entendu une voix, s’est arrêtée et a écouté attentivement. Elle a entendu la voix à nouveau et a dit : ‘Ô, (qui que tu sois) ! Tu m’as fait entendre ta voix ; as-tu quelque chose pour m’aider ?’ Et voilà qu’elle a vu un ange à l’endroit de Zamzam, creusant la terre avec son talon (ou son aile), jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Elle a commencé à faire comme un bassin autour de l’eau avec ses mains, et a rempli sa gourde avec l’eau, qui continuait à couler même après qu’elle en ait pris. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam couler sans essayer de la retenir (ou si elle n’avait pas puisé l’eau pour remplir sa gourde), Zamzam serait devenue un ruisseau à la surface de la terre. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, elle a bu et a allaité son enfant. L’ange lui a dit : ‘N’aie pas peur d’être abandonnée, car c’est la Maison d’Allah qui sera construite par ce garçon et son père, et Allah n’abandonne jamais Ses gens.’ La Maison (la Ka`ba) à cette époque était sur une hauteur, et quand il pleuvait, l’eau passait à droite et à gauche. Elle a vécu ainsi jusqu’à ce que des gens de la tribu de Jurhum ou une famille de Jurhum passent par là, alors qu’ils venaient par le chemin de Kada’. Ils se sont arrêtés dans la partie basse de La Mecque et ont vu un oiseau qui avait l’habitude de voler autour de l’eau sans la quitter. Ils ont dit : ‘Cet oiseau doit tourner autour de l’eau, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau dans cette vallée.’ Ils ont envoyé un ou deux messagers qui ont découvert la source d’eau et sont revenus en informer les autres. Ils sont alors tous venus (vers l’eau). » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était assise près de l’eau. Ils lui ont demandé : ‘Nous permets-tu de rester avec toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’aurez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était satisfaite de la situation car elle aimait avoir de la compagnie. Ils se sont donc installés là, puis ont fait venir leurs familles qui se sont installées aussi, et certaines familles sont devenues des résidents permanents. L’enfant (Ismaël) a grandi, a appris l’arabe avec eux, et ses qualités les ont fait l’aimer. Quand il a atteint la puberté, ils l’ont marié à une femme parmi eux. Après la mort de la mère d’Ismaël, Abraham est revenu après le mariage d’Ismaël pour voir sa famille qu’il avait laissée, mais il n’a pas trouvé Ismaël. Il a demandé à sa femme où il était, et elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Il lui a alors demandé comment ils vivaient, et elle a répondu : ‘Nous vivons dans la misère, dans la difficulté et la pauvreté’, se plaignant à lui. Il a dit : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de la porte (de sa maison).’ Quand Ismaël est revenu, il a senti quelque chose d’inhabituel et a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme avec telle description est venu, il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans la difficulté et la pauvreté.’ Ismaël a dit : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et il m’a ordonné de te divorcer. Retourne dans ta famille.’ Ismaël l’a donc divorcée et a épousé une autre femme parmi eux (les Jurhum). Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu mais n’a pas trouvé Ismaël. Il est allé voir la femme d’Ismaël et lui a demandé où il était. Elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Abraham lui a demandé comment ils allaient, et elle a répondu : ‘Nous sommes prospères et à l’aise (nous avons tout en abondance).’ Puis elle a remercié Allah. Abraham a demandé : ‘Quel est votre aliment ?’ Elle a répondu : ‘De la viande.’ Il a demandé : ‘Que buvez-vous ?’ Elle a répondu : ‘De l’eau.’ Il a dit : ‘Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau.’ Le Prophète a ajouté : « À cette époque, ils n’avaient pas de céréales, et s’ils en avaient eu, il aurait aussi demandé à Allah de les bénir. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un n’a que ces deux choses pour vivre, sa santé et son humeur seront affectées, sauf s’il vit à La Mecque. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Abraham a alors dit à la femme d’Ismaël : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mes salutations et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte.’ Quand Ismaël est revenu, il a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme beau est venu me voir’, puis elle l’a loué et a ajouté : ‘Il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans une bonne situation.’ Ismaël lui a demandé : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre ses salutations et de te dire de bien garder le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et tu es le seuil de la porte. Il m’a ordonné de te garder auprès de moi.’ Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu. Il a vu Ismaël sous un arbre près de Zamzam, aiguisant ses flèches. Quand il a vu Abraham, il s’est levé pour l’accueillir (et ils se sont salués comme un père et son fils). Abraham a dit : ‘Ô Ismaël ! Allah m’a donné un ordre.’ Ismaël a dit : ‘Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné.’ Abraham a demandé : ‘Veux-tu m’aider ?’ Ismaël a dit : ‘Je t’aiderai.’ Abraham a dit : ‘Allah m’a ordonné de construire une maison ici’, en montrant une butte plus haute que le terrain autour. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont alors élevé les fondations de la Maison (la Ka`ba). Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait, et quand les murs sont devenus hauts, Ismaël a apporté cette pierre et l’a placée pour Abraham qui s’est tenu dessus pour continuer la construction, tandis qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : ‘Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient.’ Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont continué à construire et à tourner autour de la Ka`ba en disant : Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
- Sahih al-Bukhari, n°3365
Rapporté par Ibn `Abbas : (Quand Abraham a eu des différends avec sa femme), (à cause de la jalousie de Sarah envers Hajar, la mère d’Ismaël), il a emmené Ismaël et sa mère et est parti. Ils avaient une gourde d’eau avec eux, et la mère d’Ismaël buvait pour avoir plus de lait pour son enfant. Quand Abraham est arrivé à La Mecque, il l’a installée sous un arbre puis est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi, et quand ils sont arrivés à Kada’, elle l’a appelé : « Ô Abraham ! À qui nous laisses-tu ? » Il a répondu : « (Je vous laisse) à la protection d’Allah. » Elle a dit : « Je suis satisfaite d’être avec Allah. » Elle est retournée à sa place et a continué à boire de l’eau, ce qui a augmenté son lait pour son enfant. Quand l’eau a été épuisée, elle s’est dit : « Je ferais mieux d’aller voir si je trouve quelqu’un. » Elle est montée sur la montagne de Safa et a cherché, espérant voir quelqu’un, mais en vain. En descendant dans la vallée, elle a couru jusqu’à la montagne de Marwa. Elle a fait plusieurs allers-retours (entre les deux montagnes). Puis elle s’est dit : « Je ferais mieux d’aller voir l’état de l’enfant. » Elle est allée et l’a trouvé presque mourant. Elle ne pouvait pas supporter de le voir mourir et s’est dit : « Si je vais voir, je trouverai peut-être quelqu’un. » Elle est allée et est montée sur la montagne de Safa et a cherché longtemps, mais n’a trouvé personne. Elle a ainsi fait sept allers-retours entre Safa et Marwa. Encore une fois, elle s’est dit : « Je ferais mieux de retourner voir l’état de l’enfant. » Mais soudain, elle a entendu une voix et a dit à cette voix étrange : « Aide-nous si tu peux faire quelque chose. » C’était Gabriel (qui avait fait la voix). Gabriel a frappé la terre avec son talon comme ceci (Ibn `Abbas a frappé la terre pour illustrer), et l’eau a jailli. La mère d’Ismaël était étonnée et a commencé à creuser. (Abu Al-Qasim) (c’est-à-dire le Prophète) a dit : « Si elle avait laissé l’eau (couler naturellement sans intervenir), elle aurait coulé à la surface de la terre. » La mère d’Ismaël a commencé à boire l’eau et son lait a augmenté pour son enfant. Ensuite, des gens de la tribu de Jurhum, en passant par le fond de la vallée, ont vu des oiseaux, ce qui les a étonnés, et ils ont dit : « On ne trouve des oiseaux qu’à un endroit où il y a de l’eau. » Ils ont envoyé un messager qui a cherché l’endroit, a trouvé l’eau et est revenu les en informer. Ils sont alors tous venus vers elle et ont dit : « Ô mère d’Ismaël ! Nous permets-tu d’être avec toi (ou de vivre avec toi) ? » (Et ainsi ils sont restés là.) Plus tard, son fils a atteint la puberté et a épousé une femme parmi eux. Ensuite, une idée est venue à Abraham, qu’il a partagée avec sa femme (Sarah) : « Je veux aller voir ma famille que j’ai laissée (à La Mecque). » Quand il est arrivé, il a salué (la femme d’Ismaël) et a demandé : « Où est Ismaël ? » Elle a répondu : « Il est parti chasser. » Abraham lui a dit : « Quand il reviendra, dis-lui de changer le seuil de sa porte. » Quand il est revenu, elle lui a dit la même chose, et Ismaël lui a dit : « Tu es le seuil, alors retourne dans ta famille (c’est-à-dire tu es divorcée). » Abraham a encore pensé à rendre visite à sa famille à La Mecque et en a parlé à sa femme (Sarah). Abraham est venu à la maison d’Ismaël et a demandé : « Où est Ismaël ? » Sa femme a répondu : « Il est parti chasser », et a ajouté : « Veux-tu rester un moment et manger ou boire quelque chose ? » Abraham a demandé : « Quelle est votre nourriture et votre boisson ? » Elle a répondu : « Notre nourriture est la viande et notre boisson est l’eau. » Il a dit : « Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson. » Abu Al-Qasim (c’est-à-dire le Prophète) a dit : « Grâce à l’invocation d’Abraham, il y a des bénédictions (à La Mecque). » Encore une fois, Abraham a pensé à rendre visite à sa famille à La Mecque et en a parlé à sa femme (Sarah). Il est allé et a trouvé Ismaël derrière le puits de Zamzam, réparant ses flèches. Il a dit : « Ô Ismaël, ton Seigneur m’a ordonné de construire une maison pour Lui. » Ismaël a dit : « Obéis (à l’ordre) de ton Seigneur. » Abraham a dit : « Allah m’a aussi ordonné que tu m’aides. » Ismaël a dit : « Alors, je le ferai. » Tous deux se sont alors levés et Abraham a commencé à construire (la Ka`ba) pendant qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : « Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. » (2.127) Quand la construction est devenue haute et que le vieil homme (Abraham) ne pouvait plus soulever les pierres aussi haut, il s’est tenu sur la pierre d’Al-Maqam et Ismaël continuait à lui passer les pierres, et tous deux disaient : « Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
- Sahih al-Bukhari, n°3371
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de demander la protection d’Allah pour Al-Hasan et Al-Husain et disait : « Votre ancêtre (c’est-à-dire Abraham) demandait la protection d’Allah pour Ismaël et Isaac en récitant ceci : ‘Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Tes paroles parfaites contre tout démon, contre les bêtes nuisibles et contre tout mauvais œil envieux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3395
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il ne faut pas dire que je suis meilleur que Jonas (c’est-à-dire Yunus) fils de Matta. » Ainsi, il a mentionné son père Matta. Le Prophète (ﷺ) a parlé de la nuit de son Ascension et a dit : « Le prophète Moïse était brun, grand, comme s’il venait du peuple de la tribu de Shanu’a. Jésus était un homme aux cheveux bouclés, de taille moyenne. » Il a aussi parlé de Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et de l’Antéchrist (Ad-Dajjal)
- Sahih al-Bukhari, n°3396
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il ne faut pas dire que je suis meilleur que Jonas (c’est-à-dire Yunus) fils de Matta. » Ainsi, il a mentionné son père Matta. Le Prophète (ﷺ) a parlé de la nuit de son Ascension et a dit : « Le prophète Moïse était brun, grand, comme s’il venait du peuple de la tribu de Shanu’a. Jésus était un homme aux cheveux bouclés, de taille moyenne. » Il a aussi parlé de Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et de l’Antéchrist (Ad-Dajjal)
- Sahih al-Bukhari, n°3397
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine, il a trouvé les Juifs en train de jeûner le jour de ‘Achoura’ (le 10e de Muharram). Ils disaient : « C’est un grand jour où Allah a sauvé Moïse et noyé le peuple de Pharaon. Moïse a jeûné ce jour-là pour remercier Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai plus de liens avec Moïse qu’eux. » Alors il a jeûné ce jour-là et a ordonné aux musulmans de le jeûner aussi
- Sahih al-Bukhari, n°3400
Rapporté par Ibn `Abbas : Il a eu un désaccord avec Al-Hur bin Qais Al-Fazari au sujet du compagnon de Moïse. Ibn `Abbas a dit qu’il s’agissait d’Al-Khadir. Pendant ce temps, Ubai bin Ka`b est passé près d’eux et Ibn `Abbas l’a interpellé en disant : « Mon ami et moi ne sommes pas d’accord sur le compagnon de Moïse, celui que Moïse a cherché à rencontrer. As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire quelque chose à son sujet ? » Il a répondu : « Oui, j’ai entendu le Messager d’Allah dire : ‘Alors que Moïse était assis avec des Israélites, un homme est venu lui demander : “Connais-tu quelqu’un de plus savant que toi ?” Moïse a répondu : “Non.” Alors Allah a révélé à Moïse : “Si, Notre serviteur Khadir (est plus savant que toi).” Moïse a demandé comment le rencontrer (c’est-à-dire Khadir). Le poisson a été choisi comme signe pour lui, et il a été dit que lorsqu’il perdrait le poisson, il devrait revenir sur ses pas, et là il le rencontrerait. Moïse a donc cherché le signe du poisson dans la mer. Le jeune serviteur de Moïse lui a dit : “Sais-tu que lorsque nous étions assis près du rocher, j’ai oublié le poisson, et c’est seulement Satan qui m’a fait oublier de t’en parler.” Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc tous les deux revenus sur leurs traces et ont trouvé Khadir ; et ce qui leur est arrivé ensuite est mentionné dans le Livre d’Allah.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3401
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bukah affirme que Moïse, le compagnon d’Al-Khadir, n’était pas Moïse (le prophète) des enfants d’Israël, mais un autre Moïse. » Ibn `Abbas a dit : « L’ennemi d’Allah (c’est-à-dire Nauf) a menti. Ubai bin Ka`b nous a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Un jour, Moïse s’est levé et a parlé aux enfants d’Israël. On lui a demandé qui était l’homme le plus savant parmi le peuple. Il a répondu : “Moi.” Allah l’a réprimandé car il n’a pas attribué la connaissance absolue à Allah. Alors Allah lui a dit : “Oui, à la jonction des deux mers, il y a un de Mes serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson et mets-le dans un panier. Tu le trouveras à l’endroit où tu perdras le poisson.” Moïse a pris un poisson, l’a mis dans un panier et est parti avec son jeune serviteur, Yusha` bin Noon, jusqu’à ce qu’ils atteignent le rocher où ils se sont allongés. Moïse s’est endormi, et le poisson, sortant du panier, est tombé dans la mer. Il a pris son chemin dans la mer comme dans un tunnel. Allah a arrêté le courant de l’eau au-dessus du poisson et cela formait comme une arche (le Prophète (ﷺ) a montré cette arche avec ses mains). Ils ont voyagé le reste de la nuit, et le lendemain Moïse a dit à son jeune serviteur : “Donne-nous notre nourriture, car nous avons beaucoup souffert de fatigue dans ce voyage.” Moïse ne s’est pas senti fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait demandé de chercher. Son jeune serviteur lui a dit : “Sais-tu que lorsque nous étions assis près de ce rocher, j’ai oublié le poisson, et personne d’autre que Satan ne m’a fait oublier de t’en parler, et il a pris son chemin dans la mer d’une façon étonnante ?” Il y avait donc un passage pour le poisson et cela les a étonnés. Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc tous les deux revenus sur leurs pas jusqu’au rocher. Là, ils ont vu un homme allongé, couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué et il a répondu : “Comment les gens se saluent-ils dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” L’homme a demandé : “Moïse des enfants d’Israël ?” Moïse a dit : “Oui, je suis venu pour que tu m’enseignes ce qu’Allah t’a appris.” Il a dit : “Ô Moïse ! J’ai une partie de la connaissance d’Allah qu’Il m’a donnée et que tu ne connais pas, et tu as une partie de la connaissance d’Allah qu’Il t’a donnée et que je ne connais pas.” Moïse a demandé : “Puis-je te suivre ?” Il a dit : “Mais tu ne pourras pas être patient avec moi, car comment pourrais-tu être patient sur des choses que tu ne comprendras pas ?” (Moïse a dit : “Tu me trouveras, si Allah le veut, vraiment patient, et je ne te désobéirai en rien.”) Ils sont donc partis tous les deux en marchant le long de la mer, un bateau est passé et ils ont demandé à l’équipage de les prendre à bord. L’équipage a reconnu Al-Khadir et les a pris gratuitement. Quand ils étaient à bord, un moineau est venu se poser sur le bord du bateau et a trempé son bec une ou deux fois dans la mer. Al-Khadir a dit à Moïse : “Ô Moïse ! Ma connaissance et la tienne n’ont pas diminué la connaissance d’Allah plus que ce que ce moineau a diminué l’eau de la mer avec son bec.” Soudain, Al-Khadir a pris une hache et a arraché une planche, et Moïse ne s’en est pas rendu compte avant qu’il ait arraché une planche avec la hache. Moïse lui a dit : “Qu’as-tu fait ? Ils nous ont pris à bord gratuitement, et tu as fait un trou dans leur bateau pour noyer ses passagers. Tu as vraiment fait une chose grave.” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a répondu : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi pour ma faute.” Donc la première excuse de Moïse était l’oubli. Quand ils ont quitté la mer, ils sont passés près d’un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir a attrapé la tête du garçon et l’a arrachée avec sa main comme ceci. (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses doigts comme s’il cueillait un fruit.) Moïse lui a dit : “As-tu tué une personne innocente qui n’a tué personne ? Tu as vraiment fait une chose horrible.” Al-Khadir a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a dit : “Si je te demande quoi que ce soit après cela, ne m’accompagne plus. Tu as une excuse de ma part.” Puis ils ont continué jusqu’à ce qu’ils arrivent dans un village et ont demandé du bois à ses habitants, mais ils ont refusé de les recevoir. Ensuite, ils ont vu un mur qui allait s’effondrer (et Al-Khadir l’a réparé simplement en passant ses mains dessus). (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses mains comment Al-Khadir a passé ses mains sur le mur vers le haut.) Moïse a dit : “Ce sont les gens chez qui nous sommes allés, mais ils ne nous ont ni donné à manger, ni reçus, et pourtant tu as réparé leur mur. Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire.” Al-Khadir a dit : “C’est ici que nos chemins se séparent, et je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Nous aurions aimé que Moïse puisse rester patient, ainsi Allah nous aurait raconté plus de choses sur leur histoire.” (Soufyan, le sous-narrateur, a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! S’il avait été patient, on nous aurait raconté davantage sur leur cas.”
- Sahih al-Bukhari, n°3410
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Toutes les nations m’ont été présentées, et j’ai vu une grande foule de gens couvrant l’horizon. Quelqu’un a dit : ‘C’est Moïse et ses fidèles.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3413
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun serviteur (d’Allah) ne doit dire que je suis meilleur que Yunus fils de Matta. » Ainsi, le Prophète a mentionné le nom de son père avec le sien
- Sahih al-Bukhari, n°3421
Rapporté par Mujahid : J’ai demandé à Ibn `Abbas : « Devons-nous faire une prosternation en récitant la sourate Sa`d ? » Il a récité la sourate, y compris : « Et parmi sa descendance, David, Salomon... (jusqu’à)... alors suis leur voie (6.84-91) » Puis il a dit : « Votre Prophète fait partie de ceux à qui il a été ordonné de les suivre (c’est-à-dire les prophètes précédents). »
- Sahih al-Bukhari, n°3422
Rapporté par Ibn `Abbas : La prosternation dans la sourate Sa`d ne fait pas partie des prosternations obligatoires, bien que j’aie vu le Prophète (ﷺ) se prosterner en la récitant
- Sahih al-Bukhari, n°3438
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J'ai vu Moïse, Jésus et Abraham (la nuit de mon Ascension au ciel). Jésus avait le teint rouge, les cheveux bouclés et une poitrine large. Moïse avait le teint brun, les cheveux raides et il était grand, comme s'il venait du peuple d'Az-Zutt. »
- Sahih al-Bukhari, n°3447
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Vous serez ressuscités (et rassemblés) pieds nus, nus et incirconcis. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite récité le verset divin : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons : c'est une promesse que Nous avons prise. Oui, Nous le ferons. » (21.104) Il a ajouté : « Le premier à être habillé sera Abraham. Ensuite, certains de mes compagnons iront à droite et à gauche. Je dirai : 'Mes compagnons !' Il sera dit : 'Ils se sont détournés après ton départ.' Je dirai alors ce que le pieux serviteur Jésus, le fils de Marie, a dit : 'J'étais un témoin parmi eux tant que je suis resté avec eux ; quand Tu m'as rappelé à Toi, Tu étais le Gardien sur eux, et Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, Toi seul es le Tout-Puissant, le Sage.' » (5.117-118) Quaggas a rapporté : « Il s'agissait des apostats qui ont quitté l'islam pendant le califat d'Abu Bakr, qui les a combattus. »
- Sahih al-Bukhari, n°3453
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Sur son lit de mort, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) mettait un drap sur son visage et, quand il avait chaud, il l’enlevait. Dans cet état, il dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs prophètes. » Par ces paroles, il voulait mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’avaient fait les Juifs et les Chrétiens
- Sahih al-Bukhari, n°3454
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Sur son lit de mort, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) mettait un drap sur son visage et, quand il avait chaud, il l’enlevait. Dans cet état, il dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs prophètes. » Par ces paroles, il voulait mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’avaient fait les Juifs et les Chrétiens
- Sahih al-Bukhari, n°3460
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu `Umar dire : « Qu’Allah maudisse untel ! Ne sait-il pas que le Prophète (ﷺ) a dit : Qu’Allah maudisse les Juifs car, bien qu’il leur était interdit (de manger) la graisse, ils l’ont fondue et l’ont vendue. »
- Sahih al-Bukhari, n°3489
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Et (Nous) vous avons faits en Shu'ub et Qabail » (49.13), Shu'ub désigne les grandes tribus (c’est-à-dire les nations), tandis que Qabail désigne les sous-tribus
- Sahih al-Bukhari, n°3497
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a récité le verset du Coran : « Sauf d’être bons envers moi à cause de notre lien de parenté avec vous » (42:23). Sa`id bin Jubair a dit : « Ce verset parle du lien de parenté avec Muhammad. » Ibn `Abbas a dit : « Il n’y avait pas une seule maison (c’est-à-dire sous-tribu) de Quraish qui n’ait un lien de parenté avec le Prophète (ﷺ), donc ce verset a été révélé à ce sujet, et son sens est : Ô Quraish ! Vous devez préserver de bonnes relations entre moi (c’est-à-dire Muhammad) et vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°3510
Rapporté par Ibn `Abbas : Les délégués de `Abd-ul-Qais sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes de la tribu de Rabi`a, et les non-croyants de la tribu de Mudar se trouvent entre nous et toi, donc nous ne pouvons venir te voir que pendant les Mois Sacrés. Nous aimerions donc que tu nous donnes des instructions à suivre et à transmettre à ceux qui sont restés chez nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : (Je vous ordonne) de croire en Allah en attestant que nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah ; d’accomplir la prière correctement ; de payer la Zakat ; et de donner un cinquième du butin à Allah. Et je vous interdis d’utiliser Ad-Dubba, Al-Hantam, An-Naqir et Al-Muzaffat. » (Ce sont des noms de récipients dans lesquels on servait des boissons alcoolisées)
- Sahih al-Bukhari, n°3522
Rapporté par Abu Jamra : Ibn `Abbas nous a dit : « Voulez-vous que je vous raconte l'histoire de la conversion d'Abu Dhar à l'islam ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Abu Dhar a raconté : J'étais un homme de la tribu de Ghifar. Nous avons entendu dire qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un Prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va voir cet homme, parle-lui et rapporte-moi ses nouvelles.' Il est parti, l'a rencontré et est revenu. Je lui ai demandé : 'Quelles sont tes nouvelles ?' Il a répondu : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui ai dit : 'Tu ne m'as pas satisfait avec si peu d'informations.' J'ai donc pris une outre et un bâton et je suis parti pour La Mecque. Je ne le connaissais pas (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)), et je n'aimais pas demander à quelqu'un à son sujet. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la Mosquée. Puis `Ali est passé près de moi et a dit : 'Il semble que tu sois un étranger ?' J'ai dit : 'Oui.' Il est allé chez lui et je l'ai accompagné. Il ne m'a rien demandé et je ne lui ai rien dit. Le lendemain matin, je suis allé à la Mosquée pour demander des informations sur le Prophète, mais personne ne m'a rien dit. `Ali est repassé près de moi et a demandé : 'L'homme n'a-t-il pas encore trouvé où loger ?' J'ai dit : 'Non.' Il a dit : 'Viens avec moi.' Il m'a demandé : 'Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ?' J'ai dit : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il a répondu : 'Je le garderai.' Je lui ai dit : 'Nous avons entendu qu'une personne est apparue ici, prétendant être un Prophète. J'ai envoyé mon frère lui parler et, à son retour, il ne m'a pas apporté de nouvelles satisfaisantes ; alors j'ai voulu le rencontrer moi-même.' `Ali a dit (à Abu Dhar) : 'Tu es arrivé à ton but ; je vais justement le voir, alors suis-moi, et où j'entrerai, entre après moi. Si je vois quelqu'un qui pourrait te causer des ennuis, je me mettrai près d'un mur en faisant semblant de réparer mes sandales (comme avertissement), et tu devras alors partir.' `Ali est parti et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il entre dans un endroit, et j'y suis entré avec lui pour voir le Prophète (ﷺ) à qui j'ai dit : 'Présente-moi les principes de l'islam.' Quand il l'a fait, j'ai accepté l'islam immédiatement. Il m'a dit : 'Ô Abu Dhar ! Garde ta conversion secrète et retourne dans ta tribu ; et quand tu entendras parler de notre victoire, reviens vers nous.' J'ai dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, j'annoncerai ma conversion à l'islam publiquement parmi eux (c'est-à-dire les infidèles).' Abu Dhar est allé à la Mosquée, où se trouvaient des gens de Quraish, et a dit : 'Ô gens de Quraish ! J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et j'atteste aussi que Muhammad est l'esclave d'Allah et Son Messager.' (En entendant cela) les hommes de Quraish ont dit : 'Attrapez ce Sabi (c'est-à-dire ce musulman) !' Ils se sont levés et m'ont frappé presque à mort. Al-`Abbas m'a vu et s'est jeté sur moi pour me protéger. Il s'est alors tourné vers eux et a dit : 'Malheur à vous ! Vous voulez tuer un homme de la tribu de Ghifar, alors que votre commerce et vos communications passent par le territoire de Ghifar ?' Ils m'ont donc laissé. Le lendemain matin, je suis retourné (à la Mosquée) et j'ai dit la même chose que la veille. Ils ont encore dit : 'Attrapez ce Sabi !' J'ai été traité de la même façon que la veille, et encore une fois Al-`Abbas m'a trouvé, s'est jeté sur moi pour me protéger et leur a dit la même chose que la veille.' Voilà comment Abu Dhar (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est converti à l'islam. »
- Sahih al-Bukhari, n°3524
Rapporté par Ibn `Abbas : Si vous voulez connaître l'ignorance des Arabes, référez-vous à la sourate Al-Anam après le verset 130 : « Sont perdus ceux qui ont tué leurs enfants par ignorance, sans savoir, et qui ont interdit ce qu'Allah leur avait accordé, inventant un mensonge contre Allah. Ils se sont égarés et n'ont pas été guidés. »
- Sahih al-Bukhari, n°3525
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque ce verset a été révélé : « Et avertis ta tribu la plus proche. » (26.214), le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler (les tribus arabes) : « Ô Bani Fihr, ô Bani `Adi », en mentionnant d'abord les différentes branches de Quraish
- Sahih al-Bukhari, n°3526
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque ce verset a été révélé : « Et avertis ta tribu la plus proche » (26.214), le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler chaque tribu par son nom
- Sahih al-Bukhari, n°3554
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) était la personne la plus généreuse, et il devenait encore plus généreux pendant le Ramadan, quand Gabriel venait le voir. Gabriel le rencontrait chaque nuit pendant le Ramadan pour réviser le Coran avec lui. Le Messager d'Allah (ﷺ) était alors plus généreux que le vent rapide
- Sahih al-Bukhari, n°3558
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) laissait ses cheveux retomber alors que les mécréants les séparaient au milieu. Les gens des Écritures avaient l'habitude de laisser leurs cheveux retomber, et le Messager d'Allah (ﷺ) aimait suivre leur exemple dans les choses où il n'avait pas reçu d'instruction contraire. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) a séparé ses cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°3616
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a rendu visite à un bédouin malade. Quand il rendait visite à un malade, le Prophète (ﷺ) disait : « Aucun mal ne t’arrivera ! Qu’Allah te guérisse ! Qu’Allah te guérisse ! » Il a donc dit au bédouin : « Aucun mal ne t’arrivera. Qu’Allah te guérisse ! » Le bédouin a répondu : « Tu dis, qu’Allah me guérisse ? Non, c’est une fièvre qui brûle dans le corps d’un vieil homme et qui le mènera à la tombe. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui, alors qu’il en soit ainsi, comme tu le dis. »
- Sahih al-Bukhari, n°3620
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailama-al-Kadhdhab (le menteur) est venu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) avec beaucoup de ses gens (à Médine) et a dit : « Si Muhammad me nomme son successeur, je le suivrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé vers lui avec Thabit bin Qais bin Shams ; et le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un morceau de feuille de palmier dans la main. Il s’est tenu devant Musailama (et ses compagnons) et a dit : « Même si tu me demandais ce morceau (de feuille), je ne te le donnerais pas. Tu ne peux pas échapper au destin qui t’attend, par Allah. Si tu rejettes l’islam, Allah te détruira. Je pense que tu es très probablement la personne que j’ai vue en rêve. » Abu Huraira m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or autour de mon bras, et cela m’a beaucoup inquiété. Puis j’ai reçu l’ordre divin, en rêve, de les souffler, et je les ai soufflés et ils se sont envolés. J’ai interprété ces deux bracelets comme étant deux menteurs qui apparaîtront après moi. L’un d’eux était Al-Ansi et l’autre était Musailama Al-Kadhdhab d’Al-Yamama. »
- Sahih al-Bukhari, n°3621
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailama-al-Kadhdhab (le menteur) est venu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) avec beaucoup de ses gens (à Médine) et a dit : « Si Muhammad me nomme son successeur, je le suivrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé vers lui avec Thabit bin Qais bin Shams ; et le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un morceau de feuille de palmier dans la main. Il s’est tenu devant Musailama (et ses compagnons) et a dit : « Même si tu me demandais ce morceau (de feuille), je ne te le donnerais pas. Tu ne peux pas échapper au destin qui t’attend, par Allah. Si tu rejettes l’islam, Allah te détruira. Je pense que tu es très probablement la personne que j’ai vue en rêve. » Abu Huraira m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or autour de mon bras, et cela m’a beaucoup inquiété. Puis j’ai reçu l’ordre divin, en rêve, de les souffler, et je les ai soufflés et ils se sont envolés. J’ai interprété ces deux bracelets comme étant deux menteurs qui apparaîtront après moi. L’un d’eux était Al-Ansi et l’autre était Musailama Al-Kadhdhab d’Al-Yamama. »
- Sahih al-Bukhari, n°3627
Rapporté par Sa`id bin Jubair, au sujet d’Ibn `Abbas : `Umar bin Al-Khattab traitait Ibn `Abbas avec beaucoup de faveur. `Abdur Rahman bin `Auf lui a dit : « Nous avons aussi des fils qui lui sont égaux (mais tu lui accordes une préférence). » `Umar a répondu : « C’est à cause de sa connaissance. » Puis `Umar a demandé à Ibn `Abbas l’interprétation du verset : « Quand vient le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) » (110.1). Ibn `Abbas a dit : « Cela annonçait la mort du Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah lui avait annoncée. » `Umar a dit : « Je ne comprends de ce verset que ce que tu comprends. »
- Sahih al-Bukhari, n°3628
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, est sorti enveloppé d’un drap, la tête entourée d’un bandage huilé. Il s’est assis sur la chaire, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, les gens vont devenir plus nombreux mais les Ansar vont diminuer, au point qu’ils seront, par rapport aux autres, comme le sel dans un plat. Donc, si l’un d’entre vous prend une autorité qui lui permet de faire du bien ou du mal à certains, qu’il accepte le bien de leurs bons (c’est-à-dire des Ansar) et qu’il pardonne les fautes de leurs fautifs. » Ce fut la dernière assemblée à laquelle le Prophète (ﷺ) a assisté
- Sahih al-Bukhari, n°3638
Rapporté par Ibn `Abbas : La lune s’est fendue en deux du vivant du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°3656
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si je devais prendre un ami intime, j’aurais choisi Abou Bakr, mais il est mon frère et mon compagnon (en Islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°3677
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Pendant que je me tenais parmi les gens qui invoquaient Allah pour ‘Umar ibn Al-Khattab, qui était allongé (mort) sur son lit, un homme derrière moi a posé ses coudes sur mon épaule et a dit : « (Ô ‘Umar !) Qu’Allah te fasse miséricorde. J’ai toujours espéré qu’Allah te réunirait avec tes deux compagnons, car j’ai souvent entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Moi, Abu Bakr et ‘Umar étions (quelque part). Moi, Abu Bakr et ‘Umar avons fait (quelque chose). Moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes partis.’ J’espérais donc qu’Allah te réunirait avec eux deux. » Je me suis retourné et j’ai vu que celui qui parlait était ‘Ali ibn Abi Talib
- Sahih al-Bukhari, n°3685
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque (‘Umar) a été placé sur son lit de mort, les gens se sont rassemblés autour de lui, ont invoqué (Allah) et prié pour lui avant que son corps ne soit emporté, et j’étais parmi eux. Soudain, j’ai senti quelqu’un me prendre par l’épaule et j’ai vu que c’était ‘Ali ibn Abi Talib. ‘Ali a invoqué la miséricorde d’Allah pour ‘Umar et a dit : « Ô ‘Umar ! Tu n’as laissé derrière toi personne dont j’aimerais autant imiter les actes et rencontrer Allah avec que les tiens. Par Allah ! J’ai toujours pensé qu’Allah te réunirait avec tes deux compagnons, car très souvent j’entendais le Prophète (ﷺ) dire : ‘Moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes allés (quelque part) ; moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes entrés (quelque part) ; et moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes sortis.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3692
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : Quand ‘Umar a été poignardé, il montrait des signes de douleur. Ibn ‘Abbas, comme pour l’encourager, lui dit : « Ô chef des croyants ! Ne t’en fais pas pour ce qui t’est arrivé, car tu as été en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), tu as eu de bonnes relations avec lui et il était satisfait de toi à votre séparation. Ensuite, tu as été avec Abu Bakr, tu as eu de bonnes relations avec lui et il était aussi satisfait de toi à sa mort. Puis tu as été avec les musulmans, tu as eu de bonnes relations avec eux, et si tu les quittes, tu les quitteras alors qu’ils sont satisfaits de toi. » ‘Umar répondit (à Ibn ‘Abbas) : « Ce que tu as dit à propos de la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et de sa satisfaction envers moi, c’est un bienfait qu’Allah m’a accordé ; et ce que tu as dit à propos d’Abu Bakr, c’est aussi un bienfait d’Allah. Quant à mon inquiétude que tu vois, c’est à cause de toi et de tes compagnons. Par Allah ! Si je possédais de l’or équivalent à la terre entière, je m’en servirais pour me racheter du châtiment d’Allah avant de Le rencontrer. »
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°3703
Rapporté par Abu Hazim : Un homme est venu voir Sahl bin Sa`d et lui a dit : « Voici untel », en parlant du gouverneur de Médine, « il insulte ‘Ali près du minbar. » Sahl a demandé : « Que dit-il ? » L’homme a répondu : « Il l’appelle (c’est-à-dire ‘Ali) Abu Turab. » Sahl a ri et a dit : « Par Allah, personne d’autre que le Prophète (ﷺ) ne l’a appelé ainsi, et aucun nom n’était plus cher à ‘Ali que celui-là. » Je demandai alors à Sahl de m’en dire plus : « Ô Abu ‘Abbas ! Comment ce nom a-t-il été donné à ‘Ali ? » Sahl répondit : « ‘Ali est allé chez Fatima, puis il est sorti et s’est allongé dans la mosquée. Le Prophète (ﷺ) a demandé à Fatima : “Où est ton cousin ?” Elle a répondu : “À la mosquée.” Le Prophète (ﷺ) est allé le voir et a trouvé que son drap s’était glissé de son dos et que la poussière l’avait sali. Le Prophète (ﷺ) a commencé à essuyer la poussière de son dos et a dit deux fois : “Lève-toi, ô Abu Turab (homme couvert de poussière) !” »
- Sahih al-Bukhari, n°3710
Rapporté par Anas : Chaque fois qu’il y avait une sécheresse, ‘Umar ibn Al-Khattab demandait à Allah la pluie par l’intermédiaire d’Al-‘Abbas ibn ‘Abdul Muttalib, en disant : « Ô Allah ! Nous demandions à notre Prophète de Te demander la pluie, et Tu nous donnais. Maintenant, nous demandons à l’oncle de notre Prophète de Te demander la pluie, alors accorde-nous la pluie. » Et ils étaient exaucés
- Sahih al-Bukhari, n°3756
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a serré contre sa poitrine et a dit : « Ô Allah, enseigne-lui la sagesse (c’est-à-dire la compréhension du savoir du Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°3764
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Muawiya a fait une prière witr d’une rak`a après la prière du `Isha, et à ce moment-là, un esclave affranchi d’Ibn `Abbas était présent. Il (c’est-à-dire l’esclave) est allé voir Ibn `Abbas (et lui a dit que Muawiya avait fait une prière witr d’une rak`a). Ibn `Abbas a dit : « Laisse-le, car il a été en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3765
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Quelqu’un a dit à Ibn `Abbas : « Peux-tu parler au chef des croyants Mu`awiya, car il ne fait que la prière witr d’une rak`a ? » Ibn `Abbas a répondu : « C’est un Faqih (c’est-à-dire un homme savant qui peut donner des avis religieux). »
- Sahih al-Bukhari, n°3771
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Un jour, `Aisha est tombée malade et Ibn `Abbas est venu lui rendre visite et a dit : Ô mère des croyants ! Tu vas rejoindre des prédécesseurs véridiques, c'est-à-dire le Messager d'Allah (ﷺ) et Abu Bakr
- Sahih al-Bukhari, n°3799
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Bakr et Al-`Abbas sont passés devant un groupe d’Ansar qui pleuraient. L’un d’eux (Abu Bakr ou Al-`Abbas) a demandé : « Pourquoi pleurez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous pleurons parce que nous nous rappelons les moments passés avec le Prophète (ﷺ) parmi nous. » Alors Abu Bakr est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a rapporté cela. Le Prophète (ﷺ) est sorti, la tête couverte d’un pan de son vêtement. Il est monté sur le minbar, ce qu’il n’a plus fait après ce jour-là. Il a glorifié et loué Allah, puis a dit : « Je vous demande de prendre soin des Ansar, car ils sont mes proches et ceux à qui j’ai confié mes secrets. Ils ont accompli leurs devoirs et leurs droits, mais il leur reste ce qui leur est dû. Alors acceptez le bien des meilleurs d’entre eux et pardonnez aux fautifs parmi eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3800
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ), lors de sa maladie mortelle, est sorti enveloppé dans un drap couvrant ses épaules, la tête attachée avec une bande de tissu imprégnée d’huile, puis il s’est assis sur le minbar. Après avoir loué et glorifié Allah, il a dit : « Ensuite, ô gens ! Les gens vont devenir de plus en plus nombreux, mais les Ansar vont diminuer jusqu’à devenir comme le sel dans un plat. Donc, quiconque parmi vous sera gouverneur et aura le pouvoir de faire du bien ou du mal, qu’il accepte le bien des meilleurs d’entre eux et qu’il pardonne aux fautifs parmi eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3829
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Lorsque la Ka`ba a été reconstruite, le Prophète (ﷺ) et `Abbas sont allés porter des pierres. `Abbas a dit au Prophète (ﷺ) : « Mets ton pagne sur ton cou pour que les pierres ne te blessent pas. » (Mais dès qu’il a retiré son pagne), il est tombé inconscient par terre, les yeux tournés vers le ciel. Quand il a repris connaissance, il a dit : « Mon pagne ! Mon pagne ! » Puis il a attaché son pagne autour de sa taille
- Sahih al-Bukhari, n°3832
Rapporté par Ibn `Abbas : Les gens considéraient qu’accomplir la `Umra pendant les mois du Hajj était une mauvaise action, et ils appelaient le mois de Muharram « Safar » et disaient : « Quand les blessures sur le dos des chameaux sont guéries et que les traces de pas des chameaux ont disparu (après le Hajj), alors la `Umra devient permise pour celui qui veut l’accomplir. » Le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons sont arrivés à La Mecque en état d’Ihram pour le Hajj le quatrième jour de Dhul-Hijja. Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de faire la `Umra (avec cet Ihram au lieu du Hajj). Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah ! Comment devons-nous sortir de l’Ihram ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sortez-en complètement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3840
Rapporté par Ibn `Abbas : À l’époque préislamique, j’ai entendu mon père dire : « Servez-nous du Kasan Dihaqa. »
- Sahih al-Bukhari, n°3845
Rapporté par Ibn `Abbas : Le premier cas de Qasama à l’époque préislamique a été pratiqué par nous (c’est-à-dire Banu Hashim). Un homme de Banu Hashim travaillait pour un homme de Quraish d’une autre branche. Le travailleur hashimite est parti avec le Quraishi en conduisant ses chameaux. Un autre homme de Banu Hashim est passé par là. La lanière de cuir de son sac s’était cassée, alors il a demandé au travailleur : « Peux-tu me donner une corde pour attacher la poignée de mon sac, de peur que les chameaux ne s’enfuient ? » Le travailleur lui a donné une corde et il a attaché son sac. Quand la caravane s’est arrêtée, toutes les pattes des chameaux ont été attachées sauf une. L’employeur a demandé au travailleur : « Pourquoi ce chameau n’est-il pas attaché ? » Il a répondu : « Il n’y a pas de corde pour lui. » Le Quraishi a demandé : « Où est sa corde ? » et il a frappé le travailleur avec un bâton, ce qui a causé sa mort (plus tard). Juste avant de mourir, un homme du Yémen est passé près de lui. Le travailleur lui a demandé : « Vas-tu faire le pèlerinage ? » Il a répondu : « Je ne pense pas y aller, mais peut-être que j’y serai. » Le travailleur hashimite a dit : « Pourrais-tu transmettre un message pour moi une fois dans ta vie ? » L’autre a dit : « Oui. » Le travailleur a écrit : « Quand tu seras au pèlerinage, appelle la famille de Quraish, et s’ils répondent, appelle la famille de Banu Hashim, et s’ils répondent, demande après Abu Talib et dis-lui que untel m’a tué pour une corde. » Puis le travailleur est mort. Quand l’employeur est arrivé (à La Mecque), Abu Talib l’a rencontré et a demandé : « Qu’est-il arrivé à notre compagnon ? » Il a répondu : « Il est tombé malade, je me suis bien occupé de lui (mais il est mort) et je l’ai enterré. » Alors Abu Talib a dit : « Le défunt méritait cela de ta part. » Quelque temps plus tard, le messager que le travailleur avait chargé de transmettre le message est arrivé pendant la saison du pèlerinage. Il a appelé : « Ô famille de Quraish ! » Les gens ont répondu : « Voici Quraish. » Puis il a appelé : « Ô famille de Banu Hashim ! » Les gens ont répondu : « Voici Banu Hashim. » Il a demandé : « Qui est Abu Talib ? » Les gens ont répondu : « Voici Abu Talib. » Il a dit : « Untel m’a chargé de te dire que untel l’a tué pour une corde de chameau. » Alors Abu Talib est allé voir le meurtrier quraishi et lui a dit : « Choisis l’une des trois solutions : (i) Si tu veux, donne-nous cent chameaux car tu as tué notre compagnon, (ii) ou si tu préfères, cinquante de tes hommes doivent jurer qu’ils ne l’ont pas tué, et si tu refuses, (iii) nous te tuerons en représailles. » Le meurtrier est allé voir les siens et ils ont dit : « Nous allons prêter serment. » Puis une femme de Banu Hashim, mariée à l’un d’eux (les Quraishis) et qui avait eu un enfant de lui, est venue voir Abu Talib et a dit : « Ô Abu Talib ! Je veux que mon fils soit dispensé de ce serment, qu’il ne le fasse pas là où les autres le font. » Abu Talib l’a excusé. Un autre homme est venu et a dit : « Ô Abu Talib ! Tu veux que cinquante personnes prêtent serment au lieu de donner cent chameaux, cela veut dire que chacun doit donner deux chameaux s’il ne jure pas. Voici deux chameaux, accepte-les de moi et dispense-moi du serment. » Abu Talib les a acceptés. Ensuite, 48 hommes sont venus et ont prêté serment. Ibn `Abbas a ajouté : Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, avant la fin de cette année, aucun de ces 48 hommes n’était encore en vie
- Sahih al-Bukhari, n°3847
Rapporté par Ibn 'Abbas : Courir dans la vallée entre les deux piliers verts de Safa et Marwa (montagnes) n’était pas une Sunna, mais les gens de l’époque préislamique couraient à cet endroit et disaient : « Nous ne traversons pas ce ruisseau de pluie autrement qu’en courant vite. »
- Sahih al-Bukhari, n°3848
Rapporté par Abu As-Safar : J’ai entendu Ibn `Abbas dire : « Ô gens ! Écoutez ce que je vous dis, et faites-moi entendre ce que vous dites, et ne partez pas sans comprendre, puis commencez à dire : ‘Ibn `Abbas a dit ceci, Ibn `Abbas a dit cela, Ibn `Abbas a dit ceci.’ Celui qui veut faire le Tawaf autour de la Ka`ba doit passer derrière Al-Hijr (c’est-à-dire une partie de la Ka`ba laissée sans toit) et ne l’appelez pas Al-Hatim, car à l’époque préislamique, si quelqu’un faisait un serment, il jetait son fouet, ses chaussures ou son arc à cet endroit. »
- Sahih al-Bukhari, n°3850
Rapporté par Sufyan : ‘Ubaidullah a dit : « J’ai entendu Ibn `Abbas dire : Voici quelques caractéristiques des gens de l’époque préislamique : (i) dénigrer les origines des autres familles, (ii) se lamenter bruyamment sur les morts. » ‘Ubaidullah a oublié la troisième caractéristique. Sufyan a ajouté : « On dit que la troisième était de croire que la pluie est causée par l’influence des étoiles (c’est-à-dire, si une étoile particulière apparaît, il va pleuvoir). »
- Sahih al-Bukhari, n°3851
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu la révélation divine à l’âge de quarante ans. Il est resté à La Mecque pendant treize ans, puis il a reçu l’ordre d’émigrer. Il a alors émigré à Médine, y est resté dix ans, puis il est décédé
- Sahih al-Bukhari, n°3855
Rapporté par Sa`id bin Jubair : `AbdurRahman bin Abza a dit : « Demande à Ibn `Abbas à propos de ces deux versets du Coran : ‘Ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison.’ (25.168) et ‘Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer.’ (4.93) » J’ai donc demandé à Ibn `Abbas, qui a dit : « Quand le verset de la sourate Al-Furqan a été révélé, les polythéistes de La Mecque ont dit : ‘Mais nous avons tué des vies qu’Allah a rendues sacrées, nous avons invoqué d’autres dieux avec Allah, et nous avons aussi commis la fornication.’ Alors Allah a révélé : ‘Sauf ceux qui se repentent, croient et font le bien…’ (25.70) Ce verset concernait ces gens-là. Quant au verset de la sourate An-Nisa (4.93), il signifie que si quelqu’un, après avoir compris l’islam et ses lois, tue quelqu’un, alors sa punition est de rester éternellement dans le Feu (de l’Enfer). » J’ai ensuite rapporté cela à Mujahid qui a dit : « Sauf celui qui regrette son crime. »
- Sahih al-Bukhari, n°3861
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand Abu Dhar a appris la venue du Prophète (ﷺ), il a dit à son frère : « Va dans cette vallée (de La Mecque) et essaie de découvrir la vérité sur l’homme qui prétend être prophète et qui dit recevoir des nouvelles du ciel. Écoute ce qu’il dit et reviens me voir. » Son frère est donc parti, a écouté le Prophète (ﷺ), puis est revenu vers Abu Dhar et lui a dit : « Je l’ai vu recommander de bonnes actions et dire des choses qui ne sont pas de la poésie. » Abu Dhar a dit : « Tu ne m’as pas donné assez d’informations. » Il a alors pris de la nourriture et une outre d’eau et s’est rendu à La Mecque. Il est allé à la mosquée pour chercher le Prophète, mais comme il ne le connaissait pas, il n’a pas voulu demander à quelqu’un. Une partie de la nuit passée, `Ali l’a vu et a compris qu’il était étranger. Quand Abu Dhar a vu `Ali, il l’a suivi, mais aucun des deux n’a parlé à l’autre. À l’aube, Abu Dhar a pris sa nourriture et son eau et est resté toute la journée à la mosquée sans être remarqué par le Prophète. Le soir venu, il est retourné à son endroit. `Ali est passé et a dit : « Cet homme n’a-t-il pas encore trouvé où loger ? » Alors `Ali l’a réveillé et l’a emmené chez lui, sans que l’un ou l’autre ne pose de question. Le troisième jour, `Ali a fait la même chose et Abu Dhar est resté avec lui. Puis `Ali a dit : « Veux-tu me dire pourquoi tu es venu ? » Abu Dhar a répondu : « Si tu me promets de me guider, je te le dirai. » `Ali a promis, et Abu Dhar lui a expliqué la raison de sa venue. `Ali a dit : « C’est vrai, et il est le Messager d’Allah. Demain matin, accompagne-moi, et si je vois un danger pour toi, je m’arrêterai comme si je voulais uriner, mais si je continue, suis-moi et entre là où j’entrerai. » Abu Dhar a suivi les instructions, a accompagné `Ali jusqu’au Prophète, a écouté ses paroles et a embrassé l’islam sur-le-champ. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Retourne auprès de ton peuple et informe-les jusqu’à ce que je t’en donne l’ordre. » Abu Dhar a répondu : « Par Celui qui détient ma vie, je vais proclamer ma conversion ouvertement parmi eux (c’est-à-dire les polythéistes). » Il est donc allé à la mosquée et a crié aussi fort que possible : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les gens se sont levés et l’ont frappé violemment. Puis Al-Abbas est venu, s’est agenouillé sur lui (pour le protéger) et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas que cet homme appartient à la tribu de Ghifar et que votre commerce vers le Shâm passe par leur territoire ? » Il l’a ainsi sauvé. Abu Dhar a recommencé le lendemain. Ils l’ont encore frappé, mais Al-Abbas l’a protégé à nouveau
- Sahih al-Bukhari, n°3870
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), la lune s’est fendue (en deux parties)
- Sahih al-Bukhari, n°3883
Rapporté par Al-Abbas bin `Abdul Muttalib : Il a dit au Prophète (ﷺ) : « Tu n’as pas pu être utile à ton oncle (Abu Talib), alors que, par Allah, il te protégeait et se mettait en colère pour toi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il est dans un feu peu profond, et si ce n’était pas grâce à moi, il serait au fond du Feu (de l’Enfer). »
- Sahih al-Bukhari, n°3887
Rapporté par `Abbas bin Malik : Malik bin Sasaa a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) leur a raconté son Voyage Nocturne en disant : « Pendant que j’étais allongé dans Al-Hatim ou Al-Hijr, soudain quelqu’un est venu et m’a ouvert le corps d’ici à là. » J’ai demandé à Al-Jarud, qui était à côté de moi : « Que veut-il dire ? » Il a répondu : « Cela veut dire de sa gorge à son bas-ventre », ou il a dit : « Du haut de la poitrine. » Le Prophète (ﷺ) a continué : « Il a ensuite sorti mon cœur. Puis un plateau en or rempli de foi a été apporté, mon cœur a été lavé et rempli (de foi) puis remis à sa place. Ensuite, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, a été amené. » (À ce moment, Al-Jarud a demandé : « Était-ce le Buraq, ô Abu Hamza ? » J’ai répondu oui.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pas de cet animal étaient si larges qu’il atteignait le point le plus éloigné que l’animal pouvait voir. J’ai été porté dessus, et Gabriel est parti avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au ciel le plus proche. Quand il a demandé l’ouverture de la porte, on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘Muhammad a-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. Alors on a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au premier ciel, j’y ai vu Adam. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père, Adam ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est ensuite monté avec moi jusqu’au deuxième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte. Quand je suis passé au deuxième ciel, j’y ai vu Yahya (Jean) et `Isa (Jésus), qui étaient cousins. Gabriel m’a dit : ‘Voici Jean et Jésus ; salue-les.’ Je les ai salués et ils m’ont rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au troisième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au troisième ciel, j’y ai vu Joseph. Gabriel m’a dit : ‘Voici Joseph ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au quatrième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au quatrième ciel, j’y ai vu Idris. Gabriel m’a dit : ‘Voici Idris ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au cinquième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au cinquième ciel, j’y ai vu Harun (Aaron), Gabriel m’a dit : ‘Voici Aaron ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au sixième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au sixième ciel, j’y ai vu Moïse. Gabriel m’a dit : ‘Voici Moïse ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Quand je l’ai quitté (Moïse), il a pleuré. Quelqu’un lui a demandé : ‘Pourquoi pleures-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je pleure parce qu’après moi, un jeune homme a été envoyé comme Prophète, et ses fidèles entreront au Paradis en plus grand nombre que les miens.’ Gabriel est monté avec moi au septième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au septième ciel, j’y ai vu Abraham. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Ensuite, j’ai été élevé jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (le lotus de la limite ultime). Ses fruits étaient comme les jarres de Hajr (un endroit près de Médine) et ses feuilles aussi grandes que des oreilles d’éléphant. Gabriel a dit : ‘Voici le lotus de la limite ultime.’ Là, j’ai vu quatre rivières, deux cachées et deux visibles. J’ai demandé : ‘Quelles sont ces deux sortes de rivières, ô Gabriel ?’ Il a répondu : ‘Les rivières cachées sont deux rivières du Paradis, et les visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, Al-Bait-ul-Ma’mur (la Maison sacrée) m’a été montrée et on m’a apporté un récipient de vin, un autre de lait et un troisième de miel. J’ai pris le lait. Gabriel a dit : ‘C’est la religion de l’Islam que toi et tes fidèles suivez.’ Ensuite, les prières m’ont été prescrites : cinquante prières par jour. Quand je suis revenu, je suis passé par Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinquante prières par jour.’ Moïse a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinquante prières par jour, et par Allah, j’ai déjà testé les gens avant toi et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël (en vain). Retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ Je suis donc retourné, et Allah a réduit de dix prières pour moi. Je suis revenu vers Moïse, mais il a répété la même chose. Je suis retourné vers Allah, et Il a encore réduit de dix prières. Quand je suis revenu vers Moïse, il a répété le même conseil, alors je suis retourné vers Allah et Il m’a ordonné d’accomplir dix prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il a répété la même chose, alors je suis retourné vers Allah et on m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour.’ Il a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinq prières par jour, et sans aucun doute, j’ai l’expérience des gens avant toi, et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël, alors retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ J’ai dit : ‘J’ai tellement demandé à mon Seigneur que j’ai honte, mais maintenant je suis satisfait et j’accepte l’ordre d’Allah.’ Quand je suis parti, j’ai entendu une voix dire : ‘J’ai décidé Mon ordre et j’ai allégé la charge de Mes serviteurs.’
- Sahih al-Bukhari, n°3888
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Et Nous n’avons fait de la vision (l’Ascension vers les cieux) que Nous t’avons montrée qu’une épreuve pour les gens. » (17.60) Ibn `Abbas a ajouté : Les visions que le Messager d’Allah (ﷺ) a vues lors du Voyage Nocturne, lorsqu’il a été emmené à Bayt al-Maqdis (Jérusalem), étaient bien réelles (et non des rêves). Et l’Arbre Maudit (mentionné) dans le Coran est l’arbre de Zaqqum lui-même
- Sahih al-Bukhari, n°3902
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a commencé à recevoir la Révélation divine à l’âge de quarante ans. Ensuite, il est resté treize ans à La Mecque à recevoir la Révélation. Puis il a reçu l’ordre d’émigrer et il a vécu en tant qu’émigré pendant dix ans, puis il est décédé à l’âge de soixante-trois ans
- Sahih al-Bukhari, n°3903
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté treize ans à La Mecque (après avoir reçu la première Révélation) et il est décédé à l’âge de soixante-trois ans
- Sahih al-Bukhari, n°3907
Rapporté par Asma : J’ai préparé la nourriture de voyage pour le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr quand ils voulaient partir à Médine. J’ai dit à mon père (Abu Bakr) : « Je n’ai rien pour attacher le récipient de nourriture sauf ma ceinture. » Il a dit : « Coupe-la en deux dans la longueur. » Je l’ai fait, et c’est pour cela qu’on m’a appelée ‘Dhat-un-Nitaqain’ (la femme aux deux ceintures). (Ibn `Abbas a dit : « Asma, Dhat-un-Nitaq. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3928
Rapporté par Ibn `Abbas : Lors du dernier Hajj dirigé par `Umar, `Abdur-Rahman bin `Auf est retourné auprès de sa famille à Mina et m’y a rencontré. `Abdur-Rahman a dit (à `Umar) : « Ô chef des croyants ! La saison du Hajj est celle où vient la foule des gens (en plus des bons parmi eux), je te conseille donc d’attendre d’être de retour à Médine, car c’est le lieu de l’Émigration et de la Sunna (c’est-à-dire la tradition du Prophète), et là tu pourras soumettre la question aux savants, aux notables et aux personnes avisées. » `Umar a dit : « J’en parlerai à Médine lors de mon tout premier sermon là-bas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3943
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine, il a trouvé que les Juifs jeûnaient le jour d’Ashura. On leur a demandé pourquoi ils jeûnaient. Ils ont répondu : « C’est le jour où Allah a donné la victoire à Moïse et aux enfants d’Israël contre Pharaon, alors nous jeûnons ce jour pour le glorifier. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous sommes plus proches de Moïse que vous. » Puis il a ordonné de jeûner ce jour-là
- Sahih al-Bukhari, n°3944
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Prophète (ﷺ) gardait ses cheveux lâchés tandis que les polythéistes les séparaient, et les Gens du Livre gardaient aussi leurs cheveux lâchés. Le Prophète (ﷺ) aimait suivre les Gens du Livre dans les choses où il n’avait pas reçu d’instruction différente, mais plus tard, il a commencé à séparer ses cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°3945
Rapporté par Ibn `Abbas : Les Gens du Livre ont divisé cette Écriture en parties, croyant en certains passages et en rejetant d’autres. (Voir 15:)
- Sahih al-Bukhari, n°3953
Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Je fais appel à Toi pour accomplir Ta promesse et Ton engagement. Ô Allah ! Si Ta volonté est que personne ne T'adore, alors accorde la victoire aux polythéistes. » Puis Abu Bakr l'a pris par la main et a dit : « Cela suffit pour toi. » Le Prophète est sorti en disant : « Leur multitude sera mise en fuite et ils tourneront le dos. »
- Sahih al-Bukhari, n°3954
Rapporté par Ibn `Abbas : Les croyants qui n'ont pas participé à la bataille de Badr et ceux qui y ont pris part ne sont pas égaux en récompense
- Sahih al-Bukhari, n°3977
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Ceux qui ont échangé la bénédiction d’Allah contre la mécréance... » (14.28) Les gens visés ici par Allah sont les mécréants de Quraish. (`Amr, un des rapporteurs, a dit : « Ce sont (les mécréants de) Quraish et Muhammad est la bénédiction d’Allah. » À propos de la parole d’Allah : « ...et ont conduit leur peuple à la demeure de la destruction ? » (14.29) Ibn `Abbas a dit : « Cela signifie le Feu qu’ils subiront (après leur mort) le jour de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°3995
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit le jour de la bataille de Badr : « Voici Gabriel qui tient la tête de son cheval et qui est prêt pour la bataille. »
- Sahih al-Bukhari, n°3997
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sa`id bin Malik Al-Khudri est revenu d’un voyage et sa famille lui a offert de la viande des sacrifices de l’Aïd al-Adha. Il a dit : « Je n’en mangerai pas avant de demander si c’est permis. » Il est allé voir son oncle maternel, Qatada bin Ni‘man, qui était l’un des combattants de Badr, et lui a posé la question. Qatada a répondu : « Après ton départ, le Prophète (ﷺ) a levé l’interdiction de manger la viande des sacrifices après trois jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°4002
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Talha, un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) et l’un de ceux qui ont combattu à Badr avec le Messager d’Allah, m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image. » Il voulait parler des images de créatures vivantes
- Sahih al-Bukhari, n°4018
Rapporté par Anas bin Malik : Certains hommes des Ansar ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) la permission de le voir. Ils ont dit : « Permets-nous de renoncer à la rançon du fils de notre sœur, ‘Abbas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Allah, vous n’en laisserez pas un seul dirham. »
- Sahih al-Bukhari, n°4021
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est mort, j’ai dit à Abu Bakr : Allons voir nos frères Ansar. Nous avons rencontré deux hommes pieux parmi eux, qui avaient combattu à Badr. » Quand j’ai raconté cela à ‘Urwa bin Az-Zubair, il a dit : « Ces deux hommes pieux étaient ‘Uwaim bin Sa‘ida et Manbin Adi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4029
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J'ai parlé à Ibn `Abbas de la sourate Al-Hashr. Il m'a dit : « Appelle-la sourate An-Nadir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4035
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°4036
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°4041
Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de Uhud, le Prophète ﷺ a dit : « Voici Gabriel tenant la tête de son cheval et équipé pour la guerre. »
- Sahih al-Bukhari, n°4074
Rapporté par Ibn `Abbas : La colère d’Allah s’est intensifiée contre celui que le Prophète (ﷺ) a tué dans la voie d’Allah. La colère d’Allah s’est intensifiée contre les gens qui ont fait saigner le visage du Prophète d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°4076
Rapporté par Ibn `Abbas : La colère d’Allah s’intensifie contre celui qui est tué par un prophète, et la colère d’Allah s’est intensifiée contre celui qui a fait saigner le visage du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°4105
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai été aidé par As-Saba (un vent venant de l’est) et le peuple de ‘Ad a été détruit par Ad-Dabur (un vent venant de l’ouest). »
- Sahih al-Bukhari, n°4125
Rapporté par Jabir bin Abdullah (ra) : Le Prophète (ﷺ) a dirigé la prière de la peur avec ses compagnons lors de la septième expédition, c'est-à-dire la bataille de Dhat-ur-Riqa. Ibn Abbas a dit : « Le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de la peur à un endroit appelé Dhi-Qarad. »
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4167
Rapporté par `Abbas bin Tamim : Le jour de la bataille d’Al-Harra, les gens prêtaient allégeance à `Abdullah bin Hanzala. Ibn Zaid a demandé : « Pourquoi les gens prêtent-ils allégeance à `Abdullah bin Hanzala ? » On lui a répondu : « Pour la mort. » Ibn Zaid a dit : « Je ne prêterai jamais allégeance à qui que ce soit pour cela après le Messager d’Allah (ﷺ). » Ibn Zaid faisait partie de ceux qui avaient assisté au jour d’Al-Hudaibiya avec le Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°4227
Rapporté par Ibn `Abbas : Je ne sais pas si le Prophète (ﷺ) a interdit de manger de la viande d’âne (temporairement) parce que ces animaux servaient de montures aux gens et qu’il ne voulait pas qu’ils perdent leur moyen de transport, ou s’il l’a interdite définitivement le jour de Khaybar
- Sahih al-Bukhari, n°4256
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) et ses compagnons sont arrivés à La Mecque, les polythéistes ont dit : « Il vous est venu un groupe de personnes affaiblies par la fièvre de Yathrib (c’est-à-dire Médine). » Alors le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de marcher rapidement (Ramal) pendant les trois premiers tours du Tawaf autour de la Ka`ba, et de marcher normalement entre les deux coins (la Pierre Noire et le coin du Yémen). La seule raison pour laquelle le Prophète (ﷺ) ne leur a pas demandé de faire le Ramal pendant tous les tours du Tawaf, c’est parce qu’il avait pitié d’eux
- Sahih al-Bukhari, n°4257
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a marché rapidement autour de la Ka`ba et entre Safa et Marwa pour montrer sa force aux polythéistes. Ibn `Abbas a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque l’année de la paix (après le traité d’Al-Houdaybiya avec les polythéistes de La Mecque), il a ordonné à ses compagnons de faire le Ramal pour montrer leur force aux polythéistes, et ces derniers les observaient depuis la colline de Quaiqan. »
- Sahih al-Bukhari, n°4258
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a épousé Maymouna alors qu’il était en état d’ihram, mais il a consommé ce mariage après avoir quitté cet état. Maymouna est décédée à Saraf, un endroit près de La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°4259
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète a épousé Maymouna pendant la `Umrat-al-Qada’ (c’est-à-dire la `Umra accomplie en remplacement de celle que le Prophète (ﷺ) n’avait pas pu faire parce que les polythéistes l’en avaient empêché
- Sahih al-Bukhari, n°4275
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah bin `Utba : Ibn `Abbas a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a combattu lors de la bataille d’Al-Fath pendant le Ramadan. Rapporté aussi par Az-Zuhri : Ibn Al-Musaïyab a dit la même chose. Ibn `Abbas a ajouté : Le Prophète (ﷺ) jeûnait, et quand il est arrivé à Al-Kadid, un endroit avec de l’eau entre Kudaid et ‘Usfan, il a rompu son jeûne et n’a plus jeûné jusqu’à la fin du mois
- Sahih al-Bukhari, n°4276
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a quitté Médine pour La Mecque accompagné de dix mille musulmans pendant le mois de Ramadan, huit ans et demi après son émigration à Médine. Lui et les musulmans qui l’accompagnaient se sont dirigés vers La Mecque. Ils jeûnaient tous, mais lorsqu’ils sont arrivés à un endroit appelé Al-Kadid, une source d’eau entre ‘Usfan et Kudaid, il a rompu son jeûne et eux aussi. (Az-Zuhri a dit : Il faut suivre la dernière action du Messager d’Allah (ﷺ) et laisser la première lorsqu’on cherche un avis
- Sahih al-Bukhari, n°4277
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est parti vers Hunain pendant le mois de Ramadan. Certains jeûnaient, d’autres non. Quand le Prophète (ﷺ) est monté sur sa chamelle, il a demandé un gobelet de lait ou d’eau, l’a pris dans sa main ou l’a posé sur sa chamelle, et les gens l’ont regardé. Ceux qui ne jeûnaient pas ont alors dit à ceux qui jeûnaient de rompre leur jeûne, puisque le Prophète (ﷺ) l’avait fait
- Sahih al-Bukhari, n°4278
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est allé à Hunain l’année de la Conquête de La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°4279
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a voyagé pendant le mois de Ramadan et il a jeûné jusqu’à ce qu’il atteigne un endroit appelé ‘Usfan. Là, il a demandé un gobelet d’eau et a bu en plein jour pour que les gens le voient. Il a continué à ne pas jeûner jusqu’à son arrivée à La Mecque. Ibn `Abbas disait : Le Messager d’Allah (ﷺ) jeûnait parfois en voyage et parfois non, donc on peut choisir de jeûner ou pas en voyage
- Sahih al-Bukhari, n°4280
Rapporté par le père de Hisham : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti vers La Mecque l’année de la Conquête, cette nouvelle est parvenue aux mécréants de Quraish. Abu Sufyan, Hakim bin Hizam et Budail bin Warqa sont sortis pour se renseigner sur le Messager d’Allah (ﷺ). Ils ont continué jusqu’à un endroit appelé Marr-az-Zahran, près de La Mecque. Là, ils ont vu de nombreux feux, comme ceux d’Arafat. Abu Sufyan a dit : Qu’est-ce que c’est ? On dirait les feux d’Arafat. Budail bin Warqa a dit : Les Banu ‘Amr sont moins nombreux que ça. Certains gardes du Messager d’Allah (ﷺ) les ont aperçus, capturés et amenés au Messager d’Allah (ﷺ). Abu Sufyan a embrassé l’islam. Quand le Prophète (ﷺ) a avancé, il a dit à Al-Abbas : Fais rester Abu Sufyan en haut de la montagne pour qu’il voie les musulmans. Al-‘Abbas l’a donc gardé là et les tribus avec le Prophète (ﷺ) sont passées devant Abu Sufyan en groupes militaires. Un groupe est passé et Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas, qui sont ceux-là ? ‘Abbas a répondu : Ce sont les (Banu) Ghifar. Abu Sufyan a dit : Je n’ai rien à voir avec Ghifar. Puis un groupe de la tribu de Juhaina est passé et il a dit la même chose. Ensuite, un groupe de Sa’d bin Huzaim est passé, puis les (Banu) Sulaim, et il a répété la même chose. Puis est venu un groupe comme Abu Sufyan n’en avait jamais vu. Il a demandé : Qui sont ceux-là ? ‘Abbas a dit : Ce sont les Ansar, menés par Sa’d bin Ubada, qui porte le drapeau. Sa’d bin Ubada a dit : Ô Abu Sufyan ! Aujourd’hui, c’est le jour d’un grand combat et aujourd’hui, ce qui est interdit dans la Ka‘ba sera permis. Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas ! Quel jour de destruction ! Puis un autre groupe est arrivé, le plus petit de tous, où se trouvait le Messager d’Allah (ﷺ) avec ses compagnons, et le drapeau du Prophète (ﷺ) était porté par Az-Zubair bin Al-Awwam. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant Abu Sufyan, ce dernier lui a dit : Sais-tu ce que Sa’d bin ‘Ubada a dit ? Le Prophète (ﷺ) a répondu : Qu’a-t-il dit ? Abu Sufyan a rapporté ses propos. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sa’d a menti, mais aujourd’hui Allah donnera la supériorité à la Ka‘ba et aujourd’hui la Ka‘ba sera recouverte d’un tissu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que son drapeau soit planté à Al-Hajun. Rapporté par ‘Urwa : Nafi‘ bin Jubair bin Mut‘im a dit : J’ai entendu Al-Abbas dire à Az-Zubair bin Al-‘Awwam : Ô Abu ‘Abdullah ! Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a ordonné de planter le drapeau ici ? Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné à Khalid bin Al-Walid d’entrer à La Mecque par le haut, depuis Ka’da, tandis que le Prophète (ﷺ) est entré par Kuda. Ce jour-là, deux cavaliers de Khalid bin Al-Walid, Hubaish bin Al-Ash’ar et Kurz bin Jabir Al-Fihri, ont été tués en martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4288
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ arriva à La Mecque, il refusa d’entrer dans la Maison alors qu’il s’y trouvait des idoles. Il ordonna donc qu’on les en sorte. On fit alors sortir une image d’Ibrahim et d’Isma‘il, tenant dans leurs mains des flèches de divination. Le Prophète ﷺ dit : « Qu’Allah les combatte ! Ils savaient bien qu’ils n’ont jamais tiré au sort avec cela. » Puis il entra dans la Maison, prononça le takbîr dans ses coins, puis en sortit sans y avoir prié
- Sahih al-Bukhari, n°4294
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar m’autorisait à entrer chez lui avec les anciens qui avaient combattu à Badr. Certains d’entre eux lui dirent : « Pourquoi laisses-tu entrer ce jeune homme avec nous, alors que nous avons des fils de son âge ? » ‘Umar répondit : « Vous savez qui il est. » Un jour, ‘Umar les a appelés et m’a appelé avec eux. Je pensais qu’il voulait leur montrer quelque chose à mon sujet (c’est-à-dire ma connaissance). ‘Umar leur demanda : « Que dites-vous au sujet de la sourate : Quand vient le secours d’Allah et la Conquête (de La Mecque), et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah. Alors célèbre les louanges de ton Seigneur et demande-Lui pardon, car Il est Celui qui accepte le repentir et pardonne. » (110.1-3) Certains répondirent : « Nous devons louer Allah et nous repentir à Lui si nous recevons de l’aide et la victoire. » D’autres dirent : « Nous ne savons pas. » D’autres encore gardèrent le silence. ‘Umar me demanda alors : « Dis-tu la même chose ? » Je répondis : « Non. » ‘Umar dit : « Que dis-tu alors ? » Je répondis : « Ce verset annonce l’approche de la mort du Messager d’Allah (ﷺ), ce qu’Allah lui a fait savoir. Quand vient le secours d’Allah et la Conquête, c’est-à-dire la Conquête de La Mecque, cela sera le signe de la fin proche de ton Prophète. Alors, proclame l’unicité de ton Seigneur, loue-Le et repens-toi à Lui, car Il est prêt à pardonner. » À cela, ‘Umar dit : « Je ne sais rien d’autre à ce sujet que ce que tu viens de dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4298
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté à La Mecque pendant 19 jours, durant lesquels il priait deux unités à chaque prière
- Sahih al-Bukhari, n°4299
Rapporté par ‘Ikrima : Ibn ‘Abbas a dit : « Nous sommes restés 19 jours avec le Prophète lors d’un voyage, et nous faisions la prière raccourcie. » Ibn ‘Abbas a ajouté : « Nous faisons la prière Qasr (c’est-à-dire raccourcie) si nous restons jusqu’à 19 jours en tant que voyageurs. Mais si nous restons plus longtemps, nous faisons la prière complète. »
- Sahih al-Bukhari, n°4313
Rapporté par Mujahid : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé le jour de la Conquête de La Mecque et a dit : « Allah a fait de La Mecque un sanctuaire depuis le jour où Il a créé les cieux et la terre, et elle restera un sanctuaire par la sainteté qu’Allah lui a donnée jusqu’au Jour de la Résurrection. Il (c’est-à-dire le combat en son sein) n’a jamais été permis à personne avant moi, ni ne le sera après moi, et pour moi, ce ne fut permis que pour un court moment. On ne doit pas y chasser le gibier, ni y couper les arbres, ni arracher sa végétation ou son herbe, ni ramasser ce qui y est perdu sauf pour l’annoncer publiquement. » Al-Abbas bin ‘Abdul Muttalib a dit : « Sauf l’Idhkhir, ô Messager d’Allah (ﷺ), car il est indispensable aux forgerons et aux maisons. » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux, puis a dit : « Sauf l’Idhkhir, il est permis de le couper. »
- Sahih al-Bukhari, n°4347
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Mu`adh bin Jabal lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller vers un peuple du Livre, et quand tu arriveras chez eux, invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières à accomplir chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent cela, dis-leur qu’Allah leur a ordonné de donner la Sadaqa (c’est-à-dire la zakat) à prélever sur les riches parmi eux pour la donner aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent cela, fais attention ! Ne prends pas leurs meilleurs biens (comme Zakat) et crains l’invocation de la personne opprimée, car il n’y a pas de barrière entre sa prière et Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4368
Rapporté par Abu Jamra : J’ai dit à Ibn `Abbas : « J’ai un pot en terre contenant du nabidh (c’est-à-dire de l’eau et des dattes ou du raisin) pour moi, et j’en bois tant qu’il est doux. Si j’en bois beaucoup et que je reste longtemps avec les gens, j’ai peur qu’ils ne s’en rendent compte (car j’aurais l’air ivre). » Ibn `Abbas a dit : « Une délégation de `Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : ‘Bienvenue, ô gens ! Vous n’aurez ni humiliation ni regret.’ Ils ont dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il y a les polythéistes de Mudar entre toi et nous, donc nous ne pouvons venir te voir qu’aux mois sacrés. Apprends-nous donc des choses qui nous feront entrer au Paradis si nous les appliquons. En plus, nous les enseignerons à notre peuple resté derrière nous.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre autres (je vous ordonne) : de croire en Allah… Savez-vous ce que c’est que croire en Allah ? C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah ; (je vous ordonne aussi) d’accomplir la prière correctement, de payer la Zakat, de jeûner le mois de Ramadan et de donner le Khumus (c’est-à-dire un cinquième du butin) (pour Allah). Je vous interdis quatre autres choses : (c’est-à-dire le vin préparé dans) Ad-Dubba, An-Naquir, Az-Hantam et Al-Muzaffat.’ (Voir hadith n°50, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°4369
Rapporté par Ibn `Abbas : La délégation de `Abdul Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), nous appartenons à la tribu de Rabi`a. Les infidèles de la tribu de Mudar nous séparent de toi, si bien que nous ne pouvons venir te voir qu’aux mois sacrés. Ordonne-nous donc des choses que nous pourrons appliquer et transmettre à ceux qui sont restés derrière nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous ordonne d’observer quatre choses et je vous en interdis quatre autres : (je vous ordonne) de croire en Allah, c’est-à-dire de témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah. » Le Prophète (ﷺ) a montré un doigt pour indiquer un et a ajouté : « D’accomplir la prière correctement, de donner la Zakat et de donner un cinquième du butin que vous remportez (pour Allah). Je vous interdis d’utiliser Ad-Dubba’, An-Naquir, Al-Hantam et Al-Muzaffat (des récipients utilisés pour préparer des boissons alcoolisées). »
- Sahih al-Bukhari, n°4370
Rapporté par Bukair : Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas, lui a dit qu’Ibn `Abbas, `Abdur-Rahman bin Azhar et Al-Miswar bin Makhrama l’ont envoyé auprès de `Aisha en disant : « Présente-lui nos salutations et demande-lui à propos de notre accomplissement des deux rak`at après la prière de `Asr, et dis-lui que nous avons appris que tu fais ces deux rak`at alors que nous avons entendu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn `Abbas a dit : « `Umar et moi frappions les gens qui les faisaient. » Kuraib a ajouté : « Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : ‘Demande à Um Salama.’ Je les ai donc informés de la réponse de `Aisha et ils m’ont envoyé auprès d’Um Salama pour la même question. Um Salama a répondu : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire ces deux rak`at. Une fois, le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de `Asr, puis il est venu chez moi. À ce moment-là, des femmes ansarites de la tribu de Banu Haram étaient avec moi. Ensuite (le Prophète (ﷺ)) a fait ces deux rak`at, et j’ai envoyé ma servante lui dire : « Tiens-toi près de lui et dis-lui : Um Salama dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’ai-je pas entendu que tu interdisais ces deux rak`at (après la prière de `Asr) alors que je te vois les accomplir ? Et s’il te fait signe de la main, attends derrière. » La servante a fait cela et le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de la main, et elle est restée derrière. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô fille d’Abu Umaiya (c’est-à-dire Um Salama), tu me demandes à propos de ces deux rak`at après la prière de `Asr. En fait, des gens de la tribu de `Abdul Qais sont venus à moi pour embrasser l’Islam et m’ont tellement occupé que je n’ai pas pu accomplir les deux rak`at qui se font après la prière obligatoire de Zuhr, et ces deux rak`at (que tu m’as vu faire) compensent celles-là. » »
- Sahih al-Bukhari, n°4371
Rapporté par Ibn `Abbas : La première prière du vendredi (c’est-à-dire la prière du Jumu’a) accomplie après celle faite à la mosquée du Messager d’Allah a été faite à la mosquée de `Abdul Qais située à Jawathi, un village à Al-Bahrain
- Sahih al-Bukhari, n°4373
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailima Al-Kadhdhab est venu du vivant du Prophète (ﷺ) et a commencé à dire : « Si Muhammad me donne le pouvoir après lui, je le suivrai. » Il est venu à Médine avec beaucoup de gens de sa tribu. Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé le voir en compagnie de Thabit bin Qais bin Shammas, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un bâton de palmier dans sa main. Quand il (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) s’est arrêté près de Musailima alors que ce dernier était au milieu de ses compagnons, il lui a dit : « Si tu me demandes ce bâton, je ne te le donnerai pas, et tu ne pourras pas échapper à l’ordre d’Allah (mais tu seras détruit), et si tu tournes le dos à cette religion, alors Allah te détruira. Et je pense que tu es la même personne qui m’a été montrée en rêve, et voici Thabit bin Qais qui répondra à tes questions à ma place. » Puis le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de lui. J’ai demandé à propos de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Tu sembles être la même personne qui m’a été montrée en rêve », et Abu Huraira m’a informé que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or à mes mains et cela m’a inquiété. Puis j’ai reçu l’inspiration divine dans le rêve de souffler dessus, alors j’ai soufflé dessus et les deux bracelets se sont envolés. Et je l’ai interprété comme deux menteurs (qui prétendraient être prophètes) qui apparaîtraient après moi. L’un d’eux s’est avéré être Al-Ansi et l’autre, Musailima. »
- Sahih al-Bukhari, n°4374
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailima Al-Kadhdhab est venu du vivant du Prophète (ﷺ) et a commencé à dire : « Si Muhammad me donne le pouvoir après lui, je le suivrai. » Il est venu à Médine avec beaucoup de gens de sa tribu. Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé le voir en compagnie de Thabit bin Qais bin Shammas, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un bâton de palmier dans sa main. Quand il (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) s’est arrêté près de Musailima alors que ce dernier était au milieu de ses compagnons, il lui a dit : « Si tu me demandes ce bâton, je ne te le donnerai pas, et tu ne pourras pas échapper à l’ordre d’Allah (mais tu seras détruit), et si tu tournes le dos à cette religion, alors Allah te détruira. Et je pense que tu es la même personne qui m’a été montrée en rêve, et voici Thabit bin Qais qui répondra à tes questions à ma place. » Puis le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de lui. J’ai demandé à propos de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Tu sembles être la même personne qui m’a été montrée en rêve », et Abu Huraira m’a informé que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or à mes mains et cela m’a inquiété. Puis j’ai reçu l’inspiration divine dans le rêve de souffler dessus, alors j’ai soufflé dessus et les deux bracelets se sont envolés. Et je l’ai interprété comme deux menteurs (qui prétendraient être prophètes) qui apparaîtraient après moi. L’un d’eux s’est avéré être Al-Ansi et l’autre, Musailima. »
- Sahih al-Bukhari, n°4378
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah bin `Utba : On nous a informés que Musailima Al-Kadhdhab était arrivé à Médine et logeait chez la fille d’Al-Harith. La fille d’Al-Harith bin Kuraiz était sa femme et la mère de `Abdullah bin 'Amir. Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu le voir, accompagné de Thabit bin Qais bin Shammas, qu’on appelait l’orateur du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) tenait alors un bâton dans sa main. Le Prophète (ﷺ) s’est arrêté devant Musailima et lui a parlé. Musailima lui a dit : « Si tu veux, nous ne nous mêlerons pas du pouvoir, à condition qu’il soit pour nous après toi… » Le Prophète a dit : « Même si tu me demandais ce bâton, je ne te le donnerais pas. Je pense que tu es la personne qui m’a été montrée en rêve. Et voici Thabit bin Al-Qais qui te répondra à ma place. » Le Prophète (ﷺ) est ensuite parti. J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du rêve dont le Messager d’Allah (ﷺ) avait parlé. Ibn `Abbas a dit : « Quelqu’un m’a dit que le Prophète (ﷺ) avait dit : Quand je dormais, j’ai vu en rêve que deux bracelets en or étaient mis à mes poignets, cela m’a effrayé et je ne les ai pas aimés. Puis j’ai été autorisé à souffler dessus, et quand j’ai soufflé, ils se sont envolés tous les deux. Je les ai interprétés comme deux menteurs qui allaient apparaître. L’un était Al-`Ansi, tué par Fairuz au Yémen, et l’autre était Musailima Al-Kadhdhab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4379
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah bin `Utba : On nous a informés que Musailima Al-Kadhdhab était arrivé à Médine et logeait chez la fille d’Al-Harith. La fille d’Al-Harith bin Kuraiz était sa femme et la mère de `Abdullah bin 'Amir. Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu le voir, accompagné de Thabit bin Qais bin Shammas, qu’on appelait l’orateur du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) tenait alors un bâton dans sa main. Le Prophète (ﷺ) s’est arrêté devant Musailima et lui a parlé. Musailima lui a dit : « Si tu veux, nous ne nous mêlerons pas du pouvoir, à condition qu’il soit pour nous après toi… » Le Prophète a dit : « Même si tu me demandais ce bâton, je ne te le donnerais pas. Je pense que tu es la personne qui m’a été montrée en rêve. Et voici Thabit bin Al-Qais qui te répondra à ma place. » Le Prophète (ﷺ) est ensuite parti. J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du rêve dont le Messager d’Allah (ﷺ) avait parlé. Ibn `Abbas a dit : « Quelqu’un m’a dit que le Prophète (ﷺ) avait dit : Quand je dormais, j’ai vu en rêve que deux bracelets en or étaient mis à mes poignets, cela m’a effrayé et je ne les ai pas aimés. Puis j’ai été autorisé à souffler dessus, et quand j’ai soufflé, ils se sont envolés tous les deux. Je les ai interprétés comme deux menteurs qui allaient apparaître. L’un était Al-`Ansi, tué par Fairuz au Yémen, et l’autre était Musailima Al-Kadhdhab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4396
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Ibn `Abbas a dit : ‘Si quelqu’un (qui veut faire la `Umra) a fait le Tawaf autour de la Ka`ba, son ihram est terminé.’ J’ai dit : ‘Quelle preuve Ibn `Abbas a-t-il pour dire cela ?’ `Ata' a dit : ‘(La preuve vient) de la parole d’Allah : — “Et ensuite ils sont amenés pour le sacrifice à la Maison ancienne (Ka`ba à La Mecque)” (22.33) et de l’ordre du Prophète à ses compagnons de finir leur ihram lors du pèlerinage d’adieu.’ J’ai dit (à `Ata') : ‘Cela (c’est-à-dire finir l’ihram) était après être venus d’Arafat.’ `Ata' a dit : ‘Ibn `Abbas l’autorisait avant d’aller à Arafat (après avoir terminé la `Umra) et après en revenir (c’est-à-dire après le Hajj).’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4399
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme de la tribu de Khath'am a demandé un avis au Messager d’Allah (ﷺ) (sur un sujet) pendant le pèlerinage d’adieu, alors qu’Al-Fadl bin `Abbas était assis derrière le Messager d’Allah (ﷺ) sur la monture. Elle a demandé : « L’obligation d’Allah (c’est-à-dire le Hajj obligatoire) est due à mon vieux père qui ne peut pas rester assis sur une monture. Est-ce que ce sera valable si je fais le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4412
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Il est venu à dos d’âne alors que le Messager d’Allah (ﷺ) se tenait à Mina pendant le pèlerinage d’adieu, dirigeant la prière pour les gens. L’âne est passé devant une partie du rang de ceux qui priaient. Ensuite, il est descendu de l’âne et a rejoint le rang avec les autres
- Sahih al-Bukhari, n°4424
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une lettre à Khosrau avec ‘Abdullah bin Hudhafa As-Sahmi et lui a dit de la remettre au gouverneur de Bahreïn. Le gouverneur de Bahreïn l’a transmise à Khosrau, qui, après l’avoir lue, l’a déchirée en morceaux. (Le sous-narrateur ajoute : « Je pense qu’Ibn Al-Musayyab a dit : ‘Le Messager d’Allah a invoqué (Allah) pour qu’ils soient tous déchirés, Khosrau et ses compagnons.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4430
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar bin Al-Khattab faisait asseoir Ibn ‘Abbas à côté de lui, alors ‘AbdurRahman bin ‘Auf dit à ‘Umar : « Nous avons aussi des fils comme lui. » ‘Umar répondit : « (Je le respecte) à cause de son statut que tu connais. » ‘Umar demanda alors à Ibn ‘Abbas la signification de ce verset : « Quand vient le secours d’Allah et la victoire… » (110.1) Ibn ‘Abbas répondit : « Cela annonçait la mort du Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah lui avait annoncée. » ‘Umar dit : « Je n’en comprends pas d’autre sens que le tien. »
- Sahih al-Bukhari, n°4431
Rapporté par Ibn `Abbas : Jeudi ! Et quel jeudi mémorable ! Ce jour-là, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava et il dit : « Apportez-moi de quoi écrire afin que je vous laisse un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais. » Les personnes présentes se disputèrent à ce sujet, alors qu’il ne convenait pas de se disputer devant un prophète. Certains dirent : « Qu’a-t-il ? Est-il en train de délirer (gravement malade) ? Demandez-lui pour comprendre son état. » Ils allèrent donc voir le Prophète (ﷺ) et lui posèrent de nouveau la question. Le Prophète (ﷺ) dit : « Laissez-moi, car mon état actuel est meilleur que ce pour quoi vous m’appelez. » Ensuite, il leur recommanda trois choses. Il dit : « Chassez les polythéistes de la péninsule arabique ; traitez avec respect et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire. » (Sa`id bin Jubair, le sous-narrateur, dit qu’Ibn `Abbas garda le silence concernant la troisième recommandation, ou il dit : « Je l’ai oubliée. »)
- Sahih al-Bukhari, n°4432
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) était sur son lit de mort et que plusieurs hommes étaient présents dans la maison, il dit : « Approchez, je vais vous écrire quelque chose après quoi vous ne vous égarerez jamais. » Certains de ses compagnons dirent : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est gravement malade et vous avez le Coran. Le Livre d’Allah nous suffit. » Les personnes présentes commencèrent alors à se disputer. Certains disaient : « Donnez-lui de quoi écrire afin qu’il vous laisse un écrit après quoi vous ne vous égarerez jamais », tandis que d’autres s’y opposaient. Comme la discussion et les divergences augmentaient, le Messager d’Allah dit : « Levez-vous. » Ibn `Abbas disait : « Sans aucun doute, c’était vraiment malheureux que le Messager d’Allah (ﷺ) ait été empêché d’écrire pour eux à cause de leurs désaccords et de leur agitation. »
- Sahih al-Bukhari, n°4442
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava, il demanda à ses épouses la permission d’être soigné chez moi, et elles acceptèrent. Il sortit (pour venir chez moi), soutenu par deux hommes, traînant les pieds, entre `Abbas bin `Abdul-Muttalib et un autre homme. ‘Ubaidullah dit : J’ai raconté à `Abdullah ce qu’`Aisha avait dit, et `Abdullah bin `Abbas m’a demandé : « Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? » J’ai répondu : « Non. » Ibn `Abbas dit : « C’était `Ali bin Abu Talib. » `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), racontait : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez moi et que sa maladie s’aggrava, il dit : “Versez-moi de l’eau de sept outres dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens.” Nous l’avons donc fait asseoir dans une grande bassine appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser de l’eau sur lui de ces outres jusqu’à ce qu’il nous fasse signe de la main pour dire : “C’est bon, vous avez fini.” » `Aisha ajouta : « Ensuite, il sortit vers les gens, dirigea la prière et leur adressa un sermon. »
- Sahih al-Bukhari, n°4443
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) tomba gravement malade, il commença à se couvrir le visage avec une couverture en laine, et quand il avait du mal à respirer, il la retirait de son visage et disait : « Voilà ! Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Il voulait ainsi mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°4444
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) tomba gravement malade, il commença à se couvrir le visage avec une couverture en laine, et quand il avait du mal à respirer, il la retirait de son visage et disait : « Voilà ! Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Il voulait ainsi mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°4447
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : `Ali bin Abu Talib sortit de la maison du Messager d’Allah (ﷺ) pendant sa maladie mortelle. Les gens lui demandèrent : « Ô Abu Hasan (c’est-à-dire `Ali) ! Comment va le Messager d’Allah (ﷺ) ce matin ? » `Ali répondit : « Il va mieux par la grâce d’Allah. » `Abbas bin `Abdul Muttalib le prit par la main et lui dit : « Dans trois jours, par Allah, quelqu’un d’autre que toi dirigera (la communauté). Et par Allah, je pense que le Messager d’Allah (ﷺ) va mourir de cette maladie, car je reconnais le visage des descendants d’`Abdul Muttalib à l’approche de la mort. Allons voir le Messager d’Allah (ﷺ) et demandons-lui qui prendra la succession. Si c’est pour nous, nous le saurons, et si c’est pour quelqu’un d’autre, il pourra lui recommander de prendre soin de nous. » `Ali répondit : « Par Allah, si nous demandons cela au Messager d’Allah (ﷺ) et qu’il nous le refuse, les gens ne nous le donneront jamais après. Et par Allah, je ne demanderai pas cela au Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°4452
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4453
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4454
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4455
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Abu Bakr embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°4456
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Abu Bakr embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°4457
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Abu Bakr embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°4458
Rapporté par `Aisha : Nous avons versé un médicament dans un côté de la bouche du Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, et il se mit à nous faire signe, voulant dire : « Ne me donnez pas de médicament. » Nous avons dit : « (Il dit cela) parce qu’un malade n’aime pas les médicaments. » Quand il alla un peu mieux, il dit : « Ne vous avais-je pas interdit de me donner un médicament dans la bouche ? » Nous avons répondu : « (Nous avons pensé que c’était) parce que les malades n’aiment pas les médicaments. » Il dit : « Que tous ceux qui étaient présents dans la maison reçoivent le médicament dans la bouche pendant que je les regarde, sauf `Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous m’avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4464
Rapporté par Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté dix ans à La Mecque pendant que le Coran lui était révélé, puis il a vécu dix ans à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4465
Rapporté par Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté dix ans à La Mecque pendant que le Coran lui était révélé, puis il a vécu dix ans à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4481
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a dit : « Notre meilleur lecteur du Coran est Ubai et notre meilleur juge est `Ali ; et malgré cela, nous laissons de côté certaines paroles d’Ubai parce qu’il dit : ‘Je ne laisse rien de ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’Allah a dit : “Toute révélation que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons une meilleure ou semblable.”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4482
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Le fils d’Adam ment à Mon sujet alors qu’il n’en a pas le droit, et il Me fait du tort alors qu’il n’en a pas le droit. Quant à son mensonge à Mon sujet, c’est quand il prétend que Je ne peux pas le recréer comme Je l’ai créé la première fois ; et quant au tort qu’il Me fait, c’est quand il dit que J’ai un enfant. Non ! Gloire à Moi ! Je suis bien au-dessus d’avoir une épouse ou un enfant.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4498
Rapporté par Ibn `Abbas : La loi du Qisas (c'est-à-dire l'égalité dans la punition) a été prescrite pour les enfants d'Israël, mais la Diya (c'est-à-dire le prix du sang) ne l'était pas pour eux. Alors Allah a dit à cette communauté (les musulmans) : « Ô vous qui croyez ! La loi du Qisas (égalité dans la punition) vous est prescrite en cas de meurtre : le libre pour le libre, l'esclave pour l'esclave, et la femme pour la femme. Mais si les proches (ou l'un d'eux) de la victime pardonnent quelque chose au tueur (c'est-à-dire n'exigent pas la peine de mort et acceptent le prix du sang en cas de meurtre intentionnel), alors les proches de la victime doivent demander le prix du sang de façon raisonnable et le tueur doit payer avec reconnaissance. C'est un allègement et une miséricorde de la part de votre Seigneur (par rapport à ce qui était prescrit aux nations avant vous). Après cela, quiconque dépasse les limites (c'est-à-dire tue le tueur après avoir accepté le prix du sang) aura un châtiment douloureux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4505
Rapporté par 'Ata : Il a entendu Ibn `Abbas réciter le verset divin : « Et pour ceux qui peuvent jeûner, ils avaient le choix soit de jeûner, soit de nourrir un pauvre pour chaque jour... » (2.184) Ibn `Abbas a dit : « Ce verset n'est pas abrogé, mais il concerne les personnes âgées qui n'ont pas la force de jeûner, alors ils doivent nourrir un pauvre pour chaque jour de jeûne (au lieu de jeûner). »
- Sahih al-Bukhari, n°4519
Rapporté par Ibn `Abbas : `Ukaz, Mijanna et Dhul-Majaz étaient des marchés à l'époque préislamique. Les musulmans pensaient qu'il était interdit d'y commercer pendant la période du Hajj, alors ce verset a été révélé : « Il n'y a pas de mal pour vous à rechercher la grâce de votre Seigneur pendant la saison du Hajj. »
- Sahih al-Bukhari, n°4521
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme qui veut accomplir le Hajj (depuis La Mecque) peut faire le Tawaf autour de la Ka`ba tant qu’il n’est pas en état d’Ihram, jusqu’à ce qu’il entre en Ihram pour le Hajj. Ensuite, s’il monte et se rend à `Arafat, il doit emmener un Hadi (c’est-à-dire un animal pour le sacrifice), que ce soit un chameau, une vache ou un mouton, selon ses moyens ; mais s’il n’en a pas les moyens, il doit jeûner trois jours pendant le Hajj avant le jour de `Arafat. Si le troisième jour de son jeûne tombe le jour de `Arafat (le 9 Dhul-Hijja), il n’y a pas de mal à cela. Ensuite, il doit aller à `Arafat et y rester à partir de la prière de `Asr jusqu’à la tombée de la nuit. Puis les pèlerins quittent `Arafat, et lorsqu’ils en partent, ils arrivent à Jam' (c’est-à-dire Al-Muzdalifa) où ils demandent à Allah de les aider à être pieux et obéissants envers Lui, et là ils se souviennent beaucoup d’Allah ou disent souvent le Takbir (Allah est le Plus Grand) et le Tahlil (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah) avant l’aube. Après avoir accompli la prière du matin (Fajr), vous devez vous rendre à Mina, car les gens faisaient ainsi et Allah a dit : « Ensuite, partez du lieu d’où partent les gens. Et demandez pardon à Allah. En vérité, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (2.199) Continuez ainsi jusqu’à ce que vous jetiez les cailloux sur la Jamra
- Sahih al-Bukhari, n°4524
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les Messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été démentis (par leur peuple). Notre secours leur parvint… » (12.110), en lisant « Kudhibu » sans doubler le son « dh », et c’est ainsi qu’il comprenait ce verset. Puis il a continué à réciter : « …même le Messager et ceux qui ont cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Oui, en vérité, le secours d’Allah est proche. » (2.214) Ensuite, j’ai rencontré `Urwa bin Az-Zubair et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « `Aisha a dit : Qu’Allah m’en préserve ! Par Allah, Allah n’a jamais promis à Son Messager quelque chose sans qu’il sache que cela arriverait avant sa mort. Mais des épreuves se présentaient continuellement aux Messagers, au point qu’ils craignaient que leurs partisans ne les accusent de mensonge. Donc, j’avais l’habitude de réciter : “Jusqu’à ce qu’ils pensent avoir été traités de menteurs”, en lisant “Kudh-dhibu” avec le double “dh”. »
- Sahih al-Bukhari, n°4525
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les Messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été démentis (par leur peuple). Notre secours leur parvint… » (12.110), en lisant « Kudhibu » sans doubler le son « dh », et c’est ainsi qu’il comprenait ce verset. Puis il a continué à réciter : « …même le Messager et ceux qui ont cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Oui, en vérité, le secours d’Allah est proche. » (2.214) Ensuite, j’ai rencontré `Urwa bin Az-Zubair et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « `Aisha a dit : Qu’Allah m’en préserve ! Par Allah, Allah n’a jamais promis à Son Messager quelque chose sans qu’il sache que cela arriverait avant sa mort. Mais des épreuves se présentaient continuellement aux Messagers, au point qu’ils craignaient que leurs partisans ne les accusent de mensonge. Donc, j’avais l’habitude de réciter : “Jusqu’à ce qu’ils pensent avoir été traités de menteurs”, en lisant “Kudh-dhibu” avec le double “dh”. »
- Sahih al-Bukhari, n°4531
Rapporté par Mujahi : (à propos du verset) : « Ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses derrière eux… (leurs épouses) doivent attendre (avant de se remarier) pendant quatre mois et dix jours. » (2.234) Selon ce verset, la veuve devait passer cette période d’attente chez la famille de son mari, alors Allah a révélé : « Ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses (c’est-à-dire des veuves) doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les en chasser, mais si elles partent (de la résidence), il n’y a pas de reproche à vous faire pour ce qu’elles font d’elles-mêmes, à condition que ce soit honorable (c’est-à-dire un mariage licite). » (2.240) Ainsi, Allah a accordé à la veuve un entretien supplémentaire de sept mois et vingt nuits, ce qui complète une année. Si elle le souhaite, elle peut rester (dans la maison de son mari) selon le testament, ou partir si elle le souhaite, comme Allah le dit : « …sans les en chasser, mais si elles partent… » Donc la ‘Idda (quatre mois et dix jours) lui est obligatoire. ‘Ata a dit : Ibn `Abbas a dit : « Ce verset, c’est-à-dire la parole d’Allah : “…sans les en chasser…” a annulé l’obligation de rester pendant la période d’attente dans la maison de son mari décédé, et elle peut compléter cette période où elle veut. » ‘Ata a ajouté : Si elle le souhaite, elle peut finir sa ‘Idda dans la maison de son mari selon le testament, ou partir selon la parole d’Allah : « Il n’y a pas de reproche à vous faire pour ce qu’elles font d’elles-mêmes. » ‘Ata a ajouté : Plus tard, les règles de l’héritage sont venues et ont abrogé l’ordre de résidence de la veuve (dans la maison de son mari décédé), donc elle pouvait finir sa ‘Idda où elle voulait. Il n’était plus nécessaire de lui fournir une résidence. Ibn `Abbas a dit : « Ce verset a abrogé la résidence de la veuve dans la maison de son mari décédé, et elle pouvait finir sa ‘Idda (quatre mois et dix jours) où elle voulait, comme le dit la parole d’Allah : “…sans les en chasser…” »
- Sahih al-Bukhari, n°4538
Rapporté par Ubaid bin Umair : Un jour, `Umar (bin Al-Khattab) a dit aux compagnons du Prophète (ﷺ) : « Que pensez-vous de ce verset : “L’un de vous souhaite-t-il avoir un jardin ?” » Ils ont répondu : « Allah sait mieux. » `Umar s’est fâché et a dit : « Dites soit que vous savez, soit que vous ne savez pas ! » Alors Ibn `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! J’ai une idée à ce sujet. » `Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Dis, et ne te sous-estime pas. » Ibn `Abbas a dit : « Ce verset est un exemple pour les actions. » `Umar a dit : « Quel genre d’actions ? » Ibn `Abbas a dit : « Pour les actions. » `Umar a dit : « C’est l’exemple d’un homme riche qui fait de bonnes œuvres par obéissance à Allah, puis Allah lui envoie Satan, et il commet des péchés jusqu’à perdre toutes ses bonnes actions. »
- Sahih al-Bukhari, n°4544
Rapporté par Ibn `Abbas : Le dernier verset révélé au Prophète (ﷺ) dans le Coran concernait l’usure (Riba)
- Sahih al-Bukhari, n°4552
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Deux femmes cousaient des chaussures dans une maison ou une pièce. L’une d’elles est sortie avec un poinçon planté dans la main et a accusé l’autre. L’affaire fut portée devant Ibn `Abbas, qui dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si les gens recevaient ce qu’ils réclament (sans preuve), la vie et les biens de la communauté seraient perdus.” Rappelle-lui (c’est-à-dire à la défenderesse) Allah et récite devant elle : “En vérité, ceux qui échangent l’Alliance d’Allah et leurs serments contre un faible profit…” (3.77) » Ils le lui rappelèrent et elle avoua. Ibn `Abbas ajouta : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “C’est au défendeur de prêter serment (en l’absence de preuve contre lui).” »
- Sahih al-Bukhari, n°4553
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sufyan m’a raconté personnellement : « Je suis parti pendant la trêve conclue entre moi et le Messager d’Allah (ﷺ). Alors que j’étais au Sham, une lettre envoyée par le Prophète (ﷺ) fut apportée à Héraclius. Dihya Al-Kalbi l’avait remise au gouverneur de Busra, qui l’a transmise à Héraclius. Héraclius demanda : “Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ?” On répondit : “Oui.” J’ai donc été appelé avec quelques hommes de Quraish et nous avons été assis devant lui. Il demanda : “Qui parmi vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être prophète ?” On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il fit venir son traducteur et lui dit : “Dis-leur que je vais interroger Abu Sufyan sur cet homme, et s’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.” Par Allah, si je n’avais pas eu peur que mes compagnons me traitent de menteur, j’aurais menti. Héraclius demanda alors à son traducteur : “Demande-lui : Quel est son rang familial parmi vous ?” J’ai dit : “Il vient d’une famille noble.” Il demanda : “L’un de ses ancêtres était-il roi ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant ce qu’il a dit ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “Les notables ou les pauvres le suivent-ils ?” J’ai dit : “Ce sont les pauvres qui le suivent.” Il demanda : “Le nombre de ses partisans augmente-t-il ou diminue-t-il ?” J’ai dit : “Ils augmentent.” Il demanda : “Quelqu’un renonce-t-il à sa religion après l’avoir embrassée, par mécontentement ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “Avez-vous combattu contre lui ?” J’ai répondu : “Oui.” Il demanda : “Comment se sont passés vos combats ?” J’ai dit : “La victoire était partagée, parfois pour lui, parfois pour nous. Il nous infligeait des pertes et nous lui en infligions aussi.” Il demanda : “Vous a-t-il déjà trahis ?” J’ai dit : “Non, mais actuellement nous sommes en trêve, et nous ne savons pas ce qu’il fera.” Abu Sufyan ajouta : “Par Allah, je n’ai pu glisser dans mes propos qu’une seule chose (contre lui).” Héraclius demanda : “Quelqu’un d’autre que lui a-t-il déjà fait la même revendication (c’est-à-dire l’islam) avant lui ?” J’ai dit : “Non.” Héraclius dit alors à son traducteur de me dire : “Je t’ai demandé son rang familial, tu as dit qu’il est noble, et tous les messagers viennent des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as nié. J’aurais pensé que s’il avait eu un roi parmi ses ancêtres, il voudrait récupérer le pouvoir de ses aïeux. Je t’ai demandé qui le suit, tu as dit les pauvres, et ce sont eux qui suivent les messagers. Je t’ai demandé si vous l’aviez accusé de mensonge, tu as dit non, et j’en ai conclu que celui qui ne ment pas sur les gens ne mentira pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un de ses partisans avait quitté sa religion par mécontentement, tu as dit non, et c’est ainsi la foi quand elle pénètre le cœur. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient, tu as dit oui, et c’est le chemin de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et la victoire était partagée, c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés, mais la victoire finale leur revient. Je t’ai demandé s’il avait déjà trahi, tu as dit non, et les messagers ne trahissent jamais. Je t’ai demandé si quelqu’un avait déjà dit cela avant lui, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il imitait quelqu’un d’autre.” Abu Sufyan dit : “Héraclius me demanda alors : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous ordonne la prière, la zakat, de garder de bonnes relations familiales et d’être chastes.’ Héraclius dit : ‘Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète, et je savais qu’il allait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si j’étais certain de pouvoir le rejoindre, j’aimerais le rencontrer, et si j’étais avec lui, je laverais ses pieds ; et son royaume s’étendra sûrement sous mes pieds.’ Héraclius demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et la lut, où il était écrit : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, Messager d’Allah, à Héraclius, souverain de Byzance… Paix à celui qui suit la bonne voie. Je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras sauvé (du châtiment d’Allah) ; accepte l’islam et Allah te donnera une double récompense, mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets… Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah… témoignez que nous sommes musulmans.’ (3.64) Quand il eut fini de lire la lettre, les voix s’élevèrent autour de lui et il y eut beaucoup d’agitation, et on nous ordonna de sortir.” Abu Sufyan ajouta : “En sortant, j’ai dit à mes compagnons : ‘La situation d’Ibn Abu Kabsha (c’est-à-dire Muhammad) est devenue forte ; même le roi des Banû Al-Asfar a peur de lui.’ J’ai continué à croire que le Messager d’Allah (ﷺ) serait victorieux, jusqu’à ce qu’Allah me fasse embrasser l’islam.” Az-Zuhri dit : “Héraclius fit alors venir tous les chefs byzantins chez lui et leur dit : ‘Ô peuple byzantin ! Voulez-vous réussir et être guidés, et que votre royaume reste entre vos mains ?’ (Aussitôt après avoir entendu cela), ils se précipitèrent vers la porte comme des ânes sauvages, mais la trouvèrent fermée. Héraclius dit alors : ‘Ramenez-les-moi.’ Il les fit revenir et dit : ‘Je voulais juste tester la force de votre attachement à votre religion. Maintenant, j’ai vu ce que j’espérais de vous.’ Alors les gens se prosternèrent devant lui et furent contents de lui.”
- Sahih al-Bukhari, n°4563
Rapporté par Ibn `Abbas : « Allah nous suffit et Il est le meilleur garant » a été prononcé par Abraham lorsqu’il fut jeté dans le feu ; et cela a aussi été dit par Muhammad lorsque les hypocrites ont dit : « Une grande armée se rassemble contre vous, alors craignez-les », mais cela n’a fait qu’augmenter leur foi et ils ont dit : « Allah nous suffit, et Il est le meilleur garant pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°4564
Rapporté par Ibn `Abbas : La dernière parole d’Abraham lorsqu’il fut jeté dans le feu fut : « Allah nous suffit et Il est le meilleur garant pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°4568
Rapporté par Alqama bin Waqqas : Marwan dit à son portier : « Va voir Ibn `Abbas, ô Rafi`, et dis-lui : ‘Si tous ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait devaient être punis, alors nous serions tous punis.’ » Ibn `Abbas répondit : « Quel rapport as-tu avec cette affaire ? Cela concerne seulement le fait que le Prophète (ﷺ) a appelé les Juifs et leur a posé une question ; ils ont caché la vérité, ont répondu autre chose et ont fait croire qu’ils méritaient des éloges pour avoir donné la réponse, et ils se sont réjouis de ce qu’ils avaient caché. » Puis Ibn `Abbas récita : « (Et rappelle-toi) quand Allah prit un engagement de ceux à qui l’Écriture fut donnée… et ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait. » (3.187-188) Humaid bin `Abdur-Rahman bin `Auf a rapporté que Marwan lui avait raconté ce récit
- Sahih al-Bukhari, n°4569
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna. Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé un moment avec sa femme puis s’est couché. Quand le dernier tiers de la nuit est arrivé, il s’est levé, a regardé le ciel et a dit : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d’intelligence. » (3.190) Puis il s’est levé, a fait ses ablutions, s’est brossé les dents avec un siwak, puis a prié onze rak`at. Ensuite Bilal a appelé à la prière du Fajr. Le Prophète (ﷺ) a alors prié deux rak`at (sunna) et est sorti pour accomplir la prière collective du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°4570
Rapporté par Ibn `Abbas : (Une nuit) j’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna et je me suis dit : « Je vais observer la prière du Messager d’Allah (ﷺ). » Ma tante a placé un coussin pour le Messager d’Allah (ﷺ), il s’est couché dessus dans le sens de la longueur, puis il s’est réveillé, a frotté les traces de sommeil de son visage et a récité les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran jusqu’à la fin. Ensuite, il a pris une outre d’eau suspendue, a fait ses ablutions, puis s’est levé pour prier. J’ai fait comme lui et me suis mis à côté de lui. Il a posé sa main sur ma tête, m’a pris par l’oreille et l’a tordue. Il a prié deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, et enfin la prière du witr (une rak`a)
- Sahih al-Bukhari, n°4571
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Une fois, il a passé la nuit chez sa tante Maimouna, l’épouse du Prophète. Il a ajouté : Je me suis allongé en travers du coussin et le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé avec sa femme dans le sens de la longueur du coussin. Le Messager d’Allah (ﷺ) dormit jusqu’au milieu de la nuit, un peu avant ou un peu après, puis il se réveilla, frotta les traces de sommeil de son visage avec ses mains, récita les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran, se leva et alla vers une outre d’eau suspendue. Il fit ses ablutions parfaitement, puis se leva pour prier. J’ai fait comme lui et me suis mis à côté de lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) posa sa main droite sur ma tête, me prit et me tordit l’oreille droite. Il pria deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, et enfin une rak`a, le witr. Puis il se recoucha jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler, alors il se leva, pria deux rak`at légères, puis sortit pour la prière collective du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°4572
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, il a passé la nuit chez sa tante, l’épouse du Prophète. Il a ajouté : Je me suis allongé en travers du coussin tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé avec sa femme dans le sens de la longueur. Le Messager d’Allah (ﷺ) dormit jusqu’au milieu de la nuit, un peu avant ou un peu après, puis il se réveilla, frotta les traces de sommeil de son visage avec ses mains, puis récita les dix derniers versets de la sourate Al-`Imran. Ensuite, il se leva, alla vers une outre d’eau suspendue, fit ses ablutions parfaitement, puis se leva pour prier. J’ai fait comme lui et me suis mis à côté de lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) posa sa main droite sur ma tête, me prit et me tordit l’oreille droite. Il pria deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, puis deux rak`at, et enfin une rak`a, le witr. Puis il se recoucha jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler, alors il se leva, pria deux rak`at légères, puis sortit pour la prière collective du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°4576
Rapporté par Ikrama : Ibn `Abbas a dit (à propos du verset) : « Et lorsque les proches, les orphelins et les pauvres sont présents lors du partage… » ce verset et son ordre sont valides et non abrogés
- Sahih al-Bukhari, n°4578
Rapporté par Ibn `Abbas : (À l’époque préislamique) les enfants héritaient de tous les biens, mais les parents n’héritaient que par testament. Allah a annulé ce qu’Il voulait annuler et a décrété que la part d’un fils serait le double de celle d’une fille, et pour les parents un sixième chacun, ou un tiers, et pour l’épouse un huitième ou un quart, et pour le mari la moitié ou un quart
- Sahih al-Bukhari, n°4579
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset divin : « Ô vous qui croyez ! Il vous est interdit d’hériter des femmes contre leur gré, et ne les maltraitez pas pour reprendre une partie de la dot que vous leur avez donnée. » (4.19) (Avant cette révélation) si un homme mourait, ses proches avaient le droit d’hériter de sa femme, et l’un d’eux pouvait l’épouser s’il le voulait, ou la donner en mariage à quelqu’un d’autre, ou, s’ils le voulaient, ne pas la marier du tout ; ils avaient plus de droits sur elle que ses propres proches. Ce verset a donc été révélé à ce sujet
- Sahih al-Bukhari, n°4580
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « À chacun, Nous avons désigné des héritiers. » (4.33) ‘Mawali’ signifie héritiers. Et à propos de : « Et ceux à qui vos mains droites se sont engagées… » Quand les Émigrants sont venus à Médine, un Émigrant héritait d’un Ansari à l’exclusion de sa famille, à cause du pacte de fraternité établi par le Prophète (ﷺ) entre eux (les Émigrants et les Ansar). Mais quand le verset : « À chacun Nous avons désigné des héritiers » a été révélé, (l’héritage par fraternité) a été annulé. Ibn `Abbas a ajouté : « Et ceux à qui vos mains droites se sont engagées » concerne le pacte d’entraide et de conseil mutuel. Les alliés ne sont donc plus héritiers les uns des autres, mais ils peuvent se léguer des biens par testament
- Sahih al-Bukhari, n°4584
Rapporté par Ibn `Abbas : Le verset : « Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité. » (4:59) a été révélé à propos de `Abdullah bin Hudhafa bin Qais bin `Adi’, lorsque le Prophète (ﷺ) l’a nommé chef d’un détachement militaire
- Sahih al-Bukhari, n°4587
Rapporté par Ibn `Abbas : Ma mère et moi faisions partie des faibles et des opprimés (musulmans à La Mecque)
- Sahih al-Bukhari, n°4588
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « Sauf les faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants » (4:98) et a dit : « Ma mère et moi faisions partie de ceux qu’Allah a excusés. »
- Sahih al-Bukhari, n°4590
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Les gens de Koufa étaient en désaccord à propos de ce verset. Je suis donc allé voir Ibn `Abbas et je l’ai interrogé à ce sujet. Il a dit : « Ce verset : “Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer.” a été révélé en dernier (concernant le meurtre prémédité) et rien ne l’a abrogé. »
- Sahih al-Bukhari, n°4591
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Et ne dites pas à celui qui vous offre la paix (en acceptant l’Islam) : Tu n’es pas croyant. » Il y avait un homme parmi ses moutons. Les musulmans l’ont poursuivi, et il leur a dit : « Paix sur vous. » Mais ils l’ont tué et ont pris ses moutons. Alors Allah a révélé à ce sujet le verset jusqu’à : « ...cherchant les biens éphémères de cette vie. » (4:94), c’est-à-dire ces moutons
- Sahih al-Bukhari, n°4595
Rapporté par Ibn `Abbas : Ne sont pas égaux les croyants qui sont restés chez eux et n’ont pas participé à la bataille de Badr et ceux qui y ont participé
- Sahih al-Bukhari, n°4596
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman Abu Al-Aswad : Les gens de Médine ont été forcés de préparer une armée (pour combattre les gens du Sham pendant le califat de `Abdullah bin Az-Zubair à La Mecque), et j’ai été enrôlé. Ensuite, j’ai rencontré `Ikrima, l’affranchi d’Ibn `Abbas, et je l’en ai informé, et il m’a fortement interdit de le faire (c’est-à-dire de m’enrôler dans cette armée), puis il a dit : « Ibn `Abbas m’a informé que certains musulmans étaient avec les polythéistes, augmentant leur nombre contre le Messager d’Allah (ﷺ). Une flèche pouvait être tirée et toucher l’un d’eux (les musulmans parmi les polythéistes) et le tuer, ou il pouvait être frappé et tué (par une épée). » Ensuite, Allah a révélé : « Ceux que les anges reprennent alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes (en restant parmi les mécréants) » (4:97). Abu Al-Aswad l’a aussi rapporté
- Sahih al-Bukhari, n°4597
Rapporté par Ibn `Abbas : « Sauf les faibles » (4:98) et il a ajouté : Ma mère faisait partie de ceux qu’Allah a excusés
- Sahih al-Bukhari, n°4599
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « À cause de la gêne de la pluie ou parce que vous êtes malades. » (4:102) (Il a été révélé à propos de) `Abdur-Rahman bin `Auf qui avait été blessé
- Sahih al-Bukhari, n°4622
Rapporté par Ibn `Abbas : Certaines personnes posaient des questions au Messager d’Allah (ﷺ) pour se moquer. Un homme disait : « Qui est mon père ? » Un autre, dont la chamelle s’était égarée, disait : « Où est ma chamelle ? » Alors Allah a révélé ce verset à ce sujet : « Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient expliquées, pourraient vous causer du tort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4625
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prononcé un sermon et a dit : « Ô gens ! Vous serez rassemblés devant Allah pieds nus, nus et non circoncis. » Puis, il a cité le Coran : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. C’est une promesse que Nous avons prise : Nous la réaliserons vraiment. » (21.104) Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « Le premier des humains à être habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham. Certains hommes de ma communauté seront amenés et les anges les conduiront du côté gauche (vers l’Enfer). Je dirai : ‘Ô mon Seigneur ! (Ce sont) mes compagnons !’ Alors une réponse viendra (du Tout-Puissant) : ‘Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi.’ Je dirai comme le pieux serviteur (le Prophète (ﷺ) Jésus) a dit : ‘J’étais témoin parmi eux tant que je suis resté avec eux. Quand Tu m’as rappelé, Tu étais le Gardien sur eux et Tu es témoin de toute chose.’ (5.117) Puis il sera dit : « Ces gens sont restés apostats après ton départ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4626
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous serez rassemblés (le Jour de la Résurrection) et certains seront conduits (par les anges) du côté gauche (vers l’Enfer), alors je dirai comme le pieux serviteur (Jésus) a dit : ‘J’étais témoin parmi eux tant que je suis resté avec eux… le Tout-Puissant, le Sage. »
- Sahih al-Bukhari, n°4630
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Personne n’a le droit de dire que je suis meilleur que Jonas fils de Matta. »
- Sahih al-Bukhari, n°4632
Rapporté par Mujahid : Il a demandé à Ibn `Abbas : « Y a-t-il une prosternation dans la sourate Sad ? » (38.24) Ibn `Abbas a répondu : « Oui », puis il a récité : « Nous avons donné… Suis donc leur voie. » (6.85,90) Ensuite, il a dit : « Il (David) fait partie d’eux (c’est-à-dire de ces prophètes). » Mujahid raconte : J’ai demandé à Ibn `Abbas (au sujet de ce verset). Il a dit : « Ton Prophète (Muhammad) faisait partie de ceux à qui il a été ordonné de les suivre. »
- Sahih al-Bukhari, n°4642
Rapporté par Ibn `Abbas : ‘Uyaina bin Hisn bin Hudhaifa est venu et a séjourné chez son neveu Al-Hurr bin Qais, qui faisait partie de ceux qu’`Umar gardait près de lui, car les Qurra’ (ceux qui connaissaient le Coran par cœur) étaient les conseillers d’`Umar, qu’ils soient jeunes ou vieux. ‘Uyaina a dit à son neveu : « Ô fils de mon frère ! Tu as accès à ce chef, alors demande-lui la permission pour que je le voie. » Al-Hurr a dit : « Je vais demander la permission pour toi. » Il l’a fait et `Umar a accepté de le recevoir. Quand ‘Uyaina est entré, il a dit : « Attention ! Ô fils d’Al-Khattab ! Par Allah, tu ne nous donnes pas assez de provisions et tu ne juges pas entre nous avec justice. » À ces mots, `Umar s’est tellement fâché qu’il a voulu lui faire du mal, mais Al-Hurr a dit : « Ô chef des croyants ! Allah a dit à Son Prophète : “Tiens-toi au pardon ; ordonne ce qui est convenable ; et éloigne-toi des ignorants.” (7.199) et lui (c’est-à-dire ‘Uyaina) fait partie des ignorants. » Par Allah, `Umar n’a pas oublié ce verset quand Al-Hurr le lui a rappelé ; il a suivi strictement le Livre d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°4645
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai interrogé Ibn `Abbas au sujet de la sourate Al-Anfal. Il a dit : « Elle a été révélée à propos de la bataille de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°4646
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Les pires des créatures aux yeux d’Allah sont les sourds et les muets — ceux qui ne comprennent pas. » (8.22) (Les personnes mentionnées ici) étaient certains membres de la tribu de Bani `Abd-Addar
- Sahih al-Bukhari, n°4652
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « S’il y a vingt endurants parmi vous, ils vaincront deux cents. » (8.65) a été révélé, il est devenu obligatoire pour les musulmans qu’un (musulman) ne fuie pas devant dix (non-musulmans). Sufyan (le sous-narrateur) a dit une fois : « Vingt (musulmans) ne doivent pas fuir devant deux cents (non-musulmans). » Puis il a été révélé : « Mais maintenant Allah a allégé votre tâche... » (8.66) Il est donc devenu obligatoire que cent (musulmans) ne fuient pas devant deux cents (non-musulmans). (Une fois Sufyan a ajouté : « Le verset : ‘Exhorte les croyants au combat. S’il y a vingt endurants parmi vous (musulmans)...’ a été révélé. ») Sufyan a dit : « Ibn Shabrama a dit : ‘Je pense que cet ordre concerne aussi l’obligation d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4653
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « S’il y a vingt endurants parmi vous (musulmans), ils vaincront deux cents (non-musulmans). » a été révélé, cela a été difficile pour les musulmans car il était obligatoire qu’un musulman ne fuie pas devant dix (non-musulmans). Alors (Allah) a allégé cet ordre en révélant : « (Mais) maintenant Allah a allégé votre tâche car Il sait qu’il y a une faiblesse en vous. S’il y a cent endurants parmi vous, ils vaincront deux cents (non-musulmans). » (8.66) Ainsi, quand Allah a réduit le nombre d’ennemis que les musulmans devaient affronter, leur patience et leur persévérance ont diminué d’autant que leur tâche a été allégée
- Sahih al-Bukhari, n°4664
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Quand il y a eu un désaccord entre Ibn Az-Zubair et Ibn `Abbas, j’ai dit (à ce dernier) : « (Pourquoi ne prêtes-tu pas allégeance à lui alors que) son père est Az-Zubair, sa mère est Asma, et sa tante est `Aisha, et son grand-père maternel est Abu Bakr, et sa grand-mère est Safiya ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4665
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Il y a eu un désaccord entre eux (c’est-à-dire Ibn `Abbas et Ibn Az-Zubair) alors je suis allé voir Ibn `Abbas le matin et je lui ai dit : « Veux-tu combattre Ibn Zubair et ainsi rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite (c’est-à-dire combattre à La Mecque) ? » Ibn `Abbas a dit : « Qu’Allah m’en préserve ! Allah a décrété qu’Ibn Zubair et Bani Umaiya permettraient (le combat à La Mecque), mais par Allah, jamais je ne le considérerai comme permis. » Ibn `Abbas a ajouté : « Les gens m’ont demandé de prêter allégeance à Ibn Az-Zubair. J’ai dit : ‘Il a vraiment le droit d’assumer l’autorité car son père, Az-Zubair, était le soutien du Prophète, son grand-père (maternel), Abu Bakr, était le compagnon du Prophète dans la grotte, sa mère, Asma, était “Dhatun-Nitaq”, sa tante, `Aisha, était la mère des croyants, sa tante paternelle, Khadija, était l’épouse du Prophète (ﷺ), et la tante paternelle du Prophète (ﷺ) était sa grand-mère. Lui-même est pieux et chaste en islam, bien versé dans la connaissance du Coran. Par Allah ! (En vérité, j’ai quitté mes proches, Bani Umaiya, pour lui, même s’ils sont mes proches, et s’ils devaient être mes dirigeants, ils en sont tout aussi capables et viennent d’une famille noble.) »
- Sahih al-Bukhari, n°4666
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Nous sommes entrés auprès d’Ibn `Abbas et il a dit : « N’êtes-vous pas étonnés qu’Ibn Az-Zubair ait assumé le califat ? » Je me suis dit : « Je vais le soutenir et parler de ses bonnes qualités comme je ne l’ai pas fait pour Abu Bakr et `Umar, bien qu’ils méritaient plus de bien que lui. » J’ai dit : « Il (c’est-à-dire Ibn Az-Zubair) est le fils de la tante du Prophète (ﷺ), le fils d’Az-Zubair, le petit-fils d’Abu Bakr, le fils du frère de Khadija, et le fils de la sœur de `Aisha. » Pourtant, il se considère supérieur à moi et ne veut pas que je sois l’un de ses amis. J’ai donc dit : « Je ne m’attendais pas à ce qu’il refuse mon offre de le soutenir, et je ne pense pas qu’il veuille me faire du bien, donc, si mes cousins doivent inévitablement être mes dirigeants, il vaut mieux pour moi que ce soit eux plutôt que d’autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°4670
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand `Abdullah bin ‘Ubai est mort, son fils `Abdullah bin `Abdullah est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a demandé de lui donner sa chemise pour en envelopper son père. Il la lui a donnée, puis `Abdullah a demandé au Prophète (ﷺ) de faire la prière funéraire pour son père. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour faire la prière funéraire, mais `Umar s’est aussi levé et a saisi le vêtement du Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), vas-tu faire la prière funéraire pour lui alors que ton Seigneur t’a interdit de prier pour lui ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Mais Allah m’a donné le choix en disant : “(Que tu) demandes pardon pour eux ou que tu ne demandes pas pardon pour eux ; même si tu demandes pardon pour eux soixante-dix fois...” (9.80) alors je demanderai plus de soixante-dix fois. » `Umar a dit : « Mais lui (`Abdullah bin ‘Ubai) est un hypocrite ! » Cependant, le Messager d’Allah (ﷺ) a fait la prière funéraire pour lui, puis Allah a révélé : « Et ne prie jamais pour l’un d’eux qui meurt, et ne te tiens pas sur sa tombe... »
- Sahih al-Bukhari, n°4680
Rapporté par Ibn ‘Abbâs : Lorsque le Prophète ﷺ arriva à Médine, les Juifs jeûnaient le jour de ‘Âshûrâ’. Ils dirent : « C’est un jour où Moïse triompha de Pharaon. » Le Prophète ﷺ dit alors à ses compagnons : « Vous avez plus de droit sur Moïse qu’eux, jeûnez donc ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°4681
Rapporté par Ibn ‘Abbâs : Il lisait : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines} et je l’ai interrogé à ce sujet. Il répondit : « Ce sont des gens qui avaient honte de satisfaire leurs besoins naturels à découvert, de peur d’être exposés au ciel, et d’avoir des rapports avec leurs femmes à découvert, de peur d’être exposés au ciel. Ce verset fut donc révélé à leur sujet. »
- Sahih al-Bukhari, n°4682
Rapporté par Ibn ‘Abbâs : Il lisait : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines} et je lui ai dit : « Ô Abû al-‘Abbâs, que signifie : “Ils replient leurs poitrines” ? » Il répondit : « Un homme avait honte d’avoir des rapports avec sa femme ou de satisfaire ses besoins naturels, alors ce verset fut révélé : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines} »
- Sahih al-Bukhari, n°4683
Rapporté par ‘Amr : Ibn ‘Abbâs lisait : {N’est-ce pas qu’ils replient leurs poitrines pour se cacher de Lui. N’est-ce pas que lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements…} Et d’autres ont rapporté d’Ibn ‘Abbâs : {Ils se couvrent} signifie : ils couvrent leurs têtes. {Il s’est mal comporté envers eux} : il a eu une mauvaise opinion de son peuple. {Et il se sentit à l’étroit à leur sujet} : à cause de ses hôtes. {Par une partie de la nuit} : par l’obscurité. Mujâhid a dit : {Je reviens repentant} signifie : je reviens
- Sahih al-Bukhari, n°4700
Rapporté par ‘Ata : Lorsque Ibn ‘Abbas entendit : {N’as-tu pas vu ceux qui ont échangé la grâce d’Allah contre la mécréance ?} (Coran 14:28), il dit : « Ce sont les mécréants parmi les habitants de La Mecque. »
- Sahih al-Bukhari, n°4705
Rapporté par Ibn `Abbas : Ceux qui ont divisé leur Livre en parties sont les gens du Livre qui l’ont partagé en portions, croyant à une partie et rejetant l’autre
- Sahih al-Bukhari, n°4706
Rapporté par Ibn `Abbas à propos du verset : « Comme Nous avons fait descendre (l’Écriture) sur ceux qui sont divisés (Juifs et Chrétiens). » (15.90) Ils ont cru à une partie et rejeté l’autre ; ce sont les Juifs et les Chrétiens
- Sahih al-Bukhari, n°4708
Rapporté par Ibn Mas‘oud : Au sujet de Bani Isra’il, al-Kahf et Maryam, il dit : « Ce sont parmi les premières sourates révélées, et elles font partie de mon ancien trésor. » Ibn ‘Abbas a dit : {Fasayunghidūn} signifie : ils secouent. Et d’autres ont dit : « Naghadat sinnuka » veut dire : ta dent a bougé
- Sahih al-Bukhari, n°4716
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Et Nous t’avons accordé la vision (l’Ascension au ciel “Miraj”) que Nous t’avons montrée (Ô Muhammad, comme un véritable témoin oculaire), mais comme une épreuve pour les gens. » (17.60) Il s’agissait d’une vision réelle qui a été montrée au Messager d’Allah (ﷺ) la nuit où il a été emmené en voyage (dans les cieux). Et l’arbre maudit est l’arbre d’Az-Zaqqum (un arbre amer et âcre qui pousse au fond de l’Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°4722
Rapporté par Ibn `Abbas : (à propos de) « Ne dis pas ta prière à voix haute, ni à voix basse. » (17.110) Ce verset a été révélé alors que le Messager d’Allah (ﷺ) se cachait à La Mecque. Quand il priait avec ses compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran, et si les polythéistes l’entendaient, ils insultaient le Coran, Celui qui l’a révélé et celui qui l’a transmis. C’est pourquoi Allah a dit à Son Prophète : « Ne dis pas ta prière à voix haute. » (17.110) c’est-à-dire ne récite pas à voix haute pour que les polythéistes ne t’entendent pas, mais choisis une voie intermédiaire
- Sahih al-Bukhari, n°4725
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bikali prétend que Moïse, le compagnon d’Al-Khidr, n’était pas le Moïse des enfants d’Israël. » Ibn `Abbas a dit : « L’ennemi d’Allah (Nauf) a menti. » Ubai bin Ka`b a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Moïse s’est levé pour faire un discours devant les enfants d’Israël et on lui a demandé : “Qui est la personne la plus savante parmi les gens ?” Moïse a répondu : “C’est moi.” Allah l’a réprimandé car il n’a pas attribué la science à Allah seul. Alors Allah lui a révélé : “Au confluent des deux mers, il y a un de Nos serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a demandé : “Ô mon Seigneur, comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson et mets-le dans un panier (et pars), et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras.” Moïse (a pris un poisson, l’a mis dans un panier et) est parti, accompagné de son jeune serviteur Yusha` bin Noon, jusqu’à ce qu’ils atteignent un rocher (sur lequel) ils ont posé leurs têtes et se sont endormis. Le poisson s’est agité dans le panier, en est sorti et est tombé dans la mer, traçant son chemin dans la mer comme un tunnel. (18.61) Allah a arrêté le courant de l’eau de chaque côté du chemin créé par le poisson, et ce chemin ressemblait à un tunnel. Quand Moïse s’est réveillé, son compagnon a oublié de lui parler du poisson, et ils ont continué leur voyage le reste du jour et toute la nuit. Le lendemain matin, Moïse a demandé à son serviteur : “Apporte-nous notre repas du matin ; nous avons vraiment souffert de la fatigue dans ce voyage.” (18.62) Moïse n’a ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait ordonné de chercher. Son serviteur a alors dit : “Te souviens-tu quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson, seul Satan m’a fait oublier de m’en souvenir. Il a pris son chemin dans la mer de façon étonnante.” (18.63) Il y avait un tunnel pour le poisson, et pour Moïse et son serviteur, c’était de l’étonnement. Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc revenus sur leurs pas. (18.64) Ils sont revenus jusqu’au rocher. Là, ils ont trouvé un homme couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué. Al-Khidr a dit, étonné : “Y a-t-il un tel salut dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” Il a dit : “Es-tu le Moïse des enfants d’Israël ?” Moïse a dit : “Je suis venu vers toi pour que tu m’enseignes ce que tu as appris.” Al-Khidr a dit : “Tu ne pourras pas être patient avec moi. (18.66) Ô Moïse ! J’ai une partie de la science d’Allah qu’Il m’a donnée et que tu ne connais pas ; et toi aussi, tu as une partie de la science d’Allah qu’Il t’a donnée et que je ne connais pas.” Moïse a dit : “Si Allah le veut, tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai en rien.” (18.69) Al-Khidr lui a dit : “Si tu me suis, ne me pose pas de questions sur quoi que ce soit jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” (18.70) Ensuite, ils ont marché le long de la mer, jusqu’à ce qu’un bateau passe et qu’ils demandent à l’équipage de les laisser monter. L’équipage a reconnu Al-Khidr et les a laissés monter gratuitement. Une fois à bord, Moïse a vu qu’Al-Khidr avait arraché une planche du bateau avec une hache. Moïse lui a dit : “Ces gens nous ont pris gratuitement, et tu as abîmé leur bateau pour noyer ses occupants ! Tu as vraiment fait une chose grave.” (18.71) Al-Khidr a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” (18.72) Moïse a dit : “Ne me tiens pas rigueur de ce que j’ai oublié, et ne sois pas trop dur avec moi.” (18.73) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La première excuse de Moïse, c’est qu’il avait oublié. Ensuite, un moineau est venu se poser sur le bord du bateau et a trempé son bec une fois dans la mer. Al-Khidr a dit à Moïse : “Ma science et la tienne, comparées à la science d’Allah, sont comme ce que ce moineau a pris de la mer.” Puis ils sont descendus du bateau, et alors qu’ils marchaient sur le rivage, Al-Khidr a vu un garçon jouer avec d’autres enfants. Al-Khidr a attrapé la tête du garçon, l’a arrachée de ses mains et l’a tué. Moïse a dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ! Tu as vraiment fait une chose interdite.” (18.74) Il a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” (18.75) (Le sous-narrateur a dit que le deuxième reproche était plus fort que le premier.) Moïse a dit : “Si je te questionne encore sur quoi que ce soit après cela, ne me garde plus avec toi, tu auras alors une excuse de me quitter.” (18.76) Ils ont continué jusqu’à ce qu’ils arrivent chez les habitants d’une ville. Ils leur ont demandé de la nourriture, mais ils ont refusé de les accueillir. (Dans cette ville), ils ont trouvé un mur sur le point de s’écrouler. (18.77) Al-Khidr l’a redressé de ses propres mains. Moïse a dit : “Ce sont des gens chez qui nous sommes venus, mais ils ne nous ont ni nourris ni reçus comme invités. Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khidr a dit : “C’est la séparation entre toi et moi… voilà l’explication de ce sur quoi tu n’as pas pu être patient.” (18.78-82) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous aurions aimé que Moïse soit plus patient afin qu’Allah nous raconte plus de leur histoire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4726
Rapporté par Ibn Juraij : Ya`la bin Muslim, `Amr bin Dinar et d’autres ont rapporté le récit de Sa`id bin Jubair. Sa`id a dit : Alors que nous étions chez Ibn `Abbas, il a dit : « Interrogez-moi (sur ce que vous voulez). » J’ai dit : « Ô Abu `Abbas ! Puisse Allah me sacrifier pour toi ! Il y a un homme à Koufa, conteur, appelé Nauf, qui prétend que le compagnon d’Al-Khidr n’est pas le Moïse des Bani Israël. » Quant à `Amr, il m’a dit : « Ibn `Abbas a dit : “(Nauf) l’ennemi d’Allah a menti.” » Mais Ya`la m’a dit : « Ibn `Abbas a dit, Ubai bin Ka`b a dit, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Un jour, Moïse, le Messager d’Allah (ﷺ), a prêché aux gens jusqu’à ce que leurs yeux versent des larmes et que leurs cœurs deviennent tendres, puis il a terminé son sermon. Un homme est alors venu voir Moïse et lui a demandé : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Y a-t-il quelqu’un sur terre qui soit plus savant que toi ?’ Moïse a répondu : ‘Non.’ Alors Allah l’a réprimandé (Moïse), car il n’a pas attribué toute la science à Allah. Il a été dit (de la part d’Allah) : ‘Oui, (il y a un de Nos serviteurs qui en sait plus que toi).’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Où est-il ?’ Allah a dit : ‘Au confluent des deux mers.’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Indique-moi un signe pour que je reconnaisse l’endroit.’ » `Amr m’a dit : Allah a dit : « Ce lieu sera là où le poisson te quittera. » Ya`la m’a dit : « Allah a dit (à Moïse) : ‘Prends un poisson mort (et ton but sera l’endroit où il reprendra vie).’ » Moïse a donc pris un poisson et l’a mis dans un panier et a dit à son jeune serviteur : « Je ne veux pas t’imposer, sauf que tu m’informes dès que ce poisson te quitte. » Il a répondu (à Moïse) : « Tu n’as pas demandé trop. » Et c’est comme Allah l’a mentionné : « Et (rappelle-toi) quand Moïse a dit à son assistant… » (18.60) Yusha` bin Noon. (Sa`id ne l’a pas précisé.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que l’assistant était à l’ombre du rocher, à un endroit humide, le poisson s’est échappé (vivant) pendant que Moïse dormait. Son assistant s’est dit (à lui-même) : ‘Je ne vais pas le réveiller’, mais quand il s’est réveillé, il a oublié de lui dire. Le poisson s’est échappé et est entré dans la mer. Allah a arrêté le courant de la mer à l’endroit où était le poisson, de sorte que sa trace semblait faite sur un rocher. `Amr, formant un trou avec ses deux pouces et index, m’a dit : ‘Comme ceci, comme si sa trace était faite sur un rocher.’ Moïse a dit : ‘Nous avons vraiment souffert de la fatigue dans ce voyage.’ (Ce n’est pas rapporté par Sa`id.) Puis ils sont revenus et ont trouvé Al-Khidr. `Uthman bin Abi Sulaiman m’a dit : (ils l’ont trouvé) sur un tapis vert au milieu de la mer. Al-Khidr était couvert de son vêtement, un bout sous ses pieds et l’autre sous sa tête. Quand Moïse l’a salué, il a découvert son visage et a dit, étonné : ‘Y a-t-il un tel salut dans mon pays ? Qui es-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis Moïse.’ Al-Khidr a dit : ‘Es-tu le Moïse des Bani Israël ?’ Moïse a dit : ‘Oui.’ Al-Khidr a dit : ‘Que veux-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis venu vers toi pour que tu m’enseignes la vérité qui t’a été enseignée.’ Al-Khidr a dit : ‘N’est-il pas suffisant pour toi d’avoir la Torah entre tes mains et que la Révélation divine te parvienne, ô Moïse ? En vérité, j’ai une science que tu ne dois pas apprendre, et tu as une science que je ne dois pas apprendre.’ À ce moment-là, un oiseau a pris avec son bec (un peu d’eau) de la mer. Al-Khidr a alors dit : ‘Par Allah, ma science et la tienne, à côté de la science d’Allah, c’est comme ce que cet oiseau a pris avec son bec de la mer.’ Jusqu’à ce qu’ils montent dans le bateau (18.71). Ils ont trouvé un petit bateau qui transportait les gens d’un rivage à l’autre. L’équipage a reconnu Al-Khidr et a dit : ‘Le pieux serviteur d’Allah.’ (Nous avons demandé à Sa`id : ‘C’était Khidr ?’ Il a répondu : ‘Oui.’) Les bateliers ont dit : ‘Nous ne le ferons pas payer.’ Al-Khidr a percé le bateau puis a bouché le trou avec un morceau de bois. Moïse a dit : ‘L’as-tu percé pour noyer ces gens ? Tu as vraiment fait une chose grave.’ (18.71) (Mujahid a dit : ‘Moïse l’a dit sur un ton de reproche.’) Al-Khidr a dit : ‘Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?’ (18.72) La première question de Moïse était due à l’oubli, la deuxième l’a lié par une condition, et la troisième a été faite intentionnellement. Moïse a dit : ‘Ne me tiens pas rigueur de ce que j’ai oublié et ne sois pas trop dur avec moi.’ (18.73) (Ensuite) ils ont trouvé un garçon et Al-Khidr l’a tué. Ya`la a dit : Sa`id a dit : ‘Ils ont trouvé des garçons qui jouaient et Al-Khidr a attrapé un beau garçon infidèle, l’a couché et l’a tué avec un couteau. Moïse a dit : ‘As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ?’ (18.74) Puis ils ont continué et ont trouvé un mur sur le point de s’écrouler, et Al-Khidr l’a redressé. Sa`id a bougé la main ainsi et a dit : ‘Al-Khidr a levé la main et le mur est devenu droit.’ Ya`la a dit : ‘Je crois que Sa`id a dit : ‘Al-Khidr a touché le mur de la main et il est devenu droit.’ (Moïse a dit à Al-Khidr) : ‘Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.’ Sa`id a dit : ‘Un salaire avec lequel nous aurions pu manger.’ Et il y avait un roi furieux (devant eux)’ (18.79) Et il y avait devant eux. Ibn `Abbas a récité : ‘Devant eux (il y avait) un roi.’ On dit, d’après quelqu’un d’autre que Sa`id, que le roi s’appelait Hudad bin Budad. Ils disent que le garçon s’appelait Haisur. ‘Un roi qui saisissait chaque navire de force.’ (18.79) Donc j’ai voulu que si ce bateau passait devant lui, il le laisse à cause de son défaut, et une fois qu’ils seraient passés, ils le répareraient et en profiteraient. Certains disent qu’ils ont bouché le trou avec une bouteille, d’autres avec du goudron. ‘Ses parents étaient croyants, et lui (le garçon) était un non-croyant et nous (Khadir) avons craint qu’il ne les opprime par sa rébellion et son incroyance.’ (18.80) (c’est-à-dire que leur amour pour lui les pousserait à le suivre dans sa religion), ‘alors nous (Khadir) avons voulu que leur Seigneur leur donne un autre enfant meilleur en piété et plus proche de la miséricorde’ (18.81). Ceci en réponse à la question de Moïse : As-tu tué une âme innocente ? (18.74). ‘Plus proche de la miséricorde’ signifie qu’ils seront plus miséricordieux envers lui que pour le précédent que Khidr avait tué. D’autres que Sa`id ont dit qu’ils ont eu une fille en compensation. Dawud bin Abi `Asim a dit, d’après plusieurs personnes, que cet enfant suivant était une fille
- Sahih al-Bukhari, n°4727
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf-al-Bakali prétend que Moïse des Bani Israël n’était pas le même Moïse, le compagnon d’Al-Khadir. » Ibn `Abbas répondit : « L’ennemi d’Allah ment ! Ubai bin Ka`b nous a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Moïse se leva pour faire un sermon devant les Bani Israël et on lui demanda : “Qui est la personne la plus savante parmi les gens ?” Moïse répondit : “Moi.” Allah réprimanda alors Moïse parce qu’il n’avait pas attribué toute la science à Allah seul. Ensuite, la Révélation divine vint : “Oui, un de Nos serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi.” Moïse dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah répondit : “Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, suis cette direction (c’est là que tu le trouveras).” Moïse partit donc avec son serviteur Yusha` bin Noon, et ils prirent un poisson avec eux jusqu’à ce qu’ils atteignent un rocher et s’y reposent. Moïse posa sa tête et s’endormit. (Sufyan, un des rapporteurs, dit que quelqu’un d’autre qu’`Amr a précisé) : “Au rocher, il y avait une source appelée ‘Al-Hayat’ et quiconque touchait son eau reprenait vie. Un peu de cette eau tomba sur le poisson, qui bougea, s’échappa du panier et entra dans la mer.” Quand Moïse se réveilla, il demanda à son serviteur : “Apporte-nous notre repas du matin” (18.62). Le rapporteur ajouta : Moïse ne ressentit de la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’il devait surveiller. Son serviteur Yusha` bin Noon lui dit : “Te souviens-tu de ce qui s’est passé quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson…” (18.63) Le rapporteur ajouta : Ils revinrent donc sur leurs pas et trouvèrent dans la mer la trace du poisson, comme un tunnel. Ce fut un événement étonnant pour le serviteur, et il y avait un tunnel pour le poisson. Quand ils atteignirent le rocher, ils trouvèrent un homme couvert d’un vêtement. Moïse le salua. L’homme, surpris, dit : “Y a-t-il une telle salutation dans ton pays ?” Moïse répondit : “Je suis Moïse.” L’homme demanda : “Moïse des Bani Israël ?” Moïse répondit : “Oui”, et ajouta : “Puis-je te suivre afin que tu m’enseignes une partie de la science qu’Allah t’a apprise ?” (18.66). Al-Khadir lui dit : “Ô Moïse ! Tu as une partie de la science d’Allah qu’Il t’a enseignée et que j’ignore, et j’ai une partie de la science d’Allah qu’Il m’a enseignée et que tu ignores.” Moïse dit : “Mais je vais te suivre.” Al-Khadir répondit : “Alors, si tu me suis, ne me pose aucune question sur quoi que ce soit jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” (18.70). Ensuite, ils longèrent le rivage. Ils passèrent près d’un bateau dont l’équipage reconnut Al-Khadir et les fit monter gratuitement. Un moineau vint se poser sur le bord du bateau et trempa son bec dans la mer. Al-Khadir dit à Moïse : “Ma science, la tienne et celle de toute la création, comparée à la science d’Allah, n’est pas plus grande que l’eau prise par ce moineau avec son bec.” Puis Moïse fut surpris de voir Al-Khadir prendre une hache et faire une brèche dans le bateau. Moïse lui dit : “Ces gens nous ont transportés gratuitement, et tu as intentionnellement abîmé leur bateau pour les noyer. Tu as sûrement…” (18.71) Ensuite, ils continuèrent et trouvèrent un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir le saisit par la tête et le tua. Moïse lui dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ? Tu as commis une chose interdite !” (18.74) Il dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi jusqu’à… mais ils refusèrent de les accueillir comme invités. Là, ils trouvèrent un mur sur le point de s’effondrer.” (18.75-77) Al-Khadir passa sa main et le redressa (le répara). Moïse lui dit : “Quand nous sommes entrés dans cette ville, ils ne nous ont ni accueillis ni nourris ; si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khadir dit : “C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais t’expliquer le sens des choses sur lesquelles tu n’as pas su être patient…” (18.78) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous aurions aimé que Moïse soit plus patient afin qu’Allah nous raconte davantage leur histoire.” Ibn `Abbas récitait : “Et devant eux, il y avait un roi qui s’emparait de tout bateau en bon état par la force.” (18.79) …et quant au garçon, il était mécréant
- Sahih al-Bukhari, n°4731
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Gabriel : « Qu’est-ce qui t’empêche de nous rendre visite plus souvent ? » Alors il fut révélé : « Et nous (les anges) ne descendons que sur l’ordre de ton Seigneur. À Lui appartient ce qui est devant nous et ce qui est derrière nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°4737
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) arriva à Médine, il trouva les Juifs en train de jeûner le jour de ‘Achoura (le 10 Muharram). Le Prophète (ﷺ) leur demanda pourquoi, et ils répondirent : « C’est le jour où Moïse a triomphé de Pharaon. » Le Prophète (ﷺ) dit alors aux musulmans : « Nous sommes plus proches de Moïse qu’eux, alors jeûnez ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°4740
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) fit un sermon et dit : « Vous (les gens) serez rassemblés devant Allah (le Jour de la Résurrection) pieds nus, nus et incirconcis. » (Le Prophète (ﷺ) récita alors :) « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. (C’est) une promesse que Nous avons prise et vraiment Nous la réaliserons. » Il ajouta : « Le premier homme qui sera habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham. Sachez que certains hommes de ma communauté seront amenés et dirigés vers la gauche, alors je dirai : “Ô Seigneur, ce sont mes compagnons !” Il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont introduit de nouveau après toi.” Je dirai alors comme l’a dit le pieux serviteur, Jésus : “J’étais témoin d’eux tant que je suis resté parmi eux… (jusqu’à Sa parole)… et Tu es le Témoin de toute chose.” (5.117) Puis il sera dit : “(Ô Muhammad) Ces gens n’ont jamais cessé d’apostasier depuis que tu les as quittés.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4742
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Et parmi les gens, il y en a qui adorent Allah comme s’ils étaient sur le bord. » (22.11). Un homme venait à Médine, et si sa femme lui donnait un fils et que ses juments avaient des petits, il disait : « Cette religion (l’islam) est bonne. » Mais si sa femme n’avait pas d’enfant et que ses juments n’avaient pas de petits, il disait : « Cette religion est mauvaise. »
- Sahih al-Bukhari, n°4747
Rapporté par Ibn `Abbas : Hilal bin Umaiya accusa sa femme d’adultère avec Sharik bin Sahma’ et porta l’affaire devant le Prophète. Le Prophète (ﷺ) dit (à Hilal) : « Soit tu apportes une preuve (quatre témoins), soit tu recevras la peine légale (des coups de fouet) sur ton dos. » Hilal dit : « Ô Messager d’Allah ! Si l’un de nous voyait un homme sur sa femme, irait-il chercher des témoins ? » Le Prophète (ﷺ) répétait : « Soit tu apportes les témoins, soit tu recevras la peine légale (des coups de fouet) sur ton dos. » Hilal dit alors : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je dis la vérité et Allah te révélera ce qui sauvera mon dos du châtiment. » Puis Gabriel descendit et lui révéla : « Quant à ceux qui accusent leurs femmes… » (24.6-9) Le Prophète (ﷺ) la récita jusqu’à : « … (son accusateur) dit la vérité. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) partit et fit venir la femme, et Hilal la fit venir aussi, puis ils prêtèrent serment (pour confirmer l’accusation). Le Prophète (ﷺ) disait : « Allah sait que l’un de vous ment, alors l’un de vous va-t-il se repentir ? » La femme se leva alors et prêta serment, et au moment de prêter le cinquième serment, les gens l’arrêtèrent et dirent : « Ce cinquième serment attirera sûrement la malédiction d’Allah sur toi (si tu mens). » Elle hésita et recula tellement que nous avons cru qu’elle allait se rétracter. Mais elle dit : « Je ne déshonorerai pas ma famille après tout ce temps », et continua la procédure des serments. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Surveillez-la ; si elle accouche d’un enfant aux yeux noirs, aux hanches larges et aux jambes épaisses, alors c’est l’enfant de Sharik bin Sahma. » Plus tard, elle accoucha d’un enfant correspondant à cette description. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si l’affaire n’avait pas été tranchée par la Loi d’Allah, je l’aurais punie sévèrement. »
- Sahih al-Bukhari, n°4753
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a demandé la permission de visiter Aïcha avant sa mort, alors qu’elle était en train d’agoniser. Elle a dit : « J’ai peur qu’il me fasse trop d’éloges. » On lui a dit : « C’est le cousin du Messager d’Allah (ﷺ) et l’un des musulmans éminents. » Elle a alors accepté de le recevoir. (Quand il est entré), il a dit : « Comment vas-tu ? » Elle a répondu : « Je vais bien si je crains Allah. » Ibn `Abbas a dit : « Si Allah le veut, tu vas bien, car tu es l’épouse du Messager d’Allah (ﷺ), il n’a épousé aucune autre vierge que toi, et la preuve de ton innocence a été révélée du ciel. » Ensuite, Ibn Az-Zubair est entré après lui, et Aïcha a dit : « Ibn `Abbas est venu me voir et m’a fait beaucoup d’éloges, mais j’aurais préféré être une chose oubliée et invisible. »
- Sahih al-Bukhari, n°4754
Rapporté par Al-Qasim : Ibn `Abbas a demandé la permission d’entrer chez Aïcha. Al-Qasim a ensuite raconté tout le hadith (comme dans le numéro 277) mais n’a pas mentionné : « J’aurais préféré être oubliée et invisible. »
- Sahih al-Bukhari, n°4762
Rapporté par Al-Qasim ibn Abi Bazza : Il a demandé à Sa`id ibn Jubair : « Y a-t-il un repentir pour celui qui a tué intentionnellement un croyant ? » Puis j’ai récité devant lui : « …et ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste raison. » Sa`id a dit : « J’ai récité ce même verset devant Ibn `Abbas comme tu viens de le faire. Ibn `Abbas a dit : ‘Ce verset a été révélé à La Mecque et il a été abrogé par un verset de la sourate An-Nisa qui a été révélé plus tard à Médine.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4763
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : Les gens de Koufa étaient en désaccord à propos du meurtre d’un croyant, alors je suis allé voir Ibn `Abbas pour l’interroger. Ibn `Abbas a dit : « Le verset (dans la sourate An-Nisa, 4:93) a été la dernière chose révélée à ce sujet et rien n’a annulé sa validité. »
- Sahih al-Bukhari, n°4764
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : J’ai demandé à Ibn `Abbas à propos de la parole d’Allah : « …sa récompense sera l’Enfer. » (4:93) Il a dit : « Aucun repentir n’est accepté de lui (c’est-à-dire du meurtrier d’un croyant). » Je lui ai demandé à propos de la parole d’Allah : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité… » (25:68) Il a dit : « Ce verset a été révélé à propos des polythéistes de l’époque préislamique. »
- Sahih al-Bukhari, n°4765
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : Ibn Abza m’a dit : « Demande à Ibn `Abbas à propos de la parole d’Allah : ‘Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer.’ (4:69) Et aussi à propos de : ‘…et ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison… sauf ceux qui se repentent, croient et accomplissent de bonnes œuvres.’ » (25:68-70) Je l’ai donc demandé à Ibn `Abbas et il a dit : « Quand ce verset (25:68-69) a été révélé, les gens de La Mecque ont dit : “Nous avons invoqué d’autres dieux avec Allah, nous avons tué des vies qu’Allah a rendues sacrées, et nous avons commis l’adultère.” Alors Allah a révélé : ‘Sauf ceux qui se repentent, croient et accomplissent de bonnes œuvres, et Allah est Pardonneur, Miséricordieux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4766
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : `Abdur-Rahman ibn Abza m’a demandé d’interroger Ibn `Abbas à propos de deux versets (le premier étant) : « Et quiconque tue intentionnellement un croyant. » (4:93) Je l’ai donc interrogé, et il a dit : « Rien n’a abrogé ce verset. » À propos de l’autre verset : « Et ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité. » Il a dit : « Il a été révélé à propos des polythéistes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4770
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « Et avertis les membres de ta famille proche » a été révélé, le Prophète (ﷺ) est monté sur le mont Safa et a commencé à appeler : « Ô Bani Fihr ! Ô Bani `Adi ! » en s’adressant à différentes tribus de Quraïsh jusqu’à ce qu’elles soient rassemblées. Ceux qui ne pouvaient pas venir ont envoyé des messagers pour voir ce qui se passait. Abu Lahab et d’autres membres de Quraïsh sont venus, et le Prophète (ﷺ) a dit : « Supposons que je vous dise qu’une cavalerie ennemie est dans la vallée et s’apprête à vous attaquer, me croiriez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui, car nous ne t’avons jamais entendu dire autre chose que la vérité. » Il a alors dit : « Je suis un avertisseur pour vous face à un terrible châtiment. » Abu Lahab a dit (au Prophète) : « Que tes mains périssent toute cette journée ! Est-ce pour cela que tu nous as rassemblés ? » Alors fut révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab (un des oncles du Prophète), et qu’il périsse ! Sa richesse et ses enfants ne lui serviront à rien… »
- Sahih al-Bukhari, n°4771
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé lorsque le verset : « Et avertis les membres de ta famille proche… » (26:214) a été révélé et a dit : « Ô gens de Quraïsh ! (ou il a dit un mot similaire) Sauvez-vous vous-mêmes ! Je ne peux rien pour vous contre Allah (si vous Lui désobéissez). Ô Bani Abu Manaf ! Je ne peux rien pour vous contre Allah. Ô `Abbas, fils de `Abdul Muttalib ! Je ne peux rien pour toi contre Allah. Ô Safiya (la tante du Messager d’Allah (ﷺ)) ! Je ne peux rien pour toi contre Allah. Ô Fatima, fille de Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux rien pour toi contre Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4773
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le verset du Coran 28.85 : « … te ramènera chez toi » signifie à La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°4801
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est monté sur la colline de Safa et a dit : « Oh Sabah ! » Tous les Quraysh se sont rassemblés autour de lui et ont demandé : « Qu’y a-t-il ? » Il a dit : « Regardez, si je vous disais qu’un ennemi va vous attaquer le matin ou le soir, ne me croiriez-vous pas ? » Ils ont répondu : « Oui, nous te croirions. » Il a dit : « Je suis un avertisseur pour vous face à un châtiment terrible. » À ce moment-là, Abou Lahab a dit : « Que tu périsses ! Est-ce pour cela que tu nous as réunis ? » Alors Allah a révélé : « Que périssent les mains d’Abou Lahab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4806
Rapporté par Al-Awwam : J’ai interrogé Mujahid au sujet de la prosternation dans la sourate Sad. Il a dit : « Ibn `Abbas a été interrogé sur la même chose et il a répondu : ‘Ce sont eux (les prophètes) qu’Allah a guidés. Suis donc leur voie.’ (6.90) » Ibn `Abbas avait l’habitude de se prosterner en lisant cette sourate
- Sahih al-Bukhari, n°4807
Rapporté par Al-Awwam : J’ai interrogé Mujahid au sujet de la prosternation dans la sourate Sad. Il a dit : « J’ai demandé à Ibn `Abbas : ‘Quelle preuve te fait te prosterner ?’ Il a répondu : ‘Ne récites-tu pas : “Et parmi sa descendance, David et Salomon...” (6.84). “Ce sont eux qu’Allah a guidés. Suis donc leur voie.” (6.90)’ Donc, David faisait partie de ces prophètes que le Prophète (Muhammad) devait suivre. David s’est prosterné, alors le Messager d’Allah (ﷺ) (Muhammad) a fait cette prosternation aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4810
Rapporté par Ibn `Abbas : Certains polythéistes qui avaient commis de nombreux meurtres et beaucoup d’actes d’adultère sont venus voir Muhammad et ont dit : « Ô Muhammad ! Ce que tu dis et ce à quoi tu invites est bon, mais nous aimerions savoir si nous pouvons expier nos mauvaises actions passées. » Alors les versets suivants ont été révélés : ‘Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste cause, et ne commettent pas l’adultère.’ (25.68) Et aussi : ‘Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes ! Ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah.’
- Sahih al-Bukhari, n°4818
Rapporté par Ibn `Abbas : On lui a demandé (au sujet de) : « Sauf d’être bons envers moi à cause de nos liens de parenté. » (42.23) Sa`id bin Zubair (qui était présent) a dit : « Ici, cela veut dire (donner ce qui est dû) aux proches de Muhammad. » Sur ce, Ibn `Abbas a dit : Tu t’es précipité pour répondre ! Il n’y avait pas de branche de la tribu de Quraish sans que le Prophète (ﷺ) ait des proches parmi eux. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne vous demande rien, sauf d’être bons envers moi à cause de nos liens de parenté. »
- Sahih al-Bukhari, n°4852
Rapporté par Mujahid : Ibn `Abbas a dit : « Allah a ordonné à Son Prophète de célébrer les louanges d’Allah après chaque prière. » Il fait référence à Sa parole : « Après les prières... »
- Sahih al-Bukhari, n°4859
Rapporté par Ibn `Abbas : (au sujet de la parole d’Allah concernant al-Lat et al-`Uzza : al-Lat était à l’origine un homme qui préparait de la farine pour les pèlerins)
- Sahih al-Bukhari, n°4862
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait une prosternation après avoir terminé la récitation de la sourate An-Najm, et tous les musulmans, les polythéistes, les djinns et les humains se sont prosternés avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°4866
Rapporté par Ibn `Abbas : La lune s’est fendue du vivant du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°4875
Rapporté par `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’il était dans une tente le jour de la bataille de Badr, a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de tenir Ta promesse et Ton engagement ! Ô Allah ! Si Tu veux, Tu ne seras plus adoré après cela… » À ce moment-là, Abu Bakr a pris la main du Prophète (ﷺ) et a dit : « Ça suffit, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as trop insisté auprès de ton Seigneur, » alors que le Prophète (ﷺ) mettait son armure. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti en récitant : « Leur multitude sera mise en déroute, et ils tourneront le dos. »
- Sahih al-Bukhari, n°4877
Rapporté par Ibn `Abbas : Alors qu’il était dans sa tente le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de tenir Ta promesse et Ton engagement. Ô Allah ! Si Tu veux que les croyants soient détruits, Tu ne seras plus adoré après cela. » À ce moment-là, Abu Bakr a pris la main du Prophète (ﷺ) et a dit : « Ça suffit, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as trop insisté auprès de ton Seigneur. » Le Prophète (ﷺ) portait son armure puis il est sorti en récitant : « Leur multitude sera mise en déroute et ils tourneront le dos. Non, mais l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution), et l’Heure sera plus terrible et plus amère. »
- Sahih al-Bukhari, n°4882
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet de la sourate At-Tawba, et il a dit : « La sourate At-Tawba ? C’est une dénonciation (de tous les maux des mécréants et des hypocrites). Et elle continuait à révéler (cette expression répétée) : ‘…et parmi eux… et parmi eux…’ jusqu’à ce qu’ils commencent à penser que personne ne serait oublié dans cette sourate. » J’ai dit : « Et la sourate Al-Anfal ? » Il a répondu : « La sourate Al-Anfal a été révélée à propos de la bataille de Badr. » J’ai dit : « Et la sourate Al-Hashr ? » Il a répondu : « Elle a été révélée à propos des Bani an-Nadir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4883
Rapporté par Sa`id : J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet de la sourate Al-Hashr. Il a répondu : « Dis la sourate An-Nadir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4893
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Et elles ne te désobéiront pas en ce qui est convenable. » (60.12) C’était l’une des conditions qu’Allah a imposées aux femmes croyantes qui venaient prêter serment d’allégeance au Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°4895
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai assisté à la prière de l’`Id al-Fitr avec le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr, `Umar et `Uthman ; et tous l’ont accomplie avant de prononcer le sermon… puis ils ont fait le sermon. Une fois, le Prophète (après avoir terminé la prière et le sermon) est descendu, et je me souviens encore de le voir faire signe aux hommes de s’asseoir avec sa main, puis il a traversé les rangs jusqu’à arriver, avec Bilal, devant les femmes. Il a alors récité : « Ô Prophète ! Quand des femmes croyantes viennent à toi pour prêter serment qu’elles n’adoreront rien d’autre qu’Allah, ne voleront pas, ne commettront pas d’adultère, ne tueront pas leurs enfants et ne proféreront pas de calomnies en inventant des mensonges (en attribuant des enfants illégitimes à leurs maris)… » (60.12) Quand il eut fini, il dit : « Êtes-vous d’accord avec cela ? » Une femme, et elle seule, répondit au Prophète (ﷺ) : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » (Le sous-narrateur, Al-Hasan, ne savait pas qui était cette femme.) Ensuite, le Prophète (ﷺ) leur dit : « Voulez-vous donner l’aumône ? » Alors Bilal a étendu son vêtement et les femmes ont commencé à jeter de grosses et de petites bagues dans le vêtement de Bilal
- Sahih al-Bukhari, n°4909
Rapporté par Abu Salama : Un homme est venu voir Ibn `Abbas pendant qu’Abu Huraira était assis avec lui et lui a demandé : « Donne-moi ton avis sur une femme qui a accouché quarante jours après la mort de son mari. » Ibn `Abbas a répondu : « Cela marque la fin de l’une des deux périodes légales. » J’ai dit : « Pour les femmes enceintes, leur délai légal va jusqu’à l’accouchement. » Abu Huraira a dit : « Je suis d’accord avec mon cousin (Abu Salama). » Ibn `Abbas a alors envoyé son esclave Kuraib demander à Um Salama à ce sujet. Elle a répondu : « Le mari de Subai’a al-Aslamiya a été tué alors qu’elle était enceinte, et elle a accouché quarante jours après sa mort. Ensuite, elle a reçu des demandes en mariage et le Messager d’Allah (ﷺ) l’a mariée à quelqu’un. Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui ont demandé sa main. »
- Sahih al-Bukhari, n°4911
Rapporté par Ibn `Abbas : Si quelqu’un dit à sa femme : « Tu m’es interdite », il doit faire une expiation pour son serment. Ibn `Abbas a ajouté : Il y a pour vous dans le Messager d’Allah (ﷺ) un excellent exemple à suivre
- Sahih al-Bukhari, n°4913
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant toute une année, j’ai eu envie de demander à `Umar ibn Al-Khattab l’explication d’un verset (dans la sourate At-Tahrim), mais je n’osais pas à cause du respect que j’avais pour lui. Lorsqu’il partit faire le Hajj, je l’ai accompagné. Sur le chemin du retour, alors que nous étions encore en route, `Umar s’est éloigné près des arbres d’Arak pour satisfaire un besoin. J’ai attendu qu’il ait fini, puis je l’ai rejoint et je lui ai demandé : « Ô chef des croyants ! Qui étaient les deux femmes du Prophète (ﷺ) qui se sont soutenues l’une l’autre contre lui ? » Il a répondu : « C’étaient Hafsa et `Aisha. » Je lui ai alors dit : « Par Allah, je voulais te poser cette question il y a un an, mais je n’ai pas osé par respect pour toi. » `Umar a dit : « N’hésite pas à me demander. Si tu penses que j’ai des connaissances sur un sujet, demande-moi ; et si je sais, je te répondrai. » Puis `Umar a ajouté : « Par Allah, à l’époque préislamique, nous ne faisions pas attention aux femmes jusqu’à ce qu’Allah révèle ce qu’Il a révélé à leur sujet et leur accorde ce qu’Il leur a accordé. Un jour, alors que je réfléchissais à une affaire, ma femme m’a dit : “Je te conseille de faire ceci ou cela.” Je lui ai dit : “Pourquoi t’occupes-tu de cette affaire ? Pourquoi t’immisces-tu dans ce que je veux accomplir ?” Elle m’a répondu : “C’est étonnant, ô fils d’Al-Khattab ! Tu ne veux pas qu’on te contredise alors que ta fille, Hafsa, discute avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute une journée !” » `Umar a alors raconté qu’il s’est immédiatement habillé et est allé voir Hafsa : « Ô ma fille ! Tu discutes avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute la journée ? » Hafsa a répondu : « Par Allah, nous discutons avec lui. » `Umar a dit : « Sache que je t’avertis du châtiment d’Allah et de la colère du Messager d’Allah (ﷺ)... Ô ma fille ! Ne te laisse pas influencer par celle qui est fière de sa beauté à cause de l’amour du Messager d’Allah (ﷺ) pour elle (c’est-à-dire `Aisha). » `Umar a ajouté : « Je suis ensuite allé chez Um Salama, qui était de ma famille, et j’ai parlé avec elle. Elle m’a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! C’est étonnant que tu veuilles t’occuper de tout ; tu veux même t’immiscer entre le Messager d’Allah et ses femmes !” Par Allah, ses paroles m’ont tellement touché que ma colère a diminué. Je l’ai quittée et je suis rentré chez moi. À cette époque, j’avais un ami parmi les Ansar qui me rapportait des nouvelles du Prophète en mon absence, et je faisais de même pour lui. Nous avions peur d’un roi de la tribu de Ghassan, car nous avions entendu dire qu’il voulait nous attaquer, ce qui nous inquiétait beaucoup. Un jour, mon ami ansari a frappé à ma porte de façon inattendue et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le roi de Ghassan est-il arrivé ?” Il a répondu : “Non, mais c’est pire : le Messager d’Allah (ﷺ) s’est isolé de ses femmes.” J’ai dit : “Que le nez de `Aisha et Hafsa touche la poussière (c’est-à-dire qu’elles soient humiliées) !” Je me suis habillé et je suis allé à la demeure du Messager d’Allah (ﷺ). Il se trouvait dans une pièce à l’étage, à laquelle on accédait par une échelle, et un esclave noir du Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur la première marche. Je lui ai dit : “Dis au Prophète (ﷺ) que `Umar ibn Al-Khattab est là.” Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait entrer et je lui ai raconté toute l’histoire. Quand je suis arrivé à l’épisode d’Um Salama, le Messager d’Allah (ﷺ) a souri alors qu’il était allongé sur un tapis de feuilles de palmier, sans rien entre lui et le tapis. Il avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, des feuilles d’un arbre saut à ses pieds, et quelques outres d’eau suspendues au-dessus de sa tête. En voyant les marques du tapis sur son côté, j’ai pleuré. Il m’a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! César et Khosro mènent une vie luxueuse alors que toi, le Messager d’Allah (ﷺ), tu vis dans la pauvreté. » Le Prophète (ﷺ) a alors répondu : « N’es-tu pas satisfait qu’ils profitent de ce bas-monde et que nous ayons l’au-delà ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4914
Rapporté par Ibn `Abbas : Je voulais demander à `Umar : « Qui étaient ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre contre le Prophète ? » À peine avais-je fini ma question qu’il a répondu : « C’étaient `Aisha et Hafsa. »
- Sahih al-Bukhari, n°4915
Rapporté par Ibn `Abbas : Je voulais demander à `Umar au sujet de ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre contre le Messager d’Allah (ﷺ). Pendant un an, j’ai cherché l’occasion de poser cette question, sans succès, jusqu’à ce qu’un jour je l’accompagne au Hajj. Alors que nous étions à Zahran, `Umar est parti satisfaire un besoin naturel et m’a demandé de le suivre avec de l’eau pour les ablutions. Je l’ai donc suivi avec un récipient d’eau et j’ai commencé à verser de l’eau pour lui. J’ai trouvé que c’était le bon moment pour lui demander, alors j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui étaient ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre (contre le Prophète) ? » Avant même que je termine ma question, il a répondu : « C’étaient `Aisha et Hafsa. »
- Sahih al-Bukhari, n°4917
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Cruel après tout cela, de naissance illégitime. » (68.13) Ce verset a été révélé à propos d’un homme de Quraych qui portait une marque distinctive (Zanamah), semblable à celle qu’on attache habituellement au cou d’un mouton pour l’identifier
- Sahih al-Bukhari, n°4920
Rapporté par Ibn `Abbas : Toutes les idoles qui étaient adorées par le peuple de Noé ont ensuite été adorées par les Arabes. Quant à l’idole Wadd, elle était adorée par la tribu de Kalb à Daumat-al-Jandal ; Suwa` était l’idole de la tribu de Hudhail ; Yaghouth était adorée par la tribu de Murad puis par les Bani Ghutaif à Al-Jurf près de Saba ; Ya`uq était l’idole de Hamdan, et Nasr celle de Himyar, la branche de Dhi-al-Kala`. Les noms de ces idoles étaient à l’origine ceux d’hommes pieux du peuple de Noé. Quand ils sont morts, Satan a inspiré à leur peuple de fabriquer et placer des statues là où ces hommes s’asseyaient, et de donner à ces statues leurs noms. Les gens l’ont fait, mais les statues n’ont pas été adorées tant que ceux qui les avaient créées étaient encore là et que leur origine était connue. Ce n’est qu’après leur mort et quand l’origine des statues a été oubliée que les gens ont commencé à les adorer
- Sahih al-Bukhari, n°4921
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti avec un groupe de ses compagnons vers le marché de `Ukaz. À ce moment-là, quelque chose a empêché les diables d’écouter les nouvelles du ciel, et des flammes ont été lancées sur eux, alors ils sont revenus. Leurs compagnons leur ont demandé : « Qu’est-ce qui vous arrive ? » Ils ont répondu : « Quelque chose nous empêche d’écouter les nouvelles du ciel, et des feux (flammes) ont été lancés sur nous. » Leurs compagnons ont dit : « Rien ne vous empêche d’écouter les nouvelles du ciel, mais il s’est passé un événement important. Parcourez donc le monde, à l’est et à l’ouest, et essayez de découvrir ce qui s’est passé. » Ils sont donc partis dans toutes les directions pour chercher ce qui les empêchait d’écouter les nouvelles du ciel. Ceux qui sont allés vers Tihama sont arrivés auprès du Messager d’Allah (ﷺ) à Nakhla (un endroit entre La Mecque et Taif) alors qu’il se rendait au marché de `Ukaz. Ils l’ont rencontré pendant qu’il faisait la prière de l’aube avec ses compagnons. Quand ils ont entendu la récitation du Coran (par le Messager d’Allah (ﷺ)), ils ont écouté et se sont dit : « Voilà ce qui vous empêche d’écouter les nouvelles du ciel. » Ils sont ensuite retournés vers leur peuple et ont dit : « Ô notre peuple ! Nous avons entendu une récitation merveilleuse (le Coran). Elle guide vers le droit chemin, et nous y avons cru. Nous n’associerons personne à notre Seigneur dans l’adoration. » (Voir 72.1-2) Puis Allah a révélé à Son Prophète (la sourate Al-Jinn) : « Dis : Il m’a été révélé qu’un groupe (de 3 à 9) de djinns a écouté (le Coran). » (72.1) La déclaration des djinns lui a été révélée
- Sahih al-Bukhari, n°4927
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) bougeait sa langue quand la Révélation divine lui était transmise. (Soufyan, un des rapporteurs, a montré comment le Prophète (ﷺ) bougeait ses lèvres et a ajouté :) « C’était pour la mémoriser. » Alors Allah a révélé : « Ne remue pas ta langue pour hâter (la récitation du Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°4928
Rapporté par Mousa ibn Abi Aïcha : Il a demandé à Sa`id ibn Jubair au sujet de la parole d’Allah : « Ne remue pas ta langue pour hâter (la récitation du Coran). » Il a répondu : « Ibn `Abbas a dit que le Prophète (ﷺ) bougeait ses lèvres quand la Révélation divine lui était transmise. Alors le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de ne plus remuer sa langue, comme il le faisait, de peur d’oublier certains mots. ‘C’est à Nous de le rassembler’ veut dire : Nous le placerons dans ton cœur ; ‘et sa récitation’ veut dire : Nous te ferons le réciter. ‘Mais quand Nous le récitons (c’est-à-dire quand il t’est révélé), suis sa récitation ; c’est à Nous de l’expliquer et de le rendre clair’, c’est-à-dire : Nous l’expliquerons par ta langue. »
- Sahih al-Bukhari, n°4929
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Ne remue pas ta langue pour hâter (la récitation du Coran). » (75:16) Quand Gabriel transmettait la Révélation à l’Envoyé d’Allah (ﷺ), il (l’Envoyé d’Allah (ﷺ)) bougeait sa langue et ses lèvres, et cela lui était très difficile ; ce mouvement montrait que la Révélation avait lieu. Alors Allah a révélé dans la sourate Al-Qiyama, qui commence par : « Je jure par le Jour de la Résurrection... » (75), les versets : « Ne remue pas ta langue pour hâter (la récitation du Coran). C’est à Nous de le rassembler (le Coran) dans ton esprit, et de te donner la capacité de le réciter par cœur. » (75:16-17) Ibn `Abbas a ajouté : « C’est à Nous de le rassembler (le Coran) dans ton esprit, et de te donner la capacité de le réciter par cœur » veut dire : Quand Nous le révélons, écoute. Puis « c’est à Nous de l’expliquer » veut dire : C’est à Nous de l’expliquer par ta langue. Donc, chaque fois que Gabriel venait à l’Envoyé d’Allah (ﷺ), il restait silencieux (et écoutait), et quand l’Ange partait, le Prophète (ﷺ) récitait cette révélation comme Allah le lui avait promis
- Sahih al-Bukhari, n°4932
Rapporté par Ibn `Abbas : (concernant l'explication du hadith 454). « En vérité, l'Enfer lance des étincelles (immenses) comme des forts. » Nous avions l'habitude de ramasser du bois sous forme de bûches, longues de trois coudées ou moins, pour nous chauffer en hiver, et nous appelions ce bois le Qasr
- Sahih al-Bukhari, n°4933
Rapporté par Ibn 'Abbas : (à propos de l'explication de « ... Il lance des étincelles comme Al-Qasr ... » (verset 77:32)) : Nous ramassions des bûches de bois, longues de trois coudées ou plus, pour les stocker et nous chauffer en hiver, et nous appelions cela Al-Qasr, qui signifie aussi un château ou un fort. « Comme si c'étaient des Jimalatun Sufr (des chameaux jaunes ou des faisceaux de cordes) » (verset 77:33) : cela fait référence aux cordes d’un navire qui sont rassemblées en faisceaux jusqu’à devenir aussi larges que la taille d’un homme
- Sahih al-Bukhari, n°4940
Rapporté par Ibn `Abbas : (à propos du verset) : « Vous passerez sûrement d’un état à un autre (dans cette vie et dans l’Au-delà). » (Cela signifie) d’une situation à une autre. Cela concerne votre Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°4958
Rapporté par Ibn `Abbas : Abou Jahl a dit : « Si je vois Muhammad prier à la Ka`ba, je marcherai sur sa nuque. » Quand le Prophète (ﷺ) a appris cela, il a dit : « S’il le fait, les Anges l’emporteront. »
- Sahih al-Bukhari, n°4966
Rapporté par Abu Bishr : Sa`id bin Jubair a dit qu'Ibn `Abbas a parlé d'Al-Kawthar : « C'est le bien qu'Allah a accordé à Son Messager. » J'ai dit à Sa`id bin Jubair : « Mais les gens disent que c'est un fleuve au Paradis. » Sa`id a répondu : « Le fleuve au Paradis fait partie du bien qu'Allah a accordé à Son Messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°4969
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a interrogé les gens au sujet de la parole d'Allah : « Quand vient le secours d'Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la conquête de La Mecque. » (110.1) Ils ont répondu : « Cela annonce les futures conquêtes de villes et de palais par les musulmans. » `Umar a dit : « Et toi, qu'en dis-tu, ô Ibn `Abbas ? » J'ai répondu : « Cette sourate annonce la fin de la vie de Muhammad. Par elle, il a été informé de la proximité de sa mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4970
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar me faisait asseoir avec les anciens qui avaient combattu à la bataille de Badr. Certains d’entre eux n’aimaient pas cela et disaient à `Umar : « Pourquoi fais-tu asseoir ce garçon avec nous alors que nous avons des fils de son âge ? » `Umar répondait : « C’est à cause de ce que vous savez de sa position (c’est-à-dire sa connaissance religieuse). » Un jour, `Umar m’a appelé et m’a fait asseoir dans cette assemblée ; je pense qu’il m’a appelé juste pour leur montrer (ma connaissance religieuse). `Umar leur a alors demandé, en ma présence : « Que dites-vous de l’interprétation de la parole d’Allah : Quand vient le secours d’Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) ? » (110.1) Certains ont dit : « Nous devons louer Allah et demander Son pardon quand le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) nous arrivent. » D’autres sont restés silencieux. Là-dessus, `Umar m’a demandé : « Dis-tu la même chose, ô Ibn `Abbas ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Qu’en dis-tu alors ? » J’ai répondu : « C’est le signe de la mort du Messager d’Allah (ﷺ) qu’Allah lui a annoncé. Allah a dit : (Ô Muhammad) Quand vient le secours d’Allah (pour toi contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) (c’est le signe de ta mort). Tu dois célébrer les louanges de ton Seigneur et demander Son pardon, car c’est Lui qui accepte le repentir et pardonne. » (110.3) Là-dessus, `Umar a dit : « Je ne sais rien d’autre à ce sujet que ce que tu viens de dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4971
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « Et avertis ta famille la plus proche. » (26.214) a été révélé, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti, et lorsqu’il est monté sur la montagne d’As-Safa, il a crié : « Ô Sabahah ! » Les gens ont demandé : « Qui est-ce ? » Ils se sont alors rassemblés autour de lui, et il a dit : « Voyez-vous : si je vous informe que des cavaliers montent de ce côté de la montagne, me croirez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous ne t’avons jamais entendu mentir. » Il a alors dit : « Je suis pour vous un avertisseur clair d’un châtiment sévère qui approche. » Abu Lahab a dit : « Que tu périsses ! Tu nous as rassemblés seulement pour cela ? » Puis Abu Lahab est parti. Alors la sourate « LAHAB » a été révélée : « Que périssent les mains d’Abu Lahab ! »
- Sahih al-Bukhari, n°4972
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est sorti vers Al-Batha’ et est monté sur la montagne, puis il a crié : « Ô Sabahah ! » Les gens de Quraysh se sont alors rassemblés autour de lui. Il a dit : « Voyez-vous : si je vous dis qu’un ennemi va vous attaquer ce matin ou ce soir, me croirez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors je suis pour vous un avertisseur clair d’un châtiment sévère qui approche. » Abu Lahab a dit : « C’est pour cela que tu nous as rassemblés ? Que tu périsses ! » Alors Allah a révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4973
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Lahab a dit : « Que tu périsses ! C’est pour cela que tu nous as rassemblés ? » Alors il a été révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4978
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté à La Mecque pendant dix ans, durant lesquels le Coran lui était révélé ; puis il a séjourné à Médine pendant dix ans
- Sahih al-Bukhari, n°4979
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté à La Mecque pendant dix ans, durant lesquels le Coran lui était révélé ; puis il a séjourné à Médine pendant dix ans
- Sahih al-Bukhari, n°4991
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Gabriel m’a récité le Coran d’une façon. Je lui ai alors demandé de me le réciter d’une autre manière, et j’ai continué à lui demander de le réciter différemment, jusqu’à ce qu’il me le récite de plusieurs façons, pour finir par me le réciter de sept façons différentes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4997
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) était la personne la plus généreuse, et il l'était encore plus pendant le mois de Ramadan, car Gabriel venait le voir chaque nuit de ce mois jusqu'à la fin. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui récitait le Coran. Quand Gabriel le rencontrait, il devenait encore plus généreux que le vent rapide pour faire le bien
- Sahih al-Bukhari, n°5005
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a dit : « Ubai était le meilleur d’entre nous dans la récitation du Coran, pourtant nous laissons de côté une partie de ce qu’il récite. » Ubai dit : « Je l’ai appris de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) et je n’abandonnerai rien pour quoi que ce soit. » Mais Allah a dit : « Aucun de Nos versets, Nous ne l’abrogeons ni ne le faisons oublier sans le remplacer par un meilleur ou un semblable. »
- Sahih al-Bukhari, n°5019
Rapporté par `Abdul `Aziz bin Rufai' : Shaddad bin Ma'qil et moi sommes entrés auprès d’Ibn `Abbas. Shaddad bin Ma'qil lui a demandé : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il laissé autre chose (en dehors du Coran) ? » Il a répondu : « Il n’a rien laissé d’autre que ce qui est entre les deux couvertures (du Coran). » Ensuite, nous avons rendu visite à Muhammad bin Al-Hanafiyya et lui avons posé la même question. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) n’a rien laissé d’autre que ce qui est entre les deux couvertures (du Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°5035
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Les sourates que vous appelez les Mufassal sont en réalité les Muhkam. Et Ibn `Abbas a dit : « Le Messager d'Allah est décédé alors que j'étais un garçon de dix ans, et j'avais appris les Muhkam (du Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°5036
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « J'ai appris toutes les sourates Muhkam du vivant du Messager d'Allah (ﷺ). » Je lui ai demandé : « Que veut-on dire par Muhkam ? » Il a répondu : « Les Mufassal. »
- Sahih al-Bukhari, n°5044
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. » (75:16) Chaque fois que Gabriel descendait vers le Messager d’Allah (ﷺ) avec la Révélation, le Messager d’Allah (ﷺ) bougeait sa langue et ses lèvres, ce qui lui était difficile, et on voyait facilement qu’il recevait la Révélation. Alors Allah a révélé le verset qui se trouve dans la sourate commençant par « Je jure par le Jour de la Résurrection » (75:1), c’est-à-dire : « Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler (dans ton esprit) et de te donner la capacité de le réciter par cœur. » (75:16-17) Cela signifie : C’est à Nous de le rassembler (dans ton esprit) et de te donner la capacité de le réciter par cœur. Et quand Nous l’avons récité pour toi (Ô Muhammad) par l’intermédiaire de Gabriel, alors suis sa récitation. (75:18) Cela veut dire : « Quand Nous te le révélons (le Coran), écoute-le. » Ensuite : « C’est à Nous de l’expliquer et de le rendre clair pour toi. » (75:19) C’est-à-dire : C’est à Nous de l’expliquer par ta langue. Ainsi, quand Gabriel venait à lui, le Messager d’Allah (ﷺ) l’écoutait attentivement, et dès que Gabriel partait, il récitait la Révélation, comme Allah le lui avait promis
- Sahih al-Bukhari, n°5067
Rapporté par 'Ata : Nous nous sommes rendus, avec Ibn `Abbas, aux funérailles de Maymouna dans un endroit appelé Sarif. Ibn `Abbas a dit : « C'est l'épouse du Prophète (ﷺ), alors lorsque vous porterez son cercueil, ne le secouez pas et ne le bougez pas brusquement, mais marchez doucement. En effet, le Prophète (ﷺ) avait neuf épouses et il passait la nuit chez huit d'entre elles, et pour l'une d'elles il n'y avait pas de tour de nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°5069
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas m'a demandé : « Es-tu marié ? » J'ai répondu : « Non. » Il a dit : « Marie-toi, car la meilleure personne de cette communauté (musulmane), c'est-à-dire Muhammad, avait le plus grand nombre d'épouses. »
- Sahih al-Bukhari, n°5100
Rapporté par Ibn `Abbas : On a dit au Prophète : « Ne veux-tu pas épouser la fille de Hamza ? » Il a répondu : « C’est ma nièce par l’allaitement (fille de mon frère de lait). »
- Sahih al-Bukhari, n°5105
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a dit : « Sept types de mariages sont interdits à cause des liens du sang, et sept à cause des liens du mariage. » Puis Ibn 'Abbas a récité le verset : « Il vous est interdit (en mariage) vos mères… » (4:23). 'Abdullah bin Ja'far a épousé la fille et la femme de 'Ali en même temps (elles étaient belle-fille et belle-mère). Ibn Sirin a dit : « Il n’y a pas de mal à cela. » Mais Al-Hasan Al-Basri l’a d’abord désapprouvé, puis a dit qu’il n’y avait pas de mal. Al-Hasan bin Al-Hasan bin 'Ali a épousé deux de ses cousines la même nuit. Ja'far bin Zaid a désapprouvé cela car cela pouvait causer de la jalousie entre les cousines, mais ce n’est pas interdit, car Allah a dit : « Toutes les autres vous sont permises [en dehors de celles mentionnées]. » (4:24). Ibn 'Abbas a dit : « Si quelqu’un commet un acte sexuel illicite avec la sœur de sa femme, sa femme ne devient pas interdite pour lui. » Et selon Abu Ja'far : « Si une personne commet l’homosexualité avec un garçon, alors la mère de ce garçon lui est interdite en mariage. » Ibn 'Abbas a rapporté : « Si quelqu’un commet un acte sexuel illicite avec sa belle-mère, son mariage avec sa femme ne devient pas interdit. » Abu Nasr a rapporté qu’Ibn 'Abbas, dans ce cas, considérait le mariage interdit, mais Abu Nasr n’est pas bien connu pour avoir entendu des hadiths d’Ibn 'Abbas. Imran bin Hussain, Jabir b. Zaid, Al-Hasan et certains autres Irakiens ont jugé que son mariage devenait interdit. Dans ce cas, Abu Hurairah a dit : « Le mariage ne devient interdit que si la personne a eu des relations sexuelles (avec la mère de sa femme). » Ibn Al-Musaiyab, 'Urwa et Az-Zuhri permettent à la personne de garder sa femme. 'Ali a dit : « Son mariage ne devient pas interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°5114
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est marié alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°5115
Rapporté par `Ali : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Lors de la bataille de Khaybar, le Prophète (ﷺ) a interdit le mariage temporaire (Nikah Al-Mut'a) et la consommation de viande d’âne. »
- Sahih al-Bukhari, n°5116
Rapporté par Abu Jamra : J’ai entendu Ibn `Abbas donner un avis juridique lorsqu’on lui a demandé au sujet du Mut’a avec les femmes, et il l’a permis (Nikah-al-Mut'a). Un de ses esclaves affranchis lui a alors dit : « Cela n’est permis qu’en cas de grande nécessité et quand les femmes sont rares. » Ibn `Abbas a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5124
Rapporté par Ibn `Abbas : Il a dit : « Faire comprendre son intention de se marier se fait en disant par exemple à la veuve : “Je veux me marier et j’espère qu’Allah me donnera une femme pieuse.” » Al-Qasim a dit : On peut dire à la veuve : « J’ai beaucoup de respect pour toi et tu m’intéresses ; qu’Allah t’accorde beaucoup de bien », ou quelque chose de similaire. `Ata a dit : On doit faire allusion à son intention, sans la déclarer ouvertement. On peut dire : « J’ai un besoin. Bonne nouvelle pour toi. Louange à Allah ; tu es prête à te remarier. » Elle (la veuve) peut répondre : « J’écoute ce que tu dis », mais elle ne doit pas faire de promesse. Son tuteur ne doit pas non plus promettre à quelqu’un de la marier sans qu’elle le sache. Mais si, pendant la période de deuil (‘Idda), elle promet d’épouser quelqu’un et qu’ils se marient ensuite, ils ne doivent pas être séparés (le mariage est valable)
- Sahih al-Bukhari, n°5165
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un d’entre vous, lors d’un rapport avec son épouse, dit : Bismillah, Allahumma jannibni-sh-Shaitan wa jannib-ish-Shaitan ma razaqtana, et s’il est destiné qu’un enfant naisse de cette union, alors Satan ne pourra jamais lui nuire. »
- Sahih al-Bukhari, n°5191
Rapporté par Ibn `Abbas : J’avais très envie de demander à `Umar bin Al-Khattab au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète à propos desquelles Allah a dit : « Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ), c’est-à-dire Aisha et Hafsa) revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime). » (66:4), jusqu’à ce que `Umar fasse le Hajj et que je le fasse avec lui. En chemin, `Umar s’est isolé pour faire ses besoins, et je l’ai accompagné avec un récipient d’eau. Quand il a fini, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai alors dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit : “Si vous deux revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime) ?” (66:4) » Il a dit : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de `Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué à raconter le hadith et a dit : « Moi et un voisin ansar des Bani Umaiyya bin Zaid, qui habitait à `Awali-al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles de la révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir le dessus sur nos femmes, mais en arrivant chez les Ansar, nous avons vu que leurs femmes avaient le dessus sur leurs maris, alors nos femmes ont commencé à imiter les femmes ansar. J’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi es-tu surpris que je te réponde ? Par Allah, les femmes du Prophète lui répondent aussi et certaines ne lui parlent pas toute la journée jusqu’au soir.” Cette parole m’a effrayé et je lui ai dit : “Celle qui fait cela est perdue !” Ensuite, je me suis préparé et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Prophète (ﷺ) en colère jusqu’au soir ?” Elle a répondu : “Oui.” J’ai dit : “Tu es perdue ! N’as-tu pas peur qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et que tu sois perdue ? Ne demande pas plus au Prophète (ﷺ), ne lui réponds pas et ne cesse pas de lui parler. Demande-moi ce dont tu as besoin et ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète (ﷺ).” » `Umar a ajouté : « À ce moment-là, une rumeur circulait selon laquelle la tribu de Ghassan préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon compagnon ansar, le jour de son tour, est allé en ville et est revenu la nuit en frappant violemment à ma porte et en demandant si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit : “Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave.” J’ai demandé : “Quoi ? Les gens de Ghassan sont-ils venus ?” Il a répondu : “Non, mais c’est encore plus grave : le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes.” `Umar a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes et j’ai dit : “Hafsa est perdue.” Je pensais que ce divorce allait arriver bientôt. Je me suis donc préparé et j’ai prié la prière du matin avec le Prophète (ﷺ), puis il est monté dans une pièce à l’étage et s’est isolé. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’avais-je pas prévenue ? Le Prophète (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut, seul.” Je suis sorti et je me suis assis près de la chaire, où un groupe de gens était assis, certains pleuraient. Je suis resté un moment, puis je n’ai pas supporté la situation, alors je suis allé voir la pièce du Prophète (ﷺ) et j’ai dit à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Prophète (ﷺ) pour `Umar d’entrer ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ), puis est revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” Je suis revenu m’asseoir près de la chaire, mais je n’ai pas supporté, alors j’ai encore demandé à l’esclave : “Peux-tu demander la permission pour `Umar ?” Il est entré et revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” J’y suis retourné une troisième fois, et l’esclave m’a finalement appelé : “Le Prophète (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis alors entré auprès du Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai vu allongé sur un lit fait de tiges de palmiers, sans matelas, et les tiges avaient laissé des marques sur son flanc. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! As-tu divorcé de tes femmes ?” Il m’a regardé et a dit : “Non.” J’ai dit : “Allahou Akbar !” Puis, toujours debout, j’ai dit : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les gens de Quraish, avions le dessus sur nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons vu que les hommes étaient dominés par leurs femmes.” Le Prophète (ﷺ) a souri, puis j’ai ajouté : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Je suis allé voir Hafsa et je lui ai dit : ‘Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète.’” Le Prophète (ﷺ) a souri une deuxième fois. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis. J’ai alors regardé autour de sa maison, et par Allah, je n’ai rien vu d’important à part trois peaux. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Invoque Allah pour qu’il rende tes compagnons riches, car les Perses et les Romains ont reçu les plaisirs de ce monde, bien qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) s’est alors redressé et a dit : “Penses-tu ainsi, ô fils d’Al-Khattab ? Ce sont des gens qui ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Demande pardon à Allah pour moi.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes pendant vingt-neuf jours à cause de ce que Hafsa avait révélé à `Aisha. Le Prophète (ﷺ) avait dit : “Je n’irai pas les voir pendant un mois,” à cause de sa colère, et Allah l’a réprimandé. Quand vingt-neuf jours se sont écoulés, le Prophète (ﷺ) est d’abord allé voir `Aisha. Elle lui a dit : “Ô Messager d’Allah ! Tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, mais il ne s’est passé que vingt-neuf jours, je les ai comptés un par un.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Ce mois-ci compte vingt-neuf jours.” `Aisha a ajouté : “Ensuite, Allah a révélé les versets du choix.” Et parmi toutes ses femmes, il m’a demandé la première, et j’ai choisi de rester avec lui. Puis il a donné le choix à ses autres femmes et elles ont dit comme moi. » (Le Prophète (ﷺ) avait décidé de s’abstenir de manger un certain aliment à cause d’un événement, alors Allah l’a blâmé pour cela. Certaines de ses femmes étaient la cause de cette décision, c’est pourquoi il les a délaissées pendant un mois. Voir le Coran
- Sahih al-Bukhari, n°5197
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), il y a eu une éclipse du soleil. Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière de l’éclipse, et les gens ont prié avec lui. Il est resté longtemps debout, assez longtemps pour qu’on puisse réciter la sourate Al-Baqara, puis il a fait une longue inclinaison, s’est relevé et est resté de nouveau longtemps debout, un peu moins longtemps que la première fois, en récitant le Coran. Ensuite, il a fait une deuxième longue inclinaison, un peu plus courte que la première, puis il s’est relevé, puis s’est prosterné. Il s’est encore relevé, mais cette fois la station debout était plus courte que la première. Il a encore fait une longue inclinaison, mais moins longue que la première, puis il s’est relevé pour un long moment, mais moins longtemps que la première fois. Il a encore fait une longue inclinaison, mais plus courte que la première, puis il s’est relevé, s’est prosterné et a terminé sa prière. À ce moment-là, l’éclipse était terminée. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah, et ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Donc, quand vous voyez une éclipse, rappelez-vous d’Allah (faites la prière de l’éclipse). » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous t’avons vu tendre la main comme pour attraper quelque chose à cet endroit, puis reculer. » Il a répondu : « J’ai vu le Paradis (ou le Paradis m’a été montré), et j’ai tendu la main pour cueillir une grappe de raisin. Si je l’avais prise, vous en auriez mangé tant que ce monde existe. Puis j’ai vu le Feu (l’Enfer), et je n’ai jamais vu une vision aussi effrayante. J’ai vu que la majorité de ses habitants étaient des femmes. » Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi cela ? » Il a répondu : « À cause de leur ingratitude. » On a demandé : « Sont-elles ingrates envers Allah ? » Il a répondu : « Elles ne sont pas reconnaissantes envers leurs maris et ne sont pas reconnaissantes pour les bienfaits qu’on leur fait. Même si tu es bon envers l’une d’elles toute ta vie, si elle voit quelque chose de désagréable de ta part, elle dira : “Je n’ai jamais rien reçu de bien de toi.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5203
Rapporté par Ibn `Abbas : Un matin, nous avons vu les épouses du Prophète (ﷺ) en train de pleurer, chacune d’elles était avec sa famille. Je suis allé à la mosquée et j’ai vu qu’il y avait beaucoup de monde. Ensuite, `Umar bin Al-Khattab est arrivé et il est monté voir le Prophète (ﷺ) qui était dans sa chambre à l’étage. Il l’a salué, mais personne n’a répondu. Il a salué de nouveau, mais personne n’a répondu. Ensuite, le portier l’a appelé et il est entré auprès du Prophète. Il a demandé : « As-tu divorcé de tes épouses ? » Le Prophète a dit : « Non, mais j’ai juré de ne pas aller les voir pendant un mois. » Le Prophète (ﷺ) est donc resté éloigné d’elles pendant vingt-neuf jours, puis il est allé les voir
- Sahih al-Bukhari, n°5218
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar est entré chez Hafsa et lui a dit : « Ô ma fille ! Ne te laisse pas tromper par le comportement de celle qui est fière de sa beauté à cause de l'amour que le Messager d'Allah (ﷺ) a pour elle. » Par « elle », il parlait de `Aisha. `Umar a ajouté : Ensuite, j'ai raconté cela au Messager d'Allah (ﷺ) et il a souri en l'entendant
- Sahih al-Bukhari, n°5233
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun homme ne doit rester seul avec une femme, sauf en présence d’un Mahram. » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma femme est partie pour accomplir le Hajj et j’ai été enrôlé dans telle ou telle expédition. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Retourne et fais le Hajj avec ta femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°5249
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Abis : J’ai entendu Ibn `Abbas répondre à un homme qui lui demandait : « As-tu assisté à la prière de l’`Id al-Adha ou de l’`Id al-Fitr avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn `Abbas a répondu : « Oui, et si je n’avais pas été proche de lui, je n’aurais pas pu y assister. » (C’était à cause de son jeune âge). Ibn `Abbas a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti, a fait la prière de l’`Id puis a prononcé le sermon. » Ibn `Abbas n’a rien mentionné au sujet de l’Adhan (l’appel à la prière) ou de l’Iqama. Il a ajouté : « Ensuite, le Prophète (ﷺ) est allé voir les femmes, leur a donné des conseils religieux et leur a demandé de faire l’aumône. Je les ai vues porter la main à leurs oreilles et à leur cou (pour enlever leurs boucles d’oreilles et colliers, etc.) et les jeter vers Bilal. Puis le Prophète (ﷺ) est rentré chez lui avec Bilal. »
- Sahih al-Bukhari, n°5266
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Il a entendu Ibn `Abbas dire : « Si un homme rend sa femme interdite pour lui, cela ne signifie pas qu’elle est divorcée. » Il a ajouté : « En effet, dans le Messager d’Allah, vous avez un bon exemple à suivre. »
- Sahih al-Bukhari, n°5273
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais, en tant que musulmane, je n’aimerais pas agir de façon contraire à l’islam si je reste avec lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu rendre le jardin que ton mari t’a donné comme dot ? » Elle a répondu : « Oui. » Puis le Prophète (ﷺ) a dit à Thabit : « Ô Thabit ! Accepte ton jardin et divorce-la d’un seul divorce. »
- Sahih al-Bukhari, n°5275
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais je ne peux pas supporter de vivre avec lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu lui rendre son jardin ? » Elle a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5276
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais bin Shammas est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais j’ai peur, en tant que musulmane, de devenir ingrate envers les bienfaits d’Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu lui rendre son jardin ? » Elle a répondu : « Oui. » Elle lui a donc rendu son jardin et le Prophète (ﷺ) a demandé à Thabit de divorcer d’elle
- Sahih al-Bukhari, n°5280
Rapporté par Ibn `Abbas : Je l'ai vu alors qu'il était esclave, (c'est-à-dire le mari de Barira)
- Sahih al-Bukhari, n°5281
Rapporté par Ibn `Abbas : C'était Mughith, l'esclave de telle famille, c'est-à-dire le mari de Barira. C'est comme si je le voyais maintenant la suivre (Barira) dans les rues de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°5282
Rapporté par Ibn `Abbas : Le mari de Barira était un esclave noir appelé Mughith, l’esclave de tel ou tel clan. C’est comme si je le voyais encore, marchant derrière elle dans les rues de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°5283
Rapporté par Ibn `Abbas : Le mari de Barira était un esclave appelé Mughith. C’est comme si je le voyais encore, suivant Barira en pleurant, les larmes coulant sur sa barbe. Le Prophète (ﷺ) a dit à `Abbas : « Ô `Abbas ! N’es-tu pas étonné de l’amour de Mughith pour Barira et du rejet de Barira envers Mughith ? » Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit à Barira : « Pourquoi ne retournes-tu pas vers lui ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce un ordre de ta part ? » Il a dit : « Non, j’intercède seulement pour lui. » Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5286
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les polythéistes étaient de deux sortes selon leur relation avec le Prophète et les croyants. Certains étaient en guerre contre le Prophète et combattaient contre lui, et il les combattait aussi. Les autres étaient ceux avec qui le Prophète (ﷺ) avait conclu un traité ; ni le Prophète (ﷺ) ne les combattait, ni eux ne le combattaient. Si une femme du premier groupe de polythéistes émigrait vers les musulmans, elle ne pouvait se marier qu’après avoir eu ses règles et s’être purifiée. Une fois purifiée, elle pouvait se marier. Si son mari émigrait avant qu’elle ne se remarie, elle lui était rendue. Si un esclave ou une esclave fuyait ces polythéistes pour rejoindre les musulmans, il ou elle devenait libre et bénéficiait des mêmes droits que les autres émigrants. Le rapporteur a ensuite mentionné le cas des polythéistes liés aux musulmans par un traité, comme dans le récit de Mujahid. Si un esclave ou une esclave fuyait ces polythéistes ayant un traité avec les musulmans, il ou elle n’était pas rendu, mais leur prix était payé aux polythéistes
- Sahih al-Bukhari, n°5287
Rapporté par Ibn 'Abbas : Qariba, la fille d'Abi Umaiyya, était l'épouse de 'Umar ibn Al-Khattab. 'Umar l'a divorcée, puis Mu'awiyya ibn Abi Sufyan l'a épousée. De même, Umm Al-Hakam, la fille d'Abi Sufyan, était l'épouse de 'Iyad ibn Ghanm Al-Fihri. Il l'a divorcée, puis 'Abdullah ibn 'Uthman Al-Thaqafi l'a épousée
- Sahih al-Bukhari, n°5293
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le Tawaf (autour de la Ka`ba) en étant sur son chameau, et chaque fois qu’il arrivait au coin de la Pierre Noire, il la montrait de la main et disait : « Allahu Akbar. » (Zainab a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une ouverture a été faite dans le mur de Gog et Magog comme ceci et ceci, » en formant le nombre 90 avec son pouce et son index
- Sahih al-Bukhari, n°5307
Rapporté par Ibn `Abbas : Hilal bin Umaiyya a accusé sa femme d’adultère et est venu voir le Prophète (ﷺ) pour témoigner contre elle, en prêtant le serment de Lian. Le Prophète (ﷺ) disait : « Allah sait que l’un de vous deux ment. Est-ce que l’un de vous veut se repentir auprès d’Allah ? » Ensuite, la femme s’est levée et a témoigné
- Sahih al-Bukhari, n°5310
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a dit : « Un jour, on a parlé du Lian devant le Prophète (ﷺ), et `Asim bin Adi a fait un commentaire puis est parti. Ensuite, un homme de sa tribu est venu se plaindre d’avoir trouvé un homme avec sa femme. `Asim a dit : ‘Je n’ai été mis à l’épreuve que par ce que j’ai dit au sujet du Lian.’ `Asim a emmené l’homme auprès du Prophète (ﷺ) et l’homme lui a expliqué dans quelle situation il avait trouvé sa femme. L’homme était pâle, maigre et avait les cheveux fins, alors que l’autre homme qu’il disait avoir vu avec sa femme était brun, gros et avait de gros mollets. Le Prophète (ﷺ) a invoqué : « Ô Allah ! Montre la vérité. » La femme a alors accouché d’un enfant qui ressemblait à l’homme que son mari avait mentionné. Le Prophète (ﷺ) leur a alors fait faire le Lian. » Un homme de l’assemblée a demandé à Ibn `Abbas : « Est-ce la même femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) avait dit : ‘Si je devais lapider quelqu’un sans témoin, j’aurais lapidé cette femme’ ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui, bien qu’étant musulmane, se comportait de façon très suspecte. »
- Sahih al-Bukhari, n°5316
Rapporté par Ibn `Abbas : On a parlé devant le Messager d’Allah (ﷺ) de personnes impliquées dans une affaire de Lian. `Asim bin Adi a dit quelque chose à ce sujet puis il est parti. Plus tard, un homme de sa tribu est venu le voir et lui a dit qu’il avait surpris un autre homme avec sa femme. À cela, `Asim a dit : « Je ne suis concerné que par ce que j’ai dit (au sujet du Lian). » `Asim a emmené l’homme chez le Messager d’Allah (ﷺ) et il lui a raconté dans quelle situation il avait trouvé sa femme. L’homme était pâle, maigre et avait les cheveux plats, tandis que l’autre homme qu’il avait trouvé avec sa femme était brun, gros, avec de grosses jambes et les cheveux bouclés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Fais apparaître la vérité. » Ensuite, la femme a accouché d’un enfant ressemblant à l’homme que son mari avait mentionné. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) leur a ordonné d’accomplir le Lian. Un homme présent a demandé à Ibn `Abbas : « Était-ce la même femme à propos de laquelle le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si je devais lapider quelqu’un sans témoins, j’aurais lapidé cette femme” ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui, bien qu’étant musulmane, éveillait des soupçons à cause de sa mauvaise conduite. »
- Sahih al-Bukhari, n°5344
Rapporté par Mujahid : (à propos du verset) : « Si l’un de vous meurt et laisse des épouses derrière lui. » C’était la période de l’‘Idda que la veuve devait passer dans la maison de son défunt mari. Puis Allah a révélé : « Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les chasser. Mais si elles partent, il n’y a pas de faute sur vous pour ce qu’elles font d’elles-mêmes, à condition que ce soit honorable (c’est-à-dire un mariage licite) » (2.240). Mujahid a dit : Allah a ordonné qu’une veuve a le droit de rester sept mois et vingt jours avec la famille de son mari grâce au testament de celui-ci, afin qu’elle complète une année d’‘Idda. Mais la veuve a le droit de rester cette période supplémentaire ou de quitter la maison de son mari, comme l’indique la parole d’Allah : « Mais si elles partent, il n’y a pas de faute sur vous... » (2.240). Ibn ‘Abbas a dit : Ce verset a annulé l’obligation de passer la période de l’‘Idda dans la maison du défunt mari, et elle peut donc la passer où elle veut. Et Allah dit : « Sans les chasser. » ‘Ata a dit : Si elle le souhaite, elle peut passer sa période de l’‘Idda dans la maison de son mari et y vivre selon le testament de celui-ci, et si elle le souhaite, elle peut sortir de la maison de son mari, comme Allah dit : « Il n’y a pas de faute sur vous pour ce qu’elles font d’elles-mêmes. » (2.240). ‘Ata a ajouté : Ensuite, les versets sur l’héritage ont été révélés et l’obligation d’hébergement pour la veuve a été annulée, et elle peut passer sa période de l’‘Idda où elle veut, sans avoir droit à l’hébergement par la famille de son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5358
Rapporté par Malik bin Aus bin Al-Hadathan : Un jour, je suis parti rendre visite à `Umar (ibn Al-Khattab). Pendant que j’étais assis avec lui, son portier, Yarfa, est venu et a dit : « Uthman, `AbdurRahman (ibn `Auf), Az-Zubair et Sa`d (ibn Abi Waqqas) demandent la permission de te voir. » `Umar a répondu : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. Peu après, Yarfa est revenu et a dit à `Umar : « Dois-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. `Abbas a dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre moi et lui (`Ali). » Le groupe, c’est-à-dire `Uthman et ses compagnons, ont dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » `Umar a dit : « Attendez ! Je vous en conjure par Allah, par qui le Ciel et la Terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous (les Prophètes), nous ne laissons rien en héritage à nos héritiers, tout ce que nous laissons doit être donné en aumône.’ Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Oui, il l’a bien dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Maintenant, laissez-moi vous expliquer. Allah a accordé à Son Prophète une partie de ces biens (butin de guerre) qu’Il n’a donné à personne d’autre. Et Allah a dit : ‘Et ce qu’Allah a accordé à Son Messager (comme butin) de leur part, pour lequel vous n’avez pas fait d’expédition ni à cheval ni à chameau... Allah est capable de toute chose.’ (59:6) Donc, ces biens ont été donnés spécialement au Messager d’Allah (ﷺ). Mais, par Allah, il ne vous en a rien caché, il ne les a pas gardés pour lui seul, mais il vous les a tous distribués, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie. Et avec cela, le Messager d’Allah (ﷺ) pourvoyait aux besoins annuels de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où les biens d’Allah (comme la Zakat) devaient être utilisés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a toujours agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous en conjure par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis `Umar a dit à `Ali et `Abbas : « Je vous en conjure par Allah, le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).’ Il a donc pris en charge ces biens et a agi avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait, et vous le saviez tous les deux. » Ensuite, `Umar s’est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abu Bakr était ceci ou cela ! Mais Allah sait qu’il était honnête, sincère, pieux et juste dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr, et j’ai dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abu Bakr.’ J’ai donc gardé ces biens pendant les deux premières années de mon règne, et j’ai fait avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr le faisaient. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus à moi avec la même demande et le même problème. (`Abbas !) Tu es venu réclamer ta part de l’héritage du fils de ton frère, et lui (`Ali) est venu réclamer la part de sa femme de l’héritage de son père. Je vous ai donc dit : ‘Si vous le voulez, je vous remets ces biens, à condition que vous me promettiez devant Allah de les gérer comme le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr et moi-même l’avons fait depuis le début de mon règne ; sinon, ne m’en parlez plus.’ Vous avez dit : ‘Remets-nous ces biens sous cette condition.’ Et je vous les ai remis sous cette condition. Je vous en conjure par Allah, est-ce bien sous cette condition que je vous les ai remis ? » Le groupe a dit : « Oui. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, est-ce sous cette condition que je vous les ai remis ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Voulez-vous maintenant que je prenne une décision différente ? Par Celui par qui le Ciel et la Terre tiennent, je ne prendrai jamais d’autre décision jusqu’à la fin des temps ! Mais si vous n’arrivez plus à gérer ces biens, alors rendez-les-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°5389
Rapporté par Ibn `Abbas : Sa tante, Um Hufaid bint Al-Harith bin Hazn, a offert au Prophète (ﷺ) du beurre, du yaourt sec et des lézards mastigures. Le Prophète (ﷺ) a invité les gens à manger ces lézards, et ils les ont mangés sur sa nappe, mais lui-même n’en a pas mangé, comme s’il n’aimait pas ça. Pourtant, si c’était interdit, les gens ne les auraient pas mangés sur la nappe du Prophète (ﷺ), et il n’aurait pas demandé qu’on les mange
- Sahih al-Bukhari, n°5391
Rapporté par Khalid bin Al-Walid : Il est allé avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez Maymouna, qui était sa tante et celle d’Ibn `Abbas. Il a trouvé chez elle un lézard mastigure rôti que sa sœur Hufaida bint Al-Harith avait apporté du Najd. Maymouna a présenté le lézard au Messager d’Allah (ﷺ), qui goûtait rarement à un aliment inconnu avant qu’on lui dise ce que c’était. Cette fois, le Messager d’Allah (ﷺ) a tendu la main vers la viande du lézard, mais une femme présente a dit : « Il faut dire au Messager d’Allah (ﷺ) ce que tu lui as servi. Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est de la viande de lézard mastigure. » En l’apprenant, le Messager d’Allah (ﷺ) a retiré sa main. Khalid bin Al-Walid a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce interdit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, mais on n’en trouve pas dans mon pays, alors je n’aime pas ça. » Khalid a dit : « Alors j’ai tiré le lézard vers moi et je l’ai mangé pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) me regardait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5402
Rapporté par Ibn 'Abbâs : Ma tante offrit au Prophète ﷺ des lézards (dhabb), du lait caillé sec et du lait. Le lézard fut placé sur sa table, et s'il avait été interdit, il n'y aurait pas été placé. Il but le lait et mangea le lait caillé sec
- Sahih al-Bukhari, n°5404
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a mangé de la viande d’une épaule (en coupant la viande avec ses dents), puis il s’est levé et a prié sans refaire ses ablutions
- Sahih al-Bukhari, n°5405
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a sorti un os avec de la viande d’une marmite et en a mangé, puis il a prié sans refaire ses ablutions
- Sahih al-Bukhari, n°5456
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand vous mangez, ne vous essuyez pas les mains avant de les avoir léchées ou de les avoir fait lécher par quelqu’un d’autre. »
- Sahih al-Bukhari, n°5529
Rapporté par `Amr : J’ai dit à Jabir bin Zaid : « Les gens disent que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de manger la viande d’âne. » Il a répondu : « Al-Hakam bin `Amr Al-Ghifari disait cela quand il était avec nous, mais Ibn `Abbas, le grand savant, refusait de donner un avis définitif et récitait : — Dis : Je ne trouve rien dans ce qui m’a été révélé qui soit interdit à celui qui veut en manger, sauf une bête morte, du sang répandu ou de la viande de porc. »
- Sahih al-Bukhari, n°5531
Rapporté par `Abdullah ibn `Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ passa près d’une brebis morte et dit : « Pourquoi ne profitez-vous pas de sa peau ? » Ils dirent : « Mais elle est morte ! » Il dit : « Seule sa consommation est interdite. »
- Sahih al-Bukhari, n°5532
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est passé devant une chèvre morte et a dit : « Il n'y a pas de mal si ses propriétaires profitent de sa peau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5598
Rapporté par Abu Al-Juwairiyya : J’ai interrogé Ibn `Abbas au sujet de l’Al-Badhaq. Il a dit : « Muhammad a interdit les boissons alcoolisées avant qu’on les appelle Al-Badhaq, en disant : ‘Toute boisson qui enivre est interdite.’ » J’ai demandé : « Qu’en est-il des bonnes boissons licites ? » Il a répondu : « En dehors de ce qui est licite et bon, tout le reste est interdit et mauvais (impur, Al-Khabith). »
- Sahih al-Bukhari, n°5609
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a bu du lait puis s’est rincé la bouche et a dit : « Il contient du gras. »
- Sahih al-Bukhari, n°5617
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a bu de l’eau de Zamzam en étant debout
- Sahih al-Bukhari, n°5629
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a interdit de boire de l’eau directement à l’ouverture d’une outre
- Sahih al-Bukhari, n°5652
Rapporté par 'Ata bin Abi Rabah : Ibn `Abbas m’a dit : « Veux-tu que je te montre une femme du Paradis ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Cette femme noire est venue voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : ‘J’ai des crises d’épilepsie et mon corps se découvre ; prie Allah pour moi.’ Le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Si tu veux, sois patiente et tu auras le Paradis ; et si tu veux, je demanderai à Allah de te guérir.’ Elle a répondu : ‘Je préfère être patiente,’ puis elle a ajouté : ‘Mais je me découvre, alors prie Allah pour que cela n’arrive pas.’ Il a donc prié Allah pour elle. » 'Ata a raconté qu’il avait vu Um Zafar, la grande femme noire, tenant le rideau de la Ka`ba
- Sahih al-Bukhari, n°5656
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est allé rendre visite à un bédouin malade. Chaque fois que le Prophète (ﷺ) allait voir un malade, il lui disait : « Ne t’inquiète pas, si Allah le veut, cela sera une expiation (de tes péchés). » Le bédouin a répondu : « Tu parles d’expiation ? Non, c’est juste une fièvre qui brûle ou dérange un vieil homme et le mènera à sa tombe contre sa volonté. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, oui, c’est ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5662
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré auprès d’un homme malade pour lui rendre visite et lui a dit : « Ne t’inquiète pas, si Allah le veut, (ta maladie sera) une expiation pour tes péchés. » L’homme a répondu : « Non, ce n’est qu’une fièvre qui brûle un vieil homme et va l’emmener dans sa tombe. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Alors oui, c’est ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5669
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) était sur son lit de mort, il y avait dans la maison plusieurs personnes, dont `Umar bin Al-Khattab. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Venez, je vais vous écrire un document après lequel vous ne vous égarerez pas. » `Umar a dit : « Le Prophète (ﷺ) est très malade et vous avez le Coran ; le Livre d’Allah nous suffit. » Les personnes présentes dans la maison se sont disputées. Certains disaient : « Approchez-vous pour que le Prophète (ﷺ) vous écrive un document après lequel vous ne vous égarerez pas », tandis que d’autres disaient comme `Umar. Quand ils ont commencé à faire du bruit devant le Prophète, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sortez ! » Rapporté par ‘Ubaidullah : Ibn `Abbas disait : « C’est vraiment dommage que le Messager d’Allah (ﷺ) ait été empêché d’écrire ce document à cause de leur désaccord et de leur agitation. »
- Sahih al-Bukhari, n°5680
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La guérison se trouve dans trois choses : une gorgée de miel, la saignée (cupping) et la cautérisation par le feu. » Mais j’interdis à mes compagnons d’utiliser la cautérisation par le feu
- Sahih al-Bukhari, n°5681
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La guérison se trouve dans trois choses : la saignée (cupping), une gorgée de miel ou la cautérisation par le feu. » Mais j’interdis à mes compagnons d’utiliser la cautérisation par le feu
- Sahih al-Bukhari, n°5691
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est fait faire une saignée, il a payé celui qui l’a soigné, puis il a pris un médicament à inhaler par le nez
- Sahih al-Bukhari, n°5694
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est fait faire une saignée alors qu’il jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°5695
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est fait faire une saignée alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°5698
Rapporté par `Abdullah bin Buhaina : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une saignée au milieu de la tête à Lahl Jamal, en route vers La Mecque, alors qu’il était en état d’Ihram. Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une saignée sur la tête
- Sahih al-Bukhari, n°5699
Rapporté par `Abdullah bin Buhaina : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une saignée au milieu de la tête à Lahl Jamal, en route vers La Mecque, alors qu’il était en état d’Ihram. Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une saignée sur la tête
- Sahih al-Bukhari, n°5700
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a été saigné à la tête à cause d’un mal dont il souffrait alors qu’il était en état d’Ihram, à un point d’eau appelé Lahl Jamal. Ibn `Abbas a ajouté : Le Messager d’Allah a été saigné à la tête pour un mal de tête d’un seul côté alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°5701
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a été saigné à la tête à cause d’un mal dont il souffrait alors qu’il était en état d’Ihram, à un point d’eau appelé Lahl Jamal. Ibn `Abbas a ajouté : Le Messager d’Allah a été saigné à la tête pour un mal de tête d’un seul côté alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°5705
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Des nations m’ont été présentées ; un ou deux prophètes passaient avec seulement quelques disciples. Un prophète passait sans aucun compagnon. Puis une grande foule est passée devant moi et j’ai demandé : “Qui sont-ils ? Sont-ils mes partisans ?” On m’a répondu : “Non. C’est Moïse et son peuple.” On m’a dit : “Regarde vers l’horizon.” J’ai vu alors une multitude de gens remplissant l’horizon. On m’a dit : “Regarde là-bas et là-bas, vers le ciel immense !” J’ai vu une foule remplissant l’horizon. On m’a dit : “C’est ta communauté, dont soixante-dix mille entreront au Paradis sans jugement.” » Ensuite, le Prophète (ﷺ) est rentré chez lui sans préciser à ses compagnons qui étaient ces soixante-dix mille personnes. Les gens ont alors commencé à discuter et ont dit : « Ce sont sûrement nous qui avons cru en Allah et suivi Son Messager ; donc ce sont soit nous, soit nos enfants nés après l’avènement de l’islam, car nous sommes nés à l’époque de l’ignorance. » Quand le Prophète (ﷺ) a entendu cela, il est sorti et a dit : « Ce sont ceux qui ne se soignent pas par la ruqya, ne croient pas aux présages, ne se font pas cautériser, mais placent leur confiance uniquement en leur Seigneur. » À ce moment, ‘Ukasha ibn Muhsin a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), est-ce que j’en fais partie ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » Un autre homme s’est levé et a demandé : « Et moi, en fais-je partie ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « ‘Ukasha t’a devancé. »
- Sahih al-Bukhari, n°5709
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche mais il nous faisait signe de ne pas le faire. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme tout malade. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons dit : « Nous pensions que c’était seulement parce qu’un malade n’aime pas les médicaments. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche devant moi, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas participé à votre acte. »
- Sahih al-Bukhari, n°5710
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche, mais il a commencé à nous faire signe de ne pas lui donner ce médicament. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme la plupart des malades. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « Nous avons pensé que c’était simplement parce qu’un malade n’aime pas le médicament. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche sous mes yeux, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5711
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche, mais il a commencé à nous faire signe de ne pas lui donner ce médicament. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme la plupart des malades. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « Nous avons pensé que c’était simplement parce qu’un malade n’aime pas le médicament. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche sous mes yeux, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5712
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche, mais il a commencé à nous faire signe de ne pas lui donner ce médicament. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme la plupart des malades. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « Nous avons pensé que c’était simplement parce qu’un malade n’aime pas le médicament. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche sous mes yeux, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5714
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la santé du Messager d’Allah (ﷺ) s’est détériorée et que sa maladie est devenue grave, il a demandé la permission à toutes ses femmes pour être soigné chez moi, et elles ont accepté. Il est sorti, soutenu par deux hommes, et ses jambes traînaient par terre entre `Abbas et un autre homme. (Le sous-rappoteur a raconté cela à Ibn `Abbas qui a dit : Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? Le sous-rappoteur a répondu : Non. Ibn `Abbas a dit : C’était `Ali.) `Aisha a ajouté : Quand le Prophète est entré chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il a dit : « Versez sur moi sept outres d’eau dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens. » Nous l’avons alors fait asseoir dans une cuve appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser l’eau de ces outres sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens, a dirigé la prière et leur a adressé un discours
- Sahih al-Bukhari, n°5729
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : `Umar bin Al-Khattab est parti pour le Sham et, lorsqu'il est arrivé à Sargh, les chefs de l'armée musulmane, Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah et ses compagnons, sont venus à sa rencontre et lui ont dit qu'une épidémie s'était déclarée au Sham. `Umar a dit : « Faites venir les premiers émigrants. » Il les a consultés et leur a annoncé l'épidémie. Ils étaient partagés : certains ont dit, « Nous sommes venus pour une raison et il ne serait pas bien d'abandonner, » tandis que d'autres ont dit à `Umar : « Tu as avec toi d'autres personnes et des compagnons du Messager d'Allah (ﷺ), alors il ne faut pas les exposer à cette épidémie. » `Umar leur a dit : « Laissez-moi maintenant. » Puis il a dit : « Faites venir les Ansar. » Je les ai appelés, il les a consultés, et ils étaient aussi divisés. Il leur a dit : « Laissez-moi maintenant, » puis il a ajouté : « Faites venir les anciens de Quraish qui ont émigré l'année de la conquête de La Mecque. » Je les ai appelés et ils ont tous donné le même avis : « Nous te conseillons de repartir avec les gens et de ne pas les emmener dans cet endroit touché par l'épidémie. » `Umar a donc annoncé : « Je retournerai à Médine demain matin, faites de même. » Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah a dit à `Umar : « Fuis-tu ce qu'Allah a décrété ? » `Umar a répondu : « J'aurais préféré que quelqu'un d'autre dise cela, ô Abu 'Ubaida ! Oui, nous fuyons ce qu'Allah a décrété vers ce qu'Allah a décrété. N'es-tu pas d'accord que si tu avais des chameaux dans une vallée avec un côté vert et un côté sec, tu les ferais paître sur le vert seulement si Allah l'a voulu, et sur le sec seulement si Allah l'a voulu ? » À ce moment-là, `Abdur-Rahman bin `Auf, qui était absent, est arrivé et a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : ‘Si vous entendez parler d'une épidémie de peste dans une région, n'y allez pas ; mais si la peste se déclare dans un pays où vous êtes, ne fuyez pas.’ » `Umar a remercié Allah et est retourné à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°5737
Rapporté par Ibn `Abbas : Certains compagnons du Prophète ﷺ sont passés près de gens installés près d’un point d’eau, et l’un d’eux avait été piqué par un scorpion. Un homme de ce groupe est venu demander aux compagnons du Prophète : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui sait faire une Ruqya ? Près de l’eau, il y a une personne piquée par un scorpion. » L’un des compagnons du Prophète est allé le voir et a récité la Sourate Al-Fatiha en échange d’un mouton comme paiement. Le malade a été guéri et l’homme a apporté le mouton à ses compagnons, qui n’ont pas aimé cela et ont dit : « Tu as accepté un salaire pour avoir récité le Livre d’Allah. » Quand ils sont arrivés à Médine, ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! (Cette personne) a accepté un salaire pour avoir récité le Livre d’Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Vous êtes les plus en droit de recevoir un salaire pour avoir fait une Ruqya avec le Livre d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5752
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est une fois sorti vers nous et a dit : « Des nations m’ont été montrées. Un prophète passait devant moi avec un homme, un autre avec deux hommes, un autre avec un petit groupe, et un autre sans personne avec lui. Ensuite, j’ai vu une grande foule couvrant l’horizon et j’ai souhaité qu’ils soient mes fidèles, mais on m’a dit : ‘C’est Moïse et ses fidèles.’ Puis on m’a dit : ‘Regarde.’ J’ai regardé et vu un grand rassemblement de gens couvrant l’horizon. On m’a dit : ‘Regarde de ce côté et de l’autre.’ J’ai donc vu une grande foule couvrant l’horizon. On m’a alors dit : ‘Ce sont tes fidèles, et parmi eux il y a 70 000 personnes qui entreront au Paradis sans être interrogées sur leurs comptes.’ Les gens se sont dispersés, et le Prophète (ﷺ) n’a pas précisé qui étaient ces 70 000. Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont alors commencé à en parler, et certains ont dit : ‘Pour nous, nous sommes nés à l’époque du polythéisme, puis nous avons cru en Allah et en Son Messager. Nous pensons cependant que ces 70 000 sont nos enfants.’ Cette discussion est parvenue au Prophète (ﷺ), qui a dit : ‘Ces 70 000 sont ceux qui ne cherchent pas à tirer de mauvais présages (des oiseaux), ne se soignent pas par la cautérisation, ne font pas de Ruqya, mais mettent leur confiance uniquement en leur Seigneur.’ Alors ‘Ukasha bin Muhsin s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que je fais partie de ces 70 000 ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui.’ Puis une autre personne s’est levée et a demandé : ‘Et moi, en fais-je partie ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘‘Ukasha t’a devancé.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5804
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui ne trouve pas d’Izar peut porter un pantalon, et celui qui ne trouve pas de sandales peut porter des Khuffs (chaussettes épaisses ou en cuir). »
- Sahih al-Bukhari, n°5815
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) s'est aggravée, il couvrait son visage avec une khamisa. Mais quand il avait du mal à respirer, il l'enlevait de son visage et disait : « C'est comme cela ! Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Par cela, il mettait en garde ses compagnons contre le fait de les imiter en agissant comme eux
- Sahih al-Bukhari, n°5816
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) s'est aggravée, il couvrait son visage avec une khamisa. Mais quand il avait du mal à respirer, il l'enlevait de son visage et disait : « C'est comme cela ! Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Par cela, il mettait en garde ses compagnons contre le fait de les imiter en agissant comme eux
- Sahih al-Bukhari, n°5843
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant un an, j’ai voulu demander à `Umar au sujet des deux femmes qui s’étaient soutenues l’une l’autre contre le Prophète (ﷺ), mais j’avais peur de lui. Un jour, il est descendu de sa monture et est allé parmi les arbres d’Arak pour faire ses besoins. À son retour, je lui ai posé la question et il m’a dit : « (C’étaient) `Aisha et Hafsa. » Il a ajouté : « À l’époque de l’ignorance avant l’Islam, nous ne donnions pas d’importance aux femmes, mais quand l’Islam est venu et qu’Allah a mentionné leurs droits, nous avons commencé à les respecter, mais sans leur permettre d’intervenir dans nos affaires. Une fois, il y a eu une dispute entre ma femme et moi, et elle m’a répondu d’une voix forte. Je lui ai dit : “Étonnant ! Tu peux me répondre ainsi ?” Elle a dit : “Oui. Tu me dis cela alors que ta fille cause des soucis au Messager d’Allah (ﷺ) ?” Je suis donc allé voir Hafsa et je lui ai dit : “Je te préviens de ne pas désobéir à Allah et à Son Messager.” Je suis d’abord allé voir Hafsa, puis Oum Salama et je lui ai dit la même chose. Elle m’a répondu : “Ô `Umar ! Ça m’étonne que tu t’occupes autant de nos affaires, au point de vouloir même t’immiscer dans celles du Messager d’Allah (ﷺ) et de ses femmes.” Elle a donc rejeté mon conseil. Il y avait un homme parmi les Ansar ; quand il était absent du Messager d’Allah (ﷺ) et que j’étais présent, je lui racontais ce qui s’était passé ce jour-là, et quand j’étais absent et qu’il était présent, il me racontait les nouvelles du Messager d’Allah (ﷺ). À cette époque, tous les dirigeants des régions voisines s’étaient soumis au Messager d’Allah (ﷺ) sauf le roi de Ghassan en Syrie, et nous avions peur qu’il nous attaque. Soudain, l’Ansari est venu et a dit : “Il s’est passé un grand événement !” Je lui ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ? Le roi des Ghassanides est-il venu ?” Il a répondu : “Encore plus grave ! Le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes !” Je suis allé les voir et je les ai trouvées toutes en train de pleurer dans leurs chambres, et le Prophète (ﷺ) était monté dans une pièce à l’étage. À la porte, il y avait un esclave à qui j’ai demandé : “Demande la permission pour que j’entre.” Il m’a laissé entrer et j’ai vu le Prophète (ﷺ) allongé sur un tapis qui avait laissé des marques sur son côté. Sous sa tête, il y avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. J’ai vu aussi des peaux suspendues et de l’herbe pour le tannage. Ensuite, j’ai raconté ce que j’avais dit à Hafsa et Oum Salama, et la réponse d’Oum Salama. Le Messager d’Allah (ﷺ) a souri et il est resté là-haut pendant vingt-neuf jours, puis il est redescendu. » (Voir Hadith n°648, vol. 3 pour plus de détails)
- Sahih al-Bukhari, n°5853
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui n’a pas d’izar (tissu pour la taille) peut porter un pantalon ; et celui qui n’a pas de sandales peut porter des khuffs (chaussons en cuir ou tissu épais), mais il faut les couper en dessous des chevilles. »
- Sahih al-Bukhari, n°5880
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai accompli la prière de l’`Id avec le Prophète ﷺ, et il a prié avant de faire le sermon (khutba). Ibn `Abbas a ajouté : Après la prière, le Prophète ﷺ s’est approché des rangs des femmes et leur a demandé de faire l’aumône. Les femmes ont alors commencé à déposer leurs bagues, grandes et petites, dans le vêtement de Bilal
- Sahih al-Bukhari, n°5881
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ est sorti le jour de l’`Id et a accompli une prière de deux unités (rak`at), sans prier avant ni après. Ensuite, il s’est dirigé vers les femmes et leur a demandé de faire l’aumône. Les femmes ont alors commencé à donner leurs boucles d’oreilles et leurs colliers
- Sahih al-Bukhari, n°5883
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a accompli une prière de deux unités le jour de l’`Id et n’a pas fait de prière surérogatoire avant ou après. Ensuite, il s’est dirigé vers les femmes, accompagné de Bilal, et leur a demandé de faire l’aumône. Les femmes ont alors commencé à donner leurs boucles d’oreilles, entre autres
- Sahih al-Bukhari, n°5885
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a maudit les hommes qui imitent les femmes dans leur comportement, ainsi que les femmes qui imitent les hommes
- Sahih al-Bukhari, n°5886
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a maudit les hommes efféminés (ceux qui imitent les femmes dans leur comportement) et les femmes qui imitent les hommes. Il a dit : « Chassez-les de vos maisons. » Le Prophète (ﷺ) a expulsé un certain homme, et `Umar a expulsé une certaine femme
- Sahih al-Bukhari, n°5913
Rapporté par Mujahid : Nous étions avec Ibn `Abbas et les gens parlaient d’Ad-Dajjal. Quelqu’un a dit : « Le mot ‘Kafir’ (mécréant) est écrit entre ses yeux (à Ad-Dajjal). » Ibn `Abbas a dit : « Je n’ai pas entendu le Prophète dire cela, mais il a dit : ‘Pour ce qui est d’Ibrahim, il ressemble à votre compagnon (c’est-à-dire le Prophète Muhammad), et pour ce qui est de Moussa, c’est un homme à la peau brune, aux cheveux bouclés, monté sur un chameau et tenant une bride solide en corde de jute, comme si je le voyais descendre dans la vallée et dire : “Labbaik”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5917
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) imitait les gens des Écritures dans les choses où il n’y avait pas d’ordre d’Allah. Les gens des Écritures laissaient leurs cheveux retomber, tandis que les polythéistes séparaient leurs cheveux au milieu. Donc, le Prophète (ﷺ) a d’abord laissé ses cheveux retomber, puis plus tard, il les a séparés
- Sahih al-Bukhari, n°5919
Rapporté par Ibn `Abbas : Une fois, j’ai passé la nuit chez ma tante Maimuna bint Al-Harith et le Messager d’Allah (ﷺ) était avec elle car c’était son tour. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour prier la nuit. Je me suis mis à sa gauche, mais il a pris mes deux mèches de cheveux et m’a fait passer à sa droite. Rapporté par Abu Bishr : (le hadith ci-dessus) mais il a précisé : Ibn `Abbas a dit : (il a pris) mes deux tresses sur ma tête
- Sahih al-Bukhari, n°5963
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu Muhammad dire : « Celui qui fait une image dans ce monde devra lui donner la vie le Jour de la Résurrection, mais il ne pourra pas le faire. »
- Sahih al-Bukhari, n°5965
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, les enfants de Bani `Abdul Muttalib sont venus l’accueillir. Il a alors fait monter l’un d’eux devant lui et l’autre derrière lui
- Sahih al-Bukhari, n°5966
Rapporté par Aiyub : On a parlé de la pire place parmi trois personnes montant un même animal en présence de `Ikrima. `Ikrima a dit : Ibn `Abbas a raconté : « (L’année de la conquête de La Mecque), le Prophète (ﷺ) est venu et a fait monter Qutham devant lui et Al-Fadl derrière lui, ou bien Qutham derrière lui et Al-Fadl devant lui. Alors, lequel des deux était le moins bien placé et lequel était le mieux ? »
- Sahih al-Bukhari, n°6052
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant deux tombes et a dit : « Tous les deux (ceux qui sont dans les tombes) sont en train d’être punis, mais pas pour un grand péché. L’un ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des rumeurs pour semer la discorde entre les gens (par exemple, il allait voir quelqu’un et lui disait que tel ou tel disait du mal de lui). » Le Prophète (ﷺ) a alors demandé une feuille verte de palmier, l’a fendue en deux et en a planté une sur chaque tombe, puis il a dit : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces deux morceaux de feuille ne seront pas secs. »
- Sahih al-Bukhari, n°6055
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est passé près des cimetières de Médine et a entendu les voix de deux personnes qui étaient punies dans leurs tombes. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ils sont punis, mais pas pour un grand péché, même si leurs fautes sont graves. L’un d’eux ne faisait pas attention à ne pas se salir avec l’urine, et l’autre colportait des rumeurs (Namima). » Ensuite, le Prophète a demandé une feuille de palmier verte, l’a fendue en deux et a posé un morceau sur chaque tombe, en disant : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces feuilles ne seront pas sèches. »
- Sahih al-Bukhari, n°6172
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ dit à Ibn Saïyad : « J’ai caché pour toi quelque chose, qu’est-ce donc ? » Il répondit : « Ad-Doukh. » Le Prophète ﷺ dit : « Écarte-toi ! »
- Sahih al-Bukhari, n°6176
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand la délégation de `Abdul Qais est venue voir le Prophète, il a dit : « Soyez les bienvenus, ô délégation qui êtes venus ! Vous ne connaîtrez ni honte ni regret. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes un groupe de la tribu d’Ar-Rabi`a, et entre toi et nous il y a la tribu de Mudar, et nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Ordonne-nous donc de faire quelque chose de bien (des actes religieux) pour que nous puissions entrer au Paradis en les accomplissant, et aussi pour que nous puissions recommander cela à ceux de notre peuple qui sont restés chez nous. » Il dit : « Quatre choses et encore quatre : accomplissez correctement la prière, donnez la Zakat (aumône obligatoire), jeûnez le mois de Ramadan, et donnez un cinquième du butin (pour la cause d’Allah), et ne buvez pas dans des récipients appelés Ad-Duba’, Al-Hantam, An-Naqir et Al-Muzaffat. »
- Sahih al-Bukhari, n°6208
Rapporté par ‘Abdullah bin Al-Harith bin Naufal : ‘Abbas bin ‘Abdul Muttalib a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! As-tu pu faire quelque chose pour Abou Talib, car il te protégeait et prenait soin de toi, et se mettait en colère pour toi ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui, il est dans une partie peu profonde du Feu. Sans moi, il serait dans les profondeurs les plus basses du Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6215
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai passé la nuit dans la maison de Maymouna et le Prophète ﷺ était là. Quand arriva le dernier tiers de la nuit, ou une partie, il se leva, regarda vers le ciel et récita : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre… » (sourate 3, verset)
- Sahih al-Bukhari, n°6228
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Al-Fadl bin `Abbas était assis derrière le Prophète (ﷺ) comme passager à l’arrière de sa chamelle le jour de Nahr (le 10 Dhul-Hijja, jour du sacrifice) et Al-Fadl était un bel homme. Le Prophète (ﷺ) s’est arrêté pour donner des avis aux gens. Pendant ce temps, une belle femme de la tribu de Khath’am est venue demander un avis au Messager d’Allah (ﷺ). Al-Fadl s’est mis à la regarder, attiré par sa beauté. Le Prophète (ﷺ) a regardé derrière lui pendant qu’Al-Fadl la regardait ; alors le Prophète (ﷺ) a tendu la main en arrière, a saisi le menton d’Al-Fadl et a tourné son visage de l’autre côté pour qu’il ne la fixe pas. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! L’obligation du Hajj imposée par Allah à Ses serviteurs est devenue obligatoire pour mon père, qui est un vieil homme et ne peut pas rester assis fermement sur une monture. Est-ce suffisant si j’accomplis le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6243
Rapporté par Ibn `Abbas : Je n’ai rien vu qui ressemble autant à de « petits péchés » que ce qu’Abu Huraira a rapporté du Prophète, qui a dit : « Allah a écrit pour chaque fils d’Adam sa part d’adultère qu’il commettra inévitablement. L’adultère des yeux, c’est le regard (vers ce qui est interdit), l’adultère de la langue, c’est la parole, et l’âme intérieure souhaite et désire, et les parties intimes confirment ou démentent cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°6266
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : `Ali bin Abu Talib est sorti de la maison du Prophète (ﷺ) pendant sa maladie mortelle. Les gens ont demandé à `Ali : « Ô Abou Hasan ! Comment va le Messager d’Allah (ﷺ) ce matin ? » `Ali a répondu : « Ce matin, il va mieux, par la grâce d’Allah. » Al-`Abbas a alors pris la main de `Ali et a dit : « Ne vois-tu pas qu’il est sur le point de mourir ? Par Allah, dans trois jours tu seras sous l’autorité d’un autre. Par Allah, je pense que le Messager d’Allah (ﷺ) va mourir de cette maladie, car je reconnais les signes de la mort sur les visages des descendants de `Abdul Muttalib. Allons voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour lui demander qui prendra la succession. Si le pouvoir nous revient, nous le saurons, et s’il revient à quelqu’un d’autre, nous lui demanderons de nous recommander auprès de lui. » `Ali a dit : « Par Allah ! Si nous demandons la direction au Messager d’Allah (ﷺ) et qu’il refuse, alors jamais les gens ne nous la donneront. De plus, je ne demanderai jamais cela au Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°6287
Rapporté par l’oncle de `Abbas bin Tamim : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) allongé sur le dos dans la mosquée, une jambe posée sur l’autre
- Sahih al-Bukhari, n°6299
Rapporté par Sa'id bin Jubair : On a demandé à Ibn 'Abbas : « Quel âge avais-tu quand le Prophète (ﷺ) est décédé ? » Il a répondu : « À ce moment-là, j'avais déjà été circoncis. » À cette époque, on ne circoncisait pas les garçons avant la puberté. Sa'id bin Jubair a dit : Ibn 'Abbas a dit : « Quand le Prophète est décédé, j'avais déjà été circoncis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6300
Rapporté par Sa'id ibn Jubair : Ibn 'Abbas a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, j'avais déjà été circoncis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6316
Rapporté par Ibn `Abbas : Une nuit, j’ai dormi chez Maimuna. Le Prophète (ﷺ) s’est réveillé, est allé aux toilettes, s’est lavé le visage et les mains, puis s’est recouché. Il s’est relevé tard dans la nuit, est allé à une outre d’eau, l’a ouverte et a fait ses ablutions sans utiliser beaucoup d’eau, mais il a bien lavé tous les membres, puis il a prié. Je me suis levé discrètement pour qu’il ne remarque pas que je l’observais, puis j’ai fait mes ablutions. Quand il s’est levé pour prier, je me suis mis à sa gauche. Il m’a pris par l’oreille et m’a fait passer à sa droite. Il a prié treize rak‘at au total, puis il s’est allongé et a dormi jusqu’à ce qu’il souffle en dormant, comme il le faisait d’habitude. Pendant ce temps, Bilal a informé le Prophète (ﷺ) que l’heure de la prière du Fajr approchait, et le Prophète a accompli la prière du matin sans refaire ses ablutions. Dans son invocation, il disait : « Allahumma ij‘al fi qalbi nuran, wa fi basari nuran, wa fi sam‘i nuran, wa ‘an yamini nuran, wa ‘an yasari nuran, wa fawqi nuran, wa tahti nuran, wa amami nuran, wa khalfi nuran, waj‘al li nuran. » Kuraib (un des rapporteurs) a dit : « J’ai oublié sept autres mots que le Prophète (ﷺ) a mentionnés dans cette invocation. J’ai rencontré un homme de la descendance d’Al-‘Abbas qui m’a transmis ces sept choses, en disant : ‘(Qu’il y ait de la lumière dans) mes nerfs, ma chair, mon sang, mes cheveux et mon corps’, et il a aussi mentionné deux autres choses. »
- Sahih al-Bukhari, n°6317
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allahumma laka l-hamdu ; Anta nuras-samawati wal ardi wa man fihinna. Wa laka l-hamdu ; Anta qaiyim as-samawati wal ardi wa man fihinna. Wa laka l-hamdu ; Anta-l-haqqun, wa wa'daka haqqun, wa qauluka haqqun, wa liqauka haqqun, wal-jannatu haqqun, wannaru haqqun, was-sa‘atu haqqun, wan-nabiyyuna haqqun, Mahammadun haqqun. Allahumma laka aslamtu, wa ‘alaika tawakkaltu, wa bika amantu, wa ilaika anabtu, wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu. Pardonne-moi ce que j’ai fait avant et après, ce que j’ai caché et ce que j’ai montré. Tu es Celui qui avance et Celui qui retarde. Il n’y a de divinité que Toi (ou : Il n’y a pas d’autre divinité que Toi). »
- Sahih al-Bukhari, n°6337
Rapporté par `Ikrima : Ibn `Abbas a dit : « Faites un sermon aux gens une fois par semaine, et si vous ne pouvez pas, alors deux fois, mais si vous voulez en faire plus, limitez-vous à trois fois par semaine seulement, et ne lassez pas les gens avec ce Coran. Si vous arrivez auprès de personnes qui discutent, n’interrompez pas leur conversation pour prêcher, de peur de les ennuyer. Il vaut mieux rester silencieux, et si on vous interroge, alors prêchez-leur au moment où ils ont envie d’écouter ce que vous dites. Évitez aussi d’utiliser des invocations en prose rimée, car j’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons l’évitaient toujours. »
- Sahih al-Bukhari, n°6345
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ invoquait Allah lors des moments de détresse en disant : « La ilaha illal-lahu Al-`Azim, al-Halim, La ilaha illal-lahu Rabbu-s-samawati wal-ard wa Rabbu-l-arsh il-azim. »
- Sahih al-Bukhari, n°6346
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ disait lors d’un moment de détresse : « La ilaha illal-lahu Rabbul-l-'arsh il-'azim, La ilaha illallahu Rabbu-s-samawati wa Rabbu-l-ard, Rabbu-l-'arsh-il-Karim. »
- Sahih al-Bukhari, n°6388
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous, lorsqu’il veut avoir un rapport intime avec sa femme, dit : “Bismillah, Allahumma jannibna-sh-shaitan, wa jannibi-sh-shaitan ma razaqtana”, et si un enfant doit naître de cette union, alors Satan ne pourra jamais lui nuire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6412
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a deux bienfaits dont beaucoup de gens se laissent tromper : la santé et le temps libre. »
- Sahih al-Bukhari, n°6433
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai apporté de l’eau à `Uthman bin `Affan pour qu’il fasse ses ablutions pendant qu’il était assis. Il a fait ses ablutions parfaitement et a dit : « J’ai vu le Prophète (ﷺ) faire ses ablutions à cet endroit, il les a faites parfaitement et a dit : ‘Celui qui fait ses ablutions comme je viens de le faire, puis va à la mosquée et prie deux unités de prière, puis reste assis là (en attendant la prière obligatoire en groupe), alors tous ses péchés passés seront pardonnés.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ne soyez pas orgueilleux (en pensant que vos péchés seront pardonnés uniquement à cause de votre prière). »
- Sahih al-Bukhari, n°6436
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Si le fils d’Adam possédait deux vallées remplies d’argent, il en voudrait une troisième, car rien ne peut remplir le ventre du fils d’Adam sauf la poussière. Et Allah pardonne à celui qui se repent auprès de Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6437
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Si le fils d’Adam possédait une vallée pleine d’argent, il en voudrait une autre pareille, car rien ne peut satisfaire le regard du fils d’Adam sauf la poussière. Et Allah pardonne à celui qui se repent auprès de Lui. » Ibn `Abbas a dit : Je ne sais pas si cette parole vient du Coran ou non. `Ata' a dit : « J’ai entendu Ibn Az-Zubair raconter ce hadith alors qu’il était sur la chaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6472
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Soixante-dix mille personnes de ma communauté entreront au Paradis sans rendre de comptes. Ce sont ceux qui ne pratiquent pas Ar-Ruqya, qui ne voient pas de mauvais présages dans les choses, et qui placent leur confiance en leur Seigneur. »
- Sahih al-Bukhari, n°6491
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ), racontant au sujet de son Seigneur, a dit : « Allah a ordonné (aux anges chargés de vous) d’écrire les bonnes et les mauvaises actions, puis Il a montré comment faire. Si quelqu’un a l’intention de faire une bonne action et ne la fait pas, Allah lui inscrit une bonne action complète. S’il a l’intention de faire une bonne action et la réalise, Allah lui inscrit une récompense allant de dix à sept cents fois, voire plus encore. Si quelqu’un a l’intention de faire une mauvaise action et ne la fait pas, Allah lui inscrit une bonne action complète. Mais s’il a l’intention de la faire et la réalise, Allah lui inscrit une seule mauvaise action. »
- Sahih al-Bukhari, n°6524
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous rencontrerez Allah pieds nus, nus, marchant sur vos pieds, et non circoncis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6525
Rapporté par Ibn `Abbas : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il faisait un sermon sur la chaire, dire : « Vous rencontrerez Allah pieds nus, nus, et non circoncis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6526
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s'est levé parmi nous et a dit : « Vous serez rassemblés pieds nus, nus et non circoncis, comme Allah le dit : 'Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons...' (21.104). Et la première personne à être habillée le Jour de la Résurrection sera (le Prophète) Ibrahim Al-Khalil. Ensuite, certains hommes de ma communauté seront amenés vers la gauche (c'est-à-dire vers le Feu), et je dirai : 'Ô Seigneur ! Mes compagnons !' Alors Allah dira : Tu ne sais pas ce qu'ils ont fait après ton départ. Je dirai alors comme le serviteur pieux, Jésus, a dit : 'Et j'étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux...' (jusqu'à) ...le Tout-Sage.' (5.117-118). » Le narrateur a ajouté : « Il sera alors dit que ces gens-là (qui ont quitté l'islam) ont continué à revenir sur leurs pas (ont abandonné l'islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°6541
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens m’ont été présentés et j’ai vu un prophète passer avec un grand groupe de ses fidèles, un autre prophète passer avec seulement un petit groupe, un autre avec seulement dix personnes, un autre avec cinq, et un autre prophète passer seul. Ensuite, j’ai vu une grande foule et j’ai demandé à Gabriel : “Ce sont mes fidèles ?” Il a répondu : “Non, mais regarde vers l’horizon.” J’ai regardé et vu une foule encore plus nombreuse. Gabriel a dit : “Ceux-là sont tes fidèles, et devant eux il y a soixante-dix mille personnes qui n’auront ni compte à rendre ni punition à subir.” J’ai demandé : “Pourquoi ?” Il a répondu : “Parce qu’ils ne se soignaient pas par la cautérisation, ni par la ruqya (récitation de versets du Coran pour se soigner), et ils ne voyaient pas de mauvais présages dans les choses. Ils mettaient leur confiance uniquement en leur Seigneur.” En entendant cela, ‘Ukasha bin Mihsan s’est levé et a dit au Prophète : “Invoque Allah pour que je sois l’un d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Ô Allah, fais qu’il soit l’un d’eux.” Un autre homme s’est levé et a dit au Prophète : “Invoque Allah pour que je sois l’un d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “‘Ukasha t’a devancé.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6572
Rapporté par `Abbas : Il a dit au Prophète (ﷺ) : « As-tu apporté un bénéfice à Abu Talib ? »
- Sahih al-Bukhari, n°6578
Rapporté par Ibn `Abbas : Le mot « Al-Kauthar » signifie le bien abondant qu'Allah a donné au Prophète (ﷺ) Muhammad. Abu Bishr a dit : J'ai demandé à Sa`id : « Certaines personnes disent qu'Al-Kauthar est une rivière au Paradis. » Sa`id a répondu : « La rivière qui est au Paradis fait partie de ce bien qu'Allah lui a accordé. »
- Sahih al-Bukhari, n°6597
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes. Il a dit : « Allah sait ce qu’ils auraient fait s’ils avaient vécu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6612
Rapporté par Ibn `Abbas : Je n’ai rien vu qui ressemble autant aux petits péchés que ce qu’Abu Huraira a rapporté du Prophète (ﷺ), qui a dit : « Allah a écrit pour le fils d’Adam sa part inévitable d’adultère, qu’il en soit conscient ou non : l’adultère des yeux, c’est de regarder ce qu’il ne faut pas regarder ; l’adultère de la langue, c’est de dire ce qu’il ne faut pas dire ; l’âme souhaite et désire (l’adultère), et ce sont les parties intimes qui concrétisent ou non cette tentation. »
- Sahih al-Bukhari, n°6613
Rapporté par Ibn `Abbas : (à propos du verset) « Et Nous t’avons accordé la vision (l’Ascension aux cieux “Miraj”) que Nous t’avons montrée (Ô Muhammad, en tant que témoin oculaire), mais comme une épreuve pour les gens. » (17.60) : Le Messager d’Allah a réellement vu de ses propres yeux la vision (tout ce qui lui a été montré) la nuit de son Voyage Nocturne à Jérusalem (puis vers les cieux). L’arbre maudit mentionné dans le Coran est l’arbre d’Az-Zaqqum
- Sahih al-Bukhari, n°6666
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme a dit au Prophète (alors qu’il faisait un sermon le jour de Nahr) : « J’ai fait le Tawaf autour de la Ka`ba avant de lancer les cailloux à la Jamra. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal. » Un autre a dit : « Je me suis rasé la tête avant de faire le sacrifice. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal. » Un troisième a dit : « J’ai fait le sacrifice avant de lancer les cailloux à la Jamra. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal. »
- Sahih al-Bukhari, n°6699
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et lui a dit : « Ma sœur avait fait le vœu d’accomplir le Hajj, mais elle est morte avant de le faire. » Le Prophète ﷺ a dit : « N’aurais-tu pas payé ses dettes si elle en avait eu ? » L’homme a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Alors, règle les droits d’Allah, car Allah est encore plus en droit de recevoir ce qui Lui est dû. »
- Sahih al-Bukhari, n°6702
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a vu un homme faire le Tawaf autour de la Ka`ba, attaché avec une corde ou autre chose, tenue par une autre personne. Le Prophète ﷺ a coupé cette corde
- Sahih al-Bukhari, n°6703
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant qu’il faisait le Tawaf autour de la Ka`ba, le Prophète ﷺ a vu une personne en conduire une autre avec une corde faite de cheveux attachée à son nez comme un anneau. Le Prophète ﷺ a coupé cette corde avec sa main et a ordonné à l’homme de le guider par la main
- Sahih al-Bukhari, n°6704
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant que le Prophète (ﷺ) faisait un sermon, il a vu un homme debout et a demandé qui était cet homme. Les gens ont répondu : « C’est Abu Israil, il a fait le vœu de rester debout sans jamais s’asseoir, de ne jamais aller à l’ombre, de ne parler à personne et de jeûner. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dites-lui de parler, de venir à l’ombre et de s’asseoir, mais qu’il termine son jeûne. »
- Sahih al-Bukhari, n°6725
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al `Abbas sont venus voir Abu Bakr pour demander leur part des biens du Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, ils réclamaient leur terre à Fadak et leur part de Khaibar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Nos biens ne peuvent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône, mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance sur ces biens.” » Abu Bakr ajouta : « Par Allah, je ne changerai pas la manière dont j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) gérer ces biens de son vivant. » À cause de cela, Fatima quitta Abu Bakr et ne lui parla plus jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6726
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al `Abbas sont venus voir Abu Bakr pour demander leur part des biens du Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, ils réclamaient leur terre à Fadak et leur part de Khaibar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Nos biens ne peuvent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône, mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance sur ces biens.” » Abu Bakr ajouta : « Par Allah, je ne changerai pas la manière dont j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) gérer ces biens de son vivant. » À cause de cela, Fatima quitta Abu Bakr et ne lui parla plus jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6728
Rapporté par Malik bin Aus : Je suis allé voir `Umar, et son portier, Yarfa, est venu dire : « `Uthman, `Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa`d demandent la permission d’entrer. Puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Il les a donc fait entrer. Ensuite, il est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » Il a dit : « Oui. » `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et cet homme (`Ali). » `Umar a dit : « Je vous demande, par Allah, par qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (des Prophètes) ne seront pas hérités, et tout ce que nous laissons après notre mort doit être dépensé en aumône” ? Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même. » Le groupe a répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Savez-vous tous les deux qu’il a dit cela ? » Ils ont répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar a dit : « Laissez-moi vous expliquer cette affaire. Allah a accordé à Son Messager une part de ce Fai’ (butin obtenu sans combat) qu’Il n’a donnée à personne d’autre ; Allah a dit : “Et ce qu’Allah a donné à Son Messager (le butin Fai’)… (59.6)” Ainsi, ces biens étaient réservés au Messager d’Allah (ﷺ). Pourtant, par Allah, il n’a rien gardé pour lui-même ni rien retenu de vous, mais il en donnait les revenus et les distribuait parmi vous, jusqu’à ce qu’il ne reste que les biens actuels dont le Prophète (ﷺ) utilisait une partie pour l’entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l’on dépense les biens d’Allah (c’est-à-dire en aumône, etc.). Le Messager d’Allah (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous demande par Allah, savez-vous tout cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar s’est alors adressé à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Tous deux ont dit : « Oui. » `Umar ajouta : « Et quand le Prophète (ﷺ) est mort, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ),” et il a pris en charge ces biens et les a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, j’ai pris en charge ces biens pendant deux ans, et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Puis vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, avec la même demande et la même affaire. (`Abbas !) Tu es venu me demander ta part des biens de ton neveu, et cet homme (`Ali) est venu me demander la part de sa femme des biens de son père. J’ai dit : “Si vous le souhaitez, je vous les donnerai à condition que vous suiviez la voie du Prophète (ﷺ) et d’Abu Bakr, et que je continue à les gérer comme je l’ai fait.” Maintenant, vous me demandez un jugement différent ? Par Allah, par qui le ciel et la terre existent, je ne donnerai pas d’autre jugement jusqu’à la fin des temps. Si vous n’arrivez pas à les gérer, rendez-les-moi et je m’en occuperai pour vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°6732
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez les parts d’héritage prescrites dans le Coran à ceux qui y ont droit. Ensuite, ce qui reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt. »
- Sahih al-Bukhari, n°6735
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Donnez les parts prescrites dans le Coran à ceux qui y ont droit ; et ce qu’il reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt. »
- Sahih al-Bukhari, n°6737
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez les parts prescrites dans le Coran à ceux qui y ont droit, puis ce qu’il reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt. »
- Sahih al-Bukhari, n°6738
Rapporté par Ibn `Abbas : La personne à propos de qui le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si je devais prendre un ami intime parmi cette communauté (mes compagnons), j’aurais choisi lui (c’est-à-dire Abu Bakr), mais la fraternité islamique est meilleure (ou il a dit : bonne) », considérait le grand-père comme le père lui-même (pour l’héritage)
- Sahih al-Bukhari, n°6739
Rapporté par Ibn `Abbas : (Au début de l’Islam), l’héritage était donné aux enfants et le legs allait aux parents. Ensuite, Allah a annulé ce qu’Il a voulu de cet ordre et a décrété que le garçon reçoive une part équivalente à celle de deux filles, que chaque parent ait un sixième, que l’épouse ait un huitième (si le défunt a des enfants) ou un quart (s’il n’a pas d’enfants), et que le mari ait la moitié (si la défunte n’a pas d’enfants) ou un quart (si elle a des enfants)
- Sahih al-Bukhari, n°6746
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez les parts d’héritage prescrites dans le Coran à ceux qui y ont droit ; et ce qui reste doit être donné au parent masculin le plus proche du défunt. »
- Sahih al-Bukhari, n°6747
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset sacré : « À chacun, Nous avons désigné des héritiers… » et : « À ceux aussi à qui vos mains droites se sont engagées. » (4.33) Quand les émigrants sont arrivés à Médine, les Ansar héritaient des émigrants (et inversement) à la place de leurs propres proches par le sang, à cause du lien de fraternité que le Prophète (ﷺ) avait établi entre eux, c’est-à-dire entre les Ansar et les émigrants. Mais lorsque le verset divin : « À chacun, Nous avons désigné des héritiers » (4.33) a été révélé, il a annulé l’autre règle, c’est-à-dire : « À ceux aussi à qui vos mains droites se sont engagées. »
- Sahih al-Bukhari, n°6751
Rapporté par `Aisha : J’ai acheté Barira (une esclave). Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Achète-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. » Un jour, on lui a donné un mouton en aumône. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ce mouton est une aumône pour elle (Barira) et un cadeau pour nous. » Al-Hakam a dit : « Le mari de Barira était un homme libre. » Ibn `Abbas a dit : « Quand je l’ai vu, il était esclave. »
- Sahih al-Bukhari, n°6754
Rapporté par Al-Aswad : Aïcha a acheté Barira pour l’affranchir, mais ses maîtres ont posé comme condition que son Wala’ (droit de succession) leur revienne après sa mort. Aïcha a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! J’ai acheté Barira pour l’affranchir, mais ses maîtres veulent garder son Wala’. » Le Prophète ﷺ a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit (l’esclave) », ou il a dit : « à celui qui paie son prix. » Alors Aïcha l’a achetée et affranchie. Ensuite, le Prophète a donné à Barira le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » (Al-Aswad a ajouté : Son mari était un homme libre.) Le sous-narrateur a précisé : La chaîne de transmission de l’affirmation d’Al-Aswad est incomplète. L’affirmation d’Ibn `Abbas, c’est-à-dire « quand je l’ai vu, il était esclave », est plus authentique
- Sahih al-Bukhari, n°6782
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Quand une personne commet l'adultère, elle n'est pas croyante au moment où elle le fait ; et quand quelqu'un vole, il n'est pas croyant au moment où il vole
- Sahih al-Bukhari, n°6809
Rapporté par 'Ikrima d'après Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quand un esclave (d'Allah) commet un rapport sexuel interdit, il n'est pas croyant au moment où il le fait ; s'il vole, il n'est pas croyant au moment du vol ; s'il boit une boisson alcoolisée, il n'est pas croyant au moment où il la boit ; et il n'est pas croyant quand il commet un meurtre. » 'Ikrima a dit : J'ai demandé à Ibn 'Abbas : « Comment la foi lui est-elle retirée ? » Il a répondu : « Comme ceci, » en joignant ses mains puis en les séparant, et il a ajouté : « Mais s'il se repent, la foi lui revient comme ceci, » en joignant à nouveau ses mains
- Sahih al-Bukhari, n°6824
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque Ma'iz bin Malik est venu voir le Prophète (ﷺ) pour avouer, le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Peut-être que tu as seulement embrassé la femme, ou fait un signe, ou l’as regardée ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a alors demandé, sans utiliser de détour : « As-tu eu un rapport sexuel avec elle ? » Le narrateur ajoute : À ce moment-là (après son aveu), le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’il soit lapidé
- Sahih al-Bukhari, n°6829
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a dit : « J’ai peur qu’avec le temps, des gens disent : “Nous ne trouvons pas les versets du Rajam (lapidation à mort) dans le Livre Saint”, et qu’ensuite ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. Sachez que je confirme que la peine du Rajam doit être appliquée à celui qui commet un rapport sexuel interdit, s’il est déjà marié et que le crime est prouvé par des témoins, une grossesse ou un aveu. » Soufyan a ajouté : « J’ai retenu ce récit de cette façon. » `Umar a ajouté : « En effet, le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine du Rajam, et nous l’avons fait aussi après lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6830
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
- Sahih al-Bukhari, n°6834
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a maudit les hommes efféminés et les femmes qui imitent les hommes dans leur comportement. Il a aussi dit : « Chassez-les de vos maisons. » Il a expulsé une certaine personne, et `Umar a aussi expulsé une certaine personne
- Sahih al-Bukhari, n°6855
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a parlé du couple qui avait prêté serment de Lian. `Abdullah bin Shaddad lui a demandé : « Est-ce la femme à propos de laquelle le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si jamais je devais lapider une femme sans témoins, j’aurais lapidé cette femme” ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, cette femme s’est exposée elle-même par son comportement suspect. »
- Sahih al-Bukhari, n°6856
Rapporté par Ibn `Abbas : On a parlé du Lian en présence du Prophète. `Asim bin Adi a fait un commentaire à ce sujet, et quand il est parti, un homme de sa tribu est venu se plaindre qu’il avait vu un homme avec sa femme. `Asim a dit : « Je suis mis à l’épreuve à cause de ce que j’ai dit. » Il a donc emmené l’homme chez le Prophète (ﷺ), et l’homme lui a raconté ce qui s’était passé. Le mari était de teint jaune, mince, avec des cheveux raides, alors que l’homme qu’il accusait d’avoir été avec sa femme était brun-roux, avec des jambes épaisses et un corps corpulent. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Montre la vérité. » Plus tard, la femme a accouché d’un enfant qui ressemblait à l’homme accusé. Le Prophète (ﷺ) leur a alors fait prêter serment de Lian. Quelqu’un a demandé à Ibn `Abbas lors d’une réunion : « Était-ce la même femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) a dit : “Si je devais lapider une femme pour adultère sans témoins, j’aurais lapidé cette femme” ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui avait un comportement si suspect parmi les musulmans qu’on pouvait l’accuser d’adultère. »
- Sahih al-Bukhari, n°6881
Rapporté par Ibn `Abbas : Pour les enfants d’Israël, la punition pour un crime était uniquement Al-Qisas (la loi du talion), et le paiement du prix du sang n’était pas permis comme alternative. Mais Allah a dit à cette communauté (les musulmans) : « Ô vous qui croyez ! Le Qisas vous est prescrit en cas de meurtre… » (jusqu’à la fin du verset 2.178). Ibn `Abbas a ajouté : La remise (le pardon) dans ce verset signifie accepter le prix du sang même en cas de meurtre intentionnel. Ibn `Abbas a aussi dit : Le verset : « Alors les proches doivent demander le prix du sang de façon raisonnable. » (2.178) veut dire que la demande doit être raisonnable et qu’il faut remercier correctement en retour
- Sahih al-Bukhari, n°6882
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les personnes les plus détestées par Allah sont au nombre de trois : (1) Celui qui se comporte mal, c’est-à-dire qui fait le mal, dans le Haram (les lieux sacrés de La Mecque et Médine) ; (2) celui qui veut que les traditions de l’époque préislamique restent dans l’islam ; (3) et celui qui cherche à faire couler le sang de quelqu’un sans raison valable. »
- Sahih al-Bukhari, n°6886
Rapporté par `Aisha : Nous avons donné un médicament au Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, en le lui versant dans la bouche. Il a dit : « Ne me donnez pas de médicament dans la bouche. » (Nous avons pensé qu’il disait cela) parce que les malades n’aiment généralement pas les médicaments. Quand il est allé mieux, il a dit : « Chacun d’entre vous devra boire ce médicament, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6895
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceci et ceci sont pareils. » Il montrait le petit doigt et le pouce
- Sahih al-Bukhari, n°6897
Rapporté par `Aisha : Nous avons fait prendre un médicament à la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) pendant sa maladie, et il nous a fait signe pour dire : « Ne me faites pas prendre de médicament. » Nous avons pensé qu’il refusait simplement parce que les malades n’aiment pas les médicaments. Quand il s’est senti un peu mieux, il nous a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de me faire prendre ce médicament ? » Nous avons répondu : « Nous avons cru que c’était parce que, comme tout malade, tu n’aimais pas ça. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Chacun de vous devra boire ce médicament, et je vous regarderai, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6922
Rapporté par `Ikrima : Des Zanadiqa (athées) ont été amenés à `Ali et il les a brûlés. Cette nouvelle est parvenue à Ibn `Abbas qui a dit : « Si j’avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, car le Messager d’Allah (ﷺ) l’a interdit en disant : ‘Ne punissez personne avec le châtiment d’Allah (le feu).’ Je les aurais tués selon la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Celui qui change de religion islamique, tuez-le.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6948
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset coranique : « Ô vous qui croyez ! Il ne vous est pas permis d’hériter des femmes contre leur gré. » (4.19) La coutume à l’époque préislamique était que si un homme mourait, ses proches héritaient de sa femme. L’un d’eux pouvait alors l’épouser, la marier à quelqu’un d’autre, ou l’empêcher de se remarier s’ils le voulaient, car ils estimaient avoir plus de droits sur elle que sa propre famille. C’est donc à ce sujet que ce verset a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°6959
Rapporté par Ibn Abbas : Sa'd bin 'Ubada Al-Ansari a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il fallait faire pour un vœu fait par sa mère qui est morte avant de l’accomplir. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Accomplis-le à sa place. » Certaines personnes ont dit : « Si le nombre de chameaux atteint vingt, alors leur propriétaire doit donner quatre moutons comme Zakat ; et si le propriétaire les offre en cadeau ou les vend pour éviter de payer la Zakat par ruse avant la fin de l’année, il n’a rien à payer. Et s’il les abat puis meurt, aucune Zakat ne sera prise sur ses biens. »
- Sahih al-Bukhari, n°6961
Rapporté par Muhammad bin `Ali : On a dit à `Ali qu’Ibn `Abbas ne voyait pas de mal au mariage Mut'a. `Ali a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le mariage Mut'a le jour de la bataille de Khaibar et il a interdit de manger la viande d’âne. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un, par ruse, se marie temporairement, son mariage est illégal. » D’autres ont dit : « Le mariage est valide mais la condition est illégale. »
- Sahih al-Bukhari, n°6975
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui reprend un cadeau qu’il a offert ressemble à un chien qui ravale son vomi, et nous (croyants) ne devons pas suivre ce mauvais exemple. »
- Sahih al-Bukhari, n°6982
Rapporté par `Aisha : Le début de la Révélation divine à l’Envoyé d’Allah (ﷺ) s’est manifesté par de bons rêves véridiques pendant son sommeil. Chaque rêve qu’il faisait se réalisait aussi clairement que la lumière du jour. Il allait souvent se retirer dans la grotte de Hira pour adorer Allah seul, et il y restait plusieurs jours et nuits. Il emportait de la nourriture pour son séjour, puis revenait voir (sa femme) Khadija pour reprendre des provisions et repartir ainsi de suite, jusqu’au jour où la Vérité lui est descendue alors qu’il était dans la grotte de Hira. L’ange est venu à lui et lui a demandé de lire. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je ne sais pas lire. » (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) « L’ange m’a alors saisi et m’a serré si fort que je ne pouvais plus le supporter. Puis il m’a relâché et m’a de nouveau demandé de lire. J’ai répondu : “Je ne sais pas lire.” Il m’a saisi une seconde fois et m’a serré jusqu’à ce que je ne puisse plus le supporter, puis il m’a relâché et m’a encore demandé de lire. J’ai répondu encore : “Je ne sais pas lire (ou : que dois-je lire ?).” Il m’a alors saisi une troisième fois, m’a serré puis m’a relâché et a dit : “Lis : Au nom de ton Seigneur qui a créé. Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le plus Généreux… jusqu’à … ce qu’Il ne savait pas.” (96.1-5) Ensuite, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) est revenu avec la Révélation, les muscles de son cou tremblant de peur, jusqu’à ce qu’il entre chez Khadija et dise : « Couvrez-moi ! Couvrez-moi ! » Ils l’ont couvert jusqu’à ce que sa peur disparaisse, puis il a dit : « Ô Khadija, que m’arrive-t-il ? » Il lui a alors raconté tout ce qui s’était passé et a dit : « J’ai peur qu’il m’arrive quelque chose. » Khadija répondit : « Jamais ! Réjouis-toi, car par Allah, Allah ne t’humiliera jamais : tu entretiens de bonnes relations avec tes proches, tu dis la vérité, tu aides les pauvres et les nécessiteux, tu es généreux avec tes invités et tu soutiens ceux qui sont frappés par le malheur. » Khadija l’a ensuite accompagné chez (son cousin) Waraqa bin Naufal bin Asad bin `Abdul `Uzza bin Qusai. Waraqa était le fils de l’oncle paternel de Khadija, c’est-à-dire le frère de son père. Durant la période préislamique, il était devenu chrétien et écrivait en arabe, transcrivant les Évangiles en arabe autant qu’Allah le lui permettait. Il était âgé et avait perdu la vue. Khadija lui dit : « Ô mon cousin ! Écoute l’histoire de ton neveu. » Waraqa demanda : « Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ? » Le Prophète (ﷺ) lui raconta ce qu’il avait vu. Waraqa dit : « C’est le même Namus (c’est-à-dire Gabriel, l’Ange dépositaire des secrets) qu’Allah a envoyé à Moïse. J’aimerais être jeune et vivre jusqu’au moment où ton peuple te chassera. » L’Envoyé d’Allah (ﷺ) demanda : « Ils vont me chasser ? » Waraqa répondit par l’affirmative et dit : « Jamais un homme n’est venu avec un message semblable au tien sans être traité avec hostilité. Si je vis jusqu’au jour où tu seras chassé, je te soutiendrai fermement. » Mais quelques jours plus tard, Waraqa mourut et la Révélation s’interrompit un moment, et le Prophète (ﷺ) devint si triste que, comme nous l’avons entendu, il envisagea plusieurs fois de se jeter du haut de montagnes. Chaque fois qu’il montait pour se jeter, Gabriel apparaissait devant lui et disait : « Ô Muhammad ! Tu es vraiment l’Envoyé d’Allah (ﷺ) en vérité. » Alors son cœur se calmait, il retrouvait la paix et rentrait chez lui. Et chaque fois que la Révélation tardait à revenir, il faisait la même chose, mais à chaque fois qu’il atteignait le sommet, Gabriel apparaissait et lui disait la même chose. (Ibn `Abbas a dit à propos du verset : « C’est Lui qui fend l’aube » (6.96) que Al-Asbah signifie la lumière du soleil le jour et la lumière de la lune la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°7000
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos d’un homme qui est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « J’ai vu en rêve la nuit dernière… » Puis Ibn `Abbas a raconté le récit
- Sahih al-Bukhari, n°7033
Rapporté par Ubaidullah bin Abdullah : J’ai demandé à Ibn Abbas au sujet du rêve du Messager d’Allah qu’il avait mentionné. (voir le hadith suivant)
- Sahih al-Bukhari, n°7034
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, on a mis deux bracelets en or à mes poignets. J’ai eu peur et je n’ai pas aimé cela, mais on m’a permis de les souffler, et ils se sont envolés. J’ai compris que cela symbolisait deux menteurs qui allaient apparaître. » ‘Ubaidullah a dit : « L’un d’eux était Al-`Ansi, qui a été tué par Fairuz au Yémen, et l’autre était Musailama (au Najd). »
- Sahih al-Bukhari, n°7042
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prétend avoir vu un rêve alors qu’il ne l’a pas vu devra essayer de faire un nœud entre deux grains d’orge, ce qu’il ne pourra pas faire ; et si quelqu’un écoute la conversation de personnes qui ne veulent pas qu’il entende, ou qui s’éloignent de lui, alors du plomb fondu sera versé dans ses oreilles le Jour de la Résurrection ; et celui qui fait une image sera puni le Jour de la Résurrection et on lui demandera d’y insuffler une âme, ce qu’il ne pourra pas faire. » Ibn `Abbas a aussi rapporté un hadith similaire
- Sahih al-Bukhari, n°7046
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « J’ai vu en rêve un nuage qui faisait de l’ombre. Du beurre et du miel en tombaient, et j’ai vu des gens les ramasser dans leurs mains, certains en prenaient beaucoup, d’autres un peu. Puis, j’ai vu une corde allant de la terre jusqu’au ciel, et j’ai vu que tu (le Prophète) la tenais et montais, puis un autre homme l’a tenue et est monté, puis un troisième a fait de même, puis un quatrième l’a tenue mais la corde s’est rompue, puis elle s’est reconnectée et il est monté. » Abu Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Permets-moi d’interpréter ce rêve. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Interprète-le. » Abu Bakr dit : « Le nuage qui fait de l’ombre représente l’islam, et le beurre et le miel qui en tombent représentent le Coran, sa douceur qui descend, et certains apprennent beaucoup du Coran, d’autres un peu. La corde qui va du ciel à la terre, c’est la Vérité que tu suis. Tu la suis et Allah t’élève grâce à elle, puis un autre homme la suit et s’élève, puis un autre, puis un autre, mais la corde se rompt, puis se rattache pour lui et il s’élève aussi. Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Ai-je eu raison ou tort ? » Le Prophète répondit : « Tu as eu raison sur une partie et tort sur une autre. » Abu Bakr dit : « Ô Prophète d’Allah ! Par Allah, dis-moi où je me suis trompé. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Ne jure pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°7053
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui n’apprécie pas quelque chose venant de son dirigeant doit patienter, car celui qui désobéit au dirigeant, même un peu, mourra comme ceux qui sont morts avant l’islam (comme des rebelles). »
- Sahih al-Bukhari, n°7054
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui remarque chez son dirigeant quelque chose qui lui déplaît doit patienter, car celui qui se sépare des musulmans, même un instant, puis meurt, mourra comme ceux qui sont morts avant l’islam (comme des rebelles). »
- Sahih al-Bukhari, n°7079
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Attention ! Ne redevenez pas des mécréants après moi en frappant (en coupant) le cou les uns des autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°7085
Rapporté par Abu Al-Aswad : Une unité de l’armée était recrutée parmi les habitants de Médine et mon nom figurait parmi eux. J’ai alors rencontré `Ikrima, et quand je l’en ai informé, il m’a fortement déconseillé d’y aller et a dit : « Ibn `Abbas m’a raconté qu’il y avait des musulmans qui étaient avec les polythéistes pour augmenter leur nombre contre le Messager d’Allah (ﷺ) (et l’armée musulmane), alors des flèches (de l’armée musulmane) pouvaient en toucher un et le tuer, ou un musulman pouvait le frapper (avec son épée) et le tuer. Alors Allah a révélé : ‘En vérité ! Ceux dont les anges reprennent l’âme alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes (en restant parmi les mécréants)...’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7131
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun prophète n’a été envoyé sans avertir sa communauté contre le menteur borgne (Ad-Dajjal). Attention ! Il est aveugle d’un œil, alors que votre Seigneur ne l’est pas, et il sera écrit entre ses yeux le mot “Kafir” (c’est-à-dire mécréant). » (Ce hadith est aussi rapporté par Abu Huraira et Ibn `Abbas)
- Sahih al-Bukhari, n°7143
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un voit son dirigeant musulman faire quelque chose qu’il n’approuve pas, il doit faire preuve de patience, car celui qui se sépare du groupe des musulmans, même pour un court instant, puis meurt, mourra comme ceux qui sont morts à l’époque de l’ignorance préislamique (comme des rebelles). »
- Sahih al-Bukhari, n°7195
Rapporté par Kharija bin Zaid bin Thabit : Zaid bin Thabit a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a ordonné d’apprendre l’écriture des Juifs. J’ai même écrit des lettres pour le Prophète (ﷺ) (aux Juifs) et j’ai aussi lu leurs lettres quand ils lui écrivaient. » Et `Umar a dit en présence de `Ali, `Abdur-Rahman et `Uthman : « Que dit cette femme ? » (la femme n’était pas arabe). `Abdur-Rahman bin Hatib a dit : « Elle t’informe à propos de sa compagne qui a eu des rapports interdits avec elle. » Abu Jamra a dit : « J’étais interprète entre Ibn `Abbas et les gens. » Certains ont dit : « Un dirigeant devrait avoir deux interprètes. »
- Sahih al-Bukhari, n°7196
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan bin Harb lui a raconté qu’Héraclius l’avait convoqué avec les membres d’une caravane de Quraysh, puis avait dit à son interprète : « Dis-leur que je veux poser une question à celui-ci (Abu Sufyan), et s’il essaie de mentir, ils doivent le contredire. » Ensuite, Abu Sufyan a raconté toute l’histoire et a dit qu’Héraclius avait dit à l’interprète : « Dis-lui (Abu Sufyan) : ‘Si ce que tu dis est vrai, alors il (le Prophète) prendra le contrôle de l’endroit sous mes deux pieds.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7238
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a évoqué le cas d’un couple pour lequel le jugement du Lian avait été prononcé. `Abdullah bin Shaddad a demandé : « Est-ce la femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Si je devais lapider une femme à mort sans preuve contre elle’ ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non ! Il s’agissait d’une femme qui, bien qu’étant musulmane, éveillait les soupçons par sa mauvaise conduite évidente. »
- Sahih al-Bukhari, n°7264
Rapporté par `Abdullah ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une lettre à Khosrau et a demandé à son messager de la donner d’abord au chef de Bahreïn, et de lui demander de la transmettre à Khosrau. Quand Khosrau a lu la lettre, il l’a déchirée en morceaux. (Az-Zuhri a dit : Je pense qu’Ibn Al-Musaiyab a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a invoqué Allah pour qu’Il déchire Khosrau et ses partisans en morceaux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7266
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand la délégation de `Abd Al-Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ), il a demandé : « Qui sont les membres de la délégation ? » Ils ont répondu : « Ce sont des gens de la tribu de Rabi`a. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Soyez les bienvenus, ô délégation, soyez les bienvenus ! Ô gens ! Vous ne subirez aucune humiliation et vous ne le regretterez pas. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Entre toi et nous, il y a les infidèles de la tribu de Mudar. Donne-nous donc un conseil (des actions religieuses) qui nous permettra d’entrer au Paradis si nous les accomplissons, et que nous pourrons transmettre à ceux que nous avons laissés derrière nous. » Ils ont aussi interrogé le Prophète (ﷺ) à propos des boissons. Il leur a interdit quatre choses et en a ordonné quatre autres. Il leur a ordonné de croire en Allah, et leur a demandé : « Savez-vous ce que signifie croire en Allah ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, l’Unique, sans associé, et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ; accomplir parfaitement la prière et donner la Zakat. » (Le narrateur pense que le jeûne du Ramadan est inclus), « et donner un cinquième du butin de guerre (à l’État). » Ensuite, il leur a interdit quatre récipients pour boire : Ad-Duba’, Al-Hantam, Al-Mazaffat et An-Naqir, ou peut-être Al-Muqaiyar. Puis le Prophète (ﷺ) a dit : « Apprenez bien tout cela par cœur et transmettez-le à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°7270
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) m'a pris dans ses bras et a dit : « Ô Allah ! Apprends-lui (la connaissance) du Livre (le Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°7286
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abbas : ‘Uyayna ibn Hisn ibn Hudhayfa ibn Badr est venu et est resté à Médine chez son neveu Al-Hurr ibn Qays ibn Hisn, qui faisait partie de ceux qu’‘Umar gardait près de lui, car les lecteurs du Coran étaient les personnes présentes aux réunions d’‘Umar et ses conseillers, qu’ils soient jeunes ou âgés. ‘Uyayna a dit à son neveu : « Ô mon neveu ! As-tu un moyen d’approcher ce chef pour me permettre de le voir ? » Son neveu répondit : « Je vais demander la permission pour toi. » (Ibn ‘Abbas ajoute :) Il a donc obtenu la permission pour ‘Uyayna, et quand ce dernier est entré, il a dit : « Ô fils d’Al-Khattab ! Par Allah, tu ne nous donnes pas assez de provisions et tu ne juges pas entre nous avec justice. » À ce moment-là, ‘Umar s’est tellement énervé qu’il voulait lui faire du mal. Al-Hurr a dit : « Ô chef des croyants ! Allah a dit à Son Messager : “Sois indulgent, ordonne ce qui est convenable et détourne-toi des ignorants.” (7:199) et cette personne fait partie des ignorants. » Par Allah, ‘Umar n’a pas oublié ce verset quand Al-Hurr le lui a récité, et ‘Umar a dit de suivre strictement les ordres du Livre d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°7305
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7315
Rapporté par Ibn `Abbas : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ma mère avait fait le vœu d'accomplir le Hajj, mais elle est morte avant de le faire. Dois-je accomplir le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui ! Accomplis le Hajj pour elle. Dis-moi, si ta mère avait une dette, l'aurais-tu payée ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors tu dois aussi t'acquitter de ce qui revient à Allah, car Allah a plus de droit qu'on remplisse ses obligations envers Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7323
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’enseignais le Coran à 'Abdur-Rahman bin Auf. Quand 'Umar a fait son dernier pèlerinage, 'Abdur-Rahman m’a dit à Mina : « Si tu avais vu le chef des croyants aujourd’hui ! Un homme est venu lui dire : “Untel a dit : ‘Si le chef des croyants meurt, nous donnerons l’allégeance à telle personne.’” 'Umar a dit : ‘Je vais me lever ce soir et avertir ceux qui veulent s’emparer des droits du peuple.’ J’ai dit : ‘Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble beaucoup de monde, et la majorité ne comprendra peut-être pas bien tes paroles et risquera de les répandre partout. Attends qu’on arrive à Médine, le lieu de l’émigration et de la Sunna. Là-bas, tu rencontreras les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ), les Mouhajirines et les Ansar, qui comprendront tes propos et leur donneront leur juste place.’ 'Umar a dit : ‘Par Allah, je le ferai dès que je prendrai la parole à Médine.’ Quand nous sommes arrivés à Médine, 'Umar a dit lors du sermon du vendredi : “Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la vérité et lui a révélé le Livre (le Coran), et parmi ce qui a été révélé, il y a le verset de la lapidation (pour adultère).” »
- Sahih al-Bukhari, n°7325
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Abis : On a demandé à Ibn `Abbas : « As-tu fait la prière de l’Aïd avec le Prophète ? » Il a répondu : « Oui, si je n’avais pas été proche du Prophète, je ne l’aurais pas faite avec lui car j’étais trop jeune. Le Prophète (ﷺ) est allé à l’endroit près de la maison de Kathir bin As-Salt et a accompli la prière de l’Aïd, puis il a prononcé le sermon. Je ne me souviens pas s’il y a eu un appel à la prière ou un Iqama. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a demandé aux femmes de faire l’aumône, et elles ont commencé à tendre leurs mains vers leurs oreilles et leurs cous pour donner leurs bijoux en aumône. Le Prophète (ﷺ) a demandé à Bilal d’aller les recueillir, puis Bilal est revenu vers le Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°7358
Rapporté par Ibn `Abbas : Um Hufaid bint Al-Harith bin Hazn a offert au Prophète (ﷺ) du beurre, du yaourt séché (lait caillé) et des lézards mastigures en cadeau. Le Prophète (ﷺ) a alors demandé qu’on prépare un repas (avec les mastigures, etc.) et on en a mangé sur sa nappe, mais le Prophète (ﷺ) n’en a pas mangé, car il n’aimait pas cela. Mais si c’était interdit d’en manger, cela n’aurait pas été servi sur sa nappe et il n’aurait pas demandé à ce qu’on en mange
- Sahih al-Bukhari, n°7363
Rapporté par Ubaidullah : Ibn `Abbas a dit : « Pourquoi demandez-vous quoi que ce soit aux gens de l’Écriture alors que votre Livre (le Coran), qui a été révélé au Messager d’Allah (ﷺ), est plus récent et le dernier ? Vous le lisez pur, sans altération ni changement, et Allah vous a informés que les gens de l’Écriture (juifs et chrétiens) ont modifié leur livre, l’ont déformé et l’ont écrit de leurs propres mains en disant : “C’est d’Allah”, pour en tirer un petit profit. La connaissance qui vous est parvenue ne vous empêche-t-elle pas de leur demander quoi que ce soit ? Non, par Allah, nous n’avons jamais vu aucun d’entre eux vous interroger au sujet de ce qui vous a été révélé. »
- Sahih al-Bukhari, n°7366
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand la mort du Prophète (ﷺ) approchait, il y avait des hommes dans la maison, parmi lesquels `Umar bin Al-Khattab. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Approchez, que j’écrive pour vous quelque chose après quoi vous ne vous égarerez jamais. » `Umar a dit : « Le Prophète (ﷺ) est très malade, et vous avez le Coran, donc le Livre d’Allah nous suffit. » Les gens présents dans la maison se sont opposés et ont discuté. Certains disaient : « Approchez, pour que le Messager d’Allah (ﷺ) vous écrive quelque chose après quoi vous ne vous égarerez pas », tandis que d’autres étaient d’accord avec `Umar. Comme le bruit et les désaccords augmentaient devant le Prophète, il leur a dit : « Partez et laissez-moi. » Ibn `Abbas disait : « C’était un grand malheur que leur désaccord et leur agitation aient empêché le Messager d’Allah (ﷺ) d’écrire cela pour eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7371
Rapporté par Ibn 'Abbas (ra) : Le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu'adh au Yémen
- Sahih al-Bukhari, n°7372
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu`adh au Yémen, il lui a dit : « Tu vas auprès d’un peuple parmi les gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’unicité d’Allah. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières à accomplir chaque jour et chaque nuit. S’ils prient, dis-leur qu’Allah leur a ordonné de donner la Zakat sur leurs biens, à prélever sur les riches et à distribuer aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent cela, prends la Zakat, mais évite de prendre les meilleurs biens des gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°7383
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de dire : « Je cherche refuge auprès de Toi par Ta puissance. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Toi, Toi qui ne meurs pas, alors que les djinns et les humains meurent. »
- Sahih al-Bukhari, n°7385
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) invoquait Allah la nuit en disant : « Ô Allah : Toutes les louanges sont pour Toi : Tu es le Seigneur des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. Ta parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, la rencontre avec Toi est la vérité, le Paradis est la vérité, l’Enfer est la vérité, et l’Heure est la vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je compte sur Toi, je me repens auprès de Toi, et avec Toi (Tes preuves) je me défends contre mes adversaires, et je Te laisse juger ceux qui refusent mon message. Ô Allah ! Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ainsi que ceux commis en secret ou en public. Tu es mon seul Dieu (que j’adore) et il n’y a pas d’autre Dieu pour moi (c’est-à-dire que je n’adore que Toi). » Sufyan rapporte que le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Tu es la Vérité, et Ta parole est la Vérité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7396
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un d’entre vous, lorsqu’il veut avoir une relation (ou dormir) avec sa femme, dit : Bismillah, Allahumma jannibna ash-Shaitan, wa jannib ash-Shaitana ma razaqtana, alors Satan ne pourra jamais nuire à l’enfant, s’il doit en avoir un à ce moment-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°7426
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) disait lors des moments difficiles : « La ilaha il-lallah Al-`Alimul-Halim. La ilaha il-lallah Rabbu-l-‘Arsh al-‘Azim, La ilaha il-lallah Rabbu-s-Samawati wa Rabbu-l-Ard, wa Rabbu-l-‘Arsh al-Karim. » (Voir hadith n°356 et 357, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7431
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire lors des moments difficiles : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Majestueux, le Très Patient. Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Seigneur du Trône immense. Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Seigneur des cieux et le Seigneur du Trône honorable. » (Voir hadith n°357, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7442
Rapporté par Ibn `Abbas : Chaque fois que le Prophète ﷺ accomplissait la prière de Tahajjud, il disait : « Ô Allah, notre Seigneur ! Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es le Gardien (Celui qui veille sur) des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qui s’y trouve. Tu es la Vérité, Ta parole est la Vérité, Ta promesse est la Vérité, la rencontre avec Toi est la Vérité, le Paradis est la Vérité, et le Feu (de l’Enfer) est la Vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je place ma confiance en Toi (je dépends uniquement de Toi). Et c’est à Toi que je me plains de mes adversaires et c’est avec Tes preuves que je discute. Pardonne donc mes péchés passés et futurs, ceux que j’ai commis en secret ou en public, et ceux que Tu connais mieux que moi. Nul n’a le droit d’être adoré en dehors de Toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7452
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, j’ai passé la nuit chez (ma tante) Maymouna pendant que le Prophète (ﷺ) était avec elle, pour voir comment il faisait la prière de nuit. Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé un moment avec sa femme, puis il s’est endormi. Quand le dernier tiers de la nuit est arrivé (ou une partie de celui-ci), le Prophète (ﷺ) s’est levé, a regardé le ciel et a récité le verset : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre… il y a des signes pour les gens doués d’intelligence. » (3.190) Ensuite, il s’est levé, a fait ses ablutions, s’est brossé les dents et a prié onze rak‘a. Puis Bilal a appelé à la prière, alors le Prophète (ﷺ) a fait une prière de deux rak‘a (Sunna), puis il est sorti diriger la prière du Fajr (prière obligatoire du matin)
- Sahih al-Bukhari, n°7455
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Gabriel, qu’est-ce qui t’empêche de nous rendre visite plus souvent ? » Puis ce verset a été révélé : « Et nous, les anges, ne descendons que par ordre de ton Seigneur. À Lui appartient ce qui est devant nous et ce qui est derrière nous… » (19.64) Ainsi, ce fut la réponse à Muhammad
- Sahih al-Bukhari, n°7461
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est tenu devant Musailama (le menteur), qui était assis avec ses compagnons, puis il lui a dit : « Même si tu me demandais ce morceau de tige de palmier, je ne te le donnerais pas. Tu ne peux pas éviter ce qu’Allah a décrété pour toi, et si tu t’éloignes de l’islam, Allah te détruira sûrement. »
- Sahih al-Bukhari, n°7470
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé rendre visite à un bédouin malade et lui a dit : « Ne t’inquiète pas, Tahur (c’est-à-dire que ta maladie sera une purification de tes péchés), si Allah le veut. » Le bédouin a répondu : « Tahur ! Non, c’est une fièvre qui brûle dans le corps d’un vieil homme et qui va l’emmener dans sa tombe. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, qu’il en soit ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7478
Rapporté par Ibn `Abbas : Il s’est disputé avec Al-Hurr bin Qais bin Hisn Al-Fazari au sujet du compagnon de Moïse (c’est-à-dire s’il s’agissait de Khadir ou non). Ubai bin Ka`b Al-Ansari est passé près d’eux et Ibn `Abbas l’a appelé en disant : « Mon ami (Hur) et moi ne sommes pas d’accord sur le compagnon de Moïse, celui que Moïse a cherché à rencontrer. As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire quelque chose à son sujet ? » Ubai a dit : « Oui, j’ai entendu le Messager d’Allah dire : ‘Pendant que Moïse était assis avec des Israélites, un homme est venu lui demander : “Connais-tu quelqu’un qui soit plus savant que toi (Moïse) ?” Moïse a répondu : “Non.” Alors Allah a révélé à Moïse : “Oui, Notre serviteur Khadir est plus savant que toi.” Moïse a demandé à Allah comment le rencontrer (Khadir). Alors Allah a fait du poisson un signe pour lui et il lui a été dit : “Quand tu perdras le poisson, retourne à l’endroit où tu l’as perdu et tu le rencontreras.” Moïse a donc cherché le signe du poisson dans la mer. Le jeune serviteur de Moïse (qui l’accompagnait) lui a dit : “Te souviens-tu de ce qui s’est passé quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié de te parler du poisson. Seul Satan m’a fait oublier de t’en parler.” (18.63) Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc revenus sur leurs pas. (18.64) Ils ont alors trouvé Khadir (là-bas) et il s’est passé ce qu’Allah a mentionné à leur sujet (dans le Coran).’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7490
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Ne dis pas ta prière à voix haute, ni à voix trop basse. » (17:110) Ce verset a été révélé alors que le Messager d’Allah (ﷺ) se cachait à La Mecque. Quand il récitait le Coran à voix haute, les polythéistes l’entendaient et insultaient le Coran, Celui qui l’a révélé et celui qui l’a apporté. Alors Allah a dit : « Ne dis pas ta prière à voix haute, ni à voix trop basse. » C’est-à-dire : « Ne récite pas si fort que les polythéistes t’entendent, ni si bas que tes compagnons ne t’entendent pas. » Cherche donc une voie moyenne : que tes compagnons t’entendent, mais ne récite pas trop fort, pour qu’ils puissent apprendre de toi
- Sahih al-Bukhari, n°7499
Rapporté par Ibn `Abbas : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) faisait la prière de nuit (Tahajjud), il disait : « Ô Allah ! Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es le Gardien des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qui s’y trouve. Tu es la Vérité, Ta promesse est la Vérité, Ta parole est la Vérité, Te rencontrer est une vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, tous les prophètes sont une vérité et l’Heure est une vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je compte sur Toi, je me repens à Toi, je combats pour Ta cause et je juge selon Tes ordres. Pardonne-moi donc mes péchés passés et futurs, ceux que j’ai commis en secret ou en public. C’est Toi que j’adore, nul n’a le droit d’être adoré en dehors de Toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7522
Rapporté par `Ikrima : Ibn `Abbas a dit : « Comment pouvez-vous demander aux gens des Écritures au sujet de leurs Livres alors que vous avez le Livre d’Allah (le Coran), qui est le plus récent des Livres révélés par Allah, et que vous le lisez dans sa forme pure et non altérée ? »
- Sahih al-Bukhari, n°7523
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Abdullah : `Abdullah bin `Abbas a dit : « Ô groupe de musulmans ! Comment pouvez-vous demander aux gens des Écritures quoi que ce soit alors que votre Livre, qu’Allah a révélé à votre Prophète, contient les nouvelles les plus récentes d’Allah et est pur et non altéré ? Allah vous a dit que les gens des Écritures ont changé certains des Livres d’Allah, les ont déformés et ont écrit quelque chose de leur propre main en disant : ‘Ceci vient d’Allah’, afin d’en tirer un petit profit. Le savoir qui vous est parvenu ne vous suffit-il pas pour ne pas leur demander ? Non, par Allah, nous n’avons jamais vu l’un d’eux vous demander ce qui vous a été révélé (le Livre, le Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°7524
Rapporté par Musa bin Abi `Aisha : Sa`id bin Jubair a rapporté d’Ibn `Abbas (concernant l’explication du verset : « Ne bouge pas ta langue pour hâter sa récitation »). Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) avait beaucoup de mal à recevoir la Révélation Divine et bougeait ses lèvres. » Ibn `Abbas a dit (à Sa`id) : « Je bouge mes lèvres comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait. » Et Sa`id m’a dit : « Je bouge mes lèvres comme j’ai vu Ibn `Abbas les bouger », puis il a bougé ses lèvres. Alors Allah a révélé : « (Ô Muhammad !) Ne bouge pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler et de te donner la capacité de le réciter (c’est-à-dire de le rassembler dans ta poitrine et ensuite tu le récites). » (75:16-17) « Mais lorsque Nous l’avons récité pour toi (Ô Muhammad, par l’intermédiaire de Gabriel), alors suis sa récitation. » (75:18) Cela signifie : « Tu dois l’écouter et te taire, puis c’est à Nous de te le faire réciter. » Le narrateur a ajouté : « Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) écoutait chaque fois que Gabriel venait à lui, et quand Gabriel partait, le Prophète (ﷺ) récitait le Coran comme Gabriel le lui avait récité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7525
Rapporté par Ibn `Abbas : Concernant l’explication du verset : « (Ô Muhammad !) N’élève pas ta voix dans ta prière, et ne la baisse pas trop non plus. » (17:110) Ce verset a été révélé alors que le Messager d’Allah (ﷺ) se cachait à La Mecque. À cette époque, quand il dirigeait la prière avec ses compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran ; et si les polythéistes l’entendaient, ils insultaient le Coran, Celui qui l’a révélé et celui qui l’a apporté. Alors Allah dit à Son Prophète : « N’élève pas ta voix dans ta prière, c’est-à-dire ta récitation (du Coran), de peur que les polythéistes ne l’entendent et n’insultent le Coran, ni ne la baisse trop, de peur que ta voix n’atteigne pas tes compagnons, mais suis une voie entre les deux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7539
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit que son Seigneur a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire qu’il est meilleur que Jonas (Yunus) fils de Matta. »
- Sahih al-Bukhari, n°7541
Et rapporté par Ibn 'Abbas : Abu Sufyan bin Harb m’a raconté qu’Héraclius a demandé son traducteur puis a demandé la lettre du Prophète (ﷺ), et celui-ci l’a lue ainsi : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre vient) de Muhammad bin 'Abdullah à Héraclius. “…Ô gens du Livre (Juifs et Chrétiens) : Venez à une parole juste entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah…” (V.3:) »
- Sahih al-Bukhari, n°7547
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) se cachait à La Mecque et récitait le Coran à voix haute. Quand les polythéistes l’entendaient, ils insultaient le Coran et celui qui l’avait apporté. Alors Allah dit à Son Prophète : « Ne récite pas ta prière à voix haute, ni trop doucement. »
- Sahih al-Bukhari, n°7556
Rapporté par Ibn `Abbas : Les délégués de `Abdul Qais sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont dit : « Les polythéistes de la tribu de Mudar nous empêchent de venir à toi, sauf pendant les mois sacrés. Donne-nous donc un conseil (des actes religieux) qui nous permettra d’entrer au Paradis si nous les pratiquons, et que nous pourrons transmettre à notre peuple resté derrière nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : Je vous ordonne de croire en Allah. Savez-vous ce que signifie croire en Allah ? C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, accomplir parfaitement la prière, donner la zakat et donner le cinquième du butin (pour la cause d’Allah). Et je vous interdis quatre choses : (c’est-à-dire ne buvez pas de boissons alcoolisées) dans les récipients appelés Ad-Dubba, An-Naqir, Az-Zuruf, Al-Muzaffat et Al-Hantam (noms de récipients utilisés pour préparer l’alcool). »
- Sunan Ibn Majah, n°27
Rapporté par Ibn Tawus : Son père a dit : « J'ai entendu Ibn 'Abbas dire : “Nous avions l'habitude de mémoriser les hadiths, et les hadiths étaient mémorisés du Messager d'Allah (ﷺ). Mais si vous tombez dans l'excès ou la négligence en rapportant les hadiths, on ne peut pas faire confiance à vos hadiths.” »
- Sunan Ibn Majah, n°50
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Allah refuse d'accepter les bonnes actions de celui qui suit l'innovation tant qu'il ne l'abandonne pas. »
- Sunan Ibn Majah, n°62
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il y a deux groupes dans cette communauté qui n’ont aucune part dans l’Islam : les Murji’ah et les Qadariyyah
- Sunan Ibn Majah, n°73
Rapporté par Ibn 'Abbas et Jabir bin 'Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il y a deux groupes dans ma communauté qui n’ont aucune part dans l’Islam : les gens de l’Irja’ et les gens du Qadar
- Sunan Ibn Majah, n°74
Rapporté par Abu Hurairah et Ibn 'Abbas : La foi augmente et diminue
- Sunan Ibn Majah, n°98
Rapporté par Ibn Abi Mulaikah : J'ai entendu Ibn 'Abbas dire : "Quand 'Umar a été placé sur son lit (c'est-à-dire son cercueil), les gens se sont rassemblés autour de lui, priant et invoquant des bénédictions sur lui", ou il a dit, "le louant et invoquant des bénédictions sur lui avant que le cercueil ne soit levé, et j'étais parmi eux. Personne ne m'a surpris sauf un homme qui m'a serré l'épaule. Je me suis retourné et j'ai vu que c'était 'Ali bin Abu Talib. Il a prié pour la miséricorde d''Umar, puis il a dit : "Tu n'as laissé derrière toi personne dont j'aimerais plus rencontrer Allah avec des actions semblables aux tiennes. Par Allah, je pense qu'Allah te réunira sûrement avec tes deux compagnons, car j'ai souvent entendu le Messager d'Allah dire : 'Abu Bakr, 'Umar et moi sommes allés ; Abu Bakr, 'Umar et moi sommes entrés ; Abu Bakr, 'Umar et moi sommes sortis.' Je pense donc qu'Allah te réunira sûrement avec tes deux compagnons
- Sunan Ibn Majah, n°103
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand ‘Umar est devenu musulman, Jibril est descendu et a dit : « Ô Muhammad ! Les habitants du ciel se réjouissent de l’islam de ‘Umar. »
- Sunan Ibn Majah, n°140
Rapporté par 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib : Nous passions devant des groupes de Quraish qui discutaient, mais ils s’arrêtaient de parler quand nous arrivions. Nous en avons parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Pourquoi des gens parlent-ils, puis quand ils voient un homme de ma famille, ils se taisent ? Par Allah, la foi n’entrera pas dans le cœur d’une personne tant qu’il n’aimera pas ma famille pour Allah et à cause de leur lien avec moi
- Sunan Ibn Majah, n°141
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Allah m’a pris comme ami proche (Khalil) comme Il a pris Ibrahim comme ami proche. Ma maison et celle d’Ibrahim seront face à face le Jour de la Résurrection, et 'Abbas sera entre nous, un croyant entre deux amis proches." (Hadith fabriqué)
- Sunan Ibn Majah, n°164
Rapporté par ‘Abdul-Muhaimin bin ‘Abbas bin Sahl bin Sa’d, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les Ansar sont comme un vêtement porté à même la peau, et les autres gens comme un vêtement porté par-dessus. Si les gens allaient dans une vallée ou un passage étroit et que les Ansar en prenaient un autre, j’irais là où vont les Ansar. Et si ce n’était pas pour la Hijrah, j’aurais été un homme parmi les Ansar. »
- Sunan Ibn Majah, n°166
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ m’a pris dans ses bras et a dit : « Ô Allah, enseigne-lui la sagesse et la bonne compréhension du Livre. »
- Sunan Ibn Majah, n°171
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a des gens qui récitent le Coran, mais il ne dépasse pas leur clavicule. Ils passeront à travers l’islam comme une flèche traverse sa cible. »
- Sunan Ibn Majah, n°193
Rapporté par 'Abbas bin 'Abdul-Mutallib : J'étais à Batha avec un groupe de personnes, parmi lesquelles se trouvait le Messager d'Allah ﷺ. Un nuage est passé au-dessus de lui, il l'a regardé et a dit : « Comment appelez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Sahab (un nuage). » Il a dit : « Et Muzn (nuage de pluie). » Ils ont répondu : « Et Muzn. » Il a dit : « Et 'Anan (nuages). » Abu Bakr a dit : « Ils ont dit : ‘Et 'Anan.’ » Il a dit : « À votre avis, quelle est la distance entre vous et le ciel ? » Ils ont répondu : « Nous ne savons pas. » Il a dit : « Entre vous et lui, il y a soixante-et-onze, ou soixante-douze, ou soixante-treize ans, et il y a la même distance entre chaque ciel (et ainsi de suite) » jusqu'à ce qu'il compte sept cieux. « Puis au-dessus du septième ciel, il y a une mer, dont la distance entre le haut et le bas est comme celle entre deux cieux. Puis au-dessus, il y a huit (anges en forme de) chèvres de montagne. La distance entre leurs sabots et leurs genoux est comme la distance entre deux cieux. Puis sur leur dos se trouve le Trône, et la distance entre le haut et le bas du Trône est comme la distance entre deux cieux. Puis Allah est au-dessus de cela, le Béni et l'Exalté. »
- Sunan Ibn Majah, n°222
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a dit : "Un savant (faqih) est plus redoutable pour le diable que mille adorateurs dévoués
- Sunan Ibn Majah, n°255
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : « Il y aura dans ma communauté des gens qui apprendront la religion et réciteront le Coran, puis diront : “Nous allons voir les dirigeants pour obtenir une part de leurs biens, tout en préservant notre engagement religieux.” Mais ce ne sera pas le cas. De la même façon qu’on ne récolte que des épines sur le Qatad, on ne tirera rien de leur proximité sauf (des péchés). » (Da'if) (Un des rapporteurs) Muhammed bin As-Sabbah a dit : « C’est comme s’il voulait dire : “sauf des péchés.” »
- Sunan Ibn Majah, n°288
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ priait la nuit (Qiyamul-Lail) deux unités de prière par deux, puis, quand il avait terminé, il utilisait le bâtonnet à dents
- Sunan Ibn Majah, n°341
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d’Allah s’est tourné vers un passage de montagne et a uriné, au point que j’ai eu pitié de lui à cause de la façon dont il écartait les jambes en urinant
- Sunan Ibn Majah, n°347
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d’Allah est passé devant deux tombes récentes et il a dit : « Ils sont en train d’être punis, mais pas pour quelque chose de grave. L’un d’eux ne faisait pas attention à éviter que l’urine ne touche ses vêtements, et l’autre colportait des rumeurs. »
- Sunan Ibn Majah, n°362
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ ne confiait jamais à quelqu’un d’autre le soin de se purifier, ni la distribution de sa charité ; il s’occupait lui-même de ces choses
- Sunan Ibn Majah, n°370
Rapporté par Ibn 'Abbas : Une des épouses du Prophète ﷺ a pris un bain dans un grand récipient, puis le Prophète ﷺ est venu et a pris un bain ou a fait ses ablutions avec cette eau. Elle a dit : "Ô Messager d’Allah, j’étais en état d’impureté." Il a répondu : "L’eau ne devient pas impure
- Sunan Ibn Majah, n°371
Rapporté par Ibn 'Abbas : Une des épouses du Prophète ﷺ a pris un bain pour se purifier d’une impureté, puis le Prophète ﷺ a fait ses ablutions et a pris un bain avec l’eau qu’elle avait laissée
- Sunan Ibn Majah, n°372
Rapporté par Ibn 'Abbas, d’après Maymouna, l’épouse du Prophète ﷺ : Le Prophète ﷺ a fait ses ablutions avec l’eau qui restait après qu’elle se soit lavée pour se purifier d’une impureté
- Sunan Ibn Majah, n°377
Rapporté par Ibn 'Abbas, d'après sa tante maternelle Maymounah : Le Messager d'Allah ﷺ et moi avions l'habitude de prendre un bain à partir d'un seul récipient
- Sunan Ibn Majah, n°385
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : La nuit des djinns, le Messager d'Allah ﷺ a dit à Ibn Mas'ud : "As-tu de l'eau ?" Il a répondu : "Non, seulement un peu de nabidh dans une grande outre." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "De bonnes dattes et de l'eau pure." (c'est-à-dire qu'il n'y a pas de mal à ce mélange.) "Verse-le-moi." Il a dit : "Alors j'ai fait ses ablutions avec cela
- Sunan Ibn Majah, n°400
Rapporté par 'Abdul-Muhaimin bin 'Abbas bin Sahl bin Sa'd As-Sa'idi, d'après son père, d'après son grand-père : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n'y a pas de prière pour celui qui n'a pas fait ses ablutions, et il n'y a pas d'ablution pour celui qui ne mentionne pas le nom d'Allah avant. Il n'y a pas de prière pour celui qui ne prie pas sur le Prophète, et il n'y a pas de prière pour celui qui n'aime pas les Ansar." (Da'if) Une autre chaîne rapporte des mots similaires
- Sunan Ibn Majah, n°403
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ s’est rincé la bouche et a aspiré de l’eau dans son nez avec une seule poignée d’eau
- Sunan Ibn Majah, n°408
Rapporté par Ibn 'Abbas : Aspire bien de l’eau dans ton nez, deux ou trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°411
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions en prenant une poignée d’eau à chaque fois
- Sunan Ibn Majah, n°423
Rapporté par 'Amr, qui a entendu Kuraib dire : J’ai entendu Ibn 'Abbas dire : "J’ai passé la nuit chez ma tante maternelle Maimunah, et le Prophète ﷺ s’est levé, a fait ses ablutions avec une vieille outre d’eau, et il a fait des ablutions rapides. Puis je me suis levé et j’ai fait comme lui
- Sunan Ibn Majah, n°426
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah nous a ordonné de bien faire les ablutions
- Sunan Ibn Majah, n°439
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a essuyé ses oreilles, mettant ses index dans ses oreilles et essuyant le dos de ses oreilles avec ses pouces, il les a donc essuyées à l'intérieur et à l'extérieur
- Sunan Ibn Majah, n°447
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Quand tu te lèves pour prier, fais bien tes ablutions et fais passer l'eau entre tes orteils et tes doigts
- Sunan Ibn Majah, n°458
Rapporté par Rubai' : Ibn 'Abbas est venu me voir et m'a interrogée sur ce hadith — c'est-à-dire le hadith que j'avais rapporté, disant que le Messager d'Allah ﷺ avait fait ses ablutions et s'était lavé les pieds. Ibn 'Abbas a dit : « Les gens insistent pour se laver les pieds, mais je ne trouve rien dans le Coran sauf (l'ordre de) les essuyer. »
- Sunan Ibn Majah, n°467
Rapporté par Ibn 'Abbas, de sa tante maternelle Maimunah : J'ai apporté un morceau de tissu (pour se sécher) au Messager d'Allah ﷺ lorsqu'il a pris un bain pour se purifier d'une impureté majeure. Il l'a refusé et a commencé à secouer l'eau de son corps
- Sunan Ibn Majah, n°476
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il dormait ainsi alors qu'il était assis
- Sunan Ibn Majah, n°485
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : "Faites les ablutions après avoir mangé ce qui a été transformé par le feu." Ibn 'Abbas a dit : "Dois-je faire les ablutions après avoir touché de l'eau chaude ?" Abu Hurairah a dit : "Ô fils de mon frère, quand je te rapporte un hadith du Messager d'Allah ﷺ, alors ne cherche pas à en faire des comparaisons
- Sunan Ibn Majah, n°488
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a mangé une épaule, puis il a essuyé ses mains sur un Mish qui était sous lui, puis il s'est levé pour prier et il a accompli la prière
- Sunan Ibn Majah, n°490
Rapporté par Zuhri : J'ai dîné avec Walid ou Abdul-Malik. Quand l'heure de la prière est arrivée, je me suis levé pour faire les ablutions. Ja'far bin 'Amr bin Umayyah a dit : "J'atteste que mon père a attesté que le Messager d'Allah ﷺ a mangé un aliment qui avait été transformé par le feu, puis il a prié sans faire les ablutions." (Sahih) Et 'Ali bin 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "Et j'atteste de la même chose de la part de mon père
- Sunan Ibn Majah, n°498
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "Rincez-vous la bouche après avoir bu du lait, car il y a un peu de gras dedans
- Sunan Ibn Majah, n°500
Rapporté par Abdul-Muhaimin bin 'Abbas bin Sahl bin Sa'd As-Sa'di, d'après son père, d'après son grand-père : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Rincez-vous la bouche après avoir bu du lait, car il y a un peu de gras dedans
- Sunan Ibn Majah, n°507
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Il est venu voir Ubayy bin Ka’b accompagné de ‘Umar. Ubayy est sorti vers eux et a dit : "J’ai remarqué un peu de liquide prostatique, alors j’ai lavé mon sexe et j’ai fait les ablutions." ‘Umar a demandé : "Est-ce suffisant ?" Il a répondu : "Oui." ‘Umar a demandé : "As-tu entendu cela du Messager d’Allah ?" Il a dit : "Oui
- Sunan Ibn Majah, n°508
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète s’est levé pendant la nuit, est allé aux toilettes et s’est soulagé, puis il s’est lavé le visage et les mains, et il est retourné dormir. (Sahih) Une autre chaîne rapporte des mots similaires
- Sunan Ibn Majah, n°547
Rapporté par Abdul-Muhaimin bin 'Abbas bin Sahl As-Sa'idi, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah a essuyé sur ses chaussons en cuir et il nous a ordonné de faire de même
- Sunan Ibn Majah, n°572
Rapporté par ‘Ata’ bin Abu Rabah : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire qu’un homme a été blessé à la tête à l’époque du Messager d’Allah, puis il a eu un rêve humide. On lui a dit de se laver, alors il l’a fait, est devenu raide et est mort. Quand le Messager d’Allah l’a appris, il a dit : "Ils l’ont tué, qu’Allah les tue ! Le remède à l’ignorance n’est-il pas de poser des questions ?" ‘Ata’ a dit : "Nous avons entendu que le Messager d’Allah a dit : 'S’il avait lavé son corps et laissé sa tête là où était la blessure
- Sunan Ibn Majah, n°573
Rapporté par Ibn ‘Abbas, d’après sa tante maternelle Maymouna : J’ai préparé de l’eau pour que le Prophète fasse le grand lavage après un rapport sexuel. Il a incliné le récipient avec sa main gauche pour verser de l’eau dans sa main droite, puis il s’est lavé les mains trois fois. Ensuite, il a versé de l’eau sur ses parties intimes, puis il a frotté ses mains sur le sol. Il s’est rincé la bouche et le nez, s’est lavé le visage trois fois, puis les avant-bras trois fois. Ensuite, il a versé de l’eau sur le reste de son corps, puis il s’est déplacé pour laver ses pieds
- Sunan Ibn Majah, n°640
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit à propos de celui qui a des rapports avec une femme pendant ses règles : "Qu’il donne un dinar ou un demi-dinar en aumône
- Sunan Ibn Majah, n°650
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Si un homme a des rapports avec sa femme alors qu’elle a ses règles, le Prophète ﷺ lui a ordonné de donner une demi-dinar en aumône
- Sunan Ibn Majah, n°663
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a fait un bain rituel pour se purifier d'une impureté majeure, puis il a vu une tache que l'eau n'avait pas atteinte. Il a alors passé ses cheveux sur ses épaules et a pressé l'eau dessus." (Da'if) Dans son récit, Ishaq a dit : "Il a essoré ses cheveux dessus
- Sunan Ibn Majah, n°689
Rapporté par 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Ma communauté restera sur la nature saine tant qu'ils ne retardent pas la prière du Maghrib jusqu'à l'apparition des étoiles." (Hasan) Abu 'Abdullah bin Majah a dit : J'ai entendu Muhammed bin Yahya dire : "Les gens de Bagdad étaient confus en rapportant ce hadith. Abu Bakr Al-A'yan et moi sommes allés voir 'Awwam bin 'Abbad bin 'Awwam et il nous a montré le livre de son père, et ce hadith s'y trouvait
- Sunan Ibn Majah, n°726
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : « Que le meilleur d'entre vous fasse l'appel à la prière (Adhan), et que ceux qui connaissent le mieux le Coran dirigent la prière. »
- Sunan Ibn Majah, n°727
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : « Celui qui fait l'Adhan pendant sept ans en cherchant la récompense auprès d'Allah, Allah le préservera du Feu. »
- Sunan Ibn Majah, n°740
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : « Je vois que vous élèverez votre mosquée après mon départ, tout comme les Juifs ont élevé leurs synagogues et les Chrétiens leurs églises. »
- Sunan Ibn Majah, n°785
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les maisons des Ansar étaient loin de la mosquée et ils voulaient se rapprocher. Puis ce verset a été révélé : « Nous écrivons ce qu’ils ont avancé et les traces qu’ils laissent. » [Ya-Sin : 12] Il a dit : Ainsi, ils sont restés là où ils étaient
- Sunan Ibn Majah, n°793
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui entend l’appel et ne vient pas, sa prière n’est pas valable, sauf s’il a une excuse. »
- Sunan Ibn Majah, n°794
Rapporté par Ibn 'Abbas et Ibn 'Umar : Ils ont entendu le Prophète ﷺ dire sur sa chaire : « Que les gens cessent de délaisser la prière en groupe, sinon Allah scellera leurs cœurs et ils feront partie des insouciants. »
- Sunan Ibn Majah, n°821
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Pour la prière du matin le vendredi, le Messager d’Allah (ﷺ) récitait : « Alif-Lam-Mim. La révélation… » [32:1] et « L’homme n’a-t-il pas eu un temps… » [76:]
- Sunan Ibn Majah, n°831
Rapporté par Ibn ‘Abbas, qui rapporte de sa mère (l’un des rapporteurs, Abu Bakr bin Abu Shaibah, a précisé : « C’était Lubabah ») : Elle a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) réciter : « Par les vents envoyés successivement... » [Al-Mursalat (77)] lors de la prière du Maghrib
- Sunan Ibn Majah, n°857
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les Juifs ne vous envient pour rien autant qu’ils vous envient pour le Salam et pour le fait de dire Amin, alors dites souvent Amin.”
- Sunan Ibn Majah, n°863
Rapporté par ‘Abbas bin Sahl As-Sa’di : Abu Humaid, Abu Usaid As-Sa’di, Sahl bin Sa’d et Muhammad bin Maslamah se sont réunis et ont parlé de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Abu Humaid a dit : “Je suis le plus connaisseur parmi vous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) se levait, disait Allahu Akbar et levait les mains, puis il les levait quand il disait Allahu Akbar pour le Ruku’, puis il se relevait et levait les mains, et se tenait droit jusqu’à ce que chaque os reprenne sa place.”
- Sunan Ibn Majah, n°865
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) levait les mains à chaque Takbir (quand il disait Allahu Akbar)
- Sunan Ibn Majah, n°883
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il m’a été ordonné de me prosterner sur sept os. »
- Sunan Ibn Majah, n°884
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il m’a été ordonné de me prosterner sur sept, mais sans relever mes cheveux ni mon vêtement. »
- Sunan Ibn Majah, n°885
Rapporté par ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib : Il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Quand une personne se prosterne, sept parties de son corps se prosternent avec elle : son visage, ses deux mains, ses deux genoux et ses deux pieds. »
- Sunan Ibn Majah, n°898
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand il priait la nuit (Qiyamul-Lail), le Messager d’Allah (ﷺ) disait entre les deux prosternations : « Rabbighfir li warhamni wajburni warzuqni warfa’ni (Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, améliore ma situation, accorde-moi la subsistance et élève-moi en degré). »
- Sunan Ibn Majah, n°900
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « At-Tahiyyatul-Mubarakatus salawatut-tayyibatu lillah ; As-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu (Toutes les salutations bénies et les bonnes prières appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). »
- Sunan Ibn Majah, n°908
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui oublie de m’adresser la paix et les bénédictions a manqué le chemin du Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°918
Rapporté par ‘Abdul-Muhaimin bin ‘Abbas bin Sahl bin Sa’d As-Sa’idi, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait un seul Taslim vers l’avant
- Sunan Ibn Majah, n°938
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit, un vendredi pluvieux : “Faites la prière dans vos campements.”
- Sunan Ibn Majah, n°939
Rapporté par ‘Abdullah bin Harith bin Nawfal : Ibn ‘Abbas a ordonné au muezzin d’appeler l’Adhan un vendredi pluvieux. Il a dit : “Allahu Akbar, Allahu Akbar, Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulullah.” Puis il (Ibn ‘Abbas) a dit : “Annoncez aux gens qu’ils doivent prier chez eux.” Les gens lui ont demandé : “Pourquoi as-tu fait cela ?” Il a répondu : “Quelqu’un de meilleur que moi l’a fait. Voulez-vous que je fasse sortir les gens de chez eux et qu’ils viennent jusqu’à moi en marchant dans la boue jusqu’aux genoux ?”
- Sunan Ibn Majah, n°947
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) priait à ‘Arafat, et Fadl et moi sommes arrivés à dos d’une ânesse. Nous sommes passés devant une partie du rang, puis nous sommes descendus et avons laissé l’ânesse, et nous avons rejoint le rang
- Sunan Ibn Majah, n°949
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : “La prière est interrompue par un chien noir et une femme qui a atteint l’âge des règles.”
- Sunan Ibn Majah, n°953
Rapporté par Hasan Al-‘Urani : On a parlé devant Ibn ‘Abbas de ce qui interrompt la prière. Ils ont mentionné un chien, un âne et une femme. Il a dit : “Et que dites-vous des chevreaux ? Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) priait, lorsqu’un chevreau est venu et a voulu passer devant lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est avancé vers la Qiblah (pour réduire l’espace et empêcher le chevreau de passer devant lui).”
- Sunan Ibn Majah, n°959
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de prier derrière quelqu’un qui parle ou qui dort
- Sunan Ibn Majah, n°971
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il y a trois personnes dont la prière ne s’élève pas plus haut qu’une main au-dessus de leur tête : un homme qui dirige la prière alors que les gens ne l’aiment pas ; une femme dont le mari est fâché contre elle pendant la nuit ; et deux frères qui ont rompu leurs liens.”
- Sunan Ibn Majah, n°973
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante maternelle Maymouna, et le Prophète (ﷺ) s’est levé la nuit pour prier. Je me suis levé et je me suis placé à sa gauche. Il m’a pris par la main et m’a fait passer à sa droite
- Sunan Ibn Majah, n°1030
Rapporté par ‘Amr bin Dinar : Quand Ibn ‘Abbas était à Bassorah, il priait sur son tapis, puis il disait à ses compagnons que le Messager d’Allah (ﷺ) priait aussi sur son tapis
- Sunan Ibn Majah, n°1040
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il m’a été ordonné de ne pas relever mes cheveux ni mon vêtement. » *Rassembler ses cheveux ou son vêtement pendant la prosternation pour les protéger de la saleté
- Sunan Ibn Majah, n°1046
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une femme priait derrière le Prophète (ﷺ), et elle était très belle. Certains allaient au premier rang pour ne pas la voir, et d’autres restaient à l’arrière pour être dans le dernier rang, et quand ils s’inclinaient, ils faisaient ainsi pour la regarder sous leurs aisselles. Alors Allah a révélé : “Et Nous connaissons bien les premiers parmi vous qui sont passés, et Nous connaissons aussi les derniers.” [15:24] à propos de cette affaire
- Sunan Ibn Majah, n°1053
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’étais avec le Prophète (ﷺ) lorsqu’un homme est venu lui dire : “La nuit dernière, pendant mon sommeil, j’ai vu que je priais au pied d’un arbre. J’ai récité un verset de prosternation et je me suis prosterné, et l’arbre s’est prosterné en même temps que moi. Je l’ai entendu dire : Allahummah-tut anni biha wizran, waktub li biha ajran, waj’al-ha li ‘indaka dhukhran (Ô Allah, allège mon fardeau grâce à cela, accorde-moi une récompense et garde-la pour moi auprès de Toi).” Ibn ‘Abbas a dit : “J’ai vu le Prophète (ﷺ) réciter un verset de prosternation, se prosterner et j’ai entendu, pendant sa prosternation, des paroles semblables à celles que l’homme a rapportées de l’arbre.”
- Sunan Ibn Majah, n°1068
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Allah a prescrit la prière par la bouche de votre Prophète (ﷺ) : quatre rak’ah pour le résident et deux rak’ah pour le voyageur
- Sunan Ibn Majah, n°1069
Rapporté par Mujahid, Sa’eed bin Jubair, ‘Ata’ bin Abi Rabah et Tawus : Ibn ‘Abbas leur a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) regroupait la prière du Maghrib et de l’Isha’ lorsqu’il voyageait, même s’il n’était pas pressé, qu’aucun ennemi ne le poursuivait et qu’il n’avait rien à craindre
- Sunan Ibn Majah, n°1072
Rapporté par Usamah bin Zaid : J’ai demandé à Tawus au sujet de la prière surérogatoire en voyage. Al-Hasan bin Muslim bin Yannaq était assis avec lui et il a dit : “Tawus m’a raconté qu’il a entendu Ibn ‘Abbas dire : ‘Le Messager d’Allah (ﷺ) a prescrit la prière pour le résident et pour le voyageur. Nous priions, que nous soyons résidents ou en voyage, avant et après la prière obligatoire.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1075
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté dix-neuf jours pendant lesquels il a raccourci la prière à deux rak’ah. Donc, chaque fois que nous restions dix-neuf jours, nous raccourcissions la prière à deux rak’ah, mais si nous restions plus longtemps, nous priions quatre rak’ah
- Sunan Ibn Majah, n°1076
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté à La Mecque pendant quinze nuits l’année de la Conquête, durant lesquelles il a raccourci sa prière
- Sunan Ibn Majah, n°1098
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ce jour est une fête qu’Allah a instituée pour les musulmans. Celui qui vient à la prière du vendredi, qu’il prenne un bain, et s’il a du parfum, qu’il en mette. Et je vous recommande d’utiliser le siwak (bâtonnet pour les dents).”
- Sunan Ibn Majah, n°1129
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) faisait quatre unités de prière avant la prière du vendredi, sans les séparer
- Sunan Ibn Majah, n°1172
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le Witr et récitait : « Glorifie le nom de ton Seigneur le Très-Haut. » [Al-A‘la (87)], « Dis : Ô vous les mécréants ! » [Al-Kafirun (109)] et « Dis : Allah est Un. » [Al-Ikhlas (112)] Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°1181
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lorsque vous invoquez Allah, faites-le avec les paumes des mains tournées vers le haut. Ne le faites pas avec le dos des mains vers le haut. Et lorsque vous avez terminé, essuyez votre visage avec vos mains. »
- Sunan Ibn Majah, n°1194
Rapporté par Ibn ‘Abbas et Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prescrit deux Rak’ah de prière en voyage ; elles sont complètes et ne sont pas raccourcies. Et le Witr en voyage est une Sunna
- Sunan Ibn Majah, n°1201
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) faisait la prière du Witr en étant sur sa monture
- Sunan Ibn Majah, n°1235
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade de sa dernière maladie, il était dans la maison de ‘Aishah. Il a dit : “Appelez-moi ‘Ali.” ‘Aishah a dit : “Ô Messager d’Allah, veux-tu qu’on appelle Abu Bakr ?” Il a dit : “Appelez-le.” Hafsah a dit : “Ô Messager d’Allah, veux-tu qu’on appelle ‘Umar ?” Il a dit : “Appelez-le.” Ummul-Fadl a dit : “Ô Messager d’Allah, veux-tu qu’on appelle Al-‘Abbas ?” Il a dit : “Oui.” Quand ils se sont tous réunis, le Messager d’Allah (ﷺ) a levé la tête, a regardé et est resté silencieux. ‘Umar a dit : “Levez-vous et laissez le Messager d’Allah (ﷺ).” Puis Bilal est venu l’informer qu’il était l’heure de la prière, et il a dit : “Dites à Abu Bakr de diriger la prière.” ‘Aishah a dit : “Ô Messager d’Allah, Abu Bakr est un homme sensible, et s’il ne te voit pas, il pleurera et les gens pleureront avec lui. Si tu demandes à ‘Umar de diriger la prière, ce serait mieux.” Abu Bakr est sorti et a dirigé la prière, puis le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti un peu mieux, il est sorti, soutenu par deux hommes, traînant les pieds au sol. Quand les gens l’ont vu, ils ont dit : “Subhan-Allah”, pour prévenir Abu Bakr. Il a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah (ﷺ) est alors venu s’asseoir à sa droite. Abu Bakr s’est levé et suivait le Prophète (ﷺ), et les gens suivaient Abu Bakr. Ibn ‘Abbas a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a commencé à réciter à partir de l’endroit où Abu Bakr s’était arrêté.”
- Sunan Ibn Majah, n°1250
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Des hommes vertueux, parmi lesquels ‘Umar bin Khattab, et le meilleur d’entre eux à mes yeux est ‘Umar, ont témoigné devant moi que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il n’y a pas de prière après le Fajr jusqu’à ce que le soleil se lève, et il n’y a pas de prière après ‘Asr jusqu’à ce que le soleil se couche.”
- Sunan Ibn Majah, n°1266
Rapporté par Hisham bin Ishaq bin ‘Abdullah bin Kinanah, d’après son père : Un des chefs m’a envoyé chez Ibn ‘Abbas pour lui demander au sujet de la prière pour la pluie. Ibn ‘Abbas a dit : « Pourquoi ne m’a-t-il pas demandé directement ? » Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti humblement, marchant avec modestie, suppliant, et il a prié deux Rak‘ah comme il le faisait pour l’‘Eid, mais il n’a pas prononcé de sermon comme le vôtre. »
- Sunan Ibn Majah, n°1270
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah, je viens de la part de gens qui n’ont plus de pâturages et même leurs chameaux sont devenus faibles. » Il est monté sur le minbar et a loué Allah, puis il a dit : « Ô Allah, envoie-nous une pluie abondante, pure, utile et en grande quantité, rapidement et non plus tard. » Ensuite, la pluie est tombée, et tous ceux qui venaient de n’importe quelle direction disaient : « Nous avons été revigorés. »
- Sunan Ibn Majah, n°1273
Rapporté par ‘Ata’ : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) a prié avant le sermon, puis il a fait le sermon. Et il a pensé que les femmes n’avaient pas entendu, alors il est allé vers elles et leur a rappelé (Allah) et leur a fait un rappel et leur a demandé de donner en aumône, et Bilal tendait ses mains comme ceci, et les femmes ont commencé à donner leurs boucles d’oreilles, bagues et autres objets. »
- Sunan Ibn Majah, n°1274
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a prié le jour de l’‘Eid sans Adhan ni Iqamah
- Sunan Ibn Majah, n°1283
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ récitait dans la prière de l’Aïd : “Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut” [Al-A’la (87)] et “T’est-il parvenue le récit de l’enveloppante ?” [Al-Ghashiyah]
- Sunan Ibn Majah, n°1291
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ sortit et dirigea la prière de l’Aïd, et il ne fit pas de prière avant ni après
- Sunan Ibn Majah, n°1309
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) faisait sortir ses filles et ses épouses lors des deux Aïd
- Sunan Ibn Majah, n°1311
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Deux Aïd sont réunis aujourd’hui pour vous. Donc, celui qui veut, la prière de l’Aïd lui suffit et il n’a pas à prier le vendredi, mais nous, nous prierons le vendredi si Allah le veut.” Une autre chaîne rapporte des propos similaires
- Sunan Ibn Majah, n°1314
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a interdit de porter des armes dans les terres musulmanes lors des deux Aïd, sauf en cas de présence de l’ennemi
- Sunan Ibn Majah, n°1315
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de se laver le jour de la Fitr et le jour de l’Adha
- Sunan Ibn Majah, n°1321
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) priait la nuit par deux Rak’ah à chaque fois
- Sunan Ibn Majah, n°1355
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Tahajjud la nuit, il disait : “Allahumma lakal-hamd, Anta nurus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Anta qayyamus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Anta malikus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Antal-haqq, wa wa`duka haqq, wa liqa’uka haqq, wa qawluka haqq, wal-jannatu haqq, wan-naru haqq, was-sa`atu haqq, wan-nabiyyuna haqq, wa Muhammadun haqq. Allahumma laka aslamtu, wa bika amantu, wa `alaika tawakkaltu wa ilaika anabtu, wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu, faghfirli ma qaddamtu wa ma akhkhartu, wa ma asrartu wa ma a`lantu. Antal-muqaddimu wa Antal-muakhkhiru. La ilaha illa anta wa la ilaha ghairuka, wa la hawla wa la quwwata illa bika.” (Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es la Vérité ; Ta promesse est vraie, la rencontre avec Toi est vraie, Ta parole est vraie, le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie, les Prophètes sont vrais, et Muhammad (ﷺ) est vrai. Ô Allah, c’est à Toi que je me soumets, en Toi je crois, en Toi je place ma confiance, vers Toi je reviens, par Toi je discute, vers Toi je porte mon affaire, alors pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ce que j’ai fait en secret et en public. Tu es Celui qui avance et qui retarde. Il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, et il n’y a personne d’autre qui mérite d’être adoré que Toi. Il n’y a de force et de puissance qu’avec Toi.” Une autre version rapportée par Ibn `Abbas : “Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait la nuit pour le Tahajjud,” il mentionnait quelque chose de similaire
- Sunan Ibn Majah, n°1361
Rapporté par ‘Amir Ash-Sha’bi : J’ai demandé à ‘Abdullah bin ‘Abbas et à ‘Abdullah bin ‘Umar au sujet de la prière du Prophète (ﷺ) la nuit. Ils ont dit : “(Il priait) treize unités, dont huit, puis trois pour le Witr, et deux unités après le Fajr.”
- Sunan Ibn Majah, n°1363
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas, qu’Ibn ‘Abbas lui a raconté qu’il a dormi chez Maymouna, l’épouse du Prophète (ﷺ), qui était sa tante maternelle. Il a dit : “Je me suis allongé en travers de l’oreiller et le Messager d’Allah (ﷺ) et son épouse étaient allongés dans le sens de la longueur. Le Prophète (ﷺ) a dormi jusqu’à minuit, ou un peu avant, ou un peu après. Il s’est réveillé et a commencé à se frotter le visage avec la main pour chasser le sommeil. Ensuite, il a récité les dix derniers versets de la sourate Al ‘Imran. Puis il s’est levé, est allé à une outre suspendue et a fait ses ablutions soigneusement, puis il s’est levé et a prié.” ‘Abdullah bin ‘Abbas a dit : “Je me suis levé et j’ai fait comme lui, puis je me suis placé à côté de lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) a posé sa main droite sur ma tête, a attrapé mon oreille droite et l’a pincée. Ensuite, il a prié deux unités, puis deux unités, puis deux unités, puis deux unités, puis deux unités, puis deux unités, puis il a prié le Witr. Ensuite, il s’est recouché jusqu’à ce que le muezzin vienne et il a prié deux unités courtes, puis il est sorti pour la prière.”
- Sunan Ibn Majah, n°1386
Rapporté par Abu Rafi’ : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ‘Abbas : « Ô oncle, ne veux-tu pas que je t’offre un cadeau, que je t’apporte un bienfait, que je renforce nos liens familiaux ? » Il a répondu : « Bien sûr, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Prie quatre unités (Rak’ah), et récite dans chaque unité l’Ouverture du Livre (Al-Fatiha) et une sourate. Quand tu as fini de réciter, dis : Subhan-Allah wal-hamdu Lillah wa la ilaha illallah wa Allahu Akbar (Gloire à Allah, louange à Allah, nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, et Allah est le Plus Grand) quinze fois avant de t’incliner. Puis, en t’inclinant, dis-le dix fois ; puis relève-toi et dis-le dix fois ; puis prosterne-toi et dis-le dix fois ; puis relève ta tête et dis-le dix fois ; puis prosterne-toi et dis-le dix fois ; puis relève ta tête et dis-le dix fois avant de te relever. Cela fera soixante-quinze fois dans chaque unité, et trois cents fois dans les quatre unités. Même si tes péchés sont aussi nombreux que les grains de sable, Allah te les pardonnera. » Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, et si quelqu’un ne peut pas le faire en un jour ? » Il a répondu : « Qu’il le fasse une fois par semaine ; s’il ne peut pas, alors une fois par mois », jusqu’à ce qu’il dise : « Une fois par an. »
- Sunan Ibn Majah, n°1387
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib : « Ô ‘Abbas, ô mon oncle, ne veux-tu pas que je t’offre un cadeau, que je t’apporte un bienfait, que je t’informe d’une chose qui, si tu la fais, effacera dix sortes de péchés ? Si tu les fais, Allah te pardonnera tes péchés, les premiers et les derniers, les anciens et les récents, les involontaires et les volontaires, les petits et les grands, les cachés et les apparents, dix sortes de péchés. Prie quatre unités (Rak’ah), et récite dans chaque unité l’Ouverture du Livre (Al-Fatiha) et une sourate. Quand tu as fini de réciter dans la première unité, alors que tu es debout, dis : Subhan-Allah wal-hamdu Lillah wa la ilaha illallah wa Allahu Akbar (Gloire à Allah, louange à Allah, nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, et Allah est le Plus Grand) quinze fois. Ensuite, en t’inclinant, dis-le dix fois. Puis relève-toi de l’inclinaison et dis-le dix fois. Ensuite, prosterne-toi et dis-le dix fois. Puis relève ta tête de la prosternation et dis-le dix fois. Ensuite, prosterne-toi et dis-le dix fois. Puis relève ta tête de la prosternation et dis-le dix fois. Cela fera soixante-quinze fois dans chaque unité. Fais cela dans les quatre unités. Si tu peux le faire chaque jour, fais-le. Sinon, une fois par semaine ; sinon, une fois par mois. Sinon, une fois dans ta vie. »
- Sunan Ibn Majah, n°1400
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Votre Prophète (ﷺ) avait reçu l’ordre de faire cinquante prières, mais il est retourné auprès de votre Seigneur pour qu’elles soient réduites à cinq prières
- Sunan Ibn Majah, n°1439
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) est allé voir un homme malade et lui a dit : “Qu’as-tu envie de manger ?” Il a répondu : “J’ai envie de pain de blé.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Que celui qui a du pain de blé en donne à son frère.” Puis le Prophète (ﷺ) a dit : “Si l’un de vos malades a envie de quelque chose, donnez-le-lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°1457
Rapporté par Ibn ‘Abbas et ‘Aishah : Abu Bakr a embrassé le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sunan Ibn Majah, n°1471
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été enveloppé dans trois vêtements : la chemise dans laquelle il est mort, et un Hullah de Najran
- Sunan Ibn Majah, n°1472
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les meilleurs de vos vêtements sont les blancs, alors enveloppez vos morts dedans, et portez-les. »
- Sunan Ibn Majah, n°1489
Rapporté par Kuraib, l’affranchi de ‘Abdullah bin ‘Abbas : “Un fils de ‘Abdullah bin ‘Abbas est décédé, et il m’a dit : ‘Ô Kuraib ! Lève-toi et va voir si des gens se sont rassemblés pour prier pour mon fils.’ J’ai dit : ‘Oui.’ Il a demandé : ‘Malheur à toi, combien vois-tu de personnes ? Quarante ?’ J’ai répondu : ‘Non, il y en a plus.’ Il a dit : ‘Fais sortir mon fils, car je témoigne avoir entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Aucun groupe de quarante croyants n’intercède pour un croyant sans qu’Allah accepte leur intercession.”’”
- Sunan Ibn Majah, n°1495
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a récité l’Ouverture du Livre (Al-Fatiha) lors de la prière funéraire
- Sunan Ibn Majah, n°1504
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a prononcé le takbir quatre fois
- Sunan Ibn Majah, n°1511
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand Ibrahim, le fils du Messager d’Allah (ﷺ), est décédé, le Messager d’Allah (ﷺ) a prié et a dit : “Il a une nourrice au Paradis, et s’il avait vécu, il aurait été un véridique et un Prophète. S’il avait vécu, ses oncles maternels, les Égyptiens, auraient été libérés et aucun Égyptien n’aurait jamais été réduit en esclavage.”
- Sunan Ibn Majah, n°1513
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Les martyrs ont été amenés au Messager d’Allah (ﷺ) le jour de Uhud, et il a commencé à faire la prière funéraire pour eux, dix par dix. Hamzah est resté à sa place, et les autres ont été emmenés mais lui est resté là où il était
- Sunan Ibn Majah, n°1515
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné qu’on enlève les armes et les armures des tués de Uhud, et qu’ils soient enterrés avec leurs vêtements tachés de sang
- Sunan Ibn Majah, n°1520
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a placé un homme dans sa tombe la nuit, et il a allumé une lampe dans sa tombe
- Sunan Ibn Majah, n°1530
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme que le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de visiter est décédé, et ils l’ont enterré de nuit. Le matin venu, ils l’ont informé. Il a dit : “Pourquoi ne m’en avez-vous pas informé ?” Ils ont répondu : “C’était la nuit, il faisait sombre, et nous ne voulions pas vous déranger.” Il s’est alors rendu à la tombe et a accompli la prière funéraire pour lui
- Sunan Ibn Majah, n°1554
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’alvéole dans la tombe est pour nous, et la fosse est pour les autres. »
- Sunan Ibn Majah, n°1575
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a maudit les femmes qui visitent les tombes
- Sunan Ibn Majah, n°1582
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Se lamenter sur un mort fait partie des pratiques de l’époque de l’Ignorance. Si une femme qui se lamente ne se repent pas avant de mourir, elle sera ressuscitée le Jour de la Résurrection avec une chemise de goudron, par-dessus laquelle elle portera une chemise de feu ardent. »
- Sunan Ibn Majah, n°1613
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Mourir dans un pays étranger est un martyre. »
- Sunan Ibn Majah, n°1618
Rapporté par ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah : J'ai demandé à ‘Aishah : « Ô mère ! Parle-moi de la maladie du Messager d'Allah (ﷺ). » Elle a dit : « Il avait mal et commençait à cracher (sur son corps), et nous comparions sa salive à celle d'une personne qui mange des raisins secs, comme quelqu'un qui mange des raisins secs et crache les pépins. Il allait voir ses femmes, mais quand il est tombé malade, il leur a demandé la permission de rester chez ‘Aishah et qu'elles viennent le voir à tour de rôle. » Elle a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) est entré chez moi, soutenu par deux hommes, traînant les pieds au sol. L'un d'eux était ‘Abbas. » J'ai raconté ce hadith à Ibn ‘Abbas, et il a dit : « Sais-tu qui était l'autre homme que ‘Aishah n'a pas nommé ? C'était ‘Ali bin Abu Talib. »
- Sunan Ibn Majah, n°1628
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand ils ont voulu creuser une tombe pour le Messager d’Allah (ﷺ), ils ont envoyé chercher Abou ‘Ubaidah bin Jarrah, qui creusait les tombes à la manière des gens de La Mecque, et ils ont aussi envoyé chercher Abou Talhah, qui creusait les tombes pour les gens de Médine, en y faisant une niche. Ils ont envoyé deux messagers vers chacun d’eux, et ils ont dit : « Ô Allah, choisis ce qu’il y a de mieux pour Ton Messager. » Ils ont trouvé Abou Talhah et l’ont amené, mais ils n’ont pas trouvé Abou ‘Ubaidah. Abou Talhah a donc creusé une tombe avec une niche pour le Messager d’Allah (ﷺ). Quand ils ont fini de le préparer, le mardi, il a été placé sur son lit dans sa maison. Ensuite, les gens sont entrés auprès du Messager d’Allah (ﷺ) par groupes et ont fait la prière funéraire sur lui, puis les femmes sont entrées, puis les enfants, et personne n’a dirigé la prière funéraire pour le Messager d’Allah (ﷺ). Les musulmans étaient en désaccord sur l’endroit où il devait être enterré. Certains disaient qu’il devait être enterré dans sa mosquée. D’autres disaient qu’il devait être enterré avec ses Compagnons. Puis Abou Bakr a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Aucun Prophète n’est décédé sans être enterré là où il est mort.” » Alors ils ont soulevé le lit du Messager d’Allah (ﷺ) sur lequel il était décédé, et ils ont creusé la tombe à cet endroit, puis il (ﷺ) a été enterré au milieu de la nuit du mardi. ‘Ali bin Abou Talib, Fadl bin ‘Abbas et son frère Qutham, ainsi que Shuqran, l’esclave affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), sont descendus dans sa tombe. Aws bin Khawli, qui était Abou Laila, a dit à ‘Ali bin Abi Talib : « Je t’en conjure par Allah ! Donne-nous notre part du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Ali lui a dit : « Descends. » Shuqran, son esclave affranchi, avait pris une Qatifah que le Messager d’Allah (ﷺ) portait. Il l’a enterrée avec lui et a dit : « Par Allah, personne ne la portera après toi. » Elle a donc été enterrée avec le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°1652
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’ai vu le nouveau croissant de lune cette nuit. » Il lui a demandé : « Attestes-tu qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Lève-toi, ô Bilal, et annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. » Abu ‘Ali a dit : « C’est ainsi que cela a été rapporté de Walid bin Abu Thawr et Hasan bin ‘Ali. Cela a aussi été rapporté de Hammad bin Salamah, mais il n’a pas mentionné Ibn ‘Abbas. Il a dit : “Et il a annoncé qu’ils devaient faire la prière et jeûner.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1661
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a jeûné alors qu’il était en voyage, et il a aussi rompu le jeûne
- Sunan Ibn Majah, n°1682
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait saigner alors qu’il jeûnait et qu’il était en état d’Ihram
- Sunan Ibn Majah, n°1688
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une permission a été accordée aux plus âgés concernant le fait de toucher pendant le jeûne, mais cela était déconseillé pour les plus jeunes
- Sunan Ibn Majah, n°1693
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Aidez-vous du suhur pour jeûner la journée, et d’une courte sieste à midi pour prier la nuit
- Sunan Ibn Majah, n°1711
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) jeûnait au point qu’on pensait qu’il ne s’arrêterait jamais, et il arrêtait de jeûner au point qu’on pensait qu’il ne jeûnerait plus. Et il n’a jamais jeûné un mois complet sauf Ramadan, depuis qu’il est arrivé à Médine
- Sunan Ibn Majah, n°1727
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de jours où les bonnes actions sont plus aimées d’Allah que ces jours-ci », en parlant des dix premiers jours de Dhul-Hijjah. Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah ! Même pas le Jihad dans le chemin d’Allah ? » Il a répondu : « Même pas le Jihad dans le chemin d’Allah, sauf si un homme part avec lui-même et ses biens et ne revient avec rien. »
- Sunan Ibn Majah, n°1734
Rapporté par Ibn ‘Abbas : « Le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine et il a trouvé les Juifs en train de jeûner. Il a dit : ‘Qu’est-ce que c’est ?’ Ils ont répondu : ‘C’est le jour où Allah a sauvé Moussa et noyé Pharaon, alors Moussa a jeûné ce jour-là en remerciement.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous avons plus de droits sur Moussa que vous.’ Il a donc jeûné ce jour-là et a ordonné aussi de le jeûner. »
- Sunan Ibn Majah, n°1736
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si je vis jusqu’à l’année prochaine, je jeûnerai aussi le neuvième jour (de Muharram). »
- Sunan Ibn Majah, n°1743
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a interdit de jeûner le mois de Rajab
- Sunan Ibn Majah, n°1758
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah, ma sœur est décédée et elle devait jeûner deux mois consécutifs.” Il a dit : “Ne penses-tu pas que si ta sœur avait une dette, tu la paierais pour elle ?” Elle a répondu : “Bien sûr.” Il a dit : “Le droit d’Allah est encore plus important.”
- Sunan Ibn Majah, n°1781
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit au sujet de la personne en I’tikaf : « Il s’abstient du péché et il recevra une récompense comme celle de celui qui fait toutes sortes de bonnes actions. »
- Sunan Ibn Majah, n°1783
Rapporté par Ibn Abbas (رضي الله عنه) : Le Prophète a envoyé Muadh au Yémen et a dit : « Tu vas rencontrer des gens parmi les Gens du Livre. Appelle-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que je suis le messager d’Allah. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a imposé la Zakat sur leurs biens, à prélever sur les riches pour la donner à leurs pauvres. S’ils acceptent cela, fais attention à ne pas prendre le meilleur de leurs biens. Et méfie-toi de l’invocation de l’opprimé, car il n’y a aucun obstacle entre elle et Allah. »
- Sunan Ibn Majah, n°1795
Rapporté par Ali bin Abu Talib : Abbas a demandé au Prophète s’il pouvait donner sa sadaqa avant qu’elle ne soit due, et il lui a donné la permission de le faire
- Sunan Ibn Majah, n°1820
Rapporté par Ibn Abbas : Quand le Prophète a conquis Khaybar, il a stipulé que la terre, ainsi que tout ce qui est jaune et blanc, c’est-à-dire l’or et l’argent, lui appartenaient. Les habitants de Khaybar lui ont dit : « Nous connaissons mieux la terre, alors laisse-nous la cultiver, et tu auras la moitié de la récolte, et nous l’autre moitié. » Il a accepté et leur a donné la terre sur cette base. Quand le moment de la récolte des dattes est arrivé, il a envoyé Ibn Rawahah pour évaluer les palmiers-dattiers. Il a dit : « Pour cet arbre, telle quantité. » Ils ont dit : « Tu demandes trop, ô Ibn Rawahah ! » Il a répondu : « C’est mon estimation, et je vous donnerai la moitié de ce que j’ai dit. » Ils ont dit : « C’est juste, et la justice est ce sur quoi reposent le ciel et la terre. » Ils ont dit : « Nous acceptons ce que tu dis. »
- Sunan Ibn Majah, n°1827
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prescrit la Zakatul-Fitr comme purification pour la personne qui a jeûné, afin de la débarrasser des paroles inutiles et des propos obscènes, et pour nourrir les pauvres. Celui qui la donne avant la prière de l’Aïd, c’est une Zakat acceptée, et celui qui la donne après la prière, c’est une simple aumône
- Sunan Ibn Majah, n°1847
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah a dit : “Il n’y a rien de comparable au mariage pour deux personnes qui s’aiment.”
- Sunan Ibn Majah, n°1870
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une veuve a plus de droit sur elle-même que son tuteur, et une vierge doit être consultée. » On a dit : « Ô Messager d’Allah, une vierge peut être trop timide pour parler. » Il a répondu : « Son consentement, c’est son silence. »
- Sunan Ibn Majah, n°1875
Rapporté par Ibn Abbas : Une jeune fille vierge est venue voir le Prophète ﷺ et lui a dit que son père avait arrangé un mariage qu’elle n’aimait pas, et le Prophète lui a donné le choix
- Sunan Ibn Majah, n°1880
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها et Ibn Abbas : Le Messager d’Allah a dit : « Il n’y a pas de mariage sans tuteur. » Selon le hadith rapporté par Aïcha : « Et l’autorité (le dirigeant) est le tuteur de celle qui n’a pas de tuteur. »
- Sunan Ibn Majah, n°1893
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. Amma ba’d. (Louange à Allah, nous Le louons et cherchons Son aide. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer). »
- Sunan Ibn Majah, n°1900
Rapporté par Ibn Abbas : Aïcha a arrangé le mariage d’une de ses parentes parmi les Ansar. Le Messager d’Allah est venu et a dit : « Avez-vous emmené la jeune fille (chez son mari) ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Avez-vous envoyé quelqu’un avec elle pour chanter ? » Elle a répondu : « Non. » Le Messager d’Allah a dit : « Les Ansar sont un peuple sensible et romantique. Pourquoi ne pas envoyer quelqu’un avec elle pour dire : “Nous sommes venus à toi, nous sommes venus à toi, qu’Allah te bénisse ainsi que nous ?” »
- Sunan Ibn Majah, n°1904
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a maudit les hommes qui imitent les femmes et les femmes qui imitent les hommes
- Sunan Ibn Majah, n°1919
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète a dit : “Quand l’un de vous a des rapports avec sa femme, qu’il dise : Allahumma jannibnish-Shaitana wa jannibish-Shaitana ma razaqtani (Ô Allah, éloigne Satan de moi et éloigne Satan de ce dont Tu me gratifies).” Si un enfant naît de cette union, Allah ne permettra jamais à Satan de le dominer ou de lui nuire
- Sunan Ibn Majah, n°1934
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a maudit le Muhallil et le Muhallal lahu
- Sunan Ibn Majah, n°1938
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu une proposition de mariage pour la fille de Hamzah bin 'Abdul-Muttalib, et il a dit : « C’est la fille de mon frère par l’allaitement, et l’allaitement rend interdit (au mariage) les mêmes personnes que les liens de sang rendent interdites. »
- Sunan Ibn Majah, n°1964
Rapporté par Maimunah bint Harith : Le Messager d’Allah l’a épousée alors qu’il n’était pas en état d’ihram. (Sahih). (Un des rapporteurs, Yazid, a dit : « Elle était ma tante maternelle et aussi celle d’Ibn 'Abbas. »)
- Sunan Ibn Majah, n°1965
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète s’est marié alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan Ibn Majah, n°1977
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa femme, et je suis le meilleur d’entre vous envers mes femmes
- Sunan Ibn Majah, n°2008
Rapporté par Ibn 'Abbas : Une femme est venue voir le Prophète et s’est convertie à l’islam, puis un homme l’a épousée. Ensuite, son premier mari est venu et a dit : "Ô Messager d’Allah, je me suis converti avec elle, et elle savait que j’étais musulman." Alors le Messager d’Allah l’a retirée de son second mari et l’a rendue à son premier mari
- Sunan Ibn Majah, n°2009
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a rendu sa fille à Abul-'As bin Rabi' après deux ans, sur la base du premier contrat de mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2045
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Allah a pardonné à ma communauté les erreurs, les oublis et ce qu'ils sont contraints de faire
- Sunan Ibn Majah, n°2054
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Aucune femme ne demande le divorce sans raison valable, sinon elle ne sentira jamais le parfum du Paradis, alors que son parfum peut être perçu à une distance de quarante ans de voyage
- Sunan Ibn Majah, n°2056
Rapporté par Ibn 'Abbas : Jamilah bint Salul est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Par Allah, je ne reproche rien à Thabit concernant sa religion ni son comportement, mais je déteste revenir à l'incroyance après être devenue musulmane et je ne peux pas le supporter." Le Prophète (ﷺ) lui a dit : "Veux-tu lui rendre son jardin ?" Elle a répondu : "Oui." Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit à Thabit de reprendre son jardin et rien de plus
- Sunan Ibn Majah, n°2065
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a prononcé le zihar sur sa femme, puis il a eu un rapport avec elle avant de faire l'expiation. Il est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a raconté cela. Le Prophète (ﷺ) a dit : "Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ?" Il a répondu : "J'ai vu ses chevilles au clair de lune, je n'ai pas pu me retenir et j'ai eu un rapport avec elle." Le Messager d'Allah (ﷺ) a souri et lui a dit de ne plus s'approcher d'elle avant d'avoir fait l'expiation
- Sunan Ibn Majah, n°2067
Rapporté par Ibn 'Abbas : Hilal bin Umayyah a accusé sa femme devant le Prophète (ﷺ) d'adultère avec Sharik bin Sahma'. Le Prophète a dit : "Apporte une preuve ou tu recevras la peine (le châtiment) sur ton dos." Hilal bin Umayyah a dit : "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je dis la vérité, et Allah révélera quelque chose à mon sujet qui me préservera du châtiment." Puis ce verset a été révélé : "Et ceux qui accusent leurs épouses sans avoir d'autres témoins qu'eux-mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être de jurer quatre fois par Allah qu'il est du nombre des véridiques. Et la cinquième fois, qu'il invoque la malédiction d'Allah sur lui s'il ment. Mais elle évitera la punition si elle jure quatre fois par Allah qu'il ment, et la cinquième fois qu'elle invoque la colère d'Allah sur elle s'il dit la vérité." Le Prophète (ﷺ) s'est alors tourné et les a fait venir. Hilal bin Umayyah s'est levé et a témoigné, et le Prophète (ﷺ) a dit : "Allah sait que l'un de vous ment. L'un de vous veut-il se repentir ?" Puis elle s'est levée et a affirmé son innocence. À la cinquième fois, c'est-à-dire lorsqu'elle a invoqué la colère d'Allah sur elle si son mari disait la vérité, ils lui ont dit : "Cela invoquera la colère d'Allah." Ibn 'Abbas a dit : "Elle a hésité et reculé, au point que nous avons cru qu'elle allait se rétracter. Puis elle a dit : 'Par Allah, je ne déshonorerai jamais ma famille.' Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : 'Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant aux yeux noirs, aux grosses fesses et aux gros mollets, alors c'est le fils de Sharik bin Sahma'.' Et elle a donné naissance à un tel enfant. Le Prophète (ﷺ) a dit : 'Si l'affaire n'avait pas été tranchée par le Livre d'Allah, je l'aurais punie sévèrement
- Sunan Ibn Majah, n°2070
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme parmi les Ansar a épousé une femme de Bal'ijlan. Il est allé vers elle et a passé la nuit avec elle, puis le matin il a dit : "Je ne l'ai pas trouvée vierge." Son cas a été présenté au Prophète (ﷺ), qui a appelé la jeune femme et lui a demandé. Elle a dit : "Non, j'étais vierge." Alors il leur a ordonné de suivre la procédure du li'an et lui a donné la dot. (Dha'if)
- Sunan Ibn Majah, n°2073
Rapporté par Sa'id bin Jubair, d'après Ibn 'Abbas : "Pour celui qui rend interdit, il s'agit d'un serment." (Sahih) Et Ibn 'Abbas disait : "Vous avez le meilleur exemple dans le Messager d'Allah." (33:)
- Sunan Ibn Majah, n°2075
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le mari de Barirah était un esclave nommé Mughith. C'est comme si je le voyais encore, marchant derrière elle en pleurant, les larmes coulant sur ses joues. Le Prophète (ﷺ) a dit à 'Abbas : "Ô Abbas, n'es-tu pas étonné de l'amour de Mughith pour Barirah, et de la haine de Barirah pour Mughith ?" Et le Prophète lui a dit : "Pourquoi ne le reprends-tu pas, c'est le père de ton enfant ?" Elle a répondu : "Ô Messager d'Allah, est-ce un ordre ?" Il a dit : "Non, c'est une intercession." Elle a dit : "Je n'ai pas besoin de lui
- Sunan Ibn Majah, n°2081
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Ô Messager d’Allah, mon maître m’a marié à sa servante, et maintenant il veut nous séparer." Le Messager d’Allah (ﷺ) monta sur le minbar et dit : "Ô gens, pourquoi l’un d’entre vous marie-t-il son esclave à sa servante, puis veut les séparer ? Le divorce appartient à celui qui tient le mollet (c’est-à-dire, le mari)
- Sunan Ibn Majah, n°2082
Rapporté par Abul Hasan, l’affranchi des Banu Nawfal : On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d’un esclave qui divorce deux fois de sa femme, puis ils sont affranchis. Peut-il l’épouser à nouveau ? Il a répondu : "Oui." On lui a demandé : "Sur quelle base ?" Il a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu un tel jugement." (Faible)
- Sunan Ibn Majah, n°2112
Rapporté par Ibn Abbas : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a offert comme expiation un Sa' de dattes, et il a ordonné aux gens de faire de même. Celui qui n’en a pas doit donner un demi Sa' de blé
- Sunan Ibn Majah, n°2113
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Un homme donnait beaucoup de nourriture à sa famille et un autre donnait à peine de quoi manger à la sienne, puis ce verset a été révélé : « Avec le juste milieu de ce que vous donnez à manger à vos familles... »
- Sunan Ibn Majah, n°2116
Rapporté par Mujahid, que 'Abdur-Rahman bin Safwan, ou Safwan bin 'Abdur-Rahman Al-Qurashi a dit : "Le jour de la conquête de La Mecque, il est venu avec son père et a dit : « Ô Messager d’Allah, donne à mon père une part de la Hijrah. » Il a répondu : « Il n’y a plus de Hijrah. » Puis il est parti et est allé voir 'Abbas et lui a dit : « Tu sais qui je suis ? » Il a répondu : « Oui. » Ensuite 'Abbas est sorti, portant une chemise sans manteau, et a dit : « Ô Messager d’Allah, tu connais untel avec qui nous avons des liens d’amitié ? Il a amené son père pour prêter serment d’allégeance (c’est-à-dire promettre) d’émigrer. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a plus de Hijrah. » 'Abbas a dit : « Je t’en conjure, fais-le. » Le Prophète (ﷺ) a tendu la main, a touché la sienne et a dit : « J’ai accompli le serment de mon oncle, mais il n’y a plus de Hijrah. » (Da'if) Une autre chaîne avec des mots similaires. Yazid bin Abu Ziyad a dit : "C’est-à-dire : Il n’y a plus de Hijrah depuis une terre dont les habitants ont accepté l’Islam
- Sunan Ibn Majah, n°2117
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand l’un de vous fait un serment, qu’il ne dise pas : « Ce qu’Allah veut et ce que tu veux. » Mais qu’il dise : « Ce qu’Allah veut, puis ce que tu veux. »
- Sunan Ibn Majah, n°2128
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui fait un vœu sans le préciser, l'expiation pour ce vœu est la même que pour la rupture d'un serment. Celui qui fait un vœu et n'arrive pas à l'accomplir, l'expiation est la même que pour la rupture d'un serment. Celui qui fait un vœu et peut l'accomplir, qu'il le fasse
- Sunan Ibn Majah, n°2130
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai fait le vœu d'offrir un sacrifice à Buwanah." Il a dit : "As-tu l'intention de faire un acte de l'époque de l'Ignorance ?" Il a répondu : "Non." Il a dit : "Alors accomplis ton vœu
- Sunan Ibn Majah, n°2132
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd bin 'Ubadah a demandé au Messager d'Allah (ﷺ) au sujet d'un vœu que sa mère avait fait, mais elle est morte sans l'accomplir. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Accomplis-le pour elle
- Sunan Ibn Majah, n°2136
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) est passé à La Mecque devant un homme qui se tenait debout au soleil. Il a demandé : "Qu'est-ce que c'est ?" Ils ont répondu : "Il a fait le vœu de jeûner, de ne pas chercher d'ombre jusqu'à la nuit, de ne pas parler et de rester debout." Il a dit : "Qu'il parle, qu'il cherche de l'ombre et qu'il s'assoie, mais qu'il termine son jeûne." Une autre chaîne rapporte des paroles similaires d'Ibn 'Abbas, du Prophète (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°2162
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a été soigné par la saignée et il a donné un salaire à celui qui l’a pratiquée. (Sahih) Ibn Abu 'Umar est le seul à l’avoir rapporté. C’est ce qu’a dit Ibn Majah
- Sunan Ibn Majah, n°2177
Rapporté par Ibn Tawus : Ibn Tawus a rapporté de son père qu’Ibn 'Abbas a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit à un citadin de vendre pour le compte d’un bédouin. » (Sahih) J’ai (Tawus) demandé à Ibn 'Abbas : « Que signifie : “Un citadin vend pour un bédouin” ? » Il a répondu : « Il ne doit pas être son intermédiaire. »
- Sunan Ibn Majah, n°2195
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit les transactions Gharar
- Sunan Ibn Majah, n°2223
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine, les gens étaient les pires en matière de poids et de mesures. Puis Allah, le Glorieux, a révélé : « Malheur aux fraudeurs dans la mesure et le poids », et après cela, ils sont devenus justes dans les poids et les mesures
- Sunan Ibn Majah, n°2227
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui achète de la nourriture, qu'il ne la revende pas avant d'en avoir pris pleinement possession." (Sahih) Dans son récit, (l’un des rapporteurs) Abu 'Awanah a dit : "Ibn 'Abbas a dit : 'Je pense que tout est comme la nourriture
- Sunan Ibn Majah, n°2257
Rapporté par Abu Hurairah : J'ai entendu Abu Saeed Al-Khudri dire : "Un Dirham contre un Dirham et un Dinar contre un Dinar." Alors j'ai dit : "J'ai entendu Ibn 'Abbas dire autre chose." Il a dit : "Mais j'ai rencontré Ibn 'Abbas et je lui ai dit : Dis-moi ce que tu dis sur l'échange, est-ce quelque chose que tu as entendu du Messager d'Allah (ﷺ) ou que tu as trouvé dans le Livre d'Allah ?" Il a dit : "Je ne l'ai pas trouvé dans le Livre d'Allah, et je ne l'ai pas entendu du Messager d'Allah ; c'est plutôt Usamah bin Zaid qui m'a dit que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "L'usure n'existe que dans le crédit
- Sunan Ibn Majah, n°2258
Rapporté par Abu Jawza' : J'ai entendu Ibn 'Abbas permettre l'échange (de Dirhams contre Dirham, etc., avec un surplus), et cela a été rapporté de lui. Puis j'ai entendu qu'il avait changé d'avis. Je l'ai rencontré à La Mecque et je lui ai dit : "J'ai entendu que tu avais changé d'avis." Il a dit : "Oui. C'était juste mon opinion, mais Abu Sa'eed a rapporté du Messager d'Allah (ﷺ) qu'il a interdit l'échange (d'objets similaires avec un surplus)
- Sunan Ibn Majah, n°2280
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à Al-Madinah, les gens payaient à l'avance pour des dattes, deux ou trois ans à l'avance. Il a dit : "Celui qui paie à l'avance pour des dattes, qu'il paie pour une quantité ou un poids connu, à livrer à une date connue
- Sunan Ibn Majah, n°2321
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Si les gens recevaient ce qu'ils réclament, certains auraient réclamé la vie et les biens des autres. Mais c'est à celui contre qui la plainte est faite de prêter serment
- Sunan Ibn Majah, n°2337
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Aucun de vous ne doit refuser à son voisin de fixer une pièce de bois à son mur.”
- Sunan Ibn Majah, n°2339
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Lorsque vous vous disputez au sujet d’un chemin, faites-le de sept coudées de large.”
- Sunan Ibn Majah, n°2341
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il ne doit y avoir ni préjudice ni riposte au préjudice.”
- Sunan Ibn Majah, n°2350
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les Quraish allèrent voir une devineresse et lui dirent : “Dis-nous à qui ressemblent le plus les empreintes du propriétaire d’Al-Maqam (la station d’Ibrahim).” Elle répondit : “Si vous étendez un tissu sur cette terre meuble et que vous marchez dessus, je vous dirai.” Ils étendirent donc un tissu et les gens marchèrent dessus. Elle vit les empreintes du Messager d’Allah (ﷺ) et dit : “C’est celui-ci qui lui ressemble le plus parmi vous.” Après cela, vingt ans passèrent, ou autant qu’Allah voulut, puis Allah envoya Muhammad (ﷺ) (c’est-à-dire le missionna comme Prophète)
- Sunan Ibn Majah, n°2370
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a jugé sur la base d’un témoin accompagné du serment du demandeur
- Sunan Ibn Majah, n°2377
Rapporté par Ibn 'Abbas et Ibn 'Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à un homme de reprendre un cadeau qu’il a offert, sauf dans le cas où un père donne quelque chose à son enfant. »
- Sunan Ibn Majah, n°2385
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui reprend son cadeau est comme celui qui retourne à son vomi. »
- Sunan Ibn Majah, n°2391
Rapporté par Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui donne une aumône puis la reprend ressemble à un chien qui vomit puis retourne manger son vomi. »
- Sunan Ibn Majah, n°2406
Rapporté par Ibn 'Abbas : À l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), un homme poursuivait un débiteur qui lui devait dix dinars. Le débiteur a dit : “Je n’ai rien à te donner.” Le créancier a répondu : “Non, par Allah, je ne te laisserai pas tant que tu ne paies pas la dette ou que tu ne me trouves pas un garant.” Il l’a alors emmené devant le Prophète (ﷺ), qui lui a demandé : “Combien de temps peux-tu attendre ?” Il a répondu : “Un mois.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Je serai son garant.” À la date convenue, il est revenu, et le Prophète (ﷺ) lui a demandé : “D’où viens-tu d’obtenir cela ?” Il a répondu : “D’une mine.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Il n’y a rien de bon là-dedans,” puis il a payé la dette pour lui
- Sunan Ibn Majah, n°2425
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu demander au Prophète d’Allah (ﷺ) une dette ou un droit, et il lui a parlé durement. Les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) voulaient le réprimander, mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Laissez-le, car celui à qui l’on doit quelque chose a autorité sur le débiteur jusqu’à ce que la dette soit remboursée.”
- Sunan Ibn Majah, n°2439
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé alors que son armure était en gage chez un Juif pour trente Sa’ d’orge
- Sunan Ibn Majah, n°2446
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait besoin de nourriture, et 'Ali l’a appris. Il est sorti chercher du travail pour pouvoir offrir quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ). Il est allé dans un jardin appartenant à un Juif et a tiré dix-sept seaux d’eau pour lui, chaque seau contre une datte. Le Juif lui a proposé de choisir dix-sept de ses dattes ‘Ajwah (de haute qualité), et il les a apportées au Prophète d’Allah (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°2456
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a appris que les gens louaient de plus en plus de terres. Il a dit : “Subhan-Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Pourquoi l’un de vous ne prête-t-il pas son terrain à son frère ?’ Mais il n’a pas interdit de louer la terre.”
- Sunan Ibn Majah, n°2457
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si l’un de vous prête son terrain à son frère, c’est mieux pour lui que de recevoir telle ou telle somme de loyer.”
- Sunan Ibn Majah, n°2462
Rapporté par 'Amr bin Dinar : J’ai dit à Tawus : “Ô Abu 'Abdur-Rahman, pourquoi n’abandonnes-tu pas cette Mukhabarah, puisqu’ils disent que le Messager d’Allah (ﷺ) l’a interdite ?” Il a répondu : “Ô 'Amr, je les aide en prenant leur terre, en la cultivant et en leur donnant une part en échange, et Mu‘adh bin Jabal a permis aux gens ici de le faire. Le plus savant d’entre eux – c’est-à-dire Ibn 'Abbas – m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) ne l’a pas interdite, mais il a dit : ‘Pour l’un de vous, donner (sa terre) à son frère est mieux que de recevoir un loyer fixe pour elle.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2464
Rapporté par Tawus que Ibn 'Abbas a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a simplement dit : “Pour l’un de vous, donner (sa terre) à son frère est mieux pour lui que de recevoir un loyer fixe pour elle.”
- Sunan Ibn Majah, n°2472
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les musulmans sont associés dans trois choses : l’eau, les pâturages et le feu, et il est interdit d’en faire commerce.”
- Sunan Ibn Majah, n°2485
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Toute répartition faite selon les règles de l'époque de l'Ignorance reste telle quelle, et toute répartition faite selon les règles de l'Islam reste selon les règles de l'Islam
- Sunan Ibn Majah, n°2493
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui possède un terrain et veut le vendre, qu'il le propose à son voisin
- Sunan Ibn Majah, n°2510
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un cinquième est dû sur un trésor enfoui. »
- Sunan Ibn Majah, n°2515
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout homme dont l’esclave lui donne un enfant, elle sera libre après sa mort. »
- Sunan Ibn Majah, n°2516
Rapporté par Ibn `Abbas : On a parlé de la mère d’Ibrahim en présence du Messager d’Allah (ﷺ), et il a dit : « Son fils l’a affranchie. »
- Sunan Ibn Majah, n°2535
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui change de religion, tuez-le.”
- Sunan Ibn Majah, n°2539
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah a dit : “Celui qui nie un verset du Coran, il est permis de lui trancher la tête (c’est-à-dire de l’exécuter). Celui qui dit : Lailaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah (SWT) seul, et Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Messager), personne ne peut lui faire de mal, sauf s’il mérite une peine légale, et qu’elle soit appliquée sur lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2546
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui cache la faute cachée de son frère musulman, Allah (SWT) cachera ses fautes le Jour de la Résurrection. Celui qui dévoile la faute de son frère musulman, Allah dévoilera ses fautes, jusqu’à ce qu’Il l’humilie à cause de cela, même chez lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2553
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar bin Khattab a dit : “Je crains qu’après longtemps, certains disent : ‘Je ne trouve pas (la peine de) lapidation dans le Livre d’Allah (ﷺ),’ et qu’ils s’égarent en abandonnant une des obligations imposées par Allah (SWT). En vérité, la lapidation est obligatoire si un homme est marié (ou l’a été) et que la preuve est établie, ou si une grossesse survient, ou s’il l’avoue. Je l’ai lue (dans le Coran) : ‘Et si un vieil homme et une vieille femme commettent l’adultère, lapidez-les tous les deux.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a lapidé (des adultères) et nous les avons lapidés après lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2559
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si je devais lapider quelqu’un sans preuve, j’aurais lapidé unetelle, car il y a manifestement des doutes sur ses paroles, son apparence et les personnes qui vont chez elle.”
- Sunan Ibn Majah, n°2560
Rapporté par Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a mentionné deux personnes qui avaient fait le processus de Li`an. Ibn Shaddad lui a demandé : “Est-ce celle dont le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si je devais lapider quelqu’un sans preuve, j’aurais lapidé unetelle’ ?” Ibn `Abbas a répondu : “Non, c’était une femme qui, bien qu’elle soit musulmane, s’exhibait.”
- Sunan Ibn Majah, n°2561
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quiconque fait l’acte du peuple de Lout, tuez celui qui le fait et celui avec qui c’est fait.”
- Sunan Ibn Majah, n°2564
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui a des rapports avec un parent proche interdit, tuez-le ; et celui qui a des rapports avec un animal, tuez-le ainsi que l’animal.”
- Sunan Ibn Majah, n°2568
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si un homme traite un autre d’efféminé, donnez-lui vingt coups de fouet. Et si un homme traite un autre d’homosexuel, donnez-lui vingt coups de fouet.”
- Sunan Ibn Majah, n°2590
Rapporté par Ibn Abbas : Un des esclaves du butin a volé quelque chose du butin, et l’affaire a été portée devant le Prophète (ﷺ) mais il n’a pas fait couper sa main, et il a dit : “Les biens d’Allah (STW), une partie vole une autre partie.”
- Sunan Ibn Majah, n°2599
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “N’appliquez pas la peine légale dans la mosquée.”
- Sunan Ibn Majah, n°2609
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui prétend appartenir à quelqu’un d’autre que son père, ou (un esclave affranchi) qui dit que son Wala appartient à un autre qu’à son véritable maître, la malédiction d’Allah (SWT), des anges et de tous les gens sera sur lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2621
Rapporté par Salim bin Abu Jad : On a demandé à Ibn Abbas au sujet de celui qui tue un croyant délibérément, puis se repent, croit, fait de bonnes œuvres et suit la bonne voie. Il a répondu : “Malheur à lui, y a-t-il une guidance pour lui ? J’ai entendu votre Prophète (ﷺ) dire : ‘Le tueur et sa victime seront amenés le Jour de la Résurrection, la victime tenant la tête de son tueur, disant : “Ô Seigneur, demande à celui-ci pourquoi il m’a tué ?” Par Allah (SWT), Allah (SWT) le Puissant et Majestueux l’a révélé à votre Prophète (ﷺ) et Il ne l’a pas abrogé après l’avoir révélé.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2629
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fixé la compensation du sang à douze mille dirhams
- Sunan Ibn Majah, n°2632
Rapporté par 'Ikrimah, d’après Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fixé la compensation du sang à douze mille dirhams. Il a dit : “C’est ce qu’Allah dit : ‘Et ils n’ont trouvé aucune raison de le faire, sauf qu’Allah et Son Messager (ﷺ) les avaient enrichis de Sa grâce.’” Il a dit : “En recevant la compensation du sang.”
- Sunan Ibn Majah, n°2635
Rapporté par Ibn 'Abbas, attribué au Prophète (ﷺ) : “Celui qui tue par imprudence ou pour des raisons tribales, avec une pierre, un fouet ou un bâton, doit payer la compensation du sang pour un homicide involontaire. Celui qui tue volontairement doit être exécuté en représailles. Celui qui essaie d’empêcher cela subit la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucun changement ni compensation équitable ne sera accepté de lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2637
Rapporté par 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il n’y a pas de représailles pour une blessure à la tête qui n’atteint pas le cerveau, une blessure de lance qui ne pénètre pas profondément, ou une blessure qui déboîte un os.”
- Sunan Ibn Majah, n°2650
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Toutes les dents sont égales ; l’incisive et la molaire sont pareilles.”
- Sunan Ibn Majah, n°2651
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a jugé que la compensation pour une dent était de cinq chameaux
- Sunan Ibn Majah, n°2652
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celle-ci et celle-là sont pareilles” – en parlant du petit doigt, de l’annulaire et du pouce
- Sunan Ibn Majah, n°2660
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Un croyant ne doit pas être tué en représailles pour le meurtre d’un non-croyant, et une personne sous traité ne doit pas être tuée pendant la durée du traité
- Sunan Ibn Majah, n°2661
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Un père ne doit pas être tué à cause de son fils
- Sunan Ibn Majah, n°2683
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le sang de chaque musulman a la même valeur, ils sont unis face aux autres. L’asile accordé par le plus humble d’entre eux s’applique à tous, et le retour est accordé au plus éloigné d’entre eux.”
- Sunan Ibn Majah, n°2711
Rapporté par Ibn Abbas : “J’aimerais que les gens réduisent (le testament) d’un tiers à un quart, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Un tiers, c’est beaucoup.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2725
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à une grand-mère un sixième de l’héritage
- Sunan Ibn Majah, n°2740
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Répartissez les biens entre ceux qui ont droit à une part d’héritage, selon le Livre d’Allah, puis ce qui reste va au parent masculin le plus proche. »
- Sunan Ibn Majah, n°2741
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme est mort à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), et il n’avait pour héritier qu’un esclave qu’il avait affranchi. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a donné l’héritage
- Sunan Ibn Majah, n°2773
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’on vous appelle aux armes, alors partez. »
- Sunan Ibn Majah, n°2781
Rapporté par Mu’awiyah bin Jahimah As-Sulaimi : J’ai rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je veux partir au Jihad avec toi, cherchant ainsi la Face d’Allah et l’Au-delà. » Il a dit : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle encore en vie ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Retourne auprès d’elle et honore-la. » Je me suis approché de lui d’un autre côté et j’ai répété : « Ô Messager d’Allah, je veux partir au Jihad avec toi, cherchant ainsi la Face d’Allah et l’Au-delà. » Il a dit : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle encore en vie ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Retourne auprès d’elle et honore-la. » Je me suis avancé devant lui et j’ai encore dit : « Ô Messager d’Allah, je veux partir au Jihad avec toi, cherchant ainsi la Face d’Allah et l’Au-delà. » Il a dit : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle encore en vie ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Retourne auprès d’elle et sers-la, car c’est là que se trouve le Paradis. » Une autre chaîne rapporte un hadith similaire. Ibn Majah a dit : Il s’agit de Jahimah bin 'Abbas bin Mirdas As-Sulaimi, qui a critiqué le Prophète ﷺ le jour de Hunain
- Sunan Ibn Majah, n°2808
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a acquis son épée Dhulfiqar parmi les butins de guerre le jour de Badr
- Sunan Ibn Majah, n°2815
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) est passé devant des gens qui tiraient à l’arc et a dit : « Tirez, Banu Isma’il, car votre père était un archer. »
- Sunan Ibn Majah, n°2818
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le drapeau du Messager d’Allah (ﷺ) était noir, et son étendard était blanc
- Sunan Ibn Majah, n°2834
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La guerre est tromperie. »
- Sunan Ibn Majah, n°2839
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Sa’b bin Jaththamah a dit : « On a interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet des polythéistes attaqués de nuit, dont les femmes et les enfants sont tués. » Il a dit : « Ils font partie d’eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°2883
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Fadl a dit – ou inversement : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Celui qui a l’intention de faire le Hajj, qu’il se dépêche de le faire, car il pourrait tomber malade, perdre sa monture ou être confronté à un empêchement.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2886
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Aqra’ bin Habis a demandé au Prophète (ﷺ) : “Ô Messager d’Allah, le Hajj est-il obligatoire chaque année ou seulement une fois ?” Il a dit : “C’est seulement une fois. Et celui qui veut faire le Hajj en plus, qu’il le fasse.”
- Sunan Ibn Majah, n°2891
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) entre La Mecque et Médine, et nous avons traversé une vallée. Il a dit : “Quelle est cette vallée ?” Ils ont répondu : “La vallée d’Azraq.” Il a dit : “C’est comme si je voyais Moussa (as) – et il a mentionné quelque chose sur la longueur de ses cheveux, que Dawud (un des rapporteurs) n’a pas retenu – mettant ses doigts dans ses oreilles et élevant la voix vers Allah en récitant la Talbiyah, traversant cette vallée.” Puis nous avons continué jusqu’à un passage étroit, et il a dit : “Quel est ce passage ?” Ils ont répondu : “Thaniyyat Harsha” ou “Laft.” Il a dit : “C’est comme si je voyais Yunus, sur une chamelle rousse, portant un manteau de laine et tenant les rênes de sa chamelle faites de fibres de palmier, traversant cette vallée en récitant la Talbiyah.”
- Sunan Ibn Majah, n°2897
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Des provisions et une monture”, à propos de la parole d’Allah : “Celui qui en a les moyens.” [3:]
- Sunan Ibn Majah, n°2900
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Je me suis inscrit pour telle expédition militaire et ma femme part pour le Hajj.” Il a dit : “Retourne avec elle.”
- Sunan Ibn Majah, n°2903
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu un homme dire : “Labbaik ‘an Shubrumah (Me voici, ô Allah, pour Shubrumah).” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Qui est Shubrumah ?” Il a répondu : “Un parent à moi.” Il a dit : “As-tu déjà fait le Hajj ?” Il a répondu : “Non.” Il a dit : “Alors fais-le d’abord pour toi, puis fais le Hajj pour Shubrumah.”
- Sunan Ibn Majah, n°2904
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Dois-je accomplir le Hajj à la place de mon père ?” Il a répondu : “Oui, accomplis le Hajj pour ton père, car si tu ne peux pas ajouter de bonnes actions à son compte, au moins tu ne lui ajouteras rien de mauvais.”
- Sunan Ibn Majah, n°2907
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Une femme de Khath’am est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah, mon père est un vieil homme devenu faible, et maintenant le commandement d’Allah est venu pour que Ses serviteurs accomplissent le Hajj, mais il ne peut pas le faire. Est-ce que cela suffira si je l’accomplis à sa place ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : “Oui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2908
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Husain bin ‘Awf m’a raconté : J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, le commandement du Hajj est arrivé mais mon père ne peut le faire que s’il est attaché à une selle.” Un certain temps a passé, puis il a dit : “Accomplis le Hajj à la place de ton père.”
- Sunan Ibn Majah, n°2909
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Son frère Fadl était assis derrière le Messager d’Allah (ﷺ) le matin du sacrifice (c’est-à-dire le 10 Dhul-Hijjah), lorsqu’une femme de Khath’am est venue et a dit : “Ô Messager d’Allah, le commandement d’Allah est venu pour que Ses serviteurs accomplissent le Hajj, mais mon père est un vieil homme et il ne peut pas monter. Puis-je accomplir le Hajj à sa place ?” Il a répondu : “Oui, car si ton père avait une dette, tu la paierais.”
- Sunan Ibn Majah, n°2931
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) faire un sermon – (un des rapporteurs, Hisham, a dit : « Sur la chaire ») – et il a dit : « Celui qui n’a pas de pagne, qu’il porte un pantalon ou un pyjama, et celui qui n’a pas de sandales, qu’il porte des chaussettes en cuir. » Dans son récit, Hisham a dit : « S’il n’en trouve pas, alors qu’il porte un pantalon ou un pyjama. »
- Sunan Ibn Majah, n°2934
Rapporté par Ibrahim bin ‘Abdullah bin Hunain, de la part de son père : ‘Abdullah bin ‘Abbas et Miswar bin Makhramah étaient en désaccord à Abwa’. ‘Abdullah bin ‘Abbas disait que le Muhrim pouvait se laver la tête, et Miswar disait que le Muhrim ne pouvait pas. Ibn ‘Abbas m’a envoyé voir Abu Ayyub Al-Ansari pour lui demander à ce sujet, et je l’ai trouvé en train de se laver près du puits, caché derrière un tissu. Je l’ai salué, et il a dit : « Qui est là ? » J’ai répondu : « Je suis ‘Abdullah bin Hunain. ‘Abdullah bin ‘Abbas m’a envoyé te demander comment le Messager d’Allah (ﷺ) se lavait la tête lorsqu’il était en Ihram. » Il a mis sa main sur le tissu et l’a abaissé jusqu’à ce que sa tête apparaisse, puis il a dit à la personne qui lui versait de l’eau : « Verse de l’eau. » Alors il a versé de l’eau sur sa tête. Ensuite, il s’est frotté la tête avec ses mains, en avant et en arrière, et il a dit : « C’est ainsi que je l’ai vu (ﷺ) faire. »
- Sunan Ibn Majah, n°2938
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Duba’ah bint Zubair bin ‘Abdul-Muttalib est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je suis une femme corpulente et je veux faire le Hajj. Comment dois-je entrer en Ihram ? » Il a dit : « Entre en Ihram et précise la condition que tu sortiras de l’Ihram à l’endroit où tu seras empêchée. »
- Sunan Ibn Majah, n°2939
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Les Prophètes entraient dans le Haram pieds nus. Ils faisaient le tour de la Maison et accomplissaient tous les rites pieds nus et en marchant
- Sunan Ibn Majah, n°2944
Rapporté par Sa’eed bin Jubair : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cette Pierre sera amenée le Jour de la Résurrection, et on lui donnera deux yeux pour voir et une langue pour parler, et elle témoignera en faveur de ceux qui l’auront touchée avec sincérité. »
- Sunan Ibn Majah, n°2948
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait le Tawaf sur un chameau pendant le Pèlerinage d’Adieu, touchant le coin avec un bâton
- Sunan Ibn Majah, n°2953
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lors de sa ‘Umrah après Hudaibiyah – quand ils voulaient entrer à La Mecque – le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Votre peuple vous verra demain, alors qu’il vous voie forts. » Quand ils sont entrés dans la mosquée, ils ont touché le coin et ont commencé à marcher rapidement, et le Prophète (ﷺ) était avec eux. Quand ils sont arrivés au coin du Yémen, ils ont marché normalement jusqu’au coin noir (là où se trouve la Pierre Noire), puis ils ont marché rapidement jusqu’au coin du Yémen, puis ils ont marché normalement jusqu’au coin noir. Ils ont fait cela trois fois, puis ils ont marché normalement pendant quatre tours
- Sunan Ibn Majah, n°2971
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Abu Talhah m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli le Hajj et la ‘Umrah ensemble (Qiran)
- Sunan Ibn Majah, n°2972
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah, Ibn ‘Umar et Ibn ‘Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) et ses Compagnons sont venus à La Mecque pour accomplir le Hajj et la ‘Umrah, ils n’ont fait le Tawaf qu’une seule fois
- Sunan Ibn Majah, n°2994
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Une ‘Umrah pendant le Ramadan équivaut à un Hajj. »
- Sunan Ibn Majah, n°2996
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a accompli la ‘Umrah qu’au mois de Dhul-Qa’dah
- Sunan Ibn Majah, n°3003
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la ‘Umrah quatre fois : la ‘Umrah de Hudaibiyah, la ‘Umrah de rattrapage (pour celle qui n’avait pas été achevée), la troisième depuis Ji’ranah et la quatrième qu’il a faite avec son Hajj
- Sunan Ibn Majah, n°3004
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à Mina, le jour de Tarwiyah (le 8 Dhul-Hijjah), les prières de Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr, puis il est parti le matin vers ‘Arafat
- Sunan Ibn Majah, n°3013
Rapporté par ‘Abdullah bin Kinanah bin ‘Abbas bin Mirdas As-Sulami, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé pardon pour sa communauté un soir à ‘Arafat, et la réponse est venue : « Je les ai pardonnés, sauf à l’injuste ; avec lui, Je réglerai les comptes en faveur de celui qu’il a lésé. » Il a dit : « Ô Seigneur, si Tu veux, accorde le Paradis à celui qui a été lésé, et pardonne à l’injuste. » Il n’a pas eu de réponse ce soir-là. Le lendemain, à Muzdalifah, il a répété sa demande et a reçu une réponse. Le narrateur a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a ri, » ou « il a souri. » Abu Bakr et ‘Umar lui ont dit : « Que nos pères et mères soient sacrifiés pour toi, ce n’est pas un moment où tu ris d’habitude. Qu’est-ce qui t’a fait rire ? Qu’Allah te donne beaucoup de joie ! » Il a répondu : « L’ennemi d’Allah, Iblis, quand il a su qu’Allah avait exaucé ma prière et pardonné à ma communauté, a pris de la poussière et s’en est jeté sur la tête en poussant des cris de détresse, et ce que j’ai vu de son désespoir m’a fait rire. »
- Sunan Ibn Majah, n°3025
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Nous, les jeunes du clan d’Abdul-Muttalib, sommes venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) depuis Jam’, sur nos ânes. Il a commencé à frapper nos cuisses et à dire : « Ô mes enfants, ne lancez pas les cailloux contre la stèle avant le lever du soleil. »
- Sunan Ibn Majah, n°3026
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’étais parmi les plus faibles de sa famille (c’est-à-dire les femmes et les enfants) que le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyés en avance
- Sunan Ibn Majah, n°3029
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un matin à ‘Aqabah, alors qu’il était sur sa chamelle, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ramassez-moi quelques cailloux. » J’ai donc ramassé sept petits cailloux pour lui, adaptés pour lancer. Il a commencé à les faire passer dans sa main en disant : « Jetez des cailloux comme ceux-ci. » Puis il a dit : « Ô gens, faites attention à ne pas exagérer dans la religion, car ceux qui vous ont précédés ont été détruits à cause de l’exagération dans la religion. »
- Sunan Ibn Majah, n°3033
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) lançait les cailloux à la stèle de ‘Aqabah, il continuait sa route et ne restait pas là
- Sunan Ibn Majah, n°3034
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a lancé les cailloux à la stèle depuis le dos de sa monture
- Sunan Ibn Majah, n°3039
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) récitait la Talbiyah jusqu’à ce qu’il lance les cailloux à la stèle de ‘Aqabah
- Sunan Ibn Majah, n°3040
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Fadl bin ‘Abbas a dit : « J’étais assis derrière le Prophète (ﷺ) et je l’entendais continuer à réciter la Talbiyah jusqu’à ce qu’il lance les cailloux à la stèle de ‘Aqabah. Quand il a lancé les cailloux, il a arrêté de réciter la Talbiyah. »
- Sunan Ibn Majah, n°3041
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque vous avez lancé les cailloux à la stèle, tout devient permis pour vous sauf vos femmes. Un homme lui a demandé : « Ô Ibn ‘Abbas, et le parfum ? » Il a répondu : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) mettre du musc sur sa tête. Est-ce que ce n’est pas du parfum ? »
- Sunan Ibn Majah, n°3045
Rapporté par Ibn ‘Abbas : On a demandé : « Ô Messager d’Allah, pourquoi as-tu invoqué trois fois pour ceux qui se rasent la tête et une seule fois pour ceux qui coupent leurs cheveux ? » Il a répondu : « Parce qu’ils n’ont eu aucun doute. »
- Sunan Ibn Majah, n°3049
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais été interrogé sur quelqu’un qui aurait fait une chose avant une autre sans qu’il ne fasse un geste de la main pour dire : « Il n’y a pas de mal à cela. »
- Sunan Ibn Majah, n°3050
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interrogé le jour de Mina, et il disait : « Il n’y a pas de mal à cela, il n’y a pas de mal à cela. » Un homme est venu lui dire : « J’ai rasé ma tête avant d’avoir sacrifié. » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à cela. » Il a dit : « J’ai lancé les cailloux après le coucher du soleil. » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à cela. »
- Sunan Ibn Majah, n°3054
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de lancer les pierres sur les Piliers après le zénith du soleil, au point que, dès qu’il avait fini, il priait la prière du Zuhr
- Sunan Ibn Majah, n°3059
Rapporté par ‘Aishah et Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a retardé le Tawafuz-Ziyarah jusqu’à la nuit
- Sunan Ibn Majah, n°3060
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) n’a pas marché rapidement (Ramal) lors des sept tours du Tawaful-Ifadah (effectués le 10e jour de Dhul-Hijjah)
- Sunan Ibn Majah, n°3061
Rapporté par Muhammad bin ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr : J’étais assis avec Ibn ‘Abbas, et un homme est venu lui demander : “D’où viens-tu ?” Il a répondu : “De Zamzam.” Ibn ‘Abbas a dit : “As-tu bu de cette eau comme il faut ?” L’homme a demandé : “Comment cela ?” Ibn ‘Abbas a expliqué : “Quand tu bois de cette eau, tourne-toi vers la Qiblah, prononce le nom d’Allah, bois-en trois gorgées et bois à satiété. Quand tu as fini, loue Allah.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “La différence entre nous et les hypocrites, c’est qu’ils ne boivent pas à satiété de Zamzam.”
- Sunan Ibn Majah, n°3065
Rapporté par Ibn ‘Umar : Abbas bin ‘Abdul-Muttalib a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) la permission de passer la nuit à La Mecque pendant les nuits de Mina pour donner de l’eau aux pèlerins, et il lui a donné la permission
- Sunan Ibn Majah, n°3066
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) n’a permis à personne de passer la nuit à La Mecque, sauf à ‘Abbas, pour donner de l’eau aux pèlerins
- Sunan Ibn Majah, n°3070
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Les gens partaient dans toutes les directions, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Que personne ne parte avant que la dernière chose qu’il fasse soit de tourner autour de la Maison (Tawaf).”
- Sunan Ibn Majah, n°3074
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin ‘Abdullah, et quand nous sommes arrivés, il a demandé qui nous étions. Quand il est arrivé à moi, j’ai dit : “Je suis Muhammad bin ‘Ali bin Husain.” Il a tendu la main vers ma tête, a défait mon bouton du haut, puis celui du bas. Ensuite, il a posé sa main sur ma poitrine, et j’étais alors un jeune garçon. Puis il a dit : “Bienvenue à toi, demande ce que tu veux.” Alors je lui ai posé des questions, et il était aveugle. L’heure de la prière est arrivée, il s’est levé, s’est enveloppé d’un tissu tissé. Chaque fois qu’il le mettait sur ses épaules, les bords remontaient, car il était trop court. Son manteau était à côté de lui, accroché. Il nous a dirigés dans la prière, puis il a dit : “Raconte-nous le Hajj du Messager d’Allah (ﷺ).” Il a levé les mains, montrant neuf doigts, et a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé au peuple, la dixième année, que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous cherchant à suivre le Messager d’Allah (ﷺ) et à faire comme lui. Il est parti et nous sommes partis avec lui, et nous sommes arrivés à Dhul-Hulaifah où Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abu Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’elle devait faire. Il a dit : “Fais le grand lavage (Ghusl), mets un tissu autour de ta taille et entre en état d’Ihram.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée, puis il a monté Qaswa’ (sa chamelle) jusqu’à ce qu’elle se soit levée avec lui sur Baida’. Jabir a dit : “Aussi loin que je pouvais voir, je voyais des gens à cheval et à pied devant lui, et la même chose à sa droite, à sa gauche et derrière lui, et le Messager d’Allah (ﷺ) était parmi nous et le Coran lui était révélé, et il en comprenait le sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Puis il a commencé la Talbiyah du monothéisme : ‘Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka wal-mulk, la sharika laka.’ (Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé.)” Et les gens répétaient ses paroles. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a approuvé cela. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiyah.” Jabir a dit : “Nous n’avions l’intention de faire que le Hajj. Nous ne connaissions pas la ‘Umrah. Quand nous sommes arrivés à la Maison avec lui, il a touché l’angle (de la Ka’bah), a marché rapidement (Ramal) pendant trois tours et a marché normalement pendant quatre. Ensuite, il s’est tenu à la place d’Ibrahim et a dit : ‘Et prenez la place d’Ibrahim comme lieu de prière.’ [2:125] Il s’est tenu avec la place entre lui et la Maison. Mon père disait : ‘Et je ne pense pas qu’il l’ait mentionné autrement que du Prophète (ﷺ) : Qu’il récitait dans ces deux unités de prière (à la place d’Ibrahim) : “Dis : Ô vous les mécréants !” [Al-Kafirun (109)] et “Dis : Il est Allah, l’Unique.” [Al-Ikhlas (112)]’ Ensuite, il est retourné à la Maison et a touché l’angle, puis il est sorti par la porte vers Safa. Lorsqu’il s’est approché de Safa, il a récité : ‘En vérité, Safa et Marwah font partie des symboles d’Allah,’ [2:158] (et il a dit :) ‘Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.’ Il a donc commencé par Safa et l’a gravi jusqu’à voir la Maison, puis il a proclamé la grandeur d’Allah (en disant : Allahu Akbar), a prononcé le Tahlil (La ilaha illallah) et a loué Allah (en disant Al-Hamdulillah), et il a dit : ‘La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku, wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumit wa huwa ‘ala kulli shai’in Qadir. La ilaha illallah wahdahu, La sharika lahu anjaza wa’dahu, wa nasara ‘abduhu, wa hazamal-Ahzaba wahdahu.’ (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul ; Il n’a pas d’associé, Il a accompli Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu les coalisés tout seul.)” Il a dit cela trois fois, en faisant des invocations entre chaque. Ensuite, il s’est dirigé vers Marwah en marchant normalement jusqu’à ce qu’il commence à descendre, puis il a marché rapidement (Ramal) dans le bas de la vallée. Quand il a commencé à monter, il a marché normalement, jusqu’à atteindre Marwah, et il a fait au sommet de Marwah ce qu’il avait fait au sommet de Safa. À la fin de son Sa’y, au sommet de Marwah, il a dit : “Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, je n’aurais pas mis de collier à l’animal de sacrifice, et j’aurais fait une ‘Umrah. Celui d’entre vous qui n’a pas d’animal de sacrifice avec lui, qu’il sorte de l’Ihram et fasse une ‘Umrah.” Alors tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Suraqah bin Malik bin Ju’shum s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a croisé ses doigts et a dit : “‘Umrah est incluse dans le Hajj comme cela,” deux fois. “Non, c’est pour toujours.” ‘Ali a amené les chameaux du Prophète (ﷺ), et il a trouvé que Fatimah faisait partie de ceux qui étaient sortis de l’Ihram. Elle avait mis un vêtement teint et utilisé du khôl. ‘Ali n’a pas aimé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a dit de le faire.” ‘Ali disait en Irak : “Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), contrarié par Fatimah à cause de ce qu’elle avait fait, pour lui demander ce qu’elle avait dit qu’il avait dit, et que je n’avais pas aimé cela. Il a dit : ‘Elle a dit vrai, elle a dit vrai. Qu’as-tu dit quand tu as commencé ton Hajj ?’” Il a répondu : “J’ai dit : ‘Ô Allah, je commence la Talbiyah pour ce pour quoi ton Messager (ﷺ) commence la Talbiyah.’ (Il a dit :) ‘Et j’ai l’animal de sacrifice avec moi, donc ne sors pas de l’Ihram.’” Il a dit : “Le nombre total d’animaux de sacrifice qu’‘Ali avait amenés du Yémen et que le Prophète (ﷺ) avait amenés de Médine était de cent. Ensuite, tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Quand le jour de Tarwiyah est arrivé (le 8e de Dhul-Hijjah), ils sont partis pour Mina et ont commencé la Talbiyah pour le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté. Il a prié Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr à Mina. Puis il est resté un peu jusqu’au lever du soleil, et il a demandé qu’on lui installe une tente en poils de chèvre à Namirah. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, et les Quraysh pensaient qu’il allait rester à Al-Mash’ar Haram ou à Al-Muzdalifah, comme Quraysh le faisait à l’époque de l’Ignorance. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à ‘Arafat, où il a trouvé que la tente avait été dressée pour lui à Namirah, et il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé le zénith, il a demandé Qaswa’ et on l’a sellée pour lui. Il est monté jusqu’au bas de la vallée, et il a fait un discours au peuple en disant : ‘Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette terre-ci. Toute affaire de l’époque de l’Ignorance est abolie, sous ces deux pieds à moi. Les meurtres pour vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier est celui de Rabi’ah bin Harith, qui a été allaité chez les Banu Sa’d et tué par Hudhail. Les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier intérêt (que j’abolie) est le nôtre, celui dû à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib. Tout cela est aboli. Craignez Allah à propos des femmes, car vous les avez prises en dépôt d’Allah, et l’intimité avec elles vous est permise par la parole d’Allah. Vos droits sur elles sont qu’elles ne laissent pas s’asseoir sur votre lit quelqu’un que vous n’aimez pas. Si elles le font, alors frappez-les, mais sans blesser ni laisser de trace. Leurs droits sur vous sont que vous subveniez à leurs besoins et que vous les habilliez convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose qui, si vous vous y tenez, ne vous égarera jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi. Que direz-vous ?’ Ils ont répondu : ‘Nous témoignons que tu as transmis (le message), accompli (ta mission) et donné des conseils sincères.’ Il a levé son index vers le ciel puis vers les gens, (et a dit :) ‘Ô Allah, sois témoin, ô Allah sois témoin,’ trois fois. Puis Bilal a appelé à la prière, puis l’Iqamah, et il a prié Zuhr. Ensuite, il a fait l’Iqamah et a prié ‘Asr, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté jusqu’au lieu de station, et il a fait faire face à sa chamelle Sakharat, avec le chemin sablonneux devant lui, et il a fait face à la Qiblah, puis il est resté debout jusqu’au coucher du soleil et que la lumière ait un peu diminué, quand le disque du soleil a disparu. Ensuite, il a fait monter Usamah bin Zaid derrière lui et le Messager d’Allah (ﷺ) est parti. Il a tiré fort sur les rênes de Qaswa’ jusqu’à ce que sa tête touche la selle, et il a fait signe de la main droite : ‘Ô gens, du calme, du calme !’ Chaque fois qu’il arrivait à une colline, il relâchait un peu les rênes pour qu’elle puisse monter. Ensuite, il est arrivé à Muzdalifah où il a prié Maghrib et ‘Isha’ avec un seul appel à la prière et deux Iqamah, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé jusqu’à l’aube, et il a prié Fajr, quand il a vu que le matin était arrivé, avec un seul appel à la prière et un seul Iqamah. Ensuite, il a monté Qaswa’ jusqu’à Al-Mash’ar Al-Haram. Il l’a gravi, a loué Allah, proclamé Sa grandeur et affirmé qu’Il est le seul digne d’être adoré. Puis il est resté debout jusqu’à ce qu’il fasse bien jour, puis il est parti avant le lever du soleil. Il a fait monter Fadl bin ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux beaux cheveux, blanc et beau. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, il a croisé des femmes sur des chameaux. Fadl a commencé à les regarder, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a mis sa main de l’autre côté. Fadl a tourné la tête de l’autre côté pour regarder. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu. Ensuite, il a pris la route du milieu qui mène au plus grand Pilier, jusqu’à atteindre le Pilier près de l’arbre. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer, des cailloux de la taille d’un pois chiche, en les lançant depuis le bas de la vallée. Ensuite, il est allé à l’endroit du sacrifice et a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main. Puis il a confié le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, et il lui a donné une part dans son sacrifice. Ensuite, il a demandé qu’on apporte un morceau de chaque chameau ; les morceaux ont été mis dans une marmite et cuits, et ils (le Prophète (ﷺ) et ‘Ali) ont mangé de la viande et bu du bouillon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est dépêché vers la Maison, et a prié Zuhr à La Mecque. Il est allé chez les Banu ‘Abdul-Muttalib, qui donnaient de l’eau aux pèlerins à Zamzam, et a dit : ‘Puisez-moi de l’eau, ô Banu ‘Abdul-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous submerger, j’aurais puisé de l’eau avec vous.’ Alors ils lui ont tiré un seau d’eau, et il en a bu.”
- Sunan Ibn Majah, n°3078
Rapporté par ‘Ikrimah, d’après ‘Abdullah bin Rafi’, l’affranchi d’Umm Salamah, qui a dit : J’ai interrogé Hajjaj bin ‘Amr au sujet d’un pèlerin empêché de terminer son Hajj. Il a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui se casse un os, tombe malade ou devient boiteux sort de l’Ihram, et il devra accomplir le Hajj l’année suivante.” ‘Ikrimah (un sous-narrateur) a dit : Je l’ai raconté à Ibn ‘Abbas et Abou Hurairah. Ils ont dit qu’il disait la vérité
- Sunan Ibn Majah, n°3081
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a été traité par la saignée alors qu’il jeûnait et qu’il était en état d’Ihram
- Sunan Ibn Majah, n°3084
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le cou d’un homme a été brisé par sa monture (après une chute) alors qu’il était en état d’Ihram. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de jujubier, et enveloppez-le dans ses deux vêtements, mais ne couvrez pas son visage ni sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah.” Une autre version rapporte la même chose, sauf qu’un autre verbe est utilisé pour la fracture du cou, et il a dit : “Ne l’approchez pas de parfum, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah.”
- Sunan Ibn Majah, n°3090
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Sa’b bin Jaththamah nous a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé près de moi alors que j’étais à Abwa’ ou Waddan, et je lui ai offert de la viande d’âne sauvage, mais il me l’a rendue. Quand il a vu que j’étais peiné, il a dit : ‘La seule raison pour laquelle nous te la rendons, c’est parce que nous sommes en état d’Ihram.’”
- Sunan Ibn Majah, n°3097
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a marqué l’animal du sacrifice du côté droit de la bosse et a essuyé le sang
- Sunan Ibn Majah, n°3100
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Parmi les animaux du sacrifice, le Prophète (ﷺ) a inclus un chameau appartenant à Abu Jahl, qui avait un anneau d’argent au nez
- Sunan Ibn Majah, n°3105
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Dhu’aib Al-Khuza’i a raconté que le Prophète (ﷺ) lui confiait les animaux de sacrifice, puis il disait : « Si l’un d’eux devient inapte et que tu crains qu’il ne meure, alors sacrifie-le, trempe la sandale attachée à son cou dans son sang et pose-la sur son flanc, mais ni toi ni aucun de tes compagnons ne devez en manger. »
- Sunan Ibn Majah, n°3109
Rapporté par Safiyyah bint Shaibah : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) faire un sermon l’année de la conquête (de La Mecque), et il a dit : “Ô gens, Allah a rendu La Mecque sacrée le jour où Il a créé les cieux et la terre, et elle restera sacrée jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses arbres, ni effrayer ses animaux, et on ne doit pas ramasser un objet perdu sauf pour l’annoncer.” ‘Abbas a dit : “Sauf l’Idhkhir (une herbe parfumée), car elle sert pour les maisons et les tombes.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Sauf l’Idhkhir.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3117
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui est à La Mecque quand arrive le mois de Ramadan, qui jeûne et prie la nuit autant qu’il peut, Allah lui inscrira une récompense équivalente à cent mille mois de Ramadan accomplis ailleurs. Pour chaque jour, Allah lui accordera la récompense d’avoir affranchi un esclave, et pour chaque jour celle d’avoir offert un cheval dans la voie d’Allah, et chaque jour et chaque nuit, des mérites. »
- Sunan Ibn Majah, n°3131
Rapporté par Ibn ‘Abbas : « Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) en voyage, et le jour de l’Aïd Al-Adha est arrivé. Nous avons sacrifié un chameau pour dix personnes et une vache pour sept. »
- Sunan Ibn Majah, n°3134
Rapporté par Ibn ‘Abbas : « Les chameaux sont devenus rares à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), alors il a ordonné de sacrifier des vaches. »
- Sunan Ibn Majah, n°3136
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je dois offrir un sacrifice et j’en ai les moyens, mais je ne trouve pas de chameau à acheter. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit d’acheter sept moutons et de les sacrifier
- Sunan Ibn Majah, n°3173
Rapporté par Ibn ‘Abbas : “Et certes, les Shayatin (démons) inspirent leurs amis (parmi les humains).” [6:121] Il a dit : “Ils disaient : ‘Ne mangez pas de ce sur quoi le Nom d’Allah a été prononcé, et mangez de ce sur quoi le Nom d’Allah n’a pas été prononcé.’ Puis Allah a dit : ‘Ne mangez pas de ce sur quoi le Nom d’Allah n’a pas été prononcé.’” [6:]
- Sunan Ibn Majah, n°3187
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne prenez rien qui a une âme comme cible.”
- Sunan Ibn Majah, n°3224
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de tuer quatre sortes d’animaux : les fourmis, les abeilles, les huppes et les pies-grièches
- Sunan Ibn Majah, n°3234
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le jour de Khaibar, le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de manger tout animal prédateur qui a des crocs et tout oiseau qui a des griffes
- Sunan Ibn Majah, n°3269
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous mange, qu’il n’essuie pas sa main avant de l’avoir léchée ou d’avoir fait lécher sa main par quelqu’un d’autre. »
- Sunan Ibn Majah, n°3277
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand la nourriture est servie, prenez sur les côtés et laissez le milieu, car la bénédiction descend au milieu. »
- Sunan Ibn Majah, n°3288
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne soufflait jamais sur sa nourriture ou sa boisson, et il ne respirait pas dans le récipient
- Sunan Ibn Majah, n°3322
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Quand Allah vous donne de la nourriture, dites : Allahumma barik lana fihi wa arzuqna khairan minhu (Ô Allah, bénis-la pour nous et accorde-nous mieux encore). Et quand Allah vous donne du lait à boire, dites : Allahumma barik lana fihi wa zidna minhu (Ô Allah, bénis-le pour nous et donne-nous-en davantage). Car je ne connais pas d'aliment ou de boisson qui suffise autant que le lait
- Sunan Ibn Majah, n°3340
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La première fois que nous avons entendu parler du Faludhaj, c’est quand Jibril (as) est venu au Prophète (ﷺ) et a dit : “Le monde sera ouvert à ta communauté et ils le conquerront, jusqu’à ce qu’ils mangent du Faludhaj.” Le Prophète (ﷺ) a demandé : “Qu’est-ce que le Faludhaj ?” Il a répondu : “Ils mélangent du beurre clarifié et du miel.” À ce moment, le Prophète (ﷺ) a sangloté
- Sunan Ibn Majah, n°3347
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) passait souvent plusieurs nuits de suite sans manger à sa faim, et sa famille ne trouvait pas de repas du soir, et leur pain était généralement du pain d’orge
- Sunan Ibn Majah, n°3357
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le bien arrive plus vite dans une maison où l’on mange que le couteau n’atteint la bosse d’un chameau. »
- Sunan Ibn Majah, n°3383
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar a appris que Samurah avait vendu du vin, et il a dit : « Qu’Allah détruise Samurah ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Qu’Allah maudisse les Juifs, car la graisse animale leur avait été interdite, alors ils l’ont fondue et l’ont vendue.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3399
Rapporté par Ibn ‘Abbas : On préparait du Nabidh pour le Messager d’Allah (ﷺ) et il en buvait le jour même, ou le lendemain, ou le troisième jour ; s’il en restait, il le jetait ou ordonnait qu’on le jette
- Sunan Ibn Majah, n°3417
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) buvait en prenant deux respirations pendant qu’il buvait
- Sunan Ibn Majah, n°3419
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de soulever les outres d’eau. Après cette interdiction, un homme s’est levé la nuit, a soulevé une outre, et un serpent en est tombé sur lui
- Sunan Ibn Majah, n°3421
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de boire directement à l’embouchure d’une outre d’eau
- Sunan Ibn Majah, n°3422
Rapporté par ‘Asim, d’après Sha’bi, d’après Ibn ‘Abbas : J’ai puisé de l’eau de Zamzam pour le Prophète (ﷺ) et il a bu debout
- Sunan Ibn Majah, n°3426
Rapporté par Ibn ‘Abbas : On a apporté du lait au Messager d’Allah (ﷺ). À sa droite se trouvait Ibn ‘Abbas et à sa gauche Khalid bin Walid. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Ibn ‘Abbas : “Me permets-tu de donner à boire à Khalid ?” Ibn ‘Abbas a répondu : “Je ne voudrais pas donner la priorité à quelqu’un d’autre que moi pour ce qui reste de la boisson du Messager d’Allah (ﷺ).” Alors Ibn ‘Abbas en a bu, puis Khalid en a bu
- Sunan Ibn Majah, n°3428
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de souffler dans le récipient
- Sunan Ibn Majah, n°3429
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de souffler dans le récipient
- Sunan Ibn Majah, n°3430
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne soufflait pas dans ses boissons
- Sunan Ibn Majah, n°3435
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait un gobelet en verre dans lequel il buvait
- Sunan Ibn Majah, n°3440
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a rendu visite à un homme malade et lui a dit : “Qu’est-ce que tu désires ?” Il a répondu : “Je veux du pain de blé.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Que celui qui a du pain de blé l’envoie à son frère.” Puis le Prophète (ﷺ) a dit : “Quand un malade parmi vous désire quelque chose, donnez-le-lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°3465
Rapporté par ‘Abdul-Muhaimin bin ‘Abbas bin Sahl bin Sa’d As-Sa’idi, de son père, que son grand-père a dit : « Le jour d’Uhud, j’ai reconnu celui qui a blessé le visage du Messager d’Allah (ﷺ), celui qui lavait le sang de son visage et le soignait, et celui qui apportait l’eau dans un bouclier, ainsi que ce qui a été utilisé pour traiter la blessure jusqu’à ce que le saignement s’arrête. Celui qui portait l’eau dans le bouclier était ‘Ali. Celle qui soignait la blessure était Fatimah. Comme le sang ne s’arrêtait pas, elle a brûlé un morceau de natte usée et a appliqué les cendres sur la blessure, puis le saignement s’est arrêté. »
- Sunan Ibn Majah, n°3477
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La nuit où j’ai été emmené lors du Voyage Nocturne (Isra’), je n’ai pas croisé un groupe d’anges sans qu’ils me disent : “Ô Muhammad, utilise la saignée.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3478
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quel bon serviteur que le saigneur. Il retire le sang, soulage la colonne vertébrale et améliore la vue. »
- Sunan Ibn Majah, n°3491
Rapporté par Ibn ‘Abbas : « La guérison se trouve dans trois choses : une boisson de miel, la ventouse du saigneur, et la cautérisation par le feu, mais j’interdis à ma communauté d’utiliser la cautérisation. » Et il a attribué cela au Prophète (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°3497
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le meilleur de votre khôl est l’antimoine, car il améliore la vue et fait pousser les cils. »
- Sunan Ibn Majah, n°3499
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait un récipient de khôl avec lequel il s’appliquait du khôl trois fois à chaque œil
- Sunan Ibn Majah, n°3525
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) cherchait la protection pour Hasan et Husain et disait : « A’udhu bi kalimatil-lahil-tammati, min kulli shaitanin wa hammah, wa min kulli ‘aynin lammah (Je cherche protection pour vous deux dans les Paroles parfaites d’Allah, contre tout démon, toute bête nuisible et contre tout mauvais œil). » Et il disait : « Ainsi Ibrahim cherchait la protection d’Allah pour Isma’il et Ishaq, » ou il a dit : « pour Isma’il et Ya’qub. »
- Sunan Ibn Majah, n°3526
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Pour la fièvre et toutes sortes de douleurs, le Prophète (ﷺ) leur apprenait à dire : « Bismillahil-kabir, a’udhu billahil-‘Azim min sharri ‘irqin na’ar wa, min sharri harrin-nar (Au nom d’Allah le Grand, je cherche protection auprès d’Allah le Tout-Puissant contre le mal d’une veine qui jaillit et contre le mal de la chaleur du Feu). » (Un des rapporteurs, Abu ‘Ammar, a dit : « J’ai eu un désaccord avec les gens à ce sujet, j’ai dit : ‘qui crie’. ») Une autre chaîne rapporte d’Ibn ‘Abbas, du Prophète (ﷺ), des paroles similaires, et il a dit : « Contre le mal d’une veine qui crie. »
- Sunan Ibn Majah, n°3539
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il n’y a pas de contagion, pas de mauvais présage, pas de Hamah et pas de Safar
- Sunan Ibn Majah, n°3543
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Ne fixez pas du regard les personnes atteintes de la lèpre
- Sunan Ibn Majah, n°3566
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les meilleurs de vos vêtements sont les blancs, alors portez-les et enveloppez vos morts dedans. »
- Sunan Ibn Majah, n°3577
Rapporté par Ibn ‘Abbas : « Le Messager d’Allah (ﷺ) portait une chemise courte aux manches et à la longueur. »
- Sunan Ibn Majah, n°3609
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Toute peau qui a été tannée est purifiée.”
- Sunan Ibn Majah, n°3614
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Les sandales du Prophète ﷺ avaient deux lanières enroulées autour de leurs brides
- Sunan Ibn Majah, n°3627
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ est passé devant un homme qui avait teint ses cheveux avec du henné et a dit : “Comme c’est beau !” Puis il est passé devant un autre qui avait teint ses cheveux avec du henné et du katam, et a dit : “Celui-ci est plus beau que le précédent.” Ensuite, il est passé devant un autre qui avait teint ses cheveux en jaune et a dit : “Celui-ci est le plus beau de tous.”
- Sunan Ibn Majah, n°3632
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Les Gens du Livre laissaient leurs cheveux retomber, tandis que les idolâtres faisaient une raie. Le Messager d’Allah (ﷺ) préférait ressembler aux Gens du Livre. Donc, il a laissé sa mèche retomber, puis ensuite il a fait une raie
- Sunan Ibn Majah, n°3670
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas un homme dont deux filles atteignent la puberté et qu’il traite bien tant qu’elles sont avec lui, sans qu’elles ne lui fassent accéder au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°3680
Rapporté par Abdullah bin Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui élève trois orphelins est comme celui qui prie la nuit, jeûne le jour et sort matin et soir pour défendre la cause d’Allah. Au Paradis, lui et moi serons comme deux frères, comme ces deux doigts," et il a rapproché son index et son majeur
- Sunan Ibn Majah, n°3711
Rapporté par Abu Usaid Sa'idi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Abbas ibn Abdul Muttalib, quand il est entré chez eux : « Assalamu alaikum. » Ils ont répondu : « Wa alaikas salam wa rahmatullahi wa barakatuhu. » Il a demandé : « Comment allez-vous ce matin ? » Ils ont répondu : « Bien, louange à Allah. Et comment vas-tu ce matin, que nos pères et mères soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah ? » Il a dit : « Je vais bien, louange à Allah. » (Daif)
- Sunan Ibn Majah, n°3726
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui apprend l’astrologie apprend une branche de la magie ; plus il en apprend, plus il apprend de magie. »
- Sunan Ibn Majah, n°3756
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Il y a de la sagesse dans certains poèmes
- Sunan Ibn Majah, n°3819
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : « Celui qui persévère à demander pardon, Allah lui accordera un soulagement à chaque souci, une issue à chaque difficulté, et lui accordera une subsistance d'où il ne s'y attendait pas. »
- Sunan Ibn Majah, n°3830
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de dire dans ses invocations : « Rabbi ! Aide-moi et ne sois pas contre moi, soutiens-moi et ne soutiens pas d’autres contre moi, planifie pour moi et non contre moi, guide-moi et facilite-moi la voie droite, aide-moi contre ceux qui me font du tort. Seigneur, fais de moi quelqu’un de reconnaissant envers Toi, qui se souvient beaucoup de Toi, qui Te craint, qui T’obéit, qui s’humilie devant Toi et qui revient vers Toi. Seigneur, accepte mon repentir, efface mes fautes, exauce mon invocation, guide mon cœur, rends ma langue véridique, affermis mes preuves et enlève la rancune de mon cœur. » (Sahih) Abul-Hasan At-Tanafisi a dit : « J’ai demandé à Waki’ : Dois-je dire cela dans le Qunut du Witr ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan Ibn Majah, n°3840
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait cette invocation comme il nous enseignait une sourate du Coran : « Allahumma inni a’udhu bika min ‘adhabi jahannam, wa a’udhu bika min ‘adhabil-qabr, wa a’udhu bika min fitnatil-masihil-dajjal, wa a’udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve du Faux Messie et contre les épreuves de la vie et de la mort). »
- Sunan Ibn Majah, n°3852
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’Allah nous fasse miséricorde ainsi qu’à notre frère du peuple de ‘Ad. » (C’est-à-dire le Prophète Hud, alay-salaam)
- Sunan Ibn Majah, n°3866
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lorsque vous invoquez Allah, faites-le avec les paumes tournées vers le haut, et non le dos des mains vers le haut, et quand vous avez terminé, essuyez votre visage avec elles. »
- Sunan Ibn Majah, n°3883
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) disait dans les moments de détresse : « La ilaha illallahul-Halimul-Karim, Subhan-Allahi Rabbil-‘Arshil-‘Azim, Subhan-Allahi Rabbil-samawatis-sab’i wa Rabbil-‘Arshil-Azim (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, le Doux, le Généreux ; gloire à Allah, le Seigneur du Trône immense ; gloire à Allah, le Seigneur des sept cieux et du Trône magnifique). » Waki’ a précisé que pour chaque version, il faut inclure « La ilaha illallahu (nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah) »
- Sunan Ibn Majah, n°3899
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a écarté le rideau alors qu’il était malade, et les rangs (de prieurs) étaient derrière Abu Bakr. Il a dit : « Ô gens, il ne reste rien de la bonne nouvelle de la prophétie, sauf un bon rêve qu’un musulman fait ou que l’on fait à son sujet. »
- Sunan Ibn Majah, n°3905
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui me voit en rêve m’a vraiment vu, car Satan ne peut pas m’imiter.”
- Sunan Ibn Majah, n°3916
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui raconte un faux rêve devra, au Jour de la Résurrection, attacher ensemble deux grains d’orge, et il sera puni pour cela.”
- Sunan Ibn Majah, n°3918
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) à son retour de Uhud et a dit : “Ô Messager d’Allah, en rêve j’ai vu un nuage qui donnait de l’ombre, d’où tombaient des gouttes de beurre clarifié et de miel, et j’ai vu des gens les ramasser dans leurs mains, certains beaucoup, d’autres peu. J’ai vu une corde qui montait jusqu’au ciel, tu l’as saisie et tu es monté avec elle. Ensuite, un autre homme l’a saisie après toi et il est monté, puis un autre homme l’a saisie après lui et il est monté, puis un homme l’a saisie après lui, elle s’est rompue, puis elle a été reconnectée et il est monté avec elle.” Abu Bakr a dit : “Laisse-moi l’interpréter, ô Messager d’Allah.” Il a dit : “Interprète-la.” Il a dit : “Le nuage qui donne de l’ombre, c’est l’islam, et les gouttes de miel et de beurre clarifié qui en tombent représentent le Coran avec sa douceur et sa tendresse. Quant aux gens qui les ramassent dans leurs mains, certains apprennent beaucoup du Coran, d’autres peu. La corde qui monte au ciel, c’est la vérité que tu suis ; tu l’as saisie et tu es monté, puis un autre homme la saisira après toi et montera avec toi, puis un autre montera avec elle, puis un autre, mais elle se rompra puis sera reconnectée, et il montera avec elle.” Il a dit : “Tu as bien interprété une partie et tu t’es trompé sur une autre.” Abu Bakr a dit : “Je t’en prie, ô Messager d’Allah, dis-moi ce que j’ai bien interprété et ce que j’ai mal interprété.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Ne jure pas, ô Abu Bakr.”
- Sunan Ibn Majah, n°4170
Rapporté par ‘Abdullah bin Sa’eed bin Abu Hind, de la part de son père : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Deux bienfaits que beaucoup de gens gaspillent : la bonne santé et le temps libre.”
- Sunan Ibn Majah, n°4175
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Allah, le Glorifié, dit : ‘L’orgueil est Mon manteau et la grandeur Mon vêtement, et quiconque rivalise avec Moi à propos de l’un d’eux, Je le jetterai en Enfer.’”
- Sunan Ibn Majah, n°4182
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Chaque religion a une caractéristique qui lui est propre, et la caractéristique de l’islam est la pudeur
- Sunan Ibn Majah, n°4188
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Ashajj ‘Ansari : "Tu as deux qualités qu’Allah aime : la patience et la pudeur
- Sunan Ibn Majah, n°4224
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les gens du Paradis sont ceux dont Allah remplit les oreilles d’éloges des gens pendant qu’ils écoutent, et les gens de l’Enfer sont ceux dont Il remplit les oreilles de critiques pendant qu’ils écoutent. »
- Sunan Ibn Majah, n°4290
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous sommes les derniers des nations, mais les premiers à être jugés. Il sera dit : “Où est la communauté illettrée et son Prophète ?” Ainsi, nous sommes les derniers et les premiers. »
- Sunan Ibn Majah, n°4325
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a récité : “Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en musulmans. [3:102]” (Puis il a dit) : “Si une goutte de Zaqqum tombait sur la terre, elle ruinerait la subsistance des habitants de ce monde, alors qu’en sera-t-il de ceux qui n’ont d’autre nourriture que cela (c’est-à-dire le Zaqqum) ?”
- Muwatta Malik, n°20
Abdallah Ibn Abbas disait: «le déclin du soleil est le moment de l'apparition de l'ombre, et l'obscurité de la nuit est à la tombée de celle-ci, en devenant toute sombre». Chapitre V Le moment fixé de la prière
- Muwatta Malik, n°48
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a mangé de l'épaule d'un mouton rôti, puis il fit sa prière sans refaire ses abultions»
- Muwatta Malik, n°52
On rapporta à Malek que Ali Ibn Abi Taleb et Abdallah Ibn Abbas ne refaisaient pas leurs ablutions après avoir mangé de la viande rôtie
- Muwatta Malik, n°78
On rapporta à Malek «que Abdallah Ibn Abbas subissait un saignement du nez, ainsi il se levait et revenait continuer sa prière»
- Muwatta Malik, n°171
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Oum Al- Fadl bint Al-Hareth, l'ayant entendu réciter la sourate «Les envoyés» (Coran L XXVII), lui dit: «O mon fils! ta récitation m'a rappelée celle de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) car cette sourate était ce que je l'ai dernièrement entendu réciter, à la prière du coucher du soleil»
- Muwatta Malik, n°264
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a passé une nuit chez sa tante Maimouna, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Il dit: «Je m'étendais au milieu du coussin (il s'agit du matelas) tandis que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et sa femme s'étendaient au sens de la longueur. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'endormit jusqu'à minuit; un peu avant ou un peu après minuit, il se réveilla, s'assit en se frottant le visage afin de bien se réveiller; il récita les dix derniers versets de la sourate «La Famille de Imran», puis il se leva pour se servir de l'eau contenue dans une outre accrochée et faire parfaitement ses ablutions, ensuite il pria. Ibn Abbas ajouta: «Je me levai pour faire pareillement, puis je me tins à côté de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui mit sa main droite sur ma tête, me prit l'oreille droite en la frottant. Il fit une prière de deux raka'ts, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres, puis de deux autres ensuite une raka't impaire. Après cela, il s'étendit jusqu'à ce que le muezzin vint le retrouver, il se leva pour faire deux raka'ts légères, ensuite il se rendit à la mosquée pour faire la prière de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°276
Sa'id Ibn Joubair a rapporté que Abdallah Ibn Abbas dormait puis se réveilla, disant à son domestique: «va voir ce que les hommes ont fait (alors qu'il était atteint de cécité). Le domestique alla puis revint lui disant: «les gens viennent de terminer la prière de l'aube». Abdallah Ibn Abbas, se leva alors, fit une raka't impaire puis la prière de l'aube»
- Muwatta Malik, n°277
On rapporta à Malek, que Abdallah Ibn Abbas, Oubada Ibn Al-Samett, Al-Kassem Ibn Mouhammad et Abdallah Ibn Rabiaa, ont fait la raka't impaire après l'apparition de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°315
On rapporta à Malek que Ali Ibn Abi Taleb et AbduUah Ibn Abbas disaient: «la prière inermédiaire est celle de l'aube». Malek a dit: «et les propos de Ali et Ibn Abbas étaient, à ce sujet, de ce que j'ai entendus de mieux». Chapitre IX Du permis de faire la prière en portant un seul vêtement
- Muwatta Malik, n°329
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les deux prières du midi et de l'asr, réunies, puis celles du coucher du soleil et du Isha (soir) également réunies, sans qu'ils ne soient en voyage, et sans qu'il y ait un danger». Malek a dit: «Je pense que cela, a été fait, dans un temps pluvieux»
- Muwatta Malik, n°367
Abdallah Ibn Abbas a raconté: «J'arrivai à Mina, montant une ânesse, alors que j'étais proche de la puberté, et je trouvai l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prier avec les gens. Je passai devant une rangée, je descendis et je laissai l'ânesse aller paître. Comme je me mis en rang avec les hommes, aucun ne m'a rien reproché»
- Muwatta Malik, n°446
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Il y eut une éclipse .alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se trouvait avec les hommes. Il se leva pour prier avec eux, et demeura debout, le temps de réciter environ la sourate «La Vache», puis il fit une longue inclinaison, et releva ensuite la tête pour rester debout dans une durée moins longue que la première fois; il s'inclina ensuite pour un temps moins long que celui de la première inclinaison puis il se prosterna. Après cela, il se leva et demeura debout pour un temps moins long que celui de la première fois, puis s'inclina pour une durée moins longue que celle de la première inclinaison, releva la tête et resta ainsi debout pour un temps moins long que la première fois, puis il s'inclina de nouveau pour un temps moins long que la fois précédente, ensuite il se prostema. La prière achevée, le soleil se dégagea, il dit: «le soleil et la lune sont deux signes d'entre ceux d'Allah, qui ne subissent pas une éclipse à cause, soit de la mort de quelqu'un, soit de sa naissance. Or, si vous assistez à ce phénomène, invoquez Allah»? On lui demanda: «Ô Envoyé d'Allah nous t'avons vu prendre quelque chose de ta place, puis tu t'es reculé»? Il répondit: «Je viens de voir le Paradis et j'ai voulu cueillir une grappe de ses raisins. Or, si je l'avais prise, vous en auriez mangé tant que le monde existe. J'ai vu également l'Enfer, et je n'ai jamais vu un spectacle aussi horrible que celui que j'ai vu aujourd'hui. J'ai vu que les femmes étaient de majorité en Enfer». On lui demanda: «pourquoi cela, ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «à cause de leur infidélité». On répliqua: «Seraient-elles infidèles à Allah»? Il rétorqua: «elles sont infidèles à leurs maris et elles sont ingrates. Si tu fais du bien à l'une d'elles toute la vie, et qu'elle voit ensuite de ta part une chose qui lui déplait, elle s'écriera: «Je n'ai jamais reçu de toi la moindre chose»
- Muwatta Malik, n°502
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) enseignait aux fidèles cette invocation, comme s'il leur enseignait la sourate du Coran: «Grand Allah! Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne; je me réfugie auprès de Toi contre le tourment de la tombe; je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'antéchrist; et je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort».( Allahumma inniy audhu bika min adhabi jahannama, wa audhu bika min adhabi'l-qabri, wa audhu bika min fitnati'l-mahya wa mamati)
- Muwatta Malik, n°503
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'éveillait, pour prier, au milieu de la nuit, il invoquait Allah par ces mots: «Grand Allah! A Toi la louange. Tu es la lumière des cieux et de la terre, et de ce qu'il y a entre eux. Tu es la Vérité, Tes paroles sont la Vérité, Ta promesse est la vérité. Ta rencontre est une Vérité. Le Paradis est une Vérité, l'Enfer est une Vérité, l'Heure suprême est une Vérité. Grand Allah! Je me remets entièrement à Toi, je crois en Toi, je me confie à Toi, je reviens à Toi. C'est grâce à Toi que je plaide (la vérité) et c'est Toi que je prends le jugement. Pardonne-moi ce que j'ai devancé et ce que je retarderai, ce que je fais en cachette et ce que je fais en publique. Toi, tu es mon Allah, il n'y a d'autre Allah que Toi». (Allahoumma laka'l-hamdou anta nourou's-samawati wa'l-ardi, wa laka'l-hamdou anta qayamou's-Samawati wa'l-ardi, wa laka'l-hamdou anta rabbou's-Samawati wa'l-ardi,wamanfihina.Anta'l-haqqou,waqaouwlouka'lhaqqu, wa wadouka'l-haqqou, wa liqa'ouka haqqoun, wa jannatou haqqoun, wa naoru haqqoun, wa sactou haqqoun. Allahoumma laka aslamtou, wa bikaamantou, waalayka tawakaltou, wa ilayka anabtou, wa bika khasamtou, wa ilayka hakamtou, fa'ghfirliy ma qadamtou wa akhartou wa asrartou, wa alantou. Anta ilahiy, la ilaha illa ant)
- Muwatta Malik, n°632
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en mentionnant Ramadan, a dit: «ne jeûnez pas avant d'avoir vu le croissant de lune, et n'arrêtez pas le jeûne avant que vous ne l'ayez vu; si il n'est pas visible, complétez le mois à trente jours»
- Muwatta Malik, n°650
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'on demanda Abdallah Ibn Abbas au sujet du jeûneur qui embrasse sa femme? Il l'a toléré aux personnes âgées, et l'a répugné pour les jeunes»
- Muwatta Malik, n°652
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) quitta pour la Mecque, l'an de la conquête, au mois de Ramadan. Il demeura à jeun, jusqu'à son arrivée à «Al-Kadid», où il le rompit, et les gens firent de même. Ils ne faisaient que suivre la tradition la plus récente de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r
- Muwatta Malik, n°708
Ibrahim Ibn Abdallah Ibn Hounain a rapporté d'après son père que Abdallah Ibn Abbas et Al-Miswar Ibn Makhrama se sont disputés à «Al-Abwa'», au sujet de la lotion de celui qui est en état d'ihram. Abdallah a dit: «Il peut laver la tête» et Al-Misswar Ibn Makrama riposte: «Il ne peut pas se la laver». Le rapporteur ajouta: «Abdallah Ibn Abbas m'envoya auprès de Abou Ayoub Al-Ansari (pour mettre fin à ce sujet); je l'ai trouvé, faisant sa lotion à côté des deux poteaux, tout en s'enveloppant d'un vêtement. Je l'ai salué et m'a demandé: «Qui est-ce»? Je lui répondis: «Abdallah Ibn Hounain, Abdallah Ibn Abbas m'a envoyé pour t'interroger comment l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se lavait la tête, tout en étant en ihram»? Abou Ayoub posa la main sur le vêtement et l'abaissa, de sorte que sa tête m'était visible puis il dit à un homme de lui verser de l'eau sur la tête, tout en disant: «Verse l'eau,, et Abou Ayoub se frotta la tête de par ses mains en les faisant passer de derrière en avant et réciproquement puis dit: «C'est ainsi que j'ai vu faire, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°754
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Ziad Ibn Abi Soufian avait écrit à Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui envoie un animal à sacrifier, doit s'abstenir de tout ce dont s'abstient un pèlerin, jusqu'à ce que cet animal soit sacrifié. Et comme j'ai déjà fait mon offrande, fais-moi savoir par écrit, ou renseigne celui qui amène cette offrande». Amra ajouta: «Aicha a répondu:«ce n'est pas comme Ibn Abbas a dit; moi-même, j'ai tressé de mes propres.mains les guirlandes de l'animal sacrifié de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), puis à son tour il les mit autour du cou de l'animal, et il l'envoya gardé par mon père. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas interdit de tout ce que Allah lui a rendu licite jusqu'à ce qu'il sacrifia son animal»
- Muwatta Malik, n°785
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Al-Sa'b Ibn Jathama offrit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un onagre, alors qu'il était à Al-Abwa ou à Waddan». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r le lui rendit. Mais dès que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit comment paraissait la figure de Al-Sa'b, il lui dit: «Je ne te le refuse que parce que je suis en état d'ihram»
- Muwatta Malik, n°797
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Al-FadI Ibn Abbas montait en croupe de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), quand vint une femme de «Khat'am», consulter l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Al-Fadl se mit à la fixer du regard et elle le fixait à sont tour; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait détourner le visage de Al-FadI de l'autre côté. La femme, dit: «Ô. Envoyé d'Allah, la prescription d'Allah, au pèlerinage, est une obligation difficile pour mon père qui a atteint un certain âge, et il ne peut plus se maintenir sur le dos d'une monture. Puis-je accomplir, le pèlerinage à sa place»? Il lui répondit: «Oui, certainement».Ceci se passait lors du pèlerinage d'Adieu». Chapitre XXXI Du pèlerin retenu par l'ennemi
- Muwatta Malik, n°802
Ayoub Ibn Abi Tamima Al-Sakhtiani a rapporté qu'un homme des habitants de «Basra», a, dans le temps, raconté: «ayant prit la route pour la Mecque, il m'est arrivé, en route, d'avoir une fracture à ma cuisse. J'ai envoyé un messager à la Mecque où se trouvaient Abdallah Ibn Abbas, Abdallah Ibn Omar et autres les consultant à mon sujet. Personne ne m'a autorisé de quitter l'ihram. Ainsi, je suis resté tout près de la source d'eau pour sept mois (là où j'ai brisé ma cuisse), jusqu'à ce que je fus guéri; alors j'ai quitté l'ihram après avoir accompli une visite pieuse»
- Muwatta Malik, n°819
Malek a rapporté que Abou Al-Zoubair Al-Makki lui a dit: «J'ai vu Abdallah Ibn Abbas faire Tawaf après la prière de l'Asr. Puis il se rendit dans son appartement, mais je ne sais pas ce qu'il y faisait»
- Muwatta Malik, n°856
Malek a rapporté d'après Thawr Ibn Zaid Al-Dayli et Abdallah Ibn Abbas, le même hadith»
- Muwatta Malik, n°863
Ata Ibn Abi Rabah a rapporté que Abdallah Ibn Abbas fut demandé au sujet d'un homme qui a commercé avec sa femme, alors qu'il était à Mina, avant de déferler"tawaf el ifada" »? Il l'ordonna d'égorger une chamelle»
- Muwatta Malik, n°864
• Ikrima, l'esclave de Ibn Abbas a rapporté: «Je crois que ce n'était que Abdallah Ibn Abbas qui avait dit: «Celui qui a eu des rapports avec sa femme, avant le déferlement "tawaf el ifada", qu'il fasse une visite pieuse et une offrande»
- Muwatta Malik, n°865
Malek a dit: «Qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman dire qu'il est du même avis qu'Ibn Abbas, à propos de ce qui est rapporté par Ikrima. Malek a ajouté: «C'est ce qu'il m'est de plus plaisant d'entendre». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a oublié le déferlement jusqu'à ce qu'il fût sorti de la Mecque et retourné chez lui»? Il répondit: «Je pense que, s'il n'a pas eu des rapports avec sa femme, qu'il revienne déferler. Mais s'il a eu des rapports avec sa femme, qu'il revienne déferler faire le "tawaf el ifada", puis qu'il fasse une visite pieuse et une offrande. Et il n'est pas admissible qu'il achète son offrande de la Mecque et de l'y égorger. Cependant, s'il ne l'avait pas amenée avec lui, du lieu où il a fait la talbiat pour une visite pieuse, il peut se l'acheter à la Mecque. Puis qu'il l'amène en dehors de l'enceinte sacrée pour la conduire de nouveau à la Mecque pour l'y égorger». Chapitre LI De l'offrande la plus facile
- Muwatta Malik, n°867
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Abbas disait: «Ce qu'on peut avancer de plus simple comme offrande, est un mouton». Malek a ajouté: «C'est ce qui m'est le plus satisfaisant d'avoir entendu, car Allah Le Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre (le sens): «Ô vous qui croyez! Ne tuez pas le gibier lorsque vous êtes en état de sacralisation. Celui parmi vous qui en tuerait intentionnellement, enverra à la Ka'ba, comme compensation, un animal de son troupeau, équivalent au gibier tué, d'après la décision de deux hommes intègres d'entre vous. Une réparation équivalente consistera encore à nourrir un pauvre ou à jeûner» Coran V, 95. Et de tout ce qui est considéré comme des offrandes de compensation, le mouton, est parmi ce que Allah a appelé offrande. Et ceci est incontestable, d'ailleurs, comment peut-on douter de cela? Toute compensation qui ne serait pas un chameau ou une vache, devrait être au moins un mouton; et si cette compensation ne nécessite pas un mouton, alors on doit se racheter par un jeûne ou par la nourriture des pauvres»
- Muwatta Malik, n°893
Rabi'a Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'un homme vint auprès de al-Kassem Ibn Mouhammad et lui dit: «J'ai fait la tournée d'Adieu avec ma femme, et j'ai quitté la Maison, pour aller camper dans l'étroit d'une montagne. Voulant commercer avec elle, elle me réclama: «Je ne me suis pas encore raccourcie les cheveux». Je lui coupai une mèche de mes dents puis je l'ai cohabité». Al-Kassem se mit alors à rire et lui répondit: «Ordonne lui de se servir des ciseaux pour se couper les cheveux». A ce propos, Malek a dit: «Je préfère dans ce cas, de sacrifier une offrande», parce que Abdallah Ibn Abbas a dit: «Celui qui oublie n'importe quel rite, doit faire une offrande»
- Muwatta Malik, n°902
Kouraib, l'esclave de Ibn Abbas a rapporté qu'il a entendu Oussama Ibn Zaid dire: «Dévalant de Arafa, et arrivant au défilé d'une montagne, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, urina puis fit des ablutions mais non intégrales. Je lui dis: «Feras-tu la prière, ô Envoyé d'Allah». Il me répondit: «La prière sera faite devant toi». Il monta, et arrivant à.Mouzdalifa, il descendit et fit des ablutions complètes. Une fois qu'on fit appel à la prière, il accomplit celle du coucher du soleil, puis chacun de nous fit arrêter sa monture chez lui. On appela, ensuite à la prière du soir, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accomplit, sans faire aucune prière entre les deux prières»
- Muwatta Malik, n°943
Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui oublie, ou qui néglige, un des rites, doit sacrificier un animal». Ayoub ajouta: «Je ne sais, ci c'est dit: «négligé ou oublié». Malek a dit: «Si c'est un sacrifice à faire, il ne doit le faire qu'à la Mecque. Par contre, si c'est une compensation, il peut la faire là où il désire» Chapitre LXXX De plusieurs formes de rachat"fidya
- Muwatta Malik, n°946
Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant près d'une femme, dans son palanquin; on lui dit: «Voilà, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r ». Elle tint alors un enfant qui était avec elle, par les bras et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah celui-ci peut-il faire un pèlerinage»? Il lui répondit: «Oui, et tu en seras récompensée»
- Muwatta Malik, n°953
Ibn Abi Moulaika a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a croisé une femme lépreuse, qui faisait la tournée processionnelle autour de la Maison. Il lui dit: «Ô servante d'Allah! Ne nuis pas aux gens, pourquoi ne restes-tu pas chez toi»? Alors, elle demeura chez elle, peu après, un homme passa près d'elle et lui dit: «Celui qui t'a empêché de faire la tournée est déjà mort, tu peux revenir la faire». Elle lui répondit: «Je ne lui désobéira pas, étant mort, alors que je lui ai obéi, de son vivant». (968) 267- On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Abbas disait: «Entre le coin de la Ka'ba (la pierre noire )et la porte, il y a l'inévitable al-Multazam
- Muwatta Malik, n°970
Malek a rapporté d'après un homme de Koufa, que Omar Ibn Al-Khattab écrivit au chef d'une troupe, envoyé pour une mission: «On m'a rapporté que des hommes parmi vous chasse l'incrédule alors que ce dernier s'est réfugié au sommet d'une montagne, un homme parmi vous lui dit: «Descends et n'aie pas peur» et une fois qu'il en fut tout près, l'homme le tua par traitise.Or, par Celui qui tiend mon ame dans Sa main! Si je connaissais où était celui qui a fait cela, j'aurais à lui couper la tête». Yahia a dit: «J'ai entendu Malek dire: «Ce hadith n'a pas été reconnu par les ulémas, et on ne met pas en exécution (les mots de Omar à savoir) couper la tête». On demanda à Malek à propos de la promesse de sécurité, est-elle verbale»? Il répondit: «Oui, je vois qu'elle peut-être signe de main, tel que, l'on s'avance aux troupes et que l'on dise: «Ne pas tuer quelqu'un à qui on aura promis la sécurité, car pour moi, un signe fait de la main équivaut à une parole». On m'a rapporté que Abdallah Ibn al-Abbas a dit: «Le peuple qui trahit la promesse, .Allah donnera la victoire à son ennemi». Chapitre V Du faitde donner une chose dans la voie d'Allah
- Muwatta Malik, n°977
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'il a entendu un homme interrogeant Abdallah Ibn Abbas au sujet du butin? Ibn Abbas répondit: «le cheval est un butin, ainsi que les dépouilles». L'homme reprit la même question et reçut de Ibn Abbas la même réponse. L'homme demanda, pour la troisième fois, «Quel est le butin mentionné par Allah dans son Livre»? Al-Kassem dit: «Et l'homme ne cessa de demander Ibn Abbas au point de l’embarasser, quand ce dernier s'écria: «Savez-vous à qui est pareil cet homme? Il est pareil à «Sabigh» que Omar Ibn Al Khattab a frappé. On demanda à Malek au sujet d'un homme qui tua un ennemi, s’il pourra bénéficier de ses dépouilles sans la permission de l'imam? Il répondit: «II ne peut en profiter sans la permission de l'imam, et ce dernier ne peut se décider que d'après ses propres lumières. On ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que celui qui a tué un ennemi s'empare de ses dépouilles», sauf le jour de Hounain». Chapitre XI Des parts exceptionnelles du cinquième du butin. ."al qoums
- Muwatta Malik, n°984
Abdallah Ibn Abbas a dit: «Jamais une fraude n'apparut chez des gens, sans que la frayeur n'ait pris leur cœur; quand l'adultère se répand chez les gens la mort augmente quand les gens faussent la mesure et la balance, ils seront privés des biens; quand les gens ne jugent pas selon la vérité, la tuerie se propagera parmi eux; quand les gens trahissent le pacte, Allah donnera le pouvoir sur eux à leur ennemi». Chapitre XIV Les martyrs dans le chemin d'Allah
- Muwatta Malik, n°1010
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que Sa'd Ibn Oubada vint consulter l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Ma mère mourut, et avait un vœu à accomplir»? Il lui répondit: «va l'accomplir à sa place». (.....) 2 - Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté d'après sa tante que sa grand-mère avait fait vœu d'aller à pieds jusqu'à la mosquée de «Qouba». Mais, elle mourut avant que son vœu soit fait. Abdallah Ibn Abbas demanda à la fille de la défunte de marcher cette distance à sa place». Malek a dit: «Personne ne peut faire vœu de marcher à la place d'une autre»
- Muwatta Malik, n°1016
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'une femme vint chercher Abdallah Ibn Abbas, lui disant: «J'ai fait vœu d'égorger mon fils». Ibn Abbas lui répondit: «N'égorge pas ton fils, et expie ton serment». Un vieillard, se trouvant chez Ibn Abbas, lui demanda: «Un tel serment, pourra-t-il être expié»? Ibn Abbas de répondre: «Allah Très-Haut a dit le sens: «Certains d'entre vous répudient leurs femmes avec la formule: «Sois pour moi comme le dos de ma mère» (Coran LVIII, 2.) Puis, comme tu sais, Allah a imposé à ce sujet, une expiation»
- Muwatta Malik, n°1046
On demanda Abdallah Ibn Abbas à propos des bêtes égorgées par les chrétiens Arabes»? Il répondit: «II n'y a pas de mal à cela». Puis il récita ce verset: «Celui qui, parmi vous, les prend pour amis, est des leurs» Coran V
- Muwatta Malik, n°1064
Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet des chevaux, des mulets et des ânes, c'est que leur chair n'est pas à manger, car selon les paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «II a créé pour vous les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous les montiez et pour l'apparat» Coran XVI, 8. Il a dit aussi au sujet de troupeaux: «...afin que certains d'entre eux vous servent de montures et d'autres de nourriture» Coran XL, 79. Il a dit aussi: «Afin que les hommes invoquent le nom d'Allah sur la bête des troupeaux» Coran XXII, 34. Et: «mangez-en et nourrissez celui qui s'en contente et celui qui mendie» Coran XXII, 36. Malek, interprétant ces versets dit: «J'ai entendu dire que le malheureux est le pauvre, et celui qui mendie est l'homme qui barre la route pour demander l’aumône». Malek dit encore: «Allah a mentionné les chevaux, les mulets et les ânes pour être montés et pour l'apparat, quant aux» troupeaux, ils sont pour être montés et pour la nourriture». Malek finalement dit: «Celui qui se contente (de peu de nourriture) est aussi un pauvre». Chapitre VI Au sujet des peaux des bêtes mortes ( 1078) 16 - Abdallah Ibn Abbas A rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah passa par un mouton mort qui avait été donné comme aumône à une affranchie de Maimouna la femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah);,,il dit : «N'avez-vous pas profité de la peau de cet animal»? On lui répondit: «Ô Envoyé d'Allah, il est mort», il reprit: «La chair de cet animal vous est interdite»
- Muwatta Malik, n°1065
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Au cas où la peau est tannée, elle est purifiée»
- Muwatta Malik, n°1094
Abdallah Ibn Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Une veuve a en personne de droit beaucoup plus que son protecteur (de se décider pour un mariage); quant à la fille vierge, c'est à son protecteur (père ou autre) qu'on demande l'accord d'un permis de mariage; son acquiescement à elle, est son silence»
- Muwatta Malik, n°1119
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Abbas et Abdallah Ibn Omar ont été interrogés au sujet d'un homme marié d'une femme libre, qui voulait épouser une esclave? Ils refusèrent qu'il ait les deux en mariage
- Muwatta Malik, n°1150
On rapporta à Malek qu'un homme a dit à Abdallah Ibn Abbas: «J'ai divorcé ma femme en lui disant tu es divorcé pour cent fois? Que dis-tu à ce sujet»? Il lui répondit: «Elle a été divorcée après la troisième fois, et pour les quatre vingt dix-sept fois, tu as cherché par là à braver les versets d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1192
Mouhammad Ibn Abdul-Rahman Ibn Thawban a rapporté que Mouhammad Ibn lyas Ibn Al-Boukair a dit: «Un homme a divorcé d'avec sa femme pour trois fois avant d'avoir des rapports charnels avec elle puis il eut envie de se marier de nouveau d'avec elle, alors il vint demander à ce sujet, des hommes versés et je lui ai tenu compagnie. Il demanda Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira à ce sujet, qui lui répondirent: «Nous envisageons de ne pas te permettre de te marier avec elle, avant qu'elle ne soit mariée d'avec un autre puis divorcée». Il reprit: «Mais je n'ai divorcé d'avec elle que pour une seule fois». Ibn Abbas dit: «Tu as livré de ta main ce que tu en possédais de mieux»
- Muwatta Malik, n°1194
Boukair Ibn Abdallah Ibn Al-Achaj a rapporté que Mou'awia Ibn Abi Ayach Al-Ansari était assis en compagnie de Abdallah Ibn Al-Zoubair et Assem Ibn Omar Ibn Al-Khattab, quand Mouhammad Ibn lyas Ibn Al-Boukair vint les trouver et leur dit: «Un homme des bédouins divorca d'avec sa femme pour trois fois, avant qu'il n'ait eu des rapports avec elle, ainsi que pensez-vous à son sujet»? Abdallah Ibn Al-Zoubair dit: «Nous ne pouvons pas décider de cette affaire, vas donc chez Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira, que je viens de laisser chez Aicha, et pose leur la question puis reviens nous rapporter la réponse». Il partit et leur posa la question. Ibn Abbas dit à Abou Houraira: «O Abou Houraira, réponds-lui, voici une question difficile qu'on t'a avancée». Abou Houraira répondit: «Un divorce fait une fois, impose un nouveau mariage et une nouvelle dot, et celui qui est fait trois fois, rendra la femme interdite à son mari, jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (et divorcée)». Malek a dit: «Telle était la tradition suivie à Médine. Quant à la femme qui avait été déjà mariée d'avec un homme sans qu'il ait eu des rapports avec elle, elle sera traitée comme la vierge: divorcée d'une seule fois, elle doit de nouveau se marier et avoir une nouvelle dot, divorcée de trois fois, elle sera prohibée pour son mari jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (puis divorcée)». Chapitre XVI L'homme malade qui divorce sa femme
- Muwatta Malik, n°1243
Abou Salama Ibn Abdul Rahman a rapporté: «On demanda à Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira au sujet de la femme enceinte dont le mari meurt»? Ibn Abbas répondit: «Elle doit passer la période d'attente la plus longue» (On entend là, la période de deuil qui est de quatre mois et dix jours, ou attendre l'accouchement). Et Abou Houraira a dit à son tour: «Au cas, où elle accouche, elle pourra se marier de nouveau». Abou Salama Ibn Abdul-Rahman entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Oum Salama, répondit alors: «Soubai'a Al-Aslamia avait accouché une quinzaine de jours après la mort de son mari, deux hommes la demandèrent en mariage: L'un jeune, l'autre vieux, comme elle préférait le jeune, le vieux s'écria: «Tu ne peux pas encore te marier», les parents de la femme étant absents, il espérait qu'une fois qu'ils seraient présents, ils le préfrèront au jeune. Soubai'a vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Tu es libre et tu pourras te marier avec celui que tu préfères»
- Muwatta Malik, n°1246
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Abbas et Abou Salama Ibn Abdul Rahman se disputèrent sur le cas de la femme qui accouche quelques jours après la mort de son mari. Ainsi, Abou Salama dit: «Si elle accouche, elle pourra se remarier», et Ibn Abbas dit: «Elle a à fixer la période d'attente la plus longue (c.f. 1250-92). Arrivant, Abou Houraira dit: «Moi, j'approuve, le fils de mon frère désignant Abou Salama. Cela fait, ils envoyèrent Kouraib, l'esclave de Abdallah Ibn Abbas auprès de Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Kouraib revint et leur rapporta qu'elle avait dit: «Soubai'a avait accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «Tu pourras te marier d'avec celui que tu voudras. Chapitre XXXI Le séjour de la veuve dans la maison jusqu'au jour où elle pourra se marier
- Muwatta Malik, n°1262
Un homme connu par le nom de Zafif a rapporté qu'on demanda Ibn Abbas au sujet de l'éjaculation en dehors de l'utérus. Il appela une de ses esclaves et lui dit: «Apprends-le leur». Elle eu honte, il dit: «II est-tel, quant à moi, je le fais», entendant par là, qu'il éjaculait en dehors de l'utérus». Malek a dit: «L'homme ne pourra pas faire le coït interrompu avec sa femme libre, sauf si elle le lui permet, cependant il peut librement le faire avec une esclave. Par contre, si sa femme est l'esclave d'un proprétaire il ne pourra faire le coït interrompu qu'aprés avoir eu leur permission». Chapitre XXXV Des règles du deuil
- Muwatta Malik, n°1275
Thawr Ibn Zaid Al-Daili a rapporté que Abdallah Ibn Abbas disait: «même si c'est une seule succion, dans deux ans, cela rendra les apparentés par l'allaitement du sein interdits pour le marriage»
- Muwatta Malik, n°1276
Amr Ibn Al-Charid a rapporté que Abdallah Ibn Abbas, interrogé au sujet d'un homme qui avait deux femmes dont l'une d'elles avait allaité un garçon et l'autre une fille, si ce garçon peut se marier d'avec cette fille»? Il répondit; «Non, car le mari est le même»
- Muwatta Malik, n°1358
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'il a entendu Abdallah Ibn Abbas dire - alors qu'un homme lui demandait au sujet d'un autre homme, qui payait d'avance, le prix des articles faits en lin, comptant les vendre avant de ne les avoir possédés»? Que cette vente d'argent contre argent, est, répondit Ibn Abbas, interdite». - Malek à ce sujet, répondit: «Là, je pense, et Allah est le plus informé, que , cet homme cherchait à vendre les articles du marchand chez qui, il les avait achetés, au même marchand à un prix beaucoup plus élevé, que leur prix d'achat. Or, s'il allait les vendre à une autre personne, celà, est permis». - Malek a dit: «la norme incontestablement suivie à Médine, est la suivante: «concernant, celui qui paye d'avance et à terme, les esclaves, les troupeaux ou autre marchandise, de telle sorte que le tout soit qualifié, si la date est d'échéance, celui qui a acheté ce qui est cité ci-dessus, ne peut rien vendre à celui de qui il a acheté, et surtout d'un prix plus élevé en comparaison à ce qu'il avait payé d'avance pour somme, avant d'avoir la possession de cette somme en question. Et s'il agit contrairement, ce sera de l'usure, du moment que l'acheteur ayant donné d'avance au vendeur des dinars ou des dirhams, ce de quoi, ce dernier eu avait profité, à la date échéante, l'acheteur revendant au vendeur la même marchandise avant d'en avoir l'appartenance de cette dernière, l'acheteur aurait dans ce cas, encaissé la somme payée d'avance et une somme en plus, et cela est l'usure». ' - Malek a ajouté: «Celui qui paye d'avance et à terme, de l'or ou de l'argent pour s'acheter un troupeau ou une autre marchandise qualifiés et que la date soit d'échéante, il est toléré que l'acheteur vende une partie de sa marchandise au vendeur, contre d'autres (qui ne sont pas de la même nature de la marchandise déjà achetée), mais que cela soit immédiatement fait, qu'importe que soit le prix. Cependant, ceci n'est plus toléré, s'il s'agit de la nourriture, car, il ne lui est licite de la vendre, qu'une fois qu'il l'ait possédée. Par conséquent, l'acheteur pourra vendre cette marchandise à quelqu'un qui n'est pas nécessairement le vendeur chez qu'il a acheté cette nourriture, contre de l'or ou de l'argent ou encore toute autre marchandise, dont il doit immédiatement prendre possession sans aucun retard. Car, s'il en prend possession avec du retard, cela ne sera pas bon, et cela constitue une vente d'une dette contre une dette à terme, conclue avec une troisième personne (c.à.d. qui n'est plus ni l'acheteur, ni le vendeur)». - Malek a finalement dit: A - Celui qui paie d'avance, le prix d'une marchandise qui n'est ni de la nourriture, ni de la boisson, et que cela soit fait à terme, cet acheteur, peut la vendre à qu'il désire contre de l'argent ou d'autre marchandise, avant même qu'il ne l'ait possédée du vendeur; mais, il ne faut pas qu'il vende ce qu'il a acheté, au vendeur, sauf si cela est échangé contre une marchandise à posséder sans aucun retard». Avant la date de la livraison, il est toléré à l'acheteur qu'il la troque au vendeur, contre une marchandise d'un genre différent, et que cette différence soit bien nette, et également, qu'il prenne possession immédiatement de cette nouvelle marchandise». B - Celui qui paye d'avance, et à terme, des dinars ou de l'argent, pour acheter quatre pièces de tissu de qualité, à la date échéante, ces pièces sont introuvables chez le vendeur, et l'acheteur y trouve d'autres pièces de tissu de moindre qualité, alors si le vendeur lui dit: «Je te vends, en échange contre les quatre pièces, huit autres d'un autre tissu», ceci est toléré. Ainsi, si l'acheteur prend immédiatement ces huit pièces avant qu'il ne se sépare du marchand, cela est toléré. Cependant, il n'est pas convenable de faire cette transaction ni avant, ni même à la date échéante, sauf si les pièces échangées sont différentes de celles dont le prix a été payé d'avance». Chapitre XXXU La vente du cuivre du fer, et de ce qui leur est pareil de métaux au poids (1366)74-Malek a dit: - La règle suivie chez nous (à Médine), concernant ce qui est vendu au poids, à l'exception de l'or et de l'argent, à savoir le cuivre rouge ou jaune, le plomb, et l'étain, le fer, les légumes, les figues, le coton, ou d'autres produits qui leur sont semblables et vendus au poids, il est bon, de vendre habilement de la même espèce, deux poids contre un par exemple deux poids de fer, contre un poids du même métal». - Cependant, il n'est pas bon, que l'on vende, à terme, deux poids contre un poids, de la même espèce, de n'importe quel produit cité ci-dessus. Mais s'ils sont différents, et que cette différence en soit nette, il est toléré que la vente soit faite pour deux masses contre une masse, et à terme. Par contre, s'ils se rapprochent, de par leur catégorie, et même s'ils sont de noms différents tels le plomb et l'étain, le cuivre rouge et le cuivre jaune, je désapprouve, dit Malek, que l'on vende à terme deux poids contre un». - D'autre part, quand on achète de tous les produits, précédemment mentionnés, il est toléré avant même de les posséder de les vendre à une tierce personne, du moment que l'on encaisse le prix, et à condition qu'on les ait acheté au poids ou à la mesure». «Mais si l'achat a été fait sans prendre aucune mesure de la marchandise, qu'on vende ces produits à une tierce personne au comptant ou à crédit, car la garantie y est imposée. Or cette garantie ne sera plus obligatoire, si la vente est faite, après avoir ou pesé ou mesuré les produits et après que l'on les ait eus». «Et c'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet, et que les gens ne cessent de suivre chez nous (à Médine)». - Ce qui est suivi pour ce qu'on mesure ou qu'on pèse, et qui n'est ni à manger, ni à boire tels: le carthame, les noyaux, les feuilles des arbres, le myrte et d'autres espèces qui leur sont pareilles, c'est qu'il est toléré que l'on vende deux quantités d'une même espèce contre une, à condition que cela ne soit pas fait à terme. Mais si les deux espèces diffèrent et que leur différence soit nettement perçue, il est toléré de vendre deux quantités contre une, mais à terme. Et tout ce que l'on aura acheté de ces produits, il est toléré qu'on les vende à une tierce personne, à condition d'en avoir prit posséssion et d'en avoir touché le prix. - Et tout ce que les gens vendent pour en tirer profit comme produits même s'il s'agit de petits cailloux ou du plâtre, si on les vend, deux quantités contre une, à terme, c'est de l'usure; ou encore que ça soit une quantité contre une semblable et autre chose en plus, fait à terme, c'est aussi de l'usure». Chapitre XXXIII L'interdiction de faire deux sortes de ventes en une seule
- Muwatta Malik, n°1507
Abdallah Ibn Abbas a rapporté qu'il a entendu Omar Ibn Al-Khattab dire: «La lapidation est, dans Le Livre d'Allah, une peine à laquelle sont soumis, hommes et femmes ayant commis l'adultère, s'ils sont mariés, surtout si, à ce sujet il y a une évidence, ou une grossesse ou même encore une confession faite»
- Muwatta Malik, n°1575
Abou Ghatafan Ibn Tarif Al-Mourri a rapporté que Marwan Ibn Al-Hakam l'a envoyé, demander à Abdallah Ibn Al-Abas, au sujet de l'arrachement involontaire d'une dent»? Abdallah Ibn AI Abbas répondit: «La dyia payée est de cinq chameaux». Marwan me chargea d'être de nouveau chez Abdallah Ibn Abbas lui demandant «Considères-tu les molaires comme les incisives»?. Et Abdallah Ibn Abbas de répondre: «les doigts d'une main n'exigent-ils pas la même dyia»? (......) 30 - Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père ne faisait pas distinction d'entre les dents, quand il est sujet de la dyia». * Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine) c'est que la dyia est la même pour toutes les dents à la fois, s'agit-il des inolaires ou des incisives, du fait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «pour une dent-involon-tairement arrachée - la dyia est de cinq chameaux, et le molaire n'est autre qu'une dent parmi d'autres, où l'on ne les distingue pas les unes des autres». Chapitre XIV La dyia versée pour la blessure causée à un esclave
- Muwatta Malik, n°1618
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab partit pour le Châm (Syrie), en arrivant à Sargh (bourg dans la vallé de Tabouk) des généraux commandants des armées, Abou Oubaida et ses compagnons le croisèrent et lui apprirent que la peste était répandue à Cham. Ibn Abbas de continuer: «Alors Omar Ibn Al-Khattab dit: «amène moi les plus anciens des Mouhajirines (dit émigrés). Ceux-ci arrivèrent, Omar leur demanda conseil au sujet de la peste répandue au Cham., alors là, ils se montrèrent de plusieurs avis où les uns ont dit: «Puisque tu es là pour une affaire à compléter, nous te conseillons de continuer ton chemin», alors que d'autres lui proposèrent de rebrousser chemin, surtout qu'il est en compagnie des derniers survivants des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Omar alors leur dit: «Laissez-moi» et demanda qu'on lui amène les Ansars. On les convoqua et Omar demanda leur avis, ayant agi pareillement aux Ansars, et encore s'étant disputés les avis, Omar leur dit: «laissez-moi» et demanda qu'on lui fasse venir les vieillards de Qoraich qui ont émigré lors de la conquête de la Mecque. Les vieillards se montrèrent tous du même avis et dirent à Omar: «nous envisageons que tu rebrousses chemin avec tes compagnons sans courir le risque d'entrer dans un pays où la peste s'est répandue». Alors Omar annonça aux hommes: «Je serai sur ma monture, en voie de retour, demain matin; ainsi préparez-vous». Abou Oubaida Ibn al Jarrah lui dit: «Fuyez-vous la destinée d'Allah»? Omar lui répondit: «Si c'était un autre que toi qui me l'avait dit? O Abou Oubaida! Oui. Nous fuyons le sort d'Allah pour un autre. Comment te comportes-tu, si tu avais un troupeau de chameaux que tu avais amené dans une vallée qui a deux pentes: l'une est fertile, et couverte d'herbes, alors que l'autre est stérile et aride. En faisant paître les chameaux dans la pente fertile, ne le feras-tu pas selon la destinée d'Allah? Et en le faisant paître dans l'autre pente, ne sera-t-il pas encore au nom de la destinée d'Allah»? Ce fut l'arrivée de Abdul Rahman Ibn Awf, qui était absent pour satisfaire un besoin naturel, et disant: «J'en ai à ce sujet une certaine connaissance, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous entendez dire que la peste a attaqué un pays, n'y allez plus. Et s'il est fait que la peste attaque un pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays afin de fuir la maladie». Omar ainsi loua Allah et revint chez lui»
- Muwatta Malik, n°1704
Yahia Ibn Sa'id a raconté qu'il a entendu Al-Kassem Ibn Mouhammad dire: «un homme était venu chez Abdallah Ibn Abbas, lui dire: «J'ai un orphelin possédant des chamelles; ai-je le droit de boire de leur lait»? Ibn Abbas, lui répondit: «si tu te montres apte à rechercher celle qui s'égare d'entre elles, de les enduire de goudron, d'enduire leur bassin de boue, de leur faire boire quand elles auront soif, ainsi tu pourras boire de leur lait, mains en laissant aussi aux chamelets, et sans que tu les traies jusqu'à la dernière goutte»
- Muwatta Malik, n°1746
On rapporta à Malek que Abdallah Ibn Abbas disait: «La modération, la patience et la belle apparence en sont un vingt-cinquième de la prophétie». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 52 Le Livre de la vision. Chapitre Premier: Le sujet de la vision (dans le rêve)
- Muwatta Malik, n°1757
Mouhammad ibn Amr Ibn Ata a raconté: «J'étais assis chez Abdallah Ibn Abbas, un homme du Yemen entra et dit: «Que la paix d'Allah, soit sur vous, aussi, bien que Sa Miséricorde et Ses bénédictions», puis il ajouta quelques autres mots. Ibn Abbas, qui, ce temps là, était devenu aveugle, demanda: «qui est-ce? » - «C'est l'homme venant du Yemen qui te rend fréquemment visite», et on le lui décrit». Alors Ibn Abbas dit: «Le salut se termine aux bénédictions (à savoir au terme bénédictions). On demanda à Malek: «Peut-on saluer une femme»? «Quant à la vieille femme, je ne le répugne pas: mais pour une jeune, Je suis contre», répondit-il. Chapitre II Le salut fait pour un juif et pour un chrétien
- Muwatta Malik, n°1771
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla en compagnie de Abdallah Ibn Abbas et Khaled Ibn al Walid, chez Maymouna Bint Al-Hareth, il y trouva des dabs avec leurs œufs. Il lui demanda: «Qui vous les a apportés»? Elle lui répondit: «C'est ma sœur Houzaila Bint Al-Hareth qui me les a offerts». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abdallah Ibn Al-Abbas et Khaled Ibn Al-Walid: «Mangez», et eux de lui répondre: «Et toi. Envoyé d'Allah n'en manges-tu pas»? Il leur répondit: «Non, car les anges d'Allah Y viennent souvent vers moi». Alors Maymouna lui demanda: «Bois-tu du lait de chez nous, Ô Envoyé d'Allah»? «Oui», répondit-il. Il but puis il lui demanda: «Qui vous l'a apporté»? Elle répondit: «C'est ma sœur Houzaila qui m'en a donné». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Te rappelles-tu de l'esclave dont tu m'as parlé de son affranchissement; donne-la à ta sœur, entretenant par là, tes liens de proches avec elle; cela sera mieux pour toi»
- Sahih Muslim, n°18
Rapporté par Ibn Abbās رضي الله عنه : « Bushayr bin Ka’b est venu voir Ibn Abbās et s’est mis à lui rapporter des hadiths. Ibn Abbās lui dit : “Reviens à tel hadith.” Bushayr y revint et le rapporta. Puis Ibn Abbās lui dit encore : “Reviens à tel hadith.” Bushayr y revint à nouveau et le rapporta. Alors Bushayr lui dit : “Je ne sais pas si tu connais tous mes hadiths et tu rejettes celui-ci et celui-là, ou si tu rejettes tous mes hadiths et tu ne connais que celui-ci et celui-là ?” Ibn Abbās lui répondit : “On nous rapportait des hadiths du Messager d’Allah ﷺ à une époque où personne ne mentait à son sujet. Mais quand les gens ont commencé à mélanger les récits douteux et authentiques, nous avons arrêté d’écouter leurs hadiths.” »
- Sahih Muslim, n°19
Rapporté par Ibn Abbās رضي الله عنه : « Nous prenions les hadiths et ils étaient rapportés du Messager d’Allah ﷺ. Mais si vous acceptez tout, que ce soit difficile ou facile, alors vous vous éloignez de la droiture ! »
- Sahih Muslim, n°20
Rapporté par Ibn Abbās رضي الله عنه : « Bushayr al-Adawī est venu voir Ibn Abbās et s’est mis à lui rapporter des hadiths en disant : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit…” à plusieurs reprises. Il semblait qu’Ibn Abbās n’écoutait pas ses hadiths et ne les considérait pas. Alors Bushayr lui dit : “Ô Ibn Abbās, pourquoi ne m’écoutes-tu pas alors que je te rapporte des paroles du Messager d’Allah ﷺ ?” Ibn Abbās répondit : “Avant, quand un homme disait ‘Le Messager d’Allah ﷺ a dit…’, nous nous précipitions vers lui pour écouter. Mais quand les gens ont commencé à tout mélanger, nous n’avons plus pris de hadiths que de ceux que nous connaissions.” »
- Sahih Muslim, n°21
Rapporté par Ibn Abī Mulaykah : « J’ai écrit à Ibn Abbās pour lui demander de m’écrire quelque chose sur la science, et il m’a retenu beaucoup de choses, puis il a dit : “Comme un enfant sincère, je vais lui écrire ce qui lui convient et lui cacher ce qui ne lui serait pas utile.” [Ibn Abī Mulaykah] raconte : “Ibn Abbās a alors demandé qu’on lui apporte le livre des jugements d’Ali رضي الله عنه, et il a commencé à en écrire un extrait pour moi. Mais il est tombé sur un passage qui ne convenait pas à la science des jugements d’Ali. Alors Ibn Abbās a dit : ‘Par Allah, Ali n’a pas jugé selon cela, sauf s’il s’est égaré.’” »
- Sahih Muslim, n°22
Rapporté par Tāwus رضي الله عنه : « On a apporté à Ibn Abbās un livre contenant les jugements d’Ali رضي الله عنه, et il n’en a effacé qu’une toute petite partie. » (Sufyān bin Uyaynah a montré la taille avec son bras)
- Sahih Muslim, n°74
Rapporté par Mahmūd bin Ghaylān : Abū Dāwud nous a rapporté, il a dit : « Shu’bah m’a dit : ‘Va voir Jarīr bin Hāzim et dis-lui : “Il ne t’est pas permis de rapporter d’al-Hasan bin Umārah, car il ment.”’ » Abū Dāwud dit : « J’ai demandé à Shu’bah : ‘Comment le sais-tu ?’ Il répondit : ‘Il nous a rapporté d’al-Hakam des choses qui n’ont aucun fondement.’ [Abū Dāwud] demanda : ‘Quelles choses ?’ [Shu’bah] répondit : ‘J’ai demandé à al-Hakam : “Le Prophète ﷺ a-t-il prié sur les martyrs d’Uhud ?” [al-Hakam] répondit : “Il n’a pas prié sur eux.” Al-Hasan bin Umārah a dit, d’après al-Hakam, d’après Miqsam, d’après Ibn Abbās : “En effet, le Prophète ﷺ a prié sur eux et les a enterrés.” J’ai demandé à al-Hakam : “Que dis-tu des enfants nés hors mariage ?” [Al-Hakam] répondit : “Prie sur eux.” J’ai demandé : “De qui tient-on ce hadith ?” [Al-Hakam] répondit : “Il est rapporté d’al-Hasan al-Basrī.”’ Al-Hasan bin Umārah a dit : ‘Al-Hakam nous a rapporté, d’après Yahyā bin al-Jazzār, d’après Alī.’ »
- Sahih Muslim, n°115
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Une délégation d’Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, nous sommes de la tribu de Rabi’a, et il y a entre toi et nous les mécréants de Mudar, ce qui nous empêche de venir te voir sauf pendant les mois sacrés. Indique-nous un acte que nous pourrons accomplir nous-mêmes et enseigner à ceux qui vivent près de nous. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres. Les quatre choses à accomplir sont : la foi en Allah » — puis il leur expliqua et dit : « Attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, que Muhammad est le messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, donner le cinquième du butin qui vous revient. » Et je vous interdis d’utiliser la gourde, les jarres à vin, les pots en bois ou les outres pour le vin. Khalaf ibn Hisham ajoute dans sa version : « Attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah », et il montra l’unicité de Dieu avec son doigt
- Sahih Muslim, n°116
Rapporté par Abu Jamra : J’étais l’interprète entre Ibn ‘Abbas et les gens, lorsqu’une femme est venue demander au sujet du nabidh ou de la cruche de vin. Il répondit : Une délégation du peuple d’Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ leur demanda qui ils étaient, et ils répondirent qu’ils étaient de la tribu de Rabi’a. Il les accueillit chaleureusement, sans les humilier ni les rabaisser. Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, nous venons de loin, et il y a entre toi et nous une tribu de mécréants de Mudar, donc nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Indique-nous un commandement clair que nous pourrons transmettre à ceux qui ne sont pas venus et qui nous fera entrer au Paradis. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres. Je vous ordonne de croire en Allah seul. Savez-vous ce que cela signifie ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète ﷺ dit : « C’est attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, jeûner le Ramadan, donner le cinquième du butin qui vous revient. Je vous interdis d’utiliser la gourde, la jarre à vin ou tout récipient pour le vin. » Parfois, Shu’ba rapportait le mot naqir (pot en bois), parfois muqayyar. Le Prophète ﷺ ajouta : « Retenez cela et transmettez-le à ceux qui sont absents. »
- Sahih Muslim, n°117
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un autre hadith similaire est rapporté par Shu’ba, où le Prophète ﷺ dit : « Je vous interdis de préparer du nabidh dans une gourde, un bloc de bois creusé, une jarre vernie ou un récipient. » Ibn Mu’adh ajoute que le Messager d’Allah ﷺ a dit à Ashajj, de la tribu d’Abdul Qais : « Tu possèdes deux qualités qu’Allah aime : la clairvoyance et la réflexion. »
- Sahih Muslim, n°121
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Mu’adh a dit : Le Messager d’Allah m’a envoyé comme gouverneur au Yémen et, au moment du départ, il m’a conseillé ainsi : « Tu vas bientôt arriver auprès d’un peuple des gens du Livre. Appelle-les d’abord à attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que je suis le messager d’Allah. S’ils acceptent, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent, dis-leur qu’Allah a rendu la Zakat obligatoire pour eux, à prélever sur les riches et à distribuer aux pauvres. S’ils acceptent, ne prends pas le meilleur de leurs biens. Prends garde à l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de barrière entre lui et Allah. »
- Sahih Muslim, n°123
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Mu’adh au Yémen comme gouverneur, il lui a dit : « Tu vas rencontrer un peuple des gens du Livre. La première chose à laquelle tu dois les appeler, c’est l’adoration d’Allah, qu’Il soit glorifié. Lorsqu’ils reconnaissent Allah, informe-les qu’Il leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. Quand ils les accomplissent, informe-les qu’Allah a rendu la Zakat obligatoire pour eux, à prélever sur les riches et à distribuer aux pauvres. Quand ils acceptent cela, prélève-la et évite de choisir le meilleur de leurs biens. »
- Sahih Muslim, n°151
Rapporté par ‘Abbas ibn ‘Abdul-Muttalib رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui est satisfait d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad ﷺ comme Prophète a trouvé la douceur de la foi. »
- Sahih Muslim, n°234
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Il y eut une forte pluie du vivant du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ a alors dit : « Certains se sont réveillés reconnaissants, d’autres ingrats envers Allah. Ceux qui ont été reconnaissants ont dit : “C’est une bénédiction d’Allah”, et ceux qui ont été ingrats ont dit : “Telle constellation avait raison.” » C’est à ce sujet que ce verset a été révélé : « Je jure par le coucher des étoiles… » jusqu’à la fin, « et vous niez votre subsistance. »
- Sahih Muslim, n°322
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Des polythéistes qui avaient commis de nombreux meurtres et beaucoup d’adultère sont venus voir Muhammad ﷺ et ont dit : « Ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est vraiment bien. Mais si tu nous assures qu’il y a un pardon pour nos actes passés, alors nous embrasserons l’islam. » Alors ce verset a été révélé : « Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf en droit, et ne commettent pas la fornication. Quiconque fait cela subira la punition, le châtiment lui sera doublé au Jour de la Résurrection et il y restera humilié, sauf celui qui se repent, croit et fait de bonnes œuvres. À ceux-là, Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes. Allah est Pardonneur, Miséricordieux. » (25:68-70) Et : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah ! En vérité, Allah pardonne tous les péchés. Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. » (39:)
- Sahih Muslim, n°330
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque ce verset a été révélé : « Que vous montriez ce que vous avez dans vos cœurs ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte » (2:284), il est entré dans leurs esprits une crainte qu’ils n’avaient jamais ressentie auparavant. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dites : Nous avons entendu, nous avons obéi et nous nous sommes soumis. » Le rapporteur a dit : Allah a fait entrer la foi dans leurs cœurs et Il a révélé ce verset : « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée pour le bien qu’elle aura fait et punie pour le mal qu’elle aura commis. Seigneur, ne nous tiens pas rigueur si nous oublions ou si nous commettons une erreur. » Et Allah a dit : « Je l’ai fait. » « Seigneur, ne nous impose pas de fardeau comme Tu en as imposé à ceux qui nous ont précédés. » Il a dit : « Je l’ai fait. » « Pardonne-nous, fais-nous miséricorde, Tu es notre Protecteur. » (2:286) Il a dit : « Je l’ai fait. »
- Sahih Muslim, n°338
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a rapporté de la part du Seigneur Béni et Grand : « En vérité, Allah a inscrit les bonnes et les mauvaises actions, puis Il a expliqué : Celui qui a l’intention de faire un bien mais ne le fait pas, Allah inscrit une bonne action complète pour lui. S’il a l’intention et le fait, Allah le Glorieux et Grand inscrit de dix à sept cents bonnes actions, et même plus. S’il a l’intention de faire un mal mais ne le commet pas, Allah inscrit une bonne action complète pour lui. S’il a l’intention et le fait, Allah inscrit une seule mauvaise action contre lui. »
- Sahih Muslim, n°415
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Dharr racontait que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le toit de ma maison s’est fendu alors que j’étais à La Mecque, et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Il a ensuite apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, et après l’avoir versé dans ma poitrine, il l’a refermée. Puis, me prenant par la main, il est monté avec moi au ciel, et lorsque nous sommes arrivés au ciel le plus bas, Gabriel a dit au gardien du ciel le plus bas : “Ouvre.” Il a demandé qui était là. Il a répondu : “C’est Gabriel.” Il a de nouveau demandé s’il y avait quelqu’un avec lui. Il a répondu : “Oui, c’est Muhammad avec moi.” On lui a demandé s’il avait été envoyé pour cela. Gabriel a dit : “Oui.” Alors il a ouvert (la porte). Quand nous sommes montés au ciel le plus bas (j’ai vu) un homme assis avec des groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé à Gabriel qui il était et il a répondu : “C’est Adam (paix sur lui), et ces groupes à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les habitants du Paradis, et ceux à sa gauche sont les habitants de l’Enfer ; ainsi, quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, Gabriel est monté avec moi au deuxième ciel. Il a demandé à son gardien d’ouvrir (la porte), et le gardien a répondu de la même manière que celui du ciel le plus bas. Il (a ouvert la porte). Anas ibn Malik a dit : Le Prophète ﷺ a mentionné qu’il a trouvé dans les cieux Adam, Idris, Jésus, Moïse et Abraham (que la paix soit sur eux), mais il n’a pas précisé la nature de leur demeure, sauf qu’il a trouvé Adam dans le ciel le plus bas et Abraham dans le sixième ciel. Lorsque Gabriel et le Messager d’Allah ﷺ sont passés devant Idris (paix sur lui), il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” (Le narrateur) a dit : Il a alors continué et a dit : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Ensuite, je suis passé devant Moïse (paix sur lui) et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Moïse.” Ensuite, je suis passé devant Jésus et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Jésus, fils de Marie.” Le Prophète ﷺ a dit : Ensuite, je suis allé voir Ibrahim (paix sur lui). Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé : “Qui est-ce ?” (Gabriel) a répondu : “C’est Abraham.” Ibn Shihab a dit : Ibn Hazm m’a dit que Ibn ‘Abbas et Abd Habba al-Ansari disaient que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Ensuite, il est monté avec moi jusqu’à ce que je sois emmené à une telle hauteur que j’ai entendu le grincement des plumes. Ibn Hazm et Anas ont dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Allah a alors rendu cinquante prières obligatoires pour ma communauté et je suis revenu avec cela et je suis passé devant Moïse. Moïse (paix sur lui) a dit : “Qu’est-ce que ton Seigneur a imposé à ton peuple ?” J’ai dit : “Cinquante prières leur ont été rendues obligatoires.” Moïse (paix sur lui) a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il en a réduit une partie. Je suis ensuite retourné voir Moïse (paix sur lui) et je l’en ai informé. Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il a dit : “Elles sont cinq et en même temps cinquante, et ce qui a été dit ne sera pas changé.” Je suis alors retourné vers Moïse et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur.” J’ai alors dit : “J’ai honte devant mon Seigneur.” Gabriel a alors voyagé avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au lotus de la limite. De nombreuses couleurs le couvraient, que je ne connais pas. Ensuite, j’ai été admis au Paradis et j’y ai vu des dômes de perles et son sol de musc
- Sahih Muslim, n°418
Rapporté par Qatada : Il a entendu Abu al-‘Aliya dire que le cousin de votre Prophète ﷺ, c’est-à-dire Ibn Abbas, lui a raconté : Le Messager d’Allah ﷺ, en racontant son voyage nocturne, a dit : « Moussa (paix sur lui) était un homme de grande taille, comme s’il était du peuple de Shanu’a, et Jésus était un homme bien bâti, aux cheveux bouclés. Il a aussi mentionné Malik, le gardien de l’Enfer, et le Dajjal. »
- Sahih Muslim, n°419
Rapporté par Abu al-‘Aliya, d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Le fils de l’oncle de votre Prophète ﷺ nous a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant Moussa ibn ‘Imran (paix sur lui), un homme à la peau brun clair, grand, bien bâti, comme s’il était un homme du peuple de Shanu’a. J’ai vu Jésus, fils de Marie, de taille moyenne, au teint blanc et rouge, aux cheveux crépus. J’ai vu Malik, le gardien du Feu, et le Dajjal parmi les signes qu’Allah m’a montrés. » (Le narrateur) a ajouté : « Ne doutez donc pas de la rencontre du Prophète ﷺ avec Moussa. » Qatada a expliqué ainsi : « En vérité, le Messager d’Allah ﷺ a rencontré Moussa (paix sur lui). »
- Sahih Muslim, n°420
Rapporté par Abu al-‘Aliya, d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est passé par la vallée d’Azraq, et il a demandé : « Quelle est cette vallée ? » Ils ont répondu : « C’est la vallée d’Azraq. » Il a dit : « J’ai l’impression de voir Moussa (paix sur lui) descendre du sentier de la montagne, invoquant Allah à haute voix (“Me voici, à Ton service !”). » Puis il est arrivé au sentier de la montagne de Harsha. Le Prophète ﷺ a demandé : « Quel est ce sentier ? » Ils ont répondu : « C’est le sentier de Harsha. » Il a dit : « J’ai l’impression de voir Yunus (Jonas, paix sur lui), fils de Matta, sur un dromadaire rouge bien bâti, vêtu d’un manteau de laine, la bride de sa monture faite de fibres de palmier, invoquant Allah (“Me voici, à Ton service, mon Seigneur !”). » Ibn Hanbal a précisé dans son hadith que Hushaim a dit que « khulba » signifie fibre de palmier
- Sahih Muslim, n°421
Rapporté par Abu al-‘Aliya, d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Nous avons voyagé avec le Messager d’Allah ﷺ entre La Mecque et Médine et nous avons traversé une vallée. Le Prophète ﷺ a demandé : « Quelle est cette vallée ? » Ils ont répondu : « C’est la vallée d’Azraq. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « J’ai l’impression de voir Moussa (paix sur lui) », puis il a décrit quelque chose à propos de son teint et de ses cheveux, que Diwud (le narrateur) n’a pas retenu. (Moussa, tel que décrit par le Prophète ﷺ) mettait ses doigts dans ses oreilles et répondait à Allah à haute voix (“Je suis à Ton service, mon Seigneur !”) en traversant cette vallée. Nous avons ensuite continué jusqu’à arriver à un sentier de montagne. Le Prophète ﷺ a demandé : « Quel est ce sentier ? » Ils ont répondu : « C’est Harsha ou Lift. » Le Prophète ﷺ a dit : « J’ai l’impression de voir Yunus sur un chameau rouge, vêtu d’un manteau de laine. La bride de son chameau était faite de fibres de palmier, et il traversait la vallée en disant : “Je suis à Ton service, mon Seigneur.” »
- Sahih Muslim, n°422
Rapporté par Mujahid : Nous étions avec Ibn Abbas رضي الله عنه et les gens parlaient du Dajjal. L’un d’eux a dit : « Il est écrit entre ses yeux le mot “Kafir” (mécréant). » Le narrateur a dit : Ibn Abbas a répondu : « Je n’ai pas entendu le Prophète ﷺ dire cela, mais il a dit : “Quant à Ibrahim, vous pouvez voir votre compagnon, et quant à Moussa, c’est un homme bien bâti, à la peau de blé, monté sur un chameau rouge, la bride faite de fibres de palmier (et j’ai l’impression de le voir descendre dans la vallée en disant : ‘Je suis à Ton service, mon Seigneur.’ ”) »
- Sahih Muslim, n°436
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète ﷺ a vu (Allah) avec son cœur
- Sahih Muslim, n°437
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Les paroles : « Le cœur n’a pas menti sur ce qu’il a vu » (Coran, 53:11) et « Il l’a certes vu lors d’une autre descente » (Coran, 53:13) signifient qu’il l’a vu deux fois avec son cœur
- Sahih Muslim, n°504
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Lorsque ce verset lui fut révélé : « Avertis tes proches », le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ô gens de Quraysh, rachetez-vous auprès d’Allah, je ne peux rien pour vous contre Allah ; ô fils de Abd al-Muttalib, je ne peux rien pour vous contre Allah ; ô Abbas ibn Abd al-Muttalib, je ne peux rien pour toi contre Allah ; ô Safiya (tante du Messager d’Allah), je ne peux rien pour toi contre Allah ; ô Fatima, fille de Muhammad, demande-moi ce que tu veux, mais je ne peux rien pour toi contre Allah. »
- Sahih Muslim, n°508
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque ce verset fut révélé : « Et avertis tes proches parents » (ainsi que ton groupe choisi parmi eux), le Messager d’Allah ﷺ partit jusqu’à ce qu’il grimpe sur le mont Safa et appela à haute voix : « Soyez vigilants ! » Ils dirent : « Qui crie ainsi ? » On répondit : « C’est Muhammad. » Ils se rassemblèrent autour de lui et il dit : « Ô fils d’untel, ô fils d’untel, ô fils d’Abd Manaf, ô fils d’Abd al-Muttalib. » Ils se regroupèrent autour de lui. Le Prophète ﷺ leur dit : « Si je vous annonçais que des cavaliers sortaient au pied de cette montagne, me croiriez-vous ? » Ils répondirent : « Nous n’avons jamais entendu de mensonge de ta part. » Il dit alors : « Eh bien, je suis un avertisseur pour vous avant un châtiment sévère. » Le narrateur rapporte qu’Abu Lahab dit alors : « Que tu sois perdu ! Est-ce pour cela que tu nous as réunis ? » Le Prophète ﷺ se leva alors, et ce verset fut révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab, et il a certes péri » (sourate CXI, verset 1). A’mash a récité cela jusqu’à la fin de la sourate
- Sahih Muslim, n°510
Rapporté par 'Abbas b. Abd al-Muttalib رضي الله عنه : Il a dit : « Ô Messager d’Allah, as-tu pu être utile à Abu Talib d’une quelconque manière, lui qui t’a protégé et t’a défendu avec ferveur ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui ; il sera dans la partie la moins profonde du Feu, et sans mon intervention, il aurait été dans les profondeurs les plus basses de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°511
Rapporté par Abdullah b. al-Harith : J’ai entendu Abbas dire : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah, vraiment Abu Talib t’a défendu et t’a aidé ; cela lui sera-t-il utile ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui ; je l’ai trouvé dans la partie la plus basse du Feu et je l’ai amené dans la partie la moins profonde. »
- Sahih Muslim, n°512
Rapporté par Muhammad b. Hatim, Yahya b. Sa'id, Abu Sufyan, 'Abbas b. 'Abd al-Muttalib et d’autres : Ce hadith est rapporté du Prophète ﷺ comme celui rapporté par Abu 'Uwana selon la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°515
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Parmi les habitants du Feu, Abu Talib aura le châtiment le plus léger : il portera deux sandales de feu qui feront bouillir son cerveau. »
- Sahih Muslim, n°527
Rapporté par Husain b. 'Abd al-Rahman : J’étais avec Sa’id b. Jubair lorsqu’il demanda : « Qui parmi vous a vu une étoile filante la nuit dernière ? » Je répondis : « C’est moi ; en fait, je n’étais pas en prière, mais j’ai été piqué par un scorpion (c’est pour cela que j’étais éveillé et que j’ai vu l’étoile filante). » Il demanda : « Qu’as-tu fait alors ? » Je répondis : « J’ai utilisé un charme. » Il demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » Je répondis : « Je l’ai fait à cause de ce que j’ai compris du hadith rapporté par al-Shu’ba. » Il demanda : « Qu’a rapporté al-Shu’ba ? » Je répondis : « Buraida b. Husaib al-Aslami nous a dit que le charme n’est utile qu’en cas de mauvais œil ou de piqûre de scorpion. » Il dit : « Celui qui agit selon ce qu’il a entendu du Prophète a bien agi, mais Ibn 'Abbas nous a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : “Des peuples furent présentés devant moi et j’ai vu un prophète avec un petit groupe de fidèles, un autre avec une ou deux personnes, et un autre sans aucun compagnon. Puis un groupe très nombreux fut présenté et j’ai pensé que c’était ma communauté. On me dit : ‘C’est Moïse et son peuple.’ On me dit alors de regarder l’horizon, et j’ai vu un immense groupe. On me dit encore : ‘Regarde de l’autre côté de l’horizon’, et là aussi il y avait un immense groupe. On me dit : ‘C’est ta communauté, et parmi eux, il y aura soixante-dix mille personnes qui entreront au Paradis sans rendre de comptes ni subir de châtiment.’” Le Prophète ﷺ se leva alors et rentra chez lui. Les gens commencèrent à discuter de ceux qui seraient admis au Paradis sans rendre de comptes ni subir de châtiment. Certains dirent : “Ce sont peut-être ceux qui ont eu la chance de vivre avec le Messager d’Allah ﷺ.” D’autres dirent : “Ce sont ceux qui sont nés dans l’islam et n’ont jamais rien associé à Allah.” D’autres encore avancèrent d’autres idées. Le Messager d’Allah ﷺ revint alors vers eux et dit : “De quoi parliez-vous ?” Ils l’informèrent. Il dit : “Ce sont ceux qui ne pratiquent pas les charmes, ne demandent pas aux autres de le faire, ne prennent pas de mauvais présages, et placent leur confiance en leur Seigneur.” ‘Ukkasha b. Mihsan se leva alors et dit : “Invoque pour moi afin qu’Allah fasse de moi l’un d’eux.” Le Prophète ﷺ répondit : “Tu es l’un d’eux.” Un autre homme se leva et dit : “Invoque Allah pour que je sois l’un d’eux.” Le Prophète ﷺ répondit : “‘Ukkasha t’a devancé.” »
- Sahih Muslim, n°528
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Des peuples seront présentés devant moi (le Jour de la Résurrection) », puis la suite du hadith est rapportée comme celle transmise par Hushaim, mais il ne mentionne pas la première partie
- Sahih Muslim, n°596
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Il a passé une nuit chez le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ se leva pour prier vers la fin de la nuit. Il sortit, regarda le ciel, puis récita ce verset (le 190e de la sourate Al-Imran) : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour… » jusqu’aux mots : « Préserve-nous du châtiment de l’Enfer. » Il rentra ensuite chez lui, utilisa le siwak, fit ses ablutions, puis se leva pour prier. Ensuite, il se recoucha, puis se releva, sortit, regarda le ciel, récita à nouveau ce verset, rentra, utilisa le siwak, fit ses ablutions et pria encore
- Sahih Muslim, n°677
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant deux tombes et a dit : « Ils (leurs occupants) sont en train d’être punis, mais pas pour un grand péché. L’un d’eux colportait des rumeurs et l’autre ne se protégeait pas de l’urine. » Il a ensuite demandé une branche fraîche, l’a coupée en deux et les a plantées sur chaque tombe, puis il a dit : « Peut-être que leur châtiment sera allégé tant que ces branches resteront fraîches. »
- Sahih Muslim, n°682
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn Abbas رضي الله عنه : J’ai entendu cela de Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ se couchait avec moi quand j’avais mes règles, et il y avait un tissu entre lui et moi
- Sahih Muslim, n°697
Rapporté par Ibn Abbas, d’après Ali رضي الله عنه : Nous avons envoyé al-Miqdad ibn al-Aswad au Messager d’Allah ﷺ pour lui demander ce qu’il fallait faire concernant le liquide prostatique qui sort de la partie intime. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Fais les ablutions et lave ton sexe. »
- Sahih Muslim, n°698
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ s’est réveillé la nuit, est allé aux toilettes, puis il s’est lavé le visage et les mains, et s’est recouché
- Sahih Muslim, n°722
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه d’après Maimouna رضي الله عنها, sa tante maternelle : Elle a dit : J’ai placé de l’eau près du Messager d’Allah ﷺ pour qu’il fasse le grand lavage après un rapport sexuel. Il s’est lavé les paumes des mains deux ou trois fois, puis il a mis la main dans le récipient et versé de l’eau sur ses parties intimes et les a lavées avec sa main gauche. Ensuite, il a frotté sa main contre la terre et l’a bien nettoyée, puis il a fait les ablutions pour la prière, puis il a versé trois poignées d’eau sur sa tête, puis il a lavé tout son corps, après quoi il s’est déplacé et s’est lavé les pieds. Ensuite, j’ai apporté une serviette pour qu’il s’essuie, mais il l’a refusée
- Sahih Muslim, n°724
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه d’après Maimouna رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu une serviette, mais il ne s’est pas essuyé avec, il a simplement secoué l’eau de son corps
- Sahih Muslim, n°733
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Maimouna رضي الله عنها (l’épouse du Prophète ﷺ) m’a rapporté qu’elle et le Messager d’Allah ﷺ faisaient le grand lavage à partir d’un seul récipient
- Sahih Muslim, n°734
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a pris un bain avec l’eau qui restait après Maïmouna
- Sahih Muslim, n°771
Rapporté par Jabir b. ‘Abdullah : Lorsque la Ka’ba a été reconstruite, le Messager d’Allah ﷺ et Abbas transportaient des pierres. Abbas a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Mets ton vêtement de dessous sur ton épaule pour te protéger des pierres. » Il l’a fait, mais il est tombé à terre, inconscient, les yeux tournés vers le ciel. Puis il s’est relevé et a dit : « Mon vêtement, mon vêtement ! » et il l’a attaché autour de lui. Dans la version rapportée par Ibn Rafi’, il est précisé : « Sur son cou », et non « sur son épaule »
- Sahih Muslim, n°772
Rapporté par Jabir b. ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ portait des pierres avec les siens pour la Ka’ba, et il avait un pagne autour de la taille. Son oncle Abbas lui a dit : « Ô fils de mon frère ! Si tu enlèves ton pagne et le mets sur ton épaule sous les pierres, ce serait mieux. » Le Prophète l’a fait, mais il est tombé inconscient. Le narrateur précise : « Jamais il n’a été vu nu après ce jour-là. »
- Sahih Muslim, n°790
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a mangé de l’épaule de chèvre puis a accompli la prière sans faire d’ablutions
- Sahih Muslim, n°791
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a pris de la viande sur un os ou un morceau de viande, puis il a prié sans faire d’ablutions, et il n’a même pas touché l’eau
- Sahih Muslim, n°795
Rapporté par Ibn Abbas d’après Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a mangé de l’épaule d’une chèvre chez elle, puis il a prié sans faire d’ablutions
- Sahih Muslim, n°796
Rapporté par Ibn Abbas d’après Maymouna, l’épouse du Prophète ﷺ : Ce hadith a aussi été rapporté par Ibn Abbas d’après Maymouna رضي الله عنها, mais avec une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°798
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a bu du lait, puis il a demandé de l’eau, s’est rincé la bouche et a dit : « Il y a de la graisse dedans. »
- Sahih Muslim, n°800
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ s’est habillé, puis il est sorti pour la prière. On lui a présenté du pain et de la viande. Il en a mangé trois bouchées, puis il a prié avec les autres sans toucher à l’eau
- Sahih Muslim, n°801
Rapporté par Muhammad ibn Amr ibn Ata’ : J’étais avec Ibn Abbas, et il a vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi. Il est aussi rapporté que les mots sont : « Il (le Prophète ﷺ) a prié », sans mentionner le mot « gens »
- Sahih Muslim, n°807
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une chèvre morte, qui avait été donnée en aumône à la servante affranchie de Maymouna. Il a dit : « Pourquoi ne profitez-vous pas de sa peau ? » Les compagnons présents dirent : « Mais elle est morte. » Il répondit : « C’est seulement sa consommation qui est interdite. »
- Sahih Muslim, n°809
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est passé près d’une chèvre morte qui avait été donnée en aumône à la servante affranchie de Maymouna. Il a dit : « Pourquoi n’ont-ils pas pris sa peau ? Ils auraient pu la tanner et l’utiliser. »
- Sahih Muslim, n°810
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه d’après Maimouna رضي الله عنها : L’une des épouses du Messager d’Allah ﷺ avait un animal domestique qui est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Pourquoi n’avez-vous pas retiré sa peau pour l’utiliser ? »
- Sahih Muslim, n°811
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est passé près du cadavre d’une chèvre appartenant à l’ancienne esclave affranchie de Maimouna رضي الله عنها et a dit : « Pourquoi n’avez-vous pas utilisé sa peau ? »
- Sahih Muslim, n°812
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand la peau est tannée, elle devient pure. »
- Sahih Muslim, n°813
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs : (le même hadith)
- Sahih Muslim, n°814
Rapporté par Abu al-Khair رضي الله عنه : J’ai vu Ibn Wa’la al-Saba’i porter une fourrure. Je l’ai touchée. Il m’a dit : « Pourquoi la touches-tu ? » J’ai interrogé Ibn 'Abbas رضي الله عنه en disant : « Nous vivons à l’ouest, avec des Berbères et des Mages. Ils nous apportent des béliers qu’ils abattent, mais nous ne mangeons pas leur viande, et ils viennent avec des peaux remplies de graisse. » Ibn 'Abbas رضي الله عنه a répondu : « Nous avons interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet et il a dit : “Le tannage la rend pure.” »
- Sahih Muslim, n°815
Rapporté par Ibn Wa’la al-Saba’i رضي الله عنه : J’ai demandé à Abdullah ibn 'Abbas رضي الله عنه : « Nous vivons à l’ouest. Les Mages viennent chez nous avec des peaux remplies d’eau et de graisse. » Il a dit : « Buvez. » J’ai demandé : « Est-ce ton avis personnel ? » Ibn 'Abbas رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le tannage la purifie.” »
- Sahih Muslim, n°822
Rapporté par Umair, l’esclave affranchi d’Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Moi et Abd al-Rahman ibn Yasir, l’esclave affranchi de Maimouna رضي الله عنها, sommes allés chez Abu’l-Jahm ibn al-Harith al-Simma al-Ansari رضي الله عنه. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ revenait de la direction de Bi’r Jamal et un homme l’a salué, mais le Messager d’Allah ﷺ n’a pas répondu jusqu’à ce qu’il atteigne un mur, s’essuie le visage et les mains, puis réponde au salut
- Sahih Muslim, n°827
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ sortit des toilettes et on lui présenta de la nourriture. Les gens lui rappelèrent les ablutions, mais il dit : « Dois-je prier pour que je fasse les ablutions ? »
- Sahih Muslim, n°828
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il sortait des toilettes. On lui présenta de la nourriture. On lui dit : « Ne veux-tu pas faire les ablutions ? » Il répondit : « Pourquoi, dois-je prier pour que je fasse les ablutions ? »
- Sahih Muslim, n°829
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est allé aux toilettes et, à son retour, on lui a présenté de la nourriture. On lui dit : « Ô Messager d’Allah, ne veux-tu pas faire les ablutions ? » Il répondit : « Pourquoi, dois-je prier ? »
- Sahih Muslim, n°830
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti des toilettes après s’être soulagé, on lui a apporté de la nourriture et il en a mangé sans toucher à l’eau. Dans une autre version rapportée par Sa’id ibn al-Huwairith رضي الله عنه, il est dit : On a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Tu n’as pas fait les ablutions. » Il a répondu : « Je n’ai pas l’intention de prier pour devoir faire les ablutions. »
- Sahih Muslim, n°902
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran, et il disait : « Toutes les paroles, tous les actes d’adoration et toutes les bonnes choses appartiennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » Dans la version de Ibn Rumh, il est dit : « Comme il nous enseignait le Coran. »
- Sahih Muslim, n°903
Rapporté par Tawus d’après Ibn ‘Abbas : Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran
- Sahih Muslim, n°936
Rapporté par Ubaidullah b. Abdullah : Je suis allé voir Aïsha رضي الله عنها et je lui ai demandé de me parler de la maladie du Messager d’Allah ﷺ. Elle a accepté et a dit : Le Prophète ﷺ était gravement malade et il a demandé si les gens avaient prié. Nous avons répondu : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Il a dit : « Mettez-moi de l’eau dans la cuve. » Nous l’avons fait, il a pris un bain ; mais alors qu’il allait se lever avec difficulté, il s’est évanoui. Lorsqu’il a repris connaissance, il a de nouveau demandé : « Les gens ont-ils prié ? » Nous avons dit : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Il a répété : « Mettez-moi de l’eau dans la cuve. » Nous l’avons fait, il a pris un bain, mais en voulant se lever, il s’est évanoui. Quand il a repris connaissance, il a demandé si les gens avaient prié. Nous avons répondu : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Il a dit : « Mettez-moi de l’eau dans la cuve. » Nous l’avons fait, il a pris un bain, et en voulant se lever, il s’est évanoui. Quand il a repris connaissance, il a demandé : « Les gens ont-ils prié ? » Nous avons répondu : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Aïsha رضي الله عنها a dit : Les gens attendaient dans la mosquée que le Messager d’Allah ﷺ dirige la dernière prière de la nuit. Elle a ajouté : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé l’ordre à Abu Bakr de diriger la prière. Quand le messager est venu, il a dit à Abu Bakr : « Le Messager d’Allah ﷺ t’a ordonné de diriger la prière. » Abu Bakr, qui était très émotif, a demandé à Omar de diriger la prière. Omar a dit : « Tu es plus en droit de le faire. » Abu Bakr a donc dirigé la prière ces jours-là. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ s’est senti un peu mieux et il est sorti, soutenu par deux hommes, dont l’un était al-‘Abbas, pour la prière de midi. Abu Bakr dirigeait la prière. Quand Abu Bakr l’a vu, il a voulu reculer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de ne pas reculer. Il a demandé à ses deux compagnons de l’asseoir à côté d’Abu Bakr. Ils l’ont assis à côté d’Abu Bakr. Abu Bakr a prié debout en suivant la prière du Prophète ﷺ, et les gens ont prié debout en suivant la prière d’Abu Bakr. Le Prophète ﷺ était assis. Ubaidullah a dit : Je suis allé voir Abdullah b. Abbas et je lui ai dit : « Veux-tu que je te rapporte ce qu’Aïsha m’a dit au sujet de la maladie du Prophète ﷺ ? » Il a répondu : « Vas-y. » Je lui ai rapporté ce qu’elle avait transmis. Il n’a rien contesté, il a seulement demandé si elle avait nommé l’homme qui accompagnait al-‘Abbas. J’ai répondu : Non. Il a dit : C’était Ali
- Sahih Muslim, n°937
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : C’est dans la maison de Maymouna que le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade pour la première fois. Il a demandé la permission à ses épouses de rester chez elle (Aïsha رضي الله عنها) pendant sa maladie. Elles lui ont donné la permission. Elle a raconté : Il est sorti (pour la prière) en s’appuyant sur al-Fadl b. Abbas et un autre homme, et à cause de la faiblesse, ses pieds traînaient sur le sol. Ubaidullah a dit : J’ai rapporté ce hadith au fils d’Abbas (Abdullah b. Abbas) et il a dit : « Sais-tu qui était l’homme dont Aïsha n’a pas mentionné le nom ? C’était Ali. »
- Sahih Muslim, n°938
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et que sa maladie s’est aggravée, il a demandé la permission à ses épouses de rester chez moi pendant sa maladie. Elles le lui ont permis. Il est alors sorti (de la chambre d’Aïsha pour la prière), soutenu par deux personnes. Il était si faible que ses pieds traînaient sur le sol, et il était soutenu par Abbas ibn Abd al-Muttalib et une autre personne. Ubaidullah a dit : J’ai informé Abdullah ibn Abbas de ce qu’Aïsha avait raconté. Abdullah ibn Abbas a dit : Sais-tu qui est l’homme dont Aïsha n’a pas mentionné le nom ? Il a répondu : Non. Ibn Abbas a dit : C’était Ali
- Sahih Muslim, n°1001
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Au sujet de la parole d’Allah, le Grand et Glorieux : « N’élève pas trop la voix dans ta prière, et ne la baisse pas trop non plus » (Coran 17:110), cela a été révélé alors que le Messager d’Allah ﷺ se cachait à La Mecque. Quand il dirigeait la prière pour ses compagnons, il récitait le Coran à voix haute. Et quand les polythéistes entendaient cela, ils insultaient le Coran, Celui qui l’a révélé, et celui qui l’a transmis. Alors Allah, le Très-Haut, dit à Son Messager ﷺ : « Ne récite pas ta prière si fort que les polythéistes entendent ta récitation, et ne la récite pas non plus si bas que tes compagnons ne puissent pas t’entendre. Fais-leur entendre le Coran, mais ne le récite pas trop fort, et cherche une voie intermédiaire. » Récite donc entre une voix forte et une voix basse
- Sahih Muslim, n°1004
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : À propos des paroles d’Allah, le Grand et Glorieux : « Ne remue pas ta langue avec cela » (Coran 75:16), quand Gabriel apportait la révélation au Prophète ﷺ, il bougeait sa langue et ses lèvres pour essayer de la retenir immédiatement. Cela lui était difficile et cela se voyait sur son visage. Alors Allah, le Très-Haut, a révélé : « Ne remue pas ta langue avec cela pour te précipiter. C’est à Nous de le rassembler et de le faire réciter » (Coran 75:16). C’est-à-dire : « C’est à Nous de le garder dans ton cœur et de te permettre de le réciter. Tu le réciteras quand Nous te le ferons réciter, alors suis sa récitation. » Et Il (Allah) a dit : « Nous l’avons révélé, alors écoute-le attentivement. Son explication nous appartient. C’est-à-dire : Nous le ferons sortir par ta langue. » Donc, quand Gabriel venait au Prophète ﷺ, il gardait le silence, et quand Gabriel repartait, il récitait comme Allah le lui avait promis
- Sahih Muslim, n°1005
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Au sujet des paroles : « Ne remue pas ta langue avec cela pour te précipiter », le Messager d’Allah ﷺ trouvait cela difficile et il bougeait ses lèvres. Ibn Abbas a dit à moi (Sa’id ibn Jubayr) : « Je les bouge comme le Messager d’Allah ﷺ les bougeait. » Puis Sa’id a dit : « Je les bouge comme Ibn Abbas les bougeait. » Et il bougea ses lèvres. Allah, le Très-Haut, a révélé : « Ne remue pas ta langue avec cela pour te précipiter. C’est à Nous de le rassembler et de le faire réciter » (Coran 75:16). Il a dit : « C’est sa préservation dans ton cœur, puis ta récitation. Donc, quand Nous le récitons, suis sa récitation. » Il a dit : « Écoute-le et garde le silence, puis c’est à Nous que revient le fait que tu le récites. » Donc, quand Gabriel venait au Messager d’Allah ﷺ, il l’écoutait attentivement, et quand Gabriel repartait, le Messager d’Allah ﷺ récitait comme Gabriel l’avait récité
- Sahih Muslim, n°1006
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ n’a ni récité le Coran aux djinns ni ne les a vus. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti avec certains de ses compagnons pour aller au marché de ‘Ukaz. À cette époque, il y avait des barrières entre les diables et les nouvelles du ciel, et des flammes étaient lancées contre eux. Alors les diables sont retournés vers leur peuple, qui leur a demandé : « Qu’est-ce qui vous est arrivé ? » Ils ont répondu : « Il y a maintenant des obstacles entre nous et les nouvelles du ciel, et des flammes sont lancées contre nous. » Ils ont dit : « Cela ne peut arriver que pour un événement important. Parcourez donc l’est et l’ouest de la terre et découvrez pourquoi il y a ces obstacles entre nous et les nouvelles du ciel. » Ils sont donc partis et ont parcouru l’est et l’ouest de la terre. Certains se sont dirigés vers Tihama, près du marché de ‘Ukaz, et le Prophète ﷺ dirigeait la prière du matin avec ses compagnons. Quand ils ont entendu le Coran, ils l’ont écouté attentivement et ont dit : « C’est cela qui a causé l’obstacle entre nous et les nouvelles du ciel. » Ils sont retournés vers leur peuple et ont dit : « Ô notre peuple, nous avons entendu un Coran étonnant qui guide vers le droit chemin ; nous y croyons et nous n’associerons jamais rien à notre Seigneur. » Et Allah, le Très-Haut et Glorieux, a révélé à Son Messager Muhammad ﷺ : « Dis : Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns a écouté » (Coran 72:)
- Sahih Muslim, n°1033
Rapporté par Ibn Abbas : Umm al-Fadl, fille d’al-Harith, l’a entendu réciter : « Par ceux qui sont envoyés pour répandre le bien » (lxxvii). Elle a dit : « Ô mon fils, tu m’as rappelé par cette récitation que c’est la dernière sourate que j’ai entendue du Messager d’Allah ﷺ, et il l’a récitée lors de la prière du maghrib. »
- Sahih Muslim, n°1072
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ relevait la tête après l’inclinaison, il disait : « Allah ! notre Seigneur, à Toi la louange qui remplirait les cieux, la terre et ce qui est entre eux, et tout ce qui Te plairait en plus de cela. Tu es digne de toute louange et de toute gloire. Personne ne peut retenir ce que Tu donnes, ni donner ce que Tu retiens. Et la grandeur, ô Toi le Grand, ne sert à rien face à Toi. »
- Sahih Muslim, n°1073
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه d’après le Messager d’Allah ﷺ : « Et qui remplirait tout ce qui Te plairait en plus de cela ! » et il n’a pas mentionné la suite de l’invocation
- Sahih Muslim, n°1074
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ écarta le rideau (de sa chambre) et vit des gens en rangs priant derrière Abu Bakr. Il dit : « Il ne reste rien des bonnes nouvelles de la prophétie, sauf les bonnes visions qu’un musulman voit ou qu’on lui fait voir. Sachez que j’ai été interdit de réciter le Coran en état d’inclinaison et de prosternation. Pendant l’inclinaison, glorifiez le Seigneur Suprême et Glorieux, et pendant la prosternation, soyez sincères dans vos invocations, car il est approprié que vos invocations soient exaucées. »
- Sahih Muslim, n°1075
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ écarta le rideau et sa tête était bandée à cause de la maladie dont il est décédé. Il dit : « Ô Allah, n’ai-je pas transmis (Ton Message) ? » (Il le répéta) trois fois. Il ne reste rien des bonnes nouvelles de la prophétie, sauf la bonne vision qu’un serviteur pieux (d’Allah) voit ou qu’on lui fait voir. Il raconta ensuite comme dans le hadith transmis par Sufyan
- Sahih Muslim, n°1080
Ce hadith a été rapporté par d’autres narrateurs, Ibn ‘Abbas et d’autres, et tous ont rapporté que ‘Ali a dit : Le Messager d’Allah ﷺ m’a interdit de réciter le Coran pendant que je suis en état d’inclinaison et de prosternation, et dans leur récit, il est mentionné l’interdiction de cette récitation en état de prosternation, comme cela a été transmis par Zuhri, Zaid b. Aslam, al-Wahid b. Kathir et Dawud b. Qais
- Sahih Muslim, n°1082
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai été interdit de réciter (le Coran) pendant que j’étais en inclinaison, et il n’est pas fait mention de ‘Ali dans la chaîne des transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1095
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties du corps et il lui a été interdit de replier les cheveux ou les vêtements. Dans la version rapportée par Abou Rabi‘, il est dit : « sur les sept parties du corps, et il m’a été interdit de replier les cheveux ou les vêtements. » Selon Abou Rabi‘, les sept parties sont : les mains, les genoux, les extrémités des pieds et le front
- Sahih Muslim, n°1096
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه du Messager d’Allah ﷺ : J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept parties du corps et de ne pas replier les vêtements ni les cheveux
- Sahih Muslim, n°1097
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties du corps et il lui a été interdit de replier les cheveux ou les vêtements
- Sahih Muslim, n°1098
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept parties du corps : le front » — et il montra son nez avec la main — « les mains, les genoux et les extrémités des pieds ; et il nous a été interdit de replier les vêtements et les cheveux. »
- Sahih Muslim, n°1099
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept parties du corps et il m’a été interdit de replier les cheveux ou les vêtements. » (Les sept parties sont : le front, le nez, les mains, les genoux et les pieds)
- Sahih Muslim, n°1100
Rapporté par Al-‘Abbas ibn ‘Abd al-Muttalib رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand une personne se prosterne, elle le fait sur sept parties de son corps : son visage, ses mains, ses genoux et ses pieds. »
- Sahih Muslim, n°1101
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Il a vu ‘Abdullah ibn al-Harith prier avec les cheveux tressés derrière la tête. Ibn ‘Abbas s’est levé et a défait ses tresses. Après la prière, il lui a demandé : « Pourquoi as-tu touché à mes cheveux ? » Ibn ‘Abbas répondit : « Celui qui prie avec les cheveux tressés est comme celui qui prie avec les mains attachées derrière le dos. »
- Sahih Muslim, n°1124
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Je suis venu à dos d’ânesse, alors que j’étais presque pubère, et le Messager d’Allah ﷺ dirigeait la prière à Mina. Je suis passé devant le rang, je suis descendu et j’ai laissé l’ânesse paître, puis j’ai rejoint le rang, et personne ne m’en a fait le reproche
- Sahih Muslim, n°1125
Rapporté par Abdallah ibn Abbas رضي الله عنه : Il est venu à dos d’âne, et le Messager d’Allah ﷺ dirigeait la prière à Mina lors du pèlerinage d’adieu. Le narrateur rapporte : L’âne est passé devant le rang, puis il en est descendu et a rejoint le rang avec les autres
- Sahih Muslim, n°1198
Rapporté par Tawus : Nous avons interrogé Ibn Abbas au sujet du fait de s’asseoir sur les fesses (dans la prière). Il a répondu : « C’est la sunna. » Nous lui avons dit : « Nous trouvons que c’est difficile pour le pied. » Ibn Abbas a dit : « C’est la sunna de votre Prophète ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1216
Rapporté par Abu Hazim d’après son père : Des gens sont venus voir Sahl ibn Sa’d et ont commencé à discuter à propos du bois dont était fait le minbar (la chaire) du Prophète ﷺ. Sahl ibn Sa’d a dit : « Par Allah, je sais de quel bois il est fait, qui l’a fabriqué, et le jour où j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ s’asseoir dessus pour la première fois. » Je lui ai dit : « Ô Abu Abbas (le surnom de Sahl ibn Sa’d), raconte-nous tout cela. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé quelqu’un demander à une femme la permission que son esclave, qui était menuisier, travaille le bois pour fabriquer une chaire afin que je puisse parler aux gens en étant assis dessus. » Abu Hazim a précisé que Sahl ibn Sa’d a cité le nom de cette femme ce jour-là. Le menuisier a alors fabriqué une chaire à trois marches. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné qu’on la place à l’endroit où elle se trouve maintenant. Elle a été faite avec du bois d’al-Ghaba. J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ debout dessus, glorifiant Allah, et les gens faisaient de même après lui, alors qu’il était sur la chaire. Puis il a levé la tête après la prosternation, a reculé sur ses talons pour se prosterner au pied de la chaire, puis est revenu à sa place. Ce mouvement d’un ou deux pas a continué jusqu’à la fin de la prière. Ensuite, il s’est tourné vers les gens et a dit : « Ô gens, j’ai fait cela pour que vous me suiviez et que vous appreniez la façon dont je prie. »
- Sahih Muslim, n°1316
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Nous savions que le Messager d’Allah ﷺ avait terminé sa prière lorsque nous entendions le takbir (« Allahou Akbar »)
- Sahih Muslim, n°1317
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Nous savions que la prière du Messager d’Allah ﷺ était terminée grâce au takbir. 'Amr ibn Dinar a dit : J’en ai parlé à Abu Mas'ud, mais il a rejeté cela et a dit : « Je ne t’ai jamais rapporté cela. » 'Amr a dit : Il me l’avait pourtant bien raconté auparavant
- Sahih Muslim, n°1318
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le dhikr (l’évocation du nom d’Allah) à voix haute après les prières obligatoires était une pratique courante du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Quand j’entendais cela, je savais que les gens avaient terminé la prière
- Sahih Muslim, n°1333
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ leur enseignait cette invocation (avec autant d’importance) qu’il leur enseignait une sourate du Coran. Il nous disait ainsi : « Dites : Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer. Et je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, et je cherche refuge auprès de Toi contre l’épreuve du Messie Dajjal, et je cherche refuge auprès de Toi contre l’épreuve de la vie et de la mort. » Muslim ibn Hajjaj a dit : Il m’est parvenu que Tawus a dit à son fils : « As-tu fait cette invocation dans la prière ? » Il a répondu : « Non. » Alors Tawus lui a dit : « Refais la prière. » Tawus a rapporté ce hadith par trois ou quatre transmetteurs différents avec des mots similaires
- Sahih Muslim, n°1452
Rapporté par Ibn Juraij : J’ai demandé à Ata’ : « À quelle heure me conseilles-tu de faire la prière de ‘Isha, que ce soit comme imam ou seul, à l’heure que les gens appellent ‘Atama ? » Il a répondu : « J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah ﷺ a un soir retardé la prière de ‘Isha jusqu’à ce que les gens s’endorment. Ils se sont réveillés, se sont rendormis, puis se sont réveillés encore. Alors ‘Umar ibn Khattab s’est levé et a dit à voix haute : “La prière !” » Ata’ a aussi rapporté qu’Ibn ‘Abbas a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et c’est comme si je le voyais encore avec de l’eau coulant de sa tête, la main posée sur le côté de sa tête, et il a dit : “Si cela n’était pas difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de faire cette prière à cette heure-là (c’est-à-dire tard).” » J’ai demandé à Ata’ comment le Messager d’Allah ﷺ avait posé sa main sur sa tête, comme l’avait raconté Ibn ‘Abbas. Ata’ a alors écarté un peu ses doigts et a posé le bout de ses doigts sur le côté de sa tête, puis il les a déplacés ainsi sur sa tête jusqu’à ce que le pouce touche la partie de l’oreille près du visage, puis le lobe de l’oreille et la barbe. La main n’a rien attrapé, mais c’est ainsi qu’elle a glissé. J’ai demandé à Ata’ : « T’a-t-on dit (par Ibn ‘Abbas) combien de temps le Prophète ﷺ avait retardé la prière cette nuit-là ? » Il a répondu : « Je ne sais pas (je ne peux pas donner l’heure exacte). » Ali a dit : « J’aime faire la prière, que je sois imam ou seul, à une heure tardive comme le Messager d’Allah ﷺ l’a fait cette nuit-là. Mais si cela est difficile pour toi ou pour les gens en groupe et que tu es leur imam, alors fais la prière (‘Isha) à une heure moyenne, ni trop tôt ni trop tard. »
- Sahih Muslim, n°1575
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Allah a prescrit la prière par la parole de votre Prophète ﷺ : quatre rak‘ats en résidence, deux en voyage, et une en cas de danger
- Sahih Muslim, n°1576
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Allah a prescrit la prière, par la parole de votre Prophète ﷺ, comme deux rak‘as pour le voyageur, quatre pour la personne résidente, et une seule en cas de danger
- Sahih Muslim, n°1577
Rapporté par Moussa ibn Salama al-Hudhali : J’ai demandé à Ibn 'Abbas : « Comment dois-je prier quand je suis à La Mecque et que je ne prie pas avec l’imam ? » Il a répondu : « Deux rak‘as, c’est la Sunna d’Abu al-Qasim ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1604
Rapporté par 'Abdullah b. 'Abbas رضي الله عنه : Il a dit au muezzin, un jour de pluie : « Quand tu as annoncé : “J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”, ne dis pas : “Venez à la prière”, mais annonce plutôt : “Priez dans vos maisons.” » Le narrateur dit que les gens n’étaient pas d’accord avec cela. Ibn 'Abbas a dit : « Vous êtes étonnés ? Celui qui est meilleur que moi l’a fait. La prière du vendredi est certes obligatoire, mais je n’aime pas vous obliger à sortir et marcher dans la boue et sur un sol glissant. »
- Sahih Muslim, n°1605
Rapporté par 'Abd al-Hamid رضي الله عنه : J’ai entendu 'Abdullah b. al-Harith dire : 'Abdullah b. 'Abbas nous a adressé un discours un jour de pluie, et le reste du hadith est le même, mais il n’a pas mentionné la prière du vendredi et a ajouté : « Celui qui a fait cela (qui nous a ordonné de prier dans nos maisons), c’est-à-dire le Messager d’Allah ﷺ, est meilleur que moi. »
- Sahih Muslim, n°1607
Rapporté par 'Abdullah b. Harith رضي الله عنه : Ibn 'Abbas a ordonné au muezzin d’appeler les gens à la prière le vendredi et d’annoncer de prier dans leurs maisons quand il pleuvait, et le reste du hadith est le même, sauf qu’il a dit : « Je n’aime pas que vous marchiez sur un sol boueux et glissant. »
- Sahih Muslim, n°1608
Rapporté par 'Abdullah b. Harith رضي الله عنه : Le muezzin d’Ibn 'Abbas a fait l’adhan un vendredi (puis a annoncé de prier dans les maisons) parce qu’il pleuvait, comme cela a été rapporté par Ma'mar et d’autres. Dans ce hadith, il est mentionné : « Celui qui a fait cela, c’est-à-dire le Messager d’Allah ﷺ, était meilleur que moi. »
- Sahih Muslim, n°1609
Rapporté par 'Abdullah b. Harith رضي الله عنه : Un hadith semblable, où Ibn 'Abbas a ordonné à son muezzin d’appeler les gens à la prière puis d’annoncer de prier dans leurs maisons un vendredi pluvieux, a été transmis par 'Abdullah b. Harith. Cependant, Wuhaib dit qu’il ne l’a pas entendu de lui
- Sahih Muslim, n°1628
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi et celle de l’après-midi ensemble, ainsi que la prière du coucher du soleil et celle du soir ensemble, sans qu’il y ait de danger ni de voyage
- Sahih Muslim, n°1629
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a regroupé la prière du midi et celle de l’après-midi à Médine, sans qu’il y ait de danger ni de voyage. (Abu Zubair a dit : J’ai demandé à Sa’id [l’un des rapporteurs] pourquoi il avait fait cela. Il a répondu : J’ai posé la même question à Ibn ‘Abbas que tu viens de me poser, et il a dit que le Prophète ﷺ voulait éviter toute difficulté inutile à sa communauté
- Sahih Muslim, n°1630
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a regroupé les prières lorsqu’il est parti en voyage lors de l’expédition de Tabuk. Il a réuni la prière du midi avec celle de l’après-midi, et la prière du coucher du soleil avec celle du soir. Sa’id (un des rapporteurs) a demandé à Ibn 'Abbas : « Qu’est-ce qui l’a poussé à faire cela ? » Il a répondu : « Il voulait éviter à sa communauté toute difficulté inutile. »
- Sahih Muslim, n°1633
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a regroupé la prière du midi avec celle de l’après-midi, et la prière du coucher du soleil avec celle du soir à Médine, sans qu’il y ait de danger ni de pluie. Dans le hadith transmis par Waki', il est dit : « J’ai demandé à Ibn 'Abbas : Qu’est-ce qui l’a poussé à faire cela ? Il a répondu : Pour éviter à sa communauté toute difficulté inutile. » Et dans le hadith transmis par Mu’awiya : « On a demandé à Ibn 'Abbas : Pourquoi a-t-il fait cela ? Il a répondu : Il voulait éviter à sa communauté toute difficulté inutile. »
- Sahih Muslim, n°1634
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : J’ai accompli avec le Messager d’Allah ﷺ huit unités de prière regroupées, et sept unités de prière regroupées. (Un des rapporteurs a dit : « Ô Abd Sha’tha’, je pense qu’il a retardé la prière du midi et avancé celle de l’après-midi, et qu’il a retardé la prière du coucher du soleil et avancé celle du soir. » Il a répondu : « Je le pense aussi. »)
- Sahih Muslim, n°1635
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli à Médine sept unités de prière et huit unités de prière, c’est-à-dire qu’il a regroupé la prière du midi et celle de l’après-midi (huit unités), et la prière du coucher du soleil et celle du soir (sept unités)
- Sahih Muslim, n°1636
Rapporté par 'Abdullah b. Shaqiq رضي الله عنه : Un jour, Ibn 'Abbas nous a adressé un discours après la prière de l’après-midi jusqu’à ce que le soleil disparaisse et que les étoiles apparaissent. Les gens ont commencé à dire : « La prière, la prière ! » Un homme des Banu Tamim est venu, il n’a pas abandonné et a continué à dire : « La prière, la prière ! » Ibn 'Abbas a dit : « Que ta mère te perde ! Veux-tu m’apprendre la Sunna ? » Puis il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ regrouper la prière du midi avec celle de l’après-midi, et la prière du coucher du soleil avec celle du soir. » 'Abdullah b. Shaqiq a dit : « J’ai eu un doute à ce sujet, alors je suis allé voir Abu Huraira et je lui ai demandé, et il a confirmé ce récit. »
- Sahih Muslim, n°1637
Rapporté par 'Abdullah b. Shaqiq al-'Uqaili رضي الله عنه : Un homme a dit à Ibn 'Abbas, alors qu’il retardait la prière : « La prière ! » Il est resté silencieux. L’homme a répété : « La prière ! » Il est encore resté silencieux, puis il a encore crié : « La prière ! » Ibn 'Abbas a alors dit : « Que ta mère te perde ! Veux-tu nous apprendre la prière ? Nous avions l’habitude de regrouper deux prières du vivant du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1691
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ récitait dans la première des deux unités surérogatoires de l’aube : « Dites : Nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé… » (verset 136 de la sourate Al-Baqara), et dans la seconde : « Je crois en Allah et j’atteste que nous sommes musulmans » (sourate 3, verset)
- Sahih Muslim, n°1692
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ récitait dans les deux unités surérogatoires de la prière de l’aube : « Dites : Nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé » et aussi ce qui se trouve dans la sourate Al-i-‘Imran : « Venez à une parole commune entre nous et vous » (sourate 3, verset)
- Sahih Muslim, n°1739
Rapporté par Sa’d b. Hisham b. ‘Amir : Il décida de participer à une expédition pour la cause d’Allah, alors il vint à Médine, voulant vendre ses biens pour acheter des armes et des chevaux afin de combattre les Romains jusqu’à la fin de sa vie. À Médine, les habitants le dissuadèrent, lui racontant qu’un groupe de six hommes avait voulu faire de même du vivant du Messager d’Allah ﷺ, mais il leur avait interdit, disant : « N’avez-vous pas un exemple en moi ? » Après cela, Sa’d retourna auprès de son épouse, bien qu’il l’ait divorcée, et fit témoigner des gens de leur réconciliation. Il alla ensuite voir Ibn ‘Abbas et l’interrogea sur le Witr du Messager d’Allah ﷺ. Ibn ‘Abbas lui dit : « Veux-tu que je t’indique la personne qui connaît le mieux le Witr du Messager d’Allah ﷺ ? » Il demanda : « Qui est-ce ? » Ibn ‘Abbas répondit : « C’est Aïsha. Va la voir, interroge-la, puis viens me rapporter sa réponse. » Je suis donc allé voir Hakim b. Aflah pour qu’il m’accompagne chez elle. Il refusa d’abord, car il lui avait conseillé de ne pas parler du conflit entre deux groupes, mais elle n’avait pas suivi son conseil. Je l’ai supplié par serment, alors nous sommes allés chez Aïsha et avons demandé la permission d’entrer. Elle nous a laissés entrer. Elle reconnut Hakim et demanda : « Qui est avec toi ? » Il répondit : « C’est Sa’d b. Hisham. » Elle demanda : « Quel Hisham ? » Il répondit : « Hisham b. ‘Amir. » Elle invoqua la miséricorde d’Allah pour ‘Amir et parla en bien de lui (Qatada dit qu’il est mort martyr à Uhud). J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du caractère du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « Ne lis-tu pas le Coran ? » J’ai dit : « Si. » Elle dit alors : « Le caractère du Messager d’Allah ﷺ était le Coran. » J’ai eu envie de partir sans rien demander de plus, mais j’ai changé d’avis et j’ai dit : « Raconte-moi la prière de nuit du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « N’as-tu pas récité : “Ô toi, l’enveloppé” ? » J’ai dit : « Si. » Elle expliqua qu’Allah a rendu la prière de nuit obligatoire au début de cette sourate. Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons l’ont accomplie pendant un an. Allah a retenu la fin de cette sourate au ciel pendant douze mois, puis Il a révélé les derniers versets qui ont allégé cette obligation : la prière de nuit est devenue surérogatoire après avoir été obligatoire. J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du Witr du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « Je lui préparais son siwak et l’eau pour ses ablutions, puis Allah le réveillait la nuit autant qu’Il voulait. Il utilisait le siwak, faisait ses ablutions, priait neuf rak‘a sans s’asseoir sauf à la huitième, où il se rappelait Allah, Le louait et L’invoquait, puis il se relevait sans saluer et priait la neuvième rak‘a. Ensuite, il s’asseyait, se rappelait Allah, Le louait, L’invoquait, puis saluait d’une voix assez forte pour que nous l’entendions. Il priait ensuite deux rak‘a assis après la salutation, ce qui faisait onze rak‘a. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah ﷺ a vieilli et pris du poids, il faisait le Witr avec sept rak‘a, accomplissant dans les deux rak‘a ce qu’il faisait auparavant, ce qui faisait neuf. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah ﷺ commençait une prière, il aimait la continuer, et quand le sommeil ou la maladie l’empêchait de prier la nuit, il priait douze rak‘a dans la journée. Je ne sais pas que le Prophète d’Allah ﷺ ait récité tout le Coran en une nuit, ni qu’il ait prié toute la nuit jusqu’au matin, ni qu’il ait jeûné un mois entier sauf Ramadan. » Le narrateur dit : Je suis ensuite allé voir Ibn ‘Abbas et lui ai rapporté ce que j’avais entendu d’elle. Il dit : « Elle a dit la vérité. Si j’étais allé la voir, j’aurais aimé entendre cela directement de sa bouche. Si j’avais su que tu n’irais pas chez elle, je ne t’aurais pas transmis ce hadith de sa part. »
- Sahih Muslim, n°1741
Rapporté par Sa’d b. Hisham : Je suis allé voir ‘Abdullah b. ‘Abbas et je l’ai interrogé sur la prière du Witr, et le reste du hadith est le même que celui rapporté dans cet événement. Aïsha رضي الله عنها a dit : « Quel Hisham ? » J’ai répondu : « Le fils de ‘Amir. » Elle a dit : « Quel homme remarquable était ‘Amir ! Il est mort martyr à la bataille d’Uhud. »
- Sahih Muslim, n°1759
Rapporté par Abu Mijlaz : J’ai interrogé Ibn 'Abbas رضي الله عنه au sujet de la prière du Witr. Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “C’est une rak‘a à la fin de la prière de la nuit.” »
- Sahih Muslim, n°1788
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle, Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé la nuit, est allé aux toilettes, puis s’est lavé le visage et les mains et s’est recouché. Il s’est relevé, est allé à l’outre d’eau, a défait ses attaches et a fait ses ablutions correctement, sans excès ni négligence. Il s’est ensuite levé pour prier. Je me suis aussi levé, j’ai étiré mon corps, craignant qu’il pense que j’étais là pour observer ce qu’il faisait la nuit. J’ai fait mes ablutions et je me suis mis à prier, mais j’étais à sa gauche. Il a pris ma main et m’a fait passer à sa droite. Le Messager d’Allah ﷺ a accompli treize rak‘as pour sa prière de la nuit. Ensuite, il s’est allongé, a dormi et s’est mis à ronfler (c’était son habitude). Bilal est venu l’informer de la prière. Le Prophète ﷺ s’est alors levé pour prier sans refaire ses ablutions, et dans son invocation, il a dit : « Ô Allah, mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière au-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi, et augmente la lumière pour moi. » Kuraib (le narrateur) a dit : Il y a sept mots de plus que j’ai dans le cœur (mais je ne m’en souviens plus), et j’ai rencontré certains descendants d’Al-‘Abbas qui m’ont transmis ces mots, en citant : (Lumière) dans mes nerfs, dans ma chair, dans mon sang, dans mes cheveux, dans ma peau, et ils ont mentionné encore deux autres choses
- Sahih Muslim, n°1789
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas رضي الله عنه : Ibn `Abbas lui a raconté qu’il avait passé une nuit chez Maymouna, la mère des croyants, qui était la sœur de sa mère. Je me suis allongé en travers du coussin, tandis que le Messager d’Allah ﷺ et sa femme étaient allongés dans la longueur. Le Messager d’Allah ﷺ a dormi jusqu’à minuit, ou un peu avant ou après, puis il s’est levé et a frotté son visage avec sa main pour chasser le sommeil, puis il a récité les dix derniers versets de la sourate Al-‘Imran. Il s’est ensuite levé près de l’outre d’eau, a bien fait ses ablutions, puis s’est mis à prier. Ibn `Abbas a dit : Je me suis levé et j’ai fait comme le Messager d’Allah ﷺ, puis je me suis mis à côté de lui. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main droite sur ma tête, a pris mon oreille droite et l’a tournée, puis il a prié deux rak‘as, puis encore deux rak‘as, puis encore deux rak‘as, puis encore deux rak‘as, puis encore deux rak‘as, puis encore deux rak‘as, puis il a fait le Witr, puis il s’est allongé jusqu’à ce que le muezzin vienne à lui. Il s’est alors levé, a prié deux courtes rak‘as, puis est sorti (à la mosquée) pour la prière de l’aube
- Sahih Muslim, n°1791
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai dormi une nuit chez Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, et le Messager d’Allah ﷺ était avec elle cette nuit-là. (Après avoir dormi la moitié de la nuit, il s’est levé, a fait ses ablutions, puis s’est mis à prier. Je me suis aussi levé à sa gauche. Il m’a pris et m’a fait passer à sa droite.) Le Prophète ﷺ a accompli treize rak‘as cette nuit-là. Ensuite, il s’est allongé et s’est mis à ronfler, c’était son habitude. Le muezzin est venu l’informer de la prière. Il est alors sorti et a prié sans refaire ses ablutions. (‘Amr a dit : Bukair ibn Ashajj me l’a rapporté)
- Sahih Muslim, n°1792
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna, fille d’Al-Harith, et je lui ai dit : « Réveille-moi quand le Messager d’Allah ﷺ se lève pour prier la nuit. » (Elle m’a réveillé quand) le Messager d’Allah ﷺ s’est levé pour prier. Je me suis mis à sa gauche. Il a pris ma main et m’a fait passer à sa droite, et chaque fois que je m’assoupissais, il me tirait l’oreille pour me réveiller. (Le narrateur dit : Le Prophète ﷺ a accompli onze rak‘as. Ensuite, il s’est assis, les jambes repliées sous son vêtement, et s’est endormi si bien que j’entendais sa respiration. Quand l’aube est apparue, il a prié deux courtes rak‘as (de la Sounna)
- Sahih Muslim, n°1793
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle, Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé la nuit et a fait de courtes ablutions (en prenant de l’eau) de l’outre suspendue. (Ibn `Abbas décrit les ablutions : elles étaient courtes et faites avec peu d’eau.) Je me suis aussi levé et j’ai fait comme le Messager d’Allah ﷺ. Je me suis alors mis à sa gauche. Il m’a fait passer à sa droite. Il a ensuite prié, puis s’est endormi jusqu’à ronfler. Bilal est venu l’informer de la prière. Le Prophète ﷺ est alors sorti et a prié l’aube sans refaire ses ablutions. Soufyan a dit : C’était un privilège particulier du Messager d’Allah ﷺ, car il nous a été transmis que les yeux du Messager d’Allah ﷺ dorment, mais que son cœur ne dort pas
- Sahih Muslim, n°1794
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé la nuit chez ma tante maternelle, Maymouna, et j’ai observé comment le Messager d’Allah ﷺ priait la nuit. Il s’est levé, est allé aux toilettes, puis s’est lavé le visage et les mains, puis s’est recouché. Il s’est relevé, est allé à l’outre d’eau, a défait ses attaches, a versé de l’eau dans un bol et l’a penché vers lui avec ses mains. Il a ensuite fait de bonnes ablutions, sans excès ni négligence, puis s’est levé pour prier. Je me suis mis à sa gauche. Il m’a fait passer à sa droite. Le Messager d’Allah ﷺ a complété sa prière de la nuit en treize rak‘as. Ensuite, il s’est endormi jusqu’à ronfler, et nous savions qu’il dormait à cause de ses ronflements. Il est ensuite sorti (pour la prière de l’aube), et il a dit en priant ou en se prosternant : « Ô Allah ! mets de la lumière dans mon cœur, dans mon ouïe, dans ma vue, à ma droite, à ma gauche, devant moi, derrière moi, au-dessus de moi, au-dessous de moi, fais de moi une lumière, » ou il a dit : « Fais de moi lumière. »
- Sahih Muslim, n°1795
Rapporté par Salama رضي الله عنه : J’ai rencontré Kuraib qui m’a rapporté qu’Ibn `Abbas a dit : J’étais avec ma tante maternelle Maymouna et le Messager d’Allah ﷺ est venu, puis il a raconté le reste du hadith comme l’a rapporté Ghundar, en ajoutant ces mots : « Fais de moi lumière, » sans aucun doute
- Sahih Muslim, n°1796
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna, puis il a raconté le reste du hadith, mais il n’a pas mentionné le lavage du visage et des mains, il a seulement dit : Il est ensuite allé à l’outre d’eau, a défait ses attaches et a fait des ablutions modérées, puis il est allé se coucher. Il s’est ensuite levé une deuxième fois, est allé à l’outre d’eau, a défait ses attaches et a fait des ablutions complètes, puis il a invoqué ainsi : « Donne-moi une lumière abondante, » et il n’a pas mentionné : « Fais de moi lumière. »
- Sahih Muslim, n°1797
Rapporté par Kuraib رضي الله عنه : Ibn `Abbas a passé une nuit chez le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu près de l’outre d’eau, a versé de l’eau et a fait des ablutions sans gaspiller ni être avare, et le reste du hadith est le même. Il est aussi mentionné que cette nuit-là, le Messager d’Allah ﷺ a fait une invocation de dix-neuf mots. Kuraib a dit : Je me souviens de douze mots, mais j’ai oublié le reste. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mets de la lumière dans mon cœur, dans ma langue, dans mon ouïe, dans ma vue, au-dessus de moi, au-dessous de moi, à ma droite, à ma gauche, devant moi, derrière moi, mets de la lumière dans mon âme et accorde-moi une lumière abondante. »
- Sahih Muslim, n°1798
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai dormi une nuit chez Maymouna alors que le Messager d’Allah ﷺ était là, pour observer comment il priait la nuit. Le Messager d’Allah ﷺ a discuté un moment avec sa femme, puis il s’est endormi, et le reste du hadith est le même, et il y est mentionné : « Il s’est ensuite levé, a fait ses ablutions et s’est brossé les dents. »
- Sahih Muslim, n°1799
Rapporté par Abdullah ibn `Abbas رضي الله عنه : Il a passé une nuit chez le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ s’est levé, s’est brossé les dents, a fait ses ablutions et a dit : « En la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour ceux qui réfléchissent » (Coran, III, 190), jusqu’à la fin de la sourate. Il s’est ensuite levé et a prié deux rak‘as, en restant longtemps debout, en s’inclinant et en se prosternant. Puis il a terminé, s’est recouché et a ronflé. Il a fait cela trois fois, soit six rak‘as au total, se brossant les dents, faisant ses ablutions et récitant ces versets à chaque fois. Ensuite, il a fait trois rak‘as de Witr. Le muezzin a alors appelé à la prière et il est sorti pour prier en disant : « Ô Allah ! mets de la lumière dans mon cœur, dans ma langue, dans mon ouïe, dans ma vue, derrière moi, devant moi, au-dessus de moi, au-dessous de moi. Ô Allah ! accorde-moi la lumière. »
- Sahih Muslim, n°1800
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé pour prier la nuit (Tahajjud). Il s’est tenu près de l’outre d’eau, a fait ses ablutions, puis s’est levé pour prier. Quand j’ai vu cela, je me suis aussi levé, j’ai fait mes ablutions à l’outre d’eau, puis je me suis mis à sa gauche. Il a pris ma main derrière son dos et m’a fait passer à sa droite. (‘Ata’, un des narrateurs, a demandé : Cela concernait-il la prière surérogatoire de la nuit ? Il (Ibn `Abbas) a répondu : Oui
- Sahih Muslim, n°1801
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Mon père Al-‘Abbas m’a envoyé chez le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était chez ma tante maternelle Maymouna, et j’ai passé cette nuit avec lui. Le Prophète ﷺ s’est levé et a prié la nuit, et je me suis mis à sa gauche. Il m’a pris derrière son dos et m’a fait passer à sa droite
- Sahih Muslim, n°1802
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : J’ai passé une nuit chez ma tante maternelle Maymouna, et le reste du hadith est le même que précédemment
- Sahih Muslim, n°1803
Rapporté par Abu Jamra رضي الله عنه : J’ai entendu Ibn `Abbas dire que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait treize rak‘as pendant la nuit
- Sahih Muslim, n°1808
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand le Messager d’Allah ﷺ se levait la nuit pour prier, il disait : « Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la lumière des cieux et de la terre. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre. À Toi la louange, Tu es le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Tu es la Vérité, Ta promesse est Vérité, la rencontre avec Toi est Vérité. Le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie. Ô Allah, je me soumets à Toi, je crois en Toi, je place ma confiance en Toi, et je reviens à Toi repentant. C’est avec Ton aide que je discute, et vers Toi je me tourne pour juger ; alors pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ceux que j’ai commis en secret et ouvertement. Tu es mon Dieu, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. »
- Sahih Muslim, n°1809
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Ce hadith a été rapporté par Ibn ‘Abbas à travers une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère différence de deux mots. Au lieu du mot « Qayyam » (Soutien), le mot « Qayyim » (Gardien) a été utilisé, et il a aussi dit : “Ce que j’ai fait en secret.” Et dans le hadith rapporté par Ibn ‘Uyaina, il y a quelques ajouts
- Sahih Muslim, n°1810
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Ce hadith a été rapporté par Ibn ‘Abbas par une autre chaîne de transmetteurs et les mots sont presque les mêmes que ceux mentionnés dans le hadith précédent
- Sahih Muslim, n°1877
Rapporté par Ibn Abbas : Alors que Gabriel était assis avec le Messager d’Allah ﷺ, il entendit un bruit venant d’en haut. Il leva la tête et dit : « C’est une porte qui s’est ouverte aujourd’hui au ciel, et elle ne s’était jamais ouverte auparavant. » Puis un ange en descendit et il dit : « C’est un ange qui est descendu sur terre, il n’était jamais descendu auparavant. » Il salua et dit : « Réjouis-toi de deux lumières qui t’ont été données et qui n’ont été données à aucun prophète avant toi : la Fatiha du Livre et les derniers versets de la sourate al-Baqara. Tu ne réciteras aucune lettre de ces deux-là sans en recevoir une récompense. »
- Sahih Muslim, n°1902
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gabriel m’a appris à réciter dans un style. J’ai demandé davantage, et il m’a accordé jusqu’à sept modes de récitation. » Ibn Shihab a dit : « J’ai appris que ces sept styles sont en réalité un seul, sans différence sur ce qui est permis ou interdit. »
- Sahih Muslim, n°1921
Rapporté par Ibn 'Abbas : Je l’ai entendu de la part de nombreux compagnons du Messager d’Allah ﷺ, dont 'Umar b. Khattab, qui m’est le plus cher d’entre eux, que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de prier après la prière de l’aube jusqu’au lever du soleil et après la prière du 'Asr jusqu’au coucher du soleil
- Sahih Muslim, n°1933
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas : ‘Abdullah b. ‘Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhrama m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, pour lui transmettre leurs salutations et lui demander au sujet des deux unités de prière après la prière de l’après-midi, car « nous avons entendu dire que tu les accomplis alors qu’on nous a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites ». Ibn ‘Abbas a dit : « Avec Omar b. al-Khattab, nous avons découragé les gens de les accomplir. » Kuraib raconte : Je suis allé la voir (‘Aïcha) et je lui ai transmis le message. Elle a dit : « Demandez plutôt à Umm Salama. » Je suis donc retourné voir ceux qui m’avaient envoyé auprès de ‘Aïcha et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors envoyé auprès d’Umm Salama avec la même question. Umm Salama a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, puis je l’ai vu les accomplir. Et quand il les a faites, il avait déjà accompli la prière de ‘Asr. Ensuite, il est venu alors que des femmes de Banu Haram, une tribu des Ansar, étaient chez moi, et il a accompli ces deux unités de prière. J’ai envoyé une servante lui demander de se tenir à ses côtés et de lui dire : “Umm Salama dit : Messager d’Allah, je t’ai entendu interdire ces deux unités, alors que je t’ai vu les accomplir.” Et si le Prophète lui fait signe d’attendre, alors qu’elle attende. » La servante a fait ainsi. Il lui a fait signe de la main et elle s’est écartée et a attendu, puis, quand il a fini la prière, il a dit : « Fille d’Abu Umayya, tu m’as interrogé au sujet des deux unités après la prière de ‘Asr. Des gens de la tribu d’Abu al-Qais sont venus me voir pour embrasser l’islam et m’ont empêché d’accomplir les deux unités qui suivent la prière du midi. Ce sont donc celles-là que je rattrape. »
- Sahih Muslim, n°1961
Rapporté par Tawus رضي الله عنه : Ibn Abbas رضي الله عنه a rapporté les paroles du Messager d’Allah ﷺ concernant le bain du vendredi. Tawus dit : « J’ai demandé à Ibn Abbas si on pouvait utiliser le parfum ou l’huile de sa femme. » Il répondit : « Je n’en sais rien. »
- Sahih Muslim, n°2008
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Dimad vint à La Mecque ; il appartenait à la tribu d’Azd Shanu’a et avait l’habitude de soigner ceux qui étaient sous l’emprise d’un charme. Il entendit des gens insensés de La Mecque dire que Muhammad ﷺ était ensorcelé. Il dit alors : « Si je rencontre cet homme, peut-être qu’Allah le guérira par mes mains. » Il le rencontra et dit : « Muhammad, je peux protéger celui qui est sous l’effet d’un charme, et Allah guérit qui Il veut par mes mains. Veux-tu cela ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Louange à Allah, nous Le louons, demandons Son aide ; celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, Unique, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Après cela, Dimad dit : « Répète ces paroles devant moi. » Le Messager d’Allah ﷺ les répéta trois fois. Dimad dit alors : « J’ai entendu les paroles des devins, des magiciens et des poètes, mais jamais je n’ai entendu de paroles comme les tiennes ; elles vont au fond des choses. Donne-moi ta main pour que je te prête serment d’allégeance à l’islam. » Il lui prêta donc serment. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ce serment est aussi pour ton peuple. » Il répondit : « Oui, pour mon peuple aussi. » Plus tard, une expédition envoyée par le Prophète ﷺ passa près de son peuple. Le chef de la troupe demanda : « Avez-vous trouvé quelque chose chez ces gens ? » Quelqu’un répondit : « J’ai trouvé un récipient pour l’eau. » Le chef dit : « Rendez-le, car il fait partie du peuple de Dimad. »
- Sahih Muslim, n°2031
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ récitait, lors de la prière du matin du vendredi, la sourate « Alif-Lam-Mim, Tanzil as-Sajda » (Sourate 32) et « Il est certes venu sur l’homme un temps… » (Sourate 76). Et pendant la prière du vendredi, il récitait les sourates Al-Jumu'a et Al-Munafiqun
- Sahih Muslim, n°2044
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai participé à la prière de l’Aïd avec le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman, et tous accomplissaient la prière avant le sermon, puis le Prophète ﷺ prononçait le sermon. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est descendu (du minbar) et je le vois encore, ordonnant aux gens de s’asseoir avec sa main. Il s’est frayé un chemin jusqu’aux femmes, accompagné de Bilal. Il a alors récité ce verset : « Ô Prophète, lorsque des femmes croyantes viennent te prêter serment qu’elles n’associeront rien à Allah… » (Sourate 60, verset 12), jusqu’à la fin. Puis il a dit : « Acceptez-vous cela ? » Seule une femme a répondu : « Oui, Messager d’Allah », mais aucune autre n’a répondu. On ne savait pas qui elle était. Le Prophète ﷺ les a encouragées à donner l’aumône. Bilal a étendu son vêtement et a dit : « Venez donner l’aumône. Que mon père et ma mère soient votre rançon. » Elles ont alors commencé à jeter des bagues et des anneaux dans le vêtement de Bilal
- Sahih Muslim, n°2049
Rapporté par Ibn ‘Abbas et Jabir b. ‘Abdullah al-Ansari : Il n’y avait pas d’adhan lors de l’Aïd al-Fitr ni de l’Aïd al-Adha. (Ibn Juraij rapporte :) Je lui ai demandé plus tard à ce sujet. (‘Ata’, l’un des rapporteurs, a dit :) Jabir b. ‘Abdullah al-Ansari m’a dit : « Il n’y a ni adhan à l’Aïd al-Fitr quand l’imam arrive, ni après son arrivée ; il n’y a ni iqama, ni appel, ni rien de semblable ce jour-là. »
- Sahih Muslim, n°2050
Rapporté par ‘Ata’ : Ibn ‘Abbas l’a envoyé auprès d’Ibn Zubair au début de son allégeance comme calife, en disant : « Comme il n’y a pas d’adhan à l’Aïd al-Fitr, tu ne dois pas le faire. » Ibn Zubair n’a donc pas fait l’adhan ce jour-là. (Ibn ‘Abbas) lui a aussi envoyé ce message : « Le sermon doit être après la prière. » C’est ainsi qu’Ibn Zubair a accompli la prière avant le sermon
- Sahih Muslim, n°2087
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai été aidé par le vent d’est, et les ‘Ad ont été détruits par le vent d’ouest. »
- Sahih Muslim, n°2088
Rapporté par Ibn ‘Abbas à travers une autre chaîne de transmetteurs : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai été aidé par le vent d’est, et les ‘Ad ont été détruits par le vent d’ouest. »
- Sahih Muslim, n°2094
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ récitait à voix haute pendant la prière de l’éclipse, et il fit quatre inclinaisons sous la forme de deux rak‘a et quatre prosternations. Zuhri a dit : Kathir b. ‘Abbas a rapporté d’après Ibn ‘Abbas que le Messager d’Allah ﷺ fit quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak‘a
- Sahih Muslim, n°2095
Rapporté par Zuhri : Kathir b. Abbas racontait qu’Ibn ‘Abbas rapportait la prière du Messager d’Allah ﷺ lors de l’éclipse du soleil de la même manière que ce qui a été rapporté par ‘Urwa d’après ‘Aïsha
- Sahih Muslim, n°2109
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Il y eut une éclipse solaire du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ pria avec les gens. Il resta debout longtemps, aussi longtemps qu’il faut pour réciter la sourate al-Baqara, puis il s’inclina longuement, se releva et resta debout longtemps, mais moins que la première fois. Il s’inclina à nouveau longuement, mais moins que la première inclinaison, puis se prosterna, puis se releva et resta debout longtemps, mais moins que la première fois. Il s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis se releva et resta debout longtemps, mais moins que la première fois. Il s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis se prosterna, et termina la prière alors que le soleil était redevenu clair. Le Prophète ﷺ dit alors : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah. Ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Quand vous voyez cela, rappelez-vous Allah. » Ses compagnons dirent : « Messager d’Allah, nous t’avons vu tendre la main vers quelque chose pendant que tu étais debout ici, puis nous t’avons vu te retenir. » Il répondit : « J’ai vu le Paradis et j’ai voulu attraper une grappe de ses raisins ; si je l’avais prise, vous en auriez mangé aussi longtemps que durerait le monde. J’ai aussi vu l’Enfer. Je n’ai jamais vu de spectacle aussi effrayant que ce que j’ai vu aujourd’hui ; et j’ai remarqué que la plupart de ses habitants étaient des femmes. » Ils demandèrent : « Messager d’Allah, pourquoi cela ? » Il répondit : « À cause de leur ingratitude ou de leur mécréance (bi-kufraihinna). » On demanda : « Elles ne croient pas en Allah ? » Il répondit : « Ce n’est pas à cause de leur mécréance envers Allah, mais à cause de leur ingratitude envers leurs maris et envers les bienfaits. Si tu faisais du bien à l’une d’elles toute ta vie, mais qu’elle voyait ensuite quelque chose qui lui déplaisait chez toi, elle dirait : “Je n’ai jamais vu de bien venant de toi.” »
- Sahih Muslim, n°2111
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lors d’une éclipse solaire, le Messager d’Allah ﷺ fit huit inclinaisons et quatre prosternations (en deux rak‘a). Cela a aussi été rapporté par ‘Ali
- Sahih Muslim, n°2112
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ pria lors d’une éclipse solaire. Il récita (le Coran debout), puis s’inclina, récita à nouveau, s’inclina, récita encore, s’inclina, récita encore, s’inclina, puis se prosterna ; et la seconde rak‘a fut semblable
- Sahih Muslim, n°2199
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Abbas رضي الله عنه : Son fils mourut à Qudaid ou ‘Usfan. Il demanda à Kuraib de voir combien de personnes étaient présentes pour ses funérailles. Kuraib revint l’informer du nombre de personnes rassemblées. Ibn ‘Abbas demanda : « Penses-tu qu’ils sont quarante ? » Kuraib répondit : « Oui. » Ibn ‘Abbas leur dit alors : « Sortez le corps, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si un musulman meurt et que quarante hommes qui n’associent rien à Allah prient pour lui, Allah les acceptera comme intercesseurs pour lui.” »
- Sahih Muslim, n°2211
Rapporté par Sha’bi رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a prié sur une tombe après que le défunt ait été enterré, et il a récité quatre takbirs sur lui. Shaibani dit : « J’ai demandé à Sha’bi : Qui te l’a rapporté ? » Il répondit : « Quelqu’un de fiable, ‘Abdullah b. ‘Abbas. » Ceci est la version d’un hadith hasan. Dans la narration d’Ibn Numair, il est dit : Le Messager d’Allah ﷺ se rendit à une tombe nouvellement creusée, pria dessus, et ceux qui étaient derrière lui prièrent aussi, et il récita quatre takbirs. J’ai demandé à ‘Amir : « Qui te l’a rapporté ? » Il répondit : « Quelqu’un de fiable qui l’a vu, c’est-à-dire Ibn ‘Abbas. »
- Sahih Muslim, n°2241
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un morceau de tissu rouge a été placé dans la tombe du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°2277
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Omar pour collecter la Sadaqa (zakat), et il a été dit qu’Ibn Jamil, Khalid b. Walid et ‘Abbas, l’oncle du Messager d’Allah ﷺ, ont refusé de la payer. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Ibn Jamil se venge seulement parce qu’il était pauvre et qu’Allah l’a enrichi. Quant à Khalid, vous êtes injustes envers lui, car il a réservé ses armures et ses armes pour la cause d’Allah. Pour ‘Abbas, j’en prends la responsabilité ainsi que d’un montant équivalent. » Il a ajouté : « Omar, retiens bien ceci : l’oncle d’une personne est comme son père. »
- Sahih Muslim, n°2418
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si le fils d’Adam avait une vallée remplie de richesses, il en voudrait une autre pareille. Et le fils d’Adam ne sera jamais rassasié sauf par la terre. Et Allah accepte le repentir de celui qui revient vers Lui. » Ibn Abbas a dit : « Je ne sais pas si cela vient du Coran ou non. » Dans la version rapportée par Zuhair, il est dit : « Je ne sais pas si cela vient du Coran », sans mentionner Ibn Abbas
- Sahih Muslim, n°2443
Rapporté par Rafi’ b. Khadij رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a donné à Abu Sufyan b. Harb, à Safwan b. Umayya, à ‘Uyaina b. Hisn et à Aqra’ b. Habis, c’est-à-dire à chacun d’eux, cent chameaux, et il a donné à ‘Abbas b. Mirdas moins que cela. ‘Abbas b. Mirdas a alors dit : « Tu partages le butin de moi et de mon cheval entre ‘Uyaina et Aqra’. ‘Uyaina et Aqra’ ne sont en rien supérieurs à Mirdas (mon père) dans l’assemblée. Je ne suis inférieur à aucun d’eux. Et celui qui est abaissé aujourd’hui ne sera pas élevé. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a alors complété cent chameaux
- Sahih Muslim, n°2481
Rapporté par ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a b. al-Harith : Rabi‘a b. al-Harith et Abbas b. Abd al-Muttalib se sont réunis et ont dit : « Par Allah, si nous envoyions ces deux jeunes (moi et Fadl b. ‘Abbas) auprès du Messager d’Allah ﷺ et qu’ils lui parlaient, il les nommerait collecteurs de sadaqat ; ils les collecteraient, les remettraient au Prophète comme les autres, et recevraient leur part comme les autres. » Alors qu’ils en parlaient, ‘Ali b. Abu Talib est arrivé et ils lui en ont parlé. ‘Ali a dit : « Ne faites pas cela ; par Allah, il ne le fera pas (il n’acceptera pas votre demande). » Rabi‘a a répondu : « Par Allah, si tu refuses, c’est par jalousie envers nous. Par Allah, tu es devenu le gendre du Messager d’Allah ﷺ et nous n’avons pas été jaloux de ce privilège. » ‘Ali a alors dit : « Envoyez-les, si vous voulez. » Ils sont partis et ‘Ali s’est allongé. Quand le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi, nous sommes allés devant sa chambre et nous sommes restés près d’elle jusqu’à ce qu’il sorte. Il nous a pris par les oreilles (par affection) et a dit : « Dites-moi ce que vous avez dans le cœur. » Il est ensuite entré, et nous aussi, ce jour-là il était chez Zaynab bint Jahsh. Nous nous sommes encouragés à parler, puis l’un de nous a dit : « Messager d’Allah, tu es le meilleur des hommes et le meilleur pour renforcer les liens familiaux. Nous avons atteint l’âge de nous marier. Nous sommes venus pour que tu nous nommes collecteurs de sadaqat, nous te les remettrons comme les autres et recevrons notre part comme eux. » Il est resté silencieux longtemps, au point que nous avons voulu parler à nouveau, et Zaynab nous a fait signe derrière le rideau de ne plus parler. Il a dit : « Il ne convient pas à la famille de Muhammad d’accepter la sadaqa, car ce sont les impuretés des gens. Appelez-moi Mahmiya (qui était responsable du khums, c’est-à-dire du cinquième du butin destiné au trésor public) et Naufal b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib. » Ils sont venus, et il a dit à Mahmiya : « Mariez votre fille à ce jeune (Fadl b. ‘Abbas) », et il la lui a donnée en mariage. Il a dit à Naufal : « Mariez votre fille à ce jeune (‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a) », et il me l’a donnée en mariage. Il a dit à Mahmiya : « Paie tant de dot pour eux deux à partir du khums. » (Zuhri a dit : Il n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sahih Muslim, n°2482
Rapporté par Rabi‘a b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib et Abbas b. ‘Abd al-Muttalib : Ils ont dit à ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a et Fadl b. Ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ. » Le reste du hadith est similaire, avec ce détail : « ‘Ali a étendu son manteau, s’est allongé dessus et a dit : “Je suis le père de Hasan, et je suis le chef. Par Allah, je ne bougerai pas d’ici tant que vos fils ne reviendront pas avec la réponse du Messager d’Allah ﷺ.” » Il a aussi dit : « Ces sadaqat sont les impuretés des gens, elles ne sont pas permises à Muhammad ﷺ ni à sa famille. » Le Messager d’Allah ﷺ m’a aussi dit : « Appelle Mahmiya b. Jaz‘ », qui était un homme des Banu Asad, et le Prophète ﷺ l’avait nommé collecteur du khums
- Sahih Muslim, n°2528
Rapporté par Kuraib : Umm Fadl, fille de Harith, m’a envoyé (Fadl, c’est-à-dire son fils) chez Mu’awiya en Syrie. Je suis arrivé en Syrie et j’ai fait ce qu’elle m’avait demandé. C’est là-bas que le mois de Ramadan a commencé. J’ai vu le croissant de lune (de Ramadan) un vendredi. Ensuite, je suis revenu à Médine à la fin du mois. Abdullah ibn ‘Abbas رضي الله عنهما m’a demandé (au sujet du croissant de Ramadan) : « Quand l’as-tu vu ? » J’ai répondu : « Nous l’avons vu dans la nuit de vendredi. » Il a dit : « Tu l’as vu toi-même ? » J’ai répondu : « Oui, et les gens aussi l’ont vu, ils ont jeûné et Mu’awiya aussi. » Il a alors dit : « Mais nous, nous l’avons vu dans la nuit de samedi. Donc, nous continuerons à jeûner jusqu’à compléter trente jours ou jusqu’à ce que nous le voyions (le croissant de Shawwal). » J’ai demandé : « La vision de la lune par Mu’awiya ne suffit-elle pas pour vous ? » Il a répondu : « Non ; c’est ainsi que le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de faire. » Yahya ibn Yahya avait un doute sur le mot utilisé dans le récit de Kuraib : Naktafi ou Taktafi
- Sahih Muslim, n°2529
Rapporté par Abu’l-Bakhtari : Nous sommes partis pour accomplir la ‘Umra et, lorsque nous avons campé dans la vallée de Nakhla, nous avons cherché à voir le croissant de lune. Certains ont dit : « Il a trois nuits », d’autres : « Il a deux nuits. » Nous avons ensuite rencontré Ibn ‘Abbas et nous lui avons dit que nous avions vu le croissant, mais que certains disaient qu’il avait trois nuits et d’autres deux. Il a demandé : « Quelle nuit l’avez-vous vu ? » Quand nous lui avons dit la nuit exacte, il a dit : « Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : “En vérité, Allah a retardé sa visibilité jusqu’à ce qu’on le voie, donc on commence à compter à partir de la nuit où vous l’avez vu.” »
- Sahih Muslim, n°2530
Rapporté par Abu’l-Bakhtari : Nous avons vu le croissant de lune de Ramadan alors que nous étions à Dhit-i-‘Irq. Nous avons envoyé quelqu’un demander à Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما si le fait de voir un croissant très fin posait problème. Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما a répondu que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « En vérité, Allah a retardé sa visibilité, mais si (le croissant) est caché pour vous, alors complétez le mois à trente jours. »
- Sahih Muslim, n°2589
Rapporté par Abu Bakr (Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn Harith) : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter que celui qui est surpris par l’aube en état d’impureté majeure ne doit pas jeûner. J’en ai parlé à Abd al-Rahman ibn Harith (son père), mais il a nié cela. Abd al-Rahman est allé voir Aïcha et Umm Salama رضي الله عنهما et leur a posé la question. Toutes deux ont dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se réveille le matin en état de grande impureté (sans rêve érotique) et il jeûnait. » Nous sommes ensuite allés voir Marwan, et Abd al-Rahman lui a rapporté cela. Marwan a dit : « Je vous demande, sous serment, d’aller voir Abu Huraira et de lui rapporter ce qui a été dit. » Nous sommes donc allés voir Abu Huraira, et Abu Bakr était avec nous tout le temps. Abd al-Rahman lui a rapporté cela, et Abu Huraira a demandé : « Est-ce que les deux épouses du Prophète vous ont dit cela ? » Il répondit : « Oui. » Abu Huraira dit alors : « Elles savent mieux que moi. » Abu Huraira a ensuite attribué ce qu’il avait dit à Fadl ibn Abbas, disant : « Je l’ai entendu de Fadl, pas du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira s’est alors rétracté sur ce qu’il disait auparavant. Ibn Juraij (un des rapporteurs) a dit : « J’ai demandé à Abd al-Malik si cela concernait le Ramadan, et il a répondu : “Oui, et le Prophète ﷺ se réveillait le matin en état de grande impureté, non due à un rêve, puis il jeûnait.” »
- Sahih Muslim, n°2604
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti pendant le mois de Ramadan l’année de la Victoire (lors de la conquête de La Mecque) et il jeûnait jusqu’à ce qu’il atteigne Kadid (un canal à environ soixante-dix kilomètres de La Mecque), puis il a rompu son jeûne. Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ avaient l’habitude de le suivre dans chaque nouveauté (ou action), ils l’ont donc suivi aussi dans ce cas
- Sahih Muslim, n°2608
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a voyagé pendant le mois de Ramadan en jeûnant jusqu’à ce qu’il atteigne ‘Usfan. Il a alors demandé qu’on lui apporte une coupe d’eau et il a bu devant tout le monde pour qu’ils le voient, rompant ainsi le jeûne (et il ne l’a pas repris) jusqu’à ce qu’il arrive à La Mecque. Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a jeûné et a rompu le jeûne, donc celui qui voulait jeûnait et celui qui voulait rompait le jeûne
- Sahih Muslim, n°2609
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Ne blâmez pas celui qui jeûne ni celui qui ne jeûne pas pendant un voyage, car le Messager d’Allah ﷺ jeûnait parfois en voyage et parfois il ne jeûnait pas
- Sahih Muslim, n°2636
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه, d’après Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Les gens doutaient du jeûne du Messager d’Allah ﷺ le jour de ‘Arafat. Maymouna lui a envoyé une coupe de lait alors qu’il était arrêté à un endroit, et il l’a bue devant tout le monde
- Sahih Muslim, n°2656
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ arriva à Médine, il trouva les Juifs en train de jeûner le jour de ‘Ashura. On leur demanda la raison et ils répondirent : « C’est le jour où Allah a donné la victoire à Moïse et aux enfants d’Israël sur Pharaon, et nous jeûnons ce jour-là en signe de reconnaissance envers Lui. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Nous avons plus de liens avec Moïse que vous », et il recommanda de jeûner ce jour-là
- Sahih Muslim, n°2658
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ arriva à Médine et trouva les Juifs en train de jeûner le jour de ‘Ashura. Il leur demanda : « Quelle est l’importance de ce jour pour que vous jeûniez ? » Ils répondirent : « C’est un jour très important : Allah a sauvé Moïse et son peuple, et Il a noyé Pharaon et son peuple. Moïse a jeûné ce jour-là par reconnaissance, et nous faisons de même. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Nous avons plus de droits et de liens avec Moïse que vous », puis il jeûna ce jour-là et recommanda de le jeûner
- Sahih Muslim, n°2662
On demanda à Ibn Abbas à propos du jeûne du jour de ‘Ashura. Il répondit : « Je ne connais pas de jour que le Messager d’Allah ﷺ ait choisi pour le jeûne ou considéré meilleur qu’un autre, sauf ce jour-là (le jour de ‘Ashura) et ce mois-ci, c’est-à-dire le mois de Ramadan. »
- Sahih Muslim, n°2664
Rapporté par Hakam ibn al-‘Araj : Je suis allé voir Ibn Abbas رضي الله عنهما alors qu’il était allongé, utilisant son manteau comme oreiller près de la source de Zamzam. Je lui ai demandé : « Parle-moi du jeûne de ‘Ashura. » Il répondit : « Quand tu vois le croissant de Muharram, compte les jours et jeûne le neuvième jour. » Je lui ai demandé : « Est-ce ainsi que le Messager d’Allah ﷺ jeûnait ? » Il répondit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°2665
Rapporté par Hakam ibn ‘Araj : J’ai interrogé Ibn Abbas رضي الله عنهما alors qu’il était allongé près de Zamzam à propos du jeûne de ‘Ashura. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°2666
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Quand le Messager d’Allah ﷺ jeûna le jour de ‘Ashura et recommanda de jeûner ce jour-là, ses Compagnons lui dirent : « Messager d’Allah, c’est un jour que les Juifs et les Chrétiens respectent beaucoup. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « L’an prochain, si Allah le veut, nous jeûnerons aussi le neuvième jour. » Mais le Messager d’Allah ﷺ mourut avant l’année suivante
- Sahih Muslim, n°2667
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si je vis jusqu’à l’année prochaine, je jeûnerai sûrement le neuvième jour. » Et dans la version transmise par Abu Bakr, il est précisé : « Il parlait du jour de ‘Ashura. »
- Sahih Muslim, n°2681
Rapporté par Muhammad b. 'Abbas b. Ja'far : J’ai demandé à Jabir b. 'Abdullah رضي الله عنه alors qu’il faisait le tawaf autour de la Ka'ba : « Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il interdit de jeûner le vendredi ? » Il répondit : « Oui, par le Seigneur de cette Maison. »
- Sahih Muslim, n°2682
Rapporté par Muhammad b. 'Abbas b. Ja'far : Il a demandé à Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? »
- Sahih Muslim, n°2693
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ma mère est décédée et il lui restait un mois de jeûne à accomplir. » Il répondit : « Ne vois-tu pas que si elle avait une dette, tu l’aurais payée pour elle ? » Elle dit : « Oui. » Il dit alors : « La dette envers Allah mérite encore plus d’être réglée. »
- Sahih Muslim, n°2694
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Messager d’Allah, ma mère est morte alors qu’elle devait un mois de jeûne (du Ramadan). Dois-je les accomplir pour elle ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Si ta mère était morte en laissant une dette, ne l’aurais-tu pas payée ? » Il dit : « Oui. » Le Prophète ﷺ dit : « La dette envers Allah mérite encore plus d’être acquittée. »
- Sahih Muslim, n°2695
Ce hadith a été rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°2696
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Messager d’Allah, ma mère est décédée et elle devait un jeûne par vœu ; dois-je jeûner à sa place ? » Il répondit : « Si ta mère était morte en ayant une dette, ne l’aurait-on pas payée pour elle ? » Elle dit : « Oui. » Il dit alors : « Alors jeûne pour ta mère. »
- Sahih Muslim, n°2724
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais jeûné un mois entier sauf pendant le Ramadan. Et quand il jeûnait, il le faisait de façon si continue qu’on pensait qu’il n’allait jamais arrêter, et quand il arrêtait, il le faisait si longtemps qu’on disait : « Par Allah, il ne jeûnera peut-être plus jamais. »
- Sahih Muslim, n°2726
Rapporté par Uthman ibn Hakim al-Ansari : J’ai demandé à Sa’id ibn Jubair au sujet du jeûne pendant le mois de Rajab, et nous étions justement en train de traverser ce mois. Il a répondu : « J’ai entendu Ibn Abbas رضي الله عنهما dire : Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait parfois de façon si continue que nous pensions qu’il n’allait jamais arrêter, et parfois il ne jeûnait pas au point que nous pensions qu’il n’allait plus jeûner. »
- Sahih Muslim, n°2735
Rapporté par Ibn Juraij : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs. L’imam Muslim a rapporté ce hadith d’après Abu Abbas al-Sa’ib ibn Farrukh, qui était digne de confiance et fiable parmi les gens de La Mecque
- Sahih Muslim, n°2794
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire alors qu’il faisait un sermon : « En ce qui concerne le pantalon, celui qui ne trouve pas de vêtement inférieur peut le porter ; de même pour les chaussettes, celui qui ne trouve pas de chaussures peut les porter. » Cela concerne le Muhrim
- Sahih Muslim, n°2803
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a fixé Dhu’l-Hulaifa pour les gens de Médine ; Juhfa pour les gens de Syrie ; Qarn al-Manazil pour les gens du Najd ; Yalamlam pour les gens du Yémen (ce sont les Mawaqit). Ces lieux sont aussi pour ceux qui habitent ces régions ou qui viennent de l’extérieur en passant par là pour le Hajj ou la ‘Umra. Quant à ceux qui vivent à l’intérieur de ces limites, dans la banlieue de La Mecque ou à La Mecque même, ils doivent entrer en état d’Ihram à partir de là où ils se trouvent
- Sahih Muslim, n°2804
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a fixé Dhu’l-Hulaifa pour les gens de Médine ; Juhfa pour les gens de Syrie ; Qarn al-Manazil pour les gens du Najd ; Yalamlam pour les gens du Yémen (comme Mawaqit respectifs). Il a aussi dit : « Ces lieux sont aussi pour ceux qui y vivent et pour tous ceux qui viennent de l’extérieur en passant par là pour le Hajj ou la ‘Umra. Quant à ceux qui vivent à l’intérieur de ces limites, leur Miqat est l’endroit d’où ils commencent leur voyage, et pour les gens de La Mecque, c’est La Mecque elle-même. »
- Sahih Muslim, n°2815
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Les polythéistes prononçaient aussi la Talbiya ainsi : « Me voici à Ton service, Tu n’as pas d’associé. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Malheur à eux, car ils ajoutaient : “Mais un associé avec Toi, Tu as pouvoir sur lui, mais lui n’a pas pouvoir sur Toi.” » Ils disaient cela en faisant le tour de la Ka’ba
- Sahih Muslim, n°2848
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Al-Sa'b ibn Jaththama a offert un âne sauvage au Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était en état d’ihram, et il le lui a rendu en disant : « Si nous n’étions pas en état d’ihram, nous l’aurions accepté de ta part. »
- Sahih Muslim, n°2850
Rapporté par Tawus d’après Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Zayd ibn Arqam est venu voir Ibn 'Abbas et lui a dit : « Raconte-moi ce que tu m’as dit à propos de la viande de gibier offerte au Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était en état d’ihram. » Il répondit : « On lui a présenté un morceau de viande de gibier, mais il l’a rendu en disant : “Nous n’allons pas en manger, car nous sommes en état d’ihram.” »
- Sahih Muslim, n°2885
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait faire une saignée alors qu’il était en état d’Ihram
- Sahih Muslim, n°2889
Rapporté par Ibrahim ibn ‘Abdullah, selon son père : Un désaccord est survenu entre Abdullah ibn ‘Abbas et al-Miswar ibn Makhrama à un endroit appelé Abwa’. Ibn ‘Abbas disait qu’un Muhrim pouvait se laver la tête, alors que Miswar disait le contraire. Ibn ‘Abbas m’a donc envoyé (le père d’Ibrahim) chez Abu Ayyub al-Ansari pour lui demander comment le Messager d’Allah ﷺ se lavait la tête en état d’Ihram. Je l’ai trouvé en train de se laver derrière deux poteaux recouverts d’un tissu. Je l’ai salué et il a demandé : « Qui est-ce ? » J’ai répondu : « Je suis Abdullah ibn Hunain. Abdullah ibn ‘Abbas m’envoie te demander comment le Messager d’Allah ﷺ se lavait la tête en état d’Ihram. » Abu Ayyub رضي الله عنه a posé sa main sur le tissu et l’a baissé jusqu’à ce que je voie sa tête. Il a demandé à l’homme qui lui versait de l’eau d’en verser sur sa tête, puis il a frotté sa tête avec ses mains, les faisant aller d’avant en arrière, et a dit : « C’est ainsi que je l’ai vu faire. »
- Sahih Muslim, n°2890
Rapporté par Zaid ibn Aslam : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne, indiquant qu’Abu Ayyub a frotté toute sa tête avec ses mains, les faisant aller d’avant en arrière. Miswar a alors dit à Ibn ‘Abbas : « Je ne discuterai plus jamais avec toi. »
- Sahih Muslim, n°2891
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un homme est tombé de son chameau alors qu’il était en état d’Ihram et s’est brisé la nuque, puis il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements d’Ihram. Ne couvrez pas sa tête, car Allah le ressuscitera le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2894
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un homme accompagnait le Messager d’Allah ﷺ en état d’Ihram, il est tombé de son chameau, s’est brisé la nuque et est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée à des feuilles de jujubier et enveloppez-le dans deux vêtements. Ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2895
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair, selon Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Un homme accompagnait le Messager d’Allah ﷺ en état d’Ihram. Le reste du hadith est identique, sauf que le Prophète ﷺ a dit : « Il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. » Sa‘id ibn Jubair n’a pas précisé le lieu où il est tombé
- Sahih Muslim, n°2896
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Il y avait un homme en état d’Ihram dont le chameau lui a brisé la nuque et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements. Ne couvrez ni sa tête ni son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2897
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Lorsqu’un homme en état d’Ihram était avec le Messager d’Allah ﷺ, son chameau lui a brisé la nuque et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lavez-le avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier et enveloppez-le dans ses deux vêtements. Ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2898
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair, selon Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un chameau a brisé la nuque de son propriétaire alors qu’il était en état d’Ihram et qu’il se trouvait avec le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ a ordonné qu’on le lave avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier, qu’on ne lui applique pas de parfum et qu’on ne couvre pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya
- Sahih Muslim, n°2899
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair, ayant entendu Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était en état d’Ihram. Il est tombé de son chameau et s’est brisé la nuque. Le Messager d’Allah ﷺ a alors ordonné de le laver avec de l’eau mélangée aux feuilles de jujubier, de l’envelopper dans deux vêtements et de ne pas lui appliquer de parfum, en laissant sa tête découverte. Shu‘ba a ajouté : « Il m’a ensuite raconté après cela : “en laissant sa tête découverte”, et aussi son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2900
Rapporté par Sa`id b. Jubair d’après Ibn `Abbas رضي الله عنهما : Le chameau d’un homme s’est brisé la nuque alors qu’il était en compagnie du Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ses compagnons de le laver avec de l’eau mélangée à des feuilles de jujubier et de laisser son visage découvert ; il a ajouté : « Et sa tête aussi, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2901
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Un homme était avec le Messager d’Allah ﷺ lorsque son chameau s’est brisé la nuque et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Lavez-le, mais ne mettez pas de parfum et ne couvrez pas son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en prononçant la Talbiya. »
- Sahih Muslim, n°2905
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Duba’a bint al-Zubair b. ‘Abd al-Muttalib رضي الله عنها est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je suis une femme malade mais j’ai l’intention de faire le Hajj ; que m’ordonnes-tu ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Entre en état d’Ihram en disant : “Je sortirai de l’Ihram là où Tu m’arrêteras.” » Le narrateur précise : Mais elle a pu accomplir le Hajj sans difficulté
- Sahih Muslim, n°2906
Rapporté par Ibn `Abbas رضي الله عنه : Duba`a avait l’intention de faire le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné d’entrer en état d’Ihram avec une condition. Elle a suivi l’ordre du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°2907
Rapporté par une autre chaîne d’Ibn `Abbas رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec une légère différence de mots
- Sahih Muslim, n°2947
Rapporté par Abu Nadra : Ibn Abbas a recommandé de faire le Mut’a, c’est-à-dire de mettre l’Ihram pour la ‘Umra pendant les mois de Dhou al-Hijja, puis après l’avoir terminée, de remettre l’Ihram pour le Hajj. Mais Ibn Zubair l’a interdit. J’en ai parlé à Jabir ibn Abdullah, et il a dit : « C’est par moi que ce hadith a été diffusé. Nous avons fait le Tamattu’ avec le Messager d’Allah ﷺ. Quand ‘Omar est devenu calife, il a dit : “En vérité, Allah a rendu licite à Son Messager ﷺ ce qu’Il voulait, et chaque commandement du Coran a été révélé pour chaque situation. Accomplissez donc le Hajj et la ‘Umra pour Allah comme Il vous l’a ordonné, et validez le mariage de celles avec qui vous avez fait le Mut’a. Toute personne qui viendra à moi avec un mariage à durée déterminée (Mut’a), je le lapiderai.” »
- Sahih Muslim, n°2951
Rapporté par Ja’far ibn Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir ibn ‘Abdullah et il a commencé à demander des nouvelles de chacun de nous jusqu’à ce que ce soit mon tour. J’ai dit : « Je suis Muhammad ibn ‘Ali ibn Husayn. » Il a posé sa main sur ma tête, a ouvert mon bouton du haut puis celui du bas, puis a posé sa paume sur ma poitrine (pour me bénir), et j’étais alors un jeune garçon. Il a dit : « Sois le bienvenu, mon neveu. Demande ce que tu veux. » J’ai posé mes questions, mais comme il était aveugle, il ne m’a pas répondu tout de suite, et l’heure de la prière est arrivée. Il s’est levé en s’enveloppant dans son manteau. Chaque fois qu’il mettait les extrémités sur ses épaules, elles tombaient car le manteau était court. Un autre manteau était posé près de lui. Il nous a dirigé dans la prière. Je lui ai dit : « Raconte-moi le pèlerinage du Messager d’Allah ﷺ. » Il a fait un geste de la main pour indiquer neuf, puis a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le Hajj, puis il a annoncé publiquement la dixième année qu’il allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous désireux de suivre le Messager d’Allah ﷺ et de faire comme lui. Nous sommes partis avec lui jusqu’à Dhu’l-Hulaifa. Asma, fille de Umais, a donné naissance à Muhammad ibn Abu Bakr. Elle a envoyé un message au Messager d’Allah ﷺ pour lui demander quoi faire. Il a dit : “Prends un bain, protège-toi et mets-toi en état d’ihram.” Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite prié à la mosquée, puis il est monté sur sa chamelle al-Qaswa qui s’est redressée avec lui sur son dos à al-Baida’. J’ai vu devant moi, aussi loin que je pouvais voir, des cavaliers et des piétons, à droite, à gauche et derrière, partout. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre de nous, et la révélation descendait sur lui. C’est lui qui en connaît le vrai sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Il a proclamé l’unicité d’Allah en disant : “Labbaik, ô Allah, Labbaik, Labbaik. Tu n’as pas d’associé, à Toi la louange, la grâce et la royauté ; Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient aussi cette Talbiya comme aujourd’hui. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a rien rejeté, mais il s’en est tenu à sa propre Talbiya. Jabir رضي الله عنه a dit : Nous n’avions d’autre intention que le Hajj, ignorant l’existence de la ‘Umra à cette période. Mais quand nous sommes arrivés à la Maison, il a touché le pilier, a fait sept tours (trois en courant, quatre en marchant), puis il est allé à la station d’Ibrahim et a récité : “Et prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Cette station était entre lui et la Maison. Mon père a dit (et je ne sais pas s’il l’a mentionné, mais c’était du Messager d’Allah ﷺ) qu’il a récité dans les deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Il est ensuite revenu au pilier (Hajar Aswad) et l’a embrassé. Il est sorti par la porte vers al-Safa, et en s’en approchant, il a récité : “Al-Safa et al-Marwa sont parmi les signes d’Allah”, ajoutant : “Je commence par ce qu’Allah a ordonné de commencer.” Il a d’abord gravi al-Safa jusqu’à voir la Maison, s’est tourné vers la Qibla, a proclamé l’unicité d’Allah, L’a glorifié et a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Unique, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n’y a de dieu qu’Allah seul, qui a tenu Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés à Lui seul.” Il a fait des invocations en disant ces paroles trois fois. Il est ensuite descendu vers al-Marwa, et lorsqu’il est arrivé dans le creux de la vallée, il a couru, puis il a marché en remontant jusqu’à al-Marwa. Là, il a fait comme à al-Safa. Lors de son dernier passage à al-Marwa, il a dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animaux à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umra.” Donc, celui d’entre vous qui n’a pas d’animal à sacrifier doit sortir de l’ihram et considérer cela comme une ‘Umra. Suraqa ibn Malik s’est levé et a demandé : “Ô Messager d’Allah, est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah ﷺ a croisé les doigts de ses mains et a dit deux fois : “La ‘Umra est incluse dans le Hajj. Non, mais pour toujours et à jamais.” ‘Ali est venu du Yémen avec des animaux à sacrifier pour le Prophète ﷺ et a trouvé Fatima رضي الله عنها parmi ceux qui étaient sortis de l’ihram, habillée de vêtements teints et ayant mis du khôl. Il a désapprouvé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a ordonné de le faire.” (Le narrateur dit que) ‘Ali disait en Irak : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ, contrarié par ce que Fatima avait fait, et je lui ai demandé son avis sur ce qu’elle m’avait rapporté, en lui disant que j’étais fâché contre elle. Il a dit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité.” (Le Prophète a alors demandé à ‘Ali) : “Qu’as-tu dit quand tu as fait l’intention du Hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, je fais l’ihram avec la même intention que Ton Messager.” Il a dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne sors pas de l’ihram.” Jabir a dit : Le nombre total d’animaux amenés par ‘Ali du Yémen et par le Prophète ﷺ était de cent. Tous les gens, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, sont sortis de l’ihram et se sont fait couper les cheveux. Le jour de Tarwiya (8 Dhu al-Hijja), ils sont allés à Mina et ont repris l’ihram pour le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ a prié le midi, l’après-midi, le coucher du soleil, la nuit et l’aube à Mina. Il a attendu un peu après le lever du soleil et a ordonné qu’on lui dresse une tente à Namira. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite parti, alors que les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à al-Mash‘ar al-Haram, comme ils le faisaient à l’époque préislamique. Mais le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à ‘Arafa où la tente était déjà installée pour lui à Namira. Il est resté là jusqu’à ce que le soleil passe le zénith, puis il a demandé qu’on lui amène al-Qaswa, sa chamelle, et il est allé au fond de la vallée, puis il a fait un discours en disant : “En vérité, votre sang et vos biens sont sacrés, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Sachez que tout ce qui concerne l’époque de l’ignorance est sous mes pieds, complètement aboli. Sont également abolis les vengeances de sang de l’époque de l’ignorance. La première vengeance de sang que j’abolis est celle du fils de Rabi‘a ibn al-Harith, qui a été tué par Hudhail. L’usure de l’époque préislamique est abolie, et la première usure que j’abolis est celle de ‘Abbas ibn ‘Abd al-Muttalib, elle est toute abolie. Craignez Allah à propos des femmes ! Vous les avez prises sous la protection d’Allah, et les rapports avec elles vous ont été rendus licites par la parole d’Allah. Vous avez aussi des droits sur elles : qu’elles ne laissent pas quelqu’un s’asseoir sur votre lit que vous n’aimez pas. Mais si elles le font, vous pouvez les corriger, mais sans violence. Leurs droits sur vous sont que vous leur donniez nourriture et vêtements convenablement. J’ai laissé parmi vous le Livre d’Allah, et si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais. On vous interrogera sur moi (le Jour de la Résurrection), (dites-moi) que direz-vous ? Ils ont répondu : “Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli ta mission de Prophète et donné des conseils sincères.” Le narrateur a dit : Le Prophète ﷺ a alors levé son index vers le ciel, puis l’a pointé vers les gens en disant : “Ô Allah, sois témoin. Ô Allah, sois témoin.” Il a répété cela trois fois. (Bilal a ensuite) appelé à la prière, puis a fait l’iqama, et le Prophète ﷺ a dirigé la prière du midi. (Bilal) a ensuite fait l’iqama et le Prophète ﷺ a dirigé la prière de l’après-midi, sans prière entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite monté sur sa chamelle, s’est dirigé vers l’endroit où il y avait des rochers, a fait face à la Qibla, et est resté debout jusqu’au coucher du soleil, jusqu’à ce que la lumière jaune ait disparu et que le disque du soleil ait disparu. Il a fait monter Usama derrière lui, a tiré fortement la bride de Qaswa pour qu’elle baisse la tête, et a fait signe aux gens d’aller doucement. Chaque fois qu’il passait sur une butte de sable, il relâchait un peu la bride jusqu’à ce qu’elle grimpe, et c’est ainsi qu’il est arrivé à al-Muzdalifa. Là, il a dirigé la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul appel à la prière et deux iqamas, sans prière surérogatoire entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est ensuite allongé jusqu’à l’aube, puis il a prié l’aube avec un appel à la prière et un iqama, lorsque la lumière du matin était claire. Il est remonté sur al-Qaswa, et arrivé à al-Mash‘ar al-Haram, il s’est tourné vers la Qibla, a invoqué Allah, L’a glorifié, a proclamé Son unicité (La ilaha illa Allah), et est resté debout jusqu’à ce que le jour soit très clair. Il est ensuite parti rapidement avant le lever du soleil, avec al-Fadl ibn ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux cheveux longs, à la peau claire et au beau visage. Pendant que le Messager d’Allah ﷺ avançait, un groupe de femmes marchait à côté. Al-Fadl les regardait. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main sur le visage d’al-Fadl, qui s’est alors tourné de l’autre côté pour regarder, et le Prophète ﷺ a déplacé sa main pour couvrir l’autre côté. Il a continué ainsi jusqu’à arriver au bas de Muhassir. Il a fait avancer Qaswa un peu, a pris la route du milieu qui mène à la plus grande jamra, est arrivé à la jamra près de l’arbre, et a lancé sept petits cailloux en disant “Allahou Akbar” à chaque lancer, comme on lance de petits cailloux avec les doigts, dans le fond de la vallée. Il est ensuite allé à l’endroit du sacrifice, a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main, puis a donné le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, partageant le sacrifice avec lui. Il a ensuite ordonné qu’un morceau de chaque animal sacrifié soit mis dans une marmite, et quand cela a été cuit, ils ont mangé de la viande et bu du bouillon. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite remonté à dos de monture, est allé à la Maison et a prié le midi à La Mecque. Il est allé voir la tribu de ‘Abd al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam, et a dit : “Puisez de l’eau, ô Bani ‘Abd al-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous en priver, je puiserais avec vous.” Ils lui ont alors tendu un seau et il en a bu
- Sahih Muslim, n°2997
Rapporté par Wabara : Alors que j’étais assis avec Ibn ‘Umar, une personne est venue lui demander : « Est-il permis de faire le tawaf de la Maison avant de se rendre à ‘Arafat ? » Ibn ‘Umar répondit : « Oui. » L’homme ajouta : « Mais Ibn ‘Abbas dit de ne pas faire le tawaf avant d’être allé à ‘Arafat. » Ibn ‘Umar répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a accompli le Hajj et a fait le tawaf de la Maison avant d’aller à ‘Arafat. Si tu dis la vérité, vaut-il mieux suivre la parole du Prophète ﷺ ou celle d’Ibn ‘Abbas ? »
- Sahih Muslim, n°3005
Rapporté par Muslim al-Qurri : J’ai interrogé Ibn Abbas رضي الله عنهما au sujet du Tamattu’ pendant le Hajj, et il l’a autorisé, alors qu’Ibn Zubair l’avait interdit. Ibn Abbas a dit : « Voici la mère d’Ibn Zubair qui affirme que le Messager d’Allah ﷺ l’a permis. Va donc la voir et demande-lui. » Muslim al-Qurri poursuit : Nous sommes donc allés la voir ; c’était une femme corpulente et aveugle, et elle a dit : « En vérité, le Messager d’Allah ﷺ l’a permis. »
- Sahih Muslim, n°3007
Rapporté par Muslim al-Qurri : J’ai entendu Ibn Abbas رضي الله عنهما dire que le Messager d’Allah ﷺ était entré en état d’Ihram pour la ‘Umra et ses compagnons pour le Hajj. Ni le Messager d’Allah ﷺ ni ceux de ses compagnons qui avaient amené des animaux pour le sacrifice ne sont sortis de l’état d’Ihram, alors que les autres pèlerins l’ont fait. Talha ibn Ubaydullah faisait partie de ceux qui avaient amené des animaux pour le sacrifice, donc il n’est pas sorti de l’état d’Ihram
- Sahih Muslim, n°3009
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Les Arabes de l’époque préislamique considéraient la ‘Umra pendant les mois du Hajj comme le plus grand des péchés sur terre. Ils remplaçaient donc le mois de Muharram par Safar et disaient : « Quand le dos de leurs chameaux sera rétabli, que les traces des pèlerins auront disparu des chemins et que le mois de Safar sera terminé, alors la ‘Umra sera permise à celui qui veut l’accomplir. » Lorsque le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons sont venus en état d’Ihram pour accomplir le Hajj le quatrième jour de Dhou’l-Hijja, il leur a ordonné de changer leur intention d’Ihram (du Hajj) pour celle de la ‘Umra. Cela leur semblait inconcevable. Ils ont donc demandé : « Ô Messager d’Allah, est-ce une sortie complète de l’Ihram ? » Il répondit : « Oui, c’est une sortie complète de l’Ihram. »
- Sahih Muslim, n°3010
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a mis l’Ihram pour le Hajj. Après quatre jours de Dhou’l-Hijja, il a dirigé la prière de l’aube, puis, une fois la prière terminée, il a dit : « Celui qui veut changer son intention pour la ‘Umra peut le faire. »
- Sahih Muslim, n°3012
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé avec ses compagnons après que quatre jours des dix jours (de Dhou’l-Hijja) se sont écoulés, et ils prononçaient la Talbiya pour le Hajj. Il leur a alors ordonné de changer cet Ihram pour celui de la ‘Umra
- Sahih Muslim, n°3013
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du matin à Dhu Tawa (une vallée près de La Mecque) et est arrivé (à La Mecque) après que quatre jours de Dhou’l-Hijja se sont écoulés. Il a alors ordonné à ses compagnons de changer leur Ihram (du Hajj) pour celui de la ‘Umra, sauf à ceux qui avaient amené des animaux pour le sacrifice
- Sahih Muslim, n°3014
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voici la ‘Umra dont nous avons profité. Celui qui n’a pas d’animal pour le sacrifice doit sortir complètement de l’état d’Ihram, car la ‘Umra est incluse dans le Hajj jusqu’au Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°3015
Rapporté par Abu Jam at al-Dubu’i : J’ai accompli le Tamattu’, mais les gens m’ont découragé de le faire. Je suis allé voir Ibn Abbas رضي الله عنهما et je l’ai interrogé à ce sujet. Il m’a ordonné de le faire. Je suis allé à la Maison (Kaaba) et j’ai dormi. J’ai vu en rêve un visiteur qui m’a dit : « La ‘Umra est acceptée, tout comme le Hajj accompli pour Allah. » Je suis allé voir Ibn Abbas et je lui ai raconté ce que j’avais vu en rêve. Il a alors dit : « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand ! C’est la Sunna d’Abu’l-Qasim (le Prophète) ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°3016
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du zuhr à Dhu’l-Hulaifa, puis il a demandé qu’on lui amène sa chamelle et il l’a marquée du côté droit de sa bosse, a essuyé le sang et a attaché deux sandales à son cou. Ensuite, il est monté sur sa monture et, arrivé à al-Baida’, il a prononcé la Talbiya pour le pèlerinage
- Sahih Muslim, n°3018
Rapporté par Abu Hassan al-A’raj : Un homme des Bani Hujaim a demandé à Ibn Abbas رضي الله عنهما : « Quel est cet avis religieux de ta part qui occupe l’attention des gens ou qui fait débat, selon lequel celui qui a fait le tour de la Maison peut sortir de l’état d’Ihram ? » Il répondit : « C’est la Sunna de votre Messager ﷺ, même si cela ne vous plaît pas. »
- Sahih Muslim, n°3019
Rapporté par Abu Hassan : On a dit à Ibn Abbas رضي الله عنهما que cette question préoccupait les gens : celui qui a fait le tour de la Maison était autorisé à le faire pour la ‘Umra (même s’il était en état d’Ihram pour le Hajj). Il répondit : « C’est la Sunna de votre Messager ﷺ, même si cela ne vous plaît pas. »
- Sahih Muslim, n°3020
Rapporté par Ata’ : Ibn Abbas رضي الله عنهما disait qu’un pèlerin ou une personne accomplissant la ‘Umra qui fait le tour de la Maison est libre de l’Ihram. J’ai (Ibn Juraij, un des rapporteurs) demandé à Ata’ : « Sur quelle base Ibn Abbas dit-il cela ? » Il a répondu : « Sur la parole d’Allah : “Leur lieu de sacrifice est la Maison ancienne” (Coran, XXII, 33). » J’ai dit : « Cela concerne le moment après le séjour à Arafat. » Il a répondu : « Ibn Abbas رضي الله عنهما disait que le lieu de sacrifice est la Maison ancienne, que ce soit après ou avant le séjour à Arafat. » Et il (Ibn Abbas) a déduit cela de l’ordre du Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il a ordonné de sortir de l’Ihram lors du pèlerinage d’adieu
- Sahih Muslim, n°3021
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Mu’awiya leur a dit : « Savez-vous que j’ai coupé quelques cheveux de la tête du Messager d’Allah ﷺ à al-Marwa avec une tondeuse ? » J’ai répondu : « Je ne le sais que comme un argument contre toi. »
- Sahih Muslim, n°3022
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Mu’awiya ibn Abu Sufyan lui a dit : « J’ai coupé les cheveux (de la tête) du Messager d’Allah ﷺ avec une tondeuse alors qu’il était à al-Marwa, ou je l’ai vu se faire couper les cheveux avec une tondeuse à al-Marwa. »
- Sahih Muslim, n°3025
Rapporté par Abd Nadra : Alors que j’étais en compagnie de Jabir, une personne est venue et a dit : « Il y a une divergence d’opinion entre Ibn Abbas et Ibn Zubair au sujet des deux Mut’a (le Tamattu’ pendant le Hajj et le mariage temporaire avec les femmes). » Jabir a alors dit : « Nous faisions cela du vivant du Messager d’Allah ﷺ, puis ‘Omar nous l’a interdit, et nous ne l’avons plus pratiqué. »
- Sahih Muslim, n°3037
Rapporté par ‘Ataa : J’ai entendu Ibn ‘Abbas رضي الله عنه nous raconter que le Messager d’Allah ﷺ a dit à une femme des Ansar (Ibn ‘Abbas avait mentionné son nom mais je l’ai oublié) : « Qu’est-ce qui t’a empêchée de faire le Hajj avec nous ? » Elle a répondu : « Nous n’avons que deux chameaux pour transporter l’eau. Mon mari et mon fils en ont pris un pour le Hajj, et il ne nous en reste qu’un pour l’eau. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Quand le mois de Ramadan arrive, fais la ‘Umra, car une ‘Umra pendant ce mois équivaut à un Hajj (en récompense). »
- Sahih Muslim, n°3055
Rapporté par Abu Tufail : J’ai dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Penses-tu que marcher rapidement autour de la Ka’ba pendant trois tours et marcher normalement pendant quatre tours est la Sunna du Prophète, car tes gens disent que c’est la Sunna ? » Il a répondu : « Ils ont dit la vérité et aussi le contraire. » J’ai demandé : « Que veux-tu dire par “Ils ont dit la vérité et aussi le contraire” ? » Il a expliqué : « Le Messager d’Allah ﷺ est venu à La Mecque, et les polythéistes ont dit que Muhammad et ses compagnons étaient affaiblis et ne pourraient pas faire le tawaf ; ils étaient jaloux de lui. C’est pour cela que le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné de marcher rapidement pendant trois tours et normalement pendant quatre. » J’ai dit : « Dis-moi, est-ce la Sunna de faire le tawaf entre al-Safa et al-Marwa à dos de monture, car tes gens considèrent cela comme Sunna ? » Il a répondu : « Ils ont dit la vérité et aussi le contraire. » J’ai demandé : « Que veux-tu dire par là ? » Il a expliqué : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à La Mecque, il y avait une telle foule autour de lui que même les jeunes filles étaient sorties de chez elles pour le voir. On disait : “C’est Muhammad ; c’est Muhammad.” Le Messager d’Allah ﷺ était si doux et bienveillant que les gens n’étaient pas repoussés devant lui. Quand la foule était trop dense, il est monté sur sa chamelle. Mais marcher et trotter sont meilleurs. »
- Sahih Muslim, n°3057
Rapporté par Abu Tufail : J’ai dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : « Les gens pensent que le Messager d’Allah ﷺ a marché rapidement autour de la Maison et entre al-Safa et al-Marwa, et que c’est donc une Sunna. » Il a répondu : « Ils ont dit la vérité et ils ont dit le contraire. »
- Sahih Muslim, n°3058
Rapporté par Abu Tufail : J’ai dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : « Je pense avoir vu le Messager d’Allah ﷺ. » Ibn ‘Abbas a dit : « Décris-le-moi. » J’ai dit : « Je l’ai vu près d’al-Marwa, sur le dos d’une chamelle, entouré par la foule. » Alors Ibn ‘Abbas a dit : « C’était bien le Messager d’Allah ﷺ, car ses compagnons ne s’écartaient pas de lui et n’étaient pas repoussés. »
- Sahih Muslim, n°3059
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons sont venus à La Mecque alors qu’ils étaient affaiblis par la fièvre de Médine. Les polythéistes de La Mecque ont dit : « Il va venir vers vous un peuple affaibli par la fièvre. » Ils se sont assis dans le Hatim. Alors le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné de marcher rapidement pendant trois tours et de marcher normalement pendant les quatre autres, afin que les polythéistes voient leur force. Les polythéistes se sont alors dit : « Vous pensiez qu’ils étaient affaiblis par la fièvre, mais ils sont plus forts que telle ou telle personne. » Ibn ‘Abbas a ajouté : « Le Prophète ﷺ ne leur a pas ordonné de marcher rapidement pendant tous les tours, par bienveillance envers eux. »
- Sahih Muslim, n°3060
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a fait le Sa’i et a marché rapidement autour de la Maison pour montrer sa force aux polythéistes
- Sahih Muslim, n°3066
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Il n’a pas vu le Messager d’Allah ﷺ toucher autre chose que les coins yamani
- Sahih Muslim, n°3073
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a fait le tour de la Maison lors du pèlerinage d’Adieu sur le dos de sa chamelle et a touché le coin de la Pierre Noire avec un bâton
- Sahih Muslim, n°3088
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a fait asseoir al-Fadl derrière lui (sur le dos du chameau) à l’endroit où les deux prières sont combinées (Muzdalifa). Ibn Abbas رضي الله عنهما a aussi informé que le Messager d’Allah ﷺ n’a pas cessé de prononcer la Talbiya jusqu’à ce qu’il ait jeté les cailloux à Jamrat al-‘Aqaba
- Sahih Muslim, n°3089
Rapporté par Ibn ‘Abbas d’après al-Fadl b. Abbas رضي الله عنهما : Al-Fadl s’est assis derrière le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ a dit aux gens, le soir de ‘Arafa et le matin à la foule rassemblée à Muzdalifa, alors qu’ils se pressaient d’avancer, de procéder lentement. Lui-même conduisait sa chamelle calmement jusqu’à ce qu’il entre à Muhassir (un endroit à Mina), et il leur a dit de ramasser les cailloux pour les jeter à la Jamra. Le Messager d’Allah ﷺ a continué à prononcer la Talbiya jusqu’à ce qu’il ait jeté les cailloux à la Jamra
- Sahih Muslim, n°3099
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn Abbas, d’après Usama b. Zaid رضي الله عنه : Il l’a entendu dire : Le Messager d’Allah ﷺ est parti de ‘Arafa, et en approchant d’un ravin, il est descendu de sa monture et a uriné, puis a fait une petite ablution. Je lui ai dit : La prière ? Il a répondu : « La prière t’attend (à Muzdalifa). » Il est remonté, et en arrivant à Muzdalifa, il est descendu et a bien fait ses ablutions. On a alors appelé à la prière, et il a accompli la prière du coucher du soleil. Chacun a fait agenouiller sa monture, puis on a appelé à la prière pour ‘Isha et il l’a accomplie. Il n’a pas fait de prière entre les deux (ni Sunna ni Nawafil). Il a donc accompli la prière obligatoire du Maghreb et de ‘Isha à la suite
- Sahih Muslim, n°3102
Rapporté par Kuraib : Il a demandé à Usama b. Zaid رضي الله عنه : Qu’as-tu fait le soir de ‘Arafa alors que tu étais derrière le Messager d’Allah ﷺ ? Il a répondu : Nous sommes arrivés dans une vallée où les gens avaient l’habitude d’arrêter leurs montures pour la prière du coucher du soleil. Le Messager d’Allah ﷺ a arrêté sa monture et a uriné (et il n’a pas dit qu’il avait versé de l’eau). Il a ensuite demandé de l’eau et a fait une petite ablution. J’ai dit : Messager d’Allah, la prière ! Il a répondu : « La prière t’attend (à Muzdalifa). » Il a continué jusqu’à Muzdalifa. Là, il a accompli la prière du coucher du soleil. Les gens ont fait agenouiller leurs montures à leur place et ne les ont pas détachées jusqu’à ce que l’on appelle à la prière pour ‘Isha, puis il a accompli la prière, et alors ils ont détaché leurs montures. J’ai demandé : Qu’as-tu fait le matin ? Il a répondu : Al-Fadl b. Abbas رضي الله عنهما s’est assis derrière lui (le Prophète) le matin, tandis que moi, j’ai continué à pied avec les Quraysh qui étaient partis en avant
- Sahih Muslim, n°3105
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est revenu de ‘Arafa, et Usama رضي الله عنه était assis derrière lui. Usama a dit que le Prophète ﷺ a continué le voyage ainsi jusqu’à ce qu’il arrive à Muzdalifa
- Sahih Muslim, n°3126
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé de Muzdalifa en avance (devant la caravane) avec les bagages ou avec les personnes faibles, pendant la nuit
- Sahih Muslim, n°3127
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Je faisais partie de ceux (c’est-à-dire les femmes et les enfants) que le Messager d’Allah ﷺ a fait partir avec les membres faibles de sa famille
- Sahih Muslim, n°3128
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ce hadith a été transmis par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما avec une légère différence de mots
- Sahih Muslim, n°3129
Rapporté par ‘Ata’ d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé de Muzdalifa avec ses bagages (très tôt à l’aube). J’ai demandé à ‘Ata’ : « As-tu entendu qu’Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما a dit : “Le Messager d’Allah m’a envoyé dans la dernière partie de la nuit” ? » Il a répondu : « Non, c’était à l’aube. » J’ai encore demandé : « As-tu entendu Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما dire aussi : “Nous avons jeté les cailloux à al-Jamra avant la prière de l’aube” ? Alors où a-t-il accompli la prière de l’aube ? » Il a répondu : « Non. Il n’a dit que ce qui a déjà été rapporté. »
- Sahih Muslim, n°3164
Rapporté par Ibn Abbas (qu’Allah les agrée) : On a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à propos du sacrifice des animaux, du rasage de la tête, du lancer des cailloux et de l’ordre dans lequel on les fait. Il répondit : « Il n’y a pas de mal. »
- Sahih Muslim, n°3172
Rapporté par Ibn Abbas (qu’Allah les agrée) : Faire halte à Muhassab n’a pas d’importance particulière du point de vue de la loi religieuse. C’est simplement un endroit où le Messager d’Allah ﷺ s’est arrêté
- Sahih Muslim, n°3177
Rapporté par Ibn Umar (qu’Allah les agrée) : Al-‘Abbas ibn Abd al-Muttalib (qu’Allah l’agrée) a demandé au Messager d’Allah ﷺ la permission de passer les nuits à la Mecque, alors qu’il devait les passer à Mina, à cause de sa fonction d’approvisionneur en eau, et le Prophète ﷺ le lui a permis
- Sahih Muslim, n°3179
Rapporté par Bakr ibn ‘Abdullah al-Muzani : Alors que j’étais assis avec Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée) près de la Kaaba, un bédouin est venu et lui a dit : « Pourquoi vois-je que les membres de la famille de ton oncle offrent du miel et du lait aux voyageurs, alors que vous offrez de l’eau sucrée aux dattes (al-nabidh) ? Est-ce par pauvreté ou par avarice ? » Ibn Abbas répondit : « Louange à Allah, ce n’est ni par pauvreté ni par avarice, mais parce que le Messager d’Allah ﷺ est venu ici monté sur sa chamelle, et Oussama était assis derrière lui. Il a demandé de l’eau, et nous lui avons donné une coupe de nabidh ; il en a bu et en a donné le reste à Oussama. Le Prophète ﷺ a dit : “Vous avez bien fait, continuez ainsi.” Nous n’aimons donc pas changer ce que le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de faire. »
- Sahih Muslim, n°3205
Rapporté par ‘Amra, fille de Abd al-Rahman : Ibn Ziyad avait écrit à ‘Aïsha رضي الله عنها que ‘Abdullah b. Abbas رضي الله عنهما avait dit que celui qui envoie un animal de sacrifice (à la Mecque) doit s’abstenir de ce qui est interdit au pèlerin (en état d’ihram) jusqu’à ce que l’animal soit sacrifié. J’ai moi-même envoyé mon animal de sacrifice (à la Mecque), alors écris-moi ton avis. ‘Amra rapporte que ‘Aïsha رضي الله عنها a dit : Ce n’est pas comme l’a affirmé Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما, car j’ai tressé les guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains. Le Messager d’Allah ﷺ les a ensuite guirlandés de ses propres mains, puis les a envoyés avec mon père, et rien n’a été interdit au Messager d’Allah ﷺ de ce qu’Allah lui avait rendu licite jusqu’à ce que les animaux soient sacrifiés
- Sahih Muslim, n°3216
Rapporté par Mousa ibn Salama al-Hudhali : Sinan ibn Salama et moi sommes partis pour la ‘Umra à La Mecque. Sinan avait avec lui un chameau destiné au sacrifice qu’il conduisait. Le chameau s’est arrêté en chemin, complètement épuisé, ce qui a mis Sinan dans l’embarras. Il s’est demandé ce qu’il ferait si l’animal ne pouvait plus avancer et a dit : « Je vais demander l’avis religieux à ce sujet. » Le matin, nous avons campé à al-Batha’, et Sinan m’a dit : « Viens avec moi voir Ibn Abbas رضي الله عنهما pour lui raconter ce qui s’est passé. » Sinan lui a alors raconté l’histoire du chameau destiné au sacrifice. Ibn Abbas a dit : « Tu t’adresses à la bonne personne. Écoute : Le Messager d’Allah ﷺ avait confié seize chameaux destinés au sacrifice à un homme. Cet homme est parti puis est revenu et a dit : “Ô Messager d’Allah, que dois-je faire avec ceux qui sont complètement épuisés et ne peuvent plus avancer ?” Le Prophète ﷺ a répondu : “Égorge-les, trempe leurs sabots dans leur sang et mets-les sur le côté de leur bosse, mais ni toi ni aucun de tes compagnons ne devez en manger.” »
- Sahih Muslim, n°3217
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a confié dix-huit chameaux destinés au sacrifice à une personne. Le reste du hadith est identique, mais la première partie n’est pas mentionnée
- Sahih Muslim, n°3218
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Dhuwaib, le père de Qabisa رضي الله عنه, lui a raconté que le Messager d’Allah ﷺ lui avait confié les chameaux destinés au sacrifice et lui avait dit : « Si l’un d’eux est complètement épuisé et que tu crains qu’il ne meure, alors égorge-le, trempe ses sabots dans son sang et marque sa bosse, mais ni toi ni aucun de tes compagnons ne devez en manger. »
- Sahih Muslim, n°3219
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Les gens avaient l’habitude de repartir par tous les chemins, alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun d’entre vous ne doit partir avant d’avoir accompli le dernier tour autour de la Maison. » Zuhair a précisé que les mots étaient : [en arabe : YANSWARIFUWN KULLA WAJH] et le mot [en arabe : FIY] n’a pas été mentionné
- Sahih Muslim, n°3220
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Prophète ﷺ a ordonné aux gens de faire le dernier tour autour de la Ka‘ba, mais il a exempté les femmes qui avaient leurs règles
- Sahih Muslim, n°3221
Rapporté par Tawus : J’étais avec Ibn Abbas رضي الله عنهما quand Zayd ibn Thabit a dit : « Donnes-tu l’avis religieux qu’une femme qui a ses règles peut partir sans avoir fait le dernier tour autour de la Ka‘ba ? » Ibn Abbas رضي الله عنهما lui a répondu : « Demande à telle femme des Ansar, si tu ne crois pas mon avis, si le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné cela. » Zayd ibn Thabit est allé voir cette femme, a vérifié son témoignage, puis est revenu vers Ibn Abbas رضي الله عنهما en souriant et a dit : « Tu n’as dit que la vérité. »
- Sahih Muslim, n°3237
Rapporté par Ibn Juraij : J’ai dit à ‘Ata’ : As-tu entendu Ibn Abbas dire : « On vous a ordonné de faire la circumambulation, mais pas d’entrer dans la Ka‘ba ? » Il (‘Ata’) a répondu : « Il (Ibn Abbas) n’a pas interdit d’y entrer. Mais je l’ai entendu dire : Usama ibn Zayd m’a informé que lorsque le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Maison, il a invoqué Allah dans tous les coins, mais il n’a pas prié à l’intérieur jusqu’à sa sortie. En sortant, il a prié deux rak‘a devant la Maison et a dit : “Voici votre qibla.” » J’ai demandé : « Que veux-tu dire par “tous les coins” ? S’agit-il des angles ? » Il a répondu : « Dans tous les coins et recoins de la Maison il y a une qibla. »
- Sahih Muslim, n°3238
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Ka‘ba, où il y avait six piliers. Il s’est tenu près d’un pilier et a fait des invocations, mais il n’a pas prié
- Sahih Muslim, n°3245
Rapporté par ‘Ata’ : La Maison sacrée a été brûlée à l’époque de Yazid ibn Muawiya, lorsque les gens de Syrie ont combattu à La Mecque. Il est alors arrivé à la Ka‘ba ce qui devait arriver. Ibn Zubair رضي الله عنه l’a laissée dans cet état jusqu’à la saison du Hajj, car il voulait exhorter ou inciter les gens contre les Syriens. Quand les gens sont arrivés, il leur a dit : « Ô gens, conseillez-moi au sujet de la Ka‘ba. Dois-je la démolir et la reconstruire depuis ses fondations, ou dois-je simplement réparer ce qui a été endommagé ? » Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Il me vient à l’esprit que tu devrais seulement réparer la partie abîmée et laisser la Maison telle qu’elle était quand les gens ont embrassé l’islam, et avec les mêmes pierres sur lesquelles le Messager d’Allah ﷺ l’avait élevée. » Ibn Zubair رضي الله عنه répondit : « Si la maison de l’un d’entre vous était brûlée, il ne serait pas satisfait avant de l’avoir reconstruite ; alors qu’en est-il de la Maison de votre Seigneur, qui est bien plus importante ? Je vais demander conseil à mon Seigneur trois fois, puis je prendrai une décision. » Après avoir consulté Allah trois fois, il décida de la démolir. Les gens craignaient qu’un malheur ne s’abatte sur la première personne qui grimperait pour la démolir, jusqu’à ce que l’un d’eux prenne son courage et jette une pierre du toit. Voyant qu’il ne lui arrivait rien, les autres l’ont suivi et l’ont démolie jusqu’au sol. Ensuite, Ibn Zubair رضي الله عنه dressa des piliers et y suspendit des rideaux pour permettre aux gens d’accomplir leurs rites pendant la reconstruction. Les murs furent relevés. Ibn Zubair رضي الله عنه dit : « J’ai entendu Aïcha رضي الله عنها dire que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : “Si les gens n’avaient pas récemment quitté la mécréance, et si j’en avais eu les moyens, j’aurais inclus dans la Ka‘ba cinq coudées de plus du côté du Hijr. J’aurais aussi construit une porte pour entrer et une autre pour sortir.” Aujourd’hui, j’ai les moyens et je ne crains pas que les gens s’y opposent. » Il ajouta donc cinq coudées du côté du Hatim, révélant ainsi les anciennes fondations posées par Ibrahim, et les gens les virent. Le mur fut élevé sur ces fondations. La longueur de la Ka‘ba était de dix-huit coudées ; avec l’ajout en largeur, la longueur paraissait petite, alors il ajouta dix coudées à la longueur également. Deux portes furent construites, l’une pour entrer, l’autre pour sortir. Quand Ibn Zubair رضي الله عنه fut tué, Hajjaj écrivit à ‘Abd al-Malik ibn Marwan pour l’informer qu’Ibn Zubair رضي الله عنه avait bâti la Ka‘ba sur les fondations d’Ibrahim, ce que des témoins fiables de La Mecque avaient vu. ‘Abd al-Malik répondit : « Nous ne voulons pas critiquer Ibn Zubair pour cela. Garde l’ajout qu’il a fait du côté de la longueur, mais pour ce qu’il a ajouté du côté du Hijr, ramène-le à l’ancienne fondation, et mure la porte qu’il avait ouverte. » Ainsi, Hajjaj, sur l’ordre de ‘Abd al-Malik, démolit cette partie et la reconstruisit sur les anciennes fondations
- Sahih Muslim, n°3251
Rapporté par Abdullah ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Alors qu’al-Fadl ibn ‘Abbas était assis derrière le Messager d’Allah ﷺ, une femme de la tribu de Khath‘am vint demander un avis religieux. Al-Fadl la regarda et elle le regarda. Le Messager d’Allah ﷺ détourna alors le visage d’al-Fadl. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, Allah a prescrit le Hajj à Ses serviteurs, mais mon père est un vieil homme, il ne peut pas voyager en sécurité. Puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Il répondit : « Oui. » C’était lors du Pèlerinage d’Adieu
- Sahih Muslim, n°3253
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ rencontra des cavaliers à al-Rauha et leur demanda qui ils étaient. Ils répondirent qu’ils étaient musulmans. Ils demandèrent : « Et toi, qui es-tu ? » Il répondit : « Je suis le Messager d’Allah. » Une femme leva alors un enfant vers lui et demanda : « Cet enfant aura-t-il la récompense du Hajj ? » Il répondit : « Oui, et tu auras une récompense. »
- Sahih Muslim, n°3254
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Une femme souleva son enfant et dit : « Ô Messager d’Allah, l’enfant aura-t-il la récompense du Hajj ? » Il répondit : « Oui, et tu auras une récompense. »
- Sahih Muslim, n°3256
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Un hadith similaire a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°3272
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ prononcer un sermon et dire : « Aucun homme ne doit se retrouver seul avec une femme, sauf si un Mahram est avec elle, et une femme ne doit pas voyager sans Mahram. » Un homme se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, ma femme est partie en pèlerinage alors que je suis mobilisé pour telle et telle bataille. » Il répondit : « Va faire le Hajj avec ta femme. »
- Sahih Muslim, n°3302
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, le jour de la Victoire de La Mecque : « Il n’y a plus de Hijra (émigration), mais seulement le jihad et la bonne intention ; et lorsque vous êtes appelés au combat, alors partez. » Il a aussi dit ce jour-là : « Allah a rendu cette ville sacrée le jour où Il a créé la terre et les cieux ; elle est sacrée par la sainteté qu’Allah lui a donnée jusqu’au Jour de la Résurrection. Le combat n’y était permis à personne avant moi, et il ne m’a été permis qu’une heure, un seul jour. Elle reste sacrée par la sainteté qu’Allah lui a donnée jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses épines, ni chasser son gibier, et ce qui y est trouvé ne doit être ramassé que par celui qui l’annonce publiquement. On ne doit pas couper sa verdure fraîche. » ‘Abbas رضي الله عنه dit : « Ô Messager d’Allah, sauf le jonc, car il est utile à nos forgerons et à nos maisons. » Le Prophète ﷺ accepta la suggestion de ‘Abbas et dit : « Sauf le jonc. »
- Sahih Muslim, n°3305
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Quand Allah, le Très-Haut et Majestueux, a accordé la victoire à Son Messager ﷺ sur La Mecque, il s’est tenu devant les gens, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « En vérité, Allah a empêché les éléphants d’entrer à La Mecque et Il en a donné la domination à Son Messager et aux croyants. Ce territoire n’était pas permis à quiconque avant moi, et il m’a été permis pour une heure, un seul jour, et il ne sera permis à personne après moi. Ne chassez donc pas le gibier, ne déracinez pas ses épines. Il n’est permis à personne de ramasser ce qui est tombé, sauf à celui qui l’annonce publiquement. Si un proche est tué, il a le choix entre recevoir le prix du sang ou exercer la loi du talion. ‘Abbas رضي الله عنه dit : “Ô Messager d’Allah, sauf l’idhkhir (une herbe), car nous l’utilisons pour nos tombes et nos maisons.” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Sauf l’idhkhir.” Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, se leva et dit : “Ô Messager d’Allah, écris-le-moi.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Écrivez-le pour Abu Shah.” Walid demanda à al-Auzai : “Que voulait-il dire par ‘Écris-le-moi, ô Messager d’Allah’ ?” Il répondit : “Ce discours même qu’il avait entendu du Messager d’Allah ﷺ.” »
- Sahih Muslim, n°3383
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Une femme est tombée malade et a dit : « Si Allah me guérit, j’irai prier à Bayt al-Maqdis. » Elle a guéri et s’est donc préparée à partir. Elle est allée voir Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, et après l’avoir saluée, elle lui a expliqué son intention. Maymouna lui a dit : « Reste ici, utilise la provision que tu avais préparée et prie dans la mosquée du Messager ﷺ, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “La prière dans cette mosquée est meilleure que mille prières faites dans d’autres mosquées, sauf la mosquée de la Kaaba.” »
- Sahih Muslim, n°3417
Rapporté par Abu Nadra : J’étais avec Jabir b. Abdullah quand quelqu’un vint lui dire qu’Ibn Abbas et Ibn Zubair étaient en désaccord sur les deux types de mut’a (le Tamattu’ du Hajj et le mariage temporaire). Jabir répondit : « Nous pratiquions ces deux choses du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Puis Omar nous les a interdites, et nous n’y sommes plus revenus. »
- Sahih Muslim, n°3429
Rapporté par ‘Urwa ibn Zubair : ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه s’est levé (et a prononcé un discours) à La Mecque en disant : « Allah a aveuglé le cœur de certaines personnes comme Il les a privés de la vue, puisqu’ils donnent des avis religieux en faveur du mariage temporaire », tout en faisant allusion à une personne (Ibn ‘Abbas). Ibn ‘Abbas l’a appelé et a dit : « Tu es un rustre, sans intelligence. Par ma vie, le mut’a était pratiqué du vivant du chef des pieux (il voulait dire le Messager d’Allah ﷺ). » Ibn Zubair lui a dit : « Faites-le donc vous-mêmes, et par Allah, si vous le faites, je vous lapiderai avec vos propres pierres. » Ibn Shihab a dit : Khalid ibn Muhajir ibn Saifullah m’a informé : Alors que j’étais assis avec une personne, quelqu’un est venu lui demander un avis religieux sur le mut’a, et il le lui a permis. Ibn Abu ‘Amrah al-Ansari رضي الله عنه lui a dit : « Sois prudent. Cela a été permis au début de l’islam pour celui qui y était contraint par la nécessité, comme (la consommation de) la charogne, du sang ou de la chair de porc, puis Allah a renforcé les règles de Sa religion et l’a totalement interdit. » Ibn Shihab a rapporté : Rabi’ ibn Sabra m’a dit que son père (Sabra) a dit : « J’ai contracté un mariage temporaire avec une femme des Banu ‘Amir contre deux manteaux du vivant du Messager d’Allah ﷺ, puis il nous a interdit le mut’a. » Ibn Shihab a dit : J’ai entendu Rabi’ ibn Sabra le raconter à ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz alors que j’étais présent
- Sahih Muslim, n°3434
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Il a entendu qu’Ibn Abbas رضي الله عنه assouplissait la règle concernant le mariage temporaire. Il lui dit : « Ne te précipite pas dans ton avis religieux, Ibn ‘Abbas, car le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, l’a interdit pour toujours, ainsi que la consommation de la chair des ânes domestiques. »
- Sahih Muslim, n°3435
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Il a dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه que le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit pour toujours le mariage temporaire et la consommation de la chair des ânes domestiques
- Sahih Muslim, n°3451
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état d’ihram. Ibn Numair a ajouté : « J’ai raconté cela à Zuhri et il a dit : Yazid b. al-Asamm رضي الله عنه m’a dit que le Prophète ﷺ l’a épousée alors qu’il n’était pas Muhrim. »
- Sahih Muslim, n°3452
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était Muhrim
- Sahih Muslim, n°3453
Rapporté par Yazid b. al-Asamm : Maymouna, fille d’al-Harith, m’a raconté que le Messager d’Allah ﷺ l’a épousée alors qu’il n’était pas en état d’ihram. Et elle (Maymouna) était la sœur de ma mère et aussi celle d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما
- Sahih Muslim, n°3476
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme sans mari a plus de droit sur elle-même que son tuteur, et il faut demander l’accord d’une vierge ; son silence vaut consentement. »
- Sahih Muslim, n°3477
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme déjà mariée a plus de droit sur elle-même que son tuteur. Il faut aussi consulter la vierge, et son silence vaut consentement. »
- Sahih Muslim, n°3533
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous veut aller vers son épouse, qu’il dise : “Au nom d’Allah, ô Allah, protège-nous du diable et éloigne le diable de ce que Tu nous as accordé.” Si Allah leur accorde un enfant, le diable ne pourra jamais lui nuire. »
- Sahih Muslim, n°3583
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : On a proposé au Prophète ﷺ d’épouser la fille de Hamza, mais il a dit : « Elle ne m’est pas permise, car elle est la fille de mon frère de lait. Ce qui est interdit à cause de l’allaitement est interdit comme par la parenté. »
- Sahih Muslim, n°3633
Rapporté par ‘Ata : Alors qu’ils étaient avec Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما lors des funérailles de Maymouna à Sarif, Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما a dit : « C’est l’épouse du Messager d’Allah ﷺ. Lorsque vous porterez sa civière, ne la secouez pas et ne la brusquez pas, mais soyez doux, car le Messager d’Allah ﷺ avait neuf épouses, avec huit d’entre elles il partageait son temps, mais à l’une d’elles il n’a pas accordé de part. » ‘Ati a précisé : « Celle à qui il n’a pas accordé de part de temps était Safiyya, la fille de Huyayy b. Akhtab. »
- Sahih Muslim, n°3673
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le prononcé de trois divorces du vivant du Messager d’Allah ﷺ, puis sous Abu Bakr et pendant deux ans du califat de ‘Umar رضي الله عنه, était considéré comme un seul. Mais ‘Umar b. Khattab رضي الله عنه a dit : « Les gens se sont mis à se précipiter dans une affaire pour laquelle ils devaient patienter. Si nous leur imposions cela, » et il le leur a imposé
- Sahih Muslim, n°3674
Rapporté par Abu Sahba’ : Abu Sahba’ a dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : « Sais-tu que trois divorces étaient considérés comme un seul à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, puis sous Abou Bakr, et pendant trois ans du califat de Omar رضي الله عنه ? » Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما a répondu : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°3675
Rapporté par Abu al-Sahba’ : Abu al-Sahba’ a dit à Ibn ‘Abbas : « Explique-nous, d’après tes connaissances, si les trois divorces prononcés en une seule fois n’étaient pas considérés comme un seul à l’époque du Messager d’Allah ﷺ et d’Abou Bakr. » Il répondit : « C’était bien le cas, mais lorsque, sous le califat de Omar رضي الله عنه, les gens se sont mis à prononcer le divorce fréquemment, il leur a permis de le faire (et de considérer trois prononcements en une seule fois comme effectifs). »
- Sahih Muslim, n°3676
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté à propos du fait de déclarer sa femme interdite (comme un serment nécessitant une expiation), et il a dit : « En vérité, le Messager d’Allah ﷺ est un modèle à suivre pour vous. »
- Sahih Muslim, n°3677
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « Quand un homme déclare sa femme interdite pour lui, cela devient un serment qui doit être expié. » Et il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est un exemple noble pour vous. »
- Sahih Muslim, n°3692
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : J’avais l’intention de demander à Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه au sujet d’un verset, mais j’ai attendu un an par crainte de lui, jusqu’à ce qu’il parte en pèlerinage et que je l’accompagne. Sur le chemin du retour, il s’est écarté vers un arbre d’arak pour se soulager. J’ai attendu qu’il ait fini, puis j’ai marché avec lui et j’ai dit : « Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Messager d’Allah ﷺ qui se sont soutenues l’une l’autre (dans leur demande d’argent) ? » Il a dit : « C’étaient Hafsa et Aïcha رضي الله عنهما. » Je lui ai dit : « Cela fait un an que je voulais t’interroger à ce sujet, mais je n’osais pas à cause de ton autorité. » Il a dit : « Ne fais pas cela. Si tu penses que j’ai une connaissance, demande-moi. Si je sais, je te répondrai. » Il a ajouté : « Par Allah, à l’époque de l’ignorance, nous n’avions aucun égard pour les femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et qu’Il leur accorde des droits. Un jour, je réfléchissais à quelque chose et ma femme m’a dit : “J’aimerais que tu fasses ceci ou cela.” Je lui ai répondu : “Cela ne te concerne pas, ne t’occupe pas de ce que je veux faire.” Elle m’a dit : “C’est étrange que toi, fils de Khattab, tu n’acceptes pas qu’on te réponde, alors que ta fille répond au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier toute la journée.” J’ai alors pris mon manteau et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Ô ma fille, j’ai entendu dire que tu réponds au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier.” Elle a dit : “Par Allah, nous lui répondons.” Je lui ai dit : “Fais attention, ma fille, je t’avertis contre la colère d’Allah et la colère de Son Messager ﷺ. Ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté l’a séduite et par l’amour du Messager d’Allah ﷺ pour elle.” Je suis ensuite allé voir Umm Salama à cause de notre parenté et je lui ai parlé. Umm Salama m’a dit : “Omar ibn al-Khattab, c’est étrange que tu te mêles de tout, même entre le Messager d’Allah ﷺ et ses épouses.” Cela m’a tellement troublé que je n’ai rien ajouté et je suis sorti. J’avais un ami parmi les Ansar. Quand je m’absentais, il m’apportait des nouvelles, et quand il s’absentait, je lui en apportais. À ce moment-là, nous craignions un roi de Ghassan. Mon ami Ansari est venu frapper à ma porte et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le Ghassani est-il venu ?” Il a répondu : “C’est plus grave ! Le Messager d’Allah ﷺ s’est séparé de ses épouses.” J’ai dit : “Que le nez de Hafsa et d’Aïcha soit couvert de poussière !” J’ai pris mon manteau et je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ dans sa chambre haute, à laquelle il montait par une échelle en palmier. Son serviteur noir était assis au bas de l’échelle. J’ai dit : “C’est Omar.” On m’a donné la permission. J’ai raconté cela au Messager d’Allah ﷺ, et quand j’ai parlé d’Umm Salama, il a souri. Il était allongé sur une natte, sans rien entre lui et la natte, avec un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, un tas de bois de santal à ses pieds et une peau suspendue près de sa tête. J’ai vu les marques de la natte sur son côté, et j’ai pleuré. Il m’a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’ai dit : “Messager d’Allah, Chosroès et César vivent dans le luxe, alors que toi, le Messager d’Allah, tu vis dans la pauvreté.” Il a répondu : “N’aimes-tu pas qu’ils aient les biens de ce monde, et que tu aies l’au-delà ?”
- Sahih Muslim, n°3693
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Ibn Abbas a dit : « Je suis allé avec Omar jusqu’à ce que nous arrivions à Marr al-Zahran (un lieu), et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Soulayman ibn Bilal, à la différence que j’ai demandé : “Qu’en est-il de ces deux femmes ?” Il a répondu : “C’étaient Hafsa et Umm Salama.” Il a ajouté : “Je suis allé dans les appartements et dans chacun, j’ai entendu des pleurs.” Il a aussi ajouté : “Le Prophète ﷺ avait fait le serment de rester éloigné d’elles pendant un mois, et après vingt-neuf jours, il les a visitées.” »
- Sahih Muslim, n°3694
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’avais l’intention d’interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes qui avaient insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de biens matériels durant sa vie, mais j’ai attendu un an sans trouver d’occasion. Un jour, alors que je voyageais avec lui vers La Mecque, il s’arrêta à Marr al-Zahran pour satisfaire un besoin naturel et me demanda de lui apporter de l’eau. Je le fis, et après qu’il se fut purifié, je commençai à verser de l’eau sur ses mains et ses pieds. Je me souvins alors de cet épisode de séparation entre le Prophète ﷺ et ses épouses, et je lui demandai : « Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes qui ont insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de confort matériel ? » Je n’avais pas fini de parler qu’il répondit : « C’étaient 'Aïsha et Hafsa. »
- Sahih Muslim, n°3696
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « J’ai toujours voulu interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah, le Très-Haut, a dit : “Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)” (sourate 66, verset 4), jusqu’à ce qu’Omar parte pour le Hajj et que je l’accompagne. Sur le chemin, il s’est écarté pour ses besoins et j’ai apporté un récipient d’eau. Il a fait ses ablutions, puis j’ai dit : “Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah a dit : ‘Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)’ ?” Omar رضي الله عنه répondit : “Comme c’est étrange, Ibn ‘Abbas !” (Zuhri a dit : Par Allah, il n’aimait pas cette question, mais il n’a pas gardé le secret.) Il a dit : “Ce sont Hafsa et Aïcha.” Puis il raconta : “Nous étions des gens de Qouraïsh qui avions l’habitude de dominer nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons trouvé des gens dominés par leurs femmes, et nos femmes ont commencé à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me suis fâché contre ma femme et elle m’a répondu. Je n’aimais pas qu’elle me réponde. Elle m’a dit : ‘Tu n’aimes pas que je te réponde, mais, par Allah, les épouses du Messager d’Allah ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit.’ Je suis allé voir Hafsa et lui ai dit : ‘Réponds-tu au Messager d’Allah ﷺ ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Est-ce que l’une d’entre vous se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’avez-vous pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère de Son Messager ﷺ, et ainsi périr ? Ne répondez pas au Messager d’Allah ﷺ et ne lui demandez rien, mais demandez-moi ce que vous voulez. Que le comportement de ta compagne ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée du Messager d’Allah ﷺ que toi (en parlant d’Aïcha رضي الله عنها).’ ” Il a ajouté : “J’avais un compagnon parmi les Ansar, et nous restions auprès du Messager ﷺ chacun notre tour. Il y allait un jour, moi le lendemain, et nous nous informions mutuellement des révélations et des nouvelles. Nous parlions de la menace des Ghassanides. Un jour, mon compagnon est venu la nuit, a frappé à ma porte et a dit : ‘Il s’est passé quelque chose de grave.’ J’ai demandé : ‘Les Ghassanides sont-ils venus ?’ Il a répondu : ‘Non, c’est plus grave : le Prophète ﷺ a divorcé de ses épouses.’ J’ai dit : ‘Hafsa a échoué et perdu, je le craignais.’ Le matin, j’ai prié l’aube, me suis habillé et suis allé voir Hafsa, qui pleurait. J’ai demandé : ‘Le Messager d’Allah ﷺ vous a-t-il divorcées ?’ Elle a dit : ‘Je ne sais pas, mais il s’est isolé dans sa chambre.’ Je suis allé voir le serviteur noir et lui ai demandé la permission d’entrer. Il est allé voir le Prophète ﷺ, puis est revenu sans rien dire. Je suis allé au minbar, où des gens pleuraient. Je suis resté un moment, puis je suis revenu voir le serviteur, qui m’a finalement fait signe d’entrer. J’ai salué le Messager d’Allah ﷺ, qui était allongé sur une natte, avec des marques sur le côté. J’ai demandé : ‘Messager d’Allah, as-tu divorcé de tes épouses ?’ Il a levé la tête et dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Allah est le Plus Grand ! Messager d’Allah, si tu avais vu comment, à La Mecque, nous dominions nos femmes, mais à Médine, ce sont elles qui dominent. Un jour, ma femme m’a répondu, et je n’ai pas aimé cela. Elle m’a dit : “Tu n’aimes pas que je te réponde, mais les épouses du Prophète ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée.” J’ai dit : “Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’a-t-elle pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère du Messager ﷺ, et ainsi périr ?”’ Le Messager d’Allah ﷺ a souri. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, j’ai dit à Hafsa : “Que le comportement de ta compagne (Aïcha) ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée de toi.”’ Il a souri de nouveau. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, puis-je te parler de choses agréables ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Je me suis assis et j’ai levé la tête : par Allah, je n’ai rien vu d’important dans la maison, à part trois peaux. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, invoque ton Seigneur pour qu’Il accorde la prospérité à ta communauté, comme Il l’a fait pour les Perses et les Romains, alors qu’ils n’adorent pas Allah.’ Il s’est redressé et a dit : ‘Ibn Khattab, doutes-tu qu’ils soient un peuple à qui tout a été donné dans ce bas-monde ?’ J’ai dit : ‘Messager d’Allah, demande pardon pour moi.’ Le Messager d’Allah ﷺ avait fait le serment de ne pas leur rendre visite pendant un mois, à cause de sa grande contrariété, jusqu’à ce qu’Allah lui montre Son mécontentement. Zuhri a dit : ‘Urwa m’a informé qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : “Après vingt-neuf nuits, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir en premier. Je lui ai dit : ‘Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, or tu es venu après vingt-neuf nuits.’ Il répondit : ‘Le mois peut aussi compter vingt-neuf jours.’ Puis il dit : ‘Aïcha, je veux te parler d’une chose, ne sois pas pressée et consulte tes parents.’ Il récita alors le verset : ‘Ô Prophète, dis à tes épouses…’ jusqu’à ‘une grande récompense’ (sourate 33, verset 28).’ Aïcha رضي الله عنها a dit : ‘Par Allah, il savait que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. J’ai dit : “Ai-je besoin de consulter mes parents ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.”’ Ma‘mar a dit : Ayyub m’a rapporté qu’Aïcha a dit : ‘Ne dis pas à tes épouses que je t’ai choisi.’ Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘En vérité, Allah m’a envoyé comme messager, pas comme source de difficulté.’ Qatada a dit : ‘Saghat qulubukum’ signifie : ‘Vos cœurs se sont inclinés.’ »
- Sahih Muslim, n°3723
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ils se sont réunis dans la maison d’Abu Huraira رضي الله عنه et ont discuté du cas d’une femme qui accouche quelques nuits après la mort de son mari. Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Sa période d’attente est celle qui est la plus longue des deux (entre quatre mois et dix jours, ou la naissance de l’enfant, selon ce qui dure le plus longtemps). » Mais Abu Salama a dit : « Sa période d’attente se termine à la naissance de l’enfant. » Ils débattaient à ce sujet, alors Abu Huraira رضي الله عنه a dit : « Je suis l’avis de mon neveu (c’est-à-dire Abu Salama). » Ils ont envoyé Kuraib (l’affranchi d’Ibn ‘Abbas) demander à Umm Salama رضي الله عنها. Il est revenu et leur a rapporté qu’Umm Salama رضي الله عنها a dit que Subai‘ah al-Aslamiyya avait accouché après la mort de son mari, alors que peu de nuits s’étaient écoulées, et qu’elle en avait parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui lui avait ordonné de se remarier
- Sahih Muslim, n°3724
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, à une différence près : ils l’ont envoyée chez Umm Salama, mais il n’est pas fait mention de Kuraib
- Sahih Muslim, n°3758
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : On a parlé du li'an en présence du Messager d’Allah ﷺ. Asim b. 'Adi a fait une remarque à ce sujet puis s’est éloigné. Un homme de sa tribu est venu se plaindre qu’il avait trouvé un homme avec sa femme. Asim a dit : « Je suis pris à mon propre mot. » Il l’a emmené voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté l’histoire. L’homme accusé était maigre, de couleur jaunâtre, avec les cheveux raides, tandis que l’autre homme avait des jambes épaisses, la peau couleur blé et était corpulent. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, rends cette affaire claire. » Quand la femme a accouché, l’enfant ressemblait à l’homme que son mari avait vu avec elle. Le Messager d’Allah ﷺ leur a demandé d’invoquer la malédiction. Quelqu’un a demandé à Ibn Abbas رضي الله عنهما : « Est-ce la femme à propos de laquelle le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Si je devais lapider quelqu’un sans preuve, je l’aurais lapidée” ? » Ibn Abbas رضي الله عنهما a répondu : « Non, ce n’est pas elle. Celle dont il parlait était une femme qui répandait ouvertement le mal dans la société. »
- Sahih Muslim, n°3759
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما à travers une autre chaîne de transmission : Un hadith similaire a été rapporté, avec en plus ces mots : « avec de la chair et des cheveux frisés et emmêlés. »
- Sahih Muslim, n°3760
Rapporté par 'Abdullah b. Shaddad : On a parlé des personnes qui invoquent la malédiction devant Ibn Abbas رضي الله عنهما. Ibn Shaddad a demandé : « S’agit-il des deux personnes à propos desquelles le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Si je devais lapider quelqu’un sans preuve, je l’aurais sûrement lapidée” ? » Ibn Abbas رضي الله عنهما a répondu : « Ce n’est pas cette femme ; c’est celle qui a commis l’adultère ouvertement. »
- Sahih Muslim, n°3825
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On ne doit pas aller à la rencontre des caravanes sur la route, et le citadin ne doit pas vendre pour l’homme du désert. » Le narrateur a dit : « J’ai demandé à Ibn Abbas : “Que signifient exactement ces mots : ‘Le citadin pour l’homme du désert’ ?” Il a répondu : “Cela signifie qu’il agit comme courtier pour lui.” »
- Sahih Muslim, n°3837
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui achète des céréales ne doit pas les revendre avant d’en avoir pris possession. »
- Sahih Muslim, n°3839
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui achète des céréales ne doit pas les revendre avant d’en avoir pris possession. » Ibn Abbas رضي الله عنهما a dit : « Pour moi, ce principe s’applique à tout, pas seulement aux céréales. »
- Sahih Muslim, n°3873
Rapporté par Abu Bakhtari : J’ai demandé à Ibn 'Abbas رضي الله عنه au sujet de la vente de dattes. Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a interdit la vente de dattes sur les arbres avant qu’on puisse les manger (c’est-à-dire qu’elles soient bonnes à consommer) ou avant qu’elles ne soient pesées (ou mesurées). » J’ai demandé : « Que veut dire : “Avant qu’elles ne soient pesées” ? » Une personne présente avec lui (Ibn 'Abbas) a répondu : « Jusqu’à ce qu’on puisse les garder avec soi après les avoir cueillies. »
- Sahih Muslim, n°3957
Rapporté par Mujahid : Mujahid a dit à Tiwus : « Viens avec moi chez Ibn Rafi b. Khadij pour écouter de lui le hadith transmis par son père (concernant la location de terres) du Messager d’Allah ﷺ. » Tawus l’a réprimandé et a dit : « Par Allah, si je savais que le Messager d’Allah ﷺ l’avait interdit, je ne l’aurais jamais fait. Mais quelqu’un qui en a une meilleure connaissance que les autres (il voulait parler d’Ibn Abbas) m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il vaut mieux qu’une personne prête sa terre à son frère pour la cultiver plutôt que d’en recevoir un loyer déterminé.” »
- Sahih Muslim, n°3958
Rapporté par Tawus : Tawus a raconté qu’il avait loué sa terre, et Amr lui a dit : « Abu Abd al-Rahman, j’aimerais que tu abandonnes cette pratique de location de terre, car certains disent que le Messager d’Allah ﷺ a interdit la Mukhabara. » Il a répondu : « Amr, celui qui m’a informé en sait plus que les autres à ce sujet (il voulait parler d’Ibn Abbas). Il a dit que le Messager d’Allah ﷺ ne l’a pas totalement interdit, mais a dit : “Prêter sa terre à son frère est meilleur que d’en recevoir une part déterminée de la récolte.” »
- Sahih Muslim, n°3959
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Un hadith similaire a été transmis par Ibn Abbas رضي الله عنهما
- Sahih Muslim, n°3960
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous loue sa terre à son frère, c’est mieux pour lui que de recevoir telle ou telle chose (une part déterminée). » Ibn Abbas رضي الله عنهما a expliqué : « Il s’agit du Haql, et chez les Ansar, on appelle cela Muhaqala. »
- Sahih Muslim, n°3961
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui possède une terre, il vaut mieux pour lui de la prêter à son frère. »
- Sahih Muslim, n°4041
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait faire une saignée et il a payé le praticien, puis il a mis un médicament dans ses narines
- Sahih Muslim, n°4042
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : L’esclave des Banu Bayada a fait une saignée au Messager d’Allah ﷺ, qui lui a donné son salaire, puis il a parlé à son maître et celui-ci a réduit le prix. Si ce revenu avait été interdit, le Messager d’Allah ﷺ ne l’aurait pas donné
- Sahih Muslim, n°4044
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Wa’ala as-Saba’i (qui était Égyptien) : Il a demandé à ‘Abdullah b. Abbas رضي الله عنهما au sujet de ce qui est extrait du raisin. Il a répondu : Un homme a présenté au Messager d’Allah ﷺ une petite outre de vin. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Sais-tu qu’Allah l’a interdit ? » Il a répondu : Non. Il a alors chuchoté à un autre homme. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé ce qu’il avait dit. Il a répondu : « Je lui ai conseillé de le vendre. » Le Prophète ﷺ a dit : « En vérité, Celui qui a interdit sa consommation a aussi interdit sa vente. » Il a alors ouvert l’outre et a versé ce qu’elle contenait
- Sahih Muslim, n°4045
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Wa’ala : Ce hadith a été rapporté par ‘Abdullah b. Abbas
- Sahih Muslim, n°4050
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Cette nouvelle est parvenue à ‘Umar que Samura avait vendu du vin. Il a alors dit : « Qu’Allah détruise Samura ; ne sait-il pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Que la malédiction d’Allah soit sur les Juifs : la graisse leur a été interdite, mais ils l’ont fondue puis vendue.” »
- Sahih Muslim, n°4086
Rapporté par Abu Nadra : J’ai demandé à Ibn Abbas رضي الله عنهما au sujet de l’échange d’or contre de l’argent ou d’argent contre de l’or. Nous avons dit : « Est-ce un échange main à main ? » J’ai dit : « Oui. » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à cela. » J’ai informé Abu Sa‘id de cela, en lui disant que j’avais posé la question à Ibn Abbas et qu’il avait répondu : « Est-ce un échange main à main ? » J’ai dit : « Oui. » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à cela. » Il (le rapporteur) a dit, ou quelque chose de similaire : « Nous allons bientôt lui écrire, et il ne te donnera pas cette fatwa. » Il a dit : « Par Allah, un des jeunes serviteurs du Messager d’Allah ﷺ a apporté des dattes, mais il a refusé de les accepter car elles ne semblaient pas être de notre région. Il a dit : “Quelque chose est arrivé à nos dattes.” J’ai donc obtenu ces dattes en donnant un surplus de nos dattes. » Il a dit : « Tu as ajouté pour obtenir de meilleures dattes, ce qui est de l’intérêt. Ne fais plus cela. Si tu as un doute sur la qualité de tes dattes, vends-les, puis achète celles que tu préfères. »
- Sahih Muslim, n°4087
Rapporté par Abu Nadra : J’ai interrogé Ibn Umar et Ibn Abbas رضي الله عنهم au sujet de l’échange d’or contre de l’or, et ils n’y voyaient pas de mal. J’étais assis avec Abd Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه et je lui ai posé la même question. Il a dit : « Tout surplus est de l’intérêt. » Je n’ai pas accepté cela à cause de l’avis d’Ibn Abbas et d’Ibn Umar. Il a dit : « Je ne te rapporte que ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. Un propriétaire de palmeraie est venu avec un sa‘ de bonnes dattes, et les dattes du Prophète ﷺ étaient de cette couleur. Le Prophète ﷺ lui a demandé : “D’où tiens-tu ces dattes ?” Il a répondu : “J’ai échangé deux sa‘s de dattes ordinaires contre un sa‘ de ces bonnes dattes, car c’est le prix courant sur le marché.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Malheur à toi ! Tu as pratiqué l’intérêt. Si tu veux faire cela, vends tes dattes contre une autre marchandise (ou de l’argent), puis achète les dattes que tu veux.” » Abu Sa‘id a ajouté : « Quand on échange des dattes de qualités différentes, il y a un risque d’intérêt, de même pour l’or de différentes qualités. » Plus tard, je suis allé voir Ibn Umar, qui me l’a interdit, mais je ne suis pas allé voir Ibn Abbas رضي الله عنهم. Abu as-Sahba’ m’a raconté qu’il a interrogé Ibn Abbas à La Mecque, et lui aussi a désapprouvé cela
- Sahih Muslim, n°4088
Rapporté par Abu Salih : J’ai entendu Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه dire : « Dinar contre dinar et dirham contre dirham doivent être échangés en quantités égales ; mais celui qui donne plus ou demande plus pratique en réalité l’intérêt. » Je lui ai dit : « Ibn Abbas رضي الله عنه dit le contraire. » Il a répondu : « J’ai rencontré Ibn Abbas رضي الله عنه et je lui ai dit : “Vois-tu ce que tu dis ; l’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ ou trouvé dans le Livre d’Allah, le Glorieux et Majestueux ?” Il a dit : “Je ne l’ai pas entendu du Messager d’Allah ﷺ, et je ne l’ai pas trouvé dans le Livre d’Allah, mais Usama b. Zaid m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘Il peut y avoir de l’intérêt dans le crédit.’” »
- Sahih Muslim, n°4089
Rapporté par Ubaidullah b. Abu Yazid : Il a entendu Ibn Abbas رضي الله عنه dire : Usama b. Zaid a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il peut y avoir de l’intérêt dans le crédit (quand le paiement n’est pas équivalent). »
- Sahih Muslim, n°4090
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه, d’après Usama b. Zaid : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas d’intérêt quand l’argent ou la marchandise est échangé main à main. »
- Sahih Muslim, n°4091
Rapporté par Ata’ b. Abu Rabah : Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه a rencontré Ibn Abbas رضي الله عنه et lui a dit : « Que dis-tu à propos de l’échange de marchandises ou d’argent ? L’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ, ou l’as-tu trouvé dans le Livre d’Allah, Majestueux et Glorieux ? » Ibn Abbas رضي الله عنه répondit : « Je ne dis pas cela. Quant au Messager d’Allah ﷺ, tu le connais mieux que moi, et pour le Livre d’Allah, je n’en sais pas plus que toi. Mais Usama b. Zaid رضي الله عنه m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Attention, il peut y avoir de l’intérêt dans le crédit.” »
- Sahih Muslim, n°4118
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Quand le Prophète d’Allah ﷺ est arrivé à Médine, les gens payaient d’avance pour les fruits, parfois un ou deux ans à l’avance. Il a dit : « Ceux qui paient d’avance doivent le faire pour un poids précis et une durée déterminée. »
- Sahih Muslim, n°4119
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine et que les gens payaient d’avance (pour les fruits, etc.), il leur a dit : « Celui qui fait un paiement anticipé ne doit le faire que pour une mesure et un poids précis, et pour une durée déterminée. »
- Sahih Muslim, n°4141
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Donnez les parts à ceux qui y ont droit, et ce qui reste revient au plus proche héritier masculin. »
- Sahih Muslim, n°4142
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Donnez les parts à ceux qui y ont droit, et ce qui reste après cela revient au plus proche héritier masculin. »
- Sahih Muslim, n°4143
Rapporté par Tawus d’après Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Répartissez les biens entre les ayants droit selon le Livre d’Allah, et ce qui reste revient au plus proche héritier masculin. »
- Sahih Muslim, n°4170
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui reprend son aumône est comme un chien qui vomit, puis revient et mange son vomi. »
- Sahih Muslim, n°4173
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « La comparaison de celui qui donne une aumône puis la reprend est celle d’un chien qui vomit puis mange son vomi. »
- Sahih Muslim, n°4174
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui reprend son cadeau est comme celui qui mange du vomi. »
- Sahih Muslim, n°4176
Rapporté par Abdullah b. Tawus d’après son père, d’après Ibn Abbas رضي الله عنهما, du Messager d’Allah ﷺ : Il a dit : « Celui qui reprend son cadeau est comme un chien qui vomit puis avale ce vomi. »
- Sahih Muslim, n°4218
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : (J’aimerais) que les gens réduisent la part du tiers au quart pour faire un testament sur leurs biens, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En ce qui concerne le tiers, c’est déjà beaucoup. » Dans le hadith rapporté par Waki', les mots sont : « important » ou « beaucoup »
- Sahih Muslim, n°4232
Rapporté par Sa’id b. Jubair : Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : « Le jeudi… » Puis il ajouta : « Qu’a-t-il de particulier, ce jeudi ? » Puis il pleura tant que ses larmes mouillèrent les cailloux. Je lui ai demandé : « Ibn Abbas, qu’y a-t-il de spécial à propos de ce jeudi ? » Il répondit : « C’est ce jour-là que la maladie du Messager d’Allah ﷺ s’est aggravée. Il a dit : “Venez vers moi, que je vous écrive un document afin que vous ne vous égariez plus jamais après moi.” Mais ils se sont disputés (les compagnons présents), et il n’est pas convenable de se disputer devant le Prophète ﷺ. Certains dirent : “Dans quel état est-il ? A-t-il perdu connaissance ? Essayez de comprendre ce qu’il veut dire.” Le Prophète ﷺ a alors dit : “Laissez-moi. Je suis dans un meilleur état que ce que vous faites.” Je fais un testament sur trois choses : expulsez les polythéistes de la péninsule arabique ; accueillez les délégations étrangères comme je le faisais. » Le narrateur dit qu’Ibn Abbas garda le silence sur la troisième chose, ou bien il dit : « Mais je l’ai oubliée. » Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne
- Sahih Muslim, n°4233
Rapporté par Sa’id b. Jubair d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Il a dit : « Le jeudi, et que dire du jeudi ? » Puis les larmes coulèrent sur ses joues, comme des perles. Le narrateur rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Apportez-moi une omoplate et un encrier (ou une tablette et un encrier), afin que je vous écrive un document grâce auquel vous ne vous égarerez jamais. » Certains dirent : « Le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) a perdu connaissance. »
- Sahih Muslim, n°4234
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ était sur le point de quitter ce monde, il y avait des personnes autour de lui dans sa maison, dont Omar b. al-Khattab رضي الله عنه. Le Prophète ﷺ a dit : « Venez, que je vous écrive un document après lequel vous ne vous égarerez plus. » Omar رضي الله عنه répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ souffre beaucoup. Vous avez le Coran avec vous. Le Livre d’Allah nous suffit. » Les personnes présentes se sont alors divisées : certains disaient : « Apportez-lui de quoi écrire, afin que le Messager d’Allah ﷺ rédige un document pour vous, et vous ne vous égarerez plus après lui », et d’autres disaient ce qu’Omar رضي الله عنه avait dit. Quand ils commencèrent à discuter et à se disputer devant le Messager d’Allah ﷺ, il leur dit : « Levez-vous et partez. » ‘Ubaidullah rapporte qu’Ibn Abbas رضي الله عنه disait : « Quelle grande perte, vraiment une grande perte, car à cause de leur dispute et de leur bruit, le Messager d’Allah ﷺ n’a pas pu écrire (ou dicter) ce document pour eux. »
- Sahih Muslim, n°4235
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Sa’d b. Ubada رضي الله عنه demanda au Messager d’Allah ﷺ un jugement concernant un vœu que sa mère avait fait avant de mourir sans pouvoir l’accomplir. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Accomplis-le à sa place. »
- Sahih Muslim, n°4418
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Omar ibn Khattab رضي الله عنه monta sur la chaire du Messager d’Allah ﷺ et dit : « En vérité, Allah a envoyé Muhammad ﷺ avec la vérité et Il a fait descendre le Livre sur lui, et le verset de la lapidation faisait partie de ce qui lui a été révélé. Nous l’avons récité, mémorisé et compris. Le Messager d’Allah ﷺ a appliqué la peine de lapidation à mort (pour l’homme et la femme mariés qui commettent l’adultère), et après lui, nous l’avons aussi appliquée. J’ai peur qu’avec le temps, les gens l’oublient et disent : “Nous ne trouvons pas la peine de lapidation dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant ce devoir prescrit par Allah. La lapidation est une obligation dans le Livre d’Allah pour les hommes et femmes mariés qui commettent l’adultère, lorsque la preuve est établie, ou en cas de grossesse, ou d’aveu. »
- Sahih Muslim, n°4427
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ demanda à Ma’iz ibn Malik : « Est-ce vrai ce que j’ai entendu à ton sujet ? » Il répondit : « Qu’as-tu entendu à mon sujet ? » Le Prophète ﷺ dit : « J’ai entendu dire que tu as commis l’adultère avec la servante d’untel. » Il répondit : « Oui. » Il témoigna alors quatre fois. Le Prophète ﷺ prononça le jugement et il fut lapidé à mort
- Sahih Muslim, n°4470
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si les gens recevaient ce qu’ils réclament, ils réclameraient la vie et les biens des autres. Mais c’est au défendeur de prêter serment. »
- Sahih Muslim, n°4471
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé sur la base du serment du défendeur
- Sahih Muslim, n°4472
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé sur la base d’un serment et d’un témoin (du plaignant)
- Sahih Muslim, n°4577
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
- Sahih Muslim, n°4581
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Fatima et Abbas sont allés voir Abu Bakr pour demander le transfert de l’héritage du Messager d’Allah ﷺ. À ce moment-là, ils réclamaient ses terres à Fadak et sa part à Khaybar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ... » Puis il a rapporté un hadith au sens proche de celui transmis par Uqail d’après al-Zuhri (mentionné plus haut), sauf que dans sa version, il est dit : Ali s’est levé, a loué les mérites d’Abu Bakr, rappelé sa supériorité et sa précocité dans l’islam. Puis il s’est avancé vers Abu Bakr et lui a prêté allégeance. À ce moment, les gens se sont tournés vers Ali et ont dit : « Tu as bien agi. » Et ils sont devenus favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
- Sahih Muslim, n°4582
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها, épouse du Prophète ﷺ : Après la mort du Messager d’Allah ﷺ, Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a demandé à Abu Bakr de lui donner sa part des biens que le Messager d’Allah ﷺ avait laissés parmi les propriétés qu’Allah lui avait accordées. Abu Bakr lui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est une aumône.” » Le rapporteur dit : Elle (Fatima) a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ et elle réclamait à Abu Bakr sa part de l’héritage du Messager d’Allah ﷺ à Khaybar, Fadak et de ses biens de charité à Médine. Abu Bakr refusa de lui donner cela et dit : « Je ne vais rien changer à ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. J’ai peur que si je vais à l’encontre de ses instructions, je m’égare. » Quant aux biens de charité à Médine, Omar les a confiés à Ali et Abbas, mais Ali en a pris la gestion exclusive. Pour Khaybar et Fadak, Omar les a gardés avec lui, disant : « Ce sont les biens de charité du Messager d’Allah ﷺ pour la communauté. » Leurs revenus servaient à couvrir les besoins urgents du Prophète ﷺ. Leur gestion revenait à celui qui dirigeait les affaires de l’État islamique. Le rapporteur ajoute : Ils sont gérés ainsi jusqu’à aujourd’hui
- Sahih Muslim, n°4588
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Le jour de la bataille de Badr, le Messager d’Allah ﷺ regarda les mécréants : ils étaient mille, alors que ses compagnons n’étaient que trois cent dix-neuf. Le Prophète ﷺ se tourna alors vers la Qibla, leva les mains et invoqua son Seigneur : « Ô Allah, accomplis ce que Tu m’as promis. Ô Allah, réalise ce que Tu m’as promis. Ô Allah, si ce petit groupe de musulmans est anéanti, Tu ne seras plus adoré sur cette terre. » Il continua à supplier son Seigneur, les mains levées vers la Qibla, jusqu’à ce que son manteau tombe de ses épaules. Abou Bakr vint alors, ramassa le manteau et le remit sur les épaules du Prophète ﷺ, puis l’enlaça par derrière et dit : « Ô Prophète d’Allah, cette prière que tu adresses à ton Seigneur te suffit, Il accomplira ce qu’Il t’a promis. » Alors Allah, le Glorieux et le Très-Haut, révéla ce verset : « Lorsque vous imploriez votre Seigneur, Il vous a exaucés : “Je vais vous aider avec mille anges qui se succéderont.” » Ainsi, Allah l’a aidé avec des anges. Abou Zoumaïl rapporte qu’Ibn Abbas رضي الله عنه lui raconta : Ce jour-là, un musulman poursuivait un mécréant qui courait devant lui, quand il entendit au-dessus de lui le sifflement d’un fouet et la voix d’un cavalier disant : « Avance, Haïzoum ! » Il vit alors le polythéiste tomber sur le dos. En s’approchant, il remarqua une marque sur son nez et son visage était comme lacéré par un coup de fouet, devenu vert à cause du poison. Un Ansar raconta cela au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Tu as dit vrai. C’est une aide venue du troisième ciel. » Ce jour-là, les musulmans tuèrent soixante-dix ennemis et en capturèrent soixante-dix. Le Messager d’Allah ﷺ demanda à Abou Bakr et Omar رضي الله عنهما : « Quel est votre avis concernant ces prisonniers ? » Abou Bakr répondit : « Ce sont nos proches. Je pense qu’il faudrait les relâcher contre une rançon, cela nous renforcera face aux mécréants. Peut-être qu’Allah les guidera vers l’islam. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « Et toi, Ibn al-Khattab, qu’en penses-tu ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, je ne partage pas l’avis d’Abou Bakr. Je pense que tu devrais nous les confier pour que nous leur tranchions la tête. Confie Aqil à Ali pour qu’il lui tranche la tête, et tel parent à moi pour que je lui tranche la tête. Ce sont les chefs des mécréants et leurs anciens combattants. » Le Messager d’Allah ﷺ approuva l’avis d’Abou Bakr et non le mien. Le lendemain, je trouvai le Messager d’Allah ﷺ et Abou Bakr assis en train de pleurer. Je demandai : « Ô Messager d’Allah, pourquoi pleures-tu, toi et ton compagnon ? Dis-le-moi, je pleurerai aussi, ou du moins je ferai semblant de pleurer par solidarité. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Je pleure pour ce qui est arrivé à tes compagnons à cause de la rançon prise sur les prisonniers. J’ai vu le châtiment auquel ils étaient exposés, il m’a été montré aussi près que cet arbre. » (Il montra un arbre proche de lui.) Puis Allah révéla le verset : « Il n’appartient pas à un prophète de faire des prisonniers tant que la force des mécréants n’a pas été écrasée… » jusqu’à la fin du verset : « Mangez donc des butins de guerre, ils sont licites et purs. » Ainsi, Allah a rendu le butin licite pour eux
- Sahih Muslim, n°4607
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه, qui a appris ce récit directement d’Abu Sufyan : Ce dernier dit : Je suis parti pour un voyage commercial pendant la période de trêve entre moi et le Messager d’Allah ﷺ. Alors que j’étais en Syrie, la lettre du Messager d’Allah ﷺ fut remise à Hiraql (César), l’empereur de Rome, qui était en visite à Jérusalem à ce moment-là. La lettre avait été apportée par Dihya al-Kalbi, qui l’avait remise au gouverneur de Busra, lequel l’avait transmise à Hiraql. (En recevant la lettre), il demanda : « Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ? » On répondit : « Oui. » J’ai donc été appelé avec quelques autres Qurayshites. Nous avons été introduits devant Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda : « Lequel d’entre vous a le lien de parenté le plus proche avec l’homme qui prétend être prophète ? » Abu Sufyan dit : « Moi. » On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il appela alors son interprète et lui dit : « Dis-leur que je vais interroger cet homme (Abu Sufyan) au sujet de celui qui prétend être prophète. S’il ment, démentez-le. » Abu Sufyan raconta : « Par Allah, si je n’avais pas eu peur d’être accusé de mensonge, j’aurais menti. » Hiraql demanda alors à son interprète : « Interroge-le sur sa lignée. » Je répondis : « Il a une bonne lignée parmi nous. » Il demanda : « Y a-t-il eu un roi parmi ses ancêtres ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « L’accusiez-vous de mensonge avant sa prophétie ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Qui sont ses partisans, des gens de haut rang ou de rang modeste ? » Je répondis : « Ce sont plutôt des gens modestes. » Il demanda : « Leur nombre augmente-t-il ou diminue-t-il ? » Je répondis : « Ils augmentent. » Il demanda : « Quelqu’un abandonne-t-il sa religion, mécontent, après l’avoir embrassée ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Avez-vous été en guerre contre lui ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Comment cela s’est-il passé ? » Je répondis : « La guerre entre nous et lui a été tantôt à notre avantage, tantôt au sien. » Il demanda : « A-t-il déjà rompu un pacte ? » Je répondis : « Non, mais nous avons récemment conclu une trêve avec lui et nous ne savons pas ce qu’il en fera. » (Abu Sufyan jure qu’il n’a rien ajouté de plus à ce dialogue.) Il demanda : « Quelqu’un avait-il proclamé la prophétie avant lui ? » Je répondis : « Non. » Hiraql dit alors à son interprète : « Dis-lui, je lui ai demandé sa lignée et il a répondu qu’elle était la meilleure. C’est le cas des prophètes : ils sont issus des plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé s’il y avait eu un roi parmi ses ancêtres : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il réclamait un royaume ancestral. Je t’ai demandé qui étaient ses partisans : des gens modestes. Ainsi sont les partisans des prophètes. Je t’ai demandé si tu l’accusais de mensonge avant sa prophétie : non. Donc, s’il ne mentait pas aux gens, il ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un abandonnait sa religion après l’avoir embrassée : non. La foi, quand elle pénètre le cœur, y reste. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient : oui. Ainsi va la foi jusqu’à son accomplissement. Je t’ai demandé si vous aviez été en guerre : oui, et la victoire a été partagée. Ainsi les prophètes sont éprouvés avant la victoire finale. Je t’ai demandé s’il avait rompu un pacte : non. Les prophètes ne rompent jamais leurs engagements. Je t’ai demandé si quelqu’un avant lui avait proclamé la même chose : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il suivait une tradition antérieure. » Il demanda : « Que vous ordonne-t-il ? » Je répondis : « Il nous ordonne la prière, la zakat, le respect des liens familiaux et la chasteté. » Il dit : « Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète. Je savais qu’il devait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si je savais que je pourrais le rejoindre, j’aimerais le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je lui laverais les pieds par respect. Sa domination s’étendra sûrement jusqu’ici. » Il fit alors apporter la lettre du Messager d’Allah ﷺ et la lut : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, l’empereur des Romains. Paix à celui qui suit la guidée. Après cela, je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras en sécurité. Accepte l’islam, Allah te donnera une double récompense. Mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets. Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions pas certains d’entre nous comme seigneurs en dehors d’Allah. S’ils se détournent, dites : “Nous témoignons que nous sommes musulmans.” » [III, 64] Quand il eut fini la lecture, il y eut du tumulte autour de lui et il nous ordonna de sortir. En sortant, je dis à mes compagnons : « Ibn Abu Kabsha (nom ironique pour le Prophète ﷺ) a acquis un grand pouvoir : même le roi des Romains le craint. » J’ai continué à croire que l’autorité du Messager d’Allah ﷺ triompherait, jusqu’à ce qu’Allah m’accorde la foi
- Sahih Muslim, n°4612
Rapporté par Abbas رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de Hunayn. Moi et Abd Soufyan ibn Harith ibn Abd al-Muttalib sommes restés proches du Messager d’Allah ﷺ, sans nous éloigner de lui. Le Messager d’Allah ﷺ était monté sur sa mule blanche, offerte par Farwa ibn Noufitha al-Judhami. Quand les musulmans rencontrèrent les mécréants, ils prirent la fuite, mais le Messager d’Allah ﷺ poussa sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d’Allah ﷺ pour l’empêcher d’avancer trop vite, et Abou Soufyan tenait l’étrier. Le Prophète ﷺ dit : « Abbas, appelle les gens de Samura. » Abbas, qui avait une voix forte, cria de toutes ses forces : « Où sont les gens de Samura ? » (Abbas dit : ) Par Allah, dès qu’ils ont entendu ma voix, ils sont revenus vers nous comme des vaches rejoignent leurs veaux, en disant : « Nous sommes là, nous sommes là ! » Abbas dit : Ils se mirent à combattre les mécréants. Puis on appela les Ansar : « Ô groupe des Ansar ! Ô groupe des Ansar ! » Les Banu al-Harith ibn al-Khazraj furent les derniers à être appelés : « Ô Banu al-Harith ibn al-Khazraj ! Ô Banu al-Harith ibn al-Khazraj ! » Le Messager d’Allah ﷺ, toujours sur sa mule, observait leur combat, le cou tendu en avant, et dit : « C’est maintenant que la bataille est la plus intense. » Puis le Messager d’Allah ﷺ prit des petits cailloux et les jeta au visage des mécréants. Ensuite, il dit : « Par le Seigneur de Muhammad, les mécréants sont vaincus. » Abbas dit : Je fis le tour et vis que la bataille était toujours dans le même état. Par Allah, cela resta ainsi jusqu’à ce qu’il jette les cailloux. Je continuai à observer jusqu’à ce que je vis que leurs forces étaient épuisées et qu’ils commencèrent à battre en retraite
- Sahih Muslim, n°4614
Rapporté par ‘Abbas رضي الله عنه : J’étais avec l’Envoyé d’Allah ﷺ le jour de Hunayn. Le reste du hadith est identique, mais la version transmise par Younous et Ma’mar est plus détaillée et complète
- Sahih Muslim, n°4684
Rapporté par Yazid ibn Hurmuz : Najda écrivit à Ibn Abbas pour lui poser cinq questions. Ibn Abbas dit : « Si je n’avais pas eu peur de commettre un péché en cachant la connaissance, je ne lui aurais pas répondu. » Najda lui écrivit, après avoir loué Allah et invoqué des bénédictions sur le Prophète ﷺ : « Dis-moi si le Messager d’Allah ﷺ emmenait des femmes avec lui au jihad ; si oui, leur attribuait-il une part régulière du butin ; tuait-il les enfants ennemis pendant la guerre ; jusqu’à quand un orphelin est-il considéré comme tel ; et à qui revient le khums (le cinquième du butin) ? » Ibn Abbas lui répondit : « Tu m’as demandé si le Messager d’Allah ﷺ emmenait des femmes au jihad. Il les emmenait au combat, et parfois il combattait avec elles. Elles soignaient les blessés et recevaient une récompense du butin, mais il ne leur attribuait pas de part fixe. Le Messager d’Allah ﷺ ne tuait pas les enfants ennemis, donc tu ne dois pas les tuer. Tu m’as aussi demandé quand finit l’orphelinat d’un orphelin. Par Allah, si un homme a de la barbe mais qu’il ne peut pas encore réclamer ses droits ou remplir ses devoirs, il reste orphelin ; mais quand il peut gérer ses affaires comme les adultes, il ne l’est plus. Tu m’as aussi interrogé sur le khums et à qui il est destiné. Nous, les proches du Messager d’Allah ﷺ, pensions qu’il nous revenait, mais les Banu Umayya nous l’ont refusé. »
- Sahih Muslim, n°4685
Rapporté par Yazid ibn Hurmuz : Ce récit a été rapporté par la même autorité (Yazid ibn Hurmuz) par une autre chaîne, avec une différence concernant l’un des points soulevés par Najda dans sa lettre à Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ n’avait pas l’habitude de tuer les enfants, donc tu ne dois pas les tuer, sauf si tu savais ce que Khadir savait à propos de l’enfant qu’il a tué, ou si tu pouvais distinguer un enfant qui deviendra croyant d’un enfant qui deviendra non-croyant, afin de ne tuer que le futur non-croyant et d’épargner le futur croyant
- Sahih Muslim, n°4686
Rapporté par Yazid ibn Hurmuz : Najda ibn Amir al-Haruri écrivit à Ibn Abbas pour lui demander si l’esclave et la femme recevaient une part du butin s’ils participaient au jihad ; s’il était permis de tuer les enfants ennemis pendant la guerre ; à partir de quand cesse-t-on d’être orphelin ; et qui sont les proches du Prophète ﷺ. Il dit à Yazid : « Écris-lui. (Si je ne craignais pas qu’il tombe dans l’erreur, je ne lui aurais pas répondu.) Écris : Tu m’as demandé si la femme et l’esclave reçoivent une part du butin s’ils participent au jihad. Sache qu’ils n’ont rien de ce genre, sauf qu’on leur donne une récompense. Tu m’as aussi demandé s’il est permis de tuer les enfants ennemis pendant la guerre. Sache que le Messager d’Allah ﷺ ne les tuait pas, et tu ne dois pas les tuer, sauf si tu savais ce que le compagnon de Moïse (Khadir) savait à propos du garçon qu’il a tué. Tu m’as aussi demandé à partir de quand on ne considère plus quelqu’un comme orphelin. Sache que ce terme ne s’applique plus à lui que lorsqu’il atteint la maturité physique et mentale. Enfin, tu m’as demandé qui sont les proches du Prophète ﷺ. Nous pensons que c’est nous, mais notre peuple nous a refusé ce droit et ses privilèges. »
- Sahih Muslim, n°4688
Rapporté par Yazid ibn Hurmuz : Najda écrivit à Ibn Abbas. J’étais assis auprès de lui lorsqu’il lut la lettre et rédigea la réponse. Ibn Abbas dit : « Si ce n’était pas pour l’empêcher de tomber dans l’égarement, je ne lui aurais pas répondu. Qu’Allah ne lui accorde jamais la joie. » Il lui répondit au sujet de la part des proches du Prophète ﷺ dans le butin, ceux qu’Allah a mentionnés. « Nous pensions être les proches du Messager d’Allah ﷺ, mais notre peuple a refusé de nous reconnaître ainsi. Tu as demandé à partir de quand cesse l’orphelinat. Quand l’orphelin atteint l’âge du mariage, la maturité mentale, et que ses biens lui sont rendus, il n’est plus orphelin. Tu as demandé si le Messager d’Allah ﷺ tuait les enfants des polythéistes pendant la guerre. Sache qu’il ne l’a jamais fait, et toi non plus, sauf si tu savais à leur sujet ce que Khadir savait du garçon qu’il a tué. Tu as aussi demandé s’il y a une part fixe du butin pour les femmes et les esclaves quand ils participent à la bataille. Sache qu’il n’y a pas de part fixe pour eux, mais ils reçoivent une récompense tirée du butin. »
- Sahih Muslim, n°4746
Rapporté par Ibn Juraij : Le verset coranique : « Ô vous qui croyez, obéissez à Allah, à Son Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité » (IV, 59) a été révélé à propos de ‘Abdullah ibn Hudhafa ibn Qais ibn Adi al-Sahmi, que le Prophète ﷺ avait envoyé comme chef d’une expédition militaire. Le narrateur dit que cette information lui a été transmise par Ya’la ibn Muslim, qui la tenait de Sa’id ibn Jubair, qui lui-même l’avait reçue d’Ibn Abbas
- Sahih Muslim, n°4790
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui trouve chez son Amir quelque chose qu’il n’aime pas doit patienter, car celui qui se sépare du groupe principal des musulmans, ne serait-ce que de la largeur d’une main, et meurt dans cet état, meurt comme à l’époque de l’ignorance. »
- Sahih Muslim, n°4791
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui n’aime pas une chose faite par son Amir doit patienter, car quiconque se retire de l’obéissance au gouvernement, ne serait-ce que de la largeur d’une main, et meurt dans cette condition, meurt comme à l’époque de l’ignorance. »
- Sahih Muslim, n°4829
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de la conquête de La Mecque : « Il n’y a plus de Hijra maintenant, mais il y a le Jihad (lutter pour la cause de l’Islam) et la sincérité d’intention (qui ont une grande récompense). Lorsque l’on vous demande de partir (pour une expédition dans la voie d’Allah), partez. »
- Sahih Muslim, n°4994
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de manger la chair de toutes les bêtes de proie qui ont des crocs, ainsi que celle de tous les oiseaux qui ont des griffes. »
- Sahih Muslim, n°4996
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de manger la chair de toutes les bêtes de proie qui ont des crocs, ainsi que celle de tous les oiseaux qui ont des griffes. »
- Sahih Muslim, n°4997
Ce hadith a été rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه selon une chaîne différente de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5017
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Je ne sais pas si le Messager d’Allah ﷺ a interdit (la consommation de l’âne domestique) parce qu’ils étaient les bêtes de somme des gens, et qu’il n’aimait pas qu’on détruise leurs bêtes de somme (par souci d’utilité), ou s’il a interdit la consommation de la viande d’âne domestique (non pas par précaution mais comme une règle de la loi islamique) le jour de Khaybar
- Sahih Muslim, n°5034
Rapporté par Abdullah b. 'Abbas رضي الله عنه : Khalid b. Walid et moi sommes allés dans la maison de Maymouna avec le Messager d’Allah ﷺ, et on lui a présenté un lézard rôti. Le Messager d’Allah ﷺ a tendu la main vers lui, puis certaines femmes présentes dans la maison de Maymouna ont dit : « Informe le Messager d’Allah ﷺ de ce qu’il s’apprête à manger. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, est-ce interdit ? » Il a répondu : « Non. Ce n’est pas un aliment que l’on trouve dans le pays de mon peuple, et je n’ai pas d’appétit pour cela. » Khalid a dit : « J’en ai alors mâché et mangé, tandis que le Messager d’Allah ﷺ me regardait. »
- Sahih Muslim, n°5035
Rapporté par Abdullah b. 'Abbas رضي الله عنه : Khalid b. Walid, surnommé l’Épée d’Allah, m’a informé qu’il avait rendu visite à Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, en compagnie du Prophète ﷺ. Elle était la sœur de sa mère (celle de Khalid) et aussi celle d’Ibn 'Abbas. Il a trouvé chez elle un lézard rôti que sa sœur Hufaida, fille d’al-Harith, avait apporté de Najd, et elle l’a offert au Messager d’Allah ﷺ. Il était rare qu’on présente un aliment au Prophète ﷺ sans qu’il soit nommé. Alors que le Messager d’Allah ﷺ allait tendre la main vers le lézard, une femme présente l’a informé de ce qu’on lui avait présenté. Elles ont dit : « Ô Messager d’Allah, c’est un lézard. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. Khalid b. Walid a demandé : « Ô Messager d’Allah, est-ce que le lézard est interdit ? » Il a répondu : « Non, mais ce n’est pas un aliment que l’on trouve dans le pays de mon peuple, et je n’ai pas d’appétit pour cela. » Khalid a dit : « J’en ai alors mâché et mangé, et le Messager d’Allah ﷺ me regardait sans m’en empêcher. »
- Sahih Muslim, n°5037
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Alors que nous étions dans la maison de Maymouna, on a apporté au Messager d’Allah ﷺ deux lézards rôtis. Ici, il n’est pas mentionné qu’al-‘Asamm rapporte de Maymouna
- Sahih Muslim, n°5038
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On a apporté au Messager d’Allah ﷺ de la viande de lézard alors que Khalid b. Walid était aussi présent. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°5039
Rapporté par Sa'id b. Jubair رضي الله عنه : Il a entendu Ibn 'Abbas dire : Ma tante maternelle Umm Hufaid a offert au Messager d’Allah ﷺ du beurre clarifié, du fromage et des lézards. Il a mangé du beurre et du fromage, mais il a laissé le lézard, car il n’en avait pas envie. Mais le lézard a été mangé à la table du Messager d’Allah ﷺ. S’il avait été interdit, il n’aurait pas été mangé à sa table
- Sahih Muslim, n°5040
Rapporté par Yazid b. al-Asamm : Un jeune marié de Médine nous a invités à un repas de noces, et il nous a servi treize lézards. Certains en ont mangé, d’autres s’en sont abstenus. J’ai rencontré Ibn 'Abbas le lendemain et je l’en ai informé devant plusieurs personnes. Certains ont dit que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Je n’en mange pas, mais je ne l’interdis pas non plus, ni ne le déclare illicite. » Ibn 'Abbas a alors dit : « C’est regrettable ce que tu dis ! Le Messager d’Allah ﷺ n’a été envoyé que pour déclarer clairement ce qui est licite et illicite. Un jour, nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ chez Maymouna, et il y avait avec lui al-Fadl b. 'Abbas, Khalid b. Walid et quelques femmes. On lui a présenté un plateau de nourriture contenant de la viande. Alors que le Messager d’Allah ﷺ allait en manger, Maymouna a dit : “C’est de la viande de lézard.” Il a retiré sa main en disant : “C’est une viande que je ne mange jamais ; mais vous pouvez en manger.” Al-Fadl en a mangé, ainsi que Khalid b. Walid et les femmes. Maymouna a dit : “Je ne mange que ce que mange le Messager d’Allah ﷺ.” »
- Sahih Muslim, n°5059
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne prenez rien de vivant comme cible. »
- Sahih Muslim, n°5162
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de mélanger des dattes et des raisins, ainsi que des dattes pas mûres et des dattes mûres pour préparer le Nabidh. Il a aussi écrit aux gens de Jurash (au Yémen) pour leur interdire de préparer un mélange de dattes et de raisins
- Sahih Muslim, n°5178
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Un groupe de la tribu ‘Abd al-Qais est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ leur a dit : « Je vous interdis de préparer le nabidh dans des calebasses, des cruches enduites de poix, des troncs évidés et des outres (destinées à conserver du vin). » Dans le hadith rapporté par Hammad, le mot « calebasse » a été utilisé à la place de « outre »
- Sahih Muslim, n°5179
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans des calebasses, des cruches enduites de poix, des jarres vernies et des troncs évidés
- Sahih Muslim, n°5180
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans des calebasses, des jarres vernies, des troncs évidés et de mélanger des dattes mûres avec des dattes presque mûres
- Sahih Muslim, n°5181
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans des calebasses, des troncs évidés et des jarres vernies
- Sahih Muslim, n°5186
Rapporté par Saïd b. Jubair : J’atteste qu’Ibn ‘Umar et Ibn Abbas رضي الله عنهما ont témoigné que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans des calebasses, des récipients enduits de poix et des troncs évidés
- Sahih Muslim, n°5187
Rapporté par Saïd b. Jubair : J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه au sujet de la préparation du nabidh dans une cruche verte (enduite de poix). Il a répondu que le Messager d’Allah ﷺ avait interdit de préparer le nabidh dans une cruche verte (enduite de poix). Je suis alors allé voir Ibn Abbas رضي الله عنه et je lui ai dit : As-tu entendu ce qu’a dit Ibn ‘Umar ? Il a répondu : Qu’a-t-il dit ? J’ai dit : Il a affirmé que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans une cruche verte (enduite de poix). Il a répondu : Ibn ‘Umar a dit la vérité. Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans une cruche verte (enduite de poix). J’ai demandé : Qu’est-ce que le nabidh d’une cruche ? Il a répondu : Tout ce qui est préparé dans une cruche en terre
- Sahih Muslim, n°5226
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On préparait du nabidh pour le Messager d’Allah ﷺ en début de nuit, et il en buvait le matin, la nuit suivante, le jour suivant, puis la nuit d’après jusqu’à l’après-midi. S’il en restait, il le donnait à son serviteur ou ordonnait de le jeter
- Sahih Muslim, n°5227
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On préparait du nabidh pour le Messager d’Allah ﷺ dans une outre. Shu’ba a précisé : c’était la nuit du lundi. Il en buvait le lundi et le mardi jusqu’à l’après-midi. S’il en restait, il le donnait à son serviteur ou le jetait
- Sahih Muslim, n°5228
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On faisait tremper des raisins dans l’eau pour le Messager d’Allah ﷺ, et il en buvait ce jour-là, le lendemain et le surlendemain jusqu’au soir du troisième jour. Ensuite, il ordonnait qu’on le boive (par d’autres) ou qu’on le jette
- Sahih Muslim, n°5229
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On préparait du nabidh à base de raisins pour le Messager d’Allah ﷺ dans une outre. Il en buvait ce jour-là, le lendemain et le surlendemain. Le soir du troisième jour, il en buvait, en donnait à ses Compagnons, et s’il en restait, il le jetait
- Sahih Muslim, n°5230
Rapporté par Yahya Abu 'Umar al-Nakhai : Des gens ont interrogé Ibn 'Abbas رضي الله عنه sur la vente et le commerce du vin. Il leur demanda : « Êtes-vous musulmans ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit alors : « Sa vente, son achat et son commerce ne sont pas permis. » Ils l’interrogèrent ensuite sur le nabidh. Il répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ est parti en voyage, puis il est revenu. Certains de ses Compagnons lui préparèrent du nabidh dans une cruche verte, un tronc creux et une courge. Il ordonna de tout jeter, ce qui fut fait. Ensuite, il leur demanda de le préparer dans une outre. On y fit tremper des raisins dans l’eau pendant la nuit. Le matin, il en but, ainsi que ce jour-là, la nuit suivante et le lendemain jusqu’au soir. Il en but et en fit boire d’autres. Le matin du troisième jour, il ordonna de jeter ce qu’il en restait. »
- Sahih Muslim, n°5280
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’ai servi de l’eau de Zamzam au Messager d’Allah ﷺ, et il l’a bue en étant debout
- Sahih Muslim, n°5281
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a bu de l’eau de Zamzam dans un seau alors qu’il était debout
- Sahih Muslim, n°5282
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a bu de l’eau de Zamzam alors qu’il était debout
- Sahih Muslim, n°5283
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’ai servi de l’eau de Zamzam au Messager d’Allah ﷺ, et il l’a bue en étant debout, alors qu’il se trouvait près de la Maison (la Ka’ba)
- Sahih Muslim, n°5294
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous mange, qu’il n’essuie pas sa main avant de l’avoir léchée ou de l’avoir fait lécher. »
- Sahih Muslim, n°5295
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous mange, qu’il n’essuie pas sa main avant de l’avoir léchée ou de l’avoir fait lécher. »
- Sahih Muslim, n°5472
Rapporté par Abdullah ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une personne portant une bague en or à la main. Il l’a retirée et l’a jetée en disant : « L’un de vous veut-il une braise de l’Enfer et la met sur sa main ? » Après le départ du Messager d’Allah ﷺ, on a dit à cette personne : « Prends ta bague en or et profites-en. » Il a répondu : « Non, par Allah, je ne la prendrai jamais puisque le Messager d’Allah ﷺ l’a jetée. »
- Sahih Muslim, n°5553
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a vu un âne qui avait été marqué au fer sur le visage. Il a désapprouvé cela et a dit : « Par Allah, je ne marque les animaux qu’à un endroit éloigné du visage. » Il a ensuite ordonné de marquer son âne sur la croupe, et il a été le premier à le faire ainsi
- Sahih Muslim, n°5606
Rapporté par Ibn Abbas : Le prénom de Juwairiya (l’épouse du Prophète ﷺ) était Barra (Vertueuse). Le Messager d’Allah ﷺ a changé son prénom en Juwairiya et a dit : « Je n’aime pas qu’on dise : “Il est sorti de chez Barra (Vertueuse).” » Le hadith transmis par Ibn Abi ‘Umar est légèrement différent
- Sahih Muslim, n°5702
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’influence du mauvais œil est réelle ; si quelque chose pouvait devancer le destin, ce serait le mauvais œil. Et si l’on vous demande de vous laver (comme remède) contre le mauvais œil, alors lavez-vous. »
- Sahih Muslim, n°5749
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait faire une saignée, a payé celui qui la lui a faite, et il a mis le médicament dans sa narine
- Sahih Muslim, n°5761
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous voulions donner un médicament au Messager d’Allah ﷺ pendant sa maladie, mais il a fait un geste de la main pour montrer qu’il ne voulait pas qu’on lui donne de force. Nous avons dit : « C’est peut-être parce que les malades n’aiment pas les médicaments. » Quand il a repris connaissance, il a dit : « On doit donner le médicament dans la bouche de chacun de vous, sauf Ibn ‘Abbas, car il n’était pas présent avec vous. »
- Sahih Muslim, n°5784
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Abbas : Omar b. Khattab partit pour la Syrie. Lorsqu’il arriva à Sargh (une ville près du Hijaz sur la route de la Syrie), le commandant des troupes, Abu Ubaida b. Jandb, et ses compagnons vinrent à sa rencontre. Ils l’informèrent qu’une épidémie avait éclaté en Syrie. Ibn ‘Abbas rapporte qu’Omar dit : « Faites venir les premiers émigrants. » Je les ai donc appelés. Il demanda leur avis, et ils lui dirent que l’épidémie avait éclaté en Syrie. Les avis étaient partagés : certains disaient : « Tu es sorti pour une mission, donc nous ne te conseillons pas de revenir », tandis que d’autres disaient : « Tu es accompagné des meilleurs hommes et des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, nous ne te conseillons donc pas d’aller vers ce fléau et de les exposer au danger. » Omar dit : « Vous pouvez partir. » Puis il dit : « Faites venir les Ansar. » Je les ai appelés, il les consulta, et ils suivirent la même démarche que les Muhajirin, avec des avis partagés. Il dit : « Vous pouvez partir. » Il dit encore : « Faites venir les anciens de Quraysh qui ont émigré avant la Conquête (de La Mecque). » Je les ai appelés, il les consulta, et cette fois, il n’y eut pas de divergence : ils dirent : « Notre avis est que tu devrais revenir avec les gens et ne pas les exposer à ce fléau. » Omar annonça alors : « Demain matin, je ferai demi-tour. » Ils se mirent donc en route le matin, et Abu ‘Ubaida b. Jarrah dit : « Fuis-tu le décret d’Allah ? » Omar répondit : « Si cela venait de quelqu’un d’autre que toi ! » Il n’aimait pas qu’on s’oppose à sa décision et dit : « Oui, nous fuyons le décret d’Allah vers le décret d’Allah. Réfléchis : si tu as des chameaux et que tu arrives dans une vallée avec deux côtés, l’un verdoyant et l’autre aride, n’agiras-tu pas selon le décret d’Allah en les faisant paître dans l’herbe verte ? Et si tu les fais paître dans la terre aride, ce sera aussi selon le décret d’Allah. » À ce moment, ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf arriva, car il était absent pour une affaire. Il dit : « Je sais quelque chose à ce sujet : j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si vous entendez parler de la présence de la peste dans un pays, n’y entrez pas, mais si elle se propage dans le pays où vous êtes, ne fuyez pas.” » Omar b. Khattab loua alors Allah et fit demi-tour
- Sahih Muslim, n°5819
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : « Un homme des Ansar, compagnon du Messager d’Allah ﷺ, m’a raconté : Alors que nous étions assis la nuit avec le Messager d’Allah ﷺ, une étoile filante a illuminé le ciel. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Que disiez-vous à l’époque préislamique quand vous voyiez cela ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux, mais nous disions qu’un grand homme venait de naître ou de mourir cette nuit-là. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ces étoiles filantes ne sont pas lancées à la mort ou à la naissance de quelqu’un. Allah, le Très-Haut, donne un ordre quand Il décide de faire quelque chose. Ensuite, les Anges qui portent le Trône Le glorifient, puis ceux qui sont proches d’eux dans le ciel font de même, jusqu’à ce que cette glorification atteigne ceux qui sont dans le ciel le plus bas. Ceux qui sont proches du Trône demandent alors aux porteurs du Trône : “Qu’a dit votre Seigneur ?” Ils leur rapportent ce qu’Il a dit. Ensuite, les habitants du ciel cherchent à savoir, jusqu’à ce que l’information atteigne le ciel du monde. Dans ce processus, le djinn attrape ce qu’il parvient à entendre et le transmet à ses amis. Quand les Anges voient le djinn, ils le frappent avec des étoiles filantes. S’ils ne rapportent que ce qu’ils ont entendu, c’est correct, mais ils y ajoutent des mensonges et des inventions. » »
- Sahih Muslim, n°5928
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه ou par Abu Huraira رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu en rêve cette nuit un voile d’où coulaient du beurre et du miel, et j’ai vu des gens qui les recueillaient dans leurs mains, certains en prenant plus, d’autres moins. J’ai aussi vu une corde reliant la terre au ciel, et je t’ai vu t’y accrocher et monter vers le ciel, puis un autre après toi, puis encore un autre, mais la corde s’est rompue avant d’être réparée pour lui, et il est aussi monté. » Abu Bakr رضي الله عنه dit : « Ô Messager d’Allah, que mon père soit sacrifié pour toi, par Allah, permets-moi d’en donner l’interprétation. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Vas-y, interprète-le. » Abu Bakr رضي الله عنه dit : « Le voile représente l’Islam, et ce qui en coule, le beurre et le miel, c’est le Coran, avec sa douceur et sa facilité, et ce que les gens en recueillent représente la part importante ou petite qu’ils en retiennent. Quant à la corde qui relie le ciel à la terre, c’est la Vérité par laquelle tu t’es tenu dans cette vie et par laquelle Allah t’élèvera au Paradis. Après toi, un autre s’y accrochera et montera, puis un autre, puis encore un autre ; la corde se rompra, puis sera réparée pour lui, et il montera aussi. Ô Messager d’Allah, que mon père soit sacrifié pour toi, dis-moi si j’ai bien interprété ou si je me suis trompé. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Tu as bien interprété une partie, mais tu t’es trompé sur une autre. » Abu Bakr رضي الله عنه demanda : « Par Allah, dis-moi où je me suis trompé. » Le Prophète ﷺ répondit : « Ne jure pas. »
- Sahih Muslim, n°5929
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il revenait d’Uhud et a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu en rêve cette nuit un voile d’où coulaient du beurre et du miel » ; le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°5930
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه ou par Abu Huraira رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « J’ai vu cette nuit un voile » ; le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°5931
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ disait à ses compagnons : « Celui d’entre vous qui voit un rêve, qu’il me le raconte et je l’interpréterai. » Un homme est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu un voile. » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°6009
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ était la personne la plus généreuse en aumône, et il l’était encore plus pendant le mois de Ramadan. Gabriel (paix sur lui) venait le voir chaque année pendant le Ramadan jusqu’à la fin du mois, et le Messager d’Allah ﷺ lui récitait le Coran. Quand Gabriel venait le voir, le Messager d’Allah ﷺ était encore plus généreux qu’un vent qui souffle fort
- Sahih Muslim, n°6062
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Les Gens du Livre laissaient leurs cheveux retomber sur leur front, tandis que les polythéistes les séparaient au milieu. Le Messager d’Allah ﷺ aimait se conformer aux Gens du Livre dans les domaines où il n’avait pas reçu de commandement. Il a donc laissé ses cheveux tomber sur son front, puis il a commencé à les séparer par la suite
- Sahih Muslim, n°6094
Rapporté par ‘Amr : J’ai demandé à ‘Urwa : « Combien de temps le Messager d’Allah ﷺ est-il resté à La Mecque ? » Il a répondu : « Dix ans. » J’ai dit : « Ibn ‘Abbas dit qu’il y est resté treize ans. »
- Sahih Muslim, n°6095
Rapporté par ‘Amr : J’ai demandé à ‘Urwa : « Combien de temps le Messager d’Allah ﷺ est-il resté à La Mecque ? » Il a répondu : « Dix ans. » J’ai dit : « Ibn ‘Abbas dit que c’est un peu plus de dix ans. » ‘Urwa a demandé pardon pour lui et a dit : « Sa parole s’appuie sur un vers d’un poète. »
- Sahih Muslim, n°6096
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est resté à La Mecque treize ans et il est décédé à l’âge de soixante-trois ans
- Sahih Muslim, n°6097
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est resté à La Mecque treize ans (après avoir reçu la révélation) et il a vécu dix ans à Médine. Il est mort à l’âge de soixante-trois ans
- Sahih Muslim, n°6100
Rapporté par ‘Ammar, l’affranchi des Banu Hashim : J’ai demandé à Ibn ‘Abbas quel âge avait le Messager d’Allah ﷺ à sa mort. Il a dit : « Je suis étonné qu’une telle chose ne soit pas connue d’un homme comme toi, qui fait partie de son peuple. » J’ai dit : « J’ai interrogé des gens à ce sujet mais ils n’étaient pas d’accord, et j’aimerais connaître ton avis. » Il a dit : « Sais-tu compter ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Sache bien ceci : il a été envoyé comme Prophète à quarante ans, il est resté à La Mecque quinze ans, parfois en paix, parfois dans la crainte, puis il a vécu dix ans après sa migration à Médine. »
- Sahih Muslim, n°6102
Rapporté par ‘Ammar, l’affranchi des Banu Hashim : Ibn ‘Abbas a dit que le Messager d’Allah ﷺ est décédé à l’âge de soixante-cinq ans
- Sahih Muslim, n°6104
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est resté à La Mecque quinze ans (après le début de sa mission) et il a entendu la voix de Gabriel et vu sa lumière pendant sept ans sans voir de forme visible, puis il a reçu la révélation pendant dix ans, et il a vécu dix ans à Médine
- Sahih Muslim, n°6160
Rapporté par Abu al-Aliya : Le fils de l’oncle de votre Prophète ﷺ, c’est-à-dire Ibn Abbas رضي الله عنه, a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il ne convient pas à un serviteur de dire : “Je suis meilleur que Yunus fils de Matta.” » (Et Matta est le nom de son père)
- Sahih Muslim, n°6163
Rapporté par Sa’id b. Jubair : J’ai dit à Ibn Abbas رضي الله عنه que Nauf al-Bikali pensait que Moussa (paix sur lui), le Prophète des Bani Isra’il, n’était pas le même que celui qui a accompagné Khadir. Il répondit : « L’ennemi d’Allah ment. J’ai entendu Ubayy b. Ka’b dire : Moussa (paix sur lui) fit un sermon aux Israélites. On lui demanda : “Qui parmi les gens a la meilleure connaissance ?” Il répondit : “C’est moi.” Allah fut mécontent qu’il n’ait pas attribué la connaissance à Lui. Il lui révéla : “Un de Mes serviteurs, au confluent de deux fleuves, a plus de savoir que toi.” Moussa demanda : “Comment puis-je le rencontrer ?” On lui dit : “Prends un poisson dans un panier, et là où tu le perdras, tu trouveras cet homme.” Moussa partit avec un jeune homme (Yusha’). Ils mirent le poisson dans le panier et cheminèrent jusqu’à un rocher. Moussa et son compagnon s’endormirent, et le poisson bougea et tomba dans la mer. Allah retint l’eau comme une arche pour le poisson. Moussa et son compagnon furent étonnés et marchèrent encore tout le jour et la nuit, et le compagnon de Moussa oublia de lui raconter l’incident. Le matin, Moussa dit : “Apporte-nous notre repas, car nous sommes fatigués par ce voyage.” Mais ils ne s’étaient pas fatigués avant d’avoir dépassé l’endroit où ils devaient s’arrêter. Le jeune homme dit : “Tu te souviens, quand nous étions au rocher, j’ai oublié le poisson, et seul Satan m’a fait oublier de te le rappeler. C’est étrange que le poisson ait trouvé un chemin dans la mer !” Moussa dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils revinrent sur leurs pas jusqu’au rocher, où ils virent un homme couvert d’un tissu. Moussa le salua. Khadir lui dit : “Où est le Salam dans notre pays ?” Moussa répondit : “Je suis Moussa.” Khadir demanda : “Le Moussa des Bani Isra’il ?” Il répondit : “Oui.” Khadir dit : “Tu as une part de la science qu’Allah t’a donnée, que j’ignore, et j’ai une part de la science qu’Allah m’a donnée, que tu ignores.” Moussa dit : “Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes ce que tu as appris de juste ?” Khadir répondit : “Tu ne pourras pas supporter cela avec moi. Comment pourrais-tu patienter sur ce que tu ignores ?” Moussa dit : “Tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai pas.” Khadir dit : “Si tu me suis, ne me questionne sur rien jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” Moussa accepta. Ils marchèrent au bord du fleuve et trouvèrent un bateau. Les gens du bateau reconnurent Khadir et les prirent gratuitement. Khadir arracha alors une planche du bateau. Moussa dit : “Ces gens nous ont pris sans rien demander, et tu veux abîmer leur bateau pour qu’ils se noient ? C’est grave ce que tu as fait !” Khadir répondit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?” Moussa dit : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi.” Ils descendirent du bateau et marchèrent sur la côte. Ils virent un garçon jouer avec d’autres enfants. Khadir le saisit et le tua. Moussa dit : “As-tu tué un innocent qui n’a tué personne ? Tu as fait quelque chose d’horrible !” Khadir répondit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?” Moussa dit : “C’est encore plus grave que la première fois. Si je te questionne encore, ne m’accompagne plus, tu auras une excuse valable.” Ils continuèrent jusqu’à un village. Ils demandèrent à manger aux habitants, mais ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. Khadir le redressa de ses mains. Moussa dit : “Ce sont des gens qui ne nous ont pas reçus ni nourris. Si tu veux, tu peux demander un salaire pour cela.” Khadir répondit : “C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ! J’aurais aimé qu’il soit plus patient, afin que l’histoire soit plus longue. » Le Prophète ﷺ dit que la première remarque de Moussa était par oubli. Ensuite, un moineau vint se poser sur le mur du bateau et prit de l’eau dans son bec. Khadir dit : « Ma science et la tienne, comparées à la science d’Allah, sont encore moins que l’eau prise par ce moineau comparée à l’océan. » Sa’id b. Jubair récitait les versets 79 et 80 de la sourate Al-Kahf ainsi : « Il y avait devant eux un roi qui prenait de force tout bateau en bon état, et l’enfant était un mécréant. »
- Sahih Muslim, n°6164
Rapporté par Sa’id b. Jubair : On dit à Ibn Abbas رضي الله عنه que Nauf al-Bikali pensait que Moussa qui était parti chercher la connaissance n’était pas le Moussa des Bani Isra’il. Il demanda : « Sa’id, l’as-tu entendu de sa bouche ? » Je répondis : « Oui. » Il dit alors que Nauf ne disait pas la vérité
- Sahih Muslim, n°6167
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه d’après Ubayy ibn Ka'b : Le Messager d’Allah ﷺ récitait cela
- Sahih Muslim, n°6168
Rapporté par Utba ibn Mas'ud : 'Abdullah ibn 'Abbas s’est disputé avec Hurr ibn Qais ibn Hisn al-Fazari au sujet du compagnon de Moussa (que la paix soit sur lui). Ibn 'Abbas a dit qu’il s’agissait de Khadir. Ubayy ibn Ka'b al-Ansari est alors passé. Ibn 'Abbas l’a appelé et lui a dit : « Abu Tufail, viens vers nous. Il y a un désaccord entre mon ami et moi à propos du compagnon de Moussa qu’il voulait rencontrer en chemin. As-tu entendu quelque chose du Messager d’Allah ﷺ à ce sujet ? » Ubayy a répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Alors que Moussa était parmi les enfants d’Israël, un homme est venu le voir et lui a demandé : “Connais-tu quelqu’un qui ait plus de savoir que toi ?” Moussa a répondu : “Non.” Allah a alors révélé à Moussa : “Oui, il y a parmi Nos serviteurs Khadir, qui a plus de savoir que toi.” Moussa a demandé comment le rencontrer. Allah a fait du poisson un signe et il lui a été dit : “Là où tu perdras le poisson, retourne à cet endroit et tu le trouveras.” Moussa a donc poursuivi sa route comme Allah le voulait. Il a ensuite dit à son jeune compagnon : “Apporte-nous le petit-déjeuner.” Le jeune homme a répondu à Moussa, quand il lui a demandé le repas : “Ne vois-tu pas que lorsque nous sommes arrivés au rocher, j’ai oublié le poisson, et personne ne nous a fait oublier cela sauf le diable, afin que je te le rappelle ?” Moussa a dit à ce jeune homme : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc revenus sur leurs pas et ont rencontré Khadir, et les événements qui ont suivi sont décrits dans le Livre d’Allah, sauf que Yunus (le narrateur) a précisé qu’il a suivi les traces du poisson dans la mer. »
- Sahih Muslim, n°6187
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : J’ai entendu Ibn 'Abbas رضي الله عنه dire : Quand Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه a été placé dans le cercueil, les gens se sont rassemblés autour de lui. Ils l’ont loué et ont prié pour lui avant que le cercueil ne soit soulevé, et j’étais parmi eux. Rien n’a attiré mon attention sauf une personne qui a posé sa main sur mon épaule par derrière. Je me suis retourné et j’ai vu que c’était Ali رضي الله عنه. Il a invoqué la miséricorde d’Allah pour Umar et a dit : « Tu n’as laissé derrière toi personne dont les actions me donnent autant envie de rencontrer Allah avec elles. Par Allah, j’espérais qu’Allah te maintienne avec tes deux compagnons. J’ai souvent entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Je suis venu, et Abu Bakr et Umar sont venus aussi ; je suis entré, et Abu Bakr et Umar sont entrés aussi ; je suis sorti, et Abu Bakr et Umar sont sortis aussi.’ J’espère et je pense qu’Allah te gardera avec eux. »
- Sahih Muslim, n°6225
Rapporté par Yazid b. Hayyan : Je suis allé avec Husain b. Sabra et 'Umar b. Muslim chez Zaid b. Arqam. Assis près de lui, Husain lui dit : « Zaid, tu as eu un grand privilège : tu as vu le Messager d’Allah ﷺ, tu as écouté ses paroles, tu as combattu à ses côtés, tu as prié derrière lui. Zaid, tu as vraiment eu une grande faveur. Raconte-nous ce que tu as entendu du Messager d’Allah ﷺ. » Il répondit : « J’ai vieilli, ma vie est presque finie, et j’ai oublié certaines choses que je savais à propos du Messager d’Allah ﷺ, alors acceptez ce que je vous raconte et ne m’obligez pas à dire ce que je ne me rappelle plus. » Il dit alors : « Un jour, le Messager d’Allah ﷺ se leva pour faire un sermon à un point d’eau appelé Khumm, entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, Le glorifia, fit un sermon, puis dit : “Venons-en à l’essentiel. Ô gens, je suis un être humain. Je vais bientôt recevoir un messager de la part de mon Seigneur (l’ange de la mort) et je vais répondre à l’appel d’Allah (je vais vous quitter). Mais je laisse parmi vous deux choses précieuses : la première est le Livre d’Allah, dans lequel il y a la bonne direction et la lumière, alors tenez-vous-y fermement.” Il insista pour que nous nous attachions au Livre d’Allah, puis dit : “La seconde, ce sont les membres de ma famille. Je vous rappelle vos devoirs envers les membres de ma famille.” » Husain demanda à Zaid : « Qui sont les membres de sa famille ? Ses femmes n’en font-elles pas partie ? » Il répondit : « Ses femmes font partie de sa famille, mais ici, il s’agit de ceux à qui il est interdit d’accepter la zakat. » Il demanda : « Qui sont-ils ? » Il répondit : « 'Ali et la descendance de 'Ali, 'Aqil et sa descendance, Ja'far et sa descendance, 'Abbas et sa descendance. » Husain dit : « Ce sont donc ceux à qui il est interdit d’accepter la zakat ? » Zaid répondit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°6266
Rapporté par Abdullah b. Abu Mulaika : Abdullah b. Jafar a dit à Ibn Zubair : « Te souviens-tu du moment où nous étions trois (c’est-à-dire moi, toi et Ibn Abbas) à rencontrer le Messager d’Allah ﷺ, et qu’il nous a fait monter sur sa monture mais t’a laissé ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°6362
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand Abu Dharr a entendu parler de la venue du Prophète ﷺ à la Mecque, il a dit : « Frère, va dans cette vallée et rapporte-moi des informations sur celui qui prétend recevoir des messages du ciel. Écoute ses paroles et reviens vers moi. » Il est donc parti, a entendu ses paroles (les paroles sacrées du Prophète), puis est revenu vers Abu Dharr et a dit : « Je l’ai vu inviter les gens à de bonnes mœurs, et ses paroles ne ressemblent en rien à de la poésie. » Abu Dharr a dit : « Je ne suis pas satisfait, je veux en savoir plus. » Il a donc pris des provisions et une petite outre d’eau, est parti à la Mecque, est allé à la mosquée (la Ka’ba) et a cherché le Messager d’Allah ﷺ sans le reconnaître, et il ne voulait pas demander à quelqu’un. La nuit est tombée, il a dormi. ‘Ali l’a vu, a compris qu’il était étranger, et l’a emmené avec lui. Ils n’ont rien demandé l’un à l’autre jusqu’au matin. Il a ensuite apporté de l’eau et des provisions à la mosquée et y a passé la journée sans voir le Messager d’Allah ﷺ. La nuit suivante, il est revenu à son lit. ‘Ali est passé et a dit : « Cet homme n’a pas encore trouvé ce qu’il cherche. » Il l’a fait lever, l’a emmené avec lui, sans poser de questions. Le troisième jour, il a fait de même. ‘Ali l’a fait lever et l’a emmené chez lui. Il a dit : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, pourquoi ne me dis-tu pas ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Je le ferai si tu me promets de me guider correctement. » ‘Ali a promis, puis il a dit : « Il est véridique et il est le Messager d’Allah ﷺ. Demain matin, suis-moi. Si je dis quelque chose qui montre que j’ai peur pour toi, je me tiendrai comme si je jetais de l’eau. Si je continue, suis-moi jusqu’à ce que j’entre dans une maison. » Il a fait ainsi, l’a suivi jusqu’au Messager d’Allah ﷺ, est entré avec lui, a écouté ses paroles et a embrassé l’islam sur place. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Va voir ton peuple et informe-les jusqu’à ce que je t’envoie un ordre. » Il a répondu : « Par Celui qui détient ma vie, je vais le proclamer à haute voix à la Mecque. » Il est donc allé à la mosquée, a crié : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les gens l’ont attaqué, l’ont fait tomber, puis al-‘Abbas est venu, s’est penché sur lui et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas qu’il est de la tribu de Ghifar et que votre route commerciale vers la Syrie passe par leur territoire ? » Il l’a ainsi sauvé. Abu Dharr a fait la même chose le lendemain, ils l’ont attaqué de nouveau, et al-‘Abbas l’a encore sauvé
- Sahih Muslim, n°6368
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est allé aux toilettes et j’ai placé pour lui de l’eau pour les ablutions. Quand il est sorti, il a demandé : « Qui a mis cela ici ? » Dans une version de Zuhair, ce sont les Compagnons qui ont répondu, et dans la version d’Abu Bakr, j’ai dit : « C’est Ibn ‘Abbas (qui l’a fait). » Il a alors dit : « Qu’Allah lui accorde une profonde compréhension de la religion. »
- Sahih Muslim, n°6409
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Les musulmans ne prêtaient pas attention à Abou Soufyan, ni ne s’asseyaient avec lui. Il dit au Messager d’Allah ﷺ : « Ô Messager d’Allah, accorde-moi trois choses. » Le Prophète ﷺ accepta. Il dit : « J’ai avec moi la plus belle et la meilleure des femmes, Oumm Habiba, fille d’Abou Soufyan ; épouse-la. » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » Il dit encore : « Accepte que Mou‘awiya soit ton secrétaire. » Il répondit : « Oui. » Il dit enfin : « Nomme-moi chef de l’armée musulmane pour que je combatte les mécréants comme j’ai combattu les musulmans. » Il répondit : « Oui. » Abou Zoumnaïl a dit : S’il n’avait pas demandé ces trois choses au Messager d’Allah ﷺ, il ne les lui aurait jamais accordées, car il avait l’habitude d’exaucer toute demande sincère
- Sahih Muslim, n°6571
Rapporté par ‘Ata’ ibn Abi Rabih : Ibn Abbas رضي الله عنه lui a dit : « Veux-tu que je te montre une femme du Paradis ? » J’ai répondu : « Oui. » Il dit : « Voici cette femme à la peau foncée. Elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : “Je souffre de crises d’épilepsie et je me découvre. Invoque Allah pour moi.” Le Prophète ﷺ lui répondit : “Si tu peux patienter, tu auras le Paradis. Sinon, si tu veux, j’invoquerai Allah pour qu’Il te guérisse.” Elle dit : “Je préfère patienter, mais le problème, c’est que je me découvre. Invoque Allah pour que je ne me découvre pas.” Alors il pria pour elle. »
- Sahih Muslim, n°6628
Rapporté par Ibn Abbas : Je jouais avec des enfants quand le Messager d’Allah ﷺ est passé près de nous. Je me suis caché derrière la porte. Il est venu, m’a tapoté les épaules et a dit : « Va appeler Mu’awiya. » Je suis revenu et j’ai dit : « Il est en train de manger. » Il m’a demandé à nouveau d’aller l’appeler. Je suis revenu et j’ai dit qu’il était occupé à manger. Alors il a dit : « Qu’Allah ne remplisse pas son ventre ! » Ibn Muthanna a dit : J’ai demandé à Umm Umayya ce que voulait dire le mot « Hatani ». Il a répondu : « Cela signifie qu’il m’a tapoté les épaules. »
- Sahih Muslim, n°6629
Rapporté par Ibn Abbas : Ce hadith a été transmis avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°6766
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : On demanda au Messager d’Allah ﷺ au sujet des enfants des polythéistes. Il répondit : « C’est Allah seul qui sait ce qu’ils auraient fait selon leur création. »
- Sahih Muslim, n°6899
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ disait : « Ô Allah, c’est à Toi que je me soumets. Je crois en Toi, je place ma confiance en Toi, je me repens vers Toi, et c’est avec Ton aide que je combats mes adversaires. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi par Ta puissance ; il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, de peur que Tu ne m’égare. Tu es le Vivant qui ne meurt jamais, tandis que les djinns et les hommes meurent. »
- Sahih Muslim, n°6921
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude d’invoquer, en période de difficulté, en disant : « Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, le Grand, le Tolérant. Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, le Seigneur du Trône magnifique. Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, le Seigneur des cieux et de la terre, le Seigneur du Trône sublime. »
- Sahih Muslim, n°6923
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude d’invoquer ainsi lors des difficultés ; le reste du hadith est identique, sauf qu’au lieu de dire : « Le Seigneur des cieux et de la terre », il a dit : « Le Seigneur du ciel et de la terre. »
- Sahih Muslim, n°6924
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°6938
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai eu l’occasion de regarder dans le Paradis et j’y ai vu que la majorité des gens étaient pauvres. J’ai regardé dans le Feu et j’y ai vu que la majorité était composée de femmes. »
- Sahih Muslim, n°6939
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6940
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit de la même manière : il a regardé dans le Feu de l’Enfer. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°7034
Rapporté par Humaid b. 'Abd al-Rahman b. 'Auf : Marwan dit à Rafi', son chambellan, d’aller voir Ibn 'Abbas et de lui demander : « Si chacun de nous est puni pour s’être réjoui de ses actes et pour avoir été loué pour ce qu’il n’a pas fait, alors personne ne sera sauvé du châtiment. » Ibn 'Abbas répondit : « Pourquoi t’intéresses-tu à ce verset ? En réalité, il a été révélé à propos des gens du Livre. » Puis Ibn 'Abbas récita ce verset : « Quand Allah prit l’engagement de ceux à qui le Livre avait été donné : “Vous l’expliquerez aux gens et ne le cacherez pas.” » (sourate 3, verset 187), puis il récita aussi : « Ne pense pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait… » (sourate 3, verset 188). Ibn 'Abbas ajouta : Le Messager d’Allah ﷺ leur demanda quelque chose, mais ils le cachèrent et lui dirent autre chose. Ensuite, ils sortirent en pensant qu’ils lui avaient répondu comme il le voulait, et ils étaient satisfaits d’avoir caché la vérité
- Sahih Muslim, n°7079
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La lune a été fendue du vivant du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°7200
Rapporté par Ibn Abbas : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire dans un sermon que les gens rencontreront Allah pieds nus, nus et incirconcis
- Sahih Muslim, n°7201
Rapporté par Ibn Abbas : Alors que le Messager d’Allah ﷺ se tenait debout pour prononcer un sermon, il a dit : « Ô gens, Allah vous rassemblera pieds nus, nus et incirconcis », puis il a récité : « Comme Nous vous avons créés la première fois, Nous vous referons. C’est une promesse de Notre part. Nous l’accomplirons. » Et la première personne qui sera vêtue le Jour de la Résurrection sera Ibrahim (paix sur lui). Et certains de ma communauté seront amenés et conduits vers la gauche, et je dirai : « Mon Seigneur, ce sont mes compagnons. » Il sera dit : « Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi. » Et je dirai comme l’a dit le serviteur pieux (‘Isa) : “J’étais témoin tant que j’étais parmi eux, mais Toi, Tu es témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs ; et si Tu leur pardonnes, Tu es le Puissant, le Sage.” » Il sera dit : « Ils n’ont cessé de revenir sur leurs pas depuis que tu les as quittés. » Dans une autre version, il est ajouté : « Quelles nouvelles choses ils ont inventées. »
- Sahih Muslim, n°7476
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui cherche à faire connaître ses actions, Allah fera connaître (son humiliation). Et celui qui fait semblant (dans ses actions), Allah dévoilera sa réalité. »
- Sahih Muslim, n°7488
Rapporté par Abu Burda : Je suis allé voir Abu Musa alors qu’il était chez la fille de Fadl b. ‘Abbas. J’ai éternué, mais il n’a pas répondu (en disant) : « Qu’Allah te fasse miséricorde. » Ensuite, elle a éternué et il a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde. » Je suis rentré chez ma mère et je lui ai raconté cela. Quand il est venu chez elle, elle lui a dit : « Mon fils a éternué devant toi et tu n’as pas dit : “Qu’Allah te fasse miséricorde”, et elle a éternué et tu l’as dit pour elle. » Il répondit : « Ton fils a éternué mais il n’a pas loué Allah, donc je n’ai pas demandé la miséricorde d’Allah pour lui. Elle a éternué et elle a loué Allah, alors j’ai dit : “Qu’Allah te fasse miséricorde”, comme j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Quand l’un de vous éternue, qu’il loue Allah, et l’autre doit dire : ‘Qu’Allah te fasse miséricorde.’ S’il ne loue pas Allah, on ne doit pas demander la miséricorde pour lui.” »
- Sahih Muslim, n°7541
Rapporté par Sa’id b. Jubair : Les habitants de Koufa étaient en désaccord à propos de ce verset : « Mais quiconque tue intentionnellement un autre croyant, sa rétribution sera l’Enfer » (4 : 92). Je suis donc allé voir Ibn Abbas et je l’ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : « Ce verset a été révélé et rien ne l’a abrogé. »
- Sahih Muslim, n°7543
Rapporté par Sa’id b. Jubair : ‘Abd al Rahman b. Abzi m’a ordonné de demander à Ibn Abbas au sujet de ces deux versets : « Celui qui tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer où il demeurera éternellement » (4 : 92). Je l’ai donc interrogé et il a répondu : « Rien ne l’a abrogé. » Quant à ce verset : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf avec droit » (25 : 68), Ibn Abbas a dit : « Cela a été révélé à propos des polythéistes. »
- Sahih Muslim, n°7544
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Ce verset a été révélé à La Mecque : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf avec droit » jusqu’au mot “abaissés”. Les polythéistes dirent alors : « L’islam ne nous sert à rien, car nous avons associé des partenaires à Allah, tué des vies interdites et commis la débauche. » C’est alors qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux, a révélé ce verset : « Sauf celui qui se repent, croit et fait de bonnes œuvres » jusqu’à la fin. Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : « Celui qui entre dans l’islam, comprend ses règles puis tue une âme, il n’y a pas de repentir pour lui. »
- Sahih Muslim, n°7545
Rapporté par Sa’id b. Jubair : J’ai demandé à Ibn Abbas رضي الله عنه : « Le repentir sera-t-il accepté pour celui qui tue intentionnellement un croyant ? » Il a répondu : « Non. » Je lui ai récité ce verset de la sourate al-Furqan : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf avec droit » jusqu’à la fin du verset. Il a dit : « C’est un verset mecquois qui a été abrogé par un verset révélé à Médine : “Celui qui tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer où il demeurera éternellement.” » Dans la version d’Ibn Hisham, il est dit : « Je lui ai récité ce verset de la sourate al-Furqan : “Sauf celui qui se repent.” »
- Sahih Muslim, n°7546
Rapporté par Ubaidullah b. Abdullah b. Utba : Ibn Abbas رضي الله عنه m’a dit : « Sais-tu — ou selon Harun : Es-tu au courant — de la dernière sourate qui a été révélée en entier dans le Coran ? » J’ai répondu : « Oui, “Quand vient le secours d’Allah et la victoire” (110). » Il a dit : « Tu as dit vrai. » Et dans la version d’Abu Shaiba, il a demandé : « Connais-tu la sourate ? » sans préciser « la dernière »
- Sahih Muslim, n°7548
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Des musulmans ont rencontré un homme avec un petit troupeau de moutons. Il leur a dit : « As-Salam-o-‘Alaikum. » Ils se sont emparés de lui, l’ont tué et ont pris son troupeau. C’est alors que ce verset a été révélé : « Si quelqu’un vous salue, ne dites pas : Tu n’es pas musulman » (4 : 94). Ibn Abbas, cependant, récitait le mot “as-Salaam” au lieu de “as-Salam”
- Sahih Muslim, n°7551
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : À l’époque préislamique, les femmes faisaient le tour de la Ka’ba nues, en disant : « Qui donnera un vêtement à celle qui tourne autour de la Ka’ba pour qu’elle couvre sa nudité ? » Puis elle disait : « Aujourd’hui, tout sera dévoilé, en partie ou en entier, et ce qui sera découvert, je ne le rendrai pas licite. » C’est à ce sujet que le verset a été révélé : « Ornez-vous à chaque lieu de prière » (7 :)
- Sahih Muslim, n°7558
Rapporté par Sa’id ibn Jubair رضي الله عنه : J’ai interrogé Ibn ‘Abbas رضي الله عنه au sujet de la sourate At-Tawba. Il a répondu : « Quant à la sourate At-Tawba, elle vise à humilier les non-croyants et les hypocrites. On y trouve constamment le pronom “minhum” (parmi eux) jusqu’à ce que les musulmans pensent que personne d’entre eux ne serait oublié ou épargné d’un reproche. » J’ai ensuite demandé : « Et la sourate Al-Anfal ? » Il a dit : « Elle concerne la bataille de Badr. » J’ai encore demandé au sujet de la sourate Al-Hashr. Il a répondu : « Elle a été révélée à propos de la tribu des Banu Nadir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°31
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant deux tombes et a dit : "Ces deux-là sont punis, mais pas pour quelque chose de difficile à éviter. L’un ne faisait pas attention à ne pas se salir d’urine, et l’autre colportait des rumeurs. " Puis il a demandé une tige de palmier fraîche, l’a coupée en deux et a mis un morceau sur chaque tombe. On lui a demandé : "Ô Messager d’Allah, pourquoi as-tu fait cela ?" Il a répondu : "Peut-être que leur châtiment sera allégé tant que cela ne sera pas sec
- Sunan an-Nasa'i, n°80
Rapporté par Ibn 'Abbas : Voulez-vous que je vous raconte comment le Messager d'Allah (ﷺ) faisait ses ablutions ? Il faisait les ablutions en lavant chaque partie du corps une seule fois
- Sunan an-Nasa'i, n°101
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) faire les ablutions. Il a lavé ses mains, puis il a rincé sa bouche et son nez avec une seule poignée d'eau, il a lavé son visage, il a lavé chaque main une fois, et il a passé une fois ses mains mouillées sur sa tête et ses oreilles. (Un des rapporteurs), 'Abdul-'Aziz, a dit : Quelqu'un qui a entendu Ibn 'Ajlan m'a dit qu'il a ajouté à ce sujet : "Et il a lavé ses pieds
- Sunan an-Nasa'i, n°102
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a fait les ablutions. Il a pris une poignée d'eau et s'est rincé la bouche et le nez. Puis il a pris une autre poignée et s'est lavé le visage. Ensuite, il a pris une autre poignée et a lavé sa main droite, puis une autre poignée pour sa main gauche. Ensuite, il a passé ses mains mouillées sur sa tête et ses oreilles, l'intérieur avec son index et l'extérieur avec son pouce. Puis il a pris une poignée d'eau et a lavé son pied droit, puis une autre poignée pour son pied gauche
- Sunan an-Nasa'i, n°132
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) est sorti des toilettes et on lui a apporté de la nourriture. Ils ont dit : "Ne devrions-nous pas t'apporter de l'eau pour faire les ablutions ?" Il a répondu : "On ne m'a ordonné de faire les ablutions que lorsque je veux prier
- Sunan an-Nasa'i, n°141
Rapporté par Abdullah bin 'Ubaidullah bin 'Abbas : Nous étions assis avec Abdullah bin 'Abbas et il a dit : "Par Allah, le Messager d'Allah (ﷺ) ne nous a rien dit de particulier par rapport aux autres gens, sauf trois choses : Il nous a ordonné de bien faire les ablutions, de ne pas consommer l'aumône, et de ne pas croiser les ânes avec les chevaux
- Sunan an-Nasa'i, n°174
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Dois-je faire les ablutions après avoir mangé un aliment que je vois permis dans le Livre d’Allah simplement parce qu’il a été exposé au feu ? » Abu Hurairah a ramassé quelques cailloux et a dit : « Je témoigne autant de fois qu’il y a de ces cailloux, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Faites les ablutions après avoir touché ce qui a été exposé au feu.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°184
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) manger du pain et de la viande, puis se lever pour prier sans faire les ablutions
- Sunan an-Nasa'i, n°236
Rapporté par Ibn 'Abbas : Ma tante maternelle Maymouna m'a raconté qu'elle et le Messager d'Allah (ﷺ) faisaient le Ghusl à partir d'un seul récipient
- Sunan an-Nasa'i, n°253
Rapporté par Ibn 'Abbas : Ma tante maternelle Maymouna m’a raconté : "J’ai apporté de l’eau au Messager d’Allah (ﷺ) pour son Ghusl après une souillure majeure. Il a lavé ses mains deux ou trois fois, puis il a mis sa main droite dans le récipient et a versé de l’eau sur sa partie intime, puis il l’a lavée avec sa main gauche. Ensuite, il a frotté sa main gauche contre le sol. Après cela, il a fait les ablutions comme pour la prière, puis il a versé trois poignées d’eau sur sa tête, puis il a lavé tout son corps, puis il s’est déplacé de l’endroit où il se tenait et a lavé ses pieds." Elle a ajouté : "Je lui ai ensuite apporté une serviette mais il l’a refusée
- Sunan an-Nasa'i, n°254
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a fait le Ghusl et on lui a apporté un tissu, mais il ne l’a pas touché et il a commencé à essuyer l’eau sur son corps avec ses mains
- Sunan an-Nasa'i, n°289
Rapporté par Ibn 'Abbas, d'après le Prophète (ﷺ), à propos d'un homme qui a eu un rapport avec sa femme pendant ses règles : "Qu'il donne un dinar ou un demi-dinar en aumône
- Sunan an-Nasa'i, n°311
Rapporté par ‘Umair, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas : Il l’a entendu dire : "‘Abdullah bin Yasar, l’affranchi de Maymouna, et moi sommes entrés chez Abu Juhaim bin Al-Harith bin Al-Sammah Al-Ansari. Abu Juhaim a dit : 'Le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de la direction de Bi’r Al-Jamal et un homme l’a salué, mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas répondu au salut avant de se tourner vers un mur, de s’essuyer le visage et les mains, puis il a rendu le salut
- Sunan an-Nasa'i, n°325
Rapporté par Ibn ‘Abbas : L’une des femmes du Prophète (ﷺ) a fait le Ghusl après une Janabah, et le Prophète (ﷺ) a fait les ablutions avec l’eau qui restait. Elle lui en a parlé et il a dit : "L’eau n’est rendue impure par rien
- Sunan an-Nasa'i, n°370
Rapporté par Ibn 'Abbas du Prophète (ﷺ) à propos d'un homme qui a eu un rapport avec sa femme pendant qu'elle avait ses règles : "Qu'il donne un dinar ou un demi-dinar en aumône
- Sunan an-Nasa'i, n°435
Rapporté par Ibn 'Abbas : Ali, Al-Miqdad et 'Ammar discutaient. Ali a dit : "Je suis un homme qui a beaucoup de pertes de Madhi mais j'ai trop de pudeur pour demander au Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet à cause de sa fille qui est avec moi, alors que l'un de vous lui demande." Il m'a dit que l'un d'eux – mais j'ai oublié lequel – lui a posé la question, et le Prophète (ﷺ) a dit : "C'est du Madhi. Si l'un de vous remarque cela, qu'il le lave et fasse les ablutions comme pour la prière ou de façon similaire
- Sunan an-Nasa'i, n°442
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai prié avec le Prophète (ﷺ) une nuit, et je me suis mis à sa gauche, mais il m'a fait passer à sa droite, puis il a prié. Ensuite, il s'est allongé sur le côté et a fait une sieste, puis le muezzin est venu le voir et il a prié, sans refaire les ablutions
- Sunan an-Nasa'i, n°456
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La prière a été prescrite par la bouche du Prophète (ﷺ), quatre Rak‘a pour les résidents, deux en voyage, et une Rak‘a en temps de peur
- Sunan an-Nasa'i, n°531
Rapporté par Ibn Juraij : J’ai demandé à ‘Ata : « À quel moment penses-tu qu’il est préférable de prier Al-‘Atamah, en groupe ou seul ? » Il a répondu : « J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a retardé Al-‘Atamah une nuit jusqu’à ce que les gens se soient endormis puis réveillés, puis endormis et réveillés de nouveau. Ensuite, ‘Umar s’est levé et a dit : “La prière, la prière !” » ‘Ata a dit : Ibn ‘Abbas a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti, et c’est comme si je le voyais encore, avec de l’eau coulant de sa tête, posant sa main sur le côté de sa tête. [Il a dit : “Et il a montré comment.”] » J’ai vérifié auprès de ‘Ata comment le Prophète (ﷺ) posait sa main sur sa tête, et il m’a montré exactement comme Ibn ‘Abbas l’avait fait. ‘Ata a légèrement écarté ses doigts, puis les a posés du bout des doigts sur son front, puis il a rapproché ses doigts sur sa tête jusqu’à ce que son pouce touche le bord de l’oreille près du visage, puis il l’a déplacé vers sa tempe et son front, puis il a dit : « Si je ne craignais pas de rendre cela trop difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de faire cette prière uniquement à ce moment-là. »
- Sunan an-Nasa'i, n°532
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a retardé l’Isha une nuit jusqu’à ce qu’une partie de la nuit soit passée. Ensuite, ‘Umar, رضي الله عنه, s’est levé et a appelé : « La prière, ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti avec de l’eau coulant de sa tête, en disant : « C’est (le meilleur) moment (pour l’Isha), si cela n’était pas trop difficile pour ma communauté. »
- Sunan an-Nasa'i, n°562
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai entendu plusieurs compagnons du Prophète (ﷺ) – dont ‘Umar, qui était l’un de ceux que j’aimais le plus – dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de prier après le Fajr jusqu’à ce que le soleil se lève, et après le ‘Asr jusqu’à ce que le soleil se couche
- Sunan an-Nasa'i, n°569
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) a interdit de prier après la prière du ‘Asr
- Sunan an-Nasa'i, n°589
Rapporté par Ibn 'Abbas : "J'ai prié avec le Prophète (ﷺ) à Médine, huit (Rak'ah) ensemble et sept ensemble. Il a retardé Zuhr et avancé 'Asr, et il a retardé Maghrib et avancé 'Isha
- Sunan an-Nasa'i, n°590
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a prié Al-Uula (Zuhr) et 'Asr ensemble à Bassorah sans rien entre les deux, et il a prié Maghrib et 'Isha' ensemble sans rien entre elles. Il a fait cela parce qu'il était occupé et Ibn 'Abbas a dit qu'il avait prié Zuhr et 'Isha' ensemble avec le Messager d'Allah (ﷺ) à Médine, huit Rak'ah sans rien entre elles
- Sunan an-Nasa'i, n°601
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié le Zuhr et l'Asr ensemble, ainsi que le Maghrib et l'Isha ensemble, alors qu'il n'y avait ni crainte ni voyage
- Sunan an-Nasa'i, n°602
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait l'habitude de regrouper deux prières à Médine : Zuhr et Asr ensemble, ainsi que Maghrib et Isha, alors qu'il n'y avait ni crainte ni pluie. On lui a demandé : "Pourquoi ?" Il a répondu : "Pour qu'il n'y ait pas de difficulté pour sa communauté
- Sunan an-Nasa'i, n°603
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai prié derrière le Messager d'Allah (ﷺ) huit unités de prière ensemble et sept unités de prière ensemble
- Sunan an-Nasa'i, n°625
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) partit au début de la nuit, puis il s’arrêta pour camper vers la fin de la nuit, et il ne se réveilla que lorsque le soleil s’était levé ou commençait à se lever. Il n’a pas prié avant que le soleil soit complètement levé, puis il a prié, et c’était la « prière du milieu » (Salat Al-Wusta)
- Sunan an-Nasa'i, n°686
Rapporté par Makhramah bin Sulaiman, d'après Kuraib, l'affranchi d'Ibn 'Abbas : J'ai demandé à Ibn 'Abbas : "Comment le Messager d'Allah (ﷺ) priait-il la nuit ?" Il a répondu : "Il priait onze unités, dont le Witr, puis il dormait profondément au point que je l'entendais ronfler. Ensuite, Bilal venait le voir et disait : 'La prière, ô Messager d'Allah !' Alors il se levait, priait deux unités courtes, puis dirigeait la prière pour les gens, et il ne faisait pas d'ablution
- Sunan an-Nasa'i, n°691
Rapporté par Ibn 'Abbas, d'après Maymouna, l'épouse du Prophète (ﷺ) : "Celui qui prie dans la mosquée du Messager d'Allah (ﷺ), c'est une bonne chose, car j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Une prière accomplie ici vaut mieux que mille prières ailleurs, sauf dans la mosquée de la Ka'bah
- Sunan an-Nasa'i, n°703
Rapporté par Ubaidullah bin 'Abdullah, d’après 'Aishah et Ibn 'Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) était sur son lit de mort, il avait un tissu (Khamisah) sur le visage. Quand la fièvre montait, il découvrait son visage. Dans cet état, il a dit : "Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de culte
- Sunan an-Nasa'i, n°713
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le Tawaf lors du pèlerinage d’adieu sur une chamelle, touchant le Rukn avec un bâton recourbé au bout
- Sunan an-Nasa'i, n°751
Rapporté par Qatadah : J’ai dit à Jabir bin Zaid : "Qu’est-ce qui annule la prière ?" Il a répondu : "Ibn Abbas disait : Une femme en période de menstruation et un chien." Yahya (un des rapporteurs) a dit : "Shubah a dit que c’était un hadith marfu
- Sunan an-Nasa'i, n°752
Rapporté par Ibn Abbas : Al-Fadl et moi sommes arrivés à Arafat en montant une ânesse qui nous appartenait, et le Messager d’Allah (ﷺ) dirigeait la prière pour les gens. Puis il a raconté quelque chose de similaire. "Nous avons traversé une partie du rang, puis nous sommes descendus et avons laissé l’ânesse paître, et le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous a rien dit
- Sunan an-Nasa'i, n°753
Rapporté par Al-Fadl bin 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu visite à Al-Abbas sur un terrain qui nous appartenait à l’extérieur de la ville, et nous avions un petit chien et un âne qui broutait. Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié Asr alors qu’ils étaient devant lui, et ils n’ont pas été chassés ou éloignés
- Sunan an-Nasa'i, n°754
Rapporté par Suhaib : J’ai entendu Ibn Abbas raconter qu’il est passé devant le Messager d’Allah (ﷺ), lui et un jeune garçon des Banu Hashim, alors qu’ils montaient un âne devant le Messager d’Allah (ﷺ) pendant qu’il priait. Ensuite, ils sont descendus et ont rejoint la prière, et il n’a pas interrompu sa prière. Puis deux jeunes filles des Banu Abdul-Muttalib se sont mises à courir autour de lui et à l’attraper par les genoux. Il les a séparées mais n’a pas arrêté de prier
- Sunan an-Nasa'i, n°804
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai prié à côté du Prophète (ﷺ) et Aïcha était derrière nous, priant avec nous, et j’étais à côté du Prophète (ﷺ) en train de prier avec lui
- Sunan an-Nasa'i, n°806
Rapporté par Ibn Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante maternelle Maymouna, et le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour prier la nuit. Je me suis mis à sa gauche, alors il a fait ceci : il m’a pris par la tête et m’a fait me placer à sa droite
- Sunan an-Nasa'i, n°834
Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah : Je suis allé voir Aisha رضي الله عنها et j'ai dit : "Ne veux-tu pas me parler de la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) ?" Elle a dit : "Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, il a dit : 'Les gens ont-ils prié ?' Nous avons répondu : 'Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah (ﷺ).' Il a dit : 'Mettez-moi de l'eau dans une cuvette.' Nous l'avons fait et il a fait ses ablutions, puis il a essayé de se lever mais il s'est évanoui. Puis il est revenu et a dit : 'Les gens ont-ils prié ?' Nous avons répondu : 'Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah (ﷺ).' Il a dit : 'Mettez-moi de l'eau dans une cuvette.' Nous l'avons fait et il a fait ses ablutions, puis il a essayé de se lever mais il s'est évanoui. La troisième fois, il a dit la même chose. Elle a dit : Les gens étaient dans la mosquée, attendant que le Messager d'Allah (ﷺ) dirige la prière. Le Messager d'Allah (ﷺ) a envoyé un message à Abu Bakr pour qu'il dirige la prière, alors le messager est venu lui dire : 'Le Messager d'Allah (ﷺ) te demande de diriger la prière.' Abu Bakr était un homme sensible, il a dit : 'Ô 'Umar, dirige la prière.' Mais ('Umar) a dit : 'Tu es plus digne de cela.' Abu Bakr les a donc dirigés dans la prière ces jours-là. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) s'est senti un peu mieux, il est venu avec l'aide de deux hommes, dont Al-'Abbas, pour prier le Zuhr. Quand Abu Bakr l'a vu, il a voulu reculer, mais le Messager d'Allah (ﷺ) lui a fait signe de ne pas reculer. Il a demandé à ce qu'on l'assoie à côté d'Abu Bakr, et Abu Bakr a commencé à prier debout. Les gens suivaient la prière d'Abu Bakr et le Messager d'Allah (ﷺ) priait assis." 'Ubaidullah a dit : Je suis allé voir Ibn Abbas et j'ai dit : "Veux-tu que je te raconte ce qu'Aisha m'a dit sur la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) ?" Il a dit : "Oui." Je le lui ai raconté et il n'a rien nié, mais il a dit : "T'a-t-elle dit le nom de l'homme qui était avec Al-'Abbas ?" J'ai dit : "Non." Il a dit : "C'était Ali, qu'Allah honore son visage
- Sunan an-Nasa'i, n°841
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai prié à côté du Prophète (ﷺ) et Aisha priait derrière nous, et j'étais à côté du Prophète (ﷺ) en prière
- Sunan an-Nasa'i, n°842
Rapporté par Ibn Abbas : J'ai prié avec le Messager d'Allah (ﷺ) et je me suis mis à sa gauche. Il m'a pris par la main gauche et m'a fait passer à sa droite
- Sunan an-Nasa'i, n°870
Rapporté par Ibn Abbas : Il y avait une femme qui priait derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et qui était très belle, l’une des plus belles personnes. Certains allaient au premier rang pour ne pas la voir, et d’autres allaient au dernier rang pour pouvoir l’apercevoir en s’inclinant sous leurs aisselles. Alors Allah a révélé ces paroles : "Nous connaissons ceux d’entre vous qui avancent et ceux qui restent en arrière
- Sunan an-Nasa'i, n°912
Rapporté par Ibn Abbas : Lorsque Jibril était avec le Messager d’Allah (ﷺ), il a entendu un bruit venant d’en haut, comme une porte qui s’ouvre. Jibril, paix sur lui, a levé les yeux vers le ciel et a dit : "C’est une porte du Paradis qui vient d’être ouverte, mais elle ne l’a jamais été auparavant." Il a dit : "Un ange en est descendu et est venu vers le Prophète (ﷺ) et a dit : 'Reçois la bonne nouvelle de deux lumières qui t’ont été données et qui n’ont jamais été données à aucun prophète avant toi : l’Ouverture du Livre (Al-Fatiha) et les derniers versets de la sourate Al-Baqara. Tu ne réciteras aucune lettre de ces deux-là sans qu’elle ne te soit accordée
- Sunan an-Nasa'i, n°915
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu les sept versets répétés ; les sept longues sourates
- Sunan an-Nasa'i, n°916
Rapporté par Ibn Abbas : À propos des paroles d’Allah, le Puissant et le Sublime : "Les sept de Al-Mathani (sept versets répétés)" : ce sont les sept longues sourates
- Sunan an-Nasa'i, n°935
Rapporté par Ibn Abbas : À propos de la parole d’Allah, le Tout-Puissant et Majestueux : "Ne remue pas ta langue pour te hâter de le réciter. C’est à Nous de le rassembler et de te permettre de le réciter." Le Prophète (ﷺ) souffrait beaucoup quand la Révélation lui venait, et il bougeait ses lèvres. Allah a dit : "Ne remue pas ta langue pour te hâter de le réciter. C’est à Nous de le rassembler et de te permettre de le réciter." Il a dit : "Cela veut dire qu’Il le rassemblera dans ton cœur, puis tu le réciteras." Et quand Nous l’avons récité pour toi, alors suis la récitation. Il a dit : "Alors écoute-le et reste silencieux." Donc, quand Jibril venait à lui, le Messager d’Allah (ﷺ) écoutait, et quand il partait, il récitait comme il lui avait appris
- Sunan an-Nasa'i, n°956
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) récitait : « La révélation du Livre » et : « L'homme n'a-t-il pas eu... » pendant la prière du Subh le vendredi
- Sunan an-Nasa'i, n°957
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) s'est prosterné dans la sourate Sad et a dit : "Dawud a fait cette prosternation en guise de repentir et nous la faisons en remerciement
- Sunan an-Nasa'i, n°986
Rapporté par Ibn Abbas d’après sa mère : Elle a entendu le Prophète (ﷺ) réciter Al-Mursalat lors du maghrib
- Sunan an-Nasa'i, n°1011
Rapporté par Ibn 'Abbas : À propos de la parole d'Allah, le Tout-Puissant : "Et accomplis la prière sans élever la voix ni la baisser trop" – Cela a été révélé lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) prêchait encore en secret à La Mecque. Quand il dirigeait ses compagnons dans la prière, il élevait la voix – (l'un des rapporteurs, Ibn Mani', a dit : il récitait le Coran à haute voix) – et quand les idolâtres entendaient sa voix, ils insultaient le Coran, Celui qui l'a révélé et celui qui l'a apporté. Alors Allah, le Tout-Puissant, a dit à Son Prophète (ﷺ) : "Et accomplis la prière sans élever la voix" – c'est-à-dire, pas au point que les idolâtres entendent ta récitation et insultent le Coran ; "ni en baissant trop la voix", pour que tes compagnons puissent t'entendre ; mais suis une voie intermédiaire
- Sunan an-Nasa'i, n°1012
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait l'habitude d'élever la voix en récitant le Coran, et quand les idolâtres entendaient sa voix, ils insultaient le Coran et celui qui l'avait apporté. Alors le Prophète (ﷺ) a commencé à baisser la voix au point que ses compagnons ne l'entendaient plus. Puis Allah (SWT), le Tout-Puissant, a révélé : "Et accomplis la prière sans élever la voix ni la baisser trop, mais suis une voie intermédiaire
- Sunan an-Nasa'i, n°1045
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Prophète (ﷺ) a tiré le rideau alors que les gens étaient en rangs derrière Abu Bakr, qu’Allah l’agrée, et a dit : “Ô gens, il ne reste rien des signes de la Prophétie sauf un bon rêve qu’un musulman fait ou qu’on fait pour lui.” Puis il a dit : “En vérité, il m’a été interdit de réciter le Coran en m’inclinant ou en me prosternant. Quant à l’inclinaison, glorifiez-y le Seigneur, et pour la prosternation, multipliez les invocations, car c’est plus digne d’être exaucé.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1066
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) disait : « Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue) », il disait : « Allahumma Rabbana wa lakal-hamd, mil’as-samawati wa mil’al-ardi wa mil’ama shi’ta min shay’in ba’d (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, remplissant les cieux, remplissant la terre et tout ce que Tu veux d’autre après). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1067
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) voulait se prosterner après l’inclinaison, il disait : « Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd, mil’as-samawati wa mil’al-ardi wa mil’ama shi’ta min shay’in ba’d (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, remplissant les cieux, remplissant la terre et tout ce que Tu veux d’autre après). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1093
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties de son corps et de ne pas relever ses cheveux ni son vêtement
- Sunan an-Nasa'i, n°1094
Rapporté par Al 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Quand une personne se prosterne, sept parties de son corps touchent le sol : son visage, ses deux paumes, ses deux genoux et ses deux pieds
- Sunan an-Nasa'i, n°1096
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept parties, et de ne pas relever mes cheveux ni mon vêtement : le front, le nez, les mains, les genoux et les pieds
- Sunan an-Nasa'i, n°1097
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : "J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os : sur le front" – et il a montré de la main – "sur le nez, les mains, les genoux et les extrémités des pieds
- Sunan an-Nasa'i, n°1098
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties – et il lui a été interdit de relever ses cheveux et son vêtement – sur ses mains, ses genoux, les bords de ses pieds." Sufyan a dit : "Ibn Tawus nous a dit : 'Il a mis sa main sur son front et l’a descendue jusqu’à son nez en disant : Ceci est une seule chose
- Sunan an-Nasa'i, n°1099
Rapporté par 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Quand une personne se prosterne, sept parties de son corps se prosternent avec elle : son front, ses deux mains, ses deux genoux et ses deux pieds
- Sunan an-Nasa'i, n°1113
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "On m’a ordonné de me prosterner sur sept parties du corps et de ne pas relever mes cheveux ou mon vêtement
- Sunan an-Nasa'i, n°1114
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Il a vu 'Abdullah bin Al-Harith prier avec les cheveux attachés derrière la tête. Il s’est arrêté et a commencé à les détacher. Quand il a fini, il s’est tourné vers Ibn 'Abbas et a demandé : "Pourquoi faisais-tu cela à ma tête ?" Il a répondu : "J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'C’est comme si quelqu’un priait les mains attachées derrière le cou
- Sunan an-Nasa'i, n°1115
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de se prosterner sur sept os et il lui a été interdit de relever ses cheveux ou son vêtement
- Sunan an-Nasa'i, n°1120
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a écarté le rideau alors qu’il avait un tissu autour de la tête pendant sa dernière maladie, et il a dit : "Ô Allah, j’ai transmis (le Message)" trois fois. "Il ne reste rien des signes de la Prophétie sauf un bon rêve qu’une personne voit ou que d’autres voient pour elle. Mais il m’a été interdit de réciter le Coran en m’inclinant ou en me prosternant. Donc, quand vous vous inclinez, glorifiez votre Seigneur, et quand vous vous prosternez, faites beaucoup d’invocations, car elles sont plus dignes d’être exaucées
- Sunan an-Nasa'i, n°1121
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante maternelle Maimunah bint Al-Harith, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dormi chez elle. Je l’ai vu se lever pour aller aux toilettes, puis il est allé à l’outre, a défait la corde et a fait ses ablutions avec une quantité d’eau modérée. Ensuite, il est allé se coucher et a dormi. Puis il s’est levé de nouveau, est allé à l’outre, a défait la corde et a refait ses ablutions comme la première fois. Ensuite, il s’est levé pour prier, et quand il s’est prosterné, il a dit : "Allahummaj'al fi qalbi nuran waj'al fi sami' nuran waj'al fi basri nuran, waj'al min tahti nuran waj'al min fawqi nuran, wa 'an yamini nuran wa 'an yasari nuran waj'al amami nuran, waj'al khalfi nuran wa a'zimli nura" ("Ô Allah, mets de la lumière dans mon cœur, mets de la lumière dans mon ouïe, mets de la lumière dans ma vue, mets de la lumière sous moi, mets de la lumière au-dessus de moi, mets de la lumière à ma droite, mets de la lumière à ma gauche, mets de la lumière devant moi, mets de la lumière derrière moi, et rends la lumière plus grande pour moi.") Puis il a dormi jusqu’à ce qu’il se mette à ronfler, puis Bilal est venu le réveiller pour la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1146
Rapporté par An-Nadr bin Kathir Abu Sahl Al-Aszidi : Abdullah bin Tawus a prié à côté de moi à Mina, dans la mosquée Al-Khaif, et lors de la première prosternation, il a relevé la tête et levé les mains jusqu’à son visage. J’ai trouvé cela étrange et j’ai dit à Wuhaib bin Khalid : "Cet homme fait quelque chose que je n’ai jamais vu personne faire." Wuhaib lui a répondu : "Toi aussi, tu fais quelque chose que je n’ai jamais vu personne faire." Abdullah bin Tawus a dit : "J’ai vu mon père le faire, et mon père a dit : 'J’ai vu Ibn ‘Abbas le faire, et ‘Abdullah bin Abbas a dit : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°1174
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait le Coran, et il disait : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1201
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) se tournait à droite et à gauche pendant la prière, mais il ne tournait pas la tête pour regarder derrière lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1278
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran
- Sunan an-Nasa'i, n°1335
Rapporté par Ibn 'Abbas : Je savais que la prière du Messager d’Allah (ﷺ) se terminait par le takbir
- Sunan an-Nasa'i, n°1353
Rapporté par Ibn 'Abbas : Des pauvres sont venus voir le Messager d'Allah (ﷺ) et ont dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), les riches prient comme nous, jeûnent comme nous, mais ils ont des biens qu'ils donnent en aumône et avec lesquels ils affranchissent des esclaves." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Si vous priez et dites SubhanAllah trente-trois fois, Al-hamdu-lillah trente-trois fois, Allahu Akbar trente-quatre fois, et La ilaha illaAllah dix fois, alors vous rattraperez ceux qui vous ont précédés et vous dépasserez ceux qui viendront après vous
- Sunan an-Nasa'i, n°1370
Rapporté par Al-Hakam bin Mina' : Il a entendu Ibn Abbas et Ibn Umar rapporter que, alors qu'il était sur le minbar, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Les gens doivent arrêter de négliger la prière du vendredi, sinon Allah mettra un sceau sur leurs cœurs et ils seront considérés comme des insouciants
- Sunan an-Nasa'i, n°1421
Rapporté par Ibn 'Abbas : Pendant la prière du Subh le vendredi, le Messager d’Allah (ﷺ) récitait : « Alif-Lam-Mim. La Révélation » (As-Sajdah 32) et : « L’homme n’a-t-il pas eu un temps » (Al-Insan 76), et à la prière du vendredi il récitait Al-Jumu'ah (62) et Al-Munafiqin
- Sunan an-Nasa'i, n°1435
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) est parti de La Mecque vers Médine, ne craignant rien d'autre que le Seigneur des mondes, et il priait deux rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1436
Rapporté par Ibn 'Abbas : Nous voyagions avec le Messager d'Allah (ﷺ) entre La Mecque et Médine, ne craignant rien d'autre qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, et nous priions deux rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1441
Rapporté par Ibn 'Abbas : La prière du résident a été prescrite par la parole de votre Prophète (ﷺ), quatre (rak'ahs), la prière du voyageur est de deux rak'ahs, et la prière en temps de peur est d'une rak'ah
- Sunan an-Nasa'i, n°1442
Rapporté par Ibn 'Abbas : Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, a prescrit la prière par la parole de votre Prophète (ﷺ) : En étant résident, quatre (rak'ahs), en voyage deux, et en temps de peur une
- Sunan an-Nasa'i, n°1443
Rapporté par Qatadah : J'ai entendu Muas bin Salamah dire : "J'ai demandé à Ibn 'Abbas : Comment dois-je prier à La Mecque si je ne prie pas en groupe ?" Il a répondu : "Deux rak'ahs, c'est la tradition d'Abu Al-Qasim
- Sunan an-Nasa'i, n°1444
Rapporté par Musa bin Salamah : Il a demandé à Ibn 'Abbas : "J'ai manqué la prière en groupe quand j'étais à Al-Batha ; comment penses-tu que je dois prier ?" Il a répondu : "Deux rak'ahs, c'est la tradition du Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1453
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) est resté à La Mecque pendant quinze jours, et il a accompli chaque prière en deux unités (rak'ahs)
- Sunan an-Nasa'i, n°1467
Rapporté par Tawus, d'après Ibn Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié lorsque le soleil s'est éclipsé, s'inclinant huit fois et se prosternant quatre fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1468
Rapporté par Tawus, d'après Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a prié lors d'une éclipse. Il a récité, puis s'est incliné, puis a récité et s'est incliné, puis a récité et s'est incliné, puis a récité et s'est incliné, puis il s'est prosterné, et il a fait la deuxième unité de la même manière
- Sunan an-Nasa'i, n°1469
Rapporté par Kathir bin Abbas, d'après Abdullah bin Abbas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié le jour où le soleil s'est éclipsé, s'inclinant quatre fois en deux unités et se prosternant quatre fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1493
Rapporté par 'Abdullah bin Abbas : Il y a eu une éclipse du soleil et le Messager d’Allah (ﷺ) a prié avec les gens. Il est resté debout longtemps, récitant quelque chose comme la sourate Al-Baqarah, puis il a relevé la tête et est resté debout longtemps, puis il a relevé la tête et est resté debout longtemps, mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est incliné longtemps, mais moins longtemps que la première fois, puis il s’est prosterné. Ensuite, il s’est relevé et est resté debout longtemps, mais moins longtemps que la première fois, puis il s’est incliné longtemps, mais moins longtemps que la première fois, puis il a relevé la tête et est resté debout longtemps, mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est incliné longtemps, mais moins longtemps que la première fois, puis il s’est prosterné, puis il a terminé la prière et le soleil était redevenu clair. Il a dit : "Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah (SWT) et ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Si vous voyez cela, rappelez-vous d’Allah (SWT), le Puissant et Majestueux." Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah (ﷺ), nous t’avons vu tendre la main alors que tu étais debout, puis nous t’avons vu reculer." Il a dit : "J’ai vu le Paradis – ou il m’a été montré – et j’ai tendu la main pour prendre une grappe de ses fruits. Si je l’avais prise, vous en auriez mangé aussi longtemps que ce monde existera. Et j’ai vu l’Enfer et je n’ai jamais rien vu de pareil, et j’ai vu que la plupart de ses habitants sont des femmes." Ils ont dit : "Pourquoi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ?" Il a dit : "À cause de leur ingratitude." On a demandé : "Sont-elles ingrates envers Allah ?" Il a dit : "Elles sont ingrates envers leurs maris et envers les bonnes actions. Si tu es bon envers l’une d’elles toute ta vie, puis qu’elle voit une chose de toi qu’elle n’aime pas, elle dira : Je n’ai jamais rien vu de bien venant de toi
- Sunan an-Nasa'i, n°1508
Rapporté par Hisham bin Ishaq bin Abdullah bin Kinanah : Son père a dit : « J’ai demandé à Ibn 'Abbas comment le Messager d’Allah (ﷺ) priait pour la pluie. Il a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti dans un état d’humilité, suppliant et humble. Il s’est assis sur le minbar mais n’a pas fait de prêche comme le vôtre ; il a plutôt continué à invoquer, à supplier et à dire le takbir, et il a prié deux rak‘as comme il le faisait lors des deux fêtes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1521
Rapporté par Hisham bin Ishaq bin Abdullah bin Kinanah : Son père a dit : « Un des gouverneurs m’a envoyé demander à Ibn Abbas au sujet de la prière pour la pluie. Il a dit : « Pourquoi ne m’a-t-il pas demandé ? Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti humblement, dans un état d’humilité, de soumission et de supplication, et il a prié deux rak‘as comme pour la prière de l’Aïd, mais il n’a pas fait de prêche comme le vôtre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1532
Rapporté par Ibn Abbas : Allah (SWT) a prescrit la prière par la bouche de votre Prophète (ﷺ) : quatre unités quand on est résident, deux unités en voyage, et une unité en temps de peur
- Sunan an-Nasa'i, n°1533
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à Dhi Qarad et les gens se sont rangés en deux groupes derrière lui, un groupe derrière lui et un groupe face à l’ennemi. Il a dirigé ceux qui étaient derrière lui pour une unité de prière, puis ils sont partis et ont pris la place des autres, et les autres sont venus et il leur a fait prier une unité, et ils n’ont pas rattrapé ce qu’ils avaient manqué
- Sunan an-Nasa'i, n°1534
Rapporté par 'Ubaidullah bin Abdullah bin Utbah : 'Abdullah bin 'Abbas a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et les gens se sont levés avec lui, il a dit le takbir et ils ont dit le takbir. Puis il s’est incliné, et certains se sont inclinés, puis il s’est prosterné et ils se sont prosternés, puis il s’est levé pour la seconde unité et ceux qui s’étaient prosternés avec lui sont revenus en arrière pour protéger leurs frères, et l’autre groupe est venu, s’est incliné et s’est prosterné avec le Prophète (ﷺ). Tout le monde priait et disait le takbir, tout en se protégeant les uns les autres
- Sunan an-Nasa'i, n°1535
Rapporté par Ibn 'Abbas : La prière de la peur n’était que deux prosternations, comme la prière de vos gardes aujourd’hui derrière vos imams, sauf qu’il y avait un groupe après l’autre. Un groupe se tenait debout, bien qu’ils étaient tous derrière le Messager d’Allah (ﷺ), et un groupe se prosternait avec lui, puis le Messager d’Allah (ﷺ) se levait et tous se levaient avec lui. Ensuite, il s’inclinait et tous s’inclinaient avec lui, puis il se prosternait et ceux qui étaient restés debout la première fois se prosternaient avec lui. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) et ceux qui s’étaient prosternés avec lui à la fin de leur prière se sont assis, ceux qui étaient restés debout se sont prosternés seuls, puis ils se sont assis et le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le salut final avec tout le monde
- Sunan an-Nasa'i, n°1569
Rapporté par ‘Ata : J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : « Je témoigne avoir assisté à l’Aïd avec le Messager d’Allah (ﷺ) ; il a commencé par la prière avant le prêche, puis il a prononcé le prêche. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1580
Rapporté par Al-Hasan : Ibn 'Abbas fit un sermon à Al-Basrah et dit : "Payez la zakat de votre jeûne." Les gens se regardèrent entre eux. Il dit : "Que ceux qui viennent de Médine se lèvent et enseignent à leurs frères, car ils ne savent pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu obligatoire la sadaqat al-fitr pour les jeunes et les vieux, les libres et les esclaves, les hommes et les femmes : un demi-sa‘ de blé ou un sa‘ de dattes sèches ou d’orge
- Sunan an-Nasa'i, n°1586
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abbas : J’ai entendu 'Abbas, lorsqu’un homme lui demanda : "Es-tu sorti (pour la prière de l’Aïd) avec le Messager d’Allah ?" Il répondit : "Oui, et si ce n’était pas à cause de mon lien de parenté avec lui, je ne l’aurais pas fait" – voulant dire parce qu’il était très jeune. Le Prophète (ﷺ) est allé près de la maison de Kathir bin As-Salt et a prié, puis il a fait un sermon. Ensuite, il est allé voir les femmes. Il les a exhortées, leur a rappelé et leur a demandé de donner l’aumône. Alors une femme approchait sa main de son cou, enlevait son collier et le mettait dans le vêtement de Bilal
- Sunan an-Nasa'i, n°1587
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’Aïd et a prié deux rak‘a, et il n’a pas prié avant ni après celles-ci
- Sunan an-Nasa'i, n°1592
Rapporté par Wahb bin Kaisan : L’Aïd et le vendredi sont tombés le même jour à l’époque d’Ibn Az-Zubair, alors il a retardé la sortie jusqu’à ce que le soleil soit bien haut. Ensuite, il est sorti, a fait un long sermon, puis il est descendu et a prié, et il n’a pas dirigé la prière du vendredi ce jour-là. On en a parlé à Ibn 'Abbas et il a dit : "Il a suivi la sunna
- Sunan an-Nasa'i, n°1601
Rapporté par Sa'd bin Hisham : Il a rencontré Ibn 'Abbas et lui a demandé au sujet du witr. Il a dit : "Veux-tu que je t’emmène vers celle qui connaît le mieux le witr du Messager d’Allah (ﷺ) ?" Il répondit : "Oui." (Ibn 'Abbas) dit : "C’est 'Aishah. Va la voir, demande-lui (au sujet du witr), puis reviens me dire ce qu’elle t’aura répondu." Je suis donc allé voir Hakim bin Aflah et je lui ai demandé de m’accompagner. Il dit : "Je n’irai pas, car je lui ai dit de ne pas parler de ces deux groupes (en conflit), mais elle n’a pas accepté mon conseil et a continué à s’impliquer." Je lui ai juré de m’accompagner, alors il est venu avec moi. Elle demanda à Hakim : "Qui est avec toi ?" Il répondit : "C’est Sa'd bin Hisham." Elle demanda : "Lequel des Hisham ?" Il répondit : "Ibn Amir." Elle invoqua la miséricorde pour lui et dit : "Quel homme bien était Amir." Il dit : "Ô Mère des croyants, parle-moi du caractère du Messager d’Allah." Elle répondit : "Ne lis-tu pas le Coran ?" Je dis : "Oui." Elle dit : "Le caractère du Messager d’Allah (ﷺ) était le Coran." Il dit : "Je voulais partir, puis j’ai pensé à la prière de nuit du Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : 'Parle-moi de la prière de nuit du Messager d’Allah (ﷺ).' Elle dit : 'Ne récites-tu pas cette sourate : "Ô toi qui es enveloppé dans tes vêtements" ?' Je dis : 'Oui.' Elle dit : 'Allah, le Puissant et Sublime, a rendu la prière de nuit obligatoire au début de cette sourate, alors le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons ont prié la nuit pendant un an. Allah (SWT) a retardé la fin de cette sourate pendant douze mois, puis Il a révélé l’allègement à la fin de cette sourate, donc la prière de nuit est devenue surérogatoire après avoir été obligatoire.' Je voulais partir (et ne rien demander de plus), puis j’ai pensé au witr du Messager d’Allah (ﷺ). J’ai dit : 'Ô Mère des croyants, parle-moi du witr du Messager d’Allah (ﷺ).' Elle dit : 'Nous préparions son siwak et l’eau pour ses ablutions, et Allah (SWT) le réveillait quand Il le voulait pendant la nuit. Il utilisait le siwak, faisait ses ablutions, puis priait huit rak‘a sans s’asseoir avant la huitième. Ensuite, il s’asseyait, se rappelait Allah (SWT) et invoquait, puis il faisait le taslim que nous pouvions entendre. Ensuite, il priait deux rak‘a assis après le taslim, puis il priait une rak‘a, ce qui faisait onze rak‘a, ô mon fils ! Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vieilli et pris du poids, il priait le witr avec sept rak‘a, puis il priait deux rak‘a assis après le taslim, ce qui faisait neuf rak‘a. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait une prière, il aimait la continuer, et quand le sommeil, la maladie ou la douleur l’empêchaient de prier la nuit, il priait douze rak‘a pendant la journée. Je ne sais pas que le Prophète d’Allah (ﷺ) ait récité tout le Coran en une seule nuit, ou qu’il ait prié toute la nuit jusqu’au matin, ou qu’il ait jeûné un mois entier, sauf Ramadan.' Je suis allé voir Ibn 'Abbas et je lui ai raconté ce qu’elle avait dit, et il a dit : 'Elle a dit la vérité. Si je pouvais aller la voir (en face à face), je le ferais pour qu’elle me raconte tout cela de vive voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1619
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour prier le Tahajjud, il disait : Allahumma, lakal-hamdu anta nurus-samawati wal-ardi wa man fihinna wa lakal-hamdu anta qayyamus-samawati wal ardi wa man fihinna wa lakal-hamdu, anta haqqun wa wa'duka haqqun wal jannatu haqqun wan-nuru haqqun wan-nabiyyuna haqqun wa Muhammadan haqqun, laka aslant wa 'alaika tawakkaltu wa bika amant. (Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange ; Tu es la Vérité, Ta promesse est vraie, le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie, les Prophètes sont vrais et Muhammad est vrai. C’est à Toi que je me soumets, en Toi que je place ma confiance et en Toi que je crois.)" Puis (un des rapporteurs) Qutaibah a mentionné quelques mots dont le sens était : "Wa bika khasamtu wa ilaika hakamtu, ighfirli ma quadrate wa ma akhkhartu wa ma a'lantu antal-muqaddimu wa antal-mu'khkhir, la ilaha illa anta wa la hawla wa la quwwata illa billah (Et avec Ton aide je discute [avec mes adversaires, les non-croyants], et je Te prends comme juge [entre nous]. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, et ceux que je commets ouvertement. Tu es Celui qui avance et Celui qui retarde. Il n’y a de dieu que Toi et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°1620
Rapporté par Kuraib, qu'Abdullah bin 'Abbas lui a raconté : Il a dormi chez Maymouna, l’épouse du Prophète (ﷺ), qui était sa tante maternelle. Il a dit : "Je me suis allongé en travers du matelas et le Messager d’Allah (ﷺ) et son épouse se sont allongés dans le sens de la longueur. Le Prophète (ﷺ) a dormi jusqu’à minuit, ou un peu avant ou après. Il s’est réveillé et s’est frotté le visage avec la main pour enlever le sommeil. Puis il a récité les dix derniers versets de la sourate Al Imran. Ensuite, il s’est levé, est allé à une outre suspendue et a fait ses ablutions avec, soigneusement, puis il s’est levé et a prié." Abdullah bin 'Abbas a dit : "Je me suis levé et j’ai fait comme lui, puis je me suis tenu à côté de lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) a posé sa main droite sur ma nuque, a pris ma main droite et l’a serrée. Ensuite, il a prié deux rak'ahs, puis deux rak'ahs, puis deux rak'ahs, puis deux rak'ahs, puis deux rak'ahs, puis deux rak'ahs, puis il a prié le witr. Ensuite, il s’est allongé jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler et il a prié deux rak'ahs courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1702
Rapporté par Zakariyya bin Abi Za’idah, d’après Abu Ishaq, de Sa‘id bin Jubair, qu’Ibn Abbas a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait le witr avec trois rak‘as. Dans la première, il récitait « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut » ; dans la deuxième : « Dis : Ô vous les mécréants ! » ; et dans la troisième : « Dis : Il est Allah, l’Unique. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1703
Rapporté par Zuhair : Abu Ishaq rapporte de Sa'eed bin Jubair : Ibn Abbas priait le witr en trois unités, en récitant les sourates : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut" (Sourate Al-A'la), "Dis : Ô vous les mécréants" (Sourate Al-Kafirun), et "Dis : Il est Allah, l'Unique" (Sourate Al-Ikhlas)
- Sunan an-Nasa'i, n°1705
Rapporté par Husain : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin 'Ali bin 'Abdullah bin Abbas, de son père, que son grand-père a dit : "J'étais avec le Prophète (ﷺ) et il s'est levé, a fait ses ablutions, s'est brossé les dents tout en récitant ce verset jusqu'à la fin : 'En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d'intelligence.' Puis il a prié deux rak'ahs, puis il est retourné dormir jusqu'à ce que je l'entende respirer profondément. Ensuite, il s'est levé, a fait ses ablutions et s'est brossé les dents. Puis il a prié deux rak'ahs, puis il a dormi, puis il s'est levé, a fait ses ablutions, s'est brossé les dents, a prié deux rak'ahs et a prié le witr en trois rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1706
Rapporté par Ubaidullah bin 'Amr bin Zaid : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin Ali qu'Ibn 'Abbas a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) se réveillait et se brossait les dents", et il a cité le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°1707
Rapporté par Abu Bakr An-Nahshali : Habib bin Abi Thabit rapporte de Yahya bin Al-Jazzar, qu'Ibn 'Abbas a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) priait huit rak'ahs la nuit, puis le witr en trois, et priait deux rak'ahs avant le fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1715
Rapporté par Mansur : Al-Hakam rapporte de Miqsam, de la part d'Ibn 'Abbas, qu'Umm Salamah a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) priait le witr en sept ou cinq rak'ahs, sans les séparer par le taslim
- Sunan an-Nasa'i, n°1721
Rapporté par Zurarah bin Awfa : "Quand Sa'd bin Hisham bin Amir est venu nous rendre visite, il nous a dit qu'il était allé voir Ibn Abbas et lui avait demandé au sujet du witr du Messager d'Allah (ﷺ). Il a dit : 'Veux-tu que je te parle de la personne la plus savante sur terre concernant le witr du Messager d'Allah (ﷺ) ?' J'ai dit : 'Qui ?' Il a répondu : ''Aishah.' Nous sommes donc allés la voir, nous l'avons saluée et sommes entrés pour lui poser la question. J'ai dit : 'Parle-moi du witr du Messager d'Allah (ﷺ).' Elle a dit : 'Nous préparions pour lui son siwak et l'eau pour ses ablutions, puis Allah (SWT) le réveillait quand Il le voulait pendant la nuit. Il se brossait les dents et faisait ses ablutions, puis priait neuf rak'ahs sans s'asseoir avant la huitième. Ensuite, il louait Allah (SWT), se souvenait de Lui et invoquait, puis il se levait sans dire le taslim. Ensuite, il priait la neuvième, puis s'asseyait, louait Allah (SWT), se souvenait de Lui et invoquait, puis il faisait un taslim que nous pouvions entendre. Ensuite, il priait deux rak'ahs assis, ce qui faisait onze rak'ahs, ô mon fils. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est devenu plus âgé et a pris du poids, il priait le witr en sept, puis priait deux rak'ahs assis après avoir dit le taslim, ce qui faisait neuf, ô mon fils. Et quand le Messager d'Allah (ﷺ) accomplissait une prière, il aimait la continuer régulièrement
- Sunan an-Nasa'i, n°1782
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de prier deux rak‘a du Fajr quand il entendait l’adhan, et il les faisait courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1840
Rapporté par Ibn 'Abbas et 'Aïsha رضي الله عنها : Abou Bakr a embrassé le Prophète ﷺ après sa mort
- Sunan an-Nasa'i, n°1843
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Quand une jeune fille du Messager d’Allah ﷺ était en train de mourir, le Messager d’Allah ﷺ l’a prise et l’a serrée contre sa poitrine, puis il a posé sa main sur elle, et elle est morte devant le Messager d’Allah ﷺ. Umm Ayman a pleuré et le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Ô Umm Ayman, tu pleures alors que le Messager d’Allah est avec toi ?' Elle a répondu : 'Pourquoi ne pleurerais-je pas alors que le Messager d’Allah pleure ?' Alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'En vérité, je ne pleure pas, c’est de la compassion.' Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Le croyant va bien dans toutes les situations ; même lorsque son âme est retirée de son corps, il loue Allah, le Puissant et Majestueux
- Sunan an-Nasa'i, n°1857
Rapporté par Ibn 'Abbas : 'Aïcha رضي الله عنها a dit : En réalité, le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, augmente le châtiment du mécréant à cause des pleurs de sa famille pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1858
Rapporté par Abbul-Jabbar bin Al-Ward : J'ai entendu Ibn Abi Mulaikah dire : "Quand Umm Aban est morte, j'ai assisté avec les gens. Je me suis assis devant 'Abdullah bin 'Umar et Ibn 'Abbas, et les femmes pleuraient. Ibn 'Umar a dit : 'Pourquoi ne leur dites-vous pas de ne pas pleurer ? Car j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de sa famille pour lui.' Ibn 'Abbas a dit : 'Umar racontait quelque chose de similaire. Je suis sorti avec 'Umar et quand nous sommes arrivés dans un endroit désert, il a vu une caravane sous un arbre. Il a dit : 'Va voir à qui appartient cette caravane.' J'y suis allé et j'ai trouvé Suhaib et sa famille. Je suis revenu et j'ai dit : 'Ô Commandeur des Croyants ! C'est Suhaib et sa famille.' Il a dit : 'Amène-moi Suhaib.' Quand nous sommes entrés à Médine, 'Umar a été attaqué et Suhaib s'est assis à côté de lui, pleurant et disant : 'Ô mon frère, ô mon frère.' 'Umar a dit : 'Ô Suhaib, ne pleure pas, car j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de sa famille pour lui.' J'ai mentionné cela à 'Aïcha رضي الله عنها et elle a dit : 'Par Allah, tu ne rapportes pas ce hadith de deux menteurs qui ont mécru, mais parfois tu entends mal. "Nul ne portera le fardeau d'autrui." Et le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Allah augmente le châtiment du mécréant à cause des pleurs de sa famille pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1902
Rapporté par 'Amr, qui a entendu Jabir dire : Al-'Abbas était à Médine et il a demandé aux Ansar un vêtement pour l’habiller, mais ils n’ont pas trouvé de chemise qui lui allait sauf celle de 'Abdullah bin Ubayy, alors ils l’ont habillé avec
- Sunan an-Nasa'i, n°1904
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez le pèlerin décédé avec les deux vêtements dans lesquels il est entré en état d’ihram, lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, enveloppez-le dans ses deux vêtements, ne mettez pas de parfum sur lui et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°1924
Rapporté par Muhammad : Un cortège funéraire est passé devant Al-Hasan bin ‘Ali et Ibn ‘Abbas. Al-Hasan s’est levé mais Ibn ‘Abbas est resté assis. Al-Hasan a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ ne s’est-il pas levé pour le cortège d’un Juif ?" Ibn ‘Abbas a dit : "Oui, puis il s’est assis
- Sunan an-Nasa'i, n°1925
Rapporté par Ibn Sirin : Un cortège funéraire est passé devant Al-Hasan bin ‘Ali et Ibn ‘Abbas. Al-Hasan s’est levé mais Ibn ‘Abbas ne l’a pas fait. Al-Hasan a dit à Ibn ‘Abbas : "Le Messager d’Allah ﷺ ne s’est-il pas levé pour cela ?" Ibn ‘Abbas a dit : "Il s’est levé pour cela puis il s’est assis
- Sunan an-Nasa'i, n°1926
Rapporté par Ibn ‘Abbas et Al-Hasan bin ‘Ali : Un cortège funéraire est passé devant eux et l’un s’est levé, l’autre est resté assis. Celui qui s’est levé a dit : "Par Allah, je sais que le Messager d’Allah ﷺ s’est levé." Celui qui est resté assis a dit : "Je sais que le Messager d’Allah ﷺ s’est assis
- Sunan an-Nasa'i, n°1951
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes et il a dit : "Allah les a créés quand Il les a créés, et Il sait mieux ce qu’ils auraient fait
- Sunan an-Nasa'i, n°1952
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet des enfants des polythéistes et il a dit : "Allah sait mieux ce qu’ils auraient fait
- Sunan an-Nasa'i, n°1977
Rapporté par ‘Ammar : On a apporté la Janazah d’un garçon et d’une femme. Le garçon a été placé plus près des gens et la femme derrière lui, puis la prière funéraire a été faite pour eux. Parmi les présents, il y avait Abu Saïd Al-Khudri, Ibn Abbas, Abu Qatadah et Abu Hurairah. Je leur ai demandé à ce sujet et ils ont dit : « C’est la tradition (Sunnah). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1978
Rapporté par Ibn Juraij : J’ai entendu Naji affirmer qu’Ibn ‘Umar a accompli la prière funéraire pour neuf personnes en même temps. Il a placé les hommes plus près de l’imam et les femmes plus près de la Qiblah, en les mettant (les femmes) sur une seule rangée. Les corps de Umm Kulthum bint ‘Ali, l’épouse de ‘Umar ibn Al-Khattab, et de son fils nommé Zaid étaient placés ensemble. Ce jour-là, l’imam était Saeed bin Al-As et parmi les présents se trouvaient Ibn ‘Umar, Abu Hurairah, Abu Saeed et Abu Qatadah. Le garçon était placé plus près de l’imam. Un homme a exprimé une objection à cela, alors j’ai regardé Ibn ‘Abbas, Abu Hurairah, Abu Saeed et Abu Qatadah et j’ai demandé : "Qu’est-ce que c’est ?" Ils ont répondu : "C’est la Sunna
- Sunan an-Nasa'i, n°1987
Rapporté par Talhah bin ‘Abdullah bin ‘Awf : J’ai accompli la prière funéraire derrière Ibn ‘Abbas. Il a récité la Fatiha et une sourate, à voix haute, de sorte que nous l’avons entendu. Quand il a terminé, je l’ai pris par la main et je lui ai demandé. Il a dit : "C’est la Sunna et la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°1988
Rapporté par Talhah bin ‘Abdullah : J’ai accompli la prière funéraire derrière Ibn ‘Abbas et je l’ai entendu réciter la Fatiha. Quand il a terminé, je l’ai pris par la main et je lui ai demandé : "As-tu récité ?" Il a dit : "Oui, c’est la vérité et la Sunna
- Sunan an-Nasa'i, n°2009
Rapporté par Sa'eed bin Jubair d'après Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "La niche est pour nous et la fosse est pour les autres." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2012
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Messager d'Allah a été enterré, un manteau de velours rouge a été placé sous lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2023
Rapporté par Sulaiman Ash-Shaibani d'après Ash-Sha'bi : Certaines personnes sont passées près d'une tombe isolée avec le Messager d'Allah et il a dirigé la prière funéraire, les gens se sont alignés derrière lui." J'ai demandé : "Qui était-ce, ô Abu 'Amr ?" Il a répondu : "Ibn 'Abbas
- Sunan an-Nasa'i, n°2024
Rapporté par Ash-Shaibani d'après Ash-Sha'bi : Quelqu'un qui a vu le Prophète passer près d'une tombe isolée m'a dit qu'il y a fait la prière funéraire et que ses Compagnons se sont alignés derrière lui." On lui a demandé : "Qui t'a dit cela ?" Il a répondu : "Ibn 'Abbas
- Sunan an-Nasa'i, n°2043
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah a maudit les femmes qui visitent les tombes, celles qui en font des lieux de prière et celles qui y mettent des lampes
- Sunan an-Nasa'i, n°2063
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah leur enseignait cette invocation comme il leur enseignait les sourates du Coran : "Allahumma inna na‘udhu bika min ‘adhabil-qabri wa a‘udhu bika min fitnatil-masihid-dajjal, wa a‘udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat" ("Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve du Messie Dajjal, et contre les épreuves de la vie et de la mort)
- Sunan an-Nasa'i, n°2069
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah est passé devant deux tombes et a dit : "Ils sont punis, mais pas pour quelque chose de difficile à éviter. L’un d’eux ne faisait pas attention à éviter que de l’urine ne touche son corps ou ses vêtements, et l’autre colportait des rumeurs." Ensuite, il a pris une branche de palmier fraîche, l’a cassée en deux et a planté une moitié sur chaque tombe. Ils ont demandé : "Ô Messager d’Allah, pourquoi as-tu fait cela ?" Il a répondu : "Que leur châtiment soit allégé tant que cela ne sèche pas
- Sunan an-Nasa'i, n°2081
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ prononcer un sermon depuis le minbar et il a dit : « Vous rencontrerez Allah pieds nus, nus et non circoncis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2082
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection nus et non circoncis. Le premier à être vêtu sera Ibrahim. » Puis il a récité : « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2087
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ se leva pour donner un avertissement et il dit : « Ô gens, vous serez rassemblés devant Allah nus. » (Un des rapporteurs) Abu Dawud a dit : « Pieds nus et non circoncis. » (Les rapporteurs) Waki et Wahb ont dit : « Nus et non circoncis : “Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons.” Le premier à être vêtu le Jour de la Résurrection sera Ibrahim, paix sur lui. Ensuite, certains hommes de ma communauté seront amenés et dirigés vers la gauche. Je dirai : “Ô Seigneur, mes compagnons !” Il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont innové après toi.” Et je dirai comme l’a dit le serviteur pieux : “J’étais témoin sur eux tant que je suis resté parmi eux, mais quand Tu m’as rappelé, Tu étais le Gardien sur eux ; et Tu es Témoin de toute chose. Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, et si Tu leur pardonnes, c’est Toi, certes, le Tout-Puissant, le Sage.” Et il sera dit : “Ces gens n’ont cessé de se détourner depuis ton départ.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2095
Rapporté par ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah bin ‘Utabah, d’après ‘Abdullah bin ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ était la personne la plus généreuse, et il l’était encore plus pendant le Ramadan, quand Jibril venait le voir. Jibril venait le voir chaque nuit durant le mois de Ramadan et ils étudiaient le Coran ensemble. Et il disait : « Quand Jibril le rencontrait, le Messager d’Allah ﷺ était plus généreux dans le bien que le vent qui souffle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2110
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à une femme parmi les Ansar : « Quand vient le Ramadan, fais la ‘Umrah, car la ‘Umrah pendant ce mois équivaut au Hajj. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2111
Rapporté par Kuraib : Umm Al-Fadl m’a envoyé auprès de Muawiyah en Ash-Sham. Il a dit : « Je suis allé en Ash-Sham et j’ai accompli sa mission. Puis, le nouveau croissant de Ramadan a été aperçu alors que j’étais là-bas. Je l’ai vu dans la nuit de vendredi, puis je suis revenu à Médine à la fin du mois. ‘Abdullah bin ‘Abbas m’a interrogé sur l’observation de la lune et m’a demandé : “Quand l’as-tu vue ?” J’ai répondu : “Nous l’avons vue dans la nuit de vendredi.” Il a dit : “Vous l’avez donc vue la nuit de vendredi ?” J’ai répondu : “Oui, les gens l’ont vue et ont commencé à jeûner, tout comme Muawiyah.” Il a dit : “Mais nous l’avons vue la nuit de samedi, donc nous continuerons à jeûner jusqu’à compléter trente jours ou jusqu’à ce que nous la voyions.” J’ai demandé : “N’acceptez-vous pas l’observation de Muawiyah et de ses compagnons ?” Il a répondu : “Non ; c’est ce que le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2112
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « J’ai vu le croissant. » Il a dit : « Témoignes-tu qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager ? » Il a répondu : « Oui. » Alors le Prophète ﷺ a annoncé : « Jeûnez. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2113
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « J’ai vu le croissant cette nuit. » Il a dit : « Témoignes-tu qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô Bilal, annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2124
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Jeûnez quand vous le voyez et arrêtez de jeûner quand vous le voyez, et si c’est caché (ciel trop nuageux), alors complétez trente jours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2125
Rapporté par Ibn 'Abbas : Je suis étonné de ceux qui anticipent le mois, alors que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand vous voyez le nouveau croissant, alors jeûnez, et quand vous le voyez, arrêtez de jeûner. Et si c’est caché (ciel trop nuageux), alors complétez trente jours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2129
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a dit : « Jeûnez quand vous voyez le croissant, et arrêtez le jeûne quand vous le voyez. Si les nuages vous empêchent de le voir, alors complétez le nombre de jours, et ne commencez pas le jeûne avant Ramadan. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2130
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a dit : « Ne jeûnez pas avant Ramadan. Jeûnez quand vous voyez le croissant et arrêtez le jeûne quand vous le voyez. Si les nuages vous empêchent de le voir, alors complétez trente jours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2132
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’étais très désireux de demander à 'Umar bin Al-Khattab au sujet des deux épouses du Messager d’Allah à qui Allah a dit : « Si vous vous repentez toutes les deux auprès d’Allah, ce sera mieux pour vous, car vos cœurs ont penché. » Et il a rapporté le hadith. Il a dit à ce sujet : « Le Messager d’Allah s’est éloigné de ses épouses pendant vingt-neuf jours à cause de cela, quand Hafsah a révélé quelque chose à 'Aishah. Il avait dit : “Je n’entrerai pas chez elles pendant un mois”, car il était très contrarié par elles quand Allah, le Puissant et Majestueux, l’a informé de ce qu’elles avaient dit. Quand vingt-neuf jours sont passés, il est entré chez 'Aishah, il a commencé par elle. 'Aishah lui a dit : “Ô Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir chez nous pendant un mois, et voilà vingt-neuf jours ; nous les avons comptés.” Le Messager d’Allah a dit : “Le mois compte vingt-neuf jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2133
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Jibril, paix sur lui, est venu à moi et a dit : “Le mois compte vingt-neuf jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2134
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a dit : « Le mois compte vingt-neuf jours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2174
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ne jeûnez pas un ou deux jours avant le début du mois, sauf si cela correspond à un jour où l’un de vous a l’habitude de jeûner." Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ceci est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°2189
Rapporté par Simak : Je suis entré chez ‘Ikrimah un jour où il y avait un doute si c’était Ramadan ou Chaabane, et il mangeait du pain, des légumes et du lait. Il m’a dit : « Viens manger. » J’ai dit : « Je jeûne. » Il m’a supplié par Allah de rompre mon jeûne. J’ai dit deux fois : « Gloire à Allah ! » Comme il insistait, je me suis approché et j’ai dit : « Donne-moi ce que tu as. » Il a dit : « J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Jeûnez quand vous le voyez (le croissant) et arrêtez de jeûner quand vous le voyez. Si des nuages ou l’obscurité vous empêchent de le voir, alors complétez le nombre de jours de Chaabane, et ne jeûnez pas avant le mois, et ne reliez pas Ramadan à un jour de Chaabane.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2287
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ est parti pendant le Ramadan et a jeûné jusqu’à ce qu’il arrive à Qudaid, puis on lui a apporté une coupe de lait, il a bu et a rompu son jeûne, lui et ses Compagnons
- Sunan an-Nasa'i, n°2288
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d’Allah ﷺ a jeûné depuis Al-Madinah jusqu’à ce qu’il arrive à Qudaid, puis il a rompu son jeûne jusqu’à ce qu’il atteigne La Mecque
- Sunan an-Nasa'i, n°2289
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a jeûné en voyage jusqu’à ce qu’il atteigne Qudaid, puis il a demandé une coupe de lait, il a bu et a rompu son jeûne, lui et ses Compagnons
- Sunan an-Nasa'i, n°2290
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d’Allah ﷺ est parti vers La Mecque et il a jeûné jusqu’à ce qu’il arrive à 'Usfan. Ensuite, il a demandé une coupe et a bu." (Un des rapporteurs, Shubah, a dit : "C’était pendant le Ramadan.") Ibn 'Abbas avait l’habitude de dire : "Celui qui veut jeûner, qu’il jeûne, et celui qui veut rompre son jeûne, qu’il le fasse
- Sunan an-Nasa'i, n°2291
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d’Allah ﷺ a voyagé pendant le Ramadan et a jeûné jusqu’à ce qu’il atteigne 'Usfan. Ensuite, il a demandé un récipient et a bu en plein jour devant tout le monde, puis il n’a plus jeûné
- Sunan an-Nasa'i, n°2313
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est sorti l’année de la Conquête, jeûnant pendant le Ramadan. Puis, lorsqu’il était à Al-Kadid, il a rompu son jeûne. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2314
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a voyagé et a jeûné jusqu’à ce qu’il atteigne ‘Usfan, puis il a demandé un récipient et a bu en plein jour, devant les gens. Ensuite, il n’a plus jeûné jusqu’à ce qu’il arrive à La Mecque, et il a conquis La Mecque pendant le Ramadan. » Ibn 'Abbas a dit : « Et le Messager d’Allah ﷺ jeûnait et rompait son jeûne en voyage, donc celui qui veut peut jeûner, et celui qui veut peut ne pas jeûner. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2317
Rapporté par 'Ata d’après Ibn 'Abbas : À propos de ce verset : « Quant à ceux qui peuvent jeûner avec difficulté, (ils ont le choix soit de jeûner, soit de nourrir un pauvre chaque jour). » Cela signifie que ceux qui ont du mal à jeûner doivent nourrir un pauvre pour chaque jour. Mais celui qui fait plus de bien de son propre gré, cela signifie nourrir un autre pauvre. Ce verset n’est pas abrogé, et c’est mieux pour lui. Et : « Jeûner est meilleur pour vous » signifie qu’il n’y a de facilité à ce sujet que pour ceux qui ne peuvent pas jeûner ou qui sont incurablement malades
- Sunan an-Nasa'i, n°2345
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ ne rompait pas le jeûne pendant les jours d'Al-Bid, qu'il soit résident ou en voyage
- Sunan an-Nasa'i, n°2346
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ jeûnait au point que nous pensions qu'il ne romprait pas son jeûne, et il ne jeûnait pas au point que nous pensions qu'il ne voulait plus jeûner. Et il n'a jamais jeûné un mois entier à part Ramadan, depuis qu'il est arrivé à Al-Madinah
- Sunan an-Nasa'i, n°2370
Rapporté par ‘Ubaidullah : Il a entendu Ibn ‘Abbas رضي الله عنه dire, quand on l’a interrogé sur le jeûne de ‘Achoura : « Je ne sais pas que le Prophète ait jeûné un jour pour sa vertu, sauf ce jour-là », c’est-à-dire le mois de Ramadan et le jour de ‘Achoura
- Sunan an-Nasa'i, n°2435
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah dit à Mu‘adh lorsqu’il l’envoya au Yémen : "Tu vas aller vers des gens du Livre. Quand tu arriveras chez eux, appelle-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. S’ils t’obéissent à cela, informe-les qu’Allah, le Puissant et Sublime, leur a imposé une aumône (Zakat) à prélever sur leurs riches et à donner à leurs pauvres. S’ils t’obéissent à cela, prends garde à l’invocation de la personne opprimée
- Sunan an-Nasa'i, n°2464
Rapporté par Abou Hourayra : ‘Umar a dit : "Le Messager d’Allah a ordonné la Sadaqah et on a dit qu’Ibn Jamil, Khalid ibn Al-Walid et Abbas ibn Abdoul-Mouttalib l’avaient retenue. Le Messager d’Allah a dit : Qu’a donc Ibn Jamil ? N’était-il pas pauvre, puis Allah l’a enrichi ? Quant à Khalid ibn Al-Walid, vous êtes injustes envers lui, car il garde ses boucliers et ses armes pour la cause d’Allah. Quant à Al-Abbas ibn Abdoul-Mouttalib, l’oncle paternel du Messager d’Allah, c’est une aumône obligatoire pour lui et il doit payer le double
- Sunan an-Nasa'i, n°2508
Rapporté par Ibn 'Abbas : Lorsqu’il était gouverneur de Bassorah, à la fin du mois, Ibn 'Abbas a dit : "Donnez la Zakat de votre jeûne." Les gens se sont regardés, alors il a dit : "Que ceux qui viennent de Médine se lèvent et enseignent à leurs frères, car ils ne savent pas que cette Zakat a été prescrite par le Messager d’Allah pour chaque homme et femme, libre ou esclave : un Sa' d’orge ou de dattes, ou un demi-Sa' de blé." Alors ils se sont levés. (Da'if) Hisham l’a contredit, il a dit : "De Muhammad bin Sirin
- Sunan an-Nasa'i, n°2509
Rapporté par Ibn 'Abbas à propos de la Sadaqat al-Fitr : "Un Sa' de blé, ou un Sa' de dattes, ou un Sa' d’orge, ou un Sa' de seigle." (Sahih Mawquf)
- Sunan an-Nasa'i, n°2510
Rapporté par Abu Raja' : J’ai entendu Ibn 'Abbas faire un sermon depuis votre minbar – c’est-à-dire le minbar de Bassorah – en disant : "La Sadaqat al-Fitr est un Sa' de nourriture." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : C’est la version la plus fiable des trois
- Sunan an-Nasa'i, n°2512
Rapporté par Ibn 'Abbas : Nous versions la Zakat al-Fitr du temps du Messager d’Allah : un Sa' de nourriture, ou un Sa' d’orge, ou un Sa' de dattes, ou un Sa' de raisins secs, ou un Sa' de fromage frais
- Sunan an-Nasa'i, n°2515
Rapporté par Al-Hasan : Ibn 'Abbas a fait un sermon à Bassorah et a dit : "Donnez la Zakat de votre jeûne." Les gens se sont regardés. Alors il a dit : "Que ceux qui sont ici et viennent de Médine se lèvent et enseignent à leurs frères, car ils ne savent pas que le Messager d’Allah a rendu obligatoire la Sadaqat al-Fitr pour les jeunes et les vieux, libres et esclaves, hommes et femmes : un demi-Sa' de blé ou un Sa' de dattes ou d’orge." Al-Hasan a dit : "Si Allah vous a donné plus, donnez plus généreusement de blé ou d’autre chose
- Sunan an-Nasa'i, n°2522
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a envoyé Mu'adh bin Jabal au Yémen et a dit : "Tu vas chez des gens parmi les gens du Livre. Invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah. S’ils acceptent cela, apprends-leur qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent cela, apprends-leur qu’Allah leur a prescrit la Sadaqah (Zakat) sur leurs biens, à prendre chez leurs riches et à donner à leurs pauvres. S’ils acceptent cela, ne touche pas à leurs biens les plus précieux, et crains l’invocation de celui qui subit une injustice, car il n’y a pas de barrière entre elle et Allah, le Tout-Puissant et Majestueux
- Sunan an-Nasa'i, n°2569
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Voulez-vous que je vous parle de la meilleure personne en statut ?" Nous avons dit : "Oui, ô Messager d'Allah !" Il a dit : "Un homme qui monte son cheval dans la voie d'Allah, le Puissant et Majestueux, jusqu'à ce qu'il meure ou soit tué. Voulez-vous que je vous dise qui vient après lui ?" Nous avons dit : "Oui, ô Messager d'Allah !" Il a dit : "Un homme qui se retire dans un col de montagne, accomplit la prière, donne la zakat et se tient à l'écart du mal des gens. Voulez-vous que je vous dise qui est la pire des personnes ?" Nous avons dit : "Oui, ô Messager d'Allah !" Il a dit : "Celui qui demande au nom d'Allah, le Puissant et Majestueux, mais ne donne pas (quand on lui demande) pour Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°2609
Rapporté par Abu Rabiah bin Al-Harith : Il a dit à ‘Abdul-Muttalib bin Rabi’ah bin Al-Harith et à Al-Fadl bin ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib : « Allez voir le Messager d’Allah et dites-lui : “Ô Messager d’Allah, nomme-nous pour collecter la Sadaqah !” » ‘Ali bin Abi Talib est arrivé alors que nous étions ainsi, et il leur a dit : « Le Messager d’Allah ne nommera aucun de vous pour collecter la Sadaqah. » ‘Abdul-Muttalib a dit : « Je suis donc allé avec Al-Fadl jusqu’au Messager d’Allah et il nous a dit : “Cette Zakat est l’impureté des gens, et il n’est pas permis à Muhammad ni à la famille de Muhammad d’en bénéficier.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2620
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah s’est levé et a dit : « Allah, le Très-Haut, vous a prescrit le Hajj. » Al-Aqra’ bin Habis At-Tamimi a demandé : « Chaque année, ô Messager d’Allah ? » Mais il est resté silencieux, puis il a dit : « Si j’avais dit oui, cela serait devenu obligatoire, et vous n’auriez pas pu l’accomplir. En réalité, il n’y a qu’un seul Hajj. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2630
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Faites le Hajj et la 'Omra l'un après l'autre, car ils enlèvent la pauvreté et les péchés comme le soufflet enlève les impuretés du fer. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2632
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme avait fait le vœu d'accomplir le Hajj mais elle est décédée. Son frère est venu demander au Prophète ﷺ à ce sujet. Il lui a dit : « Penses-tu que si ta sœur avait une dette, tu la paierais ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors accomplis le droit d'Allah, car Allah est plus digne que l'on s'acquitte de Ses droits. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2633
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : L'épouse de Sinan bin Salamah Al-Juhani a demandé qu'on interroge le Messager d'Allah ﷺ au sujet de sa mère décédée sans avoir accompli le Hajj ; serait-il valable qu'elle fasse le Hajj pour sa mère ? Il a répondu : « Oui. Si sa mère avait une dette et qu'elle la payait, cela ne serait-il pas suffisant ? Qu'elle fasse donc le Hajj pour sa mère. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2634
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme a interrogé le Prophète ﷺ au sujet de son père décédé sans avoir accompli le Hajj. Il a dit : « Accomplis le Hajj pour ton père. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2635
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme de Khath'am a demandé au Prophète ﷺ, le matin du jour du sacrifice : « Ô Messager d'Allah ! L'ordre d'Allah d'accomplir le Hajj est arrivé, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis solidement sur la monture. Puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2636
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : (Un autre récit similaire rapporté par Ibn 'Abbas)
- Sunan an-Nasa'i, n°2639
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Un homme a dit : « Ô Messager d'Allah ! Mon père est décédé sans avoir accompli le Hajj ; dois-je le faire à sa place ? » Il a dit : « Ne penses-tu pas que si ton père avait une dette, tu la paierais ? » L'homme a répondu : « Oui. » Il a dit : « La dette envers Allah est plus digne d'être acquittée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2640
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas رضي الله عنهما : Un homme a demandé au Prophète ﷺ : « L'ordre du Hajj est arrivé alors que mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis sur sa monture ; si je l'attache, j'ai peur qu'il meure. Puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Il a dit : « Ne penses-tu pas que si ton père avait une dette et que tu la payais, ce serait suffisant ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors accomplis le Hajj pour ton père. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2641
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas رضي الله عنهما : Al-Fadl bin 'Abbas était assis derrière le Messager d'Allah ﷺ quand une femme de Khath'am est venue lui poser une question. Al-Fadl la regardait et elle le regardait, alors le Messager d'Allah ﷺ a détourné le visage d'Al-Fadl de l'autre côté. Elle a dit : « Ô Messager d'Allah ! L'ordre d'Allah est arrivé pour que Ses serviteurs accomplissent le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis sur la monture ; dois-je accomplir le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. » Cela s'est passé lors du Pèlerinage d'Adieu
- Sunan an-Nasa'i, n°2642
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme de Khath'am a interrogé le Messager d'Allah ﷺ lors du Pèlerinage d'Adieu, alors qu'Al-Fadl bin 'Abbas était assis derrière le Prophète ﷺ. Elle a dit : « Ô Messager d'Allah ! L'ordre d'Allah est arrivé pour que Ses serviteurs accomplissent le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis droit sur la monture. Est-ce que ce sera suffisant pour lui si j'accomplis le Hajj à sa place ? » Le Messager d'Allah ﷺ lui a répondu : « Oui. » Et Al-Fadl s'est tourné vers elle, car c'était une belle femme, mais le Messager d'Allah ﷺ a pris le visage d'Al-Fadl et l'a tourné de l'autre côté
- Sunan an-Nasa'i, n°2643
Rapporté par Al-Fadl bin 'Abbas رضي الله عنه : Il était assis derrière le Messager d'Allah ﷺ quand un homme est venu et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Ma mère est une vieille femme qui ne peut pas rester assise sur la monture. Si je l'attache, j'ai peur de la tuer. » Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Ne penses-tu pas que si ta mère avait une dette, tu la paierais ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors accomplis le Hajj pour ta mère. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2645
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme a présenté un enfant au Messager d'Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d'Allah, y a-t-il un Hajj pour celui-ci ? » Il a répondu : « Oui, et tu seras récompensée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2646
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme a soulevé un de ses enfants depuis une litière et a dit : « Ô Messager d'Allah, y a-t-il un Hajj pour celui-ci ? » Il a répondu : « Oui, et tu seras récompensée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2647
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Une femme a soulevé un enfant vers le Messager d'Allah ﷺ et a dit : « Y a-t-il un Hajj pour celui-ci ? » Il a répondu : « Oui, et tu seras récompensée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2648
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d'Allah ﷺ est parti et, lorsqu'il était à Ar-Rawha, il a rencontré des gens et leur a demandé : « Qui êtes-vous ? » Ils ont répondu : « Des musulmans. » Ils ont demandé : « Qui es-tu ? » Ils ont répondu : « Le Messager d'Allah. » Une femme a sorti un enfant de la litière et a dit : « Y a-t-il un Hajj pour celui-ci ? » Il a répondu : « Oui, et tu seras récompensée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2649
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنهما : Le Messager d'Allah ﷺ est passé près d'une femme en retraite avec un enfant. Elle a dit : « Y a-t-il un Hajj pour celui-ci ? » Il a répondu : « Oui, et tu seras récompensée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2654
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a désigné Dhul-Hulaifah comme Miqat pour les habitants de Médine, Al-Juhfah pour les gens du Najd, et Yalamlam pour les gens du Yémen. Il a dit : "Ces lieux sont pour eux et pour toute personne venant d'ailleurs qui passe par là. Si quelqu'un habite à l'intérieur des limites du Miqat, il doit entrer en état d'Ihram à partir de l'endroit où il commence son voyage, et cela s'applique aussi aux habitants de La Mecque
- Sunan an-Nasa'i, n°2657
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a désigné Dhul-Hulaifah comme Miqat pour les habitants de Médine, Al-Juhfah pour les gens du Cham, Qarn pour les gens du Najd, et Yalamlam pour les gens du Yémen. Il a dit : "Ces lieux sont pour eux et pour ceux qui passent par là, même s'ils ne sont pas de leur peuple, s'ils ont l'intention de faire le Hajj ou la 'Umrah. Si quelqu'un habite à l'intérieur des limites du Miqat, il doit entrer en état d'Ihram à partir de l'endroit où il commence son voyage, et cela s'applique aussi aux habitants de La Mecque
- Sunan an-Nasa'i, n°2658
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a désigné Dhul-Hulaifah comme Miqat pour les habitants de Médine, Al-Juhfah pour les gens du Cham, Yalamlam pour les gens du Yémen, et Qarn pour les gens du Najd. Ces lieux sont pour eux et pour ceux qui passent par là, même s'ils ne sont pas de leur peuple, s'ils ont l'intention de faire le Hajj ou la 'Umrah. Si quelqu'un habite à l'intérieur des limites du Miqat, il doit entrer en état d'Ihram à partir de l'endroit où il commence son voyage, et cela s'applique aussi aux habitants de La Mecque
- Sunan an-Nasa'i, n°2665
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas et Al-Miswar bin Makhramah : Ils ont eu une divergence d'opinion à Al-Abwa. Ibn 'Abbas a dit : "Le pèlerin en état d'Ihram peut se laver la tête." Al-Miswar a dit : "Il ne doit pas se laver la tête." Ibn 'Abbas m'a envoyé (le narrateur) vers Abu Ayyub Al-Ansari pour lui demander comment le Messager d'Allah ﷺ se lavait la tête lorsqu'il était en Ihram. Je l'ai trouvé en train de faire le Ghusl devant le puits, caché par un tissu. Je l'ai salué et j'ai dit : "Abdullah bin 'Abbas m'a envoyé te demander comment le Messager d'Allah ﷺ se lavait la tête en état d'Ihram." Abu Ayyub a mis sa main sur le tissu et l'a abaissé jusqu'à ce que sa tête apparaisse, puis il a demandé à quelqu'un de verser de l'eau sur sa tête. Ensuite, il a frotté sa tête avec ses mains, d'avant en arrière, et a dit : "C'est ainsi que j'ai vu le Messager d'Allah ﷺ faire
- Sunan an-Nasa'i, n°2671
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai entendu le Prophète ﷺ faire un sermon et il a dit : "Le pantalon est autorisé pour celui qui ne trouve pas d'Izar, et les chaussures fermées pour celui qui ne trouve pas de sandales à porter en état d'Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2672
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : "Celui qui ne trouve pas d'Izar, qu'il porte un pantalon, et celui qui ne trouve pas de sandales, qu'il porte des chaussures fermées
- Sunan an-Nasa'i, n°2679
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Si vous ne trouvez pas d'izâr, alors portez un pantalon, et si vous ne trouvez pas de sandales, alors portez des khuffs, mais coupez-les pour qu'ils soient en dessous des chevilles. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2713
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est tombé de sa monture et elle l'a piétiné. Le Messager d'Allah a dit : "Lavez-le avec de l'eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans deux vêtements, en laissant sa tête et son visage découverts, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2714
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est mort, et le Messager d'Allah a dit : Lavez-le avec de l'eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans ses vêtements, mais ne couvrez pas sa tête ni son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2736
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai entendu ‘Umar dire : « Par Allah, je vous interdis d’interdire le Tamattu’, mais il est mentionné dans le Livre d’Allah et le Messager d’Allah l’a fait », c’est-à-dire la ‘Umrah avec le Hajj
- Sunan an-Nasa'i, n°2737
Rapporté par Tawus : Mu'awiyah a dit à Ibn 'Abbas : « Sais-tu que j’ai coupé les cheveux du Messager d’Allah à Al-Marwah ? » Il a répondu : « Non. » Ibn 'Abbas a dit : « Ce Mu'awiyah interdit aux gens de faire le Tamattu’, alors que le Prophète l’a fait. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2754
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a commencé la Talbiyah après la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°2765
Rapporté par Ibn 'Abbas : Duba'ah voulait accomplir le Hajj, alors le Prophète ﷺ lui a dit de poser une condition, et elle a suivi l'ordre du Messager d'Allah ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°2766
Rapporté par Hilal bin Khabbab : "J'ai demandé à Sa'eed bin Jubair au sujet d'un homme qui fait le Hajj et pose une condition. Il a dit : 'Les conditions sont des choses que les gens font entre eux.' J'ai raconté le hadith de 'Ikrimah, et il m'a rapporté de la part d'Ibn 'Abbas que Duba'ah bint Az-Zubair bin 'Abdul-Muttalib est venue auprès du Prophète ﷺ et a dit : 'Ô Messager d'Allah, je veux faire le Hajj, que dois-je dire ?' Il a dit : 'Dis : Labbaik Allahumma ! Labbaika wa mahilli min al-ardihayth tahbisuni (Me voici, ô Allah, me voici, et je sortirai de l'Ihram à l'endroit où Tu décideras que je ne peux pas continuer).' Et toute condition que tu poses sera acceptée par ton Seigneur
- Sunan an-Nasa'i, n°2767
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Duba'ah bint Az-Zubair bin 'Abdul-Muttalib est venue auprès du Messager d'Allah ﷺ et a dit : 'Je suis une femme corpulente et je veux faire le Hajj. Comment dois-je commencer l'Ihram ?' Il a dit : 'Entre en Ihram et pose la condition que tu sortiras de l'Ihram à l'endroit où tu seras empêchée (de continuer, si un problème survient)
- Sunan an-Nasa'i, n°2768
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Duba'ah bint Az-Zubair bin 'Abdul-Muttalib est venue auprès du Messager d'Allah ﷺ et a dit : 'Je suis une femme corpulente et je veux faire le Hajj. Comment dois-je commencer l'Ihram ?' Il a dit : 'Entre en Ihram et pose la condition que tu sortiras de l'Ihram à l'endroit où tu seras empêchée (de continuer, si un problème survient).'" (Sahih) Ishaq a dit : J'ai demandé à 'Abdur-Razzaq : Les deux de 'Aishah, Hisham et Az-Zuhri ? Il a dit : "Oui." Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Je ne connais personne ayant rapporté cette chaîne de Az-Zuhri sauf Ma'mar. Chapitre 61. Que doit faire celui qui est empêché pendant le Hajj sans avoir posé de condition
- Sunan an-Nasa'i, n°2773
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a marqué ses Budn du côté droit et le sang a coulé et l'a marqué
- Sunan an-Nasa'i, n°2774
Rapporté par Ibn 'Abbas : Lorsque le Prophète ﷺ était à Dhul-Hulaifah, il a ordonné que ses Budn soient marqués du côté droit de leur bosse, puis il a essuyé le sang dessus et les a ornés de deux sandales. Ensuite, quand l'animal s'est levé avec lui à Al-Baida, il a commencé la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2782
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Lorsque le Prophète d’Allah ﷺ est arrivé à Dhul-Hulaifah, il a marqué l’animal destiné au sacrifice du côté droit de sa bosse, puis il a nettoyé le sang et l’a orné de deux chaussures, ensuite il est monté sur sa chamelle. Quand elle s’est levée avec lui à Al-Baida, il a prononcé la Talbiyah, est entré en ihram à midi et a fait l’intention du Hajj
- Sunan an-Nasa'i, n°2791
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Dhul-Hulaifah, il a marqué l’animal destiné au sacrifice du côté droit de sa bosse, puis il a nettoyé le sang, lui a mis deux chaussures comme collier et est monté sur sa chamelle. Quand elle s’est levée avec lui à Al-Baida, il a commencé la Talbiyah pour le Hajj et est entré en ihram à midi
- Sunan an-Nasa'i, n°2813
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Avant, ils pensaient que faire la ‘Umrah pendant les mois du Hajj était l’une des pires choses sur terre, et ils appelaient Muharram "Safar", et disaient : "Quand les blessures sur le dos des chameaux seront guéries, que leurs poils auront repoussé et que Safar sera terminé" – ou il a dit : "Quand Safar commencera – alors la ‘Umrah sera permise à qui veut la faire." Ensuite, le Prophète ﷺ et ses compagnons sont arrivés le matin du quatrième jour de Dhul-Hijjah, en récitant la Talbiyah pour le Hajj. Il leur a dit de transformer leur intention en ‘Umrah, et cela leur a semblé difficile. Ils ont demandé : "Ô Messager d’Allah, jusqu’à quel point devons-nous sortir de l’Ihram ?" Il a répondu : "Complètement
- Sunan an-Nasa'i, n°2814
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré en Ihram pour la ‘Umrah et ses compagnons sont entrés en Ihram pour le Hajj. Il a dit à ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier de sortir de l’Ihram. Parmi eux, il y avait Talhah bin ‘Ubaidullah et un autre homme, alors ils sont sortis de l’Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2815
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : "C’est une ‘Umrah dont nous avons profité. Celui qui n’a pas d’animal à sacrifier doit sortir complètement de l’Ihram. Désormais, la ‘Umrah est permise pendant les mois du Hajj
- Sunan an-Nasa'i, n°2821
Rapporté par ‘Ata’ رضي الله عنه que Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit à Zaid bin Arqam رضي الله عنه : "Ne sais-tu pas que le Prophète ﷺ a reçu un morceau de viande de gibier alors qu’il était en Ihram et qu’il ne l’a pas accepté ?" Il a répondu : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°2822
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : As-Sab bin Jaththamah رضي الله عنه a offert au Messager d’Allah ﷺ la cuisse d’un onagre encore ensanglantée alors qu’il était en Ihram, à Qudaid, et il la lui a rendue
- Sunan an-Nasa'i, n°2823
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : As-Sab bin Jaththamah رضي الله عنه a offert au Prophète ﷺ de la viande d’onagre alors qu’il était en Ihram, et il la lui a rendue
- Sunan an-Nasa'i, n°2837
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2838
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2839
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a épousé Maymouna alors qu’ils étaient tous les deux en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2840
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2841
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2845
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a été soigné par la saignée alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2846
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a été soigné par la saignée alors qu’il était en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2847
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a été soigné par la saignée alors qu’il était en état d’ihram. (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2853
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme était avec le Messager d’Allah ﷺ, et sa chamelle lui a brisé la nuque alors qu’il était en Ihram, et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, enveloppez-le dans ses deux vêtements, ne mettez pas de parfum sur lui et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2854
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme en état d’Ihram a été jeté à terre par sa chamelle et il s’est brisé la nuque. On a dit qu’il était mort, alors le Prophète ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans deux tissus." Puis il a ajouté : "Ne mettez pas de parfum sur lui, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah." Shubah a dit : "Dix ans plus tard, j’ai demandé à Abu Bishr à ce sujet, et il a raconté le hadith comme la première fois, sauf qu’il a ajouté : 'Et ne couvrez pas son visage ni sa tête
- Sunan an-Nasa'i, n°2855
Rapporté par Ibn Abbas : Pendant qu’un homme se tenait à Arafat avec le Messager d’Allah ﷺ, il est tombé de sa monture et cela l’a tué. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans deux tissus. Ne mettez pas de parfum sur lui et ne couvrez pas sa tête, car Allah, le Puissant et le Sublime, le ressuscitera le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2856
Rapporté par Ibn Abbas : La chamelle d’un homme en état d’Ihram lui a brisé la nuque et l’a tué. On l’a amené au Messager d’Allah ﷺ qui a dit : "Lavez-le et enveloppez-le, ne couvrez pas sa tête et n’approchez pas de parfum de lui, car il sera ressuscité en récitant la Talbiyah." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2857
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme faisait le Hajj avec le Messager d’Allah ﷺ et sa chamelle l’a jeté à terre, il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le et enveloppez-le dans deux vêtements, et ne couvrez pas sa tête ni son visage, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2858
Rapporté par Ibn Abbas : Un homme en Ihram est venu avec le Messager d’Allah ﷺ et il est tombé de sa chamelle, se brisant la nuque, et il est mort. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, et enveloppez-le dans ses deux vêtements. Mais ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2860
Rapporté par Ikrimah, d’après Al-Hajjaj bin Amr Al-Ansari : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : "Celui qui a une blessure à la jambe ou qui se casse la jambe sort de l’état d’Ihram, mais il devra accomplir un autre Hajj." J’ai demandé à Ibn Abbas et à Abu Hurairah à ce sujet et ils ont dit : "Il a dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°2861
Rapporté par Ikrimah, d’après Al-Hajjaj bin Amr : Le Prophète ﷺ a dit : "Celui qui se casse la jambe ou qui a une blessure à la jambe sort de l’état d’Ihram, mais il devra accomplir un autre Hajj." J’ai demandé à Ibn Abbas et à Abu Hurairah et ils ont dit : "Il a dit la vérité." Et dans son récit, Shuaib a dit : "Il devra accomplir le Hajj l’année suivante
- Sunan an-Nasa'i, n°2870
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons sont arrivés le matin du quatrième jour (de Dhul-Hijjah), en récitant la Talbiyah pour le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné de sortir de l’état d’Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2871
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé le quatrième jour de Dhul-Hijjah, étant entré en Ihram pour le Hajj. Il a prié la prière du matin à Al-Batha et a dit : "Celui qui veut faire la ‘Umrah, qu’il le fasse
- Sunan an-Nasa'i, n°2874
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de la conquête : "Allah a rendu cette terre sacrée le jour où Il a créé les cieux et la terre, donc elle est sacrée par le décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses buissons épineux, ni déranger ses animaux, ni ramasser ce qui y est perdu sauf pour l’annoncer publiquement, ni arracher ou couper son herbe verte." Al-Abbas a dit : "Ô Messager d’Allah ! Sauf l’Ikhkhir." Et il a dit quelque chose qui voulait dire : "Sauf l’Ikhkhir
- Sunan an-Nasa'i, n°2875
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de la conquête de La Mecque : "Allah, le Puissant et le Sublime, a rendu cette terre sacrée, et il n’était permis à personne d’y combattre avant moi. Cela m’a été permis pour quelques heures d’un jour, et elle reste sacrée par le décret d’Allah, le Puissant et le Sublime
- Sunan an-Nasa'i, n°2892
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah a dit : "Cette Mecque a été rendue sacrée par Allah, le Puissant et le Sublime, le jour où Il a créé les cieux et la Terre. Il n’a été permis à personne d’y combattre avant moi ni après moi, mais cela m’a été permis pour une courte période d’un jour. En ce moment, c’est un sanctuaire sacré par le décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. Son herbe verte ne doit pas être arrachée ou coupée, ses arbres ne doivent pas être coupés et son gibier ne doit pas être dérangé. Il n’est pas permis de ramasser un objet perdu sauf si on l’annonce publiquement." Al-Abbas, qui était un homme d’expérience, s’est levé et a dit : "Sauf l’Idkhir, car nous l’utilisons pour nos tombes et nos maisons." Il a répondu : "Sauf l’Idkhir
- Sunan an-Nasa'i, n°2894
Rapporté par Ibn Abbas : Quand le Prophète est arrivé à La Mecque, il a été accueilli par les garçons de Banu Hashim, et il en a porté un devant lui (sur sa monture) et un autre derrière lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2906
Rapporté par Ibn Umar : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Maison, accompagné d’Al-Fadl bin Abbas, Usamah bin Zaid, Uthman bin Talhah et Bilal. Ils ont fermé la porte, et il est resté là aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est sorti." Ibn Umar a dit : "Le premier que j’ai rencontré était Bilal, et je lui ai demandé : 'Où le Prophète a-t-il prié ?' Il a répondu : 'Entre les deux colonnes
- Sunan an-Nasa'i, n°2913
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ n’a pas prié à l’intérieur de la Kaaba, mais il a récité le takbir dans ses coins
- Sunan an-Nasa'i, n°2917
Rapporté par Ata : J’ai entendu Ibn Abbas dire : "Usamah bin Zaid m’a raconté que le Prophète ﷺ est entré dans la Maison, et a invoqué dans tous ses coins, mais il n’a pas prié à l’intérieur jusqu’à ce qu’il soit sorti ; quand il est sorti, il a prié deux rak‘as devant la Kaaba
- Sunan an-Nasa'i, n°2918
Rapporté par Muhammad bin Abdullah bin As-Saib, d’après son père : Il avait l’habitude de diriger Ibn Abbas et de le faire se tenir du côté de la Kaaba, près de l’angle qui est à côté de la pierre, entre la pierre et la porte. Ibn Abbas a dit : "As-tu entendu que le Messager d’Allah ﷺ priait ici ?" Il a répondu : "Oui." Alors il s’est avancé et a prié
- Sunan an-Nasa'i, n°2920
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ est passé alors qu’il faisait le tour de la Kaaba avec un homme qui en conduisait un autre avec un anneau dans le nez. Le Messager d’Allah ﷺ l’a arrêté avec sa main puis lui a dit de le guider par la main
- Sunan an-Nasa'i, n°2921
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant un homme qui en conduisait un autre avec quelque chose qu’il avait promis dans un vœu. Le Prophète ﷺ l’a pris et l’a cassé, puis il a dit : "C’est un vœu
- Sunan an-Nasa'i, n°2929
Rapporté par Wabarah : J’ai entendu Abdullah ibn Umar dire, lorsqu’un homme lui a demandé s’il pouvait faire le Tawaf autour de la Maison alors qu’il était en état d’Ihram pour le Hajj : « Qu’est-ce qui t’en empêche ? » L’homme a répondu : « J’ai vu Abdullah ibn Abbas l’interdire, mais toi tu dis autre chose. » Il a dit : « Nous avons vu le Messager d’Allah entrer en Ihram pour le Hajj, puis faire le Tawaf autour de la Maison, puis faire le parcours entre As-Safa et Al-Marwah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2935
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète a dit : « La Pierre Noire vient du Paradis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2937
Rapporté par Abbas ibn Rabiah : J’ai vu Umar s’approcher de la Pierre et dire : « Je sais que tu n’es qu’une pierre ; si je n’avais pas vu le Messager d’Allah t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée. » Puis il s’est approché et l’a embrassée. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2938
Rapporté par Hanzalah : J’ai vu Tawus passer devant l’angle (de la Kaaba). S’il voyait qu’il y avait du monde, il passait sans forcer. Et si c’était libre, il l’embrassait trois fois, puis il disait : « J’ai vu Ibn Abbas faire cela. Ibn Abbas disait : ‘J’ai vu Umar ibn Al-Khattab faire cela, puis il disait : Tu n’es qu’une pierre qui ne peut ni nuire ni profiter ; si je n’avais pas vu le Messager d’Allah t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée.’ » Puis Umar disait : « J’ai vu le Messager d’Allah faire cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2945
Rapporté par Ibn Abbas : Lorsque le Prophète et ses compagnons sont arrivés à La Mecque, les polythéistes ont dit : « La fièvre de Yathrib les a affaiblis, ils ont beaucoup souffert à cause d’elle. » Allah a informé Son Prophète de cela, alors il a dit à ses compagnons de marcher rapidement, et de marcher normalement entre les deux angles, et les polythéistes étaient du côté de la Pierre. Ils ont dit : « Ils sont plus forts que ceci ou cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2954
Rapporté par Abdullah bin Abbas : « Le Messager d'Allah ﷺ a fait le tour de la Kaaba pendant le pèlerinage d'adieu sur un chameau, en touchant le coin avec un bâton recourbé. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2955
Rapporté par Abdullah bin Abbas : « Le Messager d'Allah ﷺ avait l'habitude de faire le tour de la Maison sur sa monture, et quand il arrivait au coin, il le montrait du doigt. » (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2956
Rapporté par Saeed bin Jubair : Ibn Abbas a dit : « Les femmes faisaient le tour de la Kaaba nues, en disant : “Aujourd'hui, une partie ou tout sera visible. Et ce qui apparaît, je ne le rends pas permis.” Ensuite, cette révélation est descendue : “Ô enfants d’Adam ! Prenez vos parures à chaque mosquée.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2964
Rapporté par Ibn Abbas : « Le Messager d’Allah ﷺ a bu de l’eau de Zamzam en étant debout. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2965
Rapporté par Ibn Abbas : « J’ai donné au Messager d’Allah ﷺ de l’eau de Zamzam à boire et il l’a bue debout. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2979
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a marché rapidement entre As-Safa et Al-Marwah pour montrer aux idolâtres qu’il était fort
- Sunan an-Nasa'i, n°3006
Rapporté par Saeed bin Jubair : J'étais avec Ibn Abbas à Arafat et il a dit : "Pourquoi n'entends-je pas les gens réciter la Talbiyah ?" J'ai répondu : "Ils ont peur de Muawiyah." Alors Ibn Abbas est sorti de sa tente et a dit : "Labbaik Allahumma Labbaik, Labbaik ! Ils abandonnent la Sunna uniquement par hostilité envers Ali
- Sunan an-Nasa'i, n°3017
Rapporté par Ibn Abbas, d'après Al-Fadl bin Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ est parti d'Arafat et Usamah bin Zaid était assis derrière lui. Sa chamelle s'est emballée et il levait les mains (pour la retenir) mais pas au-dessus de sa tête. Il a continué ainsi jusqu'à ce qu'il atteigne Jam (Al-Muzdalifah)
- Sunan an-Nasa'i, n°3018
Rapporté par Ibn Abbas, d'après Usamah bin Zaid : Le Messager d'Allah ﷺ est parti d'Arafat et j'étais assis derrière lui. Il a commencé à retenir sa chamelle jusqu'à ce que ses oreilles touchent presque l'avant de la selle, et il disait : "Ô gens, soyez calmes et dignes, car la piété ne vient pas en pressant les chameaux
- Sunan an-Nasa'i, n°3019
Rapporté par Abu Ghaftan bin Tarif, qui a entendu Ibn Abbas dire : Quand le Messager d'Allah ﷺ est parti, il a retenu sa chamelle jusqu'à ce que sa tête touche le milieu de la selle, et il disait aux gens : "Soyez calmes, soyez calmes," le soir d'Arafat
- Sunan an-Nasa'i, n°3020
Rapporté par Al-Fadl bin Abbas, qui était assis derrière le Messager d'Allah ﷺ : Le soir d'Arafat et le matin de Jam (Al-Muzdalifah), quand ils sont partis, le Messager d'Allah ﷺ a dit aux gens : "Soyez calmes," tout en retenant sa chamelle. Puis, lorsqu'il était à Muhassir, qui fait partie de Mina, il a dit : "Vous devez chercher des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou de bouts de doigts," pour lapider la Jamrat. Et le Messager d'Allah ﷺ a continué à réciter la Talbiyah jusqu'à ce qu'il lapide Jamrat Al-Aqabah
- Sunan an-Nasa'i, n°3032
Rapporté par Ubaidullah bin Abu Yazeed : J’ai entendu Ibn Abbas dire : J’étais l’un de ceux que le Prophète a envoyés en avance parmi les personnes faibles de sa famille
- Sunan an-Nasa'i, n°3033
Rapporté par Abbas : "J’étais l’un de ceux que le Prophète a envoyés en avance la nuit d’Al-Muzdalifah parmi les personnes faibles de sa famille
- Sunan an-Nasa'i, n°3034
Rapporté par Ibn Abbas, d’après Al-Fadl : Le Prophète a ordonné aux personnes faibles parmi les Banu Hashim de partir de Jam’ (Al-Muzdalifah) pendant la nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°3048
Rapporté par Ata bin Abi Rabah, qui a entendu Ibn Abbas dire : "Le Messager d’Allah m’a envoyé avec les personnes faibles de sa famille pour prier le Subh à Mina et jeter les cailloux sur la Jamrah
- Sunan an-Nasa'i, n°3052
Rapporté par Al-Fadl bin Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit aux gens, lorsqu’ils sont partis le soir d’Arafat et le matin de Jam’ (l’assemblée à Al-Muzdalifah) : « Soyez calmes. » Il tenait fermement les rênes de son chameau, et quand il est arrivé à Mina, il s’est arrêté à Muhassir et a dit : « Vous devez ramasser des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts pour lapider la Jamrat. » Et il (Al-Fadl) a ajouté : « Le Prophète ﷺ a fait un geste de la main comme quelqu’un qui lance un caillou. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3054
Rapporté par Jafar bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin Abdullah et j’ai dit : « Parle-moi du Hajj du Prophète. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est parti d’Al-Muzdalifah avant le lever du soleil, et Al-Fadl bin Abbas était assis derrière lui. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu, puis il a suivi la route du milieu qui mène à la plus grande Jamrat. Arrivé à la Jamrat près de l’arbre, il a lancé sept cailloux en disant le Takbir à chaque fois, avec des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts, et il les a lancés depuis le bas de la vallée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3055
Rapporté par Al-Fadl bin Abbas : Il était assis derrière le Prophète ﷺ et il a continué à réciter la Talbiyah jusqu’à ce qu’il ait lapidé la Jamrat
- Sunan an-Nasa'i, n°3056
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a récité la Talbiyah jusqu’à ce qu’il ait lapidé la Jamrat
- Sunan an-Nasa'i, n°3057
Rapporté par Abu Al-Aliyah : Ibn Abbas a dit : « Le matin d’Al-Aqabah, alors qu’il était sur sa monture, le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : “Ramasse des cailloux pour moi.” J’ai donc ramassé des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts, et quand je les ai mis dans sa main, il a dit : “Comme ceux-ci. Et faites attention à ne pas exagérer dans la religion, car ceux qui vous ont précédés ont été détruits à cause de l’excès dans la religion.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3058
Rapporté par Al-Fadl bin Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit aux gens, lorsqu’ils sont partis le soir d’Arafat et le matin de Jam’ (l’assemblée à Al-Muzdalifah) : « Soyez calmes. » Il tenait fermement les rênes de son chameau, et quand il est arrivé à Mina, il s’est arrêté à Muhassir et a dit : « Vous devez ramasser des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts pour lapider la Jamrat. » Et il (Al-Fadl) a ajouté : « Le Prophète ﷺ a fait un geste de la main comme quelqu’un qui lance un caillou. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3059
Rapporté par Ibn Abbas : Le matin d’Al-Aqabah, alors qu’il était sur sa monture, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ramasse des cailloux pour moi. » J’ai donc ramassé des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts et je les ai mis dans sa main. Il a commencé à les secouer dans sa main. Yahya a décrit comment il les secouait ainsi
- Sunan an-Nasa'i, n°3064
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous a envoyés, nous les jeunes garçons de Banu Abdul-Muttalib, sur des ânes, en portant nos affaires, et il a dit : « Ô mes enfants, ne lapidez pas Jamratul Aqabah avant le lever du soleil. » (Faible)
- Sunan an-Nasa'i, n°3065
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a fait partir sa famille en avance, et il leur a dit de ne pas lapider la Jamrah avant le lever du soleil. (Faible)
- Sunan an-Nasa'i, n°3067
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé pendant les jours de Mina et il a répondu : « Il n’y a pas de mal. » Un homme a dit : « J’ai rasé ma tête avant de faire le sacrifice. » Il a dit : « Il n’y a pas de mal. » Un autre a dit : « J’ai lapidé (la Jamrat) après le coucher du soleil. » Il a dit : « Il n’y a pas de mal. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3078
Rapporté par Qatadah : J'ai entendu Abu Mijlaz dire : "J'ai demandé à Ibn 'Abbas quelque chose au sujet des Jimar, et il a répondu : Je ne sais pas, le Messager d'Allah les a lapidés avec six ou sept pierres
- Sunan an-Nasa'i, n°3079
Rapporté par Ibn 'Abbas, d'après son frère Al-Fadl bin 'Abbas : "J'étais derrière le Prophète à cheval et il a continué à réciter la Talbiyah jusqu'à ce qu'il jette les pierres sur Jamratul 'Aqabah. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer
- Sunan an-Nasa'i, n°3080
Rapporté par Al-Fadl bin 'Abbas : "J'étais derrière le Messager d'Allah à cheval et je l'entendais réciter la Talbiyah jusqu'à ce qu'il jette les pierres sur Jamratul 'Aqabah, puis, après avoir lancé les pierres, il a arrêté de réciter la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°3081
Rapporté par Ibn 'Abbas : Al-Fadl lui a raconté qu'il était derrière le Messager d'Allah à cheval et qu'il a continué à réciter la Talbiyah jusqu'à ce qu'il lance les pierres sur la Jamrat
- Sunan an-Nasa'i, n°3082
Rapporté par Al-Fadl bin 'Abbas : Il était à cheval derrière le Prophète et il a continué à réciter la Talbiyah jusqu'à ce qu'il jette les pierres sur Jamratul Aqabah
- Sunan an-Nasa'i, n°3084
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Quand le pèlerin a lancé les pierres sur la Jamrat, tout lui devient permis sauf les femmes." On lui a demandé : "Et le parfum ?" Il a répondu : "J'ai vu le Messager d'Allah sentir fortement le musc – n'est-ce pas un parfum ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3085
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Quand le Prophète a été expulsé de La Mecque, Abu Bakr lui a dit : 'Ils ont chassé leur Prophète, certes, à Allah nous appartenons et à Lui nous retournons. Ils sont sûrement perdus.' Ensuite, il a été révélé : 'La permission de combattre est donnée à ceux qui sont attaqués, car ils ont été lésés ; et Allah est capable de leur donner la victoire.' C'est alors que j'ai compris qu'il y aurait des combats." Ibn 'Abbas a dit : "C'est le premier verset révélé concernant le combat
- Sunan an-Nasa'i, n°3086
Rapporté par Ibn 'Abbas : Abdur-Rahman bin Awf et certains de ses compagnons sont venus voir le Prophète à La Mecque et ont dit : "Ô Messager d'Allah ! Nous étions respectés quand nous étions polythéistes, et depuis que nous avons cru, nous sommes humiliés." Il a répondu : "J'ai reçu l'ordre de pardonner, donc ne combattez pas." Puis, quand Allah nous a permis d'émigrer à Médine, Il nous a ordonné de combattre, mais ils ont hésité. Ensuite, Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé : Avez-vous vu ceux à qui il a été dit de retenir leurs mains (de combattre) et d'accomplir la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°3196
Rapporté par 'Ata' : Nous avons assisté aux funérailles de Maymouna, l’épouse du Prophète, avec Ibn 'Abbas à Sarif. Ibn 'Abbas a dit : "Voici Maymouna ; quand vous porterez sa civière, ne la secouez pas et ne la balancez pas. Le Messager d’Allah avait neuf épouses et il partageait son temps entre huit d’entre elles et pas avec une seule
- Sunan an-Nasa'i, n°3197
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a dit : "Quand le Messager d’Allah est décédé, il avait neuf épouses ; il était proche de toutes sauf une, qui avait donné son jour et sa nuit à 'Aishah
- Sunan an-Nasa'i, n°3229
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu voir le Messager d'Allah et a dit : "J'ai une femme que j'aime plus que tout, mais elle ne s'oppose pas si quelqu'un la touche." Le Prophète lui a dit : "Divorce-la." L'homme a répondu : "Je ne peux pas me passer d'elle." Le Prophète a alors dit : "Reste avec elle autant que tu en as besoin
- Sunan an-Nasa'i, n°3260
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Une femme déjà mariée a plus de droit qu’on tienne compte de son avis pour son mariage que son tuteur, et une vierge doit être consultée pour son mariage, et son accord, c’est son silence
- Sunan an-Nasa'i, n°3261
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "Une femme déjà mariée a plus de droit qu’on tienne compte de son avis pour son mariage que son tuteur, et une orpheline doit être consultée, et son accord, c’est son silence
- Sunan an-Nasa'i, n°3262
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Une femme déjà mariée a plus de droit qu’on tienne compte de son avis pour son mariage que son tuteur, et une orpheline doit être consultée pour le mariage, et son accord, c’est son silence
- Sunan an-Nasa'i, n°3263
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "Le tuteur n’a pas le droit de forcer une femme déjà mariée (à se remarier). Et une orpheline doit être consultée, et son silence vaut accord
- Sunan an-Nasa'i, n°3264
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "Une femme déjà mariée a plus de droit qu’on tienne compte de son avis pour son mariage, et une vierge doit être consultée par son père, et son accord, c’est son silence
- Sunan an-Nasa'i, n°3271
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a épousé Maymouna bint Al-Harith alors qu’il était en état de sacralisation (Muhrim)." Selon le hadith de Ya'la (l’un des rapporteurs) : "À Sarif
- Sunan an-Nasa'i, n°3272
Rapporté par Abu Ash-Sha'tha' : Ibn 'Abbas lui a dit : "Le Prophète ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état de sacralisation (Muhrim)
- Sunan an-Nasa'i, n°3273
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état de sacralisation (Muhrim), et elle a désigné Al-'Abbas pour s’occuper de son mariage, et il l’a mariée au Prophète ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°3274
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a épousé Maymouna alors qu’il était en état de sacralisation (Muhrim)
- Sunan an-Nasa'i, n°3278
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a parlé au Prophète à propos de quelque chose et le Prophète a dit : « Innal-hamda lillahi nahmaduhu wa nasta'inahu, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallahu (wahdahu lasharika lahu) wa ashhadu anna Muhammadan 'abdahu wa rasuluhu. Amma ba'd » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah (Seul, sans associé) et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer…
- Sunan an-Nasa'i, n°3305
Rapporté par Ibn 'Abbas : On a parlé au Messager d’Allah ﷺ de la fille de Hamzah (comme éventuelle épouse). Il a dit : « C’est la fille de mon frère par l’allaitement. » (Un des rapporteurs, Shu'bah, a dit : « Qatadah a entendu cela de Jabir bin Zaid. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°3306
Rapporté par Ibn 'Abbas : On a proposé la fille de Hamzah au Messager d’Allah ﷺ (comme épouse potentielle). Il a dit : « C’est la fille de mon frère par l’allaitement, et ce qui est interdit (au mariage) à cause de l’allaitement est identique à ce qui est interdit à cause de la parenté. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3375
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Ali a dit : « Je me suis marié avec Fatimah, رضي الله عنها, et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah, permets-moi de consommer le mariage.” Il a dit : “Donne-lui quelque chose.” J’ai dit : “Je n’ai rien.” Il a dit : “Où est ton armure Hutami ?” J’ai répondu : “Elle est avec moi.” Il a dit : “Donne-la-lui.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3376
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque ‘Ali, رضي الله عنه, a épousé Fatimah, رضي الله عنها, le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Donne-lui quelque chose. » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Il a dit : « Où est ton armure Hutami ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°3393
Rapporté par Ibn ‘Abbas, à propos de la parole d’Allah, le Puissant et Majestueux : “Ô Prophète ! Quand vous divorcez des femmes, divorcez-les à la période prescrite.” Ibn ‘Abbas, que Allah l’agrée, a dit : “Avant que leur période d’attente ne commence.”
- Sunan an-Nasa'i, n°3406
Rapporté par Ibn Tawus, de son père : Abu As-Sahba' est venu voir Ibn 'Abbas et lui a dit : "Ô Ibn 'Abbas ! Ne sais-tu pas que, du temps du Messager d'Allah, d'Abu Bakr et au début du califat de 'Umar, le triple divorce était compté comme un seul divorce ?" Il a dit : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°3413
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Al-Ghumaisa ou Ar-Rumaisa' est venue se plaindre au Prophète que son mari n'avait pas de rapports avec elle. Peu après, son mari est venu et a dit : "Ô Messager d'Allah, elle ment ; il a des rapports avec elle, mais elle veut retourner auprès de son premier mari." Le Messager d'Allah a dit : "Elle ne peut pas faire cela avant d'avoir goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3420
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu le voir et a dit : "J'ai rendu ma femme interdite pour moi-même." Il a dit : "Tu mens, elle ne t'est pas interdite." Puis il a récité ce verset : "Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce qu'Allah t'a permis ?" (Et il a dit) : "Tu dois offrir la forme la plus sévère d'expiation : affranchir un esclave
- Sunan an-Nasa'i, n°3427
Rapporté par 'Umar bin Mu'attib : Abu Hasan, l'affranchi des Banu Nawfal, a dit : "Ma femme et moi étions esclaves, et je l'ai divorcée deux fois, puis nous avons tous les deux été affranchis. J'ai interrogé Ibn 'Abbas et il a dit : 'Si tu la reprends, il te reste encore deux divorces. C'est ainsi que le Messager d'Allah ﷺ a jugé
- Sunan an-Nasa'i, n°3428
Rapporté par Abu Al-Hasan, l'affranchi des Banu Nawfal : On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d'un esclave qui a divorcé deux fois de sa femme, puis ils ont été affranchis ; pouvait-il l'épouser à nouveau ? Il a répondu : "Oui." On lui a demandé : "De qui tiens-tu cela ?" Il a dit : "Le Messager d'Allah ﷺ a donné une fatwa à ce sujet." (Un des rapporteurs) 'Abdur-Razzaq a dit : "Ibn Al-Mubarak a demandé à Ma'mar : 'Quel Al-Hasan est-ce ? Il a pris une lourde responsabilité
- Sunan an-Nasa'i, n°3455
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un matin, nous avons vu les épouses du Prophète ﷺ en train de pleurer, chacune accompagnée de sa famille. Je suis entré dans la mosquée et je l'ai trouvée remplie de gens. Puis 'Umar رضي الله عنه est arrivé et est allé voir le Prophète ﷺ qui était dans sa chambre. Il l'a salué, mais personne n'a répondu. Il a salué une deuxième fois, puis une troisième fois, sans réponse. Alors il est reparti et a appelé : "Bilal !" Il est allé voir le Prophète ﷺ et lui a demandé : "As-tu divorcé de tes femmes ?" Il répondit : "Non, mais j'ai fait le serment de m'abstenir d'elles pendant un mois." Il s'est donc éloigné d'elles pendant vingt-neuf jours, puis il est revenu vers ses femmes
- Sunan an-Nasa'i, n°3457
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ après avoir prononcé le Zihar contre sa femme, puis il a eu des rapports avec elle. Il dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai déclaré le Zihar à ma femme, puis j'ai eu des rapports avec elle avant d'avoir fait l'expiation." Il répondit : "Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? Qu'Allah te fasse miséricorde." Il dit : "J'ai vu ses bracelets à la lumière de la lune." Il dit : "Ne t'approche pas d'elle tant que tu n'as pas accompli ce qu'Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné
- Sunan an-Nasa'i, n°3463
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : L'épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : "Ô Messager d'Allah, je n'ai rien à reprocher à Thabit bin Qais concernant son comportement ou sa pratique religieuse, mais je déteste retourner à l'incroyance après être devenue musulmane." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Veux-tu lui rendre son jardin ?" Elle répondit : "Oui." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Rends-lui son jardin et divorce-la d'un seul divorce
- Sunan an-Nasa'i, n°3464
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d'Allah ﷺ et a dit : "Ma femme ne s'oppose pas si quelqu'un la touche." Il dit : "Divorce-la si tu veux." L'homme répondit : "J'ai peur de ne plus pouvoir me passer d'elle." Le Prophète ﷺ dit : "Alors reste avec elle autant que tu en as besoin
- Sunan an-Nasa'i, n°3465
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme a dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai une femme qui ne s'oppose pas si quelqu'un la touche." Il répondit : "Divorce-la." L'homme dit : "Je ne peux pas vivre sans elle." Il répondit : "Alors garde-la
- Sunan an-Nasa'i, n°3467
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d'Allah ﷺ a appliqué la procédure du Li'an entre l'homme d'Al-‘Ajlani et sa femme, qui était enceinte
- Sunan an-Nasa'i, n°3470
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On a parlé du Li'an en présence du Messager d'Allah ﷺ, et 'Asim bin 'Adiyy a dit quelque chose à ce sujet, puis il est parti. Un homme de son peuple est venu se plaindre d'avoir trouvé un homme avec sa femme. 'Asim dit : "C'est à cause de ce que j'ai dit que j'ai été mis à l'épreuve." Il l'emmena voir le Messager d'Allah ﷺ et lui raconta la situation dans laquelle il avait trouvé sa femme. Cet homme était pâle, mince et avait les cheveux raides, tandis que celui qu'il accusait d'être avec sa femme était foncé et bien bâti. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Ô Allah, éclaire-moi." Puis elle donna naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme que son mari disait avoir trouvé avec elle. Le Messager d'Allah ﷺ fit alors la procédure du Li'an entre eux." Un homme dans l'assemblée demanda à Ibn 'Abbas : "Est-ce d'elle que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Si j'avais dû lapider quelqu'un sans preuve, j'aurais lapidé celle-ci ?'" Ibn 'Abbas répondit : "Non, c'était une femme qui causait des problèmes même après être devenue musulmane
- Sunan an-Nasa'i, n°3471
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas رضي الله عنه : On a parlé du Li'an en présence du Messager d'Allah ﷺ, et 'Asim bin 'Adiyy a dit quelque chose à ce sujet, puis il est parti. Un homme de son peuple l'a rencontré et lui a dit qu'il avait trouvé un homme avec sa femme. Il l'a emmené voir le Messager d'Allah ﷺ et lui a raconté la situation dans laquelle il avait trouvé sa femme. Cet homme était pâle, mince et avait les cheveux raides, tandis que celui qu'il accusait d'être avec sa femme était foncé, bien bâti et avait les cheveux très crépus. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Ô Allah, éclaire-moi." Puis elle donna naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme que son mari disait avoir trouvé avec elle. Le Messager d'Allah ﷺ fit alors la procédure du Li'an entre eux." Un homme dans l'assemblée demanda à Ibn 'Abbas : "Est-ce d'elle que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Si j'avais dû lapider quelqu'un sans preuve, j'aurais lapidé celle-ci ?'" Ibn 'Abbas répondit : "Non, c'était une femme qui causait des problèmes même après être devenue musulmane
- Sunan an-Nasa'i, n°3472
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ ordonnait aux deux personnes qui faisaient le Li'an de prononcer le cinquième serment, il demandait à un homme de poser sa main sur sa bouche et disait : "Cela entraînera inévitablement le châtiment sur le menteur
- Sunan an-Nasa'i, n°3499
Rapporté par Ibn ‘Abbas au sujet de la parole d’Allah : "Tout verset (révélation) que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable." Et Il a dit : "Et quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre." Et Il a dit : "Allah efface ce qu’Il veut et confirme (ce qu’Il veut). Et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre." "La première chose qui a été abrogée dans le Coran était la Qiblah." Et Il a dit : "Les femmes divorcées doivent attendre trois cycles menstruels." Et Il a dit : "Et celles de vos femmes qui n’ont plus de règles, leur ‘iddah, si vous doutez, est de trois mois." Donc, une partie de cela a été abrogée, selon Sa parole, le Très-Haut : "Et si vous divorcez d’elles avant d’avoir eu des rapports, alors il n’y a pas de ‘iddah à compter pour elles
- Sunan an-Nasa'i, n°3509
Rapporté par Abu Salamah : "Abu Hurairah et Ibn 'Abbas étaient en désaccord au sujet de la veuve qui accouche après la mort de son mari. Abu Hurairah disait : 'Elle peut se remarier.' Ibn 'Abbas disait : '(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes.' Ils ont envoyé un message à Umm Salamah qui a dit : 'Le mari de Subai'ah est mort et elle a accouché quinze jours – soit une demi-lune – après le décès de son mari.' Elle a dit : 'Deux hommes lui ont fait une demande en mariage, et elle penchait pour l’un d’eux. Quand ils ont vu qu’elle était décidée, ils lui ont dit : Ce n’est pas permis pour toi de te remarier. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier, alors épouse qui tu veux
- Sunan an-Nasa'i, n°3510
Rapporté par Abu Salamah : "On a demandé à Ibn 'Abbas et Abu Hurairah au sujet d’une femme dont le mari meurt alors qu’elle est enceinte. Ibn 'Abbas a dit : '(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes.' Abu Hurairah a dit : 'Quand elle accouche, elle peut se remarier.' Abu Salamah est allé voir Umm Salamah pour lui demander, et elle a dit : 'Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché une demi-lune après la mort de son mari, et deux hommes lui ont fait une demande en mariage. L’un était jeune, l’autre âgé, et elle penchait pour le jeune. L’homme âgé a dit : Ce n’est pas permis pour toi de te remarier. Sa famille n’était pas là, et il espérait que si elle consultait sa famille, ils la marieraient avec lui. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier, alors épouse qui tu veux
- Sunan an-Nasa'i, n°3511
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d’une femme qui accouche un jour après la mort de son mari : 'Peut-elle se remarier ?' Il a répondu : 'Non, pas avant la fin de la plus longue des deux périodes.' Il a dit : 'Allah dit : Et pour celles qui sont enceintes (qu’elles soient divorcées ou veuves), leur 'Idda est jusqu’à ce qu’elles accouchent.' Il a ajouté : 'Cela ne concerne que le divorce.' Abu Hurairah a dit : 'Je suis d’accord avec le fils de mon frère' – c’est-à-dire Abu Salamah. Il a envoyé son esclave Kuraib et lui a dit : 'Va demander à Umm Salamah : Est-ce que c’était la Sunna du Messager d’Allah ?' Il est revenu et a dit : 'Oui, Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché vingt jours après la mort de son mari, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier, et Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui lui ont fait une demande en mariage
- Sunan an-Nasa'i, n°3512
Rapporté par Sulaiman bin Yasir : Abu Hurairah, Ibn 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman discutaient de la période de 'Idda d’une femme dont le mari meurt, et qui accouche après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : "Elle doit observer la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Non, elle peut se remarier dès qu’elle a accouché." Abu Hurairah a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère." Ils ont donc envoyé un message à Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ, et elle a dit : "Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché peu après la mort de son mari ; elle a consulté le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3514
Rapporté par Sulaiman bin Yasar : 'Abdullah bin 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman étaient en désaccord au sujet d’une femme qui a accouché un jour après la mort de son mari. 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Quand elle a accouché, il lui est permis de se remarier." Abu Hurairah est arrivé et a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère" – c’est-à-dire Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman. Ils ont envoyé Kuraib, l’esclave affranchi d’Ibn 'Abbas, demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et leur a dit qu’elle avait dit : "Subai'ah a accouché un jour après la mort de son mari ;" elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3515
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Ibn 'Abbas, Abu Hurairah et moi étions ensemble, et Ibn 'Abbas a dit : 'Si une femme accouche après la mort de son mari, sa 'Idda est la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Nous avons envoyé Kuraib demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et nous a dit de sa part que le mari de Subai'ah était mort et qu’elle avait accouché quelques jours après sa mort, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3517
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Alors qu’Abu Hurairah et moi étions avec Ibn 'Abbas, une femme est venue et a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, puis elle a accouché moins de quatre mois après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : '(Tu dois attendre) la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Un Compagnon du Prophète m’a raconté que Subai'ah Al-Aslamiyyah est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, et qu’elle avait accouché moins de quatre mois après sa mort. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier. Abu Hurairah a dit : 'Et j’en suis témoin
- Sunan an-Nasa'i, n°3531
Rapporté par Ibn 'Abbas : Ce verset a abrogé la ‘Idda de la femme chez sa famille, et elle peut observer sa ‘Idda où elle veut. C’est la parole d’Allah, le Puissant et Majestueux : sans les faire sortir
- Sunan an-Nasa'i, n°3543
Rapporté par Ibn 'Abbas, au sujet de la parole d’Allah : « Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les faire sortir. » Ceci a été abrogé par le verset sur l’héritage, qui lui a attribué un quart ou un huitième. Et le délai (‘Idda) d’un an a été abrogé et remplacé par le délai de quatre mois et dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°3554
Rapporté par Ibn 'Abbas, à propos de la parole d’Allah : "Quel que soit le verset que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable." et "Et quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il révèle" (An-Nahl 16:101) et "Allah efface ce qu’Il veut et confirme (ce qu’Il veut). Et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre." La première chose qui a été abrogée dans le Coran fut la Qiblah. Il a aussi dit : "Les femmes divorcées doivent attendre trois périodes menstruelles, et il ne leur est pas permis de cacher ce qu’Allah a créé dans leur ventre, si elles croient en Allah et au Jour dernier." "Et leurs maris ont plus de droit de les reprendre pendant cette période, s’ils souhaitent la réconciliation." – Cela signifiait qu’un homme avait le droit de reprendre sa femme même après trois divorces. Puis Allah a abrogé cela et a dit : "Le divorce est permis deux fois, après quoi, soit on la garde convenablement, soit on la libère avec bonté
- Sunan an-Nasa'i, n°3581
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ubaidullah bin 'Abbas : J'étais avec Ibn 'Abbas et un homme lui a demandé : "Le Messager d'Allah ﷺ récitait-il pendant la prière du Zuhr et du 'Asr ?" Il a répondu : "Non." L'homme a dit : "Peut-être récitait-il à voix basse ?" Il a répondu : "Que ton visage soit griffé ! Cette question est pire que la première. Le Messager d'Allah ﷺ était un serviteur dont le Seigneur lui a ordonné et il a transmis (le message). Par Allah, le Messager d'Allah ﷺ ne nous a rien réservé de plus que les autres, sauf trois choses : il nous a ordonné de bien faire les ablutions, de ne pas consommer l'aumône, et de ne pas croiser les ânes avec les chevaux
- Sunan an-Nasa'i, n°3634
Rapporté par Ibn 'Abbas : Si les gens réduisaient leurs legs au quart de leur richesse, ce serait mieux, car le Messager d'Allah a dit : "Un tiers, et un tiers c'est beaucoup
- Sunan an-Nasa'i, n°3646
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah a dit, lorsque le verset : "Et avertis ta famille la plus proche" a été révélé : "Ô Quraish ! Rachetez vos âmes auprès de votre Seigneur ; je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Banu 'Abdul-Muttalib ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Safiyyah, tante paternelle du Messager d'Allah ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Fatimah bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux, je ne peux rien pour toi devant Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3647
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah s'est levé quand ce verset lui a été révélé : "Et avertis ta famille la plus proche", et a dit : "Ô Quraish ! Rachetez vos âmes auprès de votre Seigneur, je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Banu 'Abd Manaf ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Safiyyah, tante paternelle du Messager d'Allah ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Fatimah ! Demande-moi ce que tu veux, je ne peux rien pour toi devant Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3654
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd a demandé au Prophète ﷺ : « Ma mère est morte et n'a pas laissé de testament ; puis-je donner une aumône pour elle ? » Il a dit : « Oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3655
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a dit : « Ô Messager d'Allah, ma mère est morte ; est-ce que cela lui sera utile si je donne une aumône pour elle ? » Il a dit : « Oui. » L'homme a dit : « J'ai un jardin et je te demande d'être témoin que je le donne en aumône pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3659
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd a consulté le Messager d'Allah ﷺ au sujet d'un vœu que sa mère devait accomplir, mais elle est morte avant de le faire. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Accomplis-le pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3660
Rapporté par Al-Harith bin Miskin, pendant qu'on lui lisait et que j'écoutais : De Sufyan, d'Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, d'Ibn 'Abbas, que Sa'd bin 'Ubadah a consulté le Prophète ﷺ au sujet d'un vœu que sa mère devait accomplir, mais elle est morte avant de le faire. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Accomplis-le pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3661
Rapporté par Muhammad bin 'Abdullah bin Yazid : Sufyan nous a rapporté d'Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, d'Ibn 'Abbas, que Sa'd a dit : « Ma mère est morte et il y avait un vœu qu'elle devait accomplir. J'ai demandé au Prophète ﷺ et il m'a dit de l'accomplir pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3662
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd bin 'Ubadah Al-Ansari a consulté le Messager d'Allah ﷺ au sujet d'un vœu que sa mère devait accomplir, mais elle est morte avant de le faire. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Accomplis-le pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3663
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd bin 'Ubadah est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ma mère est morte et elle avait un vœu à accomplir mais elle ne l'a pas fait. » Il a dit : « Accomplis-le pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3669
Rapporté par Ibn 'Abbas : Lorsque ces versets furent révélés : « Et ne vous approchez pas des biens de l'orphelin, sauf pour améliorer sa situation », et « En vérité, ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins », les gens se sont éloignés des biens et de la nourriture des orphelins. Cela a causé des difficultés aux musulmans et ils s'en sont plaints au Prophète ﷺ. Alors Allah a révélé : « Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : Le mieux est d'agir honnêtement avec leurs biens, et si vous mélangez vos affaires avec les leurs, alors ils sont vos frères. Et Allah sait qui cherche à nuire (par exemple, pour s'approprier leurs biens) et qui veut faire le bien (par exemple, pour préserver leurs biens). Et si Allah avait voulu, Il aurait pu vous mettre en difficulté. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3670
Rapporté par Ibn 'Abbas, au sujet du verset : « En vérité, ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins » : Un homme avait un orphelin à sa charge, et il gardait séparés sa nourriture, ses boissons et ses ustensiles. Cela a causé des difficultés aux musulmans, alors Allah, le Puissant et le Sublime, a révélé : « Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : Le mieux est d'agir honnêtement avec leurs biens, et si vous mélangez vos affaires avec les leurs, alors ils sont vos frères » (dans la religion), donc il est permis de se mélanger à eux
- Sunan an-Nasa'i, n°3688
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, d'après son père, d'après son grand-père : "Nous étions avec le Messager d'Allah quand la délégation de Hawazin est venue le voir et a dit : 'Ô Muhammad ! Nous sommes une des tribus arabes et un malheur nous a frappés, dont tu es bien informé. Fais-nous une faveur, qu'Allah te bénisse.' Il a dit : 'Choisissez entre vos biens ou vos femmes et enfants.' Ils ont répondu : 'Tu nous donnes le choix entre nos familles et nos biens ; nous choisissons nos femmes et nos enfants.' Le Messager d'Allah a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est à vous. Quand j'aurai prié le Zuhr, levez-vous et dites : "Nous demandons l'aide du Messager d'Allah auprès des croyants, ou des musulmans, concernant nos femmes et nos enfants."' Après la prière du Zuhr, ils se sont levés et ont dit cela. Le Messager d'Allah a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est à vous.' Les Muhajirun ont dit : 'Ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Les Ansar ont dit : 'Ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Al-Aqra' bin Habis a dit : 'Pour moi et Banu Tamim, non (nous ne le rendrons pas).' 'Uyaynah bin Hisn a dit : 'Pour moi et Banu Fazarah, non (nous ne le rendrons pas).' Al-'Abbas bin Mirdas a dit : 'Pour moi et Banu Sulaim, non (nous ne le rendrons pas).' Banu Sulaim se sont levés et ont dit : 'Tu mens ; ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Le Messager d'Allah a dit : 'Ô gens, rendez-leur leurs femmes et enfants. Celui qui rend quelque chose de ce butin aura six chameaux du prochain butin qu'Allah nous accordera.' Puis il est monté sur sa monture et les gens l'ont entouré en disant : 'Distribue-nous notre butin.' Ils l'ont poussé vers un arbre où son Rida' (vêtement) s'est accroché. Il a dit : 'Ô gens ! Rendez-moi mon Rida'. Par Allah ! S'il y avait autant de bétail que d'arbres à Tihamah, je les distribuerais parmi vous, et vous ne me trouveriez ni avare, ni lâche, ni menteur.' Puis il est allé vers un chameau, a pris un poil de sa bosse entre deux doigts et a dit : 'Regardez ! Je n'ai rien du butin. Tout ce que j'ai, c'est le Khums, et le Khums vous sera rendu.' Un homme s'est levé avec une pelote de laine de chèvre et a dit : 'Ô Messager d'Allah, j'ai pris ceci pour réparer ma selle.' Le Prophète a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est pour vous.' L'homme a dit : 'C'est si important ? Je n'en ai pas besoin !' Et il l'a jetée. Le Prophète a dit : 'Ô gens ! Rendez même les aiguilles, grandes ou petites, car Al-Ghulul sera une source de honte et d'humiliation pour ceux qui l'ont pris le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°3690
Rapporté par Ibn 'Umar et Ibn 'Abbas, qui attribuent ce hadith au Prophète : "Il n'est pas permis à un homme de faire un cadeau puis de le reprendre, sauf à un père qui reprend ce qu'il a donné à son fils. Celui qui donne un cadeau puis le reprend ressemble à un chien qui mange jusqu'à être rassasié, puis vomit et retourne à son vomi
- Sunan an-Nasa'i, n°3691
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Celui qui reprend son cadeau est comme un chien qui vomit puis retourne à son vomi
- Sunan an-Nasa'i, n°3693
Rapporté par Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Celui qui reprend son cadeau ressemble à un chien qui retourne à son vomi et le mange
- Sunan an-Nasa'i, n°3694
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Celui qui fait un cadeau puis le reprend ressemble à un chien qui vomit, puis retourne à son vomi et le mange
- Sunan an-Nasa'i, n°3695
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Celui qui reprend son cadeau est comme un chien qui vomit, puis retourne à son vomi." (Un des rapporteurs) Al-Awza'i a dit : "Je l'ai entendu raconter ce hadith à 'Ata bin Abi Rabah
- Sunan an-Nasa'i, n°3696
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Celui qui reprend son cadeau est comme celui qui retourne à son vomi
- Sunan an-Nasa'i, n°3697
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Celui qui reprend son cadeau est comme celui qui retourne à son vomi
- Sunan an-Nasa'i, n°3698
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Il ne convient pas que nous laissions de mauvais exemples. Celui qui reprend son cadeau est comme celui qui retourne à son vomi
- Sunan an-Nasa'i, n°3699
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a dit : "Il ne convient pas que nous laissions de mauvais exemples. Celui qui reprend son cadeau est comme un chien qui retourne à son vomi
- Sunan an-Nasa'i, n°3700
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Il ne nous convient pas de donner de mauvais exemples. Celui qui reprend son cadeau ressemble à un chien qui revient à son vomi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3701
Rapporté par 'Abdullah bin Tawus, de son père, d'Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Celui qui reprend son cadeau est comme un chien qui vomit puis retourne à son vomi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3702
Rapporté par Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Celui qui reprend son cadeau est comme celui qui retourne à son vomi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3703
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, de Tawus, d'Ibn 'Umar et Ibn 'Abbas : Ils ont dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Il n'est pas permis à quelqu'un d'offrir un cadeau puis de le reprendre, sauf au père pour ce qu'il donne à son fils. Celui qui donne un cadeau puis le reprend ressemble à un chien qui mange, puis, une fois rassasié, vomit et retourne à son vomi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3708
Rapporté par Zakariyya bin Yahya : Abdul-Jabbar bin Al-'Ala' nous a rapporté, il a dit : Sufyan nous a rapporté, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, et peut-être d'Ibn 'Abbas, qui a dit : « Il n'y a pas de Ruqba, et celui qui fait un cadeau sous forme de Ruqba, cela fait partie de son héritage. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3709
Rapporté par Zaid, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Ne donnez pas vos biens sous forme de Ruqba, car celui qui fait un cadeau de cette manière, cela appartient à celui à qui il l'a donné. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3710
Rapporté par Hajjaj, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « L'Umra (don à vie) est permise pour celui à qui elle est donnée, et la Ruqba est permise pour celui à qui elle est donnée, et celui qui reprend son cadeau est comme celui qui retourne à son vomi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3711
Rapporté par Sufyan, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : « L'Umra et la Ruqba sont la même chose. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3712
Rapporté par une autre chaîne, de Sufyan, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : « La Ruqba et l'Umra ne sont pas permises ; celui à qui on donne quelque chose sous forme d'Umra, c'est à lui, et celui à qui on donne quelque chose sous forme de Ruqba, c'est à lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3713
Rapporté par une autre chaîne, de Hajjaj, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : « L'Umra et la Ruqba ne sont pas correctes. Celui qui donne quelque chose sous forme d'Umra ou de Ruqba, cela appartient à celui à qui il l'a donnée, aussi bien de son vivant qu'après sa mort. » Hanzalah a rapporté cela sous forme Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°3724
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "L''Umra est permise
- Sunan an-Nasa'i, n°3725
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "En effet, l''Umra est permise
- Sunan an-Nasa'i, n°3810
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah est passé devant un homme qui en menait un autre avec une corde. Le Prophète l’a prise, l’a coupée et a dit : "C’est un vœu
- Sunan an-Nasa'i, n°3811
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète est passé devant un homme qui faisait le tour de la Ka'bah, conduit par un autre homme avec une bride dans le nez. Le Prophète l’a pris par la main et lui a ordonné de le guider avec sa main." Ibn Juraij a dit : "Sulaiman m’a dit que Tawus lui a rapporté, d’après Ibn 'Abbas, que le Prophète est passé devant lui alors qu’il faisait le tour de la Ka'bah, et qu’un homme avait attaché sa main à celle d’un autre avec une ficelle ou un fil ou autre. Le Prophète l’a coupée de sa main puis a dit : "Guide-le avec ta main
- Sunan an-Nasa'i, n°3816
Rapporté par Ibn 'Abbas : Une femme a voyagé par mer et a fait le vœu de jeûner un mois, mais elle est morte avant d’avoir pu jeûner. Sa sœur est venue voir le Prophète et lui a parlé de cela, et il lui a dit de jeûner à sa place
- Sunan an-Nasa'i, n°3817
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd bin 'Ubadah a demandé au Messager d’Allah au sujet d’un vœu que sa mère avait fait, mais elle est morte avant de pouvoir l’accomplir. Il a dit : "Accomplis-le à sa place
- Sunan an-Nasa'i, n°3818
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd bin 'Ubadah a demandé au Messager d’Allah au sujet d’un vœu que sa mère avait fait, mais elle est morte avant de pouvoir l’accomplir. Le Messager d’Allah a dit : "Accomplis-le à sa place
- Sunan an-Nasa'i, n°3819
Rapporté par Ibn 'Abbas : Sa'd bin 'Ubadah est venu voir le Prophète et a dit : "Ma mère est morte et elle avait fait un vœu, mais elle ne l’a pas accompli." Il a dit : "Accomplis-le à sa place
- Sunan an-Nasa'i, n°3999
Rapporté par Salim bin Abi Ja'd : On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet de quelqu'un qui a tué un croyant volontairement, puis il s'est repenti, a cru, a fait de bonnes œuvres et a suivi la bonne voie. Ibn 'Abbas a dit : "Il n'y a aucun moyen que son repentir lui soit utile ! J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : 'La victime viendra en tenant son meurtrier, avec ses veines du cou coulant de sang, et dira : Ô Seigneur, demande-lui pourquoi il m'a tué.' Puis il a dit : Par Allah, Allah l'a révélé et n'a rien abrogé de cela
- Sunan an-Nasa'i, n°4000
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : Les gens de Koufa étaient en désaccord à propos de ce verset : "Et quiconque tue un croyant intentionnellement." Je suis donc allé voir Ibn 'Abbas et je lui ai demandé, et il a dit : "Il a été révélé parmi les derniers versets révélés, et rien de cela n'a été abrogé après
- Sunan an-Nasa'i, n°4001
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : J'ai dit à Ibn 'Abbas : "Est-ce qu'une personne qui a tué un croyant intentionnellement peut se repentir ?" Il a répondu : "Non." J'ai récité le verset d'Al-Furqan devant lui : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit," il a dit : "Ce verset a été révélé à La Mecque et a été abrogé par un verset révélé à Médine : 'Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer
- Sunan an-Nasa'i, n°4002
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : Abdur-Rahman bin Abi Laila m'a dit de demander à Ibn 'Abbas à propos de deux versets : "Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer." Je lui ai demandé et il a dit : "Rien de cela n'a été abrogé." (Et je lui ai demandé à propos du verset) : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit," il a dit : "Ce verset a été révélé à propos des gens du polythéisme
- Sunan an-Nasa'i, n°4003
Rapporté par Ibn 'Abbas : Certaines personnes tuaient beaucoup, commettaient beaucoup d'adultère et faisaient des transgressions. Ils sont venus voir le Prophète ﷺ et ont dit : "Ô Muhammad, ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est bien, si seulement tu pouvais nous dire s'il existe une expiation pour ce que nous avons fait." Alors Allah, le Puissant et le Sublime, a révélé : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah... jusqu'à : pour ceux-là, Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes actions," il a dit : "Ainsi Allah changera leur polythéisme en foi, et leur adultère en chasteté." Et le verset : "Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes (en commettant des péchés)" a été révélé
- Sunan an-Nasa'i, n°4004
Rapporté par Ibn 'Abbas : Certains polythéistes sont venus voir Muhammad ﷺ et ont dit : "Ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est bien, si seulement tu pouvais nous dire s'il existe une expiation pour ce que nous avons fait." Alors les versets : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, ou ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit." Et "Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes (en commettant des péchés)" ont été révélés
- Sunan an-Nasa'i, n°4005
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : "Le tué amènera son meurtrier le Jour de la Résurrection, le tenant par le front et la tête dans sa main, avec ses veines du cou coulant de sang, et dira : 'Ô Seigneur, il m'a tué,' jusqu'à ce qu'il s'approche du Trône." On a évoqué le repentir devant Ibn 'Abbas et il a récité ce verset : "Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer." Il a dit : "Ce verset n'a pas été abrogé depuis qu'il a été révélé ; il n'y a aucun moyen qu'il puisse se repentir
- Sunan an-Nasa'i, n°4046
Rapporté par Ibn ‘Abbas : À propos de la parole d’Allah, le Très-Haut : « La rétribution de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Messager… » Ce verset a été révélé à propos des polythéistes. Celui d’entre eux qui se repent avant d’être capturé, vous n’avez rien contre lui. Ce verset ne concerne pas les musulmans. Celui qui tue, sème la corruption sur terre et fait la guerre à Allah et à Son Messager, puis rejoint les mécréants avant d’être attrapé, rien n’empêche que la peine légale soit appliquée sur lui pour ce qu’il a fait
- Sunan an-Nasa'i, n°4059
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah [SAW] a dit : "Celui qui change de religion, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4060
Rapporté par 'Ikrimah : Certaines personnes ont renié l’islam après l’avoir accepté, et 'Ali les a brûlées. Ibn 'Abbas a dit : "Si cela avait été moi, je ne les aurais pas brûlés ; le Messager d’Allah [SAW] a dit : 'Personne ne doit être puni avec le châtiment d’Allah.' Si cela avait été moi, je les aurais tués ; le Messager d’Allah [SAW] a dit : 'Celui qui change de religion, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4061
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah [SAW] a dit : "Celui qui change de religion, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4062
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah [SAW] a dit : "Celui qui change de religion, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4064
Rapporté par Anas, d’après Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah [SAW] a dit : "Celui qui change de religion, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4065
Rapporté par Anas : 'Ali est allé chez des gens d’Az-Zutt qui adoraient des idoles et les a brûlés. Ibn 'Abbas a dit : "Mais le Messager d’Allah [SAW] a dit : 'Celui qui change de religion, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4068
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme parmi les Ansar a accepté l’islam, puis il est revenu à l’associationnisme. Ensuite, il a regretté et a envoyé un message à son peuple : "Demandez au Messager d’Allah [SAW] s’il y a un repentir pour moi." Son peuple est venu voir le Messager d’Allah [SAW] et a dit : "Un tel regrette ce qu’il a fait et nous a demandé de te demander s’il y a un repentir pour lui." Alors les versets : "Comment Allah guiderait-Il des gens qui ont mécru après avoir eu la foi..." jusqu’à "Allah est Pardonneur et Miséricordieux" ont été révélés. On lui a donc envoyé un message, et il a accepté l’islam
- Sunan an-Nasa'i, n°4069
Rapporté par Ibn 'Abbas à propos de la sourate An-Nahl : "Quiconque renie Allah après avoir cru, sauf celui qui y est contraint alors que son cœur reste plein de foi ; mais ceux qui ouvrent leur cœur à la mécréance, la colère d’Allah s’abattra sur eux, et ils auront un grand châtiment." "Cela a été abrogé, et une exception a été faite, comme Allah l’a dit : 'Ensuite, ton Seigneur, certes, pour ceux qui ont émigré après avoir été éprouvés, puis ont combattu et ont été patients, ton Seigneur ensuite est Pardonneur et Miséricordieux.' Il s’agissait de 'Abdullah bin Sa'd bin Abi As-Sarh, qui était gouverneur d’Égypte et écrivait au Messager d’Allah [SAW]. Le diable l’a égaré et il a rejoint les mécréants. Le Prophète [SAW] a donc ordonné qu’il soit tué le jour de la conquête de La Mecque. Ensuite, 'Uthman bin 'Affan a demandé sa protection, et le Messager d’Allah [SAW] la lui a accordée
- Sunan an-Nasa'i, n°4070
Rapporté par Ibn 'Abbas : À l’époque du Messager d’Allah [SAW], il y avait un homme aveugle qui avait une esclave avec qui il avait deux fils. Elle insultait et calomniait beaucoup le Messager d’Allah [SAW], et il la réprimandait, mais elle ne faisait pas attention, et il lui interdisait de le faire, mais elle ne l’écoutait pas. (L’aveugle a dit) Une nuit, j’ai mentionné le Prophète [SAW], et elle l’a insulté. Je n’ai pas supporté, alors je suis allé chercher un poignard que j’ai planté dans son ventre et j’ai appuyé jusqu’à la tuer. Le matin, on l’a retrouvée morte. On en a parlé au Prophète [SAW] qui a rassemblé les gens et a dit : "Je vous adjure par Allah ; que l’homme sur qui j’ai un droit d’obéissance, et qui a fait cela, se lève." L’aveugle s’est mis à trembler et a dit : "Ô Messager d’Allah [SAW], c’est moi qui l’ai tuée. C’était mon esclave, elle était gentille avec moi et j’ai deux fils d’elle comme des perles, mais elle t’insultait et te calomniait beaucoup. Je l’ai empêchée, mais elle n’a pas arrêté, je l’ai réprimandée, mais elle ne m’a pas écouté. Finalement, j’ai mentionné ton nom et elle t’a insulté, alors je suis allé chercher un poignard, je l’ai planté dans son ventre et j’ai appuyé jusqu’à ce qu’elle meure." Le Messager d’Allah [SAW] a dit : "Je témoigne que son sang est licite
- Sunan an-Nasa'i, n°4133
Rapporté par Yazid bin Hurmuz : Lorsque Najdah Al-Haruriyyah s'est rebellé pendant la Fitnah d'Ibn Zubayr, il a envoyé un message à Ibn 'Abbas pour lui demander à qui devait revenir la part des proches (du Messager d'Allah). Il a répondu : "Elle est pour nous, à cause de notre lien de sang avec le Messager d'Allah. Il leur a attribué cette part, mais 'Umar nous a proposé quelque chose que nous avons jugé inférieur à ce qui nous revenait, et nous avons refusé. Ce qu'il offrait, c'était pour ceux qui voulaient se marier, pour aider les débiteurs à rembourser leurs dettes, et il donnait aux nécessiteux parmi eux. Mais il a refusé de donner plus que cela
- Sunan an-Nasa'i, n°4134
Rapporté par Yazid bin Hurmuz : Najdah a écrit à Ibn 'Abbas pour lui demander à qui devait revenir la part des proches (du Messager d'Allah). Yazid bin Hurmuz a dit : "J'ai noté la lettre d'Ibn 'Abbas à Najdah dans laquelle il disait : Vous m'avez écrit pour demander à qui devait revenir la part des proches (du Messager d'Allah). Elle est pour nous, les membres de la famille (Ahl Al-Bayt). 'Umar aidait ceux d'entre nous qui étaient célibataires à se marier, donnait aux pauvres parmi nous et payait les dettes de nos débiteurs. Nous avons insisté pour qu'il nous la donne, mais il a refusé, et nous avons laissé tomber
- Sunan an-Nasa'i, n°4148
Rapporté par Malik bin Aws bin Al-Hadathan : Al-Abbas et Ali sont venus voir 'Umar à propos d'un différend. Al-Abbas a dit : "Rends un jugement entre lui et moi." Les gens ont dit : "Rends un jugement entre eux." 'Umar a dit : "Je ne rendrai pas de jugement entre eux. Ils savent que le Messager d'Allah ﷺ a dit : Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons derrière nous est une aumône." Et (dans cette narration) Az-Zuhri a dit : "Le Khumus était sous le contrôle du Messager d'Allah ﷺ, il en prenait pour lui et sa famille, et il disposait du reste comme il le faisait pour les autres biens des musulmans. Ensuite, Abu Bakr en a eu la gestion, puis moi après Abu Bakr, et j'en ai fait ce qu'il faisait. Puis ces deux-là sont venus me demander de leur donner pour qu'ils en disposent comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi l'avions fait. Je le leur ai donné et j'ai pris d'eux des engagements pour qu'ils en prennent soin. Ensuite, ils sont venus me voir et l'un a dit : Donne-moi ma part du fils de mon frère ; et l'autre a dit : Donne-moi ma part de ma femme. S'ils veulent que je le leur donne à condition qu'ils en disposent comme le faisait le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi, je le leur donnerai, mais s'ils refusent, alors ils n'ont pas à s'en soucier." Puis il a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs" (Al-Anfal 8:41) ceci est pour eux. "Les aumônes (ici cela signifie la Zakat) sont seulement pour les pauvres, les nécessiteux, ceux qui les collectent, pour attirer les cœurs, pour libérer les captifs, pour ceux qui sont endettés, pour la cause d'Allah (c'est-à-dire pour les combattants dans la voie d'Allah)" - ceci est pour eux. "Et ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) d'entre eux - pour cela vous n'avez pas fait d'expédition avec des chevaux ou des chameaux." Az-Zuhri a dit : Cela concerne exclusivement le Messager d'Allah ﷺ et fait référence à un village arabe appelé Fadak, etc. "Ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) des habitants des villes - c'est pour Allah, Son Messager (Muhammad), les proches (du Messager ﷺ), les orphelins, les pauvres et les voyageurs. (Et il y a aussi une part dans ce butin) pour les pauvres émigrés, qui ont été expulsés de leurs maisons et de leurs biens. Et (c'est aussi pour) ceux qui, avant eux, avaient des maisons (à Médine) et avaient adopté la foi. Et ceux qui sont venus après eux. Il n'y a plus personne parmi les musulmans qui n'ait un droit sur cette richesse, sauf certains esclaves que vous possédez. Si je vis, si Allah le veut, je donnerai à chaque musulman son droit." Ou il a dit : "Sa part
- Sunan an-Nasa'i, n°4166
Rapporté par Jabir bin Zaid : Ibn 'Abbas a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ), Abou Bakr et 'Umar faisaient partie des Muhajirin (émigrants), car ils ont quitté les idolâtres, et certains Ansar étaient aussi Muhajirun parce qu’Al-Madinah était une terre de polythéisme, et ils sont venus au Messager d’Allah (ﷺ) la nuit d’Al-‘Aqabah
- Sunan an-Nasa'i, n°4170
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a dit le jour de la Conquête (de La Mecque) : "Il n’y a plus d’émigration (Hijrah), mais il y a le combat dans le sentier d’Allah et l’intention. Quand on vous appelle à vous mobiliser, alors faites-le
- Sunan an-Nasa'i, n°4194
Rapporté par Ibn ‘Abbas (à propos du verset) : « Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager (Muhammad). » Il a dit : Cela a été révélé à propos de ‘Abdullah bin Hudhaifah bin Qais bin ‘Adiyy, que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé à la tête d’une expédition
- Sunan an-Nasa'i, n°4219
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a offert l’Aqiqah pour Al-Hasan et Al-Husain, رضي الله عنهما, deux béliers pour chacun
- Sunan an-Nasa'i, n°4234
Rapporté par Ibn 'Abbas, de Maimunah : Le Prophète ﷺ passa devant une brebis morte qui avait été jetée de côté. Il demanda : « À qui appartient-elle ? » Ils répondirent : « À Maimunah. » Il dit : « Pourquoi n’a-t-elle pas utilisé sa peau ? » Ils dirent : « C’est une bête morte (c’est-à-dire qu’elle n’a pas été abattue selon les règles). » Il répondit : « Allah, le Puissant et Majestueux, ne nous a interdit que de la manger. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4235
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ passa devant une brebis morte qu’il avait donnée à une esclave affranchie de Maimunah, l’épouse du Prophète. Il dit : « Pourquoi n’utilisez-vous pas sa peau ? » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, c’est une bête morte. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Il est seulement interdit de la manger. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4236
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ vit une brebis morte appartenant à l’esclave affranchie de Maimunah, qui venait de la Sadaqah. Il dit : « Pourquoi ne retirez-vous pas sa peau pour l’utiliser ? » Ils dirent : « C’est une bête morte. » Il répondit : « Il est seulement interdit de la manger. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4237
Rapporté par Ibn 'Abbas : Maimunah m’a dit qu’une brebis était morte, et le Prophète ﷺ a dit : « Pourquoi ne tannes-tu pas sa peau pour l’utiliser ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°4238
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ passa devant une brebis appartenant à Maimunah qui était morte et dit : « Pourquoi ne prenez-vous pas sa peau, ne la tannez-vous pas et ne l’utilisez-vous pas ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°4239
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ passa devant une brebis morte et dit : « Pourquoi n’utilisez-vous pas sa peau ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°4241
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Toute peau qui a été tannée est purifiée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4242
Rapporté par Ibn Wa'lah : Il demanda à Ibn 'Abbas : « Nous attaquons le Maghreb, ce sont des gens qui adorent les idoles et ils ont des outres dans lesquelles ils gardent du lait et de l’eau. » Ibn 'Abbas répondit : « Le tannage est une purification. » Ibn Wa'lah demanda : « Est-ce ton avis personnel ou l’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Non, je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4251
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ukaim : Le Messager d’Allah ﷺ a écrit à Juhainah : « N’utilisez pas la peau et les tendons des animaux morts. » (Bon) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Le plus correct sur ce sujet, concernant les peaux d’animaux morts une fois tannées, est le récit d’Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, de Ibn 'Abbas, de Maimunah, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4257
Rapporté par Ibn 'Abbas : On a rapporté à ‘Umar que Samurah avait vendu du vin, et il a dit : "Qu’Allah détruise Samurah ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Qu’Allah maudisse les Juifs, car la graisse animale leur était interdite, mais ils l’ont fait fondre." Sufyan (un des rapporteurs) a précisé : "C’est-à-dire : ils l’ont fait fondre
- Sunan an-Nasa'i, n°4258
Rapporté par Ibn 'Abbas, de la part de Maymouna : Une souris est tombée dans de la graisse de cuisson et y est morte. On a interrogé le Prophète ﷺ à ce sujet et il a dit : "Jetez-la, ainsi que ce qui l’entoure, et mangez le reste
- Sunan an-Nasa'i, n°4259
Rapporté par Ibn 'Abbas, de la part de Maymouna : On a demandé au Prophète ﷺ au sujet d’une souris tombée dans de la graisse solide de cuisson. Il a dit : "Retirez-la, ainsi que ce qui l’entoure, et jetez-les
- Sunan an-Nasa'i, n°4260
Rapporté par Ibn 'Abbas, de la part de Maymouna : On a demandé au Prophète ﷺ au sujet d’une souris tombée dans de la graisse de cuisson. Il a dit : "Si la graisse est solide, alors jetez-la, ainsi que ce qui l’entoure. Si elle est liquide, alors n’en utilisez pas du tout." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°4261
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai entendu Sa’eed bin Jubair dire : "Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant une chèvre morte et a dit : Pourquoi les propriétaires de cette brebis n’ont-ils pas utilisé sa peau ?
- Sunan an-Nasa'i, n°4309
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Celui qui vit dans le désert devient dur de cœur, et celui qui poursuit le gibier finit par s'y consacrer (et néglige d'autres devoirs), et celui qui suit le dirigeant s'expose à l'épreuve." (Sahih) Cette formulation est celle d'Ibn Al-Muthanna
- Sunan an-Nasa'i, n°4318
Rapporté par Ibn 'Abbas : Ma tante maternelle a offert du fromage frais, du gras cuit et des varans au Messager d'Allah. Il a mangé du fromage et du gras, mais il a laissé les varans car il n'aimait pas cela. Mais ils ont été mangés à la table du Messager d'Allah, et s'ils étaient interdits, ils n'auraient pas été consommés à sa table et il n'aurait pas dit aux autres d'en manger
- Sunan an-Nasa'i, n°4319
Rapporté par Ibn 'Abbas : On lui a demandé s'il était permis de manger des varans. Il a dit : "Umm Hufaid a offert du gras, du fromage et des varans au Messager d'Allah, et il a mangé du gras et du fromage, mais il n'a pas mangé les varans car il n'aimait pas cela. S'ils étaient interdits, ils n'auraient pas été mangés à la table du Messager d'Allah et il n'aurait pas dit aux autres d'en manger
- Sunan an-Nasa'i, n°4334
Rapporté par Al-Hasan ibn Muhammad et ‘Abdullah ibn Muhammad, d’après leur père : Leur père a dit : « ‘Ali a dit à Ibn ‘Abbas, رضي الله عنهما : Le Prophète a interdit le mariage temporaire (Mut’ah) et la viande des ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4348
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le jour de Khaybar, le Prophète d’Allah a interdit de manger tout oiseau ayant des griffes et tout prédateur ayant des crocs. (Da’if)
- Sunan an-Nasa'i, n°4392
Rapporté par Ibn 'Abbas : Nous étions avec le Messager d'Allah en voyage, quand le jour du sacrifice est arrivé, alors nous avons partagé un chameau entre dix hommes, et une vache entre sept
- Sunan an-Nasa'i, n°4437
Rapporté par Harun bin Abi Walki (qui est Harun bin 'Antarah), de la part de son père, d’Ibn 'Abbas, à propos de la parole d’Allah, le Puissant et Majestueux : “Ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé” – il a dit : « Les idolâtres discutaient avec eux et disaient : “Ce qu’Allah tue, vous ne le mangez pas, et ce que vous tuez, vous le mangez ?” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4443
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ne prenez pas comme cible tout être vivant.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4444
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit d’utiliser comme cible tout être vivant. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4448
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Messager d’Allah ﷺ a interdit (de manger) les animaux qui ont servi de cible, le lait des animaux qui mangent des excréments (al-Jallalah), et de boire directement à la gourde. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4500
Rapporté par Ibn Tawus, d’après son père, d’après Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah a interdit d’aller à la rencontre des caravanes, et qu’un citadin vende pour un nomade. J’ai demandé à Ibn ‘Abbas : « Qu’est-ce que cela veut dire qu’un citadin vende pour un nomade ? » Il a répondu : « Il ne doit pas agir comme intermédiaire pour lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4581
Rapporté par Abu Salih : J'ai entendu Abu Saeed Al-Khudri dire : « J'ai dit à Ibn Abbas : “Penses-tu que ce que tu dis vient du Livre d'Allah, ou que tu l’as entendu du Messager d’Allah ?” Il a répondu : “Je ne l’ai pas trouvé dans le Livre d’Allah, et je ne l’ai pas entendu du Messager d’Allah, mais Usamah bin Zaid m’a dit que le Messager d’Allah a dit : ‘Le riba concerne seulement le crédit.’” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4597
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Messager d’Allah a dit : “Celui qui achète de la nourriture, qu’il ne la revende pas avant d’en avoir vérifié le poids.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4598
Rapporté par Ibn 'Abbas : « J’ai entendu le Prophète dire » quelque chose de similaire aux deux récits précédents « jusqu’à ce qu’il en prenne possession. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4599
Rapporté par Tawus : « J’ai entendu Ibn 'Abbas dire : “En ce qui concerne ce que le Messager d’Allah a interdit, c’est de vendre avant d’avoir pris possession de la nourriture.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4600
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Messager d’Allah a dit : “Celui qui achète de la nourriture, qu’il ne la revende pas avant d’en avoir pris possession.” Ibn 'Abbas a dit : “Je pense que cela s’applique à tout, pas seulement à la nourriture.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4616
Rapporté par Abu Al-Minhal : "J'ai entendu Ibn 'Abbas dire : 'Quand le Prophète est arrivé à Médine, ils payaient à l'avance pour des dattes, deux ou trois ans à l'avance. Il leur a interdit cela et a dit : 'Celui qui paie à l'avance pour des dattes, qu'il le fasse pour une quantité ou un poids connu, à livrer à une date connue
- Sunan an-Nasa'i, n°4622
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Payer à l'avance pour la descendance de la descendance d'un animal enceinte (Habal al-Habalah) est du riba
- Sunan an-Nasa'i, n°4645
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d'Allah a interdit de vendre quelque chose du butin de guerre avant sa distribution, d'avoir des rapports avec une femme enceinte avant qu'elle n'accouche, et de manger la chair de tout prédateur ayant des crocs
- Sunan an-Nasa'i, n°4651
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d'Allah est décédé alors que son bouclier était en gage chez un Juif pour trente sa' de blé pour sa famille
- Sunan an-Nasa'i, n°4664
Rapporté par Ibn Wa'lah Misri : Il a demandé à Ibn 'Abbas au sujet de ce qui est produit à partir du raisin. Ibn 'Abbas a dit : « Un homme a donné au Messager d’Allah ﷺ une outre pleine de vin, et le Prophète lui a dit : ‘Sais-tu qu’Allah l’a interdit ?’ Il a chuchoté quelque chose que je n’ai pas bien compris. J’ai demandé à la personne à côté de lui, et le Prophète lui a dit : ‘De quoi chuchotes-tu ?’ Il a répondu : ‘Je lui ai dit de le vendre.’ Le Prophète a dit : ‘Celui qui a interdit de le boire a aussi interdit de le vendre.’ Puis il a ouvert les récipients et en a vidé le contenu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4667
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit – parmi les choses qu’il a interdites – « Et le prix d’un chien. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4706
Rapporté par Ibn 'Abbas : La première fois que le Qasamah a eu lieu pendant la période de l’Ignorance concernait un homme des Banu Hashim qui travaillait pour un homme de Quraish, d’une autre branche de la tribu. Ils sont sortis ensemble avec les chameaux, et un autre homme des Banu Hashim est passé près d’eux. La lanière en cuir du sac de cet homme s’est cassée, alors il a dit au travailleur : « Aide-moi en me donnant une corde pour attacher la poignée de mon sac, de peur que les chameaux ne s’enfuient. » Il lui a donc donné une corde et il a attaché son sac avec. Quand ils se sont arrêtés, toutes les pattes des chameaux ont été entravées sauf une. Celui qui l’avait embauché a dit : « Pourquoi ce chameau n’est-il pas entravé comme les autres ? » Il a répondu : « Je n’ai plus de corde. » Il a demandé : « Où est la corde de ce chameau ? » Il a répondu : « Un homme des Banu Hashim est passé, la lanière de son sac s’est cassée, il m’a demandé de l’aider et j’ai donné une corde. » L’employeur l’a frappé avec un bâton, ce qui a causé sa mort. Ensuite, un homme du Yémen est passé près de lui (l’homme des Banu Hashim, juste avant sa mort) et il lui a dit : « Vas-tu faire le pèlerinage ? » Il a répondu : « Je ne pense pas y aller, mais peut-être que j’y serai. » Il lui a dit : « Pourras-tu transmettre un message de ma part un jour dans ta vie ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Si tu assistes au pèlerinage, alors appelle : Ô famille de Quraish ! S’ils répondent, appelle : Ô famille de Hashim ! S’ils répondent, demande Abu Talib et dis-lui qu’untel m’a tué pour une corde. » Puis le travailleur est mort. Quand l’employeur est revenu, Abu Talib est allé le voir et a demandé : « Qu’est-il arrivé à notre compagnon ? » Il a répondu : « Il est tombé malade, je me suis bien occupé de lui, mais il est mort, alors je me suis arrêté et je l’ai enterré. » Il a dit : « Il a eu ce qu’il méritait de ta part. » Un certain temps a passé, puis l’homme du Yémen qui devait transmettre le message est arrivé au moment du pèlerinage. Il a dit : « Ô famille de Quraish ! » Ils ont répondu : « Voici Quraish. » Il a dit : « Ô famille de Banu Hashim ! » Ils ont répondu : « Voici Banu Hashim. » Il a dit : « Où est Abu Talib ? » Ils ont répondu : « Voici Abu Talib. » Il a dit : « Untel m’a demandé de te transmettre ce message : untel l’a tué pour une corde de chameau. » Abu Talib est allé voir l’employeur et lui a dit : « Choisis l’une des trois options que nous te proposons. Si tu veux, tu peux nous donner cent chameaux, car tu as tué notre compagnon par erreur ; ou si tu préfères, cinquante de tes hommes peuvent jurer qu’ils ne l’ont pas tué ; ou si tu veux, nous te tuerons en représailles. » Il est allé voir les siens et leur a expliqué la situation, et ils ont dit : « Nous allons prêter serment. » Puis une femme des Banu Hashim, mariée à l’un de leurs hommes et mère de son enfant, est venue voir Abu Talib et lui a dit : « Ô Abu Talib, je souhaite que mon fils, qui fait partie de ces cinquante hommes, soit dispensé de prêter serment. » Alors il l’a dispensé. Ensuite, un des hommes est venu voir Abu Talib et lui a dit : « Ô Abu Talib, tu veux que cinquante hommes prêtent serment au lieu de cent chameaux, cela veut dire que chaque homme pourrait donner deux chameaux à la place, alors voici deux chameaux ; prends-les de moi et ne me fais pas prêter serment. » Il les a acceptés et ne lui a pas fait prêter serment. Puis quarante-huit hommes sont venus et ont prêté serment. » Ibn 'Abbas a dit : « Par Celui qui détient mon âme, au bout d’un an, il ne restait plus aucun de ces quarante-huit hommes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4732
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il y avait (les deux tribus de) Quraizah et An-Nadir, et An-Nadir était plus noble que Quraizah. Si un homme de Quraizah tuait un homme d’An-Nadir, il était tué en retour, mais si un homme d’An-Nadir tuait un homme de Quraizah, il payait une Diyah de cent Wasqs de dattes. Quand An-Nadir a tué un homme de Quraizah, ils ont dit : "Livrez-le-nous et nous le tuerons." Ils ont répondu : "Entre nous et vous, le juge sera le Prophète ﷺ." Ils sont donc allés le voir, puis ce verset a été révélé : "Et si tu juges, alors juge avec justice entre eux." Al-Qisl (la justice) signifie une vie pour une vie. Ensuite, ce verset a été révélé : "Cherchent-ils donc le jugement des jours de l’Ignorance ?
- Sunan an-Nasa'i, n°4733
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les versets dans Al-Ma’idah où Allah, le Tout-Puissant, dit : "Juge entre eux ou détourne-toi d’eux. Si tu te détournes d’eux..." jusqu’à : "ceux qui agissent avec justice" ont été révélés à propos du paiement du prix du sang entre An-Nadir et Quraizah. C’est parce que les personnes tuées d’An-Nadir étaient de statut noble, alors la Diyah était payée en entier pour eux, mais pour Banu Quraizah, seule la moitié était payée. Ils ont soumis l’affaire au Messager d’Allah ﷺ pour qu’il juge, alors Allah, le Tout-Puissant, a révélé ces versets à leur sujet, et le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné d’agir avec équité et il a rendu la Diyah égale
- Sunan an-Nasa'i, n°4739
Rapporté par Amr bin Dinar : Il a entendu Tawus rapporter d’Ibn 'Abbas, de 'Umar, رضي الله عنه, qu’il a interrogé sur la décision du Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Hamal bin Malik s’est levé et a dit : "J’étais marié à deux femmes, et l’une d’elles a frappé l’autre avec un piquet de tente et l’a tuée, ainsi que son fœtus. Le Prophète ﷺ a jugé qu’un esclave devait être donné (comme Diyah) pour le fœtus et que la femme soit tuée (pour avoir tué l’autre femme)
- Sunan an-Nasa'i, n°4775
Rapporté par Ibn ‘Abbad : Un homme a insulté un de ses ancêtres de l’époque de la Jahiliyyah, et Al-‘Abbas l’a giflé. Sa famille est venue et a dit : "Qu’il le gifle comme il a été giflé," et ils se sont préparés à se disputer. Le Prophète a été informé de cela, il est monté sur le minbar et a dit : "Ô gens, qui parmi les habitants de la Terre connaissez-vous comme étant le plus noble auprès d’Allah ?" Ils ont dit : "Toi." Il a dit : "Al-‘Abbas fait partie de moi et moi de lui. Ne dénigrez pas nos morts et ne blessez pas nos vivants." Ces gens sont venus et ont dit : "Ô Messager d’Allah, nous cherchons refuge auprès d’Allah contre ta colère ; prie pour que nous soyons pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°4781
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il y avait la loi du talion (Qisas) parmi les Enfants d’Israël, mais ils ne connaissaient pas la compensation financière (Diyah). Puis Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, a révélé : « Le talion (Qisas) vous est prescrit en cas de meurtre : la personne libre pour la personne libre, l’esclave pour l’esclave, et la femme pour la femme. » Jusqu’à Sa parole : « Mais si le meurtrier est pardonné par le frère (ou les proches) de la victime contre une compensation, alors il faut agir avec équité et payer la compensation à l’héritier de façon juste. » Le pardon signifie accepter la Diyah dans le cas d’un meurtre volontaire. Agir avec équité signifie demander la Diyah de manière équitable, et payer équitablement signifie donner la Diyah de manière juste. « C’est un allègement et une miséricorde de la part de votre Seigneur » signifie : c’est plus facile que ce qui était prescrit à ceux qui vous ont précédés, où il n’y avait que le talion et pas de Diyah
- Sunan an-Nasa'i, n°4789
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est tué accidentellement ou par un objet lancé, alors qu’il y a entre eux une pierre, un fouet ou un bâton, la compensation à payer est celle pour un homicide involontaire. Celui qui tue volontairement, alors la rétorsion s’applique à lui, et celui qui essaie d’empêcher cela subit la malédiction d’Allah, des Anges et de tous les gens, et aucune compensation ni échange ne sera acceptée de lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4803
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a tué un autre homme à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, et le Prophète ﷺ a fixé la Diyah à douze mille. Et il a mentionné Sa parole : « Et ils n’avaient aucune raison de le faire, sauf qu’Allah et Son Messager les avaient enrichis de Sa grâce. » à propos de leur acceptation de la Diyah. (Hasan) Ceci est la version d’Abu Dawud
- Sunan an-Nasa'i, n°4804
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète ﷺ a jugé que la Diyah devait être de douze mille. (Hasan)
- Sunan an-Nasa'i, n°4808
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a jugé que la Diyah pour un Mukatab tué devait être équivalente à celle d'un homme libre, en fonction de la part de sa liberté qu'il avait déjà payée
- Sunan an-Nasa'i, n°4809
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète d'Allah a jugé que la Diyah pour un Mukatab devait être équivalente à celle d'un homme libre, en fonction de la part de sa liberté qu'il avait déjà payée
- Sunan an-Nasa'i, n°4810
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah a jugé que, pour un Mukatab, la Diyah devait être équivalente à celle d'un homme libre, en fonction de la part de sa liberté qu'il avait déjà payée. (Da'if)
- Sunan an-Nasa'i, n°4811
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Le Mukatab est libre à hauteur de ce qu'il a payé pour sa liberté ; la peine légale doit être appliquée sur lui en proportion de ce qu'il a payé, et il hérite en proportion de ce qu'il a payé pour sa liberté
- Sunan an-Nasa'i, n°4812
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un Mukatab a été tué à l'époque du Messager d'Allah et il a ordonné que la Diyah soit payée, équivalente à celle d'un homme libre, en fonction de la part de sa liberté qu'il avait déjà payée
- Sunan an-Nasa'i, n°4828
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il y avait deux voisines entre qui il y avait des tensions. L'une a lancé une pierre sur l'autre, qui a fait une fausse couche d'un garçon dont les cheveux avaient déjà poussé, qu'il soit mort ou vivant, et la femme est aussi décédée. Il a jugé que les proches ('Aqilah) devaient payer la Diyah. Son oncle paternel a dit : "Ô Messager d'Allah, elle a fait une fausse couche d'un garçon dont les cheveux avaient poussé." Le père de la coupable a dit : "Il ment. Par Allah, il n'a jamais crié à la naissance, ni mangé, ni bu. On devrait l'ignorer." Le Prophète a dit : "Des vers rimés comme ceux de la Jahiliyyah et de ses devins ? Un esclave doit être donné (comme Diyah) pour le garçon." Ibn 'Abbas a dit : "L'une d'elles était Mulaikah et l'autre était Umm Ghatif
- Sunan an-Nasa'i, n°4847
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète a dit : "Celui-ci et celui-là sont égaux", en parlant du petit doigt et du pouce
- Sunan an-Nasa'i, n°4848
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Celui-ci et celui-là sont égaux : le petit doigt et le pouce." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4849
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Diyah pour les doigts est de dix chameaux chacun
- Sunan an-Nasa'i, n°4863
Rapporté par Sa’id ibn Jubayr : ‘Abd ar-Raḥmân ibn Abî Laylâ m’a dit de questionner Ibn ‘Abbâs au sujet de deux versets : « Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer… » [Sourate an-Nisâ’, 4:93] Je l’ai interrogé à ce sujet, et il m’a répondu : « Rien de cela n’a été abrogé. » Puis je l’ai interrogé au sujet de ce verset : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit… » [Sourate al-Furqân, 25:68] Il a répondu : « Ce verset a été révélé au sujet des gens du polythéisme (shirk). »
- Sunan an-Nasa'i, n°4864
Rapporté par Sa’id ibn Jubayr : Les gens de Koufa étaient en désaccord au sujet de ce verset : « Et quiconque tue un croyant intentionnellement... » Je suis donc allé voir Ibn Abbas et je lui ai demandé, et il a dit : « Il a été révélé parmi les derniers versets révélés, et rien ne l’a abrogé après cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4865
Rapporté par Sa’id ibn Jubayr : J’ai demandé à Ibn Abbas : « Est-ce qu’une personne qui a tué un croyant intentionnellement peut se repentir ? » Il a répondu : « Non. » J’ai récité le verset d’Al-Furqan : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la personne qu’Allah a interdite, sauf en droit... » Il a dit : « Ce verset a été révélé à La Mecque et a été abrogé par un verset révélé à Médine : “Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l’Enfer...” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4866
Rapporté par Salim ibn Abi Ja’d : On a demandé à Ibn Abbas au sujet de quelqu’un qui a tué un croyant volontairement, puis s’est repenti, a cru, a fait de bonnes œuvres et a suivi la bonne voie. Ibn Abbas a dit : « Il n’a aucune possibilité de se repentir ! J’ai entendu votre Prophète ﷺ dire : La victime viendra s’accrocher à son meurtrier, avec ses veines du cou saignant, et dira : “Demandez-lui pourquoi il m’a tué.” » Puis il a dit : « Par Allah, Allah l’a révélé et rien de cela n’a été abrogé. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4869
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui commet la fornication n’est pas croyant au moment où il la commet, celui qui boit du vin n’est pas croyant au moment où il le boit, aucun voleur n’est croyant au moment où il vole, et aucun tueur n’est croyant au moment où il tue. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4882
Rapporté par Ibn 'Abbas : Safwan dormait dans la mosquée avec son Ridâ' sous lui, et il a été volé. Il s'est levé, l'homme était parti, mais il l'a rattrapé et l'a amené au Prophète, qui a ordonné qu'on lui coupe la main. Safwan a dit : "Ô Messager d'Allah, mon Ridâ' ne vaut pas qu'on coupe la main d'un homme." Le Prophète a dit : "Pourquoi ne l'as-tu pas dit avant de me l'amener ?
- Sunan an-Nasa'i, n°4950
Rapporté par 'Ata bin Abi Rabah : 'Abdullah bin 'Abbas disait : "Son prix à cette époque était de dix dirhams
- Sunan an-Nasa'i, n°4951
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un rapport similaire a été rapporté de la part d'Ibn 'Abbas. Le prix d'un bouclier à l'époque du Messager d'Allah ﷺ était estimé à dix dirhams
- Sunan an-Nasa'i, n°5031
Rapporté par Ibn 'Abbas : La délégation d'‘Abdul-Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Nous sommes un groupe de la tribu de Rabi’ah, et nous ne pouvons venir te voir que pendant le mois sacré. Dis-nous quelque chose que nous pourrons retenir de toi et transmettre à ceux qui ne sont pas venus. » Il a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : la foi en Allah » – et il leur a expliqué cela – « attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, accomplir la prière, donner la zakat, et me remettre un cinquième (le khumus) du butin que vous obtenez. Et je vous interdis Ad-Dubba’, Al-Hantam, Al-Muqayyir et Al-Muzaffat. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5075
Rapporté par Ibn 'Abbas, qui l’attribue au Prophète ﷺ : "À la fin des temps, certaines personnes teindront leurs cheveux en noir comme la poitrine des pigeons, mais elles ne sentiront même pas le parfum du Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°5113
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "L'un des meilleurs types de khôl que vous pouvez utiliser est l'ithmid (antimoine) ; il rend la vue plus claire et fait pousser les cils
- Sunan an-Nasa'i, n°5177
Rapporté par Ibn Hunain, l'affranchi d'Ibn 'Abbas : 'Ali a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ m'a interdit de porter Al-Qassi, des vêtements teints au carthame et des bagues en or. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5179
Rapporté par Nafi', d'un affranchi d'Ibn 'Abbas : 'Ali a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ m'a interdit de porter des vêtements teints au carthame, Al-Qassi, des bagues en or et de réciter le Coran en étant incliné. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5238
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ laissait ses cheveux retomber sans raie, alors que les polythéistes faisaient une raie. Le Messager d'Allah ﷺ aimait suivre la pratique des Gens du Livre dans les domaines où il n'avait pas reçu de commandement précis. Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ a commencé à faire une raie dans ses cheveux
- Sunan an-Nasa'i, n°5266
Rapporté par Ibn ‘Abbas : On m’a interdit de porter des vêtements rouges, des bagues en or, et de réciter le Coran en étant incliné
- Sunan an-Nasa'i, n°5289
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a pris une bague et l’a portée, puis il a dit : « Cette bague m’a distrait de vous toute la journée, je regardais tantôt la bague, tantôt vous. » Puis il l’a jetée
- Sunan an-Nasa'i, n°5306
Rapporté par Imran bin Hittan : Il a interrogé 'Abdullah bin 'Abbas à propos du port de la soie. Il lui a dit : « Demande à 'Aishah. » Je suis donc allé demander à 'Aishah, qui m'a dit : « Demande à 'Abdullah bin 'Umar. » Je suis alors allé voir Ibn 'Umar, qui a dit : « Abu Hafs m'a rapporté que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Celui qui porte de la soie dans ce monde n'aura aucune part dans l'au-delà.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5325
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a entendu le Prophète ﷺ dire à 'Arafat : « Celui qui ne trouve pas d'Izar (pagne) peut porter un pantalon, et celui qui ne trouve pas de sandales peut porter des Khuffs (chaussettes en cuir). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5332
Rapporté par Ash'ath : J'ai entendu Sa'eed bin Jubair rapporter d'Ibn 'Abbas que le Prophète ﷺ a dit : « Allah ne regardera pas celui qui laisse son Izar descendre en dessous des chevilles. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5358
Rapporté par An-Nadr bin Anas : J’étais assis avec Ibn 'Abbas lorsqu’un homme du peuple d’Al-'Irak est venu vers lui et a dit : "Je fais ces images ; qu’en dis-tu ?" Il a répondu : "Approche, approche. J’ai entendu Muhammad ﷺ dire : Quiconque fait une image dans ce monde devra, au Jour de la Résurrection, lui insuffler une âme, mais il ne pourra pas le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°5359
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Quiconque fait une image sera puni jusqu’à ce qu’on lui demande d’y insuffler une âme, mais il ne pourra pas le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°5389
Rapporté par Al-Fadl bin ‘Abbas : Il était assis derrière le Messager d’Allah ﷺ le matin du jour du sacrifice, lorsqu’une femme de Khath‘am est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah, Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné à Ses serviteurs d’accomplir le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas monter à cheval sans être attaché ; puis-je accomplir le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui, fais le Hajj pour lui, car s’il avait une dette, tu la paierais pour lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5390
Rapporté par Sulaiman bin Yasar, de la part d’Ibn ‘Abbas : Une femme de Khath‘am a demandé au Messager d’Allah ﷺ, alors qu’Al-Fadl était assis derrière lui : « Ô Messager d’Allah, Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné à Ses serviteurs d’accomplir le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas s’asseoir droit sur la monture. Est-ce que cela suffit si je fais le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5391
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Al-Fadl bin ‘Abbas était assis derrière le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’une femme de Khath‘am est venue lui poser une question. Al-Fadl la regardait et elle le regardait, alors le Messager d’Allah ﷺ a détourné le visage d’Al-Fadl. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné à Ses serviteurs d’accomplir le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis fermement sur la monture ; puis-je faire le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. » C’était pendant le pèlerinage d’adieu
- Sunan an-Nasa'i, n°5392
Rapporté par Ibn Shihab, de la part de Sulaiman bin Yasar, de la part d’Ibn ‘Abbas : Une femme de Khath‘am a dit : « Ô Messager d’Allah, Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné à Ses serviteurs d’accomplir le Hajj, mais mon père est un vieil homme qui ne peut pas s’asseoir droit sur la monture. Est-ce que je peux faire le Hajj à sa place ? » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Oui. » Al-Fadl s’est alors tourné vers elle, car c’était une belle femme, et le Messager d’Allah ﷺ a détourné le visage d’Al-Fadl
- Sunan an-Nasa'i, n°5393
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abbas : Un homme a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Le Hajj a été prescrit alors que mon père est un vieil homme qui ne peut pas rester assis fermement sur la monture, et si je l’attache, j’ai peur qu’il meure. Puis-je faire le Hajj à sa place ? » Il a dit : « Penses-tu que s’il avait une dette, tu la paierais pour lui ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète a dit : « Alors fais le Hajj pour ton père. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5394
Rapporté par Al-Fadl bin ‘Abbas : Il était assis derrière le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’un homme est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, ma mère est une vieille femme ; si je la mets sur une monture, elle ne peut pas rester assise fermement, et si je l’attache, j’ai peur de la tuer. » Il a dit : « Penses-tu que si ta mère avait une dette, tu la paierais pour elle ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors fais le Hajj pour ta mère. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5395
Rapporté par Sulaiman bin Yasar, qui rapporte d’Al-Fadl bin ‘Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Prophète d’Allah, mon père est un vieil homme et ne peut pas accomplir le Hajj. Si je le mets sur une monture, il ne peut pas rester assis fermement. Puis-je faire le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Fais le Hajj pour ton père. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5396
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Mon père est un vieil homme, puis-je faire le Hajj à sa place ? » Il a répondu : « Oui. Ne penses-tu pas que s’il avait une dette et que tu la payais, cela suffirait pour lui ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°5400
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Après ‘Isa bin Mariam, il y a eu des rois qui ont modifié la Tawrah et l’Injil, mais parmi eux, il y avait des croyants qui lisaient la Tawrah. On a dit à leurs rois : « Nous n’avons jamais entendu de calomnie pire que celle de ces croyants qui nous critiquent et qui récitent : “Et quiconque ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants.” Dans ces versets, ils nous reprochent nos actes quand ils les récitent. » Alors le roi les a rassemblés et leur a donné le choix entre être tués ou arrêter de lire la Tawrah et l’Injil, sauf ce qui avait été modifié. Ils ont dit : « Pourquoi veux-tu que nous changions ? Laisse-nous tranquilles. » Certains ont dit : « Construis-nous une tour et laisse-nous y monter, et donne-nous de quoi monter notre nourriture et notre boisson pour ne pas avoir à nous mêler à vous. » D’autres ont dit : « Laissons-nous partir et voyager dans le pays, et nous boirons comme les animaux sauvages, et si tu nous attrapes dans ton pays, tu pourras nous tuer. » D’autres ont dit : « Construis-nous des maisons dans le désert, nous creuserons des puits et cultiverons des légumes, et nous ne nous mêlerons pas à vous, ni ne passerons près de vous, car il n’y a pas de tribu parmi laquelle nous n’avons pas de proches. » Ils ont donc fait cela, et Allah a révélé ces paroles : « Mais le monachisme qu’ils ont inventé, Nous ne le leur avons pas prescrit, mais ils l’ont cherché pour plaire à Allah, mais ils ne l’ont pas observé comme il fallait. » Ensuite, d’autres ont dit : « Nous adorerons comme untel a adoré, nous voyagerons comme untel a voyagé, et nous vivrons dans des maisons isolées comme untel l’a fait. » Mais ils continuaient à suivre leur polythéisme sans connaître la foi de ceux qu’ils prétendaient suivre. Quand Allah a envoyé le Prophète ﷺ, et qu’il n’en restait que quelques-uns, un homme est descendu de sa cellule, un voyageur est revenu de ses voyages, et un moine est sorti de son monastère, et ils ont cru en lui. Et Allah a dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et croyez en Son Messager (Muhammad), Il vous donnera une double part de Sa miséricorde » – c’est-à-dire deux récompenses, parce qu’ils ont cru en ‘Isa et dans la Tawrah et l’Injil, et aussi en Muhammad ﷺ ; et Il vous donnera une lumière avec laquelle vous marcherez droit – c’est-à-dire le Coran, et leur suivi du Prophète ﷺ ; et Il a dit : « Afin que les gens du Livre sachent qu’ils n’ont aucun pouvoir sur la grâce d’Allah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5417
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le mari de Barirah était un esclave appelé Mughith. C'est comme si je le voyais marcher derrière elle en pleurant, les larmes coulant sur sa barbe. Le Prophète ﷺ a dit à Al-'Abbas : « Ô 'Abbas, n'es-tu pas étonné de l'amour de Mughith pour Barirah et de la haine de Barirah pour Mughith ? » Le Messager d'Allah ﷺ lui a dit : « Pourquoi ne le reprends-tu pas, c'est le père de ton enfant ? » Elle a dit : « Ô Messager d'Allah, est-ce un ordre ? » Il a répondu : « J'intercède seulement. » Elle a dit : « Je n'ai pas besoin de lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5425
Rapporté par Nafi' bin 'Umar, d'après Ibn Abi Mulaikah : Il y avait deux voisines qui travaillaient le cuir à At-Ta'if. L'une d'elles est sortie la main en sang et a accusé sa compagne de l'avoir blessée, mais l'autre a nié. J'ai écrit à Ibn 'Abbas à ce sujet. Il a répondu que le Messager d'Allah ﷺ avait jugé que la personne contre qui la plainte était faite devait prêter serment. Car si les gens obtenaient ce qu'ils réclamaient, ils feraient des revendications sur les biens et le sang des autres. Il l'a donc appelée et lui a récité ce verset : « Ceux qui échangent le pactole d'Allah et leurs serments contre un petit profit n'auront aucune part dans l'au-delà... » jusqu'à la fin du verset. Il l'a appelée et lui a récité cela, et elle a avoué. Quand il l'a appris, il en a été heureux
- Sunan an-Nasa'i, n°5512
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ leur enseignait cette invocation comme il leur enseignait une sourate du Coran : « Dis : Allahumma, inni na'uwdhu bika min 'adhabi jahannama, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabri, wa a'udhu bika min fitnatil-masihid-dajjali, wa a'udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat » (« Ô Allah, nous cherchons protection auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre la tentation du Massih ad-Dajjal, et contre les épreuves de la vie et de la mort. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°5548
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit Ad-Dubba', Al-Hantam, Al-Muzaffat, et An-Naqir, et il a aussi interdit de mélanger Al-Balh avec Az-Zahuw
- Sunan an-Nasa'i, n°5549
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit Ad-Dubba', Al-Muzaffat, et parfois il ajoutait : An-Naqir, et il a interdit de mélanger les dattes sèches avec les raisins secs, ainsi que Az-Zahuw avec les dattes sèches
- Sunan an-Nasa'i, n°5557
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit Ad-Dubba', Al-Hantam, Al-Muzaffat, et An-Naqir, ainsi que de mélanger Al-Busr avec des dattes sèches, et des raisins secs avec des dattes sèches. Il a aussi écrit aux gens de Hajar : "Ne mélangez pas les raisins secs et les dattes sèches ensemble
- Sunan an-Nasa'i, n°5558
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Al-Busr seuls sont interdits, et avec des dattes sèches ils sont aussi interdits
- Sunan an-Nasa'i, n°5559
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de mélanger des dattes sèches et des raisins secs, ainsi que des dattes sèches et Al-Busr
- Sunan an-Nasa'i, n°5606
Rapporté par Abu Al-Juwairiyah : J'ai entendu Ibn 'Abbas, lorsqu'on lui a demandé : « Donne-nous ton avis sur le Badhiq (une boisson faite à partir du jus de raisin légèrement bouilli). » Il a répondu : « Muhammad ﷺ est venu avant que le Badhiq n'existe (c'est-à-dire qu'on ne le connaissait pas à son époque), mais toute chose qui enivre est interdite. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5616
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d'Allah ﷺ a interdit de faire tremper des fruits dans des jarres en terre cuite
- Sunan an-Nasa'i, n°5619
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : Nous avons demandé à Ibn 'Umar au sujet du nabidh fait dans une jarre en terre cuite et il a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ l'a interdit. » Je suis donc allé voir Ibn 'Abbas et je lui ai dit : « Aujourd'hui, j'ai entendu quelque chose qui m'a surpris. » Il a dit : « Qu'est-ce que c'est ? » J'ai dit : « J'ai demandé à Ibn 'Umar au sujet du nabidh fait dans une jarre en terre cuite et il a dit : Le Messager d'Allah ﷺ l'a interdit. » Il a dit : « Ibn 'Umar a dit vrai. » J'ai demandé : « Qu'est-ce qu'une jarre en terre cuite ? » Il a répondu : « Tout ce qui est fait d'argile. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5620
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : J'étais avec Ibn 'Umar quand on lui a demandé au sujet du nabidh fait dans une jarre en terre cuite. Il a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ l'a interdit. » J'ai été contrarié en entendant cela, alors je suis allé voir Ibn 'Abbas et j'ai dit : « On a posé une question à Ibn 'Umar et cela m'a dérangé. » Il a dit : « Qu'est-ce que c'était ? » J'ai dit : « On lui a demandé au sujet du nabidh fait dans une jarre en terre cuite. » Il a dit : « Il a dit vrai ; le Messager d'Allah ﷺ l'a interdit. » J'ai demandé : « Qu'est-ce qu'une jarre en terre cuite ? » Il a répondu : « Tout ce qui est fait d'argile. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5643
Rapporté par Sa’eed bin Jubair : Il a entendu Ibn ‘Umar et Ibn ‘Abbas témoigner que le Messager d’Allah ﷺ a interdit les gourdes (Ad-Dubba’), Al-Hantam, Al-Muzaffat et An-Naqir. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a récité ce verset : "Et ce que le Messager (Muhammad) vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en
- Sunan an-Nasa'i, n°5644
Rapporté par Asma’ bint Yazid : Un de ses oncles paternels nommé Anas a dit : "Ibn ‘Abbas a dit : Allah ne dit-il pas : 'Et ce que le Messager (Muhammad) vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en.' ? J’ai répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Allah ne dit-il pas : 'Il n’appartient pas à un croyant, homme ou femme, lorsque Allah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur décision ?' J’ai répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Je témoigne que le Prophète d’Allah ﷺ a interdit An-Naqir, Al-Muqayyar, Ad-Dubba’ et Al-Hantam
- Sunan an-Nasa'i, n°5682
Rapporté par 'Aishah : On lui a posé des questions sur les boissons et elle a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ interdisait tout ce qui enivre. » Et ils utilisent le récit de 'Abdullah bin Shaddad transmis par 'Abdullah bin 'Abbas
- Sunan an-Nasa'i, n°5683
Rapporté par Ibn Shubrumah, qui le tient de 'Abdullah bin Shaddad bin Al-Had, de Ibn 'Abbas, qui a dit : « Le khamr a été interdit en petite comme en grande quantité, tout comme toute boisson enivrante. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5684
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le khamr a été interdit en soi, en petite comme en grande quantité, tout comme toute boisson enivrante. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5685
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le khamr a été interdit en soi, en petite comme en grande quantité, tout comme toute boisson enivrante. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5686
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le khamr a été interdit en petite comme en grande quantité, tout comme toute boisson qui enivre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5687
Rapporté par Abu Al-Juwairiyah Al-Jarmi : « J'ai interrogé Ibn 'Abbas, alors qu'il était adossé à la Ka'bah, au sujet du Badhaq (une boisson faite à partir de jus de raisin légèrement bouilli). Il a dit : “Muhammad ﷺ est venu avant le Badhaq (c'est-à-dire qu'on ne le connaissait pas à son époque), mais tout ce qui enivre est interdit.” » Il a dit : « J'ai été le premier des Arabes à lui poser la question. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5688
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Celui qui veut considérer comme interdit ce qu'Allah et Son Messager ﷺ ont interdit, qu'il considère le Nabidh comme interdit. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5689
Rapporté par 'Uyainah bin 'Abdur-Rahman, dont le père a dit : « Un homme a dit à Ibn 'Abbas : “Je viens du Khorasan, notre région est froide. Nous avons une boisson faite à partir de raisins secs, de raisins et d'autres choses, et je suis confus à ce sujet.” Il lui a parlé de différents types de boissons, en a cité beaucoup, au point que j'ai cru qu'il ne l'avait pas compris. Ibn 'Abbas lui a dit : “Tu m'en as cité trop. Évite tout ce qui enivre, que ce soit fait avec des dattes, des raisins secs ou autre chose.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5690
Rapporté par Ibn 'Abbas : « Le Nabidh fait à partir d'Al-Busr est interdit et n'est pas permis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5691
Rapporté par Abu Hamzah : « J'avais l'habitude de servir d'interprète entre Ibn 'Abbas et les gens. Une femme est venue lui demander au sujet du Nabidh préparé dans des jarres en terre cuite, et il l'a interdit. J'ai dit : “Ô Abu 'Abbas, je prépare un Nabidh sucré dans une jarre en terre cuite verte ; quand j'en bois, mon ventre fait du bruit.” Il a dit : “Ne le bois pas, même s'il est plus sucré que le miel.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5692
Rapporté par Abu Hamzah Nasr : « J'ai dit à Ibn 'Abbas que ma grand-mère préparait du Nabidh dans une jarre en terre cuite et qu'il était sucré. Si j'en bois beaucoup et que je m'assois avec des gens, j'ai peur qu'ils le remarquent. Il a dit : “La délégation de 'Abdul-Qais est venue voir le Messager d'Allah ﷺ et il a dit : Bienvenue à une délégation qui n'est ni humiliée ni pleine de regrets. Ils ont dit : Ô Messager d'Allah, les idolâtres sont entre nous et toi, et nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Dis-nous quelque chose qui, si nous le faisons, nous fera entrer au Paradis, et que nous pourrons transmettre à ceux que nous avons laissés derrière nous. Il a dit : Je vais vous recommander trois choses et vous en interdire quatre. Je vous ordonne d'avoir foi en Allah, et savez-vous ce qu'est la foi en Allah ? Ils ont dit : Allah et Son Messager le savent mieux. Il a dit : (Cela signifie) témoigner qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah, accomplir la prière, donner la zakat et verser un cinquième (le khums) du butin. Et je vous interdis quatre choses : ce qui est trempé dans Ad-Dubba', An-Naqir, Al-Hantam et Al-Muzaffat.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5693
Rapporté par Qais bin Wahban : « J'ai demandé à Ibn 'Abbas : “J'ai une petite jarre dans laquelle je prépare du Nabidh et quand il a bouillonné puis s'est calmé, j'en bois.” Il a dit : “Depuis combien de temps bois-tu cela ?” Il a répondu : “Depuis vingt ans” – ou il a dit : “depuis quarante ans.” Il a dit : “Depuis longtemps tu apaises ta soif avec quelque chose d'interdit.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5729
Rapporté par Abu Thabit Ath-Tha'labi : "J'étais avec Ibn 'Abbas quand un homme est venu lui demander au sujet d'un jus. Il a dit : 'Bois celui qui est frais.' Il a dit : 'J'ai fait cuire une boisson sur le feu et je ne suis pas sûr à son sujet.' Il a dit : 'L'as-tu bue avant de la faire cuire ?' Il a répondu : 'Non.' Il a dit : 'Le feu ne rend pas permis ce qui est interdit.'" (Sahih Mawquf)
- Sunan an-Nasa'i, n°5730
Rapporté par Ata' : J'ai entendu Ibn 'Abbas dire : "Par Allah, le feu ne rend rien licite ou illicite." Puis il a expliqué que ce qu'il voulait dire par "il ne rend pas licite" faisait référence à ce qu'ils disaient à propos de l'At-Tila' (jus de raisin épaissi), et il a expliqué que ce qu'il disait sur "il ne rend pas illicite" concernait le fait de faire les ablutions après avoir mangé quelque chose qui a été touché par le feu
- Sunan an-Nasa'i, n°5737
Rapporté par Ibn 'Abbas : On préparait du Nabidh pour le Messager d'Allah ﷺ et il en buvait le matin, et le lendemain matin aussi. Puis, la veille du troisième jour, s'il en restait dans le récipient, ils ne le buvaient pas et le jetaient
- Sunan an-Nasa'i, n°5738
Rapporté par Ibn 'Abbas : On faisait tremper des raisins secs pour le Messager d'Allah ﷺ et il en buvait ce jour-là, le lendemain et le surlendemain
- Sunan an-Nasa'i, n°5739
Rapporté par Ibn 'Abbas : On préparait du Nabidh de raisins pour le Messager d'Allah ﷺ la nuit, il le mettait dans une outre et en buvait le lendemain, le surlendemain et le jour d'après. À la fin du troisième jour, il le donnait à d'autres à boire, ou il le buvait lui-même, et s'il en restait le matin suivant, il le jetait
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°19
Selon Abou ‘Abbas Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Un jour, j’étais derrière le Prophète (ﷺ) [sur la même monture] et il m’a dit : « Jeune homme, je vais t’apprendre quelques paroles : Préserve Allah, Il te préservera. Préserve Allah, tu Le trouveras devant toi. Si tu demandes, demande à Allah ; si tu cherches secours, cherche-le auprès d’Allah. Sache que si toute la communauté se réunissait pour t’apporter un bénéfice, elle ne pourrait te bénéficier que de ce qu’Allah a déjà décrété pour toi. Et si elle se réunissait pour te nuire, elle ne pourrait te nuire que par ce qu’Allah a déjà écrit contre toi. Les plumes sont levées et les feuillets sont secs. » Rapporté par at-Tirmidhi, qui l’a qualifié de bon et authentique. Dans une autre version : Préserve Allah, tu Le trouveras devant toi. Reconnais Allah dans l’aisance, Il te reconnaîtra dans la difficulté. Sache que ce qui t’a manqué ne devait pas t’atteindre, et ce qui t’a atteint ne devait pas te manquer. Sache que la victoire vient avec la patience, l’issue avec l’épreuve, et la facilité avec la difficulté
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°31
Selon Abou al-‘Abbas Sahl ibn Sa’d as-Sa’idi (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah, montre-moi une œuvre qui fera que Dieu m’aime et que les gens m’aiment. » Il (ﷺ) répondit : « Détache-toi du monde, Allah t’aimera. Détache-toi de ce que possèdent les gens, les gens t’aimeront. » Un hadith bon rapporté par Ibn Majah et d’autres, avec une bonne chaîne
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°33
Selon Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si les gens recevaient tout ce qu’ils réclamaient, certains s’approprieraient les biens et les vies d’autrui. Mais la preuve revient à celui qui revendique, et le serment à celui qui nie. » Un hadith bon rapporté par al-Bayhaqi et d’autres sous cette forme, une partie se trouvant dans les deux Sahih
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°37
Selon Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée), du Messager d’Allah (ﷺ), d’après son Seigneur : « Allah a inscrit les bonnes et les mauvaises actions, puis Il les a expliquées : Celui qui a l’intention de faire une bonne action mais ne la fait pas, Allah l’inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. S’il a l’intention de la faire et la fait, Allah l’inscrit comme dix bonnes actions, jusqu’à sept cents fois, voire plus. S’il a l’intention de commettre une mauvaise action mais ne la fait pas, Allah l’inscrit comme une bonne action complète. S’il a l’intention et la fait, Allah l’inscrit comme une seule mauvaise action. » [Boukhari] [Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°39
Selon Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a excusé pour moi ma communauté : l’erreur, l’oubli et ce qu’on les a forcés à faire sous la contrainte. » Un hadith bon rapporté par Ibn Majah, al-Bayhaqi et d’autres
- Hadiths Qudsi, n°16
D’après le fils d’Abbas (qu’Allah les agrée), du Messager d’Allah (ﷺ), parmi les paroles qu’il rapporte de son Seigneur (glorifié et exalté soit-Il) : Allah a inscrit les bonnes et les mauvaises actions, puis Il a expliqué : « Celui qui a l’intention de faire une bonne action mais ne la fait pas, Allah l’inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. S’il l’a fait, Allah l’inscrit comme dix bonnes actions, jusqu’à sept cents fois ou davantage. S’il a l’intention de faire une mauvaise action mais ne la fait pas, Allah l’inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. S’il l’a fait, Allah l’inscrit comme une seule mauvaise action. » Rapporté par Boukhari et Mouslim
Profil symbolique du prénom Abbas
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Abbas
Traits dominants
- Le Courage : Il manifeste une force intérieure capable d'affronter les défis sans faiblir.
- La Sagesse : Il privilégie la réflexion et l'observation avant de prendre une décision importante.
- La Loyauté : Son attachement à ses proches et à ses valeurs est le socle de son comportement quotidien.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Abbas (ou Abbes)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| 'abbas | Arabe, Persan |
| abbas | Arabe, Azéri, Ourdou, Persan |
Personnalités connues portant le prénom Abbas
- Abbas — Indian actor (born 1975)
- Abbas — photographe franco-iranien (1944-2018)
- Abbas — Indonesian politician
- Abbas — oncle de Mahomet
- Abbas — Abbas ibn Ali ibn Abi-Talib est le fils d'Ali ibn Abi Talib et de Fatimah bint Hizam al-Qilabiyya . Abbas ibn Ali est révéré par les chiites pour sa loyauté envers son demi-frère Al-Hussein ibn Ali, son respect pour les Ahl al-Bayt, et pour son rôle durant la bataille de Kerbala.
- Abbas — photographe franco-iranien (1944-2018)
- Abbas Ier le Grand — 5e shah safavide de l'Iran
- Abbas II — septième chah séfévide d'Iran, régnant de 1642 à 1666
- Abbas III — chah d'Iran (1732-1736) de la dynastie séfévide
- Abbas Ier Hilmi — Wali d'Égypte de 1848 à 1854
- Abbas II Hilmi — khédive d'Égypte de 1892 à 1914
- Abbas-Mirza — prince de l'Empire kadjar
- Abû al-'Abbâs 'Abd Allah ben Muhammad — fondateur du califat abbasside au VIIIe siècle
- Abu al-Abbas — Cette période a été marquée par l'instabilité de la dynastie mérinide. Les vizirs tentèrent à plusieurs reprises d'imposer un souverain fantoche. Dans le même temps l'empire est scindé entre deux capitales Marrakech et Fès.Muhammad as-Sa`îd est présenté comme héritier de son père Abû Fâris `Abd al-`Azîz à l'âge de 5 ans, en 1372. Il ne régna pas. Il est mort en 1373. Abû al-`Abbâs soutenu par Mohammed V al-Ghanî sultan nasride de Grenade prit la succession en 1374. Mais après dix ans, ce même Nasride qui l'avait soutenu le contraignit à l'exil tandis que son vizir était assassiné. En 1384, il mit sur le trône Mûsâ, un infirme incapable fils de Abû `Inân Fâris. Abû Fâris Mûsâ ben Fâris est né à une date inconnue. Il assura une sorte d'intérim pendant le règne de Abû al-`Abbâs de 1384 à 1386. Mûsâ est mort en 1387. Al-Wathiq est né à une date inconnue. Assura la deuxième partie de l'intérim dans le règne de Abû al-`Abbâs de 1386 à 1387. Abû Zayd `Abd ar-Rahman est né à une date inconnue. Pendant le règne de Abû al-`Abbâs à Fès il régna sur Marrakech de 1384 à 1387. Abû al-`Abbâs parvint, en 1387, à reprendre le pouvoir aux vizirs. Le Maroc connut à nouveau six ans de tranquillité bien que Abû al-`Abbâs ait profité de cette période pour reconquérir Tlemcen et Alger. Les troubles qui suivirent sa mort soudaine à Taza (1393) permirent aux souverains chrétiens de porter la guerre au Maroc.
- Abu al-Abbas Ahmad ben Muhammad — homme politique marocain
- Ali Abbas — médecin et psychologue persan
- Ali ibn Abbas al-Majusi — médecin et psychologue persan
- Ali Ismail Abbas — Ali Abbas est un Irakien qui a attiré l'attention des médias après avoir été gravement blessé lors d'une attaque aérienne nocturne près de Bagdad pendant l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003.
- Ali Khamis Abbas — athlète bahreïnien
- Bassim Abbas — footballeur irakien
... et 18 autres personnalités.
Popularité du prénom Abbas
Dans le monde musulman
En France
Variante (2) : Abbas · 290 Abbes · 285
Le prénom Abbas a été donné à 290 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 7 246ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 110
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Hauts-de-France 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Abbes a été donné à 285 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 7 333ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 40
- Auvergne-Rhône-Alpes 40
- Hauts-de-France 10
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 10
- Occitanie 5
FAQ sur le prénom Abbas
Que signifie le prénom Abbas ?
Le prénom Abbas signifie lion ou au visage sévère en arabe. Ce sens symbolise une autorité naturelle, une grande force de caractère et un sérieux qui inspire le respect de l'entourage.
Quelle est l'origine du prénom Abbas ?
Abbas est un prénom d'origine arabe ayant aussi des racines hébraïques. Il est célèbre pour avoir été porté par l'oncle du prophète Mahomet et par Abbas ibn Ali, une figure centrale de l'histoire islamique.
Le prénom Abbas est-il courant en France ?
Non, le prénom Abbas reste relativement rare en France avec environ 290 naissances enregistrées au total. Il se situe actuellement aux alentours du 609ème rang de popularité.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.